Revue de Presse du Mardi 23 Juillet 2019

Revue de Presse du Mardi 23 Juillet 2019
Revue de Presse du Mardi 23 Juillet 2019

Finances publiques:Hausse des ressources budgétaires en mai

https://www.lejecos.com A fin mai 2019, la gestion budgétaire s’est traduite par une mobilisation satisfaisante des ressources et une exécution soutenue des dépenses publiques.

En effet, les ressources (990,8 milliards) ont progressé de 10% tandis que les dépenses publiques (1509,9 milliards) se sont confortées de 29,5%. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est estimé en déficit de 519,1 milliards à fin mai 2019 contre un déficit de 284 milliards à la même période de l’année précédente.

 Selon la même source, les ressources (990,8 milliards) sont constituées de recettes budgétaires (921,8 milliards) et de dons (69 milliards). Leur progression, en glissement annuel, est principalement attribuable aux recettes budgétaires (+16,1%). En particulier, les recettes fiscales (+12,9%) se sont établies à 865,2 milliards à fin mai 2019 contre 766,2 milliards un an auparavant, à la faveur des relèvements respectifs de 17,8%, 13,6% et 68% des droits et taxes au cordon douanier (293,5 milliards), de l’impôt sur le revenu (165 milliards) et de la taxe spécifique pétrole (54,8 milliards). Toutefois, des replis, dans l’ordre, de 10,2% et 7,6% des recouvrements de la TVA intérieure hors pétrole nette des certificats de détaxe (98,3 milliards) et des droits d’enregistrement (20,3 milliards) sont enregistrés.Pathe TOURE

Hausse des recettes fiscales au mois d’Avril 2019

https://www.lejecos.com Les recettes fiscales du mois d’Avril 2019 ont augmenté de 7,3%, par rapport au mois précédent, indique la dernière publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) « Repères Statistiques Avril 2019 ».

Selon les données   recueillies par l’Ansd  auprès de la Direction de la prévision et des études économiques, cette hausse fait suite à un accroissement aussi bien des impôts directs (+10,3%) qu’indirects (+6,9%), comparativement au mois de mars 2019. Par ailleurs, elles se sont accrues de 16,2% en avril 2019 par rapport à la période correspondante de l’année 2018.

Au mois d’avril   2019,  au titre des impôts directs, les ressources collectées se chiffrent à  45,9 milliards de FCFA  contre 41,6 milliards de FCFA  au mois de mars 2019.

Les impôts directs se décomposent en impôts pour les sociétés pour un total de 12,1  milliards, en impôts sur le revenu  30 ,9 milliards, en IRVM / IRCM 2 milliards, en taxe sur la plus-value immobilière  0,3 milliard  et en CFCE 0,6  milliard de FCFA.

Au titre des impôts indirects (hors FSIPP), les ressources collectées au mois d »Avril   2019 sont  de 114,9  milliards de FCFA contre  107,5 milliards de FCFA au mois de mars, soit une hausse de 6,9%.

Au total, les recettes fiscales se chiffrent à 168,2   milliards de FCFA au mois d’Avril  2019   contre 156,7 milliards de FCFA  le mois précédent.

En somme, les quatre premiers mois  de l’année 2019  ont rapporté au trésor public  658,7 milliards de FCFA,  en hausse de 16,2% comparé à la même période de l’année en 2018.

Quant aux  recettes non fiscales, elles  sont estimées à  1,1  milliard de FCFA en Avril  2019 contre 18,1  milliards de FCFA le mois précédent.

En définitive, les recettes collectées ont baissé de 3,2% en Avril 2019. Elles se chiffrent  à 169,3 milliards de FCFA  contre 174,8 milliards  au mois de mars 2019.  Amadou Idrissa Dia

Finances publiques : Execution soutenue des dépenses en mai

https://www.lejecos.com A fin mai 2019, souligne la Dpee, la gestion budgétaire s’est traduite par une mobilisation satisfaisante des ressources et une exécution soutenue des dépenses publiques.

 En effet, les ressources (990,8 milliards) ont progressé de 10% tandis que les dépenses publiques (1509,9 milliards) se sont confortées de 29,5%. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est estimé en déficit de 519,1 milliards à fin mai 2019 contre un déficit de 284 milliards à la même période de l’année précédente.

Concernant les dépenses budgétaires, elles sont estimées à 1509,9 milliards à fin mai 2019 contre 1165,7 milliards un an auparavant, soit un accroissement de 344,2 milliards ou 29,5%, à la fois porté par les charges courantes (+29,7%) et les investissements (+29,2%).

 La hausse des dépenses courantes est principalement attribuable aux intérêts sur la dette publique (167,6 milliards), à la masse salariale (304,5 milliards) et aux charges de fonctionnement (446,5 milliards) qui se sont respectivement confortées de 38,7%, 15% et 38,4%. L’accroissement des dépenses de fonctionnement est perceptible à travers les transferts et subventions alors que l’augmentation des intérêts reflète l’échéance de l’Eurobond.

S’agissant des dépenses en capital, elles sont évaluées à 591 milliards à fin mai 2019 contre 457,6 milliards un an auparavant, soit une hausse de 29,2%, à la fois soutenue par les investissements sur ressources extérieures (261,2 milliards) et les investissements sur ressources intérieures (330,2 milliards) qui se sont respectivement consolidés de 35,1% et 24,9%.Pathe TOURE

UEMOA : accélération de l’indice du chiffre d’affaires en avril

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’indice du chiffre d’affaires des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) s’est accéléré de 12,8 points de pourcentage à fin avril 2019 comparé au mois précédent, a appris mardi APA auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cet indice est passé de 1,6% en mars 2019 à 14,4% en avril 2019. Selon l’institut d’émission cette évolution est due essentiellement à l’accroissement du rythme haussier des ventes des produits pétroliers et alimentaires.

 « L’accélération des activités de commerce de détail est généralisée à l’ensemble des pays de l’Union, à l’exception du Bénin (moins 43,0% contre plus 2,9% le mois précédent), du Togo (moins 22,1% contre moins 7,2%) et de

la Guinée-Bissau (moins 13,9% contre moins 11,0%) », précise la BCEAO.

Les hausses les plus significatives sont notées au Sénégal (plus 31,8% contre plus 27,2%), en Côte d’Ivoire (plus 15,6% contre moins 1,4%) et au Burkina (plus 7,6% contre moins 2,0%)MS/cd/APA

Zahra Iyane Thiam prépare le salon de l’Économie sociale et solidaire

http://actunet.net Le centre des expositions de Diamniadio abritera, du 26 octobre au 2 novembre prochain, la deuxième édition du salon de l’Économie sociale et solidaire tournant. La ministre de la Microfinance, de l’économie sociale et solidaire, Zahra  Iyane Thiam Diop, a procédé, hier, au lancement des activités préparatoires dudit événement. C’était en présence de l’ambassadeur du Maroc, Taleb Barrada, de l’ambassadeur du Rwanda, Mathias Harebamungu, du directeur général de l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations, Dr Malick Diop, ou encore, en présence des représentants du Conseil national du patronat, de la Bceao, du Fonsis et de la Der.

Zahra Iyane Thiam rappelle que l’organisation de ce salon est née sous l’initiative du Président de la République du Sénégal et de Sa majesté, le Roi du Maroc. Elle ajoute que dans le cadre du Groupe d’impulsion économique Maroc – Sénégal, ces deux autorités avaient confié au Groupe de travail «Économie sociale et solidaire» l’organisation de salons tournants dédiés à ce secteur, avec comme objectif principal, la mise en place d’un cadre pour promouvoir la coopération économique et les partenariats d’affaires entre les deux pays. Un partenariat qui a ensuite été élargi à la Côte d’Ivoire, qui abritera la prochaine édition du Salon de l’économie sociale et solidaire.

« De réelles opportunités de création de valeur ajoutée »

Le thème général choisi cette année, porte sur «l’Économie sociale et solidaire : un modèle alternatif et inclusif d’entrepreneuriat». Sous ce rapport, la ministre de tutelle ne manque pas de préciser que le salon de l’Économie sociale et solidaire offre de réelles opportunités de création de valeur ajoutée. Elle laisse, par ailleurs, entendre que cette grande rencontre permettra, en effet, de «contribuer à l’accès aux marchés des produits de l’économie sociale et solidaire, grâce à l’exposition commerciale ; promouvoir les institutions de micro finance et les acteurs de soutien à l’économie sociale et solidaire, à travers les expositions institutionnelles ; mener la réflexion sur les problématiques actuelles de l’économie sociale et solidaire, en particulier la loi d’orientation qui définira les mesures d’ordre fiscal, législatif et réglementaire permettant d’accélérer la performance économique des Pme et petites entreprises de l’économie sociale et solidaire, et le financement des acteurs concernés ; enfin, célébrer, à travers les trophées qui seront mis en jeu, l’innovation et la créativité de l’entrepreneuriat social et solidaire».

Zahra Iyane Thiam ne manque pas de souligner que l’organisation de ce salon est en parfaite cohérence avec la vision du président de la République, qui dit considérer l’économie sociale et solidaire comme «clé de la nécessaire transition de l’économie informelle vers le monde de la petite et moyenne entreprise et comme instrument de développement à long terme de la résilience de la nation face aux chocs exogènes.»

Kédougou : le Ministre Zahra Iyane Thiam dégaine une enveloppe de 100 millions pour le financement des femmes de la région

https://actusen.sn Le ministre de la Microfinance et de l’Economie solidaire et sociale, Zahra Iyane Thiam a effectué une visite dans la région de Kédougou. Ce, pour s’enquérir de la situation des femmes et des jeunes de cette partie du pays.

Zahra Iyane Thiam est venue apporter une enveloppe de 100 millions F Cfa pour le financement de près de 500 femmes afin d’accompagner leurs activités génératrices de revenus.

«Il ne s’agit pas de financer les femmes comme certains projets le faisaient, mais c’est plutôt un renforcement économique et financier que nous allons faire avec elles, c’est-à-dire les accompagner dans leurs propres activités», a expliqué le ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire.

Zahra Iyane Thiam a auparavant présidé, un CRD sur les financements des femmes et des jeunes avant de se rendre au marché central. Ici, les femmes bénéficiaires des financements l’attendaient à la banque du « Dynamic » ex-Unacois où elle a remis des attestations de financements à titre symbolique aux récipiendaires.Lama Sidibé

ASSTAP : Plaidoyer pour l’émergence dans la facturation portuaire

https://senego.com L’Association pour la sauvegarde et la sécurité du transit et des acteurs portuaires (ASSTAP) a fait face à la presse, ce lundi, à l’immeuble FAHD. Il était question de dénoncer les surfacturations des compagnies et les lenteurs des procédures douanières. Ses membres ont aussi profité de l’occasion pour interpeller le président Macky Sall.

Problèmes liés aux compagnies étrangères…

L’ASSTAP vit des périodes difficiles. C’est du moins l’avis de Demba Sy, membre de l’Association et porte-parole du jour. D’où l’alerte lancée “pour tous les citoyens de ce pays, plus particulièrement son excellence, le président de la République Macky Sall. Les acteurs portuaire, aéroportuaires, ainsi que tous les opérateurs économiques sont conscients du rôle joué par la Douane pour la sauvegarde de notre économie nationale. Cependant, nous sommes confrontés à d’énormes problèmes et d’énormes difficultés liées aux lenteurs des procédures douanières, de la facturation des compagnies de transport étrangères…“, a fait savoir Demba Sy.

Beaucoup de lenteurs administratives…

Depuis le manifeste jusqu’à l’enlèvement de la marchandise, l’opérateur économique et le commissionnaire en Douane font face à beaucoup de lenteurs administratives dans les procédures de dédouanement…“, poursuit le porte-parole du jour. Ainsi, la “dématérialisation” qui a pour but d’alléger les lenteurs administratives avec la collecte de documents et le rattachement dans le système “Gaïndé”, devait réduire les bureaux de contrôle, “comme la recevabilité et tous les bureaux d’enregistrement au niveau des brigades commerciales du Port autonome de Dakar…

L’Asstap déplore ainsi les lenteurs au niveau des contrôles de forme, les bureaux d’écritures et de fonds dans le circuit. “Nous Asstap, ne refusons pas les visites à quai. Ce qui est une prérogative de l’administration douanière pour un contrôle de la fraude. Cependant, la direction du Port autonome de Dakar (PAD), qui devrait mettre sur place, une aire de visite bien aménagée à la Douane tarde à la réaliser, malgré la demande incessante de la Douane et des transitaires. Ce manque d’aire de visite fait que la Douane nous oriente vers des aires de visites privées, telles que Holding Gate, Intracom…“, ce qui, selon eux, entraîne, non seulement des “surcoûts injustifiables pour les opérateurs économiques, mais également une perte de temps énorme allant de cinq (5) à six (6) jours d’attente…” Ce qui impacte sur la franchise. Une contradiction avec le “doing business“.

L’ASSTAP menace…

A cet effet, ils annoncent qu’à partir de la fin du mois de juillet, “aucun conteneur ne sera plus visité dans les heures de visites privées“. Ils demandent au patronat et à tous les acteurs économiques de les accompagner dans ce combat. “Nous déplorons la facturation abusive des concessionnaires étrangers. Le Port de Dakar qui était leader en Afrique de l’Ouest, aujourd’hui, occupe la cinquième place derrière le Port de Lomé…“, regrette M. Sy. Mais, ils appellent toutes les autorités, particulièrement le président de la République, Macky Sall, à les aider à remédier aux maux auxquels ils sont confrontés au niveau du Port autonome de Dakar.

 ÊTRE USAGER DE BANQUE SOUS NOS CIEUX PAR ABDOU DIAW

http://lesoleil.sn/ Le décor qui s’offre devant les Gab des banques de la capitale sénégalaise est tout simplement austère avec de longues files de clients en attente devant ces guichets

Dans son rapport annuel 2017, présenté le 4 juillet 2919 au Conseil national du crédit du Sénégal, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) relevait une kyrielle de plaintes et de complaintes soulevées par des usagers des banques. Ces réclamations ont essentiellement porté sur la mobilité bancaire, le fonctionnement des Guichets automatiques de billet (Gab), les conditions d’octroi des prêts, les coûts des produits et services, la qualité du suivi des réclamations de la clientèle et l’adéquation de l’offre de produits et services bancaires par rapport aux besoins des usagers. Les résultats de la médiation de l’Oqsf, au terme de l’exercice 2017, confortent la récurrence de la problématique des entraves à la mobilité bancaire qui apparaissaient déjà au premier plan dans la typologie des réclamations des clients.

Qui parmi nous, pauvres clients, n’a pas subi les affres de sa banque d’origine au moment de vouloir rejoindre un autre établissement de crédit pour diverses raisons ? Oui, dans un environnement aussi concurrentiel que le système bancaire, c’est une perte énorme pour une banque de voir partir un client. C’est le portefeuille clientèle qui risque d’en pâtir. L’usager, face aux lourdeurs des procédures réglementaires, se lance ainsi dans un véritable parcours du combattant. Les banques vous font courir à gauche et à droite avant d’arriver au bout du processus de migration vers une autre institution financière. Non sans compter la paperasse exigée aux usagers.

Outre la mobilité bancaire, les usagers des banques souffrent également des dysfonctionnements, très fréquents, des Guichets automatiques de banque (Gab) qui étaient censés répondre aux attentes des clients las d’attendre devant les caisses. Le décor qui s’offre devant les Gab des banques de la capitale sénégalaise est tout simplement austère avec de longues files de clients en attente devant ces guichets. Cette situation qui agace les utilisateurs résulte d’un certain nombre de désagréments qui ont pour noms : panne électronique dans le système, perte de réseau, approvisionnement insuffisant en liquidité… Inutile de nous attarder sur les autres griefs qui provoquent lassitude et désarroi chez les usagers. Il s’agit de la qualité du suivi des réclamations de la clientèle, des conditions d’octroi des prêts et des coûts des produits et services.

