Revue de Presse du Mercredi 17 Juillet 2019

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES 17 JUILLET 2019

Le Président de la République, son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé ce mercredi  17 juillet 2019, le Conseil des ministres.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat, suite au rappel à Dieu ce lundi 15 juillet 2019 à Paris du Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, Monsieur Ousmane Tanor DIENG, a présenté, au nom de la Nation, ses condoléances les plus attristées aux membres de l’Institution qu’il dirigeait depuis le 20 octobre 2016, au Parti socialiste, aux populations de la commune de Nguéniène dont il était le Maire, à sa Famille et à ses proches.

Il a rappelé la stature multidimensionnelle du disparu, d’homme d’Etat exceptionnel, de haut fonctionnaire digne et exemplaire, de diplomate émérite et d’homme politique averti, à la courtoisie remarquable. Il a salué la mémoire d’un allié loyal, qui a fondamentalement contribué au rayonnement de la démocratie sénégalaise et à la consolidation de l’Etat. Il a informé le Conseil qu’un hommage national lui sera rendu.

Le Président de la République a ensuite adressé, au nom de la Nation, ses chaleureuses félicitations aux Lions du Football pour leur brillante qualification à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations en Egypte. Il a exhorté les joueurs et leur encadrement à ne ménager aucun effort afin de permettre à notre pays de remporter, pour la première fois, le trophée majeur du Football Africain.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs informé le Conseil de son initiative et de sa décision d’ériger l’Economie sociale et solidaire en priorité nationale fondamentale, afin de renforcer l’inclusion sociale et consolider le Sénégal Emergent dans la prospérité durable et le bien être équitable des populations. A ce titre, il a invité le Gouvernement à procéder à l’évaluation systématique et à la capitalisation des acquis, actions et expériences mis en œuvre par les différents acteurs, notamment les coopératives, associations, fondations, Ongs et mutuelles.

Le Président de la République a en outre rappelé au Gouvernement, l’impératif d’intégrer les priorités écologiques et de développement durable dans la mise en œuvre de toutes les politiques publiques. Il a en outre indiqué la nécessité d’assurer le bon déroulement, sur l’ensemble du territoire national, de la 36 ème Journée de l’Arbre, prévue le dimanche 04 août 2019.

Abordant l’urgente nécessité de relancer la filière cotonnière, le Chef de l’Etat a souligné toute l’importance qu’il accorde à la transformation locale de la production agricole nationale avec une valorisation optimale du potentiel et des chaines de valeur de toutes les filières, dans les différentes zones de production.

Le Président de la République a notamment demandé au Ministre des Finances et du Budget d’engager les diligences nécessaires pour accélérer le financement de la deuxième phase du Parc industriel de Diamniadio.

Le Chef de l’Etat a clôturé sa communication sur le suivi de la coopération et des partenariats. Il a également évoqué son agenda international en informant le Conseil de sa participation, le vendredi 12 juillet 2019, à Abidjan, à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, évènement au cours duquel, ses pairs lui ont adressé leurs chaleureuses félicitations suite à sa réélection

Au titre des communications :

Le Ministre des  Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale et  la préparation du Forum  sur la coopération sino-africaine (FOCAC).

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur la  campagne agricole.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur le financement de la campagne agricole et rendu compte des résultats de la mission du Fonds monétaire internationale.

Le Ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point sur l’état d’avancement des projets phares.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur  Cheikh Ahmed Tidiane  Senghor, Administrateur civil est nommé, Secrétaire général de l’Agence informatique de l’Etat (ADIE), poste vacant.

Monsieur est nommé  Mahy DIAW, Professeur des Universités, matricule de solde n° 101528 est nommé Recteur de l’Université Alioune DIOP de Bambey, en remplacement  de Monsieur Lamine GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Lamine GUEYE, Professeur des Universités, précédemment Recteur de l’Université Alioune DIOP de Bambey, est nommé Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-SUP) du Ministère de l’Enseignement supérieur, en remplacement de Monsieur Papa Gueye, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Alassane Saidou SOW, Economiste, est nommé, Secrétaire général de l’Agence de Gestion du Patrimoine bâti de l’Etat (AGPBE), en remplacement de Monsieur Ibrahima Cissé.

Fait à Dakar le 17 juillet 2019,Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement,Ndèye Tické NDIAYE DIOP

Nguéniène -Tanor Dieng rejoint sa dernière demeure

https://www.beut7.com Ousmane Tanor Dieng rejoint sa dernière demeure. Le défunt Sg du Parti socialiste vient d’être inhumé à Nguéniène, dans son village natal. La prière mortuaire a été dirigée Par Serigne El Hadj Malick Leye, en présence des Présidents malien et sénégalais, Ibrahima Boubacar Keita et Macky Sall. Plusieurs personnalités dont d’anciens ministres ont fait le déplacement pour accompagner ’’l’homme d’Etat’’ à sa dernière demeure.Que son âme repose en paix !

Hommage national à Tanor Dieng -Macky Sall : ”Je suis bouleversé par sa mort ”Quand Tanor Dieng a senti que le destin allait s’accomplir,il a trouvé la force et la sérénité de puiser dans ses dernières ressources pour m’envoyer un ultime message”

https://actusen.sn Le Chef de l’Etat a rendu un poignant hommage à feu Ousmane Tanor Dieng. Lors de la cérémonie d’hommage national tenue, ce mercredi à l’aéroport international Blaise Diagne, Macky Sall s’est dit «véritablement bouleversé par la mort de son fidèle allié».

«Je suis, véritablement, bouleversé par sa mort. Je perds en lui un allié fidèle et loyal, un conseiller avisé de l’ombre. En ce moment de deuil national, je pense à ses épouses, ses enfants et à sa famille. Je voudrais les présenter mes condoléances les plus sincères. Président Ousmane Tanor Dieng tu vivras toujours dans nos cœurs. Nous ne t’oublierons jamais. Et pour nous Tanor sera toujours une bonne leçon de vie», a-t-il déclaré.

«A titre personnelle, je témoigne que Ousmane Tanor Dieng a toujours été d’une agréable compagnie. Quand il a  senti que le destin allait s’accomplir, il a trouvé la force et la sérénité de puiser dans ses dernières ressources pour m’envoyer un ultime message par son fils Pape Birame. Notre proximité était à ce point», a ajouté Macky Sall. Qui est ensuite revenu sur son compagnonnage avec le défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct).

«Depuis 2009, point de départ de notre compagnonnage, Ousmane Tanor s’est illustré, au sein de la grande coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), en partenaire ouvert, fiable et honnête. Il était un homme de son temps qui comprenait parfaitement le sens et l’essence de l’action publique parce qu’il avait la pleine mesure des enjeux nationaux», magnifie-t-il.

«Par sa profession, Ousmane Tanor Dieng était d’abord un diplomate de carrière chevronné au verbe mesuré». Il S’est forgé patiemment aux côtés de Léopold Sédar Senghor, un parcours exceptionnel d’homme d’Etat rompu aux plus hautes servitudes de la République. Tanor avait de la tenue et de la retenue parce qu’il était conscient des règles d’éthiques et de la gravité des charges qui l’incombent. Il était par-dessus tout un républicain hors norme. J’ai toujours apprécié chez lui le sens aiguisé du dialogue argumenté mais apaisé pour un compromis qui ne signifie pas compromission», poursuit-il.

Une des sphères ministérielles les plus modernes portera le nom de Tanor à de Diamniadio (Macky Sall)

https://www.pressafrik.com Le président de la République, Macky Sall a annoncé qu’une des sphères ministérielles les plus modernes dans la nouvelle ville de Diamniadio portera le nom du défunt Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng. Ce, pour honorer, perpétuer sa mémoire et, souligne le chef de l’Etat, pour que chaque jour offre ton souvenir lumineux, en viatique pour les générations actuelles et futures.

Macky Sall a accueilli personnellement la dépouille du défunt Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) en présence du président du Mali, Ibrahima Boubacar Keita et de sa famille.

Ousmane Tanor Dieng élevé au grade de Grand officier dans l’ordre national du Lion à titre posthume

IGFM – Le président de la République, Macky Sall, a rendu un vibrant hommage à Ousmane Tanor Dieng. Il a loué la loyauté, la fidélité, le dévouement du défunt, son sens républicain élevé, son patriotisme et sa conscience professionnel. Jamais il n’a pris des congés, si ce n’est se rendre dans son village natal, Nguégnène, pour se ressourcer, déclare le chef de l’Etat.

Pour que sa mémoire perdure, le président Macky Sall a décidé de donner son nom à l’une des sphère ministérielles de Diamniadio.

Avant que la dépouille du défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) ne soit acheminé à son village natal pour son inhumation, le président de la République l’a &levé le défunt, à titre posthume, au grade de Grand officier dans l’ordre national du Lion.

HOMMAGE À OUSMANE TANOR DIENG

DIRECT DE L’AIBD – Toute la République est réunie à l’aéroport international Blaise Diagne pour un ultime hommage au défunt président du HCCT, avant son enterrement dans son village natal de Nguèniène

Tout est fin prêt pour la cérémonie de la levée du corps de Ousmane Tanor Dieng. Le président de la République Macky Sall est arrivé à l’aéroport de Diass où doit se tenir l’hommage national.

Il accueilli son homologue le président Malien Ibrahima Boubacar Keita, venu pour la circonstances. Toutes les autorités de la République, coutumières et religieuses, sont installées. Les parents proches, amis, camarades de parti et militants socialistes sont au rendez-vous. Tous attendent l’arrivée de la dépouille. Le vol spécial affrété par le chef de l’Etat devrait atterrir d’une minute à l’autre.

MON ADIEU A TANOR PAR  CHEIKH TIDIANE DIEYE, ANCIEN CONSEILLER SPECIAL CHARGE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DIOUF

J’ai toujours été subjugué, je l’avoue, par la singulière densité des propos de l’ancien président français François Mitterrand après avoir visité à l’époque le service des soins palliatifs d’un hôpital parisien : « la mort peut faire qu’un être devienne ce qu’il était appelé a devenir, elle peut être au plein sens du mot, un accomplissement, Et n’ya t’il pas en l’homme une part d’éternité, quelque chose que la mort met au monde, fait naitre ailleurs » telle m’apparait en raccourci l’image que le destin d’Ousmane Tanor Dieng pourrait suggérer à la postérité. N’ya t’il pas d’ailleurs quelques frustrations à ne parvenir à être pleinement soi même, transfiguré qu’en étant soumis à l’épreuve de la mort ? Comme beaucoup d’autres, j’ai connu Tanor.

Chacun de ceux qui ont eu à faire un bout de chemin avec lui dans les différentes séquences de  sa carrière professionnelle ou personnelle est dépositaire d’une part de vérité, de souvenirs et de témoignages divers. C’est dans les années 1991 qu’il m’a accueilli au sein du Cabinet du Président Diouf en qualité de Conseiller spécial chargé de la communication. J’y étais en équipe avec les Ambassadeurs Babacar Carlos Mbaye Conseiller diplomatique et M. Bruno Diatta, Chef du Protocole, le Chef du Cabinet présidentiel Talla Cissé, les Ambassadeurs Conseillers diplomatiques Amadou Diop et Cheikh Niang sans oublier Marie Louise Faye du service du Protocole et Amadou Gaye, Conseiller en Communication, qui fut mon adjoint. J’ai le souvenir d’un homme qui se flattait à juste raison de sa double appartenance à ce socle de valeurs rurales clairement assumées et l’exigence d’une rationalité constante dans le traitement des affaires de l’état à partir des notions clés que sont la méthode et l’organisation théorisées par celui qui demeure son inspirateur et son référent idéologique et politique Léopold Sédar Senghor.

Nul n’ignore les liens spéciaux qui l’unissaient au Président Diouf, son mentor auprès de qui, il apprit beaucoup.

Les charges écrasantes qui furent les siennes ont pu laisser subsister des malentendus sur la perception qu’on pouvait avoir du personnage.

Son austérité apparente et le port parfois rectiligne de l’homme semblaient lui être dictés par sa volonté de faire barrière symboliquement à tout ce qui pouvait porter atteinte à la sacralité de l’Etat. Je l’ai vu faire montre de calme et de maitrise à des moments de tourmente et de crises sociales d’ampleur sans jamais céder à des facilités primesautières. Je l’ai vu faire preuve du même courage face aux infortunes de la vie politique, des blessures et des souffrances qu’elle inflige. Dans ce champ clos traversé de passions folles au rituel si étrange, siège de tant de vanités, toutes les possibilités sont ouvertes y compris celles, tour à tour, d’avoir raison, ou d’être faillible et de se tromper. Lui qui, à l’origine rêvait d’une carrière à l’international qui sans doute aurait été prestigieuse a découvert que la politique était un engagement exigeant avec sa part de noblesse et ses ambiguïtés, ses réussites et ses échecs. Je l’imagine garder ce même courage tranquille face à la maladie, jusque dans ses derniers instants de vie. D’ou lui venait cette faculté d’être à la fois un et multiple, ce don d’entretenir une histoire personnelle, avec des individualités aussi diverses, qu’ils soient riches ou pauvres, connus ou anonymes, partageant avec chacun une part de jardin intime.

Cet homme qui était à la fois secret et chaleureux, peu enclin à se confier avait plusieurs religions : fidélité à soi même et aux autres, fidélité au passé sans être passéiste, culte de la discrétion et de l’humilité, défense de ses convictions dans le respect de celles des autres. Témoigner de ce qu’on sait et le dire en ces mots, nous met à l’abri de toute volonté de panthéonisation.

Manifestement, la seule explication de cette force intérieure chez cet homme, part du lien entre la foi et la sérénité qu’elle induit. Tout est là. Cette vie qui s’est éteinte nous administre la preuve que malgré tout, le bien reste l’ultime horizon désirable.

« Ce que demandent nos morts, ce n’est pas  de les plaindre, mais de les continuer. Ce qu’ils attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan ». Cet enseignement de Pierre Brossolette vaut pour nous tous.

FIER D’AVOIR ÉTÉ TON PETIT-FRÈRE, GRAND HOMME! PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Tanor était un homme multidimensionnel, attachant, méchamment caricaturé par ses adversaires sous les traits d’un tueur froid alors qu’en réalité, il était profondément fidèle en amitié, sincère, ne promettait jamais ce qu’il ne pourrait pas faire

C’est en 1991 que j’ai connu Ousmane Tanor Dieng. A l’époque, jeune et fougueux journaliste, me voulant sans peur et sans reproche comme le chevalier Bayard, je tirais — avec ma plume ! — sur tout ce qui bougeait. « Tanor », lui, n’était pas encore au faîte de sa puissance mais c’était tout comme puisqu’il était déjà le tout-puissant directeur de cabinet du président Abdou Diouf et amorçait déjà sa montée en puissance. Il avait eu un problème avec une jeune femme qu’il allait épouser plus tard et lorsque je fus informé de cette situation, j’écrivis un article qui fit grand bruit à l’époque. Il fallait être suici

aire pour oser attaquer bille en tête Ousmane Tanor Dieng en ce temps-là ! Et pourtant, c’est ce que j’avais fait, persistant, signant et récidivant. Au cours d’une audience qu’il m’avait accordée dans la même période, le président Abdou Diouf s’en était ému et m’avait fait savoir que son directeur de cabinet souffrait sérieusement des attaques dont il faisait l’objet de ma part. Il me pria donc de lever le pied. Et puis un jour, Diagna Ndiaye, qu’on ne présente plus, m’a appelé et, après avoir parlé de banalités, me demanda de passer le voir le lendemain à 18 heures pour un scoop du tonnerre. Naturellement, à l’heure convenue le jour « J », j’étais présent dans l’appartement qu’il occupait alors en face de la pharmacie de la Nation dont le propriétaire était feu Majmouth Diop, défunt dirigeant du Parti africain de l’Indépendance (PAI). Alors que j’étais en grande conversation avec Diagna qui me faisait languir à propos du scoop promis, on sonna à la porte d’entrée.

Mon hôte se leva, ouvrit la porte et… Ousmane Tanor Dieng fit son entrée ! Je me levais brusquement, décidé à partir. Diagna me supplia de rester, fit les présentations et se mit à expliquer ce qui le liait à l’un et l’autre d’entre nous avant de dire combien il était peiné de voir un petit-frère — moi, en l’occurrence —, s’acharner médiatiquement sur un de ses amis personnels. Ce jour-là, nous nous parlâmes tous trois longuement, ne sentant pas le temps passer puisque nous ne nous sommes quittés qu’aux environs de 21 heures. L’un et l’autre, Tanor et moi, remerciâmes chaleureusement Diagna d’avoir eu l’initiative d’une telle rencontre et chacun de nous lui dit à propos de l’autre : « mais c’est pas possible, moi qui le prenais pour un monstre ! » C’est ainsi que la grande relation d’amitié ou, plus exactement, de fraternité entre Ousmane Tanor Dieng et moi a commencé. On se rencontrait régulièrement soit à son bureau de la présidence de la République soit chez Diagna Ndiaye qui déménagea par la suite pour habiter dans un immeuble situé à deux pas de l’Assemblée nationale et qui appartenait à Saïd Fakhry, industriel du savon et défunt président de la Fédération sénégalaise de football.

Allô, ici le « PC » !

Là, pendant des années, et alors que OTD était devenu entretemps le tout-puissant et redoutable ministre d’Etat, ministre des Affaires et services présidentiels, on tenait des « PC » (postes de commandement !) pour discuter de la situation du pays, échanger des informations, faire de la prospective. Dans une ambiance détendue et sans protocole. En plus de Diagna et moi, « on » désignait aussi le président du groupe parlementaire du Parti socialiste à l’époque, Abdourahim Agne, par ailleurs patron de la Somicoa, et mon confrère et ami Laye Bamba Diallo, alors directeur du « Cafard Libéré » puis patron de « Nouvel Horizon ».

