Rp du Mercredi 11 septembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 11 septembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 11 septembre 2019

Tensions De Trésorerie, Hausse Des Prix:Le FMI Ajuste Le Sénégal

http://www.walf-groupe.com Après avoir retoqué les prévisions de croissance du Sénégal de 0,6 %, le Fmi a bloqué le déficit du pays, l’obligeant à limiter les projections budgétaires. Pis, il lui demande une deuxième Loi de finances rectificative (Lfr), qui est en cour de rédaction, des économies de 250 milliards et une vérité des prix avant tout nouveau programme avec le pays. Des exigences qui n’augurent rien de bon pour les populations et qui fleurent bon un ajustement structurel, en mode fast-tract.

L’Etat a vraiment chaud aux caisses. Au mois de juin dernier, les députés avaient adopté une première Loi de finances rectificative 2019. Une Lfr qui consacrait une baisse considérable des ressources qui sont passées de 4 071,77 milliards de francs Cfa à 3 988,63 milliards, soit une baisse de 83,14 milliards en valeur absolue et 2 % en valeur relative. Trois mois plus tard, l’Etat va devoir encore serrer la ceinture et faire des restrictions comme sur la facture téléphonique, l’eau et l’électricité des administrations. En effet, de sources sûres chez les bailleurs de fonds, le Fonds monétaire international (Fmi), contacté officiellement qui a promis de nous revenir, et dont les équipes sont en discussions ave les techniciens des Finances, exige avant tout nouveau programme avec le pays une deuxième Loi de finances rectificative (Lfr). Cela, pour encore revoir à la baisse les ressources attendues, faire des économies budgétaires d’au moins 250 milliards de francs Cfa et procéder à la hausse des prix de certains produits de base. Ce qui est, selon certains hauts fonctionnaires internationaux de cette institution de Bretton Woods, une «humiliation». Ce, même s’il a connu une Lfr 2 en 2014, mais c’était pour valider la hausse des ressources avec le Plan Sénégal émergent 1 (Pse) qui venait d’être plébiscité par la communauté des bailleurs.

Selon certains partenaires techniques et financiers, le gouvernement sénégalais a beau revoir à la hausse les prix des carburants qui en ont entraîné d’autres, le Fmi trouve cela insuffisant. Et de sources sûres à la Rue René Ndiaye x Avenue Carde, les techniciens du ministère des Finances sont en train de travailler sur cette deuxième Loi de finances rectificative. «C’est en cours de rédaction. Et cette Lfr 2 va avoir des conséquences dramatiques sur les prix de certains produits de consommation qui vont exploser et créer beaucoup de déséquilibres», explique un haut fonctionnaire. Qui rappelle que le contrecoup de cette grande période de consommation qu’est la Tabaski sera très compliqué. «Cette deuxième Lfr va être meublée par des mécanismes de rectification, avec l’inscription de nouveaux chapitres pour doter de ressources de nouvelles directions créées. Mais c’est plutôt pour embourber l’opinion puisque c’est un vrai recadrage économique. Et il y a des risques que ça flambe au niveau des prix à la consommation. Car, l’Etat va lever sa main sur certaines subventions. Ce qui est justifié, dans le fond, parce qu’il y a de grandes distorsions avec la réalité financière. Aujourd’hui, l’état des finances publiques est tel qu’il ne peut plus supporter ces subventions. On va ressentir le contrecoup d’une mauvaise gestion des finances publiques», confie une source ayant mis son nez dans l’exposé des motifs de cette nouvelle Lfr.

Taux de croissance retoqué

A côté de la révision à la baisse des prévisions du gouvernement, l’on nous apprend également que le Fmi a bloqué le déficit du pays après avoir rétréci la croissance du pays qui passe de 6,6 % à 6 %, selon ses prévisions les plus optimistes. Un «enthousiasme» qui risque d’être douché.

D’un autre côté, des sources chez les bailleurs expliquent leur subite réticence avec le Sénégal par un «problème de visibilité». Car, la suppression du poste de Pm, explique une source, ils la comprennent trop, c’est-à-dire qu’il y aura un troisième mandat ou pas. De même que le fait d’avoir scindé le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, alors que «la tendance est au regroupement dans les administrations publiques ». «Dans notre perception, c’est comme si le Sénégal est en train de changer de politique, qu’il aurait un autre agenda», s’interroge un haut fonctionnaire international. En tout cas, cela semble plausible vu que les bailleurs de fonds ont accompagné le Pse avec plus de 3 mille milliards en 2014, et soutenu sa poursuite. Mais, aujourd’hui, ils ne devraient plus être sûrs de rien avec ce référentiel dont la seconde phase a récolté plus de 7 mille milliards en décembre dernier, à la veille de l’élection présidentielle de février 2019. Un grand paradoxe. Si les bailleurs ont fermé le robinet à ce pays dont il s’était engagé à couvrir d’or il y a huit mois, cela doit être certainement à cause d’un manque de cohérence. En effet, la nouvelle composition du gouvernement a créé des chevauchements et incongruités indescriptibles. A titre d’exemple : les Impôts doivent être un instrument de recettes et de politique fiscale, mais, aujourd’hui, la Direction des Impôts et Domaines est logée au ministère des Finances et la politique fiscale est du ressort du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération qui gère la politique économique.

Ainsi, avec cette révision de la croissance, le blocage du déficit qui oblige le gouvernement à limiter les projections budgétaires ou encore cette nouvelle Loi de finances rectificative dans la même année, le Fmi semble, sans programme avec le pays, mettre Sénégal sous ajustement structurel (programme de réformes économiques pour permettre à un pays touché par de grandes difficultés économiques de sortir de la crise : Ndlr). Et malgré cette évidence, le pouvoir se permet de prendre quelques fantaisies avec la réalité.Seyni DIOP

Effondrement d’une partie du collecteur de Hann : une bombe écologique qui menace Dakar

iGFM – (Dakar) – Deux cent maisons et constructions situées entre Hlm, Bopp, Grand Dakar, Fann et la faculté de médecine de l’Ucad sont construites sur les tuyaux du collecteur et d’évacuation des eaux de Dakar. Le pire est à craindre, d’après le dg de l’Onas, si les familles et la fac de médecine ne quittent pas les endroits à risque. Une partie du collecteur s’est effondrée et des milliers de dakarois sont menacés par le gaz shs.

Bopp,Hlm 5,Ouagou Niayes…sous la menace d’une bombe  «On nous a dit que si ça explose, ce serait pire que le Joola*»

Mare Lô, le directeur de la protection civile avait sorti le gros lièvre : une menace d’explosion d’un collecteur âgé et vétuste de 70 ans risque d’emporter 51 familles dans les quartiers Bopp, Hlm 5 et 6, Ouagou Niayes, Hann etc (Dakar).  300 000 personnes seraient exposées à l’hydrogène sulfuré (H3s), un gaz mortel au bout d’une minute d’inhalation. Depuis les populations sont partagées entre crainte, surprise, mais surtout peur. IGFM propose ce reportage réalisé en 2011 et qui est d’une brûlante actualité après l’affaissement d’une partie du collecteur. 

C’est un trou, un petit trou d’égout qui ouvre une gueule de bête, féroce, nauséeuse qui ne fait pas 1 mètre de diamètre. Il constitue la terreur de la famille Ndiaye installée aux Hlm 5 depuis dix ans. Au beau milieu de la maison à deux mètres du salon et à un mètre de la cuisine, le trou d’égout (regard) est au repos. Le calme avant la tempête de déjection qu’il jette dans la maison sans prévenir quand ça lui chante et quand la pluie s’en mêle. Sur la porte qui mène dans le salon des Ndiaye, la dalle de la porte d’entrée a été relevée, idem pour la cuisine. Mais difficile de lutter contre le flot d’eaux usées qui jaillit du trou d’égout et son lot de désagréments qu’il cause aux habitants de la maison.

Victor, la trentaine dreadlocks au vent, grand gabarit, teint noir s’avance dans le salon pour porter la parole de la famille. «Nous sommes confrontés aux problèmes des eaux usées, pratiquement toutes les semaines.Notre maison est remplie d’eaux noirâtres et sales. Dès fois ça déborde jusque dans le salon, les couloirs, la cuisine et ça nous empeste la vie», explique-t-il, habillé d’un jean bleu et d’une chemise bleu blanc.

Dans cette demeure modeste 2438 des Hlm 5, les couleurs claires de la maison des Ndiaye sont défraîchies, les carreaux ont perdu leurs éclats et une légère couche noirâtre a abîmé l’endroit. Ici, les Ndiaye ne dorment jamais les poings fermés et quand ils se réveillent, ils croisent les doigts pour que le trou d’égout ne verse pas ses «saletés» dans le salon. «Difficile d’affronter les eaux usées, on ne sait jamais quand elles peuvent se déverser. En plus, l’odeur nauséabonde qui se dégage du trou rend la vie impossible. Franchement, c’est irrespirable et c’est dangereux pour la santé des enfants qui sont souvent maladifs. Depuis des années nous vivons ces choses-là. Souvent nous sommes obligés de fermer les portes et les fenêtres ce qui fait que nous n’avons pas d’aération», regrette Victor.

L’homme semble désabusé, désarmé par ce «vain» combat contre les eaux usées. «Si on savait que la maison était assise sur le canal, jamais on n’allait habiter ici», avoue-t-il.

Aux Hlm 5, la plupart des maisons qui jouxtent la route qui mène vers le marché sont assises sur le collecteur du canal des eaux usées. Un collecteur qui a aujourd’hui 70 ans et qui menace d’exploser à tout moment en dégageant de l’hydrogène sulfuré (H3s), un gaz mortel au bout d’une minute d’inhalation. Aujourd’hui, les autorités ont fini de dresser une liste de maisons menacées d’éboulement à tout moment, parce que construites sur le collecteur du canal des eaux usées. «300 000 habitants sont menacés et 51 maisons et édifices des Hlm 5 et 6, Ouagou Niayes, Bopp, Hann Fann sont menacées», souffle Mare Lô le directeur de la protection civile.

Malgré le danger, les familles font comme si… Sur l’angle de la rue qui mène sur le marché Hlm, la villa 2444 est sa plaque noire se signale. Ce matin-là, Madame Gnagna Diack Diagne prend son petit-déjeuner sur le perron, elle est entourée de ses petits-enfants et de ses filles. Elle porte un boubou traditionnel aux couleurs arc-en-ciel et sue à grosses gouttes, malgré l’odeur qui s’échappe des égouts. «On vit difficilement avec l’odeur qui se dégage des égouts. On peut rester tranquille pendant un moment. Mais soudain toute la pièce est embaumée par l’odeur pestilentielle et l’on respire mal. Nous vivons cela depuis 1974 mais cela s’est aggravé ces dernières années», avise-t-elle, un morceau de pain à la main.

A la devanture de cette maison, une cantine est érigée sur le canal et le regard est très visible au même titre que les articles de commerce. Un jeune homme de 26 ans, teint noir, lunettes fumées qui lui barrent le visage, Amdy Moustapha Diagne est le propriétaire de la boutique achalandée. Il dit : «Nous subissons beaucoup de désagréments liés aux eaux usées qui se déversent sur la rue, car les clients n’empruntent pas la ruelle. A fortiori venir y acheter des produits. Pendant cette période, nous ne vendons rien. Pourtant, j’ai dépensé 70 000 F Cfa pour essayer de réhabiliter le regard en y construisant une dalle.»

N’empêche, ce commerçant fait avec les odeurs qui empestent sa place et il ignore tout du danger qui peut provenir à tout moment de ce regard installé sur le canal du collecteur d’évacuation des eaux usées. Un collecteur vieillissant de 70 ans qui peut exploser à tout moment et dégager de l’hydrogène sulfuré. «J’ai entendu parler de cette menace. Mais que voulez-vous que je fasse ? je suis là et si la mort me surprend ici je ne serai pas le seul. Car, les eaux usées se déversent jusqu’au marché des Hlm», minimise Amdy Moustapha Diagne.

Ici la menace brandit par les autorités n’est pas prise au sérieux par les propriétaires des maisons. «Comment on peut dire que le collecteur des eaux usées a plus de 70 ans. Je ne crois pas aux menaces faites par les autorités de l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (onas) et de la direction de la protection civile», peste madame Diack Samb qui occupe sa maison depuis 1974. «Les autorités feraient mieux de s’occuper de ce problème que d’effrayer les populations qui ne savent plus où donner de la tête. Depuis qu’elles ont parlé de ces menaces. Qu’ont-elles fait pour venir à bout de ce problème. Elles ne sont même pas venues nous parler», regrette Victor Ndiaye.

Plus loin, dans un imposant bâtiment à deux étages, Ousmane Sène retraité de la douane habite la maison 2109 des Hlm 5. Lui prend très au sérieux, les menaces brandies par les autorités. On le retrouve chez lui, habillé d’un pantalon blanc et d’une chemise jaune. Il ne cache pas son inquiétude. «Nous avons tous des craintes, car les gens ont parlé de 2200 hectares menacés. Ce qui  fait que nous prenons ces menaces très au sérieux.  Car, nous sommes installés sur la zone», acquiesce-t-il.

«Les menaces d’éboulement et du gaz mortel nous font peur»

Sur le perron de sa maison, des canaux d’évacuation internes sont visibles. «Nous souffrons beaucoup pendant la saison des pluies, car les égouts extérieurs déversent leur trop plein sur nos maisons et nous ne pouvons rien faire sinon les vider», argue-t-il. Marie Fall, une femme «Drianké» (dame de forte corpulence) habite la villa 2811 des Hlm 6, d’apparence la maison R+2 peinte en blanc est visiblement propre, mais dès qu’on franchit la porte, le regard d’égout situé sur la porte d’entrée se signale, mais il est protégé par un mur construit pour réduire les effets néfastes de ses déjections. Cette grande dame qui habite les lieux dit dépenser 50 000 Francs par mois, pour vider les eaux usées qui inondent sa maison. «Le camionneur est tellement fréquent chez nous qu’il me fait maintenant la vidange à 20 000 F Cfa et il m’arrive de vider les eaux usées deux fois dans le mois», susurre-t-elle.

Alors quand les menaces d’explosion du canal s’en mêlent, cette maman est forcément inquiète. «Depuis qu’on a attendu parler des menaces d’explosion et de substance, on a vraiment peur et c’est difficile d’être tranquille», avise-t-elle.

A Bopp, autre populeux quartier de Dakar les bancs installés sur le jardin n’accueillent plus grand monde. Le collecteur principal situé sur la place forte du quartier a fini de chasser les derniers téméraires qui squattent le jardin. Une eau noirâtre dégageant une odeur nauséabonde a fini d’imposer sa loi aux noctambules et autres promeneurs du dimanche. Ça pue à mille lieux à la ronde, et il faut se boucher les narines pour affronter les eaux usées.

A proximité, le quartier Ouagou Niayes n’est pas mieux loti. A la maison 417, Mère Ndiaye, la soixantaine est assise sur une natte, à quelques mètres d’elle, un regard d’égout monstre est protégé par un couvercle en fer. C’est le regard principal du coin, la maison fait partie des domiciles listés par le préfet qui sont sous la menace à tout moment d’un éboulement. Visiblement exaspérée par la présence de L’Obs, la vieille Mère Ndiaye se braque et trouve inutile qu’on parle à chaque fois des dangers qui menacent les habitants de sa maison. «Nous sommes en paix. Cette maison, j’y habite et c’est mon fils qui me l’a acheté. Nous n’avons aucun problème à chaque fois les journalistes écrivent sur ma maison. Pourtant, nous ne sommes pas le seul domicile à avoir un canal d’égout dans ce coin», martèle-t-elle, en colère.

A côté de chez elle, l’imam Idrissa Sidibé de la mosquée Cheikh Ahmed Tidiane Chèrif  a participé, il y a deux mois à la réunion convoquée par le Préfet de Dakar pour informer les notables, imams et chefs de quartier du danger. Il confie : «Le préfet nous a convoqués pour nous dire que nous habitons sur des canaux vétustes qui peuvent dégager des odeurs nauséabondes. Il dit également que si ça explose on pourra l’assimiler en termes de victimes à drame semblable à celui du bateau Le Joola (bateau qui a coulé aux larges des côtes gambiennes qui a fait près de 2000 morts, Ndlr).Ensuite, il nous a listés des maisons qui sont implantées sur les canaux des eaux usées à Ouagou Niayes.»

