Revue de presse du jeudi 22 aout 2019

Unes de la Presse du Jeudi 22 Août 2019
Unes de la Presse du Jeudi 22 Août 2019

LES RECOMMANDATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SUR LES ÉLECTIONS EN UNE

Dakar, 22 août (APS) – Les recommandations de la société civile sur le processus électoral sont largement commentées par les quotidiens reçus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le Témoin met en exergue les ‘’fortes recommandations’’ de la société civile. Le collectif des organisations de la société civile pour les élections a rendu public, mercredi, un recueil de contributions citoyennes axé sur différents points : le parrainage électoral, le bulletin unique, le mode d’élection des exécutifs territoriaux, la modernisation du système partisan et la gestion électorale.

Parmi ces recommandations figurent l’introduction du bulletin unique, le financement des partis politiques, l’adoption d’un code des partis politiques et d’une charte de la gouvernance des partis, la création d’un ministère des élections, l’élection aux suffrages universels des maires et des présidents de conseils départementaux, la révision du processus des parrainages en perspective des prochaines élections locales, etc.

Sur le même sujet, Le Quotidien affiche en Une : ‘’L’ordonnance de la société civile’’, et Sud Quotidien : ‘’La société civile montre la voie aux partis politiques’’.
En politique toujours, L’As note que ‘’la crise s’intensifie’’ au Parti démocratique sénégalais (PDS). ‘’Aïdara Sylla échoue sa médiation entre Abdoulaye Wade et Oumar Sarr’’, Selon le journal, qui ajoute que le maire de Dagana et d’autres responsables du parti tiennent un point de presse, vendredi.

Le dernier réaménagement opéré au PDS par son Secrétaire général national Abdoulaye Wade suscite des grincements de dents. De nombreux responsables ont dénoncé cette nouvelle configuration qui fait la part belle à des figures proches de Karim Wade, qui occupe le poste de Secrétaire général-adjoint chargé de l’Organisation, de la modernisation et de l’élaboration des stratégies politiques.

Source A met en exergue cette scène ‘’surréaliste’’ sur l’Autoroute entre l’échangeur du Pont de Hann et l’entrée des Maristes, ‘’l’assaut lancé par une bande lourdement armée contre les usagers de cet axe, les dépouillant de tous leurs biens’’.
’’Munis de machettes, de couteaux, ils ont pris en embuscade les usagers de l’axe Pont de Hann-entrée des Maristes, entre 20h et 21h, ouvraient les portières des véhicules et emportaient tout sur leur passage’’, selon le journal.

Enquête va ‘’en profondeur’’ sur ‘’le sort des corps non identifiés’’.

’’Les cadavres inconnus, ce sont le plus souvent des malades mentaux, des accidentés admis vivants ou après leur décès au niveau des hôpitaux par le biais des sapeurs-pompiers. Parfois évacués avec leurs pièces d’identité, parfois sans, ils sont déclarés +inconnus+ par les responsables des morgues, si aucun membre de leurs familles ne s’est présenté durant tout le temps légal de la conservation des restes mortels’’, explique le journal.

’’Passé ce délai, une procédure juridique est lancée pour les fins d’inhumation’’, ajoute la publication.

Dans le journal, le président de l’association pour la solidarité et la perfection (ASP), Mouhamed Guèye déclare : ‘’Nous avons inhumé 800 corps inconnus, de 2012 à nos jours’’.
Libération revient sur le ‘’scandale’’ autour d’un trafic de la nationalité sénégalaise et annonce l’ouverture d’une information judiciaire pour ‘’association de malfaiteurs, contrefaçon des sceaux de l’Etat, faux et usage de faux en écriture publiques authentiques, usage de faux commis sur des documents administratifs, corruption, obtention indue de documents administratifs, tentative d’obtention indue de documents administratifs et blanchiment de capitaux’’.OID

Hivernage 2019:Dakar sous les eaux

iGFM – (Dakar) – Dakar et sa banlieue  se sont réveillés ce jeudi matin sous les eaux. Ceci du fait des fortes pluies qui s’abattent, depuis 6 heures du matin la capitale.  Dans tous les quartiers de Dakar, les usagers ont du mal à se frayer un chemin pour aller vaquer à leurs occupations. Des bouchons interminables sont notés.

Un véritable calvaire pour les automobilistes et tous les usagers de la route, notamment, les passagers des véhicules de transports en commun. Et ce calvaire risque de se poursuivre toute la journée durant.  Car l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) avait annoncé des « manifestations pluvio-orageuses », qui auront lieu cette nuit et durant la journée du jeudi, sur la quasi-totalité du territoire sénégalais.

Hausse de 861 milliards de FCFA des créances intérieures en mai

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallL’encours des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal a connu une hausse de 860,5 milliards FCFA (environ 1,462 milliard de dollars) au terme du mois de mai 2019 comparé à la même période de l’année 2018, a appris vendredi APA auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cet encours est passé de 4081,40 milliards FCFA au mois de mai 2019 à 4931,90 milliards de FCFA un an plus tard, soit une progression de 20,8% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Cette progression est essentiellement imputable aux créances nettes  sur l’administration centrale  qui se sont fortement accrues de 625,5%, passant de moins 91,7 milliards de FCFA en mai 2018 à 665,30 milliards de FCFA un an plus tard.

Quant aux crédits détenus par les institutions de dépôts sur les autres secteurs de l’économie, ils ont enregistré une progression de 6,9% à 4.266,60 milliards de FCFA contre 3.989,80 milliards FCFA en mai 2018.MS/cd/APA

Baisse de 2.900 tonnes de la production de ciment à fin juin 2019

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La production de ciment du Sénégal durant le premier semestre 2019 a baissé de 2.900 tonnes comparé à la même période de l’année 2018, selon les données établies par les cimenteries

Le cumul de cette production s’est élevé à 3.543.100 tonnes durant la période sous revue contre 3.546.000 tonnes durant les six premiers mois de 2018, soit un léger repli de 0,08% en valeur relative.

En glissement annuel, cette production a enregistré une hausse de 5,96% à 588.100 tonnes en juin 2019 contre 555.000 tonnes en juin 2018.

Par rapport à son niveau de mai 2019 où elle s’élevait à 594.700 tonnes, la production de ciment du Sénégal connait une baisse de 6.600 tonnes en valeur absolue et 1,10% en valeur relative.MS/cd/APA

La SDE condamnée à payer 11 milliards de Fcfa à l’Onas

https://www.dakaractu.com Le tribunal de commerce a prononcé de lourdes condamnations financières hier. Ce n’est pas la Sde, par exemple, qui nous démentira. Selon les radars et antennes sensibles de Libération, elle a été condamnée à payer à l’office nationale du Sénégal (onas), la rondelette la somme de 11.128.993.613 F CFA au principal outre celle de 50.000.000 F CFA à titre de dommages et intérêts. Mieux ou pire, les juges ont ordonné l’exécution provisoire à hauteur de 11.128.993.613 F CFA. En clair, les comptes de la Sde peuvent être saisis à tout moment.

Le concessionnaire ats truck solution Sénégal Sa n’est pas en reste. après une plainte de la Sera, il a été condamné à payer à la partie plaignante 2.479.637.479 F CFA au principal outre celle de 20.000.000 F CFA à titre de dommages et interêts.

Enfin, la Société commerciale de distribution alimentaire a aussi trinqué. A la requête de la Bsic, elle a été condamnée à lâcher la somme de 2.888.602.987 F CFA au principal outre celle de 5.000.000 F CFA à titre de dommages et intérêts.
Les juges ont aussi ordonné l’exécution provisoire à hauteur de 1.643.812.147 FCFA.

Le tribunal de commerce a prononcé de lourdes condamnations financières hier. Ce n’est pas la Sde, par exemple, qui nous démentira. Selon les radars et antennes sensibles de Libération, elle a été condamnée à payer à l’office nationale du Sénégal (onas), la rondelette la somme de 11.128.993.613 F CFA au principal outre celle de 50.000.000 F CFA à titre de dommages et intérêts. Mieux ou pire, les juges ont ordonné l’exécution provisoire à hauteur de 11.128.993.613 F CFA. En clair, les comptes de la Sde peuvent être saisis à tout moment.

Le concessionnaire ats truck solution Sénégal Sa n’est pas en reste. après une plainte de la Sera, il a été condamné à payer à la partie plaignante 2.479.637.479 F CFA au principal outre celle de 20.000.000 F CFA à titre de dommages et interêts.

Enfin, la Société commerciale de distribution alimentaire a aussi trinqué. A la requête de la Bsic, elle a été condamnée à lâcher la somme de 2.888.602.987 F CFA au principal outre celle de 5.000.000 F CFA à titre de dommages et intérêts.
Les juges ont aussi ordonné l’exécution provisoire à hauteur de 1.643.812.147 FCFA.

MORTALITE DES ENTREPRISES ET EDUCATION FINANCIERE :L’Oqsf et le Psej s’allient pour secourir les jeunes entrepreneurs 

Au Sénégal, 2/3 des entreprises meurent, avant leur 5e année. Pour y remédier et aider les jeunes entrepreneurs dans la gestion de leurs finances et de leurs dettes, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) et le Programme sénégalais pour l’entreprenariat des jeunes (Psej) ont signé, hier, un accord de partenariat.

Pour accompagner les jeunes entrepreneurs dans la gestion de leurs finances et de leurs dettes, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) et le Programme sénégalais pour l’entreprenariat des jeunes (Psej) ont paraphé, hier, un accord de partenariat.

Au fait, selon le secrétaire de l’Oqsf, le Psej joue le rôle d’interface entre l’université et l’entreprise. Ceci en accompagnant tous les entrepreneurs, tout individu qui a une idée de projet, par une sélection ‘’rigoureuse’’ et un accompagnement aussi bien technique que financier. ‘’Nous, notre mission, c’est d’être l’interface entre les institutions financières que sont les banques, les compagnies d’assurances, les systèmes financiers décentralisés (Sfd) et les populations’’, explique Habib Ndao.

Ce dernier préconise l’insertion, dans les curricula des étudiants et même au préscolaire, des programmes d’éducation financière destinés aux apprenants titulaires d’idées de projet qui seront coachés sous forme de mentor ou de tutorat par le Psej.

En effet, le secrétaire de l’Oqsf précise que l’éducation financière permet de lutter contre le gaspillage, pour une bonne gestion des fonds. Et en même temps de saisir les opportunités que présente la collaboration avec un entrepreneur potentiel avec les institutions financières, celles de travailler avec une banque ou de souscrire à une police d’assurance.

‘’Ce qui fait que tous les porteurs de projet doivent nécessairement avoir une éducation financière. Parce que l’université ne dispense pas de cours d’éducation financière et l’Oqsf, en partenariat avec le Psej, s’occupe de l’éducation financière de masse. Nous allons ainsi déployer l’aspect bureau d’études, centre de formation, et le Psej va mettre à notre disposition l’infrastructure et les apprenants, les futurs entrepreneurs’’, dit M. Ndao.

D’après lui, leur objectif, c’est d’injecter dans l’esprit des jeunes entrepreneurs la notion de gestion financière, les pratiques bancaires. Ceci pour leur permettre de renforcer leurs capacités dans le domaine de la comptabilité, de la rédaction des business plans et même de pouvoir lever des fonds. Et aussi d’utiliser, à bon-escient, les fonds qu’ils vont collecter auprès des institutions financières.

Gestion de la dette

Pour sa part, l’administratrice du Psej, Pr. Aminata Sall Diallo, a souligné que l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs est ‘’très difficile’’, au Sénégal. Même si elle reconnaît qu’il y a certes des subventions, mais aussi, il y a ‘’beaucoup de prêts’’. Pour elle, ‘’ce n’est pas si simple’’, par exemple, pour la gestion de la dette, que les jeunes comprennent comment il faut faire. Et également quelles sont les relations qu’ils doivent avoir avec les banques, certaines institutions financières, pour gérer les taux d’intérêt.

‘’Les banques ont leurs façons de fonctionner, de même que les assurances. Donc, si on ne renforce pas leurs capacités sur comment gérer cette dette, il peut y avoir des erreurs. Si on regarde la létalité des entreprises dans notre pays, on dit que 2/3 d’entre elles meurent avant leur 5e année. Il y a des coûts de production qui sont élevés, une mauvaise gestion de l’argent, etc. Ce qu’il faut comprendre, dans l’éducation financière, c’est juste apprendre aux gens comment il faut gérer son argent de manière efficace et efficiente’’, poursuit l’administratrice du Psej.

Pr. Aminata Sall Diallo pense que dans l’accompagnement des jeunes, ils doivent aujourd’hui leur apprendre comment accéder à l’argent, mais également comment le gérer pour que tout se passe bien. ‘’C’est ça notre objectif. On s’adresse à des diplômés de l’enseignement supérieur. Cependant, il y a de la place pour tout le monde, dans l’entreprenariat. Parce que nous avons des non-qualifiés et si nous voulons aller vers l’emploi, il faut bien qu’ils puissent y arriver. Il faut qu’il y ait l’appui de tout le monde, pour qu’on ait un système. Il ne faut pas qu’on bâtisse les choses sur les individualités, sur telle ou telle institution. Il faut beaucoup de gens autour de l’entreprenariat, si nous voulons atteindre les objectifs qu’on s’est fixés’’, fait-elle savoir.

2 500 étudiants formés dans les filières prioritaires du Pse

Sur ce, Mme Diallo a rappelé que le Psej, c’est 2 500 étudiants formés dans les filières prioritaires du Pse, l’accompagnement de 300 entreprises par la couveuse et plus de 2 000 emplois générés. ‘’Je ne parle pas d’emplois temporaires. Nous sommes réellement avec des entreprises que nous souhaitons durables et viables. Parce que ce sont les Pme et Pmi qui vont permettre de transformer notre pays. Nous misons sur l’élite pour avoir de nouveaux entrepreneurs et prendre le lead dans le domaine de l’entreprenariat’’, insiste-t-elle.

En réalité, pour réaliser l’inclusion financière, le Dg du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos), El Ousseynou Kane, a souligné qu’un pays doit pouvoir compter sur ‘’l’engagement politique’’ de ses dirigeants. Mais aussi sur une ‘’saine coordination’’ entre les acteurs publics et privés concernés par la promotion des conditions propices pour un accès responsable aux services financiers, des capacités financières et des produits innovants.

Pour lui, ce partenariat est un ‘’maillon important’’ dans cette stratégie globale de l’Etat du Sénégal. Il permettra d’initier les futurs acteurs économiques qui passeront par le programme Psej sur l’importance de l’inclusion financière dans le développement économique et social du pays.

‘’Ce partenariat Psej-Oqsf va contribuer, de façon déterminante, à l’augmentation significative du taux de réussite des jeunes entrepreneurs, notamment à travers un meilleur accès à une information financière pertinente et aussi à une meilleure compréhension des instruments financiers adaptés à la création d’entreprises’’, estime-t-il.

Il convient de noter que dans le cadre du partenariat entre le Psej et l’Oqsf, 1 000 candidats ont été sélectionnés pour la première cohorte ; la 2e, c’était sur 1 500 ; la 3e sur 2 000.MARIAMA DIEME

le passage à la TNT devrait être achevé avant la fin 2019, selon le PDG d’Excaf Télécom

http://www.lactuacho.com  Au Sénégal, Sidy Diagne, le PDG d’Excaf Télécom, partenaire technique du gouvernement pour la TNT, estime que la migration devrait être achevée d’ici la fin de l’année 2019.

Ce délai qui devance de plusieurs mois celui de l’Union internationale des télécommunications, fixé à juin 2020, d’après Ecofin qui nous livre l’info, résulterait d’une pression du gouvernement sur son partenaire technique.

Sur les 25 sites que l’Excaf doit rendre opérationnels, 14 sont achevés. Cinq sont sur le point d’être terminés pendant que cinq autres attendent que le gouvernement fournisse des terres pour leur emplacement.

Selon toujours nos confrères, pour le moment 500 000 décodeurs ont été vendus pour les zones déjà couvertes.Ces décodeurs permettent d’accéder, pour l’instant, à 17 chaînes locales et internationales ainsi qu’au bouquet de 65 chaînes payantes d’Excaf. L’offre ne devrait pas subir de changement important d’ici la fin de l’année.

