Revue de presse du dimanche 15 Septembre 2019

Dabakh

DIALOGUE ENTRE SERIGNE ABDOUL AZIZ SY ET ABBE JACQUES  SECK SUR  NOTRE COMMUN VOULOIR DE VIE COMMUNE

 

Serigne Abdou,l’honneur du soufisme contemporain! Par Amadou Tidiane Wone

Toute vie sur terre pest encadrée par deux étapes limitatives : la naissance et la mort. Entre les deux on peut rivaliser de forces, de fortunes, de sciences , de Pouvoir et concourir en accumulation de biens et denrées périssables.

Si l’on ne périt soi-même … De quelque bout que l’on prenne la question, on se retrouve, tous, strictement égaux face à la mort et à la froide solitude d’un tombeau.

Une profonde réflexion sur cette issue inéluctable, dont l’échéance reste cachée à chacun jusqu’à son terme, devrait permettre de mieux apprécier la Vie et de lui donner un sens.  Savoir vivre revient essentiellement à donner à la vie des objectifs supérieurs  qui la transcendent et lui survivent. Une vie sans objectifs transcendants n’a pas vraiment de…sens !

Musulman sénégalais j’ai été élevé, comme la grande plupart de nos compatriotes, dans l’Islam soufie dit confrérique. Le modèle majoritaire. C’est dans une période relativement récente que les premières générations d’étudiants formés dans les pays arabes ont commencé à diffuser de nouveaux courants de pensée islamique fortement politisés et culturellement affectés. Mais le modèle majoritaire semble résister et développer de nouvelles formes de régénération de sa pensée. Malgré des excès et des dérives notés, par-ci par-là, et qui sont bien éloignées de l’intention des initiateurs. Un débat à approfondir certainement par les intellectuels, de plus en plus nombreux, à s’intéresser à la religion, à sa compréhension, à la défense et à l’illustration de son projet initial.

Une des forces du Saint Coran c’est qu’il invite à la réflexion, la nourrit par des paraboles à déchiffrer et ouvre des sentiers lumineux à ceux qui ont le cœur et la volonté de s’y engager à la recherche du Savoir. Le premier verset du Saint Coran est une injonction à la quête de la science. : « IQRA ! » LIS dans le sens de «  Apprends, étudie, va à la recherche du Savoir ! »Le Savoir ! Le signe distinctif de l’Homme, celui qui l’honore et l’élève. Ce pourquoi il fut digne de la prosternation des anges et des djinns. A l’exception d’Iblis, djinn déchu et exclu de la Proximité parce qu’il ne.. savait pas. Ce n’est pas pour rien que la quête du Savoir par le cœur est le catalyseur des voies dites soufies. Le cœur est le siège de l’Amour. Dieu est inaccessible sans Amour.

Le Savoir ! Serigne Abdoul Aziz Sy Dabaakh Saint Homme disparu un 14 septembre 1997 l’a incarné, dispensé par le verbe et illustré par ses faits et gestes de tous les jours: Nous ne pleurons plus Serigne Abdou, une grâce qui a illuminé tant de cœurs et éclairé tant d’esprits, croyants ou pas. pratiquants ou si peu. Tant il est vrai que le soleil brille pour tout le monde !

Nous ne pleurons plus Dabaakh car il est de plus en plus vivant ! Dans nos cœurs ! En outre, son temps a correspondu avec l’avènement progressif des nouvelles technologies.  Sa voix a ainsi percé les mystères de l’analogique pour s’imposer au numérique et investir tous les réseaux de communication. Dabaakh nous parle ainsi de tout. Partout. A nos angoisses et à nos peurs présentes il avait, comme dans une prescience trouvé des réponses. Toujours tirées du Coran et de la Sunnah.

Et il continue de nous rassurer en nous rappelant sans cesse vers le Chemin lumineux pour venir à bout des ténèbres : La Sirat al moustaqim… Nous ne l’oublierons jamais. Car les circonstances se chargent, à chaque fois, de le ramener parmi nous. De sa belle voix, haute et pure, il sait encore nous dire : «  Niit du xeeb boppam ! » autrement dit « il faut refuser de se rabaisser à ses propres yeux. » Refuser que les autres nous dessinent notre destin ! Relevons la tête et assumons nos différences dans ce qu’elles ont de meilleur. Cela fera… la différence !

Merci Serigne Abdou, de nous avoir indiqué, purement et simplement, le sens profond de la crainte révérencielle due  au  Seul et Unique Créateur, Allah Soubhanahou wa Taala. Merci de nous avoir suggéré comme viatique inaltérable l’Amour pur  et sûr pour le Prophète Mouhammad (Paix et Saluts sur lui) .

Merci de nous avoir décomplexé et éclairé, libéré des faux-semblants et des chemins de traverses.

Qu’Allah lui renouvelle Ses Grâces et Sa Miséricorde. Il a porté haut le drapeau d’honneur du soufisme  véritable. Avec humilité.  Comme il se doit.

À LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ PERDUE !Par NIOXOR TINE

Nul doute que Nelson Mandela aurait du mal à reconnaître ses compatriotes, qui de gibiers de boers racistes, se sont métamorphosés en chasseurs impitoyables de leurs frères africains, dans un contexte de forte criminalité très fortement liée à l’histoire du pays de l’apartheid.

De la même façon, le vénéré Abdoul Aziz Sy disparu le 14 septembre 1997 serait interloqué par le Sénégal dit émergent, en perte de valeurs et noyé dans les eaux pluviales.

Notre pays continue de rendre un hommage mérité à Dabakh, une éminente personnalité religieuse, qui faisait l’unanimité autour de sa personne, non seulement parce qu’elle était une grande figure de l’Islam et khalife, durant 4 décennies d’une de nos plus grandes confréries, mais encore et surtout pour ses vertus de tolérance, son amour immodéré de la Vérité et son engagement indéfectible pour la justice sociale et la paix civile.

Jusque devant la tombe de Me Lamine Guèye, Président de l’Assemblée Nationale d’alors, il n’avait pas hésité à rappeler aux puissants de l’époque, ce qu’il considérait comme la futilité de notre vie sur terre, le caractère illusoire de leur pouvoir  éphémère face à la primauté du décret divin.

Bien que très pieux, il était loin d’être animé par un esprit de résignation et de fatalisme, car il était souvent le premier à se dresser devant ce qu’il considérait comme les abus et dérives des gouvernants. Il ne se lassait jamais de rappeler les différents protagonistes du jeu politique à l’ordre, surtout ceux qui mettaient la préservation de leurs privilèges personnels au-dessus de l’intérêt national.

Il est troublant de constater, qu’à mesure que le temps avance, le peuple sénégalais se sent, aujourd’hui plus qu’hier, orphelin de lui et de tous les saints hommes de son acabit, y compris du cardinal Thiandoum.

De leur vivant, cette crise autour du port du voile, à l’école à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc, aux forts relents hexagonaux, n’aurait pas eu lieu ou alors, elle aurait pu être jugulée, de manière plus policée et plus adroite. Car, en réalité, cette agitation autour du voile n’est pas comparable aux évènements de même nature, qu’on peut observer en France, qui a une conception de la laïcité anti-cléricale, plus radicale dans le sens de la séparation entre religion et État.

Il pourrait s’agir, dans notre pays, d’une exacerbation de la vieille rivalité entre une élite occidentalisée, pro-Charlie, côtoyant les cercles maçonniques et des activistes musulmans et/ou de cadres arabophones, souvent victimes de délits de faciès et considérés, à tort, comme de potentiels terroristes.

Certes, le  danger de l’extrémisme musulman, favorisé par la faillite de nos schémas de développement néocoloniaux et la domination culturelle de l’Occident, est bien présent et s’est accentué au vu du contexte géostratégique sous-régional (terrorisme au Sahel) et des récentes découvertes de ressources naturelles, dans nos différents pays. Néanmoins, le port du voile par une vingtaine d’adolescentes musulmanes dans une école héritée du colonialisme et fonctionnant selon les modèles issus de la France métropolitaine, ne peut être considéré, tout au plus, que comme une des multiples manifestations de cette défiance contre l’Occident et de la ”guerre des civilisations”.

Dans le même ordre d’idées, Dabakh aurait certainement résolu l’équation consistant à concilier les besoins de valorisation des différentes familles religieuses, groupes ou sous-groupes confrériques avec l’inaltérabilité de la vérité historique. Il aurait fallu, pour cela, associer, plus étroitement, les comités scientifiques des différentes communautés  religieuses au processus de rédaction de l’Histoire générale du Sénégal, pour aboutir, grâce à des données factuelles, ayant fait l’objet de consensus, à une version qui agrée toutes les parties.

Si beaucoup trop de conflits opposent des personnalités devant servir de référence à leurs autres concitoyens et jouer un rôle de régulation sociale, c’est parce notre vie publique semble avoir perdu ses repères et sa base éthique.

Mais l’origine de toute cette dérégulation des normes et standards éthiques se trouve dans la mise à mal des normes républicaines, dans les pratiques clientélistes à l’endroit des chefs religieux, que Dabakh avait toujours combattues.

Cette politique entamée depuis le règne ”socialiste”, a connu une accélération, après l’alternance de 2000, pour culminer présentement avec le régime du Yakaar trahi. NIOXOR TINEleelamine@nioxor.com

 Dabakh, l’apôtre du dialogue islamo-chrétien

http://lesoleil.sn/  Il y a vingt-deux ans, Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, le troisième Khalif des Tidianes, était rappelé à Dieu. Cependant, son empreinte sur le tissu social semble éternelle comme la concrétisation du dialogue islamo-chrétien.

La communauté musulmane se souvient, ce samedi, de Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, rappelé à Dieu le 14 septembre 1997. Un homme multidimensionnel, chantre du dialogue islamo-chrétien. Tout au long de sa vie, le troisième Khalife de Tivaouane n’a ménagé aucun effort dans le raffermissement des liens avec la communauté chrétienne.

Complicité avec le Cardinal Hyacinthe Thiandoum

Ses relations avec le Cardinal Hyacinthe Thiandoum en sont une preuve. Ce dernier était à la communauté chrétienne ce que Dabakh était pour les musulmans du Sénégal. Deux hommes qui se sont distingués par leur attachement à la stabilité sociale. Un état d’esprit qui a fini par les rapprocher. Selon Abdou Aziz Mbaye journaliste à la Tfm, quand la sécheresse avait gagné le monde paysan, Dabakh était très préoccupé. « Il a discuté avec le cardinal Thiandoum et ils ont décidé de la fermeture de tous les bars clandestins et lieux de divertissement pour se consacrer à la prière. Il a demandé au cardinal la formulation des prières respectives et communes. Il a plu ce soir-là », se souvient M. Mbaye.

Présence chrétienne au Gamou

Mais la proximité de Dabakh avec l’Eglise ne se limitait pas seulement  à cette anecdote. « A chaque fois qu’il quittait Dakar pour aller à Tivaouane, il faisait régulièrement un crochet dans une grande épicerie à l’entrée de Thiès non loin des rails. Il y achetait d’importantes provisions qu’il amenait à L’Abbé Jacques Sarr de Thiès. Il leur vouait une grande considération. Même à l’occasion du Gamou, il invitait particulièrement la communauté chrétienne qui occupait les premières loges à ses côtés », raconte également Abdou Aziz Mbaye.

En ces temps troubles où les tensions sont parfois attisées sur des sujets sensibles, la figure de Dabakh est un rappel du vivre-ensemble entre musulmans et chrétiens au Sénégal.

MAME DABAKH :22 ANS APRÈS, LES SÉNÉGALAIS SE SOUVIENNENT

NETTALI.COM- Ce 14 septembre marque la commémoration du décès de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, troisième Khalife général des tidianes, rappelé à Dieu il y a 22 ans.

Le Fils de El Hadj Malick Sy et de Sokhna Safiétou Niang, né en 1904 a été rappelé à Dieu le 14 septembre 1997. Dès sa tendre enfance, « Dabakh », comme le surnomment certains fidèles, fut confié à Serigne Hady Touré auprès de qui il a appris et maîtrisé le Coran entre Fass Touré et Diacksao. Il a occupé le khalifat de 1957 à 1997. Ce qui lui a valu le surnom de «Borom 40 ans zéro faute ».

Durant son khalifat, le saint homme a bien marqué les esprits et continue de le faire. «Dabakh », connu pour sa générosité légendaire, a marqué à jamais les Sénégalais pour avoir été le chantre du dialogue islamo-chrétien. En tant qu’apôtre de la paix, il a su prôner l’unité dans les différentes familles religieuses du Sénégal.

Mame Abdou était également un véritable régulateur social dont la voix se faisait entendre lorsqu’une crise traversait le pays. A cet effet, le marabout n’hésitait pas à rappeler à l’ordre les acteurs (politiques, syndicalistes) de quel que bord ils sont.

L’auteur de la célèbre phrase «Naniou tape xol yi » (unissons-nous), continue d’être présent surtout dans le paysage politique grâce à ses messages. Parmi ceux-ci, il y a son discours lors de la levée du Président Lamine Guèye le 11 juin 1968. Le chef religieux appelait à l’unité mais dénonçait également ceux qui utilisent leur pouvoir pour nuire.

Mais son message le plus vivace, c’était celui lancé aux députés. Serigne Abdou Aziz Sy disait : « lorsqu’on vous soumet un projet de loi, avant de le voter, vérifiez si c’est dans les lois pour l’intérêt du peuple ». Un message diffusé toujours en boucle par les radios à chaque fois que le vote d’une loi par l’Assemblée nationale suscite beaucoup de controverses.

Le savoir était aussi l’un des caractéristiques du marabout qui fut un intellectuel hors pair. Car, Dabakh avait des connaissances en lettres, grammaire, droit islamique, sciences… Le marabout chanteur et poète était aussi un grand exploitant agricole. D’ailleurs, ceci lui avait valu en 1955 la médaille agricole décernée à lui par le colonisateur.

Abbé Jacques Seck: »Refusons que l’on nous divise« 

https://senego.com/  » On ne doit pas nous diviser. Parce que Dieu est Un. Les chemins sont différents mais nous allons tous à lui. Refusons que l’on nous divise « , déclare Abbé Jacques Seck dans un entretien accordé à nos confrères de Emedia.

Problème…

D’après Abbé Jacques Seck, s’il y a un problème humain qui arrive, on va le gérer de manière humaine. Si maintenant, ce sont de petits détails pour essayer d’allumer le pays, là on comprend vite que c’est Satan qui est derrière certaines personnes, même si tu nous gifle on ne réagit pas.

Diviser…

 » Le Sénégal étant ce qu’il est, je ne dis pas que ça ne va pas arriver, mais ça sera très difficile de les diviser. Moi qui vous parle, chaque année, depuis une vingtaine d’années, je vais à Touba et à Tivaouane. Finalement, les gens disent : Abbé tu fais partie de nous « , confie Abbé Jacques Seck.

Dieu…

Selon Abbé Seck, si il sait que cette phrase peut diviser le Sénégal, elle ne va pas sortir de sa bouche. Parce ce que, au niveau où Dieu l’a mis, si il ne peut pas unir les gens, qu’il ne soit pas une source de malédiction pour eux. Par Antoine Sarr 

ABBÉ JACQUES SECK : «ON NE CONSTRUIT PAS UN PAYS DANS LA CONFRONTATION»

http://www.emedia.sn/L’abbé Jacques Seck refuse la division au nom de la religion. L’abbé le plus proche des chefs religieux musulman au Sénégal ne veut pas entendre parler d’une quelconque fracture à cause de la religion. Dans cet entretien, il revient avec quelques anecdotes croustillantes, sur l’intérêt que les musulmans et les chrétiens ont à mettre en avant ce qui a fait la force du pays jusqu’ici. Il révèle également les relations particulières avec des musulmans au sein même de sa famille, tout comme les rapports qu’il a avec les autres guides religieux.

LA SORTIE DU KHALIFE DES TIDIANES SUR L’AFFAIRE ISJA

« Cet excellent homme de Dieu, j’ai eu l’honneur de le fréquenter chaque année que j’allais à Tivaouane. À ce niveau là de responsabilité, ils ont tellement de conseillers qu’il leur est impossible de faire quelque chose qui nuise les Sénégalais. Donc par la maturité personnelle et les conseillers qu’ils ont à côté d’eux, tout ce qu’ils disent, c’est dans le sens de renforcer la paix. Moi-même qui ne suis pas à ce niveau social, avant de dire quelque chose, je me demande : « Qu’est ce ça va produire dans le pays ? » Si ça doit construire, on y va. Si ça doit mettre un seul Sénégalais contre moi, je m’abstiens. Donc, les khalife généraux, les évêques sénégalais sont là pour permettre au pays de rayonner parmi les meilleurs pays d’Afrique. »

COHABITATION DANS LES ÉCOLES PRIVÉES CONFESSIONNELLES

« Je me rappelle un jour à Tivaouane, il y avait une longue file pour aller chez le marabout, quand les gens m’ont vu arriver, ils ont rompu les rangs et les enfants venaient tous me saluer. Mon « fils » qui m’accompagnait me dit : « Mais Papa l’Abbé, c’est quoi ça ? » Je lui dis : « Tu es témoin de ce qui arrive. Ces gens me connaissent tous et ils veulent me saluer. » C’est comme ça le Sénégal. Et si nous prenons l’école de la Cathédrale là, dans cette école catholique, 75% des élèves sont des musulmans. Si vous allez à l’école de Joal où j’ai été éduqué, il y a aussi 75% de musulmans. Je pensais ce matin à Fally Ngong, un musulman avec qui j’ai fais les bancs à Joal. Quand il a entendu tout ce bruit, il me dit : « Mais c’est quoi ça ? Moi, Fally Ndongo, j’ai quitté mon village pour aller à Joal, avec l’Abbé Jaques (Seck), on a fait les mêmes bancs. On peut pas nous diviser. Ce n’est pas possible ». »

AUX DÉMONS DE LA DIVISION QUI GUETTENT

« S’il y a un problème humain qui arrive, on va le gérer de manière humaine. Si maintenant, ce sont de petits détails pour essayer d’allumer le pays, là on comprend vite que c’est Satan qui est derrière certaines personnes, même si tu nous gifle on ne réagit pas. Parce que l’on ne construit pays un pays dans l’opposition dans la confrontation. Le Sénégal étant ce qu’il est, je ne dis pas que ça ne va pas arriver, mais ça sera très difficile de les diviser. Moi qui vous parle, chaque année, depuis une vingtaine d’années, je vais à Touba et à Tivaouane. Finalement, les gens disent : Abbé tu fais partie de nous. Je réponds toujours : « Effectivement ».

