Rp du Mercredi 18 septembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 18 septembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 18 septembre 2019

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES  DU 18 SEPTEMBRE 2019

Le Président de la République a réuni le Conseil des Ministres, le mercredi 18 septembre 2019, à 10 heures, au Palais de République.

Le Chef de l’Etat, à l’entame de sa communication, a présenté ses condoléances aux familles des victimes du chavirement d’une pirogue à Joal. Il a également présenté ses condoléances aux familles des victimes de l’accident de la pirogue reliant la baie de Soumbédioune à l’Ilot Sarpan ainsi qu’à celles des victimes de la foudre.

Le Président de la République a, sur ce sujet, invité nos compatriotes à une plus grande prudence et au respect des normes de sécurité en vigueur ; surtout en cette période d’intempéries.

Le Chef de l’Etat a, dans ce cadre, rappelé son attachement particulier, à l’amélioration de notre système national d’alerte précoce, de sécurité civile et de lutte contre les catastrophes et accidents de toute nature et a demandé au Ministre de l’Intérieur, de procéder, sans délai, à un audit national de tous les établissements recevant du public.

Le Président de la République, évoquant la question des inondations, a marqué toute sa solidarité et tout le soutien de l’Etat aux populations des localités touchées.

Le Chef de l’Etat a, à ce sujet, instruit le Ministre de l’Intérieur de déclencher le Plan d’Organisation des Secours (ORSEC), au niveau des régions concernées, dans une démarche interministérielle renforcée et soutenue par le recensement et la mobilisation de moyens et des ressources financières adéquates.

Le Chef de l’Etat, abordant la question de la mobilité, a demandé au Ministre des Infrastructures d’accorder une haute priorité à la finalisation des infrastructures d’accompagnement du TER, avant la fin de l’année 2019, et au lancement du projet BRT, en vue de faciliter les conditions de circulation et d’assurer les déplacements des personnes et des biens.

Le Président de la République, relativement à la campagne agricole, a insisté sur l’urgence de veiller à la protection des végétaux et à la lutte contre les oiseaux granivores.

Le Chef de l’Etat a, par la même occasion, rappelé au Ministre de l’Agriculture et au Ministre des Finances, d’engager, avec l’ensemble des partenaires financiers concernés, les diligences indiquées en vue d’assurer le financement adéquat de la prochaine campagne de commercialisation agricole.

Le Président de la République a, à cet effet, invité le Gouvernement à entamer, avec les acteurs, le processus de fixation des prix au producteur pour l’arachide et à intensifier la modernisation et la restructuration industrielle de la SONACOS.

Le Chef de l’Etat, concernant la promotion de l’entreprenariat agricole, a engagé le Gouvernement d’accélérer l’exécution du projet d’Appui aux jeunes, dénommé « Agri Jeunes Tekki Ndaw Gni », projet innovant, tendant à promouvoir l’inclusion socio-professionnelle de 150.000 jeunes dans les différentes filières agricoles.

Le Président de la République, sur le registre de la prise en charge correcte des malades de cancer, a félicité le Gouvernement pour la signature récente, avec la République de Corée, de l’arrangement de financement relatif à la construction du Centre national d’Oncologie de Diamniadio.

Le Chef de l’Etat a, également, insisté sur sa décision de rendre gratuit, à compter du 1er octobre 2019, le traitement par chimiothérapie des cancers féminins. Il s’agit là d’une mesure de haute portée sociale et sanitaire en faveur de la femme sénégalaise.

Le Président de la République a profité de cette séance du conseil, pour rappeler l’anniversaire du naufrage de bateau le « JOOLA », en instruisant le Gouvernement de veiller, en relation avec les associations des familles des victimes, à la bonne préparation des commémorations du 26 septembre 2019.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication par son agenda diplomatique et le suivi des partenariats.

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a, à la faveur de ce conseil fait le point d’exécution sur les directives présidentielles issues des conseils des ministres précédents.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait le point sur l’exécution budgétaire de l’année en cours.

Le Ministre de l’Agriculture et l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne agricole et la pluviométrie.

Le Ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE) a partagé avec les membres du conseil sur l’état de mise en œuvre des projets et programmes du PSE.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté le projet de loi autorisant la création de la Société nationale « Agence de presse sénégalaise » (SN APS).

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Diène Farba SARR, Economiste, est nommé Délégué Général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose (DGPU) en remplacement de Monsieur Seydou SY SALL ;

Monsieur Serigne Mbaye DIA, Economiste, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale d’Electricité du Sénégal (SENELEC) en remplacement de Monsieur Abdourahmane TOURE ;

Monsieur Thierno LO, ancien ministre, est nommé Président du Conseil d’Administration de la

Société Nationale de Gestion du Patrimoine du Train Express Régional (SEN TER) :

Maitre Bassirou NGOM, Avocat, est nommé Directeur Général de la Société Nationale de Recouvrement (SNR), en remplacement de Maître Boubacar Diallo ;

Monsieur Mathiaco BESSANE, Ingénieur de l’aviation civile, est nommé Secrétaire Général du Ministère du Tourisme et des Transports Aériens en remplacement de Monsieur Babacar BA appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Samba Alassane THIAM, Conseiller en planification, est nommé Secrétaire général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) ;

Monsieur Amadou NIANG, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines de classe exceptionnelle, matricule de solde n°508 515/D, précédemment en service à la Direction générale des Impôts et des Domaines, est nommé Coordonnateur de l’Inspection générale des Finances au Ministère des Finances et du Budget en remplacement de Monsieur Babou NGOM, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Abdoul Aziz GUEYE, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines de classe exceptionnelle, matricule de solde n°510 588/A, précédemment Directeur du Renseignement et des Stratégies du Contrôle fiscal à la Direction générale des Impôts et des Domaines est nommé Coordonnateur de la Direction générale des Impôts et des Domaines en remplacement de Monsieur Dame FALL appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite

 

Monsieur Amadou NGOM, Administrateur Civil principal, matricule 611 460 /H, précédemment Directeur des Services Législatifs est nommé Directeur de l’Activité normative au Secrétariat général du Gouvernement ;

Monsieur Souleymane SOUMARE, Docteur d’Etat en Pharmacie est nommé Directeur de l’Office National de Formation Professionnelle (ONFP), en remplacement de Monsieur Sanoussi DIAKITE, Admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Bernard Casimir Demba CISSE, Administrateur Civil principal, matricule de solde n°601 798/A est nommé Inspecteur des Finances au Ministère des Finances et du Budget ;

Monsieur Yatma GUEYE, Inspecteur Principal des Impôts et des Domaines de classe exceptionnelle, matricule de solde n°508 513/F est nommé Inspecteur des Finances au Ministère des Finances et du Budget ;

Monsieur Mamoudou NIANG, Administrateur Civil principal, matricule de solde n°506 705/A, précédemment Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère des Finances et du Budget est nommé Inspecteur des Finances au Ministère des Finances et du Budget ;

Monsieur Ibrahima GUEYE, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines, matricule de solde n° 516.905/D est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère des Finances et du Budget en remplacement de Monsieur Mamoudou NIANG, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Cheikh Mouhamed Hady DIEYE, Inspecteur des Impôts et des Domaines, matricule de solde n°515 385/I, est nommé Directeur du Renseignement et des Stratégies de Contrôle fiscal à la Direction générale des Impôts et des Domaines en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Moussa TOURE, Inspecteur du Trésor, matricule de solde 606 901/B précédemment Trésorier Payeur régional de Kaolack est nommé Directeur de la Monnaie et du Crédit à la Direction générale du Secteur Financier et de la Compétitivité, poste vacant ;

Monsieur Pape Souaïbou Mansata COULIBALY, Administrateur Civil, matricule de solde n°624 579/A, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel à la Direction générale du Secteur Financier et de la Compétitivité du Ministère des Finances et du Budget ;

Monsieur Ousmane DIA, Economiste Planificateur, matricule de solde n° 618 845/D, est nommé Directeur des Etablissements publics de Santé à la Direction générale des Etablissements de Santé au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement du Docteur Mor DIAW appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Babacar MANE, Administrateur hospitalier, matricule de solde n° 513 957/D, précédemment Directeur du Centre hospitalier régional Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional de Fatick, en remplacement du Docteur Alioune FAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Docteur Alioune FAYE, Chirurgien-dentiste, titulaire d’un Diplôme d’Etudes supérieures spécialisées en gestion hospitalière, matricule de solde n° 600 828/H, précédemment Directeur du Centre hospitalier régional de Fatick, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, en remplacement de Monsieur Babacar MANE appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Gora NIANG, Professeur d’Enseignement Secondaire, est nommé Directeur du Centre d’Education et de Formation Environnementales (CEFE) au Ministère de l’Environnement du Développement durable, en remplacement de Monsieur Henri LO, appelé à d’autres fonctions Pour le Ministre Porte-Parole du Gouvernement Signé Le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement Maxime Jean Simon NDIAYEDÉCRETS : MACKY CHAMBOULE L’ARMÉE ET LA GENDARMERIE

NETTALI.COM – Le président de la République, Macky Sall, a pris ce mardi 17 septembre 2019, plusieurs décrets pour réorganiser l’Armée et la gendarmerie. Outre le Chef d’Etat major général des armées (Cemga) et le Haut commandant de la gendarmerie nationale, remplacés puisqu’ils partent en retraite, d’autres nominations sont effectuées.

Le général de corps aérien, Birame Diop, précédemment chef de l’État-major particulier du président de la République, est nommé chef d’État-major général des Armées, en remplacement du général Cheikh Guèye, admis à faire valoir ses droits à la retraite. La mesure prend effet à compter du 1e janvier 2020.

Birame Diop devient, par la même occasion, Général de corps aérien. Tout comme le général de Corps d’Armée, Cheikh Guèye, qui devient Général d’Armée à compter du 1e octobre.

Cheikh Bara Cissokho, précédemment sous-chef d’Etat-major des Armées, est nommé chef de l’État-major particulier du président de la République, en remplacement de Birame Diop, devenu Cemga.

Le Général de Division, Cheikh Sène, devient Général de Corps d’Armée à compter du 1e octobre 2019

Jean Baptiste Tine, jusqu’ici général de Brigade, devient Général de Division à compter du 1e octobre. Il est nommé Haut commandant de la gendarmerie nationale à compter du 15 novembre 2019 en remplacement de Cheikh Sène qui part à la retraite.

Le général de Brigade El Hadji Daouda Niang est promu Général de division à compter du 1e avril 2020. Le désormais ex-Directeur général du renseignement extérieur à la Délégation générale au renseignement national est nommé Inspecteur général des Forces armées en remplacement du général de division Francois Ndiaye qui part à la retraite. La mesure devient effective à compter du 16 avril 2020.

Le Général de brigade Cheikh Wade est promu Général de division à compter du 1e janvier 2020.

Cheikh Wade, qui était jusqu’ici chef Chef d’Etat-major de l’Armée de terre (Emat), est nommé Sous-chef d’État-major général des armées en remplacement de Bara Cissokho, à compter du 1e janvier 2020

Le colonel Thiaca Thiam est promu Général de brigade à compter du 15 novembre 2019. Jusqu’ici commandant des écoles de gendarmerie, Thiaca Thiaw devient le commandant de la gendarmerie mobile.

A compter du 16 décembre 2019, le général de brigade Mamadou Gaye, précédemment Sous-chef Ressources humaines à l’État-major général des Armées, est nommé Directeur général de l’Agence pour la réinsertion sociale des militaires, en remplacement de l’Intendant-général de brigade, Ousseynou Boye, qui part à la retraite.

Le général de brigade, Saïfoulaye Sow, jusqu’ici Commandant de la Zone militaire n°3,  est nommé Coordonnateur du Comité interministériel de Coordination des Opération de lutte anti-terroriste en remplacement du général de brigade Wagane Faye qui part en retraite le 8 mai 2020.

A compter du 1e mars 2020, le capitaine de vaisseau Abdou Sène, précédemment officier liaison à l’Organisation des Nations-Unies ‘Département opérations), est nommé Secrétaire général de la Haute autorité chargée de la coordination de la sécurité maritime, de la Sûreté maritime et de la protection de l’Environnement Matin en remplacement du contre-amiral Oumar Wade. Mesure qui prend effet à compter du 1e mars 2020.

Oumar Wade devient Chef d’État-major de l’Armée de mer en remplacement du contre-amiral Momar Diagne qui part en retraite.

Le colonel Fulgence Ndour, promus Général de brigade, précédemment Commandant de la Mission de la Cedeao en Gambie, est nommé chef d’État-major de l’Armée de Terre en remplacement du général de brigade Cheikh Wade. Il prend fonction à compter du 1e mars 2020.

A compter du 16 avril 2020, le général de brigade Jean Luc Diène, précédemment Commandant du secteur Est de la force de la Minusma à Gao, est nommé Directeur du renseignement extérieur à la Délégation générale au renseignement national, en remplacement du général de division El Hadji Daouda Niang

ADAMA GAYE N’EST PAS ENCORE LIBÉRÉ

http://www.emedia.sn/Contrairement à une rumeur qui s’est rapidement propagée cet après-midi, le journaliste Adama Gaye n’est pas encore libre. Il est toujours en détention provisoire à Rebeuss. Deux de ses avocats, joints au téléphone par Emedia.sn, ont formellement démenti une quelconque information concernant sa libération.

D’ailleurs, les avocats du journaliste ont introduit aujourd’hui une nouvelle demande de mise en liberté provisoire. Et, selon nos sources, le doyen des juges d’instruction est favorable à accéder à leur requête. Mais, c’est le procureur de la République qui retarderait les choses. Ce dernier a reçu le dossier introduit par la défense et doit donner son avis dans les 48 heures avant de le retourner au Doyen des juges.L’avis du parquet est très important dans cette affaire. Car, même si le Doyen des juges accorde une liberté provisoire au journaliste, l’appel du procureur retiendrait ce dernier en prison. Pour rappel, Adama Gaye est en prison depuis plus d’un mois pour les faits d’offense au chef de l’Etat et atteinte à la sureté intérieure. Aliou DIOUF

5e forum des Caisses de Dépôt:Le financement des infrastructures structurantes,au cœur des échanges ,LA CDC VEUT DEVENIR LE PREMIER INVESTISSEUR INSTITUTIONNEL AU SÉNÉGAL (DG)

Dakar, 18 sept (APS) – La Caisse de dépôts et consignations (CDC) du Sénégal à l’ambition d’améliorer sa contribution au développement en devenant le premier investisseur institutionnel du pays, a indiqué mercredi à Dakar son directeur général Cheikh Ahmed Tidiane Ba.
« Nous contribuons pour beaucoup dans le développement de ce pays, et nous avons l’ambition d’être le premier investisseur institutionnel » du Sénégal, a-t-il déclaré à l’ouverture de la cinquième édition du Forum mondial des caisses de dépôts.

Ce forum se veut « une plateforme d’échange et de dialogue entre institutions financières chargées de collecter, gérer et utiliser l’épargne ou toute autre forme de ressources publiques d’investissement », selon M. Bâ.

« Il trouve sa pertinence dans la commune volonté des caisses, d’assoir les bases d’une collaboration utile et fructueuse et de promouvoir le modèle économique des caisses », a-t-il affirmé.

A l’en croire, « les caisses de dépôts constituent une véritable alternative aux investisseurs classiques souvent inscrits dans une approche de rentabilité financière à court terme ».

Dans cette perspective, il a invité les participants à « stimuler la réflexion sur la problématique liée au besoin de renforcement de la mobilisation de l’épargne disponible, qu’elle soit domestique ou externe, et à sa transformation en ressources d’investissements de long terme ».

Le modèle économique des Caisses de dépôts, « unique en son genre, a fini de démontrer dans chacun des pays qui l’ont adopté, sa robustesse, sa résilience et son utilité », a souligné le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget Abdoulaye Samb.

« Après seulement une dizaine d’années de fonctionnement, la CDC du Sénégal accompagne déjà l’Etat dans la réalisation d’importants projets structurants et stratégiques dans différents secteurs », a dit M. Samb, présent à la cérémonie officielle d’ouverture du Forum.

Il a cité la compagnie aérienne Air Sénégal qui a été montée grâce à l’apport de la CDC, laquelle participe de même à d’autres projets en cours de réalisation, dont celui portant sur la construction d’une « tour iconique multifonction de vingt niveaux et de logements de haut standing à Dakar, sans oublier les sphères administratives dans certaines capitales régionales du Sénégal ».

Selon Abdoulaye Samb, « les caisses de dépôts, à travers la spécificité et la diversité de leur mode d’intervention, peuvent jouer un rôle déterminent dans le cadre de la mobilisation et de la transformation de l’épargne en ressources longues plus adaptées au financement de l’investissement de long terme ».

« A cet effet, les transferts de la diaspora, les fonds en errance, les comptes dormants dans les banques et compagnies d’assurances, ainsi que les autres biens sans maîtres, constituent des ressources qui pourraient être domiciliées au niveau des CD, pour leur sécurisation, leur gestion, leur emploi dans le projet de financement d’infrastructures structurants et d’intérêt général », a-t-il détaillé.MK/BK

Forum des Caisses de dépôt : «Air Sénégal SA appartient exclusivement à la Caisse de Dépôt et Consignations» (Cheikh Tidiane BA, DG de la CDC)

https://www.dakaractu.com/ La nouvelle compagnie aérienne nationale, Air Sénégal, qui figure au cœur du Plan Sénégal Émergent appartient strictement à la Caisse de dépôt et Consignations (CDC). L’information a été livrée par le directeur général de l’institution financière, Cheikh Ahmed Tidiane Ba, à l’occasion de la 5ème édition du Forum des Caisses de dépôt.
Avançant les efforts conséquents que la CDC est en train de réaliser pour le développement du pays, l’ancien directeur général des impôts et domaines a jugé opportun de fournir des éléments clefs pour attester du rôle de l’institution financière qu’il dirige dans l’essor économique du pays.
‘’Est-ce que saviez-vous que Air Sénégal SA appartient exclusivement à la caisse de dépôt et de consignations ? s’est-il interrogé. Mieux encore, Cheikh Ahmed Tidiane Ba a tenu à renseigner sur la contribution de la CDC dans l’économie nationale. ‘’Est-ce que vous saviez que la CDC contribue pour 9,4% au capital de la Sénélec ? Est-ce que vous saviez également que c’est la CDC qui a quasiment financé en contribuant dans le capital du fonds d’investissement à Bokhol pour l’énergie photovoltaïque, c’est important de le savoir, nous contribuons beaucoup dans le développement du pays d’autant que nous avons l’ambition d’être le premier investisseur d’instruction’’, a-t-il révélé au Forum des Caisses de dépôt qui se tient actuellement à Dakar.
Cette rencontre est une plateforme d’échanges et de dialogue entre institutions financières chargées de collecter, gérer et utiliser l’épargne ou toute forme de ressources publiques d’investissement, au service du développement économique et social. Plusieurs pays ont pris part à cette rencontre économique internationale notamment, la France, l’Italie, la Guinée Équatoriale, la Tunisie, le Maroc, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Gabon, entre autres..

