Rp du Jeudi 19 Septembre 2019

Unes de la presse du Jeudi 19 Septembre 2019
Unes de la presse du Jeudi 19 Septembre 2019

Projets de développement:Plus de 9 milliards de FCFA pour financer les migrants

https://www.seneweb.com/Eviter que des jeunes sénégalais puissent partir et prendre des voies de migration irrégulière au risque de leurs vies est un objectif de l’Union européenne. Donner des opportunités d’investissement au Sénégal en est un autre. Ainsi, avec l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) et l’Agence française de développement (Afd), ils ont mis en place un dispositif pour accompagner la Diaspora entrepreneure dans la concrétisation de son projet avec l’accès au financement et la meilleure compréhension de son marché.

« On estime que les projets de développement portés par des Sénégalais au Sénégal pourraient être efficaces. Ces jeunes souvent ont des idées brillantes mais qui nécessitent un accompagnement », a déclaré, ce jeudi, la responsable des projets du fonds fiduciaire d’urgence de l’Ue pour l’Afrique, Silvie Di Santo, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur la définition de l’offre à destination de la Diaspora entrepreneure.

Ainsi, le responsable d’équipe projet migration à l’Afd à Paris a révélé : « Nous avons accordé une subvention. C’est 2 millions, 10 millions et 2 millions d’Euros respectivement pour l’Afd, l’Ue et l’Etat sénégalais ». Soit un total de 9. 208 231 900 FCFA. « Parmi les entrepreneurs de la Diaspora certains peuvent avoir des petites faiblesses dans la connaissance du marché dans lequel il veulent s’installer, la connaissance de l’environnement des affaires au Sénégal, les langues, la manière dont on peut travailler avec un associé. Egalement, on doit améliorer ce dialogue entre les Sénégalais de l’Extérieur et les structures qui sont capables de leur fournir un service », a fait savoir Olivier Kaba.

Sur ce, le rôle de l’Adepme est d’identifier ces points et renforcer ces entrepreneurs. Le Directeur général de ladite agence d’avancer que cet atelier a pour objectif de mieux définir les critères qui vont « nous permettre d’être plus efficaces dans la sélection et dans l’accompagnement ».  Ce programme cible particulièrement les Sénégalais établis en France, en Belgique, en Espagne et en Italie. Idrissa Diagne a, par ailleurs, renseigné que 150 projets entrepreneurs ont été dénombrés.

 PARTENARIAT UE-ACP : APPEL À GARANTIR LE MAINTIEN D’UNE CROISSANCE CONSTANTE DE L’ÉCONOMIE AFRICAINE

Dakar, 19 sept (APS) – La présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré, a insisté sur la nécessité de garantir le maintien d’une croissance constante de l’économie africaine dans le prochain accord de partenariat entre l’Union européenne (UE) et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP).

« L’accord devrait pouvoir garantir le maintien d’une croissance constante de l’économie de pays avec la prise en compte essentielle des intérêts de nos entreprises et nos PME », a-t-elle déclaré.

 Aminata Touré s’exprimait, mercredi, lors d’un atelier de formulation des priorités des organisations de la société civile et des ONG dans le nouvel accord de partenariat entre l’UE et les pays ACP après 2020.

« L’accord devrait favoriser également l’emploi de notre jeunesse », a poursuivi la présidente du CESE, soulignant que « le deuxième élément de réflexion, c’est de tenir compte dans les accords de nos objectifs respectifs de développement économique ».

L’accord de Cotonou est le cadre général dans lequel s’inscrivent les relations entre l’UE, d’une part et 79 pays d’Afrique, des Caribes et du Pacifique (ACP), adopté en 2000 pour remplacer la convention de Lomé de 1975.

« Tous les accords qui devront être pris devront également s’inscrire dans une dynamique de renforcement de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) », a-t-elle dit.

Pour elle, « la ZLECA est l’aboutissement d’un grand processus qui vise à intégrer l’Afrique sur la forme d’un marché commun », estimant que « c’est sous ces angles-là que nous devons tester le fameux principe +Win Win+ auquel nous adhérons tous en principe ».

« Il faudra descendre dans l’aspect concret des accords pour qu’on puisse mutuellement trouver ce bénéfice qui, de notre côté, a pour objectif d’inscrire nos pays dans une courbe irréversible de développement », a-t-elle indiqué.

« Le Sénégal est dans une courbe de croissance ascendante de croissance économique que le nouveau partenariat avec l’UE doit prendre en compte », a conclu Mme Touré.DS/ASB/OID

119 AFFAIRES TRAITEES, 97 PERSONNES DEFEREESLes succès de la Division de lutte contre le trafic de migrants

http://www.enqueteplus.com/La Division de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt), une entité de la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf) de la police nationale, a été créée en janvier 2018. Elle a pour objectif de lutter contre le trafic de migrants et la fraude de documents, entre autres. Entre janvier 2018 et août 2019, elle a traité 119 affaires pour des résultats probants.

Pour faire à face au phénomène de l’émigration irrégulière qui continue de faire des victimes, la Direction générale de la police nationale a mis sur pied une structure dénommée Division de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt), une entité de la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf). Elle a été créée le 15 janvier 2018. Elle est spécialisée dans la lutte contre le trafic de migrants. Elle traque les personnes en lien avec le trafic de migration et réprime le trafic illicite de migrants terrestres, maritimes et aériens.

Par la suite, elle a mis en place un dispositif de lutte contre la fraude de documents avec un personnel qualifié, du matériel approprié, à l’instar des aéroports internationaux.

Ainsi, le Bureau national de fraude de documents travaille de concert avec les autres postes frontaliers du pays et les aéroports. Il est doté de moyens techniques d’investigation (comme les outils techniques d’exploitation de données téléphoniques) de deuxième niveau en matière de détection de la fraude de documents. Elle travaille aussi, dans le cadre de la coopération policière et unités spécialisées, avec les pays qui jalonnent les routes migratoires (départ, transit et arrivée).

Côté maritime, les agents de la Dnlt font des opérations de surveillance côtière et patrouille mobile en surveillant les plages de Dakar et environs, toutes les nuits de minuit à 6 h du matin. C’est pour éviter aux embarcations de fortune de prendre départ, à partir des côtes sénégalaises, de Dakar à Fass Boye (Kayar). Cela va permettre aux agents de rechercher et d’identifier les passeurs, de démanteler les réseaux les réseaux et filières de trafic de migrants.

Depuis sa création, en janvier 2018 à août 2019, la Division lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilés (Dnlt) a fait ses preuves. Selon les statistiques en possession d’’’EnQuête’’, elle a géré 119 affaires (15 dossiers de trafic illicite de migrants, 75 de faux et usages de faux sur des documents de voyage), pour 303 interpellations dont 97 individus déférés au parquet.

Concernant les fraudes de documents, il y a eu 35 demandes d’identification qui sont composées de 120 documents analysés et 106 faux documents. Ils ont aussi eu 20 dossiers de faux et usage de faux sur les documents.

Leurs principales structures qui les saisissent dans ce sens sont la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf) et la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et la Division de la brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité.CHEIKH THIAM

Forte baisse de l’activité du raffinage pétrolier au mois de juillet

https://www.lejecos.com/ L’activité de production des industries chimiques au mois de juillet s’est améliorée de 12,4% par rapport au mois précédent selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

Hormis le raffinage pétrolier qui a connu une baisse de  (-38,1%), l’activité de tous les autres sous-secteurs a progressé sur la période sous revue. En référence au mois de juillet 2018,  souligne la même source, la production des industries chimiques a décru de 9,2%.

Le cumul sur les sept premiers mois de 2019 a crû de 0,8%, comparé à celui de la période correspondante de l’année précédente.Amadou Idrissa Dia

Progression de l’activité de production des industries du papier et du carton

https://www.lejecos.com/ En juillet 2019, l’activité de production des industries du papier et du carton s’est relevée de 7,8% selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

Ce résultat est relativement lié à un bon comportement de l’activité de production de sacs en papier sur la période sous revue.

Par rapport au mois de juillet 2018, l’activité de production des industries du papier et du carton s’est améliorée de 20,1%.

La production totale au cours des sept premiers mois de 2019 s’est bonifiée de 14,2% en référence à celle de la période correspondante de l’année précédente.Amadou Idrissa Dia

INTÉGRATION ÉNERGÉTIQUE EN AFRIQUE DE L’OUEST:L’APPROCHE GLOBALE DE MAKHTAR CISSÉ

NETTALI.COM – Selon le ministre sénégalais Mouhamadou Makhtar Cissé, les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) doivent collectivement élaborer les projets sous-régionaux, pour rendre effective l’intégration énergétique.

Hier, mercredi, à l’occasion de la Conférence de coopération dans le domaine des énergies dans la sous-région, le ministre Mouhamadu Makhtr Cissé a prôné une approche globale dans l’élaboration des projets visant l’intégration énergétique.  « Nos politiques ont pris conscience de l’étroitesse de nos marchés qui ne sont des marchés que de nom et toutes leurs initiatives d’intégration ont été bâties autour de ça. Ceci pour créer des marchés intégrés qui ont la taille d’un marché. Parce que les Etats, pris isolément, n’auront aucune existence géographique. C’est ça la réalité », fait remarquer le ministre de l’Energie.

« Dans une intégration régionale, on ne représente pas son pays, mais sa collectivité, l’ensemble. Il faut raisonner collectif pour être dans le cadre de la Cedeao », poursuit M. Cissé. Ce dernier informe que le Sénégal est en négociation avec la Guinée, depuis quelques années, dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) pour un contrat d’achat d’énergies. Toutefois, un accord n’a pas encore été trouvé entre les deux pays.

Makhtar Cissé trouve paradoxal que l’accès aux énergies pose. « Donc, cela demande d’agir. Mais pour agir efficacement, il faut une très bonne réflexion, de bonnes stratégies. Le défi numéro un de la sous-région est sécuritaire. Et une des solutions les plus efficaces pour l’adresser, c’est la question du développement économique et social. C’est sortir les Africains de la pauvreté, créer de la richesse, des emplois. Et ceci passe par l’énergie.C’est le pilier principal pour développer notre sous-région,nos pays et créer des emplois pour cette jeunesse africaine »,explique-t-il.

Il a terminé son discours sur une note d’optimisme déclarant : « On a un potentiel hydro-électrique immense en Guinée et au Nigeria, de vastes plaines de soleil au Burkina et au Mali, comme au Sénégal où nous avons la chance d’être un Etat gazier. Tout cela doit permettre à chaque Etat de participer à ce marché d’échange d’électricité à condition que nos actions puissent être complémentaires. Qu’on ne soit pas dans des initiatives parallèles. Ainsi, on risque de se retrouver avec des surplus de production ou des déficits, alors qu’il y a un surplus quelque part ».

FlyAfrica : Le Sénégalais Pierre Hamet Ba investit dans les airs aux USA

http://www.yerimpost.com/ C’est a travers la boite Modernis intelligence Group, dont il est le fondateur et CEO, que Pierre Hamet Ba, notre compatriote sénégalais, vient d’acquérir aux Etats-Unis une flotte de 5 jets privés pour le lancement de sa compagnie aérienne de location de Jets FlyAfrica dont Dakar sera le hub. Pierre a fait l’annonce du lancement du projet cette semaine et a fait la fierté de nombreux fils du Sénégal et de l’Afrique.

L’hivernage est « déficitaire » dans le Matam

http://actunet.net/ Dans la région de Matam «l’hivernage se présente globalement de façon déficitaire comparée à l’année dernière ou à la moyenne des 5 dernières années», a déclaré Abdoulaye Camara, directeur régional du développement rural (Drdr).

En effet, selon ses propos avec Aps, d’après lui, «les dernières pluies ont été enregistrées entre le 7 et le 10 septembre» dans le département de Kanel. Le Drdr a noté un cumul minimal de 141mm à Yaoundé et un cumul maximal de 340 mm à Hamady Ounaré. Indiquant ainsi, globalement que, selon lui, trois postes sont excédentaires et tout le reste est déficitaire. De ce fait, il affirme que «dans le département de Matam, les dernières pluies ont été enregistrées entre le 7 et le 9 septembre».

Poursuivant, M. Abdoulaye Camara indique : «Le cumul minimal de 92mm a été enregistré à Sinthiou Mogo et le cumul maximal de 225 mm à Matam commune». Pour lui, «seuls deux postes sont excédentaires par rapport à l’année dernière». Continuant dans la même logique, il proclame : «à Ranérou Ferlo, le cumul minimal est de 93mm et le maximal de 190 mm à Vélingara Ferlo».

Au final, il affirme que «le niveau du fleuve qui était de 8,45m la semaine dernière

est aujourd’hui à 7,60m»

REPARTITION DES RECETTES MINIERES :Le marché inéquitable

http://www.enqueteplus.com/ Le ministère en charge des Mines réfléchit sur une stratégie nationale de développement du contenu local, en vue d’accroitre la part des acteurs économiques et des populations sénégalaises dans les retombées des ressources minérales. Le secrétaire général du ministère, Ibrahima Guèye, en a fait l’annonce hier, lors d’un forum organisé par Enda-Lead et ses partenaires.

La bataille du contenu local quitte les frontières du secteur pétrolier pour faire irruption dans le champ minier. Hier, d’éminents acteurs de la société civile et de l’Etat se sont donné rendez-vous dans un hôtel de la place pour cerner la thématique. Comment promouvoir une gestion optimale des ressources minérales pour en faire bénéficier au maximum les opérateurs économiques et les populations locales ?

Il ressort des différentes communications, lors de ce forum organisé par plusieurs organisations dont Enda, que le Sénégal ne profite pas assez des retombées du secteur minier. Les statistiques des services compétents montrent que seul 17 % des recettes vont dans les caisses de l’Etat. Pendant ce temps, 18 % profitent aux multinationales qui exploitent les mines, 65 % sont réparties entre les employés, les fournisseurs et les prestataires. ‘’Cette répartition montre une marge de manœuvre importante, en ce qui concerne le contrôle du contenu local. Malheureusement, le dispositif  existant et notre tissu économique ne permettent pas de tirer pleinement profit de cette manne financière. Sur cette manne, aujourd’hui seuls 20 %  reviennent aux acteurs locaux’’, informe le secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie, Ibrahima Guèye.

Pourtant, le Plan Sénégal émergent (Pse) avait fortement misé sur ce levier pour accélérer le processus de développement du pays. Mais si l’on se fie au diagnostic des spécialistes même du ministère des Mines, on peut retenir que le chemin qui a été emprunté n’est pas le meilleur. En effet, selon les évaluations, dans la première phase du Pse, il était certes question d’ériger le secteur minier en priorité, mais les objectifs portaient plus sur la production. ‘’A l’analyse des résultats, souligne le Sg, nous nous sommes rendu compte, malgré les satisfactions, que la phase de production ne peut pas permettre à notre pays de tirer pleinement profit des opportunités du secteur. Il s’agit donc, dans la deuxième phase, d’aller vers de nouvelles orientations qui devront permettre la transformation des produits miniers. Mais aussi et surtout de permettre à notre privé national d’être un acteur à part entière du processus’’.

