Revue de Presse du Vendredi 20 Septembre 2019

Unes de la Presse du Vendredi 20 Septembre 2019
Unes de la Presse du Vendredi 20 Septembre 2019

LE GOUVERNEMENT AU BORD DE L’IMPASSE

https://www.seneplus.com/L’As-La situation se complique pour le gouvernement qui doit faire face à la conjoncture internationale et à des engagements au niveau interne.

En plus de la dette lourde due aux entreprises importatrices et distributrices de produits pétroliers, l’attaque de drones contre deux installations pétrolières d’Arabie Saoudite est venue compliquer la tâche à l’état qui doit supporter une hausse du prix du baril sur le marché international. Une situation qui risque d’impacter sur le prix du carburant, de l’électricité et de l’économie sénégalaise en général.

«Quand deux éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent.» La crise du Golfe a de graves répercussions dans le monde particulièrement dans les Etats non producteurs de pétrole. Les bombardements des installations d’Arabie Saoudite ont créé un déficit de production qui représente près de 5% de la consommation journalière mondiale. Si les rebelles Houthis yéménites revendiquent ces attaques au drone, Ryad est convaincu que c’est l’Iran qui est derrière. Quoi qu’il en soit, cela va impacter le marché international avec une hausse du prix du baril. D’ores et déjà la France a augmenté le prix à la pompe depuis lundi. C’est pourquoi, le secrétaire général de la CNTS/FC, Cheikh Diop a tenu à alerter sur cette situation qui risque d’être vécue durement au Sénégal, si rien n’est fait. Selon lui, cette tendance haussière du prix du pétrole sur le marché international va venir s’ajouter à une situation propre au Sénégal. Il s’agit, dit-il, d’un endettement assez important de l’Etat vis-à-vis des entreprises du secteur du pétrole et du gaz. Ce sont en effet les entreprises importatrices y compris la SAR, qui ravitaillent le marché sénégalais en brut comme en produit fini. Selon Cheikh Diop, cette activité d’importation a généré une dette très lourde qui avoisine au total près de 300 milliards FCFA. «L’Etat s’était engagé à combler les pertes commerciales dues à ces importations. Mais le remboursement de ces pertes-là n’est pas effectif au point qu’il y a aujourd’hui un endettement qui avoisine les 300 milliards Fcfa pour l’ensemble des importateurs. Donc il n’y a pas eu de compensation», indique-t-il.

DETTES DUES AUX PETITES ENTREPRISES NATIONALES

Par ailleurs, le syndicaliste affirme qu’en plus de cette dette due aux importations, il y a une autre dette qui concerne les entreprises plus petites, en particulier les entreprises nationales. Celles qui effectuent la distribution du produit partout dans le territoire national. A en croire Cheikh Diop, il y a ce qu’on appelle la péréquation du transport qui est le remboursement que l’Etat fait lorsqu’on amène le produit par exemple à Fongolimbi ou dans d’autres contrées du pays. C’est cette péréquation qui fait qu’on retrouve les mêmes prix qu’à Dakar. Et ce, partout où on peut se rendre dans le pays. A vrai dire, l’Etat s’engage à harmoniser les prix sur le plan national et il s’engage à rembourser ces péréquations aux petites sociétés nationales qui distribuent le produit dans les localités intérieures. Toutefois, Cheikh Diop se désole du fait que cette péréquation n’ait pas été remboursée depuis fin 2016 aux entreprises nationales. Et l’Etat traine une dette d’un milliard Fcfa ou plus pour certaines de ces sociétés, et moins d’un milliard pour d’autres, a-t-il précisé. Pour lui, cela donne tout simplement une indication sur la lourdeur de l’ardoise due aux sociétés nationales.

CHEIKH DIOP : «AU-DELA DE L’ELECTRICITE, TOUTE L’ECONOMIE SENEGALAISE RISQUE DE VIVRE LES REPERCUSSIONS DE CETTE SITUATION»

Après avoir dressé ce constat, le syndicaliste estime qu’aujourd’hui l’Etat du Sénégal est dans une situation complexe. Celle-ci se manifeste par la trésorerie qui souffre déjà d’une dette de près 300 milliards Fcfa sans compter la conjoncture internationale avec la hausse du prix du baril. «Nous attirons l’attention sur une éventuelle pénurie et nous voulons que cette situation soit maitrisée», affirme-t-il. Pour Cheikh Diop, il est de la responsabilité de l’Etat de faire face à cette situation qui risque de créer une pénurie des produits pétroliers dans le pays. «On ne pouvait rester sans alerter en tant qu’acteur social et du mouvement syndical. Notre responsabilité ; c’est d’alerter pour que cette situation n’arrive pas», a-t-il expliqué avant de prévenir que tous les secteurs de l’Energie y compris l’électricité peuvent être impactés négativement par cette situation. «Et même au-delà de l’électricité, toute l’économie sénégalaise risque de vivre les répercussions», a-t-il conclu. Seydina Bilal DIALLO

Top 10 des pays africains les plus attractifs pour les investissements en 2020, selon la Rand Merchant Bank

(Agence Ecofin) – Le groupe financier sud-africain Rand Merchant Bank (RMB) vient de publier sa neuvième édition du rapport « Where to invest in Africa ». L’édition de cette année dresse la liste des pays africains les plus attractifs pour les investissements en 2020.

Si les économies les plus attractives restent globalement les mêmes par rapport aux précédentes éditions, on note des changements importants dans les différentes positions occupées. Comme lors des trois précédentes éditions, l’Egypte reste le pays africain le plus attractif pour les investissements, en raison de son marché démographique important, de l’amélioration de l’environnement des affaires et de la politique d’industrialisation mise en place par le gouvernement.

La deuxième place du classement est quant à elle désormais occupée par le Maroc. Le pays dont la croissance moyenne est prévue atteindre 4% au cours des prochaines années, vole une place à l’Afrique du Sud dont l’économie est sujette à un « ralentissement cyclique », « une croissance atone » et « un environnement des affaires qui s’est dégradé ».

Le Kenya, le Rwanda et le Ghana occupent respectivement les 4e, 5e, et 6e places tandis que la Côte d’Ivoire grimpe de trois places pour occuper la position de 7e pays africain le plus attractif pour les investissements. Une performance due à son économie de plus en plus diversifiée, marquée par une croissance élevée et de grands projets infrastructurels.

Les trois dernières places du podium sont occupées par le Nigeria (8e), l’Ethiopie (9e) et la Tunisie (10e) qui fait son entrée dans le top 10.Moutiou Adjibi Nourou

 Classement des dix pays africains les plus attractifs pour l’investissement en 2020 selon la RMB

Rang Pays
1 Egypte
2 Maroc
3 Afrique du Sud
4 Kenya
5 Rwanda
6 Ghana
7 Côte d’Ivoire
8 Nigeria
9 Ethiopie
10 Tunisie

18/09/2018 – Top 10 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs en 2019, selon Rand Merchant Bank

Pr Abdou Aziz Daba KEBE, Directeur du Centre d’Études et de Recherches sur l’Ingénierie Juridique et Financière : « Si on fiscalise correctement le secteur informel, on peut modifier de façon sensible les revenus »

http://www.lactuacho.com/ Le Centre d’Etudes et de Recherches en Ingénierie Juridique et Financière (CERIF), en partenariat avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), a mis en œuvre un projet dénommé « Contribution à la Recherche, à la Gouvernance et à l’Equité Fiscales au Sénégal (CREGEF) ». En marge de l’atelier de restitution/validation des résultats de l’étude, Pr Abdou Aziz Daba KEBE, Directeur du Centre d’Études et de Recherches sur l’Ingénierie Juridique et Financière, estime que si on mène une fiscalité correcte du secteur informel, on parviendra à modifier les revenus.

« On peut retenir que l’étude montre que le secteur informel limite les dispositifs de mobilisation des ressources fiscales. Vous savez, c’est le secteur qui contient une richesse extraordinaire, une richesse importante mais qui n’est suffisamment fiscalisée. Le problématique concerne l’Etat mais spécifiquement aussi les collectivités territoriales dans un contexte de l’acte III de la décentralisation, avec l’acte 3, on se situe au niveau de la phase 2 qui est justement de rechercher des mécanismes de financement notamment des financements innovants, c’est pourquoi l’Etat du Sénégal est en réforme, le fonds d’équipement des collectivités a été rénové. Aujourd’hui, nous avons un fonds d’équipement des collectivités territoriales. Il faudrait qu’il ait des mécanismes pour fiscaliser davantage le secteur informel parce que les ressources, si on fiscalise correctement le secteur informel, on peut modifier de façon sensible les revenus, on peut augmenter en tout cas les revenus qu’on peut collecter pour les collectivités territoriales. Il faut la communication fiscale », souligne. Pr Abdou Aziz Daba KEBE, Directeur du Centre d’Études et de Recherches sur l’Ingénierie Juridique et Financière.

Selon Pr. Kébé, les enquêtes ont révélé que souvent les contribuables ne refusent pas de payer mais il faut un langage fiscal, une communication. Il a tenu à préciser que d’ailleurs la direction générale des impôts et domaines, est dans cette dynamique parce qu’au niveau de la DGID, il y a des cellules qui s’occupent de ce travail. Et l’impôt est un devoir citoyen, les impôts permettent de développer un pays, on peut construire des routes.

Rappelons que l’objectif général du CREGEF est de contribuer à la mobilisation des ressources publiques, à la sensibilisation et à l’appropriation, par les acteurs, du prélèvement fiscal.

Nouveau rapport trimestriel de la FAO : le Sénégal cité parmi les 41 pays en situation de besoin d’aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

http://www.lactuacho.com/Selon le rapport trimestriel de la FAO publié hier par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture sur les Perspectives de récoltes et la situation alimentaire, les pays de la liste, dont 31 se situent en Afrique, demeurent inchangés pour les six derniers mois.

En effet, près de 41 pays requièrent toujours une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires. Et dans le communiqué reçu, le Sénégal figure dans le lot. A l’analyse globale,  les conflits et les mauvaises conditions climatiques – en particulier le manque de précipitations en Afrique – sont les principales causes des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et compromettent fortement la disponibilité alimentaire et l’accès à l’alimentation de millions de personnes.

Ces 41 pays ayant actuellement besoin d’une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires sont les suivants: l’Afghanistan, le Bangladesh, le Burkina Faso, le Burundi, Cabo Verde, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Corée du Nord, la République Démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Eswatini, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l’Ouganda,  le Venezuela,  le Yémen et le Zimbabwe.

La rareté des pluies

Les faibles précipitations et une grave sécheresse en Afrique de l’Est exacerbent l’insécurité alimentaire dans plusieurs pays de la région.

La production céréalière de l’Afrique de l’Est, en 2019, devrait baisser de 5,6 pour cent par rapport à 2018, avec les plus fortes baisses attendues au Kenya et au Soudan. Les prix du maïs et du sorgho ont fortement augmenté pour atteindre des niveaux élevés à travers la région. La sécurité alimentaire s’est nettement détériorée au Kenya et en Somalie.

A l’Ouest, les stations hydrométéorologiques en Mauritanie ont enregistré d’importants manques au niveau des pluies saisonnières à la mi-août et l’analyse d’images de télédétection des pâturages dans certaines parties du pays a révélé que le niveau de production de biomasse était le plus faible jamais enregistré en l’espace de 20 ans. Une situation similaire a été signalée au Nord du Sénégal.

Les mauvaises conditions climatiques ont réduit de moitié les récoltes céréalières de 2019 au Zimbabwe, où le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire devrait presque doubler au début de l’année 2020 par rapport à la même période l’année précédente. Des évolutions similaires sont attendues dans plusieurs pays voisins.

La production agricole en Corée du Nord devrait être plus faible que prévue en raison de pluies inférieures à la moyenne et de la faible disponibilité en eau destinée à l’irrigation pendant le deuxième trimestre de 2019. Près de 40 pour cent de la population devrait se retrouver en situation d’insécurité alimentaire et devrait avoir besoin d’une aide alimentaire de manière urgente, selon les résultats d’une évaluation sur la sécurité alimentaire menée conjointement par la FAO et le PAM en avril dernier.

La FAO prévoit que la production totale de céréales en 2019 pour les 51 pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) demeure globalement inchangée, en atteignant 473,5 millions de tonnes. Cette situation est due à une croissance de la production en Asie qui devrait permettre de compenser les baisses en Afrique.

Cependant, les récoltes de céréales devraient être abondantes dans plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie, tandis que de meilleures conditions sécuritaires ont permis d’augmenter la production céréalière en Syrie.

Les conflits alimentent les souffrances liées à la faim

Près de la moitié des pays ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins humanitaires connaissent des troubles civils ou sont pleinement impactés par un conflit, tandis que les autres font face à de graves pressions pesant sur leurs ressources en raison de l’afflux massif de réfugiés issus des pays voisins et connaissant eux-mêmes des troubles.

En Afghanistan, 3,6 millions de personnes sont considérées comme étant en situation d’«urgence» (Phase 4 de l’IPC) en matière d’insécurité alimentaire, tandis que 10 autres millions sont en situation de «crise» (Phase 3 de l’IPC). Au Soudan du Sud, près de 6,35 millions de personnes ou 54 pour cent de la population totale sont considérées comme étant en situation de grave insécurité alimentaire.

En Syrie, si une augmentation de la production de blé a permis d’améliorer la disponibilité des céréales en 2019 dans le pays, 6,5 millions de personnes sont pourtant toujours en situation d’insécurité alimentaire avec 2,5 millions de personnes supplémentaires menacées d’insécurité alimentaire, si ces dernières ne bénéficient pas d’un soutien approprié pour leurs moyens d’existence.

Les conflits et l’insécurité civile comptent également parmi les premiers facteurs de l’insécurité alimentaire au Burundi, au Cameroun, en République démocratique du Congo, au Yémen et dans certaines régions de la Birmanie et du Nigéria.

Au Venezuela, l’hyperinflation a fortement diminué le pouvoir d’achat local, limitant grandement l’accès des ménages à l’alimentation, tandis que la production céréalière devrait baisser en raison du manque d’intrants agricoles. D’après le rapport, près de 4,3 millions de personnes ont quitté le pays et se sont installées dans les pays voisins avec toujours d’importants besoins humanitaires.

Un central électrique virtuelle de 100 Mw annoncé au Sénégal

http://actunet.net/La première Édition de la Conférence sur la Coopération dans le domaine de l’Energie en Afrique de l’Ouest a été ouverte hier par le ministre sénégalais du Pétrole et des Énergies. La cérémonie a eu pour cadre le King Fadh Palace. C’était en présence entre autres du Commissaire en charge de l’Energie et des Mines de la CEDEAO, Sediko Douka, de Monsieur Bangoura, venu représenter le Dr Cheikh Taliby Sylla, le Ministre de l’Energie de la République de la Guinée, du Représentant du Ministre de l’Energie et de l’Eau de la République du Burkina Faso, du représentant du Ministre de l’Energie et de l’Eau de la République du Mali et du représentant du Ministre des terres, des mines et de l’énergie de la République du Liberia.

Dans son speech de bienvenue, Monsieur Mouhamadou Makhtar Cissé, le ministre sénégalais du pétrole et des énergies s’est réjoui du choix porté sur la capitale sénégalaise pour abriter cette importante rencontre. « Le gouvernement du Sénégal réitère une fois de plus ses remerciements les plus sincères à la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), d’avoir choisi, la capitale sénégalaise pour abriter la première édition de la Conférence sur la Coopération dans le domaine de l’énergie en Afrique de l’Ouest (connu sous le sigle de Wapecc en Anglais) », a-t-il déclaré. Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, la tenue de cette importante rencontre à Dakar est une reconnaissance de la forte volonté et de l’engagement politique du Gouvernement et du peuple sénégalais vers l’intégration régionale sous le leadership du Président Macky Sall. « Il me plait de rappeler que le Chef de l’État du Sénégal fait de l’unité et de l’intégration régionale, des valeurs fondamentales de sa pensée tant économique que politique », a-t-il dit. Très en verve, le ministre sénégalais du pétrole et des énergies a en outre souligné que la politique d’intégration énergétique de la CEDEAO représente pour notre pays un moyen efficace de l’engagement de la communauté internationale à mettre en œuvre l’Agenda 2030 qui inclut les objectifs de développement durable (Odd) adoptés  par les Nations-Unies en septembre 2015. Dans la foulée, Mouhamadou Makhtar Cissé a rappelé que l’Odd N° 7 relatif à l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables, modernes et à un coût abordable, retient « la plus haute attention » des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. « En effet, notre région souffre d’une pauvreté énergétique qui, en partie, justifie sa pauvreté économique alors qu’elle dispose d’énormes potentialités en énergies conventionnelles et renouvelables. C’est pourquoi, nous devons tous nous engager dans la région ouest africaine, pour arriver au plus tard en 2030 à assurer un accès universel à l’énergie, et notamment à l’électricité », a-t-il ajouté. Le ministre a également décliné son ambition de mettre en place ici au Sénégal des infrastructures énergiques pour permettre d’atteindre la croissance envisagée dans le Plan Sénégal Émergent (PSE). Et ce, à travers l’électrification universelle en 2025 avec un coût de l’énergie le plus bas possible pour offrir l’électricité à tous les ménages aussi bien dans les centres urbains qu’en milieu rural. « Pour le Sénégal, la transition énergétique se ferra avec du renouvelable mais aussi et surtout avec le gaz naturel qui nous offre une réelle opportunité pour baisser nos coûts de production d’électricité », a-t-il expliqué. Le ministre sénégalais du pétrole et des énergies a annoncé la mise en place prochaine d’un projet de central électrique virtuelle de 100 Mw qui promeut l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables chez les clients. En outre, Mouhamadou Makhtar Cissé a relevé avec satisfaction le dynamisme du partenariat public-privé dans le domaine de la production d’électricité et de l’électrification rurale. A l’en croire, cela démontre l’existence d’un bon climat des affaires pour investir dans notre pays. La Conférence de Dakar sur la coopération dans le domaine des énergies prend fin aujourd’hui. Le premier jour a  été marqué par plusieurs panels relativement aux cadres politiques et réglementaires pour une intégration énergétique réussie et comment surmonter les défis de financement dans le secteur énergétique en Afrique de l’Ouest.

