Rp Du Mercredi 04 Septembre 2019

Unes de la presse Du Mercredi 04 Septembre 2019
Unes de la presse Du Mercredi 04 Septembre 2019

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES 04 SEPTEMBRE 2019

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des ministres, ce mercredi 4 septembre 2019 à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a rendu grâce à Dieu pour le retour des pluies, après un retard observé dans le démarrage habituel de l’hivernage, retard dû, comme c’est le cas dans nombre de pays, à l’impact significatif des changements climatiques. Le Président de la République se réjouit de l’intensité des précipitations observées récemment dans plusieurs parties du territoire national, permettant d’être optimistes en ce qui concerne la production agricole de cette année.

Dans ce contexte pluviométrique particulier, marqué dans certaines zones par des situations d’inondations, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement, à l’administration territoriale et aux autorités locales de se mobiliser en permanence aux côtés des populations pour leur apporter l’assistance logistique et sociale requise.

En outre, le Chef de l’Etat demande au Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de déployer, durant l’hivernage, un dispositif spécial de veille pour l’entretien et la continuité du trafic routier sur l’ensemble du territoire national. Le Ministre des infrastructures devra notamment veiller à l’achèvement rapide et à l’accélération des travaux routiers en cours, notamment, dans la Zone Nord du Sénégal.

Poursuivant sa communication autour de la question de l’insécurité routière galopante, le Chef de l’Etat relève l’urgence de resserrer les conditions de délivrance des permis de conduire, et de renforcer les contrôles systématiques et les présences dissuasives des forces de défense et de sécurité sur les différents axes autoroutiers et routiers du pays.

Dans le cadre de la rentrée sociale, soucieux de promouvoir une culture de la performance et de la stabilité dans le système éducatif, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement, en relation avec les acteurs de l’Ecole et de l’Université, dans le cadre d’un dialogue social inclusif et responsable, à mettre en synergie toutes les bonnes volontés et les actions appropriées, en vue de garantir le succès d’une année scolaire et universitaire apaisée.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement, l’urgence de finaliser la construction des nouvelles universités afin d’assurer l’orientation optimale des nouveaux bacheliers.  

Dans le même ordre d’idées, le Président de la République demande au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’engager des actions d’envergure pour renforcer l’équipement adéquat et l’efficacité du fonctionnement des structures et établissements publics de santé et leur alignement aux normes et standards internationaux. Le programme de construction de quatre nouveaux hôpitaux à Kaffrine, Kédougou, Sédhiou et Touba, en cours de réalisation, devra faire l’objet d’un suivi diligent et régulier par le Gouvernement.

Afin de renforcer l’activité gouvernementale, le Président de la République annonce la tenue d’un Séminaire gouvernemental les 6 et 7 septembre 2019, sur des thématiques stratégiques (accélération de la mise en œuvre de la phase II du PSE, réformes institutionnelles et administratives, gestion budgétaire, rationalisation de la dépense publique, etc.).

Le Chef de l’Etat s’est félicité des mesures déjà prises en matière de rationalisation significative des dépenses de téléphonie fixe et mobile et il demande au Gouvernement de poursuivre les mêmes efforts dans d’autres secteur

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication par le suivi de la coopération, des partenariats et par son agenda.

Au titre des communications :

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur la finalisation des réformes et projets phares du PAP I du PSE et le projet politique de Monsieur le Président de la République pour la période 2019-2024.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait le point sur  l’état d’exécution du  budget et la mobilisation des ressources

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale et la participation du Chef de l’Etat au Sommet du TICAD, notamment sur la déclaration de Yokohama. Il a par ailleurs  a rendu compte de la préparation du forum sur la paix et la sécurité qui doit se tenir à Dakar, et dont le lancement est prévu  le 05 décembre 2019.

Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur la situation de l’Ecole.

Le Ministre, en charge du Suivi du Plan Sénégal Émergent (PSE) a fait le point sur  les projets et actions phares du PSE.

Le Ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale, et de l’Equité territoriale a fait une communication sur la situation des bourses familiales.

Le Ministre de l’Economie numérique et des Télécommunication a fait le point sur l’état d’avancement du projet du Parc numérique de Diameniadio.

Le Ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur la contribution économique locale.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

–       le projet de décret relatif à la supervision et au contrôle des personnes assujetties du secteur non financier en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;

–       le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) ;

–       le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité national de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;

–       le projet de décret portant organisation du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Docteur Papa Abdoulaye SECK, Chercheur, Directeur de Recherches, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Sergio MATTARELLA, Président de la République Italienne, avec résidence à Rome, en remplacement de Monsieur Mamadou Saliou DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Seydina Aboubacar Sadikh NDIAYE, Commissaire aux Enquêtes économiques principal, matricule de solde n° 604 457/D, est nommé Directeur des Petites et Moyennes Entreprises au ministère du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises, en remplacement de Monsieur Pape Mademba NDAO ;

Madame Madeleine Suzanne LO, Economiste, matricule de solde n° 666 369/Z, est nommée Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) au ministère du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises, en remplacement de Monsieur Abdoulaye GUEYE ;

Monsieur Boubacar MBODJI, Commissaire aux Enquêtes économiques principal, matricule de solde n° 604 458/C, précédemment Inspecteur des Affaires administratives et financières du ministère du Commerce et des PME, est nommé Directeur du Commerce extérieur au ministère du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises, poste vacant ;

Docteur Diamé BOB, titulaire d’un diplôme supérieur de Gestion des Services de Santé au CESAG, matricule de solde n° 403 614/B, est nommé Inspecteur technique de la Santé au ministère de la Santé et de l’Action sociale ;

Monsieur Cheikhna LAM, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 517 880/K précédemment Secrétaire général de l’Institut national d’Etude et d’Action pour le Développement de l’Education (INEADE), est nommé Directeur de la Planification et de la Réforme de l’Education (DPRE) au ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Djibril Ndiaye DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Alioune Badara DIOP, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 514 642/D précédemment à la Direction de l’Enseignement élémentaire, est nommé Directeur de l’Institut national d’Etude et d’Action pour le Développement de l’Education (INEADE) au ministère de l’Education nationale, poste vacant ;

Colonel Boucar NDIAYE, Conservateur des Parcs nationaux, matricule de solde n° 510 884/Z, précédemment Directeur des Aires marines communautaires protégées, est nommé Directeur des Parcs nationaux au ministère de l’Environnement et Développement durable en remplacement du Colonel Abdoulaye DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

Colonel Bocar THIAM, Conservateur des Pars nationaux, matricule de solde n° 502 533/B, précédemment Coordonnateur du Projet de Gestion intégrée des Ressources naturelles du Massif du Fouta Djallon (PGIRN-MFD), est nommé Directeur des Aires marines communautaires protégées au ministère de l’Environnement et Développement durable en remplacement du Colonel Boucar NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Al Hassan DIOP, Economiste, matricule de solde n° 600 407/E, est nommé Directeur des Financements verts et des Partenariats au ministère de l’Environnement et Développement durable en remplacement de Monsieur Amadou Lamine DIAGNE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Moustapha LY, Conseiller en Relations internationales, matricule de solde n° 517 128/D, est nommé Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Politiques de Bonne Gouvernance au ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Waly FAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Abdoul Aziz WANE, Ingénieur des Techniques de l’Information et de la Communication (TIC), est nommé Directeur de la Dématérialisation et de l’Automatisation des Services judiciaires au ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Mamadou SARR, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ahmed Fadel KANE, Administrateur civil, matricule de solde n° 661 353/Z, précédemment Chef de la Division des Libertés associatives et des Polices administratives à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Directeur des Libertés publiques, poste vacant ;

Monsieur Serigne Aliou DEME, titulaire d’une Maitrise en Littérature, matricule de solde n°671.191/G, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Qabus Ibn SAID, Sultan d’Oman, avec résidence à Mascate, en remplacement de Monsieur Ibrahima DIAKHATE ;

Madame Fatimata DIA, Chercheur associé, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Elizabeth II, Reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, avec résidence à Londres, en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmadou DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Ely Sy BEYE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°604.451/J, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Rome Quirinal, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Abdel Fattah Al SISI, Président de la République arabe d’Egypte, avec résidence au Caire, en remplacement de Monsieur Talla FALL, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Doudou SOW, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°516.706/C, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Séoul, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda, avec résidence à Kigali ;

Monsieur Abdou Khadir AGNE, Economiste, matricule de solde n°697.843/C, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Alassane OUATARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan, en remplacement de Monsieur Abdou Lahat SOURANG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Moustapha NDOUR, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°514.533/C, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Paris, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El GAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, avec résidence à Nouakchott, en remplacement de Monsieur Mamadou TALL, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ndèye Ngoné TALL, Manager en Gestion et Suivi des Projets Publics et Privés, titulaire d’un Diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Centrale de Paris, filière Management des Projets, est nommée Directeur de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes à la Direction Générale de la Coopération, des Financements Extérieurs et du Développement du Secteur Privé au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération ;

Monsieur Cheikh Modou Thiam, Ingénieur Statisticien Economiste, précédemment en service à la Direction de la Solde au Ministère des Finances et du Budget, est nommé Directeur de la Planification à la Direction Générale de la Planification et des politiques Economiques du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Madame Ndéye Maguatte DIOUF, Expert-Comptable, est nommée Directeur du Développement du Secteur Privé  à la Direction Générale de la Coopération, des Financements Extérieurs et du Développement du Secteur Privé du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Monsieur Oumar DIOUF, Inspecteur du Travail et de la Sécurité Sociale, matricule de solde n°601 351/H, est nommé Directeur de la Gestion prévisionnelle des Effectifs, des Emplois et des Compétences à la Direction générale de la Fonction publique au Ministère de la Fonction publique et du Renouveau du Service public, poste vacant.

Monsieur Ibrahima DIAO, titulaire d’un DESS en droit des affaires, est nommé Directeur du Commissariat à la sécurité alimentaire.

Monsieur Niokhobaye DIOUF, Inspecteur principal de l’Animation, matricule de solde n°507 846/B, est nommé Directeur de la Promotion des Droits et de la Protection des Enfants au Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, poste vacant. Fait à Dakar le 04 septembre 2019,Le Ministre, Porte-Parole du Gouvernement,Ndèye Tické NDIAYE DIOP

Campagne agricole 2019-2020:l’optimisme règne chez les autorités

http://lesoleil.sn/ Le retard de la saison des pluies avait fini de semer le doute chez les acteurs du secteur agricole. Des doutes désormais dissipés, si l’on en croit le directeur de l’Agriculture, Oumar Sané. « Par rapport au mois de juillet, nous constatons que la situation a beaucoup évolué sur l’ensemble du territoire. Depuis 15 jours, nous avons reçu de fortes pluies permettant à la nappe de se recharger et de conserver une bonne humilité qui impacte positivement sur le développement des cultures », a-t-il assuré.

Selon lui, il y a de bonnes récoltes qui sont en perspectives. «Elles ont d’ailleurs commencé dans certaines localités. Nous avons constaté que des récoltes en vert vont bientôt commencer dans certaines localités comme Kédougou et Kolda », a-t-il laissé entendre

Statistiques économiques de l’ANSD : les chiffres effarants de la production au mois de juin

https://www.jotaay.net Le bulletin des statistiques du mois de juin 2019, rendu public par l’Agence nationale de la statistique et de démographie (Ansd), est revenu sur les statistiques des différents secteurs d’activités économiques qui affichent des fortunes diverses. Ainsi, si les prévisions pour la campagne agricole 2018-2019 font état d’une production de 1.432.086 tonnes pour l’arachide huilerie et de 1.232.795 tonnes pour le riz, soit plus que les productions de l’année précédente, les productions de mil et de coton sont, par contre, en baisse.  

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a rendu public le bulletin mensuel des statistiques économiques des différents secteurs économiques du mois de juin 2019. Ainsi, pour le secteur primaire, les résultats provisoires de la campagne agricole 2018-2019, en ce qui concerne les récapitulatifs des cultures industrielles s’établissent comme suit : pour l’arachide huilerie, le Sénégal pour cette présente campagne prévoit une production de 1.432.086 tonnes contre 1.405.223 tonnes pour la campagne précédente (2017-2018), soit un surplus de 26.863 tonnes. La plus grande production, cette année, est attendue de la région de Kaffrine avec 272.570 tonnes, suivie de la région de Fatick avec 228.149 tonnes, de Kolda avec une production de 225.654 tonnes, talonnée de près par la région de Kaolack avec 223.001 tonnes. S’agissant du coton, la production connaitra une baisse par rapport à l’année précédente. En effet, il est attendu une production de 19.224 tonnes contre 20.000 tonnes. 141.055 tonnes de niébé sont attendues cette année, contre 108.662 tonnes l’année dernière. Pour le manioc, la production de cette année va connaitre une augmentation considérable avec 1.022.802 tonnes, contre 747.473 tonnes précédemment. Idem pour la pastèque, avec 1.174.416 tonnes contre 801.417 pour la défunte campagne agricole. De 12.879 tonnes l’an dernier, la production de sésame va passer à 18.552 tonnes cette année.

1.232.795 tonnes de riz attendues cette année         

Cette année, la production de mil sera également en baisse. De 875.484 tonnes l’année dernière, la production sera de 827.601 tonnes. Pour le sorgho, la production va atteindre 291.171 tonnes contre 215.491 tonnes l’année dernière. 476.621 tonnes de maïs seront attendues contre 410.364 tonnes. Concernant le riz, les chiffres provisoires livrés par l’Ansd pour cette campagne en cours font état d’une production de 1.232.795 tonnes contre une production de 1.011.269 tonnes enregistrée lors de la campagne 2017-2018, soit un surplus de 221.526 tonnes. Il faut néanmoins préciser que ces données pour le riz concernent tous les types de cultures : irriguée, pluviale et de contre-saison. Quant au fonio, la production attendue cette année est de 3921 tonnes, contre 3857 l’année dernière. Au total, la production de céréales pour cette présente campagne sera de 2.732.109 tonnes contre une production totale de 2.516.466 tonnes l’année précédente. Ainsi, outre le coton et le mil, dont les productions seront en baisse cette année, de bonnes récoltes sont attendues. Ce qui présage d’un bon hivernage ; du moins dans certaines parties du pays.

7 millions de paquets de cigarettes produits en juin  

Dans le secteur secondaire relatif aux industries, à la consommation d’électricité, aux prix à l’importation, aux prix de vente au consommateur des produits pétroliers entre autres, le bulletin mensuel des statistiques est revenu sur les principales productions industrielles en juin 2019. Ainsi, la production de phosphates en juin 2019 est de 151.000 tonnes, 24.400 tonnes en farine de blé ont été produites, 7900 tonnes de sucre cristallisé. La production de produits pétroliers s’élève à 90.300 tonnes, 19.100 tonnes d’engrais et 460.100 tonnes de ciment. La production d’électricité est estimée durant ce mois de juin 2019 à 377.300 Mwh, au moment où la production d’eau potable a atteint 17,8 millions de m3. S’agissant des boissons gazeuses, la production est 44.900 tonnes, les bières produites ont atteint 9900 hectolitres. Les fumeurs ont été bien servis. Pour eux, 7 millions de paquets de cigarettes ont été produits. Par ailleurs, la vente d’électricité en haute, moyenne et basse tension, durant le mois de juin, s’élève à 281.749 Mwh pour un chiffre d’affaires de 30.113 millions francs Cfa.

2254 mouvements d’aéronefs pour 192.042 passagers enregistrés à Aibd en juin 2019

Le secteur tertiaire quant à lui, traite les statistiques relatives à l’indice du chiffre d’affaires du commerce et aux transports maritimes, aériens et ferroviaires.  Pour le transport maritime, le total des débarquements à l’entrée et à la sortie du Port de Dakar est de 1153,3 mille tonnes constituées de marchandises diverses : pétrole brut, hydrocarbures raffinés, produits de la mer ; contre 462,4 mille tonnes pour les embarquements. Quant au transport aérien, la navigation aérienne à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et dans les aérodromes secondaires a enregistré 2568 mouvements d’aéronefs en juin 2019, soit 1286 départs et 1282 arrivées pour 199.560 passagers. S’agissant de la navigation aérienne à l’Aibd, 2254 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés, soit 1129 départs 1125 arrivées pour 192.042 passagers.

Aérodrome de Cap-Skirring : 4 mouvements d’aéronefs pour 8 passagers en juin

Pour l’aéroport de Saint-Louis, 36 mouvements d’aéronefs ont été notés soit 18 départs et autant d’arrivées pour un total de 69 passagers seulement en cette période sous revue. Pour l’aérodrome de Tamba, 14 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés en juin soit sept départs et autant d’arrivées pour un total de 144 passagers. La navigation aérienne à l’aéroport de Kolda a enregistré 18 mouvements d’aéronefs dont 9 départs et autant d’arrivées pour un total de 202 passagers. C’est à l’aéroport de Ziguinchor où le plus grand nombre de mouvements d’aéronefs a été enregistré avec 1018 mouvements, dont 509 départs et autant d’arrivées, pour 7095 passagers. Quant à l’aérodrome de Cap-Skirring, seuls 4 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés pour 2 départs et autant d’arrivées, pour un total de huit passagers. Pourtant, au mois de mars 2019, 3244 passagers pour 78 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés dans cet aérodrome.

Location très chère à Dakar

D’autres statistiques ont été étudiées dans ce bulletin mensuel, notamment le coût de la location. D’après la moyenne mensuelle des prix à la consommation dans l’agglomération de Dakar, le loyer brut d’un appartement moderne de type courant d’une société immobilière ou d’un particulier s’élève à 153.628 francs Cfa. S’agissant du loyer brut mensuel dans une cour commune avec toilette interne, le prix est fixé à 90.375 F Cfa. Le loyer brut mensuel dans une cour commune sans toilette interne est de 34.041 F Cfa et le loyer brut mensuel d’une maison en dur, isolée, toilettes internes s’élève à 173.167 F Cfa. Par contre, le loyer brut mensuel d’une maison en dur, isolée, toilettes externes revient à 101.663 F Cfa. Le loyer d’un logement à 1 chambre à coucher (studio) est de 107.354 F Cfa contrairement à un loyer d’un logement à 1 chambre à coucher (studio) sans toilettes internes qui est arrêté à 25.833 F Cfa. Cependant, le loyer brut mensuel d’une villa moderne clôturée, sans cour commune, dans un quartier résidentiel revient à 641.611 F Cfa.

