Revue de Presse Du Lundi 26 Aout 2019

Unes de la Presse Du Lundi 26 Aout 2019
Unes de la Presse Du Lundi 26 Aout 2019

Hommage à mon Ami et Commensal Amath Dansokho,

L’humain Intégral,en souvenir de nos combats,de nos échanges et de tes encouragements renouvelés …avec le sourire jusqu’ à ton dernier souffle…
Ma Revue de presse présente ses condoléances émues a sa famille et ses proches  Mamadou Ly

Témoignage de Alcaly DANSOKHO, fils d’Amath DANSOKHO, au nom de la famille à l’Hôpital Principal de Dakar 

Levée de corps de Monsieur Amath DANSOKHO, Président d’Honneur du Parti de l’Indépendance et du Travail, Ministre d’État, Ancien Député et Vice-Président de l’Assemblée Nationale Sénégalaise, Ancien député du Parlement de la CEDEAO, Ancien Maire de Kédougou
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Madame la Présidente du Conseil Economique Social et environnemental,
Monsieur le Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence
Mesdames et Messieurs les Ministres d’Etat,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Honorables députés
Membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales
Membres du Conseil économique Social et environnemental
Messieurs les représentants des religions et confessions du Sénégal
Chers Officiers de l’Armée Sénégalaise, Membres des Forces de l’Ordre et de la Sécurité Publique Monsieur le Secrétaire Général Maguette THIAM
Monsieur le Secrétaire Général du PIT Samba SY
Mesdames et Messieurs les chers Camarades du PIT
Honorables représentants des partis politiques, des syndicats, de la société civile et des journalistes Membres de la famille
Amis
Sénégalaises, Sénégalais  Ce vendredi 23 août 2019, Amath Dansokho s’en allé vers d’autres cieux reposer en paix, et cela dans la plus grande sérénité, entouré des membres de sa famille. Nous sommes aujourd’hui très touchés par toutes les marques d’affection et de reconnaissance que les sénégalaises et sénégalais ont à l’endroit de notre père qui montrent qu’Amath Dansokho ne nous appartenait pas uniquement, mais il appartenait plutôt à l’ensemble de cette Nation qu’il a défendue depuis son plus jeune âge. Et cela n’a pas toujours été facile de l’accepter tant son engagement pour la politique était prenant et difficile pour la famille. En ce moment, nous nous rendons compte que tous les efforts et toute l’énergie qu’il a mobilisés en valaient peine pour ce Sénégal et cette Afrique qu’il savait si bien défendre avec une élégance, une force et une générosité inégalables. Il aimait les sénégalaises et les sénégalais autant que ses enfants.
Mais aujourd’hui, pour ce qui me concerne, je vais vous aussi parler d’un Amath DANSOKHO qui nous préparait à manger et nous apprenait à cuisiner. Et gare à nous si on l’imitait mal, on pouvait être  victime de moqueries drôles pour un certain temps. Il était capable d’une façon subtile de donner des leçons de vie indispensables pour que nous apprenions à vivre en société sans donner le moindre ordre en faisant toujours appel à un bon sens qui paraissait naturel. Il nous a toujours poussé à aller vers les autres et à ne jamais prendre des différences pour des barrières. Je me souviendrai toujours d’un jour où notre mère lui a présenté un patient, l’un des tous premiers malades du SIDA qu’elle suivait à l’hôpital FANN à la fin des années 80 ; sa première réaction a été de lui serrer la main et de lui faire une accolade franche comme à n’importe quelle personne bien portante alors qu’à cette époque cette nouvelle maladie suscitait le plus souvent des craintes, voire des rejets.

L’observer et l’écouter, c’était s’éduquer.

Son cœur était énorme de la joie à prendre un bébé dans les bras avec son rire inimitable à la tendresse chaleureuse et bienveillante qu’il avait à l’endroit de ses aînés. Il manquera énormément à son épouse qu’il appelait Babette qui a toujours été avec lui dans les bons moments comme dans les difficiles, voire très difficiles. Je tiens vraiment à remercier ma mère au nom de la famille pour tout ce qu’elle a fait pour notre père pendant de si nombreuses années avec un amour indéfectible jusqu’à ce jour. Amath Dansokho adorait ses filles Yacine, Laurence et Elsa qui l’aimaient infiniment en retour. Peut-être une explication de son combat sincère pour l’émancipation des femmes de ce pays. Quant à moi qui ai vécu avec lui ces dernières années, je peux dire aujourd’hui que celles-ci n’ont pas été les plus faciles avec sa santé, le poids de son âge et les responsabilités qui m’incombaient mais certainement les plus belles qui méritaient d’être vécues avec mon épouse Sarah, mes enfants Mathis Bemba et Axel Madiba. J’ai tant appris à ses côtés humainement. Le plus bel héritage de mon père pour nous tous dans cette famille est certainement la pratique d’une liberté noble dans tous les sens du terme. Une pratique qui nous pousse à ne jamais se mettre au-dessus ou en-dessous d’autrui quelques soient les personnes que nous côtoyons. Une liberté généreuse qui pousse l’autre à être encore plus libre. La liberté était certainement son mot préféré et la chose qu’il a le mieux défendu pour toutes et tous.
En ce moment, nous sommes à l’hôpital Principal et peu de personnes savent qu’il y a été hospitalisé trois mois de septembre à fin octobre 2016 tout étant Ministre d’Etat. Pour cela, nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont soigné mon père ici, nous avons eu l’honneur et la chance de rencontrer des hommes et des femmes d’exception avec de grandes qualités professionnelles. Si mon père a pu vivre ces deux dernières années au Sénégal dans sa maison, c’est parce que sur cette route semée d’embuches, des professeurs de médecine, des médecins, des infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes, des biologistes et des pharmaciens de ce continent vivant au Sénégal se sont occupés de lui avec un cœur immense et un professionnalisme hors pair sans compter les heures. Nous ne saurions les remercier assez.
Nous tenons à remercier aussi tous les membres de la famille dont ses petits-enfants et arrière petite fille, et tous ses amis, notamment ses camarades, militants du PIT et du PAI dont certains nous ont quittés entretemps, qui n’ont jamais manqué de lui faire vivre des moments forts jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Etre avec les autres étaient sa raison de vivre. Il disait toujours que la pire chose dans la vie pour lui était de manger seul. Et je tiens à citer deux noms chers à notre cœur, Amy Diémé et Fatou Diémé qui ont en plus de nous avoir vu grandir enfants, se sont occupés de la maison et de notre père en particulier depuis presque 40 ans sans discontinuer. Ces héroïnes, celles et ceux, qui ont participé aux réunions politiques au domicile familial de 1996 à 2012 tous les jeudis, les ont croisées. Nous les remercions infiniment.
Nous tenons à remercier aussi tous ses amis politiciens, syndicalistes, journalistes, membres de la société civile ou religieux qui sont venus le voir. Il en était toujours heureux et ému. La place que les militantes et militants du PIT avaient spécialement dans leur cœur pour Amath DANSOKHO lui aura donné une énergie et une force indescriptible ces dernières années. Ce parti peut être fier de ce qu’il a fait pour lui. Que pouvait lui faire plus plaisir que de discuter de la situation du pays comme il aimait le dire ?
Nous remercions aussi ses frères et amis les présidents de nos chers pays voisins, son Excellence Monsieur Alpha Condé et son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, qui ont une affection très particulière pour notre père. Ils n’ont jamais manqué de l’appeler et de le soutenir. Je n’oublie pas son très cher ami le Président Laurent Gbagbo, aujourd’hui soi-disant libre mais qui s’excuse de ne pouvoir être présent ce jour à côté des filles et fils de notre Nation pour pleurer notre père. Il est celui qui a fait vivre à mon père son dernier élan de joie avec le sourire que nous lui connaissons tous.
Quant au Président de la République, son Excellence Monsieur Macky Sall, le pays doit savoir qu’il a toujours été aux côtés de mon père, je le dis sans aucune arrière-pensée politique du fond de mon cœur. Avec une humilité et une retenue de celle qu’un neveu ou un fils a envers un oncle ou un père dans notre société africaine, il s’est toujours attaché, même à distance, à ce que notre père soit protégé et accompagné de la meilleure façon. Si aujourd’hui Amath DANSOKHO a eu cette fin si douce dans son pays natal avec ses proches, ce n’est pas uniquement l’aboutissement d’un accompagnement de la famille et des amis, certes important, mais c’est aussi grâce au cœur et à la grande responsabilité d’un Président de la République qui savait que les sénégalaises et les sénégalais voulaient que cet homme d’exception vive la dernière partie de sa vie de la façon la plus douce et légère possible. Il a accompli cela pour les enfants de ce pays avec une grande élégance. Merci Monsieur le Président la République.
Et hier, il a demandé à son Excellence Monsieur Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée Nationale de le représenter à cette levée de corps. Le destin a bien fait les choses pour ce jour. Car  notre Oncle Moustapha Niasse est une personne très particulière pour notre père. Ce n’est pas seulement un ami ou un frère mais un des plus fidèles compagnons de cœur et en politique. Ils se sont rencontrés à Saint-Louis, il y a plus de 60 ans si je ne me trompe pas et ne se sont jamais quittés. Saint-Louis, cette ville où Amath DANSOKHO a demandé à être inhumé depuis bien longtemps, lui, digne et fier fils de son Kédougou originel, royaume de son enfance, berceau de sa famille et dont il fut le Maire. Ce choix est très naturel pour ceux qui ont connu notre père de près et suscite parfois des interrogations chez d’autres. En effet, Amath DANSOKHO expliquait cela en disant que Saint-Louis a été le berceau de son engagement dans la politique et le lieu où il a vécu ses plus grandes amitiés naissantes, notamment lorsqu’il vivait avec son frère Alcaly dans la demeure de notre regretté Mbagnick DIOUF par ailleurs oncle de son Excellence le Président Abdou DIOUF que nous saluons et remercions vivement pour toutes les marques d’affections qu’il a eues à l’endroit de notre père et à qui nous souhaitons une longue vie encore. Cette ville est aussi celle où il a rencontré son ami exceptionnel, le regretté Almamy Mateuw FALL à côté de qui il a demandé à être inhumé. Saint-Louis, ville exceptionnelle de l’époque de la pré indépendance à nos jours, notre père en a toujours eu la nostalgie quand il a vécu ailleurs, notamment en exil. Comme autre enfant de Saint-Louis de cette grande époque, nous ne pouvons oublier de citer Excellence le Président Amadou Moctar MBOW qui a été un grand frère merveilleux pour Amath DANSOKHO pendant de longues années. Nous prions pour lui et sa santé.
Et, pour finir, nous ne pouvons pas nous permettre en ce jour si particulier de ne pas mentionner son Excellence le Président Abdoulaye WADE pour ce qu’il a représenté pour mon père, et réciproquement, à savoir, être un ami et un compagnon de lutte avec une affection et un respect mutuels que, ni les vicissitudes de la vie politique parfois très rudes, ni la distance, ni l’âge n’ont su altérer. Nous partageons la peine de cette perte immense avec lui et nous prions pour lui. Mesdames et Messieurs, je vous remercie.

Alpha Condé sur Amath Dansokho : “c’était la personne à laquelle j’étais le plus attaché au Sénégal”

https://actusen.sn «Je suis profondément attristé par la nouvelle. Amath était un ami fidèle et sincère. Il était un homme exceptionnel. C’est un ami, un camarade que j’ai connu lorsqu’il était le représentant du Parti africain de l’indépendance (PAI). Les gens pensaient, à l’époque, que Amath était mon frère lorsqu’ils nous voyaient ensemble. C’était la personne à laquelle j’étais le plus attaché au Sénégal. Même quand je devais faire une heure au Sénégal, il fallait que je passe le voir. J’admire son engagement, son désintéressement et sa familiarité».

LA LIBERTE AU PERIL DE LA VIE !

http://www.enqueteplus.com https://www.seneplus.com Figure emblématique des luttes révolutionnaires, Amath Dansokho, mort vendredi 23 août à l’âge de 82 ans, a œuvré toute sa vie pour l’avènement d’une société plus égalitaire
Comme un baobab, la chute a été progressive certes, mais fracassante. Le bruit, rapidement, a fait le tour du pays, de l’Afrique et du monde, comme une trainée de poudre. A l’image de la vie tumultueuse de celui que d’aucuns appelaient affectueusement “Big Danskh’’. Un homme dont l’envergure internationale reste sous-évaluée.
En effet, Amath Dansokho a côtoyé presque tous les grands du mouvement révolutionnaire mondial : Che Guevara, Fidel Castro, Nelson Mandela, Kwame Nkrumah, Amilcar Cabral, Franz Fanon, Joe Slovo (ancien secrétaire général du Parti communiste sud-africain), Sékou Touré, Modibo Keïta, pour ne citer qu’eux. Militant convaincu, l’ancien meneur de grève au lycée Faidherbe de Saint-Louis a su faire face à la toute-puissance de feu Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal. Un véritable Guérillero ! Non de plaisir, mais de devoir, dont l’un de ses plus fidèles compagnons, son secrétaire particulier Pape Mbaye, retrace avec “EnQuête’’ le parcours plus qu’élogieux. La voix étreinte, l’homme qui était sur la route de Saint-Louis, pour les besoins de l’enterrement, ne trouve pas les mots pour rendre compte du degré d’engagement de son ami intime. Mais cette anecdote qu’il rapporte est éloquente à souhait. Un jour, alors qu’ils étaient en voiture tous les deux, Pape écoutait un tube du Bembeya Jazz intitulé “Regard sur le passé’’. Lequel parle de la vie de Samory Touré. Mais pendant que lui admirait la beauté de la musique, se tournant résolument vers son acolyte pour lui annoncer combien il aimait le morceau, il s’est rendu compte que ce dernier était déjà en train de verser des larmes. C’est que derrière les belles paroles, Amath méditait surtout sur le sens même du combat de ce grand résistant africain. “Imaginez Pape, lui ditil, tout ce que cet homme était capable de faire pour la libération de son peuple. Voilà quelqu’un qui était prêt à sacrifier même son propre fils, parce qu’il lui demandait seulement d’abandonner la lutte…’’. De la même manière, Amath Dansokho était prêt à tout pour le salut de son peuple.
A l’époque, l’alternative était simple. C’était soit lutter ou s’aplatir devant le régime autoritaire de Senghor. La démocratie, au Sénégal, n’était même pas à ses balbutiements. S’allier au régime était alors la voie la plus facile, pour les jeunes intellectuels, de s’accomplir. S’opposer, une véritable corvée. Mais comme le montre l’histoire de l’humanité, à chaque fois qu’un peuple est confronté à des difficultés semblables, “il s’est trouvé, parmi ses fils, qui ont décidé de prendre les armes au prix de leur vie pour la libération nationale et sociale’’. Amath Dansokho était de ceux-là qui avaient décidé d’emprunter cette dernière voie, la plus difficile, la plus coriace, parce qu’ayant horreur de l’injustice. C’est ainsi qu’il s’est engagé au Parti africain de l’indépendance (Pai), alors même que le pays était sous domination coloniale. Dans la clandestinité, ils ont œuvré de la manière la plus féroce pour la poursuite de l’idéal libérateur. Ils l’ont fait avec la plume, le verbe, même avec des armes. Une résistance armée dont le but était de “libérer le peuple et lui offrir des perspectives meilleures’’.

La résistance armée

Ainsi, pendant que d’aucuns ne cessent de fuir la mort, Dansokho l’a toujours préparée, parfois même bravée, n’ayant peur de rien. Un de ses amis proches rapporte, à cet effet, qu’Amath a toujours cru qu’il ne vivrait pas plus de 40 ans. Tellement les épreuves, sous ce règne de Senghor, étaient multiples. Mais le président d’honneur du Pit n’abandonnait jamais. Allant partout où besoin est pour renforcer ses aptitudes à la guerre. A Bamako, chez Modibo, il est ainsi formé aux techniques de la guérilla, par le groupe de communistes africains et sénégalais qui avait pu bénéficier d’un voyage à Cuba.
A Alger, il rencontre une des grandes figures du communisme, en l’occurrence Che Guevara, après l’avoir rencontré à la frontière avec la Guinée. A Conakry justement, il s’est rendu pour prendre des armes remises au Pai par Kwame Nkrumah, par l’intermédiaire de Franz Fanon. C’était pour préparer la résistance armée dont l’embryon était fixé dans le Sénégal oriental, précisément dans le Niokolo. “Je dois préciser, souligne Pape Mbaye, que le foyer révolutionnaire ne concernait pas seulement le Sénégal oriental. Un autre devait avoir lieu en Casamance. Dans le Niombato et le Saloum également, il y avait un foyer. La preuve est que, dans toutes ces zones, des camarades ont été arrêtés et jugés. La plupart d’entre eux faisaient d’ailleurs partie du groupe qui a été formé à Cuba’’. En fait, contraint à la clandestinité, les communistes du Pai n’avaient guère d’autre choix. Selon M. Mbaye, ils ne pouvaient que recourir à des formes de lutte qui pouvaient leur permettre de faire triompher la lutte populaire. Et Amath, un des gradés de l’armée de combattants, était toujours audevant de ce front. De Senghor à Macky, en passant par Diouf et Wade, jamais ses positions n’ont fléchi. A la fois Léviathan et Colombe, il incarnait la terreur que tout pouvoir aurait aimé avoir à ses côtés, malgré sa représentativité limitée du point de vue électoral. Cependant, des quatre présidents du Sénégal, seul l’actuel aura réussi à le maintenir comme collaborateur, jusqu’à ce que la mort les sépare. Avec l’autre libéral Abdoulaye Wade, il a fallu juste quelques mois, avant que leur alliance ne vole en éclats. Et que celui qui fut maire de Kédougou ne reprenne ce qu’il sait vraiment faire : la lutte pour la justice.