Dette supposée de 247 milliards à la Senelec : Makhtar Cissé parle d’intox pure et simple: »Je perturbe le sommeil de certains cercles »

https://www.pressafrik.com/L’ancien Directeur général de la Senelec, Makhtar Cissé botte en touche les accusations selon lesquelles il aurait laissé une dette de 247 milliards à la Senelec. « À vrai dire, c’est de l’intox pure et simple. Pour la simple raison que ce montant correspond en fait à la créance que l’Etat du Sénégal doit à la Sénégal doit à la Senelec », réfute Makhtar Cissé.

Selon lui, ceux qui profèrent ces accusations ont besoin « des cours en finances publiques puisqu’ils confondent dettes et créances ». Selon lui, il s’agit de créances que l’Etat du Sénégal doit à la Senelec.

Poursuivant ces propos, il précise que : «La dette de la Senelec est très largement en deçà du montant évoqué. Senelec est une entreprise qui produit de la valeur et non une administration. Il est tout à fait normal qu’elle s’endette pour investir, augmenter son chiffre d’affaire et rembourser. Ce qu’elle fait correctement puisqu’elle n’a jamais était prise en défaut dans le remboursement de ses dettes ».

À en croire l’ex-Dg de la Senelec, « toute cette agitation s’explique par une raison : Makhtar Cissé dérange le sommeil de certains cercles », livre  Libération ».

Une fuite de gaz s’est produite aux Ics

https://www.seneweb.com/ Une fuite de gaz a eu lieu à la Société africaine de raffinage (Sar) dans la journée de ce vendredi. Selon des sources contactées par Seneweb, elle s’est produite au niveau de la ligne de «Lobbu Mame Diarra». Il s’agit d’une fuite souterraine. Les pompiers sont à l’œuvre actuellement. Ils ont injecté de l’eau dans le conduit pour régler le problème. Nous y reviendrons…

Un Pays S’inspire Du Modèle Douanier… Sénégalais

https://www.xibaaru.sn/Des experts de la Douane de la République du Cap-Vert, en visite de travail au Sénégal, ont exprimé leur volonté de s’inspirer de GAÏNDÉ pour mettre en place un guichet unique dans leur pays.

« On a fait appel à GAÏNDE 2000 qui nous a présenté son modèle intéressant. Cette entreprise a travaillé avec des partenaires privés mais aussi avec la Douane sénégalaise », a-t-il dit, vendredi dernier, lors d’une visite de prospection au siège de GAÏNDE 2000.

Selon Jean-Pierre Sylva, informaticien à la Direction de la Douane cap-verdienne, son pays souhaite lancer, depuis quelques années, un guichet unique afin de faciliter le commerce extérieur.

Le Cap-Vert, après avoir bénéficié du partage d’expérience de deux pays ayant déjà installé le guichet unique à savoir le Rwanda et l’Ile Maurice, a fini par choisir le Sénégal pour mettre en place ce dispositif en s’inspirant du modèle de GAÏNDE 2000.

« Nous nous penchons plus sur le Sénégal, parce qu’il y a la proximité historique et nous pensons aussi à créer une relation de coopération avec la Douane sénégalaise », a soutenu M. Sylva, membre de la délégation cap-verdienne.

Accompagné d’autres experts en technologies de l’information, il a ajouté que le modèle de GAÏNDE 2000 est « adaptable » au Cap-Vert. Une semaine durant, la délégation cap-verdienne a été encadrée par l’équipe de GAÏNDE 2000 et celle de la Douane sénégalaise.

SINE-SALOUM : 2 MILLIARDS DE FRANCS CFA POUR « REVITALISER » LA FILIÈRE SEL (DER)

Fatick, 20 sept (APS) – La Délégation générale à l’entreprenariat rapide pour les jeunes et les femmes (DER) a obtenu auprès de la Banque africaine de développement (BAD) un financement de deux milliards de francs CFA destiné à « revitaliser » la filière sel dans le Sine Saloum, a révélé, jeudi, Pape Amadou Sarr.

« Nous avons sécurisé avec la BAD un financement de 2 milliards de francs CFA, pour revitaliser la filière sel, augmenter la production de sel pour la consommation locale mais aussi pour l’exportation du sel vers le Mali et le Burkina », a déclaré le responsable de la DER.

Il s’entretenait avec des journalistes au terme d’un Comité régional de développement axé sur le bilan de la DER dans la région de Fatick en 2018, et la nouvelle plateforme de dépôt et des financements des activités en 2019.

Selon lui, « revitaliser cette filière sel, c’est financer les coopératives, la production, la transformation et éventuellement la mise en place d’une unité d’industrielle de production dans la région naturelle du Sine Saloum ».

En présence des autorités administratives de la région, il a précisé que l’implantation exacte de cette unité industrielle de transformation, dont le projet va démarrer dès le 1er octobre 2019, n’est pas encore identifiée entre les régions de Fatick et Kaolack.

Il a rappelé que le sel a un potentiel important dans la région du Sine Saloum.

Le Délégué général a par ailleurs tiré un bilan « satisfaisant » des financements alloués en 2018 à des acteurs économiques de la région de Fatick.

« Nous avons pu financer en moins de huit mois un montant d’un milliard 100 millions francs CFA, soit plus de 50% de jeunes et 70% de femmes », a-t-il indiqué, rappelant, que « l’enveloppe initialement prévue pour la région était fixée à 778 millions de francs CFA avant de passer à un milliard 100 millions de francs CFA ».

« Aujourd’hui, a-t-il indiqué, le taux de remboursement des prêts octroyés dans la région grâce à cette enveloppe se situe à 35% contre une moyenne nationale de 60% ».

« Au niveau national, a-t-il précisé, le taux de recouvrement se situe à 60%, et nous espérons, d’ici le mois de décembre 2019, que le travail de sensibilisation, d’information et de communication de proximité que nous sommes en train de faire, puisse obliger les jeunes à payer leurs crédits. »

« Le travail des Comités départementaux que nous allons installer autour des préfets, des chefs de services départementaux, va nous aider à sensibiliser les jeunes pour le remboursement », a-t-il dit, rappelant qu’ »un prêt, c’est à rembourser, ce n’est pas des subventions ni des dons ».AB/OID/ASB

 AIR SENEGAL : l’ouverture de la liaison Dakar-Washington-Dakar annoncée

http://lesoleil.sn/Après Dakar-Paris-Dakar, le ministre du Tourisme  et des Transports aériens, Alioune Sarr,  a annoncé, jeudi, que la compagnie Air Sénégal entamera prochainement une liaison Dakar-Washington-Dakar. Cette nouvelle destination va permettra de développer davantage le tourisme. Et l’île Gorée, lieu mémoriel de l’esclavage comme crime contre l’humanité et son lien avec la diaspora africaine pourrait bien profiter de cette future destination pour vendre davantage son offre touristique. Ibrahima Bâ

IPRES-LE DG MAMADOU SY MBENGUE À UN PAS DE LA SORTIE

http://www.emedia.sn/Les heures de Mamadou Sy Mbengue à la tête de l’Ipres (Institution de prévoyance retraite du Sénégal) sont désormais comptées. Selon le journal Libération, tous les partenaires sociaux de cette institution dédiés aux retraités se sont accordés sur la nécessité de son départ dans les plus brefs délais.Pour tout simplement dire que le sort du Dg de l’Ipres est scellé après les remous notés ces derniers temps-ci dans l’entreprise.

 Le Cadre Unitaire des Retraités du Sénégal réclame le départ Mamadou Sy Mbengue, et de Racine Sy

https://www.pressafrik.com/ La démission de Mamadou Sy Mbengue et de Racine Sy, c’est ce qu’exigent le Cadre unitaires des retraités du Sénégal. Ils les accusent d’avoir pillé les ressources de l’Ipres. Le chef de l’Etat est invité à réagir.

Le Cadre unitaire des retraités du Sénégal exigent les départs du Directeur général Mamadou Sy Mbengue, et du Président du Conseil d’administration Racine Sy. Ils sont accusés d’avoir pillé les ressources de ladite boite. Ces retraités invitent le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités et menacent de marcher vers les grilles du Palais présidentiel.
« Nous avons constaté au niveau de la gestion du personnel, un personnel pléthorique. C’est une gestion qui n’est pas du tout à la hauteur. On a entendu dans les journaux qu’il y a un détournement à hauteur de 400.000.000 par les tickets de restaurant. Nous demandons à ce que le Directeur prenne ses responsabilités, pour éclaircir ce qui se passe. Il y a la rupture des médicaments, les gens sont payés à la précipitation, il y a les délais de rendez-vous qui prennent du temps. Et là aussi, l’accueil n’est pas tellement fiable. Ce que nous réclament aujourd’hui, c’est d’augmenter la valeur des points », a indiqué Ibrahim Fall, le président du cadre Unitaire des retraités du Sénégal.
« A la demande de tous les allocataires, si aujourd’hui l’Etat ne réagit pas, nous allons tout simplement organiser une deuxième marche. Où nous allons tout simplement aller vers les grilles du Palais », menace-t-il.

Sénégal-Espagne : Signature d’un accord de coopération culturelle et éducative

https://www.lejecos.com/À l‘occasion de la 2ème Session des consultations politiques entre l‘ Espagne et le Sénégal tenue ce 19 septembre 2019 le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou BA a eu une séance de travail avec son homologue espagnol, Josep Borrell Fontelles.

«Une Convention de  coopération culturelle et éducative a été signée entre les deux parties. Cet accord ouvrira la voie à des négociations futures sur la reconnaissance mutuelle des diplômes, grades et titres académiques tel que prévu par l’article 11 dudit accord », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

En outre, les deux ministres ont abordé des questions économiques et commerciales et une coopération en matière de migration et de sécurité; selon les orientations du président de la République du Sénégal, Macky Sall.

En marge du programme officiel, Amadou Ba a également eu des échanges fructueux avec les consuls honoraires du Sénégal ainsi que les représentants des associations de ressortissants sénégalais établis en Espagne.

Au cours de ces rencontres, ajoute la même source,  les aspirations de la communauté sénégalaise vivant en Espagne ont été passées en revue. Selon le communiqué, M. Ba s‘est félicité de la bonne intégration des ressortissants sénégalais, de même il a insisté sur la nécessité pour la communauté de respecter les lois et règlements de leurs pays d’accueil comme le prône toujours le président de la République Macky Sall lors de ses rencontres avec nos compatriotes vivant à l’étranger.Adou FAYE

COMMUNE RURALE DE PAMBAL : Les populations crient leur ras-le-bol contre les pénuries d’eau récurrente

http://www.enqueteplus.com/Confrontés à une pénurie d’eau récurrente depuis cinq mois, les 21 villages qui composent la commune rurale de Pambal ont organisé, hier, un sit-in pour crier leur ras-le-bol.

Située au sud-est du département de Tivaouane, mais aussi à cheval entre les communes rurales de Notto Gouye Diama et de Chérif Lô, la commune rurale de Pambal fait face à une pénurie d’eau récurrente. Depuis cinq mois, le maire de la localité, Cheikh Mbacké Dione, et ses administrés peinent à avoir correctement le liquide précieux. Une situation causée par l’arrêt du forage qui, de manière régulière, tombe en panne.

Face à cette situation pour le moins invivable, les populations de cette localité ont manifesté hier leur courroux. Elles ont, à cet effet, tenu un sit-in pour dénoncer leurs conditions de vie insoutenables pendant tout ce temps. Massivement, les populations de Kiwi, Ndiafougne, Mbaraglou Colobane, Kadane, Ndiakhaté Gomone, Keur Massongo sont sorties pour exiger des solutions idoines face à cette pénurie d’eau récurrente.

Selon leur porte-parole, le seul forage qui alimente la localité et qui est tombé en panne, ne suffit pas pour alimenter 21 villages. ‘’A Pambal, nous avons un seul forage qui alimente pratiquement tous les villages. Ce seul forage est tombé en panne pendant cinq mois. Tous les jours, nous nous débrouillons pour avoir 20 bidons le matin et 20 autres le soir. Nous vivons une situation difficile.

Par contre, les populations qui sont sur la grande conduite bénéficient des raccordements de la Sde. Les autres, ne pouvant pas débloquer des millions pour les opérations de la Sde, souffrent de cette pénurie récurrente d’eau. Nous ne pouvons plus continuer à vivre cette situation. Il nous faut réparer ce forage et en créer d’autres pour assurer l’approvisionnement correcte en eau dans cette localité’’, déclare Albert Lamane Tine.

Le chef du village de Mbaraglou Biram, pour qui les populations de Pambal méritent d’être assistées comme les autres citoyens de ce pays, fustige la mauvaise gestion du forage par le comité de gestion en place. A son avis, celui-ci ne peut pas continuer à être bloqué pendant des mois pour des factures dues à la Senelec. ‘’On peut comprendre qu’il y ait une panne, mais les villageois ne peuvent plus continuer à faire les frais de la mauvaise gestion du forage. Cela veut dire que, quelque part aussi, il y a des problèmes de gestion. C’est inadmissible’’, fulmine M. Tine. Qui réclame, par la même occasion, le bitumage de la route Tivaouane – Darou Alpha pour désenclaver la zone.GAUSTIN DIATTA (THIES)

Macky Sall annonce l’implantation des brigades régionales et départementales des Sapeurs pompiers

https://www.ferloo.com/Le président de la République Macky Sall a procédé à la réception d’un premier lot de matériels flambants neufs de secours d’une valeur de plus de 26 milliards destiné aux soldats du feu. A l’occasion, il a annoncé l’implantation des brigades de sapeurs pompiers régionales et départementales

Ces équipements sont composés de 60 ambulances classiques 4X4, de deux véhicules postes de commandement, de 07 bus modernes de 50 places pour le déplacement des effectifs, d’une remorque émulseur destinée au transport et à la production de mousse lors des feux d’hydrocarbures, de 5 vedettes et de 20 canots de sauvetage nautiques, de 17 engins pompes légers de 6.800 litres, de 24 engins pompes lourds avec une citerne de 10.000 litres, de 7 camions tri extincteurs,  de  17 véhicules secours routiers, d’une échelle pivotante autonome et 24.000 équipements de protection individuelle (EPI).

Visiblement satisfait, le président Macky Sall a annoncé l’implantation de grandes casernes régionales, des centres d’unités secondaires dans les départements et dans les zones à fort potentiel économique ou à très fortes fréquentations. Mais aussi, la construction prochaine d’une trentaine de nouvelles casernes équipées afin de rendre ces unités nouvelles opérationnelles.

Par ailleurs, il a instruit le ministre de l’Intérieur à agir dans ce sens en relation avec les autres membres du gouvernement concernés, principalement, avec le ministre de l’Economie maritime et de la Pêche ainsi que le ministre de l’Environnement et tous ceux qui interviennent sur le terrain afin de “prendre des dispositions rapides d’installation d’une compagnie spéciale d’incendie et de secours dans l’enceinte même du Port autonome de Dakar qui polarise des risques majeurs”.

Les populations des Îls du Saloum et de la Casamance seront prises en compte dans le second lot de matériels adaptés à leurs préoccupations qui sera réceptionné au mois de décembre prochain.

Les cimetières de Pikine sous les eaux : l’Arène nationale au banc des accusés

https://www.pressafrik.com/Les inondations après les fortes pluies enregistrées hier, jeudi 19 septembre, n’ont pas épargné les morts. Les cimetières de Pikine, situés dans la commune de Pikine-Ouest, à quelques mètres de l’arène nationale, ont été envahis par les eaux. Toutes les tombes sont quasiment sous les eaux.

Les populations riveraines qui craignent le pire, sonnent l’alerte. Elles pointent du doigt l’arène nationale.

17e COMMEMORATION DU NAUFRAGE DU ‘’JOOLA’’ :Les familles des victimes toujours en attente d’un procès

http://www.enqueteplus.com/En prélude à la 17e commémoration du naufrage du bateau ‘’Le Joola’’, prévue le 26 septembre prochain, les familles des victimes revendiquent toujours la tenue d’un procès pour situer les responsabilités.

Le Comité d’initiative pour l’érection d’un mémorial-musée du ‘’Joola’’ continue toujours de réclamer justice aux autorités étatiques. Dix-sept ans après ce drame, les familles des victimes affichent toute leur détermination à porter le combat judiciaire jusqu’au bout. ‘’Il faut que justice soit rendue. Le procès est nécessaire pour situer toutes les responsabilités et apporter les sanctions qui s’imposent aux coupables de ce drame. Même si, en France, l’affaire est au point mort, nous comptons nous reférer à la Cour européenne pour espérer avoir gain de cause’’, fulmine Samsidine Aïdara au cours d’une conférence de presse tenue hier à Dakar.

