Rp du Jeudi 18 Juillet 2019

Rp du Jeudi 18 Juillet 2019
Rp du Jeudi 18 Juillet 2019

POUVONS-NOUS FAIRE CONFIANCE À UNE DIASPORA SANS CONSCIENCE HISTORIQUE? PAR ACHILLE MBEMBE

Le terme « diaspora africaine » en France est un signifiant tout à fait vide – Il n’y a pas de ‘diaspora’ la où l’on ne sait pas faire corps, la où une meute d’individus atomisés ne songent qu’à leur carrière

L’autre jour, pendant que l’Elysée d’Emmanuel Macron se confectionnait une diaspora africaine à son image, quelques centaines de migrants – pour l’essentiel des Nègres – subissaient, au Panthéon, la brutalité des forces de police (tabassages en règle, gaz lacrymogènes, violences corporelles en tous genres).

Au sujet de ces deux scenes en apparence antithétiques (mais en réalite deux noeuds d’une même trame), nous avons publié sur cette page un billet sec, sans concession.

Le billet mettait le doigt sur la sorte de néo-machiavellisme qui caractérise la politique macronienne en Afrique, alors que du Cap à Alger, parmi les nouvelles générations, le mot d’ordre est la « décolonisation »… Il dénonçait le double langage par lequel on veut faire croire que le passé a été soldé alors que les termes du différend n’ont fait l’objet d’aucun regard introspectif.

Le billet en question a fait l’objet de tres nombreux commentaires (y compris dans certains milieux officiels) et a été très largement diffusé et traduit en d’autres langues, ce pourquoi nous vous remercions.

Il a aussi donné lieu à quelques critiques – pour la plupart hors-sujet – et des demandes de clarifications qu’il convient, en l’occasion, d’apporter.

Au-dela de la brutalisation des corps nègres (une technique historique de racisation tout a fait typique du régime colonial et du régime de la plantation), l’on mettait radicalement en cause l’instrumentalisation, par le gouvernement de M. Macron, de ce qui dans le discours officiel francais tient lieu de « diaspora africaine ».

En l’espèce, où sont les Africains du Maghreb ?

Une communauté diasporique consciente d’elle-même n’est jamais le produit d’un Etat ou d’un gouvernement. Elle est toujours le produit des luttes menées historiquement par ces peuples dispersés, soit pour leur reconnaissance en tant que membres à part entière de leur pays d’accueil, soit en vue d’infléchir la nature des rapports entre ce pays d’accueil et les pays ou continent d’origine.

Ce n’est pas le rôle de l’Etat d’inventer la diaspora. Celle-ci s’invente elle-même par la lutte et se dote elle-même de son projet et de ses institutions.

Elle produit sa propre expertise, se met en scène elle-même a travers des événements qu’elle organise de facon autonome. Elle n’est pas l’appendice informel de la politique étrangère d’une puissance qui, pour nous autres Africains, est une puissance étrangère, c’est-a-dire soucieuse de ses intérêts d’abord, et toujours en quête des moyens les plus cyniques pour nous spolier.

Pour le moment et compris dans ce sens, le terme « diaspora africaine » en France est un signifiant tout à fait vide.

Il n’y a pas de ‘diaspora’ la où l’on ne sait pas faire corps, la où une meute d’individus atomisés ne songent qu’à leur carrière lorsqu’ils ne passent pas leur temps à courir chacun.e derrière le coche, sans but autre que la jouissance personnelle.

Viendrait-elle à se constituer de manière autonome, une telle diaspora manquera de légitimite aux yeux des Africains si sa fonction premère est de servir de masque à la reproduction de cet interminable scandale qu’est la relation entre la France et l’Afrique.

Elle n’aura de légitimite à nos yeux que si elle joue, dans ce pays qu’elle a choisi, une fonction tribunitienne.

Car, qu’est-ce que c’est que cette « diaspora » qui, dépourvue de conscience historique, se contente de courir après des prébendes, se prêtant dès lors et si facilement à la subornation ?

Qu’est-ce que c’est que cette « diaspora » que des experts en com ‘manufacturent’ au pied levé, à la manière d’un racolage ?

Qui répresente-t-elle ?

Qui l’a mandaté ?

Au nom de qui s’exprime-t-elle ? A qui rend-elle compte ?

A l’Afrique ou à la France ?

Ces questions sont loin d’être futiles à l’heure ou le paternalisme colonial tente de se revêtir de faux atours afin de payer au prix faible le coût exorbitant de ses forfaits (le Franc CFA, la Francophonie, les innombrables bases militaires, le soutien à des regimes corrompus, les capitations, l’augmentation discriminatoire des frais des étudiants africains dans les universités, la brutalisation des migrants et, pour couronner le tout, de graves soupçons de complicité dans le génocide des Tutsi au Rwanda).

Beaucoup d’entre nous ont librement choisi de vivre et de travailler en Afrique.

Convaincus (comme ne cesse de le répéter le president du Ghana) que le destin de l’Afrique est entre nos mains, nous nous efforcons patiemment, à travers des institutions, réseaux et plateformes de tous genres, de construire quelque chose ici, qui réponde en priorite aux intérêts de nos peuples.

Après tout ce que nous avons déjà donné, ou qui nous a été pris, va-t-on, à partir de maintenant, nous demander au nom du ‘partenariat’ (!) d’embrasser une pseudo-diaspora sans conscience d’elle-même, une « diaspora-selfie » dont la fonction est de servir de « supplétif » aux intérêts francais en Afrique – et donc une diaspora aux antipodes de ce pourquoi ceux qui nous ont précédé se sont battus, à savoir l’autodétermination de notre continent ?

L’heure est venue de poser ces questions et de les débattre en public.

LE TEMPS NOUS DIRA SI LA MONNAIE COMMUNE EN AFRIQUE DE L’OUEST EST UNE CHIMÈRE PAR CARLOS LOPES

Le Monde Afrique-https://www.seneplus.com -Dans la théorie économique, les unions monétaires sont l’avant-dernière étape d’une intégration économique complète. Celle-ci devrait être précédée de l’établissement d’une zone commerciale préférentielle, d’une zone de libre-échange, d’un marché unique

La première proposition de création d’une monnaie européenne commune date de 1969. Il a fallu plus de trente ans de délibérations, dont le traité de Maastricht de 1992, pour aboutir à une monnaie – encore virtuelle – en 1999. A l’époque, l’objectif était de pouvoir opérer des transferts, d’émettre des chèques et surtout d’adopter une série de politiques macro-économiques convergentes, en vue d’émettre une devise, avec billets et pièces. Ce qui est finalement intervenu début 2002 avec l’euro. Ce long et laborieux processus n’a pas empêché la zone euro de connaître des problèmes majeurs, exposés par la crise financière mondiale de 2008- 2009 et les répliques qui ont suivi. Il est important de rappeler l’histoire de l’euro, après l’annonce spectaculaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur l’établissement d’une monnaie commune pour les quinze Etats membres de cette sous-région de l’Afrique, baptisée l’éco.

Cibler un seuil minimal de convergence

L’Afrique a une histoire riche et ancienne en matière de monnaies communes. Cela inclut des expériences qui se sont terminées depuis (comme par exemple en Afrique orientale) et d’autres qui sont l’objet de controverses politiques telles que les deux zones du franc CFA ou l’aire monétaire du rand en Afrique australe. On pourrait donc imaginer que beaucoup de leçons ont été apprises sur le continent, dans ce domaine. A l’instar de l’euro, l’éco suit un scénario connu, consistant à cibler un seuil minimal de convergence avant de lancer la mise en œuvre progressive d’une zone monétaire. Dans le cas de l’éco, les critères clés sont des réserves de changes couvrant trois mois d’importations, une inflation inférieure à 10 % (à réduire rapidement à moins de 5 %), un déficit budgétaire inférieur à 3 %, et des politiques de financement du déficit budgétaire par les Banques centrales ne dépassant pas 10 % des recettes fiscales de l’année précédente. Enfin, le niveau d’endettement ne doit pas excéder 70 % du produit intérieur brut (PIB). Il y a trois difficultés avec ces critères. Tout d’abord, aucun des adhérents actuels n’est près de les respecter. Deuxièmement, les délais pour atteindre les objectifs sont irréalistes. Troisièmement, même s’ils étaient remplis, ces critères ne sont pas les mêmes que ceux préconisés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe les huit Etats de cette zone du franc CFA. Ils diffèrent aussi d’autres obligations auxquelles sont soumis certains Etats membres, dans le cadre de plans du Fonds monétaire international (FMI) par exemple. Il est donc nécessaire de comprendre le sens de cette précipitation. Est-il politique ou économique ? Est-il question de symbole ou de substance ?

Apparences trompeuses

Dans la théorie économique, les unions monétaires sont l’avant-dernière étape d’une intégration économique complète. Celle-ci devrait être précédée de l’établissement d’une zone commerciale préférentielle, d’une zone de libre-échange, d’une union douanière, d’un marché unique et d’une union économique. On peut se demander si les Etats membres de la Cédéao ont pleinement mis en œuvre ces préalables, qui justifieraient le saut actuel. Si l’on tient compte du fait que le Nigeria est l’un des plus réticents, il y a aussi lieu de s’interroger. Le poids de ce pays est massif au sein de la communauté. Il représente les deux tiers du PIB total de la Cédéao, 77 % des exportations et 41 % des importations. La monnaie nigériane, le naira, est fortement tributaire de la manière dont l’Etat fédéral génère ses revenus, principalement à partir des exportations de pétrole. Très dépendant des cours des hydrocarbures, il souffre de la volatilité extrême des prix. En termes simples, le Nigeria dispose d’une flexibilité limitée pour mener une politique monétaire indépendante. Sa frilosité vis-àvis de l’éco se justifie par ces restrictions. Le Nigeria doit protéger son économie.

Qu’en est-il des autres ? Plus petits, les pays membres de l’UEMOA obtiennent des résultats supérieurs à ceux du Nigeria dans les différentes catégories d’intégration telles que les infrastructures régionales, le commerce, l’intégration productive, l’intégration financière et macroéconomique ou la libre circulation des personnes. En la matière, la Côte d’Ivoire et le Togo sont les champions absolus dans la sous-région. On pourrait donc soutenir que leur appartenance à une union monétaire déjà existante, celle du franc CFA, a permis de les rapprocher. Mais les apparences sont trompeuses. Leur performance est inférieure à celle des membres de la Communauté d’Afrique de l’Est, qui ne possèdent pas et ne souhaitent pas d’union monétaire, préférant plutôt la convergence dans d’autres domaines d’intégration.

Cocher les cases

Le franc CFA est d’ailleurs le sujet de polémiques récurrentes. Et si la Côte d’Ivoire a été l’un des plus fervents défenseurs des accords en vigueur dans l’UEMOA, le pays a également émergé, récemment, comme l’un des plus enthousiastes promoteurs de l’éco. C’est intéressant politiquement. Cela pourrait indiquer que l’éco est perçu comme un vecteur essentiel d’une intégration plus poussée au sein de la région, prévoyant l’abandon du franc CFA, au profit de relations économiques plus étroites avec l’Afrique de l’Ouest non francophone. Ou cela peut signifier que, si l’éco est un rêve lointain, il serait politiquement utile de le défendre. Avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le débat revêt encore une autre dimension.

Le récent sommet extraordinaire de l’Union africaine, tenu à Niamey les 7 et 8 juillet, a vu quatre acteurs de l’Afrique de l’Ouest voler la vedette : le Nigeria et le Bénin adhérant en dernier à la zone de libre-échange, le Niger accueillant le sommet et confirmant son rôle de champion des négociations, et le Ghana, qui a vu sa capitale choisie comme lieu du futur secrétariat de la zone.

Ainsi, l’Afrique de l’Ouest est déjà bien occupée à promouvoir le commerce au niveau de tout le continent. Y a-t-il des énergies supplémentaires pour d’autres chantiers ? Il est utile de savoir que le dossier d’une monnaie commune dans la région a été plus d’une fois remis à plus tard, faute d’un début de convergence entre les différents Etats membres. Le document de référence actuel pour la Cédéao, « Vision 2020 », a besoin que des cases soient cochées avant que soit conçue une nouvelle « vision ». La monnaie commune était l’objectif le plus difficile à atteindre à l’horizon 2020. Assurément, l’annonce d’un nom et d’un réengagement au plus haut niveau a plu à beaucoup. Mais est ce une chimère ? Le temps nous le dira.

Carlos Lopes est professeur à l’Université du Cap et à Sciences Po. Il a présidé la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

Consommation : Les prix ont baissé de 0,6% au 1er trimestre 2019 selon l’Ansd

https://www.lejecos.com Au premier trimestre 2019, les prix à la consommation et ceux de la production industrielle ont baissé respectivement de 0,6% et de 1,7% en variation trimestrielle. C’est ce que renseigne la « Note sur les évolutions économiques récentes » (Neer), une publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

Selon le document, les prix de production des services de transport et d’entreposage, spécialisés, scientifiques et techniques ont connu des hausses respectives de 0,1% et de 0,2%. En outre, il est noté une augmentation des prix de production des services d’hébergement et de restauration (+0,4%) et de soutien et de bureau (+0,1%) et une stabilité des prix de production des services immobiliers. S’agissant des échanges extérieurs, il est observé une baisse des prix à l’exportation (-0,6%) et à l’importation (-0,7%). Le coût de la construction a enregistré une hausse de 0,3% sur la période sous revue.

Par ailleurs, l’Ansd souligne que ce repli de l’indice global fait suite à celui des prix des produits locaux face à la hausse modérée de ceux des produits importés. En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,5%, en rapport avec la flambée des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants », des services de « loisirs et culture » et de « l’enseignement ».

L’Ansd précise ajoute que les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » se sont repliés de 1,8% au premier trimestre 2019. Cette baisse est expliquée par celle des prix des produits frais, tels que les légumes frais en fruits ou en racine (-20,5%) et les légumes frais en feuilles (-27,1%).Adou FAYE

Hausse des importations en mai 2019

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), les importations de biens sont passées de 322,2 milliards au mois de avril 2019 à 419,5 milliards au mois de mai 2019, soit une hausse de 30,2% (+97,3 milliards).

Cette progression traduit la progression de la valeur des achats de produits pétroliers (+49,2 milliards), de « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » (+11,0 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (+9,5 milliards) et de produits pharmaceutiques (+3,5 milliards).

A l’inverse, un recul des importations de produits alimentaires est noté, imputable au riz (-5,6 milliards), aux fruits et légumes comestibles (-1,5 milliard), aux « huiles et graisses animales et végétales » (-0,8 milliard) et au maïs (-0,2 milliard). Concernant la progression des importations de produits pétroliers, elle est, à la fois, attribuable aux huiles brutes de pétrole (+38,3 milliards) et aux produits pétroliers raffinés (+10,9 milliards).

En glissement annuel, les importations de biens se sont accrues de 19,6% (+68,8 milliards) en mai 2019, en liaison avec, notamment, les produits pétroliers (+35,0 milliards), les « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » (+10,5 milliard), les « machines, appareils et moteurs » (+3,7 milliards) et les produits pharmaceutiques (+3,3 milliards).

Concernant les importations de produits pétroliers, leur renforcement est dû aux huiles brutes de pétrole (+21,7 milliards) et aux produits pétroliers raffinés (+13,3 milliards). En revanche, les importations de produits alimentaires ont enregistré une baisse de 3,8 milliards, en rapport avec le riz (-3,6 milliards). Sur les cinq (05) premiers mois de l’année 2019, les importations de biens se sont consolidées de 144,3 milliards en glissement annuel, passant de 1 562,7 milliards à 1 707,1 milliards.

Cette orientation est liée aux produits pétroliers (+47,6 milliards), aux « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+22,5 milliards), aux « machines, appareils et moteurs » (+21,3 milliards), aux produits pharmaceutiques (+7,6 milliards) et aux produits alimentaires (+1,8 milliard).

En provenance des pays de l’UEMOA, les importations de biens du Sénégal sont évaluées à 5,8 milliards au mois de mai 2019 contre 8,5 milliards le mois précédent, soit une baisse de 2,8 milliards. Elles ont représenté 1,4% de la valeur totale des importations de biens au mois de mai 2019 contre 2,6% le mois précédent.

La Côte d’Ivoire reste le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 82,4% en mai 2019 contre 69,4% au mois d’avril 2019. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les «fruits et légumes comestibles», les «huiles, graisses animales et végétales» et les « bois et ouvrages en bois » avec des parts respectives de 21,9%, 17,0% et 10,4%.Pathé TOURE

Augmentation des exportations en mai 2019

https://www.lejecos.com Selon la Direction de prévision et des études économiques(Dpee), les exportations de biens sont évaluées à 191,3 milliards au mois de mai 2019 contre 157,9 milliards le mois précédent, soit une hausse de 21,2% (+33,5 milliards).

Cette situation reflète la progression des ventes à l’étranger de produits pétroliers (+9,6 milliards), d’or non monétaire (+8,1 milliards), d’«engrais minéraux et chimiques» (+7,3 milliards), de produits alimentaires (+1,3 milliard), de titane (+1,2 milliard) et, dans une moindre mesure, de ciment (+0,6 milliard).

En revanche, les exportations d’acide phosphorique et de zircon se sont respectivement repliées de 3,5 milliards et de 1,0 milliard sur la période. S’agissant des produits alimentaires, une progression des exportations de produits halieutiques (+12,1 milliards) est notée, contrebalancée par une contraction des ventes de produits arachidiers (-11,2 milliards).

Comparativement au mois de mai 2018, les exportations de biens ont progressé de 17,1% (+28,0 milliards) en mai 2019, du fait, notamment, des produits alimentaires (+23,3 milliards), des engrais chimiques et minéraux (+7,0 milliards) et du titane (+3,1 milliards).

La hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement due aux produits arachidiers (+12,2 milliards) et halieutiques (+9,8 milliards) ainsi qu’aux « préparations de soupes, potages et bouillons» (+1,2 milliard). Par ailleurs, les exportations d’acide phosphorique (-6,3 milliards), de produits pétroliers (-3,4 milliards), de zircon (-2,6 milliards), de ciment (-1,4 milliard) et d’or brut (-0,6 milliard) ont reculé sur la période.

Sur les cinq (05) premiers mois de l’année 2019, les exportations de biens se sont confortées de 79,5% (+400,6 milliards), comparativement à la même période en 2018. Cette situation reflète l’accroissement des ventes à l’étranger de produits alimentaires (+140,5 milliards), d’or brut (+75,9 milliards), d’acide phosphorique (+59,1 milliards), de produits pétroliers (+29,6 milliards), d’« engrais minéraux et chimiques» (+16,8 milliards), de titane (+14,7 milliards) et de zircon (+11,7 milliards). Par contre, les exportations de ciment se sont inscrites en baisse de 60 millions.

Vers les pays de l’UEMOA, les exportations du Sénégal sont estimées à 42,8 milliards au mois de mai 2019 contre 30,0 milliards le mois précédent, soit une hausse de 42,8% (+12,8 milliards). Elles ont représenté 22,4% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de mai 2019 contre 19,0% un mois auparavant.

La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 41,2% à 54,9% sur la période, soit un gain de 13,7 points de pourcentage. Au mois de mai 2019, les « engrais minéraux et chimiques » et le ciment sont les principaux produits exportés vers le Mali avec des parts respectives 34,1% et 19,4%.Pathé TOURE

Dégradation du déficit commercial en mai 2019

https://www.lejecos.com Au mois de mai 2019, les échanges extérieurs du Sénégal font ressortir un solde déficitaire de 177,8 milliards, soit une dégradation de 52,1 milliards par rapport au mois d’avril 2019.

Cette situation traduit une hausse des exportations (+33,5 milliards) moins importante que celle des importations de biens (+97,3 milliards). Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 49,0% au mois d’avril 2019 à 45,6% en mai 2019.

Selon la Dpee, les importations de biens sont passées de 322,2 milliards au mois de avril 2019 à 419,5 milliards au mois de mai 2019, soit une hausse de 30,2% (+97,3 milliards).

Cette progression traduit la progression de la valeur des achats de produits pétroliers (+49,2 milliards), de « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » (+11,0 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (+9,5 milliards) et de produits pharmaceutiques (+3,5 milliards).

De même, les exportations de biens sont évaluées à 191,3 milliards au mois de mai 2019 contre 157,9 milliards le mois précédent, soit une hausse de 21,2% (+33,5 milliards).

Cette situation reflète la progression des ventes à l’étranger de produits pétroliers (+9,6 milliards), d’or non monétaire (+8,1 milliards), d’«engrais minéraux et chimiques» (+7,3 milliards), de produits alimentaires (+1,3 milliard), de titane (+1,2 milliard) et, dans une moindre mesure, de ciment (+0,6 milliard).Pathé TOURE

Amélioration du climat des affaires en mai

https://www.lejecos.com Le climat des affaires s’est amélioré en mai 2019, en variation mensuelle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a progressé de 0,7 point tout en restant en-dessous de sa moyenne de long terme.

Cette situation reflète l’orientation favorable de l’opinion des industriels et des prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires s’est bonifié de 2,0 points, en mai 2019.

Dans l’industrie, la concurrence supposée déloyale (41%), les difficultés de recouvrement des créances (29%), l’approvisionnement difficile en matières premières (26%) et l’insuffisance de la demande (24%) sont majoritairement ressorties comme entraves à l’activité. Néanmoins, le climat des affaires s’est bien orienté (+1,9 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sur fond, notamment, d’opinions favorables des enquêtés sur la production et les perspectives d’emploi. Toutefois, les industriels sont plus nombreux qu’en avril à déclarer un niveau significatif de stocks de produits finis, en rapport avec une contraction de la demande.

Dans le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes majoritairement citées par les entrepreneurs interrogés sont relatives aux difficultés de recouvrement des créances (100%), à la fiscalité (43%), à l’accès au foncier (29%), à la concurrence jugée déloyale (29%) et à l’accès difficile au crédit (29%). Par ailleurs, le climat conjoncturel s’est dégradé (-4,1 points) dans le sous-secteur, entre avril et mai 2019, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à l’activité, à l’emploi et aux perspectives de commandes privées.

Au niveau des services, les prestataires interrogés ont majoritairement évoqué, en mai 2019, les difficultés de recouvrement des créances (67%), la concurrence jugée déloyale (40%), la corruption et la fraude (27%), la fiscalité (27%) et l’insuffisance de la demande (27%) comme entraves au développement de l’activité. Néanmoins, le climat des affaires s’est amélioré (0,9 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. En effet, les soldes d’opinion relatifs aux commandes, aux tarifs pratiqués et aux perspectives de tarifs se sont, particulièrement, bien orientés.

S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (70%), la concurrence jugée déloyale (40%), les difficultés d’approvisionnement (20%), la fiscalité (20%) et l’accès difficile au crédit (20%) ont, selon les interviewés, constitué les principales contraintes à l’activité, durant le mois de mai 2019. Le climat des affaires s’est, en outre, dégradé (-0,7 point) en rythme mensuel, en rapport avec les orientations particulièrement défavorables des soldes d’opinion relatifs aux niveaux et perspectives de stocks de produits finis.Pathé TOURE

Industries alimentaires :La production a chuté de 9,6%

http://www.rewmi.com L’activité industrielle est marquée, au mois de mai 2019, par un regain de 4,8% de la production, mais  cette hausse a été amoindrie par une baisse de l’activité de production des industries alimentaires. En effet, la production des industries alimentaires a chuté de 9,6% en variation mensuelle, d’après l’Indice Harmonisé de la Production Industrielle (IHPI) de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD). Cette baisse est relativement imputable à une contre-performance notée dans les activités de transformation et conservation de fruits et légumes, de fabrication de corps gras, de transformation et conservation de poissons, crustacées et mollusques, fabrication de sucre et de produits à base de tabac. Ce repli est, toutefois, jugulé par un accroissement de l’activité de fabrication de produits alimentaires à base de céréales, de condiments et assaisonnements et du travail de grains, fabrication d’aliments pour animaux. Par rapport à mai 2018, l’activité de production des industries alimentaires s’est bonifiée de 4,5%. La production totale durant les cinq premiers mois de 2019 s’est consolidée de 1,2% en comparaison à celle de la période correspondante de l’année précédente. Quant à l’activité des industries textiles et du cuir, elle est marquée, en mai 2019, par une absence de production liée au cycle de production. Rapportée à celle de la période correspondante de l’année précédente, la production totale des industries textiles et du cuir au cours des cinq premiers mois de 2019 a progressé de 0,4%. En mai 2019, il est noté une stabilité de l’activité de production des autres industries manufacturières amorcée depuis le mois de mars 2018. En référence au mois de mai 2018, l’activité de production des autres industries manufacturières reste constante. Toutefois, la production totale sur les cinq premiers mois de 2019 a décru de 1,8%, comparée à celle de la période correspondante de l’année précédente.Zachari BADJI

Baisse de 2,8 milliards f cfa des importations en provenance de l’UEMOA

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les importations de biens du Sénégal en provenance des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont connu une baisse de 2,8 milliards FCFA (environ 4,760 millions de dollars), selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Ces importations sont évaluées à 5,8 milliards FCFA au mois de mai 2019 contre 8,5 milliards FCFA le mois précédent, soit une baisse de 31,76% en valeur relative.

Selon la DPEE, elles ont représenté 1,4% de la valeur totale des importations de biens du Sénégal au mois de mai 2019 contre 2,6% au mois d’avril 2019. La Côte d’Ivoire reste le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone UEMOA, avec une part évaluée à 82,4% durant la période sous revue contre 69,4% au mois d’avril 2019.

Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les fruits et légumes comestibles, les huiles, graisses animales et végétales et les bois et ouvrages en bois avec des parts respectives de 21,9%, 17,0% et 10,4%. MS/te/APA

 LE NOUVEAU DG PAPA MADEMBA BITEYE BOTTE EN TOUCHE

https://www.seneplus.com Aucun audit n’a été réclamé au niveau de Senelec. Cette précision est du nouveau directeur général de la société Papa Mademba Bitèye. Il s’exprimait hier, mardi 16 juillet lors d’un point de presse

Une certaine presse relatait que le nouveau directeur général de Senelec, Papa Mademba Bitèye, avait réclamé des audits de la société nationale d’électricité du Sénégal pour la gestion de son prédécesseur et actuel ministre du Pétrole et de l’énergie Mouhamadou Makhtar Cissé.

Cette information a été démentie par le nouveau Dg lors d’un point de presse tenu hier, mardi 16 juillet.

Aucun audit n’a été réclamé au niveau de Senelec. Cette précision est du nouveau directeur général de la société Papa Mademba Bitèye. Il s’exprimait hier, mardi 16 juillet lors d’un point de presse. « Je viens d’hériter d’une entreprise publique détenue à 100% par l’Etat. Je viens d’hériter également d’une entreprise équilibrée. Je n’ai pas encore fait mes 90 jours à la direction de Senelec . Donc je suis juste en phase de mise à niveau et d’immersion. Vous comprendrez naturellement que pendant cette phase, il ne peut pas y avoir d’audit.

Le ministre de l’Energie et moi sommes synchrones. Cela veut dire même phase, même fréquence et même tension », lance-t-il. Mieux, il rassure : « il n’y a aucun malentendu entre l’ancien directeur et moi. Ses représentants sont au niveau du conseil d’administration de Senelec. Et ce conseil donne son aval sur toutes les décisions qui vont être prises dans l’entreprise ». Interpellé sur les problèmes de factures et de paiements électroniques rencontrés par certains clients ces derniers jours, le remplaçant de Mouhamadou Makhtar Cissé soutient : « ces problèmes ont été circonscrits et dépassés. Senelec a eu à faire beaucoup de communiqués pour informer du nouveau système d’information clientèle qu’elle était en train d’installer. Aujourd’hui, l’ensemble de ces problèmes sont réglés. Les clients qui n’étaient pas encore facturés l’ont été.

Pour les clients qui ont été facturés en retard, un délai supplémentaire leur a été octroyé pour leur permettre d’honorer leurs factures dans de bonnes conditions ». Pour ce qui est des compteurs, il assure qu’ils sont en quantité suffisante. «Nous avons 5 mille compteurs en stock. Nous avons aussi un bateau de 75 mille compteurs qui est en cours de route. Donc il n’y a pas de problème de compteurs au niveau de Senelec. L’ensemble des clients qui veulent avoir des branchements peuvent s’adresser directement aux agences qui devront s’en occuper », a-t-il fait-il. Ndéye Aminata CISSE

 Malaise au PRODAC-Plus de 200 salariés en attente du paiement de leurs salaires du mois de… Juin

https://www.dakarposte.com C’est connu: le paiement du salaire à la date contractuellement convenue est une obligation absolue de l’employeur. Malheureusement, tel n’est pas le cas au niveau du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC) .

En effet, dakarposte a appris de ses perspicaces réseaux de renseignements que plus  200 salariés donc plus de 200 familles sont en attente du paiement de  leurs salaires du mois de… juin. Incroyable, mais vrai !

La cause? Il nous revient que cette situation résulte du retard de la passion de service entre le Coordonnateur sortant Mamina Daffé et son sucesseur Pape Malick Ndour.

« Un changement de signature à la banque qui ne peut se faire jusqu’ici car le décret de nomination du nouveau coordonateur du Prodac n’est pas encore disponible et ce,  un mois après son installation. Défaut de diligence de la Présidence ? Lenteur de l’administration ? Je ne saurais vous dire » fait savoir une source très au fait de la situation au PRODACEn tout cas, tout le personnel en pâtit!

Dakarposte, qui suit l’évolution de cette affaire comme de l’huile sur le feu, vous promet d’y revenir avec une ébauche de détails!

Chute d’un immeuble à la Rue Vincent angle Galandou Diouf : Le Préfet ordonne la suspension des travaux d’un immeuble mitoyen

https://www.dakaractu.com Le préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, veut faire cesser l’anarchie et le bazar dans les chantiers à Dakar. Et ce sont les propriétaires d’un immeuble de type « Iss+RDC 10 étages » sis à la Rue Vincent×Ngalandou Diouf qui en font les frais.

Il a été décidé par arrêté, la cessation des travaux de cet immeuble. Les motifs invoqués par le Préfet sont les risques d’accident sur le chantier et sur le voisinage à la suite de l’effondrement d’un bâtiment mitoyen survenu le 16 Juillet dernier. Parmi les raisons figurent la nécessité d’une enquête administrative, mais aussi la nécessité d’une visite préalable de la Commission axillaire de la Protection civile.

L’arrêté de prévenir que pendant la durée de la suspension provisoire, le franchissement du périmètre de sécurité par le propriétaire ou toute autre personne se fera sous la responsabilité du chef de chantier.

Tronçon Pikine-Patte d’Oie de l’autoroute à péage : l’arnaque infernale !

https://www.leral.net Ce n’est pas une nouveauté. Le tronçon Pikine-Patte d’Oie, ou inversement, avait semblé dès l’ouverture de l’ouvrage, être une véritable arnaque. Tant la distance parcourue est infime par rapport au tarif de 500 francs CFA fixé. L’axe est devenu un véritable parcours du combattant

Mais il s’y ajoute que le tronçon est de plus en impraticable. Cela, dans les deux sens. Partir de la Patte d’Oie pour rallier Pikine relève, de plus en plus, du vrai chemin de croix. Surtout aux heures de pointe, où les embouteillages monstres, accentués par l’indiscipline de certains chauffeurs qui cherchent des raccourcis introuvables, rend la situation invivable. Il n’est pas rare de passer une demi-heure, voire plus, pour parcourir ces quelques mètres de bitume.

Idem dans le sens Pikine Patte-d’Oie, où la première incongruité réside dans le fait qu’il n’y a pas de sortie sur la Patte d’Oie. Ceux qui oblige les automobilistes à descendre par Cambérène pour continuer leur chemin par la Nationale.

Sur cette petite bretelle, le parcours du combattant est encore plus rude que pour une distance pourtant beaucoup plus réduite. Il n’est pas rare que les bouchons commencent dès la sortie de Pikine, pour plusieurs minutes passées à se frayer un passage.

A défaut de trouver des solutions à ce calvaire au quotidien, revoir les tarifs sur cet axe, pourrait, peut être, servir de calmant aux usagers.

CEDEAO : Décès brutal de Marcel De Souza, ancien président de commission

YERIMPOST.COM Le président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Jean Claude Kassi BROU, a le profond regret d’annoncer le décès subit de Son Excellence Marcel Alain De SOUZA, Ancien président de la Commission de la CEDEAO, le 17 juillet 2019 à Paris, en France.

Nommé par le Bénin à l’issue de la 48ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) du 17 décembre 2015 à Abuja, au Nigéria, Marcel A. de SOUZA a dirigé l’organisation sous-régionale du 8 avril 2016 au 28 février 2018.

Né le 30 octobre 1953 à Pobè, au Bénin, l’ancien président de la Commission de la CEDEAO est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Dakar, au Sénégal, et d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Administration et Banque au Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB). Il a occupé successivement les fonctions de Contrôleur interne à l’Agence Principale de la BCEAO à Cotonou, de Directeur National de la BCEAO pour le Bénin, puis de Directeur des Affaires Administratives au siège de la même institution financière à Dakar.

Au Bénin, il fut député à l’Assemblée nationale, chef du département des Affaires Economiques et Financières à la présidence de la République, puis Conseiller spécial chargé des Affaires monétaires et bancaires du président de la République. Il fut également ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Perspective de mai 2011 à juin 2015. La Commission de la CEDEAO présente toutes ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, de même qu’aux autorités béninoises.

Aliou Cissé en conférence de presse d’avant match : «nous  sommes déterminés à gagner cette finale»

https://actusen.sn Le sélectionneur national des «Lions» a tenu aujourd’hui, sa conférence de presse d’avant match. Un face à face avec les journalistes qui lui a permis de se prononcer sur son parcours en tant qu’entraineur des Lions. Un parcours jugé satisfaisant par certains observateurs. Aliou Cissé étant un des rares entraineurs locaux à amener leur équipe en finale de coupe d’Afrique.

«De mon côté c’est une fierté, c’est un travail qu’on a entamé depuis plus de 5 ans et nous sommes fiers de cela. Je ne suis pas trop dans ces débats -entraineur local, entraineur expatrié- Le football est universel», a indiqué le sélectionneur.

nous ne comptons pas s’arrêter à une finale, nous voulons plus que ça

Poursuivant, il ajoute : «17 ans, c’est assez long, arrivé à ce niveau de la compétition c’est un gros travail après beaucoup de déception, beaucoup de désillusion beaucoup de larmes. Aujourd’hui, je crois que nous y sommes et nous ne comptons pas s’arrêter à une finale, nous voulons plus que ça. Nous espérons faire un grand match demain et gagner cette finale de la Can».

Pour le coach Cissé, la défaite au premier tour concédé contre l’Algérie, ne signifie rien. Et la finale de ce vendredi sera l’occasion pour les coéquipiers de Sadio Mané de se racheter.

Kalidou c’est un garçon exceptionnel, je suis triste qu’il ne soit pas avec nous

«Nous sommes dans le cadre du football. Je pense que c’était un faux pas contre l’Algérie. Ce match nous a permis de nous remobiliser. L’Algérie est une grande équipe que nous respectons. Nous avons aussi des arguments à faire valoir. Nous  sommes déterminés à gagner cette finale» a-t-il répondu.

