Revue de Presse du Jeudi 25 Juillet 2019

Rp du Jeudi 25 Juillet 2019

Pluies diluviennes dans le pays : Dakar arrosée pendant plus de 4 heures

https://www.dakaractu.com Des pluies diluviennes se sont abattues dans beaucoup d’endroits du pays. Et la capitale dakaroise n’est pas en reste. Une pluie intense s’est en effet abattue sur la Capitale au moins quatre heures durant. Ce qui a engendré évidement des embouteillages monstres dans toute la ville.

Dakar : les premières pluies font un mort à Grand Yoff

https://www.pressafrik.comLes premières pluies enregistrées à Dakar ont fait un mort ce jeudi. Un vent violent a accompagné la pluie qui s’est abattue dans la capitale sénégalaise qui a fait une victime à Grand Yoff. Très affectées par la situation, les populations de la localité crient leur amertume, rapporte Walf radio.

Pour rappel, les premières précipitations pour l’hivernage 2019 en Casamance, dans le sud du Sénégal, enregistrées dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 juin 2019, avaient également fait une victime au quartier Halwar. En effet, un mur s’était effondré sur une femme d’une cinquantaine d’années. Elle a été admise aux services des urgences de l’hôpital régional de Ziguinchor.  Ibrahima Mansaly

PREMIÈRES PLUIES À DAKAR : GALÈRE!

http://www.emedia.sn Dakar, comme de nombreuses régions du Sénégal, a reçu ses premières gouttes de pluies de la saison 2019. Seulement, parmi les localités qui ont reçu la pluie, la capitale est sans doute celle qui en souffre le plus. La pluie, qui est tombée entre 3h et 6h matin, a causé des désagréments dans la matinée de ce jeudi. Beaucoup de travailleurs avaient du mal à rejoindre leur lieu de travail aux heures habituelles. « La galère a repris. Nous allons encore être en retard », a lâché amèrement, Ndiaga croisé à l’arrêt ’’Marché Bi Bess’’, à Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise. Tout comme Ndiaga, les travailleurs de la banlieue qui devaient rejoindre le centre-ville avaient la même difficulté. À cause de la pluie, les cars de transport se faisaient rares au niveau des arrêts. Il fallait se bousculer pour avoir une place et aller travailler.

Inondations après les pluies à Dakar : Lansana Gagny Sakho accuse le comportement de certains Sénégalais

https://www.pressafrik.com Le Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho, a dénoncé le comportement de certains Sénégalais en ce qui concerne l’évacuation des eaux de pluies dans la capitale sénégalaise, où il a fortement plu dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Chaque pluie il y aura des flaques d’eaux, c’est une question de bon sens. L’Onas peut garantir que l’assainissement sera correct, mais le problème est plutôt lié à des comportements. Je pense qu’il faudrait que nous changions de comportements », a appelé le Dg sur la Rfm.

Il dit faire allusion aux vols des plaques et aux bassins que les gens transforment dépotoirs d’ordures. Toutefois, M. Sakho promet qu’ils vont travailler pour essayer de régler les problèmes, précisant que l’Etat a fait des investissements très importants et pour qu’on n’ait pas de problème d’assainissement.

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), a fait savoir que des équipes sont dans quelques zones pour évacuer des eaux de pluies et que plusieurs acteurs dont l’Agéroute travaillent dans le programme lutte contre les inondations.

Des pluies diluviennes se sont abattues dans beaucoup d’endroits du Sénégal dans la nuit de mercredi à jeudi. Et la capitale Dakar n’est pas en reste. Ce qui a engendré des embouteillages dans toute la ville à cause des eaux stagnantes.Salif SAKHANOKHO

Réserve de fer : Kédougou dispose de plus de 800 millions de tonnes (géologue)

http://www.dakarmatin.comLe professeur de géologie et de télédétection de l’Institut des sciences de la terre de Dakar Soulèye Wade a évoqué lors d’un atelier à Thiès (Est), le potentiel minier de la région du Sénégal oriental, notamment de la région de Kédougou, avec des réserves connues de 700 à 800 millions tonnes de fer, rapporte l’Aps.

Avec des découvertes supplémentaires, le Sénégal peut aller jusqu’à un milliard de tonnes, a dit M. Wade, relevant qu’avec ces réserves, « nous pensons qu’un jour on peut gagner plus qu’avec les phosphates ». Avec un tel potentiel, le Sénégal peut atteindre une production de « 20 millions de tonnes par an » et créer une industrie de métallurgie au Sénégal oriental, a-t-il ajouté.

Selon lui, toutes les 11 collines répertoriées à Kédougou (Sud-est) sont des collines de fer, qui ont pu résister à l’érosion du fait de la dureté de ce métal. La 12-ème colline se trouve en territoire malien. Plus connue pour être une zone aurifère, Kédougou renferme aussi des réserves d’uranium découvertes à Saraya, a-t-il signalé.

Le géologue, président de l’Association sénégalaise des professionnels de la géomatique, a plaidé pour la création d’un service national de géologie pour booster la formation de géologues et redonner au Sénégal, ancien « quartier général » des géologues en Afrique de l’Ouest, du temps de la colonisation son « rôle leader » dans ce domaine

L’ETAT EN TRAIN DE MOBILISER DES RESSOURCES POUR SOUTENIR LA RÉFORME DE L’ADMINISTRATION (MINISTRE)

Dakar, 25 juil (APS) – L’Etat est en train de mobiliser des ressources pour soutenir la réforme de l’administration qui demeure un élément central du développement socio-économique du Sénégal, a assuré mercredi à Dakar le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.

’’Au niveau de la coopération, nous sommes en train de mobiliser des ressources pour soutenir la réforme de l’administration qui est l’élément central pour le développement social et économique de notre pays’’, a-t-il déclaré.

  1. Hott s’exprimait à l’ouverture d’un colloque axé sur le thème : « La réforme de l’administration publique face aux défis de l’émergence ».

Selon lui, la marche vers l’émergence économique nécessite un changement de paradigme pour relever les défis de nature à entraver la mise en œuvre du PSE, le Plan Sénégal émergent.

Pour ce faire, il a évoqué la nécessité pour le Sénégal d’être « un Etat stratège » qui met en place des stratégies susceptibles d’atteindre l’émergence.

Dans le même temps, il est aussi important d’avoir un Etat investisseur qui appuiera les entrepreneurs en leur permettant d’intégrer des modèles de gestion efficace, selon le ministre de l’Economie.

Dans cette optique, l’Etat devra aussi optimiser son portefeuille d’actifs pour pouvoir financer certains projets.

’’En attendant que la croissance économique soit effective, il faut que l’Etat puisse développer des modèles sociaux économiques de base pour les citoyens, et c’est ce que l’Etat du Sénégal fait depuis quelques années’’, a-t-il ajouté.

Amadou Hott a par ailleurs souligné la nécessité d’un pont entre les administrations, les écoles d’administration et les entreprises, afin qu’il y ait des vases communicants entre les deux mondes.

Pour sa part, le président d’ENA Afrique, Mohamed Kadmir Doubi, a indiqué que ce colloque vient poser la problématique centrale liée à l’accompagnement de l’administration publique dans le processus de l’émergence.AMN/ADL/BK

Finances publiques : Diminution des actifs extérieurs nets en avril 2019

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économique (Dpee), les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts sont évalués à 1751,1 milliards à fin mars 2019, en baisse de 96 milliards (-5,2%) par rapport à la fin du mois précédent.

Cette situation est imputable aussi bien à la Banque centrale, dont la position extérieure nette s’est détériorée de 84,9 milliards pour s’établir à 1170,7 milliards, qu’aux banques primaires qui ont enregistré une diminution de 11,1 milliards de leurs actifs extérieurs nets (580,4 milliards).

 Comparativement à fin mars 2018, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont fléchi de 447,2 milliards (-20,3%), à fin mars 2019.

L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est dégonflé de 11,1 milliards, entre fin mars et fin avril 2019, pour se chiffrer à 4671,4 milliards, en liaison avec les crédits nets à l’administration centrale (-39,5 milliards).

 Pour leur part, les créances sur les autres secteurs se sont consolidées de 28,5 milliards, sur la période, pour s’établir à 4156,5 milliards. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 676 milliards (+16,9%), à fin avril 2019.Pathe TOURE

ARRÊTONS DE NOUS EN PRENDRE À L’ÉCO PAR ANGE OLIVIER GRAH

https://www.seneplus.com– Afrik Soir  Au sein de la CEDEAO existe un groupe de pays, dont les dirigeants à la différence de la quasi-totalité de leurs populations, désirent rester dans le FCFA et sont donc opposés à l’entrée en vigueur de l’ECO en 2020 comme le prévoit le calendrier commun

Évitons de prendre au premier degré les déclarations du Président Alassane Ouattara sur cette monnaie alors qu’il en est le premier ennemie. La réalité c’est que la CEDEAO dans son ensemble a initié une monnaie commune appelée Eco, appellation sur laquelle elle a de façon indubitable un monopole indiscutable. 

Au sein de la CEDEAO existe un groupe de pays, ceux de l’UEMOA, dont les dirigeants à la différence de la quasi-totalité de leurs populations, désirent rester dans le FCFA et sont donc en réalité opposés à l’entrée en vigueur de de l’ECO en 2020 comme le prévoit le calendrier commun. Vu l’impopularité de leur position dans leurs propres pays, ils n’ont pas eu le courage de l’assumer au cours des travaux et ont choisi comme stratégie de fuite en avant, de faire aux autres, deux propositions qu’ils savent impossibles à accepter par ces derniers.

C’est-à-dire de renoncer à leur indépendance monétaire en intégrant la zone du FCFA avec ses conséquences ou d’accepter qu’un changement de façade qui consiste seulement à voir le nom d’Eco se substituer à celui du FCFA sans changement de la situation actuelle des pays de l’UEMOA qui vont conserver leur banque centrale rattachée au Trésor français. Naturellement, ils ont obtenu ce qu’ils voulaient des autres pays de la CEDEAO qui refusent logiquement ces propositions, avec même le Nigéria qui menace de sortir du processus.

La deuxième étape de la stratégie consiste à faire accepter par leurs populations le maintien du FCFA. La stratégie de communication qu’ils adoptent est de démolir l’image de l’Eco en leur sein. La meilleure manière de le faire est d’utiliser leur aversion non seulement du FCFA en annonçant que la monnaie unique de la CEDEAO ne sera qu’un avatar du FCFA et en utilisant le sceptre de la dévaluation car tout en affirmant que la parité va demeurer la même, on prend le soin de démontrer le contraire en diffusant sur les réseaux sociaux et dans la presse un tableau de parité qui laissent présumer une dévaluation d’au moins 100% de la monnaie si nous passons à l’Eco.

Pour faire passer ce discours totalement incohérent on utilise comme vecteur de cette stratégie de communication une personne dont le profil de d’économiste et d’ancien Président de Banque centrale permet de donner du crédit à ces déclarations totalement ubuesques : le Président Alassane Ouattara. Le résultat est foudroyant car nous assistons immédiatement après ces propos à une levée de bouclier de la quasi-totalité des défenseurs de la sortie du FCFA qui rejettent désormais l’Eco qu’ils perçoivent comme le veut les manipulateurs comme un avatar du FCFA sans se rendre compte qu’ils militent involontairement pour le maintien de la monnaie honnie.

Presque personne ne fait attention au propos du Président Alassane qui annoncent pourtant le report de la mise en œuvre de l’Eco au motif que les pays hors-UEMOA qui pourtant gèrent déjà leurs propres monnaies n’auraient pas réuni les mystérieux et opaques critères de convergence, termes techniques volontairement utilisés sans explications pour embrouiller la population pour qu’elles ne comprennent pas le stratagème. Sortons donc de la manipulation en continuant à soutenir l’Eco comme monnaie unique des pays de la CEDEAO, dans sa seule version envisageable, c’est-à-dire avec une banque centrale unique et qui entre effectivement en vigueur en 2020.

Arrêtons donc les diatribes injustifiées et contreproductives contre cette monnaie qui n’a jamais cessé sauf dans la communication des manipulateurs qui rament à contre-courant de leurs peuples, d’être ce que nous en attendons, un autre pas vers la souveraineté réelle de nos pays. Ange Olivier Grah

Eco ou Franc CFA?Les cinglantes réponses de Michel Nadim Kalife

https://an-news.com L’avénement de l’euro et la disparition du Franc CFA suscitent un débat vif dans l’espace public africain. Pour l’économiste togolais, Michel Nadim Kalife, la monnaie et le populisme ne font pas bon ménage. Interview.

La nouvelle monnaie unique de la CEDEAO, Eco, devrait voir le jour en 2020. Comment l’économiste que vous êtes appréhende-t-il cette devise ? 

Il faudrait peut être attendre de connaître les mécanismes de cette nouvelle monnaie pour se prononcer. Sans vouloir être pessimiste, on peut dire que le jour où la France ne garantira plus le change fixe du Franc CFA en euro, on assistera à des bouleversements. L’Eco non garanti dépendra essentiellement du Nigeria qui représente 70% du PIB de la CEDEAO. Nous verrons alors cette nouvelle monnaie dégringoler comme le Naira en ce moment. Les petits épargnants, les employés du secteur privé, les fonctionnaires, les paysans et les retraités n’auront plus que leurs yeux pour pleurer leur perte de pouvoir d’achat.

Vous voulez dire que tout le monde est perdant dans cette nouvelle monnaie ?

L’avénement de l’euro et la disparition du Franc CFA suscitent un débat vif dans l’espace public africain. Pour l’économiste togolais, Michel Nadim Kalife, la monnaie et le populisme ne font pas bon ménage. Interview.

La nouvelle monnaie unique de la CEDEAO, Eco, devrait voir le jour en 2020. Comment l’économiste que vous êtes appréhende-t-il cette devise?

Il faudrait peut être attendre de connaître les mécanismes de cette nouvelle monnaie pour se prononcer. Sans vouloir être pessimiste, on peut dire que le jour où la France ne garantira plus le change fixe du Franc CFA en euro, on assistera à des bouleversements. L’Eco non garanti dépendra essentiellement du Nigeria qui représente 70% du PIB de la CEDEAO. Nous verrons alors cette nouvelle monnaie dégringoler comme le Naira en ce moment. Les petits épargnants, les employés du secteur privé, les fonctionnaires, les paysans et les retraités n’auront plus que leurs yeux pour pleurer leur perte de pouvoir d’achat.

Vous voulez dire que tout le monde est perdant dans cette nouvelle monnaie ?

Hélas, seuls les commerçants et les pilleurs de L’État s’en sortiront. Les premiers sauront revaloriser leurs marchandises en fonction de la dépréciation de l’Eco. Les seconds auront toujours les moyens de reconvertir leur butin en € ou en $. Quant aux producteurs de cacao, café, coton, palmistes, de noix de cajou, …tous produits d’exportation, ils verront leurs recettes dégringoler entre le moment où ils auront vendu leur récolte et le moment d’encaisser la somme, parce que durant ce délai la valeur de l’ECO aura chuté… Alors, la civilisation du “DASH”, en vigueur au Nigeria, Ghana, sierra Leone, Gambie, Guinée, s’étendra aux pays de l’UEMOA où les perdants, soit 80%, vont voir leur pouvoir d’achat se déprécier.

Nous vous trouvons bien pessimiste sur ce projet de monnaie unique. ?

Je suis en effet désolé d’aller dans le sens inverse de la plupart des analystes qui abreuvent notre jeunesse de fausses théories. La monnaie c’est de la réalité immédiate. Gardez bien cette analyse prévisionnelle quelques longues années encore, car il faudra beaucoup de temps à l’ECO pour qu’il soit adopté par tous les 15 pays de la CEDEAO et devenir une monnaie unique remplaçant les 8 monnaies nationales actuelles (FCFA, Naira, Cedi, dollar libérien, livres gambienne et Sierra Leonaise, Franc Guinéen, escudo du Cap Vert), mais, attention!, sans la garantie du Trésor Public français. D’ici là, je serai décédé de vieillesse…mais mon analyse me servira à survivre parmi vous, en honorant ma mémoire pour vous avoir dit une vérité prophétique qui fera honte à tous les pourfendeurs du Franc CFA auxquels leurs moutons de Panurge demanderont des comptes pour leur avoir promis le paradis alors qu’ils vont vivre l’enfer monétaire… Miserere Nobis !

Il s’agit quand même d’un vieux projet, réfléchi pendant de longues années et mis en oeuvre par des experts du domaine ?

Cette histoire de monnaie me rappelle la boutade du président Abdou Diouf lors de la conférence des Intellectuels africains en décembre 1996, à Dakar, sur initiative de son ministre d’État d’alors, Abdoulaye Wade. “La maladie des Africains, c’est la ” Colloquite, celle de faire des colloques sans suite … “, s’était exclamé le président sénégalais. C’est exactement ce qui caractérise le projet de création de la monnaie commune et unique de la CEDEAO, qui avait été projeté à la suite du “Plan de Lagos ” en 1980. J’avais alors, (à travers mes conférences débats données à l’hôtel ” Palm Beach” de Lomé en 1982/1983), proposé deux dénominations : Cauris et Afro. Il a fallu, aux autorités de la CEDEAO, 36 ans pour accoucher de la petite souris “ECO” qui ne fait que reprendre les 3 premières lettres de ” ECOWAS”, acronyme de la CEDEAO en anglais, cela signifiant bien la domination des anglophones, dont le tout-puissant Nigeria !… Alors, je dis : “chapeau!” à Abdou Diouf… Miserere Nobis !

Donc, pour vous, la messe est dite. L’Eco est déjà un échec ?

Non, pas tout à fait. Je dis que tant que nous n’aurons pas L’État de droit et le respect de la supra -nationalité, nous n’aurons pas l’ECO comme monnaie unique remplaçant les 8 monnaies nationales de l’espace CEDEAO… Il faut vous dire que nos régimes présidentiels ont offert à nos chefs d’État le goût du pouvoir personnel. Je les vois mal accepter de limiter leur pouvoir personnel. Les 7 pays à monnaie nationale, dont le Nigeria et le Ghana, ont actuellement la facilité de payer leurs fonctionnaires et leurs forces de l’ordre sans retard, juste en appuyant sur le bouton de la planche à billets… Ils ne voudront pas abandonner ce privilège. En définitive, il y a du chemin avant d’atteindre l’Etat de droit. C’est le seul moyen de s’assurer une monnaie inspirant confiance à ses citoyens.

Vous conviendrez avec nous que la zone Franc n’est pas non plus un paradis avec un spectre de la dévaluation omniprésent? Pensez-vous qu’une dévaluation est totalement exclue en ce moment?

il n’y a aucune raison de dévaluer le FCFA chez nous en Afrique de l’Ouest. Par contre, en Afrique centrale, il risque d’y avoir une dévaluation pour leFranc CFA XAF quand nous, en zone UEMOA, nous changerons le nom du FCFA XOF en ECO, sans dévaluer! Tout simplement. Les 8 pays de l’UEMOA adopteront l’ECO à la même valeur du Franc CFA, en définissant le taux de change entre le Franc CFA et l’ECO, tout comme en France, quand on est passé du FF à l’€, sans changer la valeur du FF, mais simplement en convertissant le FF en €, et nous, en zone UEMOA, nous définirons le FCFA en ECO sans changer notre pouvoir d’achat! Donc, pas de dévaluation en vue, parce que les réserves de la BCEAO sont bonnes et bien gérées.

