Revue de presse du dimanche 28 Juillet 2019

Succession de Macky Sall : Une rude bataille en perspective.

http://www.dakarmatin.com La succession de Macky Sall est à l’ordre du jour dans le numéro Jeune Afrique de ce dimanche 28 juillet 2019.

Selon le magazine panafricain dirigé par Bechir Ben Yahmed, l’actuel ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, la présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese) Aminata Touré, le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba et le Secrétaire général de la Presidence Muhammad Boun Abdallah Dionne se préparent pour succéder Macky Sall en 2024.

Une bataille pour le fauteuil de leader de la majorité qui risque d’être très rude Futur Président du HCCT: voici les prétendants

https://www.beut7.com Les rumeurs enflent dans les chaumières de la République sur le choix très prochain du successeur de Ousmane Tanor Dieng à la du HCCT. Chacun y va de ses calculs mais beut7 qui suit minutieusement ces tractations est en mesure de révéler que la désignation du remplaçant du défunt secrétaire général du PS se fera au plus tard la semaine prochaine. Le Président de la République qui tenait à laisser passer le deuil de son fidèle allié sait que la vacance de pouvoir à la tête de cette importante institution ne saurait durer longtemps. Nous vous livrons ici la liste de prétendants connus:

Aminata Mbengue Ndiaye favori

L’actuel ministre de la pêche et ex mairesse de louga serait le choix de Tanor qui a eu le temps de se confier à Macky SALL sur son souhait avant de rejoindre ses ancêtres. Mieux, il se dit qu’elle est plus apte que Serigne Mbaye Thiam pour fédérer les socialistes et veiller à la consolidation de l’alliance avec le Président SALL, surtout que ce dernier n’a nullement intérêt à faire un choix qui fragilise son allié. Elle est surtout avantagée dans se schéma par l’incapacité de Serigne Mbaye Thiam à faire l’unanimité dans la famille socialiste.

Abdoulaye Balde

L’actuel maire de Ziguinchor est un allié XXL de Macky en dépit de sa défaite inévitable devant l’ouragan Sonko au sud du pays. Son parcours et son expérience dans l’Etat sont un atout considérable dans un contexte où le pouvoir n’entend pas laisser le sud au leader du pastef.

Mbaye Ndiaye en Apériste légitime

Premier ministre de l’intérieur de l’ère Macky, l’ancien Maire des parcelles n’a jamais caché son amertume sur le fait d’être logé à la même enseigne que les autres au regard de son compagnonnage historique avec le patron de l’Apr et de son rôle dans la marche du parti vers le pouvoir. Il se pose en héritier légitime et ne cache pas son intérêt pour la présidence du Haut Conseil des collectivités territoriales. Ce qui lui redonnerait son statut et son rang dans le parti.

Aissata Tall Sall à l’affût

La mairesse de Podor et alliée surprise de Macky SALL à la dernière Présidentielle est citée parmi les prétendants. Celle qui a été forcée par le famille Tall à rallier le candidat de BBY attend une juste récompense à la hauteur du risque pris. Elle a été un moment pressentie à la tête de l’autorité de régulation des Télécommunications et des postes avant la désignation de Abdoul Ly comme successeur de Abdou Karim Sall. Macky SALL va-t-il oser faire ce pied de nez à son allié socialiste? Ce serait un choix aux conséquences complexes si on sait que cette dernière avait publiquement remis en cause le leadership du défunt secrétaire général des verts de colobane.

Mor ngom pour les élus du parti présidentiel

L’ancien Directeur de cabinet de Macky SALL et maire de ndagalma est le moins cité dans cette liste de prétendants. Pourtant le coordonnateur du Secrétariat exécutif permanent de BBY est plébiscité par les élus de l’Apr. Pour rappelle, il est le Président de la chambre des élus du parti présidentiel et joue un rôle déterminant dans la marche de l’Alliance Pour la République. Au frigo depuis son départ du gouvernement en juillet 2014, il n’a jamais montré le moindre signe de frustration. Cet proche de Macky parmi les proches serait soutenu par beaucoup de responsables de l’Apr.

Nous n’avons pas pu vérifier l’éventualité d’un départ de Aly Ngouille Ndiaye de l’intérieur pour atterir à la tête du HCCT même si certains responsables de l’Apr agitent seschéma.beut7.com

 PÉTROLE ET GAZ : Le Sénégal lance sa prochaine série d’octroi de licences en octobre

http://lesoleil.sn/ Selon un communiqué d’Africa Oil and Power, le Sénégal va lancer sa prochaine série d’octroi de licences de pétrole et de gaz en octobre.

Africa Oil and Gaz a signé, hier, un protocole de coopération avec le Cos-pétrogaz et Pétrosen dans le but de promouvoir la prochaine phase d’investissement dans le pays. Cette signature fait suite à l’audience que le Président Macky Sall avait accordée, la semaine dernière, au Pdg d’Africa Oil and Power, Guillaume Doane. Rencontre au cours de laquelle les deux hommes ont discuté des « plans ambitieux du Sénégal visant à mettre en ligne de grands projets pétroliers et gaziers et à attirer de nouveaux opérateurs sur le marché », lit-on dans un communiqué. Et la même source d’informer que « le Sénégal lancera son prochain cycle d’octroi de licences lors de la conférence et de l’exposition Africa Oil and Power prévue le 9 octobre prochain ». Le Pdg de Africa Oil and gaz pense « qu’un autre cycle de licences suscitera certainement l’intérêt de nombreux autres opérateurs » car le Sénégal, a-t-il ajouté, « propose un environnement propice au succès des entreprises et attire d’importants investissements internationaux tout en fournissant une capacité de croissance pour la production d’électricité, le développement industriel et les projets en aval». Pour rappel, le Président Macky Sall recevra, à cette occasion, le prix d’Homme africain de l’année. « Grâce au formidable leadership du Président Macky Sall, le Sénégal est maintenant reconnu comme un marché de l’énergie bien établi et une destination pour les investissements. Grâce à ce nouvel effort d’investissement, nous sommes impatients de travailler avec Africa Oil & Power afin de positionner le Sénégal pour une nouvelle ère de projets et de prospérité », a déclaré Ousmane Ndiaye, Secrétaire permanent du Cos-Petrogaz. Guillaume Doane lui emboîte le pas en soulignant le fait que le Sénégal se soit distingué comme l’une des principales frontières de l’exploration en Afrique.Elhadji Ibrahima THIAM

Air Sénégal ouvre son capital

https://www.dakarposte.com La compagnie aérienne Air Sénégal a mandaté la banque d’affaires française Lazard pour l’aider à ouvrir son capital. Selon La Lettre du Continent, reprise par Enquête, le pavillon sénégalais veut élargir son actionnariat pour financer son développement.

À ce jour, renseigne la même source, Air Sénégal  a pu financer l’achat de ses deux Airbus A330 Neo grâce au soutien de la Banque publique d’investissement (BPI) française qui a garanti ses emprunts auprès de banques commerciales, notamment Santander.

Khadim Ba, Dg de Locafrique, placé sous contrôle judiciaire pour…

http://www.seneweb.com Seneweb a appris de bonnes sources que sur demande du juge d’instruction, le directeur général de Locafrique, Khadim Ba, a été placé sous contrôle judiciaire. Son passeport lui a été même retiré, précisent nos sources.

Cela fait suite, d’après nos informations, au différend l’opposant à son père, Amadou Bâ, patron de Carrefour automobiles qui, l’accusant « d’utiliser de manière illicite sa richesse », lui avait servi deux plaintes.

L’une des plaintes a été déposée à la Section de recherches pour «cession frauduleuse des actions de Locafrique». L’autre a atterri sur le bureau du Doyen des juges pour «faux, usage de faux en écritures privées de commerce».

Perturbation dans la distribution de l’eau : La SDE confesse ses carences

L’approvisionnement en eau potable est perturbé depuis quelques jours dans certains quartiers de la région de Dakar. En effet, l’installation progressive de la chaleur a entrainé une forte demande qui n’est pas couverte par la capacité de production existante malgré le fonctionnement optimal des ouvrages. Cela se traduit par des situations allant des baisses de pression à des manques d’eau dans les zones de Dakar ville et Banlieue ainsi que Rufisque

La Sénégalaise Des Eaux a mobilisé toutes ses ressources 24H/24H, mis en place un dispositif renforcé de camions citernes et opère des manœuvres en permanence pour atténuer les désagréments causés aux populations.

La Sénégalaise des Eaux espère que ces mesures permettront de limiter les nuisances pour ses clients et regrette cette situation indépendante de sa volonté.

Pour plus d’information vous pouvez joindre le Centre d’appels de la SDE sur le numéro vert 800 00 11 11 (Appels gratuits)La Sénégalaise Des Eaux

 Baisse de 5,2% de la consommation d’électricité

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La consommation d’électricité du Sénégal a connu une baisse de 5,2% à l’issue du mois de mai 2019 comparée à la même période de l’année 2018, selon les données établies par la Société nationale d’électricité (Senelec).

Cette consommation s’est établie à 242,4 millions de kwh contre 255,6 millions de kwh au terme du mois de mai 2018, soit un repli de 13,2 millions de kwh.

Cette situation est occasionnée par la moyenne qui s’est repliée de 21,5% à 65,5 millions kwh contre 83,5 millions de Kwh en mai 2018. Quant à la basse tension, elle a contribué, bien que faiblement, à la baisse d’ensemble avec un repli de 0,6% à 153,4 millions de Kwh contre 154,2 millions de Kwh en mai 2018.

De son côté, la haute tension se retrouve avec une hausse de 21,9% à 21,79 millions de kwh alors que le niveau de consommation se situait à 17,9 millions de kwh un an auparavant.

Par rapport au mois d’avril 2019 où elle se situait à 272,1 millions de kwh, la consommation d’électricité enregistre également une contraction de 10,9% en glissement mensuel.MS/te/APA

Hausse de 5,7% de la production de ciment

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La production de ciment du Sénégal au terme du mois de mai 2019 a connu une progression de 5,7% comparée à la même période de l’année 2018, selon les données établies par les sociétés de cimenterie

Cette production s’est établie à 594.700 tonnes contre 562.700 tonnes en mai 2018, soit une augmentation de 32.000 tonnes en valeur absolue.

En variation mensuelle, la même tendance haussière est notée. La production de ciment passe ainsi de 564.100 tonnes au mois d’avril 2019 à 594.700 tonnes un mois plus tard (plus 5,4%). MS/te/APA

Engager le Sénégal dans une transition agroécologique Par Birame Faye,Journaliste, spécialiste en gestion de connaissances et gouvernance du secteur agricole,Coordonnateur du programme Agriculture durable à l’ONG IED Afrique et du secrétariat d’AgriCultures

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de bâtir un Sénégal vert. Sur le plan agricole, cette option exige des ruptures profondes et des consensus forts à plusieurs niveaux, si l’on veut adresser la crise écologique de façon efficace.

L’offre politique est porteuse de ruptures transformatrices d’une agriculture conventionnelle. Celle qui, depuis des décennies, peine à assurer les besoins alimentaires de la population sénégalaise et à fixer les jeunes ruraux dans leurs terroirs, malgré les importantes ressources publiques qui lui sont dédiées. En 2017, le secteur primaire a bénéficié de 175 milliards de francs CFA à titre d’investissements publics pour n’assurer que 63% de nos besoins alimentaires (RCSA, 2017). Bien au contraire, elle continue de dégrader les sols et la biodiversité et contribuer aux émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 37 % (MEPN, 2010) alors qu’on niveau mondial, « l’agriculture, la foresterie et l’usage des terres représentent 24% des émissions de gaz à effet de serre en 2010 », selon le Baromètre des agricultures familiales 2018.

Pourtant, au moins trois fonctions essentielles de l’agriculture ont été réaffirmées dans la nouvelle Lettre de politique sectorielle du Sénégal : « nourrir au mieux et durablement, sur une base endogène, les populations », « gérer durablement les ressources naturelles », « améliorer l’état nutritionnel des populations ». 

De telles ambitions exigent une remise en cause du modèle productiviste   au profit d’un système de production plus durable et respectueux des équilibres des écosystèmes dans ce contexte de   péjorations climatiques.

Au Sénégal, le rythme de dégradation du couvert forestier demeure soutenu, même si la dernière évaluation des ressources forestières du Sénégal (FAO, 2015) a relevé qu’il est passé de 45000 à 40 000 ha par an. Une perte continue de puits de carbone pendant que les émissions de gaz à effet de serre sont loin d’être maitrisées. D’où l’urgence d’engager les politiques publiques agricoles dans une transition verte pour faire face aux multiples défis complexes et étroitement liés aux objectifs de développement durable.

La longue marche agroécolo…

L’idée d’une transition agroécologique n’est pas si nouvelle au Sénégal. En 2007 déjà, la FAO avait souligné que « l’’agriculture biologique n’est plus un phénomène propre aux pays développés. En 2006, elle était pratiquée dans 120 pays sur un total de 31 millions d’hectares et représentait un marché de 40 milliards de dollars ». Elle avait ainsi recommandé le passage à une agriculture plus écologique, car elle est « capable de nourrir le monde ».

A l’échelle continentale, une conférence sur le thème « Agriculture écologique : atténuer le changement climatique, assurer la sécurité alimentaire et l’autonomie pour les sources de revenus ruraux en Afrique », a été organisée à Addis-Abéba, en novembre 2008, par l’Union Africaine (UA) et la FAO. Cette dernière a d’ailleurs été sollicitée pour appuyer l’UA à développer un plan d’action africain sur l’agriculture écologique. 

Ce plan a eu le mérite d’exister, mais jusqu’à présent, il n’a pas été traduit dans les politiques nationales. 

Cela, malgré les conclusions qui ont été mises en exergue par le Rapporteur spécial de l’ONU sur le Droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, en décembre 2010. Selon ce dernier, « l’agroécologie accroit la productivité au niveau locale », « réduit la pauvreté en milieu rural » et « facilite l’adaptation au changement climatique ».

En novembre 2015, Dakar a abrité le premier symposium panafricain sur l’agroécologie. La rencontre a été conclue par une série de recommandations parmi lesquelles la nécessité pour les gouvernements d’amorcer une phase de transition agroécologique car, l’agriculture conventionnelle telle que promue aujourd’hui dans les choix politiques a montré les limites sur plusieurs plans. Depuis la rencontre de Dakar, les mouvements sociaux ont continué le plaidoyer sans effet politique majeur. C’est l’une des raisons pour lesquelles, le symposium mondial sur « l’agroécologie et les objectifs de Développement Durable », organisé à Rome en avril 2018, a rappelé aux décideurs politiques l’urgence de passer à l’action. Selon IPES-Food (2016), « les systèmes agroécologiques sont aussi per­formants que l’agriculture industrielle en termes de production totale et supérieurs en termes de résistance aux stress environnementaux, et qu’ils permettent une augmentation des rendements agricoles dans les régions où la sécurité alimentaire n’est pas assurée ». Dès lors, la question est de savoir les leviers sur lesquels l’Etat peut s’appuyer pour matérialiser une transition agroécologique efficace et durable.

Mettre en échelle l’agroécologie

Si le Sénégal s’engage dans une transition verte, il lui faudra des politiques publiques plus sensibles à la question agroécologique. Les pratiques agricoles endogènes sont nombreuses et assez documentées au Sénégal par des organisations telles que IED Afrique et d’autres. Elles ont juste la particularité d’être menées à petite échelle et expérimentées par des paysans, le plus souvent sans l’appui de la recherche ou d’une organisation d’appui au développement.

Ces expériences paysannes ont fini de prouver leur efficacité en termes d’augmentation de la productivité, de conservation de la biodiversité, de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

 Elles sont largement partagées avec les pouvoirs publics, mais ne parviennent à vaincre le scepticisme de nombre de hauts fonctionnaires qui participent à l’élaboration des programmes agricoles et au processus de prise de décision politique. Ces « éco-pessimistes » restent convaincus que, face à la demande alimentaire étroitement liée à la croissance démographique, le gouvernement ne saurait se passer d’une agriculture conventionnelle intensive, car il y va de la stabilité socio-politique.

A la suite du symposium panafricain organisé à Dakar en 2015, la FAO avait choisi le Sénégal comme pays pilote où il était envisagé   un projet de « mise à l’échelle supérieure de l’agroécologie ».  Par ailleurs, l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentaire (ARAA), le désormais bras technique de le CEDEAO en charge des questions agricoles, a récemment lancé un « Programme d’appui à la transition agroécologique en Afrique de l’Ouest », en ciblant 5 pays :  Burkina Faso, Mali, la Côte d’Ivoire, Togo et Sénégal. L’objectif est de « favoriser l’émergence, l’adoption et la diffusion de pratiques écologiquement intensives dans les exploitations familiales, mais aussi des modes de gestion et d’organisation favorisant cette adoption ».  Mieux, le Programme national d’investissement agricole de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN), dont la vocation devrait être en principe d’opérationnaliser le volet agricole de la phase 2 du Plan Sénégal émergent (PSE), donc intégrant le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal (PRACAS II), a pris en compte la dimension changement climatique et la problématique de gestion durable des terres. Ce sont des opportunités pour valoriser des pratiques agroécologiques.

