Rp du Vendredi 06 Septembre 2019

Unes de la presse du Vendredi 06 Septembre 2019
Unes de la presse du Vendredi 06 Septembre 2019

Début du séminaire gouvernemental au Palais de la République

https://www.pressafrik.com Comme annoncé par le président Macky Sall, un séminaire gouvernemental se tient vendredi et samedi au palais de la République « sur des thématiques stratégiques », deux jours après le premier Conseil des ministres de la rentrée.

Mercredi en Conseil des ministres, le chef de l’Etat a annoncé la tenue d’un séminaire gouvernemental les 6 et 7 septembre 2019, sur des thématiques stratégiques (accélération de la mise en œuvre de la phase II du PSE, réformes institutionnelles et administratives, gestion budgétaire, rationalisation de la dépense publique, etc.).Salif SAKHANOKHO

Macky Sall «kidnappe» ses ministres pour 2 jours

http://actunet.net/ Après plusieurs semaines d’absence du territoire national, le chef de l’État veut reprendre la main en remettant ses ministres au travail dans un contexte social lourd où les inquiétudes sur la capacité du gouvernement à finaliser les grands projets du Pse 2 s’entrechoquent avec les pénibilités diverses qui frappent les populations dans leur vécu quotidien comme sur les routes.

Après plusieurs semaines de vacances, la plupart hors du territoire national, les ministres du premier gouvernement formé après l’élection présidentielle du 24 février dernier vont entrer dans le vif des projets et programmes énoncés par le président de la République avant et après le scrutin présidentiel.

Après le conseil des ministres de la rentrée, le Président Macky Sall préside ce vendredi et samedi un séminaire gouvernemental dont l’objectif est de «renforcer l’activité gouvernementale», indique le communiqué du conseil des ministres de mercredi. Ce conclave de deux jours sera axé sur des «thématiques stratégiques» dont «l’accélération de la mise en œuvre de la phase II du Pse, la gestion budgétaire, la rationalisation de la dépense publique».

En «kidnappant» ses ministres durant deux jours, le président de la République viserait plusieurs objectifs.

En premier lieu, rassurer les Sénégalais sur l’omniprésence de la continuité des activités gouvernementales dans un contexte marqué par la survenue d’un nombre incalculables de drames ayant frappé beaucoup de nos compatriotes. À cet égard, bien des secteurs de l’opinion se sont émus de l’absence prolongée des membres du gouvernement quand ces situations dramatiques sont survenues. Notamment, il semble que le ministre de la Justice ait été prié d’écourter ses «vacances» lorsque deux détenus sont morts à la prison centrale de Rebeuss dans des circonstances non élucidées par une enquête indépendante.

Il se trouve également qu’une bonne partie de l’opinion, en particulier sur les réseaux sociaux, n’a pas compris que le chef de l’État lui-même n’ait pas jugé utile de revenir à Dakar au moment où se tenaient les sommets du G7 à Biarritz (France) et le Ticad (au Japon), alors qu’un chaos plus ou moins relatif s’installait dans le pays. En fin de compte, la question s’est posée : où est passé le capitaine du navire Sénégal ?

Rassurer les citoyens

Le séminaire gouvernemental qui démarre ce matin est aussi l’occasion pour le pouvoir de (re)fixer le cadre stratégique dans lequel vont s’inscrire les grands projets et programmes constituant la phase II du Plan Sénégal Émergent. À ce propos, un grand courant d’inquiétude s’est installé en rapport avec la disponibilité des moyens énormes que requièrent le lancement et l’achèvement des travaux d’envergure.

Le train express régional (Ter) est quelque peu l’emblème de cette situation difficile qui a vu ses chantiers contraints à l’arrêt pendant plusieurs semaines. Mais sur le terrain, comme à la ZAC de Mbao, le retour des ouvriers et l’activité soutenue de plusieurs dizaines de gros engins dans un grand brouhaha laissent espérer que le projet d’infrastructure s’est replacé sur de bons…rails. L’arrêt des travaux du Ter et le non-paiement de plusieurs dizaines de milliards de Cfa dus aux entreprises du Btp comme de plusieurs autres projets ont été imputés à de fortes tensions budgétaires auxquelles le gouvernement ne trouvait pas de solutions immédiates.

Entre dans ce cadre, l’annonce de mesures dites de rationalisation de la dépense publique, notamment dans la gestion des crédits téléphoniques aux fonctionnaires de l’administration, diversement appréciées. Par exemple, est-il décent d’allouer 300.000 Cfa de crédit téléphonique mobile à des hauts fonctionnaires disposant déjà d’assez de privilèges ?

Discours de cadrage sur la succession ?

Le sujet ne figure pas (bien naturellement !) dans l’énoncé des «thématiques stratégiques» figurant dans le communiqué du conseil des ministres. Mais le Président Macky Sall pourrait aborder la question de sa succession en rapport avec la course aux positionnements dénoncée cette semaine par un de ses proches, en l’occurrence Maodo Malick Mbaye.

Lors d’un point de presse cette semaine, le directeur général de l’Agence nationale de la Maison des outils (Anamo) avait accusé des pontes du régime d’avoir abandonné le terrain politique et médiatique pour se consacrer à leur campagne de mise en orbite en direction de 2024. Sa sortie a coïncidé avec le retour de voyage du chef de l’État… Préparait-il le terrain et les esprits à un discours présidentiel  de cadrage sur une question pleine d’incertitudes et dangereuse pour la survie du pouvoir ?

Suppression du Poste de Premier ministre : un Gouvernement sans gouvernail

https://www.pressafrik.com Le gouvernement n’existe plus, il est fictif. Le Conseil des ministres doit être rebaptisé Conseil du cabinet et le Sg du Gouvernement. Le dernier Conseil des ministres du mercredi 04 septembre a été marqué par une importante communication du président de la Ré- publique sur les inondations, la recrudescence des accidents de la route, la prochaine rentrée scolaire, etc. Bref, le Président Macky Sall est monté directement au créneau pour prendre en charge d’une manière particulière les préoccupations des Sénégalais. Pour certains, il est clair que les nombreux dysfonctionnements notés à l’occasion de la Tabaski, les inondations, la recrudescence des accidents et, surtout, le fait de nommer récemment le ministre en charge du Pse Dr Cheikh Kanté pour le monitoring du suivi des accords signés avec les centrales syndicales, dénotent d’un gouvernement qui cherche en vain son chef. Un gouvernement sans gouvernail pourrait-on dire depuis la suppression du poste de Premier ministre. D’ailleurs, on indique que depuis le départ de Boun Abdoulah Dione, il y a trop de confusions dans les symboles de la République. Le gouvernement supprimé, le Conseil des ministres doit être rebaptisé Conseil de cabinet, et le secrétaire général du gouvernement appelé « secrétaire du Conseil de cabinet ». Du fast-track, on tombe dans le fast-ralenti.

« Depuis combien de temps vous n’avez pas entendu la tenue de conseils interministériels sur de grandes questions ? Ces rencontres  étaient  organisées  par  le  Premier ministre Mahammad Dionne, mais depuis qu’il est parti, il y a un vide institutionnel.

Le chef de l’Etat s’est rendu compte de son erreur puisqu’il est maintenant obligé de s’ex- poser. Du fast-track, on est au fast-ralenti » indique un haut cadre de l’administration sous l’anonymat. « Certains  ministres  ne voient le chef de l’Etat que lors du Conseil des ministres. Ces ministres sont laissés dans le désarroi le plus total. Cela ne garantit pas une certaine forme d’efficacité parce que sachant  qu’ils  n’ont  pas  une  tutelle  directe comme ce fut le cas lorsqu’il y avait  Premier ministre qui pouvait les réajuster, les inter- peller à tout moment sur un certain nombre de situations avant de trancher. Maintenant il faut remonter jusqu’au chef de l’Etat. C’estcompliqué. Ce fut une erreur catastrophique d’avoir supprimé le poste de  Premier ministre. C’est comme si on a un gouvernement sans gouvernail» dit-il.
D’ailleurs notre interlocuteur, dans la même foulée, apprécie la nomination du ministre en charge du PSE comme chargé du monitoring avec les centrales syndicales. Un vide qu’il fallait combler rapidement, dit-il. Cependant est-ce que les rigueurs protocolaires ne pourraient pas empêcher le Dr Cheikh Kanté de s’ac- quitter de sa nouvelle mission ? « Cheikh Kanté est dans le rang protocolaire, mais il n’est pas dans ce qu’il convient d’appeler le gouvernement parce que la notion de gouvernement, dès lors qu’il n’y a plus de Premier ministre, n’existe pas. C’est vrai qu’il y a  une  hiérarchie  au  niveau  des ministres, parce qu’il n’y a pas de ministres ayant un portefeuille d’Etat. Tous les ministres d’Etat qui le sont, sont rattachés au Cabinet. Il n’y a pas de département ministériel géré par un ministre d’Etat à l’exception de l’ancien Premier ministre Mahammad Dionne. Main- tenant le président de la République est le seul à diriger l’activité gouvernementale. A ce titre, il peut déléguer à chacun de ses ministres une activité qui, auparavant, relevait des compétences du Premier ministre. Mais cela ne veut pas dire qu’il y a une relation d’autorité entre celui à qui il a délégué et les autres  membres  du  gouvernement  » explique notre interlocuteur.

Le cas Jean Collin

Le haut fonctionnaire appréciant les contours de la suppression du poste de Premier ministre de noter : « Il y a eu par le passé la suppression du poste de Premier ministres. Le Bureau organisation et méthode avait anticipé un peu les conséquences de la suppression du poste de Premier ministre. Pour deux raisons. Le président de la République  voulait  supprimer  cette  espèce  de conflit de compétences, de leadership qu’il y avait entre les différents ministres qui pouvaient être des prétendants à la fonction de président de la République, d’une part. D’autre part aussi, ce qui  avait surtout motivé cela, c’était la présence de  Jean Collin qui était d’une importance telle qu’on ne pouvait pas en  faire un Premier ministre pour des raisons qu’on pouvait comprendre. D’ailleurs on  dit  qu’à  l’époque,  feu  Abdou  Lakhat Mbacké, khalife général des Mourides, avait dit au président Diouf que Jean Collin était le meilleur choix parce que c’est quelqu’un qui ne prétendra jamais à diriger le pays. En faisant d’un ministre tout puissant secrétaire général  de  la  Présidence,  il  assumait  les mêmes  fonctions  qu’un  Premier  ministre. Reste à savoir maintenant si ce niveau de compétences  dévolu  à  Jean  Collin  le  sera pour le futur ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République. On peut quitter le poste de Premier ministre et à travers un soutien institutionnel très puissant du président de la République, occuper un poste de ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République et avoir le  même  pouvoir  qu’un  Premier  ministre. C’est-à-dire que ce serait un prolongement de la fonction de Premier ministre, mais sous les habits d’un secrétaire général de la Présidence de la République ». Dysfonctionnements dus à l’absence du Pm « Certes les dysfonctionnements peuvent s’expliquer par l’absence prolongée de l’ancien Premier ministre.  Mais on peut valable- ment se demander s’il y a une volonté du chef de l’Etat de donner au ministre d’Etat, Sg  de  la  Présidence,  tous  les  pouvoirs  à l’image de Jean Collin sous Diouf. Je te donne juste un exemple. En matière de remanie- ment ministériel, le président Abdou Diouf choisissait juste les portefeuilles régaliens ; le reste c’est le ministre d’Etat qui faisait son choix. Donc c’est pour vous dire qu’au niveau de la compétence et de l’intervention, tout dépend  de  la  confiance  que  le  président donne à son ministre Secrétaire d’Etat à la Présidence.  Est-ce  qu’il  en  sera  ainsi  ?  Je crois que Mahammad Dionne n’a pas encore évolué ou pris fonction de manière formelle à  cause malheureusement  de  sa maladie. Mais si le président de la République lui avait donné  les  mêmes  attributions,  pouvoirs d’exécution  et  d’autorité  que  Jean  Collin avait, il serait un autre Premier ministre intégrant tout simplement la fonction de secrétaire  général  de  la  Présidence  de  la République  » précise notre interlocuteur ayant eu à servir à la Présidence en qualité de haut fonctionnaire.

La notion de gouvernement n’existe plus de manière formelle 

« Fonctionnement du gouvernement après la suppression du poste de premier ministre. J’ai le sentiment, pour être honnête, qu’il y a une  espèce  de  stagnation  du  fait  que  les rôles ne sont pas suffisamment déterminés. C’est un sentiment qu’on a parce que quand le président est absent, on ne sait pas véritablement qui est le patron de la maison. Et cela peut être à la limite en contradiction avec la mode fast-track. On tombe dans la mode fast-ralenti » souligne notre interlocuteur. Ce dernier, très à cheval sur les concepts de la République, décrie une sorte de confusion régnante depuis la suppression du poste de Premier ministre. « La notion de gouvernement n’existe plus de manière formelle. Par exemple, dés fois, quand le président  de  la  Réplique  dit en  conseil des ministres que ‘’j’ai demandé au Gouvernement’’. La question qui de- vait s’imposer c’est ‘’de quel gouvernement?  A  qui  vous  l’avez demandé’’. Parce que s’il demande au gouvernement, cela peut être au secrétaire  d’Etat  ou  au  ministre d’Etat.  Le  gouvernement,  c’est  un concept qui devait être banni du vocabulaire  gouvernemental.  Pour être remplacé par quoi ? Lorsqu’on supprime le poste de premier ministre, de fait on supprime ce qu’on ap- pelle  gouvernement.  Et  tous  les ministres  sont  rattachés  directe- ment au Président de la République. A l’époque, quand on a supprimé le poste  de  premier  ministre,  on  ne parlait plus de conseil des ministres, mais  de  conseil  de  cabinet  parce que tout le monde est au même niveau au cabinet du président de la République. A la limite, ce que le président de la République aurait dû faire, c’est de demander aux ministres  concernés  par  l’instruction. Mais  dès lors qu’il n’y a plus de hiérarchie, il ne peut pas demander au Premier ministre, à moins qu’il ne demande au ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, de veiller à ce que… Ce qui veut dire que du point de vue sémantique, le poste de Premier ministre a disparu ; mais du point de vue des attributions, le ministre d’Etat demeure celui à qui on demande de faire des actions qui peuvent lui permettre d’être en-dessous des autres ministres » ajoute notre interlocuteur.

Le secrétaire général du Gouvernement doit être appelé secrétaire du conseil de cabinet

Les changements à opérer doivent aussi toucher le secrétaire général du Gouverne- ment. « On avait buté sur comment appeler le  secrétaire  général  du  Gouvernement. Mais aujourd’hui le gouvernement, c’est une notion fictive. Par commodité de langage, on l’appelle le gouvernement, mais il n’existe pas. Pour résoudre la question à l’époque, nous avions créé le poste de secrétaire du conseil des ministres. Alors que l’appellation la plus convenable, aurait dû être secrétaire du  conseil  de  cabinet.  Mais  Abdou  Diouf avait tranché pour maintenir le concept de secrétaire du conseil des ministres.
Le secrétaire général du gouvernement, aujourd’hui, aurait dû être appelé secrétaire du conseil des ministres, dès lors que le gouvernement, en tant que structure, a été supprimé par la Constitution. A l’époque, le secrétaire général  du  Gouvernement  était  accepté  en conseil des ministres par simple convenance. Pour  lui  permettre  d’assister  aux  débats. Mais il ne prenait pas la parole parce qu’il n’était pas membre du gouvernement. C’est le haut fonctionnaire qui est en interaction entre le gouvernement et les autres. C’est le point de passage des textes ; c’est lui qui devait veiller au respect du traitement de ces textes et l’activité du gouvernement si tant est  que  ce  dernier  existe  »  déclare notre consultant à la fois expérimenté et chevronné en matière d’administration centrale. Le Témoin

ÉTAIT-IL PERTINENT DE SUPPRIMER LA PRIMATURE? PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

La présence d’un Premier ministre dont le rôle est de coordonner l’action gouvernementale et de permettre une rapidité accrue du processus décisionnel, est nécessaire en ces moments où Macky Sall semble être perdu comme un aveugle dans une cheminée

Le jeudi 29 aout dernier, le monde de l’Education constitué des syndicats du G6 dont le Cusems, le Saems et le Sels, du Haut conseil du dialogue social (Hcds) et de la tutelle s’est réuni à Saly pour échanger sur le thème : «Contribuer à la pacification du secteur éducatif par une meilleure prévention et  une  gestion  plus  efficace  des  conflits». Une telle thématique jette les bases d’une stratégie anticipative de prévention ou d’une résolution des conflits et autres différends entre le gouvernement et les syndicats. « Mieux vaut prévenir que guérir », dit l’adage.