En clair et en définitive, il ne faut pas trop se réjouir de l’arrivée de l’Eco?

Celà dépend de bien des paramètres dont l’Etat de droit et la discipline monétaire. Il faut comprendre l’économie monétaire, une science aussi difficile à comprendre par un économiste généraliste qu’un médecin généraliste en qui concerne la neurochirurgie. L’ECO est la monnaie de référence envers laquelle chaque monnaie d’un pays membre de la CEDEAO doit définir la sienne, que ce soit le FCFA, le Naira, le Cedi, le dollar libérien, la livre de Sierra Léone ou de Gambie,…ou le Franc guinéen. Les anti-CFA polémiquent par ignorance à mon avis.

La nouvelle monnaie mettra-t-elle fin aux mécanismes du Franc CFA tant décriée par le camp des anti- CFA?

Les anti-CFA font dans l’émotion. Le Franc CFA est une monnaie garantie par le Trésor public français sur la base de 1€=655,957FCFA tant que la BCEAO le souhaitera en respectant les règles de convertibilité prévues dans leurs accords de change illimité. Et parmi ces conditions, il y a le fait que la BCEAO doit déposer 50% de ses réserves sur le compte du son garant, le Trésor public français, ouvert à la Banque de France, moyennant rémunération de ces dépôts à un taux supérieur de 0,65% par rapport au taux international de rémunération à vue (pourquoi à vue, parce que ces dépôts varient d’une seconde à l’autre pour payer les importations de la zone UEMOA). C’est cela que ne comprennent pas les anti-FCFA parce qu’ils n’ont jamais été de grands importateurs ni servi dans l’un des 32 comptes d’opérations de la BCEAO, dont le plus important est celui ouvert à la Banque de France, qui, seul, rémunère les dépôts de la BCEAO à 0,65%, au dessus du taux pratiqué par les 31 autres comptes ouverts à travers le monde. C’est pourquoi, au lieu d’y déposer les 50% obligatoires, les Banques centrales africaines (BCEAO, BEAC) y déposent la quasi totalité des réserves pour obtenir un supplément annuel d’intérêts de 50 à 80 milliards FCFA par an, selon les années. Mais, les anti-FCFA ignorent tout cela, parce que leurs meneurs, pourtant bien informés de la chose, se gardent bien de les en informer pour pouvoir mieux les mener comme des moutons de Panurge… C’est déplorable ! Donc, pour en revenir à la monnaie commune, l’ECO, elle ne deviendra unique qu’après que tous les 15 pays de la CEDEAO aient réussi à stabiliser le change de chacune des monnaies nationales, ce qui va permettre de remplacer chaque monnaie nationale par l’ECO, sans problème, puisqu’elle lui est devenue équivalente tout en ayant l’avantage de favoriser les échanges entre les 15 pays de la CEDEAO du fait qu’il n’y aura plus de problème de change entre leurs anciennes monnaies nationales. Mais la grave question qui se présente est la suivante: Combien d’années de bonne gouvernance faudra-t-il pour les 6 pays à monnaie nationale (Naira, Cedi,dollar libérien, livres gambienne et de Sierra Léone, Franc guinéen) pour rejoindre les critères de convergence de l’ECO ? Par contre, seuls le Franc CFA, dont les 8 pays membres sont déjà convergents depuis la dévaluation de 1994, ainsi que l’escudo du Cap Vert, soit 9 pays sur 15, respectent et respecteront les sept critères de convergence. Les autres 6 pays, à mauvaises habitudes de gestion budgétaire et donc monétaire, auront beaucoup de mal à ne plus user de leur planche à billets pour combler leurs déficits et autres habitudes menant à la dépréciation à répétition de leur monnaie nationale. C’est pourquoi le Franc CFA peut dès à présent définir son change avec l’ECO, tandis que les autres monnaies évolueront leur taux de change, mois après mois, du fait de leur dépréciation continue sur le marché international, notamment vis à vis du Franc CFA, qui demeure la monnaie la plus stable et la plus forte du monde, même plus forte que l’€ en laquelle il est aujourd’hui défini, du seul fait que la monnaie du Trésor public français est l’€. Car, si un jour l’€ éclate, le FCFA survivra fort et stable, grâce a la garantie du Trésor Public français qui sera toujours là pour nous protéger contre les attaques des cambistes et autres spéculateurs…grâce aux accords de coopération qui lient la France à l’UEMOA, tant que celle ci en respectera les conditions. Quant à l’ECO, l’autre question grave sera de savoir si son institut d’émission, s’il est placé à Abuja, comme l’exige le Nigeria, respectera les règles de bonne gestion monétaire pour assurer sa stabilité et ne pas faire fuir nos épargnes à l’étranger pour les protéger contre la d’évaluation…. That is the question.

Comment analysez-vous les prises de position du président Ouattara, ouvertement militant pour une monnaie unique à change fixe par rapport à l’euro?

Le président Ouattara est un grand économiste. Ce n’est pas pour rien qu’il a su à la fois redresser l’économie ivoirienne à la vitesse grand V et faire remonter les réserves de la zone Franc cfa de la BCEAO. Il est le seul à être en mesure de tenir tête à l’impérialisme du Nigeria qui veut nous absorber comme des nains de la CEDEAO… Le président ivoirien connaît l’économie monétaire, et donc le FCFA, mieux que tous! De tous les chefs d’État de la CEDEAO, il est le seul spécialiste monétaire. C’est pourquoi, il mènera la barque de l’ECO tant qu’il est président de Côte d’Ivoire… Malheur à nous, pays de l’UEMOA, le jour où il sera remplacé par un non économiste monétariste !!! Car le Nigeria va absorber l’ECO en en faisant équivalent au Naira, en l’imprimant à Abuja. La dégringolade sera inévitable. Les classes moyennes qui pensaient sortir de la “servitude monétaire”, théorie chère aux anti-CFA , n’auront que leurs yeux pour pleurer. Devrais-je le rappeler, le président Ouattara s’occupait du Franc CFA quand il évoluait au sein du FMI. Il a aussi officié en tant que gouverneur de la BCEAO et a bien négocié la dévaluation indispensable du Franc CFA en janvier 1994.

Donc, vous êtes d’accord avec le président Ouattara quant à la parité fixe de l’Eco avec l’euro et non au panier de devises défendu par certains économistes ?

Certainement. L’option du président Ouattara de conserver la parité FCFA/€ tant que la monnaie commune Eco (qui est une monnaie de référence vers laquelle doivent tendre les diverses monnaies autres que le Franc CFA pendant la longue période de transition) n’est pas devenue monnaie unique !!! Alors, ceux qui n’ont pas étudié la monnaie, je leur demande de considérer ce domaine spécifique en dehors des comportements politiciens. Sinon, ce sera la pagaille comme avec les anti FCFA.

Cela dit, l’option défendue par le président Ouattara n’est autre que le schéma suivi par tous les pays européens qui ont intégré la monnaie unique € après avoir traversé la longue épreuve de convergence des 6 premières monnaies de la zone € dont les monnaies suivantes: DM (Allemagne), FF (France), florin ou DFl(Pays-Bas), FB (Belgique et Luxembourg), Lira( lire italienne), ptas(Espagne), qui mirent 24 ans pour converger de 1975 à 1999 vers la monnaie commune avant de l’adopter en 3 ans comme monnaie unique entre 1999 et 2002, trois ans au cours desquels la nouvelle monnaie commune remplaça progressivement chaque monnaie nationale. Alors, cela m’étonnerait que nous autres, 15 pays CEDEAO, où l’Etat de droit est loin d’être en vigueur, mettions moins de temps que ces 6 pays européens avancés…

Certes, les 8 pays UEMOA conserveront leur FCFA durant la période de convergence qui exige que chaque pays qui veut adopter l’ECO s’aligne sur les exigences des 7 critères de convergence (dont le déficit budgétaire inférieur à 5%, le taux d’inflation inférieur à 3%, le déficit du commerce extérieur inférieur à la marge restante après la limite de 20% du taux des réserves monetaires par rapport à la circulation monétaire dans le pays concerné,… Etc). A défaut d’y parvenir, chaque pays restera dans la période de transition vers l’ECO sans l’adopter, l’ECO restant une référence vers laquelle il faut tendre. Ce n’est que lorsque tous les15 pays membres de la CEDEAO auront réussi à respecter ces 7 critères de convergence que l’ECO sera adoptée comme monnaie unique en remplacement du FCFA de même que des 7 autres monnaies nationales (Naira, Cedi, dollar libérien, franc guinéen, escudo du Cap vert, livre de sierra Léone,…Dalasi de Gambie). Je crains que cela ne prenne plus que les 24+3=27 ans pris par les 6 premiers pays de la zone €…. Alors, laissons le temps au temps comme disait le génie politique François Mitterrand.

Finalement, à quoi sert de changer l’appellation du franc en eco?

Tout d’abord, cela va calmer les ardeurs anti-FCFA et anti- françaises qui font florès. Ensuite, si l’ECO est adopté par les autres pays de la CEDEAO – à la condition qu’ils respectent la discipline monétaire, ce qu’ils n’ont jamais respectée jusqu’ici, malgré leurs promesses datant de 1997 en vue de la monnaie commune-, cela peut aider la région à condition que la discipline monétaire soit respectée. Mais si le Nigeria et le Ghana continuent à refuser la garantie de change de l’ECO par la France, le taux de change risque de se déstabiliser à la moindre baisse des prix des matières premières d’exportation (pétrole, cacao, coton, café, cajou, palmistes, OR, bois, …). Autre scénario à éviter, le cas de figure où les importations de la CEDEAO dépassent ses exportations, ou encore s’il y a un désordre politique provenant de coups d’État ou d’attaques djihadistes. Tout le problème de confiance des investisseurs se trouvera là… Ce qui est le plus à craindre, c’est qu’il n’y aura plus Alassane Ouattara pour défendre la bonne gestion du FCFA devenu ECO, et que ce soit alors le Nigeria (géant dominant la CEDEAO avec 70% de son PIB et de sa population, et qui ne réfléchit qu’en fonction de ses propres intérêts, comme il l’a prouvé en rejetant l’accord APE entre l’UE et la CEDEAO signé à Dakar en janvier 2014) qui dirige la CEDEAO en y transposant sa malheureuse gestion du Naira… Ce qui fera dévaluer l’ECO à répétition, avec toutes ses conséquences sur le pouvoir d’achat des populations, qui seront obligées de recourir à des pratiques illicites pour rattraper leurs pertes de pouvoir d’achat…ce qui signifie que la corruption redeviendra systémique, touchant tout le monde, comme au Nigeria, à la différence de l’actuelle zone FCFA où la corruption est limitée aux rouages du pouvoir (douanes, justice, police,…). Pour conclure, il y aura risque de dévaluations à répétition de l’ECO dès que le Nigeria arrivera à l’adopter en remplacement du Naira. Car le poids du Nigeria, 70% de la CEDEAO, décidera de l’avenir de l’ECO, surtout qu’il n’y aura plus le président Ouattara pour veiller à la rigueur de gestion de cette monnaie commune, en tenant tête au président nigérian.(Source : Financial Afrik)

 

Hausse de 150 tonnes des abattages contrôlés de viande

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les abattages contrôlés de viande au Sénégal ont connu une augmentation de 150 tonnes au terme du mois de mai 2019, comparé à la même période de 2018, selon les données de la société de gestion des abattoirs du Sénégal.

Ces abattages de viande se sont établis à 2.292 tonnes durant la période sous revue, contre 2.142 tonnes au mois de mai 2018, soit une progression de 7% en valeur relative.

Cependant, sur une base mensuelle, ces abattages se sont soldés par une baisse de 245 tonnes, passant de 2.537 tonnes au mois d’avril 2019 à 2.292 tonnes un mois plus tard.MS/te/APA

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strong>Le 1er investisseur d’Allemagne dans les startups africaines au Sénégal…

http://actunet.net/ La Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide (Der) vient de signer une convention de partenariat avec GreenTec Capital Partners, première structure d’investissement allemande spécialisée dans l’investissement dans les startups africaines. L’objet de cet accord est la création du premier centre de Venture Building régional en Afrique destiné à relever le défi de l’investissement par la mise en place de tickets – entre 10.000 et 500.000 euros – en direction d’entrepreneurs en phase de démarrage. Un communiqué publié par Apo Group précise que cette convention prévoit également le déploiement du nouveau bureau régional de Greentec Capital basé à Dakar.

Destiné à soutenir et développer les opérations de la plus importante structure d’investissement en Allemagne en direction des start-ups africaines, sur l’ensemble de l’Afrique francophone, ce bureau va aussi permettre de relever le niveau opérationnel critique des entreprises pour les rendre plus attractives. La même source indique que l’accord paraphé par le ministre, Délégué général à l’entreprenariat rapide, Papa Amadou Sarr, et le Pdg et co-fondateur du fonds d’investissement allemand, GreenTec Capital Partners, Erick Yong, consacre les ambitions des deux structures pour les jeunes entrepreneurs sénégalais : accompagner les financements dans le numérique ; renforcer les capacités des start-ups ; mettre en place une infrastructure commune pour leur permettre un développement pérenne.

Ce partenariat part du constat que les besoins des startups, Tpi, Tpe, Pmi et Pme en Afrique, au Sénégal en particulier, s’articulent autour d’une combinaison équilibrée de financements et de différents soutiens opérationnels. Il trouve, selon ses initiateurs, «toute sa pertinence dans l’alliance et le partage de ressources de l’ensemble des acteurs publics, privés, des banques de développement, ou encore de la société civile». Sous ce rapport il va permettre de soutenir des entrepreneurs au potentiel avéré. Car l’accès à des ressources dans un cadre de support opérationnel personnalisé, permet de créer de la valeur pour les entrepreneurs pendant cette période où incubateurs et accélérateurs ont déjà fait leurs preuves, permettant ainsi d’améliorer encore la qualité des entreprises qui en bénéficient, tout en renforçant leurs chances de survie.

En effet, laisse entendre GreenTec Capital Partners,  « l’essor de la création d’entreprises et de l’esprit d’entrepreneuriat sur l’ensemble du continent africain est amplement appuyé par la croissance de nouveaux acteurs d’encadrement tels que les incubateurs, les hubs et autres accélérateurs». Mais «cet élan se heurte à l’insuffisance opérationnelle systémique de ces entreprises qui ne répondent pas toujours aux conditions d’éligibilité des véhicules de financement classique type venture capital». Premier investisseur d’Allemagne dans les startups africaines, GreenTec développe un modèle unique d’acquisition à bas coût qui transforme des startups hors radar en entreprises viables

LE SÉNÉGAL VICTIME DE SA COOPÉRATION FISCALE AVEC MAURICE

https://www.seneplus.com-Impact.sn-En signant en 2002 une convention de non double imposition avec l’Île Maurice, le pays aurait perdu la bagatelle de 257 millions de dollars en recettes fiscales sur une période de 17 ans

En perdant environ 257 millions de dollars en recettes fiscales sur une période de 17 ans, le Sénégal apparaît comme une victime tragique de la convention de non double imposition signée avec l’Île Maurice en 2002. Une situation que le chef de l’Etat a dénoncée et entend corriger. Comme l’Afrique du Sud, l’Inde ou le Kenya l’ont réussi.

Les pays africains ayant subi (volontairement) les méfaits d’une coopération fiscale déséquilibrée avec Maurice sont nombreux. Le Sénégal en fait partie. En signant en 2002 une convention de non double imposition avec l’Île Maurice, notre pays aurait perdu la bagatelle de 257 millions de dollars en recettes fiscales sur une période de 17 ans, ont indiqué des fonctionnaires des Impôts et Domaines à Icij. Soit l’équivalent d’environ 128 milliards de francs Cfa (au taux d’un dollar à 500 francs Cfa).

En 2011, le géant canadien de l’ingénierie SNC-Lavalin gagne un marché de 50 millions de dollars visant à construire une usine de transformation de minerai au Sénégal au profit de l’entreprise Grande Cote Opérations (GCO). Mais au lieu de réaliser les travaux elle-même, SNC-Lavalin se souvient qu’elle a une filiale basée dans le paradis fiscal qui s’appelle… Maurice, SNC-Lavalin Mauritius. Celle-ci prend donc en charge le contrat pour profiter de la convention de non double imposition que l’Etat mauricien avait signé auparavant avec le Sénégal (en 2002). Les West Africa Leaks en avaient fait la révélation au cours de leurs publications de mai 2018.

Depuis, la vigilance des autorités sénégalaises s’est réveillée avec l’annonce par le président Macky Sall de son intention de dénoncer la convention susmentionnée. Ce qui reste de prendre du temps car, comme l’ont montré les investigations menées par le Consortium international des journalistes d’investigation (Icij), les autorités mauriciennes sont décidées à résister aux Etats souhaitant dénoncer les accords de non double imposition avec elles. Interrogé par Icij, Maguèye Boye, inspecteur des impôts et principal négociateur de l’Etat a fait le commentaire suivant : « De tous les traités signés par le Sénégal, c’est le plus inégal. (…) C’est un énorme pipeline pour l’évitement fiscal. »

Au-delà de Maurice, le Sénégal s’est lancé dans un processus de négociations avec beaucoup d’autres pays. Celle signée récemment avec le Luxembourg a suscité beaucoup de commentaires. Pour l’expert fiscal Elimane Pouye, en service à la Direction générale des impôts et domaines (DGID), il y a danger. Surtout « en l’absence de véritables relations économiques bilatérales », comme entre le Sénégal et Maurice.

« (…) En signant plus de 15 conventions fiscales bilatérales et en ayant près d’une vingtaine de conventions dans le processus de négociation, notre pays s’est engagé dans une politique (…) imprudente qui accroît le risque d’évasion fiscale et d’une utilisation abusive (des dits accords) par des multinationales dans leurs stratégies fiscales agressives », nous disait-il dans une interview parue l’année dernière.

L’INDE A PERDU 2,2 MILLIARDS DE DOLLARS EN RECETTES FISCALES 

Selon le Consortium international des journalistes d’investigation, faire entendre raison n’est pas facile, comme certains pays l’ont expérimenté. «Les renégociations peuvent prendre des années. (…) L’Afrique du Sud a signé un nouveau traité avec Maurice, qui a d’abord ignoré sa demande de modifier le texte de 1997, puis a résisté pendant des années », rapporte Icij.

« Les multinationales occidentales ont fait pression sur le parlement sud-africain pour qu’il rejette la renégociation et ont menacé de transférer leurs opérations offshore à Dubaï. Le nouveau traité est entré en vigueur en 2015. » « L’ancien traité a fondamentalement cédé le magasin », a déclaré Lutando Mvovo, un ancien fonctionnaire du Trésor sud-africain qui a pris part aux négociations.

