Revue de presse du Mercredi 21 août

Chers Amis,

Après 3 Semaines de pause estivale « Ma Revue de Presse » reprend.

J’espère que vous continuerez à la suivre et y trouver le même intérêt.

Merci pour vos encouragements. Mamadou Ly

 

DÉFICIT PLUVIOMÉTRIQUE GÉNÉRALISE : moussa balde annonce un dispositif d’accompagnement des producteurs

http://lesoleil.sn Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui était, hier, à Kaolack, dans une tournée de suivi de la campagne agricole dans le bassin arachidier, a annoncé la mise en place d’un dispositif pour accompagner les producteurs. Interpellé sur les vives inquiétudes que suscite le déficit pluviométrique généralisé sur l’ensemble du territoire national, Moussa Baldé a rassuré les acteurs du monde rural.
«Un dispositif est déjà mis en place par l’Etat pour observer la situation dans le but de mieux accompagner les agriculteurs  », a-t-il annoncé à ces derniers. A Ngane où il s’est rendu, M. Baldé a visité 26 périmètres maraîchers dans cette localité et s’est félicité du développement de la culture de contre saison en pleine expansion.
La délégation ministérielle s’est également rendue à Sibassor pour rencontrer une association de femmes qui s’active dans le micro jardinage. Le ministre de l’Agriculture a profité de cette visite à Kaolack pour se prononcer sur l’évolution de la saison des pluies. «Il y a certes un retard dans l’installation de l’hivernage, mais nous espérons qu’il ne va pas considérablement affecter la saison des pluies parce que des zones sont en train de recevoir leurs premières pluies  », a-t-il déclaré.Elimane FALL

INCERTITUDES PLUVIOMÉTRIQUES : «UN PROGRAMME ADDITIONNEL DANS LES PARTIES NORD ET CENTRE»

http://www.emedia.sn L’Etat prend les devants face au déficit pluviométrique. Un programme additionnel est mis en place pour appuyer les paysans qui ont perdu leurs premières semences dans les parties Nord et Centre. L’assurance est donnée par le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé. « Le président de la République m’a instruit de mettre en place un programme additionnel car dans la partie Nord et Centre, la première semence est perdue chez certains cultivateurs. Ces derniers doivent semer à nouveau et nous allons les accompagner avec ce programme additionnel », a-t-il dit lors d’une visite de terrain hier mardi, 20 août, dans un périmètre maraîcher de 26 ha situé à Ngane, dans la commune de Kaolack.

Repris par l’APS, il ajoute : « L’hivernage est dans le domaine de l’incertitude. Nous avons eu quelques incertitudes au début. Si on a une pluviométrie correcte dans les mois à venir, on aura un bon hivernage. »

Ledit périmètre exploité depuis 1955, emploie plus de 500 jeunes, en collaboration avec plus de 313 femmes qui se chargent de commercialiser les produits maraichers, indique Malick Thiam, cultivateur des lieux. « Nous cultivons ici toutes sortes de fruits et légumes. Nous avons approvisionné toutes la région de Kaolack en légumes et nos produits sont même exportés jusque dans la sous-région principalement en Gambie », a-t-il ajouté.

 Amadou HOTT Annonce Un Toilettage Du Code Du Travail

http://www.walf-groupe.com Dans le cadre de sa session extraordinaire, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a auditionné hier le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale sur le thème : «Quelles politiques pour une grande compétitivité du secteur privé national et une mobilisation des ressources indispensables à la transformation structurelle de l’économie dans un contexte de libre-échange continentale ?».

A cette occasion il a été soulevé la question de la législation du travail. Selon, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération qui annonce un toilettage du Code du travail, il y a aura un toilettage pour se mettre aux normes de la communauté de l’Uemoa. «Nous allons revoir le code du travail essentiellement dans certains secteurs. Nous avons déjà une flexibilité de la législation sénégalaise en matière de travail mais il y a une absence de textes d’application. Nous sommes dans l’Union, on ne peut pas le faire de manière isolée. On ne peut respecter que ce que l’Union a proposé», a souligné M. HOTT. Qui, face aux avis émis par les conseillers du CESE (syndicalistes et patronat), soutient : «Mon collègue Abdoulaye Daouda Diallo et moi, sommes membres du Conseil des ministres de l’Uemoa. Nous poserons des pré requis au sein de l’Union pour que ce qui sera proposé soit en phase avec ce que notre secteur privé, notre économie, a besoin. Les Ppp feront l’objet d’une réglementation communautaire».

 Son collègue du Travail et des Institutions qui était à ses côtés dira : «Nous allons nous accorder sur les meilleures hypothèses afin que nous ayons un climat rationnel pour avoir un nouveau code du travail».Magib GAYE

LOCAFRIQUE RACHETE LA DETTE DE LA SAR

L’As-La Société africaine du raffinage, étouffée par une dette de plus de 100 milliards Fcfa qui avait fini de la mettre à genou, est en passe de sortir la tête de l’eau

Plus de quinze banques internationales sont en négociation avec les actionnaires (Locafrique et l’Etat en particulier) pour éponger la dette estimée à des centaines de milliards que l’Etat du Sénégal doit à la Société africaine du raffinage (Sar) et qui l’avait plongée dans une zone de turbulence. D’après des sources de «L’As», non seulement, elle reprend son envol, mais la raffinerie est en passe d’être complètement rénovée pour accueillir les premières gouttes de pétrole made in Sénégal.

La Société africaine du raffinage (Sar), étouffée par une dette de plus de 100 milliards Fcfa qui avait fini de la mettre à genou, est en passe de sortir la tête de l’eau. «L’As» a appris que sur initiative de Locafrique, un des actionnaires, l’Etat du Sénégal est sur le point de signer une convention avec quinze banques internationales, parmi lesquelles J P Morgan, Eximbank, Deutsbank etc , pour le rachat de la dette de l’Etat. En effet, il s’agit d’une pratique courante dans la haute finance qui permet aux banques de racheter une dette pour se faire payer par l’Etat garant, avec un échéancier plus élastique et un taux d’intérêt négocié d’accord parties. C’est donc à ce système que Locafrique de Khadim Ba a fait recours pour sortir la Sar, momentanément de la crise de trésorerie qui la menace depuis quelques mois, du fait d’une dette de plusieurs milliards.

Jouant à fond la carte de la crédibilité de l’Etat, l’actionnaire stratégique a mis en branle son réseau international de banques qui a répondu favorablement. Même si nos sources disent que l’accord est acté, le Dg de la Sar relativise que le processus est en cours, sous la conduite du ministère des Finances. Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une bouffée d’oxygène de la Sar, d’autant qu’en plus de ce cash, elle est sur le point de finaliser un projet de modernisation et d’extension technique, qui devrait faire de la compagnie une nouvelle raffinerie, à même d’accueillir les premières gouttes du pétrole national dont l’exploitation est prévue horizon 2023. «En lieu et place d’une nouvelle raffinerie qui couterait des milliards sur une durée de 8 à 10 ans, nous avons pris l’option d’une raffinerie rénovée», a martelé Serigne Mboup.

De quoi faire applaudir le syndicaliste Cheikh Diop qui réclame à cor et à cri les 10% du capital pour le personnel, mais aussi l’ouverture de la gestion du Fonds de soutien à l’énergie aux acteurs. «Cela permettrait au Fonds d’être bien géré. Alors qu’en ce moment, l’argent du Fse est utilisé à d’autres fins», relève-t-il. D’après nos interlocuteurs, derrière cette embellie à la Sar, il y a une volonté de Locafrique (34%) qui veut devenir majoritaire, de prouver à l’Etat sa volonté de maintenir le raffinage, mais aussi de rendre la compagnie attrayante et rentable.

 la BAD accorde plus de 26 milliards FCFA pour le Sénégal

http://www.lactuacho.com Monsieur Amadou Hott, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération procède à la signature de conventions de financements du Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaines de Valeurs (PROVAL- CV) et du projet d’Appui Institutionnel à la Mobilisation des Ressources et à l’Attractivité des Investissements (PAIMRAÏT) avec Madame Marie Laure Akin- Olugbade, Directrice générale de la (BAD) pour l’Afrique de l’Ouest.

Selon le communiqué reçu, le Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaines de Valeurs (PROVAL-CV) cofinancé par la BAD à hauteur de 60,83 millions d’euros, soit environ 40 milliards de F.CFA et « African Growing Together Fund (AGTF) » pour un montant de 26,75 millions d’euros, soit environ 17,5 milliards de F.CFA.

Il intervient dans trois zones agro-écologiques qui sont : les Niayes, le Bassin arachidier et la Casamance, soit huit (08) régions administratives : Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Thiès, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

Son objectif global est de contribuer à asseoir une croissance économique forte, inclusive et durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.

La mise en œuvre de cet important projet permettra de promouvoir les chaines de valeur des filières porteuses ainsi que l’emploi et l’entreprenariat en vue d’un accroissement des revenus dans un environnement durable.

En ce qui concerne le Projet d’Appui Institutionnel à la mobilisation des ressources et à l’Attractivité des investissements (PAIMRAÏT) financé par le fonds Africain de Développement (FAD) pour un montant de 10,84 millions d’Unités de Compte, soit environ 8,68 milliards de F.CFA.

Ce projet constitue un appui institutionnel se focalisant sur les capacités de mobilisation des ressources internes ainsi que sur l’attractivité des investissements dans les secteurs stratégiques du Plan Sénégal Emergent (PSE).

L’objectif recherché est la mobilisation des ressources internes (recettes fiscales) sans préjudice des efforts à déployer sur les ressources externes selon les axes définis dans le PSE.

En effet, relève le document, l’amélioration de la politique et de l’administration fiscale permettra d’élargir l’assiette fiscale, de réduire les couts de transaction liés à l’impôt et de développer des politiques fiscales plus conformes aux objectifs de développement du pays.

2.220 Millions De Dollars US Transférés Par Les Migrants Sénégalais En 2017

Le montant des transferts des migrants sénégalais a atteint 2.220 millions de dollars américains en 2017, selon un rapport sur les migrations au Sénégal.

’’Les montants des transferts de la diaspora sénégalaise ont pris une ampleur considérable au cours des dernières années. Leur volume est passé de 233 millions de dollars américains en 2000 à 925 millions en 2006, puis à 1.614 millions en 2013, pour atteindre 2.220 millions en 2017’’, indique le document consulté par l’APS.

Le rapport élaboré sous la supervision de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) du Sénégal et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est intitulé ’’Migration au Sénégal, profil national 2018’’. C’est la deuxième édition après celle de 2009.

Ce montrant ’’représente en moyenne, à peu près 930 milliards de francs CFA par an au cours des dix dernières années (2008-2017)’’, ajoute la même source.

Le document signale une hausse de la part de ces transferts dans le produit intérieur brut du Sénégal. De 6% en 2001, elle a atteint 8,6% en 2007 et 13% en 2017.

Si les envois de fonds des migrants sénégalais proviennent de divers pays, il n’en demeure pas moins qu’il y a une prédominance de l’Europe occidentale. Ainsi, c’est la France (647 millions de dollars américains en 2017) qui vient en tête. Elle est suivie de l’Italie (425 millions) et de l’Espagne (302 millions).

’’En Afrique, la Gambie (264 millions de dollars américains), la Mauritanie (130 millions) et le Gabon (116 millions) constituent les principaux pays émetteurs. Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 85 millions de dollars américains de ces transferts’’, précise le rapport.

Il relève la faiblesse de l’apport des Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement économique.

’’En effet, l’essentiel des transferts de fonds effectués par les émigrés sont destinés à la consommation des ménages d’origine’’, fait observer le document.

Ses auteurs soulignent que ‘’le souci majeur renvoie à la question de savoir comment orienter une part importante de ces envois de fonds vers l’investissement économiquement productif’’.APS

Construction De Ponts Et D’autoponts Confiée À Une Entreprise Française : Le Privé National Rumine Sa Colère

http://www.walf-groupe.com Le secteur privé ne parvient pas encore à avaler la pilule «amère» du marché spontanée de 137 milliards dans la réalisation d’une douzaine de ponts et autoponts filé à l’entreprise française La Matière. Ainsi, se sentant «délaissé» par l’Etat qui devrait être protecteur, il continue de ruminer sa colère.

Dans le cadre de sa session extraordinaire, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a auditionné hier le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale sur le thème : «Quelles politiques pour une grande compétitivité du secteur privé national et une mobilisation des ressources indispensables à la transformation structurelle de l’économie dans un contexte de libre-échange continentale ?». A cette occasion, le président du Conseil national du patronat du Sénégal (Cnp), Baïdy Agne, par ailleurs vice-président du Cese, a interpellé directement le ministre Amadou Hott sur le marché de réalisation des ponts et autoponts filé à l’entreprise française La matière«Dans le partenariat public privé, les questions qui interpellent l’Etat et le secteur privé, on les trouve dans les projets Ppp, les offres spontanées. Par exemple, dans les concessions dans une offre spontanée de ponts mécaniques d’un projet de 137 milliards. Vous savez qu’on sait faire des ponts. Vous devez donc au moins nous dire, vous Etat : +cette offre spontanée de 137 milliards, je vous connais vous savez faire des travaux publics, regroupez vous et participez. Ça c’est exprimé une volonté+», a expliqué le président du Cnp. Sans tresser les lauriers au ministre Amadou Hott : «Vous êtes un espoir pour le secteur privé national, de par votre implication sur les problématiques que nous traversons, de par votre expérience sur les problématiques».

L’autre préoccupation soulevée par des conseillers du Cese concerne la création d’une Banque de développement pour le financement des Pme et Pmi. Le conseiller Gadio Sall, qui a posé ce problème, soutient : «La Bnde n’est pas une banque de développement parce qu’elle a les mêmes procédures que les banques d’affaires comme la Bicis la Cbeao». Quant au conseiller Cheikh Ngaïdo Bâ, il a demandé l’instauration d’une commission nationale pour le dialogue économique. Ministre de l’Economie, Plan et de la Coopération, Amadou Hott a insisté sur la nécessité de redynamiser le secteur privé pour le mettre en phase avec cette 2ème phase du Pse. Non sans insister sur la Zlecaf qui va créer des opportunités pour avoir des marchés plus grands… «Il faut recourir à une politique d’importation, construire un secteur privé fort, compétitif,  prêt à aller chercher des marchés à l’extérieur», a-t-il appelé.

Pour rendre le secteur privé fort, le ministre Hott trouve qu’il faut que l’administration soit réformée. Il faut également, selon lui, renforcer la digitalisation et réduire la pression fiscale générale par l’élargissement de la fiscalité de la base. Magib GAYE

Baidy AGNE : «Pas D’émergence Sans L’appui Du Secteur Privé»

http://www.walf-groupe.com Le secteur privé sénégalais exprime son désarrois face à l’émergence de la dette intérieure qui explose les records.

«Il est bon de souligner que le secteur privé national a fortement contribué au financement du Pse 1. Cela s’explique par une grande part du niveau élevé de la dette intérieure. On a beaucoup parlé de Pudc, de Puma, etc. A la date d’aujourd’hui, beaucoup d’entreprises ne sont pas payées d’un travail effectué». Tel est le cri du cœur du président du Conseil national du patronat du Sénégal (Cnp), par ailleurs vice-président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Il a exposé cette situation, hier, en session spéciale du Cese qui recevait le ministre en charge du Pse, Cheikh Kanté.

Dans le nouveau décret de répartition des services de l’Etat, des structures comme le Pudc, Promovilles, Puma sont désormais affectées au ministère de l’Equité territoriale. Ce qui entrainerait une problématique dans la gestion de la dette intérieure. C’est pourquoi M. Agne a demandé à l’Etat de résorber ce passif. «Le Pudc était rattaché à la Primature et il est aujourd’hui rattaché au ministère de l’Equité territoriale. Nous demandons au ministre Mansour Faye de prendre en charge, en relation avec le ministère des Finances, cette problématique de dette intérieure», a souligné le président du Cnp. Qui ajoute : «Nous ne connaissons pas un pays qui est entré dans l’émergence sans s’appuyer sur son secteur privé».Magib GAYE

Emergence De La Dette Intérieure : L’Etat Doit Aussi 250 Milliards Au Secteur Bancaire

http://www.walf-groupe.com La dette publique explose. Et à ce rythme, Macky Sall va vite donner des cheveux blancs à son argentier, Abdoulaye Daouda Diallo.

Car, à côté de cette hausse des cris du secteur Btp, les banques sénégalaises également s’inquiètent de l’endettement de l’Etat vis-à-vis d’elles. L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs) a récemment tenu une réunion sur la question pour dégager une conduite à tenir. Car, nous souffle-t-on, elles (les banques) n’en peuvent plus de cette dette qui, cumulée à celle des entreprises qui attendent aussi que l’Etat les paie pour éponger leurs créances, les mène vers un gouffre. En effet, aujourd’hui, tous les chantiers de l’Etat sont à l’arrêt. Même celles pompeusement inaugurés la veille de la dernière élection présidentielle de février dernier. A titre d’exemple, on cite le building administratif dont le marché du mobilier, qui frôle 7 milliards selon certaines indiscrétions, serait doucement filé à un célèbre griot de la galaxie Apr, ou encore le Train Express régional (Ter). Et sans que le gros retard de projet gagné par des entreprises françaises ne soit pas étranger à la visite au Sénégal du Président directeur général de la Société nationale des chemins de fer français. Reçu par Macky Sall, Guillaume Pepy a fait le point de l’état d’avancement des travaux de ce Ter dont le coût a connu un déraillement en grande vitesse.

Mais le plus grave est que, sus la contrainte des exigences de Bale 2 et Bale 3 que le Sénégal a signé, la Bceao sera obligée de prendre des mesures, comme le déclassement des banques. Lesquelles risquent de ne plus prêter pendant un certain temps.Seyni DIOP

 Les boulangers décident d’arrêter les machines de production de pain pendant 72 Heures

https://www.ferloo.com Après plusieurs avertissements, la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) passe à l’action. Elle vient de décréter un mot de grève de 72 heures.

En effet, la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) a décidé d’observer un arrêt de production de pain,  les 27, 28 et 29 août prochains. Mettant toujours en exergue la hausse du prix de la farine, les boulangers exigent sa répercussion sur celui de la baguette de pain qu’ils veulent augmenter.

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Modou GUEYE, président de la FNBS, renseigne que “ces dates seront reconduites tous les mois jusqu’à la satisfaction de leurs doléances”, si et seulement si le gouvernement ne réagit pas.

Campagne agricole : «La mise en place des intrants se passe très bien» (ministre)

Le ministre de l’Agriculture était l’hôte du khalife général des mourides ce jeudi. Au sortir de son audience, Moussa Baldé a fait le point sur la distribution des semences et de l’engrais.

« La mise en place des semences d’arachide est terminée. Pour les cessions, nous sommes pratiquement à 90%, a-t-il jubilé. Le 31 juillet, on pense que la cession des semences d’arachide sera terminée. Les autres spéculations aussi ça avance bien. »

Pour la mise en place des semences de riz, elle est aussi est terminée. Leur cession est, renseigne le minstre, à peu près entre 84 et 85%.