Parfois Habib, fils du président Abdou Diouf, venait nous rejoindre. Au cours de ces discussions informelles, Tanor ôtait quelque peu le masque austère qui terrorisait ses adversaires mais aussi les ministres, hauts fonctionnaires de l’Etat et autres collaborateurs, pour apparaître sous un jour des plus chaleureux. S’il était détendu, et s’il se lâchait un peu, les confidences étaient toutefois rares. Surtout, il ne lâchait aucun secret d’Etat face aux journalistes que nous étions, Laye Bamba et moi. Quand j’allais à Paris, son plus que jeune frère et homme de confiance, Pape Yama Mbaye « PYM », alors consul général adjoint du Sénégal à Paris, se mettait en quatre pour rendre mes séjours agréables. C’était le bon temps. En 1993, le jour de l’élection présidentielle, lorsque le président Abdou Diouf a fini d’accomplir son devoir civique, il nous a retrouvés, Laye Bamba et moi, au Palais pour une interview exclusive qu’il accorda à nous deux seuls, le tout ayant été arrangé par Tanor, bien sûr. Bien évidemment, alors que la guerre de succession — en tout cas la bataille pour le dauphinat — faisait rage au Parti Socialiste, j’ai pris fait et cause pour Tanor contre ses rivaux Djibo Ka et Moustapha Niasse. Mieux, lorsqu’il fût porté à la tête du Parti socialiste à l’issue du fameux « congrès sans débats » de 1996, j’entrepris de l’inviter à Diamaguène pour y présider un meeting que j’avais organisé en son honneur. Un meeting intitulé « La banlieue avec OTD » et qui connut un franc succès car des jeunes venus de tous les coins de ce qui était alors une nébuleuse, voire une terra incognita, y avaient pris part, acclamant chaleureusement l’alors tout-nouveau patron du Ps. Or, en ces années-là, c’est à dire après les fameux événements de février 1988, les dirigeants socialistes étaient en quelque sorte interdits de séjour dans cette partie de la région de Dakar où le « Sopi » régnait en maître. Quelques semaines auparavant, pour fêter le sixième anniversaire du « Témoin », j’avais choisi Tanor pour présider le grand concert de musique que nous avions organisé au théâtre national Sorano. Un concert animé par Youssou Ndour et le Super Etoile avec la participation remarquée de Baba Maal et qui avait constitué l’une des premières sorties officielles de OTD dans ses nouveaux habits de Premier secrétaire du PS. De cette époque jusqu’à la veille de la dernière élection présidentielle, nos relations ne se sont jamais distendues. Bien au contraire !

En effet, c’est même lorsque le Parti socialiste a perdu le pouvoir, entamant une longue et éprouvante traversée du désert, ou, pour prendre une métaphore maritime, alors que les rats quittaient en masse le navire en perdition dont Ousmane Tanor Dieng tenait pourtant solidement le gouvernail au milieu d’une mer déchaînée, c’est durant cette période de vents contraires que je me suis rapproché davantage encore de l’homme qui me donnait toujours du « petit-frère » tandis que je l’appelais « Grand » ou « Tanor ». Je n’ai jamais cessé de le fréquenter alors que, par vagues, des pans entiers de son parti transhumaient vers ce qu’on appelait alors les « prairies bleues ». Dans la même période, d’ailleurs, il m’a rendu une visite fraternelle, en toute simplicité, dans les locaux du « Témoin » alors se trouvant à Gibraltar. Il était venu en compagnie du seul Haj Mansour, un exemple de fidélité et de dignité à un moment où tant de socialistes se reniaient ou vendaient leur âme au diable libéral.

Et Tanor fit la connaissance d’un certain… Macky Sall !

Pour en revenir à Diagna Ndiaye et à OTD, une image restera éternellement gravée dans ma mémoire. C’est celle-où tous les deux étaient assis sur un petit lit de l’hôpital Le Dantec où ils étaient venus rendre visite à mon père, quelques jours avant son décès. Mon père qui leur avait dit ceci : « je vous confie Mamadou et je vous demande de rester toujours unis. » Au Ciel, là-bas, OTD pourra lui dire qu’il a toujours effectivement veillé sur son jeune frère MON… Ousmane Tanor Dieng a toujours honoré de sa présence les cérémonies familiales que j’organisais chez moi. Le hasard a voulu que c’est à l’occasion du baptême d’un de mes enfants qu’il a rencontré pour la première fois l’actuel président de la République. Macky Sall, ministre de l’Intérieur, était venu escorté de ses motards, précédé d’une voiture avec gyrophare etc. Tanor, lui, dirigeait le principal parti de l’opposition.

Prenant la parole ce jour-là, je m’étais réjoui de leur présence en disant que l’un d’eux était mon ami et l’autre mon grand-frère. A la fin du baptême, ils avaient échangé quelques mots avant de partir chacun de son côté. La dernière fois que je l’ai vu, c’était début février dernier. Il m’avait reçu chez lui, à Fann. Nous avions longuement parlé de la situation nationale, évoqué l’élection présidentielle en vue, parlé des enjeux géopolitiques du Sénégal à la lumière des découvertes de pétrole et de gaz, du terrorisme dans la zone sahélo-saharienne, etc. Le président du Haut Conseil des collectivités territoriales m’avait demandé de lui dire franchement ce qui n’allait pas entre le président de la République et moi. Après m’avoir écouté attentivement, il m’avait dit ceci : « il faut que je m’implique pour vous réconcilier. Nous allons vers une rude bataille avec l’opposition et il ne faut surtout pas que tu sois contre nous ! » avait-il dit en rigolant avant d’ajouter : « et puis, je n’oublie pas que c’est chez toi que j’ai rencontré le Président pour la première fois ». Je n’ai malheureusement plus eu le privilège et l’immense bonheur de le revoir jusqu’à son rappel par le Seigneur, à ses côtés, dans ses prairies célestes. Je me demande d’ailleurs quelle avait été sa réaction lorsqu’il avait appris que j’avais voté… Idrissa Seck à la présidentielle. Comme tout le monde, et moi plus encore peut-être puisque j’ai eu l’honneur de l’approcher, je retiendrais les qualités d’homme d’Etat, de républicain et de patriote de Tanor.

Cet Etat, il en avait une profonde connaissance et le maîtrisait à merveille. A un moment donné, il était véritablement le patron de cet Etat, contrôlant tous les services de sécurité et de renseignements du pays, dirigeant les réunions de sécurité, ayant la haute main sur l’administration territoriale, les ambassades, gérant les fonds politiques et secrets, dirigeant le Parti socialiste alors au pouvoir, contrôlant les médias d’Etat, gérant les relations avec les marabouts, les syndicats, les partis, etc. Un jour, il a sorti cette phrase, terrible : « les pouvoirs dont je dispose sont tellement redoutables que, chaque matin quand je prie, je demande à Dieu de m’épargner d’en utiliser le centième seulement ». Un autre jour, il avait lâché : « les emprisonnements de journalistes, c’est fini, du moins tant que nous serons au pouvoir ! ».

Et effectivement, de ce jour jusqu’à la perte du pouvoir par le président Diouf, plus aucun confrère n’a été embastillé. On retiendra aussi la profondeur et la pertinence de ses analyses sur la géopolitique mondiale, particulièrement celle de la région ouest-africaine, sans compter l’importance de son réseau, à l’Internationale socialiste notamment dont il fut pendant longtemps le président de la branche africaine. Mais bon, il s’agissait juste ici d’un modeste hommage de ma part, d’un témoignage sur un homme multidimensionnel, attachant, méchamment caricaturé par ses adversaires sous les traits d’un tueur froid alors qu’en réalité l’homme était doté d’un grand sens de l’humour, était profondément fidèle en amitié, sincère, ne promettait jamais ce qu’il ne pourrait pas faire. Ousmane Tanor Dieng, surtout — et sur ce point, les témoignages sont unanimes — ne disait jamais du mal de l’autre, n’insultait jamais, ne dénigrait jamais. Et pourtant, il était détenteur de secrets redoutables dont la divulgation aurait pu faire sauter ce pays plusieurs fois. Homme d’Etat, il a préféré les emporter dans sa tombe, lui qui était déjà une tombe dans cette vie sur terre. Repose en paix, Grand-Frère, et que la terre de Nguéniène te soit légère.

LE HCCT SALUE LA « DIMENSION EXCEPTIONNELLE » DE SON DÉFUNT PRÉSIDENT

Dakar, 17 juil (APS) – Le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) a salué dans un communiqué la « dimension exceptionnelle » de son défunt président Ousmane Tanor Dieng, qui a su impulser à la tête de cette institution « une dynamique républicaine inspirée par une quête permanente de résultats probants ».

« Homme d’Etat hors pair, le président Ousmane Tanor Dieng était d’une dimension exceptionnelle. Il a su, d’une main de maître, poser les jalons d’une institution sans précédent tout en lui impulsant une dynamique républicaine inspirée par une quête permanente de résultats probants », souligne le texte signé du premier vice-président du HCCT, Pape Maël Thiam.

Le HCCT, par la voix de M. Thiam, estime que « le Sénégal vient de perdre un monument incontestable, véritable commis de l’Etat ».

« Avec une qualité managériale d’une dimension exceptionnelle, il (Ousmane Tanor Dieng) a su instaurer un esprit de famille, de solidarité et de fédération de toutes les compétences utiles à l’accomplissement de la mission du HCCT », relève le communiqué.

Il ajoute que « grâce à sa clairvoyance et sa persévérance dans ses missions républicaines, le président Ousmane Tanor Dieng a, dans des conditions difficiles, fait du HCCT une institution incontournable dans le processus de mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation ».

« Attaché aux valeurs républicaines, avec un engagement indéfectible combinée à une discrétion sans commune mesure et une constance légendaire dans ses convictions, Ousmane Tanor Dieng a de toute sa vie, donné la totalité de sa personne pour l’instauration de la paix et la consolidation de la démocratie dans notre chère nation le Sénégal », poursuit le communiqué.

Aussi les membres du HCCT expriment-ils leur « profonde douleur à la suite de la disparition de leur cher et regretté président ».

La dépouille du président du Haut conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng, « arrive, ce mercredi 17 juillet 2019 à 14h30 minutes, à l’Aéroport International Blaise DIAGNE », annonce la présidence de la République dans un communiqué.

A cette occasion, signale le communiqué, le chef de l’Etat Macky Sall « rendra sur place un hommage au nom de la Nation à feu le Président Ousmane Tanor Dieng, avant de l’accompagner à sa dernière demeure à Nguéniène, sa terre natale », dans le département de Mbour.

Il sera inhumé mercredi, dans l’après-midi, auprès de son défunt père, dans la demeure familiale.

La levée du corps de Tanor Dieng a eu lieu ce mardi à Paris, en présence d’une délégation conduite par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, et son homologue Serigne Mbaye Thiam (Eau et Assainissement), a appris l’APS.PON/ASG/B

Aly Haïdar : «Ousmane Tanor Dieng n’était pas connu des Sénégalais»

http://www.seneweb.com La mort d’Ousmane Tanor Dieng est une perte pour le peuple sénégalais. Mais pour Aly Haïdar, l’enfant de Nguéniène «était méconnu des Sénégalais». «C’est quelqu’un que j’ai beaucoup fréquenté. Que je connais bien. Vraiment, j’étais assez séduit par sa rigueur, sa loyauté, sa disponibilité et sa capacité d’écoute. C’était un homme, quand vous le connaissais, vous découvrez une dimension chez lui très généreuse, une ouverture d’esprit, vous découvrez quelqu’un de bien. Qui n’était pas connu des Sénégalais.

Parce qu’ils voyaient un homme rigoureux, un homme peut-être fermé, alors qu’il était tellement disponible. Je suis à Dakar pour assister aux obsèques, pour l’accompagner dans sa dernière demeure», témoigne-t-il sur iRadio.

Forte ferveur à Nguéniène en attendant la dépouille de Tanor Dieng

 (Nguéniène, envoyés spéciaux) -Une forte ferveur s’est emparée, ce mardi, du village de Nguéniène où sera inhumé, dans quelques heures, Ousmane Tanor Dieng, décédé lundi.

Depuis ce matin, des prières sont formulées pour le repos  de l’âme du défunt maire de la commune, sous la supervision d’El Hadj Babacar Niang, imam ratib de la localité.

C’est une matinée pas comme les autres chez le défunt secrétaire général du Ps dont la dépouille est attendue ce jour en début d’après-midi à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd).

Nguéniène grouille déjà de monde. Les parents, amis, proches, membres de la famille politique du défunt viennent de toutes les contrées du pays pour assister à la cérémonie funéraire.

La maison mortuaire est prise d’assaut. A l’intérieur, une cérémonie de récital du Coran est organisée. Elle est dirigée par les imams et oulémas de la localité.

« Tout est fin prêt pour accueillir la dépouille pour l’inhumation dans les meilleures conditions », dit un proche de la famille.

« Toutes les tentes sont bien aménagées, parce que nous attendons l’arrivée de hautes autorités comme le président de la République, mais également des dignitaires religieux », a-t-il ajouté.

« Cette cérémonie ne pas être ordinaire. C’est à l’image de l’homme, Ousmane Tanor Dieng, qui a tout fait pour sa localité mais également pour son pays », a pour sa part témoigné Amadou Ndao, proche parent du défunt.

Nguéniène : La prière mortuaire de Tanor Dieng sera dirigée par…

http://www.seneweb.com  (Nguéniène, envoyés spéciaux) – La prière mortuaire d’Ousmane Tanor Dieng sera dirigée par Serigne El Hadj Malick Leye, sous le ndigueul de l’imam Ratib de la localité, Serigne Babacar Niane.L’office sera célébré à la grande mosquée de la localité.

À rappeler qu’après la cérémonie des honneurs de la nation qui est prévue à l’Aibd (Aéroport international Blaise Diagne), vers 15h, le cortège funèbre se dirigera directement à Nguéniène.

AND-JËF

http://www.enqueteplus.com Il n’était pas à la levée du corps à Paris, mais de Dakar, le secrétaire général d’And-Jëf/Authentique, Landing Savané, a tenu à faire un témoignage sur Ousmane Tanor Dieng. ‘’Notre relation a toujours eu une dimension politique, fraternelle et amicale.

Sous le régime socialiste, faisant fi de mon engagement dans l’opposition, il m’a, à plusieurs reprises, sollicité pour qu’une issue heureuse soit trouvée à la crise universitaire’’, se rappelle-t-il.

Les deux hommes ont également eu à se côtoyer en 2012, au sein de la coalition Benno ak Tanor. Au moment où le défunt en assurait la présidence, Landing Savané en était le vice-président et au Hcct. ‘’Tanor, c’est aussi cette personnalité connue et reconnue pour son engagement sans faille au service du Parti socialiste, du Sénégal, fortement enraciné dans son terroir de Nguéniène.

Il était de ceux qui ne cachent pas leurs désaccords, mais qui savent utiliser les formules, en évitant de blesser, en mesurant toujours l’étendue de ce qui nous sépare et celle de ce qui nous unit’’, dit-il.

OUSMANE TANOR DIENG : L’adieu de la diaspora

http://lesoleil.sn/ Plusieurs Sénégalais de France ont pris part mardi après-midi à Paris à la levée du corps du Président HCCT, Ousmane Tanor Dieng. Les deux salles de la maison funéraire, au 9 boulevard Menilmontant, près du cimetière de Père Lachaise (11ème arrondissement de Paris) étaient trop petites pour contenir tout ce monde. Du coup, les gens étaient entassés dans la chaleur.

Ils étaient nombreux à venir dire adieu à Ousmane Tanor Dieng, décédé la veille à Paris. Le Président de la République Macky Sall a envoyé trois ministres: Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Ba et Serigne Mbaye Thiam. Abdou Diouf, l’ancien Président de la République et père spirituel de Ousmane Tanor Dieng, accompagné par son épouse, était également présent. Ainsi que de nombreuses autres personnalités telles Lamine Diack ou encore Albert Bourgi…
« Nous avons perdu un grand Monsieur, un homme d’Etat », a témoigné le ministre Aly Ngouille Ndiaye, en présence de la famille du défunt. Il a ensuite présenté au nom du Président de la République les condoléances de la Nation à la famille politique biologique de Ousmane Tanor Dieng et à Abdou Diouf. Avant de louer la qualité d’homme d’Etat du défunt: « Ousmane Tanor Dieng savait beaucoup de choses mais ne disait rien. S’il faisait comme les gens d’aujourd’hui qui disent tout ce qu’ils savent… »

Un peu plus tôt, Serigne Mbaye Thiam, ministre socialiste de l’actuel gouvernement du Sénégal avait parlé au nom du Parti socialiste. Il a dans un premier temps remercié le Président Macky Sall « pour toutes les dispositions qu’il a prises depuis la maladie de Ousmane Tanor Dieng jusqu’à ce jour, mais aussi de toutes les dispositions prises pour des obsèques dès l’arrivée de la dépouille demain (mercredi, ndlr) à Dakar. »

Avant de souligner que Ousmane Tanor Dieng « a vécu cette épreuve dans la dignité et la discrétion la plus absolue depuis le début de sa maladie le 4 avril 2019 d’abord à Dakar puis en France. »

A noter également que plusieurs responsables politiques sénégalais en France, du pouvoir comme de l’opposition, ont assisté à la levée du corps.Le corps sera rapatrié ce mercredi à Dakar à bord d’un avion affrété par le chef de l’Etat. Thierno DIALLO (Paris)

Décès de Ousmane Tanor Dieng : « Pour qu’il repose en paix, nous devons tout faire pour réaliser sa dernière volonté » (Pr.Gorgui Ciss, PS)

https://www.dakaractu.com Trés ému et très affecté par le rappel à Dieu « de son ami Tanor », le Pr. Gorgui Ciss, Maire de Yène, Secrétaire national aux affaires extérieures du PS et par ailleurs Professeur d’université (UCAD) et Vice-Président du Conseil départemental de Rufisque, s’est exprimé en exclusivité au micro de Dakaractu, sur le deuil qui frappe le Sénégal tout entier.