Forum des caisses de dépôt : Les pays africains en synergie pour une meilleure vulgarisation du modèle

https://www.dakaractu.com/ Perçues comme une catégorie homogène d’investisseurs institutionnels publics de long terme, les caisses de dépôt jouent un rôle capital dans le développement économique de leurs pays à travers les missions spécifiques qui leurs sont confiées pour répondre à des besoins structurants et à des priorités nationales. Leur modèle économique s’appuie sur des ressources stables permanentes caractérisées pour la plupart par un niveau de fonds propres élevé, des mandats de gestion de fonds de retraite confiés par les pouvoirs publics et des instruments de collecte et de mobilisation des ressources de l’épargne publique. Le modèle économique trouve toute sa pertinence dans sa robustesse institutionnelle transnationale et singulière dans le paysage économique et financier mondial. Ceci est prouvé par les crises et les chocs exogènes que les caisses de dépôt, notamment, les plus anciennes ont eu à traverser dans le temps. Pour raffermir ce modèle référentiel et ainsi le vulgariser à travers le monde, directeurs généraux, acteurs du secteur économique, experts financiers des différents États du continent africain et européen se sont réunis à Dakar dans le cadre du 5ème Forum des Caisses de dépôt.

Sous l’initiative de la Caisse des Dépôts et Consignations du Sénégal, cette rencontre économique internationale, première du genre en Afrique subsaharienne, vise dans la commune volonté des caisses, d’asseoir les bases d’une collaboration utile et fructueuse et de promouvoir le modèle économique.

‘’Nous avons beaucoup d’ambitions, d’abord dans le fond parce que nous avons des stratégies que nous mettons en place au niveau des différentes caisses en terme de collecte et d’investissement. Dans la forme, nous avons besoin de nous retrouver pour voir comment essayer de faire la mue pour faire de cette mutualisation des forces une association. Au niveau communautaire en Afrique pour ce qui nous concerne, nous allons essayer de nous retrouver et d’échanger avec les gouvernants afin d’asseoir quelque chose de concret; sur le plan mondial, nous bénéficions de l’expérience d’un pays comme la France qui a démontré la résilience de ce modèle’’ , a confié le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations du Sénégal (CDC), Cheikh Ahmed Tidiane Ba. Le modèle de caisse de dépôt est un porteur important dans le dispositif et dans le développement des pays, croit l’ancien directeur des impôts et domaines.

Pour sa part, l’ancien Premier ministre burkinabé et directeur général de la Caisse des dépôts et Consignations du pays des hommes intègres, milite pour une réputation universelle de l’institution financière.

‘’Dans l’UEMOA on connaît  surtout les banques ordinaires, mais si vous parlez de caisse de dépôt,  les gens ne savent pas au juste de quoi il s’agit, les caisses de dépôt et de consignation sont un concept qui est nouveau dans notre environnement. C’est un concept qui a fait ses preuves dans certains  pays, notamment en France, où elle existe depuis 200 ans. Nous avons pensé que le modèle des caisses de dépôt et de consignation peut être un instrument de financement du développement de nos économies. Tous les pays de l’UEMOA croient que le modèle peut  être un instrument supplémentaire pour financer le développement. Parce que la caisse de dépôt, le modèle, sa fonction reposent sur la canalisation, la mobilisation de l’épargne populaire, mais aussi la canalisation et la mobilisation de l’épargne à long terme de manière à pouvoir utiliser ses ressources à long terme pour financer des missions d’intérêt général’’, a soutenu Paul Kaba Thiéba, en marge de cette 5ème édition du Forum des caisses de dépôt. C’est un moment important d’échanges entre caisses de manière à faire en sorte pour conduire au mieux les missions d’appui aux politiques publiques et d’intérêt général qui sont confiées aux caisses de dépôts de par les thématiques qui sont inscrites à l’ordre du jour de cette rencontre, a avancé le directeur général de la caisse des dépôts et développement (CDD) de la Mauritanie. Pour Diagana Mouhamed Youssouf, ‘’c’est autant de thématiques fortes qui permettent de répondre à des besoins importants dans nos pays. C’est une rencontre qui vient à point nommé et qui doit permettre au terme des discussions de convenir sur des recommandations d’ordre opératoire de manière  à permettre à nos jeunes caisses, de répondre aux attentes plus fortes d’autant plus grandes que ce sont celles des populations’’

Le thème central du Forum s’articule autour de la problématique des ressources à mobiliser pour le financement des infrastructures structurantes. Un thème en phase avec les préoccupations des caisses en quête de ressources longues nécessaires au financement du développement des économies africaines.

La mobilisation des ressources, le cas des fonds en déshérence, le financement des infrastructures sociales en Afrique, la mobilisation de l’épargne des diasporas pour le développement sont autant de questions qui seront débattues à travers le Forum des Caisses de dépôt

Forte hausse de l’activité de production des industries mécaniques au mois de juillet

https://www.lejecos.com/ La production des industries mécaniques a progressé de 47,3% comparée au mois précédent, indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) dans sa dernière publication « INDICE HARMONISE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE (Base 100 en 2006) Juillet 2019 ».

Ce résultat est essentiellement attribuable à une bonne tenue de l’activité de production sidérurgique. Cette croissance est tout de même atténuée par un repli de l’activité de fabrication des autres ouvrages en métaux (-2,2%).

Par rapport au mois de juillet 2018, note la même source, la production des industries mécaniques s’est réduite de 2,0%.

La production totale au cours des sept premiers mois de 2019 a reculé de 15,1% en référence à celle de la période correspondante de l’année précédente.Amadou Idrissa Dia

Augmentation des prix des matériaux de construction en Août

https://www.lejecos.com/Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) , les prix des matériaux de construction ont augmenté de 0,4% en août 2019 comparativement au mois précédent.

Cette évolution résulte de celle des prix des matériaux de base et de menuiserie. En variation annuelle, ils se so réduits de 1,9%. Le rapport des prix moyens des huit premiers mois de 2019 sur ceux de 2018 laisse apparaitre une baisse de 0,4%

Selon la même source, les prix des matériaux de base ont progressé de 0,7% au mois d’août 2019, sous l’effet de l’accroissement des prix du ciment (+2,7%), consécutive à la hausse de 5000 FCFA appliquée sur le prix de la tonne. Toutefois, les prix du fer ont baissé de 1,4% en rythme mensuel. Par rapport à la période correspondante en 2018, ils se sont contractés de 3,5%.

Les matériaux de menuiserie se sont renchéris de 0,4% comparés au mois précédent, en raison de l’appréciation des prix des articles en bois rouge (+0,8%). Par rapport au mois d’août 2018, ils ont crû de 0,6%.

Les prix des matériaux pour travaux d’électricité, au même titre que ceux des matériaux d’étanchéité n’ont pas connu de variations sensibles en août 2019. En comparaison à la période correspondante en 2018, ils ont diminué respectivement de -0,2% et -0,1%.

Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols, de même que ceux des peintures sont restés inchangés. En variation annuelle, ils ont évolué respectivement de +1,5% et -0,9%.

Les prix des matériaux de plomberie et sanitaire se sont repliés de 1,0%, par suite de la baisse des prix des robinets poussoirs (-4,9%). Par rapport au mois d’août 2018, ils ont été minorés de 1,3%.Amadou Idrisa Dia

Accroissement de l’activité de production des industries extractives au mois de juillet

https://www.lejecos.com/ Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), l’activité de production des industries extractives s’est rehaussée de 18,9% au mois de juillet, comparée au mois précédent.

Cette évolution est le reflet d’une croissance conjuguée de la production des sous-secteurs de la branche. Rapportée au mois de juillet 2018, la production des industries extractives a reculé de 3,6%.

La production totale durant les sept premiers mois de 2019 a décru de 1,0% en comparaison à celle de la période correspondante de l’année précédente.Amadou Idrissa Dia

VDN 2 DE CAMBÉRÈNE : LES MALENTENDUS LEVÉS, LES TRAVAUX REDÉMARRENT

NETTALI.COM – Les travaux de construction de la section 2 de la VDN continuent. L’Ageroute et les populations de Cambérène ont trouvé une solution à leur mésentente.

Ces dernières avaient refusé qu’un mur jouxtant la Vdn soit construit à hauteur de la cité religieuse. Elles avaient même arrêté les travaux de la rampe d’accès du “Bowstring”.

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm, en visitant les travaux ce mercredi a été accueilli par les autorités de la cité religieuse de Cambérène notamment le maire, le représentant du Khalife des Layènes, mais aussi les populations. Un signe qui indique que Cambérène ne s’oppose plus au prolongement de la Vdn…

Contrôle De La Charge À L’essieu : Collision Entre L’Etat Et Les Transporteurs  

http://www.walf-groupe.com/Entre les transporteurs et le ministre des Transports terrestres, on ne parle pas le même langage à propos du Règlement 14 de l’Uemoa relatif au contrôle à l’essieu. Les transporteurs qui sont pour le Poids total autorisé à la charge (Patc) sont en mouvement d’humeur.

Depuis 2005, l’Uemoa a mis en place le Règlement numéro 14 pour réglementer le gabarit, le poids et la charge à l’essieu afin d’éviter que les routes se dégradent vite. Seulement, cette réglementation est source de discorde entre les transporteurs et les acteurs du ministère des Transports terrestres. Si ces derniers veulent l’application totale de cette directive, ce n’est pas le cas pour les transporteurs qui, eux, roulent pour l’application du Poids total autorisé à la charge (Patc).  Même s’ils ont pris part à la rencontre des experts et des ministres en charge des Infrastructures de l’Uemoa, du Ghana et de la Guinée sur l’application dudit Règlement qui s’est ouverte hier, les acteurs du secteur des gros porteurs n’en demeurent pas moins opposés à cette réglementation. «Le Sénégal, à travers l’Uemoa, veut appliquer le pesage à l’essieu. Nous disons niet et plaidons pour l’application du Ptac», freine Gora Khouma, un de leurs responsables. Parce que, selon lui, «le pesage à l’essieu ne prend pas en compte le poids indiqué». Et le syndicaliste d’ajouter : «Nous respectons le poids du tonnage qu’on nous a affecté. Quant à gérer le poids des pneus, nous ne pouvons pas le maitriser. Nous demandons à ce qu’on applique le Ptac.» C’est pour cela que les transporteurs des gros porteurs ont entamé un mouvement d’humeur.

Interrogé sur les tracasseries dont les transporteurs font l’objet avec pour conséquence leur mouvement d’humeur, le secrétaire général du ministère des Transports terrestres et du Désenclavement a essayé de botter en touche en insistant sur l’utilité du Règlement numéro 14 pour les routes. «Nous avons appris que les transporteurs  du secteur des gros porteurs vont faire un arrêt de travail. (…) L’année dernière après les avoir écoutés, nous avons dit que nous en restons au contrôle du Ptac. Depuis septembre, nous avons décidé de mettre en scelle le contrôle de la charge à l’essieu. Parce qu’en vérité, sans le contrôle de la charge à l’essieu, les routes seront dégradés», souligne Aubin Sagna. «Le Règlement 14 n’est pas contre les transporteurs. Au contraire, il est favorable à leur travail parce qu’une route protégée présente des facilités pour eux», ajoute-t-il. «Nous sommes aujourd’hui à une quinzaine d’années de la mise en œuvre de ce règlement. On serait tenté de dire qu’il y a du retard dans la mise en œuvre de ce règlement. Il y a eu des difficultés parce que nous étions dans l’obligation d’écouter tous les acteurs. Nous avons pris le soin de prendre en considération les désirs, les demandes, les requêtes des transporteurs. Nous en sommes arrivés à un point où il nous faut aller à l’application intégrale du Règlement 14. Nous allons l’appliquer de manière concertée en 2020», précise-t-il.

«D’ici 2020, on espère arriver à l’application intégrale et concomitante du Règlement 14 de l’Uemoa. Nous avons des routes qui sont construites pour 15 ans. Aujourd’hui, la durée moyenne de vie est de 5 ans alors que ce sont des routes qui coûtent cher avec des prêts à rembourser», appuie Paul Koffi Kiffi de l’Uemoa. Selon lui, le Fonds d’entretien routier «ne suffit plus pour entretenir ces routes».    Magib GAYE

BAISSE DU PRIX DU LOYER, VISA D’ENTRÉE PAYANT, IMPORTATION DE VÉHICULES DE MOINS DE 8 ANS…CES MESURES PRISES PAR MACKY SOUS LE COUP DE L’EUPHORIE

http://www.sudonline.sn/ Depuis son accession au pouvoir en 2012, le Président de la République Macky Sall a pris un certain nombre de mesures dont l’application a souvent failli. Des décisions souvent prises sous le coup de l’euphorie ou des promesses de campagne. Rattrapé par la réalité, il a été contraint de faire marche arrière, souvent, au grand dam des populations

En 2014, le président de la République, Macky Sall avait promulgué la loi sur la baisse des prix du loyer. Une mesure qui a été saluée par les locataires qui éprouvent souvent du mal à trouver une chambre, un appartement ou une maison à leur portée. Mais quelques mois plus tard, cette loi initiée par l’exécutif est bafouée par les bailleurs et autres agences immobilières.
En effet, les prix du loyer ont considérablement augmentés dans certains quartiers de Dakar. Alors que la loi fixe une baisse de 29 % pour les loyers inférieurs à 150 mille francs Cfa, 14 % pour ceux compris entre 150 et 500 mille francs Cfa et 4 % pour ceux dépassant 500 mille francs Cfa, les prix sont au-delà de ces limites. Pourtant des sanctions sont prévues contre la hausse illicite du coût du loyer, avec une peine d’emprisonnement de 2 à 6 mois assortie d’une amende pouvant aller jusqu’à 1,6 million de francs Cfa et le remboursement du locataire. Mais jusqu’à présent l’Etat n’a pris aucune disposition pour accompagner cette mesure. Une année auparavant, le 1er juillet 2013, exactement, le Sénégal avait imposé un visa biométrique de 50 euros à tout visiteur étranger, par mesure de réciprocité.
Le visa biométrique obligatoire pour entrer au Sénégal. Cette mesure était controversée. Signe de souveraineté pour les uns, frein au tourisme pour les autres. Elle aura tenu moins de deux ans car le gouvernement l’a supprimé le 1er mai 2015. L’obtention du visa biométrique pour se rendre au Sénégal était en tout cas une procédure complexe et coûteuse (50 euros) qui rebutait nombre de touristes potentiels. Un processus lourd, géré par une société privée (la SNEDAI, d’origine ivoirienne) qui réclamait des prises de photos et d’empreintes dans différents consulats à l’étranger, même s’il était possible de se faire délivrer le visa à l’aéroport de Dakar, moyennant un important encombrement à l’arrivée. Les professionnels du tourisme s’en étaient plaints à plusieurs reprises et constataient une baisse importante des arrivées, au profit de pays aux conditions d’entrée plus souples.
Le président de la République va finir par leur donner raison en annonçant le 3 avril 2015 la suppression dans le cadre de «mesures incitatives» pour la relance du secteur touristique. Ce qui n’a pas empêché, Adama Bictogo de repartir avec énorme chèque estimé 12 milliards de nos francs au titre des dommages et intérêts. Last but not least des mesures remises en cause l’épreuve de la réalité, il y a l’importation des véhicules de l’étranger. Là également, le Chef de l’Etat, Macky Sall avait fixé à 8 ans au lieu de 5, la limite d’âge pour l’importation de véhicules suivant un engagement et/ou promesse auprès des émigrés sénégalais. En effet, il avait promis lors de sa campagne électorale pour la présidentielle de 2012 de lever la mesure d’interdiction des véhicules âgés, une fois qu’il aurait accédé au pouvoir. «Des véhicules de plus de 10 ans circulent aux Etats-Unis et en Europe.
Pourquoi ces véhicules ne peuvent pas rouler au Sénégal ?», disait-il. Alors que l’ancienne mesure a été prise par l’ancien régime de Me Wade dans le souci de renouveler le parc automobile en vue de protéger l’environnement. Aujourd’hui Macky Sall est encore rattrapé par la réalité.
En effet, dans son édition d’hier, le journal EnQuête nous informe qu’un nouveau décret relatif à l’importation des véhicules cycles et cyclomoteurs est déjà dans le circuit administratif. Selon nos confrères, l’Etat envisage ainsi d’infliger des pénalités pouvant aller jusqu’à 60 % de la valeur vénale aux importateurs de tels véhicules Ces mesures ont pour finalité de lutter contre l’importation de véhicules de plus de 5 ans.NDEYE AMINATA CISSE

FORUM INTERNATIONAL SUR ‘’PAIX ET SECURITE EN AFRIQUE’’, LES 18 ET 19 NOVEMBRE 2019 :Le défi de la réussite

http://www.enqueteplus.com/L’Etat veut faire de la 6e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique une réussite. Le ministère des Affaires étrangères a procédé, hier, au lancement officiel. L’objectif est de construire une chaîne de solidarité afin d’éradiquer le terrorisme et l’extrémisme violent.

