revue de presse du Dimanche 22 septembre

Hausse de 1,9% des prix à la consommation

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les prix à la consommation au Sénégal ont enregistré une hausse de 1,9% au mois d’août 2019 comparé au mois précédent, a appris APA samedi auprès de l’Agence nationale des la statistique et de la démographie (ANSD).

L’ANSD explique cette évolution par la hausse des prix des  produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des  articles d’habillement et de chaussures, des services de  santé, des  boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants, ainsi que des services de « communication ».

Les  produits alimentaires et boissons non alcoolisées  se sont ainsi renchéris de 3,1% en rythme mensuel du fait particulièrement d’une hausse des prix des poissons frais (+18,3%), des légumes frais en fruits ou racines (+15,0%), des légumes frais en feuilles (+11,7%), des autres fruits frais (+9,0%), ainsi que des tubercules et plantains (+6,6%). « Une baisse de l’offre en période hivernale est à l’origine de cette tendance haussière », souligne l’ANSD.

Concernant les prix des  articles d’habillement et chaussures, ils se sont accélérés de 1,7% au cours de la période sous revue, en rapport avec une augmentation de ceux des vêtements de dessus pour hommes (+5,9%) et pour femmes (+3,6%), des chaussures de femmes (+2,9%), ainsi que des services de confections notamment des vêtements de femmes (+0,9%)

Quant aux prix des biens et services de santé, l’ANSD note qu’ils se sont relevés de 1,1%, par suite d’une flambée des prix des médicaments traditionnels (+15,3%).

De leur coté, les prix des  boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants  se sont appréciés de 0,5%, sous l’effet d’une hausse de ceux des tabacs et stupéfiants (+0,9%), ainsi que de la bière (+0,2%).

Il en est de même des prix des services de communication qui  ont progressé de 0,5% comparés au mois précédent, en raison d’un accroissement de ceux des services de la communication téléphonique (+0,8%).

Une hausse de 0,2% est noté concernant les prix des biens et services de  transports  à cause du renchérissement des services du transport aérien de passagers (+3,4%) et des pièces détachées et accessoires (+0,3%).

Du coté des prix des  biens et services divers, l’ANSD signale une augmentation de 0,2% en août 2019, en liaison principalement avec l’augmentation de ceux des articles de bijouterie et d’horlogerie (+1,1%) et des autres effets personnels (+0,3%). En variation annuelle, ils se sont accrus de 0,9%.

Au niveau des prix des services de  logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles, il y a eu une évolution de +0,1% en rythme mensuel, en raison d’une hausse des prix des produits pour l’entretien et réparation courante (+0,7%), ainsi que des services liés au logement (+0,4%).

Les prix des  meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer se sont relevés de 0,1%, du fait d’une augmentation de ceux des autres ustensiles de ménage (+0,9%), ainsi que des articles de vaisselle et verrerie (+0,3%).

En revanche, les prix des services  d’enseignement  et de  restaurants et hôtels  sont demeurés stables au mois d’août 2019.

Selon l’ANSD, le repli de 0,1% des prix des services de  loisirs et culture  provient de celui des prix des livres scolaires et autres livres (-0,3%), et aussi des produits pour jardins, plantes et fleurs, animaux de compagnie et articles connexes (-0,9%).

L’inflation sous-jacente a progressé de 0,3% en rythme mensuel et de 1,1% en variation annuelle. Les prix des produits locaux et importés se sont relevés respectivement de 1,8% et 0,8% au mois d’août 2019 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, les prix des produits locaux et importés ont augmenté concomitamment de 0,6% et 1,8%.

En variation annuelle2, les prix à la consommation ont augmenté de 1,3%. Le taux d’inflation annuel moyen s’est, de son coté, établi à +0,9%. MS/te/APA

Libérer les Finances du Sénégal et de la BCEAO Par Dr. Abdourahmane SARR

Dans une série de contributions dédiées à la gestion monétaire de la BCEAO, et à l’intention d’une cible particulière, nous soutenions (i) que la BCEAO est à la remorque des banques et des états dans sa politique de refinancement puisque les banques détiennent des titres d’état refinancés à la BCEAO et ne peuvent réduire cet encours que progressivement ou sevrer les états (ii) que le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont venus au secours de la BCEAO et des banques par des émissions d’eurobonds avec le double résultat d’une part, de renflouer les réserves de change négativement impactées par la politique de financement indirect de déficits budgétaires excessifs, et d’autre part, d’apporter de la liquidité aux banques au vu de la nécessité de réduire le volume de refinancement de la BCEAO (iii) que sa politique était plus ivoirienne que régionale dans sa gestion de la liquidité globale de l’union et enfin (iv) qu’elle était retournée à une hibernation salutaire sur ses instruments après un activisme dicté par sa politique ivoirienne et commerciale entre 2016 et 2018 puisque ses instruments annoncés de politique monétaire (taux d’intérêts et réserves obligatoires) n’ont pas de liens avec les développements du marché libre sur ces instruments. Ces thèses sont confirmées par les analyses du dernier rapport de la surveillance régionale UEMOA du FMI, par l’encours disproportionné des titres de la Côte d’Ivoire sur le marché financier régional, et par le comportement des taux d’intérêts sur le marché, faits documentés dans le rapport de politique monétaire de septembre 2019.

Dans un tel contexte, notre banque centrale devra continuer à refinancer nos banques à un niveau qui corresponde au rythme d’ajustement budgétaire de l’union, notamment de la Côte d’Ivoire, avec le risque d’un effet d’éviction sur le crédit au secteur privé et sur les autres pays comme le Sénégal. En effet, la Côte d’Ivoire traine un déficit budgétaire plus élevé que sa capacité de financement régional et extérieur ne peut soutenir, ce qui rend sa croissance élevée par l’investissement public insoutenable. Il en résulte que son niveau d’investissement public engendre un déficit de son compte courant de la balance des paiements que les entrées de capitaux d’autres pays de l’union ou de l’extérieur ne suffisent pas à couvrir. Le déficit de la balance des paiements qui s’en suit affecte les réserves de change de la BCEAO et nécessite des financements exceptionnels du FMI et de bailleurs alors que la Côte d’Ivoire ne devrait plus, comme le Sénégal, avoir de programme FMI avec financement.

La Côte d’Ivoire devrait donc non seulement réduire son déficit budgétaire bien en dessous du critère de convergence de 3% du PIB de l’union mais également réduire son recours au financement sur le marché régional pour donner de l’espace aux autres pays comme le Sénégal. Tous les pays de l’UEMOA, y compris la Côte d’Ivoire, pourraient du même coup réduire le financement en devises de leur dette publique de sorte à réduire la vulnérabilité extérieure de l’union. Ceci permettra également aux pays comme le Sénégal d’éviter des tensions de trésorerie et le recours à des arriérés intérieurs, lettres de confort aux banques, ou paiements en instance comme mode de financement effectif de dépenses budgétaires en année courante à payer avec des crédits budgétaires d’années à venir. Nos finances publiques seraient ainsi davantage libérées.

Dans un contexte où les états se financeraient davantage sur le marché régional en FCFA pour réduire le poids de leur dette en devises, l’union pourrait néanmoins avoir besoin d’entrées de devises avec la liquidité correspondante en FCFA qui provenaient du financement en devises des états. Cet apport sera bénéfique pour les réserves de change de la BCEAO et la liquidité des banques et à travers elles, le financement de l’économie. Pour ce faire, la BCEAO pourrait se substituer aux états et émettre des titres sur les marchés internationaux pour son propre compte afin de combler ce déficit en devises et en liquidité pour le secteur privé. Elle pourrait prendre exemple sur la Banque de Tunisie qui des années durant a émis des titres sur le marché Samurai japonais notamment, dès fois pour son propre compte en soutien au secteur privé, d’autres fois pour le compte de l’état tunisien. Elle l’a fait récemment avec la garantie de l’état japonais au vu de la situation politique tunisienne. Les statuts de la BCEAO permettent de faire la même chose.

Pour matérialiser cette vision, nous recommandons à la BCEAO en collaboration avec la Commission de l’UEMOA d’élaborer une stratégie globale d’endettement public de l’union pour déterminer la composition appropriée globale en devises de cet endettement et les déclinaisons nationales. Il s’en suivra qu’il lui restera à gérer son propre bilan pour apporter le résiduel de financement en devises nécessaire à l’union par une présence sur les marchés internationaux.

Dans cette perspective, et en donnant une autonomie d’objectif à la BCEAO sur le taux de change et en l’affranchissant du Conseil des Ministres, les chefs d’états lui permettraient de mieux gérer le niveau de ses réserves de change dans ce nouveau rôle. Un taux de change flexible inciterait également davantage les investisseurs étrangers à s’intéresser à notre marché en FCFA, ECO devrait-on dire. Cependant, ces investisseurs ne s’intéresseront pas à notre marché si le marché secondaire des titres d’état n’est pas actif et liquide pour leur permettre d’entrer et de sortir facilement au besoin.

De ce fait, nous concluons cette contribution en réitérant à l’endroit de la BCEAO que la liquidité actuellement détenue par les banques au-delà de leurs réserves obligatoires et qui est en réalité financée par la banque centrale n’est pas une liquidité potentiellement destinée au privé. Les banques ont utilisé les réserves excédentaires non rémunérées qu’elles détenaient pour financer les états et refinancer ces mêmes montants qu’elles conservent en dépôt à la banque centrale. Ces dépôts, par ce mécanisme, sont devenus des dépôts rémunérés que la BCEAO doit considérer comme des dépôts détenus dans une facilité synthétique de dépôts qu’elle n’avait pas dans ses instruments, rémunération financée par les états.

Puisque ces dépôts sont au-delà des réserves obligatoires, la BCEAO doit émettre des bons BCEAO pour éponger cette liquidité excédentaire afin d’avoir une emprise sur les taux d’intérêts du marché interbancaire qu’elle souhaite. Ceci permettra d’animer le marché interbancaire et monétaire, ce qui favorisera un marché secondaire des titres d’état. Il en résultera également une réduction des profits nets de la BCEAO qui ne devrait pas l’inquiéter. Sa politique ne doit pas être commerciale mais monétaire et financière et les états devraient se tenir prêts à assumer les conséquences

éventuelles sur le capital de la banque. Il serait peut- être judicieux, de ce point de vue, de changer les statuts de la BCEAO pour que son capital soit détenu au prorata du poids des états de l’UEMOA afin que les responsabilités éventuelles soient adéquatement distribuées. Un collège de gouverneurs nationaux aux droits de vote correspondants dans les décisions de la banque centrale en serait le corollaire.

Librement Président CEFDEL,Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

Situation économique du Sénégal: »Il n’y a plus d’argent dans ce pays », informe un consultant en Banque

https://www.pressafrik.com/La situation économique du pays est plus que préoccupante. C’est ce qu’a fait savoir le Consultant bancaire, Mouhamed Dia, qui informe que le déficit commercial du dernier trimestre de l’année 2019 s’est creusé de 150 voir 170 milliards de F Cfa.

« Les finances publiques n’ont pas été assainies durant le septennat du Président Macky Sall. Il y a beaucoup d’exonérations fiscales et c’était un des problèmes du Fonds monétaire international (Fmi). Par exemple, les zones économiques de Diamniadio, de Diass, le Fmi a carrément dit au gouvernement que maintenant pour ces zones, pas d’exonérations fiscales ou que les exonérations s’effacent cas par cas », a déclaré le Consultant bancaire Mouhamed Dia.

L’invité de l’émission « Objection » de ce dimanche 22 septembre de poursuivre : « Nous avons besoin d’argent, il faut que les recettes viennent. Cette année-ci, en 2019, ce dernier trimestre, le déficit commercial s’est creusé encore de 150 ou 170 milliards. Donc, cela veut dire qu’il y a eu plus d’importations et moins d’exportations », a-t-il révélé.

À en croire Mouhamed Dia, le Sénégal est à court d’argent. La croissance est en train de ralentir aussi. « Il n’y a pas d’argent en ce moment. Rien n’avance dans ce pays, tout est à l’arrêt. C’est le Groupe consultatif de Paris qui leur avait promis de l’argent, alors qu’il y a d’autres critères qui peuvent le changer ».

«Le Sénégal va directement vers la faillite»,alerte le consultant Mohamed Dia

https://www.pressafrik.com/ Le Consultant bancaire, Mouhamed Dia, tire la sonnette d’alarme. Il prévient que le Sénégal a 99% de chance de faire un défaut de paiement encore appelé « faillite ».

« Nous allons directement vers un défaut de paiement. Parce qu’un l’Etat ne fait pas faillite. Quand on dit que l’Etat fait faillite, c’est que l’Etat fait un défaut de paiement. Et il y a beaucoup de chances, presqu’à 99%, qu’il ait défaut de paiement parce que c’est à 2021 que les Eurobonds sont dus. Les gens ont tendance à oublier ça », a fait savoir le Consultant bancaire, Mouhamed Dia.

Il a tenu à rappeler que « la seconde phase du PSE (Plan Sénégal Emergent), c’était la phase du privé et ça ils avaient décliné ça depuis qu’il avait mis en 2014 le PSE, c’était carrément dit que de 2019 à 2020, c’était la phase du privé, malheureusement le privé n’est pas venu, donc il faut réinvestir ».

« Mais, a-t-il déploré, nous n’avons pas cet argent pour réinvestir, le Sénégal ne dispose pas d’argent et ce que les hauts gradés de certaines institutions craignent, c’est le défaut de paiement ».

L’invité de l’émission « Objection » de Sud Fm de ce dimanche 22 septembre 2019 a dénoncé les débats pour tourner en dérision les Sénégalais.  « Il y a beaucoup de faux problèmes dans ce pays. On passe d’un cas à un autre et le réel problème est toujours là, c’est la pauvreté. Les gens sont pauvres. Il y a les abris provisoires, les gens ne mangent pas à leur faim. Il n’y a pas d’eau potable pour tout le monde, l’assainissement n’est pas là, il y a de sérieux problèmes dans ce pays et les gens parlent tout le temps de petits détails, c’est ça le problème », a regretté Mouhamed Dia.

CONTROLE DE LA CHARGE A L’ESSIEU : Les transporteurs sursoient à leur grève

http://lesoleil.sn/ Les transporteurs de gros porteurs ont décidé de suspendre leur arrêt de travail. Le mot d’ordre a été levé après la rencontre, hier, avec le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement Me Omar Youm, a expliqué le coordonnateur du collectif des professionnels du transport terrestre, Momar Sourang. «La rencontre avec le ministre nous a permis de retenir dix mesures qui vont dans le sens de répondre à nos demandes », informe-t-il. Un comité sera mis en place d’ici au 1er novembre pour l’application des pondérations retenues. « Les inquiétudes des routiers ne seront plus qu’un mauvais souvenir, une fois ces décisions appliquées», assure-t-il.
L’année dernière, après la protestation des routiers, le gouvernement avait décidé d’en rester au contrôle du Poids total autorisé en charge. Mais depuis début septembre, les autorités avaient décidé de remettre en selle le contrôle de la charge à l’essieu, « seul moyen de protéger nos routes d’une dégradation prématurée », avait alors expliqué Aubin Jules Sagna, secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Pour protester contre l’application de cette mesure, certains transporteurs de poids lourds affiliés à l’Union des routiers du Sénégal (Urs) de Gora Khouma avaient opté pour un arrêt de travail cette semaine.Soulé DIA

354 Millions Pour Louer Des Voitures : Macky Tient Son Délégué Général Au Gaspillage

http://www.walf-groupe.com/« Sous ma gouvernance, je ne parle pas des autres. De 2012 à nos jours, nous avons dépensé plus de 307 milliards de F CFA en achat de véhicules pour l’Administration ».

C’est ce que Macky SALL révélait aux Sénégalais lors du lancement   du Programme d’appui à la modernisation de l’administration (PAMA au début du mois d’aout dernier. Déplorant ces dépenses exorbitantes, il lançait le grand serrement de la ceinture. Pourtant, cette manne financière qui a scandalisé de nombreux sénégalais semble n’avoir pas pris en compte les locations de véhicules.

Selon un quotidien de place, repris par rewmi, une enquête menée avec  l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) révèle que la Délégation générale à la Protection Sociale et à la Solidarité Nationale(DGPSN) dirigée par Anta Sarr DIACKO a dépensé 354 millions FCFA pour la location de véhicules auprès de Senecartours. Une somme colossale qui peut laisser croire qu’au-delà des bourses de sécurité familiale, Anta Sarr DIACKO faisait faire du tourisme aux Sénégalais les plus démunis.

CHEIKH GUÈYE : «EN 2009,ON A PERDU 44 MILLIARDS DANS LES INONDATIONS»

http://www.emedia.sn/ Chargé de stratégie de prospective à Enda, Dr en géographe et en sciences de l’environnement, Cheikh Guèye est intervenu sur la problématique du changement climatique à l’émission LR du temps sur Iradio (90.3). Selon lui, le Sénégal n’a jamais autant perdu de forêt depuis 2012. « Il faut qu’on arrête de nous fatiguer avec ces sommets organisés par les pays développés où on ne respecte jamais les accords. Pour changer le climat, il faut changer les systèmes. Et ce système c’est politique, économique qui s’appuie sur un consensus des pays qui dominent le monde, qui exercent une pression sur les ressources », explique-t-il.

Poursuivant son argumentaire, il renseigne que « Depuis 60 ans, on a fait des erreurs qui se sont accumulées et qui ont produit des inondations presque partout. En 2009, on a perdu 44 milliards dans les inondations en termes d’habitat. Depuis 10 ans, on a eu plus de 1000 milliards qui ont été investis dans les inondations mais, on ne voit pas son impact parce qu’on a accumulé des erreurs en termes de panification, de gestion de la protection civile, de notre capacité a drainé les pluies ». ALIOU DIOUF

SACHETS PLASTIQUES : La loi sera révisée avant la fin de l’année

http://lesoleil.sn/ Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, a annoncé la révision de la loi sur le péril plastique avant la fin de l’année. Il a présidé la cérémonie de lancement de la campagne de retrait des bouteilles en plastique du processus industriel.