Balance commerciale déficitaire

Pour le commerce extérieur, le total des exportations s’élève en juin 2019 à 128.260.000 francs Cfa, contre 149.689.000 F Cfa en juin 2018 et les produits concernés sont, entre autres, les poissons frais de mer, poissons séchés, salés, huile brute d’arachide, gomme arabique, coton en masse, arachides non grillées, produits pétroliers, phosphates, ciment hydraulique. Durant ce mois de juin, le Sénégal a plus exporté ses produits vers la Suisse avec 26.422.000 F Cfa, l’Inde avec 16.397.000 F Cfa et le Mali 12.470.000 F Cfa. Par contre, le total des importations est à 276.368.000 francs Cfa, contre 335.154.000 F Cfa en juin 2018 et concerne le riz, les produits pharmaceutiques, entre autres. La France est le principal pays où le Sénégal importe ses marchandises avec 47.332.000 F Cfa, suivie de la Chine 36.750.000 F Cfa, Belgique-Luxembourg en troisième position 17.113.000 F Cfa…  Synthèse Moussa CISS

Performances des régies financières 1605, 470 milliards déjà recouvrés:Le Fisc et la Douane cassent la baraque.

https://www.dakaractu.comLes régies financières (Impôts, Douane et Trésor) ont déjà re- couvré 1605, 470 milliards de Fcfa à la fin août sur les objectifs revisités de la Loi de finance rectificative (Lfr) 2019 d’un montant de 2557,44 milliards de Fcfa.

Selon Libération, les régies financières (Impôts, Douane et Trésor) ont réalisé une sacrée performance à quatre mois de la fin de l’année. 

Et il est presque sûr que les objectifs revisités de la loi de finance rectificative 2019 d’un montant de 2557,44 milliards de F Cfa seront dépassés.

En effet, à la fin du mois d’Août 2019, ces régies ont recouvré la rondelette somme de 1605,470 milliards de F Cfa, soit 63% des objectifs de recettes. Rien que pour le moins d’Août, les impôts ont «versé » 112 milliards de F Cfa alors que la Douane a atteint aujourd’hui un rythme mensuel de recettes tournant autour de 70 milliards de F Cfa.

Lors d’une récente mission au Sénégal, le Fonds monétaire international (Fmi) n’a pas manqué de se féliciter de ces résultats qui témoignent de la performance des régies.

Cette belle mobilisation des recettes se traduit de fait dans l’exécution du budget. Il convient de rappeler que pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement sur ressources internes (base ordonnancement), sur des crédits ouverts d’un montant de 1 637, 6 milliards F CFA, un montant de 1 101,44 milliards F CFA a été ordonnancé, soit un taux d’exécution de 67,8%.

Pour ce qui est du financement interne des investissements sur ressources internes et s’agissant des infrastructures routières spécifiquement, sur des crédits ouverts de 134,5 milliards de F CFA, les dépenses ordonnancées sont de 77,5 milliards de F CFA, soit un taux d’exécution de 55,7% après sept (7) mois d’exécution budgétaire.

Cerise sur le gâteau, les partenaires du Sénégal ont apporté un soutien financier déterminant à ces programmes.

À la date du 30 juillet 2019, le montant total des décaissements des projets et programmes financés sur ressources extérieures (base lFI) s’élevait à 570,762 milliards de francs CFA, sur des prévisions intiales de tirages du Budget consolidé d’investissement (Bci) de 790,860 milliards F cFA, soit un taux d’exécution de 72,17%.

Mutualisation des forces de la Douane et du ministère du Commerce : la mafia du fer à béton, encerclée

https://actusen.sn Profitant d’un vide juridique, des personnes mal intentionnées avaient fini de faire du secteur du fer à béton et de l’acier leur chasse gardée. Cette situation a occasionné des pertes de  plusieurs milliards F Cfa, depuis le lancement des grands travaux sous le magistère du Président Abdoulaye Wade.

La production nationale ne suffisant pas ou ne répondant pas, dans certains cas, aux critères d’éligibilité, l’Apix en charge des chantiers avait délivré des titres d’exonération aux entreprises concernées, un filon vite exploité à d’autres fins. Mais, heureusement pour le Trésor public, la Douane y a mis un frein aidée en cela par le Ministère du Commerce. Pour preuve, rapporte SourceA dans sa parution de ce mercredi, entre mai, juin, juillet, les recettes douanières sont de l’ordre de 216 milliards F Cfa.

Saisie record de drogue au Port de Dakar : Les manœuvres scandaleuses de Grimaldi

https://www.dakaractu.com Sous le coup d’une amende de 143 milliards de Fcfa, Grimaldi a demandé aux autorités sénégalaises qu’elles « libèrent » le navire « Grande Nigéria », dans lequel la drogue a été saisie, pour entamer des négociations financières. Une demande scandaleuse rejetée immédiatement.

Mais de qui se moque l’Armateur Grimaldi ?

Au cœur de la saisie record de drogue à Dakar et à Hamburg après le Brésil, il y a de cela quelques mois, l’armateur multiplie les manœuvres.

Comme nous le révélions, Grimaldi avait cru devoir écrire une lettre au Président Macky Sall pour réclamer sa clémence. Mais l’armateur ne s’est pas arrêté là. Selon Libération, ses dirigeants ont demandé aux autorités sénégalaises la restitution du navire « Grande Nigéria», dans lequel la drogue a été saisie, pour… débuter les négociations financières en vue du paiement de l’amende.

Une requête rejetée par les autorités sénégalaises qui ne comptent rien céder à l’armateur qui tarde à passer à la caisse en plus d’user d’un dilatoire qui ne dit pas son nom.

Dans tous les cas, les autorités sénégalaises ont d’ores et déjà décidé de vendre le « Grande Nigéria » en plus de taper sur le portefeuille de Grimaldi qui sera assigné à cet effet par le juge.

Pour rappel, la Douane réclame 143 milliards de F Cfa à Grimaldi mais aussi à Dakar terminal. Dans un premier procès-verbal en date du 1 er juillet 2019, la douane a engagé la responsabilité de Dakar terminal, représenté par son directeur général Fabrice Ture pour délit de contrebande au sens de l’article 393 du code des douanes du Sénégal et importation sans déclaration de marchandises au sens de l’article 396 du même code. Mais aussi celle de timothée Jeannin, directeur général de Grimaldi Sénégal SA, représentant de Grimaldi Lines.

En effet, la valeur des 238 kilogrammes de drogue a été estimée à 19,40 milliards de Fcfa ; celle des véhicules ayant permis de masquer la fraude à 177, 249 millions de Fcfa et la valeur du navire qui transportait la marchandise à 80 milliards de Fcfa.

Soit un montant global de 99,217 milliards de F Cfa.

Pour la Douane, il ne fait aucun doute que « la responsabilité des acteurs supposés ayant participé à cette chaine de fraude est engagée selon les articles 369, 375, 376, 379, 381, 382, 393 et 396 », selon le PV.

Conformément à la loi, les soldats de l’économie ont ainsi informé Fabrice Ture et Timothée Jeannin qu’ils seront assignés devant le tribunal pour la confiscation de la drogue, des voitures et du navire mais aussi pour le paiement d’une amende égale au montant de la valeur de toutes les marchandises saisies, c’est-à-dire la rondelette somme de 99.217.249.960F Cfa.

La Douane compte aussi demander leur emprisonnement de cinq à dix ans ferme.

Un deuxième Pv a été dressé après la deuxième saisie de 798 kilogrammes de cocaïne. Dans le document en date du 3 juillet 2019, la Douane informe Timothée Jeannin et Mattera Biagio Pasquale – le capitaine du navire Grande nigéria placé sous mandat de dépôt- qu’ils seront « assignés devant le tribunal» pour payer une amende record de 143.997.545.250 F Cfa. En effet, explique le Pv, la valeur de la drogue saisie a été estimée à 63,8 milliards de F Cfa ; les 66 véhicules renault Kwid dans lesquels la drogue était cachée à 487,4 millions de Fcfa ; les trois renault Oroch à 30,1 millions de F Cfa et le navire « Grande Nigéria » à 80 milliards de Fcfa. Jeannin et Mattera avaient signé les Pv après lecture.

Guinée-Bissau : Saisie record de près de deux tonnes de cocaïne en provenance de Colombie

http://www.lactuacho.com La police bissau-guinéenne a annoncé lundi avoir saisi plus de 1,8 tonne de cocaïne en provenance de Colombie, la « plus grosse » prise de l’histoire de ce pays considéré comme une zone de transit entre l’Amérique latine et l’Europe.

Huit suspects, trois Colombiens, quatre Bissau-guinéens et un Malien, ont été arrêtés à la suite de cette saisie qui s’est opérée en deux temps dans deux localités proches de la côte nord du pays, à quelque 120 km de la capitale Bissau, selon le directeur-adjoint de la police judiciaire, Domingos Correia.

Les policiers ont d’abord saisi lundi matin 264 kg de cocaïne à Caio, « puis l’opération s’est poursuivie à Canchungo, où planquaient nos éléments depuis une semaine », a expliqué le responsable de la PJ.

La drogue, dissimulée dans des sacs de farine, a été débarquée dans le port de Caio.

Une partie de la cargaison a ensuite été transportée par la route à Canchungo, à une trentaine de kilomètres de là, selon la même source.

« C’est la plus grosse saisie dans le pays et je remercie nos éléments pour leur courage et leur détermination à endiguer ce fléau », a déclaré M. Correia à l’AFP.

La police avait déjà saisi près de 800 kg de cocaïne dissimulés dans un camion immatriculé au Sénégal le 10 mars, quelques heures à peine avant des élections législatives.

L’instabilité et la vie précaire dans cette ancienne colonie portugaise ont longtemps favorisé l’implantation de trafiquants de drogue sous la protection de hauts gradés.

La surveillance des policiers « a payé, puisqu’ils ont découvert dans une maison 1.605 kg de cocaïne » supplémentaires, « des briques d’un kilo chacune rangées dans des sacs de farine », a indiqué M. Correia.

« Nous avions été informés du débarquement par nos partenaires du réseau international de la police il y a deux semaines. Nous avions des pistes et nous avons monté une opération baptisée Navara », a-t-il précisé.Source BBC Afrique

Interdiction Des Sachets Plastiques : Abdou Karim SALL Étale Son Impuissance

http://www.walf-groupe.com Si les sachets plastiques continuent toujours de faire foison au Sénégal, c’est parce que la loi élaborée dans ce sens connait des limites. C’est l’aveu du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall qui faisait, hier, une visite de terrain dans quelques marchés de Dakar.

Depuis 2015, il existe une loi qui interdit l’utilisation, la production et la vente des sachets plastiques de faible micronage. Pour l’accompagner, de nombreuses campagnes ont été entreprises pour sensibiliser et informer les populations sur les dangers de l’usage des sachets plastiques et les effets néfastes sur l’environnement.  Mais, avoue Abdou Karim Sall, force est de reconnaitre que cette loi comporte beaucoup de limites. Ce qui compromet d’ailleurs, selon le successeur de Mame Thierno Dieng, l’éradication définitive de ces objets. «Les sachets plastiques créent une pollution visuelle et dégradent l’agriculture et l’élevage. Sur le plan de la santé, il y a beaucoup de risques pour les populations. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, depuis un certain temps, d’appliquer cette loi qui est entrée en vigueur depuis très longtemps. Mais je dois dire que le périmètre de la loi actuelle ne nous permet pas d’éradiquer de manière systématique et définitive l’utilisation des sachets plastiques sur notre territoire nationale», reconnait, Abdou Karim Sall qui faisait, hier, une visite de terrain dans quelques marchés de Dakar. Pour l’ancien directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), c’est la raison pour laquelle, dans les mois à venir, il y aura une nouvelle loi qui va permettre d’étendre le périmètre d’application en termes d’interdiction de ces sachets. Et son département est en train, dit-il, de travailler dans ce sens. Car la loi actuelle interdit les sachets à faible micronage et qui sont pourvus de bretelles. En revanche, elle laisse en rade une bonne partie des sachets qui ne sont pas concernés et qui polluent beaucoup plus que ceux qui sont concernés par la mesure.

Selon le ministre de l’Environnement, au niveau des dépotoirs de Mbeubeuss, les déchets qui sont collectés dans la région de Dakar tournent aux alentours de 4 000 tonnes dont 78 % sont des sachets plastiques. «Aujourd’hui, si nous luttons efficacement contre les sachets plastiques, nous allons atteindre très rapidement ce qu’il convient d’appeler le programme zéro déchet. La loi que nous allons promulguer dans les jours à venir permettra d’atteindre le périmètre mais aussi l’ensemble des sachets qui aujourd’hui constituent les plus grands polluants», renseigne Abdou Karim Sall. Ce dernier de rappeler que lorsque la loi a été votée, en 2015, les commerçants avaient demandé une période de battement pour  s’organiser. De son avis, cette période est largement dépassée et les autorités ne peuvent pas faire autre chose que d’appliquer la loi malgré ses défaillances. Parce qu’elle ne prend pas en compte, affirme-t-il, les gobelets et les sachets d’eau vendus un peu partout dans la capitale sénégalaise.

Abdou Karim Sall a mis à profit cette caravane pour inviter les femmes qui vont dans les marchés à se doter de sachets en tissu ou en papier.Samba BARRY

LE PREFELAC A PERMIS DE DOUBLER LES APPORTS DU FLEUVE SÉNÉGAL (DG OLAC)

Saint-Louis, 4 sept (APS) – La mise en œuvre du Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du lac de Guiers (PREFELAC) a permis de doubler les apports du fleuve Sénégal vers ce lac, de 1, 3 milliard de m3 à 2, 3 milliards de m3 par an, a indiqué mercredi à Saint-Louis, le directeur général de l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC) du Sénégal, Alioune Diop.

« L’OLAC a fortement contribué à l’approvisionnement en eau au Sénégal, grâce à la mise en œuvre du PREFELAC, financé par l’Etat du Sénégal et ses partenaires, et cela a permis de doubler les apports du fleuve Sénégal vers le Lac de Guiers, passant de 1, 3 milliard de m3 par an à 2, 3 milliards de m3 par an, traduisant la bonne disposition de l’eau pour les différents usages », a-t-il dit.

Alioune Diop intervenait lors du séminaire sur le suivi à long terme de la qualité de l’eau du système du lac de Guiers, une rencontre organisée sous l’égide de l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC), de concert notamment avec l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (IEES).

Le programme WaSaf (Water Sources in Africa) est également partie prenante à l’organisation de cette rencontre qui a enregistré la participation des responsables des organisations de bassins, des sociétés d’eau, des usagers, universitaires et services techniques concernés par cette problématique.

Selon le directeur de l’OLAC, cette rencontre permet de partager avec les acteurs et usagers agricoles en perspective de la mise en place d’une plateforme d’échange pour encadrer les prélèvements et les rejets après exploitation des eaux.

Les services de l’OLAC, dit M. Diop, assurent une mission de suivi qualitatif et quantitatif des ressources en eau des lacs et cours d’eau au Sénégal, permettant l’approvisionnement en eau potable de la capitale Dakar pour 40 pour cent, mais aussi l’exploitation et la mise en valeur de plus 90.000 hectares de terre au Sénégal.

L’OLAC a fait un suivi de l’évolution de la qualité des eaux depuis 8 ans, afin, dit-il, de partager avec les acteurs sur les proliférations des végétaux aquatiques envahissants, mais également donner les informations recueillies aux usagers, afin de partager avec eux, « pour limiter les risques de pollution ».

M. Diop ajoute que le lac de Guiers « est un patrimoine à préserver pour ses différents usages, vu aussi son importance dans la mise en œuvre de l’acte 1 du Plan Sénégal émergent (PSE) », le programme de développement en cours de mise en œuvre.

Il signale que les services de l’OLAC assurent une mission de suivi qualitatif et quantitatif des ressources en eau des lacs et cours d’eau au Sénégal, permettant l’approvisionnement en eau potable de la capitale Dakar pour 40 pour cent, mais aussi l’exploitation et la mise en valeur de plus 90.000 hectares de terre au Sénégal.

Jean-François Humbert, chercheur français et responsable au projet WaSaf (Water Sources in Africa), note pour sa part que le lac de Guiers « a subi quelques transformations, d’où la nécessité de faire des suivis périodiques, afin de voir son évolution dans les années à venir ».

Dans cette perspective, a-t-il expliqué, cet atelier réunissant acteurs, usagers de l’eau et exploitants agricoles, « est déterminant pour partager les données, pour faire le suivi sur la qualité des eaux des lacs ».BD/BK/ASG

Accusé de népotisme et de mauvaise gestion par les travailleurs : Sale temps pour le DG de l’Ipres Mamadou Sy Mbengue.

https://www.dakaractu.com Le malaise qui persiste à l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a connu un nouveau développement hier avec l’en- trée en scène du syndicat autonome des travailleurs. Dans leur collimateur : le directeur général Mamadou Sy Mbengue.

Dans une déclaration rendue publique, le syndicat autonome des travailleurs de l’Ipres (Sati) a ouvert le feu sur le directeur général, Mamadou Sy Mbengue.

En effet, concernant le fonctionnement de l’ipres, « le syndicat a noté que ces dernières semaines, l’ipres fait les gros titres de la presse pour différents scandales liés à des détournements internes, ou à la gestion des projets en cours au niveau de l’institution, notamment ceux immobiliers.

Cette actualité fonde une profonde inquiétude et de vives préoccupations, quant à la situation de gouvernance de cette institution, installée dans un désordre chronique depuis plusieurs années », assène le Sati.

En effet, « il est évident que dans une entreprise sérieuse, et un tant soit peu organisée, cette affaire de détournement, liée à une utilisation frauduleuse et à grande échelle de tickets de restauration, n’aurait pu jamais se produire, et elle est en réalité révélatrice du déficit de l’organisation de l’ipres, ainsi que de l’absence de tout levier de contrôle ou d’analyse relativement aux dépenses engagées par l’institution », selon les travailleurs pour qui « la direction Générale de l’ipres gagnerait par conséquent, à faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des ressources affectées au fonctionnement, au lieu de se lancer dans une communication tous azimuts, qui ne reflète en rien les réalités vécues en interne par les travailleurs ».