Par ailleurs, les évaluateurs ont estimé, rapporte toujours le représentant de Sophie Gladima, que ‘’le processus d’émergence ne peut pas être durable et soutenable, s’il doit être entièrement et exclusivement financé par l’Etat. C’est pourquoi, dans la deuxième phase, il est question de s’ouvrir davantage au secteur privé local’’.

Mise en place prochaine d’un groupe de travail ouvert

Afin d’atteindre ces objectifs, M. Guèye a annoncé la mise en place prochaine d’un groupe de travail ouvert pour la définition d’une stratégie nationale de développement du contenu local. Ce groupe s’inscrira dans le cadre global déjà défini par les institutions communautaires comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine. L’objectif est de permettre aux Etats membres d’optimiser la gestion du secteur et de permettre aux populations impactées de bénéficier des retombées des exploitations minières.

Pour le secrétaire exécutif d’Enda/Tiers-monde, Moussa Mbaye, discuter de ces questions est essentiel pour lutter contre la pauvreté, l’analphabétisme, les inondations… ‘’Notre préoccupation, dit-il, c’est d’avoir au Sénégal une exploitation des ressources naturelles qui améliore les conditions de vie des populations, particulièrement celles qui vivent dans les zones où sont implantées les industries’’.

Dans la même veine, il préconise de ne plus laisser la promotion du contenu local à la seule volonté des industries. Sur le même registre, le Sg du ministère des Mines et de la Géologie déclare : ‘’Nous sommes en train de mener une réflexion endogène propre au secteur minier. Il s’agira de capitaliser tout ce qui a été fait pour disposer d’une rampe nous permettant d’avoir une stratégie nationale qui sera opérationnelle.’’

Somiva, le contre-exemple

Matam n’est pas du tout content de l’exploitation de ses ressources naturelles par la Somiva (Société minière de la vallée du fleuve). Du moins, c’est ce que l’on pourrait croire, selon le témoignage des acteurs venus de cette région du Nord. ‘’Nous sommes le seul fournisseur de l’entreprise et sa commande ne dépasse pas 1 million de francs Cfa au maximum. Nous estimons que c’est insignifiant, pour une entreprise minière de cette envergure’’. Le moins que l’on puisse dire est que cette annonce en a surpris plus d’un.

Ils étaient nombreux, en effet, à trouver ‘’inadmissible et incroyable’’ que la Somiva injecte si peu de recettes dans l’économie locale de la région de Matam. ‘’Même les camions viennent avec leur carburant, alors qu’ils pouvaient s’alimenter sur place. Nous demandons à l’Etat d’augmenter le plaidoyer pour que les populations puissent davantage profiter de l’exploitation de leurs richesses. Car elles ont été privées de leurs terres où elles cultivaient et faisaient paitre leurs troupeaux’’.

Pour le cas de la Sgo qui exploite la mine d’or de Sabodala à Kédougou, d’importantes avancées ont été relevées, à en croire la conférencière Niania Diène qui regrette toutefois l’absence de capacités techniques et financières suffisantes chez les acteurs économiques locaux à Kédougou, pour pouvoir profiter au maximum de l’exploitation des ressources minérales. Il ressort de son intervention que la compagnie dépense annuellement pas moins de 80 milliards de F Cfa dans le contenu local, mais seule une infime partie est captée par les entreprises de Kédougou. Aussi, la plupart des travailleurs proviennent de régions comme Dakar et Thiès.

Mais, à la décharge de la multinationale, se pose surtout une question de qualification de la main-d’œuvre locale. Sur les 80 milliards de contenu local, 40 milliards sont consacrés à l’achat de carburant, mais aucune goutte ne proviendrait des stations implantées sur place. MOR AMAR

Serigne Mboup aux opérateurs économiques : « Notre vulnérabilité face à l’État est dû en grande partie au désordre qui règne dans notre secteur. »

https://www.dakaractu.com/ Invité de l’émission « En Ligne » de ce mercredi 18 septembre 2019, l’opérateur économique Serigne Mboup évoque le rôle prépondérant des chambres de commerce dans un pays.  » Ce qui n’est pas le cas au Sénégal où il existe un véritable désordre dans un sécteur où le foisonnement des associations patronales dictant leur propre conduite a pris le dessus sur la responsabilité de l’État », tempête le président de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal. À en croire le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, les opérateurs économiques sont beaucoup plus obnibulés par la création des associations patronales au détriment du renforcement des chambres de commerce qui, selon lui, reflètent le baromètre économique du pays.

Qu’est-ce qui se trame à l’IPRES (?) : le Conseil d’administration se réunit demain, jeudi, à 11 heures

Ferloo.com – De sources dignes de foi, « le jeudi 19 septembre 2019 sera un jour important pour l’Institution de prévoyance des retraités du Sénégal (IPRES). Sauf changement de dernière minute, il y est prévu demain, à 11 heures, la réunion du Conseil d’administration. Va-t-elle sceller le sort de Mamadou Sy Mbengue ? Y assistera-t-on au limogeage du Directeur général de l’Ipres ou au départ du Président Mamadou Racine Sy ? Notre langue au chat, par contre, nous restons aux aguets.

Pour rappel, la bataille par presse interposée y a eu cours, toute la semaine dernière.

A cette occasion, accusé par des gens qu’il supposait rouler pour le Président du Conseil d’administration, M. Mamadou Racine Sy, M. Mamadou Sy Mbengue, le Dg de l’IPRES avait saisi l’opportunité de faire face à la presse « pour clarifier un certain nombre de points ».

Et de dire qu’il faisait l’objet de diverses accusations qui ont pour noms : sa relation très tendue avec le Président du Conseil d’administration (Pca), Mamadou R. Sy, de nombreux cas supposés de fraude entretenus par ses détracteurs… Pour ce faire, il s’était lavé à grande eau, en évoquant sa bonne gestion de l’Institution de prévoyance des retraités dont il a la charge, en déclarant : « On n’a rien à me reprocher sur ma gestion, sinon, on m’aurait déguerpi depuis, mais comme c’est la volonté d’une seule personne, (Ndlr : Racine Sy), je reste jusqu’à ce que l’heure de mon départ aura sonné ».

Mieux, il était aussi revenu sur les « bons résultats qu’il a engrangés depuis 2014, date de son installation à l’Ipres, avant de souligner que l’institution avait recouvré 73 milliards et en 2018, 121 milliards en 2018, une amélioration de 60% ».

Et de poursuivre : «Malgré ce qu’en disent mes détracteurs, des avancées sont notées. Depuis 2014, les retraités ont vu leur émolument augmenter de 40%. Mieux, on est passé à une mensualisation de la pension de retraite depuis 2017. Sans compter, que, lors de la conférence sociale, une pension minimale a été approuvée et s’arrête à 35000, ce qui vaut à l’Etat 5,3 milliards annuellement… L’Ipres a fini de se moderniser avec la carte nouvelle lancée pour immatriculer doublement les pensionnaires à la caisse de sécurité sociale et l’institution de prévoyance ».

Toujours dans ses réponses aux attaques de ces accusateurs, relatives à la rupture de médicaments, au détournement et à la fraude sur les tickets de restaurant, au dysfonctionnement au Nord du pays, avec des retards dans le paiement des pensions, entre autres…, M. Mbengue avait répliqué en ces termes : « Racine m’a dit puisqu’il part, parce que j’aurais dit dans la presse que mon contrat a expiré depuis 2017, moi aussi, il faut que je quitte… »

Quelques heures après, des retraités et d’autres voix qui ne portent pas le DG de l’Ipres dans leurs cœurs l’ont lourdement chargé, en déclarant en sus des accusations de gabegie et de mauvaise gestion de la boîte : « Quand on l’a nommé, il a dit qu’il est venu apprendre… Nous ne voulons pas d’apprentis… Nous voulons des gestionnaires rodés, des administrateurs aguerris et compétents ».

Et enfin, disait le Dg de l’IPRES lors de sa rencontre avec la presse : « Si le Conseil d’administration décide de mon départ, je partirai, mais comme c’est une seule personne qui le souhaite, je reste jusqu’à ce que l’heure de mon départ sonne ».

Est-ce, donc, pour sonner le départ de Mamadou Sy Mbengue que le Conseil d’administration a décidé de se réunir, demain ? A cet instant, nous ne saurions donner de réponse à cette question….

Pétrole et gaz : le Syndicat national des travailleurs dépose un préavis de grève allant du 16 septembre au 15 octobre 2019 

https://www.pressafrik.com/ Le Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat national des travailleurs du pétrole et gaz du Sénégal (Sntpgs) a déposé un préavis de grève allant du 16 septembre au 15 octobre 2019 pour dénoncer les violations des libertés syndicales dans le secteur et particulièrement l’absence d’une convention collective dans le sous-secteur des transports d’hydrocarbures.

Ce préavis de grève est également motivé par les licenciements abusifs, et les violations des libertés syndicales des travailleurs, à la société des transports Ahmed Djuma Gazal, transports Amar, Transports Sady et TRE. Une situation vigoureusement condamné par le Bureau exécutif national du Syndicat national des travailleurs du pétrole et gaz du Sénégal/ Fc qui fait savoir que ces employeurs persistent dans leur refus d’accepter la syndicalisation de leurs employés et l’organisation d’élections de délégués du personnel.

D’ailleurs, à en croire le président Cheikh Diop et ses camarades, le même constat est fait à Petrosen et à Fortesa Sa.

Les syndicalistes considèrent que la place du transport des hydrocarbures dans la chaîne de distribution des produits pétroliers et gaziers, et l’urgente nécessité de moderniser et de rationaliser les relations de travail doivent être régies par des dispositions règlementaires contenues dans une convention collective de branche librement négociée entre partenaires sociaux, selon le quotidien L’As.Salif SAKHANOKHO

Reboisement: Solution By Spirituality(SBS) en action pour un Sénégal vert et propre

http://www.lavalleeinfo.com/ Ses actions n’ont pas trop été médiatisées. Privilégiant la discrétion, le mouvement Solution Bay Spirituality avait déjà investi le terrain depuis longtemps.

Pour le Président Cheikh Baba Diallo et Cie, notre environnement rencontre de sérieux problèmes.

Et c’est pourquoi « Conscient de tous ces dangers qui l’affectent, les membres du mouvement se sont penchés sur la question de la protection.
– Reboisement des arbres,
– Ramassage des sachets plastiques
– Installation de bacs à ordure pour les déchets
L’objectif selon eux, est de promouvoir « une spiritualité engagée qui doit situer la responsabilité de l’activité humaine dans la destruction de l’environnement ».
Le projet ZÉRO ORDURE, déjà lancé ces dernières années, commence déjà à porter ses fruits et impacter positivement. Cette idée matérialisée a même dépassé nos frontières. Solution Bay Spirituality, mouvement international, a offert récemment des bacs à ordures aux populations de Banjul (Gambie), en collaboration avec les autorités.
Ce mouvement qui se veut humaniste, prône un vrai type de citoyen par la spiritualité.
A travers ce projet (ZÉRO ORDURE), ces membres comptent parvenir à faire disparaître totalement les dépôts sauvages des ordures, faire participer tous les citoyens dans la collecte, renforcer les capacités de gestion des ordures et procéder au recyclage.
De l’avis de Cheikh Baba Diallo et Cie, «pour assainir son environnement externe, il faut d’abord assainir les cœurs, il s’agit là, de l’environnement interne. Si le cœur est bien assaini, l’homme sera conscient de l’importance de veiller et protéger son environnement externe et sera incapable de poser  des actes nuisibles à notre cadre de vie. »

Plan stratégique multisectoriel de la nutrition du Sénégal, 2018-2022

http://www.lavalleeinfo.com/ Le contexte d’élaboration de ce document de référence est marqué par une situation nutritionnelle globalement précaire au cours des cinq (5) dernières années en dépit des avancées majeures. La malnutrition aigüe a ainsi connu une baisse entre 2011 et 2014 avec une prévalence qui est passée de 9% à 6%, avant d’augmenter à 8% en2015.

La prévalence de la malnutrition chronique ou retard de croissance, quant à elle, baisse globalement passant de 26% en 2011 à 20,3% en2015. Le Sénégal enregistre une prévalence de la malnutrition chronique parmi les moins élevées de la sous-région.

Concernant les carences en micronutriments, l’anémie reste un véritable problème de santé publique au Sénégal. En dépit des progrès notables ayant fait passer le niveau de prévalence de l’anémie de 76% à 66% entre 2010et 2015, elle reste supérieure au seuil critique défini par l’OMS (40%).

La carence en iode, quant à elle, affecte 28% des Femmes en Age de Reproduction (FAR). Les progrès dans la lutte contre cette carence en micronutriments sont limités par le faible taux (37%) de consommation de sel adéquatement iodé par les ménages au niveau national. Par ailleurs, le Sénégal est aussi confronté à la malnutrition par excès subissant ainsi le double fardeau de la malnutrition. L’obésité et le surpoids

Macky Sall annonce l’implantation d’une Compagnie spéciale d’incendie et de secours au port de Dakar

https://www.beut7.com/Le Port autonome de Dakar (Pad) sera bientôt doté d’une Compagnie spéciale d’incendie et de secours. L’annonce a été faite, ce jeudi, par le Chef de l’Etat Macky Sall, qui procédait à la remise d’un premier lot de matériel au Groupement national des Sapeurs-Pompiers.

« J’ai instruis le ministre de l’Intérieur  à agir dans ce sens en relation avec les autres membres du Gouvernement concerné, à savoir le ministère de l’Economie maritime et de la Pêche ainsi que celui de l’Environnement et tous ceux qui interviennent sur le terrain afin de prendre des dispositions pour l’implantation rapide d’une compagnie spéciale d’incendie et de secours dans l’enceinte du port autonome de Daka », a-t-il déclaré.

Le chef de l’état a également annoncé la construction prochaine d’une trentaine de nouvelles Casernes équipées. « Mon ambition est de mettre à la disposition de nos concitoyens des unités de secours de proximité dotées de moyens adéquats et aptes à assurer leurs missions de protection civile de vigilance des secours et d’assistance des personnes en détresse ou en danger » a-t-il indiqué.

Institut Jeanne D’Arc : Le nouveau voile suscite une interrogation

https://www.seneweb.com/Après avoir autorisé  »exceptionnellement » les filles voilées à reprendre les cours à la suite d’une polémique sur l’interdiction du voile, l’Institution Sainte Jeanne d’Arc a confectionné des voiles pour les élèves. Mais ces foulards commencent à susciter de polémique, car selon certains, ces voiles ressemblent à ceux des sœurs d’église.