Le 21 avril 2015, l’Assemblée nationale du Sénégal avait adopté le projet de loi relatif à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques de faible micronnage. Promulguée le 4 mai 2015, elle est entrée en vigueur en janvier 2016. Trois ans après, le constat est que les sachets plastiques sont encore utilisés. Conscient des limites de l’application de ce texte, l’Etat du Sénégal a opté pour l’amélioration de cette disposition. Selon Abdou Karim Sall, ministre de l’Environnement et du Développement durable qui a présidé le lancement de la campagne de retrait des bouteilles en plastique de la Soboa, la loi sera revue avant la fin de l’année avec un champ d’application plus large. « La lutte contre le péril plastique est au cœur du programme zéro déchet lancé par le Président Macky Sall. Il y va de la survie de notre environnement. C’est pourquoi nous sommes en train de travailler à la révision de cette loi pour qu’elle ait un champ d’application plus large », a-t-il expliqué.
Quid du non-respect du texte ? Le ministre Abdou Karim Sall a déclaré : « On ne peut pas demander aux industriels de changer leurs habitudes sans légiférer. Une fois la loi revue, nous allons encore échanger en toute collégialité avec les industriels pour arriver à une meilleure protection de l’environnement. Ils sont sensibilisés sur les approches à avoir avant la publication de cette loi », a-t-il précisé. Toutefois, le ministre a indiqué qu’une loi aussi importante nécessite une concertation de plusieurs acteurs et ministères. Il y a, a-t-il ajouté, le ministère du Commerce, celui de l’Economie, des Finances… « Nous poursuivons le partage des orientations avec tous les acteurs concernés, directement ou indirectement par cette loi. Et chacun est en train de jouer sa partition », a-t-il assuré.Oumar FEDIOR

Saisies Récurrentes De Drogue Au Sénégal : Vers Un Gros Scandale Qui Va Éclabousser Du Beau Monde

https://www.dakarposte.com/ Les dernières saisies de drogue au Sénégal sont devenues stupéfiantes pour les chancelleries occidentales installées au pays de la Téranga. Si, étrangement, seule la presse en parle, certaines sources rapportent que de grandes puissances sont en alerte maximum sur le Sénégal, devenue une destination «clignotante».

L’opinion publique nationale semble être anesthésiée des nombreuses saisies de grosses quantités de drogue au Sénégal depuis quelque temps. Mais, si les Sénégalais placent ces histoires dans la catégorie faits-divers, ce n’est pas le cas dans beaucoup de pays occidentaux. En effet, des sources de Walf Quotiden s’accordent à dire que le Sénégal est devenue une grande cible. «On va vers un énorme scandale sur l’histoire de la drogue et des bateaux. Un scandale jamais plus fort depuis que le Sénégal est indépendant. Toutes les ambassades sont en alerte. Car, aussi bien en France qu’aux Usa, la destination Sénégal clignote», signale une source digne de foi dans les chancelleries installées à Dakar.

Selon toujours nos sources, les grandes puissances se posent de plus en plus des questions sur le Sénégal. Et leurs organisations de lutte contre ce fléau mondial ont mis le pays sous le feu des projecteurs. «La National drug policy and authority (Nda) et la Drug Enforcement Administration (Dea), deux structures de l’administration américaine en charge de la lutte contre la drogue sont en alerte maximum sur le Sénégal. L’Etat sénégalais a intérêt à être extrêmement vigilant et diligent sur ces dossiers», rajoute une autre source qui estime que le pays de la Téranga devrait faire attention à ne pas avoir l’identité des narco-Etats, comme celle d’une de ses voisins.

Selon d’autres gorges profondes de votre canard, ces affaires vont éclabousser beaucoup de monde. Car, nous dit-on, à des niveaux insoupçonnés, on flaire des complicités.

Récemment, les forces de sécurité, douanes, gendarmerie, brigades des stups et autres, ont fait des prises hallucinantes. Au mois de juin dernier, 238 kg de cocaïne avaient étés saisis au port de Dakar. En juillet, les douanes sénégalaises avaient saisi, encore au port de Dakar, près de 800 kg de cocaïne en provenance du Brésil cachée dans des véhicules neufs sur un bateau. Pis, les unités des Douanes du Sud-Est et du Centre ont saisi, entre le 15 et le 16 septembre 2019, près de 400 kg de chanvre indien. A Karang et à Gossas, 183 kg de chanvre indien, un véhicule et une charrette ont été saisis par la Douane de Fatick. Hier, 19 septembre, la subdivision des douanes de Kaolack a saisi près de 300 grammes de cannabis pur, une prise qui intervient après celles de 6 kg de méthamphétamine et de 1 200 kg de chanvre indien réalisées entre les mois d’avril et de septembre 2019. D’innombrables saisies qui témoignent de l’ampleur de la gravité du fléau au Sénégal, pays jadis connue pour son hospitalité. Mais, cette bonne image, des organisations délinquantes sont en train de l’écorner avec leur économie de la drogue.

Réalisation du Mémorial Dakar-Gorée : Enfin le bout du tunnel

http://actunet.net/ Après 31 ans d’attente le projet pour la réalisation du mémorial de Gorée vient d’être paraphé ce matin par le ministre de la culture et de la communication monsieur Abdoulaye Diop et l’architecte Ottavio Du Blasi sous la présence de plusieurs personnalités.

Annoncé le 5 octobre 1988 à la tribune de l’Organisation des Nations Unies (ONU) par le président de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), le concours d’architecture pour concevoir le Mémorial de Gorée et son complexe culturel n’est officialisé par le gouvernement du Sénégal qu’à la fin de l’année 1996.

L’œuvre conçue par Ottavio Di Blasi offre ainsi tout un complexe fonctionnel aux atouts culturels mais aussi économiques, déterminants pour le développement régional.

Le centre accueille des infrastructures ouvertes au public en permanence, dont un marché africain, un centre d’étude et de recherche, un musée, une bibliothèque qui doit recevoir en donation une partie des ouvrages de la bibliothèque personnelle du président Barack Obama un lieu pour les grandes expositions, une salle de conférence, un cinéma, une librairie, un restaurant ainsi que la grande plateforme circulaire qui permet d’organiser des événements festifs pour plus de 1500 personnes.

Pour Amadou lamine Sall, le secrétaire général de la Fondation Gorée, la pertinence de cette conception permettra au Mémorial de Gorée d’être « un puissant instrument de promotion et de renaissance culturelles ». Un mémorial avec plusieurs composantes qui vient complète la lutte que l’Afrique a mené depuis les indépendances. Selon le commissaire en charge du projet Amadou Lamine sall, ces problématiques sont posées a travers le projet de mémorial de Gorée.Fatoumata zahra diop

DÉLÉGATION À L’ENTREPRENEURIAT RAPIDE : DES DIFFICULTÉS DE RECOUVREMENT DES FONDS OCTROYÉS À KAOLACK

Kaolack, 20 sept (APS) – La Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) a déclaré vendredi être confrontée à des difficultés pour se faire rembourser l’argent prêté aux bénéficiaires de ses financements dans la région de Kaolack (centre), où le taux de recouvrement est de 36%.

‘’Nous avons quelques difficultés en termes de recouvrement ou de remboursement des prêts qui ont été accordés, avec un taux de recouvrement de 36% pour la région de Kaolack’’, a dit à la presse locale le patron de la DER, Pape Amadou Sarr.

Selon M. Sarr, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide va, avec les autorités administratives et locales, travailler à la ‘’sensibilisation’’ et à l’‘’accompagnement’’ des bénéficiaires de ses financements, afin qu’ils puissent rembourser les montants empruntés. Si cette démarche n’est pas fructueuse, ‘’nous allons mettre ces dossiers en contentieux et les transmettre à nos partenaires’’, a-t-il averti lors d’une réunion de la DER à Kaolack.

‘’Les préfets, la police, le procureur’’ sont les partenaires en question, selon M. Sarr, promettant de réduire de moitié, lors des prochains financements, les montants dont devraient bénéficier les régions dont les prêts ne sont pas remboursés. Les montants prévus seront augmentés pour les régions qui ont honoré leur engagement, a promis Pape Amadou Sarr.

‘’Kaolack a eu à bénéficier d’un financement de plus d’un milliard 250 millions de francs CFA pour la première année, soit un taux d’exécution de 128%. Un peu plus de 900 millions de francs CFA était prévu pour cette région. Et nous sommes satisfaits du taux d’absorption des financements de la région’’, a expliqué M. Sarr.

‘’La région pourra bénéficier d’au moins trois milliards de francs CFA, si on prend en compte les nouveaux projets qui y seront mis en œuvre, en plus du programme sel qui va bénéficier de deux milliards, pour les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine (centre)’’, a-t-il promis.AFD/AMD/ESF/AS

Matam : La Der a financé 2471 projets pour près de 800 millions CFA

https://www.seneweb.com/ En marge de la cérémonie de remise de dons aux familles victimes des intempéries à Matam, le garde des Sceaux ministre de la Justice, Me Malick Sall a levé le voile sur le nombre de bénéficiaires de la Délégation l’entrepreneuriat rapide (Der) dans cette région du nord.

« Dans le cadre de la promotion de l’auto emploi des jeunes et des femmes, indique-t-il, la Délégation Générale à entrepreneuriat Rapide a financé dans la Région de Matam 2471 projets pour un montant de 791 333 199 CFA ».

Cybersécurité et cybercriminalité au Sénégal : Plaidoyer pour amener le gouvernement à adopter une stratégie nationale respectant les droits de l’homme

http://www.lactuacho.com/ Jonction, l’organisation des droits de l’homme qui s’active essentiellement sur les questions de droit numérique à savoir la liberté d’expression, la cybersécurité, la cybercriminalité, a organisé un atelier d’échange et de partage des parties prenantes (Etat, secteur privé et société civile) sur la cybersécurité et la cybercriminalité au Sénégal. Ceci rentre dans le cadre du programme « Intégration des droits de l’homme dans les processus de cybersécurité et de cybercriminalité ». Ce projet est mené en partenariat avec Global Partner Digital.

Ababacar DIOP, président de Jonction , a tenu à souligner : « Jonction est une organisation des droits de l’homme qui s’active essentiellement sur les questions de droit numérique à savoir la liberté d’expression, la cybersécurité, la cybercriminalité. Nous avons tenu cet atelier qui porte sur la stratégie nationale de Cybersécurité parce que le gouvernement a mis en place une stratégie de cybersécurité depuis 2018. On organise cet atelier pour qu’il ait des échanges entre parties prenantes, Etat, société civile et le secteur privé pour voire quel est l’état actuel de cette stratégie et quelles sont éventuellement les modifications à apporter dans la mise en œuvre de la cybersécurité. Le secteur de l’internet, le problème, c’est que c’est un phénomène mondial qui échappe à l’Etat, qui échappe aux frontières ».

D’après le Président de Jonction, Il est difficile d’apporter une solution locale. Et leur vision, c’est qu’il peut qu’il ait une harmonisation des législations et de politiques dans le domaine de l’internet et l’idéal serait que l’Union africaine ou les institutions régionales comme la CEDEAO, l’UEMOA essaient d’adopter des politiques harmonisées et applicables dans tous les autres pays.
« Un seul pays, à lui seul vouloir réguler internet, les médias sociaux, ça va être un peu difficile pour les Etats. Je pense que les Etats devraient aller dans le sens d’harmoniser les politiques au niveau régional et africain », dira-t-il.

Pour rappel, le programme « Intégration des droits de l’homme dans les processus d’élaboration de politiques en matière de cybersécurité et de cybercriminalité » au Sénégal a pour objectif général de : faciliter l’engagement de la société civile dans les processus décisionnels nationaux clés en matière de cybersécurité et de cybercriminalité.

« En effet, le programme vise à renforcer la liberté de l’Internet au Sénégal en facilitant la participation de la société civile aux principaux processus nationaux en matière de cybersécurité et de cyberdécision », précise-t-on dans la note conceptuelle.

Toujours d’après la note conceptuelle, l’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’atteinte de l’objectif 2, à savoir amener le gouvernement sénégalais à adopter une stratégie nationale de cybersécurité qui respecte les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

« En effet, le Sénégal s’efforce depuis novembre 2017 à se doter d’une stratégie nationale de cybersécurité pour qu’en 2022 le Sénégal dispose d’un cyberespace de confiance, sécurisé et résilient pour tous », explique-t-on dans la note conceptuelle.
Le document note que les objectifs stratégiques sont les suivants : renforcer le cadre juridique et institutionnel de la cybersécurité au Sénégal ; protéger les infrastructures d’information critiques (IIC) et les systèmes d’information de l’Etat du Sénégal ; promouvoir une culture de la cybersécurité au Sénégal; renforcer les capacités et les connaissances techniques en cybersécurité dans tous les secteurs ; participer aux efforts régionaux et internationaux de cybersécurité.

Babacar Tall : «Le site de l’îIot Sarpan n’est pas à visiter »

Un internaute sort de sa réserve pour partager ce qu’il sait de l’îlot Sarpan du nom d’un sergent de l’armée coloniale. Babacar Tall déclare que ce n’est pas, en réalité, un site à visiter. Et de rappelle qu’il fallait, jusqu’au début des années 80, une autorisation spéciale de la présidence de la République pour y aller.

Selon Tall, l’îlot Sarpan est une réserve naturelle qui accueille des espèces rares comme le phaéton, un oiseau emblématique. «On y trouve aussi des baobabs nains et des tessons de poterie datant de la préhistoire».

Le pourtour de l’île sur 100m était aussi interdit de fréquentation par les pêcheurs, car c’est une zone de reproduction des poissons», indique-t-il dans un post partagé sur «Facebook» parcouru par le quotidien L’As.

Fin connaisseur de l’île de la Madeleine, Babacar Tall souligne que tous ces trésors sont en danger, car l’îlot Sarpan est, aujourd’hui, à la merci des pêcheurs, des plongeurs qui tuent les poissons dans la zone de reproduction avec des explosifs, etc.

Il soutient également que le camp des gardes forestiers, qui faisait face à l’île de la Madeleine, a été octroyé à un célèbre hôtelier : le Terrou Bi. Ainsi, ces derniers, qui se trouvent désormais derrière la Cour de Cassation, ne peuvent plus voir l’île qui était jadis surveillée avec des jumelles. «J’espère que les autorités prendront des mesures pour réhabiliter l’endroit et remettre aux gardes leur site en mémoire aux disparus. Paix à leurs âmes !», écrit Babacar Tall sur sa page Facebook.

POLÉMIQUE SUR LE PORT DU VOILE : «CETTE AFFAIRE MONTRE QU’IL Y A UNE CRISE DU VIVRE ENSEMBLE  

http://www.emedia.sn/ Cheikh Gueye, et Dr en géographe, chargé de stratégie de prospective à Enda et Ibrahima Dia, Dr en sciences de l’environnement et sociologue étaient ce, dimanche, les invités de l’émission LR du temps du Iradio (90.3). Entre autres sujets, la polémique sur l’interdiction du port du voile à l’institution Sainte Jeanne d’Arc.

« Cette affaire est une des multiples escarmouches que nous connaissons depuis quelques années qui montrent qu’il y a une crise du vivre ensemble au Sénégal », a soutenu Cheikh Gueye. Selon lui, il y a quatre catégories de crise au Sénégal mais celle qui est la plus dangereuse est la crise du vivre ensemble. « C’est une crise qui peut mener à de très grandes catastrophes très rapidement dans des espaces comme les espaces nationaux mais aussi à l’échelle mondiale ». A son avis, il y a un besoin de débattre en profondeur sur le devenir de la Nation. Il y a, d’après lui, un choix à faire entre la confrontation ou la renégociation de notre contrat social. Lequel nous a permis une certaine paix, une certaine stabilité, un équilibre depuis de longues années. Il constate pour le regretter que ce contrat social soit perturbé.

« D’abord, ce contrat social n’a pas permis le développement mais, il n’a pas permis une stabilité politique. On voit des problèmes entre les religions, voire même au sein de certaines confréries. Et ça, c’est quelque chose qui s’accumule, qui commence a fait une matrice probable de conflits qui pourraient être dangereux pour le pays », prévient-il avant d’indiquer qu’il faut réfléchir sur le projet de société car, « il y a une sorte de main invisible qui empêche qu’on fasse de gros pas dans ces progrès ».

Pour sa part, Ibrahima Dia regrette le fait qu’on ne parle plus du peuple. Or, relève-t-i, le peuple c’est ce groupe qui a quelque chose en commun, qui est une conscience historique, une continuité et des choses vécues. Pour lui, il faut que l’Etat soit dans une démarche préventive. « L’Etat doit accompagner les dynamiques unitaires qui essayent de reconstruire le tissu social. Il doit renforcer les piliers qui soutiennent le sens que les sénégalais se font de la Nation. Tous les facteurs déclencheurs de risque doivent être surveillés. Les gens qui sont intéressés par nos ressources ont des stratégies. Il faut qu’on évite d’aller vers la crispation. Il faut tuer l’affaire dès le début », dit-il. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA (photos)

Iba Der Thiam : «c’est la communauté Léboue qui a offert l’hospitalité à l’institution Jeanne d’Arc»

http://www.dakarmatin.com/ Ancien ministre de l’Education nationale sous Abdou Diouf, Pr Iba Der Thiam regrette la polémique sur le port du voile à l’Institution Sainte Jeanne D’Arc. Invité du ’’Jury du dimanche’’, émission de Mamoudou Ibra Kane sur iRadio et Itv, il dit : « Ce que j’en pense c’est qu’au Sénégal, nous avons une Constitution, elle est au-dessus de tous les autres règlements qui peuvent exister où qu’ils soient et quels qu’en soient les auteurs. »

Ensuite, poursuit-il, « cela m’apparait d’autant plus regrettable que l’Institution, qui a été à la base de cela, quand elle est venue au Sénégal en 1819, elle a été accueillie par la communauté léboue. Nous l’avons écrit dans notre histoire (NDLR : Histoire Générale du Sénégal), qui lui a accordé une hospitalité extraordinaire.

