Rp du Mardi 10 Septembre 2019

Macky Sall

Le Khalife Général Des Tidianes Dévoile Sainte Jeanne D’Arc

http://www.walf-groupe.com  Serigne Mbaye SY Mansour s’est prononcé sur l’affaire du voile interdit par l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Et c’est pour asséner ses quatre vérités aux responsables de l’établissement tout en s’insurgent contre le silence des autorités et celui des députés.« L’affaire de la pharmacie Guigon a été banalisée et on a laissé passer. Maintenant c’est un problème dans une école qui se répercute sur toute la population. Quelle est leur réaction à l’Assemblée? », s’interroge le marabout.Poursuivant,  le Khalife de marteler : « Ceux qui interdisent le voile dans leur école, pourtant, ils portent leur croix et vont partout. Pourquoi on ne le leur refuse pas. Mais tout le monde se tait, jusqu’à l’Assemblée.  Qu’est qui se passe ? Ils (les députés, ndlr) doivent en parler. C’est leur responsabilité».

Serigne Mbaye SY Mansour de s’interroger sur la laïcité. « Qu’est-ce que cela signifie ?  N’y a-t-il pas de laïcité au Sénégal ? ».

Pour le marabout, l’Institution Sainte Jeanne d’Arc n’a pas de respect encore moins de la considération pour le Sénégal.

 https://www.youtube.com/watch?v=IpmL863VnUs

 http://www.walf-groupe.com/institution-jeanne-darc-apres-eleves-primaire-voilees-lycee-mises-a-porte/

Port du voile à l’Isja : Un petit fils de Serigne Babacar Sy interpelle l’Etat

https://www.seneweb.com La question du voile à l’institution Jeanne d’Arc ne laisse pas indifférent le petit fils de Serigne Babacar Sy, Serigne Alioune Sall Safiétou. Face à la presse, le religieux a déclaré que « la situation qui prévaut à l’ Institut Jeanne d’Arc ne peut pas nous distraire. Le Sénégal est un pays démocratique qui a ses lois et règlements.

 Et c’est absurde qu’on nous impose les lois et règlements d’un autre pays » Très en verve, Serigne Sall a ajouté : « Il y a trop de laisser-aller dans certaines entreprises étrangères implantées au Sénégal. Et un droit de regard est important pour faire respecter les lois en vigueur dans notre pays »

Ministère de l’Éducation-Ste Jeanne d’Arc : Ce qui enlise les pourparlers

https://www.seneweb.com Ce vendredi, le ministère de l’Éducation nationale a entamé des discussions avec les responsables de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Ce, pour trouver une issue heureuse à l’affaire des élèves voilées expulsées de l’établissement. Selon la Rfm, les discussions butent sur le règlement intérieur de l’Isja. Les responsableS de l’établissement campant toujours sur leur position. Mais, renseigne la Rfm, la proposition la plus en vue, c’est celle de transférer les filles voilées au Cour Sainte Marie de Hann. Mais là aussi, la  Direction  de l’office diocésain de l’enseignement privé catholique n’y serait pas trop favorable. Car pour elle, ce serait transférer un problème d’une école catholique à un autre établissement diocésain.

Ainsi, les différentes parties ont prévu de se revoir la semaine prochaine. Mais, l’Institution Sainte Jeanne D’Arc n’a pas du tout montré qu’elle est dans les dispositions de renier son règlement intérieur.

Polémique sur le voile : L’UNAPECS soutient l’Institution Sainte Jeanne d’Arc

https://www.pressafrik.com L’UNAPECS (L’Union Nationale des Associations des Parents d’élèves de l’Enseignement Catholique du Sénégal), qui est un organe consultatif pour l’Office National de l’Enseignement Catholique du Sénégal (ONECS) a affirmé ce mardi, via un communiqué, que la polémique sur l’interdiction du voile à l’Institution sainte Jeanne d’Arc « ne peut et ne doit en aucun cas être assimilé à un sujet religieux mais plutôt purement laïc, mieux un sujet citoyen. Il s’agit ici du premier discernement à faire ».

Elle rappelle que le préambule du Règlement intérieur de l’établissement énonce ce qui suit : « L’Institution Sainte Jeanne d’Arc est un établissement biculturel qui enracine ses valeurs dans les statuts de l’Enseignement privé Catholique. L’Institution est sous la tutelle de la congrégation Saint Joseph de Cluny, du Ministère de l’Education National sénégalaise et de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’étranger. L’inscription d’un élève vaut adhésion au règlement intérieur et engagement à le respecter. Tout manquement à ce règlement justifie la mise en œuvre d’une procédure disciplinaire ». Que « Que l’article 5.2 de ce règlement stipule que : «la coiffure doit être discrète, soignée et découverte, aussi bien pour les filles que les garçons. (…) Aucune autre tenue supplémentaire n’est acceptée ».

L’UNAPECS de souligner: « Nous savons tous qu’en apposant sa signature au document, le parent s’engage au respect strict dudit règlement. Il doit assumer, avec responsabilité et non jouer dans la manipulation, les conséquences liées au non-respect de ce règlement ». Et « qu’en acceptant d’inscrire son enfant dans un établissement privé ou public, le parent ou tuteur adhère, de facto, au règlement intérieur. Pour entrer dans l’armée, la police, la gendarmerie, au prytanée militaire, à l’école coranique, à l’école de douanes, etc.…. , on adhère fatalement et sans ambages  au règlement intérieur. La stabilité et la qualité d’une structure sont garanties par le respect des procédures et des processus érigés en règlement et acceptés de facto par tous ceux qui adhèrent au projet.

 L’UNAPECS se demande si on peut accepter que des individus, dans une école, imposent une vision contraire à celle du projet éducatif dudit établissement scolaire au nom de leur liberté d’expression ? Elle estime que la liberté d’expression ne rime pas avec la volonté de s’imposer à autrui dans sa propriété.

L’UNAPECS explique que l’Institution Sainte Jeanne d’Arc existe depuis quatre vingts ans. Elle a un capital d’expérience avéré et reconnu de tous en matière d’éducation. L’UNAPECS lui rend un hommage appuyé pour avoir formé plusieurs générations. Nous exprimons à la direction tout notre soutien dans sa politique éducative pour la réussite de nos enfants, et appelons tous les acteurs à plus de discernement et plus de lucidité pour le bien commun de nos enfants en particulier et en général pour le bien du peuple sénégalais.AYOBA FAYE

AFFAIRE ISJA / ÉLÈVES VOILÉES :Mme Véronique Darosa SEYE,

PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION DES PARENTS D’ÉLÈVES,PRÉSIDENTE DE

L’ASSOCIATION DES PARENTS D’ÉLÈVES CRÂCHE SES VÉRITÉS ET PRÉSENTE SA DÉMISSION=

http://www.emedia.sn Dans un très long message par lequel elle revient, en détails, sur les différentes péripéties ayant conduit à la situation qui prévaut actuellement à l’Institut Sainte Jeanne d’Arc, Madame Véronique Darosa Sèye, présidente de l’Association des Parents d’Elèves dudit établissement scolaire, a annoncé sa démission du poste, déplorant les mesures radicales de la direction au moment où le dialogue aurait pu être maintenu dans le but de trouver une solution. « En temps que chrétienne catholique confirmée dans ma foi, je me vois mal aller dire à ces filles voilées d’enlever leur voile pour pouvoir accéder dans l’établissement si telle est leur conviction religieuse ! », a-t-elle affirmé, dans un message que nous vous proposons in extenso.

« Chères collaboratrices, chers collaborateurs,

Excusez-moi d’avoir gardé le silence pendant un moment, mais croyez-moi, chaque fois que j’essaie de rédiger quelque chose, je n’arrive pas tellement le problème de ISJA est préoccupant.

Une réunion avait été tenue le 29 août 2019, juste avant la rentrée à propos de la situation que nous connaissons.

Etaient présents à cette réunion : Mme TALL – Mme Catherine SARABUS – Sœur Henriette (concernant la direction) – M. BIAGUI et M. Michel DIAGNE (comme délégué du personnel et respectivement prof de musique et prof de français) – Habib BA – Sabah – Isabelle – Marième et moi-même comme membres APEL du bureau directeur.

Lors de cette réunion, la direction a exprimé le souhait d’avoir une rentrée calme et a demandé si des négociations avaient été menées pour que les membres du comité retirent leur sommation. Mme TALL a fait savoir que toutes les filles voilées se sont réinscrites dans l’établissement et que du moment où elles ont signées le nouveau règlement intérieur, c’est qu’elles ont décidé de s’y conformer (coiffure découverte).

J’ai pris la parole en commençant à féliciter Soeur Henriette pour sa nomination : elle est l’actuelle responsable de tutelle au sein de l’institution Sainte Jeanne d’Arc, Soeur Anne-Marie, l’ancienne étant affectée à Thiès. J’ai fait savoir que j’ai cru comprendre que nous étions toujours dans la phase de négociation puisque le cabinet du Ministre avait demandé de continuer les négociations. Dans cette optique de négociation, j’ai rappelé encore à la direction, les conséquences désastreuses qu’une telle décision risque de créer au final.

Jeanne d’Arc avait déjà beaucoup souffert de tout ce qui s’était dit vers la fin de l’année scolaire dans les médias et dans les réseaux sociaux. Et encore une fois, j’ai rappelé les faits et insisté pour que les sœurs essayent de comprendre notre position. Qu’il s’agit d’une situation qui peut réveiller le Diable. A aucun moment, l’APEL a mis en cause la légitimité de leur décision. Ce que nous avons mis en cause, c’est la manière radicale dont la décision a été prise, que nous aurions souhaité que les deux parties mettent « de l’eau dans leur vin ». Que si les négociations étaient encore possibles, il serait appréciable de tenir en compte à titre exceptionnel la réinscription de ces voilées (au total 23 puisque 3 ont obtenu leur bac) ne serait-ce que par égard aux parents qui ont fait confiance à Jeanne d’Arc en y inscrivant leurs enfants et aussi aux enfants qui ont considéré cet établissement comme leur 2ème maison car elles y ont tissé des relations avec leurs camarades qu’on ne peut pas se permettre d’arrêter brusquement sans les faire souffrir. Que le nouveau règlement soit appliqué aux nouvelles inscriptions.

C’est aussi l’avis d’Habib qui pense qu’il est nécessaire d’accorder un délai raisonnable à ces jeunes filles pour leur permettre de quitter dignement cette école. J’ai fait savoir que le nombre étant très limité (23 élèves) cela serait facilement gérable à partir du carnet de liaison. Habib a souligné que depuis le début des négociations nous avons tenté de trouver une porte de sortie honorable pour ces filles voilées pour éviter le conflit et surtout les mauvaises interprétations d’une telle mesure. M. Diagne professeur de français a abondé dans notre sens et a demandé à la direction présente si cette exception pouvait être envisageable car c’est une situation difficile, qu’eux aussi, en tant qu’enseignant portent sur leur cœur. Il a expliqué qu’il faut rester très vigilant car comme disait les romains : « la foule est folle ». Qu’il y a eu dans cette histoire un problème important de communication.

Qu’eux mêmes ont été informés de cette décision que juste avant la rentrée.

La direction a expliqué qu’elle ne pouvait pas appliquer le règlement pour les uns et pas pour les autres et donc qu’elle ne revenait pas sur leur décision qui reste

« IRREVOCABLE » Fort désolée de cette réponse j’ai rajouté qu’aller jusqu’à dire que les sœurs sont prêtes à fermer l’école juste pour une poignée de voilées, me paraît irresponsable lorsque l’on sait réellement ce que représente un tel établissement qui s’est construit après tant de sacrifices. Sœur Henriette a fait savoir que « c’est nous qui avons invité tout le monde à la danse ». J’ai rétorqué que ce n’est pas nous qui avons mis le feu aux poudres mais que c’était le message de Mme TALL qui au lieu d’attendre un jour ouvrable, nous a envoyé un message le 1er mai, jour férié alors qu’entretemps, on attendais une réponse de la tutelle puisque le soir même, après notre réunion qui s’était tenue le mardi 30 avril j’avais été mandatée par le bureau pour aller rencontrer la tutelle pour leur demander de donner à ces filles voilée un délai acceptable pour leur permettre de terminer leur cycle, surtout pour celles qui étaient en classe de seconde et de 1ère. Ce soir-là, Sœur Henriette avait répondu avant Sœur Hortense, qui est la provinciale, que la décision était déjà IRREVOCABLE ! Mais j’avais, malgré tout, insisté pour qu’elles continuent de réfléchir avant de confirmer cette réponse. Pendant qu’on nourrissait l’espoir de voir notre doléance acceptée, nous avons tous reçu le fameux mail de Mme TALL et de là les choses sont parties dans tous les sens.

Au final, la direction nous a donc demandé si elle pouvait compter sur nous pour dissuader le comité d’enlever leur action en justice, que nous voulons une rentrée paisible et que nous devons les accompagner dans ce sens. Que si les voilées souhaitent rentrer en classe, on peut les emmener dans un endroit discret de l’école où elles pourraient enlever leur voile puis entrer ensuite en classe. J’ai de suite fait savoir pour ce qui me concerne, que je suis disposée à accompagner l’école pour que la rentrée se fasse paisiblement mais que je ne garantissais rien quant à la tournure des évènements. Que je préfère être honnête avec elles, que je n’ai jamais caché ma position par rapport à cette décision que je trouve injuste à l’endroit de ces pauvres enfants qui de surcroît font partie des meilleures élèves ; elles ont été primées en fin d’année pour le travail, le mérite et le comportement. En temps que chrétienne catholique confirmée dans ma foi, je me vois mal aller dire à ces filles voilées d’enlever leur voile pour pouvoir accéder dans l’établissement si telle est leur conviction religieuse !

Mais puisque la décision des sœurs est IRREVOCABLE, on n’a plus le choix et nous ne sommes pas dans un rapport de force avec la tutelle. Nous avons tout essayé de notre côté et comme nous représentons tous les parents de l’école (voilées comme non voilées), on transmettra le présent message et nous ferons tout ce qui est en notre possible pour assurer une bonne rentrée. Habib a rajouté que nous mettrons à contribution notre bonne volonté mais que nous pouvons rien garantir compte tenu de ce qui s’était passé antérieurement. Monsieur Diagne de rajouter que nous devons tous nous engager pour tenter de désamorcer cette bombe.

Je rappelle dans ce compte rendu que Sabah avait pris la parole au début pour relater les faits lors des négociations avec la délégation interministérielle.

Monsieur Biagui et Isabelle Delgado n’ont pas dit un mot.

Quand je parle de la direction, c’est soit Rayanna TALL soit Catherine SARABUS et très peu Sœur Henriette.

Suite à cette réunion, j’ai contacté par téléphone la responsable du Comité « Le Droit à l’école pour tous » et nous sommes allées la rencontrer avec Habib, Marième et Sabah. J’ai relaté brièvement la situation et fait savoir à quel point nous étions désolés pour nos enfants voilées car la tutelle a décidé de maintenir sa décision. Que la direction de l’école souhaite une rentrée paisible et pour se faire il est nécessaire d’enlever cette action en justice. Qu’il est souhaitable de trouver un autre établissement scolaire susceptible de les accueillir. Mme SAHELI m’a bien écouté et très affectée par cette décision, elle nous a fait savoir qu’elle avait espéré une meilleure issue pour ces enfants qui ne méritent point d’être traitées de la sorte.

Elles sont victimes d’une triste injustice.

Elle nous a fait savoir que si les parents avaient accepté de réinscrire leur enfants c’est tout simplement pour les raisons suivantes :

✓ Elles avaient nourri en premier lieu, l’espoir que les négociations aboutiraient avec les religieuses.

✓ Le nouveau règlement présenté n’était pas clair dans la mesure où « coiffure découverte » (article 5.2) ne leur disait pas clairement qu’il s’agissait de l’interdiction du port du voile

✓ Que dans l’article 6.2 de ce règlement concernant le droit de l’élève, il est dit clairement : « que l’élève a le droit de vivre ses convictions religieuses » Le port du voile étant leur conviction religieuse donc pour elles, elles étaient dans leur droit

✓ D’autres se sont basés sur l’ancien règlement intérieur qui existe toujours sur le site internet de l’école.