On ne doit pas nous diviser. Parce que Dieu est Un. Les chemins sont différents mais nous allons tous à lui. Refusons que l’on nous divise. Moi qui vous parle, le premier imam de mon village, Babacar Ndour, a épousé ma grande sœur, de même père et de la même mère. À cause de ceci, en 1954, mon papa qui n’était ni musulman ni chrétien, il s’est converti en musulman à cause de ce mariage ma sœur. Autre chose aussi, avant-hier, j’ai appelé mon neveu Demba Seck, qui est à Palmarin. En 1974, j’avais entendu qu’il voulait partir en Casamance étudier le Coran. J’ai dis, non ce n’est pas sérieux, ce n’est pas en Casamance qu’il faut aller. Je l’ai fait revenir et je l’ai conduit au Port de Dakar. Je l’ai mis dans le bateau qui partait pour Maroc. Il a fait Maroc et la Tunisie. Et en Tunisie, il avait fait de haute études théologiques. Quand il était rentré au pays, je l’ai amené à Hann Mariste, où il a été professeur de linguistique et d’arabe. Maintenant, il est le seul imam du pays à avoir une retraite bien douce. Il est à Palmarin. Et les gens disent que c’est grâce à son papa, Abbé Jaques, qu’il a réussi ses études. »

14/09/1997 – 14/09/2019 :QUEL SOUVENIR GARDER DE « DABAKH » ?

« Dabakh était une pièce centrale de gauche, de droite, du nord au sud. Il attire les gens à lui. Et vous ne le verrez jamais, ni lui ni les autres religieux, sortir une phrase qui va diviser les confréries. À ce niveau de responsabilité, ils font ce que j’essaie de faire : unir à tout prix. Si je sais que cette phrase peut diviser le Sénégal, elle ne va pas sortir de ma bouche. Parce ce que, au niveau où Dieu m’a mis, si je ne peux pas unir les gens, que je ne sois pas une source de malédiction pour eux. Lorsque « Junior (Serigne Abdoul Aziz Sy al Amine) était là, il aimait rappeler aux disciples que je fais partie de la famille. Parce que tout simplement ma sœur avait épousé l’imam du village. À chaque fois je vais à Tivaouane, Ouztaz Ndour vient me chercher et nous faisons le tour des différentes familles. Ce sont des relations qui sont les nôtres et nous faisons tout pour les préserver. » Ibrahima CAMARA & Babacar FALL

Moussa Sabaly, président de la fédération des cotonculteurs du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest :«Les vrais agriculteurs ne se plaignent pas…»

https://www.dakaractu.com/  « Ce sont des gens qui sont dans leurs bureaux de Dakar et n’étant même pas agriculteurs qui, voyant leurs intérêts menacés, attaquent la gestion transparente de l’agriculture. Mais, les vrais agriculteurs ne se plaignent pas car ils ont reçu les intrants, les semences, le matériel agricole léger à temps. Ce qui pourrait m’inquiéter c’est qu’on me dise que les producteurs se sont plaints car n’ayant pas reçu les semences et autres pour cultiver mais pas ces lobbyistes véreux. Cependant, nous avons eu des craintes dans le retard des pluies mais ceci ne peut être imputé au ministre de l’agriculture et de l’équipement rural. Et ce champ que nous visitons est un exemple illustratif du bon déroulement de la campagne agricole hivernale », déclare Moussa Sabaly, le président de la fédération des cotonculteurs du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest, président du Conseil départemental et député de Médina Yoro Foula (Kolda).

Mamadou Cissé, maire de Mbourouco et président des opérateurs stockeurs de Kolda, d’ajouter : « nous avons reçu les semences et les intrants à temps. Dans ma collectivité territoriale qui est le grenier du département de Médina Yoro Foula et de Kolda, tous les producteurs ont reçu leurs semences. Nous avons approvisionné tous les points de vente à temps pour satisfaire les besoins des cultivateurs. Mais de tierces personnes dont les intérêts sont menacés et qui n’apportent rien à l’agriculture sinon des difficultés, ne sauraient nuire véritablement à la gestion transparente du secteur. Par exemple, si ma collectivité n’avait pas reçu de semences, je serais aux premiers rangs des manifestants pour réclamer justice. Par conséquent, nous n’avons rien à reprocher au maer Moussa Baldé, sinon qu’il a fait preuve d’intelligence et de subtilité dans la gestion transparente de l’agriculture », explique-t-il.

Modou Diagne Fada : «La Sonacos ne peut pas se développer sans une bonne récolte»

https://www.leral.net/  Les fortes pluies sont une bonne chose pour les paysans et l’usine de la Sonacos. C’est l’avis du Directeur général de la Sonacos, Modou Diagne Fada qui précise que des prières ont été formulées pour un bon hivernage. Même si, d’autres personnes, vivant dans les zones inondables, souhaiteraient autre chose que de fortes pluies.

« On souhaite avoir une bonne production agricole. Puisque, la Sonacos ne peut pas se développer sans une bonne récolte des paysans du Saloum et d’ailleurs. Avant la société avait des difficultés. Aujourd’hui, on a espoir que cela va appartenir à de vieux souvenir. Nous sommes en train de faire des efforts et des partenaires qui avaient quitté la Sonacos cherchent à revenir pour travailler encore avec la société », a expliqué le Directeur de la Sonacos, Modou Diagne Fada à la RFM

Que cachent les débats sur le Fr CFA, l’Euro et le Libra ?Par Ibrahima SENE

Depuis l’idéal défendu par les promoteurs du bitcoin,  d’établir un système financier qui se serait affranchi des intermédiaires, comme les banques, et d’organisations en haut de la pyramide,  pour instaurer un nouveau système financier, la libre circulation du capital a pris de nouvelles dimensions, en s’attaquant  à ses derniers obstacles que constituent les Banques et les Etats, via des réglementations et la fiscalité.

 Ainsi, depuis l’avènement de  la financiarisation du Capital mondialisé et de  la révolution digitale, le système bancaire,  dont les Banques centrales et les Banques, d’idéal sous le capitalisme monopoliste, est  de plus en plus devenu un obstacle à la libre circulation du capital, qui  est entravée par frais bancaires et la fiscalité sur les revenus des multinationales du digital,  qui ont pris en main le contrôle de l’Economie mondiale.

En effet, les frais bancaires limitent l’accès à ses services, et la fiscalité sur les revenus du capital, empêche la maximisation des profits.

C’est ainsi que l’optimisation fiscale a été inventée par les multinationales,  pour minimiser l’impôt sur les revenus du Capital, et une crypto monnaie  a été inventée, dont le précurseur est   Bitcoin,  pour plus d’inclusion financière en évitant les frais bancaires.

Face à cette nouvelle situation, les Etats des grandes puissances occidentales  exigent plus d‘impôts  sur le chiffre  de la part des multinationales  installées chez eux, en luttant contre les paradis fiscaux.

Mais de guerre lasse, l ‘Union européenne inflige de lourdes amendes à Google pour fraude fiscale,  suivie par la France, qui vient ensuite de  décider  de taxer le chiffre d’affaires des multinationales du digital.

C’est face à ses attaques que  Google, après avoir analysé  la nature économique et sociale  de la  crypto monnaie à travers le succès du Bitcion dans la libre circulation du Capital, débarrassé des contraintes bancaires et fiscales,  a entrepris de lancer sa propre crypto monnaie, le Libra.

De cette manière, il offre les mêmes services que les banques sans frais bancaires,  et minimise la fiscalité que les Etats veulent lui imposer.

Cette crypto monnaie, avec 28 multinationales- membres,  s’attend à en avoir 100, au moment de son  lancement  officiel en juin. 2020.

Dans un premier temps,  Facebook destine  le Libra  à  ses 2 milliards d’usagers, via son dispositif de messagerie électronique.

Pour leur faire accepter une telle devise numérique, Facebook présente son avantage de rendre les transactions plus rapides, moins coûteuses en  frais liés à la gestion de l’argent liquide, et faciliterait l’accès des populations « peu bancarisées » à des services financiers, tout occultant l’avantage fiscal qu’il attend d’elle.

Facebook cache ainsi derrière  des préoccupations de justice sociale et d’équité, son véritable combat, qui est celui de  l’optimisation fiscale contre laquelle des Etats se sont soulevés !

Si  ces 2 milliards d’individus se tournent vers le libra  pour une partie de leurs transactions en ligne, les États risquent de perdre le contrôle sur une partie non négligeable des flux financiers, ce qui les priverait    d’informations  importantes pour déterminer la politique monétaire à mener.

Et c’est pourtant cela que la France fait subir aux Etats Africains de la Zone franc !

Avec le phénomène d’accélération technologique, les États des grandes puissances occidentales, peuvent craindre que cette monnaie dématérialisée serve,  dans un futur pas si lointain,  à payer des achats du quotidien, comme la baguette  de pain, sevrant de fiscalité, même aux Communes !

Dans un monde où le libra se serait confortablement installé en tant que devise concurrente à l’euro, au dollar ou à d’autres monnaies, Facebook deviendrait «  trop gros pour couler », comme ces banques que les États ne peuvent pas laisser faire faillite,  de peur de déstabiliser toute l’économie.

Ainsi les Etats  des grandes puissances occidentales vont hésiter avant de contrer sa politique d’optimisation fiscales, mêmes si les paradis fiscaux, devenus impopulaires, cessaient d’exister.

 C’est pour cela que le Ministre français de l’Économie a exprimé, jeudi 13 septembre 2019, sa volonté de s’opposer au développement de cette devise numérique en Europe, assurant que « notre souveraineté monétaire est en jeu ».

Pourtant,  il n’a de cure que  son pays dans la Zone Fran, en fait de même pour les Etats Africains de cette Zone !

Ce  Ministre français insinue que le libra pourrait, en cas de succès, « parasiter les politiques monétaires », et  c’est pour cela qu’il  penche pour la création d’une monnaie numérique publique, gérée par les banques centrales.

Cette idée d’une devise virtuelle publique est examinée depuis des années par les banques centrales des grandes puissances occidentales,  mais n’a jamais été une priorité.

 En ce sens, on peut dire,  que la menace de l’arrivée imminente du libra, a rendu le débat sur la modernisation de la monnaie, plus pressant.

Une telle monnaie aurait l’avantage sur celle de Facebook,  de bénéficier de la garantie officielle des  Banques  centrales.

Déjà la Chine s’et mise à développer sa crypto monnaie,  pour mieux asseoir sa souveraineté monétaire.

C’est ce contexte de débats pour  la souveraineté monétaire,  qui permet  de soulever la question de la  non – pertinence du  maintien de la zone franc, dont la monnaie, le Fr CFA, continue d’échapper à la souveraineté des Etats africains membres, et reste sous le contrôle du Trésor public Français et de la Banque Centrale Européenne, reléguant nos Banques Centrales au simple rôle de supervision des banques  locales et des organismes financiers décentralisés, et sevrant nos Trésors publics de devises, à travers le dépôt obligatoire dans les Comptes du Trésor Français, 50% de nos recettes d’exportation.

La France ne devrait donc pas revendiquer cette souveraineté monétaire vis-à-vis de Facebook, et refuser, en même temps, cette même souveraineté,  aux Etats africains de la  Zone franc, membres de la CEDEAO, pour  qu’ils puissent se doter d’une monnaie commune, l’ECO,  confiée à une banque centrale, qui pourrait en même temps, explorer la faisabilité d’une crypto monnaie publique,  pour mieux asseoir son contrôle sur son système financier,  en s’inspirant  de l’expérience en cours de la Chine.

L’entrée en vigueur du Libra se faisant en 2020, comme celle de la monnaie commune CEDEAO,  l’ECO, ce tournant historique dans le système financier international, est une opportunité, pour les pays de la CEDEAO, pour prendre leur destin monétaire en main.

Cette souveraineté monétaire sous-régionale, permettrait aussi de limiter le transfert  légal des revenus du Capital dont souffrent les pays de la Zone Franc, et qui favorise la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux.

 L’  ECO, et sa crypto monnaie, sont  donc les deux mamelles  de la CEDEAO, pour permettre à nos peuples de maîtriser notre destin.

Pan africanistes de tous les bords, vous êtes interpellés par ce tournant de  l’Histoire !Ibrahima SENE PIT/SENEGALDakar le 15 Septembre 2019

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNL

https://www.ferloo.com/  Le Sénégal s’est doté d’une centrale flottante génératrice d’énergie à base de GNL couvrant près d’un sixième de ses besoins. L’ouvrage est un composant du projet d’exploitation pétrolière Grand Tortue Ahméyim (GTA) et une nouvelle étape dans son plan de développement d’un mix énergétique.

Le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de gaz naturel liquéfié (GNL). Dès octobre 2019, le navire turc de production d’électricité Ayşegül Sultan, qui a déjà pris la direction des eaux sénégalaises, devrait y produire 235 MW. Ces volumes couvrent 15 % des besoins en énergie de ce pays d’Afrique de l’Ouest d’environ 16 millions d’habitants.

La centrale flottante du navire de la société turque Karpower, filiale du producteur d’énergie Karadeniz Holding, est le premier projet de génération d’électricité à partir de GNL en Afrique, a annoncé le groupe dans un communiqué le dimanche dernier. Sur une période transitoire de six mois, la production se fera à base de carburant de transition. La génération d’électricité au Sénégal à partir du GN devrait débuter au cours du deuxième semestre de l’année 2020, avec du GNL importé.

Le gaz sénégalais pour faire du GNL

Le projet s’inscrit dans le cadre de l’exploitation gazière offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), un gisement à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie qui devrait entrer en production au cours de la période 2022-2023. Le GNL sera importé jusqu’au démarrage de la production locale de gaz.

«Le GNL est une composante de GTA. Le projet a fait l’objet d’une étude d’impact qui a permis d’appréhender les implications potentielles et de préconiser des mesures encadrant toutes les phases de sa production», explique Sanou Dakono, juriste, environnementaliste à la Division des évaluations d’impact sur l’environnement du ministère de l’Environnement et du développement durable au Sénégal.

Avant le projet l’Ayşegül Sultan, la société turque Karpowership -présente au Ghana- a annoncé sa prochaine implantation au Mozambique et lorgne des pays comme la Guinée-Bissau, la Gambie, le Soudan, la Sierra Leone ou encore la Zambie. Leader dans son domaine d’activités, la compagnie turque est présente dans 10 pays et exploite 22 centrales électriques.

Vers un mix énergétique au Sénégal

L’énergie générée par le GNL devrait aider le Sénégal à accélérer la couverture de ses besoins énergétiques. En 2016, la Banque mondiale a estimé que 65% des Sénégalais avaient accès à l’électricité, faisant du pays un leader régional en matière d’électrification. La demande en hausse combinée à la capacité de production limitée des infrastructures avait conduit à des coupures intempestives d’électricité -due à cette hausse de la demande- qui deviendront moins fréquentes à partir de 2012. Le pays a misé -sous la houlette de la Société nationale d’électricité (Senelec)- sur le Plan stratégique de la Senelec à l’horizon 2020, baptisé Yessal. (“rénover”, “transformer”, “reconstruire”, dans la langue locale).

Au Sénégal, la Société africaine de raffinage (SAR) assure l’approvisionnement du marché domestique sénégalais en hydrocarbures. Le projet de la centrale énergétique flottante à partir du GNL s’inscrit dans un vaste programme dans lequel le pays compte associer les énergies fossiles aux renouvelables pour couvrir sa demande intérieure en énergie et exporter dans la sous-région. Le Sénégal projette de construire une deuxième raffinerie, une centrale en charbon et totalisait début 2018 près de quatre centrales photovoltaïques d’une capacité de 102 MW. (afrique.latribune)

Pétrole et Gaz : Cosmos vend des parts à la compagnie pétrolière d’Abu Dhabi, le magazine Intelligence Africa confirme Sonko

https://www.leral.net/  Cosmos a vendu une partie de ses parts sur l’exploitation du pétrole du champ commun entre le Sénégal et la Mauritanie. Ces parts vendus à la société des Emirats Unis, sont estimés à 10% sur les 28%, détenus en Mauritanie et 30% de ses parts au Sénégal.

L’information est donnée par le magazine Intelligence Africa qui, d’après la RFM, semble confirmer les propos d’Ousmane Sonko, tenus vendredi dernier, lors de la manifestation du mouvement « Aar Li Nu Bokk ». Sonko avait dit que la Compagnie d’Abu Dhabi a vendu ses parts du pétrole du Sénégal à une compagnie pétrolière des Emirats Unis.

Mais, il a été révélé que les investissements des Emirats Unis ont augmenté en Mauritanie et de nombreux projets lancés dans ce pays.

A titre de rappel, la société américaine Cosmos Energy avait attribué une partie importante de ses parts à la société britannique BP. Lesdites parts cédées, étaient estimée en valeur à un milliard de dollars. Et, BP avait même signé une convention pour prendre les 62% des parts sur le projet d’exploitation du Gaz sur les côtes mauritaniennes et 39% sur le projet, situé dans les eaux sénégalaises.

 Transactions entre Cosmos et Abu Dhabi: Seydou Gueye « dément » les accusations de Sonko

iGFM-(Dakar) Le porte parole de l’Alliance pour la République et ministre conseiller en communication à la présidence de la République, Seydou Gueye a réfuté ce dimanche, toute implication de l’Etat du Sénégal dans les transactions sur des actions entre Cosmos et la Compagnie Abu Dhabi. Il a indiqué qu’il s’agit d’une opération légale, mais qui ne concerne absolument pas la gestion du gouvernement puisque que c’est une opération entre des privés.