Eu égard à tous ces désagréments que supportent les pauvres clients, les acteurs institutionnels en charge de la régulation et de la réglementation du système bancaire doivent se montrer plus rigoureux dans le contrôle des activités des banques. D’où l’importance de rappeler la mission assignée à la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) consistant à contribuer à assurer une surveillance uniforme et plus efficace de l’activité bancaire. Plus loin, cette commission a vu ses pouvoirs élargis. Elle se charge ainsi de l’agrément et du retrait d’agrément des établissements de crédit, du contrôle des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés et de la prise de mesures administratives et sanctions disciplinaires à l’encontre des établissements assujettis ou des dirigeants responsables. Dès lors, une question légitime se pose : que sont devenues les 19 mesures prises par la Bceao et relatives à un certain nombre de services bancaires qui devaient être offerts gratuitement par l’ensemble des établissements de crédit exerçant leurs activités dans les pays membres de l’Uemoa, en vigueur depuis le 1er octobre 2014 ? Est-ce qu’une évaluation a été faite pour mesurer l’efficacité d’une telle décision qui, à l’époque, a été bien saluée par les usagers ? Ces banques qui auraient enfreint ces mesures ont-elles été sanctionnées ? Les clients continuent-ils de recevoir gratuitement ces différents services dans leurs banques ? A chacun de faire son auto-évaluation.

Ces 19 mesures, pour rappel, portent, entre autres, sur l’ouverture de compte, la délivrance de livret d’épargne, la transmission de relevé de compte (une fois par mois), le relevé récapitulatif des frais annuels, le dépôt d’espèces dans la banque du client quel que soit le guichet (hors acquittement de frais de timbre fiscal), le retrait d’espèces dans la banque du client quel que soit le guichet, à l’exception des opérations par chèques de guichet. Sous ce rapport, il faut se réjouir du combat mené par l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) qui, malheureusement, faute d’une masse critique d’adhérents engagés, peine toujours à tordre le bras aux banques. Bien évidemment, le tableau est loin d’être tout noir. Des efforts sont consentis par certaines banques de la place qui se distinguent par leur professionnalisme et efficacité dans la prise en charge de leurs clients. Un constat confirmé par l’Observatoire de la qualité des services financiers qui, dans sa récente étude, faisait ressortir une légère progression de l’indice de satisfaction globale des usagers des banques passant de 54,8 % à 55,4 % entre 2011 et 2017.

Impossible de parler des usagers des banques sans évoquer cette autre catégorie de clients affiliés aux institutions de microfinance. Ceci fera certainement l’objet d’une autre réflexion

 Excaf Telecom

http://www.enqueteplus.com/node Mauvaise nouvelle pour les téléspectateurs de la Rdv férus du championnat anglais de football. Car, hier, le tribunal de commerce de Dakar a ordonné l’arrêt immédiat de la diffusion sur le territoire du Sénégal, par la société Excaf Telecom, de tout match de Premier League ou toute autre compétition organisée par la Fapl.

Le non-respect de cette décision soumet le groupe de presse au paiement d’une astreinte de 1 000 000 F Cfa par jour de retard. Ceci, à compter de la notification de la présente décision.

UCAD choisie : Inauguration du 1er centre universitaire d’accès aux données statistiques

http://www.lactuacho.com L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar va abriter le 1er centre universitaire d’accès aux données statistiques. La cérémonie d’inauguration est prévue ce mardi 23 juillet 2019 à 10 heures à la Bibliothèque.

Selon le communiqué reçu, elle est placée sous la présidence de Monsieur Amadou Hott,  Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et Monsieur Cheikh Oumar Hanne, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

L’ANSD, l’Agence   Nationale de la Statistique et de la Démographie a choisi la Bibliothèque universitaire pour abriter ce centre partenaire. Il doit faciliter l’accès aux données pour la communauté des chercheurs, universitaires et étudiants de troisième cycle de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, nous dit-on.

Les données susceptibles d’être mises à la disposition des chercheurs sont constituées de données d’enquêtes et d’autres informations statistiques.

Le communiqué souligne que leur utilisation doit strictement avoir une finalité de recherche ou s’inscrire dans le cadre de travaux académiques. Mieux encore, l’espace dédié à la consultation de données est situé au niveau du Service de Référence et de Gestion des Ressources Continues  de la Bibliothèque universitaire.

Coopération sénégalo-mauritanienne : Amadou Bâ reçu par le président Mohamed Abdel Aziz

https://www.leral.net Le ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ, a été reçu lundi 22 juillet 2019, à Nouakchott, par le chef de l’Etat mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, à qui il a remis un message de son homologue sénégalais, le Président Macky Sall, rapporte l’Agence mauritanienne d’information.

A sa sortie d’audience, le chef de la diplomatie sénégalaise a confié avoir « eu l’honneur d’être reçu par le président de la République auquel j’ai remis un message écrit de son frère et ami, le président Macky Sall. Nos deux pays entretiennent des relations particulières ; nous sommes unis par l’histoire, la géographie, la religion. Le Bon Dieu dans sa bonté infinie, nous a gratifiés de richesses : souvent on pense au pétrole, mais avant le pétrole, il y a eu l’eau ».

Le ministre des Affaires étrangères poursuit : « nous avons parlé de relations entre les deux pays qui sont excellentes et je suis venu surtout informer le président de la République sœur de Mauritanie, que son homologue sénégalais sera avec lui à la veille de l’investiture du président, monsieur Mohammed Ould Ghazouani qui a été nouvellement élu ».

Par ailleurs, le ministre Amadou Bâ a déclaré avoir évoqué avec le président mauritanien, la coopération multiforme, notamment, l’enseignement supérieur, la pêche et l’élevage. La question du Sahel était également au menu des discussions.

Cette visite de Amadou Bâ est sa première sortie dans la sous-région, depuis qu’il a été élu ministre des Affaires étrangères.

Jeune Afrique révèle : Blaise Compaoré a séjourné au Sénégal en 2018

https://www.dakaractu.com Chassé du pouvoir par un soulèvement populaire le 31 octobre 2014 après 27 ans de règne, Blaise Compaoré qui a trouvé refuge en Côte d’Ivoire semble disposer de son temps comme bon lui semble.
Jeune Afrique de cette semaine lu à Dakaractu, informe que l’ancien homme fort de Ouagadougou voyage de temps en temps et s’est rendu au Maroc pour soigner une fracture du fémur en 2015. Ses déplacements ne se limitent pas dans le Maghreb.
Le prédécesseur de Roch Marc Christian Kaboré a séjourné l’année dernière au…Sénégal. L’hebdomadaire panafricain qui donne l’information, précise les raisons de ce séjour de Compaoré dans nos murs.
Selon nos confrères, il y était pour “profiter des plaisirs balnéaires de la Petite côte”.
Mais compte tenu des relations prêtées à Macky Sall avec le mauritanien Moustapha Ould Limam Chafi, cette visite de Compaoré au Sénégal s’inscrivait-elle uniquement dans le cadre d’une villégiature ? C’est la grande question que doivent certainement se poser les férus de la géopolitique en Afrique de l’Ouest.
Jeune Afrique nous apprend que dans son exil doré ivoirien, Compaoré a reçu Moustapha Limam Chafi connu pour ses relations étroites avec l’ancien président du Faso. C’est d’ailleurs ce conseiller pas comme les autres que Compaoré, alors tout puissant président du pays des Hommes intègres, envoyait auprès des jihadistes pour négocier la libération des otages occidentaux.

Marcher de Tamba à Dakar : Aboubacar Kouyaté n’a pu réaliser son rêve de rencontrer le chef de l’État.

https://www.dakaractu.com Il a marché 490 km à pied. Il a marché pendant 17 jours de Tambacounda (Est) jusque devant les grilles du Palais.

Lui, c’est le jeune Aboubacar Kouyaté, originaire de la région de Kédougou, qui ne voulait qu’une chose : « rencontrer le chef de l’État, Macky Sall, pour le féliciter et le remercier pour tout ce qu’il a fait pour la région de Kédougou. » Il aura relevé le défi de rejoindre Dakar à pied, passé des nuits à la belle étoile, bravé la chaleur, mais ne réalisera pas son rêve, celui de voir et de serrer la main du Président de la République. Il se contentera toutefois de photos devant les grilles du palais…

A 14 ans, Alfred A.Mango devient le plus jeune bachelier du Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall-né de parents enseignants, le jeune Alfred Amadou Mango vient de décrocher son baccalauréat scientifique à l’âge de 14 ans. L’élève habitant aux Parcelles assainies Thiès (Ouest, 70Km de Dakar) est passionné de lecture, de poésie et de football, un sport auquel il s’adonne trois fois par semaine à l’école de Foot de son quartier.

Alfred est un enfant pas comme les autres. Alors que les jeunes de son âge sont captivés par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies en général, Alfred, lui, est passionné de lecture et de poésie. Dès la maternelle, il s’intéressait aux livres pour enfants et à 9 ans, il a achevé son premier roman, L’Enfant noir de Camara Laye. « Il avait toujours le livre à la main, même quand je l’envoyais à la boutique », se souvient affectueusement sa mère, Ndéye Anta Diop. « Tout le monde était étonné! Cela faisait rire les gens ! », poursuit-elle.

Ndéye Anta Diop est professeur d’histoire-géographie au lycée de Ngoudiane, à quelques 30 kilomètres de Thiès. Son père est également professeur du lycée, où il enseigne le français. Une famille « simple et heureuse », selon les mots du jeune Alfred, qui a grandi entouré de livres et sans aucune autre distraction. « Longtemps, nous n’avons pas eu l’électricité, donc Alfred était plongé dans les livres », raconte Ibrahima De Louis Mango, le père du jeune bachelier.

Très tôt, Alfred a ressenti le besoin de se surpasser. Dès la classe de CP, il s’est donné pour ambition de décrocher le baccalauréat à 14 ans, en s’inspirant de l’un des personnages du film américain « The Great Debaters », James Leonard Farmer Junior, membre d’une prestigieuse équipe de débatteurs et étudiant à l’université à 14 ans. « En voyant ce personnage, je me suis dit que si lui avait réussi, moi aussi, je pouvais le faire », confie le jeune Alfred pour qui « les records sont faits pour être battus ».

L’élève a travaillé dur, mais sans pression cette année de terminale pour arriver à ses fins. « Je ne travaillais pas comme un robot », explique-t-il.

Pour sa mère, contrairement à ce que beaucoup pensent, « Alfred passe son temps à jouer. Il aime être avec ses amis dans le quartier. C’est un enfant très jovial ». Ndéye Anta Diop a donné des cours particuliers à son fils pendant toute sa scolarité, de manière encore plus assidue lors des quatre années où il a sauté des classes.

A la maternelle, Alfred a sauté la grande section, au cycle primaire, il n’a pas fait les classes de CE1 et de CM1, et au cycle moyen, il a sauté les classes de 6ème et de 4ème. Il a réussi la prouesse d’avoir son Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) à l’âge de 11 ans. « C’est seulement le cycle secondaire qu’il a eu à faire toutes les classes », renseigne son père.

« Je remercie les autorités étatiques qui ont pu permettre à mon enfant de réussir son baccalauréat, parce que dans un passé récent il n’était pas possible de passer le bac à l’âge de 14ans. C’est à partir de cette année que la mesure a été levée », poursuit le professeur de français pour qui « il y a des choses à revoir dans la forme actuelle de l’école ». « Si d’autres enfants avaient été autorisés à passer le baccalauréat plus tôt, mon fils ne serait pas une exception. Il y a beaucoup de formes d’intelligence à développer, le cerveau est un muscle qui a besoin d’être challengé », déclare le père d’Alfred, qui tient de lui son mental d’athlète.

A la rentrée universitaire, Grand Alfred Amadou Mango ne sait pas encore quel cursus il compte poursuivre. « J’aimerais beaucoup faire des études d’informatique, ou de pétrochimie. Mais depuis tout petit, je rêve aussi de devenir médecin ou pharmacien, comme mes oncles », ambitionne Alfred.

Pour sa mère, les études après le baccalauréat vont devenir plus compliquées, surtout pour un enfant plongé dans un monde d’adultes, mais elle reste optimiste et continue d’encourager son fils. « Je remets tout entre les mains du bon Dieu, nous ferons notre possible pour continuer à l’encadrer », dit-elle.

En plus de la lecture, Alfred a une autre passion, beaucoup plus commune celle-ci pour un adolescent de son âge: le football. Ses parents l’ont inscrit dans une école de foot située dans leur quartier, où il s’entraîne tous les mercredis, samedis, et dimanches.

Selon son coach Dame Junior Gaye, un ancien footballeur international, Alfred a permis de relever le niveau scolaire des autres enfants qui fréquentent l’école de foot. A son tour, Alfred a accepté de s’improviser professeur pour leur donner des cours particuliers. « On a remarqué que tous les enfants qui habitaient près de chez Alfred et qui le fréquentaient avaient de très bonnes notes en classe. Grâce à lui, le niveau d’étude de notre école de foot est vraiment bon, il apporte beaucoup », se réjouit son coach.

En attendant de prendre la lourde décision de son avenir universitaire, Alfred compte s’amuser comme un enfant de 14 ans cet été. Il veut voir ses amis et jouer au football. Mais sa passion pour la littérature n’est jamais loin. « J’avais écrit mes premiers poèmes à l’âge de 10 ans. J’aimerais écrire mon premier recueil durant ces grandes vacances », promet-t-il.OKF/te/APA

 Evacuation sanitaire à l’étranger : L’Etat débourse chaque année 4,7 milliards pour 50 agents

https://www.leral.net« Ce sont des milliards qui sont dépensés par le Trésor public, annuellement, dans le cadre des évacuations sanitaires à l’étranger », ces aveux sont ceux d’une source du ministère de la Fonction publique, qui a voulu garder l’anonymat dans un dossier paru dans les colonnes du quotidien Enquête.

En effet, selon la même source, « chaque année, 40 à 50 agents sont pris en charge par le Trésor public, pour la bagatelle de 4,7 milliards de nos francs, l’Etat dépense environ 180 millions pour la prise en charge d’un agent. S’il s’agit d’une haute autorité, la somme est presque doublée. Toutefois, signale-t-elle, ce montant n’est qu’une indication, car une partie de la garantie financière laissée à l’ambassade du pays de destination, pourrait être retournée au Trésor payeur, en cas de séjour moins long que prévu dans l’établissement hospitalier d’accueil ».

« Ces fonctionnaires bénéficient d’évacuations vers l’étranger, sur décision médicale du Conseil de santé dirigé par le médecin-chef du Centre médico-social », éclaire-t-elle.

Des professeurs refusent la spécialisation aux jeunes médecins sénégalais au profit des étrangers

https://www.leral.net Le système de santé du pays va mal. Au moment où les patients critiquent la manière dont est faite la prise en charge, les acteurs de la santé, eux, décrient le manque de spécialistes. Dans un entretien accordé au quotidien « Enquête », le gynécologue et membre du Conseil national de l’Ordre des médecins, Dr. Serigne Falilou Samb appelle l’Etat à règler cette situation.

« Les jeunes n’ont plus accès facilement à la spécialisation. La faute à un système de mandarinat entretenu par cette caste de professeurs agrégés, qui refusent presque systématiquement la spécialisation aux jeunes médecins, sans aucun argument et donne les places a des médecins étrangers (pour des raisons biens connues). Si cela continue, c’est nous qui allons apprendre la médecine chez nos voisins », a soutenu Dr Samba, qui demande à l’Etat de prendre ses responsabilités par rapport à cette situation.

« Les politiques de santé reviennent à l’Etat qui doit les définir et les assumer. Il est très urgent, aujourd’hui, qu’une commission des spécialisations médicales soit créée et co-gérée par les acteurs et le ministère de la Santé. »

le Dr Serigne Fallou Samb : «NOTRE MÉDECINE DATE DES AGES FAROUCHES»

http://www.enqueteplus.com/nodeLes gens se demandent pourquoi les citoyens sénégalais préfèrent se traiter à l’extérieur et dans cet entretien, le Dr Serigne Fallou Samb, explique cette situation par un système de santé défaillant, à cause de la médiocrité institutionnalisée

Depuis plusieurs jours, les gens se demandent pourquoi les citoyens sénégalais préfèrent se traiter à l’extérieur. Dans cet entretien, le gynécologue docteur Serigne Fallou Samb, par ailleurs membre du Conseil national de l’Ordre des médecins, explique cette situation par un système de santé défaillant, à cause de la médiocrité institutionnalisée.

Est-ce que le Sénégal a un bon système de santé ?