Parce que, quand le bateau de la méduse a échoué, la communauté les a accueillis, leur a donné le gîte, le couvert, les a soignés et leur a apporté toute l’assistance nécessaire sans rien exiger en retour. Quand ils ont voulu avoir un terrain pour construire les édifices religieux ainsi que des écoles, la communauté léboue n’a pas fait d’opposition alors que tout se passait sur son territoire. »

Par conséquent, tranche l’éminent professeur, « il y a au moins une dette. C’est que ceux qui avaient fait ça pour eux dans la générosité sans rien en attendre si ce n’est une cohabitation, un vivre-ensemble, que nous fassions tout pour que leurs enfants puissent continuer de fréquenter cet établissement sans aucune discrimination »

Polémique autour du livre «L’Histoire générale du Sénégal» : Latif Coulibaly réitère la confiance du chef de l’Etat à la commission

https://www.pressafrik.com/ Abdou Latif Coulibaly, porte-parole du président de la République, a réitéré dimanche la confiance du chef de l’Etat à la commission chargée de l’écriture de  « l’Histoire général du Sénégal», le Pr Iba Der Thiam et son équipe, malgré la polémique née de la publication du tome 3.

« Le président a mis en place la commission en faisant confiance à la dimension scientifique de ceux qui la compose et ceux qui l’a dirige. Hier il n’a pas interféré dans ce travail, aujourd’hui, il ne le fera pas. Il laisse aux scientifique qui ont la responsabilité d’élaborer ce travail de donner des répondes idoines par rapport à ce qui est dit », explique-t-il.

Latif Coulibaly estime que ce serait une erreur de laisser les politiques décider à la place des scientifiques, ajoutant que la position de sagesse que tenait le président hier, est la même qu’aujourd’hui.

Abordant la question de la polémique, le porte-parole soutient que si les ethnies contestent il faut qu’ils fassent quelque chose, idem pour les joueurs. « Ça ne peut pas fonctionner comme ça. Le président fait confiance à une commission qui travaille e qui viendra lui rendre compte et ensemble, ils vont décider de ce qu’il faut faire ».

Au Sénégal, plusieurs familles de religieux accusent les auteurs de la collection de livres à propos de l’histoire du pays d’avoir commis des erreurs factuelles. Vendredi, le porte-parole du khalife général des Mourides a demandé à ce que l’intégralité de l’histoire de la confrérie soit revue par les historiens. Le comité de rédaction reconnaît les erreurs et a décidé de corriger ce qui fâche. Mais un certain nombre est déjà écoulé.

HISTOIRE GÉNÉRALE DU SÉNÉGAL : «IL FAUT POSITIVER LES CRITIQUES»

http://www.emedia.sn/ Les invités de LR du temps, ce dimanche, 22 septembre, se sont également prononcés sur le débat portant sur l’histoire générale du Sénégal. Pour Dr Cheikh Gueye, il n’y a pas un grand problème dans l’œuvre produite par Iba Der Thiam et ses collaborateurs. Ce, d’autant plus que sur les 5 volumes qui sont sortis, il n’y a que le troisième volume, qui fait 750 pages, qui pose. Pour lui, cette réaction autour de la production doit être positivée. « Il y a des limites et lui-même le reconnait. On ne peut pas associer précipitation et précision. Je pense qu’il y a eu précipitation et tentative d’utilisation politique de certaines productions. Une recherche scientifique ne peut pas être prisonnière de ce type de démarche. Toutes les réactions montrent que les gens veulent une réussite de l’initiative et avoir une histoire consensuelle. Et cela ne sera pas possible si on ne convoque pas toutes les ressources », a soutenu le professeur Cheikh Gueye. Avant d’ajouter : « Il faut prendre le temps de bien discuter avec tout le monde, de faire toutes les corrections possibles. Si on laisse le projet mourir juste à cause des problèmes que posent certains, ce serait une grossière erreur pour la nation. Il faut que tout soit repris pour que tout le monde s’y retrouve ».

Abondant dans le même sens, Ibrahima Dia indique que c’est un débat et, comme dans tout début, il y aura des erreurs, des imperfections. « Si c’était parfait ça allait nous étonner. C’est bon que cela ne soit pas parfait pour qu’il ait des réactions et qu’il ait un débat. Ensuite, il faudra qu’il ait d’autres écrits contradictoires par rapport à cette histoire générale. C’est cela qui enrichit l’histoire. Il faut positiver les critiques », dit-il. Aliou DIOUF

HGS:LE COMITÉ DE PILOTAGE VA RECUEILLIR ‘’LES CRITIQUES JUSTES ET FONDÉES’’ (COORDONNATEUR)

Dakar, 22 sept (APS) – Le Comité de pilotage de l’écriture de ’’L’Histoire générale du Sénégal (HGS) des origines à nos jours’’ compte recueillir les critiques qu’il estime ‘’justes et fondées’’, a indiqué dimanche sur Iradio, son coordonnateur général, Pr Iba Der Thiam, qui s’est défendu de tout ‘’révisionnisme’’ dans ce travail de recherche.

La publication de ‘’L’Histoire générale du Sénégal des origines à nos jours’’ a suscité une vague de critiques de familles religieuses et coutumières qui contestent la partie qui leur est consacrée dans un volume.

Le Comité de pilotage va ‘’recueillir tout ce qui a été fait comme critiques justes et fondées’’, a dit Pr Iba Der Thiam à l’émission ‘’Jury du dimanche’’, ajoutant qu’il y a parmi ces critiques celles qui relèvent ’’de malentendus dans l’interprétation des termes’’.

Iba Der Thiam s’est défendu de faire du ‘’révisionnisme’’ dans ce travail de recherche, soulignant par ailleurs que l’histoire est par essence ‘’une discipline de la controverse’’, ce qui ‘’n’est pas quelque chose de grave’’.

’’Ce n’est pas la première fois qu’il y a une polémique sur une histoire quel qu’elle soit’’, a dit Iba Der Thiam qui a voulu au cours de l’émission ‘’expliquer beaucoup de choses’’, ‘’sans esprit polémique’’, ‘’sans chercher à retourner le couteau dans la plaie’’.

’’Notre travail n’est pas parfait. Je ne suis pas moi-même quelqu’un qui est imbu de la science. Dieu Seul connait tout. Il y a des choses que je sais, d’autres que je ne sais pas. Certaines erreurs m’ont échappé comme par exemple là où nous disons que Limamou Laye, né en 1843, est plus jeune que Cheikh Ahmadou Bamba, né en 1853’’, a-t-il affirmé.

Malgré ces critiques, Pr Iba Der Thiam estime que le projet d’écriture de l’Histoire générale du Sénégal doit continuer. 

’’Ce projet comble un vide pour notre pays qui a été l’objet d’un processus de domination coloniale, d’exploitation économique et d’aliénation culturelle. Dans cette aliénation culturelle, le rôle joué par l’histoire a été essentiel’’, a-t-il dit au cours de cette émission dont de larges extraits ont été retranscrits sur le site emedia.sn.

’’Notre intelligentsia et notre jeunesse sont soumises à un matraquage, et à un formatage intellectuel et psychologique, qui en fin de compte, les empêchent de retrouver leur propre conscience, d’être décomplexés, d’avoir des références à opposer à ceux qui leur proposent leur propre vision’’, a-t-il ajouté.

Le président de la République, Macky Sall a reçu au mois de juillet les 5 premiers volumes (sur 25) de l’histoire générale du Sénégal (HGS) des origines à nos jours, un travail engagé par Iba Der Thiam et d’éminents chercheurs qui, à terme, devrait “procurer une masse d’informations extrêmement importantes concernant le pays, sa population, ses villes, ses terroirs, sur une séquence temporelle de 350 000 ans”.

En plus des 25 volumes dont 5 sont déjà livrés, il est prévu : un dictionnaire sur le

Sénégal, une encyclopédie, la création d’une base de données historiques et

documentaires et le lancement d’une revue trimestrielle ou semestrielle d’histoire et

d’analyses politiques, économiques, sociales et culturelles. OID

IBA DER RECONNAÎT SES ERREURS : «Notre travail n’est pas parfait…Il y a des choses que je sais et des choses que je sais pas… Nous sommes prêts à corriger»

https://www.dakaractu.com/ « Sans esprit polémique et sans chercher à retourner le couteau dans la plaie » (pour reprendre ses mots), la voix cassée, basse, certainement alourdie par le poids de l’âge, le professeur Iba Der Thiam a tenu à s’expliquer sur la vague de grognes que son recueil sur l’histoire générale du Sénégal a générée. Et c’est dans le  »Jury du dimanche  » qu’il le fait. Se réconfortant du soutien de personnalités remarquées de la trempe de Thierno Madani Tall, Mbagnick Ndiaye, Mame Makhtar Guèye  qui l’ont soutenu alors que les critiques atteignaient leur plus haut degré d’agressivité, le professeur agrégé d’histoire rappelle que toutes les histoires relatées, à travers le monde ont connu des contestations. Même Napoléon Bonaparte n’y a pas échappé, entre autres.

Considérant que  »la critique est quelque chose de positif », il se dit disposé à  »recueillir toutes les critiques qui ont été faites », non sans reconnaître qu’il  »y a parmi elles, certaines qui sont  fondées. » Il poursuit :  »Si on me signale les erreurs en question, on peut corriger. Je ne vais pas engager une polémique avec Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre que je respecte. Avant ce livre, je suis allé le voir à Touba. »

Interpellé sur le chapitre qui prétendrait que Mame Mor Anta Saly n’avait pas le temps d’enseigner, Iba Der Thiam dira n’avoir jamais dit exactement ça. Pour lui, c’est plutôt un malentendu car dans ce livre, ce sont des  » pages de gloire, de respect, de sainteté  » qui ont été  écrites sur celui qui est le père, dit-il,  »  de celui qui a le plus souffert pendant l’époque coloniale et durant 32 ans. J’ai retracé toutes les étapes de la vie de son fils, toutes les souffrances (…). On n’a pas dit qu’il n’avait pas le temps d’enseigner. »

Tentant d’expliquer sa pensée, il précisera avoir juste rappelé son statut de cadi qui  »le plaçait dans une situation ne pouvant pas lui permettre de s’occuper entièrement de cette tâche. Ce n’est pas un jugement de valeur, encore moins  »une caractérisation. » Pour lui, Mame Mor Anta Saly fut  »un grand érudit de l’islam, un homme qui a entretenu des relations avec toutes les familles religieuses du Sénégal. »

L’ancien ministre a quand même signalé que le livre comporte un peu moins de 3.000 pages et que  »la partie qui concerne les confréries n’était pas la plus importante. » Toutefois, il ajoutera ce qui suit :  »même s’il y avait une seule famille qui n’est pas d’accord, nous avons l’obligation morale de corriger.  » Il reconnaît que des erreurs se sont glissées. Et il le dit clairement avec un exemple à l’appui.  »Certaines erreurs m’ont échappé comme Limamoulaye est plus jeune que Bamba. »

À la question de savoir s’il ne fallait pas renoncer à ce document dès l’instant qu’il était sur la voie de créer des dissensions dans ce pays entre familles religieuses, Iba Der Thiam répondra par la négative. Pour lui, il suffira juste d’apporter des corrections, estimant que le livre pouvait régler beaucoup de questions, surtout que moult valeurs commençaient à se perdre  au Sénégal dès l’instant qu’on insultait nos chefs religieux à travers les réseaux sociaux, que la jeunesse buvait de l’alcool (…)  »

Le professeur, coordinateur du  »livre sur l’histoire générale du Sénégal », se plaira de  mettre certains points sur certains i quant à l’implication directe ou indirecte du Président Macky Sall et même de celle de son prédécesseur.  » Le Président Macky Sall n’est responsable en rien de ce qui s’est passé. » Par contre, il confie n’avoir jamais échangé avec lui sur l’initiative, même si jadis il lui avait parlé, via une correspondance, de l’utilité de la création d’un Institut d’histoire.  »Je n’ai pas reçu de feedback et je m’en suis arrêté là… »

La preuve que le décret de nomination du président du Conseil constitutionnel 2016-1222, n’a jamais été publié au JO,par Seybani Sougou

https://www.pressafrik.com/ Dans une dernière contribution en date du 12 septembre 2019, nous précisions de manière claire, et nette « qu’il n’existait aucune preuve de la publication au journal officiel du décret n°2016-1222 du 12 août 2016, re-nommant Pape Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel ».

Nous apportons aujourd’hui, avec une nouvelle contribution, la preuve irréfutable et définitive que le décret n°2016-1222 du 12 août 2016 n’a fait l’objet d’aucune publication au journal officiel : le rapport du deuxième semestre des textes publiés au Journal Officiel au titre de l’année 2016, produit par la Direction de l’Imprimerie nationale, rattachée au Secrétariat Général du Gouvernement (source officielle).

Il y a une concordance parfaite entre le croisement de 3 sources vérifiées, re-verifiées et parfaitement recoupées (aucun détail n’a été laissé au hasard) :

  1.    La version papier des JO (consultation numéro par numéro, des journaux officiels édités en 2016),
  2.   La version électronique des JO (consultation numéro par numéro, des journaux officiels diffusés en ligne en 2016),
  3.   La source officielle (rapport de la Direction de l’Imprimerie nationale relatif aux textes publiés au JO au second semestre 2016, plus précisément de juillet à décembre 2016). Afin qu’il n’ y ait le moindre doute sur la non publication dudit décret au JO, nous avons élargi la recherche, au delà de l’année 2016.

S’ils émettent la moindre réserve, nous reviendrons avec d’autres éléments de preuve.

Du Journal Officiel N°6901 du 11 janvier 2016, au Journal Officiel N° 6983 du 31 décembre 2016, il n’existe pas un décret n°2016-1222. C’est limpide, comme l’eau de roche.

C’est une certitude absolue et définitive : Pape Oumar Sakho, préside le Conseil Constitutionnel, dans une situation d’illégalité, depuis le 12 août 2016. Mais où va donc le Sénégal qui sombre dans le chaos institutionnel et l’anarchie judiciaire, avec Macky Sall?  Cordialement

Nb: je suis heureux que le consultant Adama Gaye, victime des pratiques infamantes d’un régime monstrueux et déviant, ait recouvré la liberté Par Seybani Sougou

Offense au chef de l’État : Latif Coulibaly réclame la suppression de l’article 80

https://www.pressafrik.com/ L’arrestation du journaliste Adama Gaye remet au goût du jour le débat sur la suppression de l’article 80 du Code pénal. Invité ce dimanche sur le plateau de Grand Jury de la Rfm, Abdou Latif Coulibaly demande sa suppression pure et simple.

«La suppression de l’article 80 serait une avancée démocratique. C’est un délit suranné», a martelé le porte-parole de la présidence de la République. En clair, pour l’ancien ministre de la Culture, l’article 80 est caduc, désuet et rétrograde.

Latif Coulibaly d’ajouter : « Je l’ai dit, il y a 20 ans, je l’assume et ce n’est pas parce que je suis dans le gouvernement que je vais renier mes convictions d’hier. Dans la foulée, il s’est prononcé sur l’affaire Adama Gaye qui fut arrêté pour le délit d’offense au chef de l’État.

«Je suis plutôt préoccupé par la situation de cette fille à Sokone qui est allée en prison pour s’être fait avorter qu’à ce cas précis (Ndlr: Adama Gaye.) Ma sympathie va plus vers cette fille qu’à ces gens qui disent assumer leurs responsabilités et revendiquer leurs propos ».

Précisions de Abdou Latif Coulibaly : «Je n’ai pas demandé la suppression de l’Article 80»

https://www.seneweb.com/ Le ministre Abdou Latif Coulibaly a tenu à apporter des précisions suite à l’émission Grand Jury de Rfm dont il était l’invité. Emission au cours de laquelle il a abordé la question relative au délit d’offense au chef de l’Etat et à l’Article 80 du code pénal qui sont souvent confondus par les journalistes, ce qu’il dit regretter.

Au sujet de l’article 80, précise-t-il, « J’ai pas demandé la suppression. J’ai dit, ce que j’ai défendu il y a 20 ans, ce n’est pas aujourd’hui que je vais le renier. Je considère que le délit d’offense au chef de l’Etat est un délit suranné. Ce n’est pas parce que j’en suis au gouvernement que je renie mes convictions d’hier », réitère, au bout du fil, l’ancien journaliste, suite à une reprise de ses propos, sur Seneweb.

Il estime qu’il y a confusion entre les deux. Et la confusion, relève-t-il, c’est d’ « assimiler l’article 80 à l’offense au chef de l’Etat, ce n’est pas la même chose… On ne peut pas confondre les deux. Je parle de l’offense au chef de l’Etat et je n’ai pas demandé la suppression. Je considère et j’assume que c’est un délit surannée, mais je ne demande pas sa suppression. Mais ce que j’en pense tout le monde le sait, ça n’a pas sa raison d’être. Demander la suppression, c’est quand même prétentieux de ma part », ajoute-t-il.

Rappel à Dieu de Samba Diabaré Samb à l’âge de 95 ans

iGFM – (Dakar) Samba Diabaré Samb n’est plus. Le griot laudateur et virtuose du Xalam a été rappelé à Dieu cette nuit à son domicile aux HLM à Dakar. Agé de 95 ans, Samba Diabaré Samb était aussi un formidable historien. Elle était le grand-père de la chanteuse, Aïda Samb.IGFM présente ses condoléances à la famille éplorée.