Le prochain Forum international de Dakar se déroulera les 18 et 19 novembre prochains à Diamniadio, sur le thème ‘’Paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme’’. L’Etat du Sénégal, à cet effet, attend environ 450 participants.  Avec un appui financier du Japon, il s’agira de mettre l’accent sur la sécurité collective du continent, à travers un partage d’informations et une synergie d’action entre les Etats africains. Surtout qu’aujourd’hui aucun pays n’est à l’abri d’attaques terroristes.

Selon le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur Amadou Ba, ‘’le forum de Dakar n’est pas un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. C’est un cadre d’échanges regroupant des officiels et des non-officiels, afin d’aborder les enjeux sécuritaires en Afrique et de trouver les réponses les plus appropriées face au terrorisme et à l’extrémisme violent’’. ‘’Cette année, annonce-t-il, nous insisterons sur les défis de financement des opérations, l’adaptation des opérations de défense et de sécurité au contexte et sur l’articulation des actions entre les Nations Unies et les organisations continentales’’.

La directrice des Affaires à l’ambassade de France à Dakar pense, pour sa part, que le multilatéralisme permet de réguler la compétition mondiale sans supprimer les rapports de force, en plus de l’encadrer selon le droit international.

Le format retenu cette année

Le format retenu cette année est une séance plénière suivie d’ateliers, au lieu de conférences comme auparavant. Ainsi, l’objectif de cette sixième édition est de maintenir une forte mobilisation des acteurs concernés par un partage d’expériences et de réflexion.

A cet effet, l’organisation des échanges a été confiée au Centre des hautes études de défense et de sécurité. Grâce à un comité scientifique composé d’universitaires, de diplomates et de forces de défense, l’organe travaillera à la compréhension de l’environnement géostratégique par les participants.

Partant des résultats des éditions précédentes, plusieurs autres aspects seront abordés, à savoir la criminalité transfrontalière, les impacts négatifs du changement climatique, les difficultés du contrôle des migrations, la sécurité maritime…

Décideurs politiques, forces de défense et de sécurité, universitaires, diplomates et la société civile sont invités à fédérer leurs efforts, afin que l’Afrique prenne une part plus active dans les opérations de défense et de sécurité menées par les puissances étrangères.

Le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique est né de la rencontre ‘’réflexion-action’’ à l’Elysée en 2013 sur la paix et la sécurité en Afrique. L’objectif était d’organiser un échange informel du type en terre africaine.EMMANUELLA MARAME FAYE

Entretien avec Pape Amadou Sarr (DER) : «Tout bénéficiaire de la DER est tenu de rembourser au centime près (…) Ceux qui ne rembourseront pas, nous les mettrons en phase contentieuse et les 4P prendront le relais»

https://www.dakaractu.com/ Après un an de financement dédié aux jeunes et femmes dans le cadre de l’entrepreneuriat rapide, le Délégué général Pape Amadou Sarr est largement revenu sur le processus de financement dans un entretien avec la rédaction de Dakaractu/Saint-Louis.
Pape Amadou Sarr de noter avec satisfaction que  « près de 30 milliards de francs CFA ont été financés pour l’année 2019 sur toute l’étendue du territoire national et dans plusieurs secteurs d’activités ».
La région de Saint-Louis a pu bénéficier d’un montant de plus d’un milliard, « ce qui constitue une performance », selon le délégué général Pape Amadou Sarr, dans le sens où  l’enveloppe globale qui était prévue pour la région était d’environ neuf cent millions de francs.
Par ailleurs, au moment où la DER commence  le recouvrement pour les premiers bénéficiaires du financement, le délégué général souligne que même si le financement a été bien facilité aux jeunes et femmes, le remboursement est loin d’être une chose aisée pour certains. « Nous avons commencé le recouvrement avec nos partenaires et institutions financières en place. Au niveau global, on est autour de 60 à 65% de recouvrement ».
Le délégué général note également que le taux de recouvrement est très faible dans certaines régions du pays. « Dans certaines villes comme Saint-Louis nous sommes à 35% ce qui n’est pas satisfaisant », se désole t-il.
Néanmoins, Pape Amadou Sarr précise que « tout bénéficiaire de la DER est tenu de rembourser au centime près (…). Et pour ceux qui ne paient pas pour des raisons quelconques, nous les mettrons en phase contentieuse et les 4P prendront le relais ».
À cet effet, une stratégie sera mise en place avec les différents services de l’administration pour inciter les bénéficiaires à rembourser.

MBAGNICK DIOP, UNE FIERTÉ SÉNÉGALAISE PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Il est à lui seul l’incarnation de ce que la presse représente dans notre pays. Alors qu’il aurait pu investir dans des secteurs plus rentables, il a mis des billes dans un secteur qui constitue un véritable tonneau des Danaïdes !

Hier, c’était assurément le jour de Gloire de Mbagnick Diop ! Une gloire méritée puisque cet homme entreprenant — c’est un entrepreneur, un vrai ! — célébrait le 15ème anniversaire du groupe de presse qu’il a lancé en 2004. Avec, à la clef, un superbe cadeau d’anniversaire : un siège flambant neuf, un magnifique immeuble R+5 à l’architecture moderniste construit à la Sodida. L’inauguration de ce fleuron a eu lieu hier en présence d’illustres personnalités du monde de l’entreprise — normal, Mbagnick est le président du MEDS, une de nos principales organisations patronales ! —, de la presse, des milieux maraboutiques.

L’immeuble portant le nom de Aladji Bara Fadilou Mbacké, sixième khalife général des Mourides, c’est donc tout naturellement que le fils aîné et khalife de ce dernier, Serigne Moustapha, a fait le déplacement pour l’occasion accompagné de tous ses frères. Ce pour redire l’attachement de la famille du défunt khalife à Mbagnick qu’il considérait comme son propre fils, mais aussi pour bénir le nouvel édifice. La cérémonie était présidée par Mme Aminata Touré, patronne du Conseil économique, social et environnemental, qui a prononcé un discours de haute facture dans lequel elle a fait non seulement un diagnostic approfondi des maux et défis auxquels est confronté notre si beau métier mais aussi elle a tracé des perspectives, en nous invitant notamment à nous adapter au nouveau monde (voir texte de Mor Fall).

Le discours du ministre de la Culture et de la Communication, M. Abdoulaye Diop, a été de la même veine. Il a redit la détermination du gouvernement à accompagner la presse et à créer un environnement favorable dans lequel elle puisse se développer. Nous prenons acte. Ce qu’il y a lieu de dire, c’est que Mbagnick Diop est à lui seul l’incarnation de ce que la presse représente dans notre pays et partout ailleurs. Alors qu’il aurait pu investir dans des secteurs plus rentables et réaliser de rapides retours sur investissements, il a mis des billes dans un secteur qui constitue un véritable tonneau des Danaïdes !

Au début, l’aventure n’était pas évidente et nombreux étaient ceux qui riaient sous cape, voire se gaussaient de l’entrée de celui qu’ils considéraient comme un « intrus » dans l’univers médiatique. Je faisais partie des rares qui l’encourageaient et je dois dire que bien m’en a pris ! Car, 15 ans après, le résultat est là, flatteur : un groupe de presse qui comprend un quotidien de bonne facture, une radio très écoutée, un site d’informations de référence, une télévision qui va démarrer ces jours-ci, un pôle de communication et d’événementiel… et même des bureaux en France et aux Etats-Unis ! Pour animer le tout, une centaine de collaborateurs. Touche à tout de génie, très réseauté, médiateur de l’ombre, homme d’influence, Mbagnick Diop a multiplié les initiatives durant les 15 dernières décennies, transformant en or tout ce qu’il touche. Comme Midas, ce mythologique roi grec de Phrygie…

Du Forum du 1er emploi à la Diaspora des Affaires dont les éditions se tenaient alternativement en Europe et en Amérique du Nord, sans compter les rencontres thématiques sur l’économie et surtout, surtout, les Cauris…d’or, Mbagnick n’a cessé d’entreprendre, d’innover, de créer. Laissant les jaloux aboyer, sa caravane avançait, explorant de nouveaux espaces, colonisant de nouveaux territoires. Alors que les Sénégalais aiment palabrer et flinguer leurs héros, lui, il a choisi de foncer tête baissée, indifférent aux nombreuses critiques qui accompagnaient son ascension au firmament des affaires.

Un Etat, on l’a dit, n’a pas vocation à créer des emplois. Il met en place le cadre, trace les perspectives, créée un environnement favorable. Le reste, c’est l’affaire d’acteurs du privé et d’entrepreneurs comme Mbagnik Diop qui prennent des risques, s’endettent, créent des emplois et, parfois, réussissent à gagner de l’argent. Hélas, au Sénégal, plutôt que de soutenir ce genre de capitaines d’empires, plutôt que de les encourager, on multiplie les crocs-en-jambe et les obstacles sur leur chemin ! Si des membres e l’Administration, jaloux de leurs réussites, n’utilisent pas leur position pour les torpiller. Or, des Mbagnick, si on en avait mille seulement comme cela, on rivaliserait avec les dragons asiatiques ! Réussir dans cet environnement hostile prouve que Mbagnick, dont je m’honore de l’amitié depuis une vingtaine d’années, a du mérite.

Encore une fois, le Sénégal a besoin d’entrepreneurs de sa trempe, de gens qui fassent bouger les lignes, qui créent, vont se battre à l’étranger pour gagner des parts de marché si infimes soient-elles. Or, toutes ces dernières années, le président du groupe Promo-Consulting fait l’essentiel de son chiffre d’affaires hors du Sénégal. Félicitations « Monsieur le ministre » — ainsi que je l’appelle depuis plus de 15 ans —, le meilleur est à venir, assurément, ta réussite fait chaud au cœur de tes amis. Et comme le disent les Ivoiriens, « les jaloux vont maigrir ! ».

Pêche illicite : 109 pêcheurs sénégalais arrêtés en Guinée-Bissau

https://www.seneweb.com/ Selon une source digne de foi, 9 pirogues sénégalaises et 109 pêcheurs originaires de Joal ont été arrêtes, hier, au large des cotes guinéenne pour pêche illicite.

La source d’igfm précise que nos compatriotes entre les mains de la marine bissau guinéenne sont accusé de défaut de licence et d’usage de filet monofilament.

En attendant la réaction des autorités sénégalaises sur cette affaire qui semble très inquiétante, les autorité guinéenne demande au moins une amande d’un million par pirogue. Nous y reviendrons.

Affaires pharmacie Guigon, Iea, Isja : Les 3 commandements du collectif And samm jikko yi

https://www.seneweb.com/Le collectif Ànd Sàmm Jikko yi a réagi sur les récentes décisions islamophobes de certaines structures sous tutelle française contraires aux dispositions de la Constitution du Sénégal. Il s’agit des affaires des 2 pharmaciens licenciés à la pharmacie Guigon, la note de service de l’Institut européen des affaires (Iea) interdisant la prière dans l’enceinte de leur établissement et l’Institution Sainte Jeanne d’Arc (Isja) qui veut « imposer un règlement intérieur qui viole les lois et règlements de notre pays ».

Abdoul Aziz Tall : “L’administration a été très fortement malmenée pendant ces 20 dernières années”

https://www.beut7.com/Quand Abdoul Aziz Tall parle de management, d’organisation des institutions, on a envie de se taire et d’écouter. L’homme incarne ce principe de management : The right man in the right place. Formaté à l’une des plus grandes écoles de commerce au monde, HEC-Montréal, il a préféré laisser des sinécures au Canada pour rentrer au Sénégal et participer à la construction d’une administration moderne et efficace ainsi qu’à la formation des élites. Le Bureau Organisation et Méthodes (BOM) logé à la présidence de la République, qui fut son espace d’évolution durant presque toute sa carrière, lui a permis de mener le combat visant à introduire des techniques modernes de management au sein de l’administration.
Un combat qui, avoue-t-il, n’est pas été encore gagné parce que l’Administration s’est installée, ces 20 dernières années, dans un cycle de dysfonctionnements à tous les niveaux. C’est pourquoi il estime que “remettre à l’endroit une Administration fortement malmenée depuis près de vingt ans ne sera pas chose aisée”. Tout en appréciant le Programme d’amélioration et de modernisation de l’Administration (PAMA), Abdoul Aziz Tall préconise. C’est ainsi qu’il souhaite, pour arriver à la rationalisation des structures et des emplois au niveau de l’Administration, le retour de la Commission de rationalisation des structures et des emplois publics (Corasep). Abdoul Aziz Tall, qui demande la relance de la Cellule de contrôle des effectifs et de la masse salariale (Ccems), en appelle aussi à une redéfinition des rapports entre le citoyen et l’Administration. Le grand commis de l’État de confesser : “Le citoyen développe aujourd’hui encore un complexe d’infériorité vis-à-vis de l’autorité publique et un sentiment d’exclusion l’anime par rapport à une Administration sensée exister pour prendre en charge ses problèmes” dit-il. L’ancien directeur de cabinet du président de la République Macky Sall, qui fut un moment ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Émergent (Pse), estime qu’il faut que les citoyens commencent à prendre conscience de leur qualité d’acteurs à part entière du système, et qu’ils exigent de plus en plus d’être traités en “clients” par l’administration, et non en simples anonymes en quête de faveur. Un véritable bréviaire pour l’administration, les structures de formation comme l’École nationale d’administration (Ena), les hauts fonctionnaires, les membres du gouvernement et les usagers de l’administration.mamadouly4435

Dakar donne un avant-goût de la célébration des 70 ans de la Chine

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar DembéléDe Mao Zedong à Xi Jinping ou de 1949 à 2019 : pour marquer le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre prochain, son ambassade au Sénégal a commencé les festivités mardi à Dakar en présence de plusieurs personnalités, dont les officiels sino-sénégalais qui ont profité de cette occasion pour magnifier leur solide relation bilatérale.

Au musée des Civilisations noires, que le ministre sénégalais des Affaires étrangères Amadou Ba qualifie de « majestueux », les nombreux Chinois venus à la réception offerte par leur ambassadeur Zhang Xun peuvent bien se sentir chez eux ou dire partout leur fierté que ce sont leurs compatriotes qui l’ont construit… comme c’est le cas d’ailleurs pour beaucoup d’autres infrastructures au Sénégal et en Afrique

Dégustant goulument un mets de son pays sous les sonorités Lingala, une musique d’Afrique centrale jouée par un orchestre sur le podium, le Chinois Ren, agent dans une société d’électricité, ne regrette pas d’avoir déposé son baluchon au Sénégal après avoir vécu en Tanzanie et au Kenya, faisant en tout pour lui une expérience de « 10 ans » en Afrique.

Sous le regard avisé d’un de ses collègues, en costume et cravate comme lui, il dit se réjouir de voir ses affaires prospérer au pays de la Téranga.

C’est le même souhait qu’affiche par ailleurs Modou Diagne Fada, directeur général de la Sonacos. Cette entreprise nationale sénégalaise est chargée de l’exploitation industrielle de l’arachide, un produit qui fait partie des principales récoltes du pays et dont une grande partie était exportée depuis un certain temps vers la Chine.

Mais si, d’après la presse locale, ce pays a refusé d’en racheter en 2018, Modou Diagne Fada, nommé depuis avril dernir, reste optimiste pour cette année, vu que le « secteur s’est renforcé ». Et malgré le retard accusé par les pluies, l’ancien ministre espère un accroissement de la production en vue de satisfaire à la demande de son client chinois.

Née presqu’au même moment où de nombreux pays du continent se départissaient du joug colonial, la république de Chine a fait un bond exponentiel, comme le voulait d’ailleurs son fondateur Mao Zedong (1893 – 1976). Elle occupe à présent une position géostratégique et respectable sur presque tous les secteurs clés du monde : de l’économie à la technologie en passant par la politique.

Deuxième puissance économique avec un PIB estimé à plus de 13.000 milliards de dollars, selon Zhang Xun, la Chine a connu « des changements profonds » qui ont fait que son développement technologique est également « remarquable ».

Au plan social, le diplomate note que 850 millions sur les 1,4 milliards de personnes de la population chinoise sont « sorties de la pauvreté ».

Voulant ainsi « continuer à obtenir de novelles réussites », le diplomate chinois note que son pays compte s’appuyer sur son initiative « ceinture et route », qui vise à relier la Chine à l’Europe en passant par l’Afrique, tout en adoptant « à l’extérieur une politique indépendante ».

Sur cette base, le ministre sénégalais des Affaires étrangères a salué « l’engagement » de la Chine « aux côtés de l’Afrique », faisant remarquer en même temps les nombreux projets (santé, sport, agriculture, culture) que l’Empire du Milieu a financés au Sénégal.ODL/te/APA

Droits de l’enfant : «Le Code de l’enfant doit être adopté au plus vite» (SOS Villages)

https://www.seneweb.com/A l’occasion du 30ème anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE), qui débutera la semaine prochaine à New-York, les membres du consortium « Agir ensemble : pour les droits des enfants maintenant » ont tenu, hier un atelier, à Dakar, pour magnifier les progrès enregistrés, depuis 1989 au Sénégal, en matière de droits de l’enfant.

Le consortium « Agir ensemble » (Joining Forces) en partenariat avec sept organisations (ChildFund Alliance, Plan International, Save the Children International, SOS Villages d’Enfants, Terre des Hommes et World Vision) qui œuvrent en faveur des enfants, appelle à une nouvelle ère d’engagement pour les enfants en vue de faire progresser l’agenda des droits de l’enfant dans le monde à l’horizon 2030. Par ailleurs, ils invitent l’Etat à accélérer l’adoption d’un Code de l’enfant complet et ambitieux, le plus rapidement possible pour la protection des enfants.

Pour Salimata Gaye Diagne, de SOS Villages d’Enfants Sénégal, le Sénégal a fait des progrès majeurs en matière des droits de l’enfant depuis la ratification de la CDE. Mais beaucoup de difficultés demeurent.

