Revue de presse du Mardi 30 juillet

Revue de presse du Mardi 30 juillet

Pause de Ma Revue de Presse

Chers Lecteurs,

Ma Revue de Presse marque une pause de quelques semaines,

je serai heureux de vous retrouver bientot.

L’Administrateur Mamadou Ly

La presse sénégalaise narre l’arrestation du journaliste Adama Gaye

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione –Les journaux sénégalais, reçus mardi à APA, traitent essentiellement de l’arrestation du journaliste Adama Gaye, poursuivi pour des publications sur les réseaux sociaux visant le président de la République Macky Sall.

EnQuête renseigne qu’ « Adama Gaye a été arrêté (hier lundi) par la Division des investigations criminelles (Dic). (En) garde à vue pour offense au chef de l’Etat et diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs, il pourrait être déféré au parquet aujourd’hui ».

Se demandant « ce qui est reproché à Adama Gaye », WalfQuotidien rappelle que l’ancien collaborateur de Jeune Afrique s’attaquait régulièrement au chef de l’Etat et son entourage à travers les réseaux sociaux. Ce journal rapporte l’une de ses dernières publications : « C’est qu’après t’être retrouvé au cœur d’un autre méga-scandale, mêlant ton frère siamois escroc, Aliou Sall, et le sulfureux Frank Timis, mais lâcher nos hydrocarbures en des mains institutionnelles, individuelles et au milieu d’instances d’arbitrage et médisance coûteuses pour notre pays, te revoici encore à la manœuvre cette fois-ci cornaqué par un escroc d’origine camerounaise établi à Johannesburg (Afrique du Sud), Njock Eyuck Eyong, dont le parcours professionnel est parsemé de troubles judiciaires et d’escroqueries criminelles ».

La Tribune en conclut qu’Adama Gaye est dans une « sall affaire » là où Vox Populi souligne que c’est un « sale temps pour les activistes » puisque cette arrestation fait suite à celle de Guy Marius Sagna.

Dans les colonnes de Vox Populi, l’avocat du mis en cause Me Khoureychi Ba informe que son client « assume une partie des écrits qui lui sont imputés mais nie le post sur son mur Facebook (dans lequel) l’on s’en prend au président de la République ».

De son côté, L’Observateur note qu’ « Adama Gaye (est) kidnappé par l’article 80 ». A en croire ce journal, l’arrestation de ce consultant s’est faite après « une auto-saisine du Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, qui a instruit le Commissaire Ibrahima Diop d’ouvrir une enquête sur les pamphlets d’Adama Gaye sur les réseaux sociaux ». Ce dernier, selon L’Observateur, « risque entre 1 et 5 ans de prison ».

En sports, dans une interview exclusive accordée à Record, l’international sénégalais Sadio Mané tire un bilan de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2019 : « Je pense qu’on n’a pas fait un mauvais parcours même si on n’a pas gagné (le trophée). On est près du but. Maintenant, il faut continuer à travailler comme on est en train de le faire. Il y a la prochaine Can 2021 (et) c’est dès maintenant qu’on doit préparer cette prochaine échéance parce qu’on n’a plus le droit de décevoir les Sénégalais ».

Pour sa part, Stades, sous le titre « Sadio, un Lion sans répit », passe à la loupe la saison de l’attaquant de Liverpool (Premier League anglaise). Le joueur formé à l’académie de Génération Foot « a effectué une saison pleine » en participant notamment au championnat, à la Ligue européenne des Champions et à la Can. Partant de là, ce quotidien d’informations sportives estime que cette « surutilisation pourrait peser sur ses épaules au moment d’entamer la nouvelle saison 2019-2020 ».

Enfin, en lutte avec frappe sénégalaise, le roi déchu Eumeu Sène déclare dans Le Quotidien : « Sur le coup, je ne savais pas ce qui s’était passé. C’est mon frère qui m’a appris mon K.O et j’ai compris que c’est la loi du sport ».ID/cat/APA

Afrique de l’Ouest : le président indien entame une tournée historique pour renforcer la présence de son pays

 (Agence Ecofin) – Le président de la République indienne, Ram Nath Kovind (photo), a entamé depuis dimanche, une tournée d’une semaine en Afrique de l’Ouest. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer les relations entre la nation asiatique et le continent noir.

En plus du Bénin, où il a atterri le week-end écoulé, deux autres pays ouest-africains, à savoir la Gambie et la Guinée, devraient recevoir la visite du chef d’Etat indien au cours de la semaine. La nouvelle démarche est historique car elle constitue la toute première visite d’un haut dignitaire de la deuxième nation la plus peuplée du monde dans la sous-région.

Malgré ses bonnes relations avec certains pays francophones comme le Bénin dont il est le premier partenaire commercial, les relations de New-Delhi avec ses homologues francophones d’Afrique sont peu développées par rapport aux pays anglophones du continent.

En 2015, lors du Sommet Inde-Afrique organisé à New-Delhi, les autorités indiennes avaient annoncé l’intention de dynamiser les relations avec l’ensemble du continent notamment à travers l’attribution de 50 000 bourses pour l’accueil d’étudiants africains en Inde et l’accroissement du réseau de cours à distance établi depuis 2009. Sur les 18 nouvelles ambassades que prévoit d’ouvrir le pays en Afrique, 7 se trouvent dans la région occidentale, signe d’une réorientation des investissements indiens vers la région.

Notons que cette nouvelle visite constitue la quatrième du dirigeant indien en Afrique, depuis son arrivée au pouvoir en 2017.Moutiou Adjibi Nourou

Air Sénégal Ouvre Son Capital : La Banque Française Lazard Chargée De Trouver Les Actionnaires

http://www.walf-groupe.com Air Sénégal, la nouvelle compagnie aérienne nationale sénégalaise, veut augmenter ses ressources financières pour poursuivre son développement.

A ce titre, elle vient de mandater la banque d’affaires française, Lazard, pour augmenter son capital dans le but d’étoffer sa flotte et ainsi concurrencer Ethiopian Airlines dans la sous-région ouest-africaine.

Le nouveau pavillon national sénégalais compte aujourd’hui une flotte de deux Airbus A330 Neo, acquis grâce à l’appui d’une institution financière publique française qui a garanti le prêt contracté auprès de banques commerciales comme Santander.

La compagnie a ainsi l’intention de trouver de nouveaux actionnaires pour accompagner son expansion dans la sous-région et dans le continent.

En effet, Air Sénégal va ouvrir, à partir de la fin de ce mois de juillet 2019, une liaison régulière Dakar-Ouagadougou (capitale du Burkina Faso) en Airbus A315, avec 6 rotations hebdomadaire. Une autre ligne Dakar-Niamey (Niger) va également être lancée incessamment.

A noter que les lignes vers les pays de la sous-région sont, dans la plupart des cas, difficiles à rentabiliser. Mais d’ici 2020, la nouvelle équipe dirigeante ambitionne d’ouvrir d’autres liaisons vers d’autres capitales ouest-africaines.

L’objectif affiché, selon certains, est de faire face à la concurrence exercée par Ethiopian Airlines, qui a mis la main sur une bonne partie du marché aérien du Sahel.

A préciser qu’Air Sénégal, qui a comme hub aérien l’Aéroport international Blaise Diagne, à Dakar, est une propriété exclusive de l’Etat qui en détient la totalité du capital à travers la Caisse des dépôts et de Consignation (CDC).Mis en place en 2016, la nouvelle compagnie sénégalaise compte dans sa flotte 6 avions.Le360 Afrique – Afp

Centre commercial 4C : Comment la mairie de Dakar a perdu 70 milliards

http://www.seneweb.com Du nouveau dans le scandale des 4 C qui oppose la mairie de Dakar à l’homme d’affaires Pape Abdoul Bâ et la société Corifex. Libération, qui parle de braquage du siècle, informe que la ville de Dakar a, en réalité, a été dépouillée de 70 milliards de Fcfa et non 3,6 milliards comme annoncé.

L’auteur de ce vrai « casse du siècle » est un ressortissant juif répondant au nom de Philippe Buchbinder. Ce dernier a volé à la ville de Dakar 70 milliards à travers une opération foncière. La Ville de Dakar lui avait cédé un terrain de 22 000 mètres carrés pour 176 millions de Fcfa (8000 Fcfa le mètre carré).

En date des 21 août 2003 et 11 octobre 2004, 3,4 milliards ont été détournés par le promoteur juif. Buchbinder hypothèque ensuite une partie du terrain cédé par la Mairie, lève 6 millions d’euros et quitte le Sénégal pour se la couler douce entre Miami, Marrakech et Paris. Dans la foulée, il revend à Bibo Bourgi ses parts de la société Harstand qui contrôlait le projet  immobilier Eden Roc.

L’Armp épingle Petrosen sur un marché de 64 millions

http://www.seneweb.com L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a bloqué un marché d’un montant de 63 931 344 Fcfa de la société Petrosen.

Ce, à la suite d’un recours introduit par l’Agence de sécurité sénégalaise (Ass) qui conteste la régularité de la procédure.

Selon Les Échos, Petrosen a été prise en flagrant délit dans le cadre de la passation de marché relatif au gardiennage de sa direction à Hann et de sa base de Diamniadio.

Le litige porte sur l’absence de proposition d’un programme de gardiennage, l’illisibilité de l’arrêté portant autorisation d’exploitation et le bien fondé du rejet de l’offre de l’Ass pour défaut de qualification.

Banque régionale des marchés : Le DG Alioune Camara inculpé pour…

http://www.seneweb.com Le Directeur général de la Banque régionale des marchés (Brm) est inculpé par le Doyen des juges du tribunal hors classe de Dakar pour violation du secret bancaire.

Selon Libération, cela fait suite à une plainte déposée par l’homme d’affaires Khadim Kébé de la société Focus Immobilier.

Ce dernier accuse Alioune Camara d’avoir imprimé et remis ses relevés de comptes sis à la Brm à une tierce personne dans le cadre d’un contentieux l’opposant à ladite banque.

Assignée en expulsion depuis le 30 juin 2019 par Focus Immobilier Sa, la Brm pourrait être expulsée du bâtiment Focus One sis au Point E qui abrite son siège à Dakar.

En effet, Focus Immobilier a décidé de ne pas renouveler le contrat de bail qui le liait à la Banque régionale des marchés.

Corruption dans la circulation:Gora Khouma de l’Union des routiers du Sénégal indexent les fonctionnaires de l’Etat

https://actusen.sn La corruption dans la circulation fait débat. Au Sénégal, les autorités veulent y mettre un terme, mais jusque-là, sans succès. Interpellé sur la question par nos confrères de Enquête, le Secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal n’y va pas de main morte. Pour Gora Khouma, 90% des corrupteurs et corrompus sont des fonctionnaires de l’Etat.

“C’est un constat général qui est là. Nous devons combattre la corruption, comme c’est le cas avec le phénomène des accidents. Nous devons combattre la corruption qui existe à tous les niveaux, même si la triste réalité est que 90% des corrupteurs et corrompus sont des fonctionnaires de l’Etat. Je ne sais pas si c’est lié aux salaires ou non”, déclare-t-il.

Le Syndicaliste réfute la thèse selon laquelle, la corruption est le fait de chauffeurs qui n’ont aucun papier avec eux. A son avis, un chauffeur qui ne dispose pas de papiers doit faire l’objet de sanction.