Membre du Collectif des familles des victimes, il réitère leur vieille doléance d’ériger un mémorial-musée à la mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans le naufrage du ‘’Joola’’. Ce projet, selon lui, va au-delà du vœu de garder les victimes dans les mémoires. ‘’Il faudrait que le mémorial-musée soit érigé. Les victimes du ‘Joola’ le méritent. Ici même, sur la place du Souvenir, cet édifice n’aura pas uniquement qu’un devoir de mémoire à incarner. Car il prend en compte un centre de recherche sur la sécurité humaine, la prévention des risques et des catastrophes’’, déclare M. Sané. Qui a émis le vœu de faire du 26 septembre une journée nationale du souvenir.

Cette cérémonie de commémoration a vu la participation du sociologue Alfred Ndiaye. Selon ce dernier, qui a fait un plan plus large sur la question sécuritaire au Sénégal, les populations sénégalaises n’ont tiré aucune leçon de cette tragédie qui a fait près de 2 000 morts. ‘’Les Sénégalais n’ont apparemment pas appris des conséquences suite à la désinvolture constatée lors du ’Joola’. L’état des transports publics est loin d’être satisfaisant. Déjà, lors de la cinquième commémoration du naufrage du bateau, nous avions mené une large réflexion sur comment prévenir tous ces dangers inhérents au transport en général. Ce volet sécuritaire fait du Centre de formation sur les enjeux sécuritaires le maillon le plus important du mémorial-musée’’, soutient-il.

Dans un autre registre, le Comité d’initiative pour l’érection d’un mémorial-musée a exprimé toutes ses inquiétudes quant à l’avenir des pupilles de la nation. Les orphelins engendrés par cette catastrophe auront atteint la majorité dans un an. Une situation qui ne leur procurera plus le statut de pupille de la nation. Face à ce scénario plein d’incertitudes, le Comité d’initiative pour un mémorial-musée dédié aux victimes tire la sonnette d’alarme.

‘’Dans une année, les 273 pupilles de la nation qui, pour l’heure, sont adolescents, atteindront la majorité. Ce qui va engendrer l’arrêt des aides financières qu’ils percevaient’’, alerte Alassane Thiam, membre du comité d’initiative. Alassane Thiam invite ainsi les autorités étatiques à mettre en place des mesures d’accompagnement pour soutenir tous ces jeunes qui seront dans le besoin de poursuivre leurs études pour pouvoir espérer un meilleur avenir.MAMADOU DIOP (STAGIAIRE)

Tambacounda: la région a enregistré en 2018 un total de 152 cas de décès d’enfants dus au paludisme

https://www.pressafrik.com/La région de Tambacounda a enregistré en 2018 un total de 152 cas de décès d’enfants dus au paludisme, en majorité âgés entre zéro et cinq ans, a indiqué le médecin-chef dudit district sanitaire, Dr Tidiane Gadiaga, rapporte l’Aps.

« Le paludisme a tué en 2018, dans la région de Tambacounda, 152 personnes pour la plupart des enfants de 0 à 5 ans », a-t-il dit à la clôture de la 3e session de formation des infirmiers-chefs de poste (ICP) des sept districts de Tambacounda en paludologie.

En tout, 15 897 cas de paludisme ont été confirmés en 2018 dans la région, a fait savoir le Dr Gadiaga. Il a signalé que durant la même année, 82 % de décès ont été aussi notés dans les régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda.

«Pour réduire les cas de décès, nous avons initié des cours régionaux de paludologie pour le renforcement des capacités des infirmiers-chefs de poste en matière de management du paludisme au niveau opérationnel », a-t- il indiqué.

Présidant la cérémonie, le gouverneur de la région de Tambacounda, Oumar Mamadou Baldé, a invité les acteurs du secteur de la santé à plus d’engagement, une chose qui sera un élément de réponse dans la lutte contre le paludisme.

L’ICP de Malem Niani, Ousmane Coly, assure que concernant ce pari, « les bénéficiaires entendent porter le combat pour que la région de Tambacounda sorte de la zone rouge des régions où les cas de paludisme sont encore inquiétants ».Salif SAKHANOKHO

AFFAIRE MERCY SHIPS : L’ordre et le ministère toujours en désaccord

http://www.enqueteplus.com/Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a déposé les documents administratifs du personnel médical du bateau ‘’Africa Mercy’’ leur permettant d’exercer légalement au Sénégal. Mais l’Ordre des médecins s’oppose, en décidant de ne pas les inscrire, à cause de papiers incomplets et non authentifiés.

Du nouveau dans l’affaire Mercy Ships dont ‘’EnQuête’’ avait relevé quelques manquements. Les documents qui doivent permettre aux médecins du bateau ‘’Africa Mercy’’ de se conformer à la loi n°66-69 du 4 juillet 1966 relative à l’exercice de la médecine, ont été envoyés aux institutions ordinales.

Selon le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Docteur Aloyse Waly Diouf, joint par la rédaction, les documents ont été envoyés à l’Ordre des médecins depuis le 9 septembre, avec accusé de réception.

‘’L’Etat ne peut plus continuer à polémiquer sur cette question. Ils ont demandé des documents, on les leur a envoyés par voie épistolaire. Ils ont même apposé l’accusé de réception. Nous attendons leur réponse’’, précise Dr Diouf. Avant d’ajouter qu’ils ne veulent pas continuer à discuter avec les ordres par presse interposée. ‘’On leur a envoyé les documents. S’ils ont quelque chose à dire, ils n’ont qu’à répondre et se déplacer au ministère. On ne peut pas continuer d’alimenter une polémique à travers la presse’’, fustige le directeur de cabinet.

’Nous ne serons pas complices’’

De son côté, le vice-président de l’Ordre des médecins du Sénégal, Docteur Joseph Mendy, souligne que le ministère de la Santé a juste envoyé la photocopie non certifiée des attestations d’inscription aux ordres de leurs pays d’origine. C’est pourquoi, dit-il, l’ordre a décidé de ne pas les

inscrire sur la base de ces papiers.

‘’On ne peut pas inscrire quelqu’un sans dossier. Dans la lettre que nous avions envoyée au ministère, on a bien précisé les dossiers à déposer. Ils doivent fournir leurs diplômes, leurs pièces d’indenté, plus la carte d’inscription à l’ordre de leur pays et les formations que ces personnes sont censées donner dans le bateau. Rien de tout ça n’a été fait’’, explique Dr Mendy.

A l’en croire, avec les diplômes, ils peuvent vérifier leurs compétences dans les différents domaines à exercer. Ils sauront également, souligne-t-il, si ces professionnels sont autorisés à exercer la médecine chez eux ou s’ils ne font pas l’objet de poursuites judiciaires. ‘’Même les Sénégalais que l’on connait, on leur demande des dossiers, à plus forte raison un étranger. Si le ministère le veut, il n’a qu’à les faire travailler de façon illégale, mais nous ne serons pas complices de cela. S’il y a des problèmes,  c’est à eux de voir et l’ordre sera en dehors de tout cela. Tout en sachant que s’il y a un patient qui porte plainte contre eux, l’ordre va se constituer partie civile pour défendre les populations’’, avertit le vice-président de l’ordre.

L’institution ordinale déplore le fait que les interventions du corps médical du bateau s’apparente à de l’exercice illégal de médecine, si leurs dossiers ne sont pas soumis à l’ordre. L’article 2 de la loi  n°66-69 du 4 juillet 1966 relative à l’exercice de la médecine stipule que, pour exercer au Sénégal, il faut disposer d’un diplôme homologué par le pays ou, pour les étrangers, s’inscrire dans les différents ordres.VIVIANE DIATTA

NÉGOCIATIONS AVEC LES ENSEIGNANTS : MAMADOU TALLA S’ENGAGE À RESPECTER « SES’’ ENGAGEMENT:

Saly-Portudal (Mbour), 19 sept (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a promis jeudi de mettre en œuvre ‘’tous les engagements’’ pris par le gouvernement lors des négociations avec les organisations syndicales.

‘’Je m’engage à mettre en œuvre, avec le concours de tous les acteurs, tous les engagements relevant de mon département et de porter le plaidoyer pour les autres questions’’, a-t-il notamment déclaré, lors de la clôture du séminaire de pré-rentrée scolaire 2019-2020.

L’atteinte des objectifs prioritaires requiert une remise en question et une révision des méthodes et stratégies d’action, une plus grande ouverture, un sens élevé du consensus, de la responsabilité et de l’imputabilité, a-t-il ajouté.

Pour lui, ‘’c’est à ce prix que la gouvernance de notre école deviendra inclusive, participative et transparente et permettra la réussite des apprenants’’.

Le ministre de l’Education nationale, après quatre jours de ‘’réflexions intenses’’, s’est dit satisfait de la dynamique unitaire et de l’engagement de l’ensemble des parties prenantes du système éducatif.

Pour lui, les recommandations issues de ce séminaire permettront de mettre en place ‘’un dispositif global’’ de motivation des personnels en général, et des personnels enseignants en particulier.

Elles doivent permettre aussi d’attirer vers la profession les personnes les plus qualifiées, de leur fournir une formation initiale et continue de qualité, et surtout, de les retenir dans la corporation grâce à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Il souhaite que ce nouveau partenariat engagé permette de ‘’restaurer la confiance’’ entre les acteurs du dialogue social aux niveaux central et déconcentré et d’’’instaurer’’ un climat social apaisé à l’école, condition sine qua none de la réalisation d’’’une école viable, stable et pacifiée ainsi que d’une ‘’école de qualité pour tous’’, d’’’une école de la République’’.

‘’Pour ce faire, les différents acteurs ont discuté, amendé et validé les propositions des différents groupes thématiques relatives à l’apaisement du climat social dans l’espace scolaire, l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages et l’équité dans l’accès et la gouvernance’’, a indiqué M. Talla. Il a magnifié l’’’esprit de consensus, de cordialité et de sincérité’’ qui a prévalu tout au long des travaux du séminaire.

Selon lui, ‘’ce noble engagement des différents acteurs de l’école permettra à chaque élève […], dans un environnement propice, de faire éclore ses potentialités, de construire des savoir-faire et des savoir-être, de réussir à ses évaluations, de s’intégrer harmonieusement dans la société, en s’imbibant des valeurs de tolérance, de démocratie, d’entraide et de solidarité, pour contribuer pleinement au développement économique, social et culturel de son pays’’, a-t-il soutenu.

Le séminaire préparant la rentrée scolaire s’était ouvert lundi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), sur le thème : ‘’Une amélioration de la gouvernance et un partenariat efficace au service des performances scolaires’’.ADE/ASG

Sainte Jeanne d’Arc : « La cohésion sociale et la stabilité » ont été préservées, selon Mamadou Talla

https://www.seneweb.com/Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, a affirmé jeudi que « la cohésion sociale et la stabilité » du pays ont « été préservées » dans l’affaire de l’interdiction du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc.

Un consensus a été trouvé avec la direction de l’école Sainte Jeanne d’Arc pour la réintégration de ses 22 pensionnaires voilées, renvoyées lors de la rentrée des classes en vertu d’un nouveau règlement intérieur dans cette établissement scolaire.

Un des détails de l’accord stipule que les 22 filles concernées porteront désormais un foulard « de dimensions convenables » fourni par l’établissement.

Les élèves concernées « porteront l’uniforme assorti d’un foulard, de dimensions convenables, fourni par l’établissement et qui n’obstrue pas la tenue », indique le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué.

Ce jeudi, le ministre de l’Éducation nationale n’a pas caché sa joie après cet accord.

« Je me félicite de ce dénouement heureux ; c’est une question assez difficile, très complexe, une question de société qui appelle à la cohésion sociale, à la stabilité de notre pays. Aujourd’hui, ce dossier est clos », s’est-il félicité, en marge de la clôture des travaux du séminaire de rentrée scolaire 2019-2020, ouvert lundi à Saly-Portudal (Mbour, ouest).

Il a rappelé que l’objectif final était d’arriver à ce que les 22 filles renvoyées pour port de voile puissent retourner à l’école. « Au moment où l’on parle, elles sont toutes en classe », a-t-il rassuré.

« Nous considérons que nous avons préservé cette unité nationale, cette cohésion. On n’a pas été obligé de faire recours à des décisions administratives. Il faut continuer dans cette direction et saluer tous ceux qui ont participé à la résolution de ce problème », a lancé Mamadou Talla.

Le ministre a appelé à faire, pour l’a venir, dans l’anticipation. « Je salue l’implication de tous les acteurs qui ne pensent qu’à la cohésion nationale, qui ne pensent qu’au Sénégal, à notre République, avec un esprit de dépassement. Chacun a voulu laisser du lest, mais qu’à l’avenir, on anticipe par rapport à tous ces problèmes », a-t-il insisté.

Il estime que quand des problèmes d’école ou de société se posent, avant de prendre des décisions, il faut prendre le temps d’écouter, de réfléchir, de partager.

« C’est cela ma méthode et je crois que jusque-là, elle a payé. Je vais continuer dans cette posture […] », a-t-il promis.

Le ministre de l’Éducation estime que dans cette affaire, l’objectif a été atteint et l’essentiel préservé.

« En discutant sur ce problème, j’avais un objectif clair : qu’on apaise le climat, qu’on n’aille pas vers une décision administrative, que les 22 filles élèves concernées, comme tous les autres Sénégalais, puissent aller en classe. Et elles sont en classe », a-t-il martelé.

Et d’ajouter : « L’année scolaire est annuelle ; on s’inscrit au début de l’année scolaire. L’année prochaine, on verra. »

Moustapha DIAKHATE Met Sainte Jeanne D’arc Sous Administration Provisoire

L’ancien président du groupe parlementaire de la coalition au pouvoir hausse le ton. Non content de la décision de l’institution Sainte Jeanne d’arc qui n’accepte le voile qu’à titre provisoire, Moustapha DIAKHATE préconise la manière forte. Selon lui, en prenant cette décision, l’établissement fait « pied de nez à la République ». Et pour cela, le gouvernement doit le mettre sous administration provisoire.

Interdiction du port du voile islamique à ISJA pour la prochaine année scolaire: une décision qui bafoue la souveraineté nationale et menace l’unité du Sénégal

C’est à ISJA de se soumettre au projet éducatif de la République Sénégal décliné dans la Constitution et dans la loi d’orientation nº91-22 du 30 janvier 1991 comme l’a si clairement rappelé le Ministère de l’éducation dans un communiqué publié le 3 mai 2019.

La déclaration de la direction de l’école Sainte Jeanne d’Arc informant que la présence des élèves voilées n’est valable que pour le reste l’année scolaire en cours, en violation de la Constitution, de la Loi d’Orientation, est proprement scandaleuse et inacceptable.

Cet affront de plus appelle une réaction rapide et ferme du Ministère de l’éducation. Il urge de rappeler à tous les acteurs de l’école sénégalaise publique comme privée qu’aucune pratique discriminatoire ne saurait être tolérée sur l’ensemble du territoire national.

Au regard de ce pied de nez de l’ISJA à la République, le Ministre de l’Education doit placer immédiatement l’Ecole sous administration provisoire.

De même les parents des élèves discriminées doivent porter plainte contre l’école Sainte Jeanne d’Arc pour violation caractérisée de la loi d’orientation.

Tous les intégrismes mettent en danger le vivre ensemble sénégalais et doivent être combattus sans faiblesse.

La tolérance des pratiques religieuses d’autrui s’impose à tous et est non négociable dans une société aussi plurielle, multiculturelle et multiconfessionnelle que celle du Sénégal.

Scandaleux !!! A la Poste, des femmes musulmanes refusent qu’une catholique dirige l’Amicale

https://www.pressafrik.com/ C’est un autre scandale qui se prépare à La Poste, après celui de l’interdiction du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Si le nouveau Directeur général (Dg) Abdoulaye Bibi Baldé, ne réagit pas très vite, le problème pourrait prendre des proportions très dangereuses. Pour cause, des membres de la boîte qui ne veulent pas d’une femme catholique comme présente de l’Amicale, comptent organiser une Assemblée générale ce samedi 21 septembre, pour renouveler le bureau.

Seulement, informe le journal « Les Echos » qui sonne l’alerte, le bureau sortant n’a pas encore reçu le quitus de ses membres pour l’organisation d’un tel événement, et ce, pour plusieurs raisons.

Conséquence, souligne le quotidien, certaines femmes qui s’opposent à ce qu’elles considèrent comme un forcing du bureau sortant, menacent de ne pas laisser cette assemblée générale se tenir.

Pour sa part, Abdoulaye Bibi Baldé, qui a reçu les femmes, leur a clairement signifié que s’il n’y a pas de consensus, il ne reconnaîtra personne.

Encore une fois, si cette forfaiture passe, la République qui ne reconnaît que la compétence (que l’on soit musulman, catholique ou même païen) , va en prendre un grand coup. La cohésien religieuse également en souffrirait, après sa claque dans l’affaire ISJA.