Maintenant, vu la décision finale et très regrettable, la difficulté de trouver un établissement va forcément se poser. Compte tenu de cette situation, elle a fait savoir que les enfants iraient à l’école car elles n’ont présentement pas d’autre choix et pour le cas où elles ne seraient pas acceptées, ils contacteront leur conseiller juridique pour constater les faits. Elle en avait les larmes aux yeux et quand on a voulu la consoler elle nous a remerciés pour toutes les tentatives effectuées à leur endroit. Elle a profité pour remercier Fary CAMARA absente pour son engagement aussi à leur côté. Nous sommes partis le cœur brisé car comment justifier une telle décision quand on sait que Mme Loubna SAHELI qui en son temps a été la première présidente de l’association des parents d’élèves voilée qui a participé super activement à l’avancement de tous les projets au sein de l’école. Elle a été une battante auprès des sœurs françaises de l’époque et cela Mme Ngoné SY, ancienne élève et parent de ISJA pourra en témoigner.

Le jour de la rentrée, le mardi 3 septembre, Sabah, Habib, Marième et moi sommes venus pour voir si tout se passerait bien et pour essayer de calmer les choses en cas de dérive dans la limite de nos possibilités. Au début tout allait bien à l’appel des enfants du primaire. Marième qui avait accompagné son enfant, est venue nous voir pour nous dire que tout se passait bien et qu’elle était rassurée de constater que les deux petites voilées ont pu entrer en classe. Elle est partie ensuite. Hélas ce ne fut que de courte durée car une personne a été mandatée pour les faire sortir (une fille du CM1 et une autre du CM2). Ces enfants ont été sorties devant les parents. On les a ensuite placées dans la petite salle devant le bureau de Sœur Anne-Marie qui est maintenant le bureau de Sœur Henriette. Les 2 petites avaient l’air très triste et ne semblaient pas trop comprendre ce qui les arrivait. Cela nous a profondément affectés mais nous ne pouvions qu’observer. Sabah prise d’émotion s’est sentie mal, et a dû aller s’allonger sur un fauteuil dans la salle des enseignants du primaire.

Il y avait aussi la rentrée des 6ème et des 5ème suivie dans l’après-midi des 3ème et des 4ème. Juste après l’appel, les petites voilées ont été interpellées et placées dans la salle où Sabah était allongée. Cela faisait peine à voir pour ces filles car elles étaient en pleurs et elles nous disaient : « Madame pourquoi on ne veut pas de nous ? » Je suis désolée mais je suis une mère de famille, je ne pouvais pas rester insensible à cette situation. Qu’importe les adultes mais pour moi ce sont des enfants, on ne doit pas faire du mal aux enfants surtout de cette manière, des filles si gentilles si adorables. Si MAMAN MARIE était présente, elle n’aurait jamais permis cela. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer avec elles. Les parents d’enfants voilées ont contacté leur avocat qui a fait venir leur huissier. Mme TALL assistée de son huissier a reçu chaque parent d’élève accompagné également de leur huissier pour leur dire que les enfants ne peuvent être acceptées en classe car leur tenue n’était pas conforme au règlement. Les parents se sont défendus pour dire que s’ils avaient signé le règlement intérieur c’est parce que sur le site de l’école c’est toujours l’ancien règlement qui y figure.

Lorsqu’on leur a donc donné le règlement à signer, les écritures étaient tellement petites qu’ils n’ont pas pris le temps de lire puisqu’ils avaient déjà pris connaissance de l’ancien règlement qui figurait toujours sur le site de l’école au jour de la rentrée.

Effectivement je confirme que cet ancien règlement figurait toujours sur le site le jour de la rentrée. Après que les parents en ont parlé, ce règlement a été rapidement supprimé du site.

D’autres ont fait savoir qu’ils avaient signé le règlement intérieur parce qu’ils croyaient que nous étions toujours dans la négociation et que cela aboutirait. Enfin chacun a essayé de se justifier. Cela a été très difficile aussi bien pour les enfants, les parents que pour Mme TALL qu’on a placé comme un boulet à canon devant la scène pendant que les sœurs responsables de cette situation étaient assises tranquillement dans leur bureau. Sœur Henriette aurait pu au moins par solidarité, accompagner Mme TALL dans cette tâche si difficile. Je peux sincèrement vous avouer que cela était pénible à voir : la tristesse et les pleurs des filles qui se sont senties humiliées au plus profond de leur âme. Je ne suis pas prête d’oublier ces scènes qui je pense me marqueront à vie.

Lorsque je suis rentrée chez moi, j’ai analysé la situation et j’ai vu que les parents n’étaient pas à la place des enfants qui subissaient cette grande humiliation au regard de leurs camarades de classe. J’ai donc contacté les parents et je leur ai dit qu’il faut coûte que coûte trouver un établissement scolaire pour les enfants car cette situation est trop pénible à vivre pour elles. Ils m’ont dit qu’ils étaient d’accord mais serait-il possible au jour d’aujourd’hui de trouver des places aux cours Sainte Marie de Hann ?!

En sortant de Jeanne d’arc, quelques filles voilées sont venues vers moi pour me demander si une issue sera trouvée pour elles et j’ai répondu qu’il fallait qu’elles soient fortes et courageuses et que le plus important maintenant est de trouver une école car cette situation est insupportable pour tous. Des journalistes se sont approchés et ont posé des questions que j’ai jugé utile de répondre car l’APEL n’est pas restée sans rien faire. Nous avons utilisé tous nos recours. Nous ne sommes qu’une association et nous sommes limités dans nos actions. Le dernier mot de cette histoire ne nous revient pas même si cette situation nous paraît injuste. Mme TALL de son côté a finalement reçu dans l’école les journalistes qui étaient dehors et qui insistaient pour avoir sa version des faits.

Le lendemain Mercredi 4 septembre, rebelote. pour les classes de 2nd – 1ère et Terminale. Les enfants interpellées étaient placées, dans la salle des enseignants du primaire en attendant la présentation des parents qui devaient les récupérer. A noter que le matin, lorsque je suis arrivée, j’ai croisé Mme TALL accompagnée de son huissier, je l’ai saluée mais elle m’a répondu super froidement et je me suis retournée à l’endroit de son huissier qui m’a fait un gentil sourire assez gêné. Un peu moins de 2 heures ensuite, je me suis adressée à elle pour lui poser une question relative à une élève qui était avec elle et elle m’a répondu sèchement en écarquillant ses grands yeux. Elle était encore avec son huissier, un gentil monsieur qui s’est de suite montré très gêné.

Cette fois-ci, je me suis adressée à elle sévèrement en lui disant qu’il fallait qu’elle fasse attention à sa manière de me parler et qui si elle était en colère, qu’elle aille déverser cette colère sur la personne responsable de cette situation et non sur moi. J’ai tourné les talons et je suis partie. J’ai quitté ensuite l’école et je suis allée aux Cours Sainte Marie de Hann pour y rencontrer le directeur pour voir si des places étaient encore disponibles à leur niveau. Habib devait m’accompagner mais il a eu un contretemps. Le directeur M. André SONKO, m’a très bien reçu et a pris le temps de m’écouter. J’ai expliqué tout le problème depuis les rumeurs à ce jour et je lui ai dit qu’il fallait que l’on trouve une solution pour ces enfants. Il m’a dit à quel point il était désolé de cette situation et qu’il rencontrerait les structures compétentes de son école avant de me revenir.

Le samedi 7 septembre, juste avant de me coucher, je prends un petit moment pour lire mes mails et c’est là où je lis le message de M. André SONKO qui me fait savoir « qu’il est désolé de la situation qui prévaut à Jeanne d’Arc……qu’il a fait examiner la question par les structures compétentes de leur école et qu’en conclusion il a le regret de nous informer que les cours Sainte Marie de Hann ne peuvent pas réserver une suite favorable à notre démarche. »

Cette réponse est tombée sur nos têtes comme une épée de Damoclès. Cette requête ne concernait que 22 filles voilée puisque l’une d’elle est déjà scolarisée.

La situation s’empire chaque jour qui passe et malheureusement les gens qui parlent à la télé ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants et réagissent mal parce qu’ils ont entendu qu’un son de cloche. Je suis au regret de constater que les religieuses ont traité cette affaire sans état d’âme, sans tenir en compte qu’il s’agissait d’enfants qui avaient leurs points de repère dans cette institution. On n’a jamais été contre les sœurs, bien au contraire, on les a toujours accompagnées au sein de l’institution. Lorsque ISJA était confronté aux délégués du personnel DIDEC et que l’affaire a été portée dans la presse par les syndicalistes : « Jeanne d’Arc couve le feu » c’est en grande partie grâce aux témoignages de l’APEL qui n’a ménagé aucun effort pour assister à toutes les réunions tardives, que les solutions ont pu être trouvées.

Les syndicalistes Yvette DIOP KEITA et Félix MENDY peuvent en témoigner ainsi que les enseignants messieurs Biagui et Michel DIAGNE. Les syndicalistes se plaignaient d’avoir souvent des problèmes avec les écoles de congrégation. Parce qu’elles ne dépendent pas du Diocèse, elles se donnent le pourvoir d’agir à leur guise ou comme bon leur semble. Cette situation n’est pas nouvelle. Lorsque le problème du voile s’est posé au début, j’ai attiré l’attention des sœurs sur le risque de voir la presse s’en mêler et je me souviens que la réponse de l’une des religieuses a été « nous avons l’habitude maintenant, cela ne nous fait pas peur. » Les décisions radicales sans communication préalable et sans dialogue ne présagent en général rien de bon.

Aujourd’hui, face à tout ce remue-ménage, je refuse de regarder cette situation sans apporter ma contribution de vérité. Je réalise qu’avec cette direction de l’école, il faut dire Amen à tout ce qu’ils décident sinon on vous remercie tout simplement. C’est le cas de nombreux enseignants ou personnel administratif qui sont partis. Je ne suis pas un personnel de l’établissement, j’ai été élue par les parents d’élèves et je pense que notre bureau qui travaille bénévolement a toujours été présent auprès des sœurs et ou de la direction chaque fois qu’il le fallait. Avec tout le respect que je vous dois chers parents d’élèves, cette décision et les conséquences désastreuses qu’elle entraine est pour moi la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je vous tiendrai très prochainement au courant de la date de notre assemblée générale où nous exposerons notre bilan et où je présenterai ma démission au poste de Présidente de l’association des Parents d’élèves.Bien affectueusement,Véronique. »

Institut Sainte Jeanne d’Arc : «placer l’école sous délégation spéciale ou retirer son agrément », prône Moustapha Diakhaté

https://www.pressafrik.com Dans un post sur sa page facebook, le ministre-conseiller Mouastapha Diakhaté s’est exprimé sur l’affaire de l’interdiction du port de voile par les autorités de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, qui fait autant de polémique. Comme solutions, il demande au ministre de l’Education nationale « placer l’école sous délégation spéciale ou retirer son agrément ».

« Institution Sainte Jeanne d’Arc est une école : l’Article 24 de la Constitution ne lui est pas applicable. L’Institution Sainte Jeanne d’Arc n’est ni une institution ni une communauté religieuse. Ce n’est pas une église encore moins un séminaire comme celui de Ngasobil ou Keur Moussa. L’ISJA est un membre de l’AEFE, un réseau scolaire français présent dans 137 pays, pour l’influence de la France. L’Article 24 de la Constitution ne lui est pas applicable », a clarifié M. Diakhaté.

A l’en croire, c’est une école privée qui dispense le programme de l’école sénégalaise. Elle n’est pas placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur mais du ministère de l’Education nationale. Dans une république, il ne saurait être négociable le respect de la Constitution ou de la loi.

De ce fait, le Ministre de l’Education, pour faire respecter la loi, dispose de deux levier, dit-il: « placer l’école sous délégation spéciale ou retirer son agrément ». De même, les parents peuvent ester en justice pour excès de pouvoir.

Selon Diakhaté, dans cette affaire, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit ici de défense des droits humains, du respect de la constitution et de la loi et non d’un parti pris confessionnel. L’ISJA comme toute école privée ne peut pas se soustraire de la légalité républicaine. Salif SAKHANOKHO

Interdiction du voile à Sainte Jeanne d’Arc: Serigne Modou Bousso Dieng donne tort aux parents des élèves voilées

https://www.leral.net Ceux qui protestent contre l’interdiction de la voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, « ont tort et font tort aussi à l’Islam », déclare Serigne Modou Dieng, coordonnateur de la Confédération internationale des familles religieuses.

Le responsable religieux de Touba dit ne pas comprendre que les parents d’élèves voilées critiquent la décision de l’établissement, tout en ignorant ses réalités. « Ils ont tort et font tort aussi à l’Islam (sic). Cette affaire du voile n’est pas une affaire de religion mais une question de liberté » déclare-t-il. Et d’expliquer : « A part les règles qui régissent le fonctionnement de nos écoles de manière générale, il y a des établissements qui ont leurs particularités. C’est le cas de l’institut Al Azhar qui enseigne les préceptes de l’Islam (prières, le Coran, la vie et l’œuvre du Prophète PLS…). Donc, s’il se trouve qu’il y a aussi une école catholique qui a les mêmes particularités, les parents d’élèves de confession musulmane doivent quitter cet établissement et aller voir ailleurs ».

« Les catholiques ont raison. Ils n’ont qu’à chercher des établissements qui ne refusent pas le voile pour leurs enfants. C’est aussi simple que ça », tranche-t-il. Invité de la RFM, Serigne Modou Bousso Dieng soutient que la question du voile à l’école ne va pas constituer un problème pour nos religions.

IL FAUT METTRE DEHORS LES PERTURBATRICES ! PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

https://www.seneplus.comAprès avoir foutu en l’air leur pays qui fut la Suisse du Moyen-Orient, ces Chiites libanais de Dakar voudraient dynamiter le fragile équilibre qui maintient le Sénégal stable depuis bientôt 60 ans – Ce qui intéresse ces fanatiques c’est d’allumer le feu

On le savait depuis Mathusalem et les événements de ces derniers jours viennent de le confirmer avec éclat : les tonneaux vides font toujours (beaucoup) plus de bruit que les tonneaux pleins. Surtout s’ils sont poussés par des minorités agissantes ! N’est-ce pas nos amis trotskistes ? Sauf que, dans le cas qui nous intéresse, il s’agit d’un tout autre type de minorité agissante. A entendre le bruit et voir se déchaîner la fureur autour de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire des voilées de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, on aurait l’impression que le Sénégal serait à deux doigts de basculer dans une guerre des religions, le sabre et le goupillon d’un côté, le Coran et le cimeterre de l’autre. Et d’aucuns rêveraient déjà, à partir d’une banale histoire d’application du règlement intérieur d’une institution scolaire privée, qui plus est confessionnelle, de rejouer, sur cette partie le plus occidentale du continent africain, la bataille de Poitiers qui vit Charles Martel mettre fin, en 732 à Poitiers, aux campagnes d’islamisation arabes en France. On exagère à peine !

A l’origine, pourtant, rien que de très banal. Une institution scolaire très prestigieuse, établie au Sénégal depuis plus d’un siècle et appartenant à une congrégation religieuse, décide de modifier son règlement intérieur dans le but en particulier d’adopter un code vestimentaire « ouvert », en tout cas dans lequel les élèves pourraient tous se fondre en un melting-pot réducteur des replis communautaires. Longtemps à l’avance, les parents d’élèves sont prévenus de ces nouvelles dispositions. A la fin de la dernière année sco-laire, au moment des réinscriptions, à plus de 95 %, ces parents signent le nouveau règlement intérieur et s’engagent à s’y conformer. De fait, la semaine dernière, au moment de la rentrée des classes, 1714 élèves ont effectué la rentrée échelonnée selon les classes et les niveaux d’enseignement. Tout se passe très bien comme d’habitude, et cela fera une semaine aujourd’hui que les élèves de « Sainte Jeanne d’Arc » font les cours normalement.