Dans cette liste «noire» figure le majestueux bâtiment 408 de trois étages d’un émigré qui vit en Italie. A l’intérieur, les locataires ignorent tout de la menace. Rokhaya Diop, une dame d’une quarantaine d’années vit avec sa maman malade et son fils au 3ème étage du bâtiment. Elle semble tomber des nues, quand on lui fait part de la menace. «Je loge dans ce bâtiment depuis deux ans, mais je ne savais pas que c’était construit sur le canal. Comme c’est le cas, je ne vais pas continuer à vivre avec ce danger, je vais déménager et chercher un endroit plus sûr», hurle-t-elle, comme une vierge effarouchée. Pour une surprise, c’en est une pour cette dame qui ne s’est jamais doutée de rien. «J’ai entendu les gens parlaient des menaces d’affaissement de bâtiments, mais je ne savais pas que notre maison en faisait partie», indique-t-elle.

La surprise et la crainte sont les sentiments les mieux partagés par les locataires qui logent dans ce bâtiment de trois étages. Amadou Fall voisin de palier de la dame Rokhaya Diop prend les menaces d’affaissement très au sérieux. Il dit : «Je n’ai jamais été informé que ce bâtiment a été érigé sur le canal. Comme maintenant, je suis au courant de ces menaces, je pense que la solution la plus sage c’est de déménager. Mieux vaut prévenir que guérir, j’ai trois enfants.»

A Ouagou Niayes, Bopp, Hlm 5 et 6, Hann Fann etc le collecteur distant de huit kilomètres a parfois provoqué des affaissements d’une rare brutalité soudaine : Ce fut le cas, le 9 septembre 2009, l’affaissement du collecteur a précipité dans sa chute un véhicule de marque Renault 19, en 2010, l’effondrement de la dalle d’une maison à Ouagou Niayes a failli emporter avec lui un enfant … Aujourd’hui le pire est à venir, car selon la protection civile 300 000 habitants sont menacés.  Et l’on continue de vivre, comme si…MOR TALLA GAYE

Prof Abdoul Aziz Kassé cancérologue : «L’hydrogène sulfuré peut provoquer la mort immédiate»

Professeur Abdoul Aziz Kassé cancérologue, président de l’Institut du Cancer de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar

«L’hydrogène sulfuré peut provoquer la mort immédiate»

Qu’est ce que l’hydrogène sulfuré (H2S)?

L’hydrogène sulfuré est un produit issu de la dégradation de protéines contenant du soufre dans une atmosphère pauvre en oxygène.  Il est responsable de l’odeur fétide des excréments et des gaz intestinaux des hommes et des animaux. Dans la nature, l’hydrogène sulfuré peut-être produit par la décomposition des algues vertes sur certaines plages et étangs.  Cette production n’est possible qu’en présence de nitrates et en l’absence d’oxygène.

Il est également présent dans certaines substances issues du traitement des eaux usées et de la chimie industrielle (papeterie, tannerie, pétrochimie etc…)

Sa production est possible de deux façons simples : d’abord, en faisant réagir un mélange simple de soufre et de limaille de fer avec un acide, ensuite en faisant réagir du sulfure d’aluminium avec de l’eau

Certaines populations dakaroises pourraient être exposées à ce gaz, en cas d’explosion du canal des eaux usées, quelles sont les conséquences sanitaires de l’exposition à l’hydrogène sulfuré?

L’exposition à ce  gaz peut être responsable de conséquences multiples et variées. Les expositions aiguës à fortes doses s’accompagnent de troubles rapides, graves pouvant aboutir à la mort. Le nerf olfactif (permettant de percevoir les odeurs) est fortement altéré rendant la perception du gaz impossible. Le sujet perd connaissance après des mouvements respiratoires amplifiés, la mort peut survenir rapidement si le sujet n’est pas secouru en urgence.

Quels sont les risques à faibles doses auxquels s’exposent ces populations ?

Les expositions chroniques à faibles doses sont les plus courantes. Les premiers signes s’accompagnent d’une perte progressive de l’odorat. Cette conséquence est dangereuse car elle entraîne une mauvaise perception du danger.

Ensuite s’installent divers signes d’irritation des yeux et de la gorge.  Le sujet présente alors une toux douloureuse. En l’absence d’exposition, cette irritation peut disparaître en quelques semaines.

Sinon, la poursuite de l’exposition entraînera une perte de l’odorat. Cette tolérance accrue (on ne perçoit plus cette mauvaise odeur) expose, en quelques semaines, à des signes associant une diarrhée, une fatigue, des maux de tête, une irritabilité, des troubles de la mémoire, une perte de l’appétit, des vertiges. Plus tard, le produit expose à une perte de poids, une dyspnée (souffle court) et une inondation progressive des poumons.

Est-ce qu’une exposition prolongée de l’homme à l’hydrogène sulfuré (H2S) peut provoquer par exemple le cancer ?

Il n y a pas encore d’évidence scientifique permettant d’incriminer cette substance dans la survenue de cancers.

Que doivent faire les populations concernées pour se protéger contre ce gaz ?

L’homme dispose naturellement d’un outil de détection très sensible, l’odorat. L’odorat permet de détecter des concentrations extrêmement faibles de ce gaz. (Cf. Tableau 1)

A une forte concentration, le gaz paralyse les nerfs de l’odorat, devenant ainsi imperceptible donc d’autant plus dangereux. Pour cette raison, il est impératif, pour lutter contre cette intoxication, de mettre en place des mesures d’assainissement qui doivent comporter : l’information des populations et des professionnels, il faut doter les services d’assainissement d’équipes spécialisées rompues aux taches de détection, de surveillance et de traitement des sites et des personnes exposés, réaliser des installations d’assainissements de qualité et d’en vérifier l’intégrité régulièrement. En effet l’H2S attaque les ouvrages d’assainissement (parois des collecteurs, métaux et béton), les dégrade progressivement et peut entraîner leur effondrement.MOR TALLA GAYE

VOIR TABLEAU CI-DESSUS

Tableau N°1 : Effets sur la santé en fonction de la concentration en hydrogène sulfuré

Concentration en ppm Effet sanitaire
0, 002 à 0,2 Seuil olfactif selon les individus
3 à 5 Perception d’une odeur forte
10  à 50 Irritation des yeux
50 à 100 Troubles oculaires graves
250 Perte de l’odorat
300 à 500 Troubles respiratoires graves, Danger de mort
500 à 1000 Perte de connaissance avec arrêt respiratoire
1000 Mort immédiate

L’Armp bloque un marché de plus de 18 milliards de l’Onas

https://www.beut7.com L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a annulé le marché de l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (Onas) relatif aux travaux de réalisation de l’intercepteur et des stations de pompage dans le cadre du projet de dépollution de la baie de Hann.

D’un montant de 18 298 108 632 de Fcfa, le marché attribué provisoirement à l’entreprise Ludwig Pfeiffer a été bloqué, indique L’As, pour violation des dispositions du Code des marchés. Ce, suite à un recours gracieux introduit par le groupement Costruzioni S.P.A qui conteste l’irrégularité  des procédures.

Organisation Mondiale du Tourisme :le Sénégal élu au Conseil Exécutif et au Comité du Tourisme et de la Compétitivité.

https://www.pressafrik.com Saint-Pétersbourg, Fédération de Russie – La 62ème réunion de la Commission de l’Organisation Mondiale Tourisme (OMT) pour l’Afrique, qui s’est tenue ce mardi 10 septembre 2019, à Saint-Pétersbourg consacre le retour en force du Sénégal dans les instances dirigeantes de l’Organisation Mondiale du Tourisme.

En effet, le Sénégal vient d’être élu au Conseil exécutif de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), pour la période 2019 – 2023. Le Conseil exécutif est l’organe directeur de l’OMT chargé de prendre, en consultation avec le Secrétaire général, toutes les mesures nécessaires, en exécution de ses propres décisions ainsi que les résolutions de l’Assemblée générale. Il se réunit au moins deux fois par an et se compose de 30 membres élus par l’Assemblée générale, dont six pour le continent africain.

A travers, sa présence au sein du Conseil Exécutif, le Sénégal se fera le porte- voix de cette Afrique, en transformation structurelle, qui fait du tourisme, un levier pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030 et la réalisation de l’Agenda 2063. Il s’agira également de promouvoir à l’international le choix de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, de faire du Tourisme un des sept secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent, pour une croissance inclusive, équitable et durable.

La compétitivité des entreprises, la création d’emploi en faveur des femmes et des jeunes, la promotion de l’entrepreneuriat, le renforcement des capacités, la formation professionnelle, l’exploitation de la technologie et l’innovation, la modernisation des services, la digitalisation, les investissements touristiques, le développement des infrastructures, l’amélioration de l’environnement des
Saint-Petersbourg, le 10/09/2019 affaires sont autant de thématiques que notre pays portera au cœur des travaux de l’OMT.

Autre consécration majeure, la désignation du Sénégal comme membre du Comité du Tourisme et de la Compétitivité, organe subsidiaire du Conseil Exécutif. Par sa présence à ce Comité, notre pays donnera des orientations pour la mise en place et le renforcement des politiques et des stratégies en faveur de la compétitivité du tourisme et des destinations.Ibrahima GUINDO

DANS L’AFFAIRE DE LA COCAÏNE SAISIE AU PORT, LES DISPOSITIONS DU CODE DES DOUANES ONT-ELLES ÉTÉ SCRUPULEUSEMENT OBSERVÉES ? PAR ABDOULAYE OUMAR DIENG

https://www.seneplus.com Est-ce que la fausseté du procès-verbal de douane a été établie ? Si oui, par qui ? Est-ce que les prévenus se sont inscrits en faux contre le procès-verbal ? Si oui, est-ce que la procédure prévue en la matière a été observée ?

La presse sénégalaise fait état depuis quelques jours d’une liberté provisoire qui aurait été accordée aux 4 Européens impliqués dans l’affaire de la cocaïne saisie par la Douane sénégalaise au Port autonome de Dakar.

Si cette information est avérée, ne sommes-nous pas en face d’une violation des dispositions du Code des douanes, notamment en ses articles 428 et 344 ? L’article 428 du Code des douanes indique, en effet, que sous réserve des dispositions de la loi portant Code des drogues, les dispositions du Code des douanes s’appliquent en matière de stupéfiants, de substances psychotropes et de précurseurs. C’est-à-dire, lorsqu’une infraction portant sur des drogues est constatée par les agents des douanes sur procèsverbal, le Code des douanes s’applique automatiquement, sauf si le Code des drogues en dispose autrement. Autrement dit, le Code des douanes supplée le Code des drogues en cas de silence de ce dernier. Or dans le Code des drogues, il n’est fait mention nulle part de liberté provisoire (à moins que cela m’ait échappé). Un silence total est observé. Le seul article qui pourrait éventuellement être évoqué est l’article 138. Et celui-ci renvoie aux articles 87 bis et 372 bis du Code de procédures pénales, relatifs aux mesures conservatoires que le juge d’instruction ou le Tribunal peut ordonner sur les biens de l’inculpé pour garantir le paiement des amendes et confiscations. Dès lors, les dispositions du Code des douanes devraient s’appliquer en matière de détention préventive. A cet égard, l’article 344 dudit Code limite les pouvoirs d’appréciation des autorités judiciaires. Il dispose que le procureur de la République en cas de flagrant délit, le juge d’instruction lorsqu’une information est ouverte, délivrent automatiquement un mandat de dépôt, lorsque la valeur de l’objet de fraude est supérieure ou égale à 10 millions de francs ; qu’en outre, «la mainlevée du mandat de dépôt ne peut être ordonnée et la demande de mise en liberté provisoire, en tout état de cause, est subordonnée au paiement des droits et taxes dus, s’il y a lieu, ainsi qu’au versement d’un cautionnement égale au montant des droits et taxes dus ou au montant de la valeur de l’objet de fraude, lorsqu’il n’y a pas de droits compromis ou éludés». «Il n’y a d’exception à ces dispositions que si la fausseté du procès-verbal est établie ou si une transaction définitive a été réalisée». Est-ce que la fausseté du procès-verbal de douane a été établie ? Si oui, par qui ? Est-ce que les prévenus se sont inscrits en faux contre le procès-verbal ? Si oui, est-ce que la procédure prévue en la matière a été observée ?

Autant de questions que soulève la liberté provisoire annoncée par les médias. Si la fausseté du procès-verbal n’est pas établie, au regard des rappels ci-dessus, il me semble surprenant que la liberté provisoire ait pu être accordée sur l’affaire de la cocaïne saisie au port de Dakar. On comprendrait qu’une décision de relaxe ou de non-lieu fondée l’irresponsabilité du commandant du navire et des marins ait pu être ordonnée. Si tel était le cas, il importe de signaler que l’infraction douanière est essentiellement matérielle et qu’il pèse sur le commandant d’un navire une double responsabilité : Une responsabilité personnelle qui résulte de son fait propre, responsabilité pour laquelle il est passible d’une peine d’emprisonnement.

Dans cette affaire, est-ce le procès-verbal constatant l’infraction a établi une faute personnelle du commandant ? ; une responsabilité pénale du fait d’autrui fondée sur son devoir de surveillance, pour les infractions commises à bord de son navire. Il n’est pas nécessaire, ici, de prouver sa participation à l’infraction. Toutefois, les peines d’emprisonnement ne lui sont pas applicables. En tout état de cause, le procès-verbal rédigé par les agents des douanes constitue la pièce maîtresse de cette affaire. Il sert de base des poursuites. Nous n’en avons pas pris connaissance. Quoi qu’il en soit, il possède une force probante particulière. Si le juge d’instruction retient l’exception invoquée ci-dessus, relative à la fausseté du procèsverbal, la loi lui permet même de décider de la relaxe ou du nonlieu des prévenus. Mais dans tous les cas (liberté provisoire, relaxe ou non-lieu), l’Administration des douanes est en droit de saisir la Chambre d’accusation aux fins d’annulation de l’ordonnance accordant la liberté provisoire, la relaxe ou le non-lieu, si elle porte atteinte à ses intérêts.

Incendie au bureau de l’ex-Sg de la Cciad : Le Collège des délégués soupçonne «un acte volontaire»

https://www.seneweb.com Le bras de fer entre le Collège des délégués de la Chambre de commerce de Dakar et le désormais ex-secrétaire général Aly Mboup, prend une tournure dramatique.

En effet, un incendie s’est produit jeudi dernier (5 septembre) dans le bureau de l’ex-secrétaire général qui refuse de passer le témoin (il a brillé par son absence lors de la cérémonie de passation de service le 14 août) encore moins de quitter les lieux malgré la sommation d’un huissier. Le Collège des délégués de la Cciad, qui s’interroge sur l’origine de l’incendie, soupçonne «un acte volontaire».

«Dans la matinée du jeudi 5 septembre 2019, il nous est donné de constater qu’un incendie s’est produit dans le bureau de l’ex-secrétaire général, monsieur Aly Mboup. (…) Le Collège des délégués de la Cciad s’interroge sur l’origine de l’incendie intervenu dans un contexte particulier. L’incendie n’est-il pas un acte volontaire visant à faire disparaitre des documents sensibles, voire compromettants sur sa gestion ? N’est-il pas causé délibérément afin de nuire à la bonne gestion de l’institution ?», s’interroge dans un communiqué le collège des délégués qui trouve « curieux » que les organes habilités en pareille circonstance (sapeurs pompiers et police)  n’aient été alertés.

Par conséquent, le collège des délégués demande au président par intérim de la Cciad, Dr Daouda Thiam, «l’ouverture d’une enquête afin d’élucider les véritables causes de l’incendie».

Macky Sall rentre aujourd’hui et convoque demain le Conseil des ministres.

https://www.dakaractu.com Le président de la République Macky Sall avait quitté Dakar ce mardi pour se rendre Congo Brazzaville afin de prendre part à la 5ème édition du Forum Investir en Afrique.

Le chef de l’Etat qui devait ensuite se rendre à Ouagadougou, rentre finalement aujourd’hui.

Mieux, une source de Dakaractu nous souffle que Macky Sall a convoqué le conseil des ministres demain jeudi au palais de la République où d’importantes mesures sont attendues.Nous y reviendrons…

 Inondations À Rufisque : Le CONGAD Presse Le Gouvernement De « Soulager Les Sinistrés « 

Le Conseil des organisations non-gouvernementales d’appui au développement (CONGAD), appelant à « faire preuve de meilleures diligences pour soulager les sinistrés » des inondations survenues durant ces derniers jours à Rufisque, préconise l’envoi d’une mission d’évaluation dans cette ville située à la sortie de Dakar, en vue de parvenir à des « solutions idoines ».

Dans une déclaration, le CONCAD « appelle toutes les autorités concernées à faire preuve de meilleures diligences pour soulager les sinistrés » des inondations provoquées par les dernières pluies à Rufisque, qui semble la plus touchée par ces intempéries.

