Rp du Lundi 23 Septembre 2019

Unes de la presse du Lundi 23 Septembre 2019
Unes de la presse du Lundi 23 Septembre 2019

LE FMI ANNONCE UNE CROISSANCE ÉCONOMIQUE DE 7% EN 2020

http://www.emedia.sn/ La croissance économique du Sénégal devrait passer de 6% en 2019 à 7% en 2020-2021. L’annonce a été faite, ce lundi, par le chef de la mission du Fonds monétaire international, Corinne Deléchat, indiquant que les perspectives économiques à moyens termes restent favorables.

Selon elle, l’inflation devrait rester faible à moyen terme. Et, le déficit de la balance courante augmenterait jusqu’en 2021 du fait des importations nécessaires pour la construction des projets d’hydrocarbures et enregistrerait une baisse au démarrage de la production et de l’exportation du pétrole et du gaz. Le gouvernement entend maintenir le seuil du déficit budgétaire de 3% en 2019 tout en assurant le règlement de ses obligations vers le secteur privé.

D’après elle, le cadre budgétaire de 2019 comprend également une opération ponctuelle à régler les obligations impayées vis-à-vis de la société nationale de l’électricité. A l’en croire, des mesures à court terme ont été déployées afin d’accroitre le rythme de recouvrement des recettes et d’atteindre les objectifs de la loi de finances rectificatives de juillet 2019. « La préparation du budget 2020 s’appuie sur la poursuite des efforts visant à accroitre les efforts au niveau de la gestion des recettes ainsi que la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat en tenant compte de la nécessité de prendre en charge le précédent engagement de l’Etat », a déclaré le chef de mission du Fmi. Qui, auparavant a informé que la mission du Fmi et les autorités sénégalaises se sont accordées sur un ensemble de politiques macroéconomiques et des réformes structurelles susceptibles de favoriser la progression des programmes.

L’approbation de ce programme, soutient-elle, sera soumise au conseil d’administration d’ici mi-décembre 2019. A son avis, le programme accompagnera la mise en œuvre de la seconde phase du Plan Sénégal émergent. Laquelle vise à atteindre une croissance inclusive qui renforce la stabilité macro-économique par le maintien et la viabilité des finances publiques et la gestion prudente de la dette. A travers ce programme, les autorités visent également l’instauration d’une gestion soutenable et transparente des récentes découvertes hydrocarbures.

Les services du FMI concluent un accord de principe avec le Sénégal au titre de l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Madame Corinne Deléchat, a séjourné à Dakar du 12 au 23 septembre 2019 pour conduire des discussions avec les autorités sénégalaises sur un programme soutenu par l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE) d’une durée de trois ans.

À l’issue de cette visite, Mme Deléchat a publié la déclaration ci-après :

« La mission du FMI et les autorités sénégalaises se sont accordées sur un ensemble de politiques macroéconomiques et des réformes structurelles susceptibles de favoriser l’approbation d’un nouveau programme au titre de l’ICPE. L’approbation de ce programme sera soumise à l’examen du Conseil d’administration du FMI d’ici à mi-décembre 2019. L’ICPE est un instrument introduit par le FMI en 2017 pour soutenir les pays qui peuvent bénéficier de l’accompagnement du FMI dans le cadre d’un programme, mais qui n’ont toutefois pas besoin d’un soutien financier de l’institution.  Le programme accompagnera la mise en œuvre de la seconde phase du plan Sénégal émergent, et vise notamment à atteindre une croissance soutenue et inclusive, tirée principalement par le secteur privé, à renforcer la stabilité macroéconomique par le maintien de la viabilité des finances publiques et la gestion prudente de la dette. A travers ce programme, les autorités visent également l’instauration d’une gestion soutenable et transparente des récentes découvertes d’hydrocarbures.

« Les perspectives économiques à moyen terme restent favorables. La croissance devrait passer de 6% en 2019 à 7% en 2020-21, tirée par l’investissement privé, avant de connaitre un nouvel élan avec le début de la production commerciale des hydrocarbures en 2022. L’inflation devrait rester faible à moyen terme. Le déficit de la balance courante augmenterait jusqu’en 2021 du fait des importations nécessaires pour la construction des projets d’hydrocarbures et enregistrerait une baisse au démarrage de la production et de l’exportation du pétrole et du gaz.

« Conformément aux objectifs de convergence de l’UEMOA, le Gouvernement entend maintenir la cible de déficit budgétaire de 3 % en 2019 comme pour les années à venir, tout en assurant le règlement de ses obligations envers le secteur privé. Le cadre budgétaire de 2019 comprend également une opération ponctuelle visant à régler les obligation vis-à-vis de la société   nationale d’électricité, Senelec. Des mesures de court terme ont été déployées afin d’accroître le rythme de recouvrement des recettes et d’atteindre les objectifs de la loi de finances rectificative de juillet 2019. La préparation du budget 2020 s’appuie sur la poursuite des efforts visant à accroître la mobilisation des recettes ainsi que la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat, en tenant compte de la nécessité de prendre en charge les précédents engagements financiers de l’Etat.

« Le premier pilier de l’ICPE accompagne la stratégie du Gouvernement qui vise à accélérer le développement du secteur privé pour une croissance forte et inclusive.  Cette stratégie repose sur  (i) la modernisation des infrastructures et le renforcement du capital humain;

(ii) l’amélioration de l’environnement des affaires par la rénovation du cadre juridique et notamment par la réforme du Code du travail ; (iii) la facilitation de l’accès au foncier et la modernisation de la justice commerciale; et  (iv) l’élargissement de l’accès au financement des entreprises privées et en particulier celui des petites et moyennes entreprises. En outre, le Gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire les disparités économiques et sociales entre zones urbaines et rurales et d’accroître les opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.

« La politique budgétaire visera à maintenir la viabilité des finances publiques et la soutenabilité de la dette à moyen terme (Pilier II). Le respect des objectifs communautaires avec un déficit budgétaire de 3% du PIB et un taux de pression fiscale représentant au minimum de 20% du PIB sont conformes aux objectifs de l’ICPE. Une Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT) qui a notamment pour objective d’élargir l’assiette fiscale est en cours d’élaboration. Elle permettra d’accroitre les ressources internes qui sont essentielles pour le financement de la seconde phase du PSE.

« Le troisième pilier de réformes du Gouvernement soutenu par l’ICPE cible la mise en place d’une gouvernance soutenable et transparente des ressources issues de l’exploitation des récentes découvertes d’hydrocarbures. Le Gouvernement entend mettre en œuvre un cadre de gestion qui répond aux meilleures pratiques.

« La mission a rencontré Son Excellence, Monsieur Macky Sall, Président de la République,  le Ministre des Finances et du Budget, Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Monsieur Amadou Hott, le Ministre du Pétrole et de l’Énergie, Monsieur Mouhamadou Makhtar Cissé, le Directeur National de la BCEAO, Monsieur Ahmadou Lo ainsi que d’autres hauts fonctionnaires et partenaires au développement, ainsi que des représentants du secteur privé.

« L’équipe tient à remercier les autorités pour leur chaleureuse hospitalité, la qualité du travail qui a été  accompli, ainsi que l’excellente collaboration et les échanges constructifs qui ont prévalu durant la mission. »

CROISSANCE, PÉTROLE ET GAZ, DEFICIT : Les prévisions du Fmi

https://www.seneweb.com/Mme Corinne Delechat, chef de mission du Fonds monétaire international pour le Sénégal, a fait face à la presse ce lundi. Devant les journalistes, elle a assuré que les perspectives économiques à moyen terme restent favorables.

 «La croissance devrait passer de 6% à 7% en 2020-2021, tirée par l’investissement privé, avant de connaître un nouvel élan avec le début de la production commerciale des hydrocarbures en 2022», a-t-elle indiqué.

 L’inflation devrait rester faible à moyen terme, dit-elle. Aussi, le déficit de la balance courante augmenterait jusqu’en 2021 du fait des importations nécessaires pour la construction des projets d’hydrocarbures et enregistrerait une baisse au démarrage de la production et de l’exploration du pétrole et du gaz.

Souleymane Keita, Spécialiste En Économie: «On Dépense Trop Au Sénégal…»

https://www.xibaaru.sn/Spécialiste en économie et enseignant chercheur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Dr Souleymane Keita a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il est longuement revenu sur la question de l’économie sénégalaise.

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall avait promis une gestion sobre et vertueuse. Pensez-vous qu’il s’est conformé à cette promesse ?

Nous en économie, on juge l’acte dans le long terme et pas dans le court terme. Et que l’ensemble des promesses qui ont été tenues par le Président Macky Sall, lorsque vous constatez dans le long terme, vous remarquez qu’aujourd’hui, le niveau de la dette publique a augmenté. Et que l’ensemble des mesures qui vont aller dans le sens de la réduction de la dette publique ne sont pas encore pour le moment envisagées. Les mesures que nous voyons au-delà de la réduction des factures téléphoniques, la concentration d’un certain nombre d’agences, entre autres mesures que nous entendons du Chef de l’Etat et qui ne sont pas encore à l’ordre du jour. Globalement, des mesures ont été prises mais beaucoup de choses restent à faire pour résorber la question de la dette.

Quelles sont les mesures que vous préconisez au Président Macky Sall ?

En économie tout est structuré. L’économie sénégalaise est structurée et elle n’est pas conjoncturelle. Donc, les mesures prises par le Président de la République sont des mesures conjoncturelles. Il faut des mesures structurelles pour faire ce qu’on appelle un dégraissage des finances publiques. Il y a trop de dépenses pour des fonctions inutiles. Il y a beaucoup de structures qui sont des structures d’accompagnement et qui n’ont pas une mainmise sur les finances publiques. Donc, on pouvait faire fi de ces structures. L’autre mesure qu’on ne dit pas, vous savez quand on parle de dépenses, on parle de recettes. Il faut aussi améliorer le niveau de recettes. Vous savez, le taux de mobilisation de recettes, aujourd’hui, n’est pas suffisant. Au niveau des domaines par exemple, ce  n’est pas suffisant. Il faut augmenter le niveau de recettes et voir comment nous pouvons mobiliser des ressources pour pouvoir faire face à un certain nombre de choses au niveau des mobilisations de recettes qui posent un problème crucial.

Qu’est-ce qui explique le fait que la montée de la croissance que nous annoncent nos dirigeants ne se fait pas sentir dans le panier de la ménagère ?

Le plus souvent, les gens ne comprennent pas la notion de croissance économique. C’est un indicateur politique mis à la disposition des hommes politiques pour faire les politiques économiques. Je pense qu’aujourd’hui, même si nous avons la croissance économique de 10 à 11%, ça ne règle pas la question (…). La croissance n’est qu’un indicateur quantitatif qui mesure le volume de production à un moment donné. Elle ne règle pas la question de santé, elle ne règle pas la question des infrastructures. C’est seulement un indicateur quantitatif qui vous dit voilà le volume de production entre les périodes A et B. Je vais vous dire une chose : en Afrique, nous avons un indicateur improvisant. Notre croissance ne se ressent pas au niveau du panier de la ménagère parce que c’est aussi une question structurelle. La composition de cette croissance, c’est les secteurs des services avec un niveau beaucoup plus élevé. Aujourd’hui, si vous regardez le niveau des services les banques, elles sont à 90% occupées par les banques étrangères qui font des bénéfices ici et les rapatrient chez eux. Il faut revoir la structure de notre économie. Il faut faire la promotion de nos

banques et de nos structures. Il faut faire le patriotisme économique.

On passe au fameux débat sur le franc Cfa et la monnaie unique. Qu’est-ce qu’il faut faire ?

Ça dépend encore de l’incohérence de nos Chefs d’Etat. Je ne comprends pas la précipitation avec laquelle nos Chefs d’Etat veulent nous amener vers la monnaie unique. Déjà nous avons une monnaie unique qui s’appelle le franc Cfa, qui a beaucoup de contradictions qui font qu’aujourd’hui, on ne peut pas créer de l’emploi en Afrique, en tout cas dans la zone Uemoa. Ceci fait aujourd’hui que la vie est devenue dure. C’est ce qui fait également aujourd’hui que le niveau de la pauvreté est très élevé. Vous savez nous avons une zone monétaire qu’on appelle Uemoa. Nous avons, une monnaie qui est arrimée à l’euro. L’euro est arrimé à une politique monétaire qu’on appelle dans la zone européenne et nous, en tant que pays pauvres, nous nous alignons à cette politique-là. C’est-à-dire la maîtrise de l’inflation et quand nous allons vers ça, ça veut dire qu’on ne veut pas faire du crédit à l’économie. Ce qui fait que le taux de bancarisation, ce qui fait que le crédit est très faible. Ce qui fait que les productivités de nos entreprises sont très faibles. L’autre problème, c’est que nous avons une monnaie forte. Une monnaie directement arrimée à l’euro et du coup, ça veut dire que la monnaie que nous avons, constitue pour nous une sorte de subvention à l’importation. Ça veut dire que ça augmente le pouvoir d’achat de la population et ça constitue une surtaxe sur l’exportation de nos produits. Pour aller vers une monnaie unique, il faut régler cette question de contradiction interne et quand on aura trouvé des réponses à cette contradiction interne, on pourra maintenant aller vers la monnaie unique.Cheikh Moussa Sarr

Importation de véhicule d’occasion : MACKY réduit la limite d’âge de 8 à 5 ANS

https://www.dakaractu.com/Le chef de l’Etat, Macky Sall, vient de signer un décret qui interdit l’importation de véhicules d’occasion âgés d’au moins 8 ans. Selon nos confrères du journal Quotidien, le décret, qui sera signé incessamment, souligne que « tout véhicule importé âgé d’au moins 8 ans sera interdit d’immatriculation au Sénégal et réexporté dans un délai de deux mois ou détruit à l’expiration dudit délais aux frais du propriétaire ou de l’importateur, sans préjudice d’une pénalité de deux millions de francs CFA appliquée à l’encontre du propriétaire ou de l’importateur ».

Poursuivant ces propos, « les véhicules âgées de 5 ans au moins paient une pénalité d’importation de 20% au moins, tandis que ceux âgés de moins de 8 ans mais ayant au moins 7 ans d’âge, paient 60% de pénalités ».

Ce décret revient sur la mesure qu’il avait prise il y a plus de 7 ans, à son arrivée au pouvoir. A l’époque, Macky Sall avait, pour des raisons électoralistes, décidé de porter à 8 ans l’autorisation d’importer des véhicules d’occasions que le président Abdoulaye Wade avait maintenue à 5 ans

Enrichissement illicite : Les dessous des échanges commerciaux entre le cambiste et le comptable public

https://www.seneweb.com/ L’affaire avait été jugée en juillet dernier au tribunal de grande instance de Mbour. Seneweb revient sur les faits.

Khadim Ndiaye est un cambiste qui évoluait au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Ces affaires prospéraient. En janvier 2016, le cambiste a reçu de Cheikh Moussa Camara, comptable public, la somme de 200 millions de francs Cfa.

Un contrat de dépôt est signé. Khadim Ndiaye devait rembourser à une échéance bien déterminée. Chaque mois, il devait verser 6 millions de francs au déposant. En tout, le cambiste dit avoir remboursé 196 millions, plus 3 millions. Il ne lui restait qu’un reliquat de 20 millions. Des montants qui dépassent d’ailleurs la somme de 200 millions.

Mais Cheikh Moussa Camara, en sus des 196 millions déjà reçus, réclamait 200 millions plus 20 millions. Car il considère que les 6 millions mensuels qu’il recevait du cambiste constituent son bénéfice du prêt.

Alors que Khadim Ndiaye considérait s’être acquitté de la dette de 200 millions par ses versements de 6 millions par mois au comptable.

« La femme de Cheikh Moussa Camara m’a remis 670 millions pour faire du change »

Khadim Ndiaye raconte : « Je connais Cheikh Moussa Camara par le biais de sa femme pour qui je faisais du change. Madame Camara me donnait des sommes de 10 millions. Un jour, elle m’a remis 670 millions pour que je lui fasse du change. Elle m’a mis alors en rapport avec son mari. Qui m’a remis 100 millions pour que je lui fasse du change. Je devais le lui convertir en plusieurs devises. La deuxième fois, il m’a remis 200 millions.

Toutes nos transactions dépassent 3 milliards. Un beau jour, il m’a remis 200 millions comme un prêt. J’ai remboursé 196 millions ».