« Pour les engrais nous sommes en moyenne à 40% de mise en place. Donc actuellement, on peut dire que la mise en place  des intrants, au niveau du monde rural, se passe très bien », à résumé Moussa Baldé.

INSTALLATION TARDIVE DE L’HIVERNAGE AU SENEGAL :Le Congad tire la sonnette d’alarme

http://www.enqueteplus.com L’hivernage tarde à s’installer à travers le pays. Une situation qui devient de plus en plus difficile pour les paysans et les éleveurs. Conscient de ce fait, le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) a publié, hier, un communiqué pour rappeler aux paysans et éleveurs qu’il est temps de s’adapter et au gouvernement de les aider.

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) appelle les agriculteurs et les éleveurs à s’adapter, face au retard inquiétant de l’hivernage. À travers un communiqué rendu public hier, et faisant état des lieux de la situation pluviométrique, le conseil informe que, pour cette année, il a noté une installation tardive de l’hivernage sur l’ensemble du territoire national. A titre d’exemple, note le Congad, les données de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) indiquent que dans des régions comme Kédougou et Ziguinchor, l’hivernage a démarré avec 10 jours de retard. Dans celles du Centre, les retards enregistrés varient entre 20 et 30 jours.

Une situation qui devient de plus en plus difficile pour les agriculteurs et les éleveurs. C’est pourquoi le conseil appelle les organisations de producteurs à s’adapter et au gouvernement à entreprendre des mesures allant dans le sens d’aider agriculteurs et éleveurs dans la résilience. ‘’Les agriculteurs et éleveurs du Sénégal traversent en ce moment une période grave qui mérite l’attention du gouvernement, en vue de trouver des voies et moyens de leur venir en aide’’, souligne le communiqué.

En plus, faisant état des lieux de la situation, le Congad constate que ‘’la situation pluviométrique est déficitaire dans le pays, sauf au Sud-Est. Concernant les jeunes plants, ils ont connu un stress, ce qui a valu aux paysans des semis sans succès.  L’état d’embonpoint des animaux se dégrade également, entraînant une perte jamais imaginée depuis plusieurs décennies’’.

Un phénomène qui s’explique, selon les météorologues, par le rafraichissement de nos côtes qui ne donne pas assez d’énergie aux nuages, en vue de provoquer des pluies. ‘’Aujourd’hui, il est regrettable de constater que ce phénomène lié au changement climatique se répète, depuis quelques années, dans notre pays, sans que des mesures idoines ne soient trouvées pour endiguer le mal ou compenser les pertes subies par les producteurs, en dépit de quelques actions timides’’, se désole Amacodou Diouf, Président du Congad.

Pour faire face à cette situation qui devient inquiétante, le Congad recommande au gouvernement de mener une campagne de sensibilisation à l’endroit des éleveurs, en vue d’éviter l’élagage des arbres pour faire face au déficit fourrager. D’appuyer les éleveurs en aliments de bétail et de fournir aux agriculteurs assez de variétés de semences à cycle court.

Quant aux organisations de producteurs, il leur conseille de se mobiliser pour une évaluation sans état d’âme de la situation qui va prévaloir et de mettre en place, dans chaque village du Centre-Ouest et du Nord-Est, des cellules d’alerte et de crise pour parer au pire.ABBA BA

Amadou Hott

http://www.enqueteplus.com Engagé dans un périple qui l’a mené à l’intérieur du pays depuis 4 jours, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a achevé hier sa tournée économique dans la région de Saint-Louis. Dans la vieille ville, il a visité l’entreprise West Africa Farms, spécialisée dans la production et l’exportation de légumes.

Sur place, le ministre a voulu constater et encourager la montée en puissance de cet agrobusiness installé à Nguith, qui emploie 1 500 personnes. Selon un communiqué du Mepc, la West Africa Farms a aménagé 500 ha de terres et produit entre 2 000 et 2 050 tonnes de salades, d’oignons et de radis par an. Selon Amadou Hott, la Waf a fini de s’inscrire solidement dans la vision du président de la République, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse).

…Accompagné d’une forte délégation comprenant des chefs de bureau de son département, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a vivement félicité West Africa Farms. Pour ensuite mettre en relief son exemplarité de réussite du partenariat public-privé. Ceci, selon lui, participe à booster davantage l’économie nationale. C’est pourquoi il s’est engagé à beaucoup œuvrer pour l’émergence d’un secteur privé national fort. ‘’Nos actions futures iront vers l’orientation de l’unité du secteur privé fort.

Un secteur qui pourra ficeler avec le gouvernement des projets de partenariat public-privé (Ppp). L’Etat a pris l’option d’exécuter beaucoup plus de projets en mode Ppp et privé, afin de pérenniser la croissance estimée à 6,6 %’’, a déclaré Amadou Hott. Le ministre a d’ailleurs appelé le secteur privé national et international à redoubler d’efforts. Selon lui, la pertinence de West Africa Farms, c’est aussi son impact sur la hausse du pouvoir économique et l’amélioration des conditions de vie des populations locales.

En leur faisant notamment bénéficier de l’aménagement de 200 ha de terres et de retombées positives sur l’élevage. Dans le cadre de sa responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), il relève que West Africa Farms a relevé le plateau sanitaire de Nguith, avec la construction d’un poste de santé équipé pour un coût de 60 millions de francs Cfa. Un outil qui profite aujourd’hui aux habitants des 67 villages que polarise la commune.

Echanges avec l’extérieur : Un déficit de 144,9 milliards de FCFA noté en juin

https://www.lejecos.com Au mois de juin 2019, souligne la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques(DPEE), les échanges extérieurs du Sénégal font ressortir un déficit de 144,9 milliards, en atténuation de 62,8 milliards par rapport au mois précédent.

Cette situation traduit une baisse des exportations (-63,1 milliards) moins prononcée que celle des importations de biens (-143,1 milliards). Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 45,6% à 46,4% sur la période, gagnant 0,8 point de pourcentage.

Selon la même source, les exportations de biens sont évaluées à 128,3 milliards au mois de juin 2019 contre 191,3 milliards au mois précédent, soit une baisse de 33,0% (-63,1 milliards). Cette situation est imputable aux produits alimentaires (-24,3 milliards), aux produits pétroliers (-10,6 milliards), aux « engrais minéraux et chimiques » (-7,3 milliards), au titane (- 5,9 milliards) et à l’or non monétaire (-5,6 milliards).

En revanche, les exportations de zircon se sont confortées de 2,0 milliards. S’agissant des exportations de produits alimentaires, leur forte contraction est principalement attribuable aux produits arachidiers (-14,2 milliards) et halieutiques (-6,3 milliards).

Comparativement à juin 2018, les exportations de biens se sont repliées de 14,3% (-21,4 milliards), en juin 2019, du fait, notamment, de l’or brut (-9,6 milliards), du titane (-4,7 milliards), des « engrais minéraux et chimiques » (-0,2 milliard) et du ciment hydraulique (-0,2 milliard). Par ailleurs, les exportations de biens alimentaires, de produits pétroliers et de zircon ont cru respectivement de 2,4 milliards, 1,4 milliard et 1,2 milliard.

La hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement due aux produits halieutiques (+5,3 milliards). Par ailleurs, des replis respectifs des achats de « préparations de soupes, potages et bouillons » (-2,4 milliards) et de produits arachidiers (-0,1 milliard) sont notés.

Sur les six premiers mois de l’année 2019, les exportations de biens se sont confortées de 26,4% (+215,8 milliards), comparativement à la même période de 2018. Cette évolution est particulièrement portée par les produits alimentaires (+101,7 milliards), l’acide phosphorique (+40,6 milliards), l’or brut (+33,0 milliards), les « engrais minéraux et chimiques » (+15,6 milliards) et les produits pétroliers (+12,4 milliards). A l’inverse, les exportations de ciment se sont inscrites en baisse de 7,3 milliards sur la période.Pathé TOURE

Chute de l’activité industrielle au mois de juin

https://www.lejecos.com Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), l’activité industrielle a enregistré, au mois de juin 2019, une chute de 4,7% de la production par rapport au mois précédent.

Cette baisse est notamment liée à une contreperformance de l’activité de production des industries mécaniques, extractives, alimentaires et de production d’énergie.

Ce repli est, toutefois, jugulé par une croissance de l’activité des industries du papier et du carton, chimiques et des matériaux de construction. Par ailleurs, il est noté un arrêt de production des industries textiles et du cuir sur la période sous revue. En référence au mois de juin 2018, l’activité industrielle s’est bonifiée de 5,0%.

La production totale au cours du premier semestre de 2019 a également progressé de 2,2%, comparée à celle de la période correspondante de l’année précédente.Adou FAYE

Léger repli du secteur primaire au mois de Juin

https://www.lejecos.com Le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est légèrement replié (-0,3%) en variation mensuelle, au mois de juin 2019 selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Cette évolution est imputable au sous-secteur de la pêche (-5,1%), l’élevage s’étant consolidé de 2,6% sur la période. Sur un an, le secteur primaire hors agriculture et sylviculture s’est conforté de 12,6%, en juin 2019, à la faveur des raffermissements respectifs de l’élevage (+11,7%) et de la pêche (+14,4%).Adou FAYE

Forte baisse du secteur secondaire au mois de juin

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), le secteur secondaire s’est contracté de 10,3%, en variation mensuelle au mois de juin 2019.

Cette contreperformance est, essentiellement, liée aux faibles résultats notés dans les activités extractives (-20,5%), la branche de « filature, tissage et ennoblissement textile » (-34%) et la construction (- 11,5%).

Par contre, souligne la même source , la production et distribution d’électricité et de gaz (+8,7%), la fabrication de matériels de transport (+16%) et la production de l’égrenage du coton (+43%) se sont bien comportées sur la période.

Sur une base annuelle, une croissance de 1,1% est notée dans le secteur secondaire au mois de juin 2019, particulièrement portée par la fabrication de produits agroalimentaires (+14,4%), la construction (+16,9%) et les activités extractives (+10,8%). Elle a, toutefois, été atténuée par les faibles résultats de la branche « filature, tissage et ennoblissement textile » (- 52,1%), de la « métallurgie-fonderie et fabrication d’ouvrages en métaux » (-26%), du « sciage et rabotage de bois » (-54,3%) et du « travail du caoutchouc et du plastique » (-19,3%).Adou FAYE

Bonne tenue de l’activité du tertiaire en juin 2019

https://www.lejecos.com En juin 2019, la dynamique du secteur tertiaire s’est traduite par un raffermissement de 1,4% en variation mensuelle selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Il est essentiellement soutenu par l’information et la communication (+16,4%), les « activités de services et de soutien de bureau » (+1,2%) et les activités financières et d’assurance (+0,8%). Sur un an,  cette direction du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération  , note  une croissance de 5,4% est observée dans le secteur tertiaire, au mois de juin 2019, à la faveur, principalement, d’une bonne orientation d’ensemble des activités immobilières (+17,8%), d’enseignement (+15%), de commerce (+4,3%), d’«information et communication » (+8,5%) et de transports (+4,6%).Adou FAYE

Hausse du Chiffre d’affaires des «Activités financières et d’Assurance» au mois de Mai

https://www.lejecos.com Le chiffre d’affaires des services s’est accru de 1,8% en mai 2019 indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans sa dernière publication « REPERES STATISTIQUES DE MAI 2019 ».

Cette hausse  est expliquée sous l’effet des hausses de ceux des « Activités financières et d’Assurance» (+4,2%), des services de « Transport » (+2,9%), des « Activités Spécialisées, scientifiques et techniques » (+2,0%), des « Services d’Information et de Communication» (+1,9%), des « Activités Immobilières » (+0,2%) et des « Activités pour la santé » (+0,1%).

Cet accroissement a toutefois été atténué par les baisses notées dans les « Activités de service et de soutien et de bureau » (-7,2%) ainsi que dans les « Services d’Hébergement et de Restauration» (-0,3%). S’agissant du chiffre d’affaires du commerce, il a progressé de 0,2% en mai 2019, par rapport au mois précédent, note l’Ansd.Mariama Diallo

Environnement des affaires : Dégradation du climat des affaires en juin

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le climat des affaires s’est dégradé en juin 2019, en variation mensuelle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a reculé de 0,9 point pour se situer en-dessous de sa moyenne de long terme.

Cette situation reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels et des prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires a perdu 2,3 points, en juin 2019.

Dans l’industrie, l’insuffisance de la demande (28%), la concurrence supposée déloyale (25%), les difficultés de recouvrement des créances (25%) et l’approvisionnement difficile en matières premières (15%) ont constitué les principales entraves à l’activité.

Par ailleurs, le climat des affaires s’est détérioré (- 1,3 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sur fond d’opinions défavorables des industriels sur la production, l’emploi de main d’œuvre ainsi que les perspectives de production et d’emploi de main d’œuvre. Par contre, l’opinion sur la situation des stocks de produits finis s’est améliorée en liaison avec celle relative à la demande.
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (100%), la concurrence jugée déloyale (60%), l’accès difficile au foncier (40%), la vétusté des équipements (40%) et l’accès au crédit (40%).
Néanmoins, le climat des affaires s’est amélioré (+4,2 points) dans le sous-secteur, entre mai et juin 2019, sous l’effet de l’orientation positive des soldes d’opinion relatifs à l’activité et à l’emploi. Les perspectives en termes d’activité, de commandes (publiques et privées) et d’emploi de main d’œuvre ont aussi contribué à l’amélioration de l’indicateur sur la période.
Au titre des services, les chefs d’entreprises interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (53%), la concurrence jugée déloyale (47%), la fiscalité (29%) et l’insuffisance de la demande (18%) comme les principaux facteurs qui ont limité le développement de l’activité, en juin 2019. Au total, le climat des affaires s’est dégradé (-2,0 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec l’orientation défavorable des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires, aux tarifs pratiqués et aux commandes reçues.

S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (89%), l’insuffisance de la demande (56%), la fiscalité (44%) et l’accès difficile au crédit (44%) ont constitué les principales contraintes à l’expansion de l’activité.

Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1,7 point) en rythme mensuel, sous l’effet de l’orientation positive des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires et à la situation des stocks de produits finis. L’opinion sur les perspectives de stocks de produits finis a, également, favorablement contribué à la progression de l’indicateur sur la période.Pathé TOURE

Bâtiments et travaux publics : La Bceao note une dégradation de l’activité dans le secteur

https://www.lejecos.com Au cours du mois de mai 2019, l’enquête auprès des chefs d’entreprise fait état de la poursuite de la dégradation de l’activité dans le secteur des bâtiments et travaux publics (Btp), en relation avec la diminution de nouveaux chantiers et la détérioration des conditions d’approvisionnement.

«En outre, le nombre de reprises de chantiers a poursuivi sa tendance baissière. La baisse des interruptions de chantiers a exercé un effet modérateur. Cette situation, couplée avec le renchérissement de l’exploitation et la persistance des déficits antérieurs, s’est soldée par une trésorerie déficitaire.

Au total, le moral des entreprises du secteur est en dessous de la moyenne de long terme, en passant de 98,8 points en avril 2019 à 98,3 points en mai 2019, traduisant le maintien de l’activité économique dans les BTP en phase de contraction », informe la Bceao dans sa « Note mensuelle de conjoncture économique de mai 2019.

Selon la Bceao, par rapport à la même période de l’année précédente, le volume de l’activité a baissé dans tous les compartiments du secteur. La baisse de l’activité, d’une année à l’autre, a concerné l’ensemble des pays de l’Uemoa, à l’exception de la Côte d’Ivoire, du Burkina et du Togo. Dans ces derniers pays, précise la Bceao, les Btp sont en nette accélérationAdou FAYE

Baisse du taux d’allocation des crédits dans la microfinance

https://www.lejecos.com Selon l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF), le taux d’allocation de crédit est passé de 91,5% en 2011 à 75,0% en 2017. L’information est contenue dans le rapport de synthèse des travaux de l’atelier technique de partage et de restitution avec les acteurs du secteur organisé par cette structure du ministère des Finances et du Budget.

L’Atelier a relevé la forte dégradation de l’indicateur sur la période sous revue. Parmi les facteurs explicatifs, il a été relevé, le taux élevé d’impayés sur le portefeuille de prêts, les difficultés d’accès des SFD au refinancement et au marché financier, le glissement des activités des SFD vers la mésofinance, le degré élevé d’asymétrie d’information entre SFD et leurs clients.
Selon le rapport de synthèse, comme propositions pour corriger cette faiblesse relevée par l’enquête, les participants ont relevé la nécessité de mieux définir la notion de microcrédit, de renforcer le contrôle interne et la formation des agents des SFD.
Pour ce qui est des demandes de différé de remboursement acceptées, passant de 85,4% à 70,3%, la mauvaise performance de l’indicateur pourrait être principalement expliquée par le niveau élevé d’exposition au risque ainsi que les procédures des SFD en matière d’octroi de crédit.
A cet égard, l’Atelier a proposé un renforcement de la communication en amont sur les procédures d’octroi de crédit des SFD. Analysant l’appréciation de la qualité du différé accepté par le SFD, qui passe de 64,8% à 68,3%, nonobstant la hausse légère notée entre 2011 et 2017, l’Atelier a suggéré son affinement en fonction de la typologie des prêts des SFD, ce qui permettrait d’avoir une meilleure appréciation du résultat observé.
Les participants ont, à ce titre préconisé, l’adoption par les SFD d’une approche clientèle orientée vers l’écoute et le suivi personnalisé des clients.Pathé TOURE

Contraction de l’activité économique interne au mois de Juin

https://www.lejecos.com Au mois de juin 2019, l’évolution de l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) mesurée sur la base de celle de l’indice général d’activité révèle une contraction de 2,5%, en rythme mensuel.

L’information est contenue dans la dernière publication de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) « Point mensuel de conjoncture-Juillet 2019 ».  Cette contre performance est essentiellement imputable au secteur secondaire (-10,3%).

Pour sa part, le tertiaire s’est raffermi de 1,4% sur la période. Sur une base annuelle, une croissance de 3,2% de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est enregistrée en juin 2019, portée à la fois par le tertiaire (+5,4%), le primaire (+12,6%) et le secondaire (+1,1%).Adou FAYE

RESULTATS ECONOMIQUES ET CASTING DU PRESIDENT :Les tops et les flops 

http://www.enqueteplus.com Trois mois après les départs ou permutations des principaux acteurs de la croissance soutenue du Pib sous Macky I (Mahammed Dionne, Amadou Ba, Papa Abdoulaye Seck…), ‘’EnQuête’’, s’appuyant sur le dernier point mensuel de conjoncture de la Dpee disponible, évalue le comportement de leurs secteurs respectifs. Il en résulte que leurs successeurs n’ont pas du tout réussi à les faire oublier.