Il revient ici sur la dimension de l’homme, sur leur compagnonnage, la relation toute particulière qu’il entretenait avec le maire de Nguéniène. Il est également revenu sur sa dernière rencontre avec Tanor qui remonte au 16 Mars à la réunion du bureau politique. Justement lors de cette rencontre, feu Ousmane T. Dieng, avait émis le souhait de réunir la grande famille socialiste.

Pour le maire de Yene, « pour qu’il repose en paix, nous devons tout faire pour réaliser sa dernière volonté! »

Succession : Quel patron pour le Parti socialiste ?

http://lesoleil.sn/ Avec la disparition du premier secrétaire du Parti socialiste, la question de la succession se pose. Le professeur Moussa Diaw de l’Université Gaston Berger de Saint Louis et le chercheur Barka Ba décryptent la situation.

Après le décès du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), des interrogations se posent sur le legs laissé par le secrétaire général du Parti socialiste (Ps) à la formation politique qu’il a eue à diriger depuis le départ de l’ancien président de la République Abdou Diouf. De l’avis de l’analyste politique, Barka Bâ, Tanor laisse un héritage mitigé au Ps. Il pense que son adoubement par le président Diouf lors du « Congrès sans débat » de 1996 est à l’origine d’un schisme majeur dans l’histoire du Ps. Selon lui, les dissidences de deux figures de proue de ce parti à savoir Djibo Kâ et Moustapha Niasse ont été décisives dans la chute du régime socialiste en 2000. Toutefois rappelle M. Ba : « Ousmane Tanor Dieng a eu beaucoup de mérite en tenant la barque malgré les nombreux départs et secousses consécutives à la perte du pouvoir. Avec dignité, il a su faire face au président Wade en incarnant une opposition responsable et républicaine, tout en étant un dirigeant écouté et respecté à l’internationale socialiste ». Tout comme M. Ba, le professeur Moussa Diaw de l’université Gaston Berger de Saint-Louis est d’avis qu’Ousmane Tanor Dieng a su maintenir le Ps en vie en l’ancrant prudemment dans le camp du pouvoir à l’arrivée du président Macky Sall.

Pour le professeur Diaw, qui estime que Tanor a laissé un lourd héritage au Ps, il n’était pas évident d’organiser un parti aussi important que le Ps qui sortait d’une défaite en 2000. « Abdou Diouf a préféré Tanor pour son intégrité, le sens de la responsabilité, son sens de la conviction, sa discrétion et son sens de l’Etat », souligne Diaw. De son point de vue, il a bien géré le parti en maintenant le flambeau, même s’il y a eu des contradictions internes qui ont conduit aux départs de certains ténors. Tanor a, précise-t-il, su tenir compte des réalités internes et externes pour éviter un éclatement immédiat du Ps. Sur l’avenir du Ps, Barka Bâ est prudent. « Nous allons voir si le Ps pourra se doter rapidement d’un nouveau patron qui saura incarner la continuité sans trop de casse », confie-t-il, en soulignant qu’au vu des luttes d’influence feutrées mais parfois féroces à l’intérieur du parti socialiste, la succession ne sera pas une chose aisée. Sur ce point, le professeur Diaw que sa disparition va poser énormément de problème d’héritage entre les différents courants. Le problème, estime l’enseignant, c’est comment gérer cet héritage-là dans ces relations heurtées entre des leaders très ambitieux avec des orientations différentes.

Moussa Diaw rappelle que Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye ont des histoires particulières si on tient compte de leur proximité avec Tanor. Toutefois, il se demande s’ils ont l’épaisseur politique et le charisme nécessaires pour diriger le Ps.

D’après lui, il est plus facile pour ces deux-là de continuer le travail commencé avec la majorité présidentielle, même si de son point de vue, ça ne constitue pas une approche qui peut rapprocher tous les courants du Ps, un parti qui a « un maillage national et une structuration solide comparativement aux autres partis politiques.

A propos de Khalifa Sall, le professeur Diaw estime que ce sera plus difficile puisqu’il est en train de gérer ses démêlés judiciaires et ne sait pas comment ça va se terminer. Dans tous les cas, il pense que ce sera difficile de renouer le fil du dialogue puisque les dissensions sont abyssales entre les différents courants. Il préconise la même posture pour Aissata Tall Sall. Toutefois, il rappelle qu’en politique rien n’est impossible. Il y a possibilité de se retrouver et de donner une nouvelle force au Ps. Il le pense d’autant plus que de son vivant Tanor avait commencé à prendre conscience de la nécessité de réunir de la famille socialiste et avait également posé des actes dans ce sens.Aly DIOUF et Abdou DIAW

TANOR, ENFANT DE LA RÉPUBLIQUE ET SERVITEUR DE L’ÉTAT PAR ABDOULAYE BAMBA DIALLO

La vie, la trajectoire et le destin d’Ousmane Tanor Dieng peuvent résumer admirablement l’histoire politique nationale de ces quarante dernières années – Du penseur et visionnaire Senghor, Tanor aura beaucoup lu, appris et retenu de ses enseignements

Il a entamé son itinéraire en optant pour la carrière diplomatique et pouvoir devenir, ainsi, un grand serviteur de l’Etat. Il a fini par devenir à la fin de son itinéraire un homme politique et un chef d’un parti qui est passé du pouvoir à l’opposition avant de devenir un parti allié dans une nouvelle majorité présidentielle où le leadership était détenu par un nouveau parti et son leader.

La vie, la trajectoire et le destin d’Ousmane Tanor Dieng peuvent résumer admirablement l’histoire politique nationale de ces quarante dernières années. De la splendeur et de l’hégémonie du parcours socialiste sous Abdou Diouf, de 1981 à l’an 2000, à la descente aux enfers de ce même parti, entre 2000 et 2012, avec l’avènement de la première alternance sous Wade et sa résurrection sous le même OTD à partir de 2007, malgré les coups de boutoir d’un adversaire politique aussi dur et cuirassé qu’est un Abdoulaye Wade devenu 3e Président de la République du Sénégal ne l’ont jamais fait scier ou flancher. OTD est toujours resté droit dans ses bottes, malgré l’impitoyable acharnement du prophète du Sopi à démanteler l’historique parti senghorien que lui, Tanor, venait d’avoir en héritage après l’exil de Diouf en France avant sa seconde vie politique à l’OIF. Tanor que Wade condamnait à un destin de Sisyphe rependra plutôt l’escalade du rocher pendant que les rats quittaient le navire donnant mode à la transhumance et finira ainsi par ramener le PS au pouvoir en 2012 après la chute du tombeur de Abdou Diouf.

Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne et l’homme démontrait, ainsi, son endurance et sa capacité à conduire ses troupes à la victoire après la longue traversée du désert pour un parti qui, avant l’an 2000, n’avait jamais goûté à l’opposition. De Tanor Ousmane Dieng car il était plus estampillé Tanor que Ousmane Tanor Dieng, les annales politiques du Sénégal retiennent l’élégance vestimentaire d’un homme de grande taille, un dandysme vestimentaire de l’homme qui le mettait à son aise et le rendait agréable pour ses contemporains qu’il soit habillé à la mode traditionnelle ou occidentale. Ce fier sérère de la Petite Côte, attaché à ses racines, sportif accompli et supporter inconditionnel de tous les sportifs sénégalais et de toutes les équipes nationales en compétition pour défendre les couleurs nationales, ne s’économisait jamais pour leur apporter son soutien. Cet homme avait quelque chose de très rare dans la vie, il savait faire la différence entre l’essentiel et l’ostentation. Ce qui l’a toujours rendu avare en propos et commentaires alors que, sur la scène politique nationale, le bavardage est considéré comme une qualité ou un don par certains. Il en est de même, d’ailleurs, de la recherche permanente d’une image à polir ou à entretenir. Ce scientifique de formation, devenu juriste après un passage à la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques de l’Université de Dakar, actuelle Cheikh Anta Diop (UCAD), manifestait un véritable culte pour le service de l’Etat et de son pays car il s’est toujours proclamé être un fils de la République. Ainsi, lors de son installation à la présidence du HCCT, il a tenu dans son discours à magnifier ce sacerdoce car, pour lui, sérère et fils de paysan « c’est l’école de la République qui était venue à moi en ouvrant ses classes dans mon terroir d’origine » qu’est le village de Nguéniène, situé entre la paroisse de Ngazobil et la ville de Joal, celle de l’illustre poète et humaniste Léopold Sédar Senghor. Ce senghorien d’obédience, devenu dioufiste par sa carrière, n’a pas fait qu’hériter du fauteuil de Secrétaire Général du parti que Léopold Sédar Senghor a fondé et a légué à Abdou Diouf. Du penseur et visionnaire Senghor, Tanor aura beaucoup lu, appris et retenu de ses enseignements.

L’organisation et la méthode constituent le viatique dont il usera durant son service au sein de l’Etat et son exercice à la tête du PS. C’est certainement pour l’avoir bien revisité que, de 1981 à l’an 2000, après son envol à partir de 1989 sous l’ombre d’Abdou Diouf, Tanor est passé du fonctionnaire au grand commis de l’Etat pour finir par être l’homme politique qu’il est devenu. C’est-à-dire un homme de pouvoir qui a toujours su que le pouvoir d’Etat s’exerçait par la capacité à opérer de la distance sur les hommes et les évènements, par la retenue face aux multiples enjeux, aux nombreuses contradictions, aux aléas et aux tentations de la vie. Sans jamais céder à la passion ou à l’exagération lors de son service et durant son exercice. Ainsi reconnaît-on l’étoffe d’un grand serviteur de l’Etat. Et chez « Grand-Bi », cela se traduit par l’itinéraire d’un jeune haut fonctionnaire qui voulait devenir un grand commis de l’Etat comme en raffolait le Président Senghor, qui s’est cru devenir un technocrate avec Abdou Diouf alors que le Destin, lui, avait choisi pour lui le costume d’homme politique qu’il a fini par devenir sans pour autant l’avoir choisi mais tout en l’acceptant comme étant la main de Dieu.

TAN – LE CHÊNE – EN OR! Par El Hadji Daniel So

Pour l’homme d’État que tu incarnais avec P-O-N-D-É-R-A-T-I-O-N

On a le droit de pleurer ta mort.

Non pas parce que la République, toute entière est endeuillée, mais parce que tout bonnement  la mort a encore frappé là où on s’y attendait le moins.

De nom usuel TAN – OR, diminutifs synchronisés de cette écorce pulvérisée du chêne et de quelques autres arbres, dont on se sert pour apporter aux cuirs une résistance durable et de l’éblouissement, un caractéristique propre au métal précieux.

En début de semaine, “jour de la lune”* tu es parti, à jamais, de l’autre côté où une mission n’est fondamentale que si et seulement si, elle est remplie en toute clarté.

Rares sont et seront les femmes et hommes publiques d’aujourd’hui et de demain qui n’envieront pas ton parcours exceptionnel sanctionné par les nombreux et vibrants

hommages qui te sont rendus depuis l’annonce de ta brutale disparition,

Au lendemain d’une célébrante joie nationale. Ô que oui, nous t’avons unanimement pleuré. Certes, à chacun(e), sa façon de l’exprimer.

Tous, devant l’épreuve de la vérité absolue !

Il est impossible d’aller à son encontre.

On se contentera tout de même d’utiliser ton bois pour nous réchauffer le coeur, ta pâte, à modeler les apprentis que nous sommes, ton écorce, pour nous endurcir, tes fruits, appelés botaniquement glands, d’une abondance parfois prodigieuse, serviront de sève nourricière du savoir pour les nombreux acteurs politiques actuels et du futur et enfin tes feuilles caduques te couvriront à l’infini dans le ciel de Nguéniène village.

Nos pleurs apaisés par la lumière éclatante qui finira par jaillir de la pénombre après toi.

Repose, GRAND, dans la paix de ta gloire !

En lettres d’OR, ton concours à l’édification est désormais écrit dans les livres d’histoires politiques de la mère patrie.

De toi, si courtois et pudique, on a appris qu’

UNE MISSION FONDAMENTALE N’EST JAMAIS COMPLÈTEMENT TERMINÉE, ELLE SE POURSUIT…

Qu’Allah SWT t’accueille dans son Paradis FIRDAWS, veille sur ta progéniture et notre cher Sénégal !Par Elhadji Daniel SO,Juriste Financier,Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal,Ensemble, Construisons le Sénégal !

*Lundi : Déesse de la lune chez les Romains, Luna se transformera en lunis dies, «jour de la lune» ( et/ou dies lunae) sous l’ère médiévale. Du latin populaire, le mot lundi est attesté dès 1119, orthographié lunsdi. Selon le CNRTL, il prendra sa forme que nous lui connaissons aujourd’hui entre les années 1160 et 1174.

AFP : ”Ousmane Tanor Dieng a brillamment contribué à la rédaction de pages importantes de l’histoire de la démocratie…”

Dans un communiqué rendu public, l’Alliance des Forces des Forces de Progrès (AFP) s’incline devant la mémoire de Ousmane Tanor Dieng et salue son œuvre. Les progressistes rappellent que, «par sa courtoisie, sa constance dans ses convictions et son sens de l’Etat, a, brillamment, contribué à la rédaction de pages importantes de l’histoire de la démocratie et de l’évolution politique du Sénégal”

Le Secrétaire général de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), Monsieur Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale, les responsables et les militants de l’AFP, ont appris, avec consternation, le rappel à Dieu de Monsieur Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT).

L’imbrication de la mort avec la vie, dans ce bas Monde, est une donnée quotidienne, mais l’être humain est toujours surpris et ému, quand tombe le Décret divin.

Par sa courtoisie, sa constance dans ses convictions et son sens de l’Etat, Ousmane Tanor Dieng a brillamment contribué à la rédaction de pages importantes de l’histoire de la démocratie et de l’évolution politique du Sénégal.

De 2002 à 2019, l’AFP a animé, avec le PS et d’autres forces politiques, plusieurs coalitions, dont la plus récente est Bennoo Bokk Yaakaar, qui est d’une grande utilité pour la stabilité, la sécurité et le développement de notre pays.

L’AFP, réunie autour de son Secrétaire général, Monsieur Moustapha Niasse, présente ses condoléances émues au Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, à la famille éplorée, aux responsables et aux militants du Parti socialiste et aux membres du HCCT.

Dans le recueillement, l’AFP s’incline devant la mémoire du Président Ousmane Tanor Dieng et élève des prières vers notre Créateur, pour qu’Il l’accueille en Son Paradis.Que la terre de Nguéniéne, son terroir natal, lui soit légère !

SENELEC–Réclamation d’audits par le nouveau Dg : Papa Mademba Bitèye réfute l’info

Lequotidien -Le Directeur général de la Senelec a apporté des éclaircissements hier sur l’information selon laquelle il aurait demandé des audits dans la boîte à son arrivée. Papa Mademba Biteye dit être dans une période où il ne peut pas y avoir d’audit mais aussi que lui et Mouhamadou Makhtar Cissé «sont en même phase, même fréquence et même tension».

Un journal de la place avait annoncé il y a quelques jours que le nouveau Directeur général de la Senelec, Papa Mademba Bitèye, avait réclamé des audits. Cela, suite à des actes posés avant son arrivée dans la boîte comme, «la dette de plus de 6 mois due aux Gie prestataires, la pléthore d’embauches, les 30 millions de francs Cfa de prêts alloués au top management…». Ces déclarations ont été niées hier par le Dg de ladite société. «Ce que je peux dire c’est qu’aujourd’hui, je viens d’hériter d’une entreprise publique détenue 100% par l’Etat, je viens d’hériter également d’une entreprise équilibrée», a-t-il expliqué. Donc, ajoute-t-il, «je n’ai pas encore fait mes 90 jours. Je suis juste en phase de mise à niveau et d’immersion et pendant cette phase, il ne peut pas y avoir d’audit». Le successeur de Mouhamadou Makhtar Cissé fait savoir d’emblée qu’aujourd’hui, les orientations du président de la République «ont été très claires et les instructions du ministre du Pétrole et des énergies également très claires».
Pour faire la synthèse et rassurer les gens, il a dit : «En langage électronique, chez Monsieur le ministre de l’Energie et moi, nous sommes synchros. Cela veut dire même phase, même fréquence et même tension.»
S’agissant des gens qui ont des problèmes de paiement électronique, M. Bitèye a voulu être clair : «Ce sont des problèmes qui ont été circonscrits et dépassés. Parce que, comme vous le savez, Senelec a eu à faire beaucoup de communiqués pour informer du nouveau système d’information clientèle qu’elle était en train d’installer.» Mieux, il continue. «Vous comprendrez bien un nouveau système qui est en phase d’être testé peut connaitre des défauts de jeunesse.»
A l’en croire, tous ces problèmes sont derrière nous aujourd’hui. «Les clients qui n’étaient pas encore facturés l’ont été aujourd’hui, même les factures arrivées à échéance de juillet ont été envoyées. Les clients qui ont été facturés en retard, un délai supplémentaire leur a été octroyé pour leur permettre d’honorer leur facture dans de bonnes conditions.»
Revenant par ailleurs sur la non-disponibilité des compteurs, le Dg de la Senelec tente de rassurer. «On a 5000 compteurs en stock et on a un bateau de 75 mille compteurs qui est en route. Donc aujourd’hui, il n’y a pas de problème de compteurs à la Senelec», a-t-il précisé. Avant de faire valoir que l’ensemble des clients qui veulent avoir des branchements devraient s’adresser directement aux agences qui devront s’en occuper.
M. Bitèye s’exprimait hier en marge du lancement du départ de sa première colonie de vacances qui va à Dubaï. Elle est composée de 35 colons choisis suivant des critères scolaires. «Ce sont les meilleurs élèves qui sont là et qui doivent passer 15 jours à Dubaï. L’objectif est de permettre aux enfants des travailleurs d’avoir des vacances saines et de qualité. Ils auront un encadrement pédagogique», a informé Assane Camara, chef du département action sociale, communication interne. Un budget de près de 300 millions de francs Cfa a été financé pour couvrir l’ensemble des dépenses des colonies cette année. Alors que l’an dernier c’étaient 200 millions de francs Cfa, soit une augmentation de 50%.mfkebe@lequotidien.sn

Les “Modou-Modou” ont injecté 1000 milliards dans l’économie

http://www.rewmi.com Les ModouModou du Sénégal ont apporté plus de 1000 milliardsFcfa à l’économie du Sénégal. C’est la révélation faite hier, lors de la célébration de la onzième édition de la journée annuelle de diffusion des comptes du Sénégal,par Ahmadou Al AminouLô. “Je voudrais saluer l’apport substantiel des migrants plus connus sous le nom de “ModouModou” à l’économie du Sénégal, avec plus de 1000 milliards de transfert de fonds “,a informé le directeur nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Coût de construction : Une progression de 0,3% notée au 1er trimestre 2019

https://www.lejecos.com  «Le coût de construction des logements neufs à usage d’habitation a progressé de 0,3% au premier trimestre 2019. Cette évolution est portée essentiellement par celle du coût de la « main d’œuvre ». Toutefois, elle est amoindrie par le recul des prix des « matériaux de construction ».