C’est ainsi que Innocence Ntap Ndiaye, présidente du Hcds, s’évertue annuellement à jouer le rôle de médiateur social entre les différents partenaires et acteurs du monde de l’Education. Puisqu’il est évident que le secteur social, surtout celui de l’Education, est assujetti à des troubles cycliques, il serait idoine et opportun, selon la présidente du Hcds, « d’adopter une attitude constructive pour prévenir l’émergence de conflits ou en favoriser la résolution ». C’est en ce sens que le Hcds privilégie la prévention dans la gestion des conflits en organisant annuellement une rencontre consacrée à la rentrée scolaire. Et dans cette stratégie d’anticipation et de résolution prospective des conflits, il avait été désigné par l’Etat une sorte d’ombudsman qui assurerait le monitoring des accords entre les syndicats et le gouvernement. Souvent dans le suivi des accords, la dimension de la personnalité préposée joue un rôle moteur et déterminant dans leur application effective, selon un échéancier conclu d’un commun accord entre les différentes parties.

En 2018, après plusieurs mois de grève, le chef de l’Etat, Macky Sall, a décidé de revaloriser l’indemnité de logement allouée aux enseignants, soit 15 000 F CFA à compter d’octobre, 10 000 F CFA à partir de janvier 2019 et 15 000 l’année d’après. C’est donc à la suite de cette décision présidentielle que le gouvernement dirigé par Boun Abdallah Dionne et les partenaires sociaux se sont réunis le 30 avril 2018 pour procéder à la signature d’un protocole destiné à apaiser le climat social. Et surtout à mettre fin aux grèves répétitives des enseignants. C’est ainsi que la personne du Premier ministre Boun Abdallah Dionne, chef du gouvernement, a été choisie pour assurer le monitoring des accords. La prépondérance de la personne du Premier ministre dans l’architecture gouvernementale donnait du crédit et des gages solides pour le respect des accords. Par conséquent, l’année 2019 a été des plus calmes, même si certaines des revendications ne sont pas matérialisées comme actées dans le protocole d’accord. Les échanges permanents entre le Premier ministre, les partenaires sociaux et l’implication du Hcds ont permis de stabiliser l’année académique 2018-2019 en dépit de quelques secousses venant de temps à autre du côté des syndicats non représentés dans le G6 .

L’absence de crise dans le secteur éducatif, œuvre du monitoring assuré par l’ancien Premier ministre

La présidente du Hcds a rappelé lors de la rencontre de Saly, que l’absence de crise dans le secteur éducatif en 2019 a été l’œuvre du monitoring assuré par l’ancien Premier ministre. «Nous  voulons  donc consolider cette  accalmie, faire en sorte que cette année, nous ayons  le même  apaisement du secteur.  Mais cela passe nécessairement  par deux choses : par la mesure du niveau d’application des accords signés le 30 avril, mais aussi par le renforcement des capacités des acteurs… Ce monitoring rapproché avait permis aussi bien au Haut conseil en relation avec la Primature qui aujourd’hui n’est plus dans l’architecture institutionnelle de notre pays, de  travailler pour ce  résultat », a précisé Innocence Ndiaye. Aujourd’hui la donne a changé avec la suppression du poste de Premier ministre depuis avril dernier qui, de facto, met un terme au rôle d’ombudsman que jouait Boun Abdallah Dionne. Une telle situation jette le flou sur l’assurance du monitoring qui n’a pas fini d’inquiéter les acteurs et partenaires quand bien même Cheikh Kanté aurait été nommé pour jouer le même rôle que Dionne. La rupture de dialogue compromet une année scolaire stable et paisible.

Et c’est en ce sens que le Secrétaire général du Cusems, Abdoulaye Ndoye, n’a pas manqué d’avertir les autorités gouvernementales sur les dangers qui pointent à l’horizon de l’année scolaire à venir. «Pour cette session pré-rentrée scolaire du Hcds, nous avons pris de manière précise, nette et claire que la stabilité du système éducatif  dépendra  de  l’application stricte des accords consignés dans le protocole signé le 30 avril 2018. Si nos conditions ne sont pas satisfaites, la hache de guerre sera  déterrée.  Nous  sommes  un  syndicat, notre rôle c’est de défendre nos intérêts », a t-il menacé. Dr Cheikh Kanté pourra-t-il user de ses capacités de médiation pour assurer un monitoring de succès ? Ce dernier, partant de son expérience, sa carrure, sa détermination, son commerce et son entregent faciles pourrait réussir à assurer le monitoring des accords dans le milieu syndical. Parce que le problème des accords signés ne concerne pas seulement les enseignants. Il y a aussi la santé, les hydrocarbures, le BTP, l’agro-alimentaire et autres secteurs d’activités socioprofessionnelles.

Une situation de flottement perceptible à tous les niveaux

Cette situation d’incertitude, pour ne pas dire de flottement, est notable dans plusieurs domaines. Surtout au niveau gouvernemental où, sur des questions ponctuelles de l’heure qui requièrent des solutions d’urgence, on n’entend personne. Tout cela remet sur la table la problématique de la suppression du poste de Premier ministre. Etait-elle opportune cette suppression du poste primo-ministériel en fin de compte ? Le chef de l’Etat en voyage, depuis le pays du Soleil levant, est obligé de sommer son ministre de la Justice d’abréger ses vacances pour voir ce qui se passe à Rebeuss avec ces jeunes détenus morts par électrocution. Il reviendrait au Pm, en pareille circonstance, de prendre les choses en main et de donner des instructions au ministre concerné.

On sent fondamentalement que l’absence d’un Pm, animateur de la politique du chef de l’Etat, nuit au bon déroulement de l’action gouvernementale. Chaque jour, on nous fait le bilan des morts par noyade et aucune action n’est menée pour mettre un terme à cette hécatombe des mers. La ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall, préfère pérégriner à travers le Sénégal pour des vacances citoyennes inutiles et onéreuses aux moments où des jeunes meurent quotidiennement dans la mer du fait de leur imprudence, mais aussi du fait de la négligence voire de l’indifférence des autorités qui doivent prendre en charge leur sécurité. Le ministère de l’Intérieur, au lieu de renforcer la sécurité des plages interdites, se dandine dans les parcs animaliers du Saloum avec ses enfants bien sécurisés.

On ne sait même pas quels sont les différents ministères qui doivent concerter leurs actions pour éradiquer ce fléau qui déciment notre jeunesse. On peut en dire autant sur les accidents mortels fréquents sur nos routes. Au moment où les accidents déciment des usagers de la route, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, pointe du doigt l’irresponsabilité en grande partie des chauffeurs. On aurait bien aimé savoir à quoi est dû son accident récent à Mbilor dans le Fouta. Et surtout celui mortel (trois morts) de l’ambulance qui était venue à son secours.

Aujourd’hui on impute la responsabilité de cet état de flottement dans plusieurs secteurs de l’Etat au chef de l’Etat qui a pris la responsabilité de supprimer ce poste de Pm au nom d’un fast-track encore poussif. Pourtant, il a besoin, plus que jamais, d’un Premier ministre puissant, capable de décider, de faire des choix dans l’intérêt du pays, d’animer l’action gouvernementale, d’assumer sa politique et de le protéger en cas d’échec en acceptant d’en être responsable. Sans quoi, on assistera toujours à des situations d’incertitudes quand, au sein du gouvernement, des ministres concernés transversalement par une même affaire, éprouveront beaucoup de difficultés à réagir avec efficacité et diligence. La présence d’un Pm dont le rôle est de coordonner l’action gouvernementale et de permettre une rapidité accrue du processus décisionnel, est nécessaire en ces moments où Macky Sall semble être perdu comme un aveugle dans une cheminée.

 L’Activité économique interne se consolide au mois de juillet

https://www.lejecos.com Au mois de juillet 2019, l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est consolidée de 5,3% en rythme mensuel indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Elle est principalement portée par le secteur secondaire (+13,6%). Le secteur tertiaire (+2,7%) et l’administration publique (+3,4%) se sont également bien comportés sur la même période.

Sur une base annuelle, note la Dpee,  la croissance de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est ressortie à 9,6% en juillet 2019, tirée par l’administration publique (+35,9%), le tertiaire (+4,5%) et le primaire (+19,2%).Adou FAYE

Déficit budgétaire : «on peut s’attendre à d’autres augmentations sur d’autres produits»,selon un économiste

https://www.pressafrik.com Le président Macky Sall a enclenché une politique de rationalisation des dépenses budgétaires, en procédant à la restriction de toutes les lignes téléphoniques des agents. Selon l’économiste Meissa Babou, cette décision est due à un déficit budgétaire qui oblige l’Etat à adoucir des charges. Pire, il soutient qu’on peut s’attendre à d’autres augmentations sur d’autres produits dans un entretien avec L’Obs.

« Nous sommes rattrapés par un déficit de trésorerie que Amadou Ba (ancien ministre de l’Economie et des finances) a toujours refusé. C’est carrément un déficit chronique, devenu structurel. Face à une dette intérieure extrêmement élevée qui frise les milliards de FCFA, face au FMI, qui lui avait même demandé de revoir sa copie et l’Etat du Sénégal n’avait plus le choix », a expliqué l’économiste.

«  Il faut absolument engager une politique d’austérité. Il faut resserrer les dépenses. C’est pourquoi il y a cet engagement sur la réduction des agences, du carburant, du téléphone, les locations… », a ajouté M. Babou, pour qui, à coté de cette baisse des charges, il y a des tentatives d’augmentations des recettes fiscales.

Le Pr Meissa Babou affirme qu’on peut s’attendre à d’autres augmentations sur d’autres produits. « C’est un package de mesure que le président de la République va prendre pour améliorer le niveau de la trésorerie de l’Etat. Augmenter les recettes, recommander de touches à des prix.C’est un package pour redresser la trésorerie de l’Etat »,prévient-il.Salif SAKHANOKHO

Sonatel déploie son 3ème câble sous-marin avec MainOne

https://www.lejecos.com Le groupe Sonatel se connecte davantage au monde avec le lancement de son 3ème câble sous-marin ce jeudi 29 août au Môle 2 du Port Automne de Dakar. La cérémonie a lieu en présence de Mme Ndèye Tické Ndiaye Diop, ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, des autorités municipales de Dakar, des représentants diplomatiques, du patronat, des opérateurs de téléphonie, des FAIs ainsi que d’éminentes personnalités de l’écosystème numérique sénégalais.

 «En effet, le  navire câblier  Pierre de Fermât  procède à la pose du segment destiné à connecter le Sénégal à l’unité de branche du câble sous-marin MainOne. Cette infrastructure permettra au groupe renforcer la connectivité du Sénégal aux réseaux mondiaux et de satisfaire les besoins croissants de l’ensemble des acteurs de l’économie numérique », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Selon le document, au cours de la visite, les partenaires peuvent découvrir les différents aspects techniques de cette installation de pointe d’une  longueur de 7000 km et qui  dispose d’un débit de 1,96 Tbps pouvant atteindre jusqu’à 4, 96 Tbps.

Ce câble relie déjà le Portugal et le Nigéria avec de plusieurs stations d’atterrissement au Ghana, et maintenant à Dakar et Abidjan. Ainsi, Sonatel dote le Sénégal d’un accès aux dernières technologies d’interconnexion haut débit du réseau internet et lui permet de figurer parmi les premiers pays en Afrique de l’Ouest.

La mise en service du nouveau câble à Dakar sera effective à partir de mars 2020. Ce câble de dernière génération permettra d’améliore la connectivité au Sénégal, ceci pour répondre aux préoccupations des populations.

Sonatel investit beaucoup dans des équipements à la pointe de la technologie pour toujours offrir  la meilleure qualité de réseau au Sénégal et dans la sous-région.

«Avec ce nouveau câble, le groupe marque son leadership d’opérateur de référence dans le domaine de la connectivité internationale et réaffirme son ambition de positionner le Sénégal comme un Hub technologique en Afrique de l’Ouest », ajoute la source.Adou FAYE

LES MINISTÈRES DU TOURISME ET DE LA CULTURE MISENT SUR LE TOURISME CULTUREL POUR PROMOUVOIR LA DESTINATION SÉNÉGAL

Dakar, 5 sept (APS) – Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, et son homologue en charge de la Culture et la Communication, Abdoulaye Diop, ont signé jeudi une convention visant à mutualiser leurs moyens afin de promouvoir la destination Sénégal à travers le tourisme culturel.
Selon Alioune Sarr, cette convention va porter sur « quatre directions fortes » sur lesquelles les services des deux ministères vont commencer à travailler dans les meilleurs délais.

 Il s’agit de « la valorisation de l’offre du patrimoine matériel et immatériel et des activités créatives, la promotion de la destination Sénégal à travers un agenda culturel très précis de janvier à décembre, la mise en synergie des documents et des archives sur les sites touristiques », a-t-il dit.

S’y ajoutent « l’inscription dans les six pôles touristiques d’une offre ancrée dans l’histoire et la culture de notre pays et la définition de circuits touristiques et culturels de sites et monuments de notre pays ».

Pour ce faire, les deux parties ont « prévu déjà le 19 du mois de septembre, d’être à Gorée pour également visiter mais surtout prendre des décisions pratiques », selon Alioune Sarr.

Le patrimoine culturel « est un énorme potentiel pour le développement du tourisme », a pour sa part noté son homologue Abdoulaye Diop.

A en croire le ministre de la Culture et de la Communication, même si « la mise en produits touristiques des biens du patrimoine culturel est du ressort des professionnels du tourisme (…), le ministère de la Culture et de la Communication a l’obligation d’identifier, de préserver et de promouvoir les biens culturels majeurs ».

Dans la convention, a-t-il dit, « la culture va ainsi offrir une gamme variée de produits d’appel du tourisme culturel qui vont alimenter les revues, les publications touristiques et le portail de la destination Sénégal ».

 Sur ce point, il a annoncé qu’un « plan d’action à court et moyen terme devra être élaboré par les services techniques respectifs pour une mise en œuvre rapide et opérationnelle de cette convention ».

 Selon Abdoulaye Diop, « le Sénégal, héritier d’une longue tradition en gestion et valorisation de son patrimoine culturel, compte aujourd’hui près de 386 sites et monuments historiques classés sur la liste nationale que sont les lieux de mémoire et de culte historiques, les sites archéologiques, l’architecture traditionnelle ou coloniale etc. »

 Sans compter « les 7 sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : l’île de Gorée, Saint-Louis, les Cercles mégalithiques de Sine Ngayène et de Wanar, le Delta du Saloum, les Paysages culturels du Pays Bassari, les Parcs nationaux de Niokolo-Koba et de Djoudj’’.

 « Nous avons également les richesses exceptionnelles du patrimoine culturel immatériel à travers les pratiques, les rites, les savoirs et savoirs-faire, la musique, la vêture, la parure qui forgent l’identité culturelle. Le Kankourang et le Xooy ont été inscrits sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’UNESCO », a-t-il ajouté.Selon lui, « tous ces éléments montrent combien la culture peut contribuer à la diversification de l’offre touristique ».MK/BK/ASG

 Près De 3 Milliards De Francs CFA Détournés D’Abidjan Vers Dakar

https://www.walf-groupe.com Des transactions frauduleuses d’un montant de près de 3 milliards de francs CFA auraient été opérées d’Abidjan vers Dakar. Une dizaine d’hommes d’affaires sont dans le viseur de la justice sénégalaise.

Des hommes d’affaires accusés d’avoir détourné des milliards de FCFA entre Abidjan et Dakar.

Il s’agit d’un grand coup que la justice sénégalaise est sur le point de réaliser. Selon la presse locale, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) vient de publier un rapport révélant que près de 3 milliards de francs CFA ont été détournés d’Abidjan vers Dakar.