“L’éternel insoumis’’

En effet, après la conquête du pouvoir, en 2000, l’ancien maire de Kédougou montre son désaccord à celui qui était élu chef de l’Etat, notamment sur l’élaboration de la nouvelle Constitution. “Le problème est que Amath est incontrôlable. C’est un éternel insoumis. On ne le soumet pas, on le convainc. Et Wade ne se complait pas avec ce caractère. La rupture était, dès lors, inévitable’’, argue notre interlocuteur. Avec le socialiste Diouf, malgré de longues et âpres années d’adversité, le compagnonnage avait duré bien plus longtemps. En fait, l’homme de gauche pur et dur, au cours de son évolution politique, vers les années 90, avait fini de comprendre que des pays comme le Sénégal dont il disait : “C’est des nations segmentaires, très gélatinasses. C’est des pays où il fallait dépasser les clivages gauche droite, pouvoir-opposition, pour arriver à bâtir des consensus forts capables de nous faire décoller.’’ Parce que, estimait-il, “notre problème fondamental, c’était de décoller’’. Homme très ouvert, jovial et grand communiquant, le journaliste formé à Prague est décrit par tout le monde comme un grand patriote. A l’image des marxistes, si l’on en croit Abdoulaye Wade. Qui disait, à l’occasion de la disparition de son ami Mbaye Diack : “Les marxistes sont, il est vrai, durs et rigoureux, mais ce sont de vrais patriotes dont on pouvait craindre des manifestations, mais pas des coups d’Etat.’’ C’est en ces termes, disait-il, qu’il avait convaincu Diouf d’admettre leur entrée dans son gouvernement de majorité élargie, dans les années 1990. Dans ce gouvernement socialiste comme en 2000, Big Danskh occupait le poste de ministre en charge de l’Urbanisme. Ce témoignage vaut particulièrement pour le disparu qui aura sacrifié famille, privilèges, honneurs, tout pour la patrie. Au péril de sa vie, le ministre d’Etat de Macky Sall a défendu la liberté, la justice et la démocratie contre les différents pouvoirs qui se sont succédé à la tête du Sénégal. De lui et de Bathily, Wade reconnaissait, toujours dans sa lettre émouvante en la mémoire de Mbaye Diack, qu’ils ont travaillé ensemble du mieux qu’ils pouvaient, pour le Sénégal, “sans surtout chercher à s’enrichir’’

“Il n’a jamais renié la qualité de ses relations avec Wade’’

Les témoignages convergent à ce niveau. Amath Dansokho donnait toujours sans rien attendre en retour. Seul le combat pour la justice pouvait l’éloigner ou le rapprocher des uns et des autres. Jamais, il ne faisait de confusion entre les relations politiques qu’il pouvait avoir avec les gens et les relations personnelles. L’une des illustrations les plus parfaites, soulignent certains de ses proches, ce sont ses rapports avec Abdoulaye Wade. Malgré l’énorme contradiction, il ne manquait jamais de revendiquer leur amitié. “Il n’a jamais renié la qualité de ses relations avec l’ancien président. Cependant, il ne partageait pas ses opinions, ni sa façon de faire. Et à chaque fois, il ne se privait pas de l’exprimer de la manière la plus forte, avec toute la rigueur qu’on lui connait, quand il s’agit d’exprimer le désaccord. Mais, au plus fort de la contradiction, il a toujours tenu à rappeler qu’il était son ami. Et cette amitié, il n’y a jamais renoncé et je pense qu’il en est de même pour Wade’’, précise son secrétaire particulier.

La prouesse de réunir autour d’une table Niasse et Tanor

Dans son combat contre ce dernier, d’ailleurs, il est parvenu à fédérer toutes les forces vives de la nation qu’il réunissait dans sa maison devenue siège de l’opposition d’alors. Il a même réussi ce que beaucoup considéraient comme impossible, c’est-à-dire arriver à faire travailler main dans la main Moustapha Niasse et feu Ousmane Tanor Dieng. En fait, chez le défunt ministre, il existe un principe sacro-saint : quelles que soient les contradictions que vous puissiez avoir, il était capable d’entretenir des relations humaines correctes avec toi. Les contradictions sur le plan politique n’altéraient en rien ses relations avec les gens, témoigne le bras droit. Qui ajoute : “Amath avait une façon particulière de faire de la politique, en ayant toujours un contrôle sur l’adversité. Il ne la cultivait jamais au-delà du raisonnable. Il ne connaissait pas l’animosité. Voilà pourquoi il parvenait à réunir les gens.’’ Cependant, dans son rôle de gardien du temple qu’il a failli mener avec perfection, en 2012, il y a tout de même un bémol qui lui était resté en travers de la gorge. Il s’agit de l’éclatement de Benno Siggil Senegaal (Bss) qui a été favorable à son futur allié Macky Sall.
En effet, nous indique-t-on, de par sa culture et sa posture politique, l’homme de gauche n’a pu concevoir que des gens, pour des problèmes d’ego, n’aient pu arriver à comprendre ce qu’il faut faire pour la nation. “Il avait tout mis en œuvre pour que Bss survive. De guerre lasse, il s’est résigné et a fini par comprendre que les acteurs avec qui il avait affaire n’étaient pas dans la même dynamique’’, rappelle son secrétaire. Revenant sur la création du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) créé des flancs du Pai, en 1981, le confident explique qu’il faudrait remonter à 1976, pour en comprendre l’origine.
A l’époque, Senghor voulait instaurer un multipartisme limité à quatre courants. Il avait alors contacté Majmouth Diop qui était déjà suspendu pour lui proposer de reconnaitre le Pai. “Maj avait accepté sans consulter le parti. Dès la reconnaissance, le Pai authentique a sorti une déclaration pour dénommer le Pai de Maj le Pai/Rbs (Pai/Rénovation béni de Senghor) et a appelé tous les camarades à renforcer la clandestinité’’, rappelle-t-il. La guerre fratricide sera ainsi entretenue jusqu’en 1981, avec l’avènement du multipartisme intégral. Dansokho et Cie étaient contraints à changer de nom pour être reconnus. L’époux de Babette, père d’Alcali, Elsa et Alice, a connu la prison, l’exil pendant plusieurs années, à Bamako, à Alger et dans le lointain Prague, a vécu toutes sortes de brimades, mais en bon combattant, il n’a jamais renoncé. Toute sa vie, il aura lutté pour une société où les inégalités seraient supprimées. Raison pour laquelle il n’a jamais voulu entendre parler du statut de chef de l’opposition. Il disait : “Moi, je ne suis le chef de personne. Personne ne peut être mon chef.’’

RÉACTIONS…

ALKHANY DANSOKHO (FILS DU DÉFUNT) “Pourquoi mon père a été inhumé à Saint-Louis’’

“Certains vont se demander pourquoi mon père a choisi d’être enterré à Saint-Louis. Mais cela ne doit pas être une surprise pour ceux ou celles qui l’ont connu. Ce choix est naturel. Saint-Louis a été le berceau de son engagement politique et le lieu où il a tissé ses meilleures relations amicales. Il a rencontré ses meilleurs amis dans cette ville. Il a toujours eu la nostalgie de cette ville exceptionnelle, quand il a vécu ailleurs. Notre père appartenait à l’ensemble du peuple. Il avait une générosité inégalable et acceptait tout le monde. Je vais vous révéler également qu’il était un excellent cuisinier. Il nous préparait à manger et nous incitait à préparer des plats. Il nous donnait des leçons de vie indispensables. Il nous a toujours poussés à aller vers l’autre. La preuve, quand ma mère lui avait présenté l’un des premiers malades porteur du Vih/sida au Sénégal, mon père n’a pas arrêté de lui serrer la main et de lui faire des accolades. Juste pour vous dire qu’il avait un grand cœur et traitait tout le monde sur le même pied. La vision de celui que nous pleurons est fondée sur le sentiment que notre destin est lié sur celui de tous. C’était un homme juste et bon. Il détestait la haine. Son œuvre doit être poursuivie par les générations futures, pour éviter les soubresauts politiques aux conséquences incalculables.’’

MOUSTAPHA GUIRASSY “C’est Kédougou qui a perdu’’

“C’est un grand homme, avec des valeurs d’une noblesse extraordinaire. Mais je vais insister sur le dernier acte qu’il a posé, c’està-dire le fait de demander d’être enterré à Saint-Louis. C’est la valeur de la fidélité d’Amath Dansokho. C’est sa conscience universelle qui montre qu’il n’était pas dans un communautarisme ou régionalisme, mais qu’il était dans un universalisme. Il savait mettre en avant une amitié, une fraternité. Amath, c’est Kédougou qui perd, c’est le Sénégal qui perd, mais aussi toute l’Afrique.’’

ME EL HADJ DIOUF “Amath disait la vérité partout et devant n’importe quelle autorité’’

“J’ai côtoyé Amath dans le mouvement de la gauche où j’ai fait 20 ans. Je l’ai également côtoyé dans Benno Siggil Senegaal. Il disait à Moustapha Niasse : “Donnez la parole à El Hadj Diouf ; il faut qu’il parle. Il parle fort et clair.” Cela m’a impressionné et il disait également la vérité partout et devant n’importe quelle autorité, y compris le président de la République. Dans ce pays, j’ai compté trois personnes : Sidy Lamine Niasse, Amath Dansokho et El Hadj Diouf qui vous disent la vérité, comme s’ils sont avec vous.’’

MBALLO DIA THIAM “Amath n’a vécu que pour les libertés et droits des travailleurs’’

“C’est un monument de la politique et du syndicalisme qui est parti. C’était un grand combattant des libertés, des droits des travailleurs. Il n’a vécu que pour cela : pour le droit, les libertés et pour le progrès social. Nous avons perdu un grand homme de dimension internationale.’’

TALLA SYLLA “Son courage n’était pas un courage digital’’

“C’est à l’âge de 14 ans que j’ai commencé à militer au Pai où j’y ai trouvé Amath Dansokho. Donc, il m’a éduqué politiquement parlant. J’habitais à la Maison du peuple et lorsqu’il venait  rendre visite à Majmouth Diop, il discutait beaucoup avec moi, en me faisant savoir que je lui rappelais sa jeunesse militante. Maintenant, au Sénégal, tout le monde parle de patriotisme, mais eux, leur patriotisme n’était pas numérique. Leur courage n’était pas, non plus, un courage digital. C’était un patriotisme vrai, car ils ont été les premiers à lutter pour l’indépendance du Sénégal, pas seulement pour notre pays, mais pour l’Afrique. De nos jours, beaucoup se disent patriotes, alors qu’ils sont fabriqués par les médias. Ils n’ont été confrontés à aucun risque. Or, eux risquaient leur santé, leur vie et familles, mais ils avaient une conviction qui les empêchait de rester passifs, parce qu’en ce moment-là, ils disaient que, dans l’histoire d’un pays, “il sonne toujours une heure grave et qu’il faut se dresser, dans un même élan irrésistible et enthousiaste, tous les fils d’un peuple, car la terre des aïeux est en danger, parce que la vague de honte qui monte risque d’éclabousser le fond des générations vivantes, mortes à venir”.’’

CHEIKH TIDIANE GADIO ‘Il faudrait appliquer les leçons d’Amath Dansokho’’

“Nous sommes tous habités par une immense tristesse, pour avoir perdu un grand homme, un grand Africain, mais aussi un grand panafricain. Ce qui nous réjouit, le Sénégal est capable de s’unir autour d’une personnalité comme Amath Dansokho. Mais il faut plutôt apprendre des leçons d’Amath, car il a mené des combats politiques farouches. Tout le monde a loué son courage, son engagement. Amath n’a jamais insulté quelqu’un, ni traité un adversaire comme un ennemi. C’est une leçon que nous devons retenir tous, surtout en ces moments de grands défis où l’Afrique est menacée de partout. Nous avons le devoir d’apprendre d’Amath Dansokho et de nous retrouver autour de l’essentiel. Opposition, c’est important, pareil pour le pouvoir, mais le Sénégal est beaucoup plus important que nous tous. Je suis fier de son héritage. N’en parlons pas juste, mais il faudrait peut-être essayer de l’appliquer. Certains l’appelaient le “Mandela du Sénégal”, mais je trouve que c’est restrictif. Mandela est grand, mais Dansokho n’est pas petit. Chacun a brillé en ce qui le concerne, a brillé en Afrique et a montré ce que nous aimons le plus : la fidélité et l’engagement.’’

ALIOUNE TINE “Dansokho était un homme libre’’

“Dansokho a été l’un des hommes les plus libres de la classe politique. C’est pour cela qu’il a travaillé avec Diouf, puis Wade et Macky Sall. Quand vous regardez ses relations avec Diouf, il a été défénestré, parce qu’en réalité, il disait ce qu’il pensait. Il avait cette liberté de penser, de critiquer, de dire ce qu’il pensait. C’est le Pit et Amath Dansokho qui ont donné cette crédibilité à la candidature de Wade, dès 1983. En 88, il était avec Wade et, en 98, il a travaillé pour l’alternance. A un moment donné, il a été arrêté et mis en prison. Sous Wade, il avait cette liberté qui est une denrée extrêmement rare. Dansokho, c’est aussi la générosité, car à Saint-Louis où il va, c’est pour retrouver un ami. Mor AMAR e t F. SY

AMATH DANSOKO REPOSE DÉSORMAIS AU CIMETIÈRE THIAKA NDIAYE DE SAINT-LOUIS

Saint-Louis, 25 août (APS) – Le leader historique du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, décédé vendredi à Dakar des suites d’une longue maladie, à l’âge de 82 ans, a été inhumé dimanche, à 16 heures, au cimetière Thiaka Ndiaye de Saint-Louis, a constaté l’APS.
Plusieurs personnalités, dont des ministres de la république, autorités religieuses et coutumières de la vielle ville, ont accompagné le défunt vers sa dernière demeure.
Le ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, l’adjoint au gouverneur en charge des affaires administratives, Amadou Diop, l’ancien ministre Mamadou Diop Decroix, le ministre Samba Bathily, le ministre Oumar Gueye, les ministre-conseillers, Mbaye Ndiaye, Mor Mgom et l’ancien ministre de l’enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, tous étaient présents aux obsèques.
Selon plusieurs témoignages, l’homme portait un amour pour la vielle ville, Saint-Louis, où il a eu à passer une partie de son adolescence, motivant son choix d’être inhumé au cimetière de Thiaka Ndiaye.
Amath Dansoko qui fut ministre, député et maire de Kédougou, était l’une des figures légendaires de la gauche sénégalaise.
Il avait présidé aux destinées du secrétariat général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT) jusqu’au 23 mai 2010, date à laquelle Magatte Thiam lui a succédé. BD/MD

 AMATH DANSOKHO FAIT COMMANDEUR DE L’ORDRE NATIONAL DU LION

Dakar, 25 août (APS) – Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a décoré, dimanche à Dakar, à titre posthume, au grade de commandeur de l’ordre national du Lion, l’ancien leader historique du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, décédé vendredi, à l’âge de 82 ans.
Plusieurs personnalités dont le la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’ancien Premier ministre, des membres du gouvernement, des députés, ainsi que plusieurs officiels et des officiers de l’armée ont pris part, à l’hôpital principal, à la cérémonie de levée du corps d’Amath Dansokho.
Des membres de la famille et amis du défunt, des élus ainsi que des représentants d’organisations syndicales, de la société civile et de guides religieux étaient aussi présents.
Amath Dansokho, ancien ministre, ancien maire de Kédougou (Est) et leader historique du PIT est décédé vendredi dernier à Dakar des suites d’une longue maladie, à l’âge de 82 ans.
‘’C’est le Sénégal qui perd, c’est l’Afrique qui perd, c’est l’humanité qui perd avec la disparition de Amath Dansokho’’ a indiqué Moustapha Niasse, venu représenter le chef de l’Etat Macky Sall, absent du territoire national.
L’actuel secrétaire général du PIT, Samba Sy, a lui aussi loué les qualités du leader historique de sa formation politique, estimant que ‘’oublier Amath, c’est commettre une faute’’.
‘’Oublier Amath, c’est commettre une faute. Il avait des adversaires, mais il n’avait pas d’ennemis. Il savait partager. Il savait donner et il était de commerce facile. Son départ représente une grande perte’’, a indiqué M. Sy, également ministre du travail, du dialogue social et des relations avec les institutions.SG/MD

AMATH DANSOKHO, UN « COMBATTANT DE LA LIBERTÉ’’ ET UN « SERVITEUR DE LA RÉPUBLIQUE’’, DIT MACKY SALL

Dakar, 23 août (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a salué la mémoire de l’ancien secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, « un grand combattant de la liberté, de la démocratie et du progrès des peuples, mais aussi un serviteur de la République et de la nation ».
Le défunt leader historique du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), décédé vendredi à Dakar des suites d’une longue maladie, à l’âge de 82 ans, fut un « responsable engagé » et un « militant dévoué », a souligné Macky Sall, cité dans un communiqué du Pôle communication de la présidence sénégalaise.
Selon le chef de l’Etat sénégalais, Amath Dansokho « aura été de tous les combats, en se donnant toujours corps et âme, pour la paix et la démocratie ».
« Homme de conviction d’une générosité débordante, Monsieur Amath Dansokho aura marqué notre histoire politique et sociale contemporaine pour son rôle éminent et historique de lien entre plusieurs générations d’acteurs politiques, de grand rassembleur infatigable et médiateur politique et social d’une qualité humaine remarquable », souligne encore le texte.
Il ajoute qu’il « prie pour le repos de son âme et présente, au nom de la nation sénégalaise, ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, au peuple sénégalais et à toute la classe politique ».
Le chef de l’Etat a aussi réagi sur son compte Twitter, en soulignant que « le Sénégal vient de perdre un patriote, un combattant de la liberté et du progrès, un homme d’une qualité humaine remarquable ». Il ajoute qu’il admirait « énormément » Amath Dansokho. ASG/BK

AMATH DANSOKHO, ‘’HOMME DE CONVICTION’’ ET DE FOI’’, SELON MOUSTAPHA NIASSE

Dakar, 23 août (APS) – Le leader historique du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, décédé vendredi à Dakar des suites d’une longue maladie, à l’âge de 82 ans, était un ‘’homme de conviction et de foi’’, a témoigné le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse.
Le leader de l’Alliance des forces de progrès (AFP) souligne que l’ancien maire de Kédougou ‘’n’a jamais varié dans son choix et son option’’, pour notamment ‘’le respect des droits humains’’, ‘’la démocratie’’.
Il a ‘’vécu en homme austère’’ mu par la ‘’recherche du bien et de la vérité’’, a encore réagi le président de l’Assemblée nationale sur Radio Futurs Médias (RFM).
Amath Dansokho était ‘’un leader’’ et ‘’donnait toujours l’exemple’’, a poursuivi Moustapha Niasse, assurant n’avoir jamais eu de gêne en l’ayant dans le gouvernement qu’il dirigeait sous le magistère d’Abdoulaye Wade.
La présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré, a elle aussi loué les nombreuses qualités du leader historique du PIT, qu’elle a décrit comme ‘’un homme de conviction et de refus’’.
Entre autres, son engagement pour le Sénégal et son combat politique étaient ‘’remarquables’’, a-t-elle vanté en réagissant elle aussi sur les ondes de la RFM.
Un combattant ‘’s’est reposé aujourd’hui’’, a ajouté l’ancienne Première ministre, saluant la mémoire d’un ‘’journaliste professionnel’’ qui avait un ‘’vaste savoir’’.ASG/ESF