Pour rappel, lors de la dernière manifestation de la Plateforme Aar Liniou Bokk, l’opposant Ousmane Sonko avait révélé que « Cosmos a vendu 20% sur les 30% qui lui restaient de notre pétrole à une compagnie nationale du nom de Abu Dhabi ».

Mais pour Sreydou Gueye, ces accusations du leader du Pastef comme de la pure invention et de la pure spéculation pour jeter de la poudre aux yeux aux sénégalais sur le plan de la défense des intérêts ».

« Comment voulez vous que le Sénégal puisse constituer une exception pour dire : le pétrole je vais le gérer d’une façon totalement différente. Ce n’est pas possible. Il faut d’abord connaitre les règles et les lois en vigueur dans le secteur, les modalités pratiques par lesquelles se nouent et se dénouent les coopérations et les alliances. Et dans ce cas d’espèce, sauf volonté de vouloir tromper les sénégalais, l’Etat du Sénégal ne perd rien, le citoyen sénégalais ne perd absolument rien », a-t-il expliqué dans l’émission Jury du dimanche de iRadio.

Seydou Gueye informe que le plan décennal a requis 700 milliards Fcfa

https://www.pressafrik.com/ Le ministre et porte-parole de l’Alliance pour la République s’est exprimé sur les inondations qui secouent Dakar et plusieurs autres régions depuis le début des pluie.

Seydou Gueye affirme que le Gouvernement a fait un travail dans ce domaine qui explique que depuis quelques années, il n’y a plus de populations regroupées au Cices ou dans les écoles pour les extraire des eaux.

Selon lui, « le travail a été fait dans le cadre d’un travail décennal qui a requis un niveau de financement de 700 milliards de francs CFA ».

En ce qui concerne l’audit instruit par le président de la République, le chargé de Communication à la Présidence affirme que c’est une sorte d’évaluation à mi-parcours pour voir tout ce qui a pu se passer.

« Nous voulons en évaluer l’impact réel puisque la perspective c’est de mettre fin aux inondations », a-t-il expliqué AYOBA FAYE

PAPE AMADOU SARR : «IL N’Y A PAS DE PROBLÈME DE RECOUVREMENT À LA DER»

http://www.emedia.sn/

 « Il n’y a pas de problème de recouvrement » à la DER ! Cette précision est faite par Papa Amadou Sarr, Délégué général à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes. Selon lui, ils sont à un taux d’à-peu-près de 60% de recouvrement. Ce qui, estime-t-il, est une première qu’il salue. Etayant ses propos, il indique qu’ils sont à un taux de recouvrement de 27% à Diourbel, 26% à Thiès et 19% dans deux autres régions qu’il n’a pas voulu citer.

« Le recouvrement fait partie d’une procédure normale de notre travail. Nous avons une sélection de recouvrement qui fait ce travail et qui est défendu sur le terrain avec nos partenaires financiers », a-t-il confié au micro de iRadio (90.3 FM). A la question de savoir si le fait d’afficher l’opération des descentes sur le terrain pour aller recouvrir ses fonds est une bonne méthode, Papa Amadou Sarr rétorque : « La meilleure méthode pour le remboursement consiste à aller chercher nos ressources là où elles sont. Il n’y a pas meilleurs partenaires que nos institutions de micro-finances qui ont mis en place ces financements. Les financements sont passées par elles, c’est elles qui ont décaissé et c’est elles qui vont recouvrir ».

Poursuivant, Papa Amadou Sarr ajoute, avec fermeté : « La DER va les accompagner pour faire ce travail. Et même si on ne le faisait pas, ces institutions de micro-finances sont tenues de le faire car elles ont signé un contrat avec nous ». Aliou DIOUF

 Instrument important dans la transparence de nos ressources, l’Itie dans la tourmente: budget insuffisant, décaissements lents, salaires en retard

https://www.jotaay.net/ L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) pourrait-elle continuer à faire correctement son travail ? Avec un budget modique et un risque de retrait des partenaires qui financent l’essentiel de ses activités, un des responsables de la structure tire la sonnette d’alarme. Pour lui, il urge d’augmenter considérablement la dotation budgétaire, afin qu’elle puisse accomplir ses missions, de plus en plus diversifiées et complexes. 

L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) est l’une des fiertés du régime Macky Sall, qui en a fait un cheval de bataille de sa politique dans le secteur. Mais la structure, qui abat un travail remarquable, avec la publication de rapports annuels sur l’activité du secteur et de contrats miniers et pétroliers, participant grandement à la transparence dans ce secteur qui a toujours été une nébuleuse, manque terriblement de moyens. «Le budget est insuffisant par rapport à la mission. Avec 120 millions par an, c’est assez difficile de remplir notre rôle», nous a fait comprendre l’un des responsables de l’organe. Qui déplore non seulement l’insuffisance du budget alloué, mais aussi son décaissement, comme c’est souvent le cas dans tous les secteurs. Et ces problèmes de trésorerie impactent négativement sur la marche de l’Itie, aussi bien pour la prise en charge du personnel que du financement de certaines de ses activités, car beaucoup d’autres étant financées par des partenaires.

D’ailleurs, c’est là que se situent aujourd’hui toutes les craintes des responsables de l’Itie. «Il y a un réel risque de retrait de certains bailleurs comme la Banque mondiale, qui finance par des dons nos activités. Et si l’Etat ne compense pas, ça peut avoir des conséquences négatives sur la réalisation de nos missions», explique notre interlocuteur. Même si l’Itie s’en sort jusque-là, malgré «les soubresauts», notre source est formelle. «Il y a un besoin réel d’augmenter, voire même de doubler le budget, pour marquer la volonté de l’Etat et permettre à l’Itie d’aller de l’avant dans la matérialisation de cette volonté de transparence dans le secteur des industries extractives», note notre interlocuteur. En outre, ce dernier déplore l’attitude des autorités et autres acteurs vis-à-vis du travail de l’Itie. «Nous faisons des recommandations, mais les gens ne voient pas souvent leur pertinence et les laissent aux oubliettes», note-t-il.

Veille et information stratégiques, contenu local, cadre légal…, ces chantiers de l’Itie

Selon notre source, le chantier est immense pour l’Itie, qui doit aujourd’hui s’investir à fond dans son «rôle de veille et d’information stratégique». Comme, par exemple, prendre connaissance des «bonnes pratiques» ailleurs et les diffuser au niveau national. Ce qui permettra «d’anticiper» certaines décisions et actions, mais aussi le débat autour des questions de transparence dans le secteur des mines et des hydrocarbures. Un débat qui, aujourd’hui, regrette notre interlocuteur, est entretenu par deux camps (opposition et pouvoir) qui ne font que se tirer dessus, laissant la grande masse des populations dans l’ignorance.

L’Itie, de l’avis de notre source, devrait être au front sur la question du contenu local, avec la mise en place de «textes précis» sur la question, notamment faire intégrer les entreprises sénégalaises, la chaine de valeur du secteur, surveiller le pourcentage d’emplois locaux… L’Itie compte aussi fouiller le cadre législatif, avec des études sur l’impact du Code minier, par exemple. Car, pour le gendarme de la transparence dans le secteur, la «bonne gouvernance» de celui-ci passe par un «cadre légal» approprié. Un des aspects du travail de l’Itie et qui n’est pas des moindres est l’information, base de la transparence. En ce sens, un portail qui permettra d’informer en continu et en temps réel doit être mis en place. Et cela va bientôt être une exigence de la norme. Mbaye THIANDOUM

La nationale pour le développement économique lance le crédit-bail et l’affacturage.

https://www.lejecos.com/  La Banque nationale pour le développement économique (Bnde), a procédé ce vendredi, au lancement du crédit-bail et de l’affacturage. Avec ces deux produits, elle compte renforcer son soutien aux Pme.

Une bonne nouvelles pour les petites et moyennes entreprises (pme) . La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) poursuit son soutien aux Pme. Elle vient de lancer deux produits : le crédit-bail et l’affacturage.

«Nous sommes réunis aujourd’hui ici pour lancer deux produits importants pour la Bnde, parce que dédiés à son cœur de cible, à savoir les Pme. Il s’agit du crédit-bail et de l’affacturage, dont la mise en place a nécessité plusieurs mois de travail acharné, avec l’aide d’experts de renommée au Sénégal et à l’étranger », a déclaré Thierno Seydou Nourou Sy, le directeur général de la Bnde.

En effet, après avoir réussi le pari de créer, démarrer et faire évoluer progressivement notre banque pour la hisser en fin 2018 parmi les établissements bancaires de taille moyenne au Sénégal, ajoute M. Sy, nous sommes parvenus, dans cette quête de toujours mieux faire, à intégrer dans notre dispositif de financement, le crédit-bail et l’affacturage

Selon lui, le crédit-bail et l’affacturage sont deux produits adaptés aux préoccupations d’ordre financier des entreprises et notamment des Pme-Pmi.

Le crédit-bail, par sa souplesse, sa mise en place rapide et ses nombreux avantages, peut permettre de palier un certain nombre de contraintes dans l’accès des Pme au financement telles que le manque de garantie ; l’absence de visibilité sur l’utilisation des fonds mis en place ; la faiblesse de fonds propres. En outre, le crédit-bail est pour les entreprises, un moyen de préserver leur trésorerie ainsi que leur capacité d’endettement, mais aussi d’optimiser leur rentabilité.

Quant à l’affacturage, explique-t-il, il est très peu connu et pratiqué au Sénégal alors que son utilisation est très développée dans les économies émergentes où il est le deuxième moyen de financement des besoins d’exploitation à court terme, derrière le découvert bancaire.

«De plus en plus plébiscité dans le monde avec un essor fulgurant ces dernières années, l’affacturage constitue un outil souple au service des entreprises, leur permettant de se financer à court terme, d’externaliser leurs fastidieuses tâches de recouvrement de créances et de se prémunir, optionnellement, contre d’éventuels impayés », a indiqué le directeur général de la Bnde.

Au Sénégal, a-t-il dit, le crédit-bail représente à peine 1% des crédits à l’investissement avec un volume global qui tourne autour de 45 milliards de franc CFA contre un potentiel de 160 milliards de franc CFA. Nous avons là une marge de progression considérable.Adou FAYE

 Abdoulaye Samb, Secrétaire général du ministère des Finances et du Budget:«En proposant le crédit-bail et l’affacturage, la Bnde fait preuve d’innovation»

https://www.lejecos.com/  Le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget a présidé ce vendredi, la cérémonie de lancement du crédit-bail et de l’affacturage par la Banque nationale pour le développement économique (Bnde). Une occasion pour Abdoulaye Samb de saluer l’initiative de la Bnde.

Il se réjouit ainsi d’être présent à cet heureux événement, marquant le lancement par la Bnde, de deux nouveaux produits : le crédit-bail et l’affacturage ; modes de financement peu développés au Sénégal mais qui ont fini de faire l’unanimité dans d’autres pays, eu égard à leur impact significatif dans le développement des investissements et des entreprises.

 Selon M. Samb, le crédit-bail et l’affacturage constituent sans conteste, une bonne alternative aux modes classiques de financement des besoins d’investissement et d’exploitation des Pme.

Comme nous le savons tous, a-t-il rappelé,  les Pme qui constituent plus de 90% du tissu économique au Sénégal, sont confrontées à divers obstacles et notamment l’accès au financement. En effet, malgré leur prédominance, elles ne captent que moins de 20% des crédits bancaires.

Cette situation est liée à son avis, à plusieurs facteurs dont le degré d’asymétrie d’informations sur le marché de l’offre et de la demande de crédits, les garanties exigées, l’insuffisance de formalisation des Pme, pour ne citer que ceux-là.

«Le lancement aujourd’hui du crédit-bail et de l’affacturage par la Bnde s’inscrit dans l’esprit de la mission que l’Etat lui a assigné. En proposant ces deux produits, la Bnde fait preuve d’innovation, d’ouverture et d’adaptation aux besoins de sa cible principale. En outre, l’affacturage et le crédit-bail constituent pour la Bnde, des solutions pour atteindre ses objectifs stratégiques », a déclaré Abdoulaye Samb.

Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts notoires déployés progressivement par la Bnde depuis sa création pour appuyer le financement de divers secteurs d’activités économiques. Il cite l’agriculture à travers surtout les filières « arachide » et « riz » ; la transformation et la valorisation des produits locaux ; les jeunes porteurs de projets et les jeunes entreprises ; les institutions de micro finance ;  les projets structurants devant impacter positivement l’économie nationale.

«Nous sommes convaincus que la Bnde est sur le bon chemin. Son orientation stratégique est en phase avec les attentes du Gouvernement, qui, faut-il le rappeler, a fait du financement et du développement des Pme, une priorité absolue. En atteste, les nombreuses réformes et mesures entreprises à cet effet notamment sur le plan réglementaire », s’est félicité le secrétaire général du ministère des Finances.

LE PRIVÉ NATIONAL ÉCRASÉ A L’AIBD:Le Copis fustige la gestion néocolonialiste de LAS, demande à l’Etat de reprendre la gestion et appelle à un grand rassemblement lundi

https://www.jotaay.net/Le Collectif des prestataires et investisseurs sénégalais (Copis) de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) bande les muscles. Le Copis est remonté contre la société de gestion (LAS) et son bras armé, le Français Xavier Mary, dont il juge la gestion calamiteuse et appelle l’Etat à reprendre la conduite de l’aéroport, sans quoi, on file vers la catastrophe, avec le départ d’autres compagnies, après celle sud-africaine. En attendant, les membres du Copis appellent à un grand rassemblement lundi prochain au niveau de la plateforme aéroportuaire. 

Ça va décoller lundi prochain à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass. Et pour cause, le Collectif des prestataires et investisseurs sénégalais de la plateforme va tenir un grand rassemblement sur place, pour protester  «contre les pratiques de LAS» et pour réclamer à la société de gestion de l’aéroport «plus de respect pour le privé sénégalais». Très remonté contre le gestionnaire «et son bras armé» Xavier Mary, le Copis lui reproche de faire la part belle aux investisseurs étrangers au détriment des nationaux. «LAS déroule le tapis rouge aux investisseurs étrangers, malgré plus de 20 milliards de financement et 700 emplois créés par le Copis», dénonce le collectif, qui cite le cas de Lagardère, qui aurait des «faveurs indues», comme le fait que l’Aibd soit «le seule aéroport où les clients passent au Duty free à l’aller comme au retour». Aussi, les investisseurs nationaux se désolent que l’entreprise française se permette même d’étendre ses activités à «la publicité et à la restauration».

«Les Turcs ont vendu du vent à l’Etat sénégalais, avec un faux business plan»

Pour le Copis, qui dénonce la «violation des contrats d’exclusivité par LAS» (ouverture d’un second salon Vip (Infinite Lounge), édition d’un magazine sur le dos de Global communication qui a l’exclusivité de la communication…), LAS est en train d’instaurer une véritable «néo-colonisation» à l’Aibd, avec en tête de pont leur collaborateur français Xavier Mary, dont il balance la gestion à la poubelle. «L’unique responsable des perturbations à l’Aibd est Xavier Mary. Le départ de South Africa de l’Aibd est un point noir de la gestion de Xavier Mary. Les redevances aéroportuaires de LAS sont 10 fois plus chères que celles des aéroports africains», fustigent les membres du Copis. Qui notent que, d’ailleurs, une étude commanditée par LAS elle-même recommande «une baisse de 35% des tarifs à l’Aibd».

«Au nom de la souveraineté nationale, l’Etat doit reprendre la gestion de l’Aibd»

Ces derniers qui ne s’arrêtent pas en si bon chemin dans leur guerre contre les responsables de LAS, de fustiger le «silence sur la dette de 8 milliards que 2AS doit à LAS», de déplorer «la fermeture du fret» et la non-ouverture du village Cargo et de demander enfin : «la Rdia est-elle reversée correctement» ? Avec tous ses reproches en bandoulière, le Copis de déclarer que «les Turcs ont vendu du vent à l’Etat sénégalais, avec un faux business plan». Dès lors, les investisseurs sénégalais pensent «qu’au nom de la souveraineté nationale, l’Etat doit reprendre la gestion de l’Aibd». Car, à en croire le Copis, «à cause de son mutisme, les Turcs se croient en terrain conquis» et ça risque de nous coûter cher, avec le risque de voir d’autres compagnies «fuir l’Aibd», après South Africa Airlines. Mbaye THIANDOUM

AIBD / Conflit avec le Copis : Le PCA de LAS entame des négociations, la plateforme reporte sa manifestation initialement prévue ce lundi…

Suite aux articles publiés dans la Presse, et aux interventions dans les médias attestant des problèmes entre des Partenaires de la Plateforme aéroportuaire, le Président du Conseil d’Administration de LAS, après avoir discuté avec l’ensemble des parties prenantes du conflit, a trouvé un accord d’entente autour d’une consultation et d’échanges approfondis, pour une résolution diligente de toutes les questions que posent les relations entre LAS et ses Partenaires sénégalais de la Plateforme.

Il compte, à cet effet, tenir cette rencontre en début de semaine prochaine. Il a obtenu de la part du COPIS un report de sa manifestation initialement prévue ce lundi 16 septembre, à une date ultérieure, pour permettre la poursuite des négociations déjà entamées     Dakar, le 15 septembre 2019

Déguerpissement des Immeubles des Lionnes : Mamadou Kassé, DG SN/HLM annonce un budget 5 milliards de FCfa pour des compensations et indemnités

https://www.leral.net/  Le Directeur des SN/HLM, Mamadou Kassé, a donné des réponses aux manifestants des Immeubles des Lionnes des HLM Hann Maristes. Ces derniers, protestaient contre l’injonction, consistant à vaquer de leurs occupations pour des raisons d’insécurité.