Signature d’un accord en Indonésie : 250 millions de dollars pour la construction de la Tour de Gorée.

https://www.dakaractu.com La société de construction indonésienne Pt Wijaya Karya (Pt Wika) a conclu un accord-cadre avec le gouvernement sénégalais portant sur la construction de la Tour De Gorée. Le projet, qui sera lancé en décembre en présence du Président indonésien, va nécessiter un investissement de 250 millions de dollars supporté par l’Indian Eximbank.
Pt Wika, l’indian Eximbank et le gouvernement sénégalais ont signé mardi dernier l’accord en marge du dialogue indonésien sur les infrastructures en Afrique (IAID) qui s’est tenu à Nusa Dua, à Bali. « Il s’agit d’un grand projet. Le bâtiment symbolisera également les relations entre le Sénégal et l’Indonésie », a déclaré le président de Pt Wika, après la signature de l’accord.
La tour de Gorée sera un bâtiment multifonctionnel, comprenant des résidences et un hôtel destiné à soutenir le secteur du tourisme au Sénégal. Notre pays, qui accueillera les Jeux olympiques d’été de la jeunesse en 2022, a estimé que l’hôtel de la tour de Gorée venait à son heure.
Le ministre en charge du Pse, Cheikh Kanté , qui a paraphé l’accord, a affirmé que le projet, une fois réalisé, doublerait le nombre d’arrivées de touristes sur l’île de Gorée qui occupe une place importante dans l’histoire du Sénégal. « Gorée est un site touristique universel qui contribue à la culture mondiale », a déclaré Cheikh Kanté.
Le lancement des travaux de construction de la tour de Gorée est prévu en début décembre en présence du Président indonésien, Joko Widodo.

La Css à l’origine de la rareté du sucre dans le marché

https://www.dakaractu.com À Dakar, dans certaines localités de la ville, le sucre se fait rare. La rareté de ce produit de première nécessité a engendré une hausse irrégulière des prix des denrées dans quelques endroits. Pour preuve, aux Parcelles Assainies, le prix du kilogramme de sucre a connu une hausse de 100 F Cfa, en passant de 600 à 700 F Cfa. Un pratique que beaucoup de consommateurs ont condamnée. D’où l’interpellation du directeur du Commerce intérieur, Ousmane Mbaye sur les raisons de cette rareté du sucre sur le marché ainsi que de la hausse illégale des prix.

Dans un entretien téléphonique, celui-ci a pointé du doigt la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) ‘’On nous a signalé cela depuis avant-hier. La raison est le basculement des livraisons de la Css. Le marché est exclusivement approvisionné par ladite compagnie (…). Elle a redémarré ses livraisons aujourd’hui même (mardi 20 août 2019) au niveau de Dakar. C’est ce basculement qui a un peu provoqué des lenteurs dans les livraisons. Mais, on y travaille en rapport avec la Css. Et nous pensons que d’ici la fin de semaine, tout ce gap sera résorbé’’.
Il n’y a donc aucune raison de craindre une hausse des prix du sucre, a rassuré le directeur du Commerce intérieur qui indique qu’à ‘’chaque fois qu’il y a rupture de stock, cela va amener des velléités de spéculation’’. N’empêche, il rassure que ses collaborateurs et lui travaillent ‘’pour régler ce problème définitivement et de résorber ce gap-là. En tout cas, dans les jours qui suivent ce problème sera réglé’’.
Nos tentatives pour avoir les explications de la Css ont été malheureusement vaines.

LES RÉVÉLATIONS DU NOUVEAU PATRON DU PRODAC

http://www.enqueteplus.com Pape Malick Ndour, par ailleurs président du conseil départemental de Guinguinéo, met les pieds dans le plat à propos des Domaines agricoles communautaires (DAC)

Pour lui, les 29 milliards évoqués à propos du supposé scandale de Prodac, après le rapport de l’Inspection générale des Finances, relève de la ‘’fiction’’. Et que Locafrique, qui devait payer, s’est acquittée de ses obligations vis-à-vis de la société israélienne Green 2000. Ce qui a permis d’avancer sur le Dac de Keur Momar Sarr, comme l’a relevé la presse et de relancer tous les autres DAC en souffrance. ‘’Avant d’arriver à la Prodac, les informations qui me parvenaient sur cette affaire me semblaient graves et j’avais des doutes. Mais depuis que je suis à la tête de Prodac, ma perception du problème a changé, parce que j’ai maintenant la bonne information’’, a-t-il déclaré sur les ondes de RFM.

Et d’ajouter que ‘’l’argent n’a jamais disparu et il n’est ni entre les mains de Mr Mame Mbaye Niang ni entre celles de l’ex-ministre de l’Economie et des Finances Amadou Bâ’’. Se faisant plus précis, il renseigne que ‘’c’est Locafrique qui payait qui devait payer et c’est Locafrique qui a payé’’. Et que, dans 3 à 4 mois, la Dac de Keur Momar Sarr sera livrée. Pour Pape Malick Ndour, qui reconnaît tout de même des failles dans la conduite du projet, il y a eu ‘’beaucoup d’exagérations’’. Et que grâce à l’intervention du Président de la République et de la nouvelle ministre de la Jeunesse, Fatimata Tall, des avancées significatives ont été faites.

L’emploi salarié moderne se consolide à fin juin

https://www.lejecos.com A fin juin 2019, l’emploi salarié du secteur moderne s’est légèrement renforcé de 0,5% en variation mensuelle, en liaison avec la hausse de 0,8% des effectifs du secondaire, indique la Direction de la prévision et des études économiques dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture –Juillet2019 ».

Dans ce secteur, une consolidation (+1,6%) de l’emploi est notée dans l’industrie contre une contraction (-4,2%) au niveau des BTP.

Concernant le secteur tertiaire, les effectifs salariés sont restés stables, en variation mensuelle. En effet, les créations nettes d’emplois (+0,7%) des services ont été contrebalancées par un recul (-2,8%) des effectifs dans le commerce.Adou FAYE

CCIAD : le Collège des délégués dresse un tableau sombre de la gestion d’Aly Mboup et met en garde

https://www.pressafrik.com Le Collège des délégués de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) est revenu sur la gestion « scandaleuse » d’Aly Mboup dont il refuse le retour comme « Secrétaire général » de la CCIAD. Les membres dudit Collège se disent prêts à se battre au prix de leurs vies pour que force reste la loi.
« Si des Secrétaire permanents de certaines organisations ne songent pas aller à la retraite en teignant leurs cheveux pour paraître toujours jeunes, cela ne doit pas être le cas d’un Secrétaire général d’une Chambre de Commerce, qui est un démembrement de l’Etat, un établissement public censé respecter la loi », martèle Abdoul Aziz Sabaly, membre du Collège des délégués de la CCIAD.
Selon lui, hormis le fait qu’il ait largement dépassé l’âge de la retraite, « beaucoup de ses organisations, en perte de vitesse, sont affaiblies ».
Le collège des délégués accuse également Aly Mboup d’être coupable de mauvaise gestion à la Chambre de Commerce. Car dit-il, «depuis plus de 3 ans, il refuse d’organiser les réunions de coordination avec les cadres dirigeants, il y a le non-respect des procédures de passation des marchés publics, sur notamment l’achat de ponts-bascules d’une valeur de 100 millions de F CFA, l’immobilisation de 3 véhicules à titre personnel, entre autres ».
Abdoul Aziz Sabaly d’indiquer : « A part la lettre du ministre qu’il a utilisé pour bloquer nos comptes bancaires en cherchant de nous empêcher de vivre, une sommation servie par un huissier lui a été transmise pour vider les lieux dans les 48 heures. Passé ce délai toutes les dispositions légales seront prises pour l’empêcher d’accéder au bureau ».Ibrahima Mansaly

CCIAD:le Collège des délégués dénonce une manigance orchestrée par le ministre du Commerce pour maintenir Aly Mboup

https://www.pressafrik.com Le Collège des délégués de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) a fait face à la presse, ce mercredi pour s’indigner devant l’opinion nationale et internationale des manigances poussant le président de la Chambre de Commerce Daouda Thiam à violer la loi, dit-il, pour faire plaisir à une bande d’intéressés qui soutiennent Aly Mboup au détriment du bon fonctionnement de l’Institution consulaire et en marge des règles en vigueur. Le Collège dénonce des manœuvres qui visent à ramener Aly Mboup aux fonctions de Secrétaire général, après son départ à la retraite acté, il y a quelques semaines.
« Nous vous avons invité à cette conférence de presse pour informer l’opinion publique, les autorités étatiques et dénoncer avec la dernière énergie les manœuvre visant à instaurer le règne de l’illégalité à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD). Depuis plusieurs mois, nous avons demandé la mise à la retraite d’Aly Mboup, ancien Secrétaire général, 64 ans révolus. Il a par conséquent largement dépassé l’âge légal de départ à la retraite fixé à soixante ans », déclare Abdoul Aziz Sabaly, membre du Collège des délégués.
Le ministre du Commerce au banc des accusés
Poursuivant ses propos, il précise que : « Des manœuvres contre la légalité venant du ministre du Commerce et de PME, Aminata Assom Diatta, de quelques organisations Syndicales du patronat et de certains membres du Bureau de la Chambre de Commerce cherchent à ramener Aly Mboup à son poste qu’il aurait dû quitter depuis le 31 décembre 2015 ».
Le Collège des délégués a aussi précisé au ministre que le sieur Aly Mboup n’a pas été limogé par le Président Thiam, comme stipulé dans sa lettre demandant le rétablissement de l’ancien Secrétaire Général dans ses fonctions. Il a plutôt été mis à la retraite.
Toutefois, ils demandent au président de la République Macky Sall d’inviter le ministre, Aminata Assom Diatta à faire respecter les dispositions législatives et réglementaires que le pays s’est librement données en matière de droit du travail.Ibrahima Mansaly

Sommet du G7 : le président Macky Sall sera au rendez-vous

https://www.lejecos.com Le Président Macky Sall prendra part au Sommet du G7 prévu à Biarritz, France, du 24 au 26 août 2019. Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le thème de cette importante rencontre portera sur la lutte contre les inégalités.

«Au cours de la Session dédiée à l’Afrique, le 25 août, le Sommet discutera des questions relatives à la promotion de l’entreprenariat féminin et de la transformation digitale en Afrique, à la situation au Sahel, à la transparence dans les marchés publics et à la lutte commune contre la corruption », lit-on dans le document.
Le Président Sall se rendra ensuite au Japon, pour participer à la septième Conférence Internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) qui se tiendra à Yokohama du 28 au 30 août 2019.
La rencontre se focalisera essentiellement sur trois thématiques majeures : la transformation économique et la diversification ; la résilience et la sécurité humaine ; enfin, la paix, la sécurité et la stabilité.
En marge de ces deux rencontres, le Président Sall aura également des entretiens bilatéraux. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 2 septembre 2019.Adou FAYE

Nationalité sénégalaise : Les petits secrets d’un réseau de trafiquants

Le parquet de Dakar a ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs, contrefaçon des sceaux de l’État, faux et usage de faux en écritures publiques authentiques, usage de faux commis dans des documents administratifs, corruption, obtention indue de documents administratifs, tentative d’obtention indue de document administratifs et blanchiment de capitaux. Un réquisitoire de feu qui intervient, rapporte Libération dans sa parution du jour, à la suite de l’enquête de la Section de Recherches sur un réseau spécialisé dans le trafic de la nationalité sénégalaise qui avait à sa tête un fonctionnaire en service à la direction des Affaires civiles et du Sceau comme. Ce dernier, en fuite à l’étranger, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Trois Syriens, un Sénégalais et un Libanais sous mandat de dépôt

En attendant, les nommés Amer Alahmar (Syrien), Mohi Alboni (Syrien), Nabil Wizani (Sénégalais), Ahmed Bakkour (Syrien) et Ali Fawaz (Libanais) ont été placés sous mandat de dépôt par le Doyen des juges de Dakar, en charge de l’instruction. Comme l’écrivait Libération, Ali Fawaz était chargé de déposer les dossiers de naturalisation au centre principal de l’état civil. C’est d’ailleurs la fréquence des dépôts qui a alerté l’officier principal de l’état civil, Mamadou Diop, avant que les vérifications au niveau de la direction des Affaires civiles et du Sceau n’établissent que les décrets annexés au dossier étaient des faux.

Au moins 22 faux certificats de nationalité « livrés » à des clients

Des sources autorisées affirment au journal Libération qu’Ali Fawaz s’est livré à des confidences détonantes qui renseignent sur l’ampleur de ce scandale. D’emblée, il a minimisé son rôle en précisant n’être qu’un intermédiaire entre l’agent de l’État véreux et les clients. À chaque opération, il recevait une commission comprise entre 100 et 125 000 Fcfa, tandis que le fonctionnaire en cause percevait entre 750 000 et un million de Fcfa pour chaque dossier. D’après toujours les confidences de Fawaz, à sa connaissance, le réseau a livré à 22 clients des certificats de nationalité sénégalaise.

Un Syrien casque 700 000 Fcfa en guise de… « frais de décret »

Le Syrien Amer Alahmar, arrivé au Sénégal en 2006 pour fuir la guerre dans son pays, fait partie des heureux bénéficiaires. Ce dernier a déclaré qu’il a rencontré l’agent véreux de l’État dans son bureau après avoir été présenté à lui au restaurant Sea Plaza. En plus de son cas, il a remis au fonctionnaire indélicat cinq autres dossiers de Syriens à la recherche de papiers sénégalais. Après échanges, il a payé 700 000 Fcfa en guise de… « frais de décret », selon l’expression du mis en cause principal, pour chaque dossier. Au final, il n’a reçu « que » deux certificats de nationalité. À noter qu’un policier, qui était en service au parquet de Dakar, a été interrogé pendant l’enquête. Selon les sources de Libération, il est dans le viseur du Procureur.

Les Chinois de retour au stade Assane Diouf

http://www.dakarmatin.com La nouvelle est donnée par les quotidiens Libération et Vox Populi. Et de révéler : « Malgré les promesses du Président Macky Sall, les Chinois sont de retour sur le site du Stade Assane Diouf pour y ériger leur fameux projet immobilier ». De quoi faire sortir de son long silence le « Collectif René Sanchez » pour la sauvegarde et la réhabilitation de cette infrastructure sportive située à quelques encablures de la célèbre prison de Rebeuss. Affaire à suivre…

Le Collectif pour la sauvegarde et la réhabilitation du Stade Assane Diouf rappelle à Macky Sall sa promesse et menace…

Le Collectif pour la sauvegarde et la réhabilitation du Stade Assane Diouf est sorti de son long mutisme pour demander ‘’solennellement au Président de la République de rester fidèle à sa gouvernance vertueuse’’. Un modèle de gouvernance qui passe par le respect de la promesse faite ‘’le Jeudi 21 mars 2012, en campagne électorale à Rebeuss, par le candidat Macky Sall aux jeunes de la ville de Dakar de réaffecter, une fois élu, le Stade Assane Diouf à sa vocation initiale : celle de Iui conférer son rôle de cadre d’épanouissement et de promotion de la jeunesse à travers les activités sportives’’.

Le cas échéant, le Collectif dit se réserver ‘’le droit d’user de tous les moyens légaux à sa disposition pour que force reste au droit, dans cette rocambolesque forfaiture en reformulation’’. Dans cette optique nous allons appeler à un grand rassemblement citoyen et du monde sportif aux abords du stade Assane Diouf pour continuer le combat’’, a déclaré Cheikh Tidiane Niang, le coordonnateur dudit collectif.

Ce dernier, dans un document parvenu à la rédaction rappelle que ses camarades et lui avaient ‘’salué cet engagement qui constituait à (leurs) yeux une réponse positive à (leurs) différentes attentes exprimées à l’occasion de manifestations publiques. Il exprima toute sa satisfaction et une parfaite adhésion à cette mesure historique, en attendant sa concrétisation qui serait révélatrice du souci majeur pour le candidat Macky Sall de respecter ses promesses électorales’’.

L’assurance dudit collectif est confortée par l’acte de Macky Sall nouvellement élu à la tête du pays, le 14 mars 2013. Puisqu’à cette date, il avait ordonné ‘’l’arrêt des travaux du Projet Kawsara.  L’acte posé entraina l’adhésion des plus sceptiques. Car pour eux une nouvelle ère s’ouvrait au Sénégal : celle des promesses à tenir. Le mercredi 22 juillet 2016, à l’occasion du Conseil des ministres décentralisé tenu à Pikine, la décision de rendre le stade à la jeunesse dakaroise est réitérée par le Président de la République Macky Sall, avec en prime l’engagement pour un stade qui sera reconstruit avec des fonds estimés à 20 milliards’’.
Aujourd’hui, ledit collectif, selon son coordonnateur, évoque une attente trop longue. Mais, signale que ‘’l’espoir était permis avec les innombrables difficultés que rencontraient notamment les Asc de la zone 1, obligées de quitter le département de Dakar pour aller jouer à Pikine, faute d’infrastructure d’accueil. L’État avait toutes les raisons pour reconstruire le Stade Assane Diouf. Une déclaration du ministre Matar Ba, convoquant un contentieux à vider avant la reconstruction du stade, dessinait déjà les contours d’une nouvelle affaire dudit Stade’’.
Le regret de ce collectif est que ‘’l’absence d’infrastructure sportive digne de ce nom dans le Plateau s’est traduite cette année par le boycott des matchs du Championnat national populaire par les Asc de la zone 1. Une frange importante de la jeunesse dakaroise sera ainsi privée de pratique sportive et culturelle, parce que de riches usurpateurs ont décidé de l’expropriation forcée du site pour une raison simple : il est situé sur une corniche faisant face à la mer’’.
De l’avis de Cheikh Tidiane Niang, le coordonnateur du Collectif pour la sauvegarde et la réhabilitation du Stade Assane Diouf ‘’le retour des Chinois, préparé en catimini, pour la reprise du projet Kawsara, remet à l’ordre du jour le sens et la valeur de l’engagement moral de nos autorités et l’importance à accorder aux décisions prises dans un cadre aussi solennel que le Conseil des ministres. Mais c’est surtout un pied de nez doublé d’un défi lancé au mouvement sportif national et à toute la jeunesse sénégalaise, en un mot au peuple sénégalais’’. D’où leur menace d’initier un grand rassemblement pour continuer le combat’’…

Numérique : L’ADIE déroule le projet PASSANT  

http://www.rewmi.com L’Etat du Sénégal, en collaboration avec LITEYCAS (Espagne), a confié à l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE) le pilotage du Projet d’Appui structurel à la Stratégie d’Aménagement numérique du Territoire (PASSANT). Il s’agit d’un projet financé à hauteur de 50 milliards de FCFA, pour une durée de deux ans.

