Edition soir de la Rp du Mardi 16 Juillet 2019

Obseques Ousmane Tanor Dieng

La dépouille de Monsieur Ousmane Tanor DIENG, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire général du Parti Socialiste arrive, ce mercredi 17 juillet 2019 à 14h30 minutes, à l’Aéroport International Blaise DIAGNE.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL rendra sur place un hommage au nom de la Nation à feu le Président Ousmane Tanor Dieng, avant de l’accompagner à sa dernière demeure à Nguéniène, sa terre natale.

DÉCÈS DE TANOR DIENG : La dépouille attendue à l’Aibd ce mercredi vers 14 heures

http://www.seneweb.com La levée du corps de Tanor Dieng a eu lieu ce mardi à Paris. Au terme de ladite cérémonie, la famille du défunt et les autorités  règlent les derniers détails pour le rapatriement du corps. Seneweb a appris que la dépouille est attendue à l’Aéroport international Blaise Diagne à 14h 30 ce mercredi.

Hommage National  À Tanor DIENG:Ce Sera À L’aéroport De DIASS

http://www.walf-groupe.com Après la levée du corps, qui s’est déroulée ce mardi dans la capitale française devant Aly Ngouille NDIAYE eta Serigne Mbaye THIAM dépêchés par le président SALL, la dépouille du défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales est attendue ce mercredi au Sénégal

Elle sera accueillie par Macky SALL qui va présider l’hommage National prévu… à l’aéroport Blaise DIAGNE devant le pavillon présidentiel.Ousmane Tanor DIENG sera inhumé à Nguégnéne, son village natal.Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor DIENG est décédé, à l’âge de 72 ans, des suites d’une longue maladie.

Décès de Tanor Dieng : L’hommage de Khalifa Sall

Je suis profondément bouleversé par le rappel à Allah de Ousmane Tanor DIENG, Secrétaire général du Parti socialiste et Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales. Avec sa disparation, la République perd un grand serviteur et le socialisme, une de ses personnalités marquantes.

Je salue l’homme d’Etat et le grand républicain qui a marqué la vie publique de notre pays au cours de ces trente dernières années. Je m’incline devant la mémoire de l’homme politique qui a rempli, avec responsabilité et courage, sa mission à la tête du Parti socialiste au moment où il faisait l’apprentissage de l’opposition.

J’ai cheminé avec Ousmane Tanor DIENG dans l’Etat et au Parti socialiste pendant plus de trente ans au cours desquels nous avons entretenu des relations fraternelles empreintes d’affection et de respect. Je garde de lui le souvenir d’un homme déterminé sans concession sur ses convictions. Je conserve également le souvenir d’un homme d’une courtoisie exemplaire et d’une grande sobriété.

Je mesure, avec une vive émotion, la peine de ses épouses, de ses enfants et de ses proches et tiens à leur témoigner mon affection et ma solidarité dans cette douloureuse épreuve. En ces moments de grande tristesse pour toute la Nation, mes pensées émues vont également aux militants du Parti socialiste et au peuple sénégalais.

Qu’Allah, dans Sa Très Grande Miséricorde, lui accorde Ses Faveurs et lui ouvre les portes de Son Paradis éternel. Repose en paix, Ousmane. Amine.Fait à Dakar, le 15 juillet 2019,Khalifa Ababacar SALL

Cour suprême : Les Chambres réunies rejettent les requêtes de Khalifa Sall et de Yaya Bodian  

https://www.dakaractu.com Les Chambres réunies de la Cour suprême ont tranché le débat à propos du rabat d’arrêt de la décision rendue le 3 janvier 2019 par la la chambre criminelle. En audience, ce mardi 16 juillet 2019, cette juridiction suprême a finalement rejeté le pourvoi qui a été introduit par l’ex-maire de Dakar.

La Cour, après en avoir délibéré conformément à la loi statuant toutes chambres réunies, a rejeté la requête de Khalifa Sall et de Yaya Bodian et les a condamné aux dépens.

La Cour suprême a rejeté le rabat d’arrêt de Khalifa Sall

https://www.pressafrik.com Le verdict vient de tomber. La Cour Suprême, dans son audience de ce mardi 16 juillet 2019, a rejeté le rabat d’arrêt que les avocats de Khalifa Ababacar Sall avaient introduit pour dénoncer les vices de procédures qu’ils avaient noté tout long de son procès.

« La Cour, vu loi organique 2017- 09 du 17 janvier 2017 sur la Cour Suprême (…) rejette les requêtes de la Ville de Dakar (…) », a déclaré le premier président de la Cour Suprême, Mamadou Badio Camara.

Avec cette décision rendue, Khalifa Sall, en prison depuis le 7 mars 2017 et condamné à 5 ans de prison ferme dans le cadre du procès de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar, perd toutes ses chances d’être blanchi par la justice.

C’est terminé pour l’ex maire de Dakar qui ne dispose plus de recours pour annuler son jugement.Aminata Diouf

Négociation d’une grâce pour Khalifa Sall : Moussa Taye dément l’avocat de l’Etat, Me Baboucar Cissé

https://www.pressafrik.com Le porte-parole et Conseiller politique de l’ex-maire de Dakar dément l’avocat de l’Etat, Me Baboucar Cissé. La robe noire a, durant les plaidoiries sur le rabat d’arrêt introduit par les avocats de Khalifa Ababacar Sall, dit que ses proches négociaient une grâce pour obtenir sa libération.

« Maître Cissé lui-même sait qu’il ne dit pas la vérité. Il provoque simplement ses collègues de la défense qui ont expliqué à la Cour les injustices que subit Khalifa Sall depuis le début de cette affaire », déclare le Conseiller politique de Khalifa Sall à PressAfrik .

Moussa Taye d’ajouter : « On peut être grassement payé pour faire le sale boulot mais l’éthique recommande de ne point mentir. Ce qui est clair, c’est que personne ne peut brandir une lettre de demande de grâce émanant de Khalifa ».

La Cour suprême en ses chambres réunies, se penche depuis ce matin sur le rabat d’arrêt introduit par les avocats de Khalifa Ababacar Sall.  Le verdict sera attendu dans quelques instants.

En prison depuis le 7 mars 2017, l’ex-maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été condamné pour 5 ans de prison ferme dans l’affaire dite de la caisse d’avance. Le gouvernement sénégalais l’avait poursuivi pour détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliard F CFA.Aminata Diouf

Légère hausse du secteur tertiaire au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Le secteur tertiaire au Sénégal a enregistré une légère progression de 0,6%, en variation mensuelle, au mois de mai 2019, selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) reçue mardi à APA.

Par rapport au mois d’avril 2019 où il avait enregistré 0,2% de hausse, l’activité du secteur tertiaire s’est bonifiée de 0,4 point de pourcentage.

Selon la DPEE, cette embellie est portée par les sous-secteurs de l’ information et la communication (plus 2,1%), les activités financières et d’assurance (plus 4,4%), le transport (plus 2,9%), les activités spécialisées, scientifiques et techniques (plus 2,0%) et l’hébergement – restauration (plus 0,6%).

Relativement à la même période de l’année 2018, une croissance de 2,0% du secteur tertiaire est notée en mai 2019, particulièrement soutenue par les bons résultats de la branche information et communication (plus 4,3%), de l’enseignement (plus 7,5%) et des activités spécialisées, scientifiques et techniques (plus 6,4%MS/cat/APA

Dégradation des terres/Salinisation : Les chiffres qui font peur

https://www.dakaractu.com Selon les études menées par l’Académie nationale des sciences et techniques, la salinisation ainsi que la dégradation des terres restent préoccupantes. En effet, à l’occasion de la séance académique solennelle de ce matin,

elle a ses informations : « la salinité est estimée à 9% dans les Niayes et 20% dans le bassin arachidier, selon la zone agro-écologique ».

Dans le cadre particulier de la région de Fatick, de nombreux travaux ont été menés suivant une bonne méthodologie comparable. L’Académie nationale des sciences et techniques a fait observer que les stands salés occupaient 224.441 ha soit 33% de toutes les terres de la région et 50% des terres arables. Cependant, cette situation est aggravée depuis quelques années par le front de développement et d’exploitation du sel dans cette région une activité qui fait appel au pompage d’importantes quantités d’eau de mer vers les terres ce qui renforce la contamination de la nappe phréatique et le transfert de sel vers les terres et les zones de culture.

Ce tableau d’ensemble montre que cette situation de salinisation est bien réelle et préoccupante ainsi que les risques de son extension.

Ces résultats précis, ainsi obtenus pour la région de Fatick, sont moindres pour les autres régions où des disparités sont notées.

Toutefois selon l’Académie, ces résultats obtenus dans cette région ne devaient pas être différents de ceux des régions fluvio-maritimes et avec une forte salinité à l’image du fleuve Sénégal et de Ziguinchor.

Ce phénomène de salinisation qui occupe 26% au niveau de la dégradation notée des sols contre 61% pour les régions hydriques et 11% pour les régions éoliennes, montre la mesure parfaite de l’impact négatif sur l’environnement, la production agricole et le bien être des communautés.

Il est donc nécessaire d’arrêter le processus insidieux de dégradation des terres…

Toutefois, l’Académie à travers les instructions du président Macky Sall a eu à montrer des données et informations dans le cadre de la résolution du phénomène.

RAPPORT ANSTS : LA PROBLÉMATIQUE DES TERRES SALÉES AU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn Des études datant du milieu du siècle dernier révélaient que près de 400 millions d’hectares soit 13% des terres arables de la planète sont affectés par la salinisation. Le monde perdait ainsi en moyenne 10 hectares de terres cultivables par minute dont 3 hectares à cause de la salinisation.

Aujourd’hui, en Afrique, près de 40 millions d’hectares sont concernés soit 10% des terres salées du monde et près de 2% de la superficie totale du continent, selon les résultats de la synthèse de l’étude de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), portant sur la restauration et la valorisation des terres salées du Sénégal. Un rapport commandé en 2016 et remis au chef de l’Etat, au cours de la séance académique solennelle 2019 tenue ce mardi, 16 juillet, au Grand-Théâtre. La cérémonie s’est ouverte par une minute de silence en hommage au défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng. Avant la présentation des conclusions par Dr Moussa Bakhayokho, le directeur de recherche et président de la Section sciences agricoles (SSSA).

Les régions sénégalaises les plus touchées

Concernant la situation au Sénégal, détaille-t-il, des visites de terrain conduites par l’ANSTS, montrent que « les régions du Sine Saloum, de Kaolack, de Fatick, de Ziguinchor et du Fleuve sont les plus affectées ». Des visites qui ont aussi permis de rédiger un document de référence sur l’état des lieux et les perspectives de valorisation et de restauration des terres salées du Sénégal. Allant plus loin dans l’inventaire, le vétérinaire océanographie/Biologie des pêches, il souligne « qu’au niveau national, la salinisation affecte un quart à un tiers des terres arables soit 950 mille à 1 million 267 mille hectares représentant près de 6% de la superficie totale du pays. C’est dire qu’elle prive près de 330 mille ménages ruraux de leur principal moyen d’existence. Et concourt à l’accroissement de l’exode rural et de l’émigration. »

La main de l’homme dans la propagation du phénomène

En outre, « elle engendre l’équivalent d’un manque à gagner d’environ 292 mille tonnes de mil sur le stock potentiel sur la sécurité alimentaire. La salinité est estimée à 9% dans les Niayes et à 20% dans le bassin arachidier. Elle fluctue entre 26 et 37% au Sénégal oriental. Et entre 36 et 53% en Casamance pour atteindre un maximum de 66% dans la région du Fleuve ». Dans le cas « particulier » de la région de Fatick, l’ANSTS qui a actualisé les données, fait observer que les sols salés y occupent 224 mille 441 hectares soit 33% de toutes les terres de la région et 58% des terres arables ». Une situation « qui est aggravée depuis quelques années par le fort développement de l’exploitation du sel dans cette région, une activité qui fait appel au pompage d’importantes quantités d’eau de mer vers les terres et renforçant la contamination de la nappe phréatique et le transfert de sel vers les zones de cultures et de formation végétale ». De surcroit, « les effets cumulatifs du changement climatique et des pratiques agricoles peu recommandables viennent accroître la vitesse et l’étendue de la salinisation. »

L’urgence d’agir pour inverser le processus

Un tableau qui montre, alerte-t-il, « l’ampleur de la salinisation des terres est préoccupante et les risques de son extension demeurent élevés si l’on sait que le phénomène contribue pour 26% dans la dégradation des sols ». « Il est donc plus que temps d’agir et d’agir plus vigoureusement mieux que par le passé pour inverser le processus », alerte Dr Bakhayokho. D’autant plus que « d’importants efforts ont déjà été consentis dans ce sens quand bien même les résultats restent mitigés ». Les projets ont concerné la confection de barrages anti-sel, l’aménagement de digues anti-sel, de digues de retenue, le reboisement, entre autres.

