Revue de presse du Lundi 29 Juillet 2019

Revue de presse du Lundi 29 Juillet 2019

Accompagnement des jeunes:La Fondation Tony Elumelu et la Der signent un accord de partenariat

https://www.lejecos.com La cinquième édition du Forum annuel de la Fondation Tony Elumelu s’est déroulée ce weekend, à Abuja au Nigeria.

En marge de cette rencontre, un accord de partenariat a été signé hier, entre la Fondation Tony Elumelu et le gouvernement du Sénégal représenté par la Der (Délégation à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes).

Ce partenariat porte sur le financement de la phase d’expansion de 200 jeunes lauréats sénégalais suite à leur accompagnement en subvention /formation par la fondation depuis 2015.

La Der, au service de la promotion du développement et de l’entreprenariat,  prend ainsi le relais pour un montant de 1 million de dollars soit environ 500 millions de FCfa.Oumar Nourou

ACCÉLÉRER LE RYTHME DE CROISSANCE DU CONTINENT:Macky Sall insiste sur la nécessité d’investir dans la jeunesse

http://lesoleil.sn/ Le Chef de l’État a pris part, samedi à Abuja, au panel présidentiel du Forum annuel de la fondation Tony Elumelu pour l’entrepreneuriat (Tef). Le Président Macky Sall a souligné la nécessité d’investir dans la jeunesse pour accélérer le rythme de croissance économique du continent et de promouvoir l’économie numérique avec une digitalisation plus importante des systèmes de gestion de l’activité économique dans tous les secteurs.

Dans cette bataille, il y a une part qui incombe aux Etats : celle de faire un effort dans la gestion publique, d’assainir l’environnement des affaires en luttant farouchement contre la corruption et en réformant l’environnement des affaires «afin qu’investir ne soit plus un risque», a déclaré le Président Sall. Le Sénégal, a-t-il souligné, travaille à l’instauration de tribunaux de commerce et à la dématérialisation des procédures. Concernant l’accès au financement et à la bancarisation, le Chef de l’Etat a rappelé que le Sénégal a fait une discrimination positive à travers la Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les jeunes et les femmes (Der), en dotant annuellement les jeunes startups d’un montant de trois milliards de FCfa.

Pour sa part, le Président de la Tef, Tony Elumelu, a insisté sur l’importance d’aider la jeunesse africaine à devenir autonome. Le continent compte 668 millions de jeunes, dont 12 à 13 millions qui intègrent, chaque année, le marché de l’emploi et seulement trois millions décrochent un emploi décent. Ont pris part à ce forum, les Présidents sénégalais, Macky Sall, rwandais, Paul Kagamé, de la Rdc, Félix Tshisekedi, le Vice-président du Nigeria, Yémi Osibanjo, et le Premier ministre ougandais, Ruhakana Rugunda. Aly DIOUF avec la RTS

Akinwumi Adesina appelle la communauté des entreprises africaines à investir des capitaux dans la jeunesse africaine

 (BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT) – Le 27 juillet 2019, M. Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a lancé un appel à l’intention des investisseurs, des dirigeants politiques et de la communauté des entreprises du monde entier afin qu’ils « se risquent à investir des capitaux dans la jeunesse en Afrique ».

Il a ajouté qu’il était temps que les gouvernements africains amorcent une transition dans les initiatives visant l’autonomisation des jeunes vers des investissements dans la jeunesse. Il s’exprimait lors d’une table ronde organisée à l’occasion du Forum de l’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF) à Abuja au Nigeria.

La séance de discussion, animée par le journaliste de CNN Fareed Zakaria, était l’un des principaux événements du plus grand rassemblement d’entrepreneurs que l’Afrique ait jamais connu. Parmi les personnalités présentes à la table ronde figuraient le président du Rwanda Paul Kagame, le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi, le président du Sénégal Macky Sall et le vice-président nigérian Yemi Osinbajo.

M. Adesina a proposé l’établissement de banques dédiées à l’entrepreneuriat et l’investissement des jeunes pour répondre aux besoins croissants et urgents des jeunes entrepreneurs. « Une banque où l’on voit des actifs, pas des passifs, qui croit aux jeunes et leur fait confiance », a-t-il déclaré. Il a également appelé à une diminution des risques des prêts

En 2010, Tony O. Elumelu a créé la Fondation Tony Elumelu (TEF) en vue d’aider les entrepreneurs africains à supprimer les obstacles auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils étendent et développent leurs start-up pour les transformer en petites ou moyennes entreprises (PME), leurs PME en entreprises qui contribuent à la croissance nationale et, enfin leurs entreprises nationales en multinationales africaines.

La Banque a dirigé les efforts qui ont été déployés à l’échelle du continent afin de créer des emplois pour les jeunes et d’améliorer leurs moyens de subsistance. Elle a approuvé 7,5 millions de dollars destinés à financer les organisations de soutien aux entreprises telles que la Fondation TEF et d’autres incubateurs et accélérateurs d’entreprises, ainsi que des institutions financières.

Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation TEF correspond également aux objectifs de la Banque africaine de développement, dont la Stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique vise à aider les pays africains à créer 25 millions d’emplois et à autonomiser 50 millions de jeunes d’ici 2025.

Selon un grand nombre de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour participer au programme de cette année, ce sera un outil efficace, entre autres, pour créer et développer des conglomérats possédés par des Africains.

« Ce qui importe, c’est la contribution. Vous avez beau avoir tout l’argent nécessaire, sans la contribution, personne ne se souviendra de vous. Nous espérons que la Fondation Tony Elumelu et ses partenaires tels que la Banque africaine de développement sont sur la bonne voie pour bâtir notre continent », a déclaré William Agou-Wuoi, un jeune Sud-soudanais de 26 ans.

M. Agou-Wuoi dirige « Impression Hub », une société technologique qui a développé une application pour relier les agriculteurs sud-soudanais à des acheteurs, créant ainsi des marchés pour les produits agricoles et aidant à augmenter les revenus. Après avoir suivi une formation dispensée par la Fondation, il a reçu 5 000 dollars de capitaux.

Plus tôt, le président Adesina a tenu une réunion de petit-déjeuner avec des dirigeants d’entreprises nigérians, au cours de laquelle lui-même et le Président Tshisekedi ont appelé à la réalisation d’investissements pour la République démocratique du Congo, notamment dans le secteur de l’électricité du pays.

La République démocratique du Congo, qui produit environ 50 % du cobalt du monde, possède également de grandes quantités d’autres ressources naturelles, y compris de l’or, du pétrole et du cuivre, dont la plus grande partie n’a pas encore été exploitée. Selon une étude de 2009, les ressources minérales du pays représentent 24 000 milliards de dollars.

Le président Adesina a mentionné en particulier le projet d’hydroélectricité Inga de 100 000 MW en République démocratique du Congo, indiquant qu’il pourrait répondre aux besoins énergétiques du continent et accélérer les échanges commerciaux et le développement, comme le prévoit l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le projet correspond également à la priorité des High 5 de la Banque « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », a-t-il précisé.

« Si nous pouvons aider la République démocratique du Congo à libérer le potentiel d’Inga, alors l’Afrique en bénéficiera », a-t-il ajouté.

De son côté, le Président Tshisekedi a annoncé que son gouvernement envisageait d’accueillir des entreprises qui cherchent à investir dans son pays, notamment par l’instauration d’un système de visas à l’arrivée. « Je suis convaincu que, dans les dix prochaines années, l’Afrique sera une grande puissance, non pas en termes de force militaire, mais sur le plan économique », a déclaré le dirigeant de la République démocratique du Congo.

Parmi les membres de la délégation du président Adesina figurait Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’agriculture et du développement humain et social à la Banque, qui a animé la séance d’ouverture du Forum. Mme Blanke a également rendu visite au personnel du bureau régional de la Banque.

Renforcement de la supervision bancaire et financière:Les actions menées par la Bceao

https://www.lejecos.com Les actions menées dans le cadre de la réglementation portent sur deux notes circulaires à l’attention des établissements de crédit. Selon la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest(Bceao) , elles ont trait au dispositif transitoire de mise en œuvre des nouvelles normes de liquidité transposées dans le dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit et aux compagnies financières de l’Union monétaire ouest africain(Umoa) ainsi qu’aux principales dispositions requises dans le cadre du premier reporting du Formulaire de déclaration prudentielle (Fodep).

«La note présentant le dispositif transitoire de mise en œuvre des nouvelles normes de liquidité transposées dans le dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit et aux compagnies financières de l’Umoa vise à assurer la continuité de la supervision du risque de liquidité des établissements de l’Umoa, dans l’attente de la finalisation des textes relatifs aux nouvelles normes », explique la Bceao dans un document.

Ainsi, il a été requis de ces derniers, à compter d’avril 2018, de transmettre à l’institut d’émission les informations relatives aux ratios de liquidité de l’ancien dispositif prudentiel, à savoir le coefficient de liquidité et le ratio de couverture des emplois à moyen et long terme par des ressources stables, sur la base du nouveau Plan comptable bancaire (Pcb). Une table de correspondance entre les postes de l’ancien et du nouveau Pcb a été élaborée à cet effet.

Quant à la note sur les principales dispositions requises dans le cadre du premier reporting du Fodep dont le délai était fixé au 30 avril 2018, elle a permis de préciser aux établissements notamment les règles de contrôle de cohérence et de vraisemblance qu’ils doivent respecter dans leurs déclarations ; les modalités d’application du critère de consentement du client pour la transmission de ses informations aux Bureaux d’Information sur le Crédit dans le calcul des exigences minimales de fonds propres au titre du risque de crédit,  les modalités de transmission du Fodep sur la plate-forme informatique de la Bceao ainsi que celles des attestations qui doivent accompagner le Fodep.Adou FAYE

Gestion station service: Vivo Energy et Jumia se donnent la main

https://www.lejecos.com Vivo Energy, détaillant et distributeur panafricain des carburants et lubrifiants Shell et Engen, et Jumia, la première plateforme panafricaine de commerce électronique, ont convenu de former un partenariat pour développer et piloter une série d’initiatives, visant à offrir des services supplémentaires aux clients dans certains pays où les sociétés exercent toutes les deux leurs activités : Kenya, Senegal, Côte d’ivoire, Maroc.

Selon un communiqué, la mise en œuvre de ces initiatives est une nouvelle démonstration des efforts concertés de Vivo Energy pour proposer des solutions innovantes et pratiques à ses clients, en élargissant sa gamme hors carburant dans son réseau de stations-service et en optimisant la valeur de ce réseau de haute qualité, dont les stations sont tactiquement bien situées.
Le partenariat permettra aux clients d’utiliser les stations-service de Vivo Energy comme points de collecte de leurs commandes faites en ligne sur la plateforme numérique du Jumia, ou de dépôt pour leurs retours.  En outre, les clients de Jumia pourront passer et payer leurs commandes dans certaines stations-service.
D’autres initiatives sont à l’étude, associant le réseau de stations-service de Vivo Energy et la plateforme numérique de Jumia.
S’exprimant au sujet du partenariat, Boris Gbahoue, Vice-Président Exécutif Marketing de Jumia, a déclaré : « Nous cherchons constamment des moyens pour adapter notre technologie et l’intégrer à une infrastructure locale, afin qu’elle devienne plus accessible à plus de clients.  Nous sommes très heureux d’annoncer ce partenariat avec Vivo Energy, car nous avons la certitude que son réseau de stations-service permettra à Jumia de livrer ses produits plus facilement à ses clients actuels et futurs, y compris dans des zones reculées.  Nous continuerons à élargir nos partenariats dans le but de diversifier notre offre de produits. »
Omar Benson, Vice-Président, Réseau de Stations-Service, Établissements de restauration rapide, Boutiques et Non-Carburant en Stations, de Vivo Energy, a ajouté : « Nous sommes enchantés de travailler en partenariat avec Jumia pour développer et mettre en œuvre ces initiatives.  À juste titre, nos clients exigent des moyens nouveaux et plus rapides d’accéder aux produits et aux services.  Vivo Energy et Jumia sont deux sociétés qui ont pour objectif de développer des moyens innovants pour rendre l’expérience de leurs clients plus pratique et plus avantageuse.  Nous sommes enthousiastes d’avoir formé ce partenariat et du potentiel qu’il présente. »
Au Sénégal, sept points Jumia sont déjà ouverts dans 7 stations-service Shell (5 à Dakar et 2 dans les régions). Pathe TOURE

Structure des prix des produits pétroliers du 27 juillet 2019:Les prix de l’essence et du diesel restent inchangés

https://www.dakaractu.com Dans le cadre de la révision périodique des prix des produits pétroliers, conformément au décret n° 2014-1562 du 3 décembre 2014, les mesures ci- après ont été prises pour la nouvelle structure des prix définitifs appliqués pour compter du samedi 27 juillet :
• le blocage des prix à la consommation des essences, du pétrole lampant, du gaz butane, du gasoil et du diesel oil. Ainsi les prix à la pompe du supercarburant et du gasoil restent donc inchangés et ce malgré une légère hausse sur le marché international ;
• l’application de la vérité des prix pour les fuels oil et tous les autres combustibles destinés à la production d’électricité.

PROMOTION DE L’ENTREPRENARIAT:200 millions de FCfa aux acteurs économiques de Ziguinchor

http://lesoleil.sn/ En visite de travail, samedi dernier, à Ziguinchor, le ministre de la Microfinance, de l’économie sociale et solidaire a annoncé 200 millions de FCfa au profit des acteurs économiques de la région pour que ceux-ci puissent mener à bien leurs activités.

Le ministre de la Microfinance, de l’économie sociale et solidaire était à Ziguinchor, dans le cadre d’une tournée nationale de vulgarisation du dispositif d’accompagnement de la 2ème phase du projet Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri). D’après Zahra Iyane Thiam, la région de Ziguinchor regorge de potentialités. Mais, ces acteurs économiques, qui sont dynamiques dans plusieurs filières, telles que la pêche, le commerce de poissons et de fruits de mer, la transformation des produits halieutiques, les fruits et légumes, restent confrontés à des problèmes d’accès aux financements et aux marchés. Elle a estimé que ces préoccupations pourraient trouver des solutions appropriées dans la mise en œuvre concrète de la vision du président de la République, Macky Sall, relative à l’économie sociale solidaire.

Sur instruction du chef de l’Etat, le ministre a mis 200 millions de FCfa à la disposition des acteurs économiques de cette partie méridionale du Sénégal. Il leur a recommandé d’utiliser cet argent dans des projets structurants, tout en les invitant à se regrouper autour des chaînes de valeur pour pallier leurs difficultés d’accès aux financements et aux marchés. Zahra Iyane Thiam a estimé que les acteurs économiques pourront ainsi expérimenter le modèle de l’économie sociale solidaire à Ziguinchor et contribuer à l’essor de la région.

Revenant sur ce financement qui vient d’être dégagé au profit des acteurs économiques des départements d’Oussouye, de Ziguinchor et de Bignona, elle a souligné que c’est un appoint de son ministère à l’offre locale, en vue de valoriser les potentialités des collectivités territoriales sur la base de la Plasepri. Le ministre a assuré que les bénéficiaires de ce projet auront l’accompagnement nécessaire, en termes de formation et de suivi-évaluation, pour l’effectivité de l’entrepreneuriat local dans cette partie sud du Sénégal.Moussa SADIO

Tabaski:Hausse du prix de l’oignon et de la pomme de terre

https://xibaaru.sn Én dix jours de la Tabaski, le consommateur risque d’être rudement éprouvé. Alors que le mouton est déjà une hantise pour les chefs de familles, les prix de l’oignon et de la pomme de terre ont flambé.

D’après L’As qui donne l’information, le sac de 25 kilogrammes (oignons) est passé de 6000 à 7500 francs Cfa . Le sac de pommes de terre de 25 Kg passe à 8750 francs Cfa alors qu’il était de 6500, maximum. Pourtant le ministre du Commerce avait promis que les prix n’allaient pas bouger.

LE MINISTRE SAMBA NDIOBENE KA AU POSTE FRONTIÈRE DE KIDIRA : «A la date 26 juillet, 54 443 moutons sont entrés au Sénégal» 

http://lesoleil.sn/ Au total, 54.443 moutons sont entrés au Sénégal par le département de Bakel (région de Tambacounda), à la date du vendredi 26 juillet, a déclaré le ministre de l’Elevage et de la Production animale. Samba Ndiobène Kâ s’exprimait à Kidira dans le cadre de la préparation de la fête de Tabaski.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Ndiobène Kâ, était à Kidira, vendredi dernier, pour constater l’effectivité des mesures prises par le gouvernement pour un bon approvisionnement du pays en moutons de Tabaski. Selon ce dernier, à la date du 26 juillet, 54.443 moutons sont entrés au Sénégal par les points d’entrée du département de Bakel. Par rapport à la même période de l’année dernière, une hausse de 20.144 têtes a été enregistrée en 2019. Le nombre de moutons entrés au Sénégal en 2018 à la même période était de 34.329 têtes, selon M. Kâ. Le chef du département de l’Elevage et de la Production animale a rappelé aux éleveurs et vendeurs de bétail les mesures incitatives prises par le gouvernement pour un bon approvisionnement du marché à travers notamment la suppression de taxes à l’importation des moutons de Tabaski. Selon Samba Ndiobène Kâ, pour cette présente fête de Tabaski, il est prévu, 810.000 têtes dont 350.000 qui doivent être importées.Pape Demba SIDIBE

A 15 JOURS DE LA TABASKI:Ce n’est pas encore la ruée dans les points de vente des moutons

http://lesoleil.sn A deux semaines de la fête de la Tabaski, l’effervescence n’a pas encore gagné les points de vente des moutons. Au grand dam de certains vendeurs.