Reconsidérer la place de l’arbre

Jusqu’ici, la culture extensive prime sur la protection des ressources forestières. Une approche de défrichement abusif qui a fini de déboiser le bassin agricole du Sénégal (ex-bassin arachidier). Et pour cause, pendant des décennies, le modèle de production a donné peu de considération à l’arbre, pourtant facteur majeur de conservation et de fertilisation des sols. L’Etat continue de subventionner l’agriculture, mais n’impose pas aux paysans la valorisation de l’arbre fertilitaire ou fruitière dans les terres de cultures. Une   transition agroécologique supposerait que l’on reconsidère la place de l’arbre dans les exploitations agricoles pour renforcer la qualité du sol et même protéger les cultures contre certains auxiliaires ravageurs. A ce propos, la recherche a démontré que la Régénération naturelle assistée des arbres est l’une des meilleures stratégies de reverdissement des terres agricoles. Il consiste à protéger les espèces endogènes disponibles dans les périmètres agricoles. D’ailleurs, cette approche a donné de résultats dans l’ex-bassin arachidier depuis les années 1980, à travers la mise en œuvre de plusieurs programmes comme le   Projet de reforestation dans le nord du bassin arachidier (PREVINOBA), le Projet agroforestier de Diourbel (PAGF), et dans d’autres pays du Sahel comme le Niger.

Eviter le reboisement systématique

Au contraire, le reboisement systématique n’est pas la voie indiquée. L’effort de reboisement et l’engagement des parties prenantes ont souvent été liés à la vie des programmes. Le taux de survie des plants est faible et la pérennisation des initiatives de reboisement est difficile.  D’ailleurs, l’administration forestière, dans le cadre de sa mission de reboisement, privilégie les espaces protégés et maîtrisés. Une approche développée dans le cadre du projet de la Grande muraille verte lequel a le délicat défi d’être appliqué en zone pastorale où la mobilité du bétail est un enjeu majeur.  Par conséquent, « la promotion de l’agroforesterie permettrait de contourner les contraintes foncières (rareté et pauvreté des terres affectées au reboisement) et celles qui sont liées au reboisement et au calendrier cultural surchargé du paysan, tout en renforçant les capacités productives des terres et en limitant les défrichements en rapport avec l’agriculture extensive » (Diouf et Al, 2002).

Garantir la participation

Il est clair que le changement des pratiques agricoles ne se décrète pas par des lois et des règlements, mais implique un engagement des acteurs notamment les producteurs agricoles à travers un dispositif d’appui-conseil fonctionnel qui leur soit proche. Par conséquent, la mise en place et l’animation de cadres de concertation nationaux, régionaux et communautaires sur la thématique de l’agroécologie est une condition sine qua non à la réussite de la transition. Une bonne démarche consisterait à consolider les plateformes locales multi-acteurs existantes et de les engager dans un cadre de gouvernance participative et la mise en œuvre d’une approche territoriale de développement de l’agroécologie.

En définitive, l’autre défi sera la réorientation progressive du budget agricole vers la promotion des intrants plus écologiques aux détriments des solutions chimiques, si vraiment on veut reverdir le pays et faire de ce que nous mangeons notre premier médicament.Birame Faye,Journaliste, spécialiste en gestion de

connaissances et gouvernance du secteur agricole,Coordonnateur du programme Agriculture durable à l’ONG IED Afrique et du secrétariat d’AgriCultures NetworkContact : fayebirame418@gmail.com

Dagana : Les Oiseaux Dévorent 70 % Des Récoltes De Contre-Saison  

http://www.walf-groupe.com  D’importantes récoltes ont été ravagées par les oiseaux granivores dans le département de Dagana. Pas moins de 70 % des cultures arrivées à maturité ont été dévorés par ces prédateurs. Ce qui menace fortement la campagne hivernale des producteurs de la zone

Dans le département de Dagana, les riziculteurs risquent de ne pas aller en campagne d’hivernage cette année. Cela, parce que 70 % du riz cultivé à l’occasion de la contre-saison chaude, qui s’achève, sont dévorés par les oiseaux granivores. Le mal est si ancré et la situation quasi chaotique que les professionnels du secteur ont eu l’obligation de tirer la sonnette d’alarme. En réalité, aucun espoir n’est permis d’autant que la présence de ces prédateurs est permanente. En somme, ainsi que nous l’ont indiqué bon nombre de riziculteurs avec qui on a échangé, les oiseaux granivores font la loi.

Des nuées d’oiseaux, assimilables à de grands nuages noirs, accueillent le visiteur au niveau des périmètres rizicoles. Forts de ce constat, les responsables de paysans qui ont fait l’état des lieux invitent l’Etat à trouver les voies et moyens adéquats pour lutter, efficacement, contre ce fléau. Et, pour ce faire, nos interlocuteurs de convoquer la lutte aérienne. L’argument béton qu’ils brandissent est que les voisins mauritaniens ont annihilé les assauts des oiseaux granivores en luttant par la voie des airs. Nos interlocuteurs précisent, dans la foulée, que les moyens terrestres mis à la disposition des éléments de la Direction de protection des végétaux (Dpv) ne peuvent être un moyen de lutte efficace pour circonscrire le mal que constitue la présente attaque aviaire. A les en croire, c’est le seul recours valable pour les sortir du bourbier dans lequel ils sont empêtrés. Aujourd’hui, la question que tout le monde se pose, est de savoir si la campagne d’hivernage va connaître le succès escompté. Les banques et autres bailleurs de fonds vont, bien évidemment, réfléchir par deux fois, avant de renflouer, à nouveau, les caisses d’organisations paysannes qui peinent à payer leurs dettes. A cela s’ajoute le poids du découragement chez les riziculteurs qui soutiennent en avoir ras-le-bol d’avoir, en permanence, la menace des calamités, comme une épée de Damoclés après tant d’efforts aux champs.Gabriel BARBIER

A QUELQUES JOURS DE LA TABASKI, LES ÉLEVEURS DANS LE DÉSARROI

NETTALI.COM – La publication du jour du quotidien EnQuête a ouvert sur les préparatifs de la Tabaski 2019. Ainsi, le grand dossier que notre confrère a consacré au sujet comporte un entretien accordé par Ismaïla Sow, président du Conseil national de la Maison des éleveurs. Ce dernier a alerté sur les contrecoups néfastes prévisibles d’une situation désastreuse.

« La situation des éleveurs, informe Ismaïla Sow, est actuellement très dure, parce que l’hivernage est en retard dans beaucoup de zones. Ce qui fait que beaucoup d’éleveurs sont obligés de se déplacer vers l’Ouest, dans les régions de Tambacounda, car dans la zone nord qui est à vocation pastorale, il n’y a plus de pâturage. Les bergers sont concentrés vers Tambacounda où l’hivernage a déjà démarré dans la zone de Koumpentoum. Et là-bas aussi, on note, malheureusement, une rupture de la saison, depuis quelque temps. Il y a aussi le prix des aliments de bétail qui a considérablement augmenté. Ce qui rend encore la situation plus difficile. Dans certaines zones, le sac d’aliment de bétail coûte jusqu’à 10 000 F Cfa. C’est la catastrophe pour les grands éleveurs ».

A la question de savoir si l’Etat a alloué des subventions aux éleveurs, il répond par l’affirmative.  « Oui, l’Etat a débloqué de l’argent pour subventionner l’aliment de bétail ». Cependant, avertit-il : « Mais,  pour vous dire la vérité, la subvention ne peut pas régler le problème des éleveurs. L’Etat a fait ce qu’il devait faire. Des fonds sont disponibles au niveau de la Caisse nationale de crédit agricole (Cnca) pour subventionner les aliments de bétail dans les différents départements du Sénégal. Mais ce n’est pas du tout suffisant, car l’aliment de bétail seulement ne suffit pas. Il faut aussi du fourrager pour faire vivre les animaux ».

« Notre rôle, souligne-t-il, c’est de former les éleveurs et être leur interlocuteur auprès de l’Etat et des partenaires. Nous avons établi un programme de formation pour les aider et les orienter dans la résilience. Le problème que nous avons maintenant, c’est le code forestier qui est très sévère pour les éleveurs. Je pense que l’Etat doit le revoir et discuter avec les éleveurs et les agents des eaux et forêts. Il faut aujourd’hui une concertation avec tous les acteurs compétents pour mettre en place, ensemble, un code forestier qui accorde aux éleveurs une certaine tolérance pendant les périodes de soudure, parce qu’ils ont besoin des ressources naturelles. Il faut réunir les éleveurs, les forestiers et tous les techniciens pour discuter ensemble. On sait qu’on ne doit pas couper les arbres, mais on peut les tailler en période de soudure, pour faire paître les animaux, parce que même pour garder les arbres comme il faut aussi, il faut les tailler. Et sans sensibilisation et un bon code forestier, certains vont malheureusement continuer à couper les arbres pour faire paitre leurs bêtes, car ils ignorent que cela a des conséquences négatives, à long terme, sur le secteur ».

Silence, L’école Sénégalaise Se Meurt Par Assane KANE & Madany TALL

Tel semble être le constat à l’analyse des résultats provisoires du Baccalauréat millésime 2019 au Sénégal. Les faibles taux de réussite enregistrés au premier tour traduisaient déjà la longue agonie dans laquelle est plongée l’école sénégalaise depuis des décennies. Les résultats définitifs (37,22 % de réussite au niveau national) ne sont guère meilleurs que les tendances des dernières décennies et présentent des disparités inquiétantes selon les régions et les établissements.

En effet, aucune région du Sénégal n’atteint la barre des 50 % de réussite depuis plusieurs décennies. Pire, certaines régions comme Kaffrine n’atteignent même pas 25 % de réussite en 2019. Avec un taux moyen de 24,03 % sur l’ensemble de la région, c’est à peine 1 élève sur 4 qui a réussi au bac 2019 à Kaffrine. Nos résultats nationaux demeurent ainsi ridicules, en comparaison à certains pays comme le Maroc qui affiche un taux de réussite avoisinant les 78 % (plus de 3 élèves sur 4).

Notre indignation est d’autant plus grande, au regard du traitement médiatique dont ce désastre a fait l’objet ; la presse nationale préférant se focaliser sur le tee-shirt d’untel ou sur les hypothétiques vaudous béninois au détours d’un match de quart de finale de Can. Ces épiphénomènes et leurs excroissances constituent des révélateurs significatifs de l’état chaotique du système éducatif sénégalais et de ce qu’il produit en sortie, ainsi que l’indifférence totale dont il semble faire l’objet au sein de la société sénégalaise. Et si nous voulons nous consoler devant cette tragédie des temps modernes incarnée dans les résultats du baccalauréat 2019, nous ne pouvons qu’invoquer les taux catastrophiques jamais atteints de 31,3 % réalisés tout récemment en 2014 et 2015 sous l’actuel régime de Maky Sall. L’année 2019 ne pouvait être pire.

Cependant, la longue descente aux enfers que nous observons dans notre système éducatif, transcende les différents régimes gouvernementaux ainsi que le traitement médiatique qui peut lui être réservé. Elle semble trouver son origine dans les aléas et vicissitudes de la vie économique des années 80 et 90, même si la dégradation observée ces deux dernières décennies reste profonde et spectaculaire. Le plan d’ajustement structurel et le resserrement budgétaire qui s’en est suivi constituent en effet les éléments déclencheurs de la crise de l’éducation au Sénégal. Si «l’année blanche» de 1988 semblait marquer le début du coma de notre système scolaire et universitaire et «l’année invalidée» de 1993 venir brutalement aggraver sa pathologie, les résultats du baccalauréat 2019 reflètent davantage l’état végétatif dans lequel se trouve l’Education nationale dans toutes ses dimensions.

Comment comprendre qu’un Etat puisse consacrer plus de 41 % de son budget de fonctionnement à un des secteurs névralgiques de son économie et produire en sortie un système aussi opaque, illisible et inefficient que le système éducatif sénégalais. L’ironie du sort réside dans le fait que nous n’arrivons même pas à obtenir un pourcentage de réussite au baccalauréat équivalant au pourcentage du budget national alloué au secteur concerné.

Par ailleurs, les publications annuelles de l’Unesco sur l’enseignement montrent que des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Burkina Faso réalisent des taux de scolarisation bruts remarquables au primaire et au secondaire (entre 98 % et presque 100 % en 2017), en y consacrant une part de leur budget national relativement beaucoup moins importante, alors que le Sénégal atteint à peine 84 % de taux de scolarisation brut sur le même segment, accompagné d’une aggravation continue du décrochage scolaire dans le secondaire au cours des dernières années. En termes plus clairs et directs, comment expliquer que notre système d’enseignement produise des élèves de 6ème qui ne savent pas écrire leurs noms ; des enseignants qui n’ont pas les outils nécessaires pour s’approprier le programme pédagogique qu’ils doivent dispenser ou des étudiants titulaires du baccalauréat qui peinent souvent à distinguer un COD d’un COI ?…

La liste des maux est longue et le chantier est vaste. Il serait même trop ambitieux de vouloir résumer tous les tenants et aboutissants de la problématique de l’enseignement au Sénégal dans une seule contribution. Cela est d’autant plus vrai que les causes et effets de ce chaos s’imbriquent et se confondent dans une illisibilité rendant improbable toute analyse globale. En effet, des esprits plus aguerris et des instances mieux outillées se sont penchés sur le «patient», mais il faut convenir que les thérapies préconisées et appliquées ça et là se sont avérées inefficaces. De multiples initiatives ont été mises en oeuvre pour mettre fin à la mort lente de l’école sénégalaise. Des Etats généraux de l’éducation aux Assises de l’éducation, en passant par les divers programmes type Pdef ou Paquet A, les divers régimes qui se sont succédés ces dernières années n’ont pu trouver dans leurs parades respectives, des solutions durables pour sortir l’école sénégalaise de l’ornière.

Le Paquet (Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence, Secteur Education 2013/2025) est la dernière trouvaille de l’actuel régime pour réanimer un système en situation de mort clinique. Il succéde au Pdef ( Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation) initié sous la gouvernance Diouf, puis repris et adapté par le gouvernement Wade. Ses objectifs visent, entre autres, un accès universel à l’éducation, mais surtout une amélioration de la qualité de l’enseignement et de la productivité des divers acteurs.

Mais les chiffres sont tétus et il faut convenir que le bilan de la première phase du Paquet (2013-2015) est très mitigé en dépit de la volonté du gouvernement de présenter des résultats partiels positifs. Cette volonté d’enfumage tout aussi perceptible dans d’autres secteurs de notre économie, révéle une certaine impuissance à trouver des solutions susceptibles de remettre véritablement sur pied notre système éducatif. Le programme Paquet s’en trouve d’ailleurs rallongé de 5 ans par l’actuel gouvernement, avec une deuxième phase 2018-2030 qui peine à trouver son chemin.

Il est alors légitime de s’interroger sur la nature des réponses préconisées pour redonner un nouveau souffle à un système visiblement sclérosé. Les différentes réponses apportées successivement semblent conjoncturelles ou mal calibrées face à des problématiques beaucoup plus structurelles dans leurs réalités. Au vu des moyens engagés dans l’éducation, il apparait évident qu’il subsiste une absence totale de rationalisation des ressources allouées, mais aussi une mauvaise exécution des politiques sectorielles qui trahit l’incapacité de nos dirigeants actuels à exécuter une politique publique de l’éducation pouvant donner des bons résultats.

Nous héritons alors d’un système éducatif atrophié à tous les niveaux, dont les causes d’échecs sont proteiformes et tout aussi préoccupantes les unes que les autres. On peut citer entre autres problématiques :

* Des curricula et méthodes d’évaluation des connaissances non adaptés aux réalités que vivent nos élèves et enseignants :

– Programmes et méthodes pédagogiques inutilement complexifiés et difficiles à appliquer pour beaucoup d’enseignants mal formés et peu accompagnés

– Promotion du «Zéro redoublement»

– Méthodes d’évaluation des élèves dictées par l’Inspection d’académie et qui ne laissent plus aucune marge de manoeuvre à l’enseignant…

* Des infrastructures manquantes ou vétustes. A titre d’exemple, le nombre d’abris provisoires s’élevait à la fin de l’année 2017, à plus de 6 800 abris sur un total de plus de 68 000 salles de classes (10 % du parc scolaire en primaire et secondaire). Comment peut-on admettre dans notre pays, qu’une salle de classe sur 10 soit construite en banco, «crintin», paille et branchages qu’il faut très souvent reconstruire à chaque rentrée des classes parce que détruite par les pluies hivernales, alors que des cas de corruption et de détournement de deniers publics sont régulièrement portés sur la place publique.

* Une politique peu lisible et mal coordonnée avec plusieurs projets parallèles au programme principal (projets Lpt, Rap, poursuite de certaines méthodes du Pdef, etc.).

* Une mauvaise allocation budgétaire par secteur et des sources de financement mal coordonnées qui traduisent une mauvaise définition des priorités par le gouvernement. C’est ce que suggère le projet Rap (Renforcement de l’appui à la protection des enfants) financé à 4,6 milliards de francs Cfa. Ce projet vise, entre autres, à protéger une population cible de 760 000 élèves de 3 à 18 ans avec 243 ouvrages annexes (notez-le bien, annexes). Ces ouvrages annexes peuvent aller du mur de clôture dans des établissements triés sur le volet (allez savoir comment), à des espaces dénommés «amis des enfants» pour amuser la galerie, en passant par des «bancs maçonnés» (allez savoir ce que c’est un banc maçonné). Alors que dans des communes comme Kédougou, 3 salles de classes sur 5 sont des abris provisoires en paille et banco dans lesquelles élèves et enseignants prient ensemble tous les jours pour que la pluie ne vienne suspendre les cours.