C’est-à-dire sans aucun problème. Il se trouve seulement hélas que les familles de 26 d’entre eux, refusant d’appliquer le nouveau règlement intérieur, font un tapage médiatique et un raffut de tous les diables pour crier à la persécution « religieuse » de leurs enfants. Lesquels se verraient imposer d’ôter leurs voiles « religieux » par les « catholiques » propriétaires de l’école qui prendraient ainsi un malin plaisir à humilier des musulmans ! Ainsi présenté, dans un pays musulman à plus de 90 %, on voit la guerre que ces agités du bocal, voire ces grenouilles de bénitier version islamiste, veulent al- lumer dans notre pays où les différentes communautés religieuses, confrériques, ethniques, voire étrangères et nationales ont toujours vécu en parfaite harmonie. Si ce n’est en osmose. Les agitateurs qui se présentent comme des persécutés « oublient » seulement de dire que parmi les plus de 1700 élèves qui ont accepté sans rechigner de se plier aux exigences du nouveau règlement intérieur de l’institution Sainte Jeanne d’Arc, l’écrasante majorité est constituée de musulmans qui n’ont vu à travers le nouveau règlement intérieur de l’ISJA que ce qu’il contient : de nouvelles règles d’orga- nisation mises en œuvre par la congrégation propriétaire de l’institution, dans tous les pays du monde où elle est présente. Et, à notre connaissance, dans aucun autre de ces pays où le nouveau règlement est entré en vigueur, il n’y a eu de levée de boucliers.

La réalité c’est que, tout le monde l’aura remarqué, parmi les 27 familles qui poussent des cris d’orfraie, voire de bêtes égorgées, les 24 sont libanaises. Autant donc dire, une minorité infinitésimale. Pour faire bonne mesure, trois familles sénégalaises se sont jointes à un combat qui n’est véritablement pas le leur. Car non seulement des familles musulmanes sénégalaises dans leur écrasante majorité, mais aussi des familles libanaises sunnites, parfois maronites, des familles catholiques sénégalaises, africaines, voire du pays du Cède, ne voient pas où se situe le problème et tiennent leurs enfants bien loin de cette guerre des religions que certains irresponsables — une infime minorité — veulent provoquer. Dans le rôle des pyromanes, des fédayins du Cheikh Abdel Moneïm El Zeïn, le chef spirituel de la communauté chiite libanaise de Dakar. Un « Cheikh » qui a d’ailleurs lancé un appel au boycott de l’institution Sainte Jeanne d’Arc. Autant dire qu’il a prêché dans le désert puisque son appel a été très peu suivi y compris par ses propres ouailles. Sauf parmi les plus ultras d’entre elles qui rêvent de « Hezbollahiser » nos écoles ! Autrement dit, après avoir foutu en l’air leur pays qui fut la Suisse du Moyen-Orient, ces Chiites libanais de Dakar voudraient dynamiter le fragile équilibre qui maintient le Sénégal stable depuis bientôt 60 ans qu’il existe en tant que pays indépendant !

Dans cette affaire, les autorités — ministère de l’Education en tête — auraient tort de voler au secours d’une minorité perturbatrice et pyromane. Une minorité qui a le choix entre deux choses : accepter le nouveau règlement et voir ses enfants continuer normalement leurs cours à Sainte Jeanne d’Arc. Ou alors refuser ce règlement et aller chercher d’autres écoles. Le problème c’est que, ce qui intéresse ces fanatiques Chiites, c’est d’allumer le feu de la guerre religieuse là où il n’est pourtant question, encore une fois, que du règlement intérieur d’une école privée catholique. Preuve de leur envie d’en découdre coûte que coûte : 60 places ont été mises à la disposition des familles « persécutées » aux cours Sainte Marie de Hann. Les familles Darwich, Badr (tiens, comme la fameuse bataille !), Chams, Badaoui et autres n’en ont pas voulu. Pour elles, c’est Sainte Jeanne d’Arc et à leurs conditions ou rien. Etant donné qu’il est impossible de s’entendre avec ces fanatiques, la seule chose qu’il importe de faire finalement — et que la direction de l’institution a sans doute trop tardé çà faire —, c’est de foutre dehors toutes ces filles voilées perturbatrices et qu’on n’en parle plus ! Après, libre à Abdel Moneïm El Zeïn de les intégrer dans ses « médersas » et autres instituts Al Zahra où elles auront tout le loisir de se mettre en burqas si elles le veulent !

Orientation de tous les bacheliers dans le public : Le Saes pose ses conditions à Cheikh Oumar Hann

https://www.seneweb.com La décision du gouvernement du Sénégal, annoncée jeudi dernier, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hann, d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers de l’année 2019 dans les universités publiques, a fait sortir le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de son mutisme.

Dans un communiqué de presse parvenu à Seneweb, le Saes estime qu’à travers cette mesure, « le gouvernement revient sur son choix de 2013, toujours contesté, d’orienter une partie importante des ressources publiques destinées à l’enseignement supérieur vers des structures privées au détriment des universités publiques existantes ».

 Par ailleurs, relève le syndicat, le ministre, dans sa communication, reconnait « l’insuffisance et la non-livraison d’infrastructures dont les constructions ont été entamées depuis plusieurs années, sans oublier le déficit d’enseignants dans les universités publiques ». A ce titre, le Saes exige, avant l’envoi de l’ensemble de ces nouveaux bacheliers dans les universités publiques, le respect d’un certain nombre de préalables.

Il s’agit, selon les camarades du professeur Malick Fall de « l’achèvement et la livraison avant la prochaine rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus, de l’ouverture immédiate de 400 postes d’enseignants-chercheurs et le recrutement conséquent d’enseignants chercheurs pour arriver au moins à 70% de permanents à l’horizon 2021-2022 ».

Le Saes réclame également au gouvernement « le paiement des sommes dues aux vacataires qui accompagnent les universités dans leur fonctionnement, l’augmentation conséquente dès 2020 de la dotation de l’Etat aux universités publiques pour atteindre l’objectif «budgets de vérité» et couvrir ainsi les dépenses pédagogiques, de recherche et de personnel », entre autres revendications.

 Le Saes, qui réitère son engagement à veiller à « l’accès pour tous les bacheliers à un enseignement supérieur public de qualité », dit toutefois, « tenir le gouvernement pour responsable de toutes les conséquences néfastes que pourrait entrainer cette décision si ces préalables ne sont pas respectés aggravant ainsi la situation difficile des universités publiques ».

Encore une rentrée ratée pour les écoles Yavuz Selim

http://actunet.net/ L’Afrique fait sa rentrée (2). Le réseau d’éducation, privé d’autorisation d’enseigner depuis 2017 sur demande de l’Etat turc, ambitionne de rouvrir ses établissements d’excellence sur le modèle français.

Les grilles des huit écoles Yavuz Selim au Sénégal restent encore closes en cette rentrée 2019. Trois ans déjà que l’Etat sénégalais a retiré l’autorisation d’enseigner à ce groupe scolaire formant les élites de la nation.

Malgré la fermeture de ses écoles, Madiambal Diagne, le président du conseil d’administration de Yavuz Selim ne désarme pas et envisage même un nouveau projet éducatif qu’il nomme Concorde. Des écoles, de la maternelle au bac, qui suivraient le cursus français. Il y a « une forte demande de l’intelligentsia sénégalaise, dit-il, et les écoles françaises sont toutes complètes ». Le projet sera financé sur ses deniers personnels, sans investisseurs étrangers. « Pas question d’être encore victimes de tractations diplomatiques ou de guerres internes à d’autres pays », tempête-t-il, se remémorant l’aventure de ses écoles turques, les précédentes.

En octobre 2017, le ministère de l’intérieur sénégalais avait déployé un cordon de policiers empêchant les élèves d’accéder à leur classe. Le geste avait suscité une grande indignation, puis été suivi d’explications confuses, qui se sont éclaircies lorsque le gouvernement a demandé que les écoles Yavuz Selim soient transférées sous l’administration de la fondation Maarif, propriété de l’Etat turc.

« Chasser les terroristes »

Fondé en 1997, le groupe scolaire Yavuz Selim fait partie de l’Hizmet, le vaste réseau éducatif et humanitaire du prédicateur turc Fethullah Gülen. Cet ancien allié, devenu ennemi juré, du président Recep Tayyip Erdogan est accusé par ce dernier d’avoir fomenté la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 en Turquie. En représailles, le président turc a lancé une entreprise mondiale de démantèlement des réseaux de la confrérie Gülen, et c’est en Afrique que cette traque est la plus intense.

Alors, depuis trois ans, le président Erdogan multiplie les visites diplomatiques et les tractations commerciales durant lesquelles il exige des gouvernements africains de l’aider à « chasser les terroristes gülénistes » en fermant les écoles et les ONG affiliées à l’Hizmet, puis en les rouvrant sous l’égide de la fondation gouvernementale Maarif. Une stratégie payante dans la plupart des pays du continent, où les investissements turcs sont un appui précieux au développement. Ainsi, l’Etat turc a réussi à récupérer des écoles « gülénistes » au Cameroun, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Maroc, en Guinée, au Soudan du Sud, en Somalie, au Tchad et en Guinée équatoriale.

Au Sénégal, si Ankara a obtenu la fermeture des écoles, elle n’a pas pu en récupérer les locaux pour y installer ses professeurs. En 2018, Yavuz Selim a gagné son procès contre l’Etat et « pu empêcher que les écoles soit mises sous l’administration provisoire sénégalaise, contrairement au Mali ou à la Guinée », explique Me Moussa Sarr, son avocat. Si les bâtiments ont été préservés, le groupe scolaire n’a pas récupéré son autorisation d’exercer. Les classes sont vides et risquent de le rester encore longtemps. « Nous avons gagné cette bataille judiciaire, mais les élèves ont dû s’inscrire ailleurs ». A regret.

Échanges économiques au beau fixe

L’élite sénégalaise était très attachée à ces écoles d’excellence qui affichaient régulièrement les meilleurs taux de réussite au brevet et au bac. La fondation Maarif a bien ouvert des établissements à Dakar, Thiès et Saint-Louis, mais « leurs classes sont vides, car les parents ne croient pas en leur projet éducatif, alors que notre école était considérée comme la meilleure de la place », affirme Madiambal Diagne.

Le discours rôdé du président Erdogan accusant les professeurs des écoles du réseau Hizmet de propager une idéologie islamiste dangereuse, prosélyte, et de former les têtes pensantes d’un gouvernement de l’ombre, n’a pas pris au Sénégal. Parmi les 3 600 élèves des écoles Yavuz Selim, nombreux étaient les enfants de membres du gouvernement. Ceux d’Abdou Mbow, vice-président de l’Assemblée nationale par exemple ou, plus étonnant, la fille de Serigne Mbaye Thiam, alors ministre de l’éducation nationale.

« Nos enfants n’ont jamais été radicalisés, contrairement à ce que le gouvernement turc dit, il n’y avait pas de manipulation idéologique, assure Bassirou Kébé, président de l’Association des parents d’élèves de Yavuz Selim. Les professeurs et le cadre d’enseignement étaient excellents, les classes ne dépassaient pas vingt-quatre élèves. A part l’apprentissage du turc, qui n’était pas obligatoire, les cours suivaient le curriculum sénégalais. » A l’annonce de la fermeture de l’école, Bassirou Kébé et les autres parents ont dû se démener pour trouver aux milliers d’élèves des places vacantes dans des classes, alors que la rentrée venait de démarrer.

Pour l’Etat sénégalais, le pari s’est avéré gagnant. Après avoir fermé les écoles Yavuz Selim, Macky Sall a inauguré en décembre 2017 le nouvel aéroport international Blaise-Diagne dont les travaux ont été achevés par les sociétés turques Summa et Limak. Puis, en janvier 2019, un mois avant sa réélection, il a coupé les rubans du marché international et de la gare des gros-porteurs de Diamniadio construits par la société stambouliote DM. Entre la Turquie et le Sénégal, les échanges économiques sont au beau fixe. De 2004 à 2014, leur volume a été multiplié par dix, atteignant 144 millions d’euros et devrait atteindre 1,8 milliard d’euros d’ici à 2023.

 Réponse du Pr Souleymane Bachir Diagne : « la sortie incompréhensible de Boubacar Boris Diop, à propos d’un hommage rendu à Cheikh Anta Diop, il y a ….20 ans ! »

Souleymane Bachir Diagne: L’or et la boue

Il y a plus de vingt ans, les responsables d’une exposition consacrée au “laboratoire” sous toutes ses formes me demandaient d’écrire une contribution pour le catalogue qui allait accompagner l’événement. Je saisis l’occasion et la liberté qui m’était laissée par les commanditaires d’écrire sur ce que je voulais pour proposer un hommage au travail du professeur Cheikh Anta Diop dans le laboratoire de carbone 14 qu’il a rendu célèbre.

Ce texte, que j’ai écrit en anglais, s’intitule « A Laboratory to transmute lead into gold. The legend of the center of low nuclear energies of the  Institut Fondamental d’Afrique Noire ».Ce qui se traduit ainsi: « Un laboratoire pour transmuter le plomb en or. La légende du centre des basses énergies de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire. » Je jouais dans l’article avec l’ancêtre des laboratoires scientifiques qu’étaient les cabinets des alchimistes qui cherchaient le moyen de transformer le métal le plus vil en or pur.

Pour exprimer le propos suivant : d’un  laboratoire fondé sous l’autorité des directeurs de l’IFAN, le professeur C.A.Diop avait su faire un trésor. Alors qu’on l’avait empêché d’accéder à l’université en utilisant tous les moyens en commençant par la mention qui avait sanctionné sa thèse, et alors qu’on l’avait exilé dans ce laboratoire, il avait transformé ce bannissement en triomphe et fait de son laboratoire de l’or.

On me permettra de me citer en me traduisant en Français: «  il y a un signe qui ne trompe pas et qui distingue les grands hommes, c’est la capacité de transformer l’exil en royaume. Diop a montré cette capacité. »

C’est cette phrase qui est le cœur du texte que j’ai donné pour le catalogue et elle explique le titre d’une contribution qui est un hommage à un homme qui m’a accueilli avec affection lorsque mon oncle Pathé Diagne m’a amené le voir quand je suis rentré au Sénégal. Ce texte a été écrit donc il y a plus de vingt ans. Je l’avais perdu de vue lorsqu’il y a quelques mois des collègues de Cape Town en Afrique du Sud m’ont dit vouloir le republier. J’ai donné mon autorisation et leur revue Chimurenga a publié mon vieil hommage. Mon titre originel était long, la revue a opté pour un nouveau titre : « In the den of the Alchemist ». Traduction : « Dans le cabinet de l’alchimiste ».

C’est dans ce texte que Boubacar Boris Diop a découpé de ci de là de quoi fabriquer une attaque qu’il m’attribue contre Cheikh Anta Diop. Vous avez bien lu : le texte qui est cité par l’auteur d’un « Tu permets Bachir ? » qui prend la pose du défenseur de la statue du commandeur contre une attaque du « Bachir » en question est un éloge et un hommage du même « Bachir » à celui qui a fait du laboratoire de carbone 14 le symbole qu’il est devenu et ce texte date de plus de vingt ans ! Hallucinant retournement d’un texte.

Le propos que l’auteur présente comme une interview récente n’est pas une interview et n’est pas récent : c’est la reprise, des décennies plus tard, d’un article dont seul le titre a été changé.

Comment transmute-t-on donc, pour rester dans le vocabulaire de la chimie, un texte d’éloge et d’hommage à une personnalité en une attaque contre cette même personnalité ?

Vous prenez la pire des mauvaises fois, vous ajoutez une pincée de cynisme et vous transformez alors une phrase qui dit exactement ceci: « Diop a transformé un laboratoire tout à fait ordinaire pour datation de carbone 14 tel qu’il avait créé par Théodore Monod avant d’être complètement terminé par Vincent Monteil en un lieu de légende, un véritable cabinet d’alchimiste », et vous transformez cette phrase en ceci : Bachir dit que ce n’est pas Cheikh Anta Diop qui a créé le laboratoire de carbone 14, mais Monod et Monteil ! Vos camarades répètent sur tous les toits que c’est bien ce qui est écrit. Cette fois nous avons affaire à une autre recherche alchimique qui ne vise plus l’or mais fait boue de tout.

La question est : pourquoi ? Pourquoi faire passer un vieil article de plus de vingt ans pour une récente interview ? Transformer un hommage en attaque ? Trafiquer une phrase qui dit que le vrai créateur du laboratoire ce ne sont pas les directeurs qui ont présidé à sa naissance mais l’homme qui en a fait un « lieu de légende » pour lui faire dire le contraire ?

Oui, pourquoi ?