« L’enregistrement de l’enfant à la naissance est essentiel à l’exercice de ses droits fondamentaux. Malgré cette obligation légale, seuls 77% des enfants de moins de 5 ans au Sénégal sont enregistrés à l’Etat civil », a-t-elle révélé.

A en croire Mme Diagne, « le droit à la santé demeure un défi. Car le taux de mortalité maternelle reste encore élevé (236 décès pour 100.000 naissances vivantes), avec des disparités persistantes entre le milieu urbain et le milieu rural. L’accès à l’éducation de base a été élargi, ce qui renforce le droit à l’éducation. Le taux brut de scolarisation (TBS) au primaire passe de 84% en 2014, à 87,3% en 2017. Mais des efforts restent à faire pour assurer une meilleure qualité ».

D’après elle, le droit à la participation est une obligation qui est sérieusement remise en question. « Les enfants vivent dans la plupart des régions du pays où, traditionnellement, du fait de leur statut, ils sont considérés comme n’ayant ni l’expérience ni les connaissances ou la compréhension nécessaire pour être directement impliqués dans les décisions majeures qui influencent leur vie et encore moins en assumer la responsabilité ».

Ainsi pour Mme Diagne, les recommandations sur la protection des enfants au Sénégal visent trois points principaux : le Code de l’enfant, le parlement de l’enfant et la place des politiques publiques en matière de protection de l’enfant. « Le Code de l’enfant doit devenir une priorité politique et doit être adopté au plus vite. Notamment la mendicité des enfants talibés, le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Le parlement des enfants doit être réactivé pour faire de la participation des enfants une réalité effective, permettant ainsi à tous les enfants de contribuer et prendre une part active à la définition des politiques publiques et des décisions les concernant. Son fonctionnement doit être revu sur la base des meilleures pratiques d’autres Etats et des ressources suffisantes doivent être mises à disposition », a-t-elle confié.

Par ailleurs, Salimata Gaye Diagne soutient que « l’Etat doit assurer une meilleure intégration à la protection de l’enfant dans les politiques publiques et les plans sectoriels. Il doit aussi augmenter le financement disponible pour la protection de l’enfance, pour permettre la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la protection de l’enfant et assurer que le budget est dépensé de manière adéquate ».

Droits des enfants : Le consortium «Agir Ensemble» sollicite l’adoption accélérée d’un code de l’enfant complet et ambitieux.

https://www.dakaractu.com/ En prélude de l’assemblée générale des Nations Unies qui marque le 30ème anniversaire de l’adoption de la convention relative aux droits de l’enfant prévu le 23 septembre, le Consortium « Agir ensemble » qui réunit sept (7) organisations, a procédé ce mardi 17 septembre, au lancement officiel du rapport mondial sur les droits de l’enfant.
Ledit rapport intitulé « Pour les droits des enfants maintenant », indique que trente ans après que les dirigeants du monde entier se sont engagés à protéger les droits des enfants, des millions d’entre eux ne vont toujours pas à l’école, vivent dans la pauvreté, sont exploités, subissent des violences et font aussi l’objet de mauvais traitements et de négligence.
Le document renseigne que les statistiques internationales ont clairement défini les défis à relever. Chaque année à travers le monde, plus de cinq (5) millions d’enfants meurent de causes évitables et près de la moitié de ces décès sont dus à la sous-nutrition. Quinze (15) millions d’adolescents disent avoir subi des violences sexuelles et soixante-quatre (64) millions d’enfants n’ont pas accès à une éducation primaire.
Grâce à ces résultats, cette coalition qui œuvre en faveur des enfants et des membres associés indique que le rapport appelle à une nouvelle ère d’engagement pour ses  couches vulnérables et que les gouvernements doivent prendre des mesures ambitieuses pour la cause des enfants qui sont souvent victimes de discriminations et de violences.
En outre, le regroupement d’organisations internationales de révéler dans son rapport que même si  l’enregistrement de l’enfant à la naissance est érigée en priorité par le gouvernement du Sénégal qui le considère comme un droit essentiel à l’exercice des droits fondamentaux, seul 77% des enfants de moins de 5 ans sont enregistrés à l’état civil. Non sans rappeler que le droit à la santé demeure un défi car le taux de mortalité maternelle reste encore élevé (236 décès pour 100.000 naissances vivantes) avec des disparités persistantes entre le milieu urbain et le milieu rural.
À ce titre, le consortium « Agir ensemble » recommande que l’adoption d’un texte complet et ambitieux soit offrant des éléments de réponse à des problèmes urgents, comme par exemple, la mendicité des enfants talibés, le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarité obligatoire jusqu’à 16ans. Par le biais de ce texte normatif qui sera érigée en priorité politique, l’état devrait assurer une meilleure intégration de la protection de l’enfant politique et publique à travers les différents plans sectoriels.

Ce qui plombe l’adoption du code de l’enfant

http://actunet.net/ En amont de l’assemblée générale des Nations unies qui débutera à New York le 23 septembre, et qui prévoit une manifestation commémorative pour marquer le 30ème anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde), le consortium «Agir ensemble : Pour les droits des enfants Maintenant !» salue les progrès enregistrés depuis 1989 au Sénégal en matière de droits de l’enfant, et invite l’État à accélérer l’adoption du Code de l’enfant en gestation depuis plusieurs années. Composé de Child Fund Alliance, Plan International, Save The children, Village d’enfants Sos, Terre des hommes et World vision, le consortium repose sur un partenariat au niveau mondial pour travailler en vue de faire progresser l’agenda des droits de l’enfant dans le monde à l’horizon 2030. Il collabore, au Sénégal, avec la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfance (Conafe Sénégal) et l’Association des juristes sénégalaises (Ajs).

Revenant sur les lenteurs enregistrées dans l’adoption du Code de l’enfant, Salimata Gaye Diagne du Village d’enfants Sos plusieurs relève plusieurs points d’achoppement. «Il y a eu des progrès. Le projet de Code est déjà sur la table du Conseil des ministres et cela a été accepté. Il y a des points d’achoppement cependant. L’âge du mariage au Sénégal actuellement est à 16 ans légalement. Dans le Code de l’enfant nous voulons que l’âge soit relevé à 18 ans. C’est un des points d’achoppement sur lesquels il fallait trouver un terrain d’entente avec l’État. Un autre point d’achoppement porte

sur l’interdiction de la mendicité des enfants. C’est des points assez sensibles et il fallait voir comment gérer cette situation-là. Si on continue de nous voiler la face, on ne peut pas socialement accepter quelque chose qui va à l’encontre du bien-être de l’enfant, même si cela a des soubassements culturels, sociaux…  Je crois que l’État a trouvé des solutions à cela et nous espérons que le Code sera bientôt accepté», assure Salimata Gaye Diagne du Village d’enfants Sos qui ne manque pas de faire allusion aux réticences concernant l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste.

Partagées hier, au cours d’un déjeuner de presse, les recommandations du consortium «Agir ensemble pour les droits des enfants Maintenant» sont centrées sur la protection des enfants au Sénégal et visent trois questions primordiales. «Le Code de l’enfant doit devenir une priorité politique. Un texte complet et ambitieux doit être adopté au plus vite offrant des éléments de réponse à des problèmes urgents, comme par exemple la mendicité des talibés, le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Le Parlement des enfants doit être réactivé et son fonctionnement revu pour faire de la participation des enfants une réalité effective permettant ainsi à tous les enfants de contribuer et de prendre une part active à la définition des politiques publiques et des décisions les concernant. L’État doit assurer une meilleure intégration de la protection de l’enfant dans les politiques publiques et les plans sectoriels. Il doit aussi augmenter les financements disponibles pour la protection de l’enfance pour permettre une meilleure mise en œuvre de la stratégie nationale pour la protection de l’enfant», assurent de manière conjointe les organisations membres.

La note d’orientation sur la situation des droits de l’enfant au Sénégal, qui accompagne le rapport, fait le bilan des progrès et défis enregistrés depuis 1989 sur la base de cinq droits fondamentaux à savoir le droit à l’identité, le droit à la protection, le droit à l’éducation, le droit à la santé et le droit à la participation. C’était le lieu de plaider en faveur d’une nouvelle ère d’engagement afin que les gouvernements prennent des mesures ambitieuses en faveur des enfants qui continuent de vivre dans la souffrance, souvent victimes de discrimination et de violences.

DAOUDA NDIAYE SUR LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME :‘’L’objectif de l’élimination en 2030 est maintenu, mais…’’ 

L’élimination de certaines pathologies comme le paludisme est un des combats les plus soutenus en matière de santé dans notre pays. L’objectif est d’abord la pré-élimination en 2020 et l’élimination totale en 2030. Cependant, le professeur Daouda Ndiaye a exprimé son inquiétude quant à l’atteinte de ces résultats. Il a tenu ses propos en marge d’une cérémonie de circoncision organisée par son mouvement social Actions au profit de 100 garçons issus de familles démunies.

‘’J’ai espoir. Mais si je me retrouve, en 2030, dans un pays où le paludisme n’est pas éliminé, je ne serai pas surpris, parce que les conditions ne sont pas tout à fait réunies pour y arriver’’, a confié le chef du Département de parasitologie de la faculté de Médecine de l’université Cheikh Anta Diop et de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. A l’en croire, l’atteinte de ces objectifs serait hypothéquée par une insuffisance de moyens.

Il estime ainsi qu’un objectif repose sur des stratégies, sur des moyens. ‘’Pour le moment, les moyens sont là, même s’ils ne permettent pas de couvrir l’essentiel des besoins’’, a-t-il fait savoir. Avant de continuer : ‘’Si les moyens sont maintenus et que d’autres moyens additionnels s’y greffent et qu’ils permettent de dérouler toutes les stratégies que nous voulons en matière de prise en charge, de prévention, de contrôle, de recherche, oui, l’objectif 2030 sera  maintenu’’, a expliqué le Pr. Daouda Ndiaye.

Cependant, il indique que tout n’est pas en place pour l’atteinte de ces objectifs. Pour que le paludisme soit totalement éliminé en 2030, il faudrait, d’abord, qu’en 2027, il n’y ait plus de parasites dans ce pays, alors qu’il ne reste que 8 ans. ‘’C’est relativement court !’’, s’inquiète-t-il.

Dans la foulée, il a appelé les Sénégalais à être optimistes car, rassure-t-il, ‘’l’esprit est là, l’expertise est là, la vision est là, les moyens ne sont pas sous le contrôle de notre pouvoir, sous le contrôle de l’Etat du Sénégal comme la plupart des pays en voie de développement qui cherchent des appuis extérieurs’’.

Selon lui, si l’appui extérieur est maintenu et que ces mêmes bailleurs viennent les soutenir avec des ressources additionnelles, 2030 sera bien un rendez-vous fixé pour l’atteinte de ces objectifs.

Grippe et autres maladies virales

Pour ce qui concerne les autres pathologies comme la grippe et autres maladies virales, il considère que ce sont des choses qui arrivent, chaque année, dans tous les pays en voie de développement et tropicalisés où toutes les conditions sont réunies en termes de chaleur et de promiscuité.

Par contre, admet le président du mouvement social Actions, même si l’Etat et les collectivités locales sont en train de réaliser de belles choses dans les stratégies préventives, il reste toujours à faire, parce que les moyens ne suivent pas. ‘’Donc, en déduit le Pr. Ndiaye, ces épidémies que vous voyez, qui ont existé et qui existeront partout, vont malheureusement rester’’, se désole-t-il.

Par contre, précise le chef du Département de parasitologie de la Fac de Médecine de l’Ucad, il existe des stratégies de contournement. Il montre dans cet ordre que, dans le cadre du One Health, des stratégies de contrôle de ces maladies virales et bactériales, des maladies infectieuses sont mises en œuvre. ‘’Quelles que soient les épidémies que vous entendez au Sénégal, il y a peu de morts, parce que nous avons des stratégies de diagnostic pertinentes qui nous permettent, en temps réel, de surseoir, de bloquer l’épidémie, de proposer des stratégies curatives réelles et même préventives pour réduire la morbidité et éliminer la mortalité’’, conclut le professeur Daouda Ndiaye. Par IDRISSA AMINATA NIANG (MBOUR)

CALENDRIER ACADÉMIQUE 2019/2020 : LA NON-TRANSPARENCE DECRETEE

http://www.sudonline.sn/ Alors qu’il était clairement indiqué que les objectifs en terme de quantum horaire en 2018 et 2019 étaient respectivement de 1290 heures et de 1331 heures dues – un bond de 41 heures de plus pour les élèves dans les classes et enseignants –, le gouvernement a pris un décret 2019- 1363 pour l’année 2019/2020, sans en définir le quantum horaire. Un acte en contradiction avec le paradigme de transparence prôné par le ministère de l’Education nationale à travers le programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet).

A quoi joue le ministère de l’Education nationale ? Alors que les acteurs de la communauté éducative déplorent la non disponibilité et/ou à temps, des documents de référence du secteur éducatif, notamment le rapport national sur la situation de l’éducation de 2017 et 2018 et des annuaires statistiques des mêmes années ou bien même la gestion des ressources financières éducatives, les services de Mamadou Talla s’adonnent à leur exercice favori : la rétention d’informations.
En effet, il n’est mentionné nulle part dans le décret 2019- 1363 relatif aux trimestres et à la durée des congés et vacances dans les établissements scolaires pour l’année 2019/2020, le nombre d’heures que les élèves et enseignants doivent passer en classe. Une démarche en contradiction avec le paradigme de transparence, loin de permettre aux acteurs d’entamer une entreprise de travail d’analyse du quantum à l’aune des perturbations et performances. Dans le décret 2019-1363 dont nous avons copie, les acteurs se contenteront de la répartition des trimestres et de la durée des congés et vacances dans les établissements scolaires pour la prochaine rentrée. Le décret en date du 9 septembre 2019, fait savoir dans son article premier, que l’année scolaire 2019/2020 démarre le jeudi 03 octobre 2019 à 8h et se termine le vendredi 31 juillet 2020 à 12h.
Ainsi, comme tous les ans, le quantum horaire est scindé en trois semestres. La durée du premier semestre est prévue du 03 octobre au samedi 21 décembre 2019 à 12h. Le deuxième semestre débute en janvier, précisément le 02 janvier jusqu’au samedi 21 mars 2020.
Enfin, le troisième et dernier trimestre est calé entre le lundi 06 avril et le vendredi 31 juillet 2020. L’école sénégalaise pendra les vacances du premier semestre du samedi 21 décembre au jeudi 02 janvier à 8 heures. Les vacances du second semestre sont prises entre le samedi 21 mars 2020 à 12h au lundi 06 avril 2020 à 8 heures.
Pour les établissements de formation professionnelle, il est attendu un arrêté du ministre compétent pour la répartition des congés et vacances scolaires. L’amélioration de la qualité des apprentissages et l’augmentation des rendements scolaires impliquent, entre autres, le temps d’enseignement apprentissage.
Ainsi, il a été noté un léger mieux de 41 heures entre 2018 et 2019 sur le quantum horaire. Le gouvernement avait retenu dans le décret 2017–13 44 du 15 juin 2017, 1290 heures pour l’année 2017/2018 et 1331 heures dans le décret 2018-1815 pour l’exercice 2018/2019

CHEIKH GUEYE, ANCIEN CONSUL DU SENEGAL EN ARABIE SAOUDITE :‘’L’Etat a fait preuve de faiblesse, dans l’affaire de l’institution Sainte Jeanne d’Arc’’

http://www.enqueteplus.com/ S’il y a une personne qui n’est pas du tout satisfaite de l’issue de l’affaire dite de Sainte Jeanne d’Arc, c’est bien l’ancien consul du Sénégal en Arabie saoudite, Cheikh Guèye. Le diplomate reconverti en enseignant, pense qu’avec l’accord trouvé entre les différentes parties, le problème est simplement reporté ultérieurement. Dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, il décline ses ambitions pour la ville de Diourbel, analyse la situation nationale avant de jeter un coup d’œil, d’ailleurs très critique, sur la conduite de la politique étrangère.

En tant que directeur d’école privée laïque, quel est votre avis sur le débat sur l’interdiction du port de voile à l’institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar ?

Nous sommes un pays laïc. Il faut d’abord le souligner. Je ne peux pas comprendre que notre Constitution reconnaisse la laïcité et qu’on refuse de l’appliquer dans une institution privée. La charte fondamentale du pays est au-dessus de tout règlement intérieur d’un établissement rédigé par l’institution elle-même. On ne peut pas évoluer dans un pays laïc comme le Sénégal, où l’écrasante majorité des populations est constituée de musulmans et interdire le port du voile dans un établissement scolaire.

Ça, c’est inimaginable. Ça dépasse l’entendement. A cet égard, je me range aux côtés du khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, qui a demandé, si jamais cette institution persiste à réclamer aux filles de ne pas se voiler, qu’elle soit fermée. C’est ça la décision à prendre. Je pense qu’il faut que les parents d’élèves soient décomplexés. Je ne peux pas comprendre cette ruée vers les écoles privées catholiques. Ce sont les mêmes enseignants qui sont là-bas qui donnent des cours dans nos écoles. Les écoles privées laïques sont en train de faire les mêmes résultats que les institutions privées catholiques.

Qu’est-ce qui, selon vous, explique cette ruée vers le privé catholique ?

C’est un complexe. Mais nous enseignons les mêmes programmes, nous avons les mêmes professeurs, nous faisons les mêmes résultats aux examens. Nous, au Cfee, on a fait cette année presque 100 %. Il n’y a eu qu’un seul échec au Bfem, où on a fait plus de 80 %, au Bac plus de 75 %. Donc, nous faisons des résultats. Pendant que ces institutions privées catholiques sont aidées et soutenues par le Vatican, nous, nous ne sommes pas accompagnés par l’Etat. Nous volons de nos propres ailes. Pas mal de nos écoles ne sont pas subventionnées par l’Etat. Donc, c’est une question de moyens qui se pose, d’abord.