* Une politique de l’éducation non adaptée à nos réalités sociales et sociétales et qui affiche en toute logique des résultats contreproductifs. En exemple, il a été rapporté que le concept de «Gouvernement scolaire» du programme Paquet a entraîné une dégradation des résultats scolaires de beaucoup d’élèves du secondaire qui avaient de très bonnes évaluations auparavant. Beaucoup de ces élèves privilégient régulièrement des activités périscolaires mal adaptées auxquelles ils ne sont pas préparés, au détriment des vrais enseignements dispensés en classe.

* Le manque de formation des enseignants qui représente un des plus grands fléaux de notre système éducatif. Nous sommes sans doute nombreux à regretter l’ancien système de recrutement et de formation des enseignants avec l’Ecole normale supérieure, devenue maintenant Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef). A l’inverse, nous déplorons profondément le processus actuel de recrutement et de formation des enseignants vacataires dont les quelques séminaires organisés en amont de la prise de fonction ne suffisent guère à rendre à notre éducation ses lettres de noblesse, au contraire.

* Les grèves récurrentes à tous les niveaux du système scolaire et universitaire qui ont négativement impacté le processus d’acquisition des connaissances pour plusieurs générations. Cette situation entraîne, entre autres, un développement accéléré des étabissements privés sur l’ensemble du territoire national, au détriment de la qualité de l’enseignement dans les établissements publics.

* Les détournements de fonds qui gangrènent le processus d’attribution des marchés publics dans le secteur de l’éducation. Des cas de fraudes ont été révélés sous l’administration du précédent ministre de l’Education nationale et portés à la connaissance de l’Ofnac (l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption), concernant l’attribution présumée frauduleuse de marchés publics de constructions d’équipements éducatifs (réhabilitation des lycées Mariama Ba et Ahmet Fall, construction de 9 collèges et de 250 salles de classe dans les régions de Dakar, Tamba, Kaolack, Kolda, Thiès, Saint-Louis, Kaffrine, Ziguinchor et Fatick).

* Le faible niveau de rémunération des enseignants du primaire et du secondaire au regard de la noble mission qui leur est dévolue et de leurs conditions de travail difficiles.

Il en découle un système éducatif quasi-censitaire qui, non seulement consacre la rupture de l’égalité entre citoyens, mais ne propose aux plus défavorisés que la déperdition scolaire et une dé-scolarisation précoce. Cette liste de maux, loin d’être exhaustive, peut constituer une base de travail pour qui souhaite contribuer à l’ébauche de solutions durables pour la renaissance de notre système éducatif, jadis tant convoité dans toute la sous-région. A la République des Valeurs, nous consacrons déjà et continuerons à consacrer nos plumes et toutes nos énergies à ce noble projet de reconstruction ô combien déterminant pour la survie de notre société, car il s’agit bien de cela.Assane KANE & Madany TALL

République des Valeurs Diaspora – Usa/France

Pour contrer l’hypertension et les maladies rénales, il faut revoir nos habitudes culinaires, selon un médecin

http://www.lactuacho.com Le professeur Abdou Niang, chef du service de néphrologie de l’hôpital Dalal Jaam de Guédiawaye, (banlieue de Dakar), a souligné samedi la nécessité d’éduquer les sénégalaises à davantage éviter l’excès de sel dans les mets qu’elles préparent afin de prévenir l’hypertension artérielle et les maladies rénales.

‘’Nous devons éduquer la femme sénégalaise, qui s’occupe souvent de la cuisine pour qu’elle mette moins de sel dans ce qu’elle prépare parce que le problème est que nous consommons trop de sel ’’, a-t-il notamment déclaré.

Le professeur Niang intervenait à une conférence publique sur les maladies non transmissibles, une rencontre qui était à l’initiative de l’Association ‘’Docteur Nakamou’’, à Dakar.

‘’Si la femme a une bonne éducation culinaire elle va sauver la famille de l’hypertension artérielle et des maladies rénales, mais cela est plus facile à dire qu’à faire’’, a souligné le médecin. Selon lui, la prévalence de l’hypertension artérielle pourrait baisser si les femmes révisaient leurs habitudes culinaires.

Il a ainsi relevé le grand écart entre la consommation de sel des sénégalais par jour estimé à 30 grammes et aux recommandations qui nous disent qu’il faut 3 grammes par jour.

‘’Vous imaginez ! Et malgré cette quantité, nous continuons à mettre des bouillons dans notre plat donc le problème ce n’est pas les bouillons mais c’est parce que nous consommons trop de sel’’, s’est-il exclamé.

Il a averti que si rien n’était fait, la situation risquerait d’être catastrophique dans les décennies à venir.

Incinération de 1107 kg de cocaïne Sur 1110 Saisis : Le four Clinker emporte plus de 88 milliards FCFA et brise le rêve des narco-trafiquants.

La cocaïne, d’une quantité de plus d’une tonne, récemment saisie au port de Dakar par les douanes sénégalaises, a été incinérée samedi à la zone industrielle de Kirène, sur la route de Mbour, en présence de membres du gouvernement sénégalais, des autorités douanières et de représentants des forces de sécurité.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, son collègue des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le directeur général des Douanes, Oumar Diallo et des autorités administratives ont assisté à l’incinération.

L’opération a consisté à mettre dans le four d’une cimenterie érigée dans la localité l’ensemble de la drogue mise dans des sachets.

La cocaïne d’une quantité totale de 1107 kilogramme incinérée samedi fait partie de la saisie de 1110 kilos saisis entre le 26 et le 30 juin dernier par les douanes au port de Dakar.

Cette importante quantité de drogue avait été découverte sur quinze véhicules d’un lot qui en contenait des dizaines. Il s’agissait de voitures neuves convoyées par un bateau en provenance du Brésil et à destination de Luanda, en Angola, avait expliqué l’administration douanière dans un communiqué.

’’Cette importante quantité de drogue est la somme de trois prises effectuées en mai et juin dernier avec respectivement 72 kg de cocaïne au niveau de la subdivision des douanes de Gouloumbou (Tambacounda) et 240 kg puis 798 kg au port autonome de Dakar’’, a rappelé le ministre sénégalais des Finances et du Budget.

Abdoulaye Daouda Diallo a précisé que la saisie totale faisait 1110 kilogramme mais seulement 3 kg n’ont pas été incinérés et sont entre les mains de la police scientifique pour les besoins de l’enquête.

Au terme de l’opération, Il a salué la ’’performance des forces de défense et de sécurité dans la saisie de cette importante saisie, fruit d’une collaboration entre ses différents corps et les partenaires internationaux à travers le renseignement.

Diallo a réaffirmé la détermination du gouvernement sénégalais à combattre le trafic de drogue afin de faire en sorte que le Sénégal ne devienne pas un pays de drogue.

En termes de valeur, le ministre des Finances et du Budget a évalué cette ’’saisie record’’ à quelque ’’250 milliards de FCFA’’, soit les deux bateaux qui convoyaient la drogue, les véhicules neufs dans lesquels elle était dissimulée et la drogue elle-même dont le gramme est estimé à 80.000 FCFA.

Interrogé sur le choix de cette mode de destruction en zone industrielle, à l’opposé de ce qui se faisait en plein air, aux Mamelles notamment, Abdoulaye Daouda Diallo a indiqué que c’est pour des raisons de sécurité des populations environnantes.

Il a insisté sur le fait que la cocaïne, contrairement au chanvre indien, nécessite beaucoup de temps pour sa décomposition pour sa destruction totale.

’’Avec ce four des Ciments du Sahel qui brûle à plus de 1600 degré, il n’y a pas de risquer d’assister à des résidus’’, a-t-il fait valoir.

LE LIVRE DÉDIÉ AU PR ASSANE SEK PARTICIPE À ‘’L’ÉDIFICATION DE LA MÉMOIRE’’ (CHERCHEUR)

Dakar, 27 juil (APS) – Le livre ‘’Un homme de son temps, hommage au professeur Assane Seck’’, un recueil de témoignages écrit sous la direction des professeurs Alpha Amadou Sy et Mouhamadou Fadel Dia, est une contribution à l’édification de la mémoire politique et culturelle du Sénégal, a soutenu le professeur Ibrahima Wane, un spécialiste de la littérature africaine.

‘’Ce livre participe à l’édification d’une mémoire politique comme culturelle du Sénégal qui est une demande fondamentale’’, a-t-il notamment dit au moment de présenter l’ouvrage samedi au Centre de recherche ouest africain (WARC en anglais).

Il a félicité les éditeurs d’avoir ‘’récité l’hommage et laissé des empreintes sur les traces de l’homme’’. Ces traces ne sont pas seulement des empreintes, mais ‘’un chemin pour qui sait les lire’’, a-t-il avancé.

L’ouvrage de 144 pages regroupe des témoignages des compagnons du Pr Seck, à l’image de l’ancien Driecteur général de l’UNESCO, Amadou Moctar Mbow, avec lequel, Assane Seck a vécu les épreuves de la deuxième Guerre mondiale, les amphithéâtres de la Sorbonne en France, l’expérience d’enseignant d’histoire – géographie et les combats politiques au Parti du regroupement africain (PRA).

Un autre compagnon, Amadou Ndéné Ndaw revient sur les combats politiques partagés entre 1956 et 1970, notamment les périodes du Mouvement autonome de la Casamance (MAC) au PRA en passant par la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO).

‘’Ce qu’on retient ici, c’est le contexte difficile de ces luttes marquées par la répression sous forme d’intimidation et de liquidation même physique’’, a souligné le présentateur du livre.

Les témoignages contenus dans l’ouvrage et issus de la table-ronde organisée par la section sénégalaise de la Communauté de culture (CACSEN) pour honorer Assane Seck décédé en 2012 à l’âge de 93 ans mettent en exergue ‘’un homme des valeurs à la valeur’’.

Le professeur Assane Seck qui bat le record de longévité au sein d’un gouvernement du Sénégal pour y avoir fait dix-sept ans de 1966 à 1983 a été tour à tour ministre des Affaires culturelles de 1966 à 1968 puis 1978 à 1981, de l’Education nationale (1968-1973), des Affaires Etrangères (1973-1978) et de l’Equipement (1981-1983)

Il est avant tout un homme de culture témoigne ses compagnons, car il a été comédien et metteur en scène dans la pièce ‘’Bigolo’’. Pour le professeur de philosophie Alpha Amadou Sy, ‘’ce livre s’inscrit dans la question de la transmission, de l’héritage’’.

‘’Un an après le décès du professeur Assane Seck, nous avions rendu hommage à cet immense homme et nous avions reçu des contributions tellement denses qu’on s’est dit que pour la postérité, il serait bon que cela soit édité et publié’’, a-t-il rappelé.

Six ans après, les lecteurs vont découvrir à travers ce livre, ‘’un homme multidimensionnel, homme de science, de synthèse, un éminent géographe, militant de la culture et homme politique’’. C’est aussi dira son fils aîné, Docteur Karim Seck, ‘’un père exceptionnel qui a un ancrage fusionnel à la Casamance’’.

Les professeurs Abdoulaye Bathily, Abdoulaye Elimane Kane, El Hadji Malick Sy ‘’Souris’, etc., ont fait découvrir d’autres facettes du professeur Assane Seck dont le centenaire sera célébré en novembre 2020 à Marssassoum en Casamance au sud du Sénégal son village d’origine.FKS/AKS

G-Hip Hop et Prince Claus Fund : Fou Malade nie une liaison quelconque avec les LGBT

http://www.seneweb.com La communauté LGBT est un sujet qui passionne au Sénégal et si le débat s’est installé récemment, force est de constater que les acteurs de ladite communauté ont longtemps agi pour s’implanter au Sénégal. C’est à travers des structures et des personnages influents qu’ils font passer leurs messages. Les Sénégalais le savent, désormais

Comme si une pensée s’était emparée de certains d’entre les Sénégalais, il y a une volonté de « démasquer » des personnes qui auraient liens avec les acteurs qui promeuvent le droit des LGBT. Personnalité influente et engagée dans divers combats pour la société sénégalaise, Malal Talla alias Fou Malade a été « victime » de cette déferlante à travers le mouvement G – Hip Hop.

Contexte :

En prélude du festival Guédiawaye By Rap 5eme édition, les membres du G – Hip Hop ont présenté un programme intitulé « Dialogue pluriel ». « Ce programme, soumis à un appel d’offres sur internet, a eu le soutien de la fondation Prince Claus », révèle-t-il à SeneNews. Il a été question pour le G – Hip Hop et ses partenaires de travailler à sensibiliser la population sur la nécessité de « faciliter le vivre ensemble ».

« Ce projet a été initié au moment où le débat communautaire prenait une mauvaise tournure. On se rappelle du cas Penda Ba et autres. Nous avons donc voulu mettre en place cette idée pour renforcer la cohésion sociale », avance Fou Malade pour ce qui est de la genèse de ce projet appuyé par Prince Claus Fund.

Dans un Sénégal où inter-agissent parfaitement les communautés, ce programme venait comme pour consolider des acquis immémoriaux. Le cousinage vivant ses meilleures heures dans ce pays où chrétiens et musulmans, par exemple, se marient et fondent des familles mixtes. La structure dont fait partie Fou Malade a compris qu’il fallait préserver les acquis.

« G-Hip Hop, étant une organisation culturelle, ses sujets tournent autour de la société et de son bien vivre », souligne-t-il en substance. A le suivre, entrer en partenariat avec des fondations et des structures telles Prince Claus Fund n’est pas chose inventée. Seulement, « il faut être ferme dans ses convictions, devant elles. Elles n’osent pas instruire des angles d’intervention contraires à nos réalités », tonne le rappeur.

Ces propos sont d’ailleurs bien soulignés dans la vidéo récapitulative (voir ci-dessus) des rencontres faites par le G-Hip Hop lors de cette campagne de sensibilisation appuyée par la fondation Prince Claus.

Les couleurs utilisées font débat

La Fondation Prince Claus a été créée en 1996 et porte le nom de Prince Claus des Pays-Bas. Depuis 1997, le Fonds remet chaque année les prix internationaux Prince Claus, récompensant des personnes et des organisations reflétant une approche progressive et contemporaine des thèmes de la culture et du développement. Les bénéficiaires sont principalement situés en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

A la lumière de la motivation de cette collaboration entre le G – Hip Hop et Prince Claus Fund, les acteurs du mouvement sis à Guédiawaye ont voulu représenter la pluralité de la société sénégalaise. « Quoi de mieux que des couleurs diverses pour montrer ça », appuie Fou Malade, alors accroché au téléphone par la rédaction de SeneNews.

Cette précision fait suite à une publication de Makiavel King, sur Facebook, dans le groupe intitulé Y EN A MARRE .  Ce dernier a « fouillé » la fondation Prince Claus et a effectivement posté des photos dans lesquelles elle affiche son soutien à des homosexuels. Ladite fondation a une branche qui soutient le mieux vivre ensemble, comme promut par G – Hip Hop, par ailleurs.

Questionné sur les bases de cette collaboration avec Prince Claus Fund, Fou Malade a botté en touche une quelconque idée de promotion de la cause LGBT. Pour Fou Malade, « c’est un ramassé de posts visant à décrédibiliser » sa personne et les combats qu’il mène à travers Y’en a marre.

La position de Fou Malade sur l’homosexualité

L’activiste a, depuis très longtemps, montré qu’il était contre toute forme d’homosexualité. En effet, il l’a bien démontré lors d’une émission spéciale Tabaski. Invité par Dj Boubs, il avançait que « l’homosexualité, c’est un choix de cohabitation avec les matières fécales » (-pouss p**pe leu-)

La plus grande conviction de Fou Malade est que « l’homosexualité n’est pas importée. Tout ce qui a appellation dans une société, existe dans celle-ci ». Le rappeur de souligner que « les Occidentaux veulent promouvoir cette forme de relations alors que nos pays n’ont pas les mêmes paradigmes ».

Étayant ses propos et démontrant qu’il ne saurait militer en faveur des acteurs LGBT, il nous révèle une anecdote avec l’institut Panos. « Il nous ont appelés pour nous présenter un programme. Dans ce programme, il y avait une partie qui traitait de la diversité sexuelle. Je leur ai dit que c’était une appellation détournée de l’homosexualité. Je leur ai dit qu’on ne travaillerai pas avec eux. Et depuis, leur directrice qui est une Camerounaise, a une dent contre moi. J’ai mes convictions », soutient-il pour conclure.

PARRAINAGE ET ELECTION PRÉSIDENTIELLE : Une longue histoire d’évolutions et de révolutions

http://lesoleil.sn/ Perçu comme une nouveauté introduite à la dernière élection présidentielle, le parrainage n’en est pas une. Il se confond à la vie démocratique sénégalaise puisqu’instituée depuis 1963 avec comme seule philosophie de « rationaliser les candidatures » et de les rendre « pertinentes ». Le parrainage connaitra de nombreuses évolutions dans la marche démocratique du pays.

