Revue de Presse du Mercredi 28 Aout 2019

Unes de la Presse du Mercredi 28 Aout 2019
Unes de la Presse du Mercredi 28 Aout 2019
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Les sénégalais invités à favoriser le tourisme local

iGFM – (Dakar) –  Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, a invité mardi les Sénégalais à favoriser le tourisme local pour découvrir le fort potentiel culturel, artistique et historique du pays.

« Le Sénégal, ce beau pays, a quelque chose à vendre à ses enfants, et il se trouve que la connaissance de soi-même est fondamentalement importante pour que tous, nous favorisons un tourisme local », a-t-il déclaré, lors d’une rencontre avec les acteurs culturels de la région de Fatick, en présence du gouverneur, Seynabou Guèye.

« Partout dans nos régions, nous avons des sites historiques, des repères à visiter, par conséquent, a-t-il estimé, le tourisme du Sénégal doit être fait d’abord par des Sénégalais », a plaidé le ministre du Tourisme.

Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité de « favoriser la visite du voisin », de « revisiter l’histoire de notre pays dans les régions ». « Le premier potentiel touristique de notre pays doit reposer d’abord sur le Sénégalais », a-t-il soutenu.

En tournée dans la région de Fatick, le ministre de la Culture et de la Communication a visité la réserve de Fathala, les sites mégalithiques de Sine Ngayène, le Centre d’interprétation de Toubacouta et le Centre culturel régional de Fatick.

Magnifiant le fort potentiel culturel, historique et touristique de la région, il s’est engagé à voir dès son retour sur Dakar, son collègue du Tourisme, pour qu’ils puissent de ’’manière optimale’’ mettre leurs « synergies » pour renforcer la destination Fatick.

Il a évoqué la tenue d’un CRD conjoint avec les deux ministères autour de l’art, de la Culture et du Tourisme, dans la région de Fatick qui a « un fort potentiel ».

De même, le ministre de la Culture et de la Communication a appelé les structures publiques et le secteur privé à encourager le développement d’un tourisme local.

« Ensemble, a-t-il encore souligné, nous sommes tous animés de la volonté de valorisation de notre histoire, des sites touristiques et culturels de notre pays qui a un fort potentiel dont nous devons être fier. »Auteur : Aps

Hausse des débarquements de la pêche au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les débarquements de la pêche au Sénégal au terme du premier semestre 2019 ont enregistré une augmentation de 137.100 tonnes comparés à la même période de l’année 2018, selon les données établies par la Direction de la pêche maritime (DPM)

Le cumul de ces débarquements s’est établi à 883.820 tonnes contre 746.720 tonnes au terme du premier semestre 2018, soit une progression de 18,36%.

En glissement mensuel, les débarquements de la pêche se sont contractés de 9.250 tonnes, passant de 181.690 tonnes en mai 2019 à 172.440 tonnes en juin 2019. Cette situation est due essentiellement repli des débarquements de la pêche industrielle dont le cumul s’est établi à 197.130 tonnes durant la période sous revue contre 258.740 tonnes au mois de mai 2018 (moins 23,81%).

De son coté, la pêche artisanale a légèrement progressé de 2,80% avec des débarquements qui s’établissent à 165.950 tonnes en juin 2019 à contre 161.420 tonnes un mois auparavant.MS/cat/APA

 Biens et services de loisirs : Les prix ont baissé de 7,6% au 2ème trimestre 2019

https://www.lejecos.com Les prix des biens et services de « loisirs et culture » ont enregistré une baisse de 7,6% en comparaison au trimestre précédent.«Cette évolution fait suite à celle des prix des forfaits et circuits touristiques composites (-3,5%) et des papeteries et imprimés divers (-7,4%). Comparés à leur niveau du trimestre correspondant en 2018, ils ont diminué de 5,4%, en rapport avec le repli des prix des papeteries et des imprimés divers (-7,5%), des livres scolaires et autres livres (-1,9%) et des services culturels, récréatifs et sportifs (-4,7%). Sur les six premiers mois de 2019, ils se sont réduits de 1,4%.

La contribution de la fonction à l’évolution d’ensemble s’est établie à +34,1% », renseigne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) dans  sa « Note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation » pour le deuxième trimestre 2019. Pendant cette même période, l’Ansd observe que les  prix des « articles d’habillement et chaussures » ont baissé de 2,5% par rapport au trimestre précédent, en rapport avec la diminution des prix des vêtements de dessus d’homme (-13,0%) et des sous-vêtements d’hommes (-10,5%).

En comparaison au trimestre correspondant en 2019, ils ont fléchi de 2,4%, sous l’effet de la réduction des prix des vêtements de dessus d’homme (-13,8%), des chaussures de femme (-6,3%) et des chaussures d’enfants (-2,5%). Le rapport des prix moyens des six premiers mois de 2019 sur ceux de 2018 s’est établi à -1,3%. La fonction a contribué à hauteur de +17,8% à l’évolution d’ensemble.

Les prix des services de « restaurants et hôtels » ont également connu une baisse de 1,5% au deuxième trimestre 2019, en raison de la réduction des prix des services des cantines (-2,8%) et des restaurants, cafés et établissements similaires (-1,5%).

En variation annuelle, ils se sont contractés de 0,7%, en liaison avec la progression des prix des services des restaurants, cafés et établissements similaires (-0,7%) et des cantines (-2,8%). Sur les six premiers mois de 2019 comparés à ceux de 2018, ils sont restés inchangés. La contribution de la fonction à l’évolution d’ensemble est de 7,8%.Amadou Idrissa Dia

Consommation : Le niveau général des prix a baissé de 1,2% au 2ème trimestre 2019

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié sa « Note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation » pour le deuxième trimestre 2019

Selon le document parcouru  par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le marché international est marqué par une baisse des prix des denrées alimentaires au deuxième trimestre 2019. En effet, l’indice FAO1 des prix des produits alimentaires base 100 en 2002-2004 a diminué de 3,6%, en raison du repli des cours des produits laitiers (-9,6%), et de la viande (-9,6%).

Toutefois, les cours du sucre (+1,0%), des huiles végétales (+2,8%) et des céréales (+1,3%) ont augmenté au cours de la période sous revue.

Au plan interne, le niveau général des prix à la consommation a baissé de 1,2% au deuxième trimestre 2019. Selon l’Ansd, cette évolution résulte de celle des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », des « articles d’habillement et chaussures », des services « communication », ainsi que des « loisirs et culture ».

Par ailleurs, ce repli des prix à la consommation provient du recul simultané des prix des produits locaux et importés. En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 1,1%, en raison de la hausse de ceux des services de « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants », des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », des services « santé » et de « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ».

En moyenne, sur les six premiers mois de l’année 2019, l’acquis d’inflation est de +0,8%.Amadou Idrissa Dia

Produits alimentaires et boissons non alcoolisées : Un repli de 2,8% observé au 2ème trimestre 2019

https://www.lejecos.com Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » se sont réduits de 2,8% comparés au premier trimestre 2019, du fait de la baisse des prix des produits frais tels que les légumes frais en feuilles (-4,2%) et les poissons frais (-11,5%).

L’information est donnée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans sa  « Note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation » pour le deuxième trimestre 2019.

En effet, le repli des prix des produits frais est induit par une offre abondante. Aussi, le rabais des prix des agrumes (-4,6%), des tubercules et plantains (-6,0%), ainsi que des autres produits à base de tubercules et de plantain (-1,2%) ont-ils contribué à la réduction des prix des produits alimentaires.

En variation annuelle, ils ont augmenté de 2,4%, en raison de l’appréciation des prix des légumes frais en feuilles (+13,5%), des poissons frais (+13,0%), de la viande de mouton ou de chèvre (+11,2%), ainsi que des autres fruits frais (+5,0%). Le rapport des prix moyens des six premiers mois de 2019 sur ceux de 2018 a progressé de 1,4%. La fonction a contribué à hauteur de +84,0% à l’évolution d’ensemble.

Concernant les prix des biens et services de « communication », l’Ansd renseigne qu’ils  se sont repliés de 2,4% en comparaison au trimestre précédent. Cette situation résulte du recul des prix de la communication téléphonique (-1,6%), résultant des promotions de crédit. En variation annuelle, ils se sont réduits de 0,2%, en raison de la contraction des prix des matériels de téléphonie et de télécopie (-12,9%). Sur les six premiers mois de 2019, les prix de la fonction ont diminué de 1,0%. La contribution de la fonction à l’évolution globale s’élève à +6,9%.Amadou Idrissa Dia

Environnement des affaires : Nette amélioration du climat au deuxième trimestre

https://www.lejecos.com Selon la DPEE, le climat des affaires s’est amélioré au deuxième trimestre 2019, par rapport au trimestre précédent. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a gagné 0,5 point tout en restant en dessous de sa moyenne de long terme.

Cette situation traduit une bonne orientation des opinions respectives des industriels et des prestataires de services. Sur une base annuelle, une consolidation du climat des affaires est notée, au deuxième trimestre 2019.
Dans l’industrie, la majorité des industriels interrogés ont indiqué la concurrence supposée déloyale (30%), les difficultés de recouvrement des créances (27%), l’insuffisance de la demande (24%) et l’approvisionnement difficile en matières premières (19%) comme les principales contraintes, durant le deuxième trimestre 2019.
Néanmoins, le climat des affaires s’est amélioré (+4,7 points) dans le sous-secteur, en rythme trimestriel. En effet, les opinions des industriels sur, respectivement, la production, les commandes, la situation des stocks de produits finis et l’emploi de main d’œuvre se sont bien orientées. Les perspectives de commandes, de stocks de produits finis ont, également, contribué à l’amélioration de l’indicateur de climat des affaires dans le sous-secteur.Pathé TOURE

La colère des producteurs d’oignon de la zone de Potou

iGFM – (Dakar) – La décision de l’Etat du Sénégal d’ouvrir le marché à l’oignon importé n’agréée guère les producteurs d’oignon de la zone de Potou. Lors d’un rassemblement pacifique organisé sur le site de stockage, les producteurs ont exigé le départ du directeur de l’Agence de régulation des marchés. « Amadou Sy ne travail pas dans la treansparence. Il veut nous imposer l’ouverture du marché à l’oignon importé alors que plus de 10 000 tonnes de notre production sont en souffrance dans les périmètres et 8000 autres tonnes ua marché de Dalifort » a fait savoir Amadou Diam Yody Ba, président national de l’Inter filière de l’oignon.

Les producteurs d’oignon de la zone de Potou considère que les stocks de l’oignon local dont ils disposent peuvent  peuvent bien alimenter le pays jusqu’à la fin de l‘année.

Forte baisse du trafic aérien passagers au mois de Mai

https://www.lejecos.com Selon les données recueillies auprès de LAS et l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd), au mois de Mai 2019, il a été enregistré pour le trafic aérien une baisse aussi bien du fret (-6,7%), du nombre de passagers (-18,8%) que des mouvements d’aéronefs (-0,9%) comparés au mois précédent.

La diminution du nombre total de passagers est due à celle notée sur les arrivées (-24,6%) et les départs (-17,4%) atténuée par la hausse constatée sur le transit (+11,6%), note l’Ansd.

Par contre souligne la même source, comparativement au mois de mai 2018, les mouvements d’aéronefs (+5,1%), le fret (+3,6%) ainsi que le nombre de passagers (+0,3%) ont augmenté sur la période sous revue.Amadou Idrissa Dia

Transport : Les « 7 places » retirées de la circulation dans trois mois

https://www.ferloo.com Les nombreux accidents notés sur les routes continuent d’interpeller les autorités. D’importantes mesures sont en train d’être prises. Parmi elles, la disparition prochaine des voitures communément appelées « 7 places ».

Selon le directeur des Transports terrestres, Cheikh Oumar Guèye, l’une des plus importantes mesures est sans doute le retrait de la circulation des voitures de transport en commun de type « 7 places ». Ce programme va démarrer au mois de septembre. « On donnera un délai de trois mois pour que toutes les voitures de ce genre soient retirées.

D’autres mesures seront aussi mises en place. Une voiture de transport en commun ne va plus faire plus de 20 ans d’exploitation », a annoncé le patron des Transports. Pour rappel, cette décision intervient suite à l’accident qui a causé, lundi, la mort de six personnes dans la région de Ziguinchor, près de Oussouye. Le Soleil

Accident : Réglementation en vue de l’âge d’exploitation des véhicules de transport en commun…

https://www.dakaractu.com Les récurrents accidents meurtriers enregistrés ces derniers temps ont poussé l’Etat à prendre à bras le corps la situation des véhicules de transport en commun.

Pour preuve, Cheikh Oumar Gaye, le directeur des transports terrestres a fait part de l’existence d’un programme pour remplacer tous ces véhicules dès le mois de septembre.

Pour l’heure, les autorités en charge dudit secteur sont en train de préparer des textes pour limiter l’âge d’exploitation des véhicules de transport en commun à 20 ans. Ce programme est en cours, a appris Dakaractu.

‘’On va commencer le remplacement de ces 7 places-là au cours du mois de septembre et donner un délai de deux à trois ans pour dire qu’au-delà de ces délais on ne peut plus exploiter ce genre de véhicules’’, a dit M. Gaye sur les ondes de la Rfm. il ajoute que ses collaborateurs et lui sont ‘’globalement, en train de travailler sur la réglementation de l’âge d’exploitation des véhicules de transport public de marchandises comme de personnes. Donc un véhicule de transport public de personnes de 20 ans ne pourra plus être exploité au Sénégal. Pareil pour celui affecté au transport de marchandises, il ne pourra plus dépasser les 25 ans’’

Boul Diabé/Kaolack : Plus de 400 animaux (bœufs) ont péri dans cette zone.

https://www.dakaractu.com Au village de Boul Diabé (département de Kaolack), les éleveurs ne savent plus où donner de la tête. En cause, ces derniers ont perdu plus de 400 bœufs du fait de la salinité de l’eau et du manque d’aliment de bétail provoqué par le déficit pluviométrique qui a été enregistré dernièrement sur toute l’étendue du territoire national notamment dans le Saloum.

Par conséquent, les éleveurs se sont fait entendre en montant au créneau pour alerter. « La situation est devenue catastrophique. L’eau des puits est maintenant très salée à cause de l’extension des Salins du Saloum. Du coup, nous faisons des kilomètres pour avoir de l’eau douce. Les villages environnants tels Keur Wack, Keur Waly Ndiaye etc, sont dans la même situation que nous. L’usine a étendu ses tentacules sans se soucier des populations et  de l’impact environnemental… », a martelé un des éleveurs.

Au nombre des causes, il est à noter la rareté des pluies qui avait mis le monde rural dans l’inquiétude la plus totale. D’après nos interlocuteurs, plusieurs animaux ont péri parce que le tapis herbacé a poussé tardivement dans cette zone et du coup, plusieurs bœufs ont été vendus pour nourrir le reste du bétail. D’ailleurs, certains d’entre eux ont finalement abandonné cette alternative. Actuellement, la plupart des éleveurs attendent l’appui de l’État pour renforcer leur cheptel…

14 mois sans salaires : Le collectif des travailleurs de PCCI hausse le ton

https://www.seneweb.com Resté 14 mois sans salaire, le collectif des travailleurs du centre d’appels Pcci en collaboration avec le mouvement Frapp France Dégage dénonce et demande à l’Etat « de ne plus se plier au néocolonialisme».

En conférence de presse avec le collectif des travailleurs de Pcci, l’activiste de Frapp France Dégage, Guy Marius Sagna, tient pour responsable de cette situation, le Président Macky Sall et son ministre du Travail.

« Le centre d’appels Pcci est tout simplement scandaleux. Voilà un centre d’appels, une entreprise qui reste devoir à ses employés plus de 14 mois de salaire, 14 mois pendant lesquels Pcci n’a pas payé les salaires de nos concitoyens, de nos frères et sœurs de Pcci alors qu’au même moment, cette même entreprise reçoit de l’Etat, en vertu de la convention Etat-employeur, une subvention pour l’encourager à créer des emplois, à employer de nouveaux diplômés », dénonce l’activiste.

« Au même moment, ajoute-t-il, cette entreprise qui est le Pcci est payée par ses clients comme la Sonatel. Nous pensons que cela, c’est de l’exploitation, cela n’a que trop duré et que l’Etat du Sénégal est défaillant et que le président de la République et le ministre du Travail ne sont pas en train de faire leur travail et sont coupables de non-assistance à travailleurs et citoyens en danger ».

A Dakar, le calvaire des écolières s’adonnant au travail domestique

https://www.ferloo.com Des milliers de jeunes filles s’adonnent au travail domestique à Dakar pendant les vacances scolaires, afin de pouvoir satisfaire leurs besoins financiers avec leurs propres moyens.  

L’achat des fournitures scolaires est un casse-tête dans de nombreux foyers sénégalais, ce qui pousse certains élèves à se débrouiller en exerçant de petits boulots. Pour bien s’habiller et aller à l’école avec ses fournitures scolaires, le jour de la rentrée.

Les filles ne sont pas en reste. Certaines d’entre elles, privées des loisirs qui rythment le quotidien d’autres filles vivant dans des familles plus aisées, se ruent vers Dakar pour décrocher des emplois domestiques de plus en plus rares.

Elles viennent pour la plupart des zones rurales des régions de Fatick, Diourbel, Kaolack (centre), Thiès (ouest), etc.

Certaines d’entre elles parcourent des kilomètres par jour à la recherche d’un hypothétique emploi domestique, allant de maison en maison.

“C’est la première fois que je viens à Dakar. L’année dernière, mes parents estimaient que j’étais trop petite pour ce genre de travail. Mon père prend de l’âge et ne peut plus subvenir à nos besoins financiers”, explique Salimata, l’aînée d’une fratrie de quatre enfants.