La pratique de nos langues nationales, 59 ans après !Par Ababacar Fall-Barros

Nous allons, en principe, ‘’commémorer bientôt les 60 ans de la semaine nationale de l’alphabétisation*. Mais tout le monde va y convenir avec nous, lorsqu’on fait le bilan de cette affaire, on est horrifié si on tombe sur ce chiffre (suspect du reste, pour nous) qui montre que plus de 54 % des sénégalais sont analphabètes.
Cela veut dire quoi ? Que plus de la moitié des 15 millions, disons 14 millions des hommes et de femmes que nous sommes, ne savent ni lire ni écrire, le français, l’anglais, le portugais, l’arabe, le Wolof, le Pulaar, le Serere, le Joola, le Mandinka, Soninké. Alors, ce qui vient à l’esprit d’un homme sérieux, préoccupé sérieusement de la défaite de l’obscurantisme, c’est de dire :
Non, ce n’est pas possible ! Avec tout le tintamarre qu’on a fait au pays du grand grammairien poète, agrégé en français, chouchouté par la francophonie, l’académie française ? Car avec notre ‘’bag round’’, seul le français aurait pu nous permettre de dépasser ce chiffre de 54%.

, Et si on prend l’exacte la mesure de ce qui s’est passé, c’est la catastrophe (la Naqba), comme disent nos amis, palestiniens. Car, le terme est quelque peu soft ….si on pense seulement aux performances de deux pays ‘’plébiscité’’, par l’Unesco, sans ‘’l’aide’ ’Amadou Moctar Mbow. Ces pays, on peut le deviner : La république de Cuba et le Zimbabwe dont les leaders Feus Fidel Castro, Roberts Mugabe étaient voués aux gémonies. Le premier nommé était la première puissance mondiale et le second la première puissance africaine dans le domaine des acquis de l’alphabétisation et de la lutte contre l’analphabétisme.
Il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures, pour se demander où se trouve l’énigme ? Nulle part ailleurs qu’au niveau de la volonté politique.
S’agissant de Cuba, dès les premières heures du triomphe de la révolution Fidèle Castro et ses amis ont immédiatement fermé les écoles, les lycées et les universités, ensuite, mobilisé les enseignants de toutes catégories pour déclarer la guerre à l’analphabétisme. En un an, le mal a été vaincu sur toute l’étendue du territoire cubain.
(Maurice Duverger, PR. Agrégé de droit public disait que la Révolution n’est pas la destruction. La Révolution, c’est la construction), Mugabe n’a pas fait moins après avoir été trahi par les faiseurs de promesses bidon à la conférence de Lancaster House. Aujourd’hui, le Zimbabwe caracole à la tête des Etats africains avec 91 % d’hommes et de femmes sachant lire et écrire
Le problème que nous avons, en ce qui concerne la pratique de nos langues, en dehors du manque de volonté politique manifeste des autorités publiques, c’est celui du comportement des intellectuels francophiles (hommes femmes confondus), colonisés. Poursuivis par le ‘’Symbole’’ de l’école, c’est comme qui dirait que c’est ‘’pathologique’’. Certains wolofo-phones s’enorgueillissent à parler mal le wolof
C’est pourquoi, à cet égard, le professeur Bado Ndoye, enseignant à la faculté de lettres de l’l’Ucad (Université Cheikh Anta Diop de Dakar), avec qui, Biram Fall et votre serveur avions mené un combat victorieux contre l’édification de la honte le ‘’ MEMORIAL DE GOREE’’ a tenté de monter que : Maurice Gôdelien n’a pas tort de dire que dans une relation de domination, la force la plus forte n’est jamais la force de celui qui domine, mais le consentement du dominé à sa propre domination.
Certains francophiles colonisés ne sont pas convaincus de la possibilité de travailler avec nos langues nationales pour ne pas dire qu’ils sont à les pratiquer sont les
Si les francophones sont conscients des apports bénéfiques des langues (non pas le français essentiellement, mais des autres langues étrangères à nos langues), le francophile colonisé, lui, par paresse ou par ignorance, ne tolère même pas, qu’on lui parle de langues nationales. A fortiori de respect des règles de transcription.

Ecoutons une fraction de seconde un journaliste d’une radio ou télévision lors d’une édition wolof de n’importe quel radio ou télé du Sénégal, pour se rendre du massacre. Pour lui DEKk bi REWMI c’est du pareil au même.
Très jeune, j’ai suivi Seex Anta Joop, dans une ses conférences après avoir présenté sa célèbre thèse de doctorat. A cette conférence tenue vers les années 55/58, à la salle des fêtes de Louga, il disait : ‘’Ndox mu topp mbartal, booko texqtal lee, daf lay jox dawaan’’. Toute l’assistance wolofophone-francophone dans la salle a exulté de satisfaction, dison de joie. Parce que ce que nous pensions que ce Seex venait de dire on ne pouvait le dire qu’en français ou une autre langue étrangère. Et c’était le schéma du système de la centrale hydroélectrique ou le barrage hydroélectrique qu’il venait d’illustrer dans sa langue maternelle. Mais nous étions aliénés par le français à tel point que nous ne pensions que cela ne pouvait pas se traduire en wolof

Mais tout ceci nous ramène à la question de fond qui est la question politique. Tant que les populations qui pratiquent réellement leurs langues ne décideront pas avec les patriotes sincères et conséquents les hommes qui accepteront de conduire leurs aspirations, la langue du colonisateur continuera d’exercer sa domination dans nos pays.Dakar, le 19 septembre 2019,Ababacar Fall-Barros,Ancien conseiller Municipal,Commune Mermoz Sacré Cœur

TOUBA DONNE SON AVIS SUR LE LIVRE DE IBA DER : «Si écrire l’histoire de ce pays doit créer des dissensions, mieux vaudra y renoncer… Pour ce qui concerne Touba,il y a eu beaucoup d’erreurs » (Cheikh Bass Abdou Khadre Mbacké)

https://www.dakaractu.com/ Touba vient officiellement de donner son avis sur ce livre, finalement sujet à polémiques, piloté par Iba Der Thiam et dont l’ambition était de fixer l’histoire du Sénégal. La cité de Bamba n’est pas contente et elle l’a fait savoir aujourd’hui par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre au moment où il recevait Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’assainissement.

Le porte-parole du Khalife Général des Mourides estimera d’abord maladroit et regrettable le fait que l’initiative finisse par créer des dissensions entre les confréries de ce pays, occasionnant parfois des propos discourtois de certains envers d’autres.  » Ce qui commence à avoir droit au chapitre dans ce pays à cause de cette histoire de livre est regrettable. Un désordre est en train de s’installer. Des gens peuvent ne pas partager la même religion et entretenir des relations saines surtout quand ils appartiennent à des religions révélées. C’est un principe.  Maintenant, ce principe est encore plus fort lorsqu’il s’agit de personnes qui appartiennent à la même religion : l’Islam. Se discréditer entre musulmans est un péché capable de mener vers la sanction suprême divine  ».

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre  insistera ensuite sur la qualité piètre des éléments développés dans le livre que le professeur Iba Der Thiam et son collège ont ébauché sur l’histoire générale du Sénégal. Pour lui,   » il n’y a pas eu suffisamment de neutralité dans la récapitulation des faits historiques.  » Il explicite davantage ses propos à l’aide d’exemples.  »Ce qui a été écrit sur Serigne Touba est contraire, en beaucoup d’endroits, à la réalité. Il ya eu beaucoup d’erreurs. Il fallait s’adosser sur des versions sûres et vérifiées. À Touba, nous avons le Rawdu Rayahin. Cette structure pouvait beaucoup apporter. L’histoire racontée sur Serigne Cheikh Anta Mbacké et surtout celle qui dit que Serigne Mame Mor Anta Saly n’avait pas le temps d’enseigner est absurde. C’est absurde parce qu’il entretenait  l’une des écoles les plus importantes de ce pays en son temps.  »
En guise de conclusion et à défaut de jeter l’anathème sur ce document, le chef religieux invitera les rédacteurs à se rapprocher de toutes les familles religieuses de ce pays pour avoir un produit fiable et sincère  ».

Histoire Générale Du Sénégal Ne Peut Être Crédible Sans… La Contribution De Cheikh Tahirou Doucouré Par Mohamed WAGUE

Professeur Iba Der Thiam vous permettez !

Je ne saurais me taire face à cette polémique soulevée par les cinq premiers Tomes de l’Histoire Générale du Sénégal. J’estime que vous avez failli à votre mission en omettant le Khalife général de Malicounda, en l’occurrence Cheikh Tahirou Doucouré, dans la partie religieuse de cette histoire.

Parler de l’histoire religieuse du Sénégal sans la cité religieuse de Malicounda, c’est juste une aberration d’autant plus que son Khalife est encore vivant et en pleine santé en plus d’être témoin de cette histoire dont il a été l’un des acteurs clé dans la facilitation entre l’Etat et les guides religieux.

Cheikh Tahirou Doucouré Professeur de Sciences Islamiques, ce nom n’est pas inconnu de ceux qui connaissent réellement l’histoire religieuse du Sénégal. Un homme qui a joué un grand rôle dans les relations entre Senghor et les chefs religieux du Sénégal de quelque confrérie que ce soit. Il se distinguait de par ses connaissances en Arabe, français et anglais. C’est un homme de son temps.

Oui Cheikh Tahirou Doucouré a été le premier membre d’une famille religieuse à être nommé ministre chargé des affaires religieuse par le Président Senghor. Il entretenait de très bonnes relations avec les différents Chefs religieux comme Mame

Abdou Aziz Sy Dabakh, Baye Niasse, Serigne Fallou et même
l’église catholique. Donc pour que l’histoire religieuse du Sénégal soit crédible, il faut que Cheikh Tahirou Doucouré soit impliqué. Il en sait plus que le Pr Iba Der Thiam lui- même.

La deuxième chose qui est difficile à comprendre c’est pourquoi, dans ce travail certaines familles religieuses sont choisies et d’autres exclues ?

Tout le monde sait que Fodiyé Aboubakry Bou Lamba Doucouré est arrivé à Malicounda dans les années 1800, toute sa descendance est née et a grandi dans ce pays. Son Khalife aujourd’hui âgé de plus de 95 ans, vivant n’a pas été consulté pour parler non seulement de l’histoire religieuse de Malicounda mais aussi du Sénégal, ce n’est pas compréhensible.

Le problème semble être récurrent. Parce que le président Macky Sall est le premier à avoir exclu la cité religieuse de Malicounda dans son projet de modernisation des foyers religieux du Sénégal. Donc ce n’est pas surprenant de voir le Pr Iba Der Thiam et ses collègues suivre les pas du Chef de l’Etat.

Ce que je tiens à rappeler c’est que le Président de la République doit savoir que toutes les familles religieuses sont d’égale dignité et doivent être traitées de la même façon.

Ce qui est évident c’est que personne ne peut contester aujourd’hui que Cheikh Tahirou Doucouré est témoin de l’histoire alors que le Pr Iba Der Thiam la raconte.Mohamed WAGUE,Administrateur Général et Directeur de publication De la SENTV.info et THIEYSENEGAL.com

MACKY DENONCE DES ACCIDENTS «BETES»

https://www.seneplus.com/LeQuotidien-Le président de la République veut des sanctions contre ceux qui défient les mesures de sécurité en mer, sur les routes et dans les marchés.

Le président de la République veut des sanctions contre ceux qui défient les mesures de sécurité en mer, sur les routes et dans les marchés. Macky Sall appelle les collectivités territoriales à collaborer avec les sapeurs pompiers pour apporter des solutions à ces accidents «bêtes».

Accidents de la route, chavirement de pirogues, incendies… Le changement de comportement des Sénégalais est chaque fois tant réclamé urbi et orbi par les autorités après chaque catastrophe. En vain ! Quelques jours après le chavirement d’une pirogue au large de l’îlot Sarpan, faisant 4 morts, le président de la République a ressorti sa rengaine habituelle. Hier, lors de la réception du premier lot de matériels du Programme spécial d’équipement de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers au Grand Théâtre national, Macky Sall a invité les Sénégalais à l’introspection. «(…) Nous devons tous agir pour changer positivement les comportements qui, il faut le reconnaître, sont (parfois) déplorables, tout à fait inacceptables. Il faudra qu’il y ait plus de sanctions par rapport à ces attitudes de défiance vis-à-vis des mesures de sécurité, du règlement afin que des accidents bêtes ne nous arrivent pas tous les jours», a déclaré le chef de l’Etat.

Agir pour corriger les «négligences», le Président Sall lance un appel à toutes les forces vives de la Nation à développer la «formation pour la gestion des risques, des réflexes de prudence et de prévention avec le soutien professionnel des sapeurs-pompiers». A cette fin, Macky Sall a demandé au ministre de l’Intérieur d’agir en relation avec le ministre de la Pêche et de l’économie maritime ainsi que le ministre de l’Environnement et tous ceux qui interviennent sur le terrain afin de «prendre des dispositions pour l’implantation rapide d’une compagnie spéciale d’incendie et de secours dans l’enceinte du Port autonome de Dakar qui polarise des risques majeurs», d’après le Président.

Les collectivités territoriales mises à contribution

Dans cette mission de protection civile, les élus territoriaux ont un rôle à y jouer, car même s’il ne le dit pas, Macky Sall sait que les communes ont la gestion des plages ; d’où la raison de travailler en synergie avec les sapeurs-pompiers en matière de protection civile. «Ce partenariat permettra entre autres la réalisation progressive du renforcement de la sécurité des marchés et autres endroits sensibles, la sécurisation des îles du Saloum et de la Casamance avec son réseau d’îles ainsi que les zones de baignade traversées par embarcation», plaide le président de la République. Pour ce dernier, le renforcement de la sécurisation de personnes et de leurs biens au-delà du devoir naturel de l’Etat doit être érigé en véritable enjeu de gouvernance territoriale.

«Cette posture est valable pour toutes nos entreprises industrielles ou commerciales en vue de limiter les risques et d’assurer l’intervention rapide et efficace des sapeurs-pompiers en cas d’accident», fait-il retenir. Par ailleurs, le président de la République vole au secours de la Bnsp avec la réception d’équipements comprenant 88 véhicules et engins en plus de 24 mille équipements de protection individuelle. Mais la grande nouveauté constitue l’acquisition d’une échelle pivotante automatique pouvant atteindre 45 mètres de hauteur.

C’est un engin à multiples fonctions destiné au sauvetage en hauteur lors des incendies d’immeubles, à l’acheminement de matériels et surtout à la maîtrise de feu à longue durée d’extinction. Ce projet lancé le 23 juin 2016 et d’un coût de plus de 26 milliards va réceptionner son deuxième lot d’équipements le 10 décembre prochain, selon la Bnsp. Babacar Guèye DIOP

Le khalife général des mourides à Dakar

iGFM – (Dakar) – Les festivités de l’inauguration de la mosquée Massalikul Jinaan démarrent ce week end avec l’arrivée de Serigne Mountakha Mbacké dans la capitale. Le khalife de Serigne Touba va prendre ses quartiers à la résidence de Colobane.

La mosquée Massalikoul Djinane qui sera inaugurée ce vendredi 27 septembre est financée à hauteur de 20 milliards de francs CFA. Le joyau est construit sur une superficie de 4,5 ha, à Bopp, un quartier populaire de Dakar. Il compte notamment une bibliothèque et une résidence Serigne Touba.

Liberté provisoire : Adama Gaye cogne à nouveau

https://www.seneweb.com/ Adama Gaye est libre. Sorti de prison ce vendredi 20 Septembre, il s’est exprimé face à la presse. Adama Gaye juge qu’il n’aurait dû jamais perdre sa liberté à cause de ses écrits. Il fustige ainsi, « l’aveuglement de la justice qui a agi dans la précipitation, l’illégalité, le cafouillage ».  »Finalement j’ai honte », déclare-t-il. Adama Gaye a également parlé de sa supposée grève de la faim durant son incarcération. Il révèle qu’il s’agissait d’une stratégie pour alerter la communauté internationale.

Adama Gaye juge qu’il n’aurait dû jamais perdre sa liberté à cause de ses écrits. Il fustige ainsi, « l’aveuglement de la justice qui a agi dans la précipitation, l’illégalité, le cafouillage ».  »Finalement j’ai honte », déclare-t-il. Adama Gaye a également parlé de sa supposée grève de la faim durant son incarcération. Il révèle qu’il s’agissait d’une stratégie pour alerter la communauté internationale.

Ndouloumadji : Les populations ont marché pour dire NON au retrait de la gestion des forages à l’ASUFOR

http://www.lavalleeinfo.com/C’est au rythme de « Min Ngala hen » qui signifie « NON » en langue puular,que les populations de N’douloumadji Dembé et Founébe ,des localités situées au nord du sénégal dans la région de Matam ,par ailleurs village du President Macky Sall,sont sorties en masse pour battre le pavé. Elles s »opposent au retrait de la gestion de leurs forages à l’ASUFOR au profit de la SDER qui est une filiale de la SDE. Cette volonté de vouloir écarter l’ASUFOR semble à leurs yeux comme une violation de leurs droits en plus d’être une remise en cause de leurs capacités d’auto-gestion et même un mépris de toutes les initiatives de développement par la base qu’elles ont mises en avant.C’est peine perdue ,selon les habitants des deux localités qui disent à qui veut l’entendre ,qu’ils ne vont jamais accepter de compromission dans la volonté manifeste des pouvoirs publics de vouloir privatiser la gestion de leurs forage.