Toutefois, les résultats de l’examen effectué attestent que la problématique est « une préoccupation universelle » qui dépasse le cadre du Sénégal.

Après avoir reçu le rapport, le chef de l’Etat a, tout de suite, engagé son gouvernement, sur recommandation de l’ANSTS, « à examiner avec la plus grande attention et à appliquer avec la plus grande célérité » un « programme national multisectoriel et multidisciplinaire de lutte contre ce fléau des temps modernes ». Pour ce faire, il a exhorté « tous les acteurs à s’approprier les résultats (du rapport), qui intègrent différentes disciplines, thématiques et différents secteurs pour une prise en charge solidaire et efficace des enjeux. A terme, cette démarche devra contribuer à l’élaboration d’une politique cohérente qui accompagne la mise à l’échelle et la préservation des acquis. Et qui fournit, entre autres, des réponses durables aux problèmes récurrents des dégradations des terres, de baisse de leur fertilité et de réduction de la productivité. »

Ladite séance solennelle coïncidait, ce matin, avec le 20e anniversaire de l’ANSTS, l’académie qui entreprend des « réflexions profondes pour produire des avis pour apporter sa contribution scientifique au développement économique, social et culturel », rappelle Pr Doudou BA, le président de l’Académie. Laquelle a remis un autre rapport au président Macky Sall, relatif à la production des déchets solides et leur impact « négatif » sur les écosystèmes et la santé humaine. DIÉ BA

19 milliards de dette : Mansour Faye pour une réorganisation de la CMU

SOCIÉTE https://xibaaru.snLe ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye, prône la réorganisation du programme de la Couverture maladie universelle (CMU) qui reste à devoir 19 milliards de francs CFA aux structures de santé.

La CMU « a enregistré 19 milliards de dette. Si on ne règle pas le problème des dettes, le système sera plombé. La politique de la gratuité doit être revue et encadrée », a-t-il dit lundi au cours d’un comité régional de développement (CRD) spécial à Diourbel.

Mansour Faye a également pointé le système de facturation des structures sanitaires relativement aux prestations de ce programme social.

« Au niveau des hôpitaux, il y a des prestations qui sont facturées sans être dispensées ou bien elles sont surfacturées. La gratuité pour les enfants de 0 à 5 doit être encadrée. La CMU est une importante politique qui doit être réorganisée », a-t-il insisté.

Expulsion de Sénégalais en Allemagne : une vague arrive ce soir

https://xibaaru.sn L’organisation internationale de défense d’orientation et d’intégration de migrants condamne avec la plus grande fermeté l’expulsion de 19 ressortissants sénégalais par les autorités allemandes.

Un vol spécial charter a été affrété ce Mardi 16 Avril depuis Munich pour le retour à Dakar dans la soirée.

Rappel

Avec cette crise migratoire qui secoue le monde, l’Allemagne est l’une des destinations les plus cibléedes sénégalais à cause des besoins conjoncturels et structurels.

Selon les dernières statistiques  datant du mois  d’avril  2018, le nombre de demandeurs d’asile  enregistré dans ce pays était estimé à 54790.

Au mois de juillet 2018 le nombre de Sénégalais demandeurs d’asile en Allemagne était estimé à 1300 sans compter  les Sénégalais qui se sont déclarés Gambiens pour pouvoir bénéficier du droit
d’asile avec le régime de l’ ex président Yaya Diamey.

Il y a actuellement  des centaines de ressortissants Sénégalais   en situation  irrégulière en attente
d’être expulsé   de manière immanente.

Mais un autre fait important est à souligner, selon l’accord de Dublin 3, l’Allemagne n’a le droit d’expulser aucun  Sénégalais  vers son pays d’origine. Boubacar SèyeHorizon sans frontières

AFFAIRE ELIMANE KANE : L’INSPECTION DU TRAVAIL DÉBOUTE OXFAM

http://www.emedia.sn La demande d’Oxfam relative à l’autorisation de licenciement de son responsable du programme Gouvernance, Elimane Kane, est rejetée. Saisie par l’ONG, l’inspection du travail a finalement tranché, opposant son refus. Considérant que la procédure de licenciement viole les dispositions de l’article L214, de la Loi 97-17 du 1er décembre 1997 portant Code du Travail du Sénégal, l’inspecteur régional du Travail et de la Sécurité sociale a tout simplement refusé.

En autres motivations, l’organe de contrôle rappelle que « la liberté d’expression est un droit reconnu à tout citoyen par la législation sénégalaise qui en garantit la jouissance’’.

Monté au créneau, Elimane Kane, membre de la société civile sénégalaise et président de ’’Legs Africa’’, évoquait une « Lettre d’amour » relative à une injonction à promouvoir l’homosexualité au Sénégal. En réponse, le Directeur régional d’Oxfam pour l’Afrique de l’Ouest, Adama Coulibaly, avait rejeté. Avant de faire état « d’un mailing-post envoyé par des agents à toutes les représentations d’Oxfam à travers le monde, visant plus de droits pour les homosexuels, et qui n’engageait en rien la direction. » DIÉ BA

Décision de l’Inspection du travail contre OXFAM : Elimane Kane a repris son travail en attendant une sortie négociée

https://www.dakaractu.com Dans le contentieux opposant l’ONG Oxfam à l’un de ses agents, en l’occurrence Elimane Kane, l’Inspection régionale du travail et de la Sécurité sociale a pris fait et cause pour le second. En clair, la demande d’autorisation de licenciement introduite par la direction Sénégal de l’Ong anglaise au préjudice de son responsable du programme Gouvernance  a été rejetée.

La nouvelle bien accueillie par Elimane Kane qui n’a pas tardé à exulter sur twitter. « Vivre est un combat permanent, il faut toujours se battre! Se battre toujours pour que la vérité triomphe. Mets Allah devant et tu ne seras jamais derrière », jubile-t-il après avoir posté la décision de l’inspection régionale du travail qui le rétablit dans ses droits. Toutefois, Elimane Kane ne mentionne nulle part qu’il reprendra son poste à Oxfam.

Contacté par Dakaractu, le Directeur régional d’OXFAM en Afrique de l’Ouest dit prendre acte de cette décision. « Nous prenons acte de la décision de l’Inspection », nous a répondu Adama Coulibaly qui; à notre question de savoir s’il existe des possibilités de voir Elimane Kane réintégrer l’équipe de Dakar, révèle : « Notre collègue a repris le travail ce matin ».

La confirmation viendra d’Elimane Kane himself. Mais il s’empresse de préciser que son intention, c’est de quitter l’organisation sur une base négociée entre les deux parties ». Expliquant la reprise de son poste, Elimane Kane qui a parlé à Dakaractu d’arguer qu’il ne peut en être autrement. « Sinon, c’est un abandon de poste », se veut-il légaliste.

En ce qui le concerne, Adama Coulibaly regrette les intentions prêtées à Oxfam de vouloir promouvoir l’homosexualité au Sénégal. Au milieu du contentieux avec OXFAM, Elimane Kane a adressé une lettre à l’opinion publique pour faire la corrélation entre la procédure de licenciement intentée contre lui par Oxfam et une politique de l’ONG en faveur des homosexuels. Des accusations balayées par l’Ong anglaise selon laquelle, les griefs reprochés à Elimane Kane sont liés à ses interventions en tant que leader d’une association citoyenne.

EVENEMENT PRE-BIENNALE DAK’ART :Huit ans après, le Salon des arts visuels du Sénégal relancé

http://www.enqueteplus.com Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, a procédé, hier à la Galerie nationale, à l’installation des membres des comités d’organisation et de sélection du prochain Salon national des arts du Sénégal. Un évènement réédité, 8 ans après la dernière édition. 

‘’Il est important d’avoir un espace où  les jeunes artistes pourraient se jauger et que cet espace reste ouvert à d’autres professionnels qui veulent conquérir un public. La Biennale, c’est tous les deux ans. Mais, entre-temps il faut qu’il y ait d’autres manifestations intermédiaires qui puissent faire revivre la création artistique et permettre aux artistes de dialoguer, d’échanger et de partager leurs créations’’, a déclaré hier le plasticien Kalidou Kassé, en expliquant la pertinence de la tenue d’un salon national des arts au Sénégal. Cela fait huit ans que le Salon national des arts visuels n’a pas été organisé. L’évènement a été relancé, hier, à travers la cérémonie d’installation des comités d’organisation et de sélection de l’édition 2019, à la Galerie nationale.

Il est prévu, comme à toutes les autres sessions de ce salon, une exposition principale que va accueillir la Galerie nationale qui est à l’initiative de ce salon. Les œuvres qui seront au cœur de cette dernière seront choisies par une commission dirigée par le plasticien Viyé Diba. ‘’L’exposition principale sera le point d’orgue de la présente édition’’, a d’ailleurs dit Abdoulaye Diop.

A côté, est attendu le Salon de la jeune création dont a en charge Omar Diack. ‘’Il regroupera les jeunes artistes, mais surtout ceux qui sont en quête de reconnaissance et d’un statut au sein de la grande famille artistique. Ce sera aussi l’occasion d’exprimer notre fidélité à un des principaux objectifs de notre politique culturelle nationale, notamment d’encourager vivement, à travers toutes les régions du Sénégal, le renouvellement permanent de la créativité artistique comme une des conditions fondamentales du développement culturel national’’, selon Abdoulaye Diop.

Ce que confirme la coordonnatrice du Salon national des arts visuels du Sénégal, Madjiguène Niang Morreau. D’après elle, il est prévu la participation des 14 régions du Sénégal. Quand on ouvre une fenêtre pour les jeunes, il faut, à côté, penser à ceux qui ne sont plus là et qui, comme ces artistes anonymes, ont besoin que leur travail soit exposé. Ainsi est prévue une exposition hommage en l’honneur des artistes disparus et baptisée ‘’Fataliku’’.

C’est Kalidou Kassé qui s’en charge et il est d’avis que ce volet est très important, car il permettra aux familles des défunts de savoir que leurs parents ne sont pas oubliés par la nation. Une trentaine d’artistes dont Ibou Diouf, Pape Ibra Tall et des moins connus comme Daouda Diop.

Pour profiter d’une de ces différentes tribunes offertes, tous les artistes sénégalais sont invités à candidater à partir de ce jour. ‘’Ils peuvent déposer ici à la Galerie nationale leurs œuvres pour la sélection’’, a informé Mme Morreau. Il n’y aura cependant pas que des expositions. Il est prévu des conférences sur divers thèmes et de l’animation musicale.

En outre, au-delà d’être une manifestation en prélude à la Biennale des arts, le Salon national des arts visuels du Sénégal sera ‘’l’occasion, pour la communauté artistique, d’échanger avec le chef de l’Etat, protecteur des arts et des artistes, sur les problèmes qui jalonnent la vie culturelle et artistique nationale’’, a promis le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop. Aussi, il ‘’demeure une opportunité pour faire le point sur l’état de la création artistique visuelle, mais surtout pour raffermir les rapports de partenariat entre l’institution et les artistes, pour le développement des arts dans notre pays, afin d’arriver, à terme, à la mise en place progressive d’un marché de l’art’’, a défendu M. Diop. Il est d’avis qu’il constitue également ‘’un temps fort qui verra la production locale s’ouvrir à la critique nationale et internationale’’.BIGUE BOB

Justice

http://www.enqueteplus.com La justice a besoin d’un recrutement massif. Du moins, c’est la principale observation retenue, à l’issue d’une enquête sur les activités des juridictions durant l’année judiciaire 2017-2018. En fait, lors de la présentation de l’étude présidée par le secrétaire général du ministère de la Justice, El Hadj Babacar Diop a fait part de l’insuffisance des ressources humaines.

En fait, selon ses explications, il y a 546 magistrats et 415 greffiers, soit un ratio d’un magistrat pour 30 mille habitants et moins d’un greffier pour un magistrat. Or, d’après lui, dans les standards internationaux, il faut au minimum 2 ou 3 greffiers pour un magistrat.

‘’C’est ce qui justifie les lenteurs judiciaires’’, se désole M. Diop. A l’en croire, le ministère est en train de travailler pour mettre en place un système d’informations qui permettra d’avoir une aide aux prises de décision. ‘’L’Etat du Sénégal est en train de faire des efforts pour pallier cela, en procédant à un recrutement annuel de 30 magistrats et 35 greffiers. Les ressources financières sont assez importantes, c’est pourquoi les recrutements ne sont pas encore systématiques. Le besoin est énorme’’, dit-il.