Et c’est l’Agent assermenté qui doit s’en charger.

“Les hautes autorités de la police, de la gendarmerie et de la douane sont les seules à pouvoir mettre fin à cette pratique. Elles doivent prendre leurs responsabilités qui ne doivent pas être juste quelques mots. Il doit y avoir des agents comme Amoul Yakkar dans la circulation. Avec lui, si vous êtes en règle, vous passez.Au cas contraire, vous payez,mais l’argent va dans les caisses de l’Etat”, ajoute-t-il.

Cese :Aminata Touré ouvre sa session, ce mardi

https://www.beut7.com Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) va tenir sa première session extraordinaire, ce mardi, avec l’audition des ministres dont Amadou Hott, en charge de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Ndèye Sali Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants et Dame Diop, ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat et de Cheikh Kanté, ministre en charge du Pse. Plusieurs projets d’avis seront également étudiés et adoptés durant la Session de même que le Règlement intérieur du Conseil économique social et environnemental.

UMS : Souleymane Téliko candidat à sa succession

https://actusen.sn L’Assemblée générale de renouvellement de l’Union des Magistrats du Sénégal (Ums) se tient samedi prochain. Les Magistrats vont élire lors de cette rencontre, le nouveau président ainsi que le bureau. D’après LesEchos, le candidat sortant, le juge Souleymane Téliko est candidat à sa succession. Ce dernier, élu pour un mandat de deux ans renouvelables une fois est bien placé pour rempiler. Il aura en face de lui, Mamadou Ndoye, un Magistrat de la Cour d’appel de Dakar, entre autres candidats.

CODE DE L’ENFANT ET RÉVISION DES DISPOSITIONS DISCRIMINATOIRES À L’ÉGARD DES FEMMES :Vers une autorisation de l’avortement médicalisé

http://www.enqueteplus.com/node Avec le Code de l’enfant et la révision des dispositions législatives et règlementaires discriminatoires à l’égard des femmes, l’excision, les mariages d’enfants et le harcèlement sexuel seront interdits. L’avortement médicalisé de la jeune fille sera autorisé, en cas de viol et d’inceste.

La protection des droits des femmes est l’une des préoccupations majeures du gouvernement du pays. Depuis la signature du protocole de Maputo, il y a de cela 16 ans, le Sénégal a adhéré à la presque totalité des instruments internationaux et régionaux de protection et de promotion des droits des femmes.

Vendredi dernier, lors d’un diner-débat organisé par l’Association des femmes juristes sénégalaise (Ajs), le directeur des Droits humains, Moussa Ka, a expliqué que l’État s’engage à modifier toutes les dispositions discriminatoires à l’égard des femmes. Ce qui explique l’élaboration du projet de Code de l’enfant et la mise en place d’un comité technique de révision des dispositions législatives et règlementaires discriminatoires à l’égard des femmes.

Ledit projet, d’après M. Ka, interdit l’excision, les mariages d’enfants et le harcèlement sexuel. Il autorise l’avortement médicalisé de la jeune fille, en cas de viol et d’inceste. ‘’Le chef de l’Etat a instruit le gouvernement d’évaluer la mise en œuvre de la stratégie nationale de protection de l’enfant, de veiller à l’adoption urgente du projet de loi portant Code de l’enfant. Nous invitons les organisations de la société civile à renforcer la synergie des actions, afin de mener un plaidoyer, pour une adoption des projets de réformes en cours’’, souligne Moustapha Ka.

Mais le directeur adjoint des Affaires criminelles et grâce au ministère de la Justice semble tempérer, en soulignant que le département de la Justice est conscient qu’il reste encore du chemin à faire. Aliou Niokhor Diouf renseigne que les travaux préparatoires de beaucoup de textes sont achevés. Mais les difficiles questions de société posées justifient une continuation des débats, selon lui. C’est pour cela qu’il appelle au maintien des dynamiques actuelles de dialogue et de concertation.

‘’Les différentes composantes de notre société ont besoin de se parler davantage pour l’adoption des différents textes, sans déchirure sociale. L’application effective d’un droit reconnu et juridiquement consacré n’est pas une faveur. Ceux et celles qui s’impatientent ont raison de le faire. La préservation de la cohésion sociale est une nécessité de gouvernance. Elle peut demander du temps. C’est l’équilibre entre ces deux impératifs qu’il nous faut trouver, en légiférant. Et je suis convaincu qu’on n’en est pas loin’’, dit-il.

En effet, le chef de l’Etat a instruit les ministres de la Justice et de la Famille de faire adopter, avant fin octobre, les nouveaux dispositifs législatifs et règlementaires criminalisant le viol et la pédophilie.

Protocole de Maputo, bons et mauvais points

Lors de la rencontre, le directeur des Droits humains est largement revenu sur les avancées du pays concernant le protocole de Maputo. Selon Moussa Ka, le Sénégal a renforcé le dispositif législatif et institutionnel en faveur de la promotion et la protection des Droits de l’homme.  Relativement aux articles 2, 3 et 5 du protocole, concernant respectivement l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, le droit et la dignité, l’intégrité et la sécurité.

En effet, le cadre légal du pays interdit la discrimination à l’égard des femmes sous toutes ses formes. La Constitution sénégalaise réaffirme le principe de l’interdiction de toutes les formes de discriminations. ‘’Cette égalité entre l’homme et la femme, devant la loi et en droit, est réaffirmée dans la Constitution. Outre cette reconnaissance constitutionnelle, il existe plusieurs autres textes qui viennent renforcer la protection des droits de la femme, comme le décret sur l’égalité de traitement fiscal permettant aux femmes salariées de prendre en charge leur conjoint ou leurs enfants malades (…). Ces dispositions ont amélioré la situation des femmes au Sénégal’’, liste M. Ka.

Le directeur des Droits humains ajoute que, relativement à la répression des auteurs de la violence à l’égard des femmes énoncée dans le protocole de Maputo, les violences psychologiques et économiques dans la législation interne sont constitutives de délit relevant de la compétence des juridictions correctionnelles. ‘’Relativement à la participation au processus politique et à la prise de décision, la transversalité de la place de la femme dans l’atteinte des Odd est une réalité. En effet, dans le respect de ses engagements internationaux, l’Etat a établi des stratégies pour faciliter l’accès des femmes aux postes de décision, avec la nomination de femmes à des postes de responsabilité. De même que la participation paritaire des femmes dans la vie politique mentionnée à l’article 9 du protocole est une réalité, avec l’adoption de la loi n°2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue homme-femme’’, renseigne Moussa Ka.

Il rappelle que le droit des femmes victimes de violences à un recours effectif est acquis, de même que l’imposition fiscale.

Un enthousiasme que ne partage pas la vice-présidente de l’Ajs qui est aussi chargée des programmes. Car, malgré sa signature par 49 Etats sur 55 et sa ratification par 40 Etats, la question de son effectivité se pose avec acuité presque dans tous les pays. Khadidiatou Kébé Diouf est d’avis que les défis majeurs demeurent, depuis quelques années. C’est l’harmonisation des textes nationaux par rapport aux textes internationaux et régionaux signés et ratifiés par le Sénégal, l’application de ce protocole par les cours et tribunaux et leur prise en compte dans tous les plans, programmes et politiques publiques pour son effectivité.CHEIKH THIAM

Ecole, une fabrique « d’aliénés’’

http://www.enqueteplus.com/node  ‘’L’élève doit être au centre du système’’. ‘’Les autorités n’ont réellement jamais placé l’enseignant au cœur de leurs préoccupations’’. Nous avons là deux points de vue d’enseignants qui illustrent assez bien le malaise du système éducatif. En effet, tous font l’impasse sur un fait : le savoir est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. Autrement dit, il ne s’agit pas d’établir une hiérarchie, mais de fonder des réciprocités.

Elèves et enseignants, leur lien est dialectique et non subordonné. L’élève est en droit d’exiger un savoir, l’enseignant a le devoir de l’instruire. L’élève a pour vocation de travailler. L’enseignant de bien le lui faire comprendre.

Car, finalement, qu’est-ce qu’apprendre ? Sinon que revenir chez soi, le soir, plus riche qu’on n’en est parti. Cet impératif dévolu à l’enseignant est trahi, depuis longtemps, par les concernés. En classe, dans la cour de récréation et hors du périmètre de l’école, l’enseignant est devenu un copain. On l’appelle par son prénom, on le tutoie, on va en duo avec lui à la plage ou au resto.

Il nous faut rappeler ici un principe élémentaire : le savoir, c’est le système et sa transmission est de type vertical, de prof à élève. Si les affects entrent en ligne de compte, la logique est cassée, le système piraté et le bordel installé. Tel est le cas aujourd’hui. Tout le monde le sait, tout le monde joue à l’hypocrisie.

Les régimes successifs ont sacrifié l’éducation sur l’autel des visées politiciennes, faisant de l’élève (et de l’étudiant) une fiction utile, voire une sorte d’aliéné qui a tendance à plutôt jouir de son ignorance et à s’insurger même contre ceux qui voudraient qu’il guérisse de son mal-être d’apprenant.

Comment, dans ces conditions, s’attendre à autre chose que la catastrophe aux examens ?

Le système éducatif sénégalais est, de ce point de vue, dans la logique d’apprendre à nos enfants à désapprendre. L’une de ses plus grandes impostures est le renversement des ambitions. Le souci actuel est de former la personne et le citoyen. On devrait davantage s’attacher à former un intellect, en partant du principe que la personne est du domaine parental et le citoyen du domaine sociétal. Et que chaque entité doit nécessairement jouer son rôle. En trahissant sa fonction qui consiste à fabriquer des têtes bien faites et bien pleines, l’école s’est tirée une balle dans le cœur. Dans le coma, elle risque de crever, si une thérapie de choc appropriée ne lui est pas apportée.Mame Talla DIAW

DAME MBODJ, SG NATIONAL DU CUSEMS AUTHENTIQUE :’Des forces étrangères n’ont pas intérêt à ce que l’école sénégalaise émerge’’

http://www.enqueteplus.com/node Pour Dame Mbodj, Secrétaire général national du Cusems authentique, le président Macky Sall feint d’être étonné de la dégradation du système éducatif.  En réalité, soutient-il, l’Etat a créée et accentué les conditions de la ‘’mort’’ de l’école.

Le président Macky Sall, présidant la cérémonie de remise des prix du Concours général, s’est ému de la baisse du niveau des élèves. Son émotion vous surprend-il ou non ?

Cela ne me surprend pas, parce que nous avons l’habitude de cette indignation de façade qui n’est qu’une forme de communication fréquemment usitée par le président Macky Sall. Sur beaucoup de questions, il feint de ne s’apercevoir de la réalité des choses que quand il est devant les journalistes. Pour rappel, Monsieur Sall a été ministre, Premier Ministre, président de l’Assemblée nationale dans ce pays, avant de le diriger depuis huit ans.