D’après la CENTIF 2,3 milliards ont été volés par des hommes d’affaires dans deux banques ivoiriennes. Les fonds ont été transférés vers la capitale sénégalaise. Le parquet de Dakar a déjà ouvert une information judiciaire à l’encontre de 19 hommes d’affaires et des sociétés basées au Sénégal pour association de malfaiteurs, intrusion dans un système informatique, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux.

Parmi les personnalités incriminées, Taboulé Sylla, PDG du Groupe immobilier Nabi (inculpé pour la troisième fois), avec 198 millions retracés sur son compte. Ses présumés complices Meïssa Sène (751 millions), DG d’Egims, Moustapha Fall (433 millions), patron de Sococer, et Zézé Flubert Koré qui a effectué les virements frauduleux depuis la Côte d’Ivoire, ont été mis en examen pour la deuxième fois. D’autres personnes formellement identifiées sont visées par un mandat d’arrêt.

Révélé en mars dernier, il s’agit d’un nouvel épisode dans ce scandale impliquant des hommes d’affaires sénégalais. Ils avaient déjà été accusés de tentative de blanchiment de capitaux portant sur la somme de 7,5 milliards de francs CFA, avec 1,7 milliard déjà volé dans une banque ivoirienne suite à un piratage.Afrique-sur7

39 Hectares De Terre Attribués Au Groupe Decameron : Les Populations De Guéreo Vent Debout

http://www.walf-groupe.com Les populations de Guéreo sont décidées à faire face à ce qu’elles considèrent comme un abus de pouvoir du président de la République. Selon elles, Macky Sall a pris deux décrets autorisant le déclassement et l’immatriculation au nom de l’Etat de 16 hectares sur le domaine maritime et fluviale protégée de la Lagune de Guéreo en plus de 23 hectares du domaine national.

La spoliation foncière en fast-track est en passe de devenir un cauchemar pour les populations de nombreuses localités du pays. Chaque jour, elles en sont victimes, soit de la part de l’Etat, soit des collectivités locales. Ainsi, après Sangalkam, Ndiayène, Yène, c’est autour des populations de Guéreo de faire face au forcing de l’Etat. En conférence de presse, hier, ses ressortissants ont décidé d’attaquer ce qu’ils considèrent comme un abus de pouvoir. En effet, par les décrets 2018-401 et 2018-402, le président de la République avait autorisé le déclassement et l’immatriculation au nom de l’Etat de 16 hectares sur les domaines maritime et fluviale protégés de la Lagune de Guéreo et de 23 hectares de son domaine national.

Selon, Ousmane Thiam membre du collectif qui a été constitué pour défendre les victimes, ces décrets attribuent ainsi par voie de bail la totalité de ces terres au Groupe Decameron qui opère au Sénégal sous le nom de l’Hôtel Baobab en invoquant le motif d’utilité publique. «Devant la surprise qu’une telle décision puisse être prise sans qu’aucun des propriétaires de parcelles (Plus de 800 parcelles) et de champs (détenus traditionnellement par 60 familles paysannes de Guéreo) n’aient été informés de la procédure, nous nous sommes organisés autour d’un collectif pour défendre nos droits», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que les décrets suscitent de leur part un certain nombre d’interrogations. «Comment peut-on invoquer la raison d’utilité publique pour exproprier des citoyens sénégalais au profit d’une entité privée qui veut y ériger un complexe hôtelier ? Surtout qu’une partie du périmètre foncier visé à travers la procédure d’expropriation publique a déjà fait l’objet d’affectation aux membres de notre collectif qui disposent d’actes administratifs dûment signés par le maire de la localité et approuvés par le représentant de l’Etat, en l’occurrence le sous-préfet. L’autre partie consiste aux champs des paysans», se demande-t-il. A l’en croire, il y a méprise sur la zone géographique concernée. Car, soutient-il, les décrets font référence à la commune de Somone alors que les champs et les terrains sont rattachés au village de Guéreo, situé dans la commune de Sindian. «Le décret 2018-401 portant affectation de terrains relevant du domaine national n’a pas été précédé, au préalable, d’une délibération du conseil municipal de Sindia. Les décrets font référence à une enquête commodo incommodo qui aurait été conduite en 2013 mais qui, en réalité, n’a jamais été menée dans le village, ni portée à la connaissance des propriétaires dont certains sont sur le site depuis 20 ans, voire 30 ans», a-t-il dénoncé.

Poursuivant, il souligne : «Actuellement, nous avons introduit, par nos avocats ici présents, un recours à la Cour suprême pour excès de pouvoir. Je tenais juste à signaler et à attirer votre attention sur la nécessité de tirer le signal d’alarme sur les scandales fonciers au Sénégal. Il ne se passe pas un jour sans entendre des populations se rebeller contre les spoliations foncières. Aucune localité n’est épargnée. Si ce ne sont pas des délibérations municipales abusives, ce sont des décrets que l’on brandit pour des prétextes fallacieux. Nous ne nous laisserons pas faire et n’accepterons jamais d’être les victimes de cette boulimie foncière», a-t-il averti.

Par ailleurs, l’avocat du collectif, Me Moussa Sarr est convaincu qu’il y a au Sénégal un véritable problème de gouvernance foncière. «Je tiens à préciser qu’au regard de notre constitution, article 25 – dernier alinéa, l’Etat ainsi que toutes les collectivités ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier. Mais dans les faits, qu’estce que l’on constate ? Qu’il y a dans ce pays depuis quelques années, un véritable problème de gouvernance foncière. L’Etat du Sénégal a l’obligation de veiller à cette situation. Parce qu’elle peut être source de tous les dangers. On constate dans les faits qu’il y a de l’accaparement tantôt venant de l’Etat, des personnes physiques ou des sociétés. Cela ne peut pas continuer. Personne ne dit qu’un Etat ou une société ne doit pas avoir des terres. Si cela doit se faire, tout cela doit se faire dans le respect strict des lois et règlement de notre pays. Ce qui n’est pas souvent le cas. Et, les actes posés ressemblent fort à de la spoliation», a prévenu l’avocat.Adama COULIBALY

Macky «brûle» 5 milliards Cfa en électricité le mois

http://actunet.net/ La cure d’austérité annoncée par l’exécutif devrait permettre d’alléger les charges de l’État. Après le téléphone, c’est la facture d’électricité qui tourne autour de 57 milliards l’année, soit environ 4 à 5 milliards par mois, que l’État cherche à réduire. L’Observateur qui donne l’information, explique que la facture de l’État central (bâtiments de la Présidence, Primature, ministères…) tourne autour de 12 à 15 milliards de FCfa par an. C’est le ministère des Finances qui prend en charge le règlement de cette facture de l’État central à travers la rubrique budgétaire appelée ‘dépenses communes’.

Quant aux démembrements de l’État (établissements publics : universités, écoles, agences de l’État, hôpitaux…), ils consomment 20 milliards de FCfa par an, en termes d’électricité. Le journal signale toutefois, que les hôpitaux qui ont une autonomie de gestion ,doivent payer eux-mêmes leurs facture. Or, c’est l’État s’est engagé à payer la facture des établissements sanitaires.

LES PENSIONS DE RETRAITE ONT CONNU UNE HAUSSE DE 45% DEPUIS 2012 (PCA-IPRES)

Dakar, 5 sept (APS) – Le président du conseil d’administration de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), Mamadou Racine Sy, a affirmé que les pensions versées aux retraités sénégalais avaient connu une hausse de 45 % depuis 2012.
’’De 2012 à maintenant, il faut reconnaître que les pensions de retraite au éSnégal ont connu une hausse de quelque 45%’’, a-t-il déclaré.

 Mamadou Racine SY s’exprimait en marge de la cérémonie de présentation de la nouvelle carte biométrique et bancaire lancée par l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale.

Cette carte devrait permettre une ’’dématérialisation des procédures d’identification et de paiement des allocataires et des crédits rentiers’’, a-t-on précisé.

 Le PCA de l’IPRES, magnifiant les efforts faits par l’Etat du Sénégal dans l’amélioration du sort des retraités, a insisté sur la nécessité de travailler pour « une image plus positive » de la retraite pour mieux la préparer durant la période active.

’’Au Sénégal la retraite rime souvent avec précarité ou un grand saut dans l’inconnu’’, déplore-t-il, avant d’inviter les travailleurs à ’’bien cotiser’’ pour espérer toucher à une pension de retraite conséquente.SMD/BK

 Aibd : La compagnie Flynas clouée au sol pour une redevance de 900 millions Cfa

https://www.seneweb.com La compagnie Flynas qui avait convoyé les pèlerins du dernier vol retour des lieux saints de l’islam, est clouée au sol, pour le non-paiement d’une redevance de 900 millions de francs Cfa, soit un cumul en deux ans. Ainsi en a décidé le gestionnaire de l’aéroport Blaise Diagne en l’occurrence « Las.Sa », informe L’As quotidien

Différend entre milliardaires : Baba Diao de Itoc et Dame Diané de Smp de Sénégal Minergy port s’étripent au tribunal

https://www.jotaay.net Les choses empirent pour Baba Diao, qui a la haute main sur l’approvisionnement en fuel du pays depuis des dizaines d’années avant d’être «éjecté» par une jeune femme. Si nous parlons du big boss de International trading oil and commodities (Itoc), c’est qu’il est en contentieux avec quelqu’un d’aussi balèze financièrement que lui. Il s’agit de Dame Diané de «Sénégal Minery Port), une société unipersonnelle qui a des marchés énormes dans le pays dont le boss est présenté comme un proche parmi les plus proches de la Première dame Marième Faye Sall. Les deux monstres de la finance sont en bisbilles au tribunal du commerce. On ne sait pas exactement l’origine du différend et ses implications, mais ce qui est sûr, c’est que c’est Baba Diao qui a porté plainte le premier, avant que Dame Diané s’y mette et porte à son tour plainte contre Baba Diao et sa société Itoc. Dame Diané, pour ceux qui ne le connaissent pas, est celui qui s’occupe de la construction du Port de Sendou. «Les Échos» suit l’affaire de très, très près.

 Insécurité Routière… Gora Khouma Cogne Sur Les «Corrompus» De La Route

https://www.xibaaru.sn Le Chef de l’Etat, Macky Sall, en conseil des ministres de ce mercredi, a relevé l’urgence de resserrer les conditions de délivrance des permis de conduire et de renforcer les contrôles systématiques et la présence dissuasive des forces de défense et de sécurité sur les différents axes autoroutiers et routiers du pays. Cette mesure a été saluée par Gora  Khouma, secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (URS). « Je partage sa proposition parce que la délivrance du permis de conduire doit être sérieuse. Je l’ai toujours dis quel, que soit le rang social de la personne, si elle ne maitrise pas le code de la route et la conduite, elle ne doit pas avoir le permis », a-t-il soutenu sous les micros d’une radio de la place. S’agissant de la présence dissuasive des forces de défense et de sécurité sur les différents axes autoroutiers et routiers du pays, Gora  Khouma enfonce le clou : « Ce n’est pas important, c’est renforcer la corruption ». Car selon lui, ce qui est important, c’est les contrôles efficaces sur les routes par la police, la gendarmerie et la douane.

Ces forces de défense et de sécurité réclament des contrôles efficaces, mais c’est différent de la réalité sur le terrain. Sur ce, ce dernier est d’avis que quel que soit le comportement du chauffeur et la situation du véhicule, si tu ne donnes pas de l’argent, tu ne passes pas.  « C’est la réalité et c’est différent des directives du commandement. Donc le commandement devrait revoir ce qui se passe sur le terrain », a dit le secrétaire général de l’URS. Il poursuit « A chaque fois que je parle, on  m’accuse  toujours de jeter la pierre aux agents de contrôle. Mais je n’ai jamais jeté la pierre aux gendarmes, policiers et douaniers. Il y a des bons comme de mauvais. Je m’adresse aux mauvais qui sont sur les routes pour l’argent, conducteur comme agent. C’est ce qui cause des accidents ». Et selon Mr Khouma le Président de la République devrait  augmenter les moyens de contrôle sur les routes. Et que ceux qui fassent du bon travail, qu’on les laisse sur la route.

Par contre, ceux qui sont  mauvais, on les retire de la circulation, chauffeurs comme agents

de contrôle. A l’en croire, il y a des conducteurs qui ont leur permis, mais ne savent rien de la conduite. Face à cette situation, le secrétaire de l’URS demande au Chef de l’Etat et aux services  en charge du contrôle des transports routiers, de tout faire pour revoir le système, mais aussi le Chef de l’Etat devrait prendre des mesures sur les visites techniques.

Négociations SAT-SDE / Gouvernement :Le ministre campe sur les 5%, le syndicat des travailleurs exige 15%, sinon…

https://www.dakaractu.com Le syndicat autonome des travailleurs de la SDE à travers une assemblée générale tenue aujourd’hui est revenu sur deux grands aspects  concernant l’augmentation de leurs parts de 5 à 15%. Une chose qui n’a pas été aparement approuvée par le ministre de l’eau et de l’assainissement.

Pour le syndicat des travailleurs de la Sde, « les moyens pour acheter ces 15% sont dans leurs possibilités. Mais le ministre de l’eau et de l’assainissement n’est pas prêt pour respecter les engagements que son prédécesseur avait sciement accepté » lance Baba Ngom, un des représentants du syndicat.

Pour Elimane Diouf, « cette assemblée générale en guise d’informations doit être une occasion pour les travailleurs de la SDE d’être conscients du processus stagnant de ces négociations auxquelles le ministre ne veut pas apporter des solutions pratiques ».

Dans le montage de la nouvelle société qui remplacera la Sde, ces travailleurs réclament donc un plafond de 15%. Ce qui n’a pas été l’avis du ministre qui, selon les travailleurs, veut que la SDE, l’ONAS et la SONES se les partagent.
Jugeant qu’ils sont allés à la table de négociations et que toujours les choses stagnaient, les travailleurs envisagent de faire évoluer les choses à leur manière…

 ANNÉE ACADÉMIQUE 2019-2020 : ORIENTATION DES NOUVEAUX BACHELIERS : L’ETAT QUITTE LE PRIVE

http://www.sudonline.sn Fin de l’idylle entre l’Etat du Sénégal et les établissements privés d’enseignement supérieur (EPES). Le gouvernement a décidé hier, jeudi 5 septembre, de ne plus orienter les nouveaux bacheliers dans les établissements privés d’enseignement supérieur. Ainsi, les 52 mille inscrits au titre de l’année académique 2019/2020 seront tous accueillis dans les universités publiques.

La politique d’austérité via la rationalisation des dépenses publiques jusqu’ici engagées par l’Etat du Sénégal seraient-elles élargies jusqu’au niveau de l’enseignement supérieur ? Tout porte à le croire. Et pour cause, après avoir supprimé la primature et réduit drastiquement la facture de téléphone, le gouvernement poursuit sa politique de restriction dans l’éducation, précisément dans l’enseignement supérieur. Pour la prochaine rentrée académique 2019/ 2020, l’Etat a décidé, de ne plus orienter les nouveaux bacheliers dans les établissements privés d’enseignement supérieur.

A ce jour, ils sont près de 52 mille nouveaux bacheliers à formuler deux demandes d’admission dans les établissements publics et privés via la plateforme campusen, informe le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cette décision a été prise, confie Dr Cheikh Oumar Anne, lors d’une conférence de presse, hier, jeudi 5 septembre, à la suite d’une réunion de coordination des Recteurs, élargie à l’ensemble des responsables d’établissements publics d’enseignement supérieur, pour échanger sur les dispositions et mesures à entreprendre, pour une bonne rentrée académique 2019-2020.

Quel quota pour chaque université ?