Quid de l’absence de Kalidou Koulibaly pour cumul de cartons ? Aliou Cissé répond : «Kalidou c’est un garçon exceptionnel, il fait partie des meilleurs défenseurs de ce monde. Aujourd’hui, je suis triste qu’il ne soit pas avec nous. C’est un grand patriote, un garçon qui a beaucoup de caractère. C’est un garçon qui pense au collectif, tout ce qu’il fait c’est pour aider l’équipe nationale à avancer. Perdre un garçon comme ça c’est une perte pour notre système défensif», reconnait-il.Papa Djibril Gaye,

Aliou Cissé : «Ces garçons veulent relever le défi. On espère gagner la Can»

https://actusen.sn Le Sénégal jouera sa deuxième finale de coupe d’Afrique après 2002 ce vendredi au stade international du Caire. A la veille de cette rencontre, le Sélectionneur Aliou Cissé et celui de l’Algérie ont fait face à la presse, ce jeudi.

Aliou Cissé a ainsi fait part de son envie de remporter enfin le trophée que le peuple sénégalais attend depuis plusieurs décennies. Pour lui, l’objectif des coéquipiers de Sadio Mané est de remporter le trophée au soir du 19 juillet.

Il expliquera qu’entre 2002 et 2019 il y a eu beaucoup de déceptions et que ses poulains veulent gagner la coupe pour le bonheur des Sénégalais. «Ces garçons veulent relever le défi. On espère gagner la Can», a-t-il déclaré.

«Nous n’avons aucune appréhension, aucune crainte, parce que nous avons des arguments solides à faire valoir. Ce sera complètement différent et cette défaite a permis au groupe de se remobiliser», a assuré le sélectionneur national, informant que l’absence de Kalidou Koulibaly, suspendu pour la finale, sera bien compensée. «Kalidou Koulibaly est un des meilleurs à son poste dans le monde et c’est un cadre chez nous. Nous avons la solution pour le remplacer», rassure-t-il.

 Sénégal-Algérie : l’opposition divisée à cause de 5 billets d’avion offerts par le ministre des Sports

https://www.pressafrik.com Une partie de l’opposition est divisée à cause de 5 billets d’avion offerts par le ministre des Sports Matar Ba, pour aller suivre la finale de la Coupe d’Afrique devant opposer le Sénégal à l’Algérie vendredi soir à 19H00 (Gmt) au Caire, en Egypte.

Selon « Les Echos », Matar Bâ a saisi le  Front de résistance nationale (Frn) pour qu’il lui envoie 5 noms parmi ses membres pour les envoyer au Caire afin d’assister à la finale. Et, le coordonnateur du Frn, Moctar Sourang, a envoyé un mail pour demander ceux qui sont intéressés.

Curieusement, il y  a eu une bousculade, car beaucoup d’entre eux voulaient y aller. Une liste a été établie, finalement, mais sur quelle base ? Saër Tambédou, membre du Frn est dans tous ses états, après avoir été mis au parfum. Il crie au scandale et parle de deal orchestré sur le dos du peuple.

Mais Moctar Sourang se défend. «J’ai envoyé nos cinq représentants, ça n’a rien à voir avec Macky Sall. Il n’y a rien de politique, c’est l’équipe nationale. Ce ne sont pas des billets d’avion, mais un avion qui a été affrété et qui va emmener des supporters et parmi (eux), il y aura l’opposition», a-t-il martelé.

Casamance: possible rapprochement entre Salif Sadio et César Atoute Badiate

https://www.leral.net Un rapprochement entre César Atoute Badiate (chef de l’aile sud) et de Salif Sadio (nord) dans la rébellion casamançaise, est possible. Des observateurs alertent, en effet, sur le sujet, selon « L’As », mettant en exergue l’arrestation d’éléments de César Atoute Badiate dans la tuerie de Bofa Bayotte et celle des compagnons de Salif Sadio condamnés récemment pour rassemblement illégal.

En effet, souligne le journal, si dans un passé récent les deux factions se regardaient en chiens de faïence, Salif Sadio ne se sentant pas concerné par les arrestations des éléments du Front sud, à l’image de Ampoyi Bodian, le fait que les éléments des deux camps se retrouvent désormais en prison, pourrait favoriser le rapprochement entre les deux chefs rebelles.

Bataille Judiciaire: Khalifa Sall ne fera pas un rabat sur la révocation à cause de… Soham Wardini

https://www.jotaay.net C’en est fini des recours de Khalifa Sall au niveau national. Le rabat d’arrêt qui a été vidé avant-hier reste la dernière procédure de l’ex-maire de Dakar devant les juridictions sénégalaises concernant le dossier de la caisse d’avance. C’est du moins ce que nous confie un des conseils de la défense. Selon notre interlocuteur, il ne pense pas qu’ils vont faire un recours en rabat d’arrêt par rapport à l’arrêt de la Chambre administrative de la Cour suprême qui a statué sur le décret de la révocation. «C’était un recours de principe. Je ne pense pas qu’on va faire un recours, parce qu’avec madame Soham El Wardini à la mairie, c’est comme si c’est Khalifa qui est là-bas. Donc, ce n’est pas nécessaire de faire un rabat», s’exprime ce conseil de Khalifa Sall.

 Barthélémy Dias : «Khalifa Sall ne va pas négocier sa libération sur le dos des Sénégalais»

https://www.pressafrik.com Selon le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, emprisonné pour détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliard Fcfa, ne va pas négocier sa libération sur le dos des Sénégalais, en réponse à un avocat de l’Etat.

Me Baboucar Cissé a, durant les plaidoiries sur le rabat d’arrêt introduit par les avocats de Khalifa Ababacar Sall, soutenu que ses proches négociaient une grâce pour obtenir sa libération.

Sur cette supposée demande de grâce M. Dias martèle: Khalifa Sall ne va pas dialoguer sur le dos du peuple sénégalais. Que le président Macky Sall sache qu’il à son programme, mais je lui rappelle que le bon Dieu a aussi son programme ».

Il a ajouté qu’il n y aura pas de protocole à la prison de Rebeuss. Khalifa, selon lui, a été mis en prison par le président de la République pour des raisons politiciennes et non par la justice sénégalaise. Barthélémy Dias s’exprimait en marge de son procès en appel dans l’affaire Ndiaga Diouf.

En prison depuis le 7 mars 2017, l’ex-maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été condamné pour 5 ans de prison ferme dans l’affaire dite de la caisse d’avance. Le gouvernement sénégalais le poursuivait pour détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliard F CFA.

Report des locales… Regardez comment le Palais a réussi à merveille son coup

https://xibaaru.sn Ça y est, le tour a été bien joué et il a réussi. Les élections locales qui étaient prévues au mois de décembre vont être repoussées. Ainsi, a en décidé la Commission cellulaire chargée du dialogue politique national. Que n’a-t-on fait pour assister à un tel scénario. D’abord, c’est le frère du Président de la République, maire de Guédiawaye, Aliou Sall qui, en éclaireur, vient réclamer le report des élections locales. Ensuite, ce sont d’autres membres éminents de l’Alliance pour la République (APR) qui viennent le suppléer dans ce rôle. Un coup orchestré à merveille depuis le Palais de la République, depuis la réélection du Président Macky Sall.

Or, malgré cette réélection, l’APR qui n’est toujours pas bien structurée et qui ressemble à une armée mexicaine, n’est pas sûre de sa majorité dans les grandes localités de ce pays. Le Président Macky Sall le sait bien, ses troupes risquent d’aller vers une débâcle, à l’occasion de ces élections locales. Pour cause, dans la plupart des grandes localités, ce sont les ténors de l’APR eux-mêmes qui se livrent la guerre farouchement. Parfois, il peut manquer à ce parti, un leader charismatique. Dans ce dernier scénario, l’exemple de Dakar est le plus patent. A un point tel qu’un individu de la trempe de Moustapha Cissé Lô qui a pris la pleine mesure de son manque de popularité à Mbacké, brigue à présent la mairie de la capitale.

Le Président Macky Sall l’a bien compris. Il lui faut disposer du temps nécessaire pour remettre de l’ordre dans les rangs de son parti, et surtout pour négocier avec ses autres alliés de Benno Bokk Yaakaar (BBY). Pour faire passer la pilule du report, le pouvoir a délibérément pris sur lui de ne poser aucun acte allant dans le sens que les élections se tiennent à la date indiquée en décembre. Pas de révision exceptionnelle des listes électorales, pas de mise en place des commissions administratives.

Il s’y ajoute que du côté du pouvoir, l’un des atouts sur lesquels, on compte pour aller à ces élections, c’est de changer une des dispositions du code, afin que l’élection du maire se fasse désormais au suffrage universel direct. Or, les dispositions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) interdisent toute modification du code, à six mois de la tenue des élections. Le Palais a réussi à merveille son coup, et l’opposition n’a rien pu faire pour l’en empêcher.Thiémokho BORE

Consensus sur le report des Locales:Pastef rejette la décision et la juge «illégale,illégitime et contraire à la démocratie dans un Etat de droit»

PASTEF Les Patriotes a appris à travers un communiqué signé par le président de la Commission cellulaire sur le dialogue politique, le Général Mamadou Niang, et daté du mardi 16 juillet 2019, le report sine die des prochaines élections locales.

Pour rappel, ces élections, initialement prévues le 29 Juin 2019, avaient déjà été reportées une première fois par le Président Macky Sall au 1er décembre 2019.

Selon le contenu du communiqué en question, cette décision serait le fruit d’un large consensus entre « une certaine » classe politique et serait dictée par la nécessité de mieux « garantir un cadre politique et des élections apaisées ».

PASTEF-Les-Patriotes tient d’emblée à informer l’opinion publique que cette décision est illégale, illégitime et contraire à la démocratie dans un Etat de droit.

Ce report, outre les fallacieux prétextes par lesquels on veut le légitimer, a d’autres explications, notamment :

– une situation économique catastrophique, marquée par une dette insoutenable, un gap abyssal sur les recettes fiscales, une augmentation du coût de la vie avec le renchérissement des prix des denrées, le tout répercuté sur les couches sociales les plus défavorisées ;

– un dispositif électoral défaillant à tout niveau dénoncé par tous les observateurs nationaux et internationaux, mettant à nu l’incapacité du gouvernement à organiser des élections transparentes et démocratiques;-

– un timing défavorable, du fait de ce qu’il est convenu d’appeler le scandale du siècle à savoir l’affaire « Macky – Aliou – Aly Ngouille – Petro-Tim ».

Ceci nous conforte dans la conception que nous nous sommes toujours faite du dialogue national, qui du reste semble être une entreprise de diversion politique.

En résumé, PASTEF les Patriotes, se désole de cette décision de la commission  cellulaire et réitère  sa position qui est celle du respect du calendrier républicain conformément aux dispositions pertinentes du protocole numéro a/sp1/12/01 de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en son article 2 alinéas premier et second sur la démocratie et la bonne gouvernance et celles du code électoral en son article L.63.Le Comité de Pilotage (COPIL),Fait à Dakar le 17 Juillet 2019

Réunion entre Idy, Gakou et Khalifa Sall à Rebeuss lundi : Le report des locales au menu de l’entrevue?

https://www.dakaractu.com  Les élections locales devraient être renvoyées à une date ultérieure. Prévues ce 1er Décembre, elles connaîtront un nouveau renvoi. Une décision qui a trouvé un écho favorable auprès de la société civile et des partis politiques lors de la rencontre dans le cadre du dialogue national. La veille, on nous informe qu’Idrissa Seck de Rewmi et Malick Gakou du Grand Parti, ont rencontré Khalifa Sall pendant deux tours d’horloge à Rebeuss. Même si Dakaractu ne peut pas affirmer de façon claire que les discussions entre les trois hommes ont tourné autour de cela, la question n’a certainement pas dû être éludée, étant donné son importance. D’autant plus que les trois hommes ont en commun d’épouser souvent les mêmes idées  sur le plan politique. L’avenir nous édifiera…

MAMADOU LAMINE DIALLO DEMANDE L’AUDITION DE MAÏMOUNA NDOYE SECK ET ALY NGOUILLE NDIAYE

http://www.emedia.sn Contrairement à la position affichée par Thierno Alassane Sall hier mercredi, Mamadou Lamine Diallo a répondu aux questions des enquêteurs dans le cadre de la procédure déclenchée dans le scandale pétrolier. Le membre du Congrès pour la renaissance démocratique (CRD), qui évoque une « tactique », réclame l’audition des ministres Aly Ngouille Ndiaye, Maïmouna Ndoye Seck et même du président Macky Sall.

Arrestation Guy Marius Sagna

Toutefois, face aux journalistes après sa sortie d’audition, l’opposant a commencé par « s’indigner et s’offusquer de l’arrestation de Guy Marius Sagna, qui (lui) parait totalement injuste. J’ai lu ce qu’il a écrit, je ne vois pas en quoi cela mérite une simple interpellation encore moins d’être arrêté et déféré. Nous demandons qu’il soit libéré parce que cela fait partie de la vitalité de la démocratie de ce pays, et en particulier de sa jeunesse. »

Son audition à la DIC

« Je pense que c’est une bataille qu’il faut mener pour arriver à ce qu’il y ait justice et réparations dans cette affaire de scandale. En ce qui concerne cette affaire du pétrole et du gaz, j’ai accepté de venir aujourd’hui répondre à la convocation de la DIC. Je n’ai pas attendu l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale parce qu’il n’y a pas de session parlementaire. Il était important de venir et de montrer que nous sommes dans cette bataille pour la vérité. Nous y sommes engagés. Effectivement, nous avons réitéré ce que nous avons déjà dit publiquement à l’effet que dans cette affaire-là, il y a eu violation de la loi par les autorités gouvernementales en particulier le président Macky Sall qui a signé deux (2) décrets pour donner les blocs à Petrotim et Petroasia, qui, manifestement n’avaient pas les capacités financières et techniques. Il y a un faux intentionnel qui est à la base de ce scandale révélé et mis sur la table par BBC. Je pense que c’est une bataille du peuple sénégalais à qui appartiennent les ressources naturelles. En ce qui me concerne étant député représentant de la nation, je mène cette bataille. »

Refus de Thierno Alassane Sall de répondre aux questions des enquêteurs

« Je pense qu’au niveau du CRD, nous avons des tactiques différentes face à une situation. Nous sommes un peu dubitatifs, nous sommes même surpris, nous n’avons pas beaucoup confiance, nous l’avons dit, par l’enquête menée par le Procureur. Qui aurait dû agir depuis très longtemps. Par conséquent, face à ça, nous avons différentes façons d’agir pour arriver à la vérité. Il n’y a pas de contradiction entre ce qu’il (TAS) a fait, et ce qu’Abdoul Mbaye a fait avant lui et moi-même. Cela participe de ce combat. Les manifestations de (la plateforme) ’’Aar Li Nu Bokk’’ (en) font partie. Je pense que si on ne fait rien, ils vont enterrer l’affaire comme ils ont voulu étouffer le rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE). Et il va falloir se battre, manifester, et utiliser tous les moyens juridiques à notre disposition pour que la vérité soit faite. »

« Entendre Aly Ngouille Ndiaye et… »

« Aujourd’hui, le fait qu’il ait convoqué un député même si c’est hors session, ouvre la voie à la possibilité à mon avis d’entendre également le ministre Aly Ngouille Ndiaye qui est à la base de ce faux, le ministre Maïmouna Ndoye Seck, qui avait fait signer les arrêtés ainsi de suite. Je crois aujourd’hui, rien ne s’oppose à ce que ces anciens ministres de l’Energie soient entendus par la DIC, comme moi-même. Ils peuvent, à mon avis même, aller voir le président de la République et lui demander son témoignage. »

Enquête parlementaire

« Je ne crois pas aux enquêtes parlementaires entièrement soumises à Macky Sall. C’est une bataille du peuple, qui doit se battre pour que la vérité éclate. » DIÉ BA

 AFFAIRE Guy Marius Sagna:Ce qui est reproché à l’Activiste

http://www.seneweb.com L’activiste Guy Marius Sagna a été arrêté par la Section de recherches de la gendarmerie depuis mardi dernier. Si son avocat, Me Moussa Sarr, ignore toujours les délits commis par son client, les membres de son front, par contre, en savent un peu plus. Invité de « Rfm matin », Daouda Gueye, membre du Front France dégage, renseigne que Guy Marius est placé en garde à vue à la demande du procureur, à cause de ses Post sur Facebook.

‘’Les Post disent ceci : « Après 59 ans d’indépendance, cela pose problème que nos élites aillent se faire soigner dans les hôpitaux étrangers et que cela heurte notre fierté en tant que patriote. Un appel lancé aux autorités afin qu’ils dotent le Sénégal d’infrastructures de niveau appréciable pour qu’en cas de souci de santé, aussi bien les élus que les citoyens puissent, en toute tranquillité, aller se prendre en charge dans ces structures’’, relate le membre du front, par ailleurs militant du Grand parti. Daouda Guèye estime, par conséquent, que cette arrestation relève de l’arbitraire car, dit-il, son ‘’camarade’’ n’a rien à se reprocher ; il n’y a pas d’infraction.

Me Aly Kane se constitue pour défendre Guy Marius

http://www.dakarmatin.com  L’annonce est faite par le concerné lui-même. « Je vais rejoindre le collectif », dit la robe noire, interrogée par emedia.sn.

Préciser que le collectif de défense de Guy Marius Sagna est composé, pour l’instant, de Mes Cheikh Khoureychi BA et Moussa Sarr. Motivant son ralliement, Me Kane estime que « c’est de l’acharnement. »

Après avoir bénéficié d’un retour de parquet hier mercredi, Guy Marius Sagna est de nouveau déféré ce jeudi.