 L’information est de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans sa « Note sur les évolutions économiques récentes). Selon le document, en variation annuelle, il s’est apprécié de 2,3%. «Le coût de la « main d’œuvre » s’est apprécié de 1,3% comparativement au trimestre précédent, par suite du renchérissement de la rémunération des services des maçons (+2,2%), des manœuvres (+2,6%), des peintres (+2,6%) et des coffreurs (+1,0%). Comparés au premier trimestre 2018, il s’est accru de 4,0% », renseigne la même source.

Selon l’Ansd, le coût de « location du matériel » est resté stable en rythme trimestriel et s’est replié de0,3% en variation annuelle. Le coût des « moyens de gestion » est resté quasiment inchangé au cours de la période sous revue et en variation annuelle.

L’Ansd informe que les prix des « matériaux de construction » se sont repliés de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Cette évolution est expliquée par celle des prix des matériaux de base, ainsi que ceux des matériaux pour travaux d’électricité. Toutefois, elle est atténuée par la majoration des prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols et des matériaux de menuiserie. En variation annuelle, ils se sont réduits de 0,1%.

Les prix des matériaux de base ont fléchi de 0,3%, en raison du repli des prix du fer (-0,8%), du ciment (-0,3%) et du sable (-0,8%). En effet, les prix du ciment ont baissé au cours du trimestre sous revue malgré leur hausse constatée dans la seconde moitié du mois de mars 2019, suite à la décision d’une cimenterie d’augmenter de 3 FCFA le prix du kilogramme. En comparaison au premier trimestre 2018, les matériaux de base se sont renchéris de 1,9%.Adou FAYE

Accroissement de l’emploi salarié du secteur moderne au mois de Mai

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) souligne qu’à fin mai 2019, l’emploi salarié du secteur moderne s’est accru de 1,6%, en rythme mensuel.

Il est porté par le secondaire (+2,1%) notamment les créations nettes dans l’industrie (+1,8%) et les BTP (+4,7%). Pour sa part, l’emploi salarié du tertiaire s’est consolidé de 1,0% sur la période, du fait, principalement, des services (+0,9%)

Sur un an, note la Dpee, l’emploi salarié du secteur moderne a progressé de 7,1%, à fin mai 2019, à la faveur des bonnes orientations des effectifs du secondaire (+6,9%) et du tertiaire (+7,3%).Adou FAYE

Le secteur tertiaire s’est légèrement raffermi au mois de Mai

https://www.lejecos.com En mai 2019, le secteur tertiaire s’est légèrement raffermi (+0,6%), en variation mensuelle selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Ce raffermissement est porté par l’« information et communication » (+2,1%), les «activités financières et d’assurance» (+4,4%), le transport (+2,9%), les « activités spécialisées, scientifiques et techniques » (+2,0%) et l’ hébergement – restauration (+0,6%).

Relativement à la même période de l’année précédente, souligne la Dpee, une croissance de 2,0% du secteur tertiaire est notée en mai 2019, particulièrement soutenue par les bons résultats de la branche « information et la communication » (+4,3%), de l’enseignement (+7,5%) et des « activités spécialisées, scientifiques et techniques » (+6,4%).

LE TEMPS NOUS DIRA SI LA MONNAIE COMMUNE EN AFRIQUE DE L’OUEST EST UNE CHIMÈRE PAR CARLOS LOPES

https://www.seneplus.com-Le Monde Afrique-Dans la théorie économique, les unions monétaires sont l’avant-dernière étape d’une intégration économique complète. Celle-ci devrait être précédée de l’établissement d’une zone commerciale préférentielle, d’une zone de libre-échange, d’un marché unique

La première proposition de création d’une monnaie européenne commune date de 1969. Il a fallu plus de trente ans de délibérations, dont le traité de Maastricht de 1992, pour aboutir à une monnaie – encore virtuelle – en 1999. A l’époque, l’objectif était de pouvoir opérer des transferts, d’émettre des chèques et surtout d’adopter une série de politiques macro-économiques convergentes, en vue d’émettre une devise, avec billets et pièces. Ce qui est finalement intervenu début 2002 avec l’euro. Ce long et laborieux processus n’a pas empêché la zone euro de connaître des problèmes majeurs, exposés par la crise financière mondiale de 2008- 2009 et les répliques qui ont suivi. Il est important de rappeler l’histoire de l’euro, après l’annonce spectaculaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur l’établissement d’une monnaie commune pour les quinze Etats membres de cette sous-région de l’Afrique, baptisée l’éco.

Cibler un seuil minimal de convergence

L’Afrique a une histoire riche et ancienne en matière de monnaies communes. Cela inclut des expériences qui se sont terminées depuis (comme par exemple en Afrique orientale) et d’autres qui sont l’objet de controverses politiques telles que les deux zones du franc CFA ou l’aire monétaire du rand en Afrique australe. On pourrait donc imaginer que beaucoup de leçons ont été apprises sur le continent, dans ce domaine. A l’instar de l’euro, l’éco suit un scénario connu, consistant à cibler un seuil minimal de convergence avant de lancer la mise en œuvre progressive d’une zone monétaire. Dans le cas de l’éco, les critères clés sont des réserves de changes couvrant trois mois d’importations, une inflation inférieure à 10 % (à réduire rapidement à moins de 5 %), un déficit budgétaire inférieur à 3 %, et des politiques de financement du déficit budgétaire par les Banques centrales ne dépassant pas 10 % des recettes fiscales de l’année précédente. Enfin, le niveau d’endettement ne doit pas excéder 70 % du produit intérieur brut (PIB). Il y a trois difficultés avec ces critères. Tout d’abord, aucun des adhérents actuels n’est près de les respecter. Deuxièmement, les délais pour atteindre les objectifs sont irréalistes. Troisièmement, même s’ils étaient remplis, ces critères ne sont pas les mêmes que ceux préconisés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe les huit Etats de cette zone du franc CFA. Ils diffèrent aussi d’autres obligations auxquelles sont soumis certains Etats membres, dans le cadre de plans du Fonds monétaire international (FMI) par exemple. Il est donc nécessaire de comprendre le sens de cette précipitation. Est-il politique ou économique ? Est-il question de symbole ou de substance ?

Apparences trompeuses

Dans la théorie économique, les unions monétaires sont l’avant-dernière étape d’une intégration économique complète. Celle-ci devrait être précédée de l’établissement d’une zone commerciale préférentielle, d’une zone de libre-échange, d’une union douanière, d’un marché unique et d’une union économique. On peut se demander si les Etats membres de la Cédéao ont pleinement mis en œuvre ces préalables, qui justifieraient le saut actuel. Si l’on tient compte du fait que le Nigeria est l’un des plus réticents, il y a aussi lieu de s’interroger. Le poids de ce pays est massif au sein de la communauté. Il représente les deux tiers du PIB total de la Cédéao, 77 % des exportations et 41 % des importations. La monnaie nigériane, le naira, est fortement tributaire de la manière dont l’Etat fédéral génère ses revenus, principalement à partir des exportations de pétrole. Très dépendant des cours des hydrocarbures, il souffre de la volatilité extrême des prix. En termes simples, le Nigeria dispose d’une flexibilité limitée pour mener une politique monétaire indépendante. Sa frilosité vis-àvis de l’éco se justifie par ces restrictions. Le Nigeria doit protéger son économie.

Qu’en est-il des autres ? Plus petits, les pays membres de l’UEMOA obtiennent des résultats supérieurs à ceux du Nigeria dans les différentes catégories d’intégration telles que les infrastructures régionales, le commerce, l’intégration productive, l’intégration financière et macroéconomique ou la libre circulation des personnes. En la matière, la Côte d’Ivoire et le Togo sont les champions absolus dans la sous-région. On pourrait donc soutenir que leur appartenance à une union monétaire déjà existante, celle du franc CFA, a permis de les rapprocher. Mais les apparences sont trompeuses. Leur performance est inférieure à celle des membres de la Communauté d’Afrique de l’Est, qui ne possèdent pas et ne souhaitent pas d’union monétaire, préférant plutôt la convergence dans d’autres domaines d’intégration.

Cocher les cases

Le franc CFA est d’ailleurs le sujet de polémiques récurrentes. Et si la Côte d’Ivoire a été l’un des plus fervents défenseurs des accords en vigueur dans l’UEMOA, le pays a également émergé, récemment, comme l’un des plus enthousiastes promoteurs de l’éco. C’est intéressant politiquement. Cela pourrait indiquer que l’éco est perçu comme un vecteur essentiel d’une intégration plus poussée au sein de la région, prévoyant l’abandon du franc CFA, au profit de relations économiques plus étroites avec l’Afrique de l’Ouest non francophone. Ou cela peut signifier que, si l’éco est un rêve lointain, il serait politiquement utile de le défendre. Avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le débat revêt encore une autre dimension.

Le récent sommet extraordinaire de l’Union africaine, tenu à Niamey les 7 et 8 juillet, a vu quatre acteurs de l’Afrique de l’Ouest voler la vedette : le Nigeria et le Bénin adhérant en dernier à la zone de libre-échange, le Niger accueillant le sommet et confirmant son rôle de champion des négociations, et le Ghana, qui a vu sa capitale choisie comme lieu du futur secrétariat de la zone.

Ainsi, l’Afrique de l’Ouest est déjà bien occupée à promouvoir le commerce au niveau de tout le continent. Y a-t-il des énergies supplémentaires pour d’autres chantiers ? Il est utile de savoir que le dossier d’une monnaie commune dans la région a été plus d’une fois remis à plus tard, faute d’un début de convergence entre les différents Etats membres. Le document de référence actuel pour la Cédéao, « Vision 2020 », a besoin que des cases soient cochées avant que soit conçue une nouvelle « vision ». La monnaie commune était l’objectif le plus difficile à atteindre à l’horizon 2020. Assurément, l’annonce d’un nom et d’un réengagement au plus haut niveau a plu à beaucoup. Mais est ce une chimère ? Le temps nous le dira.Carlos Lopes est professeur à l’Université du Cap et à Sciences Po. Il a présidé la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

Dakar et Rabat hôtes des 4èmes «Rencontres Africa» (Communiqué)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-La capitale du royaume du Maroc, Rabat et celle du Sénégal, Dakar vont abriter, respectivement, les 21 et 22 Octobre et les 24 et 25 Octobre 2019, la 4ème édition des « Rencontres Africa », annonce un communiqué des organisateurs de l’événement reçu mercredi à APA.

Cet événement annuel, le deuxième du genre sur le continent africain, est particulièrement destiné aux PME à fort potentiel et ETI désireuses de développer des partenariats avec des entreprises africaines, informe la note.

Quelque 600 dirigeants français et européens et près de 4 000 chefs d’entreprises africains, mobilisés notamment grâce à l’ensemble des partenaires de la manifestation sont attendus à cette 4ème édition.

Ces acteurs économiques, sectionnés afin de rencontrer des professionnels de leurs secteurs, vont saisir les meilleures opportunités et développer des collaborations fructueuses. Afin d’échanger autour de leurs expériences pour avancer plus loin ensemble, 10 conférences et 25 colloques auront également lieu, ajoute le communiqué.

Au total plus de 200 exposants sont d’ores et déjà inscrits et 4500 rendez-vous B to B prévus, annoncent les organisateurs.

« Les Rencontres Africa » visent à impliquer au plus niveau les autorités politiques et économiques pour permettre l’appropriation de la manifestation par les participants africains.

« Les Rencontres Africa » constituent, depuis 3 ans, l’une des plus importantes conventions d’affaires jamais organisées en Afrique, et sans doute la plus ambitieuse, avec en 2019 deux destinations d’envergures régionales à travers le continent.ARD/te/APA

MACKY SALL FAVORABLE À UN PROGRAMME CONTRE LA SALINISATION DES TERRES

Dakar, 17 juil (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a répondu favorablement à la proposition de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), de mettre en place un programme national multisectoriel et multidisciplinaire destiné à apporter une réponse durable à la salinisation des terres.

« Je voudrais retenir avec beaucoup d’intérêt votre proposition de mettre en œuvre un programme national multisectoriel et multidisciplinaire qui pourrait avoir une projection dans le temps et qui pourrait s’appuyer sur les acquis de vos réflexions », a-t-il déclaré.

Il s’exprimait mardi à l’occasion de la séance solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), lors de laquelle cette dernière lui a remis son rapport « La restauration et la valorisation des terres salées du Sénégal ».

« Nous verrons un peu la position dans laquelle on pourra mettre ce programme national, son ancrage institutionnel, entre autres, des moyens qui devront d’abord venir de l’Etat, ensuite des partenaires pour apporter une réponse durable à ce fléau de temps moderne », a-t-il promis.

A cet effet, Macky Sall a demandé « au gouvernement d’examiner avec la plus grande attention et d’appliquer avec la plus grande célérité ces recommandations de l’étude de l’ANSTS qui lui a été présentée ».

Le chef de l’Etat a également invité « tous les acteurs à s’approprier les résultats » du rapport qui « intègre différentes disciplines, différentes thématiques et différents secteurs pour une prise en charge solidaire et efficace des enjeux et des défis ».

« Cette démarche devrait contribuer à l’élaboration d’une politique cohérente qui accompagne la mise à l’échelle, la préservation des acquis et qui fournit des réponses durables aux problèmes récurrents de dégradation des terres, de baisse de fertilité et de réduction de la productivité », a indiqué Macky Sall.

Il a réaffirmé « la volonté de l’Etat de faire de l’Académie un partenaire privilégié que nous sollicitons sur diverses problématiques et que nous soutenons dans ses missions de conseil scientifique et technique ».DS/ASG/BK

Déclaration De Patrimoine : La Présidente De L’OFNAC Veut «Des Textes Clairs Et Précis»

http://www.walf-groupe.com La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Seynabou Ndiaye Diakhaté, a insisté mardi sur la nécessité de « textes clairs et précis » sur la déclaration de patrimoine, pour ne laisser « aucune chance à la faculté interprétative des uns et des autres ».

« L’expérience a montré que, face à des responsables souvent réticents, voire récalcitrants, il faut plus que des principes et des intentions. Il faut surtout des textes clairs, précis qui ne laissent aucune chance à la faculté interprétative des uns et des autres », a notamment déclaré Mme Diakhaté.

Pour ce faire et venir à bout des difficultés relevées, Mme Diakhaté a préconisé « de larges concertations avec toutes les parties prenantes, de manière à s’accorder sur les pistes d’amélioration à proposer aux autorités ».

Elle intervenait à l’ouverture d’un atelier consacré à la réflexion, à la relecture et à la rédaction du projet de modification de la loi relative à la déclaration du patrimoine.

Une rencontre tenue en présence de la représentante de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Virginia De Abajo Marques, et plusieurs experts des secteurs publics, privés et de la société civile.

Pour la présidente de l’OFNAC, de cette manière il s’agit de poser les jalons d’une réforme majeure du système de déclaration de patrimoine en vigueur depuis l’adoption de la loi 2014-17 du 2 avril 2014.

L’adoption de ladite loi, suivie de son décret d’application, a permis au Sénégal de respecter ses engagements internationaux, tout en renforçant son dispositif de prévention de l’enrichissement illicite et de promotion de la transparence, selon Mme Diakhaté.

A l’en croire, l’introduction de ces textes dans notre arsenal juridique de prévention de la fraude et de la corruption relevait d’une gageure.

« D’autant plus que la nation sénégalaise s’est construite autour d’un socle de valeurs culturelles profondes de kersa et de sutura qui nous ont façonnés. Ces valeurs nous interdisent, non seulement de parler ouvertement de nos biens ou de nos revenus, mais aussi de chercher à connaitre les détails du patrimoine des autres personnes fussent-elles proches de nous », a fait valoir Mme Diakhaté.

« Dans un tel contexte, il a fallu privilégier une démarche de dialogue, de pédagogie et de sensibilisation pour amener les acteurs à se conformer à leurs obligations. Il a fallu surtout les convaincre que, loin de les exposer à d’éventuelles poursuites, la déclaration de leur patrimoine leur assurait une certaine protection », a-t-elle souligné.

Parmi les nombreuses actions entreprises pour favoriser l’appropriation des textes applicables, d’une part, et venir à bout des réticences les plus tenaces, d’autre part, elle a notamment cité la révision du guide du déclarant, la mise en place du bureau d’assistance aux déclarants, l’organisation des réunions d’échanges avec les ministères. Il y a aussi selon elle les activités de communication menées lors des comités régionaux de développement et des forums citoyens.

Le nombre d’assujettis en règle « ne cesse d’augmenter », à la faveur de ces initiatives, a relevé la présidente de l’OFNAC.

Dans ce contexte, la tenue de cet atelier répond à une double exigence, la première étant de « travailler sans relâche à la simplification des textes et procédures pour renforcer l’adhésion des acteurs ».

« La seconde est relative à la nécessité d’assurer que le dispositif mis en place ne laisse aux fossoyeurs de notre économie aucune chance de passer entre les mailles », a-t-elle dit.