« Il urge que le gouvernement envoie sur place une mission pour évaluer la situation en vue de trouver les solutions idoines », ajoute le CONGAD, qui fait état de sa tristesse d’apprendre que « les populations de la ville de Rufisque vivent en ce moment des heures difficiles suite aux pluies diluviennes enregistrées ces derniers jours dans la région de Dakar ».

Il dit noter que « des voies de communication ont été endommagées, empêchant la fluidité de la circulation routière et des familles entières ont perdu le sommeil face à l’inondation de leur maison ».

Or, au vu des prévisions météorologiques, « la situation risque d’empirer si rien n’est fait », prévient le CONGAD, avant d’exprimer sa « compassion aux populations de Rufisque et de toute autre localité du Sénégal en train de subir les affres des inondations » APS

ORIENTATION DE TOUS LES BACHELIERS DANS LE PUBLIC :Le Saes exige le respect d’un certain nombre de préalables

http://www.enqueteplus.com/node Le gouvernement du Sénégal doit respecter un certain nombre de préalables, avant de concrétiser sa décision d’orienter tous les nouveaux bacheliers de l’année 2019 dans les universités publiques. C’est ce que revendique le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) dans un communiqué reçu hier à ‘’EnQuête’’.

Membre de l’Internationale de l’éducation (Ie), une organisation qui lutte contre la privatisation et la marchandisation de l’éducation, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) milite pour un enseignement public de ‘’qualité accessible à tous’’. Par conséquent, à la suite de la décision du gouvernement du Sénégal ‘’d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers 2019 dans les établissements publics d’enseignement supérieur’’, le Saes exige, avant l’envoi de l’ensemble de ces nouveaux bacheliers dans les universités publiques, le respect d’un certain nombre de préalables. Ceci pour éviter que cette décision ne soit, selon un communiqué du syndicat reçu hier à ‘’EnQuête’’, ‘’une façon habile de déplacer le problème de la prise en charge des bacheliers par les établissements privés de l’enseignement supérieur vers les universités publiques déjà affectées par les effectifs pléthoriques, le manque criard d’infrastructures et d’enseignants, et l’insuffisance des budgets’’.

Donc, parmi les exigences du Saes, on peut noter, entre autres, l’achèvement et la livraison, avant la prochaine rentrée universitaire, de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus. L’ouverture immédiate de 400 postes d’enseignants-chercheurs, le recrutement conséquent d’enseignants-chercheurs pour arriver au moins à 70 % de permanents à l’horizon 2021-2022 sont aussi souhaités par les syndicalistes. Tout comme le paiement des sommes dues aux vacataires qui accompagnent les universités dans leur fonctionnement. En même temps que l’augmentation conséquente, dès 2020, de la dotation de l’Etat aux universités publiques.

Ceci pour atteindre, selon le Saes, l’objectif ‘’budgets de vérité’’ et couvrir ainsi les dépenses pédagogiques, de recherche et de personnel. Dans ce sens, les syndicalistes demandent la programmation pour un démarrage progressif des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep). Et le respect de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015 qui postule, en son article 3, que ‘’le ministère de tutelle et les instances pédagogiques déterminent, d’un commun accord, les capacités d’accueil des universités publiques’’.

Sur ce, le Saes informe ‘’les parents d’élèves et l’opinion publique nationale et internationale qu’il a toujours œuvré pour que les bacheliers qui le désirent soient orientés dans le public et il veillera à l’accès pour tous les bacheliers à un enseignement supérieur public de qualité. C’est la raison pour laquelle il invite le gouvernement à mettre en place les conditions de travail adéquates’’.

Ainsi, le syndicat dégage ‘’toute responsabilité’’ et tient le gouvernement pour ‘’responsable’’ de toutes les ‘’conséquences néfastes’’ que pourrait entrainer cette décision. Si ces préalables ne sont pas respectés, cela va aggraver la situation difficile des universités publiques.

Pour rappel, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, face à la presse le 5 septembre 2019, a annoncé la décision du gouvernement du Sénégal ‘’d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers 2019 dans les établissements publics d’enseignement supérieur’’. ‘’Le gouvernement revient ainsi sur son choix depuis 2013, toujours contesté par le Saes, d’orienter une partie importante des ressources publiques destinées à l’enseignement supérieur vers des structures privées au détriment des universités publiques existantes.

Par ailleurs, le ministre, dans sa communication, reconnaît l’insuffisance et la non-livraison d’infrastructures dont les constructions ont été entamées depuis plusieurs années, sans oublier le déficit d’enseignants dans les universités publiques’’, souligne le Saes.

Pape Malick Sy : «Des Catastrophes Guettent Dangereusement Le Sénégal»

https://www.xibaaru.sn Le porte-parole du Khalife général des Tidianes Pape Malick Sy, présidait la conférence annuelle sur la citoyenneté du mouvement «Moustafina» organisée le lendemain de la célébration de la fête de «Achoura».Il en a profité pour alerter sur la situation actuelle du pays. «Des catastrophes guettent dangereusement le Sénégal. On doit prier pour la paix. Et ma conviction, c’est que le pays est porté par les prières des guides religieux, même si les politiques jouent aussi leurs partitions. Prions pour la paix et la cohésion sociale», confie-t-il. Le guide religieux a invité les fidèles à s’adosser sur des valeurs. Aussi a-t-il fortement fustigé la transhumance politique.

«Les Présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall ne sont pas chanceux. Ils sont tombés dans une époque où les politiciens vous soutiennent contre une contrepartie.  Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia et Lamine Guèye étaient plus chanceux. Leurs militants finançaient leurs activités politiques. Aujourd’hui, en politique, c’est : ‘’Tu me donnes et je te soutiens.’’ Ce n’est pas sain. Certains hommes politiques changent de parti comme ils changent de chemises. La transhumance est une tare de la démocratie», dira le porte parole des Tidianes.

Il a déploré que le pays en soit arrivé à un moment où les gens sont devenus forts en médisance. «Ils oublient que le Créateur a l’œil sur toute l’humanité. En justice, on parle du prix du pardon. Adam a été le premier à en bénéficier. Dieu lui a pardonné son péché, mais l’a conditionné en l’envoyant sur terre vivre à la sueur de son front», signale-t-il. Il note que l’homme vit sur terre dans une illusion en essayant d’y reproduire le Paradis perdu.

«Notre seul souci, c’est de construire des immeubles, d’avoir de belles voitures. La terre ne sera jamais le Paradis. Au Paradis, il n’y a que la paix», avise-t-il. Pape Malick Sy a exhorté les fidèles de s’inspirer du modèle prophétique en évitant de dire du mal d’autrui. «Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy disait qu’il faut égorger l’opinion publique si on veut vivre heureux. Ce que je fais d’ailleurs. C’est pourquoi, on dit que je suis têtu. C’est une très bonne chose. Un homme de principe est toujours têtu», signale-t-il. Et d’ajouter : «Dieu ne nous a pas créés pour que nous soyons des sacrifiés de la race humaine. J’invite les jeunes à chercher l’ouverture par le savoir et les connaissances.»

Nouvelle manifestation à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc: Cinq personnes arrêtées

https://www.leral.net Quatre activistes du mouvement « Nittu Deug » et un parent d’élève ont été interpellés ce mercredi et placés en détention au Commissariat de police du Plateau (Dakar).

Selon « Iradio », ils manifestaient devant la devanture de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc contre la mesure d’interdiction du port du voile et l’arrestation la veille, de leurs camarades.

Lundi dernier, cinq autres personnes avaient été arrêtées par la police sur les mêmes lieux et placés en garde-à-vue.

Guy Marius Sagna, un des responsables de Frapp France dégage auquel appartient le mouvement « Nittu Deug », exige leur libération immédiate et sans conditio

Moustapha DIAKHATE : «Ibrahima SENE Montre Son Ignorance De L’Islam Et Sa Malhonnêteté…»

http://www.walf-groupe.com Alors que le fer est également au-devant de l’actualité, le PCA de la Société des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO) a choisi de commenter les propos du Khalife général des Tidianes sur l’institution Sainte Jeanne d’arc. Mal lui en a pris. Puisque ses commentaires sur cette affaire ont été repris par Moustapha DIAKHATE qui s’en indigne vigoureusement sur sa page Facebook. Selon l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, avec sa sortie, Ibrahima SENE a étalé « son ignorance de l’Islam et sa malhonnêteté intellectuelle ».

Ibrahima Sène accuse le Khalile général des Tidianes, Serigne Mbaye SY de jeter de l’huile au feu pour avoir exigé la tolérance religieuse à l’ISJA.

Serigne Mbaye SY fait honneur à sa fonction en demandant à l’État de se saisir de l’affaire jusqu’à la fermeture des écoles si elles ne se conforment pas aux lois du Sénégal .

Du point de vue islamique, c’est faire preuve de mauvaise foi et d’inculture qu’Ibrahima Sène réduit le port du voile à une affaire de Shiites libanais.

Le port du voile est une recommandation d’Allah à toutes femmes musulmanes sunnites comme shiites.

Pour rappel c’est bien le Ministre de l’éducation nationale qui est le premier à inviter l’ISJA à respecter la constitution et la Loi d’orientation nº91-du 22 janvier 1991.

Ce que Ibrahima SENE avait dit :

L’Etat devait arrêter la controverse autour du respect du règlement intérieur de Jean D’Arc avant qu’il ne soit trop tard!

Le Khalife général des Tijanes , après l’énergumène Moustapha Diakhaté, a jeté de l’huile au feu, alors que sa fonction, comme Chef de confrérie liée aux  » shiites libanais » et à l’Eglise, sa posture publique aurait dû être celle d’un réconciliateur!

Ce que ces  » shiites libanais veulent », c’est l’ acceptation du port du voile par les femmes, dans les lieux publics et privés, comme la  » Charia » en a décidé!

C’est pour cette raison qu’ils ont eu recours à la provocation à Jean d’Arc, en s’opposant ostentatoirement à l’application du règlement intérieur de l’Ecole, même après en avoir pris connaissance à temps!

Et des gens comme Moustapha Diakhaté, évoquent la Constitution du Sénégal, pour leur donner raison!

Cet énergumène n’ a pas cure du fait que c’est un problème de « port vestimentaire dans une Ecole privée selon son règlement intérieur.

Ces gens là prétendent que l’Ecole devait se conformer à la Constitution pour accepter le voile des filles dans son établissement, alors qu’il n’ y a aucune disposition de la Constitution, ni aucune loi qui réglemente le  » port vestimentaire des Sénégalais ».

Chaque entité publique ou privée, décide souverainement du  » port vestimentaire dans ses locaux publics ou privés ».

C’est ainsi que la Présidence de la République et le Bulding adminstratif interdisent un certain type de  » de port vestimentaire », sans se référer à aucune disposition de la Constitution.

Aujourd’hui , on interdit à Jean d’Arc d’en faire autant conformément à son règlement intérieur connu de tous ceux qui veulent y envoyer leurs filles au nom de la Constitution!

Ces gens -là prennent la Charia comme étant la Constitution du Sénégal!

Si par faiblesse, le gouvernement leur donne raison , au risque même de mettre l’Ecole sous  » administration provisoire » comme le propose Moustapha Diakhaté, ou de retirer son agrément, comme il le propose et que reprend à son compte, le Khalife Général des Tijanes, la porte serait ouverte à l’imposition, dans tous les milieux publics comme privés, du port du voile, conformément à la charia, en violation flagrante de notre Constitution.

Les républicains et démocrates de ce pays ne peuvent pas accepter que l’on juge les décisions souveraines du privé ou du public, à l’aune de la Charia!

Notre pays renoncerait, le cas échéant, à sa réputation légendaire de cohabitation pacifique et conviviale entre l’ Islam et le Christianisme, qui est la marque de fabrique de la cohésion sociale, et de la stabilité du pays.

Les  » shiites libanais » ne peuvent pas avoir joui, de longue date de cette convivialité, pour aujourd’hui la torpiller pour des raisons non avouées, et que les Sénégalais avertis ne peuvent pas ignorer.

La seule décision de l’Etat qui pourrait contrecarrer leur projet, c’est de leur dire  » de se conformer au règlement intérieur de l’ Ecole, ou de retirer leurs filles ».

Le Sénégal ne devrait pas accepter que l’Etat légifère sur le port vestimentaire des filles dans les espaces publics et privés.

L’exploitation à outrance des convictions islamiques de plus de 90% des Sénégalais à des fins étroitement sectaires, ne devrait pas prospérer dans le Sénégal d’aujourd’hui.

Avec cette énième sortie,  l’ancien chef de Cabinet du président de la République montre qui n’épargne personne, même pas les alliés de Macky SALL.

Lire aussi    www.walf-groupe.com/moustapha-diakhate-a-detracteurs-aperistes-cest-avez-change-moi/

AFFAIRE SAINTE JEANNE D’ARC – IBRAHIMA SÈNE ATTAQUE SERIGNE MBAYE SY MANSOUR

NETTALI.COM – La dernière sortie de Serigne Mbaye Sy Mansour sur l’affaire de l’interdiction du port du voile à Sainte Jeanne d’arc n’est pas du goût d’Ibrahima Sène. Dans un texte publié sur sa page facebook, ce membre du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) accuse le khalife général des tidianes de jeter de l’huile au feu alors que «sa posture publique aurait dû être celle d’un réconciliateur». Voici l’intégralité du post d’Ibrahima Sène.

L’Etat devait arrêter la controverse autour du respect du règlement intérieur de Jean D’Arc avant qu’il ne soit trop tard!

Le Khalife général des Tijanes, après l’énergumène Moustapha Diakhaté, a jeté de l’huile au feu, alors que sa fonction, comme Chef de confrérie liée aux ” shiites libanais” et à l’Eglise, sa posture publique aurait dû être celle d’un réconciliateur!

Ce que ces «shiites libanais veulent», c’est l’acceptation du port du voile par les femmes, dans les lieux publics et privés, comme la «Charia» en a décidé!
C’est pour cette raison qu’ils ont eu recours à la provocation à Jean d’Arc, en s’opposant ostentatoirement à l’application du règlement intérieur de l’Ecole, même après en avoir pris connaissance à temps! Et des gens comme Moustapha Diakhaté, évoquent la Constitution du Sénégal, pour leur donner raison!
Cet énergumène n’a pas cure du fait que c’est un problème de port vestimentaire dans une Ecole privée selon son règlement intérieur.

Ces gens-là prétendent que l’Ecole devait se conformer à la Constitution pour accepter le voile des filles dans son établissement, alors qu’il n’y a aucune disposition de la Constitution, ni aucune loi qui réglemente le «port vestimentaire des Sénégalais».

Chaque entité publique ou privée, décide souverainement du «port vestimentaire dans ses locaux publics ou privés».
C’est ainsi que la Présidence de la République et le Building administratif interdisent un certain type de port vestimentaire, sans se référer à aucune disposition de la Constitution.

Aujourd’hui, on interdit à Jean d’Arc d’en faire autant conformément à son règlement intérieur connu de tous ceux qui veulent y envoyer leurs filles au nom de la Constitution!
Ces gens-là prennent la Charia comme étant la Constitution du Sénégal!
Si par faiblesse, le gouvernement leur donne raison, au risque même de mettre l’Ecole sous «administration provisoire» comme le propose Moustapha Diakhaté, ou de retirer son agrément, comme il le propose et que reprend à son compte, le Khalife Général des Tidianes, la porte serait ouverte à l’imposition, dans tous les milieux publics comme privés, du port du voile, conformément à la charia, en violation flagrante de notre Constitution.

Les républicains et démocrates de ce pays ne peuvent pas accepter que l’on juge les décisions souveraines du privé ou du public, à l’aune de la Charia!
Notre pays renoncerait, le cas échéant, à sa réputation légendaire de cohabitation pacifique et conviviale entre l’Islam et le Christianisme, qui est la marque de fabrique de la cohésion sociale, et de la stabilité du pays.

Les «shiites libanais» ne peuvent pas avoir joui, de longue date de cette convivialité, pour aujourd’hui la torpiller pour des raisons non avouées, et que les Sénégalais avertis ne peuvent pas ignorer. La seule décision de l’Etat qui pourrait contrecarrer leur projet, c’est de leur dire «de se conformer au règlement intérieur de l’Ecole, ou de retirer leurs filles».
Le Sénégal ne devrait pas accepter que l’Etat légifère sur le port vestimentaire des filles dans les espaces publics et privés. L’exploitation à outrance des convictions islamiques de plus de 90% des Sénégalais à des fins étroitement sectaires, ne devrait pas prospérer dans le Sénégal d’aujourd’hui.