SAINTE JEANNE D’ARC : LES VOILÉES ADMISES, MAIS…

NETTALI.COM – La polémique sur le port du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar semble toucher à sa fin. Un accord trouvé, permet aux filles d’étudier avec un foulard et non un voile. Une mesure à titre dérogatoire, valable uniquement pour l’année scolaire 2019-2020.

Après la pluie, c’est le beau temps. Le calme est revenu à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar. Après un accord avec le ministre de l’Education nationale, la direction de l’établissement a reçu ce jeudi 19 septembre, les filles voilées exclues, lors de la rentrée des classes. Elles étaient toutes accompagnées par leurs parents. Ces derniers se disent satisfaits du foulard remis par l’administration.

A en croire les parents d’élèves, le foulard convient bien à leurs filles. Rien à signaler de ce côté.

D’ailleurs, la plainte déposée par l’un des parents d’élèves, a été retirée.

Il y a toutefois un nuage de doute qui plane toujours au dessus des têtes. En effet, cette décision de réintégrer les filles en leur donnant des foulards à la place du voile, n’est qu’un palliatif. Car l’administration est formelle, cette mesure n’est valable uniquement pour l’année scolaire en cours (2019-2020). Est-ce à dire que les filles voilées ne vont plus étudier à l’Isja à l’occasion de l’année scolaire 2020-2021 ? Une zone d’ombre qui intrigue actuellement élèves et parents.
L’on est de nous demander à quand une solution définitive ?

Affaire Du Voile : Le Vatican Confirme Avoir Demandé À L’Institution Sainte Jeanne D’arc De Lâcher Du Lest

http://www.walf-groupe.com/ Une vingtaine de lycéennes musulmanes interdites de classe dans une école catholique de Dakar pour port du voile lors de la rentrée scolaire ont été réadmises jeudi, après un compromis entre l’établissement et l’Etat sénégalais suite à une intervention du Vatican.

Le compromis ayant abouti à la sortie de crise, après deux semaines de controverse, a été obtenu après une intervention du Vatican auprès de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc (ISJA), école catholique réputée de Dakar, a indiqué jeudi à l’AFP le bureau de presse du Saint-Siège.

« La nonciature apostolique (la représentation diplomatique du Saint-Siège, NDLR) au Sénégal, suivant l’invitation du pape François au dialogue inter-religieux et à la cohésion sociale, a contacté directement la supérieure-générale des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, la congrégation responsable de l’école citée, pour que celle-ci demande à ses consœurs à Dakar de faire le possible pour parvenir à un compromis et trouver une solution à une situation complexe », a dit le bureau de presse, confirmant une information de la presse sénégalaise.

Vingt-deux élèves voilées de Sainte-Jeanne-d’Arc s’étaient vues refuser l’accès à cette école réputée de Dakar depuis le 3 septembre en vertu d’un nouveau règlement selon lequel la seule tenue autorisée serait l’uniforme habituel « avec une tête découverte, aussi bien pour les filles que les garçons ».

La mesure avait suscité une vive polémique dans ce pays très majoritairement musulman réputé pour sa tolérance religieuse. La police avait procédé à l’interpellation d’au moins quatre personnes qui manifestaient devant l’école pour protester contre l’interdiction du voile.

Un accord avait finalement été trouvé le 12 septembre entre le ministère de l’Education nationale et la direction de l’école, fondée en 1939 par la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny, basée en France.

Selon ce compromis, uniquement valable pour l’année scolaire en cours, les 22 élèves concernées peuvent réintégrer l’école en portant l’uniforme, « assorti d’un foulard de dimensions convenables, fourni par l’établissement et qui n’obstrue pas la tenue ».

« Toutes les 22 élèves ont été réadmises. On a respecté l’accord », a déclaré jeudi à l’AFP la proviseure de l’ISJA, Ryanna Tall.

« Les élèves ont été réadmises sans problème. Elles portent un foulard qui couvre la tête, les oreilles, la nuque et le cou. Ça couvre ce que ça doit (couvrir), ça montre le visage tout simplement, comme le demande la religion musulmane », a déclaré à la presse le père d’une élève, Abou Daoud. « Mes deux filles ont repris les cours sans problème. Le foulard couvre bien la tête », a confirmé à l’AFP une mère de famille

Sainte-Jeanne-d’Arc compte quelque 1.700 élèves, pour une bonne part enfants de familles aisées ou d’origine étrangère, notamment libanaiseVoaafrique

LE VOILE «ISLAMIQUE FRANÇAIS » INVITE A L’INSTITUTION JEANNE D’ARC PAR MAKHTAR DIOUF

L’habillement de la femme ne peut être abordé sans faire référence au problème du « voile islamique » en France qui depuis des années défraie la chronique dans ce pays et dans le monde. La France est le seul pays d’Europe et même d’Occident où le port du voile fait particulièrement l’objet de fixation. C’est le pays où le qualificatif ‘’islamique’’ est adjoint au voile, pour parler de ‘’voile islamique’’ ; alors que dans les pays de langue anglaise, on dit simplement headscarf (foulard de tête)

C’est une loi de 2004 qui est venue interdire « le port du voile islamique». L’interdiction concerne le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Les signes visés sont les plus ostensibles : le voile islamique, la kippa des garçons juifs, les grandes croix de certains chrétiens. Mais sont tolérés  les signes discrets comme les petits bijoux (les petites croix chrétiennes portées comme pendentifs).

En fait, la mesure ne vise que l’habillement des femmes musulmanes. Les juifs continuent à porter leur kippa et les chrétiens leurs petites croix comme pendentifs.

C’est ainsi que des adolescentes de 15 ans à 17 ans sont refusées d’entrée dans leurs écoles pour avoir porté une tenue «  non conforme  ». Le Collectif contre l’Islamophobie en France a recensé 130 cas d’exclusion de collégiennes ou lycéennes en raison de leur tenue vestimentaire en 2014. Dans un lycée parisien, au mois de juillet 2016, la proviseure interdit d’entrée une élève de 17 ans convertie à l’Islam avec ce motif : sa jupe est trop longue. Dans la fonction publique française aussi le port du voile est interdit

Le paroxysme dans l’islamophobie et le ridicule vient d’une femme, Laurence Rossignol, ministre des droits de la femme (sous F. Hollande) avec en 2016 cette déclaration : … « On peut se poser la question : pourquoi faudrait-il cacher le corps des femmes ?… Je pense que quand on cache les corps des femmes, quand on les dissimule, quand on les efface, derrière, pas loin, il y a leur dissimulation et leur effacement de l’espace public. »

Cette loi a introduit des divisions même au sein du mouvement féministe français. Certaines féministes continuent à considérer le voile comme un symbole d’oppression, mais d’autres féministes combattent vigoureusement cette loi. C’est le cas de Chritine Delphy, figure de proue du féminisme en France, qui estime qu’aucun argument rationnel n’a été avancé pour interdire le port du voile à l’école ; une loi qui à ses yeux, est inique, raciste, et s’inscrit dans un aveuglement collectif. Un groupe de féministes françaises non- musulmanes ‘’Les Blédardes’’ a aussi combattu cette loi. Et ce ne sont pas les arguments qui manquent. Comment peut-on dans les écoles accepter des jeunes filles qui portent des tenues dénudant le nombril, et refuser d’autres jeunes filles qui se couvrent la tête ?

Les adversaires de la loi anti-voile pourraient se prévaloir de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, article 18, signée en France même, à Versailles, qui reconnaît ‘’la manifestation religieuse tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites’’. Le texte englobe le mode d’habillement avec le terme « les pratiques ».

Le verset 59 de la sourate 33 du Coran sur l’habillement de la femme musulmane est une recommandation ; il s’apparente plutôt à un conseil dans l’intérêt même des femmes. Si elles doivent s’- habiller comme le recommande le Coran, c’est d’abord pour qu’elles soient reconnues (you’rafna) comme musulmanes certes, mais aussi comme femmes de dignité, qui rien que par leur présentation extérieure imposent le respect et ne soient pas l’objet du voyeurisme de certains hommes et de leurs comportements malveillants. C’est pour leur éviter d’être you’zayna.

Le terme coranique (you’zayna ) est rendu dans les langues indo-européennes de traduction du verset par une gamme de mots tels que ‘’agacer’’, ‘’importuner’’, ‘’tourmenter’’, ‘’offenser’’, ‘’injurier’’ … Ils revoient tous au terme ‘’harceler’’. Il est recommandé à la femme musulmane de s’habiller d’une façon qui impose le respect. Cette recommandation est valable pour la femme qui sort de son domicile. Il est certain qu’une femme dont le corps est bien couvert a bien moins de chances d’être objet de convoitise de la part de certains hommes. Il s’agit donc de mesure de prévention et de protection, d’autant plus que le harcèlement sexuel dont sont victimes bon nombre de femmes dans la rue, dans les lieux de travail, dans les transports en commun, est non seulement stressant, aliénant, mais ouvre la voie bien souvent au viol.

Pour l’Egyptienne Safinaz Kazim, le voile est un ‘’imperméable moral’’ qui permet de se dérober du viol visuel par lequel certains hommes jouissent d’une femme sans son consentement. Pour elle, cette façon de s’habiller libère la femme de l’ostentation, lui évite d’être considérée comme un simple objet de désir ; c’est une illusion pour la femme de penser qu’elle se libère en dénudant aux yeux de tous une grande partie de son corps. Il convient tout de même de préciser que la façon qu’ont certaines femmes d’Asie centrale (Ouzbékistan, Afghanistan, Pakistan …) de s’habiller en burqa (tout en noir, le visage couvert ne laissant voir que les yeux) relève de leur culture et non de préceptes islamiques.

Simone de Beauvoir dans son livre Le deuxième sexe, 1949, qui est la Bible du féminisme, évoque la mode féminine d’habillement qui transforme la femme en objet pour le voyeurisme des hommes, avec une société qui lui demande de se transformer en objet érotique, pour être offerte comme une proie aux désirs mâles (p. 392). La romancière canadienne Nancy Huston apporte un autre éclairage sur le port du voile. Elle constate que la société actuelle est allumeuse, avec la présence partout de la nudité féminine. Aussi estime -t- elle, le port du voile chez certaines femmes signifie un refus de se soumettre aux diktats d’une société qui a décidé de tout montrer, et les femmes voilées ne sont pas plus opprimées que les femmes-mannequins squelettiques, refaites de la tête aux pieds, immobiles, figées dans des positions grotesques. Et de citer sa collègue québécoise Nelly Arcan : ‘’la burqa de chair ne vaut pas mieux que la burqa de tissu.’’

Le Français Julien Suaudeau, écrivain, enseignant aux Etats-Unis condamne ces mesures d’interdiction dans un article de presse intitulé ‘’La France contre le reste du monde’’ (7 septembre 2016) pour parler de «délire», « d’hystérie collective », « d’obsessions et névroses identitaires ». Comment la femme peut-elle revendiquer d’être traitée comme une égale si elle adopte un style vestimentaire qui amène les hommes à ne se focaliser que sur son corps partiellement dénudé, faisant totalement l’impasse sur sa personnalité, ses capacités intellectuelles et professionnelles ?

A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de plus en plus d’étudiantes adoptent la tenue voilée, pour certaines, moins par conviction religieuse que par souci de faire barrage au harcèlement sexiste de leurs camarades étudiants ; ces derniers soit les respectent, soit les trouvent moins séduisantes. Ne voit-on pas dans les pays occidentaux des femmes célibataires porter l’alliance pour faire barrage à des hommes trop entreprenants  ? Ce n’est pas le port du voile qui empêche la femme de penser et de s’exprimer. Les Ecritures du Judéo-christianisme ont-elles une position sur le problème de l’habillement de la femme ?

Dans le Judaïsme, les rabbins maudissent l’homme qui laisse voir les cheveux de sa femme, et la femme qui laisse voir ses cheveux est indexée comme apportant la pauvreté. Dans l’ancienne société juive, le voile était considéré comme un signe de respectabilité, de dignité, raison pour laquelle il était interdit aux prostituées de le porter. Dans la société juive actuelle, beaucoup de femmes ont tendance à substituer la perruque au voile. Dans le Nouveau Testament, Première Lettre de Paul à Timothée, on peut lire : – ‘’Je désire aussi que les femmes s’habillent d’une façon convenable, avec modestie et simplicité ; qu’elles ne s’ornent pas de coiffures compliquées, ou de bijoux d’or, ou de perles ou de vêtements coûteux, mais d’œuvres bonnes, comme il convient à des femmes qui déclarent respecter Dieu’’ (Timothée 2 : 9)

Une revisite de l’histoire de France a révélé que l’Islam n’est pas la première victime de l’interdiction vestimentaire. Alain Weill (Affiches impertinentes, improbables, incorrectes, insolites, Paris : 2010) nous apprend que, avant même la loi de 1905 sur la laïcité, Eugène Thomas maire du Kremlin Bicêtre (proche banlieue Sud de Paris), avait signé le 10 septembre 1900 un arrêté interdisant le port de la soutane sur le territoire de la commune (rapporté par Le Canard enchaîné du 5mai 2010). Ce qui montre que l’irrespect à l’égard de la religion est vieille en France.

A l’islamophobie depuis les croisades du 11ème au 13ème siècle est venu s’ajouter le phénomène de déchristianisation avancée. Revenons au Sénégal, avec un peu d’- histoire. Au départ est le club culturel et sportif Jeanne d’Arc aux couleurs Bleu et Blanc, créé en 1921 par les Pères Lecocq et Daniel Brottier. Le souci de ces deux ecclésiastiques français était de réunir Noirs, Européens, Métis, catholiques et musulmans dans un cercle de fraternité.

Personnellement, c’est à 18 ans que j’ai signé ma première licence de footballeur en junior dans ce club dont j’étais un fervent supporter pour devenir membre du comité directeur par la suite. La JA est un microcosme de l’harmonie confessionnelle au Sénégal. C’est une famille. Je n’y ai jamais perçu une trace de problème entre musulmans et chrétiens. Avant les matches, comme dans tous les autres clubs sénégalais, nous prenions tous ce que dans le milieu sportif on appelle le ‘’bain mystique’’ de protection, préparé avec des versets du Coran. Tout le monde s’y mettait, musulmans comme catholiques. Au coup d’envoi, certains de nos partenaires catholiques faisaient le signe de croix. C’est dans le sillage du club Jeanne d’Arc qu’est créée en 1939 l’école appelée Institution Sainte Jeanne d’Arc.

Le problème actuel est dû au fait qu’un groupe de cette école a tenté d’imiter ce qui se fait en France contre les jeunes filles musulmanes. Ce qui est un mauvais exemple. Des pays comme les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Allemagne, les pays scandinaves … n’ont aucun problème avec ce qu’on appelle ‘’voile islamique’’ en France. L’interdiction du voile dans cette école sénégalaise n’aurait jamais existé si elle n’avait pas existé en France. Le Sénégal n’est pas la France. ISJA n’est pas sous régime d’exterritorialité susceptible de lui permettre d’instaurer dans le pays une loi étrangère tropicalisée en règlement intérieur. Le port du voile ne peut y être interdit.