AMATH DANSOKHO, UNE FIGURE QUI A INSPIRÉ LE MEILLEUR DE LA POLITIQUE

Dakar, 23 août (APS) – Le leader historique du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, décédé vendredi à Dakar des suites d’une longue maladie, à l’âge de 82 ans, est une figure légendaire de la gauche sénégalaise dont la carrière politique a été nourrie aux mamelles du patriotisme et du panafricanisme tout à la fois, l’un et l’autre s’intégrant en s’approfondissant à la mesure de ses fortes convictions.
Il est décrit comme l’un des hommes politiques, sinon l’homme politique sénégalais le plus franc et le plus direct du Sénégal.
Le défunt leader historique du PIT fut un « responsable engagé » et un « militant dévoué », a souligné Macky Sall, cité dans un communiqué du service chargé de la communication de la présidence sénégalaise.
Selon le chef de l’Etat, Amath Dansokho « aura été de tous les combats, en se donnant toujours corps et âme, pour la paix et la démocratie ».
« Homme de conviction d’une générosité débordante, Monsieur Amath Dansokho aura marqué notre histoire politique et sociale contemporaine pour son rôle éminent et historique de lien entre plusieurs générations d’acteurs politiques, de grand rassembleur infatigable et médiateur politique et social d’une qualité humaine remarquable », souligne le président de la République.
Le défunt leader du PIT, né à Kédougou (sud-est) en 1937, fut « un homme de conviction et un homme de foi », qui vivait au-dessus des contingences quotidiennes, a souligné le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, sur la Radio Futurs Médias (RFM, privée). Il dit avoir perdu « un grand-frère ».
Amath Dansoko a vécu une vie pleine d’engagement, au cours de laquelle il n’a jamais transigé sur ses convictions et ne s’est jamais départi de sa liberté de ton et de parole, toutes choses qui l’ont sans doute protégé des compromissions politiques.
Amath Dansokho n’a jamais cessé d’être un militant dans le sens politique le plus noble, abhorrait la langue de bois, se faisait le défenseur de la transparence et de la démocratie, vivait quasiment comme un ascète qui faisait peu de cas des contingences terrestres et se détournait autant des préoccupations matérielles.
Il a été emmené au communisme par la lecture à l’âge de 14 ans du livre de Maurice Thorez, « Le Fils du peuple », un ouvrage qui a contribué à forger son engagement dès le lycée.
En 1957 déjà, il dirigea une grève au lycée Faidherbe de Saint-Louis (nord), avant d’adhérer au Parti africain de l’indépendance (PAI) de Mahjmout Diop, la même année.
Amath Dansokho interrompit ses études d’économie à l’Université de Dakar en 1960 pour échapper à la répression après la dissolution du PAI. Il entama une vie d’exil entre Bamako, Alger, Cuba et Prague.
Il fait des études de journalisme en Tchécoslovaquie avant de revenir au Sénégal en 1977 à la faveur de l’amnistie générale décrétée par Léopold Sédar Senghor, pour fonder en 1981 le PIT, un petit parti animé surtout par des intellectuels de gauche.
Amath Dansokho est « une mémoire du combat politique » en Afrique et au Sénégal, a retenu l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, décrivant le défunt leader du PIT comme « un très grand patriote qui s’est mis toute sa vie au service du Sénégal et de l’Afrique ».
Sa mort devrait inciter à prendre en compte, dans la conduite des affaires publiques, la volonté du défunt d’apporter « du sens et de l’intelligence » aux pratiques des hommes politiques, a souligné le député Moustapha Guirassy, qui lui a succédé à la mairie de Kédougou.
Moustapha Guirassy a témoigné de la proximité de son père Mamba Guirassy, ancien président du Conseil économique et social, avec le défunt dont le père Bakary Dansokho a éduqué le sien.
Mamba Guirassy et Amath Dansokho étaient de camps politiques opposés, mais ils ont gardé les mêmes relations de fraternité, ce qui reste à l’honneur du leader du PIT et de son ouverture d’esprit, selon l’actuel maire de Kédougou.
« Le Sénégal a perdu un grand combattant, un valeureux combattant (…) qui avait de fortes convictions » et représentait « un repère et une référence », a-t-il ajouté.
Selon Moustapha Guirassy, les hommes politiques doivent s’interroger sur leurs pratiques à la lumière des qualités de démocrate et de rassembleur du défunt.
Il avait été détenu avec Abdoulaye Wade, Abdoulaye Bathily et d’autres leaders politiques, lors des troubles politiques de 1988 au Sénégal, nés de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de cette année-là.
Cette figure qui restera insoumise pour toujours a été l’architecte de toutes les luttes politiques ayant conduit à l’alternance politique en 2000, d’où sa relation affectueuse avec celui qui a été porté à la tête du Sénégal à cette date, même dans le tumulte politique qui pouvait caractériser leurs relations qui n’étaient pas sans divergences.
Sous le règne de ce dernier, il a continué à assumer un rôle de vigie politique qui l’a de plus en plus éloigné de M. Wade sur le plan politique, sans jamais mettre fin à la profonde affection avec l’ancien président.
Il semblait pouvoir parfois réconcilier par sa posture morale et politique, grande adversité et profonde affection, deux termes définitivement irréconciliables chez les hommes politiques ordinaires.
Le même engagement politique l’a conduit à apporter son soutien à l’actuelle président Macky Sall dont il fut un des conseillers et dont il était resté proche ces dernières années sur le plan politique, en dépit de sa santé fragile.BK/ESF

SAMBA SY : ‘’OUBLIER AMATH DANSOKHO, C’EST COMMETTRE UNE FAUTE’’

Dakar, 25 aout (APS) – Le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT, majorité présidentielle), Samba Sy, a loué, dimanche à Dakar, les qualités du leader historique de sa formation politique, Amath Dansokho, décédé vendredi à l’âge de 82 ans, estimant que ’’oublier Amath, c’est commettre une faute’’.
‘’Oublier Amath, c’est commettre une faute. Il avait des adversaires, mais il n’avait pas d’ennemis. Il savait partager. Il savait donner et il était de commerce facile. Son départ représente une grande perte’’ a-t-il indiqué.
Samba Sy, également ministre du travail, du dialogue social et des relations avec les institutions, s’exprimait lors de la cérémonie de levée de corps, à l’hôpital principal de Dakar, du défunt Amath Dansokho.
Plusieurs personnalités dont le président de l’Assemblée nationale, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), des membres du gouvernement, des députés, ainsi que plusieurs officiels et des officiers de l’armée ont pris part à la cérémonie.
Des membres de la famille et amis du défunt, des élus ainsi que des représentants d’organisations syndicales, de la société civile et de guides religieux étaient aussi présents.
‘’Amath savait qu’un jour il allait mourir et il ne cessait de le répéter en disant tant qu’il me reste un souffle dans ma vie, je me battrai pour mon peuple’’ a-t-il raconté.
M. Sy a longuement remercié le président de la République, Macky Sall, pour son soutien ‘’constant’’ dans l’accompagnement de Amath Dansokho, de son vivant.SG/MD

Rappel à Dieu d’Amath Dansokho : L’hommage du Parti communiste français

https://www.dakaractu.com Le Parti communiste français a rendu un vibrant hommage à Amath Dansokho qui repose désormais à Saint-Louis.
« C’est avec beaucoup d’émotion que les communistes français ont appris le décès d’Amath Dansokho, figure historique du mouvement indépendantiste et progressiste sénégalais, survenu à l’âge de 82 ans, ce 23 août 2019. Personnalité éminente de la gauche sénégalaise, Amath Dansokho a été de tous les combats pour l’indépendance, la démocratie, la justice, le progrès social et la paix dans son pays, le Sénégal, en Afrique et dans le monde entier », affirment les communistes français qui ajoutent, parlant du disparu, « à la tête du Parti de l’indépendance et du travail, il a œuvré sans relâche à l’unité des forces du travail, des patriotes et de la gauche pour faire face aux défis auxquels son pays est confronté. Comme ministre, il a été initiateur de nombreuses réformes dans le secteur du logement social, mais également vigie du mouvement démocratique et citoyen dans l’institution gouvernementale.
Son engagement internationaliste lui a valu de croiser le chemin des figures historiques comme celle de Che Guevara, de nombreux dirigeants syndicaux et leaders politiques de tout premier plan auxquels il a toujours inspiré fraternité et respect ».
Amath Dansokho «laisse en héritage au mouvement progressiste et démocratique sénégalais l’exigence de l’unité et de la souveraineté, et la nécessité de remédier concrètement aux immenses défis économiques, sociaux et démocratiques posés à leur pays », selon le parti communiste français.

Yacine Dansokho (Fille aînée d’Amath Dansokho) : «C’est très difficile pour moi (…)On va continuer son œuvre qui est une lutte contre l’injustice»

https://www.dakaractu.com Très difficile, mais Yacine, la fille aînée du défunt Amath Dansokho, a pu s’adresser à la presse dans ces termes : « Je suis venue accompagner mon papa à sa dernière demeure. C’est beaucoup d’émotion et je voudrais témoigner à l’ensemble des sénégalais que nous venons de perdre un grand monsieur ».
Yacine Dansokho promet de pérenniser l’œuvre de son père. « On va continuer son œuvre qui est une lutte contre l’injustice », souligne t-elle sur un ton rempli d’émotion…

Mor Ngom témoigne : «Amath Dansokho c’est quelqu’un de spécial, un humain achevé…»

https://www.dakaractu.com Venu accompagner l’homme d’État Amath Dansokho à sa dernière demeure, le ministre Mor Ngom n’a pas manqué de témoigner sur les qualités hautement humaines de l’illustre disparu.
Pour le ministre Mor Ngom, « Amath Dansokho est quelqu’un de spécial, parce que c’était un humain, achevé politiquement, socialement. C’était un homme de bien, il faisait du bien… »

Landing Savane parlant de Dansokho : «les sacrifices consentis pour l’essentiel par la gauche pendant des décennies ont abouti à installer au Sénégal une culture démocratique pérenne»

https://www.dakaractu.com Le SG de AND JEF/PADS/A, Landing Savané, a aussi rendu hommage a Amath Dansokho rappelé à Dieu vendredi dernier. Selon lui, le disparu « était un homme de principe d’une rigueur exemplaire et d’un grand franc parler  », tout en révélant leur parcours commun.
« Amath, était un homme de principe, d’une rigueur exemplaire et d’un grand franc parler. En même temps, il était courtois et d’une fidélité indéfectible à son parti le PIT. C’est dans ce cadre qu’il a milité dans diverses coalitions s’efforçant de servir, au mieux, son pays et l’Afrique. Amath, c’est l’expérience du militantisme de gauche basé sur les principes, la rigueur, la sincérité dans l’engagement total pour le triomphe des idéaux de paix, de liberté, de justice sociale, de développement pour tous » a-t-il dit.
« Ensemble nos partis, au-delà de leurs divergences idéologiques, ont su chaque fois, faire partie de larges alliances pour lutter pour la liberté d’expression, la démocratie, la justice sociale, pour la défense des droits des travailleurs, pour le soutien aux luttes paysannes et aux revendications des étudiants et des enseignants. Ensemble nous avons œuvré à l’émergence de syndicats d’enseignants, d’étudiants, des travailleurs de la santé etc… Ensemble nous avons bâti des alliances politiques qui ont abouti aux libertés démocratiques obtenues depuis les années des régimes de Senghor et d’Abdou Diouf. Ensemble nous avons créé le pôle de gauche qui a permis d’instaurer la première alternance au Sénégal. Nous nous sommes encore retrouvés pour la deuxième alternance. Ce sont les sacrifices (emprisonnements, tortures, harcèlements etc…) consentis pour l’essentiel par la gauche pendant des décennies qui ont abouti à installer au Sénégal une culture démocratique pérenne » témoignera t’il aussi.
La disparition d’Amath est la fin du parcours glorieux d’un homme de gauche dont le souvenir servira de modèle aux jeunes générations, est aussi d’avis Landing Savané qui a fini en présentant les condoléances de sa formation à sa famille, à ses camardes du PIT, à ses amis de la gauche sénégalaise ainsi qu’à tout le peuple sénégalais

Révélations de Talla Sylla sur Amath Dansokho : «Benno a vu le jour dans son salon»

https://www.dakaractu.com Lors de la cérémonie de levée de corps d’Amath Dansokho, le maire de Thiès a livré des témoignages à la fois inédits et poignants sur ce syndicaliste hors pair. À en croire Talla Sylla, Dansokho était un rassembleur et utilisait la carte diplomatique pour apaiser les conflits de son époque. Pour montrer l’esprit d’unificateur qui l’animait, il a révélé que les prémisses de la grande coalition au pouvoir ont été actées chez ce dernier. « Benno a vu le jour dans son salon », a indiqué Talla Sylla.

Le ministre Mbaye Ndiaye : « C’est un digne fils du Sénégal que nous venons de perdre! »

https://www.dakaractu.com Dans son témoignage lors de la prière mortuaire, le ministre d’État Mbaye Ndiaye a longuement loué les belles qualités humaines d’Amath Dansokho.
Selon toujours le ministre d’État, « C’est un digne fils du Sénégal que nous venons de perdre ». Et cette perte touche profondément le président de la République Macky Sall que le défunt Dansokho a servi avec loyauté.
Le ministre d’État Mbaye Ndiaye a également prié pour le repos de l’âme du défunt, et invité  la classe politique à œuvrer pour la  consolidation des bonnes relations entre acteurs politiques…

Khalifa Sall sur le décès de Amath Dansokho : «Je perds un grand frère et un ami…»

C’est avec une vive émotion et une grande tristesse que j’ai appris le rappel à Allah de Amath Dansokho, Ministre d’État, ancien Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du Travail. Je perds un grand frère et un ami. Même éloignés, lui luttant contre la maladie et moi en détention, nous étions restés proches.
Sa disparition est une perte immense pour le Sénégal. Homme de conviction, Amath défendait avec courage la démocratie, la liberté, la justice sociale et le progrès humain. Patriote exemplaire et grand panafricaniste, il a, toute sa vie durant, combattu pour l’instauration de l’État de droit au Sénégal et en Afrique parfois au prix de sa liberté.
Je salue la mémoire de l’homme politique qui incarnait nos convictions les plus porteuses d’espoir.
En ces moments douloureux, mes pensées vont vers sa famille et ses compagnons de lutte. À son épouse, à ses enfants, à ses camarades de parti et au peuple sénégalais, je présente mes sincères condoléances.
Puisse Allah SWT, dans son infinie miséricorde, lui ouvrir les portes de Son Paradis éternel. Amine Fait à Dakar le samedi 24 Août 2019 .Khalifa Ababacar Sall

Amath, l’intelligence politique faite homme Par Mankeur Ndiaye

J’ai connu Thierno Amath Dansokho il y a 40 ans, quelques semaines après mon adhésion au PAI clandestin, recruté par le révolutionnaire professionnel Abass Kane, la même année de la première parution du journal idéologique du Parti, Gëstu, Recherches marxistes, dont Il était directeur de publication et Semou Pathé Guèye rédacteur en chef.
A dire vrai, Amath, comme nous aimions l’appeler affectueusement, est une homme exceptionnel, un génie politique, une intelligence politique rare faite de culture politique marxiste et universelle, de sens quasi inné du compromis, de capacités d’analyse politique et d’anticipation stratégique sur les événements. Ce sont ces valeurs et ces qualités qu’il a inculquées aux jeunes militants élèves que nous étions et il était notre référentiel politique et notre idole comme aime en avoir un adolescent de 18 ans. Amath c’est l’expression achevée du courage, de l’engagement et de la détermination politiques. Amath c’est l’anti dogmatisme en politique. Homme de gauche parfait,
Amath a toujours prôné le réalisme politique; ce qui a permis de développer des alliances fortes avec le libéral Abdoulaye Wade et son Parti et d’entrer en coalition avec le Président Mamadou Dia en lançant le journal And Sopi.

Amath est un homme généreux.  

Quand j’ai réussi au concours d’entrée à l’ENAM en 1988, Amath m’a convoqué au siège du Parti à Khar Yalla pour me dire ceci: « Mankeur, félicitations. Mais à partir d’aujourd’hui, je ne veux plus te voir au siège. Mets-toi dans la clandestinité totale car l’ENAM c’est l’Ecole de l’Etat, une école très sensible. Va étudier car on a besoin de cadres de haut niveau demain si nous accédons au pouvoir. Et mets-toi à l’anglais,tu en auras besoin ».Voilà l’homme
Amath, le théoricien de la « politique du large rassemblement ».
J’ai eu la chance de lui parler il y a quelques semaines et je sentais déjà le poids de la maladie mais aussi cette capacité de résilience rare qui fait qu’il n’a jamais cessé de lutter pour survivre.
Amath, tu auras vécu pleinement ta vie au service des gens et de ton pays. Je sais: tu n’as jamais voulu être ministre car nous disais-tu : « Je ne veux pas exercer le pouvoir sur les gens ».
Amath, je te redis grand merci pour tout, pour la formation que tu m’as donnée, le soutien que tu m’as toujours apporté et pour l’affection dont tu m’as toujours entouré.
Mes condoléances émues à Babette, ta respectable épouse qui est restée à tes côtés durant tous ces moments difficiles, à ton fils Alcali et à tes filles Elsa et Yacine.
Amath, repose en paix. Tu auras incontestablement marqué la vie politique sénégalaise durant les 50 dernières années. Le Pays te sera toujours reconnaissant. Mankeur Ndiaye

Alassane Samba Diop sur le décès de Amath Dansokho : Décès de Amath Dansokho : «Il était profondément humain, je me demande au Sénégal parmi les hommes politiques si on peut retrouver 2 ou 3 comme lui»

https://www.dakaractu.com À l’annonce du décès de l’homme politique sénégalais, le journaliste Alassane Samba Diop  s’est rendu au domicile du défunt Amath Dansokho.
Emu et surpris à la fois, il a tenu un témoignage émouvant à l’endroit du défunt.

« Amath Dansokho était profondément humain. 

Je me demande aujourd’hui au Sénégal parmi les hommes politiques si on peut retrouver 2 ou 3 Dansokho. C’était quelqu’un de très ouvert, quelqu’un qui a gardé des relations avec tout le monde. Je pense que chaque sénégalais a une histoire personnelle avec Ameth Dansokho ce qui montre qu’il était une personne ouverte avec des idées extraordinaires », a-t-il soutenu avant de présenter ses sincères condoléances à la famille éplorée et à la nation sénégalaise.