…Par ailleurs, il a déploré l’absence de spécialisation des magistrats. ‘’Un seul juge peut gérer plusieurs contentieux. C’est-à-dire 6 à 7 contentieux. Les médias ont l’habitude de couvrir que les procès pénaux, mais il y a la justice civile, commerciale, les successions qui sont gérées par les mêmes magistrats et les mêmes greffiers’’, regrette M. Diop. Et de poursuivre : ‘’Lorsque le magistrat sort de la salle d’audience, en matière pénale, au lieu de se reposer, il va attaquer d’autres dossiers tels que commerciaux, civils, etc. Ils effectuent un travail très difficile et important. La justice, c’est une machine qui ne s’arrête pas.’’ ‘’Cette enquête va servir d’argument pour le recrutement massif. Il faut que les effectifs soient renforcés davantage’’, insiste-t-il.

Activités judiciaires 2017-2018 : plus de 21.360 procès-verbaux, 4.754 pour délits, 657 mineurs condamnés

https://www.pressafrik.com Plus de 21.360 plaintes ont été recensées entrent 2017-2018 avec une prédominance des délits liés aux stupéfiants, avec 4. 754 cas. Ce sont les résultats de la première enquête nationale annuelle sur les activités des juridictions de l’année judiciaire, rendus plulics par le ministère de la Justice.

Le document présenté par le ministre de la Justice, Me Malick Sall et la Délégation de l’Union européenne, révèle que 657 mineurs ont été condamnés par le tribunal pour enfants. Les chefs d’accusation pour lesquels ils sont inculpés sont tels que « le vol, association de malfaiteurs et recel, coups et blessures volontaires, infractions à la législation sur les stupéfiants, viol, homicide et blessure involontaire ».

D’après le rapport, 29 enfants parmi ces 657 ont mis des infractions criminelles pour et blessures volontaires, les 48 pour les infractions à la législation sur les stupéfiants et les 38 ont commis des viols. Dans le même registre, 20 d’antre eux ont commis des homicides et involontaires.

L’enquête, qui résulte d’une étroite collaboration entre le ministère de la Justice et l’Union européenne, concerne l’ensemble des juridictions « Cours et Tribunaux de Grande Instance (TGI), Tribunaux d’Instance (TI), Tribunaux du travail », a indiqué l’expert en statistique judiciaires, Joëlle Afucha. Aminata Diouf

Report des Locales : Général Niang confirme le consensus

http://www.seneweb.com A l’issue de sa réunion du mardi 16 juillet 2019, la Commission politique du dialogue national, considérant l’importance des thèmes à aborder avant les élections locales prévues le 1er décembre 2019, a, au terme de ses débats, constaté un consensus fort sur la nécessité de reporter lesdites élections, lit-on dans un communiqué transmis à Seneweb.

Selon le président de la Commission cellulaire, le général Mamadou Niang, la commission a, en effet, souhaité se donner le temps de produire un travail de qualité, de nature à garantir un cadre politique et des élections apaisés.

Le Pds réfute le consensus : « Nous ne pouvons accepter un second report des Locales »

http://www.seneweb.com Le consensus annoncé en vue du report des élections locales par la commission politique du dialogue national ne semble pas prendre en compte toutes les formations politiques du Sénégal.

En effet, Assane Ba, membre du comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) estime que des partis  comme celui du Pape du Sopi, les Patriotes de Ousmane Sonko ou encore Tekki de Mamadou Lamine Diallo n’ont pas pris part à cette concertation du comité du dialogue.

‘’Comment peut-on faire fi de cette majorité? Un consensus ne peut pas se faire au Sénégal sans la participation du parti le plus représentatif qu’est le Pds qui engrange plus d’une centaine de collectivités territoriales ’’, croit savoir Assane Ba.

Ce qui fait dire à ce dernier que les décisions prises sont illégales, car pense t-il, Macky Sall n’a pas le droit d’enfreindre le code électoral.

Pour ce membre du Pds, il est impossible de parler de report à ce stade. ‘’Le communiqué que nous avons eu à travers la presse ne saurait être réglementaire, ce n’est ni un arrêté ministériel encore moins un décret présidentiel fixant la date des élections’’, dit-il.

Aux yeux d’Assane Ba, quand une élection est renvoyée, des dispositions doivent être prises pour communiquer sur la nouvelle date. Ce qui, selon lui,  n’a pas été fait.  ‘’Nous considérons que c’est un simulacre de réunion. Le comité du dialogue national a réuni des éléments de Macky Sall pour lui donner la possibilité de renvoyer les élections’’, dénonce t-il. Avant d’annoncer une réunion du Parti démocratique sénégalais prochainement pour  prendre des décisions qui conviendraient à ses militants et ses alliés.

‘’Nous sommes foncièrement contre ce report et nous l’avons fait entendre au ministère de l’Intérieur lors de la fixation du montant de la caution.

Nous considérons que les élections ont été renvoyées de façon illégale au 1er décembre, parce qu’elles devaient se tenir en juin. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas accepter un second report’’, averti t-il.

Pape Birahim Dieng (fils de Tanor Dieng) : «Ce que mon père nous disait toujours… »

http://www.seneweb.com La levée du corps d’Ousmane Tanor Dieng a eu lieu ce mardi à Paris. Durant la cérémonie, Pape Birahim Dieng, son fils, qui a parlé au nom des enfants du défunt, a tenu à lancer un message de remerciement. «Nous rendons grâce à Dieu. Car mon père nous a toujours dit, que quand quelque chose nous arrive, que ce soit une chose joyeuse ou une épreuve, de toujours rendre grâce à Dieu. Nous remercions le Président Abdou Diouf qui, avec son épouse, se sont toujours enquis de la situation de santé de mon père. Nous remercions particulièrement le président Macky Sall pour sa posture, du début à la fin. Lui et mon père, n’étaient pas liés que par le travail. Ce sont des amis. Et il l’a prouvé par sa posture», a-t-il témoigné, devant une assistance nombreuse.

ALY NGOUILLE NDIAYE : «Le Président tient à accueillir, lui-même, le corps et à l’accompagner à Nguéniène»

http://www.seneweb.com Le Chef de l’Etat va accueillir, lui-même le corps d’Ousmane Tanor Dieng à l’aéroport de Yoff, ce mardi. Et il l’accompagnera à Nguéniène, où reposera le défunt Président du Hcct. C’est ce qu’a déclaré Aly Ngouille Ndiaye, lors de la cérémonie de levée du corps, actuellement en cours à Paris. «Il tient à accueillir lui-même le corps et à l’accompagner à Nguéniène», a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Pour rappel, la cérémonie de levée du corps d’Ousmane Tanor Dieng se tient actuellement à Paris, au Funérarium de Ménilmontant, dans le 11e arrondissement à Paris.

Dècès Tanor Dieng : Le corps arrive demain (Aly Ngouille Ndiaye)

http://www.seneweb.com Le corps d’Ousmane Tanor Dieng sera acheminé demain au Sénégal. Le départ de Paris vers Dakar devrait avoir lieu demain matin. L’information est du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, dépêché en France par le président de la République, Macky Sall.

 »Nous pensons que nous allons quitter ici demain matin pour aller à Dakar, mais on ne sait pas pour le moment à quelle heure exactement », a révélé en wolof le ministre, dans une diffusion en direct sur la page facebook du journal Le Soleil de la levée du corps d’Ousmane Tanor Dieng à Paris.

 Levée du corps de Ousmane Tanor Dieng à Paris : Le président Abdou Diouf sur place

https://www.dakaractu.com L’ancien président de la République Abdou Diouf vient d’arriver à la maison funéraire de Ménilmontant à 9 Boulevard Ménilmontant 75011 à Paris.

Le président Abdou Diouf vient se recueillir devant la dépouille de son ancien lieutenant à qui il a confié le secrétariat général du Parti Socialiste au Sénégal.

Accompagné de son épouse Mme Elisabeth Diouf, il a été accueilli à son arrivée par l’ambassadeur du Sénégal en France Son Excellence Bassirou Sène.

Il y avait le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, le ministre des Affaires Étrangères Amadou Ba, le ministre de l’eau et membre du Ps Serigne Mbaye Thiam mais aussi Aly Mané maire de Paos Koto et proche de OTD.A noter, tous les partis politiques du Sénégal sont représentés à la maison funéraire.

Wade sur Tanor : « Nos deux idéologies se sont heurtées…, mais »

http://www.seneweb.com L’ancien Président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, a présenté ses condoléances à la famille d’Ousmane Tanor, décédé lundi en France. Malgré leurs idéologies politiques différentes, le patron du Parti démocratique sénégalais (Pds), dans une déclaration dont copie est parvenue à Seneweb, dit retenir un homme correct.

« Un grand commis de l’État, un homme politique partisan, engagé mais correct, voilà ce que le Sénégal retiendra avec  le rappel à Dieu de  Ousmane Tanor Dieng, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire Général du Parti Socialiste. Grand  Républicain, il a su tout au long de sa carrière administrative, allier dans le combat politique, rigueur et courtoisie. Nos deux idéologies se sont heurtées, parfois avec violence mais toujours avec le sentiment d’agir pour le Sénégal », a déclaré Abdoulaye Wade

Serigne Mbaye Thiam à Paris : « Nous remercions le président Macky Sall pour toutes les dispositions qu’il a prises depuis la maladie de Ousmane jusqu’à ce jour… »

https://www.dakaractu.com Le ministre de l’Eau et membre du bureau politique du PS, Serigne Mbaye Thiam a pris la parole lors de la levée du corps de Ousmane Tanor Dieng à Paris.

Face à la presse, Serigne Mbaye Thiam qui a parlé au nom du PS et de la coalition Benno Bokk Yakaar a déclaré : « nous remercions d’abord le président Macky Sall pour toutes les dispositions qu’il a prises depuis la maladie de Ousmane Tanor Dieng jusqu’à ce jour. Mais aussi de toutes les dispositions prises pour des obsèques dès l’arrivée de la dépouille demain à Dakar. Nous remercions aussi le président Abdou Diouf et son épouse qui ont fait le déplacement pour assister à cette levée du corps. Nous remercions les autorités diplomatiques du Sénégal en France et tous les responsables politiques ainsi que tous les sénégalais présents à cette levée du corps.

Nous remercions le Parti socialiste français qui a dépêché une importante délégation.

Nous apportons notre soutien et notre solidarité à la famille du président Ousmane Tanor Dieng qui vit cette épreuve dans le courage et la dignité. Courage et dignité qui sont les marques de fabrique de Ousmane Tanor Dieng. Il a vécu cette épreuve dans la dignité et la discrétion la plus absolue depuis le début de sa maladie le 4 avril 2019 d’abord à Dakar puis en France. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons que tirer notre force dans la foi que nous avons de la rétribution que nous pouvons espérer de lui pour quelqu’un qui a été au service de ses semblables depuis 1976 du ministère des Affaires Étrangères pour ensuite rejoindre le cabinet de Senghor. Depuis, il a été au service de l’État et de la République. Tanor nous disait toujours qu’il a appris à aimer et à servir l’État. Après 2000, il a consacré toute sa vie au Parti socialiste du Sénégal pour mériter le legs que les présidents Senghor et Diouf lui ont laissé. Tanor était au service de son pays mais aussi au service de l’humanité.
Nous prions pour qu’Allah l’accueille dans son paradis et qu’il veille sur sa famille. »

Communiqué du Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur suite à la disparition de Monsieur Ousmane Tanor DIENG 

C’est avec une immense douleur et un profond regret que le Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a appris la disparition de Monsieur Ousmane Tanor DIENG, le 15 juillet 2019.

Président du Haut-Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire Général du Parti Socialiste ou encore Maire de Nguéniéne, nombreuses ont été les fonctions assumées par Feu Ousmane TANOR DIENG.

Sa disparition a suscité émoi et consternation toutes obédiences confondues, en attestent les nombreux Hommages qui se succèdent depuis l’annonce de son décès.

Grand Commis de l’Etat, Monsieur DIENG a vécu et disparu en Diplomate : dans la discrétion. Son tact et son sens élevé de la mesure se reflétaient autant dans son allure que dans son verbe.

Fort de l’immensité de l’œuvre accomplie par Monsieur Ousmane Tanor DIENG, le Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur exprime ses condoléances les plus attristées à sa Famille, au Parti Socialiste, au Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, et à toute la Nation Sénégalaise.

Puisse Dieu Dans son Infinie Miséricorde accueillir dans son Paradis Eternel, ce Digne Fils de la République.