L’harmonie religieuse et ethnique qui existe au Sénégal est un modèle envié partout dans le monde. On ne peut pas laisser des Sénégalais inviter dans le pays une loi issue de l’islamophobie de France. Il y a quelques années, le Collège Sacré-Cœur avait tenté d’interdire le port du voile, mais avait dû reculer. Il en sera chaque fois ainsi parce que : inconcevable, inadmissible. Pourquoi interdire au Sénégal ce qui sur l’ensemble de la planète n’est interdit que dans la seule France ? Si chaque entité sociale ne voulait s’en remettre qu’à son règlement intérieur, que deviendrait cette union nationale ancrée dans nos us et coutumes, entérinée par toutes nos Constitutions ?

ISLAMOPHOBIE–LE COLLECTIF AND SAMM JIKKO YI CRIE AU SCANDALE

NETTALI.COM – Le collectif And Samm Jikko Yi a reagi face aux polémiques  impliquant la Pharmacie Guignon, l’institut européen des affaires et l’institut Sainte Jeanne d’Arc de Dakar. En conférence de presse ce mercredi à la grande mosquée de Point E, les membres de ce collectif se sont indignés et ont tiré la sonnette d’alarme.

Très remonté face à qu’il qualifie d’islamophobie, le collectif And Samm Jikko Yi se dit prêt à porter le combat jusqu’au bout.

Deal humiliant dans l’affaire Sainte Jeanne d’Arc

 De prétendues ‘’négociations’’ auraient été initiées par le ministre de l’Education nationale afin d’aboutir à ce qui pourrait être qualifié d’un “deal humiliant”, permettant aux élèves exclues de reprendre ultérieurement les cours, avec de nouveaux hijabs, dés-islamisés et taillés sur mesure, conformément aux desiderata des Sœurs de confession chrétienne ! “, ont déploré Ababacar Mboup et compagnie.

Après moult négociations, c’est ce jeudi 19 septembre que les filles exclues par l’administration de l’Institution sainte Jeanne d’Arc (Isja) seront réintégrées dans l’établissement pour l’année 2019/2020 à compter du 19 septembre 2019.

Cependant, le collectif And Samm Jikko Yi se veut prudent et attend avec impatience le nouveau voile que l’administration va proposer aux élèves.

” Foulard ou voile, l’appellation importe peu. En tout cas, s’ils veulent la paix, ils n’ont qu’à laisser les filles se couvrir la tête comme le veut l’Islam. Car dans notre religion, c’est une obligation pour la femme se couvrir la tête”, a averti Dame Ndoye du Cusems.

Interdiction de faire la prière

Hormis le port du voile à l’Isja, le collectif And Samm Jikko Yi a déploré également la mesure prise par l’institut européen des affaires (IEA) interdisant de prier dans l’enceinte de l’établissement sous prétexte que celui-ci est laïc.

Non sans manquer de fustiger le licenciement de Dr Khadim Dioum et Dr Dame Dia par la direction de la pharmacie Guigon. Ces derniers auraient perdu leur poste avec comme faute ” aller faire la prière“.

” Au regard de ces actes de provocation inacceptable, dans un pays comme le Sénégal, on est tenté de se demander si la succession chronologique des faits, et si la similitude des procédés, ne s’inscrivent-ils pas dans une logique de déstabilisation de notre pays via des attaques frontales contre la foi de 95 % des habitants de ce pays?. Nois sommes des musulmans étrangers dans notre propre pays “, s’offusque le collectif And Samm Jikko Yi.

Avant de préconiser : ” Ne pas laisser ces trois actes inqualifiables ( Isja, Pharmacie Guigon et IEA), sans amaner l’Etat à faire respecter la Constitution sénégalaise à ces institutions hors la loi, agir pour la mise en place d’une structure nationale fédérant les hautes autorités musulmanes du Sénégal afin de prévenir les tentatives sataniques de division qui visent à miner l’unité des musulmans du Sénégal”.

Rentrée des élèves exclues de l’ISJA : Ibrahima Séne revient à la charge et demande à l’Etat de combattre les islamistes

https://www.pressafrik.com/ Ce jeudi 19 septembre 2019, les élèves exclues de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc reprennent le chemin de l’école. Le politicien Ibrahima Sène qui avait désavoué la sortie du Khalife des Tidianes Serigne Mbaye Sy Mansour qui réclamait la fermeture de Sainte Jeanne d’Arc, revient à la charge. Et cette fois ci,  contre  le Mouvement religieux « Aar Jikko Yi ».

« Depuis la controverse sur le port du voile à l’ISJA, ce Mouvement « Aar Jikko Yi » est entré dans une campagne effrénée contre la laïcité de l’Etat, sous prétexte qu’elle est d’origine maçonnique, donc contre l’Islam.  Dans notre pays, il est constant de voir les islamistes tenter de réduire les enjeux de la lutte politique entre « partisans et opposants de la laïcité de l’Etat,  pour donner du crédit à leur lutte contre les francs -maçons qui mèneraient une lutte contre l’Islam au Sénégal,  pour y perpétuer la politique coloniale de la France, à laquelle  les fondateurs de nos confréries s’étaient opposés, au prix même de l’exil imposé au vénéré fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba », s’offusque le secrétaire du Parti de l’Indépendance du travail (PIT)

Pour lui, ces détracteurs de la laïcité ont été désavoués par le peuple sénégalais lors du Référendum de 2016 sur la réforme de la Constitution proposée par le Président Macky  Sall, qu’ils ont présentée comme un projet des franc- maçon pour légaliser l’homosexualité, contre les valeurs de l’Islam.

« Aujourd’hui, ils ont repris leur offensive. En reprenant leur propagande contre la laïcité de l’Etat, présentée de nouveau comme un projet de franc-maçons Français, en exploitant abusivement, la controverse autour du port du voile à ISJA de Dakar, et en toute mauvaise foi,  pour des gens qui prétendent être les seuls défenseurs authentiques de l’Islam au Sénégal. C’est la raison pour laquelle,  ils se sont mobilisés contre «  l’accord » conclu entre le ministre de l’Education et la Direction de ISJA, pour tenter de le compromettre aux yeux de l’opinion, en vue d’amener les pères de famille concernés à ne pas l’accepter ce 19 Septembre », regrette t-il.

Pour conclure, Ibrahima Séne interpelle les Sénégalais, notamment les musulmans du Sénégal,  » face au danger que constituent ces Islamistes, pour la paix, la cohésion et la stabilité dans notre pays.

 Les combattre sans concession est devenu un devoir hautement citoyen,  depuis leur offensive de 2016,  lors du référendum sur la réforme de la Constitution. »

PAR-DELÀ LE VOILE PAR VIEUX SAVANÉ

« L’affaire Jeanne d’Arc » ne saurait se réduire à une simple question de voile, ne serait-ce que parce qu’elle dévoile des problèmes qui vont bien au-delà

C’est aujourd’hui, jeudi 19 septembre, qu’entre en vigueur l’accord conclu, mercredi 11 septembre, entre le ministère de l’Education nationale et l’administration de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc, préconisant une réintégration des élèves voilées, sous condition de se conformer aux réaménagements exceptionnellement édictés, à savoir : « porter l’uniforme assorti d’un foulard, de dimensions convenables, fourni par l’établissement et qui n’obstrue pas la tenue  ».

A cette occasion, Sud publie dans la rubrique Forum des  articles reflétant différents points de vue, invitant ainsi à se faire sa part de vérité. Pour ce qui nous concerne, il importe de rappeler que « l’affaire Jeanne d’Arc  » ne saurait se réduire à une simple question de voile, ne serait-ce que parce qu’elle dévoile des problèmes qui vont bien au-delà. Comme nous le faisait remarquer un observateur averti de la scène socio-politique sénégalaise, elle révèlerait plutôt le dessein non avoué de quelques activistes tout à l’idée d’ “introduire subrepticement les germes d’une déstabilisation propice à certaines aventures”.

A l’entendre, “les non-dits et les arrières pensées peuvent cacher des enjeux autrement plus importants, avec le projet de mettre en échec l’Etat laïc, les confréries considérées comme une hérésie et d’instaurer une République islamique “.

Cela est d’autant plus plausible que, faisait-il observer, «  sur les 26 élèves concernées par l’affaire du voile, sur un effectif de plus de 1700 élèves, 23 d’entre elles sont d’origine libano-syrienne, d’obédience chiite, soutenues par le Hezbollah et l’Iran ».

Une manière de mettre le doigt sur une possible instrumentalisation de la religion au profit de projets politiques. Et cela va dans le sens des propos énoncés, il y a déjà quelques années, par le Pr Abdoul Aziz Kébé ( Voir Sud Quotidien du 13 août 2012 ).

A l’époque, chef du département d’arabe à l’Université Cheikh Anta Diop , responsable du Centre de Recherche Islam Sociétés et Mutations, alors qu’on l’interrogeait sur le fait de savoir s’il était possible que des mouvements salafistes puissent se déployer au Sénégal, il avait répondu que ce pays ne pouvait être un îlot replié sur lui-même, loin des soubresauts du monde alentour.

Faisant observer qu’ “il y a des gens qui croient que l’islam est religion et politique” et qui “ont un projet d’instaurer un Etat théocratique”, il relevait qu’ il y a “aujourd’hui ce qu’on appelle une structure dans le sens de l’appel islamique, “la da’wa”. Et cette dernière, avait-il indiqué, «  consiste à se mobiliser pour une soidisant réislamisation de la société. Dans leur entendement, le Sénégal est un pays musulman mais la société n’est pas islamisée.

Pour ce faire, il faut alors, selon eux , ajuster les propos tout autant que les comportements à la lettre de la shari’a”. Le Pr Kebe de souligner alors que “les partisans de cette option veulent s’appuyer sur l’idéologie salafiste, sur le wakhabisme, pour contrer l’islam des confréries et promouvoir un rigorisme littéral”. Relevant que  c’est ce qui était en train d’être appliqué à cette époque à Tombouctou et à Gao (Mali), et que si cela parvenait à «  investir la conscience d’une majorité de Sénégalais qui ont assimilé cette idéologie exclusiviste, il est à craindre que nous puissions connaitre ces mêmes problèmes ». Il se trouve précisément, avait-il souligné que “le salafisme est une doctrine qui voit l’avenir de l’humanité dans le passé. Il dit que nous devons calquer notre vie sur celle des “ancêtres vertueux”. C’est un radicalisme théologique qui combat la modalité soufie des confréries. En somme, ils prennent les ancêtres (Salaf) comme modèles. Pour eux, tout ce qui est symbole de la vie moderne contemporaine est contraire à l’Islam pur”.

Soulignant que le danger est à nos portes, le Pr Kébé avait tenu à rappeler que “toutes les religions ont été capturées à un moment donné par ceux qui ont des projets politiques », lesquels « ont choisi la facilité en investissant l’émotion et l’affect plutôt que l’intellect”. Se prononçant sur le port du voile, tout en y décelant une recommandation du Coran aux femmes, à ne « pas exposer leurs charmes », cela lui apparaissait toutefois comme « une injonction de respect, à savoir ne pas considérer la femme comme une chair à prendre ». Aussi avait-il précisé, à l’école comme partout ailleurs, «  ce qui conviendrait le mieux, c’est que la modalité soit à l’africaine et que ce ne soit pas forcément à la Saoudienne ou à l’Arabe”. Ne serait-ce que parce que, « le port vestimentaire est partie intégrante et constitutive de notre culture ».

Ayant naguère enseigné dans une école catholique avec une prédominance d’élèves musulmanes, le Pr Abdoul Aziz Kebé faisait par ailleurs remarquer que “si dans le port du voile, il y a le rejet de l’autre, l’enfermement sur soi-même, si le voile est un ghetto, alors cela peut être dangereux pour l’espace scolaire. Espace de dialogue, d’intégration”. Pour lui, « si le port du voile empêche de s’asseoir à côté d’un garçon, il y a un problème”. Et d’ajouter : “ Si quelqu’un ne peut pas se plier aux règles qui régissent l’école, il peut aller dans un autre espace qui reflète ce qu’il désire”.

Pour le Pr Abdoul Aziz Kébé, cette affaire “n’a rien à voir avec la religion”, même si, précisait-il dans cette même interview, “le voile ne doit être un prétexte, ni pour exclure ni pour s’exclure”.

ARRÊTONS DE NOUS VOILER LA FACE !PAR RACINE TALLA, JOURNALISTE, DG DE LA RTS

Lorsque des villes saintes, ou supposées telles, peuvent se permettre de prendre des mesures anticonstitutionnelles et les faire respecter par tous, pourquoi alors nous tympaniser sur l’épiphénomène «voile à Sainte Jeanne d’Arc» !

Lorsque des villes saintes, ou supposées telles, peuvent se permettre de prendre des mesures anticonstitutionnelles et les faire respecter par tous, pourquoi alors nous tympaniser sur l’épiphénomène «voile à Sainte Jeanne d’Arc» !

Des ignorants, de surcroît dangereux pour la République vont jusqu’à dire «on a trop donné aux chrétiens!». Ils oublient que le chrétien du Sénégal est d’origine peulh, diakhanké, diola, soninké, Sereer, mankagne, manjak…..

L’islam et le christianisme se sont greffés à nos identités d’origine avant d’en être constitutives. Les sociétés et les cultures sont dynamiques. En clair, le Sénégal n’appartient ni au musulman ni au chrétien.

SOOR SANS MOUSOOR N’EST QUE RUINE DE L’ÂME ! PAR HAMETH BA

Pourquoi diable les soeurs de l’ISJA ont-elles porté le combat sur le symbole plutôt que sur les comportements ? Ce faisant, elles ont endossé le costume des liberticides et se sont aliéné l’essentiel des observateurs, modérés et radicaux

Honte à ceux qui ont laissé les soeurs de Jeanne d’Arc aller seules au front pour sauver une certaine idée de l’école sénégalaise, déjà si mal en point. Honte à eux pour leur avoir fait croire qu’ils seraient à leurs côtés face à l’opinion publique, et que la légitimité de leur combat en ferait des héroïnes, comme leur marraine Jeanne d’Arc.

Le Sénégal, pays du maslaa, n’en est pas à une contradiction près : face à l’échec de l’école publique avec ses grèves à répétition et ses faibles taux de réussite aux examens, l’enseignement privé catholique est devenu la filière la plus sûre pour assurer l’avenir de nos enfants et dans cet espace de convivialité, l’unanimité semblait faite contre les agissements de certaines filles voilées, pour la plupart excellentes élèves, qui refusent de serrer la main aux hommes, d’être dans le même rang qu’eux et de partager les activités culturelles et sportives.