Il explique que Cheikh Moussa Camara a eu le même problème avec un certain Dramé, à qui il aurait prêté la somme de 1 milliard 258 millions.

« Je ne lui ai jamais demandé un sou. C’est lui qui m’a proposé l’argent. Il avait l’habitude de m’appeler à son bureau qui se trouvait au cerf-volant, il me remettait des rames de papier qui contenaient l’argent. Les montants étaient colossaux. Il me demandait de faire le décompte. Ce n’est qu’après que je lui disais le montant. Il n’y a jamais eu de reçu ni de décharge « , avait raconté Khadim Ndiaye.

« Comment peut-on comprendre qu’un fonctionnaire puisse manipuler 4 milliards ? »

Le conseil de Khadim Ndiaye s’était ému des montants exorbitants et était intrigué par leur provenance.

Une remarque qui avait déplu à Me Pape Jean Sèye, avocat de Cheikh Moussa Camara. A ses yeux, la provenance de l’argent est un non-événement.

« Il faut être un taré ou un demeuré pour remettre 200 millions sans rédiger un acte. Est-ce qu’un fonctionnaire peut détenir cette somme ? Ce n’est pas l’objet du débat. La provenance de cet argent n’est pas l’objet de la discussion. L’argent n’est pas d’origine frauduleuse. Il est à la retraite depuis longtemps », avait dit Me Sèye.

Mais pour Me Ndior, au moment des faits, Cheikh Moussa Camara n’était pas à la retraite. Puisque son client retrouvait le comptable public dans son bureau à cerf-volant

Les Travailleurs Du Groupe Excaf Réclament 4 Mois D’arriérés De Salaires…

Dans un communiqué parvenu ce lundi à IGFM, la section Synpics Groupe Excaf Télécom indique que la boîte traverse une situation sociale sans précédent depuis quelques mois.

Face à cette situation désastreuse et en l’absence d’une quelconque volonté des responsables administratifs de trouver des solutions, la section SYNPICS du groupe Excaf  Télécom a tenu une réunion de crise ce vendredi 20 Septembre 2019. Après une large concertation, il ressort que la situation sociale des travailleurs qui trainent aujourd’hui près de 4 mois d’arriérés de salaires pour certains départements comme la DTV et la RDV est de la responsabilité de la direction. Elle  procède au paiement des salaires de manière discriminatoire. En effet une partie des employés perçoit régulièrement leur salaire alors que d’autres sont marginalisés. La volonté manifeste de la direction de créer un climat de méfiance entre les agents est déjà vouée à l’échec. Les employés sont aujourd’hui plus que solidaires. En ce qui concerne les cotisations sociales (IPRES, CAISSE DE SECURITE SOCIALE), Excaf  Télécom a cessé de verser depuis plusieurs années cette obligation sociale. Certains agents proches de la retraite risquent de décrocher sans pension. En ce qui concerne la situation des contrats de travail ; la règle fait l’exception à Excaf. La majeure partie des agents travaillent sans contrat ou ont dépassé la durée légale du contrat et la direction refuse de signer de contrats alors que les agents concernés sont toujours employés au Groupe Excaf Télécom.

En outre, la direction effectue depuis quelques temps des prélèvements  sur le salaire des agents ayant contracté des prêts bancaires. A notre grande surprise ces montants prélevés à la source sans concertation ne sont pas versés aux banques qui menacent de traduire leurs honnêtes clients en justice.

Devant cette situation qui perdure nous avons entrepris une démarche de concertation. Mais nous avons constaté un manque de volonté d’une direction qui ne respecte jamais ses engagements.

Le Vendredi 02 Aout 2019, le Président directeur général avait déclaré devant les représentants des travailleurs ceci : « allez manifester, vous l’avez fait dans le passé ça n’a rien changé et ce ne sont pas vos manifestations qui vont changer la situation. Quiconque ne peut plus supporter cette situation, n’a qu’à démissionner » fin de citation ce discours de M. SIDY DIAGNE  sonne comme une injure aux yeux des ces employés et qui bafoue les lois de notre pays.

Face à cette situation la  Section SYNPICS Excaf Télécom exige : le paiement sans délais des salaires, le versement des cotisations sociales (IPRES et CSS), des contrats en bonne et due forme pour tous les ayants droits, l’application de la nouvelle convention collective des travailleurs des médias, le traitement équitable et sans discrimination des employés aussi, la section SYNPICS va saisir les  autorités compétentes afin de faire valoir ses droits.

L’Association des commerçants et industriels du Sénégal décrète 72 heures de grève

https://www.pressafrik.com/ L’Association des commerçants et industriels du Sénégal (ACIS) décrète 72 heures de grève à compter de ce lundi sur l’ensemble du territoire national, en protestation contre les nouvelles dispositions en matière de dédouanement.

« Nous rencontrons beaucoup de problèmes pour sortir nos marchandises du port et les acheminer sans problème. Il est prévu l’installation, au niveau des aéroports et du Port autonome de Dakar, d’un système de dématérialisation et des valeurs correctionnelles au niveau du dédouanement », a souligné M. Gueye.

Selon Papa Modou Guèye,chargé de communication de cette association, le secteur informel aurait aimé être davantage associé à la mise la mise en place du nouveau dispositif, compte tenu de son poids dans l’économie nationale. Il reconnaît toutefois que des discussions ont été entamées avec les autorités concernées, sans que les deux parties parviennent selon lui à un consensus.

De même, l’Association des commerçants et industriels du Sénégal compte lutter dans le même temps contre l’insalubrité dans les marchés, l’insécurité, « les déguerpissements abusifs sans mesures d’accompagnement », etc. Au niveau régional, les membres de l’association ont retenu de se réunir sur cette annonce de grève pour prendre les dispositions nécessaires.

GRÈVE DES COMMERÇANTS : SANDAGA BAISSE LES RIDEAUX

NETTALI.COM- Ce lundi il n’y a pas presque de commerce au marché Sandaga. Les commerçants ont baissé les rideaux conformément au mot d’ordre de grève.

Pour protester vigoureusement contre le nouveau système de dédouanement, l’Association des commerçants et industriels du Sénégal (ACIS) a décrété 72 heures de grève, à partir de ce lundi sur l’ensemble du territoire national.

A Sandaga, le mot d’ordre est respecté en ce premier jour puisque les commerçants ont fermé les magasins, quitte à subir des pertes.

Seuls les tabliers et vendeurs de légumes, de poissons et de poulets exercent leur commerce.

Les propriétaires de magasin qui n’ont pas voulu respecter le mot d’ordre, ont été finalement obligés de fermer leurs boutiques pour ne pas subir la foudre des jeunes, près à en découdre avec les défaillants.

L’ACIS a décrété ce mouvement pour dénoncer la cherté des taxes douanières. “Nous rencontrons beaucoup de problèmes pour sortir nos marchandises du port et les acheminer sans problème. Il est prévu l’installation, au niveau des aéroports et du Port autonome de Dakar, d’un système de dématérialisation et des valeurs correctionnelles au niveau du dédouanement”, justifie le chargé de communication, Pape Modou Guèye dans les colonnes de l’Agence de presse sénégalaise (Aps).

GESTION DES TERRES ARIDES : LE CONTINENT AFRICAIN PEUT S’INSPIRER DE L’EXPÉRIENCE CHINOISE (EXPERT)

Dakar, 23 sept (APS) – L’Afrique peut s’inspirer de l’exemple de la Chine en matière de gestion des écosystèmes des terres arides et semi-arides, a indiqué lundi à Dakar le président de la commission médias et communication de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), El hadj Salif Diop.

« Il ne faudrait pas se focaliser sur l’Afrique et sur la question des grandes murailles vertes, en pensant que l’Afrique est la seule à en développer. La Chine développe aussi sa grande muraille verte et elle a de très grands succès. Nous essayons donc de voir comment » amener les deux parties à tirer profit de leur partenariat, a-t-il déclaré.

  1. Diop s’entretenait avec des journalistes, en marge de l’ouverture d’un atelier régional africain du Programme mondial sur les écosystèmes des terres arides, une rencontre organisée par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, en collaboration avec l’Académie des sciences de Chine (CAS).

Selon un communiqué reçu des organisateurs, cette rencontre se tient conjointement avec une conférence sur le climat, les écosystèmes et les moyens de subsistance en Afrique, dans le but « d’explorer un mécanisme permanent de partenariat pour soutenir la coopération Chine-Afrique dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) ».

Des experts africains et chinois participent à ces deux rencontres qui devraient permettre de formuler des actions dites prioritaires pour la coopération sino-africaine en matière d’innovation scientifique et technologique.

Selon le professeur Diop, ce n’est pas qu’une affaire scientifique, « mais une affaire de science-politique. Il s’agit aussi de voir comment est-ce que les politiques peuvent agir pour mieux booster le développement à travers ce qu’on arrive à découvrir au plan scientifique. C’est pour ça que la base concerne les ODD »

L’Afrique peut s’inspirer de l’expérience de la Chine en matière d’innovation scientifique et technologique, l’Empire du milieu ayant développé « aujourd’hui d’excellentes expériences » et « a énormément investi sur la formation, l’innovation, la science et la technologie », a indiqué El Hadj Salif Diop.

De même, la Chine constitue « un exemple en matière de fixation de dunes, d’exportation en très grand volume des produits fruitiers », des acquis dont l’Afrique peut s’inspirer, a-t-il laissé entendre.SC/BK/ASG

Neuf pirogues sénégalaises arraisonnées par les garde-côtes bissau-guinéens

https://www.dakaractu.com/Douze pirogues, dont neuf sénégalaises, ont été arraisonnées, vendredi dernier, par les garde-côtes bissau-guinéens. Ces embarcations auraient été immobilisées pour « défaut de licence et usage de (filets) monofilaments », des engins de pêche interdits à cause de leurs dégâts sur la ressource, renseigne  Rfi. qui précise qu’aucun des 109 pêcheurs à bord n’a été arrêté.

Cependant, les négociations entre leurs représentants et les autorités bissau-guinéennes se poursuivent. Le Sénégal et la Guinée-Bissau avaient signé en janvier 2019 un protocole d’accord autorisant les pêcheurs sénégalais à travailler tranquillement dans les eaux territoriales bissau-guinéennes, mais à condition qu’ils respectent les règles en vigueur chez le voisin du Sud.

La plupart des pêcheurs sont de Joal et Mbour. Ils constituent une communauté qui n’a d’autres activités que la pêche. Qu’il y ait un accord ou non, ils pêchent dans les eaux des pays voisins avec bien sûr des conséquences parfois très désastreuses.

Pour l’heure, les autorités bissau-guinéennes ne se sont pas encore prononcées sur le sort réservé aux 109 pêcheurs. Selon un officier de la garde nationale, ils pourront reprendre la mer dès qu’ils se seront acquittés du paiement d’une amende selon la gravité de leur faute entre 700 000 et 3 millions de francs CFA (entre 1 070 et 4 590 euros).

MARCHE DE LA FERRAILLE : Une activité en perte de vitesse

http://lesoleil.sn/ Le métier ne nourrit plus correctement son homme et le prix actuel du fer n’arrange pas la situation des ferrailleurs.

Les vieilles voitures, les frigidaires, les téléviseurs, fers des bâtiments ou encore de vieux ventilateurs, ont de l’intérêt pour les ferrailleurs. Ils les ramassent ou parfois les rachètent pour les revendre. «Il n’y a pas de sot métier», a-t-on coutume de dire. Les ramasseurs et vendeurs de ferraille connaissent bien l’importance de cet adage. A la zone de captage, à Grand-Yoff, les ramasseurs et vendeurs de ferraille, généralement appelés ferrailleurs, manœuvres ou encore mécaniciens essaient de gagner honnêtement leur vie. Gana Sène est dans ce métier depuis plus de dix ans. Assis sur une chaise en métal devant sa chambre en baraque, il est à l’affût de potentiels revendeurs. Entouré de tas d’objets en fer, il n’est point dérangé par ce bric-à-brac. Habillé d’un t-shirt gris, d’un jean délavé, il se laisse bercer par une mélodie en sourdine. Dans sa solitude, les poèmes du guide du mouridisme lui tiennent compagnie. «Je vis seul. Ma femme et mes quatre enfants sont restés au village», explique-t-il. Ce ressortissant de la région de Diourbel a du mal à vivre de son gagne-pain. «Ces derniers temps, je tire le diable par la queue. Les temps sont durs», confesse-t-il. Des difficultés, le ferrailleur en connaît. «Dans notre métier, nous sommes confrontés aux risques de tétanos. Nous ne nous faisons vacciner qu’une fois malades», narre-t-il.
Les cheveux poussiéreux, les mains crasseuses et les habits noircis par la saleté, ces ferrailleurs viennent de finir leur journée à quelques pas de la baraque de Gana. Certains procèdent à la pesée de leur collecte du jour tandis que d’autres discutent tout en attendant leur paie. Les brouettes sont déjà garées. Une pile de fers rouillés est entreposée dans un coin  ainsi que d’autres vieilleries en métal. « Je suis ferrailleur depuis bientôt onze ans. La ferraille est vendue à 100 FCfa le kilo», explique Serigne Saliou Diouf. Ce ressortissant de la région de Fatick déplore la modicité du prix du fer. «C’est scandaleux ! Il faut qu’on augmente le prix car il n’y a pas de bénéfices». «C’est vrai!», renchérit un de ses camarades. «Aujourd’hui, je n’ai même pas gagné 100 FCfa. Une journée de perdue», se désole Baye Fall. «La ferraille sera revendue à une usine à Sébikhotane, c’est elle qui va la recycler. Pendant ce temps, nous ne récoltons que des miettes», fulmine Serigne Saliou.
Si la journée vient de se terminer pour ces ferrailleurs, ce n’est pas le cas pour Alioune Thiaw. Allongé à même le sol, tout en sueur, ce jeune âgé de dix-neuf ans, se repose, histoire de reprendre des forces.
Habillé d’un pantalon déchiré et d’un t-shirt noir, Alioune traîne une vilaine blessure au pied. Mais, il n’y prête pas attention, pris de fatigue. «J’ai commencé la récupération depuis un mois. Je viens tout juste de commencer ma journée et je me suis arrêté pour me reposer». Tous les jours, ce jeune homme sillonne les ruelles à la recherche de la ferraille. Pour l’instant, la collecte n’a rien donné comme en atteste sa brouette vide. «Je quitte Mermoz chaque matin», confie-t-il. Alioune est entré dans le métier par accident.«Mon frère est dans la récupération.J’ai abandonné l’école.C’est par la suite qu’il m’a proposé de travailler avec lui»,explique-t-il.
Ce travail est loin d’être une partie de plaisir pour le jeune homme. «C’est très pénible ! Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé mieux», dit-il d’un air navré. Malgré les aléas du métier, ces ferrailleurs prient vivement pour l’augmentation du prix du kilogramme de la ferraille !Arame NDIAYE

Trafic de cocaïne : plusieurs milliards blanchis au Sénégal

https://www.pressafrik.com/ Les autorités judiciaires françaises sont à la trousse de Joel Soudron, un trafiquant de drogue, soupçonné d’avoir blanchi plusieurs milliards dans des projets immobiliers et fonciers au Sénégal. Le trafiquant natif de Guadeloupe, a été arrêté au Mali avec une carte d’identité au nom de Jamal Olivier Kane et un passeport sénégalais.

« Libération » dans sa parution de ce lundi 23 septembre, révèle que les magistrats français qui ont envoyé une commission rogatoire au Sénégal, ont ouvert une enquête sur tous les comptes bancaire de Soudron ouverts au Sénégal. Ils demandent aux autorités sénégalaises de faire de même et de procéder à des perquisitions dans toutes les sociétés dans lesquelles Soudron détiendrait des parts.

Marié à une Sénégalaise, Joel était à la tête d’une filière d’importation au vu des quantités saisies à l’occasion des opérations douanières intervenues le 21 novembre 2011 en Guadeloupe et le métropole (272 et 231 kilogrammes de cocaïne).

Le journal informe qu’il disposait, avec sa complice du nom de Sarah Demay et par le truchement de la société Agedem International, de véhicules utilitaires qui servaient à faire circuler la drogue entre les Antilles et la métropole.