Il est à l’intérieur de la cave du Tribunal de Dakar, devant laquelle ses camarades de lutte au sein de la plateforme « Aar Li Nu Bokk » se sont positionnés en gilets rouges

 Menaces contre la France : une charge plus lourde contre Guy Marius Sagna

https://www.dakaractu.com  Restons avec l’activiste Guy Marius Sagna pour dire qu’il risque gros cette fois-ci. Comme nous l’avons évoqué plus haut, le procureur de la République charge encore M. Sagna. Alors qu’il avait bénéficié d’un retour de parquet, l’activiste est finalement renvoyé encore à la Section de recherche de la gendarmerie de Colobane, et pour cause. Sachant que les deux premiers chefs d’inculpation ont une maigre chance de prospérer, le procureur a décidé d’en rajouter un autre. D’après un de ses conseils, dans « l’as » Guy Maruis Sagna sera poursuivi pour ses propos aux allures de menaces contre la France. «L’Etat français contre toute volonté peut commettre des attentats terroristes au Sénégal pour s’accaparer de notre pétrole, de notre gaz, de notre zircon…Tout acte terroriste sera considéré comme commis par l’Etat français et comme une déclaration de guerre», avait-il dit tout en accusant la France d’avoir encouragé le terrorisme au Mali.

Imam Kanté ne lâche pas Jamra :  »Ce que ces prétendus médiateurs ont fait… »

http://www.seneweb.com Imam Kanté n’arrive pas à digérer l’attitude de Mame Makhtar Guèye de Jamra qui a pris part à une conférence de presse de Thione Seck. Rencontre durant laquelle, il a affirmé que Imam Kanté a tort devant Wally Seck avant de demander pardon pour lui.

Sur son compte Facebook, l’imam à la mosquée du Point E s’en est pris à nouveau à Mame Makhtar Guèye et Cie.

 »Je ne vois rien en islam qui puisse justifier ce que ces prétendus médiateurs ont fait sur l’affaire qui m’oppose à Waly seck et famille et que je trouve très injuste à mon égard : Ne pas consulter une des parties, dire qu’elle a fauté, et s’excuser en son nom!

Pour ce qui est de nos traditions, je ne sais pas. Peut-on mettre une telle démarche au compte de aada bou rafeet pour éviter la fitna ?Ma réponse est non… ».

Dialogue politique : Les facteurs de blocage des concertations

http://www.seneweb.com Lancé en grande pompe le 28 mai 2019, le dialogue politique, principal point du dialogue national, semble au point mort. L’absence de consensus autour des conditions de tenue des élections locales et le contexte marqué  par l’affaire Petro-Tim polluent l’ambiance.

Après plus d’un mois d’attente, les acteurs du dialogue devraient « incessamment » entamer les concertations. En effet, le Président Macky Sall a signé, le 5 juillet dernier, le décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de pilotage du dialogue avec une commission chargée de le conduire selon une méthode consultative et participative afin de produire des propositions consensuelles.

Mais, le constat est unanime : les choses semblent rester au point de départ. Pour des raisons que nombre d’observateurs ignorent. « Je ne sais pas pourquoi les personnes qui ont été désignées ne sont pas encore été convoquées par le président Famara Ibrahima Sagna. Certains estiment que le Président Macky Sall est en train d’attendre que la situation nationale se décrispe un peu à cause de la question du pétrole et du gaz, conjecture Sadikh Niass, coordonnateur de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho). Peut-être c’est pourquoi, il est en train d’attendre le moment le plus favorable pour démarrer le dialogue national. »

Elections locales

Pour le volet politique, les travaux de la commission cellulaire se sont heurtés à des contraintes liées aux élections locales. D’ailleurs, le décret ministériel du 3 juillet dernier arrêtant le montant de la caution fixé à 10 millions de FCFA, pour chaque type d’élection et par liste de candidats en lice, ne fait pas l’unanimité.

Mais rien n’est perdu. Les acteurs disposent d’un joker : « Une fois qu’il y aura un consensus, au cours des concertations, sur la question de la caution entre l’opposition et la majorité, ces accords vont primer sur l’arrêté du ministre de l’Intérieur. La caution fixée par le ministre de l’Intérieur peut être abrogée parce que, c’est la décision des concertations qui doit être appliquée », indique Makhtar Sourang, le coordonnateur du Front national de résistance (Fnr, opposition). Qui renseigne que « plusieurs parties du code électoral vont être changées et abrogées à la fin des concertations ».

Un avis partagé par le ministre de l’Intérieur lui-même qui s’est dit « favorable à un large consensus sur la question de la caution lors du dialogue national ».

Cependant, en dépit de ces « assurances » du ministre de tutelle, le blocage persiste. « La majorité estime qu’on doit commencer par les questions qui touchent les élections locales, l’opposition préfère qu’on démarre par l’évaluation des élections précédentes », signale Benoit Sambou le plénipotentiaire de l’Apr aux concertations sur le processus électoral.

Ces tiraillements, l’opposition les impute au chef de l’État. En effet, selon Sourang, depuis l’avènement de Macky Sall, le consensus n’existe plus dans le landerneau politique.

« Rupture de confiance »

Sourang rappelle « qu’à partir de 2012, le régime en place a introduit des reformes sur le code électoral sans consensus comme le parrainage, la caution, etc., sans pour autant tenir compte de l’avis de l’opposition et des autres acteurs du jeu politique. Alors que les règles du jeu électoral doivent être fixées de manière consensuelle. Parce qu’il n’appartient pas à un Président ou à un ministre de l’Intérieur de fixer les règles ».

De l’avis d’Assane Samb, directeur de Publication de Rewmi Quotidien, ces difficultés traduisent une « rupture de confiance très profonde » entre le pouvoir et l’opposition (voir vidéo).  Le journaliste donne une piste de solution : « Il sera très difficile de rétablir la confiance entre les acteurs pour trouver un consensus. Tant que des actes forts ne sont pas posés comme la libération de Khalifa Sall et le retour de Karim Wade pour amorcer la tension qui règne. Donc, Macky Sall doit se débarrasser d’un certain nombre de prérogatives pour éviter la méfiance des acteurs. »

Pour Samb, « les enjeux, c’est d’avoir un code électoral qui permet d’avoir une compétition équitable, juste et transparente. Car, l’opposition n’a pas envie de revivre les problèmes qui se sont déroulés pendant les élections législatives et présidentielles. Parce que le régime en place a mis en place un système qui lui a permis de gagner les élections ».

Par conséquent, soutient l’analyste politique, « on ne doit pas avoir des règles qui favorisent tel ou tel parti. Pour nous, c’est une de mettre en place un système électoral consensuel qui permet d’avoir une compétition saine et équitable. Autrement, ce n’est plus la démocratie, c’est mettre en place des règles qui favorisent son parti ».

Pétrole et gaz

L’autre source de blocage du dialogue national est liée, d’après plusieurs observateurs, au contexte marqué par l’affaire Petro-Tim avec les révélations de la Bbc et l’enquête qui s’en est suivie. Benoît Sambou conteste : « Ça n’a rien à voir avec le dialogue politique, dément Benoit Sambou. On n’en parle même pas là-bas. »

Le plénipotentiaire de l’Apr précise : « Il y aura bel et bien une thématique dans le cadre du dialogue national qui va porter sur la gestion des ressources naturelles comme le Président l’a dit sur les questions économiques et sociales. »

Déthié Faye, coordonnateur de pôle des non-alliés, confirme : « La question du pétrole et gaz fera l’objet de discussion très approfondie dans l’une des commissions qui sera mise en place. Parce que c’est une question centrale qui sera abordée en profondeur pour que les ressources de ce pays puisse être gérer conformément aux attentes du peuple sénégalais. »

Petite éclaircie : malgré quelques grincements de dents du côté de l’opposition, les acteurs semblent du dialogue politique semblent près d’un consensus pour un report des Locales, prévues le 1 décembre prochain. La commission politique du dialogue national a suggéré un réaménagement du calendrier électoral afin de « se donner le temps e produire un travail de qualité, de nature à garantir un cadre politique et des élections apaisés ». La balle est dans le camp du ministre de l’Intérieur, qui doit trancher.

ME ABDOULAYE WADE AUX LIONS :  » Je vous vois déjà victorieux »

http://www.seneweb.com Le prédécesseur du président Macky Sall est déjà dans l’ambiance de la finale de la Coupe d’Afrique des nations prévue demain vendredi à 19 h. Dans un message, Me Abdoulaye Wade félicite les Lions pour la détermination et l’engagement lors de leur prestation en demi-finales.

‘’J’ai suivi avec beaucoup de plaisir et de fierté votre match de qualification âprement disputé à la finale de la Coupe d’Afrique des nations. ( …) Je vous vois déjà victorieux’’, lit-on dans la note. Maitre Wade de poursuivre : ‘’17 ans après, je souhaite qu’au soir de la finale, le nom du Sénégal soit inscrit en lettres indélébiles sur le toit de l’Afrique.’’

WADE SE CONFIE : «Ce que j’ai fait des fonds politiques quand j’étais président….»

http://www.seneweb.com En 2012, Me Abdoulaye Wade dit n’être sorti du palais présidentiel qu’avec moins de 700 000 francs Cfa. Ce, alors qu’il bénéficiait, chaque année, durant ses 12 années de magistère, de fonds politiques. Comment a-t-il utilisé tous ces milliards ? Il l’a expliqué au Khalife général des mourides.

«Vous saviez tous que quand j’étais Président, j’avais les fonds politiques. Mais, ces fonds, je n’en ai rien gardé. Quand je sortais de la présidence je n’avais que 700 000 francs Cfa. J’ai tout offert. Car Dieu a fait qu’il m’est facile d’avoir de l’argent. Mais, aussi, Dieu m’a montré que certains peinent à trouver de l’argent. Donc je partage avec eux et eux aussi, à leur tour, partagent avec d’autres personnes», a déclaré Me Wade.

WADE À TOUBA :L’ancien Président accueilli par Serigne Moussa Nawél avant sa rencontre avec le Khalife

https://www.dakaractu.com Le Président Abdoulaye Wade est présentement dans la cité religieuse de Touba. L’ancien Chef de l’État sénégalais a débarqué dans la résidence du Khalife Général des Mourides sise à Darou Miname un peu avant midi. Il a été accueilli par Serigne Moussa Nawél qui le conduit actuellement dans l’appartement intérieur où il devrait s’entretenir avec Serigne Mountakha Mbacké Bassirou. Dakaractu y reviendra….

REPORT DES ELECTIONS : LES MISES EN GARDE DE WADE

http://www.seneweb.com Le Parti démocratique sénégalais (Pds) persiste et signe. A travers un communiqué paraphé par Me Abdoulaye Wade, les libéraux du Pds maintiennent leur position sur le report des Locales.

‘’Le Pds est farouchement opposé à cette tentative de report, qui n’est sous-tendue par aucun argumentaire recevable. Il semble évident que Macky Sall et ses alliés cherchent, par ce biais, à échapper au désaveu dont ils feront l’objet à l’occasion de ce scrutin’’, lit-on dans la note transmise à Seneweb.

Les ‘’bleus’’ trouve ainsi regrettable que cette décision survienne au moment où le Sénégal est endeuillé par la perte du secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng.

‘’ En agissant  ainsi, Macky Sall donne, une fois de plus, la mesure de son manque notoire de décence et d’élégance (…)’’, relève le communiqué.

Un ensemble d’éléments qui pousse les membres du Pds à mettre en garde le chef de l’Etat contre les conséquences de cette nouvelle forfaiture. ‘’Il sera tenu comme unique responsable des répercussions de cette décision arbitraire dont la seule motivation est d’éviter d’essuyer le mécontentement des Sénégalais à l’égard de sa politique marquée par une succession de scandales et la hausse généralisée des prix’’, s’indigne les membres de cette formation politique.

Le Pds  appelle, par conséquent,  toutes les forces vives du pays à rejeter ‘’catégoriquement cette nouvelle violation du calendrier électoral et à s’engager dans cette nouvelle bataille pour le respect de notre droit à choisir librement des représentants qui agiront dans l’intérêt premier des collectivités locales et des populations’’.

Régler le problème de l’eau et rendre l’autoroute «Ila Touba» attrayante : ces deux projets ambitieux que Me Wade veut réaliser à Touba

https://actusen.sn L’ancien chef de l’État, Me Abdoulaye Wade est à Touba avec une délégation restreinte du Parti démocratique Sénégalaise (Pds). L’hôte de Serigne Mountakha Mbacké a été accueilli par Serigne Moussa Nawel Mbacké et Serigne Cheikh Abdou Latif Mbacké.

Au moment où ces lignes sont écrites, Me Abdoulaye Wade est toujours à la Résidence Khadim Rassoul. Mais Actusen.sn est en mesure de vous révéler les motifs du séjour du Pape du Sopi à Touba grâce à une vidéo en possession de votre site.

Le Secrétaire général du Pds a sollicité un «Ndigueul» auprès de Serigne Mountakha Mbacké pour résoudre le problème de l’eau dans la Cité de Khadim Rassoul. En plus, il compte pratiquer une culture maraîchère aux alentours de l’autoroute «Ila Touba» dont il a décrié l’espace vide qui l’entoure.

«Le premier Ndigueul que je sollicite auprès vous, c’est la gestion de l’eau. Je veux que vous me la confier en me disant d’éradiquer la pénurie du liquide précieux, pour que je puisse résoudre, définitivement, cette question. En venant ici, j’apercevais, jusqu’à l’horizon sur l’autoroute «Ila Touba», mais je ne voyais que des arbres. On n’y voit aucun type de culture. Je veux aussi un autre “Ndigueul” pour rendre verts les alentours de ladite autoroute en y plantant des arbres, en pratiquant de la culture maraîchère», a-t-il sollicité. Me Wade a ensuite remis au Khalife général des mourides les documents de ses projets.Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

 NGUÉNIÈNE:L’appel de Macky Sall aux socialistes et ses relations avec le défunt Ousmane Tanor Dieng.

https://www.dakaractu.com Le président Macky Sall accompagné de son homologue Malien, a assisté comme prévu à l’enterrement de Ousmane Tanor Dieng… Après la prière mortuaire suivie de l’enterrement, le président Macky Sall s’est rendu à la maison familiale pour présenter ses condoléances. Après avoir remercié son homologue Malien, le président Macky Sall a lancé un appel aux socialistes pour respecter la mémoire de feu Ousmane Tanor Dieng en relevant le défi. Du reste, le président Macky Sall a tenu à revenir sur ses relations avec l’ex premier secrétaire général du parti socialiste…

Pape Birane, fils aîné de Tanor Dieng : «mon père m’avait dit…»

https://www.leral.net « Mon père m’avait dit, quand le jour arrivera, d’aviser en premier, le Président Macky Sall. Par la suite, il m’a indiqué la voie à suivre pour accéder à lui. Il m’avait demandé de vous dire qu’il est né enfant de la République et qu’il mourra enfant de la République », a déclaré Pape Birane Dieng, le fils du défunt Sg du Ps, hier, à l’enterrement de son père, à Nguéniène, selon « Vox Populi ».

« Il m’a dit que vous (Macky Sall) êtes son petit frère. Le deuxième message, il m’avait demandé de vous dire qu’il vous confie la famille et qu’il vous renouvelle son soutien. Il m’a dit que son seul regret, c’est de ne plus continuer la mission que vous lui avez confiée, alors que vous aviez placé votre espoir en lui », a-t-il poursuivi.

Hommage national à OTD : «Ousmane Tanor faisait partie des hommes politiques de référence…» (Idrissa Seck, Rewmi).

https://www.dakaractu.com À l’occasion de la cérémonie d’hommage à Ousmane Tanor Dieng à l’aéroport international Blaise Diagne, plusieurs autorités ont fait le déplacement. De même nous avons noté la présence d’une bonne partie de l’opposition à l’image de Idrissa Seck qui a salué cette marque d’humilité et de discrétion que la plupart a estimée.

Pour le leader du parti « Rewmi », Ousmane Tanor Dieng faisait partie des références dans le milieu politique ». En outre, Idrissa Seck a tout bonnement rappelé qu’il constituait personnellement un ami pour lui.

Rappel à Dieu de Tanor:«C’est une perte immense pour la famille politique» (Aminata Tall).

https://www.dakaractu.com Le connaissant bien pour avoir travaillé avec lui dans l’espace politique, Aminata Tall parlant de Ousmane Tanor Dieng, éprouve une émotion inqualifiable.

L’ancienne présidente du Conseil économique social et environnemental est revenu sur cette perte que le Sénégal vient d’enregistrer avec cette disparition brutale du secrétaire général du parti socialiste à l’occasion de l’hommage qui lui est rendu à l’aéroport AIBD. « Je n’ai même pas les mots car étant abattue par cette triste nouvelle. Mais c’est une nation tout entière qui a perdu… », regrette-elle.

Hommage national : «Le rappel à Dieu d’OTD doit servir de leçon de vie à la jeune génération de politiques» (Grand Serigne Ibrahima Diagne)

https://www.dakaractu.com Plusieurs personnalités politiques, religieuses et coutumières ont effectué le déplacement à l’aéroport international Blaise Diagne pour assister à la cérémonie nationale d’hommage à la mémoire d’Ousmane Tanor Dieng.

Parmi ces dernières, le grand serigne de Dakar, Serigne Ibrahima Diagne qui a exprimé des mots de reconnaissance à l’endroit du défunt secrétaire général du Parti socialiste. Son rappel à Dieu doit servir de belle leçon de vie à la jeune génération.