Ainsi, le patron des SN/HLM soutient qu’il y a un budget 5 milliards de FCfa, dégagé pour des indemnisations. Et, 7/20 des immeubles sont en état de dégradation avancé. Raison pour laquelle, insiste-t-il, les occupants sont sommés de quitter. « On versait des indemnités à ceux qui ont quitté ces immeubles. Maintenant, ce qui se passe ne relève pas des SN/HLM.

Mais, plutôt de la sécurité et de la responsabilité de l’Etat. C’est l’Etat qui a envoyé le service interministériel de la protection civile. Ces derniers, ont fait leur rapport pour dire que ce n’est plus normal que des gens continuent à vivre dans ces immeubles. Il faut faire quitter tout le monde », a-t-il dit.

Maintenant, Mamadou Kassé, reconnaît que le problème, c’était de payer les indemnités. « On a mobilisé pour les payer. Actuellement, on avait décidé d’attribuer des forfaits aux locataires pour les aider à se déménager. En plus, il y avait les compensations, destinées aux propriétaires afin qu’ils puissent payer les locations ailleurs, jusqu’à la fin des travaux et la réception, à nouveau de leurs maisons. Nous comprenons leurs inquiétudes », prévient Mamadou Kassé..

 

SEYDOU GUÈYE : « LE DÉBAT SUR LE PORT DU VOILE EST IMPORTÉ »

http://www.emedia.sn/Le débat sur le port du voile à l’Institution Sainte-Jeanne d’Arc s’est invité devant le Jury du dimanche (JDD) sur Iradio (90.3). Seydou Guèye, porte-parole de l’Alliance pour la république (Apr) invité de l’émission, ce dimanche, 15 septembre, s’est réjoui du dénouement heureux de cette affaire.

Selon Seydou Gueye, l’Etat du Sénégal a privilégié la concertation pour rechercher des consensus. Ainsi, il a salué la démarche du ministre de l’Education nationale qui a pris le temps d’organiser les conversations qui ont abouti à un consensus que certains estiment précaires puisqu’il ne règle la question que pour cette année. Très prudent sur la question, le ministre conseiller en communication à la Présidence pense que le modèle du vivre ensemble sénégalais entre confréries, confessions, est un modèle à préserver.

Pour lui, le Sénégal n’a pas besoin d’importer certains types de débats. « Je pense que le débat du voile ne doit pas être un débat sénégalais. C’est un débat importé. Nous n’avons pas besoin de cela puisque notre identité est une, unique et consolidée. Je considère que c’est d’abord des affaires privées, ensuite cela se passe dans des institutions et des écoles confessionnelles. Donc, il y a plein de complexité », a-t-il expliqué.

A la question de savoir si l’Etat avait, dans cette affaire, envisagé de fermer Sainte Jeanne d’Arc, il rétorque sans sourciller : « Je n’en sais rien ! Je n’étais pas impliqué aux négociations ». Avant d’ajouter : « Je pense qu’il faut atténuer et trouver des modalités par lequel nous consolidons notre vivre ensemble qui peut être éprouvé par des phénomènes nouveaux ». Aliou DIOUF & Pape Doudou DIALLO (Photos)

Tout sur les 37 prisons du Sénégal: 11.547 détenus pour 4.224 places prévues

iGFM-(Dakar) La population carcérale s’élève à 11 547 détenus alors que les 37 geôles du pays ne comptent que 4224 places. Parmi les 11 547 prisonniers, 6 961 sont des condamnés soit 60,28%, 4 586 sont en détention provisoire, soit 39,72%, a révélé  l’inspecteur Samba Diouf, cité par Walf Quotidien.

11 000 hommes, 317 femmes et 230 mineurs emprisonnés

Les mineurs sont au nombre de 230, soit 2%. Les détenus hommes sont au nombre de 11 000, soit 95,26%, les femmes sont 317, soit 2,74%. Ils sont également 10 307 Sénégalais, soit 89,26%, 1240 étrangers, soit 10,74% à croupir dans les prisons.

Les longues détentions provisoires (3 ans et plus) sont au nombre de 177, soit 1,53%, 80 récidivistes, soit 13,18%, et 607 écroués soit 5,25%.

Un personnel de 1633 agents

Les 11 547 prisonniers répartis dans les 37 prisons sénégalaises sont contrôlés par 1633 agents tous corps et grades confondus. Il s’agit d’un colonel de gendarmerie, 3 médecins, 18 inspecteurs, 43 contrôleurs, 148 agents administratifs, 1200 surveillants et 7 agents non commissionnés.

215 surveillantes de prison

Quant aux femmes, elles sont au nombre de 264 dont 215 surveillantes de prison.

Selon Walf Quotidien, ces chiffres ont été fournis, hier, par l’inspecteur Samba Diouf, en marge d’un déplacement de Mamadou Saliou Sow, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Justice chargé de la Promotion des droits humains et de la Bonne gouvernance qui rendait visite à la Direction de l’administration pénitentiaire

« 2 milliards au chef de l’opposition » : Seydou Gueye n’y croit pas

https://www.seneweb.com/ Le ministre-conseiller en charge de la communication de la présidence de la République, Seydou Gueye, ne croit pas « aux rumeurs » selon lesquelles, il serait prévu d’allouer un budget de 2 milliards de francs CFA au futur chef de l’opposition.

« C’est une pure invention. J’usqu’à plus amples informations et preuves du contraire, c’est une invention qui est sortie de la tête de son auteur », a-t-il précisé, sur Iradio.

Et d’ajouter : « Je ne vois pas, au nom de quoi, on pourrait prendre les ressources de l’État et les affecter à une personne qui n’est pas élue ».

Gueye a tout de même salué l’idée de la désignation du statut de l’opposition, reconnu par la constitution, dans la mesure où, dit-il, « cela aiderait à trouver des consensus dont on a besoin pour faire avancer notre démocratie ».

MOUNTAGA SY NOUS MANQUE DE RESPECT

https://www.seneplus.com/ L’AsLe président de la Fédération nationale des personnes handicapées est très remonté contre l’Apix, suite aux nombreux dégâts causés par la forte pluie à rufisque.

Le président de la Fédération nationale des personnes handicapées est très remonté contre l’Apix, suite aux nombreux dégâts causés par la forte pluie à rufisque. En marge de l’atelier régional d’évaluation des performances des projets et programmes d’autonomisation des groupes vulnérables de la Dgas, Yatma Fall a  demandé à l’agence de respecter ses engagements pour soulager les populations.

Yatma Fall juge préoccupante la situation des habitants de Rufisque. Son constat est basé sur les désagréments causés par les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans la ville. «Les dernières précipitations enregistrées à Rufisque sont estimées à 74mm.

Elles ont occasionné d’innombrables dégâts. Inondations, coupures de routes,

effondrements, le décor est indescriptible. Mais cette pluie a surtout mis à nu les travaux du  Train Express Régional (Ter) qui sont la cause directe de cette catastrophe», s’est désolé Yatma Fall. Selon le président de la fédération nationale des personnes handicapées, aucun des engagements n’a été respecté.

« L’Apix avait rassuré les populations en parlant de passerelles à tous les 500 mètres pour rendre la circulation fluide. Mais force est de constater que rien n’a été fait », renseigne-t-il.

Et même pour le déplacement des riverains, Yatma Fall souligne que rien n’a presque été prévu. Ces derniers sont laissés à eux même et prennent même parfois des risques. «Seuls, deux passages sont proposés sur la sortie Hlm Tunel. Et le pont de Sococim est très étroit. Les entreprises chargées des travaux n’ont prévu aucune voie de déviation. Elles n’ont pris aucune disposition spéciale pour aider les populations», a expliqué M.Fall, très remonté.

Autre aspect important qu’il a souligné, l’assainissement au niveau de Rufisque. Et à l’en croire, les normes ont été bafouées. « La situation est alarmante dans toute la ville. Il n’y a aucun système de drainage des eaux. L’assainissement pose problème. Les Rufisquois souffrent quotidiennement, dans leur chair, des affres du TER. Et ce sont les personnes handicapées, les personnes âgées et autres malades qui en subissent les conséquences. Rien n’a été prévu.

Depuis plusieurs mois, nous notons des embouteillages monstres, des accidents sont dénombrés», renseigne Yatma Fall. Décidé à ce que son message soit perçu, M. Fall n’a pas manqué de condamner la récente sortie du Directeur de l’Apix. « M. Mountaga Sy nous manque de respect. Il oublie qu’il gère des biens publics. Devant une situation froissante, il frise l’arrogance et dégage toute responsabilité. Il refuse de voir la réalité. Dans quel pays sommes-nous ? Nous interpellons le président de la République, car il faut une réaction rapide», a indiqué ce natif de Rufisque.

Considéré comme un des projets majeurs du Plan Sénégal Emergent, le TER devrait régler le problème de mobilité entre la vieille ville et Dakar. Mais de l’avis de Yatma Fall, les gens qui y vivent doivent être pris en compte.

« Si le Ter fait partie des grands projets qui doivent nous mener vers l’émergence, sa réalisation ne saurait se faire au mépris des populations qu’il est censé servir. Mais le plus choquant et révoltant, c’est la réaction de certains de nos élus. Au nom d’intérêts égoïstes, mercantiles et sinistres, minimisent et se délectent, à la limite, de la souffrance des populations dont ils doivent être les représentants et les défenseurs», a ironisé Yatma Fall. Galaye Sene

  Le DG De L’APIX Invité À Démissionner De Ses Fonctions

https://www.xibaaru.sn/  Le Directeur général de Agence nationale chargée de la Promotion de l’Investissement et des grands travaux (APIX), Mountaga Sy, doit démissionner…Selon le candidat déclaré à la mairie de la ville de Rufisque, l’artiste Mame Gor Diazaka, qui ne cache pas sa colère à la suite des inondations répétées dans ladite ville.

Selon le chanteur, le boss de l’Apix est responsable du calvaire des populations de Rufisque qui connaissent les dégâts collatéraux du Train express régional, après les fortes pluies qui se sont abattues sur la vieille ville.

«Mountaga Sy doit être démis de ses fonctions. Il devait prendre des mesures préventives pour protéger les populations contre les inondations. C’est un Dg qui n’a rien planifié et aujourd’hui, le Ter est source de difficultés pour les populations riveraines», cogne-t-il.

 Drogue saisie au Port : le mécanicien du bateau arrêté

https://www.ferloo.com/  L’affaire de la drogue saisie au Port de Dakar n’a pas encore fini de révéler tous ses secrets. Le quotidien Libération dans sa livraison de ce samedi révèle qu’une nouvelle arrestation a été effectuée par les éléments de la section opérationnelle de l’Ocrtis.

C’est le mécanicien bateau qui a été arrêté. Mamadou Niang, alias «Modou Ngataan» pour ne pas le nommer, a été placé en garde à vue.

Il a fait des révélations accablantes contre  Ibrahima Thiam alias Toubèye, Vieux Diop et Ismaila Oumar Ba déjà écroués dans le cadre de cette procédure. D’après les informations de Libération, il a notamment avoué  qu’il était avec Toubèye dans la voiture de son ami stationné vers le casino du port, le jour de la première saisie de la drogue.

D’après toujours son témoignage, Toubèye a joint sur place une personne, dont il ignore l’identité pour lui proposer 5 millions s’il l’aidait à sortir la drogue du Port. Mais l’interlocuteur de Toubèye a refusé, lui demandant  d’attendre le lendemain. (Actusen)

 FACE AUX RECRUTEMENTS JUGÉS POLITIQUES DANS LA FONCTION PUBLIQUE: Le Regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal tire la sonnette d’alarme et demande au Président de prendre ses responsabilités

https://www.jotaay.net/ Les membres du Regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal (Rdses) laissent éclater leur colère. Une ire suscitée, selon eux, par une politisation soupçonnée dans les recrutements dans la Fonction publique. Hier, en point de presse, ils ont demandé au chef de l’Etat de prendre ses responsabilités.

Le Regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal avait prévu d’organiser un sit-in devant le ministère de la Fonction publique. Mais, à leur grande surprise, ils ont trouvé un important dispositif de forces de l’ordre sur les lieux pour empêcher la manifestation. Ils se sont finalement limités à un point de presse. Pour le porte-parole du jour Yves Nzalé, la situation des diplômés chômeurs est alarmante et les recrutements restent faibles et discriminatoires. «Ce que nous revendiquons, c’est l’arrêt des recrutements politiques parce qu’on a remarqué un népotisme dans le recrutement dans la Fonction publique et aussi les concours sont systématiquement bloqués. On n’organise pas les concours à temps pour permettre aux jeunes de trouver un emploi», laisse entendre Yves Nzalé. Pour ce dernier, Ils ne font pas de recrutement dans la Fonction publique ou, quand ils recrutent, ils le font de façon partisane. Le dernier concours de la police, c’était en 2017, alors que nous savons tous qu’il y a une insuffisance de forces de l’ordre.

«Le ministre de la Fonction publique ne recrute que ses militants et ses parents»

Pour les diplômés sans emploi, les difficultés pour les jeunes de trouver un emploi ouvrent la porte à toutes les aventures, comme l’émigration clandestine avec son cortège de drames. Et par conséquent, ils invitent le chef de l’Etat à respecter les engagements. «Son ministre de la Fonction publique ne travaille pas. Elle se contente de recruter des militants et ses parents. Nous n’allons pas accepter que le recrutement dans la Fonction publique se base sur l’appartenance politique ou un quelconque lien de parenté. Nous voulons aussi que la loi sur la Fonction publique soit revue par rapport aux critères d’âge et d’admission, parce que c’est une loi vieille et les choses ont changé. C’est lui le seul responsable, c’est lui qu’on a nommé. S’il nomme des ministres incompétents, c’est lui le seul responsable. C’est à lui de décliner une politique d’emploi sérieuse», lâche Yves Nzalé

«Il y a  plus de 5000 diplômés chômeurs au Sénégal»

A en croire ce dernier, par rapport aux dernières estimations, les diplômés chômeurs sont au-delà des 5000 : «il y a beaucoup de fonctions libérales que les gens ont organisées sous forme de lobbies pour fermer la porte d’entrée au concours. Parmi celles-là, on peut citer l’exemple du barreau, qui ne devait pas être un concours, mais plutôt un examen».

Macky Sall avait promis un million d’emplois aux Sénégalais s’il est réélu, mais, pour les diplômés chômeurs, c’est juste un slogan. «S’il y avait un million d’emplois, les jeunes n’allaient pas quitter le pays vers un autre illégalement. S’il y avait un million d’emplois, pour un concours où on a besoin que de dix personnes, 5000 personnes ne vont pas postuler», râle le diplômé chômeur. Yves Nzalé et Cie ne comptent pas rester les bras croisés et l’ont fait comprendre lors du point de presse. «Nous n’allons pas lâcher du lest. Advienne que pourra», lâche-t-il.Khadidjatou DIAKHAT

Histoire générale du Sénégal : Pr Ousmane Sène défend Iba Der

https://www.seneweb.com/  Le professeur Ousmane Sène, directeur du Centre de recherche ouest-africain (Warc sigleen anglais) de Dakar vole au secours du Pr Iba Der Thiam, coordonnateur de l’Histoire générale du Sénégal.

Ce dernier fait l’objet de vives critiques, notamment par la famille de Elh Abdoulaye Niasse et Ndiéguène de Thiès après la publication de l’Histoire générale du Sénégal.

Selon le Pr Sène, « il n’ya aucun pays au monde où l’histoire est unanimement reconnue par tout le monde. Il n’existe pas d’unanimisme en matière de recherche ».

Invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, ce dimanche, l’ancien Doyen du département d’Anglais de la Faculté des Lettres de l’Ucad d’ajouter : «La polémique est inhérente au monde de la recherche. Les chercheurs ne sont jamais d’accord en matière de recherches. L’unanimisme tue tout».

Il défend le coordonnateur de l’HGS : «Je ne vois le Pr Iba Der privilégié une catégorie et en délaisserait une autre. Der a fait ses preuves et son équipe ne transigerait avec l’écriture de ses pages historiques. Quand il s’agit d’écrire une histoire, il faut donner ça aux spécialistes de l’histoire. Et l’histoire telle qu’on la connait a ses règles et preuves».

Quid des historiens traditionnels ? Il précise qu’il y a une amplification et une falsification des faits de leur part. «La recherche ou l’histoire, ce n’est pas de la légende», précise-t-il.

 OUSMANE SÈNE (Président du WARC): ‘ Il y a parmi nous des gens qui sont des animaux….Il n’y a aucune histoire humaine qui se soit faite sans le bruit et la fureur ‘

https://www.dakaractu.com/  Le professeur Ousmane Sène estime que parmi les Sénégalais, il y en a certains qui peuvent être assimilés à des animaux eu égard à leurs comportements indisciplinés. Invité du Grand Jury de ce dimanche, le Président du WARC donne en image  » ce monsieur à bord de sa Mercedes rutilante qui est arrêté par un policier pour excès de vitesse qui dit : savez-vous qui je suis ?  »  Pour lui,  » la discipline qui existait dans ce pays s’est effritée  » et a laissé la place à des  sautes d’humeur du genre  » brûler les feux rouges, procéder à des excès de vitesse etc…  »

Il dénoncera, dans la foulée, cette débandade qui caractérise le monde des enfants avec certains d’entre eux qui courent les rues à toutes les heures du jour et de la nuit, mendiant à tort et à travers sous l’œil coupable des adultes qui ne se sentent pas interpellés dès l’instant que ce n’est pas leur progéniture qui est concernée.

Interpellé sur le brouillard de contestations  qui mouille déjà certaines pages du livre écrit par le professeur Iba Der Thiam ( et collaborateurs) sur l’histoire du Sénégal, Ousmane Sène se limitera à dire ce qui suit.  » Il n’y a aucune histoire humaine qui se soit faite sans le bruit et la fureur  ».

Accordant à son collègue l’excuse de ne guère pouvoir faire plaisir à tout le monde, il dira n’avoir point été surpris par ce tollé. Pour lui, il.ne faudra pas, pour autant, laisser les concernés écrire leur propre histoire au risque de la déformer à profit.