L’Inde a aussi les mêmes difficultés à obtenir un changement dans sa coopération fiscale avec Maurice. « Pendant des années, les gouvernements indiens successifs ont contesté la légalité du traité de Maurice de 1982. Et ils n’arrêtaient pas de perdre. Dans une affaire historique de 2012, la Cour suprême de l’Inde a statué que le bureau des impôts ne pouvait remettre en question l’acquisition par le géant britannique des télécommunications Vodafone d’un rival indien d’une valeur de 11 milliards de dollars par une société mauricienne. La décision a coûté à l’Inde 2,2 milliards de dollars en recettes fiscales perdues. » Selon un responsable indien qui s’est confié à Icij, « il a fallu 20 cycles de négociations sur 20 ans pour que l’Inde pousse Maurice en 2016 à supprimer les dispositions abusives du traité original de 1982. »

En Egypte, en Ouganda, au Lesotho, au Zimbabwe, en Tunisie, en Zambie, en Thaïlande…, les fonctionnaires qui ont parlé aux reporters de Icij ont été unanimes à dénoncer le caractère déséquilibré des conventions signées par leur pays avec Maurice. « Personnellement, nous regrettons d’avoir signé le traité « , a déclaré Setsoto Ranthocha, fonctionnaire de la Lesotho Revenue Authority, qui participe actuellement à un effort de renégociation. Le traité du Lesotho avec Maurice date de 1997. « (Seules) les entreprises sont les gagnantes, a dit M. Ranthocha.

« Ça me rend fou. »  

En mars dernier, « la Haute Cour du Kenya a annulé le traité conclu par ce pays avec Maurice pour des raisons techniques. Tax Justice Network Africa a déposé la plainte, arguant que le traité permettrait aux entreprises de « siphonner » abusivement de l’argent hors du Kenya, rapporte l’enquête.

En contentieux avec son bailleur, la BRM chassée de son siège

http://actunet.net La Banque régionale des marchés (Brm) qui est assignée en expulsion depuis le 30 juin 2019 par Focus immobilie S.A va devoir trouver un autre siège pour la poursuite de ses activités à Dakar. La Brm se trouve dans une situation pour le moins inconfortable et inédite pour une institution financière de sa trempe.

En effet, elle va être expulsée du magnifique Bâtiment Focus One sis au Point E qui abrite les locaux de son siège à Dakar.

Focus immobilier a décidé de ne pas renouveler le contrat de bail qui le liait à cette banque. Pour rappel, le différend Focus S A-Brm a commencé par une relation de partenariat qui accouchera d’un contentieux judiciaire pour lequel, le Tribunal de Grande instance de Dakar et la Cour d’Appel de Dakar ont donné raison à la société immobilière. En effet, tout a commencé par des relations de comptes bancaires qui donneront lieu à un contentieux en justice. En fait, sans titre ni droit, la Brm réclame à Focus une dizaine de milliards Cfa adossés à des conventions. En effet, c’est Focus qui est la première à intenter une action contre la société dénommée SIIM qui est une société tampon dont la mission consiste à financer les programmes de Focus avec des ressources provenant de la Brm.

Quant à la Brm, elle se porte caution des concours que Siim consent pour Focus. C’est sur cette base qu’une clause de remboursement a été signée pour des versements de numéraires ou la mise à disposition d’ appartements par Focus  à Siim. Quand les remboursements ont été effectifs et actés par le gérant de Siim qui atteste que toutes les créances ont été remboursées, la Brm refuse d’ordonner la main levée sur les cautions de Focus. Cela, nonobstant la décision du juge du Tribunal de Grande instance de Dakar qui ordonne la main levée et qui a été confirmée par la Cour d’appel du ressort. L’expulsion de la Brm de son siège est donc le prolongement du contentieux que cet établissement a avec Focus et dont l’épilogue n’est pas pour demain.

Gestion intégrée des risques d’inondations dans la banlieue de Daka :Urbasen finance un projet de près de 500 millions FCFA pour Pikine et Guédiawaye

http://www.lactuacho.com Pour lutter contre les inondations en banlieue plus précisément à Pikine et Guédiawaye, un projet de près de 500 millions FCFA est lancé par Urbasen, une organisation œuvrant dans le développement de l’habitat social. Ce projet est dénommé : « Pikine irrégulier Nord-Guédiawaye » (Ping Giri), va durer 3 ans et seuls les habitants de ces localités seront bénéficiaires.
« Le projet s’appelle Ping, signifie Pikine irrégulier Nord et Guédiawaye Nord et Giri, gestion intégrée des risques d’inondations. Ce projet-là fait suite à d’autres actions que nous menions déjà dans la banlieue avec l’appui de l’agence française de développement (AFD). Nous avons mis en place ce projet pour intervenir au niveau de 6 communes de la banlieue mais avec une démarche toute nouvelle, ça c’est la philosophie de l’ONG Urbasen. Chaque fois que nous faisons une chose, nous faisons participer aux populations, nous les mettons au cœur du processus parce que tous les projets que nous ferons dans la banlieue, seront portés non pas par des ONG, ou par des mairies mais tous les projets seront portés par des populations, ce sont les populations qui iront identifier les projets et nous les appuyons pour la solution technique », a souligné M. Pape Ameth Keita, coordonnateur d’Urbasen en marge du lancement dudit projet.
D’après M. Keita, Urbasen a organisé les habitants de la banlieue et ils ont une grande fédération qui s’appelle fédération sénégalaise des habitants qui compte plus de 7000 membres qui font une épargne collective. Et c’est cette épargne collective et l’appui des bailleurs qui financent les projets.
Il estime que le projet tourne autour de 8000 euros et ils ont réalisé des toilettes familiales pour 90 familles.

Quant à M. Jean Marie Ily, coordonnateur des projets assainissement au Gret, il avance : « Le projet va couvrir ces quartiers de la banlieue qui sont impactés par les inondations. Donc , c’est un projet qu’on a développé avec notre partenaire Urbasen qui appuie la fédération sénégalaise des habitants qui est en fait une fédération de groupements de femmes qui fonctionnent comme des tontines pour l’habitat. Il travaille plusieurs années dans la banlieue pour financer les rénovations des maisons, l’amélioration des maisons des habitants de la banlieue parce que ce sont des gens qui n’ont pas accès aux crédits et qui n’ont pas de gros moyens. Les inondations dégradent leurs habitats ».
Il estime que le projet va financer une bonne partie des ouvrages mais les membres de la fédération sénégalaise des habitants et les collectivités locales vont aussi cofinancer ces investissements.
« Le coût du projet, c’est environ 500 millions, 850 000 euros. Donc, c’est petit pour un projet d’aménagement urbain comparé aux gros programmes du gouvernement sénégalais financés par la banque mondiale.La durée du projet,c’est 3 ans », dira-t-il.
Rappelons que le projet Ping-Giri va permettre de renforcer le fonds rotatif de rénovation urbaine pour l’adaptation de l’habitat aux risques d’inondations (prévention et réparations) dont le fonctionnement sera élargie au cofinancement de petits aménagements publics et de techniques .Et les zones cibles seront les quartiers irréguliers de la zone fortement exposée aux risques d’inondation. Les bénéficiaires du projet sont les habitants organisés des quartiers cibles, les partenaires publics et le secteur privé local (artisans-maçons).

ASSAINISSEMENT :Y en a marre s’attaque aux déchets

http://www.enqueteplus.com/node Dans le souci de mieux valoriser et réguler l’assainissement, à travers une meilleure gestion, le mouvement Y en a marre a initié un forum de 3 jours, qui regroupe 50 jeunes artistes et activistes de plusieurs pays d’Afrique.

En Afrique de l’Ouest, 96 000 t de déchets sont produites par jour, selon les derniers statistiques, alors qu’un être humain en fait en moyenne 250 g au quotidien. Fort de ce constat, le mouvement Y en a marre a initié, depuis hier, un forum de 3 jours. Ce colloque enregistre la participation de 12 artistes africains de renommée internationale et de différents arts, et 50 jeunes artistes et activistes africains venus du Burkina, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Sénégal. Cela entre dans le cadre d’un projet de plaidoyer pour la valorisation et la régulation de l’assainissement autonome en Afrique, visant à accompagner des pays de la région francophone de l’Afrique de l’Ouest dans la mise en place de services adéquats d’assainissement autonome participant ainsi à la réduction des inégalités de genre et à la création de revenus pour booster leur économie.

Hier, lors de la cérémonie de lancement, le chargé de plaidoyer à Niyel – le partenaire de ce projet – a fait remarquer que l’assainissement n’est pas une question d’éboueurs ou de gouvernement, mais personnelle, car chacun produit ce qui fait l’assainissement. Laetitia Delaunay est d’avis que tout le monde est contributeur, acteur, dans cette chaine, et chacun doit jouer sa partition.

 ‘’On est engagé dans un projet, depuis 2017, pour la régularisation et la valorisation de l’assainissement autonome en Afrique de l’Ouest francophone. On travaille au nouveau politique, régional, pour que la population soit partisane et propose des solutions pour ses gouvernements, dans le but d’avoir un changement en leur faveur. Les conséquences liées à une mauvaise vidange sont transversales, soit pour l’éducation et la santé de nos enfants’’, déclare Mme Delaunay.

Selon cette dernière, ils ont voulu créer cette dynamique de jeunes urbains qui s’approprient la question et qui, à travers leurs voix et forces, vont diffuser l’information et pousser, au sein de leurs communautés, chacun à prendre en compte cette question comme la sienne, avant de la délocaliser vers leurs gouvernants.

Le coordinateur du mouvement Y en a marre, Aliou Sané, explique l’engagement du mouvement par le fait que les Etats ont du mal à gérer les déchets fécaux. C’est ainsi qu’ils ont opté pour la sensibilisation des populations, pour savoir comment aider leurs gouvernants à mieux prendre en charge cette question.

‘’Nous devrons comprendre davantage les problématiques pour voir comment faire pour les solutionner. ‘’Ou va nos cacas ?’’. C’est un slogan assez choquant, mais c’est une technique de communication qui pourra nous aider à savoir où ils vont. Comment faire pour qu’ils ne soient pas nocifs à la population, de voir les stratégies à avoir pour permettre de transformer ces déchets, par exemple, en eau pour les besoins agricoles. Voilà, entre autres, les questions que le forum pourra régler’’, a dit M. Sané.

Il souligne qu’à la suite de ce forum, leur mouvement aura toutes les informations pour réussir la question de la sensibilisation.CHEIKH THIAM

INCENDIE : Le feu à SODIDA

http://actunet.net Malgré toutes les mesures prises par l’Etat, les incendies s’accentuent davantage dans la capitale et dans les régions. Cette fois-ci, on note encore un incendie particulier à Sodida  dans le domaine industriel avec la fréquence de plusieurs entreprises industrielle. Un incendie qui s’est déroulé pendant des heures avant l’arrivée des soldats du feu qui ont pu mettre en œuvre une stratégie pour éviter le pire dans ce cadre géographique considéré comme sensible. Le drame s’est déclenché ce jeudi matin dans une usine établie à la Société du domaine industriel de Dakar (Sodida), situé à la Rue 14 Prolongée x Bourguiba.  Selon la Rfm, qui donne l’information, les techniciens de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) sont attendus sur place pour couper le courant afin de permettre aux soldats du feu de circonscrire les flammes. Une manière pour dire que les séries d’incendies continuent de couter autant de drame et dégâts.

PELERINAGE 2019 : Des pèlerins bloqués à Dakar

https://xibaaru.sn Des étrangers de plusieurs nationalités (guinéenne, ivoirienne, burkinabé et gambienne). Ils appartiennent au quota du Sénégal pour le pèlerinage 2019 et sont bloqués à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD). Selon la RFM ils sont quarante sept et résident tous au Sénégal

Souleymane Diallo, président de l’association Otra-Africa, apporte des éclaircis:  » Il y a certains Africains vivant au Sénégal qui souhaitaient faire leur pèlerinage à partir d’ici. Depuis hier soir, il y a certains qui ont été invités à se présenter à l’Aéroport, mais malheureusement à leur arrivée, on leur dit que leurs visas n’étaient pas du tout conformes » .

Abdou Aziz Mbaye, porte-parole de la délégation générale au pèlerinage, suggèrent à tous les pèlerins de s’assurer d’avoir tous les documents requis, avant de se rendre à l’aéroport pour le voyage.

Pèlerins bloqués à Dakar : Palla Mbengue charge sévèrement la Commission et demande l’ouverture d’une enquête

https://www.leral.net L’affaire des 47 pèlerins étrangers bloqués à l’aéroport Blaise Diagne, faute de visa, est partie pour être une nouvelle polémique. Et pour cause, alors que la délégation par la voix de son porte-parole Abdoul Aziz Mbaye, impute la responsabilité aux voyagistes privés, Palla Mbengue, un opérateur privé, a réagi pour renvoyer la balle aux autorités.

« Personne n’est responsable dans cette affaire en dehors de la Délégation. Parce qu’il s’agit du quota du Sénégal, dont la Commission restitue une partie aux privés. On dit à chaque fois, ce sont les privés. Mais de quels privés il s’agit. Nous demandons l’ouverture d’une enquête pour apporter la clarté dans cette affaire », a déclaré Palla Mbengue sur la RFM, ce jeudi.

Dans le même temps, dénonce le patron de Lébougui Voyages, « et puisqu’il s’agit de quota du Sénégal, comment cela se fait que des étrangers puissent bénéficier du quota du Sénégal pour aller à la Mecque, puisque qu’on nous parle de Guinéens et d’autres nationalités. Il faudra absolument tirer cette affaire au clair ».

Après la prison, Souleymane Fall remporte le prix du meilleur hacker sénégalais aux Security Days.

https://www.leral.net C’est ce qu’on appelle une consécration par ses pairs. Un an presque jour pour jour que Souleymane Fall a été mis en prison lors des Security Days 2018 pour avoir révélé uniquement avec son téléphone portable une faille du système de fréquence de la Division spéciale de la cybersécurité (Police)

Pour Souleymane Fall, c’était un jeu d’enfant de montrer les failles du sytème de la police et il pensait sensibiliser les policiers à toutes ces failles dans leurs systèmes.

Mais hélas, pour le magistrat instructeur, Souleymane Fall ne faisait pas partie de la police et dès lors n’a aucune habilitation ou autorisation en éteignant les ordinateurs de celle-ci lors de l’exposition et dès lors tombe sous les dispositions de l’article 431-8 du code pénal et l’a donc jeté en prison pour intrusion frauduleuse dans un sytème informatique.(sic)

Cette année, comme pour se racheter de son emprisonnement, le jeune Souleymane Fall vient d’être sacré meilleur hacker au Sénégal lors des Security Days 2019 organisées par les élites mondiales Expresso au King Fahd Palace et qui réunissait tout le gratin mondial de la cybersecurité notamment la Compagnie européenne d’intelligence stratégique, les éléments français du Sénégal (EFS) et tout le réunit le gratin de la sécurité mondial de la sécurité informatique (armée, gendarmerie, police, experts…).

Souleymane Fall qu’on ne présente plus dans le monde du hacking sénégalais et même aux USA est un jeune passionné autodidacte, un as de l’intelligence artificielle, né en janvier 1998 dans la banlieue dakaroise à Pikine Guinaw Rail Sud.

A travers ce prix, Souleymane Fall a montré que sa place n’était décidément pas en prison et que la justice ferait mieux de travailler avec des génies de sa trempe

Notons que deux autres sénégalais ont eu à recevoir le prix, il s’agit de Saliou Thiam et des étudiants de la TDSI Lamine NDAW

Président Macky Sall au Forum annuel de la Fondation Tony Elumelu pour l’Entreprenariat. 

SEM Président Macky Sall au Forum annuel de la Fondation Tony Elumelu pour l’Entreprenariat. quitte Dakar ce vendredi 26 juillet 2019 pour prendre part, le samedi 27 juillet 2019, au Forum annuel de la Fondation Tony Elumelu pour l’Entreprenariat.

La Fondation Tony Elumelu est une organisation à but non lucratif de droit nigérian, ayant pour activité principale le soutien à la transformation économique de l’Afrique par la promotion de l’entreprenariat, en particulier celui des jeunes, à travers le financement, la formation et l’encadrement.

En plus de la participation du Président Sall au panel présidentiel du Forum, il sera procédé, au cours de son séjour, à la signature d’un Accord de partenariat entre la Fondation Tony Elumelu et la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes. Le retour du Président Sall est prévu le 27 juillet 2019.

30% des élèves seront orientés vers la formation qualifiante

http://lesoleil.sn «Au moins 30% des élèves issus du cycle fondamental seront orientés vers la formation professionnelle et technique, qualifiante aux métiers ».C’est l’annonce forte du Président de la République lors de la remise des prix du Concours général. Selon le chef de l’Etat sénégalais, c’est l’objet du projet de formation Ecole-entreprise dont la phase pilote a été lancée en mars 2018 à hauteur de 5 milliards de F CFA pour une cible initiale de 25 000 jeunes.

« Sur la voie de l’émergence, notre système éducatif doit jouer un rôle d’avant-garde en tant que vivier où germent les graines du futur. Les enfants doivent aller en masse à l’école. Et y rester pour apprendre toutes les façons de lier le bois au bois, que nous ne savons pas, selon la parole philosophique du chef des Diallobé dans ’’L’Aventure ambigüe’’. », a-t-il rappelé.

Selon le président, l’émergence avec la dynamique de changements et d’adaptations qu’elle impose, interpelle notre système éducatif. « Un pays se développe autant par ses cadres supérieurs, ingénieurs, médecins, juristes, enseignants, que par ses corps intermédiaires, ses techniciens et ses ouvriers qualifiés, tous constituent un maillon indispensable d’une même chaîne de valeurs. L’école doit favoriser l’éclosion de tous les talents et de toutes les compétences, en accordant autant d’importance à l’enseignement classique qu’à la formation professionnelle. », a-t-il plaidé.

Education : Macky propose des concertations sur les problématiques du Système

iGFM-(Dakar) Le  président de la République a invité, ce jeudi le gouvernement et les acteurs de l’éducation nationale à réfléchir sur les problématiques du système éducatif sénégalais. Selon lui il y’a des défis à relever notamment la revalorisation du système éducatif Sénégalais.

Il se prononçait à la cérémonie de remise de distinctions aux meilleurs élèves du Sénégal (Concours général).

Le chef de l’Etat a également annoncé que la promotion de l’excellence à l’école occupe une place prioritaire dans la mise en œuvre de la phase 2 du plan Sénégal Émergent.

Dans son discours, le président de la République a également invité les lauréats à s’inspirer de Rose Dieng Kuntz, marraine de l’édition de cette année du concours général pour aspirer à contribuer de manière efficace et exemplaire à l’émergence du pays.

Pour rappel, Rose Dieng Kuntz est la première femme africaine admise à l’école polytechnique de France et pionnière de l’intelligence artificielle.

Diary Sow, Meilleure élève du Sénégal : “Tout m’intéresse”

http://www.seneweb.com Elle s’est encore illustrée de la plus belle des manières. Diary Sow, 18 ans, remporte, pour la seconde fois consécutive, le prix de Meilleur lauréat du Concours général. L’élève en classe de terminale S1, au lycée scientifique d’excellence de Diourbel, rafle le 1er prix de géographie, le 3e prix ex-aequo de philosophie et le 3e prix de mathématiques, pour un total de 29 points.

“A mes yeux, il n’y a aucun secret. C’est juste l’abnégation et l’amour du travail qui nous a permis de montrer notre potentiel et de briller parmi tant d’autres brillants élèves”, soutient la meilleure élève du Sénégal.

Baccalauréat en poche, la lauréate ne se fixe pas de limites. Elle ambitionne de ratisser large dans ses études supérieures.

“Tout m’intéresse. Je ne compte pas me spécialiser. J’éprouve une telle curiosité que je n’imagine pas me restreindre à un seul et unique domaine. Il faudra que je fasse la génétique, la biologie, l’ingénierie, l’intelligence artificielle… Tous ces domaines qui me passionnent véritablement”, annonce Diary Sow.