Décès d’Ousmane Tanor Dieng : le PS réaffirme son soutien au Président Macky Sall

https://www.leral.net Conformément à la volonté de leur défunt secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, des responsables du Parti socialiste (PS) se sont engagés à poursuivre leur compagnonnage avec le chef de l’Etat, M. Macky Sall, dans le cadre de la coalition Benno Bokk Yakaar.

« Aminata Mbengue Ndiaye, Mame Bounama Sall, ainsi que les sages, les piliers du parti, les membres du Bureau politique ont déclaré que la décision qui avait été prise à la Maison du parti, sous la direction d’Ousmane Tanor Dieng, lors de votre investiture comme notre candidat, reste intacte.

Comme l’avait souhaité notre défunt secrétaire général, nous allons vous accompagner nuit et jour, pour la concrétisation de vos programmes et projets mais aussi la réalisation de vos ambitions à la tête du pays », a déclaré le membre du Bureau politique de la formation socialiste, El Hadji Mansour Mbaye, s’adressant au Président Sall.

Incident avec la limousine présidentielle à Nguéniène : La responsabilité de l’Ageroute engagée…

https://www.dakaractu.com Suite à l’incident avec la limousine du président Macky Sall qui a pris feu après avoir heurté un dos d’âne hier à Nguéniène lors des obsèques de Ousmane Tanor Dieng, des responsabilités seront forcément situées.

Pour rappel, hier, en allant à l’inhumation de Ousmane Tanor Dieng, la limousine présidentielle a eu un choc avec un dos-d’âne qui a occasionné des dégâts qui pouvaient être désastreux en ce moment.

Lorsque les véhicules du cortège ont commencé à arpenter les dos-d’âne, vu la basse gravité des voitures, la limousine présidentielle en a heurté un de plein fouet, entraînant l’éclatement du carter de la voiture et la perte d’huile consécutive. Un départ d’incendie s’ensuivra à hauteur du capot, pendant que le président Macky Sall et son homologue Malien Ibrahima Boubacar Keïta étaient encore à l’intérieur du véhicule.

Ils seront exfiltrés avec promptitude par les agents de sécurité qui les mettront dans un 4X4 noir pour qu’ils poursuivent leur chemin en direction de la mosquée où devait se tenir la prière mortuaire de OTD.

Selon des informations de Dakaractu, la première responsabilité incomberait à l’Ageroute qui est chargée de la gestion de toutes les routes qui existent au Sénégal.

L’Ageroute dont la mission est d’assurer la gestion des emprises des routes du réseau classé et de veiller par tous les moyens à la préservation du patrimoine routier, est la seule autorité compétente pour délivrer des autorisations de pose et dépose de conduites ou d’occupation de l’emprise des routes classées.

L’Ageroute Sénégal intervient également pour le compte du ministre chargé des Routes dans les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien de tout le reste du réseau national. En cas de besoin,une convention d’exécution peut être signée avec les collectivités publiques bénéficiaires.

Si on sait que Ageroute a la charge de la gestion des routes, les dos-d’âne aussi sont à sa charge. Si une commune ou une population désire poser un dos-d’âne ou ralentisseur sur les routes internes de la ville, une autorisation et une supervision de l’Ageroute sont obligatoires.

Si une commune pose des dos-d’âne, les agents de l’Ageroute doivent intervenir pour autoriser ou interdire cela en respectant les normes autorisées sur les zones ciblées ou communes intéressées.
Dans ce cas de figure, les dos-d’âne construits sur la route dans la commune de Nguéniène ne respectent visiblement pas les normes. Ce qui a causé l’incident hier avec la voiture du président Macky Sall.

Dakaractu promet de revenir plus largement sur cet incident qui aurait pu être fatal pour le président Macky Sall et son homologue malien Ibrahima Boubacar Keïta…

Incendie du véhicule présidentiel:un expert en transport demande l’ouverture d’une enquête

https://www.pressafrik.com L’expert en transport, Ibrahima Ndongo, et ancien travailleur du parc présidentiel, soupçonne des défaillances techniques et a demandé l’ouverture d’une enquête, après que la voiture de Macky Sall, à bord duquel il se trouvait avec son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keita, a pris feu mercredi, en partance pour l’inhumation de Ousmane Tanor Dieng dans son village à 87 km de Dakar.

« Ce n’est pas la gendarmerie qui pourrait faire ça ni la police. Il faut des experts pour ausculter le véhicule afin de savoir ce qui s’est passé. Il s’est passé des anomalies. Il est donc nécessaire qu’une enquête technique soit faite pour déterminer les causes réelles », a suggéré l’expert sur la Rfm (privée).

Au delà de l’aspect technique qui doit être pris en compte, M. Ndongo, a appelé à la formation des chauffeurs de véhicules présidentiels. « On doit les former, même s’il faut les emmener en Allemagne. Qu’ils fassent des cours, qu’on leur disent les normes d’utilisation de ces véhicules », ajoute-t-il, avant d’appeler à plus de rigueur et de vigilance.

Mais, nos confrères de « I-Radio » croient connaître la raison de l’accident. La limousine présidentielle a heurté de plein fouet un des dos-d’âne sur la route. Ce qui a entraîné l’éclatement du carter et une perte d’huile », soutiennent-ils.

Le feu a été vite maîtrisé par les éléments des Sapeurs-pompiers qui suivaient le convoi de Macky Sall. Et les deux chefs d’État ont été transférés dans un autre véhicule, indemnes.

Pourquoi la limousine de Macky Sall a pris feu

http://www.seneweb.com La voiture du Président Macky Sall a pris feu ce mercredi sur la route de Nguéniène. Le chef de l’État, accompagné de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, se rendait à l’inhumation d’Ousmane Tanor Dieng, le président du haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) décédé lundi dernier. I-Radio croit connaître la raison de l’accident.

Elle rapporte que la limousine présidentielle a heurté de plein fouet un des dos-d’ânes posés sur la route, ce qui a entraîné l’éclatement du carter et une perte d’huile. Ce cocktail est à l’origine de l’incendie. Le feu a été vite maîtrisé par les éléments des sapeurs pompiers qui suivaient le convoi de Macky Sall. Et les deux chefs d’État ont été transférés dans un autre véhicule.

Achetée par Abdoulaye Thiam Compuland aux USA et vendue à 375 millions : la limousine présidentielle avait-elle toutes les garanties sécuritaires ?

https://www.leral.net L’on en sait un peu plus sur la limousine présidentielle qui a pris feu, hier, à Nguéniène lors des obsèques du défunt Secrétaire général du Ps. Contrairement à ce qui a été dit dans la presse, la voiture n’as pas coûté un milliard au président de la République, mai 375 millions de francs CFA.

Selon une source de leral.net bien informée, c’est Abdoulaye Thiam, le président de Computer Land qui avait acheté la Mercerdes maybach en question aux Etats-Unis, avant de procéder à un lifting sur le véhicule par des spécialistes mexicains.

Il a ensuite acheminé la voiture à Dakar pour l’offrir au chef de l’Etat. Mais il a eu des difficultés pour faire sortir la voiture du port. Dans tous les cas, L’Etat avait décidé d’acheter la voiture sous douane à hauteur de 375 millions de francs CFA, au lieu de l’accepter comme cadeau.

Abdoulaye Thiam est connu pour avoir gagné plusieurs marchés de l’Etat dans le domaine informatique. Il a lancé en 2018, la première usine de fabrication et d’assemblage de matériels informatiques au Sénégal, au technopole, pour un investissement de 10 milliards FCFA. Il est le président de la fondation Computer Land qui soutient l’excellence académique en offrant des bourses et du matériel informatique aux étudiants et au ministère de l’Education nationale.

Mais la question qui mérite d’être posée, c’est de savoir si Abdoulaye Thiam a pris le soin d’effectuer tous les contrôles techniques et sécuritaires nécessaires, avant de d’acheminer le véhicule à Dakar, surtout pour une voiture qui était destinée au président de la République ?

Dans tous les cas, l’accident survenu, hier, à Nguénièe, alors que le chef de l’Etat Macky Sall et son homologue malien Ibrahima Boubacar Keita, étaient dans le véhicule, avant d’être exfiltrés par la garde présidentielle, appelle moult questionnements sur l’Etat réel de ce véhicule. Cela, même si selon certaines sources soutiennent que la voiture avait un faible kilométrage.

L’on peut également s’interroger sur le traitement qu’a eu le véhicule au niveau parc automobile de la présidence de la République. Surtout si l’on sait que la voiture a fait l’objet de modifications.

Dans tous les cas, l’affaire est à la fois, inédite, surprenante et inquiétante, même si le pire a sans doute été évité.

Rappel :

Comme Ndiagne Fall, la société Computer Land, spécialisée dans la vente de matériel informatique a fait de belles affaires sous l’ancien régime. Libération est en mesure de révéler qu’un marché de gré à gré pour un montant global de 12 milliards de F Cfa a été octroyé par la Présidence à Computer Land via l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie). Selon nos informations, une avance de 5 milliards de F Cfa a été déjà payée sur le montant global. Mais le plus scandaleux dans cette affaire, c’est qu’en plus de ce gré à gré record, la Présidence.

Plus incroyable, ce marché avait été dans un premier temps cassé par l’Armp par une décision en date du 18 novembre 2009 suite à une dénonciation introduite par la société Wpc. Mais voilà que la commande est revenue sous une autre forme, échappant à tout contrôle puisque des sources proches du Président sortant assurent qu’il s’est agi d’une «préfinancement» et que si le marché a été donné sans appel d’offres à Computer Land c’était pour éviter des poursuites judiciaires à l’Etat.

A la suite de la publication du dernier rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) 2015 , Abdoulaye Thiam de Computer Land. Le gars avait été ferré sur un marché de 9 milliards de F Cfa passé dans des conditions plus que douteuses avec l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie).

Abdoulaye Wilane : «Tanor vient de naître »

https://www.dakarposte.com« Ousmane Tanor Dieng vient de naître », a déclaré le porte-parole du Parti socialiste (PS), Abdoulaye Wilane, à Nguéniène. Où le défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et Secrétaire général du parti, Ousmane Tanor Dieng a été inhumé peu avant la prière du crépuscule, hier, rapporte Vox Populi.

« Il devient une perspective pour nous et nous avons à méditer de lui. Et ensuite, nous avons l’obligation de l’enseigner, de le raconter, de parler de lui aux générations futures. Je souhaite que Nguéniène ait des centaines voire des milliers d’Ousmane Tanor Dieng. Dans l’avenir, que le Sénégal ait des millions d’Ousmane Tanor Dieng. Je souhaite que l’Afrique en ait », a confié M. Wilane.

Repose en paix, l’enfant de la République ! Par Abdou Latif Coulibaly

Grand frère, je sais, cette fois-ci, je n’aurai pas, hélas, ma réponse préférée qui me mettait tant de baume au cœur. Avec cette voix rassurante et si délicate tu aimais répondre à mes adresses fraternelles : « petit frère, comment  vas-tu, et la famille? » Comment pourrais-tu réagir à mon ultime apostrophe?  Tu t’es emmuré depuis ce lundi 15 juillet 2019, dans un silence éternel. Tu es parti, loin de chez toi, de ta terre natale que tu as tant aimée. Tu es parti, comme pour imiter cet oiseau du poète qui se cache pour mourir. Tout le pays, ton « jeune frère » en particulier, t’imagine difficilement étendu au fond d’une tombe inerte et attendant sans aucun doute de te retrouver dans une demeure auprès de celle du Prophète (PSL). Et pourtant, il va bien falloir s’y résoudre.

Ousmane, c’est au moment de clore la prière dans la mosquée de ton village natal que je me suis adressé à toi, pour une dernière fois. Et  ce fut précisément au moment où je concluais le « fidawou » que je te devais. Nous étions partis de Dakar avec le Chef de l’Etat,  venu vous accompagner, avec une forte délégation pour votre repos éternel. Ainsi, en roulant vers Nguéniène, j’observais sur le parcours le paysage qui se dénude sous nos yeux. Tout dans cet univers, dans ce paysage vert et luxuriant,  a momentanément aidé à adoucir la peine des cœurs et des âmes, jusqu’à notre arrivée au village. Un paysage nous rappelant cette ruralité dans laquelle tu as baigné et grandi. Cette ruralité qui a, sans aucun doute, forgé ton caractère d’homme droit, entier et qui a su placer le travail au rang de culte.  Une ruralité qui a été d’un apport indéniable dans la construction de ta brillante carrière professionnelle et politique. Une ruralité qui, loin,  d’avoir été un handicap dirimant dans ta vie, a, au contraire, pu jouer comme un atout majeur dans la manière par laquelle tu as su intégrer en toi une urbanité intelligente  indispensable à la conduite d’une vie comme celle que tu as vécue et assumée avec un grand bonheur dans l’action publique.

Jamais tu n’as été loin de tes racines. J’ai fait le parcours vers le village avec des collègues ministres, des jeunes, des moins jeunes et des anciens comme moi, nous venions ensemble de suivre une heure auparavant,  l’hommage national qui a été rendu, sous la direction du Chef de l’Etat, à l’homme d’Etat. Hommage rendu à « l’enfant de la République qui restera toujours un enfant de la République ». Hommage à l’attention du haut fonctionnaire, du cadre intransigeant avec les règles. Règles et coutumes de la République à laquelle tu te seras dévoué pour plus de quarante ans de ta brillante vie active.

En entrant dans ton royaume d’enfance, Nguéniène en cette fin d’après-midi du mercredi 17 juillet, nous avons été partout accueillis par des haies humaines. Nous avons vu de nombreux enfants dans chaque village traversé.  Au-delà de la curiosité liée à l’âge, car baignant encore, pour la plupart d’entre eux,  dans  l’innocence et l’insouciance de l’enfance, nous pouvons croire que la présence de ces jeunes sur notre parcours, sur le chemin du cortège funèbre, marque à notre avis un symbole, Elle est surement le marqueur  d’une communion, celle d’un terroir avec l’enfant prodigue de  la localité, ayant su sortir de l’anonymat et de l’oubli son village. Vous avez en effet incarné pendant plus de deux décennies cette bourgade de Nguéniène pour la faire connaître dans le pays et la poser ainsi sur la carte politique du Sénégal. Je me suis vite senti proche de toi, tu as été présent en moi, car j’ai toujours retrouvé en moi cette fierté d’un homme pétri dans les valeurs de la vie paysanne et que tu incarnais si discrètement. Et celle-ci a su créer en toi une alchimie féconde avec d’autres valeurs  extérieures à ton milieu d’origine pour faire de toi ce que tu es devenu. Un grand homme. Un cadre de dimension exceptionnelle  La mosquée de Nguéniène et les rues ne pouvaient contenir le monde qui est arrivé chez toi pour t’accompagner.

En cette période de canicule un vent frais balaie Nguéniène littéralement envahi de monde et qui n’a jamais peut être enregistré l’arrivée d’autant de véhicules même du temps de ta splendeur politique. Le climat se rend ainsi complice de la circonstance, comme pour s’associer à sa manière au deuil et à la peine des humains.  Le Soleil qui enjambe l’horizon et termine ses pas de la journée ajoute à la douleur de l’événement. Tout est subitement triste et mélancolique. La boule de feu qui s’éloigne de nous indique l’approche de la prière du début de soirée, un instant hautement propice pour rendre encore plus vive la tristesse des hommes. Le moment sonne en même temps l’heure de ton départ imminent vers la destination sans retour. Je note la présence de toutes les familles religieuses du pays: de Touba à Ndiassane, en passant par Tivaouane, sans oublier Kaolack. Elles sont toutes présentes ces familles. Leur arrivée traduit bien la vie que tu as menée en excellente harmonie avec elles et la profondeur ta foi musulmane. L’Eglise est également là et témoigne aux côtés des religieux musulmans de ton approche œcuménique de la vie en société. Eh oui Ousmane, ceux qui te connaissent bien ne me démentiront pas, car il savent bien de quoi je parle. Je n’en oublie pas les familles politiques. Et tu as ainsi aidé, même si ce fut dans un laps de temps, à faire transcender tous les clivages factices et vaniteux qui font tant de mal à la politique et à l’image des hommes et femmes politiques de notre pays. Et pourtant ceux et celles-là sont plus solidaires et plus que ne laissent apparaître leurs discours enflammés et exclusifs parfois.  Ousmane, on saisit bien encore plus la place d’un homme et sa place dans la société une fois rappelé à Dieu. Tu es parti dans la discrétion et de façon surprenante pour beaucoup comme moi. Je n’ai pu m’empêcher d’écraser des larmes quand l’islam a appelé à la prière mortuaire.

J’étais peiné, j’avoue d’entendre les responsables de la mosquée solliciter le silence de l’assistance pour procéder à la prière qui sonne l’heure de vérité. Il faut faire avec ce bruit, c’est ta dimension exceptionnelle qui l’explique. Ousmane, tu reposes désormais dans la demeure familiale aux cotés de ton père. C’est aussi ici que la foule et les hauts dignitaires du pays t’ont rendu l’ultime hommage dû à un Homme de ton rang. Ton ami Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République sœur du Mali est venu jusqu’ici à Nguéniène avec le Chef de l’Etat Macky SALL ému et profondément touché par la perte d’un homme avec qui il a cheminé depuis 2009 dans la loyauté et la franchise. Il a beaucoup apprécié a-t-il dit, votre alliance fondée sur une volonté de servir avec détermination et patriotisme la nation que nous avons tous en partage. Grand frère, pour tout le service rendu à la Nation, à ta communauté et aux anonymes, ton petit frère te souhaite, stoïquement, un repos éternel auprès des Prophète (PSL).