Traitant de son cadre législatif, Madieyna Bakhoum Diallo, magistrat et directeur de cabinet du président du Conseil constitutionnel, a appris à des journalistes réunis à Saly que le parrainage est apparu pour la première fois en 1963 avec la loi constitutionnelle n° 63-22 du 7 mars 1963. Le parrainage institué en 1963 était à la fois un « parrainage-citoyen et un parrainage par des élus », selon M. Diallo. L’Article 24, al. 2 Constitution, issue de cette loi indiquait qu’« aucune candidature n’est recevable si elle n’est accompagnée de la signature de cinquante électeurs dont dix députés au moins ». Par conséquent, selon lui, à l’époque, « toutes les candidatures étaient concernées par la question de la présentation (par les électeurs et par les élus) ». Le parrainage connaitra différentes modifications jusqu’à la dernière révision constitutionnelle de mai 2018. S’il a toujours existé, l’esprit du parrainage a toujours été sous-tendu par une « volonté de rationalisation des candidatures ».

Le texte de 1963 connaitra bientôt une petite modification en ce sens que l’obligation de se faire parrainer n’était plus exigée aux candidats présentés par les partis légalement constitués. La révision constitutionnelle de 1967 posait ainsi qu’« aucune candidature n’est recevable si elle n’est présentée par un parti politique légalement constitué ou si elle n’est accompagnée de la signature de cinquante électeurs dont dix députés au moins ». En 1991, le texte de l’article 24 a fait l’objet d’une nouvelle modification. Celle-ci stipulait que « toute candidature, pour être recevable, doit être présentée par un parti politique légalement constitué ou être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au moins dix mille inscrits domiciliés dans six régions à raison de cinq cents au moins par région ». Pour le magistrat Diallo, l’innovation est de taille. « Le Constituant revoit à la hausse le nombre de parrains qui passait de 50 à 10.000 avec l’obligation d’une répartition géographique dans 6 régions à raison de 500 au moins par région. Par la même occasion, le parrainage par les élus a été abandonné », a-t-il expliqué.

Evolution du texte

Le texte connaitra juste après la présidentielle de 2000 une autre évolution. L’article 24, devenu l’article 29, de la Constitution du 22 janvier 2001, conservait le même nombre de parrains et de régions que la loi de 1991, mais il exemptait, au même titre que les partis légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués de l’obligation d’être présentés par des électeurs. Ainsi, «toute candidature, pour être recevable, doit être présentée par un parti politique ou une coalition de partis politiques légalement constitués ou être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au moins dix mille inscrits domiciliés dans six régions à raison de cinq cents au moins par région ». Le constat dressé par le directeur de cabinet est que « malgré des conditions de plus en plus sélectives, le nombre de candidats est resté stable durant les élections de 1993 (9) et 2000 (8), puis, ce nombre a connu en 2007 (15) et 2012 (14) un pic pour atteindre presque le double du nombre enregistré lors des deux précédents scrutins ».

Il a rappelé qu’en 2007 la candidature de Yoro Fall a été déclarée irrecevable par le Conseil constitutionnel parce qu’il n’avait pas obtenu les 10.000 signatures requises. Et en 2012, trois (3) candidatures (celles d’Abdourahmane Sarr, de Youssou Ndour et de Kéba Keinde) ont été déclarées irrecevables par le Conseil pour n’avoir pas non plus totalisé les 10.000 signatures exigées. « L’objectif du constituant sénégalais – qui était d’une part, la recherche de candidats ayant une certaine représentativité au plan national et d’autre part, l’élimination en amont des candidatures fantaisistes, n’était pas atteint car, il faut le rappeler, avec les dispositions instituant la présentation des candidats (soit par les élus, soit par les électeurs), il était principalement recherché un mécanisme de rationalisation du nombre de candidatures », a commenté Madieyna Bakhoum Diallo.

Nouvelle révision constitutionnelle

Une nouvelle révision constitutionnelle est effectuée le 11 mai 2018, suivie de la modification du Code électoral (loi n° 2018-22 du 4 juillet 2018). La dernière réforme posait ainsi, en son article 29, que « les candidatures sont présentées par un parti politique ou une coalition de partis politiques légalement constitués ou par une entité regroupant des personnes indépendantes. Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant, au minimum, 0,8% et, au maximum, 1% du fichier électoral général. Ces électeurs doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région. Un électeur ne peut parrainer qu’un candidat ». De nombreuses innovations étaient ainsi dans la nouvelle loi qui pose une « alternative à trois branches », selon le magistrat. Pour lui, le Constituant a fixé un minimum et un maximum de parrains (entre 0,8% et 1% des électeurs inscrits au fichier général). Ce maximum et ce minimum sont fixés en valeur relative et non en valeur absolue. Le nombre de régions passe également de 6 à 7 tout comme le nombre de parrains par région, de 500 à 2.000 au moins par région. « Le législateur exige désormais qu’un électeur ne puisse parrainer qu’un candidat. En assujettissant « toute candidature » au parrainage, le Constituant met fin au « privilège » réservé aux partis politiques », a poursuivi M. Diallo.

Le cadre légal est très formel en ce sens que l’article 29 de la Constitution a mis en exergue que « les modalités du contrôle des listes de parrainage sont fixées par la loi ». Tout comme le Code électoral indique que « les dispositions pratiques du contrôle de ces listes sont fixées par l’autorité ou la structure chargée de la réception des dossiers de déclaration de candidature », en l’occurrence le Conseil constitutionnel. A charge pour ce même Conseil constitutionnel d’organiser le contrôle et la vérification des listes de candidatures recevables suivant l’ordre de dépôt, conformément aux dispositions de l’article 57 alinéa 10 du Code électoral. Le Conseil peut donc «mettre en place un dispositif de vérification des parrainages en présence des représentants des candidats » et « les modalités de fonctionnement de ce dispositif sont fixées par le Conseil constitutionnel ».Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Secrétariat General Du PS : La Guerre De Succession Différée

http://www.walf-groupe.com La guerre pour le contrôle de la direction du Parti socialiste entre ceux qui sont favorables au duo Aminata Mbengue Ndiaye-Serigne Mbaye Thiam et ceux qui se définissent comme des progressistes du parti aura lieu. Les protagonistes ont juste décidé de reporter le combat après la période de deuil.

La succession du défunt Ousmane Tanor Dieng à la tête du Parti socialiste (Ps) n’est pas encore réglée définitivement, malgré l’intronisation «unilatérale et informelle» de Aminata Mbengue Ndiaye par Serigne Mbaye Thiam. Ainsi, la guerre pour le contrôle de la direction du parti entre ceux qui sont favorables au duo Aminata Mbengue Ndiaye-Serigne Mbaye Thiam et ceux qui se définissent comme des progressistes et qui veulent un changement de cap et surtout un rajeunissement de la direction du parti, a été différée. Elle a été renvoyée jusqu’à la fin de la période du deuil. En effet, une voix autorisée du parti croit savoir que le combat est inévitable. D’ailleurs d’après elle, malgré le choix de Serigne Mbaye Thiam, la succession légale se tiendra après la période du deuil, après le quarantième jour de la disparition de Ousmane Tanor Dieng. D’ailleurs, des discussions auraient été tenues au plus haut sommet du parti pour tenter d’éteindre le feu qui couve «en respect à la mémoire du défunt». Ce qui serait à l’origine de cette accalmie. «Pour l’instant, le parti est en deuil et tous les protagonistes sont d’accord pour respecter cette période de deuil», explique notre source. Qui s’empresse d’ajouter : «Le Secrétariat exécutif national et le Bureau politique ne seront pas convoqués avant le 40e jour marquant le décès de notre secrétaire général. C’est seulement après cette période que la succession sera réglée. Le Secrétariat exécutif national et le Bureau politique se réuniront et convoqueront le Comité central qui à son tour choisira légalement le successeur intérimaire de feu Ousmane Tanor Dieng jusqu’au prochain congrès. Il aura pour tâche essentielle l’organisation du prochain congrès». Et à en croire notre source, toutes les structures du parti, plus particulièrement les cadres, les jeunes et même certains caciques veilleront au respect scrupuleux des textes du parti pour une succession dans les règles de l’art de Ousmane Tanor Dieng. «C’est à l’issue de ce congrès dont la date n’a pas encore été fixée que le nouveau secrétaire général du parti sera connu. Car, le temps où on imposait ou parachutait un militant contre la volonté de la majorité est dernière nous», assure notre interlocuteur

Il faut rappeler que de 1996, depuis le fameux congrès sans débat, à 2008, le Ps n’a pas organisé de congrès. En outre le dernier mandat du dernier secrétaire général avait expiré en juin 2018, mais le parti n’a pas organisé de congrès pour l’élection d’un nouveau secrétaire général. Le mandat de Ousmane Tanor Dieng avait été prorogé par les Secrétaires généraux et le bureau politique réunis. Mais de nombreux responsables socialistes avaient considéré cette méthode comme une violation des textes de la formation politique.Charles Gaïky DIENE

POURQUOI TANOR N’A PAS DIRIGÉ LE SÉNAT-BARTH’ ACCUSE MACKY ET PREND À TÉMOIN HAROUNA DIA

NETTALI.COM – Ceux qui pensent que le Haut conseil des collectivités territoriales a été créé uniquement pour recaser feu Ousmane Tanor Dieng sont servis. Barthelémy Dias vient de révéler que, selon un accord secret, c’est le défunt patron du Ps qui devait être à la tête du Sénat. Barth’ de déclarer que les socialistes ont vécu la suppression, en 2012, de cette institution comme une trahison, de la part de Macky Sall.

Au cœur des tractations secrètes entre Macky Sall et feu Ousmane Tanor Dieng, au lendemain de la victoire de Benno Bokk Yakaar, à la présidentielle de 2012, Barthelemy Dias a posé un faisceau de lumière ce dimanche, sur les marchandages serrés au sein de cette coalition, sous le mode d’un partage du gâteau.

Le maire de Mermoz-Sacré-Cœur, révélant une clause secrète du pacte liant les deux personnalités, a rapporté que le défunt leader du Parti socialiste devait être président du Sénat. Selon Dias-fils, Macky Sall a pris de court les socialistes en décidant unilatéralement de la suppression de la chambre haute du Parlement. « Il ne voulait pas voir Ousmane Tanor Dieng à la tête de la deuxième institution du Sénégal », déballe celui qui était invité à l’émission dominicale, « Sortie » de Walf Tv.

Pour renforcer son argumentaire, l’ex-patron des Jeunesses socialistes prend à témoin le milliardaire et alors conseiller spécial du chef de l’Etat, Harouna Dia. « Macky Sall ne voulait plus prendre Ousmane Tanor Dieng au téléphone. C’est ainsi que je me suis rendu à son domicile de Mermoz en compagnie de Harouna Dia pour essayer d’arrondir les angles. C’est parce que ce dernier est un homme d’Etat qu’il n’en a jamais parlé », ébruite encore Barthelemy Dias.

A l’en croire, Macky ne respectait pas le Parti socialiste et son secrétaire général. Pourtant, fait-il remarquer : « Ousmane Tanor Dieng a fait subir au Parti socialiste des épreuves douloureuses dans l’intérêt de Macky Sall ».

Pour mémoire, créé pour la première fois le 24 janvier 1999, sous le régime du président Abdou Diouf , dans le cadre de sa politique de décentralisation , le Sénat sera supprimé en 2001, avant d’être rétabli en 2007. C’est depuis 2012 qu’il a été, de nouveau, supprimé, après la défaite du pape du Sopi.

Affaire Petro-Tim : « Des témoins peuvent être poursuivis en justice » (Avocat)

http://www.seneweb.com Me Moussa Sarr se veut clair : toutes les personnes entendues à titre de témoin dans l’affaire du « scandale à 10 milliards de dollars » impliquant Aliou Sall, pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires, si toutefois elles auront fait un faux témoignage.

Invité de l’émission Jury du dimanche sur I-Radio, l’avocat a rappelé que le procureur de la République « qui est en train, par ce procédé, de collecter le maximum d’informations, après avoir entendu les personnes qu’il pense être en mesure d’apporter des éclairages sur un point ou des points, va analyser la situation et éventuellement faire retourner le dossier pour demander qu’on ouvre une enquête sur un point ou des points précis contre une personne ou des personnes ou contre X. C’est l’intérêt d’un appel à témoins d’autant plus que personne n’est entendu comme suspect ni mise en cause ».

Me Moussa Sarr martèle : « Le témoin est celui qui a vu, qui a assisté, qui a une connaissance personnelle de l’affaire. Donc, si quelqu’un est entendu à titre de témoin, et qu’il s’aventure à charger quelqu’un sur la base d’éléments faux, il peut être poursuivi pénalement pour faux témoignage. (Aussi) si un témoin est entendu et qu’il essaie de décharger quelqu’un sur la base d’un faux témoignage, il peut être poursuivi pour le même délit. Sauf ceux qui sont entendus à titre de simple renseignement. » 

 Plainte contre Aliou Sall : Ce que risquent Abdoul Mbaye & Cie

http://www.seneweb.com Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo, membres du Congrès de la renaissance démocratique (Crd), auteurs de la plainte, avec constitution de partie civile, contre Aliou Sall et Frank Timis pour « faux et usage de faux, détournement de deniers publics et complicité de détournement », peuvent voir le bâton se retourner contre eux.

C’est l’avis de Me Moussa Sarr. Il dit : « Si le juge d’instruction rend une ordonnance de non-lieu, les personnes qui ont fait l’objet de la plainte, peuvent initier une procédure pour dénonciation calomnieuse. »L’avocat était l’invité de Jury du dimanche sur I-Radio

Succession de Tanor : Me Moussa Sarr « écarte » Aminata Mbengue et confirme le…

http://www.seneweb.com Me Moussa Sarr « écarte » Aminata Mbengue Ndiaye comme successeur d’office d’Ousmane Tabor Dieng à la tête du Parti socialiste (Ps), comme l’avaient souligné Serigne Mbaye Thiam et Abdoulaye Wilane, respectivement chargé des élections et porte-parole du parti. Il confirme dans la foulée « le vide juridique » déjà agité par certains juristes.

Invité du Jury du dimanche d’I-Radio, l’avocat fait savoir que la lecture combinée des articles 30 des statuts du Ps et 18.2 du règlement intérieur dudit parti, permet d’avancer que la vacance, liée au décès ou en cas de démission, n’est pas prévue par les textes. « Ce qui est prévu dans la suppléance, c’est l’empêchement », a déclaré la robe noire.

Par conséquent, tranche Me Sarr, « on ne peut pas dire que c’est le premier Sg adjoint qui supplée ». « Il appartient au Comité central de statuer pour prendre des dispositions transitoires en attendant », suggère l’invité de Mamoudou Ibra Kane.

Commissaire Cheikhna Keïta sur l’affaire Guy Marius Sagna : «Je l’aurais arrêté moi-même »

XALIMANEWS : Sur le plateau du grand jury, le commissaire Cheikhna Keïta s’est prononcé sur l’arrestation de l’activiste Guy Marius Sagna qu’il juge normal. « Je l’aurais arrêté moi-même. Je ne peux pas vous dire la conclusion de mon enquête mais dès que je prends l’initiative de l’arrêter je saurai pourquoi. Parce qu’il est question de le confondre par rapport à ce qu’il a dit. Si ce sont des déclarations infondées, c’est très grave. C’est à lui de nous apporter les preuves. Et même si ce qu’il a dit est fondé, ce n’est pas le lieu pour le dire « , a-t-il affirmé.

Koumpentoum : Le commandant Sané a été tué d’une balle à la tête

http://actunet.net/ Les Échos revient sur les circonstances de la mort du Commandant de la brigade de gendarmerie de Koumpentoum, froidement assassiné par une bande armée, lors d’un braquage du bureau de La Poste de la commune

ont aperçu le vigile qui a paniqué et pris la poudre d’escampette. Ne pouvant pas le attraper, ils lui balancent un projectile et l’atteignent.

Touché et blessé, le vigile poursuit sa course jusqu’à la brigade de gendarmerie. Il informe le commandant Tamsir Sané de l’attaque. Ce dernier et ses hommes montent au front pour porter l’assaut aux malfaiteurs.

À la vue des gendarmes, les assaillants lourdement armés, ouvrent le feu sur les pandores qui ripostent. Le commandant Sané sera touché par une balle à la tête au cours des échanges de tirs.

Ses trois éléments recevront des impacts de balles sur le corps. L’un a été gravement touché aux côtes, l’autre a été blessé à la clavicule. Le 3e gendarme s’est retrouvé avec des blessures sur au bras. Il s’est violemment cogné la main contre un objet au moment de l’intervention.

Koumpentoum : Le commandant Sané sera inhumé ce lundi à Yoff

http://www.seneweb.com Le défunt commandant de la brigade de gendarmerie de Koumpentoum (Tambacounda, ouest), tué au cours d’une intervention, tôt dans la matinée du vendredi 26 juillet, sera inhumé ce lundi au cimetière musulman de Yoff. L’information est livrée par ses proches contactés par Seneweb.

Les condoléances seront reçues, chez lui, à la cité Gendarmerie de Keur Massar.