MOUSTAPHA DIAKHATE ASSÈNE ENCORE SES VÉRITÉS : «Il y a une mafia de la misère. Il faut confier le Plan Orsec au génie militaire et écarter tous ceux qui ont été associés, dans le passé, à la gestion des inondations»

https://www.jotaay.net/Il faut repenser entièrement la politique de lutte contre les inondations. Car, jusque-là, les milliards investis profitent à la «mafia de la misère» et aux «catastrophologues» qui s’enrichissent sur le dos des sinistrés et du contribuable sénégalais. C’est la position de Moustapha Diakhaté, qui pense qu’en attendant les audits des différents plans Orsec qui n’ont rien donné de probant, il urge, pour cette année, d’écarter tous les acteurs qui avaient jusque-là en charge l’organisation des secours et la confier au génie militaire.

Devant le spectre désolant des inondations, qui ont affecté beaucoup de localités du pays, y compris Dakar et sa banlieue, le gouvernement a déclenché le plan Orsec. Un nouveau plan qui vient après ceux organisés quasiment toutes les années, sans que le problème des inondations ne soit réglé. Au contraire, c’est comme si rien n’avait changé de la situation, malgré les milliards de francs engloutis dans les eaux. Un constat amer que fait Moustapha Diakhaté «Depuis le début du 21e siècle, le Sénégal a consenti d’énormes sacrifices budgétaires dans sa croisade contre les inondations.

Malheureusement, force est de constater que les résultats sont en deçà des dépenses affectées à la recherche de solutions idoines», souligne-t-il. Pour l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, «les faramineuses dépenses de plus de 1000 milliards de francs Cfa pour des résultats aussi médiocres plaident en faveur d’un changement de structures, d’hommes, de politiques et de méthodes». En effet, pour lui, il est temps pour le gouvernement de «sortir de 20 ans d’erreurs et des sentiers battus», pour une nouvelle approche plus à même de mener à la résolution du problème, devenu un véritable fléau.

«Confier les opérations au génie militaire et écarter la mafia de la misère»

En effet, vu la manière dont les inondations et le plan Orsec sont gérés, l’ancien parlementaire pense que c’est tout simplement «une aubaine pour la mafia de la misère». Or, à l’en croire, «la misère, la détresse des populations ne doivent être une aubaine, une occasion pour des personnes sans foi, ni loi, de s’enrichir sur le dos du contribuable sénégalais». Dès lors, pour l’organisation du plan Orsec, il faut «confier les opérations de cette année au génie militaire et écarter tous ceux qui ont été associés, dans le passé, à la gestion des inondations : administrations centrales, opérateurs économiques et tous les catastrophologues pompeusement désignés sous le respectable vocable d’expert». Après cela, constatant que «les deniers publics consacrés à la lutte contre les inondations n’ont manifestement pas été judicieusement utilisés», il applaudit des deux mains à la volonté du chef de l’Etat d’auditer les différents plans Orsec. De même, au-delà de ces audits, il trouve que «c’est toute la politique de lutte contre les inondations entreprise par les gouvernements sénégalais depuis 2000 qu’il faut diagnostiquer sans complaisance et réformer en profondeur». Sans quoi, avertit-il, les mêmes causes vont produire toujours les mêmes effets.Mbaye THIANDOUM

Dalifort : un pipeline de la SAR endommagé par une grue prend feu…

https://www.ferloo.com/Un violent incendie s’est déclaré ce matin entre 8 h et 9 heures vers le quartier de Dalifort.  Selon les informations reçues, l’incendie est occasionné suite à une intervention des ouvriers du TER avec une tronçonneuse pour sectionner les barres de fers dans un bassin de rétention.Et ce sont les remontées d’hydrocarbures provoquées par d’anciennes fuites étanches qui ont provoqué ces réactions au moindre contact avec le feu. Le préfet de Pikine, la police, gendarmerie, les Sapeurs-pompiers et les techniciens de la Société africaine de raffinage étaient sur place. Le feu est déjà maitrisé. Et le préfet a sorti un arrêté interdisant toute activité avant la décision de la SAR. L’on apprend, d’ailleurs que,  la SAR va rendre public un communiqué pour donner plus de détails.

Incendie D’un Pipeline : Le Maire De Dalifort Accuse Les Travaux Du TER

http://www.walf-groupe.com/Un Pipeline de la Société de raffinage (SAR), sis dans la commune de Dalifort-Foirail, a pris feu ce lundi vers les coups de 9 heures. Le maire de la localité, Idrissa DIALLO, qui informe avoir alerté les autorités depuis samedi dernier, accuse les travaux du Train express régional (TER) d’être à l’origine de ce dégât.

Idrissa DIALLO indique avoir alerté la gendarmerie depuis samedi dernier  « On le craignait depuis samedi dans la nuit quand on a constaté qu’on ne pouvait pas respirer avec l’odeur de l’essence. On a appelé la gendarmerie et la SAR, parce que c’était très dangereux », indique-t-il

Il informe que le feu a été maîtrisé, mais qu’il a toujours de la fumée noirâtre qui sort du Pipeline. « On ne sait pas si ce sont nos installations anti-inondations qui ont pris feu ou pas, mais si c’est le cas, l’APIX a fait un tord énorme au Sénégal », lâche le maire de Dalifort.

« Parce que, explique-t-il, c’est des gens qui ont l’habitude de travailler sans informer ni la SAR ni la mairie ni qui que ce soit, parce que pour eux, le TER c’est le projet du bon Dieu, il faut le faire sans respecter les gens. Tout ce qui est enfoui dans ces sols, ils sont en train de les casser et ce sont des milliards qu’on a enfoui il y a deux ans seulement », poursuit le maire.

Avant de lancer : « Il faudrait qu’ils se ressaisissent. Ce n’est pas parce que c’est un projet qui s’appelle TER qu’ils doivent mettre nos vies en jeu. ».Avec Pressafrik

Feu au niveau de ses pipelines à Dalifort : Les explications de la SAR

http://lesoleil.sn/ Un incendie s’est déclaré, ce lundi matin, au bassin de rétention de Dalifort Foirail. Les pipelines au niveau des rails ont pris feu. Accusé d’être à l’origine du dégât, la Société africaine de raffinage (SAR) a tenu à apporter des précisions. Elle explique dans un communiqué dont copie nous est parvenue que le feu constaté au quartier de Dalifort n’est pas issu d’une fuite des pipes de la SAR. Il a plutôt été déclenché lors d’une intervention des agents du TER. « L’incendie a été occasionné par une intervention des agents du TER qui ont procédé à des fouilles avec une meule pour sectionner des bars de fer dans un regard en aval du bassin de rétention. Cela s’est passé dans la zone de sécurité des pipes de la SAR qui traverse de part et d’autre la zone de Dalifort », a précisé le communiqué.

A noter que la situation a vite été maitrisée par les les équipes de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et de la SAR.

Statistiques démographiques et de santé : L’Ansd produit un nouveau rapport Eds-continue

https://www.lejecos.com/L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié le rapport provisoire de l’enquête démographique et de santé continue de 2018 (Eds-continue 2018). Il donne des indicateurs clefs sur la fécondité, la mortalité, la nutrition et la santé de l’enfant.

L’enquête démographique et de santé Continue de 2018 (Eds-Continue 2018) a été réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Action sociale (Msas).

Selon le document reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’enquête démographique et de santé continue de 2018 a comme objectifs fondamentaux de  répondre aux besoins permanents du Sénégal en données pour planifier, suivre et évaluer les programmes de santé et de population, et  renforcer les capacités des utilisateurs de données en analyses et diffusion données.

L’Eds-Continue 2018 vise à produire des résultats représentatifs au niveau national, des milieux urbain et rural, et des 4 grandes régions éco-géographiques du Sénégal. «Le tirage de l’échantillon a été fait strate par strate. Ainsi, l’échantillon est basé sur un sondage aréolaire stratifié et tiré à deux degrés. Au premier degré, 214 grappes (Unités primaires de sondage Ups) ont été tirées à partir de la liste des districts de recensement  établies au cours du Recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) réalisé en 2013, en procédant à un tirage systématique avec probabilité proportionnelle à la taille ; la taille de l’Ups étant le nombre de ménages », lit-on dans le document.

Un dénombrement des ménages dans chacune de ces grappes a fourni une liste des ménages à partir de laquelle a été tiré, au second degré, un échantillon de 22 ménages par grappe, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural avec un tirage systématique à probabilité égale. Un total de 4708 ménages (1848 en milieu urbain et 2860 en milieu rural) a été sélectionné.

«Toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant habituellement ou présentes la nuit précédant l’enquête dans les ménages sélectionnés, étaient éligibles pour être enquêtées. De plus, dans un sous-échantillon d’un ménage sur deux, tous les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour être enquêtés. Aussi, tous les enfants de moins de cinq ans étaient éligibles aux mesures anthropométriques », lit-on dans le document.

Selon la même source, la collecte des données a été réalisée de juin à décembre 2018 avec une pause de 30 jours, soit une période de huit mois de collecte. Comme toutes les autres Eds-Continues réalisées depuis 2010-2011 (Edc-Mics), la collecte de données de 2018 s’est faite à l’aide des tablettes PC. Les membres de l’équipe échangeaient des données à l’aide de Bluetooth alors que le transfert des données vers les serveurs, par les chefs d’équipes, se faisait par internet.

À la fin de chaque journée, les chefs d’équipe devaient transférer les données au serveur central. Le suivi de la collecte était régulier au niveau du bureau et du terrain.

Selon le rapport, le taux de mortalité néonatale dans l’Eds-Continue 2018 est de  23% contre 28% dans l’Eds de 2017.

Dans la même dynamique, le pourcentage de femmes actuellement en union qui utilisent une méthode de contraception moderne est de 25% dans l’Eds-Continue 2018 contre 26% dans l’Eds 2017.Adou FAYE

Agressions et menaces de mort : Les sages-femmes crient leur ras-le-bol

http://dakarmatin.com/Les sages-femmes sont exaspérées. Aïda Ngom et Rokhaya Gueye ont été victimes d’agressions et ce, de la pire des manières. Sophie Mbaye, elle, reçoit des messages de menaces de mort. La cible : son enfant. Ainsi, l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) a réagi pour dénoncer « avec véhémence la violence basée sur le genre subie par les sages-femmes ».

« Après Aïda Ngom, sage-femme dans le district sanitaire de Médina Yoro Foulah dans la région de Kolda, agressée par un gendarme dont le procès traîne toujours depuis le 2 juillet 2019; les harcèlements, menaces de mort dont la présidente de l’antenne de Ziguinchor Sophie Mbaye depuis plusieurs mois, voici que la barbarie sans limites des hommes a encore fait une nouvelle victime: Rokhaya Gueye vient d’être sauvagement agressée par des individus dans l’exercice de ses fonctions », a exposé la présidente de ladite association.

Bigué Ba Mbodji de déclarer que « suite à tous ces faits, l’Ansfes exprime son ras-le-bol et interpelle les autorités sanitaires et policières pour attirer leur attention afin que cessent ces actes qui risquent de plomber tous les efforts faits dans la prise en charge sanitaire des populations en général, de la mère et de l’enfant en particulier ». « De jeunes sages-femmes ont accepté de servir dans les zones les plus reculées du pays pour contribuer à la réduction des décès évitables de mères et d’enfants »

De plus, elle lance un appel aux associations de femmes, associations professionnelles, syndicats à se joindre à elles pour dénoncer ces agressions subies par les agents de la santé au-delà des sages-femmes. Ceci, tout en conviant toutes les associations de sauvegarde des droits des femmes, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le ministre de la Femme de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, ainsi que le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne à faire leurs, ces dossiers.

La présidente de l’Ansfes a, toutefois, rappelé que « de jeunes sages-femmes ont accepté de servir dans les zones les plus reculées du pays pour aider les populations défavorisées en vue de contribuer à la réduction des décès évitables de mères et d’enfants ». « La sage-femme exerce l’un des plus nobles métiers de ce monde et mérite toute la considération et la protection qui sied à son rang », a-t-elle laissé entendre.

Agressions physiques et financières: le Sames annonce un préavis de grève 

https://www.leral.net/Le Syndicat Autonome des Médecins du Sénégal (Sames) dénonce des agressions financières et physiques contre les agents de Santé et de l’Action sociale et annonce le dépôt d’un préavis de grève.

Dans un communiqué, le Bureau Exécutif National(Ben) du Syndicat Sames rappelle que ces derniers temps, plusieurs formes d’agressions ont été notées contre les travailleurs de la santé : « Une sage-femme a été déshabillée en plein marché par un gendarme à Kolda, un pharmacien a été agressé en pleine officine privée aux Parcelles Assainies et une sage-femme du district de Sédhiou, en route pour une formation, vient d’être recevoir un coup de machette asséné par un kankourang. Ces faits surviennent dans un contexte de ponction inopinée et massive sur les salaires des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du mois d’aout 2019 ».

« Le Sames dénonce avec la dernière énergie ces agressions financières et physiques contre les agents de la Santé et de l’Action sociale. Devant cette situation, le Sames va déposer un préavis de grève pour amener l’Etat à respecter, encore une fois, ses engagements. Le Sames demande à ses militants de se mobiliser pour reprendre la lutte à tous les niveaux », lit-on dans le communiqué.

Ecoles Franco-Sénégalaises : Le Collectif des enseignants Sénégalais dénonce la remise en cause unilatérale de leur détachement

https://www.pressafrik.com/Le « Collectif des enseignants Sénégalais des Ecoles Franco-Sénégalaises » de Dial-Diop et de Fann de Dakar (république du Sénégal) a informé l’opinion publique sénégalaise, française et internationale de la remise en cause unilatérale de leur détachement comme enseignants par les autorités françaises.

Suite à leur grève, « l’Ambassade de France à Dakar a décidé de mettre fin à leur détachement en tant que fonctionnaire sénégalais et a lancé un appel unilatéral au recrutement d’autres enseignants sénégalais à leur place. Le Ministère de l’Education Nationale du Sénégal s’est fait complice de ce forfait. Cette privatisation de fait est une violation de l’accord-cadre de coopération entre le Sénégal et la France de 1972, entre les Ministères de l’Education du Sénégal et de la France », précise le communiqué.

Le Front pour une Révolution anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP/Sénégal) et le Collectif Afrique/France dénoncent avec vigueur cette scandaleuse « injustice » dont sont victimes les enseignants des Ecoles Franco-Sénégalaise.

Toutefois ils demandent la cessation ces pratiques dites de « coopérations » qui rappellent l’époque coloniale et qui sont attentatoires aux principes de d’équité et d’égalité entre salariés et du respect de l’indépendance nationale des Etats tiers. Ainsi, ils appellent les syndicats sénégalais et français à défendre les concernés.

Histoires D’Iba Der : Les Ventes N’attendent Pas Les Corrections

http://www.walf-groupe.com/ En dépit des critiques qui n’en finissent pas et les aveux du Professeur Iba Der THIAM, les Tomes déjà parus de l’Histoire générale du Sénégal sont bien présents dans les rayons de certains libraires. Et le moins qui puisse être dit, c’est qu’ils ne sont pas gratuits.

Avec 9000 F CFA l’unité, le pack des cinq volumes à 33 000 F FCA, les historiens pourraient amasser une fortune. Mais, au regard des véhémentes critiques et des menaces de boycott de Touba, Iba Der THIAM est encore loin de tenir un best-seller.

RECONSTRUCTION DE LA GRANDE MOSQUEE, CREATION D’UN MUSEE A COTE D’UNE BIBLOTHEQUE ET L’UNIVERSITE CHEIKH OUMAR FOUTIYOU TALL : Les Podorois tablent sur un complexe islamique et culturel d’un coût de 500 millions FCfa

Reconstruire la grande mosquée avec, à côté, une résidence des hôtes, une salle de séminaire, un daara moderne, un musée, une bibliothèque et une université multilingue Cheikh Oumar Foutiyou Tall, c’est l’ambitieux projet des Podorois. Pour ce faire, les figures les plus marquantes de la ville de Podor étaient à l’Assemblée générale tenue samedi dernier à la Grande Mosquée omarienne. Coût du projet : 500 millions de nos francs.