Une explication simple et charitable est que l’auteur de « Tu permets Bachir » ne sait pas l’anglais et ne comprend pas ce qu’il croit lire. Cela n’explique pas une démarche qui pioche ici et là de quoi fabriquer des « citations » en oubliant qu’il suffira simplement aux lecteurs de se référer eux-mêmes au texte de Chimurenga pour vérifier la vraie nature du propos. (Mes amis qui n’ont jamais pensé un seul instant que les affirmations qui m’étaient prêtées dans « l’interview » qui n’en est pas une pouvaient être miennes m’ont proposé de traduire mon texte en français. Mais à quoi bon ?)

Une autre explication pourrait être que le zèle pour prendre la pose du redresseur de torts supposés causés à celui qu’on défend finit par faire voir des adversaires partout même sous l’hommage. Mais au bout du compte, le ton et la senteur du propos trahissent des raisons bien plus sinistres.

Restent deux points qui ne sont pas dans la publication de Chimurenga mais dans mon dernier livre, dans une partie consacrée à la traduction et aux langues africaines.

Le premier est qu’alors qu’ils partagent tous les deux la même ferveur panafricaniste d’un nécessaire remembrement de l’Afrique, Ngugi Wa Thiong’o insiste pour dire que ce remembrement se fera dans le pluralisme linguistique, l’unité se faisant par la traduction, quand Cheikh Anta Diop insiste sur la nécessité du choix d’une langue d’unification. Les deux positions se défendent dans une discussion honnête et celle qui considère une langue comme instrument d’unification est en effet la définition du jacobinisme. Je penche pour ma part pour le remembrement sur la base du pluralisme linguistique et d’une philosophie de la traduction. Penser ainsi est commettre quelque crime de lèse-majesté ? Avons-nous donc affaire à une religion

Le deuxième point concerne la traduction justement. Pourquoi dire que la traduction de la théorie de la relativité dans toute langue, en wolof en particulier n’est pas aussi compliquée que la complexité et le caractère abstrait de la théorie le laisserait supposer ? Autrement dit pourquoi est-il plus compliqué de traduire de la poésie que des sciences formelles ?

La raison pour laquelle la difficulté de traduire est fonction directe du contenu empirique de ce qu’on traduit est qu’un formalisme logique est sa propre langue et se traduit tout seul.

Quand vous traduisez une démonstration vous ne traduisez pas le langage des signes dans lequel cette démonstration se conduit mais le métalangage, le commentaire en langue naturelle qui accompagne la procédure. Vous traduirez « on en déduit que », « si je pose… », « alors il vient… » et non pas le déroulement de l’argument qui se passe dans un système de signes universels. Une démonstration formelle conduite par en langue ourdoue au tableau sera comprise par tous ceux qui assistent à celle-ci sans connaître cette langue pourvu qu’ils comprennent les procédures formelles écrites au tableau. Pourquoi donc dire que plus la théorie est abstraite et réalisée dans la langue formulaire, moins il est compliqué de la traduire ? Parce que c’est vrai. Faut-il donc s’interdire de dire ce que l’on tient pour vrai sur la traduction des systèmes formels ? Derechef, avons-nous affaire à une religion ?

On peut avoir sur tout des différences. Les exprimer comme telles, argumenter et contre argumenter, c’est le métier que j’exerce. L’honnêteté ? C’est de ne pas prêter à quelqu’un des propos qui ne sont pas les siens. « Bachir tu permets ? », m’a-t-il été demandé.Je réponds : « je vous en prie » !Publié par Alassane Samba Diop

 

Dans l’antre de l’alchimiste  (traduction en francais)

 

IN THE DEN OF THE ALCHEMIST

by Chronic on April 9, 2018 in Arts & PedagogyFaith & Ideology

https://chimurengachronic.co.za/in-the-den-of-the-alchemist/

Après la mort du professeur Cheikh Anta Diop en 1986, un cambrioleur s’est introduit dans le laboratoire où le professeur a passé sa vie, pour ainsi dire. Personne ne pouvait vraiment savoir ce qui avait été volé, car personne ne pouvait savoir ce qui était réellement là. La seule indication qu’un visiteur nocturne était entré par effraction était les traces qu’il avait laissées. Le cambriolage a été un choc pour beaucoup de gens. « Alors, ils sont venus ici pour voler des secrets qu’il n’a pas été possible de garder protégés par une garde appropriée », a déclaré un commentaire entendu à cette occasion.

Qui«ils»?qui«On»?Dequels«secrets»parlez

vous?Oh!Allons!Lecinémanousaapprisilya longtemps qu’il y a toujours un secret dans un laboratoire et que des esprits diaboliques ont l’intention de le découvrir. Une certaine intelligence extraterrestre, si vous voyez ce que je veux dire. Des remarques comme celles-ci – propos de comptoir – racontent l’histoire de ce laboratoire en trois mots : mythologie, sortie/départ du roi, abandon. Peut-être que « sortie/départ du pharaon » serait plus approprié, compte tenu des circonstances. Mais Exit the King, de Eugène Ionesco, parle de roi, et le Centre des basses énergies nucléaires de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN), mieux connu sous le nom de Laboratoire de Carbone 14, est une histoire à la Ionesco.

La mythologie est à la base de la raison pour laquelle le laboratoire est apparu comme un lieu mystérieux, où des secrets importants ont été dissimulés. Dans un pays comme le Sénégal, qui peut être considéré comme exilé de la science moderne, le laboratoire transmet inévitablement une signification mystérieuse : il apparaît comme une sorte de caverne, où un génie (nécessairement) solitaire poursuit un objectif fantastique. Pour la société dans son ensemble, le laboratoire ressemble beaucoup à l’antre médiévale d’un alchimiste.

Donc, il y a le laboratoire et il y a sa signification sociale. D’une part, ce qui peut être fait – et, espérons-le, est fait – un laboratoire, dépend de la disponibilité des matériaux, souvent aussi simple qu’un transformateur autonome pour l’alimentation en électricité. « Peut-être qu’un jour, l’IFAN aura son propre transformateur », s’est interrogé le professeur sur le transformateur d’une autre institution du campus, à savoir la faculté de droit, qui servait à fournir de l’électricité supplémentaire au laboratoire. D’autre part, il y a ce que l’on imagine du lieu, les attentes créées par le mot « laboratoire » lui-même, notamment dans un contexte et une société où la science est considérée comme une magie moderne. Le projet de Diop, selon ses propres mots, était de créer un nouvel africain. Il écrit : « L’Africain qui m’a compris est celui qui sentirait, après la lecture de mes livres, qu’il était en train de donner naissance à un autre homme, fougueux avec une conscience historique, un créateur authentique, un Prométhée portant une nouvelle civilisation et parfaitement conscient de ce que le monde entier doit au génie de ses ancêtres dans tous les domaines de la science, de la culture et de la religion. »

Le rapport de 1968 de Diop sur le centre énumère les différentes tâches qui pourraient être entreprises avec succès dans le laboratoire. Ils concernaient les différents domaines de recherche possibles, tels que la désertification du Sahara, la détermination de l’âge d’une coulée de lave, l’examen des eaux fossiles, etc. En tête de liste figuraient « l’étude des manifestations culturelles de l’homo sapiens depuis son apparition il y a 32 000 ans ». Le but ultime de cette tâche était de souligner la contribution des civilisations nègres à l’évolution de la culture, à travers l’humanité est manifestée. Sa thèse principale : l’histoire de l’Égypte ancienne appartient à l’histoire de l’Afrique en général et constitue un témoignage de « l’antériorité des civilisations nègres » tout en mettant en lumière l’unité culturelle des sociétés africaines. Bien entendu, une telle thèse est censée appartenir au domaine de la science. Par conséquent, il doit être scientifiquement testé, soutenu par des preuves scientifiques et à la merci de tout fait contraire prouvé. En un mot, et pour utiliser ici un concept épistémologique rendu célèbre par Karl Popper, il doit être falsifiable. Mais la thèse confère également un poids polémique indéniable compte tenu de l’idéologie coloniale selon laquelle la notion même de « civilisation nègre » n’est qu’une contradiction dans les termes.

L’hostilité politique qui oppose Cheikh Anta Diop pendant des décennies à Léopold Sédar Senghor ne doit pas occulter la convergence actuelle de Négritude – qui entreprend la « défense et l’illustration » des valeurs culturelles du Monde noir – et la thèse de Diop de l’Égypte noire de Diop l’histoire de différentes civilisations humaines. Cependant, étant donné l’importance de la thèse de Diop et de la controverse passionnée qui l’entoure, c’est un symbole de la (ré) invention de l’Afrique. Diop a transformé un laboratoire assez courant de datation au radiocarbone, créé par Théodore Monod et entièrement réalisé par Vincent Monteil, en un lieu légendaire, en la grotte d’un alchimiste. Si légendaire, en fait, que le gouvernement du Sénégal a récemment décidé de financer sa restauration. Et le directeur actuel de l’IFAN-Cheikh Anta Diop a déclaré que l’un des fils du professeur Diop, lui- même physicien, serait consulté sur la conception et l’organisation du lieu. Le laboratoire sera complètement repensé, la légende ayant été enterrée avec l’alchimiste. Sortez le roi. La légende du laboratoire est renforcée par ce qui est communément perçu comme la persécution du philosophe Diop par ses divers détracteurs.

Il s’agissait notamment du jury de l’Université de la Sorbonne à Paris, où Diop soutint son doctorat. Sa thèse obtint une très mauvaise note, celle qui l’empêcherait d’enseigner dans une université.

Bien entendu, un laboratoire ne devrait pas être le territoire d’un roi. Et, bien entendu, un laboratoire à notre époque d’Internet ne devrait pas être la propriété privée d’un scientifique solitaire. Par définition, un laboratoire est un réseau infiniment ouvert, au même titre que la science. et comme la science elle-même, elle est censée survivre à la sortie de tout scientifique. Mais celui de Diop n’était pas un laboratoire ordinaire.

Au-delà du son et de la fureur qui ont entouré la plupart de ses thèses célèbres sur l’origine africaine de la civilisation, le professeur Diop, dans une atmosphère beaucoup plus calme, méditait et écrivait sur la philosophie – sur l’apport de l’Afrique à la philosophie, bien sûr – mais aussi sur ce il a appelé une nouvelle philosophie, fondée en grande partie sur les sciences et l’expérience scientifique et qui pourrait, un jour peut-être, réconcilier l’homme avec lui-même. Ainsi, le laboratoire est devenu un lieu d’expériences scientifiques et d’idées susceptibles d’influencer l’ensemble de la société, comme si le laboratoire était également le tissu d’une attitude scientifique vis-à-vis du monde.

Le laboratoire en tant que « démiurge » pour la vision du monde est un aspect très important, mais plutôt négligé, des réflexions de Diop. Au-delà du travail quotidien effectué en laboratoire, il a médité sur le mouvement de la science en général et sur la manière dont ce mouvement « modifie profondément nos façons de penser habituelles et génère une réelle ouverture vers un développement infini de nos structures mentales, de notre logique » , notre raison. La leçon de la science ne porte pas sur la certitude, mais sur la précarité – la précarité de ce que nous considérons comme le monde extérieur, extérieur à nous, et à propos duquel la mécanique quantique, par exemple, nous a appris ; la précarité des structures mentales et des catégories à travers lesquelles nous essayons de connaître le monde.

La science contemporaine nous apprend que la connaissance ne peut plus être considérée comme le dévoilement simple et progressif d’un ordre naturel préexistant. Loin d’être une limitation, Diop a fait valoir que c’était la bonne nouvelle à propos de la liberté humaine. Dans le domaine de la connaissance scientifique, les gens doivent manifester ce que Diop propose d’appeler « disponibilité logique ». La seule véritable cosmologie est celle de l’innovation permanente, du bouleversement continu. Chaque moment est unique. Et donc beau.

C’est la remarque de Diop, qui cite Faet de Goethe : « Au moment de voler, je pourrais dire: tenez bon, vous êtes si belle.» C’est probablement le message ultime : dans un laboratoire, la science se transforme en poésie

Cherté de l’aéroport : Une manifestation prévue pour dénoncer la gestion de l’AIBD.

https://www.dakaractu.com Une manifestation (seating ) est prévue à l’AIBD le lundi le 16 septembre à 15 heures pour une dénonciation de la gestion et la cherté de cet aéroport au parking en face l’arrivée par le COPIS (Collectif des prestataires et investisseurs senegalais à l’AIBD) et le collectif des travailleurs du Copis.

Le patronat est invité la société civile et tous les syndicats et tout le peuple sénégalais

Saisie de drogue au port : Quand des « agents de transit » servent de mules aux trafiquants, les « transitaires » mis en cause excommuniés

https://www.dakaractu.com S’il y a une profession qui a souffert de la saisie des 1110 kilos de cocaïne à Dakar, entre les 26 juin et 1er juillet dernier, c’est bien celle de transitaire. Dans cette nébuleuse, pas moins de trois agents de transit ou qui se considèrent comme tels ont été interpellés pour leur supposée collusion avec les trafiquants de drogue.

Celui qui a été le premier à prêter le flanc, c’est Sallo Fambaye Diop dit Vieux. Après avoir tenté d’aider les propriétaires des 238 kilos de drogue saisis le 26 juin au Port autonome de Dakar (Pad), Vieux Diop avait quitté le Sénégal. Croyant que l’étau s’est desserré, il est revenu au pays, mais c’est tout ignorer de la stratégie des policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Il a été tout simplement appréhendé le 02 août chez lui à Mbao et placé sous mandat de dépôt le 06 août dernier.

Son collègue Mouhamed Ndiaye n’est pas mieux loti. Ses services ont été également requis par les trafiquants pour récupérer la drogue. Selon ce qu’il a confié aux enquêteurs, il devait juste récupérer des téléphones dans cinq véhicules à Dakar Terminal. Il aurait reçu 500 000 francs pour ce travail, à mille lieues de ses compétences. L’appât du gain facile aidant, il a voulu profiter des avantages que lui offre sa profession. Mais mal lui en a pris. Il sera déféré.

Pour avoir facilité la fuite de Gustavo Elliot, un Espagnol impliqué dans ce trafic de cocaïne d’un autre acabit, Mathew Fall, un autre transitaire ou qui se fait passer pour, a été interpellé, la semaine dernière. Chez lui, rapporte Libération, les policiers ont trouvé un chèque de 3 millions émis par Ibrahima Thiam dit Toubèye du nom de l’un des cerveaux de la drogue saisie. Plusieurs billets de peso-uruguayens ont été aussi découverts chez lui, même s’il a voulu faire croire qu’il les utilise comme… porte-bonheur.

Il est donc apparent que parmi tous les acteurs qui interviennent dans l’import-export, les narco-trafiquants n’ont trouvé d’alliés que chez les transitaires pour récupérer la drogue saisie à Dakart Terminal.

Presqu’incontournable, l’agent de transit est commis par un opérateur économique ou un tiers pour faciliter l’enlèvement de sa marchandise. Dans sa mission, le transitaire se doit de gérer toutes les formalités douanières et celles liées aux compagnies chargées de faire le transport. Ce qui le place, au cœur de l’import/export.

Mais le retour du bâton a de quoi mettre mal à l’aise quelques-uns de leurs confrères qui, contactés par Dakaractu, sont sur la défensive. Le premier que nous avons contacté a tenté de laver à grande eau ses confrères en soutenant que « l’affaire de drogue n’a rien à voir avec les transitaires ». Un autre agent n’est pas loin de qualifier l’affaire de cas isolé et argue que des « brebis galeuses », il en existe dans toutes les professions. ‘Ce sont des démarcheurs », dixit Demba Siby
Moins recroquevillé, Demba Siby qui pilote l’association pour la sauvegarde et la sécurité du transit et des acteurs portuaires, excommunie les mis en cause.
Pour lui, Vieux Diop, Mathew Fall et M. Ndiaye ne sont pas des transitaires aux yeux des principes qui régissent cette corporation. « Je ne les connais pas. J’ai demandé à plus de quinze personnes, toutes des transitaires, mais elles ne les connaissent pas non plus », insiste notre interlocuteur. Pour qui, les faits dans lesquels ont trempé les susnommés ne peuvent en aucun cas être imputés aux transitaires.

Surtout qu’à son avis, c’est un métier « libéralisé ». « Il suffit juste d’être introduit par une connaissance au port pour se réclamer transitaire », regrette Demba Siby qui qualifie ces personnes souvent citées dans des travers de « démarcheurs ». « Le transitaire a son diplôme de déclarant en douane. Il faut passer par l’école de douane ou une école de formation reconnue pour prétendre être un transitaire qui en réalité, est un commissionnaire en douane », rétablit Siby.