Macky Sall à New York

Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall quitte Dakar le Samedi 21 septembre 2019 pour prendre part à la 74e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Le thème de la session porte cette année sur : « Dynamiser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion ».

A ce titre, le Président Sall fera une allocution à la plénière de l’Assemblée le 24 septembre. Il prendra également part à plusieurs événements en marge de la session, en plus des audiences et entretiens bilatéraux.

En outre, il fera une adresse devant le Centre d’Affaires US-Afrique, qui est une composante de la Chambre américaine de Commerce, et animera une Conférence à l’Université de Yale sur le thème : « L’Afrique dans les relations internationales contemporaines ». Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 26 septembre.

AG ONU : l’opposition attend de pied ferme Macky Sall à New York

https://www.dakar7.com/L’opposition va réserver un accueil particulier au Chef de l’Etat pour son arrivée aux Nations Unies à New York. Macky Sall est attendu aux Usa dimanche prochain pour participer à l’assemblée générale des Nations Unies. L’opposition projette de manifester devant les locaux onusiens

LANDING SAVANÉ : «LE STATUT DE CHEF DE L’OPPOSITION VA CRÉER DES PROBLÈMES»

http://www.emedia.sn/La controverse sur le statut du chef de l’opposition n’en finit pas. Le débat relatif au rang et la place que devrait occuper le leader de l’opposition sur l’architecture institutionnelle du pays continue d’alimenter les discussions chez les acteurs politiques. Interrogé sur la question, Landing Savané, un des plus grands figures de l’opposition sénégalaise dans les années 90, n’y va pas par quatre chemins. Sans langue de bois, le leader d’Aj Pads/Authentique (en opposition à l’AJ Pads/Originel dirigé par son ex camarade, Mamadou Diop Decroix) note que le Sénégal n’a pas besoin de statut de leader d’opposition. Et Pourquoi ? « Parce ce que cela va créer plus de problème qu’autre chose », a-t-il répondu.

Un des artisans majeurs des deux alternances démocratiques au Sénégal, en 2000 et 2012, Landing Savané rappelle que l’opposition sénégalaise a toujours brillé sans pour autant qu’il y avait un statut de chef. « Je ne crois pas en cette approche avec un leader de l’opposition », a-t-il déclaré. Parce ce que, estime le leader d’Aj Pads, jamais un consensus ne sera trouvé sur les critères de son désignation.

Figure emblématique de la gauche sénégalais, Landing Savané a aussi abordé, dans une interview exclusive accordée à E- Media, la question des idéologies qui ont tendance à disparaitre du champ politique. « Aujourd’hui, les idéologies ont perdu du terrain, c’est ça la réalité. Cela se reflète dans notre pays comme dans toutes les sociétés du monde », fait-il remarquer. Cette perte de vitesse de la gauche s’est traduite, selon lui, par les expériences phares tentées par de grands hommes et qui n’ont pas connu le succès escompté.

Alternance générationelle : « C’est la vie qui l’impose ! »

Landing Savané dit ne pas croire à l’éternité des hommes. Il pense avoir fait son temps. La retraite politique s’impose. C’est pourquoi, au sein de sa formation politique, les jalons pour une alternance générationnelle sont en train d’être posés. « Ce n’est pas moi qui suis dans une logique d’une alternance, c’est la vie qui est ainsi faite. Elle impose l’alternance générationnelle. Les gens croient que l’on doit donner l’alternance générationnelle. Non ! C’est la vie qui l’impose », théorise Landing Savané qui révèle avoir commencé à écrire pour l’histoire.

 Des Femmes Du Sine Saloum Se Braquent Contre… Mimi Touré

https://www.xibaaru.sn/Attaques contre leur leader : Les femmes de «Suxaali Sine Saloum» dézinguent Mimi…

« Qui s’y frotte, s’y pique ». Après la sortie, hier, des jeunes du mouvement « And Suxaali Sine Saloum Ak Sénégal », vitupérant sèchement la Présidente du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), Madame Aminata Touré dite Mimi, c’est autour des femmes de la structure dirigée par l’ancien député libéral El Hadji Malick Gueye, d’en rajouter une couche. Avec à leur tête Madame Bineta Gning, elles n’ont pas été du tout tendres avec l’ancienne cheftaine du gouvernement : « Depuis quelques temps, Madame Aminata Touré manipule des gens pour raconter des propos mensongers et de faire dégouliner des insanités sur notre leader El Hadji Malick Gueye. Nous lui disons d’arrêter ces attaques injustifiées qui la déshonorent davantage. Notre mentor politique a déjà fait ses preuves contrairement à cette dame incapable de disposer d’une base politique.  Elle a été remerciée de la Primature pour insuffisance de résultats. L’histoire retient et retiendra que c’est bien elle qui a mis en branle la machine CREI pour chasser les détourneurs de deniers publics alors qu’elle a les mains si sales », fulmine Adja Bineta Gning. L’ancienne patronne des femmes libérales de Kaolack, d’enfoncer le clou : « L’engagement du leader de « And Suxaali Sine Saloum » ne fait l’ombre d’aucun doute, ne souffre d’aucune contestation. Nous avons contribué à toutes les différentes victoires de son Excellence Monsieur le Président de la République Macky Sall dans le Sine Saloum. Nous ne sommes pas enivrés par des prébendes et autres subsides. On n’a pas bénéficié d’aucune promotion mais, nous continuons de le soutenir dans son noble combat qui consiste à propulser notre cher pays vers l’émergence socio-économique. Et ce n’est pas cette vipérine, cette mégère infernale qui nous déviera de notre chemin », a-t-elle pesté. Et les dames de Malick Gueye de dévoiler l’agenda caché de Mimi : « Mimi est une femme pressée. Elle se projette, déjà, dans l’après-Macky. Ces sorties contre Aminata Tall au sujet des finances du CESE sont d’un très mauvais goût. Ce n’est pas comme ça qu’on sert le Président de la République. Sa prédécesseure n’a jamais été enthousiasmée par des titres de gloire. Elle restait toujours zen. Aujourd’hui, elle érige le copinage en mode de gestion de l’institution qu’elle dirige. Elle s’entoure de Maires, soi-disant conseillers, dans le dessein avoué de bâtir son empire politique ».

Pastef maintient ses accusations contre Macky sur le fer

http://actunet.net/Le Mouvement national des cadres de Pastef a fait face à la presse hier, pour réaffirmer les accusations portées par Ousmane Sonko à l’endroit du régime de Macky Sall sur la nébuleuse qui entoure l’exploitation du fer de la Falémé.

Selon Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall a fini de brader aux étrangers les ressources de ce pays, et dans ce contrat signé avec Tosyali, le Sénégal a tout à perdre. Selon Bassirou Diomaye Faye et ses camarades, qui apportaient la réplique suite à la sortie des cadres républicains, ces contrats ont été signés dans des conditions calamiteuses : «Que les Sénégalais soient très vigilants ; d’abord dans le contrat qu’ils ont signé, il y a beaucoup de dispositions qui vont à l’encontre des intérêts du Sénégal et qui sont maintenus, notamment les dispositions qui assurent une situation de monopole parfaite à  ; ce qui passera par la mise à mort lente des entreprises qui se déploient dans la ferraille».

Réagissant sur les nombreux cas d’accidents, les partisans de Sonko ont fait un constat sans appel en soutenant que le fatalisme a fini de prendre le dessus sur tout. Ainsi, ils soutiennent que Macky Sall est un président qui déteste son peuple. Au cours de ce point presse, Me El hadj Diouf en a pris pour son grade. Basssirou Diomaye Faye le renvoie dans les cordes sur le ring de son procès en France où il avait été reconnu coupable d’agression sexuelle. Donc un homme d’une telle réputation ne peut  nuire à celle d’Ousmane Sonko», a-t-il dit.

Affaire 94 milliards : Birahim Seck active le procureur

https://www.seneweb.com/Dans l’affaire dite des 94 milliards opposant Ousmane Sonko, le leader du Pastef à Mamour Diallo, ancien directeur national des domaines, le procureur doit s’autosaisir. Tout autre acte ne serait que pure diversion. Tel est l’avis de Birahim Seck, coordonnateur Forum Civil.  » Notre avis demeure un avis de principe. C’est un citoyen sénégalais M. Ousmane Sonko qui a porté des accusations à l’endroit d’un autre Sénégalais, en l’occurrence M. Mamour Diallo.

Je pense que, si un Sénégalais se sent diffamé, il doit pouvoir porter plainte devant le juge pour laver son honneur. S’il ne le fait pas, nous considérons qu’il appartient aux autorités judiciaires, au procureur de la république de s’autosaisir pour éclairer la lanterne des sénégalais sur l’histoire des 94 milliards de francs « , dit Birahim Seck.

En outre, il précise que tout acte ou toute autre action enclenchée dans ce débat pour lui est  » une pure diversion « . « Il appartient exclusivement au procureur et à l’accusé de porter plainte. Tout autre débat n’est que pure diversion « , assure le coordonnateur du forum civil.

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS : Le film de Me El Hadj Diouf qui ‘’charge’’ Ousmane Sonko 

http://www.enqueteplus.com/ ‘’L’affaire des 94 milliards, derrière les rideaux’’. C’est le titre du film diffusé par Me El Hadj Diouf, pour tenter de démonter les accusations de détournement portées par Ousmane Sonko contre son client, Mamadou Mamour Diallo.

‘’Je vais observer un marquage à la culotte. Cette affaire des 94 milliards, je vais en faire un dijhad’’, a d’emblée lâché, hier, Me El Hadj Diouf. Suite aux accusations de détournement que le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a portées contre son client Mamadou Mamour Diallo, le tonitruant avocat multiplie les sorties médiatiques. Le conseil de l’ex-directeur des Domaines, après plusieurs conférences de presse, s’est livré à la projection d’un film dans lequel il tente de démonter les allégations du leader de Pastef.

D’une quinzaine de minutes, le film intitulé ‘’L’affaire des 94 milliards, derrière les rideaux’’, est une compilation d’extraits de certaines sorties d’Ousmane Sonko dans les médias. Des sorties commentées par une voix féminine qui, en même temps, relève des contradictions. Si ce film n’apporte rien de nouveau aux différentes sorties de l’avocat, celui-ci estime qu’il conforte davantage les contrevérités du leader de Pastef.

‘’Avec ce film, on ne  peut plus avoir un seul doute sur les mensonges de Sonko, car les contradictions inouïes qui l’ont émaillé sont nombreuses’’, se convainc Me Diouf.

Il reste persuadé que l’ex-inspecteur principal des impôts  ‘’ne dit jamais la vérité et ne montrera aucune preuve de ses allégations’’. Pour lui, le député est habitué à raconter des contrevérités aux Sénégalais. Pour preuve, la robe noire indique qu’au moment où le parlementaire nie tout lien avec le cabinet Mercalex, celui-ci a le même numéro de téléphone d’Atlas groupe, alors que, renseigne-t-il, ‘’les deux ont des sièges différents. L’un est logé aux Maristes, l’autre à Sud-Foire’’. Ce qui fait dire au conseil qu’‘’un crime n’est jamais parfait’’.

Maitre Diouf n’a pas manqué de lancer des piques à l’endroit des partisans de Sonko. ‘’Tous ces insulteurs qu’il a recrutés n’ont qu’à faire leur travail en m’attaquant, mais cela me laisse indifférent. J’ai pitié d’eux, car ils sont manipulés. Il faut que les Sénégalais ouvrent les yeux sur un phénomène pire que Hitler’’, martèle-t-il avant de réitérer la volonté de son client de déposer une plainte après la plénière de l’Assemblée nationale sur l’affaire. D’autant plus que la commission d’enquête parlementaire a blanchi Mamadou Mamour Diallo.FATOU SY 

Mouvement des cadres patriotiques : Bassirou Diomaye Faye fait la leçon aux cadres du parti au pouvoir

https://www.dakaractu.com/Le mouvement des cadres patriotiques (moncap) était en conférence de presse ce jeudi à la permanence du parti Pastef sise sur la vdn.
L’objet de cette rencontre était de dénoncer les cadres du parti au pouvoir qui s’adonnent, soit en horde ou de manière individuelle, aux invectives et injures envers la personne de Ousmane Sonko, le leader du parti. Selon, Bassirou Diomaye Faye, qui a présidé cette conférence de presse, c’est un mécanisme pour espérer taper dans l’œil du leader de l’APR.
Selon lui, le mouvement national des cadres patriotes s’emploie jour après jour à actualiser le programme de l’alternative patriotique JOTNA et à le parfaire. Ce programme porté de la base au sommet par les ressources humaines qui se préoccupent du seul intérêt supérieur des sénégalais. Le président du MONCAP de signaler que ce 14 septembre dernier, un séminaire de formation a été organisé sur l’administration et le financement des collectivités territoriales. Le programme continuera de dérouler et d’autres thèmes comme la gestion des affaires publiques seront mis en évidence. « C’est qui doit être le rôle d’un mouvement de cadres, particulièrement s’il est d’une mouvance présidentielle », a dit Bassirou Diomaye Faye qui n’a pas manqué aussi de railler les cadres du parti au pouvoir.
Lors de cette rencontre la souffrance des sénégalais a aussi été au cœur des débats, notamment avec les inondations que la population affronte ces derniers temps, la question sur la gestion des ressources naturelles a été (comme d’habitude) soulevée.

Sonko contre Mamour Diallo : Qui a peur d’un procès ?

http://actunet.net/L’affaire des 94 milliards qui met en présence le leader du Pastef, Ousmane Sonko, et l’ancien directeur général des domaines, Mamour Diallo, continue d’intriguer l’opinion qui se demande qui des protagonistes a peur d’un procès sur cette affaire ?

La justice a promis de départager Ousmane Sonko et Mamour Diallo sur les accusations de détournement de 94 milliards formulées contre le leader de Pastef et l’ancien directeur des domaines. En tout cas, pour que la justice puisse éclairer les lanternes sur cette intrigante affaire, il faut que l’action de l’accusateur ou de l’accusé soit mise en mouvement. La justice qui doit faire éclater la vérité sur les accusations de détournement de 94 milliards formulées par le leader du Parti Pastef, Ousmane Sonko, contre le directeur général des domaines, Mamour Diallo, attendrait-elle d’être saisie d’une plainte par l’accusé ? À ce jour, aucune requête au nom de Mamour Diallo n’a été enregistrée au tribunal de grande instance de Dakar.

Pour rappel, le leader du Parti Pastef Les Patriotes, Ousmane Sonko, a informé avoir déposé une plainte sur la table du procureur. Comme s’il est sûr de lui, il réclame la diligence de l’affaire du titre foncier de 250 hectares qui serait à l’origine d’un détournement de 94 milliards Cfa. En effet, Ousmane Sonko qui a accusé Mamour Diallo, a déposé une seconde plainte auprès du procureur de la République. M. Diallo avait révélé avoir déposé une plainte contre Ousmane Sonko pour diffamation.

On ne sait plus à quelle plainte se fier… Cette affaire qui a éclaté à quelques semaines de la tenue de la présidentielle de 2019, continue de faire débat. Ousmane Sonko persiste tandis que Mamour Diallo rejette et l’accuse d’inventer cette affaire pour le salir. Tous les deux sont des inspecteurs des impôts et aussi d’anciens collaborateurs à la Direction générale des impôts et domaines, que la politique oppose.

À ce jour, on se pose des questions sur la plainte annoncée en grande pompe par Me El Hadj Diouf. En tant qu’avocat de l’ancien directeur des Domaines, Me El Hadj Diouf multiplie ses face à face avec la presse pour revenir sur l’affaire dite des 94 milliards. Mais selon cet avocat, «c’est parce que la procédure devant l’Assemblée nationale n’est pas encore terminée», que sa plainte n’est pas déposée. À en croire Me El Hadj Diouf, «il faut que le travail de la Commission soit présentée en plénière pour que la justice entre en action».

Toujours pour Elhadji Diouf, «toutes les lois adoptées en commission sont ensuite débattues et votées par la plénière». Il faut nécessairement que les conclusions soient débattues en plénière avant qu’il dépose plainte au nom de Mamour Diallo. Sur cette affaire, la Commission a rendu son rapport, mais les choses semblent traîner les pieds différant l’éclatement de la vérité.

Affaire des 94 milliards-Entre leurres et contrevérités : Comment Sonko a été perdu par sa duplicité

https://www.dakaractu.com/La vieille affaire qui dure depuis 30 ans et portant sur l’indemnisation suite à une expropriation du terrain immatriculé Tf 1451/R, continue de parler d’elle, à travers des révélations fracassantes. Tout est parti d’une plainte déposée par le leader de Pastef devant le procureur, l’Inspection générale d’Etat et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Dans la plainte, Ousmane Sonko accuse le nommé Seydou Sarr de s’être tapé la rondelette somme de 94 783 159 000 F Cfa sur le dos du contribuable sénégalais, avec la complicité de Monsieur Mamour Diallo l’ancien directeur général des domaines.