Macky Sall:«Samba Diabaré Samb était le symbole de la dignité et du lien social! »

Le président de la République Macky Sall a rendu hommage à El Hadji Samba Diabaré Samb décédé la nuit du vendredi à samedi à son domicile aux HLM à Dakar à l’âge de 95 ans. Dans un message publié sur son compte twetter, le chef de l’Etat écrit que le défunt « était le symbole de la dignité et du lien social! »

LE SÉNÉGAL SALUE LA MÉMOIRE D’UN MONUMENT DE SA CULTURE :LEVÉE DU CORPS DE SAMBA DIABARÉ SAMB 

http://www.emedia.sn/Le Sénégal, particulièrement le monde de la culture s’est réveillé, ce samedi, dans la tristesse et la consternation. Ce, à cause du décès de l’artiste Samba Diabaré Samb à l’âge de 95 ans. Avec sa disparition, le Sénégal vient de perdre l’un de ses illustres dignes fils.

La levée du corps, qui s’est tenue à la mosquée Nimzat des Hlm après la prière de « Tisbaar », a réuni les autorités politiques, religieuses, artistiques et coutumières. Ils étaient tous là pour lui rendre un dernier hommage avant qu’il ne soit enterré dans la cité religieuse de Tivaouane. Les témoignages ont été unanimes. Il est décrit comme un homme digne, altruiste et généreux. Emedia en partage quelques-uns avec vous.

Professeur Massamba Guèye, historien « Pour ce qui est du domaine artistique le legs sera bien préservé »

« A chaque fois qu’un artiste atteint ce niveau de maturité sociale et artistique et qu’il a une image aussi positive quand nous le perdons notre esprit retourne à Amadou Hampathé Ba. Nous considérons que c’est une bibliothèque qui, cette fois -ci, n’a pas pris le temps de bruler mais c’est une bibliothèque qui a essaimé suffisamment de savoir pour que le relai soit plus. On se rend compte aujourd’hui que le « Xalam » à un avenir et cet avenir a été essaimé par Samba Diabaré Samb. Donc, c’est une perte mais une perte dans la dignité. Je pense que pour ce qui est du domaine artistique le legs sera bien préservé. Je ne m’inquiète pas. Samba Diabaré a suffisamment donné, suffisamment partagé qu’aujourd’hui il meurt dans une éternité. Il ne sera jamais oublié parce qu’il est dans le panthéon de nos cœurs »

Al Amine–Coursier de l’Islam, protecteur de la tarikha (Portrait):2 ans déjà

http://actunet.net/ Il a traversé les âges pour ne pas dire les générations. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, Khalife général des tidjanes est parti rejoindre le monde des élus. Ceux qui ont atteint les degrés les plus élevés des gnostiques. Elu de l’histoire, Al Amine le véridique, a été toute sa vie le coursier de l’Islam et le protecteur de la tarikha de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif.

Il a été sur tous les fronts. Social, politique, culturel, religieux et du raffermissement des liens séculaires et familiers des différentes tarikhas du Sénégal. Lui, c’est Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Responsable au plus haut sommet, c’est très tôt et tout jeune que son illustre père, Serigne Babacar Sy, fit de lui un confident. D’ailleurs, c’est presque à 17 ans qu’il était devenu le plus proche collaborateur de celui qui avait défendu ceci : «Même si j’étais le fils de Malao le bûcheron, rien ne m’empêcherait de devenir Khalifa». Né en 1928, celui que le Sénégal a surnommé «junior» en référence à son homonyme Dabakh, allait vite devenir «Al amine» (la confiance).

En effet, à un moment où Serigne Moustapha Sy Djamil tout comme Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum étaient tous les deux à Dakar, c’est bien lui que son père choisit pour faire toutes les démarches de la famille de Tivaouane, de l’Islam et de la tarikha. Homme de parole qui n’a jamais froid aux yeux, courtois, généreux, perspicace, adorable, plein de vie, maître de la parole, Serigne Abdoul Aziz, sixième Khalife général des Tidianes est arraché à notre affection.

Mais, il faut le dire. Sa vie a été remplie par des œuvres intarissables. Coursier de l’Islam, il n’hésitait jamais à faire et poser les mêmes actes que Dabakh qui en a très vite fait son porte-parole. Professeur et docteur des bons comportements, cet enseignant n’était en réalité que le reflet, l’ombre, les pas et les doigts de son grand-père El Hadji Malick Sy. A ce propos, il faut le dire, à chaque fois que de besoin, il parlait à la jeunesse, l’éduquait. Il parlait aux politiques et éteignait beaucoup de foyers de tensions. L’enseignement n’en parlons pas. Donc, Al Amine a pleinement rempli sa mission de régulateur social, incarnant une institution de régulation sociale. Ayant succédé à l’homme des temps, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, il n’aura fait que six mois dans le plus beau des fauteuils terrestres : le Kilafa. Justement, il s’en est allé un mois de septembre comme son illustre homonyme de père, Mame Dabakh. Entre le 14 septembre 1997 et le 22 septembre 2017, des coursiers de l’Islam sont partis, des protecteurs de la tarikha tidjane, des bâtisseurs d’une Ummah unie et unifiée.  Et tous les deux se nommaient…Abdoul Aziz.Par Abdoulaye Mbow

 «Au Nom De Tous Les Miens» Par Mouhamadou Habib SY

Comment restituer un peu ou un semblant de clarté et de sérénité face à cette cacophonie qui a gagné une frange de ce pays à cause de la publication d’un ouvrage sur «l’histoire générale du Sénégal» et qui de facto, semble plus diviser que promouvoir un contenu consensuel

Dans cette situation délétère, El Hadji Malick SY et ses héritiers sont les cibles principales ou les présumés mis en cause. Quand on sort du débat d’idées et de la cohérence des faits pour verser dans la démagogie et la provocation tous azimuts, provocation dont la source mélancolique et haineuse a touché son auteur jusque dans les tripes, c’est qu’on veut atteindre par tous les moyens ses cibles supposées ou avérées.

Les autorités et les responsables qui ont en charge la perpétuation de l’héritage de Maodo ne se laisseront jamais faire mais, ne sauraient par sagesse et humilité, tomber dans ce stratagème bidon dans lequel, l’auteur lui-même, finira par se refermer. J’invite aussi l’Etat sénégalais à assumer toutes ses responsabilités puisque c’est lui qui a commandité cet ouvrage et autorisé sa publication.

Il se doit de protéger ses auteurs et de sévir face à des détracteurs dont certains, n’ont pour ultime but que de saborder cette entreprise et de solder des comptes. Je parle en connaissance de cause et dans d’autres contextes et pour d’autres enjeux, j’en suis sûr, la force de la loi et de l’éthique, serait mise en contribution, pour stopper cette pestilence dont aucun individu sain, n’a besoin dans ce pays.

En pleine vague de la «Jacksonmania», un sondage avait été commandité en Malaisie par des médias «people» de l’époque pour connaître les personnages les plus populaires dans le pays. Michael Jackson avait été plébiscité et le Prophète de l’Islam (PSL) relégué au septième rang… Aussitôt, l’Etat Malaisien a promulgué un décret pour aviser que l’image du Prophète ne devait souffrir d’aucune entorse et ne pouvait, dorénavant, être, soumise à aucune forme de sondage ou d’évaluation de cette nature. A mon humble avis, le Sénégal n’est pas plus démocratique que la Malaisie et que leurs dirigeants ne devraient pas être plus responsables que les nôtres. Prenons les mesures et les décisions qui nous réconcilient avec nous mêmes, avec nos valeurs et ceux qui l’incarnent en grandeur nature. http://www.walf-groupe.com/

A suivre : El-Hadji Malick SY : une lumière étendard plutôt qu’une icône au rabais. Mouhamadou Habib SY,Fils de Serigne Cheikh Al Maktoum

Masalik Al-Jinan Et La Longue Marche De La Mouridiyya À Dakar Par Cheikh Anta BABOU

Le 27 Septembre 2019, la communauté mouride, en solidarité avec les musulmans du Sénégal et la Umma islamique, inaugure la majestueuse mosquée Masalik al-jinan à Dakar. Cette occasion offre l’opportunité de donner un bref aperçu sur l’histoire de la Mouridiyya dans la capitale du Sénégal et ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF).  Un tel aperçu permet de situer l’évènement phare d’aujourd’hui dans la longue marche pour la construction d’un espace mouride à Dakar.

L’histoire de la Mouridiyya à Dakar commence avec le premier séjour de Shaykh Ahmadou Bamba dans cette cité en 1895. En route vers le Gabon, où il passera plus de 7 ans de sa vie en exil, le Shaykh arrive à Dakar dans la soirée du 18 Septembre. Il quittera la ville, trois jours plus tard, le 21. Shaykh Ahmadou Bamba foulera le sol de Dakar de nouveau le 11 Novembre 1902, de retour du Gabon. Ces deux courts séjours ont donné naissance à plusieurs lieux de mémoire de la Mouridiyya à Dakar et sont commémorés à travers deux magals célébrés près du port de Dakar et au marché Sandaga. Le troisième et dernier séjour du Shaykh à Dakar se déroule en mars-avril 1921 lorsqu’il a été invité par le gouverneur général de l’Afrique occidentale pour une consultation.

Entre les séjours du Shaykh en 1895, 1902 et 1921, la présence de la Mouridiyya à Dakar est devenue graduellement plus significative. Shaykh Ibra Faal et Shaykh Anta Mbakke ont joué les premiers rôles dans ce processus. Le leader des Baay Faal était propriétaire de plusieurs maisons à Dakar, Thiès et Saint Louis. Vers 1910, il avait un pied-à-terre dans le quartier de Lambinaas situé dans la zone du plateau à Dakar. Ses talibés avaient également une présence sur la zone longeant l’avenue Lamine Guèye connue aujourd’hui sous le nom de Pakku Lambaay. Du fait de ses démêlés avec l’administration coloniale, les Français ont empêché l’installation de disciples de Maam Shaykh Anta au niveau de certaines villes, mais il était propriétaire de maisons à Dakar. Un document d’archives datant de 1912 nous informe qu’il a acheté une maison d’un coût de 30.000 Francs à Dakar. Il est probable qu’il était propriétaire d’autres maisons dans la capitale de l’AOF.

La migration des disciples mourides à Dakar devient perceptible après l’installation de Shaykh Ahmadou Bamba à Diourbel en 1912. Elle a d’abord pris la forme d’une migration saisonnière. Les disciples, dont la plupart étaient des cultivateurs, passaient la saison sèche à Dakar où ils s’adonnaient à des travaux manuels. Ils retournaient à leurs champs dans le Bawol, le Kajoor et le Saalum avant la tombée des premières pluies en juin.

C’est après la fin de la deuxième guerre mondiale, que les mourides ont commencé à se sédentariser en masse à Dakar. Cette vague d’immigrants permanents était composée principalement d’artisans et de salariés travaillant dans le secteur formel et informel de l’économie, mais occupant des postes subalternes parce que n’ayant pas bénéficié d’une scolarisation poussée. Avec l’avènement de l’indépendance en 1960, et surtout les sècheresses des années 1970, l’immigration mouride à Dakar s’accéléra, et cette fois-ci les commerçants formeront la majorité des migrants. Graduellement, ils émergeront comme la force dominante au marché Sandaga. L’administration coloniale concevait Sandaga comme un marché de viande et de légumes dédié aux classes moyennes africaines qui n’avaient pas accès au marché Kermel réservé aux blancs, mais à partir des années 1960, les marchands mourides transformeront le marché en une sorte de bazar pour la vente de divers produits importés. Ces mourides travaillaient en ville mais la plupart d’entre eux vivaient dans les quartiers périphériques de Yaraax, Daaruxaan, Pikine et dans le village traditionnel de Ouakam. Quelques Shaykh murids, comme Seriñ Shaykh Gaynde Faatma  et Seriñ Moodu Maamun avaient des maisons dans la Médina, Grand Dakar, au niveau des SICAP et au plateau. Kër Seriñ bi situé au 70 Avenue Blaise Diagne continuait d’être le quartier général de la communauté mouride à Dakar.

Avec la massification progressive, l’organisation de la communauté mouride de Dakar devint un impératif. Les dahiras seront à la pointe des efforts d’organisation. Le premier dahira mouride à Dakar a été fondé en 1948 dans la maison de Gumalo Seck dans la Médina. Ce dahira fit face à l’hostilité de l’administration coloniale qui, au nom de la laïcité de la République mais surtout à cause du mépris qu’elle avait pour la Mouridiyya, considérée comme une organisation obscurantiste opposée à la mission française de civilisation, va s’ingénier à bloquer ses activités, dispersant les réunions des disciples et leur refusant l’autorisation d’organiser des manifestations religieuses dans la capitale du Sénégal. Les dahiras serviront comme des lieux de consolidation de l’identité des disciples mourides récemment urbanisés et comme un cadre pour la défense et promotion de leurs intérêts professionnels.

Les archives nous apprennent que c’est en 1953 que le bureau du lieutenant-gouverneur de la colonie du Sénégal a accordé à la communauté mouride de Dakar l’autorisation d’organiser les prières collectives de la Korité et de la Tabaski au niveau d’une place publique située à Bopp. Cette attribution a été faite à la suite d’une demande introduite par le représentant du calife général des mourides, Seriñ Falilu Mbakke, dans la région de de Dakar. A ma connaissance, ceci marque la première fois que les disciples mourides ont officiellement bénéficié d’une permission pour l’utilisation de l’espace publique à des fins de pratiques cultuelles. La place connue sous le nom de Guy Senghor sera rebaptisée Tuubaa Guy Senghor par Seriñ Falilu. A la suite de son accession au califat, Shaykh Abdul Ahad donna l’ordre aux Mourides d’adopter le nom Masalik al-jinaan pour la place. Ces changements de nom indiquent une volonté consciente d’appropriation de l’espace en lui procurant une identité mouride.

Pendant les dernières décennies, la présence mouride à Dakar s’est renforcée de façon considérable. Elle est non seulement visible sur le plan démographique et sur le plan économique, avec la domination des entrepreneurs mourides dans le secteur informel et les petites et moyennes entreprises, mais également sur l’occupation de l’espace. Il y a maintenant plusieurs rues, écoles, quartiers, cités et places publiques portant le nom de Shaykh Ahmadu Bamba, de dignitaires mourides, de villages mourides, ou d’évènements liés à l’histoire de la Mouridiyya. La construction de la mosquée Masalik al-Jinan apparait donc comme le couronnement d’une longue marche en avant de la Mouridiyya à Dakar.Cheikh Anta Babou

Professor of history, University of Pennsylvania, est l’auteur du livre : Le jihâd de l’âme : Ahmadou Bamba et la fondation de la Mouridiyya du Sénégal, 1853-1913 (Karthala, 2011). http://www.walf-groupe.com/

Massalikoul Djinaan : Serigne Mountakha Mbacké est arrivé à Dakar

http://lesoleil.sn/ Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, khalife général des mourides est arrivé à la mosquée Massalikoul Djinaan dimanche 22 septembre, en fin de matinée. Le petit-fils de Serigne Touba est à Dakar pour l’inauguration, prévue le 27 septembre, du lieu de culte. Massalikoul Djinaan qui est la plus grande mosquée de l’Afrique de l’ouest.

Sur un terrain de six hectares offert par l’Etat sénégalais, les Mourides sont en train de finaliser la construction de cette mosquée baptisée Massalikoul Djinaan (Les chemins du paradis). Dans ce lieu de prière situé dans le quartier de Colobane, 10 000 fidèles pourront y être accueillis : 7 000 hommes dans la grande salle et 3 000 femmes dans l’espace voisin plus réduit. A cela s’ajoute, les 20 000 autres fidèles que pourra accueillir l’esplanade lors des grandes fêtes religieuses comme la Korité ou la Tabaski.

BAGARRE À L’ACCUEIL DE MACKY AUX USA : DES OPPOSANTS SÉNÉGALAIS EMPÊCHÉS DE MANIFESTER

NETTALI.COM – Arrivé ce dimanche aux Etats-Unis d’Amérique pour les besoins de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, Macky Sall a connu un accueil mouvementé.

Des membres de l’opposition, qui voulaient manifester, se sont frottés à des militants de l’Apr, venus accueillir le président Sall à la Maison du Sénégal, à la 44 rue Manhattan.

Accroché par nettali.com, l’un des organisateurs de cette manifestation, Jacob Coulibaly  du  Front pour la Restauration de la Démocratie au Sénégal (Frds), confie :  “Le Frds a accueilli Macky à sa façon ! Des énergumènes nous ont attaqués, pour arrêter notre manifestation pacifique. Heureusement que la police américaine nous a confortés dans notre droit : on était pourtant que quatre personnes contre cette meute apériste”.

Nos sources rapportent qu’outre Coulibaly, Ousmane Tounkara, Aliou Dieng et Bakary Yali (responsable politique de Rewmi au Mali) ont pris par à la manif”.

Il nous est revenu qu’Ousmane Tounkara a failli vivre un sale quart d’heure entre les mains des inconditionnels de Macky Sall et qu’il n’a dû son salut qu’à la prompte intervention des policiers américains.

“L’Apr voulait qu’on quitte les lieux et nous avons refusé conformément à la Constitution américaine sur le droit d’expression et de manifestation”, explique, encore Coulibaly”.

“La grande manifestation est prévue ce mardi 24 septembre au siège des Nations Unies et à la Maison du Sénégal à New York”, prend date notre interlocuteur.

74ème Assemblée Générale De L’ONU : Macky SALL Évite Le Sujet Adama GAYE À New York

http://www.walf-groupe.com/ Le chef de l’Etat, Macky SALL, se rendra samedi à New York, où il prendra part à la 74ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations unies, annonce un communiqué de la présidence sénégalaise.

« Le président SALL fera une allocution à la plénière de l’assemblée, le 24 septembre. Il prendra également part à plusieurs événements en marge de la session, en plus des audiences et entretiens bilatéraux’’, ajoute la même source.

La 74ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations unies portera sur le thème : ‘’Dynamiser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion’’.

Le chef de l’Etat va s’exprimer devant le Centre d’affaires US-Afrique, qui est ‘’une composante de la chambre américaine de commerce’’, selon le communiqué. Macky SALL va également donner une conférence sur ‘’l’Afrique dans les relations internationales contemporaines’’, à l’Université de Yale. Son retour à Dakar aura lieu le 26 septembre, selon le texte.