Même si elles limitent les effectifs, parce qu’elles peuvent se permettre d’avoir des classes de 15 à 20 élèves, mais elles s’en sortent parce que derrière, il y a le Vatican qui appuie financièrement. Donc, elles ne comptent pas sur les scolarités pour survivre. Nous, l’Etat aurait dû nous accompagner, parce que nous payons des taxes, des impôts, des charges sociales comme l’eau, l’électricité, nous créons des emplois. Nous ne comptons que sur les scolarités que les élèves nous versent pour survivre. C’est ce qui n’est pas normal. Nous accompagnons l’Etat dans la formation des enfants et dans la création d’emploi ; il aurait dû nous appuyer comme le privé catholique est soutenu par le Vatican. Ce sont ces moyens dont elles disposent qui leur permettent de mieux sélectionner leurs élèves. Ce qui fait qu’on dise que les écoles privées catholiques sont plus sérieuses. Ce n’est pas toujours le cas. Nous aussi, nos écoles sont très sérieuses, nous faisons les mêmes résultats.

N’y a-t-il pas plus de sérieux dans les écoles privées catholiques que dans les institutions laïques sénégalaises ?

Je crois que c’est une question d’organisation simplement qui se pose. Les institutions privées catholiques sont soutenues par le Vatican qui est au-dessus de tout le monde. On leur donne de gros moyens. Nous, dans nos établissements, nous nous battons pour être au même niveau que ces institutions. Aujourd’hui, nous faisons les mêmes résultats que ces institutions privées catholiques. Mais, malheureusement, nous ne sommes pas accompagnés par l’Etat. Nous gérons nos établissements avec nos maigres moyens. Nous comptons sur les scolarités des élèves pour survivre.

La religion est sacrée, on ne peut pas la négocier. On ne peut pas négocier la foi. Le port du voile, c’est une exigence du Saint Coran. On ne peut pas être dans un pays musulman et demander à ce que nos filles ne soient pas voilées. Ça, c’est un paradoxe. C’est aux parents de prendre leurs responsabilités. Si maintenant ils veulent monnayer leur religion au profit de l’éducation de leurs filles, c’est à eux de faire le choix. En tout cas moi, ma religion, je ne la négocie pas. Le port du voile, c’est une exigence de la religion musulmane. Normalement, même dans le privé laïc, les filles devaient se voiler. Une musulmane doit se voiler, quel qu’il puisse être le règlement intérieur d’un établissement.

Comment comprenez-vous le mutisme de l’Etat qui ne s’est pas jusqu’ici prononcé publiquement sur le sujet ?

Je pense que dans cette affaire, l’Etat a fait preuve de faiblesse. La Constitution reconnait le principe de la laïcité et l’institution Sainte Jeanne d’Arc est sous tutelle du ministère de l’Education nationale, donc gérée par un ministre nommé par le président de la République. L’arbitrage du ministère est donc impératif. Il faut que la tutelle prenne ses responsabilités et règle cette question de façon définitive et non en cachette comme cela s’est passé. Parce que jusqu’à ce jour, on ne sait pas les termes de l’accord qui a été trouvé entre l’Etat et cette institution. C’est cela le fond du problème.

Justement, d’après un communiqué du ministère de tutelle, l’accord qui a été trouvé entre les deux parties consiste à laisser les filles voilées terminer l’année académique 2019-2020. N’est-ce pas là, selon vous, une manière de différer le débat à plus tard ?

C’est ça qui n’est pas sûr. Rien n’est clair dans ces discussions. Est-ce que c’est pour régler ça de façon partielle, c’est-à-dire qu’on laisse l’année terminer pour agiter la même question l’année prochaine ? C’est au ministère d’éclairer la lanterne des Sénégalais. Qu’est-ce qui se passe réellement ? Quels sont les points sur lesquels ils sont tombés d’accord ? Est-ce que l’affaire est réglée de manière définitive ou de manière partielle ? Ce sont là des questions qu’il faut régler et que les parents d’élèves et les élèves soient associés aux discussions. Parce que c’est une question sérieuse. Il faut qu’on sache où on va.

Ne faudrait-il pas, selon vous, régler de manière définitive ce problème pour épargner notre pays ce genre de débat qui glisse dans le champ de la religion ?

C’est une question qui est simple à régler. Il faut laisser à chacun le droit d’exercer librement sa propre religion comme il l’entend. Il ne faut pas qu’il y ait une influence quelconque sur la foi ou sur la conviction religieuse d’une telle ou d’une autre personne. Tant que cette question n’est pas encore réglée comme l’a déjà fait la Constitution, c’est toujours des problèmes. Un catholique, il faut le laisser exercer sa religion. Un musulman, il faut le laisser exercer sa religion. C’est tout.

Au-delà de ce débat, ne faudrait-il pas, selon vous, repenser le système éducatif sénégalais en valorisant mieux l’enseignement public ?

C’est une question de politique d’Etat. C’est l’Etat qui gère le public. Pour cela, il faudrait que l’Etat mette assez de moyens. L’argent qu’on utilise dans certaines institutions budgétivores qui ne servent absolument à rien du tout aurait pu servir au système éducatif ou à la santé. Par exemple, le Haut conseil des collectivités territoriales doit être supprimé. On n’a même pas besoin de remplacer son défunt président. Et le budget que cette institution engloutit chaque année, aurait pu servir à l’éducation, d’autant plus que les enseignants sont tout le temps en grève et qu’on n’arrive pas à régler leur problème. L’Etat doit pouvoir prendre ses responsabilités en investissant plus et mieux dans le système éducatif sénégalais et supprimer les institutions qui nous coûtent cher et qui ne rapportent rien aux Sénégalais.

Tant qu’on ne met pas les moyens qu’il faut dans le système éducatif sénégalais, les mêmes problèmes vont se poser. Vous avez vu ce qui se passe dans l’enseignement supérieur. L’Etat a décidé que les écoles privées de l’enseignement supérieur ne vont plus accueillir les nouveaux bacheliers. Mais est-ce que l’Etat a pris des mesures d’accompagnement dans ce sens ? Est-ce que tous les amphis qui étaient en construction sont prêts à accueillir tous les nouveaux bacheliers ? Il faut donc mettre les moyens là où il faut les mettre.

Parlons à présent des élections municipales qui sont reportées de nouveau pas l’Etat. Que pensez-vous de cette décision fustigée par une frange de l’opposition ?

Nous sortons d’élection présidentielle, il y a seulement quelques mois. Les élections coûtent excessivement à l’Etat. On ne peut pas se mettre là à battre campagne tout le temps. Il faut aussi que les gens se mettent au travail. Le pays doit évoluer outre mesure. Il nous faut nous donner un peu de temps pour se reposer. Le report des élections municipales n’est pas donc une mauvaise chose.

En tant que leader de l’Alliance pour le développement de Diourbel, comment comptez-vous engager ces élections ?

Naturellement, je suis candidat à la ville de Diourbel, aux prochaines élections municipales. Mon mouvement, c’est moi-même qui le finance. Je ne reçois aucun appui de la part de quelque politique que ce soit. Je suis membre de la coalition Idy2019. Si le président Idrissa Seck m’investit comme candidat, je suis preneur. A défaut, je vais chercher d’autres entités avec qui coaliser pour aller à la conquête de cette ville. Diourbel a besoin de mes compétences d’autant plus que je fus ancien consul du Sénégal en Arabie saoudite, j’ai des relations très soudées à l’extérieur qui pourraient nous apporter pas mal de choses pour la reconstitution de cette ville.

Diourbel, c’est mon terroir, mon père y a fait beaucoup de choses sur le plan religieux, en tant que représentant de Cheikh Ahmadou Bamba dans sa demeure à Diourbel. Aujourd’hui, je ne peux pas, en tant que son fils, laisser Diourbel dans la situation où elle se trouve depuis des lustres. Ce qui m’intéresse, c’est de relever le défi du développement de la ville de Diourbel qui est laissée en rade dans les politiques publiques. Le maire qui est là n’a fait aucun résultat palpable. Mes ambitions, c’est de faire en sorte que cette ville soit entre dans mes mains, que je sois le futur maire de Diourbel.

J’ai un programme pour cette ville.

Comment appréciez-vous la situation du pays que beaucoup jugent catastrophique, après l’élection présidentielle de 2019 ?

Le pays est aujourd’hui en danger. Si l’Etat n’agit pas à temps pour éclairer certaines choses et redresser la situation, nous irons tout droit vers le mur. Les populations ont besoin d’être édifiées sur certaines questions, surtout en ce qui concerne les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz. Ce sont des questions très sensibles parce que ce sont des ressources qui n’appartiennent pas à l’Etat, mais à tout le peuple sénégalais. Il y a beaucoup de contestations autour de ces questions. Aar Li Nu Bokk organise d’ailleurs des manifestations tous les vendredis pour exiger plus de transparence dans la gestion de ces ressources. L’Etat est en train de négliger cette question, mais ça peut dégénérer à tout moment et faire tache d’huile au niveau international. Ça peut jouer sur notre réputation, parce que les bailleurs aussi ont besoin d’investir dans des pays stables. Si l’Etat n’y prend pas garde, ça peut freiner l’élan des investisseurs. Il faut intégrer cette question dans le cadre du dialogue national.

En tant qu’ancien diplomate, quelle appréciation faites-vous de la politique extérieure du gouvernement ?

Notre politique extérieure doit être repensée. Il ne s’agit pas de nommer des diplomates seulement pour leur donner des privilèges dans leurs pays d’accueil. Il faut mettre en exergue la diplomatie économique. Un consul ou un ambassadeur qui est nommé doit faire en sorte que le partenariat soit bien développé. C’est cela qu’on attend d’un diplomate. Certains consulats, il faut le dire, ne servent à rien du tout. Ce sont des consulats budgétivores qui ne servent à rien du tout aux Sénégalais. Ces consulats, pour moi, méritent d’être fermés. Il ne sert à rien de créer des consulats pour donner simplement des privilèges à une clientèle politique.PAR ASSANE MBAYE

Histoire Générale du Sénégal : le CODESRIA se félicite d’avoir contribué à la réalisation du projet

https://www.pressafrik.com/ Le Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) a envoyé une correspondance datant du 12 Septembre 2019, au Comité de Pilotage de l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours, pour adresser ses félicitations au Professeur Iba Der Thiam et à ses collaborateurs, « au nom du Conseil et de son Secrétaire Général, le Dr Godwin Murunga pour la parution des 5 premiers volumes de cet important Projet ».

Selon un communiqué de HGS parvenu à PressAfrik, la lettre indique, « C’est un grand honneur pour le CODESRIA d’avoir apporté sa contribution pour ce prestigieux Projet ».

Le Secrétaire Exécutif du CODESRIA d’ajouter que sa structure sera toujours disposée à poursuivre la collaboration jusqu’à sa finalisation du projet.

Le Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA), qui a son Siège à Dakar et qui regroupe la majorité des Universités, des Instituts de recherche du continent africain et de la Diaspora, ainsi que des chercheurs, historiens, sociologues, philosophes, économistes, etc. AYOBA FAYE

Histoire du Sénégal retracée : Thiénaba Seck crache sur le livre d’Iba Der Thiam et Cie

https://www.dakaractu.com/ La vague d’indignation de frustration sur le livre retraçant l’histoire du Sénégal par des familles maraboutiques continue de faire tache d’huile. Après la famille religieuse des Niassène, c’est au tour de la famille Seck de Thiénaba (Thiès) de hausser le ton avant d’inviter le ministre Omar Guèye venu représenter le Président Macky Sall à transmettre leur message. « Il y a un livre qui est sorti récemment pour retracer l’histoire du Sénégal. Ce livre a installé une grande confusion dans la tête des gens », a regretté le membre du comité d’organisation Serigne Adama Seck lors de la ziarra annuelle organisée dimanche dernier. « La manière dont l’histoire de la famille Thiénaba a été retracée dans ce livre n’est pas conforme à la réalité des faits », a-t-il signalé.

À le croire, tout ce que Thiènaba a eu par le passé, c’est par le sang qu’il l’a obtenu. Il poursuit pour dire :  » Nous invitons le ministre à transmettre notre message au Chef de l’Etat. Car ceux qui ont agi ainsi, n’ont respecté aucune règle dans leur démarche. Avant d’écrire leur livre, ils devaient se rapprocher à qui de droit pour ne pas faire dans la confusion ni créer d’amalgames ».

BOUBACAR BARRY SUR LE DÉBAT BORIS DIOP-BACHIR DIAGNE : « LES INTELLECTUELS DOIVENT SAVOIR S’ÉCOUTER »

Dakar, 18 sept (APS) – L’universitaire et historien sénégalais Boubacar Barry, évoquant le débat ayant récemment opposé Souleymane Bachir Diagne à Boubacar Boris Diop au sujet du legs de Cheikh Anta Diop, invite les intellectuels à plus de tolérance pour rester davantage à l’écoute de l’autre.

« Les intellectuels doivent être suffisamment tolérants pour écouter l’autre. C’est comme ça que l’on avance », a déclaré l’auteur de « La Sénégambie du XVe au XIXe siècle : traite négrière, Islam et conquête coloniale », actuellement à la retraite.

Le professeur Barry, d’origine guinéenne, était interrogé sur le débat par presse interposée entretenu ces derniers jours par l’écrivain et philosophe sénégalais Boubacar Boris Diop et son compatriote Souleymane Bachir Diagne, spécialiste de l’histoire des sciences et de la philosophie islamique, enseignant à l’Université de Columbia, aux Etats-Unis.

Le premier semble reprocher au second de minimiser la portée de la pensée du savant et historien sénégalais Cheikh Anta Diop ainsi que son apport pour les sociétés africaines modernes.

Ce à quoi Souleymane Bachir Diagne, agrégé de philosophie, a répondu en pointant une mauvaise compréhension de son propos qui était plutôt selon lui un hommage à Cheikh Anta Diop.

Selon Boubacar Barry, l’exercice auquel Boubacar Boris Diop et Souleymane Bachir Diagne se sont prêtés relève de quelque chose de « tout à fait normal ».

Il ajoute que « toute pensée est datée dans le temps et dans l’espace, et par conséquent n’est ni l’Evangile ni le Coran », soulignant que l’exercice auquel Boris et Bachir se sont prêtés est quelque chose de tout à fait « normal ».

Le professeur Boubacar Barry, qui se revendique aussi de l’héritage du savant et égyptologue sénégalais, souligne que la critique est constitutive de la démarche intellectuelle en ce qu’elle peut contribuer à faire avancer la science et la pensée.

Il note d’ailleurs que c’est de cette manière que Cheikh Anta Diop a élaboré sa pensée et ses théories, ajoutant que l’auteur de « Nations nègres et culture » (1954) « n’a pas dit qu’il avait trouvé la solution à tous les problèmes, ou que ce qu’il dit était de l’Evangile ». SMD/BK/ASB/OID

La Mosquée de Point E réclame une modification constitutionnelle pour protéger la religion au Sénégal

https://www.pressafrik.com/ L’interdiction du port de voile dans l’enceinte de L’Instutition Sainte Jeanne d’Arc, une école catholique réputée à Dakar continue d’animer les débats, même après l’accord trouvé par les autorités. Ajoutée aux employés renvoyés de la pharmacie Guigon pour avoir accompli leurs prières pendant les heures de travail et la note de l’IEA interdisant aux musulmans de prier de l’enceinte de l’établissement, cette polémique a fait sortir la mosquée de Point E que dirige l’Imam Cheikh Kanté, de ses gongs.

Dans une déclaration parvenue à PressAfrik, le religieux et ses camarades pensent que c’est des « actes de provocations inacceptables, dans un pays comme le Sénégal. On est tenté de se demander si la succession chronologique des faits et la similitude des procédés, ne s’inscrivent-ils pas dans une logique de déstabilisation de notre pays, via des attaques frontales contre la foi de 95% des habitants de ce pays ? Quel peuple sommes-nous pour accepter l’inacceptable ?

La Déclaration dite de Dakar d’ajouter qu’ « Une prise de conscience conséquente exige de nous tous de nous engager, ici et maintenant afin de : Ne pas laisser passer ces trois actes inqualifiables (note interdisant le renvoi des élèves voilées à l’ISJA), sans amener l’Etat à faire respecter la Constitution sénégalaise à ces institutions hors-la-loi; Agir pour la mise en place d’une structure nationale fédérant les hautes Autorités musulmanes du Sénégal afin de prévenir les tentatives sataniques de division qui visent à miner l’unité des musulmans au Sénégal; Œuvrer pour une modification constitutionnelle, en vue de sécuriser les fondamentaux et les symboles des religions musulmanes et chrétiennes et la révision des fêtes légales du pays proportionnellement à la représentativité de chaque entité religieuse ».  Fana CiSSE

Le Khalife de Médina Gounass désavoue AKN: «El Hadji Malick qui est non seulement mon maître, mais le maître de mon maître»

https://www.jotaay.net/ C’est un cinglant désaveu que Thierno Cheikh Ahmad Tidiane Bâ a infligé hier à Ahmed Khalifa Niass, qui demandait au chef de l’Etat d’attribuer le titre de Khalife général des Tidianes au marabout de Médina Gounass. Ce dernier, qui a précisé n’être ni de loin ni de près concerné par les propos de Ahmed Khalifa Niass, a revendiqué haut et fort son allégeance à Maodo, qu’il qualifie de marabout de son propre marabout et d’être une des courroies de transmission qui lient ce dernier à Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, fondateur de la Tarikha. 

