Rp du Mardi 03 Septembre 2019

Unes de la presse du Mardi 03 Septembre 2019
Unes de la presse du Mardi 03 Septembre 2019

A LA MEMOIRE DE PHILIPPE ATTEY, UN HOMME D’ACTION RAVI A NOTRE AFFECTION par Abdoul Aly KANE

La mort de mon ami ivoirien Philippe ATTEY m’a remis en mémoire les péripéties da la crise bancaire de la fin 89/90 de la BIAO SENEGAL (devenue CBAO ATTIJARI).

Il est en effet impossible de détacher le nom de Philippe ATTEY de cette crise.

Nommé Directeur Général, il joua un rôle déterminant dans la lutte pour le sauvetage de de la BIAO SENEGAL sous l’autorité  du charismatique Président du Conseil d’Administration Magatte LO, mais également pour la préservation de l’intégrité du Groupe BIAO tout entier.

Le contexte

Le Sénégal encore sous ajustement structurel, vivait une grave crise bancaire caractérisé par la liquidation de banques nationales et privées, comme la BNDS, SOFISEDIT, SONABANQUE BCCI BCS BSK etc., et ce, dans un contexte global de totale défiance des investisseurs du Nord vis-à-vis de l’Afrique subsaharienne (afro pessimisme de la fin des années 80).

Cette déroute bancaire fût imputée à diverses causes, en particulier des politiques de crédits aux particuliers sans garanties, d’importants concours accordés aux sociétés d’Etat du secteur agricole en difficultés (les crédits ONCAD représentant à eux seuls près d’un quart des créances douteuses des banques), une absence gestion précontentieuse des crédits en souffrance de la part des banques doublée d’une inefficacité notoire dans le recouvrement des crédits contentieux, et enfin une absence de contrôle préventif la Banque Centrale sur le portefeuille de crédit des banques primaires par.

C’est d’ailleurs après cette grave crise que la Commission bancaire de la BCEAO fût créée à Abidjan.

La crise et la chute du groupe BIAO

La crise s’ouvre au sommet avec une BIAO PARIS en rupture de confiance sur la place de Paris.

Le fait générateur de cette crise de confiance est la déconfiture de la « Al Saoudi Bank » à Paris en 1988.

La faillite de cette banque coûta à l’époque plus de 3 Milliards FF aux banques françaises au nom de la « solidarité de place ».

Echaudé, le Ministère de Finances de France demanda un vaste audit préventif de l’ensemble des banques de la place susceptibles d’être exposées à des risques souverains.

La BIAO PARIS, auditée par la commission bancaire française, se vit sommée de constituer des provisions pour la couverture de son portefeuille de crédits compromis identifiés, ce qu’elle fût incapable de faire, faute de fonds propres suffisants.

Il s’en suivit des rumeurs de faillite imminente qui eurent comme principale conséquence, la coupure des lignes de refinancement accordées par les banques de la place de Paris.

Le Ministère des Finances de France appela alors en responsabilité de la BNP actionnaire du groupe BIAO à travers la COFIFA (société Holding de la BIAO PARIS) pour le nettoyage du bilan de sorte à le conformer strictement aux normes internationales de couverture des risques (ratio Cooke ou BALE 1).

La prise en charge des lignes de refinancement coupées par la BNP entraina pour celle-ci sa prise de contrôle majoritaire de la BIAO PARIS (51%).

Cette opération de sauvetage, la BNP la fît sous contrainte.

La BNP n’y avait pas grand intérêt puisqu’elle disposait déjà de son réseau de filiales en Afrique, les BICI.

Le plan BNP consista donc à entamer un processus de liquidation/absorption du groupe BIAO, à savoir : liquider la BIAO PARIS et fermer ses filiales en difficultés (Sénégal, COTE D’IVOIRE, CAMEROUN)  d’une part, et fondre les 14 autres filiales saines dans les BICI d’autre part.

La Direction de la BIAO PARIS avec en particulier Jacques BAYLEJacques CHANARD, soutenue par le Président Magatte LO, les Directeurs, cadres et tout le personnel africain du réseau BIAO entreprirent de contrecarrer ce plan.

Le Président Magatte LO montra son sens du leadership et de l’autorité en se mettant résolument à la tête du combat.

Des démarches d’information et de sensibilisation furent menées auprès des chefs d’Etat Africains, en particulier HOUPHOUET BOIGNY, BONGO, et DIOUF.

Ceux-ci, en désaccord d’avec la solution BNP, demandèrent à Alassane Ouattara d’élaborer un plan alternatif centré sur le maintien de l’intégrité du réseau et la restructuration du groupe avec un autre partenaire bancaire de référence mondiale.

Ils exigèrent également de la BNP l’assainissement des filiales en difficultés via un apurement intégral de leurs créances compromises et non provisionnées, par injection de ressources financières.

La lutte pour la survie de la BIAO SENEGAL fût érigée en priorité.

C’est dans ce contexte que Philippe ATTEY, Sous Directeur du Réseau en poste au siège, fût nommé Directeur Général de la BIAO SENEGAL.

ATTEY y consacra au quotidien, toute son énergie et son savoir-faire.

Rarement dans son bureau, il était entre la BCEAO, le Trésor, le Ministère des Finances, institutions auxquelles il rendait compte de la situation au quotidien, et chez la clientèle en proie au doute quant à la sécurité et la disponibilité de ses dépôts.

Pour un premier séjour au Sénégal, et une mission aussi sensible, Il montra un sens des responsabilités et de l’engagement hors du commun.

Les autorités de tutelle n’hésitèrent pas le soutenir sans réserves.

Le Ministre des Finances Serigne Lamine DIOP et les responsables du Trésor Mamadou Lamine LOUM, Alia Diène DRAME, le Directeur de la BCEAO agence nationale Pape Ousmane SAKHO et ses directeurs de département firent bloc avec lui dans la lutte au quotidien pour la survie de la banque.

Serigne Lamine DIOP, dans un contexte de fuite des dépôts et de suspension de la BIAO SENEGAL de la chambre de compensation bancaire, prit des mesures salvatrices.

Les sociétés nationales se virent sommées non seulement de maintenir leurs dépôts à terme dans la banque, mais encore d’accepter les chèques de leurs clients tirés sur la BIAO SENEGAL qu’elles évitaient de prendre de peur d’immobiliser leur trésorerie.

Serigne Lamine DIOP leur fît :

« Il a été porté à ma connaissance que les services de votre société refuseraient d’accepter les chèques de la BIAOS. Cette attitude, si elle état confirmée, serait de nature à compromettre les efforts de l’Etat tendant à consolider l’équilibre encore fragile de la banque.

C’est la raison pour laquelle je vous demande d’inviter vos services à accepter les chèques BIAOS certifiés conformément à la loi ».

Ce courrier fût adressé au Port Autonome, à la SONATEL, SONANCOS, aux services du Trésor et de la Douane entre autres.

Pour renforcer les fonds propres et la trésorerie, l’Etat mit également à disposition de la banque la totalité des fonds de restructuration de la banque mondiale initialement prévus pour l’ensemble du système bancaire (5,9 milliards de Fcfa).

Au bout du compte, l’ensemble des mesures prises permirent le rétablissement de la trésorerie immédiate de la BIAO SENEGAL, et la restauration progressive de la confiance des déposants.

Infatigable, ATTEY animait également la coordination des Directeurs africains du réseau BIAO opposés à la liquidation du groupe.

Il devint naturellement la cheville ouvrière de la stratégie de préservation du groupe, et par conséquent, un interlocuteur privilégié du Gouverneur OUATTARA.

Les propositions du Gouverneur OUATTARA s’articulaient autour des axes suivants : soutien aux  banques du réseau en difficultés de trésorerie via les agences nationales de la BCEAO et le Trésor, négociations avec les autorités françaises pour le maintien de l’intégrité du groupe, et recherche d’un groupe bancaire de standard mondial auquel affilier les BIAO d’Afrique (Standard Bank d’Afrique du Sud, Méridien Bank de Zambie).

En France, Pierre Bérégovoy Ministre des finances de la France fût d’une aide précieuse. SIRADIOU Diallo de Jeune Afrique commenta à l’époque : « à la demande des Africains, Pierre Bérégovoy a réussi in extremis à arrêter le terrible couperet sur le Groupe BIAO. Il ne s’est pas contenté d’être courtois et compréhensif à l’égard de ses visiteurs, Il s’est rangé à leur avis. Il a donné à ses interlocuteurs jusqu’au 31 mai 1990 pour élaborer un plan de sauvetage acceptable par toutes les parties ».

En y repensant je me dis en mon for intérieur que ses origines ouvrières de gauche de devaient pas être étrangères à la solidarité qu’il manifesta sans ambiguïté.

En fin de compte, à l’issue de cette âpre bataille, les résultats obtenus furent mitigés.

LA BIAO PARIS fût liquidée par la BNP sans autre forme de procès.

Pour les filiales en difficultés, l’option BNP prévalut.

La BIAO SENEGAL, après apurement du passif net résiduel via les fonds Banque Mondiale, Etat et BNP qui permirent sa totale réhabilitation, redémarra normalement ses activités et procéda au renouvellement de ses instances de direction.

Elle fût cédée pour 1 Franc symbolique par la BNP à l’Etat du Sénégal après avoir été assainie à grands frais.

La BIAO Cote d’Ivoire et la BIAO Cameroun furent également distraites du réseau.

Les BIAO saines furent cédées à la Méridien Bank de Andrew Sardanis de ZAMBIE, échappant ainsi à l’absorption BNP.

En fin de mission, Philippe ATTEY quittant le Sénégal, fût décoré pour ses mérites personnels dans sa gestion gagnante de la crise de la BIAO SENEGAL.

L’Etat du Sénégal prit, par la suite, l’option de rétrocéder l’essentiel de ses actions reçues à 1F de la BNP, aux actionnaires déjà présents dans le capital de la banque avant la crise, à savoir le Groupe MIMRAN, El HADJ DJILY MBAYE, PIERRE OTTO MBONGO.

Jean Claude MIMRAN fût porté à la présidence du Conseil d’Administration le 29 novembre 1990, avec un nouvel actionnariat composé de l’Etat du Sénégal (devenu minoritaire) des sociétés et divers particuliers de la place.

Les opérateurs économiques des principaux syndicats patronaux invités au tour de table, déclinèrent l’offre de participation au capital, de peur sans doute de jouer les seconds rôles.

La BIAO SENEGAL, sous la nouvelle dénomination sociale CBAO, reprit ses activités sous les traits d’une banque locale non affiliée à un quelconque réseau bancaire international et avec un actionnariat nouvellement composé.

Une dizaine d’années plus tard, ses actionnaires la cède au Groupe marocain ATTAJIARIWAFA BANK, lequel, après absorption du Crédit du Sénégal et de la BST, est devenu le premier groupe bancaire du Sénégal en terme de poids bilantiel.

Après le Sénégal, le Groupe ATTAJIARIWAFA BANK, puissamment soutenue par la diplomatie économique des dirigeants marocains, poursuit son expansion en Afrique subsaharienne dans les régions Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale.

Pour ma part, je suis de ceux qui nourrissent le regret que la BIAO Sénégal devenue CBAO, ait été cédée à des investisseurs non nationaux, dix ans après sa réhabilitation et sa restructuration à grands frais.

A mon humble avis, la bonne stratégie de la part de l’Etat, aurait été de racheter les actions à vendre (en usant de son droit de préemption) pour les rétrocéder à d’autres opérateurs économiques nationaux pour en faire ce fameux champion bancaire national chanté sur tous les tons.

La création de l’actuelle BNDE dont l’extension du réseau se fait avec lenteur, n’aurait pas eu sa raison d’être.

En définitive, l’histoire retiendra que La CBAO actuelle aura été en grande partie, redevable de sa présence et de son expansion dans le paysage bancaire à Philippe ATTEY, qui aura indiscutablement réussi à restaurer la confiance des déposants, des autorités monétaires et de tutelle, et laissé derrière lui une banque totalement assainie.

Après un bref passage à la Méridien Bank et au Fonds de Solidarité Africain en besoin de restructuration, le Général Robert GUEI, Président de la République de Cote d’Ivoire, le nomme en 2000, Directeur Général de  la Société des transports abidjanais (SOTRA), qui affichait à l’époque des pertes cumulées de 33 milliards de F CFA pour un capital de 3 milliards.

En sept ans, Philippe ATTEY redresse la SOTRA et l’introduit en bourse (Source Jeune Afrique du 17 décembre 2007).

Sous le magistère du Président Laurent Bagbo, il fût nommé Ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé.

Nul doute que ses compatriotes restitueront mieux que moi son parcours post BIAO, lorsque les hommages mérités lui seront rendus.

Ironie de l’histoire et de la politique, Philippe ATTEY, taxé par ses adversaires d’être politiquement du coté du Président BAGBO, finit sa vie en exil à l’issue de la crise post présidentielle de son pays en novembre 2010, lui qui fût un précieux collaborateur du Gouverneur de la BCEAO dans la recherche d’une solution africaine pour la survie du réseau BIAO en Afrique.

Ce que je crois profondément, c’est que Philippe ATTEY n’était l’homme de personne.

C’était un homme d’action, pas un courtisan.

Il ne cherchait pas à plaire au prince par la flatterie ; il n’en avait pas le temps.

Il aimait par-dessus tout, les défis qu’il se lançait à lui-même dans des situations compliquées.

L’Afrique perd en lui un homme de valeur, un battant.

Que la Terre bénie de Cote d’Ivoire lui soit légère et que Dieu ait pitié de son âme.Abdoul Aly KANE,Expert Financier,Médiateur Conciliateur au Centre d’Arbitrage de Médiation et de Conciliation de Dakar,Ancien Directeur Administratif chargé du Secrétariat Général de la BIAO-SENEGAL,Ancien Président de la Société Nationale des Eaux du SENEGAL

Annonce du décès de la mère de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou

Tawary – Le décès de Ghlana Mint Mohamed Khouna, la maman de l’homme d’Affaires mauritanien basé à l’étranger, Monsieur Mohamed Ould Bouamatou, a été annoncé, ce mardi trois septembre, à Nouakchott.

Selon nos informations, le décès est survenu à la suite d’une longue maladie.

Nous rappelons que l’homme d’affaires mauritanien, Mohamed Ould Bouamatou est basé à l’étranger depuis plusieurs années.

Mamoudou Sy directeur de publication Éveil hebdo BP: 587 Nouakchott-Mauritanie TEL: 00222 46412876 – 00222 37188121 skype : saydou.sy

Monnaie Unique : Ndongo Samba SYLLA indique les Prealables

 https://www.seneweb.com En attendant la mise en service de la nouvelle monnaie unique de la Cedeao, l’économiste Ndongo Samba Sylla appelle les dirigeants de la Communauté ouest africaine à mettre en place un fédéralisme budgétaire avant la mise en circulation de cette monnaie. Selon Dr Sylla, il y aura beaucoup de déséquilibre une fois cette monnaie mise en service. Il soutient qu’il existe d’énormes disparités économiques dans la zone Cedeao. « Nous avons des pays qui sont riches comme le Nigéria et d’autres qui ne sont pas. En plus, chaque pays a ses réalités, les populations sont différentes en termes de taille et de situation économique. Il peut arriver qu’un pays se trouve dans des situations économiques qui sont difficiles et connaisse le contraire quelques mois plus tard », dit-il. Pour lui, donc, il faut avant la création de cette monnaie travailler de sorte à avoir un fédéralisme budgétaire.

Un économiste appelle à la mise en place d’un fédéralisme budgétaire avant la mise en circulation de la nouvelle monnaie

https://www.pressafrik.com L’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla a appelé à la mise en place d’un « fédéralisme budgétaire » en attendant la mise en service de la nouvelle monnaie unique de la CEDEAO, lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence sur la remise en question de l’orthodoxie de la pensée économique en Afrique.

« Nous avons des pays riches comme le Nigéria, et d’autres ne le sont pas. En plus, chaque pays a ses réalités, les populations sont différentes en termes de taille et de situation économique. Il peut arriver qu’un pays se trouve dans des situations économiques et qui sont difficiles et connaisse le contraire quelques mois plus tard », a dit l’économiste.

Pour lui, il faut avant la création de cette monnaie (Eco), travailler de sorte à avoir un fédéralisme budgétaire. « Nous avons 15 pays membres de cette monnaie, mais qui ont des tailles différentes, des taux d’inflations qui ne sont pas les mêmes, des déficits qui varient d’un pays à un autre. Il doit y avoir des critères de convergence », soutient-il.

Ndongo Samba Sylla qui estime que la nouvelle monnaie unique doit renforcer l’intégration régionale, rappelle qu’il y a beaucoup de défis à relever sur ce point avant d’en arriver à la mise en circulation de ECO.Salif SAKHANOKHO

Meïssa BABOU :«L’État Est Endetté Jusqu’au Cou,Il Faut Corriger Ou C’est La Catastrophe Nationale »

http://www.walf-groupe.com L’économiste trouve que les mesures de rationalisation des dépenses publiques annoncées par le gouvernement arrivent à point nommé.

Comme le chef de l’Etat l’a précédemment indiqué, Meïssa BABOU estime «  qu’il y a beaucoup de gabegies au niveau du fonctionnement de l’Etat. Ce qui alourdit les charges de fonctionnement et par conséquent mine notre trésorerie qui est déjà très mal-en-point ».