FAIBLES TAUX DE RÉUSSITE, BAISSE DU NIVEAU… : L’aveu du Président Macky Sall

http://www.seneweb.com Présidant la cérémonie officielle de remise des prix aux lauréats du Concours général, ce jeudi, le Chef de l’Etat a évoqué “le faible taux de réussite au Baccalauréat et au Bfem, de même que les prix non décernés au Concours général”. Macky Sall a avoué que le niveau continue à baisser dans l’enseignement public. “Je pense en particulier au français.

Il faut reconnaître que le niveau continue de baisser. Je pense à l’anglais. Normalement, tous nos bacheliers devraient être bilingues si nous étions efficaces dans notre formation en langues. Je pense aussi aux sciences, aux mathématiques et à l’histoire”, indique le président de la République. Par conséquent, il invite “à une réflexion profonde sur ces problématiques majeures de notre système éducatif”.

Tamba : Ibrahima Amadou Sy décroche son BFEM à 72 ans

http://www.seneweb.com Le vieux Ibrahima Amadou Sy, âgé de 72 ans, vient de décrocher son BFEM (Brevet de Fin d’Études Moyennes).

Selon le site d’information Tambacoundainfo, qui rapporte la nouvelle en citant «info études», ce vieux natif de Bala (département de Goudiry, région de Tambacounda), a réussi au  2nd tour, au niveau du jury 2019 à Kothiary, village situé à 27 km du département de Tamba.

France : 817 étudiants sénégalais exonérés de frais d’inscription

http://www.seneweb.com La hausse des frais d’inscription universitaires pour les étudiants non-européens en France entrera en vigueur à la rentrée prochaine. Mais, les étudiants sénégalais ne sont pas concernés par cette hausse, a révélé Christophe Bigot, l’ambassadeur de France au Sénégal. Le diplomate déclare que ses services sont prêts à accorder des exonérations aux étudiants non nantis.

« Au 21 juin 2019, 817 demandes d’exonération nous sont parvenues. Tous les étudiants ont reçu une réponse positive. Soit les universités ont décidé de ne pas appliquer la hausse des droits, soit l’ambassade a décidé à titre exceptionnel de financer cette exonération », a expliqué Christophe Bigot dans Le Quotidien. L’ambassadeur en fin de mission s’exprimait, hier, lors de l’inauguration du nouveau siège de Campus France au Sénégal situé sur l’avenue Cheikh Anta Diop.

Paris invité à faciliter l’hébergement des étudiants sénégalais

iGFM – (Dakar) – Le secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur, Moise Diégane Sarr, a demandé mercredi aux autorités françaises compétentes d’encourager davantage la signature de conventions de mise à disposition de logements décents aux étudiants sénégalais établis en France à travers le portail Campus France.

Moise Diégane Sarr s’exprimait mercredi en marge de la cérémonie d’inauguration à Dakar d’un siège de Campus France, en présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot.

’’A ce jour, quelque sept accords relatifs notamment aux conditions de logement des étudiants sénégalais en France ont été signés avec des structures publiques et privées en France’’, a-t-il précisé.

Selon lui, ’’quelle que soit l’intelligence de l’étudiant, on ne peut attendre de lui les meilleurs résultats, s’il est mal logé.’’

Moise Diégane Sarr, précédemment directeur du service de gestion des étudiants sénégalais de l’extérieur (SGEE), a également évoqué les difficultés des étudiants en master ou en troisième année dans les écoles d’ingénieurs à trouver de stages en France.

Il estime que cette situation ’’n’est pas sans conséquence sur la scolarité avec certains étudiants qui, faute d’avoir obtenu un stage, sont obligés par moments de repasser l’année universitaire’’.

Sur ce point, il assure que des solutions sont en train d’être mises en œuvre, pour permettre à certains étudiants de venir effectuer des stages au Sénégal dans le cadre de la mobilité estudiantine et en partenariat avec des entreprises sénégalaises et françaises.

’’Autant nous devons envoyer les étudiants à fort potentiel dans les universités, autant nous devons également promouvoir le label étudier au Sénégal en offrant toutes les commodités requises en matière d’enseignement supérieur’’, a-t-il dit.

 ’’Nous encourageons les étudiants à aller chercher le savoir ailleurs, tout comme nous les incitons à revenir servir le pays au terme de leur formation’’, a insisté le secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur.

Campus France est un organisme public créé en juillet 2010 dans le but de promouvoir le système d’enseignement supérieur et de formation professionnelle français à l’étranger.Auteur : Aps 

2 MILLIONS DE MOUSTIQUAIRES IMPREGNÉES POUR 863 MILLE MÉNAGES

http://www.emedia.sn 2 millions 204 mille 610 moustiquaires imprégnées seront distribuées aux 863 mille 121 ménages, dénombrés dans 1790 quartiers, dans la région de Dakar, au cours du recensement, qui s’est déroulé du 3 au 8 juillet 2019. Ces ménages représentent environ plus de 4 millions de personnes, pour 2 millions 629 mille 893 de couchages. Des chiffres révélés par Dr Ndeye Maguette Ndiaye Ndome, médecin-chef de la région médicale de Dakar. Qui estime le coût opérationnel à 585 millions 738 mille 368 F CFA, avec l’appui du fond mondial et l’USAID. L’adjoint du Gouverneur de Dakar, chargé du développement, Modou Ndiaye, a présidé cet après-midi, la cérémonie de lancement de la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA), à la Gouvernance de Dakar. En présence, des membres du comité de suivi régional.

Une distribution « gratuite » qui démarre aujourd’hui mercredi, 24 juillet, et qui va jusqu’au 29 de ce mois. Lors du recensement, des bénéficiaires ont reçu des coupons. C’est sur la présentation des coupons qu’un échange va se faire entre le coupon et la moustiquaire, rappellent les organisateurs. Les défis, fixent-ils, est de réussir « une parfaite organisation » dans les distributions dans « les 1267 sites identifiés, au niveau communautaire (mais) pas dans les centres ni les postes de santé ». Ce, pour atteindre l’objectif principal qui est « d’assurer la couverture des 100% des couchages habituels dans toute la région de Dakar, et amener au moins 80% de la population générale des zones ciblées à dormir sous les moustiquaires ».

Déjà, se félicite le médecin-chef : « Le pourcentage de quartiers complètement recensés par rapport aux quartiers prévus est de 99%. On a recensé plus de ménages que prévu, on est à 117% ». En outre, 306 infirmiers-chefs de poste et sages-femmes, entre autres acteurs, ont bénéficié d’une formation sanitaire.
Milda, dit-elle, est « une des composantes-clés de la stratégie de la lutte parce que, premièrement, elle constitue l’arme la plus efficace au niveau individuel pour lutter contre le paludisme », indique par Et selon l’OMS, un taux de couverture en moustiquaires imprégnées supérieur à 80% permet de réduire la mortalité infanto-juvénile de 25% environ. »

« Le paludisme demeure toujours un problème de santé public, alerte le représentant du Gouverneur de Dakar. En 2017, le nombre de cas de paludisme estimé dans le monde était de 219 millions. La quasi-totalité des cas c’est-à-dire les 200 millions soit 92% ont été enregistrés dans la région Afrique de l’OMS. Le nombre de décès reste toujours élevé : 435 mille en 2017. Les enfants de moins de 5 ans restent les plus vulnérables face à la maladie. En 2017, ils représentaient 266 mille soit 61% des décès liés au paludisme dans le monde. »

Au Sénégal, se félicite-t-il toutefois, « d’importants progrès en matière de lutte contre le paludisme ont été accomplis. Le taux de mortalité qui était de 7,5% en 2013, est passé à 1,31% en 2018. Cette tendance à la baisse est valable pour tous les autres indicateurs tels que l’incidence, la morbidité ou encore la prévalence parasitaire. Une forte régression des cas de paludisme a été notée à Dakar. Cette situation nécessite de maintenir les acquis et de renforcer les stratégies de lutte. »

Les homosexuels défient les familles religieuses : découverte d’exemplaires du Saint Coran en couleurs LGBT à Touba

http://www.lactuacho.com Une vidéo qui risque de soulever l’ire des guides religieux a été partagée avec une information très choquante pour tout musulman !

Oui, les homosexuels défient carrément l’islam mais surtout les familles religieuses  du Sénégal !

Oustaz Cheikh Oumar Diagne l’un des initiateurs de la coalition And Samm Jikko Yi avait révélé samedi dernier que les promoteurs des LGBT ont édité un Coran aux couleurs de leurs mouvements.

Preuve à l’appui, des exemplaires du Coran aux couleurs des LGBTont été retrouvés à ville Sainte deTouba, la capitale du Mouridisme, une des plus puissante confrérie du Sénégal, pour ne pas dire de l’Afrique.

Un talibé mouride a retrouvé des exemplaires en cause à Touba et a fait une vidéo avec les objets du délit pour confirmer les dires de Oustaz Cheikh Oumar Diagne.

Des réactions ne manqueront de pleuvoir, pouvant pousser les musulmans vers des extrémismes contre les homosexuels.

Comme dit l’adage, « mieux vaut prévenir que guérir », c’est pourquoi une réaction énergique de l’Etat est aussi attendue !

Baba Wone, revenez-nous!

https://www.dakaractu.com La rareté des contributions en ligne de Baba Wone dans Dakaractu m’interpelle. Pour beaucoup de sénégalais, c’est grâce aux écrits de compatriotes tels que Baba que nous apprécions la grandeur mais aussi la part de fragilité de notre société sénégalaise.
Ardent défenseur de l’utilité publique, Baba n’a eu de cesse de dénoncer les excès et erreurs de notre temps.
A vrai dire, comme une poignée d’autres, tous aussi respectables. Ils ont tellement raison. Notre époque, devenue si incertaine, a besoin de meneurs d’opinion. Je dois avouer que je n’ai pas toujours été d’accord avec certains écrits de Baba. Mais force est de lui reconnaitre une qualité essentielle : la lucidité. En bon décodeur de l’agenda d’intérêt public, Baba a une grille de lecture des événements lui permettant de formuler assez souvent des propositions à même de remettre notre société sur des chemins plus sereins. Je ne l’ai jamais rencontré mais sur la base de ses écrits, je peux dire sans risque de me tromper que Baba Wone possède une grande connaissance des souffrances et des aspirations de la masse silencieuse sénégalaise. Fort heureusement, les temps de la censure sont révolus. Nous sommes entrés pieds et poings liés dans l’ère de la presse en ligne. Avec ses bienfaits et ses errements. Malheureusement, l’angle mort de la presse électronique est certainement la gestion des commentaires sur les articles publiés en ligne. Rarement constructifs, ils sont très souvent agressifs, injurieux, jusqu’à constituer dans certains cas une atteinte au respect de la vie privée. De nos temps, il en faut du courage pour oser écrire. Pour s’exprimer. Les armes non conventionnelles du commentaire dans la presse en ligne sont pour l’instant plus fortes que les dispositifs de modération. Peut-être le prochain sujet pour Baba ? Au moins lui ne regarde par le petit trou de la serrure. Un meneur d’opinion, ça propose des solutions vigoureuses et réfléchies. Il fera face à la critique car écrire, c’est s’exposer. Mais une qualité dont Baba, mon cousin à plaisanterie, est pétri lui servira de bouclier : le sens de la transcendance. Pour le seul bien du Sénégal et la stabilité de notre communauté nationale

Decentralisation : L’acte 3, un échec patent…

http://www.enqueteplus.com/node Avec la mise en œuvre de la politique de l’Acte III de la décentralisation, les uns et les autres s’attendaient au décollage des collectivités territoriales. A l’heure de l’évaluation, des élus locaux exposent toutes les limites de cette politique qui ont pour noms: incohérence territoriale, Fonction publique locale, absence de moyens financiers, territorialisation des politiques publiques…

L’ Acte III de la décentralisation a été mis en œuvre dans la plus grande précipitation et sans évaluation aucune, selon des élus locaux qui participaient au comité régional de développement (Crd) spécial consacré à l’évaluation de l’acte III dans la région de Thiès. Cette phase III mise en application par le président Macky Sall n’a pas donné grand-chose dans la capitale régionale du Rail.

D’après le secrétaire général du Conseil départemental de Thiès, l’Acte III a rendu une copie médiocre. “L’acte III est un échec patent. Je prends tout simplement deux exemples. Il s’agit de la cohérence territoriale qui était un des objectifs majeurs et de la politique de territorialisation des politiques publiques. Pour la cohérence territoriale, des Crd ont été organisés dans chaque région et des propositions concrètes faites. Mais jusqu’ici non appliquées.

En ce qui concerne la territorialisation des politiques publiques, aujourd’hui, l’ensemble des collectivités territoriales étouffent, parce qu’elles ne parviennent pas à exécuter correctement leur budget, faute de ressources. Idem pour la Fonction publique locale. Parce que, depuis 2012, la loi est là, les décrets d’application sont là, mais il n’y a pas une mise en œuvre effective de la Fonction publique locale. Je le dis et le réitère, l’Acte III de la décentralisation est un échec patent’’, se désole Bassirou Ndiaye. Poursuivant son propos, le représentant du président du Conseil départemental de Thiès, Idrissa Seck, soutient que, pendant longtemps, les uns et les autres n’ont cessé de chanter les avantages de cet acte III. Mais, pour lui, rien de concret n’a été constaté sur le terrain. A part, dit-il, quelques “petites réalisations’’ réussies par “quelques maires privilégiés’’ du régime en place. “La décentralisation, ce sont des actions sur le terrain.

Par contre, ce que nous voyons, c’est un maillon faible. Ce sont quelques maires qui sont au cœur de l’appareil gouvernemental qui ont réussi à faire quelque chose dans leurs communes. Sinon, les autres communes ont de sérieux problèmes’’, se lamente M. Ndiaye. Avec l’arrivée de l’Acte III de la décentralisation, la région a disparu pour laisser la place au département. Les appellations et les organigrammes changent. De même que leur mode de fonctionnement. On parle désormais de conseils départementaux et non régionaux. Toutefois, le secrétaire général du Conseil départemental de Thiès pense que l’Acte III de la décentralisation a été mis en œuvre dans la plus grande précipitation. Et sans évaluation aucune. “Avec l’Acte III de la décentralisation, on a supprimé la région, sans faire une évaluation correcte. On crée le département avec les mêmes objectifs et le même mode de fonctionnement. Pendant ce temps, les ressources, qui étaient destinées aux 14 régions du pays, sont réparties entre les 43 départements. Il y a beaucoup de problèmes.

Des problèmes réels pour faire fonctionner les départements. Ce que nous vivons à Thiès, les autres le vivent également dans leurs départements. On ne parvient même pas à payer correctement les salaires’’, évalue le collaborateur d’Idrissa Seck. Aussi, Bassirou Ndiaye précise-t-il que le Sénégal a besoin de “régions fortes’’, à l’image de ce qui se fait dans le monde. Pour y arriver, il demande que des politiques cohérentes (réformes nécessaires) soient mises en œuvre, surtout en matière de coopération décentralisée, en lieu et place de l’acte III qui, selon lui, est un “échec patent’’.

“Depuis 1960, rien ne bouge’’

De son côté, le maire de la commune de Thiès-Nord n’y va pas aussi par quatre chemins. Il évalue l’Acte III de la décentralisation à sa manière et suivant le processus de développement économique de la ville. “Au niveau de la ville de Thiès, c’est le statu quo. Avant l’acte III, la ville de Thiès avait des recettes de 2 milliards de francs Cfa, avec des communes d’arrondissement qui avaient chacune 200 millions. En revanche, avec l’Acte III de la décentralisation, cette même ville parvient difficile à atteindre la barre des 600 millions de francs Cfa. Les trois communes qui, il y a quelques années, ont vu leurs budgets doubler, s’écroulent aujourd’hui, sous le poids de la masse salariale. Et cela est dû au redéploiement du personnel de la ville’’, analyse Lamine Diallo.

 Ainsi, le maire de Thiès-Nord précise tout de même qu’avant la réforme, la masse salariale de la commune qu’il a l’honneur de diriger avoisinait les 3 millions de francs Cfa par mois. Aujourd’hui, ajoute-t-il, elle atteint les 12 millions de francs Cfa. D’après lui, cette masse salariale qui a triplé plombe toutes les possibilités d’investissement. “La commune de Thiès-Nord n’a même pas de possibilité d’investissement de plus de 30 millions par an. On est passé de communes d’arrondissement à des communes de plein exercice, mais sans aucune ressource pouvant nous permettre de faire des investissements’’, poursuit le premier magistrat de la ville de Thiès-Nord. Contrairement au secrétaire général du Conseil départemental de Thiès qui disserte sur l’échec de cette politique de décentralisation, Lamine Diallo indique, pour sa part, que l’acte III a aussi ses avantages (possibilité pour les maires de recruter des ressources humaines de qualité, de nouvelles recettes avec les 9 ou 10 millions du marché central de Thiès…).

De l’avis de l’édile de ThièsNord, tout n’est pas mauvais dans l’acte III. Par contre, dit-il, ce qu’il faut, c’est d’avoir la grandeur de corriger certaines choses. “Au niveau des recettes, rien ne va plus comme avant. On constate également une rupture d’égalité. Ici, dans la ville de Thiès, les trois maires (Est, Ouest et Nord) ne peuvent pas initier des projets de lotissement. La compétence de lotissement est dévolue au maire de la ville, sous prétexte qu’il y a un rapport de l’Inspection générale d’État qui donne cette compétence à la ville. Ça, c’est une aberration. Dans ce cas, il faut qu’on enlève le groupe de mots ‘commune de plein exercice’ pour mettre quelque chose. Je pense qu’il faut corriger cela’’, préconise Lamine Diallo, indiquant que l’émergence du pays dont on parle doit passer par les collectivités territoriales. Cependant, il reste convaincu que l’acte III peut bel et bien être plus utile aux populations. Mais, dit-il, il faut accepter d’apporter toutes les corrections nécessaires. “Depuis 1960, on est là et rien ne bouge. On ne peut pas continuer à avoir des collectivités territoriales qui se limitent uniquement à payer les salaires et caser une clientèle politique. Pour assurer le développement du pays, il nous faut des collectivités territoriales capables d’enclencher des travaux d’assainissement, de voirie, de l’éclairage public…’’, suggère Lamine Diallo.

Acte III et les lobbyings

Le maire de la commune de Ndiéyène Sirakh, quant à lui, trouve juste l’idée de mettre en place l’acte III. Membre de la mouvance présidentielle, El Hadj Amadou Fallou Fall renseigne qu’avant l’arrivée de l’acte III, il y a eu “beaucoup d’inégalités sociales’’ dans ce pays qu’il fallait corriger. Mais, malheureusement, ajoute-t-il, les gens n’ont pu apporter les corrections nécessaires. “L’acte III était un projet du président Macky Sall. L’idée de la communalisation intégrale était bonne. Mais on constate que rien n’a changé. Le président a beaucoup fait. Mais ce sont les histoires de copinage qui plombent le développement des collectivités territoriales. En plus, il y a des lobbyings qui freinent tout. On ressent toujours l’incohérence territoriale et l’iniquité sociale’’, regrette El Hadj Fallou Fall. Par ailleurs, l’ambassadeur itinérant auprès du président Macky Sall précise que la démarche du patron de l’Alliance pour la République (Apr) est claire. Mais, dit-il, ce sont ceux qui sont chargés de l’exécution de l’acte III qui “ne sont pas à la hauteur’’

NOUVELLE COQUELUCHE DE MACKY EL HADJ IBRAHIMA SALL CONFIRMÉ

NETTALI.COM – A la faveur de la dernière réunion du Conseil des ministres, El Hadji Ibrahima Sall, économiste, est nommé président de la Commission d’évaluation et de suivi des politiques et programmes publics. Ainsi, nous n’avions pas tort de révéler, en avril dernier, que l’ex-ministre du Plan sous Abdou Diouf est la nouvelle coqueluche de Macky Sall, qui avait travaillé avec d’autres experts, sur le projet d’éclatement du super-ministre de l’Economie, des finances et du plan, à la veille de la formation du nouvel attelage. Pour que nul n’en ignore, nous reproduisons, ci-dessous, in extenso, notre article y relatif.