Du rond-point liberté 6 extension, en passant par Scat-Urbam jusqu’au giratoire de la Vdn (voie de dégagement nord), 178 espaces sont délimités par les autorités locales pour accueillir les vendeurs de moutons. « Nous faisons cela chaque année pour éviter des querelles », précise un agent de la mairie de grand Yoff. Certains se sont installés, d’autres ont délimité leur place avec des filets ou des planches en bois. Baye Modou, un quadragénaire, assis sur son divan, lit paisiblement son coran. Il porte un grand boubou, avec de larges manches. Il regarde furtivement ses moutons. Il se lève à chaque instant pour aller séparer deux béliers qui se donnent des coups de cornes, dans une bergerie remplie de moutons. « Pour le moment, il y a plus de demandeurs du prix que d’acheteurs. Cela fait trois jours que je suis là, mais je n’ai pas encore vendu un mouton », dit-il, plongeant à nouveau dans la lecture.
A vingt mètres de Baye, des jeunes gens redressent une tente qui a été endommagée par un vent fort, suivi de pluie de la veille. Deux autres, râteau en main, nettoient l’enclos. « Dépêchez-vous, sinon nous suffoquerons aujourd’hui », lance le plus âgé, dès que la voiture des agents du nettoiement a sonné. L’odeur des excréments mélangés aux urines des bêtes les indispose. En face du camp pénal, un groupe de garçons dont l’âge varie entre 10 et 15 ans sont assis sur des sacs de paille. Ils devisent sur le transfert d’un joueur Sénégalais. Ce sont tous des élèves profitant des vacances pour épauler les vendeurs moyennant quelques billets. «Pour le moment, on ne vend que de la paille. Aujourd’hui, nous attendons un camions de mouton qui doit débarquer d’ici à peu », indique l’un d’eux.
Dans une autre bergerie, sur les deux voies, deux costauds servent de l’aliment de bétail aux béliers dans une vingtaine de bassines. Sur le trottoir, est posé un vieux lavabo rempli d’eau : c’est la bergerie de Mame Aly Wally Sylla, un éleveur qui habite à Scat-Urbam. Plus de trente moutons sont attachés à de petites barres de fer enfoncées profondément dans le sol. Ce sont des moutons de race « Ladoum ». « Les béliers qui sont au fond ont été vendus. Leur propriétaire les ont laissés ici, car ils n’ont pas où les garder ou bien ils n’ont pas le temps de les entretenir jusqu’à la fête », explique un jeune qui a l’allure d’un lutteur.
Aux alentours du stade Léopold Sédar Senghor sur la route de Yoff, aucun mouton ne bêle. Quelques apprentis lavent des voitures et des vendeurs à la sauvette cherchent à écouler leurs marchandises. «La plupart de ceux qui vendent des moutons ici, viennent de l’intérieur du Sénégal ou des pays voisins. La vie à Dakar est différente de celle de l’intérieur. Ils évitent des dépenses. C’est pourquoi ils tardent à venir », explique un vieux chauffeur. « Actuellement, le sac de foin est vendu à 4500 FCfa, le fût d’eau à 1000 FCfa. Dans quelques jours, le prix va varier selon la loi du marché », poursuit le septuagénaire.

Hâte de voir les clients

Au rond-point Yoff, tentes, bâches, tout est mis en place pour le bon déroulement de la commercialisation de la tabaski. « On a hâte de voir les clients. C’est le moment d’acheter. Les gens ne doivent pas attendre deux jours avant la tabaski pour venir. Il peut y avoir une hausse des prix », avertit Galass, le visage dégoulinant de sueur. Il appelle les passants à venir jauger ses moutons.
A gauche, sur la route menant à Yoff Tonghor, des bâches sont dressées. Sur les devantures de certaines bergeries, les drapeaux aux couleurs nationales flottent au gré du vent. L’ambiance de la Coupe d’Afrique des Nations a cédé la place à celle des préparatifs de l’Aïd-el-kébir. Cherif Mbengue, un jeune pêcheur a abandonné sa pirogue pour le commerce du mouton. Son ami et lui, depuis une semaine, passent la nuit sous une petite tente.  « Pour le moment, ceux qui achètent, c’est juste pour les besoins des cérémonies familiales. D’ici à la semaine prochaine, il y aura beaucoup de clients et beaucoup de moutons aussi», déclare-t-il.
Comme l’année dernière, les besoins en moutons pour la région de Dakar sont estimés à 260.000, avait indiqué Samba Ndiobène Kâ, ministre de l’Elevage et des Productions animales lors d’une réunion sur la préparation de la tabaski 2019. Le mois dernier, le Président Macky Sall a signé une lettre circulaire, portant suppression des droits et taxes et les mesures de facilitation du convoyage des moutons. Une mesure saluée par les éleveurs. « Le prix des moutons doit connaître une baisse sur toute la chaine de distribution », estime un client venu se renseigner sur le prix.Fodé Bakary CAMARA (stagiaire)

Eau et assainissement : 22 milliards pour garantir l’accès et la gestion durable de la ressource vitale.

 https://www.dakaractu.com Le gouvernement des États-Unis à travers l’USAID, a toujours accompagné le Sénégal dans la définition et la mise en oeuvre de ses programmes de développement économique et social. C’est à travers ce partenariat que l’USAID  soutient le secteur de l’eau et de l’assainissement au Sénégal.
Dans le cadre de la démonstration de performances qui semblent  satisfaisantes dans la mise en oeuvre de la feuille de route pour les OMD, le Sénégal s’est résolument engagé dans l’atteindre les Objectifs de Développement Durable à travers un cadre de référence de développement incarné par le Pse.
C’est ainsi qu’à la suite du projet USAID-PEPAM, le projet SENWASH dont le financement est de 22milliards environ sur la période 2016-202, a été lancé le 25 mars 2016 et apporte une contribution substantielle à l’agenda 2030 visant l’objectif des OMD.
Par ailleurs, un autre projet dénommé projet accès durable à l’eau potable et à l’assainissement (PAPEDA) financé toujours par l’USAID à hauteur de 5,8 milliards environ.
Cependant, le démarrage de l’exécution du projet est subordonné à une condition préalable qui est la signature de la lettre d’exécution par les parties prenantes..

Sde-ministère de l’Eau : Analyse de la dernière décision rendue par l’ARMP Par Moustapha NGAIDO

La première question que l’on se pose est quand la Série SDE-MEA qui en est à sa deuxième saison prendra-t-elle fin ?

La Décision no 093/19/ARMP/CRDDEF rendue par le Comité de Règlement des Différends de l’ARMP le 29 mai 2019 pose certaines difficultés sur lesquelles, il est nécessaire de porte un regard.

Mais, il importe dans un premier temps de rappeler les faits dans le cadre de cette affaire qui dure depuis plusieurs mois :

  1. Faits de l’espèce

Suite à l’avis général de passation des marchés paru dans le Journal « Le Soleil » en date du 30 décembre 2016, le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), devenu Ministère de l’Eau et de l’Assainissement (MEA)[[1]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_edn1 , a lancé l’avis d’appel public à la concurrence no CC DAGE 074 en deux étapes pour désigner un fermier chargé de l’exploitation du service public d’eau potable en milieu urbain et périurbain au Sénégal pour la période allant du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2033.  Le titulaire du marché aura à assurer la gestion technique, commerciale, administrative et socioéconomique du service public de l’eau, à partir des ouvrages et équipements hydrauliques mis à sa disposition et destinés à assurer la production et la distribution de l’eau potable sur le périmètre couvrant l’ensemble des zones urbaines et péri-urbaines. Après l’ouverture des plis, trois dossiers de pré-qualification ont été reçus. Au terme de l’évaluation, les trois entreprises ont été pré-qualifiés[[2]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_edn2  : la SDE, SUEZ Groupe et Veolia EAU-CGE.

Ils ont par conséquent été invités à remettre une offre de deuxième étape sana prix.  Suite à cette phase, le Comité Technique d’évaluation mis en place par le Ministère a proposé de déclarer les trois offres recevables. Ce qui a permis au Ministère, en tenant compte des observations des soumissionnaires, d’élaborer un Dossier d’Appel d’Offres de la deuxième étape qui sera transmis aux trois candidats. A l’issue de l’évaluation des offres, le CTEO a recommandé l’attribution du marché à SUEZ Groupe qui présentait un prix exploitant du mètre cube d’eau produit et distribué à 298, 5 FCFA HTVA[[3]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_edn3 .

Estimant que cette décision lui fait grief, la SDE a formé à côté de VEOLIA un recours gracieux conformément à l’article 87 du décret no 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant Code des Marchés Publics. Suite au rejet de son recours gracieux, la SDE a décidé d’introduire un recours contentieux à l’ARMP le 05 novembre 2018. L’ARMP a suspendu la procédure d’attribution du marché par décision n°077/18/ARMP/CRD/SUS en date du 07 novembre 2018 et a demandé au Ministère la transmission des éléments nécessaires à l’instruction du dossier. Par courrier en date du 12 novembre 2018, les pièces du dossier ont été communiquées à l’ARMP.  Par une seconde décision n°027/19/ARMP/CRD/DEF en date du 13 février 2019, l’ARMP a annulé l’attribution provisoire du marché à SUEZ Groupe et ordonné la reprise de l’évaluation par l’Autorité Affermant.

Suite à la reprise de l’évaluation, le MHA a, à nouveau, attribué provisoirement par décision n°000350/MHA/DAGE/CM en date du 15 avril 2019, le marché à SUEZ Groupe.

Estimant toujours que cette décision lui faisait grief, la Requérante a formé un nouveau recours gracieux en date du 23 avril 2019.

Ce nouveau recours gracieux a encore été rejeté par courrier de l’Autorité Affermant.

A nouveau, la Requérante a introduit un deuxième recours contentieux soumis à l’ARMP le 30 avril 2019. L’ARMP, par Décision n°034/19/ARMP/CRD/SUS en date du 07 mai 2019 a suspendu la procédure d’attribution du marché. L’Autorité Affermante a transmis le 23 mai 2019, les pièces du dossier à l’ARMP qui se prononce sur le fonds par sa Décision n°093/19/ARMP/CRD/ DEF, rendue le 29 mai 2019 et qui sera publiée une quinzaine de jours plus tard, sur son site. Le Comité de Règlement des Différends (CRD) a rejeté le recours de la SDE et ordonné la poursuite de la procédure de passation de la Délégation de Service ublic (DSP).

La SDE a contesté cette attribution et comme annoncé par le Président du Conseil d’Administration de la SDE lors de la Conférence de Presse du 19 juin 2019, la Cour suprême sera saisie. Cette saisine pourra être effectuée conformément à l’article 74 de la Loi organique no 2017-09 du 17 janvier 2017 relative à la Cour suprême.

La Décision du CRD qui fait un total de 15 pages s’est prononcée sur les points suivants :

  1. La situation de conflits d’intérêts ;
  2. Sur la conformité de la commission des marchés ayant procédé à l’ouverture des offres techniques ;
  3. Sur la validité des offres ;
  4. Sur l’objectivité de l’évaluation ;

Examinons ces différents éléments en ajoutant une question qui mérite un traitement particulier :

  1. Sur le fond
  • Sur le conflit d’intérêts

La SDE rappelle tout d’abord que SUEZ Groupe dans le cadre d’un groupement est attributaire du marché relatif à la conception/réalisation d’une usine de traitement et de pompage d’eau potable à Keur Momar Sarr (KMS 3) et que cette situation est de nature à lui permettre de détenir des informations qu’elle peut utiliser dans le cadre de la soumission de son offre pour l’attribution de la Délégation de Service Public(DSP), ensuite que SUEZ sera impliquée dans la gestion d’ouvrages conçus et réalisés par sa filiale et qu’enfin en cas d’attribution du marché à SUEZ, ce dernier sera aussi chargé du suivi, du contrôle et de la réception de travaux exécutés par sa propre filiale.

Sur ce point, l’Autorité délégante signale que SUEZ n’a pas participé à l’élaboration du Dossier d’Appel d’Offres (DAO) et que si un soumissionnaire est retenu définitivement pour le contrat d’affermage, l’article 9 de l’annexe 6 du contrat d’affermage lui sera applicable et que le marché et que SDE a mal qualifié le marché en question KMS 3.

Pour le CRD, la situation de conflit d’intérêts alléguée n’aurait pas dû être soulevée à ce stade, mais vu que l’AC a tendu une perche à la SDE, il doit prendre en considération les réponses apportées au recours gracieux. Il s’agit aussi d’un avertissement aux Autorités contractantes de manière générale afin qu’elles s’abstiennent de donner des réponses à des questions qui n’ont pas été soulevées à un premier niveau.

Le conflit d’intérêt qui nous concerne soulève la question de l’éthique dans le monde des affaires et où il est le plus répandu.  En effet, « le commerce puise précisément sa source et trouve sa dynamique dans l’intérêt personnel et égoïste que tout individu au comportement rationnel cherche à satisfaire par son activité »[[4]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_edn4 . On peut distinguer 3 types de conflits d’intérêts : l’intérêt réel, apparent ou encore potentiel.

L’intérêt est réel quand il est de nature à procurer véritablement un avantage qui n’est pas hypothétique. Pour le CRD, il ne peut pas y avoir rupture d’égalité entre les candidats dans la mesure où la SDE n’a pas notamment «démontré l’existence d’une information que détiendrait SUEZ Groupe….susceptible de lui procurer un avantage sur ses concurrents » et que par ailleurs, « les travaux de l’usine de KMS 3 résultent d’un marché… dont la procédure de passation a été lancée le 23 avril 2016 et la souscription du marché effective le 18 avril 2018 ». D’un autre côté, le CRD indique dans sa décision que le dépôt des offres pour le marché contesté a été clôturé le 5 janvier 2018. Même si SUEZ n’a pas élaboré le DAO de KMS 3, ne se place-t-il pas dans une situation de conflits d’intérêts réel dans la mesure où il est le chef de file du groupement  qui a remporté le marché de travaux de conception et de réalisation de KMS 3[[5]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_edn5  et est en même temps soumissionnaire à un marché d’affermage dans lequel, il doit assurer l’exploitation d’ouvrages acquis afin de fournir le service public d’eau potable ? En effet, dans l’affermage, qui est défini comme un « contrat par lequel l’Autorité́ contractante charge le fermier, personne publique ou privée, de l’exploitation d’ouvrages qu’elle a acquis afin que celui‐ci assure la fourniture d’un service public, le fermier ne réalisant pas les investissements initiaux » (art. 4.3 du Code des Marchés Publics), la personne publique confie l’exploitation d’un service public, pour une durée déterminée, à un fermier librement choisi. Dans ce type de contrat, Il appartient au gestionnaire d’exploiter l’activité à ses risques et périls en percevant directement des redevances sur les usagers.

Le fermier doit entretenir les ouvrages qui ont été mis à sa disposition, notamment construire des ouvrages ou acquérir des biens nécessaires au service. Toutefois, les travaux de renforcement et d’extension sont à la charge de la structure affermante. Dans notre cas, les travaux qui doivent être exécutés par SUEZ ne peuvent-ils pas être assimilés à des travaux d’extension qu’il aurait à exercer ?  Le principe d’égalité́ de traitement des candidats à l’attribution d’un marché́ public  qui a pour corollaire le principe d’impartialité́, implique notamment l’irrégularité́ des procédures dont le résultat est susceptible d’avoir été́ affecté par la participation d’une société en situation de conflit d’intérêts.  En France, le juge administratif a une interprétation objective de la notion d’impartialité́. Pour le juge, il n’est pas nécessaire de démontrer que l’égalité́ de traitement des candidats a été́ rompue par la présence d’une société en situation de conflit d’intérêts, mais de se contenter de justifier que sa présence est de nature «à faire naître un doute» légitime quant à l’impartialité de la procédure (CE, 22 octobre 2014, Société EBM Thermique, n°382495). D’ailleurs, l’article 24 de la Directive 2014/24/ du Parlement Européen et du Conseil du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics, exige des acheteurs publics qu’ils prennent toutes «les mesures appropriées permettant de prévenir, de détecter et de corriger de manière efficace des conflits d’intérêts survenant lors des procédures de passation de marché, afin d’éviter toute distorsion de concurrence et d’assurer l’égalité de traitement de tous les opérateurs économiques». Le simple fait pour l’AC d’avoir ajouté des restrictions à la participation «suite aux demandes d’éclaircissements des candidats » est constitutif d’une présomption de conflit d’intérêts.

Si, à la limite, le conflit d’intérêts n’est pas réel, il est, au moins potentiel, pour ne pas dire apparent. Dans ce dernier cas, la situation dans laquelle se trouve SUEZ aurait pu être interprétée comme porteuse d’un conflit réel.

Par ailleurs, la Commission Litiges du CRD de l’ARMP aurait pu aussi être saisie sur le fondement de l’alinéa 2 de l’article 23 du décret no 2007-546 du 25 avril 2007 portant organisation et fonctionnement de l’ARMP à partir de dénonciations relativement à cette situation de conflits d’intérêts alléguée.

Toujours par rapport à cette situation de conflit d’intérêts, on peut évoquer les dispositions du même décret par rapport au représentant du secteur privé qui est membre du CRD. L’alinéa 2 de l’article 19 indique que « lorsque le Comité de Règlement des Différends examine des réclamations dans lesquelles les membres du secteur privé ou de la société civile ont des intérêts, ces derniers sont remplacés sur décision du Président du Conseil de Régulation ». Ce dernier a-t-il pris les précautions nécessaires relativement à cette limitation ?

C’est aussi l’occasion de relever que la question du conflit d’intérêts aurait pu être mieux prise en charge dans le Code des Marchés publics en s’inspirant notamment de l’article 17 de la Directive n°04/2005/CM/UEMOA portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public dans l’UEMOA qui indique que :

« Ne sont pas admises à̀ participer aux procédures de passation de marchés et délégations de service public, en raison des règles relatives au conflit d’intérêts :

–  les entreprises dans lesquelles les membres de l’autorité́ contractante, de l’entité́ administrative chargée du contrôle des marches publics, la personne responsable du marché́ ou les membres de la Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres possèdent des intérêts financiers ou personnels de nature à̀ compromettre la transparence des procédures de passation des marchés publics ;

–  les entreprises affiliées aux consultants ayant contribué́ à préparer tout ou partie des dossiers d’appel d’offres ou de consultation ». D’ailleurs, l’article 24 de la Directive de l’Union Européenne précitée est plus éclairant sur cette question.

  • Sur l’incompétence de la Commission des Marchés de l’AC

Dans son recours, la SDE considère que la Commission des Marchés du Ministère n’était pas compétente sur la période du 3 au 24 janvier 2018, alors que l’ouverture des offres techniques de la première étape a eu lieu le 5 janvier 2018. L’AC en se fondant sur la jurisprudence du CRD est d’avis que l’offre ne peut être annulée pour ce motif.

Le CRD en se basant sur les articles 36 du Code des Marchés publics et 6 de l’arrêté no 0864/MEFP du 22 janvier 2015 fixant le nombre et les conditions de désignation des membres des commissions des marchés des Autorités contractantes, pris en application de l’article 36-1 du Code des Marchés publics, note que les membres de la Commission des Marchés sont nommés pour un an et que « pour des soucis d’efficacité administrative, la Commission des marchés a le devoir de continuer ses activités jusqu’à la nomination d’une nouvelle commission pour éviter une paralysie de l’activité ».

C’est le raisonnement sur ce point qui pose problème. On a l’impression que le CRD a voulu réguler en invoquant l’efficacité administrative, alors que la régulation ne peut être faite contra lege (en contradiction avec le droit). Le CRD reconnait lui-même l’incompétence de la Commission des Marchés pour la période relevée par la SDE, mais indique qu’il faut éviter la paralysie de l’administration. Comment pour une procédure de passation d’un contrat dont la durée a été aussi longue, le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement n’a pu prendre les dispositions pour élaborer aussi un arrêté ministériel nommant les membres de sa Commission des Marchés dans les délais requis par les textes ?