Alors, pourquoi diable les soeurs ont-elles porté le combat sur le symbole plutôt que sur les comportements ? Ce faisant, elles ont endossé le costume des liberticides et se sont aliéné l’essentiel des observateurs, modérés et radicaux. Car l’habitude crée le droit ! En ciblant les coupables individuellement, elles auraient pu s’assurer l’appui des autorités politiques et religieuses, créer un consensus, convoquer les familles et les mettre en demeure de se conformer à la culture de l’établissement ou de trouver asile ailleurs. On peut également se poser des questions sur le combat solitaire qu’elles ont accepté de mener avec une détermination qui frisait l’entêtement.

Ni les autres établissements catholiques: Maristes, Notre-Dame, St Michel, Sacré-Coeur, ni la Direction de l’Enseignement Catholique n’ont manifesté publiquement la moindre solidarité. Quant aux associations chrétiennes ou prétendues laïques qui se sont exprimées, elles ont déplacé le débat sur le communautarisme ou le terrain constitutionnel, alors que ces questions relèvent de la responsabilité exclusive du ministère de tutelle. Le Ministère de l’Education Nationale, ou plutôt son fantôme, apparu furtivement au moment de l’éclatement de l’affaire en mai 2019 à travers un communiqué affirmant sa désapprobation, puis disparu des radars, laissant la voie libre aux aboyeurs de tous bords. Il aura fallu l’annonce du retour précipité du Président de la République avec un conseil des ministres le lendemain pour que le voile cher aux soeurs se transforme en mouchoir de tête et que les bannies soient réhabilitées, après une semaine de purgatoire.

La communication calamiteuse des autorités laisse penser à une capitulation sous la contrainte, avec la complicité du Nonce Apostolique qui aurait brûlé le projet des soeurs sur l’autel du dialogue islamo-chrétien. Il nous reste de ce triste épisode un arrière-goût de grand gâchis, avec tout ce vomi qu’il sera difficile de ravaler, cette impression de louvoiement du ministère qui a raté une opportunité d’affirmer son autorité sur des questions sociétales capitales.

Pour le reste, l’avenir nous dira si la réduction de la taille du foulard aura un impact proportionné sur le caractère asocial de ces jeunes filles et sous ce rapport, l’entretien préalable à leur réintégration, en présence d’un inspecteur d’académie sera crucial car si toute cette prise de tête devait se résumer à une question de surface de tissu, nous en serions tous les têtes de… turcs.

COMPROMIS OU COMPROMISSION ?PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – A Diamniadio, Mamadou Talla et l’ISJA ont exclu des négociations, les parents d’élèves – Ainsi vicié dans son principe, le protocole de Diamniadio l’est aussi dans sa conclusion

C’est ce jeudi 19 septembre que les filles voilées de l’Institut Sainte Jeanne d’Arc (ISJA) doivent réintégrer leur établissement à la seule condition de souscrire aux clauses ratifiées dans le Protocole de Diamniadio sans l’inclusion de leurs parents. En effet, dans la nuit du 11 au 12 septembre dernier, aux sphères ministérielles, les autorités de l’ISJA et le ministre de l’Education nationale, Mamadou Tall, ont signé unilatéralement un protocole pour mettre fin à la crise qui secouait ledit établissement depuis l’ouverture des classes le mardi 3 septembre dernier. L’accord indique d’abord que «les vingt-deux élèves seront réintégrées dans l’établissement, pour l’année scolaire 2019/2020, à compter du 19 septembre 2019», ensuite qu’«elles porteront l’uniforme assorti d’un foulard, de dimensions convenables, fourni par l’établissement et qui n’obstrue pas la tenue» et enfin que «les familles seront reçues individuellement par la direction de l’établissement en présence de l’Inspecteur d’Académie qui veillera au respect, par les élèves, des conditions définies». Au lendemain de cette sortie de crise, tous les Sénégalais préoccupés par cette crise qui a fini par prendre faussement les allures d’une confrontation islamo-catholique ont poussé un ouf de soulagement.

Mais à la lecture analytique des différents points qui composent le protocole d’accord émanant de la rencontre bipartite ministère de l’Education et ISJA, il y a de quoi être circonspect, dubitatif voire inquiet. En sus, l’absence des plénipotentiaires des parents d’élèves est un signe de déséquilibre et de fragilité dans ces négociations. Alors que la présence des parents des élèves incriminées pour ne pas dire discriminées à cette rencontre était aussi importante que celle des autres parties co-signataires du protocole d’accord de Diamniadio. Leur absence risque de peser négativement dans la suite des événements d’autant que tous les points du pacte final sont rédigés dans un style équivoque qui laisse la porte ouverte à des interprétations diverses et divergentes. Ce qui peut faire sourdre des tensions et des conflits dans un futur proche.

Le protocole de Diameniadio : un galimatias amphigourique

D’abord la première clause indique que «les vingt-deux élèves seront réintégrées dans l’établissement, pour l’année scolaire 2019/2020, à compter du 19 septembre 2019». Pourquoi une journée après les négociations qui actent la fin de la crise, n’a-t-on pas autorisé aux filles discriminées de reprendre les cours ? En plus, dire que les filles seront réintégrées pour l’année scolaire 2019/2020 laisse sous-entendre que ce consensus revêt un caractère provisoire et n’est valable que pour la présente année académique. Par conséquent, il est fort probable qu’en 2020-2021, pour les mêmes motifs, ces filles, au cas où elles accepteraient les conditions draconiennes du protocole d’accord de Diamniadio, peuvent être exclues sans autre forme de procès. En termes clairs, s’il arrive que ces filles voilées reprennent les cours à l’ISJA, il faut s’attendre l’année prochaine à ce qu’elles ne soient acceptées dans cet établissement puisque les clauses de l’accord bipartite ne le leur autorisent plus une possibilité d’inscription pour une autre année.

Dire que les filles qui sont au centre de cette crise « porteront l’uniforme assorti d’un foulard, de dimensions convenables, fourni par l’établissement et qui n’obstrue pas la tenue », c’est leur interdire en termes détournés le voile. Puisque ce hijab est la pomme de discorde, pourquoi dans les termes de l’accord n’a-t-on pas mentionné expressément le mot «voile» ? Pourquoi sciemment a-t-on substitué le voile au foulard ? Il ne faut pas s’adonner à un sémantisme ludique et puéril quand il s’agit de chose aussi importante que le port du voile qui garde toute sa signification cultuelle et culturelle, n’en déplaise à Penda Mbow qui qualifie d’objecteurs de conscience tous ceux qui ont osé faire prévaloir la loi contre le diktat du Saint office de l’ISJA. En plus, pourquoi l’établissement définirait-il unilatéralement et arbitrairement les dimensions du foulard sans y associer les parents des élèves voilées ? « Voile » n’est pas synonyme de « foulard ». Ce sont deux couvre-chefs différents. Et le fait de mettre « foulard » à la place de « voile » est une violation même de l’esprit et de la lettre qui devait présider à la tenue de cette rencontre. Un foulard couvre la tête mais ne cache pas la région cervicale. En sus, elle laisse complètement le visage à découvert. Alors que le hijab, c’est-à-dire le voile simple dont il est question, couvre la tête, les oreilles et le cou de celle qui le porte. Il laisse à découvert l’ovale du visage. En outre, l’accord indique que « le foulard ne doit pas obstruer la tenue ». Cela veut dire tout simplement qu’aucun morceau du foulard ne doit toucher une partie de la tenue. Or, il est évident que le hijab ne laisse pas apparaitre le col de la chemise de l’uniforme puisqu’il couvre le cou de la jeune fille qui le porte.

Et cela rejoint ce que nous disions supra. Ce foulard que l’ISJA proposera ne dépassera pas la nuque des jeunes filles désireuses de porter le voile. Les rédacteurs co-signataires de cet accord sont très rusés comme des renards qui déjouent les pièges sémantiques pour arriver à leur fin. Si dans les termes de l’accord, ils avaient mentionné « voile » à la place de « foulard », ils ne mettraient cette expression « ne doit pas obstruer la tenue ». Parce qu’ils savent bien qu’un foulard ne peut pas encombrer le col d’une chemise ne dépassant pas la zone cervicale. Un voile obéit à des normes de dimensionnalité et il n’appartient pas exclusivement à l’ISJA de les définir en ne prenant pas langue avec les premiers concernés (les filles voilées et leurs parents).

La dernière clause de l’accord aussi problématique que les deux premières enjoint « aux familles d’être reçues individuellement par la direction de l’établissement en présence de l’Inspecteur d’Académie qui veillera au respect, par les élèves, des conditions définies ». Pourquoi les recevoir individuellement alors que pour préserver cet esprit de famille dont se prévaut l’ISJA, les autorités dudit établissement auraient dû les recevoir en même temps pour renouer le fil du dialogue et fumer le calumet de la paix avec eux ? Mais, l’ISJA est dans sa logique. Puisque les parents d’élèves ont été exclus du processus de négociation qui a abouti à cet accord du désaccord probable, alors il serait inconséquent de vouloir les y associer sous quelque forme que ce soit. Chaque parent reçu individuellement ploierait plus facilement sous la pression de ces autorités de l’ISJA qui, de l’alpha à l’oméga de cette crise, ont fait preuve d’un autoritarisme outrancier à l’endroit des filles discriminées dont le seul tort est de vouloir se conformer à leurs croyances culturelles ou cultuelles autorisées par la législation sénégalaise plus forte que tout règlement intérieur quelconque. Et l’inspectrice d’Académie actera tout refus ou toute rebuffade d’un parent d’élève qui n’agréerait les difficiles conditions contenues dans le protocole de Diamniadio.

Il faut déplorer, voire condamner les conditions dans lesquelles ce protocole de minuit a été signé sans l’autre partie belligérante. Mais il ne faut pas se voiler la face. Cet accord signé par le ministre de l’Education en parfaite intelligence avec les autorités de l’ISJA n’est qu’un armistice puisque les hostilités reprendront dès que la proviseure Rayanna Tall voudra appliquer à la lettre les termes de ce diktat. Même si les parents des élèves voilées déposent les armes, se résignent ou préfèrent aller ailleurs, ce protocole ouvre une blessure saignante incicatrisable. La signature de ce protocole nébuleux conclu dans des conditions pas très catholiques risque de faire effet boule de neige dans tous les établissements privés catholiques (Hyacinthe Thiandoum, Anne Marie Javouhey, Abbé Boilat et Didier Marie) qui, en 2011 et 2016, avaient interdit clairement le port du voile avant de se plier devant la fermeté ministérielle. Et ce qui s’est passé à Diamniadio ouvrira la boîte de Pandore et servira de jurisprudence à ces établissements qui ne démordent pas de revenir à la charge. Par conséquent, il faudra se préparer à d’autres levées de boucliers demain. Ce qui veut dire que c’est toujours la quadrature du cercle.

Mamadou Talla : un ministre pusillanime

Le Témoin dans son édition du 13 septembre dernier écrit que le Vatican est à l’origine de l’abdication de l’ISJA qui n’entendait pas céder un pouce de terrain dans son édit promulguant ipso facto l’expulsion des élèves voilées. Certainement que le Vatican a dû rappeler aux autorités de l’ISJA de relire La Gravissimum Educationis signée à Rome le 28 octobre 1965 qui reconnait l’éducation comme « un droit sacré que l’Etat doit garantir ». Texte qui s’inscrit en droit ligne avec les articles 4 et 5 de la loi d’orientation n°91-22 du 16 février 1991 modifiée par la loi 2004-37 du 15 décembre 2004, et notre Charte fondamentale en ses articles 5 et 8.

L’intercession du Pontifex Maximus, chef de l’Eglise catholique et chef de l’Etat du Vatican, témoigne non seulement d’un manque de souveraineté de notre pays, doublé d’un irrespect vis-à-vis de notre législation et de celui qui doit la faire prévaloir en pareille occurrence, c’est-à-dire le ministre de l’Education nationale. Cela nous amène à dire que si la crise a atteint ce paroxysme, c’est à cause du ministre de l’Education Mamadou Talla qui n’a fait preuve d’aucune once d’autorité dans cette crise alors qu’il lui suffisait, à l’instar de ses prédécesseurs Kalidou Diallo et Serigne Mbaye Thiam, de faire respecter la loi pour mettre fin à la crise. Quand la loi existe, le dialogue peut être entamé mais pas la négociation.

Non seulement, le ministre de l’Education est resté aphasique tout au long de cette crise mais il s’est aplati devant les exigences de l’ISJA. Depuis que le Conseil national du Laïcat du Sénégal lui a adressé une épître virulente le 09 mai dernier pour dégager en touche ses mises en garde contenue dans son communiqué du 3 mai 2019 à propos du même sujet, le ministre a fait preuve de pusillanimité dans cette affaire. Non seulement il ne rappelle pas à l’ordre ces violeurs de la loi mais voilà qu’il leur déroule le tapis rouge pour satisfaire leur désidérata. A Diamniadio, le ministre a cédé aux menaces des autorités de l’ISJA qui ont exigé l’exclusion des parents d’élèves dans toute négociation. Aussi, à travers un galimatias amphigourique qu’ils ont scellé sous forme de protocole de Diamniadio, le ministre Talla et les autorités de l’ISJA ont, au forceps, conçu un bébé dans le dos des parents d’élèves. Mais la gésine risque d’être difficile si l’on vaticine tous les remous qui peuvent s’ensuivre. Il parait que, selon le journal l’As, lors du Conseil des ministres du 12 septembre dernier, le président Sall a félicité son ministre de l’Education pour « avoir géré ce dossier sensible sans passion, sans pression, dans la discrétion et l’efficacité ». Si ces propos sont avérés, il y a de quoi s’inquiéter sur la lucidité et le niveau d’informativité de celui qui dirige ce pays. Mais que le président sache que ce simulacre de traité de paix n’est qu’un diktat qui secrète les germes d’une confrontation à court, moyen ou long terme.

Une paix n’est honnête et honorable que si et seulement si elle respecte l’honneur des parties en conflit. A Diamniadio, Mamadou Talla et l’ISJA ont exclu des négociations une frange incontournable, c’est-à-dire les parents d’élèves. Ainsi vicié dans son principe, le protocole de Diamniadio l’est aussi dans sa conclusion puisqu’il permet à l’ISJA d’appliquer, au moyen de circonlocutions sémantiques, son règlement de mai interdisant nébuleusement le voile. Une maxime latine dit « etiam hosti fides servanda », c’est-à-dire qu’il faut « être honnête envers l’ennemi lui-même ». Principe que les comploteurs de minuit ont bafoué à Diamniadio les 11 et 12 septembre 2019. Et ce qui devait être un compromis risque d’être une compromission, voire un casus belli si les parents d’élèves des filles voilées refusent les clauses de ce diktat en ce jour du 19 septembre. sgueye@seneplus.com

HIJABEMENT !PAR ARAME GASSAMA

Madame Penda Mbow, on interroge ici vos sources (vous, universitaire, nous le permettrez) à propos de la sourate《hijab》que visiblement vous êtes la seule à connaître du haut de votre science !

