OTD : TOUS LES HOMMAGES ET TEMOIGNAGES A LA DATE DU DIMANCHE 21 JUILLET 2019


EN HOMMAGE RESPECTUEUX À LA MÉMOIRE DE OUSMANE TANOR DIENG, LECTEUR ASSIDU DE MA REVUE DE PRESSE,QUI NOUS A TOUJOURS CONFORTÉ DANS UNE VOCATION D’EXCELLENCE.

CONDOLEANCES EMUES A SA FAMILLE,A SES CAMARADES DE PARTI,AUX MEMBRES DU HCCTT,….
MAMADOU LY,ADMINISTRATEUR

Condoléances : Abdou Diouf et sa femme chez Tanor Dieng

iGFM (Dakar) – L’ancien président de la Republique Abdou Diouf est présentement annoncé au domicile du secrétaire général du parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng décédé lundi dernier à Paris. Selon une source proche de la famille Dieng, il est venu avec sa femme Élisabeth Diouf et Robert Bourgi, présenter ses condoléances à la famille de son ancien camarade de parti.

La même source affirme qu’Abdou Diouf et sa femme ont été acceuilli par le fils aîné du défunt, Pape Birane Dieng.

ABDOU DIOUF CHEZ TANOR : «JE N’AI JAMAIS RIEN REPROCHÉ À OUSMANE»

http://www.emedia.sn

L’ancien président de la République, Abdou Diouf, en compagnie de son épouse Elisabeth Diouf et de ses enfants, étaient, ce vendredi, à Fann-Point pour présenter ses condoléances à la famille d’Ousmane Tanor Dieng, décédé le 15 juillet dernier à Paris des suites d’une longue maladie

Par l’intermédiaire de son porte-parole, El Hadji Mansour Mbaye, le deuxième président de la République du Sénégal a rendu un vibrant hommage au défunt secrétaire général du Parti socialiste. Qui, selon lui, a été toujours un homme loyal, dévoué à la tâche. « Je ne regrette pas mon compagnonnage avec Ousmane Tanor Dieng. Pendant tout le temps que nous avons été ensemble, je ne lui ai jamais rien reproché. Il a toujours accompli la mission que je lui ai confiée. Il a bien assuré la gestion du parti socialiste », a témoigné Abdou Diouf. Selon qui le Sénégal a perdu un grand homme d’Etat. Un homme républicain qui n’a jamais divulgué un secret d’Etat. « Il a été un bon et loyal collaborateur. C’est l’Afrique qui a perdu un grand homme. Je prie pour que Dieu l’accueille dans son paradis céleste », a déclaré Abdou Diouf à travers son porte-parole, El Hadji Mansour Mbaye.

L’ancien président de la République a remis une grosse enveloppe à la famille. La somme exacte n’a pas été divulguée. ALIOU DIOUF & ABDOULAYE SYLLA

POURQUOI J’AI CHOISI TANOR DIENG COMME PREMIER SECRÉTAIRE DU PS

https://www.seneplus.com-LeTemoin-Pour se faire une idée des relations extrêmement fécondes entre Abdou Diouf et Ousmane Tanor Dieng, il faut parcourir le livre « Abdou Diouf : Mémoires » paru en 2014

Pour se faire une idée des relations extrêmement fécondes entre Abdou Diouf et Ousmane Tanor Dieng, il faut parcourir le livre « Abdou Diouf : Mémoires » paru en 2014 pour comprendre pourquoi l’ancien chef de l’Etat a porté son choix sur l’enfant de Nguéniène pour lui confier les rênes du Parti Socialiste en 1996. « Je n’ai jamais pris Ousmane Tanor Dieng en flagrant délit de déloyauté » a notamment le président Abdou Diouf.

Ce que beaucoup de Sénégalais ignorent, c’est que c’est grâce au défunt Djibo Ka que Abdou Diouf est entré en contact pour la première fois avec Ousmane Tanor Dieng. «  …Djibo  Kâ,  non  seulement  a  été  dans l’UPS,  donc  il  a  milité  bien  avant  Tanor Dieng, mais encore, il dit que c’est lui qui a recruté  ce  dernier.  C’était  à  l’époque  où j’étais Premier ministre et Djibo directeur de cabinet du Président Senghor. Un jour, j’ai reçu de lui un coup de téléphone et il m’a fait savoir que le cabinet avait besoin d’un deuxième conseiller diplomatique, et que le Président Senghor voudrait qu’on lui affecte un certain Tanor Dieng qui est aux Affaires  Etrangères. Djibo m’ayant fait savoir que c’est le Président Senghor qui a décidé,  immédiatement  j’ai  demandé  au ministre des Affaires Etrangères d’affecter Tanor Dieng à la  Présidence de la République. C’est ainsi que Tanor Dieng est arrivé  à  la  Présidence  de  la  République. Quand j’ai quitté la Primature, j’ai travaillé avec lui et je l’ai observé. Je ne peux vraiment que me féliciter de son travail. Il faisait toujours à temps le travail que je lui donnais. Je trouvais que c’était un garçon méthodique, sérieux, travailleur et cultivé. J’aime les collaborateurs qui font des discours aérés, avec des citations et c’est son cas.  Je l’ai aussi beaucoup apprécié pendant  la  campagne  difficile  de  1990. Presque tous les jours, il m’envoyait un mot d’encouragement, me donnant également des idées sur tel ou tel point. Vraiment, je trouvais que c’est un garçon  très bien et quand j’ai nommé Moustapha Ka qui était mon directeur de Cabinet, ministre de la Culture, Collin qui s’était très bien entendu avec Moustapha Ka était toujours Secrétaire  Général  de  la  Présidence  de  la République, mais j’ai constaté qu’il s’était très  bien  entendu  avec  Ousmane  Tanor Dieng qui l’avait remplacé » écrit le président Abdou Diouf.

« En 1993, il était Directeur de campagne et là aussi, il avait très bien fait son travail et je n’étais pas le seul à penser que c’était un garçon qui pouvait au possible changer la structure du Parti. Comme le disait le Président Senghor en parlant de moi «  je ne l’ai jamais pris en flagrant  délit de déloyauté ».  Je n’ai vraiment rien eu à lui reprocher. Je sais qu’il a eu  des  problèmes  non  seulement  avec Djibo  Ka  mais  aussi  avec Moustapha   Niasse.  Les  gens  estimaient qu’il se positionnait déjà comme dauphin et  cela  a  dû  frustrer  certains.  Je  pense quand même qu’en tant que Premier Secrétaire du Parti, au moment où Djibo était encore dans le Parti, j’aurais été à sa place, j’aurais fait un effort pour le retenir ;  je serais  même  allé  lui  rendre  visite  chez  lui, parce qu’en général, c’est celui qui est en position  de  force  qui  doit  accepter d’aller vers celui qui est en position de faiblesse.  Du  moment  que  Niasse  aussi  se plaignait  d’un manque  de  considération, quand il a senti qu’il y avait des frustrations chez  lui,  il  aurait  dû  prendre  sa  voiture, aller lui rendre visite pour le maintenir dans le Parti. Mais j’ai l’impression qu’il s’est un peu comporté comme celui qui  pensait que c’étaient des gens dont on devait se débarrasser et il en a profité, alors que cela nous affaiblissait.  Moi  par  contre,  une  seule chose  me  préoccupait  :  l’Etat,  le  cadre macro-économique,  les  infrastructures  à mettre  en  place,  le  développement  et  le rayonnement extérieur du Sénégal. En fait, tous  les  clignotants  étaient  au  vert.  Il  y avait un classement des économistes qui établissaient les vingt pays ayant la meilleure croissance au monde et il y avait deux pays  africains  là-dans  :  le  Sénégal  et l’Afrique  au  Sud  » écrivait encore le deuxième président du Sénégal dans ses mémoires.