On ne change pas une équipe qui gagne, dit le dicton. Le président de la République, Macky Sall, lui, au sortir de sa réélection au mois de février dernier, s’est attelé à modifier profondément son équipe gouvernementale qu’il disait pourtant gagnante. Tout comme son système de jeu, en supprimant notamment le poste de Premier ministre. Des réformes et changements qui avaient, en son temps, soulevé la controverse quant à leur opportunité. Trois mois après, ‘’EnQuête’’ essaie de voir les fruits  de ce premier gouvernement de Macky II, inscrit sous le sceau du ‘’Fast-track’’, en se basant uniquement sur les derniers chiffres disponibles sur le site de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Les résultats ne sont pas si fameux.

Ainsi, il ressort du point mensuel de conjoncture de juin 2019 (le mois de juillet n’étant pas encore disponible) que l’évolution de l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture), mesurée sur la base de celle de l’indice général d’activité, révèle une contraction de 2,5 % en rythme mensuel. ‘’Cette contreperformance est essentiellement imputable au secteur secondaire (-10,3 %). Pour sa part, le tertiaire s’est raffermi de 1,4 % sur la période…’’.

C’est donc sur cette note moins glorieuse que le gouvernement du Sénégal, qui s’est pourtant bien comporté sur l’année, s’apprête à partir en vacances, laissant certains acteurs de l’économie dans l’expectative.

En effet, si l’on se fie à cette dernière note disponible de la Dpee, le moral de la plupart des acteurs économiques, au mois de juin, était au plus bas. Il conviendrait de croire avec eux que Macky II n’a pas encore donné les fruits escomptés. Le solde d’opinion effectué par les experts montre une dégradation du climat des affaires durant le mois en question. ‘’L’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a reculé de 0,9 point pour se situer en dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels et des prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires a perdu 2,3 points, en juin 2019’’, lit-on dans la note.

Les chefs d’entreprises pas satisfaits

Ce qui amène à s’interroger sur certains castings du président Sall de son gouvernement actuel. Le champ de cette étude étant essentiellement économique, nous avons trié sur le volet quelques personnages clés de Macky I dont les remplacements avaient particulièrement surpris l’opinion. Ces derniers ayant été, d’une part, de grands acteurs dans la croissance du produit intérieur brut dont le régime ne cesse de se vanter.

En premier, parmi ces personnages, il y a l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Ensuite, vient l’ancien ‘‘super-ministre’’ de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, l’ancien ministre de l’Agriculture Papa Abdoulaye Seck dont le secteur représente une part non négligeable dans le Pib. Hormis ces derniers, on peut citer Aminata Mbengue Ndiaye avec ses chiffres élogieux au ministère de l’Elevage, Oumar Guèye à la Pêche… Chacune de ces fortes personnalités avait la réputation d’être le ‘‘right man at the right place’’. Beaucoup n’ont pas compris leur permutation ou départ.

Et comme à tout seigneur tout honneur, commençons par Dionne. Durant les cinq années qu’il a passées à la tête de la Primature, l’économie s’est assez bien comportée. Du moins, si l’on en juge les résultats au plan macro-économique. Rien que pour son dernier exercice budgétaire, Dionne a fait autour des 7 % de taux de croissance. Un an auparavant, il avait même fait mieux avec 7,2 % de croissance. Ce qui lui a valu, à maintes reprises, des félicitations de son mentor Macky Sall. Son départ de la station primatoriale avait fait l’objet de moult commentaires.

Nommé secrétaire général de la Présidence, Dionne a, depuis lors, disparu des radars, pour raison médicale, avance-t-on. Diplômé du prestigieux Institut d’informatique d’entreprise dans les années 1980, titulaire d’un diplôme de 3e cycle en économie internationale et globalisation, spécialité politiques économiques et sociales de l’université de Grenoble, il a travaillé à Ibm France, à la Bceao, à l’Onudi où il a occupé le poste de coordinateur senior de la coopération industrielle Sud-Sud, puis comme chef du Programme de l’Onudi pour l’Afrique et les pays les moins avancés au siège de l’institution à Vienne.

Avec sa disparition, d’aucuns ne manquent pas de tailler à Jean Maxime Simon Ndiaye le costume d’équivalent de Pm, en sa qualité de coordinateur de l’action gouvernementale. Mais celui-ci, excellent administrateur, n’a certainement pas l’étoffe de Boun Dionne pour impulser une certaine dynamique sur le plan purement économique.

Ces castings à problèmes

Mais si Mahammed Boun Abdallah Dionne a pu réussir sa mission, au cours de ses cinq années, c’est aussi parce qu’il était bien entouré. Notamment par des fonctionnaires rompus à la tâche, de la dimension d’Amadou Ba. Ex tout-puissant ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, pur produit de l’Administration sénégalaise, occupait des postes stratégiques dans ce service, depuis au moins le règne de l’ancien président Abdoulaye Wade. De sorte que nombre d’analystes commençaient à lui prédire un destin de président. D’aucuns pensant même que, dans les gouvernements successifs de Macky Sall, il était plus puissant que son ‘’boss’’ de Pm. De 2013 à 2019, il a pu ainsi survivre à toutes les péripéties ayant secoué le régime.

Sorti de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature, section impôts et domaines, il a séjourné pendant sept ans environ à la tête de la Dgid…

L’autre bras armé de la croissance sous Macky I, c’était sans doute Papa Abdoulaye Seck, ancien Ministre de l’Agriculture. Un homme du sérail, comme aimaient à le définir plusieurs acteurs du milieu. Si l’on s’en tient aux chiffres officiels, l’agriculture sénégalaise, ces dernières années, avait produit des résultats fort appréciables. Spécialiste en politiques et stratégies agricoles, l’homme avait véritablement le profil de l’emploi. Ancien directeur du Centre panafricain du riz pour l’Afrique (AfricaRice), ce pur produit de l’Isra a été pour beaucoup dans les performances agricoles de ces dernières années.

Tout comme MM. Seck et Ba, les apports d’Aminata Mbengue Ndiaye à l’Elevage et d’Oumar Guèye en tant que ministre de la Pêche, non plus, ne sont pas à négliger dans le taux de croissance soutenu durant le premier mandat du président Sall. Suite au dernier casting, ces deux derniers, ainsi qu’Amadou Ba ont migré vers de nouveaux départements, tandis que Seck, lui, a tout bonnement été limogé.

A l’exception de ce dernier, dont le département ne fait pas partie du champ d’étude de la Dpee, ‘’EnQuête’’ a essayé de regarder comment se sont comportés les nouveaux.

Le comportement des différents secteurs de l’économie

Il ressort du document de la Dpee que le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est légèrement replié (-0,3 %) en variation mensuelle, au mois de juin 2019. ‘’Cette évolution est imputable au sous-secteur de la pêche (-5,1 %), l’élevage s’étant consolidé de 2,6 % sur la période…’’ La lecture qu’on pourrait en faire, c’est que, du point de vue des chiffres de juin, Aminata Mbengue Ndiaye, au département de la Pêche, va partir en vacances avec un secteur qui marque le pas. Au même moment, son remplaçant à l’Elevage, lui, arrive à la faire oublier avec une progression assez significative. Ce qui est de bon augure pour Samba Ndiobène Ka, à la veille de ces vacances gouvernementales.

Globalement, les performances économiques au mois de juin restent assez mitigées. La gestion budgétaire à fin juin 2019 est caractérisée par une mobilisation satisfaisante des recettes et une exécution soutenue des dépenses publiques.

‘’En effet, souligne la Dpee, les ressources sont mobilisées à hauteur de 1240,0 milliards, progressant de 7,5 %, en glissement annuel, tandis que les dépenses publiques se sont confortées de 16,2 % pour s’établir à 1692,8 milliards. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est estimé, en déficit, à 452,8 milliards, à fin juin 2019, contre un déficit de 303,2 milliards à la même période de l’année précédente’’.

Ainsi donc, le moins que l’on puisse dire, est qu’Abdoulaye Daouda Diallo marche sur la même dynamique que son prédécesseur, malgré quelques couacs. Il faut noter que tout comme son prédécesseur, M. Diallo est aussi un pur produit de l’Administration fiscale, même s’il en a été éloigné pendant un bon moment.

Pour sa part, Papa Abdoulaye Seck, lui, a été remplacé par un mathématicien pur. En l’occurrence l’universitaire Moussa Baldé, Professeur titulaire à l’université Cheikh Anta Diop.

Boune Dionne, lui, a tout simplement été effacé et celui qui fait office de nouveau coordonnateur de l’action gouvernementale, Maxime Simon, est un administrateur civil rompu à la tâche.

El Hadj Ibrahima Sall, la botte secrète

Et comme pour pallier ses limites au plan économique, le président Macky Sall a dernièrement mis en place une innovation de taille consistant en l’érection des unités de suivi et de coordination rattachées au Secrétariat général du gouvernement et la création de la Commission d’évaluation et de suivi des politiques et programmes publics. Avec, à sa tête, un économiste émérite comme El Hadj Ibrahima Sall, le chef de l’Etat ne risque nullement de se plaindre de l’absence de Dionne. Sorti de l’Ecole des hautes études commerciales de Paris, l’ancien ministre du Plan d’Abdou Diouf, qui a aussi été directeur général de l’Ipres sous Wade, a travaillé à la Banque mondiale et à l’Ocde.

Par ailleurs, il faut noter qu’au mois de juin, le secteur secondaire n’a pas été épargné par la morosité économique. Il s’est contracté de 10,3 %, en variation mensuelle. Cette contreperformance est essentiellement liée, selon la Dpee, aux faibles résultats notés dans les activités extractives (-20,5 %), la branche de ‘’filature, tissage et ennoblissement textile’’ (-34 %) et la construction (- 11,5 %).

Par contre, la production et distribution d’électricité et de gaz (+8,7 %), la fabrication de matériels de transport (+16 %) et la production de l’égrenage du coton (+43 %) se sont bien comportées sur la période.

Comme à son habitude, s’il y a un secteur qui résiste aux différents castings, c’est bien le tertiaire. Toujours selon la Dpee, en juin 2019, la dynamique s’est traduite par un raffermissement de 1,4 % en variation mensuelle, essentiellement soutenu par l’information et la communication (+16,4 %), les ‘’activités de services et de soutien de bureau’’ (+1,2 %) et les activités financières et d’assurance (+0,8 %).

Sur le plan de l’emploi, le président Macky Sall devra davantage booster ses troupes pour espérer atteindre ses objectifs de créer un million d’emplois durant son quinquennat. A fin juin 2019, l’emploi salarié du secteur moderne s’est certes légèrement renforcé de 0,5 % en variation mensuelle, en liaison avec la hausse de 0,8 % des effectifs du secondaire.

Mais pendant que, dans ce secteur, une consolidation (+1,6 %) de l’emploi est notée, dans l’industrie, par contre, l’on note une contraction de -4,2 % au niveau des Btp. Concernant le secteur tertiaire, les effectifs salariés sont restés stables, en variation mensuelle.

En effet, les créations nettes d’emplois (+0,7 %) des services ont été contrebalancées par un recul (-2,8 %) des effectifs dans le commerce.MOR AMAR

FORUM ECONOMIQUE : Les Allemands à l’assaut du marché sénégalais

http://www.enqueteplus.com/node La guerre économique aura bel et bien lieu. Après les Français, les Chinois et les Turcs, ce sont les entreprises allemandes qui lancent la grande offensive pour la conquête du marché ouest-africain à partir du Sénégal. Hier, lors d’un forum organisé par l’Apix et le Club des investisseurs sénégalais, les promoteurs allemands ont affiché leurs ambitions et écouté les opportunités qu’offre le Sénégal. 

En conquérants, dans un territoire jusque-là catalogué comme à forte domination française, les Allemands affichent leurs ambitions pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans les années à venir, ces hommes d’affaires ne comptent pas jouer les derniers rôles. Au nombre de 14 compagnies dont Siemens AG, Forest Finest, TUM International, Kuka Bau GmbH, Nano Terra AG, MuP Group… elles ont rencontré, hier, le secteur privé national ainsi que différents démembrements de l’Etat, pour écouter les opportunités d’affaires que leur offre le Sénégal.

A leur niveau, les choses semblent bien claires.

En fait, les Allemands ont clairement signifié à leurs partenaires sénégalais les secteurs qui les intéressent en priorité. Il s’agit principalement de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture. Mais ce n’est pas tout. Pour investir au Sénégal, les entreprises allemandes ont principalement pour cibles les zones économiques spéciales (Zes). De véritables ‘’paradis’’ qui offrent aux investisseurs d’énormes avantages. Tant du point de vue des incitations fiscales, douanières, voire même de l’obtention des titres de propriété foncière.

L’agriculture, l’énergie et les infrastructures, priorités des Allemands

Avec l’administrateur délégué des Zones économiques spéciales Alioune Mara, il faudrait retenir que tout le Sénégal est potentiellement zone économique spéciale. Avant, seules des terres de Diass qui sont mitoyennes à l’aéroport international Blaise Diagne étaient régies par la loi. Ce qui veut dire que maintenant, le président de la République peut, à tout moment, prendre un décret pour ériger une partie du territoire en Zes et même exproprier des gens pour cause d’utilité publique.

Actuellement, le pays compte trois zones économiques spéciales qui sont en développement effectif. Il s’agit de Dias, de Diamniadio et de Sandiara. Dans ces zones, renseigne M. Mara, les entreprises bénéficient de plein de privilèges. Pour une durée de 25 ans renouvelable une fois, elles vont payer un impôt sur les sociétés de 15 % au lieu de 30 % sur l’ensemble de leurs bénéfices. En plus, pour ce qui est des taxes pour le transfert de propriété, elles ne paient que 5 % au lieu de 15 % avant 2012. En outre, ces entreprises ne paient ni droits de douane sur leurs importations de matières premières ni Tva pour les biens qu’elles achètent au Sénégal. Aussi, même pour ce qui est du droit du travail, il y a plus de flexibilité.

Un expert d’une grande Ong qui s’active dans le domaine de la justice fiscale de prévenir face aux risques d’évasion fiscale et de fraude. Interpellé sur les rapprochements entre paradis fiscal et zone économique spéciale, il déclare : ‘’En tout cas, dans les zones économiques spéciales, il existe toujours des risques d’évasion fiscale et de fraude.’’

Mais qu’à cela ne tienne, le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, défend avec véhémence les Zes. Pour lui, ces zones sont des moteurs pour tirer l’industrialisation du pays. Et cette industrialisation est nécessaire pour booster l’économie, l’emploi et le Pib.

‘’Le Sénégal, souligne-t-il, veut, en effet, se positionner comme le hub industriel et logistique en Afrique de l’Ouest avec le développement de nouveaux pôles de croissance qui vont avoir un effet d’entrainement sur la croissance’’.

A ceux qui accusent l’Etat du Sénégal d’accorder trop d’exonérations aux privés étrangers, le Dg de l’Apix rétorque : ‘’Les exonérations fiscales reposent sur le postulat que l’investisseur qui vient investir dans une zone spéciale doit garantir l’exportation de sa production jusqu’à un certain niveau. C’est aussi un moyen de bénéficier de la délocalisation d’entreprises, de créer des emplois chez nous et un transfert de technologie. D’autre part, il faut savoir que l’investisseur est prêt à payer des taxes si, en face, il a un service aux investisseurs de qualité.’’

Face aux investisseurs allemands, M. Sy est également revenu sur l’importance de la sécurisation des investissements. En général, explique-t-il, l’investisseur passe 80 % de son temps à sécuriser le foncier, qui est la base fondamentale de la sécurisation de l’investissement, sur presque 99 ans. Les Zes consacrent la volonté de l’Etat à mettre à la disposition de l’investisseur un foncier aménagé et sécurisé. D’où les réformes majeures mises en place par l’Etat pour les rendre attractives.

Dans le paradis des zones économiques spéciales

Au Sénégal, tout semble fait pour faciliter les affaires, surtout dans les Zes. Par exemple, la douane, la gendarmerie, l’inspection du travail, le service étranger pour le renouvellement de cartes de séjour, du permis de travail, le cadastre pour le permis de construire, tous ces services sont mobilisés pour permettre aux investisseurs d’accomplir toutes leurs formalités sur place.

Selon Mountaga Sy, l’Etat a consenti des efforts importants dans l’attractivité, aussi bien du point de vue des réformes que des infrastructures. Il ajoute : ‘’Nous avons 128 projets dans le cadre du Pse ouverts au privé national et étranger. Parce que ces projets demandent des investissements lourds et des spécificités, en termes de technologie et de savoir-faire. L’Etat veut les réaliser avec son secteur privé, avec l’aide des investisseurs étrangers. C’est l’objet de ce forum. C’est pourquoi nous avons imaginé organiser ces échanges entre l’offre financière, l’offre technologique et d’ingénierie des étrangers et l’aptitude du secteur privé sénégalais pour que les projets puissent être mis en œuvre.’’

A en croire le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Economie et de la Coopération, ce forum vient à son heure. Interpellé sur la prédominance supposée des entreprises françaises du marché national, il déclare : ‘’Ça, c’est un faux débat. L’essentiel est que nous sommes une économie ouverte. Nous sommes ouverts à tous les investisseurs étrangers qui viennent mettre leurs billes dans notre pays. Nous avons aussi une préoccupation forte de développement du secteur privé local. C’est un des objectifs de ce forum. Fondamentalement, ce qui est important est d’arriver à organiser le privé local et étranger dans le cadre de joint-ventures qui soient profitables à notre économie, en termes  de création de valeur ajoutée, d’emplois et de croissance’’.

Aliou Ndiaye de rappeler à l’intention des Allemands les trois agropoles créées notamment au Nord et au Sud. Selon lui, ‘’le Sénégal est devenu une vitrine qui attire au-delà même de l’Allemagne. Il y avait déjà la Chine et tant d’autres, et cela montre que nous ne sommes pas un pays fermé’’.

Dans l’après-midi d’hier, des B to B devaient être organisés. Les schémas de joint-ventures devaient être mis en place et présentés à la tutelle. :L’atout charme des secteurs privés nationaux

Le Conseil des investisseurs sénégalais et le Conseil national du patronat, représentés au forum, ont décliné les attentes du secteur privé national.

A ce forum, le Conseil des investisseurs sénégalais (Cis) et le Conseil national du patronat (Cnp) étaient bien représentés. Docteur Abdourahmane Diouf a livré le message du président du Cis Babacar Ngom. Il déclare : ‘’Le savoir-faire allemand et européen est pour nous une opportunité. L’industrie balbutiante sénégalaise est pour vous (les Allemands) une opportunité. En nous associant à vous, nous vous offrons des opportunités réelles de co-investissement, la garantie d’un monitoring aligné aux standards internationaux et la durabilité de vos projets portés par des locaux.’’

Selon lui, le forum est l’expression parfaite d’un partenariat publique-privé qui a vocation à tirer le Sénégal vers le développement. ‘’Le secteur privé national a entrepris de travailler avec des hommes d’affaires allemands et européens. Le Cis et les autres organisations patronales sont dans d’excellentes dispositions pour nouer des partenariats et s’assurer que les bénéfices des transactions seront en grande partie réinvestis au Sénégal’’, précise M. Diouf.