A la différence de Salimata, Ndaté dit se livrer au travail domestique pour alléger le fardeau financier de son père. Ce dernier a les moyens de la prendre en charge, affirme la jeune fille, qui dit préférer travailler pour se prendre en charge avec ses propres moyens.

“Je déteste tendre la main pour demander quoi que ce soit, même à mes parents. Je ne viens pas d’une famille pauvre, mais j’ai choisi d’être autonome sur le plan financier”, soutient Ndaté, toute souriante.

Pour éviter de parcourir de longues distances à la recherche de travail, certaines filles se retrouvent tous les jours à des endroits où des employeurs font la ronde, à la recherche de travailleuses domestiques. On retrouve ces filles par dizaines aux alentours du carrefour de Liberté 6, un quartier dakarois, où des employeurs viennent marchander leurs services.

“C’est très difficile de trouver du travail à cette période. La plupart des ménages ne veulent pas de travailleuses qui vont rentrer chez elles à la rentrée scolaire”, explique Diouldé, âgée d’une vingtaine d’années, assise sur un banc, le foulard bien noué, le regard hagard.

Khady, originaire de Mbour (ouest), est poussée à la recherche d’un travail domestique par le refus de “tendre la main”, une attitude qu’elle partage avec Ndaté. A la différence de nombreuses filles, Khady est une ancienne étudiante.

“J’ai fini mes études de gestion et je n’ai pas encore trouvé un emploi. En attendant, je veux me mettre au travail domestique pour satisfaire mes besoins financiers et ceux de mes frères et sœurs qui vont à l’école. Mais c’est très difficile d’en trouver. Depuis plusieurs semaines, j’en cherche”, s’inquiète la Mbouroise tout en espérant décrocher l’emploi tant rêvé.

Nafi est, elle aussi, dans l’impossibilité de trouver un emploi domestique, malgré la fréquentation quotidienne du carrefour de Liberté 6.

“Ça fait plusieurs semaines que je cherche du travail. Je suis allée chez mon employeur de l’année dernière, mais il n’y a plus de place disponible”, affirme, désespérée, cette fille âgée de 16 ans et originaire de Thiès.

A Dakar, des courtiers jouent les intermédiaires entre les employées de maison et les ménages. Mouhamed Bamba Diakhaté, vêtu d’un Lacoste jaune et d’un pantalon kaki, le corps dégoulinant de sueur, est l’un de ces courtiers.

Carnet d’adresses et téléphone portable à la main, il fait des va-et-vient aux abords du carrefour de Liberté 6, cherchant à nouer le contact de l’offre avec la demande.

“Chaque année, on reçoit de nombreuses filles, qui sont élèves. Elles attendent d’éventuels employeurs et viennent souvent de villages lointains. Certaines d’entre elles n’ont même pas de famille d’accueil à Dakar”, affirme Mouhamed Bamba Diakhaté.

Il ne suffit pas de trouver l’emploi tant recherché pour voir le bout du tunnel, car certaines travailleuses domestiques disent subir de mauvais traitements et se désolent de la lourdeur des tâches à accomplir dans les ménages.

“A l’heure des repas, je me contentais des restes, après que la famille de mon employeur quittait la table à manger. Et lorsque je me suis révoltée, j’ai été renvoyée immédiatement”, raconte Oulimata, venue de Fandène, dans la région de Thiès. (APS)

MAC De Rebeuss : Deux Détenus Tués Dans Une Bousculade

C’est le service de communication de l’administration pénitentiaire qui donne l’information. Dans le communiqué ci-dessous, il informe de la mort de deux pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss.

Afrique : AfriYAN veut une coalition internationale pour la capture du dividende démographique

https://www.lejecos.com La Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD 25) prévue les 12 et 13 novembre prochain à Nairobi, Kenya, approche à grand pas. Les adolescents et les jeunes de l’Afrique de l’Ouest et du centre sont gonflés à bloc pour se faire entendre. Leur voix sera portée par le Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA, qui a lancé le compte à rebours qu’elle déclenché au terme des 25 H de Dakar qui se sont tenues, le 7 août 2019 dans la capitale sénégalaise.

C’était sur les marches du symbolique Monument de la Renaissance Africaine, érigé du haut des Mamelles de Dakar, que le Réseau des Adolescents et des Jeunes en Population et Développement en Afrique de l’Ouest et du Centre (AfriYAN) a remobilisé ses troupes en vue du sommet de Nairobi qui devra faire le bilan, 25 ans après Le Caire, et accélérer les promesses faites sur Population et Développement, dans ce nouveau contexte.
Une opportunité que les jeunes ne veulent rater sous aucun prétexte, pour faire entendre leur voix et plaider pour la prise en compte leurs préoccupations.
C’est à cet effet qu’ils ont recommandé la mise en place d’une coalition internationale pour la capture du dividende démographique en Afrique en vue de faire de la jeunesse une priorité continue.
Sous ce même registre, AfriYAN invite au suivi et la mise en œuvre effective, à tous les niveaux, de l’application de la charte Africaine de la Jeunesse et de l’opérationnalisation de la feuille de route de l’Union Africaine pour la capture du Dividende Démographique avec une implication effective et une responsabilisation active des organisations de jeunesse.
Cette organisation invite au respect des engagements et à l’application des conventions et traités internationaux en matière de gouvernance, des droits à la santé, de l’éducation et de l’emploi des jeunes en Afrique.
Elle juge nécessaire le soutien au développement et à l’implémentation d’une stratégie régionale et continentale pour renforcer les efforts et lutter drastiquement contre la menace sécuritaire, l’instrumentalisation, la radicalisation et l’émigration clandestine des jeunes africains dans les conflits armés et le terrorisme rampant surtout en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Avant d’indiquer le renforcement institutionnel et organisationnel des réseaux pays AfriYAN pour leur autonomisation et la participation des jeunes et adolescents dans les instances de prise de décision à tous les niveaux.
Pour cette organisation de jeune, il faut travailleur à l’accroissement de la représentation des jeunes dans toutes les instances de décision parlant de développement durable et toutes autres questions relatives au bien-être, à l’épanouissement et à l’employabilité des jeunes.
Elle stipule le renforcement des mécanismes et réseaux dirigés par les jeunes pour la sensibilisation, l’investissement et la coordination en matière de santé sexuelle afin de favoriser le développement du capital humain.
Dans cette même dynamique, elle recommande la mise en place de points focaux des jeunes dans tous les programmes et initiatives régionaux et continentaux visant la promotion de la jeunesse africaine, le développement économique et social.
Et convie au soutien à la consolidation et le passage à l’échelle de l’initiative régionale–Sahel sur l’autonomisation des femmes et le dividende démographique (SWEDD) en Afrique de l’Ouest et du Centre afin d’accélérer la transition démographique, stimuler le Dividende Démographique et réduire l’inégalité entre les sexes dans la région du Sahel.
Avant d’indiquer la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement pour soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes avec une prise en compte des couches vulnérables (personnes en situation de handicap et autres couches défavorisées).

L’espoir de la jeunesse sur les épaules de Dr Kanem

Dr Natalia Kanem a pris l’engagement de porter la voix des jeunes auprès de la communauté internationale qui s’est donnée rendez-vous les 12 et 13 novembre à Nairobi, Kenya, pour les besoins de la CIPD 25.
La Directrice exécutive de l’UNFPA a fait ce pari partout où elle est récemment passée en Afrique. Les jeunes activistes du Niger ne diront pas le contraire du moment qu’elle a porté leurs revendications auprès des chefs d’Etat africains.
C’était lors du diner de gala organisé à la veille du douzième sommet extraordinaire de l’Union africaine, tenu à Niamey, et qui était consacré au lancement de la Zone de libre-échange continentale et africaine (AfCFTA).
Un coup qu’elle a réédité au Sénégal où elle a eu à rencontrer le président de la République, M. Macky Sall, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), le ministre de la santé, M. Abdoulaye Sarr, entre autres autorités.
Les autorités gambiennes et éthiopiennes ont également étaient sensibilisés sur l’attente des jeunes de leur pays ainsi que sur l’importance de contribuer à la réussite des assises de Nairobi.
La patronne de l’UNFPA a ainsi la lourde tâche de faire entendre la voix des jeunes africains lors d’une CIPD 25 qui va tenir dans un contexte de célébration des 50 ans de l’organisme onusien qu’elle manage.Allafrica.com

DU GANG DES LESBIENNES AUX FRASQUES DU TRAVESTI OUZIN KEITA : JAMRA alerte sur l’expansion des nouveaux espaces cédés au «3e genre»!

Qui aurait pu imaginer qu’une expédition punitive aurait un jour eu pour théâtre d’opération notre paisible Sénégal, exécutée de surcroît en plein jour, ce week-end, à Thiaroye-Léona, par un gang d’une vingtaine lesbiennes, contre une autre lesbienne-repentie? Celle-ci aura eu le tort d’avoir décidé de s’assagir, en réintégrant la demeure conjugale, auprès de son époux légal. Ce qui n’eut pas l’heur de plaire à son ex-amante qui, frustrée, parce que se considérant «trahie et cocufiée», ne trouva pas mieux que de commanditer cette vendetta hors du commun, qui a failli coûter la vie à l’ex-lesbienne, n’eût été la prompte réaction des riverains du quartier. Même si la présumée cheftaine du gang de lesbiennes a été arrêtée et déférée au Parquet, jeudi dernier, et que des ordres d’arrestation ont été lancés contre les autres lesbiennes fugitives, exécutantes de cette sinistre besogne, le désolant constat est unanime: la société sénégalais est en passe de devenir méconnaissable!

Et, comme si cette déliquescence extrême de nos bonnes mœurs ne suffisaient pas, voilà que, contre toutes attentes, un singulier travesti, Ouzin Keita, surgit de nulle part, semble s’être investi pour mission de promouvoir activement le «3e genre», au Sénégal. Ne se suffisant plus d’avoir atteint le summum de l’extravagance, à travers son accoutrement atypique, ce travesti «xéssalisé»(dépigmenté) se révèle chaque jour que Dieu fait être un très mauvais signal pour notre jeunesse, un vecteur de banalisation de la déviance sexuelle, mais surtout un canal, par excellence, de la promotion du «troisième genre». Lequel fait déjà son petit bonhomme de chemin en Occident.

Comme en Allemagne, qui vient de le spécifier officiellement sur les bulletins de naissance de ses administrés. Depuis mai 2013, il était juste possible, en remplissant le formulaire de déclaration de naissance, de ne pas renseigner le champ dédié au «sexe», en le laissant vide. Les intéressés ayant ensuite la l’attitude, au cours de leur vie, de faire le choix d’un sexe masculin ou féminin ou de garder la case réservée au sexe non renseignée.

L’Allemagne a maintenant franchi le Rubicon, depuis le vendredi 14 décembre dernier, en devenant le pays précurseur en Europe dans la reconnaissance des «personnes intersexes». Selon le texte de loi, approuvé par la Bundestag, la chambre des députés, il figurera désormais, à côté de la mention «féminin» ou «masculin», la mention «divers», faisant ainsi office de «3e Genre». Le gouvernement allemand, une coalition des sociaux-démocrates et des conservateurs, applique ainsi une décision de la Cour constitutionnelle, de 2017, la plus haute juridiction allemande, qui avait donné aux députés «jusqu’à fin 2018» pour voter la légalisation d’un «troisième sexe».

D’autres pays européen ont emboîté le pas à l’Allemagne, en s’engageant à leur tour sur la voie d’une reconnaissance d’un «troisième genre». Il s’agit des Pays-Bas et de l’Autriche. En France, miroir par excellence du mimétisme culturel «sunugalien», le nouveau-né doit être rattaché, dans les cinq jours suivants la naissance, à l’un des deux sexes, masculin ou féminin. La reconnaissance d’un «sexe neutre», principale revendication des lobbies homosexuels de l’Hexagone, ayant été rejetée par la Cour de Cassation, en 2017.

C’est quoi donc cette notion de «genre», incluse dans la nouvelle nomenclature ministérielle au Sénégal? Lors d’un débat-décryptage, auquel la RFM avait convié, le 27 juillet dernier, JAMRA et Mme Mbodj Absa Wade, directrice de l’Égalité et de l’Équité du Genre, au ministère de la Famille, nous avions informé l’opinion que JAMRA descendraitbientôt sur le terrain, en effectuant notamment une tournée de partage d’informations et de sensibilisation auprès des autorités religieuses du pays, pour leur faire part de ses préoccupations, relativement à cette notion de «genre», qui prête déjà suffisamment à confusion dans l’entendement des croyants de ce pays. Quant on sait surtout que, dans les pays occidentaux, la concrétisation de la notion de «troisième sexe», qui est désormais bien ancrée dans leurs mœurs administratives et sociales, avait, mine de rien, commencé par la création d’un ministère ou d’une direction du… genre !

Le Créateur n’a fait mention nulle part, dans les Textes Sacrés des grandes religions révélées, de «3e genre», de «3e sexe» ou d’un quelconque «sexe intermédiaire». Ni dans la Thora, transmise par Seydina Moussa (Moïse), ni dans la Bible, portée par Seydina Insa (Jésus-Christ), encore moins dans le Coran remis à Mouhamed (psl). «La malédiction de Sodome et Gomorrhe» est encore fraîche dans la mémoire collective de l’humanité !

Une préoccupation d’autant plus légitime qu’avec la force parlementaire acquise par les lobbies homosexuels, les avancées des revendications Lgbt dans des démocraties occidentales sont considérables. Chaque jour que Dieu fait, ils franchissent de nouveaux jalons. Ne disant-on pas au début que les gay-prides (parades homosexuekkes) étaient de simples manifestations folkloriques ? Mais, on a vu le résultat en France. Ils ont réussi, en 2013, grâce à leur force parlementaire, à tordre la main au gouvernement de François Hollande, pour lui faire adopter la loi du mariage homosexuel. C’est à l’actif du lobbying intense des théoriciens et des hiérarques du «troisième genre» qui, s’y l’on y prend garde, se faufileront volontiers à travers ces interstices que peuvent leurs offrir inconsciemment certains énergumènes du show-biz tropical, pour donner droit de cité au «3e sexe»

Le travesti Ouzin Kéita en est une parfaitement illustration.

Et si JAMRA se prépare activement à cette tournée auprès des familles religieuses, c’est justement pour les alerter sur cette nouvelle nomenclature ministérielle incluant la notion de «genre». Susceptible d’être interprétée (surtout après la délivrance, par l’Etat, d’une quinzaine de récépissés de reconnaissance officiels à des associations d’homosexuelles et de lesbiennes) comme un inopportun clin d’œil d’assentiment. Ministère de la femme, de la famille et de l’enfance, ne suffit-il pas comme appellation? Pourquoi alors ajouter «genre» ?Dakar,le 27 août 2019Les Bureaux exécutif de JAMRA et MBAÑ GACCE

Reconduction de la directrice de l’Ofnac,les exigences du Forum Civil

http://lesoleil.sn C’est fait. Seynabou Ndiaye Diakhaté a été reconduite à la tête de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) pour un mandat de 3 ans. Mais selon le coordonnateur général du Forum civil, il y a énormément d’attentes. Birahim Seck estime qu’il y a un réel besoin de réformer l’institution pour qu’elle ait plus de poids face aux exigences et aux besoins du moment. « Nous attendons que l’Ofnac ait une bonne stratégie de coordination pour l’adoption de la loi sur l’accès à l’information et qu’il publie de façon effective ses rapports. Durant le premier mandat de Seynabou Ndiaye Diakhaté, nous avons constaté une absence de stratégie et d’influence allant dans le sens de porter des réformes conséquentes en matière de lutte contre la corruption. Nous avons constaté véritablement que le mandat a été un mandat assez attentiste qui n’était pas dans le sens d’influencer pour apporter des réponses attendues des sénégalais en matière de lutte contre la corruption », a-t-il déploré. Toutefois, Birahim Seck estime que des efforts louables ont été notées du côté de l’Ofnac notamment sur le projet de réforme de la loi sur la déclaration de patrimoine qui est une attente du Forum civil y compris une influence pour réformer la législation en matière de lutte contre la corruption.

Dette : Risques sur l’orientation des nouveaux bacheliers

http://actunet.net Ça sent le divorce entre l’État du Sénégal et le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur (Cudopes). Le cadre unitaire ne décolère pas contre le pouvoir central. Le Cudopes exige à l’État du Sénégal le paiement de la dette de 18 milliards Cfa, qu’il lui doit. Le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur (Cudopes) a élevé la voix hier, lors d’un point de presse tenu au centre Daniel Brothier.

Selon les responsables de cette structure, aujourd’hui, les établissements privés d’Enseignement supérieur font face à une multitude de difficultés, notamment des problèmes de location, de paiement des enseignement et d’autres charges qu’ils ne peuvent plus honorées. «Ce que nous demandons, c’est le respect des engagements. Dans le contrat, il était dit qu’en début d’année l’État doit payer 50%, à la fin du 1er semestre il paie 25% et en fin d’année, il paie les 25% qui restent. À la date d’aujourd’hui, (Ndlr, hier mardi), le gouvernement n’a pas payé l’année académique 2017-2018. Il reste plus de 25% qui ne sont pas encore payés. Et l’année 2018-2019 n’est pas encore budgétisée», regrette Jean Marie Sène.

Si l’on se fie au coordonnateur du Cudopes, l’État leur doit globalement 18 milliards Cfa. Mais après les rencontres avec le conseiller du Président en Éducation et le ministre de l’Enseignement supérieur, l’État avait promis de payer graduellement pour éponger la dette, mais les engagements pris ne sont pas respectés. «L’État avait promis de nous donner 4 milliards. Mais nous ne savons pas comment. C’est pourquoi nous exigeons un échéancier, car c’est cela qui va nous permettre de retourner auprès des banques pour emprunter de l’argent», soupire M. Sène.