Ton petit frère qui se souviendra  toujours, quand après quelques mois passés au  Ministère de la Culture, tu  lui annonças, que désormais, tu l’appellerais : « Notre Malraux national ». Il refusa naturellement net la proposition, mais ne manqua pas de saisir le sens de l’idée qui était derrière. Celle-ci n’était, en réalité, rien d’autre,  qu’une ’invite à redoubler d’efforts dans le difficile travail de construction d’une esthétique et d’une authentique identité culturelle nationales. Mon cher grand frère, pour avoir servi sous le président Léopold Sédar Senghor  nul n’était mieux placé que toi pour saisir quelle importance attachée à cette esthétique et à cette identité culturelle dans la perspective d’un combat engagé pour le développement et ayant naturellement pour finalité l’humain.Par Abdou Latif Coulibaly

Condoléances : Roch Kabore, Macky Sall et Abdou Diouf chez Ousmane Tanor Dieng

https://www.dakaractu.com Feu Ousmane Tanor Dieng a été rappelé à Dieu ce lundi à Paris après une maladie qui l’a emporté. Il a été inhumé hier dans ses terres natales de Nguéniène.

Les présentations de condoléances auront lieu aujourd’hui à Fann Résidence dans la maison familiale. Le Président Macky Sall sera à la maison mortuaire.

Selon une source proche de la famille, il sera accompagné du Président Burkinabé Roch Kabore et de l’ancien président et secrétaire général du PS, Abdou Diouf.

DECES D’OUSMANE TANOR DIENG : Un hommage national à un illustre serviteur de la République

http://lesoleil.sn/ Le chef de l’Etat a rendu hommage à Ousmane Tanor Dieng hier, à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). Devant la République et les dignitaires politiques, religieux et coutumiers, Macky Sall est revenu sur le parcours exceptionnel de l’homme d’Etat dont une des sphères ministérielles de Diamniadio va dorénavant porter le nom.

C’est toute la République qui s’est déplacée à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) pour rendre au président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) un hommage mérité. Déjà, à partir de l’autoroute à péage, la sortie menant vers le pavillon présidentiel est, pour les circonstances, très embouteillée. Il faut sortir des véhicules et marcher pendant une bonne vingtaine de minutes pour arriver à Mbadate, le pavillon présidentiel. Députés, ministres, présidents d’institutions, dignitaires politiques et religieux, hommes politiques, pouvoir et opposition confondus, etc. Tout cet aréopage de personnalités a du mal à se mettre sous les trois gigantesques bâches installées dans les lieux. Plusieurs autorités ont pris part à cette cérémonie d’hommage national. Outre le président de la République du Mali, Ibrahima Boubacar Keita, il y avait le président de l’Assemblée nationale du Sénégal et son homologue de la Gambie, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), mais aussi plusieurs leaders politiques et des autorités religieuses et coutumières. Il y avait aussi les membres des institutions de la Républiques, les diplomates, etc.

A 14h30, l’avion de commandement de la République du Mali foule le tarmac d’Aibd. Quelques minutes plus tard, le Président Macky Sall quitte le pavillon présidentiel à bord d’une Limousine pour l’accueillir. Une demi-heure après, le vol spécial arrive enfin. Quelques proches politiques dont Serigne Mbaye Thiam et le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye entrent dans l’appareil pour en ressortir quelques minutes après. L’attente se poursuit. Des parents biologiques y étaient également. Ils étaient tout de blanc vêtus comme la plupart des proches du disparu. À 16h00, le chef de l’Etat sort du pavillon présidentiel accompagné de son homologue malien Ibrahima Boubacar Keita. Les deux hommes font la revue des troupes avant de s’arrêter pour saluer le drapeau et écouter l’hymne national. Le tout dans un silence de cathédrale. Après, ils se dirigent vers les hôtes de marque et la famille explorée, face aux bâches. La dépouille est portée par des militaires marchant sous le rythme de la musique des Forces armées. L’assistance est priée de se lever pour honorer la dépouille de cet homme qui a depuis longtemps servi la République.

Le parcours exceptionnel d’homme d’Etat

Vêtu d’un costume noir, le Président Macky Sall s’avance vers le pupitre. En ce « jour triste pour la République », le président a l’air triste. Le moment est solennel, il doit prononcer un discours d’hommage en la mémoire d’un de ses alliés politiques les plus fidèles de ces dernières années. Comme tous les Sénégalais, il est attristé par la disparition de la troisième personnalité de l’Etat, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, dont le décès est survenu le lundi 15 juillet dernier en France. « Nous voilà réunis dans la douleur pour accueillir et accompagner en sa dernière demeure la dépouille de notre regretté Ousmane Tanor Dieng, président du Hcct », dit le chef de l’Etat pour camper le décor. Cette cérémonie d’hommage national est empreinte d’émotion. Le Sénégal vient de perdre « un de ses plus illustres fils, un serviteur infatigable de l’Etat » qui ignorait congés et jours de repos. « Un homme politique de première classe auréolé aux valeurs cardinales », déclare Macky Sall.

Dans son portrait du défunt, le Président indique que Tanor est « un diplomate de carrière chevronné de profession, aux analyses lucides, au verbe mesuré et à la plume raffinée ». Le Président Senghor, rappelle-t-il, l’avait rappelé à ses côtés en 1978 parce qu’il cherchait un conseiller diplomatique qui sache écrire. Sous les magistères des Présidents Senghor et Diouf, Tanor gravira tous les échelons, se forgeant patiemment un parcours exceptionnel d’homme d’Etat, rompu aux plus hautes servitudes de la République, travailleur méthodique, sobre et discret. D’après le Président Sall, Tanor avait de la tenue et de la retenue parce qu’il était conscient des règles d’éthique et de la gravité des charges qui incombent aux serviteurs de l’Etat et de la République. Sa carrière administrative, du début à la fin, souligne le chef de l’Etat, est comme une leçon de déontologie post-mortem pour tout agent public soucieux du bien commun.

Un républicain hors norme

Tanor était également, selon le Président Sall, un homme politique de grande valeur. Il retient de l’homme sa grande courtoisie, sa sérénité de tous les instants et sa dignité, jamais pris à défaut dans le pouvoir comme dans l’opposition. Il avait, estime-t-il, une haute idée de la politique et de l’adversité politique. Selon Macky Sall, la scène politique était pour Tanor un lieu d’un débat d’idées fécond et policé parce que respectueux de l’adversaire et des intérêts supérieurs de la Nation. « J’ai toujours apprécié chez lui le sens aiguisé du dialogue apaisé, pour le compromis qui ne signifie pas compromission », a fait remarquer Macky Sall pour qui Ousmane Tanor Dieng était un républicain hors norme.

Le compagnonnage entre les deux hommes a commencé quasiment en 2009. Pour Macky Sall, Ousmane Tanor Dieng s’est illustré au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) en partenaire ouvert, fiable et honnête. Pour lui, Tanor était un homme de son temps, qui comprend parfaitement le sens et l’essence de l’action publique parce qu’il avait la pleine mesure des enjeux nationaux et mondiaux contemporains. Il évoque, pour illustrer ses propos, le discours de Tanor de janvier 2016 devant l’Association internationale des maires francophones sur le péril environnemental qui menace la planète.

Ousmane Tanor Dieng était aussi, d’après le président de la République, un humaniste d’une urbanité exquise qui tenait aux valeurs de culture et de civilisation qui irriguent « nos terroirs ancestraux ; un homme attaché à ses racines ». Jeune, Tanor se faisait un point d’honneur de passer ses vacances à Nguéniène, son royaume d’enfance, pour se ressourcer et participer aux travaux champêtres. C’est pourquoi, indique le chef de l’Etat, il était si bien intégré à Kolda où il a effectué son stage pédagogique de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam).

Une des sphères ministérielles de Diamniadio portera le nom de Tanor

Pour honorer et perpétrer sa mémoire, le Président Macky Sall a décidé de donner le nom d’Ousmane Tanor Dieng à une des sphères ministérielles de Diamniadio. « Pour que chaque jour qui se lève offre ton souvenir lumineux un viatique pour les générations actuelles et futures », a souligné le Président de la République.

Tanor élevé, à titre posthume, à la Dignité de Grand officier de l’Ordre national du Lion
Le Président Macky Sall a élevé, à titre posthume, Ousmane Tanor Dieng à la Dignité de Grand officier de l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction civile. Pour lui, Tanor était un compagnon fidèle et loyal. Aussi, a-t-il prié pour qu’il « repose éternellement en paix à Nguéniène qui lui était si cher ».

MACKY SALL, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : «Ousmane Tanor Dieng a toujours été d’une agréable compagnie»

Il y avait un sentiment mêlé d’affection et de respect entre Ousmane Tanor Dieng et Macky Sall.
A titre personnel, le Président témoigne qu’Ousmane Tanor Dieng a toujours été d’une agréable compagnie. « Je suis véritablement bouleversé par sa mort. Je perds en lui un allié fidèle et loyal, un conseiller avisé de l’ombre », a dit le Chef de l’Etat. En ce moment de deuil national, il a présenté les condoléances de la Nation à sa famille et à ses parents biologiques et politiques. Rappelant une vieille sagesse selon laquelle le vrai tombeau n’est pas dans la terre mais dans le cœur des hommes, Macky Sall conclut que Tanor « sera toujours dans nos cœurs ». « Nous ne t’oublierons jamais ! Pour nous, ta mort sera toujours une bonne leçon de vie. »

Ibrahima Boubacar Keita, président du mali : «Tanor est un homme d’une dimension exceptionnelle»

Le Président Macky Sall a tenu personnellement à remercier le Président de la République sœur du Mali, Ibrahima Boubacar Keita, qui, malgré ses charges, a tenu à communier avec le peuple sénégalais en cette douloureuse circonstance qui frappe la Nation. Le Président Keïta, souligne Macky Sall, est un frère avenant, pétri de valeurs ancestrales qui veuillent au maintien des relations de parenté et de bon voisinage. Ibrahima Boubacar Keita a chargé Macky Sall de transmettre son message à la Nation sénégalaise toute entière. Pour le Président malien, Feu Ousmane Tanor Dieng fut «un homme de bien, généreux, discipliné et courtois». Un homme, précise-t-il, d’une dimension exceptionnelle.Par Aly DIOUF (textes) et Assane SOW

Nguéniène enterre son illustre fils dans la tristesse

http://lesoleil.sn/ Ousmane Tanor Dieng repose, désormais, à l’arrière-cour de la concession familiale, aux côtés de son père Birane Dieng. Pour cet ultime voyage, le président du Haut conseil des collectivités territoriales a été accompagné par une foule immense.

Nguéniène porte le deuil. Celui de son plus illustre fils qui le sortit de l’anonymat. Ici, l’annonce du décès d’Ousmane Tanor Dieng est tombée comme un couperet. Aussi sec que brusque, plongeant les habitants dans une immense tristesse. « C’est comme si la vie s’est arrêtée. Je n’arrive pas à m’y faire », confie Souleymane Diouf. Avec la disparition de celui que tout le monde appellent tendrement « Tanor », c’est une page de l’histoire politique du Sénégal qui se tourne certes, mais c’est aussi et surtout le meilleur ambassadeur de Nguéniène, bourgade coincée entre Thiadiaye et Joal, dont il était également le maire, qui est parti à jamais. « C’est une très grosse perte. Tanor était le visage et l’âme de cette localité et des villages alentours. Il faisait la fierté de toute la zone. Sa mort nous plonge dans un profond chagrin. C’était notre bienfaiteur », indique Moussa Guèye. Et le jeune homme de lister les actions de l’illustre disparu qui touchent à des domaines comme la santé, l’emploi, le sport…

Ce mercredi, alors que l’avion ramenant le corps d’Ousmane Tanor Dieng n’avait pas encore atterri à l’Aéroport international Blaise Diagne, Nguéniène a commencé à refuser du monde. Des gens de toutes conditions, venant de partout. « Jamais de mémoire de Nguénienois on n’a vu une telle affluence », s’exclame une jeune dame. La maison mortuaire en bordure de la route principale qui traverse la localité a été prise d’assaut dès les premières heures de la journée. En fond sonore, des haut-parleurs laissent échapper des versets du Coran. Des chapiteaux alignés sur des dizaines de mètres peinent à contenir l’assistance. Certains trouvent refuge dans les maisons voisines, d’autres à l’ombre des arbres qui parsèment la cour de la paroisse Sainte Bernadette qui jouxte la concession familiale d’Ousmane Tanor Dieng. A l’intérieure de celle-ci, des chefs religieux ont fini de prendre place en face du bâtiment où le défunt avait l’habitude de prendre ses quartiers lorsqu’il séjournait dans son royaume d’enfance. C’est une petite bâtisse au charme dépouillé, dont l’intérieur peint en vert rappelle les couleurs du Parti socialiste. Dehors, les gens continuent d’affluer. Face à cette marée humaine, les forces de l’ordre installent des cordons sécuritaires et filtrent les entrées. Ce qui a eu le don d’énerver certains comme ce vieil homme écharpe vert et rouge autour du cou et qui, exhibant une carte, dit avoir quitté spécialement la Côte d’Ivoire pour assister aux funérailles de celui qu’il dit être son Secrétaire général. Comme lui, beaucoup de gens ont eu de la peine à accéder à la maison mortuaire.

A quelques jets de pierre, un groupe d’hommes est agglutiné devant un petit local. Ils ont les yeux rivés sur un écran de télévision. Même à 72 km de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, ils ne perdent rien de la cérémonie d’hommage retransmise en direct.

Incantations et sanglots

Lorsque le cercueil entouré du drapeau national est apparu sur les images, des soupirs se font entendre. Pape Mbodji, « vieux militant socialiste depuis les années 1960 », est venu de Mbour. Il est bouleversé par les images montrant son leader politique couché dans un cercueil. « C’est vraiment triste », lâche-t-il d’une voix compatissante. Il salue en Ousmane Tanor Dieng « le grand homme d’Etat, discret et plein de bonté ».

Peu après dix-huit heures, le cortège funèbre entre à Nguéniène toutes sirènes hurlantes. Direction, la grande mosquée de la localité où les hommes avaient convergé dès l’annonce de l’arrivée imminente du convoi. Mais il a fallu une trentaine de minutes pour que le corbillard arrive sur les lieux où l’avaient devancé le président Macky Sall et son hôte, le Chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita. Ministres, autorités religieuses, hommes politiques du pouvoir comme de l’opposition, chefs coutumiers, autorités militaires, personnalités de toutes sortes, tous étaient là pour accompagner le Secrétaire général du Ps à sa dernière demeure. Les incantations à la gloire de Dieu fusent, des sanglots aussi. L’émotion monte d’un cran lorsque le brancard portant le corps enveloppé d’une étoffe sertie d’écritures en arabe est tiré du véhicule. Encore des sanglots. Chacun tapote l’autre en signe de réconfort comme pour montrer que c’est tout le monde qui a perdu un être cher en Ousmane Tanor Dieng qui repose désormais aux côtés de son père dans le caveau familial construit à l’arrière-cour de la concession familiale.

L’avant de la limousine présidentielle prend feu à l’entrée de Nguéniène

A quelques encablures de la maison funéraire, la limousine présidentielle à l’intérieur de laquelle se trouvaient le Chef de l’Etat Macky Sall et son homologue du Mali, Ibrahima Boubacar Keita a violemment heurté un dos-d’âne. Ce qui a causé un début d’incendie à l’avant du véhicule. Les flammes ont été très vite maîtrisées grâce à l’intervention prompte des sapeurs-pompiers qui accompagnaient le cortège. Plus de peur que de mal. Les deux Présidents ont continué leur chemin à bord du deuxième véhicule présidentiel, une 4×4. La limousine, elle, était encore immobilisée sur place lorsque le Président Macky Sall a quitté Nguéniène vers 20h 30mn.

De notre envoyé spécial, Elhadji Ibrahima THIAM, Photos : Mbacké BA

OBSEQUES A NGUENIENE : Ousmane Tanor Dieng repose désormais à côté de son père

Les parents, proches, sympathisants et autres citoyens qui, depuis les premières heures, ont suivi la nouvelle de sa disparition, faisaient le pied de grue dans la maison familiale pour être au chevet de cette dernière, ont accompagné Ousmane Tanor Dieng jusqu’à sa dernière demeure. Un hommage amplement mérité pour le fils du terroir qui, à lui seul, symbolisait la contrée où il repose désormais dans la maison familiale, auprès de son père.

De mémoire d’habitants, le village de Nguéniène n’a jamais connu pareille affluence que celle qui a eu lieu mercredi, à l’occasion des obsèques du défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng. Mais cette situation s’explique par la dimension de l’homme. La cérémonie d’hommage national en présence du chef de l’Etat a été le point d’orgue des funérailles qui ont occupé les populations depuis lundi dernier, jour de son décès. A évènement exceptionnel, mesures exceptionnelles : les populations se sont appropriées l’événement eu égard à ce que représentait le disparu, par ailleurs maire de la localité, mais aussi pour accueillir les hôtes de marque en cette circonstance douloureuse. Des personnalités dont le Président Macky Sall et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta qui, après l’accueil et l’hommage à l’aéroport, ont tenu à poursuivre leur route pour assister à son enterrement. Un moment de communion avec les familles biologique et politique du disparu ainsi qu’avec ses administrés qui l’ont élu maire en 2014.

Des voisins éplorés

La cérémonie tenue après son inhumation à côté de son père a donné lieu à des hommages appuyés. Pour Macky Sall, le Sénégal a perdu « un homme d’exception » qui avait l’estime de ses concitoyens. Le Chef de l’Etat en veut pour preuve le déferlement des populations « là où nous sommes passés pour lui témoigner leur gratitude ». Après avoir présenté les condoléances de la Nation à la famille, le Président Sall a rappelé avoir cheminé avec le défunt pendant une dizaine d’années sans anicroche. Ce qui démontre, selon lui, des qualités humaines de son ex-allié.