 Le PASSANT a pour principal objectif de contribuer significativement à l’aménagement numérique du territoire par l’extension du réseau fibre optique jusqu’au niveau communal ; la connectivité des bâtiments administratifs dans toutes les capitales régionales et communales du Sénégal, pour une utilisation optimale des services numériques ; le renforcement de l’accès internet haut débit de l’Administration, ainsi que l’érection d’un centre de données national pour la sauvegarde et l’archivage des gros volumes de données produites par l’Administration.

Il est prévu, selon le Chef du projet PASSANT, M. Wack Ndiaye, de déployer un backbone de 339,801 km pour étendre et renforcer la résilience de l’Intranet administratif ; d’utiliser la technologie DWDM pour l’interconnexion des nouveaux nœuds du backbone au réseau existant ; de déployer 75,233km km de fibre optique et 25 liens radios pour la mise en place d’un réseau de collecte (Backhaul).

Wack Ndiaye informe également, dans le cadre du projet PASSANT, du déploiement de 331,75km de fibre optique pour le raccordement des structures et entités administratives au backbone « le last mile F/ETTB ». Il est également prévu d’interconnecter par fibre optique plus de 300 bâtiments administratifs et d’installer 57 Stations de Base pour l’interconnexion par liaison radio de 400 bâtiments administratifs.

De plus, avec le Projet PASSANT, l’ADIE construira et équipera 49 locaux techniques ; l’Agence mettra aussi en place 125 réseaux WIFI dans les places publiques pour offrir l’accès aux services numériques aux populations. Un centre de données « Datacenter » pour l’hébergement des données et contenus numériques sera également érigé à Kaolack ou une autre région. Ce Datacenter servira aussi de secours aux autres centres de données.

Le PASSANT vient à point nommé. Sa mise en œuvre sera d’un grand apport dans le cadre du Programme d’Appui à la Modernisation de l’Administration, lancé le 05 Août 2019 par son Excellence M. Macky SALL, Président de la République.MADA NDIAYE

Couverture des risques pour le bétail : Les éleveurs pour une assurance indicielle

http://www.rewmi.com L’assurance du bétail reste méconnue pour beaucoup d’éleveurs. C’est ce qui ressort d’une étude sur la perception des éleveurs pastoraux sur l’assurance. Ainsi, dans la zone sylvo-pastorale, ils ont porté leur choix sur une assurance indicielle comparée à l’assurance classique.

Suite aux intempéries de juin 2018 qui ont conduit à la mort de plus de 20 000 bêtes de bétail, des initiatives ont été prises pour faire face à cette perte énorme. C’est ainsi que les autorités en charge ont pensé à une assurance contre ces types de risques. Mais l’assurance classique ne s’adapte pas facilement au mode extensif qui est très mobile et surtout pratiqué dans la zone sylvo-pastorale. De plus, elle ne prend pas en compte de manière efficiente, à cause notamment des couts élevés de vérifications, la couverture des risques covariants liés à la variabilité climatique tels que les pluies hors saison et le manque de pâturage lié au déficit pluviométrique. C’est ainsi qu’une étude sur la perception des éleveurs pastoraux sur l’assurance indicielle bétail au Sénégal, a été partagé lors d’un atelier organisé par l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR). Ladite étude révèle qu’environ 53,6% des ménages considèrent l’insuffisance des pluies comme un choc qu’ils ont subi les 12 derniers mois. Il s’en suit les maladies qui constituent le deuxième choc le plus déclaré, suivi des pauses pluviométriques et ensuite du vol du bétail en quatrième position. En ce qui concerne les stratégies d’adaptation, le lissage de la consommation (vendre des actifs pour garder un niveau moyen de la consommation) est la stratégie qui prévaut le plus car 50% des ménages enquêtés soutiennent que durant les 12 derniers mois, ils ont vendu plus de bétail que d’habitude pour faire face aux choix. On note également que près de 60% n’ont qu’une seule stratégie pour faire face aux chocs et 85% n’ont que deux stratégies, à savoir lisser les actifs ou d’endetter.

Pour les risques à assurer, le déficit pluviométrique reste dans tous les cas de figure le premier risque auquel les éleveurs veulent s’assurer en général. Le vol du bétail vient en deuxième positon suivi des maladies du bétail. En ce qui concerne les connaissances de l’assurance, les éleveurs ne connaissent principalement que l’assurance automobile (87% des éleveurs) et ceux qui ont entendu parlé de l’assurance bétail classique (36%) n’y ont jamais souscrit presque, car seul 1% a déclaré l’avoir au moins acheté une fois. Sur l’appréciation de l’assurance, l’on note que sur son principe de fonctionnement, 80% des éleveurs trouvent que l’assurance est une bonne chose. Toutefois environ 17% des éleveurs ont déclaré avoir beaucoup de confiance aux systèmes des assurances, 39% environ ont assez de confiance, 22% ont peu de confiance et 20% ne souhaite pas se prononcer témoignant une certaine prudence. Les éleveurs ont une fore préférence pour l’assurance indicielle comparée à l’assurance classique. Environ 70% au moins de l’ensemble des participants à l’enquête préfèrent l’assurance indicielle et ce résultat est valable par tous les départements considérés.

Pour les bovins, les consentements à payer varient entre 1700 FCFA environ quand il s’agit d’assurer un seul bovin, et 6500 FCFA environ pour assurer tous les bovins. Pour assurer les 5 bovins les plus importants, les éleveurs sont prêts à débourser environ 4400  FCFA et un peu plus de 4500 FCFA pour avoir une assurance de chaque valeur de 100 000  FCFA de leur troupeau. Pour les caprins, le consentement à payer moyen pour une seule bête est de 1100 FCFA environ alors que pour tout le troupeau il tourne autour de 5800 FCFA. NGOYA NDIAYE

52 milliards pour changer les conditions de vie des étudiants

http://www.rewmi.com La direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) est décidée à améliorer le bien-être des étudiants. Selon son directeur M. Abdoulaye Sow, un montant de 52 milliards FCFA a été déboursé pour opérer des changements radicaux, qui, selon lui, vont «améliorer les conditions de vie des étudiants au sein du campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ». «La politique de qualité sera renforcée, les conditions actuelles des pavillons sont désastreuses et ce projet nous permettra de nous adapter aux normes internationales. C’est un changement total de paradigme et de contexte », a-t-il déclaré. Le projet de rénovation sera confié à Amsa Royalties. Si les délais sont respectés, les responsables, espèrent, en partenariat avec le Comité National Olympique et Sportif Sénégalais, accueillir avec ces logements, des délégations à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse en 2020 à Dakar.

Grogne des fonctionnaires des sphères ministérielles de Diamniadio

iGFM – (Dakar) – Les fonctionnaires des sphères ministérielles de Diamniadio sont dans touts leurs états. Ils disent ne travailler que 4h par jour à cause de difficultés de transport entre Dakar et Diamniadio. En plus d’un manque récurrent d’eau et la cherté du péage. De l’avis de leur porte-parole Bacary Faty, la restauration et l’absence d’un poste de santé sont aussi des problèmes.IGFM

Défendre l’Islam confrérique sénégalais contre la menace salafiste

iGFM – (Dakar) – Des citoyens sénégalais d’obédiences confrériques diverses ont porté sur les fonts baptismaux une structure de veille et d’alerte dénommée : « Convergence Taxawu Donoy Magum Islam » (CTNMI). La structure, dirigée par Mame Mactar Guèye de l’Ong Jamra et compagnie organise sa première marche pacifique (autorisée par le Préfet de Dakar) ce vendredi 23 août 2019, après la prière de tisbar. Pour Ibrahima Sène, il faut prêter main forte à cette organisation  pour barrer la route aux salafistes qui veulent déstabiliser le Sénégal.

TONI MORRISON, LA VOLONTÉ DE DÉNONCER ET DE RESTITUER UNE HISTOIRE COMME SOURCE D’INSPIRATION

Dakar, 21 août (APS) – L’œuvre romanesque de l’écrivaine américaine Toni Morrison, décédée le 5 août dernier à l’âge de 88 ans, s’inscrit dans une tendance littéraire consistant à « dénoncer » et restituer une histoire en lien avec l’arrivée des esclaves en Amérique, a souligné, mercredi, Mariame Wane Ly, enseignante au département d’anglais de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Spécialiste de Toni Morrison, Prix Nobel de littérature 1993, Mme Ly intervenait lors d’un débat en hommage à l’écrivaine, à l’initiative du Centre de recherche ouest africain (WARC, en anglais) et l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal.

« (…). Au 17e siècle, la venue des esclaves en Amérique a profondément changé la société américaine, et à partir de là, tous les écrivains américains, +les slaves narratives+, et après les écrivains de la renaissance, tous se sont concentrés sur la nécessité de raconter, de restituer et de dénoncer », a-t-elle expliqué.

Selon Mariame Wane Ly, par ailleurs directrice de l’animation culturelle de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), « Toni Morrison s’inscrit aussi dans ce sillage de dénonciation et de restitution d’une histoire ».

Un point intéressant également à souligner à ce sujet, c’est qu’elle « met de côté tout ce qui est documents officiels pour avoir une histoire qui s’inscrit dans l’expérience africaine, américaine », a relevé Mme Ly.

Elle dit avoir été particulièrement touchée par cette citation de Toni Morrison selon laquelle « la définition appartient à ceux qui définissent, mais pas à ceux qui sont définis ». De son point de vue, cette citation pose le problème de la « self définition » (l’auto définition).

 « Pour Toni Morrison, se définir soi-même est extrêmement important et cela fait partie d’une quête identitaire. (…). Toute l’œuvre de Toni Morrison rentre dans le cadre de cette self définition, se revoir dans son propre miroir, se revoir selon les termes de notre propre histoire, celle racontée du point de vue de l’Africain-Américain, et non plus à partir du regard du blanc », a-t-elle expliqué.

Elle relève la réflexion « historiographique » dans le temps et dans l’espace et la « dimension universaliste » dans l’œuvre de l’auteure du roman « Beloved » (1987), inspiré de l’histoire d’une ancienne esclave qui a préféré mettre fin aux jours de sa fille pour ne pas la voir subir le même sort qu’elle. Ce roman dédié aux « soixante millions de victimes de l’esclavage » lui a valu le prestigieux Prix Pulitzer.

Loin d’être une « féministe » selon l’enseignante sénégalaise, « Toni Morrison qui estime qu’être féministe est réducteur, a une perspective universaliste, une vision humaine sur sa communauté ».

L’écrivaine a publié son premier roman en 1970, sous le titre « L’Œil le plus bleu » (Editions 10-18), une œuvre qui retrace l’histoire touchante d’une petite fille noire, qui rêvait de ressembler à l’actrice et diplomate américaine Shirley Temple (1928-2014).

Morrison publiera ensuite deux autres romans, « Sula » (Editions 10-18, 1973) et « Le chant de Salomon » (Editions 10-18, 1977), une saga sur le retour au Sud et aux racines.

 Elle remporte le Grand Prix de la critique (Etats-Unis) pour « Le chant de Salomon ». En 1992, elle publie « Jazz » et reçoit, l’année suivante, le Prix Nobel de littérature.

Toni Morrison est la première écrivaine noire et la huitième femme au monde à obtenir cette récompense.

 Selon Mariame Wane Ly, l’écrivaine américaine est bien connue à l’UCAD, car beaucoup d’étudiants font leur thèse sur l’œuvre de Morrison.

 Elle a d’ailleurs elle-même a produit deux thèses sur Morrison, touchée qu’elle a été par la façon dont l’auteur « caricature la femme » et « rentre dans l’intimité des gens ».

 « L’espace romanesque et l’espace mental dans l’œuvre de Toni Morrison », publiée en 2007, est la première de ces deux thèses.

Mme Ly a ensuite publié « La géographie, les errances mémorielles et l’Africanité dans les œuvres de Toni Morrison », en 2017.

Le documentaire de plus d’une heure de la BBC, intitulé « Toni Morrison Remembers » (2015) et projeté avant le débat, a permis de mieux connaître cette écrivaine qualifiée de « rebelle » en raison de ses positions politiques.

Toni Morrison, que l’animatrice et actrice Oprah Winfrey appelle « l’Impératrice des Lettres Américaines », est aussi auteure d’une pièce de théâtre consacrée à la vie de Martin Luther King, « Dreaming Emmett », et d’un essai intitulé « Playing In The Dark », dédié aux Noirs de la littérature américaine.FKS/ASG/BK

PRESENTATION DU RECUEIL DE CONTRIBUTION CITOYENNE AU DIALOGUE POLITIQUE : La société civile met à nu les limites du parrainage et plaide pour le bulletin unique

https://www.jotaay.net Après trois mois de conclave, le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) a dévoilé, hier, son travail sur les différentes thématiques du dialogue politique. Moundiaye Cissé et Cie ont d’abord abordé le parrainage avec ses limites, ensuite la gestion électorale et le financement des partis politiques. Dans cette présentation, il était question de discuter aussi du mode d’élection des maires

Si les observateurs de l’Union européenne ont félicité le Sénégal pour l’application du système de parrainage, la société civile, elle, préconise un toilettage de ladite loi pour permettre de mieux l’adapter aux différentes consultations électorales du Sénégal. Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) a fait part de ses réflexions et recommandations sur les différents thèmes du dialogue politique, hier, lors de la présentation du Recueil de contribution citoyenne. Pour Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’Ong 3D, ce recueil est une contribution de la société civile au dialogue politique. «Nous devons apporter une contribution dénuée de toute connotation partisane, avec des propositions équidistantes. Nous avons donc choisi de réfléchir sur les thématiques à l’ordre du jour du dialogue politique, notamment le parrainage électoral, le mode d’élection des maires, nous avons aussi réfléchi sur le bulletin unique, la modernisation du système partisan, le financement du parti politique ainsi que les organes de gestion», liste-t-il.

Ngouda Mboup : «matériellement et techniquement, il est impossible d’appliquer le parrainage en l’état actuel aux prochaines élections locales»

Ngouda Mboup, lui, estime que le parrainage est au cœur de la citoyenneté au Sénégal. Il permet d’éviter la floraison des candidatures fantaisistes, participant ainsi à la rationalisation et à la crédibilisation des candidatures. L’enseignant chercheur affirme que le parrainage est certes nécessaire, mais c’est un système qui pose un certain nombre de problèmes dans ses modalités d’application, son système de collecte, le contrôle, mais aussi les supports utiles pour ce dernier. A l’en croire, matériellement et techniquement, le parrainage en l’état actuel des textes est impossible aux élections locales. Le système de parrainage au Sénégal ne saurait s’appliquer aux prochaines élections locales. «Le premier problème, c’est que nous n’avons pas encore expérimenté le parrainage avec les locales et pourtant, nous avons 557 communes et 45 départements au Sénégal. Si le Conseil constitutionnel a rencontré des difficultés lors du contrôle des parrainages de la présidentielle, qu’en sera-t-il des locales ?», s’interroge M. Mboup. Parmi les limites du système, révèle-t-il, il y a la fiche de parrainage qui n’est ni sécurisée ni modélisée. Donc, les partis politiques et les regroupements ont la faculté et la possibilité de reproduire lesdites fiches, mais aussi y faire figurer leur logos. Il y a aussi d’autres maux, comme la technique de l’assèchement utilisée par certains partis politiques pour contourner la loi, la technique de pression, mais aussi celle du coup de pouce. Eviter que le parrainage qui est un filtre ne devienne un bouchon Pour permettre au parrainage de jouer pleinement son rôle, ces organisations de la société civile ont demandé que le cadre juridique et fonctionnel soit reformé. Pour Ngouda Mboup, il faut revoir le taux de parrainage exigé pour certaines élections, notamment celles locales. Ils ont aussi demandé que l’électeur puisse parrainer plus de deux listes de candidatures. En d’autres termes, il faut procéder au toilettage des textes. «Il faudrait que le législateur mette dans la loi des dispositions nouvelles qui permettent d’éviter que le parrainage qui est un filtre ne devienne un bouchon, avec la mise en place d’une plateforme centralisée de réception pour la collecte et la transmission en temps réel», soutient M. Mboup.