Chérif Mouhamed Lehibe Aïdara,Khalife de la famille chérifienne de Saré Mamadi : « Amath Dansokho était un exemple de courage moral et de patriotisme éprouvé »

https://www.dakaractu.com Amath Dansokho est décédé, à l’age de 82 des suites d’une longue maladie.
Un rappel à Dieu qui continue d’émouvoir l’opinion nationale et des témoignages fusent de toute part. Le dernier en date est du Chérif Mouhamed Lehibe Aïdara.
Le Khalife de la famille chérifienne de Saré Mamadi, dans le sud du Sénégal, a joint la rédaction de Dakaractu pour rendre hommage à un « homme très engagé et profondément amoureux de son pays ». Le chef religieux retient aussi de l’ancien ministre d’Etat « un exemple de courage moral et de patriotisme éprouvé ».
Chérif Mouhamed Lehibe Aïdara de révéler que le défunt qu’il appelait « Big Amath » et qu’il a connu par le biais de son « grand frère » Moustapha Niasse, était un proche de la famille chérifienne de Saré Mamadi où il se rendait souvent.
« Amath Dansokho était un rassembleur. Je me rappelle en 2002 lors des locales quand nous avons pris l’avion pour aller à Tamba puis Gounas, il y avait Moustapha Niasse, feu Djibo Ka, le Pr Madior Diouf, Amath Cissé,  Abdoulaye Bathily et d’autres leaders, Amath m’a pris entre ses bras et m’a demandé de poursuivre le combat pour la démocratie, la justice sociale, l’équité, la solidarité et le développement », renseigne le président de l’association Bamtaaré Senegal.
Amath Dansokho a été inhumé ce dimanche 25 août à Saint-Louis. Mais selon Chérif Mouhamed Lehibe Aïdara, l’ancien chef du PIT n’en restera pas moins « enterré dans le cœur des Sénégalais et au delà, des Africains ».
Une séance de lecture de coran a été organisée à Saré Mamady, pour le repos de l’âme du disparu, termine Chérif Mouhamed Aïdara qui renouvelle ses condoléances à la famille éplorée et à toute la nation sénégalaise.

HOMMAGE A AMATH DANSOKHO EX-SECRETAIRE GENRAL ET PRESIDENT DU PIT-S Par  roland diagne

C‘est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès, ce 23 août 2019, de l’ex-Secrétaire Général et Président du PIT-S.
Après Majhmoud Diop, puis surtout Seydou Cissokho, il fut la voix et le visage du communisme marxiste-léniniste au Sénégal.
Les démocrates du pays avaient une grande admiration pour son franc-parler pour défendre l’état de droit et la démocratie. Certains dans les milieux populaires l’appelaient même « le Mandela du Sénégal ».
Quel regret qu’Amath n’ait pas œuvrer aux retrouvailles et au rassemblement unitaire des communistes marxistes-léninistes du Sénégal.
A sa famille, ses camarades du PIT-S, à l’ensemble des communistes marxistes-léninistes du Sénégal, nous présentons nos sincères condoléances.
Amath reposes en paix, nous continuons le combat pour que revive le communisme marxiste-léniniste au Sénégal. 24 août 2019

Adieu Tonton Amath : Oraison pour l’infatigable combattant Par Mamadou KASSE  DG de la SN HLM  Responsable politique à Tambacounda 

Difficile de rendre hommage à un homme si multidimensionnel dans mon essence et mon existence. Je ne trouve pas les mots tant le Grenier est riche de souvenirs aussi forts les uns que les autres.
Intégré à mon univers…
J’ai toujours connu Tonton Amath, il est du nombre de ceux que je vois depuis ma tendre enfance. Avec Tonton Majmouth Diop et mon père, ils partageaient des week-ends dont j’ai encore des souvenirs vivaces.

… habitant de mon cœur 

J’ai toujours aimé Tonton Amath pour ce qu’il dégageait de générosité. Je garde encore ce souvenir fort dans ma tête d’un échange long entre Cheikh Anta DIOP, Tonton Amath et le professeur d’Econométrie Jules Niang en attendant la sortie de mon père par le parking arrière du Centre de Recherches Économiques Appliquées (CRÉA) qui fait face à l’IFAN où je l attendais avec mon ballon. Je me souviens que tout au long de cette discussion, Tonton Amath avait la main affectueusement posée sur ma tête. Je sens encore cette main protectrice. Cet endroit (le parking arrière de la faculté de droit donnant sur le Batiment CRÉA/CREDILA) a d’ailleurs pour moi quelque chose de magique parce que j’y ai plusieurs fois rencontré le Professeur Cheikh Anta DIOP, mon autre idole et inspirateur.

…Conseiller de toujours  

J’ai toujours consulté Tonton Amath et, il est pour quelque chose dans le choix de mon métier d’Urbaniste. Son passage au Ministère de l’Urbanisme et de l’habitat a été pour beaucoup dans ce choix. Il a toujours orienté mes choix politiques. Élève déjà, j’ai eu ce privilège et mon engagement aujourd’hui aux côtés du Président Macky SALL porte sa marque indélébile. C’est lui même qui m’a indiqué cette direction en ces termes « Mamadou, tu ne gagneras absolument rien dans un compagnonnage politique avec moi à ce moment précis. Avec ton père nous avons mené des combats durs mais sûrs pour notre époque. Rien ne nous infléchira nous sommes déjà moulé à la sauce révolutionnaire et résolu à la cause panafricaine. Ton avenir politique et les services que tu veux rendre à ta Patrie trouveront des échos chez celui qui me semble incarner l’avenir notamment Macky SALL. Engages toi auprès de lui… ». C’est dans ces conditions que j’ai connu le Président Macky SALL par l’entremise de Pape Mbaye, le fidèle compagnon et parfait collaborateur qui me présentera Ibrahima FAYE, devenu lui aussi un ami proche.

…Respect à l’homme 

J’ai toujours respecté Tonton Amath pour sa simplicité, son attachement indéfectible à notre chère région naturelle du Sénégal Oriental, sa générosité légendaire avec son salon ouvert à tous et toujours, son sens élevé de la famille et de l’amitié ainsi que son attachement aux valeurs universelles de liberté mais aussi à nos valeurs ancestrales.
J’ai toujours apprécié son courage parce que rien ne peut l’arrêter lorsqu’il s’agit de défendre ses convictions profondes. Il savait assumer ses responsabilités pour garder intacte sa pensée et vivre tranquille avec sa conscience.
Je garderais toujours à l’esprit l’affection particulière qu’il avait pour ma personne et j’avoue que s’il y a un personnage pour lequel j’ai toujours eu un faible c’est bien lui. Je suis respectueux de son parcours militant, de sa vie au service d’un idéal et ce patriotisme exemplaire qui fut son arme permanente.
Moi, je suis au même titre que Tata Babette, Alkaly, Laurence, Yacine, Elsa, Mao et Pape Mbaye, un membre de la famille. C’est comme tel que je me considère et c’est tenant compte de cela qu’il faut évaluer le poids de la douleur qui m’habite.
Fier du parcours exceptionnel de cet infatigable combattant des nobles missions.
Repose en paix et que la terre de Thiaka NDIAYE te soit légère

PORTRAIT : Amath Dansokho

Il est de cette race d’homme dont l’action reste indéfiniment inscrite dans les annales de l’histoire de leur Peuple, de ces hommes valeureux qui meurent debout. Amath Dansokho, le communiste, l’héritier sénégalais de Lénine, Che Guevara, Mao, Majhemout Diop… garde jalousement et avec beaucoup de précaution ce legs de ses pairs qu’est l’engagement pour le triomphe des causes populaires dont le principal soubassement est l’émergence d’une société juste. Malgré le poids de l’âge et son état de santé, ce journaliste de formation, qui a marqué son territoire dans le vaste terrain politique, défie le temps par son engagement sans répit. Lumière sur les péripéties de la vie d’un révolutionnaire jusqu’au dernier souffle.
Dakar brûle en cette période de campagne électorale. Des affrontements violents entre manifestants déterminés à rallier la place de l’Indépendance et des policiers mettent la ville à feu et à sang. Prostrés devant la mythique place «Protêt», les militants de l’opposition et certains de leurs leaders tentent de forcer le barrage policier pour parader devant le palais de la République, afin de s’insurger contre la troisième candidature de Abdoulaye Wade. En pleine procession dans les parages de la place «interdite», un manifestant pas comme les autres se pointe, débarquant d’un taxi.
S’appuyant fébrilement sur sa canne pour sortir du véhicule, le vieil homme peine à tenir sur ses jambes frêles. C’est un vieux révolutionnaire aux allures de Che Guevara le béret en moins, qui vient braver la fumée âcre des la­cry­mogènes pour défendre son Peu­ple. D’une démarche de caméléon, il rallie la foule surexcitée de le compter parmi les dépositaires de sa cause. «Dansokho ! Dan­sokho !», acclament les manifestants.
L’image est saisissante à l’instar des péripéties du glorieux combat marxiste-léniniste qu’a mené l’homme toute sa vie durant. Sa force et sa fougue fléchissent sous l’effet du temps, mais, son courage, sa conviction, son abnégation… n’ont point pâli. Mieux, ils restent vigoureusement indissociables de l’homme. A 76 ans le vieux briscard, révolutionnaire jusqu’à la moelle des os, est toujours d’attaque. Prêt à porter haut le flambeau des causes sociales. Peu importe le prix à payer!
Cet engagement infaillible est devenu un trait de caractère d’un homme marqué par les péripéties de son militantisme politique par effraction. Né le 13 janvier 1937 dans le Sénégal oriental de l’époque (Kédougou) dont il a été le député-maire sous le régime de Wade, Amath Dansokho a fait ses premiers pas en politique au Parti africain pour l’indépendance (Pai).
Journaliste de formation, il représente son parti à la revue internationale communiste dans les années 1960. Une expérience qui a aujourd’hui forgé son caractère révolutionnaire. En effet, durant son séjour à Prague, ce professionnel que rien ne prédestinait à la politique baigna dans le magma doctrinal et idéologique du communisme international. Mais, sans complexe il parvint à marquer de son empreinte le cercle dirigeant de l’Union soviétique en imposant sa perception du communisme en pleine guerre froide contre le camp opposé : le capitalisme incarné par les Etats-Unis. Après ce long exode où il fit la connaissance d’une des figures du communisme, Ernesto Che Guevara, dont il ne partageait pas toutes les idées, Dansokho retourne au bercail en 1979. Il parvint à s’imposer dans le groupe dirigeant du Pai, à l’époque de la semi-clandestinité.
Couvé par son prédécesseur Majhemout Diop, il rejoint Seydou Cissokho au Parti de l’indépendance et du travail (Pit), suite à l’émiettement du bloc de gauche en 1981. Ce dernier fit de lui son adjoint, avant qu’il ne lui succède à sa disparition.
A la tête du Pit, Dansokho œuvre résolument pour que son parti se fasse une place au banquet des deux blocs : celui du régime incarné par le tout-puissant Parti socialiste (Ps) et celui de l’opposition dirigé par Abdoulaye Wade (Pds). Ce qui lui a valu d’être promu ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat en 1993. Mais, le communiste réfractaire à la soumission rompt, en 1998, la collaboration avec le régime socialiste de Diouf qu’il accuse de «mal gouvernance». «Il est convaincu que l’Etat, c’est le Peuple. Il vit, agit et parle en révolutionnaire. Il n’accepte aucune compromission d’un Etat qui se détourne des aspirations du Peuple», souffle un de ses compagnons.

‘’Dansk’’, le ministre rebelle

Un tempérament d’insoumis qui finira par déteindre sur ses relations avec le candidat qu’il a soutenu en 2000, Abdoulaye Wade. En effet, huit mois après l’alternance, son franc-parler et ses principes inaliénables de défenseur du Peuple dérangent le pape du Sopi qui finira par se séparer de lui.
Son retour dans l’opposition est le point de départ du combat livré contre le «sphinx» libéral qui finira par capituler le 25 mars 2012. En effet, tout est parti de la création du Cadre permanent de concertation de l’opposition (Cpc) (2001) dont il a été membre-fondateur et coordonnateur, et qui donnera naissance au Front siggil senegaal, qui deviendra Benno siggil senegaal en 2009, puis aujourd’hui Benno bokk yaakaar. Son salon servait de Qg où toutes les stratégies de l’opposition étaient concoctées lors des fameux huit-clos du mercredi.

«Si vous voulez m’empêcher de vivre, empêchez-moi de militer»

Président d’honneur du Pit à l’issue du congrès de 2010, qui a consacré son remplacement par Maguette Thiam, Dansokho reste toujours un monument devant lequel s’agenouille tout militant. D’aucuns lui collent d’ailleurs le sobriquet : «Mandela du Sénégal» pour sa «sagesse et en mémoire à son engagement».
Dans les rangs de son parti, il est perçu comme «l’éclaireur de la troupe à qui on doit toute gloire». «Malgré l’âge, les difficultés de santé, Dansokho croit toujours aux valeurs sociales de gauche. Nous souhaitons que la jeunesse sénégalaise prenne cet exemple comme valeur. C’est quelqu’un qui respecte notre démocratie. Ce que j’admire le plus, c’est sa générosité et son engagement. Il est toujours prêt à aller au front pour défendre les intérêts des populations», confie son successeur à la tête du Pit, Maguette Thiam. Et le secrétaire chargé de la communication du parti, Samba Sy, de renchérir en se focalisant sur la nature méconnue du personnage : «Au-delà de son engagement sans mesure, ce qui m’a le plus marqué chez lui, c’est son cœur et sa sensibilité à fleur de peau. En réalité malgré son abnégation, Amath Dansokho est très sentimental et cela lui a des fois porté préjudice. Certains ont appuyé sur ce levier pour l’atteindre. Il est très disponible. Il aime même ses adversaires». Il ajoute : «J’ai été sensible à cette image que je garde de lui descendant d’un taxi pour aller manifester contre la candidature de Wade en 2012 à la place de l’Indépen­dance noire de policiers armés jusqu’aux dents». Cette image est certes touchante, mais ne «surprend» pas outre mesure ses camarades de parti qui ont eu à le pratiquer. «Cela ne m’a pas surpris de lui», confie M. Sy qui se rappelle d’une affirmation de son président d’honneur. Il nous disait, confie Samba Sy, «si vous voulez m’empêcher de vivre, empêchez-moi de militer».
S’il est encensé par ses camarades de parti, Amath Dansokho est cependant critiqué par des détracteurs. Selon ces derniers qui souhaiteraient aujourd’hui le voir «prendre de la hauteur et se départir de toute fonction administrative», il (Dansokho) est «à la recherche de privilèges dans le gouvernement». Son recyclage au Cabinet du président de la République avait fait couler de l’encre et de la salive. D’aucuns affichaient leur déception suite à sa nomination.
Malgré son riche parcours élogieux et son engagement, la présence de cette figure de proue de la lutte communiste n’emballe pas trop certains qui agitent depuis belle lurette son départ. A ces derniers, Samba Sy rétorque : «Amath Dansokho est un monument au Sénégal. Ce jour où il descendait du taxi pour manifester auprès du Peuple malgré son état de santé, pourquoi personne n’a pensé à lui dire d’aller se reposer».

Et Amath Dansokho, démythifia le pouvoir politique par Mamadou SY Albert

Un chef de parti singulier. En dépit de la forte personnalité et de son influence sur le cours de l’histoire politique durant les décennies des alternances sénégalaises survenues en mars 2000 et en mars 2012, l’ancien Secrétaire général du Parti pour l’indépendance et du travail, aura été un conseiller du pouvoir dans la discrétion totale. Jamais, ce responsable n’a mis dans l’espace public des conflits internes à sa formation ou a remué le ciel du monde et la terre sénégalaise ou africaine pour exercer des fonctions de Président de la République. Ministre de la République, il sera un discret  collaborateur influent de chef de gouvernement et du chef d’État en exercice. Son secret résiderait dans le fait qu’il fait partie des acteurs politiques qui ont démythifié le pouvoir politique. Un homme averti des aléas insondables du jeu d’intérêts politiques partisans très mouvant au gré de circonstances fluctuantes.
Militant politique, responsable de parti politique, acteur des alternances des années 2000, Amath Dansokho constitue assurément, une des fortes figures marquantes de la gauche révolutionnaire sénégalaise et du continent africain. Il capitalise par son expérience personnelle militante, par son engagement auprès des acteurs se réclamant des peuples du changement, des expériences significatives de la lutte pour la souveraineté politique et économique des peuples africains et sénégalais en lutte. Cette expérience politique très riche en enseignements dans et pour le militantisme, pour la défense de la justice sociale et le changement de gouvernance au sommet de l’État, fait du Ministre d’État sous le règne de la seconde alternance et de sa formation politique, des acteurs influents, écoutés et aimés du peuple.
Évidemment, l’influence politique d’Amath Dansokho ne se mesure guère par des paramètres électoraux classiques, notamment, les pourcentages des suffrages exprimés par les électeurs. Contrairement aux deux grands partis historiques du Sénégal que sont le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais, le Parti pour l’indépendance et le travail a choisi,à l’instar du reste des partis de la mouvance de la gauche révolutionnaire post-indépendance, de mener une rude bataille d’opinion et d’influence.
Le contexte politique avant et après l’indépendance fortement marqué par la présence de l’ancienne puissance française colonisatrice du Sénégal, la puissance de feu du Parti-État et le règne souvent autoritaire et sanglant de la pensée unique du Président Léopold Sédar Senghor, sera une contrainte majeure pour des pans entiers du mouvement révolutionnaire. Durant près de deux à trois décennies, les partis de la gauche révolutionnaire, seront contraints et forcés de mener la lutte de l’achèvement de l’indépendance et des libertés publiques,  sous des formes intelligentes associant la clandestinité et l’exploitation judicieuse des libertés publiques accordées par le pouvoir suivant le rapport de forces inégales entre le pouvoir et ses adversaires. Amath Dansokho et de nombreux responsables de la gauche éparpillées entre diverses obédiences marxistes, organiseront à l’ombre, des luttes sociales et syndicales. La gauche révolutionnaire aura au moins réussi à organiser le mouvement des élèves, des étudiants et des secteurs du monde du travail.
C’est probablement, cette forme de lutte à la fois clandestine et ouverte qui façonnera le destin des hommes et des femmes des partis de gauche. Ils engageront la lutte de la légalité républicaine malgré un rapport de forces très favorable à la majorité présidentielle socialiste. Puis le multipartisme survint au début des années 1980. Le nouveau contexte d’ouverture démocratique pluraliste correspond à l’irruption de l’image d’Amath Dansokho dans les espaces publics et médiatiques. Il sera singulièrement visible pendant le règne du dauphin du Président Senghor, en l’occurrence, le Président de la République, Abdou Diouf. Il sera un acteur incontournable du jeu politique polarisé entre le Président en exercice et son principal adversaire, notamment, Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais.
Amath Dansohko acceptera sans illusion d’intégrer la majorité présidentielle élargie du Président Diouf. Quand il s’agira de relever la mal gouvernance socialiste, il sera défénestré de son poste ministériel. Le scénario est quasi identique quand l’ancien chef de l’opposition sera porté au pouvoir. Il quittera la première alternance en raison de divergences profondes dans la conduite des affaires publiques. Amath Dansokho est l’expression de ce symbole d’un responsable politique indépendant des partis alliés, des Présidents en exercice et des majorités politiques ne travaillant dans la perspective de l’amélioration des conditions de vie du peuple sénégalais. C’est à la fois sa faiblesse et sa force d’influence.
Le prestige, la jouissance, l’enrichissement personnel ou des partisans de son organisation, ne semblent pas avoir été au cœur de son engagement politique militant. Il est resté modeste, simple, toujours proche de son peuple en souffrance par son comportement, par son mode de vie et par sa pratique sociale humaniste et désintéressée des calculs d’intérêts partisans. Cet homme politique est resté révolutionnaire dans l’âme. Il a démythifié le pouvoir et la richesse matérielle. Il restera un homme de culture politique révolutionnaire, d’ouverture et de fermeté sur les principes d’une gouvernance démocratique au service des intérêts du Sénégal, de l’Afrique et du monde. Un modèle communiste dans l’âme a quitté la planète terre

LE SENEGAL PERD UN COMBATTANT DES LIBERTES ET DE LA DEMOCRATIE

http://www.sudonline.sn L’ancien leader charismatique du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), Amath Dansokho a tiré sa révérence. Il s’est éteint hier, vendredi 23 août, à l’âge de 82 ans
Amath Dansokho n’est plus. Il est mort dans la soirée d’hier vendredi 23 août, chez lui à Dakar, à l’âge de 82 ans. Ancien ministre d’Etat auprès du président de la République, Macky Sall, il était gagné par la maladie qui l’a écarté de la chose publique ces dernières années.
Né en le 13 janvier 1937, Amath Dansokho a été le Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) jusqu’au 23 mai 2010, date à laquelle Magatte Thiam lui a succèdé à la tête de cette formation politique. Il a été plusieurs fois ministre, notamment sous les régimes des anciens présidents Abdou Diouf, avec comme Premier ministre feu Habib Thiam, et Abdoulaye Wade, avec Moustapha Niasse comme locataire de la Primature.
D’ailleurs, il était parmi les leaders politiques de l’opposition qui ont accompagné Abdoulaye Wade pendant l’alternance de l’année 2000 et a occupé le ministère de l’Urbanisme dès le début de cette alternance dont il était l’un des acteurs clés. A la tête d’un parti de gauche, parmi d’autres qualifiés alors de «faiseurs de présidents» de la République, (avec AndJef/Pads alors de Landing Savané et la Ld/Mpt (actuel Ld) d’Abdoulaye Bathily, il était un fervent défenseur des libertés et de la démocratie. Il fut également plusieurs fois député élu à l’Assemblée nationale, maire de la ville de Kédougou et un leader presque permanant de l’opposition sénégalaise, jusqu’à l’avènement du président Macky Sall avec qui il chemine dans le cadre de la majorité présidentielle, depuis 2012.
En effet, à la fin du magistère d’Abdoulaye Wade, en 2012, Amath Dansokho était parmi ses plus farouches opposants. Dans ses sorties, il s’attaquait très souvent à la gestion libérale. L’homme a toujours défendu son statut révolutionnaire. Réputé pour son franc-parler et sa droiture, il était un admirateur du président Léopold Sédar Senghor. Une admiration qui a justifié son engagement politique.