Quel quota pour chaque université ? La réponse du ministre de l’Enseignement supérieur reste dubitative. Si les responsables d’établissements publics d’enseignement supérieur ont donné leur accord de principe pour accueillir 52 mille nouveaux bacheliers, il y va de soi que Dr Cheikh Oumar Anne connaît déjà les quotas des universités pour la prochaine rentrée, sachant qu’elles les avaient déjà fait parvenir à la direction générale de l’Enseignement supérieur (Dges)

Reste tout de même à savoir sur quelle base les responsables des universités ont validé cette décision de l’Etat ? Les capacités d’accueil des universités ont-elles augmenté pour accompagner cette massification des effectifs d’étudiants jugés déjà pléthoriques ? Ont-elles de nouveaux amphithéâtres, de nouveaux pavillons, restaurants ? Ont-elles suffisamment de personnel administratif, technique et de service ? Et enfin, ont-elles le personnel enseignant requis pour assurer les enseignements apprentissages ? Les difficiles conditions de l’université Gaston Berger de Saint-Louis depuis l’orientation des 3000 nouveaux bacheliers en 2013, ont fini de plonger l’université de Sanar dans une décadence. Résultat de courses : la mort de l’étudiant Fallou Sène tué par balle, le 15 mai 2018.

En attendant d’avoir le quota pour chaque université, la seule chose constante et invariable pour le moment, souligne Dr Cheikh Oumar Anne, est que  «les 52 mille bacheliers seront orientés intégralement dans le public, selon le quota que nous allons sortir au moment des orientations».

«Les universités publiques devront prendre la décision des effectifs à orienter par rapport aux objectifs du gouvernement. Nous avons fait des projections avec les responsables des universités et les chefs d’établissement. Il y a un large consensus », poursuit le ministre.

Les mesures d’accompagnement

Pour permettre aux universités et établissements publics de recevoir l’ensemble de ces bacheliers, le gouvernement s’est engagé, confie-t-il, à mettre en œuvre des actions, dans les meilleurs délais. Il s’agit, cite le ministre, de «terminer l’ensemble des infrastructures relatives aux programmes d’extension des Université, de terminer la construction et l’équipement des cent (100) laboratoires scientifiques et de terminer la construction et l’équipement de sept (7) Espaces numériques ouverts (Eno). Le ministère entend réceptionner et équiper les résidences universitaires, en cours de construction à l’UCAD et à l’UGB, finaliser et équiper les amphithéâtres en cours de construction à l’UGB et à l’UASZ et de finaliser et équiper le restaurant universitaire en cours de construction à l’UADB.
In fine, le ministre informe l’ouverture de deux cent nouveaux (200) postes d’enseignants et la construction et l’équipement de deux cent (200) nouveaux bureaux d’enseignant. Cette sortie du ministre de l’Enseignement supérieur semble être un début de réponse à la demande du Chef de l’Etat qui rappelait, avant-hier, en conseil des ministres, au Gouvernement, l’urgence de finaliser la construction des nouvelles universités afin d’assurer l’orientation optimale des nouveaux bacheliers.

57 130 Nouveaux Bacheliers À Orienter Dans LePublic : Cheikh Omar HANN Organise Une Catastrophe Supérieure

http://www.walf-groupe.com Tous les nouveaux Au total, le manque de vision du régime de Macky SALL aura coûté  41 milliards francs versés depuis 2013 aux établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal où certains nouveaux bacheliers étaient orientés.

Une somme colossale que l’Etat ne parvient même pas à payer intégralement. Puisque, réclamant au gouvernement plusieurs milliards, les établissements privés ont mis à la porte les étudiants concernés  tout en refusant d’orienter les élèves nouvellement bacheliers.

Pour Cheikh Omar HANN, le partenariat entre l’Etat et les écoles privées a tardé à être rompu. Aucune des parties ne semblant s’en satisfaire. «Se lever un beau jour et dire qu’on sort vos étudiants parce que vous avez fait ce que vous avez dit mais on n’est pas sûr que pour les engagements pris vous allez les respecter  (…) Eux ne sont pas contents, j’ai reçu des étudiants qui ne sont pas contents, nous aussi gouvernement nous ne sommes pas contents. Comme ils avaient dit que l’année prochaine ils ne prennent plus d’étudiants, je considère que c’était la bonne démarche», a-t-il martelé.

Une décision qui contraint l’Etat à se rabattre sur ses propres universités déjà saturées par le nombre pléthorique d’étudiants. «Conformément à la décision du gouvernement du Sénégal, l’ensemble des nouveaux bacheliers de 2019 vont être orientés dans les établissements publics de l’enseignement supérieur», a annoncé, ce jeudi, le ministre de l’Ensei­gnement supérieur qui faisait face à la presse.

Et, pour pouvoir accueillir les 57 130 nouveaux bacheliers dans établissements publics, le ministre annonce des mesures. «Pour permettre à nos universités et établissements publics de recevoir l’ensemble de ces bacheliers, le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre dans les meilleurs délais les actions suivantes : terminer l’ensemble des infrastructures relatives au programme d’extension des universités,  terminer la construction et l’équipement des 100 laboratoires scientifiques,  terminer et réceptionner 7 Eno (espaces numériques ouverts», affirme l’ancien directeur du COUD. En outre, ajoute-t-il « le ministère mettra 200 postes d’enseignants et courant année 2020, va construire et équiper 200 nouveaux bureaux pour les enseignants dans nos universités. L’impor­tant programme de construction de résidences universitaires en cours dans les différentes universités sera réceptionné courant 2020 pour une bonne partie.

Nous allons finaliser et équiper les amphithéâtres en cours de construction à l’université Gaston Berger et à l’université Assane Seck. Nous allons finaliser et équiper le restaurant universitaire en cours de construction à l’université de Bambey».

En attendant que l’impor­tant programme soit réceptionné, Cheikh Omar HANN ne dit pas où seront orientés tous ces élèves nouvellement bacheliers, l’année académique débutant dans quelques semaines. Une véritable catastrophe en perspective si l’on sait que les universités publiques sont déjà plus que saturées.

Pourtant, en 2013, quand l’Etat a commencé  à orienter les nouveaux bacheliers dans les établissements privés d’enseignement supérieur, il était question de mesure provisoire. La construction d’autres universités était annoncée pour notamment désengorger celles existantes et se permettre d’accueillir tous les nouveaux bacheliers. Six ans après, lesdites universités sont toujours en chantier.

Les établissements privés répondent à Cheikh Oumar Anne : « on avait déjà décidé de ne pas accueillir les étudiants de l’Etat »

https://www.pressafrik.com Les établissements d’enseignement supérieur du privé n’étaient pas disposés à accueillir les bacheliers orientés par l’Etat, a fait savoir leur représentant, Jean Marie Sene, suite à la décision jeudi du ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne d’orienter tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques

«Celui qui n’est pas capable de payer 2017-2018 et 2018-2019, comment peut-il prendre des engagements pour payer les frais scolaires des bacheliers de 2019. Nous avons dit, non, il faut savoir faire un break, s’arrêter et évaluer. Car l’Etat n’a pas les moyens, il n’a qu’à trouver d’autres solutions. Cela ne nous cause aucun problème, car nous existons depuis 20 ans », a dit M. Sène au micro de la Rfm.

Pour l’année 2019-2020, ce sont donc plus de 50.000 bacheliers qui doivent être orientés dans le public par l’Etat. Une décision du ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Anne, évoquant la volonté du gouvernement de réduire la dette qu’il doit aux universités et instituts privés.

« Conformément à la décision du gouvernement d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers 2019 dans les établissements publics de l’enseignement supérieur, à ce jour, sur les 57 130 nouveaux bacheliers, 52 221 ont déjà effectués leur inscription sur la plateforme Campusen », a déclaré M. Anne.

A l’en croire, « le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, les actions suivantes : terminer l’ensemble des infrastructures relatives au programme d’extension des universités, terminer la construction et l’équipement de 100 laboratoires scientifiques, terminer et réceptionner 7 ENO (espaces numériques ouverts) ».
Mais aussi, recruter 200 enseignants, construire 200 bureaux dans les universités, réceptionner certaines universités en cours de construction dans le pays, réceptionner des amphithéâtres en cours dans les universités pour permettre d’arriver à une année scolaire 2019/2020 paisible.Salif SAKHANOKHO

Orientation des nouveaux bacheliers dans le public : les enseignants d’UASZ émettent des réserves

https://www.pressafrik.com La décision du gouvernement, « d’orienter tous les nouveaux bacheliers, près de 57.000 dans les universités et établissements publics » ne fait pas l’unanimité à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ). Et ce, face aux difficultés liées à l’achèvement des nombreux chantiers et d’autres difficultés qui gangrènent l’université. Les enseignants émettent des réserves et poses des préalables pour l’application d’une telle mesure.

La mesure prise par l’Etat du Sénégal est loin de faire l’unanimité. Les enseignants du supérieur qui se disent prets à collaborer et à accompagner l’Etat dans sa décision d’orienter tous les bacheliers dans les universités publiques émettent des réserves et posent des préalables.

« Je me dis le SAES est prêts à collaborer et à accompagner l’Etat dans cette mesure. C’est ce que nous prônons depuis le début. Nous croyons que l’université publique est la voie royale pour former la jeunesse de ce pays. Maintenant, il ne faut pas se voiler la face. Si nous ne finissons pas les chantiers et que nous amenons ces étudiants supplémentaires ici, c’est juste pour aggraver le problème », a déclaré Daouda Niang Diatta, Coordinateur du Saes à l’UASZ.

Selon lui, « pour le cas de Ziguinchor, la majorité des chantiers auraient dû être livrés depuis 2016. Et aujourd’hui, ils sont tous à l’abandon dans un état critique. On a aucune information sur le redémarrage. Il ne faut pas rêver. Soyons réaliste. Je ne vois pas où on pourra mettre les étudiants supplémentaires à l’université Assane Seck de Ziguinchor ».

Mieux soutient M. Diatta, au micro de Walf radio « l’Etat rejoint sur cette décision le Saes, qui en 2012 prônait pour l’amélioration des conditions des universités pour l’orientation des étudiants sénégalais à l’université publique. Maintenant, ce qui était vrai en 2012, reste vrai en 2019. Les universités n’ont toujours pas les capacités d’accueillir autant de bacheliers ».

Ce qui taraude les cerveaux, un autre flux d’étudiants à l’UASZ où tous les chantiers sont à l’arrêt, et 60 % des enseignements sont assurés par des vacataires. Reste à savoir, si l’Etat arrivera à surmonter ces difficultés à l’UASZ.  Ibrahima Mansaly

Jeanne d’Arc : La grave accusation d’un parent d’élève voilée

https://www.seneweb.com Les filles voilées qui n’ont pas été agréées à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc, ont manifesté, ce lundi, devant le portail de l’établissement. Un des parents d’élèves a déclaré que l’Isja a falsifié le règlement intérieur.

PORT VOILE A JEANNE D’ARC :Les choses s’enveniment

http://www.enqueteplus.com L’institution Sainte Jeanne d’Arc est catégorique, par rapport à son refus d’admettre les élèves voilées en son sein. Hier encore, des parents d’élèves, contactés par ‘’EnQuête’’, ont fait savoir que leurs enfants ont été ‘‘isolées’’ de leurs camarades et n’ont pas fait cours. ‘‘Aujourd’hui (hier), c’est le 3e jour que nos enfants ne font pas cours.

Notre fille nous a appelés ce matin et quand nous sommes arrivés à son école, nous avons constaté qu’elle a été isolée, pendant que les autres élèves faisaient cours. Pire encore, elle a été tabassée’’, explique Mme Sylla, dont la fille étudie dans cet établissement depuis 7 ans. D’après cette dame, c’est à l’inscription que le personnel administratif devait leur signaler qu’ils n’allaient laisser les filles voilées accéder au sein de leur institution.

Toujours d’après les parents de cette élève, à la suite d’une altercation avec les surveillants, le matin, leur fille a été transférée à l’hôpital dans la soirée. ‘’Elle a eu des contusions avec un choc psychologique.  Les surveillants l’ont violentée », affirment-ils. Mme Sylla indique qu’ils sont déterminés à porter le combat jusqu’au bout. Ce matin, dit-on, les autres élèves ont décidé de manifester pour soutenir leurs camarades exclues.

Par contre, l’information d’une rencontre entre autorités et responsables de l’institution Sainte Jeanne d’Arc avait été donnée. Il n’en est rien, selon le ministère joint au téléphone par ‘’EnQuête’’.

L’interdiction du port du voile à Jeanne d’Arc : «Elles n’ont même pas le droit d’aller aux toilettes»

iGFM- Depuis maintenant trois jours que c’est tendu à l’institution Sainte Jeanne d’Arc. L’interdiction du port du voile, pour cette rentrée-ci, dresse un mur entre parents et autorités de l’Ecole. La résistance est rude des deux côtés, et aucune partie ne semble vouloir céder si facilement. 

« Dès qu’on rentre, ils font comme si on n’existait pas. Ils nous laissent à l’amphithéâtre, et que les parents viennent nous chercher ou non, cela ne change rien pour eux. Nous ne pouvons même pas aller aux toilettes sans être accompagnées. Ils ne manquent plus que des menottes et nous serons définitivement prisonnières, » s’étonne Dalia Darwish, une élève voilée, actuellement en classe de terminale.

Dalia, en colère et presqu’en larmes s’emporte: « Je suis désemparée, je ne peux rien faire contre ça. Je suis en terminale et je n’ai pas envie de perdre mon année à cause de ces histoires. »

Cachées derrière leurs mamans venues les chercher, comme pour se protéger du micro tendu, deux autres élèves voilées viennent de sortir de l’école. Elles requièrent aussitôt l’anonymat, avant d’accepter de se confier. Elles parlent à tour de rôle: « Ce qui se passe est stressant. Nous ne pouvons pas faire cours depuis mercredi. Et ce que l’école nous reproche est ridicule. On nous dit que nous qui portions le voile, nous nous mettons é l’écart automatiquement et que nous ne voulons pas être avec les autres. Ce qui est faux. Moi par exemple, mes plus grands amis en classe, ce sont les garçons. Et comment puis-je refuser de m’asseoir à côté d’eux? »

« Nous sommes dans un pays laïc… »

Mme Badawi Nasrine a deux filles dans cet établissement, l’une en première et l’autre en terminale. Elle est devant la porte de l’institution, comme attendant un miracle. Sa voix est toute petite: « Je trouve que c’est vraiment désastreux ce qui se passe en ce moment. J’ai mes enfants qui sont là depuis la CP. Donc c’est vraiment honteux car pour elles, cette école c’était tout. Leur famille, leur maison, … elles passaient plus de temps a l’école qu’à la maison. »

Elle reprend son souffle avant de poursuivre: « Ce qui se passe, ça les angoisse, ça les stresse, surtout que les miennes sont dans des classes d’examens, des classes sensibles. Elles sont écœurées et n’ont même plus envie d’aller a l’école. J’espère que par la force divine, les choses se règleront inch’Allah. »

Une autre maman, venue elle-même récupérer sa fille, se désole: « Chacun son culte, et sa liberté d’exercer sa religion. Nous sommes dans un pays laïc. Ce morceau de tissu ne va pas empêcher à nos enfants de travailler a l’école comme il se doit. Ils ont voulu appliquer ce règlement, il fallait au moins qu’on nous donne un délais. On ne peut pas renvoyer des élèves qui sont dans des classes aussi sensibles. L’État ne doit pas accepter ça, personne ne devrait l’accepter. »

Hassan a aussi deux filles à l’intérieur: « Cela fait trois jours qu’elles ne font pas cours. Des qu’elles arrivent, on les met dans une classe à part, avant de nous appeler pour venir les récupérer. Ils disent que chacun est libre dans sa religion. Cela fait 9 ans qu’elles sont ici. Et aujourd’hui on les rejette à cause de leur voile. Elles n’ont même pas le droit d’aller aux toilettes. Pour y aller, elles doivent être accompagnées. Comme des criminelles. » Il hoche la tête.