A en croire le représentant de Babacar Ngom, c’est en parfaite compréhension de ces enjeux que sa structure a été créée en juin 2018. ‘’Le Cis travaille pour l’éclosion d’entreprises nationales performantes. Il s’érige, d’une part, en partenaire de l’Etat pour une bonne prise en charge de nos intérêts nationaux vitaux. D’autre part, en porte d’entrée au Sénégal des investisseurs étrangers que vous êtes et qui œuvrent pour le développement de l’économie locale’’, rapporte l’ancien porte-parole de Rewmi.

Pour lui, les privés nationaux sont prêts à accueillir et à travailler avec les Allemands et les européens. Il ajoute : ‘’Le secteur privé sénégalais est en pleine mutation. Il est ouvert à l’extérieur. Il a conscience des nécessaires synergies avec les secteurs privés internationaux. Dans les situations où nos entreprises n’ont pas les capacités de mettre en œuvre certains projets, nous sommes ouverts à l’expertise internationale comme la vôtre. Cette expertise, nous la souhaitons articulée autour de la mise à niveau du secteur privé national assortie d’un transfert effectif de technologie. Nous souhaitons la porter par nous-mêmes à moyen, long et court terme.’’

Pour Mamadou Guèye, Vice-Président du Cnp, le secteur privé est prêt à collaborer avec les investisseurs européens et allemands pour booster leurs performances. ‘’Nous allons travailler en co-investissement dans les infrastructures, l’agriculture… Nous allons essayer, avec eux, de saisir les opportunités qu’offre le Sénégal à travers les zones économiques spéciales. Nous avons un secteur privé assez fort pour travailler avec n’importe qui’’.

Est-ce une volonté de se démarquer des partenaires traditionnels comme la France ? Il rétorque : ‘’Il n’y a pas une volonté de se démarquer de qui que ce soit. Nous sommes un pays ouvert, attractif. Tout le monde veut venir au Sénégal et nous sommes là pour les accueillir. Que ça soit des Allemands, des Français ou des Australiens. Nous sommes tout à fait à l’aise.’’MOR AMAR

DES MAGISTRATS PARLENT DU DROIT FONCIER ET DOMANIAL :Une législation volumineuse, complexe et très difficile à comprendre

http://www.enqueteplus.com Birame Sène et Adama Traoré, magistrats en détachement au Conseil constitutionnel, reviennent avec un recueil de plus de 1000 pages pour rendre moins pénible l’accès à la législation foncière et domaniale.

L’œuvre est titanesque. Réunir en un seul document tous les textes relatifs au droit foncier et domanial sénégalais. Birame Sène et Adama Traoré l’ont bien réussie. Magistrats, ayant été confrontés à la réalité du prétoire, ils ont vite compris le besoin de rechercher et de rassembler, dans un document unique, tous les textes relatifs au droit foncier et domanial. ‘’Ce travail d’inventaire des textes, les plus importants en matière  foncière et domaniale permettra de rendre lisible le contenu de la législation volumineuse, complexe et très difficile à comprendre par la majorité des acteurs’’, disent-ils dans un document parvenu à EnQuête.

A en croire MM Sène et Traoré, cet outil d’une grande teneur didactique est d’une importance capitale. Ce, d’autant plus que la collecte des textes, très souvent au Sénégal, se heurte à un obstacle majeur. Il s’agit du fait que ces derniers ne sont pas toujours publiés. Dans les cas où ils le sont, lesdits textes ne sont pas accessibles. Les auteurs de préciser : ‘’La tâche est encore plus ardue en matière foncière et domaniale où les textes législatifs et réglementaires coexistent de fait avec des coutumes encore vivaces, tellement vivaces qu’elles sèment le doute sur l’état du droit positif moderne. Un outil à disposition pour connaître ce droit positif ne peut être que d’une grande utilité pour les praticiens du droit que nous sommes ou pour les chercheurs’’.

Selon Biram et Adama, le recueil non seulement permet de voir les modifications apportées à chaque texte en vigueur, mais également renvoie aux références dans les journaux officiels concernés. Les deux magistrats ont ainsi voulu, à travers cet aspect, ‘’montrer la nécessité pour les pouvoirs publics de publier les différents textes législatifs et réglementaires et faire comprendre que seule la version publiée au journal officiel fait foi’’.

Par ailleurs, ce document de plus de mille pages qui va être publié à Abis éditions est annoté avec plus de 150 décisions de justice sénégalaises mais également françaises (Conseil constitutionnel, Cour de Cassation, Conseil d’Etat, Cour suprême et les tribunaux). Il est divisé en quatre parties : le domaine national, le domaine de l’Etat, l’expropriation pour cause d’utilité publique, les annexes.

Les magistrats de rappeler la complexité du foncier, objet de multiples convoitises, d’incompréhension ou même de fascination. ‘’Il ne peut être compris que s’il est intégré dans son contexte politique, économique, social et juridique’’, affirment-ils. Non sans faire remarquer qu’en Afrique, comme dans le reste du monde, en milieu urbain comme dans les campagnes, le foncier est l’enjeu de nombreux conflits. ‘’Quelles que soient les vertus simplificatrices de la réforme de 1964 qui a  mis fin à la situation confuse et complexe qui régnait en matière foncière à l’accession du Sénégal à l’indépendance, il n’y a pas aujourd’hui un régime foncier et domanial unique. Une analyse statique du système foncier au Sénégal laisse apparaître trois régimes: le régime de la domanialité nationale, le régime de la domanialité publique et le régime de l’immatriculation’’, soulignent-ils.

Toujours, enseignent les auteurs, le Sénégal compte trois catégories de terres. Il s’agit des terres du domaine national régies par la loi n°64-46 du 17 juin 1964. Celui-ci est constitué d’un vaste espace qui regroupait, au moment de sa constitution, en 1964, plus de 95% du sol sénégalais. Ensuite, viennent les terres du domaine de l’Etat régies par la loi n°76-66 du 2 juillet 1976. Ce domaine se subdivise en domaine public et domaine privé. Enfin, il y a les terres objet de titres fonciers appartenant à des particuliers et constitués sur la base du décret du 26 juillet 1932. Lequel est aujourd’hui remplacé par la loi n° 2011-07 du 30 mars 2011 portant régime de la propriété foncière. Un livre qui sera utile, de l’avis des spécialistes aussi bien aux enseignants et chercheurs, aux fonctionnaires de l’Administration des impôts et des domaines, aux praticiens du droit, mais également, aux étudiants et autres utilisateurs divers.

Biram Sène est magistrat depuis 2012. Il est titulaire d’une maîtrise en droit public, option Administration publique, d’un D.E.A. en droit public général et inscrit en thèse de doctorat d’État. Il a occupé les fonctions de substitut du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, de 2012 à 2016. Depuis 2013, il est chargé de cours à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de Dakar. Il est actuellement détaché, depuis le mois de mai 2016, au Conseil constitutionnel. Adama Traoré est magistrat depuis 2012. Il est titulaire d’une maîtrise en droit privé, option droit des affaires. Il a occupé les fonctions de juge au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar de 2012 à 2017. Il a été chargé de cours à l’École nationale de Police en droit pénal spécial. Il est actuellement en position de détachement au Conseil constitutionnel en qualité d’assistant.   MOR AMAR

Comment la présidentielle a retardé la publication du rapport

http://actunet.net « L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) est dans la plus grande illégalité. La structure de contrôle, qui n’a pas publié son rapport 2017 à temps (avant fin 2018), va-t-elle finir l’année 2019 sans le faire ? », écrit Les Échos dans sa livraison de ce mercredi.

Le journal d’enchaîner : « Pourtant, les cabinets chargés d’exécuter les audits ont fini le travail depuis très longtemps. Un fait bien grave dont les véritables raisons sont à chercher bien loin des bureaux du régulateur ». Hélas, les petits calculs politiciens sont passés par là.

En effet, révèle Les Échos, « l’Armp ne voulait pas exposer les cafards du régime à deux mois de la présidentielle, sans parler de l’affaire du pétrole et du gaz qui est venue corser la situation et du mandat du Directeur général, Saër Niang, à terme depuis 30 mois ».

Pratiques illégales dans les Systèmes Financiers : Ministère des Finances indexe la CNDE et appelle à la vigilance

http://www.lactuacho.com Le Ministère des Finances et du Budget porte à la connaissance du public que l’institution dénommée « Coopérative Nouvelle pour le Développement Economique (CNDE) » n’est pas autorisée à effectuer des opérations de collecte d’épargne ou de prêt sur l’ensemble du territoire national

C’est ce qui ressort d’une note d’information de la Direction de la Réglementation et de La Supervision des Systèmes Financiers Décentralisée.

« A cet effet, les populations sont invitées à la vigilance et, le cas échéant, à identifier les responsables de ladite structure afin de les dénoncer auprès des autorités de la police ou de la gendarmerie pour que force reste à la loi », ajoute-elle.

Déjudiciarisation, Foncier et numérique : Ce que veulent les notaires

https://www.seneweb.com Eviter le règlement du litige par le juge lui-même, en matière civile comme en matière pénale, soit en imposant aux parties de tenter de conclure un accord avec ou sans l’aide d’un tiers, entre autres procédés, telles sont les ambitions du Notariat. Ainsi, près de 500 notaires venant d’Afrique et des délégations des autres continents, vont se réunir à Dakar du 1er au 4 octobre prochain. Ce, en vue du 31ème Congrès des Notaires d’Afrique que la Chambre des Notaires du Sénégal (Cdns) va organiser, pour la quatrième fois et dont le thème est « Déjudiciarisation-Foncier-Numérique ».

« Eviter tout ce qui a un lien avec le système judiciaire »

En fait, la déjudiciarisation est une manière de vivre, parfois une conviction politique, qui consiste à éviter tout ce qui a un lien avec le système judiciaire, que ce soient les avocats, les procès ou même les forces de l’ordre. Présidente de la Cdns, Me Aïssatou Sow Badiane, a indiqué que le Notariat africain prend la mesure des enjeux actuels qui interpellent le continent africain, par rapport au reste du monde, pour améliorer la qualité des services offerts pour assurer la paix sociale, la sécurité juridique et le développement économique pour le bien-être des populations. A cet effet, ce sera l’occasion pour les Notaires Sénégalais de savoir dresser un état des lieux de l’implication de la pratique notariale dans la déjudiciarisation, le foncier et le numérique, identifier les forces et faiblesses du Notariat dans cette thématique et apprécier l’apport de la profession notariale susceptible d’en découler etc…

Les contrats de mariage en remplacement du système d’option devant l’Officier d’Etat civil

Pour permettre à son Officier ministériel qu’est le Notaire de jouer pleinement son rôle, il apparaît opportun, estime Mme Badiane, que le législateur prenne des dispositions favorables à l’extension de son champ de compétences par le renforcement de l’intervention du notaire dans les différents domaines qui lui sont traditionnellement attribués.

Egalement par le soulagement des tribunaux et certaines administrations en conférant au notaire, la compétence exclusive, sinon concurrente pour la détermination de la dévolution successorale par l’identification de tous les ayants-droit au moyen du seul acte notarié, susceptible le cas échéant de servir pour les mutations foncières après décès, l’ouverture des testaments olographes par actes descriptifs notariés et non devant le juge conformément aux dispositions du Code de la Famille En sus, pour l’implication dans les déclarations et procédures aux fins d’adoption, la déclaration aux fins de transcription de mariages coutumiers, les contrats de mariage en remplacement du système d’option devant l’Officier d’Etat civil, entre autres.

Groupe Sonatel : Le résultat net évalué à 93,8 milliards de FCFA au premier semestre 2019

https://www.lejecos.com Le résultat net du Groupe Sonatel au premier semestre 2019 se chiffre à 93,8 milliards de FCFA en baisse de 9,9% par rapport au premier semestre 2018.

Le groupe, enregistre de solides performances opérationnelles portées par la reprise au Mali, combinée à la bonne dynamique de recrutements au Sénégal, en Guinée et en Sierra Léone. Il y a une bonne progression des bases d’abonnés sur les services relais de croissance (Data et Orange Money).
«Bonne croissance du chiffre d’Affaires qui est de 542 milliards de FCFA  (en hausse de 7%, soit +3,4 points par rapport au premier semestre 2018) avec un niveau de transformation en marge opérationnelle du delta revenu moindre (3 Mds sur 37 Mds soit 8%) du fait des reprises de provisions exceptionnelles de 4 milliards en 2018 et 2,5 Milliards de redressement fiscal pris en 2019. Sans ces éléments non opérationnels la croissance de l’Ebitda serait de 3,8% consacrant une meilleure transformation en marge de la croissance des revenus », lit-on dans un document parcouru par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
La même source, souligne une évolution du résultat net impactée par l’augmentation des amortissements de +4,4 milliards de FCFa  et des charges financières importantes respectivement consécutifs au niveau soutenu des investissements et des concours bancaires pour faire face au besoin de trésorerie.
Le niveau des investissements traduit l’orientation de renforcement de l’avantage stratégique sur la connectivité très haut débit.
Au Sénégal, on note une poursuite de la bonne dynamique commerciale reflétée par une croissance robuste des revenus. «Franchissement de la barre des 2 millions d’utilisateurs mensuels des Services Orange Money et du million de client actifs sur la 4G ; accélération du rythme de déploiement des investissements par rapport au premier semestre  2018 ; évolution de l’EBITDA en YoY a impacté la hausse des charges indirectes et le niveau exceptionnel de produits non opérationnels par rapport au premier semestre 2018 », précise le document.Adou FAYE

Démocratisation de l’accès à Internet : Sonatel s’engage à accélérer le processus avec l’acte 4 et place le Sénégal dans le Top 5 des pays où l’internet est le moins cher en Afrique

https://www.lejecos.com Accélérer le processus de démocratisation de l’accès à Internet. C’est l’ambition du Groupe Sonatel à travers son acte.

Le Groupe Sonatel s’est engagé auprès de l’Etat du Sénégal dans la Stratégie «Sénégal Numérique 2025» à faciliter l’accès du plus grand nombre à un internet abordable et de qualité. Le premier acte a été posé en  février 2017. Entre 2016 et 2019, les différents actes (1, 2 et 3) posés sur l’internet mobile nous ont permis de diviser le prix du volume de Gigabit par 3.
«Aujourd’hui, au Sénégal le prix du volume de Gigabit vaut moins d’un dollar et place le Sénégal dans le Top 5 des pays où l’internet mobile est le moins cher en Afrique. Sur la partie Internet Fixe, les différents actes posés à date ont déjà permis de baisser de 21% le prix des offres ADSL, Fibre et Flybox », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de  l’économie sénégalaise (Lejecos).
Selon le document, ce 30 juillet 2019, c’est une nouvelle étape qui est franchie dans la concrétisation de cet engagement. «Avec cet acte 4, Sonatel accélère encore la démocratisation de l’internet Fixe à la maison et s’engage à fournir une expérience client incomparable en même temps », annonce l’entreprise de telecom, leader du marché sénégalais.
Apres l’atteinte de l’engagement de baisse tarifaire sur la data mobile en janvier 2018, explique-t-on, l’acte 4 permet de faire profiter au marché sénégalais d’une baisse de 83% du prix du mégabits/s sur les offres Internet à la Maison, comparée aux tarifs de 2016. «Cette baisse est fortement tirée par l’Internet très haut débit, notamment la fibre d’Orange qui en 2 ans a vu son prix du mégabit baisser de 79%.
En effet, dans cet acte 4, Sonatel privilégie la hausse des débits de toutes les offres au même prix, voire même une baisse de prix sur les 12 premiers mois », renseigne la même source.
L’objectif de cet Acte 4 est d’accélérer davantage l’entrée de l’Internet fixe dans chaque famille, quels que soient la technologie disponible dans  sa zone d’habitation et son niveau de revenu.
Selon Sékou Dramé, Directeur Général de Sonatel : « Depuis 2017, Sonatel a renforcé sa posture citoyenne avec un engagement de contribution à la révolution numérique du Sénégal aux côtés de l’Etat. C’est ainsi que nous avons procédé à une série de baisses sur les tarifs de l’Internet Fixe et Mobile et en deux ans, les prix de l’Internet mobile ont baissé de plus 50%. Aujourd’hui l’acte 4 va concrétiser une nouvelle baisse du coût de l’internet fixe comme promis. »Adou FAYE

RAPPORT ANSD 2018 : Le Sénégal, terre de migration

http://www.enqueteplus.com Dans son rapport de 2018 sur le profil migratoire, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie démontre à travers des chiffres que le Sénégal est traditionnellement un pays d’accueil qui fait également face à l’émigration.

Au Sénégal, le phénomène d’émigration internationale n’est aujourd’hui plus spécifique à une région. Il s’avère que cette généralisation se traduit par « une diffusion du comportement migratoire au sein de la société sénégalaise », explique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son rapport de 2018. Par ailleurs, dix destinations sont prisées par les Sénégalais. Ce sont le Mali, la Mauritanie, la Gambie, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Congo, le Maroc, la France, l’Italie et l’Espagne. Les émigrés proviennent essentiellement de la région de Dakar (30%), de Matam (14%), de Saint-Louis (10%), Diourbel et de Thiès pour un taux de 9%. En outre, le pays accueille 94% des réfugiés mauritaniens.

Quant à l’immigration internationale, la Guinée (43%), le Mali (10%), la Gambie (7%) et la Guinée Bissau (6%). Tous des pays limitrophes qui font 66% de la population d’immigrés. Ces derniers sont concentrés à Dakar à hauteur de 57% quelle que soit la nationalité. Viennent ensuite les villes de Ziguinchor (6,7%) et Kolda (6,1%).  Selon le rapport, la population étrangère est ancienne et stable. « La stabilité politique et économique du pays contribue à en faire une destination privilégiée en Afrique de l’ouest », affirme l’Ansd.EMMANUELLA MARAME FAYE

LIBERTES ET ORIENTATION DES DEPENSES PUBLIQUES : Le Forum civil rappelle à l’Etat ses obligations

http://www.enqueteplus.com Le Forum civil est hautement préoccupé par l’état des droits et des libertés publiques ainsi que l’orientation des dépenses publiques. Celle-ci, selon la section sénégalaise de Transparency International, est caractérisée par un manque d’efficacité et d’efficience.

De ce point de vue, il rappelle à l’Etat son obligation à garantir aux citoyens la jouissance des libertés publiques telles que la liberté d’expression et de manifestation consacrées par la Constitution. De plus, le Forum civil considère que la distribution de la justice ne doit être ni l’occasion ni le prétexte à la restriction de l’espace civique.

A cet effet, il invite le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, à s’appliquer l’obligation de réserve qu’implique sa charge concernant tout dossier pendant devant les cours et tribunaux, afin de participer à la réalisation de l’indépendance de la justice garantie par la charte fondamentale.