Seulement, ajoute l’économiste dans les colonnes de Sud Quotidien,  « cette mesure fait partie d’un package de mesures qui visent à baisser les coûts de fonctionnement de l’Etat du Sénégal. C’est pourquoi au-delà du téléphone, de l’eau, il y avait la location pour Diamniadio et aussi d’autres réductions d’agences et de consulats ».

Et à en croire Meissa BABOU, « toutes ces choses confirment ce qu’on a toujours dit que l’Etat a des difficultés de trésorerie et que forcément, il faut faire quelques choses pour s’en sortir. »

«D’un côté, il s’agit de baisser les charges mais d’un autre côté, il s’agit d’augmenter les taxes et les prix. Donc, nous sommes dans une dimension rectificative pour améliorer notre trésorerie nationale. Au Sénégal on a l’habitude de prendre des mesures et des lois sans qu’il y ait des contrôles. Je laisse cette appréciation au président de la République qui est le garant de ses propres politiques. Si c’est fait, c’est bien ! Si ce n’est pas fait, nous sommes déjà dans un trou et on va s’enfoncer. Je pense qu’on a plus de choix aussi. Il faut corriger ou disparaitre. L’Etat est endetté jusqu’au cou. Si on ne s’améliore pas dans la dépense et dans les recettes cette trésorerie ne sera pas relevée. Donc, les problèmes vont se succéder. Les dettes vont s’amplifier et ce sera une catastrophe nationale. Je crois qu’il est temps de corriger et il faut faire trop vite », analyse l’économiste.

Exploitation du Gaz de GTA :le français Nexans débarque

https://actusen.sn Le projet gazier du Nord, Grand Tortue Ahmeyim (Gta) connait des avancées. Le Groupe français Nexans, spécialiste du câble, s’invite dans la partie, via un contrat signé avec l’Américain McDermott, mercredi 28 août 2019

En effet, selon le quotidien Enquête, Nexans s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture d’environ 100 km d’ombilicaux et d’accessoires sous-marins pour le projet de gaz naturel Grand Tortue Ahmeyim (Gta) au large de la Mauritanie et du Sénégal.

Au terme du contrat, Nexans fournira des services de gestion d’approvisionnement, d’ingénierie, des activités de fabrication et de test pour les ombilicaux et le matériel auxiliaire. Les câbles électriques et les fibres optiques seront fabriqués à l’usine de Nexans Norway, à Rognan et les ombilicaux seront développés, fabriqués et testés chez Nexans Norway, dans son unité spécialisé à Halden. La livraison aura lieu en 2021, alors que le “first gas” est annoncé pour le premier semestre de 2022.

Téléphonie mobile : L’Etat suspend les appels sortants des fonctionnaires

https://www.lejecos.com Dans le cadre de la rationalisation des dépenses courantes, l’Etat a pris la décision, à compter de ce 1er septembre 2019, de restreindre l’abonnement des fonctionnaires auprès des opérateurs de téléphonie mobile, avec la suspension de tous les appels sortants.

«Seuls les appels entrants sont maintenus jusqu’au 30 septembre prochain avant que les lignes ne soient intégralement résiliées. A cet effet, une allocation forfaitaire a été intégrée dans les salaires de ce mois d’août 2019 des ayants-droit », lit-on dans un communiqué du Bureau d’information gouvernementale (Big).

Selon le document, l’Etat a pris toutes les dispositions règlementaires pour la mise en œuvre de cette décision avec le décret 2019-1310 du 14 août 2019 fixant une allocation mensuelle forfaitaire pour charges de téléphonie mobile à certains agents de l’Etat ; le décret 2019-1311 du 14 Août fixant le volume et les modalités de répartition  de l’enveloppe financière accordée au ministère des Forces armées pour la prise en charge des dépenses de télécommunications et le décret 2019-1312 du 14 Août fixant le volume et les modalités de répartition  de l’enveloppe financière accordée au Ministère de l’Intérieur pour la prise en charge des dépenses de télécommunications.

«Le Président de la République réaffirme sa volonté inébranlable de réduire le train de vie de l’Etat. Et, au-delà de l’exigence de recentrage de la dépense publique, les économies générées par cette décision, serviront à la prise en charge effective des besoins exprimés par les populations en termes de santé, d’éducation, de formation professionnelle, mais également d’infrastructures pour restaurer l’équité territoriale et la justice sociale », explique-t-on.

Augmentation Des Salaires : 300 000 F Pour Les Ministres, 200. 000 Pour Les Magistrats Et Ministres Conseillers, 25.000 F Pour Le Chauffeur De Macky…    

http://www.walf-groupe.com La rationalisation des dépenses publiques, annoncée par le gouvernement, c’est de l’enfumage. En décidant d’une nouvelle allocation forfaitaire mensuelle  pour les charges de téléphonie mobile des agents  de l’Etat, le gouvernement augmente les salaires et rechigne à l’assumer.

300 000 F pour les ministres d’État, ministres…

Les ministres d’Etat, ministres, secrétaires d’Etat, le président du Conseil constitutionnel et les hauts magistrats recevront désormais 300.000 F de ligne téléphonique par mois.

Magistrats et ministres conseillers touchent 200.000F

Les ministres conseillers  et certains magistrats dont les présidents de Chambre près de la Cour suprême, les premiers présidents de la Cour d’Appel, les procureurs généraux près les Cours d’appel, le président de la Crei et le procureur spécial près la Crei, le premier avocat général près la Cour suprême percevront 200.000 Fcfa par mois.

150.000 et 100.000 pour les Dg et Dc…

Les Directeurs généraux de société recevront 150.000 F par mois. Les procureurs, les ambassadeurs  itinérants, les Secrétaires généraux, les directeurs de cabinets des ministères et les conseillers spéciaux percevront mensuellement 100.000 F. Les chefs de cabinet et les chefs de greffe d’un tribunal de grande instance et d’un  tribunal de travail recevront 45.000 Fcfa.

25.0000 F pour le chauffeur de Macky

D’autres agents et cadres de l’administration notamment les conseillers techniques, les assistants particuliers du Président de la république se tapent 50.000 F par mois. Le chauffeur du chef de l’Etat se retrouve avec une ligne téléphonique de 25.000 Fcfa/mois. Ci-dessous le décret

UN RAPPORT DE LA BANQUE MONDIALE PRÉCONISE ’’UN CADRE DE POLITIQUE DE CONCURRENCE DÉTAILLÉ’’ AU SÉNÉGAL

Dakar, 2 sept (APS) – Un nouveau rapport de la Banque mondiale, soulignant les « contraintes structurelles » compromettant « l’efficacité de l’investissement et la croissance soutenue » au Sénégal, préconise « un cadre de politique de la concurrence détaillé » incluant « un ensemble de politiques et de lois veillant à ce que la concurrence sur le marché ne soit pas restreinte de manière à réduire le bien-être économique ».

« Une concurrence accrue est possible via un cadre de politique de la concurrence détaillé qui comprend un ensemble de politiques et de lois veillant à ce que la concurrence sur le marché ne soit pas restreinte de manière à réduire le bien-être économique », lit-on dans le résumé de ce rapport intitulé « Sénégal : de meilleurs marchés pour tous grâce à la politique de la concurrence ».

Les auteurs de cette étude s’appuient sur la Trousse à outils d’évaluation des politiques de concurrence et des marchés (MCPAT) du groupe de la Banque mondiale, pour une évaluation visant « à répondre aux besoins de réforme microéconomique du pays et à identifier des solutions pro-concurrence viables pour améliorer les résultats des initiatives gouvernementales en cours ».

« Plus spécifiquement, écrivent-ils, le présent rapport passe en revue l’état des politiques de concurrence et leur efficacité pour la promotion de marchés fonctionnels et une allocation plus efficace des ressources au Sénégal ».

« Il donne un aperçu du caractère restrictif des réglementations et des politiques gouvernementales qui affectent les marchés de produits dans l’économie et dans deux secteurs sélectionnés (secteurs de l’arachide et des télécommunications), ainsi que de l’efficacité du cadre concurrentiel et antitrust ».

Le rapport note que « les contraintes structurelles compromettent l’efficacité de l’investissement et la croissance soutenue ».

Il signale que « malgré les récentes tendances positives », la croissance de l’agriculture par exemple « a été lente et volatile, et les gains de productivité se sont raréfiés malgré le potentiel élevé du secteur et sa part importante d’emplois ».

« De plus, jugent les experts de la Banque mondiale, le pays ne tire pas pleinement parti des infrastructures existantes. C’est le cas des infrastructures des technologies de l’information et de la communication (TIC), notamment le réseau de fibre optique ».

Ils rappellent que l’un des principaux défis pour le Sénégal « consiste à entreprendre des réformes structurelles pour réduire sa vulnérabilité aux chocs exogènes, favoriser la diversification économique et traduire une croissance économique soutenue en création d’emplois et en réduction de l’extrême pauvreté ».

Dans cette perspective, le rapport signale qu’un diagnostic de croissance du Millennium Challenge Corporation (MCC) avait « identifié des risques microéconomiques, un environnement réglementaire imprévisible et inefficace par exemple, parmi les contraintes à la croissance ».

De même, le Fonds monétaire international avait « averti que ‘pour que la croissance soit soutenue, de nouvelles réformes sont nécessaires pour améliorer l’environnement des affaires et créer un espace économique pour les investissements privés nationaux et étrangers’ », ajoutent les auteurs du rapport.

Ils expliquent que les réformes en cours, « des investissements totaux plus élevés et des conditions climatiques favorables contribuent à expliquer » les « performances » du Sénégal, dont la croissance économique « a augmenté de plus de 6 pour cent depuis 2015 – et la tendance devrait se poursuivre en 2018 et au-delà ».

Cette croissance « a atteint 6,2 pour cent en 2016 et 7,2 pour cent en 2017, tirée par le secteur primaire, avec environ 13 pour cent de croissance et stimulée par la pêche et l’agriculture. Le secteur secondaire a également connu une croissance rapide de 4,5 pour cent soutenue par les industries alimentaires, chimiques et extractives (phosphates et or) », relève le rapport.

Les services, pour leur part, « ont progressé de 6,6 pour cent grâce aux services financiers, de transport et d’intermédiation », font-ils observer, ajoutant que les risques à la baisse de la croissance « comprennent la hausse des prix d’importation du pétrole et de produits alimentaires ».

Aussi la recherche de solutions aux défis macroéconomiques du Sénégal, « notamment le soutien à une croissance élevée », permet-elle « de mieux comprendre les contraintes microéconomiques qui affectent les secteurs clés », étant entendu que les politiques macro-budgétaires ont soutenu la croissance, sans compter que « le Sénégal bénéficie d’autres facteurs tels que sa position côtière et ses 1.500 kilomètres de réseau de fibre optique ». BK/ESF

Politique de la concurrence : La Banque mondiale publie un nouveau rapport sur le Sénégal

https://www.lejecos.com La Banque mondiale a rendu publique, une nouvelle publication. Elle est intitulée «Sénégal : de meilleurs marchés pour tous grâce à la politique de la concurrence ». S’appuyant sur la Trousse à outils d’évaluation des politiques de concurrence et des marchés du Groupe de la Banque mondiale, la présente évaluation vise à répondre aux besoins de réforme microéconomique du pays et à identifier des solutions pro-concurrence viables pour améliorer les résultats des initiatives gouvernementales en cours.

 «Plus spécifiquement, le présent rapport passe en revue l’état des politiques de concurrence et leur efficacité pour la promotion de marchés fonctionnels et une allocation plus efficace des ressources au Sénégal », lit-on dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Il donne un aperçu du caractère restrictif des réglementations et des politiques gouvernementales qui affectent les marchés de produits dans l’économie et dans deux secteurs sélectionnés (secteurs de l’arachide et des télécommunications) ainsi que de l’efficacité du cadre concurrentiel et antitrust. Une concurrence accrue est possible via un cadre de politique de la concurrence détaillé qui comprend un ensemble de politiques et de lois veillant à ce que la concurrence sur le marché ne soit pas restreinte de manière à réduire le bien-être économique.Adou FAYE

La Banque mondiale recommande une politique plus efficace contre les comportements anti concurrentiels

https://www.lejecos.com Une politique de la concurrence plus efficace renforcerait la capacité du Sénégal à lutter contre les comportements anticoncurrentiels et à promouvoir des politiques favorables à la concurrence. C’est l’un des constats faits par la Banque mondiale dans son rapport « Sénégal : de meilleurs marchés pour tous grâce à la politique de la concurrence »

 «Actuellement, le cadre antitrust du Sénégal n’est pas fonctionnel, et il est donc encore plus important que l’État encourage l’adoption de politiques favorables à la concurrence. La Commission nationale de la concurrence (Cnc) a perdu ses pouvoirs nationaux de contrainte en faveur de la Commission de l’Uemoa en 2003, lorsque la loi sur la concurrence de l’Uemoa est entrée en vigueur. Ainsi, la Cnc ne peut mener que des enquêtes préliminaires et des analyses de marché dans le cadre des instructions de la Commission de l’Uemoa », explique la Banque mondiale dans le rapport. Parallèlement, analyse l’institution, la Commission de l’Union économique monétaire ouest africain(Uemoa) dispose de ressources limitées pour finaliser les enquêtes et n’a pas pris de décisions en matière de concurrence, ce qui limite l’efficacité de l’application de la loi sur la concurrence au Sénégal. De plus, elle estime qu’il y a peu de collaboration de facto entre la Conseil national de la concurrence   et la Commission de l’Uemoa. Selon le rapport, les efforts au sein de l’Uemoa pour approuver une législation déléguant des pouvoirs aux autorités nationales de la concurrence pour enquêter et statuer sur des pratiques anticoncurrentielles qui ont lieu sur le territoire national et qui n’ont pas d’effets transfrontaliers et la traduction de ces efforts en un cadre national efficace de politique de la concurrence s’avéreront essentiels pour la suite.

«La recherche de solutions pour éliminer les contraintes à la concurrence peut avoir un impact positif non seulement sur la diversification économique et la croissance, mais aussi sur la réduction de la pauvreté », renseigne le rapport. L’élimination des contraintes à la concurrence sur les marchés est non seulement importante pour le développement du secteur privé, mais également pour les ménages au Sénégal.Adou FAYE

Pratique de la concurrence : Le Sénégal invité à s’attaquer aux restrictions réglementaires

https://www.lejecos.com Le Sénégal peut tirer des résultats positifs en s’attaquant aux restrictions réglementaires à la concurrence. C’est ce que pense la Banque mondiale dans son rapport sur « Sénégal : de meilleurs marchés pour tous grâce à la politique de la concurrence ».

Selon la Banque mondiale, les données nouvellement collectées sur l’état de la réglementation restrictive laissent penser que des contraintes significatives pourraient limiter la concurrence au Sénégal. «La méthodologie des indicateurs de réglementation du marché des produits (RMP)  a été utilisée pour collecter des données et des informations sur les réglementations et politiques susceptibles d’inhiber la concurrence dans les domaines du marché des produits où la concurrence est viable », explique l’institution dans le rapport consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Elle souligne que la méthodologie RMP examine ces politiques en relation avec le contrôle de l’État, les barrières à l’entrée et la rivalité, et les obstacles au commerce et à l’investissement. «Sur l’indicateur RMP global, le Sénégal obtient une note de 2,56 ; ce qui le place au 18e rang sur 23 pays non membres de l’OCDE et certains pays comparables. Le contrôle de l’État et les obstacles au commerce et à l’investissement constituent les déterminants les plus importants du classement du Sénégal », détaille la même source.

Elle souligne que la présence des entreprises publiques (EP) sur des marchés par ailleurs contestables (par exemple la production d’engrais, la transformation de l’arachide) et dans les secteurs des réseaux, associée à une réglementation de l’État restrictive, semble entraver l’entrée du secteur privé sur les marchés. Selon la méthodologie RMP, au moins une EP est présente dans 13 secteurs.

«Même si cela correspond à la moyenne de l’Ocde, il peut s’avérer utile de reconsidérer l’implication directe de l’État à travers les sociétés nationales sur plusieurs marchés sénégalais. La transformation de l’arachide ou la production d’engrais, par exemple, font intervenir des acteurs du secteur privé et sont traditionnellement des activités économiques qui peuvent être mieux conduites par le secteur privé que par les sociétés nationales », renseigne le rapport. Selon la Banque mondiale, la neutralité concurrentielle sur ces marchés est donc cruciale pour ces chaînes de valeur.Adou FAYE

Concurrence Déloyale : Comment L’Etat Plombe Le Privé National, Selon La Banque Mondiale  

http://www.walf-groupe.com La Banque mondiale a publié, hier, les résultats d’une étude sur l’environnement des affaires, notamment la concurrence déloyale. Selon ledit rapport, des contrôles de prix extensifs peuvent, à moyen terme, conduire à des inefficacités et décourager l’augmentation de la productivité ou affecter la qualité des produits fournis. Pis, ces contraintes structurelles compromettent l’efficacité de l’investissement et la croissance soutenue du pays. 