« Je me suis toujours senti mal à l’aise dans cette fonction de SG du Parti en même temps Président de la République » dixit Abdou Diouf

Outre une réforme fiscale majeure destinée à l’époque aux régions, le président Abdou Diouf avait décidé de mettre en branle une autre Réforme qui concernait directement le Parti Socialiste dont il était le Secrétaire général. « Je n’étais pas formé au début comme un homme politique et ce n’est pas un militantisme qui m’a amené à prendre les rênes du pouvoir, mais c’est plutôt par la volonté d’un homme que  je suis venu  à  la  Présidence.  Les  charges  nationales que j’ai exercées et qui m’ont donné la légitimité,  c’est la  volonté  de Senghor puisqu’il aurait pu choisir quelqu’un d’autre.  En  fait,  je  dois  à  la  vérité,  dire  que, quelque part, je me suis toujours senti mal à l’aise dans cette  fonction de Secrétaire Général du Parti en même temps que Président  de  la  République.  Je  trouve  que j’étais beaucoup plus Président de la République, Chef de l’Etat, que le Secrétaire Général du Parti. C’est pourquoi, déjà, après ma réélection en 1993, j’ai pensé  sérieusement à dire, comme dans les grandes démocraties, que je voudrais me décharger de mes fonctions de Secrétaire Général du Parti.    J’ai  voulu  apparaître  non  plus comme un chef de parti, mais comme un chef  d’Etat  au-dessus  de la mêlée et me consacrer à l’Etat, comme cela se fait dans les  grandes  républiques.  J’y  ai  sérieusement pensé pendant toute cette période de 1993 à 1995, mais c’était difficile parce que mes camarades ne voulaient pas en entendre  parler. Quand j’ai eu  cet  accident  de santé en 1995, ils m’ont entouré de beaucoup d’affection et pendant que j’étais à l’hôpital, ils ont décidé que je devais être le candidat du Parti pour l’an 2000. Peut-être qu’en temps normal, cela ne se serait pas passé de cette manière. Devant le refus de mes camarades de me décharger des fonctions de Secrétaire Général du Parti, je leur ai alors proposé une solution, consistant à changer les statuts ; je deviendrais alors Président du Parti mais il y aura un Premier Secrétaire » explique Abdou Diouf dans ses mémoires.

En mettant Tanor Dieng comme 1er Secrétaire du PS, cela ne signifiait pas un dauphinat

« Il y avait vraiment un consensus pour qu’Ousmane Tanor Dieng, qui était coordonnateur, soit Premier Secrétaire du Parti. Cela ne signifiait pas qu’il était mon dauphin,  mais  tout  le  monde  l’a  interprété comme  tel,  surtout  ceux  qui  aspiraient aussi peut-être à juste titre, à accéder à la tête du Parti, ou à la magistrature suprême après mon départ. C’est comme cela que les choses se sont passées. (…) Ce sont les contradictions internes du Parti qui sont à l’origine de nos problèmes. Comme je ne gérais plus le Parti, ils n’ont pas compris et ont pensé que je mettais Tanor en pôle-position pour la succession et cela, ils ne pouvaient pas l’accepter ; c’est de là que tous les problèmes sont partis » estime Abdou Diouf.

L’ancien chef de l’Etat explique que le Congrès de mars 1996 devait formaliser le tout et il avait été minutieusement préparé dans tous les comités, dans toutes les sous-sections, les sections, les coordinations, les unions régionales et les mouvements affilés ou intégrés. « Tout le monde avait préparé le Congrès qui ne devait pas prendre beaucoup de temps, car il n’y avait aucun débat à faire, puisqu’il s’agissait seulement de sanctionner ce sur quoi tout le monde était d’accord et cela, depuis 1993. On avait dit depuis cette date qu’Ousmane Tanor Dieng allait être chargé de la vie du Parti, le Président prendre de la hauteur et faire les grandes orientations. Donc, il n’y avait  pas  de  Congrès  sans  débat,  c’était une formalité à remplir et elle l’a été quand on a modifié les statuts du Parti. Ce sont les observateurs qui parlent de Congrès sans débat mais moi, j’ai continué à présider les Bureaux politiques, à tenir les Comités centraux et les Conseils nationaux aux dates régulières, j’ai continué à  fonctionner en gardant les caractères d’un Parti socialiste, vraiment ouvert sur les problèmes de la Nation.  (…).

Finalement, je  pense  que c’est  quand  Ousmane  Tanor  Dieng  a commencé à présider les Bureaux politiques à ma place que l’impression a prévalu  que j’avais  abandonné le  Parti en laissant quelqu’un qui devait être mon dauphin aux plans du Parti et de l’Etat le faire » explique Abdou Diouf. « Je peux comprendre maintenant que, pensant à Ousmane Tanor Dieng, les gens se remémoraient les conditions dans lesquelles le Président Senghor m’avait choisi pour sa  succession. C’était un mauvais jugement  car  le  Président  Senghor  avait choisi un dauphin et dès 1964, il pensait déjà  à  son  successeur. Quant  à moi, je n’ai pas voulu choisir un successeur, j’ai seulement voulu aménager les choses de façon telle que le travail d’équipe  puisse continuer ; mais c’est la perception qu’en ont eu les  gens  qui  a été mauvaise. Ils pensaient,  en  effet,  que  j’avais  choisi Ousmane Tanor Dieng comme dauphin. Ce  n’était  pas  exact,  ce  que  je  voulais c’était simplement que le travail du Parti continue avec quelqu’un qui était à côté de moi, qui pouvait donc recueillir mes instructions  plus  facilement » témoigne Abdou Diouf dans la partie de ses Mémoires consacrée au défunt Ousmane Tanor Dieng.

La lettre d’Iba Der Thiam qui change tout…

« Mais comme on dit,  très  souvent les grandes choses ont de petites causes. Un jour, j’ai reçu une lettre d’Iba Der Thiam dont il avait donné d’ailleurs une copie à la presse, ce qu’il faisait très souvent puisque c’est des lettres ouvertes qu’il m’écrivait. Il me disait qu’il trouvait vraiment que ce n’était pas très démocratique que je tienne les réunions de mon Bureau  politique à l’Assemblée Nationale. Sur le coup, n’ayant pas beaucoup réfléchi, j’ai dit qu’il avait peutêtre raison, même si, après information, j’ai su qu’en France, où nous avons quand même  un  régime  démocratique,  les  réunions de Parti peuvent se tenir à l’Assemblée nationale dans les locaux réservés au groupe parlementaire du Parti. Donc, j’ai dit bon d’accord,

on fera nos réunions de Bureau politique désormais à la Maison du Parti.

«Quand la décision fut connue, je vis dans la presse l’article d’un journaliste disant : holà là ils nous font bien  du  tort  ;  vous  vous  rendez compte des difficultés de la circulation, si en plus, nous devons avoir le cortège présidentiel depuis le Palais jusqu’à la Maison du Parti tous les mercredis, on est fichu. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que je ne présiderai plus le Bureau politique,  parce  que je  crois en mon âme et conscience que le journaliste avait raison de dire que j’arrêterai toute la circulation pour une réunion de parti. Alors donc j’ai dit au Premier Secrétaire de présider désormais les réunions du Bureau politique et moi je me déplacerai uniquement pour les Conseils nationaux et peut-être pour les Comités centraux.  C’est comme cela que les choses se sont passées.

Evidemment, il y avait  aussi  d’autres  ambitions et c’est ce qui expliquera le départ de Djibo Ka plus tard. J’imagine que s’il  n’y  avait  pas  eu  cette  lettre d’Iba Der Thiam et si j’avais continué à présider le Bureau politique et à suivre la vie du Parti, peut-être que tout le monde serait resté. On ne peut pas refaire l’histoire. Cependant, à partir de ce moment, se sont posés les problèmes de dauphin,  avec  la  formation  de  clans pour  ou  contre  au  sein  du  Parti. Djibo  commençait  à  développer une hargne envers Ousmane Tanor Dieng. J’avais toujours confiance en lui, mais il était fâché qu’on ne lui demande pas de préparer les élections. Comme il était aux Affaires Etrangères, je  ne  pouvais  pas lui demander de continuer de s’occuper du Parti, il était occupé et trop mobile du fait de son poste de ministre des Affaires Etrangères, donc il fallait quelqu’un d’autre. Il lançait ainsi de petites phrases qu’on me rapportait. Par le biais des services de sécurité, ceux du ministère de l’Intérieur et de la Présidence de la République, j’entendais beaucoup de choses venant de lui. Ma conviction était que ce n’était pas Ousmane Tanor Dieng qui provoquait mais que c’était lui qui ne pouvait pas supporter qu’Ousmane Tanor Dieng soit à ce poste-là, à côté de moi et en quelque sorte soit en position de dauphin.

Pourtant, si j’ai proposé  de  rester  Président  du Parti  avec  un  Premier  Secrétaire Chargé de la gestion quotidienne du Parti, c’est parce que je pensais qu’il  était  plus  simple  que  cette gestion  quotidienne  soit  assurée par  quelqu’un  qui  soit  à  côté  de moi.  Evidemment  pour  Tanor, c’était bien sûr une position en or puisqu’il se retrouvait à la place de celui qui était le plus proche du Chef de  l’Etat  et  qui  en  même  temps, était le collaborateur  le plus proche du Chef du Parti. Quand on analyse çà  avec  le  recul,  c’est  vrai  qu’on peut se dire que c’est une double confiance  qui  conduit  tout  droit vers  ce  soit  disant  dauphin » conclut Abdou Diouf. Résumé par Abdou Karim DIARRA

 Souty Touré : «MES 60 ANS DE COMPAGNONNAGE AVEC TANOR»

https://www.seneplus.comL’As-Ancien ministre de la Décentralisation, Souty Touré a connu Ousmane Tanor Dieng au collège

Ancien ministre de la Décentralisation, Souty touré a connu Ousmane tanor Dieng au collège. Depuis lors, les deux hommes n’ont été séparés qu’avec la mort du président du haut conseil des collectivités territoriales. Dans cet entretien avec «L’As», l’ancien maire de tamba révèle les nombreuses facettes du défunt qu’il appelle l’enfant des campagnes, du peuple et de la république.