«L’avenir d’au moins 20 000 nouveaux bacheliers est en jeu. Nous craignons le syndrome des bacheliers non orientés»

Les établissements privés d’Enseignement supérieur accueillent près de 40.000 étudiants actuellement. Mais depuis le 31 juillet les cours sont suspendus. «Certes les résultats au Bac ne sont très bons. Mais c’est 10.000 et 20.000 nouveaux bacheliers qui seront orientés dans nos établissements. Cependant, si l’État respecte ses engagements, le partenariat va continuer, à défaut, chacun est libre de faire ce qu’il veut», avertit Jean Marie Sène. «Nous craignons fort le syndrome des bacheliers non orientés, car les établissements privés de l’Enseignement supérieur n’en peuvent plus», soupire M. Sène

«Le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne nous a déçus»

Le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’Enseignement supérieur (Cudopes) a aussi dénoncé avec rigueur l’attitude et le comportement de leur tutelle. Lors d’une sortie, le ministre de l’Enseignement supérieur a remis en cause la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements privés d’Enseignement supérieur. «Nous sommes très déçus de Cheikh Oumar Anne. Nous ne l’attendions pas sur ce terrain. C’est un monsieur qui n’a rien compris de l’Enseignement supérieur. La qualité de l’enseignement que nous dispensons est certifiée par le Cames. Nous, nous sommes de vrais p

FIN D’ANNÉE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE : DES SYNDICATS D’ENSEIGNANTS PRIVES DE VACANCES

http://www.sudonline.sn  Trois (3) mois de vacances pour les élèves. Un mois pour les membres du gouvernement tout en restant joignables. Un moment de pause loin d’être le cas dans la sphère syndicale. Les syndicats de tous ordres d’enseignement sont coincés par les dossiers des militants enseignants qui profitent de ces moments de répits pour faire bouger leurs dossiers. Les secrétaires généraux du Saems, Cusems, Sudes et Saes nous décrivent à quoi ressemblent leurs activités à cette période

Saourou Séne, SG Saemss : «Des lenteurs administratives font que nous ne pouvons pas être en vacances»

«Nous ne sommes pas malheureusement concernés par les vacances pour la bonne et simple raison que la situation des lenteurs administratives fait que nous pouvons pas être en vacances. C’est l’occasion pour les enseignants militants qui sont à l’intérieur du pays de rallier nos sièges respectifs, pour pouvoir demander par rapport à leur situation d’avancement, leur intégration et validation.

Les vacances constituent une opportunité pour eux de venir auprès de nous pour que nous les aidions à diligenter ses dossiers. Pendant cette période, nous sommes davantage envahis par les enseignants qui viennent de l’intérieur. Ce qui fait que nous n’avons pas du tout de vacances.  La commission paritaire des avancements doit présentement se tenir.

Les enseignants très souvent sont frappés par les absences de notes qui arrivent au niveau central. Et nous, en tant que parti syndical, nous recevons des copies, des notes pour les remettre à nos mandataires. Si la commission dit n’avoir pas reçu la note d’un tel, le mandataire syndical s’en chargera. L’autre aspect, un collègue peut déposer un dossier d’intégration depuis Mathusalem, il n’en a aucune information. Et nous dès réception des filiations de l’agent concerné, on va à la fonction publique pour vérifier.

Diaoune, SG Sudes : «Le fonctionnement est assuré en permanence»

«Les syndicats ne sont pas en vacances. Il y a toujours des réunions, des rencontres à l’interne, à l’externe entre syndicats. On ne peut pas dire que nous sommes vraiment en vacances. Tous les jours au niveau des sièges, il y a toujours la présence d’enseignants qui viennent poser des revendications qu’il faut enregistrées et traitées. Donc, quasiment, les syndicats n’ont pas de répit. Des responsables peuvent être en vacances pour quelques temps mais le fonctionnement est assuré en permanence.  Au niveau du Sudes, on prépare nos instances nationales au mois de septembre. Nous comptons organiser aussi un séminaire d’évaluation des examens scolaires. On félicite la Cosydep sur l’analyse des résultats scolaires. Nous comptons, comme on le fait depuis les années 90 après chaque année, organiser une réflexion sur les examens et proposer des solutions pour améliorer la qualité de l’enseignement ».

Abdoulaye Ndoye, SG Cusems : «Pendant que le gouvernement est en vacances, nous…»

«Nous ne sommes pas en vacances. Nous sommes actuellement à Saly (Mbour) pour les besoins de la 5ème session prérentrée scolaire organisée par le haut conseil du dialogue social. Il s’agit de faire le point sur le niveau de mise en œuvre des accords consignés dans le protocole le 30 avril 2018, d’évaluer des recommandations faites lors de la session prérentrée 2018/2019 mais également, il y aura un volet pour le renforcement des capacités des partenaires sociaux. En plus d’être inquiet sur la suppression du poste de Premier ministre, notamment les rencontres de monitoring, la question du système de rémunération sur laquelle le gouvernement avait pris des engagements fermes, reste une préoccupation. Sur la question du prêt DMC, les engagements n’ont pas été honorés. Sur les mises en soldes, dix mille (10.000) ont été prévus pour 2019, nous sommes à deux mille (2000) mises en solde au mois de juin. Il y a des lenteurs dans l’alignement des actes d’avancement, de validation et le paiement des rappels. Il y a également la question de l’habitat qui n’est pas réglée. Pendant ce temps, le gouvernement est en vacances. Le volume de travail est très lourd pendant cette période de trois mois. Les collègues qui sont dans les coins les plus reculés du Sénégal viennent passer la journée au siège pour des revendications. On ne peut pas prendre des vacances. Nous n’avons pratiquement pas de vacances. Nous fonctionnons à feu continu parce que nous sommes des militants de l’école sénégalaise ».  

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : Saes et Sudes au front

Loin de vouloir marquer une pause et de trouver un endroit pour des moments de vacances, les secrétaires généraux des syndicats des enseignants du supérieur, notamment le Saes et le Sudes/Esr, en plus des affaires pédagogiques, sont tenues en permanences par les revendications syndicales. L’amélioration des conditions de travail des enseignants constitue leur sacerdoce.
Pas de répit pour les enseignants du supérieur. Le système Licence-Master-Doctarant (LMD) fait que les universités publiques fonctionnent H 24. Les quelques jours de vacances des professeurs au mois d’août et la fermeture du campus social passent inaperçus dans le supérieur. Pour les secrétaires généraux des syndicats de cet ordre d’enseignement, la situation paraît plus compliquer. En effet, en plus d’être partagés entre les enseignements, les examens et encadrement de mémoire des étudiants et soutenances, les syndicalistes sont plongés dans les affaires syndicales. La palette de revendications pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants n’attend point. Les dossiers sont bien scotchés aux classeurs prioritaires.
«Je sacrifie mes deux mois de repos pour pouvoir régler les nombreux problèmes permanents dont vivent les travailleurs de l’enseignement supérieur et de recherche. Il y’ a beaucoup de dossiers en instance. Ils ne peuvent pas attendre la rentrée», a souligné d’emblée Oumar Dia. Le secrétaire général du syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal de la section Enseignement supérieur et Recherche (Sudes/Esr) cite le dossier relatif à l’arrêt des services de l’institut de prévoyance médico-sociale de polytechnique de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar dont les services sont à l’arrêt depuis mai ». En plus, il reste aussi aux aguets sur l’effectivité de l’arrêt 2016 de la Cour suprême dont certains recteurs persistent dans leur refus de respecter la loi de la République sur la gouvernance des universités.
Même son de cloche pour le secrétaire général du syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) qui, de manière plus précis, informe «n’avoir pas pris de vacances de plus de 10 ans».
«Il est très difficile de pouvoir bénéficier un repos en étant engagé dans un syndicat», soutient Malick Fall. Il explique : «jusqu’à 31 août, nous sommes retenus pour la cérémonie de passation de service avec l’ancien bureau et l’installation du nouveau bureau. Ensuite, on organisera un bureau national de prise de contact et d’orientation».
L’actuel secrétaire général du Saes est décidé tout de même de prendre quelques jours de congés non pas pour un repos, mais pour se consacrer à la finalisation d’un article scientifique et ses activités religieuses, en attendant la session de rattrapage.par Halimatou Ly Diop   et Ousmane SALL (Stagiaires) & IB

ILS AVAIENT QUELQUE CHOSE EN COMMUN Par Mamadou Diagna NDIAYE

Il y a eu TANOR, Jacques Diouf, et Dansokho.

Confessons-le, ces récents moments de l’année en cours ne nous aurons pas été cléments. Un cycle éprouvant qui renoue avec l’idée que l’histoire est décidemment tragique. Trois grandes figures tutélaires avec des cheminements différents, des identités spécifiques et qui, malgré cette dissemblance, avaient en commun d’être missionnés pour servir la République et ses valeurs.

Une responsabilité qu’ils ont assumée avec passion et talent, avec courage et dévouement, chacun d’eux, dans des circonstances déterminées où la gravité n’était jamais absente. J’ai en mémoire nombre de ces rendez-vous où se jouait le destin de notre peuple et où seul le recours aux vertus de la vision, de la sagesse, du sens de la perspective historique, nous auront préservé des basculements chaotiques et de la tentation aventuriste.

Car, au-delà de l’imperfection humaine, tous trois s’étaient résolument inscrits, dans un rapport de continuité avec le riche passé de notre pays.

Tous trois nous laissent en héritage le meilleur de ce qu’ils pouvaient donner aux générations présentes et futures. Devant ces vies qui s’éclipsent notre émotion est vive et notre chagrin immense. S’il en est ainsi, c’est que j’avais tissé des liens de proximité, de complicité et d’amitié avec tous les trois, à l’image de ce que les historiens de l’art appellent une palette, c’est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d’un regard unit. Une proximité en humanité qui nous aura marqué et qui déjà nous manque.

Ils étaient, l’un comme les deux autres, doués pour le sacerdoce, pour la célébration de l’Etat et le culte qui lui est dû, pour le combat, pour les libertés démocratiques et politiques, pour l’émancipation du monde agricole à l’échelle planétaire.

A l’image impassible du Sphinx, ordonnateur du rituel d’ETAT qu’incarnait TANOR, répondait en écho l’exemplaire générosité révolutionnaire d’Amath Dansokho, porteur de progrès social et démocratique et celle concomitante de Jacques Diouf qui porta, à un niveau d’incarnation inégalé le rêve d’émancipation du monde agricole et de son refus de la fatalité du sous-développement. Faire reculer les frontières de l’insécurité alimentaire, contribuer à sa résorption a été le combat obsessionnel majeur de Jacques Diouf, mon très cher cousin en raison même des conséquences désastreuses de ce fléau sur la stabilité, la viabilité des sociétés humaines.

Son combat contre la faim dans le monde, c’était pour lui, je le crois, un combat contre l’indifférence, contre la banalisation d’un drame auquel l’on avait fini par s’habituer pour le rendre ordinaire et même invisible. L’histoire lui saura gré d’avoir été l’une des grandes consciences de ce siècle à avoir alerté sur les risques, à l’échelle mondiale, qui pouvaient résulter de l’application de schémas ultralibéraux d’exploitation de la terre sur la base de motivations matérialistes au détriment des référentiels éthiques.  Il croyait, à raison, que nous disposions, sur cette terre, de suffisamment de moyens financiers, de technologies efficaces, de ressources naturelles et humaines pour éliminer définitivement la faim dans le monde.

Intarissable sur le sujet, rien de crucial pour notre avenir commun n’échappait à sa réflexion, qu’il s’agisse du rôle du secteur privé, de son implication et de ses investissements dans le secteur agricole et alimentaire, ou des obligations qui devraient être les siennes, pour mettre un terme à l’inégalité des échanges

Nul n’oubliera son « initiative de lutte contre la flambée des prix des denrées alimentaires » et l’impact d’une telle demande dans les choix de politique commerciale des grandes et moyennes puissances économiques du monde. Il était, véritablement, un citoyen du monde, curieux de tout, furieusement concerné par l’avenir de notre planète et consterné par la récurrence des drames qui s’y jouent, dans le silence coupable de nos responsabilités éludées. Il était aussi, malgré tout, comme il aimait à me le confier dans nos conversations à bâtons rompus, un « optimiste structurel ». Je garde de lui cette présence toujours attentive à l’autre et surtout cette capacité à entrer en empathie avec les plus faibles d’entre nous. Il était un antidote au pessimisme.

En définitive, j’ai envie de postuler l’existence d’une sorte de grâce lumineuse qui irriguait mes trois amis disparus, comme une trace qui leur survivra pour longtemps. Me voilà soudain entrain de penser à Nietzsche qui fait du terme médical d’idiosyncrasie une idée philosophique majeure. Elle lui permet de dire que chacun obéit à un tempérament contre lequel il ne peut pas lutter et que la grande liberté, c’est d’accepter, voire de vouloir et d’aimer ce qu’on ne peut éviter. C’est une version moderne du stoïcisme à laquelle je souscris.

J’ai, chevillé dans mon tréfonds, une certitude qui est devenue au fil des ans, une sorte de fil d’Ariane qui ordonne ma vie depuis toujours. Je crois en effet que derrière la singularité des aventures humaines, plurielles et différenciées, il y a des lignes de convergence fondamentales qui transcendent le formalisme partisan. Par des chemins différents, ils ont aimé le Sénégal. C’est là où s’opère la jonction avec l’humanisme Senghorien, une pensée optimiste qui considère l’homme comme une valeur référentielle suprême. Cela seul importe. Cela seul fait sens.

Il a fallu, qu’ils prennent congés de nous, pour voir ces trois destins entrer en résonnance posthume. Quelle formidable leçon!

Le PIT rend hommage à Amath DANSOKHO dimanche prochain

Le Parti de l’indépendance et du travail (PIT) va rendre hommage à son leader historique Amath Dansokho, dimanche, à partir de 15 heures, à son siège de Khar Yalla, à Dakar, a-t-on appris de cette formation politique.

« Le Secrétariat du Comité Central du PIT informe qu’il rend hommage au camarade Amath DANSOKHO le dimanche 22 septembre 2019 à partir de 15 H précises au siège du Comité central sis à Khar Yalla. Non point pour le canoniser. Amath en avait horreur. Plutôt pour donner un repère, indiquer – notamment aux plus jeunes et en cette période assez troublée- ce que vaut une vie de combat, ce qui donne sens à un engagement tel que celui des militantes et militants du PIT », lit-on dans un communiqué.

Amath Dansokho, une des figures majeures de la gauche sénégalaise depuis les années 1980, a été rappelé à Dieu vendredi à Dakar, à l’âge de 82 ans, des suites d’une longue maladie.

Il a été ainsi élevé au rang de commandeur dans l’Ordre national du Lion à titre posthume avant d’être fait citoyen d’honneur de la ville de Saint-Louis, région du nord du Sénégal berceau de son militantisme politique, où il a été inhumé dimanche au cimetière de Thiaka Ndiaye.

Les acteurs politiques de même que les observateurs ont été unanimes à saluer sa mémoire et sa contribution à la démocratique sénégalaise, un engagement incluant son combat pour la justice sociale.

« Un registre de condoléances est ouvert au siège du Parti à Khar Yallah. Tous ceux qui désirent y apposer leur signature peuvent le faire à partir de ce mercredi 28 août 2019 de 10 h à 18h », signale le PIT, avant de remercier « chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais et les nombreux amis et camarades de DANSOKHO à travers le monde pour leur communion à l’occasion de cette épreuve ».

Le communiqué souligne de même les nombreuses réactions qui « ont fusé de partout : de l’intérieur du pays, des autres pays africains, de beaucoup de pays du monde », à l’annonce du décès de Amath Dansokho.

« Or, relève-t-il, en dépit de leur nombre, de leur variété, de la différence de statut des organisations et personnes qui en sont les auteurs, ces réactions ont toutes ce fond commun : « un homme bon, sincère et véridique, dont toute la vie fut une vie de combat pour un meilleur sort de l’humain, est parti. » ».

Le PIT pour sa part dit avoir « toujours mesuré le poids des sacrifices qu’il consentait, la probité de l’homme et la profondeur de son engagement ».APS

Adieu,l’ami Amath Par Prof. Cheikh Ahmadou DIENG, Ambassadeur du Sénégal au Royaume – Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord

C’était au temps où les jeunes communistes se croyaient invincibles et capables de tout. C’était au temps où le poids du monde, ses tares et ses avanies ne nous faisaient pas peur. C’était le temps du rêve et de la confiance aveugle  et absolue en soi. Comme si nous étions éternels. C’était aussi le temps où la seule image de nous-mêmes qu’on voyait dans le miroir était celle de justiciers et de preux indestructibles et nous étions tellement sincères que les hommes bons et lucides nous respectaient et nous soutenaient.

En septembre 1977 je suis retourné à Touba pour avoir les bénédictions de de Serigne Cheikh Ahmadou MBACKE, Gaindé Fatma, avant d’aller rejoindre  mon poste d’Assistant de langue à Cardiff, en Grande Bretagne. Cet homme hors-pair me fit l’honneur de me recevoir dans sa chambre privée pour discuter avec moi pendant près d’une heure sur la situation du Sénégal, Senghor et son gouvernement et toutes les autres questions que j’ai osé aborder. Ses mots prophétiques retentissent encore dans mes oreilles quand je lui ai demandé de soutenir les communistes sénégalais que nous étions :

« la justice sociale que vous cherchez est une chose louable, mais l’idéologie qui l’accompagne passera difficilement dans nos communautés. Cependant, si des personnes comme toi vous initiez quelque chose pour liberer le pays, je suis avec vous jusqu’au bout. Je  suis prêt, je suis prêt, je suis prêt ».