Donc, il fait objectivement partie, et au plus haut niveau ; des prévaricateurs du système. La réalité est qu’on a planifié la mort de l’école publique sénégalaise au plus haut sommet, depuis plus d’une décennie. Le système éducatif est plongé dans le gouffre depuis très longtemps. Nous avons un système extraverti. Le curriculum en vigueur est conçu par la France pour perpétuer sa mainmise sur notre élite intellectuelle, parachever son programme d’acculturation et assouvir ses intérêts. Le Paquet (Programme d’amélioration de la qualité de l’équité et de la transparence, Ndlr) remplaçant le Pdef (Programme décennal de l’éducation et de la formation, Ndlr) n’est rien d’autre qu’une tribune pour valider les intérêts de la France, ceux des partenaires techniques financiers avec leur agenda propre, de connivence avec beaucoup d’Ong véreuses actives dans le secteur de l’éducation et de la formation.

Beaucoup pointent aussi la responsabilité des syndicats d’enseignants qui, selon les eux, sont plus préoccupés par les questions pécuniaires. Que leur répondez-vous ?

C’est faire un mauvais procès aux enseignants que de leur imputer la responsabilité de l’échec de notre école publique. Au contraire, les Sénégalais doivent, à l’unisson, rendre un hommage mérité à tous les enseignants pour leur abnégation, leur culte du travail et leur patriotisme, malgré le mépris des autorités étatiques et les conditions de travail exécrables à tout point de vue. C’est également une façon de les stigmatiser que de considérer que les enseignants ne sont préoccupés que par les questions pécuniaires.

Certes, nos grèves sont récurrentes, mais nous ne faisons que réclamer nos droits. Comment pouvez-vous comprendre que les enseignants soient plus de 2/3 des effectifs de la Fonction publique et perçoivent moins d’un tiers de la masse salariale ? C’est inacceptable et c’est aux antipodes des dispositions de la loi 61-33 portant statut général de la Fonction publique. Les enseignants veulent tout simplement qu’il y ait plus de justice distributive et plus d’équité dans le traitement des agents de l’Etat.

Il reste que les revendications d’ordre salarial et matériel sont les plus régulièrement et bruyamment mises en évidence dans vos plateformes revendicatives…

Ceci est peut-être dû au fait que l’argent est le nerf de la guerre, surtout dans une société fortement matérialiste comme la nôtre. Mais je puis vous assurer que nous agitons d’autres problématiques tout aussi importantes, parmi lesquelles on peut citer : la formation, l’absorption des abris provisoires, l’allocation de ressources adéquates aux établissements, la maitrise des effectifs, la réforme des programmes, l’équilibre des filières, la révision des méthodes d’évaluation, entre autres. N’empêche, nous continuons à exiger la matérialisation des accords signés le 17 février 2014, la remise à plat du système de rémunération des agents de la Fonction publique et l’ouverture de négociations sérieuses et inclusives entre le gouvernement et tous les syndicats légalement constitués, afin de sortir du cycle de perturbations qui mine notre système d’enseignement .

Si vous deviez formuler des propositions de réforme du système, autour de quels paradigmes les articuleriez-vous ?

Le Cusems authentique est en train de travailler sur un projet de réforme qui sera bientôt bouclé. A la vérité, le Sénégal a hérité d’un système éducatif orienté sur les besoins de l’ancien colonisateur. Notre intime conviction est que le Paquet, qui est le programme phare de la gouvernance actuelle, ne fera que nous enfoncer davantage dans la culture de l’échec, avec des taux de réussite au Bac avoisinant 35 %

Pour des solutions durables, nous pensons qu’il faut un changement de paradigme qui passera inéluctablement par une réorientation du système avec un ancrage sur nos valeurs culturelles et religieuses, sur nos impératifs en tant que pays à la périphérie du système monde. Il faut une revalorisation de la fonction enseignante pour que les enseignants, qui constituent le premier intrant de qualité d’un système éducatif performant, aient envie d’enseigner.

Que le ministère de l’Education mette fin à l’application du curriculum qui est un désastre pédagogique. Ceux qui sont aux responsabilités doivent comprendre que le premier acte de souveraineté pour un Etat, c’est de disposer d’un système éducatif propre arrimé sur ses valeurs nationales. Nous devons, par conséquent, mettre en place un dispositif d’apprentissage dans nos langues nationales pour que les enfants du Sénégal puissent assimiler plus rapidement les connaissances à la première étape. Nous devons nous départir de cette école de Jules Ferry et refuser de nous enfermer dans ce faux débat de la laïcité qui exclut la religion à l’école. Pour l’intérêt de notre communauté, le Coran et le Catéchisme doivent être enseignés dans notre école publique.

Au-delà de tout cela, le comportement de la plupart des enseignants qui sont en relation de copinage avec les élèves est décrié. Que faire pour faire respecter l’éthique et les règles déontologiques de votre profession ?

Il ne faut pas se faire le héros des slogans des Ong étrangères qui ont d’autres objectifs. Cela dit, il y a des brebis galeuses dans l’enseignement, comme partout ailleurs. L’enseignant est un être humain qui ne peut échapper à la déliquescence généralisée des mœurs dans la société sénégalaise. Pour en sortir, il nous faut revenir à nos valeurs, rééduquer les gens dans notre substrat culturel et religieux légué par nos ancêtres.

Il y a aussi la problématique de la formation des enseignants que beaucoup trouvent défaillante…

Avant la formation pédagogique, le niveau académique de la plupart des enseignants pose problème. Il s’y ajoute que la formation pédagogique est elle-même tronquée. A titre d’exemple, là où on formait les instituteurs en 4 ans dans les écoles normales, aujourd’hui, soit ils sont directement balancés dans le système, soit ils bénéficient d’une formation bâclée de 9 mois pour les plus chanceux, parce que le gouvernement a décidé de faire des économies d’échelle sur l’éducation.

Pensez-vous que le travail du professeur Iba Der Thiam et son équipe puisse contribuer à redorer le blason de l’école ?

Nous n’avons pas encore lu le travail produit par la commission dirigée par le professeur Iba Der Thiam. Nous ne pouvons pas nous prononcer sur son contenu. Cependant, ce que nous attendons, c’est que ce travail aide à remettre l’histoire du Sénégal à l’endroit, en disant la vérité sur, d’abord, l’émergence du Sénégal actuel en tant qu’entité territoriale et sur les grandes dates qui ont jalonné son évolution.

C’est à ce prix seulement que ce travail pourra être d’un apport bénéfique pour les générations de sénégalais à venir.Recueillis par Mame Talla DIAW

L’impasse du système éducatif sénégalais Par Mamadou SY Albert

Les résultats des examens se suivent et expriment l’état de santé chaotique du système éducatif sénégalais. Les échecs massifs des élèves au Brevet de fin d’études, au Baccalauréat et à l’échelle des cycles supérieurs de la formation technique et professionnelle et des Universités publiques constituent les indices d’une plaie profonde. Le système éducatif a atteint ses limites historiques à travers des échecs massifs au cœur du système éducatif.

L’échec massif aux examens est, et reste au cœur du système éducatif depuis plusieurs décennies. Cette donnée quasi structurelle est, à la limite, intégrée par les acteurs de la famille éducative. L’État, l’administration des établissements scolaires, le corps des enseignants, les parents des élèves et les apprenants eux-mêmes, acceptent, la mort dans l’âme, de composer avec ce « mal scolaire » profond.

C’est un consensus éducatif national inédit, autour de l’échec de millions d’enfants, accepté dans la logique normale des dysfonctionnements du système éducatif. L’école est ainsi rythmée par des taux d’échecs programmés et valorisés par certains puristes de l’excellence et de la performance, peu regardants aux effets destructeurs de ces échecs corrosifs sur notre système éducatif et le développement du Sénégal.

L’échec n’émeut plus. Personne ne penserait de nos jours porter une plainte contre l’État et les responsables académiques de ce fléau national. Ce « mal scolaire », devenu ainsi un fait de société, devrait pourtant interpeler tout le système éducatif, tous les acteurs du système éducatif.

Au-delà de l’acceptation de l’échec scolaire ou de sa condamnation, l’échec scolaire massif des pans entiers de la jeunesse, met en relief la combinaison de plusieurs facteurs. Ces faits s’enchevêtrent et se combinent.

Il y a d’abord le niveau  de préparation et de formation des élèves aux examens, les perturbations des enseignements, le déficit de l’encadrement pédagogique et les faibles moyens financiers consentis par l’État et qui se réduisent drastiquement au fil des évolutions. Ces faits constituent des facteurs explicatifs de ces échecs scolaires, toujours catastrophiques d’une année à l’autre. L’échec  massif serait, dans l’entendement général, ainsi la conséquence majeure du  fonctionnement du système éducatif.

C’est une approche classique que l’on avance fréquemment pour expliquer, pour  valider l’acceptation de l’échec scolaire. Elle vaut ce qu’elle vaut. De nombreux acteurs du système éducatif, singulièrement les enseignants et les pouvoirs publics, s’accordent à des degrés différents avec cette explication fourre-tout de l’échec scolaire. Elle est largement, du reste, partagée par la société. Les défenseurs de cette explication de reproduction fonctionnelle de l’échec, n’en affichent pas moins des divergences criardes, dès qu’il est question de situer la  responsabilité de cet échec massif de tout un système, ou de chercher des alternatives à cette logique infernale du système éducatif.

Ensuite, pour mieux comprendre ce qui passe à travers ces échecs massifs, répétitifs, dans le système éducatif depuis des années et des années, il semble indispensable d’interroger aussi la finalité du système éducatif. L’échec scolaire n’est-il pas devenu simplement une des finalités inavouables du système éducatif public et privé ? L’échec scolaire et la réussite sont certes deux composantes de l’éducation. On ne peut envisager l’échec sans la réussite et inversement. Ces deux composantes sont des éléments constitutifs de tout système éducatif. Quand le taux d’échec prend une proportion dépassant plus de la moitié des effectifs d’une classe, du nombre des candidats à l’échelle du pays et de manière constante, il y a lieu de susciter la réflexion au sujet de la finalité du système éducatif sénégalais. Réussite ou échec ?

L’enseignant persiste à croire encore, dans son imaginaire réducteur, que l’échec massif des élèves sanctionne le sérieux de l’enseignement, de l’examen et la qualité du système et non la médiocrité. Les meilleurs passent. Les moins bons et les mauvais sont éjectés par les rouages de la sélection scientifique, rigoureuse, des meilleurs élèves. C’est le culte de l’excellence. Elle fait la fierté de certains.

L’État central fait lui aussi siens les échecs massifs, et n’encourage guère la réussite du grand nombre des apprenants. Les capacités limitées de la puissance publique à former et à insérer les élèves dans le tissu socio-économique, participent indirectement à l’acceptation cynique des taux élevés des échecs massifs. Les pouvoirs publics fêtent l’excellence. Ils font avec la médiocrité ambiante du système. Les parents des élèves désespèrent, eux, progressivement des taux des échecs récurrents du système scolaire. L’échec est, pour les parents, le résultat d’un système éducatif devenu une « fabrique » d’exclusion sociale, de chômeurs et de marginaux sociaux.

Le système éducatif a bon dos d’exclure et va encore exclure, et davantage, des franges importantes d’élèves. Le système éducatif ne garantit désormais, ni l’éducation de tous les enfants en âge d’aller à l’école, ni la formation  des élèves et des étudiants aspirant au savoir. L’échec est plus que du domaine du prévisible. Le rêve de l’insertion des produits de l’école et de l’Université publique dans le tissu social, culturel et économique, se meurt à petit feu dans une société acceptant la déperdition scolaire. L’échec scolaire massif des élèves est probablement une des finalités non écrites des limites de ce système éducatif.