Il est de jurisprudence constante que les règles de compétence sont d’ordre public. Elles peuvent être soulevées à toutes les étapes de la procédure, donc aussi bien devant l’AC que devant le CRD. Les moyens d’ordre public échappent à l’irrecevabilité quelle que soit leur cause juridique (CE Français, Ass. 3 juillet 1998, Syndicat des médecins Ain). On aurait pu évoquer la paralysie de l’administration, si on n’était dans certaines périodes assez troubles. Ce n’est   pas le cas en l’espèce.

La variété d’incompétence soulevée par la SDE est l’incompétence temporelle. La compétence de la Commission des Marchés est limitée dans le temps. Elle n’est pas compétente si l’arrêté de nomination de ses membres n’a pas été signé et elle n’est plus compétente à l’expiration de la date prévue par les textes. La jurisprudence sur cette question est ancienne et  constante : CS 2 janvier 1970, Longin Col ; Cour Suprême, le 28 avril 1971, Is saga Keïta ; CS , 10 janvier 2013, Zahra Salek…. Si entre le 3 et le 24 janvier 2018 comme le prétend la SDE, la Commission des Marchés n’avait pas été mise en place, elle ne peut de manière rétroactive voir ses actes validés. En effet, l’incompétence d’une autorité administrative ne peut pas être couverte a posteriori par l’accord de l’autorité compé­tente. L’illégalité relevée à juste raison ne peut être vénielle comme le prétend le CRD.

2.3 Sur la validité des offres

La SDE dans son recours soutient qu’à la date de la réception du courrier demandant la prorogation des offres de la seconde étape, à savoir le 2 avril 2019, les offres des soumissionnaires étaient déjà arrivées à expiration depuis le 28 mars 2019, Dans son argumentaire, le CRD souligne « toutefois, (que) la réception de la demande de prorogation le 2 avril 2019 ne viole aucun des principes directeurs régissant la passation des marchés publics, d’autant plus que tous les candidats, y compris SDE, ont accepté de proroger leurs offres sans soulever la moindre réserve».

Le délai de validité des offres est le délai pendant lequel les candidats ont l’obligation de maintenir leur offre. Normalement,  les candidats sont tenus par leur offre, dont ils ne peuvent se dégager pendant sa durée de validité, sans que leur responsabilité ne soit engagée. En principe, une demande de prorogation de la durée de validité des offres qui est faite avant l’expiration du délai de validité ne pose aucune difficulté. La question qui se pose est de savoir quelles sont les conséquences d’une telle demande notifiée après l’expiration de la période de validité des offres, vu que les soumissionnaires sont normalement libérés de toute obligation à l’égard de l’Autorité Affermante à l’issue du délai de validité des offres. Pour le CRD ceci ne peut avoir aucune conséquence sur la poursuite de la procédure de passation du marché, d’autant plus que tous les candidats ont accepté de proroger leurs offres sans soulever la moindre réserve (sic). La jurisprudence française sur cette question contredit le raisonnement du CRD : « la personne publique doit, sous peine d’irrégularité de la procédure de passation, choisir l’attributaire d’un marché dans le délai de validité des offres, elle peut toujours solliciter de l’ensemble des candidats une prorogation ou un renouvellement de ce délai ; que lorsque ce délai est arrivé ou arrive à expiration avant l’examen des offres en raison, comme c’est le cas en l’espèce, …la personne publique peut poursuivre la procédure de passation du marché avec les candidats qui acceptent la prorogation ou le renouvellement du délai de validité de leur offre…» (CE 10 avril 2015, Sté TAT n° 386912). Dans l’affaire SDE-SUEZ-MEA, le délai de validité des offres est apparemment dépassé et la conséquence en est que les offres sont caduques à la date du 28 mars 2019.

  • Sur l’objectivité de l’évaluation

La SDE réfute le reclassement de certains biens en biens de retour aussi bien par le Ministère que par le CRD. En principe, pour identifier les différentes catégories des biens, il appartient à un cahier des charges de les déterminer. En son absence, on considère que tous les biens nécessaires au fonctionnement du service devaient obligatoirement être qualifiés de biens de retour. Ces biens font nécessairement retour et en principe gratuitement à l’expiration de la DSP, puisqu’ils sont amortis au cours des années d’exécution du contrat. Ce sont des biens qui doivent être remis en bon état d’entretien et de fonctionnement.  Quant aux biens de reprise, ils sont la propriété du fermier durant l’exécution du contrat d’affermage et le transfert de propriété n’est opéré éventuellement qu’à la fin de l’affermage.

Le Ministère  reproche à la SDE d’avoir fait des projections de branchements sociaux qui tendent à minorer en réalité certains aspects de son offre, C’est ainsi que le CRD  considère qu’il appartient à l’AC de fixer ses besoins et que la SDE ne devait pas « limiter d’une manière non conforme au Dossier d’Appel d’Offres, les droits de l’Autorité Contractante, même avec l’option d’achat sur les équipements de télé-relève ». En conséquence, cette non-conformité est déclarée majeure.

  • Sur la modification de l’Offre de la SDE

L’AC a reproché à la SDE d’avoir profité de la demande d’éclaircissements pour apporter des modifications à son offre initiale concernant le poste « autres travaux ».

Mais, sur ce point, le CRD n’a pas retenu l’argumentation du Ministère  qui tenait à ce que cette non-conformité soit considérée comme substantielle. Pour le CRD, cette non-conformité, au même titre que « d’autres non-conformités, relevées notamment sur la rubrique « autres impôts et taxes », les droits d’enregistrement…ont été jugées non-substantielles, au motif qu’elles ne limitent ni la capacité du fermier à exécuter ses obligations contractuelles, ni la qualité des prestations spécifiées dans le contrats ».

  1. Sur l’autorité de la chose décidée

La SDE pourrait espérer une suite favorable à son recours, si elle se fonde sur les points soulevés précédemment, en particulier sur le vice d’incompétence ou sur la durée de validité des offres.

Le CRD dans ses motifs a été suffisamment exhaustif concernant l’incompétence ou encore la durée de validité des offres. Mais, curieusement, il ne tire pas les conséquences de son raisonnement dans le dispositif. Dans les décisions à caractère juridictionnel, il est important de respecter le formalisme du jugement ou de l’arrêt. En effet, l’autorité de la chose décidée est rattachée au dispositif uniquement. La règle est que les questions qui ont été effectivement discutées soient tranchées dans le dispositif et que c’est seulement cette partie à laquelle il faut se référer pour déterminer la portée de l’autorité de la chose « décidée » ou jugée.  En France, CC Assemblée plénière du 13 mars 2009 (n° 08-16.033) ; Civ. 3e, 1er oct. 2008 (n° 07-17.051) ; Civ. 2e, 20 mai 2010 (n° 09-15.435) ; Civ. 2e, 17 oct. 2013 (n° 12-26.178). Cette jurisprudence ayant permis de mettre fin à une jurisprudence ancienne qui reconnaissait dans certaines circonstances les motifs comme ayant l’autorité de la chose jugée. Sur les 19 points figurant sur le dispositif, il n’est nullement fait état de ces deux vices.

En définitive, on peut retenir que le CRD dans sa Décision avait, certes, les moyens de rejeter le recours de la SDE sur certains points, mais il apparaît que sur d’autres points, il est allé au-delà de ce que l’on attend d’un régulateur.

En outre, si dans la première Décision, que nous avons salué, l’ARMP a respecté le principe du contradictoire en recueillant les observations de la SDE, suite au dépôt du Mémorandum du Ministère, dans cette seconde décision de fonds, l’Autorité s’est contentée de la réponse du Ministère sans donner la possibilité à la SDE de répliquer. Ne s’agit-il pas d’un recul par rapport à la première décision ?

  [[1]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_ednref1  Décret no 2019-762 du 07 avril 2019 portant composition du Gouvernement

[[2]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_ednref2  Publication de l’avis de pré-qualification dans le Journal « Le Soleil » du 24 mai 2017 et dans l’hebdomadaire « Jeune Afrique » du 08 juin 2017. Un avis rectificatif sera publié dans le journal «  Le Soleil » du 19 juin 2017.

[[3]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_ednref3  Journal le Soleil du 23 octobre 2018, p.22.

[[4]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_ednref4  V. Magnier, dir. « Avant-propos », in Les conflits d’intérêts dans le monde des affaires, un janus à combattre ?, Paris, PUF, Coll. CEPRISCA,  p. 5,en ligne : http://www.ceprisca.fr/wp-content/uploads/2016/03/2006-CEPRISCA-CONFLITS-DINTERETS.pdf  (Consulté le 18 juillet 2019).

[[5]]url:http://canal221.com/sde-ministere-de-leau-analyse-de-la-derniere-decision-rendue-par-larmp/#_ednref5  http://www.sones.sn/branch-socio/passation40.php  (Consulté le 20 juillet 2019).

Spécialiste en passation des Marchés, Moustapha NGAIDO, Maître de Conférences en Droit Public à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) analyse pour nos lecteurs, la dernière décision rendue par l’ARMP dans le cadre de l’Affaire qui oppose la Société des Eaux du Sénégal (SDE) à l’Actuel Ministère de l’Eau et de l’Assainissement (MEA).https://www.pressafrik.com

Jean Louis DJIBA

Qui refuserait une monnaie souveraine africaine ?Par Demba Moussa Dembélé

Au moment où le processus vers la monnaie unique dans l’espace CEDEAO semble franchir des pas décisifs, on assiste à une série de contre-feux de la part des défenseurs du franc CFA, dans le but de repousser l’échéance de 2020 et de perpétuer la servitude monétaire imposée aux ex-colonies françaises depuis plus de 70 ans.

Les décisions de la réunion d’Abidjan

Lors de la réunion du Comité interministériel de la CEDEAO, composé des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales, les 17 et 18 juin 2019, dans la capitale ivoirienne, d’importantes décisions ont été prises qui, si elles sont entérinées par les chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 juin prochain, seraient une étape décisive vers la naissance de la monnaie unique.

La première décision est le consensus sur le nom de la future monnaie unique, qui s’appellera ECO. La politique monétaire sera définie dans le cadre d’un ciblage de l’inflation globale. La seconde décision est relative à la nature de la future banque centrale, qui serait de type fédéral. Cette option vise sans doute à donner un peu plus de flexibilité aux pays dans l’application de la politique monétaire, tout en respectant le cadre global de celle-ci. La troisième décision concerne la nature du taux de change, qui serait flexible.

La monnaie unique n’est plus une utopie

Ce qui est remarquable est que ces décisions aient été prises à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dont le président, Alassane Ouattara, est taxé d’être un des farouches opposants à l’abandon du franc CFA, classé comme l’un des « gardiens du temple » par Jeune Afrique. Un autre signe qui conforte l’optimisme est la déclaration du ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Koné, qui dit que « la monnaie de la CEDEAO n’est plus une utopie technocratique ». Cette déclaration semble indiquer que l’argument « technique » ne peut plus être évoqué pour retarder le processus vers la monnaie unique. En effet, pendant longtemps, les opposants à la monnaie unique ont avancé le caractère « technique » de la monnaie pour soutenir que les pays africains n’étaient pas prêts à créer leur propre monnaie et à abandonner le franc CFA. Les critères de convergence sont certes un élément important à prendre en considération, mais ils ne doivent pas être un facteur bloquant d’autant plus que c’est impossible de voir tous les pays respecter ces critères en même temps. En réalité, il n’y a pas de modèle idéal pour aller à la monnaie unique.

En fait, la question de la monnaie est fondamentalement politique. C’est pourquoi la Taskforce présidentielle, composée des chefs d’Etat de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger et du Nigeria, avait préconisé en octobre 2017, lors de sa réunion à Niamey (Niger), d’aller à la monnaie unique par étapes. Cette volonté avait été réaffirmée à Accra (Ghana), lors de la réunion de la Taskforce en février 2018. Au cours de cette réunion, les dirigeants avaient fixé une feuille de route révisée avec le « recentrage et la réduction des critères de convergence de onze à six ». Selon cette feuille de route révisée, les pays qui auront satisfait à ces critères de convergence, notamment ceux de premier rang, lanceront la monnaie unique en 2020 et les autres suivront. D’ailleurs, plusieurs pays, et non des moindres, ont dit avoir respecté au moins cinq des six critères retenus, ce qui rend possible le lancement de la monnaie unique, comme prévu. Ce que semble confirmer Monsieur Jean-Claude Brou, président de la Commission de la CEDEAO, qui, lors de la réunion d’Abidjan, a affirmé que « la feuille de route sera suivie ».

Les contre-feux des défenseurs de la servitude monétaire

Les décisions d’Abidjan et la perspective de les voir acceptées par les chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 juin ont alarmé les défenseurs inconditionnels du franc CFA. Déjà, avant la réunion du Comité interministériel de la CEDEAO,

l’hebdomadaire Jeune Afrique, qui avait eu vent de l’agenda de la rencontre, publiait dans son édition du 16 au 22 juin un document de 14 pages consacré au débat sur le franc CFA, avec une classification fantaisiste entre « extrémistes », « réformistes » et « gardiens du temple ». En vérité dans ce débat, il n’y a que deux camps: les défenseurs du statu quo ou de la servitude monétaire et les partisans de la souveraineté monétaire.

L’objectif du document de Jeune Afrique était de détourner l’attention sur la rencontre d’Abidjan ou peut-être d’influencer les décisions des présidents des pays de la zone franc lors du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 juin. Il y avait notamment l’interview de Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre français de l’Economie et des Finances et ancien Directeur général du FMI. Il est conseiller des présidents du Togo et du Congo-Brazzaville. La parole fut également donnée à ancien Conseiller spécial du gouverneur de la BCEAO, Monsieur Théophile Ahoua N’Doli, qui implore de « ne pas jeter le bébé CFA avec l’eau du bain ». Derrière leurs propositions de « réformes » pour faire évoluer les relations entre les pays africains et la France, se cache un objectif fondamental: préserver la tutelle de celle-ci, c’est-à-dire perpétuer la servitude monétaire des pays africains, sous une forme « rénovée » !

En Afrique et ailleurs, il y a toute une cohorte d’économistes, de journalistes et « d’experts » en tout genre qui se mobilisent pour mettre en garde contre l’abandon du franc CFA et l’adoption d’une monnaie souveraine africaine. A leurs yeux, les Africains ne sont pas assez « mûrs » pour gérer leur politique monétaire, même après 74 ans d’asservissement ! Ces défenseurs du franc CFA contre une monnaie africaine ne peuvent pas envisager l’avenir de leurs pays sans la France. Ils ressemblent à ces anciens esclaves qui, au seuil de la porte vers la liberté, reviennent sur leur pas vers la maison du maître, parce qu’ils se sentent perdus sans ce dernier !

Me revient à l’esprit la fameuse conférence du Pr. Cheikh Anta Diop à Niamey, au Niger. La plupart des questions posées par l’audience tournaient autour de l’acceptation de ses thèses par les Blancs ! Et l’éminent savant avait réagi en ces termes : « toutes vos questions reviennent à une seule : quand est-ce que les Blancs vous reconnaîtront-ils ? Parce que la vérité sonne blanche ! ». Ceux à qui s’adressait l’éminent savant et ceux qui s’opposent à la fin de la servitude monétaire sont victimes d’une profonde aliénation culturelle, qui crée des réflexes de subordination et de soumission que beaucoup d’intellectuels africains traînent encore et dont ils ont du mal à se débarrasser.

N’est-ce pas Steve Biko, l’une des figures héroïques de la lutte contre l’odieux système d’apartheid en Afrique du Sud, qui disait que « l’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est la mentalité de l’opprimé » ?

Un combat d’arrière-garde

Le combat que mènent les agents africains du néocolonialisme est un combat d’arrière-garde. Leurs cris d’alarme pourraient peut-être influencer quelques « dirigeants » sous le contrôle de la France, mais ils ne pourront pas arrêter la marche inexorable de l’histoire. Le contexte mondial est en pleine mutation. La mondialisation capitaliste est en train de s’effondrer, comme l’illustrent les guerres commerciales en cours, sous les regards impuissants de l’Organisation mondiale du commerce et des institutions financières internationales. On assiste à la mort de l’ancien ordre économique mondial et à la naissance d’un nouvel ordre dans lequel les pays du Sud, y compris l’Afrique, auront un poids économique et financier de plus en plus important.

C’est dans ce contexte que l’Union africaine a lancé la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), l’un des projets-phares de l’Agenda 2063. C’est dans ce contexte également que se situe le rapprochement entre la Côte d’Ivoire et le Ghana pour défendre ensemble les prix du cacao dont ils sont les principaux producteurs mondiaux.

C’est sûr que le contexte mondial et régional en pleine mutation a pesé dans les importantes décisions prises à Abidjan et va probablement influencer celles des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO lors de leur Sommet du 29 juin à Abuja, au Nigeria. Ils ont compris qu’il est temps de faire preuve de volonté politique et de franchir le Rubicon. Il y va de leur crédibilité, il y va du développement de leur Communauté.

Faut-il rappeler que la quête d’une union monétaire va au-delà de la CEDEAO. L’Union africaine a lancé depuis plusieurs années des chantiers sur ce sujet, tels que le Fonds monétaire africain et la Banque centrale africaine. Plus de 40 banques centrales du continent adhèrent à ce projet, dont le secrétariat est logé à la BCEAO. Demba Moussa Dembélé,Economiste, organisateur des « samedis de l’économie »,Coauteur du livre Sortir l’Afrique de la servitude monétaire.,A qui profite le franc CFA ?, Editions La Dispute, Paris, 2016

Monnaie unique de la Cedeao : l’Eco, après trente ans de tergiversations

Ouestafnews – Les quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont convenu d’adopter en 2020 une monnaie unique appelée Eco. L’annonce a été suivie d’un débat houleux entre les «pro» et les «anti», souvent sur la base d’annonces faites ici et là, ignorant tout du processus ayant conduit à la décision. Au-delà des polémiques superficielles sur un sujet complexe, Ouestaf News revient sur la question, pour une plongée en profondeur sur les péripéties d’un projet… vieux de trois décennies, et sur les faits historiques.

Le projet d’union monétaire au sein de la Cedeao remonte à 1983. Alors réunis dans la capitale guinéenne, Conakry, les chefs d’Etats ont évoqué pour la première fois la nécessité d’une monnaie unique. La monnaie unique était considérée comme une solution aux problèmes de paiement qui touchaient les pays membres.

«Le président en exercice est mandaté pour prendre toutes les mesures nécessaires, notamment de prendre contact avec les organisations internationales appropriées qui peuvent aider à conduire les études nécessaires pour la création d’une union monétaire de la Cedeao», peut-on lire dans la déclaration finale publiée à l’époque.