APPEL À MANIFESTER TOUS LES VENDREDIS DEVANT L’INSTITUTION JEANNE D’ARC 

http://www.emedia.sn La polémique autour de l’interdiction du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc s’enfle. Après que l’Etat a menacé de fermer l’institution qui campe sur sa position, une douzaine d’associations religieuses et de la société civile réunies au sein du comité de défense des valeurs morales est monté au créneau pour dénoncer vigoureusement la récente attitude de l’Institution. « Les nouveaux règlements établis par cet établissement témoignent d’une volonté ferme et manifeste d’importer et d’appliquer en territoire sénégalais les lois islamophobes déjà en vigueur dans certains pays occidentaux, quitte à fouler aux pieds l’article premier de notre constitution garantissant le respect sans distinction de toutes les croyances et la loi d’orientation n 91 – 22 stipulant que « l’éducation nationale garantit à tous les niveaux la liberté de conscience », lit-on dans le communiqué.

Les membres du comité, considèrent l’attitude des responsables de Sainte Jeanne d’Arc comme un acte de défiance qui menace gravement l’ordre public et la paix sociale. Malgré tout, ils gardent foi que « le Sénégal reste un pays de dialogue comme l’affirmait le Président Senghor. Et que fort de cela, tous ces dangereux actes posés dont le dernier en date est l’interdiction par l’Institution Sainte Jeanne d’Arc du port de voile islamique seront sagement réparés dans la semaine en cours ».

Ainsi, ils interpellent toute la population à user de leur droit le plus absolu à manifester devant l’Institution Sainte Jeanne d’Arc tous les vendredis après la grande prière et à y organiser un sit-in tous les jours. Ce, disent-ils, jusqu’à ce que les violations de nos lois par l’entrave à la liberté religieuse et de culte, entre autres, cessent. « Le Sénégal est un état souverain et que force reste aux lois de notre pays qui sont au-dessus de vos règlements intempestifs discriminatoires et sectaires », mentionne-t-on dans le document de presse. Aliou DIOUF

Sainte Jeanne d’Arc : Ne tergiversons pas ! Par Oumou Wane

Ce n’est pas parce que le Sénégal est un pays laïque depar sa constitution, qu’on ne peut pas y parler de religion, l’enseigner et en partager les valeurs. Or, c’estbien de nos valeurs religieuses qu’il s’agit dans la polémique qui agite la société sénégalaise à propos de l’interdiction du voile à Sainte Jeanne D’Arc, une école catholique renommée de Dakar.

Je ne vous apprends rien en vous disant que l’islam est la religion prédominante au Sénégal , où les musulmans sont estimés à plus de 90 % de la population et affiliés dans leur immense majorité au soufisme , ni en vous rappelant que l’on pratique ici une religion traditionnellement tolérante et respectueuse envers les autres cultes.

Pour ceux qui voyagent au Sénégal, ils n’aurontpratiquement jamais aperçu aucune burka. Au contraire, la femme sénégalaise est très coquette et ne cherche pas du tout à masquer sa beauté. Le Sénégal, Dieu merci, n’a jamais été un pays d’islam particulièrement « bruyant », à l’image de certains de ses voisins et sa pratique religieuse ne représente aucun danger pour nos institutions et nos citoyens.

Au passage, je voudrais ici saluer le courage de nos intellectuels et éditorialistes, qui contre les aboyeurs haineux des réseaux sociaux, tirent la sonnette d’alarmepour défendre ce modèle d’« islam à la sénégalaise », qui s’impose au reste du monde à l’image de sa jeuneexpérience démocratique.

Dans cet établissement donc, qui a refusé d’admettre en cours des élèves musulmanes portant le voile, nous sommes d’abord en droit de se demander, pourquoi ces familles musulmanes ont choisi cette école catholique pour y scolariser leurs enfants ? Pourquoi ?

Mais sur le cœur du sujet, que dire de plus et de mieux que Serigne Modou Bousso Dieng, coordonnateur de la Confédération internationale des familles religieuses, qui déclare que ceux qui protestent contre

l’interdiction duvoile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, « ont tort et font tort aussi à l’Islam ». Le responsable religieux de Touba ajoute sur les ondes de la RFM : « Cette affaire de voile n’est pas une affaire de religion mais une question de liberté ». Et de continuer sans aucune ambiguïté : « A part les règles qui régissent le fonctionnement de nos écoles de manière générale, il y a des établissements qui ont leurs particularités. C’est le cas de l’institut Al Azhar qui enseigne les préceptes de l’Islam (prières, le Coran, la vie et l’œuvre du Prophète PLS…). Donc, s’il se trouve qu’il y a aussi une école catholique qui a les mêmes particularités, les parents d’élèves de confession musulmane doivent quitter cet établissement et aller voir ailleurs ». « C’est aussi simple que ça », tranche-t-il.

Loin de moi l’idée de critiquer une femme pour la façon qu’elle a choisie de s’habiller ou de pratiquer sa religion, mais enfin, s’agissant de jeunes filles, quand ce n’est pas d’enfants, quelle est la part du discernement et celle de l’endoctrinement ? Il suffit d’entendre le témoignage de l’une de ces élèves : « Ils nous ont amené dans une salle avec toutes les voilées, qui étaient là depuis le matin. On ne savait pas ce qu’on avait fait. Je me sentais rejetée, rabaissée par mon école, ma seconde famille, qui m’a rejeté pour qui je suis. On ne va pas céder, on ne va pas baisser les bras. Je mène ce combat pour ma religion, l’islam. » Il suffit de comprendre ce cri à la persécution « religieuse » pour se rendre compte de la volonté d’attiser le conflit inter-religieux.

Car que voulez-vous, même dans un pays à dominante musulmane dont la pratique religieuse incite à s’ouvrir aux autres et à vivre ensemble dans la diversité culturelle, la laïcité peut être soumise à rude épreuve.

La tendance générale dans le monde est au repli identitaire et à la crispation, au communautarisme borné ou au fondamentalisme religieux, remettant en cause la liberté individuelle ou l’égalité homme femme.

Malheureusement, ce sont souvent les plus démunis et les plus fragilisés qui se réfugient dans ces fausses certitudes.

Le Sénégal qui représente la porte saharienne de la pénétration islamique en Afrique noire a un rôle déterminant à jouer quant aux dispositifs sociaux de prise en charge de la misère.

Pour le reste du monde, l’occident dont la France a déjà par le passé, envoyé aux antipodes des navires pour sauver des « boat people » ! Comment expliquer qu’il ne fait rien de déterminant face à des gens qui fuient aujourd’hui pareillement la faim, la souffrance ou la mort sur un bateau de fortune en Méditerranée ? Là aussi nait le terreau de ces nouvelles idéologies racistes, discriminantes et identitaires.

Mais je me perds dans ma dissertation, trêve de conjectures, retournons à l’école. Le voile est désormais interdit dans les murs de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar. Bien nous en fasse ! Quelles que soient les déclarations politiciennes pour mettre en difficulté le régime et les propres marges de manœuvre de l’Etatpour faire avancer ce débat, qu’on se le dise, la société civile est là et ne tergiversera pas !

Histoire du Sénégal : La famille Ndiéguène aussi se rebiffe

https://www.dakaractu.com Suite à la publication de l’ouvrage sur l’Histoire Générale du Sénégal, la famille Ndiéguène se mêle aussi à la polémique. Le porte-parole de la famille Ndiéguène de Thiès, Serigne Amadou Cissé Ndiéguène  ibn Elhadj Mouhamed Sakhir, dans une note, de décrier que leur « père et guide, ELHADJI AMADOU SAKHIR NDIÉGUÈNE, « BOROM PILYANE Bi », ait été cité, comme faisant partie des figures religieuses sorties de l’école du Vénérable Cheikh Elhadj Malick SY.

« C’est une contrevérité, une hérésie, une totale méconnaissance de cette grande personnalité, de son vénérable père El hadji Amadou Barro Ndiéguène de Thiès et même de leur famille ! » indique t’il. Avant de dire son souhait « que la commission de la rédaction de cet important ouvrage, avec à sa tête l’honorable Professeur Iba der Thiam, voudrait bien rectifier et s’informer à bonne source pour éviter de tels impairs de parti pris et /ou d’insulte à la mémoire de ces grands hommes qui font la Foi et la fierté de millions de fidèles à travers le monde ».

Histoire générale du Sénégal : Vers une grande manifestation ce vendredi contre « l’histoire retracée » par le professeur Iba Der Thiam sur El Hadj Abdoulaye Niass.

https://www.dakaractu.com Selon Ahmed Khalifa Niass qui dénonce les écrits du professeur Iba Der Thiam sur les humanités du guide spirituel, El Hadj Abdoulaye Niass,  » sa rédaction nous laisse lire l’existence d’une École appartenant à (Elhadj) Malick Sy. Sans nous dire où est-ce qu’elle se situe matériellement et à quelle date elle a été fondée. Si « l’édifice” existe, tout au moins ses vestiges. Rien sur le nombre de classes ou le corps enseignant. La même chose peut être dite sur les livres et les matières enseignées.

Il ajoute :  » El hadj Abdoulaye Niass le Grand, dont mon père est le fils aîné, était élève de cette école. Alors que El hadj Abdoulaye né en 1838 dans la zone de Nioro du Rip, avait 17 ans en 1855 année où Elhadj Malick Sy lui-même est né… », avait déclaré Ahmed Khalifa Niass dans une publication.

Cette fois-ci, c’est au tour du fils de Baye Niass, Baye Mbaye MC Niass, de monter au créneau pour balayer d’un revers de main ce qu’il considère comme des  » allégations » venant du professeur Thiam. MC Niass qui est actuellement en déplacement au pays de l’oncle Sam, a invité l’ensemble des tidjanes, notamment les « niassènes » à une grande manifestation vendredi prochain pour que cette  » histoire générale esquissée par Iba Der Thiam et jugée dépourvue de soubassement », ne soit jamais publiée…

Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours : le communiqué de presse qui efface les malentendus concernant le volume 1/a tome 3

La compréhension que certains membres de la communauté Niassène ont de la mention qui a été faite à la page 186 du Volume 1/A du Tome III mérite d’être précisée. 

« 1817-1914 Les années d’épreuves, de luttes armées, de renouveau religieux et culturel, de refus de la domination coloniale et de consolidation du pouvoir colonial », codirigé par le Professeur Iba Der THIAM, le

Professeur Mor NDAO, le Docteur-Ingénieur El Hadji Ibrahima NDAO et le Docteur Gana FALL (758 p)  

La compréhension que certains membres de la communauté Niassène ont de la mention qui a été faite à la page 186 du Volume 1/A du Tome III mérite d’être précisée.

Dire que telle ou telle personne appartient à l’école de tel autre signifie simplement qu’ils partageaient la même vision de l’Islam à travers leur commune appartenance à la Tidjaniyya. On peut être de la même école de pensée que quelqu’un, sans avoir été son élève. A titre d’exemple, nombreux sont les gens appartenant à l’école du libéralisme, sans avoir jamais été, ni un élève, ni un obligé des pères du libéralisme. 

Cela ne veut point dire qu’il y a une hiérarchie quelconque entre El Hadji Malick  SY et El Hadji Abdoulaye NIASSE ; encore moins que l’un aurait été l’élève de l’autre. Ce qui serait ridicule.

Ce qui a plus de signification, c’est que Sidy Lamine NIASSE a dit, à savoir qu’ils étaient des frères et amis et se considéraient comme des jumeaux à cause de l’affection réciproque qu’ils se portaient, de l’admiration réciproque qu’ils avaient pour leur sainteté et leur érudition.

Quand El Hadji Malick SY et El Hadji Abdoulaye NIASSE se sont rencontrés, le dernier nommé avait plus de 60 ans et revenait de Fèz, siège du pôle de la Tidjaniyya. Il avait, donc, non seulement une autorité connue et reconnue, mais avait même tissé des relations avec Fez.

Leurs rapports n’ont jamais été des relations de maître à élève ou de guide à talibé. Ils étaient fondés sur le respect réciproque, leur égale dignité, la confiance totale et la solidarité agissante.

Il est regrettable et nous nous en excusons que la présentation que le livre fait à la 223 de l’Histoire d’El Hadji Abdoulaye NIASSE ne permet pas de saisir l’idée qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE incarnait un pôle de la Tidjaniyya distinct, qui avait pris naissance dans le Djolof.

Né en 1848 pour les uns et en 1838 pour les autres, El Hadji Abdoulaye NIASSE était l’aîné d’El Hadji Malick SY (1853) (de 5 ans, 10 ans,  11 ans, ou 15 ans, selon les sources), mais, surtout, son ami et son frère.

Erudit hors pair, linguiste réputé, faqih, sunnite jusqu’à la moelle, il était de la Tidjaniyya Mohammadia et incarnait un pôle qui, tout en étant autonome, entretenait avec Tivaouane, des relations extrêmement étroites d’estime mutuelle, de considération réciproque, d’égale dignité, de solidarité et de paix. 

Pour ce qui concerne le voyage au Maroc, les généalogistes de la famille niassène infirment la version donnée dans le livre et disent « qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE n’était pas parti au Maroc pour s’acquitter aussi d’une mission spéciale qu’on lui aurait confiée ». Le livre ne l’a jamais dit. Le livre a dit « qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE avait formé le projet de se rendre au Maroc pour effectuer un pèlerinage, mais aussi pour s’acquitter d’une mission que lui avait confiée son frère et ami El Hadji Malick SY avec lequel, il était constamment en relation, mission que les obligations d’El Hadji Malick SY ne lui permettaient pas de remplir ».  

Au retour de son voyage du Maroc, où il s’était rendu pour visiter le Tombeau de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RTA), fondateur de la Confrérie, El Hadji Malick SY a accueilli à Tivaouane El Hadji Abdoulaye NIASSE avec emphase et chaleur dans sa famille pendant 3 mois durant lesquels, il présidait des prières et dispensait un enseignement de haut niveau auprès des talibés. Il présidait même, disent certaines sources, des mariages et des décèsA cette époque,  il avait plus de 60 ans. Il  avait, donc, dépassé l’âge où l’on va à l’école.

Maodo était tellement satisfait de son hôte, qu’il lui dédia un poème, selon certaines sources, pour rendre hommage à sa sainteté et à son érudition. Et, sans l’avoir consulté, il entreprit de demander à l’Administration coloniale de lever les accusations injustes articulées contre lui, pour qu’il restât au Sénégal et ne retournât pas en Gambie ; au Sénégal, où la communauté musulmane avait besoin de sa sainteté, de son érudition et de ses qualités d’éducateur et de formateur. Sa démarche, grâce à Dieu, fut couronnée de succès.  

Le jour de son départ pour Kaolack, il l’accompagna dans le train jusqu’à Gossas et chargea son Moukhaddam Abdou Hamid KANE de Kaolack, de l’accueillir et de lui faciliter son installation dans cette ville. Ce qu’il fit.

C’est ainsi que prit naissance le quartier de Léona, où se trouve la demeure et la mosquée, ainsi que le tombeau d’El Hadji Abdoulaye NIASSE.

Dieu, pour magnifier la belle entente qui existait entre Tivaouane et Niassène, entre El Hadji Malick SY et El Hadji Abdoulaye NIASSE, les rappela à Lui, le 14 Juin 1922 et le 27 Juin 1922, soit le même mois, à moins de 15 jours d’intervalle. 

Qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE ait combattu le système colonial est largement connu et le livre l’a dit. Il refusait d’envoyer ses enfants à l’école française. Sa maison a été saccagée, sa mosquée brûlée, les talibés de son école dispersés. Il ne plia pas et préféra émigrer en Gambie, pour y poursuivre son action d’éducation et de formation.

Pour ce qui concerne Porokhane, le livre reconnait qu’il a été une étape et non une installation définitive avant l’installation à Taïba Niassène au Saloum, à la page 224, 3e paragraphe.

Les erreurs que nous reconnaissons et pour lesquelles, nous nous excusons, proviennent du fait que nous ne sommes pas infaillibles et ne possédons pas toutes les connaissances possibles et imaginables. Dieu Seul sait tout. Nous ne sommes que des humains et l’être humain, par nature, est accessible à l’erreur.

C’est pourquoi, nous n’avons cessé, depuis 2014, de lancer un appel à tous les experts et à tous les sachant, pour qu’ils viennent nous prodiguer leurs avis et conseils. Cet appel a été largement entendu, mais on peut mieux faire.