Attaques contre Aliou Sall : La guerre pour la succession du Président Macky Sall ouverte

https://xibaaru.sn nPlus que jamais, la question de la succession du Président de la République, Macky Sall est d’actualité. Au regard de la Constitution, le Président de la République, au sortir de son actuel mandat ne peut pas se présenter candidat à la prochaine élection présidentielle. Le temps est aux manœuvres pour qui sera son successeur à la tête de la nation. Dans les rangs de l’opposition, comme dans les rangs du camp au pouvoir, on affûte les armes. Dans ce jeu, il risque à ce qu’on s’attende à des alliances contre nature, d’alliances inattendues, spectaculaires, rien que pour le pouvoir. Le Président de la République, Macky Sall est-il conscient qu’il le veuille ou non, que la bataille pour sa succession, même si elle est en sourdine, reste plus que jamais ouverte. Apparemment, le premier à faire les frais de cette bataille, autour de la succession du Président de la République Macky Sall, est son frère Aliou Sall. Coupable ou innocent sur l’affaire Pétro-Tim, Aliou Sall fait depuis l’objet de toutes sortes d’attaques. Certaines attaques contre Aliou Sall sont objectives, par contre d’autres le sont moins. Aliou Sall apparait comme étant gênant pour certains au Palais qui se projettent déjà dans le futur et qui ont déjà tracé leur dessin pour l’après Macky Sall.

Comme déjà cité, Aliou Sall ne s’y était pas trompé en déclarant récemment sur l’affaire Pétro-Tim : « Il y a des gens qui me font la guerre et qui sont tapis au Palais. Certains ont même payé des opposants pour leur demander de me salir. C’est de la méchanceté. Leur objectif, c’était d’enterrer politiquement Aliou Sall. Qu’ils sachent qu’ils ne peuvent rien contre moi. Je veux dire à ces adversaires qui sont dans le parti et qui sont très proches du Président, que je n’ai pas encore leur temps. Le moment venu, je leur ferai face ». Qui ne souvient encore de ses propos, lorsqu’il a été contraint de renoncer à son ambition de briguer un poste de député à l’Assemblée nationale, alors qu’il avait l’ambition d’être la tête de liste de l’Alliance pour la République (APR) à Guédiawaye. Aliou Sall n’avait raté l’occasion pour s’en prendre à des « faucons du Palais de la République qui travailleraient l’oreille du Président Macky Sall. Aliou Sall soutient avec conviction que ces faucons qui agissent contre lui, travaillent en intelligence contre l’opposition. Il est vrai, une opposition consciente que le Président Macky Sall est à son dernier mandat, fait tout pour barrer la route aux « empêcheurs de tourner en rond », quitte à s’allier avec des membres de l’Exécutif tapis au Palais.

Et pour se faire une idée de qui sont au Palais et qui pourraient être liés à un tel complot, il faut certainement remonter aux propos récents du Conseiller spécial du Président de la République, Ibrahima Ndoye qui soutenait dernièrement au cours de l’émission Face 2 Face de la TFM animée par Aïssatou Diop Fall que : « Le président de la République a mis des gens à ses côtés. Mais ils n’ont pas son temps. La plupart des gens qui entourent le Président, sont des comploteurs. Ils passent leur temps à comploter auprès du président contre des gens qui travaillent ». Ibrahima Ndoye désignait nommément Mahmoud Saleh, le Directeur de cabinet politique du Chef de l’Etat, Macky Sall qui soutenait que l’affaire Aliou Sall a été mal gérée. Réplique de Ibrahima Ndoye : « Quel a été son rôle dans ça ? C’est lui le directeur de Cabinet politique du président. S’il l’a dit, c’est une fuite de responsabilité de sa part. Le président de la République a mis des gens à ses côtés. Mais ils n’ont pas son temps. »

El Hadj Kassé, l’ex-Porte-parole du Président de la République confirmait dans le cadre de l’Affaire Pétro-Tim au cours d’une interview sur TV5, le virement d’argent au profit de la société de Aliou Sall, Agitrans. El Hadj Kassé et Mahmoud Saleh ont la particularité d’être d’anciens militants de la gauche et qui savent où mettre les pieds. El Hadj Kassé fut un militant maoïste, Mahmoud Saleh, ancien trotskyste.

Leurs propos ne peuvent sortir du néant. Ils sont très calculés. Et ce sont des propos qui peuvent être placés dans cette entreprise de faire le balai dans le cadre de la lutte pour succéder à Macky Sall, ceci en intelligence avec l’opposition. Mahmoud Saleh et El Hadj Kassé auraient-ils déjà leur candidat pour la succession du Président Macky Sall. L’histoire nous édifiera.  Thiémokho BORE

Indulgence d’Ousmane Sonko et Mamadou Lamine Diallo, envers Abdoulaye Wade sur la gestion des ressources pétrolières : Posture suspecte

https://actusen.sn Depuis quelque temps, le leader du Pastef/Les Patriotes est tout fiel avec l’ancien président de la République. Cette posture « suspecte » de Ousmane Sonko inquiète SourceA.

Le canard de Castors/Bourguiba a du mal à comprendre la décision d’Ousmane Sonko de flirter avec Abdoulaye Wade, qu’il voulait, pourtant, fusiller, dans un passé encore récent, en même temps que tous les autres anciens chefs d’Etat ayant présidé aux destinées du Sénégal.

Aussi, l’on est en droit de se poser mille et une questions autour de cette entente des temps modernes, notamment en ce qui concerne la gestion de nos ressources pétrolières par le défunt régime libéral. Outre Ousmane Sonko, il y a, également, le cas Mamadou Lamine Diallo, hier, tireur d’élite contre Me Wade et courtisan de celui-ci, aujourd’hui.

Idrissa Seck signe la pétition pour la libération de Khalifa Sall

https://actusen.sn Idrissa Seck a signé hier lundi, une pétition pour la libération de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis plus de deux ans pour un détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliards Fcfa.

La Jeunesse du Parti Rewmi, à travers son Secrétariat national, a aussi signé la pétition. Elle «exige la libération imminente et sans condition de l’activiste Guy Marius Sagna et du journaliste Adama Gaye, détenus arbitrairement».

A l’endroit des leaders du front citoyen pour la libération de Khalifa Sall, le président Idrissa Seck a réitéré ses félicitations et magnifié les excellentes relations qu’il entretient avec son frère Khalifa Ababacar Sall. Relations qui datent de 1993 lorsqu’il fut le ministre du commerce, de l’artisanat et de l’industrialisation, renseigne un communiqué transmis à la rédaction de Actusen.sn.

Le document mentionne en outre que le candidat malheureux à la présidentielle du 24 février 2019 a ainsi formulé des prières à l’endroit de son frère et ami Khalifa Ababacar Sall, pour qui sa libération demeure une priorité.

HCCT : Tirs de barrage contre Souleymane Ndéné Ndiaye

http://www.seneweb.com Annoncé comme probable successeur d’Ousmane Tanor Dieng au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), l’ancien Premier ministre Souleymane Ndené Ndiaye ne fait pas l’unanimité à l’Alliance pour la République (Apr) et à Benno Bokk Yakaar (Bby).

Selon Libération, des voix se lèvent déjà pour crier au scandale. En effet, il serait mal vu, selon les confidences faites au journal, que l’actuel président du conseil d’administration d’Air Sénégal dirige cette institution qui place son chef au troisième rang protocolaire.

Outre cet aspect qui ne plaide pas du tout en faveur de l’ex-maire de Guinguinéo, celui qu’on surnomme «le dandy de Kaolack» n’a jamais voulu, à l’instar d’autres pontes du Parti démocratique sénégalais (Pds), franchir le Rubicond et intégrer les rangs du parti présidentiel.

DIC : Adama Gaye dénie « la paternité » d’une de ses publications,«clame son courage»,avant d’être gardé à vue

https://www.dakaractu.com Dakaractu avait vu juste. Le journaliste Adama Gaye cueilli ce matin par les limiers de la Division des Investigations Criminelles l’a été à cause de ses publications osées sur le Palais de la République qu’il assimilait « au harem de Khadafi » et où il chargeait le Chef de l’État Macky Sall de tous les péchés d’Israël.  En effet selon notre source, entendu en présence de son avocat Me Khoureychi Ba, « aucune question ne lui a été posée sur ses positions concernant les hydrocarbures ». Il a été plutôt informé que le parquet avait ouvert une enquête depuis fin juin et ordonné son arrestation à la suite des publications évoquées plus haut. Les enquêteurs de lui rappeler même une publication dans laquelle il « accusait Macky Sall d’entretenir une liaison avec une escort girl ajoutant qu’on les aurait surpris à Cotonou ». Visiblement surpris que l’interrogatoire tourne autour de ces questions, Adama Gaye a un

moment nié la paternité d’une des publications « d’une violence inouïe », nous dit-on. Le journaliste ne voulant pas se démonter, n’a cependant pas cessé de dire « qu’il n’a peur rien ».
Il a finalement été placé en garde à vue. Là aussi fait inédit, l’ancien journaliste de « Jeune Afrique » a demandé à être transféré « au commissariat du Port où les conditions de détention sont plus favorables ». Sauf qu’il a reçu une fin de non-recevoir des enquêteurs qui lui ont fait savoir « que ce n’est pas lui qui devrait choisir le lieu de sa garde à vue ». Pour l’heure, le lieu nous est inconnu.
Adama Gaye risque en tout cas sur cette affaire de l’affronter seul. Tout au long de son interrogatoire et de sa garde à vue, aucun de ses amis « virtuels » n’a fait le déplacement. La devanture de la Dic restant presque vide…

QUE RISQUE ADAMA GAYE ?

NETTALI.COM – Le journaliste Adama Gaye est dans de beaux draps. Depuis ce lundi 29 juillet, il est dans les liens de la détention.

Le journaliste, connu pour ses critiques acerbes à l’endroit du régime, a été cueilli chez lui, ce lundi à l’aube, d’après son avocat Me Cheikh Khoureyssi Bâ qui ne manque pas de préciser qu’il a été conduit à la Division des investigations criminelles (Dic). Après plusieurs heures d’audition, les enquêteurs lui ont notifié sa garde à vue autour de 14 h. Ce, en attendant son déferrement au parquet pour les faits d’offense au chef de l’Etat et de diffusion, via les réseaux sociaux, de propos jugés contraires aux bonnes moeurs.

L’on nous apprend qu’Adama Gaye a été interpellé, suite à un post sur sa page Facebook. Un post jugé offensant à l’endroit du président de la République qu’il cite dans une affaire de moeurs et publié alors que le mis en cause était à l’étranger.

Des sources judiciaires renseignent toutefois que le journaliste Gaye a contesté certaines des publications qu’on lui impute, même s’il en a assumées d’autres, déclarant qu’il y a une exagération des faits, puisqu’il n’a jamais eu l’intention d’offenser le chef de l’Etat.

De son côté, son conseil confie qu’il sera probablement déféré au parquet aujourd’hui pour les faits d’offense au chef de l’Etat et de diffusion d’écrits contraires aux bonnes moeurs. C’est dire que ce sont les articles 80 et 256 du Code pénal qui sont visés et qu’Adama Gaye risque de faire l’objet d’une information judiciaire et de lourdes sanctions, en cas de culpabilité.