Elle reconnait que quatre années après l’entrée en vigueur des textes relatifs à la déclaration de patrimoine, « la pratique a permis de relever des insuffisances parfois savamment exploitées par nos interlocuteurs, dans le seul but d’exonérer leurs propres responsabilités ».

La représentante de l’ONUDC a pour sa part fait part de ses souhaits de succès aux travaux tout en exprimant sa conviction que le résultat permettra au Sénégal d’être mieux apprécié dans ses efforts de lutte contre la corruption à travers le monde.

Mme Marques a souligné l’intérêt que son institution et l’ensemble du système de Nations unies accorde à la bonne gouvernance et à la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Les travaux de l’atelier prennent fin ce mercredi avec l’adoption de la première mouture du projet de texte relatif à la modification de la loi portant sur la déclaration de patrimoine

MACKY SALL PRÉCONISE UNE RÉVISION DES CONTENUS DES PROGRAMMES SCOLAIRES ET UNIVERSITAIRES EN HISTOIRE

Dakar, 16 juil (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a préconisé mardi que les cinq premiers volumes imprimés du projet d’écriture de « l’Histoire générale du Sénégal des origines à nos jours » soient utilisés pour réviser les contenus des programmes scolaires et universitaires dans cette discipline.

« En nous appuyant sur ce nouvel outil pédagogique, il nous faut aussi revisiter les contenus de nos programmes scolaires et universitaires sur l’histoire (…) dans les livres scolaires de nos collèges et universités. C’est un défi à relever », a-t-il déclaré.

Macky Sall recevait les cinq premiers volumes imprimés de « l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours (HGS) », lors d’une audience avec comité de pilotage de « l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours », coordonné par le professeur Iba Der Thiam.

Le président Sall a qualifié « le travail extraordinaire » des historiens, ethnologues, linguistes et chercheurs ayant participé à ce projet.

« Le sujet est d’importance parce qu’il nous fait revisiter notre histoire, pour éclairer notre présent et baliser notre futur, parce que la connaissance de l’histoire participe à la formation de citoyens conscients et respectueux de leurs valeurs, et culture et de civilisation », a-t-il expliqué.

Macky Sall a remercié le professeur Iba Der Thiam et son équipe de chercheurs et collaborateurs, qui ont selon lui « rendu un énorme service à la nation » à travers ce travail.

Le chef de l’Etat annonce que compte tenu du « travail remarquable abattu » par ces chercheurs, il a décidé de décerner des distinctions dans l’Ordre national du Lion aux « membres éminents » du comité de pilotage de « l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours ».

Le président Sall a appelé à « une large diffusion au public des cinq volumes » de ce travail, l’histoire générale du Sénégal n’étant pas selon lui « une affaire d’élites. »

Il a invité la vulgarisation dans les langues nationales de ce travail, avec le concours des médias, en vue d’expliquer « l’histoire vraie du Sénégal ».

« Aujourd’hui, nous venons d’ajouter une pierre précieuse à l’édifice national. D’autres étapes aussi importantes se profilent à l’horizon notamment la rédaction des 20 volumes, en plus d’un dictionnaire et d’une encyclopédie sur le Sénégal. Je vous y encourage et l’Etat sera à vos côtés pour la bonne finition de cette œuvre brillantesque », a promis Macky Sall.

Le projet d’ »Histoire générale du Sénégal » a été initié fin 2013, à la suite d’une proposition du professeur Iba Der Thiam, sous la désignation de « Projet de réécriture de l’Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours. »

Ce projet « conduit par la communauté scientifique » a réuni « des universitaires et des traditionnistes, dans une démarche inclusive et une approche participative voire consensuelle vers toutes les couches sociales, toutes les communautés culturelles, toutes les dynamiques intellectuelles, les diverses sensibilités et identités, avec toute la rigueur scientifique requise », lit-on sur le site de HGS.

« L’Histoire générale du Sénégal couvre toutes les périodes de son histoire des origines à nos jours. Elle constituera un corpus de solides références culturelles, de savoirs et de pratiques et dotera la communauté nationale d’un outil pour mieux comprendre le passé, agir sur le présent et prendre son destin en mains afin de mieux préparer l’avenir. Elle pourra aider la communauté internationale à mieux connaître et respecter le Sénégal », souligne-t-on de même source.

Le projet devrait déboucher sur la publication de vingt-six volumes de 500 à 800 pages.

Les trois premiers volumes de l’Histoire Générale du Sénégal sont « Sénégal ancien : origines, héritages matériels et immatériels des civilisations sénégambiennes », « La construction historique de l’espace du Sénégal XIe – XVIe siècle », « L’histoire du Sénégal du Xe au XXe siècle : Le fer du Numu, la terre des Lamanes, le glaive des rois et le sceau des marabouts. »

« 1817 – 1914 : Les années d’épreuves, de luttes armées, du renouveau religieux et culturel, de refus de la domination et de consolidation du pouvoir colonial » et « Tuerie de Thiès : La grève des cheminots du Sénégal du 27 septembre 1938 », sont les deux autres volumes qui complètent ce premier travail sur l’Histoire générale du Sénégal.BHC/BK/ASB

 Iba Der THIAM Annonce Un Dictionnaire Et Une Encyclopédie Sur Le Sénégal

Le coordonnateur du comité de pilotage de « l’Histoire générale du Sénégal des origines à nos jours » (HGS), le professeur Iba Der Thiam, a annoncé mardi la publication d’un dictionnaire et d’une encyclopédie sur le Sénégal, sans avancer de date de sortie.

Le professeur Iba Der Thiam en a fait l’annonce lors de la remise des cinq premiers volumes imprimés de « l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours » (HGS), au Palais de la République.

Selon lui, cela contribuera à mettre à la disposition du public « des informations qui lui font défaut » depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.

La feuille de route du projet d’écriture de « l’Histoire générale du Sénégal’’ prévoit également « la construction d’une base de données historiques et documentaires. »

Selon lui, « l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours envisage de lancer, enfin, une revue trimestrielle ou semestrielle d’Histoire et d’analyses politiques, économiques, sociales et culturelles (..).

Il précise que l’ambition de cette publication est « de mettre à la disposition du public, des émigrés et de leurs familles, des informations concernant l’Histoire de notre pays, celle de notre sous-région, de l’Afrique et du monde, pour marquer notre présence et notre opinion dans les sphères où se scelle le destin du monde au plan des idées, des concepts, des symboles, des valeurs et des références, comme le souhaitait le regretté Pr Cheikh Anta Diop. »

Le professeur Thiam a indiqué que les différents volumes de « l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours » seront traduits dans les langues nationales ainsi qu’en anglais.

Il est par ailleurs prévu une « version abrégée à l’usage des écoles primaires, collèges et lycées de la République, ainsi que d’une version numérique qui s’inscrira dans les options du gouvernement ».

« C’est pourquoi, le prix de lancement de chaque Volume a été fixé entre 10.000 francs CFA et 7000 francs CFA pour le public et, pour les étudiants et les corps habillés, entre 5.000 Francs CFA et 3500 Francs CFA », a-t-il signalé.

Le projet d’ »Histoire générale du Sénégal » a été initié fin 2013, à la suite d’une proposition du professeur Iba Der Thiam, sous la désignation de « Projet de réécriture de l’Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours. »

Ce projet « conduit par la communauté scientifique » a réuni « des universitaires et des traditionnistes, dans une démarche inclusive et une approche participative voire consensuelle vers toutes les couches sociales, toutes les communautés culturelles, toutes les dynamiques intellectuelles, les diverses sensibilités et identités, avec toute la rigueur scientifique requise », lit-on sur le site de HGS.

« L’Histoire générale du Sénégal couvre toutes les périodes de son histoire des origines à nos jours. Elle constituera un corpus de solides références culturelles, de savoirs et de pratiques et dotera la communauté nationale d’un outil pour mieux comprendre le passé, agir sur le présent et prendre son destin en mains afin de mieux préparer l’avenir. Elle pourra aider la communauté internationale à mieux connaître et respecter le Sénégal », souligne-t-on de même source.

Le projet devrait déboucher sur la publication de vingt-six volumes de 500 à 800 pages.

Les trois premiers volumes de l’Histoire Générale du Sénégal sont « Sénégal ancien : origines, héritages matériels et immatériels des civilisations sénégambiennes », « La construction historique de l’espace du Sénégal XIe – XVIe siècle », « L’histoire du Sénégal du Xe au XXe siècle : Le fer du Numu, la terre des Lamanes, le glaive des rois et le sceau des marabouts. »

« 1817 – 1914 : Les années d’épreuves, de luttes armées, du renouveau religieux et culturel, de refus de la domination et de consolidation du pouvoir colonial » et « Tuerie de Thiès : La grève des cheminots du Sénégal du 27 septembre 1938 », sont les deux autres volumes qui complètent ce premier travail sur l’Histoire générale du Sénégal.APS

Pr Iba der Thiam sur les rémunérations des travailleurs

Le coordonnateur général de «L’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours», le Professeur Iba Der Thiam a répondu, hier à tous ceux qui ont soutenu que les historiens et autres personnes ayant participé à la rédaction de ces volumes ont été payés gracieusement. Selon lui, le travail a été fait de manière bénévole. «Contrairement à ce que certains font circuler par ignorance, nous n’avons pas reçu des milliards pour ce projet. Cela n’est pas conforme à la vérité. D’autres ont prétendu que nous avons acheté un immeuble à titre personnel avec les fonds collectés. Cela aussi est une pure invention. La réécriture de l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours (HGS) nous tenait à cœur et nous y avons investi ce que nous avions de meilleur, dans le désintéressement le plus total», a-t-il précisé dans son discours. A l’en croire, les principaux responsables de ce projet n’ont pas voulu être rémunérés. Leur principale richesse a été, dit-il, la confiance du chef de l’Etat. Des propos corroborés par le Président Macky Sall.

Microfinance : Plusieurs Directeurs et Pca relevés de leurs fonctions, leurs structures placées sous administration provisoire

https://www.pressafrik.com Remous dans le secteur de la microfinance. Des Directeurs et Présidents de conseil d’administration (Pca) ont été relevés de leurs postes et leurs structures placées sous administration provisoire. Il s’agit de Crédit solidaire Afrique (CSA), l’IFM Louga et l’agence de Ziguinchor (Sud). Ces responsables sont accusés de mauvaise gestion ou d’absence de résultats, informe la Rfm. Aminata Diouf

Baccalauréat 2019 : Le Sénégal enregistre un taux de réussite de 37,65 %

http://www.seneweb.com 37,65 %. Tel est le taux de réussite au Baccalauréat, pour l’année académique 2018-2019, selon le directeur de l’Office du Bac Socé Ndiaye.

«Pour cette année, le taux  de réussite du premier tour au  Baccalauréat général s’élève à 14,94 % de réussite. Et le taux de réussite globale à 37,65 %  au niveau national», informe Socé Ndiaye.

En outre, le directeur de l’Office du Bac ne trouve pas d’explication sur le faible taux de réussite des élèves. «Je ne peux pas m’aventurer à donner des explications sur le taux de réussite. Mais peut-être que les élèves n’ont pas  un bon  niveau. En tout cas, je sais qu’il y a un problème quelque part  et maintenant, il faut chercher la solution», a-t-il soutenu.

Toutefois, M. Ndiaye précise que le but  n’est pas d’atteindre la barre des 50 %. «L’objectif n’est pas de relever le taux à 50 %, mais plutôt de voir pourquoi  les élèves peinent à réussir  les examens.  Si c’est juste relever le taux à 50 %, on peut trouver les moyens de le faire. Le problème, ce n’est pas les chiffres, mais ce qui se trouve derrière. S’il y a 37 % de réussite, c’est parce les 73 % ne sont pas passés, alors qu’on a mis les mêmes moyens pour tous les élèves. On doit revoir comment faire pour corriger cela».

Sénégalais rapatriés d’Allemagne: Thiate tape sur les doigts de l’Etat

iGFM – (Dakar) Dix neuf (19) Sénégalais, vivant en Allemagne, ont été renvoyés vers leur terre-mère ce mardi. Le fait est triste, et plusieurs organisations se sont révoltés. Thiate, rappeur du groupe Keur Gui, y met sa couche. Accusant l’Etat du Sénégal d’être de mèche avec l’Allemagne dans ces expulsions, il n’y va pas de main morte. Ecoutez.

Elégie à Johnny Clegg

YERIMPOST.COM L’odieuse et inhumaine Apartheid avait tracé son sinistre sillon de sang, dans les faubourgs chantants de Soweto, finissant d’ensanglanter une Afrique du Sud debout. « L’idée du nègre barbare est une invention européenne, annonçant Adolf Hitler et noyant l’esclavage et le pervers colonialisme dans les poubelles de l’histoire », clamait le juste allemand Léo Frobénius.

Deux artistes politiques, un homme et une femme, une noire et un blanc, défiant l’ignominie et la force aveugle, rythmaient la cadence des cortèges funèbres de la mort et hurlaient LIBERTÉ. La répression fut cruelle, et Nelson Mandela, fier et libre toujours, dans la Bastille de Robeen Island, organisait la résistance et faisait TREMBLER le sinistre pouvoir du porc Pike Botha.

Et demain, dans le doux ciel immense, éclairé par une sarabande d’étoiles filantes et un faisceau d’arc en ciel, ils se retrouveront et danseront ASSIBONANGA, sous l’œil rieur et le doux sourire de MADIBA… Rest in peace, Johnny Clegg !!!Kocc Barma

 REPORT DES LOCALES : Le double jeu des pourfendeurs Par Mamadou Bamba Ndiaye,Ancien depute

La commission politique du dialogue national a constaté un consensus sur le report des élections locales initialement prévues le 1er décembre 2019. Réunie la veille, l’opposition regroupée au sein du Frn avait décidé à l’unanimité de ne pas s’opposer à un tel consensus, estimant que l’audit du processus et du fichier électoral doit précéder toute nouvelle élection.

La surprise est donc grande quand quelques composantes du Frn se réclamant d’un Congrès pour la renaissance démocratique se désolidarisent de cette décision unanime prise en présence de leurs représentants.

La surprise se transforme en dégoût quand ces mêmes composantes s’autorisent des sous-entendus infâmes contre leurs alliés du Frn.

Il est donc nécessaire d’informer l’opinion publique de la vérité des faits. Les Sénégalais doivent savoir que ceux qui injurient les « dialoguistes » sont eux-mêmes « dialoguistes » et que leurs représentants siègent avec assiduité dans la commission politique du dialogue national.

Il leur revient de gérer cette contradiction flagrante qui est une manifestation de double langage et de double jeu, pour dire le moins.

La cohérence de la démarche est une exigence pour les hommes et les femmes qui prétendent représenter les citoyens. Et l’incohérence est toujours le signe de l’existence d’enjeux cachés. Ceci mérite de retenir l’attention dans un contexte où des affairistes se muent en entrepreneurs politiques.

Quoi qu’il en soit, nous comptons persévérer dans la démarche de discussions honnêtes et loyales pour restaurer un consensus global sur les règles du jeu politique et électoral.

PS : Je suis désolé d’avoir à faire cette mise au point en ce jour de deuil. Que Dieu ouvre les portes de Sa miséricorde au regretté Ousmane Tanor Dieng.

Moundiaye Cissé : «Ce report des élections locales va permettre…»

http://www.seneweb.com Le report des élections locales, annoncé à l’issue de la Commission cellulaire, a fait réagir le directeur exécutif de l’Ong Gradec. Moundiaye Cissé estime que ce report va permettre de lever les équivoques autour de certaines questions qui font l’objet de polémique, à savoir le parrainage et le fichier électoral.

«Toutes les questions feront l’objet de discussion. Le report des élections n’a de sens et d’intérêt que quand ça permet de consolider la démocratie, que quand ça permet de prendre du recul et d’apporter des améliorations à notre système électoral. Mais reporter pour reporter, ce n’est pas une bonne chose», a-t-il soutenu. A en croire M. Cissé, «dans le passé, il y a eu des reports, mais c’était pour consolider la démocratie.

Ce parrainage, qui fait l’objet de polémique, doit faire l’objet de discussion sérieuse au sein de la classe politique, pour qu’il y ait un minimum de consensus autour des modalités de sa mise en œuvre. Le fichier, qui fait l’objet de suspicion, doit être audité et qu’on puisse voir les doublons et qu’on restaure la confiance autour du processus électoral», conclut-il.

Consensus sur un report des élections locales : Le CRD rejette la proposition et exige le respect du calendrier électoral.