Amsatou Sow Sidibé : «le parrainage est une catastrophe, il a rendu malade beaucoup d’acteurs politiques, il a causé même des morts»

Le professeur Amsatou Sow Sidibé a marqué son désaccord par rapport à certaines conclusions du recueil, notamment ceux sur le parrainage. «Je ne partage pas l’essentiel de ce qui a été dit. Il affirme que le parrainage est une nécessité, mais, à mon sens, c’est une nécessité catastrophique. La pratique du parrainage est une violation des droits fondamentaux», assène Amsatou Sow Sidibé. D’après elle, le Sénégal n’est pas prêt pour le parrainage. Il faut abroger cette loi pour mettre en place le bulletin unique qui règle beaucoup de problèmes. «Les dégâts causés par le parrainage sont suffisants en termes d’atteinte aux droits des citoyens, mais aussi en termes de santé des acteurs. Ces derniers sont en train de mourir à cause du parrainage, il faut l’avoir vécu pour comprendre l’impact du parrainage sur l’état de santé des acteurs politiques», renseigne le professeur de droit.

Ndiaga Sylla : «il nous faut réfléchir sérieusement sur la financement des partis politiques»

Sur la gestion électorale et les financements des partis politiques, Ndiaga Sylla note que la loi relative aux partis politiques subit rarement des modifications. Donc, en s’inspirant de l’exemple de certains modèles africains, il nous faut réfléchir sérieusement sur la financement des partis politiques sénégalais. Pour M. Sylla, il faut aller vers l’adoption d’une législation sur le financement public direct des partis, définir des critères d’éligibilité pour le financement public des partis. Et pour ce qui est de la gestion électorale, l’expert des questions électorales affirme qu’il serait temps de mettre en place une Délégation générale aux Élections à la place de la Direction générale des Elections. Il faudra aussi repenser à la composition de la Cena.

Valdiodio Ndiaye : «le bulletin unique. Puis, cela nous permettrait de faire des économies»

En ce qui concerne le bulletin unique, Valdiodio Ndiaye pense que le Sénégal gagnerait à suivre l’exemple des autres pays africains. «Pour combattre la corruption électorale, il nous faudrait mettre en œuvre le bulletin unique. Puis, cela nous permettrait de faire des économies», argue-t-il.
Moundiaye Cissé : «il y a unanimité sur le mode d’élection au suffrage universel direct des maires»
Pour le directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, l’élection des maires en mode suffrage universel direct a toujours été le combat de la société civile. Avec ce mode d’élection éclaté, la corruption, le marchandage sont souvent pratiqués à la veille de l’élection des maires par les conseillers municipaux. Le plus souvent, la volonté des électeurs est dévoyée. «Nous avons interrogé les acteurs et nous pouvons dire que, pour la question du mode d’élection au suffrage universel direct des maires, c’est presque l’unanimité», déclare Moundiaye Cissé. Ndeye Khady D. FALL

REPORT DES ÉLECTIONS LOCALES : DOUDOU WADE DÉMONTRE COMMENT L’ADMINISTRATION VIOLE LA LOI

NETTALI.COM –  Dans sa livraison du jour, le quotidien EnQuête fait remarquer que même s’il y a un consensus des parties prenantes au dialogue politique sur le report des Locales, le chef de l’Etat, parti en vacances, n’a toujours pas saisi l’Assemblée nationale pour demander la prorogation des mandats des élus locaux. Il en résulte qu’à ce jour, les textes encore en vigueur fixent lesdites élections au 1er décembre. Mais l’Administration, qui devait normalement en être aux opérations de parrainage jusqu’à ce que le report soit acté, somnole.

Loin du dialogue politique, le Parti démocratique sénégalais (Pds) semble bien suivre ce qui s’y trame. Alors qu’on n’a pas fini d’épiloguer sur les péripéties du report des élections locales qui devaient initialement être tenues au 1er décembre 2019, le Secrétaire général adjoint chargé des conflits dans ledit parti en remet une couche. S’exprimant, hier, à la présentation du recueil des contributions de la société civile, Doudou Wade déclare : “Pour moi, les élections, c’est toujours au 1er décembre. Rien ne l’a encore changé. Comme le disait le professeur (Ngouda Fall), tout à l’heure, un acte qui n’est pas signé n’est pas valable. Quand il n’est pas publié dans les circuits officiels, on ne peut pas l’imposer aux citoyens. Dans ses prérogatives, le président de la République a pris la décision de reporter les élections pour le 1er décembre. Mais le ministère de l’Intérieur s’assoit sur la loi pour ne pas assurer les procédures qui doivent nous mener vers ces élections. C’est extrêmement grave.’’ Il faut dire que ces constats du responsable libéral n’ont pas eu d’écho favorable auprès du directeur de la Communication et de la Formation de la Direction générale des élections. Même si, sur le principe, ce dernier n’a pas remis en cause l’argumentaire de l’ancien député. Il lui rétorque de façon laconique : “Honorable, est-ce que vous vous êtes rendu dans une localité pour collecter des parrains et que des agents de l’Administration vous en ont empêché ?’’ Pour en savoir davantage, “EnQuête’’ l’a interpellé, en marge de la cérémonie, pour demander si les fiches de parrainage sont disponibles pour les partis politiques ? La réponse en rajoute à la confusion déjà abyssale. “Tout ce que je peux vous dire à ce propos, c’est que les acteurs se sont mis d’accord pour un report des élections’’, souligne-t-il, s’empressant de s’en aller. Pour l’ancien président du groupe parlementaire libéral, c’est ni plus ni moins qu’une violation de la loi. “On ne peut pas se baser sur la volonté de quelques acteurs pour stopper le processus. Non ! On doit continuer le processus jusqu’à ce que le président prenne la décision de reporter à nouveau. Et si nous devons sortir de 2019, le président n’aura plus les prérogatives de le faire, puisqu’il s’agira alors de proroger le mandat. Et c’est l’Assemblée nationale qui est compétente’’. Babacar Fall, Secrétaire général du Groupe de recherches et d’appui à la démocratie participative et à la bonne gouvernance (Gradec), confirme : “En fait, la loi prévoit que les opérations devaient débuter 150 jours avant les élections, c’est-à-dire depuis que les arrêtés fixant la caution et le modèle de fiche de parrainage ont été publiés (ces arrêtés ont été rendus publics le 4 juillet dernier, Ndlr). Normalement donc, en ce moment, les acteurs devaient être au cœur des parrainages.’’ Ce qui est loin d’être le cas. En fait, depuis que l’intention de reporter le scrutin a été abordée dans le cadre du dialogue politique, même l’Administration, rompue à la tâche, semble ne plus savoir sur quel pied danser. N’est-ce pas une anomalie ? M. Fall évite de parler d’illégalité, mais insiste que c’est une situation confuse et inqualifiable. Comme Doudou Wade, il dit : “Aujourd’hui, rien ne dit au ministre d’arrêter le processus. On est dans une situation qu’on ne peut pas qualifier. Dans le principe, le report n’est pas acté, puisque aucun acte n’a été pris. Il doit y avoir normalement une loi prorogeant la durée des mandats des élus. C’est pourquoi d’ailleurs, dans le cadre du dialogue, les gens avaient mandaté le président Famara Ibrahima Sagna pour rencontrer le chef de l’Etat afin faire le nécessaire.’’

Jurisprudence

Pourquoi donc ce dernier et sa majorité trainent encore les pieds ? En tout cas, du côté du Pds comme du côté de Pastef d’Ousmane Sonko, on persiste à dire niet au report. Mieux, certains semblent attendre avec impatience le décret portant report des élections pour pouvoir le porter devant les juridictions. D’ailleurs, une telle démarche ne serait pas dénuée de tout fondement juridique. En effet, le Conseil constitutionnel, dans sa jurisprudence récente, a eu à se prononcer contre la modification d’un mandat. C’était le cas, quand le président de la République l’avait saisi aux fins de diminuer son mandat. Les sages avaient invoqué la nécessaire sécurité juridique et la stabilité des institutions. “Considérant que la sécurité juridique et la stabilité des institutions inséparables de l’Etat de droit, dont le respect et la consolidation sont proclamés dans le préambule de la Constitution du 22 janvier 2001 constituent des objectifs à valeur constitutionnelle que toute révision doit prendre en considération, pour être conforme à l’esprit de la Constitution’’, lit-on dans sa décision n°1/C/2016. Par-là, la haute juridiction avait clairement signifié au constituant qu’il ne devrait pouvoir ni proroger le mandat du président de la République ni le diminuer.

« Aar Li Ñu Bokk » lance « Occupy Senegal-Taxaw Feep »

https://www.jotaay.net La Plateforme citoyenne Aar Li Ñu Bokk va lancer, à compter de cette semaine, son nouveau plan d’action pour « intensifier le combat pour le traitement diligent du scandale du pétrole et du gaz, mettre en place de mécanismes pour garantir la transparence dans la gestion de ces ressources et remettre un Mémorandum aux différents interlocuteurs de la Plateforme Aar Li Ñu Bokk d’ici et de la diaspora ». C’est ce que rapportent Le Quotidien, Vox Populi, Walf Quotidien, Source A et Les Échos dans leurs livraisons de ce mercredi.

Ces activités, qui démarrent ce vendredi 23 août avec le programme « Occupy Sénégal-Taxaw Feep », se traduiront par des visites dans les quartiers de Dakar et à l’intérieur du pays, des rencontres avec les autorités religieuses et coutumières, les organisations socioprofessionnelles, les missions diplomatiques et institutions internationales basées à Dakar ainsi que des rassemblements devants certaines ambassades du Sénégal à l’étranger, notamment celles de New-York, Paris, Milan, Bruxelles ou encore Ottawa au Canada.

ACCORD SECRET ENTRE MACKY ET OUMAR SARR : NAFI DIALLO DÉBALLE

NETTALI.COM – Une théorie du complot, alimentée par une grosse rumeur entretenue dans les coursives de la permanence Omar Lamine Badji du Pds, cherche à établir que Omar Sarr et sa bande ont lâché Karim Wade pour retrouver leur patrimoine saisi par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), en négociant avec le pouvoir. C’est ce que semble confirmer Nafi Diallo.

La fronde qui secoue présentement le Parti démocratique sénégalais n’a pas livré tous ses secrets.

Invitée à l’émission SEN JOTAAY sur SEN Tv, Nafi Diallo a déballé hier contre la bande à Oumar Sarr.

Elle a révélé qu’en plaidant l’amnistie pour Karim Wade, des responsables du Pds voulaient profiter de cette brèche pour retrouver leur patrimoine saisi.

« Il y a des rumeurs qui disent qu’il s’agit de Oumar Sarrr… », relance Ahmed Aïdara. « Oui, c’est ce que soutiennent les rumeurs. Karim Wade a dit niet en leur demandant s’il négociait pour leur propre compte ou pour celui du parti. Si Karim Wade est amnistié, c’est une porte qui s’ouvre pour les 25 personnalités poursuivies par la CREI et tous les autres responsables dans le collimateur de la justice », souligne-t-elle.

Elle soutient qu’au cours d’une réunion, Doudou Wade a ouvertement accusé Me El hadj Amadou Sall d’avoir « vendu Karim Wade ».

Pour ce qui est du dialogue boycotté par le pape du Sopi, elle a mentionné que Omar Sarr et certains membres de son front ont négocié pour 5 postes de Pca et 3 postes de ministres. « Nous, on a été au courant. Karim Wade m’a écrit pour déclarer qu’il ne souscrit à une sorte d’entrisme.  Le président Wade également était totalement opposé. Quand il a eu toutes les preuves que personne n’a été consultée, Abdoulaye Wade a bloqué le processus et c’est la seule personne habilitée à engager le parti », éclaire la dame.

« Imaginez, pendant 7 ans, Oumar et Abdoulaye Wade ont travaillé en étroite collaboration. Je peux en témoigner, plusieurs fois Omar Sarr et Abdoulaye étaient en désaccord sur certaines questions, pour autant, le linge sale se lavait en famille. Qu’est-ce qui justifie alors cette brusque colère de Omar Sarr et Cie autour du dialogue ? », se demande-t-elle.

Sur un autre registre, Nafi Diallo, qui est longuement revenue sur le rôle supposément joué par le défunt khalife général des mourides, Serigne Sidy Makhar Mbacké, pour amener son leader à quitter le Sénégal en juin 2016, a annoncé que des actions d’envergure seront menées par le Parti démocratique sénégalais pour obtenir le retour de Karim vers le mois de décembre 2019.

Elargissement du gouvernement : Quelle équipe de choc pour Macky Sall ?

https://www.xibaaru.sn Ainsi, en serait-il ! Macky Sall envisagerait un élargissement de la majorité présidentielle. Ce qui donnerait plus de poids et plus de légitimité à la majorité qui l’accompagne dans le cadre de son deuxième et dernier mandat. Le Président de la République n’a pas d’autre option. Il lui faut bien regarder la vérité en face. Dans sa configuration, la coalition actuelle qui l’accompagne se trouve affaiblie, à bien des égards. Face à l’assaut de l’opposition et à la société civile qui en sont jusqu’à ébranler son pouvoir dans des affaires comme celles du contrat pétrolier avec Franck Timis, la situation économique et sociale du pays, la privation de liberté à certains de ses adversaires…, le Président de la République se retrouve bien seul.

Il lui faut faire à la situation, face à des adversaires qui deviendront de plus en plus irréductibles, au fur et à mesure qu’il approchera vers la fin de l’exercice de son actuel et dernier mandat. La solution ne se trouverait qu’en acceptant d’élargir la coalition qui l’accompagne vers d’autres forces. Celles-ci sont là à portée de mains. Il s’agit de forces qui, lors de la dernière élection présidentielle l’ont accompagné et permis de sortir au premier tour, alors que beaucoup prédisaient sa défaite. Somme toute, au lendemain de l’élection présidentielle, le Président de la République au lendemain de l’élection présidentielle, après avoir supprimé le poste de Premier ministre, a mis en place une équipe gouvernementale qu’il pensait pouvoir être efficace pour l’accompagner dans ses nombreux projets présentés au peuple sénégalais. Le constat est amer, tant cette équipe gouvernementale décriée dès le début de sa constitution, présente des défaillances. Qui n’a pas vu ce que les Sénégalais ont vécu lors de la fête de la tabaski, du fait d’un manque d’approvisionnement correct en moutons, de l’inertie du ministère de l’Agriculture face à une saison agricole qui s’annonce plus que catastrophique avec le retard des pluies, des difficultés que connaissent les secteurs de la santé et de l’éducation, tout comme l’enseignement supérieur dont la nomination de son ministre aujourd’hui grabataire et devenu inerte, avait été décrié dès le début, à cause de sa gestion controversée au niveau du Centre des œuvres universitaires de Dakar.

L’élargissement de la coalition qui accompagne le Président de la République dans l’exercice de ses fonctions, passe par une recomposition et l’ouverture de son gouvernement à d’autres forces qui l’ont soutenu lors de la dernière élection présidentielle. Un gouvernement qui lui permettra de neutraliser Me Abdoulaye Wade qui ne cessera de harceler son régime tant que Karim Wade ne sera amnistié, mais également de mettre hors d’état de nuire Ousmane Sonko qui se sent pousser des ailes depuis les résultats obtenus lors de la dernière élection présidentielle.

Or, Macky Sall peut bel et bien en bon politicien, jouer sur la division qui s’installe en ce moment au Parti démocratique sénégalais (PDS), freiner l’ascension d’Ousmane Sonko dans le sud, en installant une équipe gouvernementale plus opérante. Un gouvernement dans lequel, devraient pouvoir figurer des hommes comme Oumar Sarr, Me El Hadj Amadou Sall, Babacar Gaye du PDS, des alliés comme Abdoulaye Baldé, Modou Diagne Fada, Me Aïssata Tall Sall, Abdoulaye Makhtar Diop, Me Ousmane Ngom, tous rompus à la tâche.La Rédaction de Xibaaru

Que sont devenus les ex de Macky Sall ?

http://actunet.net/ Ils sont plus d’une dizaine de ministres à n’avoir pas été reconduits dans le gouvernement Macky 2. Des feux de la rampe à l’anonymat, se pose la question du sort de ces ex-ministres. Ce qu’ils sont devenus après leur départ du gouvernement et la perte des privilèges attachés à la fonction.

Le Dr Papa Abdoulaye Seck qui a la réputation d’un spécialiste en politique agricole n’est plus à la tête du département de l’Agriculture où il a été remplacé par le directeur de la Sodagri. Papa Abdoulaye Seck, rappelons-le, a été nommé ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural dans le gouvernement de Madame le Premier ministre Aminata Touré. Il a été choisi en tant que spécialiste en politiques et stratégies agricoles. Avant de devenir ministre, M. Seck exerçait les fonctions de directeur général du Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice), une institution panafricaine dont le siège est à Dakar. Il fut aussi directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra). En tant que fonctionnaire international, Pape Abdoulaye Seck ne doit pas trop peiner pour trouver une planque.