En outre, « il est de notoriété publique, que les chantiers de la modernisation informatique, comme ceux des investissements immobiliers, qui ont mobilisé des ressources colossales depuis plusieurs années, ont connu des impairs notoires en terme de respect des délais et des engagements souscrits, et n’ont débouché sur aucun résultat tangible au regard des objectifs qui ont fondé ces choix d’investissements », selon les travailleurs.

Abordant la situation sociale du personnel, le sati a fait un diagnostic au vitriol : « la politique des ressources humaines au niveau de l’ipres est caractérisée depuis de nombreuses années par un népotisme sans nom, une instrumentalisation de l’organisation au bénéfice d’intérêts personnels, un recrutement pléthorique, irresponsable et partisan, sans adéquation avec les besoins réels de l’entreprise, et une perversion des enjeux pour le compte d’un carriérisme politique personnel. La situation s’est aggravée avec les dernières mutations d’agents, qui ont servi pour l’essentiel à récompenser des militants, à promouvoir des parents,et à livrer des règlements de comptes personnels,au détriment des véritables enjeux de l’institution».

Le Sati tient par conséquent « à attirer l’attention de l’opinion sur ces dérives dangereuses qui peuvent nuire à la stabilité l’institution, et invite les autorités de l’ipres à une approche plus sérieuse et plus rigoureuse des véritables enjeux de gestion et de fonctionnement », notent les travailleurs.

Les faits révélés par le syndicat ne sont que la face visible de l’iceberg. Pour preuve, le scanner du centre médico-social (cms) de l’ipres est en panne depuis quatre mois et le personnel qui n’en peut plus de supporter le calvaire des pauvres retraités veut même aller en grève.

Pendant ce temps, le dg, qui ne cesse de parler de son amitié supposée avec Marième sall, vient d’aménager dans une magnifique résidence située sur la route de l’ancien aéroport. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

RENTRÉE ÉCONOMIQUE PAR YORO DIA

Macky devrait se focaliser sur la place qu’il va occuper dans le grand livre de notre grande histoire. Et la seule façon de le faire est de donner un second souffle au marathon de l’émergence

La rentrée du gouvernement ne peut qu’être économique et sociale parce que dans notre charmant pays, la politique ne va jamais en vacances. On fait de la politique sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La preuve en est l’offensive politico-médiatique de Sonko et la riposte du gouvernement qui n’a pas attendu la fin des vacances pour réagir. Cette continuité de service politique, si nous l’avions dans le service public, notre pays aurait fait un grand bond en avant vers l’émergence. Cette rentrée du gouvernement intervient dans un contexte particulier.

C’est la première rentrée du dernier quinquennat de Macky Sall. Cette rentrée permettra aussi de tester si la suppression du poste de Premier ministre est une accélération du «fast track» ou si la suppression est une erreur politique. Il y a au moins une évidence. Deux ans avant les élections, le gouvernement semblait avoir atteint une sorte de vitesse de croisière, avec une croissance et des chantiers qui ont en grande partie contribué à la réélection de Macky Sall au premier tour. Depuis la réélection, nous avons l’impression que le pays est dans l’expectative, comme si le gouvernement s’est complètement essoufflé en dépensant toute son énergie pour la réélection. Ce sentiment latent que le pays est à l’arrêt, dans l’attente depuis l’élection, est un grand risque politique pour le pouvoir, car cela donne l’impression que la réélection était une fin en soi, l’objectif ultime, l’horizon indépassable pour le président.

Un président de deuxième mandat dépense son énergie pour l’histoire. Et pour l’histoire, il est préférable d’avoir l’attribut d’image du Président qui a rendu l’émergence irréversible, plutôt que celle d’un Président qui a eu simplement 2 mandats. Le Président qui a eu deux mandats sera catégorisé comme un grand politicien, alors que l’attribut «président qui a rendu l’émergence irréversible» aura une grande place dans l’histoire. Et malheureusement et c’est cruel, l’histoire ne donne qu’un attribut d’image à un homme d’Etat. L’attribut d’image historique de Senghor est celui qui a fait la Nation. Pour Diouf, c’est celui qui a renforcé l’Etat. Wade aura l’attribut de l’alternance. Pour Macky Sall, le seul attribut possible, c’est l’émergence, car les questions de la Nation, de l’Etat, de l’alternance, ont été réglées par ses prédécesseurs.

C’est pourquoi, à partir de cette première rentrée du deuxième et dernier mandat, il devrait se focaliser sur la place qu’il va occuper dans le grand livre de notre grande histoire. Et la seule façon de le faire est de donner un second souffle au marathon de l’émergence. L’émergence en particulier et le pays en général ont besoin d’un autre souffle, d’un autre élan ; d’où la nécessité d’une rentrée économique, car le pays n’a aucune urgence politique. Rien que des urgences économiques. L’avocat Me Mame Adama Guèye aime à rappeler que «la démocratie est la compétition des réponses que les citoyens se posent».

Aujourd’hui, les Sénégalais se posent surtout des questions économiques et sociales, malgré le surdimensionnement de la question politique qui est surtout la conséquence d’une agitation politicienne artificielle.

JEAN-LOUIS ROY ÉVOQUE LES VERTUS DE LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE AFRICAINE

Dakar, 4 sept (APS) – La croissance démographique du continent africain, « loin d’être épouvantable’’, peut devenir à terme un élément de croissance des pays concernés, comme ce fut le cas de la Chine, estime l’ancien secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), Jean-Louis Roy.

« Loin d’être épouvantable comme l’attestent certains, la démographie de l’Afrique peut être un des éléments de sa croissance comme il en était en Chine », a dit l’essayiste québécois, dont le dernier ouvrage a été présenté mardi à Dakar.

Intitulé « Bienvenue en Afrique, le chantier du siècle », cet essai propose une analyse des « changements du monde tels qu’ils affectent l’Afrique ».

« La population du monde a été multipliée par trois depuis 1950 et celle de la Chine par deux durant les trente dernières années, et les économistes chinois disent qu’un des éléments de la croissance de la Chine, à l’époque pays le plus pauvre du monde qui est devenue en 30 ans la deuxième puissance du monde, est le fait de sa démographie’’, a expliqué Jean-Louis Roy.

« Il y avait un milliard de Chinois à loger, nourrir, scolariser, soigner. La demande de produits et de services a créé la croissance », ajoute l’auteur dont les thèses sont inspirées des travaux des « Think Tanks’’, laboratoires d’idées sur le continent créés par des Africains pour éclairer sur l’état du continent et de ses habitants, plutôt que par les sources traditionnelles telles que la Banque mondiale ou le Fonds monétaire internationale (FMI).

L’ancien secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie en dénombre 745 en Afrique, continent dont il ambitionne de contribuer à changer la représentation traditionnelle.

Selon lui, « les gens ont encore une représentation très figée de l’Afrique’’ où « c’est la pauvreté, la malnutrition, l’Afrique c’est tout ce qui est négatif ».

« Oui il y a cela et c’est aussi le cas un peu partout. Mais il n’y a pas que cela. Ce qui est en train d’arriver en Afrique, on doit l’inclure dans la représentation et cela bouleverse complètement le schéma qu’on avait », note Jean-Louis Roy.

Pour Jean-Louis Roy, « l’Afrique est le continent de demain en lien avec l’Asie ». « Si la connexion Afrique-Asie continue à bien se faire, l’Afrique sera le continent de demain. La Chine a vite compris que l’Afrique ce n’est pas seulement les matières premières, c’est aussi un marché », souligne l’écrivain et diplomate québécois.

A l’en croire, « le basculement de la richesse de l’Ouest c’est-à-dire de l’Occident vers l’Est qui est l’Asie et le déploiement universel de l’ère numérique explique les mutations en cours dans le monde ».

Il estime que la convergence de ces changements a porté le développement en Asie au cours de ce dernier quart de siècle.

« De l’Asie, elle le porte aujourd’hui en Afrique et fait du continent noir le chantier du siècle. Une Afrique qui en 2040-2050, totalisera 2,5 milliards de personnes et appartiendra, avec l’Inde et la Chine, aux plus importantes communautés d’internautes de la planète », a-t-il prédit.

L’ancien ministère sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio, présent à la cérémonie de présentation de l’ouvrage de Jean-Louis Roy, affirme que cette publication s’inscrit dans une « rupture paradigmatique ». 

« Le paradigme avant, c’est que les gens parlaient pour nous, ils nous expliquaient ce qu’on doit faire et comment le faire. Ils parlaient de leurs craintes et qu’il fallait ralentir la croissance démographique du continent », dit-il. 

Or, ajoute M. Gadio, le livre de M. Roy, « Bienvenue en Afrique, le chantier du siècle » (190 pages), publié aux éditions ’’Feux de brousse’’ du poète sénégalais Amadou Lamine Sall, « aborde les choses sous un angle totalement différent, d’abord en s’appuyant sur les centres de réflexions en Afrique et mettant de côté les sources officielles ».

Jean-Louis Roy, actuellement président directeur général du consortium regroupant la Bibliothèque nationale et les archives du Québec ainsi que la grand bibliothèque de Montréal, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Afrique. 

Ils ont été regroupés dans « Ma rencontre avec un continent-Ecrits sur l’Afrique 1971- 2011 », une publication des éditions « Feux de brousse ».FKS/BK/OID

Port du voile interdit : l’Institution Jeanne d’Arc écarte puis exclut devant huissier les élèves voilées

http://www.lactuacho.com Après avoir créé un tollé et suscité beaucoup de débats et critiques, l’Institution Jeanne d’Arc maintient sa position et met en œuvre l’interdiction du voile dans ses locaux.

Hier les élèves voilées ont été sorties des classes et écartées, selon une information largement partagée.

C’était le jour de la rentrée des classes, puis elles ont été renvoyées de l’école en présence d’un huissier de justice.

Les parents ont vite réagi, dénonçant une mesure injuste, quant au ministère de l’éducation qui semblait avoir tranché le débat, il dit suivre de près la situation

« La mesure est « conforme » à ce qui est appliqué dans l’ensemble des structures gérées par les sœurs et placées sous la tutelle de la congrégation des sœurs de Saint Joseph de Cluny », se cramponne la direction de l’Ecole.

Imam Kanté sur l’exclusion des filles voilées : «Je suis choqué par la violence de la direction de Jeanne d’Arc»

https://www.seneweb.com Après le renvoi des filles voilées à l’institution Sainte Jeanne d’arc, la réaction de l’imam Makhtar Kanté ne s’est pas fait attendre. Pour lui, l’affaire est très grave. «Je suis choqué par la violence de la direction de cette école (institution sainte Jeanne d’arc). Il parait que les filles (voilées) ont été mises d’abord en isolation et ensuite on leur a demandé de partir. 

Mais on est dans quel pays ? Le Sénégal est devenu méconnaissable (…) Ce n’est pas acceptable. C’est une arrogance répétée par rapport à ce que le ministre de l’Education nationale a dit. Il leur avait déjà dit que cette mesure n’était pas conforme. Mais, ils la maintiennent et l’appliquent de façon humiliante. Cela va même traumatiser ces élèves. Je trouve que c’est très grave », a-t-il déclaré dans les colonnes de L’Observateur.

Marie Nwedr, élève voilée à l’Institution Jeanne d’Arc crie sa rage devant l’école et défie la Direction

https://www.pressafrik.com Hier-mardi lors de la rentrée des classes à l’Institution Jeanne d’Arc, des élèves voilées ont été renvoyées, en présence d’un huissier de justice. Selon la direction de l’établissement la mesure est « conforme » à ce qui est appliqué dans l’ensemble des structures gérées par les sœurs et placées sous la tutelle de la congrégation des sœurs de Saint Joseph de Cluny.

Ce mercredi, des voilées se sont présentées, pour pourvoir participer aux cours, après avoir payé leurs inscriptions. Rencontrée, devant la porte en compagnie de ses nombreuses camardes venues la soutenir, Maria Nwedr, élève en classe de première (bien sur si elle est acceptée) se demande comment « un morceau de tissu mis sur la tête peut gêner dans un pays comme le Sénégal où 95 % des populations sont des musulmanes ».

Décidée à finir ses études dans cet établissement, où elle a passé tout son cursus depuis la Primaire, la jeune lycéenne « sénégalo-syrienne  » ne ménagera aucun effort pour briser cette règle établie par son école « je vais rentrer dans l’école, même si on me dégage », lâche t-elle au micro de PressAfrik.

AVIS D’EXPERT : «L’INTERDICTION DU PORT DU VOILE EST ILLÉGALE»

http://www.emedia.sn Agitée au mois de mai dernier, la polémique sur l’interdiction de port du voile par l’Institution Sainte Jeanne D’Arc refait surface suite à l’effectivité de la mesure, à l’occasion de la rentrée des classes, hier mardi, 3 septembre, de l’école primaire et le collège. Seulement, la Constitution est au-dessus des règlements intérieurs des établissements scolaires, selon l’argument juridique de l’enseignant-chercheur à l’Université de Reims en France, Aboubacry Camara. Une façon pour lui de dire que la mesure est tout simplement illégale.

Il explique : « Le fait de manifester un signe religieux n’est pas attentatoire à la Constitution dans la mesure où c’est la Constitution elle-même qui prévoit en son article 1er que la République du Sénégal est laïque, et elle respecte toutes les croyances. Donc, chacun a la liberté de manifester ses croyances. » Par conséquent, « le fait de porter un voile dans l’école n’est pas quelque chose qui contrevient à la Constitution sénégalaise. »

Le doctorant de poursuivre : « Au-delà même du respect des croyances que garantit la Constitution sénégalaise garantit aussi la liberté de la personne humaine. Et prévoit que la liberté de la personne est inviolable. »

Le port de signes religieux n’étant pas interdit dans les lieux publics ou privés au Sénégal, le cours privé catholique Sainte Jeanne d’Arc devrait se conforter à la Constitution du Sénégal, tranche-t-il. DIÉ BA

Résilience à la violence : Les jeunes de Dakar plus nombreux à sortir de la violence avec 43,2%

https://www.lejecos.com Le Carrefour d’études et de recherche-action pour le développement et la démocratie (Ceradd) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a publié un rapport sur « les déterminants de la résilience des jeunes à la violence.

Les jeunes qui résident dans la grande ville (Dakar) sont plus nombreux à être sortis de la violence (43,2%) que ceux des villes secondaires (31%) et des petites villes (16,7%). Ainsi il existe une corrélation positive entre la taille de la ville et la résilience secondaire et cette corrélation est statistiquement significative au seuil de 5%.Le constat est fait par le Carrefour d’études et de recherche-action pour le développement et la démocratie  (Ceradd) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb).

Selon le document, quant au quartier, il ressort que les jeunes vivant dans les cités loties qui ont à un moment de leur vie basculé dans la violence sont 55,6% à en être ressortis contre respectivement 39% pour ceux des quartiers lotis mais non cités et seulement 36% des quartiers populaires. «Ces résultats, mis en rapport avec ceux sur la résilience primaire, semble indiquer que les jeunes des quartiers populaires, alors qu’ils sont en pourcentage plus nombreux à entrer dans la violence, sont aussi plus nombreux à avoir des difficultés d’en ressortir », lit-on dans le document.

Quand le père est encore en vie, explique-t-on, 38,2% des jeunes qui sont tombés dans la violence en sont ressortis, contre 31,6% quand le père est décédé. Ainsi, la survie du père semble donc influencer positivement la résilience secondaire, mais cette influence n’est pas statistiquement significative. Il convient néanmoins de souligner que ce résultat est à l’exact opposé de ce qu’on observait au niveau de la résilience primaire.

Contrairement à la survie du père, on observe une relation plutôt négative entre survie de la mère et résilience secondaire. En effet, parmi les jeunes dont la mère est décédée, seulement 35,3% qui sont entrés dans la violence en sont ressortis. Cette proportion atteint 47,8% chez ceux dont la mère biologique est décédée. Mais les différences ne sont pas statistiquement significatives.

En conclusion de cette analyse descriptive, pour les jeunes rentrés dans la violence, en sortir est relativement difficile puisque seulement 38% ont réussi à s’en extirper. Quand on compare les liens entre les différents facteurs et d’une part la résilience primaire (le fait de ne jamais avoir été violent) et d’autre par la résilience secondaire (le fait d’être sorti de la violence après y être entré), on aboutit parfois à des résultats contradictoires, à savoir que ceux qui sont résilients primaire ne sont pas forcément résilients secondaire. C’est le cas par exemple des filles et des jeunes trentenaires.Adou FAYE

Au Chef De L’opposition, Macky Va Donner Une Caisse Noire De Deux Milliards, Selon Mamadou Lamine DIALLO

http://www.walf-groupe.com Si on en croit le député Mamadou Lamine Diallo, le Président Macky Sall serait en train de préparer «un attrape nigaud» aux leaders de l’opposition. Il va proposer une caisse noire de deux milliards pour le leader de l’opposition pour mieux la diviser et étouffer le scandale du gaz.  

Dans sa nouvelle question hebdomadaire, le leader du Mouvement Tekki révèle trois stratégies du pouvoir pour étouffer le scandale sur le gaz. «La famille Faye-Sall cherche par tous les moyens à étouffer le scandale du gaz dans lequel des royalties de plus de 6 000 milliards sont à partager. Le procureur de la République ne veut pas traiter le rapport de l’Ofnac sur Petro tim et feint d’ignorer la plainte de Mamadou Lamine Diallo et Abdoul Mbaye», affirme le député. Le second moyen, poursuit Mamadou Lamine Diallo, «c’est l’intimidation, la répression et l’emprisonnement systématique des leaders qui portent ce combat par tous les moyens, notamment l’offense au chef de l’Etat et autres dispositions anti démocratiques et liberticides du code pénal». Mais la troisième stratégie, à l’en croire, consistera à balancer une «sucette» pour des leaders politiques : «Le statut du chef de l’Opposition avec à la clef un budget de deux milliards au moins. Pour Macky Sall, l’opposition sera divisée et ne participera pas ainsi au combat contre la spoliation de notre gaz».  Et tout cela a un seul objectif : l’émirat gazier. 