J’appartiens, moi-même, à la communauté Niassène, aussi, à travers mes grands-pères Meissa SY et Sassy SY de Khelcom (Kaolack) et mon oncle El Hadji SY, Ex-Imam de la Mosquée de Marseille, qui a été l’homonyme de Cheikh Khalifa NIASSE, qui l’avait accueilli dans sa maison avec ses enfants dès l’âge de 7 ans et lui avait appris le Saint Coran en totalité et les autres sciences islamiques. Il disait de son vivant, que mis à part Dieu, il devait tout ce qu’il a eu à Cheikh Khalifa NIASSE.

Je ne ferai, donc, rien qui porte atteinte à la famille Niassène.

Cette page d’errata sera tirée et intégrée dans tous les exemplaires du livre et envoyé à tous ceux qui l’avaient déjà acquis à la date d’aujourd’hui.

Lors de la prochaine réédition, toutes ces observations seront introduites dans le texte de base de la nouvelle édition.

Enfin, si le Projet Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours (HGS) suscite des polémiques, c’est parce qu’il intéresse des Sénégalais qui le soutiennent dans leur écrasante majorité. Il invite tous ceux et toutes celles qui sont intéressés et qui ont lu les livres de HGS de nous faire part de leurs observations, qui seront prises en compte, autant que possible, dans le cadre des débats à venir.

Les réactions enregistrées nous réconfortent dans notre détermination à poursuivre notre travail.

Je pardonne à tous les manifestations d’humeur et les jugements de valeur tendancieux ou revanchards, qui ne visent qu’à blesser, à punir,  ou à régler des comptes qui n’ont pas leur place ici et non à faire avancer le débat.

Le Coordonnateur Général agissant au nom du Comité de Pilotage et des 63 autres rédacteurs du Volume 1/A du Tome III

Les télénovelas sous l’éteignoir des séries télévisées sénégalaises

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione –

Les séries télévisées sénégalaises ont connu, ces dernières années, un bond fulgurant qui leur a permis de reléguer au second plan les dramatiques et autres télénovelas, il y a peu très prisées des téléspectateurs. Surfant sur le succès de ces produits du cru, des maisons de production s’emploient à fournir constamment de nouveaux feuilletons à un public qui en redemande.

Au Sénégal, la production de séries télévisées est devenue une véritable industrie en moins d’une décennie seulement. « Un Café avec… », « Mbettel », « Wiri-Wiri » ou encore « Idoles », voilà autant de productions ayant su conquérir le cœur de bon nombre de téléspectateurs et d’internautes avides d’histoires à rebondissements.

« Nous avons produit beaucoup de séries dont +Pod et Marichou+. C’est actuellement la série la plus suivie au Sénégal. Nous avons également mis sur le marché +Nafi+, +Adja+, +Maîtresse d’un homme marié+ et +Golden+. Nous avons aussi réalisé des séries commerciales comme +Le rêve Akys+ et +Li Nu Bolé+ », énumère El Hadj Oumar Diop dit Pod, le Directeur artistique de la maison de

production « Marodi ».

Fin connaisseur du septième art, Aboubacar Demba Cissokho a couvert huit éditions du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui se tient tous les deux ans dans la capitale burkinabè. Pour ce journaliste culturel de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS, publique), « il est plus facile de produire des séries composées d’épisodes. Par contre, la réalisation de fictions ou de documentaires prend du temps. Elle est soumise à des recherches de financement, à des repérages… Les séries intéressent les sponsors et il y a donc plus d’argent ».

« Marodi », l’un des précurseurs de cette activité au Sénégal, compte plus d’un million et demi d’abonnés sur sa chaîne YouTube créée le 21 août 2013. Les vidéos qu’elle a postées sur ce média social ont enregistré près de 700 millions de vues.

« Depuis 2010, il y a au Sénégal une prolifération des maisons de production de contenus multimédia. Celles-ci utilisent deux canaux de diffusion : Internet (YouTube principalement) mais aussi la méthode traditionnelle à savoir la télévision », explique Mountaga Cissé, Directeur de l’agence digitale SIMTECH.

Friande d’histoires à suspense, Seynabou Ngoma Seck suit très souvent les séries télévisées sénégalaises sur YouTube grâce à son téléphone dernier cri. « C’est plus commode et plus flexible. A la télé, ces programmes sont diffusés à des heures fixes qui peuvent ne pas me convenir. Je préfère de loin les séries sénégalaises. J’y trouve mon compte. D’ailleurs, depuis plusieurs années, je ne regarde plus de télénovelas sud-américaines », explique-t-elle.

D’après l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), le taux de pénétration d’Internet au Sénégal est actuellement de 68,49 %. Et plus de 98 % des internautes se connectent avec leur smartphone.

« L’accessibilité des séries sur Internet, à travers quelques plateformes numériques, est un avantage considérable. Les gens n’ont pas souvent le temps de regarder la télévision à l’heure de diffusion de leurs séries préférées. Ils peuvent donc choisir le moment opportun pour consommer ces productions avec différents types de supports : téléphone, tablette ou ordinateur. Il faut simplement qu’ils payent la connexion à Internet », dissèque M. Cissé, par ailleurs formateur en nouveaux médias.

Plus qu’un phénomène de mode, les séries télévisées alimentent les discussions dans les grand places et cours de récréation où naissent quelquefois des vocations de comédien. Cette révolution s’accompagne de la création de fortes communautés de fans sur la toile.

Selon Mountaga Cissé, « il y a des maisons de production qui sortent du lot en développant des stratégies digitales. Celles-ci ne se limitent pas à mettre en ligne les contenus. Certaines maisons de production ont aussi une page Facebook dans laquelle, les gens partagent leurs avis avant, pendant et après la diffusion d’un épisode. Il y a aussi les interviews avec des acteurs et les partages de photos ».

Ce mode opératoire peut rapporter gros d’après ce consultant et blogueur : « YouTube est la plateforme la mieux visitée au Sénégal. C’est un canal où l’on n’a pas besoin d’avoir un niveau intellectuel élevé. Il suffit juste de l’ouvrir et de savoir, en fonction des visuels proposés, quel contenu consommer. En activant la monétisation, les maisons de production qui y postent leurs contenus, peuvent gagner de l’argent afin de soutenir la production ».

La vitalité de ce secteur hyper concurrentiel montre que cela fonctionne bien. « YouTube nous aide à monétiser nos productions. On s’en sort vraiment grâce au nombre de vues sur cette plateforme. En moyenne, nous en avons plus d’un million par épisode. YouTube nous rémunère chaque mois et cela gonfle nos caisses », jubile Pod.

Au Sénégal, les analphabètes représentaient 54 % de la population globale en 2017. L’usage du wolof, l’une des principales langues nationales du pays dans les séries télévisées, a considérablement boosté l’audimat de quelques chaînes qui s’arrachent ces produits.

« Nous avons, révèle El Hadj Oumar Diop, collaboré avec trois télévisions sénégalaises : Sen TV, 2S TV et TFM. Nous travaillons sous forme de partenariat avec les télés qui ne participent pas à la production. Elles sont juste un support. Nous nous partageons ensuite les recettes publicitaires ».

« Marimar », « Luz Clarita », « La Tour de Babel » et plus récemment « Rubi » sont des feuilletons sud-américains qui faisaient fureur de la fin des années 90 jusqu’au début des années 2000. Désormais, ils ont été rangés aux oubliettes grâce aux séries télévisées sénégalaises.

« J’ai vécu au Brésil mais les séries que j’ai vues là-bas n’ont rien à voir avec celles qu’on nous balance. Au Sénégal, nous recevons des histoires à l’eau de rose aux antipodes de notre culture. Je suis vraiment contente que nos séries télévisées prennent le dessus. Elles sont écrites et produites par des Sénégalais, puis jouées par des acteurs locaux », se réjouit la comédienne Amélie Mbaye.

Pour occuper davantage le devant de la scène, les maisons de production sénégalaises peuvent notamment compter sur le Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (Fopica) institué en 2002 par l’Etat du Sénégal. Alimenté pour la première fois en 2014, le Fopica a vu son budget de financement passer d’un à deux milliards FCFA.ID/cat/APA

Invitation de « Niang Xaragne Lo » à couvrir une session du Parlement de la Cedeao : le Synpics dans tous ses états

https://www.pressafrik.com Le syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) s’est offusqué de l’invitation faite à l’individu Alioune Niang, plus connu sous le pseudo de Niang xaragne Lo, à travers ses compte RS,  sous le couvert d’un journaliste de la presse en ligne, pour couvrir le Séminaire parlementaire et la Session extraordinaire du parlement de la Cedeao qui doit se tenir à Monrovia (Liberia) du 12 au 17 septembre 2019.

Bamba kassé et ses camarades ont adressé une lettre au secrétaire général du Parlement de la Cedeao pour dénoncer une usurpation de fonction.

« (…)il a nous été rapporté par l’intéressé, Alioune Niang plus connu sous le sobriquet de « Niang Xaragne Lô », citoyen de l’État du Sénégal, que votre Institution lui a adressé une Invitation à venir assurer la couverture médiatique du Séminaire Parlementaire et de la Session extraordinaire du Parlement de la Cedeao.  Dans la lettre d’Invitation, envoyée par le secrétaire général du Centre de Conférence International de la CEDEAO et adressé à l’intéressé il est fait mention de fonctions et titres qui sont mensongers et qui traduisent par ce fait une violation de l’intégrité morale de toute la presse sénégalaise », peut-on lire dans la missive.

 Le Synpics de noter que dans la correspondance qui est adressée à « Niang Xaragne Lô », il y est évoqué sa qualité de journaliste en ligne (Online Journalist) avec comme objet de l’invitation,  une « Couverture Médiatique ». Ainsi, le Synpics s’insurge contre ce fait qui est, selon lui, constitutif d’un recel de fonction de la part de l’institution sous-régionale ou d’une usurpation de fonction de la part du concerné qui n’est pas journaliste.

« M. Alioune Niang n’a ni la qualité ni n’exerce la fonction de journaliste au Sénégal donc l’inviter es qualité est une insulte à la corporation des journalistes sénégalais, ce, au moment où au Sénégal, le Parlement a légiféré depuis juin 2017 pour qu’entre autre, seuls les journalistes dûment reconnus comme tels, puissent désormais exercer cette noble profession », rappelle le Synpics.

Le Secrétaire général Bamba Kassé et son organisation invitent le Parlement de la Cedeao à ne pas se rendre « complice d’usurpation de fonction » et indique qu’ils ne se laisseront pas faire.

Le synpics informe également qu’il va transmettre sa note de protestation au Président de l’Assemblée Nationale Sénégalaise Moustapha Niasse, ainsi qu’à toute autorité locale ou communautaire qui y a droit.

« La Commission de la Cedeao ainsi que l’administration de son Parlement n’étant pas au dessus des lois, je vous prie de bien vouloir rectifier pendant qu’il est temps cette violation de notre intégrité intellectuelle par l’attribution du titre de journaliste au

citoyen sénégalais Alioune Lô », conclut la note. AYOBA FAYE

ÉLECTIONS LOCALES – SUR QUELS HOMMES MISE MACKY SALL ?

NETTALI.COM – La dernière édition de La Lettre du Continent (Lc) s’est intéressée aux manœuvres souterraines en direction des élections à venir.

Le journal en ligne, qui croit savoir que le report des locales donne une année supplémentaire au président Macky Sall pour préparer ses hommes à l’échéance, souligne que celui-ci est « traumatisé » par les contreperformances de son parti aux élections de 2014.

« Dans les petits papiers de Macky Sall, nous informe le Lc,  le ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, pourrait, pour sa part, être candidat dans la commune dakaroise de Fann-Point E-Amitié, actuellement dirigée par le socialiste Palla Samb. Dépourvu de mandat électif, le jeune ministre pourrait ainsi conforter son poids croissant au sein de l’Apr avec une assise locale ».

« Le nom de l’ancien directeur de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat (Agpbe) circule d’ailleurs au sein de l’Apr pour tenter d’arracher la capitale sénégalaise aux socialistes. Le président sénégalais est notamment sensible à la jeunesse du ministre, qui pilote déjà plusieurs projets urbains à Dakar », précisent nos confrères.

« Un autre prétendant à la mairie de Dakar , Abdoulaye Diouf Sarr », cite La Lettre du continent.

Notre source ajoute que le ministre des Affaires étrangères  Amadou Ba convoite le fauteuil de Moussa Sy aux Parcelles Assainies.

Selon le journal en ligne, Mansour Faye et Aliou Sall pourraient encore se représenter respectivement à St-Louis et à Guédiawaye.

Les ministres dépourvus de mandat électif, rapporte La Lettre du Continent, vont, pour la plupart, tenter le grand saut « pour briguer un premier plébiscite en tant qu’édile ».

L’effondrement du modèle de développement post-colonial  par Mamadou SY Albert

Le Sénégal indépendant a hérité un modèle de développement. Ce modèle a été pensé et construit autour de la langue française, des institutions républicaines, un mode de gouvernance de l’État et d’un jeu politique bipolaire entre la majorité et son opposition.

Cinquante neuf ans après l’indépendance acquise en avril 1960, ce modèle a produit des résultats. Au fil de l’évolution du pays, la fragilisation des fondements du modèle par la pression conjuguée d’une vision stratégique sous l’influence des intérêts de l’ancienne puissance colonisatrice, de l’ajustement structurel et de la mondialisation, le Sénégal entre dans l’ère de l’effondrement d’un modèle. Ce dernier s’est essoufflé. Il est devenu impuissant face à de nouvelles réalités politiques, sociales, culturelles et religieuses exigeant une rupture audacieuse avec les héritages et les illusions d’un nouveau Sénégal émergent quasi impossible en raison des règles du cadre des orientations de la mondialisation de l’économie et de la globalisation du marché international du commerce.

La gouvernance du Président de la République, Léopold Sédar Senghor, est la concentration la mieux exprimée du modèle de développement post-colonial au Sénégal et peut-être du continent africain. Le Président- poète a mis en place un système politique. La langue française sera un des instruments privilégiés de la construction progressive du pouvoir politique, de l’État, de la Nation et du développement. Durant ces deux décennies d’exercice du pouvoir étatique, le Président Senghor a hissé le Sénégal parmi les exemples de référence en matière de vision, d’approche et de conduite d’un État post- colonial et son modèle de développement.

L’ouverture par la francophonie et l’ancrage dans son approche culturelle des réalités sociales et religieuses seront deux leviers de l’État central, et du modèle de société du Président Senghor.

Le Président de la République, Abdou Diouf, sera l’héritier de cette expérience politique. On peut relever une certaine continuité du modèle construit par le premier Président de la République du Sénégal. Force est toutefois de constater la différence énorme entre l’époque de l’après indépendance et l’époque du Président Diouf. L’une est éminemment politique, l’autre est forcément administrative et technocratique. Les enjeux de ces deux époques sont aussi différents au regard des exigences de l’ajustement structurel. C’est probablement, l’ajustement structurel qui sera une des causes de la rupture entre la pensée et le modèle de développement du Président-poète et son dauphin.

Le «Moins d’État» redéfinissant la fonction et le rôle de la puissance publique dans le marché, la gestion de l’économie, des finances publiques et le désengagement de l’État des secteurs sociaux, culturels traduisent définitivement la fin de la gouvernance de la première République sénégalaise. L’État est affaibli. L’économie peine dans sa relance et sa croissance. Les secteurs éducatifs, sanitaires et le transport public entrent dans un processus de crise globale. Le nouveau modèle post-colonial sous l’Ajustement change profondément le visage de l’État et du modèle de développement. La performance, la croissance, le marché et le partenariat public- privé sont désormais à la mode. C’est le nouveau capitalisme ajusté.

La langue française, langue officielle du Sénégal indépendant n’a plus le même statut qu’à l’époque du Président Senghor. L’administration publique, le système éducatif, les institutions républicaines, sont fortement affectés  par l’affaiblissement de cette langue de travail. Le français perd son lustre d’antan. Les réformes administratives, institutionnelles et éducatives se suivent depuis des décennies et des décennies. Les résultats administratifs, éducatifs et institutionnels affichent l’insatisfaction générale des Sénégalais. Le modèle de développement néo-libéral ne répond plus au changement indispensable de la société et de sa gouvernance. L’élite gouvernante persiste à croire que la mondialisation de l’économie et la globalisation du marché international constituent l’unique issue au modèle rudement mis à l’épreuve par des politiques publiques peu en adéquation avec les besoins et les aspirations des populations sénégalaises.