Diène Farba Sarr, tout puissant ministre de l’Urbanisme est aussi rentré dans l’anonymat en retournant dans son Gamboul natal, près de Kaolack où il patiente en attendant une meilleure planque. Lors de la formation de l’actuel gouvernement, Diène Farba Sarr qui est réputé proche de la première dame et du Président Macky Sall, avait déclaré: «On ne m’a pas consulté». Ministre depuis 2012, Diène Farba Sarr ne fait plus partie du nouveau gouvernement. À la publication de la liste des nouveaux ministres, celui qui était jusque-là chargé du Renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie, avait manifesté son étonnement, mais n’a pas pu faire infléchir Macky Sall qui l’a laissé sur la touche.

Quant à Maïmouna Ndoye Seck, c’est une mathématicienne doublée d’une politicienne. En tant que Polytechnicienne, elle a été faite ministre de l’Énergie, puis des Transports. Mais comme le rappellent ses proches, elle est sortie major de sa promotion en Ingénierie et conception en génie mécanique avant de décrocher un master en gestion et économie de l’énergie. Mais tous ces atouts ne lui ont pas été utiles pour son maintien dans le gouvernement qu’elle a intégré en 2013.

Autre ministre laissé au début du nouveau quinquennat est Dr Mame Thierno Dieng. Ce Docteur, Mame Thierno Dieng, par ailleurs, médecin traitant de l’ancien Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidi Makhtar Mbacké, a été coaché par Touba pour être ministre. Effacé et affable, ce médecin colonel n’a pas perdu de temps après sa mise à l’écart du gouvernement pour retourner à son métier. Il a repris ses fonctions à l’hôpital Aristide Le Dantec et y exerce tranquillement comme docteur.

Il y a aussi Mary Teuw Niane qui a un peu duré dans son fauteuil de ministre de l’Enseignement supérieur. Pur produit de l’université, il a la réputation d’un bon mathématicien que la logique n’a pu maintenir dans le gouvernement de Macky 2.

Pour sa reconversion, il a tout bonnement repris le chemin des amphis, plus précisément à la Faculté des sciences et techniques (Fast).

Mbagnick Ndiaye, qui a eu à féliciter la première dame comme celle qui a œuvré pour qu’il intègre le gouvernement, est également dans la salle d’attente pour un poste de consolation. Membre actif de Ndef Leng, Mbagnick est un vivificateur de la culture sérère qui a su aussi se faire distinguer dans le milieu sportif.

Le scandale de la retraite meurtrière Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/ Le travailleur sénégalais, encore en activité, ne peut nullement imaginer ce qui l’attend au cours de sa retraite. Beaucoup découvriront une pension de misère insoupçonnée. C’est probablement un des scandales – économiques, sociaux, et culturels, et financiers – les moins connus par l’opinion publique nationale et internationale.

La misère meurtrière des retraités sénégalais n’est, en réalité, que la face cachée d’une question sociale mal posée et mal traitée par les partenaires sociaux que sont l’État, les syndicats et les partenaires techniques et financiers du Sénégal. La misère des retraités sénégalais est à la dimension du traitement scandaleux des pensions de retraite. La première réalité fait l’objet, depuis quelques années, de sorties médiatiques des travailleurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Ils ne cessent de dénoncer les conditions lamentables dans lesquelles ils se meuvent à l’étroit.

La pension de retraite ne peut, de nos jours, satisfaire aucune charge sociale significative du retraité : location, restauration, éducation des enfants, soins de santé et besoins personnels. Des franges importantes de ces retraités sont contraintes de tendre la main au quotidien aux proches pour survivre. C’est le sort de l’écrasante majorité des anciens travailleurs de la fonction publique et du secteur privé.

La pension de retraite équivaut pratiquement à une bourse sociale. L’ancien  travailleur qui a consacré toute sa vie à son travail, se retrouve ainsi dans une situation de dépendance économique avec laquelle il a rompue dès sa tendre jeunesse. À plus soixante ans, de nombreux retraités renouent, malgré eux, avec   la dépendance. La logique du travail aura voulu pourtant que l’ancien travailleur puisse personnellement subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, en raison des services rendus à sa société. Le refus de subir ce drame social programmé, explique que les jeunes retraités se reconvertissent de plus en plus, dans d’autres activités professionnelles.

Cette face visible de la misère et de la résistance des retraités, masque difficilement une autre réalité moins connue de l’opinion publique nationale et internationale. L’État, les organismes de prévoyance sociale et les syndicats, sont quasi dépassés par la prise en charge effective des retraités. En dépit des augmentations des pensions de retraite au cours de ces dernières années de la seconde alternance, la retraite reste une question sociale mal posée et mal traitée. On se focalise à tort sur les augmentations dérisoires et la prévoyance en agonie. La retraite est loin de faire l’objet d’un traitement à la hauteur des attentes des retraités et des travailleurs. Ces derniers exigent, ni plus ni moins que des pensions de retraite dignes du rang de l’ancien travailleur. Il a ses droits et ses devoirs.

L’augmentation des pensions des retraites a révélé toutes ses limites objectives. Elles sont insuffisantes, voire médiocres, au regard de la faiblesse du pouvoir d’achat des pensions de retraite et du renchérissement du coût de la vie. Une pension de misère est une atteinte grave à la dignité du travailleur retraité.

L’accroissement du nombre des retraités sénégalais constitue une autre source réelle d’inquiétude des retraités. Les organismes de prévoyance sociale, notamment l’Institut de prévoyance maladie (Ipres) et le Fonds national de retraite (Fnr), ne se portent guère mieux aux plans financier et économique. Ils sont encore et toujours déficitaires. Cette tendance lourde du nombre croissant des retraités aura naturellement des effets significatifs sur les conditions de vie déjà insupportables des retraités. La crainte d’une faillite des organismes de prévoyance sociale n’est point à exclure à l’horizon.

Au-delà des mécanismes de réajustement épisodique des pensions de retraite, en fonction de l’évolution du coût de la vie, force est de relever la dimension scandaleuse du traitement des retraites. La retraite n’est pas calculée en fonction du dernier salaire de l’ancien travailleur. Encore moins en fonction de l’expérience professionnelle, des statuts et des contributions au développement de l’État, du pays et de la société. Il est calculé de manière arbitraire et absurde, en fonction de paramètres peu pertinents.

Ce qui prévaut dans le calcul de la pension de retraire reste le nombre des années de service et le nombre de points acquis par les retraités. C’est du moins la logique de calcul de base de la pension de retraite dans le secteur privé. Dans la fonction publique, les années de carrière et le statut de l’ancien retraité constituent des critères déterminants pour calculer les pensions de retraite.

Dans ces deux cas de figure de la retraite publique ou privée, le résultat de ce scandale politique et financier, à la base du calcul de la base de la retraite, se mesure aux faibles pensions de la retraite misérable des anciens travailleurs. Pendant ce temps d’une misère de la retraite voulue et entretenue politiquement par l’État, le patronat et les syndicats des travailleurs, les administrateurs des  organismes de prévoyance sociale vivent mieux que les retraités qui se sont sacrifiés. Ils ont cotisé pour faire vivre d’autres.

 HYDROCARBURES :Sachons raison garder ! Par Abdou Latif COULIBALY

Soyons prudents et méfions nous des hydrocarbures. Une fois mises en évidence dans un pays et positionnées en phase  d’exploitation, de telles ressources sont par nature hautement inflammables au figuré comme au propre. J’y crois encore davantage, en apprenant ce vendredi 16 août 2019, qu’un tribunal londonien a jugé légitime la demande de saisie d’une entreprise britannique contre le Nigeria, suite à une affaire d’abandon de contrat de fourniture de gaz.

J’ai eu des sueurs froides en apprenant cette information devenue virale sur tous les réseaux sociaux, en me disant c’est la catastrophe pour un pays déjà traversé, depuis fort longtemps, par une sérieuse crise économique qui n’épargne nullement les populations de ce géant de notre sous-région. On pense naturellement aux risques nombreux qui se dressent sur le chemin de tous les pays économiquement fragiles, qui comme le nôtre, disposent dans leur sous sol, dans leurs eaux territoriales de cette ressource qui peut leur valoir tant de bien, ou leur causer parfois beaucoup de mal. Regardons les faits dont il s’agit pour mieux comprendre notre préoccupation.

L’affaire débute en 2010, quand Process and Industrial Developments Ltd (P&ID), une entreprise basée dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques, signe un accord avec le Nigeria pour construire une usine de traitement de gaz à Calabar, une ville du littoral proche de la frontière camerounaise. Les médias internationaux renseignent par ailleurs que : « L’accord prévoyait notamment que les autorités nigérianes fournissent du gaz à P&ID. Mais ces dernières n’ont pas respecté engagements et l’entreprise, dont le projet a dû être abandonné, porte plainte devant un tribunal arbitral. En 2013, il ordonne à Abuja de verser à l’entreprise 6,6 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros). Soit une estimation de ce qu’elle aurait gagné pendant les 20 ans de l’accord.

Le Nigeria tente alors d’annuler le jugement en assurant qu’il n’était pas soumis à l’arbitrage international, et estime que c’est à la justice britannique de se prononcer». Le contentieux ainsi ouvert a connu son épilogue qui sonne comme un drame économique absolu pour le Nigéria, car le tribunal de Londres : « a finalement validé vendredi 16 août la demande de saisie et les 6,6 milliards dollars (5,9 milliards d’euros) se sont même transformés en 9 milliards dollars (8,1 milliards d’euros), avec l’ajout d’intérêts générés depuis 2013 ». Un ordre de grandeur des montants en cause a été établi par les experts qui estiment que ceux-ci équivalent aujourd’hui à 20% des réserves de change du pays.

Les avocats de l’entreprise ne tarderont pas à forcer le paiement de cette somme astronomique en procédant à des saisies tous azimuts sur tout ce que le Nigéria a comme patrimoine à travers le monde. Qu’elle lancerait la procédure de saisie aussi vite que possible. Tout ceci me fait penser au Sénégal et suscite en moi de sérieuses inquiétudes quand me reviennent en mémoire les termes du débat que certains ont engagé autour de la découverte des hydrocarbures chez nous.

Il y a de quoi s’inquiéter quand on observe la désinvolture avec laquelle certains parlent de nos contrats pétroliers et gaziers. Je voudrais d’abord souligner avec beaucoup de force l’idée qu’un contentieux porté devant les tribunaux arbitraux à moins qu’on y soit vraiment contraint est à éviter à tout prix, car il y va de l’intérêt de ce pays. C’est sans aucun doute cet esprit d’ouverture d’apaisement, de sagesse, j’allais dire, qui a conduit le législateur sénégalais, en adoptant le nouveau Code pétrolier du 24 janvier 2019, à prévoir dans le nouveau dispositif législatif, un mécanisme de règlement des différends nés de l’exécution de tels contrats, à privilégier une procédure qui rassure, pour éviter à notre pays des conséquences comme celles attachées au cas du Nigéria. Ainsi, en cas de différend, le nouveau Code prévoit que ce sont les juridictions nationales qui exercent leur compétence.  Il en sera ainsi seulement à l’aboutissement d’opérations de médiation, de conciliations et de bons offices qui auront été conduites sans succès. A la suite de quoi, un arbitrage international peut être ouvert. Je crois que cette forme de sagesse marque une prudence raisonnable dans un domaine où tout peut très vite devenir aléatoire.

C’est cette prudence qui, nous semble-il, manque dans le débat national. Depuis qu’il a été ouvert, il focalise l’attention de l’opinion publique sur la gestion de nos ressources pétrolières et gazières. Sous ce rapport, j’ai parfois eu le sentiment, en écoutant certains intervenants qui s’y prennent avec beaucoup de passion – à la hauteur de leur ignorance-, par rapport à une question difficile, du fait de la complexité de la substance et de la réalité économique et géopolitique qu’elle recouvre.

Aussi, des débatteurs se montrent-ils assez imprudents, voire dangereux dans la manière de construire un argumentaire, en avançant des énormités et en distillant  des contrevérités susceptibles d’induire beaucoup de citoyens en erreur dans leur façon d’appréhender et de comprendre toute la problématique des récentes découvertes d’hydrocarbures au Sénégal.

J’avoue que les contrevérités et approximations lancées à la hussarde sur les ondes et dans les colonnes de journaux, brouillent les esprits et prédisent un avenir plus que sombre pour le pays, dans sa volonté de procéder très rapidement, mais avec lucidité, à l’exploitation de ces nouvelles ressources. Cela nous paraît inquiétant, quand ce sont des hommes et femmes de haut rang dans l’espace public, de quelque bord qu’ils se situent, au-delà des lignes de fracture politique, qui en sont les auteurs. Aussi, ai-je toujours également pensé que, ceux qui, parmi nous, se montrent lucides et avertis, en appelant à la raison et à la prudence, n’ont pas tort. Loin s’en faut d’ailleurs ! Nous avons entendu dans le débat public, un homme politique non des moindres classé, troisième lors de la dernière élection présidentielle, en l’occurrence Ousmane Sonko qui, partant de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler l’affaire Petrotim, semblait soutenir, dans un premier temps, l’idée qu’une fois élu président de la République, il dénoncerait les contrats  pétroliers.

Ayant compris, pour dire le moins, l’imprudence extrême de sa position, il a tenté de rassurer, en avançant une autre idée moins radicale. Ce changement me semblait logique, car ce dernier après avoir demandé et obtenu, avec d’autres ténors de l’opposition, la publication par le gouvernement de tous ces contrats pétroliers, soutient maintenant qu’il va renégocier tous les contrats signés. Il a le droit d’en faire l’offre aux partenaires.

Comme ces derniers ont le droit de ne pas donner suite à son offre. En tous les cas, tout le monde tremble à l’idée de penser qu’un homme politique sénégalais disposant de pouvoirs à cet effet, puisse en arriver un jour, par vanité ou pour tout autre motif très contestable en droit, à porter atteinte à la sécurité de nos relations contractuelles avec les partenaires intervenant dans la mise en valeur de nos ressources du pétrole et du gaz. Quelque part, l’instabilité des positions de cet homme politique ainsi que celles de tous ceux comme lui ont fait dans l’extrême, en vitupérant avec véhémence  les contrats pétroliers, traduit de leur part un certain  amateurisme, pour ne pas dire une ignorance absolue par rapport à la chose défendue. Tous ceux-là s’y sont souvent pris en portant en bandoulière une idée étroite et biaisée du patriotisme. C’est le comble pour celui qui a le « courage » de nommer son parti par un nom éponyme. Il ne suffit pas de se déclarer patriote pour pouvoir l’incarner et assumer ce statut.

J’ai tenu à parler dans cette tribune de ce qui arrive au Nigéria pour mettre en évidence l’ide que nous devons débattre en toute liberté du pétrole et du gaz, mais gardons toujours à l’esprit la délicatesse de cette problématique et de la nécessité de savoir raison garder, face à une question très importante mais oh combien délicate à cerner.

Sachons raison garder. Ayons de la mesure pour aborder dans des termes utiles et éclairants pour les citoyens et pertinents pour favoriser une exploitation optimale des hydrocarbures pour que  leur exploitation soit bénéfique pour l’ensemble du pays. L’Etat a la responsabilité de les gérer, mais les citoyens doivent être informés sur cette gestion, à travers l’exercice effectif d’une démocratie pleine permettant de mettre au cœur de l’action des autorités la touche citoyenne. La sève nourricière de la démocratie est et restera toujours la contradiction porteuse de progrès.

Sonko Veut Prendre La Mairie De Dakar Aux… Locales

https://www.xibaaru.sn Le Sénégal, terre de plusieurs hommes politiques qui ont marqué son histoire, doit être malheureux. Au point qu’un gus de la trempe d’Ousmane Sonko se sente pousser des ailes, car ragaillardi par son score par défaut obtenu lors de la dernière élection présidentielle, croie qu’il est le seul homme sur la scène politique à dicter des leçons, à distribuer les bons points. Quand il s’agit de questions touchant le pétrole et le gaz, le foncier, Ousmane Sonko pense que tout ce qu’il dit, a valeur biblique, même si des soupçons pèsent sur sa personne sur ces dossiers. Mais, est voilà l’homme Sonko. Sa méprise du peuple sénégalais est telle, qu’il s’en prend à celui-ci, et lui demande de ne s’en prendre qu’à lui-même, en ne descendant pas dans la rue pour manifester contre le pouvoir.

Aux prochaines élections locales, Ousmane Sonko au vu des résultats obtenus lors de la dernière élection présidentielle, devrait légitimement conduire les listes de son parti à Ziguinchor ou à Bignona. Non ! La réalité des élections locales est toute autre que le scrutin présidentiel ou même les législatives. Face à des adversaires de la trempe d’Abdoulaye Baldé à Ziguinchor ou Mamadou Lamine Keïta, Sonko est en train d’y regarder à deux fois avant d’oser aller les affronter frontalement, au point de se faire mordre la poussière.