MAISON MORTUAIRE : Anciens et nouveaux collaborateurs expriment leurs condoléances

http://lesoleil.sn/ Entouré de toute sa famille, épouses et enfants, qui se sont relayés à ses côtés, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, est décédé, hier, à Bordeaux, des suites d’une longue maladie. Dès l’annonce de la funeste nouvelle, une foule de Sénégalais a afflué à la maison mortuaire à Fann Résidence pour soutenir la famille éplorée. Anciens collaborateurs de la présidence de la République du temps où Ousmane Tanor Dieng était le ministre d’Etat, ministre des Services et Affaires présidentiels : Talla Cissé et Cheikh Diéye, chef de cabinet et conseiller en communication du Président Abdou Diouf, Mme Fall Léna Lo, son assistante depuis 1978. Personnalités politiques de tous bords avec lesquelles il entretenait des relations cordiales et courtoises, selon leurs témoignages : l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, le conseiller Landing Savané, la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Toué, et son prédécesseur, Aminata Tall, la ministre Ndéye Saly Diop Dieng, les ministres d’Etat Mor Ngom et Mahmoud Saleh, l’ancien ministre Malick Gakou, Mme Thérèse Faye, la députée Sira Ndiaye… Ses camarades de parti : les ministres Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, Cheikh Abdou Khadre Cissoko, Mame Bounama Sall, Hadj Mansour Mbaye, les députés Juliette Zinga, Yeya Diallo et Mar Diouf, l’ancien député Niadiar Sène et beaucoup d’autres socialistes. Ses amis d’enfance Ablaye Thiam, Makhoudia Ndour et Pape Yama Mbaye. Des membres de la famille venus de Nguéniène, dont il était maire et de Bargny, le fief de sa belle-famille. De sa prison, Khalifa Ababacar Sall a envoyé une délégation témoigner de sa profonde affliction et de son affection pour son « grand-frère et ami » de toujours. Cela a été un grand moment d’émotion.

De toute la presse, les journalistes sont venus et guettent les entrées de personnalités et de citoyens. Des prières ont été dites durant toute la journée et le tout récent ministre-conseiller du Président de la République Serigne Abdou Lakhad Mbacké Gaïndé Fatma a conclu les bénédictions du jour, après avoir témoigné que le défunt avait pris en charge ses études au Canada.
A la maison de Fann, Aminata Mbengue Ndiaye, en contact avec Bordeaux et le Président Macky Sall, gère les préparatifs des obsèques avec Mame Bounama Sall, et reçoit les condoléances avec Kiné Dieng, la sœur du défunt. Les officiers de sécurité du Président du Hcct, Diop Wélé, Kéba Sy et Mamadou Traoré, paraissent bien esseulés. Beaucoup de monde continue de venir mais la résidence résonne de l’absence définitive de son maître…Dié Maty FALL

Rappel à Dieu de son SG : Le bureau politique du PS promet la poursuite de son œuvre politique

https://www.dakaractu.comLe bureau politique du Parti Socialiste à la suite du rappel à Dieu de leur Secrétaire Générale a pleuré, la perte d’un homme d’une dimension exceptionnelle, à tout point de vue.« Sa disparition laisse certes un vide énorme dans le Parti, mais aussi dans le Pays tout entier et au sein de l’Etat du Sénégal dont il a été un grand serviteur. Le Parti socialiste auquel, il a tout donné, ses militants, responsables et sympathisants acceptent avec humilité, dignité et courage le décret divin. Ils s’inclinent pieusement devant sa mémoire et présentent leurs condoléances émues à sa famille, au peuple sénégalais, à la classe politique et, en particulier au

Président de la République, le Président Macky SALL, dont il a été un fidèle et loyal compagnon » lit-on dans leur communiqué.

Le bureau politique du Parti socialiste, par ailleurs d’indiquer que si affligeante que puisse être la nouvelle de son décès, ses militants et responsables se doivent, plus que jamais, de poursuivre résolument l’œuvre politique entreprise sous sa direction, afin d’honorer sa mémoire. Le parti d’informer enfin, qu’un livre de condoléances sera ouvert, le mercredi 17 juillet 2019, à partir de 10 heures, sur le hall de la Maison du Parti socialiste, Léopold Sédar SENGHOR

Bureau politique du Ps : “La disparition laisse certes un vide énorme dans le Parti, mais aussi dans le Pays tout entier”

Ferloo.com- Le Parti Socialiste vient de perdre un homme d’une dimension exceptionnelle, à tout point de vue, en la personne de son Secrétaire général, le Président Ousmane Tanor DIENG.

Sa disparition laisse certes un vide énorme dans le Parti, mais aussi dans le Pays tout entier et au sein de l’Etat du Sénégal dont il a été un grand serviteur.

Le Parti socialiste auquel, il a tout donné, ses militants, responsables et sympathisants acceptent avec humilité, dignité et courage le décret divin. Ils s’inclinent pieusement devant sa mémoire et présentent leurs condoléances émues à sa famille, au peuple sénégalais, à la classe politique et, en particulier au Président de la République, le Président Macky SALL, dont il a été un fidèle et loyal compagnon.

Si affligeante que puisse être la nouvelle de son décès, le Parti socialiste, ses militants et ses responsables se doivent, plus que jamais, de poursuivre résolument l’œuvre politique entreprise sous sa direction, afin d’honorer sa mémoire.

Un livre de condoléances sera ouvert, le mercredi 17 juillet 2019, à partir de 10 heures, sur le hall de la Maison du Parti socialiste, Léopold Sédar SENGHOR”

Grand Commis De L’Etat : Ousmane Tanor DIENG, Un Homme De Pouvoirs

http://www.walf-groupe.com Même s’il n’a pas occupé la plus haute station de l’Etat, la Magistrature suprême, Ousmane Tanor DIENG a concentré beaucoup de pouvoirs entre ses mains de 1993  date de sa nomination comme ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles à 2000. 

La quasi totalité des Sénégalais qui ont parlé de Ousmane Tanor Dieng ont insisté sur certains traits de caractère qui symbolisaient l’homme : Il était discret, posé, calme, timide, froid, distant mais surtout un grand homme d’Etat. Mais le Secrétaire général du Parti socialiste était aussi un homme de pouvoirs. Même s’il n’a pas eu à occuper la plus haute station de l’Etat, la magistrature suprême, Ousmane Tanor DIENG concentrait beaucoup de pouvoirs entre ses mains. En effet, depuis 1993, date de  sa nomination comme ministre d’Etat, ministre des Services et des affaires présidentielles jusqu’en 2000, Ousmane Tanor Dieng était comme une sorte de vice-président de la République qui faisait et défaisait les carrières tant au niveau du parti socialiste qu’au niveau de l’Etat. Une posture que beaucoup de ses camarades socialistes ne digéraient pas et avaient préféré quitter la formation politique de Léopold Sédar Senghor suite à ce qu’on a appelé le «congrès sans débat» de mars 1996 qui fit de lui le Premier secrétaire du Ps et Secrétaire nationale aux relations internationales.

A l’accession de Macky SALL à la Magistrature suprême, Tanor continuera à peser de tout son poids sur la grande coalition Benno bokk yaakaar. De 2012 à 2016, il sera un conseiller, très écouté, du Président Macky SALL qui finit par lui créer le Haut conseil des collectivités territoriales dont il sera le Président. «Avec la disparition du Président Ousmane Tanor Dieng, le Président Macky SALL, la Coalition benno bokk yaakaar, le Parti socialiste et la République viennent de perdre un allié éminent et loyal, un Grand militant du Sénégal et de la République, un de ses plus grand serviteur», dira Macky Sall dans son hommage. Un témoignage qui en dit long sur le respect que le chef de l’Etat vouait à l’homme.  Et le témoignage de Me Madické Niang confirme également cette dimension d’Ousmane Tanor Dieng. «J’ai pu moi-même découvrir ces vertus en le pratiquant personnellement. Ensemble, nous avons dénoué beaucoup de crises, et concilié, à plusieurs reprises, des positions qui pouvaient, si elles ne trouvaient pas de compromis, déteindre dangereusement sur la stabilité et la paix dans notre pays.  De Tanor, je retiendrai aussi une armoire à secret, une tombe des secrets étatiques et pas des moindres. Ayant, intégré très tôt l’administration puis le gouvernement, il a été en un moment de sa vie au cœur de l’Etat. Mais, en homme d’Etat accompli, il a toujours su garder dans son tréfonds ces socles de la République.  Au nom du devoir de réserve, il les aura gardés jusqu’au bout, sans faillir et jamais un seul d’entre eux n’a pu échapper à son mutisme légendaire.  De Ousmane Tanor DIENG, j’ai toujours été impressionné par la stature d’homme d’Etat», souligne l’avocat qui a été témoin privilégié des relations parfois tendues entre les anciens présidents Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE.Georges Nesta DIOP

TRANCHES DE VIE : OTD et PYM, les «jumeaux» inséparables

https://www.dakaractu.com/ Ousmane Tanor Dieng, c’est connu par ceux qui savent peu dans la vie de ce personnage discret, on ne lui connaissait qu’un seul et unique ami : Papa Yama Mbaye dit PYM. L’homme avec qui il a cheminé près de 45 années.

Tous les deux sont des diplomates de carrière qui se sont liés au ministère des Affaires étrangères où ils venaient d’entamer leur carrière qui sera riche. Nous étions au milieu des années 70. Selon les avis de tous ceux qui les ont vus évoluer depuis 45 années, leur relation était tellement fusionnelle qu’on les appelait « les jumeaux ». Après les Affaires étrangères, et des positions de missions diplomatiques au Vatican (1978) et au Nigéria (1980-1985), PYM retrouvera son jumeau à la Présidence de la République pour y officier jusqu’en 1989 comme adjoint au Chef du Protocole de la Présidence de la République, Bruno Diatta, un autre homme d’État rappelé à Dieu en septembre 2018. Les trois formeront un trio exceptionnel au service de l’État et du Président Abdou Diouf.

Mais, alors que Ousmane Tanor Dieng entame sa montée en puissance au début des années 90, PYM, le diplomate de carrière, qui a toujours eu une méfiance envers la politique, s’éloigne pour prendre poste au Consulat général du Sénégal à Paris, en 1989. Cependant, il demeurera dans la capitale française, tout en étant au cœur, à Dakar, de toutes les péripéties de la montée en puissance de son « jumeau ». Et jusqu’à la défaite socialiste de mars 2000.

Un événement politique majeur qui dicte à PYM une conduite vertueuse : démissionner de l’Administration et de la diplomatie, car, ne pouvant plus être ailleurs qu’aux côtés de Ousmane Tanor Dieng, qui allait entamer une éprouvante opposition politique face au Président Abdoulaye Wade. Ils seront ensemble douze ans durant, jusqu’en mars 2012, avec l’élection du Président Macky Sall qui rappelle d’abord PYM aux affaires en le nommant ambassadeur itinérant, avant d’en faire autant, quelques années plus tard, avec Ousmane Tanor Dieng qu’il nomme Président du Haut Conseil pour les Collectivités territoriales (Hcct).

PYM, cet autre grand commis de l’État de la cuvée senghorienne, est à l’image de feu Bruno Diatta et de son meilleur ami : hier, tout au long de la journée, les journalistes de tous bords ont tenté de lui arracher un bout de témoignage. En vain. « Il ne parlera pas. Il est comme son ami. Ils n’aiment pas les confessions et les confidences. D’ailleurs, ils se méfient des gens bavards », lâche son frère cadet de même père et même mère, l’actuel Directeur général du « Soleil », Yakham Codou Ndendé Mbaye, que les deux hommes ont quasiment éduqué.Daouda MANÉ (Le Soleil)

Yakham Mbaye : «C’est à l’âge de 11 ans que Ousmane Tanor Dieng s’est occupé de mon éducation…Il avait une relation très particulière avec ma mère qu’il considérait comme sa propre mère…» (ENTRETIEN)

 https://www.dakaractu.com Parler de Ousmane Tanor Dieng relève d’un exercice périlleux pour le ministre-conseiller Yakham Mbaye. L’actuel Directeur général du quotidien Le Soleil, en larmes, revient sur ses  40 années passées aux côtés d’un homme qui était prèsque devenu un frère de sang.
Ses études en France, les relations entre sa mère et le défunt Ousmane Tanor Dieng, Yakham Mbaye en parle dans cet entretien accordé à Dakaractu.

« Ousmane Tanor Dieng s’est occupé de mon éducation depuis mes 11 ans alors que je venais juste de perdre mon père », confie celui qui a beaucoup participé à la fructification des relations d’amitiés entre le desormais ex Secrétaire général du Parti Socialiste et le président de la République et Leader de l’Alliance pour la République, Macky Sall…

Nicolas Ndiaye de la LD : ”La courtoisie et la loyauté d’Ousmane Tanor Dieng devraient inspirer tous les hommes politiques”

Ferloo.com- “C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Monsieur Ousmane Tanor Dieng, survenu le lundi 15 juillet 2019  en France.

Secrétaire général du Parti Socialiste et Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales au moment de sa disparition, Ousmane Tanor Dieng fût un acteur incontournable de la vie politique sénégalaise durant ces dernières décennies.