C’étaient les derniers mots que je l’ai entendu prononcer. Je partis avec ses bénédictions, sûr que mon chemin était balisé. Cela m’a donné le courage de rester au Parti.

Je ne te connaissais pas encore Amath. Mes amis, collaborateurs, mentors et formateurs étaient Sémou Pathé GUEYE et Samba Diouldé THIAM et je te rencontrais un an plus tard en France, avec cette conviction que mon homonyme serait toujours présent, faisant de moi et de mes camarades des rebelles qui refusent frontalement toute autorité imposée, toute trahison et tout mensonge.

Dans les circonstances de notre rencontre le courant est vite passé. :

-j’ai trouvé en toi un rebelle, un anticonformiste lucide qui cherche à tirer de chacun ce qu’il a de meilleur dans ses entrailles.

-un sens de l’humour parfois pas très orthodoxe. Une fois quand un cortège funèbre nous a barré la route à la sortie de la morgue de Fann, tu as fais la remarque suivante : « regardez ces membres du cortège, on dirait que certains d’entre eux viennent de découvrir les habits. ». Tu faisais allusion à la simplicité de l’accoutrement de certaines dames du groupe. Je t’ai rétorqué que ces dames ne pouvaient venir que de Kédougou et que c’étaient des membres de ta famille. Je t’ai rarement vu rigoler autant que ce jour-là.

-Et ton problème avec le Wolof ; te souviens-tu d’un  meeting du PIT à Khar Yallah où tu déclarais « Su A… waxee lii, dafay D… ». A la fin, quand Pape MBAYE et moi t’avons attrait dans un coin pour te critiquer, tu nous a répondu « Je ne comprends pas ; on m’a dit que « mentir » voulait dire D…, chaque jour je dis que A… est un menteur et celà ne choque personne, votre wolof là est très compliqué ».

-Et pour ton ouverture d’esprit, le jeune guindé et sectaire que j’étais a appris beaucoup de choses ; un jour, arrivé chez moi, tu ouvres la porte et te retournes pour aller vers une voiture dont le conducteur te faisait signe de la main : après de grosses accolades dans la rue, tu l’as invité à l’intérieur et il est venu passer quelques minutes avec nous ; c’était Moustapha NIASS. J’ai constaté ce jour que malgré les hostilités et la guerre totale et ouverte entre le PIT et le PS, des responsables pouvaient toujours avoir des relations humaines et d’amitié, ou au moins de civilité pour permettre le dialogue. La leçon que j’ai tirée de cette rencontre est que les militants de base, comme on les appelle, doivent se méfier des querelles de chefs. On peut faire de la politique en se respectant et en respectant son adversaire ; les adversaires politiques ne sont pas des ennemis et ne doivent jamais être traités comme tels.

Cinq ou six ans auparavant, tu me présentais à feu Birahim DIAGNE à la Fête de l’Humanité à Paris, Courneuve : il était membre de la direction de notre parti et responsable PS de Sakal… et puis il y’a eu Mary Teuw au SAES alors que nos camarades militaient au SUDES, il y’a eu Mankeur et d’autres.

Sur un autre plan, tu m’as appris à démystifier l’image traditionnelle du « camarade » ; il y’a parmi eux des menteurs, des traitres et des fourbes. Nous avons eu, pendant près de 40 ans, des discussions succulentes sur certains de nos « camarades » et on se payait à chaque fois une bonne tranche de rire. Cela, tu l’as partagé avec Sémou et c’est ce qui me séduisait le plus chez vous deux.

Amath, tu as étais de tous les combats de tout temps avec un courage qui frisait souvent la témérité mais sans jamais franchir la frontière du raisonnable et du convenablement possible.

Tu as su utiliser les contacts avec la confrérie mouride dont le premier et plus important a été Serigne Mouhamed MBACKE, plus connu sous le nom de Serigne Mbacké Sokhna Lo. Vous êtes devenus des amis avec une estime et un respect réciproque jusqu’à ce qu’il nous quitte en 2005. Ces rapports nous ont permis d’humaniser notre image dans le milieu religieux si important dans notre société. Nous avons été accueillis à bras ouverts chez Serigne Abdou Lahat, Serigne Saliou. Serigne Mourtada, Serigne Modou Bousso Dieng, Sokhna Mai et son fils  Serigne Modou Mahfouss et tant d’autres guides de notre confrérie. Et puis Serigne Mansour SY Djamil, que j’appellerai le jumeau de Serigne Abdou Fatah et de Sémou.

La réalité des manœuvres politiques a fait que nous n’avons pas pu remporter des elections mais nous avons été « Faiseurs de Roi » à cause que notre expertise en analyse, en organisation et en leadership a permis de jouer des rôles de premier plan à des moments de graves crises sociales et politiques, sous les présidents Diouf et Wade, ce qui a été un élément décisif  dans tes combats avec Samba Diouldé THIAM, Sémou Pathé GUEYE, Magatte THIAM, Matar Fofana NIANG, Bouna GAYE, Mouhamed LAYE, Iba Ndiaye DJADJI, Mamour SANKHE et tant d’autres.

Tu as su transcender les clivages et conflits internes (les départs de plusieurs camarades  du PIT en décembre 1997 pour créer un parti avec notre ami Samba Diouldé et d’autres militants n’a rien changé dans nos relations personnelles) et tu es resté fidèle en amitié avec tes compagnons de lutte.

Au niveau international, les historiens diront un jour ta contribution au mouvement de libération nationale en Guinée Bissau et au Cap-Vert, en Angola et au Mozambique, en Afrique du Sud et en Namibie ; mais aussi tes interventions pour éviter les tragédies internes engendrées par les conflits acerbes en Guinée Conakry et au Mali, la guerre civile en Côte d’Ivoire et les violences fratricides qui ont fait des milliers de morts au Congo Brazzaville. Une autorité de ce dernier pays qui a été personnellement impliquée à tes côtés est mieux placée que moi pour parler des nombreuses missions où tu cherchais à faire faire l’économie d’une guerre entre Denis Sassou N’Guesso et Pascal Lisouba. Sans succès. Elle témoignera sous peu.

Qu’ALLAH SWT te pardonne et te pardonne et te pardonne encore. Repose en paix, Amath.

Pape Alé Niang raille Macky dans sa chronique : « maintenant on le surnomme demi-dieu »

https://www.pressafrik.com Dans sa chronique de la semaine Pape Alé Niang revient sur la déclaration du président Macky Sall sur les ondes de RFI . Le journaliste revient sur le nouveau surnom collé à Macky après sa phrase polémique sur la grâce présidentielle de Khalifa Sall. Ecoutez !!!

Sonko estime la valeur du Fer du Sénégal à 157 mille 500 milliards Fcfa et met à nu le deal entre l’Etat et la société turc Tosyali

https://www.pressafrik.com Ousmane Sonko s’est voulu très précis, face aux journalistes ce mercredi 28 août 2019, en parlant du Fer de la Falémé. Le leader de Pastef Les Patriotes affirment que l’actuel gouvernement est en train de brader cette ressource naturelle qui peut valoir au Sénégal des richesses estimées à 150 mille 500 milliards, à la société turc Tosyali.

Selon Ousmane Sonko, le Sénégal détient 750 millions de tonnes de Fer dans la Falémé. Et que si l’Etat décidait seulement de vendre cette ressource de manière brute, il pourrait y gagner plus de 33 mille milliards Fcfa.

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 24 février 2019 de préciser que la deuxième option reviendrait à exploiter ce Fer en gagnant jusqu’à 150 mille 500 milliards Fcfa. Seulement, Sonko révèle qu’un protocole d’accord a été signé entre Macky Sall et la société turc Tosyali, à trois mois de l’élection, et qui permettrait à cette dernière d’avoir le monopole sur l’exploitation du Fer au Sénégal, dans des conditions « scandaleuses ».

Les points de la « convention scandaleuse » de l’Etat du Sénégal avec la société Tosyali

Selon Ousmane Sonko, le 09 octobre 2018, trois ou quatre mois avant l’élection présidentielle, Le Président Macky Sall s’est déplacé à Istanbul avec son Gouvernement, dont le ministre des Mines Sophie Gladyma Siby, pour signer un protocole d’accord. L’objet du protocole étant le développement, le financenement et la mise en place d’un complexe minier et sidérurgique.

La société Tosyali devait investir 60 milliards dans la première phase (construction complexe de sidérurgique à Bargny à côté du Port), qui devra durer 16 mois. Et 450 milliards Fcfa dans une deuxième phase de 30 mois qui consiste à exploiter tout le Fer de la Falémé et l’exporter partout à travers le monde. C’est un investissement au total de 510 milliards Fcfa. Et l’Etat s’est engagé dans la convention à
– Réaliser un couloir vert pour les opérations douanières de Tosyali
-Une exonération de l’impôt et des taxes pendant 10 ans (en violation des lois)
-Suppression des parts d’Etat et diverses taxes sur les prix de l’électricité et l’eau utiliser par Tosyali
-Prise en charge des primes du personnel (cotisation Caisse sécurité sociale) pendant 10 ans
– Recrutement 50% des cadres en Turquie
– Soutien de prime de fret
– Etablir les frais de port à un prix préférentiel
– Accorder à la société Tosyali une licence de récupération des déchets de ferraille (les ferrailleurs et autres sociétés locales qui s’activent dans ce secteur menacés)
-Constituer un comité de pilotage chargé de l’Etude pour Tossiali
-Couvrir les frais de roulement de la société
-Réaliser les réseaux routiers et ferroviaires pour le transports et l’exportation des produits finis et semis finis
-Contribuer aux intérêts du frais d’engagement bancaire de Tosyali
– Prise en charge par le Trésor sénégalais du prêt d’investissement de la société Tosyali
-Inspecter les établissements qui opèrent de manière illégale dans le secteur du Fer (la concurrence) et les fermer… entre autres points soulignés par l’opposant.
Ousmane Sonko révèle qu’avec cette convention qu’il juge scandaleuse, la société Tosyali va gagner, en produisant 1,2 million de tonnes de fer par année, 10 125 milliards Fcfa, en 25 ans. Il rappelle également qu’Arcelor Mittal s’était engagé à produire 25 millions de tonnes de fer.AYOBA FAYE

[EXPLOITATION FER DE LA FALÉMÉ] : SONKO DÉNONCE UNE MAFIA ENTRE MACKY ET LES TURCS

http://www.emedia.snLe chef de file de Pastef/ Les Patriotes a, encore, fait face à la presse pour se prononcer sur ce qu’il considère comme « la dilapidation des ressources naturelles du Sénégal. Ousmane Sonko n’a pas cette fois-ci parlé du pétrole et du gaz mais plutôt de l’exploitation du fer de la Falémé. L’exploitation de cette ressource », révèle Ousmane Sonko, a été confiée à l’entreprise Turque en l’occurrence TOSYALI HOLDİNG. Ce, dans des conditions nébuleuses au détriment du peuple sénégalais.

D’emblée, Ousmane Sonko a expliqué les enjeux du fer de la Falémé. A l’en croire, 750 millions de tonnes de minerais de fer ont découverts à la Falémé. Ce minerai, évalué, rapporterait au Sénégal 33 milliards de francs CFA. Mieux, explique-t-il, le fer transformé pour la production de l’acier ou de l’oxyde, est estimé à 157 mille 500 milliards FCFA. Ce qui, selon lui, est un montant immense voire colossal. Mais, d’après lui, si cette ressource est mal-gérée, le Sénégal ne gagnera rien et toute cette manne financière va atterrir dans la poche des turcs. Et, alerte-t-il, c’est ce que Macky Sall est en train de fer.

« TOSYALI HOLDİNG va gagner 10 mille 185 milliards »

Etayant ses propos, il révèle que le 9 octobre 2018, l’Etat du Sénégal, représenté par l’ancien ministre des Mines, Sophie Gladima et la société turque TOSYALI HOLDİNG ont signé, à Istanbul, un protocole. Lequel a pour objet le développement et le financement de la mise en place d’un complexe minier. Poursuivant, il indique que le protocole comprend deux phases. Lesquelles sont la réalisation d’une usine de transformation sidérurgique estimée à 60 milliards de francs CFA et l’exploitation du minerai avec un investissement de 450 milliards de francs CFA. D’après Ousmane Sonko, ce qui est le plus scandaleux, c’est que l’Etat du Sénégal a accordé des avantages inimaginables à l’entreprise. A l’en croire, l’Etat du Sénégal s’est engagé à créer un vert de dédouanement sur le terrain lors des importations. En sus, l’entreprise aura une exonération d’impôtS pendant les 10 ans. L’Etat du Sénégal, poursuit toujours Ousmane Sonko, s’est engagé à supprimer les parts et diverses taxes sur les prix de l’électricité et du gaz. L’Etat s’est aussi engagé à garantir le prêt que l’entreprise turque fera auprès des banques du Sénégal. « Le contrat est fixé à 25 ans. Et, sur les 25 ans, l’Entreprise TOSYALI HOLDİNG va investir 510 milliards de francs CFA et va gagner 10 mille 185 milliards de francs CFA. Elle va exploiter, par an, 1 million 200 mille tonnes fer », a révélé Ousmane Sonko. Avant d’ajouter : « C’est du banditisme d’Etat. C’est un crime innommable, inqualifiable contre le peuple sénégalais, une forfaiture, une haute trahison ».

« Ceux qui nous gouvernent sont des poltrons »

Toutefois, Ousmane Sonko estime que les sénégalais peuvent stopper, pendant qu’il est temps « cette mafia ». D’après lui, en matière minière, on peut citer le protocole qui donne lieu à une convention. Laquelle sera approuvée par le président qui va signer un décret. « La convention et le décret ne sont pas encore signés. Si on sort massivement, on peut faire reculer Macky Sall. Ils sont en train d’accélérer la procédure pour signer rapidement. Les turcs sont à Dakar et une fois qu’ils auront signés les carottes seront cuites », prévient Ousmane Sonko. Qui lance un appel au peuple en leur demandant de descendre sur le terrain pour manifester. « Ceux qui nous gouvernent sont des poltrons. Ils font semblant d’être des guerriers mais ils tremblent tous les jours. Si 500 jeunes sortaient dans les rues, tous ces problèmes seraient résolus. Je le jure, si Macky Sall signe ce décret d’approbation, c’est de la haute trahison et il rendra compte tôt ou tard », soutient-il.

Wade/Macky : Pape Diogoye Faye confirme la rencontre

https://senego.com C’est Dr Cheikh Tidiane Seck qui avait donné l’information, puis il a été démenti. Maintenant, c’est l’analyste politique, Pape Diogoye Faye, qui confirme la rencontre entre Macky Sall et Me Abdoulaye Wade, le Jour de la Tabaski.

La confirmation

Au micro de la Sentv, Pape Diogoye Faye confirme la rencontre. « Ce que Dr Cheikh Tidiane Seck a dit est vrai. Nous avons l’information que la rencontre a bien eu lieu au delà de 22 heures ». Toujours selon ce proche de Me Wade, « Macky Sall est venu et ils ont discuté ».

Le cas Karim Wade

L’analyste politique estime que « c’est une réconciliation qui doit avoir lieu et qui est très importante pour la description de beaucoup de choses ». Cette rencontre arrange maintenant la personne qui constituait un blocage, c’est-à-dire Karim Wade. Et la cause de ce retournement de situation pour lui, est que « Omar Sarr et Cie sont d’accord pour le dialogue national. Et si Macky Sall fait un gouvernement élargi, ils seront dedans. Et ils auront les moyens de reprendre le Pds.

C’est ce risque que Karim ne veut pas prendre. »

Gouvernement élargi

Il pense aussi qu’il est temps pour que le Président Macky Sall mette en place un gouvernement élargi. Cependant, selon Pape Diogoye Faye, « pas un gouvernement élargi seulement au Pds, il y a la société civile, les autres partis de l’opposition, mais aussi les mouvements de jeunesse et ceux qui ont leur mot à dire dans la marche du pays. »

Oumar Sarr : «Comment le décès de Tanor Dieng a poussé Wade à remanier le Pds»

IGFM – Au Pds, l’homme a toujours bénéficié des égards réservés aux premiers de cordée. Premier militant libéral à gagner une bataille municipale qui l’a porté à la tête de la mairie de Dagana, en 1996, Oumar Sarr a toujours vécu dans l’ombre du Pape du Sopi qui, en partance pour la France, après sa chute du Pouvoir en 2012, en avait fait son dauphin. Sept ans après, un réaménagement du Secrétariat national du Pds, intervenu le 9 août 2019, est venu tout remettre en cause : les positions et les postures. Ouvrant du coup la voie de la rébellion à Oumar Sarr & Cie contre la volonté prêtée à Me Wade de vouloir (re)mettre le parti entre les mains de son fils, Karim, en exil à Doha. Ainsi est né le nouveau courant libéral : Alliance Suqali Soppi. Un nom révélateur de la crise profonde qui secoue le Pds, dont Oumar Sarr explique, via mail, pour L’Observateur, les ressorts insondables par le grand public.

Lors du lancement de votre alliance, l’on a l’impression que vous avez un problème plus avec Karim qu’avec son père. Qu’est-ce qui vous oppose ?

Les problèmes avec Karim Wade viennent de son refus de venir à Dakar, alors qu’il était notre candidat. Ces problèmes se sont prolongés avec l’insistance de son père pour qu’aucune instance de notre parti ne se tienne depuis des mois et des mois et ont atteint le summum avec le Dialogue national convoqué par le Président Macky Sall.