Toute la crème de Podor était présente ou représentée samedi dernier à la salle de conférence de la Résidence des hôtes de la Grande Mosquée omarienne. Objectif : réaliser le Complexe Islamique et culturel de Podor (Cicp). Le projet de Complexe islamique et culturel, révèle le coordonnateur Ousmane Kane, procède d’une initiative citoyenne. Au-delà de la reconstruction totale de la Grande mosquée de Podor bâtie au début des années 1950 (aujourd’hui affectée par l’usure du temps et n’obéissant plus aux normes sécuritaires ou de confort requises), la nouvelle mosquée à bâtir sera sur deux niveaux (R+1), avec un compartiment spécialement réservé aux femmes. Elle disposera aussi de toutes les facilités requises (toilettes et espaces modernes d’ablutions, bureaux pour l’Imam et ses adjoints, maison des hôtes, morgue plus fonctionnelle, etc.). Et pour tenir compte de l’héritage historique, son plan architectural respectera les contours de l’actuelle mosquée. La deuxième composante est un daara moderne et professionnalisant, avec le double objectif à la fois d’enseigner le Coran et les préceptes de l’Islam, mais aussi de former à des métiers, en tenant compte de l’évolution des technologies dans l’enseignement du Coran et des sciences religieuses. En troisième composante, il y a un musée qui vise à restaurer l’histoire d’éminentes figures religieuses, ayant joué un rôle majeur dans la propagation de l’islam au Sénégal et dans la sous-région. Le musée devra également s’ouvrir aux éminentes figures de toutes les confréries nationales. La quatrième composante est un Centre culturel et de recherche qui aura comme mission principale de valoriser l’héritage culturel et islamique du terroir. La cinquième composante, est de construire l’Université Cheikh Oumar Foutiyou Tall, un établissement privé à caractère scientifique, culturel et professionnel dont les missions relèveront du service privé de l’enseignement supérieur. En sixième composante, la Station d’énergie renouvelable qui sera bâtie autour des abattoirs de la ville, situés à moins de 200 mètres de la mosquée. Elle utilisera la biomasse générée par tous les déchets organiques fermentescibles accumulés après abattage des animaux, en intégrant également ceux des ordures ménagères de la ville.Madou MBODJ

Dakar en effervescence à quatre jours de l’inauguration de Massalikoul Jinaan

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Plus grande mosquée de l’Afrique de l’ouest, selon plusieurs observateurs, Massalikoul Jinaan, un symbolique édifice de la communauté mouride situé au cœur de la ville de Dakar, sera inaugurée vendredi 27 septembre 2019 après plus de sept ans de chantier sous la houlette de trois khalifes généraux, petits-fils de Cheikh Ahmadou Bamba, dont l’actuel Serigne Mountakha Mbacké qui a été accueilli hier en grande pompe dans la capitale sénégalaise en prélude de l’évènement où sont attendues plusieurs personnalités.

Attendant le cortège du huitième khalife des mourides depuis la matinée du dimanche, un des nombreux disciples, ceinture nouée autour de son grand boubou, se pavane en parfumant la rue menant à la mosquée, pratiquement déserte ce matin.

Mais au fil des heures, cette fluidité se transforme en mirage, les fidèles mourides affluant de partout pour accueillir leur khalife.

Certains vont même jusqu’à l’autoroute à péage pour jalonner l’itinéraire de Serigne Mountakha Mbacké, déclamant même parfois des « xassida » ou panégyriques de Serigne Touba, dont l’un d’eux, « Massalikoul Jinaan » ou « les itinéraires du paradis », a donné son nom à la majestueuse mosquée.

Arrivé à Dakar peu après l’après-midi en provenance de Touba (centre), fief de la communauté mouride, ce dernier a mis du temps avant de rejoindre l’édifice religieux situé à Colobane et non loin de la maison du Parti socialiste (PS).

Bâtie sur une superficie de 10.000 m2 pour un investissement de « plus de 20 milliards FCFA par la communauté mouride », large de millions de disciples, Massalikoul Jinaan compte cinq minarets, dont un de 75 mètres et quatre de 45 mètres, faisant d’elle l’une des plus grandes mosquées du pays et de la sous-région.

Elle peut accueillir 8000 fidèles dans la grande salle de prière et 3000 dans l’aire attenante destinée aux femmes, sans compter les 20.000 places réservées à l’esplanade extérieure.

Construite sous les directives du dernier des fils de Serigne Touba khalife des mourides, Serigne Saliou Mbacké, décédé en 2007, sa construction a réellement démarré cinq ans après, soit le 12 juillet 2012, avec le septième khalife Serigne Sidy Makhtar Mbacké… même si la pose de la première pierre avait été effectuée par Serigne Bara Mbacké, sixième khalife et premier petit-fils à monter sur le trône.

Ainsi son inauguration est « une fête pour l’islam », souligne l’entrepreneur Mbackiyou Faye, l’un des maîtres d’ouvrage délégués et représentant du khalife à Dakar.

« La mosquée n’appartient ni aux mourides, ni aux layènes, ni aux tidianes, elle est à Allah », précise dans Vox Populi Ibra Thioune Madior, un disciple qui se dit « fier de ce bijou qui fait partie de l’une des plus grandes mosquées de l’Afrique de l’ouest ».

Pour son condisciple Daouda Guèye, « cette mosquée est une promesse que Dieu a faite à Serigne Touba », dont le nom complet est Cheikh Ahmadou Bamba qui est l’une des figures de la résistance pacifique du pays entre le 18e et le 19e siècle.

« Il lui avait dit que je t’offrirais quatre mosquées. Et Il l’a fait. Il s’agit de la mosquée de Touba, celle de Ndiareme, de Darou Moukhty et Massalikoul Jinaan », a ajouté le fidèle mouride.

Un mois avant, le Français Jean-Michel Cadenas, proche de Marine Le Pen, leader du Rassemblement National, un parti d’extrême droite, avait critiqué sur Twitter cette œuvre, soulevant une levée de boucliers contre lui de la part de l’opinion sénégalaise.

« A Dakar sera inaugurée la mosquée Massalikoul Jinaane, vue comme un emblème contre l’Occident pour un coût de 30 millions d’euros qui n’iront pas aux pauvres du Sénégal. Soyons sérieux, pour cela, il y a l’aide international au développement! », avait-il déclaré.

Toutefois, la communauté mouride est plus que fière de son édifice et enclenche même, à quatre jours de son inauguration, plusieurs activités au sein de l’enceinte dont des panels portant notamment sur le soufisme et sur la vie et l’œuvre de certains fils de Bamba.

Par ailleurs, l’évènement, auquel se sont accrédités déjà plusieurs journalistes, sera marqué par la présence simultanée de l’ex-président Abdoulaye Wade et de son successeur Macky Sall, en froid depuis l’incarcération du fils du premier, Karim Wade, lors du premier mandat (2012 – 2019) du second.

On annonce également la présence du prince Moulay El Hassan, fils du roi Mohammed VI du Maroc.ODL/te/APA

Inauguration de Massilakoul Jinaan : Karim Wade opposé à une rencontre entre son père et Macky Sall. 

https://www.xibaaru.sn/ La perspective d’une rencontre entre le Chef de l’Etat, Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade semble réjouir nombre de Sénégalais, rien qu’à l’idée que cela pourra contribuer à apaiser la tension politique qui règne en ce moment. Pourtant, cela ne semble guère enchanter Karim Wade. Selon des sources recueillies par Xibaaru, depuis le Qatar où il réside, Karim Wade fait tout pour dissuader son père Me Abdoulaye Wade pour se rendre à la grande mosquée Massilakoul Jinaan le vendredi 27 septembre prochain où il pourrait rencontrer, pas seulement le Président de la République Macky Sall, mais également Me Madické Niang, Idrissa Seck ainsi que tous les autres qui ont quitté la maison du père, car s’opposant au projet de dévolution monarchique au Parti démocratique sénégalais (PDS).

C’est ainsi, ajoutent nos sources, Karim Wade aurait demandé à son père de se contenter uniquement de se rendre au domicile du khalife général des mourides situé à Colobane pour y rencontrer ce dernier, le jour de l’inauguration de la grande mosquée.

Par cette position, Karim Wade ne tient nullement à un apaisement des relations entre son père et le Président de la République, Macky Sall. Pourtant, un apaisement des relations entre les deux, ne saurait que plus profiter à lui. Car, il est sûr que son père Me Abdoulaye Wade n’accepterait de faire la paix avec le Président Macky Sall que si lui Karim Wade était déchargé de toutes les charges retenues à son endroit. Visiblement, Karim Wade a un autre plan qui impliquerait la confrontation entre le PDS et le régime.

L’on ne manque de se demander, si lui-même ne serait le perdant de cette confrontation. Car, personne ne voit ce qui pourrait faire reculer le pouvoir et l’obliger à lâcher du lest dans le dossier Karim Wade, si les relations restent toujours dégradées entre le Président de la République, Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade.La rédaction de Xibaaru

Révélations sur le train de vie de Abdoulaye Wade

IGFM – Ce devait être une retraite à se dorer la pilule avec sa pension d’ancien président et les revenus générés par la consultance panafricaine. Mais échaudé par les déboires judiciaires de son fils, Abdoulaye Wade s’est donné pour mission, depuis 2014, de «renverser Macky Sall». Une posture d’opposant qui a un coût que le Pape du Sopi ne peut pas toujours supporter.

Au soir de la passation de pouvoir avec Macky Sall, Abdoulaye Wade quitte le palais présidentiel, en traînant derrière lui plusieurs scandales financiers. L’électorat qui lui refuse un troisième mandat le pense alors riche à ne savoir quoi faire de ses indemnités d’ancien président. Le décret 2013­­­-125 lui octroie, entre autres faveurs, un traitement mensuel de 5 millions de FCfa, une indemnité logement compensatoire de 4,5 millions FCfa et une prise en charge annuelle de 40 millions de FCfa pour des billets d’avion. Wade qui se pense un avenir de consultant international, vit une retraite paisible à Versailles (France), entre audiences et lectures. Cette image d’une retraite dorée est parfaitement entretenue à coups de communication médiatique. Pourtant, le tableau s’effrite dès 2017. En visite à Ndiassane, dans la région de Thiès, l’ancien président de lui-même, lève un coin du voile sur sa fortune. «J’ai quitté le palais avec moins de 700 000 FCfa en poche», révèle-t-il. Les plus sceptiques peinent à le croire. D’autant plus que lorsqu’il effectue un retour triomphal au Sénégal en février 2019, il choisit d’installer son quartier général dans un hôtel 5 étoiles de Dakar où il loge avec son épouse. On le soupçonne d’avoir opté pour la suite junior de 85 m² à 480 000 FCfa, la nuitée. Mais, selon les confidences de ses proches, l’ancien chef de l’Etat aurait en fait choisi un standing à la hauteur de son statut : la suite présidentielle à 730 000 FCfa, la nuitée. Incommodé par la lumière du soleil et le décor, Wade exige quelques ajustements, faisant ainsi monter la note à 800 000 FCfa. Ce séjour d’environ 2 mois aurait coûté au bas mot 40 millions de FCfa. De quoi relancer les spéculations sur le réel patrimoine du Pape. Seulement, à la fin de son séjour hôtelier, des informations pas très reluisantes fuitent dans la presse. Le leader du Parti démocratique sénégalais aurait eu du mal à payer la facture. «Faux», rétorque le bureau du Pds. Dans un communiqué daté du 2 juin 2019, le parti dément : «Contrairement à une fausse information relayée par certains organes de presse, Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République, Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), tient à préciser qu’il a payé personnellement l’intégralité de la facture concernant son séjour à l’hôtel.» Pourtant, la rumeur persiste. L’ancien président serait bel et bien fauché et dépendrait d’amis pour maintenir son train de vie.

Samuel Sarr, Alpha Condé, Karim Wade… les bailleurs de Me Wade

Abdoulaye Wade a été le premier à évoquer cette piste. Alors qu’il se plaint de ce que le nouveau régime a bloqué ses indemnités d’ancien président, il avoue avoir reçu d’un ami couronné un présent de 5 milliards de FCfa, avec quoi il vit sans dettes. Et pourtant, lorsqu’il fait cette révélation, le Président se sert encore de la demeure que son ancien ministre des Affaires étrangères, Madické Niang, a mise à sa disposition pour ses séjours au Sénégal. Ce dernier, candidat malheureux à la Présidentielle 2019, prend en charge tous les frais afférents aux différents séjours de son ami. Jusqu’au jour où Wade «boude» ses faveurs et se retrouve dans l’un des hôtels les plus chers de la capitale. Là, il organise souvent des conférences de presse et reçoit beaucoup en audience. Des activités qui nécessite de la liquidité qu’il trouve chez le Président guinéen. «Alpha Condé a déboursé une première somme de 100 000 euros (65 millions FCfa) pour aider son ami», dit une source proche du président guinéen. Ce dernier déboursera, selon cette même source, deux fois encore cette même somme en faveur de Wade. Ce qui fait un total de 300 000 euros, soit environ 195 millions FCfa. C’est dans la même période que Me Wade effectue un déplacement de deux jours, en février 2019, chez Condé, d’où il revient muet comme une carpe, alors que trois jours auparavant, il demandait un sabotage du scrutin présidentiel du 24 février 2019.

L’autre bailleur de Wade serait son ancien ministre de l’Energie, Samuel Sarr. Il se dit que ce dernier aurait déboursé pas moins de 80 millions FCfa pour aider à couvrir les dépenses de son mentor. C’est d’ailleurs lui qui aurait aidé à payer la fameuse facture de l’hôtel, en contribuant à hauteur d’une dizaine de millions de FCfa. Joint au téléphone, Samuel Sarr botte en touche. «Je n’ai rien à dire par rapport à mes relations avec Me Abdoulaye Wade. Ce que je fais ou pas pour lui, je ne vais pas l’étaler dans la presse. C’est mon leader, mon père et j’ai d’excellentes relations avec lui», coupe-t-il. Et enfin, l’autre gros bailleur n’est autre que le fils. De son exil qatari, Karim Wade envoie souvent de l’argent pour contribuer à la prise en charge de ses parents.

Un loyer à 60 millions l’année

En quittant le premier hôtel où la clientèle commençait à se plaindre, Wade essaie de loger dans un autre sis en plein centre-ville, derrière le palais présidentiel. Mais la direction utilise l’excuse du surbooking pour refuser un hôte aussi encombrant. Son staff choisi alors de le loger dans une maison pour parer à tous désagréments. Amy Samaké, propriétaire d’une agence immobilière, entre en jeu. Mandatée par Karim Wade, la directrice de la Case des tout-petits sous Wade trouve une maison sur la corniche ouest, en contrebas du musée Senghor. La demeure cachée par un périmètre de murs blancs électrifiés est surveillée par 2 gardes. Sur la devanture, un poste de gendarme recueille les demandes d’audience. Le Président Wade en reçoit beaucoup, selon deux vendeuses du coin, qui assistent journellement aux va-et-vient des voitures.

Depuis son retour au Sénégal, en début février 2019, à la veille de la dernière élection présidentielle, le «Pape du Sopi» est envahi. Des Sénégalais se bousculent pour le rencontrer. «Il y a des centaines de demandes d’audience qui souffrent sur sa table», révèle Mayoro Faye, secrétaire national adjoint chargé de la communication du Pds. Pour rencontrer l’ancien Président, on peut passer par divers canaux. Mais, précise M. Faye, c’est Wade en personne qui gère ses audiences. Il est aidé dans cette tâche par les membres de son cabinet. Outre le personnel mis à sa disposition par l’Etat du Sénégal (un aide de camp, des gendarmes pour la sécurité de son logement, deux gardes du corps, un agent du protocole, deux assistantes, un standardiste, un cuisinier, une lingère et un jardinier), il est aidé par Baye Moussé Bâ alias «Bro», Alioune Diop ou la responsable libérale Nafy Diallo. Des leaders politiques, des gens de la société civile, des responsables du Pds ou même des Sénégalais lambda défilent devant sa porte. «Je sais que les demandes sont nombreuses et chaque jour, il reçoit des gens», précise le secrétaire général adjoint chargé de la communication. La villa de Me Wade sert également de permanence pour les rencontres organisées par le leader politique. C’est dans cette villa louée à environ 5 millions de FCfa par mois, soit 60 millions à l’année (le montant de l’indemnité compensatrice accordée par l’Etat aux anciens chefs de l’Etat) que se dessine le Pds «new look».