Tous les Sénégalais auront remarqué qu’Ousmane Sonko a relégué au second plan le combat autour de la libération de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Le maintien en prison de Khalifa Sall fait bien les affaires de Sonko qui envisage sa candidature à la mairie de la ville de Dakar aux prochaines élections locales. La mairie de la ville de Dakar avec son gros budget, un excellent tremplin pour celui qui se voit déjà futur Président de la République. Que Dieu nous en préserve.La rédaction de Xibaaru

Remise en cause de ses origines léboues: Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre de la Santé, invité à militer au Cayor

https://www.leral.net Le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr est originaire de Risso Fall, un village traditionnel de l’arrondissement de Meckhé à 5 Km de Koul Diop, département de Tivaouane, région de Thiès. Une information, remettant ainsi en cause sa «souche», considérée comme typiquement léboue.

Dans la course pour le fauteuil de Maire de Dakar, précise la source, il est fréquent de l’entendre dire que « Ndakaaru » doit être géré par les vrais dakarois, précisément, à l’ethnie léboue. Ce qui semblerait être une volonté manifeste de vouloir écarter, tout bonnement, certains de ses challengers.

D’après la source, les parents du Maire de Yoff, restés au bercail, l’invitent à militer à Risso Fall.

Mairie De Kaolack : Une Pétition Lancée Pour Le Départ Du Mariama Sarr…

https://www.xibaaru.sn Entre la Mairesse de la Ville Kaolack et ses mandants, ce n’est plus le grand amour ! Des habitants de la Ville de «Mbossé», qui jugent son bilan catastrophique à la tête du Conseil Municipal, viennent de lancer une pétition à travers les 49 quartiers de Kaolack pour le départ de Madame Mariama Sarr.

«Nous somme en plein dans la saison des pluies. La ville de Kaolack renoue encore avec le phénomène des inondations .Les populations pataugent, déjà. Aucune action n’est alors entreprise pour les soulager. Du côté de la Mairie, c’est le silence mort ! », a dit d’un ton coléreux, Khalifa Wade. Le responsable politique du parti présidentiel à Kaolack, de s’en prendre vertement au Ministre de la Fonction Publique : «Nous, nous en avons assez de la gestion chaotique, voire catastrophique de l’actuelle équipe municipale. Avec un budget de 3 Milliards 800 Millions de F CFA, aucune réalisation digne de gloire n’est à l’actif de Mariama Sarr. Dans son propre quartier de Médina Mbaba, les populations cohabitent avec les eaux. Au marché central de Kaolack, au marché au poisson et à la Rue Gallois, la saleté dicte sa loi .L’éclairage public est défaillant. Partout, c’est le désarroi du fait de l’incompétence, du manque de vision et de la mauvaise gestion de notre Maire », se désole M. Wade. Et après avoir dressé un tableau si sombre des 5 ans de Mariama Sarr à la tête de l’institution municipale, Khalifa Wade et Cie, de lancer une pétition pour se débarrasser d’elle : «Trop, c’est vraiment trop. Mariama Sarr a trahi les espoirs placés en elle. Le budget mis à sa disposition lui sert d’argent de poche. Et c’est ce qui nous a poussés à lancer une pétition dans tout Kaolack pour son départ immédiat et sans délai. Les 49 quartiers de Kaolack seront investis pour sensibiliser, au mieux, les populations. Cette dame est un véritable drame pour Kaolack. Sur ce, nous interpellons directement le Président de la République son Excellence Macky Sall sur le cas de Kaolack. Nous avions fait un bon score pour le réélire. Notre apport a été déterminant pendant la dernière présidentielle et, on ne mérite pas le sort que nous vivons, aujourd’hui », a –t-il laissé entendre, avec fougue.

Assaut lancé par une horde d’agresseurs vers le Pont de Hann : plusieurs blessés dont un policier

http://www.dakarmatin.com Une scène surréaliste s’est déroulée, hier, sur l’Autoroute, précisément, entre l’échangeur du Pont de Hann et l’entrée des Maristes. Des agresseurs, lourdement, armés, ont lancé un assaut digne du nom contre les usagers de cet axe, les dépouillant de tous leurs biens.
Et, ce qui est plus grave, selon SourceA qui donne l’information, c’est que les agresseurs, munis de machettes, de couteaux, entre autres objets tranchants, ont eu le culot d’ouvrir les portières des voitures et d’arracher les matos des passagers.Ce n’est pas tout, ils ont eu à agresser certaines personnes qui ont tenté de résister plutôt que de laisser leurs biens être emportés.
Dans la foulée, une personne a été, sérieusement, blessée à l’arme blanche. Un agent de Police, qui a voulu les freiner, a été blessé, à son tour. Pendant ce temps, une fille était en train d’être réanimée.
Dans la mesure où, elle est tombée dans les pommes, dans le feu de l’action. Si la Hiérarchie policière confirme les blessures du brave agent, il n’en demeure pas moins que, jusqu’à 21h30, elle ignorait, encore la structure hospitalière, où le flic touché a été évacué

PLAINTE DU CRD CONTRE ALIOU SALL ET FRANK TIMIS: Abdoul Mbaye et Cie, toujours dans l’attente de l’ordonnance de consignation du Dji

https://www.jotaay.net Faire ouvrir une information et poursuivre Aliou Sall et Frank Timis dans cette affaire des contrats pétroliers peut s’avérer fructueux, mais le hic dans cette affaire, c’est qu’Abdoul Mbaye et Cie ne peuvent pas assurer la célérité de la justice dans ce dossier. La plainte déposée sur la table du Doyen des juges d’instruction n’avance plus. Ils attendent toujours que le juge fixe la consignation.

A pas de caméléon, la plainte du Congrès de la renaissance démocratique (Crd) progresse. Abdoul Mbaye et Cie, qui avaient sauté le procureur de la République pour saisir directement le Doyen des juges d’instruction d’une plainte contre Frank Timis et Aliou Sall peuvent déchanter. Le dossier n’avance plus. Quelques jours après qu’ils ont saisi le magistrat instructeur, celui-ci n’avait pas trainé les pieds pour saisir le procureur de la République afin que ce dernier fasse ses observations avant qu’il ne poursuive son enquête. Mais, depuis lors, rien ne bouge. Le chef du Parquet a-t-il mis de côté le dossier pour montrer aux membres du Crd qu’il occupe une place importante dans le jeu, puisqu’il est un passage obligé, ou est-il simplement submergé de dossiers au point qu’il ne peut pas pour le moment faire ses réquisitions ? Quoi qu’il en soit, l’affaire est toujours au point mort. Le dossier pourrait aussi être retourné au Doyen des juges d’instruction qui ne veut pas agir avec la même promptitude. «Jusqu’à présent, nous attendons l’ordonnance de consignation», nous souffle une source proche du dossier. Suffisant pour comprendre que l’affaire n’évolue pas.

Selon la procédure, pour que l’enquête puisse continuer, le juge d’instruction doit fixer la consignation à la partie qui a déposé la plainte, avant de poursuivre l’enquête. Il fixe le montant de la consignation et il ne peut poursuivre qu’après que les plaignants se sont acquittés du paiement de la quittance. Et tant que la consignation n’est pas fixée et payée, l’instruction ne peut pas avancer.

Le chef du Parquet peut rire sous cape, au moment Abdoul Mbaye et Cie vont poireauter et se tourner les pouces. En fait, c’est parce que ces derniers ne pouvaient pas compter sur la procédure initiée par le procureur de la République dans cette histoire des contrats pétroliers, convaincus que cela n’aboutira à rien, qu’ils ont saisi le juge d’instruction. A les en croire, l’appel à témoin prédit déjà l’aboutissement de cette affaire et prouve que le Procureur ne veut pas faire avancer les choses. Ce, surtout qu’ils soupçonnent Aliou Sall et Frank Timis d’avoir reçu indûment des montants dans cette affaire des contrats pétroliers et qu’ils devraient donc être poursuivis. Or, jusqu’à présent, le frère du Président n’est pas inquiété et il a été entendu simplement en qualité de témoin, comme tout le monde.  Alassane DRAME

ESCROQUERIE, USURPATION DE TITRE : L’Ordre des avocats dénonce le faux avocat Abdoulaye Kandé Kamara et alerte les Sénégalais

https://www.jotaay.net Des escrocs et des usurpateurs, on en note partout, dans toutes les corporations. Chez les avocats, c’est l’Ordre qui se charge de les dénoncer. Dans un communiqué, Me Papa Leyti Ndiaye et ses confrères de l’Ordre alertent les Sénégalais sur ces faux avocats qui cherchent à les gruger. Et parmi ceux-ci, l’Ordre cite personnellement Abdoulaye Kandé Kamara. Quand les honnêtes citoyens se lèvent le matin, se décarcassent pour trouver le diable pour lui tirer la queue, d’autres cherchent la voie la plus simple, peu importe si c’est contraire à la morale ou la loi ou pas. L’essentiel est de se faire de l’argent en trompant les Sénégalais. C’est ce dernier recours qu’a choisi Abdoulaye Kandé Kamara. Ce dernier se fait en effet passer pour un avocat. Si l’on en croit l’Ordre des avocats, Abdoulaye Kandé Kamara a usurpé le titre d’avocat pour rouler dans la farine des Sénégalais. Devant veiller aussi à la crédibilité de sa corporation, le bâtonnier Me Papa Leyti Ndiaye, installé il y a quelques semaines, compte assainir le milieu en extirpant tous ceux qui usurpent le nom d’avocat pour rouler dans la farine les Sénégalais, indexant ainsi Abdoulaye Kandé Kamara. «Chers internautes, nous souhaitons attirer votre attention sur les risques d’escroquerie et tentative de fraude qui sont en forte recrudescence actuellement. Des particuliers peuvent être contactés, oralement ou par écrit, par des personnes se faisant passer pour des avocats, inscrits au barreau du Sénégal», prévient d’abord l’Ordre dans un communiqué. Me Papa Leyti Ndiaye et Cie d’inviter ensuite les Sénégalais à toujours vérifier sur leur site, dans la rubrique tableau de l’Ordre, «le nom de tout avocat qui les contacte». Ils ajoutent, indexant cette fois le vrai faux avocat : «M. Abdoulaye Kandé Kamara n’a jamais prêté serment auprès du barreau du Sénégal», mais se fait passer pour un avocat, en produisant de faux documents». A l’appui de sa mise en garde, l’Ordre des architectes produit un document à l’authenticité douteuse de ce fameux Abdoulaye Kandé Kamara. Dans le document, il est même écrit que le Sénégal est une République fédérale. Le fameux document intitulé : «Certificat d’inscription d’avocat pour Abdoulaye Kandé Kamara», il est écrit ceci : «En émettant ce certificat, nous certifions que le dénommé ci-dessus a rempli toutes les obligations académiques en droit de l’Université Cheikh Anta Diop Ucad Bp 50005 Dakar Sénégal. Nous délivrons par la présente ce certificat distingué lui permettant d’exercer le droit en tant qu’avocat en République fédérale du Sénégal». Le document est signé par un certain… Sidiki Kaba, «juge en chef de la Cour suprême du Sénégal». Renversant.Alassane DRAME

DECES DE JACQUES DIOUF : Wade lui rend un vibrant hommage, levée du corps hier à Paris et arrivée de la dépouille aujourd’hui

https://www.jotaay.net Les hommages se multiplient suite au rappel à Dieu de Jacques Diouf, dont la levée du corps a eu lieu, hier, à Paris, avant le départ du corps attendu aujourd’hui à Dakar. Comme beaucoup de personnalités, le Président Wade a apporté un témoignage sur le défunt qui, pour lui, est «un grand Sénégalais, un grand Africain et un cadre international de haut vol», qu’il a toujours soutenu à la tête de la Fao, malgré leurs divergences de conceptions sur l’organisation.
Ses divergences avec Jacques Diouf sur les orientations de la Fao étaient connues de tous, mais Wade a rendu un vibrant hommage à notre compatriote, décédé samedi dernier à Paris. «Un grand Sénégalais, un grand Africain, un cadre international de haut vol, voilà ce que le Sénégal, l’Afrique et le monde retiendront de Jacques Diouf, ancien Directeur général de la Fao», a écrit l’ancien chef de l’Etat. Qui s’honore «d’avoir présenté et soutenu sa candidature à la tête de l’institution onusienne» durant ses 18 ans passés à la tête de l’organisation, soit trois mandats de 6 ans, à partir de 1993. Pour Wade, le défunt «a incontestablement défendu les intérêts de l’Afrique». De même, souligne-t-il, c’est «son engagement personnel et son infatigable plaidoyer en faveur de la lutte contre la pauvreté, la faim et la malnutrition» dans le monde qui lui ont valu en 2011 l’instauration d’un prix qui porte son nom. En outre, Wade rappelle que la conception de la Fao que Jacques Diouf représentait était opposée à l’idée que lui se faisait de l’institution qui, pour lui, était certes mondiale, mais largement africaine. C’est pourquoi, pense-t-il toujours, qu’elle devait avoir son siège au cœur de l’Afrique et diffuser ses effets induits en termes d’emplois, de distribution de revenus et de know how, au sein de nos populations, au lieu d’aller s’installer en milieu développé. Toutefois, même si leurs conceptions de la Fao «se sont vite heurtées», Wade précise que cela ne l’a «pas empêché de soutenir chaque fois Jacques Diouf pour sa réélection».

56 ans de mariage

Alors que sa dépouille est attendue aujourd’hui à Dakar, la levée du corps de Jacques Diouf a eu lieu, hier, à Paris. Cela avec la participation d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre des Affaires étrangères Amadou Bâ. D’autres personnalités de haut niveau étaient aussi présentes, comme Diagna Ndiaye et Lamine Diack étaient aussi présentes. Du côté de la famille, il y avait sa femme avec qui il a fait 56 ans de mariage et toute la famille. Vendredi, une seconde levée du corps aura lieu à l’hôpital Principal de Dakar, avant l’acheminement du corps à Saint-Louis, la terre natale du défunt où il reposera éternellement. Mbaye THIANDOUM

AIBD:Une passerelle fissure un réacteur d’un avion de la Royal Air Maroc, le vol retardé

iGFM – (Dakar) – Les passagers du vol de la Royal Air Maroc (RAM) qui devaient quitter Dakar cette nuit, peu après deux heures, pour Casablanca, ont vu leur départ retardé. Alors qu’ils venaient d’embarquer à bord de l’appareil qui était en train de fermer ses portes, ils apprennent que la passerelle qu’ils venaient d’arpenter a heurté l’un des réacteurs de l’avion en se retirant. Celui-ci, informe un témoin qui s’est confié à Seneweb, s’est fissuré. Le départ est annulé. Tout le monde est prié de descendre. Les voyageurs sont parqués dans un hall de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Trois heures après l’incident donc, les malheureux passagers reçoivent un message de la compagnie marocaine qui leur présente ses excuses tout en leur jurant de mettre « tout en œuvre pour remédier à cette situation ». La compagnie avoue que « la durée du retard est indéterminée ».

Entre temps, on apprend que la RAM a affrété un bus pour les passagers de la classe Business. Les autres devront continuer de ronger leur frein, en prenant leur mal en patience.

Affaire Amar Mbaye:la famille annonce une plainte contre x

iGFM – (Dakar) – La famille du jeune boulanger mort dans la nuit de vendredi à samedi à Thiès portera plainte contre X, a annoncé son père, tout en se gardant de dévoiler les résultats de l’autopsie.

Cette plainte n’a rien à voir avec l’auto-saisine du procureur, a-t-il précisé. Mafatim Mbaye s’adressait à la presse devant la maison mortuaire au quartier Niéti Kadd, après l’inhumation de son fils Amar Mbaye dans l’après-midi au cimetière Madocki de la cité du rail.

‘’Nous allons porter plainte contre X’’, a dit Mafatim Mbaye, relevant que cette plainte ne dénote pas un manque de confiance à l’égard de la justice. ‘’En remettant les résultats de l’autopsie au procureur, tout à l’heure, il nous avait dit qu’il s’était déjà auto-saisi. Notre plainte sera déposée auprès du procureur et de la gendarmerie’’, a précisé le sexagénaire.

Il a déploré la ‘’multiplication de ce genre de mort à Thiès’’, estimant qu’ ‘’il est temps que cela cesse’’. ‘’Nous sommes satisfaits de l’autopsie’’, a-t-il relevé, notant qu’il ne peut ‘’étaler le fonds du dossier sur la place publique ‘’pour éviter des parades’’, dès lors que l’affaire est en instruction.

Beaucoup de déclarations faites avant l’autopsie ne sont pas pas conformes aux résultats de l’autopsie, a-t-il ajouté, tout en précisant ne pas confirmer ni infirmer la thèse de l’accident. ’’L’enquête a été ouverte et suivra son cours’’, a-t-il dit, se garder de pointer du doigt qui que ce soit.Auteur : Aps 

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 22/08/2019

Affaissement du pont de Sinthiou Garba

Les populations du village de Sinthiou Garba, dans la commune d’Ogo vivent le calvaire en cette période hivernale. Avec l’affaissement du pont, le village est coupé du reste du pays. Suite à l’affaissement de leur pont, elles ont trouvé un nouveau moyen de traverser et d’évacuer leurs malades A la place du pont qui reliait le village au reste de la zone et qui n’a pas pu tenir après les fortes pluies de dimanche dernier, ce sont des grues de fortune qui assurent la traversée et font office de bac. En attendant que le pont soit refait, les employés de l’entreprise chinoise, Henan Chine, s’activent pour créer une nouvelle déviation et soulager les populations qui empruntent ce pont pour rallier d’autres villages du département de Kanel. Au lendemain de ces fortes pluies, les populations des villages du Dandé Mayo étaient aussi descendues dans la rue pour une marche pacifique et réclamer le bitumage de la piste qui mène vers cette partie enclavée du Fouta.