Trois décennies d’errance

Ce n’est que 16 ans plus tard, en 1999 lors du 22è sommet de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement tenu à Lomé au Togo, que le projet est ressorti des tiroirs sur la base d’une «stratégie d’accélération de l’intégration». Le communiqué publié à l’issue de cette rencontre, mentionne l’adoption de critères de convergence qui fixaient «la limite supérieure du  taux d’inflation à 5%».

Le 20 avril 2000 à Accra, il est décidé que les six pays Ouest Africain non membres de la Zone FCFA, à savoir (Gambie, Ghana, Guinée, Liberia, Nigeria, Sierra Leone) vont créer en 2003, une seconde zone monétaire dénommée ZMAO (Zone monétaire de l’Afrique de l’ouest) en vue de fusionner plus tard, cette zone avec l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui a déjà son union monétaire avec comme monnaie Franc CFA.

Le 15 décembre 2000 au cours d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, les pays de la ZMAO poursuivent dans leur lancée en adoptant plusieurs documents liés au cadre institutionnel, juridique et administratif. A Bamako, la décision fut prise de lancer la monnaie unique en 2003. Un rendez-vous manqué puisque le projet est reporté à 2005 puis à 2009. Entre temps, l’idée de la création de la ZMAO a été abandonnée parce qu’elle allait «prendre trop de temps».

La nouvelle échéance fixée en 2015 pour enfin mettre en œuvre la monnaie n’allait pas être honoré non plus. Comme explication, la Commission de la Cedeao soulignait le fait qu’aucun des pays membres à l’exception du Ghana, n’a rempli les critères de convergence économiques. Soit la même cause qui a présidé aux reports précédents.

Pour pallier cette difficulté des pays à respecter les critères retenus, la Commission des nations-unies pour l’Afrique (Uneca) dans une étude publiée en 2014 recommandait aux Etats de «recourir aux partenariats public-privé, afin de réduire la charge qui pèse sur les dépenses publiques, et atteindre ainsi les objectifs en matière de dette publique et de déficit budgétaire».

En octobre 2017 à Niamey, lors d’une réunion de la «task force» présidentielle sur la monnaie unique, le Béninois feu Marcel De Souza, alors président de la Commission de la Cedeao avait clairement exprimé son scepticisme quant à la mise en place de la monnaie unique.

De 2012 à 2016, «aucun de nos pays n’a pu respecter de manière continue les critères de premier ordre du programme de convergence macro-économique», avait-il souligné, ajoutant même que la monnaie unique n’est pas réalisable «avant cinq ou dix ans».

Toutefois, les dirigeants de la Cedeao, s’en tiennent résolument à l’année 2020 comme date d’entrée de la monnaie unique.

Le défi des critères de convergences

Lors de la 55è conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de la Cedeao, tenu fin juin 2019 à Abuja, plusieurs actes «décisifs» vont être posés. Tout d’abord avec l’adoption définitive de l’Eco comme désignation de la monnaie unique et la fixation d’un processus d’adhésion graduelle. Passage obligé vers la mise en œuvre de l’Eco, le respect des critères de convergences demeure aussi le principal obstacle au regard du caractère non homogène des économies de la région.

D’après le communiqué final de la conférence d’Abuja, il est retenu une approche graduelle qui privilégie le démarrage de la monnaie unique avec les pays qui respectent les critères de convergences.

D’après les exigences, il faudra que tous les pays affichent entre autres exigences un déficit budgétaire inférieur à 3% du Produit intérieur brut. Une condition que remplissent à l’heure actuelle cinq pays seulement (Cap-Vert, Togo, Côte d’ivoire, Sénégal, Guinée), selon une analyse du cabinet Renaissance Capital.

«Pour beaucoup, le lancement de l’Eco, prévu en 2020, apparaît comme trop optimiste», souligne l’économiste et universitaire sénégalais, Chérif Salif Sy dans un article parue dans la revue alternative économique. Toutefois estime-t-il, «il reste aux chefs d’Etat de convaincre qu’ils sont capables de prendre le problème de la convergence à bras le corps et d’agir rapidement».

Les leaders anglophones sont-ils prêts ?

La Cedeao offre un tableau économique peu harmonieux avec un leadership du Nigeria qui représente 67% du Pib de la région. Ensuite vient le Ghana, qui avec son cacao, son pétrole et son secteur minier est aujourd’hui considéré comme la seconde économie de la zone.

A l’inverse du bloc composé des huit pays de l’Uemoa qui disposent déjà d’une union monétaire avec le Franc CFA, le reste des pays membres vont perdre avec l’Eco, leur « souveraineté monétaire » au profit de la future banque centrale ouest africaine. Autrement dit en cas de crise, ils ne pourront plus librement ajuster les taux de changes ou encore procéder à une dévaluation pour soutenir leurs économies.

Cette perte de souveraineté monétaire n’est pas sans dangers à moins qu’il y ait «une synchronisation des cycles économiques (récession, booms)», estime le Ghanéen Dr.Atsu Amegashie dans un texte d’opinion consulté par Ouestaf  News. Selon cet économiste, mettre en place une monnaie unique suppose la combinaison de certains facteurs comme des «conditions macro-économiques homogènes et une une mobilité de l’emploi».

Avec un produit intérieur brut estimé à 375 milliards de dollars en 2017 par la Banque mondiale, le Nigeria représente à lui tout seul, 67% de la richesse produite dans la Cedeao. Des pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire affichent des Pib respectifs de 47 et 40 milliards de dollars en 2017, selon les données de la Banque mondiale disponibles en ligne.

Toutefois en dépit de leur statut de moteur économique de la région, le Nigeria et le Ghana sont fortement touchés par l’inflation qui tourne autour de 11%, souligne une étude du cabinet SBM Intel (basé à Lagos). Or parmi les critères de convergence, il est demandé aux pays membres de maintenir l’inflation en dessous de 10% d’ici la fin de l’année en cours.

Dans sa tribune Dr. Atsu Amegashie s’inquiète aussi sur la durabilité des performances demandées aux pays. «Qu’est-ce qui se passera si un pays remplit les critères de convergences en 2020 et les manque l’année suivante ?»,se demande-t-il.

Cité par le Deutsche Welle (DW), le directeur de l’ONG nigériane Center for social justice (Centre pour la justice sociale, basée à Abuja), Eze Onyekpere est d’avis que beaucoup de questions doivent être réglées avant de parler d’union monétaire au sein de la Cedeao. «Vous ne pouvez pas introduire une monnaie unique sans avoir une politique commune en matière fiscale, industrielle, commerciale et aussi au niveau de l’emploi», souligne-t-il.

La fin du Franc CFA ?

En Afrique de l’ouest francophone, l’annonce de la naissance de l’Eco a remis au goût du jour le lancinant débat sur la question du Franc CFA. Cette monnaie léguée par l’ancien colonisateur est qualifiée par des critiques acerbes de «relique coloniale» tandis que des économistes de renom le juge responsable du retard économique des huit pays de l’Union économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Dans une précédente interview avec Ouestaf News, l’économiste Demba Moussa Dembelé soulignait que l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) est le principal problème du projet de monnaie unique car ses chefs d’Etats ne veulent pas réellement divorcer d’avec la France.

Le franc CFA, «franc des Colonies Françaises d’Afrique» est né le 26 décembre 1945, placé sous la tutelle du ministère français des Finances. En vertu d’un accord à travers lequel la France prétend «garantir la stabilité» de cette monnaie, les pays de la zone CFA ont l’obligation de déposer la moitié de leurs réserves de change auprès du Trésor français. Une obligation qui aux yeux de beaucoup d’économistes est à la base de la faiblesse structurelle des pays africains francophones, contrairement à leurs voisins anglophones.

Considéré comme un grand défenseur du Franc CFA, le président ivoirien a récemment souligné que la parité fixe avec l’Euro dont bénéficie le Franc CFA (1 euro équivalant à 655,99 FCFA) ne «changerait pas dans l’immédiat» avec l’entrée en vigueur de l’Eco. Ce qui a contribué à semer le trouble dans l’esprit de citoyens qui croyaient avoir affaire à une nouvelle monnaie, libérée du joug et des diktats de la France.

Toutefois, le communiqué final de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement du 29 juin 2019, sur ce point indique que la conférence adopte «un régime de change flexible». Une décision qui ne cadre pas avec la sortie d’Alassane Ouattara sur la parité de l’Eco avec l’Euro.

Même si la création de l’Eco est vue «comme un pari risqué par nombre d’analystes», il peut à terme sonner comme «un symbole politique fort», selon l’économiste Chérif Salif Sy.MN-AMG/on/ts

Un «scandale financier» déterré à la Mairie de Dakar

http://actunet.net/Un nouveau « scandale financier » secoue la mairie de Dakar. En effet, le parquet de Dakar est activé pour apporter la lumière sur cette affaire de «blanchiment de capitaux, abus de biens sociaux et escroquerie» dans le cadre d’une affaire qui oppose la municipalité à l’homme d’affaires Pape Abdoul Ba et Corfitex. Que s’est-il passé ?

D’après Libération, tout est parti d’une plainte de la ville de Dakar contre l’homme d’affaires sénégalais, Pape Abdoul Ba et sa société Corifex. Dans cette affaire, la mairie de Dakar soutient, via Babacar Sadikh, son représentant dans le conseil d’administration de Cortifex, que cette société a comme actionnaires la municipalité, Oldrich international Limited et Sci Ama Invest.

Elle avait, d’après sa déposition face aux policiers, émis un emprunt obligatoire pour construire le centre commercial 4C. C’est dans cette perspective que Cortifex avait donné ses titres fonciers en garantie au Fagace dont les Etats, parmi lesquels le Sénégal, sont les seuls actionnaires. En effet, Fagace s’était porté caution auprès de la Société général de banque du Sénégal (Sgbs).

Par la suite, l’homme d’affaires Pape Abdoul Ba, a fait intervenir deux sociétés dans le capital de Cofitex dont il est actionnaire avec ses enfants et s’est autoproclamé, toujours, selon le journal, président du conseil d’administration. Selon la partie civile, Ba et son fils ont fait achetetr à la Sci Ama Invest les terrains de Cofitex SA à un prix minoré avant meme l’arrivée du terme de remboursement.

La somme de 350 millions de francs CFA a été remisse à Pape Abdoul Ba par le comptable de Cofitex « sans aucun justificatif », d’après Babacar Sadikh Seck qui soutient sue cette transaction aurait été dénoncée par les auditeurs.

Importation Fer à béton : Les titres d’exonération de la discorde

https://senego.com La Douane et les professionnels de la métallurgie sont en guerre larvée. A l’origine, l’octroi des titres d’exonération pour fer à béton mis en place par les services de l’Etat.

Chiens de faïence

Des faveurs données à quelques particuliers proches du pouvoir ont installé une mafia du fer à béton. Qui est en train de tuer des industries nationales, rapporte Walfadjri. Aujourd’hui, la Douane et les professionnels, deux partenaires de l’économie nationale, se regardent en chiens de faïence.

Titres d’exonération

Ces professionnels, dit-on, s’acquittent pourtant de tous leurs droits vis-à-vis de l’Etat et emploient des milliers de Sénégalais. Et ce qui n’était qu’une colère s’est transformée en une révolte qui risque de mettre l’économie nationale à genou. A cause, renseigne-t-on, de ces attributions de titres d’exonération délivrés à des particuliers qui présentent souvent des projets sociaux auprès des services de l’Etat

Faveurs à l’Etat

Ainsi, les professionnels de la métallurgie croient en l’existence d’une nébuleuse du fer à béton au Sénégal : une association de malfaiteurs. Et, depuis toujours, c’est l’Etat, à travers la Douane, l’Apix et le ministère du Commerce,  qui attribue ces titres d’exonération. Et, un citoyen qui veut construire une mosquée, un hôpital ou tout autre projet à but non lucratif, peut demander ces faveurs à l’Etat.

Arrestation et saisie

Et c’est là où se trouve le problème. Un citoyen qui n’a besoin que de 1 000 tonnes peut, puisqu’il n’y a aucun contrôle derrière, demander et obtenir dix fois plus que de besoin. Et remettre le reste sur le marché, en l’écoulant à des tarifs défiant toute concurrence. Et, à en croire Walfadri, des enquêtes ont permis l’arrestation de fraudeurs et la saisie de ces marchandises. Mais ces délinquants fiscaux sont libérés, et leurs marchandises restituées.

Détournements de destinations

Comme avec le fer à béton destiné à la consommation locale, c’est une véritable nébuleuse qui entoure la gestion du fer importé et destiné à l’exportation sous régionale. « Ici, aussi, ce sont des commerçants qui importent du fer à béton. Ensuite, ils présentent des documents qui indiquent que le produit est destiné à l’exportation. Ce subterfuge leur permet de ne pas payer des droits de douanes. Et, une fois sortis du port, ces mêmes produits -bien que sous douane-, sont écoulés sur le marché national.

Vers la fermeture de l’industrie locale

Face à la multiplication de ces cas dénoncés, les acteurs locaux du fer à béton soupçonnent l’existence d’une nébuleuse. Ces faits dénoncés menacent de faire fermer l’industrie locale, si aucune solution n’est trouvée pour y mettre un terme. Il s’agit de milliers d’emploi qui sont en jeu, d’après des sources proches des acteurs locaux. Avec Walfadjri.

VDN2 : Les populations dans la rue

iGFM – (Dakar) – Pour protester contre l’arrêt des travaux du tronçon de Cambérène et l’absence de passerelles, les populations de la cité religieuse de Cambéréne ont battu le macadam ce samedi.  Il dénonce l’absence de passerelles et exige des panneaux de signalisations pour limiter les vitesses. Ce qui a causé la mort de 16 individus depuis l’inauguration de la VDN prolongée.

Et pendant cette période de vacances, l’affluence vers la plage augmente, les risques d’accidents lors de la traversée de la route, alerte le collectif des riverains de la VDN 2 qui a manifesté ce week end à Cambéréne.

PÈLERINAGE : AMADOU BÂ SALUE LES « AMÉLIORATIONS » APPORTÉES PAR L’ARABIE SAOUDITE POUR LA DÉLIVRANCE DES VISAS

Diass, 29 juil (APS) – Le ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ, s’est réjoui lundi des « améliorations » apportées par les autorités saoudiennes dans la délivrance des visas aux pèlerins sénégalais voulant se rendre à La Mecque et Médine.

« Nous remercions les autorités saoudiennes. J’ai des entretiens très réguliers avec l’ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite. Nous avons vu cette année, pour la délivrance des visas, toutes les améliorations apportées par l’Arabie Saoudite. Dieu merci ! Notre pays n’a pas de grosses difficultés », a dit M. Ba.

 Au nom du gouvernement, il est allé souhaiter un bon pèlerinage aux fidèles qui quittent Dakar pour les lieux saints de l’islam.

 A l’aéroport Blaise-Diagne de Diass, d’où partent les pèlerins pour l’Arabie Saoudite, Amadou Ba était accompagné de son collègue chargé du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, et du délégué général au pèlerinage, Abdoul Aziz Kébé.

L’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Sénégal était également présent.

« Nous rendons grâce à Dieu, nous avons noté de sérieuses améliorations dans l’organisation du hajj (Pèlerinage). Puisse le Bon Dieu nous permette de terminer en beauté », a dit le ministre des Affaires étrangères.

Les préparatifs se sont bien déroulés, selon Amadou Ba, qui juge « très complexe » l’organisation du hajj pour lequel des milliers de Sénégalais se rendent en Arabie Saoudite.

« On nous parle des cas de deux Sénégalais, sur un total de 12.000, qui n’ont pas encore eu de visa », a signalé M. Ba.

« Nous sommes en train de traiter, avec les autorités saoudiennes, le dossier des étrangers résidant au Sénégal », a-t-il assuré, parlant ainsi des pèlerins n’étant pas de nationalité sénégalaise, mais qui veulent partir du Sénégal pour le pèlerinage.

Ces pèlerins n’ont pas encore obtenu le visa d’entrée en terre saoudienne.

Amadou Ba dit être satisfait du déroulement des préparatifs du pèlerinage et a invité les pèlerins à être « les ambassadeurs du Sénégal à ce grand rendez-vous de la [communauté] islamique ».

« Vous serez nos ambassadeurs (…), c’est tout le Sénégal qui sera jugé (…) sur la base des comportements (…) que vous adopterez tout au long de votre séjour au royaume d’Arabie Saoudite », a-t-il dit aux pèlerins.

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, le délégué général au pèlerinage et l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite ont salué la qualité du dispositif d’encadrement mis en place à l’aéroport Blaise-Diagne pour le départ des pèlerins.

Cette année, environ 12.860 Sénégalais se rendent à Médine et à La Mecque pour trois à quatre semaines, dont 11.000 seront convoyés par des voyagistes privés. Pour sa part, la délégation générale au pèlerinage est chargée de convoyer 1.860 pèlerins.BHC/ESF/BK

Don de billets pour la Mecque :  »Je ne vois aucune justification islamique » (Imam Kanté)

http://www.seneweb.com Lorsqu’une personne privée donne à une autre de quoi se payer un billet à la Mecque, rien à signaler. Par contre, utiliser l’argent public à cette fin n’est ni religieux encore moins républicain. La position est de imam Ahmadou Makhtar Kanté. «Je voudrais tout d’abord préciser que le hajj est un acte cultuel  musulman. Donc, un des 5 piliers de l’islam. Si on regarde les règles qui régissent cet acte, on se rendra compte que les choses sont simples. L’individu qui n’a pas les moyens financiers pour se rendre au hajj n’est pas tenu de le faire. Il attendra de réunir les conditions financières pour le faire. Et s’il n’a pas pu le faire jusqu’à sa mort, pour absence de moyens, il ne rendra pas compte, car il a des raisons que la charia accepte», a de prime abord déclaré imam Ahmadou Makhtar Kanté.

Cependant, il précise que si une personne privée donne un montant ou aide financièrement en partie ou totalement à une autre pour qu’elle réunisse les conditions financières pour aller à La Mecque, cela peut être recevable du point de vue de la charia.

Par contre, indique le chef religieux : «Si de l’argent public est distribué de cette façon, sous prétexte de donner le billet de la Mecque, je ne vois aucune justification islamique, ni une justification républicaine, parce qu’il faut voir quels sont les critères. On sait tous qu’il y a beaucoup de politisation dans la distribution de cet argent. Je ne vois aucun fondement à cela. En plus, c’est une nébuleuse. On ne peut pas prendre l’argent du contribuable sénégalais et en faire des billets  pour La Mecque, alors que c’est un acte individuel», lance-t-il.

En outre, Kanté a souligné qu’il y a des considérations sociales qui devraient prendre le pas sur cet acte individuel, comme les questions de santé, de l’emploi, des hôpitaux. «Cet argent pourrait servir à satisfaire un besoin collectif. Et ça me rappelle un problème dans une mairie ou le percepteur ne voulait pas qu’on prélève des billets pour La Mecque dans le budget de la mairie, alors que les travailleurs n’étaient pas encore payés», a raconté l’imam.