« Nos enfants sont mises en quarantaine… »

Abdali se tient devant l’entrée principale de l’école. Il est seul à brandir une pancarte sur laquelle on peut lire: « NON à l’interdiction du port du voile. » Il est venu en soutien aux autres parents, malgré que sa fille ne soit pas voilée. Il observe, non sans étonnement: « Nos sœurs voilées qui sont à l’intérieur, nous les respectons. Nos enfants aussi. C’est aberrant que ces mêmes sœurs, voilées, refusent le voile aux élèves. Et cette décision vient remettre en question notre laïcité et notre Teranga. C’est d’autant plus aberrant quand c’est à peine une trentaine d’élèves qui sont concernées. Cela ne vaut pas le coup de créer un problème entre musulmans et chrétiens. »

Radwan, qui vient de récupérer sa fille, ne cache pas son énervement: « Elle n’a que douze ans. Qu’est-ce qu’elle peut bien faire de mal avec un voile ? » Il s’indigne: « Nos enfants sont en quarantaine, et n’ont même pas le droit d’aller aux toilettes seules. Et puis, leur règlement, c’est un jeu! Je l’ai bien signé, alors qu’il n’avait que deux pages. Un autre papier a été introduit après  nos signatures. » Radwan promet sans décolérer: « De toute façon, tout ce que la loi nous permet, nous le ferons! »Monia Inakanyambo

Port du voile :  » L’autorité s’est déshabillée »(Capitaine Dièye)

https://www.seneweb.com L’interdiction du port du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc continue de charrier des vagues. Du côté des politiques, après Thierno Bocoum hier, c’est au tour du capitaine Dièye. Pas du tout tendre avec les autorités, l’ancien soldat pense qu’elles doivent  »décider » pour maintenir les équilibres. Voici l’intégralité de son message :

 »Le port du voile : l’autorité s’est déshabillée Rien à voir avec l’Islam ou le Christianisme encore moins la Justice, la parfaite cohabitation entre les religions, les confréries et les ethnies n’est plus à démontrer. Le renvoi des filles voilées de l’institution Sainte Jeanne d’Arc installe cependant un profond malaise. En effet, l’Etat est né à l’origine pour protéger et garantir les libertés : la liberté de posséder, la liberté d’appartenir pour ne citer que cela. Les sentiments, les émotions, les intelligences sans autorité deviennent une bombe à retardement à notre dépend.

 L’ISJA n’est pas tombée du ciel à ce que je sache, notre cher Sénégal non plus. La loi étant la chose la plus hypocrite dans une république, chacun y va de ses propres conjectures. Mais à vrai dire, la seule chose qu’il faut c’est : DÉCIDER. C’est la raison d’être de l’autorité. L’autorité est au dessus des appartenances et est sans état d’âme.

Malheureusement dans l’Etat (l’administration) nos réalités sociales et culturelles s’invitent. Au Sénégal hélas les autorités ne prennent leurs responsabilités que si leurs propres intérêts sont engagés. Hormis cela, elles déshéritent le peuple en attendant que la catastrophe se produise pour qu’elles daignent sortir de leurs tombes.

ÉDITO : Islamophobe, Jeanne d’Arc se dévoile !Par Momar Mbaye

https://www.seneweb.com On ne peut pas reprocher aux Sénégalais d’être intolérants. Avec plus de 95% de musulmans, le pays compte autant de fêtes religieuses catholiques que musulmanes, voire plus. Et la discrimination basée sur la croyance religieuse, était censée pourtant provenir des musulmans. Mais non. Savoir raison garder. Avec son lot d’écoles catholiques indénombrables à travers le pays, toutes autorisées et fréquentées majoritairement par des musulmans, les responsables des établissements privés catholiques d’enseignement élémentaire et secondaire gagneraient à faire preuve d’humilité, à mettre de l’eau, beaucoup d’eau dans leur verre « souillé », redoutent-ils, par le voile islamique, un signe religieux qu’ils refusent de voir cohabiter avec un autre signe religieux : le crucifix ou le voile des sœurs religieuses.

Le Sénégal n’est pas la France et une minorité de croyants ne devrait pas imposer sa loi à une majorité de croyants. Le principe est antidémocratique même, car admettre le voile permettant d’identifier les sœurs catholiques d’une part, et refuser d’autre part le port du hijab islamique, relève d’une discrimination notoire qui n’a pas sa place dans l’Education nationale. L’Etat, l’autorité de tutelle doit sévir avec vigueur pour que force reste à la loi. Et l’Eglise catholique du Sénégal dont dépendent ces établissements privés, ne peut pas se taire devant une telle forfaiture qui consiste à cibler les musulmanes voilées en vue de leur exclusion.

Le silence du clergé dans cette affaire récurrente et malheureuse, est synonyme de complicité, d’acquiescement. Or, un règlement intérieur rédigé par la direction d’un établissement, public ou privé, ne peut en aucun cas supplanter la législation sénégalaise qui agrée l’ouverture de ces établissements. Toutefois, en l’absence d’un rappel à l’ordre sans ambiguïté émanant du clergé catholique, il appartient au ministère de l’Education nationale de prendre toutes ses responsabilités, en servant d’emblée une mise en demeure à ces établissements, à défaut, de retirer leur agrément dès l’instant qu’ils installent le Sénégal dans un débat malsain sur fond de religion, une menace à la cohésion nationale et au vivre-ensemble.

 A défaut, les parents d’élèves ont aussi tout le loisir de boycotter ces écoles et d’aller inscrire les enfants ailleurs. Car c’est relater une lapalissade que de dire que si les parents d’élèves musulmans arrêtaient d’envoyer leurs enfants dans les établissements d’enseignement catholique, ceux-ci allaient mettre la clé sous le paillasson. Il est regrettable que Jeanne d’Arc, un « signe religieux », dévoile ainsi son islamophobie au grand jour. C’est d’autant plus préoccupant lorsque ces écoles adoptent une posture de défiance vis-à-vis de l’Etat dont elle viole les lois. Impunément ! Siffler la fin de la récréation, c’est maintenant.

LISE FILIATRAULT, AMBASSADEUR DU CANADA : «Je suis fascinée par la créativité des Sénégalais»

http://lesoleil.sn/L’ambassadeur du Canada au Sénégal, Mme Lise Filiatrault, a fini sa mission au Sénégal. Accordant un entretien au «Soleil» avant son départ, elle dit être fascinée par l’art et la culture de son pays d’accueil, par la créativité des Sénégalais. Elle est tout aussi heureuse de la coopération entre les deux pays qu’elle estime féconde par son efficience. La diplomate livre également son opinion sur diverses questions comme la sécurité, l’exploitation du gaz et du pétrole et les initiatives rassurantes du Sénégal, entreprises dans ce domaine…

Mme l’ambassadeur, vous êtes en fin de mission au Sénégal. Comment appréciez-vous l’état de la coopération entre le Canada et le Sénégal ?

Quand on évoque la coopération entre nos deux pays, on parle souvent du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) et l’Ecole polytechnique de Thiès. Ces deux institutions sont maintenant complètement sénégalaises et fonctionnent très bien. Elles ont une excellente réputation. J’étais ravie quand je suis allée au lancement du Master de l’Institut national de pétrole et du gaz (Inpg) avec 22 étudiants dont cinq filles pour la première cohorte. La plupart viennent de l’Ecole polytechnique de Thiès. C’est une fierté. En fait, notre programme de coopération cherche d’abord à répondre aux besoins du Sénégal et à les satisfaire. Ensuite, on s’est orienté vers l’enseignement primaire, car il y avait un besoin d’augmenter et d’améliorer la qualité de l’éducation. On a beaucoup travaillé dans ce domaine. Par exemple, on a fourni plus de 5 millions de manuels scolaires – ce qui était une nécessité -, formé une industrie de l’édition, des enseignants, etc. Aujourd’hui, il y a un grand besoin en formation professionnelle et technique pour l’emploi des jeunes. Encore une fois, on s’est aligné sur cette priorité.
De nombreuses universités canadiennes ont noué des partenariats avec leurs homologues sénégalais. Il y a des liens qui se font, peut-être moins visibles comme le Cesti et l’Ept. Mais, il existe des collaborations réelles dans ce domaine. Il y a également le Centre de recherche de développement international (Crdi), installé au Sénégal depuis des décennies, et qui travaille dans le domaine universitaire. Son objectif, c’est de renforcer les institutions, de promouvoir l’égalité des genres, l’accès au foncier, etc.

Peut-on savoir ce qui vous a le plus marquée durant les trois années passées au Sénégal ?

J’avoue que je ne m’attendais pas, avant de venir ici, à trouver autant de créativités. Je trouve que l’art et la culture sont partout. Cela a été, pour moi, une découverte très agréable, autant sur le plan professionnel que personnel. Je trouve que c’est quelque chose que l’on n’a moins intégré au Canada. L’art et la culture font partie de notre société, mais je pense qu’il y a une forte identité, ici, qui est rattachée à cela. En même temps, on constate une grande ouverture sur le monde. L’art et la culture du Sénégal s’exportent beaucoup. D’ailleurs, tout récemment, la cinéaste Maty Diop a été honorée au Festival de Cannes. Elle recevra également un prix à Toronto. Le cinéma, la sculpture, la musique… s’exportent. On l’a vu avec Baba Maal dans le film «Black Panther». Je pense que c’est une force du Sénégal et c’est un aspect qui m’a marquée. L’autre élément, qui a beaucoup contribué à renforcer notre relation, c’est l’invitation au Sénégal de l’artiste sénégalais vivant au Canada, Elage Diouf. La jeunesse a participé au Festival de Hip-hop qui constitue un moyen de nous connecter entre nous et de partager des valeurs communes.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience au Sénégal en tant que femme diplomate ?

Etre une femme diplomate ne pose pas de problème. On est dans un pays où la volonté de reconnaître la place de la femme est réelle. Beaucoup de Sénégalaises ont démontré que la compétence des femmes est extraordinaire. Il y a énormément de femmes sénégalaises qui occupent des fonctions stratégiques, même à travers les organismes internationaux. Je les encourage à continuer sur cette voie.

En matière de promotion des femmes, quelle leçon le Sénégal peut tirer de l’expérience canadienne ?
Je pense qu’on peut vraiment échanger. Il y a des problématiques qui sont parfois communes, puis on peut apprendre les uns des autres. Une initiative m’a beaucoup frappée dans le cadre de nos activités en matière d’égalité. J’ai rencontré, à Kolda, «le Club des jeunes filles de Kolda». Ces genres de clubs sont maintenant nombreux au Sénégal. Voilà une initiative assez simple. Car, il s’agit de former des jeunes filles en leadership pour devenir des acteurs de changement dans leur communauté et diminuer les grossesses précoces, les mariages forcés, etc. Ces jeunes sont extraordinaires, elles sont des leaders dans leur communauté. Il y a vraiment des initiatives qui sont locales mais qu’on peut renforcer.
J’ai organisé un dialogue intergénérationnel entre les femmes qui avaient mené des combats très importants avec d’autres plus jeunes portant des discours pour l’égalité, mais qui, évidemment, opèrent de façon très différente, des féministes d’avant. C’est une chose que le Canada peut faire pour permettre aux gens d’échanger. Cela nous permet d’aller plus loin quand nous échangeons notre expérience. On a organisé un grand évènement, en mai dernier, dénommé «Woman the revel». Le Sénégal est l’un des pays avec lesquels on prépare la conférence autour de projets spécifiques. Et cela a permis de réunir 10.000 personnes. Le Sénégal était très bien représenté. Je pense que le partage d’expériences nous permet d’aller ensemble.

Le Président de la République du Sénégal était à Biarritz au sommet du G7 en tant qu’acteur. Il s’est, par la suite, rendu à Yokohama pour la Ticad 7. Au cours de ces sommets, on a beaucoup parlé d’inégalités et de migration. Qu’est-ce que le Canada fait pour réduire les inégalités ?

En fait, nos programmes et politiques au Sénégal touchent à ces problèmes, car on parle beaucoup de développement inclusif. Ce qui me permet d’ailleurs d’évoquer le Plan Sénégal émergent (Pse). Il est aussi beaucoup question d’un développement inclusif et durable. On perçoit les inégalités dans tous les domaines. Par exemple, il y a des gens qui sont plus atteints par la dégradation environnementale des régions côtières. Le G7 s’est tenu, cette année, à Biarritz, en France. L’année dernière, c’était au Canada, et le Président Macky Sall était aussi invité. Il a été question de la protection des océans, des zones côtières et de la réduction du plastique. En matière de coopération multilatérale et globale, je pense que nos deux pays ont beaucoup travaillé ensemble ces dernières années parce que partageant des valeurs communes : développement inclusif, tolérance et ouverture. Le Canada est un pays d’accueil, il va continuer de l’être. On reçoit presque 1% de migrants par an. On recrute également des francophones en Afrique de l’ouest. Nous avons des programmes de migration pour accueillir des populations au Canada, parmi elles, des Sénégalais.

Dans le domaine de l’intelligence artificielle, le Sénégal développe son Smart. Comment votre pays compte-t-il l’accompagner dans ce domaine ?

Je pense que c’est un secteur prometteur. Le Canada est connu pour avoir développé une expertise. Je pense que, de plus en plus, on voit toute l’industrie du numérique comme un champ d’actions. C’est une façon pour nous connecter avec ce secteur sur lequel, je pense, on pourra travailler dans le futur.

Quel conseil le Sénégal peut attendre de votre pays dans l’exploitation du pétrole et du gaz ?

La découverte du pétrole et du gaz fait couler beaucoup d’encre. On sait que tout dépend de la façon dont on gère cette question. Le Canada est aussi un pays de ressources naturelles. On peut en avoir sans que cela ne contribue au développement d’un pays. On est prêt à accompagner le Sénégal qui est en train de développer des initiatives allant dans le sens de faciliter la bonne gestion de ses ressources naturelles*** pour que l’exploitation du pétrole et du gaz contribue au mieux-être de sa population. Cela, en ayant un code pétrolier approprié. Au Canada, on l’a modestement réussi, et je pense que c’est possible au Sénégal.

Comment appréhendez-vous l’avenir de la langue française ?

Le Canada attache une grande importance à la langue française, à la Francophonie et au rayonnement du français dans le monde. On sait très bien que le plus grand nombre de locuteurs se trouve en Afrique. On peut penser que l’anglais est, de plus en plus, présent, mais le français aussi a sa place. Je pense aussi que l’usage du français ne veut pas dire qu’on ne maîtrise pas d’autres langues. Le Sénégal en est un exemple. Combien de langues sont parlées ici ? On parle le wolof et cela n’empêche pas aussi de manier le français. La langue française apporte beaucoup sur le plan international. Il y a des valeurs attachées à sa pratique, et la Francophonie projette ces valeurs. La Francophonie joue un rôle politique, de solidarité. Je pense que le Canada et le Sénégal ont fait la promotion de la diversité. Pour moi, la langue est une richesse et une force.

La sécurité dans le Sahel préoccupe beaucoup de puissances étrangères. Quelle est la position de votre pays sur cette question ?

Au Sahel, il y a la coopération militaire, notamment un appui à la Minusma. On a également des programmes pour l’espace qui visent à contrer le terrorisme. Par exemple, le programme de formation et d’échanges a pour objectif de mieux contrôler les flux financiers. Le programme de renforcement des capacités vise à contrer le terrorisme. On travaille également, à travers la Francophonie, avec les pays du Sahel. En outre, on a d’importants programmes de développement dans la zone. En effet, tout le monde est d’accord que la réponse est multiforme. Elle n’est pas que militaire. Elle passe aussi par le développement, la gouvernance. Le Canada est très actif dans le Sahel en matière de développement. Le Canada a lancé une nouvelle initiative, il y a 2 ans, dénommée «Aide ci». Elle vise à augmenter la présence des femmes dans les opérations de paix. C’est un autre champ d’actions qui touche le Sénégal. C’est en lien avec le Sahel, car on sait que dans les zones de conflits, les femmes sont souvent très affectées.

Justement, nous sommes dans une zone instable. Comment appréciez-vous le niveau de sécurité ?

Les enjeux de sécurité sont globaux. Nul n’est à l’abri des attaques terroristes. On l’a vu en Europe et sur d’autres continents. Je pense qu’au Sénégal, une des chances que j’ai remarquée, c’est la cohésion sociale. J’ai eu l’occasion de visiter toutes les régions du Sénégal où des institutions de l’Etat sont présentes. On voit des programmes qui sont libres pour offrir des services aux populations. Je pense que ce sont des facteurs très importants quand on parle de sécurité. Bien sûr qu’il a des institutions qui assurent la sécurité des citoyens.Propos recueillis par Aly DIOUF et Oumar NDIAYE (photo : Moussa SOW)

Conséquences des émeutes contre les migrants en Afrique du Sud : Crise diplomatique en Afrique, Assignation de Pretoria à la CPI pour crime contre l’humanité  par Boubacar Séye

http://www.lactuacho.com De  l’Ethiopie à la Zambie et du Ghana au Nigeria en passant par les pays d’Afrique Australe, le continent est en ébullition pour dire STOP aux Sud-Africains.