Depuis quelques années, le secteur privé national se plaint d’être écarté des gros marchés de l’Etat mais aussi de la concurrence déloyale qui règne autour de cette commande publique. Et jusqu’ici aucune mesure n’a été prise pour l’impliquer dans l’exécution de certains projets publics. Hier, la Banque mondiale a rendu public son rapport sur les marchés publics qui dénonce également la concurrence déloyale. En effet, selon l’institution de Bretton Woods, la présence des entreprises publiques sur des marchés par ailleurs contestables comme par exemple la production d’engrais, la transformation de l’arachide et dans les secteurs des réseaux, associée à une réglementation de l’Etat restrictive, semble entraver l’entrée du secteur privé dans les marchés. Le document révèle qu’au moins une entreprise publique est présente dans 13 secteurs. D’ailleurs, elle soutient que malgré les récentes tendances positives, la croissance de l’agriculture a été lente et volatile, et les gains de productivité se sont raréfiés, malgré le potentiel élevé du secteur et sa part importante d’emplois. De plus, elle relève que le pays ne tire pas pleinement parti des infrastructures existantes. «Même si cela correspond à la moyenne de l’Ocde, il peut s’avérer utile de reconsidérer l’implication directe de l’État à travers les sociétés nationales sur plusieurs marchés sénégalais. La transformation de l’arachide ou la production d’engrais, par exemple, font intervenir des acteurs du secteur privé et sont traditionnellement des activités économiques qui peuvent être mieux conduites par le secteur privé que par les sociétés nationales. La neutralité concurrentielle sur ces marchés est donc cruciale pour ces chaînes de valeur», a relevé la Banque mondiale.

Eliminer les contraintes à la concurrence

Poursuivant, l’institution financière internationale fait remarquer que l’Etat intervient dans l’économie par la réglementation des prix au consommateur finaux. A en croire les économistes de la Banque mondiale, même si les Etats visent différents objectifs en contrôlant les prix, comme protéger les consommateurs contre les hausses de prix ou protéger les revenus des petits producteurs, l’administration des prix peut fausser les marchés multi-acteurs, en facilitant par exemple les ententes secrètes ou en réduisant les motivations à investir. «Au Sénégal, l’Etat réglemente les prix d’au moins 15 biens et services, notamment le riz et le pain, d’autres produits alimentaires comme l’huile de soja, le sucre et la farine de blé, les intrants agricoles comme les engrais, les semences et les machines, l’électricité, le gaz (où les secteurs présentent des caractéristiques de monopole naturel) et une variété d’autres produits, y compris le fret, les carburants et les produits pharmaceutiques», souligne le rapport. Non sans préciser que la méthodologie de sélection de ces produits et d’établissement ou d’évaluation du niveau des prix n’est pas claire. Car, explique-t-on, les prix sont fixés par une commission composée de représentants de différents ministères, de producteurs, d’associations du secteur privé et d’associations de consommateurs. Ainsi, la Banque mondiale dénonce le fait que les commissions régionales du ministère du Commerce soient chargées de surveiller ces prix. «Par exemple, dans le transport de fret, l’Etat fournit et surveille les fourchettes de prix et fixe des plafonds de prix de détail pour l’essence et le mazout. A moyen terme, des contrôles de prix extensifs peuvent conduire à des inefficacités et décourager l’augmentation de la productivité ou affecter la qualité des produits fournis», renseigne le document.

Face à ses nombreux manquements dans l’environnement des affaires, la Banque mondiale assure qu’une politique de la concurrence plus efficace renforcerait la capacité du Sénégal à lutter contre les comportements anticoncurrentiels et promouvoir des politiques favorables à la concurrence.

Comme recommandation, la Banque mondiale est convaincue que la recherche de solutions pour éliminer les contraintes à la concurrence peut avoir un impact positif. Cela, non seulement sur la diversification économique et la croissance, mais aussi sur la réduction de la pauvreté. Pour elle, l’élimination des contraintes à la concurrence sur les marchés est non seulement importante pour le développement du secteur privé, mais également pour les ménages au Sénégal.Adama COULIBALY

Baisse de 16,1% de l’activité de raffinage de pétrole

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall L’activité de raffinage de pétrole du Sénégal a enregistré une baisse de 16,1% à l’issue du deuxième trimestre 2019 comparé au trimestre précédent (-16,1%), selon les données de la Direction de la prévision et de études économiques (DPEE).

Selon toujours la DPPEE, cette activité a également fléchi de 13,2% par rapport au même trimestre un an plus tôt.

Toutefois, elle s’est consolidée de 2,8% en cumul sur les six premiers mois de 2019. Sur cette période, les capacités d’importation du pétrole brute se sont améliorées, à la faveur de la baisse du cours international du Brent (-6,9%).

Au total, souligne la DPEE, 550 000 tonnes d’huiles brutes ont été raffinées, assurant l’approvisionnement du marché intérieur sénégalais à hauteur de 75% pour les carburants, 52% pour le butane et 80% pour le fuel.MS/te/APA

 INTÉGRATION ÉNERGÉTIQUE ENTRE SES ÉTATS MEMBRES : l’OMVG TIENT SON RESEAU ELECTRIQUE INTERCONNECTE

http://www.sudonline.sn Le rêve de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) est sur le point de devenir réalité. Dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Tambacounda, des ouvrages destinés au Projet énergie de l’Omvg. Ce projet vise la réalisation d’une ligne électrique interconnectée reliant les réseaux de ses Etats membres et un barrage hydroélectrique d’une puissance de 128 MW commencent à prendre forme

Le Sénégal va bientôt bénéficier de sa seconde ligne électrique interconnectée reliant son réseau à celui de la Gambie et des deux Guinées (Bissau et Konakry), grâce au Projet énergie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg). Lancé le 4 février 2017 sur une période de trois ans, ce projet qui est composé de deux volets dont un barrage hydroélectrique d’une puissance de 128 MW et une ligne d’interconnexion reliant les réseaux électriques des quatre États membres est aujourd’hui sur la bonne voie, du point de vue de la réalisation.

En visite de presse avec les responsables du Comité national de suivi des travaux de ce projet depuis hier, lundi 2 septembre, dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Tambacounda, en compagnie des autorités administratives de ces régions respectives, l’on a pu constater l’état d’avancement des travaux de réalisations des infrastructures.

A Kaolack, point de départ de cette visite qui a commencé par le site de stockage du matériel destiné au tronçon Kaolack-Mbirkilane à Kahone, pour finir à la centrale électrique de cette même localité (Kahone) où est prévue l’installation de l’un des 4 postes de transformation que le Sénégal doit abriter dans le cadre de ce projet, tout le matériel est sur place. Il s’agit, entre autres, des câbles de haute tension, des fibres optiques, des pilons et des pièces destinées aux postes de transformation, la plupart dans des caisses non encore ouvertes. Les ouvriers sont également à pied d’œuvre sur les différents chantiers visités, munis de leurs tenues de travail, chaussures de sécurités et gants de protection. Coté réalisation, il faut noter que 164 pylônes électriques sur les 447 prévus entre Kaolack et Tambacounda ont été déjà réalisés et près de 228 fondations.

Prenant la parole à la fin de cette étape, pour faire le point, l’adjoint au Gouverneur de Kaolack chargé du Développement, Baboucar Mboundor Ngom, a indiqué que ce projet va contribuer au renforcement des objectifs d’électrification universelle en ce sens que l’essentiel des villages traversés par les lignes seront électrifiés. Revenant sur la situation des impactés par les ouvrages, l’autorité rassure que la plupart des personnes recensées lors de la phase d’enquête ont été déjà indemnisés à Kaolack. Poursuivant son propos, il souligne qu’il ne reste environs que 31 cas en cours de traitement et ces derniers concernent des nouvelles implantations sur les sites impactés par le projet. Au niveau de la région de Kaffrine, l’adjointe au Gouverneur chargée du Développement a également estimé à 67% le niveau des indemnisations dans sa région.

Pour sa part, Ababacar Ndao, Secrétaire général du Comité national Omvg/Sénégal, a expliqué, au sujet des ouvrages prévus dans le cadre de ce projet qui vise le renforcement du système de production et de distribution de l’énergie électrique dans les 4 Etats, qu’il s’agit de 15 postes de transformation haute et moyenne tension dont 4 au Sénégal notamment à Kaolack, Tamba, Kédougou et Tanaff. Le reste est réparti entre la Gambie (2), la Guinée (5) et la Guinée-Bissau (4).

Réalisation Des Ouvrages De L’OMVG:L’expertise Étrangère Rafle Tous Les Marchés

http://www.walf-groupe.com L’expertise étrangère est privilégiée dans la réalisation des grands ouvrages. Malgré le fait que les projets de l’Omvg sont des ouvrages d’intégration liant la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Sénégal, leurs privés nationaux ont été délaissés au profit de l’expertise étrangère.

Même s’il y a eu des appels d’offres, les projets de l’Omvg ont été confiés à des entreprises étrangères. Sept entreprises ou groupements d’entreprises, tous des étrangers, ont été retenus pour l’exécution des travaux à travers 18 contrats. Il s’agit des entreprises Kec International qui a raflé 4 contrats de lignes et 2 contrats de postes, du Groupe Eiffage Energie Transport et Distribution/Elecnor avec 4 contrats de postes ; du Groupement Sumex-Xd avec un contrat de lignes. Mais aussi de l’entreprise française Vinci Energies Tte/Cegelec avec 4 contrats de lignes, de National Contracting Company, de Siemens Sa/Nv Belgique et enfin du groupement Vinci Construction Grands projets/ Vinci Construction terrassement/ Andritz Hydro Autriche pour un contrat relatif à l’aménagement hydroélectrique du barrage Sambangoulou (Kédougou). Le contrat d’exécution de l’aménagement hydroélectrique de Sambangalou est un contrat phase d’un montant de 381 millions d’euros signé avec le groupement Vinci Contruction/ Andriz Hydro.  Gauff Engineering a été retenu pour l’assistance technique à maitrise d’ouvrage et Aecom comme Ingénieur Conseil (Ic) pour les services de contrôle, de supervision et de surveillance des travaux de réalisation.

Ces entreprises étrangères favorisées au détriment des locaux prendront la plus grande part du financement de plus de 167 milliards de Frs Cfa décaissée par la Banque mondiale, la Bad, l’Afd, la Bid, la banque allemande Kfw…  et la contribution des Etats membres.

Interpellé sur cette question en marge de la visite de presse organisée par l’Organisation de mise en valeur du fleuve Gambie, le Secrétaire général de ladite structure a dédramatisé soutenant que «le marché était ouvert à tout le monde». Et de se fendre de questions. «Est-ce qu’il y a eu des entreprises locales qui ont postulé. C’est une question. Parmi les entreprises qui ont gagné, il y a une entreprise marocaine qui a postulé. C’est des projets en gestation de très longue date. Il faut donc chercher des partenaires pour pouvoir le faire», dit-il. «On respecte les standards internationaux. Quelqu’un qui ne postule pas ne peut pas gagner», relativise Ababacar Ndao qui a eu par le passé à occuper les fonctions de coordonnateur des organismes de bassin (Omvs et Omvg). Il en est de même pour l’ingénieur – Conseil Aecom qui trouve qu’il y a eu appel d’offres. «Il y a eu un appel d’offres et des critères qui sont internationaux avec des entreprises qui ont des capacités financières de faire. Mais on a des compagnies sénégalaises qui font de la sous-traitance qui font partie du projet. On a des ingénieurs sénégalais très compétents.

On a des locaux et des sous-traitants qui travaillent avec nous», a détaillé Nacer Chekkouri.

Hausse de la crue sur le fleuve Sénégal:l’OMVS invite les populations de la vallée et du Delta du « à rester vigilantes »

L’hivernage s’est bien installé et de très fortes pluies ont été enregistrées durant la dernière décade du mois d’août dans la vallée du fleuve Sénégal. Ces pluies diluviennes couplées aux apports des affluents non contrôlés, ont engendré à Bakel une montée des eaux et  un dépassement de la cote d’alerte  le 27 aout 2019. Ainsi, des débordements du fleuve ont pu être constatés dans la région autour de Bakel et Gouraye.

Les niveaux d’eau se stabilisent actuellement à Bakel et Gouraye, mais la vigilance reste de mise, notamment en cas de nouveaux épisodes pluvieux.

Au niveau de Matam, la cote d’alerte de 8 mètres a été dépassée depuis le 30 août 2019. La propagation de l’onde de crue se poursuit   et une montée des eaux est attendue dans les localités en aval de Matam.

En amont, le barrage de Manantali continue à stocker l’eau et écrêter la crue du Bafing ; toutefois nous appelons les populations de la vallée et du Delta du fleuve Sénégal à rester vigilantes et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face aux éventuels débordements du fleuve engendrés principalement par les pluies et les apports des affluents non contrôlés.Fait à Dakar, le 04 Septembre 2019

Eaux usées, inondations à Dakar : L’indifférence irritante du Dg de l’Onas

https://senego.com Avec les fortes pluies qui se sont abattues sur Dakar et sa banlieue, la plupart des quartiers ne sont plus seulement inondés, mais les populations sont également confrontées aux problèmes des eaux usées avec tout leur lot de désagréments et de conséquences, particulièrement au plan sanitaire. Pendant ce temps, le Directeur général de l’Office national de l’assainissement est aux abonnés absents.

Y a-t-il un Dg à l’Onas ?

Gouverner, c’est prévoir, mais à bien constater l’absence des équipes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal dans les quartiers où dégoulinent les eaux usées issues des fosses, mélangées aux eaux de pluie, la seule interrogation qui saute, c’est ce que fait encore Lansana Gagny Sakho à la tête de l’Onas.

Mission non accomplie

En lieu et place des mesures anticipatives et préventives que les techniciens de l’assainissement devaient prendre en prélude de la période hivernale, leur patron passe son temps à discourir sur les plateaux radio et télévision sur des thèmes qui préoccupent moins les habitants de la banlieue, prisonniers des eaux de pluie, et vivant dans un cadre de vie totalement dégradé. A Dakar-Plateau, précisément dans le quartier de Rebeuss, à la Médina et dans certains coins de la banlieue comme les Parcelles assainies, Grand-Yoff, Guédiawaye, Pikine et Thiaroye, l’offre des cases et centres de santé, en termes de capacité d’accueil, est devenue très inférieure à la demande.

Les maladies s’en mêlent

Certaines maladies telles que le paludisme commencent à affecter dangereusement les populations qui se désolent de l’ « indifférence » de la direction de l’Onas qui n’a pas su anticiper sur la situation déplorable qu’elles traversent présentement. Un mal-être que la plupart des sinistrés ont imputé à Lansana Gagny Sakho qui continue dans son insouciance et en violation des obligations qui le lient à la mission qui lui est confiée par le président de la République. Par Mamadou SALL

Blanchiment de capitaux sur l’axe Dakar- Abidjan: 2,3 milliards FCfa traqués par la Centif

https://www.leral.netL’affaire des virements frauduleux, en provenance de Bridge Bank de Côte d’Ivoire est au cœur d’une affaire de blanchiment d’argent. Taboulé Sylla et Moustapha Fall, impliqués dans cette affaire ont été arrêtés, pour avoir tenté de blanchir au Sénégal, 634 millions.

Ainsi, le parquet de Dakar a ouvert une nouvelle information judiciaire contre dix-neuf hommes d’affaires et des sociétés basées à Dakar pour association de malfaiteurs, intrusion dans un système informatique, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux.

La Centif, suite à un rapport, traque plus de 2,3 milliards FCfa. Cette somme a été volée dans deux banques ivoiriennes à travers les comptes des hommes d’affaires mis en cause.

Le Doyen des juges qui a hérité du dossier, a inculpé pour la 3e fois Taboulé Sylla, Pdg du Groupe immobilier Nabi. Meïssa Sène, Dg d’Egims a été mis en examen pour la 2e fois, tout comme Moustapha Fall, patron de Sococer et Zézé Flubert Koré qui a effectué les virements frauduleux depuis de la Côte d’Ivoire.

D’après le journal Libération, 751 millions ont été retracés dans le compte Meïssa Sarr, 198 millions dans ceux de Taboulé Sylla et 433 millions dans les comptes de Moustapha Fall. Lamine Camara devait recevoir 467 millions FCfa. Et d’autres personnes formellement identifiées, sont visées par un mandat d’arrêt.

IPRES : Le Syndicat des travailleurs inquiet par la situation de gouvernance et le népotisme ambiant, tire sur la Direction

https://www.dakaractu.com Le syndicat autonome des travailleurs de l’IPRES (SATI) sur le fonctionnement de l’IPRES et les différents scandales liés à des détournements internes, ou à la gestion des projets en cours au niveau de l’Institution, notamment ceux immobiliers, a appelé sa direction à « faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des ressources affectées au fonctionnement ».

 Dans une note parvenue à notre rédaction, le syndicat de révéler que cette actualité pousse à avoir une profonde inquiétude et de vives préoccupations, quant à la situation de gouvernance de cette institution, installée dans un désordre chronique depuis plusieurs années.

 « En effet, il est évident que dans une entreprise sérieuse, et un tant soit peu organisée, cette affaire de détournement, liée à une utilisation frauduleuse et à grande échelle de tickets de restauration, n’aurait pu jamais se produire, et elle est en réalité révélatrice du profond déficit d’organisation de l’IPRES, ainsi que de l’absence de tout levier de contrôle ou d’analyse relativement aux dépenses engagées par l’Institution.  La direction Générale de l’IPRES gagnerait par conséquent, à faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des ressources affectées au fonctionnement, au lieu de se lancer dans une communication tous azimuts, qui ne reflète en rien les réalités vécues en interne par les travailleurs », peut-on lire sur le communiqué du bureau exécutif du syndicat.