Non sans conclure : «Le percepteur avait parfaitement raison. Ce n’est pas sérieux, encore moins  conforme aux enseignements de l’islam. Je pense que cette pratique doit être reconsidérée et les individus ne devraient pas accepter qu’on leur donne si facilement de l’argent public sans savoir quelles sont les considérations qui ont été prises en compte.»

L’AFD DISPOSÉE À FINANCER LA ‘’CITÉ DU CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL DU SÉNÉGAL’’ (DIPLOMATE)

Dakar, 29 juil (APS) – La France assure le Sénégal de sa volonté d’apporter ‘’un financement sous forme de don’’ à la construction de la Cité du cinéma et de l’audiovisuel de Dakar. 

’’L’Agence française de développement (AFD) vient de recevoir une requête du ministère sénégalais de la Culture pour étudier la faisabilité de la Cité du cinéma et de l’audiovisuel du Sénégal’’, a déclaré l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, dans une interview avec l’APS, lundi, à Dakar.
La France est ‘’intéressée’’ par ce projet culturel du Sénégal, a-t-il dit, affirmant que les autorités françaises et le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, en ont discuté en marge de la 72e édition du Festival international du film de Cannes, en mai dernier.

’’La Cité du cinéma, nous souhaitons l’appuyer. Et l’Agence française de développement est disposée à apporter un financement sous forme de don à ce projet’’, a promis Christophe Bigot.

Le montant du financement nécessaire à la réalisation de ce projet culturel du gouvernement sénégalais n’a pas encore été dévoilé par le Sénégal.
’’Nous avons reçu une requête qui va permettre à l’AFD de lancer une étude de faisabilité’’, a assuré M. Bigot.

‘’Il faut avoir en tête le modèle économique, la viabilité. Il ne s’agit pas de lancer un projet sans se soucier de la suite, il faut qu’il s’intègre au milieu du cinéma (…) Et cela nécessite beaucoup de discussions et d’expertise’’, a souligné l’ambassadeur de la France au Sénégal.

Le soutien de l’AFD sera en termes de ‘’pédagogie’’ et d’‘’expertise’’, a dit M. Bigot, affirmant avoir discuté avec l’acteur français d’origine sénégalaise Oumar Sy de ce projet. Selon M. Bigot, Sy travaille ‘’à fond sur le projet’’.

Il affirme que le cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis soutient l’initiative du ministère sénégalais de la Culture.

Gomis travaille à ce qu’il y ait ‘’à Dakar des structures qui permettraient de former les jeunes aux métiers du cinéma’’, ajoute M. Bigot, saluant le fait qu’‘’il y a ici des infrastructures et un cadre qui permettraient de faire du cinéma de manière très active’’.

Il existe une ‘’barrière’’ difficile à franchir par le cinéma sénégalais, selon Christophe Bigot : le volet postproduction, qui est généralement délocalisé, ‘’ce qui fait que les coûts restent élevés’’.

S’agissant des accords de coproduction cinématographique jugés ‘’obsolètes’’ par certains acteurs du cinéma au Sénégal, l’ambassadeur de France affirme qu’une demande n’a jamais été faite auprès de ses services pour les réviser.

’’Personne n’a jamais fait cette demande jusqu’à présent, il est envisageable de regarder cela. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. J’ai vu dans différentes initiatives de court métrage, de long métrage et des festivals un accueil très positif’’, argue M. Bigot.

’’La dévaluation date de 1994. (…) Cela fait 25 ans’’, fait-il valoir, faisant allusion aux accords de coproduction cinématographique jugés ‘’obsolètes’’ parce que datant du début des années 90, durant lesquelles le franc CFA a été dévalué par rapport à la monnaie de la France.

Christophe Bigot, qui s’apprête à quitter Dakar, a été très actif dans le cinéma au Sénégal. On l’a vu sur le plateau, lors du tournage de la série ‘’C’est la vie’’, diffusée sur Canal+.
Il a apporté son soutien au Festival ‘’Dakar court’’, organisé par l’association ‘’Cinéma rek’’, que dirige le jeune cinéaste Moly Kane.
’’C’est intéressant, car +Dakar court+ a permis au cinéma africain d’être présent au grand festival du court métrage de Clermont-Ferrand (…). C’est (…) utile’’, a-t-il dit.

Selon lui, la France a soutenu le film ‘’Atlantique’’ de Mati Diop, qui a remporté le Grand Prix de la 72e édition du Festival international du film de Cannes.FKS/ESF/OID

Enseignements privés :Près de 40 000 étudiants vont être renvoyés demain

https://xibaaru.sn La galère se poursuit pour les étudiants de l’enseignement public sénégalais orientés dans l’enseignement privé par l’Etat, faute de place dans les amphithéâtres. Ils sont près de 40 000 étudiants, et dès ce mardi 30 juillet, ils vont à nouveau être mis à la rue. Le Cadre unitaire des organisations des établissements privés (CUDOPES) a décidé encore d’exclure ces étudiants. La faute à l’Etat du Sénégal qui n’a pas respecté ses engagements de régler leurs factures à ces établissements privés à qui il devait 17 milliards de FCFA d’arriérés.

Le CUDOPES ne limite pas seulement à renvoyer ces étudiants. Il compte procéder à la rétention de tous les documents administratifs, diplômes, attestations, certificats de scolarité, relevés de notes de ces bacheliers, avec la décision ferme de ne pas accueillir dans ses établissements les bacheliers 2019.

En octobre 2018, ces étudiants avaient déjà été exclus de leurs établissements, et étaient restés près de six mois sans que les cours ne leur soient dispensés. L’on se souvient encore de cette sortie d’Amadou Bâ, à l’époque ministre de l’Economie, des Finances et du Plan à l’Assemblée nationale : « Donc cette année, nous avions des inscriptions budgétaires qui malheureusement ne permettent pas de couvrir les charges… ».Thiémokho BORE

Enseignement supérieur : Menacés d’expulsion, les étudiants réagissent

Menacés d’expulsion dès ce 31 juillet 2019, les étudiants orientés dans les établissements privés du Sénégal réagissent. Ils préviennent qu’ils ne se laisseront pas faire et vont nationaliser le combat.

« On a vu que nous ne sommes pas bien considérés. On a vu que nous sommes des pions à tout instant. Des gens ne se soucient même pas de notre avenir. Sur ce, nous avons décidé de ne pas baisser nos bras, de prendre les choses en toute responsabilité », prévient le président de la fédération qui regroupe les étudiants du privé.

Ibrahima Gningue dit comprendre le cadre Unitaire des Organisations des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur du Sénégal (Cudopes) qui ont décidé de renvoyer : « les étudiants de l’Etat » : « Si l’Etat avait donné l’accord de payer les frais d’inscription de ses étudiants, en un moment donné, il n’a pas répondu à ce qu’il avait dit, la décision des directeurs d’écoles c’est de renvoyer les étudiants, parce qu’on ne peut pas garder les étudiants dans payer ».

Toutefois, ces étudiants comptent «  saisir l’Association des parents d’élèves et étudiants du Sénégal ».  « Nous leur avons demandé une implication par rapport à la situation. Nous avons essayé de saisir le mouvement « Y en a marre » également pour nationaliser le problème. Parce qu’on a constaté que beaucoup de gens ne sont pas au courant de ce qui se passe exactement », informent-ils.

Par cet acte, renseignent-ils, « nous voulons faire la division, faire des alertes à l’endroit de toute la population sénégalaise parce que si on passe à l’étape supérieur c’est parce que la situation nous a obligé ». Le Cudopes réclame le paiement d’une partie de la dette  estimée à 8 milliards de F Cfa, une avance sur les 18 milliards que l’Etat doit à ses établissements privés, sous la menace de renvoyer les étudiants dès ce mercredi 2019.  Aminata Diouf

Dame MBODJ : «On A Planifié La Mort De L’école Publique Sénégalaise Au Plus Haut Sommet»

http://www.walf-groupe.com Le Secrétaire général du Cadre unitaire des enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS) authentique plaide pour le changement des programmes scolaires. Selon le syndicaliste, qui fait la relation entre le faible niveau des élèves et le curriculum, sans ce changement la situation va s’empirer.

« Nous avons un système extraverti. Le curriculum en vigueur est conçu par la France pour perpétuer sa mainmise sur notre élite intellectuelle, parachever son programme d’acculturation et assouvir ses intérêts », indique Dame MBODJ, dans un entretien avec le journal EnQuête.  Le SG du CUSEMS- authentique en veut preuve le Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Équité et de la Transparence du secteur de l’Éducation et de la Formation (PAQUET). Selon lui, ce programme qui a remplacé le Programme décennal de l’éducation et de la formation (PDEF) « n’est rien d’autre qu’une tribune pour valider les intérêts de la France, ceux des partenaires techniques et financiers avec leur agenda propre, de connivence avec beaucoup d’ONG véreuses actives dans le secteur de l’éducation et de la formation ».

Interpellé sur la sortie du président SALL qui s’est offusqué de la baisse du niveau des élèves lors de la cérémonie de remise des prix du Concours général 2012, le SG national du CUSEMS trouve que c’est une « indignation de façade ». Selon lui, « sur beaucoup de questions, il (le président SALL) feint de ne s’apercevoir de la réalité des choses que quand il est devant les journalistes ». Mais, estime Dame MBODJ, « la réalité est qu’on a planifié la mort de l’école publique sénégalaise au plus haut sommet depuis plus d’une décennie ».

BAISSE DES TAUX DE REUSSITE AU BAC ET AU BFEM : Le Saems tient l’Etat pour responsable

http://www.enqueteplus.com/node Lors de la remise des prix du Concours général 2019, le 25 juillet dernier au Grand Théâtre, le président de la République appelait les acteurs de l’éducation nationale à une réflexion sur les problématiques du système éducatif sénégalais. Cela, après un constat général d’une baisse des taux de réussite au Baccalauréat et au Bfem.

Pour les enseignants affiliés au Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), la grande responsabilité incombe à l’Etat du Sénégal.

Selon leur secrétaire général Saourou Sène, qui se prononçait en marge du Bureau exécutif national (Ben) de son organisation syndicale tenu ce week-end à Mbao, un paradoxe caractérise cette année. ‘’L’année a été stable, mais les résultats sont plus que catastrophiques’’, dit-il étonné. Avant d’ajouter : ‘’On a vu les effectifs des candidats augmenter, comme c’est le cas chaque année. Mais particulièrement pour les correcteurs, on a drastiquement diminué le nombre.’’

A l’en croire, des professeurs de français, d’histoire et de géographie ou de philosophie se sont vus confier 500 copies qu’ils devaient rendre, après quatre jours. Ainsi, se désole le syndicaliste, ‘’s’il y a une correction de cette nature-là, l’enfant ne sera que victime’’.

C’est la raison pour laquelle il demande à l’Office du Bac et au gouvernement d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur ce qui a ‘’justifié la diminution du nombre de correcteurs cette année’’.

Saourou Sène et ses camarades soutiennent que c’est comme ‘’un ajustement structurel dans le secteur de l’éducation’’ qui s’opère. Ce qui le pousse à poser la question : ‘’Comment voulez-vous que les correcteurs, au niveau du Bfem, se débrouillent ? Pendant ce temps, le gouvernement fait tout pour qu’il n’y ait pas de déplacements. Ça veut dire qu’on est en train de communaliser le Brevet de fin d’études. Aujourd’hui, c’est comme si on veut réinventer tout, dans le souci uniquement de faire des économies. Cela est inacceptable et cela ne crédibilise pas nos examens et concours.’’

Le secrétaire général du Saems de marteler : ‘’L’impression que nous avons, c’est que nous avons installé, sans le savoir, une pédagogie de l’échec.’’

Par ailleurs, le Bureau exécutif national du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire s’offusque de la non-tenue du monitoring des accords, depuis la fin de l’élection présidentielle, et le blocage du processus de matérialisation de ces accords. Selon Saourou Sène, c’est sans doute dû par la suppression du poste de Premier ministre.

Il faut noter que le Saems s’achemine vers son quatrième Congrès ordinaire qui se tiendra en septembre prochain. D’après le secrétaire général, ‘’il va falloir profiter de l’occasion pour réapprécier l’ensemble de nos textes statutaires et réglementaires, le règlement financier, le code de conduite, le manuel de procédure’’. PAPE MOUSSA GUEYE

Mendicité des enfants : «Les acteurs de l’enseignement coranique ne doivent rien attendre de l’Etat»

https://www.pressafrik.com Le fondateur de l’Institut franco-arabe Omar Ben Khatab de Mbour (ouest), Oustaz Abdoulaye Pam, a soutenu que, « les acteurs de l’enseignement coranique ne doivent rien attendre de l’Etat », ajoutant que la lutte contre la mendicité des enfants nécessite l’implication de « toutes les forces vives » du Sénégal, dont les maîtres coraniques qui doivent travailler à être plus autonomes pour que leurs élèves ne soient pas amenés à mendier.

« Pour combattre la mendicité des enfants afin de l’’éradiquer, toutes les forces vives du pays doivent s’y mettre, pour lutter efficacement contre la mendicité des élèves des écoles coraniques en particulier », a déclaré Oustaz Pam, professeur de langue arabe à la retraite.

« Les acteurs de l’enseignement coranique ne doivent rien attendre de l’Etat, il appartient aux musulmans de contribuer à la prise en charge des +daaras+, parce que, il faut le dire, l’Etat n’a jamais rien fait de significatif pour accompagner ce sous-secteur de l’éducation », a-t-il dit.

Selon lui, « les maitres coraniques aussi doivent faire des efforts en mettant en place des stratégies qui leur permettent d’être autonomes et de s’occuper exclusivement de l’éducation des enfants », a-t-il notamment ajouté.

Il estime que les parents d’élèves et autres bonnes volontés doivent contribuer à la gestion des écoles coraniques pour que ces temples du savoir arabo-islamique puissent se « concentrer exclusivement » à l’enseignement/apprentissage, à la prise en charge médicale et autres besoins des enfants qui, d’après Pam, « doivent bien apprendre, bien manger et bien se reposer ».

  1. Pam affirme que « pour combattre la mendicité des enfants, il ne faut pas tout attendre de l’Etat, il faut juste conscientiser les musulmans sur les bienfaits de participer à un tel combat », ajoutant toutefois que « l’Etat ne peut pas tout faire et tout le monde doit s’y mettre pour arriver à bout du phénomène de la mendicité ».Salif SAKHANOKHO

Championnats d’Afrique de l’Ouest : Le Sénégal s’illustre avec déjà 5 médailles d’Or

https://www.ferloo.com La délégation du Sénégal est actuellement au Niamey (Niger) pour les besoins des Championnats d’Afrique de l’Ouest qui a démarré le 25 juillet dernier et prendra fin ce samedi 27 juillet. Et sur les 20 athlètes sénégalais engagés dans les différentes disciplines, le Sénégal a déjà remporté 5 médailles d’Or, dont celle d’Adama Faye, aux 100m haies, a appris Wiwsport sur la page facebook de l’athlétisme au Sénégal.

Au triple saut (senior), Sangoné Kandji s’est imposé à la plus haute marche du podium avec un bond de 12M89. Une performance qui lui permet de remporter la médaille d’Or. Médaille d’Or aussi pour Louis Francois Mendy au 110m Haie avec une performance de 13″98. Dans la catégorie des 400m c’est Ibrahima Mbengue qui s’est imposé nettement en réussissant une performance de 47″33.

Pour le journée d’hier vendredi, le Jeune Hurdler sénégalais, Mouhamadou Lamine Sakho termine à la tête de sa course avec un chrono de 14″19, en battant son propre record (Rappelons que l’ancien record est de 14 »25) sur 110m haies junior, qu’il avait établi le weekend dernier lors des championnats Nationaux du Sénégal. Il devient ainsi, Champion d’Afrique de l’Ouest Junior de la discipline. (wiwsport)

NOUS N’AVONS PAS LES MOYENS DE NOTRE POLITIQUE

EXCLUSIF SENEPLUS – Selon Amadou Tidiane Wone, le report en gestation des locales est dû à des problèmes budgétaires qui mettent au grand jour l’incapacité du président à gérer le pays dans les moments difficiles

« Il est habile à régler des comptes, habile à jeter des gens en prison, habile à clignoter à droite puis à tourner à gauche ». Quand Amadou Tidiane Wone par le du chef de l’État, c’est sans langue de bois. À en croire l’ancien directeur du cabinet d’Abdoulaye Wade, il semble de plus en plus évident que Macky Sall n’est pas la personne indiquée pour conduire le Sénégal dans des moments troubles. L’invité de Sans Détour n’épargne pas non plus l’opposition davantage préoccupée selon lui, par des arrangements que par le traitement de la racine du mal.

Voir son intervention en vidéo.

Le constat de la pratique politique au Sénégal de Ngouda Fall Kane

https://xibaaru.sn Il existe des personnes qui en un moment donné de leur vie s’engagent en politique . C’est le cas de l’Ancien Inspecteur Général d’État Ngouda Fall Kane qui a voulu être L’ « Emmanuel Kant de la Politique au Sénégal » .

Il explique son engagement politique par les dysfonctionnements constatés dans l’administration et le caractère « l’approche d’exclusion dans la gouvernance globale du pays . Il ne s’agissait pas pour lui dit-il d’un combat contre un homme comme c’est le cas pour certains hommes politiques .

« Je me battais pour que ce pays change au plan de la gestion des structures , de la gestion des hommes , de la gestion des ressources financières et non financières , je me battait enfin pour une répartition optimale des richesses générées dans ce pays »

Il constate que quelques améliorations du système ont été relevés mais qu’il restait beaucoup à faire en terme de transparence de lutte contre la corruption , de gestion de l’économie et des finances , et des gestion de ressources naturelles .

« Je me battais également pour une véritable promotion des jeunes et une amélioration sensible de la situation des paysans et des femmes , particulièrement dans le monde rural »

 Selon Mr Kane , l’une des causes fondamentales de la montée de la criminalité dans notre pays est liée au chômage des jeunes .

Il constate néanmoins que la politique au Sénégal n’est pas une affaire de patriote , ni une affaire d’homme civilisé . La plupart des hommes politiques manquent de patriotisme , de convictions et leur seule ambition est de diriger le pays , d’être Président de la République , pour certains dit-il , leur programme se limite à cela .

L’ancien allié de Madické Niang , pense également qu’un manque d’aspiration au changement des citoyens et un niveau jamais atteint en terme de criminalisation de l’espace politique qu’il avait , du reste , dénoncé ont fini par polluer la politique au Sénégal .