Le système de santé sénégalais est défaillant. Par système de santé, on entend le regroupement de l’ensemble des organisations, des institutions, des ressources financières, matérielles et humaines dont l’objectif principal est d’améliorer la situation de la santé. Au Sénégal, en dehors de tout risque de se tromper, aucun des éléments de l’ensemble ne fonctionne bien. Les institutions et organisations, eu égard à leur mission, se révèlent inefficientes ou n’existent pas tout simplement. Les ressources mises à la disposition des institutions publiques œuvrant dans le domaine, par exemple, sont largement insuffisantes et mal gérées. Le personnel est, dans la plupart des cas, irresponsable, mal formé ou n’a pas accès à des formations pointues. On assiste à une alphabétisation supérieure de masse médicale dans nos facultés, une médecine dépassée, stérile. On est resté dans une médecine affirmative, de bricolage. La médecine moderne est une médecine des évidences, argumentée par des investigations cliniques, biologiques et radiologiques. La médecine moderne est une médecine de l’intelligence artificielle, elle n’est plus hospitalière, mais une médecine ambulatoire où le malade est au centre du dispositif. On parle de souveraineté médicale. Le système est défaillant, à cause de la médiocrité institutionnalisée.

Pourtant, il y a beaucoup de gradés dans le système. Qu’est-ce qui ne marche pas ?

L’essentiel de cette médecine n’est pas les titres, les grades des soignants. Son objectif est la satisfaction des malades. Elle n’est plus une médecine de spécialisation, mais un pôle de santé, parce que, l’essentiel des maladies modernes sont transversales et donc nécessitent l’intervention de plusieurs spécialistes. Cette médecine des “patrons’’ que nous subissons dans ce pays est désuète et doit être remise en cause. Le patron, c’est le patient. Une patientèle satisfaite est le seul baromètre de la performance d’un système sanitaire efficace. Cette défaillance est volontaire et bien organisée par la caste des chefs qui déréglemente et organise tout à son image. Ainsi, ils ont créé un système de larbinisme, d’asservissement où les jeunes médecins les plus compétents, le plus souvent, sont écartés. Ils vampirisent ainsi le système à leur seul profit et au détriment de la médecine. Ils n’enseignent plus, ne font plus de recherches fondamentales. La seule recherche qui vaille est la quête de l’argent dans les cliniques privées où ils établissent leur Qg, en violation totale de la déontologie médicale et des lois qui régissent la médecine. Aujourd’hui, plus de 40 % de la population n’a pas accès aux services sanitaires de base. Les professionnels de santé sont en nombre insuffisant et la grande majorité dépassée par la science. Selon l’Oms, il faudrait au moins 25 professionnels de santé pour 10 000 habitants. Dans le cas du Sénégal, on est très loin de ce ratio. En dépit de tout, des conditions ne sont pas créées pour absorber les jeunes professionnels (médecins, infirmières et autres) formés dans le pays et ailleurs avec le support du contribuable.

Selon vous, qu’est-ce qui explique le fait que les gens préfèrent se traiter à l’extérieur ?

Nos équipements sont d’une autre époque et souvent plus âgés que les jeunes médecins qui les utilisent. Le parc est vieux. On préfère une politique de bricolage et très ostentatoire, une médecine des gyrophares très incertaine. Les évacuations n’ont jamais été une alternative, juste une fausse solution à un sérieux problème. L’évacuation sanitaire, c’est trois définitions : incompétence (humaine ou matérielle) du médecin évacuateur ; danger et risque non calculés pour le malade évacué ; il y a également l’incertitude et le risque de défaut de prise en charge du médecin receveur. Les évacuations médicales (intra ou extra muros) n’ont jamais été une solution, la logistique déployée est plus coûteuse que les soins. L’aberration de ce système, c’est de garer une ambulance de plusieurs dizaines de millions devant une unité de santé qui est dans un marasme très inquiétant, aussi bien au plan matériel qu’humain. Notre médecine date des âges farouches de “Boubacar’’ et de “33’’. Il est impératif de définir une politique d’équipement de nos structures, de redéfinir la cartographie sanitaire en travaillant sur de grands pôles, des axes médicaux régionaux pour mieux optimiser nos maigres ressources. Ces pôles et axes auront pour objectif de sédentariser les malades dans leur région naturelle, quelle que soit la nature de leur maladie. La médecine est une obligation de moyens. La défaillance du système de santé est structurelle. La récurrence des évènements malheureux qui caractérisent ce secteur pourtant important et sensible s’explique justement pas le caractère structurel du problème. Mais depuis plusieurs années, la situation de la santé publique défraie la chronique. Pratiquement, tous les personnels de santé prêtant leurs services dans des hôpitaux publics du pays sont en grève. Sous le regard des médecins, des femmes enceintes et enfants sont morts, parce que leur prise en charge a été refusée ou négligée.

Sans doute, en silence, les grèves continuent de compter des victimes. À cette situation inacceptable, aucune issue n’est encore trouvée. Et la crise perdure. Le pays continue de faire l’économie de la santé. Les conséquences d’un système de santé défaillant sont énormes et doivent être inestimables. En plus des conséquences sociales et humaines qui, sans doute, sont les plus importantes, la défaillance du système sanitaire d’un pays doit aussi influer sur l’économie du pays. Il est inconcevable qu’un pays comme le Sénégal, étant dans un besoin urgent de croissance et de développement économiques, n’accorde pas d’importance au secteur sanitaire. Donc, vous pensez que c’est un problème de confiance qui se pose ? Vous s’avez, parmi les activités économiques les plus susceptibles de subir les conséquences de la situation critique du système de santé, il y a le tourisme qu’il faut tout d’abord noter. Il est démontré, à travers le monde, que le tourisme est d’une importance capitale pour des économies. Un touriste est certes à la recherche d’aventure, mais pas d’aventure risquée. Un pays où les hôpitaux publics sont à l’agonie envoie sans doute un mauvais signal aux touristes. Dans la mesure où le système de santé est l’un des éléments infrastructurels importants au développement du tourisme. Il va sans dire que la situation qui prévaut dans les hôpitaux publics devrait affecter, d’une façon ou d’une autre, l’arrivée des touristes dans le pays. Il en résultera donc de sérieux manque à gagner pour ce pays en panne de ressources.

*En plus de cela, les investissements directs étrangers (Ide) jouent un rôle majeur dans le développement des pays. Le Sénégal a intérêt à articuler des politiques visant leur interaction. C’est d’ailleurs en ce sens que le pays est déclaré “open for business’’. Investir dans un pays étranger, c’est prendre des risques importants ; ce qui est normal pour un entrepreneur, sa vie est ponctuée de risques économiques majeurs en général. Mais dans un contexte où la santé n’est pas garantie, le risque est devenu plus grand. Il ne se rapporte pas seulement aux investissements cette fois, mais à la vie même des entrepreneurs et des cadres étrangers. S’agissant des cadres étrangers, normalement, leurs primes de risque doivent être assez importantes. Ce qui pourrait constituer des coûts additionnels susceptibles de décourager les potentiels investisseurs, si cette crise perdure. D’un autre côté, le secteur sanitaire n’inspire pas confiance aux Sénégalais eux-mêmes. Par exemple, aujourd’hui, les éléments de la classe moyenne ne se font pas soigner dans le pays. Les femmes enceintes de cette classe enfantent à l’étranger, notamment en France, aux Usa, au Maroc. Les autorités politiques se font aussi soigner ailleurs. Alors que les revenus proviennent du pays, les dépenses relatives à la santé se font ailleurs. Ce qui favorise des fuites de capitaux importantes.

Le déficit de spécialistes est souvent décrié. Qu’est-ce qui bloque réellement ?

Les jeunes n’ont plus accès facilement à la spécialisation. La faute à un système de mandarinat entretenu par cette caste de professeurs agrégés qui refuse presque systématiquement la spécialisation aux jeunes médecins, sans aucun argument et donne les places à des médecins étrangers (pour des raisons bien connues). Aujourd’hui, la spécialisation est devenue une grande nébuleuse. Le président de la République, le ministre de la Santé, les recteurs et les doyens des facultés sont directement interpellés. Sur quelles bases les recrutements des étudiants en spécialisation se font ? Pourquoi et de quel droit certains disent ouvertement qu’ils ne veulent pas de Sénégalais dans leurs spécialités ? Ces professeurs, tous issus pour la plupart de familles très modestes, ont vite oublié qu’ils n’ont pas plus de mérite que ces braves jeunes médecins ; leur seule chance est de tomber sur un système pédagogique responsable et équitable devant l’effort et surtout d’avoir cette chance d’apprendre avec le franc symbolique. Si on leur demandait 500 000F Cfa pour leur inscription, chaque année, beaucoup d’entre eux auraient sûrement abandonné. Aujourd’hui, nos hôpitaux sont tenus la nuit et les week-ends par des étrangers, sans empathie, ni respect pour nos concitoyens. Si vous parlez juste nos langues nationales, allez-y avec un interprète. J’interpelle les autorités à se pencher sur ce gros problème des, sinon, dans quelques années, c’est nous qui allons apprendre la médecine chez nos voisins. Cette caste de mandarins est en train de poser des actes de sabotage, d’égoïsme très graves qui sont en train de remettre en cause tous nos acquis. L’Etat doit prendre toutes ses responsabilités par rapport à cette situation préoccupante. Les politiques de santé reviennent à l’Etat qui doit les définir et les assumer. Il est très urgent, aujourd’hui, qu’une commission des spécialisations médicales soit créée et cogérée par les recteurs et le ministère de la Santé.

Quelle est la part de responsabilité des autorités qui ont en charge la politique publique de santé ?

Elles sont responsables de tout. Parce que, pour résoudre structurellement le problème, il faut commencer par articuler de sérieuses politiques publiques de santé. Ce qui n’est pas le cas. Elles n’investissent pas dans le système de santé. Ce qui fait que les gens partent ailleurs. Parce que, quand on est malade, on veut être en sécurité et celle-ci n’est pas garantie par nos autorités. Il est aussi important de signaler que le fonctionnement du système de santé donne lieu à un marché. Parmi les acteurs opérant sur ce marché, il y a notamment le secteur public lui-même. Les contrats passés par l’État, dépenses publiques sont les plus importants dans l’économie. L’État est le plus grand acheteur. Quand les hôpitaux publics ne fonctionnent pas, les commandes de l’État auprès de l’industrie pharmaceutique et d’autres consommables doivent nécessairement être affectées. Autrement dit, l’industrie pharmaceutique, dans une certaine mesure, doit subir les conséquences de la crise. Tout le personnel de cette industrie potentiellement. De plus, l’espérance de vie à la naissance est un indicateur de développement. Elle est d’ailleurs une composante de l’indice de développement humain (Idh). Elle est, sans conteste, liée à la situation du système de santé. Un système de santé structurellement défaillant, à long terme, devrait sans doute limiter davantage l’espérance de vie à la naissance. Le niveau déjà bas du développement humain, dans le cas d’une persistance de la crise de santé publique, devrait baisser. Somme toute, les conséquences humaines et sociales mises à part, un système de santé solide, efficace et efficient est fondamental pour la bonne santé économique d’un pays. De plus, aux Nations Unies, 193 pays ont, à travers l’Objectif de développement durable 3 (Odd 3) pris l’engagement de garantir la bonne santé et promouvoir le bienêtre de tous, à tous les âges, d’ici à 2030. Il est clair que le pays n’est pas sur la bonne voie. Viviane DIATTA

Evacuations sanitaires : LA GRANDE NÉBULEUSE

http://www.enqueteplus.com A combien reviennent les évacuations sanitaires à l’Etat par an ? Les chiffres s’entrechoquent. Qui en sont les bénéficiaires ?

L’accès aux soins est un véritable parcours du combattant, au Sénégal. Les nantis et ceux qui sont dans les bonnes grâces du régime ne s’en préoccupent pas, puisqu’ils vont se soigner à l’étranger. A combien reviennent les évacuations sanitaires à l’Etat par an ? Les chiffres s’entrechoquent. Qui en sont les bénéficiaires ? Une question parmi d’autres qui se pose et rejoint l’actualité marquée par le décès de Tanor Dieng en France, le séjour français de Mahammed Boun Abdallah Dionne pour maladie et les posts sur Facebook de Guy Marius Sagna qui se trouve dans les liens de la détention.

Il est énormément question d’évacuations sanitaires, ces temps-ci. Notamment, avec les posts de l’activiste Guy Marius Sagna consécutifs au décès de l’ancien secrétaire général du Ps Ousmane Tanor Dieng. Il est aussi extrêmement difficile, voire impossible de les évaluer en termes de coût pour les deniers de l’Etat. Faut-il y voir une nébulosité ? Pour des spécialistes de la santé, la réponse est positive. Puisque, selon leurs dires, ce sont des milliards de francs Cfa qui sont dépensés, annuellement, dans le cadre de ces évacuations. “On ne donne jamais le chiffre exact. Et tout dépend de la personne à évacuer. Si c’est une haute personnalité de l’Etat, la somme est plus importante. L’Etat dépense beaucoup d’argent pour évacuer ces privilégiés’’, renseigne une source médicale. Qui fait remarquer, dans la même veine, que les pauvres continuent à mourir dans le pays, à cause d’une simple diarrhée ou d’un paludisme. En effet, il faut savoir que l’Etat, en principe, n’évacue que les fonctionnaires et leurs familles. N’empêche que cet autre agent de la santé parle d’un anachronisme qu’il faut corriger. Il considère ces évacuations comme une humiliation pour notre pays qui compte plus de spécialistes et d’experts que beaucoup de pays du Maghreb. “C’est une honte, non seulement pour le Sénégal, mais pour toute l’Afrique.

Combien de présidents et d’autorités africains sont morts à l’étranger ? On n’arrive pas à les compter. Nos pays doivent faire des efforts pour soigner leurs malades et arrêter d’enrichir les plateaux médicaux des hôpitaux étrangers’’, fulmine notre interlocuteur. Ce dernier pense aussi que quand le Sénégal évacue un malade à l’étranger, il améliore le plateau technique de l’hôpital du pays d’accueil. “C’est avec nos milliards que ces hôpitaux valorisent leurs hôpitaux, paient leurs personnels, ainsi de suite’’, tonne notre source. D’une manière générale, les acteurs de la santé sont foncièrement contre ces évacuations à coups de centaines de millions de francs ou de milliards. Personne n’est en mesure d’en donner le montant exact. “En tout cas, que ce soit des milliards ou des centaines de millions, c’est déjà beaucoup, dans un pays qui a de nombreuses priorités, où la majorité peine à se rendre à l’hôpital, ou beaucoup ne mangent pas à leur faim. Cet argent devrait servir à améliorer les plateaux techniques de nos pauvres hôpitaux, afin d’arrêter ces évacuations’’, tonne notre interlocuteur. Un autre acteur de la santé soutient avec certitude que l’évacuation d’un malade coûte en moyenne 5 millions. “Les 500 malades font 2,5 milliards, alors que le coût des consommables pour prendre en charge ce nombre de malades, dans notre pays, est de 261 millions. C’est une économie de 2 milliards qu’on peut faire, qui peut construire un hôpital.

Abus

Si le coût des évacuations sanitaires n’est pas connu et surtout n’est pas communiqué, cela est dû aux magouilles et abus qui entourent cette affaire, selon nombre d’acteurs de la santé. Surtout pour ce professionnel de la santé qui déclare : “Entre les passe-droits offerts aux uns et aux autres, les petites magouilles dont profitent certains et le laxisme qui prévaut à plusieurs niveaux de responsabilité, le Trésor public en vient à supporter des charges qu’il n’aurait jamais dû supporter. La France avait mis le holà, à cause d’un endettement extrêmement élevé auprès de certains hôpitaux français. C’était des milliards de francs Cfa que l’Etat ne parvenait pas à honorer. Ils ont mis fin à la collaboration, parce que le Sénégal n’arrivait plus à payer cette dette. En exigeant de l’Etat sénégalais des garanties financières très lourdes, avant tout déplacement médical, la France a réglé le problème pour ses structures hospitalières’’, signale notre interlocuteur.

Le secrétaire général du Sutsas, Mballo Dia Thiam, d’informer que la question des évacuations sanitaires a toujours constitué un réel problème. Ceux qui en profitent ne sont pas toujours ceux qui doivent en bénéficier. “Ce n’est pas un mécénat. Ce sont des factures qu’on doit payer aux établissements étrangers. Si une structure n’arrive pas à honorer ses engagements, il est clair que la première réaction, c’est de couper les robinets. La question des évacuations a toujours posé des problèmes à la catégorie qui doit aller en France. C’est pourquoi, à un moment donné, je parle bien du temps où Maguette Diouf était ministre en charge de la Bonne organisation de l’Etat, il était question que les fonctionnaires s’organisent, parce que l’ardoise était, en son temps, très salée. On a eu des rencontres à Saly (Saly I et Saly II) pour créer une sorte de mutuelle pour essayer de prendre en charge ces questions d’évacuations sanitaires’’, renseigne M. Thiam. Ce dernier soutient ignorer les derniers développements. Mais, en tout cas, l’ardoise avec la France était très importante. “Une structure qui fonctionne et qui a besoin de ressources a besoin de recouvrer ses créances.