«  Je ne vois pas le professeur Iba Der Thiam privilégier  quelqu’un au détriment d’un autre »

Histoire générale du Sénégal : Les mises en garde de la communauté layène à l’endroit de Macky Sall

https://www.dakaractu.com/  La communauté Layène n’exclut pas de suivre les pas de la communauté Niassène qui avait réagi violemment pour contester les écrits de l’ouvrage intitulé ‘’Histoire générale du Sénégal’’ qui renseignait que El Hadj Abdoulaye Niass (Kaolack) était sorti de l’école de El Hadj Maodo Malick Sy (Tivaouane).

Abdoulaye Thiaw, fils de Mame Alassane Laye qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, a interpellé les autorités étatiques sur les éventuels manquements de ces ouvrages sensés relater l’histoire du Sénégal. Pour lui, ‘’nul ne peut écrire l’histoire du Sénégal, sans Baay Laye. Ses écrits sont là. Et puis quand on est né dans un passé récent, on ne peut écrire cette histoire’’, a-t-il dit devant les milliers de fidèles réunis à la place publique de l’île.

‘’Ce que cela va engendrer n’augure rien de bon’’

Représentant de la famille de ‘’Baay Laye’’, A. Thiaw a averti les autorités : ‘’Nous sommes à l’écoute des rédacteurs de ces ouvrages. Nous avons interpellé nos académiciens et nos écrivains. Nous attendons les membres de la commission chargée de la rédaction de l’Histoire générale du Sénégal. Nous estimons qu’on ne peut pas écrire l’histoire parce que celui qui est à l’origine de notre véritable histoire, la commission refuse de lui donner la place qui lui revient de droit. Vous ne pouvez rédiger l’histoire sans nous. Nous prévenons le préfet, le gouverneur, le ministre de l’Intérieur et enfin le président de la République. Nous estimons qu’il est mieux de ne pas poursuivre la rédaction de cette histoire. Ce que cela va engendrer n’augure rien de bon. Comment peut-on écrire l’histoire et laisser en rade nos académiciens et nos écrivains ?’’.

Débat autour de HGS, ethnicisme…: Ne brûlez pas ce pays !

http://actunet.net/ Le Sénégal est connu pour sa stabilité légendaire. Et, cela a bien commencé bien avant les indépendances. Dans sa marche pour son accession à la souveraineté internationale, autrement dit, se libérer du joug colonial, ils ont été nombreux à se donner les moyens de lutte. Qu’on le veuille ou non, bien avant les « intellectuels » (ceux qui ont fait l’école occidentale », ce sont pour la plupart, des chefs religieux qui ont entamé la guerre de libération. Soit par les armes, soit par une politique de conscientisation des masses. A ce propos, personne ne peut donc renier l’histoire car, autant Cheikh Oumar Foutiyou Tall, Cheikh Ahmadou Bamba, Seydi El Hadji Malick Sy et tous les autres, ont apporté leurs contributions patriotiques à l’oeuvre de construction d’une nation de paix, de tolérance, de générosité, de partage, de cousinage, de respect, de spiritualité, d’humilité. Donc, ce n’est pas pour rien que le Sénégal, par rapport à plusieurs pays en Afrique, échappe et continue d’échapper à toutes les formes de tension « assassine ». C’est dire que le centralisme religieux a toujours été une réalité dans la vie de l’Etat sous l’administration coloniale, mais aussi après les indépendances. Ce que les politiques comme Senghor et autres ont bien compris, en travaillant pour la pérennisation d’un tel héritage.

Nos religieux, maître dans l’art du respect mutuel, ont tissé (entre eux) des relations qu’aucune personne ne peut remettre en cause. Nos ethnies, se mêlent et s’entre-mêlent, nos dialectes se confondent, nos villages se lancent des œillades. Tout ceci, pour démontrer que nous sommes une Nation de forte pensée où la belle idée depuis l’invention du bonheur n’est autre que la tolérance. Seulement, dans ce pays, certains esprits (malintentionnés ?) ou qui semblent ne rien comprendre dans la marche de l’histoire du Sénégal, versent dans un fanatisme ambiant, déconstructif sans jamais essayer de construire avec une pensée de la raison. Ils semblent même prendre au sérieux leur propre étroitesse d’esprit et se meuvent dans un système de pensée dichotomique où le vrai se confond avec le faux. La meilleure illustration réside dans l’idée (pertinente) de la réécriture de l’histoire générale du Sénégal. De ce point de vue, il est clair et évident que faire l’hagiographie de tel ou de tel autre saint, demeure un exercice périlleux au Sénégal. Et, nous semblons remettre en cause le  »innamal mu’minuna ikhwatun » (tout les musulmans sont des frères). Dans la même lancée, le débat ethnique, régionaliste sent mauvais dans ce pays. Tout ceci, pour appeler certains sénégalais à se ressaisir et revenir aux véritables fondamentaux qui ont fait ce pays. Revisitons les écrits des uns et des autres. Cheikh Anta Diop et Cie ainsi que des saints. (Il y a Yoro Boly Diaw et Abbé Boilat)

Puisqu’en fin de compte, l’on sent un triomphe de la passion et une éclipse de la raison. Attention de ne pas tomber dans les travers d’un fanatisme de jouissance extrême. L’expérimentation faite par certains pays à côté du Sénégal a été tout simplement destructrice. Donc, évitons de faire partie de ceux qui sont capables de prendre au sérieux leur propre étroitesse d’esprit

Remaniement Imminent: Macky Peaufine Son Prochain Gouvernement

https://www.xibaaru.sn/  Le Président de la République, Macky Sall reste toujours attaché à l’idée qu’il lui faut procéder à un remaniement de son gouvernement, dont certains ministres ont de la peine à suivre le rythme auquel il veut que les choses aillent dans le traitement de certains dossiers.

Son retour des vacances avait été guetté par certains qui s’attendaient parmi les mesures à prendre dans l’immédiat par le Chef de l’Etat, le remaniement du gouvernement. En lieu et place d’un remaniement, le Chef de l’Etat a plutôt organisé un séminaire à l’attention des membres du gouvernement qui doivent imprimer désormais l’efficacité dans leurs actions. Cependant, ce serait, aller vite en besogne que de penser que Macky Sall a abandonné son idée de procéder à un remaniement ministériel.

Le Chef de l’Etat n’a fait que différer l’échéance. Selon les sources de Xibaaru, certains ministres ne sont en fait qu’en sursis, en attendant le prochain Conseil des ministres. Le Chef de l’Etat, Macky Sall va bel et bien secouer le cocotier, et est en train de peaufiner son prochain gouvernement. Un gouvernement qui devrait être marqué par une forte présence de technocrates capables de travailler en mode fast-track. Le Chef de l’Etat, Macky Sall qui a le temps nécessaire d’observer tout ce qui bloque, les activités gouvernementales, ainsi que les ministres qui apparaissent à la traîne dans le traitement des dossiers, peut donc corriger tout çà avec le prochain gouvernement qui sera en place.

Beaucoup de ministres peuvent ainsi commencer à faire leurs valises. La main du Chef de l’Etat sera impitoyable. A bon entendeur…

Seydou Guèye : « AbdoulL Mbaye doit se monter digne »

http://www.dakarmatin.com/Le ministre conseiller en communication de la présidence de la République n’y est pas allé dans le dos de la cuillère avec le leader de l’ACT en l’occurrence Abdoul Mbaye. Ce dernier, invité dernièrement de l’émission Jury du dimanche, déclarait que l’Etat du Sénégal est en faillite. Non sans dire ses quelques regrets d’avoir occupé le poste du Premier ministre. Seydou Gueye a choisi la même tribune pour le recadrer, sans sourciller. « Ce que je voulais dire à Abdoul Mbaye, je pense qu’il a le droit d’être haineux mais, il a le droit d’être honnête et juste », a d’emblée lancé Seydou Gueye, visiblement, très remonté.

Poursuivant son argumentaire, il souligne : « Quand on a été Premier ministre comme Abdoul Mbaye, connaissant les rouages de l’Etat et certains mécanismes, on doit bien comprendre que l’Etat ne peut pas être en faillite. L’Etat vient de s’acquitter d’une obligation de plus de 100 milliards pour le secteur du BTP. Ensuite, sur la période du mois d’août, il a encaissé au titre des régies financières, plus de 1600 milliards de francs CFA. Il paie les salaires même s’il y a un retard. Je pense que les sénégalais veulent des hommes politiques sérieux qui font des critiques sérieuses ».

Pour Seydou Gueye, Abdoul Mbaye doit se montrer digne d’avoir eu l’avantage d’être un Premier ministre du Sénégal. « Il faut, quand on a eu ses responsabilités, honorer l’histoire et s’honorer soit même. Il doit être à sa place qui est celle d’un ancien Premier ministre », explique-t-il

Sonko Et Gakou Demandent La Renégociation Des Contrats Pétroliers

https://www.xibaaru.sn/ Lors de la manifestation de la plateforme citoyenne Aar Li ñu Bokk, les opposants Ousmane Sonko, Malick Gackou et Barthélémy Dias ont, aux côtés des militants de la société civile Malal Talla alias Fou Malade et Cheikh Oumar Cyril Touré dit Thiat, réclamé ‘’la renégociation des contrats pétroliers et gaziers’’ signés par l’Etat du Sénégal avec des compagnies étrangères. Les sentinelles du pétrole sénégalais ont encore battu le macadam, même si la foule n’a pas répondu à l’appel des leaders. Il s’agissait d’une marche de protestation contre la manière dont le président de la République et son gouvernement gèrent les ressources naturelles.

 «Cette partie de l’opposition fait du « populisme » un programme d’animation politique» (Modou Diagne Fada)

https://www.dakaractu.com/  Le conseil national de la Coordination des enseignants a été l’occasion pour le président de LDR/Yessal, Modou Diagne Fada, de se prononcer sur cette posture adoptée par une certaine opposition, mais aussi sur l’affaire récente de l’ecole Saint Jeanne d’arc qui avait secoué l’actualité pendant plusieurs jours.

Pour le président des réformateurs, « il faut déjà se féliciter de cet esprit fraternel qui existe entre les différentes religions mais aussi entre les confréries. » Après s’être réjoui de l’apaisement de cette situation qui pouvait  tourner autrement, il a déclaré :  » Le souhait de tout le peuple c’est une paix qui perdure et qui gagne naturellement les cœurs. D’ailleurs, étant donné que l’enseignement est l’un des facteurs qui contribue à faire savoir aux citoyens leurs droits, leurs libertés etc…, donc, faisons tout pour sauvegarder cet héritage qui rend stable et pérenne cette cohabitation inter-religieuse et confrérique ».

 Le président de la coalition Diisso interpellera surtout les enseignants qui ont un rôle primordial pour la stabilité de l’école, pour qu’ils apportent leur contribution intellectuelle afin de hisser l’école à un niveau de référence.

Un des autres points que Modou Diagne Fada a soulignés durant ce premier conseil qui avait regroupé les enseignants réformateurs, concerne leur comportement à adopter devant ce radicalisme et  l’extrémisme d’une certaine opposition qui fait du « populisme » un programme d’animation politique. Il invite ainsi les enseignants à barrer la route à cette partie de l’opposition qui s’agite pour semer le doute dans « la tête des sénégalais ».

Dans le même ordre d’idées, il appelle les enseignants dans ce contexte d’une nouvelle année scolaire, à  soutenir la politique du gouvernement à travers des thématiques et des consensus forts qui pourront être trouvés au bénéfice de notre pays. En outre, il a aussi mis l’accent sur les efforts consentis par l’État dans ce contexte d’inondations et appelle les réformateurs à les soutenir pour un travail d’assainissement réussi.

HCCT Et Ministères : Les Socialistes S’accrochent À Leurs Privilèges

http://www.walf-groupe.com/  Les nouveaux dirigeants du Ps ne veulent pas se contenter du remplacement de leur défunt secrétaire général par la nouvelle patronne du parti. Ils s’activeraient également pour qu’un socialiste, Alpha Bayla Gaye ou Alioune Ndoye, remplace Aminata Mbengue Ndiaye à son poste de ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.

Décidément le Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct) est une affaire de socialistes. En effet, plusieurs sources concordantes informent que le président de la République, Macky Sall, a choisi Aminata Mbengue Ndiaye pour remplacer Ousmane Tanor Dieng décédé. Le Chef de l’Etat aurait déjà même signé le décret. La nouvelle secrétaire générale autoproclamée du Ps remplace ainsi l’ancien secrétaire général au Hcct. Mais les nouveaux dirigeants du parti principalement elle et Serigne Mbaye Thiam ne veulent pas se contenter du remplacement de leur défunt secrétaire général par la nouvelle patronne du parti. Ils s’activeraient également pour qu’un socialiste remplace Aminata Mbengue Ndiaye à son poste de ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Ainsi, le Chef de l’Etat devrait selon toute vraisemblance choisir entre Alpha Bayla Gaye, coordonnateur de Vision socialiste, et le maire du Plateau, Alioune Ndoye, pour succéder à Aminata Mbengue Ndiaye au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Une manière pour eux de calmer la colère de ceux qui les contestent au sein de la formation politique. En effet, de nombreux ténors du parti avaient menacé de se faire entendre après la fin de la période de deuil. Certains caciques du parti comme les cadres, avaient prévu d’ouvrir le feu sur certains de leurs camarades, principalement Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye, aussitôt la période de deuil terminée. Ils les accusent «de haute trahison » contre leur défunt secrétaire général. Ils les reprochaient plus précisément de s’être auto désignés ministres. Ils auraient en effet demandé au président Macky Sall leur reconduction alors que, le secrétaire général du parti, Ousmane Tanor Dieng, n’avait pas donné l’onction de traiter de cette question, puisqu’il était déjà dans une situation d’incapacité qui ne lui permettait pas d’échanger avec personne. En plus, ces frondeurs révélaient que Tanor, avant son évacuation en France, avait émis l’idée d’une rotation et avait même porté son choix sur Alioune Ndoye le maire de Dakar Plateau et Alpha Bayla Guèye coordonnateur des cadres et, éventuellement si son quota avait évolué, avec la récupération du troisième poste de ministre qu’il réclamait déjà en 2017, sur Moussa Bocar Thiam, Gorgui Ciss ou Souleymane Astou Diagne. Ce schéma répondait à sa préoccupation de lancer les jeunes et de faire cap sur 2024, selon notre interlocuteur. Et c’est la raison pour laquelle d’ailleurs Moussa Bocar Thiam avait claqué la porte du Ps. Ainsi, si Alioune Ndoye ou Alpha Bayla Guèye obtenait ce poste de ministre, Aminata Mbengue Ndiaye qui avait été désignée au pied levé secrétaire générale du Ps par Serigne Mbaye Thiam pourrait être confirmée à ce poste par ceux qui contestaient sa nomination.Charles Gaïky DIENE

SEYDOU GUÈYE À MOUSTAPHA DIAKHATÉ : « QUAND ON EST MILITANT ON S’EXPRIME EN RÉUNION »

http://www.emedia.sn/  Membre de l’Alliance pour la république (Apr) Moustapha Diakhaté n’en reste pas moins critique envers le régime de Macky Sall. Invité de l’émission Jury du dimanche, Seydou Guèye a profité de l’occasion pour évoquer certaines dérives de ses camarades de parti. « Je ne pense pas qu’il y ait un cas Moustapha Diakhaté », a d’emblée répondu le porte-parole du parti de la mouvance présidentielle. Qui toutefois constate, pour le regretter, que certains membres de leur coalition sont en train de dériver. Ce, d’autant qu’ils traitent davantage les prises de positions individuelles que les prises de positions collectives. « Ce qui importe pour moi c’est la position de l’organisation. Je pense que quand on appartient à une organisation, le B à bas du militantisme politique, c’est le respect des cadres. Le militant politique s’exprime en réunion », a souligné Seydou Gueye qui n’a pas manqué de préciser qu’il n’a aucun ordre encore moins d’injonction à donner à Moustapha Diakhaté.

Ses prises de position peuvent être considérées comme une bataille de positionnement en vue d’une succession éventuellement de Macky Sall ? La réponse du porte-parole de la présidence est sans équivoque : la succession du président de la République Macky Sall n’est pas encore ouverte.

Mieux, il pense que tous les responsables politiques devraient se mettre dans une position d’aider le président à réussir ce mandat. « Une personne préoccupée par la succession de Macky Sall dans le contexte actuel est dans une position de fraction. Nous avons un objectif, c’est réussir la mission. Le temps est d’avancer davantage vers les perspectives qui sont ouvertes pour les Sénégalais. Nous avons besoin de bâtir notre pays », soutient-il.

 Après Le Joola, L’ornière Des Routines Par Makhily GASSAMA

C’est bien chez nous, au Sénégal, en Afrique, que la mer a tué comme elle n’a jamais tué dans l’histoire mondiale de la navigation. Nous n’avons pas trouvé de coupables, nous n’avons trouvé que des victimes dont la plupart ont été abandonnées aux flots ; et aucune mesure sérieuse, au niveau national, n’est venue enrichir notre système de sécurité ; les routes continuent d’être encombrées par des véhicules d’un autre âge et des chauffards sans conscience, hors-la-loi, occupent nos routes comme des gangsters. Des Sénégalais sont tués comme l’on tue des mouches au vu et au su de tout le monde. A cause de la force de notre « mas-laha », les bourreaux sont libres et récidivent. Nous vivons, au plan mondial, une triste période faite de violences et de cruautés ; au Sénégal, en sus, nous vivons dans le désordre, un désordre épouvantable, or le désordre fait le lit des criminels, des terroristes.