Une assemblée générale de l’ONU dont voulait se servir comme tribune Adama GAYE pour vilipender le président SALL. C’était sans compter sur la bonté du doyen des juges qui lui a accordé la liberté provisoire.

COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE :Macky secoue ses troupes

http://www.enqueteplus.com/ Le président de la République sait écouter. Et il a entendu les critiques et autres récriminations contre la communication gouvernementale qui, aux yeux de certains, présente des défaillances. Ainsi, il a décidé de reprendre la main.

Hier, au palais de la République, il a convoqué tous ses ‘’communicants’’. La rencontre d’une heure trente minutes lui a permis de décliner sa vision et la nouvelle orientation qu’il veut donner à sa communication. Et comme souvent, il s’est montré cash envers ses collaborateurs.

D’abord, dit-on, il a souligné l’urgence de réorganiser tout le dispositif de communication. Désormais, il attend l’implication, sans réserve, de tout le monde. De ce fait, il prévient : ‘’Que les gens qui ne veulent pas s’assumer libèrent la place pour d’autres.’’ Pour bien se faire comprendre, il a repris en wolof : ‘’So ci bokké, da nga ci wara takk.’’

Ainsi, il s’est montré très clair envers ‘’les ‘wafeurs’ et les ‘wafeuses’’’ (Ndlr : Les adeptes de l’évitement) : à partir de maintenant, il faudra mouiller le maillot. De ce fait, il annonce la mise en place d’un instrument pour évaluer le travail des uns et des autres.

S’il attend de l’engagement de la part de ses collaborateurs, le chef de l’Etat souhaite également qu’ils soient à l’écoute des populations et se montrent ouverts à leurs doléances. ‘’Mon credo, dit-il, c’est l’ouverture’’. Le président Macky Sall attend cette même posture de ses communicants.

Même si la rencontre s’est déroulée sous un format directif, puisqu’il n’y a pas eu débats, le chef de l’Etat, rapportent nos sources, a néanmoins tenu à remercier les uns et les autres pour le travail de communication abattu, lors de la campagne présidentielle.

Pour cette rencontre, il a pris le soin de convoquer de nombreux jeunes responsables à qui il a demandé de faire preuve de patience. Il leur a demandé de savoir ‘’prendre les escaliers’’, au lieu de toujours vouloir ‘’prendre l’ascenseur’’. Car, à ses yeux, on ne peut pas devenir ministre du jour au lendemain.

Ont pris part à la rencontre de nombreux responsables de Benno Bokk Yaakaar. Il y avait, entre autres,  le ministre Seydou Guèye, Abdoulaye Sow, Dg du Coud, Maodo Malick Mbaye, Racine Tall, Dg de la Rts, Yakham Mbaye, Dg du ‘’Soleil’’, Mame Mbaye Niang, Ministre conseiller, Thierno Lo, Khafor Touré, Luc Sarr, Me Moussa Diop, Dg Ddd, Zator Mbaye, Ibrahima Sène du Pit.

Politiques publiques, communication gouvernementale : Les nouvelles orientations du président SALL

https://www.ferloo.com/ Le président de la République Macky Sall a fait part vendredi de sa volonté de faire cap sur l’industrialisation et la production de biens et services, une perspective qu’il compte adosser sur une nouvelle communication plus proactive et mieux organisée autour des institutions nationales et des grands axes de sa politique.

Dans le contexte de la ZLECA, la zone de libre-échange continentale entrée en vigueur en fin mai dernier, les pays qui ne parviendront pas à produire et proposer des produits seront laissés “en rade”, a-t-il déclaré lors d’une réunion de partage d’information à laquelle prenaient part des responsables de la majorité.

Etaient également présents à cette rencontre tenue au palais de la République, des responsables d’institutions nationales et d’autres responsables chargés de la conduite de projets et programmes de développement.

A cette occasion, Macky Sall a donné des éléments d’orientation et dégagé les principes devant gouverner sa communication au cours de son second mandat.

Il a défini le cadre organisationnel de sa nouvelle communication dont il a dégagé les lignes directrices et la nouvelle méthodologie, dans le but d’impulser une nouvelle dynamique de communication par “une intensification des réalisations dans tous les domaines”.

Dans ce cadre, il a invité à “une réorganisation de la prise de parole publique” et demandé à ses alliés d’être davantage “proactifs” et aux autorités investies d’une mission de service public de mettre à la disposition les informations permettant une meilleure compréhension des politiques publiques.

“Une communication, on l’organise, on l’anime et on l’oriente”, a indiqué le chef de l’Etat, avant d’appeler ses alliés à se battre pour alimenter le débat politique national autour des nouveaux paradigmes édictés.

“Il nous faut reprendre l’initiative de la communication dans la mesure où notre offre politique a été acceptée par les Sénégalais. Il reste maintenant à la valoriser”, a souligné Macky Sall.

Aussi a-t-il appelé à “faire cesser cette pollution médiatique” sur la question du pétrole et des ressources naturelles en général et plaidé pour l’élaboration d’un “discours constructif face au discours destructeur”.

Il milite pour une meilleure organisation de la communication politique autour des institutions à travers “des messages bien élaborés avec une rigueur dans l’argumentaire et une précision dans les chiffres et une cohérence dans le partage politique des messages”.

Il a déploré à ce sujet “la déperdition” des mœurs politiques et des mœurs tout court, à l’origine selon lui d’une “inversion du système des valeurs” à la faveur de laquelle “l’avoir prime désormais sur l’être et le savoir”.

Dans ce contexte, “l’administration doit s’ériger en modèle pour la préservation du bien public”, estime le président Sall qui a demandé à être davantage soutenu sur certaines réformes dont le but est de permettre à l’Etat de disposer de “plus de marges budgétaires pour les dépenses prioritaires”.

Il est revenu sur les différents investissements consentis par l’Etat en matière de maîtrise de l’eau et de développement de l’agriculture, insistant sur son souci de contribuer à “reverdir” le Sénégal.

Macky Sall a par ailleurs évoqué certains éléments du bilan de son action par exemple dans le domaine de l’entreprenariat, “créateur d’emplois”, citant la Couverture maladie universelle (CMU) en insistant sur sa volonté d’instituer une “discrimination positive” devant permettre à davantage de femmes d’accéder aux soins de santé.

Dans la même perspective, il a évoqué l’accès à l’électricité pour tous, de même que certains programmes comme le Plan Sénégal émergent (PSE), notamment en ce qui concerne ses volets relatifs à la bonne gouvernance et à la lutte contre les injustices sociales par la promotion de l’équité sociale et territoriale.

S’y ajoute le “PSE Vert”, le PUMA – le programme d’urgence de modernisation des axes routiers -, le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), selon lui copié et modélisé par les Nations unies.

Il a souligné sur ce plan la nécessité d’une finalisation de son programme de mobilité urbaine à travers le Train express régional (TER) et le projet BRT (Bus Rapid Transit).

Le président de la République a en outre demandé à ses alliés de partager ses “programmes vertueux”, comme les programmes “Zéro bidonville”, “Zéro déchet”, le programme de promotion de logements sociaux à travers son initiative portant sur la construction de 100.000 logements de cette catégorie.

Macky Sall préconise de ce point de vue un changement de comportement pour une meilleure promotion de l’hygiène publique, de manière à redonner à Dakar, la capitale sénégalaise, une image conforme à son “statut de plaque tournante qui accueille de grands évènements mondiaux”, comme les prochains Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de 2022.

La réhabilitation du palais des arts du Cap manuel, à Dakar, ainsi que la réalisation du mémorial de Gorée s’inscrivent dans ce cadre et devraient permettre à Dakar de “renouer avec le bouillonnement culturel” qui le caractérisait il y a quelques années, a relevé Macky Sall.

“A l’horizon 2027, le Sénégal sera prospère et fera l’objet d’importantes convoitises à cause des ressources naturelles. Il nous faut donc préserver ce legs”, a-t-il conclu, en insistant : “Le Sénégal est en train de changer de visage et le pays dispose d’énormes potentiels à préserver”. (Avec APS)

Le risque de la dynastie des élus illégitimes

https://www.ferloo.com/Les acteurs au dialogue politique se sont convenus de changer le mode d’élection des maires et présidents de conseils départementaux au suffrage universel direct.

Toutefois, en voulant préserver le vote des citoyens souvent détournés par les élus, l’on semble favoriser la dynastie des élus illégitimes, portés à la tête des institutions communales et départementales avec moins de 50% des suffrages valablement exprimés. Un second tour semble s’imposer, avec une moyenne à fixer, si l’on veut avoir des élus légitimes et moins contestés à la tête de ces institutions.

Si au niveau de la commission cellulaire du dialogue politique, plusieurs questions restent en suspens pour manque de consensus entre acteurs de différents pôles, la question relative à l’élection des maires et des présidents de conseils départementaux a trouvé un large accord sur le principe. Les participants au dialogue politique, initié par le chef de l’Etat, Macky Sall, autour du processus électoral, sont tombés d’accord pour le vote de ces élus au suffrage universel direct. Mieux, ladite commission est pour l’intronisation au niveau de la ville de la tête de liste proportionnelle qui sortira première de l’élection. Pour les communes, ce sera la tête de liste majoritaire qui sera élue. Par ce vote des maires et présidents de conseils départementaux au suffrage universel direct, les acteurs au dialogue pensent régler les questions de manœuvres et de manipulations qui se font sur le dos des citoyens.

En réalité, le vote indirect permettait aux élus, à travers des cachotteries et autres combines de détourner le vote des électeurs. Quid alors de la légitimité de ces élus, si toutefois les maires et les présidents de conseil départementaux sont élus à moins de 50% du suffrage valablement exprimé? En réalité, si la tête de liste majoritaire qui sort première de l’élection est portée à la tête de la mairie, en dépit du score obtenu avec le système du «Raw gadu», se pose alors la question de la légitimité de celui-ci. Même si ledit maire est élu directement par les populations de la commune, il n’en demeure pas moins que s’il ne franchit pas la barre des 50%, il restera illégitime. A l’état actuel du Code électoral, le second tour n’est prévu que pour la présidentielle.

L’on se rappelle du ¼ bloquant qu’avait voulu instaurer l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, pour permettre au candidat de passer avec seulement 25% du suffrage valablement exprimé. Les populations s’étaient alors opposées à ladite réforme, estimant en fait qu’elle rendrait illégitime le président élu sur cette base. Ainsi donc, si le Sénégal s’aligne aux grandes démocraties, le second tour restera indispensable, si bien évidemment les maires et présidents de conseil départementaux devaient être élus au suffrage universel direct. Au cas contraire, ce serait l’ère des élus illégitimes qui risque d’être ouverte à travers cette réforme du Code électoral. Les maires et présidents de conseils départementaux risquent d’être élus par une minorité, même si le vote des populations n’est pas détourné (Sud Quotidien)

Il Est Minuit Mes Filles… Par El Hadj Ibrahima NDAW

Et j’ai peur…
De cette profonde et immense fosse marine
Des souffles rauques s’échappent de ses narines

Monstre qui peine à digérer tant de vies sublimes
Perdues dans les abysses après une bataille ultime.
Oui j’ai peur…
Des ombres en nombre, lugubres, furtives, s’enroulent
Dans les ténèbres au voile dense qui nous entourent

Des voix chevrotantes nous guident sur des bûches
Par des chemins tortueux parsemés d’embûches.
Oui j’ai vraiment peur…
Depuis plusieurs décennies, aucune lumière vivace
Pour dissiper nos obscurités pesantes et tenaces

Et nous vivons la hantise des jours longs, sombres
Où réalités et noirceurs dans le néant sombrent.
J’ai très peur et…
Il est minuit sur la terre, je pleure nos mémorables morts
Mes larmes salées coulent sur l’antre du souvenir qui dort

Ce Mémorial somnolant que le peuple réclame sans relâche
Ne me reste que l’évocation, et les larmes, qu’elle m’arrache.

Mon Dieu, que ta miséricorde submerge les âmes
De sagesse, illumine les esprits, loin des tares infâmes

Que les corps débarrassés des souillures étrangères
Vibrent de toutes les vertus du peuple, fières et légères

Sont les ‘’Linguères’’ au port altier, et au souffle purifiant
Mon Dieu puisses-tu toujours veiller sur mon pays souffrant.

El Hadj Ibrahima NDAW. 77 419 71 16

Landing Savané :« LA GAUCHE EST DEBOUT »

Landing Savané, Secrétaire général de l’AJ-PADS/ Authentique, dit être ‘’convaincu’’ que « l’avenir c’est la gauche’’ car ‘’la droite n’est rien d’autre que la bourgeoisie, le capitalisme, l’exploitation et l’oppression’’

La gauche sénégalaise est debout pour le renforcement et la consolidation des acquis démocratiques et sociaux, a soutenu, samedi à Dakar, le Secrétaire général de And Jëf/ Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ-PADS/ Authentique), Landing Savané.

« L’héritage politique de la gauche sénégalaise (….) c’est d’être debout car il faut comprendre que l’individu n’est rien s’il n’inscrit pas son action dans le destin de son peuple et dans (sa) société », a-t-il déclaré.

  1. Landing Savané s’exprimait lors de la journée d’hommage aux anciens militants de And Jëf-XAREBI/ Mouvement révolutionnaire pour la démocratie nouvelle (MRDN).
  2. Landing Savané dit ‘’convaincu’’ que « l’avenir c’est la gauche’’ car ‘’la droite n’est rien d’autre que la bourgeoisie, le capitalisme, l’exploitation et l’oppression’’. Donc, ‘’elle est condamnée », a-t-il dit.

« C’est ma profonde conviction depuis plus d’une cinquantaine d’années. Je pense qu’il est trop tard pour moi de changer de conviction », a-t-il poursuivi.

Certes, a-t-il constaté, « il y a le reflux des forces de la gauche qui existe parfois dans tout mouvement social », mais « c’est un reflux pour une relance car le capitalisme et l’impérialisme ne changent pas ».

’’Le combat ne s’arrêtera pas’’, a dit Landing Savané, invoquant les ‘’circonstances’’ et ‘’la légitimité des combats’’ des militants de la gauche.

« Chaque jour, des camarades de ce courant travaillent à renforcer la démocratie et à consolider ses acquis pour que le peuple vive mieux et que l’Afrique soit à la hauteur de la responsabilité qui doit être la sienne dans le concert des nations », a-t-il fait remarquer.

Il a par ailleurs salué cet hommage rendu à ses anciens camarades ’’de façon solennelle parce que ce sont des fils du pays qui ont donné leurs vies pour que ce pays puisse aller de l’avant ».

« S’il y a la démocratie aujourd’hui dans ce pays c’est parce que les acteurs, militants et sympathisants de ce courant en ont joué un grand rôle », a-t-il fait valoir.

Moussa Thioune (Apr-Touba) : ‘ Au sein de l’Apr, il y a des gens qui cherchent à salir la carrière élogieuse de Mouhamadou Makhtar Cissé

https://www.dakaractu.com/  » Nous avons remarqué depuis quelques moments que des manœuvres sont déroulées pour salir Amadou Makhtar Cissé et entacher sa carrière. À y voir plus clair, certaines personnes digèrent très mal que l’ancien DG de la Senelec ait pu réussir à avoir cette belle carrière qui le fait figurer aujourd’hui parmi les Sénégalais qui inspirent le plus de confiance au Président Macky Sall… » La déclaration est de Moussa Thioune, responsable politique Apériste à Touba et leader d’un mouvement politique local (Doolel Macky).

Câblant Dakaractu au sortir de la sobre cérémonie officielle du magal de Darou Khoudoss, le responsable politique dénoncera ce qu’il considère  »comme étant une guéguerre interne à l’Apr et qui n’est  entretenue que par des gens jaloux. » Dans la foulée, il pointera son doigt accusateur vers  certains de ses camarades.  »Ces attaques essuyées par Mouhamadou Makhtar Cissé sont Issues de notre parti. L’opposition, pour une fois, n’a rien à voir avec ça. C’est nous dans nous. Accuser Makhtar Cissé d’avoir laissé une dette de plus de 247 milliards à la Senelec, c’est chercher à le nuire, à éclabousser son valeureux parcours. Nous de Touba, avions beaucoup senti sa présence avant, pendant et après le Magal. Nous lui sommes reconnaissants de tout ce qu’il fit. Par conséquent, nous demandons à ses détracteurs d’arrêter leur manège, car nul ne peut arrêter la mer avec ses bras ».

Duel Boris-Bachir : Iba Der Thiam tranche

https://www.seneweb.com/ L’historien Iba Der Thiam s’est prononcé sur le débat d’idées opposant l’écrivain Boubacar Boris Diop au philosophe Souleymane Bachir Diagne à propos de la paternité du Carbone 14. Dans l’émission Jury du dimanche, il dit que ce duel lui fait plaisir.

« Boris Diop est un patriote, un Sénégalais compétent, un intellectuel de haut lignage qui a fait ses preuves dans le domaine, dit-il. Il ne connait aucune hypocrisie, il est incapable de dire du mal de qui que ce soit mais qui est également suffisamment objectif pour ne faire que ce qui rencontre ses convictions », a-t-il témoigné. Soulignant que Bachir Diagne « fait partie des personnes dont la voix compte dans le monde actuel. Qu’eux deux n’aient pas la même opinion, cela ne me fait pas peur. Au contraire, ça me fait plaisir ».

L’historien de poursuivre dans la foulée: « Ce n’est pas pour moi un problème que les anciens Directeurs de l’IFAN aient travaillé sur le projet. C’est Cheikh Anta Diop qui a donné au laboratoire Carbone 14 ses lettres de noblesse. C’est lui qui l’a fait connaitre à l’extérieur et c’est lui qui lui a permis de dater un certain nombre d’objets qui ont permis de révolutionner tout le reste ».