L’article 80 dispose en effet que : “tout individu qui aura reçu, accepté, sollicité ou agréé des dons, présents, subsides, offres, promesses, ou tous autres moyens, en vue de se livrer à une propagande de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à jeter le discrédit sur les institutions politiques ou leur fonctionnement, ou à inciter les citoyens à enfreindre les lois du pays, sera puni d’un emprisonnement d’un an au moins et de cinq ans au plus, et d’une amende double de la valeur des promesses agréées ou des choses reçues ou demandées sans que ladite amende puisse être inférieure à 100 000 F.”

Quant à l’article 256 qui réprime le délit de diffusion d’écrits contraires aux bonnes moeurs, il dispose : “Sera puni d’un emprisonnement

d’un mois à deux ans et d’une amende de 25 000 à 300 000 F, quiconque aura affiché, exposé ou projeté aux regards du public, distribué ou remis en vue de leur distribution par un moyen quelconque, tous imprimés, tous écrits, dessins, affiches, gravures, peintures, photographies, films ou clichés, matrices ou reproductions photographiques, emblèmes, tous objets ou images contraires aux bonnes moeurs.

A noter qu’Adama Gaye avait entamé, ce dimanche 28 juillet, une nouvelle offensive pour la transparence dans les ressources pétrolières et gazières. Un long post au vitriol posté ce dimanche contre “l’organisation d’un cycle d’attribution de licences d’exploration de nos blocs en hydrocarbures restants” à un certain N. E. Eyong “dont le parcours professionnel est parsemé de troubles judiciaires et d’escroqueries criminelles“. D’après lui, l’affaire devrait être conclue ce 9 octobre.

Dans ce post où il se présente comme membre de l’Association internationale des négociateurs de pétrole et de gaz, M. Gaye a appeléles forces vives de la nation à s’opposer à “ce bradage’’

Adama Gaye puni de son insolence… il a insulté Macky, son père et sa mère

https://xibaaru.sn ADAMA GAYE PUNI DE SON INSOLENCE

Adama Gaye est un cas. Il ne mérite ni pitié ni compassion. Voici un homme qui a largement passé l’âge de raison, et il aurait dû comprendre depuis longtemps que la sagesse est la base du respect que les adultes accordent aux grandes personnes.

Adama Gaye n’est ni sage, ni poli. Il a l’insulte facile. Et le mépris insolent. Il a un gros complexe de supériorité et un comportement des plus inconvenants avec les personnes qui ne pensent pas comme lui.

Son expérience et sa proximité avec les grands de ce monde ainsi que son introduction dans le gotha des affaires ne lui ont rien servi. L’homme n’a ni gagné en humilité, ni en courtoisie.

Il est aigri. Il est jaloux. Il a avec le Président Macky Sall un comportement à la Don Gormas contre Don Diégue. La légitimité de Président de la République ainsi que sa figure de première institution de la République lui semblent insupportables et imméritées.

Adama Gaye croit dur comme fer qu’il aurait dû certainement être le mentor du Président Macky Sall, et décider à sa place comment conduire les affaires de la Nation.

Tout à sa folie et empêtré dans ses délires, il en est venu à confondre souvenirs vécus avec lui et visions névrotiques, sombres résurgences d’un passé à la Bacchus largement assumé par ce triste personnage du reste.

« On n’arrête pas Voltaire, » se serait écrié le Général De Gaulle, quand les policiers français crurent voir en Jean Paul Sartre une menace pour la stabilité de la France.

Haro sur Adama, seraient tentés de crier tous les citoyens de ce pays. Il fait honte en effet à tout le monde de voir une personne de l’âge de son père tenir un langage aussi insolent que les diatribes d’Adama Gaye contre Macky Sall.

Il était temps que la justice se saisisse de son cas.

Et que ce Tartarin Don Quichottesque soit remis à sa place. Car Adama Gaye a réellement besoin d’être éduqué.Mame Penda Sow

Seydi GASSAMA : «Tout Prétexte Est Bon Pour Réduire Au Silence Ceux Qui Critiquent Le Régime De Macky SALL»

http://www.walf-groupe.com Le  Directeur exécutif d’Amnesty international/Sénégal dénonce l’interpellation  d’Adama GAYE. Sur son compte Twitter, Seydi GASSAMA estime que celle-ci ne repose sur rien.

« Au Sénégal, en 2019, une personne peut encore être arrêtée et jetée en prison pour « diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs ». En réalité tout prétexte est bon pour réduire au silence ceux qui critiquent le régime de Macky SALL. Libérez Adama Gaye »,   a  écrit  le  Directeur exécutif d’Amnesty international/Sénégal.

Reporters Sans Frontières Demande La Libération D’Adama GAYE

http://www.walf-groupe.com L’organisation Reporters sans frontières (Rsf) a réagi suite à l’arrestation, ce lundi matin, du journaliste sénégalais et non moins consultant, Adama Gaye. Et, c’est pour exiger sa libération.

«Sénégal: le journaliste et activiste Adama Gaye interpellé pour ”diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs”, selon les médias locaux. Rsf inter demande sa libération», lit-on dans son tweet.

Il est reproché à Adama Gaye d’avoir diffusé des écrits contraires aux bonnes mœurs. Ce qui est puni par l’Article 256 du Code pénal. Le journaliste a été interpellé suite à une longue publication sur facebook dans laquelle il met en garde le président Macky Sall contre des attributions de licences pétrolières et gazières qui ne prendraient pas en compte les intérêts du Sénégal.

C O M M U N I Q U E

L’audition du journaliste-consultant Monsieur Adama Gaye par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC) constitue une véritable opération de salubrité publique au regard de la déliquescence mentale de cet homme. Incontestablement, ce journaliste-amorti, est irrespectueux du Sénégal, de nos valeurs, de la personne du Président de la République du Sénégal et de l’Institution qu’il incarne. Sinon, comment comprendre ses diatribes infâmes qui piétinent l’idéal républicain et les valeurs qui fondent notre commun vouloir de vie commune.

La Convergence des Jeunesses Républicaines  condamne avec la plus grande fermeté ces propos qui n’honorent pas le Sénégal. Elle tient à rappeler à Monsieur Adama Gaye que l’insulte à la bouche et l’irrévérence au bout de la plume sont la manifestation éclatante d’une faiblesse politique ; que la discipline et le respect sont des valeurs cardinales qui caractérisent les dignes filles et fils du Sénégal.

A cet égard, sa posture irrespectueuse et insolente, n’honore pas le journaliste-consultant devenu au gré de ses fracas, un anti-modèle pour ses cadets, fils et petit- fils dans le métier.

Les affres de la vie et les balafres du passé ne sauraient conduire M. Adama Gaye, à perdre la tenue et la retenue. Qu’il se rassure, ses insanités ne sauraient atteindre l’honorabilité du Président de la République qui est un modèle de vertu, d’engagement et de constance pour la jeunesse sénégalaise.

Dès lors, les jeunesses républicaines tiennent à rappeler que les paroles irrévérencieuses et outrageuses de Adama GAYE envers le Président de la République du Sénégal n’honorent ni son auteur, ni sa famille, ni ses amis encore moins sa corporation, si tant est que Monsieur GAYE est encore admis dans un quelconque groupe de presse digne de ce nom.

Ainsi, la COJER demande à Monsieur Adama Gaye d’assumer son insolence au lieu d’alerter la presse et d’ameuter l’opinion pour chercher à cacher son jeu favori : dénigrer le Sénégal et ses dirigeants à travers le monde.

Enfin, la COJER demande à la Justice de sévir car, de pareils dérapages doivent être punis en vertu des dispositions de la loi… et dans toute sa rigueur.Le Coordonateur national de la COJER,Moussa SOW,Fait à Dakar, le 29 juillet 2019

Enquête sur la mort du commandant de la brigade de Koumpentoum : le communiqué du Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire

La Gendarmerie nationale attire l’attention du public et de la presse que les opérations d’enquête relatives au vol à main armée perpétré le jeudi 19 juillet 2019 et ayant coûté la vie au commandant de la brigade de Koumpentoum sont en cours d’exécution.

Comme toute activité d’investigation, cette enquête est frappée du sceau du secret pour d’une part, garantir son succès et d’autre part, préserver les droits humains des autres victimes blessées, des malfaiteurs qui font toujours l’objet de recherches mais surtout pour le respect de la mémoire du défunt.

Ainsi, les fausses informations distillées dans les réseaux sociaux et dans la presse, montrant des images et des vidéos concernant de supposées arrestations ou faisant état des orientations actuelles de l’enquête, si tant est qu’elles aient été avérées, auraient compromis gravement à l’enquête.

Au demeurant, aucune information n’a été jusqu’ici diffusée par la gendarmerie dont le canal officiel est la division communication.L’enquête est en cours sous la direction du procureur de la république de Tambacounda.Signé Général de division Cheikh Sene

MEURTRE DU CB TAMSIR SANE : Les Forces nouvelles appellent au rétablissement de la peine de mort

http://www.seneweb.com Khouraïchi Thiam et ses camarades des Forces nouvelles interpellent les autorités. Ils appellent au rétablissement de la peine de mort et invitent à une « prise en charge réelle et adéquate des forces de l’ordre, sur leur équipement, leur dotation en matériel, en gilets pare-balles, en équipement en armes puissantes pour mieux assurer la sécurité des Sénégalais».

Une réaction qui fait suite au meurtre du commandant de brigade Tamsir Sané. Car pour eux, une telle «situation donne un mauvais signal et une mauvaise image sur la capacité de défense de nos forces armées». «Si des policiers ou des gendarmes sont assassinés, quelle est la prochaine étape ? Comment des malfrats lourdement armés peuvent-ils braquer impunément des institutions ?», s’interroge l’ancien ministre de l’Economie maritime et ses partisans.

Eu égard à la croissance des cas de viol, de meurtre et autres délits, les Forces nouvelles estiment que le rétablissement de « la peine capitale serait une disposition dissuasive dans l’arsenal législatif et judiciaire du Sénégal ». Ils appellent l’ensemble des partisans de la peine de mort à « se rassembler pour mener ensemble une campagne de sensibilisation des autorités politiques et religieuses sur le rétablissement de la peine de mort au Sénégal ».

Le Sénégal sous Macky Sall : Royaume ou République ?Par: Mohamed Dia – 

Commençons par adopter l’éthique comme règle de comportement, comme s’il s’agissait d’un principe général de conduite obligatoire pour tous sans exception. Cela peut paraître utopique à certains, notamment à ceux dont la spécialité est la combine et la magouille ». Keba Mbaye

« L’indépendance de la justice apparaît comme la condition essentielle d’un Etat de droit où les citoyens peuvent obtenir un jugement impartial et équitable ».

« Nul ne peut être arbitrairement détenu. L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi ».

Le Sénégalais est une personne que nous pouvons qualifier de raisonnable, mais qui peut cependant poser des actes irrationnels de temps en temps. Avec l’indépendance obtenue en 1960, le Sénégal a connu plusieurs changements socio-politiques tels que les problèmes de droits de l’homme, de liberté, d’égalité et surtoutdes problèmes de justice. Il faut admettre que pas mal de choses ont pu évoluer dans le bon sens et on continue toujours à poursuivre les réflexions pour rendre le visage du Sénégal plus glorieux. Cependant, nous avons récemment assisté à des arrestations arbitraires au Sénégal, en plus du problème de la perception de la justice dont nous souffrions déjà. Le pouvoir judiciaire qui devait arrêter le pouvoir exécutif, est-il indépendant au Sénégal ou est-il plutôt au service de l’exécutif ? En matière de justice, la perception est primordiale.