On en sait un peu plus sur le remaniement en gestation.  Cela, par-delà la suppression annoncée de la Primature et l’extension des missions du secrétaire général de la Présidence de la République.

Nouvelle coqueluche de Macky Sall, Ibrahima Sall, a, avec d’autres experts, participé à la production de documents relatifs à une réforme du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. A cet égard, il nous est revenu que sur leurs conseils, ce super ministère, que le chef de l’Etat considère comme un « mammouth », pourrait être scindé en entités.

Ce projet de réforme, va-t-il se matérialiser dès maintenant ou dans le futur ? Ce que l’on peut dire, c’est qu’Ibrahima Sall et son groupe ont déjà livré des productions dans le sens de cette réforme.

Pour rappel, cet économiste est diplômé de HEC-Paris. En sa qualité d’ex-ministre du Plan sous Abdou Diouf, il a, dans les années 90, contribué à l’élaboration de politiques majeures.

Nettali.com a appris, par ailleurs, que si la liste tarde à être publiée, c’est parce qu’il y a encore des tractations souterraines en haut lieu.A suivre…

Famara au point mort !

http://www.sudonline.sn Lancé en grande pompe par Macky le 28 mai dernier au Palais en présence de plusieurs personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile, le dialogue national tarde à prendre son envol

Alors que le dialogue politique sous l’égide du général à la retraite Mamadou Niang est en plein régime avec la onzième rencontre au niveau de la commission cellulaire de concertation sur le processus électoral, le dialogue national est au point zéro. Près de deux mois après la cérémonie de lancement tenue au Palais de la République, le 28 mai dernier, Famara Ibrahima Sagna, bien que déjà nommé par décret présidentiel le 3 juillet dernier, est bloqué par une cérémonie d’installation officielle par le Président Macky Sall

Lancé, en grande pompe par le président de la République lors d’une cérémonie tenue le 28 mai dernier au Palais de la République en présence de plusieurs personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile, le dialogue national tarde toujours à prendre de l’envol. En dépit de la signature le 3 juillet dernier par le chef de l’Etat du décret de nomination de Famara Ibrahima Sagna à la tête du comité de pilotage de ce dialogue national, les choses semblent être au point zéro

Aucune rencontre entre l’ancien ministre socialiste de l’Intérieur, Famara Ibrahima Sagna, et les 71 membres devant constituer ce Comité de pilotage du dialogue national n’a été tenue.

Pendant ce temps, le général à la retraite Mamadou Niang qui a la charge du volet politique de ce dialogue national déroule bien son agenda. Sous sa houlette, la commission cellulaire chargée de piloter les concertations politiques autour du processus électoral entre acteurs politiques en présence de la société civile a tenu sa onzième rencontre le mardi 23 juillet.

Lors de cette rencontre, les représentants des différents pôles (majorité, opposition et non-alignés) sont même parvenus à un consensus sur l’agenda des prochaines sessions autour des objectifs spécifiques, notamment l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier.

Mais, pendant ce temps, Famara Ibrahima Sagna qui devait entrer en scène aussitôt après le 28 mai, continue de profiter tranquillement de sa retraite faute d’une cérémonie officielle d’installation dans ses nouvelles fonctions de président du Comité de pilotage du dialogue national par le chef de l’Etat

Joints au téléphone hier, mercredi, la plupart des acteurs notamment du monde syndical ne cachent pas leur crainte de voir le dialogue national, du fait de ce retard dans le démarrage, tomber à l’eau comme ce fut le cas en 2018. «Depuis le 28 mai, il y a un stand-by. On n’a aucune explication alors que le président de la République avait clairement annoncé le démarrage des travaux dans les quinze jours ou trente jours suivant la cérémonie de lancement au Palais de a République», a regretté Sidya Ndiaye, Secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (FGTS)

Poursuivant son propos, le syndicaliste déplorant le climat d’incertitude qui plane sur ce dialogue national prévient que les questions politiques ne doivent pas prendre le dessus sur le dialogue national.

«Il faut que les choses bougent dans les jours à venir afin que cela ne se passe pas comme en 2018 où le dialogue s’est résumé à la cérémonie tenue au Palais de la République. Il y a beaucoup de questions qui agitent le landernau politique notamment les élections locales mais le dialogue national ne doit pas être résumé aux seules questions politiques. C’est le dialogue national qui doit poser le vrai débat sur les problèmes de la vie nationale comme les questions économiques, sociales, culturelles… ».

Abondant dans le même sens, son collègue Elimane Diouf, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa) martèle  : «Cela est regrettable. Une seule frange de ce dialogue national a pratiquement paralysé tout le processus. Le président devait régler d’abord la question du dialogue politique avant de lancer son appel au dialogue national. Il y a beaucoup de problèmes à régler au niveau des secteurs comme la santé, l’éducation, la culture où on a des accords non respectés. Et ce retard dans le démarrage de travaux n’augure rien de bon»

 DIONNE, LE SG FANTÔME

https://www.seneplus.com –http://www.enqueteplus.com Un de ses proches révèle que l’homme a été un peu déçu avec la suppression du poste de Premier ministre qu’il occupait depuis 2014 – Autant les Sénégalais s’interrogent sur son absence, autant on s’interroge sur la personne qui assure son intérim

Mahammed Boun Abdallah Dionne est éloigné du pays depuis son départ de la Primature, pour raison médicale. Même si certains rechignent encore à croire à une telle explication, plusieurs sources attestent que Dionne est bien souffrant.

Sa nomination comme secrétaire général de la présidence de la République du Sénégal avait suscité moult commentaires. Certains y avaient déjà vu une manière intelligente de le dégrader sans le froisser, lui qui avait été un Premier ministre si fidèle. Depuis lors, très rares sont les apparitions de Mahammed Boun Abdallah Dionne.

En public comme dans les rendez-vous officiels de la République. Lors de la cérémonie de remise des cahiers de doléances déjà, à l’occasion de la Fête internationale du travail, d’aucuns ne manquaient d’ailleurs pas d’épiloguer sur son absence. Lui qui avait l’habitude de s’assoir juste à côté du chef de l’Etat. Ce jour-là, c’est le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui lui avait ravi la vedette, aux côtés du président Macky Sall. Depuis, Dionne a complètement disparu des radars. Laissant derrière lui toutes sortes de supputations. Ce, malgré la raison “médicale’’ avancée pour justifier son absence de plus d’un mois. Un de ses proches confirme, mais révèle à “EnQuête’’ que l’homme a été un peu déçu avec la suppression du poste de Premier ministre qu’il occupait depuis 2014.

D’ailleurs, l’un de ses plus grands pourfendeurs, Ousmane Sonko, sincèrement ou ironiquement, lui souhaitait dernièrement “un prompt rétablissement’’, en s’empressant d’ajouter que l’exPm “ne se serait vraisemblablement pas remis du coup de Jarnac constitutionnel que son “ami’’ (Macky Sall) lui a donné, malgré son ardeur et son dévouement à couvrir ses illégalités’’. Quoi qu’il en soit, depuis sa nomination comme Sg suivie de la suppression de son poste de Pm, Mahammed Boun Abdallah Dionne n’est plus aussi présent dans l’espace public.

Tout comme dans les arcanes de l’Etat. Ses accrochages avec les adversaires politiques ont complètement disparu de la scène. Et autant les Sénégalais s’interrogent sur son absence, autant on s’interroge sur la personne qui assure son intérim. “En fait, il n’y a pas du tout à s’inquiéter, confie cette source proche du palais. La maison présidentielle, à l’en croire, est très bien gardée par le secrétaire général adjoint de la Présidence, en l’occurrence Oumar Samba Ba’’. En fait, l’institution peut avoir jusqu’à trois Sga. Un qui est chargé des affaires sociales et politiques, un autre qui doit s’occuper des affaires administratives et enfin un Sga chargé affaires économiques.

Outre Oumar Samba, Dionne, en rejoignant la présidence, a emmené dans ses bagages son ancien directeur de cabinet à la Primature, Diatourou Ndiaye. Tout un staff qui va devoir, en l’absence de leur mentor, se démultiplier pour une bonne gestion des affaires sensibles de la présidence. En fait, le poste de secrétaire général est hautement stratégique. En atteste la prérogative que lui accorde la loi d’être même délégataire de la signature du chef de l’Etat. Aussi, assiste-t-il aux Conseils des ministres, aux Conseils présidentiels et aux Conseils interministériels. Il participe également aux séances de travail présidées par le président de la République.

Pour mener à bien sa mission, il dispose d’un chef de cabinet, d’un secrétariat, de chargés de missions, entre autres. “Le secrétaire général assiste, en relation avec le directeur de cabinet, le président de la République dans ses tâches de détermination et de conduite de la politique de la nation. Il dispose, pour ce faire, d’une équipe de conseillers spéciaux et de conseillers techniques nommés par arrêté du président de la République et organisés en cellules’’, lit-on dans le décret portant fonctionnement de la présidence de la République. Mor AMAR

MAXIME, LE SG OMNIPRESENT

https://www.seneplus.com –http://www.enqueteplus.com Passé de secrétaire général de la présidence à celui du gouvernement, certains l’avaient voué au Golgotha – Mais Maxime Jean Simon Ndiaye semble trop précieux aux yeux du président Macky Sall, pour être voué aux gémonies

Avec la nouvelle clé de répartition des services de l’Etat, il n’y a plus de doute. L’ancien secrétaire général de la présidence devient incontournable dans le dispositif.

Si le secrétaire général de la présidence de la République est introuvable, son homologue du gouvernement, lui, est bien là. Maxime Jean Simon Ndiaye serait même trop présent, selon des sources proches du pouvoir. A tort ou à raison, certains l’accusent de s’immiscer même dans les prérogatives de certains de ses collègues. Nos interlocuteurs citent nommément la porte-parole du gouvernement, Ndèye Tické Ndiaye, avec qui il entretiendrait des relations exécrables. Le péché de la dame serait d’être coupable de plusieurs légèretés, au goût de M. Ndiaye.

A en croire nos interlocuteurs, l’ancien Sg de la présidence épie tout le monde dans le gouvernement. Il fait faire des bulletins sur tous les membres de l’institution. Ce qui n’est pas pour plaire à certaines grosses pontes du régime. L’on se rappelle que, récemment, une certaine presse avait beaucoup épilogué sur la signature d’un communiqué du Conseil des ministres par Maxime, à la place de Ndèye. C’était le cas, notamment, le 19 juin 2019. Mais l’accusation a vite été balayée par des membres du palais qui invoquaient plutôt “un voyage’’ du porte-parole attitré pour justifier la signature des communiqués par le tout-puissant collaborateur du président.

Homme de confiance de Macky Sall, Maxime Jean Simon Ndiaye a gagné encore des galons, depuis quelques jours, dans l’establishment présidentiel. Dans son édition du 8 juillet, le quotidien gouvernemental “Le Soleil’’ écrivait : “L’essentiel des entités de la défunte Primature est allé au secrétaire général du gouvernement.’’ Pour le journaliste Pape Sané, ce dernier n’est ni plus ni moins qu’un Premier ministre qui ne dit pas son nom. Ce qui ne devrait pas être une surprise, selon le journaliste de “Source A’’. Qui développe : “Avec la dernière réforme, il fallait s’attendre à la naissance d’un nouvel homme fort.

Dans tous les gouvernements du monde, les présidents ont besoin d’un homme fort, pour les seconder dans les tâches de l’Exécutif. Un gouvernement sans un homme fort ne peut pas répondre à certaines exigences. Et ce qui est clair avec ce nouvel attelage gouvernemental, c’est que cet homme fort n’est personne d’autre que Maxime Jean Simon Ndiaye. Qu’on le dise ou pas.’’ Cette affirmation semble, en tout cas, crédible, à la lecture de l’édition du quotidien national susmentionné. Il ressort, en effet, de ce document exclusif que Maxime pèse désormais : cinq directions, quatre bureaux, plusieurs cellules, dont celle en charge du contrôle des véhicules administratifs, le Conseil national de lutte contre le sida, l’Autorité de régulation des marchés publics, entre autres. En fait, Maxime est désormais l’architecte du gouvernement. “Il faut savoir que même avec la Primature, le secrétariat général était le métronome. En l’absence de Pm, il prend les pleins pouvoirs et a la mainmise sur l’Administration. Il est la courroie de transmission entre le Pr et les ministres. Il est le représentant du Pr auprès des autres ministres. Qu’on le veuille ou pas, il est le troisième homme fort de cette République,même si on ne le dit pas’’,écrit M. Sané.

“Il a quand même la confiance du président de la République et c’est le plus important’

Maintenant, Maxime a-t-il l’étoffe pour être le nouvel homme fort, le numéro deux du régime ? Notre interlocuteur est plus ou moins nuancé. De l’avis de Pape Sané, administrativement, oui. Mais il faut savoir, s’empresse-t-il d’ajouter, que “l’ère des hauts commis de l’Etat est révolue, depuis l’époque de Wade. Macky Sall est venu l’accentuer. On devrait dire que Maxime a l’étoffe, parce qu’il a une brillante carrière administrative. Mais, politiquement, est-ce que l’homme est outillé pour incarner cet homme fort ? Je ne le pense pas. Mais il a quand même la confiance du président de la République et c’est le plus important’’. En tout état de cause, il faudra aussi retenir que Maxime est loin d’être un enfant de chœur. Dans le régime, non seulement, il a su faire des carrières, mais il en a aussi défait. “Il fait partie de la race de ces gens qu’on qualifie de personnes froides. Ce sont des gens qui sont là pour exécuter les ordres du président. C’est quelqu’un qui est prêt à aller au charbon pour casser toute velléité de contestation du chef de l’Etat’’, renseigne Pape Sané.

En réalité, en l’absence de Pm, il arrive d’ailleurs que le chef de l’Etat désigne Maxime pour piloter ou coordonner certaines tâches transversales qui dépassent les compétences d’un seul département. C’est le cas pour ce qui est de la rationalisation des agences d’exécution et entités assimilées, soit par fusion, soit par mutation juridique en société anonyme ou en établissement public. “Le président de la République a, à cet effet, instruit le ministre secrétaire général du Gouvernement et le ministre des Finances et du Budget de lui dresser, dans les meilleurs délais, le plan de rationalisation de ces entités et, subséquemment, d’envisager un plan de redéploiement des personnels de ces entités ou un plan social, selon le cas’’, informait le communiqué du Cm signé par Jean Maxime lui-même. Ainsi donc, par les temps qui courent, le gourou du président est, selon nombre de témoins, celui avec lequel la proximité est un atout pour une longévité dans la galaxie Sall. Mais aussi puissant soit-il, Jean Maxime ne compte pas que des amis. Dans le palais tout comme dans le gouvernement. Ses méthodes, froides, austères, à la limite, antipathiques, ne sont pas pour plaire à tous les gens du “Macky’’. Pour ses sympathisants, Maxime est un travailleur rigoureux, très à cheval sur les principes qui régissent le fonctionnement de l’Administration. Pour ses détracteurs, il est simplement sournois et insensible. Né en 1969, Maxime Jean Simon chemine avec le chef de l’Etat depuis au moins son passage au ministère de l’Intérieur, sous le régime du président Abdoulaye Wade, au début des années 2000. Depuis lors, les deux hommes ne se sont presque jamais quittés Mor AMAR

GRÂCE POUR KHALIFA SALL : THIERNO TALLA RECOMMANDE À MACKY DE PROFITER DE LA TABASKI

https://www.nettali.com Thierno Tall recommande au chef de l’Etat de profiter de la Tabaski, qui est un jour de pardon, pour faire libérer Khalifa Sall.

Toutefois, le patron de presse pense que Macky Sall ne va pas amnistier l’ex-maire socialiste. « Il peut le gracier, mais il ne va pas prendre le risque de l’amnistier. Sinon, ce dernier peut encore retrouver son poste à la tête de la ville de Dakar, peut-être, remporter la présidentielle et, une fois élu, se venger », théorise le directeur de l’As, qui partageait le plateau avec ses confrères de Futurs médias Barba Ba et Souleymane Niang. « Ce qui est valable pour Khalifa Sall, l’est aussi pour Karim Wade. Macky Sall ne va jamais prendre le risque de les amnistier », croit-il savoir.

Sur un autre registre, Thierno Talla, qui s’est prononcé sur la succession ouverte de feu Ousmane Tanor Dieng, a alerté sur les risques de rivalités entre Serigne Mbaye Thiam et Khalifa Sall. Il souligne que c’est difficilement qu’ils pourraient surmonter leurs contradictions, après tout ce qui s’est passé entre eux

 Barthélémy Dias : «J’ai entrepris des démarches pour la réunification de la famille socialiste et personne ne peut empêcher ces retrouvailles… L’avenir du parti socialiste ne peut se résumer à deux postes de ministre…» (Entretien)

https://www.dakaractu.com En allant signer le cahier de condoléances en la mémoire de Ousmane Tanor Dieng, Barthélémy Dias réitère son appartenance et son engagement à travailler pour la réunification de la famille socialiste. C’est d’ailleurs la démarche que le maire de la commune de Mermoz/Sacré-Cœur a entreprise depuis un moment, comme il l’explique dans cet entretien accordé à Dakaractu.

Pour Dias fils, Ousmane Tanor Dieng reste un père, un modèle malgré les zones d’ombre que le parti a traversées. Le jeune socialiste affirme que les sages du parti ainsi que de grands responsables de leur formation politique seront mis à contribution pour les retrouvailles de la famille de gauche en vue de la reconquête du pouvoir. « Nous allons réunir la famille socialiste et personne ne pourra nous en empêcher », a -t-il déclaré avant d’ajouter que « l’avenir du parti socialiste ne se mesure pas seulement à deux postes de ministre. » Pour Barthélémy Dias, « Aminata Mbengue Ndiaye est la personne la mieux placée pour travailler à ce projet. »

Barthélémy Dias sur son futur au PS : «J’irais voir Aminata Mbengue Ndiaye, et discuter avec elle de façon responsable… Cet héritage personne ne pourra l’écrire sans nous!»

https://www.dakaractu.com Le maire de Mermoz/Sacré-Cœur, Barthélémy Dias était cet après-midi à la maison du parti Léopold Sédar Senghor pour présenter ses condoléances à ses ex-frères de parti à la suite du rappel à Dieu de Ousmane Tanor Dieng. Il en a profité pour signer le livre d’or ouvert à cette occasion. Barthélémy Dias a par la suite, face à la presse, dit toute sa tristesse en cette occasion.