Pour rendre compte du sérieux qui entoure la profession, il ajoute: «les transitaires lèvent des actes juridiques (déclaration en douane) comme les notaires et les avocats. Ils disposent d’un tableau d’immatriculation de tous les numéros d’agrément en douane. Donc quiconque n’est pas dans une société de transit ne peut être considéré comme transitaire ».

Cette mise au point faite, il juge nécessaire de mettre un terme à la pagaille qui existe dans la profession. « Nous devons aller vers la constitution d’un ordre pour assainir notre profession », préconise-t-il, la tête haute.

LE PETIT TRAIN BLEU DE BANLIEUE EN GRÈVE ILLIMITÉE

NETTALI.COM – Les travailleurs du Petit Train Bleu de banlieue sont en grève illimitée. Le mouvement d’humeur a démarré cette nuit. Ces cheminots réclament des arriérés de salaires et une dette de plus de 300 millions F CFA contractée par l’Apix.

” A partir de cette nuit, nous comptons bloquer l’axe Dakar- Thiès. Pour les travaux du T.E.R, le président de la République avait ordonné à l’Apix de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que le Petit Train Bleu de banlieue puisse circuler jusqu’à l’avènement du T.E.R.

C’est dans ce sens que l’Apix s’était engagé à compenser les pertes du P.T.B.B. D’ailleurs, le 1er mai, le chef de l’Etat avait donné ordre à l’Apix de payer tout ce qu’il doit au Petit Train Bleu de banlieue. Présentement, nous sommes à 306 millions de F CFA mais jusqu’à présent Apix n’a montré aucune volonté pour payer cette dette. Aujourd’hui, nous sommes le 9 et aucune salaire n’est payée et nous n’avons aucune garantie que les salaires seront payées d’ici la fin du mois”, a déclaré Momar Sall, l’un des membres du syndicat.

” C’est un arrêt de travail de travail illimité, c’est un blocage de la voie illimité jusqu’à satisfaction de nos revendications“, a t-il conclu.

Le tunnel du ter de Rufisque inondé: Le maire dort tranquillement chez lui

Hé oui ca se passe à Dakar…Rufisque cette ville culturelle est sous les eaux depuis 48h!!

Les images étaient impressionnantes et ont fait le bonheur des photographes. Après avoir atteint 1m dans la nuit de vendredi à samedi. La situation pourrait devenir compliquée dans les jours a venir

« Lorsque beaucoup d’entre nous, pauvres gens, nous nous noyons, soudain les politiciens se réveillent » dit à actunet un habitant de la zone « Mais autrement, personne ne se soucie de nous. »

Les routes qui mènent dans la ville passant par le tunnel du TER sont complètement impraticables. Les habitants étaient obligés de nager pour traverser!

Par ailleurs, les allées menant vers la mairie ont pris l’allure d’une rivière, inondant la place. De nombreux magasins et maisons ont été inondés dans les parties basses du district, où d’importantes infrastructures existent, notamment des écoles et le marché.

Des dégâts matériaux ont été notés des voitures sous les eaux ainsi que des bétails! Le drame qui a frappé tout le monde, c’est ce cheval qui s’est noyé spectaculairement sous les yeux des riverains… « Tout ça à cause de cette construction du Ter. Rufisque a toujours abrité d’eaux pluviales certes mais les travaux du Ter ont aggravés la chose …Nous sommes juste choqués par le mutisme de l’etat et du maire par rapport a cette situation » lance un charretier!
Helas l’etat est toujours dans un mutisme total par rapport a cette situation

Pendant ce temps le maire de ladite ville dormait tranquillement chez lui…Aberrant ! Malcom

A LA RENCONTRE DES FEMMES POTIERES DE BOKI MAOUNDE :Un patrimoine en péril

http://www.enqueteplus.com/node A Boki Maoundé, la poterie est une tradition qui se transmet de génération en génération. Mais face aux défis de la modernité, les faibles gains financiers, la pénibilité du travail, les potières tirent la sonnette d’alarme et demandent de l’aide. 

Reportage.

Dans chaque maison du village, il y a une potière et un petit coin atelier aménagé dans la cour. A Boki Maoundé, c’est une tradition qui se transmet de mère en fille. Vu le succès des produits, elle a de beaux jours devant elle. La localité est située dans la commune de Tankanto Escale, au sud de la région de Kolda. Ici, les femmes occupent une place importante dans la communauté. L’argile est généralement extraite dans un site situé à 10 km du village. Puis, elle est débitée en mottes, concassée, purifiée et détrempée avant d’être pétrie et façonnée.

Confrontées aux évolutions socioéconomiques, les femmes de Boki Maoundé ont adapté leur artisanat aux nouvelles exigences de la vie moderne et aux aléas de la demande, révélant ainsi leur capacité d’innovation. Les connaissances et savoir-faire relatifs à cet artisanat de la porterie manuelle à Boki Maoundé sont transmis, dans le cadre d’un enseignement traditionnel et informel au sein de la communauté mandingue où les jeunes filles sont encouragées à apprendre cet art.

Un travail pénible

Dans le site d’extraction, les femmes creusent la terre. L’argile extraite est tamisée et débarrassée de ses impuretés, notamment les petits cailloux. Ensuite, elle est mélangée à l’eau pour faire une pâte assez molle prête pour la modélisation. Les canaris finis sont mis à sécher près d’un feu de joie. Les femmes utilisent de la terre glaise, du gré altéré, de l’oxyde de fer, de l’eau, du bois et de l’herbe. Les produits finis sont parfois peints et décorés, avant leur utilisation ou mise en vente.

Mais la poterie est un travail pénible. Car les femmes potières sont confrontées à d’énormes difficultés. ‘’Nous sommes installées ici depuis plus de 30 ans. Nous nous transmettons l’héritage de ce métier de génération en génération. C’est un métier difficile qui rapporte peu’’, confie Gnima Touré, une des portières du village. Qui révèle : ‘’Nous parcourons à pied plus de 10 km à la recherche de l’argile. Une fois sur le site, nous nous servons de pioches pour creuser la terre, afin d’en extraire l’argile qui nous permet de fabriquer ces canaris. La confection ne se fait pas dans le village même. Nous transportons le sable jusqu’à la maison, la plupart du temps sur nos têtes.’’

Un chargement coûte 3 000 F Cfa

Fatou Faty, une autre potière, explique qu’elle exerce ce métier depuis plus de 10 ans. ‘’Mon âge ne me permet plus de marcher pour me rendre sur le site où se trouve l’argile. Je paie un charretier par chargement. Un chargement coûte 3 000 F Cfa. Avant de commencer à concevoir les objets, je demande à mes filles de piler l’argile. Ce qui n’est pas facile, en ces temps modernes où tous les enfants (filles comme garçons) vont à l’école. Parfois, je suis obligée de recourir à des pileurs, à raison de 200 F la bassine’’, dit-elle.

Après cette étape, les potières peuvent se mettre au travail. Gnima Touré nous montre comment elle s’y prend pour fabriquer un quelconque objet. D’abord, elle tamise la poudre et elle en fait une pate qui est reversée dans un canari contenant de l’eau qu’on laisse normalement reposer jusqu’au lendemain pour que l’argile soit bien trempée. ‘’Ensuite, je prends juste une petite pate en laissant un trou à l’intérieur et je la mets sur le tourneur. L’intérieur est lissé avec un petit couvercle en plastique et l’extérieur avec un pagne. En moins de 5 minutes, j’ai déjà conçu un objet. En moins de 20 minutes, j’en ai trois’’, dit-elle.

Kady Nanko d’ajouter qu’une fois la fabrication terminée, elles vont à la recherche de bois mort et d’écorces sèches dans la brousse pour cuire la terre. ‘’Nous passons la journée à faire ce travail actuellement’’.

Ensuite, les canaris sont convoyés et vendus à Kolda. ‘’Un canari coûte entre 2 000 et 3 500 F Cfa, selon sa taille. Mais nous peinons à écouler nos produits. Nous restons pendant des jours, voire de semaines pour écouler nos productions, faute de clients qui nous disent que l’argent fait défaut, surtout en ces temps difficiles’’, précisent certaines potières rencontrées à Kolda-commune.

Sauvegarder la poterie

L’art de la poterie avec la terre cuite est pratiqué par la communauté au sud de la région de Kolda. Les canaris de formes, motifs et styles divers rappellent les croyances et les pratiques traditionnelles de la communauté. Les canaris servent à conserver l’eau de consommation, l’eau bénite, etc. Tandis que les pots servent à aller chercher de l’eau, faire la cuisine… Ils servent aussi au culte des ancêtres et aux rituels traditionnels des guérisseurs.

Les pots sont modelés en forme arrondie, conique ou ovale, depuis la base en terminant par un bord circulaire et sont lissés avec une palette en bois. Une fois décorés, ils sont placés dans un four à mine. Le savoir-faire de la poterie en terre cuite se transmet aux filles et aux petites-filles par l’observation et la pratique.  Toutefois, la pratique risque de disparaitre, en raison du nombre décroissance de maitresses-potières, des prix bas des produits finis et de l’usage de plus en plus répandu des récipients occidentaux.

La pratique nécessite une sauvegarde urgente, à cause du très faible nombre de praticiennes et de leur âge avancé, du manque d’intérêt pour l’apprentissage des savoir-faire et des connaissances parmi les jeunes, de la concurrence et de l’utilisation d’ustensiles fabriqués de manière industrielle et du faible rendement

économique de la poterie en terre cuite.

Les potières ont besoin d’équipements

Les femmes potières rencontrées ne souhaitent pas sombrer dans la pauvreté. Pour leur autonomisation, qui est un élément essentiel de leur bien-être et de celui de leurs familles, elles souhaitent un appui en matériel. Car, pour les potières, tout le travail se fait à la main. C’est pourquoi elles ont besoin d’équipement en charrettes pour faciliter le transport de l’argile de la brousse vers le village. A cela s’ajoute également le renforcement de capacités pour plus de qualification afin d’aller à la conquête d’autres marchés plus importants.

‘’Parce que nous ne gagnons pas grand-chose, malgré la pénibilité des travaux. Ici, la poterie reste une simple occupation, pendant la saison sèche. Alors que notre ambition, c’est de devenir des professionnelles de ce métier que nos parents nous ont appris’’, concluent-elles.

En plus, toutes ces braves femmes potières souhaitent la mise en place de systèmes d’épargne et de crédit dans leurs différentes localités, afin d’accroitre leurs activités économiques, la création d’associations de défense des droits des femmes sur qui elles pourront compter, notamment dans la sensibilisation en faveur de la scolarisation des jeunes filles et l’amélioration des conditions de travail, à travers l’accès aux financements. EMMANUEL BOUBA YANGA

DAMBOUKOYE : Une vie au pied des montagnes

http://lesoleil.sn/ Un pauvre assis sur une mine de richesses. Tel pourrait être l’intitulé du portrait du village de Damboukoye, dans la région de Kédougou, sur la route de Salémata, juste après Bandafassi. Venus des montagnes d’Ibel, ses habitants ont élu domicile au pied de ces massifs afin de bénéficier de plus de terres d’agriculture et de pâturage. Leur particularité : ils cohabitent avec des carrières de marbre dont l’exploitation peine à décoller.

Damboukoye, dans la région de Kédougou, commune de Bandafassi. Ses massifs montagneux couverts de végétation toisent le ciel. Ses étendues de verdure sont à perte de vue, tel un jardin bien entretenu. Cette luxuriance est surtout le témoin d’un hivernage pluvieux. Il faut bien ouvrir l’œil, le bon, pour remarquer les cases en pisé dans les concessions éparses coincées entre montagne et grands arbres.
Avec une population de plus de 600 habitants, essentiellement Bedik, Koniagui, Bassari…, les gens de Damboukoye vivaient pour l’essentiel dans… les montagnes. S’activant principalement dans l’agriculture et l’élevage, les populations ont vu, au fil des années, l’espace se rétrécir face à la poussée démographique en haut des montagnes. Selon Jonas Boubane, corps chétif, petite barbe, chemise négligemment boutonnée, beaucoup de raisons expliquent cette migration progressive. « Nous vivions dans un village situé sur la montagne, mais il y avait trop de monde et ceux qui faisaient l’élevage ne pouvaient vivre là-bas. Dans les années 80, les gens ont commencé à descendre et ont créé ce village », explique-t-il.
En effet, essentiellement rocheuses, les terres en montagne n’offrent pas beaucoup d’opportunités aux agriculteurs en saison sèche. Quand les hommes se tournent vers l’agriculture et l’élevage, les femmes, elles, s’intéressent à la cueillette de jujubes, de pain de singe, à la culture du « pois de terre » appelé « Gadianga » et au maraîchage. « La vie ici est magnifique. Tout le monde est dans une activité. Homme comme femme, personne ne succombe aux affres de l’oisiveté. Aussi bien pendant l’hivernage que durant la saison sèche », souligne Jonas.
Dans cette localité, ce qui frappe en premier le visiteur, c’est l’éloignement des concessions qui composent le village. Chaque concession renvoie à une famille. On trouve les Camara, les Boubane, les Keita, les Samoura, les Bindia, etc. Elles sont parfois distantes de près de cinq cent mètres, et les pistes pour aller d’un habitat à un autre sont peu praticables, surtout pendant l’hivernage. Selon Bernard Papa Camara, la trentaine sonnée et habitant de la concession des Camara Kounda, cela s’explique par la volonté des habitants de se donner un maximum d’espaces pour y pratiquer leurs deux principales activités, à savoir l’agriculture et l’élevage. Du mil au maïs en passant par le fonio, tout y est cultivé. Des champs s’étendent sur plusieurs hectares dans cette localité où hommes et femmes se confondent dans les travaux champêtres. Aujourd’hui, à Damboukoye, même si les populations sont très actives, beaucoup reste à faire. A part une école de deux salles de classe (abris provisoires) construites il y a trois ans, trois forages et des puits, la localité manque de tout. « Il n’y a ni branchement électrique encore moins une structure sanitaire », déplore Jonas.

Une carrière de marbre à exploiter

Rosé vert, blanc cassé, noir et vert… telles sont les variétés de marbre qu’offre Damboukoye. Ici, le potentiel des carrières de marbre est énorme et de qualité. C’est ce que révèle Jonas, dont le papa, François, fut le bras droit du premier exploitant de la carrière. « C’est une variété de marbre qui peut durer jusqu’à 150 ans, il est même meilleur que le carrare en Italie », révèle-t-il. Selon lui, le premier exploitant s’appelait M. Le Bigre, un ancien combattant français. Et son histoire avec le marbre de Damboukoye est assez singulière. Envoyé pour délimiter la frontière entre le Sénégal et la Guinée, le militaire français tombe sur une pierre pas comme les autres. Il la ramasse et l’amène au laboratoire, chez lui en France. Les résultats lui révèlent que c’est du marbre. « Il a, par la suite, démissionné de l’armée pour venir s’installer à Damboukoye », explique Jonas. Il élit domicile tout près de la carrière. La case en marbre que M. Le Bigre s’était fait construire en 1962 pour y loger est restée presque intacte. Quant à la piscine, les trois chambres d’hôte, le restaurant et la salle à manger, les traces sont encore visibles. Selon des témoignages, M. Le Bigre s’était bien intégré dans la communauté, aidant les nécessiteux, mettant à leur disposition des moyens de transport pour les malades en situation d’urgence…  Mais si au début tout se passait bien pour le nouvel exploitant parce qu’exonéré par le Président Léopold Senghor, l’arrivée de Diouf au pouvoir lui sera fatale. «Même s’il employait 12 personnes, il ne payait pas de taxes sous Senghor. Avec Abdou Diouf, il a commencé à payer et c’était trop cher. Parce que l’exploitation de la carrière de marbre nécessite énormément de moyens. Entre l’exploitation, le concassage, le transport et l’exportation, il faut beaucoup d’argent. Il a fini par mettre la clé sous le paillasson», explique Jonas.