Madame Mbow, je suis heureuse que nous soyons dans un pays de liberté où le débat est permis et heureuse que l’Islam m’ait enseigné 《nulle contrainte en religion  》(2-256, Coran) !

Justement, en parlant de liberté, je vous suggère d’étudier (vous qui êtes si prompte à rappeler votre parcours universitaire dont nous saluons la richesse au passage) la sociologie des populations féminines (oui, il n’y en a pas qu’une mais une multitude de populations) qui portent le voile au Sénégal/Afrique. Vous remarquerez alors, vous l’historienne, que le curseur du temps a bougé ! Nous sommes loin de l’époque pendant laquelle, supposément, les femmes qui portaient le voile ne seraient pas instruites, selon vos codes importés ou seraient forcées de le porter !

Oui madame, sauf votre respect, les femmes qui vous apportent la réplique aujourd’hui n’ont nul besoin ni du patriarcat historique pour les défendre, ni d’une interprétation approximative et douteuse pour leur éclairer la lanterne sur ces sujets

! Elles sont debout et bien droites dans leur hijab !

 Vous n’êtes pas plus africaine qu’elles, au point de les consigner dans des cases de votre matrice ! Oui, elles sont africaines, Sénégalaises et n’attendent pas votre exégèse pour comprendre le Coran car, figurez-vous madame, elles savent faire un choix libre ! Celui de porter ou pas le voile islamique avec conscience et responsabilité mais surtout avec fierté !

Il ne s’agit nullement ici d’interdire le débat sur le voile (ou tout autre sujet ayant trait à la religion d’ailleurs). Qui sommes-nous pour imposer le diktat de la pensée !?

On interroge ici vos sources (vous, universitaire, nous le permettrez) à propos de la sourate《hijab》que visiblement vous êtes la seule à connaître du haut de votre science ! On interroge votre analyse biaisée et bancale de nos convictions, car vous avez affirmé de manière péremptoire que dans cette (nouvelle) sourate《hijab, descendue de je ne sais où, il n’a jamais été question de voile ! On veut le verset ! That’s our point ! Pour finir, merci de ne pas parler en mon nom ou à ma place, moi la Sénégalaise, moi l’africaine, moi la musulmane libre de mes choix !

Oui madame, nous aussi avons fréquenté les universités et nous aussi savons lire (et accessoirement écrire) dans plusieurs langues ! Nous savons lire le Coran en français, en anglais,… mais surtout en arabe, s’il vous plaît !

« Au nom de tous les miens » Par Serigne Habib Sy Ibn Al Maktoum

Comment restituer un peu ou un semblant de clarté et de sérénité face à cette cacophonie qui a gagné une frange de ce pays à cause de la publication d’un ouvrage sur « l’histoire générale du Sénégal » et qui de facto, semble plus diviser que promouvoir un contenu consensuel.

Dans cette situation délétère, El Hadji Malick SY et ses héritiers sont les cibles principales ou les présumés mis en cause.

Quand on sort du débat d’idées et de la cohérence des faits pour verser dans la démagogie et la provocation tous azimuts, provocation dont la source mélancolique et haineuse a touché son auteur jusque dans les tripes, c’est veut atteindre par tous les moyens ses cibles supposées ou avérées.

Les autorités et les responsables qui ont en charge la perpétuation de l’héritage de Maodo ne se laisseront jamais faire mais, ne sauraient par sagesse et humilité, tomber dans ce stratagème bidon dans lequel, l’auteur lui – même, finira par se refermer.

J’invite aussi l’État sénégalais à assumer toutes ses responsabilités puisque c’est lui qui a commandité cet ouvrage et autorisé sa publication.

Il se doit de protéger ses auteurs et de sévir face à ses détracteurs dont certains, n’ont pour ultime but que de saborder cette entreprise et de solder des comptes.

Je parle en connaissance de cause et dans d’autres contextes et pour d’autres enjeux, j’en suis sûr, la force de la loi et de l’éthique, serait mise en contribution, pour stopper cette pestilence dont aucun individu sain, n’a besoin dans ce pays.

En pleine vague de la « Jacksomania », un sondage avait été commandité en Malaisie par des médias « people » de l’époque pour connaitre les personnages les plus populaires de ce pays.

Mickeal Jackson avait été plébiscité et le Prophète de l’Islam (PSL) relégué au septième rang… Aussitôt, l’État Malaisien a promulgué un décret pour aviser que l’image du Prophète ne devait souffrir d’aucune entorse et ne pouvait, dorénavant, être soumise à aucune forme de sondage ou d’évaluation de cette nature.

À mon humble avis, le Sénégal n’est pas plus démocratique que la Malaisie et que leurs dirigeants ne devraient pas être plus responsables que les nôtres.

Prenons les mesures et les décisions qui nous réconcilient avec nous – mêmes, avec nos valeurs et ceux qui l’incarnent en grandeur nature.Dakar, le 19 Septembre 2019,Mouhammadou Habib SY,Fils de Serigne Cheikh Al Maktoum

 ‘’Il y a une très forte demande, mais le seul souci, c’est…’’ MOUSSA DIA (ENTREPRENEUR EN CHARGE DU PROJET D’INSTALLATION DE BIO-DIGESTEURS)

http://www.enqueteplus.com/Le marché d’installation de bio-digesteurs au Sénégal est très prometteur, selon le directeur général de l’entreprise Bsb (Building Successful Businesses) en charge de l’installation de bio-digesteurs à travers le pays, dans le cadre du Programme national de biogaz. Dans cet entretien accordé à ‘’EnQuête’’, l’entrepreneur revient sur les grandes lignes du projet, les défis auxquels ils font face et le climat des affaires au Sénégal.

Vous avez mis en place un projet d’installation de bio-digesteurs. Pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit ?

Il s’agit d’installation de bio-digesteurs domestiques au Sénégal et particulièrement dans les régions Nord et Centre. En effet, en 2019, l’entreprise Bsb a été agréée comme exploitant de bio-digesteurs, dans le cadre du Programme national de biogaz. Le bio-digesteur permet de transformer en anaérobie les résidus d’animaux tels que les bouses de vache sèches en biogaz et bio-engrais (amendement organique). Le biogaz est le combustible de cuisson qui permet de remplacer le bois de chauffe. Ce qui permet de préserver les forêts, et le bio-engrais va servir à fertiliser le sol. Le rôle qui nous a été confié est d’installer les bio-digesteurs au niveau de cibles rurales et péri-urbaines, à travers un mécanisme de crédit qui permet un remboursement en nature avec l’engrais organique produit.

Quelle est la capacité de production d’un bio-digesteur ?

Un bio-digesteur domestique produit entre 2,5 et 6 m³ de biogaz par jour. Il faut noter que la plupart des ménages cuisinent les 3 repas de la journée avec cette capacité. Ils produisent entre 50 et 100 tonnes d’engrais organique par année.

Cela équivaut à combien de francs Cfa par an, à peu près ?

Nous avons, pour cette année, l’ambition de mettre en place 1 000 bio-digesteurs. Ceux-ci vont produire en moyenne 60 000 tonnes d’engrais par an pour les ménages. Même s’ils vendent la moitié de leur production, l’autre partie pourra servir à payer le crédit et à fertiliser leurs terres. La vente de la moitié permettra de générer un revenu auprès des producteurs à hauteur de 90 000 F Cfa de cash en moyenne par mois. Cela ne prend pas en compte le coût du biogaz utilisé dans les cuisines dont les ménages disposent gratuitement.

Est-ce que l’engrais organique peut remplacer celui importé ou chimique ?

Il ne faut pas comparer les choses ainsi. Nous faisons la promotion de l’engrais organique avec le soutien de l’Etat à travers le Programme national de biogaz. Nous capitalisons beaucoup sur les études techniques qu’ils ont faites. Aujourd’hui, vu que les sols sénégalais sont très pauvres, même s’il faut utiliser l’engrais minéralisé, nous avons toujours besoin d’engrais bio pour les enrichir, les fertiliser. Déjà, en termes de capacité de production, ce n’est pas que l’un remplace l’autre.

Comment se passe le financement des bio-digesteurs ?

Jusqu’à présent, nous étions en train d’utiliser nos fonds propres. Mais l’Etat est en train de nous suivre à travers le Programme national du biogaz et le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip). Ils viennent de mettre en place un fonds de garantie auprès des banques, pour nous permettre de continuer à financer le paysan avec zéro franc d’apport.

Donc, pour le crédit, il n’y a pas d’apport. Le ménage ne sort pas un seul franc. Nous faisons tout le financement. Et, à la fin, ils nous remboursent en engrais. Le mécanisme est en train de se mettre en place et nous espérons que d’ici quelques semaines, nous pourrons utiliser ces fonds-là pour augmenter notre capacité à investir dans ce domaine.

Donc, en tant qu’entrepreneur, vous n’avez pas de souci d’accès au financement de vos projets ?

Il y a au moins notre propre financement qui a été mis dans le projet et qui nous permet d’atteindre nos objectifs cette année. Après le succès, il y a aura peut-être d’autres financements qui vont venir. Ce sont les débuts qui sont difficiles. Notre approche n’est pas forcément d’avoir juste des subventions. Si nous avons besoin de financement, le Fongip nous fait une garantie au niveau des banques et nous allons rembourser. Le modèle qui est là nous permet donc de nous développer. Nous avons des clients pour vendre notre produit. Donc, nous avons plus besoin de soutien structurel pour régler les problèmes structurels au niveau des zones rurales, des villages.

Pouvez-vous nous parler de la répartition de la production ? Concrètement, comment elle se fait ?

Quand le ménage produit une valeur de 150 000 F par mois, qui est la moyenne par ménage, un peu moins du tiers va sur le crédit. On leur étale cela sur deux ans. L’autre tiers, on le lui achète. Ce qui lui permet d’avoir du cash pour gérer certains nombres de ses problèmes. Le 3e tiers, le ménage peut l’utiliser pour fertiliser ses terres, mais s’il n’a pas de terres, on peut lui acheter cette partie.

Au-delà de l’installation de bio-digesteur, est-ce que les ménages auront la possibilité d’avoir accès à une électrification ?

Oui, effectivement. Mais, avec ce programme, la quantité produite ne peut pas éclairer toute la maison et faire la cuisson. C’est pourquoi nous avons eu une autre approche qui est celle du mix énergétique. Aujourd’hui, nous finançons tout le ménage, non seulement le bio-digesteur et tout ce qui va avec, le matériel, la cuisine etc., mais aussi, dans les crédits, nous mettons un kit solaire qui leur permet d’avoir quelques lampes et prises électriques.

Donc, on peut dire que ce projet peut contribuer à l’autonomisation des femmes…

Nous nous sommes rendu compte que la plupart des travaux domestiques sont faits par les femmes. Maintenant, le travail, c’est surtout de mettre dans le bio-digesteur la bouse de vache. C’est le travail quotidien qu’il faudrait faire. Déjà, avec les cuisines modernes que nous mettons à leur disposition, elles n’auront plus besoin de couper le bois de chauffe. Elles ont des cuisines très propres. Il n’y a pas la fumée qui les épuise et qui fatigue aussi leurs enfants qu’elles ont sur le dos. Et les femmes sont déjà enthousiastes à propos de ce projet, ne serait-ce que par rapport à la cuisine. Il y a cette économie circulaire où elles se font de l’argent. Les ménages paient leur crédit tout en ayant du cash sur eux. Et, souvent, les travaux maraichers sont faits par les femmes. Et dans ce cadre, elles ont de l’engrais qu’elles peuvent utiliser pour la fertilisation des sols afin d’avoir un meilleur produit. Mais la réflexion continue. Nous sommes en train de voir comment encadrer tous ces revenus-là. Parce qu’ils auront de nouveaux besoins et il faudrait qu’il y ait peut-être des systèmes de financement pour d’autres besoins.

Quels sont les régions où vous avez installé vos premières unités ?

Nous sommes en train de travailler dans les régions Nord et Centre. Nous avons une antenne à Richard Toll, à Linguère, à Tivaouane et la dernière à Kaolack. Mais, dans un futur proche, nous allons descendre vers le Sud. Là, il y avait la problématique de l’hivernage. C’est pourquoi on n’avait pas mis les antennes du Sud et de la zone Est. Après l’hivernage, le processus sera déclenché.

Est-ce que vous envisagez d’autres initiatives qui pourront contribuer au développement de l’agriculture et de l’économie sénégalaises, notamment à partir du monde rural ?

Notre programme touche au moins 6 à 7 départements ministériels, que ce soit le ministère de l’Elevage, celui de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Famille, de la Santé et, bien sûr, le ministère du Pétrole et des Energies. De plus en plus, nous tendons à vivre dans un monde plus vert, plus bio. Et là, c’est une occasion d’inculquer ces notions à la base des écosystèmes de développement qu’est le village, la zone rurale, le ménage.

Mais pensez-vous que le marché est prometteur pour de telles initiatives ?

Il y a une très forte demande, mais le seul souci, c’est que les produits n’étaient pas disponibles. Nous avons déjà signé des contrats avec quelques industriels. Nous avons beaucoup capitalisé sur ce que le Programme national sur le biogaz fait. Ils ont quand même beaucoup avancé sur le volet technique et sur l’approche.

Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés, dans le cadre de la mise en œuvre de votre projet ?

Nous avons quand même beaucoup de difficultés sur le terrain. Il ne suffit juste de mettre en place un programme. Chaque zone a ses propres réalités. Pour qu’un ménage puisse participer à notre programme, il faudrait qu’il ait des vaches. Et à force d’être sur le terrain, on se rend compte qu’il y a beaucoup de petits problèmes qui ne touchent pas forcément le ministère de tutelle, à savoir celui du Pétrole et des Energies. Par exemple, nous avons été dans un village, à Dagana ; nous avions déjà fait nos enquêtes, établi une liste d’environ 150 ménages qui voulaient adhérer au programme. Nous avions le financement qu’il fallait, mais le problème, c’est que les populations ne peuvent pas stabuler les animaux, à cause des moustiques. Nous avons une solution pour ça. Mais elle est coûteuse. Sur certains problèmes, on aurait aimé avoir des réponses de certains ministères.

Mais est-ce que sur ce problème précis, vous avez eu à contacter le ministère de l’Elevage ?

Non, pas encore. D’ailleurs, c’est le plaidoyer que nous faisons. Nous allons faire les démarches nécessaires pour les ministères concernés.

Et comment vous voyez le climat des affaires au Sénégal ?

L’environnement des affaires est assez dur. Nous avons compris que nous avons de petits marchés dans nos pays. Donc, notre stratégie est d’aller chercher des marchés ailleurs. Plus le marché est grand, moins on ressent la difficulté dans certains pays. Il y a des challenges de la part du gouvernement et d’autres du côté de l’entrepreneur.