 En outre, ajoute la même source, il est de notoriété publique, que les chantiers de la modernisation informatique, comme ceux des investissements immobiliers, qui ont mobilisé des ressources colossales depuis plusieurs années, ont connu des impairs notoires en terme de respect des délais et des engagements souscrits, et n’ont débouché sur aucun résultat tangible au regard des objectifs qui ont fondé ces choix d’investissements.

Sur la politique des ressources humaines au niveau de l’IPRES, le SATI de faire savoir qu’elle est caractérisée depuis de nombreuses années par un népotisme sans nom, une instrumentalisation de l’organisation au bénéfice d’intérêts personnels, un recrutement pléthorique, irresponsable et partisan, sans adéquation avec les besoins réels de l’entreprise, et une perversion des enjeux pour le compte d’un carriérisme politique personnel. La situation s’est aggravée, ajoute le syndicat, avec les dernières mutations d’agents qui ont servi pour l’essentiel à récompenser des militants, à promouvoir des parents, et à livrer des règlements de comptes personnels, au détriment des véritables enjeux de l’institution.

Le SATI tient par conséquent à attirer l’attention de l’opinion sur ces dérives dangereuses qui peuvent nuire à la stabilité de l’Institution, et invite les autorités de l’IPRES à une approche plus sérieuse et plus rigoureuse des véritables enjeux de gestion et de fonctionnement.

Bras de fer PCCI-146 travailleurs: le juge inflige à la Sonatel une amende de 400 millions

https://www.pressafrik.com Un combat sur plusieurs fronts avec différents adversaires, c’est ce que mènent actuellement les travailleurs en disgrâce de Pcci. Outre le centre d’appels, ils sont en bras de fer avec la Sonatel, qui a été condamnée à leur payer plus de 400 millions de francs. L’entreprise de téléphonie mobile, qui voit un de ses comptes bloqué, avait saisi le juge des référés. Hier-lundi, le juge a débouté la Sonatel avant d’ordonner la continuation des poursuites. Sonatel est condamnée donc à payer plus de 400 millions francs, rapporte « Les Echos » dans sa livraison de ce mardi.

 Très déterminés, les 145 travailleurs du centre d’appels Pcci mènent leur combat pour rentrer dans leurs fonds. Ils réclament plus que jamais leurs 14 mois de salaires, même si les dirigeants de Pcci démentent cela. Le bras de fer ne se traduit pas seulement par une manifestation devant les locaux de la Sonatel, mais par des procédures aussi bien devant le Tribunal du travail que devant le juge du Tribunal du commerce. Et désormais, le combat n’est plus seulement contre Pcci, mais aussi contre la Sonatel.

Comment la Sonatel est entrée dans la danse ? En réalité, les travailleurs sans salaires, ayant appris que l’entreprise a été vendue, ont cherché à rentrer dans leurs fonds, mais ils n’ont trouvé nulle trace de l’argent. Ils ont alors compris que leur entreprise travaillait avec les opérateurs de téléphonie mobile, notamment Tigo et la Sonatel. Via leurs conseils, ils ont enclenché une saisie-attribution pour les différents partenaires de Pcci et ont ainsi appris que la Sonatel, partenaire principal, avait 160 millions de francs pour le compte de Pcci.

Mais, la Sonatel refuse de payer, au motif qu’il y a une convention tripartite entre elle, Pcci et Ecobank et que donc, Pcci devant environ 2 milliards de francs à l’institution bancaire, elle ne peut payer qu’à Ecobank qui avait fait un nantissement sur l’argent.  Fana CiSSE

Marche de protestation:Les étudiants du privé orientés…dans la rue

https://www.seneweb.com La grogne est encore perceptible dans les rangs des étudiants orientés dans les établissements privés d’enseignement supérieur. Renvoyés de leurs écoles faute de paiement d’une dette de 18 milliards de francs Cfa que l’Etat doit à ces établissements.

Dans les colonnes de l’As, ces étudiants décrient leurs conditions d’études car ne bénéficiant pas des œuvres sociales, notamment une prise en charge médicale et la possibilité de manger dans les restaurants universitaires. Autant de revendications qui les envoient dans la rue, samedi prochain pour alerter les autorités sur leur situation.

Les bacheliers de la série STEG vont recevoir leur attestation et seront orientés dans les universités

https://www.pressafrik.com Le directeur de l’Office du Bac, Socé Ndiaye a annoncé que les 1.100 bacheliers de  la série sciences techniques, économiques et de gestion (Steg) vont recevoir leur attestation et seront orientés dans les universités, sur la Rfm

 « La bonne nouvelle c’est que le décret portant la création de la série Steg est sorti. Et nous l’avons reçu ce matin. Les attestations pour ces jeunes sont disponibles. Ils peuvent passer les récupérer à l’Office du Bac. Ils peuvent également continuer à s’inscrire sur la plateforme Campusen», a-t-il dit.Salif SAKHANOKHO

L’Institution Sainte Jeanne d’Arc met sa menace à exécution : les filles voilées isolées et renvoyées de l’école

https://www.dakaractu.com  La Direction de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc a mis sa menace à exécution. En Mai dernier, statuant sur la tenue autorisée pour les élèves, elle a décidé d’interdire le voile. La tenue, avait averti l’école, devra se composer, à partir de cette rentrée de septembre 2019, de l’uniforme habituel, avec une tête découverte, aussi bien pour les filles que les garçons. Les parents d’élèves musulmans avaient rué dans les brancards et tenu plusieurs manifestations pour dénoncer cette mesure. Le ministre en charge de l’éducation nationale avait pris position et rappelé l’école à la raison. Mais alors que la rentrée des classes s’effectue aujourd’hui en tout cas pour l’école primaire et le collège, l’école a décidé de sévir. Alors que les élèves étaient déjà en classe, plusieurs d’entre elles voilées ont été sorties des classes et placées dans une sorte d’isoloir. Elles ont été plus tard renvoyées de l’école et tout cela en présence d’un huissier. La rentrée se poursuit demain avec la maternelle et le Lycée qui renferme le plus grand nombre de filles voilées

Prélévement « éxagérés » de l’impot sur salaire : Le SAMES fait plier le Ministére des finances

http://dakarmatin.com/ Dans notre édition de vendredi dernier, nous avions révélé la colère des médecins et pharmaciens qui ont eu la surprise de percevoir presque la moitié de leurs salaires. Ce du fait de prélèvements « exagérés » de l’impôt sur salaire pour des montants allant de 50.000 à 250.000 de francs selon les personnes. Des ponctions que ces fonctionnaires avaient qualifiées d’« arbitraires » voire d’«injustifiées » au point d’alerter le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames). Et dès la parution de notre article, le Sames avait sonné le branle-bas de combat pour que ces retenues à la source soient corrigées dans les plus brefs délais. Faute de quoi, écrivions-nous, ses membres allaient sans doute chercher renfort auprès du redoutable mouvement « And Gueusseum » pour se faire entendre. Pour ne pas donner l’occasion aux médecins et pharmaciens de faire du « Gueusseum », le ministère de la Santé a convoqué, hier, le Sames à une réunion de crise sous l’égide du ministère de l’Economie et du Budget.

Au sortir de cette réunion, le Sames affiche un optimisme mesuré puisque le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo à sommé la direction de la Solde de restituer les ponctions opérées sur les salaires des médecins. Ce, avant le 15 septembre prochain comme l’indique le communiqué du Sames. « A l’issue de la rencontre, les services techniques du ministère des Finances ont informé que ces retenues sont en rapport avec des rappels d’impôts sur le revenu, cumulés depuis le début de l’année et qui n’ont pas été défalqués. Le ministre des Finances, sur demande du Sames, a instruit son directeur de la Solde de restituer l’intégralité des sommes ponctionnées à tous les concernés » lit-on. Les syndicalistes de la Santé ont également précisé qu’une commission composée des services techniques du ministère des Finances et de ses experts fiscaux est convoquée demain mercredi pour examiner à fond le problème et discuter des modalités de régularisation éventuelle. Néanmoins, le Sames se dit plus que jamais déterminé à lutter contre cette « injustice » et demande à tous les médecins pharmaciens et chirurgiens- dentistes de rester toujours mobilisés jusqu’au dénouement heureux du problème

1971 cas de grossesses précoces enregistrés en 2018 dans les écoles au Sénégal

iGFM – (Dakar) – La débauche en milieu scolaire est une réalité au Sénégal. La plateforme « Femmes Osez les médias » qui s’est penchée sur la question a fait savoir qu’en 2018, 1971 cas de grossesses précoces sont enregistrés dans les établissements scolaires au Sénégal.

Sédhiou bat le record avec plus de 30 %. Ensuite viennent les régions de Kolda et de Ziguinchor. Les auteurs de ces grossesses sont les élèves, les étudiants, ensuite viennent les enseignants qui occupent un taux de 2,02 %. Viennent ensuite les militaires, les travailleurs des Btp, les Jakartamen, entre autres, selon la plateforme « Femmes Osez les médias ».

VIOL, INCESTE, MENACE SUR FŒTUS… : Les femmes juristes plaident pour un avortement médicalisé

http://lesoleil.sn/ Un atelier de deux jours s’est ouvert, hier, à Saly, à l’intention de journalistes spécialistes de santé de la reproduction venus de 14 régions. Une occasion pour Mme Awa Tounkara, présidente de l’Association des femmes juristes (Ajs), de rappeler que l’interdiction de l’avortement médicalisé pour les femmes victimes d’inceste et de viol demeure une violation flagrante de leur droit.

Les femmes juristes ont plaidé dle respect de l’arsenal juridique qui doit permettre l’autorisation de l’avortement dans certains cas. L’association des femmes juristes dirigée par Awa Tounkara a interprété la charte juridique ratifiée par l’Etat du Sénégal et qui doit permettre l’autorisation de l’avortement médicalisé dans certains cas. Le Sénégal a ratifié depuis 2004 le Protocole de Maputo. Il est mentionné à l’article 14 de ce protocole que les Etats parties ont l’obligation de donner accès à l’avortement aux femmes et aux filles porteuses de grossesses suite à un viol, à l’inceste ou toute autre agression sexuelle, ou lorsque la santé mentale ou physique de la femme, de la fille enceinte ou du fœtus est menacé.
Cependant, note-t-elle, la loi sénégalaise considère l’avortement provoqué comme une infraction grave, même si «notre pays a signé et ratifié l’essentiel des instruments juridiques internationaux, régionaux et sous-régionaux consacrant le droit à l’avortement. Malgré cela, il n’existe toujours pas de cadre juridique interne favorable à l’accès à l’avortement médicalisé. C’est contradiction entre les engagements internationaux pris par notre pays et la législation interne», note Mme Tounkara.

Le droit à l’avortement

Le droit à l’avortement fait partie des droits de la femme consacrés par le Protocole de Maputo. Cependant, en matière d’interruption volontaire de la grossesse, la législation sénégalaise fait partie des plus restrictives en interdisant l’avortement sauf si ce n’est pour sauver la vie de la femme.

Plusieurs associations et organisations pour la promotion et la défense des droits humains ont décidé de mettre en place un comité technique pluridisciplinaire dénommé la «Task force» et chargé de mener des stratégies visant à informer les décideurs et le public sur la problématique de l’avortement à risque, de parvenir à un changement social et, à terme, à la réforme de la loi sur l’avortement. C’est à cet effet que la «Task force», avec l’appui de Population Council, a tenu cet atelier d’échange et de sensibilisation à l’attention des journalistes dont l’implication est nécessaire pour un meilleur traitement de l’information relative à l’avortement médicalisé.

Pendant ce séminaire, les professionnels de l’information ont été entretenus sur le contenu du protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits de la femme en Afrique et le processus sur la campagne de la «Task force». Il a été aussi question de réfléchir sur une meilleure stratégie de prise en charge de l’avortement médicalisé au Sénégal et la position de la religion sur cette question.Amadou Maguette NDAW

Rapport 2019 de l’Ambassade des Etats-Unis : Les mauvaises notes de la traite des personnes au Sénégal

https://www.dakaractu.com L’ambassade des États-Unis a publié en partenariat avec des ONG, un rapport (2019) de 10 pages consacré exclusivement à la « Traite des personnes au Sénégal ». Entre recommandations prioritaires et poursuites judiciaires, le travail est critique sur un phénomène très peu analysé.

De nombreux «talibés», enfants pensionnaires d’écoles coraniques du Sénégal, restent victimes d’abus sévères et de négligences, a dénoncé l’ambassade des Etats-Unis dans son rapport 2019 sur la «Traite des Personnes au Sénégal».

« Le gouvernement du Sénégal ne se conforme pas pleinement aux normes minimales pour l’élimination de la traite des personnes », indique le rapport publié en 2019, qui parle, tant bien que mal « des efforts importants dans ce sens ». Ce qui fait que le « Sénégal a donc été placé dans la catégorie supérieure, la Catégorie 2 ».

« Cependant, le gouvernement n’a pas satisfait aux normes minimales dans plusieurs domaines clés. Les responsables publics n’ont guère utilisé la loi de 2005 sur la lutte contre la traite pour poursuivre en justice les trafiquants, et toutes les peines imposées au cours de la période visée sauf deux étaient plus légères que les peines minimales prévues par la loi », lit-on dans le rapport de 10 pages, fruit d’un travail de fouille. Le représentant diplomatique des États-Unis à Dakar se désole du fait que « le gouvernement a condamné la plupart des personnes qui exploitaient des enfants par la mendicité forcée à des sanctions administratives plutôt que de mener des enquêtes criminelles et de lancer des poursuites au pénal. » « La coordination entre les organismes publics restait insuffisante », a-t-on lu dans le document PDF.

Dans la rubrique des « recommandations prioritaires », l’ambassade des Etats-Unis demande au gouvernement sénégalais d’ « enjoindre de manière explicite les services de répression et les responsables du judiciaire ». Ces derniers devraient « accroître sensiblement », selon le rapport « les efforts visant à enquêter sur les infractions liées à la traite des personnes ». L’ambassade souhaiterait que le Sénégal « lance des poursuites au pénal conformément à la procédure régulière ». Ceux qui exploitent les enfants à des fins de mendicité forcée devraient être punis à la hauteur de leurs forfaits, « à de lourdes peines de prison telles que prévues dans la loi de 2005 sur la lutte contre la traite », souligne le rapport de l’ambassade des États-Unis.

« Approuver le projet de législation sur la réglementation des daaras ; continuer la mise en œuvre du plan national d’action 2018-2020 de lutte contre la traite ; poursuivre le projet de cartographie des daaras et élargir les efforts de sensibilisation du grand public à la traite », telles sont entre autres recommandations prioritaires figurant dans le rapport 2019 sur la « Traite des Personnes au Sénégal », publié par l’ambassade des Etats-Unis.

Après la série « Maîtresse d’un Homme marié », Jamra attaque « Mœurs »

https://www.pressafrik.com Après avoir accusée la série de la « Maitresse d’un homme marié » de verser dans « l’apologie de la fornication et la promotion de l’adultère », Mame Mactar Gueye le responsable de Jamra déclare la guerre à la série « Mœurs ».  Selon le religieux,  la série diffusée sur Tfm à travers des séquences menant en scènes des filles mineures âgées de 16 et 17 ans fait l’apologie de la débauche.

En en croire Mame Mactar Guèye de Jamra  « La série Mœurs a remporté la palme de la perversité et la médaille d’or des dérives audiovisuelles, surtout qu’ils font la vulgarisation et la banalisation  de l’avortement chez les jeunes », confie t-il  micro de Sénégal 7

Quotidien L’As : Mamadou Thierno Talla fait ses adieux et cède son fauteuil à Amadou Bâ

https://www.dakarposte.com Il l’avait annoncé dans une interview accordée à l’Observateur. C’est fait depuis le 31 août 2019. Mamadou Thierno Talla a quitté la tête du GROUPE 3M-COMM éditeur du journal L’As. « Thier » comme l’appellent ses intimes a signé sa dernière chronique intitulée « La der » pour ses adieux aux lecteurs. Voir ci-dessous.

La première carte avait été servie le 1er septembre 2005. Quatorze ans après, je vous sers ma der à L’AS. Le temps est venu de passer la main. Définitivement. A une génération plus jeune, plus énergique et plus généreuse dans l’effort. Après vingt-six années de présence dans la presse «papier» quotidienne, les plus exaltantes et les plus enrichissantes de ma vie, je m’en vais tenter une autre expérience, plus conforme aux derniers objectifs que je me suis fixés sur terre. Le site www.toutinfo.net qui sera lancé officiellement, les études universitaires que je compte poursuivre et les livres que je compte écrire sur une cinquantaine d’années de vie consciente, toutes ces activités, me semble- t-il, sont assez suffisantes pour meubler le restant de mes jours. Plus que de survivre, L’AS vivra. Il est en de bonnes mains et nul doute que Amadou Bâ, nouveau directeur de la publication, professionnel sérieux et aguerri, sera à la hauteur de la tâche qui l’attend, lui et son équipe. Puisse la grâce divine accompagner leur challenge ! Amen ! Merci infiniment à tous les lecteurs et à tous les annonceurs qui ont permis à L’AS de tenir le pari d’exister jusqu’à ce 02 septembre 2019. Mamadou Thierno TALLA

CONTREBANDE : DES OBJETS D’UNE VALEUR DE 6700 EUROS SAISIS

http://www.emedia.sn Un important réseau de vendeurs de produits de contrebande a été démantelé en fin de semaine. Selon les Echos, la police nationale et la police locale de Benalmadena sont intervenues, dans le cadre d’une opération impliquant six sénégalais. Ces derniers, informe le journal, ont été poursuivis et traqués suite à une plainte d’une propriété industrielle.