 Ainsi pour lui comme l’affirmé l’autre , la politique au Sénégal est une véritable jungle , c’est le théâtre des mensonges , de la contrevérité , de la trahison , des contre-valeurs pour tout dire .

Sur ses capacités à diriger le Sénégal , l’Ancien IGE affirme : « que si la femme d’un célèbre musicien inculte prétend que son mari peut gérer ce pays , pourquoi pas lui ?

 Enfin Mr Kane pense que pour changer ce pays , il faut changer à la fois les mentalités des hommes politiques et celles des citoyens et ériger des règles strictes pour le financement des partis politiques et l’utilisation abusive de l’argent dans les campagnes électorales .Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

« Le Procureur Reproche À Adama GAYE La Diffusion De Propos Jugés Contraires Aux Bonnes Mœurs… »,Selon L’avocat Du Journaliste

http://www.walf-groupe.com On en sait un peu plus sur les raisons de l’interpellation du journaliste-consultant, tôt ce lundi matin, par la Division des investigations criminelles (DIC).

Selon son avocat, Me Cheikh Koureyssi BA, il est reproché à Adama GAYE « la diffusion via son compte Facebook de propos jugés contraires aux bonnes mœurs »

Et Me BA de préciser que « depuis 10h55 l’interrogatoire se poursuit ».

Adama Gaye placé en garde à vue

 http://actunet.net/Arrêté ce matin par la Division des investigations criminelles (Dic), le journaliste Adama Gaye,  qui se distingue par ses prises de position aigres à l’encontre du régime de Macky Sall n’est visiblement pas encore sorti de l’auberge. Si les contours de son arrestation restent pour l’heure opaques, Actunet.net tient de source sûre que le susnommé vient d’être placé en garde à vue.

«Sexe-gate» : Ces supposées révélations d’Adama Gaye contre Macky Sall qui lui valent son séjour à la DIC

https://www.dakaractu.com Le journaliste Adama Gaye a été arrêté ce matin par la Police. Sur sa page officielle il a annoncé qu’il était en route pour la Division des Investigations Criminelles (DIC). Officiellement aucune information n’a pour le moment filtré sur les motifs de son arrestation, mais le consultant international, très acerbe à l’endroit du régime, écrivait plusieurs contributions sur sa page. De très acerbes, elles ont évolué en contributions « érotiques ». En effet, selon nos sources, le parquet avait ouvert une enquête depuis fin juin et ordonné son arrestation à la suite de publications très osées sur Facebook où Adama Gaye avait traité le Président de « pu…, coureur de jupon surpris avec une autre femme par son épouse ».  Dans les mêmes publications, le journaliste avait poussé l’outrecuidance jusqu’à « comparer le Palais au harem de Khadafi ».

Il faudrait rappeler qu’Adama Gaye avait effectué ces publications alors qu’il était encore à l’étranger. Il n’est revenu au Sénégal que le 26 juillet dernier. La DIC a été ainsi activée et a procédé à son arrestation ce matin.

POSTS SUR LE COUPLE PRÉSIDENTIEL ET DES AFFAIRES DE MŒURS: L’article 256 plane sur Adama Gaye

http://www.seneweb.com Le journaliste Adama Gaye est à la Division des investigations criminelles depuis la matinée de ce lundi. Il lui est reproché d’avoir diffusé des écrits contraires aux bonnes meurs. Ce, suite à plusieurs de ses publications dans lesquelles le journaliste évoque des affaires de mœurs et d’hydrocarbures, où il cite le chef de l’Etat, la première dame etc.

Délit sur lequel l’article 256 du code pénal dispose que «sera puni d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 25.000 à 300.000 francs» quiconque aura affiché, exposé ou projeté aux regards du public, «distribué ou remis en vue de leur distribution par un moyen quelconque, tous imprimés, tous écrits, dessins, affiches, gravures, peintures, photographies, films ou clichés, matrices ou reproductions photographiques, emblèmes, tous objets ou images contraires aux bonnes mœurs.»

Que se passe-t-il avec ce régime de violences ?Par Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

J’apprends à l’instant l’arrestation de mon grand frère Adama Gaye journaliste. Je ne connais pas le motif de cette arrestation mais elle relève de la tendance autoritaire d’un pouvoir qui joue imperturbablement la carte de la violence symbolique et physique. Certes chacun doit assumer ses responsabilités dans l’exercice public de nos dénonciations. Y compris le fait de se retrouver en prison. J’ai toujours dit que Macky Sall est un homme violent qui déroule ses plans dans une sorte se lucidité hypocrite dont il a seul le secret et la science.

Je ne comprends toujours pas comment cueillir des citoyens régulièrement domicilié vers 6 heures du matin même si c’est dans le cadre d’une procédure légale. Une légalité digne des régimes tortionnaires. Il faut réformer la DIC du moins une partie de ses prérogatives devenue des reliques des différents régimes. Ce n’est pas en soi la Police qui est violente. Disons sur certains aspects de ces mécanismes d’interpellation. Mais un système judiciaire qui donne des ordres à des exécutants d’aller cueillir des citoyens comme des malfrats à des heures inappropriées. Si ce n’est pour humilier des citoyens.

Macky et son régime pourront continuer leurs arrestations arbitraires. Viendra un jour où il faudra recevoir les contrecoups de ces forfaitures. Faudra pas crier à la chasse aux sorcières.Courage Adama.Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Rencontre Me WADE–SONKO : Quand Le Leader De PASTEF Tresse Des Lauriers À Karim

http://www.walf-groupe.com Depuis quelques jours l’ancien président de la République multiplie des audiences avec les hommes politiques et ceux de la société civile. Après Alioune Tine d’AfricaJom Center, Abdoulaye Wade a reçu le président de Pastef, Ousmane Sonko. Les deux hommes politiques ont échangé sur la situation nationale mais aussi sur différentes autres thématiques d’ordre intellectuel.

  L’ancien président de la République et Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) Abdoulaye Wade et le président du Pastef et ancien candidat à la dernière élection présidentielle, Ousmane Sonko se sont rencontrés au domicile du Pape du Sopi. D’après l’ancien candidat de la coalition Sonkoprésident, les deux hommes politiques ont longuement échangé sur divers sujets qui portent entre autres, «sur la situation actuelle du pays avec l’actualité dominée par des scandales;  la gestion familiale du pétrole et celle des autres ressources naturelles par l’actuel Président; La gestion des intérêts stratégiques du Sénégal;  La finance islamique. Il a été touché par la confiance du Président Wade qui lui a montré le livre qu’il est en train d’écrire sur cette thématique». Cette entrevue a aussi une dimension stratégique orientée vers des perspectives politiques.

 En outrele secrétaire général du Pds et le président du Pastef ont parlé du comportement de l’opposition. Ils soulignent que celle-ci qui «est vite allée répondre à l’appel de Macky Sall sans se poser des questions sur les enjeux de ce dialogue». D’ailleurs ils se sont même interrogés «sur la bonne foi de ceux qui dans cette opposition semblent abandonner le combat pour le rétablissement de Khalifa Sall et de Karim Wade dans leurs droits qui leur ont été ôtés par la seule volonté de  Macky Sall. Ils pensent que l’opposition ne doit pas servir de caution à ce dernier». 

Dans le même tempo, Me Abdoulaye Wade et Ousmane Sonko estiment qu’ils sont sur la même longueur d’onde «en ce qui concerne le dialogue de Macky Sall». Ils considèrent que «la participation de l’opposition à celui-ci la détournera des vraies difficultés des populations qui subissent déjà de fortes hausses décidées par le gouvernement sur les prix des produits de première nécessité. Ils comptent établir ensemble des programmes de résistance pour le respect du calendrier républicain».

Aussi Ousmane Sonko, de son côté, a dénoncé les différentes politiques menées par Macky Sall ces dernières années. Il souligne que ces «politiques ont fini d’installer notre pays dans des situations économiques, sociales et politiques difficiles». 

En revanche, le président de Pastef a également parlé de Karim Wade qu’il «considère comme un patriote». Car, explique-t-il, «il pouvait choisir de se consacrer exclusivement à son devenir et à celui de sa seule famille parce qu’il en a largement les moyens et qu’il aurait pu vendre ses compétences en se consacrant uniquement à sa famille. Mais il a préféré, malgré les multiples obstacles, s’investir activement dans le combat pour des changements aujourd’hui indispensables pour sauver le Sénégal».

Dans ce chapitre des audiences, l’ancien président Abdoulaye Wade a également reçu le journaliste Adama Gaye. Pendant près de deux tours d’horloge, ils ont échangé sur des questions d’actualité  hautement pointues.  Pour rappel, l’ancien président de la République, a reçu récemment l’ancien président la Rencontre africaine des droits de l’Homme et actuel président de l’organisation AfricaJom Center, Alioune Tine.Mamadou GACKO

Arrestation d’Adama Gaye : Reporters sans frontières exige sa libération

http://www.seneweb.com L’organisation Reporters sans frontières (Rsf) a réagi suite à l’arrestation, ce lundi matin, du journaliste sénégalais et non moins consultant, Adama Gaye. Et, c’est pour exiger sa libération.

«Sénégal: le journaliste et activiste Adama Gaye interpellé pour ”diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs”, selon les médias locaux. Rsf inter demande sa libération», lit-on dans son tweet.

Il est reproché à Adama Gaye d’avoir diffusé des écrits contraires aux bonnes mœurs. Ce qui est puni par l’Article 256 du Code pénal. Le journaliste a été interpellé suite à une longue publication sur facebook dans laquelle il met en garde le président Macky Sall contre des attributions de licences pétrolières et gazières qui ne prendraient pas en compte les intérêts du Sénégal.

Audiences accordées par Wade à Sonko, Alioune Tine, Adama Gaye…: De quoi se plaint Babacar Gaye?

YERIMPOST.COM Babacar Gaye semble ne pas être d’accord avec les audiences de Abdoulaye Wade accordées dernièrement à certains leaders de classe politique, dont Ousmane Sonko, Alioune Tine et ou encore le journaliste Adama Gaye. En effet, l’ex porte-parole du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (PDS) a, depuis son limogeage de ce poste qu’il a occupé pendant 13 ans, toujours adopté des positions divergentes avec Wade sur bien des sujets.

Aujourd’hui encore, a travers un post sur Facebook, en ne citant pas  explicitement de nom, Gaye dénonce une « arnaque politique »: « Le Pds n’est pas une bouillabaisse à la rouille pour tous ses détracteurs conciliants, en raffolent, ni à la charogne aux orties. Pour sa fondation, j’étais parti pour des valeurs n’ayant jamais été partagées par ces personnes qui étaient combattues avant et après 2012. « Bey ci sa wewu tank ». Free a jour, free toujours »

Rencontre Wade-Sonko : La lecture de l’analyste politique Ousmane Ba

http://www.seneweb.com Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, et Me Abdoulaye Wade se sont encore rencontrés, ce weekend. Une alliance entre leurs deux formations politiques pourrait faire mal au régime en place, lors des prochaines échéances.
D’après le sociologie et analyste politique, le Pr. Ousmane Ba, « ces deux partis ont un poids électoral important sur l’échiquier politique du pays. Le Pastef d’Ousmane Sonko est sorti 3e à l’élection présidentielle dernière. En même temps, le Pds est un parti qui est représentatif. Qui est même la première force de l’opposition au niveau de l’Assemblée nationale. Donc, il a un encrage à travers le territoire national ».
« Quel est l’impact que cela peut faire entre ces deux formations, à  savoir le Pds et le Pastef ? Quel sera son impact par rapport au pouvoir en place ? », s’interroge Ousmane Ba sur iRadio.
Ainsi, le politologue estime que la rencontre entre ces deux formations est un rendez-vous de taille. Car c’est une opportunité qu’ont « les cadres de ces deux formations de se réunir pour définir une ligne de conduite proprement dite, avec des termes de référence bien clairs, amendés avec des observations, pour qu’au moins des réflexions sérieuses puissent se tenir entre les différents acteurs. Les conclusions de ces réflexions leur permettront d’avoir non seulement une vision, mais d’avoir une offre programmatique alléchante allant dans le sens de pouvoir sensibiliser. Mais aussi de pouvoir convaincre les citoyens sénégalais ».

Rebeuss : MLD rend visite à Khalifa Sall aujourd’hui

https://www.dakaractu.com Le Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) était à Rebeuss aujourd’hui, ou du moins un de ses leaders, en l’occurrence Mamadou Lamine Diallo. En effet, le leader de Tekki a rendu visite à Khalifa Sall ce lundi 29 juillet 2019.
Selon notre source, il lui a transmis les salutations des leaders du CRD. Les deux leaders ont ainsi fait un tour d’horizon de la situation politique nationale. Selon la même source, MLD a trouvé un Khalifa en pleine forme.

FONCIER/Manifestations des habitants de Mbane : Les précisions de l’avocat de Cheikh Hamidou Kane.

Nous avons noté les communications, dans différents organes de presse, de nouvelles relatives à une manifestation de quelques individus de la commune de Mbane et citant nommément Mr Cheikh Hamidou Kane dans une affaire foncière.
En ma qualité de conseil de Mr Kane, je tiens à porter à l’attention de l’opinion et de la presse les faits suivants :
La Société OSBI, active dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, dont Mr Cheikh Hamidou Kane était le PCA, était bénéficiaire d’un bail sur le Titre Foncier 420/BS de 8000 ha situé à Mbane dans la région de Saint-Louis. Pour le démarrage de ses activités, OSBI avait obtenu auprès d’une institution financière de la sous-région un financement garanti par une hypothèque sur le droit au bail dont elle était attributaire. OSBI ayant connu de nombreuses difficultés pour le démarrage de ses activités, sa créance auprès de cette institution financière est longtemps restée en souffrance.
Au bout de plusieurs années, cette crèance a été rachetée par une tierce partie, et le Tribunal de Grande Instance de Saint Louis a, en son audience du 16 Mai 2017, ordonné l’expropriation forcée du droit au bail.
Depuis cette date, la partie déclarée adjudicataire aux termes de ce jugement en a la propriété exclusive. Cette dernière n’a aucun rapport, ni personnel, ni professionnel avec M. Cheikh Hamidou KANE. Par conséquent, M. KANE n’est d’aucune manière concerné par l’usage, la jouissance ou l’aliénation de ce titre.Maitre Soulèye Mbaye

 « Quand Cheikh Hamidou Kane décide de vendre ses terres à Mbane, l’aventure devient ambiguë pour des milliers de familles paysannes. »

A quand la fin de cette série d’accaparement de terres qui rythme la commune de Mbane ? Telle est la question la plus posée par sa population ; surtout la jeunesse incapable de trouver un hectare pour le développement d’un projet agricole individuel.

Depuis 2009, la commune de Mbane, dans le département de Dagana est devenue très célèbre par l’ampleur des scandales fonciers qui la secouent.

Cette commune qui regorge de terres fertiles et un vaste réseau hydrographique alimenté par le lac de Guier , est victime d’accaparement de ses terres les plus accessibles au profit de spéculateurs fonciers et d’agro-business, au détriment d’une population paysanne réduite en classe ouvrière mal payée et  exposée aux maladies cancérigènes du fait des engrais chimiques utilisés pour la fertilisation.

Ce système d’exploitation agricole a fait de Mbane, la commune la plus riche de par les richesses crées par les entreprises agricoles privées, mais Mbane a la population la plus pauvre du département du fait de sa jeunesse réduite en classe ouvrière incapable de couvrir ses dépenses mensuelles ; là où les entreprises agricoles privées font des milliards de chiffres d’affaires.

Déjà, la population n’a pas fini de vider toutes ses larmes, surgissent aujourd’hui, l’affaire Cheikh Hamidou Kane. Ce dernier, très célèbre pour son œuvre littéraire intitulé : l’aventure ambiguë, avait acquis un bail  de 7961 ha, dans les années 1970, qu’il décide de vendre aux enchères ce mercredi 31 juillet  à Saint Louis.

Depuis 34 ans, Cheikh Hamidou, n’a pas valorisé ces terres. Du coup, plusieurs villages y sont installés en pratiquant de l’agriculture irriguée et de l’élevage. En effet, les villages de Temeye ; victime d’inondation dans les années 2000, avec la remontée du lac ont été installés sur ces terres.

La vente de ces terres va entrainer :

  • La perte d’identité des populationsqui ont un vécu dans cet espace, qui y ont enterré leur mort, qui ont fini d’imprimer leur histoire sur ces terres du Waalo. Perdre ces terres est égal à l’effacement de l’histoire de tout un peuple composé d’agriculteur, éleveur et pécheur vivant en parfaite harmonie et de cohésion sociale.
  • L’installation d’une insécurité alimentairede familles paysannes qui ont l’agriculture comme seule source de revenus économiques.
  • La perte du poumon économiquede la commune de Mbane. En effet, depuis quelques années, un modèle d’entreprenariat rural s’est développé dans cet espace où les exploitants agricoles génèrent de revenus économiques considérables par la production et la commercialisation de produits agricoles (ognons, patates).

Nous lançons un appel au président de la république du Sénégal ; son excellence Monsieur Macky Sall pour l’annulation du bail afin de permettre un bon climat social entre acteurs de ce terroir et que l’aventure ne soit point ambiguë pour ces populations qui du jour au lendemain sont expropriés de leurs terres les plus fertiles et les plus accessibles du lac deGuier.Sidaty Oumar Sow/ Responsable politique APR Mbane/Membre CCR Dagana.

Le palais de la République, un repaire où de vils et impavides hommes de sac et de corde ourdissent de sordides complots? Par Boubacar SADIO, Commissaire divisionnaire de police de Classe exceptionnelle à la retraite.