Ces émeutes  contre  les migrants vont créer une crise diplomatique d’une    grande envergure jamais connue, c’est la responsabilité du gouvernement Sud –Africain qui est mise en cause.

La vague des destructions des symboles de l’économie sud-africaine sont des signes que le mécontentement  des populations est beaucoup plus profond que ne penseraient nos responsables étatiques.

Ces réactions iront jusqu’ ‘à  faire assigner le gouvernement de Pretoria  à la CPI pour complicité de crime contre l’humanité et non-assistance à personnes en danger.

C’est pourquoi l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières pense que le Nigeria n’attendra pas très longtemps pour entamer  cette procédure, après avoir gelé  ses relations d’échanges avec l’Afrique du Sud.

Tout doit être fait pour éradiquer définitivement  cette nouvelle forme d’Apartheid  en cours en Afrique du Sud !!!

Surpopulation carcérale : La marche des anciens détenus autorisée

https://www.seneweb.com Ce vendredi, les anciens détenus vont sillonner les rues de la capitale pour dénoncer les conditions de détention et la surpopulation carcérale dont sont victimes les prisonniers. La marche débutera cet après-midi à partir du rond-point de la place de la Nation (Ex-Obélisque) jusqu’au rond-point de la Rts.

Contacté par Seneweb, le préfet de Dakar, Alouine Badara Samb a autorisé cette manifestation dirigée par l’activiste Guy Marius Sagna. Les manifestants exigent des peines alternatives à l’emprisonnement. Ils soulèvent en même temps le nombre excessif des mandats de dépôt et les longues détentions sans jugement. Dans ce rassemblement, seront présents les parents des anciens pensionnaires des lieux de privation de liberté et des membres des organisations de la société civile.

STATU QUO SUR LE BULLETIN UNIQUE ET L’ÉLECTION DES ADJOINTS AUX MAIRES ET DES VICE-PRÉSIDENTS DE CONSEILS DÉPARTEMENTAUX : LE COMITE TECHNIQUE RENVOYE A SES COPIES

http://www.sudonline.sn Le comité technique chargé de se pencher sur le bulletin unique, le mode d’élection des adjoints aux maires et les vice-présidents de conseils départementaux n’a pas fait le travail pour lequel il a été mandaté. C’est la conviction du coordonnateur du pôle de l’opposition, le député Déthié Fall, qui renseigne qu’il a été encore demandé au dit comité de refaire le travail pour le rendre le 12 septembre prochain

Il y a toujours le statu quo sur les questions du bulletin unique et de l’élection des adjoints aux maires et des Vice-présidents de conseils départementaux, inscrites à l’ordre du jour dans les débats au niveau de la commission cellulaire du dialogue politique. En effet, lesdites questions qui devaient normalement connaitre une issue, qu’elle soit heureuse ou pas, hier jeudi 5 septembre, en marge de la session du jour, ont été reportées au jeudi 12 septembre. Pour cause, les acteurs au dialogue n’ont pas été satisfaits de la présentation faite par le comité technique chargé de faire un travail approfondi sur les questions. Joint au téléphone hier, après la rencontre, le député du parti Rewmi, non moins coordonnateur du pôle de l’opposition, renseigne que «on (la commission cellulaire du dialogue) a demandé au comité technique qu’on avait mis en place, de poursuivre le travail qui leur avait été demandé parce qu’il n’a pas été présenté tel qu’attendu».

Sur les raisons qui les ont poussé à renvoyer les membres dudit comité à leurs copies, Déthié Fall Vice-président du parti Rewmi explique que c’est «parce qu’ils n’ont fait que reprendre les positions politiques des différentes pôles, alors qu’on leur avait demandé de nous faire une présentation détaillée en approche technique de ces propositions et de faire un tableau qui ferait ressortir les avantages et les inconvénients de chaque proposition». En réalité, ce qui était attendu d’eux, informe toujours le député Déthié Fall, «c’est d’aller en profondeur et devant chaque proposition, naturellement pour permettre à la plénière de décider, c’est de relever les avantages et les inconvénients».

Ce qui aurait permis à la plénière de disposer d’assez d’éléments pour statuer sur les dites questions, estime-t-il. Hélas ! «C’est ce qu’ils n’ont pas fait», se désole-t-il. Donc, en termes clairs, le comité technique ne s’est limité qu’à recenser les positions des différents pôles, déjà connues, sans pour autant faire des recommandations sur la base des avantages et inconvénients des différentes positions exprimées par les uns et les autres.

Par conséquent, une autre échéance leur a été accordée. En effet, le coordonnateur du pôle de l’opposition au dialogue politique renseigne «qu’on leur a demandé de nous revenir avec le travail fait, le jeudi 12 prochain». Ainsi donc, les sénégalais doivent encore prendre leur mal en patience pour connaitre ce qui sera retenu pour l’élection des adjoints aux maires, ainsi que les vice-présidents des présidents de conseils départementaux. A noter que pour les maires et les présidents de conseils départementaux, la commission cellulaire est tombée d’accord pour leur élection au suffrage direct

Le MEER Demande À Moustapha Diakhate De…» Prendre Ses Responsabilités»

https://www.xibaaru.sn ELes sorties de Moustapha Diakhaté contre le pouvoir indisposent le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer). Dans un communiqué fait hier, cette instance de l’Alliance pour la République (APR) invite l’ancien président du groupe parlementaire Benno bokk Yakar «à prendre ses responsabilités s’il est vrai qu’il est encore dans une posture qui intègre morale et éthique». En filigrane, ces jeunes demandent à l’ancien chef de Cabinet du Président Macky Sall de quitter l’Apr.

Moustapha Diakhaté qui est «en contradiction flagrante avec la ligne défendue par le parti», selon le Meer, «apparaît clairement dans ses différentes expressions publiques qu’il ne partage plus la ligne directrice de notre parti, encore moins les positions et les idéaux que nous défendons».

Le communiqué ajoute: «Notre désolation est profonde devant le cynisme, la délation, le chantage et l’ingratitude sans limites dont il fait montre en permanence en se servant de la presse pour formuler des avis contraires à la parole officielle sous le prétexte d’une démocratie interne» à laquelle «il n’a jamais cru et» dont il «fait une interprétation erronée. On ne peut pas se revendiquer d’une formation politique et afficher publiquement tous les jours son désaccord sur ses orientations. Nous nous indignons de ce comportement irresponsable, irrespectueux et déloyal qui se démarque de toute éthique et de toute discipline de parti».

Abdoulaye Diagne, coordonnateur du Meer, et ses camarades regrettent : «Le chantage et le mensonge se manifestent de plus en plus dans le débat politique pour instrumentaliser les ressorts d’une rude adversité qui n’a pas sa place dans notre pays.»

Pour le Meer, le moment est venu pour l’ancien député de tirer les conséquences de ses «nombreuses déviances pour que l’opinion nationale et internationale soit édifiée pour de bon». A défaut, les étudiants et élèves de l’Apr interpellent le Secrétariat exécutif national (Sen) du parti «afin qu’il prenne ses responsabilités pour assainir un climat interne qui commence à entamer la crédibilité et l’image du parti»

Nomination : Moustapha Diakhaté est ministre-conseiller depuis avril dernier

https://www.jotaay.net Dans son édition d’hier, «les Échos» s’est demandé si Moustapha Diakhaté est bien ministre-conseiller du président de la République ou pas. Si nous avons donné l’information, c’est que beaucoup de gens, surtout les chroniqueurs et autres membres de la mouvance présidentielle, passent leur temps à dire que c’est parce que Moustapha Diakhaté n’est nommé à aucun poste qu’il multiplie les sorties les unes plus incendiaires que les autres contre certaines décisions du chef de l’Etat. En fait, il n’en est rien. Moustapha Diakhaté est bien ministre-conseiller du Président. Et cela, depuis le mois d’avril. Quelques jours après avoir quitté le poste de chef de Cabinet du président de la République. Mais, comme il ne porte pas les titres comme une médaille ou une sinécure, Moustapha Diakhaté n’en a jamais fait état. Le débat est donc clos : sa liberté de ton et de pensée, il la garde «avec ou sans fonction officielle». Voilà qui est clair.

Forfaits de téléphone : Moustapha Diakhaté brule la décision de Macky Sall

https://www.jotaay.net Verser une allocation mensuelle à des agents de l’Etat pour leurs besoins en téléphone est impertinent. C’est la conviction de Moustapha Diakhaté, qui, même s’il salue la volonté du chef de l’Etat de réduire la facture téléphonique de l’Etat, trouve «mauvaise» la manière dont il s’y est pris. 

Le chef de l’Etat, par décret, a décidé de réduire les montants des dotations téléphoniques des agents de l’Etat. Pour Moustapha Diakhaté, «la décision de rationaliser la dépense publique est à saluer», car, précise-t-il, elle sonne comme «la satisfaction d’une vieille revendication du mouvement syndical national de réduction du train de vie de l’Etat et va dans le sens d’une meilleure utilisation des ressources publiques». Toutefois, l’ancien député et président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar estime que Macky Sall a choisi une «mauvaise» manière de s’y prendre. «L’allocation forfaitaire mensuelle de charges de téléphone mobile est une fausse bonne réduction de la facture téléphonique de l’Etat», souligne-t-il. Mieux, il affirme haut et fort que «la solution consistant à verser une allocation mensuelle pour charges de téléphone mobile à certains agents de l’Etat est, à tout point de vue, impertinente».
La parade trouvée par le chef de l’Etat est d’autant plus impertinente, pour lui, que les allocations versées risquent de servir à autre chose qu’acheter du crédit. «Au lieu d’être utilisée pour recharger les téléphones, cette allocation forfaitaire risque d’être perçue par les bénéficiaires comme un complément de salaire et utilisée à d’autres fins». Pour l’ancien chef de cabinet politique de Macky Sall, «en versant un forfait mensuel et en laissant aux agents le choix du numéro de téléphone à charger, il sera impossible à l’Etat de contrôler l’utilisation professionnelle de cette allocation». La meilleure formule, propose-t-il, serait de doter les fonctionnaires concernés en unités téléphoniques ou temps d’appel. «La vraie bonne mesure d’économie budgétaire, c’est une allocation mensuelle de durée d’appels sortants». S’expliquant, le cadre apériste soutient qu’en choisissant par exemple, la formule illimix, l’Etat est en mesure, avec 17.900 francs Cfa, d’octroyer à chaque agent éligible au forfait une durée de communication mensuelle de 30 heures, à laquelle s’ajoutent 600 Sms sans oublier 7 Go de connexion internet. Mbaye THIANDOUM

Madické NIANG : «Pour Revenir Au Pouvoir, Il Faut Une Forte Coalition Libérale Soutenue Par D’autres»

https://www.walf-groupe.com En marge de la 44 ème édition du Magal des deux «raakas », Me Madické NIANG s’est prononcé sur la crise au PDS.

L’ancien responsable politique du PDS précise, d’emblée, que l’histoire lui a donné raison. Après avoir déclaré sa candidature, en évoluant sous sa propre bannière, rappelle- t-il, «j’ai fait l’objet d’attaques de personnes qui n’ont rien compris dans ma démarche. Aujourd’hui, les faits me donnent raison, chaque jour un peu plus» se réjouit-il. Mieux, le plus jeune membre du «kurel» des deux «raakas» créé en 1976, se plait a rappeler qu’il ne «regrette rien». Tout au plus, l’ancien dignitaire du régime de Abdoulaye WADE, qui a occupé plusieurs portefeuilles ministériels se désole de la crise qui fait rage au sein de son ancien parti. L’opposant au régime de Macky SALL souhaite, néanmoins, les retrouvailles libérales. «Pour revenir au pouvoir il faut une forte coalition libérale, soutenue par d’autres», conseille l’avocat qui fait noter que «le PDS est un patrimoine politique sénégalais».

Dans la foulée, le politicien n’a pas manqué de plaider la cause du journaliste Adama GAYE, incarcéré depuis un mois. A ce sujet, Me Madické NIANG explique que la prison doit être l’exception et pas la règle. Taillant en règle l’article 80 de la Constitution, l’ancien compagnon du Président Abdoulaye WADE soutient que «la détention du journaliste Adama GAYE est une tache noire pour notre démocratie», dénonce-t-il. «On ne peut pas enfermer quelqu’un parce qu’il a émis ses opinions. Qu’elles soient écrites ou verbales», estime l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2019. Qui s’empresse de déclarer qu’il milite pour le respect des Institutions comme le président de la République.

interrogé sur la présente édition du «Magal» des deux «raakas» de Saint- Louis, le disciple mouride indique que la 44ème édition revêt un cachet particulier. A l’en croire, Serigne Darou Assane NDIAYE qui en était le parrain en est pour beaucoup. Peu connu du grand public, Serigne Darou Assane NDIAYE est très respecté dans le milieu de la mouridiya. Selon Me Madické NIANG , Serigne Darou Assane NDIAYE a été un grand travailleur aux côtés de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Celui que les musulmans magnifient la fameuse prière effectuée dans le palais du gouverneur colonial le 5 septembre 1895 l’a souvent laissé diriger la prière tout en étant présent. Le parrain du Magal 2019 a été, last but not least, un érudit doublé d’un grand disciple de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul.Gabriel Barbier

Moustapha DIAKHATE À Ses Détracteurs «Apéristes» : «C’est Vous Qui Avez Changé,Pas Moi»

http://www.walf-groupe.com Ce jeudi, des média ont fait été de la  nomination de Moustapha DIAKHATE au poste de ministre-conseiller du président de la République. Pour le principal concerné, « cette publicité » n’est pas une information.

Car, soutient-il, sur sa page Facebook, « cette nomination est aussi vieille que la réélection du président de la République ».Une façon pour l’ancien chef de Cabinet du président Macky SALL d’indiquer que ses prises de positions radicalement contre le régime, ce n’est guère pour avoir un poste.

La publicité sur mes fonctions de Ministre conseiller : ce n’est pas une information

Cette nomination est aussi vieille que la réélection du Président de la République.

Ce retard de la publication est dû au fait qu’il ne fait pas partie de ma culture politique de faire la promotion médiatique des missions que le Président de la République me confie comme Président de Groupe parlementaire ou Ministre, Chef de Cabinet.

À mes compatriotes qui, sincèrement, m’ont félicité à la suite d’une information sur ma nomination, j’exprime ma gratitude.

A celles et à ceux qui pensaient de bonne ou mauvaise foi que mes récentes prises de position étaient motivées par des rancœurs consécutives à des avantages et privilèges perdus, je leur dis que ces attitudes mesquines ne font pas partie de ma praxis politique.

Ma conception de l’engagement et du militantisme me recommande de ne point recourir à la stratégie de la pression ou du chantage pour accéder ou conserver un quelconque poste ou privilège.

Je me suis toujours efforcé autant que possible d’éviter à ma conscience politique d’être prisonnière de prébendes.

Aux militantes et militants de l’APR qui se réjouissaient, il n’y a guère longtemps, de mon opposition à la ligne du Pds de liquider Macky SALL , je leur rappelle que ce sont eux qui ont changé pas moi.

Seulement, passer de président du Groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar à chef de Cabinet du président de la République pour finir ministre-conseiller, ça peut aussi rendre plus lucide.

Pape Gorgui NDONG : «Rien Ne Va Dans L’APR»

https://www.walf-groupe.com Revoilà Pape Gorgui NDONG. Aphone depuis son limogeage du gouvernement, l’ancien ministre de la Jeunesse rompt le silence. Dans un entretien avec Rewmi, l’ancien coordonnateur départemental de la COJER de Pikine s’en prend à son parti qui, selon lui, marche par la tête.

« L’organisation de l’APR fait défaut. Il n’y a pas un cadre de concertation dans le parti où les gens peuvent discuter sur les problèmes du parti, au-delà du secrétariat exécutif. Aucun organe ne fonctionne. Le Directoire ne fonctionne pas, les autres instances ne fonctionnent pas. C’est pourquoi nous péchons dans la communication. Il n’y a pas une communication uniformisée, il n’y a pas une communication concertée. Chacun parle à son niveau. Le parti est là et gagne des élections, mais il ne marche », déclare l’ancien ministre.