Jamais le Sénégal n’a été autant soumis à l’influence du modèle de développement néo-libéral. L’État a fini par se transformer en un courtier intermédiaire entre les opérateurs privés internationaux et les pays du Nord. Ce statut peu reluisant de la puissance étatique explique la présence massive de groupes privés internationaux au cœur de tous les secteurs porteurs de croissance : énergies, ressources naturelles, marchés publics. Le modèle étatique est à la fois impuissant au plan économique qu’en matière de réforme des institutions républicaines et de gouvernance. La séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la prise en charge effectives des collectivités locales, du système éducatif, de la santé et du transport public, demeurent des questions sociales nationales sans réponse.

Le Nouveau Sénégal auquel aspire la République citoyenne depuis l’avènement de la première alternance politique exige certainement de l’audace politique. Rompre avec le modèle d’inspiration française et de la mondialisation et de la globalisation aveugle sera le prix à payer.

CHEF DE L’OPPOSITION–LE PDS OUVRE LES HOSTILITÉS

NETTALI.COM – Le débat sur le statut de chef de l’opposition risque de diviser l’opposition qui a déjà du mal à exister face au pouvoir de Macky Sall. La preuve : certains responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’hésitent plus à s’en prendre à Idrissa Seck qui semble être le «préféré» du pouvoir pour occuper le fauteuil de patron de l’opposition.

Entre le Parti démocratique sénégalais (Pds) et le Rewmi, ça n’a jamais été le grand amour. Mais entre les deux, il y avait comme un gentleman agreement pour éviter les attaques et contre-attaques qui ne feraient que nuire à l’unité de l’opposition. Seulement, le débat agité depuis quelques jours autour du statut du chef de l’opposition risque de réveiller les vieux démons. Ainsi, certains responsables libéraux n’hésitent plus à s’attaquer à Idrissa Seck. Ils soupçonnent l’ancien maire de Thiès d’avoir trouvé un «deal» avec le pouvoir du Président Macky Sall. Une «entente» qui ferait d’Idrissa Seck le chef de l’opposition contre son silence sur certaines questions comme les présumés scandales du gaz et du pétrole. Vrai ou faux ? Difficile à dire. Toujours est-il que le président du parti Rewmi est bien le «préféré» du pouvoir pour le fauteuil de chef de l’opposition. Certains tenants du pouvoir n’hésitent même plus à le dire publiquement. Leur argument : nous sommes dans un régime présidentiel et Idrissa Seck est arrivé deuxième lors de la dernière présidentielle.

Cet argumentaire met dans tous ses états le député libéral Toussaint Manga. Le patron des jeunesses travaillistes et libérales s’est même attaqué à Idrissa Seck. «Il (Idrissa Seck, ndlrn’ose pas incarner le chef de l’opposition devant le Pds», a dit Manga dans la presse de ce mardi.

Mais la réponse n’a pas tardé. Puisque, pour les partisans d’Idrissa Seck, le Pds ne devrait en vouloir qu’à lui-même. «Toussaint Manga devrait juste savoir que son parti est doublement exclu des choix», soutient Babacar Mar, chargé de la communication digitale au parti Rewmi. Et d’expliquer : «Primo, parce qu’ils ont été déroutés par le parrainage. Secundo, ils ne prennent pas part au dialogue. Et de facto, ils devraient laisser les concernés se prononcer.» Autant dire alors que si les libéraux ont été les premiers à ouvrir les hostilités, Idrissa Seck et le Rewmi ne manquent pas de répondant.

Toussaint Manga : “Le Pds ne peut pas accepter Idy comme chef de l’opposition

https://www.beut7.com Toussaint Manga le secrétaire général de l’UJTL s’est prononcé sur le statut du chef de l’opposition. Le député libéral est catégorique. Pour lui, c’est impensable qu’ Idrissa Seck, patron de Rewmi soit désigné chef de l’opposition. « Le Pds ne l’acceptera pas au dialogue. Idrissa Seck n’ose pas devant le Pds incarner le chef de l’opposition », a soutenu Toussaint Manga. Qui, par ailleurs, a donné son point de vue sur la fronde de Oumar Sarr et Cie, après le remaniement du Parti. Selon lui, le Pds, dans son histoire a toujours a vécu avec des frondes. Mais, cela ne peut, en aucun cas, empêcher le bon fonctionnement du parti. « Le Pds, ce n’est pas ces gens qu’on voit dans la presse. Les militants du Pds sont partout au Sénégal. J’estime que la fronde de Fada était plus forte que celle-là. Fada avait un peu déstructuré certaines entités du parti, mais cela n’a après servi à rien parce qu’ayant rejoint la majorité. Le Pds est fait de sorte que c’est interdit de créer une dualité avec Wade », a expliqué le jeune libéral qui pense que les frondeurs se sont auto-exclus du parti pour acte de dissidents et de défiance au Secrétaire général national. « Je sens que les frondeurs ne sont pas encore prêts pour faire 5 ans d’opposition. J’ai l’impression qu’il existe une communication entre eux et le pouvoir », constate-t-il.

Statut du chef de l’opposition : la réponse salée du parti Rewmi à Toussaint Manga  

https://actusen.sn Dans un entretien accordé au journal Le Quotidien ce mercredi, Toussain Manga a laissé entendre que «Idrissa Seck n’ose pas devant le Pds incarner le Chef de l’opposition». Mais la réaction du parti “Rewmi” ne sait pas fait attendre

Et c’est le secrétaire national à la jeunesse dudit parti qui est monté au créneau pour mettre le porte-parole du groupe parlementaire «Liberté et démocratie» à sa place. «D’emblée, je rappelle que le Président Idrissa Seck n’est  pas demandeur du statut du chef de l’opposition mais si la constitution du Sénégal le lui confère, il l’assumera par prérogative républicaine. Et notre système politique s’étant adossé sur un régime présidentiel fort, il est indéniable que le chef de l’opposition actuel du Sénégal s’appelle Idrissa Seck  suite aux 900.000 voix récoltées lors de la dernière élection présidentielle, baromètre technique du choix du Président de la république», a répliqué Mory Guéye

A l’en croire, «je ne vois pas pourquoi tout ce débat inutile autour de cette question. Si tu avances que Idrissa Seck n’ose pas incarner le chef de l’opposition sénégalaise, oui effectivement, tu as raison! Il ne l’incarne pas, il est naturellement le chef de l’opposition».

Suffisant pour tirer à boulet rouge sur le député libéral, le poulain du candidat malheureux à la présidentielle de 2019 d’ajouter : «au lieu d’alimenter un faux débat sur ce statut du chef de l’opposition, je te suggère de méditer profondément sur la dislocation pourtant prévisible de ton parti avec comme soubassement la dévolution monarchique que mon leader Idrissa Seck avait la clairvoyance de déceler en 2004. Et l’histoire lui donne raison 15 ans après».

La controverse au tour du choix du « Chef de l’opposition » Par Ibrahima Sène

Les gens parlent du choix du  » Chef de l’opposition » comme s’il n’ y avait pas de jurisprudence dans ce domaine au Sénégal. L’on ne devrait pas oublier que c’est avec Abdoulaye Wade que le  » Chef de l’opposition » a été institué, et que le choix fut impossible entre Tanor, qui avait plus de suffrage aux Législatives, et Niass, qui avait plus de Députés.

Il n’ a pas été possible d’avoir un consensus dans l’opposition d’alors, pour décider du choix de l’un d’entre eux.

Le Président Wade ne pouvant pas constitutionnellement choisir l’un d’entre eux, la fonction de  » Chef de l’opposition » n’ a jamais été occupée.

Aujourd’hui, c’est rebelote!

Qui choisir entre Idrissa ayant le plus grand suffrage à l’élection présidentielle que le PDS a boycottée, et Wade qui seul dispose de groupe parlementaire parmi les partis d’opposition.

Cette arlésienne résulte du fait que la trajectoire politique de l’opposition au Sénégal est unique en Afrique et s’est structurée autour de partis politiques qui ont produit des hommes d’envergure nationale et internationale; et qui se sont toujours affrontés dans l’opposition.

Cela rend impossible de dégager en leur sein, un Chef de façon consensuelle.

Tandis qu’ailleurs en Afrique, la trajectoire de l’opposition a produit un « homme fort » face au pouvoir.

Donc il est utopique de vouloir recopier au Sénégal cette forme de cohabitation entre le pouvoir et l’opposition en dehors de l’Assemblée nationale, qui est le « Chef de l’opposition ».

Au Sénégal, cette cohabitation entre le pouvoir et l’opposition se fera, ou bien au sein de l’Assemblée nationale autour de groupes parlementaires, on bien ne se fera pas.

D’où la nécessité d’une plus grande démocratisation de l’accès à l’assemblée nationale par l’instauration d’un scrutin proportionnel supérieur au scrutin majoritaire, à l’image du Conseil Département où ses deux scrutins sont respectivement 55% et 45%..

Le Sénégal a dépassé le stade où un  » bipartisme » pouvait renforcer le processus démocratique.

Depuis la première alternance en 2000, notre pays s’est résolument inscrit dans un système multi-partisan, dont la cohabitation harmonieuse ne peut se produire que dans l’Assemblée nationale. Dans le cadre de groupes parlementaires par affinités politiques, et/ idéologiques.

Il est donc inadmissible de continuer à accepter que l’Union européenne, par l’intermédiaire de la Société civile, fasse reculer notre processus démocratique, vers les 70 et 90 d’avant alternance.. .Dakar le 11 Septembre 2019

Forum des partis politiques : le Gradec propose un assainissement et demande à l’opposition de discuter pour désigner son chef      

https://actusen.sn Le groupe de recherche et d’appui pour la démocratie participative et la bonne (Gradec) a organisé, ce matin  le quatrième forum des partis politiques. Lequel entre dans le cadre de la clôture de son projet intitulé «forum des partis politiques».

En effet, ce forum est consacré à la réforme du statut des partis politiques et au plafonnement des dépenses de campagne. Ce qui a poussé Ibrahima Fall, secrétaire général à proposer un assainissement. Aussi il a exhorté l’opposition à s’unir parce que pour lui chaque pays  à sa manière de désigner son chef de l’opposition. «C’est à l’opposition  de discuter pour trouver consensus et choisir qui sera le chef de l’opposition. Ce poste ne devrait pas être un poste de sinécure mais un poste qui renforce l’opposition même s’il s’agit d’un poste à  plusieurs milliards», a-t-il indiqué.

Face à la presse, il a fait savoir également que la multitude des partis au Sénégal doit faire l’objet d’un profond diagnostic.   «Nous sommes aujourd’hui à plus de 314 partis au Sénégal qui ne font même pas 1 500 000 membres. Ainsi  instituer un financement pour ces partis devient un véritable problème. Et par conséquent, on doit redéfinir le rôle et les missions des partis politiques et revoir la question des partis politiques dans leurs fonctionnements et même dans leur création  pour que l’on sache qui est qui» a-t-il dit.

Puis il ajoute : «il faut impérativement que le Sénégal puisse aller vers une législation qui tend à rationaliser les dépenses électorales, à les encadrer. Et que l’on revoie les partis politiques, leur  fonctionnement et faire en sorte que ces partis soient des instruments model de conquête du pouvoir afin qu’ils participent à l’éducation citoyenne».Kiné Thiane  

Décret n°2016-1222 du 12 août 2016, renouvelant le mandat du président du Conseil constitutionnel supposé introuvable: l’autre légende d’Abdoul Mbaye

https://actusen.sn En fin de semaine dernière, l’ancien premier ministre a demandé la publication du décret qui validerait la nomination de Pape Oumar Sakho à son poste. Dans deux lettres adressées au président du Conseil constitutionnel et au secrétaire général du Gouvernement, Abdoul Mbaye interpellait les deux hommes sur la nécessité de «retrouver» et de rendre public le document.

Mais Source A est en mesure d’écrire, sans courir le risque d’être démenti, que le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a raconté aux Sénégalais une légende. Car votre journal qui a fouillé, a retrouvé, sans séisme ni onde de choc, le décret en question.

Il suffit poursuit le journal dans sa parution de ce mercredi, «de faire un tour à la Direction des Archives nationales, pour se rendre compte que non seulement le décret n°2016-1222 du 12 août 2016, renouvelant le mandat de Pape Oumar Sakho, à la tête du Conseil constitutionnel se trouve bel et bien aux Archives nationales.

Mais aussi, le décret nommant Pape Oumar Sakho une première fois pour achever le mandat de Feu le président Cheikh Tidiane Diakhaté par décret n°2015-905 du 26 juin 2015 (publié au Journal officiel n° 6863 du 25 juillet 2015) se trouve, lui aussi, à la Direction des Archives nationales».

Toutefois, pour comprendre la propension chez le leader de l’Alliance pour la République (Act) à se montrer ô combien léger, quand l’envie l’en démange, explique votre canard de Castor-Bourguiba, «il suffit de remonter à un passé encore récent. Notamment, au 19 Avril 2018, quand il a annoncé la mort imaginaire d’un manifestant, lors des manifestations contre le parrainage, puis au 02 janvier 2019, lorsqu’il a faussement spéculé sur la participation de l’Adie dans la vérification des parrains».

Grève de la faim de Adama Gaye: le communiqué très bizarre de l’administration pénitentiaire

https://www.pressafrik.com La grève de la faim du journaliste Adama Gaye qui a débuté lundi 9 septembre, selon ses avocats. L’administration pénitentiaire a sorti un communiqué, non pour démentir l’information, mais pour informer que le détenu, pour offense au chef de l’Etat, a commencé à s’alimenter correctement depuis le 10 septembre. Soit 24 heures après l’annonce de sa diète.
« Plusieurs organes de presse ont annoncé le lundi 9 septembre que Monsieur Adama Gaye (…) avait entamé une grève de la faim pour protesté contre son arrestation et ses conditions de détention L’Administration pénitentiaire tient à informer l’opinion publique que monsieur Adama Gaye s’alimente correctement depuis le 10 septembre », peut-on lire dans le communiqué.On cherche encore le démenti…

Grève de la faim d’Adama Gaye: l’Administration pénitentiaire prise en flagrant délit de mensonge

https://www.leral.net L’administration pénitentiaire a pondu ce 11 septembre, un communiqué dans lequel elle dément l’information relayée par la presse selon laquelle, Adama Gaye a entamé lundi 09 septembre, une grève de la faim.

Dans ledit communiqué, elle ajoute cependant que le journaliste a commencé à s’alimenter correctement depuis le 10 septembre.

Question : Comment quelqu’un qui n’a jamais observé de diète, peut-il commencer à s’alimenter ?

Manif « Aar linu bokk » : Sonko appelle à la mobilisation le 13 septembre

https://www.seneweb.com La plateforme ‘‘Aar Linu Bok’’ compte manifester le 13 septembre prochain. Pour la réussite de l’évènement, Ousmane Sonko a tenu à lancer un appel, sur sa page Facebook.

«Enrichir des entreprises et des lobbies étrangers, tel semble être le mandat du gouvernement de Macky Sall, qui s’emploie tous les jours à brader nos ressources, fragiliser notre économie et notre secteur privé.

Cette politique désastreuse, qui traduit l’incapacité de l’État à faire face aux vraies priorités (santé, éducation, emploi, inondations, sécurité…), entraîne quotidiennement des conséquences dramatiques sur nos vies.

Nos concitoyens les plus fragiles sont humiliés et laissés dans une précarité sans précédent. Cela ne peut plus durer.

Nous devons non seulement lutter, mais surtout gagner la bataille contre la mal-gouvernance, la corruption d’Etat, le bradage des patrimoines nationaux et l’impunité.

Je lance donc un appel solennel à l’ensemble des organisations syndicales, associatives, politiques… J’appelle la jeunesse, les Sénégalais de tous bords, à contribuer à la réussite de la grande mobilisation nationale de la plateforme AAR LI NU BOKK ce vendredi 13 septembre 2019.»

 COMMENT FONCTIONNE UN CONTRAT DE RECHERCHE ET DE PARTAGE DE PRODUCTION SOUS LA LOI 98-05 DU 8 JANVIER 1998 PORTANT CODE PETROLIERPAR SAMBA DIOUF,

La présente contribution a pour objet de donner les moyens pour comprendre et d’interpréter un Contrat de Recherche et de Partage de la Production (CRPP)

Mr Amadou BA, du Mouvement des Cadres Patriotes / PASTEF, a signé un article paru à la page 10 du journal ENQUETE N° 2438 du vendredi 23 août 2019, dans lequel il traite de la manière dont fonctionnerait le Contrat de Recherche et de Partage de la Production (CRPP), dans les blocs de Cayar et de Saint Louis Offshore  profond (Yakaar et Grande Tortue).

Son article est une opportunité pour expliquer comment fonctionne en réalité, un CRPP. La présente contribution a pour objet de donner les moyens pour comprendre et d’interpréter un CRPP. Il n’a donc pas pour but, d’instaurer une quelconque polémique sur ce sujet.