La consultance, sa source de revenus

Dans le meilleur des mondes, Abdoulaye Wade aurait été un ancien Président couru dans toute l’Afrique pour ses avis d’expert et son charisme. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’il aurait créé son cabinet à Dubaï, le Wade international consulting ou Wic qui propose des services dans les domaines de la justice et la paix, la finance, l’énergie, les infrastructures, l’industrie, les équipements, la technologie, l’environnement. Et c’est dans cette résidence en location face à l’Atlantique qu’il peaufine ses dossiers. Mayoro Faye: «Wade travaille sur ses dossiers toute la journée. Il travaille aussi sur des projets, des livres, des dossiers politiques…» Son planning journalier est rythmé ainsi, entre sport (natation, marche, gym), lecture, écriture et dossiers de consultance.AICHA FALL

Conseil Constitutionnel : Abdoul MBAYE Récuse Pape Oumar SAKHO Et Réclame La Nomination D’un Nouveau Président

http://www.walf-groupe.com/ Le numéro et la date de parution du Journal Officiel publiant le décret par lequel le président de la République aurait nommé Pape Oumar Sakho président du Conseil constitutionnel sont introuvables. Ainsi, l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, considère cette nomination comme inexistante et demande un nouveau Président pour la plus haute juridiction nationale.

L’ancien Premier ministre considère que le Conseil constitutionnel n’a pas de Président officiellement nommé. Abdoul Mbaye explique que le décret nommant Pape Oumar Sakho président du Conseil constitutionnel n’existe pas puisqu’il est introuvable. Il affirme, en effet, que les 1er et 2 septembre 2019 il a adressé deux courriers au «supposé» Président du Conseil constitutionnel et au Secrétaire général du gouvernement. Ces courriers, dit-il, ont un même objet et portent sur une demande de précision du numéro et de la date de parution du Journal Officiel de la République du Sénégal (Jors) publiant le décret n° 2016-1222 du 12 août 2016 par lequel le président de la République aurait nommé Pape Oumar Sakho président du Conseil constitutionnel du Sénégal. Ces deux courriers sont restés à ce jour sans réponses, dit-il. En conséquence, il soutient que la première hypothèse est : le décret n’a pas été publié parce qu’il n’a jamais été pris suite à un «oubli» d’une extrême gravité portant sur le nouveau mandat de Pape Oumar Sakho qui aurait dû commencer le 13 août 2016. Cette hypothèse, dit-il, est confortée par le fait que la presse sénégalaise n’a jamais rendu compte de ce mandat débutant en août 2016. «Le décret n’aurait donc ni existence physique, ni existence légale. Cette hypothèse ne saurait être remise en question par des articles non signés, parus récemment dans la presse, annonçant la découverte d’un décret ressemblant et truffé d’erreurs qui aurait été retrouvé aux Archives nationales (surtout ne pas en rire). Nous serions alors en présence d’un faux en document administratif dont on attend d’en connaître l’auteur. Après celui attribuant des permis pétroliers et gaziers à Petrotim, le Sénégal serait en passe de se construire une spécialité dans ce secteur particulier de fraude», affirme Abdoul Mbaye.

La deuxième hypothèse du président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) est : le décret bien que «préparé» et peut-être signé n’a jamais été publié au Jors, il n’a donc pas d’existence légale.

Le fondateur de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) soutient que ces deux seules hypothèses possibles imposent les mêmes certitudes, à savoir une «extrême légèreté» au plus haut niveau de l’Etat du Sénégal à laquelle malheureusement les citoyens sont en train de s’habituer. «Légèreté dans le respect des obligations légales et réglementaires, légèreté dans le traitement de questions graves soulevées par des citoyens en s’abstenant d’y donner réponses», dénonce Abdoul Mbaye, avant de poursuivre : «Aussi une suspicion légitime sur la validité de toutes les décisions rendues par un Conseil constitutionnel dont l’acte nommant son Président n’a pas respecté les dispositions de la loi n° 70-14 du 06 février 1970 fixant les règles d’applicabilité des actes administratifs à caractère réglementaire».

Le 1er Premier ministre du président Macky Sall explique que le fait que la décision de nomination «douteuse» n’a pas été publiée au journal officiel est de nature à en permettre la contestation au-delà du délai de deux mois. A ce titre, dit-il, les fonctions de Pape Oumar Sakho, qui correspondent à un besoin réel de régulation du processus démocratique et de la garantie de l’Etat de droit, ont été effectivement exercés par l’intéressé, en dehors de l’intérêt du service, pendant près de trois ans. «A défaut de disposer d’une réponse de l’institution qu’il dirige sur cette question gravissime et qui pourrait être commentée, et contrairement à ce que soutient une certaine presse, la nomination de Sakho ne présente pas le caractère d’une nomination existante et constitue un acte inexistant que Macky Sall doit régulariser sans délais à défaut de nommer un nouveau Président du Conseil constitutionnel pour un mandat de six ans non renouvelable», poursuit Abdoul Mbaye, ajoutant qu’au regard de ce qui précède, il peut affirmer que toutes les décisions rendues par le Conseil Constitutionnel depuis le 13 août 2016 sont donc entachées d’illégalité. «Et sans doute son Président en avait-il une claire conscience lorsque son dernier discours prononcé à l’occasion de l’investiture de Macky Sall traitait moins de l’avenir quinquennal du Sénégal que de louanges à Madame Sall», note le fondateur de l’Act.Charles Gaïky DIENE

HOMMAGE A AMATH DANSOKHO : Le Pit promet de perpétuer l’œuvre de son Président d’honneur

http://lesoleil.sn/Le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) a organisé, samedi, une cérémonie d’hommage à Amath Dansokho, ancien secrétaire général et président d’honneur de ladite formation décédé récemment.

De son vivant, il abhorrait les hommages. Son fils Alkaly Dansokho a confirmé que son père n’a jamais voulu de ces cérémonies sanctifiant l’homme. Cependant, pour faire œuvre de mémoire et offrir sa vie en exemple et comme repère à la jeune génération, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) a regroupé ses amis, collaborateurs, hommes politiques, samedi à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour parler de cet homme qui a marqué l’histoire politique du pays. Confirmant que Dansokho n’était pas tourné vers les mondanités et les célébrations, l’actuel secrétaire général du Pit, Samba Sy souligne qu’il est important de témoigner sur lui pour la postérité. Le ministre du Travail et des Relations avec les institutions réaffirme qu’Amath Dansokho était toujours en quête de liberté et de démocratie pour son pays. Compte tenu de cela, il a indiqué que le comité central du Pit «prend l’engagement que cette immense œuvre de Amath ne sera jamais perdue». «Il nous servira de guide dans l’action», assure M. Sy. Il a rappelé qu’Amath Dansokho, qui a découvert très jeune le marxisme, a toujours réfuté l’exploitation de l’homme par l’homme. Cela explique son adhésion au Parti africain de l’indépendance (Pai) qui avait affronté l’Union progressiste sénégalais (Ups) de la majorité présidentielle aux élections municipales, à Saint-Louis, au lendemain de l’indépendance. Après ce scrutin, ce parti a été contraint à la clandestinité par le régime de Senghor. Amath Dansokho était obligé de s’exiler jusqu’à Prague où il intègre la revue internationale après le premier congrès du parti à Bamako en 1962.

Un rassembleur

Samba Sy rappelle aussi que l’ancien responsable du Pit est un homme ouvert qui a collaboré avec les libéraux en jouant un rôle important pour l’élection du Président Abdoulaye Wade en 2000, même s’il avait quitté le gouvernement 7 mois après. Auparavant, il avait travaillé avec le régime du Président Diouf comme ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme en 1991, et «grâce à sa politique sociale» à la Sn-Hlm et à la Sicap, il avait permis à beaucoup de Sénégalais modestes d’avoir accès au logement. En tant qu’homme libre, il est défenestré du gouvernement en 1995, après ses positions contre la mal gouvernance. Toujours présent au tournant de notre histoire politique, M. Dansokho avait aussi participé à la mise en place des coalitions «Benno Siggil Sénégal» et «Bennoo Bokk Yaakaar» qui ont facilité l’élection du Président Macky Sall en 2012. D’ailleurs, le Pit et sa famille ont remercié le Président Macky Sall d’avoir fait de lui son ministre d’Etat et son conseiller jusqu’à sa mort, le 23 août 2019.
Le conseiller spécial du Président de la République, Mor Ngom de l’Alliance pour la République (Apr), a confirmé que «Dansokho est un homme sage, généreux», pour qui le Président Sall avait beaucoup d’affection et d’estime. «Nous sommes pour la pérennisation de l’œuvre de cet homme de valeur. Il nous faut rester dignes dans l’héritage de cet homme qui a traversé l’histoire politique du Sénégal», a plaidé Mor Ngom.

«Ma santé, c’est le Sénégal et je ne l’abandonne pas»

Même avis pour le représentant du président de l’Assemblée nationale, Bouna Seck qui rappelle que même si souvent, en tant que dirigeant de délégation de Senghor, Moustapha Niasse et Dansokho (marxiste) se sont affrontés, ils se sont toujours retrouvés pour l’intérêt du Sénégal. M. Seck a salué la capacité de l’homme à analyser les rapports de force et à les gérer pour avancer.

Le fils du défunt, Alkaly Dansokho, reconnait que cet hommage est réconfortant pour la famille de ce «grand rassembleur» qui recevait toujours, avec la même estime, toutes sortes de personnes, aux convictions politiques et religieuses différentes. «Mon père ne voulait pas d’hommages et c’est pourquoi nous devons retenir ce qu’il a eu à faire pour les masses laborieuses dans un monde où les plus forts exploitent les plus faibles», lance-t-il non sans plaider pour la poursuite de cette lutte. Il confesse que son père, dans son engagement pour son pays au prix de sa santé, a toujours dit à ses proches qui le rappelaient ses rendez-vous médicaux en France : «ma santé, c’est le Sénégal et je ne l’abandonne pas».Oumar KANDE

L’université prête à recevoir une rencontre scientifique sur l’homme

Le Docteur Mbaye Thiam, en tant que représentant du recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) à cet hommage, a affirmé que cette manifestation participe à l’une des missions de l’université, à savoir l’enseignement. Compte tenu des qualités de cet homme historique qui mérite d’être connu par tous les jeunes étudiants, l’ancien directeur de l’Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (Ebad), annonce que l’Ucad est prête à accueillir une manifestation scientifique pour examiner le lourd héritage qu’Amath Dansokho, homme de combat et de fidélité aux principes, a laissé au Sénégal.O. KANDE

LA VIE ET L’ŒUVRE DE DANSOKHO REVISITÉES

https://www.seneplus.com/Les partisans, camarades de gauche et amis de l’homme ont tous fait le déplacement à l’UCAD2 de l’université de Dakar samedi dernier afin de lui rendre hommage

Dans un discours solennel, le Secrétaire général du Pit a retracé la vie et l’œuvre d’Amath Dansokho, samedi dernier, lors d’une cérémonie d’hommage qui lui a été rendu par le Comité central du parti de gauche. Les partisans, camarades de gauche et amis de l’homme ont tous fait le déplacement à l’UCAD2 de l’université de Dakar.

Il est vrai qu’Amath Dansokho n’était pas particulièrement porté sur les célébrations et redoutait, par-dessus tout, la glorification. Mais pour le secrétaire général du PIT, cette cérémonie solennelle cherche à donner des repères indispensables notamment pour les jeunes générations, mais pas seulement.

Dans un long discours, Samba Sy a retracé la vie et l’œuvre, parsemées de combats, de Amath Dansokho. Qui dès sa jeunesse, étant élève, a mené très tôt des grèves au Collège Blanchot de Saint Louis du fait de son rejet de la politique assimilationniste du colonialisme français.

Selon le ministre du Travail et par ailleurs secrétaire général du PIT, le natif de Kédougou a découvert le marxisme au bord d’un train en lisant «Le fils du Peuple» de Maurice Torez entre Dakar et Tambacounda. «Il vit s’éveiller en lui, de façon tenace et persistante, un sentiment qui ne le quitta plus. Celui du rejet de toute exploitation de l’homme par l’homme. Ce qu’il décelait non seulement dans la lutte des cheminots de la ligne ferroviaire Dakar – Niger, mais aussi dans celle contre la spoliation des paysans producteurs d’arachides par les « Traitants » Libano-Syriens, pour le compte des Entreprises commerciales de Bordeaux et de Marseille», raconte-t-il.

Quasi naturellement, ajoute-t-il, en réaction contre le BDS sur la question de l’Indépendance et de l’Unité Africaine, Amath Dansokho adhéra au Parti Africain de l’Indépendance (Pai) créé en 1957. «C’est ainsi qu’étudiant, il fit ses premiers pas dans la lutte pour l’Indépendance, la Démocratie et l’Unité Africaine en perspective du socialisme, comme y appelait le ‘’Manifeste de 1957’’. Le référendum de 1958, organisé par la France sur la question de l’Indépendance de ses colonies donnera l’occasion à Dansokho de participer, au sein du PAI, à la tentative de mise en œuvre de son mot d’ordre: «MOM Sa REW, BOKK Sa REW, DEFAR Sa REW», se souvient Samba Sy.

Poursuivant, il affirme que c’est surtout à Prague, en Tchécoslovaquie, qu’Amath Dansokho a manifesté sa nature « d’homme libre en quête de plus de liberté ». En effet, il n’a hésité un seul instant, au moment de l’invasion de cette ville par des troupes du pacte de Varsovie, à condamner fermement celles-ci et à exiger leur retrait, se conformant à la position du Parti. «La réaction du « Parti Communiste de l’URSS » (PCUS) ne tarda pas.

L’exclusion d’Amath de la «Revue Internationale» et son expulsion de Prague furent décrétées. Ce qui a été entravé par la détermination etle soutien de ses camarades de la «Revue Internationale» qui l’avaient en haute estime et grande considération, tenant particulièrement à la qualité de son travail et à sa chaleur humaine.» Pour Samba Sy, c’est assurément à la «Revue Internationale» que le défunt leader emblématique a conforté son engagement marxiste, se forgeant une vaste culture générale qui contribuera à l’efficacité de son travail à la direction du Parti notamment à son retour au pays, aux côtés de Seydou Cissokho élu Secrétaire général du PAI par la Conférence rectificative de 1967 et confirmé dans ses responsabilités au second Congrès de 1972.

DANSOKHO, ACTEUR MAJEUR DE LA PAIX ENTRE LE SENEGAL ET LA MAURITANIE SUITE AUX EVENEMENTS DE 1989

C’est surtout en 1989, en pleine crise post- électorale de la Présidentielle de 1988, et au cœur d’un conflit meurtrier avec la Mauritanie, à deux doigts d’une guerre entre les deux pays, que Dansokho, alors Secrétaire Général du PAI, puis du PIT/SENEGAL à côté de feu Seydou Cissokho qui en était le Président, a su imprimer une marque personnelle de sortie de crise.

A en croire Samba Sy, il contribua à l’élaboration d’une position originale et lucide du Parti en portant courageusement son refus de toute guerre avec la Mauritanie dans un contexte national où les va- t- en guerre venaient de tous côtés. Non sans appeler aussi à la concertation entre les forces vives de l’opposition et du pouvoir pour, à la fois , dénouer pacifiquement la crise post –électorale et se rassembler aux fins de défendre la Nation en cas d’attaque du Sénégal par un quelconque pays voisin. Selon Samba Sy, cette prise de position publique a contribué à baisser la tension entre le Sénégal et la Mauritanie.

LES MESURES SOCIALES PRISES PAR DANSOKHO,MINISTRE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

En tant que ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dansokho avait fait prendre au Président Abdou Diouf d’importantes mesures sociales comme le branchement à l’eau et à l’électricité des quartiers non lotis de Dakar qui en étaient jusqu’alors exclus. Selon son camarade de lutte et actuel secrétaire général du PIT, il instaura aussi une politique d’octroi d’un lieu de recasement des quartiers spontanés et d’aide au déplacement et à l’installation de leurs habitants, avant tout déguerpissement. C’est dans ce même élan, dit-il, que des mesures furent prises pour transformer les loyers simples de la SICAP et de la SN HLM en pleine propriété pour ceux des locataires dont le payement avait largement amorti le coût du logement et pour diminuer de 40% les prix des nouveaux logements construits par ces deux Société. «Amath a également mené, avec vigueur, une politique d’amélioration de l’habitat dans la banlieue à travers un projet de «restructuration et de régularisation foncière» qui permit à des milliers de pères ou mères de famille d’ accéder à la propriété foncière dans des quartiers assainis et lotis.»