L’évacuation n’est pas une question conjoncturelle, mais une question d’ordre structurelle. Parce que, que ça soit le Maroc, la Tunisie ou ailleurs, les compétences qui ont été formées à l’université Cheikh Anta Diop, si elles disposent d’équipement, pourront faire autant que ce que font les autres dans la sous-région et à l’étranger. Il est même frustrant de voir des malades se faire accompagner de professeurs agrégés et qui vont retrouver d’anciens étudiants à ces professeurs. Les initiatives n’ont pas manqué pour faire de Le Dantec un hôpital de niveau 4. Il y avait un projet de 80 milliards pour que Le Dantec soit un hub. Depuis, il n’y a pas eu d’avancement’’, poursuit-il. Mballo Dia Thiam préconise de mettre en place le guichet double. “Pour des malades d’appendicite, on se fait opérer à l’étranger, souvent aux frais de l’Etat. Certaines en profitent même pour accoucher délibérément à l’étranger. Cela pose problème. C’est pourquoi on était très content de l’initiative du Nepad de gérer nos problèmes sanitaires. C’est-à-dire que ce qu’un pays ne peut pas faire, que l’autre le fasse. Mais l’Afrique est en train de regarder ses fils partir, à cause d’un problème de plateau. La clinique cardiologique de Fann est presque fermée, parce qu’il y a un seul anesthésiste senior qui peut sécuriser certaines interventions. Les autres étant en vacances. Ce qui ne se justifie pas, c’est d’amener tout le temps nos malades se faire soigner à l’étranger’’, dit-il.

Le Trésor public dépenserait plus de 4,7 milliards F Cfa par an

Au lieu de faire la lumière, ces révélations d’une source du ministère de la Fonction publique jettent un trouble. Elle renseigne que, chaque année, 40 à 50 agents sont pris en charge par le Trésor public, pour la bagatelle de 4,7 milliards de francs Cfa. Selon ses dires, l’Etat dépense environ 180 millions pour la prise en charge d’un agent. “Quarante fonctionnaires de l’Etat bénéficient d’évacuation vers l’étranger, sur décision médicale du Conseil de santé dirigé par le médecin-chef du centre médico-social. Cent quatre-vingt millions sont dépensés par malade. Cette somme comporte les frais de transport, l’hospitalisation y compris la nourriture, en plus de la prise en charge médicale. S’il s’agit d’une haute autorité, la somme est presque doublée’’, confie notre source. Qui précise que ce montant n’est qu’une indication, car une partie de la garantie financière laissée à l’ambassade du pays de destination pourrait être retournée au Trésor payeur, en cas de séjour moins long que prévu dans l’établissement hospitalier d’accueil.

Ensuite, la destination France étant plus onéreuse, l’option de la Tunisie ou du Maroc contribuerait à réduire de manière significative le coût. Mais pour un autre professionnel de la santé, les montants réels sont plus exorbitants qu’on ne le pense. Parce que, pour la destination France, c’est 3 000 euros par jour (soit 1 950 000 F Cfa). “Les préparatifs sont très compliqués pour ce pays. Il y a beaucoup d’exigences. Parce que si le malade est dans un état critique, on doit payer la civière qui l’accompagne. A bord de la compagnie Air France, la civière équivaut à six places et peut coûter jusqu’à 14 millions, à moins qu’il y ait réduction. Si c’est Tunis Air ou Royal Air Maroc, c’est 7 millions avec 8 places’’, révèle notre source. Qui ajoute qu’une évacuation pour la Belgique revient à 2 000 euros par jour (soit 1 300 000 F Cfa). “Donc, le Trésor public dépense des milliards par an pour les évacuations sanitaires des agents à l’étranger. Parce que si le lieu où se trouve l’établissement est un milieu bourgeois, c’est encore plus coûteux’’, informe notre interlocuteur. Selon une source du ministère de la Santé et de l’Action sociale, les évacuations sont coûteuses et très difficiles à organiser. “Il faut 10 millions en moyenne pour le faire. Ceux qui en ont le plus besoin sont les enfants qui souffrent des maladies du cœur. Mais ils n’en bénéficient pas. On préfère évacuer des privilégiés et laisser les enfants mourir dans nos hôpitaux’’, se désole notre source. Viviane DIATTA

 URGENCES PAR MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn   À une certaine époque, Dakar était l’épicentre de la qualité des soins de santé en Afrique – L’hôpital inspire, de nos jours, pitié s’il ne provoque le dégoût, suscite la crainte ou fait fuir tant la réalité dépasse la fiction

Nos hôpitaux souffrent. Pire, la situation se dégrade de jour en jour. Murs lépreux, eaux puantes (et stagnantes), odeurs pestilentielles, couloirs fantômes, malades en peine ou à l’abandon, soins aléatoires, désertion organisée du personnel soignant ! Presque le chaos. Dans les infrastructures sanitaires le mal persiste, s’étend. Les patients s’exposent aux maladies nosocomiales. La lente érosion de la confiance noue le cœur. Et pourtant, malgré le spectacle désolant, ces lieux relèvent du patrimoine immatériel de notre pays.

Il se trouve simplement que l’indifférence gagne du terrain alors que l’émotion ressentie décroît. A une certaine époque, Dakar était l’épicentre de la qualité des soins de santé en Afrique. La capitale avait même tous les attributs d’un hub médical régional susceptible de rivaliser avec les plus connus. Plus tard, ce prestige avait valu à notre pays d’être placé sous les feux des projecteurs de l’actualité médicale grâce notamment au Laboratoire VIH du Professeur Souleymane Mboup, au Centre du Cancer du Professeur Kassé ou au gynécologue de rayonnement international Colonel Gorgui Diaw en l’occurrence. D’autres sommités médicales officient avec un égal bonheur dans une totale discrétion. Foi, abnégation et engagement rythmaient jadis l’ardent désir d’accomplissement dans le secteur de la santé. Désormais, place nette est faite à l’intérêt personnel, à la carrière au détriment d’un projet collectif favorable à l’exercice d’un service public.

L’attention soutenue dont faisaient l’objet les unités de soins a fortement reculé. Elle est partout résiduelle. Dans les milieux hospitaliers, il y a manque, carence et déficit. Autrefois havre d’assurance et de tranquillité, l’hôpital inspire, de nos jours, pitié s’il ne provoque le dégoût, suscite la crainte ou fait fuir tant la réalité dépasse la fiction. Alerte, danger ! Il y a urgence. Tout est prioritaire. Par quel bout prendre ce fléau qui s’amplifie ?

Il demeure évident que mal poser un problème équivaut à s’interdire de le résoudre. Or, différer les solutions (qui existent somme toute) revient à favoriser le long labyrinthe des procédures, jeu favori des poissons-pilotes qui écument les cercles médicaux. Sans pouvoir réel, ils y dictent leur loi ou imposent leur volonté au nez et à la barbe des professionnels de la santé très souvent dessaisis de leur prérogatives. Des réseaux dormants régentent la vie dans les centres hospitaliers. La connivence étend ses tentacules jusque dans les spécialités en étroite complicité avec des firmes, des laboratoires et des pharmacies ayant pignon sur rue. Ce sujet préoccupe. Il concerne les Sénégalais dans leur écrasante majorité. Dès lors, l’exécutif doit se pencher dessus. Sérieusement.

Ces intermédiaires d’un genre douteux s’évaporent dans la nature à la moindre opération « mains propres » pour réapparaître aussitôt comme les « maîtres incontestés » du circuit des médicaments, des équipements ou des fournitures. Leur prospérité se fonde sur la défaillance du système de santé. Lequel fait face à un autre défi de taille : depuis bientôt une décennie, les Professeurs de médecine quittent le secteur pour cause de retraite.

L’opinion ne s’en rend pas compte ou très peu : en partant, ces éminences emportent avec elles la science et le savoir-faire laissant exsangues des services entiers. Que ce soit en chirurgie générale, en ophtalmologie en gérontologie, en hématologie ou en cancérologie, les figures de proue n’y officient plus, cédant la place à de jeunes compétences mais moins bardées de notoriété.

Cette saignée reflète à elle seule la menace sanitaire qui plane sur les services en question. Une gestion prévisionnelle des ressources actée et soutenue par les pouvoirs publics aurait pu atténuer l’impact socioéconomique de ces départs qui profitent désormais au secteur privé. Pour ces médecins de haut niveau, la retraite n’est point synonyme de désoeuvrement. Au contraire, des cliniques huppées et des hôpitaux privés se les disputent. Mêmes des pays relativement nantis se les arrachent à l’image du Maroc, de la Tunisie, de la Turquie, de la France et du Canada qui mettent sur la table des espèces sonnantes et trébuchantes difficiles à récuser.

A ce stade, l’élan politique manque de panache voire de vision même si des réformes sont par ailleurs sur la table du ministre de tutelle. Car en son axe 2, le PSE mise sur la valorisation des ressources humaines afin de rendre irréversible la perspective d’émergence du pays. Ce n’est un secret pour personne que les élites politiques et administratives ne se soignent pas dans les hôpitaux.

Au moindre mal ou malaise vite détectés, décision est prise : aller en France consulter des spécialistes. Il serait présomptueux de porter un jugement sur les raisons profondes qui poussent ceux qui ont les moyens ou en bénéficient à aller se soigner à Paris ou en Province. Nul doute cependant que ce choix a un coût qui obère les finances publiques. A combien s’élève la facture annuelle des évacuations sanitaires, des hospitalisations et de la prise en charge ? A l’échelle du continent les sommes sont pharaoniques. Les montants affectés à ces charges dépassent les aides publiques au développement alloués aux pays de l’Afrique subsahariens.

Le délabrement des hôpitaux contraste avec l’engouement pour les soins prodigués à l’extérieur et principalement dans la capitale française. La France mobilise les moyens pour lutter contre l’afflux de migrants sur son territoire. L’Hexagone s’apprête même à corriger sa politique afin de mieux corser l’entrée. En revanche les hôpitaux français regorgent de malades venus d’Afrique à grands frais pour y être traités. Pour retrouver le chemin des Sénégalais, le devoir d’exemplarité doit être invoqué. Nécessité faisant loi, une inflexion des orientations stratégiques se justifie pour étouffer la probable gronde des populations. Après tout, le droit à la santé est d’ordre universel, donc imprescriptible.

HOGGY : les travailleurs réclament un audit du Directeur général

https://www.pressafrik.com  L’hôpital Général de Grand Yoff (HOGGy) est dans une situation dramatique. C’est ce qu’a informé le coordonnateur du Cadre unitaire des travailleurs de ladite structure regroupant cinq (5) syndicats, Mamadou Moustapha Seck, qui tire la sonnette d’alarme.

 Selon lui, presque tous les services de l’hôpital sont en crise. Les laboratoires, la radiographie, la maternité et la pharmacie qui fonctionnent à 30% de leur capacité… Ces travailleurs réclament un audit de la gestion du Directeur général, rapporte « L’AS ». Aminata Diouf

Hôpital Principal : Les bons points du Général Momar Sène

https://www.dakarposte.com Si l’Hôpital Principal de Dakar a atteint un niveau de développement respectable au niveau international, il faut en féliciter son actuel patron, le Général Momar Sène. Celui-ci, grâce à son expérience internationale et son cursus universitaire et militaire, a décidé, depuis sa nomination de réussir la mission de réhabiliter l’Hôpital Principal. Et, depuis lors il s’est investi corps et âme pour mener à bien cet objectif qu’il s’était assigné. Tant et si bien que ce vendredi, une cérémonie d’inauguration est prévue pour des réalisations à son actif.

En fait le général Sène est en train de mettre en œuvre, avec succès, le Plan Triennal d’investissement de l’hôpital qu’il dirige.

D’abord il s’était assigné le but d’améliorer le plateau médical de l’Hôpital Principal en le haussant du niveau 3 au niveau 4.

Ce programme triennal d’investissement qui sera exposé au Président de la République entre autres autorités lors de la cérémonie de ce vendredi propose plusieurs projets innovants dont ceux qui ont été choisis comme prioritaires sont les suivants. L’acquisition d’une unité de cardiologie interventionnelle polyvalente qui permettra d’élargir l’offre de soins dans le traitement des urgences cardiologiques mais aussi d’alléger le fardeau des évacuations sanitaires trop coûteuses pour l’Etat ; la construction du Pavillon de la Clinique présidentielle prévue sur l’emprise Est et située près du mur de la Présidence.

Dakarposte a appris de sources concordantes que cette clinique de type VIP sera une offre supplémentaire de haute qualité qui pourra être un outil diplomatique et stratégique à la disposition du Président de la République.

Ce plan triennal prévoit aussi la rénovation et l’équipement du bloc opératoire pour développer en quantité et en qualité l’activité chirurgicale en assurant une sécurité aux normes pour les malades et le personnel ; la construction d’un pavillon moderne de pathologies de la tête et du cou avec les services de neurochirurgie, d’ophtalmologie, de stomatologie et d’ORL qui, nous apprend-t-on, seront regroupés pour avoir plus d’homogénéité et un meilleur parcours pour le malade. Déjà à ses actifs il compte plusieurs réalisations : La construction d’un service autonome et moderne de consultations pour augmenter la capacité d’accueil des consultants et moderniser le suivi à titre externe des patients ; la réhabilitation et l’extension du Pavillon Brévié dans le but d’augmenter la capacité d’hospitalisation des services médicaux et d’améliorer la qualité de celle-ci ; la rénovation de l’Outil d’Aide au Diagnostic par l’équipement du Centre d’Explorations Fonctionnelles digestives, cardiologiques, pneumologiques et neurologiques, de la fédération des laboratoires et de l’imagerie médicale…
Aux dernières nouvelles, il se dit que le Général Sène serait sur le point d’acquérir un incinérateur moderne pour faire cesser la technique actuelle dite de pyrolyse qui est source de pollution à long terme.
En tous les cas, ceux qui ont eu l’occasion de passer devant la façade principale de cet hôpital ont remarqué le vaste chantier entamé depuis plusieurs mois par le Général Sène et ses vaillants collaborateurs. Il s’agit des travaux de réhabilitation de l’entrée principal de cette institution hospitalière qui doit présenter à tout visiteur une image accueillante, rassurante où le malade et les siens ressentent la sécurité, conformément d’ailleurs aux exigences d’un établissement de référence en termes d’image.
Last, but not least, le développement du parc automobile par l’acquisition de 4 nouvelles ambulances supplémentaires qui permettent de mieux répondre à la demande d’évacuations et de transfert vers l’aéroport, entre autres services rendus…

Ouakam/Différend avec l’armée autour d’un terrain de 2 ha :Samba Bathily Diallo tape du poing sur la table

https://www.dakaractu.com C’est un maire très déterminé prêt à en découdre avec ceux qui veulent s’en prendre aux terres de sa commune qu’on a vu ce matin dans un terrain situé à côté du camp militaire de Ouakam. Sur les lieux, l’on constate la présence de quelques militaires et des camions de la DSCOS. Samba Bathily accuse l’armée d’avoir commis une double infraction en outrepassant le périmètre communal et en procédant à un terrassement non autorisé par l’autorité communale conformément aux dispositions du code de l’urbanisme. Mieux, le maire soupçonne la main de personnes tapies dans l’ombre qui utiliseraient l’armée pour pouvoir s’accaparer de la propriété appartenant à cette communauté lébou. « Cette fois-ci, cela ne passera pas », avertit Samba Bathily.
« Nous sommes dans un domaine qui n’appartient pas à l’armée et nul n’est au dessus de la loi… Ils ont même menacé de tirer sur nous, mais cela ne m’ébranle pas », tient-il à préciser.
Suffisant pour lui de monter la garde au quotidien, car estime t-il, il va falloir passer sur son corps pour réussir une telle entreprise ».Notons juste que du côté de la grande muette le silence est toujours de mise…

Hausse du prix du carburant : les Taximen vers une grève

https://xibaaru.sn Très remonté contre la hausse du prix du carburant, le Syndicat démocratique des chauffeurs de taxi du Sénégal dénonce cette hausse et menace d’aller en grève totale le 1er septembre prochain.Il exige aussi la baisse des tarifs du contrôle technique des véhicules et ceux du péage. Mais aussi que lumière soit faite sur l’assassinat de leur collègue Ibrahima Samb, tué par balle en 2016, sur la route de l’aéroport.