Emplois précaires

Même si l’agriculture et l’élevage sont les principales activités de la localité, il n’en demeure pas moins que les populations travaillent de temps à autre dans la carrière. Mais ils n’y récoltent que des miettes. Selon Bernard Camara, ils pouvaient y travailler pendant quatre mois et se retrouver avec 15.000 FCfa et/ou des morceaux de tissus, pour des tâches faîtes avec des marteaux. «Comme l’autre exploitant qui est venu après M. Le Bigre n’avait pas l’autorisation de dynamiter la roche, nous étions obligés d’utiliser des marteaux d’une dizaine de kg pour casser les grottes de marbre», fulmine Jonas.
Dans les allées principales de la localité, des grues à l’arrêt, parfois recouvertes d’herbes folles, sont visibles le long de la route principale. Preuve que l’exploitation de la carrière est à l’arrêt. Selon Jonas, des études ont montré qu’il y a encore énormément de réserves. «Quelqu’un nous a dit qu’il y a encore du marbre à plus de 30 mètres de profondeur, c’est pourquoi d’ailleurs nous n’arrivons pas à creuser des puits», a-t-il révélé.

JONAS BOUBANE, habitant de Damboukoye : Enfant du marbre

Les mirages de la ville ne semblent avoir aucun attrait sur Jonas Boubane. Ce quadragénaire, tête de jeune premier, s’épanouit dans son village de Damboukoye où il s’active dans l’agriculture et la confection de nattes, de lits et de cases. Des activités qu’il menait en parallèle, jusqu’à une date récente, à celle d’ouvrier dans une carrière de marbre.

Casquette vissée sur la tête, bas de pantalon relevés jusqu’aux mollets, barbe et moustache en broussaille, débit lent et plein d’assurance. Jonas Boubane a une personnalité difficile à cerner. Nous étions partis pour une interview classique sur le marbre, nous nous retrouvons avec une folle envie de dresser son portrait. C’est que l’homme est d’un caractère charmant, comme d’ailleurs savent l’être les habitants de la campagne.
Il ne faut surtout pas se fier à l’allure dépenaillée de ce quadragénaire à la carnation claire et à la frimousse jeune. Quand il commence à parler, la densité de son propos et la justesse de son argumentaire éclatent à la figure de son interlocuteur. Surtout lorsque nous évoquions avec lui le marbre, notamment de la première carrière de cette roche blanche précieuse située au pied de la montagne Ibel.
Certes, quand l’exploitation de cette carrière a commencé dans les années 1960, Jonas Boubane n’était pas encore né, mais il maîtrise bien le sujet. Sa relation particulière avec le marbre s’explique par deux raisons : d’abord son père, François Boubane, était le gérant et le gardien de la première carrière de marbre au Sénégal ouverte par M. Le Bigre ; ensuite lui-même, Jonas Boubane, est né dans la carrière. « Mon père est descendu d’Iwol, village situé sur la montagne, pour travailler dans la carrière jusqu’à sa fermeture et le départ du Français en 1986. Ce dernier lui avait donné un logement, ce sont les cases que vous voyez tout autour de la carrière. Je suis né ici. En plus, j’ai beaucoup côtoyé le patron de mon père qui m’a appris énormément de choses sur le marbre. Ensuite, moi-même j’ai travaillé dans la deuxième carrière qui a été ouverte ici. C’est donc normal que j’aie quelques notions et connaissances sur le marbre », explique-t-il. On comprend dès lors toute la passion qui teinte ses propos.
Cependant, l’histoire d’amour entre Jonas et le marbre que l’on pensait imprimée dans le… marbre vacille depuis quelques mois. En effet, il a décidé d’arrêter de travailler dans la deuxième carrière en exploitation dans le même alignement que la première après 13 ans de service. Et pour cause : « L’exploitant nous exploitait. On pouvait travailler quatre mois et se retrouver avec 15.000 FCfa. Comme la plupart des jeunes qui travaillaient dans la carrière, j’ai préféré arrêter et me consacrer entièrement au travail de la terre. Là, au moins, on est autonome et avec les autres activités connexes comme la confection de cases, de nattes et de lits en rôniers, on gagne bien sa vie », confie-t-il en homme révolté.
Et pourtant, Jonas Boubane fondait beaucoup d’espoir dans l’ouverture de cette deuxième carrière. On est en 2005, Jonas rentrait à Damboukoye avec un Cap et un Bep en poche décrochés après une formation professionnelle à Don Bosco et au lycée technique Maurice Delafosse. En effet, le brillant élève qu’il fut, après des études à la Mission catholique jusqu’à l’obtention du Bfem, avait pris l’option de suivre un cursus professionnel. Son objectif était d’aller plus loin et de décrocher un bon boulot à Dakar. Mais le sort en a décidé autrement. « Mon tuteur à Dakar est décédé subitement. Je n’avais plus les moyens de rester dans la capitale, donc j’ai dû mettre un terme à mes études et retourner au village », explique-t-il avec un brin de nostalgie.
Une fois au village, son profil a intéressé l’exploitant de la deuxième carrière qui lui a proposé du travail. La suite, on la connaît. « Le seul regret que je nourris aujourd’hui, c’est d’avoir perdu trop de temps dans cette carrière de marbre. L’exploitant m’a fait miroiter monts et merveilles pendant toutes ces années, j’avais confiance en lui. Hélas, il m’a déçu », dit-il de sa voix posée.
Mais à quelque chose, malheur est bon. Jonas qui ne s’activait dans l’agriculture qu’à temps partiel, a pris la résolution de s’y consacrer entièrement, corps et âme. Et pas question pour lui de répondre aux sirènes de la ville. Jonas sait qu’aux pieds de ces montagnes en pays Bassari et Bedik où la nature est époustouflante de beauté et la terre aussi fertile que généreuse, où les gens vivent d’agriculture, d’élevage et de petites activités traditionnelles, il sait donc qu’il peut y construire son bonheur.
« C’est vrai que je peux nourrir des regrets par rapport à mes études, me disant que j’aurais pu aller plus loin, viser plus haut, avoir un travail fixe, mais je me dis aussi que je peux bien m’épanouir dans mon terroir. Le bonheur, c’est relatif. Je trouve mon bonheur aujourd’hui au contact de mon terroir, de ma terre natale », dit-il, philosophe.

Le Ngothie, le vin qui requinque

Vin fait à base de sorgho, le Ngothie est énergisant. Lors des corvées champêtres, il est servi pour requinquer les laboureurs. C’est pourquoi à Damboukoye, il est fabriqué avec ingéniosité et en quantité.

A Damboukoye, à chaque concession, son appellation, son histoire… sa créativité, sa richesse culturelle. Chez les Camara, communément appelés Camara Kounda, l’heure est au labour dans les champs. Hommes et femmes s’y sont mis. Les outils sont rudimentaires. Juste des houes et des dabas. Le soleil tape fort, mais pas assez pour freiner l’ardeur de ces braves cultivateurs. Apparemment, ils débordent d’énergie. Selon Bernard Papa Camara un des jeunes du village, c’est une période durant laquelle tout le village n’a d’yeux que pour les travaux champêtres, et cela se prépare. Quelque part dans les champs de maïs, une petite case trône. En face, de la poudre de sorgho est étalée sur des nattes, deux gros barils servent de marmite, ils sont sur le feu, bouillonnant.
Selon Sabine Camara, chargée de surveiller ces deux récipients, la cuisson a commencé depuis 06 heures du matin. Et cela va durer jusqu’à 20 heures. « Je suis là pour attiser le feu. De temps à autre, je mets un peu de bois pour raviver les flammes », explique-t-elle. Qu’est-ce qui bout donc dans ces barils pour mériter toute cette attention ? La réponse viendra de Bernard Camara, grand frère de Sabine. « C’est du vin à base de sorgho. Nous le faisons bouillir pendant deux jours, du petit matin à la tombée de la nuit. Le troisième jour, on passe à l’étape de la fermentation. Le quatrième jour, c’est bon pour la consommation. Le breuvage s’appelle Ngothie. Nous le servons à l’occasion des grandes fêtes ou des corvées. C’est tellement fort qu’on peut en ressentir les effets pendant cinq jours », explique-t-il. Et à l’approche de la grande corvée des Camara Kounda (mobilisation générale pour aider une famille dans ses travaux champêtres et qui se fait à tour de rôle), le village en aura besoin. Parce que, dit-on, « c’est un vin énergisant ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le stock est assez impressionnant. « Près de 260 litres sont déjà stockés », révèle Bernard, montrant des barils soigneusement rangés Par E. H.Ibrahima THIAM, Oumar FEDIOR (Textes) et Ndèye S. SAMB (Photos)

Cedeao : Les chefs Etats en sommet extraordinaire pour barrer la route au terrorisme

https://www.lejecos.com Selon un communiqué du Pôle de communication de la présidence de la république sénégalaise, le Chef de l’Etat Macky Sall se rendra à Ouagadougou (Burkina Faso) pour participer le 14 septembre 2019, au Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le terrorisme.

Mais auparavant le président Macky Sall se rend à Brazzaville (République du Congo), ce mardi 10 septembre 2019, pour prendre part à la 5ème édition du Forum Investir en Afrique prévue du 10 au 12 septembre 2019, sous le thème Tirer parti des partenariats pour la diversification économique et la création d’emplois dans les économies africaines. Macky Sall sera de retour à Dakar dès le 14 septembre.Adou FAYE

GENEVE-CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME:AMADOU BA REND UNE COPIE PROPRE

http://www.emedia.sn L’Etat du Sénégal est bien représenté à la 42ème session du Conseil des droits de l’homme. Une délégation dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Chargé des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Ba, séjourne présentement à Genève en Suisse pour les besoins de cette rencontre internationale qui a pour but le renforcement, la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.

Dans son allocution devant les responsables du Conseil, ce mardi 10 septembre 2019, Amadou Ba a rendu une copie honorable sur la situation des droits de l’homme au Sénégal. « Fidèle à sa longue tradition puisée dans sa culture de tolérance, notamment, dans le cadre du dialogue interreligieux permanent, le Sénégal continuera de rester dans le peloton de tête des pays les plus respectueux des droits de l’homme », a-t-il déclaré du haut de cette tribune des Nations Unies. Selon lui, c’est cet attachement aux respects des droits de l’homme qui est à la source de la stabilité du Sénégal, renforce sa démocratie en produisant des démocraties régulières et pacifiques.

Fort du constant que l’Etat du Sénégal est bien soucieux des droits de l’homme, le ministre des Affaires Etrangères promet un raffermissement des liens avec les mécanismes en charge de la promotion des droits de l’homme. « Notre coopération constructive avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme ira en se renforçant. Ainsi de 2013 à aujourd’hui, 11 rapports dont 3 initiaux et 5 périodiques ont été soumis et notre pays coopère dans un esprit de partenariat et de transparence avec les détenteurs de mandats ».

Succession De Macky :Forces Et Faiblesses Des Probables Héritiers

http://www.walf-groupe.com Interdiction de discuter de la succession avant la fin de son mandat. Dissolution des mouvements de soutien. Arrêt des subventions aux structures… Tout y passe. Mais, rien n’y fait. La succession du chef est, de plus en plus, évoquée. Zoom sur les noms qui aimantent le plus les passions apéristes.

C’est à la mode. Des groupes WhatsApp, il s’en crée toutes les secondes. La sphère politique n’échappe pas à la règle. Interdits d’épiloguer, en public, sur la succession de leur leader, en tout cas, avant la fin de son mandat, les camarades du Président qui entame son second et – théoriquement – dernier mandat, se retranchent dans ces espaces fermés pour discuter, en privé et en relative sécurité, de ce que sera le futur de leur parti quand le Président Sall aura épuisé ses cartouches. D’ores et déjà, des noms y circulent. Focus sur les atouts et limites de ces prétendants à l’héritage dont les identités circulent sous le manteau.

Abdoulaye Daouda DIALLO

Il est ce que l’on pourrait appeler le pionnier. Un des rares membres de l’actuel attelage gouvernemental à avoir compagnonné avec Macky Sall quand ce dernier était devenu infréquentable, le maire de Bocké Dialloubé (nord du pays) avait tout lâché – ou sacrifié – pour tenter l’aventure de l’opposition. Secrétaire général de l’Ipres quand Macky se faisait débarquer du perchoir de l’Assemblée nationale, Diallo n’a pas hésité un seul instant à prendre la carte de l’Apr et contribuer à l’implantation de ses bases dans le nord. Naturellement, le bâton de Wade ne tarde pas à s’abattre sur sa tête. Réduit au rang de simple agent des Impôts et domaines, il est confiné dans un réduit sous une cage d’escalier où il subit, de la part de ses supérieurs dont un certain Amadou Bâ, Directeur général des Impôts et domaines, misères, brimades et humiliations. Elu à la magistrature suprême, c’est tout naturellement que Macky Sall fait appel à lui pour occuper le poste de ministre délégué au Budget. Son ascension dans le gouvernement ne surprend guère les connaisseurs de cette relation tissée dans l’épreuve.

Recevant des apéristes de Podor, alors que la guerre des tendances fait rage dans la formation marron-beige au niveau du département, le Président de l’Apr lui tresse des lauriers qui font pâlir de jalousie ses adversaires au sein du parti. «Ablaye (Abdoulaye Daouda Diallo, Ndlr), c’est mon Ablaye. Qu’il pleuve, vente ou neige, je sais que je peux compter sur sa fidélité», déclare- t-il à la Salle des banquets. Mais, cela suffit-il à en faire un successeur dans un parti où ses camarades ne vont pas lui faciliter la tâche ? Non.

D’une discrétion qui frise la timidité, il est décrit par beaucoup de ses camarades de parti comme quelqu’un qui «manque d’ambition », distant et lent à l’allumage, notamment dans la prise de décision. Son leadership a été fortement bousculé par un venu de la 25ème heure, Cheikh Oumar Anne. Il a fallu toute l’autorité de Macky Sall pour que l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur accepte de fumer le calumet de la paix avec lui. Qu’en sera-t-il quand le chef sera fragilisé par l’approche de la fin du mandat où son autorité va, inexorablement, s’étioler ? De l’autre côté, il lui est reproché un manque de volonté dans la promotion des cadres de son patelin. Hormis quelques modestes postes de sous-préfets ou d’adjoints au sous-préfet, résultat de son passage au ministère de l’Intérieur, c’est le grand désert. Ce qui fait de lui un géant aux pieds d’argile qui, au moment d’évaluer ses forces, ne pourra pas compter sur grand monde.

Aly Ngouille NDIAYE

Maire de Linguère depuis 2014, ville où il a détrôné un baron du régime défait, le ministre d’Etat Habib Sy, l’actuel ministre de l’Intérieur est crédité d’une base fidèle qui lui obéit au doigt et à l’oeil et avec laquelle il entretient une relation fusionnelle. Son passage à la banque lui a permis de se constituer un solide budget de guerre avec lequel il a conçu un réseau de mutuelles de crédit et d’épargne, une radio communautaire et d’autres instruments de promotion qui l’ont rapproché du bas peuple. S’y ajoute un franc-parler qui détonne et une proximité avec les médias qui fait qu’il ne rechigne pas les interviews, contrairement à une vieille habitude des ministres de l’Intérieur. Ce qui lui a, d’ailleurs, valu quelques ennuis quand, sur la 2s, il a fait part de sa volonté de faire en sorte que ses militants s’inscrivent massivement pour réélire son candidat. Toute vérité n’étant pas bonne à dire, sa sortie donna des munitions à une opposition foncièrement convaincue qu’une élection propre ne peut se tenir avec un ministre de l’Intérieur politique et, de surcroit, responsable du parti au pouvoir. Cette franchise faillit lui ôter des plumes et fut perçue comme un défaut dans le monde feutré et hypocrite de la politique où il vaut mieux avancer masqué, dire le contraire de ce que l’on pense si on est habité par une ambition de carrière.

Autre défaut qui pourrait s’inscrire à son passif, le fait que, quoique membre de Macky2012, Ndiaye n’en demeure pas moins qu’un rallié dont le mouvement de soutien ne s’est fondu dans l’Apr qu’à la faveur de l’élection de son chef.

Amadou BA 

Haut-fonctionnaire du cadre des Impôts et domaines, Amadou Bâ a blanchi sous le harnais des régies financières. Une carrière qui lui a permis de tisser un solide réseau de relations dans le monde de la finance, de l’associatif, du sport, du business et une bonne entrée dans les familles maraboutiques. Il est crédité d’une fortune colossale et de solides relais dans la sphère médiatique et dans le spectre économique où beaucoup de patrons rouleraient pour lui. Mais, également, une certaine proximité avec la Première Dame avec laquelle, il a mené, tambour battant et au pas de charge, campagne à Dakar pour la réélection de son époux. Tache noire pour l’ex-argentier de l’Etat, ils ne sont pas nombreux, hors de Dakar, à pouvoir mettre un nom sur son visage.