«SANS LA FETICHISER,L’ŒUVRE DE DANSOKHO NOUS SERVIRA DE GUIDE DANS L’ACTION»

Malgré sa position dans le gouvernement de Diouf, il n’a jamais perdu sa liberté de ton puisqu’il s’est permis de critiquer objectivement, à l’époque, la «mauvaise gouvernance » du régime socialiste. Ce qui lui avait valu, son exclusion du gouvernement de Diouf. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, indique Samba Sy, Dansokho et le PIT n’ont jamais hésité à critiquer le Projet de Constitution du Président de la première alternance démocratique du Sénégal en 2000,(Me Abdoulaye Wade), aux motifs de renforcement et de concentration des pouvoirs entre les mains du Chef de l’Etat, lui donnant droit de vie et de mort sur le Pouvoir législatif après deux ans d’une législature de 5 ans. Ce qui avait valu de nouveau à Dansokho d’être exclu du Gouvernement qui venait de franchir son septième mois d’existence.

Et pour le PIT, la tenue, plus tard, des « Assises nationales du Sénégal » n’a été rien d’autre que la traduction grandeur nature de la « Stratégie de large rassemblement » servant de boussole à toutes les actions de Dansokho et de son Parti. Aussi, après avoir co-présidé le mouvement M 23 qui a créé les rapports de forces qui ont obligé le Président Wade à aller au second tour de l’élection présidentielle de 2012, Amath Dansokho a contribué à mettre en place, une coalition des coalitions, dénommée «Benno Bokk Yakaar».

 «BBYremporta haut la main le second tour de l’élection présidentielle, portant le Président de la coalition Macky 2012 au pouvoir. Un Président qui fit de Dansokho, pas seulement un ministre d’Etat, mais son conseiller spécial. Ce qu’il restera jusqu’à son dernier souffle», a-t-il rappelé. Compte tenu de tout cela, Samba Sy estime que le Comité central du PIT prend l’engagement devant la famille de Dansokho et le peuple sénégalais, que son immense œuvre ne sera jamais perdue. «Sans la fétichiser, elle nous servira de guide dans l’action, toujours au service du grand nombre», dit-il. A souligner que le Président Macky Sall, absent du pays, a été représenté à la cérémonie par son ministre-conseiller Mor Ngom.

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La vraie histoire de la gauche maoïste Par Mamadou SY Albert

Les militants de Xarébi, mouvement révolutionnaire de l’extrême gauche, se sont retrouvés ce week-end à la Maison de la Culture Douta Seck. Ils ont rendu un hommage militant à tous leurs camarades disparus au cours de ces dernières décennies. L’opportunité fut aussi un moment de communication intense sur une page politique méconnue de la gauche révolutionnaire sénégalaise, singulièrement de la gauche maoïste. Entre les lignes des discours pour la reconstruction de la gauche plurielle et le travail mémoriel de l’histoire du militantisme et du peuple en lutte, se profile à l’horizon le retour en puissance de Xarébi, l’incarnation des luttes sociales, syndicales et politiques entre les années 1968 et 2012.

Xarébi ! Une étincelle qui surgit subitement des campus pédagogiques, des campus sociaux, des lycées, de l’administration, du monde du travail et du Sénégal des profondeurs. L’étincelle se propagea dans le tissu national : éducatif, social, culturel et économique. La lutte, rien que lutte paie. On ne pouvait, a priori, mettre ces différentes formes de luttes visibles au fronton de la vie, sur le dos d’une organisation, d’un groupuscule ou de porteurs de conflits connus par la police. C’est un état d’esprit subversif radical, qui envahit tous les secteurs de la vie politique nationale. Xarébi suscita naturellement la peur, la panique, au plus sommet de l’État. Face à la renaissance du mouvement étudiant, férocement réprimé en mai 1968, le gouvernement socialiste choisit une méthode plus intelligente, plus souple, plus élective. Les responsables de Xarébi seront arrêtés, emprisonnés et torturés. Le pouvoir socialiste sera sans pitié avec l’organisation maoïste. Elle sera décapitée.

En dépit de la férocité de la répression des forces de sécurité et l’aveuglement du pouvoir socialiste à vouloir étouffer dans le sang, le mouvement de lutte dans les campus, dans les milieux du travail, Xarébi renaîtra de ses cendres. Il sera encore plus fort par sa détermination, son engagement et ses capacités à mettre en place une organisation plus solide, plus structurée et plus opérationnelle. And Jef sera ce visage emblématique de cette force mythique que fut Xarébi. Entre la répression sauvage des années 1975 et le début des années 1980, la puissance de frappe sociale et d’organisation du courant maoïste sera l’une des forces de gauche les plus actives dans le déclenchement des luttes syndicales, sociales, culturelles.

Le mouvement culturel «Cada Gui» et les Associations sportives et culturelles (Asc) et l’explosion des Organisations non gouvernementales (Ong), témoignent de la vitalité et de la puissance de feu de l’étincelle Xarébi, porteur de l’organisation And Jef. Le Mouvement bilan critique et rectification (Mbcr) fortifiera Xarébi. C’est le chemin vers la conquête du pouvoir étatique. Derrière ce mouvement social, culturel et politique revigoré, le Mbcr, se trouve  une autre organisation moins ouverte, du reste très mal connue. C’est celle-ci qui,  en réalité, nourrit Xarébi, And Jef et tous les mouvements syndicaux, les mouvements associatifs, sportifs et culturels, participant à la vie du peuple. C’est la mythique organisation communiste se réclamant de la pensée de Mao Tsé Toung. L’histoire de Xarébi et de Renou rewmi est ainsi inséparable de la lutte du peuple sénégalais, de la lutte pour le changement de société et de l’histoire du mouvement communiste sénégalais.

Ce passé complexe est sans nul doute méconnu par des franges importantes de la société sénégalaise, ignorant la trame de la vraie histoire de la gauche maoïste sénégalaise. C’est à ce travail de mémoire que les militants de Xarébi se sont employés ce week-end : rendre hommage à ses militants et responsables. Ce qui constitue un devoir de mémoire. Tous ces hommes et femmes sont morts au nom d’un idéal révolutionnaire et d’un projet de société : Oumar Blondin Diop, Abdou Salam Kane, Moustapha Kane, Hamidou Dia, Bineta W. Bâ, Idy Karasse  Niane. Ils ont résisté, sous des formes multiples, à la loi de la terreur du parti- État, à l’exclusion des cadres de la gouvernance étatique et à l’injustice sociale. Ces militants, des experts et des rouges, se sont sacrifiés pour servir le Sénégal. Le changement de régime, en mars 2000 et mars 2012, doit beaucoup à ces militants, à Xarébi, à l’organisation communiste maoïste, à ces militants de la démocratie pluraliste, de la liberté et de la justice sociale.

La gauche maoïste partage cette page douloureuse et passionnante de l’histoire avec les militants du Pai, du Pit, de la Ld/mpt, du Rnd, de la Lct et de l’Ost. L’histoire politique du peuple sénégalais se poursuit sous nos yeux. La gauche peut et doit reconstruire son histoire. Elle doit aussi se préparer à cet avenir incertain se dessinant à l’horizon d’un monde plus complexe. Ce processus de reconstruction et de recomposition, un autre Mbcr, dépendra des capacités de dépassement de la gauche sénégalaise, de ses capacités à lire le sens de l’histoire de son peuple en lutte, et à assumer pleinement ses responsabilités.

Mamadou DIOP Decroix : «Le Grand Problème De La Gauche, C’est D’avoir Très Tôt Méprisé L’argent»

http://www.walf-groupe.com/Les militants de Gauche se sont retrouvés samedi à la Maison de la culture Douta Seck. Landing SAVANE et Mamadou DIOP Decroix se sont montrés peu enclins à une réunification d’AJ/PADS.

Pour Sidiki DAFF, membre du comité d’organisation de la manifestation, tant qu’il y aura des injustices, «il y aura toujours un avenir pour la Gauche à travers la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des populations». Selon cet ancien d’Aj des années 90, la Gauche «peut être affaiblie, mais forcément elle va renaître». Des anciens militants de la Gauche ont répondu présent. Il s’agissait principalement de Mazide NDIAYE, Eugénie Rokhaya AW, Birahim Moussa GUEYE, Thierno DIOP, Joe DIOP, Amadou KANE (ex-ministres des Finances), Madièye MBODJ, Momar SAMB, Barka BA (journaliste), El Hadji Hamidou KASSE et même Aliou SALL.

Mamadou DIOP Decroix appelle les partis de Gauche à s’adapter aux réalités politiques du moment. «Le grand problème de la Gauche, c’est-à-dire les raisons de sa non accession au pouvoir, c’est qu’on a très tôt méprisé l’argent.

Dans nos documents de base, on a dit qu’il faut se méfier de la femme, de l’argent et de l’alcool. L’argent, c’est le nerf de la guerre. On n’a pas pris en compte ces aspects et ça nous rattrape aujourd’hui», reconnaît-il.Avec LeQuotidien

And Jëf ou quand « l’Histoire nous mord la nuque » Par Barka Bâ

 

Cette photo prise hier, au centre Douta Seck, résume à elle seule, toute l’émotion qui a tenaillé les anciens  militants de la mouvance Xarebi/And Jëf Mrdn, qui ont répondu massivement présent à l’occasion de la journée de souvenir dédiée aux membres disparus de ce parti qui a marqué l’histoire de la gauche sénégalaise. Landing Savané et son ancien numéro deux Mamadou Diop « Decroix » dans les bras l’un de l’autre, c’est un miracle que seul ce genre de rencontres peut produire. Aj, au delà de ses impasses idéologiques et politiques, de ses échecs parfois tragiques, c’est d’abord l’histoire d’hommes de valeur qui se sont sincèrement engagés pour la cause du peuple, au prix de sacrifices inimaginables pour la jeune génération. Et c’était réjouissant hier de revoir des « historiques » de la trempe d’Amadou Top, Amar Yaya Sall, Pape Touty Sow, El Hadj Momar Samb, Madieye Mbodj, Eugénie Rockaya Aw, Amadou Kane( ancien ministre des Finances) et même…Aliou Sall ! Pour avoir une petite idée de ce qu’a généré en terme de potentiel And Jëf, il suffit encore de se référer à une autre image: lors de l’ouverture du « Dialogue politique » initié par le Président Macky Sall, par une ironie dont seule l’histoire a le secret, Landing Savané avait pris la parole au nom de la majorité, Decroix s’était lui exprimé pour le compte de l’opposition, El Hadj Hamidou Kassé était chargé de la distribution de la parole et Mazide Ndiaye lui officiait au titre de la Société civile. Sall, Savané, Diop Decroix, Kassé et Ndiaye ont tous bien entendu quelque chose en commun: un passé de militant de Aj ! Et hier, à la rencontre de Douta Seck, à l’exception de l’ancien mao Macky Sall, tous les autres ont tenu à faire le déplacement pour honorer la mémoire de leurs camarades disparus… Samedi à Douta Seck, comme le disait le trotskiste Daniel Bensaid, redoutable adversaire idéologique des ex-maoïstes, c’était bien  l’Histoire qui nous mordait la nuque…

Amath Dansokho : L’hommage Rendu À Un Grand Patriote

Samedi dernier, tous les militants de la gauche, les militants et démocrates sincères s’étaient retrouvés à l’UCAD 2 pour rendre hommage à Amath Dansokho, une grande figure de la gauche sénégalaise disparue récemment. Amath Dansokho, durant toute sa vie est resté intransigeant sur les principes, même au prix de toutes sortes de privation. Voilà le discours, hommage prononcé à cette occasion par l’actuel secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), M. Samba Sy.

Mesdames et Messieurs

Un préalable pour commencer.

Un préalable par esprit de justice, par respect pour un choix de vie.

Un préalable par égard à des principes qui, quant au fond, ont structuré toute une existence.

L’homme qui nous réunit cet après-midi avait une perception bien singulière de certaines mondanités. Il n’était pas particulièrement porté vers les célébrations et redoutait, par-dessus tout, la glorification ou, à tout le moins, ses avatars pouvant mener à des excès bien dommageables.

Et, s’il en est bien ainsi, il nous faut rendre raison de la manifestation du jour, expliquer pourquoi le PIT a tenu, envers et malgré tout, à rendre hommage à Amath Dansokho.

Le PIT veut, en témoignant sur Dansokho, faire œuvre de mémoire. Le Parti de l’Indépendance et du Travail, par cette cérémonie solennelle, cherche à donner des repères, des repères qu’il estime utiles, voire indispensables dans la période, notamment pour les jeunes générations mais pas seulement…

Parlant d’Amath, nous nous adressons à nous-mêmes, au Sénégal tel qu’il va, à toutes les femmes et à tous les hommes qui se mêlent de politique.

Car Amath Dansokho était un homme politique. Un homme politique animé par un dessein qu’il énonçait par cette formule connue : « Je me veux être un homme libre toujours en quête de plus de liberté et de justice sociale. »

Son engagement fut précoce. Elève, il mena des grèves au Collège Blanchot de Saint Louis. Son rejet de la politique assimilationniste du colonialisme français, incarnée à l’époque par la « Section Française de l’Internationale Ouvrière » de Lamine Guèye, fit de lui un partisan de Léopold Sédar Senghor, théoricien de la Négritude, alors dirigeant du « Bloc Démocratique Sénégalais » (BDS), opposé à la SFIO dont il sortait des flancs.

Amath découvrit le marxisme au bord d’un train. En effet, lisant « Le fils du Peuple » de Maurice Torez entre Dakar et Tambacounda, il vit s’éveiller en lui, de façon tenace et persistante, un sentiment qui ne le quitta plus. Celui du rejet de toute exploitation de l’homme par l’homme. Ce qu’il décelait non seulement dans la lutte des cheminots de la ligne ferroviaire Dakar – Niger mais aussi dans celle contre la spoliation des paysans producteurs d’arachides par les  » Traitants » Libano-Syriens, pour le compte des Entreprises commerciales de Bordeaux et de Marseille…

Quasi naturellement, en réaction contre le BDS sur la question de l’Indépendance et de l’Unité Africaine, il adhéra au Parti Africain de l’Indépendance crée en 1957.

C’est ainsi qu’étudiant il fit ses premiers pas dans la lutte pour l’Indépendance, la Démocratie et l’Unité Africaine en perspective du socialisme, comme y appelait le « Manifeste de 1957 ».

Le référendum de 1958, organisé par la France sur la question de l’Indépendance de ses colonies donnera l’occasion à Dansokho de participer, au sein du PAI, à la tentative de mise en œuvre de son mot d’ordre :

« MOM Sa REW, BOKK Sa REW, DEFAR Sa REW ».

Les initiatives du PAI pour donner corps à son option dans le cadre d’un front de partis politiques acquis à la cause de l’Indépendance Nationale ont permis à Dansokho de vivre, à grande échelle, ce que la théorie de la lutte des classes pouvait avoir comme retentissement dans la pratique des partis politiques au Sénégal.

Pour le référendum de 1958 par exemple, le front unitaire auquel appelait le PAI ne put se matérialiser, les partis les plus significatifs à l’époque s’alliant avec le BDS pour former l’Union Progressiste Sénégalaise (l’UPS).

Il nous faut insister là-dessus : La base de la démarcation fut la négation par ces partis, de l’existence de classes au Sénégal, et donc de la lutte des classes c’est-à-dire, du fondement même de l’orientation idéologique du PAI.

Même une dissidence de l’UPS, formant le « Parti du Rassemblement Africain », (PRA- Sénégal) quoiqu’ appelant à voter, comme le PAI, pour l’Indépendance nationale, se démarquera néanmoins du front auquel appelait le Parti de Dansokho.

Cette expérience fit comprendre à ce dernier la nature de classe petite bourgeoise des couches moyennes intellectuelles dirigeant ces Partis politiques et se méfiant du PAI, perçu comme porte étendard du Marxisme Léninisme en Afrique de l’Ouest francophone.

L’octroi par la France, en 1960, des attributs de l’Indépendance nationale, non pas au PAI et/ou au PRA – Sénégal, qui la réclamaient, mais à ceux qui d’une certaine manière n’en étaient pas demandeurs, édifia Dansokho quant à la la nature sociale du nouveau pouvoir qui allait désormais gouverner le Sénégal.

Percevant ce qui se jouait comme une nouvelle variante de la domination française sur le destin du peuple Sénégalais, il participa activement à la recherche de constitution d’un nouveau front avec le Pra- Sénégal et avec les partisans du Pr Cheikh Anta Diop, dans le dessein de parvenir à une véritable Indépendance du pays.