Mais, avant cela, la gendarmerie nationale procédera à la levée du corps le même jour à partir de 9h. La cérémonie aura lieu à la Caserne Samba Diery Diallo où un ultime hommage lui sera rendu par les forces de défense et de sécurité du pays.

Le commandant de Brigade Tamsir Sané a été atteint par balle alors que ses hommes et lui étaient en intervention dans une agence «Postfinance» de Koumpentoum où un braquage était en cours.

Pluralisme et diversité au sein l’opposition : Ma contribution au débat sur le dialogue national Par Mamadou Diop Decroix*

 “Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent”.

Les différences d’approche au sein de l’Opposition et leur expression publique participent d’une certaine vitalité démocratique, parce qu’en politique aussi, il faut tuer l’hypocrisie colportée souvent par l’unanimisme.

Tout le monde ne pense pas la même chose dans l’Opposition ni au sein de la coalition au Pouvoir d’ailleurs et, le peuple, ultime décideur doit, à des moments déterminés, savoir qui pense quoi parmi celles et ceux qui président ou aspirent à présider à ses destinées. Par contre, ce que l’Opposition a en commun, du moins en théorie, c’est sa volonté de s’opposer aux orientations et aux politiques publiques mises en œuvre par le Pouvoir en place. Par-delà ce trait commun, chaque parti politique digne de ce nom a sa vision, son projet de société et son programme qui doivent être confrontés aux autres visions, projets et programmes. C’est sous ce rapport que, personnellement, je comprends les publications de certains d’entre nous qui s’opposent au dialogue national et qui s’en prennent à leurs alliés qui y participent. C’est aussi à ce titre que je réagis ici aux critiques qui sont formulées par ceux-là, de façon à apporter, de mon côté, ma petite lumière sur les questions soulevées.

Il me semble tout d’abord important d’insister sur les problèmes de forme. Un débat d’idées n’est pas un chœur de quolibets encore moins un concours de caractérisations gratuites. Il est l’expression de points de vue analytiques, argumentés et documentés pour fonder ou réfuter des thèses ou hypothèses.

Je rappelle ensuite que ceux qui attaquent les « dialogueurs » participent pourtant au dialogue politique considéré comme un volet du dialogue national. Leurs représentants siègent en face de ceux du pôle du Pouvoir dans le cadre de la délégation des plénipotentiaires du FRN (front de résistance nationale) et discutent avec eux.

Troisièmement : C’est un droit démocratique de prendre part à un aspect du dialogue et de ne pas prendre part aux autres aspects. A cet égard d’ailleurs, les acteurs politiques sont avantagés par rapport aux acteurs économiques comme le patronat, ou sociaux comme les organisations syndicales et paysannes, qui ne sont pas parties prenantes du dialogue politique tandis que les organisations politiques qui le désirent prennent part aux autres aspects du dialogue national. Est-il donc raisonnable d’exercer son droit à choisir dans le menu du dialogue national ce qui vous convient tout en refusant aux autres, le même droit de choix ? La politique étant par définition transversale, pourquoi devrais-je refuser au Professeur Datt de s’intéresser au débat sur l’avenir de l’École dans le cadre du dialogue national ? Devrait-on arracher le droit de la Ministre d’Etat Aïda Mbodj à prendre part au dialogue sur les enfants de la rue ou sur les violences faites aux femmes au motif que ce n’est pas le dialogue politique ? Pourquoi doit-on nier le droit de quelqu’un d’autre à s’intéresser au débat sur les ressources pétrolières et gazières dans le cadre du dialogue national ?

Je vais plus loin : dans sa plateforme, le Front de Résistance Nationale appelle clairement, « à la mobilisation et à la lutte pour exiger l’instauration d’une véritable démocratie politique, électorale, sociale et citoyenne dans notre pays ». Je souligne ici la dimension sociale et citoyenne du combat qui justifie la présence, dans le Front, d’organisations syndicales et de mouvements citoyens. C’est précisément pour faire droit à cette exigence sociale et citoyenne, que le Front a ajouté dans sa dénomination le qualificatif « social » en devenant Front Démocratique et social [je souligne] de Résistance Nationale. C’est dire que rejeter ces autres dimensions – citoyenne et sociale – dans le combat du Front, pour ne s’en tenir qu’au volet politique et électoral revient, quelque part, non pas à trahir (ce serait excessif), mais à s’éloigner de la plateforme. Pour tomber facilement sous la critique que beaucoup de nos compatriotes font – à tort ou à raison – aux acteurs politiques. Ainsi, selon leurs pourfendeurs, ces derniers ne s’intéresseraient qu’aux élections et pas assez au sort des populations. Il me semble en conséquence qu’il y a des postures qui ne sont pas raisonnables parce qu’elles renvoient de leurs auteurs, une image d’arrogance même s’ils peuvent s’en défendre. Et c’est inacceptable ! Comment peut-on considérer ses compagnons de l’Opposition comme du gibier, en manipulant des images et des formules du genre « la question du Chef de l’opposition est un malicieux appât du pouvoir pour attirer et diviser l’opposition » ?

Tout le monde sait que cette disposition concernant le Chef de l’opposition est présente dans la Constitution depuis des années, san qu’on n’ait jamais entendu des leaders en face du Pouvoir, se disputer sur la question.  Le jour où elle viendra en discussion sur la table de l’Opposition, ladite question sera traitée et réglée avec hauteur et dignité. Penser le contraire au point de parler d’appât pour attirer et diviser l’opposition, c’est plutôt cela qui est une véritable curiosité dans la tête d’un leader de l’opposition. Je constate par ailleurs que même la situation économique est convoquée pour épingler ceux qu’ils appellent les ‘dialogueurs’. Suivons leur raisonnement exprimé en ces termes  « Macky Sall chercherait après sa politique économique désastreuse, à faire partager par son dialogue national, les mesures d’ajustement structurel devenues indispensables, et qui accroitront la souffrance des populations sénégalaises les plus démunies ». Ne s’arrêtant pas à si bon chemin, les permis pétroliers sont convoqués ainsi que toutes sortes de prétextes pour justifier leur refus du dialogue. Attitude que l’on peut leur reconnaître le droit d’adopter sauf que les arguments, qui relèvent d’une gouvernance en cours, ne sont, dans aucun pays au monde, des raisons que l’on évoque pour ne pas discuter. Un dialogue politique n’a de sens et de pertinence, que lorsque Pouvoir et Opposition achoppent sur des points clés qui affectent ou peuvent affecter la paix civile et/ou la stabilité du pays. A moins que ce ne soit des raisons dirimantes liées à une menace extérieure avérée ou une catastrophe naturelle qui l’exige. Autrement, dans une situation normale, le Gouvernement gouverne et l’Opposition s’oppose jusqu’aux élections prochaines et, en cas de défaite du Pouvoir, ceux qui gagnent changent ce qu’ils ont dénoncé par le passé. Un dialogue entre Pouvoir et Opposition doit donc être fonction des enjeux qui caractérisent la situation globale d’une part et des chances de conclure un accord d’autre part.  La situation au Venezuela me semble infiniment plus complexe que celle du Sénégal d’aujourd’hui.

Dans ce pays d’Amérique latine déstabilisé par des troubles politiques, des centaines de milliers de gens descendent régulièrement dans la rue, les uns pour contraindre le Pouvoir en place à partir, les autres pour soutenir et conforter ce même Pouvoir. Des millions de citoyens émigrent vers d’autres pays et de très nombreuses victimes sont dénombrées. Au moment où ces lignes sont écrites, les protagonistes du drame vénézuélien sont en train de discuter en Norvège loin de leur pays, pour trouver les voies d’une paix durable au Venezuela. Naturellement, au Venezuela, les responsabilités déstabilisatrices de Donald Trump et de son administration devront être tirées au clair le moment venu. Ici au Sénégal, s’il est vrai que nous sommes fermement opposés au régime de Macky Sall, devrions-nous pour autant attendre d’en arriver à certaines situations comme celles en cours dans certains pays de la sous-région pour redécouvrir les vertus d’un dialogue qui permette d’atteindre des consensus forts pour une paix et une stabilité qui sauvegardent les intérêts fondamentaux, immédiats et à long terme du peuple sénégalais  ? Comment peut-on sous-estimer ses compagnons de l’Opposition au point de penser qu’en allant au dialogue national, ils endossent des mesures d’ajustement structurel issues de politiques publiques qu’ils n’ont eu, ni à élaborer ni à mettre en œuvre ?

Ce dialogue national pourrait, selon eux : « ressembler à ceux qui furent organisés par Macky Sall en 2016 puis en 2018, manquant de sérieux, rassemblant des laudateurs en tout genre, et transformant l’Opposition en faire- valoir pour des décisions déjà prises et qui seront imposées à la classe politique et à l’ensemble du peuple sénégalais ».

De mon point de vue, 2016 et 2018 n’ont rien à voir avec 2019 en termes de contexte.  Avant 2019, Macky Sall préparait sa réélection dans les conditions que nous avons tous dénoncées et combattues (en vain) tandis qu’après l’élection de février 2019, il tire son dernier mandat à la tête du pays. Si en 1991-92 l’Opposition, avec à sa tête Abdoulaye Wade, avait rejeté la main tendue d’Abdou Diouf, le Sénégal n’aurait pas eu de règles consensuelles de dévolution démocratique et pacifique du pouvoir. Et l’on ne peut dire ce qu’aurait été le pays à l’heure qu’il est, si le contraire était advenu. Il est donc clair. que le présent dialogue national n’est pas une mascarade tout comme il coule de source. que l’Opposition n’est pas autour de la table pour servir de faire-valoir à quoi que ce soit. Il s’agit pour nous, de défendre becs et ongles, la plateforme du FRN.

Les anti dialogue s’opposent aussi au report des élections locales.  Je suis personnellement et par principe, pour le respect du calendrier républicain. Mais nous devons aussi être cohérents. C’est nous-mêmes Front de Résistance qui avons proclamé urbi et orbi dans nos documents, que nous n’irions plus à une quelconque élection avec les règles actuellement en vigueur. Or, d’après nos plénipotentiaires, rien que l’audit du fichier électoral, sur place et sur pièce comme nous l’avons demandé, prendra plusieurs mois parce qu’il faudra faire le tour du pays dans une approche nécessairement itérative. S’y ajoute la nécessaire révision exceptionnelle du même fichier, pour permettre l’insertion des jeunes arrivés en âge de voter. Et bien d’autres aspects importants concernant le processus électoral. Devrions-nous développer une posture infantile du genre « puisque le Pouvoir veut le report des élections nous devons refuser » ? Non ! Si les exigences de l’Opposition pouvaient être satisfaites en respectant le calendrier républicain, nos plénipotentiaires dont la rigueur est connue de tous, en auraient administré la preuve et exigé en conséquence le respect de la date des élections locales. Mais tel n’est pas le cas.

Devrions-nous dès lors, renoncer à nos exigences en avalisant les règles que nous avons déjà rejetées, tout juste pour gêner le Pouvoir qui veut le report des élections ? J’ai lu qu’ils soulèvent aussi les problèmes que pose le report des élections locales comme argument supplémentaire pour conforter leur position. Tel ne me semble pas être le bon réflexe. En effet, à partir du moment où le report est justifié, les problèmes qu’il pose doivent être simplement adressés pour leur trouver solution et non pas servir de prétexte pour baisser les bras et aller à des élections sur la base des règles actuelles.

Pour terminer sur cette question du report des élections locales, disons-nous la vérité : la vérité est  que ce pays n’a pas encore atteint la stabilité démocratique par la culture et les mécanismes de pérennisation, pour qu’on s’indigne du report des élections locales. Dès lors, ce sont les générations d’acteurs politiques qui se sont succédé sans arriver à cette stabilité démocratique qui devraient d’abord être épinglées au lieu de s’indigner sur des phénomènes dont les causes relèvent de nous-mêmes et n’ont pas encore été résolues. Je rappellerai à ce sujet que de l’An 1983 à aujourd’hui (2019) soit pendant 36 années, aucune élection locale ne s’est tenue à bonne date. Prévues en 1983, les élections locales se sont finalement tenues en 1984, puis en 1990 au lieu de 1989, puis en 1996 au lieu de 1995 ; ensuite en 2002 au lieu de 2001. Prévues en 2007, elles se tiendront en 2009. C’est en 2014 qu’elles ont été décalées de seulement quelques mois mais elles ont quand-même été décalées. Tel est l’histoire du calendrier des élections locales au Sénégal. Il n’y a donc rien de nouveau sous le ciel à cet égard. Les fraudes à l’état-civil tout comme les fameuses notes de services le jour du scrutin et bien d’autres anomalies que nos amis mentionnent dans leur réquisitoire, sont bien répertoriées par les plénipotentiaires de l’Opposition dont la vigilance mais aussi le pragmatisme n’ont pas encore été pris à défaut.

Last but not least, je fais observer que nos amis anti-dialogue, dans le cliquetis de leurs salves, ont oublié que nous nous battons aussi  pour la libération sans délai de Khalifa Ababacar Sall et le retour de Karim Meïssa Wade dans son pays et pour le recouvrement total de leurs droits politiques. Cela aussi figure en bonne place dans notre plateforme et doit être sans cesse rappelé comme je l’ai fait devant le Président de la République le 28 mai dernier au nom du Front de Résistance Nationale.

Dans le fond, la différence entre pro et anti dialogue dans l’Opposition est de l’ordre du mental. Lorsque, dans une stratégie d’évitement, les uns évoquent toutes les tares réelles et supposées du Pouvoir pour se  détourner du dialogue national, les autres, ne redoutant pas le corps-à-corps, vont au dialogue pour faire triompher les préoccupations de cette Opposition dans un contexte nouveau. C’est, encore une fois, un réel problème de mental comme il en a été beaucoup question récemment.

Pourquoi vouloir faire croire à l’opinion ce qui n’est pas ? La presse nationale surveille le dialogue politique comme du lait sur le feu et en rend compte régulièrement avec professionnalisme. Ainsi, l’opinion publique sait que depuis le démarrage, le Pouvoir a plutôt fait preuve d’une ouverture d’esprit avérée en accédant à l’essentiel de nos demandes. Nos plénipotentiaires l’ont attesté, ce qui a permis de trouver les plages de convergences nécessaires pour avancer. Si demain les choses devaient changer, cette même Opposition aviserait. Pour le moment, ce n’est pas le cas.

Ce dialogue, ces concertations, ce n’est pas, du moins en ce qui nous concerne, une affaire de roublardise où chacun cherche à rouler l’autre dans la farine.

Une telle entreprise serait, de toutes manières, vouée à l’échec. Les questions qui y seront traitées le seront au grand jour, au vu et au su de tous.

Pour toutes les autres dénonciations liées aux politiques publiques en place, la simple vérité est qu’une Opposition doit s’y opposer et c’est ce qui est jusqu’ici le cas, à ma connaissance.

Concluons : Tout ce qui brille n’est pas de l’or. Le Président de la République gouverne et discute avec l’Opposition ; celle-ci de son côté, doit s’opposer et discuter. Jusqu’à ce que des consensus forts soient trouvés comme en 1992. Tout le monde doit y aider ou, à défaut, faire preuve de retenue et de circonspection en attendant de voir « fu wànen di mujjéeki bëtëm » et non se poser en croisé anti-dialogue. Le peuple, pour ce qui le concerne, ne s’y est pas trompé puisqu’il soutiendrait l’initiative du dialogue à plus de 70% si j’en croit les résultats d’un récent sondage. Je sais d’ailleurs que nos amis anti-dialogue ne veulent pas de son échec et qu’ils souhaiteraient plutôt se tromper. En fait, c’est un défi qu’ils ont lancé aux acteurs du dialogue national. Il faut simplement le relever.  Dakar le 26 juillet 2019
Mamadou Diop ‘Decroix’  Secrétaire général d’Aj/Pads, membre du FRN,Député à l’Assemblée national

Ces criminels peuvent tuer un commandant de brigade. Mais pas notre gendarmerie! Par El Hadj Papa Cissé GUEYE,Adjudant Major Gendarmerie en retraite

Les faits se sont passés à Koumpentoum, localité sise dans la région orientale de Tambacounda, vers 03 heures au cours de la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 août 2019. Les populations se sont réveillées dans l’amertume et la consternation. Une association de malfaiteurs a tenté de s’emparer d’un coffre-fort dans un bureau de poste. Les Gendarmes alertés ont mis peu de temps pour se rendre sur les lieux avec à leur tête, l’Adjudant- Chef Tamsir SANE commandant de la brigade de cette localité. Selon toute vraisemblance et des informations diffusées à travers les médias, arrivés avec ses hommes, le commandant de brigade est atteint à la tête par une balle tirée des assaillants. Grièvement blessé, ce gradé au courage légendaire, en image ci-dessous trouve la mort.

Naturellement, il faut rappeler que le devoir républicain conduit des membres des forces de sécurité à mettre au quotidien leur vie en péril pour la protection des personnes et des biens. Aussi on en rencontre à foison, parce que habitués à faire reculer des malfaiteurs dès leur arrivée sur les lieux où un événement criminel a été signalé. Mais de mon point de vue, l’événement qui vient de se dérouler à Koumpentoum où de dignes dépositaires de la force publique sont accueillis par des coups de feu, par des assaillants au lieu de prendre la poudre d’escampette, est rarissime, pour ne pas dire inédit.  A ce titre l’événement est trop important pour être relayé en quelques lignes seulement par les médiats avant de tourner la page comme un banal fait divers. Il mérite une attention particulière.