Poursuivant et très critique, le responsable de la formation politique du président SALL appelle à sa réforme immédiate. «  Il n’y a aucune forme d’organisation qui permet aux gens de discuter.  L’APR est un parti où il y a des problèmes partout. Depuis que j’ai quitté la COJER, il n’y a personne pour prendre les rênes. Il faut qu’il y ait un leader qui tire les autres vers l’unité. Ce manque d’organisation a fait que la léthargie a été constatée partout. Les jeunes font tout mais personne ne satisfait leurs revendications. Pourtant, ils ont tout donné à l’APR dans le département. Quand le parti veut parler à la jeunesse, il n’y a pas d’interlocuteur. Et ça, c’est un problème réel. Rien ne va dans l’APR », martèle-t-il.Pourtant, Pape Gorgui NDONG ne fait que dire tout haut ce que beaucoup de responsables de l’APR murmurent.

Libération des Italiens et Allemands impliqués dans la drogue saisie au Port:Abdoul Mbaye accuse la faiblesse du régime

Le couple allemand et les Italiens impliqués dans la quantité record de drogue saisie au Port de Dakar ont bénéficié d’une liberté provisoire de la part du parquet. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Ce qui, selon l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, révèle la faiblesse du régime de Macky Sall, face aux puissances et lobbys étrangers.

Via son compte Twitter, le président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail accuse les actuels tenants du pouvoir d’être plus enclins à mettre la justice aux trousses de leurs concitoyens. « Drogue saisie au port. Selon la presse tous les ressortissants étrangers impliqués auraient obtenu la liberté provisoire. Faiblesse d’un régime pourtant fort hargneux lorsqu’il s’agit de ses citoyens? Attendons les explications du Procureur pour mieux comprendre », a-t-il écrit sur le Réseau social.

Abdoul MBAYE@AbdoulMBAYE2019

Drogue saisie au port. Selon la presse tous les ressortissants étrangers impliqués auraient obtenu la liberté provisoire. Faiblesse d’un régime pourtant fort hargneux lorsqu’il s’agit de ses citoyens? Attendons les explications du Procureur pour mieux comprendre.AYOBA FAYE

Deux raisons de l’élu local Badara Gadiaga d’inviter Macky à démettre Abdoulaye Daouda Diallo de ses fonctions.

https://www.dakaractu.com La situation économique du pays est, aux yeux de Badara Gadiaga, un conseiller municipal à la ville de Dakar, aujourd’hui marquée par une crise. L’ampleur de cette crise est tellement inquiétante qu’il a tendance à minimiser  les actes que pose le président Macky Sall comme la suppression des forfaits téléphoniques des agents de l’administration.
‘’Cette crise économique que nous sommes en train de vivre, la dernière mesure présidentielle portant sur la réduction du budget de téléphone pour les agents de l’administration ne suffit pas pour la régler. Pour venir à bout de ce problème, il va falloir démettre le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Abdoulaye Daouda Diallo, pour son incompétence. En effet, nous avons constaté, présentement, un problème criard de mobilisation des recettes. C’est ce problème là que nous avons présentement. En plus de son incompétence, il s’y ajoute un règlement de comptes qui existe dans son département ministériel’’, s’insurge l’élu local. 

‘’Beaucoup de fournisseurs sont dans des difficultés à cause de …’’

Ce dernier, membre du Secrétariat national du parti Rewmi, dénonce un règlement de comptes dont sont victimes les anciens collaborateurs du ministre sortant. ‘’Aujourd’hui, nous avons appris que beaucoup de fournisseurs sont dans des difficultés à cause des relations qu’ils avaient avec le ministre Amadou Ba. Abdoulaye Daouda Diallo, son successeur, semble ignorer qu’en bloquant les fournisseurs sénégalais, il bloque le pays également. Parce que les entrepreneurs Sénégalais bénéficient d’une petite part de marché comparé aux étrangers qui se sont taillés la part du lion. N’oublions pas que ces fournisseurs qui travaillent avec les ministères sont les mêmes qui interviennent dans d’autres structures publiques du pays. C’est ce qui fait que le blocage se sent partout au Sénégal. D’ailleurs, on n’a jamais vécu une fête de Tabaski comme celle qu’on vient de fêter il y a quelques semaines. Donc, je ne pense que c’est une telle mesure qui va régler cette tension de trésorerie que nous avons enregistrée au Sénégal. Il nous faut un ministre de l’Economie des Finances compétent à la place de Abdoulaye Daouda Diallo. Je suis de ceux-là qui pensent que celui-ci doit être démis de ses fonctions pour nommer à sa place un homme compétent. Un homme compétent qui saura mobiliser les ressources et faire un budget sincère conforme aux dépenses publiques de notre pays. Mais, il faut aussi reconnaître que la tension de trésorerie à laquelle est confronté le Sénégal n’est véritablement que la conséquence de nos dépenses. Des dépenses qui ne sont pas en adéquation avec le rythme de recouvrement des taxes et recettes fiscales’’, a-t-il confié à Dakaractu.

‘’C’est le président Macky Sall lui-même qui va en payer le prix’’

Badara Gadiaga de relever quelques faits qu’il reproche au ministre. ‘’Abdoulaye Daouda Diallo est une personne dont la carrière est jonchée de conflits. Ce fut le cas lorsqu’il était ministre de l’Intérieur aussi bien quand il avait en charge les Infrastructures. Aujourd’hui qu’il est aux affaires, au niveau du ministère de l’Economie, on voit que le pays est complètement bloqué. Oui, bloqué parce que pour des histoires de règlement de comptes, il paralyse tout le pays. Si cela continue, c’est le président Macky Sall lui-même qui va en payer le prix. Nous estimons qu’il sonne aujourd’hui, l’heure pour le président de la République, de prendre sa responsabilité et de démettre le ministre Abdoulaye Daouda Diallo de ses fonctions. C’est cela le seul choix qui s’impose pour mettre fin à cette crise actuelle dans laquelle est plongé le Sénégal’’.
Concernant les inondations, il s’interroge sur l’utilité des infrastructures financées à coup de milliards. ‘’Nos problèmes restent les mêmes, face aux inondations, depuis des années. Et ce n’est pas que la banlieue dakaroise qui est plongée dans les eaux pluviales. Ce sont les mêmes problèmes relevés en 2013, à l’arrivée du président Macky Sall qui existent encore. On l’a vu prendre un certain nombre de mesures et annoncer de gros investissements dans le cadre de la lutte contre les inondations. On se demande aujourd’hui où est ce que ces fonds ont été injectés’’, lâche-t-il.

Maguette Ngom, (NIDA) sur les 2 milliards au Chef de l’opposition : «c’est un mensonge aussi grotesque que celui sur l’affaire petro Tim …»

https://www.dakaractu.com Le député Mamadou Lamine Diallo avait révélé dans la semaine, que 2 milliards de FCFA serait promis au Chef de l’opposition. Une sortie qui a hérissé le camp du pouvoir. Selon Maguette Ngom de « Macky 2012 » et leader de nouvelle intelligence pour le développement de l’Afrique (Nida) dire que le chef de l’opposition va bénéficier d’une telle somme alors que son statut n’est même pas encore discuté, « est un mensonge aussi grotesque que celui sur l’affaire Petro Tim ». Selon lui, concernant le statut du chef de l’opposition, le point n’est même pas encore abordé au sein du comité du dialogue national, étonnant donc d’entendre Mamadou Lamine Diallo parler d’une telle somme.

Selon Magatte Ngom d’ailleurs, l’opposition en très mauvaise perdante, s’est mise à dos  le patriotisme et la fierté de l’homo senegalensis, « en commanditant un monologue sans antithèse, diffusé par une  chaine étrangère dans un style d’allégations mensongères. Une comédie disproportionnée et mal réalisée ». Faisant référence à l’affaire Petro Tim, il a laissé entendre que certains membres de cette opposition ont inventé de toutes pièces dans la haine et la méchanceté, une grosse arnaque voire un gros mensonge dans le but de nuire au président de la République.

Mais se rassure-t-il, en matière d’exploration et de gestion  du pétrole et du gaz, le Président Macky Sall a fait des pas de géant.

Abordant les discussions sur le processus électoral, NIDA de faire savoir qu’il n’agrée pas la position de la société civile sur le parrainage. Un instrument  de régulation et de limitation des candidats aux différentes élections  pour  un déroulement transparent et lisible du scrutin a-t-il rappelé. Mais indique-t-il, si dans un tel contexte, le parrainage n’est pas maintenu, nous risquons de rencontrer des difficultés pires que celles que nous avons connues aux élections locales de 2014 et aux  législatives de 2017.  Enfin, la NIDA de s’épancher sur la grâce Présidentielle pour Khalifa Sall en conseillant à ce dernier de se mettre dans les dispositions d’une grâce présidentielle  au grand bonheur de sa maman et de ses enfants.

 Vol de 5 kilo d’or chez «Tahirou Sarr 94 milliards»

http://actunet.net/L’homme d’affaires Tahirou Sarr, mis en cause dans l’affaire des 94 milliards, est victime de vol. Cinq kg d’or, d’une valeur de 142,7 millions de Fcfa, ont été volés au domicile de sa femme, Mariétou Sy, sis à Yoff Layène, informe leral.net repris par le quotidien Les Échos dans sa livraison de ce vendredi.

Les faits ont eu lieu lors des fêtes de Tabaski. L’homme d’affaires, qui accuse son frère Chérif Sarr d’être l’auteur du vol, a porté plainte à la Section de Recherches de la Gendarmerie. L’affaire a finalement été réglée à l’amiable après 48 heures de détention, car son petit frère a nié le vol.

«Plus de 1000 bêtes» volées dans le Balantacounda en 2019

http://actunet.net/ Le phénomène du vol de bétail continue de prendre de l’ampleur dans le Balantacounda et les chiffres font froid dans le dos. «Plus de 1000 bêtes ont été volées» pour la seule année 2019. Ce qui correspond à une perte estimée à «plus de 300 millions» Cfa, a-t-on indiqué.

Suffisant pour que l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) se joigne au combat. Un atelier d’échange sur le mécanisme de lutte contre le vol de bétail, de dialogue et de coopération transfrontalière vient de se tenir à la préfecture de Goudomp, sur initiative de cette agence.

Une façon pour l’Anrac, «d’apporter son expertise» dans «les stratégies de lutte existantes» pour «réduire l’ampleur» du vol de bétail dans cette contrée du Balantacounda, notamment le long de la frontière avec la Guinée Bissau, a expliqué le dg Ansou Sané.

Se prononçant sur ce fléau préoccupant, le maire de Goudomp, Ibou Diallo Sadio au nom de ces collègues du département, déclare que c’est «un banditisme sans nom et sans répit» qui se cache derrière ce vol de bétail. À l’en croire, «ce phénomène a ouvert la porte au trafic de drogues et à la circulation des armes légères». Pis, «les terres à cultiver sont interdites d’accès». Les raisons ? «Elles ont été confisquées par des bandes armées», a-t-il soutenu.

C’est pourquoi, il sollicite des autorités centrales, «la réouverture des cantonnements militaires» sur la bande transfrontalière pour «renforcer la sécurité des populations et de leurs biens».

Le préfet de Goudomp qui a présidé ladite rencontre, invite les populations à adopter la culture de «dénonciation» pour «démasquer les voleurs et leurs complices», afin de «lutter efficacement» contre ce phénomène du vol de bétail qui est en train d’appauvrir les populations du Balantacounda.

Un ancien gouverneur et l’ex-inspecteur d’académie accusés d’avoir détourné 25 millions offerts par Aly Ngouille

https://www.seneweb.com Un présumé scandale de détournement éclabousse le Collège d’enseignement moyen technique (Cemt). L’Intersyndicale de l’école accuse l’ancien gouverneur de Diourbel, Mamadou Moustapha Ndao récemment affecté à Thiès, et l’inspecteur d’académie sortant, Gana Sène, d’avoir détourné 25 millions Fcfa offerts par Aly Ngouille Ndiaye pour la réfection du Cemt.

Selon le quotidien Source A sui donne la nouvelle, le ministre de l’intérieur, par ailleurs ex-pensionnaire du Cemt, a été surpris, lors de sa visite à l’établissement samedi dernier, d’être interpellé par le Principal du Cemt sur le versement du reliquat des 10 millions sur les 15 millions déjà investis.

Abasourdi, le ministre précise que son engagement a été respecté et que les 25 millions ont été virés pour l’année 2017-2018. Aly Ngouille, qui avait offert 50 millions pour les travaux, avait ordonné à l’ancien gouverneur de convoquer toutes les parties pour auditer le montant dépensé. L’Intersyndicale annonce une plainte contre X et compte saisir l’Ofnac.

L’institut Jeanne d’Arc nouveau Législateur dans un Etat défaillant Par Abdou  Karim Salam Enseignant