Ce serait intéressant que vous nous expliquiez chaque point de divergence avec Karim Wade et la position de son père. Commençons par son absence de Dakar !

Vous le savez. Nous avions désigné Karim Wade comme candidat à l’élection présidentielle, principalement pour deux raisons : il était en prison et nous voulions à travers son choix, rendre un dernier hommage à notre leader.

A plusieurs reprises, le retour de Karim a été annoncé, était-il dans les dispositions de revenir au Sénégal et faire face au régime ?

Karim Wade, dans une déclaration publique, à la Korité 2018, nous avait dit : «Je suis en route pour faire face à mes devoirs et mériter la confiance de ceux qui m’ont investi et de tous ceux qui sont décidés à m’accompagner.» Nous l’avions cru. Nous l’attendions et préparions sa venue. Nous l’attendons encore. Il préfèrera envoyer son père au front, malgré l’âge avancé de ce dernier. Et, par milliers, nous avions accueilli ce dernier et démontré, aux yeux de tous, notre disposition au combat. Comme l’avait prévu la majorité présidentielle, comme elle l’avait déclaré dans les journaux et dans les radios, Karim Wade n’a pas osé se présenter à Dakar. Puis, l’ex-candidat est devenu en même temps, inaudible et aphone jusqu’à ces derniers jours, et a montré, pour moi, son incapacité à diriger qui que ce soit, et quoi que ce soit. Il a conjugué, lui-même, sa carrière politique au passé. En même temps, irascible, Karim Wade commença à attaquer tout le monde et à dénigrer responsables du parti et «karimistes» désillusionnés, comme si ceux-ci étaient responsables de son absence de Dakar. Il déclara à qui veut l’entendre qu’il a des dossiers-bombes contre Macky Sall auxquels il est le seul à croire. Il téléphona par Whats’App aux uns et aux autres, glana des informations par-ci, par-là et fit croire qu’il était informé de tout, alors qu’il n’est au courant de rien. La preuve, d’ailleurs, est faite avec certains éléments proposés au Secrétariat national.

Pourquoi devait-il prendre le risque de revenir, alors que l’Etat l’a menacé d’emprisonnement ?

Un homme politique ne doit pas avoir peur de la prison. Il doit avoir de l’audace.

Et sur le Dialogue national ?

Karim Wade nous avait fait savoir qu’il était contre notre participation au Dialogue national de 2019, pour des raisons que j’estime politico-personnelles. Je m’étais réuni longuement avec son père qui avait donné son accord sur notre présence à l’ouverture du Dialogue national et même aux discussions sur le processus électoral avec le ministre de l’Intérieur, et nous nous étions même entendus sur la déclaration liminaire. Karim Wade, au dernier moment et à deux reprises, l’avait fait changer d’avis et comme explication, le père m’a répété, devant témoins, que «seuls les imbéciles ne changent pas d’avis». Dans ces conditions où les réunions du parti sont interdites, le débat interdit, le parti en hibernation jusqu’à nouvel ordre de Karim Wade, j’avais décidé de participer au Dialogue national, en vue du renforcement du parti et d’une meilleure préparation aux élections à venir.

Pourtant, l’on rapporte que votre problème avec Wade est venu de votre décision de participer à l’ouverture du Dialogue national…

Je ne le pense pas. Je n’ai aucun problème particulier avec Wade. Les rares comités directeurs qu’il a présidés depuis des années ont tous commencé par ses félicitations pour mon travail et un standing ovation des membres. Vous avez certainement les images.

Est-ce que le Président Wade était informé de votre présence au Dialogue national ?

Non. J’ai pris mes responsabilités en ma qualité de militant et responsable. J’aurais même pu parler au nom du parti, celui-ci ne pouvant pas se réunir sur des questions d’importance. J’ai préféré parler en mon nom, mais pour tous. Le Président Wade a, par la suite, fait savoir dans une des réunions fermées dans lesquelles il invitait les personnes de confiance de Karim Wade, qu’il se pourrait qu’il contacte le Président Macky Sall et que le Pds aille au Dialogue national et, c’est certainement avec l’aval de Karim Wade.

Dans votre conférence de presse, vous avez évoqué la libération de Karim, sans tout dire. Y  avait-il accord entre le pouvoir et la famille à l’époque? Comment le voyage de Karim a été organisé ?

J’avais abordé cette question en rapport aux positions sur le Dialogue national. Comme j’ai eu à le dire, à l’ouverture du dialogue national, le Sénégal est plus grand que nous tous, que tous les partis. Je voulais expliquer que notre position sur le dialogue ne doit pas être dégagée à partir d’avantages personnels qu’on peut avoir sur la tenue d’un tel événement. On ne peut pas être pour le premier dialogue, parce qu’il va permettre son élargissement de la prison et être contre le second, parce qu’il ne traite pas de l’organisation d’un second procès qu’on souhaiterait que l’Etat organise pour soi. Le Sénégal est plus grand que ça. C’était uniquement pour cette raison-là, par souci pédagogique, que j’ai abordé le sujet. Je peux ajouter qu’il n’y a pas eu d’accord politique scellé entre le pouvoir et la famille et que le voyage a été organisé, en tenant compte des spécificités de la sortie.

Mais, le voyage a été préparé, car un avion l’attendait déjà pour le conduire à Doha…

Je suppose que la libération a été envisagée avant et que Doha avait offert son hospitalité à Karim Wade. C’est tout ce que j’en sais.

D’aucuns pensent que la non-participation du Pds à la Présidentielle fait partie du deal ?

Je ne le crois pas. Je ne crois pas qu’il y ait même un deal quelconque.

Quel est l’enjeu du renouvellement du Secrétariat national ?

Le seul enjeu véritable de ce renouvellement, c’est le remplacement du Secrétaire général national en cas d’absence. On me dit que le décès de Tanor Dieng a été un facteur déclenchant.

En quel sens, le décès de Tanor a déclenché le renouvellement du Secrétariat général ?

Je pense que c’est plutôt l’effet créé au niveau du Parti socialiste avec une guerre des chefs qui aurait pu avoir lieu. Ils ont certainement dû faire des projections sur le Pds, en cas d’absence ou d’incapacité du Secrétaire général national.

Avez-vous été informé de ce projet de remaniement ?

Oui et non. J’ai vu, pour la dernière fois, le Secrétaire général national, à sa demande, il y a un peu plus de deux mois, exactement le lundi 17 juin 2019. Il m’avait informé d’un projet de remaniement, qui ne correspond pas du tout, à ce qu’il a publié par la suite. Il m’avait promis de m’appeler à nouveau avant publication. Il ne l’a pas fait. Il ne m’a pas appelé non plus depuis cette date. J’ai su qu’il avait procédé à un «remaniement» à travers la presse et j’ai vu évidemment la main de Karim.

Etes-vous déçu de votre compagnonnage avec Me Wade ?

Non. Je suis un homme politique. Dans la période 2000-2012, le Président Wade m’a associé à la gestion du pouvoir et je ne l’en remercierai jamais assez. Dans la période qui a suivi notre défaite de 2012, dans des conditions difficiles, j’ai maintenu vaille que vaille le drapeau du parti et tout le monde a pu apprécier l’engagement continu et la combativité de notre parti. Je fais partie en 2015, des responsables qui ont porté la candidature de Karim Wade comme réponse politique à l’incarcération injustifiée et injustifiable du fils du Président Wade. En 2016, Karim Wade fut libéré de prison suite au combat ininterrompu du parti et à des actions diverses menées. Jusqu’en 2019, avec des fortunes diverses, le parti s’est mobilisé en défense de Karim Wade, son candidat, jusqu’au dépôt de la candidature au Conseil constitutionnel et ses listes de parrainages furent validées sans contestation aucune.

L’on a noté que des responsables du Pds ont décliné les postes proposés par Wade. Est-ce une action concertée ?

Non. Certains ont préféré tout de suite ne pas être cités dans cette mise en scène tragi-comique. En réalité, comme je vous l’ai dit plus tôt, le Secrétariat national n’a aucune espèce d’importance. C’est un machin. Ils l’ont remanié pour placer Karim Wade aux commandes du Pds en cas d’incapacité du Secrétaire général national.

Vous restez donc au Pds ?

L’Alliance «Suqali Soppi» s’est définie comme un courant dans le Pds. Nous sommes aujourd’hui indéniablement la majorité du Pds. Nous allons, dans les prochains jours, échanger avec les responsables, nous renforcer et définir les meilleures voies pour continuer avec succès notre combat.

Récemment, une méditation avait été annoncée. Avez-vous été approché dans ce sens ?

Oui, il y a eu des bonnes volontés, des responsables du parti, des amis de la famille Wade, qui se désolaient de la situation créée. Ils m’ont contacté ainsi que d’autres responsables, mais le mal est là, persévérant.

Qui sont-elles ?

Elles sont nombreuses, mais permettez-moi de ne pas les citer. C’est leurs initiatives. Peut-être qu’un jour, elles s’exprimeront sur le sujet.

N’allez-vous pas finir par quitter le parti ?

L’Alliance a décidé de rester dans le parti, de se battre et de démontrer sa majorité. Nous verrons dans les prochains jours, les prochaines semaines, s’il n’y a pas d’entrave à notre progression. Je rappelle que les Karimistes se réunissent, ont des sièges, adhérent même à des fronts politiques. Je suppose que l’Alliance aura ses prérogatives-là dans le parti.

Pensez-vous vraiment gagner votre combat contre Wade, si l’on sait qu’il fait du Pds une propriété?

Primo : nous ne menons pas un combat contre Wade qui demeure, un père et un mentor. Secundo : contrairement à ce que vous pensez, le Pds n’est pas et ne saurait être une propriété personnelle. Tertio : le combat politique de l’alliance est un combat de principes basé sur les textes constitutifs du Pds ainsi que sa doctrine, si vous voulez, sa pratique. Nous pensons gagner ce combat avec Wade et non contre Wade.

N’avez-vous pas peur que l’alliance Suqali Sopi finisse comme les autres structures qui se sont créées dans le passé des flancs du Pds?

Non, je ne le pense. Nous connaissons bien notre parti, ses hommes et ses femmes. Je ne suis pas le seul responsable embarqué dans ce combat. Nous connaissons parfaitement le

terrain. Nous n’avons peur ni de marées ni de marécages.

Avez-vous des alliés dans votre combat, des contacts avec Macky Sall ou son entourage proche?

Aujourd’hui, nous menons un combat de principes à l’intérieur du Pds, un combat pour la refondation de celui-ci. Ce n’est pas un combat qui se mène à partir de l’extérieur ou avec l’extérieur. Nous avons bien entendu des relations avec tous les partis de l’opposition, connaissons bien le Président Macky Sall et ses collaborateurs, pour avoir été avec certains d’entre eux dans le même parti, dans les mêmes écoles ou les mêmes gouvernements. Mais là aussi, je me dis : à chaque jour suffit sa peine. Demain est un autre jour. Nous nous organisons pour gagner notre combat d’aujourd’hui. Et encore une fois, nous sommes un groupe de responsables politiques aguerris, qui sait se battre sans perdre son âme.

Le Sénégal vient de perdre simultanément, cette semaine, deux grandes personnalités, Jacques Diouf et Amath Dansokho. Que retenez-vous d’eux ?

Je m’incline devant ces deux grands noms de votre pays. Jacques Diouf, j’ai eu à le connaître quand j’étais ministre en charge de la Pêche. J’ai eu à le rencontrer à Rome quand il était Directeur général de la Fao (Fonds mondial pour l’alimentation) émérite, qui a su résister à bien des assauts contre la gestion d’un haut intellectuel africain. Il nous a aidés à mieux comprendre l’état de l’art sur les politiques de pêche mais aussi à développer la pêche artisanale et l’aquaculture. J’ai eu à le rencontrer par la suite à différentes occasions. Une fois, nous nous sommes trouvés dans le même avion. A ce moment, j’ai compris qu’il était très pieux. Il récitait ses versets coraniques avant le vol, et pendant tout le vol, nous avions pu échanger de sa vision de la vie. Ce fut un grand moment d’échange qui m’a permis d’apprécier l’homme. Amath Dansokho, lui, c’est le militant. Je l’ai connu avant 2000, quand nous étions tous deux dans l’opposition, au début des années 2000 quand nous étions ensemble au gouvernement, et après cette période. Ce fut un homme exceptionnel. J’ai gardé nos moments de débats intenses, un bonheur d’échanger avec lui, même si l’on ne partageait pas les mêmes points de vue. On apprend toujours. Je me rappelle, une fois, il m’avait invité à diner ensemble, je ne sais plus quand, dans une dibiterie de Ngor en bordure de mer. Je ne sais pas si celle-ci existe encore. Je présente mes condoléances, au delà du Parti de l’indépendante et du travail (Pit), au peuple sénégalais et africain, au peuple militant. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il est un personnage tellement attrayant, tellement vrai, un monument de notre histoire politique, indépendamment de ses compagnonnages politiques.NDIAGA NDIAYE

«Le droit de grâce n’est pas un cadeau fait au Chef de l’État pour lui permettre d’exercer ses fantaisies» dixit Georges Pompidou Par Mamadou Abdoulaye SOW,Inspecteur principal du Trésor à la retraite

« La clémence est la qualité distinctive des monarques. Dans la république,où l’on a pour principe la vertu, elle est moins nécessaire ».Montesquieu (Esprit des lois, Livre.VI, Chapitre XXI)

La Constitution de la République du Sénégal de 2001 réserve l’amnistie à l’Assemblée nationale (article 67) mais place la grâce parmi les attributions du Président de la République (article 47).

Selon Joseph Barthélémy et Paul Duez (« Traité de droit constitutionnel », Edition Panthéon Assas, 2004, p. 752), « la grâce est un pardon sans oubli ; l’amnistie est un pardon avec oubli total ».

Sachant que « la grâce dispense le condamné qui en bénéficie de tout ou partie de l’exécution matérielle de la peine, mais elle laisse subsister la condamnation et les déchéances qui en résultent » (Joseph Barthélémy et Paul Duez précités, p. 752), il y a lieu de se demander dans le cas de l’ancien maire de la Ville de Dakar, pourquoi se focaliser sur la grâce à la place de l’amnistie (plus précisément du « système dit de la grâce amnistiante) » ?

Les deux auteurs précités s’interrogent : « La fonction de pardonner doit-elle exister dans un État moderne ? ». Comment une autre autorité dans l’État pourrait-elle annihiler en fait la décision souveraine des juges ?». Selon eux, « il y a dans le pouvoir de pardonner, une atteinte à la logique de l’organisation juridique, une espèce de désordre. Incontestablement, le droit de pardonner s’explique plus historiquement que logiquement. Il était un élément de tout cet arsenal d’arbitraire, d’exceptionnel, d’indiscutable et de divin dont aimait à s’entourer l’ancienne monarchie » (p. 751).

En effet, la grâce est une survivance de la monarchie absolue de droit divin qui se justifie difficilement dans une République.

Si le droit de grâce s’explique historiquement, il n’est pas, selon Georges Pompidou, « un cadeau fait au Chef de l’État pour lui permettre d’exercer ses fantaisies. C’est une responsabilité

… qu’il prend au vu des dossiers, évidemment, mais seul, avec sa conscience » [1].

Sous ce rapport, et de notre point de vue, le droit de grâce devrait être encadré juridiquement pour éviter qu’il soit exercé suivant la volonté, les humeurs et les désirs de son détenteur. À ce titre, et sans remettre en cause la compétence du Président de la République de faire grâce, il nous parait nécessaire de l’atténuer en prévoyant par exemple l’intervention du Conseil supérieur de la magistrature. À cet effet, l’article 47 de la Constitution pourrait comporter un second alinéa ainsi rédigé : « Le Conseil supérieur de la magistrature est consulté sur les grâces à titre individuel dans les conditions fixées par une loi organique ».

REMANIEMENT A LA DIRECTION DU PDS : Et si Wade anticipait sur l’alternance générationnelle?

http://lesoleil.sn Le doyen de la classe politique sénégalaise, le  libéral Me Abdoulaye Wade, en fin manœuvrier abreuvé à la source de la «real politique», continue de dérouler son agenda politique qu’il est le seul à maîtriser. En lieu et place d’un parti en lambeaux, le dernier remaniement de Gorgui semble plutôt inaugurer l’alternance générationnelle à la direction du Pds, avec comme chef de file, Karim Meissa Wade. La spécificité de l’ancrage du Pds et la formulation du discours idéologique de Me Wade à travers le «Sopi», rompent avec tous les modèles classiques de management et d’adaptation du système partisan et ne facilitent pas la compréhension de la doctrine Wadiste du libéralisme qu’il a condensé dans son ouvrage «Un destin pour l’Afrique» et son hymne à lui, «Africain».