Le Congrès de la Renaissance Démocratique vient de prendre connaissance d’une idée largement propagée dans les réseaux sociaux relative à un report des élections municipales et départementales prévues en décembre 2019 après un premier report unilatéral.
Acceptez un deuxième report et rien ne s’opposera plus en principe au report des élections législatives de 2022 et même à la présidentielle de 2024 !
Le Congrès de la Renaissance Démocratique rejette catégoriquement et sans concession une telle proposition et exige la tenue des élections municipales et départementales à la date du premier décembre 2019.
Le Congrès de la Renaissance Démocratique en appelle à l’intensification et à l’amplification de la mobilisation et à la lutte pour le respect du calendrier républicain, et plus généralement, pour respect des lois et de l’Etat de droit, qui doivent se situer au dessus des agendas des uns et des autres et des ambitions personnelles y compris même du Président de la République qui a juré de les respecter et de les faire respecter.
Dans cette perspective, le Congrès de la Renaissance Démocratique considère qu’il n’y a rien qui s’oppose objectivement à la tenue des élections municipales et départementales à date échue qui ne soit l’œuvre unilatérale de Macky Sall qui a violé et tripatouillé la loi électorale. S’il le veut bien, et en mode fast track, il n’a qu’à revenir à la version du code électoral qui a permis son élection, lui – l’opposant contre Maitre Abdoulaye Wade – Président de la République d’alors. Et d’adopter le bulletin unique comme bulletin de vote !
Reporter encore les élections municipales et départementales n’est ni juste, ni légale et ne peut de toute façon faire l’objet d’aucun consensus. Un second report des élections municipales et départementales n’est pas non plus l’intérêt des populations trop fatiguées de supporter des maires dont la plupart n’arrivent pas à prendre en charge leurs préoccupations élémentaires.
En vérité, un second report des élections municipales et départementales n’a d’intérêt que pour Macky Sall, son frère Aliou Sall et son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye éclaboussés par le scandale de l’Affaire PetroTim, très affaiblis pour aller à des élections, d’une part. D’autre part, il permettra à Macky Sall de se donner le temps d’introduire dans la loi électorale des réformes qui lui permettront de nommer lui-même les maires du Sénégal.
Déjà, par le parrainage et par la caution, il écartera tous les candidats gênants ; par une nouvelle réforme portant élection des maires au suffrage universel, il établira, lui seul, la liste des têtes de listes, au scrutin majoritaire, et dans tout le pays : ils deviendront maires. De la sorte, les populations auront l’impression d’avoir élu leurs propres maires alors qu’il n’en sera rien : leur maire aura été nommé par Macky Sall, de la même manière qu’il a nommé, par une fameuse carte blanche, tous les députés de la Coalition Benno Bokk Yaakar.
Bien évidemment, dernière cette sale ingénierie politique injuste, illégitime et illégale, et à laquelle sont associés des « dialogueurs », se cache un désir pathologique d’opérer une mainmise sur les terres et les autres ressources naturelles du pays. Qui contrôle les maires, contrôle les terres ! Et Macky Sall, après le pétrole et le Gaz, cherche à avoir une mainmise sur les terres et les ressources naturelles.
Pour le Congrès de la Renaissance Démocratique, il est de l’intérêt supérieur de protéger et de conserver les ressources du pays qui appartiennent au Peuple contre les multinationales, mais d’abord et avant tout, contre les prédateurs domiciliés qui infestent le champ politique pour se faire des milliards sur le dos et au détriment du pays et du peuple comme cela s’est déjà produit dans le cas du scandale SALL – TIMIS.
En définitive, cette tentative d’un second report des élections municipales et départementales ainsi que le reste des conclusions attendues de la mise en scène « dialogue national » n’ont pour vocation et pour objectif que de renforcer davantage les pouvoirs de Macky Sall et de sa famille, et plus précisément sur les ressources du pays, et de valider une voie qui conduira inéluctablement à un cet autre gigantesque scandale à venir sur les terres et les ressources naturelles au Sénégal.
Enfin, le Congrès de la Renaissance Démocratique condamne vigoureusement l’arrestation arbitraire et ridicule de Guy Marius Sagna et exige sa libération immédiate et sans condition. Par ces temps qui courent, Guy Marius n’est pas la personne à arrêter. La justice sénégalaise est plutôt attendue vers ceux qui sont impliqués dans les différents scandales qui font l’actualité.Fait à Dakar, le 17 juillet 2019,LA CONFERENCE DES LEADERS

Report des élections locales : Le PDS dit niet 

https://www.ferloo.com/ Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a officiellement boycotté le dialogue politique. N’empêche, Me WADE suit de très près les travaux dirigés par le Général Mamadou NIANG.

Ainsi, s’agissant du report des  élections Locales,  le PDS indique s’opposer à la prorogation du mandat des élus locaux. En outre, la formation libérale dit prendre acte du maintien du parrainage.

«Le PDS prend acte du maintien du système de parrainage pour les prochaines élections locales et exige du gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les partis puissent suivre et évaluer le processus du parrainage au niveau des préfectures et sous-préfectures, conformément aux dispositions pertinentes de la loi, en incluant les listes concernées dans l’ensemble du processus», indique la formation libérale dans un communiqué.

Allant plus loin, Assane BA déchire le communiqué du Général NIANG préconisant le report.

« Les décisions prises sont illégales. Le communiqué que nous avons eu à travers la presse ne saurait être réglementaire. Ce n’est ni un arrêté ministériel encore moins un décret présidentiel fixant la date des élections », soutient-il dans les colonnes de Vox Populi. (Avec WALFNet)

« Le consensus ne suffit pas pour reporter les Locales » en 2020, selon un expert

https://www.pressafrik.com Les parties prenantes du dialogue politique se sont montrés favorables au report des élections locales prévues en décembre 2019. Selon des experts des questions électorales, le consensus ne suffit pas pour reporter le scrutin. Il faut aussi un consensus sur la date des prochaines Locales et tout sera traduit en loi votée par l’Assemblée nationale

« Seule une loi peut décider du report, ça sera une loi pour proroger le mandat des conseillers départementaux et municipaux. Ce consensus sur le principe du report doit être traduit en loi qui sera votée à l’Assemblée nationale », a dit Ndiaga Sylla. Quant à Babacar Fall, lui aussi expert, il précise qu’un decret peut ne peut pas proroger le mandat d’un élu. Il faut impérativement une loi ».

Le général Mamadou Niang, qui dirige la commission nationale du dialogue politique, a donné une date plus précise pour la tenue des élections locales. «Il me semble plus judicieux de fixer la date des prochaines élections locales au 21-30 juin 2020», propose-t-il dans Tribune. Une décision finale sera prise jeudi prochain.Salif SAKHANOKHO

Affaire Petro-Tim : « J’ai signifié à la DIC, mon objection à la procédure et mon refus de m’y associer » (Thierno Alassane Sall)

 https://www.leral.net Comme annoncé par la presse, Thierno Alassane Sall a déféré ce mercredi à la convocation de la Division des investigations crimminelles (Dic). L’ancien ministre de l’Energie devenu opposant, a été entendu comme ceux qui l’ont précédé, à titre de témoin dans l’affaire du scandale Petro-Tim.

Sur sa page Facebook, le leader de la République des Valeurs s’est réjoui d’avoir partagé avec les enquêteurs, ce qu’il sait de ce dossier. « En ce qui me concerne, pour avoir refusé d’approuver la transaction entre Timis et BP d’une part et de signer les contrats avec Total d’autre part, puis en avoir immédiatement tiré les conséquences, en démissionnant du poste de ministre de l’Energie, j’ai à suffisance prouvé que je sais prendre mes responsabilités. En outre, pour avoir été ministre en des instants critiques, je suis sans doute une des personnes les mieux informées sur ce dossier.

Pour autant, je refuse de m’associer à une démarche qui ressemble plus à un enterrement de première classe du dossier. C’est pour cela, ayant en Républicain déféré à la convocation des enquêteurs, j’ai signifié à la DIC, mon objection à la procédure et mon refus de m’y associer », écrit-il.

Cependant, Thierno Alassane Sall craint que « la procédure en cours, imposée au Gouvernement par les circonstances créées par le reportage de la BBC, ne vise pas à faire la lumière sur l’affaire, rétablir le Peuple souverain dans ses droits et punir les coupables mais bien au contraire, à conclure qu’il n’y a rien à redire sur les contrats, qui seraient réguliers ».

Ça chauffe sur Macky à l’APR… des frondeurs le défient ouvertement

Xibaaru Remous au sein de L’APR…ça grince chez les jeunes, cadres et les femmes Le Parti de Macky Sall et la  Coalition présidentielle traversent des eaux troubles ces derniers temps. Sénégal Debout  un front interne sur porté les fonts baptismaux  par des militants et responsables de l’APR et de Benno Bokk Yakaar commenc

Le président de la République, Macky Sall, leader du parti APRe à  poser  de sérieux problèmes du fait de sa croissance vertigineuse. Pour confirmer ces propos, il faut noter l’installation tous azimuts de cellules dans les régions, dans les départements et dans la diaspora. Le mobile de ces contestations est dû au manque de démocratie noté au sein de la mouvance présidentielle. Mais aussi à cause du pilotage individiuel du parti par Macky Sall qui a délogé les vrais artisans de sa victoire au profit d’arrivistes.

En tout état de cause, ce mouvement d’humeur risque de porter un sérieux coup au président Macky Sall à quelques encablures des élections locales initialement prévu 1e décembre et dont le report à une date ultérieure est annoncée.

Chez les cadres, il est reproché à Abdoulaye Diouf Sarr de diriger la structure en dictateur. Une situation que certains ne veulent plus vivre et sont aussi frustrés du fait que le président ne fasse pas leur promotion alors qu’ils ont travaillé durs pour assurer la victoire dès le premier tour pour le second mandat.

Du coté des femmes, la nomination de Ndeye Saly Dieng à leur tête n’a pas trouvé un consensus. Certaines d’entre elles ne digèrent toujours pas l’éviction de Marième Badiane qui avait réussi à faire l’unanimité autour de sa personne.

Les jeunes ne sont pas contents de la nomination de Moussa Sow.

Un spectre qui peut sans aucun doute faire perdre à la mouvance présidentielle plusieurs localités avec son lot de risque et péril.

Une bonne partie de la diaspora vient d’adhérer au mouvement Sénégal DEBOUT. Ils vont faire une assemblée générale accompagnée d’un point de presse, en France.

En tout état de cause, le président Macky a intérêt à revoir ses partisans en essayant de les ramener à la raison avant qu’il ne soit trop tard.

L’avenir nous édifiera si la dynamique  révolutionnaire entamée au sein de l’APR et de Benno ne va pas porter un sérieux coup au président Macky.Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Guy Marius Sagna face au Procureur aujourd’hui

Audace ou dérapage ? C’est la question que se pose l’opinion. Oui il faut le dire car . L’activiste Guy Marius Sagna s’est encore montré. Cette fois ci l’affaire semble être sérieuse. Placé en garde à vue hier à la Section de Recherches de Colobane, Guy Marius Sagna fera face au Procureur de la République, aujourd’hui. D’après une source judiciaire, le membre de « Aar Li Nu Bokk » est poursuivi pour délit d’opinion suite à ses déclarations successives sur Facebook à l’encontre du défunt Secrétaire général du Parti Socialiste (PS) et sur l’ancien Premier ministre Boun Abdallah Dionne. Ce dernier malade et hospitalisé en France. En ces termes, il disait « Mourir dans un hôpital de l’ancienne puissance coloniale alors qu’ils ont eu le temps pendant 59 ans de doter ce pays de structures  hospitalières dignes de ce nom!!! Quelle tristesse! Quel gâchis ! » et :« Boun Abdallah Dionne aussi est allé se soigner à l’extérieur. Pauvres citoyens sénégalais qui n’ont pas accès aux fonds politiques, aux fonds des institutions budgétivores. Celles et ceux qui se battent depuis toujours pour un autre Sénégal, vous vous êtes aussi battus pour que Tanor soit soigné au Sénégal, pour que Boun soit soigné au Sénégal. Pour que surtout, le petit peuple se soigne grâce à un système de santé national, démocratique et populaire. La lutte continue! Les peuples vaincront ». Suffisant pour la Gendarmerie d’aller le cueillir chez lui sur l’ordre du Parquet. Ainsi, il devra répondre au délit d’opinion renseigne l’Enquête.Amy Andrea SENE

Le CRD Exige La Libération De Guy Marius SAGNA Qui «N’est Pas La Personne À Arrêter »

http://www.walf-goupe.com Mamadou Lamine DIALLO et CIE se sont fendus d’un communiqué pour rejeter toute idée du report des élections locales prévues le 1er décembre 2019.

Dans le même document, et sur un tout autre registre, les leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) exigent du régime la libération de  Guy Marius SAGNA, interpellé ce lundi par la gendarmerie.

« Le Congrès de la Renaissance Démocratique condamne vigoureusement l’arrestation arbitraire et ridicule de Guy Marius SAGNA et exige sa libération immédiate et sans condition. Par ces temps qui courent, Guy Marius n’est pas la personne à arrêter. La justice sénégalaise est plutôt attendue vers ceux qui sont impliqués dans les différents scandales qui font l’actualité», note le CRD dans son communiqué.

ME MOUSSA SARR : GUY MARIUS SAGNA BENEFICIE D’UN RETOUR DE PARQUET’’

http://www.seneweb.com L’activiste Guy Marius Sagna n’est pas encore sortit de l’auberge. Cueilli chez lui, ce mardi par la section de recherche, il bénéficie d’un retour de parquet. Selon son avocat, Me Moussa Sarr ‘’Il va passer la nuit au commissariat central  et sera représenté au procureur  demain  matin’’. La robe noire renseigne cependant qu’on ne lui a toujours pas notifié les motifs de son arrestation.

AFFAIRE ALIOU SALL : DR LAMINE BA DÉCODE LE PRÉTENDU SILENCE DE IDRISSA SECK

NETTALI.COM – Le silence de Idrissa Seck, théoriquement chef de l’opposition au lendemain de la présidentielle de 2019,  sur la nouvelle affaire Petro-Tim, fait débat. Dans un entretien avec Tfm, le secrétaire général de Rewmi écarte la thèse du complot et explique cette expectative prudente de son leader par un prisme d’analyse géopolitique qui cherche à chasser le spectre d’une malédiction des ressources naturelles, préjudiciable aux intérêts du Sénégal.

Invité de la dernière édition de Face to Face sur Tfm, l’ex-ministre de l’Environnement, sous le magistère du président Abdoulaye Wade, a tenu à écarter toute interprétation de nature à jeter le doute, au sujet du silence supposé de Idy sur la tentaculaire Petro-Tim.

D’emblée, Dr Lamine Ba a tenu à « féliciter » la justice qui a décidé d’ouvrir une enquête sur l’affaire Aliou Sall, à la suite de la levée de boucliers suscitée par les rebondissements portés par la Bbc.

« C’est une question d’une extrême sensibilité, c’est compliqué. Tout le monde ne pas s’improviser expert. Mes connaissances en géopolitique me prédisposent à redouter la malédiction des ressources naturelles. C’est ce qui est à l’origine de la guerre du Biafra. Depuis son indépendance, l’Algérie ne parvient pas à être stable à cause des convoitises autour de ses ressources naturelles. Nous avons une présomption favorable. Laissons l’enquête suivre son cours. On ne doit pas brûler ce pays à cause de la polémique autour du pétrole. Nous nous sommes battus pour la manifestation de la vérité, dès lors que le procureur s’auto-saisit, nous croyons que la cause est entendue », se veut prudent le secrétaire général de Rewmi.

« Le Président Idrissa Seck n’est pas un simple politicien, c’est un homme d’Etat expérimenté. Très jeune, il a été le directeur de campagne de l’opposant Abdoulaye Wade avant d’exercer de hautes fonctions dans ce pays. Le bon sens veut qu’il s’accorde le temps de s’informer pour pouvoir donner sur la question la réponse la mieux conforme aux intérêts du Sénégal. Il faut se donner le temps d’avoir les meilleurs éléments d’appréciation. Nous ne disons pas qu’il n’y a pas de zones d’ombre, mais on a l’impression que ce qui est perçue comme telles n’est que la partie visible de l’iceberg », explique cette grande figure de l’Internationale libérale.

Pour lui, le fait que « les jeunes de Rewmi participent à toutes les manifestations de la plate-forme Arr Li Niou Bokk », prouve qu’ils sont soucieux de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. « Au niveau de la Cellule des cadres de Rewmi, il y a des centaines d’intellectuels outillés dans tous les domaines de la vie socio-économique de ce pays qui ont déjà délibéré sur la matière », ajoute-t-il. Faisant allusion au programme de campagne du candidat Idrissa Seck qui accorde une place de choix au gaz et au pétrole découverts sous nos cieux.

Se prononçant sur le dialogue politique en cours, il offre, en exemple,  le Haut conseil de discernement des intérêts de la nation, en Iran, qui est un cadre trans-partisan délibérant sur les grandes questions en relation avec la vie de la nation.

En somme, résume Dr Ba, « le Sénégal ne s’arrête pas  l’affaire Aliou Sall ». « Notre génération a hérité d’un pays stable, nous devons tout mettre en œuvre pour préserver cette stabilité », laisse-t-il méditer.

En ce qui concerne la radicalisation d’une certaine opposition émergente qui a fait de l’affaire Petro-Tim un filon, Lamine Ba évite les comparaisons à l’emporte-pièce, car ces derniers, à la lumière de l’histoire, ne sont « pas plus méritants » que les politiques classiques sur le terrain des acquis démocratiques. « On n’a pas la même expérience. Nous nous battons depuis l’âge de 18 ans », dira-t-il.

 Alioune Tine dénonce l’arrestation de l’activiste Guy Marius Sagna

Alioune Tine, défenseur des droits de l’Homme, a dénoncé l’arrestation mardi de l’activiste Guy Marius Sagna à la suite d’une publication sur sa page facebook sur le défunt Ousmane Tanor Dieng. « Il n’ya aucun intérêt à arrêter ou détenir Guy Marius Sagna pour ces propos qui expriment une simple opinion. Il faut lui opposer une réplique argumentée », a-t-il écrit.

Alioune Tine@aliounetine16

Il n’ya aucun intérêt à arrêter ou détenir Guy Marius Sagna pour ces propos qui exprime une simple opinion. Il faut lui opposer une réplique argumentée. C’est comme ça que fonctionne la démocratie qui n’est pas la police des idées.#construiredeshôpitaux quisoignent tt lemonde https://twitter.com/YENAMARRE_SN/status/1151249636167958529 …

 Ibrahima SENE : «Avec SONKO, Le Peuple Sénégalais Vient D’avoir Un Véritable ‘Monstre’, Dépourvu De Toute Humanité»

http://www.walf-groupe.com Le PCA de la Société des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO) s’en est encore pris au leader de PASTEF. Cette fois, le responsable du Parti de l’indépendance et du travail (PIT) lui reproche les condoléances sélectives qu’il a faites après le rappel à Dieu d’Ousmane Tanor DIENG

Selon Ibrahima SENE, en écrivant : « En mon nom, ceux de mon parti et de notre coalition, je présente nos plus sincères condoléances au peuple Sénégalais et à Monsieur Macky SALL, qui, avec le rappel à Dieu de Monsieur Ousmane Tanor DIENG, a perdu un allié et un collaborateur », Ousmane SONKO est passé à côté.