Réuni hier à la place de la Nation avec les taximen, le secrétaire général du Syndicat démocratique des chauffeurs de taxi du Sénégal, Modou Ndiaye, dit avoir remis un mémorandum de 19 points aux autorités compétentes. Mais que depuis lors, rien n’a été fait.

Ibrahima Ndiaye rajoute que si les autorités ne réagissent pas leur prochain plan d’action sera une grève totale.

«44 % Des Véhicules Qui Circulent À Dakar N’ont Pas De Visite Technique»

http://www.walf-groupe.com  «Le parc de véhicules est vétuste avec une moyenne d’âge de 30 ans». Telle est la remarque faite hier par le Directeur des Transports routiers qui faisait une évaluation du bilan de la décennie d’actions pour la sécurité routière au Sénégal.

Cheikhou Omar Gaye en a profité pour révéler que «44 % des véhicules qui circulent dans Dakar ne disposent pas d’une visite technique». Les chauffeurs de ces véhicules, poursuit-il, «circulent avec de fausses documents pour tromper la vigilance des forces de sécurité qui ne sont pas suffisamment outillés». En ce qui concerne la délivrance des permis de conduire, il a annoncé la livraison de 30 mille nouveaux permis par an avec 200 auto-écoles formelles. D’où l’urgence, selon lui, de «réformer les auto-écoles». Les interventions sont axées sur le renforcement du contrôle routier en déployant des brigades mixtes sur tout le territoire national. Mais aussi  à lutter contre des pratiques clandestines et transport irrégulier, à intensifier l’éducation et la sensibilisation à la sécurité routière. Le renforcement du dispositif du contrôle technique, la modernisation de la gouvernance du permis de conduire et l’amélioration de notre arsenal législatif et réglementaire. Cela, à travers l’actualisation des textes, notamment le Code de la route et le degré d’application des textes qui doivent être revisités. Le chef de section de la prévention routière trouve pour sa part, qu’il est tant pour le Sénégal de se doter d’un hélicoptère ambulance.Magib GAYE

Scandale à l’Ipres : Près de 400 millions fcfa volés

XALIMANEWS : L’affaire des tickets- restaurants de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) est une grosse nébuleuse. Selon Libération, près de 400 millions de fcfa ont été volés par une mafia organisée. Le directeur général de l’Institution, Mamadou Sy Mbengue, a porté plainte pour tirer cette affaire au clair, mais sans suite.

L’Ipres restaurait son personnel dans des restaurants de la place à l’aide d’un système de paiement de tickets-restaurants et chèques-déjeuner.

Et, à la fin de chaque mois, les restaurants se faisaient rembourser par l’Ipres sur la base de tickets-souches.

Mais, pendant des mois, voire des années, la boite ne payait que des montants sur la base de tickets trafiqués, portant ainsi le préjudice à 400 millions.

Scandale à l’Ipres : Les précisions de Mamadou Lamine Diatta

http://www.seneweb.com Le chargé de la communication de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), Mamadou Lamine Diatta, s’est prononcé sur la fraude. Après avoir confirmé l’existence de fraude sur les tickets de restaurant pour le personnel, Mamadou Lamine Diatta apporte des précisions et renseigne qu’un audit est en cours.

«Je voudrais, d’emblée, préciser que, franchement, les montants avancés çà et là par la presse sont largement en deçà de la réalité. Une vieille affaire qui a été relatée par ‘Le Témoin’. Aujourd’hui, on retrouve la même affaire dans les colonnes de ‘Libération’. Le directeur général lui-même a constaté qu’il y a des factures anormalement élevées de prestataires chargés de restaurer le personnel.

Alors, en bon manager, il a découvert qu’il y avait des fraudes sur les tickets. Il a immédiatement pris des mesures conservatoires, notamment le remplacement des tickets par la dotation du personnel via Orange Money. Un audit interne a été commandité. Et, enfin, il a porté plainte auprès des juridictions compétentes», a t-il indiqué sur iRadio.

KAOLACK : UN PROJET D’ASSAINISSEMENT DE PLUS DE 12 MILLIARDS EN COURS D’EXÉCUTION (ONAS)

Kaolack, 23 juil (APS) – La région de Kaolack (centre) bénéficie d’un projet d’assainissement de 12 milliards 700 millions de francs CFA, dont les travaux ont déjà démarré, dans le cadre d’une initiative publique portant sur l’assainissement de 10 villes sénégalaises, a-t-on appris du chef du bureau régional de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).

Dans le cadre de ce projet initié par l’Etat pour l’assainissement de dix villes sénégalaises, « Kaolack a bénéficié d’un projet de 12 milliards 700 pour une durée d’exécution de 18 mois. Les travaux ont démarré et sur le terrain on constate que certaines infrastructures commencent à prendre forme », a déclaré Abdoulaye Ngom, dans un entretien avec l’APS.

Selon le chef du bureau régional de l’ONAS à Kaolack, « ces infrastructures sont composées de deux bassins au niveau de Khakhoun », ainsi qu’un canal qui va quitter Khakhoun pour aboutir à la bande d’Aouzou entre autres, dans la commune de Kaolack.

« Ce canal va permettre d’atténuer considérablement les problèmes d’inondation », a-t-il soutenu, soulignant que le projet « va drainer des points barres et les zones qui étaient inondables seront traitées et raccordées aux canaux ».

« Tous ces projets sont accompagnés du volet information, écoute et communication pour être en phase avec les populations pour un montant d’environ 600 millions. Les impactés ont été payés et ils ont pu libérer les emprises », a-t-il dit.

Abdoulaye Ngom précise qu’en termes de disposition pré-hivernage, des dispositifs de pompage sont déjà mis en place à Khakhoun et au terrain Deggo, pour le curage des caniveaux effectué à l’approche de l’hivernage, ce qui devrait contribuer à « assurer le bon fonctionnement des ouvrages pour une évacuation correcte des eaux de ruissellement ».  AFD/AMD/BK

Passation de service : Abdoul Ly installé comme DG de l’ARTP

https://www.dakaractu.com Abdoul LY a été installé ce mardi 23 juillet 2019 comme Directeur général de l’ARTP en remplacement de Abdou Karim SALL nommé Ministre de l’Environnement et Développement Durable.

La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance sobre et solennelle en présence des membres du collège de l’ARTP, du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), du personnel de l’ARTP, de personnalités administratives et d’amis.
M. Abdoul LY est un Ingénieur en Génie Électrique (Électronique, électrotechnique, automatisme et Informatique) de formation. Il a une riche expérience dans le secteur des communications électroniques.

Pause pluviométrique : Le Cncr exprime son inquiétude

http://www.seneweb.com L’hivernage connait une pause pluviométrique de plus de 20 jours. A ce jour, les champs sont sérieusement menacés. Les herbes commencent à mourir. Et les conséquences ne se limitent pas uniquement à la culture, l’élevage est aussi concerné. ‘’Nous sommes inquiets par rapport à l’hivernage. C’est une phase très critique que nous vivons présentement. L’inquiétude est aussi grande chez les éleveurs que chez les agriculteurs’’, déclare sur Sud fm, Sidy Ba, porte-parole du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr).

Sidy Ba attire l’attention sur le fait que les animaux sont très fatigués. En effet, dit-il, les fourrages aériens sont décimés, le tapis herbacé inexistant et il n’y a plus de réserve fourragère. Sidy Ba se souvient que l’Etat avait aidé les éleveurs dans des circonstances pareilles. Il pense que la même solution s’impose ‘’Nous demandons à l’Etat de faire des efforts pour ravitailler les éleveurs en aliments de bétail. Sinon, ce sera la catastrophe’’, avertit-il.

Hivernage difficile : Mgr Benjamin Ndiaye demande de prier pour la pluie (communiqué)

Aux membres de la famille diocésaine.

L’hivernage 2019 tarde à s’installer dans notre pays, suscitant interrogations et inquiétudes dans l’esprit des paysans. Face à une telle situation, nous ne pouvons pas rester désespérés et résignés, « comme ceux qui n’ont pas d’espérance » (1Th 4, 13). Apprenons de l’apôtre Paul à nous émerveiller devant la sagesse de Dieu et à lui faire confiance : « Ô abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles ! Qui, en effet, a jamais connu la pensée du Seigneur ? (…) Car tout est de lui et par lui et pour lui. A lui la gloire éternellement ! Amen. » (Rm 11, 33-34a.36) J’invite tous les membres de la famille diocésaine, nos communautés paroissiales avec, à leur tête, leurs pasteurs prêtres, religieux et religieuses, à former une chaine de prière orientée vers le Dieu de Jésus-Christ, Maître de la pluie et des saisons. Oui, prions avec force le Seigneur, pour qu’il « nous prenne en grâce et nous bénisse » (Ps 66, 2), afin que notre terre donne son produit (cf. Ps 66, 7), à la faveur d’un hivernage pluvieux et paisible.

L’accueil des Lions sous influence des Ntic Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net Des franges importantes de la jeunesse dakaroise se sont mobilisées pour accueillir les Lions du Sénégal. Les effets de l’impact de la médiatisation de la Can constituent des pistes à explorer pour comprendre réellement cette forte mobilisation de la jeunesse sénégalaise. Le foot constitue un marché privilégié des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L’accueil des Lions est frappant par son caractère massif, son ampleur, par sa composante jeune et les sens pluriels de ses messages audibles et inaudibles. C’est simplement dire que cet accueil brusque, inattendu après une double défaite en poule et en finale de l’équipe sénégalaise face aux Fennecs de l’Algérie. L’accueil est par son essence événementielle chargé de sens et de significations. Les félicitations à l’équipe nationale traduisent à n’en pas douter un message manifeste de satisfaction sportive des résultatsdes prestations des joueurs sénégalais.

Les Lions ont joué la finale, l’épreuve à laquelle toutes les équipes en compétition aspirent et aspireront. C’est une performance que les Sénégalais et les Algériens auront été les seuls à réaliser. Les Lions ont livré, dans l’entendement des supporters une bataille rude, exemplaire contre un adversaire de qualité technique et tactique indiscutable. Féliciter cette bravoure de son équipe nationale par une mobilisation sociale de reconnaissance collective de tout un peuple et sa jeunesse, relève de la sportivité. Le phénomène est identique dans de nombreux pays africains, à l’occasion de cette dernière Coupe d’Afrique. On fête chez soi, le trophée ou une performance digne du rang de son équipe, et des contextes propres à chaque pays en compétition.

Le ressentiment d’une injustice subie par les Lions du Sénégal face aux Fennecs semble s’être glissé entre les lignes des messages de cette forte manifestation de la jeunesse. Ce ressenti semble avoir déclenché la réaction massive des Sénégalais. Ils se sont révoltés contre la tournure de la finale. L’esprit anti- sportif des adversaires de l’Équipe nationale sénégalaise est au centre de la révolte et de la reconnaissance d’un mérite inabouti par un concours de circonstances inacceptables : agressivité des adversaires et passivité de l’arbitre, la mal chance de la vidéo.

Les Sénégalais ont profondément ressenti une défaite injuste privant l’équipe sénégalaise du trophée à leur portée et qui devrait revenir légitimement au Sénégal. Les manifestants semblent dire que les Lions ne méritent guère ce résultat quasi fabriqué par l’injustice subie. Tous les fans des Lions sont au moins d’accord que les Lions ont joué, les Algériens ont gagné dans la douleur. Les Algériens n’ont pas joué à la régulière. Ils ont à la limite, vidé l’esprit de la haute compétition africaine par des comportements frisant la triche collective et individuelle : les agressions multiples sur l’adversaire, la pression psychologique sur un arbitre incapable de freiner l’agressivité exagérée contre le porteur du  ballon.

Ce ressenti national d’une injustice et d’un esprit mal sain dans une haute compétition bâtie sur des valeurs et un esprit sportif a nourri consciemment ou inconsciemment, ce déplacement massif de la jeunesse. La forte mobilisation a d’ailleurs réconforté plus d’un joueur de l’équipe nationale. Les jeunes manifestants ont vengé les Lions. Le message du cœur est passé. La médiatisation de la Coupe d’Afrique n’est point étrangère à cette mobilisation de la jeunesse.

La Can est et reste la fête de la jeunesse. Les jeunes sénégalais à l’instar des jeunes de la planète constituent des cibles privilégiées de l’impact massif des effets de la communication globalisée. Le foot est de nos jours un marché de la communication globalisée par les Ntic. L’usage du téléphone fait partie de la manière de vivre, d’être et d’exister. C’est un levier d’influence sans précédent sur les jeunes.

Les images de la Can circulant par milliers en l’espace d’une seconde passent par le portable, l’écran de télévision et l’internet. Les jeunes suivent évidemment, les matchs à travers les portables, l’internet, les réseaux sociaux et les écrans de télévision. Les jeunes sont en réalité au cœur de la Can. Ils suivent tous les matchs des équipes nationales. Ils consomment et inter-réagissent entre eux pendant un mois à travers des ressentis, des images, des messages et des produits dérivés de la Coupe d’Afrique. Ils deviennent au fil de l’édition sportive des passionnés, des consommateurs et des acteurs du foot.

La fibre patriotique est le canal principal que les médias utilisent naturellement, pour capter, véhiculer cette passion frénétique pour son équipe nationale, pour ses stars, pour l’élite africaine du foot. Le sentiment d’appartenir à une équipe provoque, ici et là, des liesses, des tensions, le renforcement des sentiments d’appartenance et de cohésion sociale et culturelle. L’accueil patriotique des Lions cristallise, cet impact des nouveaux outils de communication moderne sur la jeunesse et sur les populations rurales et urbaines. Les manifestants étaient ravis de prendre des photos, de faire circuler des images et de vivre de l’intérieur un évènement. Ce sont les jeunes qui ont organisé ce rendez-vous avec eux- même et avec les joueurs de l’équipe nationale.

Ils ont démontré à travers ce déplacement massif qu’ils sont des héros, des acteurs et des juges de l’histoire de l’équipe nationale. Demain, ils pourraient organiser des manifestations à la hauteur d’un ressentiment collectif, individuel et des aspirations profondes la jeunesse sénégalaise. Et les Ntic contribuent à libérer les énergies, les ressentis, la parole, l’image et les esprits.

Scandale pétro-gaz : «Famara Sagna ne devrait pas accepter d’aider un Président qui viole son serment constitutionnel…» (Questekki)

https://www.dakaractu.com Dans sa Questekki de ce mardi 23 juillet, le leader de Tekki est d’avis que « Famara sagna ne devrait pas accepter d’aider un Président qui viole son serment constitutionnel ».

La « questekki » juge révoltant le scandale du gaz qui secoue le pays.

Selon les chiffres du gouvernement, fait savoir Tekki, la dette publique s’élève à près de 7.000 milliards de francs et le service annuel à 863 milliards de nos francs. Il s’est offusqué de la tenue d’un dialogue national avec Famara Ibrahima Sagna à sa tête.

 « Tout le monde sait que cette dette est lourde puisqu’elle ne génère pas la croissance nécessaire pour créer des emplois et augmenter les recettes fiscales. Pourquoi des membres de Mankoo Wattu de 2016 qui ont dénoncé et marché contre ce scandale ferment les yeux sur les 150 milliards et vont dialoguer avec Macky Sall sans même le préalable du respect des libertés ? Guy Marius Sagna en prison ainsi que Khalifa Sall. On le sait, Famara Ibrahima Sagna, a l’expérience ministérielle des mines et de l’énergie, de l’intérieur et des finances et des tractations pour former des majorités élargies.

La répétition de l’histoire est soit une tragédie ou une comédie. À son âge, il ne mérite ni l’une, ni l’autre. Lui qui connaît la loi et son importance pour la paix et la sécurité ne devrait pas accepter d’aider un Président qui viole son serment constitutionnel », conclut Mamadou Lamine Diallo.

 Ce que Macky s’apprête à faire aussi pour tout… perdre

https://xibaaru.sn Macky Sall, transfuge du PDS, qui se présenta comme un homme de principes et de refus, un exemple de droiture et d’intégrité a été porté au pouvoir dans ce contexte.