Aussi je suis en droit de poser quelques interrogations. : 

– ♣ Est-ce que ces criminels n’envisagent pas de tenter d’installer la peur du côté des forces de sécurité, pour les amener à augmenter les délais d’intervention, en attendant d’éventuels renforts. Le temps de commettre leur forfait ?

– ♣ Y parviendront-ils?

En tout état de cause, la Gendarmerie sénégalaise dont l’efficacité est en perpétuelle évolution, parce que formée avec efficience pour faire face à ce qu’il convient d’appeler les nouveaux défis, inspire aux autorités et aux populations, un modèle de professionnalisme, de sacrifice, de loyauté et d’esprit républicain. Au point qu’il serait illusoire de croire que ces criminels parviendront à cette fin.

Autre remarque, la promptitude avec laquelle ce gradé a pris la direction de cette intervention au lieu d’attendre du renfort ou d’envoyer le PAM, (permanence), voire son adjoint, témoigne de son esprit de baroudeur, de son opiniâtreté et de son sens aiguë des responsabilités. Car un événement qui survient à 03 heures du matin, appelle à priori le transport de l’équipe désignée pour la permanence (PAM), qui en cas de difficultés fait appel au commandant de brigade.

De toute manière pour le cas d’espèce, cela ne surprend guère. Au motif que dans l’émouvant concert des témoignages recueillis, se dégage une constance.

Ce commandant de brigade est réputé faire preuve de disponibilité, de loyauté, d’abnégation, de générosité de cœur, de courage, d’un don de soi-même et un sens inaltérable du service public. Ce geste courageux, héroïque de Tamsir SANE, démontre l’abnégation dont sait faire preuve chaque gendarme, parce que au service quotidien de ses concitoyens.

Une parfaite illustration du métier des armes, qui interpelle davantage non seulement ceux qui l’ont choisi, mais les membres de leur famille. Dans la mesure où, pour l’honneur de la patrie, leur vie ne tient plus qu’à un fil. En d’autres termes, cela traduit que l’engagement de servir et de protéger, peut aller jusqu’au sacrifice suprême.

C’est ce patriotisme très singulier parce que hors du commun. J’allais dire cet esprit de sacrifice, ce don de soi, en somme ces valeurs républicaines qui fondent une nation. Aussi à mon humble avis, je pense que ce désormais feu commandant  de brigade, mériterait des honneurs de la nation. Pour avoir compris à juste titre, qu’être gendarme voulait dire protéger les personnes et les biens, même au péril de sa vie.

Aussi, il a fait preuve d’un courage légendaire qui illustre de manière éclatante les vertus militaires. Un acte qui mérite respect et admiration de la nation toute entière. C’est pour ces motifs que le Haut commandant de la Gendarmerie, a pris la décision d’organiser une cérémonie le lundi 29 juillet 2019 à 08 heures 30, à la caserne Samba Diéry DIALLO pour rendre un hommage mérité à ce singulier gradé.

Ce commandant de brigade que j’ai eu l’occasion de côtoyer durant son temps de commandement à la brigade de Ouakam, en provenance de la brigade de Kolda, était motivé par des valeurs morales très élevées, la générosité dans l’effort, le don de soi et l’abnégation de servir sa patrie. Le fait qu’il soit tombé sur le champ d’honneur l’arme à la main alors qu’il ne devrait plus être loin du terme de sa carrière, dans des circonstances ainsi décrites, donne au sacrifice sa plus noble signification.

A ce titre, il n’est pas superflu de rappeler, le mérite de ces prestigieux corps de métier, que constituent les Forces de Sécurité (Police Gendarmerie Armée pompiers etc.). Ces institutions qui assurent même au péril de la vie de leurs personnels, la stabilité, la sécurité des personnes et des biens. Autrement dit, ceux-là qui ont choisi de mener sans désemparer une lutte farouche contre cette insécurité latente et endémique, qui sévit partout dans le monde. Auxquelles donc les populations ne seront jamais suffisamment redevables de l’exposition indéniable et permanente de leurs vies pour protéger d’autres vies. Lesquelles n’ont pas plus de valeur que les leurs, comme disait l’autre. On se demande ce que serait devenue l’humanité toute entière, sans ces forces de sécurité ? Sous ce rapport, tous les militaires de la gendarmerie (retraités comme en activité) tous les amis et sympathisants de la gendarmerie et autres populations sont invités à venir massivement rendre un hommage mérité à ce singulier gradé.

Sur ces considérations, je partage l’émotion, le chagrin qui affecte tout ce corps prestigieux. Je veux nommer la gendarmerie et toute une famille éplorée par la perte de cet être d’exception. Je pense singulièrement à la veuve du défunt et ses enfants. Mes pensées vont aussi à l’endroit du Haut commandement de la Gendarmerie qui doit être très préoccupé par cette délicate et insoutenable situation. Aussi je considère que personne ne doit rester indifférent au deuil qui affecte, au-delà de la famille éplorée, toute la nation.

Le Général de Corps d’Armée de la deuxième section Babacar GAYE, ancien Chef d’Etat-Major de l’Armée, avec qui j’ai partagé la prière de Jummah ce vendredi à la mosquée fenêtre Mermoz, dès qu’il m’a vu, s’est empressé de déplorer ce meurtre avant de me présenter ses condoléances émues.

J’exprime donc ma profonde consternation et ma compassion. Je présente des condoléances émues aux membres de la famille de ce vaillant gradé. Des condoléances qui s’adressent bien entendu aux collègues du défunt, à ses proches, à toute la Gendarmerie nationale, le Général Cheikh SENE en tête. Nous implorons naturellement avant de terminer, la Clémence et la Miséricorde de Dieu (Soub-Hana-Wa-Ta-Allah), l’Omnipotent, l’Omniscient, le Par-donneur des péchés, l’Accueillant au repentir dans son Infinie Miséricorde d’accorder à Tamsir SANE, une rémission totale de ses péchés, une béatitude éternelle prélude, à une vie édénique au jardin des élus (c.-à-d. place de choix au paradis des firdaws), Amïïn.El Hadj Papa Cissé GUEYE,Adjudant Major Gendarmerie en retraite,Officier dans l’ordre national du Lion,Médaillé Militaire du Sénégal,Officier dans l’ordre du Mérite,Médaille d’Honneur Gendarmerie,Médaillé d’Honneur ONU

Pour La Libération De Monsieur Guy Marius SAGNA, Et … Par Moustapha DIAKHATE

CONTRIBUTION

Lutte contre le terrorisme et respect de l’Etat de droit : un couple inséparable en démocratie

C’est ce que rappelle le Président de la République Macky Sall lorsqu’il dit : « Le respect de la démocratie et de l’Etat de droit est un choix irréversible. Le régime ne faiblira jamais dans cette option.»

Tout le monde se souvient du célèbre article publié dans la Revue l’Aurore où Zola prenait La Défense du capitaine Dreyfus.

L’idée centrale de ce son texte était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent

Depuis la nuit des temps, le terrorisme a toujours été utilisé aux fins d’assouvir appétits de pouvoir ou instincts meurtriers

Au cours des premières années du XXIème siècle, des terroristes ont semé la haine et la mort dans tous les continents.

Pour protéger le Sénégal et ses populations de ce monstre hideux, le Président de la République a fait adopter par l’Assemblée nationale une puissante loi anti terroriste.

Toutefois, les premières arrestations et leurs suites judiciaires, dans le cadre de cette loi, plaident pour une plus grande prudence dans la mise en œuvre de celle-ci.

Pour ce qui le concerne, il se trouve que les propos qui lui valent sa détention seraient tenus, en l’absence de Monsieur SAGNA, par d’autres membres de l’Association « Frapp-France dégage » dont il n’est pas, du reste, le responsable moral.

En outre, les relaxes, non lieux ou peines légères en faveur des anciens prévenus que sont Imam Moussa Ndao, Ousseynou Diop et Saër Kébé doivent inciter les autorités judiciaires à faire preuve de plus de prudence pour éviter des inculpations entachées de délit d’opinion, de volonté de vengeance et de règlement de compte politique.

Au nom du statut d’Etat de droit que revendique le Sénégal et de ses engagements internationaux en matière de protection des droits politiques et civils , il est urgent d’arrêter les poursuites initiées à l’encontre de Monsieur Guy Marius SAGNA.

L’arrestation de notre compatriote, pour « fausse alerte au terrorisme » qui n’émane pas de lui, risque de connaître le même flop judiciaire que les arrestations d’Imam Moussa Ndao, Ousseynou Diop et Saër Kébé incarcérés dans le cadre de la même loi anti terroriste.

En tout état de cause, la lutte contre le terrorisme et respect de l’Etat de droit doivent être un couple inséparable au Sénégal .Une démocratie est saine lorsqu’elle est capable de partager ses contradictions.Vive la République ! Vive le Sénégal !

Arrestation Guy M. Sagna : «Une diversion à nos 400 mille», Elimane Kane

https://senego.com « La vérité va triompher dans l’affaire Petro Tim…« , reste convaincu Elimane Hady Kane. Le président de LEGS AFRICA, invité de El Hadji Baye Omar Guèye dans « Objection », a réagi sur l’arrestation de Guy Marius Sagna qu’il considère comme une tentative de diversion de la part des autorités étatiques…

Diversion

« (…) Et cela, tôt ou tard, aujourd’hui ou demain. Je garde espoir…« , a fait savoir Elimane Kane. « Hier, à Tamba, il y avait une manifestation de ‘Aar li nu bokk’ déjà. Donc, un peu partout ça se fait et le combat continue. Malgré les tentatives de diversion dont l’emprisonnement injustifié de Guy Marius Sagna qui fait partie des piliers de cette lutte, à qui on veut, tout simplement empêcher de continuer à être au devant de cette lutte, au risque même de ridiculiser notre justice en lui collant des motifs qui n’existent pas…« , regrette M. Kane.

Revenons à nos moutons : « Nos 400 mille »

« Nous sommes conscients de cela et c’est un combat que le peuple s’est approprié. Voyez-vous les réactions, juste après la finale de la Coupe d’Afrique, les gens ont commencé à dire : ‘nos 400 mille, nos 400 mille…’ Ce qui veut dire, malgré la mobilisation des jeunes sénégalais pour accueillir nos Lions pour leur dire ‘ne vous découragez pas, (gaccé ngalama), ils disent que maintenant revenons à nos moutons et continuez à revendiquer que justice soit faite et que nos ressources naturelles soient préservées…  Parce qu’il s’agit des ressources pour assurer l’avenir de cette jeunesse là…« , renchérit-il.

« Tôt ou tard, justice sera faite…« 

Garde-t-il surtout espoir parce que, reste-t-il convaincu qu’il y aura « toujours des Sénégalais debout dans ce pays pour exiger que la vérité triomphe et la vérité finira toujours par triompher… » Et ce, quels que soient les moyens utilisés « par les uns et les autres pour empêcher cette vérité de triompher… Que ce soit demain ou après demain, ou après 2024… Ce qui est évident, ce qui est clair, c’est que cette vérité triomphera sur cette affaire. Ceux qui ont fait des choses qui ne sont pas dans l’intérêt du pays y répondront. Maintenant ou après. »

Une évidence, selon Elimane Kane qui rappelle que « ce n’est pas un jeu. Les enjeux sont plutôt énormes et il s’agit de l’avenir de toute une Nation et quand je parle de Nation, ce ne sont pas les 15 millions de sénégalais tels que nous sommes comptés aujourd’hui, mais ce sont les 50 millions que nous serons en 2030, 2050… La Nation, c’est aujourd’hui et demain… Si nous prenons nos décisions en toute irresponsabilité, de les exploiter alors que nous sommes sûrs que nous ne sommes pas encore prêts pour le faire, nous engageons une grande responsabilité par rapport à cette Nation là… »

Empressement de nos autorités…

Et « malheureusement« , regrette-t-il, il dit avoir l’impression, qu’au Sénégal, « on a décidé d’entrer dans cette économie du pétrole et du gaz, dans cette économie minière d’une manière générale sans pour autant nous préparer, sans pour autant avoir les instruments nécessaires, sans avoir de quoi balancer cette asymétrie qui existe entre les multinationale et nos Etats, avant de contractualiser quoi que ce soit. Sans pour autant nous donner le cadre juridique, institutionnel favorable et donc capable de défendre les intérêts de chaque sénégalais dans cette affaire…«

 Fatick:Des manifestants brûlent des pneus devant le domicile du président Macky Sall

IGFM – Des jeunes Fatickois ont battu le macadam ce dimanche. Devant le domicile familial du président de la République, Macky Sall, ils ont jeté des pierres sur la chaussée et brûlé des pneus. Ils soutient qu’avec ce geste, ils veulent crier leur mécontentement face au taux élevé de chômage qui sévit dans la ville natale de Macky Sall

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 27/07/2019

8 véhicules et 100.000 Fcfa consumés par le feu à Fissel

La nuit du jeudi au vendredi a été cauchemardesque pour les transporteurs de Fissel Mbadane (Département de Mbour). Les populations de cette localité ont été réveillées vers 2 heures du matin par l’explosion de véhicules qui ont pris feu à la gare routière. Selon Ousseynou Diop, chef de la gare routière de Fissel, c’est un véhicule qui a pris feu et les flammes se sont propagées sur les sept autres véhicules. Ils ont tenté d’éteindre le feu jusqu’à 5h du matin. Une somme de 100.000 Fcfa et des papiers des voitures sont partis en fumée. Sur les lieux, les carcasses des véhicules de marque Dacia, Peugeot et Renault constituent le décor.

37.985 actes produits pour 90.902 agents de l’Etat

Le ministre de la Fonction publique et du Renouveau du Service Public, Mariama Sarr, veut relever le défi. Son département a produit 37.985 actes concernant 90.902 agents de l’Etat entre le mois de mars 2015 et juillet 2019. Il s’agit des actes de nomination, de titularisation, de reclassement, d’engagement, de validation, d’avancement de grade et d’échelon, entre autres. Pour l’année en cours, près de 8.611 actes ont été signés. Les services de Mariama Sarr renseignent que si la tendance se poursuit, 2019 sera une année record en terme de production d’actes qui atteindra le double des années de références 2017 et 2018 où la production se situait à environ 8500 actes. Cette évolution est due en partie à l’instauration de guichet unique. D’ailleurs, le guichet unique qui s’est tenu du 24 au 26 juillet a vu la production de 428 projets de 1000 agents.

Le corps du gendarme à l’hôpital Le Dantec pour une autopsie

Tué avant-hier par une bande armée qui dévalisait l’agence «Poste Finance» de Koumpentoum, le corps de Tamsir Sané, Adjudant-chef-major Commandant de la Brigade territoriale de Koumpentoum, a été transféré à l’hôpital Aristide Le Dantec pour les besoins de l’autopsie. D’ailleurs, selon nos sources, un hommage lui sera rendu en début de semaine par le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale. Et il sera décoré à titre posthume chevalier de l’Ordre national du mérite. Marié et père de six enfants, Tamsir Sané est décrit comme quelqu’un d’une humanité extraordinaire. Selon son frère Pape Sané, Tamsir croyait foncièrement à sa mission de gendarme. «Il me disait récemment : «nous les forces de l’ordre, nous sommes les derniers remparts de la démocratie», a indiqué son frère. Agé de 54 ans, il devrait normalement partir à la retraite l’année prochaine, mais il a été malheureusement emporté après avoir reçu des balles à la tête et à la poitrine. «Quand il a été alerté, il a demandé aux deux gendarmes de permanence de son poste de l’accompagner. C’était aux environs de minuit ou une heure du matin. Une fois sur les lieux, il a été atteint et est mort sur le coup», rapporte son frère. Me Sidiki Kaba à Koumpentoum Le meurtre du Commandant de la brigade de Gendarmerie de Koumpentoum a remis au goût du jour la problématique de l’insécurité dans cette vaste région de Tambacounda frontalière avec cinq pays (Mali, Mauritanie, Guinée, Guinée Bissau et Gambie). Des bandes armées dictent leur loi dans certaines localités avant de se replier vers les pays frontaliers. Mais le ministre des Forces Armées leur a déclaré la guerre. Me Sidiki Kaba s’est rendu hier à Koumpentoum en compagnie du gouverneur Oumar Mamadou Baldé pour visiter l’endroit du meurtre avant d’aller au chevet des blessés dont deux gendarmes et le vigile de la Poste. Le ministre rassure que les blessés sont hors de danger. Il a promis que ce crime crapuleux ne restera pas impuni et que les auteurs seront traqués et jugés conformément aux lois. D’ailleurs, le gouverneur a convoqué une réunion sur la sécurité dans la région ce samedi.