C’est pourquoi, conclut-il, « prouver que l’Afrique était le berceau de l’humanité n’était pas facile. Cheikh Anta Diop l’a prouvé. Donc, que ces deux-là aient une polémique, je dis que je lis avec délectation tout ce qu’ils écrivent. Et j’en suis d’autant plus heureux que je ne vois aucun propos discourtois, aucun jugement de valeur, aucun comportement de violence verbale. Mais uniquement une grande dignité et une élévation de pensée et une capacité de réflexion qui honorent notre intelligentsia ».

LATIF COULIBALY SUR LA PRESSE : «C’est vrai que le journalisme a été transformé en spéculations…Moi,je suis un ayatollah des faits, un intégriste!»

https://www.dakaractu.com/ Invité du Grand Jury de ce dimanche sur la Rfm, Abdou Latif Coulibaly a, une nouvelle fois, lancé quelques pierres dans le jardin des journalistes Sénégalais qui, selon lui, donneraient un peu trop de place dans leur métier aux spéculations. Il s’en désole, d’ailleurs, astucieusement.  »C’est vrai que le journalisme a été transformé en spéculation dans ce pays. Moi je ne spécule pas! »

L’ancien journaliste devenu porte-parole de la Présidence de marteler n’avoir jamais accordé une quelconque importance à celle ci.  »Je suis un ayatollah des faits, un intégriste. »

Une petite leçon qu’il donnera volontiers au monde de la presse non sans manquer de lui faire la remarque suivante.  »Comme vous ne manquez jamais de faire des leçons aux politiques que nous sommes. Pourquoi vous vous offusquez qu’on vous fasse des leçons alors que vous en faites tous les jours au gouvernement, aux ministres ? »

«J’ai été pris manu militari en otage, capturé comme un criminel»

IGFM – Adama Gaye a perdu beaucoup de poids. Mais la prison ne lui a pas fait changer de ton. Le journaliste-consultant qui bénéficie d’une liberté provisoire est plus que jamais déterminé à mener son combat pour la souveraineté économique sur les ressources naturelles. L’ancien pensionnaire de Rebeuss évoque ici son passage en prison, le mutisme de certains hommes politiques, comme Idrissa Seck et réplique à certains confrères, comme Madiambal Diagne, Moriba Magasouba.

Raisons de son arrestation : 

«J’ai été pris manu militari en otage, capturé comme un criminel, alors que je n’ai exercé que mes droits, à l’aube du 29 juillet, comme on le faisait dans les dictatures, que ce soit dans l’ère du nazisme ou dans les dictatures est-européennes des années de braises. Et on m’a amené sous le sceau d’une justice illégitime, parce que agissant de façon illégitime dans l’utilisation du pouvoir, en m’imputant des propos dont certains relèvent de mes écrits, alors que d’autres ne sont pas de ma paternité. Les choses que j’ai écrites, je les assume. Celles qui ont été planquées sur mon compte internet ne relevant pas de mon espace intellectuel sont l’un des grands problèmes qui se posent aujourd’hui par rapport à notre pays, relativement à la souveraineté des données. Sur ce plan, je suis la victime d’une situation, dont tout le monde se devrait d’être inquiet face à ce qu’un régime de façon aveugle puisse utiliser les moyens de répression à sa disposition pour s’en prendre à un individu. Je ne suis pas un insulteur. Je dis la vérité. J’ai toujours été un homme de vérité. Que ces gens soient allés à la soupe ou soient aplatis face au pouvoir, devenus des larbins, ce n’est pas Adama Gaye. Ce n’est pas négociable. Mes écrits resteront vivaces. Je ne regrette rien. Ce sont eux qui sont dans une logique de regret, ils ont peur. Les chasseurs sont maintenant dans une logique d’être pourchassés. Ils vont devoir rendre compte, ils vont rendre gorge, ils payeront. Je ne suis pas quelqu’un qu’on envoie comme ça en prison et qu’on libère après. Ce serait très facile. Ce combat sera déployé. La liberté provisoire, c’est le cadet de mes soucis. Même si j’avais zéro liberté, j’allais mener ce combat à l’intérieur de la prison. Ceux qui ont commis la bourde de me jeter en prison n’oseront pas recommencer leur bêtise. C’est une bourde judiciaire, la plus grave de l’histoire du Sénégal. Ils ont péché et ils devront le payer. Une faute politique se paie cash.»

Article 80 : 

«C’est un article obsolète. Ce n’est pas un article qui a sa place dans une démocratie. Il est regrettable qu’il y ait un abandon des combats démocratiques par beaucoup d’acteurs de la démocratie. Je n’ai pas entendu certains que j’ai connus de longues dates, comme Idrissa Seck, certains politiciens et même des mouvements nouveaux. C’est comme si le fait qu’on parle de ma personne allait leur porter ombrage. Les conditions de détention étaient exécrables. Quand on vous met dans une chambre de 90 personnes. Quand pour se doucher, il faut attendre une longue file. Quand vous prenez du café avec de l’eau chaude, les gens qui boivent remettent ça dans la cafetière, c’est comme si c’était une volonté d’écraser la personne. J’ai été un roc dans la prison. C’est la raison pour laquelle j’ai engagé une grève de la faim pour leur montrer que j’ai des cordes à mon arc et ces cordes étaient nombreuses. J’étais sur le point d’envoyer une lettre de ma fille au Secrétaire général de l’Onu, y compris déclencher aux États-Unis devant la Maison Blanche des grèves pour que plus jamais au Sénégal, personne n’ose prendre quelqu’un et l’amener en prison.»

Position de certains journalistes :

«Moi, ce qui m’importe le plus, c’est sur quoi j’ai mis le doigt. C’est le fait que les ressources naturelles là où j’ai aidé le Sénégal et ce qui se passe avec l’histoire de Petro-Tim. Ce que j’ai écrit relève de la vérité. J’ai mené des démarches jusqu’à parler avec le Directeur général de British Petrolieum, une société qui pèse 226 milliards de dollars (124 mille 300 milliards FCfa) de valorisation boursière. J’ai parlé avec le Pdg de Total à Ryad, lors du sommet organisé par le Prince héritier Ben Salman pour exiger qu’ils sortent les contrats. C’est à cause de cette intervention qu’il a montré les contrats. Je connais le pétrole depuis des années. Si on veut me ramener à des considérations de débat de presse et autres, ce sont des débats secondaires. Je leur laisse leur débat de gesticulation intellectuelle, de pipi de chat sur le journalisme. J’ai dépassé cela. Ce qui me parait essentiel au 21e siècle, c’est la lutte pour la souveraineté économique sur nos ressources naturelles. Il y a eu la guerre contre l’Apartheid, la guerre pour décoloniser l’Afrique. Au 21e siècle, le principal combat, en plus de l’affermissement de la liberté et de la démocratie, c’est le combat pour s’assurer que les pays africains ne se retrouveront pas privés de leurs ressources naturelles, du fait d’acteurs qui sont mus par de petits intérêts. J’ai étudié le pétrole et le gaz. J’ai parcouru le monde et j’ai aidé Monsieur Macky Sall à entrer dans le pétrole. Aucun d’eux, ni Abdoulaye Wade ni Karim Wade, n’avaient ces relations.»

Soutien de Karim et Khalifa Sall :

«J’ai critiqué Khalifa Sall. J’ai critiqué Karim Wade. Mais j’ai observé une intelligence politique qui a consisté à venir vers moi. Khalifa Sall a toujours fait montre de générosité. Chaque fois, il me fait parvenir de l’eau, des journaux. Chaque fois que je le voyais, son sourire était la première signature de son visage. Karim Wade a eu l’intelligence de m’envoyer un brillant avocat, Me Seydou Diagne, le jour de mon interpellation, pour dire qu’il est constitué à son nom. Abdoulaye Wade a fait un témoignage que tout le monde a remarqué. Je dois aussi remercier ceux qui sont de ma confrérie, à commencer par le Khalife général des Mourides, qui a envoyé son fils aîné, en me dissuadant de mettre un terme à ma grève de faim. En revanche, je constate pendant que j’étais en prison, détenu de façon illégale, des écrits que personne ne peut dénoncer. La preuve, les motifs de ma détention ont été transmutés, non pas en accusations sur les mœurs, mais on a parlé d’offense au chef de l’État et de déstabilisation du pays. Mais c’est grave, si ma plume peut déstabiliser le pays. Au moment où je me trouvais les mains liées, certaines personnes surgissant d’on ne sait où, peut-être voulant redorer leur blason, sont allés sur des plateaux de télévision et dans certains journaux, pour dire, l’un en particulier, Madiambal Diagne, qu’il m’a vu au Caire lors de la finale (de la Coupe d’Afrique des nations de football) avec des Algériens. Alors que ce jour-là, j’étais avec des Égyptiens et le Haut-commissaire adjoint de l’Omvs que j’avais invité dans les meilleures conditions. Il répondra de cette déclaration. En plus, vous avez vu un de nos vieux dans le journalisme au Cesti, Moriba Magassouba, qui m’a rencontré peut-être à Paris une seule fois, en 10 ou 15 minutes, qui ose dire qu’il a guidé mes pas à Paris. Qui ose dire aussi qu’un défunt journaliste que je ne vais pas nommer ici, lui aurait dit quelque chose, alors que cette personne était candidat à un poste prestigieux pour lequel j’étais en compétition. Il n’était même pas présélectionné. Vous voyez cette petite méchanceté, cette jalousie des Sénégalais.»JULES SOULEYMANE NDIAYE

BABACAR GAYE‘’Il faut sauver le soldat Abdoulaye Wade’’

http://www.enqueteplus.com/ Babacar Gaye était l’un des plus proches collaborateurs du président Abdoulaye Wade. Leur relation se conjugue, désormais, au passé, parce que, depuis quelques mois, le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais semble ne plus le vouloir à ses côtés. Dans le Pds, Babacar Gaye n’occupe plus aucun poste de responsabilité. Mais il ne se décide pas à quitter le parti qu’il considère comme l’héritage de tous les libéraux. Il veut se battre pour qu’il ne soit pas entre les mains des ‘’karimistes’’ ou, si ça doit l’être, que cela se fasse démocratiquement, mais pas comme Wade veut s’y prendre. Vous direz qu’il est courageux. Il l’a été tout au long de son compagnonnage avec Wade, comme il le dit dans cet entretien. Peut-être parce que son rapport avec l’ancien président du Sénégal n’était pas sous-tendu par l’argent. Matériellement et financièrement, l’homme s’est construit avant l’alternance et sa liberté sur ce plan, il y tient particulièrement. Grand lecteur, Babacar Gaye partage ici une partie de sa bibliothèque.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous et votre parcours ?

Je suis né à Diokoul Mbelbouk, (un village situé dans le département de Kaffrine et qui est devenu commune) même si, sur mon extrait de naissance, il est mentionné né à Kaffrine, il y a à peu près 65 ans. Mes parents vivaient à Diokoul où ils avaient leurs champs. C’est à mes 6 ans que je suis parti vivre à Kaffrine pour poursuivre les études coraniques avec mon oncle Adama Gaye, avant d’intégrer l’école française. A Kaffrine, j’ai été accueilli par mon grand-père qui est né un siècle avant moi. Ensemble, nous avons vécu dans sa case pendant 6 ans, avant qu’il ne décède à l’âge de 112 ans. C’est sous son aile que j’ai grandi.

Donc, c’est principalement avec son aide que j’ai fréquenté l’école française. Naturellement, à la maison, il y avait mes tantes dont Yaye Diallo, l’épouse de mon oncle El Hadj Ibou Gaye. Avec ses coépouses et mes tantes paternelles, j’ai pu supporter l’absence de ma mère que je ne voyais que pendant les grandes vacances pendant lesquelles je retrouvais mes amis de Diokoul pour faire ce que les jeunes de mon âge faisaient à l’époque : aller aux champs, gambader, aller marauder, chasser, participer aux séances de lutte et fabriquer nos jouets. J’ai réussi à l’entrée en 6e à 13 ans. Malheureusement, j’ai failli rater ma 6e, pour n’avoir pas été informé ni de ma réussite ni de mon orientation au lycée Charles de Gaulle de Saint-Louis. Alors, je repris le Cm2 jusqu’aux fêtes de Noël. C’est le 3 janvier 1969 que j’ai intégré la classe de 6e. Après un seul trimestre de cours, il y a eu une grève générale. Alors, nous étions revenus au mois d’octobre pour faire un examen de passage en classe de 5e. A l’époque, vivre à Saint-Louis était difficile, surtout pour un natif du Ndoucoumane. Il se posait toujours des problèmes de tuteur, pour ceux d’entre nous qui n’étaient pas internes. Je suis resté à Saint-Louis pendant deux ans, avant d’être transféré à Kaolack où j’ai continué mes études.

Je signale qu’à Saint-Louis, j’ai failli mourir d’une noyade. Mes deux amis, Jean-Luc Mallet, qui était le fils du proviseur du lycée Peytavin, Ismaïla Guèye et moi avons connu ce drame qui a entraîné la mort de notre camarade de classe Ismaïla Guèye. A Kaolack, j’ai été hébergé par ma cousine Fatou Diop veuve Badiane. D’ailleurs, ma fille ainée porte son prénom. Cette brave femme m’a beaucoup aidé, malgré l’indigence de ses moyens. Après mon Bfem au lycée Gaston Berger, je n’ai pas pu faire la classe de terminale, tellement les conditions de vie étaient difficiles. Pour les contourner, j’ai fait et réussi le Baccalauréat A4 en tant que candidat libre, alors que j’étais en classe de 1re D. C’est pourquoi je n’ai pas pu faire sciences à l’université, alors que j’étais doué en mathématiques, physiques-chimie et sciences naturelles.

Vous avez fait quelles études alors à l’université ?

J’ai commencé des études d’histoire et de géographie que j’ai très tôt abandonnées. Cela ne me tentait pas, car je ne voulais pas devenir enseignant, même si, par la suite, j’ai dû faire le concours d’entrée au Cfps, après un bref passage à l’Oncad de Kaolack. Mon grand frère m’avait obligé de faire le concours pour au moins avoir un emploi stable. J’ai fait un an de formation à Thiès. Nimbé de mon Certificat de fin d’études normales, j’ai été affecté à Gandiaye comme instituteur et j’y ai eu mon Certificat d’aptitude pédagogique (Cap). La semaine qui a suivi ma réussite, l’inspecteur m’a affecté dans un petit village appelé Ngothie. Il y manquait un maître pour les élèves de Cp. A la fin de l’année, j’ai rappliqué sur Dakar, à l’école Gibraltar, de 1981 à 1986, avant de passer le concours d’entrée du Cfpa devenu, avec notre promotion, le cycle B de l’Enam. Je suis sorti major de la 22e promotion, toutes sections confondues. Et j’obtins le grade de contrôleur économique. Pour des raisons politiques, j’ai été d’abord affecté à Ziguinchor. Ensuite à Rufisque et enfin à Tivaouane. Un an après l’obtention de mon Brevet, on m’a maintenu par ordre sans affectation, parce que j’ai publié un article très critique à l’égard de l’Administration dans ‘’Sopi’’. Ce qui n’avait pas plu au tout-puissant Jean Collin.

Poussé à la sortie, j’ai démissionné de l’Administration en 1991 par départ volontaire. J’avais alors créé une société qui s’appelait Multipress pour vendre du papier, des consommables, des ordinateurs, etc., avant d’intégrer l’Alliance technologie informatique (Ati), une société qui avait pignon sur rue et où j’ai gravi les échelons pour devenir chef de département. C’est quand j’ai été élu député en 2001 que j’ai quitté la boîte. Si j’ai pu avoir cette maison (Ndlr : L’entretien est enregistré chez lui à Sacré-Cœur) en 1991, c’est-à-dire 10 ans avant l’alternance, c’est grâce à ma prime de départ volontaire. Elle m’a permis de déposer une caution à la Sicap. C’est plus tard, avec les revenus tirés de mes activités professionnelles, que j’ai transformé ma maison telle que vous la voyez aujourd’hui. J’y habite depuis 1992. Je ne l’ai jamais quittée, même étant ministre.

De 2001 à 2002, j’ai été le président du groupe parlementaire libéral et démocratique. Suite à la perte des Locales à Kaffrine, ils m’ont dégommé. Avec le recul, j’ai compris que c’était un complot orchestré par des adversaires qui se cherchaient une base politique à Kaffrine. Le président Wade m’a promu à la commission des affaires étrangères. J’y suis resté jusqu’en 2004, avant d’être élu 3e vice-président de l’Assemblée nationale. Une fois encore, j’ai été réélu député en 2007. Mandat que je n’ai pas exercé, car je devais intégrer le cabinet du président de la République en tant que ministre directeur du cabinet politique. Deux ans après, soit en 2009, j’étais obligé de partir.

Vous avez demandé à partir ou c’est le président qui a décidé de vous dégommer ?

C’est moi-même qui avais décidé de partir, après les élections locales de 2009. Notre coalition avait gagné la région de Kaffrine, mais avait perdu le commun éponyme au profit de l’opposition par un écart de 16 voix. Malgré notre supériorité et la bonne campagne que nous avons menée, nous avions perdu à cause de tiraillements politiques internes qui ont engendré des votes sanctions, afin de stopper mon ascension et se constituer en alternative. J’ai pensé que ma responsabilité était engagée et j’avais demandé au président de me décharger de mes fonctions de ministre directeur de cabinet politique. Je ressentais cette défaite comme un échec personnel et j’avais honte d’être aux côtés du président et de perdre une élection. En politique, il y a une certaine éthique qu’il faut savoir préserver.