Cet appel a été déjà diffusé par plusieurs organes de presse de notre pays sans recevoir d’écho sérieux. Après le naufrage du Joola et toutes ces catastrophes qui continuent d’ensanglanter nos routes et d’endeuiller des centaines de familles et des ordures et eaux usées qui envahissent tous nos espaces dans l’indifférence presque provocante des décideurs, de l’insécurité qui s’installe de jour en jour confortablement, il est temps que ces décideurs se réveillent et mettent courageusement en application toutes mesures passées, présentes et futures en la matière avec toute la rigueur qu’il faut sans relâchement ; on sait que nos mesures de sécurité naissent le matin sous le coup de l’émotion et meurent le soir par insouciance. Nous savons que pour la sécurité aérienne, maritime et routière et pour la lutte contre l’insalubrité et le désordre dans notre administration moribonde, des mesures salutaires sont en voie d’être mises en place par la puissance publique. Ces mesures, convenablement exécutées, contribueront indirectement à la lutte contre certaines formes de racisme dont le continent est victime. Aux yeux du raciste, qui dit « nègre » dit insalubrité dans tous les aspects du concept, dit désordre et insouciance, paresse et lubricité insatiable. Certes, il convient de saluer, non sans une certaine retenue, les mesures verbalement prises mais l’application rigoureuse de ces mesures, dans le temps et dans l’espace, résistera-t-elle à notre laxisme légendaire ? Qu’est devenue la loi sur l’usage du plastique, qui demeure incontrôlé ? Que sont devenues les nombreuses mesures vigoureusement annoncées aux différents conseils des ministres ? Nous, élites politique, intellectuelle, économique, nous, hauts cadres de la fonction publique, si nous parvenons à créer artificiellement et à imposer aux concitoyens les places que nous occupons dans la société, à sacraliser à tort nos fonctions, nous ne nous sommes jamais souciés sérieusement de leur santé physique et morale, moins encore de notre dignité commune. Pas le moindre souci d’éduquer, de partager honnêtement notre savoir avec eux. Tout se passe comme si nous nous complaisions à vivre intensément les énormes avantages liés aux valeurs du monde moderne et à maintenir nos populations dans un état moyenâgeux. D’où l’impossibilité de faire décoller nos pays et de nous faire respecter dans le monde. Qu’on ne vienne pas soutenir la fausse et ridicule exception sénégalaise ! En Afrique, nous sommes tous dans la même barque.

Pour lutter contre nos tares, une journée nationale de la discipline et de la sécurité ne serait-elle pas nécessaire ou, à défaut, un observatoire sous la direction de fortes personnalités du pays ? C’est l’objet de cet appel que nous nous proposons de diffuser à chaque anniversaire du naufrage du Joola tant que des mesures franchement audacieuses à la hauteur de la catastrophe n’auront pas été prises par nos gouvernants et appliquées concrètement sur le terrain. Oui, la catastrophe est énorme et le désordre, l’irresponsabilité, qui l’ont provoquée, persistent. Il faut sans cesse se la rappeler, ressasser son histoire. Je sais que la pratique de l’oubli est considérée, chez nous, comme une vertu. Horrible culture que celle de l’oubli ! Qui se complaît à oublier ne peut vivre qu’un présent flou et n’envisager qu’un avenir incertain. C’est le lieu de remercier et de féliciter le romancier talentueux, Boubacar Boris Diop, pour avoir consacré une solide œuvre romanesque au naufrage du Joola à jamais immortalisé.

Le 26 septembre 2019 – date fatidique – rappellera encore, à la nation et au reste du monde, l’épouvantable naufrage du Joola en 2002 et, immanquablement, interpellera les consciences, car la cause fondamentale de cette catastrophe est essentiellement humaine. Ce fut le plus grand naufrage, en temps de paix, que les Temps modernes n’avaient jamais connu. Funeste record enregistré sur nos terres pour l’éternité.

Comme nous le savons, l’histoire de ce naufrage est complexe et pénible à supporter, complexe et pénible parce que, à tout considérer avec objectivité, il n’est rien de moins qu’une œuvre humaine. Si nous refusons de le reconnaître à travers des gestes d’une haute portée morale, politique, éducative, sécuritaire, des gestes fortement symboliques, les générations à venir nous condamneront et donneront, tôt ou tard, à cette catastrophe, ses véritables dimensions, et prendront des décisions à la hauteur de l’événement, unique dans les annales de l’histoire maritime de notre planète.

Certes, il y avait eu le naufrage célèbre du Titanic, en 1912, mais celui-ci n’avait enregistré que 1513 morts sur 2224 passagers, alors que le Joola a enregistré environ 1883 morts sur 1946 passagers si l’on se contente des chiffres officiels. La différence est énorme entre les deux plus grands sinistres maritimes en temps de paix. L’histoire a fini par révéler les efforts titanesques accomplis par l’équipage du Titanic pour sauver ses passagers ; nous ignorons presque tout du comportement de l’équipage du Joola ; du reste, en avait-il reçu la formation adéquate ? Certes, nous savons aujourd’hui que l’iceberg n’était pas l’unique responsable du naufrage du Titanic et qu’il y avait bien eu une combinaison de facteurs humains qui l’avait favorisé, mais, ici, ces facteurs humains ne relèvent pas du désordre monstrueux qui avait été à l’origine du naufrage du Joola.  L’effort humain avait réussi à faire du Titanic le navire non seulement le plus luxueux, mais aussi le plus techniquement sûr de l’époque. Dans son naufrage, l’homme est moins à blâmer.  Le Joola, dont la capacité est de 580 passagers, a osé utiliser, en plein jour, au vu et au su des autorités politiques et administratives et de la population, presque 4 fois plus de sa capacité, sans parler des camions surchargés de marchandises. Sûr de ses surcharges, il a osé ainsi affronter l’océan ! c’est dire que nous sommes collectivement responsables de cette catastrophe.

Ce qui émeut le plus dans l’histoire de ces deux catastrophes, c’est l’énorme différence dans le traitement des deux dossiers et dans l’attitude des citoyens : l’Angleterre et les Etats-Unis s’étaient alors sérieusement penchés sur la sécurité maritime en mettant en place de nouvelles réglementations qui ont sauvé un nombre incalculable de vies humaines. Ils ont ainsi agi à la hauteur des attentes de leurs populations ; grâce aux gestes posés par les politiques de l’époque, le maximum de bien a été extrait de cette catastrophe et les 1513 morts ont dû sauver, de 1912 à nos jours, des milliers de vies humaines.

Le 27 mars 1977, l’aviation commerciale a connu la plus grande catastrophe de son histoire, appelée le « crash du siècle » parce que le plus meurtrier : un Boeing 747 de la compagnie KLM en décollage, à plus de 250 km à l’heure, entre en collision avec un Boeing 747 de la Pan American alors en piste : 583 morts, environ le tiers du nombre des victimes du Joola. Le monde entier en était fortement ému et en a porté le deuil d’autant plus tristement que la cause était singulièrement humaine, comme celle du naufrage du Joola. A l’enquête ont participé non seulement des experts aéronautiques de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et des représentants des deux compagnies, mais aussi des experts des pays concernés : Pays-Bas, Etats-Unis, Espagne. Ce qui constitue déjà un témoignage éloquent de l’intérêt que les autorités des pays concernés et les responsables des deux compagnies aériennes ont accordé à la catastrophe. L’enquête révèlera que la dégradation des conditions climatiques était nettement insignifiante au regard des défaillances humaines. Et les responsabilités ont été dites et clairement situées. Les recommandations faites par les experts ont transformé et renforcé la sécurité aérienne grâce à la vigilance et à la volonté d’agir non seulement des trois pays concernés par la catastrophe, mais aussi de toutes les régions du monde.

Qu’avons-nous tiré, nous, petit pays du Sahel, du naufrage du Joola ? Presque rien ! Faut-il étaler, avec insouciance, en toutes occasions, notre indigence intellectuelle et morale devant un monde souvent ébahi devant nos gestes ? Il y a eu sans conteste un « avant » Joola, fait de désordre et d’insouciance, mais il n’y a manifestement pas eu un « après » Joola, fait de vigoureuses mesures de prévention ! Pourtant, nous ne sommes qu’une quinzaine de millions de Sénégalais ; la disparition, en un jour, en quelques maigres heures, de presque 2000 de nos compatriotes dont la plupart sont des jeunes, mérite notre attention – hélas, souvent trop distraite en bien des circonstances ! Il est urgent d’en tirer quelque chose d’utile, un bien que nous ne devons qu’à cette catastrophe, mais comment ?

Utiliser le 26 septembre de chaque année comme un instrument précieux pour célébrer l’ordre – le geste qui sauve -, pour lutter contre le désordre – le geste qui tue -, en d’autres termes, faire de cette date la Journée nationale de la discipline et de la sécurité contribuerait non seulement à laver la honte aux yeux du monde, mais à sauver d’autres vies humaines. Le président Paul Kagamé et son gouvernement ont bien réussi à instaurer une « Journée nationale de nettoiement », instituée non pas chaque année, mais chaque mois. Le monde entier est ébahi devant les résultats spectaculaires d’une telle mesure. Une Journée nationale de la discipline et de la sécurité, à tenir annuellement, sera célébrée dans toutes nos régions, dans les villes comme dans les villages, dans nos écoles : des rencontres animées par des spécialistes de la sécurité ; par des sociologues, des universitaires, des associations apolitiques, des ONG, des corps comme la Gendarmerie et la Police, des débats dans les médias, des prières dans les mosquées et les églises, etc. Occasion exceptionnelle de faire aussi l’état des lieux, chaque année, en terme de sécurité et de salubrité car le désordre, lit confortable et fertile de l’insécurité, est l’un de ces puissants facteurs qui créent et entretiennent le sous-développement dans les pays africains. A défaut de l’instauration d’une journée nationale de la discipline et de la sécurité, la création d’un observatoire, dirigé par des personnalités compétentes et crédibles, s’impose. Trop de désordres de toute nature empêchent notre pays de « décoller ». Le désordre constitue le principal fléau de notre pays.

Le monstre a différents visages et différents noms sous les Tropiques. Il étale partout, au propre et au figuré, la saleté et les mauvaises odeurs. Le désordre est dans nos bureaux, dans nos foyers, sur les places publiques ; il est dans nos palais ; il est dans nos écoles, dans nos universités ; il est dans nos rues et sur nos routes ; il est dans nos champs, dans nos ateliers ; il est dans nos cabinets d’expertise, dans nos hôpitaux ; il est même dans nos morgues et dans nos cimetières ! Il est partout et partout il nous déshonore… Le désordre, ce monstre de laideur, terrifie tout effort de construction, d’émergence dans nos pays ! Bien insensé est celui qui croit à l’émergence d’un pays dans le désordre…Makhily GASSAMA

La foudre a tué 2 personnes à Dakar ce samedi après-midi.

http://actunet.net/  Entre 18h et 19h après la pluie, la foudre a tué un jeune homme qui jouait au foot au terrain de sacré cœur et blessé un autre.
A la plage Bceao aussi la foudre a fait une autre victime. Un jeune âgé d’une vingtaine d’années a été tué par la foudre. Les corps des 2 victimes de la foudre sont actuellement à la morgue de l’hôpital CTO.

GRACE AVORTEE DE KHALIFA SALL – LATIF VOLE AU SECOURS DE MACKY

NETTALI.COM – Le 24 août dernier, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), le chef de l’Etat expliquait que la libération de Khalifa Sall relevait entièrement de son pouvoir. Une sortie qui a suscité une onde de choc dans de nombreuses franges de l’opinion.  On a même reproché à Macky Sall d’avoir préféré un médiat étranger pour traiter de questions domestiques. Dans les colonnes du quotidien EnQuête ce samedi, le porte-parole du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, révèle que l’entretien avec RFI n’était pas planifié.

« Pour cette déclaration, j’étais tranquillement ici à Dakar, quand un des journalistes de la station (Rfi) m’a appelé pour me dire qu’il veut interviewer le président. Je lui ai répondu que le président était à Biarritz, qu’il lui plaise d’entrer en contact avec le ministre  Seydou Guèye qui pourrait étudier avec lui la possibilité de réaliser cette interview sollicitée », a déclaré Abdou Latif Coulibaly, dans un entretien-fleuve avec EnQuête ce samedi.

« C’est vous dire que cette interview du président avec Rfi n’était pas préparée à l’avance pour servir de support, en vue de faire une déclaration sur une question domestique. Ce n’était donc pas quelque chose de planifié, préparé, voulu et organisé », précise l’ancien patron de La Gazette.

Pour mémoire, interrogé sur le dialogue politique en cours, ainsi parlait Macky Sall sur Rfi le 24 août passé : « D’abord, la décrispation ne saurait être réduite à une dimension de grâce. La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation. Donc je ne peux pas discuter de ce que dit la presse par rapport à la grâce. Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire. Annuellement, plus de cent personnes, voire un millier de personnes par an en moyenne bénéficient de la grâce. Justement, nous voulons revoir notre système pénal pour réduire le nombre de personnes en prison dans ce cadre-là ».Depuis lors beaucoup d’encre a coulé sous les ponts…

 ABDOU LATIF COULIBALY :Les cinq qualités essentielles d’un journaliste…”

http://www.enqueteplus.com/Les jeunes journalistes regrettent de ne plus le compter parmi leurs collègues. D’aucuns lui reprochent son renoncement à ce métier. Lui est d’avis que ces derniers ne devraient pas. Homme politique et journaliste ne riment pas bien. Allier les deux serait irresponsable, pense Abdou Latif Coulibaly. Brillant journaliste, il a su marquer diverses générations à travers ses écrits. Humble, il reste convaincu que ce ne sont pas ses opinions qui ont marqué les gens, ce sont plutôt les faits. C’est aux jeunes donc de prendre la relève et de faire ce qu’il faisait. Invité de Grand’Place de ce week-end, il partage son expérience et se prononce sur l’actualité.

Comment êtes-vous arrivé dans le journalisme ?

Il ne serait pas exact de ma part de dire que je suis arrivé dans le journalisme par hasard. J’y suis arrivé après un long processus de maturation d’une vocation. Quand j’ai eu 7 ans, mon père était, dans notre village, l’un des premiers chefs de famille à acheter ce qu’on appelait un transistor. Il trônait sur le bahut,  dans le salon, et il y avait des séances d’écoute collective. J’ai toujours été particulièrement fasciné par les moments où passaient les bulletins d’informations.

Je ne parlais nécessairement pas français. A l’époque, deux voix m’avaient marqué : celles de Clédor Diagne et d’Ousseynou Seck. Ils étaient chargés des bulletins d’information en wolof. A l’époque, il n’y avait pas de reportage en wolof. Donc, Clédor Diagne et Ousseynou Seck étaient chargés de traduire en wolof les conducteurs des éditions en français. Les écouter me passionnait. Quand je suis allé à l’école, j’ai commencé à comprendre certaines choses. Je n’ai jamais cessé d’écouter la radio. Paradoxalement, je n’ai pas eu envie d’être un professionnel de la radio, quand je suis arrivé à l’école de journalisme. Cela s’explique peut-être par mon cursus.

J’étais un jeune étudiant, maitrisard de droit, donc j’avais déjà commencé à réfléchir et à écrire. J’estimais que l’école de journalisme   était pour moi le lieu privilégié pour apprendre à écrire un article de presse. Ce n’est pas parce qu’on a une maitrise quelque part qu’on sache forcément comment faire cela. Ce n’est pas évident. Le summum de mes envies, laquelle probablement faisait naître une vocation en moi, était le reportage sur le football. Je me rappelle de reportages de très grands reporters, en l’occurrence Alassane Ndiaye ‘’Allou’’, Pathé Fall Dièye et Magib Sène et, plus tard, quand j’étais au lycée, Abdoulaye Diaw et Issa Thiomby. Ce dernier était un reporter à Radio-Kaolack. J’allais au stade de Kaolack qui fut plus tard baptisé ‘’stade Lamine Guèye’’, pour voir les reporters dans la cabine. J’étais toujours curieux et regardais la cabine où ils étaient installés. Le seul fait de les voir était pour moi quelque chose d’extraordinaire.

Si la vocation est née chez vous assez tôt, pourquoi n’avez-vous pas fait le concours d’entrée au Cesti après le Bac ?

Vous savez, j’ai fait mon Bac au lycée de Kaolack. Les samedis, il y avait des procès à Kaolack. Il m’arrivait souvent d’aller au tribunal. Je garde toujours le souvenir d’un avocat dont les plaidoiries étaient tellement plaisantes pour moi. Il s’appelait Oumar Diop. Il avait été également affecté à Kaolack un jeune procureur très élégant dans le port, le verbe facile. Ce dernier s’appelait Djibril Camara. Il est plus tard devenu procureur général de la Cour suprême. Ce sont des choses qui ont fait qu’en ayant mon Bac, j’ai voulu aller à l’université pour faire droit. Je ne sais pas si c’est un concours de circonstances, mais mon grand frère était également à la faculté des Sciences juridiques. Quand il venait lors de ses vacances, il parlait de droit. Finalement, je crois que cela a été une bonne option pour moi. J’ai eu une maitrise en droit public, avec pour option Relations internationales. C’est après cela que j’ai fait le concours du Cesti.

Qu’est-ce qui vous a décidé à cet instant-là, sachant que vous vouliez devenir avocat et que vous pouviez tenter l’examen d’entrée au barreau ?

En moi était née quelque part une envie et une vocation de faire du journalisme. Si je n’étais journaliste et que j’avais réussi le concours d’entrée à l’Enam (Ndlr : Ecole nationale d’administration et de magistrature devenue Ena), je serais devenu diplomate. Si ce n’était pas cela, je serais devenu avocat. Ce sont les trois métiers qui m’ont vraiment passionné dans ma vie de jeune étudiant. Le seul concours que j’ai fait est celui d’entrée à l’école de journalisme, en janvier 1981. En octobre 1982, nous étions trois admis. Il y avait une consœur qui avait fait des études d’économie et qui avait par la suite travaillé au ‘’Soleil’’, Marie-Louise Benga.