Parmi les objets se trouvent des copies de sacs, lunettes, baskets et casquettes de différentes marques de mode. Après avoir analysé l’ensemble des informations obtenues, les agents ont dû effectuer une opération conjointe qui s’est soldée par l’arrestation de six personnes de nationalité sénégalaise, L’intervention a permis la saisie de 179 sacs, 33 lunettes, 173 chaussures de sports et 21 casquettes de sport de différentes marques de mode d’une valeur supérieur à 6700 euros (4, 3 millions FCFA).

Macky En Conclave Avec Dionne… Pour Tout Changer

https://www.xibaaru.sn La rentrée gouvernementale s’annonce avec avec la reprise de la réunion du Conseil des ministres, mercredi. Et plusieurs ajustements pourraient avoir lieu, rapidement, avec notamment l’arrivée de nouvelles têtes à la tête de certains départements ministériels. Et le chef de l’Etat, Macky Sall, le Secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Dionne et le ministre-Secrétaire général du gouvernement, Maxime Jean Simon Ndiaye, vont incessamment entrer en Séminaire pour aborder le calendrier et les objectifs des réformes à venir.

Remaniement gouvernemental: 2 à 3 départs, beaucoup de permutations, Mohamed Dione vers la sortie

https://www.beut7.com Le Président de la République qui a bouclé ses vacances devrait opérer un réaménagement du gouvernement. Ces modifications qu’il souhaitait effectuer depuis la Tabaski visent à corriger quelques erreurs de casting.

Ndeye Ticke Ndiaye Diop, Moussa Balde, Me Malick Sall sur le départ

La ministre des télécommunications et de l’économie numérique aurait, de sources proches du palais, fini de montrer ses limites. Les personnes que nous avons interpellées estiment qu’elle est assez terne pour un porte-parole du gouvernement.

On lui reproche surtout son manque d’initiative qui fait qu’elle attend parfois qu’on lui demande de réagir sur certaines questions à enjeux.

La colère des opérateurs semenciers aurait eu raison du ministre de l’agriculture, Moussa Balde. Sa bataille ouverte contre son directeur de l’agriculture n’est pas pour arranger les choses en sa faveur. Ce ministère, nous dit-on qui compte des “intouchables et des lobbies” requiert une connaissance des acteurs. Ce que le natif de Kolda n’a pas. Ses détracteurs estiment que son départ du gouvernement sanctionnerait sur l’échec de la distribution de semences qu’il avait retirée au Directeur de l’agriculture.

Le garde des sceaux quant à lui paierait ses bourdes à répétition. Il serait emporté par la désapprobation générale de sa méthode par les magistrats.

Aly ngouille, Abdoulaye Daouda Diallo ces mastodontes qui pourraient changer de station

Le ministre de l’intérieur Aly ngouille ndiaye pourrait être concerné par le recadrage du gouvernemental. Le Président Macky SALL est contrarié nous dit-ton par un ministre de souveraineté souvent cité dans l’affaire du pétrole. Le chef de l’Etat pourrait cette fois faire appel à un homme moins coloré politiquement dans un contexte de dialogue et de décrispation. Sur son prochain point de chute, peu d’indices.

Quant à lactuel ministre des finances, Abdoulaye Daouda Diallo, il pourrait, selon nos interlocuteurs connaître le même sort que son collègue de l’intérieur, même si les raisons sont différentes. Il se dit qu’il connait bien les régies financières mais peinerait dans la mobilisation des ressources extérieures contrairement à son prédécesseur. Dans cette perspective, lactuel ministre de l’économie, du plan et de la coopération, Amadou Hot, banquier et expert dans la finance internationale est un joker de luxe pour Macky SALL. L’ancien vice-président de la BAD qui a beaucoup voyagé ces derniers temps avec le Président de la République est la meilleure solution selon nos sources.

Omar samba Ba ou Cheikh Awa Balla Fall pour succéder à Mahamad Boun Abdallah Dione

Le départ de Mahamad Dione du secrétariat général de la Présidence de la République ne serait pas une surprise nous dit- on. Alité et très fatigué, l’ancien premier ministre pourrait, à sa demande, devenir simple ministre d’Etat auprès du Président de la République. Pour le remplacer, Omar Samba Ba adjoint au SG PR depuis 2013 est en pôle position. Il a assure avec brio depuis l’indisponibilité de l’actuel occupant du poste les tâches. L’actuel Directeur général de l’ENA Cheikh awa Balla Fall est aussi cité. Il connaît très bien Macky SALL dont il est proche et qui lui a souvent confié des missions importantes. Ancien Secrétaire exécutif du PNDL et Secrétaire général adjoint du gouvernement à chaque fois nommé à ses fonctions par Macky SALL, il pourrait, à defaut de Omar Samba Ba, être le successeur de l’ancien PM.

Aminata Mbengue Ndiaye pressentie à la tête du HCCT pour elle aussi céder son fauteuil pour poursuivre l’aventure en tant que successeur de son ex mentor.

Les heures voir jours à venir vont confirmer ou infirmer ce jeu de chaise musicale

Gouvernement De Macky…Vers Un Réaménagement

https://www.xibaaru.sn Après quelques semaines de vacances, les activités gouvernementales reprennent. Durant la pause, le Chef de l’Etat, Macky Sall qui s’est retiré en France en a profité pour assister au sommet du G8, puis s’est rendu au Japon où il a participé au TICA. C’est dire que le Président de la République, même en vacances, a poursuivi ses activités, et en a profité pour réfléchir sur la future composition de son gouvernement. Ousmane Tanor Dieng décédé, il faut lui trouver un remplaçant à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Et de plus en plus, se précise le nom de Mme Aminata Mbengue Ndiaye pour le succéder à ce poste.

Mme Aminata Mbengue Ndiaye assure déjà l’intérim du poste de secrétaire général au sein du Parti socialiste (PS), et le Président Macky Sall tient à laisser la présidence du HCCT entre les mains de ce parti allié. Evidemment ce départ de Mme Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du HCCT va entraîner des réaménagements au sein de l’équipe gouvernementale. Mme Aminata Mbengue Ndiaye est jusqu’ici ministre de la Pêche.

Le Président de la République compte ainsi réussir d’une pierre, deux coups avec la future nomination de Mme Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du HCCT, en procédant à un réaménagement de son gouvernement où quelques ministres peinent à accomplir les missions qui leur sont confiées. Sans surprise donc, il faut s’attendre à leur départ du prochain gouvernement qui sera mis sur pied.

Selon les infos de Xibaaru, le ministre de l’Elevage Samba Ndiobène Kâ est déjà sur le point de départ. Depuis sa nomination, le ministre Samba Ndiobène Kâ brille par son absence de décision majeure en direction du secteur de l’agriculture. Pire, par sa faute, la dernière fête de la tabaski a été un véritable cauchemar pour de nombreuses familles sénégalaises, avec la pénurie de moutons. Le ministre de la Justice, Me El Hadj Malick Sall pourrait également faire ses valises. Il faut donner un dynamisme au département de la Justice, en anticipant sur les évènements, ce que Me El Hadj Malick Sall demeure incapable de faire, alors que les scandales se poursuivent toujours dans nos prisons. Sans surprise, Cheikh Oumar Anne dont la nomination au poste de ministre de l’Enseignement supérieur avait suscité le tollé, va devoir lui aussi ranger ses valises. Au lieu de l’éteindre, c’est lui qui met le feu dans le secteur de l’Enseignement supérieur.

On parle également d’un départ du gouvernement de Mme Ndèye Tické Diop. Il en est de même du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Amadou Hott qui manque d’initiatives, surtout à l’endroit des bailleurs de fonds.

Entrisme dans le prochain gouvernement de Macky Sall:Les candidats se bousculent

https://www.xibaaru.sn De retour de ses vacances, le Président de la République Macky Sall a bien l’intention d’apporter une retouche à son gouvernement. Quoi de plus normal pour une équipe gouvernementale qui ne le satisfait point. Une équipe gouvernementale devenue inactive, car certains de ses membres sont dans l’incapacité d’appliquer comme il se doit les instructions du Chef de l’Etat. A l’image de ministres comme Samba Ndiobène Kâ, Cheikh Oumar Anne, Me El Hadj Malick Sall, Amadou Hott, Abdoulaye Daouda Diallo, Ndèye Tické Diop, Mansour Faye qui tout ce qu’ils font, vont de travers. C’est là tout le drame du Président Macky Sall qui pensait avoir trouvé la bonne formule avec la composition de son actuelle équipe gouvernementale qu’il pensait pouvoir mener à bien son Plan Sénégal émergent (PSE) adopté par les principaux bailleurs de fonds du Sénégal.

Seulement, dans sa quête de composition d’un nouveau gouvernement, le Chef de l’Etat Macky Sall sait qu’il lui faut manœuvrer, et de façon ferme. Il ne s’agit pas seulement de la composition d’un gouvernement composé de membres de l’Alliance pour la République (APR) et de ses alliés traditionnels. Non, son prochain gouvernement sera composé de membres de l’opposition, mais aussi d’alliés qui l’ont rejoint à la veille de la campagne de l’élection présidentielle de février 2019.

Avant d’en arriver là, le Président Macky Sall qui, enfin de rester fidèle à son pacte avec le Parti socialiste (PS) compte confier la présidence du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) à Mme Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale par intérim du Parti socialiste (PS) et actuelle ministre de la Pêche, devra trouver dans les rangs de cette formation qui avec Serigne Mbaye Thiam, devra remplacer cette dernière.

Chose qui ne sera pas facile. Toujours est-il que quelqu’un comme Abdoulaye Wilane, porte-parole du PS et grand fidèle de feu Ousmane Tanor Dieng, ancien Président du HCCT, fait d’ores et déjà figure de candidat. Oumar Sarr qui a osé défier le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (PDS) Me Abdoulaye Wade, en participant au dialogue national au point de se faire virer de son poste de numéro 2 de ce parti, ne cracherait certainement pas sur un portefeuille ministériel s’il lui est proposé.

Ils sont nombreux à bousculer au portillon parmi les alliés qui sont venus soutenir le Chef de l’Etat, Macky Sall lors de l’élection présidentielle de février 2019. Ils bousculent au portillon. Qu’ils s’agissent de Abdoulaye Baldé, de Aïssatou Tall Sall, de Sokhna Dieng Mbacké, de Abdoulaye Makhtar Diop, de Serigne Mbacké Ndiaye, de Ousmane Faye de la coalition Manko Wattu Sénégal, tous veulent marquer leur présence par leur entrée au gouvernement. Autant de considérations que le Président Macky Sall va être obligé de prendre en compte.

Fer, gaz, pétrole : Aar Linu Bokk mobilise le 13 septembre prochain

https://www.seneweb.com La conviction de la plateforme Aar Linu Bokk est faite. “Un autre scandale vient s’ajouter à la longue liste de forfaits contre les ressources sénégalaises. Il s’agit du contrat octroyant le fer de la Falémé à Tosyali”, s’insurge le porte-parole du jour, Babacar Thioye Ba, en conférence de presse. La plateforme dit “n’accorder aucun crédit à l’enquête ouverte et clôturée par le procureur de la République, sur le scandale à 6000 milliards”.

“Cette enquête orientée, vise de toute évidence à disculper les mis en cause par l’artifice d’une instruction exclusivement à décharge”, prévient le Pr Daouda Gueye. Pour corser la lutte, sous différentes formes, la plateforme « Aar Linu Bokk » poursuit sa compagne de sensibilisation à travers son programme “Tahaw fep”. En attendant, “une marche nationale sera organisée à Dakar, dans les régions et dans la diaspora le 13 septembre prochain”, informent les membres de l’organisation citoyenne.

Macky Sall : « Que ceux qui ont des ambitions attendent la fin de mon mandat »

https://www.seneweb.com Le conclave des militants de l’Alliance pour la République (Apr) en France a servi de tribune au chef de l’État pour se prononcer sur un débat d’une brûlante actualité : sa succession à la fin de son second et dernier mandat fixée en 2024.

« Aucun mouvement ne sera toléré dans le parti. Si des ministres ou des cadres ont des ambitions, ils attendront la fin de mon mandat pour se manifester », a fait savoir, rapporte Source A, Macky Sall qui étouffe dans l’oeuf toute velléité.

Macky Sall : «Aucun mouvement ne sera toléré dans le parti en France»

https://www.leral.net Le Président de la République a fait un saut en France après son séjour au Japon pour la célébration de la 7e édition du Ticad. Il a profité de ce petit passage pour recadrer des militants de son parti.

Depuis la France, le Chef de l’Etat a décidé de dissoudre tous les mouvements et structures de soutien du parti établis dans ce pays. Prenant cette décision, il a ordonné à tous les responsables, de s’adresser directement au coordinateur de l’Apr.

« Aucun mouvement ne sera toléré dans le parti en France. Si des ministres ou cadres du parti ont des ambitions, qu’ils attendent la fin de mon mandat pour se manifester », précise-t-il. Sur ce, il a appelé les militants à travailler davantage et de manière inclusive.

AMINATA TOURÉ : «LE DÉBAT SUR LE DAUPHINAT EST PRÉMATURÉ»

https://www.seneweb.com Aminata Touré trouve le débat de la succession du président Macky Sall prématuré. « Je trouve un peu indécent que la question se pose », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé au quotidien national Le Soleil. La présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese) que d’aucuns voient comme la dauphine du chef de l’Etat pense que l’heure est au travail pour alléger la souffrance des Sénégalais. Le moment venu, ces questions politiques seront posées. « Il est de notre rôle d’aider le président de la République à aller encore plus loin dans les progrès qu’il a déjà accomplis dans son premier mandat. Maintenant, les sujets politiques, naturellement, ils se poseront car cela fait partie de la vie. Seulement, ceux de la succession ou du dauphinat sont prématurées », fait savoir Mimi Touré.

Les Femmes De PASTEF Tancent Aminata TOURE : «Petite Mimi, Du Fond Du Gouffre Où Tu As Sombré…» 

http://www.walf-groupe.com Le  mouvement national Jiggeni PASTEF est vent debout contre ceux qui s’en prennent à leur leader Ousmane SONKO. Dans un communiqué, ces femmes de PASTEF s’érigent en bouclier et brandissent leurs coquettes contre Macky SALL et ses partisans.

« Le dénigrement et la diabolisation par les faucons du palais constituent le seul argumentaire face aux interpellations du président Ousmane SONKO », estiment-elles. Avant de souligner que cette stratégie qui a « déclenché toute cette cacophonie hystérique, n’est que pure distraction dont la volonté manifeste est de dissimuler la réalité aux Sénégalais».

Selon  les femmes de PASTEF, en s’attachant à attaquer systématiquement SONKO, les tenants du pouvoir évitent de répondre « aux affaires scandaleuses qui se trament sur le dos du peuple ». Alors que, ajoutent-elles, « tout ce que le président SONKO a dévoilé est irréfutable ». Sinon, le régime  l’aurait mis hors d’état de nuire à ses intérêts».

Aminata TOURE qui a dernièrement taxé Ousmane SONKO d’affabulateur en a pris aussi pour son grade. « Petite Mimi, du fond du gouffre où tu as sombré depuis ta déchéance à la primature, tu t’accroches aux boutons de manchettes de l’honorable député Ousmane SONKO pour te relever », note le mouvement national Jiggeni PASTEF.

Resserrement des rangs autour de Macky Sall : La plateforme « TAXAWU MACKY, WAX AK ASKAN WI » mis en place

https://www.dakaractu.com Dans une posture de défense et d’alerte visant à dévier les agissements et campagnes de dénigrement étrangères, la plateforme « Taxawu Macky, Wax ak Askan Wi » est mise sur pied.

 Cette initiative venant du directeur général de l’Anamo, a pour objectif spécifique de mettre en synergie, compte tenu du contexte politique, les forces pour se constituer en bouclier contre toute tentative de déstabilisation, mais aussi pour construire un environnement d’échanges conduisant à soutenir la politique du gouvernement.

« C’est un acte, selon le coordinateur, se fait autour de personnes engagés, pour alerter et ouvrir les yeux au président parfois, car  personne n’est sensé tout savoir », rappelle t-il..