Au départ, une plainte pour détournement de deniers publics

Face à l’opinion, Me El Hadji Diouf l’avocat de ce dernier a servi hier, un film accablant pour l’accusateur en chef. Documents écrits et sonores à la rescousse, la vidéo d’une quinzaine minute, retrace avec une précision chirurgicale des faits, les contours de l’affaire dite des 94 milliards de FCFA. De prime abord, la vidéo s’attache à démontrer que – contrairement aux allégations fournies – Ousmane Sonko, est en fait une partie prenante de cette affaire à travers une structure dénommée Atlas (Afrique tax and law advisor services) créée avec l’un de ses partenaires. De quoi s’agit-il exactement ?

Dans le secret du privé, un protocole est signé le 6 août 2018, à 6 mois de la campagne présidentielle, entre ladite société Atlas et les familles concernées par l’indemnisation  consécutive à l’expropriation de leur terrain. Fait important relevé par le film, le cabinet Atlas devait percevoir 12% des montants recouvrés, soit environ 12 milliards de commissions sur la base des 94 milliards. En clair, le politicien qui a mené campagne en brandissant cette supposée affaire de détournement devant l’opinion publique était aussi intéressée.

L’affaire sera ensuite refilée à une autre société, Mercalex, appartenant à Ismaila Bâ, partenaire de Sonko dans Atlas. Tentative de camouflage  ou diversion en vue d’effacer toute trace le liant à cette affaire ? Peine perdue : des révélations sur cette affaire de commissions tombent et fortement relayées par la presse sénégalaise.

Cueilli à froid par l’ampleur des faits dont un enregistrement sonore, l’accusateur en chef promet une réponse à la hauteur des révélations qui le découvrent dans sa face cachée.

Celle-ci n’arrivera jamais d’ailleurs malgré les sorties décousues de ses camarades de Parti tout aussi surpris par la tournure que venait de prendre le dossier. En tout cas, le film  lève le voile sur les contours d’une vaste campagne menée par le ‘’ Patriote en chef’’ qui avait pour ambition de tirer profit de ce deal via une commission qui devait être normalement versée dans le compte bancaire N° 036184356301 de Mercalex logé à la CBAO. Dés lors, l’enjeu financier devenait clair  et les intérêts du leader du Pastef dans ce dossier, bien circonscrits.

Des Sociétés-écranpour effacer toute trace de présence

Mais le deal passé entre la société Atlas et les héritiers du Titre foncier 1451/R sous le vernis de sociétés -écran qui ont joué un rôle d’intermédiaire, n’a pas prospéré. En effet, les mises en demeure de paiement adressées aux structures impliquées dans cette affaire pour le paiement des sommes réclamées s’avéreront infructueuses. Il s’y ajoute que les promoteurs de Mercalex trouvent en face d’eux un concurrent inattendu en l’occurrence la société Sofico dirigée par un certain Tahirou Sarr. C’est cette structure qui obtiendra gain de cause et signera avec l’Etat pour le recouvrement des montants dûs.

L’audit d’acquiescement a été signé contre la somme de 49, 950 milliards de francs. Sofico a donc raflé la mise devant Mercalex et par ricochet Atlas. Tahirou Sarr ou Seydou Sarr avait racheté la créance auprès des héritiers, prenant sur lui le risque lié à l’incertitude du règlement de l’indemnité par l’Etat.

Voilà donc envolés en fumée les espoirs de rétrocession de commission ! Très souvent mis au défi d’apporter la moindre preuve du détournement de 94 milliards de Franc CFA qu’il impute à l’ancien directeur des domaines, Mamour Diallo, Ousmane Sonko n’a jamais apporté de réponses. Il s’est plutôt livré au périlleux exercice d’ouverture de  contre feu en évoquant  des contrats «scandaleux» selon ses propres termes, sur les ressources minières ou  des plaintes (encore !) contre les députés membres de la Commission parlementaire et contre Mamour Diallo. Une surenchère médiatico-politique pour divertir ? Cela en a tout l’air. Mais pour combien de temps pourra t-il encore s’abriter derrière ces faux-fuyants ?

Une ligne d’attaque  fragilisée par des contradictions

Pour rappel, les députés avaient mis en place une commission d’enquête parlementaire le 19 avril dernier, à la convocation de laquelle Ousmane Sonko, alors en pleine campagne, refusera de déférer. Cette commission d’enquête a rendu son rapport blanchissant l’ancien directeur national des domaines, Mamour Diallo.Abou Kane

Affaire des 94 milliards : Me Assane Dioma Ndiaye met les pieds dans le plat

https://www.seneweb.com/Dans un post sur Facebook parcouru par L’As, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) s’est invité au débat sur l’affaire des 94 milliards. Me Assane Dioma Ndiaye a rappelé que devant les députés, l’ancien ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, avait avoué que suite au rachat de la créance des héritiers par la Société Sofico (une procédure qu’il trouvait normale), l’État du Sénégal avait commencé les paiements. « Aujourd’hui, il est établi que ce rachat de créance n’a pas finalement été homologué par la justice », constate Me Ndiaye qui trouve d’ailleurs surprenant, avec une déduction logique, que tous les paiements qui ont été effectués alors l’ont été indument.

Pour l’heure, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh)se réserve de culpabiliser qui que ce soit. Toutefois, il pose de nombreuses interrogations qui doivent aider à la manifestation de la vérité : « Combien l’État du Sénégal a décaissé à ce jour, soit directement soit par le biais de lettres de confort, au titre des 94 milliards convenus avec la Société Sofico ? L’État parlait, à un certain moment, de 3 500 000 000 de Fcfa déjà décaissés. Si l’on sait que les héritiers n’ont, à ce jour, rien perçu, qui a encaissé cet argent ? Y a-t-il des lettres de confort par rapport aux 94 milliards ou pas ? Si ces lettres de confort ont été avalisées par des banques, l’État, n’a-t-il pas décaissé indirectement ? ».

Sonko Voulait Soutirer Plus De 11 Milliards Aux Héritiers De…

Sonko a chaud… Après la vidéo de l’avocat El Hadj Diouf sur l’implication de Ousmane Sonko et sa société ATLAS dans le dossier du Titre foncier 1451/R, ce sont les juristes du mouvement « Forum des justiciables » dirigé par Me Babacar Bâ qui demande des comptes au leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les Patriotes)…Leur interpellation concerne principalement la somme de plus de 11 milliards réclamés par Sonko aux héritiers du titre foncier… Selon le forum cela « violerait également les dispositions de l’article 30 de la loi  N° 76-61 du 02 Juillet 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique qui interdit les actes d’intermédiaire en matière d’expropriation »…

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FORUM DU JUSTICIABLE

La diffusion de la vidéo intitulée « Affaire des 94 milliards derrière le rideau » qui met en exergue l’implication de Monsieur Ousmane Sonko dans cette prétendue affaire de détournement de deniers publics, préoccupe davantage le Forum du Justiciable qui, par un communiqué en date du 30 Août 2019 avait déjà interpelé le sieur Sonko sur son implication dans ce dossier. Une interpellation qui est restée sans suite.

Aujourd’hui, cette vidéo de court métrage révèle que monsieur Ousmane Sonko, aurait signé par le biais de sa société ATLAS un protocole d’accord avec les héritiers du Titre foncier 1451/R. Ledit protocole signé le 07 Août 2018 précise que la société ATLAS aurait pour entre autres missions de recouvrer toute sommes d’argent appartenant aux héritiers moyennant une commission de 12% soit 11.280.000.000 Fcfa. Ce protocole violerait également les dispositions de l’article 30 de la loi  N° 76-61 du 02 Juillet 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique qui interdit les actes d’intermédiaire en matière d’expropriation.

Des faits que Monsieur Ousmane Sonko n’a jamais révélé ni aux sénégalais ni aux autorités judiciaires au moment où il portait plainte. A cet effet, le Forum du Justiciable soucieux d’une part de la manifestation de la vérité et d’autre part d’éviter une quelconque manipulation de l’opinion nationale :

-Invite solennellement Monsieur Ousmane Sonko à s’expliquer sur les intérêts qu’il aurait sur l’affaire du Titre foncier 1451/R ?

-S’interroge, le cas échéant sur les véritables motivations de Monsieur ousmane Sonko : est-il motivé par la sauvegarde de l’intérêt général ou par des commissions à hauteur de 11.280.000.000 Fcfa ?

-Demande à Monsieur Ousmane Sonko de mettre à la disposition des sénégalais les preuves dont-il dispose notamment le nom de la banque et le numéro du compte bancaire qui aurait accueilli les 46 milliards déjà virés (dans un état de droit, il faut toujours apporter la preuve de ses accusations)

Le Forum du Justiciable met en garde contre toute tentative de règlement de compte personnel sur le dos des sénégalais ainsi que l’utilisation de la politique et du terrain médiatique pour un règlement d’affaires d’ordre privé.Fait à Dakar, le 19 Septembre 2019Bureau exécutif.

Le Sénégal en mode résignation fataliste Par Mamadou SY Albert

Après sept ans de lutte acharnée entre le pouvoir, préoccupé au premier point par le second mandat présidentiel, et son opposition aspirant fortement à faire la troisième alternance sénégalaise, le Sénégal entre dans une nouvelle logique politique. C’est la résignation politique.

Le Président de la République, Macky Sall réélu, n’a plus rien à démontrer. Il se résigne à gérer ce qu’il peut gérer. Le reste, il fait avec le Sénégal et ses pesanteurs. L’opposition n’a pas cessé, tout au long du premier mandat présidentiel, de dénoncer le fonctionnement du système démocratique, la mauvaise gouvernance des affaires publiques. Elle a fini par déchanter, puisque Macky Sall a exécuté toutes ses orientations politiques sans état d’âme.

Aujourd’hui, la résignation est de rigueur dans les rangs des adversaires de la mouvance présidentielle. Le Sénégal entre ainsi dans une mode de résignation politique. La résignation est souvent le propre des Sénégalais. Ils acceptent le bien ou le mal qui arrive. Probablement, le fatalisme, la perte de confiance en ses capacités à changer ses conditions d’existence et le refus de faire recours à la violence sociale et politique, expliquent ce fonds culturel très ancré dans les mentalités et les comportements des citoyens sénégalais. Ils savent souffrir profondément en attendant un jour la délivrance divine ou celle d’un homme providence. Cette mentalité fait partie de l’être social, culturel et religieux du Sénégalais.

De ce côté, les mentalités sociales, culturelles et religieuses sénégalaises changement moins vite que les évolutions internes de la société contemporaine. En dépit de deux changements de régimes politiques, la résignation face au pouvoir est quasi structurante. Des franges importantes de la société croient en réalité que celui qui donne le pouvoir est du domaine du divin. C’est ce pouvoir suprême aussi qui met fin au règne du plus puissant du moment. Point donc d’éternité au sommet de l’État. La résignation du peuple est par conséquent une philosophie aussi simple de la vie politique.

Les acteurs politiques exerçant le pouvoir ou évoluant dans les mouvances de l’opposition étaient à l’abri des influences du fatalisme et des pesanteurs de la résignation, de l’acceptation stoïque de la situation que les populations vivent au Sénégal. Ces acteurs politiques ont toujours eu le discours adéquat pour contenir les méfaits du fatalisme et de la résignation de tout un peuple. Ce discours a relativement bien fonctionné dans les sphères de l’élite politique, économique et des franges importantes de la société, singulièrement de la société civile, les syndicats, les milieux scolaires et de la culture.

Ce sont d’ailleurs ces couches sociales les plus éveillées, politiquement, qui ont porté tous les changements sociaux et politiques au cours de ces dernières décennies. Tout au long du premier mandat présidentiel, le pouvoir et son opposition se sont affrontés sur des questions de gouvernance politique et économique, de gestion des destinées du Sénégal. La confrontation des discours, des arguments et des plaidoyers pour la préservation du pouvoir ou l’alternative, traduisent cet esprit de lutte contre le fatalisme et la résignation. Le deuxième mandat du Président de la République, Macky Sall, réélu en mars, ouvre une nouvelle page politique inédite. C’est la résignation politique ou de la paix des braves.

La posture du président de la République est dans cette logique. Depuis sa reconduction au pouvoir en février 2019, la majorité peine à engager la seconde phase du Pse et à sortir du cycle des contentieux post-électoraux avec ses principales alternatives. Le maître du jeu est dans un temps d’observation du champ politique et d’écoute. Ce profil présidentiel est relativement différent de ce celui que les Sénégalais ont découvert durant le premier mandat. Un président pressé de faire des résultats et sûr de ses orientations stratégiques. Le mode de résignation présidentielle affecte naturellement le fonctionnement du gouvernemental et de l’État central. On fait ce que l’on peut. Plus de grandes projections politiques vers 2035.

L’opposition n’est guère mieux lotie que le camp présidentiel. Elle a livré toutes les batailles contre le pouvoir. Elle a perdu toutes ses batailles démocratiques, l’amélioration du système politique institutionnel. Elle est désormais en mode de résignation. Elle répond au dialogue sans jamais croire à des conclusions significatives à l’issue de ses rencontres. Elle laisse le régime faire. Elle n’oppose plus un projet alternatif.

Cet état d’esprit de résignation de la mouvance présidentielle et de l’opposition renforce évidemment la mentalité fataliste ambiante des Sénégalais. Elle devient plus que jamais sceptique à tout changement. Les politiques et les citoyens attendent, en réalité, la providence pour délivrer le pays du fatalisme et de la résignation des hommes politiques.

Alla Dieng : «Solliciter Un 3e Mandat Mettrait Ce Pays À Feu Et À Sang»

Il est membre de Macky2012 et de Benno Bokk Yaakaar, mais Alla Dieng fait partie des alliés qui veulent dissuader le chef de l’Etat de chercher à briguer un troisième mandat. Mieux, il indique que bien avant les dernières législatives et la collecte de parrainages avant la présidentielle, il a beaucoup échangé avec lui. Mais il pense que cette idée ne traverse pas l’esprit de Macky Sall. Parce que selon lui, cela va de la stabilité du Sénégal. «Si Macky Sall souhaite la stabilité de ce pays, il ne doit même pas y penser. Et je peux vous assurer que s’il sollicite un troisième mandat, je ferai partie des gens qui lui feront face parce que j’ai été avec lui en face de Wade», prévient le leader de l’Union des forces citoyennes (Ufc). «Je ne le lui souhaite pas de toucher à la stabilité sociale et politique de ce pays, parce que solliciter un troisième mandat mettrait ce pays à feu et à sang. Et je sais qu’il ne sera pas soutenu par les chefs religieux parce que je connais les efforts de Touba et de Serigne Bass en 2011 parce que Alioune Tine et moi avions été reçus par le khalife de l’époque», dit-il encore, rappelant que l’ancêtre du M23 c’est le mouvement Touche pas à ma constitution, formé à l’origine par des membres de la société civile sans aucune coloration politique.

En plus, Alla Dieng affirme que rien n’empêche à Macky Sall de sortir par la grande porte, car il peut revenir demain. Et puis, dit-il, regardez Wade, il a la carrure de diriger l’Onu, mais il ne pourra jamais diriger une structure internationale à cause de sa sortie ratée. Alla Dieng affirme qu’il est parti malgré lui, parce qu’il voulait s’imposer. Et jusqu’à présent, fait-il encore remarquer, il cherche à imposer son fils dans le Pds parce qu’il a échoué à l’imposer dans le pays. C’est pourquoi, il pense que cette idée ne traverse pas la tête du chef de l’Etat. Barthélémy Dias et Cheikh Bamba Dièye soupçonnent Macky Sall de chercher à briguer un troisième mandat. Et même dans son propre camp, certains ont cette impression puisqu’il a demandé aux responsables de son parti de refouler leurs ambitions présidentielles. Macky Sall n’étant pas candidat à sa propre succession, la coalition Benno Bokk Yaakaar risque alors de voler en éclats. Plus qu’une éventualité selon Alla Dieng qui est sûr qu’ils seront dans l’impossibilité d’avoir un candidat unique pour 2024. «La coalition Benno peut ne pas éclater, mais il faut qu’elle ait une large poitrine pour accepter les candidatures plurielles. Ce que voulais Benno Siggil Sénégal et que Macky avait refusé», dit-il. Enfin, le leader de l’Ufc se dit favorable à l’adoption du bulletin unique. «Quand on parle de dialogue, il y a des concessions de part et d’autre, la majorité présidentielle n’a jamais voulu entendre parler de bulletin unique, mais si la majorité des participants au dialogue le veut, il faut aller dans ce sens. C’est la transparence des élections qui compte», soutient Alla Dieng. walfnet

 Macky Sall et son quinquennat de tous les dangers par Mohamed Dia

Nul ne pourra contredire que la tension sociale et politique est en train de prendre de l’ampleur au Sénégal. Si le président Sall, à la suite de sa réélection a tendu la main à l’opposition pour un « dialogue », les membres de cette opposition ont fini par ne plus vouloir dialoguer à cause des scandales qui ont surgi de nulle part pour certains. De nos jours, la situation est critique depuis la réélection du chef de l’Etat. Certains opposants n’ont pas reconnu les résultats des élections, car la Constitution fut bafouée plusieurs fois pour la réélection du président Sall, disent-ils.