«Le report des locales, les sorties de la société civile à sa botte dirigée par l’Ong 3D, le recul de façade sur l’audit du fichier et du processus électoral sont des manœuvres pour diviser l’opposition et attirer des leaders politiques dans son schéma constitutionnel pour asseoir le pouvoir de la dynastie Faye-Sall», martèle Mamadou Lamine Diallo qui rappelle que c’est le 3 septembre, et Tekki se souvient de Moussa Ndiaye, son premier coordonnateur et un grand acteur des Assises Nationales dont les conclusions avaient posé les bases d’une gestion transparente des ressources minières et pétrolières«Macky Sall a toujours refusé de clarifier ce dossier depuis sa mort suspecte le 2 septembre 2008».

Sur un autre registre, Mamadou Lamine Diallo aborde l’assainissement qu’il considère comme «le maillon faible des soi-disant  infrastructures de Macky Sall». Et c’est pour dire que les infrastructures de Macky Sall «sèment le désordre et la désolation dès qu’il pleut parce que l’assainissement dans les projets est négligé. La raison c’est que les dépenses relevant de l’assainissement sont captées par la corruption des autorités. Résultat : pas d’assainissement et  les populations des villes pataugent dans les eaux de pluies et les eaux usées.» Suffisant pour affirmer que «la corruption du régime est responsable des inondations».

Le leader de Tekki ramène la gouvernance économique de Macky Sall à deux volets. «D’abord la construction anarchique d’infrastructures fondée sur une rationalité politicienne dans le but d’hypnotiser les populations d’une part et d’autre part distribuer des revenus aux femmes et aux jeunes pour constituer une clientèle par les bourses familiales et la Der et neutraliser des leaders politiques et syndicaux pour acheter la paix sociale. Comme cette économie de prédation est incapable de générer suffisamment de recettes fiscales pour faire face aux dépenses, c’est la fuite en avant dans l’endettement», fait remarquer encore le député qui précise que le stock de la dette vraie avoisine 10 000 milliards de F Cfa, si on y rajoute les garanties des offres spontanées et les arriérés intérieurs. «Pour faire face à cela, l’ajustement structurel est inévitable», renseigne Mamadou Lamine Diallo.Georges Nesta DIOP

Facture Téléphonique De L’Etat : Moustapha DIAKHATE Dénonce Les Allocutions Et Préconise « Illimix » Orange

http://www.walf-groupe.com L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar revient à la charge.  Et c’est pour de nouveau remettre en question une politique du gouvernement. Selon l’ancien député, si la rationalisation dépenses publiques est une bonne chose, la façon dont le gouvernement veut la mettre en œuvre est loin de l’être.  

Sur sa page Facebook, l’ancien chef de Cabinet du président Macky SALL dénonce les allocutions et trouve que les « Illimix » Orange auraient pu suffire.

acture téléphonique de l’Etat: l’exécutif choisit une mauvaise réduction

L’allocation forfaitaire mensuelle de charges de téléphone mobile est une fausse bonne réduction de la facture téléphonique de l’Etat.

La décision de rationaliser la dépense publique est à saluer. C’est la satisfaction d’une vieille revendication du mouvement syndical national de réduction du train de vie de l’Etat et va dans le sens d’une meilleure utilisation des ressources publiques.

Toutefois la solution, consistant à verser une allocation mensuelle pour charges de téléphone mobile à certains agents de l’Etat, est à tout point de vue impertinente.

En effet, au lieu d’être utilisé pour recharger les téléphones, cette allocation forfaitaire risque d’être perçue par les bénéficiaires comme un complément de salaire et utilisée à d’autres fins.

La vraie bonne mesure d’économie budgétaire c’est une allocation mensuelle de durée d’appels sortants.

En choisissant la formule illimix, l’Etat est en mesure, avec 17 900 francs CFA, d’octroyer à chaque agent éligible au forfait d’une durée de communication mensuelle de 30 heures à laquelle s’ajoutent 600 sms sans oublier 7 Go de connexion internet.

En versant un forfait mensuel et en laissant aux agents le choix du numéro de téléphone à charger, il sera impossible à l’Etat de contrôler l’utilisation professionnelle de cette allocation.

le Général Niang réfute une animosité entre lui et Famara Sagna

https://www.dakaractu. Hier, Mamadou Niang est revenu sur l’information révélée par «L’As» au sujet de l’attitude de Famara Sagna qui refuse de répondre à ses correspondances et sur les sorties critiques de Mame Less Camara et Mademba Sock. D’après le général à la retraite, il n’y a aucune animosité entre lui et Famara Ibrhaima Sagna et ce dernier n’est pas tenu de répondre aux correspondances. Une réponse assez diplomatique bien sûr. Bref, il a été également dit au cours de la rencontre que les exigences du président du Comité national de pilotage du Dialogue National sont en passe d’être résolues.

Election du maire

À pas de caméléon certes, mais les travaux de la Commission cellulaire du Dialogue politique avancent. Hier mardi, le Général Mamadou Niang et les différents acteurs du processus électoral ont convenu de la nécessité de mettre en place une commission technique chargée de déblayer le terrain. Composée de deux personnes par pôles, cette commission se réunit aujourd’hui à la Direction Générale des Elections (DGE) avant de rendre compte à la plénière de jeudi prochain. Sa mission consiste, d’après des sources de «L’As», à réfléchir sur la faisabilité de certains accords obtenus, notamment l’élection du maire et du président de Département au suffrage universel direct. En plus, ils vont se pencher sur le bulletin unique mais aussi sur le statut des adjoints au maire et du bureau municipal.

Succession au Hcct : Désamour entre Macky et proches de Tanor

https://senego.com Les signes d’implosion de la coalition au pouvoir se manifestent à travers diverses facettes depuis l’entame du second et dernier mandat du président de la République. Des responsables socialistes craignent même le retrait de la présidence du Hcct, par le président Macky Sall.

Fermeture du robinet

Du côté des socialistes pro Ousmane Tanor Dieng, défunt président du Hcct, la rupture du pacte de gouvernance collégiale au sein de Benno Bokk Yakaar se dessine avec des mesures de suppression prises par le chef de l’Etat, de l’allocation des appuis financiers qui étaient destinées à des responsables socialistes.

Boune Dione pressenti au Hcct ?

Depuis le rappel à Dieu de leur secrétaire général, certains responsables socialistes commencent à émettre des doutes sur l’attitude du Président Macky Sall qui pourrait à tout moment confier la présidence du Haut Conseil des collectivités territoriales à l’ex premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dione. Ces socialistes se fondent d’ailleurs sur les appuis financiers que patron du Hcct allouait à certains militants et responsables socialistes chaque mois, en puisant sur ses fonds politiques.

Prémisses de rupture

Une mesure malvenue, selon les personnes concernées qui ont piqué une colère noire contre le président de la République pour avoir été mises devant le fait accompli. Ces dernières ont même assimilé cet acte à  de l’ « inélégance » de part de leur allié de chef d’état. Autant s’attendre donc à une levée de boucliers entre des responsables socialistes et Macky Sall, si toutefois le fauteuil du Hcct leur est retiré. Par Mamadou SALL 

Succession de Macky : Bataille de positionnement entre cadres apéristes

http://www.rewmi.com La bataille pour la succession de Macky, jugée ‘’prématurée’’ par Aminata Touré, n’en est pas moins ouverte. Macky qui en est bien conscient, a répondu fermement, en France, pour dire à tous ceux qui ont des ambitions, d’attendre la fin de son mandat.

C’est dire que le débat est très sérieux, parce que, dans l’entourage du Président, de nombreuses personnalités, dont des Ministres et de hauts cadres, auraient, selon certaines indiscrétions, l’ambition de remplacer le patron de l’Apr.

Une situation qui a poussé le Chef de l’Etat, durant son séjour en France, de dissoudre les mouvements de soutien qui y pullulaient, et de sommer tout le monde à rejoindre l’Apr.

Au niveau interne, on parle de réaménagement ministériel, ce qui serait imminent. Mais dans tous les cas, au niveau de tous les services rattachés à la Présidence comme le secrétariat national, le service de communication et autres, Macky procède petit à petit à un toilettage pour installer des hommes et des femmes en qui il a plus confiance.

Il se susurre que cette guéguerre irrite le Président qui assiste, impuissant, à une suspicion généralisée dans son parti où chacun pense à sa fin de règne.

D’ailleurs, une source bien au fait de ces élucubrations nous révèle que Macky n’a pas abattu toutes ses cartes. Le Président, pourrait, comme Wade, réclamer un troisième mandat. N’avait-il pas promis de faire 5 ans et en a fait 7 ? Ce scénario est loin d’être exclu.

Qu’à cela ne tienne, nombre de ses collaborateurs pensent cependant qu’il va partir et font tout pour être désignés comme dauphin.

Dans ce parti où la structuration et l’organisation font défaut, tous les membres fondateurs sont en droit d’en réclamer l’héritage, d’autant plus qu’il a fait ses preuves en matière d’efficacité électorale.

Des ambitions légitimes, mais qui sont rehaussées par la suppression du poste de Premier ministre et l’absence d’un numéro 2 statuaire ou réel.

En écartant Boun Abdallah Dionne, Macky a mis tout le monde au même pied d’égalitén ne serait-ce que par rapport à la possibilité de lui succéder.

Tout ceci montre le point faible de l’Apr. Il ne tient que par Macky. Il a d’ailleurs les allures d’un grand mouvement de soutien. L’esprit militant n’y règne absolument pas.

Pire que le Parti démocratique sénégalais (Pds), il risque de connaitre une désagrégation rapide si jamais Macky ne manœuvre pas serré pour maintenir la dynamique de groupe.

Car, en dehors de lui, personne d’autre ne fera l’unanimité. La preuve, fréquemment, ils ne ratent jamais l’occasion de se lancer des quolibets.

L’Apr manque cruellement de ce que, dans le droit des sociétés, on appelle l’affectio societatis et qui est importante en politique.

Un groupe s’est formé, a conquis le pouvoir, s’est massifié sans grande peine en s’appuyant sur des alliés qui sont tout aussi incertains. L’Apr et Benno Bokk Yakaar, c’est la personne de Macky. A son départ, tout l’édifice pourrait s’effondrer comme château de carte.

Raison de plus pour que ceux qui expriment leurs ambitions aujourd’hui s‘entendent avec le grand Manitou. Il a manifestement les cartes en main et n’a pas dit son dernier mot.

Sa spécialité est surtout de surprendre son monde par des décisions inattendues. Par exemple, la plupart des personnes soupçonnées pourraient devoir débarrasser le plancher ou subir une descente aux enfers qui leur ferait oublier leurs manœuvres.

Pour le moment, ces cadres apéristes restent encagoulés, mais Macky a l’avantage de bien les connaitre. Il pourrait ainsi aisément les écarter car, en 2024, personne ne sait encore ce qu’il va faire.Assane Samb

Solutions à l’insécurité routière : Les « 33 » remèdes de l’ACT

https://www.dakaractu.com Du fait de la recrudescence des accidents ces dernières semaines, l’Alliance pour la citoyenneté, selon nos confrères de « Enquête », à travers un document, a développé 33 points en guise de solutions à cette hécatombe.

D’abord, il faut veiller à associer les compagnies d’assurances aux réflexions et stratégies engagées dans la recherche de solution pour mieux leur faire part de la nécessité de s’imprégner dans ce cadre qui les concerne. Il faut aussi, selon le document, procéder à la collecte et au traitement de l’information ainsi qu’au renforcement de capacité des agents qui en sont chargés.

Autre point important soulevé, c’est la réglementation sur le contrôle technique et  le  dégagement par exemple des voitures qui sont en panne sur la route ou même qui sont en stationnement. Donc dans ce cas, il faudrait créer un cadre technique pour un dégagement sécuritaire approprié. Aussi veiller au passage de sa visite technique pour d’abord être en règle, en plus de veiller aux dispositifs techniques de son véhicule.

Pour ce qui concerne la responsabilité des usagers, des solutions sont aussi dégagées, notamment le fait de se doter de voitures peu âgées et plus appropriées, établir un programme de contrôle des auto-écoles qui sont habilitées à donner des cours aux usagers, développer et renforcer la capacité des professionnels  de garage, équiper des centres éligibles qui seront destinés à éventuellement accueillir les blessés de ces accidents.

Ce sont autant de solutions qui ont été déclinées au cours de ce séminaire dans le but de livrer des solutions à cette recrudescence d’accidents.

« SI DANSOKHO AVAIT L’AGILITÉ PHYSIQUE ET INTELLECTUELLE… »

http://www.enqueteplus.com Camarade de route du défunt ex-secrétaire général du PIT, Alla Kane Kane a assisté à toutes les étapes importantes de la gauche – Il jette un regard rétrospectif, avec la disparition de cette grande figure marxiste

Camarade de route du défunt ex-secrétaire général du Pit, M. Kane a assisté à toutes les étapes importantes de la gauche, allant du PAI à Ndawi Askan Wi où il est présentement membre du Secrétariat politique, en passant par le Pit. Inspecteur des impôts et domaines à la retraite, il jette un regard rétrospectif, avec la disparition de cette grande figure marxiste.

Quel témoignage portez-vous sur le défunt combattant marxiste-léniniste Amath Dansokho ?

Ce qui me lie à Amath Dansokho n’est pas l’amitié, mais la camaraderie. Nous avons cheminé longuement, 24 ans, dans le militantisme politique, au sein de l’organisation qu’était le Parti africain de l’indépendance (Pai). Les trois années, c’était dans la légalité. Ce qui a permis de conscientiser les masses, de diffuser les idéaux de socialisme et de légalité, et de faire pénétrer l’idée d’indépendance dans le peuple sénégalais. Le parti s’était alors déployé avec énergie. Nous avons réalisé tout cela, parce que nous étions des camarades qui combattons le colonialisme. Nous ne l’aurions pas fait étant amis. Ce travail qu’on a fait, Dansokho, moi et d’autres, a permis de mettre ce pays dans l’orbite des indépendances, au moment où d’autres forces politiques n’avaient comme programme que la révision du Titre VIII de la Constitution de l’IVe République. Elles voulaient réviser, replâtrer et continuer. Nous avons obligé ces gens à rejoindre le mouvement général et…

Qui étaient-ils ?

C’était les Senghor, Mamadou Dia, Lamine Guèye, etc., qui n’ont jamais été pour l’indépendance. Le dada de Senghor était la révision du Titre VIII. Lui-même disait que si l’on trainait, la jeunesse que nous étions, allait forcer les choses et aller vers l’indépendance.

Et que s’est-il passé par la suite ?

Donc, de 1957 à 1960, nous étions dans la légalité, mais les 21 autres années, nous avons évolué dans la clandestinité. C’est en août 1960 que le Pai a été dissout. Mais, nous, jusqu’au 31 mai 1981, avons continué la lutte. Je pense que nous avons partagé ce mouvement, car il y a beaucoup de similitudes entre nous deux.

Dansokho est né à Kédougou en1937; moi, je suis né à Gatte un an plutôt, dans un village du département de Bambey. Nous sommes venus au monde dans une partie du pays où les gens étaient sous protectorat. C’est-à-dire que les gens qui étaient dans ces parties du Sénégal étaient des sujets français soumis au Code de l’indigénat par la puissance coloniale, contrairement aux résidents des quatre communes qui étaient des citoyens sénégalais. Ils appliquaient ici le fameux principe du diviser pour mieux régner. Pour un même peuple, il y avait des citoyens et des sujets. Dansokho et moi étions des sujets (rires). Les conditions de vie de ces populations ont forgé notre conscience de fils du peuple. Nous avons également eu la chance d’avoir fréquenté l’école. Mais c’était pour mieux affronter les colons avec leurs propres arguments. A nos 20 ans, nous étions dans les années 50 où le monde d’après-guerre connaissait des mutations profondes avec les luttes pour l’indépendance des peuples inspirées de la Libye, de l’Egypte, de la Tunisie, du Soudan, le Maroc, le Ghana, Dien Bien Phu, l’Upc au Cameroun ainsi que la guerre d’Algérie. Le hasard a voulu que j’aie fait mes premiers pas en tant qu’instituteur dans la région où est né Dansokho.

Les premières écoles que j’ai faites étaient Goudiry, Saraya puis Kidira. Quand je rejoignais mon poste à Saraya, j’ai marché de Kédougou à Saraya avec des porteurs pendant une journée pour une nuitée à Bembou et continuer le lendemain. Ce qui m’a renforcé dans ma conviction qu’il fallait faire quelque chose pour libérer nos peuples, vu les conditions de leur vie. C’est ce que j’ai partagé avec lui. Le jour où le manifeste du Pai est tombé entre mes mains, je me suis dit: ‘‘Voilà ce qu’il nous fallait. Je vais adhérer.’’ Dansokho, qui était à St-Louis, a adhéré en même temps. Quand il était à St-Louis, nous étions dans la clandestinité. Il y avait un principe fondamental qu’était le cloisonnement. Il n’y avait pas de liaisons directes avec les structures, par souci d’éviter que la répression ne vienne à bout du mouvement. Des camarades se sont exilés, comme le secrétaire général Majmouth Diop ou Ly Tidiane qui a rejoint Bamako. Nous, de notre côté, avons fait la prison, car après la dissolution, à chaque fois qu’on distribuait des tracts, on nous prenait. J’étais le premier secrétaire exécutif régional de Diourbel du Pai, dans la légalité comme dans la clandestinité. Suite à mon arrestation en 1961, on m’a radié de la Fonction publique devant une commission de discipline. L’année suivante, j’ai été arrêté et amené à Thiès. Dansokho aussi était dans la même situation à Dakar où il a été arrêté en 1964 pour activités clandestines avec son engagement à l’université de Dakar. Quand il a eu une liberté provisoire, il en a profité pour rejoindre les camarades à Bamako.

Pourquoi le choix de Bamako comme lieu d’exil ?