Aliou Sall son frère a réussi là où Karim Wade avait échoué : obtenir de haute lutte un mandat électif sans rien lui devoir. Des hommes et des femmes ont cheminé avec Macky Sall et lui ont permis d’accéder au pouvoir, et d’obtenir un plébiscite le 26 février 2019, pour un second et ultime mandat, à moins que son tailleur en haute couture constitutionnelle ne lui ait subrepticement aménagé un trou de souris par lequel il pourrait par extraordinaire chercher, comme Me Wade, à convaincre les sénégalais de lui octroyer un troisième mandat.

Aujourd’hui, Aliou Sall empêtré malgré lui dans un scandale sans précédent est englué dans la marée noire du pétrole. Il a assisté impuissant à sa déchéance de son poste de tout puisant directeur général de la CDC, une décision actée dès le diner auquel Macky Sall avait convié l’ex directeur général des impôts, à son domicile à Mermoz.

Aliou Sall est voué aux gémonies. La DIC lui colle aux trousses. Son frère a adopté envers lui, cyniquement, un ponce pilatisme de bon aloi.

Mary Teuw Niane malgré son travail extraordinaire à Saint louis durant la campagne présidentielle de 2019 a été lâché dans la nature sans pitié. Déjà, en 2014, le sinistre Taïfour Diop avait offert la mairie de Saint Louis à un Mansour Faye décidément bien né. Aïssata Tall Sall heureusement put lui tenir la tête haute et refuser que sa commune ne tombât dans l’escarcelle du puissant Racine Sy. Depuis, Mansour Faye truste les sommets et marche la tête dans les nuages, soulevant à chaque foulée une nuée de polémiques retentissantes dont Macky Sall n’a cure.

Macky Sall succombera-t-il à la tentation de faire comme Me Wade ?

Aujourd’hui en tout cas, nul se peut lire clair dans son jeu. Ses errements peuvent conduire le Sénégal à tous les scenarios possibles et imaginables.

Les politiciens avertis ont cessé de lui prêter un certain génie politique qui fut longtemps crédibilisé par son silence, et son masque de circonstance. Il a commis trop d’erreurs qui l’ont démasqué depuis sa réélection. A chaque fois qu’il a ouvert la bouche depuis en effet, sous le coup sans doute d’une euphorie bien mal placée, ou d’un péché coupable d’orgueil dû à un sentiment revanchard envers ses détracteurs de l’opposition qui lui a fait perdre toute lucidité, il a sorti des propos si déplacés que les observateurs les plus avertis en ont été abasourdis. Déjà, il avait supprimé la Primature, une erreur monumentale dont les conséquences subsistent encore au vu des tâtonnements actuels dans la mise en place de la nouvelle architecture institutionnelle découlant de cette décision hiératique.

Le sénégalais ont compris que l’homme avait peu d’épaisseur intellectuelle en réalité, et cela leur a confirmé la prégnance de sa belle-famille sur l’Etat, et leur contrôle sur le dépositaire du décret.

Aliou Sall ne se laissera pas conduire à l’échafaud seul. Il ne tombera pas sans se battre. Des leaders à l’ambition légitime comme Amadou Ba ne renonceront jamais à leurs plans de carrières politique pour contenter un Macky Sall déterminé à briser leurs ambitions. Au profit de qui d’ailleurs ?

Ceux qui semblent s’attirer les bonnes grâces de Macky Sall aujourd’hui sont des arrivistes bouillants d’ambition sans aucune humilité, qui se croient nés pour diriger. Ils se pensent plus intelligents et compétents aussi que les autres. Déjà, certains parmi eux n’ont pas hésité à orchestrer une vaste campagne de communication pour se montrer et se vendre et tenter de démontrer encore s’il le fallait à Macky Sall qu’ils étaient premiers ministrables !

Makhtar Cissé, l’homme qui décidément apprend très vite au point d’oublier son manteau d’IGE chez lui pour aller siéger au SEN de l’APR au nez et à la barbe d’un Birima Mangara qui a dû rire jaune en le voyant se sera particulièrement démultiplié avant la formation du premier gouvernement du second mandat de Macky Sall. Même ses anciens camarades enfants de troupes ont été mis à contribution en la circonstance !

La tradition politique voudrait qu’un Président lors de son dernier mandat se choisisse un dauphin, et que ce soit un dauphin caché, nous dit-on.

Ne prêtons pas à Macky Sall cette intelligence : en cédant à la pression au point de supprimer la Primature, en choisissant la fuite en avant au point de vouloir « exiler » Amadou Ba après avoir divisé son ancien ministère en deux entités problématiques, après avoir taillé sur mesure un méga ministère à son beau-frère et ravalé son ex Premier Ministre au rang de simple subalterne du système, après avoir placé son second homme de confiance à la tête du monstre hydrique qu’est devenu le secrétariat général du gouvernement, peut-on valablement continuer de croire qu’il a retenu une quelconque leçon du passé récent de notre histoire politique ?

Rien ne semble moins sûr !

Le ouolof dit que quand on ne sait plus où l’on va, l’on retourne d’où l’on vient. Mais le chemin qui mène au wadisme conduit irrémédiablement au 23 juin.

Et il ne pourra pas se prévaloir de ses propres turpitudes. Mame Penda Sow

Grand-Yoff : Des militants et alliés de Khalifa Sall rejettent la «grâce»

http://www.dakarmatin.com Si des membres et responsables du Parti socialiste (Ps) évoquent une éventuelle grâce pour Khalifa Sall, à Grand-Yoff, des militants et alliés de Khalifa Sall n’en veulent pas.

Mame Kor Diouf, responsable des jeunes « khalifistes » de Grand-Yoff, est catégorique : «Nous refusons. Parce qu’on ne quémande pas une grâce. Que ça soit clair pour Macky Sall. Il n’a qu’à le laisser purger sa peine de 5 ans. C’est tout. Tout ce que nous demandons, c’est qu’il ait la santé. On lui donne ses droits ou rien. Même Khalifa Sall n’acceptera pas d’être gracié.»

Pour la sœur de Khalifa, Ndèye Mbaye Sall, «on devait le gracier depuis fort longtemps. Nous les membres de sa famille, nous sommes convaincus qu’il ne va pas accepter d’être gracié».

Ainsi, selon ces militants, Khalifa Sall ne subirait pas ce sort, s’il n’était pas un adversaire politique de Macky Sall. «On n’y pense même pas. Parce qu’on ne devait pas en arriver là. Il a déjà purgé la moitié de sa peine ; laissons-le la terminer»

Retour de Khalifa Sall et avenir du PS/Abdoulaye Vilane précise : « L’urgence c’est de tirer les enseignements de ce qui a affecté le socialisme… Ce qui m’intéresse sur le cas Khalifa Sall… »

https://www.dakaractu.com Quelques jours après le décès de Ousmane Tanor Dieng, nombreux sont les sénégalais qui se posent des questions sur l’avenir même du parti et qui sera le possible successeur du secrétaire général OTD.

Invité à la Rfm ce matin, Abdoulaye Vilane n’a pas hésité à donner sa version sur le cas de l’ex-maire de Dakar : « En bon musulman, je souhaite que le bon Dieu lui donne la santé et qu’il sorte de cette situation dans laquelle il se trouve », clarifie le maire de Kaffrine.

Et Abdoulaye Vilane de continuer en ces termes : « En tant que socialiste et en toute humilité, il est de notre devoir de tirer les enseignements sur certaines difficultés dont le socialisme a été victime. Ce qui a aussi provoqué des ruptures entre les socialistes doit être pris en compte en faisant appel à notre sens humble de compagnonnage patriotique, pour retracer la ligne du parti ».

Toujours sur les ondes de la Rfm, le porte-parole socialiste sur le possible retour de Khalifa Sall juge « qu’actuellement, le plus important c’est de se pencher sur l’avenir du parti… Le moment des renouvellements venu, nous allons nous y atteler, mais pour le moment c’est le numéro 2, de manière intérimaire selon le règlement du parti qui remplace OTD à la tête du PS. »

Toutefois, le renouvellement des instances du parti et la vente de carte sont en train d’être faits dans les régions par les coordinations.

Cependant, la tête du parti sera mise en place par congrès… Mais retenez que d’ici les 40 nuits du défunt maire de Nguéniène, il n’y aura pas d’activités menées par le parti », prévient-il…

Jean paul Dias : «Si les Socialistes envisagent de revenir au pouvoir…»

http://actunet.net Depuis jeudi dernier, jour d’ouverture du Livre des condoléances à la Maison du Parti socialiste à Colobane, suite au rappel à Dieu d’Ousmane Tanor Dieng, autorités politiques de toute obédience, citoyens lambda de tout bord, et même les représentations diplomatiques établies à Dakar, se succèdent au siège du Ps, pour signer le Livre.

Le Secrétaire général du Bloc des centristes Gaïndé (Bcg), Jean Paul Dias, a choisi cet endroit (le siège national) pour venir présenter ses condoléances à la famille socialiste, à la classe politique du Sénégal et au Peuple sénégalais dans son entièreté. Il était accompagné par quelques membres de son parti. «Au-delà des clivages politiques, nous avons partagé beaucoup de choses avec Ousmane Tanor Dieng. En ces moments de douleur, nous avons choisi la Maison du parti pour signer le livre d’or, pour présenter nos condoléances à tout le Peuple sénégalais», a-t-il indiqué, après avoir couché des mots poignants sur une page dudit livre.

Toutefois, la situation qui prévaut actuellement au Parti socialiste ne laisse pas de marbre Jean Paul Dias. Le Secrétaire général du Bcg n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux Socialistes. «Tout le monde sait que c’est le Ps qui a créé la République au Sénégal. J’invite donc les Socialistes, de tout bord qu’ils se situent, d’œuvrer à regarder [sur] la même direction, de faire preuve de dépassement s’ils veulent revenir au pouvoir. C’est à travers ces actions que se fera la pérennisation de l’œuvre de Senghor et d’Ousmane Tanor Dieng», estime M. Dias.

… «C’est par devoir de reconnaissance que nous sommes-là»

L’Ambassadeur de la Palestine au Sénégal s’est aussi rendu hier au siège du Ps, à Colobane, pour signer le registre des condoléances. Safwat Ibraghith a fait un témoignage émouvant à l’endroit de Tanor Dieng : «Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition d’Ousmane Tanor Dieng, survenu le 15 Juillet passé. Vous savez que le Fatah est un mouvement de libération de la Palestine, qui est également membre de l’Internationale socialiste. M. Tanor Dieng était connu pour sa position farouche et solidaire à la question palestinienne au sein de l’Internationale socialiste. Donc, c’est par devoir de reconnaissance que nous sommes-là. Nous sommes des frères dans le bonheur et dans le malheur», regrette le diplomate. Selon Dr Safwat Ibraghith, Ambassadeur de la Palestine au Sénégal, la Palestine va regretter la disparition d’un de ses hommes qui était toujours du droit côté.

 Me Moustapha MBAYE, Secrétaire National Aux Questions Juridiques Du PS : «Nous Sommes En Présence D’un Vide Juridique»

http://www.walf-groupe.com L’organisation de la succession de Tanor DIENG à la tête du Parti socialiste est partie pour tirer en longueur. En cause, les héritiers ne s’entendent sur presque rien du tout. Si Serigne Mbaye THIAM et Abdoulaye WILANE adoubent Aminata MBENGUE NDIAYE, Me Moustapha MBAYE, quant à lui, émet un autre son de cloche.

Selon le Secrétaire national aux questions juridiques du PS, il n’y a pas un  secrétaire général adjoint en la personne d’Aminata Mbengue NDIAYE mais trois. Comme, précise-t-il, l’indique l’article 18 du Règlement intérieur du PS

« Il s’agit de Birahim DIAGNE de Sakkal, qui n’a jamais été battu dans son fief depuis la chute du Ps, et Abdou Khadre CISSOKHO qu’on ne présente plus. Ce sont deux anciens du parti qui sont tout aussi capables que Mme Aminata MBENGUE NDIAYE contre laquelle je n’ai rien d’ailleurs. Et là aussi, il n’y a pas de deuxième Secrétaire général ou de troisième », soutient-il dans les colonnes du journal LeQuotidien.

Selon Me Moustapha MBAYE, aucun texte ne désigne  Aminata MBENGUE NDIAYE comme premier Secrétaire-général-adjoint. « En réalité, nous sommes en droit et lorsqu’il s’agit d’interpréter, ce n’est pas la parole du Secrétaire général qui compte, mais les textes. Si le texte ne fait pas de hiérarchie entre les secrétaires généraux adjoints, on ne peut pas le faire. Le second point de droit, c’est que ces textes parlent de suppléance. Or la suppléance, c’est dans les cas d’absence ou d’empêchement qui sont par définition des cas provisoires. Si le Secrétaire général est absent du pays ou empêché pour une raison ou une autre, c’est un des secrétaires généraux adjoints qui dirige la réunion », explique le juriste. A l’en croire, ce n’est pas parce que le ministre de la Pêche a été désigné pour présider les réunions du BP, en l’absence de Tanor, que c’est lui qui devrait le remplacer. « L’intérim, c’est quand la personne n’est plus là définitivement parce qu’elle a démissionné ou parce qu’elle est décédée. Malheu­reusement, c’est le cas aujourd’hui. Et sur ce point, je suis formel : l’article 18 ne prévoit rien. Par conséquent, nous sommes en présence d’un vide juridique », assure l’avocat.

Succession de Tanor : Des socialistes préparent la riposte contre Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye

https://www.beut7.com Le décès d’Ousmane Tanor Dieng a déclenché une lutte féroce pour sa succession à la tête du parti. Selon Walf Quotidien, la révolte couve déjà contre le duumvirat Serigne Mbaye Thiam-Aminata Mbengue Ndiaye. Des jeunes, sages et cadres du Parti socialiste (Ps) préparent la riposte contre ce qu’ils qualifient de complot et confiscation du parti par le duo en question. Des proches de Khalifa Sall sont montés au créneau, soutenant que le mandat du Bureau politique a expiré depuis juin 2018. Par conséquent, l’équipe dirigée par Ousmane Tanor Dieng était dans l’illégalité. Donc, Aminata Mbengue Ndiaye ne peut se prévaloir de son statut de secrétaire générale adjointe pour succéder à Tanor Dieng. Pendant ce temps, des pro-Tanor soulignent que les textes du parti parlent de gestion collégiale des secrétaires généraux adjoints en cas d’absence du Secrétaire général. Pour sa part, Abdoulaye Gallo Diao déclare qu’aucune disposition des textes du Ps ne permet à Aminata Mbengue Ndiaye d’assurer l’intérim. “Seul le comité central du Ps est habilité à désigner l’intérimaire de notre défunt Secrétaire général”, recadre-t-il.

“Les secrétaires adjoints fonctionnent par pool et non par ordre. Aujourd’hui, ils sont au nombre de trois, à savoir Aminata Mbengue Ndiaye, Cheikh Abdoul Khadre Cissokho et Birahim Diagne”, renseigne un membre du Bureau politique et une voix autorisée du parti.

Fouilles des comptes bancaires de Aliou Sall : Est-ce la voie pour l’innocenter

https://xibaaru.sn Passée l’audition du maire de Guédiawaye, Aliou Sall par la Division des investigations criminelles (Dic) dans le cadre de l’affaire Petro-Tim, les enquêteurs s’intéressent aux avoirs financiers du frère du Président de la République. La Dic cherche donc à avoir une traçabilité sur l’origine de la fortune financière de Aliou Sall. Et parmi les banques visées, figurent la SGBS, la BICIS, la CBAO, la BDK…

Certes, il serait toujours bon de fouiller les comptes bancaires du frère du Président de la République. Seulement, nous ne croyons pas que cela puisse aboutir. A supposer que Aliou Sall soit vraiment coupable des accusations lancées contre lui, pourquoi chercherait-il dans ce cas de garder de l’argent gagné illicitement dans des comptes bancaires au Sénégal ? Les enquêteurs de la DIC le savent mieux que quiconque.

Karim Wade, le fils de l’ancien Président de la République, a fait l’objet d’une telle procédure lors des poursuites qui avaient été lancées contre lui par la Cour de répression de l’enrichissement illicites. Des missions rogatoires avaient même été lancées hors du Sénégal. Toute cette fouille n’avait servi à rien, et ces missions rogatoires sont retournées bredouilles au Sénégal. Idrissa Seck, dans le cadre de l’enquête sur les chantiers de Thiès, avait vu lui aussi des fouilles être opérées sur ses comptes et des missions rogatoires avaient été envoyées à l’extérieur. Et, toutes s’étaient soldées par des échecs.