Après la sortie d’Ahmed Khalifa Niass, demandant à Macky Sall de déclarer le Khalife de Médina Gounass Khalife général des Tidianes, ce dernier a profité de la visite de présentation de condoléances du chef de l’Etat hier pour se démarquer de ces propos qui ne font que diviser les érudits. «On a entendu quelqu’un lancer un appel dans la presse et les réseaux sociaux, demandant au président de la République de déclarer Thierno Mamadou Bâ Khalife général des Tidianes», a souligné d’emblée son porte-parole, Thierno Ibn Omar. Qui poursuit : «je parle au nom de Thierno. Celui qui veut véritablement honorer Thierno, a juste besoin de témoigner de sa qualité de disciple de Cheikh Tidiane (Chérif). Thierno n’est rien d’autre qu’un disciple de Cheikh Tidiane. Lui le sait et le Président le sait aussi». Ces précisions faites, le Khalife, par son porte-parole, se démarque nettement des propos d’Ahmed Khalifa Niass. «Ces propos ne peuvent engager Thierno. Il n’a rien à voir avec ça. On ne pouvait pas entendre de tels propos et ne pas réagir devant le Président, puisque celui qui les a tenus a lancé directement un appel au président de la République».

«Même le nourrisson dans la famille d’El Hadji Malick est son maître»

Mieux, le patriarche de Médina Gounass affirme haut et fort qu’il est et restera un disciple de El Hadj Malick Sy. «Thierno, comme il l’a dit lui-même, est un disciple de Cheikh Tidiane. Mais il y a des courroies de transmission entre Cheikh Tidiane et lui. Son marabout Cheikh Mohamed Saïd, par ailleurs son père, avait parmi ses intermédiaires Thierno Mohamed Barro et El Hadji Malick Sy. Donc, El Hadji Malick est son maître et même le nourrisson dans la famille d’El Hadji Malick est son maître. Dès lors, il ne va rien disputer à El Hadji Malick et sa famille. Non seulement El Hadji Malick est son marabout, mais il est le marabout de son marabout. Donc, ce débat ne le concerne pas, ça ne l’intéresse pas, qu’on ne l’y associe pas».

Obligé de répondre à la sortie d’Ahmed Khalifa Niass, la famille Tidiane de Médina Gounass fait savoir qu’il était important de la faire, pour éclairer la lanterne des Sénégalais et lever toute équivoque. «Nous n’avons même pas le temps de polémiquer. Ce n’est pas dans nos habitudes. La famille d’El Hadji Malick sait ce qu’elle représente pour Thierno. Elle sait que ces propos n’engagent et ne concernent en rien Thierno», soutient Thierno Ibn Omar. Mais, ajoute-t-il, en balayant toute «volonté de répondre ou polémiquer avec quelqu’un», que «tout le monde n’est pas au même niveau de compréhension, de mentalité», «c’est pourquoi le Khalife a tenu à faire ces éclairages et précisions pour que nul n’en ignore». Mbaye THIANDOUM

MACKY SALL S’EN LAVE LES MAINS : «Que personne ne me mêle aux problèmes de religion…»

https://www.jotaay.net/ Le chef de l’Etat refuse d’être associé à des querelles entre religieux ou tarikhas. Macky Sall l’a bien fait savoir hier à Médina Gounass, après qu’Ahmed Khalifa Niass, en bisbilles avec Tivaouane, lui a demandé de déclarer Thierno Cheikh Ahmad Tidiane Bâ, Khalife général des Tidianes. Mieux, il a invité les membres des familles religieuses à s’inspirer de leurs aïeuls fondateurs des tarikhas, qui vivaient entre eux en paix, dans la concorde et le respect mutuel.

A la suite du Khalife Thierno Mamadou Bâ, à qui il a rendu visite hier pour présenter ses condoléances, le chef de l’Etat a tenu à se démarquer des propos tenus par Ahmed Khalifa Niass, se félicitant des éclairages faits par le guide religieux. «Le marabout a fait des éclairages importants sur la marche de l’Islam au Sénégal, notamment au sein de la Tarikha Tidiane. Ces précisions faites au nom du Khalife, à propos de sa relation avec le Khalife général de Tivaouane, Serigne Mbaye Sy Mansour, rappelant l’historique de cette relation, depuis Cheikh Mohamed Saïd, en passant par Thierno Mohamadou Barro, qui était un disciple d’El Hadji Malick, qui lui aussi avait ses maîtres qui l’ont mené jusqu’à Cheikh Ahmed Tidiane, doivent rassurer tout le monde», explique d’emblée Macky Sall.

«Ce n’est pas l’Etat qui choisit qui dirige une mosquée ou qui doit être khalife»

Poursuivant, le chef de l’Etat, à qui Ahmed Khalifa Niass demandait de donner le khalifat de la Tidiania à Thierno Cheikh Ahmad Tidiane Bâ, refuse d’être mêlé à des différends entre confréries ou personnes appartenant à des confréries. «Je ne vise personne, mais après vos précisions et éclairages, il était important pour moi, président de la République, de souligner que personne ne me mêle aux problèmes de religion, où à des prises de position partisanes, car je suis là pour tout le monde». En tant que président de la République, je ne peux pas avoir de positions partisanes», martèle-t-il. Poursuivant, il affirme : «ce n’est pas l’Etat qui choisit qui dirige une mosquée ou qui doit être khalife». Pour Macky Sall, «le rôle de l’Etat, c’est d’accompagner les familles religieuses, musulmanes et chrétiennes, mais pas de se mêler de différends entre familles religieuses». Suffisant pour qu’il demande à tous nos compatriotes «de garder le calme et la sérénité». En effet, il est convaincu que «c’est en restant calme et serein, dans la bonne cohabitation, le respect mutuel, que le Sénégal pourra être en paix».

Il invite les membres des grandes familles religieuses, «à diminuer les querelles et polémiques et à se concentrer sur ce que l’on attend d’eux»

Soulignant que les fondateurs des confréries, à l’image d’El Hadji Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Baye Niass… avaient consacré toute leur vie à adorer Dieu et à œuvrer pour le rayonnement de l’Islam au point d’avoir la bénédiction divine, le chef de l’Etat invite leurs petits-fils et arrières petits-fils, qui aujourd’hui bénéficient de cette bénédiction, à marcher sur les pas laissés par leurs aïeuls. D’ailleurs, révélant qu’il a appelé Ahmed Khalifa Niass en arrivant à Tamba hier, Macky Sall a promis de l’appeler encore, pour le convaincre de travailler à l’établissement d’une entente, d’une paix, d’une concorde entre les grandes familles religieuses, comme le faisaient les fondateurs des différentes tarikhas. Il a aussi invité les membres des grandes familles religieuses à diminuer les querelles et polémiques et à se concentrer sur ce que l’on attend d’eux : la propagation de la religion, l’éducation et la formation des populations.Mbaye THIANDOUM

Assemblée générale de l’Onu : Macky Sall à New York dimanche,l’opposition sur pied de guerre

https://www.leral.net/ Le président de la République Macky Sall est attendu dimanche prochain à New-York (Etats Unis).Selon le quotidien L’As qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mercredi, il prendra part à l’Assemblée générale des Nations Unies où il prononcera son discours le 24 septembre. Mais, le voyage du chef de l’État au pays de l’Oncle Sam ne sera pas de tout repos. L’opposition sénégalaise, qui l’attend sur place de pied ferme, lui promet l’enfer devant le siège des Nations Unies. La diaspora va manifester pour la libération de Khalifa Sall et la transparence de la gestion du pétrole et du gaz

La maison de Moussa Bocar Thiam démolie

Seneweb a appris que la maison de l’avocat et homme politique, Me Moussa Bocar Thiam, sise aux Almadies, est en train d’être détruite.

D’après des sources, ce sont les agents de la Direction de la surveillance et de la conservation des sols (Dscos) qui sont, présentement à l’oeuvre. Ils sont bien encadrés par des éléments de la gendarmerie.

Quelles sont les raisons de cet acte ? Rien n’a encore fuité. Mais, selon les mêmes sources de Seneweb, des huissiers, contactés par l’ancien porte-parole adjoint du Parti socialiste, ont déjà procédé au constat d’usage.Nous y reviendrons.

MOUSSA BOCAR THIAM ACCUSE MACKY ET IBK

https://www.seneplus.com/ » C’est le président du Mali, Ibrahima Boubacar Keita (Ibk) à qui Macky Sall a donné un bail sur mon titre il y a maintenant 6 mois qui, est à l’origine de cette démolition »- Les précisions Me Thiam après la démolition de sa maison

Le maire de  Ourossogui qui n’a pas manqué de nous envoyer une copie de la conservation de la proprieté foncière précise que le président IBK ne saurait avoir un bail là où il a établi des peines et soins.  » IBK ne saurait avoir un bail pour une propiété dont je détiens des actes administratifs enregistrés aux impôts et domaines. Ils font du forcing » a-til martelé.

Toutefois, MeThiam  renseigne que le directeur de la Dscos agit sans mandat et même IBK n’a pas encore de bail inscrit..

En dessous le message qu’il aurait envoyé au directeur de la Dscos tout en précisant qu’il ne renonce à aucun droit et prie ce dernier de se conformer à la loi.

Bonsoir DG, je constate que vous poursuivez l’expulsion des occupants de mon chef, alors que :

1-    IBK ne vous a pas mandaté

2-    2- aucun état de droit réel n’est versé au dossier

3-    3- le doyen des juges à rendu le 7/08/19 une ordonnance de consignation payée au trésor

4-    4- j’ai formé opposition inscrit sur l’état de droit réel

5-    5- j’ai un acte de cession enregistré et les droits payés

6-    6- plusieurs baux délivrés sur le lot sont faux car aucun CCOD ne s’est réuni

7-    7- IBK n’a aucune décision de justice d’expulsion à ce jour

En somme, la Dscos est incompétente à agir dans cette affaire privée.

J’en ai saisi le procureur général qui lui même a saisi le procureur. Je ne renonce à aucun droit vous prie de vous conformer à la loi. Seule la justice peut autoriser une quelconque expulsion ce qui est impossible en l’état du dossier. Me Moussa Bocar THIAM.

Dialogue politique : Accord sur les listes électorales

https://www.ferloo.com/La réunion de la commission du dialogue politique  dirigée par le Général Mamadou Niang a débouché hier sur un autre accord. Désormais, dans les conseils des communes et des départements, il est prévu 55% élus sur la proportionnelle contre 45 pour la liste majoritaire. L’opposition, le pouvoir et les non-alignés se sont accordés sur ce dispatching, rapporte L’AS.

Toutefois, il y a eu désaccord pour le bureau municipal. Pour le choix du Conseil municipal chargé d’accompagner le maire, il y a encore un blocage. Toutefois, il faut souligner que l’opposition et le pouvoir votent pour le maintien du statu quo ante. Autrement dit, faire élire le bureau par les conseillers. En revanche, les non-alignés disent niet et proposent que le bureau aussi soit élu au suffrage universel direct. (Avec l’As)

DIALOGUE POLITIQUE : Pas encore de consensus sur le mode d’élection des conseillers

http://lesoleil.sn/ A l’issue des discussions d’hier, le consensus n’a pas été trouvé sur le mode d’élection des adjoints au maire et des vice-présidents des conseils départementaux. En revanche, il y a eu unanimité sur la répartition.

Après avoir trouvé un consensus sur l’élection des maires et des présidents de conseils départementaux, les parties prenantes au dialogue politique se sont attaquées, hier, à l’élection des conseillers municipaux. Pour le moment, ils ne sont pas tombés d’accord sur les modalités de leur élection. Deux camps se sont dessinés. L’un est favorable à l’élection des conseillers tout comme les maires au suffrage universel direct. Tandis que l’autre préconise que ces derniers soient élus par le conseil municipal. Cette question va être posée à la prochaine séance prévue ce jeudi. « La discussion d’aujourd’hui n’a pas permis de trouver un consensus parce que le pôle des non-alignés avait proposé que les maires et les adjoints ainsi que les présidents des conseils départementaux et des vice-présidents soient élu au suffrage universel direct. Les deux autres pôles sont plutôt favorables à ce que les maires et les présidents de conseils départementaux soient élus seulement au suffrage universel directe», a dit M. Dethié Faye, membre du pôle des non-alignés. Les pôles de la majorité, de l’opposition, des non-alignés et de la société civile sont tombés d’accord sur la répartition des sièges. «Sur la répartition des sièges, nous auront 45 % sur la liste majoritaire et 55 % sur celle dite proportionnelle aussi bien au niveau de la commune qu’au niveau du département », rapporte M. Faye.
La question du statut de chef de l’opposition et celle du parrainage n’ont pas encore été abordée. «C’est une question qui a été renvoyée à la fin des travaux. Elle nécessite des concertations assez approfondies», confie M. Faye qui souhaite, par ailleurs, l’implication de tous les acteurs.Mohamed DIENE et Fodé Bakary CAMARA (Stagiaires)

Opposition : Mamadou Diop Decroix et son parti And-Jëf/PADS se radicalisent

https://www.xibaaru.sn/Le secrétaire général de And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (And-Jëf/PADS) refuse tout entrisme de son parti dans un gouvernement élargie du Président Macky Sall. Mamadou Diop Decroix a fait cette précision sur le plateau de l’émission de l’émission soir d’infos de la TFM où il avait été invité. Mamadou Diop Decroix ainsi qu’une partie de l’opposition, notamment et Oumar Sarr et compagnie qui organisent une fronde à l’intérieur du Parti démocratique sénégalais (PDS) avaient longtemps été soupçonnés de ne pas cracher sur des portefeuilles ministériels s’ils obtenaient du Président Macky Sall de faire leurs entrées dans son gouvernement.

Leurs détracteurs leur soupçonnent d’entrisme depuis qu’ils ont accepté de prendre part au dialogue national initié par le Président Macky Sall. Pour le secrétaire général de And-Jëf/PADS, prendre part au dialogue national pour permettre à l’opposition d’arracher des concessions du pouvoir sur certaines de ses revendications, est une chose, participer au gouvernement du Président Macky Sall, une autre. Et lui, n’est pas dans les dispositions pour entrer dans un gouvernement du Président Macky Sall. Un discours radical servi par un homme qui se distingue par son discours radical à l’endroit du régime du Président Macky Sall depuis l’avènement de ce dernier au pouvoir.

Mamadou Diop Decroix a tout simplement pensé lever l’équivoque, d’autant que cette accusation lancée à l’encontre de tous ceux qui participent au dialogue national, émane jusque dans les rangs d’une partie de l’opposition qui n’y prend pas part. Le Président Macky Sall et son régime se trouvent avertis. Plus que jamais, ils vont faire face à l’adversité de Mamadou Diop Decroix et compagnie qui réaffirment leur ancrage dans l’opposition.

Sonko A Raconté Des Bêtises… Et Samuel A Tout Découvert

Samuel Sarr, l’ancien ministre de l’Energie, affirme qu’Ousmane Sonko a raconté des « bêtises » en présentant la vente des 20% de Kosmos dans GTA à Abu Dhabi comme un « scandale ».

« Il faut que Sonko se taise et arrête de raconter des bêtises aux Sénégalais. Le pétrole est une science, la fiscalité, une autre. Tout ce qu’il dit sur le pétrole, à longueur de journée, c’est du toc. Certains de ses propos font même rire chez les pétroliers. Quand il présente la vente des 20 % dans GTA de Kosmos à Abu Dhabi comme un « scandale », il raconte du n’importe quoi. D’abord, il devrait avoir l’honnêteté de dire qu’il s’est approprié une information d’Africa energy, la publication spécialisée de « La Lettre du continent » qui s’est juste contentée d’annoncer la transaction. Mais comme Sonko cherche toujours à faire le buzz, il a présenté cette information publique comme un scandale que lui, le zorro national des temps modernes, a « révélé ». Or, cette opération surnommée Farm in est monnaie courante dans le monde du pétrole. Les spécialistes savent que la vocation des juniors comme Kosmos n’est pas d’exploiter des puits. Mais cela, Ousmane Sonko l’ignore. Il se présente en expert sur tout : le gaz, le fer, l’eau et, bientôt, la sécurité, l’aviation aérienne, le bâtiment, la restauration, la vie de couple et que sais-je. La vérité est qu’Ousmane Sonko a un problème

il a les mains salies dans l’affaire des 94 milliards de Fcfa. Il a été pris la
main dans des commissions occultes et il cherche à divertir les Sénégalais ».Source Libération

Attaques envers Tivaouane : Ahmed Khalifa Niass se rétracte

https://www.seneweb.com/ Désavoué par Médina Gounass dont il avait proposé le khalife comme remplaçant de Serigne Mansour Sy et suite à ses attaques contre Tivaouane, Ahmed Khalifa Niass semble s’être rétracté.

Dans un communiqué provenant du Bureau de Presse du Palais Ahmadyana, il est écrit « qu’un événement spectaculaire scellera une nouvelle alliance entre les deux pôles de la Tidjaniya ».

Voici l’intégralité du communiqué.

« Nous savons de bonne source qu’un échange téléphonique qui a duré plus d’une heure entre le fils d’un défunt Khalife Général et Dr Ahmed Khalifa Niass a permis de cerner la question. En prenant de la hauteur.

L’accent a été mis sur le fait que les inséparables ne peuvent que se réconcilier.

Il s’agit de relations qui ont duré plus d’un siècle.

Dans les heures qui viennent, une action spectaculaire scellera une nouvelle alliance entre les deux pôles de la Tidjaniya.

Au grand dam de ceux qui ont toujours semé la zizanie entre les frères à Tivaouane. Et qui, à leur tour, avaient bien fait du chemin entre Tivaouane et Kaolack ».

Mamadou Lamine DIALLO : « S’il Y A Un Nullard Version Macky SALL Dans Ce Pays, C’est Bien Mansour FAYE»

http://www.walf-groupe.com/ Le président de la République, qui a supprimé le poste de Premier ministre, se met maintenant dans les habits d’un chef du gouvernement, surtout dans le cadre de la lutte contre les inondations.