« Je ressens depuis Lundi 15 une profonde tristesse. Je suis venu aujourd’hui témoigner sur un homme d’État qui s’est battu toute sa vie pour préserver cet héritage du parti socialiste. Mais aussi marquer de façon indélébile mon témoignage dans le livre des condoléances. Que l’histoire retienne que Ousmane Tanor Dieng fut un grand serviteur de l’État », a-t-il dit.

Sur les retrouvailles de la famille socialiste, Barthélémy Dias semble être partant. Il a par ailleurs nié être exclu du parti au même titre que les Khalifistes dont les plus célèbres Aïssata Tall Sall ou encore Bamba Fall.

« Nous sommes des socialistes, nous n’avons jamais quitté ce parti. J’ai parlé de vicissitudes de la vie politique. OTD n’a pas encore fait 40 jours sous terre, il est hors de question pour moi de parler d’actualité. J’irais voir Aminata Mbengue Ndiaye, SG adjointe du parti et discuter avec elle de façon responsable. J’irai rencontrer aussi M Nguirane Ndoye, Président du conseil des sages et El Hadj Mansour Mbaye, pour échanger sur ce qu’ils pensent devoir être l’avenir du parti. Il n’est pas nécessaire de se disputer, pour le faire, il faudra être deux et on n’a ni la volonté, ni le cœur à cela. Nous voulons continuer à œuvrer pour que l’héritage de Senghor continue à servir les générations futures. Je pense que si les uns et les autres prennent leurs responsabilités, nous pourrons y arriver. Cet héritage personne ne pourra l’écrire sans nous, parce que nous y avons grandement contribué. OTD a fait part de son vœux de la réunification de la famille socialiste, nous espérons que nous pouvons y apporter notre petite contribution », a-t-il dit.

Poursuivant, il dira défier quiconque pouvant sortir un document qui prouve qu’ils ont été exclus du parti socialiste…

Retrouvailles socialistes : tous d’accord même…Khalifa Sall, Barth et Bamba

https://xibaaru.sn Ça sent les retrouvailles socialistes…avec la bénédiction de Khalifa Sall

Depuis la disparition du secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng dont l’une des dernières volontés, était la réunification des socialistes, des avancées sont notées sur la question. Les militants du PS, unanimement avec ceux qui ont quitté les rangs ou suspendu leurs activités au sein du parti, s’accordent sur les retrouvailles. Les socialistes sont conscients qu’au risque de voir leur parti s’effriter, en 2024, il leur faut obligatoirement avoir un candidat issu de leurs rangs lors de l’élection présidentielle.

2024, c’est dans cinq ans. Mais pour le PS, le temps lui est compté. A présent qu’Aminata Mbengue Ndiaye est le secrétaire général, la direction du PS en direction de son prochain congrès doit très vite prendre langue avec ceux qui avaient dégarni les rangs, aplanir les divergences et faciliter leurs réintégrations. Réintégrations qui doivent se faire avant le congrès. L’un des groupes dont les divergences étaient très profondes avec la direction du PS, c’est celui constitué par Khalifa Sall et ses partisans.

Alors que tous les observateurs prédisaient que les retrouvailles entre la direction du PS et Khalifa Sall et ses partisans n’étaient pas pour l’heure, voilà que Barthélémy Dias, l’un des partisans les plus acharnés à la cause de l’ancien maire de Dakar fait une sortie, tendant à faire croire que celles-ci pouvaient même être imminentes. Barthélémy Dias qui s’est rendu à la Maison du Parti Léopold Sédar Senghor pour présenter ses condoléances et signer le livre d’or ouvert à cet effet, se dit partant pour les retrouvailles.

D’abord sur le disparu, le maire de Mermoz – Sacré-Cœur témoigne : « Je ressens depuis lundi 15, une profonde tristesse. Je suis venu aujourd’hui témoigner sur un homme d’État qui s’est battu toute sa vie pour préserver cet héritage du parti socialiste. Mais aussi marquer de façon indélébile mon témoignage dans le livre des condoléances. Que l’histoire retienne que Ousmane Tanor Dieng fut un grand serviteur de l’Etat ».

Avant de poursuivre : « Nous sommes des socialistes, nous n’avons jamais quitté ce parti. J’ai parlé de vicissitudes de la vie politique. OTD n’a pas encore fait 40 jours sous terre, il est hors de question pour moi de parler d’actualité. J’irai voir Aminata Mbengue Ndiaye, SG adjointe du parti et discuter avec elle de façon responsable. J’irai rencontrer aussi M Nguirane Ndoye, Président du conseil des sages et El Hadj Mansour Mbaye, pour échanger sur ce qu’ils pensent devoir être l’avenir du parti. Il n’est pas nécessaire de se disputer, pour le faire, il faudra être deux et on n’a ni la volonté, ni le cœur à cela. Nous voulons continuer à œuvrer pour que l’héritage de Senghor continue à servir les générations futures. Je pense que si les uns et les autres prennent leurs responsabilités, nous pourrons y arriver. Cet héritage personne ne pourra l’écrire sans nous, parce que nous y avons grandement contribué. OTD a fait part de son vœu de la réunification de la famille socialiste, nous espérons que nous pouvons y apporter notre petite contribution ».

Le fait que ces propos soient sortis de la bouche de Barthélémy Dias connu pour sa proximité avec Khalifa Sall, n’est pas anodin. On peut même dire qu’il en est le porte-voix. Ensuite, ce n’est pas un hasard, si Barthélémy Dias cite les noms de Aminata Mbengue Ndiaye, en sa qualité de secrétaire général par intérim du PS, Guirane Ndoye qui occupe le poste de Président du Conseil des sages et El Hadj Mansour Mbaye. Le camp Khalifa Sall favorable aux retrouvailles, le PS ne devrait fournir trop d’efforts pour convaincre Aïssata Tall Sall considérée comme une modérée, à suivre la tendance.Thiémokho BORE

Les Socialistes à l’épreuve de la reconstruction et du pouvoir Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net La soudaine disparition du Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, met désormais la direction actuelle des Socialistes devant des épreuves politiques complexes. Les responsables de ce parti sont peu ou prou, préparés à la relève des affaires et à la conduite des destinées d’une organisation historique participant depuis 2012 à la gouvernance de l’État et des Collectivités territoriales. Ils devront relever de nombreux défis.

La succession du principal responsable politique du Parti socialiste au cours des dernières années est désormais ouverte. Elle ne relève guère de l’équation de l’intérim passager. Contrairement à ce que certains responsables voudraient faire croire, la direction du Parti socialiste est plutôt devant une épreuve politique majeure de son histoire.

Ousmane Tanor Dieng est resté le chef d’orchestre des Socialistes, son maître du jeu et l’un des acteurs principaux de la stratégie socialiste du gouverner ensemble avec la coalition Benno bokk yakaar dans le soutien au Président de la République, Macky Sall, réélu en février 2019.

Il est resté également, l’incarnation du lien ombilical entre le Parti socialiste sénégalais et l’Internationale socialiste et de nombreux États à la tête desquels se trouvaient des Socialistes. La succession du Secrétaire général du Ps est, par conséquent, une question politique inscrite dans la trajectoire du débat récurrent au sujet de la continuité ou la rupture avec cette ligne directrice tracée et mise en œuvre par l’ancien Secrétaire général du Parti socialiste.

Les partisans et fidèles du disparu existent. Ils sont majoritaires à l’état actuel du rapport de force entre les Tanoristes et les adversaires déclarés ou non. Le courant qui porte son héritage va inscrire naturellement, l’avenir du Ps dans la dynamique de cette continuité historique impulsée par son leader.

Par contre, des franges significatives de la direction socialiste pourraient inviter à une réévaluation plus approfondie des orientations socialistes au cours de son évolution depuis l’avènement de la première alternance à nos jours. L’expérience et la gestion de l’ancien Secrétaire général sera passée dans ce cas de figure, à la loupe et aux cribles de la critique.

Cet exercice d’introspection interne et externe aura évidemment des liens avec des questionnements délicats, notamment, la personnalisation du Parti socialiste, ses manquements, ses faiblesses sous la conduite de l’ancien président du Haut conseil des collectivités territoriales. Le traitement peu – ou anti – démocratique des divergences internes rythmées par les départs des partisans de Khalifa Ababacar Sall, d’Aïssata Tall Sall, des animateurs de la jeunesse socialiste et de certains cadres, serait le plat de résistance de ce menu corrosif.

Les lignes de fracture et de démarcation entre la continuité de l’œuvre du refondateur en chef et la rupture pour la reconstruction d’une nouvelle formation socialiste, new look, plus démocratique, pourraient se cristalliser autour du gouverner ensemble avec le Président de la République en exercice et sa majorité politique et à travers la retrouvaille indispensable des obédiences socialistes.

L’alliance stratégique avec la majorité présidentielle ne sera point une question mineure de l’avenir du Parti socialiste. Elle pourrait être la source des  divergences virtuelles, voire de l’éclatement potentiel du Parti socialiste. Le choix entre ces options divergentes sera délicat.

Il faudra opter entre la préservation des privilèges du pouvoir étatique, notamment les postes ministériels, les fonctions parlementaires, la présence et le contrôle du Haut conseil des collectivités territoriales, l’accès à des fonctions de Directeurs généraux et de présidents de conseil d’administration et la reconquête du pouvoir. Cette quête légitime de revenir au pouvoir passera nécessairement par la séparation programmée avec la majorité présidentielle ou une négociation audacieuse au sommet, entre l’Alliance pour la République et le Parti socialiste.

Ce scénario d’une alternance en douceur du pouvoir entre républicains et socialistes est possible au regard du poids politique du Ps dans le gouverner ensemble, de la confiance réciproque dans la gestion de l’État et des collectivités territoriales. Toutefois, ce schéma est peu probable. Ces différentes options politiques et stratégies pour le retour à l’exercice du pouvoir, sont devant la direction du Parti socialiste. Elles auront des conséquences inéluctables sur le futur incertain du Parti socialiste.

L’unité de la famille socialiste n’en reste pas pour autant, une question fondamentale pour cette direction sommée d’organiser également un congrès pour choisir son chef et sa feuille de route. Les partisans d’Ousmane Tanor Dieng, accepteront difficilement de passer l’éponge sur les contentieux, de  tendre la main à l’ancien maire de Dakar dans un contexte miné par des conflits de succession. Plusieurs facteurs politiques, psychologiques et moraux militent en faveur d’une séparation quasi définitive entre ces camps rivaux. Les partisans de Tanor pourraient difficilement aller dans la perspective de ses retrouvailles.

À moins que les deux pôles rivaux de cette retrouvaille improbable, ne s’accordent au moins, quant à la nécessité de créer un cadre unitaire socialiste. Ce dispositif organisationnel fédérateur pourrait, alors servir de cadre de pacification des relations heurtées.

Il pourrait aussi permettre de vider des contentieux politiques et judiciaires, des frustrations et de mener la réflexion sur l’histoire mouvementée du Parti socialiste, ses expériences, sa gouvernance interne et son avenir. La réussite de ce pari ambitieux, dépendra des capacités de dépassement individuel et collectif des militants socialistes, des fractions du Ps et des autres composantes de la famille socialiste, en errance entre les allées du Palais présidentiel et les boulevards de l’opposition républicaine en reconstruction

«Après-Tanor» : Abdoulaye Wilane veut «tirer les enseignements de…»

http://actunet.net Secrétaire national à la communication et non moins porte-parole du Parti socialiste, le député maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane juge prématuré le débat portant sur la succession du défunt secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. En partance pour La Mecque, il convoque la volonté divine et invite les uns et les autres à faire montre de décence et de retenue. Il ne manque cependant pas d’esquisser, de manière prospective, les enjeux auxquels sa formation politique sera appelée à faire face. Décryptage.

«Certains ont trahi Ousmane Tanor Dieng durant sa maladie»

Je ne sais même pas par quel bout prendre l’affaire, tellement je suis triste de voir qu’au lendemain du bel élan de communion nationale sur fond d’hommage quasi unanime rendu à Ousmane Tanor Dieng, je ne suis sollicité que par des questions qui ont trait à ce que l’on appelle la succession. C’est comme qui dirait que personne n’a appris de cet événement, la mort d’Ousmane Tanor Dieng, qui sonne comme une piqûre de rappel pour nous autres mortels qui sommes tellement éphémères dans notre passage sur terre que nous devrions véritablement prendre le temps d’observer le deuil à l’intérieur du Parti socialiste. Malheureusement, ce débat est plus entretenu, amplifié par des hommes et des femmes qui ont raté une bonne occasion de se taire. Il y a parmi eux certains dont l’attitude ressemble à un comportement de vautours ou de charognards. Lisant Virgile dans les textes il disait : «Les vautours sont arrivés, il est mort». J’en connais qui ont trahi, lâché Ousmane Tanor Dieng pendant qu’il était malade de sa maladie qui l’a conduit à la mort et qui aujourd’hui, sans vergogne, sans honte, sans scrupules, sans respect pour le deuil de sa famille biologique et de sa famille politique, sans respect pour la grande émotion qui a habité les Sénégalais, les Africains et les socialistes du monde, se mettent à parler de l’avenir du Parti socialiste.

«Un débat abject aux odeurs nauséabondes»

Au niveau du Parti socialiste, déjà en novembre 2018, au congrès extraordinaire, une résolution avait consacré la suspension du renouvellement des instances le temps que la présidentielle passe pour qu’on reprenne cela après l’élection. Étant observé que le mandat risquait d’être dépassé nous avions prorogé le mandat des instances et des directions du parti jusqu’à l’achèvement du renouvellement des instances de base et de direction. Demain, quand on aura fini de renouveler de la base au sommet toutes les coordinations, quand on aura fini de renouveler les unions régionales, quand on  aura fini de faire appel à candidature, de « critérier » et de faire élire un secrétaire général du parti, alors nous tiendrons un congrès pour boucler tout cela. Pourquoi donc cette précipitation, ce débat abject, aux odeurs nauséabondes ? Je voudrais solennellement, en tant que secrétaire national à la communication, porte-parole du Parti socialiste, inviter les Socialistes à avoir confiance entre nous, à avoir confiance en  l’avenir.

«Aminata Mbengue Ndiaye a tout le profil et toutes les légitimités pour être là où elle est»

Observons un deuil de 40 jours à deux mois, puisque nous sommes ensemble et solidaires, et que nous étions tous ensemble autour d’Ousmane Tanor Dieng secondé par les adjoints qu’il avait, à côté de qui il y avait Aminata Mbengue Ndiaye première secrétaire générale adjointe et présidente du mouvement national des femmes. Je rappelle qu’en 1996, lorsque l’on faisait la promotion politique d’Ousmane Tanor Dieng, on faisait aussi la promotion politique d’Aminata Mbengue Ndiaye en tant que présidente des femmes. Au plan africain, elle a trôné dans les instances de l’Internationale socialiste, au plan international elle a trôné en même temps, parallèlement avec Tanor, dans les instances internationales de l’Internationale socialiste. Elle a donc tout le profil et toutes les légitimités pour être là où elle est. Tout le monde sait et tout le monde peut attester qu’elle n’a jamais souhaité remplacer quelqu’un dans le parti dans les conditions et circonstances actuelles. Mais l’histoire retiendra que la volonté divine a été tracée de telle sorte qu’elle allait être cumulativement et concomitamment présidente des femmes et secrétaire générale du Parti socialiste. Tout son engagement plaide en faveur d’un respect et d’une acceptation de ce qui a été décidé. On n’est pas maîtres du destin ; nous pouvons façonner l’histoire, nous pouvons l’écrire, mais contentons-nous de parachever le processus de renouvellement des instances de base.

«Ceux qui ont été exclus du Ps ou qui ont transhumé…»

 Au moment d’élire un secrétaire  général ou une secrétaire générale, quiconque voudra être candidat-e sera candidat-e. Ça c’est pour les Socialistes. Mais pour ceux qui ont été exclus, ou qui ont transhumé en trahissant Ousmane Tanor Dieng pendant qu’il était malade, je leur dis : « un peu de décence, un peu de respect pour vous-mêmes. Laissez-nous gérer intra-muros, selon les règles de conduite, selon le règlement intérieur, selon notre vision de l’avenir ce que nous devons faire ». Tanor savait peut-être ce qu’il avait, peut-être que lui avait senti le cours de l’histoire et du destin. Maintenant, les adeptes du «oh je regrette, oh j’ai raté le coche, oh j’ai raté le virage !» sont comme des imbéciles qui tirent les enseignements de leur imbécillité. À un imbécile vous montrez du doigt le soleil, il ne verra que votre propre doigt. Maintenant, nul ne peut se prévaloir de ses turpitudes, que ceux qui ne sont plus du parti, qui ne sont pas dans le parti aient vraiment la politesse, la courtoisie, la décence, l’élégance de s’occuper de leurs affaires et de nous laisser nous occuper de nos affaires socialisto-socialistes.

«Ne pas répondre à ces charognards et autres vautours qui rôdent autour du parti en pensant que nous sommes un cadavre exquis»

Quand il s’agit de retrouvailles de la famille socialiste, je rappelle que là aussi l’histoire lui fera justice à Ousmane Tanor Dieng. C’est à travers lui qu’on a réhabilité le militant dans le parti en en faisant et en lui reconnaissant la source de légitimité. Ce n’est pas pour rien que le secrétaire général du parti est élu maintenant par plus de 27.000 électeurs, alors qu’à l’époque c’était 2000 électeurs voire moins. Nous avons fait le tour du pays pour montrer que dans un parti, la source de légitimité c’est le militant, dans une République c’est le citoyen électeur. Il avait ensuite dit que l’ère des échappées solitaires est révolue. Lui qui avec Abdou Diouf a travaillé toujours à l’avènement d’un consensus, a appelé à un sursaut national pour les intérêts supérieurs du Sénégal, cet enfant de la République né républicain, mort au service de la République, a porté sur les fonts baptismaux, par un exercice de dialogue, de conciliation, d’inclusion dans la réflexion par le respect mutuel le Cpc, la Cpa, le Front siggil Senegal dans le cadre de la réappropriation de notre destin national avec les Assises nationales avant l’avènement de Benno siggil Senegal et aujourd’hui de Benno bokk yakaar. Et il rappelait dans une de ses dernières sorties, à travers la Rts, que pour l’avenir il faut que Benno bokk yakaar soit maintenue, renforcée, élargie. Ce qui veut dire que le dialogue politique est en cours dans chaque parti. Parce que dans un parti les militants différents et d’approches différentes discutent entre eux. Les partis peuvent discuter, peuvent faire dans des monologues parallèles, mais quand on est dans une coalition de partis on dialogue. Or dans Bby vous avez des Socialistes,  des gens qui se réclament du socialisme, ou des partis dits de gauche mais qui restent dans la grande famille socialiste, plus d’autres sensibilités. Alors, maintenons ce cap patiemment en faisant avancer les choses par des compromis dynamiques. Ça ne se décrète pas, ça se construit. C’est la raison pour laquelle, encore une fois, je voudrais inviter solennellement les camarades socialistes à ne pas se laisser distraire, à ne pas répondre aux oiseaux de mauvais augure, à ces charognards et autres vautours qui rôdent autour du parti pensant que nous sommes un cadavre exquis. Nous sommes aujourd’hui plus que jamais debout, droits dans nos bottes, les convictions en bandoulière – les événements et les enseignements vécus nous permettant de nous projeter sur l’avenir. Maintenant que les commentateurs autoproclamés, les politologues autoproclamés et les spécialistes de la divination et autre «gissané» politique nous prédisent ce qu’ils veulent nous prédire, mais nous construisons ce que nous voulons, ce que nous devons construire.