Dans son article, Mr BA a adopté une vision ramassée des deux projets Yakaar et Grande Tortue et une démarche de calcul que nous maintiendrons pour permettre une comparaison au niveau des résultats finaux.

A l’analyse du tableau 1 ci-dessous, tiré de l’article de Mr BA, la seule estimation de la production annuelle pour les deux gisements, et l’application sans précaution ni limite dans le temps, du taux de prélèvement de 75% pour le recouvrement des coûts pétroliers, ne constituent pas des éléments suffisants permettant la détermination du Cost Oil et du Profit Oil. Il faut nécessairement avoir une estimation des charges d’exploitation (coûts pétroliers ou Cost Oil et coûts opératoires ou dépenses de fonctionnement).

Selon la Procédure comptable (Annexe 2 du CRPP), le Cost Oil dépend du montant réel, affecté aux amortissements pour chaque année civile. Le Profit Oil appelé Production restante, est en fait la rente ou manne pétrolière que doivent se partager l’Etat et le Contractant (Pétrosen et ses Associés).

Pour une bonne interprétation du CRPP, il faut, en plus de l’estimation de la production annuelle, donc du chiffre d’Affaires, tenir compte des trois éléments suivants :

1) l’estimation, pour les deux gisements évoqués, des coûts pétroliers réellement encourus ;leur recouvrement en dépend et implique que ces coûts soient clairement identifiés et chiffrés par nature.

2) l’article 22 du CRPP intitulé “Recouvrement des coûts pétroliers et partage de la production” compte en son l’article 22.1 deux alinéas :

  • le premier alinéa fixe le principe et indique que : le taux de 75% de la production nette ou production commercialisable (donc celle disponible pour la vente, après déduction de la redevance), est celui que le Contractant peut prélever pour chaque année civile pour le recouvrement des coûts pétroliers;
  • le deuxième alinéa en précise les limites et indique que “si au cours d’une année civile, le taux de prélèvement de 75% est supérieur au montant des coûts pétroliers à recouvrir durant ladite année civile, le Contractant recevra seulement tel pourcentage inférieur de la production qui serait nécessaire et suffisant pour recouvrer les coûts pétroliers”.

Le taux de 75% est donc un taux plafond qui ne peut être dépassé au cours d’une année civile. Il obéit à des règles. Le Contractant ne peut, dans une année civile, prélever 75% de la production commerciale, si dans l’année civile considérée, les coûts pétroliers à recouvrir sont équivalant à 50 ou 60% de la production commerciale. Il ne prélèvera alors, au cours de ladite année civile que 50 ou 60% de ladite production, et enfin, 3) la Procédure comptable qui constitue l’Annexe 2 du CRPP, a été complètement ignorée par Mr Amadou BA dans son raisonnement comme dans sa démarche de calcul.

Ainsi, lorsque Mr BA écrit : “L’état des lieux du secteur du pétrole et du gaz permet d’estimer les revenus attendus sur le gaz naturel de St Louis et de Cayar Offshore Profond sur une durée de 40 ans avec une exploitation qui démarrerait en 2022 comme suit :

  • Réserves estimés à 700 milliards de m3 (420 Yakaar, 280 GT),
  • Production totale : 630 milliards de TOE (tonne équivalent pétrole),
  • Production totale : 4800 millions de barils,
  • Production annuelle : 120 millions de barils,
  • Production brute annuelle : 7 200 millions USD, et donne le tableau 1 ci-dessous, pour illustrer la manière dont s’opérerait le partage de la production sur ces deux gisements, on s’aperçoit que les résultats auxquels il a abouti sont erronés.

Selon Mr Amadou BA (Source : Article Journal ENQUETE N° 2438 du vendredi 23.8.2019 page 10)

En effet, à la lecture de son article, on comprend que pendant les 40 ans d’exploitation :

– le Cost Oil, est de 75% de la production commerciale donc de : 5 076 000 000 USD/an et,

– le Profit Oil (qui est la rente pétrolière) sur la même période est de : 1 692 000 000 USD /an.

Mr BA en conclut que, la part du Sénégal, constituée par : la Redevance + sa Quote-part du Profit Oil + l’impôt sur les sociétés + les revenus de Pétrosen après impôts s’élèvent à : 1 676 296 000 USD /an soit 23,28% des 7 200 000 000 USD de la production annuelle brute.

Cette interprétation du CRPP est trop courte et la comparaison de la part du Sénégal au chiffre d’Affaires n’a pas sa raison d’être. Dans un CRPP, il faut donner un sens et un contenu aux pourcentages affectés au Cost Oil (Coûts pétroliers), au Profit Oil (ou Production restante) et comprendre ce que recouvrent les pourcentages de participation de Pétrosen et de ses associées.

Le Cost Oil n’est pas un revenu. C’est une charge d’exploitation. C’est la quote-part affectée au remboursement de l’investissement engagé par le Contractant, qui n’en tire aucun profit. En cas de découverte commerciale, il faut distinguer deux phases : Phase 1 : celle de la Recherche, de l’exploration et de l’évaluation de la découverte.

Tous les Coûts Pétroliers encourus durant cette période qui peut durer de 6 à 10 ans, sont identifiés et chiffrés par nature. Ils peuvent être gelés jusqu’au démarrage de la production. A l’issue de cette phase 1, le Contractant (Pétrosen et ses Associés) présente et fournit à l’Etat, tous les éléments pertinents chiffrés, permettant d’obtenir de l’Etat, l’approbation de la Décision Finale d’Investissements et l’Autorisation d’exploiter ladite découverte.

Phase 2 : celle du développement et de la production. Elle va de la date de notification par l’Etat, de l’Autorisation d’exploiter pour une période initiale d’exploitation de 25 ans y compris les 5 ans nécessaires à la réalisation des forages de développement, à la construction et la mise en place de l’ensemble des infrastructures de production. Les coûts pétroliers encourus au cours de ces 5ans sont également identifiés et chiffrés par nature.

Au démarrage de la production, tous les Coûts pétroliers des deux phases citées ci-dessus sont donc connus. Leur mode de recouvrement, leur montant ainsi que le taux réel de prélèvement applicable par année civile, conformément à la procédure comptable, sont connus.

La Procédure comptable considère, en ce qui concerne les coûts pétroliers, deux éléments :

  • les immobilisations : forages productifs, installations de production, de traitement, de liquéfaction, de transport, aménagements portuaires de chargement etc, et,
  • les coûts qui ne sont pas des immobilisations : ce sont les études géologiques, les études et les travaux géophysiques (sismiques), les études d’ingénierie, les forages secs non productifs, réalisés pendant les deux phases décrites ci-dessus etc.

Les immobilisations sont amorties au minimum sur 5 ans et les coûts correspondants sont recouvrés sur la même période. Les autres coûts peuvent, selon le CRPP, être recouvrés dès la première année de production sous réserve qu’avec les amortissements de la première année, le tout ne dépasse pas 75% de la production commerciale.

En cas de dépassement, le reliquat est reporté à l’année suivante. Par souci de simplification, considérerons que tous les coûts pétroliers sont des immobilisations et qu’ils sont amortis de manière linéaire sur 5ans. Ces précisions étant faites, tous les éléments sont désormais réunis pour expliquer le fonctionnement d’un CRPP. Pour permettre la comparaison, considérons le présent exemple comme un cas d’école.

L’estimation de production donnée par Mr Amadou BA dans l’article du Journal l’ENQUETE pour les deux gisements, sera conservée à savoir : Production annuelle : 120 millions de barils, Production brute annuelle : 7 200 millions USD. Elle est complétée, par celle des investissements pour les deux gisements, pendant les deux phases décrites ci-dessus. Ils sont estimés, pour les deux projets, dans le présent cas d’école, au total à 20 000 millions USD répartis comme suit :

Phase 1 : 5 000 millions USD. Ils sont entièrement financés par les Compagnies associées de Pétrosen.

Phase 2 : 15 000 millions USD, dont 10% pour Pétrosen soit 1 500 millions USD et 90% soit 14 000 millions USD pour les Compagnies associées à Pétrosen.

Amortissements sur 5ans : 20 000 millions USD / 5 = 4 000 millions USD / an (selon l’article 4 de la procédure comptable du CRPP).

Estimation des Coûts opératoires : 5 USD / baril x 120 millions de barils /an soit 600 millions USD / an.

Les coûts opératoires sont les dépenses de fonctionnement, de maintenance et de remplacement des pièces d’usure courante pendant la durée d’exploitation. Pétrosen participe à hauteur de1500 M USD / 20 000M USD soit 7,5 % du total des coûts pétroliers à recouvrer. Il recevra en conséquence, pendant les 5 premières années civiles d’exploitation, les7,5% de la part réservée au recouvrement des coûts pétroliers.

Pétrosen participera, pendant toute la durée de l’exploitation, à hauteur de 10% des coûts opératoires et aura droit à 10% de la quote-part de la rente pétrolière (Profit Oil) dévolue au Contractant. Sur la base de ces estimations et de ces considérations, les 5 premières années de la phase 2 ne génèreront pas de revenus, car la production ne démarre qu’à l’année 6. Il convient donc, de distinguer deux cas de figures exprimés dans les tableaux 2 et 3 ci-après :

Tableau 2 : Répartition des revenus pétroliers pendant les 5 premières années de production et de recouvrement des coûts pétroliers (de l’année 6 à l’année 10 des 25ans de la période initiale d’exploitation).

Tableau 3 : Répartition des revenus pétroliers de l’année 11 à l’année 25 de la période initiale d’exploitation (il n’y a plus recouvrement de coûts pétroliers, mais uniquement des coûts opératoires à assurer).

Le tableau 2 permet, dans un premier temps, de calculer la part de l’Etat seul, puis dans un second temps, la part du Sénégal (Etat et Pétrosen réunis), dans le partage de la rente pétrolière sans la redevance.

Calcul de la part de l’Etat (hors redevance) dans la rente pétrolière d’après le Tableau 2, pendant les 5 premières années de production ; elle correspond à 58% Profit Oil + Impôt sur les sociétés soit : 1 257 440 000 USD + 273 168 000 USD = 1 530 608 000 USD / 2 168 000 000 USD = 70,60 %.

Part du Contractant (y compris Pétrosen) : 29,40% du Profit Oil après impôts Calcul de la part du Sénégal (Etat et Pétrosen) dans la rente pétrolière (hors redevances) pendant les 5 premières années de production : 1 530 608 000 USD + 63 739 200 USD = 1 594 347 200 USD / 2 168 000 000 USD = 73,54 % Part du Contractant (hors Pétrosen) pendant la même période : 26,46% du Profit Oil après impôts.

Le tableau 3 ci-dessus, permet de la même manière, de calculer la part de l’Etat seul, puis celle du Sénégal (Etat et Pétrosen réunis) dans le partage de la rente pétrolière, sans la redevance, de la 11ème à la 25ème année. Calcul de la part de l’Etat (hors redevances) d’après le Tableau 3, de la 11ème année à la 25ème année de production. Elle correspond à 58% Profit Oil + Impôt sur les sociétés soit : 3 577 440 000 USD + 777 076 800 USD = 4 354 516 800 USD / 6 168 000 000 USD = 70,60 %

Part du Contractant (y compris Pétrosen) : 29,40% de la rente après impôts.

Calcul de la part du Sénégal (Etat + Pétrosen) dans la rente pétrolière (hors redevances), de la 11ème année de la phase de production à la 25ème année. Elle correspond à 58% Profit Oil + Impôt sur les sociétés + Part Pétrosen après impôts soit :3 577 440 000 USD + 777 076 800 USD + 181 317 920 USD = 4 535 834 720 USD / 6 168 000 000USD Soit 73,54% de la rente pétrolière.

Part Contractant (autres que Pétrosen) : 26,46% de la rente après impôts. Comme il s’agit de partage de la production, tous les chiffres ci-dessus relatifs au Cost Oil, aux coûts opératoires et au Profit Oil sont traduits au début de chaque année, en termes de cargaisons d’hydrocarbures, avec une planification des rotations d’enlèvement pour chaque partie. Chacune a la responsabilité de l’enlèvement et de la commercialisation de sa quote-part de la production commerciale. L’Etat peut demander, que la redevance lui soit versée, au même titre que l’impôt sur les sociétés, en cash. Il peut confier par biais d’un contrat, à toute entité de son choix, la commercialisation de sa quotepart de la redevance et du Profit Oil.

Pour conclure, le présent cas d’école permet de constater que, dans un CRPP :

  1. Pour un Contractant autre que Pétrosen, avoir 90% de pourcentage de participation dans un permis ne signifie pas pour lui, de disposer de 90% du pétrole en cas de découverte. Cette vision, malheureusement véhiculée sans précaution, à travers les médias par des intervenants non avertis, est une interprétation simpliste et erronée du CRPP. Elle n’a aucun sens et ne repose sur aucun fondement.
  2. Le Contractant, à l’exclusion de Pétrosen, finance 100% de la phase risquée. En cas de découverte, il supportera 90% des investissements de développement et de production, soit globalement, dans le présent cas d’école, 92,5% de l’ensemble des coûts pétroliers. En retour, il disposera, de 90% des 42% de la rente après prélèvement des 58% représentant la part de l’Etat. Et, après acquittement de 30% de l’Impôt sur les sociétés, ses 90% après impôts, correspondront à de 26,46% de la rente.
  3. Le Sénégal, à travers l’Etat et Pétrosen réunis, en n’ayant supporté que 10% de l’investissement de la seule phase de développement soit 7,5% de l’ensemble des coûts pétroliers, disposera de 73,54% de la rente, sans compter la redevance de 6% de la production brute.
  4. Pour le Contractant autre que Pétrosen, disposer de 26,46% de la rente pétrolière annuelle après impôts, doit être comparé à un placement lui rapportant un taux d’intérêt de 26,46% par an après impôts. En résumé, dans un Contrat de Recherche et de Partage de la Production :
  • Le taux de 75% pour le recouvrement des coûts pétroliers indiqué dans le Contrat est un plafond. Il est conditionné par le montant réel des amortissements de chaque année civile. Son application n’est ni automatique, ni systématique et elle est limitée dans le temps (durée d’amortissement).
  • La répartition de la rente pétrolière (Profit Oil), est en fait le point essentiel dans les négociations, pour chaque bloc. Elle est fonction de la profondeur d’eau et des différentes tranches de production journalière, donc de la production annuelle. C’est le point crucial qui doit permettre à l’Etat d’obtenir le maximum de la rente mais il doit cependant garantir au Contractant, une part incitative, en rapport avec les critères de rentabilité en vigueur dans l’industrie pétrolière.
  • Le pourcentage de participation de Pétrosen plafonné à 20% est le résultat d’une démarche calculée et mûrement réfléchie à la suite d’études de sensibilité. Il n’est pas le fruit d’un hasard.
  • A 30% de pourcentage participation pour Pétrosen, on est pour le Contractant, à la limite des critères de rentabilité communément admis dans la profession, au regard de la complexité de ce type d’opérations, des moyens financiers importants à mobiliser et des risques encourus, en plus du fait que Pétrosen est portée pendant la phase risquée et qu’elle ne participe pas au financement de celle-ci.Samba DIOUF,CONSULTANT, Hydrogéologie – Pétrole Master Hydrogéologie, Université de Grenoble Ingénieur géologue, Recherche – Exploration Diplômé de l’Institut Français du Pétrole – Rueil Malmaison (France)

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 11/09/2019

Add paye les Bourses familiales

Excellente nouvelle pour plus de 300 000 ménages vulnérables, bénéficiant d’une Bourse de Sécurité Familiale de 25 000 Francs CFA par trimestre. D’après des sources de « L’As », le payement de cette gratification a commencé dans l’étendue du territoire. Interrompu depuis la réélection du chef de l’Etat pour des raisons de trésorerie, le payement a redémarré. Une preuve par neuf que le nouvel argentier de l’Etat, Abdoulaye Daouda Diallo, a réussi à renflouer les caisses vidées lors de la campagne.

Fongip, banque de cautionnement

Dans notre précédente édition, nous avons écrit que le Fongip a obtenu son agrément pour devenir une banque. Eh bien, une source autorisée qui pilote la réflexion sur la mutation a câblé « L’As » pour préciser qu’il ne s’agit pas d’une banque classique, mais plutôt d’une banque de cautionnement et de garantie. Aussi précise-t-elle que le processus est certes enclenché, mais que la Banque centrale n’a pas encore délivré l’agreement.