Ses qualités d’homme d’Etat sont unanimement reconnues.

Ousmane Tanor Dieng a été en effet un leader politique dont la retenue, la courtoisie et la loyauté devraient inspirer tous les hommes politiques.

Depuis l’avènement de la seconde alternance en 2012, il a joué un rôle essentiel dans la consolidation et le fonctionnement de la Coalition Bennoo Bok Yakaar.

Au regard des immenses services qu’il a rendus à notre pays, Ousmane Tanor Dieng mérite la reconnaissance de toute la nation.

Personnellement, il a été pour moi un ami et un grand frère affectueux et bienveillant.

En cette douloureuse circonstance, je présente, au nom des militantes et des militants de la Ligue Démocratique, mes condoléances les plus sincères à sa famille, aux militants du Parti Socialiste, au Président de la République et à l’ensemble des membres de la Coalition Bennoo Bok Yakaar”.

L’avenir du Ps en question

http://actunet.net/ Ousmane Tanor Dieng, First Secretary of the Senegalese Socialist party and candidate to Presidential election greets supporters upon arriving for his first campaign meeting in Louga, 04 February 2007. Campaigning for the presidential election in Senegal began 04 February with the 80-year-old incumbent looking for another five-year term in charge of one of Africa’s most stable democracies. President Abdoulaye Wade launched his reelection bid in front of an audience of tens of thousands with a pledge to act as a unifying force in his country. His Socialist Party challenger Ousmane Tanor Dieng attacked Wade over the problems of agriculture and agreements on immigration with France and Spain aimed at stemming illegal immigration.

Le décès d’Ousmane Tanor Dieng, a un moment où personne ne s’y attendait pose la question de l’avenir du Parti socialiste.

Qui va succéder à Ousmane Tanor Dieng à la tête du parti socialiste? Sa disparition va t—elle servir de prétexte pour la réunification de la grande famille socialiste dont l’un des responsables les plus en vue, Khalifa Ababacar Sall, est en prison? Voila autant de questions qui buttent sur l’avenir du Parti socialiste

Depuis le départ d’Abdou Diouf du pouvoir, les élections se sont suivies pour le Parti socialiste en se ressemblant. Les derniers scrutins avant le ralliement de ce parti à Benno se sont soldés par autant d’échecs. Pire que la défaite, ce sont les luttes internes au Ps qui ont engendré des exclusions qui ont fini par mettre ce parti en péril. Pour mémoire,

C’est sur un champ de ruines que le Ps a perdu son premier secrétaire , Ousmane Tanor Dieng. Cette perte sera-t-elle l’occasion pour cette formation de se reconstruire en vue des locales et pour tenter d’exister encore. Le successeur de Mr Dieng est inconnu pour le moment car il y’avait pas de numéro 2 au Ps. Si Khalifa Sall n’était pas entrain de subir le sort actuel, il pourrait s’entendre avec le camp de Tanor Dieng et hériter du parti. Il en a l’étoffe si jamais ce parti parvenait à réussir l’union.

Avec le décès d’Ousmane Tanor Dieng, la réorganisation est vitale pour le Ps qui ne peut la faire qu’en travaillant sur l’union de tous ses responsables. Les khalifistes ont besoin des tanoristes et vice versa pour l’unique but d’un Ps réunifié où les différents responsables auront la sagesse de ne pas enterrer le parti du président Senghor dans . Pour un Ps unifié, celui qui succedera à Tanor Dieng devra faire preuve de beaucoup de diplomatie pour convaincre les autres responsables à se ranger derrière lui.

Pour cause, il ya trop de griefs qui se sont accumulés depuis 2000 contre la gestion du Ps qui font qu’il ne sera pas facile de le diriger.

Il faut pour la survie de ce parti, que celui qui va succéder à Tanor ait une sagesse de passer outre les questions de personnes.

Ousmane Tanor Dieng est présenté par son camarade, serigne Mbaye Thiam comme « une figure de la vie politique sénégalaise ». Mr Thiam de souligner que « c’est un pan de l’histoire politique qui disparait avec le décès d’Ousmane Tanor Dieng, en France, où il était soigné ». À 72 ans, informe serigne Mbaye Thiam, « il dirigeait toujours le Parti socialiste sénégalais, et portait depuis le début des années 2000 l’héritage des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf ».

Décès de Tanor Dieng : Zahra Iyaye Thiam écourte sa tournée à Kédougou

http://www.seneweb.com En tournée de vulgarisation de la stratégie d’intervention du projet « Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (PLASEPRI) », la ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyaye Thiam, a écourté ses activités. Ce, suite au décès du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng.

C’est au cours de l’étape de Kédougou qu’elle a été informée de cette nouvelle. Zahra Iyaye Thiam a ainsi décidé de suspendre sa tournée jusqu’à nouvel ordre. Laquelle était prévue pour les régions de Kédougou et de Tambacounda.

Décès de Ousmane Tanor Dieng : Le FRN présente ses condoléances au président Macky Sall et à la famille éplorée.

https://www.dakaractu.com C’est avec consternation que nous avons appris le rappel à Dieu d’Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du parti socialiste (PS), président du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT).
Homme d’Etat, homme politique d’envergure, militant de la cause nationale, Ousmane Tanor Dieng fait incontestablement partie des figures de proue de l’histoire politique récente du Sénégal.
En cette douloureuse circonstance, le Front de Résistance National (FRN) présente ses condoléances attristées à la famille du défunt, au PS, au HCCT, à monsieur le Président de la république ainsi qu’à l’ensemble des institutions de la république.
Le FRN prie Dieu, Le Tout Puissant, Le Miséricordieux pour qu’Il l’accueille au Paradis. Le FRN

DECES OUSMANE TANOR DIENG : Histoires d’un timonier discret

http://www.enqueteplus.com Le secrétaire général national du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, est mort hier en France. Discret, mesuré, clairvoyant, mais ayant également provoqué et subi des revers, l’homme a marqué de son empreinte la vie politique de ces dernières décennies.

‘‘Je dis à mes camarades qu’il faut faire preuve de tolérance, de générosité, et l’histoire de notre parti est faite de scissions, de divisions, de retrouvailles. Mais malgré cela, un noyau dur reste là et convaincu qu’il faut rassembler tous ceux qui le souhaitent pour que nous nous retrouvions pour mener les combats futurs ensemble. J’appelle tout le monde, il n’y a pas d’exclusion. C’est un appel inclusif que je lance à l’ensemble des socialistes de cœur et de raison, adhérents et même ceux avec qui nous avons eu de graves problèmes. Je crois qu’il faut en discuter pour nous retrouver’’.

On est le 2 avril 2019. Cet appel à la sagesse est lancé par le secrétaire général national du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, au Centre des expositions du Cicad. Macky Sall venait tout juste d’être investi président de la République pour un second mandat et Tanor appelle au rassemblement, dans ce qui sera son avant-dernière apparition publique officielle. Le surlendemain, des rumeurs de bouderie de la tribune officielle, à la fête de l’indépendance, circulent. Mais le fait est que le natif de Nguéniène (Mbour, Thiès) est malade et est annoncé dans l’Hexagone pour des soins médicaux. Un trimestre plus tard, ce lundi 15 juillet 2019, le trépas est tout venu guérir.

Le successeur d’Abdou Diouf et de Senghor à la tête du Ps, rentre les pieds devant de France où il s’était rendu pour des soins. De quelle maladie souffrait-il ? Risqué de s’avancer, tellement l’homme tenait à sa discrétion, malgré une présence presque naturelle dans le paysage médiatico-politique sénégalais. Les témoignages sur cette qualité intrinsèque ayant fait sa renommée, sont d’ailleurs unanimes. Difficile de percer à jour ce sphinx de la politique sénégalaise qui a toujours su regagner ses forces, après avoir touché terre. Après le temps des adversités, interne et externe au Ps, qui a laissé beaucoup d’adversaires et d’anciens proches sur le carreau, Tanor avait dernièrement adopté une posture pacifique pour concilier les positions divergentes de l’espace politique.

‘‘Le dialogue est un impératif. De ce point de vue, l’opposition, tout comme la majorité, doivent faire un pas pour se rencontrer et toutes les questions dont on veut discuter, il faut être d’accord sur le principe qu’on devrait se voir et une fois qu’on se voit, les termes de référence vont être examinés et discutés (…) Je suis convaincu que, sur un certain nombre de questions, comme celle relative aux élections, on peut en discuter et trouver des compromis dynamiques. On l’avait fait en 1992 avec feu Kéba Mbaye. Moi, j’y étais et je crois à cela. On doit faire des efforts de part et d’autre pour nous rencontrer’’, avait-il lancé au sortir de l’investiture où il a parlé également sans tabou de son compagnon de route Khalifa Sall.

Souffleur de ‘‘verts’’

Ousmane Tanor Dieng, 72 ans, c’est d’abord une formation académique et un parcours professionnel respectables. Son poste de président du Haut conseil des collectivités territoriales vient s’agglutiner à la ribambelle de fonctions qu’il a occupées depuis 1976. Député à l’Assemblée nationale, président du groupe parlementaire socialiste, ministre d’Etat, ministre des Services et des Affaires présidentiels, directeur de cabinet, puis ministre directeur de cabinet du président Abdou Diouf, conseiller diplomatique du président Abdou Diouf, conseiller diplomatique du président Léopold Sédar Senghor, conseiller chargé des affaires internationales au ministère des Affaires étrangères (Division Afrique, Division On u, Secrétariat général)… Otd a assurément un profil technocrate. Des qualités humaines et managériales qui ont aussi requis des calculs politiciens et une froideur de leader.

Il y a sept mois, en fin d’année dernière, il présidait à l’exclusion de 64 membres du Ps, entrés en rébellion ouverte, suite à la directive majeure prise de maintenir l’alliance avec Benno Bokk Yaakaar. Khalifa Sall, le maire révoqué de Dakar, qui était pressenti pour lui succéder, a tenté d’animer un courant à l’intérieur du Ps, sans grand succès. Le défunt secrétaire général du parti a vaincu cette troisième vague de dissidence ‘‘khalifiste’’ et maintenu son autorité sur les 22 ans qu’il a passés à la barre du navire socialiste.

Otd est rompu à la tâche. Djibo Ka, Modou Amar et Mbaye Diouf ont créé le premier courant, avant que l’exclusion du premier ne débouche sur la création de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) en 1996. Onze ans plus tard, ce qui restait de la vieille garde du Parti socialiste anime également un courant à l’intérieur du parti et oblige Otd à sortir encore une fois la cravache.

 Les anciens maires de Dakar et de Ziguinchor, Mamadou Diop ainsi que Robert Sagna, Souty Touré et Abdoulaye Makhtar Diop seront poussés vers la sortie. ‘‘En 2007 et en 2012, il (Ndlr : Tanor) ne se présentait pas pour être élu président le République, mais pour se construire l’image de chef du Ps. C’était plus la direction du parti que la magistrature suprême qui l’intéressait’’, commentait un analyste politique dans nos colonnes, en novembre 2016.

En tout état de cause, la dissidence menée par Khalifa Sall (et Aïssata Tall Sall dans une moindre mesure) ont subi le même sort que les autres. Paradoxalement, à ses victoires internes, le score du Ps a dégringolé à chaque échéance électorale sous Tanor. Affaibli, le vigoureux appareil socialiste d’avant 2000 a vu son score à la Présidentielle chuter de 41 % en 2000, à 13 % en 2012. Mieux, ou pire, c’est sous la dictée de Tanor qu’un fait inédit est survenu en 2019 : le Parti socialiste, membre de coalition Bby, ne présentera pas de candidat à une présidentielle. Du jamais vu depuis 1963.

Etait-ce cette finalité que redoutait tant Khalifa Sall ? Etait-ce pour cette raison pour laquelle l’aile dure des ‘‘khalifistes’’ l’a littéralement agressé ce fameux 5 novembre 2016 à la maison du Parti à Colobane ? Il demeure constant que le palmarès politique de Tanor sera également balafré par la condamnation puis la révocation du maire socialiste de Dakar, Khalifa Sall, son ci-devant chargé de la vie politique au Ps.

Interpellé sur la question en avril 2019 sur une probable libération de ce dernier, Tanor déclarait ceci : ‘’Ça relève de la compétence exclusive du président de la République. Mais on ne souhaite la prison à personne, surtout quelqu’un avec lequel on a cheminé pendant longtemps. Lui, c’est le président Abdou Diouf qui me l’avait confié. C’est avec déchirement que je le vois dans cette situation.’’