PDS : Me WADE Lance La Purge Contre Les Frondeurs

http://www.walf-groupe.comWade a déclenché le processus de liquidation des frondeurs. Après Babacar Gaye à Kaffrine, tous les responsables fédéraux du Pds qui contestent ses choix seront destitués

Abdoulaye Wade a décidé de chasser les responsables de son parti, regroupés autour de l’Alliance Suxali Sopi et qui s’opposent à la formation du nouveau secrétariat national, la nouvelle instance dirigeante du Pds. Selon une source interne au parti, le Pape du Sopi a déclenché le processus de liquidation des frondeurs. Ainsi, Bacacar Gaye, un des animateurs de la fronde, a fait les frais de cette liquidation politique. Il a été destitué de son poste de responsable de la fédération départementale Pds de Kaffrine, à l’issue d’une assemblée générale organisée le week-end dernier. «L’Assemblée générale constate que Babacar Gaye a trahi le mandat que la Fédération de Kaffrine lui avait confié pour entreprendre la honteuse et ignoble mission de déstabilisation du Pds de l’intérieur. Il est manifeste que Babacar Gaye a plongé dans la léthargie totale et l’immobilisme les structures horizontales par sa gestion clanique et fractionniste. Son appartenance à l’organisation ‘Alliance Suxali sopi’ dont les intérêts sont concurrents à ceux du parti constitue une flagrante violation des statuts et règlement intérieur du parti», affirment les partisans du Pape du Sopi.

Les autres contestataires devraient également subir le même sort. Une source autorisée dans le parti révèle en effet que les fédérations dirigées par des frondeurs devraient bientôt se réunir respectivement en assemblée générale pour constater «l’auto exclu de faite pour défiance et collision avec l’ennemi car étant en marge de la ligne de conduite du parti» d’abord et ensuite pour remplacer Oumar Sarr à Dagana, son poulain Abdoul Aziz Diop à Richard Toll et le responsable de la fédération Pds de Koumpentoum qui a décliné son poste dans le nouveau secrétariat national. Déjà Ameth Fall Braya, longtemps responsable du parti dans la ville de Saint-Louis, est considéré actuellement par ses «frères» libéraux comme s’étant «auto exclu». «Tous ces responsables seront déchus de leur titre, toutefois, le secrétaire général national n’envisage pas pour l’instant de les exclure du parti», souligne notre source. A noter qu’en dehors de ces quatre responsables de fédération qui se sont exprimés à visage découvert, tous les autres soutiennent «sans réserve» la décision prise par Abdoulaye Wade de remanier leur formation politique pour lui permettre de «faire face aux nouveaux enjeux et de reconquérir le pouvoir». Déjà Moussa Yade, responsable de la fédération départementale Pds de Tivaouane a fait allégeance à Wade.  Joseph Sarr, le responsable du parti à Dakar va exprimer aujourd’hui son adhésion au projet du Pape du Sopi.Charles Gaïky DIENE

«Jotna/Patriotes Pour L’alternative» : SONKO Prépare Les Élections Locales Reportées

http://www.walf-groupe.comLe leader de Pastef/les patriotes n’est pas que sur le débat concernant les ressources minières et pétrolièresOusmane Sonko est en train de tisser sa toile politique en direction des prochaines échéances électorales. C’est dans ce cadre qu’il a mué la coalition Sonko-Président en Jotna-Patriotes pour l’alternative

Passée la présidentielle de 2019, Ousmane Sonko et ses partisans se préparent activement pour les prochaines élections locales. Cela a commencé depuis samedi dernier par une assemblée constitutive de la coalition Jotna/Patriotes pour l’alternative. «Cette nouvelle initiative s’inscrit résolument dans le prolongement, la consolidation et l’élargissement des acquis de la Coalition SonkoPrésident, laquelle a permis de consacrer, à l’occasion de la présidentielle de février dernier, l’affirmation d’une nouvelle force politique au Sénégal, crédible et de rupture, portée notamment par de larges franges de la jeunesse patriotique combattante, de l’intérieur du pays comme de la diaspora», explique le comité d’initiative qui donne l’information. Ce qui signifie que la nouvelle coalition regroupera presque tous les partis qui ont soutenu la candidature de Sonko à la présidentielle de 2019. Sans compter les nouveaux adhérents.

La coalition Jotna, selon toujours la même source, a pour objectif «d’œuvrer au rassemblement le plus large, le plus solide et le plus durable de partis politiques, mouvements citoyens, associations et personnalités patriotiques,  pour le triomphe d’une alternative de rupture d’avec le système de domination néocoloniale, de prédation et d‘exploitation en vigueur dans notre pays depuis six décennies, mais aussi sur notre continent et ailleurs à travers le monde».

Les militantes et militants de la coalition Jotna /patriotes pour l’alternative, «hommes et femmes, jeunes, adultes et  personnes âgées, se sont mobilisé(e)s pour prendre leur destin en main et œuvrer à l’indispensable renouvellement de la politique, dans le discours comme dans les actes, sous-tendu par les valeurs et l’éthique du patriotisme,  du dévouement au peuple, de l’intérêt général et de l’exemplarité citoyenne à tous les niveaux».

La coalition Jotna qui dit s’inspirer des conclusions des Assises nationales et des recommandations de la Cnri actualisées, «solidement arcboutée» autour du programme alternatif Jotna «entend donner corps et vie à notre projet commun de transformation sociale, fondé sur la souveraineté nationale et populaire sur nos ressources et dans tous les domaines, la fin du présidentialisme autocratique, la refondation de l’Etat et de la société,  la promotion de mentalités et comportements nouveaux, la participation et la mobilisation populaires, la promotion d’un modèle endogène de développement économique tourné vers la satisfaction prioritaire des besoins et le bien-être social des larges masses populaires de nos villes et campagnes».

A l’occasion du lancement, Ousmane Sonko a insisté sur le rôle et la place de la nouvelle coalition au regard des enjeux, défis et perspectives qui structurent les batailles actuelles et à venir. «Le combat sera rude et sans quartier, mais nous l’emporterons. Dans cette optique, la coalition Jotna tend une main militante et fraternelle à l’ensemble des forces patriotiques et démocratiques partageant les mêmes vues et objectifs», souligne-t-ilGeorges Nesta DIOP

SCANDALE PÉTROLE & GAZ : L’OPPOSITION SAISIT LA CHAMBRE D’ACCUSATION,PLAINTE CONTRE ALIOU SALL

http://www.emedia.sn L’opposition sénégalaise ne lâche pas du lest dans le scandale du pétrole et du gaz. Elle a décidé de saisir la chambre d’accusation pour faire bouger l’enquête.

En effet, si l’opposition compte prendre cette nouvelle voie, c’est parce que, selon l’Obs, sa plainte avec constitution de partie civile sur le scandale n’avance pas. Le journal rappelle que la plainte contre Aliou Sall, Franck Timis, et Wong Joon Kwang a été déposée le 22 juillet dernier mais, aucun acte n’a été posé par le doyen des juges. Samba Sall n’a toujours pas fixé la consignation qui annonce le début de l’instruction. Ce qui est un obstacle qui bloque le dossier.

L’opposition compte saisir la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dakar si rien n’est fait, accusant le magistrat instructeur de refuser délibérément d’instruire leur plainte.

Me Cheikh Ahmadou Ndiaye : «Adama Gaye est soumis à un régime carcéral assez dur»

https://www.seneweb.com L’état de santé du journaliste-consultant, Adama Gaye « serait en train de se détériorer en prison », selon la presse. Mais son avocat Me Cheikh Ahmadou Ndiaye se veut rassurant. « Adama se porte très bien jusque-là. C’est un homme digne dans l’épreuve. Un homme courageux, qui assume ses idées », confie la robe noire à Emedia.sn.

 Inculpé et mis sous mandat de dépôt pour offense au chef de l’Etat et atteinte à la sûreté intérieure, Adama Gaye n’a toujours pas encore été auditionné sur le fond du dossier. Son avocat regrette, non sans déplorer des conditions de détention pas des meilleures. « Il n’a aucun privilège. Au contraire, on l’a soumis à un régime carcéral assez particulier. Un régime carcéral assez dur compte tenu de son âge. Je ne veux pas en dire plus, mais sachez qu’aucun cadeau ne lui est fait », fait savoir Me Ndiaye.

 

DIALOGUE NATIONAL ET DIALOGUE POLITIQUE :  UNE CADENCE A DEUX VITESSES

http://www.sudonline.sn Lancé au palais de la République, le 28 mai dernier, par le chef de l’Etat, Macky Sall, le dialogue national semble prendre du plomb dans les ailes, peinant ainsi à démarrer. Au même moment, celui dit politique semble avoir définitivement pris son envol avec des décisions majeures attendues ce jour, notamment le bulletin unique à toutes les élections et le mode d’élection des adjoints aux maires et aux présidents de conseils départementaux

La lancinante question du bulletin unique, qui a toujours été renvoyée aux calendres grecs par les différents régimes qui se sont succédé dans le pays, est en passe de trouver des solutions. Ou du moins, la commission technique mise en place par la commission cellulaire du dialogue politique pour trouver des solutions à cette question, rend ses travaux en marge de la session d’aujourd’hui. Mieux, ladite commission livrera sa proposition sur le mode d’élection des adjoints aux maires et aux présidents de conseils départementaux.

Même si pour le moment, rien n’a filtré sur les conclusions de ladite commission et que rien ne présage des positions des différents pôles concernant ses recommandations, il n’en demeure pas moins que des avancées ont été notées au niveau du dialogue politique, même si des voix discordantes ont été notées sur certains points. Il faut toutefois reconnaitre que sur bien des aspects, à savoir les termes de référence, la hiérarchisation des points à débattre, l’audit du fichier, l’évaluation du processus électoral, entre autres, la commission cellulaire a fait des pas de géants. D’ailleurs, après réception des conclusions de la commission technique, les acteurs au dialogue se pencheront, jeudi prochain, sur la caution pour les locales à venir. Ce qui est sûr et certain, il sera impossible de dire autant pour le Comité de pilotage du dialogue dirigé par Famara Ibrahima Sagna.

En effet, depuis sa nomination à la tête de ladite structure, jusqu’au décret sorti en juillet dernier et portant création, organisation et fonctionnement dudit comité composé de 71 membres, rien ne bouge. Pourtant, l’actualité brulante en rapport avec les ressources naturelles du pays, tout comme les inondations qui reviennent de plus belle, sans oublier le retard de la pluie et ses conséquences probables sur les cultures, ainsi que la prochaine rentrée scolaire qui s’annonce déjà électrique, sont entre autres autant de sujets qui pouvaient intéresser ce comité du dialogue national

L’Etat offre deux millions aux familles des détenus mort à Rebeuss

http://lesoleil.sn/ Le Garde des Sceaux Me Malick Sall, a rendu visite lundi aux familles de Cheikh Ndiaye et de Babacar Mané, les deux détenus morts mardi dernier à la prison de Rebeuss.

Le ministre de la Justice a présenté les condoléances du gouvernement aux familles respectives. A cet effet, il a adressé un message de réconfort aux familles et proches endeuillés , et a remis une enveloppe de deux millions de Fcfa à chacune des deux familles.

Meilleur ami d’un haut magistrat, le cerveau de l’affaire de la drogue du Port de Dakar échappe à l’enfer de Rebeuss

https://www.pressafrik.com Ibrahima Thiam, alias Toubey arrêté la semaine dernière a fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans l’affaire de la saisie de cocaïne au Port autonome de Dakar.  Mais cette affaire n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets.

Car, le présumé cerveau de la drogue, qui s’est livré au Doyen des juges d’instruction, Samba Sall, pour se constituer prisonnier, n’est pas n’importe qui.

En à croire le quotidien « Les Echos », l’inculpé serait le meilleur ami d’un haut magistrat. D’ailleurs c’est le juge même qui lui a suggéré de se rendre. Ce qui lui fait gagner des points.

La même source souligne « placé sous mandat de dépôt et envoyé à Rebeuss, Toubey n’y aura passé qu’une seule nuit. Car il se  la coule douce à la prison du Cap Manuel où il bénéficie d’un meilleur traitement. » Et le journal n’exclut pas qu’il

obtienne bientôt une mise en liberté provisoire.

Retrouvailles Wade–Macky à Massalikoul Djinane : le «coup d’Etat» de Karim

https://www.leral.net Haine, revanche ou manipulation: Karim Wade ne cesse de mettre en oeuvre des actions pour éloigner son papa de son ancien Premier ministre.

Le nouveau secrétaire général national adjoint du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) interdit à son père, Abdoulaye Wade de rencontrer Macky Sall à l’inauguration de Massalikul Jinaan.

Pour éviter à son père de serrer la main au Chef de l’Etat, Karim manoeuvre pour que Me Wade et Macky Sall ne fassent pas la paix le 27 septembre, lors de l’inauguration de la mosquée Massalikul Jinaan

DÉCÈS DE L’ANCIENNE MINISTRE DE LA CULTURE, COURA BA THIAM

Dakar, 3 sept (APS) – L’ancienne ministre de la Culture, Coura Ba Thiam, est décédée lundi à Dakar, à l’âge de 70 ans, a appris l’APS.

Mme Thiam a été ministre de la Culture sous Abdou Diouf de juin 1993 à mars 1994.

Elle a été également Première conseillère de l’Ambassade du Sénégal en Allemagne et Proviseure du Lycée Ameth Fall de Saint-Louis.OID

PUR / Makhary Mbaye au Pr Issa Sall : ‘’On ne peut pas être plus royaliste que le roi’’

https://www.dakaractu.com Nommé président de la commission communication du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) à l’issue du congrès de renouvellement, Makhary Mbaye apporte une réplique aux propos du Pr El Hadji Issa Sall qui rejette les nouveaux changements intervenus au sein du PUR et qui le dépouille de toute fonction dans les instances de l’organisation. Dakaractu s’est entretenu avec Makhary Mbaye.

Pour le Pr Issa Sall, le président du PUR n’a aucune prérogative pour prendre des décisions allant dans le sens d’une restructuration du PUR, ce qui rend illégal l’issue du congrès. Qu’en dites-vous ?

On ne peut pas parler d’un évènement historique sans évoquer les raisons qui constituent son avènement. Ce congrès n’a pas été organisé ex nihilo. Depuis 2000, le PUR n’a pas tenu de congrès de renouvellement donc 19 ans après, il était question de renouveler les instances du parti. Bien avant la date du 31 août dernier, il y a eu une rencontre au niveau du siège (Université du Ramadan) avec tous les secrétaires fédéraux et on avait convié le Pr Issa Sall dont on reconnait les efforts qu’il a consentis quand il s’est s’agi de redynamiser le PUR. Il a abattu un travail de Titan et on le lui reconnait, mais malheureusement, il n’a pas pris part aux différentes réunions préparatoires du congrès auxquelles il été convoqué et  l’adage dit que les absents ayant toujours tort, on a simplement poursuivi  notre bonhomme de chemin jusqu’au samedi 31 aout passé, date qui a été fixée et retenue par le président du parti qui a eu mandat de la base des secrétaires fédéraux pour convoquer le congrès.

Professeur invite à se référer aux textes du parti qui, selon lui, stipulent qu’en l’absence du secrétaire général, c’est le coordonnateur qui mène les débats alors que celui-ci était absent donc cela lui revenait de présider le congrès. Qu’en pensez-vous ?

On ne peut pas être plus royaliste que le roi. Dans toute organisation politique il y a aucune personne qui est au dessus du président et ce sont les secrétaires fédéraux qui lui ont donné mandat de procéder à un toilettage des textes et leur réactualisation voire leur réécriture selon les besoins de l’heure, ce qui a été fait et il n’a jamais pris part à ces différentes réunions dont j’ai parlé tantôt et c’est la raison pour laquelle il agit de la sorte.

Ce sont des disciples qui se sont réunis et non des congressistes relève le candidat à la présidentielle dernière ?

Le professeur que je respecte bien a toujours soutenu sur tous les toits que le PUR n’est pas un parti religieux. Au Sénégal, on ne reconnait pas un parti religieux ou un parti constitué sur la base d’une ethnie, d’une profession, etc. Le congrès a connu la participation de militants qui ne sont même pas des tidianes, qui ne sont même pas des musulmans. D’ailleurs, il y en a qui ont même participé aux débats. Il y a quelqu’un qui a pris la parole, pourtant, c’est un mouride qui a postulé pour assumer des responsabilités. Il y a également une dame qui a pris devant les congressistes la parole, elle n’est même pas musulmane, elle est chrétienne. Tout ceci n’est qu’un faux débat, le PUR n’a jamais été un parti religieux dans la mesure où il comprend dans ses rangs des militants d’obédience multiple.

Pr Issa Sall soutient maintenir le Statu quo et ne reconnait pas le directoire comme nouvelle instance. Votre lecture ?

C’est son droit de reconnaitre ou de ne pas reconnaitre, mais le parti va continuer son bonhomme de chemin. En ce qui nous concerne, on ne fera pas une fixation sur le Pr Issa Sall. On est sorti d’un congrès qui a été organisé dans les règles de l’art, peu importe le lieu, ça pouvait même se tenir sous l’arbre à palabre. Le congrès de 2000 a été organisé à l’université du Sahel et cela n’a rien enlevé à sa légitimité historique. Qu’est-ce que cela enlève à la crédibilité du congrès d’être tenu à l’université du Ramadan ?

Il maintient toujours son poste de coordonnateur du PUR, confie-t-il !

Il a la latitude d’accepter ou de ne pas accepter , mais ce qui est sûr c’est que le congrès a été tenu dans les règles de l’art et de manière transparente et démocratique. Même quand il s’est agi de voter les textes, y en a qui se sont abstenus comme il y en a qui se sont exprimés massivement.

Le PUR a procédé au renouvellement de ses instances, quelles sont les perspectives ?