Quand avez-vous fait la connaissance de Ousmane tanor Dieng?

Nous nous sommes connus depuis maintenant 60 ans. Nous avions 12 ans et nous étions au collège technique de Saint-Louis, devenu le Lycée André Peytavin. Il venait de Nguéniène et moi de Bantantinty du Sénégal Oriental. Tanor est l’un des rares élèves Wolof qui approchaient le groupe «Naha-Naha» regroupant les élèves ressortissants du Sénégal oriental. Ce groupe ne comprenait pas le Wolof, c’est pourquoi on nous appelait ainsi. Donc, il était l’un des rares à nous fréquenter. Nous avons donc gardé cette camaraderie. Moi je suis sorti pour aller enseigner, lui a continué à l’Ecole Nationale des Travaux Publics. Mais auparavant, son stage de géomètre, il l’a fait à Tambacounda parce que mon frère y était le Chef de service du Cadastre. C’est lui qui a tracé le champ de Fillon-ville sur la route de Bidiankoto quand il effectuait son stage, vers 1970. Et c’est lui-même qui a demandé d’y aller. En tant que cadre supérieur, il a accepté d’aller dans cette région qui présente des difficultés du point de vue climatique et autres. Après cela, il est allé dans le Fouladou pour son stage de l’Enam.Àsa sortie, il était aux Affaires Etrangères. Le Président Senghor qui cherchait une belle plume s’est confié à son ministre d’Etat Assane Seck qui le lui a présenté. Quand Tanor est arrivé auprès de lui, il s’est trouvé que le Président Senghor connaissait son père Birame Dieng, et il lui a dit: «toi, tu es mon fils». Et il a remarqué dans les compétences de Tanor ce que le ministre d’Etat Assane Seck lui avait dit. Je crois que Tanor avait fait un texte concernant la reconnaissance du gouvernement d’Agostinho Neto en Angola. À l’époque, le gouvernement de Neto venait de prendre le pouvoir à Luanda (capitale d’Angola) avec le soutien des autorités Cubaines.

Le Président Senghor disait que ce n’était pas un gouvernement démocratiquement élu. Ousmane Tanor Dieng a fait un texte d’une richesse énorme. Il a écrit quelque chose comme : «Président Senghor, je ne suis pas d’accord. Agostinho Neto n’a pas une légitimité démocratique certes, mais il a une légitimité historique. Et cette légitimité historique gagnerait à être transformée en légitimité démocratique». Et quand le texte a été présenté à Senghor, il a approuvé ce qu’il a dit. Et il a gardé sur Tanor un œil. C’est quelqu’un de très rigoureux et de rationnel. Tanor, c’est l’enfant de Nguéniène attaché à son terroir de manière littérale. La dernière conversation qu’on a eue en mai dernier, il me disait : «moi, j’ai deux gros problèmes, ma façade maritime à Nguéniène qui commence à être agressée. Qu’est-ce qu’on peut faire ?» Je lui dis : «il faut prévoir dans ton Plan de Développement Local les projets de sauvegarde de la façade maritime, et également d’impulsion des projets de pêche».

Ensuite, il m’a dit : «mon second problème, c’est que la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs devient de plus en plus difficile. Le tracé des voies de passage pour le bétail ne règle plus le problème de manière efficace». Je lui ai proposé des solutions alternatives. Cela démontre le fait que l’homme est attaché à son terroir. Le fait d’avoir été ministre d’Etat, Premier secrétaire du Ps, de revenir à la commune de Nguéniène et de ne pas chercher à être maire de Mbour, cela veut dire qu’il est attaché à son terroir. est-ce que Ousmane tanor Dieng a toujours été taciturne ? Non, il n’a pas toujours été taciturne, parce qu’en 1960 ou 1961, Tanor était joyeux. On était dans les groupes avec le ping-pong, le jeu bowling, le basketball. À l’époque, on était à l’internat, on avait peu de fréquentation à Saint-Louis. Quand on sortait du collège, c’était pour aller chez l’économe du collège qui nous avait pris en estime. Et c’est l’économe qui était le père adoptif de Mame Filly, la 2ème épouse de Tanor. En ce sens que la mère de Mame Filly était mariée à l’économe du collège.

Celui-là nous amenait des moutons à l’internat pour dire : «vous faites la Tabaski ici, pour ceux qui veulent». Au collège, lorsque Tanor a appris le décès de sa mère, il était dans une immense tristesse qui ne l’a plus quitté. Il a perdu son rayonnement, son sourire. Il est devenu taciturne et réservé. Mais au départ, il avait la joie et la spontanéité de tous les adolescents de son âge. Tanor était aussi le fils du peuple. Il avait une sorte d’attachement pour le peuple des campagnes, pour les catégories et couches populaires qu’on trouve dans ces régions. Alors que nous étions écartés par les autres groupes de collégiens, qui nous appelaient les «Nahanaha», c’est-à-dire les moins raffinés, les moins civilisés, lui il a intégré notre groupe. Mama Katherine DIOUF

Après Tanor,pourquoi ne pas supprimer le Hcct ?

http://actunet.net/ Avec les turbulences budgétaires qui frappent sa gouvernance, Macky Sall devrait supprimer le Hcct ou, à tout le moins, penser à le rendre moins budgétivore. Ce qui ne serait point trahir la mémoire de celui pour qui cette institution purement consultative semblait avoir été fabriquée sur mesure.

Le décès d’Ousmane Tanor Dieng coïncide avec de grosses difficultés financières de l’État, contraignant le président de la République à dissoudre une quinzaine d’agences et à envisager la fermeture de consulats et autres bureaux économiques. Macky Sall devrait également songer à poser sur la table l’avenir du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Parce que, à bien y regarder, le Hcct n’est utile que pour les politiciens et ne rapporte rien aux populations. Une institution qui a été créée dans le but de donner à «un allié loyal et fidèle» des moyens d’intervention pour résister à l’ascension fulgurante d’un adversaire qui pouvait faire tomber tous les projets de sa réélection à l’eau. Maintenant que son vœu s’est réalisé et qu’il n’y a pratiquement plus d’enjeu étant donné qu’il en est à son dernier mandat, cette institution devient encombrante et grève le budget national.

De la même manière qu’il avait dissout en septembre 2012 un Sénat jugé inopportun et budgétivore pour soulager la souffrance des populations, le Président Sall doit aujourd’hui en faire de même avec le Hcct, car justement, la souffrance des Sénégalais s’est accrue avec la cherté de la vie et la hausse tous azimuts des prix des produits de consommation. En supprimant le Sénat, le Président Sall avait décidé de consacrer les 8 milliards de budget d’institution à la résorption des inondations, entre autres projets. «Le rêve de mon ambition pour le Sénégal demeure la satisfaction de chaque Sénégalais et de chaque Sénégalaise qui a droit à une vie décente», disait Macky Sall.

Aujourd’hui, le budget du Hcct qui était de 7,3 milliards en 2018 est fixé pour cette année 2019 à 8 milliards 640 millions Cfa, soit une hausse de 340 millions Cfa. Une manne financière assez importante qui pourrait être utilisée dans le secteur de la santé par exemple, où le projet de création d’un centre de traitement des grands brûlés tarde à voir le jour tout simplement, parce que l’État n’a pas encore trouvé les 3 milliards pour financer cette infrastructure. Une infrastructure combien importante pour les populations, car chaque année, on enregistre 20 mille cas de brûlés au Sénégal où les 2000 décèdent d’infection, faute de structure dédiée. Les insuffisants rénaux ont aussi besoin de machines de dialyse, qui actuellement sont en quantité insuffisante vu la demande qui est de loin supérieure à l’offre. On aurait pu multiplier les cas à l’infini pour démontrer que les ressources financières du Hcct pourraient bien être réinvesties dans des secteurs utiles aux populations.

Il est temps que les gouvernants tiennent compte des priorités de leurs mandants en prenant le soin d’investir l’argent public dans des domaines allant dans le sens d’améliorer leur vécu quotidien, et non pour la satisfaction de leur clientèle politique. Par El Hassane SALL

Frais médicaux de Tanor : Macky Sall réclame les factures

http://www.seneweb.com Au domicile d’Ousmane Tanor Dieng, à Fann Résidence, hier, jeudi, lors de la présentation des condoléances à la famille du défunt patron du Ps, le Président Macky Sall a fait un démenti et une offre de service.