REACTIONS… REACTIONS…REACTIONS…

Idrissa Seck salue la mémoire d’un patriote modèle

Avec le décès d’Amath Dansokho, le parti Rewmi d’Idrissa Seck salue la mémoire d’un modèle de vie patriotique, d’un homme qui s’est toujours engagé dans les chantiers du développement du Sénégal, lit-on dans la note parvenue à la rédaction. Le Parti Rewmi et le Président Idrissa SECK présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille éplorée et au peuple sénégalais.

AMINATA TOURE «Un grand combattant de la Justice sociale s’est reposé»

« Je suis très attristée d’apprendre le rappel à Dieu du ministre d’Etat Amath Dansokho. Un grand combattant de la démocratie et de la Justice sociale s’est reposé. Il aura marqué son temps son engagement patriotique de tout instant. Le président Macky Sall perd aussi un compagnon fidèle et loyal qui l’a accompagné depuis 2012. Je présente mes condoléances sincères à sa famille et à toute la Coalition Benno Bokk Yaakaar dont il était une des lillustres figures. Je prie qu’Allah le Tout Puissant l’accueille dans son Paradis.»

ABDOUL MBAYE « Dansokho, mon voisin à la table du Conseil des ministres… « 

«J’apprends la disparition ce jour de Hamath Dansokho. Sans l’avoir bien connu, je me souviendrai longtemps de mon voisin à la table du Conseil des ministres. Ses prises de parole étaient celles d’un sage qui manifestement aimait son pays et recherchait le meilleur pour ses compatriotes. Paix à son âme. Puisse Dieu lui ouvrir les portes du Paradis », a réagi l’ancien chef du gouvernement et président de l’ACT.»

G7 : le sommet de Biarritz s’achève sur une «déclaration» commune

Par RFI Le sommet du G7 à Biarritz s’est achevé lundi par une « déclaration » d’une page portant sur le commerce et les crises internationales, non par le traditionnel communiqué final pré-négocié auquel la France a renoncé après la volte-face américaine du sommet de 2018.
« Cette page-là je l’ai écrite moi-même, après les séquences de discussions, elle n’a pas été écrite avant, elle a été distribuée aux dirigeants et agréée par les dirigeants », a souligné lors de sa conférence de presse finale Emmanuel Macron, dont le pays préside cette année le G7. « Il y aura un suivi, nous allons mettre en place un suivi indépendant des engagements que nous avons pris » dans cette déclaration dans laquelle n’apparaît pas la question climatique, a-t-il ajouté.

♦ Sur l’Ukraine

« La France et l’Allemagne organiseront un sommet en format Normandie dans les prochaines semaines afin d’obtenir des résultats concrets. » Pour Emmanuel Macron, les conditions sont réunies pour la tenue d’un sommet « utile » des chefs d’Etat et du gouvernement en format « Normandie » (France, Ukraine, Russie, Allemagne) en septembre pour tenter de résoudre le conflit ukrainien.
« Il faut rester vigilants et humbles mais il me semble que par les discussions de ces dernières semaines, nous pouvons avoir de vraies avancées concrètes, j’espère qu’elle se feront pour certaines dès les prochains jours », a-t-il ajouté, citant la question des prisonniers, la ligne de front et la situation politique.
La discussion entre les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 n’a toutefois pas permis de dégager un consensus sur le rétablissement du G8 avec la réintégration de la Russie – exclue en 2014 après l’annexion non reconnue par la communauté internationale.

♦ Sur le commerce mondial

« Le G7 est attaché à un commerce mondial ouvert et juste et à la stabilité de l’économie mondiale. Le G7 demande aux ministres des Finances d’assurer un suivi de la situation de l’économie mondiale. » « Pour cela, le G7 veut changer en profondeur l’OMC afin d’être plus efficace dans la protection de la propriété intellectuelle, de régler plus rapidement les différends et d’éradiquer les pratiques commerciales déloyales. » « Le G7 s’engage à trouver un accord en 2020 pour simplifier les barrières réglementaires et moderniser la fiscalitéinternationale dans le cadre de l’OCDE. »

♦ Sur l’Iran

« Nous partageons pleinement deux objectifs :
faire en sorte que l’Iran ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire ; et favoriser la paix et la stabilité dans la région.
 »

♦ Sur la Libye

« Nous soutenons une trêve en Libye qui puisse donner lieu à un cessez-le-feu durable. Nous considérons que seule une solution politique permettra d’assurer la stabilité de la Libye. » « Nous appelons de nos voeux une conférence internationale bien préparée associant toutes les parties prenantes et tous les acteurs régionaux concernés par ce conflit.  » « À cet égard, nous soutenons le travail des Nations unies et de l’Union africaine afin de mettre en place une conférence inter-libyenne. »

♦ Sur Hong Kong

« Le G7 réaffirme l’existence et l’importance de la déclaration sino-britannique de 1984 sur Hong Kong et appelle à éviter les violences. »

►ANALYSE 

Emmanuel Macron envisageait de refermer la réunion en se passant de la traditionnelle déclaration. Il y en a finalement une, très succinte, tenant en une seule page. Le texte ne mentionne pas la lutte contre les inégalités dont la France a fait sa priorité durant cette année de présidence du G7. Pas un mot non plus sur les questions environnementales, même si elles ont occupé une place importante durant ce week-end de discussions, et que le G7 a débloqué une aide d’urgence pour lutter contre les feux de forêt en Amazonie.
Ce sommet de Biarritz s’est déroulé dans une ambiance très différente de celle qui était attendue. Chacun pouvait redouter des moments de tension face à Donald Trump. Au contraire, il accepte pour l’instant l’initiative française sur l’Iran et n’exclut pas une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani. En 2020, ce sont les États-Unis qui accueilleront le sommet du G7 que Donald Trump souhaite organiser à Miami en Floride.

La fermeté de Trump, la surprise iranienne, les premières dames en balade… : les temps forts du G7 à Biarritz

https://www.lejecos.com Donald Trump a fait du Donald Trump sur les sujets internationaux, les premières dames se sont promenées au Pays basque et les opposants au G7 ont jeté l’éponge face à l’important dispositif de sécurité.
Iran, Chine, Brexit… Discussions et désaccords au sommet
Concernant l’Iran. Donald Trump et les dirigeants européens restaient divisés dimanche sur la crise du nucléaire iranien, malgré le forcing du président français pour concilier leurs positions au G7 de Biarritz, où, à la surprise générale, l’avion du ministre des Affaires étrangères iranien venait d’arriver.
Le dossier iranien était l’un des trois sujets phare du dîner de samedi des leaders du G7, où le président français estimait avoir convaincu ses collègues, y compris Donald Trump, d’afficher un front uni. Mais alors que les médias relayaient l’information ce dimanche matin, Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en démentant que les pays du G7 se soient mis d’accord sur un message commun à transmettre à l’Iran. « Je n’ai pas discuté de cela », a-t-il dit en réponse à des journalistes. De quoi mettre mal à l’aise le président français, qui a fini par indiquer que « comme le G7 est un club informel, il n’y avait pas de mandat formel donné à l’un ou à l’autre ». « Chaque pays va continuer à agir chacun dans son rôle ».
Le président Macron a reçu le ministre des Affaires étrangères iranien  à la mairie de Biarritz. À l’issue de l’entrevue, la présidence a assuré que « les discussions sont positives » et qu’elles vont se « poursuivre » dans la soirée et lundi matin.
Concernant la Chine. Depuis l’ouverture du sommet samedi à Biarritz, l’imprévisible locataire de la Maison Blanche semblait pourtant ouvert. « Nous avons de très bonnes réunions, les dirigeants s’entendent très bien », avait-il tweeté dimanche matin. Donald Trump a même donné l’impression d’avoir des doutes sur l’opportunité de son bras-de-fer avec Pékin, qui alarme ses partenaires, inquiets des répercussions sur la croissance mondiale.
« Sa réponse a été très mal interprétée », a tranché peu après sa porte-parole. Le Président Trump « regrette (juste) de ne pas avoir encore plus relevé les droits de douane », a-t-elle ironisé.
Concernant le Brexit. Décidément au cœur de toutes les discussions, Donald Trump a manifesté son plein soutien au Premier ministre britannique Boris Johnson  dans le bras de fer qui l’oppose aux Européens sur le Brexit. Les deux pays concluront un « très grand accord commercial, rapidement, plus grand qu’il n’y a jamais eu » après le Brexit, a assuré le locataire de la Maison blanche. Donald Trump a également annoncé la conclusion d’un accord commercial « de principe » entre Washington et Tokyo, « un très grand accord », aux côtés du Premier ministre japonais Shinzo Abe.
Concernant la Russie. Les sept dirigeants se sont au moins accordés sur un point : pas question de réintégrer la Russie  au sein d’un G8. Ils se sont entendus pour « renforcer le dialogue et la coordination » sur les crises actuelles avec la Russie, exclue du groupe en 2014, mais estiment qu’il est « trop tôt » pour la faire revenir à a la table du sommet.
Concernant l’Amazonie. Là aussi, une unanimité s’est dessinée. Les pays du G7 sont d’accord pour « aider le plus vite possible les pays qui sont frappés »  par les feux qui se sont multipliés ces derniers jours dans la forêt amazonienne, a déclaré dimanche Emmanuel Macron.
Les premières dames découvrent le piment et la pelote
L’Américaine Melania Trump, la Japonaise Akie Abe et Malgorzata Tusk, Cecilia Morel (la première dame du Chili), et Jenny Morrison (celle de l’Australie), rejointes un peu plus tard par Adele Malpass, l’épouse du président de la Banque mondiale, ont passé la journée ensemble au cœur du Pays basque,  guidées par Brigitte Macron.
Dans la matinée, elles se sont rendues à Espelette, la capitale du piment du même nom, où elles ont notamment assisté à une démonstration de pelote basque et à un concert choral en l’église du village. Puis elles ont rejoint Cambo-les-Bains pour déjeuner à la villa Arnaga et découvrir d’autres spécialités du Pays basque.
Les anti-G7 se heurtent au « dispositif policier surdimensionné »
Les opposants au sommet du G7 ont dénoncé les arrestations de leurs militants par un « dispositif policier clairement surdimensionné » qui les a contraints à annuler les manifestations qu’ils avaient prévues  pour cette deuxième journée du G7 de Biarritz. Il s’agissait notamment d’organiser des « rassemblements pacifiques » en sept points distincts de la région de Biarritz pour « encercler » symboliquement le G7.
Dans un second temps, ils ont envisagé à la place une mobilisation à Anglet, ville voisine de Biarritz, avec un rassemblement dit du « mur populaire ». Mais même ce rendez-vous a été finalement annulé, les organisateurs considérant que « la sécurité et l’intégrité des militants » n’étaient plus garanties.
Vers 17 heures, un appel à un rassemblement devant la mairie de Bayonne  a néanmoins circulé sur les réseaux sociaux, au lendemain des heurts qui ont opposé manifestants et forces de l’ordre. Cette fois, aucun incident n’a été à déplorer même si la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, dans un communiqué, fait état de 19 interpellations et 17 gardes à vue ce dimanche 25 août.
C’est dans cette même ville de Bayonne que, dans la matinée de dimanche, a eu lieu un défilé de militants altermondialistes (ANV-COP21, Bizi et Alternatiba). Baptisée « marche des portraits », elle consistait à exhiber les photos officielles d’Emmanuel Macron décrochées dans plusieurs mairies de France. SudOuest.fr

UN CONSEILLER DU RECTEUR DE L’UCAD : « LE NOUVEAU PARTENARIAT SINO-AFRICAIN SUSCITE LA PEUR DES OCCIDENTAUX »

Beijing, 26 août (APS) – Amadou Falilou Ndiaye, conseiller spécial du recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) juge que le nouveau partenariat liant la Chine à l’Afrique est de nature à susciter « la peur » et faire naître « des fantasmes dans le monde occidental », en raison des ’’bons résultats’’ qu’il a engrangés.
« Le nouveau partenariat sino-africain suscite la peur et fait naître des fantasmes dans le monde occidental », a notamment déclaré M. Ndiaye, lundi à Beijing, à l’ouverture de la huitième édition du Forum Chine-Afrique des think tanks.
M. Ndiaye explique cette situation par « les bons résultats engrangés par ce nouveau partenariat en si peu de temps », du fait notamment d’une approche différente de celle occidentale basée sur le développement.
La partie chinoise privilégie d’appuyer les pays africains dans des domaines où ces derniers ont exprimé des besoins d’accompagnement, une démarche assimilée par les pays occidentaux à ’’un nouveau colonialisme’’, souligne-t-il.
Selon le conseiller spécial du recteur de l’UCAD, ce partenariat met ainsi en avant « la compréhension mutuelle ».
Il a fait état aussi d’autres éléments favorables à la réussite de la coopération entre les deux entités basées sur « la con-construction », notant des ressemblances dans la trajectoire des deux partenaires qui ont subi la domination coloniale, ce qui fait que les deux parties ont souvent fait preuve de solidarité l’un envers l’autre.
« Vers les années 90, quand les politiques d’ajustement ont commencé à être déroulées sur le continent, beaucoup d’entreprises occidentales ont plié bagage, alors qu’ »au même moment, la Chine affichait sa solidarité avec l’Afrique que ses populations n’ont jamais quittée », a-t-il indiqué.
De même, « quand la Chine a été marginalisée sur la scène internationale, les pays africains lui ont montré leur solidarité et ont permis son retour au premier plan au sein de l’Organisation des Nations unies » (ONU), a poursuivi M. Ndiaye.
Il y a aussi que selon lui les « les similitudes » sur le plan social sont « un gage de facilitation de bonnes relations » entre les deux partenaires et de nature à « favoriser la compréhension mutuelle ».
Forte de cela, « la Chine a mis en avant une nouvelle stratégie en 2013 basée sur le respect avec le transfert de technologies à haute valeur ajoutée sur le continent africain et en y implantant aussi ses entreprises », a-t-il signalé.
Le Plan de Beijing, mis en place en 2018 lors du Forum Chine-Afrique pour le développement, recoupe également les objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2063, a fait observer M. Ndiaye.
Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Chen Xiaodong a abondé dans le même sens, estimant que la Chine qui fête en 2019 les 70 ans de son renouveau, développe une coopération basée « sur l’égalité, le pragmatisme, l’efficacité, l’ouverture ».
Selon Amadou Falilou Ndiaye, « la Chine ne conditionne pas ses interventions sur le continent africain et a le souci d’alléger le fardeau de la dette des pays avec qui elle entretient des relations ».
La plupart des autres intervenants africains ou chinois ont insisté sur ces aspects qui préfigurent à leurs yeux une réussite du partenariat naissant. AMD/BK/ASG

UNE PARTIE DES DIFFICULTÉS DE L’AFRIQUE RÉSULTE DE LA RELATION ASYMÉTRIQUE AVEC LES GRANDES PUISSANCES (FELWINE SARR)