Parce qu’à la suite de l’éclatement de la Fédération du Mali, Modibo Keita a ouvert les portes au Pai qu’il connaissait très bien. Son parti est une section du Rda, donc un parti fortement ancré à gauche. C’est d’ailleurs cela le but de la manœuvre française pour éclater la Fédération du Mali : éloigner Senghor et les autres de Modibo. Dansokho est parti donc en 1964 et avait comme mission de faire des tâches de représentation du parti à l’étranger. Il a été le représentant du parti à Prague, de représenter le parti auprès des partis communistes frères d’Europe, la liaison des sections Pai à travers l’Europe, et il a aussi la mission de soigner l’image du parti avec les mouvements de libération, notamment lusophones comme le Frelimo, le Paigc, le Mpla. Ça lui a d’ailleurs valu un capital très riche de relations. Il est resté treize ans à l’étranger pour ne revenir qu’en 1977. Ceci dit, nous qui étions à l’intérieur étions fiers de nous battre dans la clandestinité, car c’était la même organisation.

Par la suite, un groupe de 33 camarades a été sélectionné pour aller faire la formation militaire à Cuba, dont je faisais partie. A notre retour, nous avions un grade de commandant et avions organisé le territoire en zones militaires pour lesquelles j’étais le commandant de la zone Ouest (Cap-Vert) chargé de la guérilla urbaine. Madické Wade était au Nord, Sadio Camara à l’Est, Bara Goudiaby pour la Casamance.

Ensuite, c’était la direction nationale que j’ai intégrée de 65 à 67 avec Seydou Sy Cissokho, Madické Wade et Babacar Tafewa-Balewa. On a dirigé le parti en ces périodes difficiles, car quand le gouvernement a été informé de nos intentions, il y est allé avec toute la force de la répression. Ce qui a affaibli le parti. C’est là que nous sommes allés à la Conférence nationale rectificative du 1er mai 1967 pour des correctifs, comme la suspension du camarade secrétaire général Maj’, la mise en place d’un nouveau Comité central… Bref, depuis le premier Congrès en 1962, j’ai assisté à tous les moments importants du parti. Cerise sur le gâteau, j’ai présidé la huitième et dernière session du Comité central, sous le sigle Pai,du31mai1981àOuakam,chez le camarade Ismaila Diagne. Ce jour, les 22 camarades ont pris deux décisions : dernière réunion sous le sigle Pai Sénégal et reprise de l’activité sous le sigle Pit. La deuxième décision était de fixer la date du Congrès constitutif du Pit aux 8 et 9 août1981.Ilsetrouvequequandjeprésidais cette réunion, j’étais encore stagiaire à l’Enam. En 1982, j’ai eu mon diplôme d’inspecteur des impôts et domaines. Les camarades ont décidé de m’accorder un statut spécial au lieu de m’afficher. J’avais le privilège de rester en contact direct avec le secrétaire général uniquement. Seuls lui et moi savions ce qui m’était confié comme tâches ou missions. Nous nous voyons mensuellement. Quand Seydou Sy Cissokho a quitté, j’ai travaillé avec le nouveau Sg, Dansokho, de 1981 à 1991. Il venait mensuellement à la maison, autour d’un plat de couscous que ma femme préparait, et ce sur sa commande. C’est en intégrant le gouvernement de majorité élargi que nous avions eu une longue discussion à deux et j’ai manifesté mon désaccord en lui disant :

‘‘Camarade, je m’arrête là. Que toute l’Afrique se lève et marche vers l’indépendance et le socialisme, disait-on dans le manifeste. Nous ne sommes ni indépendants ni socialistes. Ceux que vous rejoignez-là, incarnent un poids néocolonial. Je ne peux pas épouser cette position.’’

Vous aviez senti que le Pit avait renoncé à ses principes fondateurs ?

Oui ! C’est pour cela que nous avons coupé les relations sur le plan politique. J’ai cherché ailleurs. Après l’alternance 2000, avec le doyen Mamadou Dia, on a créé le Mouvement citoyen du soutien de l’Alternance Mcs/Alternance. Mais avec le référendum de 2001 et le maintien du régime présidentiel, ça a volé en éclats. Puis, c’était l’Observatoire souverain pour la démocratie et la souveraineté. Cette structure nous a permis les instances comme le Cpc, le front Siggil Senegaal, Benno Siggil Senegaal, l’Icr, les Assises nationales… Mais en reconsidérant la scène, j’ai vu un parti politique qui répondait à ma vision et qu’est Yoonu Askan Wi/Mouvement pour l’unicité populaire dirigé par Madièye Mbodj. Aujourd’hui, je suis membre du Secrétariat général permanent de ca parti. C’est là où l’on a créé Ndawi Askan Wi (Pastef, Rnd, pour les Législatives de 2017, avec Ousmane Sonko comme candidat. C’est encore là qu’on a créé la coalition Sonko Président pour la dernière Présidentielle. Et on travaille pour l’unification de toutes ces forces de la coalition de manière définitive. L’ironie de l’histoire fait que moi, militant au statut spécial du Pit, je me sois retrouvé frontalement contre le Pit, lors du dernier scrutin, puisqu’il était membre de Bby.

C’est symptomatique de la fin d’un pan de la gauche sénégalaise ?

Je me pose des questions. Amath que je connais, qui a été un feu de paille dans le gouvernement de majorité élargi en 1991 et dans le gouvernement d’après-Alternance, ne pouvait pas se compromettre justement, car l’environnement gouvernemental est différent de l’environnement de son peuple. ‘‘Je suis à l’écoute des populations pour savoir ce qu’elles pensent’’, avait-il l’habitude dire ; ou ‘‘en politique, la chaleur des relations fait partie des qualités requises. C’est le seul moyen de tâter le pouls du pays’’.

Il est fondamentalement resté un homme du peuple ?

Effectivement. Quand j’ai lu récemment l’actuel secrétaire général du Pit dire que ‘‘pendant trois ans, on ne l’a pas entendu sur les affaires qui agitent notre pays, sa santé était mauvaise. Il y a des moments où le retrait s’impose’’, c’est vrai. Il n’a jamais vraiment renoncé au programme de la Ca 2000 qui était le démantèlement du parti-Etat, ce qui n’est pas le cas ; de libérer le Sénégal d’une gestion de plus en plus calamiteuse du pays, ce qui n’est pas encore le cas ; et libérer l’énergie du secteur privé. On constate qu’il est plutôt asphyxié. La lutte contre la corruption, les rétro-commissions sans oublier les conclusions des Assises nationales ou les recommandations de la Cnri. C’est l’âge et la maladie qui ont eu raison de lui. S’il avait l’agilité physique et intellectuelle qu’il avait en 1991 ou en 2000, s’il avait le contact avec les gens comme à ses plus belles heures, je peux dire, et j’en mettrai ma main au feu, qu’aujourd’hui Dansokho serait dans Aar Li Nu Bokk. Il est né fils du peuple et est mort fils du peuple. A chaque fois qu’il a été dans les endroits cossus de la République, il n’y a pas duré, parce que le peuple était absent de là.

Est-ce qu’il aurait fait un bon président ?

Ça ne lui a jamais effleuré l’esprit comme il disait, mais oui. Je pense qu’il aurait fait un excellent président de la République, car il aurait été bien entouré. C’est un grand combattant qui est parti.

DIALOGUE BLOQUE:ABSENCE DE CONSENSUS AUTOUR DE LA CAUTION ET DU PARRAINAGE :

http://www.sudonline.sn Statu quo au niveau de la Commission cellulaire du dialogue politique sur les questions relatives à la caution pour les prochaines élections et au parrainage. De l’avis du Coordonnateur du pole des Non-alignés, Déthié Faye, les acteurs qui n’ont pas pu trouver de consensus autour de ces questions, ont décidé de les différer à une date ultérieure. Il en est de même des questions du bulletin unique et du mode d’élection des adjoints aux maires et les vice-présidents des présidents de Conseils départementaux, reportées à demain jeudi 5 septembre

L es acteurs prenants part au dialogue politique ne parviennent toujours pas à accorder leurs violons autour des questions relatives au parrainage et à la caution aux prochaines élections. C’est ce que dit, en substance, le coordonnateur du pole des Non-alignés, Déthié Faye. Joint au téléphone hier, mardi 3 septembre, juste après la fin des travaux, M. Faye informe que toutes les parties prenantes à ce dialogue ont donné leurs avis sur lesdites questions, sauf le pôle de la majorité qui s’est abstenue de toute proposition.

SUPPRESSION DU PARRAINAGE ET CAUTION DE 5 MILLIONS A TOUTES LES ELECTIONS

A son avis, «nous (Non-alignés) avons demandé que le parrainage soit supprimé et que la caution ne dépasse pas 5 millions à toutes les élections». Une position, selon lui, partagée par le pôle de l’opposition et dans une moindre mesure la société civile. Il explique, en fait, que la société civile estime que si le parrainage n’est pas supprimé, il faudrait revoir de fond en comble les modalités. Mais, fait-il remarquer, «la majorité dit qu’elle ne peut pas donner son point de vue sur la question sans que l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier n’auront pas été terminés par le cabinet qui devra être choisi».

Tout compte fait, sur ces deux questions, les acteurs n’ont pas pu trouver de consensus face au refus systématique de la majorité d’afficher sa position. Pour autant, les acteurs autour du dialogue politique ne s’avouent pas vaincus dans la mesure où ils comptent reprendre les discussions «ultérieurement», sans plus de précision sur la date exacte. Il convient de rappeler que le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, après concertation avec les acteurs politiques, avait fixé la caution, conformément au code électoral, en juillet dernier, à 20 millions de FCFA, soit 10 millions pour les Locales et les 10 autres pour les départementales. Ces deux questions n’ont pas été les seules à être reportées à la prochaine. Il en est de même du statut de l’opposition et de son chef.

En effet, Déthié Faye explique que «compte tenu de l’importance de la question relative au statut de l’opposition et de son chef, nous avons convenu de différer cette discussion pour permettre à toutes les entités politiques d’approfondir la réflexion, afin de venir ultérieurement avec des positions consensuelles au niveau de chaque entité». L’autre raison qui motiverait cette démarche serait, selon lui, le fait que ladite question intéresse l’ensemble des acteurs politiques, qu’ils soient membres de ces différents pôles présents au dialogue ou non. L’objectif, à son avis, est que «la décision qui sera prise rencontre l’assentiment de l’écrasante majorité».

A noter, en outre, que la commission technique mise en place dernièrement pour étudier les questions du bulletin unique et les modalités d’élection des adjoints aux maires et des vice-présidents des présidents de Conseils départementaux n’a pas rendu ses travaux, comme prévu. Pour cause, renseigne M. Faye, ladite commission, qui n’a pas pu se réunir, tient en fin de compte sa réunion ce mercredi 4 septembre. Donc, ce ne sera que demain jeudi 5 septembre, lors de la prochaine session, que lesdites questions seront livrées à la commission cellulaire pour approbation. Dès que cette affaire sera vidée, les acteurs au dialogue se pencheront, le jeudi 12 septembre prochain, à cause du jour férié de mardi, sur l’état de droit, les libertés fondamentales qui englobent les droits des partis politiques, des citoyens, les modalités et normes de création et de fonctionnement des partis politiques, sur le financement des partis, etc., rapporte M. Faye.

RELATIONS TENDUES ENTRE LES PRESIDENTS DU DIALOGUE NATIONAL ET DU DIALOGUE POLITIQUE : Déthié Faye dément toute brouille entre Famara Sagna et le Général Niang

«Il n’y a aucune brouille entre les brouilles entre les présidents Famara Ibrahima Sagna et Mamadou Niang. C’est totalement faux  ! Parce que, d’abord, nous n’avons jamais dans la commission politique, discuté de nos relations avec le président Famara Ibrahima Sagna puisque nous considérons que ces relations sont très claires et nous sommes en contact permanant avec lui, pour la transmission de nos conclusions à qui de droit. Ensuite, dans aucun entretien, il n’a été fait état d’un quelconque désaccord entre le Général Niang et le président Famara Ibrahima Sagna. C’est la raison pour laquelle, toute la commission cellulaire s’est émue de cette sortie. Pour cette raison, elle prévoit un communiqué pour dire très clairement qu’il n’y a jamais eu de divergence de points de vue dans les relations entre le président Famara Ibrahima Sagna et le Général Mamadou Niang. Nos travaux se déroulent normalement et il est tenu informer régulièrement chaque fois que cela est nécessaire de l’évolution de nos travaux.

Toutes les correspondances qui lui sont parvenues ont été transmises à qui de droit. Il s’agit maintenant d’attendre la réponse du gouvernement pour qu’il ait à nous transmettre ladite réponse. Dès l’instant que Famara Ibrahima Sagna n’a pas un pouvoir de décision, il est une croix de transmission. La commission politique est arrimée au dialogue national. Par conséquent, toutes les correspondances que nous voulons faire parvenir à l’autorité ne peuvent passer que par le canal de Famara Ibrahima Sagna»

Bombardé à la tête du Pds : Le grand défi qui attend Karim Wade

http://actunet.net/ Pour le fils de Me Abdoulaye Wade dont la condamnation de 6 ans a commencé à courir à la date de son placement sous mandat de dépôt le 17 mars 2019, il a purgé sa peine. Il est aussi propulsé à la tête du Parti démocratique Sénégalais à l’aide de son père et des responsables qui lui sont restés fidèles. Mais Karim Wade qui ne jouit plus de ses droits civils et qui a été écarté de la dernière présidentielle pour cette raison, doit se battre âprement pour surmonter cette situation. En fait, condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite à 6 ans de prison ferme, puis gracié avant de s’exiler ou d’être exilé  au Qatar, Karim Wade qui était le candidat déclaré du Parti Démocratique Sénégalais, n’avait pas retrouvé son nom sur les listes électorales. Mieux, il y était inscrit, mais a été radié par les services du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye qui ont décidé cela, sur la base de la condamnation prononcée par la cour. Par la suite, le fils de Me Abdoulaye qui saisira la cour d’appel de Dakar puis la cour suprême n’aura pas gain de cause.L’ancien tout puissant ministre d’Etat dont le retrait de son nom sur les listes électorales a empêché sa participation à la présidentielle du 24 février dernier, sera également débouté à Abuja au Nigéria.

Devant la justice de la Cedeao, la demande d’annulation de la décision de radiation de son nom des listes électorales n’a pas obtenu gain de cause. Karim Wade ayant perdu son procès à ce niveau. Pour rappel, dans son arrêt en date du 4 mars dernier, la Cedeao a déclaré que « les demandes de  Mr Karim Meissa Wade sont mal fondées et que l’État du Sénégal a agi conformément à la loi en le radiant des listes électorales ». A l’instar de Khalifa Sall, Karim Wade avait passé le cap des parrainages. Mais en publiant la liste définitive des candidats, le conseil constitutionnel  n’a pas mentionné son nom.Le motif évoqué étant que le nom de Karim Wade ne figure pas sur les listes électorales. Cette situation fait suite à laradiation de son nom des listes électorales sur la base de sa condamnation  par la cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), le 23 mars 2015 à une peine de 6 ans d’emprisonnement ferme pour enrichissement illicite. Du fait des effets de cette condamnation , Karim Meïssa Wade n’a pas la qualité d’électeur au sens des articles L.27 et L. 31. En saisissant la C our de justice de la Cedeao, les avocats de Karim Wade visaient l’annulation de la décision de la direction générale des élections qui a enlevé son nom des listes. Si Karim Wade a continué à se battre pour la reconnaissance de ses droits civils, c’est parce qu’il croit toujours à un avenir politique qu’il a au Sénégal et qui ne saurait se réaliser que s’il est électeur et éligible. Pour son retour au Sénégal, Karim Wade qui a été aidé par son père à prendre le parti n’aura pas cet avantage pour faire cesser sa situation de perte de ses droits civils. C’est un combat qu’il doit mener en pensant à une stratégie pour surmonter sa radiation que ses partisans qualifient de stratège de ses adversaires pour le tuer politiquementPar Ndiogou CISSE

Benno :le  cimetière des ambitions

http://www.walf-groupe.com Macky qui ne veut que personne ne nourrisse l’ambition de lui succéder avant le terme de son second mandat est à la manœuvre. Entre incessants rappels à l’ordre et usage du décret, le Président de l’Apr veut maintenir les troupes en cage avec, dans tous les cas, un résultat loin d’être garanti.

Dimanche dernier, recevant les militants Apr de France, dans la résidence de l’ambassadeur, le président de cette formation a déclamé l’oraison funèbre de toute ambition présidentielle dans ses rangs. Macky Sall a, en effet, intimé l’ordre à ses cadres de ravaler leurs rêves de présidentiable jusqu’à la fin de son mandat dont le terme officiel est fixé au début avril 2024. Une manière quelque peu maladroite de siffler la fin de la récréation après la suppression du poste de Premier ministre, le saucissonnage des gros ministères et la redistribution des cartes. Des leviers qui se sont, dans la pratique, révélés peu efficaces par rapport à l’objectif final du containment. Il n’est un secret pour personne que, en supprimant le poste de chef de gouvernement pour, officiellement, rapprocher le président de la République des cercles de décisions que sont les ministères, Macky Sall visait autre chose qu’une célérité de l’action publique. Mezza voce, des fonctionnaires en sont à se plaindre de la persistance des goulots d’étranglement, de la lenteur des procédures du fait de l’inaccessibilité du chef suprême, surbooké par son agenda diplomatique et ses fonctions de représentation ou, pire, des conflits de personne entre le secrétaire général du gouvernement et celui de la présidence de la République. 