Modestie

Celui qui, naguère, pensait que ‘‘les victoires électorales sont des victoires techniques’’, a la particularité d’être un homme d’apparence zen, taciturne. Le calme qu’il dégage, la voix fluette, les gestes raffinés et la sympathie ou nonchalance qui en découlent ne sont pas un faux-semblant. L’ancien collégien de Gandon, à Saint-Louis, qui aimait revenir dans sa localité natale de Nguéniène (Mbour) en hivernage pour aider dans les travaux champêtres, est vraiment d’un naturel flegmatique, presque stoïque, dans un milieu où cette qualité passe volontiers pour un handicap. ‘‘Les plus grandes douleurs sont muettes’’, aime-t-il dire dans son entourage, selon Abdoulaye Willane. Un trait de caractère certainement hérité d’une ascendance maraboutique paternelle, d’un milieu sérère où l’exubérance est pratiquement péché, et d’une pratique sportive relaxante comme le yoga, la marche et les arts martiaux.

‘‘Il est jovial, agréable, d’un commerce facile, souple diplomatiquement. Il ne fait pas de calculs ou de combines. C’est un homme d’équilibre, presque introverti. Il n’est ni avare ni prodigue’’, faisait savoir M. Willane dans un portrait de Tanor publié par ‘’EnQuête’’ en 2016. A écouter le maire de Kaffrine, on donnerait à Tanor le bon Dieu sans confession. Willane est d’autant plus ravi que la vie privée de Tanor ne pollue pas l’espace public. ‘‘Il n’y a personne qui pourrait vous dire le nom d’une de ses femmes’’, se félicite-t-il.

Son protecteur bienveillant, le président Diouf, est également élogieux dans ses mémoires. ‘‘C’était un garçon méthodique, sérieux, travailleur et cultivé’’, écrit l’ancien chef d’Etat.

Facteur bloquant

Tanor a eu la chance – ou la malchance – d’avoir connu un parcours politique plutôt soft, dans un parti qu’il a intégré à partir du gouvernement, grâce à la bienveillance d’Abdou Diouf. En 1995, ce dernier, qui sortait d’une hospitalisation de la hernie discale, se rend compte qu’il est temps de passer le témoin de la direction d’un parti où les clignotants sont au vert. Désireux de dissocier sa charge présidentielle de celle de secrétaire général du Ps, il se heurte au refus de ses camarades socialistes qui l’obligent finalement à une parade. Il crée le poste de président (honoraire) du parti ainsi que le poste de premier secrétaire qui s’attellerait à gérer le parti. Un consensus se dessine autour du ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles Otd. L’appel d’air créé par le départ de l’influent ministre d’Etat Jean Collin est une coïncidence heureuse pour le collaborateur de Diouf.

En mars 1996, trois ans après un directorat de campagne victorieux, il est installé à la tête du parti, passant par le haut de l’entonnoir et coiffant au poteau le besogneux secrétaire politique Moustapha Niasse et surtout un ambitieux secrétaire à la jeunesse Djibo Leyti Ka, alors en pleine émergence. La rencontre sera plus tard et depuis qualifiée de ‘’Congrès sans débat’’. En plus d’une charge ministérielle plus proche d’un commissaire politique soviétique qui faisait qu’il était le Premier ministre de fait, ce fameux congrès sans débats vint le blinder comme incontestable et incontesté numéro 2 du parti derrière un Diouf qui avait ‘‘tendance à déléguer ses pouvoirs’’.

‘‘Pour Tanor bien sûr, c’est une position en or, puisqu’il était à la fois le plus proche du chef de l’Etat et le collaborateur le plus proche du chef du parti’’, a dû concéder le président Diouf dans ses mémoires, tout en se défendant d’avoir voulu le parachuter.

Traversée du désert

L’énarque aux cheveux poivre et sel qui avait dernièrement tropicalisé son dressing code, préférant la sobriété des ‘‘sabadoor’’ à la justesse des coupes anglaises, a dû agir comme tout bon politique. Il lui a fallu feindre, envoyer un émissaire au besoin, en changer, rester évasif, trouver un compromis, le dénoncer, reprendre tout à zéro, manœuvrer encore, sans vraiment rien céder sur le fond, pour arriver à ses fins.  L’homme, cultivé comme tout bon ‘’senghorien’’, qui aime se livrer à ‘‘des pérégrinations livresques’’, a dû faire preuve de génie pour sortir le Ps des abysses de l’après-défaite.

Malgré un manque de charisme évident, Otd aura eu le mérite d’avoir protégé les ‘’verts’’ durant les années de fer après l’alternance. La décennie 2000-2012 aurait pu voir le démantèlement du parti, sous les coups de boutoir libéraux.  En ce temps, le parti de Senghor n’était qu’une toute petite oasis verte qu’un moment d’abandon risquait de ramener au désert, constamment à la merci de vents de sable déclenchés par ‘‘l’ennemi’’ politique héréditaire, Abdoulaye Wade, dont Otd a travaillé à sa participation au premier gouvernement de majorité présidentielle élargie, en 1995.

Menacés par ce rouleau compresseur, des cadres socialistes ont dû rejoindre, de force plutôt que de gré, les prairies bleues. ‘‘Il a ramassé par morceau les débris qui restaient et avec une patience digne de Pénélope, il a constitué une carapace contre Abdoulaye Wade’’, témoigne Ablaye Willane. Le principal intéressé a avoué récemment qu’un poste de vice-président lui a été taillé sur mesure par le ‘’Pape du Sopi’’, qu’il a poliment refusé. Même si Otd a eu le talent de tenir le parti le plus structuré du Sénégal sous sa férule, pendant deux décennies, trois déconvenues électorales marqueront à jamais sa gestion. S’il a eu l’honneur, anecdotique, d’être le directeur de campagne perdant de la première alternance politique du Sénégal en 2000, les présidentielles de 2007 et 2012 ont prouvé que ses menées politiques n’excédaient pas la cuisine interne des ‘’verts’’.

Après les luttes, le dégel

A cheval entre la vieille garde politique de la première génération et les jeunes loups aux dents longues nés après l’indépendance, Otd a su résister aux vicissitudes du climat politique sénégalais. Contrairement à ses deux prédécesseurs à la tête du parti, il n’a réussi ni dans la conquête, l’exercice et la transmission du pouvoir. Pis, le grand appareil électoral du Ps, hôte du grand commensal Bby, pourrait bien voir les rôles intervertis avec sa disparition. Après la Présidentielle de 2019 et la reconduction de ses deux fidèles lieutenants dans le gouvernement actuel, des contestations sporadiques ont fusé çà et là, entrainant même la démission du porte-parole adjoint du Ps, Me Moussa Bocar Thiam. Une autre vague de rébellion à laquelle le parti aurait difficilement survécu.

Dans les dernières tribulations de sa vie politique bien remplie, mais frappée d’insuccès, le membre de l’Internationale socialiste, qui est allé aller jusqu’au bout, comme d’habitude, quand il s’agit de rébellion interne, a pourtant tenté le dégel après les dissensions.

‘‘Je dis à mes camarades qu’il faut faire preuve de tolérance, de générosité, et l’histoire de notre parti est faite de scissions, de divisions, de retrouvailles. Mais malgré cela, un noyau dur reste là et convaincu qu’il faut rassembler tous ceux qui le souhaitent pour que nous nous retrouvions pour mener les combats futurs ensemble. J’appelle tout le monde, il n’y a pas d’exclusion. C’est un appel inclusif que je lance à l’ensemble des socialistes de cœur et de raison, adhérents et même ceux avec qui nous avons eu de graves problèmes. Je crois qu’il faut en discuter pour nous retrouver’’, lança-t-il le jour de l’investiture de son allié politique Macky Sall.

Etant donné qu’en politique, les bons alliés sont les alliés faibles ou affaiblis, le défunt secrétaire général du Ps aura essayé de rassembler les mille bris d’une famille socialiste qu’il a su préserver des avances libérales de Wade pour la soumettre à celles de Macky Sall.

Des préoccupations de mortels qui ne sont plus siennes désormais, mais celles d’une famille entre décomposition et recomposition. Dire que son successeur sera à la peine, relève d’une évidence évidente.OUSMANE LAYE DIOP

DÉCÈS D’OUSMANE TANOR DIENG : Nguéniène pleure son fils et bienfaiteur

http://www.enqueteplus.com Après l’annonce du décès du maire de Nguéniène, Ousmane Tanor Dieng, la maison familiale a été prise d’assaut par la population et les militants. Reportage.

L’effet d’une bombe ! Les populations de Nguéniène et de Mbour, en général, avaient beau savoir qu’Ousmane Tanor Dieng était malade, l’annonce de son décès, hier, leur a fait l’effet d’un coup de massue. Ainsi, c’est avec beaucoup de tristesse et de consternation qu’elles ont appris la triste nouvelle. Et, naturellement, la maison familiale à Nguéniène a rapidement refusé du monde. Dans la cour, les hommes sont assis d’un côté, les femmes de l’autre. Les pleurs se font discrets, comme l’a été le défunt. Par contre, les téléphones ne cessent de sonner. Au bout du fil, des personnes qui appellent pour en avoir le cœur net.

Mamadou Diouf, membre de la famille d’Ousmane Tanor Dieng, témoigne : « Je voudrais tout d’abord formuler des prières : que Dieu le Tout-Puissant accueille Ousmane Tanor Dieng dans son paradis. Le sentiment partagé, c’est la tristesse, la désolation pour toute la famille, pour toute la communauté de Nguéniène. »

A en croire M. Diouf, désigné comme porte-parole de la famille, le défunt a fait beaucoup de bienfaits pour son terroir. « Le nom de Tanor s’identifie au village de Nguéniène. Cela s’est traduit par des actes : tout ce qui est infrastructure, route, lycée, poste de santé, eau, électricité, emploi des jeunes. Il n’y a pas une seule activité qui se déroule ici que Tanor n’appuie pas. Il a été, tout le temps, au service de sa population », assure-t-il.

Nguéniène, communauté rurale jusqu’en 2014, est devenue une commune. C’est Ousmane Tanor Dieng qui a été son premier maire. Selon toujours le porte-parole, « la communauté a profité de son carnet d’adresses pour bénéficier de pas mal d’infrastructures. C’est tout Nguéniène qui pleure Ousmane Tanor Dieng. Il était un grand croyant. La sentence divine était quelque chose qu’il vivait. On le prend comme notre exemple. Il avait la capacité d’intériorisé ses émotions. Il était toujours égal à lui-même. Il était attentionné et avait du respect pour tout le monde », dit M. Diouf.En attendant l’inhumation attendue à Nguéniène, sa famille reste inconsolable.KHADY NDOYE (MBOUR)

Amadou Tidiane Wane désapprouve le silence de Abdou Diouf après le décès de Tanor : «il pense qu’il est au dessous de beaucoup d’autres»

https://www.leral.net Ancien président de l’Association des maires et ancien haut responsables du Ps, Amadou Tidiane Wade s’est exprimé après le décès d’Ousmane Tanor Dieng, notamment sur le silence de l’ex chef de l’Etat, Abdou Diouf, depuis l’annonce de la nouvelle, hier.

our Amadou Tidiane Wane, ce silence est à la fois compréhensible et incompréhensible. « Il pense qu’il est au dessus de beaucoup d’autres. Ce qui est loin d’être le cas. Donc, ça me surprend certes qu’il n’ait pas encore fait de sortie, mais ça ne me surprend pas d’autres parts », a dit l’ancien maire de Kanel dans Enquête de ce mardi 16 juillet 2019.

« Mais il faut savoir que 20 ans, ce n’est pas 20 jours. On ne lui demande pas de faire des témoignages dithyrambiques auxquels il ne croit pas. Mais il peut au moins, témoigner de ses compétences, de son sérieux. Mais ça, c’est Abdou Diouf, il faut l’accepter comme tel », s’est-il encore désolé.

OTD : Béni par Diouf

http://lesoleil.sn/ Makhtar Diouf, fils de l’ancien président Abdou Diouf, a résumé le lien fort qui unissait son père à Ousmane Tanor Dieng : le premier considérait le second comme « son fils ». C’est qu’une bonne partie de la trajectoire d’Otd est intimement liée à celle de Diouf, parfois même leurs cheminements sont similaires. Tout comme son mentor, Ousmane Tanor Dieng était formé pour être plutôt un technocrate qu’un politique (lire son portrait). Tous les deux ont été admirés par leurs chefs qui les ont encouragés à descendre dans l’arène politique : Senghor a mis en selle Diouf et celui-ci, une fois président, a porté et béni à son tour Tanor. Très tôt donc, Diouf, c’est lui qui le confie dans ses « Mémoires », est émerveillé par le jeune homme qu’il avait laissé partir servir le président Léopold Sédar Senghor. Après avoir bien observé ce garçon « méthodique, sérieux, travailleur et cultivé », maître dans l’art d’écrire des discours, Diouf décide, à son avènement à la tête du Sénégal, de garder cet homme de 46 ans d’abord comme conseiller diplomatique, ensuite directeur de cabinet en 1988 (année de son accession au bureau politique du Ps) pour ensuite le nommer directeur de sa campagne à l’élection présidentielle de 1993.