De quoi le renvoi d’élèves portant le voile par l’Institut Jeanne d’Arc est-il le nom ? Est-ce une nouvelle provocation ou bien la suite logique d’un Etat défaillant et totalement indifférent à la bonne marche du service public de l’éducation nationale dont il a la responsabilité ?
Le règlement intérieur d’une école exerçant une mission de service public sur la base d’un agrément délivré par l’autorité administrative qui interdit un signe religieux aux élèves pose fondamentalement un problème de droit. Donc on est en face d’un problème de droit positif et non d’un conflit religieux qui ne peut être réglé par les islamologues.
Le problème juridique est simple : l’Institut Jeanne d’Arc a-t-il le droit d’interdire le port du voile dans son établissement?
Un règlement hors la loi ! Déjà, il faut souligner que la méthode employée par la direction de l’école tendant à faire signer aux élèves le règlement intérieur de l’école avant toute inscription est un chantage inacceptable. Soyons clairs, un règlement intérieur ça ne se signe pas par les élèves ! Ça s’affiche ! C’est ce qui le rend opposable à ses destinataires. La signature des élèves est un acte superfétatoire qui dénote plutôt une volonté de retourner la signature contre elles le moment venu. Nous y sommes. Cependant, peu importe. Le règlement intérieur n’est pas un contrat. Il s’agit d’un acte administratif unilatéral pris dans le cadre de l’exercice d’une mission de service public confiée à l’école par l’Etat sur la base d’un agrément qui peut être retiré à tout moment. Il n’a par conséquent de valeur juridique que dans le respect de la Loi. Or, la Constitution en ces articles 5, 8, 22 et 24 ainsi que l’article 4 de la loi d’orientation de l’Education nationale n° 91-22 du 16 février 1991 garantissent sans ambigüité la liberté de conscience et la liberté religieuse. De même le décret n° 98 – 562 du 26 juin 1998 fixant les conditions d’ouverture et de contrôle des établissements d’enseignement privés n’offre aucune brèche permettant à l’Institut Jeanne d’Arc de s’arroger le droit de choisir ses élèves  par qu’elles ne respectent pas un règlement intérieur qui interdit le voile. L’institut Jeanne d’Arc ne tire aucun titre juridique dans la législation sénégalaise lui permettant d’interdire le voile.
Une nouvelle Tutelle, la Congrégation. Ce qui est le plus choquant dans le nouveau règlement intérieur de cette école c’est qu’au lieu de viser la loi d’orientation sur l’éducation, cette école a l’outrecuidance de se baser sur un « texte » sans effet dans notre ordre juridique à savoir celui de la congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Cluny, Tutelle religieuse de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Depuis quand les sœurs françaises ont-elles le droit de régenter une partie l’école sénégalaise? Les actes pris par la congrégation française ne sont pas opposables aux élèves encore moins à l’Etat sénégalais. Accepter que les nouvelles règles de la congrégation s’appliquent en terre sénégalaise c’est non seulement leur donner un effet juridique, mais assurer en même temps leur application extraterritoriale alors que techniquement les actes pris par la congrégation sont de purs faits. En tout cas, selon la loi, la tutelle administrative de l’Institut Jeanne d’Arc c’est le Ministère de l’éducation nationale.
A y regarder de plus près, l’Institution Jeanne d’Arc veut prendre aussi la figure du Législateur, l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, devant un juge administratif sérieux et dans le cadre d’une requête en référé-liberté (48h), ce nouveau règlement intérieur de l’Institut Jeanne d’Arc peut tout naturellement être annulé dès la semaine prochaine.
Soulignons au passage que l’Ecole n’apporte aucun argument juridique digne de ce nom pour justifier sa mesure discriminatoire.
Lorsqu’on sort maintenant de l’argumentaire juridique, la direction de l’école, tout comme ceux qui soutiennent la mesure, n’apportent aucun autre argument convaincant.
Le « vivre ensemble ». Voilà l’une des excuses qui sert de fondement à cette mesure discriminatoire. Quel est ce nouveau type de « vivre ensemble » ? Quel est le sens du « vivre ensemble » si nos différences élémentaires ne sont pas acceptées, respectées d’autant plus que dans l’enceinte même de l’école, Mariam (ASL), la mère de Issa (ASL) est représentée en Sainte voilée? Quel est ce vivre ensemble qui veut effacer systématiquement l’altérité? De même se baser sur de supposés comportements individuels (refus de saluer les garçons, refus de s’assoir avec eux, etc.) pour prendre une mesure d’interdiction générale du voile dénote une volonté de frapper à l’aveuglette toutes les filles voilées, au présent comme au futur. Ces comportements de certaines filles voilées non seulement nous les retrouvons dans toutes les écoles (publiques comme privées), mais ne peuvent objectivement concerner toutes les filles voilées. Et même si c’était le cas, il reste que ce sont les comportements incriminés qui sont en cause et non le voile. Pourquoi viser le voile ? Si on vise un comportement déterminé et surtout à condition qu’il ait un lien direct avec l’enseignement dispensé on devrait plutôt s’inscrire dans la perspective disciplinaire (conseil de discipline) et non viser un acte de foi.
L’école Sokhna Mariama Niass, la mal connue. Mes amis chrétiens aiment beaucoup prendre l’exemple de cette école afin de justifier la discrimination dont fait l’objet nos sœurs voilées. Le problème c’est que la comparaison avec l’école Sokhna Mariama Niass ne tient pas pour au moins deux raisons simples. D’une part, à ce jour, personne, je dis bien personne, ne peut prouver que l’école Mariama Niass dispose d’un règlement intérieur qui rend le port du voile obligatoire. Qui peut le prouver ?  Au contraire, la réalité des faits montre que c’est un fantasme utilisé à tort pour défendre l’inacceptable. Dans l’émission « Les Mômes », diffusée par la 2stv et consacrée à cette école, il est surprenant de voir que la plus part des filles ne sont pas voilées ! https://www.youtube.com/watch?v=jfNRBnEp2w4  D’autre part, il faut d’abord trouver des parents catholiques qui veulent inscrire leurs enfants dans une école fortement marquée par l’environnement islamique. Dans ce cas, ils seront tout autant admis à s’inscrire et étudier comme les filles non voilées que vous voyez dans l’émission « Les mômes ». Aux sœurs chrétiennes qui veulent étudier dans cette école, Seyda Mariama Niass sera certainement heureuse de vous accueillir.
Une affaire sénégalo-libano-polonaise… Les réseaux sociaux offrent à certains sénégalais, toutes confessions confondues, l’occasion de défendre la mesure discriminatoire en se fondant sur un argument aussi faux que raciste : « Ce sont les libanaises qui veulent imposer…». Encore une fois, nous avons à faire à un problème juridique et de ce point de vue, seules les réponses juridiques sont pertinentes. Cela veut dire : même une jeune fille polonaise convertie à l’islam, voilée et vivant régulièrement au Sénégal, sans même avoir la nationalité, ne peut se voir opposer l’interdiction du port du voile lors de son inscription à l’école sainte Jeanne d’Arc ! Ce n’est pas une question d’origine, mais de texte. C’est parce que c’est une question de principe qu’aussi ni la question du statut social des filles, ni la responsabilité religieuse des parents musulmans (qui devraient, selon certains, sortir leurs enfants de l’école) ne sont pertinentes en l’espèce. C’est un autre débat.
Solutions
1°)  Fermeté. La nouvelle médiation engagée par le Ministre de l’éducation après avoir rappelé, au mois de mai dernier, à la direction de l’école l’état de la législation révèle deux choses. La première c’est que la direction de l’école n’a aucun égard vis-à-vis de nos autorités, sinon elle n’aurait pas eu le courage de récidiver.
La seconde c’est que nous avons un Etat faible qui a l’habitude d’accorder des privilèges exorbitants du droit commun aux écoles étrangères, notamment françaises. Le cas du traitement socio-professionnel discriminatoire des enseignants sénégalais dans ces écoles en est un exemple. L’Etat sénégalais aborde le problème sous l’angle d’un différend l’opposant à une école. Erreur ! Il ne s’agit point d’un différend devant faire l’objet de médiation, mais d’un acte volontaire de défiance à l’autorité de l’Etat par un établissant privé assurant pour le compte de l’Etat une mission de service public. Comment une école qui reçoit les subventions de l’Etat à bras ouverts peut-il piétiner de façon aussi désinvolte la liberté religieuse que la loi et la Constitution garantissent ?  C’est d’autant plus inacceptable que la discrimination dont sont victimes ses filles voilées menace la paix civile et nos équilibres sociaux.
2°) Réglementer les règlements intérieurs. Il est curieux de noter, en 2019, un vide juridique à ce niveau. A part la simple « injonction-engagement » faite aux établissements privés de se « conformer strictement à la réglementation officielle » (voir article 3 du décret n° 98 – 562), aucun autre texte ne vient réglementer l’élaboration et la validation des règlements intérieurs des écoles. Dans nombre de pays, le ministre produit un règlement-type à l’intention de tous les établissements qui peuvent s’en inspirer pour établir les leurs. Je rappelle que dans le pays de la Congrégation Sœurs de Saint Joseph de Cluny, c’est-à-dire la France, le règlement intérieur d’une école ne devient exécutoire et n’a le caractère d’un acte administratif que 15 jours après avoir été transmis à la tutelle qui en assure logiquement le contrôle de conformité. Certains établissements publics comme privés français s’attachent même les services de cabinets d’avocats pour bien rédiger leurs règlements intérieurs afin non seulement de ne pas être hors la loi mais juste pour prévenir les procès.
Je signale que même pour les associations et les sociétés privées la loi sénégalaise propose des statuts-types. A quand ,un règlement intérieur-type pour les écoles sénégalaises ? Abdou  Karim SalamEnseignant-chercheur, Nantes, Franc

Faillite de l’Etat du Sénégal : les caisses sont-elles vides? Par  Mohamed Dia

Quand on dit qu’un Etat a fait faillite, c’est quand l’état n’est plus en mesure de faire face à ses engagements. Vu que techniquement, l’Etat ne peut pas arrêter de fonctionner, on parle alors de défaut de paiement sur la dette souveraine. D’après plusieurs sources, entre 1975 et 2005, plus de 70 pays ont eu à faire défaut sur leurs dettes souveraines. On peut faire défaut de paiement carrément ou de manière froide en demandant à ce que sa dette soit restructurée. Le Sénégal a failli faire défaut de paiement en 2017 et la situation ne fait que s’empirer. Va-t-on vers la faillite ?
Le président Sall a finalement admis que les dépenses de l’Etat étaient injustifiées et dans sa volonté de vouloir rationaliser ces dépenses, le président a commencé par les dépenses liées au téléphone. Une économie d’une dizaine de milliards, dit-on, mais peu importe, le montant est dérisoire et la rationalisation devait commençait à la présidence où des milliards de fonds politiques sont logés. Toute cette flopée de ministres conseillers avec leurs salaires et d’autres avantages, le HCCT, le CESE, le budget exorbitant de la présidence entre autres doivent être réévalués. Pour mieux comprendre comment le Sénégal en est arrivé à ce stade, il faut analyser le septennat de folies. Lequel des investissements de prestige a créé des emplois ou un retour sur investissement ? Est-ce qu’une réélection en valait la peine Monsieur le président ?
Quand on parle de crise des finances publiques, on parle de période de ralentissement de la croissance économique d’un pays, avec des périodes de récessions. Pour soutenir une économie, les gouvernements utilisent des leviers budgétaires. Une leçon que même les étudiants de première année connaissent est que quand on n’accroit pas les recettes, il faut réduire les dépenses ou dépenser de manière efficiente. On arrête les dépenses somptuaires et on réduit les subventions et les avantages de certains pour les obliger à devenir plus efficace.
Depuis l’indépendance du Sénégal, tous nos exercices ont été déséquilibrés. La situation se détériore d’année en année et il y a eu un moment ou le Sénégal n’avait plus un franc dans ses caisses. Le Sénégal a souvent tendance à consommer les ressources avant la fin de l’année. Durant l’ère des libéraux, le gouvernement a procédé à une émission d’obligations, il a pu lever 65 milliards de FCFA pour pouvoir payer les arriérés du secteur privé. Sur les fonds levés, 35 milliards ont été utilisés pour redresser la SENELEC, entre paiements des salaires et budget de roulement. Le gouvernement du président Wade avait demandé de l’argent à la France, qui voulait l’imposer à payer les entreprises françaises établies au Sénégal avec cet argent. Est-ce que le président Sall a pu avoir plus de chance durant ses vacances en France ?
Durant l’ère des républicains, l’Etat du Sénégal était dans l’obligation d’émettre des euro bonds pour un financement budgétaire, c’était la deuxième année consécutive que le Sénégal émettait des euro bonds alors que nous nous endettions inutilement. En 2017, le Sénégal a émis des euro bonds pour un montant de 1,2 milliards et de 2,2 milliards en 2018. Il faut quand même reconnaître qu’une partie de l’argent a été bien utilisé, en rachetant 40 % des euro bonds émis en 2011, qui étaient plus chers en termes relatifs.
Quand on nous dit que les recettes publiques ont augmenté, cela n’a pas trop d’importance tant que les dépenses augmentent plus vite. Cette persistance de déficits publics est due à une augmentation plus rapide des dépenses publiques. En 2013 la dette représentait 45,7% du PIB et en 2017 elle était de 61,44 %. Cet endettement massif mal alloué est la cause de nos problèmes actuels.
Toutes ces erreurs ont créé les tensions budgétaires que nous traversons. Nous ne pouvons pas compter sur les euro bonds, nous avons émis des euro bonds tous les trois ans depuis 2011. Une partie des euro bonds reçus a été mise de côté pour les besoins de l’année en cours, mais, avec toutes les dépenses qui sont devant nous, est-ce que cela sera suffisant pour boucler les fins d’années. Notre déficit budgétaire risque d’augmenter à cause de mauvais choix en vue d’une réélection. À quoi a servi cet endettement massif ?
La Banque mondiale avait refusé le financement du TER, car elle avait demandé, quand le président Sall venait au pouvoir, de réhabiliter l’axe ferroviaire Dakar-Bamako. Pour des raisons électoralistes, le président Sall va voir la BAD et la France entre autres pour recevoir le financement de ce TER électoraliste. La Banque mondiale a insisté sur la réhabilitation urgente de cette ligne de chemin de fer longue de 1 233 km. Le président parle maintenant de la réhabilitation de ce chemin de fer sept ans plus tard. Ce qui fait mal, c’est que c’est fait exprès et pendant ce temps la population est mourante.
Comme si ce n’était pas suffisant, ce gouvernement a commencé un autre projet, celui du Bus Rapid Transit (BRT). Cette fois-ci, la Banque mondiale qui avait refusé de financer le TER, car l’ayant jugé non-rentable, a principalement financé le BRT à hauteur de 200 milliards de francs CFA. Le gouvernement regarde ce qui sera financé et s’y lance et sans étude approfondie sur la rentabilité. L’étude du CETUD n’a jamais calculé l’impact du BRT sur le transport en ce moment et les emplois à perdre. Une étude superficielle a été menée par la Banque mondiale tout en déférant cette responsabilité au gouvernement. À nos jours, cette étude n’a pas vu le jour. Quand la Banque mondiale demandait de manière urgente la réhabilitation de la ligne Dakar-Bamako, elle avait aussi suggéré l’introduction de bus rapides qui devait circuler sur des voies réservées. Elle avait même garanti le financement pour la construction des infrastructures dans le même sens.
Avec ce projet, il y aura une concurrence défavorable directe entre les BRT et les moyens de transport de tous les jours comme les taxis, les bus Tata et les Ndiaga Ndiaye. Combien d’emplois directs et indirects seront perdus ? Tous les petits commerces liés au transport en commun seront affectés. Nous mettons toujours la charrue avant les bœufs ; nul n’est contre le développement, mais il y a une manière plus réfléchie de le faire. Ce n’est pas parce que la Banque mondiale recommande de mettre en place le BRT qu’on doit automatiquement sauter sur l’occasion. Pourquoi alors n’avons-nous pas écouté la Banque mondiale sur le TER ? Nos fonctionnaires peuvent faire l’étude pour savoir le rendement, car il faut juger entre mobilité et emplois perdus.
Et notre chère autoroute Ila Touba ? Aucune étude préalable n’a été réalisée pour la réalisation de cette autoroute alors qu’il s’agit d’un prêt de 416 milliards de francs CFA. Aucune étude. Depuis la restauration des relations diplomatiques en octobre 2005, la Chine a promis un soutien financier au Sénégal, ce qui fait d’elle d’ailleurs l’un des principaux partenaires financiers du Sénégal. Elle est le second partenaire financier du Sénégal après l’Union européenne.
Cette croyance selon laquelle les investissements publics dans les infrastructures telles que les routes, les autoroutes, est un moteur indispensable de la croissance économique a toujours fortement influencé la décision des leaders dans nos pays pauvres. Et pourtant, selon plusieurs études faites, ce type de modèle de croissance qui repose sur l’investissement public est lent et démodé. On conseille plutôt de minimiser l’importance du secteur public, et des infrastructures en donnant la priorité au capital humain et aux reformes et surtout la bonne gouvernance.
Maintenant, nous savons tous que ce gouvernement a montré ses limites. Le sénégalais lambda est celui qui va payer les pots cassés, car c’est lui qui souffrira de l’augmentation des prix des denrées de première nécessité, c’est lui qui souffrira de l’augmentation de l’électricité, de l’essence. Si les opposants veulent atténuer la souffrance du sénégalais lambda, ils n’ont qu’à aider ce gouvernement à finir le quinquennat pour éviter les tensions sociales.
Les caisses paraissent vides, mais le train de vie du gouvernement semble prouver le contraire.
« Rien n’est plus choquant quand on dirige un pays au bord de la faillite que de bénéficier d’un train de vie de milliardaire ». Philippe Bouvard

Adama Gaye bientôt libre

http://www.rewmi.com En prison pour “diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs” et  “offense au Chef de l’Etat”, Adama Gaye sera édifié sur son sort. Mais le journaliste-consultant pourrait bientôt recouvrer la liberté. Selon Libération, il est à un pas hors de la prison de Rebeuss. Mieux, il y a de fortes chances qu’il passe le weekend chez lui.

Pour rappel, le Parquet et le Doyen des juges avaient rejeté la demande de liberté provisoire déposée par les avocats de Adama Gaye. Mais, après son audition dans le fond, mercredi dernier, ses conseils ont introduit une autre requête.

Contrats pétroliers : Un recours introduit auprès du Conseil constitutionnel

http://www.rewmi.com L’Union des indépendants du Sénégal (UNIS) compte introduire un appel au Conseil constitutionnel suite au rejet de leur requête par la Cour suprême, dans l’affaire Petro-Tim. « L’IGE (Inspection générale d’Etat) a fait un rapport pour dire que le décret d’approbation a été obtenu sur la base de faux et acte de fraude, charge Amadou Gueye, le coordonnateur du mouvement, face à la presse ce vendredi, 6 septembre. En droit, tout acte administratif obtenu avec du faux et acte de fraude n’est pas créateur de droit. Et, il n’y a pas de délai pour attaquer ce décret. Or, nous sommes allés au niveau de la Cour suprême, et le juge a dit les actes de faux que vous poursuivez, vous avez dépassé les délais de 2 mois», Amadou Gueye, le coordonnateur de l’Unis.

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