Le tampon entre les ministres et le président de la République ayant sauté, on se retrouve dans un bal des égos qui rappelle les fins de règne de l’époque senghorienne avec les Babacar Bâ, Magatte Lô, d’une part, et les jeunes loups à l’image de feu Djibo Kâ, Moustapha Niasse, Abdou Diouf. Tout comme la chute de ce dernier a été balisée par le choc des ambitions Niasse-Tanor-Djibo qui lui ont été fatales. Pour simplement dire que les slogans «fast track», «recentrage» et «resserrement» n’ont d’autres finalités que de maintenir en cage ceux qui, au sein de l’Apr, caressent le rêve de singer ces éléphants de la galaxie socialiste. Le décret-marteau entre les mains, Macky Sall s’est chargé, méthodiquement, de taper sur les têtes qui dépassent. Hypertrophie au centre, hémiplégie au niveau des échelons intermédiaires et paralysie aux extrémités rythment l’ambiance morose du second mandat qui n’en est pourtant qu’à ses prolégomènes. Et le fast track de faire place nette au slow-strack avec des chantiers et programmes au ralenti s’ils ne sont carrément à l’arrêt. «Dans ce type de mandat a priori non renouvelable, on observe un phénomène qui ne se voit qu’en politique : le Président assiste à son enterrement politique. Des fois même sous l’œuvre des pelles impitoyables de très proches. Et c’est ça la véritable situation à laquelle tout Président sortant, dans ces mêmes conditions, aura à faire face, ici comme ailleurs. Et l’équation est la même partout : comment maintenir les troupes jusqu’à terme», commente Dr Cheikh Atab Badji, analyste politique. Pour expérimenter ces bonnes vieilles règles de la science politique, Macky pousse les pions. Amadou Bâ se voit exfiltrer pour un asile aux Affaires étrangères où il devra réciter, mille fois, qu’on ne rêve pas du fauteuil du chef quand le chef est là. Pour lui succéder, le chef de file de l’Apr jette son dévolu sur son fidèle, Abdoulaye Daouda Diallo. Mais, aussi fidèle et engagé soit-il, il se voit amputer des pans importants de son ministère : l’Economie et la Coopération financière internationale qui tombent dans l’escarcelle de Amadou Hott qui, a priori, n’en bave pas pour le fauteuil. Une manière de les tenir en respect.

Alliés KO debout

Chloroformé et disqualifié par le critère de l’âge, Moustapha Niasse, dauphin constitutionnel du président de la République, ne peut jouer au Zorro, pardon, au Soro (Guillaume). Ce dernier, ancien chef de la rébellion ivoirienne, ancien allié de Ouattara et ancien Président de l’Assemblée nationale, est désormais dans une opposition frontale à l’actuel président de la République, multipliant les rencontres avec ses irréductibles adversaires que sont Bédié et Gbagbo. Moustapha Niasse est à mille lieues de cette posture. Il n’en a ni l’âge, ni la force ni les moyens politiques.

Tanor décédé, l’autre institution de la République qu’est le Conseil économique, social et environnemental (Ces) est incarnée par une apériste, Aminata Touré. «Mimi», comme on l’appelle familièrement, est short -listée par Jeune Afrique comme faisant partie du quinté ayant l’ambition d’être calife à la place du calife. Mais, seulement, précise ce dernier, quand le calife ne sera plus là. Mimi a l’avantage d’avoir été un cobaye de cette expérience. Ses rêves de pouvoir ont été freinés sous le fallacieux prétexte d’une défaite aux locales sanctionnée par une traversée du désert qui a pris fin avec le poste taillé sur mesure et pas renouvelé depuis qu’elle n’est plus là : Envoyée spéciale auprès du président de la République.

Donc, toute ambition déclarée avant l’heure devant être sévèrement punie conformément à la volonté du chef. Mais, jusqu’à quand Macky pourra-t-il les étouffer ? Hollande et Chirac qui s’y étaient essayé n’y ont vu que du feu. Jacques Chirac n’a pas pu contenir les assauts d’un Sarkozy qui pense au fauteuil présidentiel, «tous les matins, en (se) rasant». Idem pour François Hollande qui a dû se faire à l’idée qu’on n’arrête pas une mer nommée Macron avec ses bras. Sauf que, dans ces deux cas, l’un et l’autre ont pris la responsabilité de se libérer de la coupole du chef pour se construire leur propre destinée. «Maintenant, c’est à ceux-là qui ont l’ambition de prendre leur responsabilité qui se résume à un acte : partir au moment opportun, quitte à profiter d’une opportunité politique ou en en inventant car l’invention politique est la meilleure des ressources en stratégie politique», ajoute Dr Badji.

Amadou Bâ, Mimi Touré, Abdoulaye Daouda Diallo, Aly Ngouille Ndiaye, Mahammed Dionne et Mohamadou Makhtar Cissé sauront-ils décrypter le message ?  Ibrahima ANNE (Paru dans Walf Quotidien)

LIBRE PROPOS : DÉLIT D’AMBITIONS ! Par Abdoulaye THIAM

Sud Quotidie  «Aucun mouvement ne sera toléré dans le parti. Si des ministres ou des cadres ont des ambitions, ils attendront la fin de mon mandat pour se manifester». C’est ce qu’aurait déclaré le président de la République, Macky Sall, selon le journal Source A.

En effet, le pays serait au ralenti. Le «fast-track», tant chanté et ayant emporté le très discret et loyal Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, s’est grippé. Un réaménagement ministériel serait même imminent.

Pour autant, cela ne justifie point cette sortie au vitriol du président de l’Alliance pour la République (APR) et du Bennoo Bokk Yaakaar (BBY). Pour ceux qui feignent de l’ignorer encore, il faut bien leur rappeler que nous sommes une République. Chaque sénégalais est libre d’avoir des ambitions. Fussent-elles présidentielles ! Pourvu juste qu’il remplisse les conditions prévues par les lois en vigueur dans notre pays.

Par conséquent, le président de la République, devrait nous épargner des déclarations épidermiques à la Me Wade qui était allergique à toute personne qui osait lorgner son fauteuil. L’actuel locataire du Palais de l’avenue Roume en sait d’ailleurs quelque chose. On semble juste oublier que la souveraineté appartient au peuple, tant que ce pays restera une République. D’ailleurs, personne ne pourra le transformer en monarchie.

S’il est avéré que des ministres et/ou autres cadres ambitionnent de briguer la magistrature suprême, lors de la Présidentielle de 2024, au point de bloquer ou de ralentir les actions du gouvernement, le Chef de l’Etat sait ce qui lui reste à faire. Il n’a aucunement besoin de manifester sa colère. Il est élu pour mettre le Sénégal sur les rails de l’émergence.

Mais, le délit d’ambitions ne peut aucunement prospérer dans notre pays. Même si ceux qui envisagent de briguer la Présidentielle de 2024 doivent, eux-aussi, avoir le courage de le dire à haute et intelligible voix. Mieux, la meilleure des manières serait même de quitter l’attelage gouvernemental, s’il s’agit des ministres ou les directions pour les directeurs généraux.

Ils n’ont pas d’autres choix surtout, s’ils sont de l’Alliance pour la République (APR), présidée encore et toujours par le Chef de l’Etat, Macky Sall, qui refuse de démissionner de son poste pour se consacrer exclusivement au développement du Sénégal. Surtout après sa réélection le 25 février dernier pour un second et non deuxième mandat. Hélas ! Alors qu’on attendait une rupture, Macky Sall est resté dans la même dynamique que Senghor, Diouf et Wade, en cumulant ses fonctions de président de la République et Chef de parti. Une confusion des rôles qui reste une des grosses tares de la démocratie sénégalaise.

Alors, pourquoi ceux qui auraient une telle ambition présidentielle, ne devraient-ils pas penser à imiter un certain Nicolas Sarkozy en France qui avait préféré la fonction du Président de l’UMP à un département de souveraineté dans le gouvernement de Jacques Chirac. Vous nous direz que cette hypothèse n’est pas possible au Sénégal, en raison de ce que nous avons avancé un peu plus haut. Soit !

Mais, l’autre cas d’école à méditer devrait être celui d’Emmanuel Macron. L’actuel président de la République française avait quitté le moelleux fauteuil de Bercy (ministère de l’Economie et des Finances) pour créer son mouvement «En Marche !» Le résultat est là. Toutefois, cela demande un plus de courage. Ce qui visiblement manque à certains de nos dirigeants. Quel dommage !

MACKY SALL FACE A L’AMBITIEUX  Par Souleymane Ly,

Ces derniers jours se pose avec acuité le débat sur la succession du Président Macky Sall à la magistrature suprême en 2024 et le plus cocasse dans cette affaire c’est qu’elle est entretenue au sein même de son propre groupe politique.

Rappelons simplement que quand on veut entretenir un débat, il est plus facile d’adopter la stratégie du « coupe circuit » qui consiste à parler d’un sujet sans en donner l’air afin de produire les avis contraires. Un exemple : pour susciter des réactions négatives sur une personne, de nos jours il suffit de dire tout haut de bonnes choses sur elle. Après il suffit de se mettre « au balcon », sourire en coin et d’attendre les tirs groupés sur la cible.

Quel cynisme !

Ce genre de débat agace tellement que le principal concerné, ici le Président Macky Sall, sera obligé de se prononcer là-dessus et c’est bien l’effet recherché. Selon Source A, il aurait même sur la question, déclaré ce qui suit :

« Aucun mouvement ne sera toléré dans le parti. Si des ministres ou des cadres ont des ambitions, ils attendront la fin de mon mandat pour se manifester ». Voilà ce qu’attendaient tous ces hommes et femmes qui rêvent d’habiter le palais présidentiel sans oser le dire tout haut. Ils sont bien contents parce qu’ils savent que certains sénégalais vont sauter sur l’occasion pour demander si « être ambitieux est un crime » alors que le débat ne se pose pas sous cet angle.

La question n’est pas de savoir s’il est légitime ou pas d’avoir des ambitions mais plutôt s’il est bien loyal d’être avec quelqu’un et de s’employer à le remplacer alors que son second mandat vient de démarrer.

Certains analystes politiques invitent même ces « ambitieux » à s’inspirer des cas Sarkozy et Macron afin de claquer la porte et prendre leur destin en main. Ce qu’ils ne leur expliquent pas par contre c’est que les contextes sont différents et que le sénégalais n’est pas le français.

Trahir Macky Sall et se lancer pour 2024 seraient synonyme de perte pour qui l’entreprendrait. Que celui qui n’y croit pas, essaie ! Le sénégalais est attiré par celui qu’on trahit et se détourne de tout Judas.

Aujourd’hui, tout observateur de la scène politique sénégalaise est intrigué par le silence assourdissant des souteneurs du Président face aux attaques répétées de membres de l’opposition. L’on peut même croire que « les ambitieux » en sont bien contents et que les documents « confidentiels » de l’administration se retrouvent sur la place publique par leurs agissements. C’est en tout cas le sentiment de bon nombre de sénégalais.

Les décisions salutaires du Président à l’image de la réduction de la charge liée au téléphone des autorités étatiques ne sont pas bien expliquées par ceux-là et celles-là qui ont bénéficié de toute sa confiance. S’il ne monte pas lui-même au créneau pour le faire, personne ne s’y aventure.

Certains se mettent à l’écart afin de le laisser à découvert et à la merci des attaques de l’opposition. D’autres sont dans la mouvance mais se comportent comme des opposants dans leurs écrits et leurs interventions cherchant à se faire coller l’étiquette de « patriote ». Tout ceci est fait à dessein pour fragiliser le centre du pouvoir et claquer la porte quand l’on se sentira assez fort pour le faire.

Sur sa succession, le Président Macky Sall devrait bien continuer à garder le silence car c’est cela qui peut dérouter les « ambitieux » qui sont à ses cotés. Ces derniers redoutent plus son silence qu’autre chose. En ne se prononçant pas, il les affaiblit toutes et tous. Quand quelqu’un parle peu et choisit bien ses sujets, il devient presque invulnérable face à toute trahison. C’est cette posture qu’il doit continuer à adopter afin de toujours garder les cartes en main. Ainsi, il va tellement agacer que les plus pressés vont essayer de les lui arracher en s’exposant au grand jour. Pour y arriver ses plus grands atouts sont le silence et le temps.

Le rêve de celles et ceux là qui veulent le remplacer à la tête du pays c’est de voir prospérer la stratégie du chaos entretenue par l’opposition. Combinée à celle du « coupe-circuit », il fera tellement sombre qu’ils espèreront attirer des soutiens avec le semblant de lumière qu’ils allumeront.D’ici là, il y’a un océan à boire.Souleymane Ly,Spécialiste en communication

 « Nous avons déposé une nouvelle demande de liberté provisoire après audition au fond » (Me Khoureychi Ba, avocat de Adama Gaye)

https://www.dakaractu.com Le procureur de la République a annoncé ce mercredi le rejet de la demande de liberté provisoire du journaliste-consultant Adama Gaye, qui n’entrevoit pas encore la fin de sa détention préventive. Les avocats de ce dernier, sous les verrous depuis plus d’un mois, ont déposé, cette fois-ci sur la table du Doyen des juges, une nouvelle demande de liberté provisoire après audition au fond. L’information a été donnée par Me Khoureychi Ba, qui a fait face à la presse, à la suite de leur face à face avec le magistrat instructeur..

Le Procureur refuse la liberté provisoire au journaliste-consultant Adama Gaye

https://www.dakaractu.com Le procureur de la République a annoncé mercredi qu’il s’opposait à la remise en liberté provisoire du journaliste Adama Gaye, détenu depuis le 31 juillet pour « diffusion d’écrits contraires aux bonnes meurs » et  « offense au chef de l’Etat », punies par l’article 80 du Code pénal. Cette décision a été notifiée aux avocats de l’activiste, juste avant son audition dans le fond avec le doyen des juge.

Le ministère public estime que le mis en cause pourrait en profiter pour « troubler l’ordre public », d’autant que « les faits sont graves ». Le journaliste-consultant « présente des risques de réitérer les faits », a indiqué le substitut de Serigne Bassirou Guèye, dans son ordonnance de refus de la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de Adama Gaye, Me Khoureychi Ba, notamment.

Les conseils du mis en cause ont balayé tout « soupçon de fuite ». « Notre client présente des garanties de représentation en justice et il est régulièrement domicilié », ont de nouveau assuré les avocats constitués pour la défense de l’activiste Adama Gaye..

Auditionné par le Doyen des juges : Le journaliste Adama Gaye avance la thèse du piratage de son compte Facebook

https://www.dakaractu.com Le journaliste-consultant Adama Gaye a livré sa version des faits lors de son audition devant le Doyen des juges, ce mercredi. Soupçonné, selon l’acte d’accusation, de « diffusion d’écrits contraires aux bonnes meurs » et  de « offense au chef de l’Etat », punies par l’article 80 du Code pénal, l’activiste a tenté de convaincre qu’il « ignorait l’existence de certains écrits sur son mur Facebook ». Même s’« il a assumé la paternité d’autres publications » sur le réseau social.

Selon nos sources, le journaliste Adama Gaye a relancé la théorie d’un « piratage de son compte Facebook ». Il a confié au Doyen des juges n’avoir « aucunement publié certains écrits qui lui ont été montrés et dont le français n’était pas très bon ».
Me Khoureychi Ba et Cie souhaitent que le juge Samba Sall prenne en compte la « thèse du piratage». Le compte de Adama Gaye serait, selon ses avocats, touché par le piratage de profils ouverts sur le réseau social Facebook à cause d’une faille de sécurité…

ADAMA GAYE AUDITIONNÉ AU FOND CE MERCREDI-SES AMIS MONTENT AU CRÉNEAU

NETTALI.COM- Après la déprogrammation de son audition jeudi dernier,  Adama Gaye sera finalement entendu au fond  ce mercredi.

 Ecroué à la prison de Rebeuss pour offense au chef de l’Etat depuis le 31 juillet dernier, Adama Gaye devait être auditionné au fond jeudi dernier. Mais, le jour j, le Doyen des juges d’instruction avait renvoyé l’audition sine die. Finalement, il l’a programmée ce mercredi 4 septembre.

Ce renvoi avait mis ses avocats dans tous leurs états. « Notre client Adama Gaye, prisonnier politique et d’opinion, a vu ce jour son droit d’être entendu et jugé dans un délai raisonnable, violé par la justice sénégalaise », fustigeait le collectif des avocats d’Adama Gaye. Qui déplorait également « les violations flagrantes et récurrentes de son droit à être entendu et jugé dans un délai raisonnable par une juridiction indépendante et impartiale de la justice sénégalaise ».

Par ailleurs, ce mardi, c’est le ‘’Cercle des amis de Adama Gaye’’ qui est monté au créneau pour fustiger l’emprisonnement du journaliste « pour un délit mineur sur la base duquel on ne doit pas être poursuivi dans une démocratie majeure, et  dont il est loin d’être coupable ».

La structure dénonce le report soulignant que le journaliste « a vu sa santé se détériorer, eu égard aux conditions de détention inacceptables ». Et d’ajouter : « En sus de son état de santé qui n’est pas des meilleurs, Adama Gaye est d’un âge qui ne lui permet pas d’être confiné dans les geôles atroces d’un régime,  qui cherche coûte que coûte à affaiblir moralement et physiquement le lanceur d’alerte ».

Compte tenu de cette situation, le cercle invite les autorités étatiques « à plus de raison et de bon sens dans cette affaire ». Tout en prenant « à témoin l’opinion nationale et internationale face à la volonté manifeste de l’État d’anéantir  Adama Gaye, intellectuel engagé au service de son peuple », le cercle tient également le gouvernement du Sénégal « pour responsable de tout ce qui pourrait arriver à Adama Gaye et des conséquences fâcheuses  que cela engendrerait dans le pays».

Face cette crainte, le cercle exhorte la société civile, les leaders d’opinion, les régulateurs sociaux « à faire entendre  raison à Macky Sall, seul commanditaire de cette arrestation, avant qu’ils ne soient “dépassés par les événements”. Exprimant « sa détermination sans faille pour que Adama Gaye recouvre sa liberté confisquée pour des raisons subjectives », les amis du journaliste-activiste disent « n’écarter aucune forme de riposte face aux méthodes loin d’être conventionnelles dont use le régime pour humilier, éprouver et écraser des activistes et des lanceurs d’alerte ».

Marche pour les prisonniers du Sénégal : «il est inadmissible d’entasser des personnes dans des cellules exiguës»

iGFM-(Dakar) Amnesty International, Cos M23, Y En A marre, Nittu Dëgg des valeurs, Gilets rouges, Forum du justiciable, FRAPP France Dégage, ont décidé de porter le combat pour l’amélioration des conditions de détention dans les prisons du Sénégal.

Ces organisations de la Société civile sénégalaise vont manifester vendredi, à la place de la Nation, pour dénoncer le traitement inhumain auquel sont soumis les détenus dans les prisons surpeuplées du Sénégal.