Aussi, le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck, et ses camarades appellent-ils le procureur de la République à un traitement rigoureux et équitable des dossiers de justice, conformément aux exigences de l’Etat de droit qui garantit la bonne administration de la justice sous réserve du respect des Droits de l’homme, notamment la dignité de la personne.

Aux citoyens, ils rappellent que la jouissance des droits et libertés se conjugue avec la culture de la responsabilité et du respect des institutions. Le débat public, par essence, doit être pacifié et normé.

S’épanchant, par ailleurs, sur la déclaration du président de la République faite lors du lancement du Pama le 5 août 2019, relative aux 307 milliards de F Cfa dépensés pour l’achat de véhicules par l’Administration et l’utilisation de plus de 17 milliards pour les lignes de communications téléphoniques, le Forum civil rappelle que cette déclaration n’est pas nouvelle. Déjà, souligne-t-il, en octobre 2017, le président de la République avait fait le même constat suivi de la décision de confier à la Dmta la centralisation des acquisitions de certains véhicules pour l’Administration.

Lors du Conseil des ministres du 17 avril 2019, rappelle-t-il, le chef de l’Etat avait ‘’requis du gouvernement un nouveau dispositif réglementaire sur les conditions d’acquisition, d’affectation, d’utilisation et de cession des véhicules administratifs’’. Au-delà des constats faits par le président de la République, le Forum civil attend de l’Etat une concrétisation des mesures requises lors du Conseil des ministres du 17 avril 2019 et un suivi rigoureux de leur opérationnalisation. Le Forum civil attend instamment du président de la République des réformes structurelles fortes allant dans le sens de la modernisation de l’Administration, gage de la performance des politiques, programmes et actions publiques.

THIERNO THIOUNE, MAITRE DE CONFERENCES TITULAIRE EN ECONOMIE DIRECTEUR DES ETUDES DU CREFDES A L’UCAD : «LES FETES IMPACTENT SIGNIFICATIVEMENT ET NEGATIVEMENT SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE»

http://www.sudonline.sn Le maître de Conférences titulaire en économie, et non moins directeur du Centre de recherche et de formation pour le développement économique et social (Crefdes) Thierno Thioune analysant l’impact des fêtes dans l’économie sénégalaise tout en prenant en compte les enjeux religieux, culturels et sociaux, y compris la pratique sacrificielle du mouton trouve les enjeux économiques considérables

Au-delà du caractère trop dépensier, stressant et contraignant, «la Tabaski fatigue beaucoup les Sénégalais dont l’immense majorité doit se débrouiller pour trouver toute la dépense nécessaire à la fête.

L’achat du mouton représente la part la plus importante du budget faisant recourir à de multiples stratégies notamment l’endettement personnel, les découverts, le groupement d’achat, les tontines, l’élevage à domicile d’un ou de deux moutons: le second, revendu à la Tabaski, amortissant les frais d’entretien et constituant un capital pour renouveler l’opération lors de la prochaine fête; l’endettement désespéré du «buki» qui consiste à se procurer une liquidité financière en achetant par mensualité un appareil électroménager, par exemple, pour le revendre immédiatement moins cher au comptant», fait remarquer le maître de Conférences titulaire en économie, Thierno Thioune. A suivre l’économiste, par ailleurs membre du comité scientifique du Centre de recherches économiques appliquées (Crea) de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Ucad, «d’autres postes de dépenses incompressibles qui pour les moins nantis, obligent ‘’l’homme, le mari à se priver d’un nouveau boubou pour que ses épouses et enfants ne risquent pas sarcasmes et railleries’’, qui pour les plus aisés les amènent à repeindre quelques pièces et renouveler les rideaux des portes et fenêtres. C’est dire donc que le poids de la fête engendre des coûts énormes qui n’épargnent aucun acteur économique au vu de l’importance des dépenses de prestige». 

L’Etat, le grand perdant des fêtes 

Pour l’économiste, «l’Etat, à travers son administration est victime des lendemains de fêtes qui pour la plupart ne sont pas déclarés fériés mais de manière tacite constituent des jours chômés et payés du fait que la plupart des fonctionnaires, se déplaçant à l’intérieur du pays, ne seront pas à leur bureau. Cela pose le problème crucial de notre rapport avec le travail». Ce qui lui fera dire qu’ «au-delà la Tabaski, il est à constater que les fêtes impactent significativement et négativement sur notre productivité et par ricochet sur notre croissance économique encore à redynamiser pour un objectif à deux chiffres».
Toutefois, il n’a pas manqué de souligner que «durant cette fête, dans notre pays, la consommation de viande de mouton atteint des pics exceptionnels, on assiste au développement d’une véritable “économie de la Tabaski“ avec un marché segmenté approvisionné par différents types d’élevage qui se sont développés compte tenu de la forte demande estimée à 810 000 têtes de moutons».

Un samedi de l’économie dédié à Samir Amin

actunet.net À l’occasion du 1er anniversaire du décès du Professeur Samir Amin, né en 1931 et rappelé à Dieu le 12 août 2018, un samedi de l’économie lui a été consacré avant-hier. En hommage à son œuvre prolifique, plusieurs sommités ont tenu à magnifier son legs dans le cadre d’une cérémonie tenue au siège d’Enda Tiers-Monde sis sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Présenté comme un éminent penseur, révolutionnaire indomptable et acteur de premier plan du mouvement social africain et mondial, Samir Amin s’est largement consacré au combat pour l’émancipation des peuples face à l’oppression capitaliste et la domination impérialiste. Il a eu à déconstruire, de manière rigoureuse, les théories conventionnelles sur le développement des pays du Sud.

D’éminentes personnalités parmi lesquelles, Dr Chérif Salif Sy, directeur du Forum du Tiers Monde (Ftm), Professeur Moustapha Kassé, Doyen Honoraire de la Faculté des sciences économique et de gestion de l’Ucad, Professeure Fatou Sow, Dr. Ebrima Sall de Trust Africa ou encore l’économiste Ndongo Samba Sylla de la Fondation Rosa Luxemburg, ont joint leurs voix pour magnifier l’immense savoir du défunt nourri «à la sève révolutionnaire du matérialisme historique». Comme en témoigne sa biographie accrochée à l’arrière plan du présidium, Samir Amin s’était engagé à fond dans l’action militante. Co-fondateur d’Enda avec Jacques Bugnicourt, il a notamment pris une part active aux mouvements anticolonialistes de l’époque et a fait alors connaissance avec de nombreux étudiants et futurs dirigeants politiques en Afrique, au Moyen Orient et en Asie. «Nous célébrons d’abord notre fondateur. Il est très marquant pour nous de le célébrer dans ce hall attenant à la salle qui porte le nom de Jacques Bugnicourt et aussi de Samir Amin. Cette bibliothèque populaire du développement est en très grande partie la résultante du travail de Samir et de sa générosité. C’est lui qui a offert à Enda une très grande part de sa bibliothèque personnelle qui a permis, avec l’appui de la Fondation Rosa Luxembourg, d’en faire une bibliothèque avec une numérisation complète au service des étudiants ; ce qui est déjà un indicateur de succès très important», indique le Dr Cheikh Guèye, chargé de la prospective à Enda Tiers-Monde. Il met en relief d’autres facettes de Samir Amin. «Nous célébrons aussi quelqu’un qui a beaucoup inspiré l’action d’Enda. Contrairement à ce que beaucoup pensent, Samir ce n’était pas uniquement un théoricien de l’économie, c’était aussi un homme d’action. Il a durant toute sa vie initié beaucoup d’actions, d’institutions, de mouvements, de processus qui ont marqué et qui continuent à marquer le commerce des idées, notamment des idées émancipatrices. Ces dernières années il a bouclé la boucle en interagissant beaucoup avec Enda ces nous permettant de sortir de cette logique de projet d’Ong classique et nous renouant avec le forum social mondial dont Enda a assuré le secrétariat africain pendant très longtemps, mais aussi, en nous aidant à renouveler notre pensée sur le développement», ajoute Cheikh Guèye.

Dans la même veine, l’économiste Ndongo Samba Sylla estime que «le Professeur Samir Amin est un des meilleurs économistes de sa génération, pas seulement en Afrique mais aussi à travers le monde». «Ce qui est peut-être un peu dommage aujourd’hui, c’est que la plupart des étudiants en sciences sociales ignorent les travaux d’intellectuels comme Samir Amin. Les curricula ont tellement changé que maintenant on peut même faire de l’économie dite du développement sans connaître des penseurs de sa trempe. Cela se ressent au niveau de la qualité des conseils qui sont apportés au gouvernement parce qu’on voit une économie a historique, hyper formelle qui sert de matière à réflexion à ceux qui conseillent nos gouvernants ; donc ce n’est pas une surprise si on voit les résultats économiques peu probants que nous obtenons via ce type de pensée orthodoxe là. Samir Amin était un pionnier dans tous les thèmes qui concernent le développement des pays africains et des pays du sud et souvent les gens ignorent l’étendue de sa contribution», assure Ndongo Samba Sylla. Abondant dans le même sens, le Dr Cherif Salif Sy préconise d’agiter et de réfléchir régulièrement sur l’œuvre de Samir Amin à la lumière du développement du monde, car le développement du capitalisme étant historiquement déterminé, ne peut pas prendre la même forme à chaque étape historique de l’évolution du monde ; d’où la nécessité pour les intellectuels d’actualiser leur pensée, en phase avec leur époque.

RECLAMANT 15 % DE LA GESTION DU CONTRAT D’AFFERMAGE D’EAU A SUEZ : Les travailleurs de la Sde menacent d’assoiffer les villes

http://www.enqueteplus.com Les travailleurs de la Sde menacent de paralyser le système de fourniture en eau en milieu urbain, si l’Etat ne leur accorde pas 15 % du capital dans le nouveau contrat d’affermage attribué à la société française Suez.  Ils donnent jusqu’à 18 août prochain à l’Etat pour réagir positivement à leur demande. Sinon, Dakar et certaines villes resteront en soif jusqu’en décembre.

Alors que certains quartiers de la capitale sénégalaise sont confrontés à un manque d’eau, depuis quelque temps, à cause de coupures intempestives, les travailleurs de la Sde menacent de corser la situation, en bloquant le système de fourniture en eau. En conférence de presse ce vendredi, les différents représentants des travailleurs de la Sde ont annoncé qu’ils vont reprendre leur mot de grève, si l’Etat ne réagit pas positivement à leur revendication.

Le Syndicat des travailleurs de la Sde réclame 15 % de la gestion du nouveau contrat d’affermage attribué à la société française Suez. ‘’Dans l’appel d’offres, l’Etat avait dit que le privé étranger qui serait sélectionné aura 40 % maximum du capital, les 25 % seront détenus par l’Etat du Sénégal et les autres 25 % vont être distribués aux privés nationaux et les travailleurs 5 %. Mais nous avions dit que les 5 % sont relativement faibles.  Si l’Etat a quitté avec l’ancienne société 5 % pour arriver à 25 %, c’est grâce aux travailleurs qui ont fourni beaucoup d’efforts pour avoir ces résultats’’, plaide Elimane Diouf, Secrétaire général du Sat-Sde.

Ainsi, les travailleurs réclament ce pourcentage pour avoir une meilleure représentation dans le Conseil d’administration. Dans l’ancien contrat d’affermage qui était détenu par la Sde, les travailleurs avaient 5 % et n’étaient pas représentés dans le Conseil d’administration de l’entreprise. Et par ces revendications, ils disent vouloir corriger l’erreur du précèdent contrat. ‘’Avec les 5 % que nous avions dans le capital de la Sde, nous n’avions pas un représentant dans le Conseil d’administration, parce que le privé avait plus de 60 %. Aujourd’hui, c’est cette erreur que nous voulons corriger dans le nouveau processus. Nous enclenchons une bataille pour cela. Nous avons fait une grève qui a abouti au protocole d’accord. Et avec le protocole d’accord, la solution qui était envisagée était de prendre soit dans les 25 % de l’Etat, soit dans les 25 % réservés aux privés nationaux ou dans les deux pour que le personnel ait ses 15 %. Ce dernier s’est déjà engagé, à travers son fonds commun de placement, à acquérir les 15 % réclamés’’, précise Elimane Diouf.

Les syndicalistes restent ainsi catégoriques sur leur revendication.  En aucun cas, ils ne veulent descendre en dessous des 15 %. Sur ce point, Elimane Diouf et ses camarades sont fermes : il n’y pas de contre-proposition. A défaut d’obtenir les 15 %, ils comptent paralyser le système.

Quel que soit leur pourcentage, l’Etat a déjà accordé aux travailleurs une représentation dans le Conseil d’administration, mais ceux-ci veulent avoir plus de pourcentage pour peser dans les prises de décision. ‘’Nous ne voulons pas être de simples figurants dans le Conseil d’administration. Nous voulons avoir une meilleure représentation et ce n’est possible qu’avec les 15 %’’, tonnent-ils.

Les syndicalistes fixe, par ailleurs, la date du 18 août comme date butoir au gouvernement pour réagir positivement à leur revendication. Cette date a, d’ailleurs, été choisie pour ne pas perturber la célébration de la fête de la Tabaski prévue le 12 prochain.

Selon eux, le préavis de grève est déjà en cours et que sans une réaction positive de la part de l’Etat, les travailleurs se disent prêts à paralyser le système jusqu’en décembre.ABBA BA

Décès Du Professeur Samba DIENG : Le Spécialiste De La Vie Et De L’œuvre D’El Hadj Oumar S’en Est Allé

Professeur de littérature africaine orale à l’Université Cheikh Anta DIOP  (UCAD) de Dakar, spécialiste de la vie et de l’œuvre d’El Hadj Oumar Foutihou TALL, le professeur Samba DIENG tire sa révérence. Il a été rappelé à Dieu ce mardi et a été inhumé le même jour.

 Un de ses anciens étudiants lui rend cet hommage : HOMMAGE AU PROFESSEUR SAMBA DIENG

Professeur titulaire des universités de classe exceptionnelle , érudit de haut rang, spécialiste de El Hadj Omar koddo Adama Aissé Elimane sire Samba Demba Aly Moutar, Arabisant et connaisseur de la culture islamique, Samba Dieng était aussi spécialiste de la littérature comparée en plus de sa maîtrise de la culture peule, ethnie à laquelle il appartenait. Le Professeur était un esprit vif et alerte qui allait très vite dans ses recherches, ses écrits, ses productions. Voilà la base de son ascension fulgurante qui lui permit de gravir tous les échelons des grades universitaires, sa seconde fierté après celle des publications sur El Hadj Omar Tall. Il aimait à rappeler, à ses étudiants, la fécondité de ses productions : » là où on demandait 3 articles, j’en proposais 9, Assane » me confiait-il un jour, après que je lui posais nombre de questions sur vie et son parcours. Samba Dieng était différent, voire singulier, il pouvait être difficile d’accès pour peu qu’on trahisse les codes de conduite de la société sénégalaise, en tout cas tel qu’il les concevait, en parfait conservateur, mais aussi affable jusqu’à la naïveté quand on sait l’aborder. Un autre jour qu’il m’avait convoqué, comme il le faisait avec mes aînés et certainement avec mes cadets, je lui faisais la remarque sur sa solitude, il riait aux larmes et répondit » Assane, la solitude est le propre de l’universitaire. On me paye pour ça ». Mais comment rendre hommage au Professeur sans revenir sur sa rigeur insoutenable en écriture. C’est un parcours du combattant que de lui faire accepter un texte. Il faut respecter toutes les normes de la phrase, syntaxe et sémantique harmonisées comme jamais, d’abord avant que de pouvoir séduire le lecteur par des astuces telles que l’inversion ou autres emphases et mises en aposition. Quelle plume que celle de ce Maitre qui convoquait la virgule et toute la ponctuation à leur juste mesure. Avec sa disparition l’université perd un monument du savoir traditionnel et moderne combinés. Il était un des rares Professeurs à intervenir, comme Président de Jury, dans les soutenances de thèse au département d’arabe aux côtés d’autres sommités comme les Professeurs El Hadj Rawane Mbaye et Souleymane Bachir Diagne. Enseignant jusqu’au bout des ongles, le Professeur ne perdait aucune occasion pour expliquer tel ou tel détail de la vie ou l’origine de tel ou tel rituel. Si notre relation a été aussi poussée jusque dans le secret de son salon familial pourtant notre rencontre fut banal et normal car il me reçut dans son bureau à l’occasion d’un examen oral que nous subissons en fin de deuxième année de Lettres modernes.

L’entretien fut amical après il me remit son contact personnel et me demanda de l’appeler si jamais j’étais intéressé par sa spécialisation. Je l’appelais quelques semaines plus tard et ce fut le début d’une longue relation où je me formais aux rigueurs universitaires. Ainsi, au-delà de nos séances d’écriture il nous conviait aux conférences et colloques qui étaient les meilleurs moments de découverte pour les jeunes chercheurs que nous étions. Dans la vie on ne peut pas tout dire d’ailleurs on ne doit pas tout dire même si tout le bien mériterait d’être dit sur cet éminent intellectuel…

Par cette matinée paisible et calme ma tête reste remplie de souvenirs les uns plus denses que les autres mais tout chez lui était apprentissage-enseignement car c’est ça aussi Samba Dieng, le partage avec l’autre.

Puisse Allah le rétribuer au quintuple pour ses nombreux bienfaits.

PAIX À L’ÂME DU PROFESSEUR AD VITAM ETERNAM.Assane KA

7 milliards dus aux établissements privés : L’Etat met les nouveaux bacheliers en sursis

https://www.seneweb.com La dette que l’Etat du Sénégal doit aux établissements privés d’enseignement supérieur avait amené ces derniers à exclure pas moins de 40 mille étudiants (Bts, Licence, Master) orientés par l’Etat. Il est à redouter, que la même situation ne soit en train de se reproduire, avec l’invite faite par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) aux nouveaux bacheliers, de formuler successivement une demande pour les universités publiques tout comme les établissements privés.

Sud Quotidien, qui traite cette information dans ses colonnes, y voit un sursis donné aux nouveaux bacheliers qui seront orientés dans le privé, pour l’exercice 2019/2020.

A rappeler que pour la dette que l’Etat doit aux établissements fédérés autour du Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes), plus de 7 milliards ont été payés par le gouvernement qui s’est également engagé à honorer la dette de 4 milliards restants, d’ici la fin de l’année 2019 selon les assurances données par le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann

Réaménagement du PDS : Les nouvelles décisions d’Abdoulaye Wade

https://www.ferloo.com Me Abdoulaye Wade continu de baliser le terrain pour son fils, Karim. Dans ce cadre, l’ancien président de la République désormais Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds) a rencontré hier la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) fidèles à Karim Wade.

Selon le quotidien Les Echos, la principale mesure issue de cette rencontre est l’urgence qu’il y à démettre le Dr Cheikh Seck et le député Abdoul Aziz Diop, deux cadres du parti nommés dans le nouveau bureau mais qui ont préféré apporter leur soutien à Omar Sarr (démis de ses fonctions par Wade).