Macky Sall au Congo

Le président Macky Sall reprend les airs avec un agenda plutôt chargé. Le chef de l’Etat a quitté hier Dakar pour participer au Forum de Congo Brazzaville. Après le forum, le président Sall reprend l’avion pour se rendre à Ouagadougou. Au Burkina Faso, il va assister samedi prochain au sommet extraordinaire de la Cedeao sur le terrorisme.

Bébé Achoura

Que le Sénégalais est bien inspiré ! Des trouvailles, il n’en manque pas dans ce pays. A l’instar du nouvel an chrétien pendant lequel on célèbre le premier bébé de l’année, la famille maraboutique de Sagne Bambara a organisé hier le premier bébé de l’année hégirienne à Kaolack. Il s’agit, en effet, d’un triplé né au Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack. C’est une habitante de Médina Sangako âgée de 39 ans qui a mis au monde des bébés de sexe masculin. Les initiateurs l’appellent «maman achoura de l’année 2019». La famille maraboutique de Sagne Bambara a marqué l’événement en offrant des cadeaux et des enveloppes importantes aux nouveaux nés ainsi qu’à leurs parents. Déjà, le baptême est assuré puisque trois béliers ont été remis au couple.

Colonel Abdourahim Kébé tacle le maire Mansour Faye

Les tas d’immondices qui sont en passe de constituer le décor à Saint-Louis ont fait sortir l’officier supérieur de l’armée à la retraite de ses gonds. Le Colonel (ER) Abdourahim Kébé se dit choqué par le fait que la capitale du Nord se meurt sans le moindre souci « du maire, invisible et sans charisme, plus apte à développer ses affaires personnelles qu’à répondre aux préoccupations des Saint-Louisiens ».

Ibrahima Sall reconduit à la tête de l’Asred

L’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus (Asred) a renouvelé son bureau. L’Assemblée générale ordinaire a reconduit Ibrahima Sall à la tête de l’organisation pour un mandat de 3 ans renouvelable. Le Comité directeur et le bureau exécutif national sont constitués désormais de 18 membres. La nouvelle équipe s’est engagée à veiller aux droits des détenus ainsi que leur promotion pour faciliter leur insertion sociale. A signaler que Me Moussa Sarr a accepté de se constituer avocat de l’Asred, d’une manière bénévole. Le renouvellement des 14 instances régionales aura lieu très prochainement.

Attaque d’abeilles

Les abeilles ont tué hier trois personnes, un homme, une dame et son enfant âgé d’un an. Les victimes ont été attaquées par un essaim d’abeilles à Doué, un village situé sur l’île à Morphil dans le département de Podor. Il s’agit, d’après nos confrères de Seneweb, de Kalidou Sall, un réparateur de machines, Oumy Dieng et sa fille nommée Khady Sall. Les victimes se rendaient aux champs lorsqu’elles ont été attaquées par des abeilles. Elles sont mortes en cours d’évacuation à Podor. Abdoulaye Sall, un ressortissant du village de Doué, révèle que les attaques d’abeilles causent souvent des morts à cause des difficultés d’évacuation des blessés. Le village ne possède pas de routes le reliant à Podor et les populations utilisent une vedette comme moyen de transport. Une situation déplorable qui, selon Abdoulaye Sall, cause des pertes en vies humaines. Il appelle les autorités à désenclaver le village.

Une berger de 10 ans tué sur la RN3

Un accident de la circulation, qui a eu lieu vers midi sur l’axe Touba-Dahra, ce mardi, a coûté la vie à un garçon de dix ans. Le drame s’est produit sur la route nationale numéro 3, au village de Wélloubelle, localité située dans le département de Linguère. Malick Sow, violemment heurté par un véhicule de transport en commun, est décédé sur le coup. Le corps se trouvait, hier soir encore, au centre de santé Elisabeth Diouf de la commune de Dahra. Le chauffeur du véhicule impliqué a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Dahra. Une enquête a été ouverte.

Iba Der Thiam fâche les niassènes

Le Tome I de l’Histoire générale du Sénégal, présenté récemment au Président de République, Macky Sall, fait déjà l’objet de vives critiques. Ecrit par le professeur Ibra Der Thiam et ses collaborateurs, le livre évoque entre autres des relations entre El Malick Sy et El Hadji Abdoulaye Niasse (père de Baye Niasse). Un récit qui a fait sortir Ameth Khalifa Niasse de ses gonds. Selon lui, Iba der Thiam est dans l’approximation et l’imaginaire. « El Hadj Abdoulaye Niasse dont mon père est le fils aîné était élève de cette école. Alors que El Hadj Abdoulaye né en 1838 dans la zone de Nioro du Rip, avait 17 ans en 1855, année où El Hadj Malick Sy lui-même est né», a-til martelé ironisant sur l’erreur de l’historien. « Sa présentation erronée de notre histoire en est une preuve plus que palpable. Car on ne peut être plus grossier en passant à pertes et profits un homme qui a combattu la pénétration coloniale aux côtés de Maba Diakhou Ba. Et qui a adhéré à la Tidjanya par l’entremise d’une personne appointée pour cela par Cheikh Omar Foutiyou Tall lui-même. Et, ce, dans la même zone de Nioro du Rip », a-t-il ajouté.

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Chronique : Pape Alé juge le Macky au tribunal éthique

https://senego.com/chronique-pape-ale-juge-le-macky-au-tribunal-ethique_973730.html

 « Fini le ‘maslaa’…« , a fait savoir Pape Alé Niang. Le journaliste, dans sa chronique du jour, s’en est pris à ses détracteurs. Entre autres points, il est revenu sur le cas Khalifa Sall, la déclaration de patrimoine du Président Macky Sall, qu’il n’a pas respecté, depuis qu’il a été reconduit à la tête du pays… Il dénonce une certaine « escroquerie politique » de la part de nos autorités.

La nuit où Macky se « rendait chez Serigne Bara » pour l’implorer…

« Ils ne veulent pas qu’on parle de l’affaire Khalifa Ababacar Sall. Nous allons en parler. Parce que le président Macky Sall, s’il se rappelle cette nuit, à 3 heures du matin, lorsqu’il se rendait aux Almadies, avec Galass Kaltoum qui lui ouvrait la porte du garage pour qu’il entre dans sa voiture pour aller retrouver Serigna Bara, l’implorant de parler à Abdoulaye Wade avant qu’il ne l’emprisonne, s’il repense à ça, la vie qui existe en prison, il n’allait pas se comporter de la sorte : enfermer toute personne qui ose le critiquer. A plus forte raison une personne qui a beaucoup fait pour lui, au point qu’il l’appelait ‘domou baye’… C’est pour ça qu’une personnalité m’a dit, s’il se rappelle cette nuit, il se serait armé de son désir et de sa volonté pour libérer Khalifa A. Sall… « , déclare Pape Alé Niang

 » Escroquerie politique  »

 » Mais je vais vous pourquoi je dis qu’il dirige le pays par la fourberie, l’escroquerie, la politique… Souvenez-vous, en 2012, avant que Macy Sall ne fasse sa prestation de serment, il avait fait sa déclaration de patrimoine, avec les 7 milliards qui avaient secoué le pays… Aujourd’hui, 7 ans après, il a été reconduit à la tête du pays… « , rappelle-t-il l’article 37 de notre Constitution que, selon lui, le président Macky Sall n’a pas respecté. Parce qu’il n’a pas fait de déclaration de patrimoine, comme le veut la Constitution.

 » Le président doit faire sa déclaration de patrimoine, qu’on puisse savoir, entre 2012 et 2019, qu’est-ce qui a augmenté sur son argent, parce que c’est tout à fait normal qu’on puisse savoir. Aussi, le Conseil constitutionnel doit l’interpeller sur la question… Pape Oumar Sakho, président du Conseil constitutionnel, le sait très bien… « , poursuit-il, dénonçant une « escroquerie politique » de la part de nos autorités.

 » Banditisme juridique « 

 » La preuve, la liberté provisoire accordée aux ressortissants italiens et allemands (dans l’affaire de la drogue au Port autonome de Dakar)… Tout le monde soupçonne que c’est à cause de cette pression exercée par ces pays qu’il ont reculé, en leur accordant la liberté provisoire, au moment ils la refusent à un fils du Sénégal… « , un scandale selon Pape Alé Niang. Il rappelle le cas du journaliste Adama Gaye qui a été arrêté « pour délit d’opinion. On lui a refusé la liberté provisoire… Il est temps que les guides religieux sortent de leur réserve… »

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Guy Marius Sagna : un héros est né

Ouestafnews- Après un mois de détention, l’activiste Guy Marius Sagna a bénéficié le 16 août 2019 d’une liberté provisoire. Il est accusé d’avoir lancé une «fausse alerte au terrorisme». La détention de M. Sagna a suscité une forte mobilisation de la société civile qui a dénoncé un acte «arbitraire». Retour sur le parcours d’un activiste présent sur presque tous les fronts.

«Si je devais tout de go organiser une manifestation à 3H00 du matin, la première personne que j’appellerai, c’est Guy Marius». Ce témoignage sans ambages de Pape Diam, autre activiste qui a cheminé avec Guy Marius Sagna, en dit long sur l’engagement de ce dernier.

Les deux ont milité au sein du collectif «Non aux APE», mouvement citoyen qui pendant longtemps a porté la lutte contre les Accords de partenariat économique que l’Union européenne a négocié pendant plus d’une décennie avec les pays d’Afrique.

«On s’est maintes fois engueulé durant nos réunions, souvent on était en désaccord sur les manières de procéder, le lendemain il a oublié», souligne Pape Diam qui se souvient d’un débatteur «coriace» mais «courtois».

Travailleur social dans la fonction publique sénégalaise, Guy Marius est un activiste à la trajectoire éclectique mais logique. Marié et père d’un enfant, il a tellement mis ses combats en avant qu’on en finit par oublier qu’il a derrière lui sa petite famille.

Du collectif Non aux APE au contre-sommet de la Francophonie en 2014, en passant par le mouvement patriotique  «Moom Sa Rew», Guy Marius a pris part à presque tous les grands combats citoyens depuis 2012. Ses grandes causes : la justice sociale et l’anti-impérialisme.

Anti-impérialiste

«Je ne suis pas contre la France mais contre l’impérialisme français», a tenu à préciser un jour Guy face à une journaliste française. La précision n’est pas vaine au regard des critiques qui fusent à l’égard du mouvement «Frapp-France Dégage». Frapp pour «Front révolutionnaire anti-impérialiste et panafricain».

Explications de Daouda Guèye, un autre des compagnons de Guy Marius Sagna et membre de ce mouvement : «on était taxé à tort de chauvins, de radicaux mais les gens n’ont pas compris que France Dégage était une campagne et que le mouvement s’appelle en réalité Frapp». Mis en place en 2017, Frapp regroupe 17 organisations dont Urgence Panafricaniste du bouillant et controversé activiste franco-béninois, Kémi Séba. Guy Marius en est devenu le porte-flambeau le plus visible, sans en être le leader, du point de vue statutaire.

«France dégage ne signifie pas «Français dégagez», nous parlons de l’Etat français qui est selon nous un Etat impérialiste», souligne Guy Marius Sagna. Et c’est sur la base d’un communiqué publié par ce mouvement, qui s’en prenait à la France sur la question du terrorisme qu’il sera envoyé à la prison de Rebeuss, du nom du vieux quartier populaire de Dakar qui abrite la prison.

Même si c’est avec le combat de Sagna contre l’impérialisme et l’ancien colonisateur français qu’il devient populaire, il n’a pas démarré avec ça, comme le prouve son implication dans plusieurs autres combats lancés par la société civile sénégalaise depuis près d’une décennie. Bien avant la naissance de Frapp-France dégage, Guy Marius Sagna avait déjà marqué certains esprits. A l’époque son visage n’était pas encore familier aux Sénégalais comme il l’est aujourd’hui.

En 2014 à Sédhiou (sud du Sénégal), où il servait comme assistant social, il avait convoqué une presse pour dénoncer le détournement des ressources de l’hôpital régional où il travaillait. Ceux qu’ils dénonçaient ne furent pas sanctionnés. Lui fut muté à Dakar et jeté dans un «petit bureau où il n’y a ni eau ni électricité», selon ses témoignages. Cela ne fera que raffermir son engagement.

L’année précédente, il s’était fait arrêter à Tambacounda (est du Sénégal) lors d’une marche de soutien à des enseignants grévistes. Depuis, on l’a vu sur plusieurs fronts dont les plus en vue sont ceux contre «l’impérialisme français».

«Durant la crise préélectorale en fin 2011 et 2012, Guy était en poste à Tamba et il avait réussi à fédérer tous les mouvements de contestation opposés au 3ème mandat de Abdoulaye Wade»,  témoigne Pape Diam. Lui aussi très proche de Sagna, Daouda Gueye, enseignant et activiste, parle de Guy Marius Sagna comme d’un homme «attaché à des principes».

Interpellations à la pelle

«Courtois», «attaché à des principes», selon ses camarades de lutte, mais surtout engagé et présent sur tous les fronts. Au point que ses interpellations par la police ne se comptent plus.

Les interpellations : c’est d’ailleurs ce que retient de lui le commun de Sénégalais qui ne voit M. Sagna que de loin. Posez la question à l’intéressé lui–même sur le nombre de fois qu’il a été interpellé, vous aurez comme toute réponse un sourire. Il ne donne pas de chiffres, mais il a son explication. «Nos manifestations sont systématiquement interdites et nous sommes systématiquement gardés à vue», déclare-t-il à Ouestaf News.

Les gardes-à-vue, Guy en compte plusieurs dizaines mais sa dernière, au mois de juillet 2019 fut une toute autre histoire. Il allait cette fois-ci être inculpé et placé en détention provisoire. Une arrestation qui allait le propulser au devant de l’actualité pendant des jours. Elle lui ouvrira aussi les portes de la «reconnaissance» et d’une plus grande notoriété. Dès sa libération, les programmes les plus en vue, des médias audiovisuels sénégalais, s’arrachent sa présence sur leur plateau.

Dans son boubou traditionnel beige, le sourire aux lèvres, Guy Marius relate à Ouestaf News le film de cette énième arrestation, qu’il assimile à une «stratégie d’intimidation».

Pour Guy, la volonté de museler son organisation, Frapp-France dégage est clair : au moment où l’activiste entrait à la prison, un autre membre du même mouvement venait juste d’être libéré après un mois de détention.

L’incarcération de Guy Marius Sagna, jugée arbitraire par ses partisans et par une grande partie de l’opinion sénégalaise, va indigner le pays. Sur les réseaux sociaux, une grande campagne est lancée en sa faveur. Et comme c’est souvent le cas en pareille circonstance, le gouvernement en voulant le réduire au silence, l’a transformé en… héros. Au point qu’Amnesty international a lancé en sa faveur une campagne internationale pour sa libération. Ce n’était jamais arrivé pour un détenu sénégalais depuis plus de vingt ans !

Militantisme précoce

Pour comprendre l’engagement de cet activiste énergique, imbu d’idéaux de gauche, il faut remonter à son adolescence. C’est à cette époque qu’il côtoie un de ses oncles, «membre d’une organisation» de la gauche révolutionnaire.

C’est là que petit à petit, il s’abreuve de théories marxistes léninistes et s’imprègne des idéaux anti-impérialistes. C’était aussi la voie à l’adhésion à des organisations politiques de la gauche radicale : Ferniente et Yoonu askanwi. Ce dernier est une formation politique né des flancs du Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme (AJ/PADS) crée en 1991.

Ce passé de gauchiste anti-impérialiste, déteint encore sur la mentalité teigneuse de l’activiste réputé qu’il est devenu. Aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, ses camarades sont unanimes à saluer son courage. En témoigne son engagement radical contre l’impérialisme français,qui l’a conduit en prison.

De son séjour à la prison, M. Sagna sort scandalisé par la surpopulation carcérale et par les conditions de vie des détenus, à tel point qu’il parle de Reubeuss comme d’un «naufrage humain».

Mais loin de s’apitoyer sur son sort, l’activiste sort de cette expérience avec un nouvel engagement : dénoncer le caractère «dégradant» de la vie dans cette prison dont on évoque le surpeuplement depuis des années, sans que l’Etat n’y apporte une solution. Un autre front pour quelqu’un qui n’a jamais fini de chercher de nouvelles causes à défendre.

A peine libéré, Guy Marius Sagna allait de nouveau être interpellé et gardé pendant quelques heures dans un commissariat de Dakar. Cette fois-ci, il manifestait avec les employés du PCCI, un «call centre» établi à Dakar et dont les employés réclament le paiement de leurs arriérés de salaire. Il allait se joindre à eux. Et voilà tout Guy. Toujours présent au front. Toujours sur le terrain pour peu qu’il y ait une cause à défendre.MN-ts/on

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