« Nous appelons tous les citoyens soucieux de la dignité humaine à venir le vendredi 06 septembre 2019 à partir de 14h, marcher de la place de l’Obélisque à la Rts pour demander ensemble le respect de l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prescrivent tous deux que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants« , ont déclaré les initiateurs de la manifestation dans un communiqué reçu à iGFM.Le même document informe qu’il est inadmissible pour ces organisations d’entasser des personnes dans des cellules exiguës, sans extincteurs ou bouches d’incendies au moment où le plateau médical est inexistant. « D’ailleurs, le cas de Cheikh Diop ex-détenu de Rebeuss qui s’était immolé devant les grilles du Palais de la République suite à son amputation et qui courait derrière une indemnisation sans suite est toujours dans nos mémoires« , lit-on dans le communiqué.

SI SENGHOR REVENAIT SUR TERRE, IL PRENDRAIT LA CARTE DES FDS PAR BABACAR DIOP

Le socialisme, à la sénégalaise, est devenu une étiquette pour un groupe d’individus enclin à assouvir des désirs trop perceptibles – Dans ce parti qui a usurpé le nom de socialisme, on ne parle plus de projet, le débat tourne autour des postes

En 1948, Léopold S. Senghor et ses compagnons parmi lesquels Mamadou Dia, Édouard Diatta, Ibou Diallo, Ibrahima Seydou Ndaw, décidèrent de créer un parti politique nouveau dénommé Bloc démocratique sénégalais (BDS). Leur vocation était de représenter les aspirations des paysans, des pêcheurs, des pasteurs, des ouvriers, bref des masses laborieuses.

Expliquant la ligne idéologique originelle du BDS qui se démarquait de la SFIo de l’époque, Léopold S. Senghor disait : « Me Lamine Gueye représentait la bourgeoisie citadine, tandis que moi, je représentais la campagne » (La poésie de l’action, 1980, p.113). Ainsi, Senghor, député du monde rural, était un « tribun de la plèbe », car il était l’avocat politique des masses anonymes des campagnes qui avaient soif et faim, des campagnes qui vivaient dans la pauvreté et l’obscurantisme. Aujourd’hui, c’est tout cet héritage à la fois politique et humaniste qui risque de disparaître. Au début de l’aventure, il s’agissait d’un projet humaniste de libération des classes opprimées. Le discours du parti était structuré autour des valeurs fortes comme la liberté, la justice sociale, la dignité des peuples, le développement humain, la prospective avec toujours en toile de fond l’humain comme finalité de l’action politique.

Léopold S. Senghor et Mamadou Dia constituaient les deux piliers de ce grand projet de libération. Il est malheureux de constater que ces idées politiques ancrées dans l’idéal de justice disparaissent dans le discours des socialistes d’aujourd’hui. Le parti socialiste ne vit plus, parce qu’il ne se nourrit plus des grandes idées et des valeurs qui ont présidé à sa naissance en 1948 date de sa création, et en 1951, l’année où les campagnes prenaient leur revanche sur les Quatre Communes. Il est devenu un parti d’opportunistes, c’est-à-dire, un parti banal sans projet qui n’a de socialisme que de nom et qui ne connaît Senghor que de nom. Cet opportunisme ambiant se caractérise par un seul principe  : l’absence de principes directeurs comme seul critère politique.

Le socialisme, à la sénégalaise, est devenu une étiquette pour un groupe d’individus enclin à assouvir des désirs trop perceptibles. Senghor est devenu un nom qu’ils brandissent comme un sésame pour accéder confortablement à certains rendez-vous. Il est bien évident de constater que le parti est soumis à une élite d’opportunistes avides de pouvoir pour satisfaire des intérêts particuliers et bassement matériels. Cette cuirasse bureaucratique emprisonne le parti dans des intérêts purement égoïstes et l’empêche d’avoir une perspective d’avenir pour le Sénégal. Aujourd’hui, dans ce parti qui a usurpé le nom de socialisme, on ne parle plus de projet, le débat tourne autour du nombre de postes ministériels attribués, de rotation entre les membres d’une bureaucratie qui s’entredéchire pour occuper des fonctions de pouvoir. Une nouvelle direction politique sans légitimité va encore troquer le socialisme à un libéral peu fréquentable, sans éthique et pas recommandable contre quelques postes ministériels. Pendant ce temps, les vrais militants n’auront pas la possibilité de participer à un débat démocratique sur l’avenir de leur parti.

Les dirigeants actuels du parti doivent se rappeler la grande leçon politique de Senghor aux socialistes du monde : « Dans le ‘le socialisme démocratique’, l’épithète de « démocratique » nous semblait plus importante que le substantif de «  socialisme », car il ne peut y avoir de véritable socialisme sans démocratie » (La poésie de l’action, 1980, p.114-115).

Ainsi meurent les partis politiques qui refusent de se réformer, de se moderniser, de se renouveler et de se démocratiser. J’ai dit sur tous les toits que le parti socialiste se trompe d’époque en s’enfermant dans le centralisme démocratique, refusant toute ouverture démocratique interne, devenant un parti de barrons et cessant d’être un parti des masses. J’ai dit cent fois que le centralisme démocratique est la pire des écoles ; il a pour conséquence immédiate l’autoritarisme ou la répression interne de la créativité des militants authentiques. La direction du parti considère les militants comme des instruments d’action, non pas comme des porteurs de volonté, comme des instances d’exécution de l’action décidée en haut par un Bureau politique infaillible. Elle ne les considère pas comme capables de volonté et de décision par eux-mêmes. J’ai répété plusieurs fois que le bureaucratisme est toujours en cours au Ps et se manifeste par le règne de la dictature des intérêts particuliers d’une minorité composée de quelques caciques véreux au détriment de l’intérêt général des militants. Ainsi, nous avons décidé de rompre solennellement avec cette pratique qui se détourne du peuple. Cette bureaucratie usurpatrice a transformé en cauchemar l’idée politique la plus généreuse des temps modernes: le socialisme. C’est pourquoi, comme Senghor, nous avons décidé de rester socialistes sans retourner à la Maison du parti, cette demeure naturelle ayant perdu son âme dans les méandres purement égoïstes.

NOUS APPELONS LES VRAIS SOCIALISTES A REJOINDRE FDS

Nous sommes les héritiers légitimes de Senghor et de Mamadou Dia. Nous n’ignorons pas la rupture de 1962. Mais nous restons fidèles à l’esprit originel de 1948. Aujourd’hui, FDS est le parti du peuple, le parti des masses, des pauvres, des oubliés, des victimes, des invisibles et des exclus. Nous sommes le parti des travailleurs, des jeunes et des femmes. Nous croyons aux idéaux du socialisme et de la démocratie, de la solidarité et de la fraternité entres les humains et les peuples La centralité de l’Humain reste notre crédo. Nous portons le drapeau du socialisme africain. C’est à nous d’assurer et d’assumer le legs de Kwamé Nkrumah, Julius Nyerere, d’Amicar Cabral et de Ruben Um Nyobe. Nous sommes d’avis que l’idéal socialiste ne doit pas mourir en Afrique. C’est pourquoi, nous demandons à tous les socialistes déçus et abattus, déboussolés et découragés de venir massivement grossir nos rangs. Nous devons construire une alternative de gauche au Sénégal qui ouvrira la brèche en Afrique, de manière très décomplexée.

FDS s’engage à nouveau dans un « processus de libération des victimes (même des classes ou des nations opprimées par le capitalisme) sur la planète Terre » (E. Dussel, L’Éthique de la libération, 2002, p.209). Sans aucun doute, nous incarnons l’avenir de la gauche en Afrique. Nous nous sommes lancés dans la construction d’un parti nouveau, un parti de la démocratie et de la justice sociale, adossé à des valeurs humanistes, écologistes et progressistes. Nous refusons d’être seulement et uniquement un «  parti machine électorale », qui assure sa survie par le clientélisme, le népotisme et le marchandage. Ce type d’appareil politique est corrompu et corrompt la démocratie et la politique. Nous voulons construire un parti profondément démocratique, de la tête aux pieds, stratégiquement critique et révolutionnaire, un parti dont la ligne politique est tracée par la majorité de ses militants et non par la dictature d’une quelconque direction politique infaillible, engluée dans la gestion quotidienne de ses intérêts égoïstes.

La conduite quotidienne des acteurs politiques doit être en cohérence avec les principes directeurs du parti. Un parti politique n’existe pas seulement et uniquement pour élire des candidats, il doit produire un projet d’émancipation et de libération des opprimés et des dominés afin de leur permettre de vivre pleinement et de satisfaire leurs besoins de base : manger, boire, se soigner, se vêtir, se loger et s’éduquer. Il doit construire une alternative révolutionnaire et démocratique fondée sur la justice sociale, le développement durable et la bonne gouvernance. La cause des socialistes authentiques est une source d’inspiration pour toute personne honnête d’un monde infesté d’injustices de toutes sortes, car elle est une lutte pour la vie, pour la dignité de l’humaine condition. Les vrais militants socialistes ne luttent pas pour l’argent, des postes ou des privilèges. Ils se battent pour transformer le monde, pour toutes les victimes qui veulent recouvrer leur dignité et pour les générations futures susceptibles de vivre d’innombrables dommages infligés à leur planète. Dans cette perspective ancrée dans le développement durable, le socialisme tel que nous l’incarnons reste un mouvement international susceptible de protéger les biens publics mondiaux.

UNE NOUVELLE UTOPIE AFRICAINE CONCRETE

En raison de tout ce qui précède, nous disons que FDS se veut « un corps de serviteurs publics » qui travaille pour la construction d’une nouvelle utopie africaine concrète. Chez nous la politique est un sacerdoce et un sacrifice au service du peuple. La politique est avant tout une action en vue de la production, de la reproduction et du développement de la vie humaine et de la communauté politique. FDS est une synthèse et une innovation de l’histoire de la gauche africaine, encore plus ouvert sur des enjeux émergents de notre époque comme le développement durable, c’est-à-dire une prise en compte harmonieuse des sphères sociale, économique et environnementale. Nous en avons pris la substantifique moelle. C’est pourquoi, si Senghor et Mamadou Dia revenaient, ils militeraient chez nous.

Ainsi, nous refusons de perdre notre énergie dans le bavardage inutile des nostalgiques obtus qui pensent que la légitimité politique se mesure au nombre d’années passées dans un parti, même si on ne se souvient plus de ses idées et de ses valeurs originelles. Notre génération doit assumer ses responsabilités devant l’histoire.

Le temps de l’action est venu. Il nous faut nous ceindre les reins, assumer nos responsabilités de militants politiques révolutionnaires. Dans toutes les hypothèses, nous considérons que le socialisme ne peut servir de wagon de queue. C’est une doctrine philosophique et politique dont le message doit être réactualisé face aux conséquences désastreuses des politiques néolibérales. Le wagon ne cesse jamais d’être wagon ; il ne sera jamais la locomotive. C’est pourquoi, nous devons inventer de nouvelles voies afin de fabriquer une nouvelle locomotive du progrès. Alors, il nous faudra oser inventer notre propre route.

En définitive, nous sommes d’avis que «  c’est dans la nouveauté que la vie s’ouvre des chemins » (E. Dussel, Histoire et théologie de la libération, 1974, p.154). FDS grandit chaque jour dans le cœur des gens du peuple, ses idées commencent à pénétrer les masses. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle des milliers de jeunes se retrouvent dans son projet politique. Ils seront des millions dans les années à venir. Nous voulons construire un grand parti dont le bastion sera le Sénégal. Comme disait Jean Jaurès : « Notre drapeau reste largement déployé comme au premier jour  : à tous les vrais démocrates de s’y rallier et de le suivre » (Œuvres, tome 2 Le passage au socialisme 1889-1893, Fayard, 2011, p.617). L’idée socialiste vit encore dans les cœurs sincères qui veulent réaliser la pleine justice sociale sur terre. L’ordre social actuel, injuste, inégalitaire et corrompu est condamné par toutes les consciences justes. Le petit peuple humble se réveille à nouveau. C’est ce qui nous motive à planter à nouveau le drapeau des espérances sociales. Nous tendons la main aux vrais militants du socialisme : les grandes idées sont impérissables.

* secrétaire général des forces démocratiques du Sénégal (Fds) BABACAR.DiOP1@GMAiL.COM

« La fabrique de l’imposture »Par Soro DIOP

La dernière sortie à grands tapages médiatiques, à la fin feu de paille, sur l’affaire dite du fer de la Falémé, signée par Ousmane Sonko, aura eu le mérite de révéler au grand jour, comment l’ex-inspecteur des Impôts et Domaines est expert dans l’art de faire du faux le vrai. Nombreux ont été ceux qui ont fait la moue, après sa conférence de presse au cours de laquelle il avait promis des révélations fracassantes sur le dossier concernant le fer de la Falémé. Rien de béton dans ce fer ! L’imposteur a voulu faire gober que le MOU (ou lettre d’intention) entre le gouvernement et la société turque Tosyali valait contrat définitif. Comme sur d’autres affaires, en lieu et place de preuves, on a assisté à un jeu d’imposture auquel Ousmane Sonko ne cesse de s’adonner.

Et vous savez quoi ? Des néo-croisés du chef en plumes des patriotes et quelques relais politico-médiatiques s’offusquent et traitent de corrompus et autres joyeusetés tous ceux qui ripostent aux discours, aux accusations et aux enfumages d’Ousmane Sonko dont les répondeurs automatiques dans les réseaux sociaux décuplent la nocivité des mots. Comme un mot d’ordre donc, il faut laisser Sonko librement à ses mots. Or, les mots sont comme des chiens, disait l’autre. On les domestique ou on les enrage. Seuls les esprits faibles succombent à ce terrorisme politique, médiatique et intellectuel.

L’homme ne réduira pas au silence les esprits vaccinés contre toute fragilité. Les ripostes par des injures et des insanités ne doivent pas être opposés à Ousmane Sonko. Ce serait participer à noyer le… poison qu’il distille. Il s’agit, au contraire, de déconstruire son discours et ses méthodes qui relèvent d’un art consommé de l’imposture qui, comme le définit Larousse, est l’«action de tromper par de fausses apparences ou des allégations mensongères, de se faire passer pour ce qu’on n’est pas».

Le mode opératoire d’Ousmane Sonko, comme celui de tout imposteur, consiste souvent à partir d’un fait, d’une réalité. Mais c’est pour faire au fait ce qu’il ne fait pas. C’est pour faire dire au vrai ce qu’il ne dit pas. C’est faire habiller la réalité par le faux pour ériger en citadelle apparemment imprenable une mystification ou une escroquerie. Aussi bien dans l’affaire des 94 milliards à laquelle il est mêlé, que dans les prétendues révélations sur le Pétro-Tim et le fer de la Falémé, Ousmane Sonko part d’une bribe de vrai pour construire une montagne de faux montés avec emphases, grossissements et parfois grossièreté pour alimenter l’imaginaire d’une partie de réseaux sociaux et de quelques esprits faibles ou très partisans, en manque de romans et de héros.

A partir des faits et de réalités partielles et parcellaires, il fabrique des canulars et façonne des enflures bruyamment justifiées par ses cuirassiers dans les réseaux sociaux qui tentent, par les insultes, les propos orduriers et les mensonges, de terroriser tous les contempteurs de leur patriote en chef. Et puis, le narcissique n’est jamais loin de l’imposteur.

APPARENCE, BLUFF ET SPECTACLE

Andrée Bauduin, auteur de l’ouvrage, «Psychanalyse de l’imposture», a disséqué les multiples visages de l’imposteur qui, au-delà de son narcissisme, use et abuse d’astuces et autres stratagèmes pour se faire admirer. Denise Bouchet-Kervella dans la Revue française de psychanalyse(Volume 72. 2008) en a brillamment fait l’économie. L’ouvrage promène ses lecteurs dans les arcanes d’une analyse psychanalytique de l’imposture. Lisez-le ! On dirait que c’est Sonko qui y a été mis sur un divan freudien.

Sous ce rapport, Ousmane Sonko n’est pas un banal menteur comme le présentent ses détracteurs. Il est plutôt quelqu’un qui s’est inventé un personnage imaginaire et qui a fini par croire que ce personnage existe réellement en cherchant la confirmation auprès de l’autre. Il suffit de voir ses entrées et ses prestations lors des manifestations de l’opposition.

« Ce que cherche l’imposteur, c’est à faire vrai, faute peut-être d’avoir jamais pu être vrai», dit André Bauduin. Qui vous a dit qu’il parle de Sonko ? Vous voulez encore appréhender la catégorie à laquelle appartiennent les gens comme Ousmane Sonko ? «Ils sont en recherche d’un partenaire qu’ils pourraient à la fois duper et idéaliser, avec lequel ils formeraient un couple d’élite pour donner corps et réalité à la fable mégalomaniaque qu’ils entretiennent au sujet d’eux-mêmes».

Des imposteurs comme Sonko, on en trouve aussi dans les lieux de travail, les réseaux sociaux, les télévisions, les journaux, les sites d’informations sont de plus en plus envahis par des experts de la manipulation, de la dissimulation, des mises en scènes et des bluffs. Ils se présentent en sauveurs sous les apparences d’anticonformistes. Réactions à chaud, commentaires de l’actualité presque chaque jour sur tous les sujets, sur n’importe quel petit événement, sur les épiphénomènes, voilà le condensé de la nouvelle discipline médiatique de certains «spécialistes» de rien et experts en tout. Ils courent les studios et les plateaux de télévision, tels des «oracles vivants». Ces intellectuels devenus «rédacteurs en chef», «chroniqueurs» et «éditorialistes», verbes et verbiages haut, ont fini par faire croire que «rien ne semble plus au vrai que le faux» en installant et instaurant un système basé sur l’apparence, le bluff et le spectacle.

Il en est ainsi de l’emballage de l’antisystème, élément du marketing électoral servi par le candidat Sonko lors de la dernière présidentielle. Il sait que dans une opposition-spectacle en carence de programme alternatif, il est plus facile de sublimer l’apparence plus que le fond, la fiction plus que la réalité, le devant plus que l’intérieur, la performance plus que le sens, la popularité plus que le mérite, l’opinion plus que la pensée. Alors, il ne faut pas quitter les feux médiatiques dans un contexte de concurrence féroce et d’attrait pour le buzzdans les réseaux sociaux. Le buzz tue le scoop. Alors, les imposteurs trouvent du pain bénit dans la course aux scoops qui sacrifie parfois  la vérification et l’authenticité  à la vraie mais patiente information.