Ainsi, le Pape du Sopi a demandé aux membres de la Fncl de lui trouver, dans les plus brefs délais, deux profils capables de prendre la place de ses frondeurs. (Avec Rewmi)

LANCEMENT D’UN NOUVEAU PLAN D’ACTION DE «AAR LI NU BOKK», DES VENDREDI : «TAXAW FEPP» POUR ENROLER «400.000 CITOYENS NGIR AAR SUNU PETROLE»

http://www.sudonline.sn La Plateforme citoyenne «Aar Li Nu Bokk» décide de lancer, dès cette semaine, un nouveau plan d’action pour intensifier son «combat pour le traitement diligent du scandal du pétrole et du gaz et la mise en place de mécanismes pour garantir la transparence dans la gestion de ces ressources». Les activités de cette campagne appelée «400.000 Citoyens Ngir Aar Sunu Pétrole», vont débuter vendredi prochain par le programme «Occupy Sénégal» ou «Taxaw Fepp»/

La Plateforme citoyenne «Aar Li Nu Bokk» va lancer, à compter de cette semaine, son «nouveau plan d’action pour intensifier le combat pour le traitement diligent du scandal du pétrole et du gaz et la mise en place de mécanismes pour garantir la transparence dans la gestion de ces ressources», informe un communiqué de ces activistes Sénégalais.

«Ce plan d’action comportera (a) des caravanes de sensibilisation dans les quartiers de Dakar et à l’intérieur du pays; (b) des visites aux autorités religieuses, coutumières et aux organisations socioprofessionnelles pour leur expliquer les soubassements du scandale et les enjeux de la gestion du pétrole; (c)  des rencontres avec les missions diplomatiques et les institutions  internationales basées à Dakar pour leur remettre le mémorandum sur le scandale du pétrole et du gaz, (d) des conférences publiques et des forums dans les quartiers ainsi que (e) des rassemblements périodiques, des concerts et marches partout dans le pays», précise la source.

Et d’informer que ces activités commenceront dès ce vendredi 23 aout, à travers le programme «Occupy Sénégal» ou «Taxaw Fepp» qui comporte deux volets: «dans la diaspora: rassemblement devant les ambassades du Sénégal à Paris, Milan, New York, Bruxelles, Ottawa et dans de nombreuses autres villes  pour dénoncer l’inaction de la justice sénégalaise devant le scandale de corruption avérée et la spoliation des ressources» et «à Dakar et dans les régions: une vaste opération de sensibilisation et de distribution de flyers et de documents dans les artères rues, les marchés, les gares routières, etc. pour informer tous les citoyens et les appeler à la mobilisation.» Pour cette campagne est intitulée «400.000 Citoyens Ngir Aar Sunu Pétrole», relève la source, les activités seront menées «parallèlement aux initiatives sur le plan judiciaire au Sénégal et au niveau international.

La Plateforme Aar Li Bokk remercie les Sénégalaises et Sénégalais de l’intérieur du pays et de la diaspora qui se sont mobilisés, suite à l’arrestation du camarade Guy Marius Sagna, pour dénoncer le caractère arbitraire de l’arrestation et exiger sa libération. La même détermination sera maintenue pour exiger la libération de Monsieur Adama Gaye, détenu pour avoir exprimé son opinion sur la gestion nébuleuse du pétrole et du gaz. Non à la spoliation des ressources du peuple sénégalais. Oui à la transparence et la reddition des comptes», conclut la même source

Lamine Diallo estime que le pouvoir «sème la terreur»

http://actunet.net Selon Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement Tekki, «dans ce régime de « maatey » (faire ce que l’on veut), on arrête à tour de bras les honorables citoyens pour semer la terreur». À l’en croire, «l’objectif est l’instauration d’un émirat gazier de la famille Faye-Sall qui, elle, va se reposer dans le sud de la France comme les princes arabes du Moyen Orient».

Poursuivant ses propos dans sa questekki rendue publique hier, il ajoute que «l’affaire du commissaire Sangharé des Parcelles assainies ne fait que nous rappeler les violations systématiques de la loi par le Président Macky Sall. Le plus cocasse, il ne faut jamais l’oublier, il a forcé un bureau de vote à Fatick en 2002 pour voter sans carte d’identité». Une occasion pour s’interroger en ces termes : «En 2012, il a signé un décret pour donner les blocs de St-Louis à Pétrotim en sachant pertinemment qu’il violait la loi. Que nous réserve-t-il en 2022 ?».

Il enfonce le clou en disant ceci : «Quant à Aly Ngouille Ndiaye, il a inventé des capacités financières et techniques à Petro Asia, société mère  de Petrotim, née le 6 mars 2012 après sa fille, Petrotim, créée le 19 janvier 2012. Sa gestion du processus électoral est truffée de violations répétées de la loi. À titre d’exemple, un télégramme concocté le jour du vote de la présidentielle 2019 pour changer les conditions de vote». Montant au créneau, M. Diallo clame : «Après la Tabaski qui a montré au grand jour les difficultés économiques et sociales des Sénégalais, la faillite de Macky Sall devient évidente. Sa volonté d’instaurer un émirat gazier au Sénégal doit être bloquée. L’avenir du Sénégal est dans la gouvernance démocratique».

Par ailleurs, il fait savoir qu’après Karim Wade et Khalifa Sall, «c’est Abdoul Mbaye qui est visé. Le condamner dans une Cour d’appel, après une relaxe en première instance, à un an de prison avec sursis n’a pour seul objectif que de le rayer des listes électorales et l’empêcher d’être candidat à des postes électifs». C’est pourquoi il peste que «la méthode politique de Macky Sall doit être démasquée». Autrement dit, «obtenir des condamnations de certains opposants, utiliser le parrainage corrompu pour les autres et la justice pour confisquer le pouvoir». Et d’ailleurs, il croit savoir que «bientôt, ce sera le tour de membres jugés récalcitrants de sa majorité factice. Telle est la stratégie de Macky Sall pour foncer vers l’émirat gazier. Les sorties publiques de son fils qu’il organise participent de cette stratégie».

Mamadou Lamine Diallo termine en signalant que «ce qui est déterminant dans le développement économique et social des peuples, c’est le capital social, les institutions et les règles qui les régissent.»

FUSION DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE EN UN PARTI POLITIQUE : MACKY, A L’EPREUVE D’UNE AMBITION «AUDACIEUSE»

http://www.sudonline.sn L’idée de la poursuite, au-delà de la présidentielle de 2024, du compagnonnage de la majorité présidentielle, fait son petit bonhomme de chemin, avec des propositions qui fusent au sein de ladite coalition. De la transformation de ladite mouvance en un grand parti à l’idée d’une direction politique unifiée, en passant par la nécessité d’une analyse froide, pour éviter que des forces politiques de l’opposition actuelle prennent le pouvoir en 2024, la transformation «inédite» de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) et de toute la mouvance présidentielle en une grande formation politique se cogite, en amont.

Les remous internes au Parti socialiste (Ps), notamment la question de la succession du défunt Secrétaire général du parti, Ousmane Tanor Dieng, avec comme corolaire le maintien de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, en prison, remettent au goût du jour la volonté prêtée au chef de l’Etat, Macky Sall et à son camp d’œuvrer pour la constitution d’une grande formation politique qui réunirait toute la mouvance présidentielle.

La question de l’adaptation de cette recette expérimentée en France, en Mauritanie et en Côte d’Ivoire, aux réalités politiques sénégalaises se pose alors avec acuité. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette idée germe au sein de ladite mouvance, depuis la présidentielle de 2019, remportée par son candidat, le président sortant Macky Sall, avec plus de 58% des suffrages valablement exprimés. Déjà, tout juste après sa réélection, en début mars dernier à Rufisque, le président Macky Sall avait invité les responsables de sa coalition dans cette localité à maintenir leur unité jusqu’aux prochaines élections locales. Si le chef de l’Etat s’est simplement limité, pour le moment, aux futures échéances, son poulain, non moins président du Groupe parlementaire Bby, Aymérou Gningue, pousse la réflexion plus loin.

En effet, dans une interview accordée à Sud quotidien, le vendredi 12 avril dernier, le député Gningue avait exprimé son souhait de voir une évolution dans la structuration de leur coalition. Pour lui, «de Bennoo Bokk Yaakaar, on est passé à la Majorité présidentielle. Donc, il faut réfléchir à avoir une direction politique unifiée. Il faut que les formes changent et que nous puissions avoir de l’audace pour aller vers une unité politique». Cette opinion du parlementaire de l’Alliance pour la République (Apr) vient rejoindre l’idée émise par le Secrétaire général adjoint de la Ligue démocratique (Ld), non moins Porte-parole des “Jallarbistes“.

Dans un entretien accordé au journal L’As, le mercredi 10 avril dernier, Moussa Sarr voulait d’une coalition Bby avec une longévité hors du commun. A son avis, «Bennoo doit survivre au-delà de 2024. À la Ld, nous voulons que la coalition Bby se transforme en un grand parti de rassemblement pour garder le pays jusqu’en 2035. C’est notre souhait et nous travaillons pour y arriver», suppute-t-il.

NECESSITE D’UNE ANALYSE FROIDE DE CETTE AMBITION «AUDACIEUSE» ?

Si ces responsables politiques de l’Apr et de la Ld affichent déjà leur souhait de voir une transformation de la mouvance présidentielle en un parti politique, du côté du Directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, à savoir le Professeur Bouna Mohamed Seck, «l’analyse froide» est nécessaire pour «les meilleures décisions pour notre pays».
S’expliquant sur les ondes de la radio privée Sud Fm, en mars dernier, le Chargé des élections à l’Alliance des forces de progrès (Afp), sur la base des résultats de la présidentielle dernière, estime que «si les principales composantes de Bby, à savoir l’Afp, l’Apr et le Parti socialiste, présentent chacune un candidat en 2024, ce qui est certain, c’est que nous irons à un 2ème tour. Et il y a des risques que d’autres forces prennent le pouvoir». Même si rien n’augure du sort réservé à la mouvance présidentielle, d’ici les prochaines joutes électorales, ce qui est constant, c’est que les partis membres de ladite majorité agitent de plus en plus l’idée de la structuration de Bby, à même de former une seule formation politique. Ce qui est sûr et certain, il sera difficile pour une formation politique, à elle seule, de gagner une présidentielle au Sénégal. Toutefois, l’épreuve de l’élection locale à venir sera déterminante quant au sort qui sera réservé à cette ambition «audacieuse» du président Macky Sall et son camp

Guy Marius Sagna

http://www.enqueteplus.com/node Bien qu’il ait passé un mois en prison, Guy Marius Sagna n’entend pas renoncer à son rôle d’activiste, ni de se laisser museler. L’activiste, qui prenait part à la conférence de presse de ses amis qui avaient mis en place un collectif pour sa libération, promet de poursuivre son combat pour ‘’la préservation des ressources naturelles du Sénégal’’.

Toujours en verve, il a déclaré à qui veut l’entendre : ‘’Cette incarcération ne m’ébranle pas. Elle ne me fait pas peur. L’intimidation ne passera pas. La lutte va se poursuivre jusqu’au bout. Il n’est nullement question, pour moi, d’être en retrait sur les activités citoyennes que nous menons ou de prendre des vacances. Il n’est nullement question, pour moi, d’accepter ce musellement que l’on voudrait me voir observer.’’

…A en croire Guy Marius qui était incarcéré pour ‘’fausse alerte au terrorisme’’, son message s’adresse aux tenants du pouvoir ‘’qui l’ont envoyé en prison sur la base d’accusations fallacieuses’’. A son avis, tous les Sénégalais épris de justice sont en danger et si on n’y prend garde, alerte-t-il, ‘’Macky Sall et son régime vont envoyer tout le monde en prison. Je sais que ma personne n’a pas d’importance, mais sachez que nous sommes tous en sursis (Disable rich-text…) même vous les journalistes ’’.

Fort de cette crainte, Guy Marius Sagna appelle à la mobilisation citoyenne pour faire face ce qu’il qualifie de ‘’dictature atroce’’.  ‘’Mon sort peut arriver à tout le monde. C’est la raison pour laquelle le combat pour la liberté et la démocratie doit continuer’’, dit-il. Et d’ajouter : ‘’J’ai une claire conscience que ce combat, ce n’était pas un combat pour moi. C’est un combat pour dire non à l’arbitraire, non à l’illégalité, non à une tentative de piétiner les libertés démocratiques de notre pays.’’

Sommet Du G7 : Adama GAYE Envoie Ses Avocats Vilipender Macky

http://www.walf-groupe.com Arrêté pour diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs et offense au chef de l’Etat, le journaliste-consultant Adama Gaye compte internationaliser son combat auprès du G7 qui se tiendra le week-end prochain à Biarritz (France). C’est ce que nous rapporte un de ses avocats qui lui a rendu visite, avant-hier, à Rebeuss.

Depuis presque trois semaines, notre confrère Adama GAYE, journaliste et consultant, mais aussi politique très critique vis-à-vis du pouvoir du président Macky Sall croupit en prison. il est accusé d’avoir diffusé des écrits contraires aux bonnes mœurs et offensé le chef de l’état.

Avant-hier, le journaliste Adama GAYE a reçu la visite d’un de ses avocats à Rebeuss en vue de peaufiner une stratégie de défense au-delà de nos frontières. S’estimant lésé dans ses droits et libertés, Adama GAYE a décidé de faire internationaliser le combat pour sa libération. en effet, « le témoin » quotidien a appris qu’Adama GAYE a donné mandat à ses avocats d’ici et d’ailleurs d’aller se plaindre auprès du Sommet g7 qui se tiendra à Biarritz (France). ce sera du 24 au 26 août 2019 (week-end prochain) sous la présidence de l’état français.

Comme chaque année, le sommet G7 regroupant les 7 pays les plus riches du monde (Allemagne, canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) constitue une occasion pour les mouvements sociaux et organisations professionnelles de plaider leur cause. Et surtout de vilipender les régimes dictatoriaux où les droits et libertés des citoyens sont bafoués. C’est également l’occasion pour les mouvements altermondialistes de se faire entendre en organisant des « contre-sommets » et autres manifestations destinées à dénoncer les méfaits du capitalisme.

Selon elles, ce Sommet ne serait qu’une alliance des principales puissances économiques mondiales afin d’augmenter leur influence sur les marchés mondiaux à des fins d’appropriation de richesses au mépris et détriment des autres pays pauvres ou faibles. Me cheikh Ahmadou NDIAYE, un des avocats d’Adama GAYE, se dit convaincu quant à lui que le G7 peut constituer un mur des lamentations efficace, voire une puissante tribune pour dénoncer la détention de son client qu’il qualifie d’arbitraire. « Mieux, Adama GAYE s’est étranglé de rage suite aux dernières déclarations injurieuses d’un député de l’APR contre l’opposition. de là, mon client estime qu’il n’a jamais insulté contrairement aux autres qui font pire sans être inquiétés par la justice » nous rapporte l’avocat du journaliste.

 Seydou DIAGNE : «Une Accusation Purement Fantaisiste, Faite Uniquement Pour Envoyer Adama GAYE En Prison»

L’ancien journaliste Adama Gaye a été transféré mercredi à la prison de Rebeuss. En cause : des écrits publiés sur Facebook, qui lui valent les accusations d’« offense au président de la République » et d’« atteinte à la sûreté de l’État ». Son avocat Seydou Diagne dénonce des accusations « fantaisistes » visant à faire taire ses critiques trop virulentes envers le président Macky Sall. Interview.

C’est lui-même qui avait alerté sur son arrestation. Lundi 29 juillet, à 7 heures du matin, Adama Gaye publiait trois messages lapidaires pour annoncer qu’il était en voie d’être arrêté par la Division des affaires criminelles (DIC).

Depuis plusieurs semaines, l’ancien journaliste – il a notamment collaboré à Jeune Afrique dans les années 1990 – publiait sur les réseaux sociaux, de manière presque quotidienne, des messages, parfois très longs, pour critiquer le président Macky Sall.

Dans le viseur d’Adama Gaye, les soupçons de corruption qui pèsent sur le frère du chef de l’État, Aliou Sall, soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin dans l’attribution de contrats d’exploration d’hydrocarbures.

N’hésitant pas à accuser le chef de l’État de voleur, Adama Gaye publiait régulièrement des messages virulents sur la gestion de la manne pétrolière du Sénégal par l’État, en insistant sur sa propre connaissance du sujet et se prévalant d’un « master en gestion internationale de pétrole et gaz » et d’un « certificat en pétrole » d’un institut international de droit américain.

Mais ses messages « fleuris » s’écartaient parfois de l’actualité politique pour verser dans des considérations plus intimes, touchant à la vie privée du président sénégalais. Le délit de « diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs » n’a toutefois pas été retenu par le juge d’instruction devant lequel il a été déféré le 31 juillet.

Après l’avoir inculpé pour « offense au chef de l’État » et « atteinte à la sûreté de l’État », ce dernier l’a placé sous mandat de dépôt. « Un délit tout trouvé, quand on veut embastiller quelqu’un de gênant », selon l’un de ses proches.

De leur côté, ses avocats évoquent des « accusations fantaisistes » et accusent la justice sénégalaise d’être aux ordres du pouvoir politique. Deux semaines après l’arrestation de l’activiste Guy Marius Sagna, qui s’est lui aussi positionné de manière critique sur la gestion des hydrocarbures, l’incarcération d’Adama Gaye fait débat au Sénégal.

Seydou Diagne, l’un de ses avocats, en expose les raisons à JA.

Jeune Afrique : De quoi, précisément, votre client est-il accusé ?

Me Seydou Diagne : Le parquet lui a imputé une déclaration dans laquelle il tiendrait des propos injurieux contre Macky Sall. La justice estime que ces écrits menacent la sécurité du Sénégal et représentent une offense au président de la République.

Dans la publication en cause, il est question de bonne gouvernance et de la gestion des hydrocarbures. Mon client, en sa position de lanceur d’alerte, reconnaît ces propos. Il lui a également été reproché d’autres déclarations touchant notamment à des problèmes de mœurs, mais il les conteste.

Lors de son audition devant la police, Adama Gaye a affirmé que sont compte Facebook aurait été piraté. Nie-t-il avoir écrit certaines des publications, toujours visibles sur son profil Facebook, où il injurie Macky Sall ou évoque sa vie privée ?

Il a déclaré devant le juge ne pas reconnaître les déclarations qui touchent aux mœurs. Le reste concerne le secret de l’instruction.

Le ministre de la Justice Malick Sall a affirmé publiquement « assumer » la décision de la justice sénégalaise. Il a estimé que « fouler aux pieds les institutions de la République » ouvrait la voie à « la déstabilisation du pays »…

Ces déclarations représentent une violation grave de la présomption d’innocence par un individu qui n’est pas une autorité de la justice, mais une autorité administrative. Il a déclaré mon client coupable en mettant en cause son innocence. Et ce n’est pas le seul droit de mon client qui a été violé. En ouvrant une information judiciaire, la justice lui nie le droit d’être jugé dans un délai raisonnable. L’État et la justice ont pour seul but de prolonger au maximum sa détention.