Les prochaines étapes seront définies après la première réunion que le directoire tiendra sous l’orientation du président. Le directoire va se réunir avec les différentes commissions qui gravitent autour pour édifier l’opinion sur les objectifs.

BACHIR DIAWARA SUR OUMAR SARR ET CIE : “CES FORCES OBSCURES NE PEUVENT PAS DÉSTABILISER LE PDS’’

NETTALI.OM – L’ancien chef de cabinet du ministre d’Etat Karim Wade sort l’artillerie lourde contre les frondeurs. Il prête à Oumar Sarr et Cie de vouloir déstabiliser le Parti démocratique sénégalais de l’intérieur. Toutefois, celui qui fut un éminent théoricien de la Génération du Concret croit savoir que l’entreprise des “rebelles” est vouée à l’échec.

Le chamboulement des instances du Parti démocratique sénégalais (Pds), décidé par le secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, soulève toujours des vagues, sur fond de partition de cette formation politique qui a dirigé le Sénégal pendant 12 ans.

Ainsi, Bachir Diawara, qui dénie la qualité de militant aux membres de And Suxali Sopi, rassure les troupes quant à la résilience du parti sopiste. “En 1996, Oumar Sarr a été promu par le président Abdoulaye Wade. Personne n’a contesté, y compris les leaders du parti, à cette époque. Lui-même n’a pas contesté, parce que la décision lui a été favorable. Aujourd’hui, il conteste les textes et règlements qui lui ont permis d’accéder à ces niveaux de décision. Malgré tout ce qu’ils font, le Pds reste fort. Ces forces obscures ne peuvent pas déstabiliser le Pds. Et personne d’autre ne peut installer une crise au sein du Parti démocratique sénégalais. Le sabotage ne passera plus’’, a dénoncé  le nouveau secrétaire général national en charge des télécommunications, lors d’une conférence de presse animée hier par les libéraux de la commune de Thiès.

Bachir Diawara, qui soutient que les cadres, les anciens, les jeunesses libérales, les femmes du parti à Thiès “sont totalement en phase avec le Sg national Me Abdoulaye Wade’’, souligne que ce réaménagement, va redonner un nouveau souffle au parti, pour les échéances à venir.

Il rappelle, en définitive, que de Serigne Diop à Me Madické Niang, tous ceux qui ont défié l’autorité du pape du Sopi n’ont pas obtenu gain de cause.

 «Zéro déchet», «zéro bidonville» : deux objectifs titanesques qui feraient reculer plus d’un Hercule. Par Mody Niang

Il faut le dire, le répéter et le regretter profondément : notre président-politicien nous prend pour des moins que rien. Voilà qu’il se présente à nous, sans état d’âme, pour dénoncer ce qu’il appelle les tares qui plombent le développement de notre pays depuis 2012 ! Voilà qu’il prend de nouveaux engagements – encore lui – pour nous en débarrasser totalement. C’est ainsi qu’il s’engage à réaliser deux objectifs titanesques, qui feraient reculer le héros grec Hercule : ‘’Zéro déchets’’, ‘’zéro bidonvilles’’, tout en sachant qu’il va droit vers le mur de l’échec cuisant.

Ce qui étonne encore plus chez cet homme, c’est qu’il se comporte, quand il prêtait serment et s’adressait par la suite à nous à travers ses nombreux discours, comme s’il entamait un tout nouveau mandat. Il fait totalement table rase de sa magistrature de sept  longues années au cours desquelles, il ne s’est point soucié des maux qu’il dénonce aujourd’hui et s’engage à éradiquer.

‘’Zéro déchet’’, ‘’zéro bidonville’’ ! Nous l’aurions malgré tout pris au sérieux – et encore – si nous lui connaissions, pendant son premier long mandat, au moins quelques mesures (efficaces et appliquées) destinées à lutter contre les maux qu’il dénonce aujourd’hui. Il s’investissait plutôt, au grand jour, dans les stratégies qu’il mettait en œuvre pour assurer sa réélection, objet de tous ses rêves. Pendant tout ce temps, Dakar et les autres villes du Sénégal devenaient de plus en plus invivables. J’ai beaucoup écrit sur les questions importantes qui viennent d’attirer l’attention de nos gouvernants. Pour éviter de me répéter et que ce texte soit long, je renvoie le lecteur intéressé à quatre de mes contributions, choisies parmi de bien nombreuses autres. Ce sont celles-ci : 1)‘’Lutte contre l’indiscipline et l’anarchie : aller plus loin encore’’, (‘’Sud quotidien’’ du 4 février 1999) ; 2)‘’Ministères de l’Environnement et autres autorités publiques, où êtes-vous ?’’, (‘’xalima.com’’, ‘’WalfQuotidien’’ et ‘’Dakar-Times’’ du 9 septembre 2014) ;3)« Dakar, ‘’capitale de l’émergence’’, ville sale, désordonnée et bruyante », (‘’WalfQuotidien’’, ‘’ L’Exclusif’’, ‘’Dakar-Times’’ du 19 mars 2019) ; 4)« Dakar, ‘’capitale de l’émergence’’, ville sale, désordonnée et bruyante », (‘’Dakar-Times’’ et ‘’WalfQuotidien’’ du 28 mars 2019).

Des contributions traitant de ces questions-là, j’en ai beaucoup publié et ne crois pas être en mesure d’aller plus loin dans les idées que j’y ai déjà développées depuis de longues années. Je pense, par exemple, à celle du 9 septembre 2014 que m’avaient inspirée les propos d’un ambassadeur des USA qui quittait Dakar, ayant terminé son séjour. Je propose d’ailleurs aux lecteurs l’introduction pour lui permettre de mesurer le niveau de mon indignation d’alors :

« Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité, il exhortait le Gouvernement sénégalais à ‘’se focaliser’’ sur la question des ordures et des problèmes de l’Environnement en général, pour mieux tirer parti du potentiel touristique du pays. Précisant qu’il avait été déjà frappé par cette situation dès son arrivée au Sénégal, il s’interrogea en ces termes : ‘’Quand on voit les ordures, on se pose des questions. On se demande pourquoi c’est comme ça.’’ ». Et je précisais : « Je ne rappelle pas ces regrets de Mr Lukens parce qu’il représentait le pays le plus puissant du monde, mais bien parce qu’il a raison, et que ses regrets ne nous honorent point. Après 54 ans d’indépendance, nous peinons à débarrasser notre capitale nationale, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, des ordures et des eaux usées. »

Et je terminais ainsi mon introduction : « Son Excellence Lukens aurait dû d’ailleurs pointer aussi du doigt les gravats et les branchages qui sont une autre plaie de notre capitale. Une plaie qui, malheureusement, laisse totalement les autorités et les citoyens indifférents. Pourtant, les gravats en particulier enlaidissent terriblement la capitale nationale. Ils sont d’ailleurs pour beaucoup dans l’aggravation des inondations à Dakar et dans sa banlieue. »

Mon indignation citoyenne m’avait ainsi poussé, dans la même contribution, à interpeller les autorités sénégalaises en ces termes : « Ministère de l’Environnement, où êtes-vous ? Vous ne pouvez quand même pas laisser ce ‘’ poumon vert’’ de Dakar mourir petit à petit sous le poids des gravats que des délinquants irresponsables y déversent toutes les nuits, impunément ! Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêt à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants. Si, au contraire, ils trouvent  ma proposition prétentieuse et saugrenue, je lance le même appel à toutes les télévisions de nos différents groupes de presseet aux organisations de la société civile qui se préoccupent de la dégradation continue de notre environnement ».

Je poursuivais : ‘’Poumon de Dakar’’, c’est ainsi qu’on appelait communément les ‘’Jardins de Cambérène’’, jadis un îlot abondamment vert, fleuri et qui faisaient partie des rares ‘’voies respiratoires’’ de Dakar. Ils étouffent aujourd’hui sous des tonnes de gravats, dans l’indifférence totale – j’insiste –   des services du Ministère de l’Environnement, du Maire de Golfe, du Préfet de Guédiawaye, etc. C’est, personnellement, le cœur gros que je passe tous les jours devant ce qui était l’hôtel-restaurant du ‘’Jardin’’, qui ne fonctionne pratiquement plus à cause de la dégradation avancée de l’environnement. Les gravats s’amoncellent chaque jour un peu plus et remplissent tous les espaces vides environnants. »

Je prenais alors l’engagement-ci, qui était très sincère : « Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêt à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants » Je prenais le soin de préciser : « Je ne fais montre d’aucune prétention. Je ne fais pas non plus de cinéma. J’appelle seulement à une action citoyenne. Qu’on me mette à l’épreuve ! » Malheureusement, personne ne m’avait pris au sérieux et je n’avais enregistré, à l’époque, la moindre réaction.

Je pouvais proposer des extraits de mes contributions des 19 et 28 mars 2019. Comme elles sont ressentes, je remonte plus loin, beaucoup plus loin, pour montrer que l’intérêt que j’ai toujours eu pour ces questions qui semblent préoccuper nos autorités aujourd’hui, datent de plusieurs décennies.

Déjà, dans une contribution à la « Commission éthique et des valeurs » des Assises nationales du Sénégal intitulée « Propos sur nos comportements quotidiens », je rappelais la tragédie du ‘’Joola’’ en ces termes : «  La tragédie de la nuit du 26 septembre 2002 – pour revenir à elle  –, par-delà les centaines de morts qu’elle a entraînées et la douleur indicible qu’elle a engendrée, a été une honte pour notre pays et a porté un coup terrible à son image. Les images peu reluisantes du naufrage du  “ Joola” ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées par de nombreuses télévisions étrangères et principalement françaises, commentées avec par moment des piques qui ne nous honorent point. Juan Gomes de RFI avait également consacré son émission “Appel à l’Actualité” des 1ers et 2 octobre 2002 au malheureux événement. Un ressortissant français intervenant de Dakar avait, par-delà le naufrage du “Joola’’, pointé un doigt accusateur sur l’indiscipline caractérisée des Sénégalais et principalement sur celle des conducteurs de cars rapideset de“Ndiaga Ndiaye” qui sont, selon lui, de véritables bourreaux sur les routes. Il avait terminé son intervention par cette terrible assertion : “Le Sénégal se complet de plus en plus dans la médiocrité et le laisser-aller”.  Une dame, résidant à Paris, ira dans le même sens en regrettant que son pays (le Sénégal), “s’installe de plus en plus dans la culture du laxisme ”.

Et je continuais, le cœur gros, en ces termes :« Les Européens dont des ressortissants ont péri dans la catastrophe du 26 septembre, réfléchiront désormais longuement et profondément, avant de se décider à venir au Sénégal qui se révèle de plus en plus comme le champion mondial incontesté de l’indiscipline et de l’incivisme.  Nous nous comportons chaque jour qui passe comme une communauté de singes et d’hyènes adolescentes (que les walaf appellent “ nduulañ ”), communauté sans responsable où chacun fait ce que bon lui  semble et selon son instinct du moment, sans se soucier le moins du monde du tort qu’il peut porter au pays ou à son voisin immédiat. Quarante-huit années après l’indépendance (ce n’était donc que ça ?), nous continuons de traîner comme un boulet, les maux que le Président Senghor appelait “Les maladies infantiles du sous-développement”, dont les plus courantes aujourd’hui sont l’indiscipline et l’incivisme. »

Depuis cette tragédie de la nuit du 26 septembre 2002, près de deux mille (2000) victimes gisent au fond de l’Océan atlantique. Il n’y a eu aucun responsable désigné, sauf le Commandant de bord qui a vraiment bon dos. Il est facile de l’accuser de tous les péchés d’Israël puisque, lui aussi, est au fond de l’Océan.

D’autres tragédies avec zéro responsable sont intervenues au Sénégal. On se souvient ainsi de la terrible catastrophe de la SONACOS intervenue le mardi 24 mars 1992, et qui avait fait environ 140 morts et des centaines de handicapés dont certains à vie. Les responsabilités étaient très lourdes et on pouvait les situer facilement. La citerne qui avait explosé à l’intérieur de l’usine, du laboratoire exactement, était bourrée de 27 tonnes d’ammoniac, pour une capacité de 22 tonnes autorisée. Elle était, en outre, rafistolée en de nombreux endroits. Devant la gravité des faits, une commission d’enquête avait été mise en place par les autorités, plus par simple formalité que par volonté réelle de situer les responsabilités. Comme cela arrive souvent dans notre pays, la commission fut sans lendemain puisque le rapport, déposé entre les mains du Premier ministre d’alors, n’a jamais été exploité et aucune sanction n’a été prise, surtout pas contre le Président-Directeur général de la SONACOS d’alors (Abdoulaye Diop). Rien d’étonnant dans cette absence de sanctions, puisque le Président Abdou Diouf et le PDG étaient très proches, ayant grandi dans la même concession à Louga.

Je n’ai jamais été indifférent à l’absence de sanctions chez nous. Je me félicitais ainsi le 31 décembre 1998 quand, dans son message à la Nation, le président Abdou Diouf appela vigoureusement – en apparence tout au moins –, à une lutte sans merci contre l’indiscipline et l’anarchie qui constituaient un frein au développement du pays. C’était dans ma contribution du 4 février 1999, publiée ce jour-là par ‘’Sud quotidien’’. Je saluais alors les effets positifs qui commençaient à se faire sentir au grand bonheur et soulagement des populations. J’encourageais et félicitais aussi les forces de sécurité mais souhaitais vivement que ce début fracassant ne fût pas que ponctuel, un simple effet d’annonce destiné seulement, comme on nous y a habitués au Sénégal, à frapper les esprits et à s’évanouir ensuite comme un feu de paille. Je demandais aux autorités d’aller bien plus loin. J’insistais surtout sur la nécessité de renforcer notablementles sanctions contre les délinquants et de les appliquer effectivement.Je me fis plus explicite dans ma contribution du 4 février 1999 et m’y exprimais avec force en ces termes : « Un automobiliste qui ‘’brûle’’ un feu rouge ou un ‘’stop’’, ou qui s’engage délibérément dans un sens interdit doit être sévèrement puni et quel que soit son statut. S’il le fait une première fois, il doit s’acquitter d’une amende très lourde. En cas de récidive, les services compétents suspendent son permis de conduire pour un nombre indéterminé de mois. Si, malgré ces sanctions, il ne s’amende pas et est toujours enclin à commettre les mêmes délits, on doit l’envoyer en prison et le soustraire définitivement de la circulation en suspendant à vie son permis de conduire. Ce n’est pas trop sévère si on considère le nombre de plus en grand d’accidents spectaculaires et meurtriers constatés sur nos routes et qui sont presque tous causés par des chauffards insouciants, irresponsables et irrespectueux  des dispositions du Code de la route. C’est une très lourde responsabilité que de permettre à ces délinquants de se retrouver derrière un volant (ils arrivent souvent à se tirer indemnes des accidents les plus graves) et de continuer à s’adonner impunément à leur jeu favori : le fauchage de la vie de paisibles citoyens. »

Pendant donc bientôt soixante  longues années, les autorités nous ont toujours laissés faire. Elles ont assisté passivement à la sédimentation de nos épaisses couches de tares. Autorités et citoyens, nous sommes tous responsables de cette situation. Les autorités, celles d’hier comme celles d’aujourd’hui, le sont encore plus. Elles n’ont jamais osé prendre leurs responsabilités devant l’indiscipline et l’incivismes caractérisés des citoyens. Elles les ont au contraire toujours ménagés pour des raisons proprement électoralistes. La perspective d’une réélection a toujours constitué pour nos gouvernants comme un gaz paralysant, devant la nécessité de sévir face à des comportements parfois inacceptables.

Voilà que, comme sorti du bois, le président-politicien, considérant que nous avions la mémoire courte, se fixe comme objectifs surprenants ‘’Zéro déchet’’ et ‘’Zéro bidonville’’.

Cet engagement est encore la preuve formelle qu’il n’a aucun respect pour nous, qu’il nous prend pour des moins que rien, incapables de faire la part des choses. Je n’insiste pas sur la situation catastrophique de Dakar et celles de nombreuses autres villes du pays. Depuis plus d’une semaine, les télévisions nous montrent des images qui sont une honte pour notre Sénégal ‘’émergent’’.

Les deux objectifs titanesques du président-politicien sont donc chimériques, et il le sait. Même avec un président de la République digne de la fonction et un gouvernement à son image, ces deux objectifs plus qu’herculéens ne sont pas réalisables avant plusieurs décennies. Ils ne le sont pas tout court. Qui peut me citer une seule ville dans le monde, fût-elle la plus propre, où on ne trouve aucun petit déchet ?

En outre, les États-Unis d’Amérique sont la première puissance économique, financière et militaire du monde. Ils comptent parmi les banlieues les plus difficiles pour les populations qui les habitent. Comment le président-politicien peut-il débarrasser la seule capitale (Dakar) de sa banlieue, en quatre ou huit ans ? Sait-on jamais avec cet éventuel troisième mandat sur lequel il ne crachera sûrement pas ?