Renforcer les brigades de Gendarmerie

Restons avec le meurtre du Commandant de la brigade de Gendarmerie de Koumpentoum pour que dire la question d’équipements au sein des brigades de gendarmerie à l’intérieur du pays se pose avec acuité. Avec la recrudescence de l’insécurité accentuée par l’arsenal des bandits, il urge pour le ministre des Forces armées de renforcer le dispositif sécuritaire à l’intérieur des brigades. L’équipement des bandes armées en matériel roulant et de fusils d’assaut exige des autorités la fin de l’immobilisme. Il urge d’équiper les brigades du minimum pour permettre aux pandores d’effectuer leur mission de sécurisation sans trop risquer leur vie. Autrement, il faut les doter du matériel roulant et du package d’un combattant, notamment le casque lourd, les gilets pare-balles et les fusils d’assaut. Le commandant Sané ne serait pas autant exposé à la mort s’il avait porté un casque lourd et un gilet pareballes d’autant qu’il a été touché à la tête. Car, une intervention sans ce matériel face à une bande bien armée, c’est s’exposer véritablement à la mort.

La LSDH préoccupée

Le meurtre du Commandant de la brigade de Gendarmerie de Koumpentoum a choqué tout le monde. La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (Lsdh) condamne fermement le meurtre crapuleux de Tamsir Sané dans l’exercice de ses fonctions. La Lsdh exprime sa préoccupation par rapport à la recrudescence d’une criminalité grandissante au Sénégal et dont la presse fait écho tous les jours. A cet effet, le Secrétaire Exécutif de la Lsdh, Alassane Seck, invite les autorités et toutes les forces de défense et de sécurité de ne ménager aucun effort afin que les auteurs de cet acte ignoble soient rapidement identifiés, traduits en justice et que la loi puisse être appliquée dans toute sa rigueur. L’organisation de défense des droits de l’homme rappelle que le commandant Sané a été lâchement tué par balle alors qu’il cherchait à empêcher vaillamment avec ses éléments le braquage du bureau Poste Finance de la localité.

Le Saes tacle la Direction du Cesti

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES)/Section Cesti a déterré la hache de guerre pour vilipender la Directrice du Centre des Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti), Cousson Traoré Sall. Dans une lettre ouverte dite «Les attestations de la honte» et adressée au Président du Bénin, Patrice Talon, les syndicalistes accusent cette dernière de «blanchiment de formation», contestant la remise des cinquante-deux (52) attestations délivrées en mars 2019 aux journalistes béninois. Ils défient Mme Sall de publier l’intégralité des notes obtenues par les 52 journalistes. Selon eux, le nombre des stagiaires ayant régulièrement suivi les cours et participé aux évaluations ne dépasse pas la vingtaine. Mieux, les syndicalistes soutiennent que chaque enseignement devait faire l’objet d’une évaluation et les notes remises à l’équipe de coordination. Contre toute attente, se désolent-ils, la directrice a décidé, de façon unilatérale, de délivrer des attestations du Cesti à des professionnels béninois sans en aviser le comité pédagogique. Selon les syndicalistes, Mme Sall n’a pas les prérogatives pour apposer sa signature sur les attestations délivrées puisque depuis mars 2019, cette tâche est dévolue au Chef des services administratifs conformément aux textes.

Réplique de Cousson Traoré Sall

La Directrice du Centre des études des sciences et techniques de l’information (Cesti), Cousson Traoré Sall n’a pas tardé à réagir. Elle a ainsi battu en brèche les accusations du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes)/Section Cesti, relatives à la remise de 52 attestations à des journalistes béninois en mars 2019. Selon Cousson Traoré, contactée par «iRadio», cette formation a été faite dans la plus grande transparence. Elle dira que ces enseignants ne cherchent qu’à semer la division au sein de l’école.

Daara de Serigne Samba Diagne

Le «daara» de Serigne Samba Diagne sis au village de Sanar Wolof a abrité hier la cérémonie de lancement de la campagne de distribution des Moustiquaires imprégnées à Longue durée d’Action (Milda) de la région de Saint-Louis. C’est le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a procédé au lancement officiel de cette campagne de Milda destinée aux ménages de la région de Saint-Louis en présence du Haut-commissaire de l’Omvs, Hamed Diane Semega. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) a reçu un lot 525.000 moustiquaires des mains du représentant de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (Omvs).

Un centre de santé pour Richard Toll

Le séjour du ministre de la Santé dans la région de Saint Louis a été bénéfique pour les populations du Nord notamment celles de la cité sucrière. D’autant que Richard-Toll étrenne son centre de santé. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a procédé à l’inauguration du centre de santé de Richard Toll dont la construction et l’équipement ont coûté 1,2 milliard Fcfa. Cet établissement sanitaire est construit dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Duché de Luxembourg. Il a une capacité de 29 lits et dispose de matériel de dernière génération. L’infrastructure est constitué d’un bâtiment administratif et d’une polyclinique abritant le service des urgences, un bloc opératoire, une unité de soins oculaire et un laboratoire. Sa mise en service permet désormais de répondre favorablement à un souhait de longue date des populations de Richard Toll et de ses environs

Diffusion d’un photomontage : Qui en veut à Mahammed Boun Abdallah Dionne et à la Tfm ?

IGFM – Depuis un bon bout de temps, des personnes malintentionnées, inutilement méchantes, s’acharnent sur l’ancien Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Il y a quelques jours, la nouvelle de son décès avait été donnée et certains confrères étaient tombés dans le panneau en annonçant la nouvelle, sans avoir pris la précaution basique de la vérifier. Un démenti s’en est suivi.
Mais ces personnes malintentionnées ne veulent pas s’arrêter en si mauvais chemin. Cette fois-ci, c’est un photomontage qu’elles font circuler dans les réseaux sociaux. Et pour «crédibiliser» leur photo, elles l’associent au logo de la Tfm, faisant accréditer ainsi la thèse selon laquelle c’est la Télévision Futurs Médias (Tfm) qui a publié ladite photo. Ce qui est faux et archi-faux.
Le Groupe Futurs Médias tient à préciser qu’aucun de ses supports n’est mêlé ni de près, ni de loin, à la confection et à la diffusion de ce photomontage, montrant l’ancien Premier ministre sur un lit d’hôpital.
Nous pensions, peut-être bêtement, que l’homme le plus heureux est celui qui n’a dans l’âme aucune trace de méchanceté. Mais là, nous sommes au regret de constater que la méchanceté a parfois un visage humain…

Célébration du «Gaday» de Seydina Limamou : Moustapha Cissé Lo invité d’honneur de la Cérémonie

http://www.rewmi.com C’est une grande décision que viennent de prendre les autorités religieuses de Yoff à travers la voix de Serigne Mandione Laye, porte-parole de la famille. En visite d’amitié chez Moustapha Cissé Lo, le fils du Khalif Général des Layenne Baye Abdoulaye Thiaw Laye a annoncé devant l’assistance composé de plusieurs dignitaires layenne, que pour la célébration de l’exile « Gadaye » de Mame Limamou, journée de prières organisée chaque année, Moustapha Cissé Lo, un ami de famille est choisi pour être le parrain de l’Edition 2019. Très surpris par cette marque de reconnaissance très symbolique, le premier-vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal non moins président du Parlement de la CEDEAO, a agréablement accepté et salué à son tour la démarche de Serigne Mandione Laye qui s’est déplacer personnellement pour d’abord rendre visite à un ami a aussi avant d’annoncer la bonne nouvelle

Analyse approfondie et objective du septennat du Président Macky par Mohamed Dia

Issu, lui-même d’une famille très modeste, le président connaît bien les réalités du pays, et devait s’assurer que les plus démunis soient les mieux assistés dans le long terme et non par des programmes électoralistes. Cependant, faire son travail ne doit pas mériter d’éloges. Ce qui mérite d’éloges par contre, c’est une vision différente de la vision des autres présidents, pour sortir son pays de la pauvreté et s’assurer que les chances sont égales pour tous les citoyens.

Le but de ce manifeste n’est pas de comparer les mandatures de président de la République vu que les époques et les contextes d’exercice sont presque toujours différents. Toutefois après avoir donné au président Sall l’opportunité de terminer son septennat, nous sommes pleinement capables d’effectuer un audit de la situation socioéconomique du pays. L’approche la plus pragmatique et la plus efficace pour dresser un bilan est de comparer les promesses et la réalisation ou l’avancement de la réalisation des promesses, les projets en cours ainsi que les projets achevés. Il ne faut pas aussi négliger l’état de l’économie durant la prise de pouvoir non plus et ce qui a été implémenté durant le septennat. Nous avons donné au président plus de 20 000 milliards en sept ans et on a pleinement le droit de demander un bilan économique. Nous allons analyser le PSE, les erreurs commises explicitement par ce gouvernement pour une réélection suivie d’une souffrance de la population.

Rappel de l’ère des libéraux 

Nul ne sait comment le Sénégal a été en mesure de survivre jusqu’en 2012, car la situation entre 2000 et 2012 a été plus que catastrophique vu que le pays était sous perfusion. Le chômage était très élevé, la croissance relativement faible comparée à la croissance démographique. Le ratio de dépendance démographique {celui entre l’effectif de la population qui dépend des autres et l’effectif de la population qui peut prendre en charge les autres} était de plus de 80 %. Une infime partie de la population qui travaillait s’occupait du reste, car il n’y avait pas assez d’emplois. Le taux de pauvreté avait atteint 50 % et cela avoisinait même 60 % en milieu rural.

Pendant que le pays traversait une crise due principalement à une gouvernance ni sobre ni vertueuse, les facteurs exogènes nous ont directement affecté. C’est ainsi que les prix des denrées de première nécessité voient une hausse vertigineuse. Ce népotisme au sein de l’état a révolté le président de l’Assemblée nationale, qui demandera au fils du président de venir rendre des comptes sur sa manière d’avoir géré les fonds de l’ANOCI. Il sera destitué puis il démissionnera de tous ses postes. Il a mené une belle campagne électorale et a promis aux Sénégalais une gouvernance sobre et vertueuse, la majorité était tombée sous le charme de son message.

Vue d’oiseau 

« Une gouvernance sobre et vertueuse », tel était le leitmotiv de Macky Sall. Il a hérité d’une économie agonisante et un endettement sans précédent. Ce qu’il faut noter par contre, c’est qu’il a hérité d’un pays qui avait changé de visage. Le déficit en infrastructures avait baissé et plusieurs agences avaient été créées pour essayerd’assainir les finances publiques. Homme de système, Macky Sall a eu à occuper plusieurs postes dans le gouvernement et sait comment les choses marchent. Toute promesse faite est faite en connaissance de cause.

La croissance économique était devenue la chanson préférée de ce gouvernement, comme elle est restée solide durant le septennat, au-dessus de 6 %. Le seul problème est que la croissance a été créée par les infrastructures de prestige érigées et que cela a pu être possible avec un endettement massif. C’est ainsi que le service de la dette a augmenté de manière spectaculaire en atteignant 30 % des recettes de l’Etat.

A la fin du septennat et à l’approche des élections, on a noté des pressions sur les dépenses, c’est ainsi que le gouvernement a refusé d’afficher les prix réels de l’énergie et des denrées parmi tant d’autres prix. Tout subventionner pour une réélection. Il faut que l’électorat soit satisfait pour être réélu. Dans un pays où les recettes sont faibles, l’Etat ne doit pas s’aventurer à vouloir tout subventionner, car c’est des trous qui devront être bouchés tôt ou tard. Pendant que le pétrole a connu une hausse, le gouvernement n’a non seulement pas augmenté les prix de l’énergie, mais s’est aventuré à augmenter les salaires de manière significative. Cette folie, conjuguée aux infrastructures de prestige, a créé une pression sur les finances publiques.

Le précédent régime avait fait beaucoup d’efforts dans la réalisation d’infrastructures, certaines de prestige, d’autres nécessaires. L’autoroute à péage a été une infrastructure très nécessaire dans le but de désengorger Dakar, même si on ne comprend toujours pas pourquoi la SENAC devrait gérer cela alors qu’on y a mis plus de ressources financières. Le président Sall nous dit dans son livre, qu’il fallait qu’il prouve qu’il n’était pas un président par défaut et qu’il était capable de faire plus que son prédécesseur. Cette comparaison a été le début de l’échec du président Sall. En matière de gouvernance, il ne faut pas toujours être en campagne électorale, le président Sall a été en campagne électorale de 2012 à 2019.

Ces éléphants blancs 

C’est ainsi qu’il va ériger des infrastructures de manière désorganisée et avec des prêts très mal négociés. Nous allons analyser ces projets d’infrastructures pour démontrer combien ils ont étouffé l’économie de notre pays.

Commençons par ce fameux TER. Long de 36 km dans un premier temps et à terme, il devra desservir 14 gares jusqu’à l’AIBD, soit un total de 57 km. Ce qui m’agace dans cela, c’est que la Banque mondiale avait refusé ce financement, car elle avait demandé quand le président Sall venait au pouvoir de réhabiliter l’axe ferroviaire Dakar-Bamako. Pour des raisons électoralistes, le président Sall va voir la BAD et la France entre autres pour recevoir le financement pour ce TER électoraliste. La Banque mondiale a insisté sur la réhabilitation urgente de cette ligne de chemin de fer longue de 1233 km. Le président parle maintenant de la réhabilitation de ce chemin de fer sept ans plus tard. Ce qui fait mal, c’est que c’est fait exprès et pendant ce temps la population est mourante.

Durant la réalisation de ce projet, il y a eu plusieurs problèmes sur plusieurs niveaux. Combien d’arbres ont été abattus durant la réalisation de ce projet ? Quelle a été la réduction de notre couvert végétal ? Nous demanderons à la Directrice, Mariline Diarra qui a attesté au terme de la réunion du 16 septembre 2015, que le TER répond aux dispositions du Code de l’environnement, relative aux études d’impact. En terme de terrains, il y a eu la démolition des habitations et évidemment le déplacement des populations sénégalaises sans parler des pertes d’activités, combien de personnes ont perdu leur source de revenus sans que cela ne soit remplacé ? Et si on parlait de ceux qui ont été affecté par les chantiers. Non seulement les eaux que la population buvait étaient contaminées, mais aussi la pollution atmosphérique qui a impacté cette population durant les travaux. La liste est exhaustive. Quant au tracé du TER, il passe par des zones à haut risque, par exemple, le dépôt d’hydrocarbures à Hann et l’hôpital des Enfants de Diamniadio et la forêt de Mbao. Dans un pays pauvre où les mesures de sécurité sont prises à la légère, un tel projet ne devait non seulement pas être approuvé, mais en plus le tracé est très dangereux. Que se passera-t-il en cas d’explosion, de déraillement ou d’incendie avec la forêt de Mbao à proximité du tracé ?

L’indemnisation, qui a dépassé 50 milliards de francs CFA dans cette zone où il n’y a pas d’infrastructures de qualité, ni assez de centre de santé, ni de bonnes écoles, aurait pu être autrement utilisée. Il faut noter que le tracé du TER traverse les Communes de la banlieue où les populations les plus démunies de la région de Dakar vivent. Rappelons que le gouvernement y a mis 124 milliards de francs CFA, la BAD 120 milliards de francs CFA, 197 milliards de la BIS et 133 milliards de la France. Il faut noter que ces montants sont hors taxes sans compter les rallonges.

Comme si ce n’était pas suffisant, ce gouvernement s’était encore lancé dans un autre projet, celui du Bus Rapid Transit (BRT). Cette fois-ci, la Banque mondiale qui avait refusé de financer le TER, car l’ayant jugé non-rentable, a principalement financé le BRT à hauteur de 200 milliards de francs CFA. Le gouvernement regarde ce qui sera financé et s’y lance et sans étude approfondie sur la rentabilité. L’étude du CETUD n’a jamais calculé l’impact du BRT sur le transport en ce moment et les emplois à perdre. Une étude superficielle a été menée par la Banque mondiale tout en déférant cette responsabilité au gouvernement. À nos jours, cette étude n’a pas vu le jour. Quand la Banque mondiale demandait de manière urgente la réhabilitation de la ligne Dakar-Bamako, elle avait aussi suggéré l’introduction de bus rapides qui devait circuler sur des voies réservées. Elle avait même garanti le financement pour la construction des infrastructures. Le président Sall fait trop de politique et cela est la raison de son échec durant le septennat. On ne choisit pas ce qui nous arrange, mais plutôt ce qui arrange toute la population.

Comme si le TER n’avait pas assez impacté la population et l’environnement au sens large, le BRT revient pour encore impacter plus de 1000 ménages, soit près de 7 000 personnes si on compte en moyenne 7 personnes par ménage. Cette ligne longue de 19 km, ira de la Préfecture de Guédiawaye jusqu’à la Gare Petersen. Le gouvernement, dans sa folie de dépenses de prestige, ne mesure pas les conséquences de ces actes. Avec ce projet, il y aura une concurrence défavorable directe entre les BRT et les moyens de transport de tous les jours comme les taxis, les bus Tata et les Ndiaga Ndiaye. Combien d’emplois directs et indirects seront perdus ? Tous les petits commerces liés au transport en commun seront affectés. Nous mettons toujours la charrue avant les bœufs ; nul n’est contre le développement, mais il y a une manière plus réfléchie de le faire. Ce n’est pas parce que la Banque mondiale recommande de mettre en place le BRT qu’on doit automatiquement sauter sur l’occasion. Nos fonctionnaires peuvent faire l’étude pour savoir le rendement, car il faut juger entre mobilité et emplois perdus.