Quand pourrait-il être jugé ?

En invoquant l’atteinte à la sûreté de l’État, la justice s’assure que le mandat de dépôt soit illimité. Mon client ne pourra jamais obtenir sa liberté provisoire sans l’autorisation du procureur. C’est comme ça qu’on garde en détention ceux qui ne sont pas d’accord avec le régime ! Désormais, sa libération dépend du fait du prince. Or, dans un État de droit, c’est aux juges de rendre la justice, et non au procureur.

Selon l’accusation, en quoi les déclarations d’Adama Gaye sont-elles susceptibles de déstabiliser le pays ?

Aujourd’hui, la justice nous dit : vous avez rédigé une publication sur Macky Sall, en l’occurrence vous avez menacé la stabilité du Sénégal. Mais l’atteinte à la sûreté de l’État, selon l’article 80 du code pénal, ce sont des « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves ».

Un citoyen donne son avis, et on le poursuit sur la base d’un régime aussi draconien que celui de l’article 80. C’est une accusation purement fantaisiste, faite uniquement pour envoyer mon client en prison et l’empêcher de s’exprimer.

«Le gouvernement de Macky Sall mérite-il de prendre des vacances dans un pays en pleine crise économique?», Selon Pape Ale Niang

XALIMANEWS : Le chroniqueur de Dakarmatin Pape Alé Niang, dans sa chronique de la semaine, est revenu sur les vacances du gouvernement

Le journaliste a posé la question à savoir si le gouvernement de Macky Sall mérite–il de prendre des vacances dans un pays en pleine crise économique ?

Il a ensuite souligné des « mensonges » sur la situation financière du Sénégal, avant d’interpeller les forces de sécurité pour plus de retenue.

En guise de Ndewenel… Par Amadou Tidiane WONE

«  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  » Pasteur Martin Niemöller (1892–1984)

Aucune outrance, ne fût-t-elle que verbale, n’est admissible. Les langues humaines sont suffisamment élaborées pour rendre intelligibles les pensées et les opinions les plus complexes sans excès ni démesure. « Tout ce qui est excessif devient insignifiant. » dit-on. Je le conçois. Dans tous les sens du terme.

Une des phrases des prières catholiques qui m’inspire demande à Dieu : «  Pardonne nous nos offenses comme nous les pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés… »

Au lendemain de la célébration, encore multiple, de la fête de Tabaski dans notre pays, l’ambiance devrait être au pardon et à la réconciliation, pour qui mesure avec hauteur la dimension du sacrifice d’Abraham et de son fils Ismaël, résolus à payer le prix fort pour plaire à Allah. Plaire à  Allah ! le Seul horizon digne de tous les sacrifices et de tous les compromis. C’est sous ce rapport que je presse les élites du monde temporel, dans notre pays, de se réfléchir et de s’évaluer.

Concrètement,  je ne vois pas le Président de la République fréquentant assidûment les réseaux sociaux au point de se sentir « offensé »par des posts ou des commentaires désobligeants.  Je vois plutôt des zélateurs empressés, noircir le tableau pour solder des comptes qu’ils n’ont pu achever en direct sur les foras d’internet. J’entends des murmures acides à l’oreille du prince, des BR (bulletins de renseignements) commandités et fabriqués sur mesure pour faire embastiller tel ou tel. Je vois mon pays qui s’enlise dans des polémiques stériles qui l’éloignent du traitement indiqué face aux énormes défis qui l’assaillent.

Sachons tourner les pages sans issue !

Alors je m’adresse au Chef de l’État. Solennellement. Il est le Président d’une République dont certains soutiennent sans conditions sa politique. Et d’autres qui s’y opposent. Fermement. Avec la dignité que leur confère la Constitution. Le Président de la République ne doit pas, pour rester digne de sa fonction, préférer les uns aux autres. Même si cela peut paraître une vue de l’esprit, cela convoque la dimension spirituelle de l’exercice du Pouvoir temporel, dérivation subtile du Pouvoir Divin…Et si Dieu s’acharnait sur tous ceux qui nient jusqu’à son existence ou désobéissent à ses prescriptions  ?

Revenons sur terre…

Je lance donc  un appel pressant à l’apaisement. Et d’abord à la modération du langage dans le débat public, notamment lorsqu’il tend à dériver dans la sphère de la vie privée.

Je lance ensuite un appel au Chef de l’État afin qu’il prenne de la hauteur et tempère les ardeurs de ceux qui, autour de lui,  pensent que la force est une modalité de castration des intelligences. Des cours d’Histoire devraient contribuer à leur changer les idées.

En ce début de millénaire,  l’Afrique a plus besoin de s’inventer un Nouveau destin autour d’un Grand dessein.

Le Sénégal doit y contribuer par la diversité et la fécondité des intelligences de ses enfants. La libération de ses énergies créatrices.  Nous ne pouvons pas être d’accord sur tout. Mais l’essentiel, l’Honneur de notre race, la Prospérité de notre pays et de ses habitants, la valorisation de nos ressources humaines et naturelles, nous attend.

Et il y’a urgence à prendre la pleine mesure des véritables enjeux de l’heure. Tous. Ensemble.woneamadoutidiane@gmail.com

BLOCAGE DU DIALOGUE POLITIQUE :La Commission cellulaire face à un dilemme 

http://www.enqueteplus.com De la proposition de la Commission cellulaire dépendra la poursuite du dialogue politique qui bute, depuis lundi dernier, sur un désaccord des parties prenantes autour de l’élaboration des termes de référence devant conduire à l’audit du fichier et à l’évaluation du processus électoral.

Les concertations sur le processus électoral reprennent aujourd’hui, après un blocage enregistré depuis lundi dernier. Les différentes parties prenantes, qui ne parlent pas le même langage sur l’élaboration des termes de référence devant conduire à l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral, devront reprendre place, ce matin, à la table des négociations afin de trouver un consensus autour de l’élaboration des termes de référence (Tdr).

En effet, dans le cadre de l’élaboration des termes de référence, en perspective de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral, l’opposition préconise que soient saisis les partenaires techniques du Sénégal dont l’Usaid, la Coopération allemande, l’Union européenne et l’Union africaine pour la mise à disposition d’experts indépendants qui pourraient être assistés par des experts sénégalais.

‘’C’est à ce niveau que nous avons des divergences et nous pensons qu’objectivement, la commission politique est suffisamment outillée pour l’élaboration de ces Tdr’’, soutient le coordonnateur du Pôle des non-alignés.

L’opposition, qui réclame des experts indépendants dans l’élaboration des termes de référence, bute, en effet, sur le refus de la majorité, confortée cette fois-ci dans sa position par les non-alignés et la société civile.

Selon le chargé des élections de l’Alliance pour la République, Benoit Sambou, il faut apprendre à gérer seul certains aspects de notre processus électoral, loin du regard extérieur. ‘’On doit protéger notre pays. Il y a des moments où il faut éviter de mêler les gens dans nos affaires internes. Ça fait longtemps qu’on fait des évaluations et des audits. Il y a de fortes chances qu’on puisse dépasser cette situation très rapidement’’, déclare le plénipotentiaire de la coalition de la majorité présidentielle Benno Bokk Yaakaar.

D’ores et déjà, les concertations d’aujourd’hui s’annoncent rudes pour les différents camps en litige.

Mais, de l’avis du coordonnateur du Pôle des non-alignés, les divergences notées pourraient être surmontées, s’il y a une volonté sincère d’avancer. En décembre 2017, rappelle Déthié Faye, au sein du Cadre de concertation sur le processus électoral, la commission avait élaboré des termes de référence à partir desquels un appel d’offres international avait été lancé pour le choix d’experts chargés d’auditer le fichier électoral. ‘’Nous avons dit au niveau des non-alignés, de la société civile et de la majorité que le même procédé peut être reconduit, parce que c’est nous acteurs politiques, qui vivons les problèmes, qui pouvons faire notre commande. C’est nous, acteurs politiques, qui devons faire la commande. C’est nous qui pouvons dire exactement de quoi nous avons besoin. Une fois qu’on dira qu’on a besoin de tel et de tel, c’est ça qui va constituer les termes de référence et un cabinet pourra être choisi pour faire le travail’’, fulmine-t-il.

Pour sa part, Benoit Sambou souligne que la Commission cellulaire a fait une proposition intermédiaire qui devrait normalement satisfaire toutes les parties et permettre de dépasser le blocage noté juste sur la démarche à entreprendre pour arriver à l’audit du fichier et à l’évaluation du processus électoral.

‘’Nous considérions qu’après avoir fini de faire le recueil des préoccupations des différentes parties prenantes, il s’agissait maintenant de transmettre la requête au gouvernement pour qu’il puisse prendre langue avec les partenaires qui pourraient nous accompagner dans le choix du cabinet qui sera chargé de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral.

L’opposition veut une phase intermédiaire où on choisit un cabinet ou des étrangers qui viennent nous aider à faire les Tdr. On leur a dit que le Sénégal a dépassé cette époque où il est assisté dans son processus électoral par des étrangers’’, déclare-t-il. Non sans préciser que la Commission cellulaire a quand même essayé de ménager les deux camps en proposant qu’ils prennent d’abord le document de recueil des préoccupations avant d’inviter, avec les autorités compétentes, des cabinets à faire des propositions. ‘’De toute façon, on va dépasser cette question’’, rassure l’ancien ministre de l’Agriculture.

D’ailleurs, ajoute Déthié Faye, pour concilier les deux camps en litige, la Commission cellulaire invite à susciter une manifestation d’intérêt pour des cabinets qui pourraient peut-être se prononcer et dire comment ils voient ce que veulent les acteurs politiques et qu’est-ce qu’ils pourraient faire.Reste à savoir si cette proposition parviendra à satisfaire tout le monde.ASSANE MBAYE

Présidence du HCCT : Aminata Mbengue Ndiaye pressentie; Boun Dionne en ballottage

https://actusen.sn Plus d’un mois après le décès de Ousmane Tanor Dieng, le Haut Conseil des Collectivités territoriales (Hcct) attend de connaitre le nom de son nouveau président. L’As dans sa livraison de ce mercredi, révèle que le Chef de l’Etat Macky Sall a donné son accord de principe pour que ladite Institution reste entre les mains des Socialistes afin de maintenir l’esprit de Benno qui a toujours prévalu tout au long de son compagnonnage avec le Parti Socialiste (Ps). Aminata Mbengue Ndiaye est ainsi pressentie pour remplacer le défunt président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng.

Du côté de l’APR, on ne veut point entendre parler de cette hypothèse qu’on qualifie de manœuvres socialistes pour mettre la pression sur Macky Sall. D’après eux, l’ex-premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne sera la président du Hcct.

BERNARD CASIMIR CISSÉ : «IL N’Y A PAS DE POSSIBILITÉ DE PARRAINAGES AUX LOCALES»

http://www.emedia.sn « Il n’y a pas de possibilité de contrôle de parrainages pour les locales parce que cela n’existe pas dans le code électoral ». La précision est faite par le Directeur de la communication et de la formation à la Direction générale des élections (DGE), Bernard Casimir Cissé, lors de la séance de présentation du recueil de contributions citoyennes produit par la société civile, aujourd’hui mercredi, 21 août 2019, à la résidence Mamoune.

« L57 est une disposition commune à toutes les élections mais (pour) les modalités, il faut aller modifier les dispositions relatives aux élections des conseillers municipaux et départementaux », recommande-t-il. Avant de convoquer les acteurs autour de la table des discussions : « Parce que, si nous voulons aller aux élections locales, il nous faudra nous asseoir pour discuter ensemble des modalités parce qu’il faudra les définir en tirant les leçons qui sont de très bonnes leçons vécues au niveau du Conseil constitutionnel pour la présidentielle. Si nous n’acceptons pas de discuter de cela, si nous ne disons pas que c’est nous qui devons définir les modalités consensuelles pour que le parrainage soit un bond en avant pour notre démocratie, on va revivre la même chose. Pour ça, il faudra que l’on arrête de se regarder en chiens de faïence. »

La société civile, qui recommande le maintien du parrainage, souligne toutefois la nécessité de « réformer son cadre juridique et fonctionnel ». Parce qu’en l’état, il n’est pas applicable. « C’est qu’en réalité, expose Pr Ngouda Mboup, le parrainage n’est pas, en soi, mauvais parce que ça permet de donner une certaine dignité au scrutin. Maintenant, il faut faire de telle sorte que ce filtrage ne devienne pas un bouchon, en élargissant la possibilité pour les candidats à la candidature de briguer le suffrage des Sénégalais. Déjà, ça pose problème dans le dispositif de contrôle. Parce que, le contrôle il est très fastidieux. Et pour les élections locales, ce serait très compliqué d’avoir le système actuel. Donc forcément, il faudrait le réformer. C’est pourquoi on a proposé des réformes allant dans le sens de transférer le contrôle à la Commission électorale nationale autonome (CENA), en renforçant ses prérogatives ou encore permettre la création d’une commission nationale de vérification et de contrôle des parrainages, permettant de valider en amont (les signatures) afin de desserrer le système, qui est très lourd. Aujourd’hui, dans le dossier de candidature concerné, le parrainage est devenu le majeur, et tout le reste, le mineur. Ce qui veut dire que vous pouvez être éliminé avant la lettre. Ce qui signifie qu’en réalité, il y a une sorte de discrimination entre les candidats (à laquelle) il faudrait remédier. »

Avant de poursuivre : « Les données sont très simples. Ce sont les mêmes qu’à l’élection présidentielle. Sauf qu’ici (élections locales) ce sont les taux qui changent. On parraine au niveau des communes. Dans ce cas de figure, le taux qui est demandé n’est pas le même qu’aux élections législatives ou (au scrutin) présidentiel. C’est entre 0,5% et 1,5 % des électeurs dans le fichier de la commune. Donc, vous voyez que le taux est très faible. Sur une commune de 10 mille habitants, vous pouvez avoir 100 parrains et être candidat. Cela veut dire que tout simplement en une journée vous pouvez (recueillir) ça. Il faudrait agir sur ce taux-là. »

Catégorique, Pr Amsatou Sow Sidibé du pôle des non-alignés, rejette la thèse selon laquelle le parrainage « est une nécessité », évoquant une véritable « catastrophe ». « J’ai peur du parrainage », conteste également Woré Sarr, représentante du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la séance, en compagnie de Doudou Wade.

 PLACE DU SOUVENIR AFRICAIN| Cri de cœur de Pierre Goudiaby ATEPA : Qui arrêtera «Cantine » Sy?

Le célèbre architecte sénégalais Pierre Goudiaby ATEPA avait récemment porté plainte contre la gérante de la Place du Souvenir. C’était à l’en croire, pour stopper le « massacre environnemental » au niveau de cette place qui devrait être un lieu de recueillement et non un foutoir. Mais finalement, après sa rencontre avec le ministre de la culture, il a décidé de geler cette plainte, en attendant une issue heureuse. Dans cet entretien, il dit être en phase avec le programme de réorganisation urbaine du Président Macky Sall. Dans la foulée, il a décerné un satisfecit au ministre de l’urbanisme pour le travail qu’il est en train d’abattre depuis sa nomination.

Etes-vous en phase avec le Président Macky Sall sur son programme de réorganisation urbaine ?

Le Président de la République Monsieur Macky Sall a lancé un programme pour la réorganisation urbaine. Il en a confié l’exécution à son ministre en charge de l’urbanisme. Celui-ci a commencé un bon travail. Parce-que, malheureusement, au Sénégal, n’importe qui fait n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment. Je disais ça, il y a 30 ans, malheureusement, la situation c’est empirée. Il y a deux ans, jour pour jour, j’avais écris à Monsieur le Premier Ministre Mohamed Boun Abadalah Dionne et à la Dscos, pour me plaindre, en ma qualité d’architecte, de la Place du Souvenir, de ce que la Directrice de cet établissement-là, était en train d’en faire.

Avant de revenir sur le bras de fer qui vous oppose à la gérante de la Place du Souvenir, quelle était la fonction qui était dévolue à ce lieu ?

Je rappelle que la Place du Souvenir a été commandé par son Excellence, Monsieur le Président Abdoulaye Wade, qui au lendemain d’un séjour en Algérie, où il a été déposé une gerbe de fleurs au monument qui est à Alger, m’a demandé de concevoir pour lui, la Place du Souvenir.  Pour que les hôtes de marque qui viennent nous rendre visite puissent déposer une gerbe aux pieds de la Carte de l’Afrique.  Et que, par conséquent, que ce soit un espace, un lieu de recueillement et de commémoration. C’est la raison pour laquelle, il avait donné des instructions à son Architecte que j’étais, de lui concevoir un lieu avec deux Panthéons. Il y avait un Panthéon pour les résistants et un autre pour les grands intellectuels du continent.

Avec le recul, êtes-vous satisfait de la gestion de la Place  du Souvenir ?

Malheureusement, ce lieu a été transformé, excusez moi du terme, en un foutoir. Madame la gérante, a cru devoir le transformer en cantine où on peut trouver des restaurants, des chawarmans… dans une mélange extraordinaire d’images de nos dirigeants avec d’autres images peu reluisantes. Ça c’est inadmissible.

C’est la raison pour laquelle, j’ai porté plainte pour arrêter ce massacre environnemental. Donc, j’ai porté plainte. Et la plainte devrait être appelé ces jours-ci.

Mais entre temps, vous vous êtes entretenu avec le ministre de la culture. Cette plainte est-elle toujours d’actualité ?

La bonne nouvelle, c’est que je me suis entretenu effectivement avec Monsieur le nouveau Ministre de la culture. Parceque, malheureusement, l’ancien Ministre, qui ne suivait pas mon regard, m’a répondu quand je m’étais plaint, il y a deux ans, qu’il fallait bien qu’elle trouve des ressources. Et je lui ai dit non, ce n’est pas en massacrant, un lieu qui devrait servir de recueillement qu’on va régler le problème de ces ressources. Aujourd’hui, tout l’espace a été distribué à des restaurateurs et autres marchands de je ne sais quoi. Récemment des cuisiniers se sont battus à sang à la Place du Souvenir. Croyez-vous que c’est normal ça.

Êtes-vous aujourd’hui, dans de bonnes dispositions pour sursoir à cette plainte ?

Je me suis entretenu avec le Ministre qui m’a semblé avoir une oreille très attentive, contrairement à son prédécesseur. Et c’est la raison pour laquelle, j’ai demandé à mon avocat de geler la plainte en espérant que nous trouverons une issue heureuse. Et que la Place du Souvenir redevienne ce pour quoi, elle a été construite. Je rappelle d’ailleurs que le Président Wade avait chargé le Professeur Iba Der Thiam de lui sortir le contenu du concept. Et il est temps que cette Place puisse reprendre la fonction qui était la sienne. Propos recueillis par Siaka NDONG

AFFAIRE 94 MILLIARDS : La Commission d’enquête parlementaire s’emmêle les pédales

Hier, en conférence de presse, les enquêteurs de l’Assemblée nationale ont divulgué des informations relatives à leurs travaux. Un acte contraire au règlement intérieur de l’institution, qui a permis à Ousmane Sonko de leur taper sur les doigts.