Mais, à en croire le député Mamadou Lamine Diallo, c’est pour mieux couvrir l’incompétence de son beau-frère, Mansour Faye, qu’il avait nommé ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. «Les inondations ont mis à nu l’incurie des ministres collaborateurs de Macky Sall. En 2012, son gouvernement avec un Premier ministre avait mis au point un plan décennal de lutte contre les inondations et s’était bien débrouillé pour aider les populations notamment de la banlieue ou de Ouest Foire de Dakar par exemple», dit-il dans sa 164ème ‘question hebdomadaire’. «Confié au beau-frère,  le proto analphabète Mansour Faye, alors ministre chargé de l’Hydraulique et de l’Assainissement, il a mis tout cela à la poubelle se concentrant dans la promotion de Suez contre les entrepreneurs sénégalais. Résultat des courses, en 2019, les populations sont abandonnées à leur propre sort notamment avec la construction d’infrastructures dont le volet assainissement est ‘étouffé’ mode Macky Sall», poursuit le leader du mouvement Tekki qui chiffre à plus de 10 milliards par an les pertes économiques dues aux inondations. «Macky Sall demande l’audit technique des ouvrages d’assainissement au Ps dompté, une façon de couvrir l’échec cuisant de Mansour Faye à qui il a confié tous les projets sociaux à grand financement de son régime pour asseoir une clientèle politique. S’il y a un nullard version Macky Sall dans ce pays, c’est bien Mansour Faye», poursuit-il, avant d’ajouter: «En attendant l’audit des 307 milliards de véhicules achetés par le  régime BBY, Serigne Mbaye Thiam, dompté par Macky Sall,  pourra faire semblant de se pencher sur les ouvrages hydrauliques ;  tout le monde sait que ça ne marche pas. Et c’est la faute à Mansour Faye. Un point c’est tout».

  D’autre part, le député accuse le ministre du Pétrole et du Gaz «l’apprenant» Mactar Cissé de refuser de rendre public le document final d’investissements du projet gazier de Saint-Louis, suite à sa question écrite au Gouvernement. Ce qui lui fait dire que Macky Sall ne croyait pas si bien dire en notant que son collaborateur Mactar Cissé apprenait vite, sans doute en mode fast track. Ce qu’il a appris, vite, d’après lui, c’est comment ne pas respecter la loi. Car selon lui, aussi bien le règlement intérieur de l’Assemblée nationale que le code de transparence des finances publiques voté par «l’écurie» des députés de Macky Sall sont clairs, on ne peut pas refuser de donner des documents à un député et au surplus un document relatif aux ressources naturelles qui appartiennent au peuple. Et à l’en croire, ce document est le plus important dans le démarrage de l’exploitation du gaz.Charles Gaïky DIENE

Lamine Diallo : «La non publication du projet gazier de…»

http://actunet.net/ S’il était de bonne foi, le régime de Macky Sall accepterait de rendre public le document final d’investissements du projet gazier de Saint-Louis.

C’est la conviction du député Mamadou Lamine Diallo, qui estime, du reste, qu’il s’agit là d’une violation de la législation en vigueur. Pointant du doigt le ministre du Pétrole et de l’énergie, Matar Cissé, il convoque le règlement intérieur de l’Assemblée nationale : «Aussi bien le règlement intérieur de l’Assemblée nationale que le Code de transparence des finances publiques voté par l’écurie des députés de Macky Sall sont clairs : on ne peut pas refuser de donner des documents à un député et au surplus un document relatif aux ressources naturelles qui appartiennent au peuple. Ce document est le plus important dans le démarrage de l’exploitation du gaz», s’insurge Mamadou Lamine Diallo.

Laissant entendre que la transparence est le cadet des soucis d’un Macky Sall dont le sport favori est «l’étouffement de l’information dans le but de dompter toute opposition, y compris dans son propre camp», Diallo aborde aussi la gestion des inondations. De son point de vue, celles-ci ont «mis à nu l’incurie des ministres collaborateurs de Macky Sall». Le parlementaire assure qu’en 2012, «son gouvernement avec un Premier ministre, avait mis au point un plan décennal de lutte contre les inondations et s’était bien débrouillé pour aider les populations, notamment de la banlieue ou d’Ouest Foire de Dakar par exemple».

Il ajoute, qu’une fois confié à Mansour Faye, le secteur s’est enlisé. «Il a mis tout cela à la poubelle se concentrant dans la promotion de Suez contre les entrepreneurs sénégalais. Résultat des courses, en 2019, les populations sont abandonnées à leur propre sort, notamment avec la construction d’infrastructures dont le volet assainissement est «étouffé», mode Macky Sall. Les pertes économiques dues aux inondations dépassent 10 milliards par an. Macky Sall demande l’audit technique des ouvrages d’assainissement au Parti socialiste. C’est une façon de couvrir l’échec cuisant de Mansour Faye à qui il a confié tous les projets sociaux à grand financement de son régime pour asseoir une clientèle politique. En attendant l’audit des 307 milliards de véhicules achetés par le régime Bby, Serigne Mbaye Thiam pourra faire semblant de se pencher sur les ouvrages hydrauliques ; tout le monde sait que ça ne marche pas. Et c’est la faute à Mansour Faye. Un point c’est tout», relève en substance le président du mouvement Tekki

Chef De L’opposition : Des Jeunes Demandent À Idy D’oublier,«Les Priorités Sont Ailleurs»

http://www.walf-groupe.com/ Pendant que les responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS) s’entredéchirent, les jeunes proches du parti Rewmi adoubent leur leader et lui demandent de ne point accepter le statut de chef de l’opposition brandi par le pouvoir. Dans une lettre ouverte adressée à Idrissa SECK, ces jeunes trouvent ce débat malsain et l’assimilent à un piège tendu par Macky SALL.

«Président, vous conviendrez avec nous que ces temps-ci, la diversion est gravissime. L’extrapolation qui sévit autour de cette question révèle de la mauvaise foi de certains politiciens dont le but ultime est d’enterrer le soldat Idrissa Seck vivant et d’anéantir cet engouement populaire. Mais nous pensons, à juste raison, que l’homme politique que vous êtes, ayant marqué l’histoire politique de ce pays, ne va point se laisser enrôler par un plan habilement ourdi par Macky SALL», écrivent les jeunes opposants.

Selon ces jeunes, issus de formations politiques différentes soutenant Idy, ce débat est juste soulevé par le président de la République pour les distraire. Alors que, à les en croire, les priorités sont ailleurs. «Sous nos cieux, en toute solidarité, l’opposition doit relever le noble défi de la sauvegarde de nos ressources naturelles, se battre pour la liberté du prisonnier politique Khalifa SALL, du prisonnier Adama GAYE et de tous ceux qui sont emprisonnés», soulignent-ils

Interpellant toujours le patron de Rewmi, ces jeunes lui demandent de ne pas permettre au pouvoir de diviser l’opposition. «Le leader que vous êtes, conscient de la situation actuelle du Sénégal, ne saurait jamais accepter de légitimer un poste de chef de l’opposition constituant une entorse à notre démocratie», indiquent-ils. Avant d’ajouter : « L’heure n’est pas à spéculer sur le leader qui doit être le chef de l’opposition. Ce débat, suscité pour étouffer les nombreux scandales, a pour objectif de diviser l’opposition qui est dans une dynamique de lutte pour la protection de nos ressources naturelles»

Cette position de ces jeunes souteneurs du parti Rewmi est semblable à celle des leaders de l’opposition regroupés au sein du Congrès de la renaissance démocratique  (CRD). En effet, dès que cette question a été agitée, Mamadou Lamine DIALLO et Cie  ont demandé au président SALL de s’occuper plutôt des urgences qui sont déjà dans le pays et qui tardent à être réglées.

Ouvrir la réflexion sur la région de Dakar et son avenir Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/ Les inondations plongent de nombreuses populations sénégalaises dans le désarroi total depuis quelques semaines. La région de Dakar n’est point épargnée par les pluies diluviennes, les eaux stagnantes. Il en est  ainsi depuis des décennies. Le gouvernement de la seconde alternance avait lui aussi promis de tourner la page de ces drames familiaux et d’une mauvaise politique de l’habitat, de l’aménagement et de l’urbanisation.

Les régimes passent, les réalités des populations demeurent. Il faudra penser confier l’urbanisation de la capitale à un maire ou une structure centrale de l’État.

Dès la première pluie significative à Dakar, les populations ressentent l’état chaotique du réseau d’évacuation des eaux de pluie, des eaux usées. C’est le constat depuis des décennies. Le réseau de la région est vétuste. On rafistole une année à l’autre. Pendant que le système de canalisation se détériore, la naissance de grands centres urbains se conjuguent à de nouveaux maux : des villes sans évacuations des eaux, sans électricités et sans aucun plan d’aménagement.

Dans ces nouvelles villes attirant des milliers et des milliers de Sénégalais, il n’est guère envisagé des politiques d’occupation de l’habitat, de l’aménagement et de l’urbanisation. On habite d’abord, en suite on pense à la sécurité des biens et des personnes et à l’environnement. Le réseau défectueux de la capitale économique dakaroise est désormais un fait établi par tous les spécialistes. Les villes émergentes qui poussent comme des champignons n’ont pas réellement de plan d’urbanisation et de viabilisation des espaces sociaux. La capitale se dégrade, les nouvelles villes-satellites ne répondent à aucune norme de sécurité urbaine.

Les conséquences des fortes pluies sur des populations désarmées et dépourvues de ressources pour se protéger contre les phénomènes naturels ne peuvent être que catastrophiques en raison des zones d’habitation, des risques énormes de perturbation de l’habitat. Au-delà des querelles partisanes et des responsabilités entre les structures de ramassage des ordures, de l’évacuation des eaux usées et des eaux de pluies, c’est la politique de l’urbanisation de la région de Dakar qu’il faut repenser.

L’urbanisation de la capitale sénégalaise mérite réflexion. Elle concentre tous les problèmes du Sénégal. Elle représente aussi l’image du pays, ses institutions, ses valeurs et ses symboles. Elle concentre aussi l’essentiel de l’élite politique, économique et intellectuelle du pays. Le Sénégal a deux possibilités : confier cette question majeure du développement de sa capitale à un maire élu démocratiquement ou à une structure centrale de l’État. Cette autorité municipale ou administrative pourrait définir un plan et décliner les différentes actions à mener dans une perspective de court, moyen et long terme. L’essentiel est de mobiliser toutes les ressources compétentes en matière de ressources humaines, de ressources financières et de bâtir la région dans la durée.

C’est un challenge énorme pour les générations futures. Il est surtout à la portée du génie créateur des Sénégalais. À défaut de trouver ce consensus régional autour de cette autorité, il ne fait l’ombre d’un doute que la région de Dakar va encore longtemps continuer de vivre les conséquences d’un mauvais départ, depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. C’est maintenant que le pouvoir et son opposition devraient envisager une réflexion sérieuse sur la capitale et son avenir. Les clivages partisans stérilisant ne feront encore que retarder l’accès des populations au bien-être social, économique et culturel.

Duel Penda Mbow / Imam Kanté : Sur les traces de Boris et Bachir

Le débat épistolaire entre Boubacar Boris Diop et Souleymane Bachir Diagne aurait-il un effet d’entrainement ? Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, c’est au tour de deux autres intellectuels de se prêter à l’exercice. Le professeur Penda Mbow et l’Imam Ahmadou Makhtar Kanté prennent leur plume et étalent leurs désaccords sur des questions religieuses.

« Penda Mbow, le Coran et le voile

C’est trop facile de lancer des avis lapidaires sur l’islam et notamment le voile qui semble lui poser beaucoup de problèmes. Qu’elle ne l’accepte pas, c’est sa liberté, qu’elle dise que ce n’est pas le Coran…. On attend sa démonstration, vu que cela fait 20 ans qu’elle y travaille. Je suis partant pour commenter son texte ou débattre avec elle en toute sérénité sur ce sujet », réagissait Imam Kanté à une sortie de l’historienne Penda Mbow, sur le voile.

Une réaction, qui n’est pas du goût de Penda Mbow. Et elle ne s’en cache pas.

« Ceux qui se sont arrogés le droit à la ‘‘réflexion’’, ironisent sur tout, désacralisent tout, condamnent et refusent que l’on exerce l’esprit critique. Je voudrais à l’endroit d’imam Ahmadou Makhtar Kanté et tous les autres objecteurs de conscience, rappeler ceci : que pendant plus de 30 ans, j’ai enseigné l’histoire du moyen musulman (de la naissance du Prophète à la chute de Constantinople en 1453) et Occidental ; d’ailleurs certains parmi ceux qui parlent ont été mes étudiants. La connaissance de ces disciplines, voire une certaine érudition que je revendique, m’ont ouverte à des distinctions dans des Universités prestigieuses comme Uppsala en Suède et Cluj en Roumanie où je donnai souvent des conférences. S’il y a une seule chose dont le bon Dieu m’a gratifiée depuis mon enfance, c’est la facilité d’accès au savoir et à la connaissance. J’ai choisi le Moyen-âge parce que j’ai horreur de la banalité », clame l’historienne.

Et puis, réponse du berger à la bergère

« Je suis choqué de me voir traité « d’objecteur de conscience » par ma sœur la prof Penda, mais je ne lui enverrai pas de citation directe. Qui a lu mon post voit que j’ai juste dit que selon elle, le voile n’est pas dans le Coran, c’est arabe. Puis, j’ai dit que j’attendais sa démonstration pour la commenter et aussi que je suis partant pour un débat serein. Je ne vois pas en quoi je devrais l’énerver autant. Aidez-moi à comprendre », fait remarquer le religieux sur sa page Facebook.

. Le professeur Penda Mbow et l’Imam Ahmadou Makhtar Kanté prennent leur plume et étalent leurs désaccords sur des questions religieuses.

Affaire des 94milliards / La CCR s’attaque à Ousmane Sonko : « C’est un bonimenteur qui n’excelle que dans la délation! »

Réunie ce mardi, la Convergence des Cadres Républicains (CCR) sous la houlette de son Coordonnateur, a analysé la situation nationale du pays.

La CCR se dit indigné encore une fois des affabulations du leader de Pastef, un bonimenteur, qui n’excelle que dans la délation. Ses mensonges sur l’affaire dite des 94 milliards F Cfa mises à nu, Ousmane Sonko, sort encore du bois pour dire que Kosmos Energy a vendu 20% de ses parts dans le gaz sénégalais à la compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi. Encore un coup d’épée dans l’eau ! Car, même si tel est le cas, l’État du Sénégal ne peut en aucun cas être incriminé.

Pour la CCR, une transaction entre deux privés n’engage aucunement l’État du Sénégal, toujours soucieux de préserver l’intérêt national dans l’exploitation des ressources pétrolières et gazières malgré les cris d’orfraie d’Ousmane Sonko & Cie.

En attestent l’adhésion du Sénégal à l’ITIE et l’ouverture du COS-PETROGAZ à la Société civile décidées, en toute indépendance, par son Excellence le Président Macky Sall.

S’agissant du dialogue national qui regroupe l’ensemble des forces vives de la Nation, à l’exception de deux pelés trois tondus, la CCR se félicite du déroulement des travaux auxquels elle entend prendre toute sa part, conformément aux orientations du Président de l’APR, son Excellence le Président Macky Sall.

Sur les inondations notées dans la capitale et dans certaines localités, la CCR félicite le Gouvernement pour les efforts énormes consentis afin de juguler définitivement ce fléau hérité des régimes précédents, particulièrement le régime libéral, qui n’ont pas fait de l’urbanisation de nos villes une priorité. Mais avec le Programme Zéro-Bidonvilles initié par son Excellence, le Président Macky Sall, la CCR demeure convaincue que les inondations seront bientôt un lointain souvenir.

Concernant la tragédie notée à l’Ile des Madeleines avec le chavirement d’une pirogue en excursion, la CCR s’incline devant la mémoire des victimes et présente ses condoléances aux familles éplorées.

De même, elle félicite les sapeurs-pompiers et la Marine nationale pour leur professionnalisme lors des opérations de secours des rescapés.

ENTRE EXCÈS, OFFENSES, REVIREMENTS ET PYROMANIE/ AHMED Khalifa NIASS tel qu’en lui-même Par Cheikh Lamane DIOP

Le premier souvenir que j’ai eu de M. Ahmed Khalifa Niasse est resté à jamais gravé dans ma mémoire d’adolescent. Du reste, ce n’est pas un exemple à offrir à la jeunesse du pays.  Lors de la campagne électorale pour l’élection présidentielle et les législatives combinées de février 1988, j’étais là-bas dans mon village natal à Thiowor.

La télévision n’y était qu’à ses premiers balbutiements et fonctionnait cahin caha grâce à une batterie de voiture et à une antenne hertzienne rafistolée. Un soir de campagne, nous étions agglutinés devant le petit écran, lorsque surgit sur la lucarne magique un individu au teint clair, barbe et moustache fournies, coiffé d’un couvre-chef oriental.

Ce monsieur que certains affabulaient du sobriquet d’ayatollah de Kaolack, était estampillé chef religieux. Pendant le journal de campagne de ce soir-là donc, il occupa le temps d’antenne du Parti démocratique sénégalais (PDS) de Me Abdoulaye Wade dont il était membre. Je ne me souviens pas des détails de son discours.

En revanche, j’ai retenu que c’était une diatribe sans concession contre le président en exercice Abdou Diouf et son parti, le PS, avec bien sûr une sanctification de Me Wade et de la formation libérale.

Le lendemain, à la même heure, face aux mêmes téléspectateurs, je découvre le même personnage, mais cette fois-ci dans le temps d’antenne du Parti socialiste au pouvoir. Et, ô surprise, il faisait l’exact contraire de ce qu’il s’était ingénié à faire, 24 heures auparavant. C’est-à-dire, élever Abdou Diouf au rang des saints et descendre en flammes Abdoulaye Wade et son parti. Cet épisode télévisuel fut un choc pour le jeune adolescent, élevé dans la pure tradition villageoise, dans une famille « daara ». Comment quelqu’un qui se dit chef religieux peut-il, en l’espace de quelques heures, tourner casaques à cette vitesse supersonique et pire, transformer des vérités en légendes et vice versa ?

Plus qu’un caméléon pour ce transhumant avant l’heure, c’est cette girouette qui, dans un funeste élan, s’emploie à brûler le Sénégal, particulièrement après la publication des premiers volumes de l’Histoire générale du Sénégal, sous la direction du Pr. Iba Der Thiam.