Le démenti : il n’a pas pris en charge, comme rapporté dans les médias, les frais médicaux de Tanor Dieng, qui était hospitalisé en France avant son décès. Le ci-devant président du haut conseil des collectivités territoriales, avec sa famille, s’est entièrement pris en charge, selon Macky Sall.

Qui regrette : « Je sais qu’il n’est pas quelqu’un qui demande, mais il pouvait m’en parler afin que je lui apporte mon aide et mon soutien. »

Sans doute pour rattraper le coup- c’est l’offre de service-, le président de la République a demandé à pouvoir rembourser les dépenses de santé de son allié disparu.

« Maintenant je demande à sa famille de me remettre toutes les factures de l’hôpital où il était hospitalisé pour que je puisse tout rembourser », a lancé Macky Sall.

À souligner que la veille, à Nguéniène, après l’inhumation de Tanor Dieng, le chef de l’État a offert à la famille du défunt la somme de 30 millions de francs Cfa. Montant auquel le Président du Mali, IBK, présent à l’enterrement, a ajouté 20 millions.

Condoléances OTD : Son dernier message porté par El Hadj Mansour Mbaye

C’est un message de remerciements et de reconnaissance que le défunt SG du Ps a transmis à son fils Birame Dieng et exprimé par le président des communicateurs traditionnels El Hadj Mansour Mbaye. OTD a rendu hommage au chef de l’État et lui témoigne ses plus sincères remerciements. Le commis d’État a aussi salué le Parti Socialiste qu’il a dirigé jusqu’à son dernier souffle avant de lui recommander de poursuivre sa collaboration avec le Chef de l’État, Macky Sall. Le défunt président du Hcct a dans la foulée rendu grâce à ses épouses, ses enfants et à sa famille. Il les appelle surtout à s’unir dans un élan de solidarité et d’entraide confiera El Hadj Mansour Mbaye. OTD n’a pas omis de remercier ses proches, amis et sympathisants et tout le peuple sénégalais.

«Mon père était le meilleur»

IGFM – Pape Birane Dieng, fils aîné du défunt secrétaire Général du Parti Socialiste, a pris la parole hier au nom de la famille lors des obsèques de son père. Il a magnifié l’oeuvre de son père en tant que chef de famille, mais aussi en tant qu’homme de tous les jours. Il a profité de l’occasion pour rendre un hommage vibrant aux deux épouses de son père soudées et complices. Comme une prémonition, son père se sachant très malade, lui avait donné des directives, il en a rendu public certains. Pour finir, il a lu un poème émouvant dédié à son père et écrit par sa petite soeur.

DÉCÈS DE TANOR DIENG : KHALIFA SALL BIENTÔT LIBRE ?

http://www.emedia.sn Un internaute, selon le concept du ’’Jury du dimanche’’(JDD), demande si la libération de Khalifa Sall ne participerait pas à la préservation du legs senghorien aux socialistes après le décès d’Ousmane Tanor Dieng, le Secrétaire général du Parti socialiste (PS) ? La réponse de Serigne Mbaye Thiam, l’invité de Mamoudou Ibra Kane, ce 21 juillet, n’a pas tardé : « Tanor lui-même s’est exprimé sur la question, en disant qu’il souhaitait que Khalifa Sall soit libéré. Tous les militants et responsables socialistes souhaitent qu’il soit libéré, on n’a pas souhaité qu’il aille en prison. Parce que, nous avons partagé beaucoup de choses avec lui. C’est un camarade qui était là avec nous. »

Serigne Mbaye Thiam de poursuivre : « Le président (Macky Sall), lors de l’ouverture du dialogue, a indiqué qu’une fois que les procédures sont terminées, cette question sera examinée. Maintenant, ce sont des questions de discussions que Tanor lui-même, a eu avec le président de la République. (Mais), ce ne sont pas des questions qu’on va discuter sur la place publique. C’est des questions dans le cadre des rapports que nous avons avec le chef de l’Etat. Si nous avons des requêtes et des suggestions à lui faire, nous les lui faisons, de façon privée. »

Toutes les voies de recours nationales s’offrant à Khalifa Sall, condamné à cinq (5) ans de prison dans le cadre de l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar, étant épuisées, le secrétaire national chargé des élections au sein du PS souligne « qu’à partir de ce moment-là, il y a de bonnes perspectives qu’il puisse y avoir une grâce (présidentielle). Parce que, Karim Wade a été condamné, il a eu une grâce pour des montants beaucoup plus importants. Khalifa Sall était dans la coalition, il fait partie de ceux qui ont contribué à la victoire de 2012, je pense que compte tenu de la situation, les conditions sont réunies pour qu’il puisse (bénéficier) d’une grâce ».

Retrouvailles socialistes

Concernant les retrouvailles socialistes, il dit : « Tanor a été constant depuis le début. Après 2007, lors d’un Congrès, il a fait un discours très profond sur cette nécessité de retrouvailles. Parce qu’en 2007, on a eu beaucoup de socialistes qui ont quitté et ont été candidats aux législatives. C’est constant, ce qu’il a dit, c’est vrai, l’histoire du parti socialiste, c’est des fusions, des retrouvailles depuis le temps de Lamine Gueye et de Senghor, qui étaient en compétition, qui, ensuite, se sont retrouvés pour exercer les fonctions institutionnelles. Cet appel de Tanor s’adresse à nos camarades avec qui on s’est séparé récemment comme à nos camarades avec qui on s’est séparé après 2000, qui avaient rejoint d’autres formations ou qui avaient créé d’autres partis politiques. Mais, au-delà, aux Sénégalais, qui ont des sensibilités socialistes. Depuis deux (2) jours, beaucoup de responsables reçoivent des messages de Sénégalais qui ne faisaient pas de la politique, qui ont décidé de rejoindre le PS. On invite tout le monde à ces retrouvailles. Tanor l’a fait. Il a reçu Bamba Fall, il m’en a parlé. Il m’a dit les discussions qu’il a eues avec lui parce que c’est son devoir de (perpétuer) le legs qu’Abdou Diouf et Senghor ont laissé. C’est notre devoir aussi de le faire parce que les problèmes qu’on a eus avec ses camarades, ce ne sont pas des problèmes personnels (mais) d’orientations. »

Toutefois, pose-t-il : « On se retrouvera autour des orientations et de la ligne que la majorité des camarades dégagent, de la ligne (autour de laquelle) Tanor a appelée encore. Et le président l’a rappelé, en disant ’’qu’il ne regrette rien du compagnonnage qu’il a eu de 2012 à maintenant. Si c’était à refaire, il l’aurait fait’’. Et il nous instruits à nous inscrire dans cette dynamique de continuer à travailler pour le président pour son second mandat. Je pense que les camarades qui sont aussi restés voudront être fidèles à ces messages que Tanor a donnés. » DIÉ BA & PAPE DOUDOU DIALLO

SERIGNE MBAYE THIAM : «AMINATA MBENGUE NDIAYE SUCCÈDE À TANOR»

http://www.emedia.sn  « Il n’y a pas vacance du poste de Secrétaire général du Parti socialiste ». La précision est faite par Serigne Mbaye Thiam, le secrétaire national aux élections et membre du Secrétariat exécutif national du PS, abordant l’avenir dudit parti, dans le ’’Jury du dimanche’’, l’émission de Mamoudou Ibra Kane, ce 21 juillet. Il explique : « Parce que nous avons une organisation au niveau du Secrétariat exécutif national. Nous avons élu Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du parti. Il a proposé au comité central une structuration du Secrétariat général. Aminata Mbengue Ndiaye est première Secrétaire générale adjointe. C’est elle, aujourd’hui, qui exerce les fonctions de Secrétaire générale du parti. »

Il ajoute : « Elle n’est pas intérimaire, elle exerce la plénitude des fonctions de Secrétaire générale du parti. Les textes disent qu’elle supplée le Secrétaire général. » Rappeler que le défunt Sg exerçait un mandat de quatre (4) ans après le Congrès du parti en 2014. Mais, les renouvellements, qui ont démarré l’année dernière, n’ont pas pu se poursuivre du fait de la tenue de l’élection présidentielle du 24 février dernier. A la place, le Congrès extraordinaire d’investiture avait prorogé « démocratiquement » le mandat de l’ensemble des organes y compris celui du SG qui va expirer à l’organisation du prochain Congrès prévu après les opérations de renouvellements qui ont démarré. « Dans cette période-là, insiste Serigne Mbaye Thiam, aussi loyaux et fidèles à Ousmane Tanor Dieng, c’est de nous mettre derrière Aminata Mbengue Ndiaye, pour les tâches du parti et travailler avec elle. »