Suivant l’évolution de la situation socioéconomique du pays et les aléas de la vie politique, le patron des libéraux ne semble pas encore avoir dit son dernier mot. La rupture subite de son mutisme religieux observé depuis son bruyant retour de Paris avant le dernier scrutin présidentiel a dérouté plus d’un et renseigne de sa perception et sa façon de faire la politique. Pour lui, celle-ci est une sorte de comédie sur scène, un jeu qui, ipso facto, doit produire des effets. Sous ce rapport, les récentes audiences accordées aux opposants, aux leaders de mouvements citoyens et aux activistes, suivies du chamboulement de l’organigramme du  parti démocratique sénégalais (Pds), confirment à souhait qu’il est la seule constante.
Chez le doyen de la classe politique, un Wade en cache toujours un autre. Sous ce rapport, de la seule constante Me Abdoulaye Wade à l’unique variable Karim Meïssa Wade, il n’y a qu’un pas.
La débâcle de 2012 et son retour dans le giron de l’opposition n’ont nullement freiné ses ardeurs politiques et sa ferme volonté d’installer Karim Meïssa Wade à la tête de son parti. Cela a engendré d’importants dégâts collatéraux au sein du Pds. En atteste la cascade de départs, de démissions et/ou de gel d’activités politiques de responsables libéraux de premier plan. Les plus osés ont tout bonnement «transhumé» (rallié) le camp de leur ex-camarade de parti devenu Président de la République, Macky Sall.
Le dernier remaniement de Gorgui semble plutôt inaugurer l’alternance générationnelle à la direction du Pds qu’autre chose, avec comme tête de pont, Karim Meïssa Wade. En effet, à l’opposé des explications servies par les analystes politiques qui ont annoncé l’oraison funèbre du Pds, les actes posés par le Pape du Sopi, qui  fait et défait selon sa volonté et ses humeurs, semblent plus une anticipation sur l’avenir qu’une simple volonté d’écarter des libéraux authentiques pour baliser la voie à son fils biologique, Karim Meïssa Wade.
En effet, pendant que tous les autres partis politiques d’essence patrimoniale et les néo politiques cherchent leur voies et peinent à appliquer la démocratie interne,  à l’exception du Parti socialiste, toutefois secoué, par les retrouvailles de ses militants avec les «Khalifistes», Me Wade est parvenu, sans sourciller, à imposer, une fois encore, sa volonté en chamboulant le directoire de son parti. En outre, prenant à coup sûr en compte la loi de la sélection naturelle qui a vu des pontes de la République, pour la plupart des leaders de partis, quitter de facto, sur ordre divin, leur sièges, le nonagénaire Me Wade, en bon croyant, n’a pas déchargé  des inconditionnels pour léguer son parti à des mains inexpertes ou à de jeunes aventuriers politiques estampillés «Karimistes». En recevant à tours de bras les jeunes opposants, les activistes ainsi que les leaders de mouvements citoyens et en donnant le pouvoir décisionnel aux inconditionnels de son fils biologique, Me Abdoulaye Wade inaugure sa dernière cartouche.
A travers les actes politiques qu’il pose, il est en train de mettre sur pied un regroupement qui va mener une bataille sans merci contre le régime apériste regroupé autour de la coalition «Bennoo bokk Yaakaar» rattrapé par la conjoncture socioéconomique et les supposés scandales pétro-gaziers à même de terrasser le Président Macky Sall. A moins que les éventuelles retrouvailles qui se susurrent dans les chaumières ne viennent sceller l’entente politico-cordiale entre les deux politiques aguerris.
L’histoire de l’évolution du Pds renseigne à souhait que le Président Me Abdoulaye Wade a freiné toutes les ambitions des responsables libéraux qu’il a lui-même désignés à la tête du Pds et encensés durant toute leur trajectoire militante. Le nonagénaire, promoteur du «clignoter à droite-virer à gauche», faisant fi des textes de son parti ou de ce qu’il en reste, n’a pas encore dit son dernier mot.  Il continue de dérouler son agenda conformément aux principes qui fondent l’idéologie de son parti qui se réclame la voie africaine du libéralisme qu’il est le seul à maîtriser.
Et en essayant de rassembler une opposition complètement dispersée autour de sa personne avec en ligne de mire, l’intronisation de Karim Wade, le projet de dévolution monarchique du pouvoir en veille est remis au goût du jour. Gorgui, après leur avoir réservé un traitement spécial,  est prêt à liquider tous les responsables libéraux qui pourront ou essayeront de perturber son puzzle. En tout état de cause, tous ceux qui ont tenté de passer outre ses consignes ont tous fait les frais de son autorité.
Après Idrissa Seck, Macky Sall, Modou Diagne « Fada », Souleymane Ndéné Ndiaye, Farba Senghor, Pape Samba Mboup, Sada Ndiaye et Me Madické Niang poussés à la sortie, c’est au tour de ses inconditionnels Babacar Gaye, El hadj Amadou Sall, Oumar Sarr, Ameth Fall «Braya», Abdou Aziz Diop et Cie d’être emportés par le dernier remaniement de Gorgui.
Ceux qui, par leur parcours militants certes mais surtout par la seule grâce du plus vieil opposant, ont eu à occuper des positions stratégiques de pouvoir,  comptent résister à l’interne. Toutefois, force est de reconnaître que le courant «And Suxalli Sopi» qu’ils ont créé va faire long feu. En dissolvant unilatéralement le secrétariat exécutif national du Pds, Me Abdoulaye Wade veut léguer son patrimoine à son fils Karim Wade qui, de retour de son exil qatari, aura, entre temps, muri et ne pourra plus se prévaloir de ses propres turpitudes politiques savamment entretenues jusqu’ici par son pater et ses partisans.Mamadou Lamine DIEYE

Attaques Contre SONKO : Me El Hadji DIOUF Descendu En Flammes Et Qualifié De «Sangsue Du Peuple»

 «’Le corrompu est une sangsue, il n’est jamais repu’. Cette citation célèbre, qui signifie qu’une sangsue n’est jamais rassasiée quelle que soit la quantité de sang sucé, trouve son contexte dans la vie lugubre que mène El Hadji Diouf sur le dos du peuple sénégalais».

Telle est la réplique portée par les «patriotes», militants de Pastef à l’endroit de l’avocat de Mamour Diallo. Ce dernier qui animait une conférence de presse, hier, sur l’affaire des 94 milliards a tiré à boulets rouges sur le président de Pastef les Patriotes, Ousmane Sonko. Sur la page Facebook de Les Patriotes Horizon 2024, Dr Cissé, membre de ladite formation politique, a descendu en flammes Me El Hadji Diouf qu’il qualifie de sangsue. D’emblée, il précise : «Je suis éberlué de voir ce soi-disant avocat  pourtant dit  ‘brillant’   faire toujours le sale boulot… Monsieur Diouf, votre client Mamour Diallo sera certainement fier de vous. Vous aurez votre part du Gâteau pour avoir eu l’effronterie, comme d’habitude, de traiter le Président Ousmane Sonko et ses militants de tous les noms d’oiseaux». S’adressant toujours  à l’avocat de l’ancien patron des Domaines, il souligne : «La tactique utilisée dans votre intervention lève un coin du voile sur votre objectif ou votre jeu favori : argumentum ad personam». Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il ajoute : «Ousmane Sonko, pour ceux qui le connaissent et le suivent, n’est jamais dans un débat futile. Loin de défendre, comme vous avec votre langue bifide, des personnes qui ont fait plus de mal que de bien, il accomplit toujours son devoir de patriote en pointant du doigt des questions d’intérêt national».

Toujours d’attaque, il signale : «Contrairement à vous, Sonko est un citoyen qui depuis bien avant son entrée en politique a dénoncé les tares de notre administration et il continue à le faire avec brio à l’hémicycle. Il est donc triste de voir un homme de votre trempe ramener le débat posé par Sonko à un niveau trop bas juste pour des intérêts crypto personnel (sucer le peuple)». Avant d’embrayer en ces termes :  «Le peuple est conscient que des avocats comme vous vont être utilisés par des voleurs du régime pour s’attaquer à Sonko, mais on ne peut pas arrêter une mer avec ses bras. Le député Sonko continuera à dénoncer la mafia dans l’administration et surtout autour de nos ressources. Il va, contre vents et marées, continuer à tirer à boulets rouges sur les bandes de prédateurs qui pillent notre pays sans vergogne». Magib GAYE

Abdoul Mbaye : «Pourquoi Macky veut un 3ème mandat»

http://actunet.net L’ancien Premier ministre de Macky Sall qualifie de maladroite la sortie du Président Macky Sall sur la question de la grâce qu’il peut ou doit accepter à Khalifa Sall. Selon Abdoul Mbaye, «ce n’est rien de surprenant au regard des desseins politiques inavoués de Macky Sall». En effet, soutient-il dans l’émission Sen-Show de la Sen Tv, c’est parce que le Président Sall a des ambitions de briguer un troisième mandat, à défaut de placer un homme de confiance. «Malheureusement, cela traduit beaucoup de gênes, mais aussi, beaucoup de calcul de la part du Président de la République. Moi, je n’ai jamais été optimiste à l’idée selon laquelle, le Président allait accorder la grâce à Khalifa Sall durant la période de la Tabaski. Et donc, je ne vois pas l’intérêt pour le politicien Macky Sall de faire libérer Khalifa Sall. D’abord, il ne veut pas gêner la dévolution monarchique du Parti socialiste. La deuxième chose, on se trompe si l’on pense que le Président n’est pas dans les calculs d’un troisième mandat. En tout cas, de deux choses, l’une : ou il veut rempiler, ou il cherche à mettre quelqu’un qui l’obéirait à la lettre. Par conséquent, accorder la grâce à Khalifa Sall relèverait pour lui d’un suicide».

L’ancien Premier ministre fait savoir à qui veut l’entendre que la chasse aux candidats susceptibles de le gêner n’est pas terminée. Sur le report éventuel des élections locales, le président du Parti Act, exige le respect du calendrier républicain. Pour Abdoul Mbaye, Macky Sall en fin politicien, ne veut pas tenir d’élections dans le but de dérouler son plan pour les cinq ans qu’il devra gouverner.

Enquête sur l’affaire Pétrotim : le procureur sur le point de transmettre le dossier au Doyen des juges

https://www.pressafrik.com Le procureur de la République va transmettre dans quelques instants le dossier au juge d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire, selon la Rfm.

Il s’agit de l’enquête de la Division des investigations criminelles avec, en pièce-jointe, le rapport 2016 de l’Ofnac sur l’attribution des contrats pétro-gaziers au Sénégal. Le procureur demande une poursuite contre X . Les charges retenues sont association de malfaiteurs, détournements de deniers publics , escroquerie portant sur les deniers publics, corruption , fraude fiscale ou encore blanchiment de capitaux.

D’après la Rfm, dans son édition de 12 heures de ce mercredi, les témoins auditionnés par la Dic n’ont pas réussi à apporter la moindre preuve qu’Aliou Sall est impliqué dans cette affaire révélée par la BBC. Face à l’absence de preuves donc, le Parquet n’a pas assez d’indices graves et concordantes pour poursuivre l’ancien Dg de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc). Fana CiSSE

Affaire Pétrotim : l’Etat du Sénégal va lancer ses enquêteurs aux trousses de Timis, Bp et Mayeni Jones

https://www.pressafrik.com Après les auditions effectuées dans les locaux de la brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles (Dic) de plusieurs personnalités politiques et de la Société civile sénégalaise, L’État du Sénégal a décidé d’envoyer, dans le cadre de l’entraide judiciaire sur l’affaire Petrotim, une Commission rogatoire en Europe pour entendre les personnes étrangères impliquées dans cette affaire.

Selon le journal L’Observateur, les personnes visées par cette commission rogatoire à l’extérieur du pays sont l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis qui aurait remis 250 000 dollars à Aliou Sall, le Team-manager de Bp et de la journaliste de BBC Mayeni Jones, qui réalisé le documentaire intitulé « Sénégal: un scandale à dix (10) milliards de dollars ».

Toutefois, nos confrères indiquent ces commissions rogatoires risquent de rentrer bredouilles au pays, vu la complexité du dossier et des procédures. Le travail des inspecteurs qui seront délégués sera d’analyser les situations financières des personnes ou société ciblées, de fouiller leurs comptabilités…AYOBA FAYE

Clôture de l’enquête Petrotim : L’avis de Me Amadou Aly Kane

https://www.seneweb.com Toujours sur la question de l’issue de l’enquête sur l’affaire Petrotim qui semble ne pas surprendre beaucoup de personnes, Me Amadou Aly Kane, dans son intervention sur la Zik Fm, détaille le rôle du procureur.

‘’Ce que je voudrais rappeler, c’est que le rôle du procureur, c’est de rechercher ou de faire rechercher les infractions à la loi pénale, collecter les preuves, identifier les auteurs et de les renvoyer devant les juridictions pour jugement. Or, dans cette affaire Petrotim, une enquête a été ouverte, mais il n’a jamais été précisé quels étaient les infractions qui étaient recherchées, donc qui devait être recherché en responsabilité pénale. C’est en fonction de cela qu’on essaye de savoir qui a fait quoi. Et c’était, à mon avis, l’une des grandes questions de l’enquête préliminaire qui avait été ouverte devant la Brigade des affaires générales de la Dic ».

L’on se rappelle que le ministre de la Justice avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire. Une enquête qui, finalement, a été remise au procureur qui a diligenté la Division des investigations criminelles.

A cela, l’avocat estime que c’est le procureur de  la République qui tient le ‘’robinet’’ pénal. Pour lui, le procureur est comme la Sde : ’’Pour avoir de l’eau, il faut qu’elle ouvre ses robinets.’’

‘’Ici, en matière pénale, c’est le procureur de la République qui alimente les juges d’instruction et les tribunaux. Ces derniers ne peuvent pas s’auto-saisir. Donc, il est normal que le dossier atterrisse chez le procureur et qu’il décide de la meilleur procédure à suivre’’, explique Me Amadou Aly Kane.

Lettre ouverte d’Aminata Nguirane à Macky : «Rendez à Wade son fils avant qu’il ne soit trop tard»

https://www.seneweb.com L’exil de Karim Wade affecte les membres et responsables politiques du Parti démocratique sénégalais (Pds) d’Abdoulaye Wade qui souhaitent son retour au pays. Dans une lettre ouverte adressée au président Macky Sall, Aminata Nguirane, responsable Pds, implore le chef de l’Etat de libérer Karim Wade, exilé au Qatar depuis à sa sortie de prison.

A Macky, demande-t-elle de « rendre à Wade son fils pour qu’ils puissent se retrouver avant qu’il ne soit trop tard ». Dans les colonnes de Sud quotidien qui en publie quelques extraits, la secrétaire nationale chargée de l’emploi des jeunes du Pds supplie Macky Sall de « Sortir par la grande porte en réunissant le père et le fils, sinon l’histoire retiendra que vous avez séparé de son fils, l’homme qui vous a tant aidé à devenir ce que vous êtes aujourd’hui ».

« Me Wade, ajoute-t-elle, ne mérite pas la souffrance que vous lui faites endurer ». « Est-ce que s’accrocher au pouvoir vaut tout cet acharnement contre Wade et sa famille ? », s’interroge encore Aminata Nguirane

Guy Marius Sagna déballe : «Ousmane sonko est un homme à abattre» pour le régime de Macky sall

iGFM-(Dakar) Le leader de Frapp France Dégage Guy Marius Sagna persiste et signe. Pour le régime de Macky Sall et leurs souteneurs, Ousmane Sonko est un vrai danger dont-il faudrait se débarrasser par tous les moyens possibles. Au micro de igfm.sn Guy Marius Sagna a confirmé qu’un plan est en train d’être orchestré pour envoyer en prison le leader du parti Pastef, les patriotes. «Après, Karim Wade, Khalifa Sall, Ousmane Sonko est le prochain à abattre», a déclaré M. Sagna.

Les mutations idéologiques de la gauche sénégalaise Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net La gauche sénégalaise a porté ses marques idéologiques et politiques avant l’indépendance et après les deux à trois premières décennies post-indépendance. En dépit des diversités des appartenances organisationnelles, les hommes et femmes de gauche se reconnaissaient entre eux par le discours, par la pratique sociale et par l’aspiration à un idéal commun en faveur d’un changement de société.

Être de gauche aujourd’hui, ne semble plus obéir à la logique des marqueurs des identités et de la confrontation traditionnelle entre deux camps : celui de la gauche contestataire et des adversaires au pouvoir. Être de gauche n’est plus simplement une évidence idéologique. Encore moins un signe distinctif dans un contexte fortement influencé par l’essoufflement des ambitions des organisations politiques se réclamant naguère de la gauche.

Le Parti africain pour l’indépendance (Pai) constitue la première formation de gauche au Sénégal. Il a porté le projet fondateur de la gauche avant et après l’indépendance du Sénégal en avril 1960. Les luttes politiques, syndicales et sociales, au cours du processus de décolonisation du continent africain et du Sénégal, auront été fortement marquées par l’empreinte de cette formation révolutionnaire inscrivant son combat dans la quête de la souveraineté politique et économique de l’Afrique et la construction du socialisme.

Le Pai a semé la graine idéologique de la gauche révolutionnaire. Cette graine a poussé dans le(s) campus universitaire(s), dans les espaces scolaires et dans le monde du travail. Puis, après l’interdiction du Pai, en 1963, et les effets néfastes de la répression sanglante du régime socialiste sur ce parti, ses militants, de nombreuses familles de responsables et militants de la première génération de révolutionnaires, ce sera l’heure de l’irruption de groupes idéologiques et politiques poursuivant la lutte de l’indépendance. Ces groupes et obédiences de gauche se réclament tous de la gauche révolutionnaire, en dépit de la diversité des sensibilités idéologiques et politiques.

Être de gauche, pour les fondateurs et les continuateurs du projet révolutionnaire, c’est appartenir à la mouvance identitaire de tous ceux qui luttent pour l’achèvement du  changement de société, nourri par les fondateurs du Parti africain de l’indépendance. Tout au long des années 70 jusqu’au début des années 80, être de gauche signifiera avant tout être dans l’opposition plurielle au pouvoir socialiste. Le multipartisme intégral offrira plus tard à la gauche, l’opportunité de sortir de la clandestinité étouffante et des formes de luttes semi- clandestines. Dès le début de ce nouveau processus de l’ouverture démocratique et de légalisation progressive de l’action clandestine de la mouvance de gauche, la nature identitaire de la gauche se modifie en profondeur. Le discours politique perd progressivement sa dimension idéologique et doctrinaire. On se réclamera moins des étendards : « Marxiste », « Léniniste », « Maoïste », « Trotskiste ».On assiste plutôt à un glissement sémantique du discours de gauche, et une baisse de régime du plan idéologique des militants de la gauche. La crise de l’idéologie prolétarienne marxisante, la défaite du socialisme scientifique en Urss et en Chine, sans oublier du reste, l’impasse politique des pays africains revendiquant le socialisme à l’africaine, ont pesé sur le repositionnement  idéologique de ces responsables et militants de partis de gauche.