Dakar, 26 août (APS) – Une part des difficultés du continent africain est la conséquence de la « relation asymétrique entretenue par les grandes puissances qui pillent les ressources autant qu’elles peuvent », estime l’économiste sénégalais Felwine Sarr, selon qui « les G7 comme les G20 entretiennent une politique de la compassion » à propos de l’Afrique.
L’universitaire ne veut certes pas nier les difficultés du continent encore moins les responsabilités des gouvernements dans la situation que traverse l’Afrique.
« Leur mauvaise gouvernance et la corruption sont souvent mises en avant pour justifier la situation. Personne ne dira qu’il ne faut pas davantage de transparence et de meilleure gestion des ressources », déclare-t-il dans entretien paru sur Le Monde.fr.
Pour l’enseignant à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, s’ »il est heureux d’être sorti du mythe d’une croissance économique qui apporterait par elle-même le bien-être au plus grand nombre », il semble « insuffisant » d’ »aborder la question des inégalités uniquement à l’échelle d’un pays ».
Selon lui, « on ne peut ignorer que la répartition inégale des richesses dans le monde est liée aux règles de l’économie globale et du commerce international ».
« Comment un pays peut-il assurer à sa population l’accès aux services essentiels lorsqu’il lui est impossible de vendre ses matières premières à un prix juste ou lorsque les firmes multinationales présentes sur son sol ne paient pas leurs impôts ? Ne pas parler de ces sujets lorsqu’on prétend vouloir réduire les inégalités ne peut conduire qu’à des discours incantatoires », affirme l’écrivain.
L’universitaire appelle plutôt à « regarder les choses de manière plus globale ». De son point de vue, « les G7 comme les G20 entretiennent une politique de la compassion : l’Afrique est le continent qu’il faut aider, la dernière frontière obscure de l’humanité, vers laquelle se penchent tous les bons Samaritains ».
« C’est un rapport irrespectueux et hypocrite, car une part des difficultés du continent vient de la relation asymétrique entretenue par les grandes puissances qui pillent les ressources autant qu’elles peuvent », soutient-il.
A l’en croire, « ce sont d’abord les Africains qui aident les Africains », car « les transferts de capitaux des migrants sont supérieurs à l’aide publique au développement et aux investissements étrangers ».
« Pourtant, s’étonne-t-il, le discours dominant met en avant une Afrique sous perfusion. Les G7 sont d’abord une occasion pour les pays membres du club de réaffirmer leur puissance et leur vision du monde, en donnant des leçons aux autres. Nous devons apprendre à faire un monde commun dans le respect mutuel. »
Il déplore le fait que le jugement que les Occidentaux émettent sur l’Afrique se fait « à travers une projection de leurs valeurs et de leur modèle de développement, comme s’il était le seul ».
« Or il est nécessaire de repenser les cadres à travers lesquels les sociétés sont analysées, tout comme leur marche vers ce qu’on appellerait un progrès économique, social, spirituel… », suggère-t-il.
« Le modèle développementaliste occidental montre ses limites, notamment en termes d’empreinte écologique, de mise en danger de la biodiversité et du climat. Il est nécessaire de changer les modes de production et de consommation. Cette question nous engage tous, au Nord comme au Sud. Pourtant, on continue à vendre à l’Afrique un vieux schéma et à compter ses pauvres avec un critère monétaire fixé par des institutions internationales », regrette-il.
Il suggère l’abandon des modèles standardisés qui « n’appréhendent la pauvreté qu’à travers un seuil unique de quelques dollars par jour ».
« La pauvreté est inacceptable et il faut tout faire pour l’éradiquer. Mais cela énoncé, il est important de sortir des modèles standardisés qui n’appréhendent la pauvreté qu’à travers un seuil unique de quelques dollars par jour », avance-t-il, avant d’ajouter : « Les enquêtes de terrain ont permis de montrer que des individus sans revenus stables mais disposant d’un capital social et d’une richesse relationnelle parvenaient à répondre à leurs besoins, voire à épargner ».
Il estime que le fait que « l’Afrique occupe toujours le dernier rang dans les classements internationaux » demeure « problématique, car cela renvoie une image de handicap ».
« Je ne sais pas comment la jeunesse africaine va relever ses défis si elle se voit toujours occuper la place déficiente de l’humanité », s’interroge-t-il.
Et de s’insurger contre l’absence des richesses du continent, « plurielles et immenses », dans les indicateurs.
Aussi suggère-t-il de « complexifier cette image » et de « ne pas accepter d’être réduits à des critères qui nous rabaissent ».
« Un des défis du continent, c’est la confiance en soi, celle qui permet de dire non lorsque d’autres vous proposent des programmes pour vous sortir de vos difficultés et qu’ils ne sont pas adaptés », soutient-il./BK

FELWINE SARR : « C’EST AUX AFRICAINS DE DÉFINIR LES POLITIQUES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ »

Dakar, 26 août (APS) – L’économiste sénégalais Felwine Sarr estime que c’est aux Africains qu’incombe en premier lieu la définition des stratégies de lutte contre la pauvreté.
« Je dis que c’est avant tout aux Africains de les définir et de prendre leur destin en main. Ce sont les gouvernements qui sont les plus à même de déterminer, à partir de critères endogènes, ce que sont les seuils de pauvreté ou d’inégalités qu’il est possible de tolérer […] », déclare-t-il dans un entretien au Monde.fr.
Pour l’écrivain et enseignant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, il n’est pas sûr que « les gens du FMI [Fonds monétaire international] ou des agences onusiennes soient davantage préoccupés du bien-être de ces pays que les populations elles-mêmes ».
« C’est une des conditions pour qu’elles s’approprient ces politiques et ne considèrent plus qu’elles sont parachutées de l’extérieur, enveloppées de sigles, OMD [Objectifs du millénaire], ODD [Objectifs de développement durable], qu’elles ne comprennent pas », fait-il valoir.ASG/BK

ASSAINISSEMENT DES EAUX PLUVIALES :Serigne Mbaye Thiam annonce un programme de 12 milliards de F Cfa

http://www.enqueteplus.com Le Saloum, comme le reste du pays, a souffert des fortes pluies de la semaine dernière. Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, s’y est rendu, ce week-end, pour constater les dégâts. Il a annoncé un programme d’assainissement des eaux pluviales de 12 milliards de F Cfa.
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, s’est rendu dans le Saloum, pour constater les dégâts occasionnés par les fortes pluies enregistrées, dans la nuit du mercredi au jeudi, la semaine dernière.
En effet, renseigne le technicien Lamine Ba, une telle pluie de 180 mm en trois heures de temps n’avait pas été enregistrée depuis 1972. A Khakhoune, quartier de Kaolack particulièrement éprouvé par les pluies diluviennes, le ministre, après constat de la situation endémique, a annoncé la mise en place d’un programme d’assainissement des eaux pluviales de 12 milliards de F Cfa.
Justement, à Khakhoune, où est construit un bassin, M. Ba signale qu’un raccordement est prévu, dans le cadre du projet de drainage des eaux pluviales, afin de faire évacuer l’eau. Dans cette localité de Kaolack où certaines populations habitent dans des zones qui sont constamment envahies par les eaux, c’est l’impasse. L’adjoint au maire précise que tous ces riverains qui sont restés dans cette zone ont bénéficié de parcelles, afin de quitter les lieux, depuis longtemps, mais ils sont restés, tandis que d’autres ont choisi de les revendre à des gens qui ne connaissent pas le système de Kaolack. Ce qui veut dire qu’ils sont dans l’illégalité. ‘’Ces gens, qui ont conservé leurs maisons et parcelles, ils passent dans les couloirs pour rester, alors ça pose d’énormes problèmes. C’est le phénomène qui est partout. S’il y a une enquête, on verra que tous ont eu à bénéficier de parcelles. Le site de recasement, c’était vers Khakhoune’’, dit-il. La cause principale de cette situation, selon l’élu, est qu’il n’y a pas eu de suivi.
Ayant pris connaissance de la situation, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a annoncé un programme de relogement des populations. Grâce à l’Office national de l’assainissement du Sénégal et son programme Sinco, du matériel a été déployé, ce qui a permis de pomper l’eau.
La délégation s’est ensuite rendue à Thioffack où le ministre a souligné que, sur instruction du chef de l’Etat Macky Sall, cette visite va permettre d’évaluer le niveau d’intervention de l’État et les mesures complémentaires à prendre pour soulager les populations. Les interventions sont à deux niveaux. ‘’La présence de Sinco est visible. Ses travaux ont démarré à Khakhoune et le niveau de l’eau a considérablement baissé, par rapport à la situation de jeudi. Thioffack ne faisait pas partie de ce programme, mais j’ai demandé aux services techniques de l’Onas de faire une étude de faisabilité de la connexion de Thioffack par rapport au projet. Mais il faudra attendre les résultats de l’étude pour voir la faisabilité technique’’, dit-il.
A côté, rappelle le ministre, il y a la capacité d’intervention, en cas d’urgence, et les services administratifs ont mis en place six motopompes en renfort. Ce qui explique cette situation, précise le ministre, c’est que les services de la météo ont dit que c’est une pluie exceptionnelle qui s’est abattue sur Kaolack.
‘’Si cette pluie n’a pas été constatée depuis 1972 et que l’on voit que, par rapport aux années antérieures où Kaolack avait beaucoup plus de difficultés, on se rend compte qu’au bout de trois jours, elles sont en train d’être résorbées, cela veut dire que les mécanismes d’intervention que l’Etat a eu à mettre en œuvre ont fonctionné. La situation est moins difficile que ce que l’on avait’’, estime Serigne Mbaye Thiam.
Les travaux, commencés en mars dernier, doivent être terminés en juin 2020.

1,5 milliard pour Kaffrine

A Kaffrine, le ministre s’est rendu aux quartiers Diamaguène et Escale où, à ses yeux, le dispositif d’intervention rapide piloté par les autorités administratives a fonctionné correctement. Le pompage a permis de soulager les populations. Une solution plus structurelle est en train d’être mise en œuvre à Kaffrine, avec 1 milliard 500 millions de F Cfa qui vont permettre de construire des bassins de rétention, en même temps d’avoir un dispositif de pompage.
A propos des désagréments causés par les travaux et dénoncés par la population, le ministre a répondu que cette période rime avec les épreuves de réaménagement.
Le ministre Serigne Mbaye Thiam a aussi abordé le problème des eaux qui viennent des autres localités et se déversent à Kaffrine. Cette question, dit-il, sera étudiée par la Direction de la prévention et de la gestion des inondations, pour voir s’il y a possibilité de mettre en place des systèmes de digues qui ceinturent la ville pour essayer de ralentir l’arrivée de ces eaux, afin d’atténuer l’impact sur Kaffrine qui est une cuvette.AIDA DIENE

DEGATS DES EAUX DE PLUIE A BAMBILOR :A qui la faute ?

http://www.enqueteplus.com Serigne Mbaye Thiam accusent les bassins versants de Thiès, tandis que le maire indexe les services de l’Etat d’être la cause des dégâts qui meurtrissent Bambilor, aux lendemains des pluies diluviennes du jeudi.
Après les dégâts causés par la pluie de la nuit du mercredi au jeudi, ayant occasionné la mort de deux enfants à Bambilor, une délégation gouvernementale s’est rendue dans cette localité, à Ndiassane, le quartier le plus touché. Elle était composée du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, du ministre des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, du gouverneur de la région de Dakar, du préfet de Rufisque et du sous-préfet de Bambilor. Tout ce beau monde est allé constater de visu les dommages et assister les familles éplorées.
Le ministre Serigne Mbaye Thiam croit savoir la cause des problèmes et du double drame. Il s’agit, dit-il, ‘’des pluies importantes qui se sont abattues sur la localité, en un temps très court, avec 157 mm, entre deux ou quatre heures de temps’’.
Concernant les deux morts, il souligne : ‘’L’eau qui a emporté les enfants est venue des bassins versants de Thiès. C’est quelques heures après l’arrêt de la pluie, qu’il y a eu de forts torrents qui ont traversé Bambilor.’’
Ce constat fait, il promet que ces questions seront étudiées et ‘’l’Etat va proposer les mesures qui s’imposent pour que pareille situation ne se reproduise plus ici’’.
Avant le ministre de l’Eau, le maire de Bambilor, le député Ndiagne Diop, a signalé qu’un conseil municipal extraordinaire va se tenir incessamment, afin de recenser tous les dégâts et que la commune puisse apporter son soutien aux victimes. Mais l’édile a tenu à lever une équivoque concernant les parties de la commune touchées par la furie des eaux de pluie.
A l’en croire, ‘’dans les zones non aedificandi, où il y a eu les inondations, se trouvent des lotissements tels que la cité les Akys et le lotissement Abdoulaye Sow faits sur des titres fonciers’’.
Ainsi, il avoue son impuissance devant pareille situation, parce que, dit-il, ‘’nous n’avons pas de pouvoir devant cela, parce que les titres fonciers sont du domaine des services techniques de l’Etat. Ce sont eux qui font des études pour déterminer si ces zones sont habitables ou pas, avant de nous demander d’autoriser. Nous n’autorisons que sous la demande des services techniques de l’Etat. On ne nous demande pas notre avis, on nous demande tout juste d’autoriser’’.
Pendant ce temps, la préoccupation des familles des deux enfants morts emportés par les eaux (Mouhamadou Bamba Diop âgé de 15 ans et Massakha Diop âgé de 8 ans) était tout autre. Mouhamadou Lamine Fall, le porte-parole des familles, qui a pris la parole devant les ministres Serigne Mbaye Thiam et Oumar Guèye, a signalé l’inquiétude des parents devant la lenteur, quant à la réception des corps de leurs enfants.
‘’Jusqu’à présent (vendredi à 12 h), nous n’avons pas encore reçu les corps. Nous demandons que l’on nous aide pour que le plus rapidement, nous en disposions, afin de pouvoir les inhumer’’, implore-t-il.
Avant de partir, le ministre de l’Eau a promis de faire le nécessaire. Il a présenté ses condoléances aux familles au nom du président de la République, en remettant à chacune une enveloppe d’un million de francs Cfa. PAPE MOUSSA GUEYE

EXPROPRIATION DE TERRES : Deux décrets de Macky installent le désarroi à Guéréo

https://www.seneweb.com A Guéréo, 60 familles et les propriétaires de 800 parcelles sont montés au créneau il y a quelques jours. Ce, pour dénoncer l’expropriation de leurs terres. En effet, en fin 2018, les habitants de la cité se sont réveillés avec une information selon laquelle leurs terres, d’une superficie d’environ 40 hectares, situées dans le domaine national, précisément dans lagune de Guéreo, ont fait l’objet d’une réaffectation.
Elles ont été réattribuées, par les décrets 2018-401 et 2018-402, à un groupe hôtelier. Les principaux concernés, qui ont manifesté leur courroux il y a quelques jours, renseignent que cette décision n’a pas fait l’objet d’une délibération de la commune de Sindia, telle que l’exige la loi et que la mairie de ladite localité déclare n’avoir été mise au courant de cette décision qu’après que les décrets aient été mis en circulation.
Ce, alors que toute procédure d’expropriation doit être précédée d’une enquête de commodo et incommodo. Aujourd’hui, les paysans de Guereo et les propriétaires ont uni leurs forces et se sont lancés dans la bataille pour préserver leurs biens. Ils déclarent que leurs multiples tentatives d’entrer en contact avec la présidence de la République, se sont avérées vaines. Ils se sont, à présent, attachés les services d’un avocat pour que justice soit faite et que les décrets soient rapportées.

Les boulangers maintiennent leur grève de 72 heures

https://www.pressafrik.com Le regroupement des boulangers du Sénégal annoncé qu’il maintient sa grève de 72 heures qui commence demain pour fustiger le manque de réaction des autorités par rapport à leurs doléances dont l’application de la vérité pour l’augmentation du prix du pain.
« On a reçu ni de coup de fil  ni de courrier de la part des autorités et les boulangers, ne pouvant plus travailler ont décidé de maintenir l’arrêt de production  pendant 72 heures, c’est-à-dire de mardi à jeudi. Nos revendications, c’est l’application de la vérité des prix. On ne peut pas produire à 25 et vendre à 20 FCFA et l’Etat le sait très bien », a déclaré le président Modou Gueye, sur la Rfm.

Grâce présidentielle : Tirs groupés des droits-de-l’hommistes sur Macky Sall

https://www.seneweb.com La sortie du Chef de l’État, Macky Sall fait polémique. Interviewé par RFI en marge du sommet du G7 à Biarritz, en France, il a fait savoir sur la grâce présidentielle pour l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall : « Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire ». Des propos qui ont suscité moult réactions.
Sur Twitter, le directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty international, Seydi Gassama a écrit : « ayant lu la déclaration du président Macky Sall à Rfi, je comprends mieux pourquoi Khalifa Ababacar Sall dit, selon ses avocats, qu’il n’est pas demandeur de grâce présidentielle ». Alioune Tine de Afrikajom center, pour sa part, a déploré la posture du Président de la République sur cette affaire.
Seydi Gassama@SeydiGassama
Ayant lu la déclaration du président @Macky_Sall à RFI je comprends mieux pourquoi Khalifa Ababacar Sall dit, selon ses avocats, qu’il n’est pas demandeur de grâce présidentielle.
Tout en apportant des précisions. Il soutient : « Même si c’est vrai, ça ne se dit jamais. Le pouvoir de toute-puissance, quand on a l’impression qu’il est absolu, vous fait perdre de la lucidité ». Il s’en est suivi des commentaires d’internautes. « C’est ça la réalité. Le Pdt s’attendait à ce que Khalifa lui demande à genoux cette grâce.
Ses propos maladroits à Rfi en sont une preuve », a indiqué Paul Ndiaye. Bassirou Diarra de renseigner : « Il y a dans le discours un déficit de s’élever au-dessus des calculs de politiques politiciennes pour mettre en avant l’intérêt et l’image ternie de la République. La grâce présidentielle en faveur de Khalifa aurait « redoré » le blason si sali du pays ».
« Si c’est un lapsus révélateur, c’est qu’il a un énorme problème qui pourrait se retourner contre lui »
Ndiathiaar, lui s’est demandé : « que vaut la parole de nos dirigeants dans ce pays ? ». « Devant une assistance solennelle, on déclare qu’il serait gracié et maintenant on rétropédale. Comme d’habitude, on se montre fort devant les faibles », a-t-il déploré.
Dans leurs réactions, d’autres s’attaquent ouvertement au Chef de l’État.
« Je vous rappelle M. Macky Sall qu’avant vous, il y avait encore beaucoup d’hommes plus forts et beaucoup plus puissants. Ils ont tous fini pareil », a écrit Pasquale. Baye Mady sous le pseudo de bmd78 a affirmé que cette phrase prononcée par le Président le « choque au plus haut point ».
« Dieu décide de ce qui est et ce qui sera pour les croyants nonobstant les désirs de l’humain », prévient-il. Publiant un Tweet, Mbaye Sylla Khouma a signalé : « Je me suis dit non, ce n’est pas possible qu’il ait dit ça. Si c’est un lapsus révélateur, c’est qu’il a un énorme problème qui pourrait ou qui va certainement se retourner contre lui ».

Propos polémiques sur la grâce présidentielle : Barth appelle les opposants à « quitter la table du dialogue »

https://www.seneweb.com Le maire socialiste de Mermoz Sacré-Cœur, Barthelémy Dias, fait partie des leaders de l’opposition outrés par les propos du chef de l’État tenus en France au sommet du G7, sur la grâce présidentielle qu’il pourrait accorder à Khalifa Sall.
Il a invité ceux qui croient en l’État de droit à bouder le dialogue national lancé par le chef de l’État Macky Sall. « J’invite encore ceux qui croient en l’État de droit, à quitter la table du dialogue politique pour dénoncer cette vulgaire agression contre la liberté et la démocratie.
On a refusé. On refuse… On refusera… Le compromis, le chantage et la supercherie », écrit Barthelémy Dias, repris par Source A.