C’est dans cette optique que le PAI proposa des listes d’union avec ces Partis lors des élections municipales de 1960, des listes qui n’ont pu se faire que dans certaines localités, dont Mbour. Le PAI dût affronter seul l’UPS dans la commune de St-Louis et l’accula au point de l’obliger à s’auto proclamer vainqueur tout en réprimant très sévèrement les manifestations de contestations des résultats.

C’est en raison de ces événements de St Louis que le pouvoir de l’époque interdit le PAI. Le Parti, après trois ans de vie légale et avant même de tenir son premier Congrès pour adopter ses Statuts et réactualiser son Programme, fut contraint de rentrer dans la clandestinité durant une séquence temporelle baptisée par l’opinion « années de plomb ».

Ainsi Amath Dansokho, à l’instar de ses camarades, dut se faire à la lutte dans la clandestinité. Une lutte qui l’amena à Bamako qui a abrité le premier Congrès du Parti en 1962 où il fut élu parmi le groupe dirigeant, puis à Alger et enfin à Prague où il représenta le Parti à la  » Revue Internationale » créée par les Partis Communistes et des Mouvements de Libération nationale.

C’est surtout à Prague, en Tchécoslovaquie, qu’Amath a manifesté sa nature « d’homme libre en quête de plus de liberté ». En effet, il n’hésita pas un seul instant, au moment de l’invasion de cette ville par des troupes du pacte de Varsovie, à condamner fermement celles-ci et à exiger leur retrait, se conformant à la position du Parti.

La réaction du « Parti Communiste de l’URSS » (PCUS) ne tarda pas. L’exclusion d’Amath de la  » Revue Internationale » et son expulsion de Prague furent décrétées. Ce qui a été entravé par la détermination et le soutien de ses camarades de la  » Revue Internationale » qui l’avaient en haute estime et grande considération, tenant particulièrement à la qualité de son travail et à sa chaleur humaine.

Le même soutien fut reconduit, lorsque le PCUS tenta de lui interdire de figurer dans la délégation de la  » Revue Internationale » qui devait participer à son Congrès de 1970 à Moscou, ou, une fois arrivé à Moscou, de prendre contact avec ses camarades.

Dansokho dut du reste recourir à une grève de la faim et, toujours soutenu par ses collègues de la Revue, obtient que les dirigeants locaux du Parti, viennent à l’hôtel où la délégation était logée, pour l’y rencontrer et tenir une séance de travail avec lui.

Pour dire que c’est assurément à la  » Revue Internationale » qu’Amath a conforté son engagement marxiste, se forgeant une vaste culture générale qui contribuera à l’efficacité de son travail à la direction du Parti notamment à son retour au pays, aux côtés de Seydou Cissokho élu Secrétaire général du PAI par la Conférence rectificative de 1967 et confirmé dans ses responsabilités au second Congrès de 1972.

Il faut le souligner : Amath a contribué à la victoire du Parti sur les tenants, en son sein, de la  » lutte armée », puis à la victoire sur ceux de ses dirigeants qui soutenaient la  » théorie du masque indispensable », voulant dissoudre le PAI dans le Parti du Professeur Cheickh Anta Diop, pour s’en servir pour atteindre les masses. Amath a aussi été un des artisans de la victoire sur les forces qui se réclamaient du Marxisme et qui professaient  » l’Unité des Marxistes avant l’Unité des forces patriotiques ».

Autant de pas en avant qui se sont matérialisées par l’alliance autour du journal  » AND SOPI », avec les partisans du Président Mamadou Dia, adepte d’un  » Socialisme autogestionnaire » en rupture avec l’UPS devenu par la suite,  » Parti Socialiste » (PS), puis avec le libéral Abdoulaye Wade et le  » Parti Démocratique Sénégalais » , autour du  » SOPI », durant « les années de braise » sous le Président Abdou Diouf, avec à la manœuvre le puissant Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence, feu Jean Collin.

C’est surtout en 1989, en pleine crise post- électorale de la Présidentielle de 1988, et au cœur d’un conflit meurtrier avec la Mauritanie, à deux doigts d’une guerre entre les deux pays, que Dansokho, alors Secrétaire Général du PAI, puis du PIT/SENEGAL à côté de feu Seydou Cissokho qui en était le Président, a su imprimer une marque personnelle de sortie de crise. Il contribua à l’élaboration d’une position originale et lucide du Parti et aida à sa mise en œuvre éclairée, grâce à une expérience forgée par son parcours de combattant.

Non seulement il porta courageusement le refus du Parti de toute guerre avec la Mauritanie dans un contexte national où les va- t- en guerre venaient de tous côtés, mais il appela aussi à la concertation entre les forces vives de l’opposition et du pouvoir pour, à la fois, dénouer pacifiquement la crise post –électorale et se rassembler aux fins de défendre la Nation en cas d’attaque du Sénégal par un quelconque pays voisin.

Cette prise de position publique ne fit pas que contribuer à baisser la tension entre le Sénégal et la Mauritanie ; elle propulsa Dansokho au rang d’un homme d’Etat, soucieux de la défense des intérêts de son peuple et de la paix avec ses voisins.

Elle eut également l’originalité de faire rompre le PIT d’avec sa politique d’alliance qui avait prévalu jusque-là et qui se limitait aux forces de l’opposition, quelles que soient par ailleurs les différences idéologiques…

Il n’est peut-être pas inutile d’indiquer que tout cela se déroulait dans un contexte international de Pérestroïka en Union Soviétique mettant fin à la « guerre froide » et changeant fondamentalement les rapports entre Partis communistes, mouvements de libération nationale et URSS.

Dansokho, et l’équipe dirigeante du PIT avec lui, comprenait que le schéma qui avait prévalu depuis la création du PAI, schéma d’une « Révolution Nationale Démocratique » comme moyen pour s’engager dans la voie non capitaliste de développement », grâce à l’appui des pays socialistes de l’Europe de l’Est, avait épuisé ses possibilités historiques.

Il fallait donc désormais lutter, non plus pour contourner ou éviter la phase capitaliste de développement du Sénégal, mais bien lutter contre le capitalisme tel qu’il s’y développe, en vue de sa transformation en communisme, en passant par le socialisme.

Dansokho prenant la pleine mesure de cette mutation, amena le Parti à revisiter ses objectifs de changements révolutionnaires qui dorénavant passaient nécessairement par l’atteinte d’une première phase se déclinant en terme « d’indépendance et de démocratie », pour jeter les bases de la lutte pour le Socialisme.

De cette réorientation est issue la « Stratégie de Large Rassemblement » pour dépasser, non seulement les « clivages « Gauche/ Droite », mais aussi, les clivages « Pouvoir/ Opposition » pour s’extirper de la crise post-électorale de 1988, et ouvrir la voie de l’Indépendance nationale dans le cadre d’une République démocratique laïque et sociale, redevenue l’objectif révolutionnaire du PIT dans le court et moyen termes.

C’est avec la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie, sous la Direction vigilante de son Secrétaire Général de l’époque, le regretté camarade Amath Dansokho, que le PIT est parvenu à obtenir, après le limogeage du puissant Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence qui en était le principal obstacle, la formation d’un Gouvernement d‘Union avec le PS et le PDS, comme modalité politique de dépassement de la crise post-électorale de 1988.

Et c’est bien dans ce gouvernement d’Union que, le Amath Dansokho « en quête de plus de liberté et de justice sociale », brillera de mille feux.

Peu le savent. Amath Dansokho conditionna son entrée dans le Gouvernement d’union par « la pause des politiques d’ajustement structurel » alors en vigueur. Il pesa de toutes ses forces pour la reprise des politiques de subvention des semences, engrais et matériels agricoles au profit des paysans, pour l’ouverture de négociations avec les syndicats et les organisations d’étudiants autour de leurs revendications. Il insista aussi pour disposer d’un Ministère où il pourrait venir en aide aux plus démunis.

La prise en compte de ces propositions par le Président Abdou Diouf s’est matérialisée, lors de la formation du gouvernement par l’octroi à Dansokho du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, mais aussi par la pause effective de l’ajustement structurel que l’économiste principal de la Banque mondiale d’alors constata avec amertume dans son célèbre ouvrage : « Sénégal : ajustement ajourné » paru en 1992.

Pour l’histoire, précisons qu’à la lecture du Décret de répartition des Services de l’Etat de 1991, après sa prise de fonction, Dansokho, constatant que les principaux services qui devaient lui permettre de travailler à la satisfaction des populations lui avait été enlevés, prit la décision de démissionner. Ce que le Président Abdou Diouf refusa en lui restituant dans la foulée tous ses services, notamment la SICAP, la SNHLM et la Scat Urban.

En tant que Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dansokho fit prendre au Président Abdou Diouf d’importantes mesures sociales à l’exemple du branchement à l’eau et à l’électricité des quartiers non lotis de Dakar qui en étaient jusque alors exclus. Il instaura aussi une politique d’octroi d’un lieu de recasement des quartiers spontanés et d’aide au déplacement et à l’installation de leurs habitants, avant tout déguerpissement

C’est dans ce même élan que des mesures furent prises pour transformer les loyers simples de la SICAP et de la SN HLM en pleine propriété pour ceux des locataires dont le payement avait largement amorti le coût du logement et pour diminuer de 40% les prix des nouveaux logements construits par ces deux Société.

Amath mena, avec vigueur, une politique d’amélioration de l’habitat dans la banlieue à travers un projet de « restructuration et de régularisation foncière » qui permit à des milliers de pères ou mères de famille d’accéder à la propriété foncière dans des quartiers assainis et lotis.

Ce fut aussi la période où la solidarité du PIT aux travailleurs et à leurs organisations syndicales se manifesta éloquemment avec le soutien sans faille au « Renouveau syndical de la CNTS avec Feu Madia Diop qui en était devenu le Secrétaire Général, et le soutien au SUTELEC en lutte contre la privatisation de la SENELEC. Le Secrétaire Général de cette organisation, recherché par la Police, trouva refuge chez Dansokho.

De même la solidarité d’Amath avec le monde rural se manifesta à travers les liens tissés avec le CNCR, dont le Président, Mamadou Cissokho devint un de ses meilleurs amis.

Dans le même temps, et en dépit ou à cause de son attachement à la justice sociale, l’esprit d’ouverture de Dansokho lui permit de tisser des liens d’amitié et de respect mutuel avec les principaux dirigeants du Patronat Sénégalais dont Mansour CAMA de la CNES, Baïdy AGNE du CNP, Dame Ndiaye et Idy Thiam Présidents successifs de l’UNACOIS.

Dans ces relations variées, au cœur de sa constante recherche de solutions les meilleures pour l’édification d’un Sénégal de paix, de justice et de progrès partagés, prévalait encore et toujours sa volonté d’être un homme libre, en quête de plus de liberté.

Aussi, bien que membre d’un Gouvernement d’Union depuis 1991, il n’hésita pas un seul instant, dans une déclaration du Parti d’Août 1995, à dénoncer avec le PIT la « Mal Gouvernance » dont souffrait le pays. Ce qui qui lui valut, on s’en rappelle, son exclusion du gouvernement de Diouf.

Mais sa manière de critiquer la gestion du pays fut si pertinente quelle inspira la Banque mondiale qui sortit par la suite et pour la première fois, des recommandations de « Bonne Gouvernance » dont elle finit par faire la règle de la coopération multilatérale et bilatérale avec les pays en développement.

Les mêmes causes conduisant aux mêmes effets, Amath et le PIT n’hésitèrent pas à critiquer le Projet de Constitution du Président de la première Alternance démocratique du Sénégal en 2000, le Président Abdoulaye Wade, aux motifs de renforcement et de concentration des pouvoirs entre les mains du Chef de l’Etat, lui donnant droit de vie et de mort sur le Pouvoir législatif après deux ans d’une législature de 5 ans.

Ce qui valut de nouveau à Dansokho d’être exclu du Gouvernement qui n’avait que très peu fini de franchir son septième mois d’existence !

Amath avait des qualités certaines. Il était un homme engagé. Il a été, toute sa vie dura nt, avide de liberté. Il s’est toujours battu pour plus de justice sociale. Il était ouvert aux autres, à la fois exigeant et tolérant, empli d’amitié et de respect quasiment pour tous. Rien de surprenant alors dans le fait qu’il ait fini de gagner la confiance des forces vives de la Nation.

D’abord celle de ses camarades de Gauche pour mettre en place, dans son salon, un rassemblement historique, dit « Pôle de Gauche ». Un Pôle qui, s’ouvrant aux autres forces de l’opposition pour constituer un large front face au PS, a donné naissance à la  » Coalition Alternance 2000″ (CA2000) encore dans son salon et a créé les conditions du second tour à la Présidentielle de Février 2000, et contribuer à la première Alternance démocratique au Sénégal qui portera le Secrétaire Général du PDS, Me Abdoulaye Wade, à la Présidence de la République.

La même confiance qu’il inspirait a également permis de réunir, le premier front de l’opposition contre le régime du Président Wade, le  » Cadre Permanent de Concertation » (CPC), qui après la Présidentielle de 2007 s’est élargi pour devenir  » Front SIGGIL SENEGAAL » dans toujours le même mythique salon.

Après le large succès du boycott des Législatives de 2007 auquel le « Front SIGGIL SENEGAAL » avait appelé pour protester contre le hold up de la Présidentielle de 2007 par le Président sortant et son refus de procéder à une évaluation du scrutin et du système électoral, Amath proposa, en toute modestie pour ne pas dire humilité au Parti, de se rendre en Mauritanie. L’idée c’était de s’enquérir de l’expérience des forces vives mauritaniennes qui, avant le Sénégal, s’étaient employées à organiser des assises nationales inclusives. Ces assises ne devaient pas, selon Dansokho, être confondues avec une conférence nationale qui dessaisirait les Institutions républicaines déjà en place de leurs prérogatives. Grâce aux relations d’amitié et de camaraderie avec les forces vives de ce pays frère, le PIT y envoya avec succès une délégation dont le retour d’expérience permit de proposer un schéma de sortie de crise aux dirigeants du Front SIGGIL SENEGAAL réunis dans le salon d’Amath.

C’est sur cette base que le Front Siggil Sénégal, de concert avec des organisations de la Société civile, des membres du Patronat, notamment le CNES et l’UNACOIS, du monde rural, avec le CNCR, des Centrales syndicales, notamment la CNTS, l’UNSAS, la CSA et le Synpics, des personnalités civiles et des forces militaires et de sécurité à la retraite, organisa les Assises Nationales.

Et pour nous du PIT, la tenue des « Assises nationales du Sénégal » n’a été rien d’autre que la traduction grandeur nature de la « Stratégie de large rassemblement » servant de boussole à toutes les actions de Dansokho et de son Parti.

Pour la première fois au Sénégal se dégageait un consensus particulièrement large autour des  » Conclusions » issues des travaux de sénégalais de tous bords, unis par le dessein de sortir leur pays de la grave crise installée par la gestion du pouvoir du Président Wade, qui comme son homologue Ould Taya de Mauritanie, avait boycotté les Assises nationales sans pouvoir empêcher leur tenue.

Pour la mise en œuvre des « Conclusions des Assises », le Front « SIGGIL SENEGAAL » s’ouvrit à d’autres organisations politiques et de la société civile et créa, encore dans le salon de Dansokho, une nouvelle et très large coalition : « BENNO SIGGIL SENEGAAL » (BSS) . Une coalition qui allant soudée aux élections municipales de 2009, fit perdre au pouvoir les principales communes du pays dont la Capitale.

Suite à ce revers qui ne présageait rien de bon pour lui en perspective de la Présidentielle de 2012, le Président de la République entreprit un projet de réforme des Institution pour tenter de s’assurer d’une victoire certaine, mettant en mouvement la manifestation populaire de protestation du 23 Juin 2010 à l’initiative de Amath Dansokho au nom de BSS, et d’Alioune Tine, Président du RADDHO.

Face à l’ampleur du mouvement de protestation du 23 juin, le président Wade dut retirer son projet de réforme en maintenant néanmoins sa volonté de briguer un troisième mandat. Un mandat perçu comme inconstitutionnel par les forces vives de la Nation qui avaient déjà fini de créer dans les locaux de RADDHO, le « mouvement du 23 juin » en désignant Amath Dansokho et Alioune Tine, co-Présidents.