« Il n’y a pas pire pour un pays que des autorités qui mentent publiquement »

C’est totalement désemparés et profondément déçus que nos compatriotes assistent impuissants à la banalisation outrancière voire à la désacralisation du palais de la république, siège de notre souveraineté nationale et du pouvoir légitime du peuple. Jamais de mémoire de Sénégalais, ce haut lieu de la république n’a été autant agressé et souillé dans sa majesté, sa solennité et sa dignité que pendant le magistère de l’actuel locataire qui, par ses comportements inconvenants et son laxisme excessif, a fini par en faire un lieu où s’exprime et se manifeste un prosaïsme affligeant et déshonorant.
Cette situation est la résultante d’un phénomène qui a commencé par l’envahissement massif et intempestif du palais par différentes hordes de militants de l’APR qui, sans retenue ni discernement, mettent à profit la moindre occasion, même la plus futile, pour se rendre au palais. Et quelquefois, sous le prétexte le plus fallacieux, ils y sont convoqués par le maitre de céans qui, malheureusement et souvent, perd de vue les devoirs de ses charges publiques et ses responsabilités républicaines et nationales.
Le palais de la république a été le lieu et le témoin de faits et de situations malheureux qui n’auraient pas dû s’y produire. On y a assisté à des scènes de pugilats dignes des plus grandes affiches de luttes avec frappe, à des échanges tumultueux d’invectives, d’insultes et d’injures les plus ignominieux entre responsables de très haut niveau de l’APR ; et tout ceci, en présence du Président de la république qui, dans la plupart des cas, n’a jamais su adopter ni avoir la réaction attendue d’un vrai chef. Certains diraient qu’il n’a jamais osé prendre ses responsabilités. Avec Macky SALL, le palais de la république a perdu beaucoup de sa superbe, de sa noblesse de son lustre et de son mythe d’antan ; encore qu’il faille, en toute objectivité, reconnaitre que cela a commencé sous le magistère d’Abdoulaye Wade. Ne dit-on pas qu’il n’y a de pouvoir que dans et par le mystère ? L’image que donne le palais de la république n’est que le reflet de la personnalité du maitre des lieux. Aussi me plait-il de reprendre les mots de Souleymane Jules DIOP qui, pertinemment disait ceci « Macky est un homme faible, sans caractère, incompétent et sans épaisseur intellectuelle ; voter pour lui c’est élire Marième Faye ». Malheureusement les Sénégalais n’ont jamais tenu compte de cet avertissement, de ces propos prémonitoires venant de quelqu’un qui connaissait très bien Macky SALL.
Avec le gros scandale lié au pétrole et au gaz qui défraie présentement la chronique et alimente le débat public, impliquant les plus hautes autorités de ce pays ainsi que le clan « Faye-Sall », avec en première ligne le sieur Aliou Sall, frère du Président Macky Sall, le palais s’est trouvé une nouvelle vocation. La première fois où il a été interpellé, à la suite de l’éclatement de l’affaire Petro-Tim en 2017, le sieur Aliou Sall, avait vertement et durement attaqué des proches collaborateurs de son grand frère qui lui en voudraient à mort et qui chercheraient, par tous les moyens, à briser sa carrière politique. Il n’avait point eu de scrupules ni de gêne encore moins de retenue à déclarer publiquement qu’il existe au palais de la république, d’obscures officines ou se trament des combines pour s’attaquer à l’honorabilité de certains responsables politiques. Nous avons tous en mémoire les échanges, en des termes peu amènes, entre Aliou Sall et le sieur Moustapha Diakhaté qui a été d’une virulence verbale inouïe, ne mâchant guère ses mots.
A la suite de l’enquête de la BBC qui a soulevé un tollé aux niveaux national et international, le sieur Aliou Sall, en sa qualité de principal mis en cause, a cru devoir, dans un premier temps, s’en prendre à l’opposition qui se serait liguée avec des puissances étrangères pour déstabiliser notre pays. Quelques jours après, il change de ligne de défense pour déclarer, qu’en réalité, tout ceci a été organisé, orchestré et fomenté par de très proches collaborateurs du Président de la république tapis au palais. Ces derniers, de connivence avec des opposants financés à coups de centaines de millions, se sont fixés comme objectif de le combattre pour atteindre son grand frère. L’argumentaire de Aliou Sall est à la fois spécieux, d’une ridicule platitude et totalement dépourvu de bon sens. Il faut vraiment disposer de moyens colossaux pour corrompre aussi facilement les opposants auxquels fait allusion Aliou Sall, en l’occurrence, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall et Ousmane Sonko, d’honorables personnes dont la moralité n’a jamais été prise à défaut. En effet, ces responsables de l’opposition sont loin d’être de pauvres hères ou des gueux en quête de la pitance quotidienne. Au palais, il n’y a qu’une seule personne disposant de suffisamment de moyens pour essayer ou tenter d’embarquer les personnalités ci-dessus citées dans une entreprise de corruption ; c’est son propre frère Macky Sall. Cette inconstance dans sa ligne de défense, ne traduit rien de moins que la malhonnêteté et la duplicité du sieur Aliou Sall totalement noyé dans le pétrole et complètement asphyxié par le gaz.
A croire Aliou Sall, jeune frère du Président Macky Sall, le palais de la république serait devenu un repaire interlope ou de vils et impavides scélérats passeraient tout leur temps à ourdir de sordides complots. Le palais serait fréquenté par des traitres ; Hamidou Kassé, n’a-t-il pas été traité de vil traitre par un journaliste de renom connu pour être un séide d’Aliou Sall. Le palais serait fréquenté aussi par des corrupteurs ; le gros griot attitré du Président de la république n’a-t-il pas avoué publiquement avoir été corrompu ? Franchement, je me demande comment notre Président de la république peut-il accepter de frayer avec un tel gus, un si lugubre individu dont la présence au palais constitue un affront intolérable et une véritable insulte à toute la nation ? Ne dit-on pas que qui se ressemblent s’assemblent ; cela pourrait être une explication de ce compagnonnage incongru et fortement attentatoire à la bonne image de celui qui incarne la dignité nationale et l’honneur de notre pays. Cela ne doit point étonner que des roturiers issus de la même extraction sociale s’entendent comme larrons en foire.
Les Sénégalais ont la désagréable impression que les pratiques dolosives et corruptrices trouvent grâce au palais de la république. N’ont-ils pas condamné vigoureusement, avec force indignation, la remise d’un million de francs à chaque député par le Président de la république et ce, à la veille du vote d’une loi à l’Assemblée nationale ? Geste inapproprié que certains ont vite fait d’assimiler à de la corruption. L’épouse du Président de la république n’a- t-elle pas fait montre d’une générosité excessive, abusive et sélective en offrant gracieusement la somme de cinq cent mille francs aux femmes députées, alors que pendant ce temps, des mères vivant dans une impécuniosité intense, aigue et permanente, sont en train de regarder mourir leurs enfants faute de pouvoir acheter une ordonnance de moins de cinq mille francs. A y regarder de près, on a l’impression que les vices humains et les tares de notre société ont élu domicile au palais ; l’hypocrisie y côtoie la sournoiserie, le mensonge s’accommode avec l’insulte, la malfaisance se complait avec la méchanceté, celle-là même qui a envoyé mon ami Khalifa Sall à Rebeuss.
Les Sénégalais sont exaspérés par les comportements et la manière de faire des frères SALL ; ils apparaissent comme des anti- modèles qui ternissent l’image de nos gouvernants et, plus largement, celle de notre pays. Ces deux frères ont comme trait de caractère principal une parole très instable ; ils n’accordent aucune importance aux valeurs positives qui constituent le socle de vie de notre société. Combien de fois se sont-ils délier de leurs promesses ? Combien de fois ont-ils renoncé à leurs engagements ? Combien de fois se sont-ils reniés ? Combien de fois ont-ils abjuré ? Pire, ils ont eu à dire des contrevérités que certains qualifieraient de mensonges manifestes. En effet, mentir, c’est donner pour vrai ce que l’on sait faux, ou nier ce que l’on sait vrai. Il n’est que d’évoquer la dénégation virulente de Macky Sall par rapport à sa récusation d’Ousmane Ngom ; on se rappelle qu’il a été aussitôt démenti par la magie du clic. On dément quelqu’un qui ment ; des exemples ont peu en citer à foison. Quant à Aliou Sall, il s’est maintes fois rendu ridicule et grotesque en brandissant des menaces jamais mises à exécution ; avec son air de bouffon, il a l’art et l’habitude d’amuser la galerie. Il est à se demander si réellement les deux frères sont issus d’une lignée nobiliaire et guerrière comme l’indique une prétendue généalogie.
Les frères Sall n’ont aucun respect, aucune considération, aucun égard pour les Sénégalais qui, malheureusement et bizarrement, s’en accommodent, faisant montre d’une passivité, d’une tolérance et d’une apathie incompréhensibles et inacceptables pour un peuple qui se prévaut d’une vaillance, malheureusement, plus verbale que réelle. Il y a de quoi désespérer de ce peuple, notamment de sa jeunesse, qui a l’outrecuidance de fêter avec un faste démesuré un échec retentissant ; une jeunesse qui se mobilise spontanément et massivement pour des manifestations ludiques sans lendemain mais qui reste indifférente pour des causes qui concerne son avenir et son devenir immédiats. Il faut déceler dans une telle attitude une légèreté consubstantielle qui nous empêche d’être rigoureux et exigeants avec nous-mêmes.
Dans un pays ou les plus hautes autorités mentent, trichent, posent des stratagèmes, usent d’expédients, mentent allègrement, volent impunément et passent leur temps à ourdir des complots, il ne doit guère être étonnant qu’on y célèbre une défaite et qu’on se glorifie d’un échec. On feint d’oublier que le Président Macky SALL avait fixé un seul objectif et assigné une seule mission aux lions, c’est de nous apporter le trophée. Les Sénégalais, de manière générale, doivent revoir profondément leur rapport avec la performance, avec l’effort soutenu, avec le sacrifice et avec la quête de l’excellence. Je suis étonné et plus qu’inquiet devant l’impassibilité de nos compatriotes qui subissent, stoïques, toutes les formes d’agressions et d’injustices de la part de nos gouvernants.
A mon Khalifa SALL, qu’il sache que tout le monde est désormais convaincu qu’il est victime d’un effroyable déni de justice et que c’est la peur, la méchanceté et la rancune d’un homme qui l’ont envoyé en prison, mais que c’est la Grace d’Allah Le Tout-Puissant, Maitre de l’Univers et de nos fragiles destins d’êtres insignifiants et ignorants qui l’en fera sortir. Et il ne saurait être question, quelles que soient les circonstances, d’absoudre ses camarades de parti qui, de par leur passivité complice voire coupable, ont laissé le Président Macky Sall le sacrifier ; ces faux camarades qui, oubliant les années de braises partagées, n’ont pas eu le courage de lui rendre visite en prison, ne serait-ce que pour exprimer leur compassion, et qui n’ont même pas daigné lui présenter leurs condoléances à la suite des décès enregistrés dans sa famille. Ils avaient le pouvoir et les moyens politiques de dissuader le Président Macky Sall d’exécuter son funeste dessein, mais ils ont préféré s’abstenir de toute pression et de toute intercession pour sauver leurs privilèges, leurs intérêts et leurs conforts matérialistes.
Le souci de vouloir adopter une posture républicaine, un prétexte spécieux et fallacieux, ne peut guère et ne doit point justifier le refus de manifester son soutien et sa solidarité à l’endroit d’un camarade avec qui on a partagé l’essentiel de sa vie. L’amitié, la fraternité, la parenté, en somme les relations humaines et sociales ne doivent, sous aucun prétexte, être sacrifiées à l’autel des intérêts et considérations politiques. Certains camarades et compagnons de Khalifa SALL auront toujours dans leur conscience de l’avoir totalement abandonné à son sort. Il est aujourd’hui évident qu’il a été victime d’un sordide complot ourdi au palais de la république avec le silence manifestement complice des hiérarques du Parti socialiste qui auront trahi les idéaux socialistes de camaraderie, de fraternité, de solidarité, d’humanisme, d’altruisme et de générosité. Les circonstances et les événements de vie, heureux ou malheureux, ne doivent pas nous empêcher de dire la vérité par exigence morale et par devoir de mémoire.
Certainement, à la suite de la disparition du secrétaire général du parti socialiste, un complot est en train d’être ourdi, quelle que part aux abords de l’avenue Léopold Sedar Senghor, pour voir comment cannibaliser le parti. Il se fera jour…
« La nuit n’est jamais si sombre qu’à l’approche de l’aube »Dakar le 27 Juillet 2019,Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire de police de Classe exceptionnelle à la retraite.

Honneurs funèbres militaires rendus à l’adjudant major Tamsir Sané : Retour sur son parcours exceptionnel

https://www.dakaractu.com Tombé le 26 juillet dans le champ de l’honneur lors d’une attaque du bureau de poste de Koumpentoum, l’adjudant major Tamsir Sané a eu droit ce lundi à une cérémonie d’hommage funèbre. C’était aussi une occasion de retracer le parcours exceptionnel de celui qui avait été en première ligne lors des incidents de Tambacounda survenus pendant la campagne présidentielle. Ainsi, l’on peut constater qu’il a eu une vie remplie et a par ailleurs participé à des missions internationales pour la recherche, le maintien et la consolidation de la paix dans le monde…

Hommages rendus à l’adjudant-major Tamsir Sané : « Il est allé jusqu’au sacrifice suprême… Son sacrifice ne sera pas vain » (Me Sidiki Kaba, MFA)

https://www.dakaractu.com C’est en présence du ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, du général de division Cheikh Sène, haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, de plusieurs autorités administratives, religieuses, coutumières, militaires et paramilitaires, mais aussi de parents, amis et proches, que s’est tenue la cérémonie de levée du corps de l’adjudant-major Tamsir Sané. Le commandant de la brigade de Koumpentoum a ainsi eu droit aux honneurs funèbres militaires. Pour le ministre des forces armées qui s’est incliné devant sa mémoire, a rappelé tout le professionnalisme dont il a fait montre au cours de sa carrière militaire. « Il a vécu en sous-officier de grande valeur, pétri des valeurs et des vertus militaires. Il est allé jusqu’au sacrifice suprême », a-t-il soutenu en guise de témoignage. À ce titre, Me Kidiki Kaba d’assurer que la mission régalienne dévolue aux armées va poursuivre son cours et tient d’emblée à avertir les auteurs de cette forfaiture. « Ceux qui ont commis ce crime crapuleux seront recherchés, arrêtés et jugés conformément à la loi ».

MAHAMMED DIONNE N’A PAS LEUR TEMPS Par Cissé Kane NDAO, Président A.DE.R

« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite, » disait Henry Ford. Qui d’autre que Macky Sall a réussi cette performance au Sénégal ? Voici un homme politique, un homme d’Etat qui aura su mettre en place la plus grande coalition politique de l’histoire de notre jeune République. Il a dirigé le Sénégal avec cette coalition exceptionnelle durant son premier mandat marqué par une réforme constitutionnelle des plus ambitieuses, qui a plongé le Sénégal dans le gotha des démocraties majeures et posé les jalons d’une nouvelle gouvernance politique et économique garantissant aux citoyens sénégalais, la pleine jouissance de leurs libertés et droits. Dans un contexte marqué par l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, Macky Sall a su par son expertise et sa vision, mettre en place les conditions d’une gestion équitable de ces richesses, pour le bénéfice exclusif du peuple sénégalais. Le succès de son PSE qui entame la phase 2 de sa mise en œuvre, aura consacré son plébiscite par le peuple sénégalais, au soir du 26 février 2019, par sa réélection dès le 1er tour pour un second mandat à la tête de notre pays, avec la même coalition politique, renforcée par d’autres forces politiques convaincues par la pertinence de son projet pour le Sénégal.

Le juge congolais Jacques Mbuyi pendant son hospitalisation en Afrique du Sud. © DR

Au cœur de son dispositif politique et institutionnel, fidèle à lui comme son ombre, un homme aura réussi à donner corps à sa vision, chevillé à sa tâche, en véritable métronome aussi efficace qu’invisible : Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Cet homme a très tôt compris que l’humilité consiste à être affranchi de l’importance de soi, à penser moins à soi-même, car elle est d’abord une décence, un équilibre. Il s’est si totalement dissous dans l’institution présidentielle dont il était une émanation, que seules son efficacité, sa compétence et sa haute maîtrise des dossiers de l’Etat ont pu le faire remarquer, et confirmer sa réputation méritée d’Homme d’Etat, fidèle et loyal et dévoué à son Patron.
Certains de ses prédécesseurs qui ne l’avaient sans doute pas suffisamment appréhendé comme tel, n’ont pas fait long feu à ce poste aussi stratégique que délicat. Aujourd’hui encore, avec la suppression de la Primature, la confiance du Président Macky Sall lui a été grandement renouvelée. Il est au cœur de l’Etat. Prêt à accompagner le président de la République dans son exaltante mission de développer le Sénégal, d’accélérer l’atteinte de l’émergence par la mise en œuvre du PSE dans sa phase 2, en mode fast track.
Cela a le mérite d’horripiler des adversaires encagoulés, tapis dans l’ombre, qui semblent déterminés à l’atteindre. Ces gens ne reculent devant rien. Ils ont annoncé sa mort, et ils ont poussé leur haine et leur aversion envers Mahammed Boun Abdallah Dionne au point d’oser réaliser les photomontages les plus avilissants pour lui nuire. Cela montre combien ses ennemis, dont il n’a même pas le temps de s’occuper; tellement l’homme est dans les urgences et les affaires de l’Etat, sont prêts à descendre dans la fange, pour l’atteindre.
Son silence les rend plus enragés.
Leur haine explose. Leur bêtise ne connait plus de limites.

Voilà le landerneau politique et le microcosme social sénégalais, dans le pire de leurs travers : certaines personnes vous croient faible quand vous ne répondez pas à leurs attaques, car le fait de se contenir exige une force qui les dépasse absolument. Elles ignorent que dans la vie, la raison commande de répondre aux imbéciles par le silence, et aux cons par la patience.
La méchanceté est la caractéristique principale de ces personnes souffrant d’infériorité, et se sentant obligées de salir quiconque peut potentiellement paraitre plus brillant à leurs yeux.
L’ambition devient un péché, l’humilité et la probité morale, un crime. Mahammed Boun Abdallah Dionne est ainsi coupable du délit de compétences, et il a commis à leurs yeux, une faute grave en continuant de truster le sommet de l’Etat, fort de sa proximité avec le Président Macky Sall.
Mahammed Boun Abdallah Dionne est un homme qui a prouvé ses compétences et donné la preuve de son statut. La confiance du président de la République lui est acquise. Et c’est justement cela le problème fondamental de ces adversaires tapis dans l’ombre, qui ne lui pardonnent pas ce mérite.
Il est vrai, malheureusement, que « jamais un envieux ne pardonne au mérite » car il lui «(…) semble que ce qu’on accorde de mérite aux autres, est retranché du sien»!
Rien de leurs manœuvres et combines ne peuvent pourtant entacher la crédibilité de Mahammed Boun Abdallah Dionne, ou affaiblir sa détermination à servir le président de la République. Ses détracteurs ignorent certainement que l’humilité rend invulnérable, et que, surtout, « les grands hommes sont comme les plus belles fleurs. Ils croissent sous le fumier et à travers le fumier que jettent sur eux, les envieux et les imbéciles. »
Mahammed les a en pitié certainement, ils paraissent tellement accablés en effet, qu’ils lui inspirent presque certainement la velléité de les plaindre !
Il y a de quoi, car ils ne savent pas, ces ennemis du Président Macky Sall qui en veulent à Mahammed Boun Abdallah Dionne, qu’ « il y a deux choses qui abrègent la vie : la folie et la méchanceté » !
Ceux qui orchestrent cette cabale contre lui et parviennent à dormir la nuit sans remords ni regrets, sont absolument dangereux et pour le Président, et pour l’Etat et pour eux-mêmes. Leurs ambitions leur font violer toutes les règles éthiques et démocratiques, ainsi que nos vertus et valeurs morales ; leurs excès deviennent la seule limite à leur obsession de pouvoir, ils sont prêts pour assouvir leurs desseins, à commettre les plus vils actes et même à sacrifier honneur et dignité.
Ils veulent le pouvoir, et ils sont prêts à tout pour succéder à Macky Sall ; ils devraient pourtant savoir que Mahammed Boun Abdallah Dionne n’est candidat à rien. Le défi de remplir sa mission auprès du président de la République, lui suffit comme unique challenge.
Il est grand temps que ces Iznogood et autres futurs chabanisés abattent leurs masques, ou qu’ils soient démasqués, et mis hors d’état de nuire, une fois pour toutes.Cissé Kane NDAO,Président A.DE.R,Eternel DIONNISTE
Article référence :< /em>
Le juge congolais Jacques Mbuyi pendant son hospitalisation en Afrique du Sud. © DR 
:// . https://www.jeuneafrique.com/574942/politique/rdc-juge-mbuyi-tout-laisse-a-penser-que-ceux-qui-ont-tente-de-massassiner-appartenaient-a-la-garde-republicaine/

«Sénégal 2035» en guerre contre les détracteurs de Mame Mbaye Niang…

Par Khalil Kamara 29/07/2019 à 15:21

https://senego.com Les jeunes du mouvement «Sénégal 2035» entendent constituer « un solide bouclier contre les contempteurs de la femme du ministre chef de Cabinet du Président de la République, Mame Mbaye Niang, Madame Thiamel Ndiadie« . Ils l’ont fait savoir face à la presse.