Être de gauche se cristallise désormais dans la bataille en faveur de l’alternance démocratique. Le rapport de forces politiques, syndicales et sociales entre la gauche révolutionnaire, perdant à la fois son identité idéologique et politique, et le pouvoir socialiste, contraint de conjuguer avec forte la pression du Parti démocratique sénégalais à l’assaut de l’unité de l’opposition pour la conquête démocratique du pouvoir, a naturellement fait des partis de gauche des alliés naturels du leader des libéraux. La première alternance politique survenue en mars 2000 porte très fortement, une empreinte de l’influence de la gauche révolutionnaire.

Être de gauche va se traduire, sous le prisme de l’alternance, par la participation à l’exercice du pouvoir. Ce cycle de la participation de la gauche à la gouvernance se poursuit présentement sous la seconde alternance de mars 2012. Cette nouvelle forme d’être de gauche touche toutefois à certaines limites. Les  responsables et leaders politiques de la nouvelle gauche mettent de plus en plus l’accent sur la double faillite de la gauche sous l’alternance politique au Sénégal. La gauche aura servi, au mieux, d’escalier social et politique aux libéraux et aux républicains pour la conquête et l’accession au pouvoir en 2000 et 2012. La gauche ainsi devenue prisonnière du pouvoir étatique et de l’hégémonie libérale et/ou républicaine, contribuant malgré elle – paradoxalement ! – moins au  changement de la société.

Être de gauche aujourd’hui, se joue alors naturellement entre la volonté de faire partie des souteneurs des alternances libéralo-républicaines ou le choix  complexe de reconstruire une alternative plus citoyenne à gauche. La nouvelle frontière si situe désormais entre la gauche des alliés des républicains et/ou des libéraux et la gauche révolutionnaire citoyenne, aspirant à exercer pleinement le pouvoir, à l’instar des aspirations légitimes des militants fondateurs du Pai.

Scandale à milliards : À qui profite le crime?

http://actunet.net  «Autant est noble et haute l’acceptation du sort en ce qui ne dépend pas de nous, autant est injustifiable la résignation et la souffrance quand la cause de cette résignation est dans l’iniquité ou dans l’abus de pouvoir».

Ces propos de Victor Hugo semblent coller à l’actualité du pays tellement les populations, ballottées entre accusations et contre accusations, sont en voie de se résigner face aux nombreux scandales financiers – réels ou supposés – qui agitent le pays. Aujourd’hui, les scandales à milliards qui secouent le pays ne se comptent plus et sont en voie d’être banalisés, s’ils ne le sont déjà. Il serait fastidieux de tous les lister et nous nous limiterons aux deux qui, actuellement, défraient la chronique, à savoir l’affaire Petrotim et les 94 milliards de Mamour Diallo.

Invité de l’émission Sen show sur la Sen Tv avant hier, l’ex Pm Abdoul Mbaye a encore accusé le pouvoir de «faux et usage de faux» dans l’attribution du permis d’exploration de pétrole à Frank Timis. Des accusations suffisamment graves qui devraient – quoi qu’il en soit ! – mettre la machine judiciaire en branle.

Ce qui est incompréhensible dans la situation actuelle vécue, c’est le manque de réaction de la justice qui pourtant, est non seulement habilitée à démêler cet écheveau, mais aussi, dispose d’assez d’outils pour le faire. Mieux, Abdoul Mbaye et cie ont interpellé le Doyen des juges d’instruction, Samba Sall. Abdoul Mbaye et cie exigent plus de célérité dans le traitement de la plainte déposée avec constitution de partie civile auprès du premier cabinet d’instruction près le Tribunal de grande instance de Dakar. Ceci, pour faux et usage de faux en écriture publique contre X, faux et usage de faux contre Frank Vasile Timis, Wong Joon Kwang, Aliou Sall, détournement de deniers publics contre Frank Vasile Timis, Wong Joon Kwang et pour complicité de détournement contre Aliou Sall et contre toutes personnes que l’information révélera comme ayant commis les infractions susvisées.

Malheureusement, du fait du manque de réaction de Dame Justice, ça va dans tous les sens. Pour le malheur des uns et pour le bonheur des autres, cette dernière avait pourtant activé le mode «super» fast-track en ce qui concernait l’affaire dite de la caisse d’avance de la Ville de Dakar. Autant dans l’affaire Petrotim que dans celle qui oppose Mamour Diallo à l’ex Inspecteur des Impôts, il y a à boire et à manger, et celles-ci méritent d’être élucidées parce que le peuple a le droit de savoir. D’autant que Sonko dit détenir par devers lui, toutes les preuves de ses accusations. Donc, ce qu’il attend de ses mandants, ce sont des réponses claires et précises. Même s’il n’est ni spécialiste du pétrole encore moins spécialiste du droit, il a quand même droit – et le peuple avec lui – à des explications concises et convaincantes face à des accusations aussi graves.

Malheureusement, c’est comme si ceux qui présidaient aux destinées du pays ne sont pas dans de telles disposions. D’ailleurs, le constat est qu’ils ont tendance à regarder de haut les accusations soulevées par les Abdoul Mbaye, Sonko et autres TAS, les taxant d’aigris et autres affabulateurs, alors que cela ne répond pas aux questions et angoisses des Sénégalais.

Et puis, ce sont des personnalités qui ont en commun un parcours professionnel d’exception et qui ont eu à exercer de hautes fonctions dans ce pays ou ailleurs. Ne serait-ce que pour cela, les traiter de tous les noms d’oiseaux, en faire la tête de turc voire le punching-ball des tenants du pouvoir, ne répond en rien aux questions posées et aux faits incriminés.

Vouloir les faire passer pour des sots ou des idiots, c’est vraiment s’en prendre au peuple, en voulant lui faire prendre des vessies pour des lanternes. En tout état de cause, il est certain que dans un pays où les institutions fonctionnent normalement, ces affaires auraient eu une suite judiciaire.

Mais ce à quoi on assiste aujourd’hui dans ce pays est indigne d’un «Sénégal de tous pour tous». Parce que nul n’est au-dessus de la loi, laisser perdurer de tels agissements, c’est mettre la paix et la stabilité du pays en péril. Étant donné que la justice est le seul et dernier rempart contre l’arbitraire, dès lors qu’il s’effondre, c’est la porte ouverte à tous les abus.

Et pour ignare qu’il soit, le peuple, au nom duquel tout ce petit monde gesticule et s’égosille, a le droit de savoir et d’avoir des réponses à ses questions, aussi «bêtes» soient-elles.Que jaillisse la lumière, y en a assez des délestages !

LE REFOULÉ D’UN SCANDALE MORAL ET DÉMOCRATIQUE PAR MOMAR DIENG

Impact.sn  «Désir» et «volonté» traduisent effectivement chez Macky, la jouissance à centraliser à son niveau un conflit politique dont il tire les ficelles avec évidence depuis l’origine – Il «promet» de faire du dossier Khalifa ce qu’il voudra

 » La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation. Donc je ne peux pas discuter de ce que dit la presse par rapport à la grâce. Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire. »

Notre confrère de RFI qui a interviewé le chef de l’Etat sénégalais a sans doute eu froid dans le dos en entendant Macky Sall recourir à des mots aussi peu innocents que « volonté » et « désir » pour exprimer le caractère omnipotent de sa posture comme Administrateur général du dossier Khalifa Ababacar Sall. Dans les dédales de la littérature scientifique autour de ces deux vocables, les équivalents les plus fréquents sont : motivation cachée, insatisfaction, jouissance, besoin, manque à combler, etc. Et quand le sujet principal touche à l’adversité politique, cette association de mots a néanmoins le don de fournir des éléments de confirmation.

Dans aucun pays démocratique digne de ce nom, un président de la République ne prononcerait en public de tels mots à l’endroit d’un adversaire qui, à bon escient, se définit comme prisonnier politique du pouvoir régnant. «Désir» et «volonté» traduisent effectivement chez le président sénégalais la jouissance à centraliser à son niveau un conflit politique dont il tire les ficelles avec évidence depuis l’origine.. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation. Donc je ne peux pas discuter de ce que dit la presse par rapport à la grâce. Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire. »

Notre confrère de RFI qui a interviewé le chef de l’Etat sénégalais a sans doute eu froid dans le dos en entendant Macky Sall recourir à des mots aussi peu innocents que « volonté » et « désir » pour exprimer le caractère omnipotent de sa posture comme Administrateur général du dossier Khalifa Ababacar Sall. Dans les dédales de la littérature scientifique autour de ces deux vocables, les équivalents les plus fréquents sont : motivation cachée, insatisfaction, jouissance, besoin, manque à combler, etc. Et quand le sujet principal touche à l’adversité politique, cette association de mots a néanmoins le don de fournir des éléments de confirmation.

Dans aucun pays démocratique digne de ce nom, un président de la République ne prononcerait en public de tels mots à l’endroit d’un adversaire qui, à bon escient, se définit comme prisonnier politique du pouvoir régnant. «Désir» et «volonté» traduisent effectivement chez le président sénégalais la jouissance à centraliser à son niveau un conflit politique dont il tire les ficelles avec évidence depuis l’origine.

Ils sont l’expression d’une posture de puissance qui rappelle au monde politique sénégalais, en particulier aux récalcitrants opposés à la démocrature qui s’est installée depuis 2012, qu’il y a un chef à la barre. L’exposition d’un moi surdimensionné échafaudé dans l’accoutumance aux délices du pouvoir ressort de l’inflation de «je» : 4 à la suite dans une phrase de 21 mots, ce doit être un record mondial en la matière. Avec un tel environnement mental qui fait de l’épicerie politique une activité normale intégrée à la gouvernance du pays, il y a de quoi s’inquiéter.

Dans un genre plus prosaïque, le président Macky Sall «promet» de faire du dossier Khalifa Sall ce qu’il voudra bien en faire. C’est-à-dire un objet de marchandage qui fera partie de son agenda politique. Au-delà de la mauvaise foi qui consiste à faire croire que tous les prisonniers de Rebeuss sont politiquement et socialement égaux, le chef de l’Etat semble considérer l’ex maire de Dakar comme une monnaie d‘échange et un moyen de pression dans le cadre des campagnes politiques à l’horizon. De quelles façons ? Lui seul le sait. Mais au final, ce ne pourrait être qu’un scandale démocratique. Un de plus, et certainement pas le dernier. L’avenir de Khalifa Ababacar Sall lui appartient, estime-t-il. Mon Dieu !

Hommage à la vie et à l’œuvre de Serigne Moustapha Bassirou Mbacké 

Du jeudi  28 août au dimanche au dimanche 1er septembre 2019, un vibrant hommge sera rendu à la vie et à l‘œuvre de Serigne Moustapha Bassirou Mbacké, à travers différentes manifestations.

Qui était Serigne Moustapha Bassirou ? Il était le fils de Cheikh Mouhamadoul Bachir, lui-même fils de Serigne Touba Khadimou Rassoul et de Sokhna Medou Maame Diop,  de la célèbre famille des Diop de koki, village créé par Maame Matar Ndoumbé. Il est né en 1928 à Darou Salam Kaél (près de Mbacké). Sa lignée maternelle est aussi prestigieuse. Sa mère, Sokhna Bineta DIAKHATE avec qui il partage Serigne Mountakha MBACKE (actuel Khalife général des Mourides) et Serigne Issakha MBACKE (diplomate de carrière retraité), est de la famille que l’on appelle familièrement de ‘’Mbaakool’’ou des ‘’ Ndiakhaté-Ndiakhaté’’. Son grand-père maternel, Serigne Makhoudia Fafal DIAKHATE, est le frère de Serigne Modou Asta DIAKHATE, l’aïeul de Serigne Abdoul Ahad MBACKE, de Serigne Saliou MBACKE et de Serigne Chouhaibou MBACKE.

Son père le confia très tôt à son homonyme Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, premier khalife de Serigne Touba, pour son initiation au Saint Coran. Il l’envoya ensuite à Darou Rakhmane, chez un certain Serigne Ibrahima DIENG pour continuer l’apprentissage du livre de Dieu en compagnie de Serigne ABDOU AZIZ Ainsi que beaucoup d’autres fils de Cheikhes du mouridisme. C’est enfin sous la férule de Serigne Dame Abdou Rahmane LO  de Ndame qu’il a mémorisé et calligraphié la globalité du Saint Coran, comme bien avant lui son vénéré père. Enfin, conformément à la tradition, Serigne Bassirou le confia à son cadet Serigne Habibou MBACKE, un érudit incomparable qu’on désignait d’ailleurs par le surnom révélateur de «Alimul Alaama», du fait de sa profonde connaissance des sciences religieuses.

Sa vie durant, Cheikh Moustapha Bassirou Mbacké a incarné toutes les qualités du mouridisme. Rien de vraiment surprenant, puisque c’est son père qui l’a  très tôt initié à ces qualités, lui-même les ayant reçues de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul, qui l’a éduqué et façonné avec toute la rigueur requise. Serigne Moussa Mbacké ‘’Nawel’’, son khalife, affirme, le concernant, que « Serigne Bassirou ne l’a jamais ménagé. Il ne connaissait pas de repos et se familiarisait au quotidien avec la droiture, l’adoration du Seigneur et le travail. C’est dans cette orthodoxie que Serigne Moustapha a été éduqué en talibé. Dès le bas âge, il s’est forgé une personnalité d’homme de Dieu, de responsable qui doit accomplir de lourdes tâches dans la communauté. Il connaissait les décisions qu’il devait prendre, les actes qu’il devait poser et le traitement que méritait chaque personne. La belle manière dont il savait diriger les choses n’était pas fortuite : elle était innée ».

Quand, en 1966, son père rejoignit le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul, Serigne Moustapha alla faire acte allégeance devant le tout nouveau khalife Serigne Mouhadou Fadel Mbacké, après avoir pris le soin de consulter son frère Serigne Cheikh Mbacké ‘’Gaïnde’’Fatma et son oncle. Ayant grandi dans la lignée des grands hommes, il était lui-même, à leur image, un homme de dialogue, cultivé, rassembleur et respectueux de l’orthodoxie mouride. Respecté par ses pairs pour son humilité et sa piété, il était devenu  un élément incontournable dans la marche de la cité religieuse. C’est en talibé modèle qu’il a vécu auprès de Serigne Fallou MBACKE, qui lui confia pratiquement la gestion de la ville sainte de Diourbel.

Devenu Khalife général en 1968, Serigne Abdou Lahad en fit son bras droit à part entière. Pendant plus de deux décennies, il était son émissaire auprès du Président Abdou Diouf et de son gouvernement et, en même temps, Président du comité d’organisation du grand Magal de Touba. D’ailleurs, durant la période du Magal, il abandonnait sa maison et ses disciples pour se consacrer corps et âme aux préparatifs et à l’organisation de l’événement. « Il assistait Serigne Abdou Lahad en tout », témoigne Serigne Mahmadane Mbacké, fils de ce dernier. Lors de la visite de trois jours de Serigne Cheikh Ameth Tidiane Sy  à Touba, Serigne Abdoul Ahad lui fit ce témoignage :  » Ta visite est passée par Serigne Moustapha Bassirou, il m’a assisté de tous les côtés et c’est son comportement de toujours. Je prie pour que Cheikhoul Khadim l’assiste partout. »

Serigne Moustapha accomplissait ainsi toutes les missions que lui confiait Serigne Abdoul Ahad, qui aimait toujours séjourner à Touba Bélél. C’est d’ailleurs lui-même qui a construit la case où le vénéré Khalife a rendu l’âme. Ces relations particulières et ces responsabilités se sont prolongées durant le temps très court que le regretté Serigne Abdoul Khadre MBACKE est resté Khalife. Il en était ainsi pour les autres khalifes et fils du Fondateur du mouridisme, Sa relation privilégiée avec Serigne Mourtalla en était une illustration car, il lui réservait une chambre personnelle dans toutes ses demeures au Sénégal. Il s’était aussi particulièrement distingué du temps du très sage Serigne Saliou, Il était imbattable ainsi à Khelcom, surtout pour des actes qu’il ne souhaiterait certainement pas qu’on rende publics.

Á l’image de son vénéré père, SERIGNE MOUSTAPHA BASSIROU MBACKÉ  entretenait d’excellentes relations avec les fils de Serigne Touba Khadim Rassoul, ainsi qu’avec ses propres frères et sœurs, qui lui vouaient respect et amour. Ses relations avec Tivaoune, Kaolack, Ndiassane et Yoff Layenne étaient exemplaires. D’ailleurs, à Porokhane, se trouve jusqu’à nos jours, un appartement dénommé « Tivaoune », où séjournaient Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum, et aujourd’hui Pape Malick Sy et les autres membres de la famille d’El Hadji Malick Sy. Serigne Moustapha faisait presque l’unanimité qu’il constituait un bienfait pour toute la communauté musulmane.