Thierno Alassane Sall médusé

La vidéo de la grue faisant traverser les populations de Sinthiou Garba qui est devenue virale sur la toile, a ému plus d’un. L’ancien ministre des Transports, Thierno Alassane Sall, n’en croit pas à ses yeux. Le président du parti la République des Valeurs s’exclame : «incroyable mais vrai! ». Faisant dans l’ironie, Thierno Alassane Sall dira que le Fouta émerge littéralement des eaux. Et le miracle du Plan Sénégal Emergent (PSE), c’est qu’on ne transporte plus les malades par charrette, mais par grue sur des brancards de fortune comme à Sinthiou Garba, Kanel ! «Qui ose dire après que MS n’a pas mérité son triomphe électoral au Fouta», indique Thierno Alassane Sall.

SAA suspend ses vols Dakar-Washington

A partir du 1er septembre prochain, la compagnie South African Airways va suspendre ses vols entre Dakar et Washington. D’après des sources de «L’As», chaque semaine, il y avait deux vols entre la capitale fédérale américaine et notre pays. Désormais, ces vols de la compagnie sud-africaine vont transiter par Accra de l’avis de nos sources qui ignorent pour le moment les raisons de cette décision. C’est dire que Delta Airlines sera désormais la seule compagnie à assurer la desserte Dakar-Washington.

Macky Sall

Le président Macky Sall va écourter ses vacances pour prendre part au Sommet du G7 prévu à Biarritz en France, à partir du 24 août prochain. Cette rencontre des pays les plus puissants à laquelle des chefs d’Etat africains sont conviés, aura pour thème la lutte contre les inégalités. En effet, au cours de la session dédiée à l’Afrique, le 25 août, le Sommet discutera des questions relatives à la promotion de l’entreprenariat féminin et de la transformation digitale en Afrique, de la situation au Sahel, de la transparence dans les marchés publics et de la lutte commune contre la corruption. Après le sommet, le président Macky Sall se rendra au Japon, pour participer à la 7e Conférence Internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) à partir 28 août. La rencontre de Tokyo se focalisera essentiellement sur trois thématiques majeures à savoir, la transformation économique et la diversification, la résilience et la sécurité humaine et la paix, la sécurité et la stabilité. Le président rentrera le 2 septembre prochain.

Levée du corps de Jacques Diouf

Décédé à Paris le 17 août dernier, la cérémonie de levée du corps de l’ancien Directeur général de la FAO, a eu lieu hier à Paris. De nombreuses personnalités parmi lesquelles le ministre Amadou Ba ainsi qu’une délégation du gouvernement ont pris part à la cérémonie pour rendre un dernier hommage à Jacques Diouf qui va se reposer pour l’éternité à Saint Louis. Nos radars ont également aperçu Lamine Diack l’ancien président de l’Iaaf à la cérémonie funéraire.

Me Wade à la famille de Jacques Diouf

L’ancien chef de l’Etat du Sénégal a envoyé un message de condoléances à la famille de l’ancien Directeur Général de la FAO, rappelé à Dieu le 17 août dernier. Me Wade retient de Jacques Diouf un grand sénégalais, un grand africain et un cadre international de haut niveau. Elu pour la première fois en 1993 à la tête de la FAO, il allait faire trois mandats de 6 ans. Me Wade s’honore d’avoir présenté et soutenu sa candidature à la tête de l’institution onusienne pour d’autres mandats. A l’en croire, Jacques Diouf a incontestablement défendu les intérêts de l’Afrique, même si la conception de l’institution qu’il représentait était opposée à l’idée qu’il se faisait d’une institution, certes mondiale, mais largement africaine. Et par là, elle devait avoir son siège au cœur de notre continent et diffuser ses effets induits en termes d’emplois, de distribution de revenus et de know how, au sein de nos populations, mais non s’installer en milieu développé. Toutes choses qui font que la conception onusienne de Jacques Diouf et la sienne se sont vite heurtées. Toutefois, estime Me Wade, cela ne l’a pas empêché de le soutenir chaque fois pour sa réélection. D’après lui, son engagement personnel et son infatigable plaidoyer en faveur de la lutte contre la pauvreté, la faim et la malnutrition lui ont valu en 2011 l’instauration d’un prix qui porte son nom.

Clédor Sène reçu par Me Wade

Restons avec le pape du Sopi qui reçoit depuis quelque temps les responsables de l’opposition. Hier, Me Abdoulaye Wade a reçu Clédor Sène, président du mouvement Claire Vision reconnu coupable d’avoir assassiné Me Babacar Sèye. Le secrétaire général national du Pds et son hôte ont parlé essentiellement des questions liées aux mines, ressources naturelles et aux contrats miniers ainsi que de nouvelles investigations menées sur d’énormes scandales dans le domaine. Pour la petite histoire les deux hommes ont été tous cités dans l’affaire Me Sèye. Arrivé au pouvoir, Me Wade a fait voter une loi amnistie en faveur de la bande à Cledor Sène.

9 blessés graves de l’accident à Badiouré évacués à Dakar

L’accident du bus à Badiouré a fini de mettre à nu les insuffisances du plateau médical dans la région de Ziguinchor, voire dans la partie sud du pays. Les autorités sanitaires ont décidé finalement d’évacuer hier 9 accidentés qui étaient interné à Ziguinchor. Le médecin chef de la région médicale rassure qu’ils ont été bien pris en charge à Ziguinchor, mais qu’ils devront subir une opération à Dakar car le bloc opératoire de l’hôpital régional de Ziguinchor qui suinte, est en réparation. A l’en croire, l’évacuation a été faite grâce à l’appui de l’armée nationale qui a mis à leur disposition un avion. Une fois à Dakar, les blessés ont été transférés à l’hôpital Principal, d’autres à l’hôpital Général de Grand Yoff et à l’hôpital militaire de Ouakam. Pour rappel, le bilan de l’accident est de cinq morts et 65 blessés dont 37 graves.

Une étudiante chute du 3e étage à Ouakam

L’étudiante, Awa Tounkara âgée de 22 ans a chuté du 3e étage d’un immeuble sis à la Cité Avion de Ouakam. Le drame s’est produit mardi vers 13 heures. La jeune fille, décédée au cours de son évacuation à l’hôpital Principal de Dakar, suivait des études en Santé dans un établissement privé de la place. D’après un témoin, les sapeurs-pompiers ont tardé à se pointer sur les lieux après l’accident. Selon nos confrères de Seneweb, la victime qui vivait avec son grand-frère douanier, est originaire de Sokone où elle a même passé la fête de la Tabaski. Elle est rentrée à Dakar, ce lundi, la veille de son décès.

Kaolack

Douze communes situées dans la région de Kaolack ont reçu un logiciel de numérisation de l’état civil acquis grâce au partenariat du Conseil départemental de Kaolack avec la ville italienne de Pontedera, a appris «l’Aps», mercredi de la partie kaolackoise. «Nous venons de procéder à la validation du rapport général de formation fait par le consultant, à la remise des attestations de formation et à la clôture officielle de ce projet», a dit Baba Ndiaye, le président du conseil départemental de Kaolack. Il s’exprimait à la fin d’une cérémonie de remise d’attestations à une cinquantaine de représentants des communes bénéficiaires du logiciel.

Abdou Karim Fofana, sur les pas du père

IGFM – Ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana est chargé de réaliser un vœu cher au président de la République : rendre le Sénégal propre. Trajectoire d’un «fils de…», grand héritier du legs politique de son pater, feu Abdoulaye Fofana.

A 38 balais, le nouveau «M. Propre» de la République se refuse homme-lige, mais goûte peu à la vie foutraque. L’homme n’est pas du genre à la ramener, à tout flamber. Pourtant, à cette époque truculente, où les «fils de…» consument leur avenir dans les soirées émoustillées, au volant de gros bolides, déchirant les chaudes nuits dakaroises, nymphes à bord, boulettes dans la boîte à gants, il aurait pu choper les germes de l’excentricité. Mais le jeune Abdou Karim Fofana ne s’est pas choisi ce destin de patachon, à la fois déréglé et agité. Il a préféré celui qu’offrent les parchemins, la réussite du papa en ligne de mire, la fermeté de maman en prime. Pas tête d’œuf ni crack, le garçon a vécu une vie d’élève moyen, de lycéen studieux et d’étudiant ambitieux. Et au moment d’entrer dans la vie professionnelle, le jeune diplômé a choisi de monter sa propre affaire avec un groupe d’amis. Une vie d’adulte coltinée d’un engagement politique auprès du patron de l’Alliance pour la République qui lui a ouvert, en avril dernier, les portes du Gouvernement. 

«Mon papa, ancien ministre, m’a eu à 64 ans»

Est-ce parce que ce fils de l’ancien ministre et ambassadeur Abdoulaye Fofana n’a pas vécu la toute-puissance de son papa qu’il en est arrivé là ? Faisant de l’absence matineuse d’un père qui l’a eu sur le tard et tant chouchouté avant de le quitter, le moteur d’une vie de boy contraint à suivre le sillon familial. «C’est vrai que j’aurais aimé qu’il soit là aujourd’hui, tout comme ma mère. Mais ainsi va la vie. La mort est un passage obligé, mais celle de parents constitue un terrible moment de passage à vide, de souffrance. Il m’arrive aujourd’hui de vouloir prendre une décision et de me dire, le tout naturellement du monde, est-ce que mon père aurait agi pareillement», souffle-t-il des trémolos dans la voix. Pour parler de son pater, sa mémoire est une splendide machine à reculer, à rembobiner le film de son enfance qu’il a passée à côté d’un homme qui avait l’âge de son grand-père. Il confie : «Je n’étais pas encore né quand mon père était ministre, donc je n’ai pas vécu la période fils de ministre. Je suis l’un des derniers enfants de mon père. Ma mère était sa troisième épouse et mon papa avait 64 ans quand je suis né. Donc il était presque comme un grand-père pour moi. Mon papa était très affectueux et avait du temps pour moi. Il fréquentait à l’époque, un célèbre Grand-Place qui s’appelait Keur Baye Mbarick, et j’y allais souvent avec lui. Ce sont des choses qui ont beaucoup marqué mon enfance», souffle-t-il.

Si l’aveu prête à sourire, c’est qu’il relève d’une situation très inhabituelle dans les relations filiales. Mais la différence d’âge d’avec papa Abdoulaye a permis au petit Abdou Karim de partager ses hobbies. Aux côtés d’un père président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf), le jeune Karim fréquente assidûment les terrains de foot. «J’allais souvent voir les matches avec mon père, je me rappelle un match organisé par la Fondation Solidarité-partage de l’ancienne Première dame Elisabeth Diouf, dans les années 90, c’est moi qui devançait les joueurs avec le ballon.» Le ministre se remémore avec émotion sa première rencontre avec feu Jules François Bocandé. «Le Sénégal venait de se qualifier à la Coupe d’Afrique Caire 1986, j’étais très jeune à l’époque. Un bon matin, les joueurs sont venus à la maison pour voir mon père, c’était la première fois que je voyais Bocandé de près, ainsi que les autres joueurs, et j’étais vraiment impressionné.» Abdou Karim Fofana a même eu l’occasion d’être la mascotte de l’équipe du Jaaraf, club dans lequel son père avait des fonctions. «Lors de la fameuse finale JA-Jaaraf de 1991, j’étais sur le banc de touche, c’était un match très intense et il y avait beaucoup d’émotion. Des souvenirs qui ont marqué mon enfance.» Mais quoique passionné qu’il fut par ce sport, Karim n’a pas été brillant, balle au pied. «Je n’ai jamais été bon au foot, j’ai eu à fréquenter des écoles de football, on en faisait également au collège Cathédrale, mais je n’étais pas très doué malheureusement.»

«La politique, principal sujet de discussion à la maison»

Comme pour le foot, l’influence paternelle marquera les choix de carrière  de Abdou Karim. Il en convient : «Je pense qu’il m’a peut-être influencé dans la passion de la politique et de la chose publique, la lecture aussi, j’achète tout le temps des livres que je n’ai même pas le temps de lire. Mais je ne pensais vraiment pas entamer une carrière politique.» Toutefois, le fait de grandir dans un environnement très politisé a pesé sur l’évolution et la formation du jeune homme. «J’ai grandi dans un milieu où on a la culture politique, avec un père à la retraite, on discutait politique, on lisait politique. Même ma mère qui n’a pas fait les bancs avait une culture politique extraordinaire, elle nous racontait les discours de Senghor, Mamadou Dia… et c’était impressionnant. La politique était le principal sujet de discussion à la maison, et cette atmosphère a nourri ma passion.» Et ses études suivront pratiquement la même voie.

Après avoir commencé ses humanités au collège Cathédrale de Dakar, puis obtenu le Bac G au Lycée Maurice Delafosse en 2000, Karim s’oriente vers le Droit. «Avec un Bac G, je pensais plutôt faire de l’expertise comptable, mais il me fallait suivre une filière économique, avec beaucoup de mathématiques et je n’aimais pas trop ça, raison pour laquelle je me suis tourné vers le droit, et ça m’allait bien parce que ça ouvre beaucoup sur les débats politiques, le droit constitutionnel, les institutions politiques… ». Après six années à Lyon, précisément à la Faculté de Droit de l’Université Jean Moulin, il revient au Sénégal, pour cette fois-ci, faire de la Gestion, à l’école de commerce Bem Dakar (Bordeaux Management School).

Bien qu’il commence à s’immiscer dans l’entrepreneuriat, en mettant sur pieds, avec des amis, une société d’importation de café du nom de Soura, sa passion pour la politique demeure latente. Sa rencontre avec le Président Macky Sall, qui remonte à 2009, sera un déclic dans la vie du jeune homme. Abdou Karim Fofana raconte. «J’avais une bande d’amis qui collaborait avec le Président Macky Sall, et on discutait souvent des changements qu’il devait y avoir après Wade. Je faisais quelques critiques sur la communication du Président Sall, opposant à l’époque, je m’étonnais du fait qu’il faisait beaucoup de tournées dans les régions, durant la précampagne, et qu’on en entende parler sans voir les images. Et c’était l’époque où le numérique prenait de l’essor, avec les chaines YouTube, les pages Facebook… je louais ses efforts et faisais des recommandations, et mes amis me suggéraient d’aller en parler au candidat Macky Sall, car il est assez ouvert. C’est ainsi qu’ils nous ont mis en rapport et organisé une rencontre.» Une entrevue qui marquera le début de la collaboration entre les deux hommes. «Je suis allé le voir avec un document PowerPoint, pour lui suggérer de créer une communication numérique visuelle, de changer de démarche et de ne pas compter uniquement sur les télés et radios pour décupler sa visibilité. Je lui ai laissé le document et mon numéro de téléphone, et il m’a rappelé moins d’une heure après, me disant qu’il avait lu, et en me demandant de revenir le lendemain pour une réunion afin de mettre en place ce que je lui proposais. Et c’est comme ça que nous avons commencé à travailler ensemble.»

«La plus grande chose que le Président Macky Sall m’a offerte… »

Pour un début, Karim commence par aider le futur candidat à la Présidentielle de 2012 dans sa communication et ses stratégies, en lui faisant des notes sur certains sujets, et en allant le retrouver dans certaines régions où il se trouvait en tournée. Une expérience marquante. «Pour le citadin que j’étais, faire le tour du Sénégal des profondeurs, ça donne des vocations, on se rend compte qu’il y a un grand décalage dans les niveaux de vie, avoue-t-il. Cela crée des indignations personnelles et ça m’a beaucoup apporté, cela donne un électrochoc chez un citadin. J’estime que la plus grande chose que le président Macky Sall m’a offerte, au delà des nominations, c’est de m’avoir permis de voir le Sénégal des profondeurs.» Le ministre de l’Urbanisme est d’avis que toute personne qui aspire à avoir des responsabilités publiques ou politiques, doit faire cet exercice, car un homme politique, ce n’est pas seulement un discours politique.