Roland Gori, psychanalyste, auteur du livre «La fabrique des imposteurs», fait une remarque à méditer : «aujourd’hui, nous vivons des formes dégénérées de démocratie, une démocratie d’expertise et d’opinion (…) L’acte politique, c’est le courage d’inventer l’avenir, de faire bouger les normes. Non pas d’esquiver les conflits, mais de les laisser émerger et de les traiter par des débats citoyens»

L’Alliance ‘’Suxal Sopi’’ se meut dans la fourberie

Dans un passé récent, deux glorieux furent engagés dans un combat épique contre le pape du sopi. Pape Samba Mboup et Farba Senghor pour espérer voir leur combat aboutir eurent cru bon d’utiliser l’image du président Wade par l’intermédiare de la coalition ‘’Mbolom Wade’’. Tout récemment, Me Madické Niang eut été plus subtil en s’appropriant le maïs et la couleur jaune-bleu du PDS sur son bulletin de vote. Nonobstant toutes leurs jérémeiades, ces valeureuses personnalités n’ont pas eu les résultats escomptés. Les trois dissidents de l’‘’Alliance Suxal Sopi’’, pour étaler leurs frustrations au grand public, ont jugé utiles de se battre contre la volonté de l’écrasante majorité des militannts du PDS simplement parce que le secrétaire général national les a mis au frigo pour promouvoir des jeunes.

Mais contre toute attente, ils ont eu l’outrecuidance d’usurper l’image du président Wade dont ils contestent  le choix, somme toute, bénéfique pour le parti. Ces trois vieillards dans le vent, nés avant les indépendances, nonobstant leur volonté de bander leurs muscles ; se comportent comme des enfants qui ne peuvent se départir du biberon de leur pére. Ils savent qu’ils ne valent rien sinon ils n’allaient jamais utiliser la photo du président Wade et ce à son insu. Le PDS est une mer et tout requin, aux dents longues, qui s’aventure à y défier le maitre des lieux échouera d’une maniére ou d’une autre sur la côte. Les diarrhées verbales débitées, à longueur de journée, par cette cohorte de politicards alimentaires composant cette formation politique en gestation n’y feront absolument rien.

Il me parait curieux de voir qu’au moment où Oumar Sarr eut répondu favorablement à l’appel au dialogue du Président Macky Sall, son sbire blanchisse simultanément Mamour Diallo qui selon ses singeries ‘’n’a détourné aucun franc des 94 milliards de FCFA ’’ traitant du coup le patriote Ousmane Sonko de menteur. Concomitamment, les responsables de l’ ‘’Alliance Suxal Sopi’’ accusent Karim Wade d’avoir fait un deal pour sortir de prison. Eux qui, naguére, se déplacérent à Doha pour lui cirer les bottes. Seuls des écervelés défendent des hommes et non des principes. Seuls des profitards ravalent leurs vomissures du dimanche matin puis défendent une chose aujourd’hui et son contraire le lendemain. Mais bon pour des adeptes de l’eau-de-vie, cela ne surprend guère. N’est-ce pas doyen ?

Oumar Sarr et ses thuriféraires doivent certainement omettre que mon grand Khalifa Sall, que j’eus connu en prison, eut été incarcéré sur la base d’un rapport politisé de l’IGE. Mamour Diallo, dont vous êtes devenus l’un des plus ardents défenseurs, eut été accusé d’un détournement portant sur la somme de 38 milliards de FCFA par l’IGE.

A titre de rappel, ‘’le rapport de l’IGE avait clairement indiqué que le titre foncier Bertin qui se trouve être à Sangalkam et à Bambilor avait fait l’objet d’une gestion scandaleuse. Avant d’épingler Mamadou Mamour Diallo qui se trouvait être le directeur des domaines de Rufisque à l’époque. Des sanctions judiciaires avaient même été exigées par le rapport. L’affaire était si grave car aussi bien le rapport de l’IGE que celui de la cour avait abouti à la même conclusion.

L’Etat a perdu 38 milliards de FCFA dans la gestion de ce dossier. Pire, les deux rapports avaient formulé des recommandations à l’endroit de la direction générale des Impôts et Domaines. Ce pour réclamer la taxe de plus-value sur une telle opération, les droits d’enregistrement sur une autre, les redevances domaniales sur une telle autre, mais aussi sur le fait d’annuler un bail qui n’a pas respecté la procédure, etc. Mais jamais ces recommandations n’ont été appliquées pour récupérer l’argent détourné. Aussi bien la DGID que le ministère des finances ont préféré fermer les yeux sur ces magouilles.’’ En réalité, s’il y avait un semblant de justice dans ce pays Khalifa Sall ne devrait pas, être cloitré entre quatre murs et, voir ce monsieur qui a les mains sales déambuler comme bon lui semble.

Les mercenaires de la coalition ‘’Alliance Suxal Sopi’’ ne seront ni les premiers et ni les derniers mythomanes à formuler des attaques dénuées de tout fondement contre Karim Wade. L’actuelle présidente du CESE, Aminata TOURE, s’y était essayée, le mardi 02 avril 2013, en jurant sur le saint coran, que « je détiens les preuves que Karim Wade détient bel et bien 86% des actions de la filiale Dubaï Ports World Dakar Sa, basée aux Iles vierges britanniques. »

Fort heureusement, l’Inspection Générale d’État(IGE) du Sénégal eut désavoué publiquement cette fieffée menteuse, le 26 août 2013, en arguant que « nulle part dans les statuts de Dp World Dakar, ne figure le nom de Karim WADE à qui la paternité de cette société est attribuée. Les actions de Dp World Dakar sont détenues en majorité par ‘’ Dpw Sénégal Ltd (896 actions), le Port autonome de Dakar (Pad) (100parts). Les trois autres actionnaires de ‘’ Dp World Dakar ‘’ sont Joost Kruijning, Mohammad Ali Mohammad Ahmad et Guido Heremans. »

Le mardi 16 avril 2013, le substitut du procureur de la CREI, actuel agent judicaire de l’Etat, Antoine Félix DIOME lui emboitait le pas en professant que «de Dakar en passant par Dubaï, la Hollande et les Îles Vierges britanniques, Karim WADE en véritable ingénieur financier, a détourné 694 milliards par un système de prête-nom et de montages complexes via des sociétés offshore. » Il fut contredit trois mois plus tard, soit le jeudi 25 juillet 2013 par, Alioune Ndao, le procureur de la CREI d’alors.

Ce dernier d’affirmer que « j’ai fait un réquisitoire pour demander la levée pure et simple de l’administration provisoire de Dubaï Port World car aucun mouvement suspect n’a été constaté entre Dp World et les sociétés offshore logées aux Iles Vierges Britanniques, réputées être des paradis fiscaux. » A noter que sur les 694 milliards de FCFA dont parlait Antoine Félix Diome, DP World représentait les 391 milliards 262 millions F CFA confirmant du coup Stanislaw Jerzy Lec lorsqu’il affirmait que : 

‘’les mensonges ont la vie dure : une fois démasqués, ils croient qu’ils sont devenus vérités.’’

Si l’IGE a su prouver que le fils du président Wade a les mains propres, ce ne sont pas des énergumènes en voie de disparition et qui ont leur avenir politique derrière eux qui pourront le salir. Le président Roosevelt, de son vivant, nous rappelait que ‘’ la répétition ne transforme pas un mensonge en vérité.’’

Oumar Sarr doit vraiment avoir la mémoire très courte pour oser parler aux Sénégalais droit dans les yeux. Il omet qu’il ne doit son salut qu’à sa fille qui avait menacé sa maman, alors ministre de la justice, de se suicider si son père, qui après avoir géré hasardeusement les fonds destinés à l’acquisition de pesticides octroyés au plan Jaxay, regagnait la case prison. Ce n’est que lorsque sa cousine eut rejoint la prairie marron-beige que ce dossier eut été classé sans suite par cette justice aux ordres. Encore une fois, Karim Wade n’eut jamais été inculpé pour vol de deniers publics comme l’eurent été le directeur de cabinet d’Oumar Sarr et sa bande. Le fils du président Wade fut, dans les faits, victime d’un rapt car son emprisonnement ne reposait sur aucune base légale.Eternel Wadiste,Moïse Rampino

CONDOLÉANCES : LA FAMILLE DE DANSOKHO CHEZ WADE

NETTALI.COM – La famille de ce dernier avait promis à la délégation du Parti démocratique sénégalaise de rendre visite à Me Wade. C’est chose faite depuis hier mardi 3 septembre. 

La famille du défunt Danskho a rendu visite, hier mardi au Pape du Sopi qui, du fait de son âge avancé, n’avait pas pu faire le déplacement, lors des obsèques.

Etaient présents à cette entrevue, Babette, la femme d’Amath Dansokho, son fils aîné Alkany Dansokho, Samba Ndongo, un éminent membre du Pit, Doudou Wade et son épouse.

A noter qu’entre Abdoulaye Wade et Amath Dansokho étaient liés par une relation empreinte d’affection mais aussi d’opposition sur le terrain politique. Ce sont par exemple Dansokho, Abdoulaye Bathily et quelques personnalités de la gauche sénégalaise qui sont allés chercher Me Wade en France lorsque celui-ci a été sur le point de prendre sa retraite politique, retiré qu’il avait été en France. Le compagnonnage qui l’amènera à intégrer le gouvernement de Me Wade, ne dura que six mois avant de voler en éclats pour cause de divergences profondes au niveau politique. Me Wade aura beau insister, mais Dansokho ne retournera plus au gouvernement.

Mais entre les deux aussi, il existait une affection profonde et Amath n’hésitait jamais de le rappeler. Leurs deux familles se connaissent bien, leurs enfants aussi. L’amour que lui portait Dansokho, Abdoulaye l’a rappelé dans une missive écrite lors du décès du Président d’honneur du PIT : « Nos rapports, malgré les vicissitudes de la politique, ont toujours été empreints d’affection mutuelle. Ne disait-il pas dans une interview accordée en 2010 au défunt quotidien Walf Grand Place : « j’aime Abdoulaye Wade  c’est plus fort que moi. S’il arrive un malheur à Karim, je porte plainte contre Wade ». C’est dire la profondeur de nos relations et son affection pour Karim. »

Pour rappel, lors des obsèques d’Amath Dansokho, une délégation du Parti démocratique Sénégalais était allée présenter les condoléances du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et celles de son secrétaire général Me Abdoulaye Wade, à la maison mortuaire.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 04/09/2019

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Election du maire

A pas de caméléon certes, mais les travaux de la Commission cellulaire du Dialogue politique avancent. Hier mardi, le Général Mamadou Niang et les différents acteurs du processus électoral ont convenu de la nécessité de mettre en place une commission technique chargée de déblayer le terrain. Composée de deux personnes par pôles, cette commission se réunit aujourd’hui à la Direction Générale des Elections (DGE) avant de rendre compte à la plénière de jeudi prochain. Sa mission consiste, d’après des sources de «L’As», à réfléchir sur la faisabilité de certains accords obtenus, notamment l’élection du maire et du président de Département au suffrage universel direct. En plus, ils vont se pencher sur le bulletin unique mais aussi sur le statut des adjoints au maire et du bureau municipal.

Famara Ibrahima Sagna- Général Niang

Restons avec les membres du Dialogue politique pour signaler qu’ils ne sont pas du tout insensibles à ce qui se dit sur eux. Hier, Mamadou Niang est revenu sur l’information révélée par «L’As» au sujet de l’attitude de Famara Sagna qui refuse de répondre à ses correspondances et sur les sorties critiques de Mame Less Camara et Mademba Sock. D’après le général à la retraite, il n’y a aucune animosité entre lui et Famara Ibrhaima Sagna et ce dernier n’est pas tenu de répondre aux correspondances. Une réponse assez diplomatique bien sûr et qui confirme ce que votre canard a écrit. Bref, il a été également dit au cours de la rencontre que les exigences du président du Comité national de pilotage du Dialogue National sont en passe d’être résolues.

Mahammad Boun Abdallah Dionne reprend service

Revoilà Mahammad Boun Abdallah Dionne qui avait disparu des radars de «L’As» depuis plusieurs mois, pour des soucis de santé. Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République a repris service depuis avant-hier, lundi 2 septembre 2019, après une longue maladie qui l’avait cloué au lit. D’ailleurs, il a accueilli hier le Président Macky Sall, de retour du Japon où il a assisté au Sommet de TICAD7.

Abdoulaye Seck ambassadeur auprès de la FAO

L’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural n’aura pas chômé longtemps. En effet, d’après des sources de « l’As », Papa Abdoulaye Seck a trouvé une bonne planque. D’autant qu’il a été nommé par le Président Macky Sall ambassadeur du Sénégal auprès de la Fao. Seck Ndanane va représenter ainsi le Sénégal à cette institution des Nations Unies.

Badara Pouye démissionne de l’Urd

Compagnon de longue date de feu Djibo Leyti Ka, Badara Pouye démissionne de l’Union pour le Renouveau Démocratique (URD). Il a claqué la porte parce qu’il ne se retrouve plus dans l’orientation du parti que Diégane Sène dirige depuis le rappel à Dieu de DLK. Pouye reproche au leader de l’Urd d’avoir arrimé le parti à l’Alliance pour la République (Apr). Pour redonner une certaine liberté à l’Urd, Badara Pouye a d’abord mené un combat interne, mais celui-ci n’a pas donné les résultats escomptés. Aussi, a-t-il fini par prendre une décision radicale en mettant fin à son compagnonnage avec les rénovateurs. Il se murmure que le démissionnaire va rejoindre Pastef de Ousmane Sonko.

Court-circuit d’un poste de Senelec vers Le Dantec

Il y a eu plus de peur que de mal hier à l’hôpital Aristide Le Dantec. En effet, hier vers midi, un court-circuit au poste de la Senelec qui jouxte le bâtiment du service de la Cardiologie a provoqué un incendie. Les gens ont aperçu d’abord de la fumée en provenance du poste, avant que les flammes ne se déclarent. Avec la prompte intervention des agents de la Senelec, le feu a été vite maitrisé. Mais cela a entrainé une coupure de l’électricité au niveau de l’hôpital pendant une trentaine de minutes. Selon le chargé de communication de l’hôpital M. Goudiaby, aucun dégât matériel n’a été noté. Il ajoute que l’incident n’a pas perturbé le travail dans la structure hospitalière.

Ousmane Sonko non autorisé à rendre visite à Adama Gaye

Le leader du Pastef se plaint de l’arbitraire dans le secteur de la justice. Ousmane Sonko, qui voulait rendre visite au journaliste Adama Gaye à la prison de Rebeuss, s’est vu opposer un refus catégorique par le doyen des juges d’instruction, Samba Sall. Sonko se dit surpris d’apprendre par l’entremise de son avocat que le doyen des juges, Samba Sall, ne peut pas donner suite à sa demande, en raison de la sensibilité de l’affaire et pour une autre raison qu’il se garderait d’évoquer par pudeur. L’ancien inspecteur des Impôts et Domaines dénonce l’attitude du doyen des juges et qualifie sa décision d’arbitraire, discriminatoire et désolante. Il n’a pas manqué d’accuser le Président Macky Sall d’avoir plongé et maintenu la justice dans un piteux état.

CDD sur la Semaine de l’Education à Mbour

Le préfet du département de Mbour a présidé hier une réunion de Comité Départemental de Dveloppement (CDD) pour la bonne tenue du lancement de la Semaine de l’Education dimanche prochain dans la capitale de la Petite Côte. Tous les acteurs de l’éducation ont pris part à la rencontre. Pour la réussite de la manifestation qui sera présidée par le ministre de l’Education nationale Mamadou Talla à l’esplanade de la Mairie, les acteurs du système ont promis de faire le déplacement pour la revalorisation des langues nationales.

Nouvelle coopération Sénégalo-Nipponne

Le Directeur général de l’Agence Japonaise de Sciences et Technologies (JST) a annoncé le lancement prochain de l’initiative Africa Japan Collaborative Research (AJ-CORE). C’était à l’occasion du premier Dialogue ministériel «Japon-Afrique sur «Sciences Technologie et innovation pour un développement durable», organisé en marge de la TICAD7. En effet, cette initiative devrait ouvrir des opportunités de financement et de collaboration entre chercheurs africains et japonais. Pour sa part, le ministre de l’Enseigne Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Cheikh Oumar Hanne a axé son intervention sur la politique mise en œuvre par le Gouvernement du Sénégal pour faire de la Science, la Technologie et l’Innovation des leviers de son développement économique, social et culturel. Le maire de Ndioum a réitéré toute la disponibilité et l’engagement du Sénégal à renforcer, à diversifier et à accélérer la coopération avec le Japon, pour atteindre efficacement les Objectifs du développement durable (ODD) par la STI. Par ailleurs, Cheikh Oumar Hanne a rencontré les étudiants sénégalais, ainsi qu’un groupe de chercheurs et d’ingénieurs sénégalais établis au Japon.

Encore un violent accident sur l’autoroute à péage

Il ne se passe presque pas un jour sans qu’un accident ne se produise dans le pays. Hier, un spectaculaire choc s’est produit vers 20 heures sur l’autoroute à péage, non loin des locaux de Nma Sanders. Selon les informations, il s’agit d’un véhicule de type Rav 4, avec une seule personne à bord. Le conducteur a perdu le contrôle de sa voiture, avant de faire plusieurs tonneaux. Ejecté du véhicule, il se trouverait dans un état particulièrement critique.

Un mort dans l’effondrement d’un balcon aux Parcelles

Une fille de six ans répondant au nom de Mame Penda Dioum a perdu la vie hier aux Parcelles Assainies dans des conditions dramatiques. D’autant que c’est un balcon qui s’est effondré sur la petite, la blessant gravement, ainsi que trois autres personnes. Elle a fini malheureusement par succomber à ses blessures. D’après les informations relayées par les radios, la défunte était une nièce du lutteur Moussa Dioum, très connu dans l’arène sénégalaise. L’accident s’est produit vers midi et a surpris les enfants qui jouaient sous le balcon.

 

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