Ce fut en plein cœur de la lutte populaire menée par le Mouvement du 23 juin, contre la candidature inconstitutionnelle du Président Wade pour un troisième mandat, que dans un meeting, des femmes du parti Socialiste ont paré Dansokho du drapeau de « Mandela du Sénégal ».

C’est cet homme, dont le mouvement qu’il co-présidait a créé les rapports de force qui ont obligé le Président Wade à aller au second tour de l’élection présidentielle de 2012, qui a contribué à mettre en place, une Coalition des coalitions, dénommée « BENNO BOKK YAKAR ». Faut-il seulement l’ajouter ? BBY remporta haut la main le second tour de l’élection présidentielle, portant le Président de la Coalition Macky 2012 au pouvoir. Un Président qui fit de Dansokho, pas seulement un Ministre d’Etat, mais son Conseiller spécial. Ce qu’il restera jusqu’à son dernier souffle.

C’est donc à ce grand homme d’Etat, éminent stratège politique et orfèvre en organisation sur des bases populaires et de classe, qu’au nom du Comité central du PIT, je rends ici hommage en tant que Secrétaire Général d’un Parti dont le Congrès qui m’a élu à cette fonction a vu sa participation pleine et entière.

Le Comité central du PIT prend ici l’engagement devant la famille d’Amath et devant le peuple sénégalais, prenant à témoin les amis et camarades venus de l’étranger pour participer à cet hommage, que cette immense œuvre de Dansokho ne sera jamais perdue. Sans la fétichiser, elle nous servira de guide dans l’action, toujours au service du grand nombre.

Le Comité Central, tout en présentant ses sincères condoléances à la famille éplorée de notre regretté camarade remercie sincèrement son épouse et ses enfants pour avoir accepté et enduré, des décennies durant, l’absence de l’époux et père qui a consacré le plus clair de son temps, à leur détriment, au service du Parti et du peuple Sénégalais.

Le comité Central associe à ces remerciements ses frères et sœurs qui l’ont toujours soutenu moralement, politiquement et financièrement, pour l’aider à pleinement assumer ses responsabilités au sein du PIT auquel il a consacré toute sa vie.Samba Sy SG du PIT,Dakar le 21 Septembre 2019

Saly : «Au Sénégal on doit apprendre à dire la vérité, il y a trop de mensonges dans ce pays » (Boubacar Camara de Jengou)

https://www.dakaractu.coLe responsable de « Jengou Ngir jerinn Sénégal » n’a pas été du tout tendre avec le régime en place. Répondant aux questions des journalistes sur le chef de l’opposition, le plan Orsec et l’affaire des 94 milliards, ce dernier de dire que « dans ce pays on doit apprendre à dire la vérité. » L’ancien candidat à la présidentielle de demander au régime d’organiser des élections transparentes, sinon pour lui, le chef de l’opposition n’est pas une priorité.

Pour finir, Boubacar Camara de dire  » il y a trop de mensonges dans ce pays, on ne dit pas la vérité sur les prix, le niveau de vie des Sénégalais et même dans l’histoire du Sénégal tout comme les contrats…

Incarcéré à Rebeuss, le prêcheur Taïb Socé libre

https://www.pressafrik.com/Incarcéré à Rebeuss depuis le 26 juillet dernier dans l’affaire d’escroquerie portant sur de l’or d’une valeur de 146,6 millions de Fcfa, le prêcheur Taïb Socé a recouvert la liberté ce lundi  23 septembre.

C’est suite à une requête aux fins de référé final déposée par ses avocats. Le collectif pour sa libération, qui a rassemblé les 100 millions FCFA devant servir à payer sa caution, a remis la somme à la partie. Aminata Diouf

Destins tragiques des veuves : les épouses de Mafatim Mbaye et du pêcheur foudroyé, ont accouché

https://www.pressafrik.com/Les veuves Sokhna Aïda Mbaye, épouse du pêcheur de Kayar foudroyé en pleine mer et, Amy Sy, épouse du boulanger Amar Mafatim Mbaye tué à Thiès, ont un destin tragique en commun. Ces deux femmes qui ont perdu leurs maris au 9e mois de leurs grossesses, ont accouché chacune d’une fille, rapporte L’Obs.

En effet, la première épouse du pêcheur Moustpaha Ngom, mort foudroyé en pleine mer le 13 septembre dernier, à 45 Km de Soumbédioune, village traditionnel de pêcheur à Dakar, Sokhna Aïda Mbaye a accouché d’une fille. Son défunt mari ne verra jamais son enfant.

La seconde veuve, Amy Sy, épouse de Amara Mafatim Mbaye, tué au cours d’un accident de la circulation dans la nuit du vendredi 9 au septembre 10 août, a elle aussi donné naissance à un nouveau-né de sexe féminin. Son défunt mari; dont ses parents ont réfuté la thèse de l’accident accusant El Capo, le chef de la Brigade de recherches de la police des Parcelles Assainies de Thiès de l’avoir tué cette nuit là,  avait 4 garçons, et ne verra jamais sa fille qu’il souhaitait tant avoir.

Ziguinchor : accusé d’abus sexuels sur trois mineurs, un ancien militaire français placé sous mandat de dépôt

https://www.pressafrik.com/ L’affaire est sur toutes les langues à Ziguinchor, une région du Sud du Sénégal. Bernard Robinet, un ancien militaire français, âgé de 69 ans, a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt pour pédophilie et abus sexuels sur trois (3) mineurs.

Alertés par le voisinage, les policiers de la région ont cueilli le Français à son domicile avant de le conduire dans les locaux du commissariat. Interrogé, le militaire à la retraite, nie les faits et estime que ces filles ont été instrumentalisées. Il  reconnaît toutefois avoir fait des cadeaux à la famille de l’une de ses accusatrices, « pour leur venir en aide ».

 « Ma fille m’a confirmé que Bernard Robinet lui a palpé les seins et qu’il lui a dit de n’en parler à personne. C’est pourquoi j’ai décidé de porter plainte pour que justice soit faite », explique

La mère de l’une des présumées victimes qui fréquentent la maison de Bernard, enfonce ce dernier. « Ma fille m’a confirmé que Bernard Robinet lui a palpé les seins et qu’il lui a dit de n’en parler à personne. C’est pourquoi j’ai décidé de porter plainte pour que justice soit faite », explique-t-elle dans les colonnes de « l’Observateur ».

Deux autres femmes de Kandialang, un quartier de Ziguinchor, ont porté les mêmes accusations de pédophilie et d’abus sexuels sur mineures.

Le français séjourne actuellement à la prison de Ziguinchor, où il attend d’être jugé par le tribunal correctionnel de la ville.

Le Conseiller Economique Social et Environnemental Mamadou Kana Diallo n’est plus

iGFM – (Ziguinchor) – La capitale du Kassa (Oussouye) en particulier, la région sud du pays en général sont en deuil. Le responsable politique de l’Alliance pour la république (APR), le Conseiller Economique Social et Environnemental Mamadou Kana Diallo est décédé ce dimanche 22 septembre 2019 à Dakar aux environs de 20 heures des suite d’une courte maladie.

 A en croire des sources proches de sa famille, son inhumation est prévue à Oussouye dans les prochaines heures. Le Groupe Futurs Médias à travers le site www.igfm.sn présente ses condoléances à la famille éplorée.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 23/09/2019

Les familles des victimes reçoivent 4 millions Fcfa

La ministre des Pêches et de l’Economie Maritime, Aminata Mbengue Ndiaye, et sa collègue des Mines et de la Géologie, Aissatou Sophie Gladima, se sont rendues, avant-hier samedi, à Joal pour présenter les condoléances du Gouvernement aux familles des 4 pêcheurs ayant perdu la vie en mer la semaine dernière. A cette occasion, la délégation a exprimé la solidarité du gouvernement et celle du chef de l’Etat à l’endroit des familles des victimes. Comme il est de coutume à chaque fois qu’un tel drame se produit, Aminata Mbengue Ndiaye a remis une enveloppe d’un million Fcfa à chaque famille de victime, soit 4 millions Fcfa au total. Le capitaine de la pirogue Ibrahima Ba, et son équipage composé de Soulèye Ndour, Daouda Koly Ndiaye et Djibi Diop ont péri en mer lors d’une forte pluie qui s’est abattue sur la Petite Côte durant la journée du lundi.

Macky Sall accueilli à New York par une foule

Le chef de l’Etat et son épouse sont arrivés à New York le week-end dernier. Macky Sall et Marième Faye Sall ont été accueillis par une foule acquise à leur cause. A cette occasion, il y a eu des séances de selfies avec des responsables apéristes de la diaspora. Youma Aissa Ba, Oumar Diaw Seck, Aliou Ngaido, Nata Samb Mbacké, bref tous les apéristes étaient là pour accueillir leur leader qui leur avait fait faux bond l’année dernière.

Les manifestants malmenés par l’Apr

L’opposition n’a pas réédité son coup des années passées où elle avait réussi à huer le chef de l’Etat. Cette année, il n’y avait que quelques personnes devant la Maison du Sénégal, parmi lesquelles l’activiste Ousmane Tounkara, un responsable du Grand Parti (GP) et un autre de Rewmi, venu de Bamako (Mali) ; Mais le rouleau compresseur de l’Apr ne leur a laissé aucune marge de manœuvre. Ils ont été abreuvés d’insultes et malmenés par la bande à Aliou Ngaïdo, Nata Samb Mbacké et Cie. Pour bien les ferrer, ils ont alerté la Police pour dire que les manifestants sont armés. Par mesure de prudence, ces derniers ont été fouillés par les flics qui n’ont rien trouvé par devers eux. Malgré ces coups tordus de l’Apr, Ousmane Tounkara et consorts sont restés à l’affût pour exprimer leur mécontentement. D’ailleurs, ils ont donné rendez-vous mardi prochain devant le siège de l’Onu pour vilipender Macky Sall, le jour où il fera son allocution devant ses pairs à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Me Malick Sall au chevet des sinistrés

Samedi dernier, le ministre de la Justice a été à Matam au chevet des populations victimes des intempéries qui ont emporté plusieurs biens et habitations. Au nom du chef de l’Etat, Me Malick Sall a remis aux populations du Fouta un important lot de denrées alimentaires, de produits d’entretien, de matériaux de construction, et autres effets dont le besoin est manifestement urgent. Le garde des Sceaux a notamment salué «la dignité des populations sinistrées du Fouta». Selon lui, les populations ont démenti par leur mobilisation et leur résilience, les rumeurs de leur grande colère contre le Président Macky Sall, disséminées par des «Cassandres qui font du bruit».

Me Malick Sall au chevet des sinistrés (bis)

Se voulant rassurant, Me Sall a réitéré l’engagement et l’affection de Macky Sall envers le Fouta, et a précisé que ce don, «acte de haute portée humanitaire», ne constitue «qu’un premier geste». Il a, en effet, souligné que les travaux d’avancement physique sont exécutés à 50%, et que la fin des travaux de l’axe Thiologne-Ourossogui et de ceux de Hamady Hounare Fadiare est prévue avant fin 2019. Par ailleurs, Me Malick Sall a invité les populations matamoises à plus de vigilance sur les informations, souvent dévoyées par ignorance ou à des fins inavouées, surtout dans cette ère «d’autoritarisme numérique et de dictature des réseaux sociaux». Il les a exhortés à se rapprocher des autorités administratives et compétentes pour disposer de renseignements et d’orientations fiables sur les actions gouvernementales.

Latif Coulibaly et l’article 80

Le porte-parole de la Présidence de la République était hier l’invité de l’émission «Grand Jury» de la Rfm. Face à Babacar Fall, l’ancien directeur de la «Gazette» s’est permis un peu de liberté en donnant son avis sur l’article 80 portant atteinte à la sûreté de l’Etat qu’il juge obsolète et anti-démocratique. Moralisateur devant l’éternel, tenant toujours à minimiser ses anciens confrères, Abdou Latif Coulibaly a été bien bousculé par Babacar Fall.

Une sage-femme agressée par un Kankourang

Après l’agression du Dr Cheikhouna Guèye dans son officine de pharmacie à la Pate d’Oie par des agents de police en civil et le déshabillement d’une sagefemme par un gendarme en plein marché à Kolda, c’est une dame évoluant dans le secteur de la santé qui a été agressée, avant-hier samedi, par un kankourang à l’aide d’une machette à Sédhiou. La sage-femme était en moto et se rendait à son lieu de formation au moment de l’agression. Dans un communiqué signé par son Bureau Exécutif National(Ben), le Syndicat Autonome des Médecins du Sénégal (Sames) dit apporter son soutien total aux victimes de ces violences barbares, à l’Association des Sages-Femmes d’Etat du Sénégal, et renouvelle son engagement dans toute action visant à restaurer la dignité des agents du secteur de la santé et de l’action sociale. Le Sames demande au gouvernement de sanctionner les auteurs de ces forfaits avec rigueur et fermeté. En plus de cette agression physique, les membres du Sames dénoncent également celles financières faites contre les agents de santé et de l’action sociale. En effet, il s’insurge contre la note interdisant le bénéfice de l’Indemnité de Représentation Médicale (IRM) aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes municipaux, en totale violation de la loi 2011-08 du 30 mars 2011 au statut général des fonctionnaires des Collectivités locales, et contre une décision du Chef de l’Etat. Le Sames annonce qu’il va déposer incessamment un préavis de grève pour amener l’Etat à respecter encore une fois ses engagements.

An 2 de la disparition d’Abdoul Aziz Sy Al Amine

Il y a deux ans disparaissait le khalife général des Tidiane, Abdoul Aziz Sy Al Amine, plus connu sous le nom de Junior. C’est le 22 septembre 2017 que le fils de Serigne Babacar Sy qui venait de succéder au khalifat à son frère Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, décédé lui aussi six mois avant, a été rappelé à Dieu à l’âge de 89 ans dans la ville sainte de Tivaouane. Avant de devenir khalife, le défunt qui portait le nom d’Abdoul Aziz Sy Dabakh a occupé le poste de porte-parole de la famille pendant plusieurs décennies. Après son décès survenu dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 du mois de septembre 2017, il a été succédé par l’actuel Khalife Serigne Babacar Sy plus connu sous le nom de Serigne Mbaye Sy Mansour. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine était le fondateur du village de Médina Sy, dans la région de Kaffrine.

A la recherche de copains blancs

A première vue, elles ressemblent à des mineures. Siré Cissokho, Oulimata Samb et Oulimata Faye, âgées entre 18 ans et 22 ans, ont une seule passion : aller à la quête d’hommes blancs pour des parties de plaisir. C’est ainsi qu’elles se sont rendues à l’île de Gorée où elles ont pu dénicher des compagnons. En compagnie de leurs proies, elles quittent la mythique île, destination Le Lagon où elles ont pris des chambres. Compte tenu de leur apparence juvénile et croyant affaire avec des mineures, un des travailleurs de l’hôtel alerte aussitôt la police qui débarque sur les lieux. Les filles sont arrêtées pour Défaut de Carnet Sanitaire. Elles ont comparu vendredi dernier devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar avant trois mois assorti de sursis.

Week-end mortel

Chaque week-end avec son lot de morts. La dernière fin de semaine n’a pas dérogé à la règle. A Kaolack, deux conducteurs de Jakarta, venus s’approvisionner en poisson qu’ils doivent revendre dans les villages environnants, ont été mortellement fauchés par un véhicule de transport en commun. Cela s’est passé à hauteur de Koutal. Babacar Diallo et Abdou Karim Thiam ont péri dans un violent choc avec un minicar. Le chauffeur véhicule est présentement en détention à la brigade de gendarmerie de Kaolack. Dans le Diolof plus précisément dans la commune de Mboula, c’est le jeune Amadou Ba qui a été tué par Yaya Ba alors qu’ils se rendaient au village voisin de Kothiédié Keur Ndari. Sous l’emprise de l’alcool, Yaya Ba dégaine son coupe-coupe et assène plusieurs coups à son antagoniste qui s’affale et se vide de son sang. Amadou Ba succombe à ses blessures avant son évacuation au poste de santé de Mboula. Sa dépouille a été acheminée au centre de santé Elisabeth Diouf de Dahra. Enfin, une dame d’origine libanaise est tombé d’étage et est morte sur le coup. Cela s’est passé à la Rue Carnot à Dakar. Certains parlent de suicide, mais la Police a ouvert une enquête.

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