 Après l’élection et la victoire de Macky Sall en 2012, Abdou Karim Fofana est coopté dans le ministère des Infrastructures et des transports, en tant que Conseiller technique. Son boss de l’époque, Mor Ngom, fait un témoignage élogieux à son endroit. «C’est un garçon qui apprend très vite et il s’assume très vite. Quand il est devenu Dg de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat (Agpbe) par exemple, il a très vite trouvé ses marques et a su mettre en exergue l’agence et tout le monde a vu ses réalisations. Il faut lui reconnaître son savoir-faire communicationnel et son management.» L’actuel ministre-conseiller du chef de l’Etat décrit Abdou Karim Fofana comme un homme loyal et fidèle. Et son passage à la Direction de l’Agpbe, où il a été nommé Dg en 2015, fait toujours parler de lui, notamment avec la mise sur pieds des sphères ministérielles de Diamniadio. «J’ai intégré l’Agpbe en début 2013, en tant que chef de division, et c’est là-bas qu’on a commencé à travailler sur les grands projets de Diamniadio. Ce n’était pas facile, il fallait revoir le fonctionnement de l’immobilier de l’Etat, le premier souci, c’était de baisser les loyers et d’avoir du patrimoine disponible. Il y a des bâtiments dont la rénovation coûte plus cher que la construction. On s’est donc dit qu’il fallait créer du patrimoine nouveau, adapté à notre mission. C’est comme ça que nous avons monté les sphères ministérielles de Diamniadio, avec aussi l’idée de permettre à l’Administration sénégalaise d’avoir de nouveaux habits et de décongestionner Dakar.» Bachir Fofana, ami de longue date de Karim, se réjouit de cette réalisation. «Il a géré de main de maître ces chantiers, et ce qui m’a le plus plu, c’est que les travaux ont été livrés avant délai, ce qui est rare dans une administration où il y a toujours des retards dans l’exécution des travaux. Ce qui montre sa rigueur et son sérieux. Et il a une qualité dans le travail, quand il y a des aspects techniques qu’il ne maitrise pas, il n’hésite pas à faire appel aux personnes compétentes dans le domaine concerné, les experts, pour discuter avec eux et prendre leur avis avant de prendre une décision, il a l’humilité de dire qu’il ne sait pas ou qu’il ne maitrise pas tel domaine.»

Casse, casse, casse-tout

Ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique, il ‘’casse’’ tout sur son passage. Au sens propre. Même le mythique marché Sandaga de Dakar ne résiste pas à sa détermination. Comme un cheval avec des œillères, il ne voit que son but, fixé par le président de la République : le désencombrement de l’espace public et la propreté du Sénégal. «Le désencombrement est une nécessité, quand on voyage dans d’autres pays ou que l’on reçoit des hôtes au Sénégal, on se rend compte qu’on est dans une situation très déplorable, fait-il remarquer. Le Sénégal est souvent cité en exemple, mais nous sommes conscients qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous devons faire des efforts, que ce soit du point de vue comportemental ou social. On ne doit pas avoir un attentisme coupable vis à vis de l’Etat, il faut savoir corriger et agir.» Agir, Abdou Karim Fofana est conscient que ce ne sera pas une sinécure. «Je sais que ce n’est pas facile, je commence déjà à prendre des cheveux blancs (rires). Mais je pense que c’est bien possible, parce que les Sénégalais sont capables du meilleur. C’est difficile certes, mais pour faire des omelettes, il faut casser des œufs», déroule-t-il avec aisance. Pour lui, les Sénégalais ont peur du changement, mais il faut avoir conscience qu’il faut transformer les choses. Lesdits cheveux blancs sont bien visibles sur sa barbe qui entoure son visage joufflu. Avec son teint noir de jais et sa taille imposante, le ministre ne passe pas inaperçu.

Les confidences de son épouse

Abdou Karim Fofana n’en est pas moins pointilleux, à en croire son ami Bachir Fofana. «Parfois il est trop dans les détails, il ne sait pas déléguer certaines tâches dans sa gestion au quotidien, il veut tout faire lui-même. C’est ce que je lui reproche concernant les opérations de désencombrement par exemple, il est trop au devant de la scène.» Un trait de caractère que ses proches lui reconnaissent à l’unanimité, son entêtement. Mor Ngom : «Il est un peu têtu, pas dans le sens négatif, mais quand il sait qu’il a raison, il s’entête.» Son épouse, Salimata Dièye confirme la sentence : «On ne peut pas le forcer à faire quelque chose, s’il n’en a pas envie, si vous ne voulez pas qu’il fasse une chose, il faut insister sur cette chose. Il cherchera toujours à savoir le pourquoi du comment.» Le concerné en rit et s’explique. «On est dans une société où l’on dit que ‘’dangay massla ba gnou massalé leu’’. Il y a des choses, il faut les faire tout simplement. C’est comme pour le marché Sandaga, certes il faut discuter et instaurer le débat, mais à un moment donné, il faut agir. Il faut que l’on encadre notre action dans le temps, savoir agir dans les délais. C’est peut-être pour cela que l’on dit que je suis entêté, mais j’écoute quand même, je consulte beaucoup. Mais bon il faut me convaincre que ce n’est pas la bonne idée», admet-il. Karim Fofana est également présenté comme un homme simple, accessible et généreux. 

«J’aime les bons plats»

Cette après-midi de rendez-vous, il déboule au pas de charge dans le hall de sa demeure, téléphone collé à l’oreille, sous les froufrous de son caftan beige bien amidonné. S’excusant d’abord de son retard, il demande si le déjeuner était déjà servi, trahissant ainsi sa nature gourmande. Chose que sa tendre moitié confirme. «C’est un homme très gentil et sensible, excessivement généreux et très humain, confie l’épouse du ministre. Mais c’est un gourmand, s’esclaffe-t-elle. Il aime inviter des amis à manger et s’entourer de gens autour d’un plat, il paraît que même quand il était plus jeune, il débarquait tout le temps à la maison avec ses amis et ils mangeaient tout ce qu’ils trouvaient là-bas.» Une habitude qui ne l’a pas quitté et que le ministre Mor Ngom souligne. «Il aime la vie, les bonnes choses, bien manger… si je veux connaître les bons restaus de Dakar, c’est à lui que je demanderais. Mais maintenant qu’il est ministre, je suppose que cela va un peu changer.» Mais pour Karim Fofana, être bon viveur, c’est juste être gourmand. «Et je l’avoue, j’aime les bons plats.» Son péché mignon ? Le «mbakhalou saloum», plat que sa mère, sérère originaire de Diakhao, leur faisait tous les dimanches. Un bon «thiebou dieun» est également bienvenu chez ce père de deux garçons. Des enfants pour qui il souhaiterait avoir plus de temps. «Je ne vois pas mes enfants autant que je voudrais, regrette-t-il. Un de mes défis en ce moment, c’est organiser mon temps, avoir plus de temps pour ma famille et aussi pour moi, pour prendre du recul et concevoir mes arguments personnels.» Se targuant d’une forte culture mouride, Abdou Karim Fofana se dit aussi fasciné par l’Asie. «J’ai découvert tardivement l’Asie et j’ai l’impression que le soleil se lève à l’Est. J’admire la force des villes asiatiques, leur capacité à se transformer et à se développer économiquement. Des villes comme Dubaï, Bangkok, Singapour… ça me fascine vraiment et j’y vais dès que j’en ai l’opportunité.»

«Ce qui m’a le plus marqué …»

Aujourd’hui, après dix ans de compagnonnage avec le Président Macky Sall, Abdou Karim Fofana retient de lui un homme profondément humain. «Ce qui m’a le plus marqué chez lui, c’est qu’il est resté humain, dans sa manière d’être et de vivre. Il est toujours attentif, avec la compassion qu’il faut, il a un marqueur social fort.» Leur relation a été renforcée par le décès de la mère de Karim, en 2010. «Ça faisait juste quelques mois qu’on venait de se connaître, mais il était parmi les premiers à venir à la maison. Il a passé l’après-midi avec la famille et c’était très marquant pour moi et a renforcé nos liens.» Ministre depuis moins de six mois, Abdou Karim Fofana dépeint Macky Sall comme un président très ouvert et réactif avec ses collaborateurs. «Il suit de près certains dossiers. Quand j’étais au patrimoine bâti par exemple, il s’enquérait directement de l’évolution de certains dossiers urgents. Il appelle, envoie des messages… Cela facilite la collaboration et lui permet d’être informé et de prendre des décisions.» Comme pour prouver ses dires, son téléphone sonne. «Ah c’est le chef de l’Etat qui appelle !» Il décroche, la voix déférente. «Mes respects M. le Président», répond-il, avant de s’éloigner. Clap de fin.ADAMA DIENG

EXCURSION À KAOLACK LA CHRONIQUE HEBDO D’ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS – Les idées reçues sur la ville ont la tête dure – Comme de Rufisque, de Kaolack on décrie la saleté – De l’hôtel où je réside pourtant, cela paraît lointain –

LE RETOUR À COUBANAO

Entre Dakar et Kaolack, depuis le nouvel aéroport de Ndiass, les paysages qui s’offrent à travers les vitres de la voiture sont étonnamment identiques. D’un aspect régulier qui touche presque à l’obsession de la nature. De vastes espaces, semi-arides, plats, offrant pour tout relief, des familles de baobabs aux tailles variables qui s’alignent comme les souverains premiers du décor. Seules quelques colonies de sacs plastiques nomades coiffent et habillent les arbustes, s’étalent à perte de vue sur un sol manifestement inhospitalier pour les plantes. Le décor, ainsi monotone, fait tour à tour de tons argileux, cendrés ou banalement sablonneux, n’est pourtant pas sans causer un émerveillement au voyageur ; un bonheur de la contemplation que l’abondance du soleil rend épique. On plisse les yeux pour apprécier les petits détails et motifs de ces tableaux changeants, que la vive allure de la voiture ne capte que furtivement.  L’esquisse des villages rompt la solitude du voyage, on y rencontre la profusion des étals de melon qui en ce mois de mars finissant, domine l’offre des marchés routiers.

Dès la sortie de Dakar, tout autour de l’aéroport, la vue donnait pourtant sur d’immenses chantiers, qui noyaient presque les modestes ouvriers dont on devine les convois de retraite vers Dakar après la besogne. A côté des dalles, des sillons que trace le bitume, des lames argentées du goudron, les petits travailleurs sont les seules âmes en mouvement à côté des remorques, des tracteurs, des engins dont le vrombissement continu monte et remplit l’écho. Quelques salles de prières ou mosquées sans fastes, quelques cabines d’usage divers, multifonctionnelles, environnent les chantiers, sans doute bureaux, petites toilettes de fortune, et pièces de repos. La voiture avait ralenti dans ce passage, mais très vite on s’était engagé dans les terres du Cayor. On avait bien Thiès en tête comme grosse ville du coin, mais c’est Mbour qui fut la prière halte à s’offrir plus longuement.

Loin de la façade maritime prisée, l’artère principale de la ville était congestionnée. Une file indienne de voitures, s’étirant, sur des centaines de mètres, s’était formée. Ça gueulait fort. Les vendeurs à la sauvette vous fondaient dessus. Dès qu’on levait la tête, on pouvait apercevoir, le Auchamp, grande prêtresse du lieu, dans ses couleurs blanches et rouges. Plus loin, un stade qui découvrait ses gradins dégarnis. De la route cependant, se dresse une belle dame, intouchable et grandiose, sorte de grande royale faite de béton, couverte de bijoux et de coquetteries diverses, c’est la grande perle : la mosquée de Mbour. Belle de sa pureté dernière, elle vous fige le regard, au gré des mamelles géantes qui lui tiennent lieu de minarets, et entre les interstices du grillage, scintillent les motifs d’un travail d’orfèvre si esthétiquement escorté par les palmiers nains qui exhaussent la splendeur de l’oasis. Le bâtiment est si beau, la rue, elle, si pauvre, qu’on se retrouve comme sur deux rives d’un même fleuve, à droite les bénédictions du Seigneur, et à gauche, la pénitence. Elle est si fascinante que l’embouteillage devient une aubaine pour mieux la dévorer des yeux, elle qui relègue presque le reste paysage au rang de ramassis de sous-fifres agenouillés à contempler le joyau.

Sur la grande rue, le marché animé, donnait du tonus. Les melons étaient toujours là, sur les étals, pas peu fiers, voire parfaitement insolents, avec leur peau verte craquelée et ces nuances de blancs soulignant l’ovalie de ces fruits, qui défiaient la saison. On mesurait, ralenti dans le trafic, l’énergie de la ville, vive mais étrangement refrénée, ne faisant place belle qu’aux débrouillards seigneurs de l’informel.

Avant Mbour pourtant, la route avait livré une partie de ses secrets. J’avais regoutté tout au long du trajet à un vieux plaisir d’enfant. Mémoriser les plaques de tous les villages. Comme au bon vieux temps, m’attacher du regard aux bornes qui indiquent les kilomètres. L’âge est sans doute passé par là, je suis moins doué à ce jeu. Les villages s’enchainaient, avec toujours leurs baobabs généreux et innombrables. On dépassait aussi les petites demeures et cases aux clôtures fragiles, les plus proches, à une centaine de mètres de la route, et les autres, englouties dans les étendues profondes et presque désertes. Les rares maisons en dur étaient tantôt inachevées, tantôt de modestes villas, perles colorées qui disputaient l’éclat aux mosquées, qui étaient, elles, le trésor commun, paré de couleurs clinquantes. L’odeur qui se dégageait de ce chemin disait la pauvreté des conditions, que les visages par la suite confirmaient. Creux, fatigués, ils portaient sur tout le corps le poids d’un épanouissement empêché.  On voyait plus rarement, dans cette densité éclatée, quelques écoles de long de la route, malfamées. Les noms des villages, quasiment tous semblables, changeaient au gré des bastion ethniques, découvrait-on.

Des petits villages aux bourgades, seuls les étals de melons, sur leurs frêles tables en bois, avec leur petit vendeur négligeant, revenaient comme des repères, que sais-je encore, comme des bornes intégrées à la route. Les étals s’enfilaient sur quelques mètres, à se demander s’il existe un code qui régit cette économie informelle, si quelques pactes de courtoisie régulaient cette concurrence entre l’identique et l’identique. Des milliers de baobabs, de melons, de sacs plastiques, des carcasses accidentées, des bêtes brulées, voilà les invariants du décor, qui de villages en villages, reviennent comme la tunique commune de cette terre. Ainsi, jusqu’à Kaolack qui, fier de sa réputation, offre son ciel brulant comme cadeau de bienvenue.

A Kaolack où la voiture se gare, les idées reçues sur la ville ont la tête dure. Comme de Rufisque, de Kaolack on décrie la saleté. De l’hôtel où je réside pourtant, cela paraît lointain. On n’en sent presque rien, tant l’établissement parait un ilot béni dans la ville avec sa vue sur le fleuve, son cadre presque enchanteur, sa piscine, son personnel dévoué. Un temps, le contraste parait irréel entre le dehors et le dedans. Au crépuscule, tenté par une balade, je me rendis au marché. Les derniers rayons du soleil s’étaient bien éteints qu’il restait pourtant un monde fou, dans ces dédales, et ce marché qui comme la rue principale de Mbour, concentrait les activités commerçantes. Une vue privilégiée sur ce qu’on nomme l’informel qui pourtant paraissait avoir ses codes, libellés dans une langue d’affaire, loin des classiques de l’époque. De tout ceci, l’étranger a la tentation de déplorer le chaos, mais les acteurs ont leurs repères. Le désordre, comme le détour, comme le dédale, esquissent des chemins de traverse qu’arpentent l’énergie et le génie de la survie. Des femmes d’un certain âge vendent des graines d’arachide, des tomates, des pommes de terre. Ça va ça vient. Ça hurle. Ça se marche dessus. Ça se piétine. Mais chacun semble savoir vers ou aller, même s’il n’y parvient pas toujours. J’y déambulai sans savoir que faire, ni penser. Chaque appréciation serait potentiellement un jugement. Ce grand cœur remuant du marché avait sa vérité que nul sans doute ne connaît. Mais l’argent manquait cruellement, ce fut ma seule certitude avant de repartir et de noter par ailleurs que toutes les villes du Sénégal partageaient cette même construction : une artère principale, un marché, une ou deux mosquées, et un centre des affaires.

Chanceux ou privilégié, j’avais eu l’opportunité de voyager partout au Sénégal au gré des séjours familiaux, vacances, colonies, affectations, visites. Les nuances géographiques entre la touffue Casamance, le lagonneux Sine-Saloum, le sec Baol, le maritime Cayor, le charnel Djolof et l’escarpé Orient, le rugueux Tekrour… m’avaient également saisi, comme le portrait en pointillé d’un pays divers, riche, pluriel et complémentaire. Petite école sociale, j’y ai appris que la terre est comme une variante des langues, des visages, des coutumes, des gastronomies.

Tous forment cette communauté du pays dont chaque souffle, découvert ou retrouvé à chaque voyage, me remplissait d’un sentiment plus fort que la fierté : la gratitude, autre nom de l’amour.

Les autres textes de la série ci-dessous : 

LA ROUTE DES KALOUNAYES

MELANCHOLIA

FOL AMOUR

LE RÊVE DE MES AMIS

L’ANTRE DU SAVANT

L’INCOLONISABLE DES PEUPLES

LA LANGUE DU FOOTBALL

VOYAGE AU BOUT DES KALOUNAYES

CHAGRINS DE PROFS

PETITES COPINES

Retrouvez chaque mercredi votre chronique sur SenePlus.

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