Le Sénégal d’hier

Au Sénégal, les crises de pouvoir sont une réalité et une nation apprend de l’expérience des prédécesseurs pour pouvoir devenir une meilleure nation. Durant plusieurs années, la population vit sous des régimes dictatoriaux et impuissants face aux abus de pouvoir et surtout aux violations très flagrantes de leurs droits élémentaires. Ces valeurs élémentaires, qui devaient être acquises, ne sont malheureusement pas une réalité dans ce Sénégal moderne où nous vivons. Chaque président a été assisté par la justice qui se doit d’être indépendante, mais qui est malheureusement esclave de l’exécutif. Ce sont nos sœurs et frères sénégalais qui occupent ces postes. Quel est le vrai problème ?

Une démocratie est un travail de longue haleine, car il faut changer les mentalités et préparer le peuple à une culture démocratique. Malheureusement, peu de pays en Afrique en sont arrivés ici et le Sénégal ne fait pas partie de ces pays. L’abus de pouvoir a commencé depuis notre premier président, feu Senghor. En 1963, il vote une nouvelle constitution qui fait de lui, Chef de l’Etat et du gouvernement et il vote en 1967 une autre loi qui lui donne le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale quand il veut. Plus de moyens de pression des parlementaires sur lui. Senghor durcit le ton et n’autorise que la mise en place d’un syndicat unique, favorable à son régime, l’Union Nationale des Travailleurs Sénégalais (UNTS). Il dissout le PAI de Majemout Diop, et le Bloc des masses sénégalaises (BMS) de Cheikh Anta Diop. Des mesures sont prises pour annihiler toute forme de contestation, qu’elle soit politique, sociale ou économique. Moustapha Lô sera exécuté en 1967 pour « tentative d’assassinat ». D’autres seront lourdement condamnés pour avoir pris part à la tentative d’assassinat ou pour ne pas avoir dénoncé les commanditaires du plan.

En 1962, le président Dia est arrêté avec d’autres ministres, ils sont accusés de vouloir fomenter un coup d’Etat. Le conseiller Michel Aurillac, l’un des plus grands défenseurs des intérêts français, a joué un grand rôle dans la destitution du président Dia. Il fera savoir au président Senghor que l’armée française viendra à sa rescousse si jamais l’armée sénégalaise s’inclinait du côté du président Dia. Immixtion dans nos affaires d’Etat. Étions-nous vraiment prêts pour l’indépendance ?

Le Sénégal d’aujourd’hui

En tant que premier président, Senghor n’a pas vraiment pu poser les jalons de la démocratie. Il a gouverné avec une main de fer. Nous traversons une catastrophe économique et sociale et malgré cela, on assiste à un échec cuisant du président de la République. Par manque de choix, il se tourne vers l’abus de pouvoir et l’arbitraire alors qu’un dirigeant lucide doit faire preuve de raison, de justice, de dialogue et surtout de sagesse. Cela a résulté à des conséquences criantes, car on voit l’extrême pauvreté dans chaque coin de rue sans parler de la misère. Le président, qui a vécu l’injustice de son prédécesseur, a été porté par le peuple sénégalais au pouvoir dans le seul et unique but de changer la situation que le Sénégal traversait, une situation catastrophique.

L’actuel président a été démocratiquement réélu, mais il gouverne comme s’il avait accédé par un coup d’Etat. On sent une atmosphère de peur dans la manière de gouverner et le président récemment réélu est très préoccupé par des dispositifs de sécurité. De quoi le président a-t-il peur ? On sent une peur de détrônement ou de dépossession, une peur totale est abattue sur tous les pouvoirs au Sénégal. Doit-on penser que la peur a quelque chose à voir avec les ressources naturelles ? Certains régimes vivent la peur de d’être poursuivi à la fin de leur magistère et mettent en place des mécanismes pour mettre hors d’état de nuire tous les opposants. Le président actuel, ne pense-t-il pas à s’ériger président à vie pour suspendre une autre alternance politique au Sénégal ?

Le danger de cette manière de gouverner se trouve dans la résistance des populations. Quand la population se rend compte que les lois sont injustes, on assiste souvent à des résistances que nous voyons déjà au Sénégal par des marches et des protestations. On assiste aussi à l’élévation de voix de certains opprimés pour manifester leur indignation face aux abus de pouvoir. Cependant, le Sénégal n’est pas trop connu pour une désobéissance civile. Malgré que le Sénégal soit un pays pauvre, sa population est enfermée dans la passivité et surtout une religiosité confrérique qui est même devenu un opium.

Les magistrats sont sous l’autorité du ministre de la Justice, et conséquemment subordonnés au pouvoir exécutif. Cette subordination est la raison principale de l’impact négatif sur les poursuites pénales. Le Conseil Supérieur de la Magistrature, bien qu’institutionnellement indépendante, dépend du ministre de la Justice sur tous les plans. Cette dépendance s’exprime entre autres par le fait que le chef de l’Etat et son ministre de la Justice en tant que Président et Vice-président du Conseil sont responsables de la nomination, la promotion et la discipline des magistrats.

Mesdames et Messieurs de la Justice

Il est temps que les abus de pouvoir cessent au Sénégal. Le peuple sénégalais est un peuple mur, cependant, quand il commence à ressentir l’injustice, il est capable de réagir pour apporter un changement dans le fonctionnement de l’Etat. Attention ! Mesdames et Messieurs de la Justice, il faut savoir que tous les Sénégalais ont le droit de revendiquer leurs droits quand ils sont violés. Il faut arrêter de bafouer les droits élémentaires des Sénégalais, car on dit souvent que le Sénégal est un exemple en démocratie, mais je crois plutôt que nous avons un long chemin à parcourir.

« Une jeunesse mobilisée est dangereuse, une jeunesse mobilisée est une puissance qui effraye même les bombes atomiques. » Thomas Sankara

Nord Foire : Des eaux usées coulent du domicile du chef de quartier à la maison de l’ex-Dage de Macky en passant par… le service d’hygiène

http://www.seneweb.com À Nord Foire des eaux usées à l’odeur nauséabonde débordent des égouts et des fosses sceptiques et serpentent le quartier depuis près d’une semaine. Une canalisation défectueuse associée à la pluie de mercredi dernier est en cause.

Le mal tire sa source d’une fosse septique d’une villa cossue située à côté du domicile du chef de quartier. Les eaux ruissellent jusqu’à la maison de l’ex-Dage de la Présidence, Abdoulaye Ndour, en passant, tenez-vous bien, devant le Service national d’hygiène.

Les rues sont presque toutes impraticables à cause des flaques d’eaux sales. Les familles redoutent pour la santé de leurs enfants, surtout en cette période d’hivernage.Regardez les images (vidéo et photos).

MAMADOU MBODJ DIOUF, MEMBRE DU BP DU PS :‘’Khalifa Sall ne peut être concerné par une quelconque succession au Ps’’

http://www.enqueteplus.com/node La succession ouverte d’Ousmane Tanor Dieng, avec son décès survenu il y a deux semaines, installe le Parti socialiste dans une situation peu confortable. Dans cette guerre de succession, les bannis semblent d’ores et déjà être écartés de toute prétention. Selon Mamadou Mbodj Diouf, membre du Bureau politique du Ps, Khalifa Sall et ses lieutenants ne peuvent, en aucune manière, être concernés par la succession du défunt leader socialiste. Dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, le directeur du Projet d’appui à la modernisation des Daaras s’en prend violemment à Barthélemy Dias qui, selon lui, est très mal placé pour jouer le rôle de médiateur dans la réunification de la famille socialiste.

Comment avez-vous vécu la disparition d’Ousmane Tanor Dieng, en tant que responsable socialiste ?

Un événement ne m’a jamais autant ébranlé que cette lourde perte. Il laisse un vide qui sera difficile à combler, tant notre secrétaire général, feu Ousmane Tanor Dieng, était la clé de voûte de notre organisation. Tout partait de lui et tout aboutissait aussi à lui, par son omniprésence dans toute l’échelle hiérarchique du Parti socialiste. Il entretenait des relations de proximité et des rapports humains exceptionnels avec tous les responsables, jusqu’au plus bas niveau de cette échelle. Naturellement, un sentiment de dénûment et de vacuité nous a unanimement envahis, à l’annonce de cette triste nouvelle qui nous a tous pris de court.

Personnellement, je dirais que le secrétaire général nous a faussés compagnie au pire moment, notamment avec le processus des renouvellements de nos instances déjà très avancé.

Justement, où en êtes-vous dans les renouvellements qui ont été mis en veilleuse, à la veille de la Présidentielle de 2019 ?

Le processus des renouvellements des instances est en cours, avec la vente des cartes qui est bien avancée. Certaines coordinations ont déjà atteint le pourcentage requis de 65 % et sont autorisées à renouveler. D’autres continuent leur vente des cartes et espèrent bientôt être autorisées à leur tour. On n’aura pas besoin d’attendre certains grands retardataires pour arriver au congrès qui va se tenir avec ou sans eux. C’est aussi une jurisprudence en matière de renouvellements des instances du parti.

Sa disparition ouvre sa succession. Selon vous, comment le Ps devrait-il s’y prendre ?

Je tiens à préciser que le deuil que nous traversons m’empêche de m’étendre sur cette question de la succession. Il est un temps que nous nous assignons, nous sa famille éplorée au sens élargi du terme, pour respecter une période de deuil de quarante jours. Toutefois, il faut dire qu’aucune succession ne sera ouverte en tant que tel, dès lors que nous savons que la suppléance sera assurée immédiatement par la première secrétaire générale adjointe Aminata Mbengue Ndiaye, tel que le prévoit l’article 18 du règlement intérieur.

Justement, l’article 18 du règlement intérieur du Ps dit qu’en cas d’absence ou d’empêchement, le Sg est remplacé par les secrétaires généraux adjoints que sont Aminata Mbengue Ndiaye, Birahim Diagne et Cheikh Abdou Khadre Cissokho. Pourquoi, dans ce cas, penser que c’est la première nommée qui doit suppléer OTD ?

Il faut savoir que tous les secrétaires généraux (Sg) d’instance sont élus par les commissions administratives (Ca) de leurs instances. Les Sg des sections, coordinations et unions régionales sont élus respectivement par les Ca de section, de coordination et d’union régionale. Il en est de même du Sg du parti élu par les Ca des coordinations au niveau national, à l’issue du congrès. La vraie question à se poser est l’utilité de la numérotation et l’ordre d’appel qui ne sauraient être intervertis. La pratique courante veut que, naturellement qu’en toutes circonstances, la suppléance ou l’intérim est automatiquement assuré par le premier d’entre les Sga. Pourquoi cette présente situation devrait-elle faire exception ? Je pense que c’est encore le lieu de fustiger l’attitude de ces sorciers et autres lampistes qui cherchent à créer le trouble partout. Les Sga Abdou Khadre Cissokho et Birahim Diagne sont parmi les illustres aînés de feu Ousmane Tanor Dieng qui pouvaient occuper des sièges à l’Assemblée nationale, au Cese où au Hcct, mais ont préféré décliner, parce qu’ils n’ont plus rien à prouver. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont se disputer une suppléance qu’ils savent déjà dévolue naturellement à la camarade Aminata Mbengue Ndiaye.