Certes, le Sénégal est habitué à de telles tensions avec la manière dont le président Wade gouvernait, mais auparavant, le Sénégal était un pays de démocratie où les querelles ont certes toujours existé, mais étaient toujours réglés en privé. Cela a permis au Sénégal de connaître sa première alternance pacifique saluée dans le monde entier. Le problème est que, depuis la réélection du président Sall, de mois en mois la situation se dégrade. Le scandale sur le pétrole et le gaz avait provoqué une vive réaction des populations, de l’opposition et de la société civile. On ne peut pas oublier le scandale du fer, les inondations, l’affaire Jeanne D’arc, les accidents, la polémique des confréries et l’ajustement structurel déguisé entre autres. Nous pouvons aussi évoquer les pressions judiciaires sur l’opposition et les emprisonnements de journalistes et d’activistes.

Dans le but de se conformer aux demandes du FMI, plusieurs décrets ont été signés pour dissoudre des agences et réduire le train de vie de l’Etat qui était exorbitant et l’est toujours d’ailleurs. Avait-on besoin de sept ans pour savoir que les dépenses de l’Etat n’étaient pas en ligne pour un pays pauvre très endetté. Comme si cela ne suffisait pas, la Constitution était modifiée plusieurs fois durant la reconquête du pouvoir même si certains juristes ont qualifié ces modifications d’illégales, mais l’entourage présidentiel monte toujours au créneau pour démentir sans preuve ces juristes de formation.

Le Sénégal, s’enfonce-t-il dans un trou noir ? Plusieurs marches autorisées ou non autorisées continuent de voir le jour et le FMI évoque dans plusieurs rapports privés, les risque de défaut de paiement du service de la dette. Rappelons que nous sommes le premier pays d’Afrique subsaharienne à mettre en œuvre une politique d’ajustement structurel en 1984 avant de recevoir le « satisfecit » des institutions de Bretton Woods. En 2014, le président Sall a initié le PSE et cela a créé une forte croissance principalement due aux investissements en infrastructures. Cependant, en dépit de ces performances, les équilibres sont encore fragiles, car le secteur privé n’a pas pris le risque d’accompagner ces investissements de prestige qui ont été trop précipité. Le gouvernement devient esclave d’un certain électorat qui ne se soucie que de bilan tangible à court terme et non d’un développement durable.

D’autres défis sont venus s’ajouter à ce déséquilibre budgétaire dont l’incapacité de formaliser le secteur informel, la montée de la pauvreté et les tensions sociales. Bien que le gouvernement ait fait un peu dans tous les secteurs, mais pas assez dans les secteurs-clés à cause des dépenses somptuaires, il faut noter que l’accès aux services de base est toujours difficile pour les populations, surtout celles qui vivent dans le milieu rural. La pauvreté n’a pas reculé malgré des enquêtes peu fiables publiées par le gouvernement qui semblent dire le contraire. Cependant, des enquêtes fiables menées sur les ménages notent que les Sénégalais vivent dans la pauvreté et n’ont toujours pas accès à l’eau potable, l’électricité et un assainissement convenable.

Pourquoi sommes-nous toujours pauvres alors que notre contient est riche en ressources naturelles ? Quel paradoxe ! Nous comptons sur l’aide au développement pour pouvoir boucler les fins d’années. Cette aide est devenue un objet de vive polémique, dans un pays certes riche, mais très endetté comme la France, où certains pensent que c’est trop facile de donner des milliards à des fainéants et d’autres pensent que l’aide n’a pas d’utilité, car nous avons un problème de gouvernants. Tous nos gouvernants savent comment développer nos pays, mais aucun d’entre eux n’en a la volonté, car il s’agira d’emprunter une voie impopulaire, une voie qui fera d’eux des présidents à un mandat. Ils préfèrent dans ce cas faire trop de politique comme leurs prédécesseurs pour se faire réélire, s’enrichir et enrichir leurs proches.

Le Sénégalais est excellent dans le jeu de communication et à titre d’exemple, quand la France a voulu changer ses relations militaires avec les anciennes colonies, le président Wade avait joué avec les mots pour faire croire aux Sénégalais qu’il a rétabli la souveraineté militaire du Sénégal. En 2019, pendant que le Sénégal traverse un ajustement structurel, le président Sall parle de rationalisation des dépenses publiques. Tant que nous n’acceptons pas que nous sommes malades, nous n’allons jamais nous soigner. Le gouvernement aurait par exemple pu s’occuper du problème du secteur informel depuis des années, mais il n’a pas cette envie, car ce secteur informel joue un rôle d’amortisseur social et il ne faut toucher qu’à quelques activités du secteur pour tenter de prouver que le gouvernement essaie de faire quelque chose dans le sens de la formalisation de ce secteur. La vérité est qu’en Afrique tout est informel, car même des entreprises dûment enregistrées ont recours à des sous-traitants non fiscalisés.

Avec un salaire moyen estimé par l’ANSD à 96 206 F CFA dont 107 074 FCFA pour les hommes contre 68 078 F CFA pour les femmes et le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est estimé à 15,7 %, quel genre de politique de développement nos gouvernants ont-ils mis en place ? Il faut aussi noter que la diaspora sénégalaise qui représente moins de 5 % de la population, contribue à hauteur de 1 110 milliards FCFA, soit presque 15 % du PIB. Cette diaspora contribue essentiellement à la consommation des ménages et elle reste encore faible dans l’investissement économique. Une contribution qui permet à l’Etat d’éviter des tensions sociales.

Maintenant, soyons honnêtes entre nous et demandons à tous nos gouvernants qu’est-ce qu’ils ont fait pour le développement du Sénégal ? Nul ne parle de dépenses normales ou de dépenses de prestige, mais plutôt d’un modèle économique adéquat à nos réalités. Pensez-vous honnêtement que nos gouvernants se soucient de la population ? Est-ce qu’ils aiment le Sénégal et les Sénégalais ? Et finalement, où va le Sénégal, notre cher Sénégal où la transhumance, qui jadis était une pratique honteuse, est devenue normale, et même encouragée ?Mohamed Dia

Un vaste réseau de trafic de vol de véhicules de luxe dirigé par un Sénégalais démantelé en Italie

https://www.pressafrik.com/La police italienne a réalisé un gros coup de filet jeudi, au Port de Gênes en démantelant un vaste réseau de vol de voitures de luxe vers Dakar. Quinze personnes dont des Sénégalais ont été mis aux arrêts avec 5 conteneurs avec 12 voitures haut de gamme de marque Land Rover, Audi et Toyota et 2 scooters grosse cylindrée

Selon le journal « Les Echos » , c’est un Sénégalais qui le présumé cerveau de la bande. Il a été interpellé à l’aéroport de Milan, alors qu’il voulait quitter l’Italie sous l’identité de son frère. Affaire à suivre…AYOBA FAYE

Insultes aux foyers religieux: arrêté au Gabon, Ousmane Bâ sur le point d’être extradé à Dakar

https://www.pressafrik.com/ L’insulteur des familles religieuses sénégalaises, Ousmane Ba, arrêté au Gabon depuis le 13 septembre dernier, est sur le point d’être extradé à Dakar. Il a été interpellé suite à des plaintes distinctes déposées contre lui au Sénégal et au Gabon.

Dépeint comme étant un activiste religieux des plus radicaux, l’émigré établi à Port-Gentil au Gabon, débitait à souhait, via les réseaux sociaux, des insanités contre les foyers religieux sénégalais.

Arrêté chez lui à Port-Gentil le 13 septembre dernier, l’extradition de l’activiste serait dictée par une volonté de Dakar. Selon des sources du journal « L’Observateur », des tractations poussées sont en cours pour que le dossier d’Ousmane Bâ passe de la police judiciaire, à la police de l’immigration gabonaise.

Drogue : Des fonctionnaires de l’Etat parfois, arrêtés avec des produits illicites

https://www.leral.net/Le lieutenant-colonel, Ndèye Fatou Ndiaye, par ailleurs patronne de la division des Douanes de Fatick a révélé que des fonctionnaires de l’Etat sont parfois, arrêtés avec de la drogue ou des produits illicites dans leurs voitures de fonction.

« Il est arrivé qu’on fasse des saisies de drogue ou de produits illicites sur des fonctionnaires de l’État, des saisies sur des personnes qui utilisent à titre frauduleux des véhicules de l’administration », regrette-t-elle.

Ce cadre de la Douane sénégalaise a fait cette révélation hier, à Fatick, à l’occasion d’une opération d’incinération de faux médicaments et de chanvre indien d’une valeur de près d’un milliard 220 millions de FCfa.

GOUVERNANCE SOCIALE, ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE DU SÉNÉGAL, DE 2012 À NOS JOURS : MACKY SALL, EN MODE URGENCE !

http://www.sudonline.sn/ La gouvernance sociale, économique et politique du Sénégal sous Macky Sall serait-elle marquée du sceau de…l’urgence. Pour cause, depuis son avènement en 2012, le régime en place se distingue par sa propension à administrer les affaires publiques à travers une démarche réactive

Déclenchement du Plan Orsec pour parer aux inondations et autres désastres causés par les fortes précipitations, instruction au Gouvernement d’auditer tout le dispositif Onas suite à l’affaissement d’une partie du collecteur Hlm-Fann, décision de fermeture du site du parc national des îles de la Madeleine après le drame de l’île Sarpan… Les exemples foisonnent pour mettre à nu la gouvernance d’urgence des affaires publiques par le « Macky ». Et même au niveau législatif, ce style particulier de gouvernance qui se démarque de la gestion préventive se traduit par les multiples projets de loi adoptés en procédure d’urgence, alors qu’ils touchent le plus souvent le cœur même de notre Charte fondamentale.

Présidant la traditionnelle réunion du Conseil des ministres d’avant-hier, mercredi 18 septembre, le chef de l’Etat a instruit le ministre de l’Intérieur de déclencher le Plan d’Organisation des Secours (ORSEC), au niveau des régions concernées par les inondations causées par les fortes pluies qui ont été enregistrées ces derniers jours sur l’étendue du territoire national.

Cette décision du chef de l’Etat intervient après la visite de terrain effectuée, la veille par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, et son collègue de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, en compagnie d des techniciens et chefs de services dans les zones inondées des départements de Pikine et de Rufisque. Visite au cours de laquelle, ces autorités ont pu constater l’ampleur des dégâts dans les zones cibles mais aussi au niveau de plusieurs localités à l’intérieur du pays du fait de l’absence des infrastructures structurantes pourtant promises lors du Conseil présidentiel tenu le 19 septembre 2012, dans le cadre du Programme décennal de lutte contre les inondations (2012-2022) fort de 767 milliards de francs CFA.

Cette intervention en situation d’urgence de l’Etat aux côtés des milliers de Sénégalais qui pataugent dans les eaux pluviales nauséabondes depuis le début du mois d’août dernier, bien qu’étant très attendue, conforte l’idée selon laquelle le régime actuel administre les affaires publiques à travers une démarche réactive. En effet, depuis son évènement en mars 2012, le régime de Macky Sall semble toujours être dans une posture de réaction. On attend toujours l’éclatement de la situation pour agir.

Aujourd’hui encore, cette décision du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, de fermer le site du parc national des îles de la Madeleine aux visiteurs en est une parfaite illustration. Il a fallu attendre qu’un drame survienne occasionnant le décès de 4 personnes pour voir l’Etat « sévir », et non pour rendre plus sûres les visites sur ce site qui occupe pourtant une place de choix dans le développement du tourisme national.

Dans la sulfureuse affaire de la gestion des contrats pétroliers et gaziers, le régime actuel s’est également bien illustré dans cette façon particulière de gestion des affaires publiques basées sur la réaction. En effet, alors qu’il avait lui-même procédé à la délivrance des licences de recherche sur les blocs de Saint-Louis offshore et Kayar offshore, il a fallu attendre la sortie de l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour voir l’actuel Secrétaire général de la présidence monter au créneau pour tenter d’apporter la contre-offensive. Une situation qui semble se répéter avec l’affaire des négociations avec la société turque Tosyali.

Sur ce dossier, l’Etat, nonobstant sa décision d’inscrire dans la Constitution lors du référendum de 2016 l’appartenance des ressources naturelles au peuple sénégalais, a préféré attendre la sortie du leader de Pastef pour essayer encore d’apporter des éclairages sur une procédure «cachée».

Au niveau de l’Assemblée nationale, ce style gouvernance cher au «Macky» se traduit le plus souvent par le choix de la procédure d’urgence pour l’examen de la plupart des projets de loi diligentés par l’Exécutif. De 2012 à nos jours, il est peu aisé ainsi de dénombrer les projets de lois transmis par le gouvernement au bureau de l’Assemblée nationale et qui sont passés par la procédure d’urgence. Tellement, ils sont nombreux. Mieux, ces textes introduits en procédure d’urgence constituent souvent des lois à grands enjeux du fait que certains visent la modification de la Constitution. C’est le cas du projet de révision de la Constitution devant consacrer la suppression du poste de Premier ministre, celui portant instauration du parrainage citoyen pour tous les candidats à toutes les l’élection au Sénégal votée le 19 avril 2018. Ou encore de la Loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales, de la Loi n° 2018-22 du 04 juillet 2018 portant révision du Code électoral introduisant la généralisation du système de parrainage dans le code électoral ainsi que le projet de loi portant sur la contribution économique locale (CEL) voté le 29 juin dernier pour ne citer que ces textes-là.

Aujourd’hui, il est même plus facile de lister les textes qui sont passés par le circuit normal que ceux votés en procédure d’urgence, celle-là qui semble être la voie préférée du pouvoir.

Affaire de la caisse d’avance: Mbaye Touré et Yaya Bodian déposent une demande de liberté conditionnelle

https://www.leral.net/ Mbaye Touré et Yaya Bodian, deux coaccusés de Kalifa Sall encore en détention comptent solliciter une mise en liberté conditionnelle. Selon la RFM, leurs avocats ont déjà préparé la requête qui sera déposée ce vendredi 20 septembre 2019 au tribunal de Dakar.

Respectivement Directeur administratif et financier et comptable de la Ville de Dakar, Mbaye Touré et Yaya Bodian ont été condamnés à cinq (5) de prison ferme à l’instar de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall pour « escroquerie aux deniers publics » et « faux et usage de faux ».

Après l’affaire Petro-Tim: Aliou Sall se promène en Mauritanie

https://www.leral.net/ L’ex-Directeur de la Caisse des Dépôts et des Consignations, Aliou Sall, loin des affaires du pétrole et du gaz, se trouvait en Mauritanie. Il a effectué récemment un discret séjour dans ce pays, au lendemain de la diffusion du reportage de la Bbc sur « le scandale Petro-Tim à 10 000 milliards de dollars ».Et, il se dit que son marabout réside dans ce pays.

Merci Pour Ta Permission, Bachir Par Boubacar Boris Diop

N’ayant pas apprécié une de tes interviews, j’ai dit publiquement que j’y vois le symbole d’une allégeance intellectuelle à l’Occident à la fois déshonorante et dangereuse – C’est aussi simple que cela