Tous les gouvernements qui se sont succédé au Sénégal, que ce fût du temps de Léopold Sédar Senghor comme de Me Abdoulaye Wade en passant par DIOUF, ont reconnu son apport substantiel à la bonne marche du pays, à son développement économique en général. Il a, en particulier, par sa vision et ses idées futuristes, contribué notablement à la promotion de l’agriculture sénégalaise. Serigne Moustapha Bassirou ne s’était donc pas seulement réfugié dans son statut de chef religieux. Il aurait pu, car il ne manquerait de rien : tout le trouverait sur place. Il avait préféré concilier ce statut avec celui de Grand agriculteur, qui vouait un grand amour à la terre généreuse. Il avait compris très tôt la grande contribution de l’agriculture au développement économique du pays. Par son attachement indéfectible à la terre, il plaçait, après le spirituel, l’activité champêtre au -dessus de toutes autres considérations, montrant ainsi l’exemple à ses nombreux talibés comme aux populations des localités où ses nombreuses activités agricoles étaient menées. Parmi ces localités, on peut citer, à titre d’exemples, car il y en a bien d’autres : Darou Minam Saaloum, Tiib,  Naawel, Ross Béthio, Pout, Keur Momar Sarr, etc. Toutes ces localités étaient des « daara tarbia », c’est-à-dire en même temps des centres d’apprentissage par excellence du Coran et du culte du travail pour ses milliers de talibés comme pour les habitants desdites localités. Dans ces champs, des centaines d’hectares étaient exploités sur la presque totalité de l’année, avec des spéculations comme le riz, les haricots verts, la mangue, les melons et autres fruits et légumes alimentant le marché local comme l’exportation.  Ses performances dans le domaine agricole avaient conduit d’ailleurs l’Etat du Sénégal à baptiser le centre de Recherche agricole de Ndiol de Saint-Louis en son nom.

N’ayant jamais perdu de vue son statut de chef religieux et de fils de Serigne Mouhamadou Bassirou, Serigne Moustapha s’est employé, sa vie durant, à entretenir et à moderniser les daaras laissés par son vénéré père. Parmi ces daaras, très nombreux, on peut citer ceux en activité dans les localités suivantes : Touba, Diourbel, Porokhane, Darou Salam Tiib, Kaolack (Touba Ndorong), Sagatta (Touba Cadior), Darou Salaam Kael, Boulel (touba Saloum), Boustane, Kaffrine, Maninatou Salaam.. A ces localités, s’ajoutent Dakar (Guédiawaye Hamo 4),  Beer, Mbambilor, Tivaouane, Ngaaye, Louga, Thiar Dieumoye, Thilmakha, Bambey, Mbacké, Thiès,  Naawel, Gossas, Guiguinéo, Mbour, Ndoffane, Keur Madiabél, Darou Minan Saaloum. Serigne Moustapha a ainsi perpétué l’œuvre, le legs de Serigne Touba comme de son père. Il en a surtout été ainsi de la ville de Porokhane et de son Institut Sokhna Maame Diarra Bousso qui porte son empreinte indélébile. L’institut en particulier, qui porte son nom, forme aujourd’hui au coran et aux sciences religieuses, les homonymes de la sainte mère de Khadim Rassoul. Il a formé près de 500 jeunes filles, éduquées, nourries, logées, habillées, soignées gratuitement. Serigne Moustapha Bassirou a été aussi pour l’essentiel dans la modernisation de Porokhane, avec l’érection de la Résidence Maame Diarra Bousso qui a beaucoup contribué à unifier toute la famille de Cheikh Mouhamadou Bamba Khadim Rassoul. ‘’C’est un lieu où tous les parents peuvent de se rencontrer pour raffermir les liens qui nous unissent’’, précise Serigne Mousapha Abdou Khadre.

Moustapha NIASS, Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, témoigne que « Serigne Moustapha était un exemple de bonté, de générosité, d’ouverture d’esprit, de grand cœur avec une pitié et une grande vision. Senghor le consultait même au de-là des questions religieuses. Il était sincère, car il ne disait que ce qu’il pensait, même si cela n’arrangeait pas le président. » M. NIASS ne s’arrête pas d’ailleurs en si bon chemin et poursuit : « Serigne Moustapha Bassirou était un grand diplomate et avait une maitrise sur tout ce qui pouvait contribuer au bien-être des populations. Il a réussi à avoir une ouverture d’esprit et une capacité d’écoute qui lui ont permis de gagner la confiance de nombre de chefs d’Etat qui le consultaient pratiquement sur tous les projets qu’ils avaient en vue.. Il était un homme véridique et avait une bonne lecture de toute situation qui lui permettait d’accepter ou de refuser une idée venant d’un président. »

De son côté, l’ancien Ministre du développement rural, Amadou Bator DIOP confie ceci : « SENGHOR m’a dit un jour que SERIGNE MOUSTAPHA BASSIROU MBACKÉ ne m’a jamais dit quelque chose de faux et il ne m’a jamais fait quelque chose qu’on pourrait considérer comme inconvenant. »

Serigne Moustapha Bassirou Mbacké nous quitta le 29 aout 2007 (15ème  jour du mois de Chahbane1429) à Touba, après une vie spirituelle et temporelle bien remplie, laissant derrière lui toute une communauté d’orphelins et d’orphelines. Il repose à Touba (Darou Minan) à quelque encablures de son vénéré père. Ainsi, l’Islam, la Mouridyah, le Sénégal et les valeurs ont durement ressenti sa perte. Serigne Mountakha Mbacké, qui lui vouait un immense respect, fit sur lui ce dernier témoignage : « Il est venu au monde en sainteté et est retourné ainsi à son Seigneur ». Témoignage que partagea son fils et khalife Serigne Moussa Mbacké ‘’Naawel’’, actuel bras droit et confident en tout du khalife de Serigne Touba, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

Il convient de signaler, en concluant, qu’autant il avait repris le flambeau de l’œuvre de son père, autant sa descendance veille comme sur la prunelle de leurs yeux sur l’important legs spirituel comme temporel qu’il leur  laissé. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rendre à Tiib, à Naawel, à Pout, à Ross Béthio, à Keur Massar et dans de nombreuses autres localités aux quatre coins du Sénégal.Dakar, le 28 août 2019 ,MODY NIANG (modyniang@arc.sn) MAMADOU NIANG (niangndaga@yahoo.fr)

Vente nationalité sénégalaise au ministère de la Justice : le cerveau de la mafia identifié

https://www.pressafrik.com La mafia au ministère de la Justice est sur le point d’être complètement démantelée, après les premières arrestations sur l’affaire de la vente de la nationalité sénégalaise.

L’homme qui tirait les ficèles par les enquêteurs. Il s’agirait d’un nommé Abdoul Ahad Agne, archiviste de la Direction des Affaires civiles et du Sceau.

Selon Libération, il est sous le coup d’un Sous le coup d’un mandat d’arrêt international et avait fait en sorte de ne jamais être devant, en mettant en place un système à même de lui permettre d’éviter tout contact avec ses clients

C’est Ali Fawaz, son complice, qui se chargeait de trouver des clients, d’empocher les fonds et de déposer, sur la base de procuration les documents administratifs.

Son frère, Aboubacry Agne, avait pour rôle de livrer la nationalité. Il a été interpellé par la Section de Recherches et placé sous mandat de dépôt par le juge du premier cabinet.

Dans cette affaire, Amer Alahmar (Syrien), Mohi Alboni (Syrien), Nabil Wizani (Sénégalais), Ahmed Bakkour (Syrien) et Ali Fawaz (Libanais) ont été également placés sous mandat de dépôt. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, contrefaçon des sceaux de l’État, faux et usage de faux en écritures publiques authentiques, blanchiment de capitauxAYOBA FAYE

Contrats pétroliers et gaziers : enfin la lumière sur les droits de l’État du Sénégal Par Alioune GUEYE

Eu égard à l’ampleur du débat public et des enjeux nationaux et internationaux afférents auxdits contrats : il y a lieu d’éclairer juridiquement l’État du Sénégal et l’opinion publique sur ses droits suivant sept points :

– La question de la renégociation des contrats pétroliers et gaziers (1) ;

– Le comportement à observer lors d’une demande éventuelle de renégociation des contrats pétroliers et gaziers (2) ;

– La résolution de la question supposée de l’« avantage excessif » relatif aux contrats pétroliers et gaziers (3) ;

– La question de la modification unilatérale des contrats pétroliers et gaziers par l’État du Sénégal (4) ;

– La résiliation des contrats pétroliers et gaziers (5) ;

– Le règlement des litiges (différends) contractuels en matière pétrolière et gazière (6) ;

– Le cas spécifique de M. Aliou Sall (7).

  1. Sur la question de la renégocation des contrats pétroliers et gaziers :

En droit, le principe de la liberté de négocier un contrat demeure. Par conséquent, la question même de la renégociation des contrats pétroliers et gaziers ne poserait aucune difficulté d’ordre juridique, si l’État du Sénégal souhaiterait emprunter cette voie de droit. Dans cette hypothèse, la seule obligation qui pèserait à la fois sur l’État du Sénégal et sur son cocontractant, est l’obligation de loyauté et de bonne foi dans les renégociations contractuelles.

En droit, il est toujours possible d’adapter un contrat (que ce soit un contrat d’État, un contrat de commerce international, un contrat administratif, entre autres), de le modifier ou de le réviser, dès lors que la réalisation devient très onéreuse du fait d’un changement de circonstances, ou si le contrat est excessivement déséquilibré de telle sorte que cela altère fondamentalement l’équilibre des prestations.

Dans toutes ces hypothèses, la partie qui se prétend lésée a le droit de demander l’ouverture de nouvelles négociations. Étant entendu que, la demande de nouvelles négociations doit être faite sans délai et doit être motivée.

S’il n’y a pas de réponse dans un délai raisonnable : la partie qui s’estime lésée a la possibilité de saisir le juge. Ce dernier a le pouvoir de réviser le contrat pour rétablir l’équilibre des prestations. Le juge peut aussi mettre fin au contrat. Le juge peut enfin octroyer des dommages et intérêts pour réparer le préjudice subi par la partie lésée.

Au demeurant, contrairement à ce que soutient donc certains auteurs, juridiquement on n’a pas besoin ici qu’il y ait une clause spécifique dans les contrats pétroliers et gaziers pour ouvrir de nouvelles négociations contractuelles.

  1. Sur le comportement à observer au cours d’une demande éventuelle de renégociation des contrats pétroliers et gaziers :

Dans cette hypothèse, il ne faut pas perdre de vue le fait qu’en droit sénégalais : le contrat est « un accord de volontés générateur d’obligations ». Par conséquent, la règle juridique importante à respecter ici est qu’au cours de la demande de renégociation du contrat, la partie qui s’estime lésée ne doit pas mettre fin immédiatement audit contrat, ni en suspendre l’exécution de son obligation contractuelle.

La renégociation doit donc se faire dans le respect de l’obligation de loyauté et de bonne foi. Et en cas de difficultés afférentes à ces renégociations contractuelles : c’est le juge qui doit trancher en rétablissant l’équilibre des prestations.

3.Sur la question supposée de l’avantage excessif des contrats pétroliers et gaziers :

Dans l’hypothèse où l’État du Sénégal estimerait qu’il y a eu un « avantage excessif » dans les contrats pétroliers et gaziers au profit de ses cocontractantes (les entreprises étrangères). Il doit démontrer qu’au moment de la conclusion des contrats pétroliers et gaziers, son cocontractant se serait vue accorder un avantage excessif, en profitant par exemple de la dépendance ou de l’inexpérience de l’État du Sénégal en matière pétrolière et gazière.

Si l’État du Sénégal en apporte la preuve : il pourra obtenir la réparation de ce préjudice par le biais de dommages et intérêts, et même un rééquilibrage des prestations contractuelles.

  1. Sur la question de la modification unilatérale des contrats pétroliers et gaziers par l’État du Sénégal :

L’Etat du Sénégal doit être parfaitement conscient de ses droits. C’est-à-dire que juridiquement, l’État du Sénégal dispose de plein droit d’un pouvoir de modification unilatérale des contrats pétroliers et gaziers déjà conclus. À cet égard, la jurisprudence française plus proche de la tradition juridique sénégalaise en fournit une illustration parfaite, Voir par exemple, arrêt CE., 17 mars 1864, Paul Dupont.

En droit, l’Etat du Sénégal dispose aussi d’un pouvoir de sanction de son cocontractant en cas de défaillances contractuelles, Voir, arrêt CE., 31 mai 1907, Deplanque c/Ville de Nouzon.

Tout cela contribue à donner un « effet relatif aux Conventions » signées par l’Etat ou par l’administration. D’ailleurs, l’arrêt du Conseil d’État sénégalais du 8 août 2007, SONATEL c/ ARTP et Etat du Sénégal, faisait même référence à ce « principe d’effet relatif des Conventions ».

Dans l’hypothèse où L’Etat du Sénégal déciderait de modifier unilatéralement les contrats pétroliers et gaziers, il doit simplement vérifier s’il y a lieu d’appliquer ou non l’équation financière à son cocontractant.

  1. Sur la question de la résiliation des contrats pétroliers et gaziers :

Que cela soit précisée ou non sur les contrats pétroliers et gaziers, l’État du Sénégal a le droit de résilier ces contrats pour un motif d’intérêt général, Voir par exemple, arrêt CE., 2 mai 1958, Distillerie de Magnac-Laval.

D’ailleurs, toute clause contractuelle qui priverait l’État du Sénégal de ce droit de résilier un contrat serait nulle et inopposable, Voir par exemple, arrêt CE., 6 mai 1985, Association Eurolat c/Crédit foncier de France.

L’État du Sénégal a même la possibilité d’évincer les entreprises cocontractantes, etc. De telle sorte que, lorsqu’un Etat conclut un contrat, il « ne se dépouille pas de ses attributs de puissance publique », Voir par exemple, Conclusions Jacomet sous l’arrêt CE., 1954, Soulier.

L’État du Sénégal dispose donc de prérogatives exorbitantes dont il peut faire application sur les contrats pétroliers et gaziers remis en cause (dans le but de préserver l’intérêt supérieur du peuple sénégalais dans le cas où il serait mis en péril).

  1. Sur le règlement éventuel des litiges inhérents aux contrats pétroliers et gaziers :

Afin d’éviter des incertitudes sur la loi applicable et le juge compétent pour trancher les litiges relatifs aux contrats pétroliers et gaziers, il faut préciser dans ce type de contrats des clauses attributives de juridiction ou de choix de loi applicable.

En principe, le lieu d’exécution du contrat est aussi un critère pour déterminer la loi applicable au contrat…

Toutefois, en général les litiges relatifs à ces contrats pétroliers et gaziers sont confiés soit, à des organes arbitraux (arbitrage), soit à des médiateurs (médiation). La transaction et la conciliation, entre autres, constituent aussi autant d’outils juridiques utilisés pour régler ce genre de conflits inhérents aux contrats internationaux…

  1. Sur la question spécifique de M. Aliou Sall :

Là, il faut examiner deux hypothèses :

– Hypothèse 1 : Si les faits qui sont reprochés à M. Aliou Sall à propos des contrats pétroliers et gaziers sont avérés : il s’exposera à des sanctions administratives et pénales (notamment, sous l’angle du délit de corruption, délit de favoritisme, etc.).

Dans ce cas, le droit pénal sanctionne sévèrement un tel agent public : qu’il soit dépositaire de l’autorité publique ou chargé d’une mission de service public, ou encore, investi d’un mandat électif.

De la même manière, les entreprises pétrolières et gazières cocontractantes et présumées bénéficiaires d’un « avantage injustifié », dans le cadre d’un présumé délit de favoritisme dans l’attribution desdits contrats, peuvent être poursuivies pénalement pour recel.

L’« avantage injustifié » peut résider dans l’obtention d’un Marché public, or, l’application normale de la législation ou de la réglementation n’aurait pas permis au bénéficiaire de l’obtenir.

Le délit de recel serait constitué dès lors que les entreprises cocontractantes auraient bénéficiées en connaissance de cause, de l’attribution d’un Marché public irrégulièrement passé.

Le délit de recel est également caractérisé à l’égard de celui qui bénéficie en connaissance de cause du produit provenant de l’attribution irrégulière d’un Marché public…

– Hypothèse 2 : Si les faits qui sont reprochés à M. Aliou Sall ne sont pas avérés : là, ce serait très grave et la situation inverse se produirait. C’est-à-dire que, les accusateurs s’exposeront à des sanctions pénales et leur responsabilité sera engagée dans le sens de la réparation des préjudices subis par l’éventuelle victime.

En conclusion, rien n’est encore perdu à propos des contrats pétroliers et gaziers.

L’État du Sénégal dispose encore de tous les outils juridiques nécessaires pour protéger et sauvegarder l’intérêt des citoyens sénégalais. Certes, il faut rester vigilant, mais, il ne faut pas être pessimiste ; en ce sens qu’en droit, la question du pétrole et du gaz n’a pas encore atteint un niveau irréversible sur le plan juridique. Donc, il est encore possible de tout refaire dans l’intérêt supérieur du peuple sénégalais et des générations futures…Alioune GUEYE,Professeur de Droit public,

Expert auprès du F.R.S. – FNRS (Belgique),Membre du Comité scientifique à la Revue juridique et politique des États francophones (France),Membre (évaluateur) au Comité scientifique de la Revue québécoise de Droit international (Canada),Ancien Professeur/Chargé de cours en Droit public à l’Université de Montréal (Canada),Ancien A.T.E.R en Droit public en France, Rang 1er…Contact : aliounegueye2000@gmail.com

 

 

[1] Ainsi s’exprimait Georges Pompidou au sujet de l’affaire Paul Touvier. Cf Pompidou, « Entretiens et discours 1968-1974 (Avant -propos E. Balladur) », Plon, tome I, p. 157-158, cité par Xavier Prétot dans « La Constitution de la République française. Analyses et commentaires », Economica, 2009, p. 554.


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