Il y avait un autre qui n’a jamais fait du journalisme, il a passé deux semaines à l’école avant de la quitter. Il s’appelait Cheikh et avait réussi dans la boulangerie. Il faut savoir que l’année où on a fait la maitrise coïncide avec celle où l’Etat du Sénégal expérimentait le projet ‘’maitrisard-entrepreneur’’. Cheikh avait fait droit public comme moi et nous avions, ensemble, fait le concours, mais il était déjà chef d’entreprise grâce à ce projet. Je peux dire que moi, je suis entré dans la profession en 1982. J’ai terminé mon cursus deux ans après, soit en 1984, et je suis entré dans le métier. J’ai d’abord fait un stage extraordinaire de 6 mois à l’Agence de presse sénégalaise (Aps).

J’y avais trouvé d’excellents encadreurs dont Saliou Traoré, paix à son âme, Mamadou Amath et Ibrahima Bakhoum. J’y ai passé mes trois mois de vacances et mes encadreurs avaient beaucoup de sympathie pour moi. C’était une grande chance pour moi. Ils m’ont alors réadmis pour trois mois. J’alliais ainsi études et stage.  Je ne regrette pas de l’avoir fait. L’agence de presse est extrêmement formatrice. Elle prépare le journaliste à donner de l’information. A l’agence, il n’y a ni commentaire ni opinion. On ne reste donc que sur les faits. Cela a été une formidable école pour moi. Je ne suis pas sûr que j’aurais pu être le journaliste que je suis devenu – si tant est que j’ai été un bon journaliste – si je n’avais pas fait l’agence. L’agence permet au journaliste de comprendre l’essentiel d’une information et surtout sa valeur. Pour cela, je dis merci à mes maîtres que j’ai toujours envie de citer.

Pourquoi la presse écrite et pas la radio ou la télévision ?

A l’école, quand il a fallu faire des options, je me rappelle que Martin Faye, qui était notre professeur de radio, m’avait suggéré de faire radio. Il l’avait dit et insistait comme d’ailleurs un autre de nos professeurs, Babacar Fall. Ce dernier nous avait en télévision. Mais j’étais très, très loin de ces deux supports là. Je venais de la faculté de Droit avec une maitrise. Donc, j’avais déjà beaucoup écrit. J’avais le sentiment d’avoir été fait pour la presse écrite.

Il y avait également des devanciers qui m’avaient beaucoup impressionné dont Ibrahima Fall, Ndiaga Sylla, Sidy Gaye que je connaissais à travers les médias. Il y avait mon cousin Cherif El Valid Sèye, Abdallah Faye ; nous venions du même patelin. J’avais fait presse écrite et Chérif ne m’avait pas lâché. On a été ensemble au ‘’Soleil’’. Il  y avait donc plusieurs facteurs qui m’ont conforté dans mon option. J’avais raison de la faire. Je me suis beaucoup épanoui dans la presse écrite. Mais j’ai vraiment appris la presse écrite dans le groupe Sud Communication. J’y ai eu des maîtres extraordinaires que je ne cesserai jamais de citer, particulièrement Babacar Touré, Abdoulaye Ndiaga Sylla, encore Ibrahima Bakhoum, Ibrahima Fall, Sidy Gaye. C’était une bande extraordinaire.

J’ai participé à la création de Sud. Babacar Sine était le directeur du Cesti  à l’époque et avait beaucoup de sympathie pour moi. Il a pensé que je pouvais faire des études doctorales. Il avait choisi quelques personnes pour leur donner des bourses. Il s’agit de Momar Seyni Ndiaye, paix à son âme, Mamadou Koumé, Cheikh Tidiane Gadio et moi-même. Les deux premiers étaient en France, Cheikh Tidiane Gadio aux Usa et moi au Canada. Nous bénéficiions de bourses acquises par Babacar Sine. Après ma thèse de doctorat, je suis revenu parce que les Canadiens avaient déjà programmé la relève des assistants techniques au Cesti. J’étais embauché au Cesti en 1989 comme vacataire, en entendant de soutenir ma thèse. Après ma soutenance, je suis revenu et je suis resté au Cesti pendant 8 ans en tant qu’assistant, puis maître-assistant. J’ai démissionné après. Je suis parti au groupe Sud où j’ai dirigé le département de développement entrepreneurial.

C’est là où était conçu le projet Sud Fm. J’y ai pris une grande part sous la direction de Babacar Touré. Le projet de l’école a suivi. J’y ai pris part. Entre-temps, on a fait un gros projet de télévision. On voulait l’ouvrir à Dakar, mais on n’avait pas la licence. C’était en 1997. On l’avait finalement ouvert en France. Elle a marché pendant un an. Il y a eu après l’alternance et il nous était promis une licence. On a attendu  en vain pour des raisons que j’ai suffisamment expliquées dans mon livre ‘’Une alternance piégée, un opposant au pouvoir’’. Il était sans nul doute écrit quelque part que Sud ne ferait pas fonctionner une télévision de 2000 à maintenant. Beaucoup de gens se demandent pourquoi on ne l’a pas fait. Je me dis que c’est dû à un concours de circonstances et la volonté de Dieu n’y était pas. J’ai exercé ma profession pendant presque 30 ans. Ce métier m’a tout donné.

Avez-vous un regret, un souhait que vous auriez voulu accomplir en tant que journaliste et qui ne l’a pas été ?

Oui, j’ai un regret, celui de n’avoir pas produit un manuel sur la pratique journalistique, comme l’ont fait beaucoup d’enseignants journalistes qui ont eu la chance d’avoir exercé à l’université ou dans des écoles supérieures. Je pense que le Sénégal a eu beaucoup de grands journalistes en radio, en télévision et en presse écrite, des années 1960 jusqu’à maintenant. Malheureusement, je pense que les autres comme moi avons  failli à un devoir. Nous n’avons pas écrit. J’ai publié énormément d’articles, professer un peu partout le journalisme, mais je n’ai malheureusement pas écrit. J’espère que les jeunes vont combler ce vide. Il est toujours important de parler de son expérience de journaliste. Cela peut toujours servir. N’avoir pas produit de manuel est un de mes plus grands regrets, d’autant plus que j’ai écrit beaucoup de bouquins.

Aujourd’hui, le regret de la jeune garde est que vous ayez renoncé à ce métier. Certains, à la limite, vous en veulent.

Ils ont tort. La loi, dans le secteur privé, prévoit la retraite à 55 ans. Si j’étais dans un secteur privé, j’aurais pu prendre ma retraite et partir. J’ai quitté le journalisme à l’âge de 57 ans. Quand  je partais, j’étais le seul de ma génération qui était encore dans une rédaction. Même les générations venues après moi n’étaient plus dans les rédactions. Je ne sais pas pourquoi les gens pensent que des journalistes, qui étaient sans aucun doute plus brillants que moi et qui avaient choisi de devenir conseillers quelque part ou d’être encartés dans des directions, avaient ce droit là et moi non.

On ne leur en a pas voulu. Je ne sais donc pas pourquoi moi qui ai quitté à 57 ans, presque 58 ans, on me fait le reproche. Je ne comprends pas. Je me dis qu’ils le font peut-être parce que je suis à la lumière du jour, je suis ministre. Je suis tenté de croire que les Sénégalais sont convaincus que le journaliste ne peut être que dans un rôle subalterne et qu’il n’a pas droit à entrer dans un gouvernement et y exercer. Cela est un grand complexe pour moi. Il y a un journaliste qui écrit pour dire ‘’les hommes de communication de Macky Sall’’. Le journaliste ne fait pas dans la communication. Il fait de l’information. Un journaliste n’est pas nécessairement apte à gérer un service de communication. On écrit ces choses-là pour nous flinguer. A la limite, on nous reproche d’avoir fait de la politique. J’ai écrit des articles quand j’étais journaliste. J’ai fait une école de journalisme et quand je suis sorti, j’ai fait mon travail. Si, après mon départ, on en parle autant, c’est peut-être parce que j’ai laissé une place qui n’est pas occupée aujourd’hui.

N’est-ce pas parce que les grands, les doyens, ont déserté les rédactions que les jeunes ne sont pas aussi bien encadrés qu’auparavant ?

J’ai été recruté à l’université en 1991. J’ai continué mon cursus pour d’autres diplômes. J’aurais pu rester à l’université. Je ne suis pas nécessairement plus idiot que ceux qui sont devenus professeurs d’université après leur doctorat. Tel que je me suis engagé en journalisme, dans l’écriture d’enquêtes et autres, j’aurais pu le faire avec un peu d’organisation pour devenir professeur titulaire aujourd’hui. J’ai choisi de démissionner, de partir faire autre chose. J’ai tout le temps suivi mon instinct, ma volonté et ma liberté. Quand j’ai quitté le Cesti, on ne m’en a pas fait le reproche. J’étais pourtant titulaire de l’enseignement de la presse écrite en 3e année avec Mamadou Koumé. J’étais chargé de tout ce qui est production de textes d’informations majeures donc l’enquête et le reportage.

Je l’ai enseigné pendant 15 ans. J’ai donné ma part. Mais aujourd’hui, certains vont même jusqu’à me reprocher mes livres en comparaison avec ce que je fais aujourd’hui. Je leur dit non.  Il y avait des journalistes qui étaient en même temps responsables politiques. Je ne l’ai jamais été. Il y avait des journalistes qui n’avaient peut-être pas de carte de militant quelque part, mais qui étaient de la Ld, d’Aj, du Rnd, du Ps, etc. Moi, je n’en étais jamais un. J’ai été un journaliste pur et dur, sans appartenance politique. Je n’ai jamais fait de confusion.

Quand j’ai fait l’option politique, j’ai définitivement quitté le journalisme. Il ne faut pas qu’on s’attende à ce que moi, Latif Coulibaly, que je sois dans un gouvernement et continue d’être un journaliste. Ce serait irresponsable de ma part. Soit on respecte l’option dans laquelle on est, soit on ne se respecte pas. Je ne vais pas le faire. J’ai une conception du journalisme qui ne souffre pas d’équivoque. Un journaliste, c’est quelqu’un qui est dans une salle de rédaction de manière permanente ou occasionnelle. L’essentiel, c’est juste qu’il gagne la majeure partie de ses revenus dans l’exercice de ce métier. C’est ce que dit la loi sénégalaise. Je ne peux pas être et journaliste et autre chose.

J’ai été strictement journaliste. Aujourd’hui, je ne le suis plus. Les gens s’imaginent parfois qu’appartenir à un gouvernement est nécessairement être un renégat. Il y a des hommes politiques, dans ce pays, dont personne ne doute de leur patriotisme, qui sont d’authentiques communistes et qui ont beaucoup contribué à l’avènement de la démocratie dans notre pays. Il y a parmi eux Amath Dansokho. Il a été dans le gouvernement d’Abdou Diouf, d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall. Il y a également Abdoulaye Bathily qui a été dans le gouvernement de Diouf, de Wade et de Macky Sall.

Est-ce que pour autant ceux qui n’ont été dans aucun gouvernement peuvent dire qu’ils sont plus patriotes que ces gens ? Je ne le crois pas. Je me dis même que personne n’a contribué plus qu’eux à l’avènement et la consolidation de la démocratie dans ce pays. Servir à un moment dans un gouvernement ou ne pas le faire n’empêche pas d’être un authentique patriote. Les gens ont une lecture biaisée des choses. Si j’ai du respect pour des hommes politiques dans ce pays, c’est pour ces deux personnes là.

Maguette Thiam ou encore Sémou Pathé Guèye, d’authentiques patriotes. A chaque étape de la vie d’une nation, il y a des situations politiques dans lesquelles des gens peuvent apporter leur concours dans la limite de leurs moyens, sans pour autant être des renégats ou autres.

A votre avis, quelles sont les qualités que doit avoir un journaliste ?

Pour moi, sans aucune prétention, il y a 5 qualités qu’un journaliste doit nécessairement avoir. Il doit avoir la capacité de marquer  une distance. Cela lui permet de garder sa capacité d’organiser son doute professionnel raisonnable. Face à toute information, un journaliste doit faire preuve d’un doute raisonnable. Il doit avoir de l’empathie. Cela lui permettra de considérer l’être sur lequel il dit des choses à la même dignité que lui ainsi que ses parents, amis et proches. Un journaliste doit être capable de logique.

Sans cela, on ne peut rien faire de cohérent. Il faut la pousser jusqu’à la logique dialectique. Cela permet au journaliste de relativiser fondamentalement les choses et savoir que rien n’est absolu. Quelqu’un peut même avoir détourné des deniers publics, mais il ne peut y avoir quelque chose d’absolu dans le jugement qu’on porte contre lui. C’est la raison pour laquelle, c’est fondamental, que la loi prévoit des circonstances atténuantes ou justificatives de certains délits et crimes. Un journaliste doit avoir de la culture générale. Un journaliste sans cela, je ne peux pas le nommer. La cinquième qualité, et qui est la plus essentielle pour moi, est l’humilité. J’avais un professeur au Canada, là où j’ai fait mes premiers pas de journaliste d’investigation, qui nous disait qu’après la parution d’un article, quand deux cents personnes applaudissent, restez humbles pour comprendre qu’il y en a trois mille à côté qui ne sont pas d’accord.

De la même manière, si les gens vous attaquent parce que vous avez écrit un papier, sachez qu’il y a plusieurs autres qui sont avec vous. Sachez donc que vous n’aurez jamais l’unanimité. Comprenez qu’ils ont le droit de vous attaquer ou de vous acclamer, mais soyez honnêtes tout le temps quand vous écrivez. Restez humbles. Dès qu’un journaliste finit d’écrire, il faut voir si vous trouvez ces cinq qualités. Il y avait quelqu’un que j’ai formé et qui m’était très proche. Un jour, il a écrit un papier et en corrigeant, j’ai enlevé le nom de la personne et j’ai mis celui de son père. On avait des relations qui me le permettaient. Je lui ai renvoyé le papier et après lecture, il est venu me voir. Je lui ai dit qu’il faut qu’il comprenne que la personne dont il parle dans son papier a de la famille. Je lui ai dit que la réaction de cette dernière serait pareille à la sienne. Je lui expliqué qu’il y avait des mots dont il n’avait pas besoin. Aujourd’hui, relis-t-on les papiers ? Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de porter un jugement de valeur sur ce qui se fait.

Ce manque de rigueur dans la correction ne serait-elle pas liée au fait qu’il n’y a plus de doyens dans les rédactions ?

Non, ceux qui doivent faire ce travail sont les directeurs de publication, les rédacteurs en chef, les secrétaires de rédaction qui sont des professionnels confirmés, et les chefs de desk. Il n’y a presque plus de secrétaire de rédaction. Après, ce que vous appelez les doyens dans une rédaction, ce sont les responsables que je viens de citer. Ceux qui sont dans le métier et à des postes de responsabilité sont les doyens. Ils doivent l’être du point de vue de la pratique professionnelle, de maitrise du métier. On peut en discuter. Je suppose que ceux qui sont directeurs de publication, chefs de desk ne le sont pas que de nom. Moi, Latif, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai ramassé mon papier au fond de la poubelle. Mes encadreurs les plus gentils dont Abdoulaye Ndiaga Sylla qui était plus qu’avenant, quand je venais, il essayait de m’expliquer les problèmes dans mes papiers. D’autres me disaient cru les choses. A la limite, on en est blessé. C’est cela qu’il faut.

Comment, de manière générale, appréciez-vous le niveau de la presse ?

Il ne faut pas verser dans cette forme d’angélisme du passé en se disant que ce qui se faisait avant était bien meilleur. La pratique reflète l’époque. On ne peut pas le nier. Je suis quand même sûr qu’on peut mieux faire. On ne peut se perdre dans une comparaison. Ce qu’on faisait, le fait-on aujourd’hui ? Certainement non. Quand on regarde la télévision, il y a deux confusions majeures qui sont faites. On ne peut plus distinguer les ‘’talk-show’’.

On ne peut plus comprendre ce qu’est un sitcom, un magazine à vocation d’informations ou les entertainments c’est-à-dire les jeux. Tous les gens qui interviennent à la télévision sont des éditorialistes. Parfois, on discute d’un sujet et au préalable l’on ne voit même pas l’information. Il faut aller la chercher, alors qu’un magazine d’informations a des règles. On m’a une fois invité sur une chaine de télévision. Je venais de publier un livre que le journaliste qui m’interrogeait n’a pas lu. Avant, je voyais Sada Kâne ou Makhili Gassama, qui faisaient des émissions sur le livre, mais ils les lisaient. Les gens vous invitent pour vous parler de vos écrits passés. Aujourd’hui, il y a des gens qui partent d’une information non fondée pour expliquer des choses. Quelqu’un m’a appelé, un jour, pour me demander de réagir sur les ‘’révélations’’ d’untel. Or, ce n’était pas une révélation, mais une affirmation ou affabulation. Rien n’était avéré dans ce que M. X avait dit. Les réseaux sociaux aidant, les choses sont devenues plus catastrophiques. Quand on faisait le journalisme, on nous critiquait. Acceptons les critiques et avançons.

Vous êtes le porte-parole de la présidence de la République et Seydou Guèye le chargé de la communication. N’y a-t-il pas un flou entre les deux postes ?

Non, moi, je suis porte-parole de la présidence. Quand il y a quelque chose, le président m’appelle et me dit sa position ou on la définit ensemble. Je les relaie sur ses instructions. Par contre, Seydou Guèye gère les médias et travaillent sur la communication du président de la République. Je suis une partie de ce qu’il fait.

Même dans les institutions ou organisations, il y a un porte-parole et un chargé de communication. Il faut le comprendre comme ça. Il n’y a aucun flou. Aujourd’hui, il y a une telle corruption des mots que les choses ne signifient plus ce qu’ils signifiaient. On a l’impression que les expressions originelles, telles qu’elles ont été formulées, ne signifient plus la même chose. C’est un problème.

En tant que membre du staff de communication du président, que répondez-vous à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir une communication claire, depuis qu’il est arrivé au pouvoir ?