Mahammed Boun Abdallah DIONNE 

Entre lui et le président de la République, les relations dépassent le simple cadre professionnel pour déborder sur le terrain familial. Pour paraphraser Idrissa Seck, il n’y a pas place pour du papier à cigarette. Informaticien, ancien cadre de la Bceao, Dionne est un fidèle parmi les fidèles de Macky Sall dont il fut directeur de cabinet à la Primature et à l’Assemblée nationale, exécute, à la lettre, les ordres. Ce, sans reproche ni murmure. Bouclier utile, il a eu à jouer le rôle de paratonnerre pour le président de la République dans nombre de crises. Fidèle, discret et prêt aller au casse-pipe pour protéger son ami, l’ancien Premier ministre n’en traine pas moins certaines faiblesses dont le manque de charisme et une santé réputée fragile. Il revient d’ailleurs de Paris où il a séjourné, pour des raisons médicales, depuis le lendemain de la Présidentielle.

Mohamadou Makhtar CISSE 

Il jouit d’une respectable carte de visite. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire, il a fait ses classes à l’Ena d’où il est sorti comme inspecteur des douanes. Inspecteur général d’Etat et membre du cercle des intimes du président de la République avec qui il lui arrive de partager les repas, il a été, depuis l’élection de ce dernier, tour à tour, directeur général des douanes, ministre du Budget, Directeur de cabinet du président de la République avant d’être promu Directeur général de la Senelec où son passage est toujours chanté. Inspecteur général d’Etat, il a régulièrement démenti être intéressé par une ambition présidentielle. Sauf qu’il ne manque pas de Sénégalais pour douter de ce serment. Au cas où il changerait d’avis, il lui faudra se départir de ce vernis techno, sortir des frontières de la capitale et de son Dagana natal pour se forger une popularité hors des zones urbaines.

Aminata TOURE

C’est la seule femme du bataillon des successeurs potentiels. Mimi est une historique de l’Apr qui a plafonné dans l’exécutif avec sa nomination comme Premier ministre. Pour avoir été à l’avant-garde du combat pour la récupération des biens mal acquis, elle s’est forgée une réputation de dure à cuire. Nommée cheffe du gouvernement, elle se fixe pour objectif d’«accélérer la cadence ». Un slogan qui lui vaut une danse dédiée par l’humoriste Samba Sine alias Kouthia. Au 9ème étage du Building, elle affronte les dures réalités de la politique. Ses contempteurs lui reprochent d’avoir un agenda caché et de nourrir l’ambition de ravir le fauteuil du chef. Sa défaite aux locales sera du pain béni pour se défaire de cette forte tête qui, malgré tout, a purgé sa «peine» avec sa nomination comme Envoyée spéciale auprès du président de la République puis Présidente du Cese.

Un obstacle sociologique se dresse sur son chemin : les Sénégalais ne sont pas encore prêts à élire une femme.

Alioune Badara CISSE

Lui, c’est le rebelle du groupe. Membre fondateur de l’Apr, il partage, avec Abdoulaye Daouda Diallo, une inoxydable légitimité dans ce parti. Numéro deux, de facto, ses relations avec Macky Sall se détériorent au lendemain de sa défénestration du ministère des Affaires étrangères. Il pousse la distance jusqu’à porter la robe pour défendre Karim Wade dans son procès devant la Crei. Les médiateurs de l’ombre réussissent à rabibocher les positions. Nommé Médiateur de la République, certainement pour le dompter, ABC n’en garde pas pour autant la langue dans la bouche. Une attitude anti-conformiste dans l’histoire des médiateurs. Même s’il ne le dit pas, pour des raisons statutaires, c’est avec un intérêt certain qu’il observe la guerre larvée de succession. Si l’envie le démange, il pourra s’appuyer sur un réseau fortement implanté dans la diaspora : les «Abécédaires».

Limites à l’ascension du Maître : son statut de Médiateur qui le met, pour un temps encore, hors du champ de la politique. Nommé en 2015, pour un mandat non renouvelable de six ans, il retrouvera la plénitude de ses «droits» civiques en 2021. Aura-t-il suffisamment de temps pour tisser sa toile ?Ibrahima ANNE

Chef de l’opposition : Moustapha Diakhaté pointe du doigt « l’incohérence » de l’opposition

https://www.seneweb.com Le ministre-conseiller du président de la République, Moustapha Diakhaté, a qualifié l’acceptation de la désignation du chef de l’opposition comme une contradiction de la part des candidats malheureux à la dernière élection présidentielle.

Dans un post sur sa page Facebook, il fait savoir que « les résultats d’élection qualifiée de frauduleuse ne peuvent servir de base pour la désignation du chef de l’opposition sénégalais ».

Mieux, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar pense que « c’est de l’incohérence que d’accepter la désignation du chef de l’opposition sur la base des résultats d’un scrutin qualifié, par tous les candidats de cette même opposition, de mascarade électorale, de confiscation de la volonté populaire jusqu’à refuser de reconnaître la réélection du Président Macky Sall ».

Prenant l’exemple de Cheikh Anta Diop, Diakhaté de rappeler que ce dernier avait, en 1983, refusé d’occuper l’unique siège attribué au Rnd pour avoir considéré les Législatives comme frauduleuses.

Idrissa Seck, arrivé 2e à la présidentielle de février dernier, est pressenti pour être le chef de l’opposition selon beaucoup d’observateurs de la scène politique.

MA RÉPONSE À L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, EMMANUEL DESFOURNEAUX PAR MAMADOU DIOP DECROIX

Dans le FRN, figure en bonne place l’exigence de retour d’exil et la restitution des droits civils et politiques à Karim – Nous ne pouvons donc pas être dans des combines ou des manœuvres pour porter quelque tort que ce soit à ce dernier

Dans un long article publié sur les réseaux sociaux, je suis accusé de tous les pêchés d’Israël par un certain Monsieur Desfourneaux. Voici ma réaction initiale

Premièrement : Je ne connais pas Monsieur Desfourneaux. Je ne l’ai jamais rencontré et je présume que lui non plus ne me connaît pas.

Deuxièmement : Je ne discute avec personne d’une quelconque entrée dans un gouvernement, quelle qu’en soit la nature ou la forme. Cette question, qui n’est pas dans la plateforme du FRN, n’intéresse ni ne concerne notre parti.

Troisièmement : Monsieur Desfourneaux dit une contrevérité au sujet d’une prétendue audience avec Macky Sall à la veille de Biarritz. Il devrait indiquer à ses lecteurs à quelle date, à quelle heure et en quel lieu cette rencontre a eu lieu. Telles sont les précisions que je tenais à apporter à Monsieur Desfourneaux.

Maintenant quelques commentaires :

Premièrement : Il est clair que la situation du PDS nous désole parce que nous avons connu avec ce parti un long compagnonnage de luttes et de sacrifices bien avant l’alternance de 2000 et depuis lors, nos deux formations sont restés en alliance politique. A cet égard, nous aurions ardemment souhaité voir préservées dans ce parti, l’unité et la cohésion autour du Président Wade. Mais nous ne sommes pas du PDS et les situations qui y règnent ne regardent que ses membres au premier chef. Le Président Wade, avec qui nous cheminons depuis 30 ans sans discontinuer (sauf quand il entrait dans le gouvernement de Diouf), occupe une place particulière dans notre cœur et notre vécu politique, que rien ne saurait plus effacer. Nous avons aussi croisé dans le combat commun, de nombreux militants du PDS responsables ou non, pour qui nous avons du respect et de la considération quant à leur engagement, leur courage, leur fidélité et leur abnégation. Parmi eux, il y a Omar Sarr et Amadou Sall pour ne m’en tenir qu’à ceux qui sont cités par Monsieur Desfourneaux à qui je voudrai dire qu’à And-Jëf/Pads on ne nous choisit nos amis.

Deuxièmement : Rencontrer Macky Sall ne peut pas être en soi un crime, tout comme ne pas le rencontrer n’est pas en soi un quelconque acte d’héroïsme. Le tout dépend des circonstances et des raisons qui fondent la rencontre. Ensuite il n’y a pas pour nous, d’un côté, des princes en politique à qui revient le privilège de rencontrer qui ils veulent, y compris le Président de la République, quand ils veulent et où ils veulent et se faire applaudir et, de l’autre coté, des forçats qui, eux, doivent se tenir à carreaux sous peine d’être présentés comme des traitres.

Troisièmement : Sur l’entrée dans un gouvernement, je signale à Monsieur Desfourneaux qui ne doit pas le savoir qu’en 1993, lorsque le Président Diouf nous a sollicités pour entrer dans son gouvernement alors que, de l’autre côté, le PDS et son leader étaient dans la tourmente, nous avons décliné l’offre du Président Diouf et sommes partis apporter notre soutien au Président Wade et à son parti jusqu’à la prison où les deux dirigeants, Savané et Wade, ont fini par séjourner de février à Juillet 1994. Nous n’avions pas saisi l’occasion qui nous était offerte pour conforter notre position sur l’échiquier gouvernemental et contribuer éventuellement à la mise à mort d’une force politique dont la disparition aurait affecté pour une longue période historique la construction démocratique qui était en cours dans notre pays.

Je signalerai également à Monsieur Desfourneaux qu’en 1995, lors du 2ème passage du PDS au gouvernement de Diouf, son leader nous avait révélé avoir négocié 2 postes de ministre pour notre parti au cas où cela nous intéresserait. Nous avions alors décliné poliment mais fermement l’offre qui nous était ainsi faite. Cette ligne directrice continue d’être la nôtre. Pour And-Jëf/Pads, l’entrisme n’est pas une option. Les partis sont créés pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Même si, de nos jours la modalité front ou coalition est la figure dominante, nous mettons l’accent sur la repossession de nos immenses ressources pour un développent inclusif de notre nation multi ethnique, multiconfessionnelle et multi confrérique. Nous ne pouvons donc pas nous mettre à courir derrière des strapontins, des postes et des privilèges. Ce que nous voulons par contre fortement, c’est le retour à des règles consensuelles de dévolution démocratique et pacifique du pouvoir dans notre pays. C’est cela l’exigence vitale de l’heure. Bien sûr si nous échouons dans cet exercice, ce ne seront pas les autres qui iront tordre le bras au pouvoir mais ce sont les mêmes qui se retrouveront de nouveau dans la rue pour braver encore la prison et les violences. Ceux qui sont armés de la souris et du clavier, ergonomiquement bien installés pour commenter l’actualité et les rumeurs, sont certes utiles à l’armée mais ce sont les soldats du front qui font la différence. Nous, nous sommes des soldats du front.

Je termine en rappelant à monsieur Desfourneaux que dans la plateforme du Frn figure en bonne place l’exigence de retour d’exil et la restitution des droits civils et politiques à Karim Meïssa Wade. Nous ne pouvons donc pas être dans des combines ou des manœuvres pour porter quelque tort que ce soit à ce dernier.Merci de nous laisser travailler.

L’article de notre éditorialiste, Emmanuel Desfourneaux auquel réagit Mamadou Diop Decroix, est à retrouver ici https://www.seneplus.com

INONDATIONS RÉCURRENTES : COMPTES ET MÉCOMPTES DU PLAN DÉCENNAL

NETTALI.COM – La récurrence du phénomène des inondations pose le débat sur l’efficacité du Plan décennal lancé en grande pompe en 2012, avec plusieurs milliards F Cfa engloutis dans les eaux.  Pour l’ex-Pm Abdoul Mbaye, ledit plan est au point mort.

Au lendemain de son accession à la magistrature suprême, Macky Sall avait fait adopter en septembre 2012 un « Plan décennal de lutte contre les inondations », financé à hauteur de 767 milliards de francs CFA. Il prévoyait la construction de réseaux de canalisations supplémentaires, de pompes à eau, de bassins de rétention et de dispositifs de drainage et d’infiltration. Si de nombreux progrès ont été réalisés depuis lors, il reste du chemin à parcourir, car les contrecoups néfastes des dernières pluies enregistrées montrent que des régions comme Dakar, Kaolack, ou encore St-Louis souffrent toujours le martyre des inondations.

Invité du Jury du Dimanche le 1er septembre passé, l’alors Premier ministre Abdoul Mbaye a regretté l’absence d’ « une préparation, une anticipation sur les problèmes que nous vivons aujourd’hui, qui sont les problèmes extrêmement graves d’inondations ».

« 2012 est arrivé. Toute suite nous avons pris toutes les mesures qu’il fallait. Dès septembre 2012, nous avions mis en œuvre, présenter au président de la République, fait adopter,  un plan décennal de lutte contre les inondations. Toute de suite après, en 2012-2013, nous avions engagé toute une série de mesures visant à lutter contre les inondations », rappelle-t-il le succès supposé engrangé sous sa primature.

Il souligne « qu’en moins de six mois », qu’ils avaient résolu « toute une série de problèmes majeurs ». D’autant plus que la lutte contre les inondations « supposait une logique keynésienne » avec des « investissements importants à haute intensité de main d’œuvre pour la relance de l’économique sénégalaise ».

Abdoul Mbaye de mentionner que dans son ouvrage sur son séjour à la Primature, il est souligné que le plus grand nombre de conseils interministériels ont été consacrés aux inondations. Dans ce livre, il est relevé que les inondations autour de Philippe Maguliène, sous le Pont de L’Emergence, dans la zone de la  Foire, et à Grand-Yoff ont été endiguées en moins d’une année.

« Nous aurions pu résorber beaucoup d’autres cas. Ce qu’il faut constater, c’est qu’à partir de 2013, tout a été abandonné. Vous avez entendu parler du plan décennal de lutte contre les inondations depuis 2013 ? », interroge-t-il Mamadou Ibra Kane.  « C’est terminé ! On ne s’en occupe plus et on ne se prépare quasiment plus à lutter contre les inondations », déduit l’ex-Pm.

Cette année, devant l’ampleur des dégâts causés par le phénomène, le chef de l’Etat a, le 4 septembre passé en Conseil des ministres, demandé « au Gouvernement, à l’administration territoriale et aux autorités locales de se mobiliser en permanence aux côtés des populations pour leur apporter l’assistance logistique et sociale requise ».Est-ce à dire que tout baigne dans une atmosphère de pilotage à vue ?

Me Moussa Diop tape du point sur la table:«Sonko a quelque part raison,à chaque fois que le président est absent du pays,ses défenseurs se font rare…L’un de mes objectifs dans Macky2012 est de faire face dans les idées à ces opposants »

https://www.dakaractu.com À peine élu coordonnateur de la coalition « Macky 2012 » , Maître Moussa Diop dégage sa feuille de route et prévient « une certaine opposition ». Le président du parti Alternative Générationnelle déclare que l’un de ses principaux objectifs est de faire face avec les idées à ces opposants qui n’ont pour mission que de raconter des contre-vérités sur la gestion du pays par l’actuel régime.
Le patron de la société Dakar dem dikk n’a pas aussi été tendre avec certains alliés du president de la République qu’il accuse d’être dans la communication défensive. « À chaque fois que le président de la République est absent du territoire, ses defenseurs se font rare », fulmine-t-il.
Dans un autre registre, le tout nouveau coordonnateur de « Macky 2012 » invite le chef de l’Etat à être beaucoup plus attentif envers la coalition…

IDIOVISUEL–AU PAYS DES ARRANGEMENTS !

NETTALI.COM – Les hommes politiques n’ont même pas fini de pleurer le dernier des mohicans, Dansokho qu’ils ont repris leur jeu favori, l’adversité sur fond de querelles. C’est en effet l’effervescence en ce moment sur le terrain politique sénégalais. Et ce ne sont pas les journalistes qui vont s’en plaindre, friands qu’ils sont de joutes verbales. Même le dialogue national dont on a si souvent chanté les vertus, se fait sur fond de querelles.