Lequel n’a d’ailleurs « jamais mis en avant son intérêt ou celui de son parti quand je le consultais », a rajouté M. Sall. Il n’a pas manqué d’exhorter les partisans du défunt à préserver son héritage politique, d’honorer sa mémoire en restant unis.

Le Président malien, ému au moment de faire son allocution qu’il a d’ailleurs effectué en deux séquences, a rappelé les liens particuliers qu’il entretenait avec l’ancien secrétaire général du Parti socialiste avec lequel il a partagé l’Internationale socialiste. Au nom de la famille, son fils Pape Birane Dieng a tenu à remercier le Président Macky Sall qui, dit-il, est resté aux côtés de la famille depuis la survenue de la maladie, jusqu’au décès avec la diligence dont il a fait montre. Il a ensuite « dépêché une délégation à Paris pour sa levée du corps », a-t-il salué. Pape Birane Dieng a également fait part de la considération que son père a témoigné à l’endroit du Chef de l’Etat. Non sans rappeler les dernières recommandations du défunt qui a appelé la famille à l’unité.

Avant l’arrivée de la dépouille, les récitals de Coran et les causeries ont entretenu l’assistance qui a pris place dans l’enceinte de la demeure familiale.

Des témoignages poignants ont été faits par les parents, amis, notables religieux comme coutumiers du terroir et au-delà, du département qui ont dit tout le bien qu’il savait du défunt. Des qualités humaines indéniables, mais aussi et surtout son œuvre colossale au service de son terroir. Une localité qu’il a contribué à sortir de l’anonymat et dont il a grandement participé à l’édification des infrastructures.

Ce qui lui vaut aujourd’hui la reconnaissance des populations qui ont porté le deuil du défunt président du Hcct. Une situation perceptible dans son village que les habitants ont nettoyé de fond en comble pour préparer l’arrivée des hôtes. Aussi, le marché hebdomadaire qui a lieu tous les mercredis ne s’est-il pas tenu ce jour ; le soin étant donné aux commerçants d’observer le deuil. Les voisins ont également compati à la douleur qui frappe la localité. C’est ainsi qu’à Ndianda et Ndoffane, villages situés sur la route menant à Nguéniène, les populations qui avaient fini de nettoyer l’axe principal, ont organisé un jalonnement le long du trajet afin de rendre un ultime hommage à leur maire.De notre envoyé spécial, Ousseynou POUYE

MAISON DU PARTI SOCIALISTE : Les militants entre tristesse et fierté

À la Maison du Parti socialiste, régnait, hier, une ambiance funéraire. À quelques heures de l’arrivée de la dépouille de leur secrétaire général à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), les militants étaient partagés entre tristesse et fierté.

Dans une cour contenant environ 300 personnes, hommes et femmes, adultes et jeunes dont la plupart étaient en lunettes noire fumée, étaient assis sous l’ombre des arbres, très affectés par la disparition d’Ousmane Tanor Dieng. Certains étaient vêtus aux couleurs du parti. Depuis l’annonce de la disparition du secrétaire général du Parti socialiste (Ps), le lieu ne désemplit pas et les témoignages ne manquent pas.

Les militants sentent déjà un « grand vide ». « Aujourd’hui, quand je me rends compte que dans quelques heures, il ne sera plus sur terre et plus jamais nous ne le reverrons, cela me déchire le cœur. Nous avons appris à aimer cet homme et surtout à l’écouter. Désormais, il n’est plus et nous avons peur pour l’avenir de notre parti », a confié Abdou Camara, étudiant de 27 ans et militant du Ps qui se dit « grand fan du défunt ».

Même si la tristesse domine, des militants ont voulu retenir la fierté qu’ils éprouvent pour leur défunt leader. « De par sa longévité, son parcours et son leadership, il a su diriger sans faillir, évidemment avec des contentieux comme dans toutes les formations politiques », a reconnu un membre du secrétariat exécutif qui a préféré garder l’anonymat. « Nous allons pleurer la disparition de notre leader. Certes, nous avons mal et c’est tout à fait normal, mais aujourd’hui, nous manifestons notre fierté à son égard. Quand nous avons vu toute cette vague de témoignages, surtout ceux de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, d’Idrissa Seck et notre frère Khalifa Sall, nous étions très émus, contents et fiers », a-t-il ajouté.

Sur la question de son remplaçant, personne n’a voulu se prononcer. Pour le moment, affirme un autre membre du bureau politique, « nous sommes en deuil et nous préférons nous concentrer ». « Pour la succession de notre regretté leader, a-t-il poursuivi, nous allons nous y pencher dans les semaines à venir après réflexions parce qu’on ne remplace pas aussi facilement Ousmane Tanor Dieng, car ses qualités lui étaient propres. »

L’Afp salue la mémoire d’«un homme d’Etat, courtois et constant dans ses convictions»

L’Alliance des forces de progrès (Afp), réunie autour de son Secrétaire général, le président Moustapha Niasse, « ému » par la disparition du président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng, a présenté ses condoléances au Président Macky Sall et à la famille éplorée. Les progressistes ont magnifié les qualités du défunt qui ont grandement « contribué à la consolidation de la démocratie au Sénégal ». Les responsables et les militants de ce parti, à travers un communiqué, soulignent que le défunt, « par sa courtoisie, sa constance dans ses convictions et son sens de l’Etat, a brillamment contribué à la rédaction de pages importantes de l’histoire de la démocratie et de l’évolution politique du Sénégal ». Ils ont rappelé que « de 2002 à 2019, l’Afp a animé, avec le Ps et d’autres forces politiques, plusieurs coalitions, dont la plus récente est Bennoo Bokk Yaakaar, qui est d’une grande utilité pour la stabilité, la sécurité et le développement de notre pays ». S’inclinant, dans le recueillement, devant la mémoire du président Ousmane Tanor Dieng, ils ont formulé des prières pour que le Seigneur « l’élève et l’accueille en son paradis et que la terre de Nguéniène qui l’a vu naître lui soit légère ».Mamadou Lamine DIEYE – Gabriel DIOUF (stagiaire)

DR EL HADJI IBRAHIMA MBOW, UNION CITOYENNE BUNT BI : «Sa disparition a plongé le peuple dans la tristesse»

L’Union citoyenne « Bunt Bi », à travers son président, Dr El Hadji Ibrahima Mbow, voit au défunt secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, « un fils auguste, fidèle patriote dont la carrière en politique et son rôle dans l’État portent le sceau de l’engagement, de la conviction et de la citoyenneté ».  C’est la raison pour laquelle, ladite formation politique pleure « cet homme qui a toujours porté haut les vertus et valeurs de notre démocratie ». « La vie politique nous a réunis et il a toujours été de ceux qui sans relâche, œuvrent pour la concorde et l’unité nationale », écrit M. Mbow. « En attestent les souvenirs mémorables à l’occasion de nos rencontres tenues dans le salon de Amath Dansokho durant lesquelles j’ai découvert un homme ponctuel, méthodique, courtois, respectueux, attentif, ouvert et toujours pertinent dans ses analyses et ses contributions », témoigne-t-il.M. L. DIEYE

LUIS AYALA, PATRON DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE : «Nous manifestons notre reconnaissance au travail qu’il a fait»

« L’Internationale socialiste que j’ai l’insigne honneur de diriger exprime au peuple sénégalais ses sincères condoléances à l’occasion du rappel à Dieu de notre camarade Ousmane Tanor Dieng. Nous manifestons notre reconnaissance au travail qu’il a fait pendant plusieurs années. Au sein de l’Internationale socialiste, nous sommes 147 partis politiques. Il était le vice-président depuis 1996 et a beaucoup participé à sa bonne marche. A travers ma personne, l’Internationale socialiste lui rend un hommage mérité. »Aly DIOUF

CHEIKH ABDOUL KHADRE CISSOKHO, SG ADJOINT DU PS : «C’est une très grande perte pour le Parti socialiste»

« Les témoignages sur Ousmane Tanor Dieng sont unanimes. Il fut un homme discret, travailleur, un grand commis, un homme d’Etat qui a une capacité d’écoute énorme. C’est un homme compétent, un démocrate et il est très tolérant. Je le dis en toute connaissance de cause, car c’est un homme que je connais très bien pour avoir été son collaborateur pendant quinze ans au gouvernement. Et au niveau du parti, de 1995 à maintenant, soit 19 années durant, nous avons toujours été ensemble, lui en tant que chargé des relations extérieures puis premier secrétaire, poste devenu secrétaire général, et moi en tant que chargé de la vie du parti puis secrétaire général adjoint du Parti socialiste. C’est une très grande perte pour notre parti qui est un patrimoine national, qui est toujours là et fidèle à ses engagements. Et quand on est démocrate, c’est très difficile de gérer les hommes. En 2000, le Parti aurait pu être complètement réduit à zéro. Mais, accompagnés de ceux qui étaient fidèles, avec des hauts et des bas, Ousmane Tanor a franchi les épreuves étape après étape.»M. L. DIEYE

Tu es un enfant de la république et tu mourras enfant de la république.

Merci pour tout service rendu à la nation Président Ousmane Tanor Dieng
Merci infiniment au Président Macky Sall  pour cet bel hommage rendu à notre cher Président Ousmane Tanor Dieng.
Certes nous avons perdu un leader et un papa et la douleur ne se mesure pas.
Cette nouvelle absence est une violence inouïe
Une déchirure profonde et des blessure immenses
Mais aujourd’hui vous avez apaisé nos cœurs, vous avez exprimé à votre mesure toute votre affection à notre cher Président Ousmane Tanor Dieng.
Votre marque d’attention de reconnaissance et de soutien sont précieux  et nous vous remercions affectueusement et sincèrement.
Toutes ces gestes et cet bel hommage nous réconfortent grandement et apaisent notre peine.
Papa est parti, mais il sera à jamais dans nos cœurs .
Merci pour tout cher Président Macky Sall
Yéya Diallo,Présidente Nationale des Jeunesses Féminines du Parti Socialiste

LA FORCE TRANQUILLE

http://lesoleil.sn Contesté mais jamais ébranlé, Ousmane Tanor Dieng a réussi à tenir la barque du PS jusqu’à sa disparition

Quand le bateau du Parti socialiste prenait l’eau de toutes parts au lendemain de la première alternance en 2000, il fut l’homme qui s’est évertué à colmater les brèches. Aidé en cela par de jeunes pousses à qui il a ensuite confié des postes de responsabilité au sein du parti historique déserté par les caciques. Contre vents et marées, Ousmane Tanor Dieng, capitaine sextant, est parvenu à tenir à flot le navire. Même lorsque, plus tard, en 2015, il dut faire face à une crise interne dont certains protagonistes sont des responsables dont il avait participé à l’éclosion sur la scène politique nationale.

En réalité, la carrière politique du secrétaire général du Parti socialiste n’a jamais été un long fleuve tranquille. Puisque depuis sa nomination en 1996 comme Premier secrétaire à sa candidature à la présidentielle de février 2012, Otd n’a jamais réussi à faire l’unanimité autour de sa personne. Sa prise de pouvoir au sein de la formation socialiste a été suivie du départ de plusieurs ténors dont Djibo Kâ à la veille des élections législatives de 1998 et de Moustapha Niasse, une année plus tard, en 1999. Tous les analystes politiques s’accordent à dire que ces départs ont sonné le glas du Parti socialiste et expliqueraient la défaite du 19 mars 2000. Une défaite du candidat sortant, Abdou Diouf mais aussi et surtout celle du premier secrétaire qu’il s’était choisi et qui avait la mainmise sur l’ancien parti au pouvoir. En le nommant directeur de campagne en 1993, le président Abdou Diouf avait balisé la voie à cet énarque breveté de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) en 1976.

La victoire socialiste aux élections législatives et présidentielle, en 1993, avait conforté son ascension puisqu’il s’est vu attribuer un poste sur mesure, celui de ministre d’Etat, ministre des Services et Affaires présidentiels. De ce poste, il devenait le super intendant du palais présidentiel et s’ouvrait une voie royale pour prendre pied au sein du Ps.

Au lendemain de la défaite de 2000, quelques caciques du Ps comme Robert Sagna, feu Mamadou Diop et Souty Touré demandent sa démission. En vain. En dépit de plusieurs tentatives de réconciliation, ces derniers ont finalement claqué la porte pour former leur propre formation politique. L’ancien conseiller diplomatique du président Léopold Sédar Senghor est élu député, pour la première fois, aux élections législatives de 2001. Sans être un champion du verbe comme les autres opposants (mais sa plume est des plus sublimes selon certaines sources), il est apparu comme le candidat naturel de l’ancien parti au pouvoir lors des élections présidentielles de 2007 et de 2012. Allié du président Macky Sall depuis la présidentielle de 2012, l’homme s’est signalé par une loyauté à toutes épreuves, apportant son soutien à l’action du gouvernement où le Ps est représenté par ses deux plus fidèles lieutenants depuis toujours : Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye. Jamais demandeur de poste, Ousmane Tanor Dieng lui-même attendra quatre ans, c’est-à-dire en 2016, pour se voir confier la présidence du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct). Poste qu’il cumulait avec celui de maire de Nguéniène, commune du département de Mbour où il vit le jour en 1947.

Malgré les multiples adversités, le natif de Nguéniène, de nature introvertie, a toujours su faire le dos rond et laisser passer les bourrasques de la contestation de son autorité. Jamais un mot plus haut que l’autre. L’homme est toujours dans la mesure. Même les malheureux événements survenus lors de la réunion du Bureau politique du 5 mars 2016, n’ont réussi à sortir Ousmane Tanor Dieng de ses gonds.

Aujourd’hui, si le Ps a retrouvé du poil de la bête et continue d’être le parti le plus structuré de la scène politique sénégalaise, au point qu’on y organise des élections internes, c’est sans doute grâce à lui. Parce qu’il faut le reconnaître, par le passé, le Ps n’avait pas cette ouverture démocratique qui le caractérise aujourd’hui. Le mérite d’Ousmane Tanor Dieng a été d’avoir maintenu ce parti en vie lors de la traversée du désert consécutive à la perte du pouvoir en 2000. Elhadji Ibrahima THIAM

QUEL PATRON POUR LE PS ?

http://lesoleil.sn Avec la disparition du premier secrétaire du Parti socialiste, la question de la succession se pose. Le professeur Moussa Diaw de l’Université Gaston Berger de Saint Louis et le chercheur Barka Ba décryptent la situation

Après le décès du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), des interrogations se posent sur le legs laissé par le secrétaire général du Parti socialiste (Ps) à la formation politique qu’il a eue à diriger depuis le départ de l’ancien président de la République Abdou Diouf. De l’avis de l’analyste politique, Barka Bâ, Tanor laisse un héritage mitigé au Ps. Il pense que son adoubement par le président Diouf lors du « Congrès sans débat » de 1996 est à l’origine d’un schisme majeur dans l’histoire du Ps. Selon lui, les dissidences de deux figures de proue de ce parti à savoir Djibo Kâ et Moustapha Niasse ont été décisives dans la chute du régime socialiste en 2000. Toutefois rappelle M. Ba : « Ousmane Tanor Dieng a eu beaucoup de mérite en tenant la barque malgré les nombreux départs et secousses consécutives à la perte du pouvoir. Avec dignité, il a su faire face au président Wade en incarnant une opposition responsable et républicaine, tout en étant un dirigeant écouté et respecté à l’internationale socialiste ». Tout comme M. Ba, le professeur Moussa Diaw de l’université Gaston Berger de Saint-Louis est d’avis qu’Ousmane Tanor Dieng a su maintenir le Ps en vie en l’ancrant prudemment dans le camp du pouvoir à l’arrivée du président Macky Sall.

Pour le professeur Diaw, qui estime que Tanor a laissé un lourd héritage au Ps, il n’était pas évident d’organiser un parti aussi important que le Ps qui sortait d’une défaite en 2000. « Abdou Diouf a préféré Tanor pour son intégrité, le sens de la responsabilité, son sens de la conviction, sa discrétion et son sens de l’Etat », souligne Diaw. De son point de vue, il a bien géré le parti en maintenant le flambeau, même s’il y a eu des contradictions internes qui ont conduit aux départs de certains ténors. Tanor a, précise-t-il, su tenir compte des réalités internes et externes pour éviter un éclatement immédiat du Ps. Sur l’avenir du Ps, Barka Bâ est prudent. « Nous allons voir si le Ps pourra se doter rapidement d’un nouveau patron qui saura incarner la continuité sans trop de casse », confie-t-il, en soulignant qu’au vu des luttes d’influence feutrées mais parfois féroces à l’intérieur du parti socialiste, la succession ne sera pas une chose aisée. Sur ce point, le professeur Diaw que sa disparition va poser énormément de problème d’héritage entre les différents courants. Le problème, estime l’enseignant, c’est comment gérer cet héritage-là dans ces relations heurtées entre des leaders très ambitieux avec des orientations différentes.

Moussa Diaw rappelle que Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye ont des histoires particulières si on tient compte de leur proximité avec Tanor. Toutefois, il se demande s’ils ont l’épaisseur politique et le charisme nécessaires pour diriger le Ps.
D’après lui, il est plus facile pour ces deux-là de continuer le travail commencé avec la majorité présidentielle, même si de son point de vue, ça ne constitue pas une approche qui peut rapprocher tous les courants du Ps, un parti qui a « un maillage national et une structuration solide comparativement aux autres partis politiques.