Ses deux (2) messages à ses camarades socialistes

Le dernier directeur de campagne du candidat de ’’Benno ak Tanor’’, lors de la présidentielle de 2012, remobilise les troupes après le décès de ce dernier : « J’ai deux messages, c’est avoir confiance en l’avenir et savoir que c’est à nous de bâtir cet avenir-là, ensemble collectivement en nous rassemblant. Le deuxième, c’est de leur dire, c’est s’unir ou périr. Je pense que nous trouverons les ressources nécessaires en nous pour nous unir. C’est ce qu’Ousmane Tanor Dieng essayait de faire pendant tout le temps qu’il était là, c’est notre responsabilité de le faire. Nous lui devons cela, de transcender nos egos personnels, de nous retrouver collectivement ensemble, de savoir que c’est ensemble que nous pouvons rassembler le (PS). Et c’est ensemble que nous devons nous ouvrir aux autres formations de gauche pour participer à la dynamique politique de notre pays et à la dynamique de construction de notre pays. » Dans ses messages, Serigne Mbaye Thiam n’exclut pas le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et le président du Grand parti (GP, opposition), Malick Gakou, d’anciens socialistes. DIÉ BA & PAPE DOUDOU DIALLO

PARTI SOCIALISTE : AMINATA MBENGUE NDIAYE SUCCÈDE À TANOR

NETTALI.COM – «Il n’y a pas vacance du poste de Secrétaire général du Parti socialiste». La précision est faite par Serigne Mbaye Thiam, le secrétaire national aux élections et membre du Secrétariat exécutif national du PS, invité du “Jury du dimanche’’, l’émission de Mamoudou Ibra Kane, ce 21 juillet. «Nous avons une organisation au niveau du Secrétariat exécutif national. Nous avons élu Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du parti. Il a proposé au comité central une structuration du Secrétariat général. Aminata Mbengue Ndiaye est première Secrétaire générale adjointe. C’est elle, aujourd’hui, qui exerce les fonctions de Secrétaire générale du parti», dit-il.

Serigne Mbaye Thiam précise :  «Elle n’est pas intérimaire, elle exerce la plénitude des fonctions de Secrétaire générale du parti. Les textes disent qu’elle supplée le Secrétaire général. » Rappelons que le défunt Sg exerçait un mandat de quatre (4) ans après le Congrès du parti en 2014. Mais, les renouvellements, qui ont démarré l’année dernière, n’ont pas pu se poursuivre du fait de la tenue de l’élection présidentielle du 24 février dernier. A la place, le Congrès extraordinaire d’investiture avait prorogé «démocratiquement» le mandat de l’ensemble des organes y compris celui du SG qui va expirer à l’organisation du prochain Congrès prévu après les opérations de renouvellements qui ont démarré.

«Dans cette période-là, insiste Serigne Mbaye Thiam, aussi loyaux et fidèles à Ousmane Tanor Dieng, c’est de nous mettre derrière Aminata Mbengue Ndiaye, pour les tâches du parti et travailler avec elle», fait-il remarquer.

Le dernier directeur de campagne du candidat de “Benno ak Tanor’’, lors de la présidentielle de 2012, remobilise les troupes après le décès de ce dernier : « J’ai deux messages, c’est avoir confiance en l’avenir et savoir que c’est à nous de bâtir cet avenir-là, ensemble collectivement en nous rassemblant. Le deuxième, c’est de leur dire que c’est s’unir ou périr. Je pense que nous trouverons les ressources nécessaires en nous pour nous unir. C’est ce qu’Ousmane Tanor Dieng essayait de faire pendant tout le temps qu’il était là, c’est notre responsabilité de le faire. Nous lui devons cela, de transcender nos egos personnels, de nous retrouver collectivement ensemble, de savoir que c’est ensemble que nous pouvons rassembler le (PS). Et c’est ensemble que nous devons nous ouvrir aux autres formations de gauche pour participer à la dynamique politique de notre pays et à la dynamique de construction de notre pays. »

Dans ses messages, Serigne Mbaye Thiam n’exclut pas le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et le président du Grand parti (GP, opposition), Malick Gakou, d’anciens socialistes.

« S’unir ou périr » : L’appel de Serigne Mbaye Thiam aux Socialistes

http://www.seneweb.com Serigne Mbaye Thiam a lancé un appel à ses camarades socialistes les invitant à « s’unir » pour ne pas « périr » à la suite de la disparition de leur secrétaire général national, Ousmane Tanor Dieng.
« J’ai deux messages : le premier c’est avoir confiance en l’avenir et savoir que c’est à nous de bâtir cet avenir-là, ensemble, collectivement, en nous rassemblant. Le deuxième, c’est de s’unir ou périr », a déclaré le ministre dans l’émission Jury du dimanche.
Le secrétaire général chargé des élections au Ps est convaincu qu’il faut transcender les égos personnels pour exaucer le vœu de Tanor. Il dit : « Je pense que nous trouverons les ressources nécessaires en nous pour nous unir. C’est ce qu’Ousmane Tanor Dieng essayait de faire pendant tout le temps qu’il était là, c’est notre responsabilité de le faire. Nous lui devons cela, de transcender nos egos personnels, de nous retrouver collectivement ensemble, de savoir que c’est ensemble que nous pouvons rassembler le parti. Et c’est ensemble que nous devons nous ouvrir aux autres formations de gauche pour participer à la dynamique politique de notre pays et à la dynamique de construction de notre pays. »
Le dernier directeur de campagne du candidat de ’’Benno ak Tanor’’, lors de la présidentielle de 2012, dit ne pas exclure, dans ses appels, les anciens socialistes Moustapha Niasse et Malick Gakou, respectivement, président de l’Alliance des forces du progrès (AFP) et président du Grand parti.

 SECRETARIAT GENERAL DU PS :Le tournant décisif de l’après-Tanor

http://www.enqueteplus.com/node L’inquiétude est tout à fait légitime. Qu’adviendra-t-il du Parti socialiste (Ps) après la disparition de son secrétaire général et ses 23 ans de règne ? Entre la nécessité de préserver cet héritage politique, les dissensions internes, et l’absence d’une figure consensuelle, le compagnonnage Bby, les ‘‘Verts’’ vivent un tournant décisif

La grogne, les frondes, les courants, les départs, et les purges au sein du Parti socialiste (Ps) ne sont pas inédits. Ils sont même intrinsèquement liés à l’histoire des ‘‘Verts’’. La crise de 1962 passée, Senghor était le seul à bord du navire socialiste. Le passage de témoin Senghor à Diouf a été relativement calme et la gestion de ce dernier assez homogène. Cependant le longiligne président procédera à des purges de la garde ‘‘senghorienne’’ en neutralisant les Alioune Badara Mbengue, Amadou Cissé Dia, Amadou Clédor Sall…, pour dérouler en toute tranquillité après le congrès de 1984. Sa gestion est relativement bien maitrisée, malgré les batailles de positionnement des fortes têtes.

Il a fallu attendre la décennie 1990 et le fameux congrès sans débat pour que la contestation émaille, par intervalles réguliers, ce qui allait devenir la longue gestion de 23 ans d’Ousmane Tanor Dieng. Entre passage par le haut de l’entonnoir, ce 30 mars 1996, où il a été nommé secrétaire général du parti réformant du coup les structures du Ps, jusqu’à son décès ce lundi 15 juillet 2019, le timonier du navire socialiste aura tenu ferme. Mais dans les galères, de vives contestations n’auront pas manqué avec des courants lancés par les barons qui l’ont précédé, ses contemporains, ainsi que la jeune garde qu’il a aidé à gravir les échelons du Ps.

Les expulsions, par vagues, des animateurs de différents courants de pensée dans le parti (Djibo Ka, Moustapha Niasse, Souty Touré, Robert Sagna, Mbaye Touré, Mamadou Diop…), l’éviction de Me Aminata Tall Sall, après le dernier congrès en juin 2014, les affrontements du 5 mars 2016 où le pire été évité, et l’expulsion de 64 membres du Ps en décembre 2018, ont été les principaux pics de tension qui ont élevé l’électrocardiogramme d’une gestion ‘‘tanorienne’’ qui se voulait plat. ‘‘A partir de 1996, il y a eu des difficultés liées à la légitimité du secrétaire général Tanor Dieng. Juste avant 2000, s’il avait toléré les courants à l’intérieur du parti comme cela s’est fait avec le Ps français, si cette crise des identités remarquables avait été surmontée, le Ps ne se serait pas affaibli à ce point. Mais il s’est appuyé sur les leviers du parti pour balayer les résistances’’, analyse l’enseignant-chercheur en sciences politiques à l’Université Gaston Berger de St. Louis, Moussa Diaw.