« Ainsi ni sa famille éplorée, encore moins ses camarades de Parti, n’a été pris en compte dans ses condoléances ! Donc, je me demande avec inquiétude, jusqu’où l’étroitesse d’esprit partisan de SONKO va-t-il l’amener ? », s’interroge le communiste. Qui enchaine avec une mortelle conclusion : « Avec lui (SONKO, ndlr), le peuple Sénégalais vient d’avoir de toute son histoire politique, un véritable « Monstre », dépourvu de toute humanité ! ».

Meurtre De L’étudiant Bassirou FAYE:Le Policier Prend 10 Ans De Moins

http://www.walf-groupe.com  Le meurtrier de l’étudiant Bassirou FAYE s’en tire à bon compte. La Chambre criminelle d’appel de Dakar qui a rendu son verdict ce mercredi l’a condamné à 10 ans de travaux forcés.

 Une peine relativement revue à la baisse. En effet, le policier Sidy Mohamed BOUGHALEB a été condamné,  en première instance, en juin 2016,  à 20 ans de travaux forcés.

Pourtant, hier mardi, à l’ouverture du procès en appel, l’avocat général, qui mettait en exergue l’incohérence des déclarations de l’accusé, avait demandé la confirmation du verdict rendu en première instance.

«Il avait dit qu’il n’était sur les lieux au moment des faits. Il était en mission en Casamance. C’est faux. Il a été identifié dans le groupe des 5 policiers qui étaient partis charger les étudiants dans les pavillons C et D. Il était armé. C’est lui qui dirigeait les opérations. Dans son face-face avec les étudiants, il a eu des blessures. Un témoin dit ce n’est pas Tombong Oualy qui a tiré, mais lui. Le doute n’existe plus. Le témoin aurait pu désigner un autre parce qu’ils étaient plus de 100 policiers. Il a été formel, 5 ans après les faits», a soutenu le Procureur général.

En effet, appelé à la barre, Seth DIAGNE, principal témoin dans cette affaire, a confirmé ses accusations qui accablent Sidy Mohamed BOUGHALEB. «Je n’ai jamais rencontré BOUGHALEB, à l’exception du jour des faits. Dans le cadre des enquêtes, je l’ai rencontré à l’école de police. C’est lui qui avait tiré sur feu Bassirou Faye. On était très proche de lui. J’avais même l’impression qu’il était le chef du groupe.  Au moment des faits, ils étaient cinq policiers. Je l’ai vu à visage découvert. Le jour des faits, j’avais fait son portrait. A l’époque, il était plus en forme», a réitéré Seth DIAGNE.

En dépit de tous ses éléments, la Chambre criminelle d’appel de Dakar a condamné le policier à 10 ans de travaux forcés. Les avocats de ce dernier annoncent dès à présent qu’ils vont se pourvoir en cassation pour tirer d’affaire leur client.

Pour rappel, Bassirou FAYE a reçu une balle en pleine tête à l’intérieur du campus de l’UCAD, le 14 août 2014 lors d’une manifestation d’étudiants.

Rue Vincens : La chute d’un immeuble détruit 9 véhicules d’agents de la Senelec

https://www.leral.net Un immeuble vétuste est tombé sur la rue Vincent à Dakar. La chute de cet immeuble a détruit 9 véhicules d’agents de la Senelec, stationnés à côté. La RFM a donné l’information et précise que le propriétaire de l’immeuble, accroché, craint qu’un creux du chantier d’à côté pourrait être la cause.

La Senelec, victime ne s’est pas encore prononcée. Mais, un huissier a été commis pour constater les dégâts.

MAMADOU THIOR PORTÉ À LA TÊTE DU CORED

Thior, journaliste à la RTS (publique) et chargé de la communication dans le bureau sortant, a été élu au cours de la première réunion du Directoire issue de la dernière assemblée général

Le journaliste Mamadou Thior a été porté, mercredi, à la tête du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED) dans les médias, a appris l’APS de bonne source.

Thior, journaliste à la RTS (publique) et chargé de la communication dans le bureau sortant, a été élu au cours de la première réunion du Directoire issue de la dernière assemblée générale du CORED.

Un bureau de 7 membres a été élu par ce Directoire, une instance du CORED composée de 14 membres.

Voici la composition du nouveau Bureau du CORED :

Président : Mamadou Thior

Secrétaire général : Ousmane Ibrahima Dia

Trésorier : Eric Gnimady

Trésorier adjoint : Aminatou Mouhamed Diop

Chargé de la Communication : Samba Dialimpa Badji

Chargé de l’organisation : Marie Rosalie Ndiaye

Adjoint : Moussa Sow

Le CORED a pour mission de veiller au respect, par les journalistes, les techniciens des médias et les entreprises de presse, de l’éthique et de la déontologie.

Un Tribunal des Pairs statue sur les plaintes ou en cas d’autosaisine du CORED.

IDIOVISUEL : LE VER EST DANS LE FRUIT !

NETTALI.COM – Ces dernières semaines et leur cortège de polémiques sur le sentiment de glissement subtil et progressif de l’homosexualité dans notre société, ont donné du répit à Aliou Sall, dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Petro Tim.

En effet depuis cette manifestation interdite dans laquelle, une jonction devait être faite entre des syndicats et « Aar Li nu Book », un petit essoufflement du mouvement en faveur de la transparence sur la gestion du pétrole sénégalais, a été noté. Il n y a plus autant foule que lors de ce fameux vendredi de mobilisation massive qui n’avait pas manqué de donner des frissons au pouvoir. Fait marquant, toutes ces actualités ont tourné autour de la moralisation de la société sénégalaise.

C’est d’abord le khalife des mourides qui fait une sortie en présence du Président Sall pour interdire, entre autres mauvais comportements dans la cité religieuse, le port des habits serrés, aussi bien chez les femmes que les hommes. Un moment de communication largement médiatisé qui n’est d’ailleurs pas sans lien avec la question du port vestimentaire de certains jeunes qui laisse parfois un sentiment bien équivoque sur leurs tendances homosexuelles ; ou tout simplement de fashion victims subissant les effets de mode, juste par mimétisme, inconscients qu’ils sont de le connotation d’un certain code vestimentaire à l’exemple ces fameux « pinw » (pantalons au bas très effilé et serré sur le corps) ou ces t-shirt moulant et laissant apparaître distinctement leurs pectoraux et biceps.

L’exposition aux médias et aux réseaux sociaux jouent en effet un grand rôle dans l’évolution négative des mœurs sénégalaises. Ces jeunes sont en effet poreux à tous les souffles. Ils ingurgitent tout ce qu’ils reçoivent, surtout venant des stars de la même génération et dont ils s’inspirent allègrement.

Et justement en parlant de médias voire de réseaux sociaux, c’est le canal qu’utilise le jeune Waly Seck, chanteur et fils du non moins connu chanteur Thione Seck. Ce dernier est un musicien à succès de la même époque que Youssou Ndour, Omar Pène, Ismaël Lo et Baba Maal. Reconnu comme un parolier hors pair qui aimait prêcher la bonne parole, toujours chanter la vertu et arborer des références bien de chez nous, Thione Seck est de nos jours méconnaissable.

Il a presque disparu de la scène musicale mais continue d’exister médiatiquement, pour d’autres raisons moins positives.

Le fils a suivi les traces de son père en devenant chanteur. Adulé par les jeunes de sa génération, il fait parler de lui, de manière toujours aussi équivoque et peu glorieuse. Waly aime les médias et le buzz. Il n’a certes pas le talent de son père, mais il a du succès. Il soulève l’hystérie des nymphes et groupies, lors de ses concerts et apparitions publiques. Le contraste est bien frappant entre Thione Seck et lui, tant Waly chante des thèmes dont la vacuité est loin d’être un secret. Il mime et amuse son monde dans un Mbalax qui n’est pas loin d’être un plagiat de celui son père qui a toujours composé un mélange de Mbalax et d’influences indiennes.

Waly Seck chante les pères, cousins, grands-parents d’un tel ou d’un tel autre. Bref, il est le fruit d’une époque d’inculture des jeunes distraits par les réseaux sociaux et qui vivent l’instant de l’internet et de la mode comme un monde réel, sans recul, ni distance critique. Et c’est justement là où se trouve le problème.

Dans cette actualité sur des tendances homosexuelles qu’on lui prête, Waly Seck n’est pas du tout innocent. Il a beau faire des sorties pour exprimer son courroux, il est totalement fautif. Dans des vidéos, où il s’exprime, il ne peut être pris au sérieux tant il donne l’impression d’être en plein dans la comédie, le jeu de rôle. Il manifester son courroux d’être traité d’homosexuel, son expression ne semble pas du tout sincère. Il n’est pas à dire vrai, à son premier coup d’essai. En justice, on aurait dit un récidiviste ou même multirécidiviste. Depuis ce sac à main féminin en passant par ce t-shirt moulant jusqu’à ce t-shirt avec des inscriptions qui ne sont rien d’autre que les étendards des homosexuels (LGBT), la coupe est bien pleine. La question est dès lors de savoir ce qu’il cherche à travers ses provocations et ses pieds de nez à la société sénégalaise. Que dire de ses images bien équivoques sur internet où on le voit à côté d’hommes ! Loin de dire qu’il est homosexuel, son  comportement global et ses provocations, laissent un sentiment bien équivoque.

Recherche de buzz ou de sympathie de la part des LGBT ? En tout cas Waly leur fait une propagande d’enfer, tant son public semble le suivre dans ses délires qu’on peut appeler tout simplement des dérives. Où est son père dans tout cela ? Le parolier et moralisateur d’antan cherche des excuses à son rejeton ! Lui aussi, voit sa bonne image d’alors, s’effriter de jour en jour, mêlé qu’il a été à des affaires peu catholiques, même si la justice le blanchira par la suite. Il commet, ce cher Thione, d’incroyables sorties de route. Comment peut-il par exemple inviter tous ceux qui traitent son fils d’homosexuels, à présenter leurs filles à Waly Seck ? Le reste se passe de commentaires. Argument oh combien irresponsable et même irrespectueux pour un homme de son rang et de sa dignité.

Waly Seck fait ses conneries et présente des excuses. Il a beau découper en morceaux, son sac, il passe rapidement à une autre bévue. Ces moments sont des moyens pour attirer les projecteurs sur lui. Sacré Waly, il a toujours une longueur d’avance sur ses détracteurs. Des excuses, ses excuses, en tout cas récurrentes de sa part qu’on finit par se rendre compte qu’il fait exprès. Le buzz n’est jamais absent de ses actes ? Il devient sa marque de fabrique. Telle Queen bizz ! Il commet des actes répréhensibles, s’excuse en sachant que son message est passé. Il en commet un autre et recommence quelques temps après. Ainsi va Waly.

Un comportement récurrent qui l’a mis aux prises avec l’Imam Kanté dans l’affaire de ce fameux T-shirt à l’effigie Gay Arc en ciel avec qui, il devait d’ailleurs s’expliquer au tribunal. Cet Imam qui ne l’accuse certes pas d’être un homosexuel mais qui lui dénie le droit de faire la promotion de l’homosexualité et de ses valeurs. Traduit en justice, cet Imam ne veut d’ailleurs point de médiation. Mais le jeune homme conscient qu’il ne tirera rien d’un tel procès, a préféré tout bonnement retirer sa plainte.

L’exposition de ce t-shirt, à son concert hyper médiatisé dans un contexte d’euphorie de la CAN, avec la présence massive de jeunes à la place de la Nation, ne peut être considérée comme une simple coïncidence, surtout à 2, 3 jours de la Gay pride, ce fameux défilé des gays ou plus précisément ce qu’ils appellent LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres)

Le jeune chanteur a beau être défendu par Bijou Ngoné, une animatrice faisant partie de son staff, les arguments utilisés par celle-ci sont d’une vacuité sidérale : propos Irréfléchis, inconsistants, Bijou est à côté de la plaque. Sur « Sen Buzz » où elle a été interrogée en wolof, elle a répondu dans un français bien approximatif et parfois ponctué de wolof. Elle s’est même permise d’inventer des expressions qui n’existent que dans son lexique : « sortir de ses gants » pour dire « sortir de ses gonds » ; le comble, c’est lorsqu’elle dit « Waly ne peut être au Sénégal et méprendre tout ce qui est l’homosexualité ». Où a-t-elle a appris le français, celle-là ? Dans son rôle d’avocate, elle a même cherché à faire un parallèle avec une couleur qu’elle a portée pour l’occasion, le noir en l’occurrence. « le noir, c’est la couleur du deuil chez les chrétiens, je peux porter du noir sans être en deuil (elle avait porté du noir). », dira t-elle. Entre arguments stupides et vacuité du raisonnement, Bijou a cherché à sauver les meubles de manière fort lamentable, mais surtout irrespectueuse. « Ils ne sont pas plus imams que moi, les vrais imams sont dans leur coin et ne s’occupent pas d’actualité. Ces genres d’Imams ne connaissent pas le Coran mieux que moi, ils ne l’écrivent pas mieux que moi… » Elle peut certes avoir appris le Coran, mais par rapport à ce qu’elle cherche à défendre, on a bien compris, que la vertu décrite par le Coran, n’est pas le socle de son raisonnement.  De toute façon, elle n’est pas attendue sur l’exégèse du Coran et encore moins sur un exposé relatif à la vie du prophète Mohamed (PSL). Qu’elle cherche d’abord à être une bonne animatrice ! Elle finira par conclure : « ces couleurs n’appartiennent pas aux gays, ces couleurs n’appartiennent à personne. Waly n’est pas censé tout connaître comme ces couleurs qui appartiendraient aux gays » Bon, on avance.

Avec cette sortie de Bijou Ngoné, on peut se rendre à l’évidence que Waly Seck a du souci à se faire. Entre sa chargée de production Bijou et un père qui utilise des arguments aussi peu décents pour le défendre, il devrait être inquiet.

Et le rappeur Mollah MorGun fait bien d’ailleurs de souligner que dans l’entourage de Waly Seck, il n y a que des incultes, des batteurs de tam-tam ou de joueurs de bongo. Il pense même qu’il doit changer son encadrement, changer son port vestimentaire, ses habits serrés. Plus grave, le rappeur conseille à Waly Seck de « changer sa tête », de se cultiver un peu plus et intégrer dans son entourage, des personnes d’un niveau supérieur.

Pour le Mollah, dès les débuts de Waly Seck, on a voulu le comparer à Youssou Ndour. Le rappeur pense même que celui-ci veut, par tous les moyens percer le milieu international. Une raison supplémentaire pour cibler le lobby gay, s’appuyant sur le fait qu’il joue du mbalax, ne parle pas un bon français. Bref tout cela, est un moyen pour le rappeur de faire remarquer que le jeune chanteur n’a pas beaucoup d’atouts qui pourraient le propulser sur la scène mondiale. Sacré Mollah. Le rappeur en veut pour preuve qu’il s’habille comme eux, ne vend pas des centaines de milliers d’albums avant de l’enfoncer comme pour dire que l’argument de l’ignorance ne peut point prospérer : « Il est au courant de tout, il voyage » « Waly n’a pas plus de talent que Pape Diouf, Viviane, pourquoi serait-on jaloux de lui, qu’a-t-il de plus que les autres. Il n y a rien de spécial dans ses chansons, que des platitudes dans ses thèmes de chanson… », lancera même le rappeur dans une vidéo à l’endroit de ceux qui pensent à de la jaloux vis-à-vis de lui.

Un épisode polémique sur le t-shirt de Waly qu’on ne peut pas ne pas lier à l’affaire Oxfam-Elimane kane. Tout se passe comme il y avait une sorte de planification et de coordination dans ces affaires qui tombent au même moment. Y a-t-il une déferlante communicationnelle sur le sujet ? L’affaire nous renseigne en tout cas sur le fait que des ONG internationales sont dans une logique de promotion de l’homosexualité et de tout ce qui s’y apparente. Elles n’en ont cure de nos lois, de nos moeurs, notre culture, ces ONG. Elles se savent puissantes et riches et se permettent tout, face à des gouvernants qui ne sentent de menace que lorsqu’il est question de leur propre pouvoir. Mais heureusement que l’inspection du travail s’est opposée au licenciement d’Elimane Kane, l’employé d’Oxfam qui œuvre aussi pour les droits de l’homme à Legs Africa et qui a refusé de promouvoir ces valeurs de protection et de promotion des LGBT.

L’enseignement qu’on tire de ce moment médiatique sur un sujet aussi sensible, est qu’au finish, un coup de maître a été réussi par ces promoteurs, à savoir faire connaître en si peu de temps, l’univers de couleurs des gays et faire éclore un débat sur un sujet jadis considéré comme tabou. La méthode est très efficace et permet à tous ces jeunes d’intégrer progressivement l’homosexualité comme une réalité banale au Sénégal.

Ces dernières semaines nous ont de toute façon ouvert les yeux sur le fait que l’Etat doit plus que jamais assumer son rôle de protecteur des êtres vulnérables tels que les jeunes, afin d’éviter qu’ils ne soient pas happés par d’autres courants extérieurs. Les cahiers des charges des médias doivent à ce titre être clairement revus, notamment par rapport aux productions extérieures : télénovas, films occidentaux, dessins animés qui nous viennent d’ailleurs. Nous relèverons que tout ce qui a été interdit par le Khalife des mourides, l’est aussi par la loi et la religion musulmane. Il importe dès lors que l’Etat applique la loi, mène des campagnes de communication pour sensibiliser les populations sur ces méfaits rampants dans notre société. Nos femmes, devraient-elle ressembler à des Brésiliennes, des Américaines ou des Indiennes en posant des tignasses sur leurs têtes ? Assurément non. Pourquoi devraient-elles se dépigmenter la peau ? Mais pour ressembler à qui ? La dépigmentation, la promotion des produits éclaircissants et leur importation, devraient être interdites. Elles posent une vraie question de santé publique. Le Kahlife l’a rappelé alors que cela devrait être le rôle des gouvernants.