«Nous sommes plus que jamais disposés à tirer les enseignements de tout ce que nous avons vécu»

C’est à l’occasion d’une réunion du bureau politique, la première qu’on a tenue après la présidentielle de 2019, avant la mise en place du gouvernement et la prestation de serment du Président Macky Sall que nous avons dit que nous étions fiers de l’expérience vécue dans Benno bokk yakaar. Pendant la campagne présidentielle, des socialistes avaient été exclus car à un moment ils étaient en désaccord avec la ligne du parti. Nous nous sommes retrouvés avec certains d’entre eux dans le même projet, et à ceux-là nous disons, comme à tous ceux qui demain veulent faire comme eux, que la maison du Parti socialiste est la maison de la roche mère. C’est la maison de tous ceux qui se veulent socialistes. L’essentiel c’est la ligne du parti et le projet que nous devons adapter à chaque moment et à chaque défi. Aujourd’hui nous sommes plus que jamais disposés à tirer les enseignements de tout ce que nous avons vécu, en étant fiers de ce que nous avons réussi, de ce que nous sommes et en étant conscients que nous savons ce qui nous attend dans l’avenir. J’en appelle au patriotisme de parti des cadres, des intellectuels : ne dialoguons pas par presse interposée, ne nous laissons pas divertir par des gens qui veulent nous créer une polémique qui n’existe pas. Par Mohamed NDJIM

Mamadou Wane : «la succession de Tanor,une polémique inutile…»

http://actunet.net/ Une vraie cacophonie, après le décès du secrétaire général du Parti socialiste Ousmane Tanor Dieng ! En effet, des voix se sont élevées pour parler de succession, voire de retour des exclus du parti.

Pour le secrétaire national à la vie politique du Parti socialiste, Mamadou Wane, il est très tôt d’ouvrir ce débat.

Sur Zik fm, Mamadou Wane déclare que c’est même indécent de nourrir la polémique de la succession. Une polémique née des propos de Serigne Mbaye Thiam, suite à la disparition de Ousmane Tanor Dieng.

Selon lui, l’heure est encore au deuil et ce deuil sera suivi du renouvellement des instances du parti, le moment opportun, sous la houlette de la nouvelle secrétaire générale, Aminata Mbengue Ndiaye.

‘’C’est une polémique inutile qui est entretenue et  qui ne devrait pas être. Nous voulons observer un deuil et prier pour notre secrétaire général, notre camarade Ousmane Tanor Dieng », avance-t-il.

Ensuite, lorsque nous aurons terminé, nous allons continuer le renouvellement du parti, parce qu’il y a des coordinations qui ont demandé à être renouvelées et qui ont été autorisées à renouveler leur instance. C’est cela qui nous préoccupe et nous occupe ».

Wane d’ajouter que ses camarades de parti doivent retourner au travail et éviter  certains détails, afin d’accompagner Aminata Mbengue Ndiaye dans sa nouvelle mission.

‘’C’est au sortir de tout cela que nous allons dégager d’autre perspectives, peut-être dans le sens de retrouvailles ou de discussions. A mon avis, tout cela est encore très prématuré. Il faut d’abord que nos camarades se ressaisissent, reviennent à la raison, travaillent en toute loyauté à côté de notre secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye et l’aider à réussir sa mission’’, lance Mamadou Wane.

Affaire Petro Tim : le CRD saisit le doyen des juges, Pastef approuve

https://www.leral.net Le Congrès de la Renaissance démocratique (Crd), de Mamadou Diallo, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall a décidé de saisir le Doyen des juges à la place du Procureur dans le scandale du pétrole. Une démarche qu’approuve le parti Pastef de Ousmane Sonko.

« Nous espérons que ce ne sera pas une démarche pour rien. Nous espérons que cela va faire bouger les lignes pour un procès juste et équitable sans entrave de l’Exécutif », a déclaré sur la RFM, Bassirou Diomaye, responsable de ce parti.

Toutefois, rappelant la sortie du président de la République, le jour de la korité, démentant les informations de la BCC et prenant faits et cause pour son frère Aliou Sall, Bassirou Diomaye se dit pas tout à fait optimiste quant à une issue juste dans cette affaire.

Détention de Guy Marius Sagna : La lettre de France dégage au procureur général près la Cour suprême

http://www.seneweb.com Considérant que leur camarade Guy Marius Sagna est en détention arbitraire, la plateforme Frapp/France dégage a saisi le procureur général de la Cour suprême. Ce, pour qu’il demande au procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, d’abandonner les poursuites contre Guy Marius Sagna. Seneweb vous propose un extrait de la correspondance.

«Monsieur le Procureur général, Monsieur Guy Marius Sagna, citoyen sénégalais, membre de la plateforme Frapp/France dégage, est un citoyen honorable en détention arbitraire. Considérant que le délit d’abus d’autorité contre les personnes exerçant des fonctions publiques existe dans le Code pénal ;

Que sa spécificité a fait qu’il a été très peu souvent poursuivi depuis sa création ;

Considérant que le zèle avec lequel le procureur cherche à punir Monsieur Guy Marius Sagna pour avoir fait son devoir, qui est d’éveiller les consciences de ses concitoyens et d’exercer légalement les libertés fondamentales, est inadmissible et indéfendable ; Considérant qu’à la suite de ses déclarations légalement exprimées sur Facebook, des mesures de vengeance personnelle ont été subies par Guy Marius Sagna à travers des insultes et menaces proférées notamment par le directeur général du journal ‘’le Soleil’’ Monsieur Yakham Mbaye, allant jusqu’à lui promettre la prison et l’enfer ;

Considérant qu’en vertu des dispositions de l’article 106 du Code pénal, il existe des soupçons et des éléments réels d’entrave et d’attentat à la liberté de Monsieur Guy Marius ; Considérant que dans son arrêt, rendu le 1er août 2013, Oumar Sarr et autres Alioune Ndao, Procureur spécial près la Crei, suite à la correspondance en date du 7 janvier 2013 adressée au président de la Chambre criminelle de la Cour suprême, messieurs Oumar Sarr, Samuel Ameth Sarr et Karim Meïssa Wade ont déposé une plainte contre le magistrat exerçant la fonction de procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite, la Cour suprême du Sénégal a dû rappeler qu’en vertu des articles 661 et 662 du Code de procédure pénale et du statut des magistrats, les poursuites pour crime et délit contre un magistrat ne peuvent être portées devant la chambre criminelle que par citation à l’initiative du procureur général près la Cour suprême ;

A la lumière des éléments que nous avons présentés, nous vous encourageons à transmettre au procureur d’abandonner les poursuites judiciaires contre Guy Marius Sagna et de soutenir des lois qui viendront mettre fin aux abus d’autorité à titre privé.»

Arrestation de Guy Marius Sagna : l’Ong Urgences panafricanistes dénonce une cabale et exige la libération de l’activiste

https://actusen.sn L’Ong Urgences panafricanistes dénonce avec la plus grande énergie, l’emprisonnement de Guy Marius Sagna. Dans un communiqué, les membres de l’Ong soutiennent que cette arrestation est une cabale contre l’activiste. «Cette arrestation arbitraire montre une fois de plus l’instrumentalisation de notre justice à des fins politiques et stratégiques».

Pour l’Ong, il est hors de question de céder face à l’intimidation. «La tentative d’intimidation ne passera pas. Guy Marius citoyen modèle et honorable a pour seul tort d’aimer son pays et son continent. Cette arrestation n’est qu’une stratégie pour empêcher l’évolution des porteurs de voix de notre pays. Guy Marius Sagna est déterminé, engagé et prêt à aller au-delà de la privatisation de sa liberté pour que ce rêve d’un Sénégal indépendant, souverain et autonome soit une réalité», lit-on dans le document.

L’Ong Urgences panafricanistes réaffirme «son soutien sans faille au Frapp/France Dégage» et exige la libération de Guy Marius Sagna. «Nous n’accepterons jamais qu’un lanceur d’alerte et fervent défenseur des causes justes soit l’agneau du sacrifice. Dans les jours à venir, Urgences Panafricanistes déroulera son plan d’action si aucun changement n’est opéré. Ils finiront par comprendre».

Thiaroye sur Mer : Un camion dérape et fait un carnage dans une boutique

http://www.seneweb.com Un camion chargé de riz a dérapé sur la route menant à poste Thiaroye et s’est engouffré dans une boutique qui vend des téléphones portables. Bilan, un mort et 4 blessés dont 3 graves. Nos sources révèlent que le véhicule s’est enfoncé  dans ladite boutique alors que ses victimes s’y trouvaient.

L’accident s’est produit ce jeudi vers 14 heures. Les sapeurs-pompiers de Pikine sont promptement intervenus sur les lieux. Ils ont évacué le blessé à l’hôpital de Pikine ainsi que le corps sans vie de M.D, âgé de 32ans.

Trafic international de stupéfiants : 600 Kg de chanvre indien saisis par les Douanes à Moussala

https://www.lejecos.com Les agents du Bureau des Douanes de Moussala, région douanière du Sud-Est, ont déjoué le 19 juillet dernier, un plan bien calculé d’un camionneur malien.

«Profitant de l’ambiance de fête qui entoure l’avant match de la finale de la Coupe d’Afrique et d’une heure creuse considérée souvent comme heure de repli ou de desserrement au niveau du contrôle, le conducteur de gros porteur en provenance du Mali a voulu introduire une grosse quantité de « yamba » au Sénégal en passant juste devant le Bureau des Douanes.

C’était sans compter avec la vigilance et la ténacité des agents. Stoppé net, le camion se révèle être un moyen de convoyage de drogue », informe un communiqué du Bureau des relations publiques et de la communication de la Douane.

«La fouille du camion a permis aux gabelous de découvrir  une quantité totale de 220 kg de chanvre dans des cachettes bien aménagées dans la cabine du conducteur, pour une valeur marchande estimée à 11 millions de francs CFA », ajoute la même source. Sentant son subterfuge mis à nu, explique-t-on, le conducteur du camion s’enfuit laissant derrière lui son apprenti. Ce dernier sera appréhendé et mis à la disposition de la justice.

Cette saisie fait suite à une autre similaire impliquant toujours un camion malien et portant sur 171 kg de l’herbe qui tue.

Cette saisie, ajoute la même source,  couronne par ailleurs une semaine qui a été très fructueuse en matière de lutte contre le trafic des stupéfiants. «En effet, au cours de la semaine les unités douanières du centre ont saisi un poids total de 374 Kg De chanvre indien. Ce qui porte la quantité totale de saisie de chanvre indien de la semaine à 594 Kg de « yamba » et constitue manifestement un record », lit-on dans le communiqué.

Le Bureau des Douanes de Moussala, explique-t-on, est l’un des plus stratégiques pour l’administration des Douanes. Il est situé sur le corridor Dakar Bamako par le Sud, corridor par lequel passent d’importantes quantités de marchandises venant de part et d’autre de la frontière entre le Sénégal et le Mali. Cette position lui confère un rôle de pivot dans la coopération entre les administrations douanières des deux pays mais aussi et surtout de sentinelle de l’effectivité de la réexportation des marchandises sous douane à destination du Mali.Adou FAYE

Association de malfaiteurs, vols en réunion : La DIC met fin à l’agissement d’une bande…

Faisant suite à de nombreuses plaintes formulées contre une bande usant de subterfuges sur la voie publique, allant jusqu’à simuler des accidents et ce dans l’unique but de dépouiller les victimes, les conducteurs se préoccupant de leur sort, la Division des Investigations Criminelles(DIC) a pu mettre fin à ces agissements.
De l’économie des faits, il ressort que les victimes ont tous rencontré fortuitement sur la voie publique, un individu qui cognait brutalement les portières de leurs véhicules respectifs pour simuler un accident.
Profitant de leur moment d’inattention et d’une assistance bienveillante des victimes et usagers de la route, les autres membres de la bande passaient à l’acte en subtilisant systématiquement tous les biens se trouvant dans les véhicules. Ce n’est qu’à la constatation de la disparition de leurs biens qu’ils comprennent avoir été victimes d’une supercherie bien orchestrée par les malfrats.
Au cours de l’enquête, les investigations menées ont permis lors de la perquisition effectuée aux domiciles des mis en cause, de retrouver et de saisir un lot de matériels constitués essentiellement de documents et objets divers :
– Sept (07) cartes bancaires (Société Générale des Banques du Sénégal (SGBS), United Bank of Africa (UBA), Postes Finances, Western Union, Bank Of Africa (BOA), AMERICAN EXPRESS, et Orabank.
– Cinq (05) cachets professionnels (la société Trading SUARL, FABBRO ALU ENTREPRISE, GOGO Transport and Services, Transport MBENGUE Multiservices et Dr Amadou Moustapha KINDE-chirurgien-dentiste),
– Cinq (05) chèques (SGBS, BICIS, CBAO, ECOBANK et BIS),
– Quatre (04) passeports ordinaires,
– Quatre (04) cartes à grise,
– Trois (03) certificats d’assurance de véhicules,
– Deux (02) cartes d’étudiant,
– Soixante-cinq (65) clés USB,
– Treize (13) paires de lunettes optiques,
– Neuf (09) cartables et sept (07) sacs à dos,
– 09 clés de voiture (Chevrolet, KIA, Wolksvagen, Peugeot, Nissan, Citroen, Range Rover)
– Quatre (04) appareils photos,
– Quatre (04) téléphones portables de marques (PANASONIC, X TIGI, ITEL et NOKIA),
– Un (01) ordinateur portable « Macbook » et une (01) tablette « IPAD »,
– Une (01) paire de menotte.
LE BUREAU DES RELATIONS PUBLIQUES DE LA POLICE NATIONALE

LES INCROYABLES RÉVÉLATIONS DES AGENTS DE DAKAR TERMINAL

http://www.emedia.sn L’affaire de la saisie record de drogue au Port autonome de Dakar est loin de connaitre son épilogue. Et continue de livrer ses secrets. Selon Libération, les quatre mis en cause présumés ont reconnu, lors de leurs auditions sous le régime de la garde à vue, avoir été contacté pour faire sortir les 238 Kg de drogue du Port de Dakar terminal. Selon Source A, l’un des présumés inculpés nommé Preira a révélé que c’est le nommé I. Thiam alias Toubéye, visé par un mandat d’arrêt international, qui lui aurait demandé de faire sortir frauduleusement la drogue du Port contre rémunération.

De même, G. S. Faye a reconnu, avoir rencontré un individu de l’extérieur du Port de Dakar dans l’objectif de faire sortir les produits stupéfiants du parc de Dakar Terminal. Le conducteur d’engin El. B. C. Diop a informé que ses interlocuteurs lui avaient fait croire qu’ils avaient oublié un lot de téléphones portables dans les voitures où la drogue était planquée. Avant de lui demander de les aider à les récupérer en échange de 300 mille franc CFA. Mais, il jure leur avoir restitué la somme quand il est revenu leur dire qu’il n’avait pas trouvé les téléphones mais « des sacs bizarres » et que ces derniers lui ont révélé qu’il s’agit de stupéfiants.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 25/07/2019

Une délégation de Me Wade à Touba

L’ancien président de la République a dépêché une forte délégation dirigée par Serigne Cheikh Bara Doli Mbacké, président du groupe parlementaire des libéraux à Touba. Le député Cheikh Bara Doli Mbacké et compagnie se rendront successivement à Keur Niang pour présenter au nom de l’ancien Président Abdoulaye Wade, au nom de Karim Wade et à celui du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) leurs condoléances, suite à la disparition du Khalife Serigne Cheikh Niang. En même temps, la délégation va les représenter au Magal de Darou Salam au cours duquel la famille de Mame Cheikh Anta Mbacké commémore le retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba.

Les écoles privées catholiques obtiennent 85.73% au Bac

La Direction de l’Enseignement Catholique de l’Archidiocèse de Dakar a publié hier les résultats obtenus par les écoles privées catholiques du Sénégal à l’examen du Baccalauréat de l’année 2019. Pour le Bac Sénégalais, le taux de réussite est de 85.73%. Sur les 13 écoles privées catholiques, l’Institution Notre Dame vient en première position avec un taux de 100%. Sainte Jeanne d’Arc et le Collège Notre dame du Liban viennent en deuxième et troisième position avec respectivement 98.14% et 98% de taux de réussite. Cinq autres d’entre elles ont obtenu 90% ou plus de réussite. Le Collège Saint-Jean de Nianing occupe la dernière place de ce classement avec un taux de 68.86% de réussite au Bac 2019. Trois mentions Très Bien ont été obtenues par ces écoles. Elles sont l’œuvre des Cours Sainte Marie de Hann, d’Anne Marie-Javouey et de l’Immaculée Conception qui en ont toutes eu une. 78 Bien et 364 Assez Bien ont été obtenues par les écoles privées catholiques du Sénégal. Seules deux de ces écoles catholiques avaient présenté des candidats pour le Baccalauréat français. Il s’agit des Cours Sainte-Marie de Hann et de l’Institution sainte Jeanne d’Arc de Dakar. Ces deux établissements ont obtenu respectivement des taux de 92% et de 89.56% de réussite à cet examen pour un total de 83.18%. Elles ont enregistré 5 mentions Très Bien, 29 Bien et 53 Assez Bien.

Organisations paysannes de Taïba Ndiaye

En 2012, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) avait accordé un financement de 34 millions de Fcfa aux organisations paysannes de Taïba Ndiaye. Selon Assane Ndiaye, premier adjoint au maire de Taïba Ndiaye, par ailleurs président du Cadre Local de Concertation des Organisations de Producteurs (CLCOP), des crédits de 40. 250.000 Fcfa ont été octroyés à différentes organisations de producteurs durant l’année 2018. Les remboursements ont été faits à 100%. C’est pourquoi, la CLCOP s’est retrouvée en assemblée générale pour procéder encore à des financements pour l’année 2019. Des financements qui accompagnent les producteurs dans la commercialisation des produits horticoles et fruitiers, le maraîchage, l’achat de semences et de boutures de manioc, l’embauche bovine dans une zone où se déroulent beaucoup d’évènements religieux. Selon Assane Ndiaye, des études ont été faites avec l’OIF et celles-ci ont établi un impact très positif du fond initial sur les populations et le développement local.

Fass Thiéckène réceptionne une ambulance

Une ambulance médicalisée d’un coût de 15 millions Fcfa a été offerte au village de Fass Thiéckène (commune de Ribot-escale). Le donateur, Madiama Seck, est le premier adjoint au maire de Ribot-escale, par ailleurs responsable local de l’Apr. Le véhicule est destiné à réduire les décès maternels et infantiles dans la contrée. Le casse-tête des évacuations sanitaires dans cette zone enclavée devient ainsi un vieux souvenir. Les populations magnifient ce geste de Madiama Seck.

 Abdoulaye Diouf Sarr en tournée dans le nord

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr entame ce jeudi une tournée de deux jours dans les départements de Dagana et de SaintLouis. Dans le Walo, il va visiter l’Etablissement de santé publique de Richard-Toll avant de procéder à l’inauguration du Centre de santé de la ville sucrière. Abdoulaye Diouf Sarr en profitera pour rencontrer le personnel de santé avant de rallier le village maure Taba Trez. Dans cette bourgade, Diouf Sarr va procéder à la remise de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’Action (Milda). Le lendemain, il visitera le daara de Serigne Samba Diagne sis à Sanar et procédera à la remise de moustiquaires.