Les caciques contestés d’office

La règle est que les différents secrétaires généraux du Ps ont toujours triomphé des frondes. L’exception, en l’état actuel, est que le Ps n’a plus de secrétaire général.

La vacance actuelle du poste va-t-elle provoquer l’éclatement du parti qui se vante d’être le plus structuré du Sénégal ? 

Ou va-t-elle faire prendre conscience à l’establishment socialiste de la nécessité de se fédérer pour préserver l’héritage le plus convoité de l’espace politique sénégalais ? Les pronostics du professeur sont plutôt peu engageants, si les figures tutélaires ne se concertent pas pour surpasser les divergences et éviter les frustrations. Une situation qui pourrait même profiter à l’Alliance pour la république, maitre d’œuvre de la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby), qui tient les rênes du pays depuis 7 ans et pour les 5 autres à venir. ‘‘Pour l’instant, il va falloir trouver rapidement une solution pour le Ps.

Le danger qui le guette est le risque d’être absorbé par l’Alliance pour la république (Apr).

S’il ne trouve pas une solution consensuelle, comme une direction collégiale, en attendant d’organiser un congrès, ça va être de plus en plus compliqué. S’il se laisse tenter par le prolongement de l’aventure dans Bby, ce sera la dislocation et les militants vont aller dans tous les sens, captés pour l’essentiel par l’Apr et on risque de voir ce qui est arrivé au parti socialiste français actuel’’, croit savoir Moussa Diaw.

Le congrès ordinaire du Ps se tient, tous les quatre ans, mais un congrès extraordinaire peut avoir lieu sur décision du Comité central ou à la demande de la majorité (moitié plus une) des coordinations. Le dernier a lieu les 6 et 7 juin 2014.  En l’état actuel, les dignitaires et proches collaborateurs qui semblent les mieux placés dans l’ordre protocolaire sont contestés. Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye ne font déjà pas l’unanimité dans les rangs du parti, puisqu’à leur reconduction dans le gouvernement actuel, les fissures ouvertes se sont agrandies. Le Bureau politique élargi et un Secrétariat exécutif national du Ps se sont réunis, juste avant la formation du gouvernement actuel, en avril dernier. Aucune contestation apparente n’avait marqué les débats.

Mais à l’annonce de la nouvelle formation gouvernementale, les frustrations ont éclaté. Le porte-parole adjoint du Ps, maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam, a démissionné avec fracas rejoignant leur commensal dans la coalition Bby, l’Alliance pour la République (Apr). Concomitamment, le Front pour la vérité et la justice au Ps est créé à l’intérieur du Ps par Abdoulaye Gallo Diao et d’autres membres du Bureau politique et du Comité central en guise de protestation. Le secrétaire aux relations internationales du Ps, Gorgui Ciss, maire de Yène, s’y met également en exigeant une rotation, après 7 ans de présence des deux ministres dans le gouvernement précédent.

Une ‘implosion’ que le professeur Diaw attribue au poids électoral des deux figures tutélaires de l’après-Tanor. ‘‘Ses deux plus proches collaborateurs (Ndlr : Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam) n’ont pas cette envergure politique. Serigne Mbaye Thiam n’a pas le background politique qui lui permettrait de dépasser les contradictions internes. Quant à Aminata Mbengue Ndiaye, elle a perdu tous ses actifs politiques même au niveau local et n’a plus cette assise d’antan. Si elle quitte le gouvernement, elle risque d’être marginalisée’’, avance le professeur Diaw. D’ailleurs les positions, à l’interne, sont tranchées sur cette question. D’aucuns soutiennent que leur principal allié, le Président Macky Sall, a reconduit les deux socialistes dans le gouvernement sans concertation préalable avec Tanor, alors que d’autres soutiennent l’inverse.

Khalifa, retour du fils prodigue   

Vendredi dernier une réunion a été convoquée par le maire du Plateau à la maison du parti de Colobane sur les grandes lignes à adopter, en attendant le retour d’OTD. L’annonce de sa mort a surpris plusieurs hauts cadres socialistes, puisque certains étaient dans la conviction que leur secrétaire n’était pas malade à ce point. ‘‘Avant sa disparition, il y avait eu une tentative de rassemblement, car ayant perçu les frustrations internes et externes, suite à la non-participation à la Présidentielle de 2019. C’est une décision qui a été très loin de faire l’unanimité’’, avance l’enseignant-chercheur. Après l’investiture de Macky Sall, le 2 avril dernier, Ousmane Tanor Dieng appelait les socialistes de tous bords à se réunifier, car ‘‘l’histoire du parti est de scissions et de retrouvailles’’.

Le professeur d’université estime qu’il était un peu trop tôt pour expier le mal causé par la répression de la dernière dissidence au sein du Ps. ‘‘Le dernier appel n’a pas réussi, car le contexte n’était pas favorable. Il lui a été reproché son indifférence par rapport aux démêlés judiciaires de Khalifa Sall, Barthélémy Dias et même de Bamba Fall dont son cas en justice a directement à voir avec la vie du parti. S’il avait conditionné la poursuite de son compagnonnage avec Bby à la non-poursuite de Khalifa et autres, il y aurait eu réflexion, avant la poursuite de l’action judiciaire’’, estime Moussa Diaw.

Dans ce charivari politique, le maire révoqué de Dakar, Khalifa Sall, semble le profil le plus consensuel au Ps. Le professeur est d’avis que sa légitimité et son parcours chez les ‘‘verts’’ sont à son avantage pour tenir la barre socialiste, malgré les épreuves qu’il y a subies. Le parti n’est pas dans une posture enviable, mais a de beaux restes qu’il peut faire prévaloir. ‘‘L’avantage du Ps, c’est sa structuration et son maillage national où les leaders départementaux qui ne sont pas contestés restent très actifs, contrairement à d’autres partis qui n’ont pas fini leur formation’’, avance le professeur Diaw. Si l’étincelle qui pourrait illuminer la grandeur du Ps viendra de cet ‘‘excommunié’’, beaucoup de problèmes se posent.

‘‘Khalifa Sall pourrait être le sauveur du Ps, mais il faudra en finir avec Dame Justice. La procédure est épuisée. Maintenant, il ne reste que la grâce ou l’amnistie. C’est très hypothétique. Le cas échéant, rien ne dit qu’il va accepter de revenir dans le parti’’, explique l’enseignant-chercheur Pr Diaw. Khalifa Sall doit encore purger un peu plus de deux ans, après avoir été condamné à cinq ans de prison, dans l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar. Sera-t-il toujours autant intéressé par ce parti où il a été député en 1983, adjoint au maire de Dakar Mamadou Diop un an plus tard, ministre en 1993, maire de Grand-Yoff en 1996, et élu maire de Dakar en 2009 et 2014 ? Rien n’est moins sûr.

Depuis le prononcé de son exclusion du Ps, en décembre 2017, et de 64 dissidents, l’officialisation n’a pas été rendue publique par notification. Khalifa Sall lui-même et ses fidèles lieutenants ont un signé un communiqué utilisant l’appellation de ‘‘Parti socialiste des valeurs’’, histoire de toujours revendiquer une part de légitimité chez les ‘‘Verts’’. ‘‘Compte tenu de ses ambitions, s’il veut avoir une présence dans l’espace politique, il aura besoin de l’appareil du Ps, car ça lui sera indispensable pour conquérir le pouvoir. De toute façon, c’est lui qui pourra relancer le parti et lui permettre de survivre’’, estime Moussa Diaw.OUSMANE LAYE DIOP  

Succession De Tanor Au PS : Aminata MBENGUE NDIAYE Et Serigne Mbaye THIAM En Piste, Khalifa En Embuscade

http://www.walf-groupe.com Avec le rappel à Dieu du Secrétaire général du Ps, la bataille de succession va bientôt voir le jour. Ousmane Tanor Dieng avait appelé aux retrouvailles en faisant un clin d’oeil à Khalifa Sall et Cie. Un appel qui remet en selle l’ancien maire de Dakar pour prendre les rênes du Ps

Avec la disparition de leur Secrétaire général, c’est la patronne du mouvement des femmes du Ps Aminata Mbengue Ndiaye qui tient les cordes. Avant hier à la maison mortuaire à Fann, c’est la responsable des femmes du Ps et ministre de la Pêche qui a parlé au nom du Parti socialiste en sa qualité de Secrétaire générale adjointe, lorsque le chef de l’Etat est venu présenter ses condoléances au domicile de Ousmane Tanor Dieng, à Fann Résidence. Ce qui fait dire à beaucoup d’observateurs qu’elle est partie pour être un sérieux challenger à Serigne Mbaye Thiam, Khalifa Sall… S’il est vrai que le défunt Ousmane Tanor Dieng a joué sa partition pour la préservation du legs de Senghor, il convient de rappeler qu’il ne s’est pas trop impliqué quant à la relève. Pourtant la question de sa succession s’est toujours posée dans les instances du parti. On se rappelle les primaires soulevées en 2014 et pour lesquelles de nombreux socialistes dont Aïssata Tall Sall étaient d’accord. Il faut remettre dans le compteur les affrontements à la maison du parti, en janvier 2017, ayant entrainé l’arrestation du maire de la Médina Bamba Fall. Depuis lors, les relations se sont gâtées entre les socialistes désormais divisés en pro-Tanor et pro-Khalifa. Les «khalifistes» ont toujours voulu anticiper sur la succession de Ousmane Tanor Dieng. Ce qui va entrainer leur exclusion des instances du Parti.