« La manière de faire de la politique est vraiment haïssable« 

Ils se sont insurgés contre les auteurs de ces photos qu’ils qualifient d’ « obscènes » attribuées à Madame Niang. Et selon le porte-parole du jour, « la manière de faire de la politique est vraiment haïssable, voire abominable au Sénégal. Comment peut-on publier des photos aussi indécentes pour ensuite, vouloir les attribuer à la femme d’une haute personnalité ? Le jeu favori de ces calomniateurs, délateurs zélés était d’atteindre le mari de ‘Thiamel Ndiadie’, en l’occurrence, le Ministre Mambaye Niang. Ils ont été manipulés pour accomplir cette sale besogne. C’est vraiment malhonnête de la part des auteurs. Qu’ils cessent de se voiler donc la face. Leur entreprise destructrice ne peut, nullement, prospérer. »

« Il est grand temps d’assainir la politique«

« Il est grand temps d’assainir la politique. Ces affaires non conventionnelles souvent agitées par des adeptes de la politique politicienne salissent leurs auteurs. Madame Niang, éminente intellectuelle, travaille dans le privé. Elle ne mérite pas ces animosités vipérines. Sa seule faute c’est son engagement à vouloir accompagner son mari sur le terrain de l’action utile. Les femmes des responsables politiques doivent être épargnées des coups bas de la politique. Par delà, Madame Niang, nous voulons parer à d’éventuelles victimes. Que cessent alors ces basses manœuvres. Et dernièrement, on l’avait présentée comme distributrice automatique de billets de banques car, ceux qui se cachent derrière cette affaire sont clairement identifiés et leurs noms seront dévoilés au grand public, prochainement », poursuit-il.

«Leuk Daour»

Le site de «Leuk Daour» avait, auparavant, publié des photos intimes présentées comme la femme du Ministre Chef de Cabinet du Président de la République Mambaye Niang.

« Le quotidien ‘L’As’ a parlé de ces photos intimes en faisant le compte-rendu du procès d’Abdel Kader Bâ, poursuivi pour associations de malfaiteurs, extorsion de fonds, collecte de données à caractère personnel et complicité. En réalité, il s’agit d’une méprise. L’avocate de Mme Niang née Thiamel Ndiadie, Me Ramatoulaye Ba Bathily, a joint au téléphone ce quotidien pour préciser que les photos intimes dont on a fait état, concernent un autre prévenu. L’avocate estime qu’il n’y a jamais eu des photos intimes publiées de la femme de Mame Mbaye Niang sur la toile. Me Ba Bathily a précisé que sa cliente n’a jamais eu des photos nues retrouvées sur le net« , ont-ils conclu.

Entretien EXCLUSIF et EXPLOSIF avec Kocc Barma !!!Il annonce son retour sur Snapchat, révèle qu’il a piraté le système de la DIC…

https://www.pressafrik.com On ne le présente plus. Et pourtant personne ne peut mettre un visage sur le pseudonyme de Kocc Barma, l’administrateur du très controversé site Seneporno. Dans un large entretien accordé à PressAfrik, le « fournisseur officiel de sextape » du Sénégal dévoile certaines facettes de sa personnalité et fait beaucoup de révélations sur ses activités. Il annonce notamment son retour sur le réseau social Snapchat, qu’il avait quitté, dit-il, grâce à une demande faite par une dame. Aussi, explique-t-il pourquoi les autorités n’arrivent toujours pas à mettre la main sur lui, malgré toutes les investigations menées contre lui. Et surtout comment, en infiltrant le système de sécurité de la police sénégalaise, il arrive à anticiper sur leurs actions à son encontre.

Ce n’est pas tout. « Kocc Barma », qui dit détenir par-devers lui un fichier de 10 Gigas de photos et vidéos compromettantes de Sénégalais et Sénégalaises, parmi lesquelles des autorités, promet du très lourd en format Wikileak version Sénégal, pour marquer son retour sur les Réseaux sociaux. Très taquin et en mode « Free Style », il a transgressé les codes du langage conventionnel, mélangé le wolof et le français, utilisé le vouvoiement et tutoiement comme ça lui chantait dans ses réponses… Sans langue de bois.

Entretien !!!

Pourquoi Kocc a quitté Snapchat ?

C’est à cause de « Badiennou Gokh ». Si tu me suivais tu devrais connaitre « Badienou Gokh ». Oui, on peut dire. Vu la façon dont elle m’a parlé, je ne pouvais pas dire non. En plus dama ko rouss (j’ai un faible pour elle)… je ne sais pas, Je ne la connais même pas. Mais Yalla dafa def meu am kersa ci mom (Dieu a fait que je suis faible devant elle).

Mais pourquoi ne pas avoir tout arrêté (Snapchat et site Seneporno) ?

J’ai arrêté Snapchat. Depuis, j’ai fermé mon compte…. pour le cas de Seneporno, c’est un site à caractère pornographique, pour adulte comme, il en existe des millions. Et d’ailleurs, ce n’est même plus moi qui le gère directement, bien qu’il m’appartient toujours.

Combien de personnes vous employez à Seneporno ? Est-ce qu’il y en qui opèrent ici au Sénégal ?

Deux (2) personnes… Nous avons quelques partenaires au Sénégal, mais ce ne sont pas des employés. Plutôt des collaborateurs freelance. Quand on a besoin de leurs services, on fait appel à eux.

Les autorités vous traquent depuis un bon moment sans résultat. Elles ont annoncé même avoir arrêté certains de vos collaborateurs…

Ils ont attrapé des innocents et leur on collé des motifs. Pour certains et pour d’autres, ils ne sont pas directement liés à Seneporno. Il s’agit de personnes qui faisaient chanter des gens pour leur soutirer de l’argent, sous la menace de publication de leurs vidéos ou d’autres qui se faisaient passer pour moi, dans le but de leur soutirer de l’argent.

 Le serveur de la police n’est pas sécurisé, je l’ai infiltré et suis au courant de tout ce qu’ils font

Pourquoi elles n’arrivent toujours pas à mettre la main sur vous ? Ou même à fermer Seneporno ?

Amateurisme au niveau de la Cybercriminalité… C’est compréhensible, car c’est quelque chose de nouveau pour le Sénégal. Pour vous expliquer leur amateurisme, leur propre serveur n’est pas sécurisé et j’ai réussi à les infiltrer. Tout ce qui se passe chez eux, je suis au courant instantanément, tout ce qu’ils préparent contre moi, je suis au courant.
Donc, une police qui n’arrive pas à sécuriser ses propres données, il lui sera difficile de traquer une personne comme moi. Tous les exploits que Pape Gueye (le commissaire de la Division de lutte contre la cybercriminalité, NDLR) fait en arrêtant des gens pour des délits liés à la cybercriminalité, 90% des cas, ce sont des dénonciations suivies d’enquête de terrain. La police sénégalaise est très forte dans ce domaine. Mais très rarement, ces arrestations sont le fruit de leur compétence en matière de cybercriminalité.

Donc en résumé, vous êtes parvenu à infiltrer le système de la DIC (la brigade spéciale de Cybercriminalité est logée à la Division des Investigations Criminelles, ndlr), pour anticiper sur leurs stratégies contre vous ? Vous ne les sous-estimez pas un peu trop là ? Vous ne craignez pas de choper un cheval de Troie ?

Non, du tout ! Je m’y connais en la matière. Mais bon, il y a toujours un pourcentage de risque de tomber que j’estime à 1% … Mais si c’est le cas aussi, je ne serai pas jugé au Sénégal, car le pays où je suis ne rapatrie pas ses citoyens, et ici la plupart des choses que je fais n’est pas illégale.

Et vous résidez dans quel pays ?

Le Canada

Est-ce qu’auparavant vous avez eu à travailler dans un service de l’Etat du Sénégal ?

Non ! Mane seu mey tankk beuriwoul Sénégal deh (Je mets rarement les pieds au Sénégal)… Depuis que j’ai quitté le Sénégal à l’âge de quatorze (14 ) ans, j’y suis revenu que deux fois.

Le site Seneporno est très visité. Ça vous rapporte combien par mois en moyenne ?

4 a 5 mille Dollars (environ 2 à 3 millions de Fcfa). (Il enchaîne et anticipe) Au fait,  Je vais vous raconter le but initial de Seneporno : Au fait, moi, je te dis.. Je suis véridique et je dis les choses sans tabou. Moi, de nature, j’aime le sexe. Je ne suis pas accro, mais je l’aime bien. Il m’arrivait de visiter des sites pornos et de temps à autre, j’y trouvais des vidéos sénégalaises. Et  l’idée m’est venue. Je me suis dit: pourquoi ne pas rassembler toutes les vidéos sénégalaises en un seul endroit, cela rendrait service à beaucoup de gens comme moi (emoji rire). C’est là que j’ai créé Seneporno. C’était juste un passe-temps. Mais par la suite, l’hypocrisie des Sénégalais me mettait hors de moi, car tout le monde criait au scandale. Alors que c’étaient ces mêmes gens qui criaient au scandale qui, la nuit, une fois arrivés chez eux, se connectaient sur Seneporno…
Aussi, les femmes sénégalaises aimaient trop se prendre pour des saintes et stigmatisaient les autres Africaines. Donc, j’ai voulu montrer le vrai visage des Sénégalais…  Au début, j’avais juste quelques vidéos sénégalaises, et je ne montrais pas leurs visages. Mais par la suite, je me suis rendu compte que les filles dagnou geuneu rakadiou (les filles étaient de plus en plus dévergondées.). C’est là que j’ai décidé de tout dévoiler avant que cela n’empire. J’ai créé un compte Snapchat sou le nom (pseudonyme) Kocc Barma et j’ai commencé à tout divulguer, même les visages. Au début, il m’arrivait même de divulguer leurs dates de naissance, noms, et ceux de leurs parents.. Mais par la suite, j’ai arrêté de divulguer le nom des parents et leurs dates de naissance.
C’est comme ça que ça a commencé. Au début, le site ne rapportait rien du tout. Au contraire, c’est moi qui y mettais mon argent, mais quand les visites commençaient à grimper, j’ai dû investir sur plusieurs serveurs dédiés pour gérer le trafic. Par la suite, ça commençait à me payer vers les 1000 dollars (environ 500 mille Fcfa) par mois. Donc, j’ai commencé à mettre des publicités pour adulte, et j’ai vu que ça rapportait beaucoup. Et par la suite, d’autres sites de publicité pour adulte m’ont contacté pour des partenariats. Donc ce qui était au début un passe-temps est devenu un business qui rapporte gros.

Il y a une question qui taraude l’esprit des Sénégalais. C’est comment vous arrivez à mettre la main sur les vidéos compromettantes des gens…Vous piratez leurs téléphones portables, ordinateurs ? Où on vous vend les fichiers ?

Ça, c’est le secret de Kocc… gardé comme le secret de la recette de Coca-Cola… Mais la plupart d’entre elles me sont envoyé. Certaines me sont vendu aussi. Actuellement, je détiens dans ma base de données, plus d’une centaine de sextapes de Sénégalais, dont quelques célébrités, que je n’ai pas encore publiée. Plus de 10 Gigas de photos et vidéos (il partage une capture d’écran dudit fichier)

Combien vous payez pour une vidéo ou photo ?

Bref, ça dépend. 10.000 à 200.000 Fcfa. Ca dépend de quelle personne, il y a (dans le fichier à acheter)
À un moment donné, vous disiez avoir des fichiers compromettants sur l’actrice Betty (de la série Pod et Marichou) qui vous avez mis au défi. Pourquoi vous avez choisi de l’épargner ?
Tu sais,  dama am bène faiblesse, moy (j’ai un point faible, c’est…) quand on me demande pardon ou qu’on me supplie… C’est difficile à croire, mais sama khol da gawa toy (j’ai un cœur qui s’émeut très vite)… Pour le cas de Betty, sama bène Xaritt mo meu niane meu bayi (c’est un ami à moi qui m’a supplié de laisser tomber et j’ai accepté.) Beaucoup de gens ont vu leurs vidéos supprimées.  Je n’aime pas avoir affaire à des filles qui me supplient, parce qu’après je ressens de la pitié et je supprime du coup leurs vidéos. Je préfère avoir en face des filles osées, malpolies et prêts à en découdre avec moi. Et c’est là que je me sens vraiment dans mon élément.
Par exemple Ndeye Gueye Junior m’avait proposé de l’argent au temps pour l’épargner mais je ne l’ai pas fait car l’argent n’est pas le moteur de mes actions. Ma seule faiblesse, c’est quand les gens me parlent correctement et me demandent une faveur, il m’est très difficile de refuser.
Mais quand tu viens avec l’esprit combatif, je te montre que  kay khekh mo me geuneul kay agn lol, khekhou djambour sakh bo khamni se me yone nekoussi sougn me si wowé me khekh tchi (Je préfère l’affrontement au repas du déjeuner Mdr. Et même si on m’appelle sur un front qui ne me concerne ni de près ni de loin, je réponds avec plaisir). Par exemple, moi, je ne fume pas et je ne bois pas, mais je fais partie d’une association ici qui lutte pour la légalisation du Marijuana. Car ce que je crois, c’est que chacun est libre de ses choix pour vu que ça ne nuit pas aux autres.

Je suis dans le milieu de la finance, je travaille dans une banque

Faites-nous une brève description de votre personne. Identité, cursus scolaire, universitaire, situation matrimoniale…Kocc est-il marié, a-t-il des enfants…
Bon, certaines informations, je ne peux pas les dévoiler pour des raisons de confidentialité. Certaines personnes sons très intelligentes. Donc, si tu parles de ton parcours et qu’elles font le lien que tu es au Canada, elles peuvent commencer à avoir des indices sur ton identité. Surtout les gens qui me connaissent en personne. Mais je suis célibataire sans enfants.

Mis à part Seneporno, dans quel autre domaine vous vous investissez en business ?

Je travaille dans la finance, dans une banque d’investissement.

Vous êtes donc employé dans une banque ?

Oui, mais pas comme dans les banques traditionnelles. Celle-ci est une banque d’investissement avec des traders etc.
Et vous y travaillez dans quel domaine ? La sécurité informatique ?
Yaw sou meu leu topé légui sama identité dévoilewou (Si je te suis dans tes questions, les gens vont bientôt découvrir mon identité… Emoji rire).

Je serai bientôt de retour sur Snapchat… Et je détiens du lourd sur les Wikileak sénégalais

Est-ce qu’on peut espérer un retour de Kocc sur Snapchat ? 
Un retour ? Oui, très probablement. Peut-être même que ce ne sera pas sur le sexe, mais sur autre chose comme les Wikileak sénégalais… Tout ce que je peux dire, c’est que je vais revenir.
Wikileak sénégalais ? Vous détiendrez des infos sur le pétrole et le gaz par exemple ? Ou sur les détournements de deniers publics ?
Ouais ! Le site koccbi.com, quand je l’ai lancé, c’était pour cela. Mais par la suite, il y avait pas de suivi, car j’étais un peu trop pris par le boulot… Actuellement, avec l’aide de mon ami Leuk Daour, on est en train de préparer du lourd… Tu sais, je connais beaucoup de personnes, beaucoup d’autorités. Au fait, les gens ont tendance à faire de moi leur ami.

Je sais que ce ne sont pas de véritables amis. C’est juste qu’ils veulent être prêts de moi pour en cas de tiol tiol (problème)… Si je vous faisais une liste de toutes les personnes avec qui j’échange de façon régulière, ça fera le scandale de l’année 2019, et même au plus haut sommet… Suivez mon regard.

Donnez-nous quelques noms…

Non, désolé ! Au fait, moi, je ne trahis jamais la confiance des gens… Les gens peuvent dire que Kocc est une mauvaise personne, qu’il détruit des vies, qu’il est même l’incarnation du diable. Tant pis. Mais jamais ils ne pourront dire que c’est un lâche ou un traître.

Avez-vous un message à faire passer pour les Sénégalais ?

Pour le message que je lance aux Sénégalais, je les renvoie à la note écrite en bas de toutes les vidéos publiées sur Seneporno:  « Beaucoup de mauvaises personnes utilisent des photos nues pour escroquer des gens innocents. S’ils déposent leurs mains sur vos photos nues, ils peuvent l’utiliser comme matériel d’escroquerie pour les aider dans leurs mauvaises aventures. Donc nous vous conseillons ceci : »Ne prenez jamais de photos ou de vidéos nues ».
Si les Dames pouvaient écouter nos conseils, ce serait pour leur bien parce que les gars ne sont pas toujours ce qu’ils apparaissent être quand ils sont de bonne humeur. Ils se tournent pour montrer des facettes différentes quand ils sont fâchés. Et envoyer vos photos nues à votre mec ne le rendra pas plus amoureux de vous. Il met plutôt votre main dans sa bouche comme ca quand vous le frappez sur la tête, il n’aura pas d’autre choix que de vous mordre.
Oh oui, nous faisons de notre mieux pour vous tenir au courant de ce qui se passe autour de vous. Et oui, cela devrait servir de leçon à tout le monde en particulier les femmes. Votre passé peut détruire votre avenir.  Notre point de vue : Ne Jamais, en aucune circonstance, vous faire filmer sous quelque forme que ce soit au nom de l’amour ou du plaisir. Les conséquences peuvent être vraiment désastreuses ! Il faut se méfier ! »AYOBA FAYE

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