Etant donné qu’il n’y a aucune hiérarchisation entre les secrétaires généraux adjoints, ne trouvez-vous pas plus judicieux que la suppléance soit collégiale entre les trois ?

Je précise encore que dans toutes les instances, les adjoints aux secrétaires généraux d’instances sont bel et bien hiérarchisés. D’ailleurs, la première adjointe au Sg tenait déjà bien les rênes, alors que le SG Ousmane Tanor Dieng était alité à Paris, en convoquant et présidant les réunions du Secrétariat exécutif national (Sen) et du Bureau politique en sessions ordinaires. La collégialité ne saurait être de mise, sinon ce serait un déni de notre pratique du fonctionnement et de l’organisation du parti.

Certains socialistes pensent que c’est le Comité central qui, entre deux congrès, gère le parti jusqu’au prochain congrès. Qu’en pensez-vous ?

Cette tentative d’installer une polémique autour de cette question est vraiment malsaine et de l’œuvre de sorciers cherchant à provoquer une guerre fratricide. La présidente Aminata Mbengue Ndiaye assure la suppléance. Il faut voir que la jurisprudence en matière de succession, lors des départs de la tête du parti des présidents Senghor et Diouf, en leur qualité de secrétaire général, est très révélatrice dans cette optique. Diouf a remplacé Senghor, ainsi que Ousmane Tanor Dieng après Diouf, du fait de cette suppléance qui court jusqu’au congrès suivant.

Par ailleurs, il est arrivé, à plusieurs reprises, qu’une situation similaire se produise dans des coordinations ou sections et, en aucune façon, on ne pense à autre procédure que la suppléance immédiate et automatique par le premier Secrétaire général adjoint de la coordination ou de la section. Même si l’interprétation de l’esprit ou de la lettre des textes n’apportait pas la solution unanime, la pratique courante ferait jurisprudence. C’est l’unique alternative dans l’immédiat, car de vacance, il ne peut en être question.

Par ailleurs, le Comité central ne dispose d’aucune prérogative pour élire le secrétaire général du parti, encore moins diriger le parti de quelque façon que cela puisse être imaginé. C’est impossible ! Un premier adjoint au secrétaire général est désigné pour suppléer le titulaire en cas d’absence ou d’empêchement (même définitif) selon l’article 18 du règlement intérieur. Le substantif ‘’premier’’ qui confirme le rang du secrétaire général adjoint n’est pas fortuit, dès lors qu’il en existe un deuxième puis un troisième en ce qui concerne la suppléance.

L’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, peut-il être écarté de la succession de Tanor ?

Je pense que Khalifa Ababacar Sall a déjà choisi une autre voie qui lui a valu son exclusion, dès lors qu’il avait refusé de suivre les directives et orientations du parti. Ce n’est pas parce que Ousmane Tanor Dieng n’est plus là que toutes les décisions prises jusque-là devraient être caduques. Il ne peut nullement être envisagé de compter Khalifa Sall dans une quelconque compétition dans le parti, dans l’immédiat, parce qu’il n’est plus un militant du Ps.

Ne pensez-vous pas que c’est le moment de rappeler les bannis et de laver le linge sale en famille ?

Pourquoi pas ? Toutefois, ce serait très difficile, dans l’immédiat. La machine Ps ne s’est jamais arrêtée, et on ne peut remettre tout à plat pour juste contenter des bannis qui nous ont causé tant de tort. Les renouvellements sont déjà bien avancés et remettre tout à plat pourrait exposer le parti à des guerres fratricides au niveau des instances de base. La raison en serait que ces exclus auront des prétentions impossibles à satisfaire pour le moment. Il est possible d’envisager de nous retrouver avec d’autres entités bien constituées, dans le cadre d’alliances électorales ou de coalitions.

Dans un autre registre, nous sommes dans Benno Bokk Yaakaar et avec la majorité présidentielle. Ces exclus dont vous faites allusion ne pourront jamais partager avec nous ces options prises par le parti depuis 2012. C’est un obstacle insurmontable pour le moment. Dans tous les cas, envisager des retrouvailles avec quelque bord d’obédience socialiste que ce soit demande un processus qui va nécessiter beaucoup de temps et d’efforts. Ce n’est vraiment pas demain la veille !

Le décès d’OTD survient dans un contexte complexe au sein du Ps, avec les remous qu’a connu le parti, notamment la fronde dirigée par Khalifa Sall et ses lieutenants, qui a occasionné leur exclusion. Sera-t-il, selon vous, facile d’assurer, dans ces conditions, sa succession ?

Les dissidents exclus ne peuvent être concernés par une quelconque succession. Ils ne sont plus des militants. On règle d’abord nos affaires internes avant de s’ouvrir à d’autres, sinon cela ne fera que rajouter des difficultés supplémentaires à celles qui existent déjà comme dans toutes les formations politiques. Ce cas étant écarté, les renouvellements des instances puis le congrès y pourvoiront aisément.

Ne redoutez-vous pas une implosion du parti, au vu des positions déjà affichées par les uns et les autres ?

Le Ps est un grand parti, de surcroît très bien organisé. Il existe toujours des ressorts sur lesquels agir pour retrouver notre fonctionnement normal. Tout cela finira par s’estomper.

Comment, selon vous, apaiser la tension et amener tout le monde à la raison ?

La secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye va bientôt relancer les activités et, naturellement, tous ceux qui ne sont mus que par de bonnes et nobles intentions vont s’inscrire dans la logique de l’accompagner pour bien assumer ses nouvelles charges à la tête du parti.

Comment appréciez-vous la posture de Barthélemy Dias qui est allé à la Maison du parti pour présenter ses condoléances ?

Je suppose qu’il y est allé comme l’aurait fait tout Sénégalais qui voudrait rendre un ultime hommage à notre illustre Sg, en allant signer le livre de condoléances ouvert à la Maison du parti.

Il dit ne pas être intéressé par quoi que ce soit.

Je crois que ce sont juste des déclarations d’intention qui ne peuvent aucunement constituer un sauf-conduit ! Barthélémy Dias est dans le lot des exclus pour cause d’insubordination et de non respect des directives du parti.

Le maire de Mermoz-Sacré-Cœur, qui se réclame toujours du Ps, entend rencontrer les différents responsables socialistes pour discuter avec eux, non seulement de la succession de Tanor, mais aussi de la réunification de la grande famille socialiste. Qu’en pensez-vous ?

Il peut rencontrer qui il veut, c’est son droit. Le fait est que leur exclusion a été prononcée par une instance, en l’occurrence le Bureau politique, et c’est une instance et non une personne qui décidera ou non d’un retour selon des procédures qui prendront le temps nécessaire.

Barthélemy Dias, qui dit que la réunification de la famille socialiste était la dernière volonté de Tanor, s’engage à œuvrer dans ce sens. Quelle appréciation en faites-vous ?

Il s’agit plutôt de la famille socialiste au sens large, donc de la gauche d’obédience socialiste. Je pense que Barthélémy Dias est très mal placé pour s’arroger le rôle de médiateur. S’il en est des responsables de cette césure que nous avons vécue, je crois qu’il y trône en bonne place.

Quel est, selon vous, l’avenir du Ps ?

L’avenir est très verdoyant. L’attrait du parti est resté intact. Contrairement à ce que certains peuvent penser, ces remous nous ont valu plusieurs intentions d’adhésion au parti. Nous sommes très sereins.

Quel avenir dans son compagnonnage avec la coalition Benno Bokk Yaakaar ?

Le Parti socialiste est encore et demeure dans Bby et la coalition de la majorité présidentielle. Au passage, je remercie le président Macky Sall pour la solidarité dont il a fait montre pour partager avec nous la douleur de la perte de notre cher président Ousmane Tanor Dieng. Le dernier message que notre défunt Sg lui a envoyé nous exhorte à poursuivre notre collaboration.PAR ASSANE MBAYE

LES SALES COUPS D’HIVERNAGE D’UN ÉTAT VOYOU PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Les petits pas d’une pernicieuse régression démocratique sont en œuvre – Faire taire les voix audibles d’un désarroi social profond – Il n’y aura pas d’averses pour noyer le scandale Petrotim

Chaque année, l’hivernage recule ses pluies ; les paysans pleurent le retard et la qualité des semences ; les éleveurs pleurnichent sur la rupture de l’alimentation du bétail, et les sénégalais pleurnichent sur les « prix exorbitants » du mouton de Tabaski. Ritournelles d’une société qui, entre le surplace et la régression, égrène ses misères comme un serpent de mer. Etat en faillite, Etat menteur, Etat voyou, commode on disait il y a quelques années.

Ils voulaient noyer le scandale du pétrole et du gaz dans les pluies d’un hivernage qu’on espérait généreux. Il nous nargue et distribue parcimonieusement son liquide précieux. Dakar, la capitale du vol, des scandales et des décideurs véreux, est servie tardivement et à dose homéopathique. Il n’y aura pas d’averses pour noyer (cacher) et faire oublier le scandale Petrotim. Le Procureur n’aura pas le plaisir de voir sa comédie noyée dans les averses de l’hivernage.

Les étudiants des écoles et Universités privées revivront l’angoisse de la suspension des cours du fait d’un Etat menteur qui ne tient pas ses engagements. À partir du 31 juillet, les pauvres se retrouveront dans les rues, seuls. On se rappelle tous, les grandes promesses de Mai dernier avec un chronogramme pour le solde des dettes dues à ces établissements.

On se rappelle tous la sentencieuse sortie du président le 1er mai dernier : « l’augmentation des salaires, n’y pensez même pas », devant des syndicalistes « participationnistes» médusés par la sentence d’un président auréolé d’une victoire « dès le premier tour » avec plus de 58%. Gueule de bois et aphasie dans les rangs de responsables syndicaux qui espéraient tout sauf le carrousel présidentiel sur les salaires.

Mais ils vont boire leur bouille, bissap et vin jusqu’à la glotte obtruée : non seulement les salaires ne connaîtront aucun coup de pouce, mais le président qui vogue, pense-t-il dans le nirvâna d’un dernier mandat sans aspérités, annonce d’autres « bonnes nouvelles » pour les travailleurs, les syndicats et le peuple : finie la comédie électorale du blocage des prix et de la subvention de certains produits de première nécessité. Hop, on libère les prix des sirènes de la présidentielle.

Merde alors ! On vivait donc dans l’anachronisme économique le plus « anti-vérité des prix », une entorse à l’orthodoxie du libéralisme : quand les prix de certaines denrées et autres produits pétroliers augmentent, on doit augmenter les prix pour les consommateurs !. Mais le prix de ces mêmes produits baissent, on ne baisse pas les prix pour les consommateurs.

Gageons qu’après la Tabaski, après les produits pétroliers, d’autres produits plus importants pour les citoyens (tout le monde n’à pas de véhicule, mais tout le monde doit bouffer) vont prendre l’ascenseur… Tout cela devait se faire dans un large consensus national avec une puissante anesthésie : le dialogue national.