En sus de ce problème, un vent de rébellion s’est dégagé au sein des souteneurs du Sg du Ps après la reconduite des ministres Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye dans le gouvernement. Cela a, notamment, conduit à la démission du porteparole adjoint, Moussa Bocar Thiam et les sorties on ne peut plus musclées de Abdoulaye Gallo Diao, membre du Bureau politique contre la gestion du parti par Ousmane Tanor Dieng. Comme un signe prémonitoire, Tanor avait appelé à des retrouvailles. C’était le samedi 16 mars 2019, lors de la dernière réunion du Bureau politique du Parti socialiste. A cette occasion, Ousmane Tanor Dieng avait lancé un appel aux retrouvailles de la famille socialiste, relayé par le porteparole du parti, Abdoulaye Wilane. Un appel qu’il avait réitéré, le 2 avril, lors de la prestation de serment du Président Macky Sall, nouvellement réélu pour un second mandat à la tête du Sénégal. «Le dialogue est entamé au Parti socialiste. Nous y invitons Khalifa Sall. Il n’y a pas d’exclusion. C’est un appel inclusif que je lance à l’ensemble des socialistes de coeur ou de raison. J’ai dit à mes camarades qu’il faut faire preuve de tolérance, de générosité», avait-il dit. Parlant de Khalifa Sall, il avait déclaré : «Je ne souhaite la prison à personne surtout à quelqu’un avec qui on a cheminé aussi longtemps. C’est le Président Abdou Diouf même qui me l’a confié. Donc, c’est avec déchirement que je le vis cette situation-là». Dans une analyse intitulée «Après le décès de Ousmane Tanor Dieng, quel ‘Khalifa’ pour prendre la relève au Ps ?» Ababacar Gaye qui porte son choix sur le maire révoqué de Dakar souligne: «Légitimement il l’est. Politiquement, il a les arguments. Socialement, il est plus coté que ses pairs. Sur toutes les échelles où il pourrait être amené à se mesurer avec ses éventuels rivaux, Khalifa Ababacar Sall part avantagé et de loin. Ce n’est pas pour rien s’il est favori. Son statut d’ancien ministre, ancien député et surtout de maire de Dakar plaident pour lui. Victime de son ambition pour le Ps, laquelle lui vaudra un emprisonnement depuis mars 2017, l’ancien secrétaire à la vie politique du parti a démontré à la face du monde que jamais il ne troquerait son socialisme contre aucune autre idéologie». Avant d’ajouter : «Khalifa est le digne héritier de Tanor et de Senghor à la tête du Ps, il y aura tout un problème pour qu’il prenne les rênes du parti. Faudrait-il d’abord qu’il veuille en être à la tête. La principale difficulté réside dans le fait que la partie acquise à Ousmane Tanor Dieng est en toute logique en opposition à Khalifa Sall et ses souteneurs qu’ils appelaient ‘les aventuriers’. Avec l’arrestation de l’ancien maire, beaucoup de tort a été causé au Ps tant pour ce qui concerne sa cohésion que sa massification. En l’état actuel des évènements, une seule chose est sûre : le décès d’Ousmane Tanor Dieng va plonger le Ps dans une aventure ambigüe !»

Cependant, la dernière sortie de Macky Sall lors de présentation de condoléances chez Tanor Dieng laisse croire que le jeu est déjà fait. En effet, le patron de l’Apr a laissé entendre qu’Ousmane Tanor Dieng lui avait déjà soufflé le nom de successeur avant sa mort. «De son lit d’hôpital, il m’envoyait des confidences sur sa formation politique. Tanor a bel et bien préparé succession et le moment venu, je vais le dévoiler», a dit le Président Sall, selon ses propos rapportés par L’Observateur. «Il faut maintenir la collaboration et bien garder le flambeau du Parti socialiste. Pour ce qui me concerne, je ne trahirai jamais notre alliance. Je vais respecter tous les engagements que j’ai pris», a-t-il ajouté.Magib GAYE

Wade envoie une forte délégation chez… Tanor

https://xibaaru.sn Me Abdoulaye Wade dépêche une importante délégation chez le Président O. Tanor Dieng à Dakar

Suite au rappel à Dieu de Monsieur Ousmane Tanor Dieng,  le Président Wade, Secrétaire Général du PDS et Karim Wade, candidat du parti, ont tenu, chacun, par communiqués de presse, à témoigner des qualités intrinsèques du défunt, comme le préconise notre religion mais surtout à présenter leurs condoléances les plus sincères à la famille biologique, et celle politique du Président du Haut Conseil des Colllectivités Locales. Le Président Wade a ensuite instruit son parti de se rendre auprès de la famille et a dépêché une forte délégation ce vendredi19 Juillet 2019 chez la famille du défunt à Dakar pour, une fois de plus, faire montre de compassion de la part de tous les militantes et militants du PDS, du Président Wade et de Karim Wade, à la famille éplorée.

Conduite par Assane Ba, désigné par le frère Secrétaire Général National, par le Président Doudou Wade, ainsi que par le Maire de Rufisque, Daouda Niang, la forte délégation était constituée de toutes les composantes du parti dont l’honorable Wore Sarr, Présidente des femmes, d’honorables députés, des anciens du parti et des cadres entre autres.

Le Président Doudou Wade y a exprimé fidèlement message du frère SGN devant Madame le ministre Aminata Mbengue Ndiaye désignée par la famille du défunt comme leur porte parole, devant les membres du bureau politique du Parti Socialiste et surtout devant la famille. Il a réitéré les témoignages que Me Wade et Karim Wade avaient rendus public dès les premières heures du deuil et lui a rendu un hommage appuyé. Il a également insisté sur la nécessité pour les sénégalais de comprendre que le parti socialiste, tout comme le Pds, sont des patrimoines communs à préserver pour la bonne marche de notre démocratie.

Très émue, Aminata Mbengue Ndiaye a, à son tour, exprimé ses vifs remerciements ainsi que ceux de la famille à l’endroit du Pds et de son Dirigeant pour leur compassion et leur solidarité lors de la  disparition du 1er Secrétaire Général du Parti Socialiste. Elle n’a pas manqué non plus de rappeler les liens séculaires unissant sa famille et celle de feu Mortollo Wade, père du Président Wade.

La rencontre a été clôturée par des prières pour le repos de l’âme du disparu.

Confidences – C’est grâce à Djibo que Tanor est entré à la… Présidence

https://xibaaru.sn Ce que beaucoup de Sénégalais ignorent, c’est que c’est grâce au défunt Djibo Ka que Abdou Diouf est entré en contact pour la première fois avec Ousmane Tanor Dieng. «  …Djibo  Kâ,  non  seulement  a  été  dans l’UPS,  donc  il  a  milité  bien  avant  Tanor Dieng, mais encore, il dit que c’est lui qui a recruté  ce  dernier.  C’était  à  l’époque  où j’étais Premier ministre et Djibo directeur de cabinet du Président Senghor. Un jour, j’ai reçu de lui un coup de téléphone et il m’a fait savoir que le cabinet avait besoin d’un deuxième conseiller diplomatique, et que le Président Senghor voudrait qu’on lui affecte un certain Tanor Dieng qui est aux Affaires  Etrangères. Djibo m’ayant fait savoir que c’est le Président Senghor qui a décidé,  immédiatement  j’ai  demandé  au ministre des Affaires Etrangères d’affecter Tanor Dieng à la  Présidence de la République. C’est ainsi que Tanor Dieng est arrivé  à  la  Présidence  de  la  République. Quand j’ai quitté la Primature, j’ai travaillé avec lui et je l’ai observé. Je ne peux vraiment que me féliciter de son travail. Il faisait toujours à temps le travail que je lui donnais. Je trouvais que c’était un garçon méthodique, sérieux, travailleur et cultivé. J’aime les collaborateurs qui font des discours aérés, avec des citations et c’est son cas.  Je l’ai aussi beaucoup apprécié pendant  la  campagne  difficile  de  1990. Presque tous les jours, il m’envoyait un mot d’encouragement, me donnant également des idées sur tel ou tel point. Vraiment, je trouvais que c’est un garçon  très bien et quand j’ai nommé Moustapha Ka qui était mon directeur de Cabinet, ministre de la Culture, Collin qui s’était très bien entendu avec Moustapha Ka était toujours Secrétaire  Général  de  la  Présidence  de  la République, mais j’ai constaté qu’il s’était très  bien  entendu  avec  Ousmane  Tanor Dieng qui l’avait remplacé » écrit le président Abdou Diouf.