Donc, il ne s’agit surtout pas d’incriminer l’Etat ou pas. Si on fait une analyse réaliste de la chose, véritablement, les problèmes viennent de partout, notamment de notre manière de faire des affaires. Je ne parle plus de l’encadrement du gouvernement, mais pour le volet sociétal, personnel, il y a aussi beaucoup de choses à faire.MARIAMA DIEME

Société nationale : Ce qui va changer à l’APS

http://lesoleil.sn/ Jusqu’ici établissement public à caractère industriel et commercial, l’Agence de presse sénégalaise (APS) va se muer en Société nationale. C’est ce qu’a révélé le Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 19 septembre 2019. Du côté des travailleurs, c’est l’aboutissement d’un combat de plusieurs mois.

C’est l’une des informations phares du Conseil des ministres. L’Agence de Presses sénégalaise (APS) va devenir une Société nationale, comme le sont déjà les deux autres médias d’Etat la SSPP Le Soleil et la Rts. Selon Bamba Kassé, Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) section APS, c’est une harmonisation des statuts des trois médias d’Etat qui va régler une injustice. « La Rts a des recettes publicitaires de près de 3 milliards, le Soleil aussi prend beaucoup de publicités. Alors que l’APS qui est une agence, ne comptait que sur la vente de dépêches et quelques publicités qui ne dépassaient pas les 30 millions par an. Aujourd’hui, aucun média n’achète les dépêches de l’APS. Autant d’éléments qui font que le modèle était devenu désuet. Donc il était important d’harmoniser tout cela », a-t-il déclaré.

Ainsi donc, l’APS devient une Société nationale. Un changement de statut qui va forcément influer sur la diversification des contenus. Selon Bamba Kassé, il n’est plus question de se contenter de dépêches classiques. « Il faut aller vers des produits innovants. Aujourd’hui, les agences de presse font des capsules vidéos, des capsules sonores, en plus des dépêches classiques. Le tout écrit est révolu », analyse-t-il.

Mais si l’APS change de statut, c’est le résultat d’un long combat. En effet, depuis un plus d’un an, les syndicats sont vent debout pour réclamer de meilleures conditions de travail, le paiement des salaires à temps, mais aussi et surtout le changement de statut de l’agence. Selon Bamba Kassé, plus de 18 rencontres ont été tenues entre le personnel et la direction du secteur parapublic (DSP) du ministère des Finances.

« Nous attendons l’adoption de la mesure par l’Assemblée nationale, mais nous sommes soulagés que les autorités aient enfin accédé à notre requête », s’est réjoui Bamba Kassé.

À BINTA SARR LY, IN MEMORIAM Par Elimane FALL, président de l’ACS Magg-Daan

La société civile africaine en deuil. Mme Binta Sarr Ly, la présidente de l’Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise (APROFES) s’en est allée dans la nuit de lundi au petit matin à l’hôpital régional de Kaolack, sa ville natale de Kaolack. Une immense perte pour des dizaine de milliers de femmes du Sénégal et de la sous région dont elle a porté le combat pour la dignité , toute sa vie durant.

A Kaolack, sa ville natale l’image Binta Sarr Ly renvoie à un quartier Kasnack,  à une association de quartier l’ACS Magg-Daan au départ et une ONG, l’APROFES et à une cause : celle des femmes.

Pendant prés de 40 ans cette technicienne supérieure de l’hydraulique promise à une carrière de haut fonctionnaire dans l’administration a tout laissé tomber pour un idéal. Celle d’une société plus juste où le genre ne constituerait  plus le déterminisme  principal pour avoir accès à des droits et privilèges au détriment du travail et du mérite. Une philosophie de la vie que la fille du doyen Maty Sarr a commencé à mettre en pratique au sein de la section féminine de l’Association Culturelle et Sportive Magg Daan dont elle est membre fondateur aux cotés de celui qui sera son époux Mamadou Lamine Ly ‘’Mama’’, de Bassirou Sarr, Chérif Diop, Cheikh Mané, Abdou Ndiaye, Cheikh Diop, Ndeye Diagne et autres pionniers du Mouvement Sports et Progrès (MSP).  Une éclaircie dans la nuit de la confiscation des libertés publiques et des droits individuels dans ce Sénégal de l’Etat UPS-PS et de la pensée unique où les séances de ‘’Caada  gi ‘’ laissaient éclater des talents insoupçonnés de créativité et d’expression artistiques chez les jeunes de Sara à Bongré de Ndangane à Dialègne en passant par l’épicentre que constituait le quartier traditionnel de Kasnack . Ici à travers un  théâtre populaire et engagé le procès de l’ancienne  puissance coloniale française et ses suppôts de l’époque se tenait.  Des fresques  où  la figure de Blaise Diagne s’entrechoquait avec celle de Lamine Senghor premier communiste de rang connu au Sénégal. De la verte Casamance apparut à l’époque la saga de la dame de Kabrousse Aline Sitoe Diatta ,  inconnue du grand public que ces plateformes d’expression populaire contribuaient à faire découvrir aux jeunes du Sénégal . Formée dans ce magma culturel et politique incandescent Binta Sarr Ly finit par en être le produit le plus élaboré en créant l’APROFES. Un creuset à partir duquel toutes ses réflexions sur le développement à la base  trouvaient un cadre d’expérimentation. De simple association de quartier, l’APROFES est devenue une ONG de référence touchant toutes les composantes du développement économique et social. De l’hydraulique villageoise, à la santé communautaire en passant par les mutuelles de crédits et de santé et le théâtre d’intervention populaire tout y passé. Une reconnaissance internationale consacrée par la tenue en février 2011 du premier sommet social mondial en terre africaine dans  sa ville natale. Devant des sommités de la lutte altermondialiste, elle a parvenue à inscrire Kaolack au centre des cités symboles de la cause de l’économie sociale et de la résilience contre la mondialisation sauvage. Un demi-siècle de combat que les différentes structures qu’elle a contribué à mettre en place lui survivront sans conteste. C’est tout le défi que les responsables du Magg Daan, de l’APROFES, de la mutuelle Téranga, de Woyofal Paj et de Baamtaare devront relever. Adieu Binta ! Gageons que ton immense héritage sera préservé.Kasnack Kaolack

Mimi La 3ème Personnalité De L’état Qui Se Bat Contre…Tous :Polémiques stériles à tout vent : Aminata Touré mérite-t-elle son rang ?

https://www.xibaaru.sn/Qu’est-ce qui motive, la Présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Mme Aminata Touré ? Cette dame ne se contente pas seulement d’en découdre avec l’opposition. Quand, elle s’y met, c’est pour s’en prendre également à des membres comme elle de l’Alliance pour la République (APR) qu’elle se plait à descendre en flammes. C’est comme si, elle était érigée au rang de Présidente du CESE pour solder ses comptes avec ses camarades de parti. Contre Aminata Tall qui se trouve être celle qu’elle a remplacée à la présidence du CESE, la polémique est ravalée à un niveau très bas.

Comme des chiffonnières, elles se lancent toutes sortes d’attaques par valets interposés, démontrant ainsi le peu de considération et d’égards qu’elles ont pour le peuple sénégalais. Le combat entre Aminata Touré et Mariama Sarr pour le contrôle de Kaolack, est aussi de cette même dimension. Des polémiques au ras des pâquerettes par valets interposés. A Kaolack toujours, on assiste actuellement à une passe d’armes entre les partisans de Aminata Touré et de El Hadj Malick Guèye. Aminata Touré, encore Aminata Touré, toujours Aminata Touré. Garde-t-elle un minime de considération pour le rang qu’elle occupe actuellement. Aminata Touré est actuellement la troisième personnalité de pays, après le Président de la République, et celui de l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, il est à se demander si vraiment, elle mérite ce rang qu’elle occupe ?

Certaines responsabilités recommandent d’avoir de la hauteur. C’est à travers cela, que les populations se sentent elles, proches de leurs gouvernants. Or, il se trouve qu’il y a beaucoup d’actes de la part de l’équipe mise par le Président Macky Sall qui tend à éloigner celle-ci des préoccupations des populations.

Mme Aminata Touré doit porter tirer les leçons de son échec pour la conquête de la mairie de Dakar face à Khalifa Sall qui lui a fait mordre la poussière, alors qu’elle était pourtant Premier ministre. C’est que l’une des raisons du retentissant échec qu’elle avait enregistré, tenait à l’attitude belliqueuse qu’elle entretenait avec certains responsables de l’APR.

Ibrahima Sène Assume Ses Propos… Contre Le Khalife Des Tidianes

https://www.xibaaru.sn/Ibrahima Sène qui avait tenu des propos sur la sortie du Khalife dans l’affaire du voile à l’institut Sainte Jeanne d’Arc a jeté de l’huile sur feu. Dans un entretien accordé à nos confrères de l’Observateur il assume pleinement ses propos.

« Je ne regrette rien. C’est dommage que les gens aient essayé de me mettre en mal avec la communauté Tidiane, tout simplement parce que j’ai dit que la position du Khalife général des Tidiane qui avait exigé la fermeture de l’Institution Sainte Jeanne D’Arc ne règle pas le problème et tous les hommes de bonne foi le reconnaissent », déclare Ibrahima Sène.

Selon lui, il y a eu des islamistes qui se sont mis à s’agiter en voulant défendre le Khalife général dans les réseaux sociaux. Ceux sont ces mêmes islamistes qui se mettaient à insulter les fondateurs des confréries au Sénégal.

« Pour mieux se venger de moi, ils veulent me mettre en mal avec le Khalife de Tivaouane. Mais, ils ont perdu leur temps. Les gens de Tivaouane savent très bien quel respect j’ai envers eux », poursuit M. Sène.

Liquidation en vue au Pds : «Tous les frondeurs seront réduits à néant»

https://www.seneweb.com/Le Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est lancé, depuis quelques jours, dans une opération liquidation de «tous les frondeurs» qui, selon des sources proches de l’entourage de Wade, ont défié ce dernier.

En effet, même si Oumar Sarr, Babacar Gaye, Me El Hadj Amadou Sall entre autres responsables ont engagé le «combat» en interne, en mettant sur pied une alliance Suxali Sopi, ils seront tous «réduits à néant» à défaut d’être exclus définitivement du parti, nous signale-t-on.

«Ils vont payer de leurs actes», promet une de nos sources, qui cite également «Cheikh Tidiane Seck et Abdou Aziz Diop, respectivement président et secrétaire général de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) qui seront eux-aussi destitués».

Parlant du cas particulier de l’ancien ministre de l’Habitat, l’on nous informe que sa «bataille» de plaider pour l’amnistie de Karim Wade, est perdue d’avance.

 «Dans sa démarche visant à concrétiser ses combines avec le Président Macky Sall, Oumar Sarr a toujours mis en bandoulière le plaidoyer pour l’amnistie de l’ancien ministre d’État. Ce que ce dernier a refusé au profit de la révision de son procès comme recommandé par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève», a fait savoir la même source.

Elle ajoute : «Mais, après analyse approfondie, l’on découvre que le maire de Dagana roulait en réalité pour son propre compte », non sans rappeler que le désormais ex-numéro 2 du Pds a été «mouillé» dans le scandale financier du fameux plan Jaxaay.

Notre interlocuteur de rappeler que «dans cette affaire, il avait été découvert, notamment par la Cour des comptes (rapport 2010), des dépassements budgétaires de l’ordre de plusieurs milliards ainsi que des dépenses évaluées à plus 6 milliards de francs CFA. La conception d’un système de base de données, relatif au logement qui n’a jamais été utilisé pour un montant de 26 millions 786 000 Fcfa, a été lancé par le projet».

Ensuite, d’après certaines indiscrétions, Sarr qui avait également fait partie des 25 dignitaires de l’ancien régime ciblés par la Cour de répression et de l’enrichissement illicite (Crei), dans le cadre de la traque des biens mal acquis lancée en 2012, voit ses biens jusque-là «bloqués» en même temps que ceux de sa cousine Aida Ndiongue, partenaire d’affaires.

D’après des informations, c’est ce qui a expliqué sa volonté de se rapprocher coûte que coûte du Président Macky Sall quitte à défier Me Wade.

Mais, nous souffle-t-on, «son jeu a été vite découvert par le pape du Sopi dont l’esprit ragaillardi d’opposant n’a pas changé à l’endroit du régime en place. Il prendra ses responsabilités».

 Le Président de la République perd la première manche Par  Mamadou SY Albert

http://actunet.net/Bientôt, le gouvernement mis en place par le Président de la République, réélu en février 2019, aura dix mois d’existence. Le bilan de l’équipe gouvernementale est loin d’être satisfaisant. Le dernier séminaire consacré aux questions de gouvernance et conduite des politiques publiques témoignent du faible impact de l’action du chef de l’État et de l’impératif de corrections internes et externes. Le Président de la République, Macky Sall, perd en réalité une première manche. Les raisons de cet échec politique sont à chercher dans la composition pléthorique du cabinet présidentiel et les critères de désignation des ministres de la République à des fonctions ne correspondant guère aux profils et à l’expérience de la gouvernance publique.

Le Sénégal n’a plus de gouvernement. Les membres désignés Ministres de la République ont désormais un et un seul interlocuteur : c’est le chef de l’État. En décidant de supprimer le poste central dans l’organisation du pouvoir politique central et son management, le Président Sall a réduit, volontairement ou non, les membres de son gouvernement à un cabinet sans chef et sans coordonnateur. Des ministres fantômes !

Le Président de la République vient de tenir une série de séminaires et de rencontres au plus sommet de l’État. Toutes ces initiatives participent d’une la volonté de vouloir prendre en charge les préoccupations des Sénégalais.

Force est de constater l’origine notable des difficultés auxquelles le Président de la République et son cabinet se heurtent depuis des mois. Elle résulte fondamentalement de la suppression du poste de Premier ministre. C’est cette fonction cardinale qui a toujours permis à l’État, au Président de la République et ses ministres, ses fonctionnaires, d’avoir un guide officiel de l’action définie par le Président de la République. La Primature jouait la fonction de « Guide » de toutes les Institutions de la République, y compris la fonction présidentielle. Le Premier ministre est le metteur en scène et en musique de cette politique.

En engageant la suppression de ce poste, hautement stratégique dans le fonctionnement de l’État, le Président de la République, Macky Sall, n’a pas mesuré les conséquences organisationnelles et politiques de ce vide naturel qu’il créé de toute pièce. Cette suppression ne peut d’ailleurs se justifier dans le contexte de l’après présidentielle 2019. Un candidat à sa propre succession, réélu avec une marge de manœuvre confortable, a besoin plutôt des hommes et des femmes capables de constituer une équipe gouvernementale.