Si, dès l’entame de son propos, le président de la Commission d’enquête parlementaire, Cheikh Seck, a laissé entendre qu’aucune des conclusions du rapport ne serait abordée, la suite de la rencontre a montré le contraire de cette assertion. ‘’Il n’y a pas eu de détournement de deniers publics. Il n’y a aucune possibilité de détournement, vu les éléments que nous avons’’, a-t-il lancé après une énième question de journaliste.

Toutefois, il réfute la thèse de la fuite d’information, car cette déclaration était connue par certains médias, la veille du point de presse. ‘’Je ne sais pas d’où ils ont eu cette information, mais leur source n’est pas la commission d’enquête. Aucun commissaire n’a divulgué d’informations’’, défend-il.

Au-delà de ce fait, il se trouve que les membres de la commission parlementaire ont omis, dans leur démarche, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, précisément l’article 48 qui dit : ‘’… Tous les membres des commissions d’enquête, ainsi que ceux qui, à un titre quelconque, assistent ou participent à leurs travaux, sont tenus au secret. Toute infraction à cette disposition sera punie des peines prévues à l’article 363 du Code pénal. L’Assemblée nationale peut, seule, décider, après audition du rapport et discussion, par un vote spécial, la publication de tout ou partie du rapport d’une commission d’enquête. Seront punis des peines prévues par l’article 363 du Code pénal, ceux qui publieront une information relative aux travaux, aux délibérations, aux actes ou aux rapports non publiés des commissions d’enquête…’’

Et c’est justement en invoquant ce règlement intérieur qu’Ousmane Sonko promet de trainer en justice tous les membres de la commission pour violation du secret de l’enquête. ‘’Ils n’ont pas le droit de communiquer sur les résultats de l’enquête. Nous les poursuivons tous pour violation de secret de l’instruction. Ils sont trop petits pour m’intimider’’, annonce-t-il.

Maître Abdoulaye Babou affirme que le député n’a pas tort. Joint par ‘’EnQuête’’, l’ancien président de la Commission des lois explique : ‘’Ce sont des parlementaires qui ont instruit d’autres parlementaires. Donc, une fois le travail terminé, ce n’est pas aux membres de la commission de convoquer une conférence de presse. Ils devaient déposer le rapport au bureau de l’Assemblée nationale, précisément à la présidence.’’

A l’en croire, la mission des enquêteurs s’arrête là. La suite du dossier doit être décidée en interne. ‘’Les décisions peuvent être prises sous deux ordres. L’Assemblée nationale peut décider, en interne, de ne pas publier le rapport ou peut décider de sa divulgation, en séance plénière. Dans ce cas, les conclusions du rapport feront l’objet d’un débat ouvert et il est permis à chaque député de disposer de 3 ou 5 minutes pour se prononcer. La commission n’a aucun droit de s’adresser directement à la presse’’, poursuit-il.

Une enquête dite partisane

Hier, pendant que la Commission d’enquête parlementaire relative à l’affaire des 94 milliards tenait une conférence de presse pour, dit-elle, rendre compte de son ‘’travail sérieux et rigoureux’’, Ousmane Sonko faisait également face à la presse pour, lui aussi, parler de l’affaire. Au siège de son parti, il a qualifié les membres de la commission de ‘’complices’’ de l’ex-directeur des Impôts et domaines, Mamour Diallo.

‘’Les membres de cette commission avaient deux objectifs : absoudre Mamour Diallo et ternir l’image d’Ousmane Sonko’’, a-t-il asséné, en maintenant ses accusations.

En effet, le leader de Pastef a publiquement accusé, le 16 octobre 2018, le haut fonctionnaire de faux et usage de faux ayant donné lieu à un détournement de deniers publics à hauteur de 94 milliards de francs Cfa. Loin de se rétracter, Sonko annonce avoir commis un pool d’avocats qui, dès la semaine prochaine, va saisir directement le juge. Une manière pour lui de contourner le procureur Bassirou Guèye qui, à son avis, agit de façon partisane.

Créée, le 15 février 2019, la Commission d’enquête parlementaire a tenu sa première réunion le 19 avril 2019, en raison du calendrier électoral. ‘’La commission a observé des temps de latence pour ne pas gêner la candidature de l’accusateur’’, précise son président. Selon lui, au total, 31 personnes ont été auditionnées à partir du 27 mai, en plus des recherches documentaires. Il se trouve que le titre foncier en question – Tf 1451/R – appartient à feue Seynabou Diagne dont le dernier fils, Ousmane Mbengue, est né en 1905. Ce dernier aurait eu 5 enfants (4 filles et 1 garçon) et chacun d’entre eux (avec sa famille) a hérité de la propriété.

La commission a terminé ses travaux le 11 juillet dernier et le rapport est désormais entre les mains du président de l’Assemblée nationale. ‘’Beaucoup de recommandations ont été faites quant à la gestion des expropriations. Une séance plénière sera convoquée bientôt et il appartiendra à l’Assemblée nationale de décider de publier le rapport. Il appartiendra également aux autorités judiciaires d’apprécier la procédure’’, renseigne Cheikh Seck. Qui, par la même occasion, a donné à la presse une partie du contenu dudit rapport.

Pour les besoins de l’enquête, toutes les personnes qui ont été convoquées ont répondu présent et ont collaboré, à l’exception du député Ousmane Sonko et du gérant de cabinet Ismaëla Ba. Et le président de la commission d’enquête de déplorer : ‘’Tous deux, malgré les convocations et les lettres de rappel, n’ont pas daigné collaborer. La commission fustige et condamne fermement cette attitude d’irresponsabilité et de manque de considération. S’il a vraiment des preuves, je pense que c’était l’occasion de les sortir.’’

Cependant, Ousmane Sonko avait fait savoir, dès le départ, qu’il ne répondrait qu’à une convocation du tribunal, seul habilité, selon lui, à entamer une procédure judiciaire. Pour ne pas participer à cette mascarade. Le leader de Pastef a toujours douté de l’objectivité des parlementaires.

DEBOUTE PAR L’ASSEMBLEE DANS L’AFFAIRE DES 94 MILLIARDS :Ousmane Sonko se tourne vers le juge d’instruction

‘’Désavoué’’ par la Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale qui a blanchi Mamour Diallo, dans l’affaire des 94 milliards de francs Cfa relative au titre foncier 1451/R, Ousmane Sonko ne veut pas s’avouer vaincu. Il maintient ses accusations et annonce une plainte devant le juge d’instruction contre l’ex-directeur des Domaines.

Ousmane Sonko est décidé à ce que la lumière soit faite, dans l’affaire des 94 milliards de francs Cfa relative au titre foncier 1451/R. Il n’est pas convaincu par les résultats de la Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale. Ses collègues députés l’ont désavoué par rapport à ses accusations contre l’ex-directeur des Domaines, en concluant qu’il n’y a pas l’ombre d’un détournement. Malgré ce résultat, il maintient ses accusations.

Le parlementaire affirme qu’il y a bel et bien fraude fiscale, faux et usage de faux et concussion dans ce dossier de 94 milliards de francs Cfa. A l’en croire, la procédure utilisée par Mamour Diallo avec la complicité de certains hommes d’Etat est assise sur du faux. ‘’C’est un crime financier qu’il a commis. Je maintiens que la moitié de la somme est déjà décaissée et si la justice me convoque, je leur communiquerai le compte bancaire dans lequel l’argent a transité’’, a déclaré Ousmane Sonko qui faisait face à la presse hier.

Et pour ne pas que les choses en restent là, le leader de Pastef promet de se tourner vers la justice. Et cette fois, il ne va plus saisir le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye, qu’il qualifie de ‘’militant de l’Alliance pour la République’’. Le député de l’opposition a annoncé la saisine du doyen des juges avec constitution de partie civile, pour ‘’que la vérité éclate dans cette affaire’’. ‘’Je ne vais plus saisir le procureur de la République, parce que nous l’avons déjà fait et cela n’a abouti à rien. Nous ne lui faisons plus confiance.

Nous allons saisir directement le doyen des juges pour l’ouverture d’une information judiciaire. Nous avons déjà commis un pool d’avocats pour assurer notre défense’’, fait savoir M. Sonko.

Et d’ajouter que si la justice ne fait pas son travail, il distribuera, dans les prochains jours, les documents à la presse. ‘’J’ai une dizaine de dossiers qui inculpent Mamour Diallo dans des dossiers scandaleux’’, menace-t-il.

Par ailleurs, le leader de Pastef n’a pas manqué de lancer des piques au président de la République. Il lui a demandé de revenir à la raison et de rectifier ses erreurs, pendant qu’il est temps.

‘’Macky Sall ne peut négocier qu’avec les condamnés. Il ne traite qu’avec des gens qui ont maille à partir avec la justice comme Franck Timis. Nous lui demandons de revenir à la raison, parce que le pouvoir n’est pas éternel’’, lance-t-il. FATOU SY et EMMANUELLA MARAME FAYE    

Birahim Seck lâche une « bombe » : les fondations des Premières dames sont source potentielle de financement du terrorisme

Le Coordonnateur du Forum Civil Birahim Seck a lâché une « bombe » sur son compte Twitter, il y a quelques minutes. Sans donner plus de précision, il indique que les Fondations des Premières dames sont des sources potentielles de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent. « Fondations des premières dames: sources potentielles de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme », a-t-il écrit sur le Réseau socialDe quelles Premières dames parle-t-il ? La Fondation de la Première dame du Sénégal Marème faye Sall est-elle concerenée par ce tweet de Birahim Seck ? L’auteur en dira peut-être plus… si son compte n’a pas encore été piraté. Comme ce fut le cas, selon lui, durant la période préélectorale.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 21/08/2019

Macky Sall n’a pris que cinq jours de repos

Le couple présidentiel (Macky et Marième Faye Sall) immortalise son farniente par des images qui ont suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux. En réalité, le chef de l’Etat n’a pris en tout et pour tout que cinq jours de vacances. D’après un des proches du Président Macky Sall, Seydou Guèye et les autres membres de la délégation rejoindront dès aujourd’hui le chef de l’Etat à Biarritz pour prendre part au Sommet du G7 prévu les 24 et 25 août. Macky Sall y fera une communication le 25 août. Aussitôt, il reprendra les airs en direction du Japon où il prendra part au Sommet de la Jica prévu les 28 et 29 août. Du pays de Soleil Levant, il reviendra sur Dakar le 2 septembre prochain.

Hcct, Aminata Mbengue Ndiaye pressentie

Ça manœuvre grave pour la succession d’Ousmane Tanor Dieng à la tête du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT). D’après des sources socialistes, le chef de l’Etat a donné un accord de principe de laisser l’Institution aux socialistes afin de maintenir l’esprit du Benno qui a toujours prévalu tout au long de son compagnonnage avec les verts de Colobane. D’après nos interlocuteurs, peu après son retour, le président de la République pourrait réaménager son gouvernement pour trouver un remplaçant à Aminata Mbengue Ndiaye. Tout porte à croire que le remplaçant de l’ex-maire de Louga sera de la galaxie tanorienne. Dans les chaumières socialistes, le nom de Gorgui Ciss circule. Professeur d’université, il avait haussé le ton lors du dernier remaniement gouvernemental, mais cela n’entame en rien sa loyauté au défunt secrétaire général du PS. En réalité, Macky Sall a intérêt à sauver l’héritage d’Ousmane Tanor Dieng qui lui est plus favorable. Et pour ce faire, il le renforce. Sans quoi, c’est Khalifa Sall qui risque de reprendre le Parti socialiste dont le Comité central a le cœur qui bat pour l’ex-maire de Dakar en prison.

Quid de Mohammad Boun Abdallah Dionne ?

Chez les Apéristes, on ne veut point entendre parler de cette hypothèse qu’on qualifie de manœuvres socialistes pour mettre la pression sur le chef de l’Etat. D’après eux, l’ancien Premier ministre Mohammad Donne sera le président du Hcct. «Le Président Macky Sall a tout donné à Niass et Tanor dont les partis ne sont plus représentatifs. Maintenant qu’il ne lui reste plus que 4 ans au pouvoir, le Président doit penser à son parti», analyse un autre responsable de l’Apr.

La famille du meurtrier de Tamsir Sané menacée de représailles

Reparlons du meurtre perpétré contre le Commandant de Koumpétoum Tamsir Sané pour signaler que même si ses présumés tueurs ont été appréhendés, l’affaire continue de défrayer la chronique. En effet, d’après nos sources, Idrissa Sow dit Koukalel a entrainé dans sa chute beaucoup de notables jusque-là exempts de reproches. «Il a cité toutes les personnes avec lesquelles il a eu des problèmes par le passé. C’est le cas du boutiquier de 60 ans qu’il a accusé de détenir une arme. Il a aussi mouillé le fils du chef de village alors que tout le monde sait qu’ils n’ont rien à avoir dans cette affaire», a confié un habitant de Méréto à «L’As». « Depuis lors, sa famille fait l’objet de menaces. Son épouse, ses frères et sa tante ont tous fermé la maison pour quitter le village de peur de représailles», a confié notre source.

Macky envoie une délégation chez Jacques Diouf

Le chef de l’Etat a dépêché une délégation au domicile de feu Jacques Diouf à Paris. Conduite par le ministre de l’Education Nationale Mamadou Talla, la délégation était composée du Consul Amadou Diallo dit Diallo Bové, de l’ambassadeur Bassirou Sène et du secrétaire d’Etat Moise Sarr. Sur place, les émissaires du chef de l’Etat ont trouvé la fille du défunt, son épouse, son neveu venu des Etats Unis et une fille d’Amadou Makhtar Mbow. Ils se sont enquis de la situation avant de présenter leurs condoléances et celles du chef de l’Etat. La levée du corps est prévue demain jeudi et l’enterrement à Saint Louis vendredi prochain.

Un Français arrêté dans l’affaire des 1036 kg de cocaïne

Un homme de nationalité française a été arrêté par l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (Ocrtis) dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 Août 2019 dans un immeuble sis au quartier résidentiel du Point E. Il serait impliqué dans l’affaire des 1036 kg de cocaïne saisie au Port Autonome de Dakar (Pod) dans la nuit du 25 au 26 Juin 2019. Pour rappel, une demi-douzaine de personnes dont un couple Allemand, deux Italiens et des Sénégalais sont déjà en prison dans le cadre de ce dossier.

Le G20 porté sur les fonds baptismaux

Des Syndicats d’enseignants se liguent pour relever les défis qui se posent avec acuité dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. En fait, le G20 a été porté sur les fonts baptismaux par une vingtaine de syndicats. Cette nouvelle structure sera révélée au public jeudi prochain lors d’un point de presse. Ainsi après la présentation du cadre, les membres feront le point sur les rapports entre les différentes organisations, et entre elles et le Gouvernement. Le niveau d’exécution des accords signés avec le Gouvernement ne sera pas occulté. Il en est de même des principales préoccupations de leur structure. Ils déclineront sans doute leur feuille de route et la stratégie qu’ils mettront en œuvre pour atteindre leurs objectifs.

Réaction du Président Sall sur les accidents

Macky Sall en vacances à Biarritz n’a pas été insensible aux nombreux accidents enregistrés ces temps sur les routes. C’est avec une immense consternation et une profonde douleur, qu’il dit avoir appris la mort accidentelle de 12 compatriotes (07 sur la Route de Fatick et 05 autres dans le Bignona). D’ailleurs, le chef de l’Etat renseigne également que le Roi d’Oussouye y a perdu son porte-parole.

«Niasse», intouchable!

Apparemment, les partisans de Niass ne supportent plus qu’un mot déplacé ou une enquête accablante ne soit dirigée contre leur leader. D’après eux, des gens tapis dans l’ombre veulent écorner l’image de Moustapha Niasse en essayant de le dénigrer dans la presse. Pape Sagna Mbaye est monté au créneau pour dire que Moustapha Niasse est une cible permanente mais hors de portée. Selon le Responsable départemental de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) de Pikine et membre du bureau politique, ceux qui en veulent à son leader tentent d’ignorer les valeurs que porte l’homme en mettant le voile sur ses compétences exceptionnelles. Le progressiste se demande à quelles fins toutes ses attaques. Pour Pape Sagna Mbaye, « il s’agit de la haine, la jalousie, l’envie et la méchanceté qui sont non seulement de mauvaises conseillères, mais elles étouffent celles et ceux qui les portent, les empêchent d’avancer, de réaliser leurs folles ambitions et finissent par les écraser».

Le Beach Soccer réclame une audience avec Macky

Au lendemain de la défaite de l’équipe A du Sénégal en finale de la Can 2019, le président de la République avait décidé de gâter joueurs et membres de la délégation. Ainsi, chacun avait empoché une enveloppe de 20 millions de nos francs. Dimanche, le chef de l’Etat a récidivé en offrant une prime de 10 millions aux «Lionnes» du basket, battues en finale par le Nigéria. Un geste de trop qui a poussé les acteurs du Beach Soccer à réagir. Hier, c’est le coach Ngalla Sylla qui est monté au créneau pour réclamer une récompense à la hauteur des performances réalisées. Cinq fois championne d’Afrique (le dernier sacre cette année), l’équipe du Sénégal n’a jamais eu le traitement qu’il mérite. Selon le sélectionneur, les garçons qui se préparent pour deux compétitions majeures ont plus que jamais besoin de cette motivation. Vivement cette audience tant attendue.å

Dérives policières et forcing de Macky Sall

Restons avec Mamadou Lamine Diallo qui dénonce cette fois-ci, les dérives policières constatées ces derniers jours à Dakar et à Thiès. Pour le député du Tekki, l’attitude du commissaire Bara Sangaré nous rappelle les violations systématiques de la loi par le président Macky Sall. Il poursuit en disant que le plus cocasse et qu’il ne faut jamais oublier, est qu’il a forcé un bureau de vote à Fatick en 2002 pour voter sans carte d’identité. A l’en croire, les dérapages de la police et les arrestations tous azimuts sont des indices d’une volonté de dompter le peuple. C’est pour cette raison qu’il trouve insensé l’organisation d’un dialogue national qui ne fera que les affaires des opposants recrutés pour le projet de Macky Sall de faire du Sénégal un émirat en leur proposant pour un temps des postes de vice-président, président d’institutions et autres ministres. Ce qu’il faut, selon le député, ce sont les assises de la gouvernance démocratique.

Seydi Gassama chez Adama Gaye

Le directeur exécutif de la Section sénégalaise d’Amnesty International a rendu une visite hier dans la matinée à Adama Gaye à la prison de Rebeuss. Seydi Gassama renseigne que le journaliste a la forme et un moral d’acier. D’après le défenseur des droits humains «dans aucun état démocratique, à commencer par celui où le président Macky Sall passe en ce moment ses vacances, ce qu’il a écrit ne conduit les gens en prison».

 

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