Du reste, ce multirécidiviste nanti de relations douteuses avec des dirigeants internationaux peu recommandables, slalome depuis bien des années dans le marigot politique sénégalais, entre affaires et affaires, par ses bravades et ses grossières provocations, ne parvient heureusement pas à assurer la fonction de pyromane en chef et maitre-chanteur qu’il tente souvent d’assumer au gré des humeurs que lui ont imposées les différentes infortunes qui ont jalonné son tumultueux parcours politico-économico-confessionnel. N’a-t-il pas déjà été incarcéré en 1981 pour collusion avec le colonel Kadhafi, ennemi public numéro 1 de l’époque? Il fut en effet accusé d’avoir débarqué à l’aéroport international de Yoff avec deux terroristes libyens pour des opérations de sédition contre le Sénégal.

Pas la peine de s’attarder sur le bilan insignifiant du ministre en charge de l’édification de la nouvelle capitale sous le régime du président Abdoulaye Wade, ni rappeler sa subite conversion à la «wadolatrie », non pas la religion du père, mais du fils Karim, « ministre du ciel et de la terre », préparé pour succéder au pater. L’on se rappelle encore de ses sorties ubuesques contre l’artiste-musicien Youssou Ndour. « C’est moi qui lui ai interdit de composer et interpréter un une chanson en l’honneur de Karim Wade parce que je ne veux pas qu’il meurt», plastronnait-il Quelle morbide et perfide prophétie pour les beaux yeux du » prince héritier » !

À bientôt 80 hivernages, le tonitruant Ahmed Niasse ne s’est pas encore assagi. Mais, à cet instant, la cinglante réponse de l’érudit Thierno Amadou Tidiane Ba de Médina Gounass, à propos de ses pernicieuses spéculations sur le califat de la Tidjanya, suffit à déconstruire le mythe AKN.

Toutefois, il faudra que les pouvoirs publics réfléchissent sur le cas de cet individu à prendre en charge. L’appel à la raison que lui a  adressé publiquement le Chef de l’État, son « ami », semble dérisoire; le risque zéro n’existant pas. La prison pour ce fantasque « octogêneur »? Sûrement pas la meilleure idée. Cependant, on ne peut s’empêcher de penser à l’asile ou à la résidence surveillée. Une étincelle de trop dans le cocktail politico-confrérico-maraboutico-confessionnel du moment n’est pas à exclure.Cheikh Lamane DIOP, Journaliste

TOUBA-MBACKÉ/Décisions du juge : Ibou Diop déféré au parquet de Diourbel… Moussa Mbaye libéré de toutes charges

https://www.dakaractu.com/Deux événements majeurs ont secoué le quotidien des populations de Touba et de Mbacké cette dernière semaine. Il s’agit d’abord de l’affaire Moussa Mbaye du nom de ce milliardaire mouride détenteur d’officines au marché Ocass et auteur d’un enregistrement sonore désobligeant à l’encontre de la deuxième personnalité Mouride… et ensuite de la regrettable histoire de casse du stade de Mbacké dans laquelle était impliqué le nommé Ibrahima Diop dit Ibou.

Les deux cas ont connu des évolutions non négligeables. En effet, Moussa Mbaye a eu, lui, le privilège de regagner sa famille aujourd’hui. Le  juge a, en effet, décidé de le libérer des  charges qui pesaient sur lui.

Quant à Ibou, il a été déféré au parquet de Diourbel. Il faut, toutefois, signaler que le comité Olympique dont les installations ont été détériorées, a décidé de ne pas porter plainte. Affaire à suivre…

Après le drame de l’île de Madeleine,4 pêcheurs portés disparus à Joal

https://www.pressafrik.com/ Un accident similaire à celui survenu lundi à l’l’île de Madeleine s’est produit à Joal. Une pirogue avec à son bord quatre pêcheurs a chaviré. Ses occupants sont depuis lors portés disparus, rapporte « Les Echos ».

Car, après d’intenses recherches lancées depuis lundi,  leurs collègues pêcheurs ont retrouvé l’embarcation mais pas les marins. Fana CiSSE

Cheikh Diallo: » Il n’y aura pas d’élections législatives en 2022 « 

https://www.dakarposte.com/Directeur de l’Ecole d’Art Oratoire et de Leadership (EAO), Dr Cheikh Diallo a accepté de commenter pour l’Observateur l’actualité politique. Prochaines élections législatives et présidentielle, le statut du chef de l’opposition et surtout la bataille de la succession de Macky Sall, entre autres. Cheikh Diallo évoque tout !

Au lendemain de l’investiture de Macky Sall, en avril dernier, vous parliez d’un quinquennat de trois ans. Qu’est-ce à dire ?

En effet ! vous savez la séquence politico-institutionnelle (2019-2024) est inédite à tous points de vue. Macky Sall entre dans son deuxième et dernier bail. A mi-mandat, il sera atteint du « syndrome du canard boiteux », comme on dit en Droit constitutionnel et en Science politique. «The Lame duck period » dans son expression anglaise signifie qu’à deux ou trois ans du terme définitif du quinquennat, le président Sall n’aura plus la réalité du pouvoir, il lui restera l’illusion du pouvoir. Il sera incurablement affaibli, désinvesti et désincarné. Comme dans les deux dernières années de la présidence américaine de Bill Clinton, Georges W. Bush et Barack Obama ou encore celle de François Mitterrand et de Jacques Chirac. A mi-mandat dans le camp du pouvoir et de l’opposition, les ambitions seront grandes, fortes et débridées. Déjà, la bande-annonce se joue en sourdine sur les platines médiatiques. Macky Sall n’aura plus toutes les cartes en main. Il comptera mais ne pèsera plus.

Concrètement, en quoi ce schéma est-il inédit au Sénégal ?

Inédit pour trois raisons majeures. Premièrement Macky Sall sera le premier président au Sénégal à organiser une élection présidentielle sans y être candidat. Il restera électeur mais ne sera plus éligible. De maître du jeu politique, il  en deviendra simple arbitre. Deuxièmement, – et c’est une première -, on connaît à l’avance la date de son départ du pouvoir : techniquement le 1er avril 2024. Il sera donc le premier chef d’Etat à partir sans défaite électorale. Léopold Sédar Senghor a transmis le pouvoir à Abdou Diouf par une broderie constitutionnelle. Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont été surpris et battus dans les urnes. Enfin troisièmement, il sera le premier président à soutenir ouvertement ou secrètement un prétendant à son propre fauteuil. Avouez qu’un tel schéma ne s’est jamais présenté aux Sénégalais. C’est pourquoi il est inédit !

Indubitablement, Macky Sall fera l’économie des erreurs stratégiques de Diouf et de Wade. Il désignera à sa manière son protégé et en sera le parrain électoral. Autour de nous, en Côte d’Ivoire, dans quelques semaines, Alassane Ouattara soutiendra officiellement son homme de confiance Amadou Gon Coulibaly à la présidentielle d’octobre 2020. Au Niger, Mahamadou Issoufou a déjà mis sur orbite son ami de 40 ans,  Mohamed Bazoum pour décembre 2020. En Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz avait secrètement préparé, Mohamed Ould Ghazouani, un autre ami de 40 ans.

A votre avis qui sera le dauphin de Macky pour 2024 ?

Macky Sall est indéchiffrable. Sans prétendre être dans sa tête, une short-list se profile à l’horizon. Je peux citer Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Abdoulaye Daouda Diallo, Aminata Touré, Makhtar Cissé et Me Alioune Badara Cissé. Pour le médiateur de la République, en août 2021, son sextennat arrivera à terme. Il retrouvera toute sa liberté qu’il a très peu perdue d’ailleurs. Sur la feuille de parrainage, le patron de l’APR tracera deux colonnes : une black-list et une white-list, parce qu’hélas, choisir, c’est renoncer. En parlant de dauphin, me vient à l’esprit, une heureuse formule que je tiens de Macky Sall, alors Premier ministre : « le destin d’un dauphin c’est d’échouer à la plage ». Ici, j’évoque bien sûr le dauphinat au niveau de l’Alliance Pour la République (APR). Reste la succession au niveau de l’Etat. Alors si les vents sont favorables, rien ni personne ne pourra arrêter Idrissa Seck. A 65 ans, il sera au sommet de sa maturité politique et aura  quatre campagnes présidentielles au compteur. Quant à Ousmane Sonko, la nouvelle terreur des surfaces de réparation électorale, il a encore le temps de prendre « une défaite d’avenir ». Il faut également prévoir l’imprévu avec une personnalité indépendante surgit de nulle part, sans parti, sans grand moyen, mais avec un discours fort. Un cas d’école qui ira à l’encontre de tout ce que l’on nous enseigne en Science politique. En vérité, le dernier mot revient aux Sénégalais. « Lorsque le peuple décidera, il faudra se soumettre ou se démettre », Gambetta.

Et si Macky Sall était lui-même candidat à sa propre succession ?

Revenir sur sa parole publique serait un suicide politique en plein bonheur. Suivez mon regard ! Revenons à l’impérialisme des faits : Macky Sall lui-même a insisté, persisté et signé une dizaine de fois, en affirmant qu’il ne sera pas candidat. Du reste, sur le plan juridique, votre interrogation trouve sa réponse dans le nouvel article 27 de la Constitution, issu du référendum de 2016 : « la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Ce nouvel article 27 a stabilisé, sécurisé et sanctuarisé le mandat présidentiel. C’est même une référence au Droit constitutionnel allemand qui évoque « la clause d’éternité » ou « la clause d’intangibilité absolue ». Et puis, au-delà des fantasmes juridiques, il faut remonter à l’esprit de la loi. Il peut arriver que les motivations d’une loi soient plus importantes que la loi elle-même. Du côté du peuple, allez lui dire qu’après 12 ans de pouvoir, Macky Sall prétend à 5 autres années.

Me Abdoulaye Wade en a fait les frais. En dépit de la recevabilité de sa candidature par le Conseil constitutionnel, le peuple sénégalais a dit non à un troisième mandat consécutif. Donc, cette question n’est plus à l’ordre du jour.

Vous parliez tantôt de Idrissa Seck et de Ousmane Sonko mais dans votre grille de lecture, vous semblez avoir oublié Karim Wade et Khalifa Sall.

Le sort politique de Karim Wade – il n’a pas encore de carte d’électeur et n’est donc pas éligible – dépendra d’une amnistie votée par l’Assemblée nationale. Celui de Khalifa Sall également. Je serai fort étonné de voir Macky Sall scier la branche sur laquelle il est assis.

Parlons des législatives de 2022. L’on évoque de plus en plus une possible cohabitation. Dans nos colonnes, vous aviez avancé cette hypothèse.

Vous savez en politique tout est question d’altitude et d’attitude. Il me semble que cette forte probabilité ait été froidement décryptée par les tenants du pouvoir. Pour éviter, la cohabitation politique il suffira de ne pas tenir le scrutin législatif, à bonne date, en juillet 2022.

Vous voulez dire qu’il pourrait y avoir prorogation du mandat des députés ?

Absolument ! Voter le même jour la présidentielle et les législatives n’est pas une incongruité électorale. Premier cas de figure. Deuxième cas, le législateur peut aussi fixer les législatives quelques semaines après la présidentielle, comme Lionel Jospin l’avait fait en 2002 en France. Si cela est juridiquement faisable dans « les constitutions 5G » pourquoi pas ailleurs ? C’est ainsi que le Mali vient de proroger le mandat des députés de 2018 à 2020. Rappelez-vous après de multiples reports, les législatives gabonaises et togolaises avaient été prorogées de deux ans. Un simple projet de loi et hop ! grâce à la majorité mécanique, le tour est joué. Ce n’est pas un bien grand mal de coupler les deux scrutins, à condition d’obtenir un large consensus de l’ensemble des acteurs politiques.

Disons que techniquement l’on peut craindre dans la campagne électorale que l’enjeu de la présidentielle fausse un peu le jeu des législatives. Et, pour ce qui est de la participation, il faut noter un avantage indéniable à coupler les deux scrutins. Sans compter le gain de temps, d’économie et la cohérence du calendrier électoral, je parlerais même d’alignement des étoiles électorales. Et voilà comment Macky Sall pourrait échapper à une éventuelle cohabitation politique.

Pour tout vous dire, j’ai la faiblesse de penser qu’en 2022, il n’y aura pas de scrutin législatif. La présidentielle et les législatives seront couplées en 2024, sauf si le rapport de force venait à changer. Là encore, c’est le terrain qui commande.

Le débat sur le statut du chef de l’opposition est de plus en plus agité. Qu’en pensez-vous ?

C’est l’exemple parfait de querelles byzantines dont raffole la bulle politico-médiatique. Rappelez-vous pendant que les Turcs assiégeaient Byzance, les Byzantins au lieu d’organiser leur riposte, préféraient plutôt discuter du « sexe des anges ». C’est un faux débat. Pour être effectif, le statut de l’opposition a seulement besoin d’une loi organique conformément à l’article 58 de la Constitution. Toutefois, la sagesse commande d’attendre les résultats du prochain scrutin législatif. Et la bonne pratique recommande que le leader du parti d’opposition qui obtiendra le plus de sièges à l’Assemblée soit d’office déclaré chef de file de l’opposition. Avec bien sûr, des droits et devoirs attachés à ce statut, c’est-à-dire un budget de fonctionnement, un cabinet, un personnel qualifié, etc. Sur ce plan, ayons l’humilité de regarder du côté du Burkina Faso, de la République de Guinée, du Mali, du Niger. Dans ces pays, le chef de file de l’opposition est connu de tous et reconnu par une loi organique. C’est un faux débat.

Les préoccupations des Sénégalais sont ailleurs. La santé, l’urgence climatique, le logement social, la sécurité alimentaire et l’éducation. Au cours des dix prochaines années, chaque humain, chaque gouvernement, chaque sénégalais devrait réfléchir à une réforme profonde de notre système éducatif. Là dessus, et sur bien d’autres sujets d’intérêt national – comme le service militaire obligatoire déjà effectif au Maroc -, j’ai transmis au premier des Sénégalais le fruit de mes modestes réflexions.  PAPE SAMBARE NDOUR,L’OBSERVATEUR

LES DOUANIERS SAISISSENT PRÈS DE 400 KILOGRAMMES DE CHANVRE INDIEN, DIMANCHE ET LUNDI (COMMUNIQUÉ)

Dakar, 17 sept (APS) – Le bureau des relations publiques et de la communication des douanes sénégalaises annonce la saisie de ‘’près de 400 kilogrammes’’ de chanvre indien, dimanche et lundi, dans le sud-est et le centre du Sénégal.

Les véhicules qui transportaient cette drogue ont également été saisies, affirme la même source dans un communiqué parvenu mardi à l’APS.

L’une des saisies a eu lieu à Moussala, dans le sud-est du pays, où les douaniers ont trouvé 97 kilogrammes de chanvre indien dans une voiture de type 4×4 venue du Mali.

Le véhicule immatriculé en Mauritanie était conduit par une personne de nationalité sénégalaise, selon le bureau des relations publiques et de la communication des douanes sénégalaises.

La valeur de cette saisie est estimée à 6.790.000 francs CFA, celle du véhicule qui transportait la drogue à cinq millions.

‘’Le conducteur a été immédiatement mis aux arrêts pour les besoins de l’enquête’’, ajoute le communiqué.

Dans la région de Kaolack (centre), la subdivision des douanes a saisi du chanvre indien et ‘’des moyens de cache et de transport d’une valeur totale estimée à 78 millions de francs CFA’’.

‘’La saisie a eu lieu dans la nuit de lundi à dimanche, à Ndoffane, département de Kaolack (…). C’est, au total, 100 kilogrammes de chanvre indien et 300 grammes de résine de cannabis pure (hashich), pour une valeur totale de 66 millions de francs CFA que cette unité [des douanes] a interceptés’’, affirme le communiqué.

La brigade des douanes du pont Serigne- Bassirou-Mbacké, de Kaolack, a également saisi 12,5 kilogrammes de chanvre indien, dans un bus de transport en commun venu de la Casamance (sud).

Deux personnes ont été arrêtées à la suite de cette saisie, selon la même source, qui estime que le moyen de transport utilisé, un bus, et la drogue saisie valent en tout 12 millions de francs CFA.

A Karang et à Gossas, deux localités situées dans la région de Fatick (centre), ‘’183 kilogrammes de chanvre indien, un véhicule et une charrette’’ ont été saisis par les douaniers.BHC/ESF/ASG

DRAME AUX ÎLES DE LA MADELEINE : LE BILAN GRIMPE À 6 MORTS

http://www.emedia.sn/De 4 le nombre de victimes est passé à 6 morts. Deux blessés admis à l’Hôpital Principal auraient succombé des suites de leurs blessures. Leurs identités n’ont pas encore été révélées.

Une jeune femme de 24 ans,un homme de 30 ans, un enfant de 2 ans, Anna Niang, et d’un agent du parc sont les premières victimes connues de cet accident, survenu lundi, 16 septembre.

Près de 37 personnes étaient coincées durant la nuit sur l’île. 24 Sénégalais, 6 Français, 2 allemands et un Bissau guinéen.

Me El Hadj Diouf sur l’affaire des 94 milliards: “la Commission d’enquête parlementaire va se réunir en plénière pour entériner l’affaire”

https://www.actusen.sn/ Décidément! Me El Hadj Diouf n’en a pas encore fini avec l’histoire des 94 milliards. Pour cause, face à la presse ce mercredi pour présenter “au peuple sénégalais un film inédit avec de nouvelles révélations fracassantes sur l’affaire des 94 milliards”, l’Avocat de Mamour Diallo est revenu à la charge.

Il annonce, à cet effet, que la Commission d’enquête parlementaire se réunira sous peu pour entériner cette affaire. “Aussitôt après, nous allons déposer une plainte devant le procureur pour diffamation contre Ousmane Sonko”, a-t-il ajouté. Non sans réitérer ses propos contre le leader de Pastef qu’il considère comme “un danger public”

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