La décision des enquêteurs de fouilles les comptes bancaires de Aliou Sall pousse à s’interroger. Au cas, où rien de suspect ne serait noté au sortir de ces fouilles, ceci voudrait-il dire que le maire de Guédiawaye va être aussitôt innocenté ? En tout cas, les Sénégalais, plus que jamais, ne réclament qu’une seule chose, que toute la lumière soit faite sur cette affaire.Thiémokho BORE

Les raisons qui ont poussé Macky à remplacer Marième Badiane et Thérèse Faye

https://xibaaru.sn Selon L’Observateur, le président du parti voulait, depuis longtemps, les remplacer. «Elles ne sont dans le parti que pour tirer profits de leurs différentes positions. Elles ne servent à rien», chuchotaient leurs camarades de parti.

Pour apporter des éclairages et clore le débat, l’administrateur de l’Apr, Papa Maël Thiam, rappelle les statuts de leur parti qui donne au président le pouvoir de nommer les responsables à la tête des différentes structures.

Mariéme Badiane s’explique : “Le Président Sall ne m’a pas destitué”

https://www.beut7.com Désormais ex présidente du Mouvement national des femmes de l’Apr, Marième Badiane a donné sa version des faits. “J’ai entendu dire que le Président m’a destituée. Ce n’est pas vrai. Je suis partie de moi-même, parce qu’il fallait, après 11 ans, que je me repose. Il faut savoir passer la main”, a-t-elle dit. Avant de poursuivre : ” j’ai fait un communiqué pour remercier le Président de m’avoir confié les femmes de l’Apr de 2008 à 2019. C’est moi qui voulais partir. Il n’y aucun clan dans le mouvement.” Toutefois, Marième Badiane déclare qu’elle avait acté sa démission mais les militantes l’ont dissuadée au motif que sa décision serait interprétée comme une frustration pour n’avoir  pas êté nommée à la tête du Conseil économique, social et environnementale (Cese).

Ce que WADE a fait vivre au peuple pour perdre le…pouvoir

https://xibaaru.sn Nos présidents une fois au sommet pour la plupart se dépêchent de faire le vide autour d’eux. Et d’éliminer toute velléité d’affirmation d’un leadership de nature à porter ombrage à leur exercice jouissif du pouvoir. Dans un tel contexte, il n’y a que deux conséquences, toutes plus funestes l’une que l’autre : soit l’armée constate la faiblesse de l’exécutif parce qu’ elle intervient de plus en plus à l’intérieur des frontières à la place de forces de sécurité dépassées pour garantir le pouvoir contesté du dictateur en place, et finit en conséquence par se substituer à lui, soit on assiste à une transmutation du régime qui perd sa nature démocratique pour verser de plus en plus dans la gestion tribale, parentale, familiale.

Nos présidents croient quelquefois qu’il n’est digne de leur succéder que le sang de leur sang, ou un proche parent désigné sous l’éclairage jugé lucide de belles familles envahissantes et de plus en plus puissantes, au point de régner tandis que le Président en est réduit à gouverner.

C’est ce qui nous avons vécu avec Me Wade. L’ex Président a tellement fait le vide autour de lui qu’il s’est retrouvé à manœuvrer pour préparer le terrain à son fils Karim Wade, en s’aménageant un troisième mandat pour parachever son plan de succession, qu’il a voulue imposer unilatéralement au peuple sénégalais.

Ce peuple sénégalais, conscient que « la corruption de l’état est une calomnie injustifiable, mais [que] celle de son peuple est un péché impardonnable » a refusé de se faire le complice de cette tentative de dévolution monarchique du pouvoir. Dès 2009, Karim WADE était humilié dans sa tentative de conquérir la mairie de Dakar, sur laquelle il comptait pour s’arroger un premier poste électif qui devait lui servir de tremplin vers le Palais, que son papa convoitait pour lui.

Tout autant, les ministres et autres caciques écartés du pouvoir et envoyés au purgatoire pour avoir refusé de se mettre à genoux et d’embrasser la main du prince héritier se sont rebellés. Pouvait-il en être autrement, quand l’on sait que « la loyauté n’est qu’une chimère dans les pays où la corruption fait rage » ?

Me Wade s’est ainsi retrouvé avec des courtisans prêts à tout qui lui ont fait croire que son plan pouvait marcher. Ils sont accourus de partout, attirés par le pouvoir de corruption d’un régime finissant encore convaincu de la puissance de l’argent pour parvenir à ses fins. Il est certes vrai que « quand la jachère intellectuelle gagne le sommet de l’État, la prostitution devient une culture et la corruption une règle ».

Aux côtés du peuple sénégalais, certains ex fidèles compagnons de Me Wade, de vrais patriotes avaient préféré leur honneur aux honneurs dévoyés d’une République déshonorée par un vieux président qui se jouait de ses institutions, ignorant par-là qu’elles« (…) étaient la garantie du peuple et du citoyen contre la corruption du gouvernement ».

C’est le peuple sénégalais en effet qui s’est levé comme un seul homme pour les protéger, et dire non. Ce fut un 23 juin qui marqua le début de la chute du régime de Me Wade, contraint d’enterrer ce jour-là son fumeux projet de dévolution monarchique du pouvoir.Mame Penda Sow

Mairie de Linguère : Aly Ngouille Ndiaye vante son bilan

http://www.seneweb.com L’esplanade de la mairie de Linguère a servi de cadre hier lundi 22 juillet au maire Aly Ngouille Ndiaye pour dresser son bilan après 05 années passées à la tête de la municipalité. Face à ses administrés, l’édile
de Linguère est revenu largement sur ses réalisations dans le domaine des  infrastructures, du social, de l’éducation de la santé entre autres secteurs. Un film qui retrace les réalisations de la mairie de Linguère a été projeté devant un public venu nombreux.
Dans le  domaine de l’éducation, le  maire  Aly Ngouille Ndiaye, dès sa prise de fonction le 22 juillet 2014 a instauré le port de l’uniforme dans toutes les écoles de la ville. « J’investis plus de 20.millions pour la confection des tenues pour  tous les élèves de la commune, du préscolaire au moyen secondaire », rappelle-t-il.
La mairie a réhabilité 10 salles de classes et procédé à la réparation de tables bancs et attribué un terrain pour la construction de la Case des Tout-Petits. Pour promouvoir l’excellence, l’institution fête chaque année les meilleurs élèves de la commune à travers  des  journées de d’excellence. Au plan sanitaire, la somme de 10 millions a été injectée dans la réhabilitation de la maternité et le rééquipement du district sanitaire. Pour le sport, la mairie octroie des subventions à toutes les équipes de navétanes. Ce à quoi il faut ajouter la réalisation du complexe sportif et l’électrification du stade municipal, entre autres.

Visiblement satisfaites de ses réalisations, les populations ont demandé au maire Aly Ngouille Ndiaye d’annoncer sa candidature pour sa réélection à la tete de la municipalité.

L’esplanade de la mairie de Linguère a servi de cadre hier lundi 22 juillet au maire Aly Ngouille Ndiaye pour dresser son bilan après 05 années passées à la tête de la municipalité. Face à ses administrés, l’édile
de Linguère est revenu largement sur ses réalisations dans le domaine des  infrastructures, du social, de l’éducation de la santé entre autres secteurs. Un film qui retrace les réalisations de la mairie de Linguère a été projeté devant un public venu nombreux.

Dans le  domaine de l’éducation, le  maire  Aly Ngouille Ndiaye, dès sa prise de fonction le 22 juillet 2014 a instauré le port de l’uniforme dans toutes les écoles de la ville. « J’investis plus de 20.millions pour la confection des tenues pour  tous les élèves de la commune, du préscolaire au moyen secondaire », rappelle-t-il.

La mairie a réhabilité 10 salles de classes et procédé à la réparation de tables bancs et attribué un terrain pour la construction de la Case des Tout-Petits. Pour promouvoir l’excellence, l’institution fête chaque année les meilleurs élèves de la commune à travers  des  journées de d’excellence. Au plan sanitaire, la somme de 10 millions a été injectée dans la réhabilitation de la maternité et le rééquipement du district sanitaire. Pour le sport, la mairie octroie des subventions à toutes les équipes de navétanes. Ce à quoi il faut ajouter la réalisation du complexe sportif et l’électrification du stade municipal, entre autres.

Visiblement satisfaites de ses réalisations, les populations ont demandé au maire Aly Ngouille Ndiaye d’annoncer sa candidature pour sa réélection à la tete de la municipalité.

Bocar Ndiongue-Cadre APR des Parcelles : « Macky Sall doit tenir ses promesses…»

http://actunet.net/ Président du mouvement Cap-Emergence et du regroupement des patriotes Parcellois « Parcelles Rek », Bocar Ndiongue est candidat à la Mairie des Parcelles. Dans cet entretien, il rappelle les urgences des Parcelles assainies et demande au Président de la République, Macky Sall de respecter les promesses faites aux habitants des Parcelles.

Vous être responsable Apr des Parcelles, président du mouvement Cap-Emergence. Quelle est votre ambition du moment?

Mon ambition est de s’installer sur le fauteuil de maire des Parcelles. A partir de Cap-Emergence, nous avons mis en place le mouvement « Parcelles Rek » pour briguer la mairie.
Nous nous sommes rendu compte que notre localité manque de tout et que son développement passe inéluctablement par l’action de ses enfants patriotes. C’est pourquoi, nous avons décidé de se lancer à la course des locales pour servir Parcelles et ses habitants. Nous sommes entrain de mettre en place les stratégies qu’il faut pour parvenir à la tête de la mairie.

Vous irez seul ou en coalition aux locales ?

J’y vais sous la bannière de Parcelles Rek. Mais dans ce mouvement, j’y convie tous les enfants des Parcelles. Je tends la mains aux frères de mon parti, l’APR, à ceux de Benno et de l’opposition pour qu’on puisse ensemble faire avancer notre localité qui manque de tout.

Comment allez-vous concilier votre ambition avec la discipline de l’Apr et de Benno ?

Nous ne sommes pas le genre à être tenu en laisse. L’Apr est dans une léthargie aux Parcelles tandis que Benno n’y existe que de non. La présidentielle est passée. Nous avons soutenu le président Sall à qui nous avons fait gagner notre fief. Les locales sont différentes et constituent un problème de quartier intéressant les habitants des localités en question. Aux Parcelles, trop de priorités attendent.

Les quelles sont les plus urgentes ?

Les Parcelles sont confrontées à un problème d’infrastructure. L’assainissement y est quasi inexistant tandis que l’enploi des jeunes reste le principal problème de la localité. Si nous avons soutenu le président Sall depuis plus 7 ans , ce soutien ne nous a pas profité en tant que cadre. Il n’a pas aussi servi aux Parcellois qui courent derrière les promesses du Président Sall. Lors du conseil interministériel et la campagne électorale, Macky Sall avait pris l’engagement de reconstruire le stade des Parcelles. Cela n’a pas été fait. Il avait également promu de revaloriser le centre de santé Mame Abdou et de le rehausser à un hôpital de niveau 1. Ça n’a pas été fait. Les jeunes sans emploi sont dans le désoeuvrement dans une localité où le bilan de l’actuelle équipe municipale est largement négatif. C’est tout cela qui nous pousse à être candidat à la mairie des Parcelles.

Décès d’Ameth Amar : L’inhumation est prévue ce vendredi à Darou Salam

http://www.seneweb.com L’homme d’affaires sénégalais, Ameth Amar, décédé ce lundi en France, sera finalement inhumé ce vendredi 26 juillet, à Darou Salam, près de Touba, d’après des informations obtenues de ses proches.

Ces derniers informent que la dépouille du défunt fondateur et directeur général de la Nouvelle minoterie africaine (NMA) sera acheminée au Sénégal, ce jeudi, suivi de la levée du corps le même jour. L’industriel sénégalais est rappelé à Dieu à l’âge de 65 ans.

ABDOUL MBAYE : « LA VRAIE HISTOIRE DE AMETH AMAR COMMENCE AVEC UNE VIEILLE VOITURE R5 »

http://www.emedia.sn Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et du Travail (Act) est peiné suite au décès d’Ameth Amar, survenu le 22 juillet en France des suites d’un malaise. Il témoigne sur le défunt : « Sa réussite était connue. Son parcours bien moins. Il était sans aucun doute ce que sa discrétion cachait : l’un des rares et vrai capitaine d’industrie sénégalais, dirigeant l’un des groupes majeurs dans le secteur alimentaire de l’Afrique de l’Ouest. Il a bâti son groupe à la force de l’intelligence sachant saisir les opportunités, qu’elles fussent immédiates ou futures. Mais, il était aussi courageux, rigoureux et pragmatique ».

Ayant eu des rapports qu’il juge très particuliers avec le défunt, l’ancien Premier ministre revient sur l’histoire Ameth Amar. « Sa vraie histoire commence avec une vielle voiture R5 qu’il possède mais préfère vendre pour acheter un petit bateau lui permettant de ravitailler des navires restés au large du Port de Dakar. Puis, il a l’art de faire grandir et bien grandir », témoigne Abdoul Mbaye. Il poursuit : « Avoir été le seul banquier ayant osé financer son industrie meunière nous a davantage rapprochés. Il avait trouvé mon attitude courageuse face au refus de mes collègues. Nous sommes devenus des amis très proches. Le courage était le sien. Son projet était presque fou, il l’a réussi ».

Décès d’Ameth Amar, un modèle pour la jeune génération : « Goodbye my friend… » Par Cheikh Mbacké Guissé

Il paraît que ce sont les meilleurs de nous qui partent les premiers. Il paraît qu’ils partent tôt, a la fleur de l’âge tantôt. Mais lorsque ces élus comme Ameth partent en nous tournant le dos, surgissent nos maux. Mais nous n’avons pas les mots. alors nous prions de tous nos sens, dans tous les sens mais en silence, car artiste triste de leur absence. Céleste sentence qui abreuve notre souffrance. les moments de bonheur passés ensemble qui refusent de s’effacer, viennent et deviennent torture. Car nous ne reverrons plus, c’est sûr, ce sourire, ce rire ou ce soupir familier auquel nous étions liés, telles les perles d’un collier, et c’est dur. alors nous nous consolons d’avoir connu l’être parti, même si, de nous, il aura emporté une partie. Nous sommes tous appelés à mourir mais chaque départ efface un sourire et fait vivre à d’autres le pire. Chaque fois que quelqu’un part, d’autres pleurent son départ. Chaque fois qu’une fleur de plus est déposée dans les cimetières, quand la matière retourne à la terre, ses proches se souviennent d’hier. Hier, lorsque la matière était mariée à l’esprit, aujourd’hui pris. Surpris, on prie même si on a compris que c’est le Seigneur qui a repris.

Hier encore, la mort venait de vaincre. Et j’ai récité, seul errant dans l’aéroport, après avoir informé Birane Ndour, qui était aussi dans l’attente de ses bagages : « l’homme propose, Dieu dispose/lUi seul ose/De certaines conséquences, on se demande souvent la cause/ Quand le Seigneur pose, sur terre, une graine qui devient rose/Sublime métamorphose/ Quand la graine donne naissance à la rose, c’est l’apothéose/Puis, un beau jour, du ciel, il appuie sur le bouton « pause »/ Une page est close/ alors, en paix, la rose se repose ». Oui, Ameth Amar était mon « grand », et c’est sans doute au nom de ce lien sacré que je n’arrivais pas à trouver, pendant plusieurs minutes, la sortie de l’aéroport, déboussolé que j’étais par cette amputation, ce « crachat » du destin pour reprendre l’autre.

les gouttes que sécrétaient discrètement mes yeux, derrière mes lunettes, étaient un tragique démenti de cette connerie selon laquelle un homme ne pleure pas. Je pleurais Ameth mais aussi son épouse et complice, Amina. Mon esprit devenu subitement déréglé crû entendre, sous le vent de Diass, Ameth confier ces mots à Amina, son deux identique: « C’est vrai que la nuit, je suis en sueurs, dés fois je pleure/ Car je suis seul dans mon linceul, mais tu es cette lueur/ Sur ma tombe, si prés, si loin de moi/ Toi, qui partout me suis/ Tu t’es sacrifiée pour satisfaire mes envies/ Et je sais que tu seras là, toi que mon cœur un jour, héla/ Tu seras toujours à mes côtés, je le sais, toi mon toit ». Un ange révolté par le décret divin continua dans ma tête ces douloureuses rimes en rapportant toujours les mots d’Ameth à Amina : « Je suis là, mais mes apparitions sont brèves/ Prés de toi, je suis ce vent frais qui aboie / Car ton haleine fraiche me soulève/ Vers le sommet des nuages et au-delà/ Etre prés de toi est mon unique plaisir/ Toi que j’ai aimé avant de mourir ». En pensant les mots, pour panser mes maux, j’entendais encore, dans ma tête, la voix d’Ameth.