Mais voilà, cette vieille « salope » de BBC s’est cru obligée de creuser dans nos merdes nationales, notre marée noire d’un pétrole qui n’est pas encore sorti des entrailles de nos mers et côtes. En éclaboussant de ses degueulis puants notre bien élu président et son frangin qui décidément fait tout pour lui pourrir le dernier quinquennat.

La parenthèse de la CAN de foot devait en mettre une couche d’anesthésie sur les neurones du bon peuple. Opium, va!. Mais voilà, des algériens comédiens footeux sans fair-play, aidés par un arbitre au sifflet aphone, ont mis fin au rêve d’une coupe au pays et donc, un mois d’enfumage social pour oublier la marée noire de Petrotim. Bah, ils ont bien essayé de forcer le rêve avec un accueil « populaire spontané » des Lions pour une défaite ; ils ont voulu aussi user de la candeur du meilleur de nos Lions, Mané pour aller dans le « no man’s l’and universitaire ». Rien ! Tous ! d’ara ! Haye baté ! Pschiit !

Alors quoi ? Tout est bon à prendre dans cette République délitée et sans repères. Même la mort est convoquée pour un hypothétique consensus national. En effet, la perte dans la même semaine du secrétaire général du PS et de l’industriel quasi inconnu de son vivant, tellement il était modeste et discret, vont être appelés à la rescousse d’un « ndeup » impossible.

Et quand tout cela ne soigne pas le profond malaise national, on en revient à la bonne vieille recette du bâton : on embastille les grandes gueules qui crient plus fort que la colère silencieuse du peuple. C’est l’affaire Guy Marius Sagna d’abord et Adama Gaye ce lundi pour un motif encore inconnu au moment où ces lignes sont écrites. Les petits pas d’une pernicieuse régression démocratique sont en œuvre. Faire taire les voix audibles d’un désarroi social profond.

Je suis opposé au délirant slogan de « France dégage », mais je serai toujours aux côtés de ceux qui le hurlent ; pour qu’ils aient ce droit. Un slogan doit toujours avoir un contenu de classe ; être précis. La France, c’est un pays, un gouvernement, des entreprises, des travailleurs, des citoyens qui combattent leur propre gouvernement, leurs propres capitalistes (syndicats, partis de gauche, et le dernier phénomène des Gilets jaunes. Alors « France dégage » vise qui ? En France et en Europe, des crétins politiques ont aussi leurs mots d’ordre imbéciles : « immigrés dehors », et autre « préférence nationale ».

Mais la démocratie, c’est permettre et accepter que toutes les imbécilités s’expriment. Faire tout pour libérer Guy Marius est un combat démocratique, pour les libertés. Se traire parce que leur activisme ou leurs slogans fâchent, c’est le premier pas du renoncement aux nécessaires combats au quotidien contre les abus d’un régime en sursis.dndiaye@seneplus.com

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 30/07/2019

Macky Sall en Mauritanie

Le président de la République sera l’hôte de la Mauritanie. Le chef de l’Etat va prendre part à la cérémonie d’installation du nouvel homme fort de Nouakchott. Plus de 12 chefs d’État africains sont attendus le 2 Août prochain au palais des Conférences Al Mourabitoune pour assister à l’investiture du nouveau président Mohamed Ould Cheikh El Ghazwani. Macky Sall va y passer la nuit pour tailler bavette avec le nouvel homme fort de Nouakchott.

Abdou Karim Sall indispose les récupérateurs de Mbeubeuss

La visite du ministre de l’Environnement et du Développement Durable à Mbeubeuss a mis les récupérateurs dans une colère noire. Le président de l’Association des récupérateurs «Bokk Bankas» El hadji Malick Diallo considère la visite du ministre Abdou Karim Sall comme un manque de considération à leur endroit. Pour cause, ni le maire de Malika ni les récupérateurs n’ont été avisés. A l’en croire, le ministre de l’Environnement en compagnie du maire de Keur Massar a juste effectué une promenade et déroulé une opération de communication. Selon M. Diallo, aucun des acteurs de Mbeubeuss n’ont été associé à cette visite, même l’Unité de gestion des déchets solides (UCG) a été zappée. D’après le président de l’Association des récupérateurs, le ministre Abdou Karim Sall n’a même pas eu la courtoisie d’informer son collègue en charge du secteur. En outre, le ministre ne les a pas interpellés sur les problèmes de la décharge des ordures. Pour El hadji Malick Diallo, le ministre s’est emmêlé les pinceaux en donnant le montant que génère quotidiennement la décharge. En plus, souligne M. Diallo, la délégation s’est rendue à Keur Massar pour visiter des jardins contaminés par les eaux de la nappe phréatique, alors qu’il y en avait à côté de Mbeubeuss.

3.000 lampadaires solaires à Thiès

Lors du forum Kaay Cees organisé par le maire Talla Sylla, le Premier Ministre d’alors Boun Abdallah Dionne qui l’avait présidé avait promis 30.000 lampadaires à la ville de Thiès, sur le programme national de 50.000 lampadaires. La promesse s’est réalisée. L’opération d’installation a démarré hier à la rue du Dr Guillet. Selon le maire Talla Sylla qui a lancé les travaux, les lampadaires solaires vont permettre de faire face à l’insécurité. La première phase concerne l’installation de 1.780 lampadaires et la seconde phase 1220 lampadaires. Talla Sylla souhaite que tout le programme soit regroupé en une seule phase, pour éviter des problèmes. A l’en croire, cette proposition est à l’étude.

Mamadou Lamine Diallo reçu par Khalifa Sall

L’ancien maire de Dakar a reçu hier le président du mouvement Tekki. Khalifa Sall et Mamadou Lamine Diallo ont fait un tour d’horizon de la situation politique nationale. Mamadou Lamine Diallo, qui est en même temps membre de la CRD, a transmis à Khalifa Sall les salutations des leaders de cette frange de l’opposition constituée de Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall etc. Mamadou Lamine Diallo dit avoir trouvé un Khalifa en pleine forme.

Mademba Sock a marié sa fille

Coucou revoilà Mademba Sock, l’icône de la lutte syndicale au Sénégal. Sock a disparu de nos radars depuis belle lurette. Mais les radars de «L’As» l’ont aperçu samedi dernier derrière la mosquée de liberté VI à l’occasion du mariage de sa fille Yacine Sock avec Madior Diouf, homonyme du leader du Rnd. Il y avait la présence de Pape Dieng, ex-directeur général de la Sonacos, et naturellement son alter égo de la Cnts, Mody Guiro et bien d’autres syndicalistes.

Taïb Socé

Les organisations Islamiques, Jamra et Darul Qurane Wal Insane, veulent tirer d’affaire le célèbre prêcheur de la Rfm, Oustaz Taïb Socé renvoyé en prison pour contrainte par corps dans l’affaire de la vente d’or qui l’avait valu un séjour carcéral. Une délégation de Jamra et de Darul Qurane s’est rendue dimanche dernier chez Taïb Socé pour une visite fraternelle à ses épouses et ses proches afin de leur témoigner de leur soutien et de leur solidarité active dans ces moments de dures épreuves. Ces organisations promettent de rencontrer très prochainement Taïb Socé à la Maison d’Arrêt de Rebeuss. Ensuite, Jamra et Darul Qurane vont informer la famille de Taïb Socé et à ses sympathisants des actions qu’elles comptent mener afin d’obtenir sa libération. Par ailleurs, ces organisations islamiques dénoncent l’emprisonnement du prêcheur pendant que le fournisseur indélicat, qui n’a jamais livré la moindre pépite, est toujours en cavale, après avoir indûment perçu l’argent d’autrui, et abandonné au milieu du gué Oustaz Taïb Socé, victime de sa naïveté et de sa bonne foi.

Seydi Gassama

L’arrestation tôt dans la matinée hier du journaliste Adama Gaye a occasionné une levée de boucliers chez les organisations de défense de droits de l’homme. Le directeur exécutif d’Amnesty International, Seydi Gassama réclame la libération de Adama Gaye. Il regrette qu’au Sénégal, en 2019, une personne puisse encore être arrêtée et jetée en prison pour «diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs». En réalité, dénonce-t-il, tout prétexte est bon pour réduire au silence ceux qui critiquent le régime de Macky Sall.

Reporters sans frontières

L’organisation Reporters sans frontière (RSF) exprime sa solidarité à Adama Gaye suite à son arrestation même s’il n’exerce pas le métier de journaliste depuis quelques années. L’organisation demande sa libération. Il faut rappeler que le journaliste et activiste Adama Gaye a été interpellé par la Division es investigations criminelles (DIC) pour diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs et offense au chef de l’Etat.

Alioune Tine

Le président de Afrika Jom, Alioune Tine, prend la défense de notre confrère Adama Gaye placé en garde-à-vue à la Division des investigations criminelles (Dic). L’ancien secrétaire général de la Raddho explique que Adama Gaye est un journaliste et un consultant international d’une grande compétence. A l’en croire, son style et son écriture radicalement polémique, contestataire, est radicalement situé dans l’opposition. Seulement, regrette Alioune Tine, ce n’est pas une raison pour l’arrêter et le détenir. Il réclame aussi sa libération.

Guy Marius Sagna

Le front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) veut aller au-delà des indignations. Cette structure compte organiser vendredi prochain un marche à la place de l’Obélisque pour dénoncer l’arrestation d’un des leurs, en l’occurrence Guy Marius Sagna et exiger sa libération. Le front va saisir l’opportunité pour réclamer en même temps justice et transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Total Sénégal distribue plus de 3,8 milliards

Les actionnaires de Total Sénégal se frottent les mains. La société leader du marché sénégalais de la distribution de produits pétroliers va verser 3 811 590 900 FCFA de dividendes à ses actionnaires, soit 117 F Brut par action. Cela correspond à 100% de hausse par rapport à 2017. La société souligne qu’investir 1400 FCFA sur Total Sénégal vous rapportera 117 FCFA brut, ce qui représente un RSI de 8,35%. Ainsi les investisseurs ayant acquis l’action Total Sénégal en 2015, ont bénéficié d’une plus-value de 200% à fin 2016. Pour rappel les dividendes représentent la part de richesse qu’une entreprise verse à ses actionnaires pour les remercier des capitaux octroyés pour le développement de son activité.

Amadou Ba préside la cérémonie de Hajj

Le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba et son collègue du Tourisme et des Transports aérien, Alioune Sarr ont présidé hier la cérémonie officielle du pèlerinage à la Mecque, à l’Aérogare des Pèlerins. Cette manifestation qui consacre le départ des premiers vols des pèlerins convoyés par la Délégation nationale au pèlerinage, a vu la présence de l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite et des différentes entités de la plateforme. Les membres du gouvernement se sont assurés si toutes les instructions du président de la République ont été respectées avant de faire le parcours des différentes étapes des formalités d’embarquement des Pèlerins.

Un réseau de malfaiteurs démantelé à Kaolack

Un réseau de malfaiteurs a été démantelé à Kaolack dans la nuit de vendredi à samedi aux environs de 4 heures du matin. Une femme et un homme ont été arrêtés alors que le reste de la bande avait pu prendre la poudre d’escampette. Une fuite qui n’a duré que le temps d’une rose, puisque le dimanche, vers 22 heures, un des fugitifs du nom de Mansour Sané alias Manou a été interpellé. Les policiers et les malfaiteurs avaient échangé des tirs de balles nourris après une course poursuite.

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*