Et lorsqu’il décide de se décharger des tâches de secrétaire général du Parti socialiste, Abdou Diouf pense tout naturellement au natif de Nguéniène, le mettant ainsi dans le viseur des barons du parti. Mais, comme il le dit, « mes camarades de parti ne voulaient pas en entendre parler ». Alors, il décide de couper la poire en deux : il devient président du Ps et Tanor premier secrétaire. Certains ont vite fait d’assimiler le rôle de cette étoile montante au sein du Ps et au cœur de l’Etat comme un dauphinat. Difficile à l’époque de faire croire le contraire. Et très vite, l’ascension fulgurante est jalonnée de bataille sans merci avec les barons.

Et lorsqu’il s’est agi de formaliser le nouvel organigramme du parti, certains ont vite taxé Diouf d’organiser un « congrès sans débat », le 30 mars 1996. Un tournant dans la vie du Ps. Ce jour, Abdou Diouf dit tout le bien qu’il pense de l’homme : « Ousmane Tanor Dieng est un garçon remarquable, un jeune homme plein de vertus, de talent, de courage, de compétence, d’une loyauté et d’un engagement sans pareil ». L’accusation de dévolution du pouvoir prend alors plus de l’ampleur : « c’est quand Ousmane Tanor Dieng a commencé à présider les bureaux politiques à ma place, que l’impression a prévalu que j’avais abandonné le parti en laissant quelqu’un qui devait être mon dauphin sur les plans du parti et de l’Etat le faire ». Le plus proche collaborateur se retrouve ainsi à l’apogée de sa carrière : ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, gestionnaire des fonds politiques de la présidence, premier secrétaire du Ps. Plus de dix ans après la perte du pouvoir, Diouf confesse : « Quand on analyse ça avec le recul, c’est vrai qu’on peut se dire que c’est une double confiance qui conduit tout droit vers ce soit disant dauphin ».

A l’arrivée, l’homme n’a jamais accédé à la tête du pays, mais Otd est resté solide à son idéal socialiste et à la barre du navire Ps jusqu’à son dernier souffle.Par Malick CISS

OUSMANE TANOR DIENG : La rédemption du dauphin

http://lesoleil.sn/ Homme fort du pouvoir socialiste au point de passer pour le dauphin de Diouf, Ousmane Tanor Dieng a été critiqué pour son rôle dans la chute de son mentor. Loin du pouvoir, il s’est inventé une nouvelle image qui a redonné au Ps son attractivité.

Difficile de se départir d’une réputation. Lorsqu’elle vous colle à la peau, c’est souvent pour des lustres. Tanor l’a appris à ses dépens. Après la chute du pouvoir socialiste, le Premier secrétaire du Ps a longtemps vécu sous le mode de la rédemption. Presque de l’expiation. Le psychologue Mamadou Mbodj ne s’y est pas trompé en écrivant dans Le Quotidien du vendredi 19 septembre 2003 qu’il est toujours « en conciliabule avec lui-même. Au plus profond de lui-même. Là où personne ne peut le toucher et encore moins lui faire du mal ». Et il ajoute que « ça doit faire fort longtemps qu’il a élu domicile dans ce monde intérieur dont il sort d’autant moins que les garanties de sécurité qu’il y trouve, il ne les trouve nulle part ailleurs, ni avec une autre personne que lui-même ». Il est vrai que le monde extérieur a été impitoyable avec OTD aussi bien avant qu’après la chute de son cicérone, Abdou Diouf. On lui impute la responsabilité de la scission qui a été fatale à l’ancien régime socialiste avec les départs successifs de Djibo Kâ et de Moustapha Niasse, même si, dans le cas de ce dernier, c’est aussi et surtout une confrontation post-senghorienne avec le président Diouf qui a conduit à son départ. Cette réputation l’a longtemps poursuivi. Et pour se débarrasser d’une réputation, il vaut mieux changer de peau. Tanor s’y est employé, la modestie en bandoulière.

Ce Tanor qu’on disait « cassant » et « autoritaire », souvent entouré d’une cour de courtisans qui ne se voulaient que du bien, au point de provoquer l’hémorragie qui a perdu le Ps, s’est réinventé durant son séjour dans l’opposition. A l’hebdomadaire Jeune Afrique (19 décembre 2004), il fait cette confidence qui en dit long sur sa volonté de rompre avec un passé si pesant : « Peut-être ai-je été ce que vous dîtes, mais c’est du passé. J’ai pu faire des erreurs dans mon comportement et dans la gestion du parti, mais j’en ai tiré des enseignements pour essayer de me bonifier ».

LE POIDS DU PASSÉ

Intrinsèquement, il serait saugrenu de découpler la montée en puissance de l’enfant de Nguéniène au sein du Parti socialiste de la chute du régime cinquantenaire qui a dirigé le Sénégal jusqu’en 2000. L’histoire du Ps nous renseigne d’ailleurs à souhait. C’est après les élections de 1993, marquée par la perte traumatisante de Dakar par les socialistes que l’idée a germée pour la première fois de secouer l’organisation du parti pour lui donner plus de vigueur. Il fut alors retenu de constituer une commission d’orientation et de réforme des structures. Pour nombre de socialistes, le président Diouf devait prendre de la hauteur en confiant la gestion quotidienne du parti à un homme de confiance. Ibrahima Bèye, l’ancien maire de Kaolack, fut ainsi le premier à demander qu’Ousmane Tanor Dieng soit désigné pour diriger le Ps.

Le choix de Tanor sera entériné lors du fameux congrès « sans débat » du 30 mars 1996, au cours duquel, il fut élu au poste de Premier secrétaire de la formation socialiste. Un congrès resté gravé dans les annales de ce parti puisque toutes les contestations antérieures en découleront. Voici ce qu’en dit l’intéressé lui-même, huit ans plus tard : « Cette notion de congrès sans débat est un cliché. Elle a été décontextualisée pour être soumise à des critiques politiciennes. Tous les congrès du Ps, depuis sa naissance, ont toujours été le produit du centralisme démocratique » (L’Actuel n° 846 du 28 – 29 août 2004). Quand on accède au sommet du pouvoir dans un parti aussi massif que le fut la formation socialiste, on pose difficilement les pieds sur terre. Une cour de courtisans se forme très vite autour de soi. Une cour avide de privilèges et qui se fait un devoir de verrouiller l’accès au nouveau « prince ». Et Tanor, dans ses nouveaux habits, était le prince du Ps. Inaccessible tant aux journalistes qu’à la classe politique, il appliqua à son parti « les règles d’une gestion strictement administrative et autoritaire ».

On connait la suite. Habitué aux ors d’un régime tout puissant, le Ps et son personnel dirigeant devront désormais composer dans l’opposition dans un pays où la vérité du pouvoir est la seule qui vaille. La preuve, nombre de caciques socialistes ont posé armes et bagages au Pds, aussitôt après le départ de Diouf. Tanor, revenu de ses certitudes, a pourtant une lecture toute autre de la défaite des siens, avec le souci compréhensible d’atténuer le poids de ses responsabilités dans la débâcle du 19 mars 2000. « Nous avons été battus par le parti de la demande sociale, parce que les performances, sur le plan macroéconomique, ne se sont pas traduites dans le panier de la ménagère. Ceci a conduit à un fort besoin d’alternance que les Sénégalais ont exprimé » (Wal Fadjri, 26 septembre 2000). Mais cette explication ne satisfait pas les barons socialistes qui, pour l’essentiel, lui imputent la responsabilité de leurs malheurs. Dès 2000, Moustapha Kâ, par exemple, parlait de « la nécessité de la restructuration du Parti socialiste et de l’urgence d’un changement de leadership » (Le Matin, 26 juin 2000). Après Djibo et Niasse, Abdourahim Agne et Abdoulaye Diop Makhtar démissionnent du Parti et lancent leurs propres fomations politiques.

LEADERSHIP AFFIRMÉ

Mais c’est dans les moments difficiles qu’on reconnaît les leaders. Cette cascade de démissions augurait d’autant plus mal de l’avenir du Ps que plusieurs responsables, au premier rang desquels Robert Sagna, l’inamovible ministre et maire de Ziguinchor, et Mamadou Diop, l’ancien maire de Dakar, avaient réclamé la démission de Tanor, responsable, selon eux, de la débâcle. Ils finiront par démissionner du Ps. Le 22 mars 2000, une partie du bureau politique avait même tenté de débarquer le premier secrétaire. En vain. Une seconde offensive avait été déclenchée, sans plus de succès, au lendemain des élections législatives d’avril 2001. Mais Tanor a su tenir devant les bourrasques de la contestation.

L’opposition lui a permis de réaliser ce que le pouvoir ne lui a pas assuré : fédérer le Parti socialiste autour de son nom. En vérité, l’homme a su tenir la maison socialiste, aidé par une bonne culture de l’État et par son expérience. Qui plus est, sa théorie d’opposition républicaine a servi à remodeler l’opinion que nombre de ses compatriotes se faisaient de lui. Le mérite d’Ousmane Tanor Dieng, c’est donc d’avoir maintenu le Ps debout après 2000. Et d’en avoir fait un parti fort, un des pilliers de la grande coalition gouvernementale qui dirige le Sénégal depuis 2012.

30 MARS 1996 : Le jour où tout a changé

La légende voudrait que le président Senghor demanda un jour qu’on lui trouvât quelqu’un « sachant écrire » et c’est ainsi que débuta sa carrière au plus haut sommet de l’Etat. Une ascension fulgurante qui s’est faite au détriment de nombre de barons socialistes.

Né le 7 octobre 1947 à Nguéniène, en pays sérère, Ousmane Tanor Dieng a très tôt (dès trois ans) fréquenté l’école coranique. Lycéen à Mbour, il s’adonnait aux travaux champêtres pendant les vacances scolaires, d’où peut-être sa proximité avec un électorat essentiellement rural dans le département de Mbour. C’est un homme fermé, presque austère et qui a été rarement pris en flagrant délit de rire. Personne ne l’a vu sortir de ses gonds parce qu’il est véritablement le maître de ses émotions (peut-être que la pratique du karaté l’y aide). Le futur Premier secrétaire du Ps, moulé par le fameux Bureau organisation et méthode senghorien (Bom) est un adorateur du travail bien planifié. On lui reproche même un rigorisme trop en déphasage avec la réalité du terrain politique. Le ministre d’Etat chargé des Services et Affaires présidentielles est un diplomate de carrière. Il entre aux Affaires étrangères à 28 ans, comme chef de la Division Afrique. Il est ensuite appelé, au bout de deux ans, à la tête de la Division Onu en même temps qu’il est nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Senghor le fait venir à ses côtés en 1978 comme conseiller diplomatique. Fonctions qu’il gardera à l’avènement de Diouf. Mais il gravit très vite les échelons et se retrouve deuxième directeur de cabinet de Diouf après le départ de Moustapha Kâ en 1988. Trois ans plus tard, en 1991, lors de la formation du premier gouvernement d’ouverture et de rassemblement, il est nommé ministre directeur de cabinet du président. Il a l’oreille de celui-ci et sa confiance. Et c’est lui que Diouf envisage de confier la gestion du parti.

Lors du 13è congrès du Ps du 30 mars 1996, communément appelé « congrès sans débats », un nouveau secrétariat exécutif de trente-quatre membres présidé par Ousmane Tanor Dieng est porté sur les fonts baptismaux. Dans l’ancien Bureau politique, les secrétaires nationaux étaient égaux en droit devant le secrétaire général du parti. Le nouveau secrétariat exécutif est coiffé hiérarchiquement par un patron qui assiste le président du parti et reçoit de lui ses directives.

La première conséquence de cette « mutation », pour parler comme Mbaye-Jacques, c’est le renouvellement de l’organe dirigeant du Ps, le Bureau politique, avec le départ, notamment de Djibo Kâ, farouche contempteur de la Refondation, André Sonko, Lamine Diack, Cheikh Hamidou Kâne Mathiara, Abdoul Aziz Ndaw, Abdoulaye Diaw Chimère, Arame Diène et… Mbaye-Jacques Diop.