Boun Dionne

«L’As» avait écrit que le ministre secrétaire général de la Présidence de la République va mieux. Eh bien, nos confrères de «Emedia» confirment l’information avec une photo à l’appui pour dire que Mohammad Boun Abdallah Dionne va bien alors qu’il était annoncé mort. Sur cette photo, l’ancien Premier ministre s’affiche avec le lead vocal du Daande Lenol Baba Maal et Ibrahima Diawando Ndjim, ex conseiller Afrique de Manuel Valls. En tout cas, son visage rassure sur son état de santé.

L’expérience de la méthode Fast-Tract  dans l’Education nationale au Sénégal par Kalidou  Diallo, Maitre de conférences Titulaire, UCAD, FLSH, Dpt d’ Histoire,Ancien Ministre de l’Education (2008-2012),Président d’ADEQUET/Afrique,Dakar le 23 juillet 2019

J’ai eu l’honneur, en tant que Ministre de l’Education nationale  chargé de l’enseignement préscolaire, de l’élémentaire, du moyen secondaire et des langues nationales de conduire le premier programme Fast-Tract au Sénégal (2009-2012) et d’être nominé, le 20 mai 2010,  Champion UNGEI (Initiative des nations unies pour la scolarisation des filles).  En tant qu’acteur dans la mise en œuvre de ce programme, je pense pouvoir aider à mieux comprendre la méthode Fast-Tract lancée par le président Macky SALL à l’occasion de sa prestation de serment le 2 avril 2019 au Centre des expositions du pole urbain de Diamniadio. Il faut partir du  Forum mondial sur l’éducation tenu à Dakar en avril 2000 avec ses 1100 participants qui  ont réaffirmé leur engagement de parvenir à l’Éducation pour tous en 2015. L’Assemblée du Millénaire des Nations Unies portant sur les OMD a eu lieu à New York du 6 au 8 septembre 2000 et pour permettre la scolarisation universelle dans les pays en   développement l’Initiative Fast-Tract (IFT) a été lancée, sous forme d’un partenariat mondial entre la communauté des bailleurs de fonds, la société civile et ces pays à faibles revenus, en 2002.  Ce qui s’est traduit par la mise en place d’un fonds dont l’objectif est d’apporter un appui financier aux pays qui éprouveraient des difficultés pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans le domaine de l’éducation. C’est encore  le seul fonds destiné exclusivement au financement de l’éducation par des dons et aides.

 L’Initiative Spéciale des Nations Unies pour l’Afrique s’inscrit aussi dans ce cadre. Le  gouvernement du Sénégal s’était déjà engagé au niveau national, à travers le Programme Décennal de l’Education et de la Formation (PDEF), à atteindre ces objectifs en 2015 avec l’appui de nombreux partenaires techniques et financiers (PTF) parmi lesquels on pouvait  citer à l’époque : la Banque mondiale, l’ACDI, la Coopération française, la JICA, le PNUD, l’UNICEF, l’USAID, la BAD, la BID, le fonds de l’OPEP, l’UNESCO. Le Sénégal a été, en 2006, le 13e pays africain à adhérer  l’Initiative de mise en œuvre accélérée de l’Education pour Tous  Initiative Fast-Tract dite EFA-FTI. Elle se compose de deux fonds  fiduciaires distincts. La première catégorie concerne le Fonds de Développement de Programmes d’Education (FDPE) qui concerne les pays en développement dépourvus de plans éducatifs et les capacités sont trop faibles pour même en  établir un. Le PDPE assure donc un soutien technique et de renforcement de capacité, généralement dans des pays en conflit ou frappés d’une grise profonde  L’autre est le fonds catalytique qui  soutient  les pays à faible revenu  mais qui dispose de plans éducatifs approuvés et d’un soutien limité des partenaires techniques et financiers dans le secteur de l’éducation. L’aide venant de ces deux fonds prend toujours la forme de dons à décaissement rapide.

 De 2003, date de la première alimentation du fonds  à 2011,  le Fast-Tract a contribué à la scolarisation de 19 millions d’enfants supplémentaires et a permis de financer la construction de plus de 30 000 salles de classe, ainsi que la formation de plus de 337 000 enseignants dans le monde. Grace à ce  Partenariat Mondial pour l’Education (PME) (nouvelle dénomination de l’IFT en novembre 2011 à Copenhague au Danemark où j’ai représenté le Groupe  l’Afrique2,  en tant que membre du Conseil d’Administration), 68 % des filles vivant dans les pays membres ont achevé le cycle primaire et 18 pays partenaires ont enregistré un taux de scolarisation des filles égal à celui des garçons, voire supérieur comme au Sénégal (1,11% en 2010)

En dépit des importants progrès enregistrés, 67 millions d’enfants n’étaient toujours pas scolarisés. Près de la moitié d’entre eux vivaient dans des pays fragiles et touchés par des conflits.

 Le Sénégal a obtenu un premier  financement de fonds catalytique,  Fast-Tract de 81,5 millions  de dollars US ; soit l’équivalent à l’époque, de 34, 882 milliards de Francs CFA

  La demande de prêt date de  2007mais elle est  approuvée en 2008,  l’accord de crédit  signé le 29 juillet 2009. Il est  entré en vigueur le 24 septembre 2009 et  l’échéance  de clôture prévue le 31/122012. Ce programme financé par la communauté des bailleurs de fonds est géré par la Banque Mondiale. Il porte sur la construction 150 nouvelles écoles, 3960  salles de classe destinées à l’augmentation de la capacité d’accueil et au remplacement des abris provisoires, 814 points d’eau, 814 blocs d’hygiène et 500 blocs administratifs dans les écoles élémentaires. L’exécution est confiée à l’AGETIP, le  Maitre d’ouvrage. Le ministère l’éducation du Sénégal a été chargé au nom de gouvernement de mettre en œuvre le programme et de terminer le tout à date échue au risque  de perdre la deuxième tranche du financement. Le décaissement, après avis de non objection de la Banque mondiale qui évalue les performances, se faisait par étape et  sur la base de l’avancement des chantiers.

En 2012, non seulement, tout le programme a été  exécuté mais  25 nouveaux  établissements d’enseignement  moyen et secondaire (CEM et Lycée) sont  financés à partir des économies de plus de trois milliards, réalisées sur ce financement Fast-Tract de 2009 , alors que le programme de départ ne concernait que l’enseignement primaire !. Ces nouveaux établissements sont ainsi répartis : Dakar (02), Diourbel (03), Fatick (04), Matam (04), Saint-Louis (04), Tambacounda (03), Kédougou (01), Thiès (04).

Le processus de passation des  marchés pour les travaux fut bouclé en un temps record, les attributions provisoires soumises à la DCMP pour avis très rapidement faites ainsi qu’une mission de reconnaissance des sites. Ce qui  a permis d’identifier et de vérifier les caractéristiques dimensionnelles, physiques et géotechniques des terrains ainsi que leur statut foncier. A l’exception du site  qui devait abriter le lycée de Pikine, pour tous les autres collèges programmés, des sites appropriés ont été trouvés, fait l’objet de délimitation par les services régionaux du cadastre. La livraison des ouvrages était prévue en octobre 2012 avec le gouvernement de la 2ème alternance. Le  coût global de ce projet étant de 3. 112 528 828 de FCFA, représentant des économies sur 81,5 millions de dollars acquis en 2009 !

    Avec la méthode  Fast-Tract,  non seulement tous les travaux ont été exécutés à temps échu, mais Macky Sall, Premier Ministre  au moment de l’adhésion de notre pays à l’Initiative  Fast-Tract en 2006,  est devenu Président de la République du Sénégal le 25 mars 2012.

Il a vu le renouvellement de la confiance de la communauté des bailleurs de fonds et  du Global Parternship for Education (PME en anglais) avec l’organisation de la 3e conférence internationale de reconstitution des fonds PME sur le thème, « Invertir dans l’avenir », tenue à Dakar les 1 et 2  février 2018 sous sa coprésidence avec le Président de la République française Emmanuel MACRON, en présence de plusieurs personnalités de l’Organisation des Nations Unies. Les pays donateurs ont annoncé,  la fin de la rencontre des contributions  à hauteur de  2,3 milliards de dollars (1,3 milliards la conférence précédente) dont 2 millions offerts  par notre pays qui devient ainsi le premier bailleur  africain dans ce fonds.

   Le Sénégal a eu de nouveau,  un financement de 72,2 millions d’euros du PME (37,2 millions d’euro) et de l’Agence Française de Développement (AFD, 35 millions d’euros) soit 47,535 milliards de francs CFA pour améliorer la qualité de son éducation. Si le financement  Fast-Tract accordé au Sénégal en  juillet 2009, visait exclusivement les infrastructures scolaires dans le primaire (création de nouvelles écoles, remplacement d’abris provisoires, construction de  salles de classes, de  blocs administratifs, toilettes séparées et points d’eau) , celui de 2018, couvre une fourchette  beaucoup plus large en intégrant les objectifs du Programme d’Amélioration de la qualité, de l’Équité de la transparence (PAQUET) pour améliorer  l’accès équitable à une éducation de qualité, améliorer la gestion et la supervision des établissements publics, augmenter le nombre d’enseignants qualifiés, etc.

Cependant, l’essentiel du financement ne sera décaissé que lorsque le gouvernement aura atteint certains cibles et résultats comme l’amélioration des niveaux de la lecture, en mathématique à la classe de CE1, identification et amélioration des services de l’éducation destinés aux enfants les plus défavorisés.

Il est donc impératif de  tirer le taureau par les cornes, exploiter  les leçons apprises du premier programme Fast-Tract pour mettre en œuvre la décision du 2 avril 2019 du Chef de l’Etat exprimée à travers cette phrase : « Nous allons mettre toutes les actions en mode Fast Tract » signifiant méthode accélérée, méthode par les résultats rapides ou initiative résultats rapides.  Leadership, pragmatisme et efficacité s’imposeront  durant  tout le processus de mise en œuvre des préalables,  et  du programme  jusqu’à l’évaluation finale pour atteindre les objectifs de financement  conditionnel octroyé.Kalidou  Diallo, Maitre de conférences Titulaire, UCAD, FLSH, Dpt d’ Histoire,Ancien Ministre de l’Education (2008-2012),Président d’ADEQUET/Afrique,Dakar le 23 juillet 2019

Aibd : Les voleurs de bagages identifiés

http://www.rewmi.com Fin de cavale pour les voleurs de bagages à l’aéroport Blaise Diagne. Les mis en cause seraient  3 chauffeurs de ‘’taxis-clandos’’, assistés par des complices. Ils ont été arrêtés par les éléments du commissariat de police de Mbour, selon “Le Témoin”qui donne l’information.  Leur modus operandi : Ils ouvraient les valises des passagers pour y subtiliser des objets de valeurs. Ils faisaient mine d’embarquer  une valise dans la malle arrière pour détourner l’attention. Ensuite, ils remettent le magot aux rabatteurs qui disparaissent.

Mieux comprendre l’affaire Jammeh et les RG sénégalais

http://www.dakarmatin.com Activiste connu pour son franc-parler, Saul Ndow était recherché par Yahya Jammeh, mort ou en vie. C’est ainsi qu’il quitta son pays, la Gambie pour se réfugier au Sénégal. C’est ainsi que Saul Ndow et Ma Awa Cham se sont réfugiés au Sénégal, plus précisément à Dakar. Accusés de vouloir fomenter un coup d’Etat contre Jammeh, ce dernier fera tout son possible pour les tuer. C’est ainsi que leur chemin croise celui de Swandi Camara, qui était un ancien rebelle au Liberia, puis agent de Jammeh, et Bubacar Jarju. Ils les ont rassurés de vouloir travailler avec eux dans le but de les aider pour le coup d’état. Après plusieurs rencontres, ils ont décidé d’aller en Casamance pour se rapprocher de la Gambie.

Il ne faut pas négliger la présence d’un ressortissant sénégalais qui travaillait pour Jammeh. Une fois sur place, ils seront arrêtés sur le sol sénégalais par Solo Bojang et ses hommes, et il faut noter que Suwandi et Bubacar ont déserté la scène durant l’arrestation. A la frontière du coté de la Casamance, il y avait Bojang, Badjie, Rambo, Jatta et Nyabbally et du côté de la Gambie, plus précisément à Ndemban, il y avait Manga, Sambou et Sanneh. Durant l’interrogatoire, ils ont eu peur et ont voulu épargner leur vie, donc ils ont juste dit qu’ils ne savaient pas pourquoi ils voulaient faire un coup d’état. Ils seront transportés à Kanilai, plus précisément dans la ferme familiale de Jammeh, qui était connue aussi pour être le lieu d’exécution. Ils y seront exécutés.

Ce que tout le monde ne sait pas

Jammeh était animé d’un sentiment de choc et de trahison après le coup d’état avorte du 21 mars. Le 30 mars, le président Wade condamne cette tentative de coup d’état et dira même en Conseil des ministres que « le Sénégal ne sera jamais un sanctuaire pour les putschistes ». Jammeh accusait Wade d’aider les putschistes pour un coup d’état dans son pays, ce dernier réfute cela. Quand le ministre gambien des affaires étrangères, Bajo s’est rendu à Dakar le 29 avril, il a rencontré le président Wade pour que les autorités sénégalaises appréhendent et extradent Cham, qui aussi était derrière le coup d’état avorté ou au minimum, autoriser les autorités gambiennes à l’interroger sur le territoire sénégalais.

Les Gambiens ont affirmé que Cham était en Casamance et que les autorités des deux pays savaient exactement où il se cachait. Cham avait même donné une interview à une radio sénégalaise et cette interview a été diffusée.

Position du Sénégal

Le président Wade a manifesté un refus suite à cette demande de l’ambassadeur. Il demande l’intervention des Etats-Unis auprès de Jammeh regardant sa bonne volonté. Il assure que les autorités compétentes au Sénégal ont recherché l’ancien chef gambien de la défense, Ndure Cham, sans succès. Il a même dit qu’apparemment un marabout sénégalais aurait rendu Cham invisible. Wade a plutôt recommandé une enquête internationale pour déterminer s’il y avait le soutien du Sénégal ou non pour le coup d’état avorté.

Wade dira que c’est vrai que l’ambassadeur sénégalais à Banjul avait eu à rencontrer un des putschistes, mais que cela ne prouve pas la complicité sénégalaise. Sachant que cette phrase ne tenait pas trop debout, il a suggéré que la police gambienne vienne au Sénégal en civil pour essayer d’identifier les éventuels comploteurs, mais que si ces derniers sont retrouvés, ils ne seront pas donnés aux Gambiens, mais plutôt expulsés du Sénégal dans un autre pays.

Position de la Gambie

Pourquoi la Gambie est si sûre que le Sénégal a la main dans ce coup d’état manqué ? Les autorités gambiennes avaient arrêté à l’aéroport de Banjul un agent de service de renseignements sénégalais dont le nom ne sera pas divulgué pour des raisons de sécurité. Il possédait plusieurs fausses cartes d’identité. Il dit qu’il était en Gambie pour rencontrer la fille de Salif Sadio, mais les enquêteurs n’ont pas été convaincus par cela.

Il y a aussi eu la rencontre de Jasseh avec l’ambassadeur du Sénégal pour discuter divers sujets. Jasseh a indiqué qu’il a été appelé au téléphone par un Sénégalais qui s’est présenté comme un agent de service de renseignements général. L’ambassadeur lui dira que l’agent voulait remettre de l’argent à Cham et quand Jasseh demandera la raison, il lui dira que c’est pour les officiers gambiens pour ne pas être autorisés à servir dans le gouvernement post-coup.

Un ancien combattant de la police gambienne, Camara, a dit que Cham lui avait dit que les Sénégalais soutenaient le coup d’Etat. Il lui a dit que les troupes sénégalaises dans la région de Kaolack passeraient par Farafenni et les soutiendraient si nécessaire, tandis que les troupes sénégalaises en Casamance s’occuperont de la ville natale de Jammeh, Kanilai, en cas de besoin.

« Ce qui me fait peur ce n’est pas la méchanceté des méchants, mais le silence des justes » Ghandi

Penda Bâ, la martyre de Khondio

APA-Khondio (Sénégal) : Envoyé spécial : Oumar DembéléLa silhouette frêle, Penda Bâ a toujours le regard perçant. A 70 ans, elle passe, à première vue, pour n’importe quelle personne âgée vivant tranquillement ses vieux jours, mais lorsqu’elle parle de sa voix sifflante on dénote aussitôt un problème de santé.

Les sifflements dans sa voix sont le signe d’une maladie respiratoire dont elle souffre depuis les années 1980. A l’époque, Penda cultivait des haricots verts dans le jardin de son village de Khondio et après chaque récolte s’en allait vendre sa production au marché de Mboro, la grande commune toute proche.

Partie un jour de Khondio pour se livrer à son commerce, elle marche chemin faisant et par inadvertance sur un conduit d’acide des ICS à fleur de terre. « J’ai inhalé une quantité importante d’acide. Secouée par une quinte de toux, je respirais difficilement. Sur le coup, j’ai vomi un liquide blanc et visqueux », raconte la vieille femme, soulignant que c’est en voulant répondre aux passants désireux de savoir ce qui lui arrivait, qu’elle s’est rendu compte qu’aucun son ne sortait de sa bouche.  De guerre lasse, elle s’est mise à répondre «par des gesticulations ».

A force de soins qu’elle continue toujours de prendre, Penda a retrouvé sa voix même si elle est altérée par des sifflements, symptômes d’une maladie poitrinaire. Averties, les Industries chimiques du Sénégal lui ont remis une enveloppe de 50.000 FCFA….

Interrogé sur le cas de la vieille Penda, l’infirmier-chef du poste de santé de Khondio, Amadou Bâ, évite toute conclusion hâtive, au motif qu’il n’y a pas pour le moment une étude sérieuse permettant d’attribuer la maladie de la septuagénaire ainsi que d’autres « cas » du même genre recensés à Khondio au passage des véhicules des ICS ou l’inhalation de leurs déchets par les populations.

Dans le village, « on trouve certes des maladies respiratoires, mais elles sont spécifiées à des périodes. Et ce ne sont vraiment pas des maladies respiratoires compliquées. On n’a jamais eu des cas qui ont nécessité des évacuations », affirme le médecin, rappelant que le poste de santé de Khondio où il office depuis « bientôt 2 ans » a été construit en 2017 par les ICS. La prise en charge et la rémunération du personnel sanitaire sont assurées par une ONG.

Malgré cette assistance sociale, le chimiste Alpha Ousmane Touré, cité par le journaliste Alioune Badara Diatta dans son enquête primée par l’ONG OXFAM, se montre circonspect vis-à-vis de l’acide fluosilicique ou jus fluo (H2SiF6) déversé sur la mer de Khondio par l’émissaire des ICS et affirme qu’il serait un produit chimique « dangereux ».

« Le mélange du jus fluo avec le chlorure de sodium présent dans la mer donne de l’acide chlorhydrique, un produit qui n’est pas bon pour la population marine et même pour la population humaine », soutient M. Touré, enseignant chercheur au département Génie chimique de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar.

Il ajoute : « les poissons que nous consommons vont se nourrir du phytoplancton affecté par l’acide chlorhydrique. A la longue, la consommation de ces poissons, par l’homme, cause des maladies telles que les fluoroses dentaires ou osseuses ».ODL/cat/APA

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