Mais six mois après, le président m’avait encore rappelé à ses côtés pour me nommer ministre d’Etat chargé des affaires politiques. Mes adversaires ont encore commencé à créer des problèmes dans mes rapports avec le président Wade. Certains ont pensé que ma fonction de ministre d’Etat était incompatible avec celle de président de région. Alors que dans l’esprit du texte, le cumul est interdit quand la fonction ministérielle interfère avec celle de président de région. On peut comprendre qu’un ministre de la Décentralisation, de la Santé ou encore de l’Education ne puisse pas être président de région, parce que ses fonctions et prérogatives, en tant que chef de département, sont les mêmes que les domaines de compétence d’un président de région. Alors que je n’avais aucune compétence auprès du président de la République, en dehors de la gouvernance des questions strictement politiques. Là également, j’ai pensé qu’il fallait faire taire ces querelles inutiles et j’ai demandé au président de me décharger de mes fonctions pour rester président de la région de Kaffrine.

Pourtant, le salaire d’un ministre d’Etat est assez substantiel, le titre est pompeux, le prestige et l’influence énormes. Mais j’ai préféré rester à Kaffrine avec ceux qui m’ont élu, pour essayer au moins de terminer le mandat qu’ils m’avaient confié. Et c’est ce que j’ai fait jusqu’en 2014. Je ne me suis pas présenté à nouveau en 2014, parce qu’on avait déjà changé le code des collectivités locales. Il n’y avait plus de régions. Je ne voulais pas me présenter pour être conseiller départemental et je ne voulais plus être candidat pour une fonction locale.

Pourquoi ce choix ?

D’abord, je ne croyais pas à la réussite de l’Acte 3 de la décentralisation tel qu’il a été formulé et je l’ai dit au président de la République. Car, pour moi, la région était l’échelle de gouvernance territoriale la plus pertinente. Le président Macky Sall a pensé casser la région pour mettre des départements. Après avoir dirigé toute la région de Kaffrine, je me voyais mal revenir pour m’occuper du simple département de Kaffrine, laissant ceux de Koungheul, Mbirkilane et Malem Hodar. Ce serait pour moi l’expression d’une boulimie politique. Aussi, je sentais au sein du parti des velléités de combat. Je me suis dit que le mieux serait que je me retire de ces combats locaux pour essayer de me concentrer sur la sauvegarde du parti. C’est cela qui a fait que j’ai plongé dans la lutte pour faire libérer Karim Wade et essayé de reconstruire le Pds au profit de plus jeunes que nous.

En marge de ce noble combat, je suis redevenu Babacar Gaye qui a repris ses anciens amours : les affaires. Je fais des activités de consultance. J’ai démarré une activité d’élevage de moutons de race. Je fais de l’aviculture et d’autres petites affaires pour essayer de subvenir à mes besoins. J’ai ce défaut de vouloir toujours être indépendant des autres au plan matériel et financier.

Comment êtes-vous entré en politique ?

Je suis entré en politique très jeune. Même si au lycée je n’étais pas encarté, j’ai quand même assisté au premier congrès du Parti démocratique sénégalais (Pds) en 1976. C’était à Kaolack, devant la maison de feu Ousmane Diaw Nguissaly. Venant du lycée avec des amis, nous avons pris part à ce congrès en observateurs. A l’époque, Abdoulaye Wade était un phénomène que tout jeune aimait découvrir ou se rapprocher. J’étais là, même si je n’étais pas militant du parti. C’est après que j’ai pu me rapprocher davantage du Pds. Par contre, à l’université, j’étais sympathisant de Cheikh Anta Diop. J’ai vendu les journaux ‘’Siggi ak taxaw’’. Par la suite, je me suis rapproché, par proximité familiale, de la Ligue démocratique, clandestine à l’époque.

Abdoulaye Bathily était mon professeur d’histoire. Je passais souvent mes journées chez mon cousin feu El Hadj Babacar Cissé à Mermoz où je côtoyais l’essentiel des cadres de la Ld dont Mbaye Diack, Matar Diack, Rawane Fall. Pendant les grandes vacances, je vendais leur journal ‘’Vérité’’ qui servait de liaison aux militants de la Ld. C’est plus tard, en prenant part aux meetings d’Abdoulaye Wade, que j’ai pu comprendre qu’il était un homme qui présentait plus d’intérêt politique pour moi. Si je ne m’abuse, mon intégration au sein du Parti démocratique, tourne aux alentours de 1979Abdoulaye Wade nous subjuguait par son verbe et les ruptures qu’il opérait vis-à-vis de Senghor et de Cheikh Anta.

Quand l’avez-vous personnellement rencontré pour la première fois ?

C’est en 1987 que je l’ai, pour la première fois, rencontré personnellement par l’intermédiaire du journaliste Mamadou Omar Ndiaye. A l’occasion d’une finale où devait être couronnée la reine du basket. J’habitais à Castors et un de mes voisins qui connaissait Marthe Ndiaye qui devait être couronnée cette année-là, m’a demandé de lui faire un reportage photo. J’étais un semi-professionnel de la photo. A l’Enam, c’est moi qui faisais les photos pour tous mes camarades de promotion.  Je suis donc allé à cette finale.

C’est là-bas que je l’ai pris en photo. Il était accompagné d’Abdoulaye Faye et d’Ousmane Ngom. Lesquelles photos ont servi à réaliser ses affiches pendant sa campagne présidentielle 1988. Après la finale, Mamadou Omar Ndiaye est venu me voir à Castors pour me dire que le président Wade souhaitait me rencontrer. On s’est vu pour la première fois dans son cabinet d’avocat à la rue Thiong. C’est ainsi qu’il a su que je n’étais pas vraiment un photographe. J’en faisais une opportunité pour arrondir mes fins du mois. Je lui ai expliqué que j’étais à l’Enam où je faisais contrôle économique. Ce jour-là, il m’a demandé s’il pouvait utiliser mes photos à des fins politiques ; évidemment en m’assurant de garder anonyme mon identité. Vous savez, dans ce pays, les renseignements généraux sont très forts. Je suis sorti major de ma promotion toutes sections confondues et les gens m’ont affecté à Ziguinchor. C’est de Tivaouane que j’ai fait ce papier sur Collin.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué, lors de votre premier contact avec Wade ?

Abdoulaye Wade est un homme d’un charisme fou. Il a une aura qui ne laisse pas indifférent. Il était, à l’époque, un mythe. Il était encore fringant, avocat riche qui s’habillait toujours bien. Naturellement, il subjuguait ses interlocuteurs. Il avait une certaine clairvoyance, une capacité d’intéresser les autres à ce qu’il faisait. Avec pédagogie, Abdoulaye Wade est capable de réduire toutes les résistances, surtout pour un cadre qui le rencontre. Il a un don naturel de convaincre les gens à adhérer à sa cause. Je l’ai constaté à plusieurs reprises. Il est quelqu’un qui sait déceler très tôt chez l’individu les qualités les plus enfouies en lui.

C’est un humaniste. Et son leadership est efficace. Me Abdoulaye Wade est capable de vous faire croire très rapidement que vous êtes le meilleur de toute votre génération. Il sait gonfler l’ego de ses collaborateurs. Abdoulaye Wade est maître dans cet art. C’est pourquoi les gens, souvent, s’attachent aisément à lui. Me Abdoulaye Wade sait être humble devant les gens. Il vous fait sentir que vous êtes son alter ego, même s’il lui arrive d’être au besoin autoritaire. C’est pourquoi il avait cette capacité à happer du regard tous ceux avec qui il échangeait. Il a de l’humanisme qu’il sait transférer. Je pense d’ailleurs qu’il n’y a que cela qui me retient chez lui. Ce n’est pas l’argent, mais cette capacité qu’il a à voir que je sais faire quelque chose. Il a du respect et de la considération pour ceux qui ont des arguments à faire valoir. Il n’aime pas les médiocres et les flagorneurs qu’il traite avec un mépris qu’il sait cacher.

Quel type de relation vous lie depuis votre premier contact ?

C’était d’abord une relation de méfiance. Il me l’a avoué après. J’avais déjà un véhicule quand je connaissais Me Abdoulaye Wade. Je n’étais pas parmi les plus pauvres de ses compagnons. Je n’attendais rien de lui, tant sur le côté financier que matériel. Compte tenu de ma liberté de pensée et d’action, de ma situation, les gens avaient tendance à lui dire que j’étais un policier envoyé par le pouvoir pour être un mouchard. Il m’a une fois dit : ‘’Ici, les gens ne te font pas confiance. Ils pensent que tu nous as infiltrés.’’ C’est vrai, Me Wade, à l’époque, en dehors de quelques fidèles qui lui étaient très proches, n’avait pas de cadres autour de lui. Alors, à chaque fois qu’ils voyaient un cadre s’approcher de lui, par jalousie, ils avaient des suspicions. D’autant que ma famille était d’obédience socialiste. Cependant, cela ne l’a pas empêché de me faire confiance. Nous sommes devenus de très grands complices après. Il s’est certainement rendu compte que j’étais un tout petit peu différent des autres hommes politiques qui étaient autour de lui par mon franc-parler et la sincérité de ma collaboration. Les gens me demandaient pourquoi je parlais au président avec autant de courage. Je leur disais que s’il souhaite ma collaboration, il faut qu’il accepte ma liberté de lui dire ce que je pense. Par loyauté, je l’ai toujours soutenu, même quand il n’a pas raison. Car c’est moi qui ai décidé d’en faire mon leader.

Mais cela ne peut m’empêcher de lui dire ce que je pense, quand il me demande mon avis. On a eu des relations très franches. C’est quelqu’un qui m’a toujours consulté, quand c’est sérieux. Il disait souvent avant de prendre une décision qu’il lui faut l’avis de Gaye. Je me rappelle une fois, alors qu’Abdoulaye Wade était ministre d’État, il devait rencontrer Abdou Diouf pour discuter du processus électoral. Il y avait une forte pression de l’opposition sur le pouvoir et le président Diouf voulait négocier l’organisation d’une élection transparente. En contrepartie, l’opposition réclamait une Ceni. Me Abdoulaye Wade m’a contacté pour avoir mon avis. Je lui ai dit que Diouf n’accepterait pas cela. Etant fonctionnaire dans l’âme, Abdou Diouf n’allait jamais désavouer ses pairs qui organisaient les élections avec le ministère de l’Intérieur depuis Mathusalem. Je lui ai suggéré de lui proposer tout autre organisme qui se chargerait de superviser les élections et que l’organisation soit laissée aux fonctionnaires. Vous savez, Abdoulaye Wade, quand il veut quelque chose, il y a parfois certains qui le gonflent et lui disent ‘’oui Maître vous êtes Dieu’’. Moi, c’est peut-être un défaut, je ne suis pas un flagorneur. Finalement, c’est la proposition que je lui avais faite qui a été retenue. C’est ainsi qu’est né l’Onel.

Abdoulaye Wade est quelqu’un qui sait écouter. Il recule s’il est convaincu de l’impertinence de l’acte qu’il veut poser. Me Wade, malgré le fait que les gens le voient comme un mythique phénomène, est un homme très sensible à la raison. Sa fragilité transparaît du fait que Me Wade n’aime pas des rapports de force qui lui sont défavorables. Il aime toujours gagner. Quand il se rend compte qu’il peut perdre, il a tendance à reculer pour mieux sauter. A chaque fois qu’il prend l’engagement ou décide de foncer, une fois que la décision est ancrée, actée, même s’il remet à d’autres échéances le rendez-vous, il le tiendra. Il est têtu. Il recule toujours pour mieux sauter, mais il ne lâche jamais sa proie.

C’est ce qui s’est passé le 23 juin ?

Le 23 juin, malheureusement, il y a eu une incompréhension terrible. Avant le 23 juin, je pense que le président Abdoulaye Wade avait été convaincu qu’il n’était pas pertinent de faire passer la loi. Il avait demandé qu’il soit sursis à son examen. Des collaborateurs zélés ont l’habitude de faire croire au chef que tout est possible. C’est pourquoi il n’a rien compris quand les gens ont voulu manifester. Il avait demandé qu’on laisse les gens manifester, puisque ceux qui souhaitaient soutenir les députés peuvent eux aussi manifester. J’avoue que beaucoup de cadres du parti étaient tenus à l’écart de l’élaboration de ce texte. Ils n’ont pas été informés. Seules quelques rares personnes qui ne sont plus aujourd’hui avec Abdoulaye Wade étaient au courant. C’est celles qui lui avaient proposé cette hérésie du quart des suffrages exprimés pour passer au premier tour. Tout de suite, les gens avaient fait le lien avec la dévolution monarchique tant décriée. En réalité, les initiateurs de ce texte étaient des éléments de la Génération du concret. Souleymane Ndéné, moi-même et d’autres avions découvert le texte écrit. Ce n’était donc pas une idée mûrie au sein du Pds, mais c’est une affaire qui a été fabriquée dans des officines périphériques du Pds. Malheureusement, quand les choses ont commencé à dégénérer à l’Assemblée nationale, je n’étais plus député.

Je n’étais non plus au cabinet. Mais j’ai essayé d’expliquer l’impertinence de cette séance à travers les médias. Heureusement qu’il y avait des députés conscients comme Moussa Sy. Ils ont demandé que le texte soit retiré. Quand il y a eu les casses, le président n’a pas compris, parce que pour lui, il était clair que le texte ne devait pas être examiné, si sa propre majorité n’était pas convaincue. C’était déjà trop tard. J’avoue que je ne comprends jusqu’à présent pas pourquoi ce projet de modification de la Constitution a été élaboré. A l’époque, je disais d’ailleurs à l’opposition que si vous pensez qu’Abdoulaye Wade a fait ça pour gagner au premier tour avec 25 % des suffrages exprimés, c’est que vous êtes d’une rare malhonnêteté politique. Il vous suffit de faire bloc et de réunir 35 % des votes pour le battre.

L’opposition réunie pouvait faire 35 % ou plus au premier tour. Mais derrière, avec ce ticket, on l’accusait de vouloir faire de la dévolution monarchique. Honnêtement, je n’y croyais pas. Malheureusement, aujourd’hui, la crise au Pds donne raison à ses détracteurs. A y voir de près, on a l’impression que le président Abdoulaye Wade tient maintenant à ce que Karim Wade lui succède au sein du Parti démocratique sénégalais. Avait-il la même volonté pour l’Etat du Sénégal ? Je donne ma langue au chat. Je n’ai pas de réponse. Si je l’avais, je l’aurais partagée franchement avec vous. Pendant que j’étais au cabinet, Abdoulaye Wade et moi n’avions jamais parlé de dévolution monarchique. Pourtant, je lui ai posé la question une première fois, quand il m’a nommé ministre, directeur du cabinet politique. Je lui ai demandé ce qu’il attendait de moi. La deuxième fois, je lui ai directement posé la question en lui demandant s’il pensait que je devrais aider Karim Wade à mettre le pied à l’étrier. Il m’a répondu : ‘’Karim n’est pas un politicien.’’

Comment appréciez-vous le dernier réaménagement au Pds ?

Je le réprouve, parce qu’il ne procède pas d’une volonté de bien faire. On a l’impression qu’on est en train de transférer le parti de son lieu naturel, c’est-à-dire du pouvoir qui était organisé autour d’Abdoulaye Wade et ses collaborateurs, vers un autre centre d’influence où il y aura Karim Wade et son groupe, ses anciens amis de la Génération du concret. C’est la seule motivation. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi on tente d’écarter les principaux responsables historiques qui ont été les animateurs du parti depuis 2012. La quasi-totalité des principaux cadres et responsables étant partis, les uns sont allés vers Macky Sall, d’autres ont créé leurs propres partis politiques, ceux qui sont restés et qui ont fait preuve de loyauté dans un engagement sans commune mesure, oubliant leurs propres ambitions, n’ayant de préoccupation que la libération de Karim et sa promotion politique, méritent respect et reconnaissance des efforts qu’ils ont fournis.

Si aujourd’hui on décide de les balayer au profit de personnes inexpérimentées au plan politique et qui n’ont comme faits d’armes que l’amitié qui les lie à Karim Wade, il y a un problème d’éthique. Sous le sceau de l’alternance générationnelle, on veut mettre les jeunes en orbite. Mais, en réalité, il s’agit d’enterrer scandaleusement ceux qui ont prouvé qu’ils étaient capables de rester loyaux et qui ont pu tout faire pour faire libérer Karim Wade, en faire un candidat, l’accompagner, le faire exister, lui donner de l’épaisseur politique et un statut qu’il n’aurait jamais pu construire. Je pense que ce n’est pas une bonne manière de récompenser les derniers mohicans. Ça, c’est sur le plan moral.

Dans le fond, il y a une entorse dans l’application des statuts du parti. Les décisions prises ne sont pas conformes aux statuts du parti. Certes, le président Abdoulaye Wade a, seul, le pouvoir de nommer les secrétaires nationaux, mais il ne peut pas en nommer plus de 50. Il ne peut nommer qu’entre 25 et 50 secrétaires nationaux. En vertu de l’article 23 de nos statuts, le secrétaire général peut nommer un secrétaire général national adjoint ou un coordonnateur général du Parti. C’est écrit noir sur blanc. Me Abdoulaye Wade a nommé 11 secrétaires généraux nationaux adjoints, violant les dispositions statutaires. Aucun texte ne le lui permet. Pis, il a nommé plus de 250 secrétaires nationaux. Or, l’article 21 de notre règlement dit que le Secrétariat national est composé de 25 membres, au plus 50. Ce sont des manquements irréfutables. Le président Wade doit savoir que l’article 32 ne lui permet pas de changer la configuration des statuts, car on ne peut pas changer les statuts en dehors d’un congrès. Il y a une illégalité dans l’acte posé par le président Abdoulaye Wade.

On n’en comprend même pas la motivation. Il prend cette décision au moment où on devrait faire le bilan de notre non-participation à la dernière Présidentielle, au moment où notre candidat, après avoir annoncé partout qu’il rentrerait au Sénégal, se terre toujours au Qatar sans rien nous dire, sans échanger avec les gens qui l’ont soutenu depuis plus de 7 ans, au moment où on refuse que le Comité directeur se réunisse, au moment où on refuse que les gens fassent une tournée d’explications surtout pour faire revenir tous ces militants qui avaient participé à la Présidentielle en dépit du boycott actif qui a été décrété par Me Wade. Au lieu de tout cela, on nous sort une décision inopportune pour parler de réforme du parti et mettre les jeunes en avant. En réalité, ils veulent écarter les responsables du parti, mettre en place des structures contrôlées par les ‘’karimistes’’, vendre les cartes dans un schéma où eux-mêmes seraient à la fois juge et partie, et ensuite dégager tous ceux qui ne seraient pas favorables à Karim Wade afin de lui donner ce qui restera du parti.