Et notre chère autoroute Ila Touba ? Aucune étude préalable n’a été réalisée pour la réalisation de cette autoroute alors qu’il s’agit d’un prêt de 416 milliards de francs CFA. Aucune étude. Depuis la restauration des relations diplomatiques en octobre 2005, la Chine a promis un soutien financier au Sénégal, ce qui fait d’elle d’ailleurs l’un des principaux partenaires financiers du Sénégal. Elle est le second partenaire financier du Sénégal après l’Union européenne. Le Sénégal s’endette de manière dangereuse auprès de la Chine et cela a alourdi le service de la dette.

En 2013, la Chine a financé à hauteur de 8 milliards de francs CFA la phase supplémentaire de la boucle de Dakar et 69 milliards de francs CFA pour le projet hydroélectrique de Gouina. En somme, depuis 2005, le gouvernement a reçu de la Chine plus de 1 166 milliards de francs CFA divisés en prêts concessionnels (1 039 milliards F CFA), en subventions (93 milliards F CFA) et prêts sans intérêts (24 milliards F CFA). Sur les 1 166 milliards reçus de la Chine, 913 milliards de francs CFA ont été approuvés entre avril 2012 et mars 2017.

Le danger est que nous nous dirigeons vers une nouvelle crise de la dette. Près de 85 % des pays en développement ont vu leur dette accroître durant les 5 dernières années et le nombre de pays en développement dont la dette est considérée comme insoutenable ou à haut risque a doublé durant les 5 dernières années. La Chine a fourni près de 45 % de la valeur totale des nouveaux prêts accordés à des pays à faible revenu entre 2013 et 2017. Ce pourcentage pourrait être plus élevé, car la Chine ne rend pas compte de tous ses prêts à l’OCDE.

Cette croyance selon laquelle les investissements publics dans les infrastructures telles que les routes, les autoroutes, est un moteur indispensable de la croissance économique a toujours fortement influencé la décision des leaders dans les pays en voie de développement. Et pourtant, selon des études faites, ce type de modèle de croissance qui repose sur l’investissement public est lent et démodé. Certains économistes ont plutôt conseillé de minimiser l’importance du secteur public, et des infrastructures en donnant la priorité au capital humain et aux reformes et surtout la bonne gouvernance.

Le Sénégal s’est lancé dans la construction d’infrastructures sous forme de partenariats public-privé qui n’est autre qu’un mode de financement fait par des prestataires privés qui en retour gère l’infrastructure. Le montage financier est fait de sorte que les dépenses ne sont pas comptabilisées dans le budget car étant des dépenses de fonctionnement au lieu de dépenses d’investissement. Le paiement se fera soit sous forme de loyer ou des recettes tirées de l’exploitation de l’infrastructure. Cela ne doit pas être une raison d’en abuser ou de ne pas faire une étude préalable.

Vivre dans le déni 

Nous pouvons donner plusieurs autres exemples d’erreurs commises en connaissance de cause par le gouvernement. Nous nous en arrêterons là pour analyser le Sénégal durant ces sept dernières années. Initié en 2014, le PSE a pour but de faire du Sénégal, un pays qui émergera à l’horizon 2035. Cependant, il faut noter que la croissance de l’économie sénégalaise a fortement dépendu de l’investissement public. Cet investissement, malheureusement a ralenti, car les reformes mises en place pour stimuler le secteur privé n’ont pas donné les résultats escomptés. Aucun pays ne peut maintenir ces niveaux de croissance à moyen et long terme sans une excellente gouvernance économique. Le Sénégal ne mobilise pas suffisamment de ressources fiscales pour financer ses propres projets et éviter de s’endetter. Le président ne s’est pas bien préparé durant le septennat ou a plutôt agi en connaissance de cause pour une réélection. Le pays aurait dû être résilient face aux chocs internes et externes, l’essence a connu une hausse il y a de cela quelques semaines, car le gouvernement avait refusé de se préparer, mais a préféré inaugurer des infrastructures de prestige qui ne sont toujours pas prêts.

La dette intérieure est devenue insoutenable et la plupart du temps, quand il y a un problème de paiement de cette dette, c’est qu’il y a un manque de transparence budgétaire. Combien de dépenses sont non autorisées ou injustifiées ? Ces factures impayées vont entraîner une baisse de la croissance et la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires vont créer une inflation, même si le franc CFA peut atténuer cette dernière. Il y a une crise financière au Sénégal et comme d’habitude, nous allons négocier avec la France à travers l’Agence française de développement pour un prêt. Et comme d’habitude, la France va nous faire chanter en nous disant que la condition est que les fonds doivent être utilisés pour rembourser d’abord la dette due aux entreprises françaises. Le fast-track dont le président nous parle me rappelle un peu la crise du temps du président Wade qui, au même moment, c’est-à-dire après 7 ans de mauvaise gouvernance, étudiait la possibilité de vendre les parts du Sénégal de la SONATEL et l’hôtel Méridien président dans le but de recueillir près de 950 millions de dollars.

La promesse de payer la dette due aux fournisseurs privés ne pouvait pas être tenue et cela a causé la faillite de plusieurs entreprises, et ceux qui arrivaient à survivre vendaient leurs terrains ou donnaient leurs biens en garanti pour respecter les engagements financiers envers leurs fournisseurs et les banques. Le privé national n’a plus confiance envers le gouvernement et le taux de chômage augmente, car ces entreprises vont fermer leurs portes ou réduire leurs effectifs. Malgré tout cela, le président nous dit que 491 000 emplois ont été créés avec la promesse de créer 1 000 000 emplois entre 2019 et 2014. La création de 200 000 emplois par an sur 5 ans avait déjà été prédite en 2014 par le PSE. Comment un gouvernement sérieux peut-il prédire une création de 1 000 000 d’emplois 5 à 10 ans avant ?

Un Sénégal émergent à l’horizon 2035 ? Certains pays africains sont sur la voie de l’émergence, mais le Sénégal ne fait pas partie de ces pays. Pour un pays qui veut devenir émergent, il faut être financièrement indépendant pour pouvoir définir une politique de développement claire. Le Sénégal reçoit de l’aide de presque toutes les entités financières comme le FMI, l’USAID, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement, la Banque africaine de développement sans oublier l’Agence française de développement. Des centaines de milliards sont reçus par le Sénégal chaque année et le danger et que cette aide financière joue un rôle crucial dans les finances publiques. À chaque fois qu’un pays reçoit de l’aide, cela va avec une politique économique imposée. En outre, l’aide provient aussi de la Chine et des pays du Golfe. La Chine qui s’est lancée dans une guerre commerciale avec les Etats Unis peut facilement réduire son aide ; l’économie des pays du Golfe peut aussi subir un ralentissement économique si le prix du baril connaît un choc. Que se passera-t-il si, ces pays ne peuvent plus aider le Sénégal ? Nous nous heurterons à de grandes difficultés et ce sera peut-être l’annonce du défaut de paiement du service de la dette.

À l’annonce du plan d’infrastructures nécessaires, bon nombre d’entre nous était content, jusqu’à ce que le président en soit dissuadé, pour enfin faire des réalisations de prestige comme le faisait son prédécesseur. Sept ans plus tard, le Sénégal a toujours besoin d’infrastructures de base, car le gouvernement avait oublié les infrastructures nécessaires. Ces projets d’infrastructures vont devoir nécessiter un financement important et sur plusieurs années. Rien ne garantit que les partenaires économiques seront en mesure de respecter leurs engagements financiers et nous savons que le gouvernement ne sera pas en mesure de contribuer au financement de ces projets.

Les programmes sociaux 

On me dira que le septennat a été un septennat social. Social, vous avez dit ? Et si on parlait de la Couverture Maladie Universelle et des bourses familiales ? Le but était d’étendre la couverture maladie à 75 % de la population à l’horizon 2017. Non seulement, le but n’a pas été atteint, mais le niveau d’endettement des hôpitaux publics est devenu très inquiétant. Le budget de la santé qui est de 198 milliards FCFA est très insuffisant et le secteur de la santé est un secteur mourant. Il faut aussi noter que les dépenses dans ce secteur sont mal ciblées et surtout très inefficaces. Les hôpitaux sont très endettés et les ressources générées n’ont servi à presque rien dans le maintien des équipements et des infrastructures. La majorité des hôpitaux sont en faillite et ils dépendent des subventions de l’Etat, qui les a mis dans cette situation. Les recommandations, d’une mise en place d’un plan de redressement financier, de la création d’un comité interministériel pour s’occuper de la supervision et de reformer ce secteur, n’ont pas été respectées. Il faut carrément revoir le secteur de la santé au lieu de juste mettre des pansements, l’implosion de ce secteur est arrivée à terme.

Mis en place en 2013, le Programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF) a pour objectif général de « contribuer à la lutte contre la vulnérabilité et l’exclusion sociale des familles en vue de renforcer leurs capacités productives et éducatives. » Il faut noter que la bourse représente jusqu’à 25 % du revenu annuel moyen des ménages. La situation est grave, car cela veut dire que le revenu mensuel moyen des ménages bénéficiaires de cette bourse est de 30 000 FCFA. La bourse sur ce point de vue, n’a pas été créée pour permettre aux ménages de commencer des activités économiques, mais plutôt pour les asservir dans le but d’une réélection. Pour preuve, l’Etat n’est plus en mesure de respecter les engagements et les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’alimentation sont toujours menacés. Les 30 milliards auraient pu être mieux dépensés si le but était l’autonomisation de ces ménages.

Une décolonisation inachevée 

Les entreprises françaises font de bonnes affaires, et même de très bonnes affaires, en Afrique de l’Ouest et au Sénégal plus particulièrement : Eiffage est le concessionnaire de la première autoroute à péage du pays qui relie le centre de la capitale Dakar au nouvel aéroport international Blaise Diagne et la seconde ville du pays Thiès ; Bolloré est le concessionnaire du port de Dakar ; Alstom s’est occupée du Train Express Régional qui reliera Dakar, sa banlieue et l’aéroport international Blaise Diagne ; Auchan a depuis plus d’une année commençait à déployer un réseau de grandes surfaces qui pénètrent les principaux quartiers chics et populaires de Dakar ; Suez est en phase de rafler le contrat d’affermage relatif à la gestion de l’hydraulique urbaine et périurbaine, Total a reçu en mai 2017 la licence de prospection et d’exploitation des blocs de pétrole et de gaz les plus prometteurs du pays.

La décolonisation, serait-elle inachevée ? En faisant l’autopsie de la domination étrangère et surtout française, on s’aperçoit que le phénomène touche tous les secteurs. Depuis notre indépendance, on se rencontre que nous sommes toujours objet de domination sur tous les plans, comme si nous étions en train de subir une recolonisation.

Vu que les pays africains ont demandé et ont lutté pour leur indépendance avant d’avoir eu une politique commune de défense, il était facile pour les anciennes puissances coloniales d’exploiter cette lacune. Elles en ont profité pour signer des accords de défense militaire. Pour demeurer une puissance occidentale, la France s’est assuré de maintenir les rapports avec ses anciennes colonies. François Mitterrand disait : « Sans l’Afrique, il n’y aura pas d’histoire de France au XXIe siècle ». La France a garanti l’aide, l’assistance et les accords de défense en cas de troubles intérieurs, elle a même utilisé ces accords pour établir des bases militaires dans plusieurs pays africains. Presque toutes les anciennes colonies sont liées à la France par un accord de défense. Par ce biais, on note le comportement paternaliste pour renforcer son influence sur les anciennes colonies et leur faire croire qu’ils ont besoin de la France.

Monsieur le Président

Monsieur le Président, bien sûr que critiquer sans proposer est une chose facile, c’est pourquoi je vais encore vous rappeler ce qu’il fallait faire pour mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence. Monsieur le Président, si on veut mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence, on devra procéder autrement, on a encore accusé de 12 ans de retard à cause de vos choix politiques (7 ans pour vos mauvais choix et 5 ans pour subir).

Monsieur le Président, pourquoi avoir augmenté les dépenses courantes ? En augmentant ces dépenses, nous n’aurons plus de marge pour jouer avec le budget. Le déficit budgétaire est en train d’augmenter d’une manière extraordinaire. Le Sénégal va directement vers un défaut de paiement et il nous sera presque impossible d’emprunter encore dans l’immédiat. Monsieur le Président, est-ce que ça valait la peine ?

En prenant le pouvoir, le Sénégal venait de traverser 12 ans de banditisme financier et vous étiez l’espoir de tout un peuple. En votant pour vous, le peuple s’attendait à une gouvernance transparente, faire de sorte que le pays soit résilient face aux chocs pour mettre le pays dans la dynamique d’une croissance inclusive et soutenable. Il n’y a que cette croissance qui puisse créer des emplois et réduire la pauvreté. Au lieu de cela, on a assisté à une très mauvaise gouvernance qui a augmenté le taux de pauvreté. Monsieur le Président, presque la moitié du pays vit dans la pauvreté et dans le milieu rural où vous avez vécu en grandissant, il y a l’extrême pauvreté Monsieur le Président. Si vos programmes ont marché comme vous le dites, comment se fait-il qu’aucune réduction de la pauvreté ne soit observée durant le septennat ? Sur papier, le Sénégal a l’air d’avoir un système de bonne gouvernance, mais en réalité, tous les indicateurs sont au rouge.

Monsieur le Président, vous parlez souvent de la croissance. Le Sénégal a connu des cycles de croissance économique. À la suite de la dévaluation en 1994, le Sénégal a connu une période de longue croissance soutenue. En 2004, elle a atteint 6 %, mais je vais vous dire pourquoi notre croissance arrive à grimper. Nous savons tous que notre économie est basée sur les exportations, donc à chaque fois que nous affichons une croissance élevée, c’est à cause des bonnes conditions climatiques, et d’un environnement extérieur qui nous est favorable. Monsieur le Président, vous avez eu ces deux conditions et cela a résulté d’une croissance relativement forte, mais pourquoi cette croissance n’a pas résulté à la création d’emplois ? C’est à cause d’une très mauvaise politique intérieure. Votre prédécesseur a connu une hausse du prix du baril du pétrole et cela a causé la hausse des prix, mais durant votre septennat, le prix du baril du pétrole a été relativement stable donc où se trouvait le problème ? L’inefficacité des politiques publiques a créé ce problème Monsieur le Président et comme nous ne contrôlons pas le prix du baril, donc si ce dernier est conjugué aux mauvaises politiques publiques, on va plus souffrir, car la croissance va dégringoler et la pauvreté va augmenter.

Monsieur le Président, ajouté à cela est la mauvaise politique budgétaire. Le déficit budgétaire a augmenté et les dépenses extrabudgétaires avec le maintien de ces agences budgétivores dans le seul but de caser vos militants. Chef de l’Etat ou Chef de parti ? Monsieur le président, je vous avais prévenu d’afficher les vrais prix durant votre septennat, mais vous n’avez pas écouté et l’octroi des subventions des denrées et de l’énergie est en train de vous rattraper, car là on va vers un dernier mandat, donc ce n’est plus la peine de rendre l’électorat content. Le Sénégal traverse une crise et les marges budgétaires seront réduites et on sera encore obligé d’aller quémander de l’argent.

Monsieur le Président, tous ceux qui sont avec vous veulent une situation privilégiée, donc ils ne vous diront jamais ce qui est mieux pour le Sénégal, mais plutôt ce qui est mieux pour votre réélection et qui pourra les laisser jouir de leurs avantages. Vous aviez eu la chance de mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence, mais vous avez échoué. Quand on vous alertait, ce n’était pas pour un poste ou pour des avantages, mais plutôt pour le bien-être des Sénégalais.

J’ai mal par contre quand je vois mes sœurs et frères sénégalais ne pas manger à leur faim, ne pas boire de l’eau potable, ne pas pouvoir se soigner quand ils sont malades, ne pas aller à l’école, ne pas jouir d’une bonne éducation alors que le gouvernement se permet de gaspiller de l’argent.

Monsieur le Président, les cinq prochaines années seront très dures pour les Sénégalais, donc je vous conseille de changer de cap pour atténuer cette douleur. Faites de ces cinq années, des années d’atténuation de douleur et que Dieu vous donne une santé de fer et une longue vie pour qu’après les cinq ans, qu’on espère enfin trouver un président sénégalais qui aime les Sénégalais et qui se soucie des Sénégalais.

Nul ne sait comment le Sénégal sera en mesure de survivre jusqu’en 2024, car la situation entre 2012 et 2019 a été plus que catastrophique vu que le pays était en train de mal s’endetter. Le chômage est toujours très élevé, la croissance relativement forte reste toujours faible comparée à la croissance démographique. Le ratio de dépendance démographique, celui entre l’effectif de la population qui dépend des autres et l’effectif de la population qui peut prendre en charge les autres, est toujours de plus de 80 %. Une infime partie de la population qui travaille s’occupe du reste, car il n’y a toujours pas assez d’emplois. Le taux de pauvreté est presque à 50 % et cela avoisine plus de 60 % en milieu rural.

 « J’avais également trouvé une société hautement duale, centrée autour d’une élite urbaine, avant-gardiste et mondialisée qui capte sans gêne la presque totalité des ressources publiques, alors qu’au même moment une majorité oubliée, essentiellement rurale et traditionnelle, manquait de tout ». Président Macky Sall

Honnêtement, qu’est-ce qui a changé en sept ans ? 2012 + 7 = 2012 Mohamed Dia

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