Ho ! Je les entends, les tonitruantes ‘’cuillères’’ du président-politicien, me rétorquer qu’il a bien le droit de se fixer des objectifs. Oui, à condition que ce soit des objectifs réalistes. Or, ce n’est un secret pour personne : il s’adonne à son jeu favori : le cinéma, le show. S’il avait annoncé des objectifs réalistes, sincères, et qu’il se mît sérieusement et durablement au travail avec son gouvernement, je lui aurais sûrement apporté mon soutien, même s’il est très modeste, peut-être insignifiant. Malheureusement, avec tout le passif de ses sept longues années et ceux de ses deux prédécesseurs, on ne peut plus faire confiance à nos politiciens. Et, pour rafraîchir la mémoire du lecteur, je rappelle – il le faut toujours – la fameuse révolte des marchands ambulants de Dakar. Le Président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, avait donné publiquement des instructions fermes de les dégager des principales artères de la capitale nationale. Il avait affirmé que le gouvernement ne prendrait plus aucun arrêté, aucun décret, aucune loi pour cela, tous les textes existant et étant encore en vigueur. Il martelait surtout qu’il n’accepterait aucune intervention.

Deux jours après, le Gouverneur de Dakar appliquait à la lettre les instructions du Président de la République et on connaît la suite, avec la violente révolte des marchands ambulants. Le vieux politicien devant l’Eternel ayant pris peur, se rétracta et désavoua publiquement le pauvre gouverneur. Il recevra ensuite une délégation des marchands ambulants et affectera le pauvre gouverneur à Kaolack et son préfet à Mbour.

Les marchands ambulants triomphants envahirent de nouveau toutes les rues d’où ils avaient été dégagés.

Voilà notre drame : nous traînons deux plaies béantes, deux maladies jusqu’ici incurables, qui sont l’indiscipline et l’incivisme des Sénégalais d’une part, le laxisme notoire de nos gouvernants d’autre part, le tout se manifestant par une absence presque totale de sanctions.

Dans notre pays, c’est le laisser-aller total et chacun fait ce que bon lui semble, sans frais. Je terminerai par ce constat, cette certitude, la mienne : jusqu’à preuve du contraire, je ne connais pas, des quatre coins du monde, un peuple aussi indiscipliné et aussi incivique que le nôtre. Ce qui n’a rien de surprenant avec, en  particulier, les trois derniers dirigeants que nous avons eus à la tête de notre pays. Des dirigeants dont la principale préoccupation a été (et est pour l’actuel) de rester le plus longtemps au pouvoir, et d’en profiter au maximum pour s’enrichir et enrichir leur clan, au sens large.Dakar, le 2 septembre 2019MODY NIANG

Oumar Sarr, cheval de Troie du pouvoir: des frères libéraux dans un prochain gouvernement ?

leral.net lLe trio frondeur du PDS (Oumar Sarr, Amadou Sall et Babacar Gaye) a compris que son avenir politique hors de la dynastie des Wade, est plus qu’hypothéqué. Autrement dit, suite à la décision du patriarche de mettre en orbite Karim, frustrés, fâchés et abusés qu’ils sont, ils auraient pu simplement quitter le Pds.
Ces responsables libéraux auraient pu faire comme l’avaient courageusement fait un Idrissa Seck et surtout, un Macky Sall en son temps, qui en récoltera les bénéfices dont il jouit encore. Mais ils n’ont pas des épaules assez larges pour une telle option. Eux qui, à une époque récente encore, étaient d’accord avec les désirs et les envies du pape du Sopi, se sont donc retournés contre lui, en lançant dans la foulée, «And Suqqali Sopi».
Ces barons prétendent mener la fronde anti-Karim à l’intérieur même du Pds. Le Vieux qui les a, à l’oeil, a vite pris des mesures pour contrer leur stratégie de défiance. Abdoulaye Wade a ainsi lancé le renouvellement de toutes fédérations et de la diaspora. Ce qui a coûté à Babacar Gaye, l’ex-porte-parole du parti, son poste de Secrétaire général de la fédération départementale de Kaffrine. C’était à l’issue de l’Assemblée générale de ladite structure tenue samedi dernier.
L’alliance pour la République (Apr) est un parti qui accueille tout transhumant. Oumar Sarr, Me Amadou Sall et Babacar Gaye, vont certainement être exclus du Pds pour l’affront qu’ils ont osé opposer au père Wade. Et cette décision va faciliter leur probable transhumance vers la majorité présidentielle. Puisque le projet de rejoindre le pouvoir a manifestement existé bien avant que Me Wade ne prenne « une batterie de mesures ayant abouti à un remaniement du secrétariat national qui écarte littéralement ces principaux responsables légitimes sans aucun débat à l’interne». Oumar Sarr y jouait déjà le rôle du cheval de Troie pour le pouvoir.
«Des visites nocturnes au palais»
Dans une tribune intitulée «La face cachée des opposants», signée par Emmanuel Desfourneaux, publiée le 12 juillet 2019 sur Seneplus, l’auteur faisait une révélation qui mérite toute l’attention à propos des frères libéraux. «Tout Palais présidentiel renferme bien des secrets du pouvoir. Pourquoi ne pas croire par conjecture, à des tractations secrètes conduites au Palais de la République du Sénégal entre Macky Sall et certains pontes de l’opposition, en particulier des anciens frères libéraux? Il me faut dépasser l’hypothèse d’école, et en avoir le coeur net», écrit l’éditorialiste, avant de se faire plus précis. «Après plusieurs appels téléphoniques passés auprès de certaines sources dignes de confiance, trois noms ont été dénichés: Oumar Sarr, Mamadou Diop Decroix et Me Amadou Sall».
Opposants cherchent du travail
Concrètement, ces visites nocturnes ont pour but, selon Desfourneaux, l’entrée prochaine dans un gouvernement d’union nationale de ces opposants. M. Desfourneaux dit que l’info lui est passé sans précision par Madame Nafi Diallo, porte-parole adjointe du PDS. Sans précision avant que lui ne fasse ses propres recoupements. Pour Oumar, ce n’est pas très étonnant puisque l’homme était au dialogue national contre l’avis du parti et a assumé son choix face aux caméras, quitte à s’attirer la colère et les foudres du pape du Sopi, qui veut tout pour son fils et rien pour les autres.
«Les trois protagonistes des réunions nocturnes ont un mobile politique: faire partie d’un possible gouvernement d’union nationale qui se profilerait vers la fin du 2e semestre. Eloignés des fastes du pouvoir depuis 7 ans, c’est assurément long ! A plus forte raison, lorsque l’un de leur frère libéral gouverne, rien ne les sépare politiquement, le sacrifice de «l’agneau Wade» les conduit vers une impasse !»
Le double jeu d’Oumar Sarr, Janus du Pds
Oumar Sarr serait en effet, l’initiateur de telles tractations souterraines, en vue de rapprocher Macky Sall et les anciens libéraux. Plus stupéfiant encore, c’est qu’au plus fort du boycottage de la présidentielle du 24 février par le Pds, que l’ancien bras droit aurait été reçu par le Président Macky Sall. Si ce n’est pas impossible, c’est à peine croyable que les choses se fussent ainsi passées. Problème de cohérence.
«Le numéro 2 du premier parti de l’opposition parlementaire s’est converti en une sorte de Janus du PDS, dieu introducteur et garantissant le passage des portes entre l’opposition et la majorité. C’est en effet par son entremise, et ce, après les élections présidentielles, que Mamadou Diop Decroix et un peu plus tard, Me Amadou Sal,l auraient obtenu une audience auprès du locataire du Palais de Dakar», affirme l’éditorialiste. Rappelons que Mamadou Diop Decroix de And Jëf, vieil allié du Pds, était comme Oumar Sarr au dialogue politique rejeté par Abdoulaye Wade.
De la duplicité des politiciens
Cette duplicité montre à suffisance comment les hommes politiques peuvent se jouer et se sont toujours joués du peuple. En public, on est opposant, pugnace et tenace. On apparaît virulent, acerbe, voire exagéré envers l’adversaire politique et on trompe son monde. Mais en privé, on a d’autres visées et d’autres intérêts à défendre. On rencontre en catimini cet adversaire supposé. Où est donc la cohérencé? C’est quoi la ligne politiqué? Quel respect on doit à ses militants qui croient avoir des leaders avec qui ils mènent un combat?
Bien entendu, on ne va pas en vouloir aux gens de retourner leurs vestes quand ils veulent, mais on peut s’étonner de voir des militants bernés constamment. C’est gênant qu’on tente de faire croire aux autres ce qu’on ne croit pas soi-même.
Le plus surprenant pour ces visiteurs nocturnes, c’est que lors de la dernière présidentielle, ils avaient en effet martelé que si Karim Wade, leur leader, n’était pas autorisé à concourir pour la présidentielle, il n’y aurait pas élection. Ils l’ont martelé un million de fois. Mais l’élection s’est bel et bien tenue sans encombre, suivie des législatives. C’est vrai aussi que Karim, l’arlésienne, s’est bien joué d’eux. Maintenant qu’ils sont échaudés par Wade, ils pourraient plus facilement rejoindre le pouvoir puisque «And Suqqali Sopi» n’a pas chance d’aller loin.
Les libéraux peuvent-ils rebondir?
Ce qui est certain, c’est que le Parti démocratique sénégalais n’est certainement pas au top de sa forme. Il est atteint par des échecs électoraux successifs depuis 2012, affecté par l’exil forcé de Karim à qui le père veut léguer le parti, touché par le départ de certains cadres qui ont rejoint le pouvoir.
Mais alors, qu’on espérait que le temps passant, le pape du Sopi, sous le poids des âges, laisserait s’exprimer d’autres leaderships, il n’en n’a rien été. Le père Wade considère toujours le parti comme son patrimoine personnel. Ce qui explique le remaniement des instances à sa convenance. Soit on l’accepte, soit on dégage. Mais les membre de «And Suqqali», ne l’acceptent pas et ne veulent pas non plus dégager. Puisque dégager, c’est signer leur mort politique. Par contre, rester en l’intérieur du Pds leur permet s’il doit rejoindre leur ancien frère libéral, d’y aller avec un certain poids politique.
Un si long chômage politique
Depuis 2012, les libéraux sont au chômage. Ils ne peuvent pas se faire embaucher par la République. Le parti évolue selon les humeurs de son chef, Me Wade. Or, il se trouve que la majorité au pouvoir, elle, a besoin de se massifier. Même s’il n’y avait pas eu des tractations auparavant, l’Apr pourraient s’y intéresser maintenant. Ces anciens camarades libéraux vont être du pain béni pour agrandir les rangs du pouvoir puisque d’autres rendez-vous démocratiques se profilent à l’horizon. Cela permet aussi de donner du poids à l’Apr, attendu que le président en est à son dernier mandat et qu’il aurait voulu que le nouveau président soit issu de son parti.
Selon un récit circonstancié, ce serait Oumar Sarr, le Secrétaire général adjoint du PDS, qui serait à l’initiative de manoeuuvres souterraines pour un rapprochement entre la majorité et l’opposition. C’est lui-même, en pleine campagne présidentielle, donc avant le 24 février 2019, mais surtout en plein boycottage des élections par son parti, qui aurait été reçu en personne par le Président Macky Sall.Par Noël SAMBOU

Macky ne peut rien tout seul!Par Oumou Wane

C’est la rentrée ! Les « vacances » de l’exécutif sont bien terminées. Comme pour la météo, le climat social affiche une atmosphère réelle en demi teinte et une température ressentie étouffante.
Certes, en l’absence du président, à l’issue du G7 en France et d’un voyage au Japon pour les besoins de la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, il y eut d’innombrables fléaux au pays, tels la recrudescence des accidents de la circulation, les inondations meurtrières et les débats politiques houleux habituels, qui à eux seuls sont une catastrophe pour la nation… mais est-ce une raison suffisante pour ne pas accueillir le retour de notre président dignement ?
La grogne systématique, notamment autour du débat sur le dialogue national ne nous surchauffe-t-elle pas autant que le dérèglement climatique ? Car enfin, cette auto-hypnose dans le « rien ne va plus », ne finit-elle pas par se retourner contre nous, installant morosité et dépression dans le dialogue social ?
Cette difficulté de s’accorder collectivement ne devient-elle pas un mal sénégalais ? Le dénigrement et la critique systématique, associés à la pression médiatique sur le pouvoir, font le jeu de ceux qui se laissent porter par le vent des opinions faciles et voudraient nous faire croire qu’au Sénégal, les misères des populations préoccupent très peu les gouvernants.
Une chose est d’être attiré par ces faits approximatifs, une autre est d’y croire. Il est souvent plus efficace en termes d’affichage, de soutenir « les huées populistes » plutôt que de s’embarrasser avec la vérité.
Alors, fièvre et réchauffement, peut-être ! Toujours est-il qu’une fois encore en cette rentrée, notre Président de la République pose des actes. Il a concrétisé son vœu de rationaliser les dépenses de communications téléphoniques de l’Etat et réaffirme sa volonté inébranlable de réduire la dépense publique, les économies générées par cette décision, devant servir à la prise en charge effective des besoins exprimés par les populations en termes de santé, d’éducation, de formation professionnelle, mais également d’infrastructures pour restaurer l’équité territoriale et la justice sociale.
Au programme de cette rentrée, dit-on également, Macky Sall envisage un futur gouvernement de majorité élargie qui serait issu des concertations nationales et du dialogue dirigé par Famara Ibrahima Sagna. On peut regretter que le Parti démocratique sénégalais (Pds) et le Pastef de Ousmane Sonko aient boycotté le Dialogue national et ne soient pas de la partie, pour ce rassemblement.
Le pays aurait bien besoin d’eux, comme de chacun d’entre nous pour se hisser et un jour enfin émerger.
Ils ont raison sur quelques points. La détresse quand la population demande un meilleur cadre de vie, existe bien. Les perspectives viables offertes aux jeunes ne se bousculent pas à l’horizon, certaines inégalités restent toujours très marquées, mais même si l’on me range du côté des rêveurs, je considère qu’ils nourrissent le fatalisme et la résignation.
En effet, un peu partout dans notre pays, outre les nombreuses initiatives citoyennes porteuses d’espoirs, des autorités publiques refusent de se soumettre au pessimisme économique, et mettent en œuvre des politiques en faveur des populations.
Contrairement à ce que l’on croit, les autorités bataillent à garder le contrôle de nos ressources naturelles pour financer le développement humain et œuvrent à modifier les contrats avec les multinationales.
Ni la lucidité ni le courage politique, ni la carrure d’un chef d’État, ne suffiront pourtant à eux seuls à lutter contre les inégalités et faire en sorte que les règles changent.
Aucune des grandes conquêtes sociales (abolition de l’esclavage, fin de la colonisation, droits des femmes…) n’a été obtenue grâce au seul courage politique. Elles ont toutes été le fruit d’engagement des populations.
Qu’elles constituent aujourd’hui des sources d’inspiration et nous aident à lutter contre le fatalisme ambiant.Oumou Wane,Présidente africa7

Désengorgement de Rebeuss :400 détenus bientôt transférés à Sébikotane

https://www.dakarposte.com Un nombre de 400 détenus provenant de plusieurs centres de détention du pays sera transféré dans deux mois à la prison de Sébikotane. L’annonce a été faite par Amadou Abdoulaye Diop, directeur des Constructions des palais de justice et autres édifices du ministère de la Justice, lors d’une visite des nouveaux bâtiments prévus à cet effet.
Quelque 400 détenus en provenance de plusieurs prisons du pays notamment Rebeuss vont être transférés à la prison de Sébikotane dans deux mois. Amadou Abdoulaye Diop, directeur des Constructions des palais de justice et autres édifices du ministère de la Justice, l’a fait savoir lundi à l’occasion de la visite des nouveaux bâtiments prévus pour ce faire. «Nous sommes ici à la prison de Sébikotane que nous appelons dans notre jargon, le quartier spécial de Sébikotane, un quartier à haute sécurité. C’est une prison qui peut accueillir jusqu’à 400 personnes ; ce qui va permettre de désengorger Rebeuss qui, comme vous le savez, a atteint depuis quelques années les limites de sa capacité (…) Sur ce site, nous allons accueillir dans deux mois des détenus qui viendront de Rebeuss et peut-être même d’autres prisons du pays», a-t-il fait savoir après avoir constaté de visu l’état d’avancement des travaux. «Cette prison respecte tous les standards nationaux en matière de construction de prison», a-t-il encore précisé. Il s’agit d’un bâtiment R1 + 1 conçu, selon le directeur des Constructions, pour assurer des conditions de détention correctes. «Il faut qu’on mette les détenus dans des conditions qui respectent les droits de l’Homme, qui respectent la dignité humaine», a noté en ce sens M. Diop, affirmant qu’un compartiment pour personnes à mobilité réduite a été aménagé dans ces nouveaux locaux.
«Ce qui reste à faire c’est le bloc administratif et les fosses septiques et le constructeur a assuré qu’ils seront prêts avant les deux mois», fait savoir le directeur pour qui l’objectif de l’Etat est de construire d’autres prisons encore pour rendre meilleures les conditions de détention au Sénégal. «L’Etat du Sénégal est en train de faire des efforts pour désengorger carrément toutes les prisons. Pas seulement Rebeuss, mais toutes les prisons du Sénégal. On travaille à construire d’autres prisons beaucoup plus grandes en termes de superficie et de capacité d’accueil, et qui  vont offrir toutes les commodités», a indiqué Amadou Abdoulaye Diop. Ce dernier a, à ce propos, fait savoir que des études sont en cours pour en construire dans d’autres localités qu’il n’a cependant pas listées.Le Quotidien

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