Ce n’est pas juste. Le gouvernement du Sénégal est l’un des rares au monde avec une réunion institutionnelle rigoureusement établie. Il n’y a jamais une faillite. Cette réunion est prévue dans la Constitution. Tous les mercredis, le gouvernement dit aux Sénégalais ce qu’il a fait et ce qu’il compte faire. Il y a un service public de l’information, tant du point de vue des médias électroniques, radios ou le quotidien ‘’Le Soleil’’ qui donnent systématiquement les positions du gouvernement, les politiques, etc. Même les journaux, télévisions et radios privés comme le vôtre, exposent tous les jours les positions du gouvernement.

En revanche, au fond, la première responsabilité d’un gouvernement est de donner l’information et non pas de faire de la communication. D’ailleurs, dans certaines démocraties, il est reproché aux gouvernements de faire de la communication. Cette dernière est considérée comme de la cosmétique dans certaines démocraties avancées. C’est l’information qui est fondamentale. Le communiqué du Conseil des ministres est une mine d’informations sur l’action du gouvernement. Cette façon de créer une dynamique certaine, de donner une adhésion aux actions du gouvernement n’est pas toujours à la hauteur de ce que cela aurait dû être. Ce n’est pas spécifique à celui du Sénégal. Dans tous les pays où les médias sont actifs, ces difficultés se posent.

Car, dès que le gouvernement parle, il y a une suspicion quelque part. Il y a un complexe qui est très développé chez nous. C’est celui de  l’opposition. (Il sourit) Moi-même j’en étais victime. Ce n’est même pas un complexe, mais c’est une complicité. On verra rarement un journaliste sénégalais critiquer l’opposition, à moins que cela soit flagrant. On verra rarement un journaliste sénégalais aller chercher la position contradictoire par rapport à la déclaration d’un leader politique de l’opposition. Si vous lisez mon ouvrage sur Me Sèye, je ne sais pas si ce sont des pages de contrition, mais ce sont des pages d’aveux sur comment nous les journalistes sénégalais avions traité l’affaire Me Sèye. Le dernier évènement qui s’est passé chez nous, l’affaire des fers avec la Turquie. C’était très facile pour un journaliste de vérifier l’information. Le gouvernement n’avait même pas besoin de faire une sortie. La presse aurait pu se procurer le contrat. Certains l’ont d’ailleurs fait. C’est simple. Il m’est arrivé, un jour, de faire un papier extrêmement critique sur la Ld. Abdoulaye Bathily est mon ami et il m’avait après invité à un diner.

Quand je suis arrivé, j’y ai trouvé des membres du parti et du Bureau politique.

Quand je les ai salués, je me suis rendu compte que certains avec qui j’avais un commerce très agréable, m’ont à peine répondu. J’ai alors  compris que l’opposition prenait les journalistes pour des acquis. Cela est né d’une histoire parce que le pouvoir politique, à l’époque, prenait les journalistes de la presse privée comme des opposants patentés. Il les avait nommés d’ailleurs ‘’une certaine presse’’. Je me rappelle d’un discours très violent d’Abdou Diouf sur une certaine presse. Il y avait comme une sorte d’alliance objective entre l’opposition et la presse. L’opposition cherchait à accéder aux media, on leur offrait les colonnes des pages. Les journalistes voulaient accéder aux autorités pour avoir l’information, ils n’avaient pas d’affinités avec ceux qui devaient leur donner l’information. Donc, ils étaient ostracisés. Cela fait partie de mes autocritiques.

Les choses ont changé aujourd’hui. La preuve, je suis porte-parole de la présidence et je suis avec vous. Le pouvoir vient vers vous maintenant.

Aujourd’hui, quand même, on reproche au président de ne parler qu’aux médias étrangers…

Dans certaines démocraties avancées, les hommes politiques partagent une doctrine qui me semble logique et cohérente. Ceux-ci ont, d’un commun accord, majorité comme opposition, décidé de ne jamais évoquer à l’extérieur de leurs frontières nationales des questions prégnantes dans le débat national, surtout quand elles sont polémiques ou très sensible. Cette règle traduit une certaine sagesse démocratique. Maintenant, on peut considérer qu’elle n’est pas absolue, cette règle. Il peut arriver, comme c’est souvent le cas chez nous en Afrique, que des chefs d’Etat en viennent, quand ils sont en visite à l’étranger, à évoquer, devant des journalistes, des sujets domestiques ayant ou susceptibles d’avoir des prolongements à l’extérieur.

Il faut savoir relativiser. Concernant notre pays, il faut d’abord noter que la communication de l’Etat n’est pas faite dans sa totalité  par le président de la République. Il en assure, dans certaines circonstances, sa part. Le cas échéant, il intervient sur des sujets exceptionnels. C’était le cas quand, dernièrement à Paris, il s’est prononcé à l’étranger sur la grâce de l’ancien maire de Dakar. Pour moi, ç’aurait été peut-être plus heureux d’éviter parfois les sujets domestiques trop polémiques dans des interviews express, comme celles que les journalistes arrachent parfois dans des conférences internationales aux dirigeants d’Etat.

Cela dit, je ne crois pas qu’il y ait une règle immuable qui puisse interdire à un  chef d’Etat de se prononcer une question d’intérêt national, parce qu’il est à l’étranger. Si nous tenons à en faire une règle, il faut que tout le monde soit concerné, majorité et opposition qui ne se prive pas pour aller porter le débat national à l’étranger et sur des questions domestiques très sensibles. En parlant de ces questions en interne, on produit plus d’impact dans notre opinion nationale. C’est mon opinion. Si cela se fait sur Rfm, Sud Fm ou Radio-Sénégal et ailleurs, les Sénégalais qui sont concernés seraient les premiers à être informés. Et tant mieux ! Cela n’a pas toujours été le cas au Sénégal. C’est une pratique courante chez nous en Afrique, depuis l’aube des indépendances. Le Sénégal n’a jamais fait exception à cette règle. Et cela laisse parfois, quelque part, le sentiment qu’on parle d’abord aux autres avant de s’adresser à son peuple.

En tout état de cause, je me suis toujours questionné sur une telle pratique. Hier, exerçant comme journaliste, je  ne trouvais pas cela très pertinent. Je n’ai pas changé d’avis, aujourd’hui. Ce sont des pratiques qui existent. Mais cela ne signifie nullement que nos chefs d’Etat parlent d’abord aux autres avant de s’adresser à leurs peuples. Pour certaines déclarations qui ont pu être faites et qui ont été par la suite critiquées, elles n’ont pas été délivrées avec l’intention nourrie de parler aux autres d’abord. Elles procèdent souvent de concours de circonstances particulières.

Comment expliquer aux Sénégalais qu’il y avait, au départ, une intention de faire cette déclaration à Paris ?

 Pour cette déclaration, j’étais tranquillement ici à Dakar, quand un des journalistes de la station (Rfi) m’a appelé pour me dire qu’il veut interviewer le président. Je lui ai répondu que le président était à Biarritz, qu’il lui plaise d’entrer en contact avec le ministre  Seydou Guèye qui pourrait étudier avec lui la possibilité de réaliser cette interview sollicitée. C’est vous dire que cette interview du président avec Rfi n’était pas préparée à l’avance pour servir de support, en vue de faire une déclaration sur une question domestique. Ce n’était donc pas quelque chose de planifié, préparé, voulu et organisé.

Vous avez été ministre de la Culture. Que pensez-vous du débat soulevé actuellement sur une partie de l’histoire du Sénégal ?

Je trouve l’attitude d’Iba Der Thiam, qui a présenté ses excuses et promis de changer les choses, extraordinaire. C’est celle d’un intellectuel, d’un scientifique. Un scientifique n’est jamais absolu dans ce qu’il dit ou fait. Il est toujours relatif. C’est comme cela que la science avance. Son attitude ne me surprend guère. On parle de 5 volumes. Maintenant, que deux ou trois faits puissent être contestés, je le comprends, c’est cela le propre de la science sociale. L’écriture de l’histoire est toujours sujette à des discussions, voire à des fortes polémiques. C’est pour cela que les historiens prennent toutes les précautions nécessaires.

Il n’empêche, il peut arriver que sur une question précise, qu’il puisse y a voir des interprétations différentes dans la relation des faits. Dans les publications scientifiques, il arrive qu’on note des  mentions erratum ou errata. Cela peut porter sur une question de fond ou de forme. L’histoire n’est pas figée. Elle n’est pas non plus, je crois,  une connaissance mathématique. Sa vocation, c’est d’assurer une transmission à travers les âges. C’est d’autant plus problématique au Sénégal que les sources ne sont rarement pas des documents écrits au départ. Chaque transmission est une interprétation précise d’un fait. Professeur Iba Der Thiam est un brillant scientifique. Il a fait ce qu’il avait à faire, en rectifiant ce qui devait l’être. Je  crois qu’on pourrait peut-être clore le débat ici.

Il n’est pas clos, puisqu’il est prévu une marche et d’aucuns demandent le départ du Pr. Iba Der Thiam.

Les gens ont le droit de manifester. Si on manifeste pour ce qui a été écrit par erreur et rectifié ensuite, c’est un droit pour ceux qui manifestent, mais il me semble que la question est réglée. Maintenant, si on manifeste parce qu’on n’a jamais été d’accord que le professeur Iba Der Thiam dirige la commission, ça c’est une autre chose. Dans tous les cas, Iba Der a toutes les qualités pour diriger cette commission. N’oublions pas qu’il a fait partie du comité international de rédaction mis en place par l’Unesco sur  l’’’Histoire générale de l’Afrique’’. Iba Der Thiam est une fierté scientifique pour le pays.

Qu’est-ce qui vous le plus marqué dans votre passage au ministère de la Culture ?

Tout m’a marqué à la  Culture. J’étais à une position privilégiée permettant d’observer le processus de création et de fabrication d’une esthétique nationale qui n’a pas démarré aujourd’hui, mais en 1960 avec des symboles marquants comme l’école de Dakar, les Tapisseries de Thiès, Mudra Afrique, etc. Elles ont été créées par Léopold Sédar Senghor. Il y a eu une continuité, même si on a pu noter un fléchissement marquant, quand Senghor a quitté le pouvoir. Abdoulaye Wade a relancé la machine et Macky Sall a repris la balle au bond avec le Musée des civilisations noires. Il y a une volonté et une politique d’Etat,  officielle, de recenser et d’organiser le patrimoine matériel et immatériel du Sénégal, en vue de le mettre à la disposition de l’humanité. Comme disait Senghor, c’est la part du Sénégal au banquet de l’universel. Il y a des acquis qu’il faut non seulement préserver, mais également fructifier. L’Etat est l’acteur principal, dans ce domaine. J’ai bon espoir que cela se fera. Dans cette volonté, figure l’annonce de la mise en place de la Maison de la cinématographie à Dakar, la construction du Mémorial de Gorée, tout ce qui contribuera à la confirmation de l’identité sénégalaise.

Et alors, ce débat autour du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc ?

Ceux qui ont lancé ce débat ont peut-être raison de le faire. Le sujet est cependant délicat. La question, si délicate soit-elle, peut être sereinement abordée, en ayant toujours en vue les réalités internes avec lesquelles il faut compter. Les discussions n’échappent pas forcément à des connotations idéologiques. Je pense qu’il n’est pas toujours utile, même si on n’y échappe pas, d’importer d’ailleurs des débats fortement idéologiques chez nous.

Il en est sans aucun doute ainsi avec ce débat ouvert sur la liberté pour chacun de choisir son orientation sexuelle. On est en plein dedans. Mais est-il toujours utile de déplacer ces débats de société fortement idéologiques chez nous  et qu’ils prennent autant de place ? Je ne peux pas répondre à la question. Il nous faut faire attention, quel que soit le bord où on se situe. Il faut avoir le courage de dire qu’il y a une dimension fortement confessionnelle dans ce débat. Placer la question sous l’angle du droit ou d’un texte réglementaire risque de réduire le la portée du débat et se méprendre sur son sens. Cela va  au-delà de cette question juridique et la dépasse totalement. Je comprends d’ailleurs cette réserve observée par certaines autorités religieuses, à la fois du côté chrétien et musulman.

Parlons maintenant de vos lectures. Y a-t-il un livre qui vous a particulièrement marqué ?

J’ai beaucoup lu. ‘’Une si longue lettre’’ de Mariama Bâ m’a parlé. Je n’ai jamais vécu dans une famille polygame. Mon père était un marabout, mais dans notre maison, il n’y avait que ma mère. Cela va au-delà d’une simple question de polygamie. Ce livre questionne fondamentalement notre société. ‘’L’alchimiste’’ de Paulo Coelho m’a beaucoup parlé. Peut-être que c’est mon origine. Tous les romans du XIXe siècle en France et au Sénégal m’ont marqué. Les romans post indépendance, comme ‘’L’aventure ambiguë’’, ‘’Nini, mulâtresse du Sénégal’’, ‘’La grève des battu’’, ‘’Amkoulel, l’enfant peulh’’, m’ont beaucoup marqué. Quand j’ai lu ‘’L’aventure ambiguë’’ pour la première fois, je ne l’ai pas compris. C’est plus tard que je l’ai compris. J’adore les livres politiques et les biographies.

Il y a un livre-interview d’Assane II et d’un journaliste français. Quand ce dernier lui parle de la corruption à Casa, il lui rétorque que lui, ce qui l’inquiète, c’est la petite corruption dans les communes et qui empêche le citoyen ordinaire, qui n’a aucun lien, ni relation ailleurs, de bénéficier de son certificat de naissance, de disposer d’un lopin de terre qui devait lui être attribué. J’en parle parce que j’ai constaté dans des villages, des communes dont la mienne, des systèmes d’attribution de terrains où des autorités administratives et de hauts fonctionnaires disposent des terrains. Parfois, on parle de très grand livre à cause de l’histoire qui y est évoquée, mais parfois il y a des livres sur lesquels on tombe et qui sont d’une sensibilité, d’une importance particulière dans la vie de nos sociétés. C’est le livre de Mariama Ba.

 Parlant de lecture, je dirais que tous les livres sont utiles.

Aujourd’hui, ceux qui me reprochent d’être parti, ce ne sont pas mes opinions, mais les faits. Je me dis que si on me reproche de n’avoir pas continué le métier de journalisme, c’est parce que je l’ai bien fait. Les opinions exprimées sont éphémères. Mais les faits, on s’en souvient. On me reproche de ne pas écrire ce que nous avons fait comme mal gouvernance. Je réponds toujours que si on en a fait, c’est aux journalistes de faire leur travail d’investigation.

Enquêtiez-vous vraiment à l’époque ou on vous donnait juste des documents à exploiter ?

J’ai entendu ce débat-là ; il est ridicule. Le journaliste, quand il écrit, il a au moins besoin des documents, ne serait-ce que pour se protéger juridiquement. Maintenant, si vous n’êtes pas dépositaire ou détenteur de ce document, il faut bien que quelqu’un vous le livre. C’est même débile de sortir un tel raisonnement. Un document est une dynamique d’ensemble et ne peut pas argumenter un livre. Quand j’écrivais mon livre sur Me Sèye, je suis parti en Gambie deux fois. J’y ai passé à chacun de mes voyages 15 jours. J’y suis allé pour rencontrer un barman qui avait accueilli les assassins qui y étaient pour acheter un véhicule. Je prenais les ‘’taxis-brousses’’ avec le barman pour repartir dans toutes les zones où les assassins étaient passés. Un document peut faire un article, mais pas un livre. Encore qu’on ne donne pas un document à quelqu’un en qui on n’a pas confiance.

Quels sont les films qui vous ont marqué dans votre jeunesse ?

J’aimais les films cow-boys. Il y a deux films qui m’ont marqué, quand j’étais jeune. Il y a ‘’Elga’’ qui était un film où on montrait le processus nu d’accouchement d’une femme. On était au lycée à l’époque, mais on entendait à peine parler de grossesse. C’était la première fois qu’on découvrait cela. Cela nous marquait à la fois positivement et négativement. L’autre, c’est ‘’Les oiseaux vont mourir au Pérou’’. C’était un film à la limite de la pornographie et de l’érotisme. Il passionnait beaucoup les jeunes. L’autre film est de Jean-Louis Trintignant, ‘’Il pleut sur Santiago’’ et il parlait de la révolution chilienne. C’était extraordinaire.

Serigne Mboup Annonce Sa Candidature À La Mairie De Kaolack

https://www.xibaaru.sn/ Invité de l’émission Face2Face de la TFM, Serigne Mboup, président de l’union Nationale des chambres de commerce du Sénégal et patron de CCBM a annoncé sa candidature à la mairie de Kaolack…après mûres réflexions.
« Je n’avais pas pensé à la première émission que je serais candidat à la mairie de Kaolack,  mais après une mûre réflexion j’ai décidé de me lancer dans la politique car la mairie n’est pas l’apanage de la politique mais de la citoyenneté car ce sont des locaux qui élisent le maire qui n’a d’ailleurs pas de
pouvoir car seul le président de la République a le pouvoir qu’il délègue aux Maires. J’ai créé un mouvement And defar Kaolack  car chaque chose a un début et rien n’est trop tard.  Almadies où j’habite n’est pas plus propre que Kaolack qui n’a pas de système de collecte des ordures.  Nous voulons mettre en place une collectivité locale avec un bon cadre de vie et la création d’emplois. Je dois retourner l’ascenseur à Kaolack. J’ai pris la chambre de commerce de Kaolack qui a boosté les autres chambres ce qui a amené la création de l’union des chambres de commerce.  Nous accueillons 200 à 300 bateaux au port de Kaolack. La gestion de l’actuelle maire de Kaolack sera critiquée par les populations mais nous comptons faire plus qu’elle. Nous n’avons pas de problème à ce niveau. Seul les braves qui meurent au front. Plusieurs opérateurs économiques ont réussi à gérer des collectivités locales comme ce fut le cas au Maroc.  Nous appelons les kaolakois à plus de réussite car les résidents ont plus de mérite.  Je travaille pour la prospérité du port et je compte déplacer les activités de Ccbm à Kaolack.  Le président a vu les réalisations au port après sa visite à cœur de ville.  Il a validé nos actions.  Je m’engage en politique pour aider les autres.  Certains pensent qu’être maire vous donne droit à tout. »

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