J’AI PERDU UN FILS

https://www.seneplus.com-LeQuotidien-«Tanner est resté, jusqu’à sa mort, un homme loyal qui n’a jamais trahi de secrets d’Etat. C’est le Sénégal, l’Afrique tout entière, le monde entier, qui pleurent sa disparition.» C’est le témoignage fait hier par Abdou Diouf à l’endroit du défunt

Abdou Diouf s’est rendu hier au domicile du défunt Ousmane Tanor Dieng pour présenter ses condoléances. L’ancien président de la République a salué la mémoire d’un «homme d’Etat qui n’a jamais trahi de secrets d’Etat».

«Ousmane Tanor Dieng est resté, jusqu’à sa mort, un homme loyal qui n’a jamais trahi de secrets d’Etat. C’est le Sénégal, l’Afrique tout entière, le monde entier, qui pleurent sa disparition.» C’est le témoignage fait hier par Abdou Diouf à l’endroit du défunt secrétaire général du Parti socialiste (Ps). L’ancien président de la République a effectué le déplacement au domicile du disparu à Fann Résidence pour présenter ses condoléances. Il était en compagnie de son épouse Elisabeth Diouf.

Par la voix de El Hadji Mansour Mbaye, communicateur traditionnel, par ailleurs membre du Ps, l’ex-chef de l’Etat a déclaré s’être déplacé pour présenter les condoléances à la famille de son «fils et ami». Il a salué la mémoire d’un «homme d’Etat» qui lui a toujours apporté satisfaction pour toutes les missions qu’il lui confiait, notamment la gestion du parti qui lui a été légué.

Durant tout le temps passé ensemble, dit-il, jamais il n’a été un jour choqué à cause d’un quelconque comportement de Ousmane Tanor Dieng. Il a aussi confié qu’il a été «touché» lorsqu’il a appris la disparition de son ancien collaborateur avant de s’en remettre à la volonté divine. Avant de finir son discours, Abdou Diouf a remercié Macky Sall pour «l’assistance apportée à la famille du défunt pendant ces circonstances douloureuses».

La salle s’est révélée exiguë pour contenir tout le monde. La présidente des femmes du Ps a, au nom de toute la famille socialiste, salué le geste de Abdou Diouf qui, après avoir assisté à la levée du corps en France, est venu jusque chez le défunt. «Président, Tanor était quelqu’un de bien. Il n’a jamais renié vos enseignements. Il n’a non plus jamais renié ce que vous lui avez fait. C’est moi qui parlais avec lui. J’étais tellement proche de lui qu’il me considérait comme ses propres sœurs. Il n’a jamais cessé de vous remercier», a témoigné Aminata Mbengue Ndiaye.

Et de renchérir :«Président, vous avez mis dans la tête de Tanor ce qu’est un républicain, la démocratie, mais également le comportement que doit adopter un dirigeant. Tanor avait beaucoup de qualités humaines qui sont en vous. Tout le monde savait que Tanor était quelqu’un de courtois, de discret et de respectueux. Tout le Sénégal est d’accord que personne n’a vu Tanor proférer un mot déplacé à l’encontre de son semblable.» Mamdou Sakine

Aminata Mbengue Ndiaye:«Le congrès sans débat n’a jamais existé»

Revenant sur l’histoire du parti, Aminata Mbengue Ndiaye a déclaré que le «congrès sans débat, ça n’a jamais existé dans le Parti socialiste». Selon elleen 1996, ce sont les 46 coordinations du pays qui avaient choisi Tanor comme premier secrétaire du Parti socialiste. A l’époque, dit-elle, chaque coordination avait 200 membres.

Aujourd’hui, Ousmane Tanor Dieng est parti, mais Aminata Mbengue Ndiaye reste convaincue que son départ apportera du nouveau au sein de leur formation. Aux membres de la formation politique des «Verts de Colobane», elle a exhorté à s’inspirer de la collaboration qui existait entre Tanor et Diouf.

DÉCÈS DE OTD:LE HCCT OUVRE UN LIVRE D’OR

Dakar, 19 juil (APS) – Le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a annoncé l’ouverture d’un livre d’Or suite au décès de son président Ousmane Tanor Dieng.

’’Il est porté à l’attention de l’ensemble des Hauts Conseillers, des Sénégalais, des amis et sympathisants, l’ouverture d’un livre d’OR au siège du HCCT, au Point E, rue de Kaolack en face de la piscine Olympique’’, indique un communiqué reçu à l’APS.

Le registre est ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 17h, ajoute la même source.

Le président du HCTT, Ousmane Tanor Dieng, 72 ans, est décédé lundi en France des suites d’une maladie. Il a été inhumé mercredi dans son village de Nguéniène après un hommage national sous la direction du chef de l’Etat Macky Sall et en présence du président malien Ibrahim Boubacar Keïta.OID OID/AKS

Limousine présidentielle en feu : L’enquête a démarré

http://www.seneweb.com L’enquête sur l’incendie de la limousine présidentielle a débuté hier. Il s’agira de déterminer les causes de l’incident survenu lors des funérailles d’Ousmane Tanor Dieng à Nguéniène. La Mercedes MayBach carbonisée est actuellement garée au Bataillon du Train à Ouakam où toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans ce dossier se sont donné rendez-vous pour percer le mystère.

L’Observateur indique que le Secrétariat général du gouvernement, le commandement militaire, la Présidence et des techniciens  ont fait le déplacement pour une évaluation des dégâts subis par la limousine. L’atmosphère était tendue et les nerfs ont chauffé par moment avec des échanges houleux.

La responsabilité de la  société belge Carat Duchatelet, qui a aménagé et blindé le véhicule en question, et les proches collaborateurs du Président Sall est engagée, indique le journal. Qui renseigne que la séance a été bouclée par des prises de vue et de notes. Une nouvelle rencontre est prévue aujourd’hui samedi.

Mercedes présidentielle : « le véhicule est irrécupérable » (Expert)

 https://www.leral.net Ancien responsable adjoint du parc automobile de la présidence de la République et expert en transport et sécurité routière, Ibrahima Ndongo est formel: « la voiture présidentielle est irrécupérable ».

« Apparemment, l’huile avait atteint la température d’auto-inflation. Donc, l’huile chaude s’est échappée et a touché le pot d’échappement. Le véhicule est maintenant irrécupérable. Parce qu’au lieu d’utiliser des extincteurs à poudre pour éteindre le feu, les secouristes ont utilisé des jets d’eau. Ce qui n’est pas approprié pour un équipement électronique », a, en effet, déclaré l’expert à L’Observateur.

Limousine présidentielle en feu :  » la Mercedes Maybach S 600 n’était pas destinée à rouler au Sénégal » (expert)

 https://www.leral.net L’on n’a pas fini d’épiloguer sur l’accident de la limousine présidentielle, qui a pris feu, mercredi dernier, à Nguéniène. Alors qu’une enquête a déjà été ouverte sur l’affaire, des experts se prononcent sur ce qui a pu causer cet accident.

« Je doute que c’est l’Etat du Sénégal qui a acheté ce véhicule-là à Mercedes et livré au Sénégal par la Sénégalaise de l’automobile », a-t-il, en effet, déclaré dans L’Observateur.

« Pendant le sommet de l’OCI, le Sénégal avait commandé 59 voitures, qui n’ont jamais eu ce problème, avec un carter cassé. Parce que leur plaque était en tôle de protection et non en batterie », a-t-il poursuivi, soulignant qu’ « il y a beaucoup de zones d’ombre dans cette affaire ».

Par ailleurs, soutient l’expert, « cette Mercedes Maybach S600 en question n’est pas adaptée pour les pays du Sud. Les véhicules n’ont pas la même destination. Il y a des voitures destinées à l’Europe, à l’Afrique, entre autres. Mais ce véhicule présidentiel n’était pas destiné à rouler au Sénégal. Sinon le carter ne pouvait pas se casser sous l’effet d’un léger choc sur un dos d’âne. Tous les véhicules de Mercedes livrés au Sénégal, sont équipés de protection ».

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