Moustapha Diakhaté : Grâce présidentielle:Une « monarchisation de la République à abandonner d’urgence »

https://www.seneweb.com Moustapha Diakhaté a livré sa position sur le tollé suscité par la sortie du chef de l’Etat sur la grâce présidentielle en faveur de Khalifa Sall. Dans un post via Facebook, l’ancien chef de cabinet du président de la République plaide pour un abandon « d’urgence » de ce droit « conçu pour la monarchie de droit divin ». Voici son post:
«Le droit de grâce: la «monarchisation» de la République, un héritage à abandonner d’urgence.
Article 47 de la constitution du Sénégal dispose: «le Président de la République a droit de grâce.»
Toutefois, il n’en demeure pas moins que, compte tenu des polémiques qu’il soulève ici et ailleurs, nous devons sans émotion futile questionner la pertinence de la survivance dans la République de ce droit conçu pour la monarchie de droit divin.
Cette prérogative est, en effet, née dans les monarchies où la justice est rendue au nom de la Reine ou du Roi.
Dans ces pays, il est tout à fait compréhensible que les Reines ou Rois puissent accorder la grâce aux personnes condamnées à leur nom. Par contre dans des Républiques comme le Sénégal, la justice est rendue au nom du Peuple et non au nom du Président de la République. Par conséquent, cette prérogative royale ne devait être appliquée par aucune République où prévaut le système de séparation des pouvoirs.
En effet, libérer un condamné par la justice revient, en fait, à une correction par l’exécutif d’une décision des autorités judiciaires. Ce qui constitue une entorse au bon fonctionnement du régime de la séparation des pouvoirs qui est le mur qui porte la République.
Pour mettre un terme à la pression sur le Président de la République et éviter à l’exécutif de frustrer les autorités judiciaires, en remettant en cause les peines qu’elles prononcent, il urge d’abroger l’article 47 de la constitution et de rendre à la justice la prérogative de lever ou d’alléger un certain nombre de sanctions pénales issues de ses délibérations. »

Cheikh Bamba Dièye répond à Macky Sall : «il est disqualifié pour le gracier… Il ne faut pas dénaturer le sens du combat de Khalifa Sall.Il n’est point demandeur de grâce»

https://www.dakaractu.com  Le chef de l’État s’est prononcé sur la grâce présidentielle notamment pour Khalifa Sall à l’occasion du sommet du G7 à Biaritz, en France. Une sortie n’a pas laissé indifférente la classe politique. C’est le cas notamment de l’honorable député Cheikh Bamba Dièye qui a déploré cette attitude du président à faire recours à ses prérogatives dans ce cas précis car, estime t-il, Khalifa Sall n’est pas demandeur de la grâce. « Quelqu’un qui a fauté ne peut attendre la demande de grâce de la part d’un homme qui a pour combat la liberté, le droit et la constitution d’un état libre et démocratique ». Pour l’ancien maire de Saint-Louis, « les sénégalais doivent être vigilants sur cette ambivalence qui montre que c’est lui qui l’a mis en prison et d’autre part, qui a la possibilité de donner une grâce qu’on ne lui a point demandé… »
Dans cette affaire, il a été question pour Cheikh Bamba Dièye de faire savoir que Khalifa Sall a un combat politique qu’il est appelé à mener jusqu’à son terme. « Nous sommes dans un schéma différent de celui qui fait penser que Khalifa Sall a tort et qu’il a bien eu ce qu’il mérite », confirme le leader du FSD/BJ.
À l’en croire, « Macky Sall est disqualifié sur ce dossier et aucune grâce ne lui a été demandée. Il est dès lors primordial que les sénégalais fassent la part des choses sur le processus de ce dossier, la responsabilité du président et ses prérogatives en matière de grâce… »
Pour finir sur ce sujet, Cheikh Bamba Dièye estime que c’est un combat politique et que l’ex-maire de la ville de Dakar ne souhaite, ni ne demande à être gracié.

RISQUES D’EXCLUSION DES FRONDEURS PAR LE CAMP DE KARIM WADE : OUMAR SARR ET COMPAGNIE MENACENT DE PORTER PLAINTE

http://www.sudonline.sn Les frondeurs au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds) déchirent l’acte constituant le remaniement du Secrétariat national de leur parti. En conférence de presse hier, vendredi 23 août, Oumar Sarr et compagnie, regroupés en une “Alliance Suqali Sopi“, qui estiment que ledit acte est entaché d’illégalité conformément aux statuts de leur parti, promettent de ne reculer devant rien, pour défendre le respect des lois du parti et la démocratie interne. Lui et ses camarades frondeurs menacent de porter l’affaire devant le tribunal, si toutefois le camp de Karim Wade décidait de les expulser du parti
C’est parti pour une guerre ouverte sans précédent entre le camp du fils de l’ancien président, Karim Wade et les frondeurs du Parti démocratique sénégalais (Pds), suite aux profondes modifications apportées dans la nomenclature du Secrétariat national du parti. Les deux camps rivaux qui se regardent en chiens de faïence risquent de poursuivre leur bras de fer au tribunal. Pour cause, le désormais ancien Secrétaire national adjoint du Pds, Oumar Sarr, même s’il réclame toujours ce poste au sein du parti, et ses camarades «rebelles» constitués en “Alliance Suqali Sopi“, promettent d’attraire leurs camarades rivaux devant le tribunal si toutefois, ils mettaient à exécution leur menace de les expulser du parti.
En conférence de presse hier, vendredi 23 août, le maire de Dagana informe que «s’ils veulent prendre des mesures (l’exclusion) en s’appuyant sur des actes illégaux nous irons au tribunal, parce que nous avons la légalité avec nous». Sur le fondement de ses assertions, Oumar Sarr laisse entendre que les articles 20, 21 et 32 du statut du parti «indiquent que seul le Bureau politique peut procéder à des modifications provisoires». Suffisant pour lui de considérer comme «illégal» l’acte constituant ce Secrétariat là du point de vue des statuts du parti.
Par conséquent, lui est ses camarades promettent de se battre jusqu’à leur dernière énergie pour que la démocratie et les lois du parti soient respectées. Sur ces points, ils disent ne pas faire de concession. «Nous allons voir ce qu’ils vont faire, mais sur ces questions-là nous ne pouvons pas reculer», prévient-il. Pour ce faire, lui et ses camarades frondeurs constitués en alliance, envisagent, autour d’un directoire qui reconnait toujours Me Abdoulaye Wade comme leur Secrétaire général national et leur leader, de faire des tournées à l’intérieur du pays et ailleurs dans la diaspora pour inviter les militants du Pds qui veulent que le parti fonctionne normalement, à se battre sur les questions essentielles. Ils n’ont pas manqué d’appeler les militants, les responsables, les sympathisants, ainsi que tous ceux qui croient au Libéralisme social et démocratique, quels que soit leurs choix lors de la dernière élection présidentielle, à les rejoindre dans leur combat.
A noter, ont pris part à cette conférence de presse, Oumar Sarr, Me El Hadji Amadou Sall, Babacar Gaye, Ahmed Fall «Braya», Abdou Aziz Diop, Alinard Ndiaye, entre autres responsables libéraux. Même des gens qui se réclament “Karimistes“ ont pris part à la conférence de presse, d’hier, qui s’est tenue dans une salle archicomble de militants acquis à la cause des frondeurs

CONDITIONS DE LA LIBÉRATION DE KARIM WADE PAR GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : LE «DEAL» DE DOHA DEVOILE

http://www.sudonline.sn Le fils de l’ancien chef de l’Etat, Karim Wade a été bel et bien demandeur d’une grâce présidentielle. Cette révélation est des responsables libéraux frondeurs, à savoir Oumar Sarr et Babacar Gaye qui informent que de sa prison à Rebeuss, Karim Wade avait menacé de quitter le Parti démocratique sénégalais (Pds) si le parti ne participait au dialogue initié en 2016, et ayant abouti à sa libération par grâce présidentielle.
Du nouveau dans les conditions de la libération de Karim Wade par grâce présidentielle. En effet, contrairement aux idées véhiculées çà et là sur le supposé refus catégorique du fils de l’ancien président de solliciter une libération de la part du chef de l’Etat par grâce présidentielle, Karim Wade aurait accepté d’être gracié par Macky Sall.
La révélation est des frondeurs du Pds, suite au remaniement opéré sur le Secrétariat national du parti en faveur de “Wade fils“ et ses hommes. Lors de la conférence de presse tenue hier, vendredi 23 août, Oumar Sarr a informé que l’idée de rencontrer Macky Sall pour lui parler de la libération de Karim Wade lui était venue à l’esprit suite à une visite qu’il avait rendu à Rebeuss avec concerné qui «dépérissait».
A son avis, il a demandé à ce dernier de lui accorder l’autorisation de rencontrer le président Macky Sall pour lui en parler. C’est ainsi, selon lui, qu’il a été voir le chef de l’Etat qui lui a dit qu’un dialogue national sera organisé et constituera l’occasion d’en discuter.
A l’époque, poursuit le désormais ex-Secrétaire général adjoint du Pds dans le nouvel attelage, l’ancien président Wade n’était pas d’accord pour la participation de son parti à ce dialogue. De l’avis du maire de Dagana, «Karim Wade a menacé de quitter le Pds si le parti ne participe pas au dialogue».
Des propos confirmés par l’ancien Porte-parole du parti. En effet, Babacar Gaye renseigne qu’il était le seul, avec Me Wade, à refuser que le PDS prenne part à ce dialogue national lancé par le chef de l’Etat.
Toutefois, face à la menace de la personne qui devait bénéficier de ce dialogue, de quitter le parti, en l’occurrence Karim Wade, par la voix de son avocat, le “Pape du Sopi“ et lui ont dû se résigner à participer à ces échanges. Résultat des courses, selon les frondeurs, deux mois plus tard, Karim Wade bénéficie de la grâce présidentielle pour s’envoler vers Doha. D’un ton railleur, parlant de l’absence de Karim Wade au Sénégal malgré les nombreuses annonces, Oumar Sarr dira : «on l’avait menacé de le ramener en prison, il n’est pas venu».
D’ailleurs même, il pense «qu’en déclarant lui-même qu’il allait venir, il avait dit lui-même que son exil n’était plus forcé», bottant en touche tous ceux qui soutiennent que Karim Wade est en exil forcé au Qatar. Pour ce qui est du dialogue de cette année 2019, boycotté par le Pds, Oumar Sarr explique qu’en réalité, Me Wade était pour la participation du Pds, mais que c’était son fils Karim Wade qui a opposé son véto. C’est qui expliquerait, à son avis, l’absence du Pds à ces concertations

KARIM WADE À KIGALI AVANT DAKAR

http://www.emedia.sn Karim Wade a quitté le Qatar. Selon le journal L’As, Wade-fils est e à Kigali au Rwanda. L’ancien ministre des Infrastructures et de la Coopération internationale séjourne chez Paul Kagamé.
Selon L’As, Karim Wade est à Kigali pour rendre visite à un ami. Et son retour au Sénégal serait pour très prochainement.  » Je vous donne rendez-vous à Dakar », aurait-il confié au journal L’As.
Condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) à six ans de prison ferme et au paiement de 138 milliards F CFA, Karim Wade a été gracié en juin 2016.

 Toussaint Manga : « Toutes les fédérations à l’unanimité proposent Karim Wade comme SG du Pds »

https://www.dakaractu.com « Ziguinchor dans son ensemble se félicite des actes posés par le frère Sg, Me Abdoulaye Wade, en mettant en place un nouveau secrétariat national. Les militants et responsables encouragent le nouveau secrétariat national à poser des jalons pour un parti plus combatif, pour un parti plus moderne, pour un parti prêt à aller vers les Sénégalais, pour un parti qui va prendre en charge les préoccupations des sénégalais, pour un parti qui sera prêt en 2024 pour demander les suffrages sénégalais et reprendre le pouvoir et remettre le pays sur les rails. Pour l’institution communale, toutes les fédérations à l’unanimité, restent fidèle au frère Me Abdoulaye Wade et proposent Karim Wade comme Sg du parti…

PDS : La fédération de Saint-Louis renouvelle son engagement à Abdoulaye Wade et accuse Oumar SARR et Ameth Fall Braya de travailler pour Macky SALL contre les intérêts du parti depuis plusieurs années.

https://www.dakaractu.com La fédération départementale de Saint-louis réunie en Assemblée Générale ce dimanche 25 aout 2019 à la permanence du parti située à la Place Sable de Sor, de 18H 30 à 20H 30, renouvelle  son engagement et sa fidélité au Frère Secrétaire Général National, Me Abdoulaye WADE.
Nous responsables et militants du parti démocratique sénégalais du département de Saint-Louis exprimons nos vives félicitations et nos sincères remerciements au Président Abdoulaye WADE pour avoir redonné de l’espoir aux membres du parti.
Avec sa volonté affichée de redynamiser le PDS, de le moderniser et de le rendre plus attrayant, il l’a aussi ouvert aux jeunes, aux femmes, aux militants de base ainsi qu’à ceux basés dans la Diaspora.
C’est pourquoi, nous réaffirmons également notre totale adhésion en ce qui concerne la mise en place d’un nouveau secrétariat National et le remaniement prochain du comité directeur du parti.
Le PDS prend ainsi un nouveau départ et se lança résolument dans sa grande marche vers la reconquête démocratique du pouvoir.
Ceux qui, au plan local comme au plan national essaient de saborder le parti nous leur ferons face. Notamment Oumar SARR et Ameth Fall Braya qui ont le même allié, Macky SALL pour qui ils travaillent contre les intérêts du parti depuis plusieurs années maintenant.
Boun Abdoulah DIONE 1er Ministre avait déjà annoncé le ralliement de Oumar SARR aux cotés de Macky SALL alors que Braya lui avait publique déclaré son soutien à l’APR et à son patron.
Par conséquent, nous avons tourné la page de ces drôles figures et nous nous engageons à reconstruire notre parti dans le département de Saint-Louis, dans l’unité, la solidarité, la justice et la fraternité.
Nous exprimons également nos félicitations et nos encouragements à l’ensemble des membres du Secrétariat National, particulièrement à celui qui est aujourd’hui le mieux indiqué pour diriger demain le PDS, Karim WADE.
On ne peut dire que Karim WADE est le meilleur candidat pour diriger le Sénégal et en même temps dire qu’il ne peut pas diriger le parti. C’est une grosse aberration.
Au demeurant, nous demandons à toutes les militantes et à tous les militants, de maintenir le cap tracé sans équivoque par le Frère Secrétaire Général National, Me Abdoulaye WADE, pour resserrer les rangs au sein de notre grand parti, dernier espoir des Sénégalais pour redresser notre pays, relever les défis et avancer sur le chemin que nous avions déjà ouvert, le chemin de l’honneur, de la satisfaction des besoins de notre population, le chemin qui amènera notre peuple au sein des nations développées, respectables et respectées. Vive le Sénégal ,Vive le PDS,Vive le Président Abdoulaye WADE ,Vive le Frère Karim WADE, notre candidat

SOULEYMANE NDÉNÉ NDIAYE : ‘Le problème du Pds c’est Karim depuis 2007… Oumar Sarr, Amadou Sall et Cie vont perdre du temps et de l’énergie…Wade a droit de vie et de mort sur tout’

https://www.dakaractu.com Membre du Pds de 1978 à 2015, Souleymane Ndéné Ndiaye est quand même surpris de la tournure que les évènements ont prise au niveau de son parti d’origine. Il fait allusion à la décision concertée de certains leaders libéraux d’affronter le Président Abdoulaye Wade qui a récemment publié de manière unilatérale un nouveau Secrétariat national. L’ancien Premier ministre, qui dit se prévaloir d’une forte expérience au sein de ce même parti, de confier au Grand Jury que ce combat que mènent Oumar Sarr, Me Amadou Sall n’aboutira pas à grand chose.  » Je n’avais pas pensé qu’on en arriverait là. J’avais quitté le Pds parce que j’avais pensé que la manière dont notre candidat avait été choisi, était cavalière. J’ai vite compris qu’un militant du Pds qui connait le Pds ne peut s’opposer à Me Wade qui est le propriétaire du parti (…)  »
L’actuel leader de l’UNP (Union Nationale pour le Peuple Bokk Jëmu ) de poursuivre son commentaire.  »Je ne crois pas que leur combat aboutisse à quelque chose. Je pense qu’ils vont perdre du temps et de l’énergie. Wade a droit de vie et de mort sur tout le monde. Serigne Diop a été obligé de créer le Pds/R. Ousmane Ngom et Idrissa Seck n’ont pas mené de combat interne. Ils ont pris leurs bagages et sont partis. Je n’ai pas cherché personnellement à mener un combat à l’interne. Je ne pouvais pas contester le leadership du Tout-puissant. »
Souleymane Ndéné Ndiaye se permettra même de jeter une  » petite  » pierre dans le jardin de ses anciens compagnons politiques présentement dans la rébellion anti-Wade :  » ceux-là qui me flagellaient parce que j’ai quitté le Pds se retrouvent dans la même situation. C’est le retour du bâton  ». Ainsi, pour lui, tout est clair.  » Le problème du Pds c’est Karim Wade depuis 2007 quand son père l’a fait venir  ». L’ancien Premier ministre de faire la révélation selon laquelle que Wade a voulu faire comme Eyadéma et Bongo qui ont réussi à faire accéder leur fils au pouvoir étant entendu que » ni Eyadéma ni Bongo n’étaient pas plus intelligents que lui  ». Tout de même, il précisera que jamais Wade ne lui a, une seule  fois, dit que son objectif était de mettre Karim à la tête du pays. Objectif qu’il trouve irrationnel considérant que Karim Wade est quelqu’un, pour lui,  qui ne connaissait pas le Pds et qui méconnaissait davantage le Sénégal.
Interpellé sur les possibles retrouvailles entre Wade et Macky Sall, Souleymane Ndéné Ndiaye estime que rien n’est encore perdu puisque l’histoire a vu  » le maréchal Pétain et Hitler se serrer la main en pleine guerre  ». Mieux, il signale même que l’actuel Président de la République est disposé à sauver les meubles mais qu’il ignorait, toutefois, la stratégie que ce dernier mettra pour cela.