Petits, nous ne savions pas qu’un jour nous allions mourir. Quand les gens pleuraient lors des enterrements, nous nous mettions à rire. Dans ce passé, maintenant dépassé, nous ne savions pas ce qui se passait. Nous ne savions pas ce que voulait dire trépasser, se casser, dossier classé. Nous ne savions pas pourquoi Souleymane Faye pleurait encore Sogui après son décès.

Adultes, nous nous rendons compte que le corps et l’esprit n’étaient pas liés. Car il arrive parfois que l’esprit, repris, s’envole. Et que la matière dorme dans une tombe sous les fleurs de tournesol. aussi, quand la matière jadis fort dort, c’est parce que l’esprit est dehors : là-bas dans les royaumes obscurs de la mort. l’esprit laisse la matière sur terre. alors le corps, dépouillé, est obligé de se taire. Tu comprends maintenant l’origine du silence qui accompagne la civière ? Se taire car il n’y a rien à faire quand la mort ferre. Même si cette fois-ci il s’agit d’un grand-frère dont j’étais fier.

Oui, Ameth Amar ce n’était pas seulement Nma Sanders, cet empire qu’il avait fondé à la sueur de son front et qui emploie des centaines de Sénégalais. actionnaire dans Total, il avait aussi racheté les Moulins Sentenac et pris des parts dans Dakar Terminal du groupe Bolloré, entre autres. Ameth Amar était un homme purement social. Combien d’ambulances a-til offert à des districts sanitaires dans la plus grande discrétion ? le voilà parti, sorti, comme il a toujours vécu : dans la discrétion. Nos dîners du samedi me manqueront mon grand et ami. Mais comme le faisait le Renifleur, ce personnage détraqué inventées par mes neurones, qui retournait sur tous lieux où il était allé avec sa princesse, devenue otage des ombres, je te promets de me rendre chaque samedi dans notre « endroit », ce lieu « sûr » où nous dînions ensemble. Je me mettrai à notre table. Seul, pendant que tu dormiras dans ce linceul. Mais mon esprit déréglé par ton départ, t’imaginera face à moi et je discuterai avec toi grand. Puis je lèverai mon verre, après t’avoir écrit des vers, vers l’endroit exact où tu es, en hommage à l’homme que tu étais. Car Grand, je ne sais pas où tu es. Je me dis juste que là où tu es, le Seigneur est. Et que la où la Seigneur est, il n’y a plus de haies. »Tchin », grand d’en haut

Présentation de condoléances : Les Femmes de Benno Bokk Yakaar chez Ousmane Tanor Dieng

https://www.dakaractu.com C’est à Fann-Résidence que les femmes regroupées dans la coalition Benno Bokk Yakaar ont présenté leurs condoléances attristées à la famille de Ousmane Tanor Dieng.

La délégation était composée de certaines responsables de la coalition BBY telles Aïda Sow Diawara, Adji Mbergane Kanouté. Ndèye Marième Badiane devant la famille du natif de Nguéniène a voulu manifester la relation affective qui l’unissait à lui, avant de témoigner de la dimension patriotique de l’homme à travers son parcours.
Que la terre lui soit légère et que Firdawsi soit sa demeure, ont prié les femmes de la coalition…

Procès en Appel de Abdoul Mbaye : le délibéré prorogé au 6 août par le juge

https://www.pressafrik.com Le délibéré du procès en Appel de l’ancien ministre d’Abdoul Mbaye, attendu ce 23 juillet 2019  est repoussé. Poursuivi pour des délits faux, usage de faux et tentative d’escroquerie par son ex-épouse, le délibéré concernant le leader de l’ACT est prorogé jusqu’au 6 août 2019, déclare Amath Diouf, le juge de la deuxième Chambre de la Cour d’Appel de Dakar.

Prorogation du délibéré au 6 août : l’avocat d’Abdoul Mbaye dénonce le changement de composition de dernière minute de la Cour

https://www.pressafrik.com Les deux magistrats qui assistaient le juge Amath Diouf dans le procès en Appel pour faux, usage de faux et tentative d’escroquerie ont été changés avant la prononciation du délibéré finalement renvoyée au 6 août prochain.
Me Sadel Ndiaye, l’avocat d’Abdoul Mbaye, qui se dit troublé par le changement de composition, n’a pas manqué de déceler les manquements de la Cour.  » La Cour nous a annoncés un changement de composition. Ça veut dire que nous avons plaidé devant trois magistrats, parmi les trois magistrats, les deux ne siègent plus pour nous juger. Ça nous pause problème et c’est gênant », regrette-t-il.

La robe noire de noter que « l’élément qu’il faut retenir est que le délibéré est prorogé  le 6 août 2019. Ça veut dire que la Cour n’est pas prête à de rendre sa décision. Donc on attend. »

Pour rappel, le maître des poursuites Babacar Sadikh Niang, lors du procès en appel le 18 juin dernier avait requis un an ferme contre l’ancien Premier ministre.Fana Cissé (Stagiaire)

Dette de 11 millions de Wally Seck à l’achat de sa villa de Nord Foire : le chanteur devant la barre le 5 août

https://www.pressafrik.com L’affaire opposant le nommé Hassan Cissé à Wally Seck, prévu le 22 juin  a été renvoyée au 5 août prochain, déclare le juge d’instruction. C’est pour permettre aux conseils du fils de Thione Ballago Seck de répondre aux écritures de la partie requérante, en l’occurrence le sieur Cissé. Ce dernier réclame une dette estimée à 11 millions de F CFA à Wally Seck.

Le requérant accuse le chanteur de n’avoir pas respecté ses engagements à propos d’une villa sise à Nord Foire qu’il lui avait vendue. A l’en croire, Wally Seck s’était proposé d’acheter la villa pour 100 millions FCFA cash, tout en prenant en charge tous les autres frais, le tout évalué à 140 millions. Le chanteur n’aurait pas respecté l’accord, en payant en plusieurs versements.

Cependant le chanteur rejette la reconnaissance de dette puisque le réajustement réclamé en dollars par le propriétaire divise les parties.Fana CiSSE

Prison de Rebeuss : «Guy Marius Sagna interdit d’avoir des visites», selon Alioune Badara Mboup

https://www.pressafrik.com Placé sous mandat dépôt depuis vendredi pour « fausse alerte au terrorisme », l’activiste Guy Marius Sagna n’a pas reçu de visite, si l’on en croit à son camarade de FRAPP France Dégage.

« Guy Marius Sagna interdit d’avoir des visites !

Depuis son arrestation on nous oppose l’impossibilité de voir le camarade !», a déploré Alioune Badara Mboup. Une déclaration largement partagée dans les Réseaux sociaux.

Football : «Si on n’a pas d’influence à la CAF, le Sénégal se fera toujours marcher dessus»

https://www.pressafrik.com Thierno Lo, ancien ministre  du Tourisme sous Wade, ne digère pas la célébration de la défaite de l’équipe nationale de football du Sénégal, battue 1 à 0 par l’Algérie en finale de la Coupe d’Afrique. La bande de Aliou Cissé a été accueillie en héros par les milliers de sénégalais de l’aéroport au Palais où ils on eu chacun une prime de 20 millions FCFA.

Mais, M. Lo affirme qu’il ne fête pas. « Je ne suis pas satisfait parce que cette coupe, on aurait du la gagner. On n’a pas mis des milliards pour perdre une coupe. Je ne fête pas une défaire, dit-il dénoncent l’attitude de ceux qui prennent des positions partisanes » vu que Macky Sall les a accueillis en grande pompe. Thierno Lo est persuadé que si on n’a pas d’influence à la CAF, le Sénégal se fera toujours marcher dessus.

Selon l’ancien ministre du Tourisme, le coaching global ne se limite pas à l’aspect technique, mais aussi à la capacité d’influence du football, notamment la CAF. Il en vaut pour preuves tous ces pays qui s’imposent dans le football africain, comme l’Algérie, le Cameroun et autres, c’est parce qu’ils « ont de grands dirigeants » à la CAF et des râleurs comme Eto’o et Antoine Bell ont de l’influence ».

Il militer en faveur l’ancien international El hadji Diouf, lui aussi, un râleur qui peut dire des choses que le président de la Fédération sénégalaise de football ne peut pas dire. Dans ce sens, il déplore d’ailleurs qu’en allant à la CAN, qu’on ait laissé ici des internationaux pour emmener ce qui ne savent rien au football, parce qu’ils sont des amis du ministre.

Affaire de la limousine présidentielle en feu : Le palais a commis deux experts automobiles

https://www.beut7.com Le Palais a commis deux experts automobiles sénégalais indépendants pour participer à l’enquête dans l’affaire de la limousine présidentielle qui a pris feu lors des funérailles d’Ousmane Tanor Dieng. Les deux experts ont pris part à la séance de constatation des dégâts subis par la limousine au Batrain vendredi dernier. Après cette séquence, la mission s’est rendue, samedi dernier, à Nguéniène sur les lieux de l’accident. Une équipe composée du gouverneur du Palais, du chauffeur de Macky Sall, du commandant Sarr, de la sécurité, des agents de la société Belge Caract Duchaelet qui avait blindé la voiture, d’un mécanicien du Palais et des deux experts quittent Dakar ce mardi. Il sera question de refaire le même trajet qu’avait emprunté le cortège présidentiel mercredi dernier. Ce, pour avoir une idée très claire sur l’origine de l’accident. En tout cas, indique le journal, Macky Sall s’impatiente de recevoir le rapport.

 LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 23/07/2019

Sadio Mané piégé par les étudiants de l’Ucad

Sadio Mané a effectué hier une descente à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Mais, cette visite a été particulièrement mouvementée. L’international sénégalais qui a été accueilli par un immense public s’est enfermé dans le bureau du Directeur général du Coud, Ablaye Sow non moins vice-président de la Fédération Sénégalaise de Football (Fsf) pour échanger avec lui et ses collaborateurs. Sadio s’est réjoui de sa visite au temple du savoir où les pensionnaires seront les cadres de demain. Tout se passait très bien et les étudiants l’attendaient devant la direction du Coud. Las d’attendre le joueur de Liverpool sortir leur parler, ils ont commencé à protester. Il s’en est suivi une bousculade et des jets de pierres. C’était la confusion totale. C’est dans cette ambiance électrique que le joueur de Liverpool a réussi à se frayer un chemin, avant de vider les lieux.

Mme Aminata Touré reçue par Abdou Diouf

L’ancien président de la République, Abdou Diouf, qui est à Dakar à la suite du rappel à Dieu de son fidèle compagnon Ousmane Tanor Dieng, prolonge son séjour dans notre pays. Abdou Diouf a reçu hier la présidente du Conseil Economique Social et Environnemental(Cese) Mme Aminata Touré. L’ancien Premier ministre a exprimé sa sincère gratitude pour l’engagement patriotique de l’ancien président Abdou Diouf et son leadership à tête de la Nation sénégalaise. A signaler que l’ancien chef de l’Etat a voyagé avec son épouse, Elisabeth Diouf.

Colère des impactés de l’université du Sine Saloum

Les populations de Mbane, Diouroup, Pino Dioyine du département de Fatick, impactées par les travaux de construction des œuvres universitaires de l’université El Hadji Ibrahima Niass du Sine Saloum, ont encore battu le macadam hier. Le collectif avertit le ministre de l’Enseignement Supérieur, Cheikh Oumar Hann, qu’il sera le seul le responsable de tout ce qui pourrait entacher la bonne marche du projet. Ils exigent le respect total des clauses établies entre les autorités et eux. Le ministre Cheikh Oumar Hann s’était engagé à les indemniser avant le 15 juillet. Une promesse qui tarde à se concrétiser. Très en colère, les impactés du projet dénoncent aussi la somme dérisoire que les autorités veulent leur remettre alors que certains ont perdu aussi bien leurs champs que leurs maisons. Leur porte-parole, Babacar Diouf rappelle que dans le protocole d’accord, les propriétaires des maisons impactées seront recasés sur un espace de trente ha. Cependant, il déplore le fait que le chantier ait démarré avant que les familles ne quittent les lieux, carne disposant toujours pas de parcelles. Ils ont décidé de faire arrêter les travaux.

Affaire Mamadou Barry levée

Restons avec l’affaire Mamadou Barry, cet enseignant chercheur tué à Rouen. En effet, un homme de 29 ans suspecté d’être l’auteur de l’agression mortelle sur Mamoudou Barry, chercheur en droit à Rouen, a été interpellé par la sûreté départementale hier à 9h30 du matin. Le suspect avait rapidement été reconnu par les policiers de la sûreté départementale sur les images de vidéosurveillance de la ville. La justice a retenu hier soir le caractère raciste de cette agression mortelle. L’enquête avance. Selon nos informations reçues par ci, le suspect est né en 1990 et connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, ainsi que pour des antécédents psychiatriques. L’homme est d’origine turque. Censée durer 48 heures, sa garde à vue a été levée dans la journée du lundi, indique le parquet de Rouen : les médecins qui l’ont examiné ont en effet considéré que son état psychologique n’était pas compatible avec une garde à vue. On attend encore par ailleurs les résultats de ses tests toxicologiques. L’homme était placé sous curatelle forcée au moment des faits. D’après les premiers éléments de l’enquête, il était manifestement en pleine crise de démence et insultait tous les gens autour de lui. La piste d’un « assassinat » n’était donc pas privilégiée, à date, par les enquêteurs. Car le geste ne semble pas prémédité. Du côté de l’avocat de la famille de Mamoudou Barry, le caractère raciste ne fait aucun doute. Une marche blanche est prévue ce vendredi à 15h devant l’université de Rouen en hommage au jeune homme.

Absence de passerelles sur le prolongement de la Vdn

Les populations des Hlm Grand Médine et de l’Unité 15 des Parcelles Assainies sont choquées par les nombreux accidents sur le prolongement de la Vnd. Elles se sont mobilisés et ont bloqué la Vdn pour protester pacifiquement contre les nombreux accidents occasionnés par l’absence de passerelles. Les autorités ont inauguré cette voie de prolongement de la Vdn sans s’assurer de la construction de passerelles. Il y est prévu trois passerelles à piétons, mais jusqu’à présent, seuls les pieds sont construits. Ce qui fait que chaque semaine on enregistre au moins un accident D’ailleurs, les parents des victimes ont pris part à la manifestation pour dénoncer le laxisme des autorités qui a coûté la vie à leurs enfants. Le lendemain de la manifestation, un véhicule a heurté un adolescent qui se rendait à la plage. Il était entre la vie et la mort lors de son évacuation à l’hôpital par les sapeurs-pompiers.

Deyda Hydara de Gambie

On connait maintenant le commanditaire et les assassins du journaliste Deyda Hydara, correspondant de l’Agence France Presse à Banjul en 2014. Le lieutenant Malick Jatta, auditionné hier par la Commission vérité et réconciliation, a accusé l’ancien Président Yahya Jammeh d’avoir ordonné l’assassinat de notre confrère. Une révélation qui va replonger la famille de la victime dans le deuil quinze ans plus tard. Le lieutenant Malick Jatta, originaire du village de Tujereng et membre des Junglers, a déclaré qu’ils avaient été envoyés pour tuer Deyda le 16 décembre 2004. Avant le meurtre du journaliste, Jatta avait déjà participé à deux exécutions, toutes dirigées par Tumbul Tamba, chef de l’équipe de patrouille composée de 4 officiers qui procédaient aux tueries de citoyens. «On nous avait dit que nous allions chercher le stylo magique… Je ne savais pas qui était le stylo magique. C’étaient Tumbul Tamba, Sanna Manjang, Alieu Jeng et moi. Nous avons pris un taxi que nous avons garé dans le garage de Yahya Jammeh à Kanifing. Tumbul s’est assis à la place du conducteur. Je l’ai entendu parler à l’ancien Président Jammeh et il disait : «oui monsieur, votre excellence». Le véhicule de Deyda s’est approché et Jatta a tiré en premier puis ses collègues Sanna Manjang et Alieu Jeng. Le lendemain, Tumbul a remis à chacun une enveloppe de plus 50.000 Dallassis de la part du «Big Man» faisant allusion à Jammeh.

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