Barth le sniper pro qui décoche ses flèches contre le parti Rewmi. C’est ce que la plupart des titres a relaté ces jours derniers. Il reproche à Idrissa Seck, son comportement aphone depuis un certain temps sur la gestion des affaires publiques, avec à la clef, le bénéfice du statut de chef de l’opposition agrémenté d’un pactole de 2 milliards. La révélation sur le projet d’accorder ce montant est signée Mamadou Lamine Diallo. Un statut au chef de l’opposition, cela a été bel et bien voté lors du référendum. Lui accorder un budget, pourquoi pas ? Mais quel va être au juste le contenu de sa mission ? Il y a en effet une nécessité à bien y réfléchir de manière à allouer des ressources en conséquence. L’allocation ne devrait en aucun cas être un moyen de ferrer de l’opposant ou le réduire au silence. Ce projet devrait en réalité être étendu au financement des partis politiques qui le méritent. Il permettrait du coup d’épurer le champ politique des partis sans envergure ? Ce serait en effet une aubaine pour la démocratie sénégalaise.

Ass Babacar Guèye du parti Rewmi précisera que dans le cadre du dialogue national, ce point relatif au statut du chef de l’opposition n’étant pas encore abordé, il ne voit pas comment il peut être négocié en douceur. Réponse du berger à la bergère, les jeunes de Rewmi ont apporté la riposte au partisan de Khalifa Sall. Barthélémy aura beau chercher à préciser sa pensée, question de tempérer ses propos, le mal est déjà fait.

Pendant ce temps, au Pur, le parti dahira au socle religieux bien profond, avec comme guide moral, Serigne Moustapha Sy, c’est une croisade contre Issa Sall qui est menée. On trouve subitement des défauts au candidat du parti lors de la présidentielle passée. Le différend était latent.

Le Parti démocratique sénégalais n’échappe pas à l’opposition interne. Le vent de la restructuration a soufflé. On réfute à la seule constante d’hier, de vouloir opérer des changements. Mais Me Wade n’en a cure, il a effectué un grand chamboulement dans les instances du parti et des ténors tels El Hadji Amadou Sall, Babacar Gaye et Oumar sont nommés à des postes de moindre importance. L’on a fini de conclure que c’est en faveur des karimistes. Au Pds, on s’étripe. La communication entre en scène. Oumar Sarr en prend pour son grade. C’est une attaque à l’arme lourde qu’a déclenchée Tafsir Thioye, lors d’une récente sortie à « Faram facce » sur la TFM. C’est à peine si le nouveau porte-parole du Pds n’a pas traité Oumar Sarr de traître pour avoir révélé sur la place publique, la teneur de conversations avec Karim Wade ; pour avoir négocié sur le dos du parti ; et surtout pour avoir participé au dialogue national, malgré l’opposition du PDS. Dans le même temps, Oumar Sarr, El Hadji Amadou Sall et Mamdou Diop Decroix sont accusés d’avoir été discrètement reçus par le Président Sall. Decroix aura beau démentir, le doute s’est installé dans certains esprits. Un journal de la place a annoncé Karim Wade qu’on a annoncé au Rwanda. Tafsir Thioye a relayé un démenti du concerné. C’est bien la guerre des tranchées au PDS.

Ousmane Sonko l’électron libre, fidèle à son fond de commerce – les révélations explosives pour occuper le devant de la scène – en a fait une récente. Les mines de fer de la Falémé auraient déjà été filées aux Turcs. Il est immédiatement accusé de faire diversion sur l’histoire des 94 milliards pour laquelle il est accusé d’avoir dit des contrevérités et de vouloir allumer un contre-feu afin d’éviter le sujet. Me El Hadji diouf le suit à la trace et l’accule sur tous les plateaux télés, tout bon client des médias qu’il est.

Dans le même temps, Macky Sall, considéré comme le maître du jeu actuel, semble toujours se chercher dans cette quête d’efficacité de son gouvernement surtout en ces périodes de fast track. Il a improvisé un séminaire dans ce sens. La machine ne serait pas suffisamment huilée. Tenes, le fast track, parlons-en. Dans le cas du TER, c’est plutôt le low track. Le Ter est toujours à terre au lieu d’être sur les rails, sauf peut-être la nuit. Mountaga Sy nous a expliqué en des termes idylliques à « Jakarloo » de la TFM, ce vendredi 6 septembre, que les délais ont été respectés. Les Sénégalais sont alors sourds et n’ont certainement pas compris ses explications notamment sur la notion de jalons. De juin 2019, date initialement fixée pour le démarrage des activités, l’on est passé à novembre 2019. Le hic, c’est que les futurs usagers ont surtout envie d’entendre une date claire de démarrage du transport des passagers plutôt que des « batteries de tests », de « portions électriques » ou autres. La communication est soit claire ou pas ! Sur les chiffres avancés quant au coût du TER, il a annoncé 678 milliards, alors que d’autres font état d’un peu plus de 1000 milliards. Toujours sur la question des coûts (500 trains pour 2000 milliards pour l’Afrique du Sud contre 15 trains pour le Sénégal pour 678 Milliards chiffres officiels), lorsqu’a été évoqué un projet similaire par le même constructeur au bénéfice des sud-africains, il a convoqué des raisons historiques différentes. Lesquelles ? Vivement en tout cas que le TER commence à rouler et tienne ses promesses de durée de 7 minutes entre Pikine et Dakar, selon les termes de Mountaga Sy. Y’en a quand même marre du péage qui est souvent bien plus bouché que la route gratuite.

De détention, il en a été beaucoup question, ces dernières semaines. Les amis de Taïb Socé se cherchent dans un second round de téléthon, n’ayant pas encore réussi à rassembler le montant demandé pour lever sa contrainte par corps. Le téléthon a lieu à la Sen TV et non sur la télé du groupe où Taïb est employé, c’est à dire la TFM. Les célébrités commencent à sortir des bois. On signale enfin sur les réseaux sociaux que Birane Ndour aurait mis la main à la pâte. Le très médiatisé Bouba Ndour aussi.

Oserions-nous quitter l’univers carcéral sans aborder la question des conditions de détention dans les prisons sénégalaises. La mort de deux prisonniers par électrocution a défrayé la chronique, ces derniers temps. Pour une grande première, des manifestations ont eu lieu en faveur de meilleures conditions. Grande a été la surprise de découvrir, à la stupéfaction générale que la nouvelle prison de Sébikotane n’aura qu’une capacité de 400 places. Une sorte de goutte d’eau dans la mer face à la surpopulation carcérale de la seule prison de Rebeuss qui loge plus de 2000 personnes. Ce qui est loin de régler un quelconque problème.  Cela repose la question des mandats de dépôt systématiques, d’une réforme judiciaire qui introduirait le juge des libertés dans le système judiciaire sénégalais et bien d’autres mesures.

Comment occulter le débat sur la laïcité, alors que sont exclues d’une école privée catholique, des filles parce qu’elles sont voilées. L’on s’attendait en réalité à ce que la question du voile soit soulevée en France, pays où le débat refait sans cesse surface. La France, cette terre à tradition chrétienne où l’Islam semble faire peur à bon nombre de gens, lorsqu’ils ne sont lui sont tout simplement pas hostiles. Un tel débat, on ne l’attendait vraiment pas au Sénégal ! Beaucoup y ont d’ailleurs vu une forme d’intolérance nouvelle, là où d’autres trouvent une seule solution, celle pour ces filles de quitter l’école. Mais d’aucuns plus avertis peut-être, y voient des forces tapies dans l’ombre qui cherchent à allumer une mèche dans un contexte de découverte de pétrole, de zircon, de fer, de gaz, etc au Sénégal. Simple vue de l’esprit ou information recoupée ? Bouba Ndour qui a effleuré le sujet à “Jakarloo” de vendredi, pourrait en dire plus car il doit certainement être dans les secrets. Mais en attendant, laissons au ministère de l’Education nationale, le soin de trancher la question.

Sur le terrain sportif, le football et le basket, sports les plus pris au sérieux au Sénégal, les déconvenues s’accumulent. En effet, lors de cette dernière coupe du monde de football, les Lions sont éliminés au 1er tour ; en coupe d’Afrique des Nations de Football, ils ont perdu la coupe de justesse. Ce n’est pas en effet le Pérou, le sport sénégalais par les temps qui courent. Les campagnes se suivent et se ressemblent. Toujours la même ritournelle : remises de drapeau, discours pour galvaniser les Lions, annonce des moyens mis à la disposition de la préparation, du séjour, mais toujours l’élimination au bout du compte. Si nos équipes avaient le mental et une détermination suffisantes, ça se saurait.

L’expérience nous montre à chaque campagne, les limites des équipes sénégalaises. Ces dernières manquent d’adresse lorsqu’il s’agit de tirs aux buts et en général de balle arrêtées. C’est en effet la troisième fois d’affilée que les U 20 du football sont battus aux tirs aux buts dans des compétitions internationales. Sur le plan du jeu au foot, jamais de liant entre le milieu et l’attaque. Sur le basket qui est bien plus récent, l’on a noté cette défaite des Lionnes imputable à un manque de sérénité, face à des adversaires, qui au regard de la prestation livrée, n’était pas supérieure. Mais qu’est-ce qu’elle était perméable la défense des Lionnes ! La participation des Lions du Basket à la Coupe du monde, elle, a été des plus calamiteuses. Se faire éliminer en autant de matches par autant de défaites, il y a de quoi rentrer la tête baissée. Dans cette participation, l’on ne pouvait raisonnablement pas s’attendre à des miracles au regard des conditions de préparation désastreuses pointées du doigt par Maurice Ndour, capitaine des Lions qui a révélé toute l’indigence de l’équipe. L’entraineur Adidas, viré comme un malpropre à près d’un mois du mondial, cela laissait entrevoir l’hécatombe. Que pouvait faire Moustapha Gaye en si peu de temps ?

Des situations et des expériences pour le moins ubuesques qui amènent d’ailleurs à se demander si nos coachs ont réellement le niveau mondial pour pouvoir prétendre aller loin dans ces compétitions. Il est peut-être temps de changer de paradigme. Plutôt que de gérer des campagnes, ne devrions-nous pas mener des politiques sportives en passant par la petite catégorie, à une politique d’infrastructures appropriées et à de la formation dans le long terme. Sinon, c’est l’argent du contribuable qui continuera à être inutilement dilapidé dans des primes point méritées, dans de l’hébergement dans des hôtels de luxe et l’achat de billets d’avion.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Questekki 163 du mardi 10 septembre 2019

Dossier Ressources naturelles : Dialogue politique ou deals politiques : Qui va signer le protocole Petrogaz ?

Les dialogues politiques de Macky Sall, chef de BBY, sont destinés à entériner des deals politiques scellés en amont. Ce sont des mises en scène dont le protocole est soigneusement étudié. Un  ministre d’Etat de Maître Wade converti à la religion du Dialogue  a expliqué le sens du dialogue national de 2016. Celui de 2019 obéît à la même logique. Cette fois-ci, c’est plus compliqué. Macky Sall a trois deals qu’il veut mener.

  1. Amener le PDS au dialogue national en échange,  amnistier Karim Wade et au passage tous les brigands de son régime. Malheureusement Karim n’est pas intéressé.
  2. Amener les Khalifistes au dialogue national, en échange gracier Khalifa Sall. Cela coince parce que ce dernier ne veut pas d’un protocole de Grand Yoff.
  3. Amener Idrissa Seck au dialogue en échange du poste juteux du Chef de l’Opposition à deux milliards. Pas un compte d’avance style Ville de Dakar,  mais de vrais fonds politiques comme ceux du PR, chef de la dite majorité, toute proportion gardée évidemment lorsqu’on vous a attribué 20% de suffrages à la présidentielle parrainée et contestée par tous. Certains dirigeants de la Coalition Idy 2019 ne sont pas mécontents. Deux milliards, c’est 20% de fonds politiques portés à 10 milliards. Macky garde ses huit.

Tout cela pourquoi ? Souvenez-vous que Macky a promis de réduire l’Opposition composée de nullards à sa plus simple expression. En fait, l’arrivée du gaz l’a amené à vouloir étouffer la démocratie sénégalaise pour imposer la dynastie FayeSall, l’émirat gazier. Ce  processus de captation de l’Etat est bien connu en économie après les travaux de Stigler. On l’a vu fonctionner au Gabon.

Il y a eu dit-on dans l’imaginaire de la classe politique le protocole de Rebeuss, puis celui du Qatar. Y aura-t-il le protocole du Pétrogaz ? L’honnêteté intellectuelle demande de rendre à César ce qui lui appartient. C’est bien Idrissa Seck après la manifestation de Mankoo  Wattu Sénégal en 2016 qui a le premier avancé l’idée du Cos Petrogaz.  Macky Sall a sans doute interprété à sa façon cette idée : le Protocole Petrogaz pour hypnotiser l’opposition, étouffer le scandale du gaz de Franck Timis- Aliou Sall et kidnapper les locales et les législatives. Il n’y a rien de démocratique dans l’affaire du chef de l’Opposition. C’est une question de gros sous au moment où le peuple trinque sous les eaux et la hausse des prix.

Dossier nouveau : 307 milliards pour des véhicules, de qui se moque t-on ?

Macky Sall a commencé son ajustement structurel sous la dictée du FMI. Il a un avantage par rapport au Président Diouf des années 80. Il a encore accès aux marchés financiers de l’UEMOA et avec le gaz, à ceux de l’international. Cela lui permet de retarder l’échéance fatidique, l’alignement du taux de change réel dans l’économie par la baisse du coût du travail.

En soi c’est un échec de sa politique vertueuse et sobre de 2012 puisqu’il déplore les dépenses excessives en téléphone et en achat de véhicules, 307 milliards de l’Etat APR. C’est l’équivalent de 307 limousines présidentielles, ou encore 10.000 véhicules type député, je n’y crois pas. Où sont ces véhicules ? L’achat des véhicules est logé dans les dépenses non réparties gérées par le ministère des finances. Une inspection de ces achats par l’Inspection Générale des Finances s’impose.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

SADAGA DIT SES QUATRE VÉRITÉS / « Se positionner à pareil moment pour succéder à Macky Sall est inélégant, irrespectueux et ridicule… Sonko a bien dit qu’il ne veut plus aller à la Mecque… Certains ministres devraient… »

https://www.dakaractu.com Dans le cadre de ses actions de solidarité, l’honorable député Abdou Lahad Seck Sadaga a, une fois de plus, mis la main à la poche pour acheter des bœufs. Et comme l’année dernière, le leader politique a offert de la viande aux populations de Guédé et de Bakhiya pour les aider à passer une bonne fête de tamkharite. Un geste hautement salué par les bénéficiaires qui ont regretté que beaucoup de politiciens choisissent de disparaitre et de changer de  numéro de téléphone quand il n’y a aucune perspective politique en vue.

Sadaga saisira aussi l’occasion pour dénoncer cette guerre de positionnement  derrière le Président Macky Sall qui prend forme au sein de l’Apr et qui, selon lui, traduit  »une hypocrisie et un égoïsme béat qui habitent beaucoup de leaders politiques de ce parti et de la coalition. » Pour lui,  » se positionner pour la succession du Président Macky Sall alors que ce dernier n’est élu que depuis moins d’un an est irrespectueux et ridicule  ». À son avis,  » tout le monde devrait cogiter pour savoir comment apporter son concours au Chef de l’État afin de l’aider à réaliser l’ensemble de ses ambitions pour le Sénégal. »  Il demandera à son mentor de distinguer ceux qui sont encore avec lui de ceux qui pensent déjà à son départ et à le remplacer.

L’honorable député Abdou Lahad Seck Sadaga de jeter par ailleurs, de grosses pierres dans le jardin de quelques ministres qui n’accordent aucun respect aux leaders locaux de Touba.  » Je ne plais pas à beaucoup de ministres. C’est parce que je suis Mackyste et rien d’autre. Ils sont nombreux ces ministres qui travaillent pour leur propre compte. Et c’est l’occasion pour moi de saluer la fidélité du ministre Dame Diop. Je pense que le seul objectif d’un ministre devrait être celui de mériter la confiance portée sur lui . On ne les voit pas et on ne les entend pas défendre le bilan du Président face à ses détracteurs ou mettre en exergue son bilan. »

Pour conclure son entretien avec Dakaractu, Sadaga s’attaquera à Ousmane Sonko qui aligne, selon lui, des contrevérités depuis qu’il a été éjecté de l’administration Sénégalaise pour fautes graves.  »En plus de ne raconter  que des bobards, Sonko s’est mis désormais à insulter les populations de la Mecque allant jusqu’à dire qu’il ne veut plus s’y rendre. Pour moi, c’est grave et un bon croyant n’a pas le droit de dire une telle énormité. »

Il ne manquera pas de saluer  » la solidarité agissante ‘ de la première dame à l’endroit des populations démunies du pays.

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