L’erreur de la suppression d’un poste politique et administratif, si prestigieux pour les politiques et les cadres de l’administration publique et privée, occulte difficilement l’absence de cohérence politique à l’occasion de la formation de l’équipe gouvernementale, pour ne pas dire le cabinet présidentiel. On a exclu des pans entiers de l’équipe du premier mandat présidentiel. Certains ministres ont été repositionnés à des postes de responsabilité. Parmi les nouveaux, on sent une absence totale en matière de gouvernance des affaires publiques. Le président a voulu renouveler sans vraiment réussir son coup politique.

Le président de la République a fait le choix de la récompense, de la promotion des compétences techniques, le potentiel des régions et de la sanction. Ce cabinet présidentiel est, par conséquent, pléthorique et hétérogène : il n’y a pas, à proprement parler, de dominante politique, technique, professionnelle et managériale. Le résultat le plus visible de cette carence gouvernementale se mesure à l’absence d’un gouvernement. On ne sent pas une autorité ministérielle capable de parler au nom du chef de l’État, du gouvernement, des intérêts du Sénégal. Nos ministres sont désormais des missionnaires rivés dans les cahiers de charges. Ils sont en tournée politique.

La messe publique est dictée en termes d’inefficacité de l’action gouvernementale en matière d’environnement, d’évacuation des eaux usées et des eaux de pluies, la lutte contre la route meurtrière, le banditisme, l’insécurité routière… Les Sénégalais attendent plus des réalisations que des promesses politiciennes.

Quand le président perd une manche, il faut savoir le signifier. C’est à lui et à lui seul que revient la responsabilité de décider de tourner la page. Les questions qui dessinent à l’horizon du second mandat présidentiel constituent des interrogations majeures. C’est l’avenir de l’école, de l’Université, de l’agriculture, de la formation et la bonne gouvernance des ressources nationales, et la stabilité des institutions de la République. Ces enjeux politiques exigent que le président de la République se dote d’une équipe à la hauteur des enjeux politiques et d’un chef d’équipe suffisamment averti de l’exercice du pouvoir.

Pr. Ibou Sané : «Pourquoi on doit surseoir à ce statut de chef de l’opposition… »

https://www.seneweb.com/Pour le professeur Ibou Sané, enseignant-chercheur en sociologie politique, le statut de l’opposition doit revenir au Parti démocratie sénégalais (Pds) qui est plus représentatif à l’Assemblée nationale.

Dans cet entretien avec Seneweb, le politologue, qui fait croire que cette question est source de conflits et de tension, suggère sa suspension en attendant la tenue d’une autre élection législative.

Quelle lecture faites-vous de la polémique autour du statut du chef de l’opposition?

C’est une question qui a été inscrite dans la nouvelle constitution, mais je pense qu’il y a un problème lié aux critères de choix de la personne qui devra occuper ce poste.

D’aucuns pensent qu’il faudra regarder du côté de l’Assemblée nationale, que le parti le plus représentatif là-bas, soit en mesure de diriger l’opposition.

D’autres par contre pensent qu’il faut se baser sur les résultats issus de la dernière élection présidentielle.

A mon avis, le chef de l’opposition doit être l’émanation de l’Assemblée nationale. Or, si on regarde bien les données des dernières Législatives, il semble que c’est le Pds qui est mieux placé. Malheureusement, certains sont en train de théoriser, de mettre l’accent sur une autre opportunité qui consisterait à se focaliser sur la présidentielle. Et en ce moment-là, c’est Idrissa Seck qui serait en tête.

Mais, en réalité, puisque le suffrage est populaire, les meilleurs représentants du peuple sont les députés. Et c’est là-bas justement le lieu le plus indiqué. Non seulement ils sont les représentants du peuple, mais aussi c’est la souveraineté populaire. Mais si on regarde sur une élection présidentielle, on peut avoir un accident de parcours : Quelqu’un peut venir et coiffer tout le monde au poteau alors que politiquement, il n’a pas une bonne représentation, il n’a pas un encrage politique solide.

Selon vous, ce poste doit revenir au Pds. Mais, qui doit l’incarner justement?

C’est ça le problème. Parce que le Pds est complètement émietté. Si Me Madické Niang était encore au Pds, il pourrait avoir cette légitimité. Mais, aujourd’hui, qui choisir ?

C’est pourquoi je dis que pour ne pas créer la confusion, on devrait attendre la prochaine élection législative. En ce moment-là, le parti sorti deuxième pourrait bénéficier de ce statut avec des moyens additionnels.

Mais en réalité, j’ai toujours été contre ces principes-là. En démocratie, il y a toujours un parti qui gagne, c’est celui qui gouverne, et les autres sont dans l’opposition. Ils se battent pour venir au pouvoir jusqu’à ce qu’il y ait élection. Mais, la désignation d’un chef de l’opposition, c’est diviser le peuple.

Vous pensez que c’est plutôt source de division de l’opposition ?

Oui, exactement, c’est source de tension, de conflit parce que personne n’acceptera les critères. Que ce soit le mandat présidentiel, ou législatif, les gens ne tomberont jamais d’accord. Je pense qu’il faut surseoir à ce poste de chef de l’opposition. Celle-ci est plurielle. Parce que certains pensent que le parti au pouvoir est en train de manœuvrer pour diviser davantage l’opposition.

C’est l’homme politique sénégalais qui est compliqué. Je suis contre ce poste-là, pour moi, ce n’est pas important.

L’autre point c’est que pour pouvoir parler au nom de l’opposition, il va falloir qu’on soit aussi équidistant par rapport à toutes les composantes de cette opposition.

« C’est extrêmement gauche d’entreprendre une démarche pour succéder à Macky Sall » (Farba Ngom, Député-Maire des Agnam)

https://www.dakaractu.com/ Réaffirmant sa conviction que le président Macky Sall est dans une bonne voie pour hisser le pays à un niveau incomparable, l’honorable député Farba Ngom est revenu sur ces « probables agissements au sein de l’Apr et qui déshonorent le parti. C’est ainsi qu’à l’occasion de la cérémonie de remise de lots d’équipement aux jeunes dans les 48 Asc de l’arrondissement des Agam, il a soulevé quelques propos à l’endroit de ceux « qui prétendent occuper la chaise présidentielle ». À en croire le maire des Agnam qui n’a pas été tendre avec eux : « C’est très tôt d’en parler. C’est extrêmement grave, car il faut respecter les statuts du parti. Nous avons un parti et par ailleurs le devoir d’être discipliné… » préviendra t-il.

Pour terminer, il invite « l’entourage du président à maintenir une démarche de loyauté envers lui car, il ne faut pas oublier que son maintien à la tête du pays relève de la volonté divine. »

L’île De La Madeleines Fermé Jusqu’à Nouvel Ordre (La Tutelle)

https://www.xibaaru.sn/A partir de ce jeudi 19 septembre, le site du parc national des îles de la Madeleine sera fermé aux visiteurs. C’est le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, qui a fait l’annonce, au cours d’un point de presse, aujourd’hui.

Selon le Ministre de l’Environnement, «Cette mesure, sera de rigueur jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient remplies».Le drame sur l’îlot Sarpan avait occasionné 4 morts et au moins 37 blessés.

 Fermeture Du Marché Castor…Ce Vendredi

https://www.xibaaru.sn/Le Maire de la commune de Dieuppeul-Derklé, Cheikh Gueye a annoncé ce jeudi, à travers un communiqué la fermeture du marché castor les 21 et 22 septembre 2019. Cette mesure, dit-il, s’inscrit dans le cadre d’une opération de désencombrement et de nettoiement du marché Castor.

 LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 19/09/2019

Bonne planque pour le Dage des Finances

Administrateur civil principal, Mamoudou Niang pilote la Direction de l’Administration générale et de l’Equipement (Dage) du ministère des Finances et du Budget depuis plus de sept ans sans discontinuité. Fonctionnaire rompu à la tâche, il était peu connu du public. Mais Mamoudou Niang est réputé être un homme compétent, loyal et sérieux. Ce sont sans doute ces qualités qui ont pesé sur sa promotion. Il a été nommé Inspecteur des Finances au Ministère des Finances et du Budget. Tout comme lui, le directeur de la communication et de la formation à la Direction Générale des Elections, Bernard Casimir Demba Cissé devient également Inspecteur des Finances au ministère des Finances et du Budget. Pour remplacer El hadj Niang, Abdoulaye Daouda Diallo a désigné Ibrahima Guèye, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines.

Cheikh Seck, Abdoul Aziz Diop, Ba Nguer virés …

Réunie en Assemblée Générale, hier, la Fédération Nationale des Cadres Libéraux (Fncl) dit constater des actes de défiance contre le parti posés par les frères Cheikh Tidiane Seck (président), Abdoul Aziz Diop (secrétaire général), Sara Sall (1er vice-président) et Abdoulaye Ba Nguer (chargé de l’administration) de ladite structure. L’Assemblée Générale a également relevé l’organisation par ces derniers d’attaques répétées et médiatisées en collusion avec l’adversaire. Tout ceci dans le but de détruire le parti, jeter le discrédit sur les structures et organes internes et en même temps défier l’autorité du Secrétaire Général National, note-t-on dans un communiqué parvenu à « L’As ». Ces derniers s’étant auto-exclus du parti, et par conséquent, de la Fncl, l’Assemblée Générale demande à la direction du parti d’en tirer les conséquences idoines. La Fncl étant un organisme interne du parti, l’Assemblée Générale demande au Secrétaire Général National, de procéder aux nominations des Président et Secrétaire Général.

Jamra à la rescousse d’Iba Der Thiam

Suite aux mésententes survenues entre le coordonnateur du Comité de rédaction de «l’Histoire Générale du Sénégal» (HGS) et certaines familles religieuses, l’Ong Jamra est montée au créneau pour jouer au médiateur. Dans une note parvenue à «L’As », Mame Mactar Guèye confirme avoir été mandaté par le Pr Iba Der Thiam pour soumettre à l’appréciation du secrétaire particulier et cousin du Khalife général des Layénes, Serigne Moussa Guèye Laye, des fac-similés de l’HGS (Tome III – Volume 1/A). Ces derniers portent sur la séquence temporelle de l’année 1817 à 1914, où la vie de Seydina Limamou Laye y est synthétisée de la 268ème à la 275ème page de l’ouvrage. Jamra a ainsi transmis au Comité dirigé par le Pr Iba Der Thiam les observations de la communauté, relatives, entre autres, à la date de l’incarnation physique (naissance) de Seydina Limamou Laye, venu au monde terrestre en 1843. Jamra encourage ainsi le Comité de Pilotage de HGS à persévérer dans cette posture d’ouverture au dialogue. Et de continuer à réserver un accueil bienveillant à toutes les observations et amendements constructifs formulés par des personnes-ressources.

Le Codesria félicite Iba Der

Iba Der Thiam et ses collègues du comité de rédaction de l’Histoire générale du Sénégal (HGS) peuvent compter sur le soutien du Codesria. Le Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (Codesria) qui a son Siège à Dakar et qui regroupe la majorité des Universités, des Instituts de recherche du continent africain et de la Diaspora, ainsi que des chercheurs, historiens, sociologues, philosophes, économistes, etc., adhérant à titre individuel parmi les plus prestigieux du monde, vient de faire parvenir au Comité de Pilotage de l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours, une correspondance BSE/0158 du 12 Septembre 2019 dans laquelle, il félicite ledit Comité, « au nom du Conseil et de son Secrétaire Général, le Dr Godwin Murunga pour la parution des 5 premiers volumes de cet important Projet ». Dans cette lettre, le Secrétaire Exécutif du CODESRIA se dit disposé à assumer son rôle de soutien: « Permettez-moi de vous informer que nous serons toujours disposés à poursuivre notre collaboration jusqu’à sa finalisation».

Ibrahima Diop risque gros ce jeudi

Défiance à l’autorité de l’Etat, association de malfaiteurs, destruction de bien public et acte de vandalisme. Ce sont là les nombreux chefs d’inculpation qui vont valoir à Ibrahima Diop sa comparution, ce jeudi, devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel. Conseiller municipal et proche du maire de Mbacké, Ibrahima Diop a été placé sous mandat de dépôt, après avoir revendiqué la mise à sac du stade Nelson Mandela de Mbacké.

Anniversaire du naufrage du Joola

Le président de la République a profité de la séance du conseil des ministres, hier, pour rappeler l’anniversaire du naufrage de bateau le «Joola». Il a de ce fait instruit le Gouvernement de veiller, en relation avec les associations des familles des victimes, à la bonne préparation des commémorations du 26 septembre 2019.

Le marabout Cheikh Asta Niang meurt dans un accident

Victime d’un grave accident sur la route Touba-Dahra, le 28 aout dernier, Cheikh Asta Niang qui avait été évacué à Dakar, a finalement succombé à ses blessures hier, mercredi 18 septembre 2019. Porte-parole de la famille religieuse de Nguette-Djoloff, le marabout a rendu l’âme à l’hôpital Général de Grand-Yoff ex-CTO où il était interné suite après son accident. Celui-ci s’était produit le 28 aout 2019 à l’aube sur l’axe Touba-Dahra, et plus précisément à Pass. Des sources proches de la famille du défunt renseignent que Cheikh Asta Niang se rendait au Service Régional des mines de Diourbel pour le renouvèlement de son permis de conduire. Malheureusement, leur voiture est entrée en collision avec un véhicule «Sept places». Mor Sall, le conducteur du véhicule, n’avait pas survécu. Cheikh Asta Niang a été inhumé hier soir dans son village de Nguette-Djoloff.

Salon de l’Economie sociale

Le ministère de l’Economie Sociale et Solidaire organise, du 26 octobre au 2 novembre prochain, un salon dénommé Tournant Economique, Social et Solidaire. Ce sera sous le thème l’Economie Sociale et solidaire, un modèle alternatif et inclusif d’entreprenariat. En perspective de la manifestation, le Comité d’organisation a initié hier un Comité Régional de Développement (Crd) à la gouvernance de Dakar pour parler des préparatifs du salon et des défis auxquels il fait face. Pour la commissaire générale du Salon Maimouna Savane, il y a des défis dans l’organisation notamment sur le plan de la sécurité, de la santé entre autres. «Il faut assurer l’accessibilité du site grâce à un plan de mobilité optimal, assurer la sécurité, proposer des services de santé, faciliter les formalités douanières, faciliter les formalités de police des frontières à l’aéroport pour les participants au salon», dit-elle. Les pays qui vont participer au Salon sont le Maroc, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Plus de 400 participants sont attendus et 2000 visiteurs par jour sont également attendus.

Marche à Koungheul

Les habitants de Loule-escale, situé dans le département de Koungheul, se sentent laissés à eux-mêmes. Ce chef-lieu d’arrondissement polarise plus de 117 villages, mais aucun d’entre eux n’est électrifié, d’après leur porte-parole Assane Top. Hier, toutes les sensibilités se sont retrouvées à Loule-escale. Arborant des brassards rouges, les manifestants dénoncent l’oubli total dont ils sont victimes de la part des pouvoirs publics.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*