A propos de Khalifa Sall, le professeur Diaw estime que ce sera plus difficile puisqu’il est en train de gérer ses démêlés judiciaires et ne sait pas comment ça va se terminer. Dans tous les cas, il pense que ce sera difficile de renouer le fil du dialogue puisque les dissensions sont abyssales entre les différents courants. Il préconise la même posture pour Aissata Tall Sall. Toutefois, il rappelle qu’en politique rien n’est impossible. Il y a possibilité de se retrouver et de donner une nouvelle force au Ps. Il le pense d’autant plus que de son vivant Tanor avait commencé à prendre conscience de la nécessité de réunir de la famille socialiste et avait également posé des actes dans ce sens. Aly DIOUF et Abdou DIAW

OUSMANE TANOR DIENG, UN « PATRIOTE » ET PÈRE ’’EXCEPTIONNEL’’, SELON SES ENFANTS

Nguéniène (Mbour), 18 juil (APS) – Les funérailles du président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Ousmane Tanor Dieng, ont été l’occasion pour ses enfants de rendre hommage dans un poème au ’’patriote’’ et père « exceptionnel’’ qu’a été le défunt secrétaire général du Parti socialiste.
« Mon père était un patriote qui portait son Sénégal dans le cœur et à ses yeux, toujours l’intérêt de la nation primait », a déclaré l’aîné de la fratrie Pape Birane Dieng, qui lisait un poème dédié à leur père par les fils du défunt secrétaire général du Parti socialiste.

Ousmane Tanor Dieng fut « un homme d’Etat conscient de son sacerdoce et qui vouait un respect profond à la République, ses règles et ses principes. Un républicain qui devait tout à la République qu’il a servie jusqu’à son dernier souffle », ont-ils témoigné.

 « Mon père est un enfant de Nguéniène, fier de ses origines ; un sérère profondément ancré dans ses valeurs de loyauté et de dignité. Un homme généreux qui aidait son prochain sans bruit, toujours dans la discrétion », a ajouté Pape Birane Dieng, au nom de ses frères.

Ils assurent que leur défunt père était « un papa exceptionnel et un grand-père aimant, surtout un croyant fervent, toujours stoïque et inébranlable, car acceptant le décret divin ».

« Un grand homme s’en est allé, élégante fut sa révérence », a conclu le fils-ainé d’Ousmane Tanor Dieng qui, au nom de la famille du défunt, a fortement remercié le président Macky Sall pour son du début à la fin de cette « douloureuse épreuve ».

Avant sa mort, Ousmane Tanor Dieng « a regretté de ne pouvoir poursuivre son compagnonnage avec le président (Sall), alors qu’il tenait tant l’accompagner pour la réalisation de ses projets pour le Sénégal’’, a rapporté son fils aîné.ADE/BK

IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA PLEURE SON ’’CADET’’ OUSMANE TANOR DIENG

Nguéniène (Mbour), 18 juil (APS) – Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, se disant ’’très meurtri’’ par la mort du secrétaire général du PS Ousmane Tanor Dieng, affirme avoir perdu « un cadet’’ pour qui il avait ’’une grande considération’’.

« En Tanor, je perds un cadet pour qui j’ai un total respect, une grande considération », a-t-il déclaré peu après l’inhumation du secrétaire général du Parti socialiste (PS), mercredi à Nguéniène (Mbour, ouest), auprès de son défunt père, dans la demeure familiale.

Le président malien, affirmant avoir « le cœur très meurtri’’ par cette disparition, a versé des larmes au moment de son adresse.

Selon lui, compte tenu des relations fraternelles qu’il entretenait avec le défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), il ne pouvait pas ne pas faire le déplacement pour venir partager la douleur du peuple sénégalais.

« Un idéal commun nous a rapprochés, une affection partagée nous a fait plus que frères. De cette rencontre à cette décision d’Allah Soubhana wa Ta’alaah (décision divine), jamais sa fraternité ne m’a fait défaut », a-t-il indiqué.

« Tanor fut homme jusqu’à la fin humaine ! », a ajouté IBK, avant de fondre en larmes et de s’excuser. « L’émotion m’a fait faire une désobligeance involontaire », a lancé le président malien, en présence de la famille du défunt, de ses deux épouses Arame Diouf et Mame Fily Diallo, ainsi que de leurs enfants.

Le président Macky Sall a salué la démarche de son « grand-frère », Ibrahim Boubacar Keïta, qui, malgré son calendrier selon lui chargé, a tenu à être présent au Sénégal pour accompagner « son ami », Ousmane Tanor Dieng, dans sa dernière demeure.

« Je voudrais, monsieur le président de la République, au nom de toute la nation sénégalaise, vous redire toute notre gratitude, une reconnaissance infinie, pour votre sollicitude qui est la marque des grands hommes », a dit Macky Sall.

« Vous êtes venus aujourd’hui accompagner, avec toute la nation sénégalaise, un homme d’exception », a insisté le président Sall, ajoutant qu’il ’’n’est pas facile’’ d’avoir la reconnaissance dont a bénéficié Ousmane Tanor Dieng après sa mort.

« Qu’une personne décède et que deux chefs d’Etat l’accompagnent de la levée du corps jusqu’à son enterrement’’, est une grande reconnaissance, a-t-il laissé entendre.ADE/BK

OUSMANE TANOR DIENG ÉTAIT « UN HOMME BIEN, GÉNÉREUX ET COURTOIS », SELON IBK

Dakar, 17 juil (APS) – Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK a déclaré que l’ancien président du Haut conseil des collectivités territoriales était « un homme bien, généreux et courtois », selon des propos rapportés par son homologue sénégalais.

« Ibrahim Boubacar Keïta m’a chargé de témoigner que Ousmane Tanor Dieng fût un homme bien, généreux et courtois », a rapporté Macky Sall durant son discours, lors de l’hommage national à l’ancien président du HCCT, ce mercredi, à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).

Après cet hommage, les deux présidents se sont rendus à Nguéniène, le village natal d’Ousmane Tanor Dieng, pour l’enterrement.

« Nous avons perdu un homme d’une dimension exceptionnelle », a dit Macky Sall.

« Ce jour est triste parce que nous venons d’accueillir et nous allons l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure, notre regretté fils. C’est un homme qui ignorait jour de repos et férié », a témoigné le chef de l’Etat sénégalais.

L’ancien président du HCCT a eu « un parcours exceptionnel d’homme d’Etat. Travailleur méthodique, sobre et discret », selon Macky Sall.

« Il avait de la retenue parce qu’il connait l’éthique. Tanor était un homme politique de grande valeur. Il était courtois et serein à tous les instants et sa dignité jamais prise à défaut dans le pouvoir et dans l’opposition. Il avait une autre vision de la politique. Il respectait l’adversaire et les intérêts supérieurs de la Nation », a rappelé Macky Sall.

Le président de la République a affirmé que depuis son compagnonnage avec l’ancien Secrétaire général du Parti socialiste (PS) en 2009 puis au sein de Benno Bokk Yakaar (BBY), ce dernier est resté « un partenaire fidèle et honnête ».

Macky Sall a élevé l’ancien président du HCCT au grade d’Officier dans l’Ordre national du Lion.

Ousmane Tanor Dieng, président du Haut Conseil des collectivités territoriales par Macky Sall, dirigeait cette institution de 2016 à sa mort survenue, lundi, en France où, selon son entourage, il se faisait soigner depuis des mois.

Il a été conseiller du premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, ensuite directeur de cabinet d’Abdou Diouf, le successeur de ce dernier.

Ousmane Tanor Dieng a été ministre d’Etat, chargé des Services et Affaires présidentielles d’Abdou Diouf, auquel il avait succédé à la tête du PS après la défaite de cette formation politique à l’élection présidentielle de février-mars 2000.

Candidat sans succès aux élections présidentielles de 2007 et 2012, Ousmane Tanor Dieng, un des leaders de l’Internationale socialiste, était ensuite devenu un allié de Macky Sall.

Il l’avait soutenu au second tour de la présidentielle de 2012 et a été l’un de ses plus importants alliés au scrutin présidentiel du 24 février 2019. Ousmane Tanor Dieng, 72 ans, repose désormais dans son village natal auprès de son père.BHC/OID/ASB

DES CADRES DU PS RÉAFFIRMENT LEUR ANCRAGE DANS BBY (RESPONSABLE)

Nguéniène (Mbour), 18 juil (APS) – Des responsables du Parti socialiste (PS) se sont engagés à poursuivre leur compagnonnage avec le chef de l’Etat Macky Sall dans le cadre de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY, majorité), conformément à la volonté de leur défunt secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, a-t-on appris d’El Hadji Mansour Mbaye, membre du bureau politique de la formation socialiste.

« Aminata Mbengue Ndiaye, Mame Bounama Sall, ainsi que les sages, les piliers du parti, les membres du bureau politique ont déclaré que la décision qui avait été prise à la Maison du parti, sous la direction d’Ousmane Tanor Dieng, lors de votre investiture comme notre candidat reste intacte », a-t-il dit en s’adressant au président Sall.

Il a fait cette déclaration mercredi à Nguéniène (Mbour, ouest), à l’occasion des funérailles d’Ousmane Tanor Dieng, décédé lundi dernier en France des suites d’une maladie.

  1. Dieng, SG du PS, présidait en même temps le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) depuis sa création en 2016.

« Comme l’avait souhaité notre défunt secrétaire général, nous allons vous accompagner nuit et jour, pour la concrétisation de vos programmes et projets mais aussi la réalisation de vos ambitions à la tête du pays », a ajouté El Hadji Mansour Mbaye au nom de ses camarades de parti concernés.

Ousmane Tanor Dieng fut conseiller du premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, ensuite directeur de cabinet d’Abdou Diouf, le successeur de ce dernier.

Il a été ministre d’Etat, chargé des Affaires présidentielles d’Abdou Diouf, auquel il avait succédé à la tête du PS après la défaite de cette formation politique à l’élection présidentielle de février-mars 2000.

Candidat sans succès aux élections présidentielles de 2007 et 2012, Ousmane Tanor Dieng, un des leaders de l’Internationale socialiste, était ensuite devenu un allié de Macky Sall.

Il le soutenait au second tour de la présidentielle de 2012 et était l’un de ses plus importants alliés au scrutin présidentiel du 24 février dernier.ADE/BK/ASG

MACKY REND HOMMAGE À OTD : ’’LE SÉNÉGAL A PERDU UN GRAND HOMME D’ETAT »

Nguéniène (Mbour), 18 juil (APS) – L’Afrique et le Sénégal ont perdu « un grand homme d’Etat », avec la disparition du président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Ousmane Tanor Dieng, a déclaré le président de la République du Sénégal, Macky Sall.
« Avec la disparition d’Ousmane Tanor Dieng, le Sénégal, l’Afrique a perdu un grand homme, un bon citoyen », a-t-il notamment dit mercredi lors des funérailles du défunt secrétaire général du Parti socialiste dans son village natal de Nguéniène, dans le département de Mbour.

 Selon le président Sall, « le Sénégal tout entier, particulièrement la famille biologique du disparu », a perdu en Ousmane Tanor Dieng « un homme de valeur », « un homme digne, loyal, honnête, calme et serein dans toutes les épreuves. »

 « Avec lui (Ousmane Tanor Dieng), nous avons eu un compagnonnage de près de dix ans durant lesquels il a fait preuve de dignité et de responsabilité. Et je peux en témoigner, parce qu’il a été chef de parti politique’’ et « avait toute la légitimité de chercher à accéder au pouvoir », a avancé Macky Sall.

Il a ajouté : « Mais, quand le Sénégal a besoin, il a fait preuve de courage politique dans la totale dignité. Ce qui est rare’’ en politique actuellement.

« Si vous avez bien observé, de notre accession au pouvoir jusqu’à sa nomination (à la tête du HCCT), quatre années sont passées. Ce qui prouve qu’il m’a soutenu inconditionnellement, et personne n’a entendu de sa bouche des propos pouvant gâcher les relations (…), alors que c’est seulement en 2016 qu’on a eu la possibilité de le nommer à ce poste », a-t-il signalé, priant pour le repos de l’âme du défunt.

« A chaque que je dois prendre une décision ou une initiative en tant que président de la République, lorsque je le consulte, comme je le fais avec Moustapha (Niasse, président de l’Assemblée nationale et de l’Alliance des forces du progrès) ou avec les autres alliés, Ousmane Tanor Dieng a toujours mis en avant l’intérêt national, en me conseillant, tout en m’indiquant que le dernier mot me revenait et qu’il se plierait à ma volonté », a témoigné le chef de l’EtatIl a invité les compagnons du disparu, « surtout ceux avec qui il partageait le PS, à honorer sa mémoire ».ADE/BK

INTERNATIONALE SOCIALISTE : L’OMBRE DE LAURENT GBAGBO A PLANÉ SUR LE CERCUEIL DE TANOR

NETTALI.COM – Le décès de Ousmane Tanor Dieng a révélé la respectabilité dont jouissait le défunt secrétaire général du Parti socialiste sénégalais sur la scène internationale.

Ce mercredi, le chef de l’Etat malien, Ibrahima Boubacar Keïta, a assisté, en première ligne, à la cérémonie d’hommage au désormais ex-président du Haut conseil des collectivités territoriales.

Le président Macky Sall, son homologue burkinabé Roch Baboré et le président Abdou Diouf devront se rendre aujourd’hui à la maison mortuaire, à  Fann Résidence, pour présenter leurs condoléances.

Par contre, l’absence de Laurent Gbagbo, pour des raisons évidentes, est très remarquée. Ousmane Taor Dieng avait apporté son soutien au fondateur du Front patriotique ivoirien au plus fort de la crise dans ce pays.

Pour rappel, alors président du Comité Afrique de l’Internationale socialiste, Ousmane Tanor Dieng avait apporté son soutien au Fpi au lendemain  de la publication des résultats de la présidentielle du 28 novembre  2010  en Côte d’Ivoire. Me Jacques Baudin membre du Bureau Politique du PS avait adressé des félicitations à Laurent Gbagbo, justifiant cette déclaration par le  fait que Gbagbo est un camarade membre de l’Internationale socialiste.

Récemment acquitté par la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle, vit en Belgique.

Ousmane Ngom sur Tanor : ” Nous avons eu une adversité politique”

Ancien ministre de l’intérieur sous Wade, Ousmane Ngom a pris part, hier, à la cérémonie d’hommage de la nation rendu à Ousmane Tanor Dieng. Interrogé, il déclare : “Nous avons eu une adversité politique pendant notre jeunesse mais, avec toujours, beaucoup d’élégance. Nous avons partagé également deux fois, le même gouvernement et nous avons toujours travaillé en parfaite intelligence.» L’ancien responsable du Pds ajoute : «Au-delà de tout cela, nous avions nos familles qui étaient très liées et aussi, nous avions la même mosquée. Nous prions ensemble tous les vendredis. C’est un homme vraiment extraordinaire. Que Dieu l’accueille dans son Paradis.»Sarr

LES DERNIÈRES CONFESSIONS DE TANOR À SON FILS AÎNÉ

http://www.emedia.sn Avant de mourir, le défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et secrétaire général du Parti socialiste (PS) s’est confié à son fils Pape Birame Dieng. Ce dernier, livrant ses confessions en présence du chef de l’Etat, Macky Sall, le président malien, IBK, et d’autres personnalités qui ont accompagné le défunt jusqu’à sa dernière demeure à Nguéniène, a rapporté ses dernières recommandations et ses regrets. « Si quelque chose se produit, que le président de la République soit le premier informé, lui avait-il suggéré. Il est mon supérieur parce qu’il est le père de la nation. Mais sur le plan humain, je suis son grand-frère. Dis lui que je suis né enfant de la République et je mourrais enfant de la République. »

Son seul regret, dira-t-il à son fils aîné, c’est « de n’avoir pas pu continuer la mission qu’il m’avait assignée (à la tête) du HCCT. » Mais, rendant grâce à Dieu, il a soutenu que « c’est la volonté divine » même si son « souhait était d’aller jusqu’au bout. Dieu en a décidé autrement. » Tanor confiera sa famille au président Macky Sall, qui, dans son éloge funèbre, l’a décrit comme son « ami loyal (et) allié fidèle » depuis 2009.

Décédé lundi dernier à Paris à l’âge de 72 ans, Ousmane Tanor Dieng repose depuis hier mercredi, auprès de son père dans le mausolée familial, dans son village natal de Nguéniène

Pr. Moussa Diaw: »Le Parti socialiste sénégalais risque de…»

http://www.seneweb.com La disparition du secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, risque de plonger le parti orphelin dans des situations difficiles, partagées entre problèmes de succession, divergences et ambitions personnelles. Cependant, pour le professeur Moussa Diaw «il faut sauver le Parti socialiste», mais estime que cela nécessite des sacrifices sur les perspectives du Ps.

«Le Parti socialiste sénégalais, orphelin, risque de traverser des situations difficiles pour un avenir incertain. Parce que le parti est dans une situation où il y avait un appel à une réconciliation, à des retrouvailles de la famille socialiste, qui a été lancé par feu Ousmane Tanor Dieng. Mais cet appel n’a pas abouti.

Et maintenant, avec cette disparition, le Parti socialiste risque d’être confronté à d’énormes problèmes de succession, parce que la situation est très difficile, d’autant plus que les leaders remarqués au sein de ce parti s’en sont écartés pour des divergences internes et surtout pour des ambitions personnelles», a-t-il soutenu.

Selon le Pr. Diaw, l’objectif du secrétaire général défunt du Parti socialiste était de reconstruire le parti afin de reconquérir le pouvoir. «Compte tenu de cette nouvelle situation, il va y avoir une relance de cette solidarité, de cette retrouvaille, pour sauver le Parti socialiste et continuer le travail qui a été entamé par Ousmane Tanor Dieng. Et ce qui est important, c’est qu’il y ait une prise de conscience de la nécessité de sauver le Parti socialiste et que ses leaders s’engagent dans cette logique».

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*