De même la prise de parole dans les médias doit être réfléchie et canalisée, surtout en termes de renforcement des capacités des journalistes et des animateurs qui y officient. Sous prétexte d’invoquer l’argument de la promotion des jeunes dans les médias, on ne peut continuer à confier la conduite d’émissions de grande écoute, à des journalistes immatures, insuffisamment formés, à la culture déficiente ou à des animateurs ou animatrices incultes. Les médias sont à ce point sérieux qu’on ne peut se suffire d’invoquer le simple argument de ce que les gens aiment ou n’aiment pas ou encore, la course à l’audimat. La première mission des médias est d’éduquer le citoyen, même si le divertissement fait partie de celle-ci.

Le ver est bien logé dans le fruit et si on n’y prend pas garde, le fruit finira par tout simplement pourrir. Sinon, nous risquons d’être maintenu dans une logique d’éternelles réactions sous le coup de l’émotion. C’est à l’heure de l’internet que les pouvoirs publics comme les familles doivent être encore plus vigilants.

CAMES : Dr Aliou Sow admis au Grade de Professeur Titulaire des Universités

https://senego.com Aliou Sow, l’issue des travaux  de la 41ème session du CAMES, est admis au grade de professeur titulaire des universités d’études africaines. En cet effet, Bangui (capitale de Centrafrique) accueille, du 08 à ce 17 juillet 2019, la 41e Session des Comités Consultatifs Inter-africains (CCI).

Cette grande rencontre réunit plus de trois cent (300) participants (Enseignants-chercheurs) venus de 19 pays africains et qui sont spécialisés dans les domaines de l’enseignement supérieur. A cet occasion, Dr Aliou Sow, a été admis au grade de Professeur des Universités d’Etudes africaines. Le titre de professeur titulaire est le plus haut titre universitaire attribué à un professeur ayant démontré l’excellence en recherche et en enseignement.

C’est là une très bonne avancée professionnelle dans l’enseignement supérieur pour le compte du Sénégal et de l’Afrique. Acteur politique, libéral de renommée, et aujourd’hui en plus de ses heures cours, il est Haut Conseiller des Collectivités Territoriales.

C’est sur sa page Facebook, parcourue par Senego, que le désormais Professeur des Universités africaines, certainement toujours à Bangui, dans le cadre de cette session du CAMES, qui’il fait savoir cette nouvelle, bonne pour l’université sénégalaise : Ici son message, in extenso, à cet effet.

Retrait de la plainte de Waly Seck : Les nouvelles précisions de Jamra

http://www.seneweb.com Il n’y a eu aucun quiproquo, entre l’imam Massamba Diop et Mame Mactar Guèye, Vice-Président de Jamra, dans la gestion du contentieux qui opposait Waly Ballago Seck et imam Kanté. Il s’agit plutôt “d’une mauvaise coordination entre le responsable moral de Jamra, occupé par cette période tendue de gestion des examens scolaires, et ses émissaires sur le terrain, mandatés pour contribuer à apaiser la situation. La précision est donnée dans un communiqué de presse de l’Ong Jamra parvenu à la rédaction de Seneweb.

L’Ong ajoute qu’ “il était impensable, pour Jamra, de laisser prospérer une quelconque plainte contre une institution islamique aussi prestigieuse que l’imamat et de laisser un imam, aussi valeureux qu’Amadou Makhtar Kanté, être traîné devant les tribunaux comme un vulgaire justiciable. Ainsi, dans une démarche de pacification, Jamra n’a été mandatée que par sa conscience, son attachement viscéral à la préservation de nos valeurs culturelles et religieuses et par son souci permanent de sauvegarder la stabilité sociale et de la paix civile”.

Quant à la fameuse liste des homosexuels dont Jamra prétend avoir une copie, l’Ong révèle que “si les ennuis judiciaires qui s’annonçaient contre le frère imam Kanté devaient se matérialiser, Jamra n’hésiterait pas une seconde – bien que le principal intéressé n’ait rien sollicité – de s’ériger en bouclier, en publiant la fameuse liste”.

Pour terminer, l’Ong réaffirme sa détermination “à poursuivre contre vents et marées son légitime combat contre la dégradation des mœurs et continuera de manifester son soutien et sa solidarité active à l’égard de ceux qui se considèrent victimes d’injustice, dès lors qu’ils en expriment volontiers le vœu à Jamra, dans le cadre de ses médiations sociales”.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 17/07/2019

La Dic arrête un vendeur de produits pétroliers

E Kandji, pris avec des bidons de 50 litres et des fûts de 100 litres remplis de produits pétroliers et d’alcool, a été interpellé par la Division des investigations criminelles (Dic) à la Médina le 10 juillet dernier. Ses principaux clients, a-t-il soutenu, sont des imprimeurs. Mais, les enquêteurs sont persuadés qu’il avait une clientèle diversifiée. Kandji achetait les fûts à 225.000 Fcfa unité selon ses dires, mais il s’est montré imprécis sur sa marge bénéficiaire. E Kandji a été déféré hier devant le Procureur pour détention et commercialisation de produits pétroliers sans autorisation administrative.

La plateforme Aar li nu bokk vent debout

La plateforme «Aar Li Nu Bokk» alerte sur la volonté des autorités de déférer Guy Marius Sagna alors qu’aucune infraction ne peut lui être imputée, parce qu’il a juste exprimé son opinion, librement, dans le cadre des prérogatives garanties par la Constitution à chaque citoyen. Pour Cheikh Tidiane Dièye et Cie, les commentaires de Guy Marius Sagna sont de l’ordre de l’éthique et de la morale citoyenne, mais non pas de l’ordre du droit. Il ne s’agit pas de violation de la loi. La plateforme «Aar Li Nu Bokk» exprime sa totale désapprobation face à ce qui n’est rien d’autre qu’un kidnapping visiblement organisé par ceux qui en veulent à mort à Guy Marius Sagna pour son engagement dans tous les combats pour la transparence dans la gouvernance des ressources publiques et pour sa dénonciation, sans relâche, de la corruption des élites dirigeantes ainsi que du fossé qui existe entre ces dernières et le bas peuple. A leurs yeux, le prétexte choisi pour l’arrêter est fallacieux. Pourtant, annoncent-ils, la Plateforme «Aar Li Nu Bokk», avait décidé, lors de sa réunion tenue lundi dernier de suspendre toutes ses actions pendant au moins deux semaines, pour vivre avec le peuple les événements relatifs d’une part à la disparition de Monsieur Ousmane Tanor Dieng et d’autre part la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

Barthelemy Dias et la monnaie Eco

La décision des chefs d’Etat de l’Uemoa d’adopter la monnaie unique, en l’occurrence l’Eco, n’enchante pas tout le monde. Le maire de Mermoz-Sacré Cœur y voit une arnaque et une dévaluation du Franc Cfa qui ne dit pas son nom. Selon Barthelemy Dias, un Euro est l’équivalence de 1200 Eco et 655 FCFA. Selon le responsable politique, c’est une dévaluation qui ne dit pas son nom, pilotée par la France et dont les billets seront imprimés à Clermont-Ferrand, comme toujours. Avec l’adoption de l’Eco, il doute sérieusement que le coût de la vie devienne moins cher. Ce qui est regrettable, à ses yeux, c’est que nos dirigeants ont accepté cet accord et vont léguer cet héritage aux générations futures. Barthelemy Dias se demande s’il ne serait pas mieux de rester dans le CFA en attendant d’avoir une meilleure alternative.

Dictée Bfem 2019 : Kolda à l’honneur

L’épreuve de dictée du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) a été extraite, cette année, du livre «Sur les rives de l’au-delà». Un ouvrage écrit par Abdourahmane Diallo, principal dans un établissement scolaire au Fouladou. Monsieur Diallo est également le secrétaire exécutif du Cercle des écrivains de la région de Kolda.

Drame à Kaffrine : Un jeune homme de 30 ans étrangle sa mère

https://www.pressafrik.com Un jeune homme a tué sa mère par strangulation et passé sa sœur à tabac. Le drame a eu lieu mardi vers 5 h du matin, au quartier périphérique de Mbamba, situé dans la région de Kaffrine, au centre du Sénégal. La victime était âgée de 60 ans.

Le présumé meurtrier, âgé d’une trentaine d’années, est un récidiviste. Il a été interpellé à plusieurs reprises par la police de Kaffrine, pour des menaces à l’endroit de sa famille.

Arrêté et placé en garde à vue, il est actuellement au commissariat de Kaffrine, voisins et proches qui se sont confiés à l’Aps, informent qu’il souffrirait de problèmes mentaux et aurait déjà été amené au centre Malango de Fatick.

Serigne Mountakha recommande une lecture du Coran

http://www.rewmi.com Le khalife Général des mourides Serigne Mountakha Mbacké recommande une journée de lecture collective du Saint Coran le samedi 20 juillet. La révélation est faite par son bras-droit Serigne Moussa Nawel

Cette recommandation, comme à l’accoutumée, concerne les grandes mosquées, les mosquées, les écoles coraniques et tous les autres lieux qui se prêtent à une telle recommandation.

Dans sa déclaration, Serigne Moussa a rappelé les objectifs fixés par le Khalife et qui tournent autour de l’action de grâce à rendre à DIEU pour le bon déroulement de l’hivernage, ainsi que la formulation de prières pour son achèvement dans de meilleures conditions.

Il a demandé également à tous les disciples de retourner à DIEU, de se repentir sincèrement, et de prier DIEU pour qu’IL nous donne une paix durable au Sénégal, dans la Ummah Islamique et partout dans le monde.

MORT DU NERVI NDIAGA DIOUF : SES EXCEPTIONS REJETÉES, BARTHÉLÉMY DIAS RENVOYÉ AU 25 SEPTEMBRE

NETTALI.COM- Barthélémy Dias sera jugé au fond dans l’affaire de la mort du nervi Ndiaga Diouf. La Cour d’appel de Dakar a rejeté les exceptions de nullité soulevées par ses avocats.

 Le maire de Mermoz–Sacré-Cœur sera finalement jugé le 25 septembre prochain. N’en déplaise à ses avocats qui voulaient une annulation de la procédure. En fait, lors de l’audience du 19 juin dernier, ils avaient demandé l’annulation de l’ordonnance de renvoi. Selon leur argumentaire, le juge d’instruction, après son interrogatoire, ne leur a pas permis de faire des observations. Il a renvoyé l’affaire directement au parquet et a repris le réquisitoire de celui-ci.

L’avocat de la famille de la victime avait demandé que l’exception soit rejetée parce qu’elle n’avait pas été soulevée lors du premier jugement.

Le parquet général avait également manifesté son opposition, soutenant qu’il n’y a aucune violation.

La Cour leur a donné raison. Et après avoir rendu son délibéré ce mercredi 17 juillet 2019, la juridiction de second degré a renvoyé le procès au 25 septembre prochain pour citation des prévenus. Il s’y ajoute que la Cour a siégé avec une nouvelle composition.

Dans cette affaire, Barthélémy Dias a été arrêté avec 12 autres personnes poursuivies pour coups mortels, coups et blessures volontaires et détention d’arme sans autorisation administrative. Ses co-prévenus étaient également poursuivis pour menaces verbales de mort, rassemblement illicite suivi d’actions diverses.

Lors du premier jugement, Barthélémy Dias a été déclaré coupable de coups mortels, coups et blessures volontaires et détention d’arme sans autorisation administrative, par le tribunal correctionnel de Dakar. Il avait pris 2 ans dont 6 mois de prison pour le meurtre du jeune plombier et non moins lutteur Ndiaga Diouf.

Les co-prévenus de Barthélémy Dias, Habib Dieng et Babacar Faye, ont été condamnés à la même peine pour lesdits délits. Une peine qui avait été couverte par la durée de leur détention préventive. En plus, ils devaient verser à la famille du défunt la somme de 25 millions de francs Cfa.

La limousine du Président de la République a pris feu à Nguéniène

https://www.leral.net La Limousine du Président de la République du Sénégal, Macky Sall a pris feu à Nguéniène. Ledit véhicule avait à son bord Macky Sall et son homologue du Mali, Ibrahima Boubacar Keita.

Mais plus de peur que de mal. Puisque, les deux Chefs d’Etat secourus, ont été affectés dans un autre véhicule, le temps d’éteindre le feu. L’incident, d’après la RFM, est survenu juste, à leur arrivée près de la mosquée où la dépouille mortuaire, président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Ousmane Tanor Dieng devrait subir la prière mortuaire, avant de regagner sa dernière demeure.

Autoroute à péage : l’ultime hommage des populations à Ousmane Tanor Dieng

https://actusen.sn La dépouille de Ousmane Tanor Dieng a quitté l’aéroport international de Diass et  s’achemine présentement à Nguéniène. Un cortège, composé de plusieurs véhicules accompagne le défunt président du haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct) vers sa dernière demeure.

Partout ou le cortège est passé, les populations sont sorties en masse pour le saluer, honorer sa mémoire et lui dire merci pour ce qu’il a fait surtout pour la démocratie sénégalaise. Ces dernières ont tenu à faire leur ultime adieu au défunt.

Seneweb en sait un peu plus sur l’accident de la limousine présidentielle de marque Mercedes qui a pris feu, aujourd’hui vers les coups de 18 h 30 à Nguéniène.
Selon des informations obtenues, sur place, il y avait à bord du véhicule en question, le chef de l’État, Macky Sall, et son homologue du Mali, Ibrahima Boubacar Keita. Tous étaient venus prendre part à la cérémonie funéraire du président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng.
Une source nous informe qu’il s’agit d’une panne de moteur qui aurait occasionné le pépin.
Les mêmes sources renseignent que la bagnole a pris feu alors qu’elle surpassait un dos d’âne, situé à quelques jets de pierre de chez le défunt secrétaire général du Ps.
Mais, les éléments des sapeurs-pompiers ont vite maîtrisé la situation et les passagers du véhicule ont été ensuite exfiltrés et transférés dans une 4X4 pour aller assister à la prière mortuaire. Les gendarmes, secondés par les soldats du feu, ont effectué les constats d’usage. Les éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) ont défoncé la porte de la cabine arrière de la limousine pour y extraire quelques documents.
Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites (20h 20), le véhicule n’est toujours pas déplacé.
Mais, nous assure-t-on, une enquête est ouverte pour « avoir plus de détails » sur es circonstances de l’accident

Accident de la limousine présidentielle : Macky Sall et IBK étaient bien dans le véhicule

http://www.seneweb.com Seneweb en sait un peu plus sur l’accident de la limousine présidentielle de marque Mercedes qui a pris feu, aujourd’hui vers les coups de 18 h 30 à Nguéniène.

Selon des informations obtenues, sur place, il y avait à bord du véhicule en question, le chef de l’État, Macky Sall, et son homologue du Mali, Ibrahima Boubacar Keita. Tous étaient venus prendre part à la cérémonie funéraire du président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng.

Une source nous informe qu’il s’agit d’une panne de moteur qui aurait occasionné le pépin.

Les mêmes sources renseignent que la bagnole a pris feu alors qu’elle surpassait un dos d’âne, situé à quelques jets de pierre de chez le défunt secrétaire général du Ps.

Mais, les éléments des sapeurs-pompiers ont vite maîtrisé la situation et les passagers du véhicule ont été ensuite exfiltrés et transférés dans une 4X4 pour aller assister à la prière mortuaire. Les gendarmes, secondés par les soldats du feu, ont effectué les constats d’usage. Les éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) ont défoncé la porte de la cabine arrière de la limousine pour y extraire quelques documents.

Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites (20h 20), le véhicule n’est toujours pas déplacé.

Mais, nous assure-t-on, une enquête est ouverte pour « avoir plus de détails » sur es circonstances de l’accident.

Limousine présidentielle : Un bunker de près d’un milliard

http://www.seneweb.com La limousine présidentielle a pris feu ce mardi à Nguéniène, lors du déplacement de Macky Sall pour assister à l’enterrement d’Ousmane Tanor Dieng. Le bijou en question coûte près d’un milliard de francs CFA.  Une voiture issue du département ultra-luxe de Mercedes et présentée comme l’un des véhicules les plus sûrs au monde.

 Il s’agit de la Mercedes-Maybach S600 Pullman Guard, un véhicule particulier, intelligent, d’une longueur de 6,5 mètres avec un empattement de 4,4 mètres. Son poids est de 5,6 tonnes. Il propose une protection conforme à la classe VR9, certifiée par la Directive ERV 2010.

C’est une voiture blindée capable de résister, dit-on, à des tirs d’armes à feu ainsi qu’à des explosions, de quoi assurer la survie des passagers en cas d’accident ou d’attaque.

Outre le blindage de la voiture et des vitres en verre stratifié, la S 600 Pullman Guard dispose d’un intérieur luxueux pouvant accueillir jusqu’à quatre passagers à l’arrière, un véritable carré VIP où les sièges indépendants se font face.

Cuir et bois sont omniprésents, ainsi que des rideaux pour plus de confidentialité, sans oublier un large écran LCD de 18,5 pouces escamotable électriquement.

En plus, les sièges «Executive» peuvent s’incliner à 43,5 degrés.  Mini-bar, télévision, connectique sophistiquée et séparation chauffeur, rideaux, vitres opaques, hi-fi digne d’une salle de concert font bien évidemment partie du catalogue de cette Mercedes-Maybach Pullman.

EN LARMES, IBK REMET UNE ENVELOPPE DE 20 MILLIONS À LA FAMILLE DE TANOR

http://www.emedia.sn C’est avec le cœur meurtri que Ibrahima Boubacar Keita a présenté ses condoléances à la famille de Ousmane Tanor Dieng. Après avoir assisté à la cérémonie des honneurs de la nation aux côtés de Macky Sall, le président de la République du Mali s’est déplacé à Nguéniène où Tanor a été inhumé. Devant les membres de la famille de son défunt ami, IBK avait du mal à s’exprimer. « Jamais son amitié ne m’a fait défaut », a-t-il laissé entendre avant de fondre en larmes.

Pour témoigner sa compassion, IBK a remis au président Macky Sall une enveloppe de 20 millions de FCFA destinée à la famille. Babacar FALL

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