Mon texte qui s’est voulu courtois – mais sans concession sur le fond – t’a fait sortir de tes gonds, à la surprise générale. Je n’aurai donc réussi, en cherchant à te secouer un peu, qu’à te blesser. J’ai dû toucher quelque point sensible et tu m’en vois désolé. Les invectives sont nuisibles à la dignité de ce débat et il vaut mieux que nous les évitions. Encore faudrait-il que tu fasses l’effort de distinguer la critique de l’affront. Tu as quand même un peu fait rire à tes dépens avec cette étrange histoire de vouvoiement. Encore heureux que tu ne m’aies pas provoqué en duel sur je ne sais quel pré de Bretagne ou de Normandie. Serions-nous tous devenus fous au point de ne même plus pouvoir discuter – un peu rudement, certes – de nos affaires sans nous prendre les pieds dans le tapis des autres, pour paraphraser Ki-Zerbo ? Sans jamais avoir été des amis, nos relations sont plutôt restées cordiales au cours des ans. Mais tu sais bien que nous avons rarement l’occasion de nous voir. La dernière remonte à plus d’une décennie. Alors, Bachir, se dire ‘’tu’’ ou ‘’vous’’ une fois tous les quinze ans, ça rime à quoi, surtout à nos âges ?
Tu as été tellement aveuglé par ta colère que tu me reproches injustement à deux ou trois reprises d’avoir présenté ‘’In the Den of the Alchemist’’ comme une interview. Voici ce que tu écris à ce sujet : “Le propos que l’auteur – moi-même en l’occurrence – présente comme une interview récente n’est pas une interview et n’est pas récent : c’est la reprise, des décennies plus tard, d’un article dont seul le titre a été changé.’’ Dis-moi franchement : peux-tu relire ce passage de ton texte sans embarras ? N’importe quel lecteur peut bien voir que l’allégation est totalement fausse car j’analyse l’un après l’autre l’article de Chimurenga et des éléments de l’interview que tu as accordée à Elara Bertho et que SenePlus a reprise sous un titre assez délicatement “diagnien’’ : “Un universel comme horizon ’’.
Pour ce qui est de mon aptitude à comprendre un texte dans la langue de Shakespeare, sache seulement que je t’écris ces lignes du campus de l’Université américaine du Nigeria (AUN) où depuis quatre ans j’enseigne, en anglais, en plus du creative writing, les auteurs anglophones et francophones, ces derniers en traduction anglaise. Tu ignores aussi, je suppose, qu’ici même au Nigeria mais encore plus aux Etats-Unis, je ne cesse de faire des présentations en anglais. Cela a été le cas récemment au National Press Club de Washington DC pour le 25ème anniversaire du génocide contre les Tutsi au Rwanda puis quelques jours plus tard à Dickinson University au moins sept ou huit fois en deux semaines mais avant tout cela à Mac Allaster, à Boston et à Stanford.
J’aurais préféré ne pas avoir à préciser tout cela. J’ai en effet toujours préféré rester en retrait de la vie publique en tant que personne tout en prenant systématiquement position sur les questions politiques ou sociales de l’heure.
Vois-tu, Bachir, personne n’a la science infuse. Tout s’apprend et ma langue maternelle aussi j’ai guerroyé avec elle en solitaire pendant des milliers d’heures pour en maîtriser l’écriture. Comme tu le sais, j’y ai aujourd’hui à mon actif deux romans et la traduction d’une pièce d’Aimé Césaire. Je n’évoquerai qu’au passage les œuvres littéraires que mes amis et moi-même publions à travers EJO, notre maison d’édition en langues nationales, le label de traduction “Céytu’’, le sous-titrage en wolof de KEMTIYU, le documentaire d’Ousmane William Mbaye sur Cheikh Anta Diop et, last but not least, le site d’information en ligne Lu defu waxu, tenu pour l’essentiel par certains de mes anciens étudiants de wolof de l’université Gaston Berger.
Tu as par ailleurs mis en avant l’âge de ton texte : plus de vingt ans, dis-tu. C’est beaucoup, oui. Sauf que Chimurenga ne mentionne nulle part que L’antre de l’Alchimiste est une reprise, sous un titre totalement différent, d’un très vieil article. J’ai moi-même contribué par un long article à ce numéro spécial d’avril 2018 sur Cheikh Anta Diop où tu l’as republié et une telle indication ne m’aurait sûrement pas échappé. À vrai dire, je comptais réagir très brièvement à ton observation sur l’ancienneté de ce texte mais des amis m’ont dit, horrifiés : “Déetloolu ëpp naa def, exprime-toi clairement là-dessus  car même ceux qui t’aiment bien sont en train de se demander pourquoi tu as présenté un article datant de deux décennies comme étant beaucoup plus récent !’’ Retiens donc ceci : si j’avais eu connaissance de la première date de parution de “In the Den of the Alchemist ’’, je l’aurais signalée avant d’en proposer exactement la même analyse. Après tout, en le faisant reparaître tu nous as invités à le considérer comme actuel. Et tu as bien eu raison : un texte de vingt ans peut être bien plus “jeune’’ qu’un autre datant seulement de deux semaines. L’âge est moins fonction ici de la plate chronologie que du contenu. Or, “In the Den of the Alchemist’’ peut revendiquer à bon droit une certaine intemporalité. Sur cette question, ton indignation me semble plutôt feinte. Pourquoi aurais-je usé d’un tel artifice en sachant que tu pourrais t’en servir pour m’accuser de “mauvaise foi’’ ? Crois-moi, si j’avais été un “cynique’’ mû par de “sinistres’’ desseins, je n’aurais pas frappé avec un tel amateurisme.
Je dois ajouter ici une petite information assez intéressante dans le contexte de cette polémique : dès mai ou juin 2018, une amie, brillante universitaire américaine et donc parfaitement anglophone, rendue furieuse par “In the Den of the Alchemist’’ y a répliqué par un article intitulé Dans la tanière de l’Alchimiste : hommage ou dédain de Souleymane Bachir Diagne envers Cheikh Anta Diop ? Et tu sais quoi ? C’est ton humble serviteur qui l’a dissuadée de le publier. Pourquoi ai-je agi ainsi, alors que j’étais entièrement de son avis ? Parce qu’en bon Sénégalais, je ne goûte pas spécialement les affrontements verbaux. En réalité, sans ton entretien avec Elara Bertho, je m’en serais tenu à cette position. Il me semble essentiel de rappeler à l’intention de ceux qui s’interrogent, en toute bonne foi, sur mes motivations que c’est à cette interview très récente, faite en français, que j’ai prioritairement répondu.
Avant d’y revenir plus longuement, deux mots sur l’article de Chimurenga. Puisque beaucoup de personnes qui n’en soupçonnaient même pas l’existence l’ont lu pour se faire une opinion personnelle, il est devenu plus facile d’en parler.
Tu admets avoir attribué la paternité du Laboratoire de Carbone 14 à Théodore Monod et Vincent Monteil. La moindre des choses aurait été de nous dire dans ta réponse ce que leurs deux noms viennent faire dans cette histoire. Dans Figures du politique et de l’intellectuel au Sénégal (Harmattan2016) le Professeur Djibril Samb, par ailleurs ancien directeur de l’IFAN, raconte en détail la création du laboratoire. Voici ce qu’il écrit dans cet ouvrage dont on ne saurait trop recommander la lecture à tout un chacun : “Dès le début de sa carrière, Cheikh Anta Diop conçut le projet – qui pouvait paraître utopique à plus d’un – de monter, au sein de l’IFAN, un laboratoire de datation au radiocarbone.’’ Diop obtient alors du Recteur de l’époque, Claude Franck, l’autorisation de se rendre en France pour étudier les installations du laboratoire de Saclay qui allait lui servir de modèle. “À son retour, écrit Djibril Samb, il se consacra tout entier à cette tâche gigantesque. Il dressa lui-même les plans du laboratoire dont l’exécution fut confiée au service des Travaux publics. Mais il faut mal connaître l’homme pour penser qu’il se fût contenté de dresser une liasse de plans et d’aller pêcher. Ce projet était d’abord le sien, et il s’y engagea tout entier comme dans tout ce qu’il faisait, déployant toutes les facettes, non seulement d’un immense savant mais d’un homme d’action, pragmatique, attentif aux moindres détails. Dans une lettre en date du 25 juin 1963 adressée au Directeur de l’IFAN, le grand et regretté Théodore Monod, il rappelle qu’il donnait lui-même des indications aux entreprises maîtres d’oeuvres, effectuait deux à quatre visites quotidiennes sur le chantier, précisait les plans d’installation du laboratoire, en fixait les pièces, déterminait leurs dispositions et leurs vocations, redressait les directives ou les applications erronées’’.  Le récit de Djibril Samb se poursuit ainsi sur près de dix pages. Cheikh Anta Diop avait le plus grand respect pour Monod à qui il rend d’ailleurs hommage quelque part. Ce n’est donc pas un hasard si son nom apparaît dans Figures du politique et de l’intellectuel au Sénégal ; Monteil et lui peuvent être crédités d’avoir dans leur rôle administratif, permis à Diop d’aller au bout de son grand rêve. Lui-même a dès 1968 consacré un ouvrage à son laboratoire et je constate avec stupéfaction que tu ne l’as pas lu pour les besoins de ce que tu présentes comme un hommage. Il y fait état des résultats des premières datations à partir de trois échantillons fournis respectivement par Théodore Monod, le laboratoire de Saclay/Gif-sur-Yvette et une mission archéologique britannique en Gambie. Cela dit, s’il est un directeur de l’IFAN qui aurait mérité d’être nommé, c’est Amar Samb avec qui Cheikh Anta Diop avait des relations exceptionnelles, comme en témoigne l’ouvrage qu’il lui a dédié en des termes émouvants.
Tu n’as pas non plus démenti ce que j’ai écrit sur la soutenance de thèse de Diop. La mention qui l’avait sanctionnée était-elle juste ? Se contenter de la rappeler au passage n’est pas la meilleure façon de mettre Diop en valeur. La qualification de “l’Alchimiste’’ ne peut être un point de détail dans un texte comme le tien. Le face-à-face de Diop le 9 janvier 1960 avec un jury de la Sorbonne a été un moment copernicien dans l’histoire des idées en Afrique francophone. Et ce n’était là que le prélude à un autre affrontement direct, quatorze ans plus tard, au Caire.
D’autres passages de ton article – notamment ta description enjouée et pittoresque du cambriolage du labo – sont révélateurs d’une prise de distance parfois un peu déroutante. À qui s’adresse donc ta petite musique pleine de charme et d’ironie ? Désolé de te le dire mais tu sembles parler de si loin que le mot “exotisme’’ m’est venu à l’esprit. Un terme bien curieux, oui. Mais nous sommes si mal barrés, nous autres intellectuels africains – dois-je ajouter “francophones’’ ? – qu’il peut nous arriver de nous voir tout à fait du dehors. Ton exercice de style est, de ce point de vue, un modèle du genre. Cela dit, je suis prêt à parier qu’il t’est plus facile de parler ainsi de Cheikh Anta Diop  que de Senghor. Ton texte n’est évidemment pas que cela : j’en ai évoqué les accès de tendresse à l’égard de Diop et le très beau passage que tu cites toi-même sur l’exil et le Royaume en est un. Tu avoueras malgré tout qu’un hommage pouvant passer si aisément aux yeux de beaucoup pour du dénigrement a, pour dire le moins, raté son but. Est-ce parce que, comme on dirait en wolof, dangay màtt di ëf  ?
Venons-en à présent à ce qui, à mon humble avis, est le plus important : ton entretien du 2 juillet 2019 avec Elara Bertho. Bien que la plus grande partie de mon analyse ait porté sur ce que tu appelles tes “deux coups de griffe contre Cheikh Anta Diop’’, tu as préféré ne pas t’y attarder dans ta réplique hâtive et enflammée. Sans vouloir te faire un procès d’intention, je me demande encore si ce n’était pas à dessein, pour éviter une discussion un peu gênante sur la question de la langue.
Si tu me dis que tes propos sur la traduction de la théorie de la relativité en wolof par Diop ne visaient pas à le tourner en dérision, je ne peux que t’en donner acte. Uniquement sur la forme, bien entendu. Parce que dans le fond, je ne vois pas en quoi tu es qualifié pour juger de la difficulté ou non de l’entreprise. Tu as certes évoqué à l’occasion d’un de nos rares échanges par mail, ton ambitieux projet de traduction en wolof de concepts philosophiques. La nouvelle m’a fait plaisir et je t’ai dit qu’il est bien que ce soit une personne comme toi qui fasse ce travail. Je crois savoir que l’affaire évolue dans la bonne direction et je te renouvelle ici mes encouragements. J’espère simplement que tu as fait l’effort de t’alphabétiser. Je n’en ai pas eu l’impression la dernière fois que j’ai surpris des termes wolof dans certains de tes textes en français.
Tu reprends également à ton compte la vieille rengaine africaniste voyant en tout défenseur de Cheikh Anta Diop un fanatique, adepte d’on ne sait quelle nouvelle “religion’’.  C’est lui faire un bien mauvais procès car peu de penseurs ont dû faire face autant que lui au feu roulant des critiques. Elles ne l’ont jamais dérangé, bien au contraire. Lorsqu’en 1974 Diop et Obenga se rendent au Caire pour une explication décisive avec les égyptologues occidentaux, une des choses qu’il dit à son ami et disciple congolais, c’est : “S’ils ont raison, sur la base de faits précis, nous n’aurons pas d’autre choix que de le reconnaître publiquement’’. Ils n’en eurent pas besoin, car comme chacun sait, leurs thèses sont sorties confortées de cette rencontre de haut niveau. Ce n’est pas moi qui le dis mais le rapport de l’UNESCO qui se conclut ainsi : « La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheikh Anta Diop et Obenga n’a pas eu, malgré les précisions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l’UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un réel déséquilibre dans les discussions. »
De même, lorsque Diop lance aux jeunes Africains : “Armez-vous de science jusqu’aux dents, car à connaissance égale la vérité finit toujours par triompher !’’, il ne peut exclure que leurs recherches puissent invalider un jour ou l’autre ses propres thèses.
Sachant bien tout cela, je ne peux nullement te reprocher d’avoir cherché à remettre sa pensée en cause. Mais dis-moi, Souleymane Bachir Diagne, comment se fait-il qu’un esprit aussi vaste et brillant que le tien ne puisse nous proposer rien de personnel dans sa critique de Cheikh Anta Diop ? Tu es allé puiser à pleines mains chez Francois-Xavier Fauvelle-Aymar qui écrit dans “L’Afrique de Cheikh Anta Diop. Histoire et idéologie’’ (Karthala, 1996) : “Mais au demeurant, quoi qu’on en conclude, il reste que Diop use là d’un modèle de l’Etat-nation sous sa forme la plus jacobine explicitement emprunté à la France’’. Fauvelle s’exprime ainsi au terme d’un laborieux développement sur la supposée préférence de Diop pour une “langue unique’’. Et toi, vingt trois ans plus tard, tu déclares : “Deuxièmement il – Diop – est beaucoup plus jacobin et français qu’il ne le croit parce qu’il veut une langue unique. Cela n’a pas de sens d’avoir une langue d’unification : pourquoi le projet devrait-il être un projet qui imite l’Etat-Nation, c’est-à-dire être homogène avec une seule langue, de manière centralisée ?’’ Il ne me viendra jamais à l’esprit de mettre en doute tes capacités intellectuelles. Mais alors pourquoi ne t’en sers-tu pas pour penser par toi-même comme ne cessait d’ailleurs de nous le recommander Senghor ? Quel besoin as-tu d’aller “emprunter’’ des griffes à un intellectuel français qui s’est construit, comme le montre bien Obenga, dans une haine vigilante et quasi morbide de Cheikh Anta Diop ? En somme, dans cette interview, tu crânes avec des mots grandioses qui ne sont même pas les tiens mais ceux écrits par Fauvelle quand il n’avait que vingt huit ans. En d’autres circonstances Fauvelle t’aurait fait une petite querelle de derrière les fagots. Mais il s’en garde bien car, idéologiquement parlant, c’est tout bénef pour lui d’être relayé par une voix africaine. Il t’en sait donc gré et, dans une toute récente émission de France Culture, conclut sa charge furieuse contre Cheikh Anta Diop par les mots que voici : “D’ailleurs, ne croyez pas que tous les intellectuels africains sont d’accord avec Diop, lisez donc Souleymane Bachir Diagne  !’’.
Cette affaire n’est pas bien jolie mais un tel faux-pas, cela peut arriver à tout un chacun, en particulier à ceux qui, comme toi, ont fini par ne plus s’attendre à être contredits. Il en a résulté une situation assez cocasse où en te réfutant sur la théorie de la langue unique, je me trompais en quelque sorte d’interlocuteur. Cela ne mérite-t-il pas réflexion ? le plus grave, toutefois, c’est le fait que tu reprennes à ton compte l’accusation de “jacobinisme’’ supposée être, pour un certain africanisme de combat, l’arme fatale contre Cheikh Anta Diop. On ne peut laisser personne la glisser dans une interview, ni vu ni connu, parmi d’autres “ismes’’, alors qu’elle a un potentiel si explosif. C’est ce mot-là, et au fond ce mot seul, qui m’a fait réagir. Nous faut-il une “relecture négro-africaine’’ de Cheikh Anta Diop ? Elle s’impose plus que jamais. Mais comment “relire’’ une œuvre que l’on n’a même pas pris le temps de lire ? Je n’ai pas été le seul à essayer de te montrer, textes à l’appui, à quelles extrémités peut mener le manque de caractère d’une intelligentsia africaine encore tellement fascinée par l’Occident.
Pour le reste, chacun de nous peut avoir la plus haute idée de lui-même mais je doute que nos petites personnes comptent vraiment. Beaucoup d’amis communs ont été gênés, voire choqués, par cette polémique soudaine et très inhabituelle au Sénégal. Je crois que c’est ta réaction qui a mis le feu aux poudres. Elle aura cependant été, pour le dire ainsi, un mal pour un bien. Les idées de Diop ont en effet rarement été aussi présentes dans l’espace public sénégalais, surtout depuis sa disparition. L’on a vite oublié ce que tu as pu écrire il y a vingt ans pour réfléchir à ce qui peut nous arriver dans vingt ans. Je trouve cela très bien. S’il en est ainsi, c’est que la discussion a été prise en mains, pour l’essentiel, par cette “jeunesse africaine en quête de sens’’ dont parle Aminata Dramane Traoré. Certains de ces jeunes ont, ainsi qu’en témoigne l’article de Khadim Ndiaye, une égale affection pour chacun de nous deux. Je les sais d’ailleurs déchirés en ce moment. Ils n’ont qu’une hâte : que les esprits se calment et qu’ils reprennent leur dialogue avec l’un et l’autre sans avoir à se sentir coupables de n’avoir pas choisi leur camp. Il ne devrait pas y avoir de camp, en fait. À mes yeux, cette affaire est toute simple. Ayant jugé pernicieux et de mauvais goût un de tes articles, je l’ai dit publiquement en me limitant à une analyse du texte. Ayant encore moins apprécié une de tes interviews, j’ai dit publiquement que j’y vois le symbole d’une allégeance intellectuelle à l’Occident à la fois déshonorante et dangereuse. C’est aussi simple que cela.  Tu as peut-être été surpris, comme moi-même, par les réactions très vives d’une partie de l’opinion. C’est que, comme l’a si magnifiquement rappelé un des intervenants à ce débat, Cheikh Anta Diop est aujourd’hui encore pour beaucoup d’Africains non seulement un penseur mais aussi une conscience. Il est bon de s’en souvenir chaque fois que l’on est tenté de le traîner dans la boue.

Retrouvez les précédents textes ci-dessous :

– BACHIR DIAGNE, TU PERMETS ?

– L’OR ET LA BOUE

Boubacar Boris Diop est écrivain et directeur de publication du site d’information et d’analyse en wolof : www.defuwaxu.com.

 

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