Grace de Khalifa Sall : Les bizarreries de la sortie de Macky Sall

http://www.dakarmatin.com Le Président Macky Sall vient de trancher sur la grâce présidentielle qui pourrait être accordée à Khalifa Sall. «(…). Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai comme j’ai eu à le faire (…)». C’est ce qu’il a fait savoir dans une interview accordée à Rfi, en marge du sommet du G7 à Biarritz (France). Avec «L’Obs», des analystes politiques déterrent les maladresses de la communication du Président à l’étranger, qui écornent l’image de la démocratie sénégalaise.
Erreur de communication ou stratégie politique pour mettre un terme aux polémiques sur une éventuelle grâce pour Khalifa Sall ? La sortie du Président Macky Sall sur Rfi, en marge du sommet du G7 à Biarritz (France) sur la grâce à Khalifa Sall fait grincer des dents. Elle suscite moult analyses et commentaires. Certains analystes politiques détectent une «bourde regrettable» dans la communication politique du chef de l’Etat. «(…).
La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui, et de lui tout seul, et de son appréciation. Donc, je ne peux pas discuter de ce que dit la presse par rapport à la grâce (à Khalifa Sall, Ndr). Le jour où j’en aurai la volonté ou le désir, je le ferai, comme j’ai eu à le faire. (…)», a dit clairement le Président Macky Sall. La messe semble dite pour l’ex maire de Dakar, en prison à Rebeuss depuis mars 2017, pour détournement de deniers publics portant sur 1,8 milliard FCfa dans l’affaire de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar. Khalifa Sall devra prendre son mal en patience, en attendant le «bon réveil» du chef de l’Etat

«Absence de forme dans la communication du Président»

Des analystes politiques trouvent quelque part maladroite la sortie du Président Sall, même s’il est vrai que la Constitution lui donne les prérogatives de gracier qui il veut. Professeur Moussa Diaw, enseignant à l’Université Gaston Berger (Ugb), décrypte la communication du Président Macky : «Sur le plan de la communication purement politique, je trouve qu’il fallait mettre les formes. Quand on est à la tête de l’Etat et qu’on dispose du pouvoir de décider de la grâce ou pas de quelqu’un, il y a des formules plus adaptées au langage institutionnel différentes de celles du citoyen ordinaire.» L’analyste politique trouve urgent pour le président de la République, «d’améliorer sa communication politique», surtout à l’étranger. La sortie du Président Sall laisse «des idées sur la façon dont on gouverne les Etats africains. Tout est laissé à l’appréciation et au bon vouloir du chef de l’Etat», se désole professeur Moussa Diaw. Qui souligne que «même si la Constitution donne au Président certains pouvoirs, il y a une façon de transmettre des messages qui doit relever d’un certain niveau de responsabilité. De manière à éviter des équivoques au niveau de la gouvernance politique».

«Macky Sall trahi par ses sentiments…»

Les analystes politiques pensent que le Président Macky Sall s’est fait trahir par ses sentiments. «Quand on parle de volonté et de désir, cela traduit des émotions, des symboles. Ce n’est pas cela qu’on attend du chef de l’Etat par rapport à la réponse qu’il a servie sur l’affaire de la grâce à Khalifa Sall», confie professeur Moussa Diaw. Qui signale que «c’est décevant de tenir ce langage à un niveau élevé de l’Etat».
Le Président Sall, dit-il, aurait pu trouver d’autres mots pour évoquer l’affaire de la grâce à Khalifa Sall. Les analystes politiques pointent les faiblesses dans l’art de communiquer de certains chefs d’Etat africains. Pour eux, la sortie du Président Macky Sall donne une conception africaine du pouvoir qui constitue un écart par rapport à la démocratie. «Dans les discours de nos chefs d’Etat africains, on perçoit souvent la personnalisation, surtout la gestion néo-patrimoniale du pouvoir. Ce sont ces attributs qu’on doit évacuer, quand on fait une communication politique, surtout à l’étranger.
La façon dont le Président Sall a parlé de l’affaire de la grâce à Khalifa Sall ne semble pas donner une bonne image de la démocratie sénégalaise. Parce que ça traduit un autre état d’esprit qui ne correspond pas à la conception républicaine du pouvoir. Il faut éviter ces erreurs et bien préparer les discours, quand on fait des entretiens avec des médias étrangers qui ne ménagent pas les chefs d’Etat africains. Ils les poussent souvent à commettre des erreurs en manière de communication», prévient professeur Moussa Diaw.
Il est conforté par son collègue, professeur Ibou Sané, sociologue politique : «La presse étrangère a toujours tendance à poser à nos chefs d’Etat des questions qui donnent souvent le tournis. A la place du Président Sall, je n’aurai pas réagi ainsi, parce qu’il y a des questions d’ordre interne qui sont des questions purement sénégalaises qui ne doivent être abordées qu’au Sénégal et pas à l’étranger. Les Européens ne portent jamais leurs affaires à l’étranger», avise Pr Sané
Les analystes politiques constatent que c’est une erreur monumentale du Président Macky Sall de tenir un tel discours, «comme si on était dans une monarchie» où les décisions relèvent du monarque, selon ses désirs, sa volonté. Professeur Moussa Diaw invite le Président Sall à reconnaître son «erreur» et la corriger le plus vite possible. «Il y a nécessité, pour le Président Macky Sall, d’échanger avec ses chargés de communication. S’ils sont compétents, ils peuvent lui apporter des recommandations, des conseils», souligne Moussa Diaw.

«Macky dans le temps des calculs politiques»

Comme un renard, le Président Sall déroule sa ruse face à ses adversaires politiques. Sa sortie prouve nettement qu’il est en plein dans le temps des calculs politiques. Il veut prouver à ses adversaires qu’il reste le seul maître du jeu. Et que le pouvoir de gestion des affaires de l’Etat relève de sa compétence. «Tout est un problème de calculs, de stratégies. Le Président Sall n’a pas tort totalement, en faisant sa déclaration. Il ne veut pas scier la branche où il est assis», constate professeur Ibou Sané. Le sociologue politique note que «si les gens veulent mettre la pression au Président Macky Sall pour accorder la grâce à Khalifa Sall, cela peut ne pas marcher. Car, on est dans le champ politique qui est différent du champ économique et culturel. Personne ne doit laisser son adversaire l’abattre». Ce que le Président Macky Sall semble avoir bien compris, en essayant de jouer sur le temps pour voir le moment opportun pour gracier Khalifa Sall. «Le Président Sall fait partie des gens qui n’aiment pas la pression. Dès qu’on les presse, ils refusent de céder. Mais, nous pensons qu’il (Macky) a tout intérêt à libérer Khalifa Sall pour ramener la paix sociale, calmer les ardeurs. Le pays est dans l’instabilité parce que les gens continuer à parler. Ce qui n’est pas bon pour le développement», avise Pr Sané.MATHIEU BACALY

Babacar Thioye Ba répond à Macky : « la libération de Khalifa Sall ne dépend que d’Allah»

http://www.dakarmatin.com La déclaration du président Macky Sall relative à la détention de Khalifa Sall ne surprend guère les proches de l’ex-maire de Dakar notamment son conseiller politique, Babacar Thioye BA. Ce dernier, interrogé par Itv, lui rétorque que la libération de son mentor ne dépend que de la Volonté de Dieu.
« Le président de la République ne peut rien dire ou faire qui peut nous surprendre. Ce que sa déclaration nous apprend, par contre, c’est qu’il nous dit qu’il ne s’agit plus d’attendre l’épuisement de la procédure judiciaire mais que tout dépend maintenant de son désir. Mais nous, nous croyons fermement que Khalifa Ababacar Sall est en détention par la Volonté d’Allah, et qu’il est en détention aussi parce qu’il n’acceptera aucune compromission, de faire des concessions sur ses convictions. »
« Le jour où j’aurai la volonté ou le désir de gracier Khalifa Sall, je le ferai », a soutenu le chef de l’Etat, dans un entretien accordé à RFI en marge du sommet du G7 à Biarritz, où le Sénégal est invité

Me El Hadj Diouf : « Sonko doit immédiatement être emprisonné»

http://www.dakarmatin.com Me Elhadj Diouf tire encore à boulets rouges sur Ousmane Sonko. L’avocat, très en verve, n’a pas loupé le leader du parti Pastef/Les Patriotes lors de sa sortie, cet après-midi, sur l’affaire des 94 milliards FCFA.
Pour lui, Sonko doit être « arrêté » et mis « immédiatement » en prison. « Si tel n’est pas la cas, l’Etat va encore montrer sa faiblesse devant un énergumène », plaide l’avocat qui trouve que : « Ousmane Sonko était dans une opération de manipulation de l’opinion. Parce que, jusqu’ici, aucune somme n’a été débloquée ».
Brandissant des documents, Me Diouf note qu’Ousmane Sonko, via son cabinet Atlas, avait fini par nouer un pacte avec les héritiers du foncier en question. Lequel devait permettre à l’ancien inspecteur des Domaines de recevoir une quote-part 12% des sommes ou valeur recouvrées. « Ousmane Sonko réclame aux héritiers 12% de la somme recouvrée. 12% de 94 milliards de F CFA, c’est 11 milliards de F CFA.
Il voulait des fonds de campagne, parce que, nous étions à 7 mois de la présidentielle », a déclaré Me Elhadj Diouf. Qui ajoute : « Une clause de confidentialité avait été trouvée entre Ousmane Sonko et les représentants des héritiers pour qu’aucune information concernant le pacte noué ne soit divulgué sans l’accord de l’autre partie ». Toute chose qui lui fait croire que Sonko a « menti » aux Sénégalais. « 94 milliards de mensonges » qui méritent selon Me Elhadj Diouf, la prison.
Pour finir, Me El Hadji Diouf informe que Mamour Diallo compte déposer une plainte après la plénière sur les résultats de la commission d’enquête parlementaire.

MAMOUR DIALLO : ’’JE DEVAIS PRENDRE TOUT MON TEMPS POUR LA MANIFESTATION DE LA VÉRITÉ ABSOLUE’’

Louga, 25 août (APS) – Le leader du mouvement ‘’Dolly Macky Sall’’, Mamadou Mamour Diallo, a soutenu, samedi à Louga, que ‘’les accusations fantaisistes et fallacieuses’’ portées en son encontre, concernant l’affaire des 94 milliards de francs CFA, étaient ’’tellement graves et lourdes’’ qu’il lui fallait prendre tout son temps pour apporter les informations nécessaires pour la manifestation ‘’de la vérité absolue’’.
Ousmane Sonko, député et ancien candidat à la présidentielle de février 2019 accuse l’ancien directeur des domaines Mamadou Mamour Diallo d’avoir détourné 94 milliards de francs CFA dans le cadre de la gestion d’un dossier relatif à un vieux contentieux sur un titre foncier appartenant à des familles de la communauté léboue expropriées par l’Etat pour cause d’utilité publique.
‘’Il me fallait, en tant que principal accusé, préparer cette rencontre avec les députés en apportant toutes les informations en ma disposition et qui pouvaient permettre la manifestation de la vérité’’, a-t-il dit lors d’une conférence de presse organisée à son domicile.
En octobre 2018, a-t-il rappelé, nous avons fait l’objet ‘’d’accusation fantaisiste’’ et ‘’fallacieuse’’ portant sur des sommes astronomiques que nous aurions détournées sur le budget de l’Etat du Sénégal. Une commission d’enquête a été mise en place à niveau de l’Assemblée nationale pour faire la lumière sur cette question grave.
Soulignant avoir déjà porté plainte le 4 mai 2018 dans cette affaire pour détournement supposé de fonds publics, Ousmane Sonko avait, cependant, refusé de répondre à la convocation de la commission d’enquête parlementaire qu’il assimile à une ’’diversion’’, d’autant que le procureur n’a pas pris en compte sa plainte.
‘’Cette accusation était tellement grave et tellement lourde qu’il me fallait prendre le temps pour apporter toutes les informations nécessaires. Je n’aime pas le terme blanchir, mais j’avais souhaité une manifestation de la vérité, la vérité absolue et cela a été fait’’, a-t-il dit.
Selon Mamour Diallo, durant les trois mois d’enquêtes de la commission de l’Assemblée nationale, toutes les personnalités politiques, administratives, du monde des médias et des familles concernées ont été entendues et les députés ont donné leur verdict.
La commission d’enquête parlementaire avait convoqué une conférence de presse pour annoncer qu’à l’issue de ses investigations, elle n’a pas remarqué « un quelconque détournement de deniers publics ».
‘’La vérité a été mise au goût du jour. Je pense que cette page étant tourné, nous allons reprendre l’activité politique et faire de sorte que nos objectifs et missions assignés puissent être réalisés’’, a soutenu M. Diallo.
Le leader du PASTEF a déposé, il y a quelques jours, deux plaintes, une contre Mamadou Mamour Diallo, Maissa Ndiaye et X pour escroquerie et une autre, chez le doyen des juges d’instruction, contre les membres de la commission d’enquête pour violation de l’article 48 du règlement intérieur de l’institution parlementaire.
Selon les avocats de Ousmane Sonko, cet article visé stipule que « seule l’Assemblée nationale’’ est habilitée à autoriser la publication des résultats de la commission parlementaire par le biais d’un « vote spécial », contrairement à la démarche adoptée par les membres de la commission d’enquête qui ont convoqué une conférence de presse pour parler de leur rapport et du travail qu’ils ont mené.SK/MD

Cocaïne saisie au Port de Dakar : Quand Grimaldi écrit à…Macky Sall

https://www.dakaractu.com Au cœur de la saisie record de drogue à Dakar, puis à Hambourg, Grimaldi est dans la tourmente. Alors que la Douane lui réclame 143 milliards de FCFA au Sénégal, le groupe n’a rien trouvé de mieux à faire que d’écrire à…Macky Sall pour se livrer à des explications laborieuses, selon les informations de Libération. La manœuvre n’a pas été payante puisque la lettre elle-même a irrité au plus haut point le Chef de l’Etat. La consigne donnée à la Douane est claire : Grimaldi dont le navire « Grande Nigéria » a été déjà saisi doit payer par A ou B.
Comme nous le révélions, dans  un premier procès-verbal en date du 1 er juillet 2019, la Douane a engagé la responsabilité de Dakar Terminal, représenté par son directeur général Fabrice Ture pour délit de contrebande au sens de l’article 393 du Code des douanes du Sénégal et importation sans déclaration de marchandises au sens de l’article 396 du même code. Mais aussi celle de Timothée Jeannin, directeur général de Grimaldi Sénégal Sa, représentant de Grimaldi Lines. En effet, la valeur des 238 kilogrammes de drogue a été estimée à 19,040 milliards de Fcfa ; celle des véhicules ayant permis de masquer la fraude à 177, 249 millions de Fcfa et la valeur du navire qui transportait la marchandise à 80 milliards de Fcfa. Soit un montant global de 99, 217 milliards de Fcfa.
Pour la Douane il ne fait aucun doute que «la responsabilité des acteurs supposés ayant participé à cette chaine de fraude est engagée selon les articles 369, 375, 376, 379, 381, 382, 393 et 396 », selon le Pv. Conformément à la loi, les soldats de l’Economie ont ainsi informé Fabrice Ture et Timothée Jeannin qu’ils seront assignés devant le tribunal pour la confiscation de la drogue, des voitures et du navire mais aussi pour le paiement d’une amende égale au montant de la valeur de toutes les marchandises saisies, c’est-à-dire la rondelette somme de 99.217.249.960 Fcfa. La Douane compte aussi demander leur emprisonnement de cinq à dix ans ferme.
Un deuxième Pv a été dressé après la deuxième saisie de 798 kilogrammes de cocaïne. Dans le document en date du 3 juillet 2019, la Douane informe Timothée Jeannin et Mattera Biagio Pasquale-le capitaine du navire Grande Nigéria placé sous mandat de dépôt- qu’ils seront «assignés devant le tribunal» pour payer une amende record de 143.997.545.250 Fcfa. En effet, explique le Pv, la valeur de la drogue saisie a été estimée à 63,8 milliards de Fcfa ; les 66 véhicules Renault Kwid dans lesquels la drogue était cachée à 487,4 millions de Fcfa ; les trois Renault Oroch à 30,1 millions de Fcfa et le navire Grande Nigéria à 80 milliards de Fcfa. Jeannin et Mattera avaient signé les Pv après lecture

Election du Maire et du Président du conseil départemental (CD) au suffrage universel direct : Le SEP de BBY applaudit et se félicite du consensus et des résultats des acteurs du dialogue.

Appréciant les derniers résultats du dialogue politique, le Secrétariat exécutif permanent de Benno Bokk yaakaar (SEP/Bby) salue vivement les  consensus auxquels a abouti la rencontre du 22 Août 2019 tenue par la commission du dialogue politique, un des volets de dialogue national.
En effet, ladite commission a réalisé un consensus fort pour l’élection du Maire et du Président du conseil départemental (CD) au suffrage universel direct.
En outre, Il a été retenu que chaque partie prenante fasse des propositions sur :
· le mode d’élection des adjoints et des vice-présidents,
· du remplacement du Maire ou du Président du Conseil départemental en cas de vacance,
· des relations entre le Maire et ses adjoints, entre le Président du CD et ses vice-présidents, etc.
Par ailleurs, la commission a également retenu, en ce qui concerne le bulletin unique, de mettre en place une commission technique chargée d’étudier la question afin d’aboutir à des conclusions.
Le SEP/BBY se félicite des ces résultats positifs issus des dernières rencontres de la commission du dialogue politique et encourage l’ensemble des acteurs du dialogue à persévérer dans la voie de la construction progressive des consensus pour l’intérêt supérieur de la nation. Fait à Dakar, le 23 aout2019  LeSEP/BBY

Mounirou Sy : « Sonko doit quitter l’assemblée »

Les plaintes d’Ousmane Sonko n’ont aucune chance d’aboutir. C’est l’avis du Constitutionnaliste, Mounirou Sy, sur la double plainte, du leader du parti Pastef/Les Patriotes, déposée devant le doyen des juges d’instruction, portant sur l’affaire d’indemnisation foncière dite des 94 milliards de F CFA.
Interrogé par Iradio, M. Sy, déclare que Sonko n’a aucune compétence pour porter cette affaire devant la justice. Parce que, estime Mounirou Sy, cette affaire ne le concerne pas. Le patron des Patriotes n’a pas été lésé dans cette affaire. « Si une plainte devait y avoir, c’est Mamour Diallo, principal accusé qui devait le porter », pense Mounirou Sy.
Concernant la plainte contre les membres de la commission d’enquête parlementaire, l’Enseignant Chercheur pense, que c’est un manque de respect de la part d’Ousmane Sonko envers ses collègues députés. « La mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire est prévue par notre droit positif. En décidant de porter plainte contre ses collègues députés, Sonko renie sa propre famille. Il doit quitter l’Assemblée pour être logique », lâche-t-il

Robert Sagna formule ses adieux politiques : “il est temps que je me repose”

https://actusen.sn Robert Sagna s’apprête-t-il à quitter la scène politique ? Tout laisse à la croire, au vu de son discours lors du Comité directeur de son parti le RST/TDS, tenu ce weekend. “Il faut que le parti soit organisé. Il faut que les Sections fonctionnent. Mais, au préalable que les Comités soient animés. Il est temps aussi que je me repose. Par conséquent, il faut y penser. Je suis pas éternel. C’est la loi normale des choses. Il faut que les choses se renouvellent. Mais, c’est vous qui devez décider”, dit-il dans des propos rapportés par le quotidien LesEchos.

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