C’est légitime pour Karim de prétendre diriger le parti. Mais il faut qu’il le fasse dans les règles de l’art. Voilà pourquoi j’avais dit non. Je reste dans le Pds parce que je suis un militant. Je travaillerai davantage à conscientiser les responsables et les autres militants qui n’ont pas encore compris ce qui se prépare. Nous allons, ensemble, nous battre aussi longtemps que possible pour que les choses aillent mieux. Je pense qu’il est bon que les gens puissent se retrouver autour de l’essentiel, un cadre consensuel, inclusif où on travaillerait à proposer aux militants un parti nouveau tel que nous le pensons. D’abord, il faut repenser le parti, le réformer, actualiser notre offre politique à travers un nouveau programme fondamental. Ensuite, il est incontournable de mettre en place un comité chargé de la réforme du parti, quitte à ce qu’il soit chargé de la vente des cartes après, des renouvellements, etc. L’essentiel est que tout se fasse dans la transparence et l’exclusivité pour que le meilleur gagne. Si Karim gagne ou un autre prétendant, tant mieux. Par contre, on a l’impression que le président Wade veut léguer le parti à Karim Wade parce que simplement, comme disent-ils, c’est en lui qu’il a confiance, comme si le parti lui appartenait.

Avez-vous discuté de cela avec lui avant ?

Personnellement, j’ai passé deux jours à Doha. Nous avons profondément discuté de toutes les questions de stratégie et de réforme. A ma grande surprise, depuis que j’ai quitté Doha, c’est le black-out total. Je n’ai plus eu de nouvelles du président. Karim Wade ne me parlait plus. Le président Wade ne me consultait plus. Il arrive à Dakar pour me balancer à la figure, lors de notre dernier Comité directeur : « Mais tu es là ! Il paraît que tu es parti. » Il semblait étonné de me voir à cette réunion. Il a commencé à dire : ‘’On m’avait dit que tu étais parti. Où est Omar Sarr, Omar Sarr ?’’ Il se tourne alors et tombe sur Mayoro et lui dit : ‘’Mayoro, on ne m’avait pas dit que Babacar Gaye était parti ?’’ Mayoro lui répond : ‘’Monsieur le Président, qui vous l’a dit ?’’ Et Wade lui rétorque : ‘’Ok, ce n’est pas grave. Comme il est là, ça va.’’ Je suis resté zen. Je n’ai pas répondu pendant tout le temps qu’il parlait. C’est en ce moment que j’ai compris que quelque chose s’était passée ou était en train de se passer.

On ne s’est pas vu jusqu’à ce qu’il m’enlève du poste de porte-parole pour nommer Me Sall qui, apparemment, ne leur a pas donné satisfaction. Ils ont décidé de l’enlever, d’exclure Omar Sarr du Secrétariat national. Il me rétrograde. Alors, nous nous sommes dit que ces gens-là sont en train de s’organiser pour nous écarter et qu’il fallait le refuser. C’est ainsi qu’est née l’Alliance Suxali Soppi.

 ‘’Nous estimons et espérons aussi qu’il arrivera un moment où il se ressaisira et comprendra qu’il n’a pas le droit de brûler notre héritage, le patrimoine de tout un peuple, pour les caprices de Karim Wade. Il ne faudrait pas non plus que le Pds soit perçu comme un parti où le pouvoir se transfère par nomination’’.

Comment avez-vous vécu votre éviction du poste de porte-parole ?

Cela ne m’a rien fait. Au contraire, j’ai dit ‘’Alhamdoulilah’’ (Dieu soit loué). Il est difficile d’être porte-parole du Pds, surtout de Me Abdoulaye Wade. Un homme comme moi, attaché à sa liberté de pensée et d’action, ne peut pas se contenter de transmettre les désirs d’un quelqu’un. J’ai mon opinion sur la marche du pays. J’ai des idées à défendre. Je préfère être libre de défendre mes opinions et de faire des propositions que de s’honorer d’être la « voix de son maître ». C’est pour cela que j’étais heureux, quand on m’a enlevé du poste de porte-parole.

D’autant que cela n’avait aucune signification pour moi. Car, depuis le 25 août 2016, j’avais déjà démissionné de cette fonction et de celle de secrétaire national à l’orientation, aux stratégies, chargé des reformes, par courrier adressé au secrétaire national du parti. C’est Karim Wade en personne qui m’a supplié de ne pas rendre publique la lettre. J’avais démissionné parce que je n’étais pas satisfait de la manière dont les choses se passaient. J’avais surtout rendu mes fonctions de secrétaire national chargé de l’orientation, des stratégies et des réformes parce que je savais que si on ne réfléchissait pas sur les réformes et changer les manières de faire du parti, on risquerait de disparaître. Je ne voulais pas être tenu personnellement responsable d’un échec que je voyais pointer du nez. Aujourd’hui, s’il décide de m’enlever de ce poste sur insistance de Karim qui préférait que l’on me renvoie du Pds, c’est comme s’il me soulage.

Il n’empêche que je m’opposerai à l’illégalité et à l’inopportunité de cette décision. Voilà pourquoi je suis dans ce groupe au sein du parti pour essayer de faire bouger les choses. Certains me diront que dans un passé récent, je n’étais pas d’accord avec Oumar Sarr et Me Sall. C’est vrai. Mais notre désaccord se justifiait à cause de leur passivité face aux agissements de Karim Wade et ses hommes dans le parti. Certainement, ils avaient des griefs contre moi. Mais aujourd’hui, tout le monde se rend compte que j’avais raison sur ce point et ce que je redoutais est arrivé. Karim Wade et les ‘’karimistes’’ sont en train de tenter une Opa sur le parti. Ce parti qui  est nôtre. Je ne peux pas comprendre que des gens qui n’ont pas la carte du Parti démocratique sénégalais puissent être nommés à des hautes fonctions avec des responsabilités de management, coiffant, commandant des généraux qui sont responsables de fédération ou de section. Cela signifierait qu’au Pds on n’a pas besoin de mérite politique ou de représentativité. Il suffit juste d’être l’ami de Karim Wade, avoir sa confiance pour occuper des postes hiérarchiquement au-dessus de ceux qui ont blanchi sous le harnais. C’est inacceptable.

Jusqu’où comptez-vous aller dans ce combat ?

Lutter, lutter, toujours lutter jusqu’à ce que nous ayons gain de cause. Nous pensonsque le président Abdoulaye Wade est un homme raisonnable. S’il ne l’était pas jusqu’à présent, il est le temps qu’il le devienne. Il doit savoir qu’il est un homme historique. On l’a connu démocrate. Il a promu la démocratie, les Droits de l’homme, la liberté d’expression, etc. Il a fait ce qu’aucun président n’a fait dans ce pays et en Afrique. Il ne faut pas que cet homme-là, à la fin de sa vie, soit perçu comme celui qui piétine les valeurs pour lesquelles nous l’avons suivi. Nous estimons et espérons aussi qu’il arrivera un moment où il se ressaisira et comprendra qu’il n’a pas le droit de brûler notre héritage, le patrimoine de tout un peuple, pour les caprices de Karim Wade. Il ne faudrait pas non plus que le Pds soit perçu comme un parti où le pouvoir se transfère par nomination. On ne veut pas que l’opinion nationale sénégalaise pense que pour avoir une place au Pds, il faut avoir une relation sanguine ou d’amitié avec les chefs. J’estime que ce n’est pas normal.

Me Abdoulaye Wade mérite mieux et plus que ça. Nous nous battrons pour ‘’sauver le soldat Abdoulaye Wade’’, pour que son héritage puisse être préservé. Cet héritage est le nôtre. Karim Wade peut hériter de la maison de Point E, récupérer les biens de ses parents, prendre le foncier qui leur appartient, mettre la main sur leurs comptes bancaires, le cas échéant. Mais qu’il accepte de partager démocratiquement avec nous notre bien commun : le Parti démocratique sénégalais. C’est un héritage commun à tous les libéraux.

Au cas où Wade déciderait d’organiser un congrès et de mettre son fils, qu’allez-vous faire ?

A chaque jour suffit sa peine. Nous apprécierons et verrons quels seront les actes qu’ils poseront. Nous nous battrons à l’intérieur du parti. Ce n’est pas parce que la cause semble être perdue qu’il ne faille pas entreprendre de lui trouver une solution. Nous allons nous battre.

Y a-t-il des possibilités de mettre un autre parti sur pied ?

L’Alliance Suxali Soppi va se mouvoir à l’intérieur du Pds comme le faisait la Génération du concret, comme semble vouloir le faire la Génération And Doxal de Bara Gaye. Ensemble, chacun ira puiser dans notre vivier. Nous allons faire nos propositions, et si besoin en était, présenter une motion au prochain Congrès. J’espère qu’ils nous permettront au moins d’acheter nos cartes, d’avoir nos bases, de développer nos idées et d’aller en congrès. Si nous sommes battus à la régulière, en bon démocrates, nous le reconnaitrons. Mais nous serons exigeants pour que les choses se fassent dans les règles de l’art. On n’acceptera pas une mascarade dans les renouvellements. Nous réclamons une commission paritaire où toutes les sensibilités du parti sont intégrées afin de voir ensemble comment vendre les cartes, renouveler dans la transparence afin que le meilleur gagne. Karim Wade n’est pas encore rentré, mais ça c’est de sa responsabilité personnelle.

La fin de son exil à Doha ne dépend que de sa volonté de venir se battre comme tout le monde sur le terrain et affronter Macky et son système. Personne ne lui impose un séjour à Doha d’autant qu’il est libre de ses mouvements. Je suis allé à Doha et je l’ai vu. S’il ne vient pas au Sénégal, c’est qu’il y a des choses qu’il redoute et qui lui sont personnelles. Pour nous, le parti a besoin d’avoir tous ses hommes ensemble pour discuter des modalités de sa réforme avant d’aller à des renouvellements. Il ne faut jamais favoriser des scissions parce qu’à chaque fois qu’il y en, les bannis ont tendance à aller grossir les rangs de nos adversaires. Il existera toujours des gens qui ne voudront pas être esseulés au plan politique. S’ils le sont, ils sont capables d’aller rejoindre l’adversaire. Il y en a peut-être qui ne le feront jamais. Mais je ne peux pas garantir que tout le monde acceptera, sans riposte, le sort que l’autre camp veut leur réserver. Il n’y a que ceux qui vivent des frustrations qui savent pourquoi et quand ils décident d’aller rejoindre Macky Sall.

Certains disent que vous allez rejoindre Macky Sall…

Nous mènerons le combat au sein du Pds. Nous voulons gagner le combat de la reconstruction des valeurs libérales et sociales. Suxali Soppi souhaite que notre parti survive à cette crise et qu’il fasse face à Macky Sall dans le futur. Nous ne sommes pas dans une perspective de quitter notre parti pour rejoindre Macky Sall comme ils le font croire à des fins de propagande.

Quels sont vos rapports avec Macky Sall ?

Ils sont très bons. Nos rapports personnels ne sont pas exécrables. Nous n’avons aucun problème personnel. Le seul désaccord majeur que j’ai avec lui procède de son désir et de sa volonté d’utiliser les moyens du pouvoir pour combattre notre parti et Me Wade qu’il a cherché à présenter comme un vulgaire voleur de tapis, de véhicules, de je ne sais quoi encore. Il a emprisonné pas mal de nos responsables et militants. Il a restreint pendant des années la liberté d’aller et de venir de quelques-uns de nos frères. Rien ne m’oppose à lui du point de vue orientation idéologique. Même si, par moment, je ne partage pas sa gouvernance politique, économique et financière. Si on se voyait, on se serait salué chaleureusement. On s’embrasserait sûrement. Ça ne m’aurait pas gêné outre mesure. Il a ses convictions, j’ai les miennes. Je n’ai aucun problème avec le président Macky Sall. Je le dis en toute liberté. Mes problèmes avec lui procèdent de ses rapports avec la famille Wade que j’ai soutenue par devoir.

Si vous n’avez aucune opposition idéologique, rien ne vous empêche donc d’aller soutenir le président.

Tant que je suis au Pds, cela ne fait pas partie de mes projets. Mais je n’insulte jamais l’avenir. Je le dis parce que le président Abdoulaye Wade a lui-même pensé à un moment qu’il fallait que la famille libérale se retrouve au sein d’un large front de coopération politique pour faire face aux socialistes. C’est une hypothèse qu’il ne faut pas écarter dans le contexte actuel où émergent des forces avec lesquelles nous n’avons pas la même orientation idéologique. Comme me le dit souvent un ami, ce pays a besoin d’une convergence des intelligences. Au demeurant, je fais de la politique avec l’éthique qu’il faut. Il est évident que je ne trahirai jamais. Par contre, quand les intérêts vitaux de la nation sont en péril, je ne peux pas me dérober de mes responsabilités. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais je n’ai pas de projet politique allant dans le sens de quitter le Pds pour aller aux côtés de Macky Sall. Si on me pousse en dehors du Pds, ma famille politique, je me mets au service de la République. Que personne ne vienne me dire : ‘’Babacar Gaye, ne t’en va pas. » Non ! En homme responsable et libéré de toute contrainte morale, je verrai ce que j’aurais à faire. Je n’ai d’engagement avec personne, si ce n’est ma conscience.

Quelles sont vos distractions ?

(Il pointe du doigt sa bibliothèque remplie) Ma première distraction est la lecture. La deuxième est de sortir écouter Pape et Cheikh. C’est mon groupe mythique. Ce sont mes amis avec qui je danse. Comme autres hobbies, j’ai recommencé à jouer au scrabble. Je signale qu’en 1988, j’étais champion de l’Enam. Depuis quelques mois, j’ai repris et je me rends compte que j’ai toujours gardé la bonne technique. Enfin, je suis en train de rédiger mes mémoires. Je lis un peu de tout. J’ai des livres écrits par Me Abdoulaye Wade, des livres sur Mandela, Mitterrand, Sarkozy, etc. J’ai aussi dans ma bibliothèque beaucoup de livres écrits par des journalistes et par de célèbres chroniqueurs comme Attali et Jean Daniel. J’ai ici des thèses qui m’ont été offertes par des amis. C’est un petit livre de Confucius qui me sert de livre de chevet. ‘’L’art de la guerre’’ de Sun Tzu est un bouquin qui m’a marqué. Je le relis souvent d’ailleurs.

Quel type de père et de mari êtes-vous ?

Je suis monogame de fait. Je pense être bien avec ma famille. Il n’y a pas de relations tendues, même si je suis un peu dure, semble-t-il. Il parait que je ne communique pas aussi bien avec eux. Il n’empêche qu’on est bien quand même. Si je me réfère aux appréciations de leur mère, à leurs réactions quand je traverse des crises politiques, je me rends compte que ce sont des personnes très attachantes et qui sont conscientes de ce que leur père représente dans ce pays. Si je suis fort, c’est grâce à ma famille. Ma femme n’est pas exigeante en termes de bien matériel.

Au contraire, elle a tendance à me reprocher d’être trop dépensier, surtout pour mes enfants. Elle a une vie entièrement remplie de piété et de spiritualité. C’est mon marabout. Mes enfants aussi ne sont pas très exigeants. Je me rappelle la première fois que j’ai démissionné, ma fille ainée était en France. Elle m’a appelé pour me dire que c’était, pour elle, le seul acte que je devais poser et que cela lui faisait plaisir.

Il est rare de voir des gens qui réagissent comme ça. Quand on quitte une fonction politique importante, les personnes qui sont autour de nous sont souvent malheureuses. Ici, ils étaient tous fiers de me voir dire non. C’est en ces périodes qu’ils me voient davantage et peuvent échanger avec moi. De 2001 à 2007, chacun des membres de ma famille avait un passeport qui aurait pu leur ouvrir les aéroports du monde entier. Un jour, à ma descente, je retrouve tous les passeports sur le lit.

J’ai demandé à mon épouse la raison de cet acte. Elle m’a répondu que comme cela ne leur servait à rien, pourquoi ne pas les retourner. Je venais de me rendre compte qu’en dehors des plus grands qui poursuivaient leurs études en Europe, les plus jeunes n’avaient jamais voyagé. Je ne pensais même pas à leur offrir des vacances tant j’étais absorbé par les activités politiques. Je décidais alors de les envoyer au Maroc sur invitation d’un ami qui m’avait aidé en les recevant. Ils y ont fait un accident qui a failli coûter la vie à ma toute dernière fille. Elle était encore toute petite. Ma famille se suffit du peu qu’elle a. Mon épouse ne me pose pas de problème. Quand je veux sortir, elle est heureuse de me prêter sa voiture, car présentement je n’en dispose pas une en bon état de marche. C’est la sienne que je conduis. Elle est une secrétaire de direction à la retraite. Souvent, c’est elle qui prépare encore mes repas, alors que mes enfants et mes nièces vivent avec nous sous le même toit.

Pour vous dire qu’on est une famille simple, très unie. Je loge dans cette maison depuis 1992 et je n’ai jamais déménagé. Il n’y a jamais eu de gendarme devant chez moi pour nous garder, même quand j’étais ministre d’Etat. Arrivé au pouvoir, rien n’avait changé dans notre quotidien. Quand on a perdu le pouvoir, on a continué à vivre comme on vivait avant. Ma famille est mon socle. Quand je n’ai rien dans mes poches, je n’ai pas peur de revenir chez moi. Ici, on ne me reproche pas de n’avoir pas telle chose ou telle autre chose.BIGUE BOB ET ASSANE MBAYE

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