Ils sont remplacés par une nouvelle génération politique de onze membres qui ont la particularité d’avoir tous commencé la politique sous l’ère Diouf : Mame Bounama Sall, Cherif Macky Sall, Abdoulaye Makhtar Diop, Abdourahim Agne, Sandigui Baldé, Kalidou Kénémé, Assane Diagne, Aminata Mbengue Ndiaye, Abibatou Mbaye et Pape Babacar Mbaye. Une équipe de franc-tireur pour le nouveau patron du parti. L’autre partie du Bp, des confirmations pour l’essentiel, sera constituée par Daouda Sow, Amadou Bator Diop, Mamadou Diop, Jacques Baudin, Abdourahmane Sow, Moustapha Kâ, Abdoulaye Diack, Cheikh Abdoul Khadre Cissokho, Landing Sané, Robert Sagna, Mata Sy Diallo, Christian Valentin, Mamadou Faye, Khalifa Sall, Oulimata Diome et Alassane Dialy Ndiaye.

Abdou Diouf, surpris par la facilité déconcertante avec laquelle son scénario s’est déroulé, sans anicroche, adresse une flopée de louanges sur les congressistes et surtout portraiture son poulain Ousmane Tanor Dieng sous des traits fort qui en disent long sur l’affection qu’il lui porte : « Ousmane Tanor Dieng est un garçon remarquable, un jeune homme plein de vertus, de talents, de courage, de compétence, d’une loyauté et d’un engagement sans pareils. Vous m’avez comblé en m’élisant président du parti et votre prochain candidat, vous m’avez davantage comblé en me donnant les moyens d’y parvenir en élisant Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire ».Par Sidy DIOP

OUSMANE TANOR DIENG, ’’UN HOMME TOUJOURS SOUCIEUX DE SERVIR SON PAYS », SELON LE PIT

Dakar, 16 juil (APS) – Le Parti de l’indépendance et du travail (PIT) présente ses « condoléances émues » à la nation sénégalaise à l’occasion du décès du secrétaire général du Parti Socialiste (PS) Ousmane Tanor Dieng, un homme « toujours soucieux de servir son pays et son peuple. »
« Le PIT présente ses condoléances émues à la famille du disparu, à ses camarades du Parti Socialiste, de Benno Bokk Yaakaar, au Président Macky SALL, à toutes les Sénégalaises et à tous les Sénégalais », écrit le PIT dans un communiqué reçu du secrétariat de son comité central.

« A des occasions variées et sous différents formats, des délégations restreintes du PIT ont eu à travailler avec celles des camarades du Parti Socialiste, conduites par un Ousmane Tanor DIENG d’humeur égale, toujours soucieux de servir son pays et son peuple », peut-on lire.

Le PS, pour « avoir côtoyé – dans la durée – le Président Ousmane Tanor DIENG (…), peut attester qu’il a été un homme de grande culture, un homme de pondération et de grande urbanité, lucide et patriote », ajoute le communiqué.

Ousmane Tanor Dieng, nommé président du Haut Conseil des collectivités territoriales par Macky Sall, dirigeait cette institution de 2016 à sa mort survenue en France où, selon son entourage, il se faisait soigner depuis des mois.

Il a été conseiller du premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, ensuite directeur de cabinet d’Abdou Diouf, le successeur de ce dernier.

Ousmane Tanor Dieng a été ministre d’Etat, chargé des Affaires présidentielles d’Abdou Diouf, auquel il avait succédé à la tête du PS après la défaite de cette formation politique à l’élection présidentielle de février-mars 2000.

Candidat sans succès aux élections présidentielles de 2007 et 2012, Ousmane Tanor Dieng, un des leaders de l’Internationale socialiste, était ensuite devenu un allié de Macky Sall. Il le soutenait au second tour de la présidentielle de 2012 et était l’un de ses plus importants alliés au scrutin présidentiel du 24 février dernier.BKSBS/

La poignante lettre de Yakham Mbaye à Ousmane Tanor Dieng: « Mais, Grand, qu’est-ce que tu fais comme ça à ton jeune homme !? »

C’est un secret de polichinelle les rapports forts quasi familiaux qui unissaient le Directeur général du quotidien national « Le Soleil » au défunt Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales (Hcct). Feu Ousmane Tanor Dieng était le mentor de Yakham Mbaye, frère cadet de l’ambassadeur Papa Yama Mbaye, meilleur ami de celui qui présidait aux destinées du Parti socialiste (Ps). Tanor, Pym et Bruno Diatta formaient un trio de choc au service du Président Abdou Diouf, au plus fort du régime socialiste. Et aujourd’hui, comme il l’avait fait, l’année dernière, lors du rappel à Dieu du mythique Chef du Protocole de la Présidence dont il était très proche, Yakham Mbaye a pris sa plume sublime pour rendre un hommage émouvant à son « Grand ». Un texte que dakarposte s’est fait le plaisir de piquer de sa page Facebook pour le publier un extenso.

« Qu’est-ce tu m’as fait comme ça ?

Une injustice sans nul doute !
Que Dieu me pardonne !
Ainsi, je comprends le sens véritable de ton dernier sms lorsque j’insistais pour venir te voir en France, prétextant avoir nombre de « dossiers » à te soumettre, pour quérir tes éclairages :
« Salam petit frère. Merci de te soucier de ma santé. PYM m’en parle. Je vais de mieux en mieux. Alhamdoullilah. Excellente journée. »
Tu avais compris, une fois de plus, que je « racontais des histoires ». Ça n’avait absolument aucun rapport avec la réalité. C’était une entourloupe. Tu ne voulais simplement pas me voir, parce que tu ne voulais pas que ton « jeune homme » voit « autrement » son Grand. Lorsque dépité, je m’en suis ouvert à ton jumeau, PYM, il m’a presque rabroué : « Ne me fatigue pas. Tu connais notre Grand. Pas autant que moi, certes, mais, tu le connais ».
Pourtant, tu n’avais pas à t’en faire : j’aurais tenu le coup en te voyant « autrement »… Bon, je vais arrêter de « raconter des histoires », ainsi que tu aimais me le dire : je n’aurais pas tenir le coup en te voyant « autrement ».
Et ce matin, je n’ai pas tenu le coup en apprenant ce qui s’est passé. Je suis resté plus d’une bonne heure au fond du lit. Ensuite, j’ai fait l’effort énorme de m’en tirer. Et d’appeler ton jumeau. Ce fut un échange silencieux. Enfin, je joins ton fidèle Mangane.
C’est lui qui m’a fait craquer, et obligé à aller le chercher à la Maison du Parti. Retour insoutenable en ces lieux d’où me revinrent les moments festifs d’il y a 23 ans. « Le Congrès sans débat ». Le long du couloir menant à tes bureaux, les cris de détresse de ce fidèle sans pareil m’ont glacé le sang.
J’ai pleuré sans répit avec lui, dans ma voiture, sur le chemin menant au domicile de PYM. Ton jumeau a été admirable de retenu et de grandeur. Son fils Ousmane, ton homonyme, non !
En regardant et écoutant PYM manager au téléphone les éplorés, alors, je me suis dit que nous n’avons pas le droit de te pleurer. Lui seul est habilité à le faire. S’il retient ses larmes, nous devons en faire de même.
Hélas, vaine tentation !
N’en pouvant plus, j’ai quitté PYM et Mangane pour aller me réfugier à mon bureau, au Soleil. Là, je me suis lâché. Surtout après avoir parlé à Amadou, ton autre cadet. Sa voix pudique à peine audible, le débit lent et saccadé de ses propos étaient éloquents : il était anéanti.
À sa suite, l’autre élément de la bande de Reims, Charles m’a appelé. Nos souvenirs de fac en France, où grâce à toi et PYM nous étions vus comme des privilégiés, ont fait le lit de notre discussion.
Grand, je me souviens des Hlm, en 1981, date de notre première rencontre, avec PYM, tu étais au volant d’une petite Bianchi, venu rendre visite à la progéniture fraîchement orpheline du père de ton meilleur ami, chez ma défunte grand-mère Aïda Sall.
Grand, je me souviens de nos tête-à-tête à l’immeuble Pasteur, au milieu des années 80, pour me raisonner avec compréhension, parce que j’avais encore déconner au lycée Van.
Grand, je me souviens de mes vacances turbulentes à Dakar, revenant de Frances, que tu finançais.
Grand, je me souviens de ton sourire fier lorsque je signais mon papier d’entrée dans le journalisme au Matin avec Pape Samba Kane (je ne lui ai pas encore parlé, mais, tu devines qu’il est à terre).
Grand, je goûte encore à mon plaisir fier lorsque tu es allé demander épouse pour ton « jeune homme ».
Grand, je me rappelle de ton propos de juillet 2014 sur un ton grave et fier, lorsque je fus nommé dans le Gouvernement : « De Gaulle a été Secrétaire d’État. Senghor a été Secrétaire d’État. Ton oncle Lamine Diack a été Secrétaire d’État. Soigne davantage ta mise et travaille tes dossiers. Parle peu, écoute toujours. Et ne nous fait jamais honte à PYM et moi. »
Grand, depuis ce matin, je ne fais que me souvenir et pleurer, comme je ne l’ai plus fait depuis trente neuf années et la mort de ce père que vous avez remplacé, toi et PYM.
Mais, Grand,à part mes larmes que j’ai du mal à retenir, j’ai un autre gros problème :
à la Tabaski, dans quelques jours, si mère se rend compte que tu n’es pas venu lui faire le ziar, que lui dire ? Près de quarante ans et pas une seule fois, je dis pas une seule fois, tu n’as manqué tes deux rendez-vous annuels avec elle : après les prières de la Korité et de la Tabaski, avant même de songer à immoler ton mouton, tu venais à ses côtés pour y rester au moins une bonne heure. Peut-être que PYM qui a assez de ressources pourra régler ce problème. En ce qui me concerne, je pourrai lui « raconter des histoires » lorsqu’elle demandera « ana xarru Tanor », parce que tu le sais, de tous les moutons qu’elle reçoit la Tabaski, c’est le tien qu’elle préfère.
Et basta !
J’en ai marre de ce genre d’écrits sur mes Grands qui ont été tellement bons avec moi, et qui me quittent un à un, d’une manière si cruelle. Hier Bruno, aujourd’hui, toi.Que Dieu t’accueille au Paradis et garde PYM !!!
PS : lorsque tu verras cette photo, sans nul doute, tu comprendras pourquoi je l’ai choisie pour accompagner mes écrits ; je me souviens encore de tes propos, ce jour, devant le Président Diouf ; je ne ménagerai aucun effort pour en être digne. »

Questekki 155 du mardi 16  juillet 2019

Dossier Ressources naturelles : Sauvons les baobabs du Sénégal

Non seulement c’est un symbole de notre République,  mais c’est aussi une ressource naturelle de plus en plus convoitée dans le monde. A Bandia,  tout près de Dakar des voix s’élèvent pour sonner l’alerte, des baobabs disparaissent

N’est-il pas temps de lancer un programme hardi d’identification et de protection. L’Agence des forêts de Macky, si elle ne se politise pas, devrait s’en occuper rapidement.

Baobab fait penser à Mbour  qui a perdu un de ses fils, toutes mes condoléances au Sénégal et au Parti Socialiste.

Ma dernière rencontre avec OTD, hors cérémonies et convenance sociales,  c’était au cours d’une réunion des Assises Nationales. Nous n’étions pas d’accord. Il soutenait  que les conclusions des Assises Nationales devaient être appliquées sur plusieurs générations, alors que je pense qu’elles sont  d’application immédiate.

Tanor, un homme rigoureux toujours à l’heure, ce qui est rare dans l’élite politique. On lui doit le terme refondation des institutions dans les Assises Nationales.

Dossier nouveau : L’économie du football au Sénégal

Nous avons tous les yeux rivés sur le Caire priant pour la victoire de la bande à Aliou Cissé. Le Sénégal depuis les jeux de  l’Amitié court derrière ce trophée continental.

Le football est devenu une filière mondiale et génère des revenus de plusieurs milliards de dollars. C’est une des conséquences de la révolution numérique en cours. Les firmes globales doivent bien proposer aux hommes «  inutiles » de la terre des loisirs pour supporter la dureté  de la vie.

Le Sénégal n’y échappe pas. Macky espère enterrer le scandale du gaz.

J’en doute.

Dans l’Egypte pharaonique, d’où viendraient les Sérères de Mbour, ce sont les pharaons du Sud qui montaient au Nord pour faire respecter la règle de Maât en situation de crise dit-on. J’ai confiance à Aliou Cissé et Sadio Mané. Bon vent les nouveaux Piânkhy(Pharaons).Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Médiation de Jamra dans « l’affaire Waly Seck-Imam Kanté  : Imam Massamba Diop dément Mame Mactar Guéye… 

« L’affaire Waly Seck, l’imam Kanté et le t-shirt aux couleurs de la LGBT », en plus d’avoir divisé les imams et est en train de créer des remous au sein de l’ONG islamique JAMRA. L’action de Mame Mactar Guéye, souventes fois, virulent, avec ceux qu’il estime avoir transgressé les valeurs morales et religieuses du Sénégal, mais mou cette fois-ci avec le jeune artiste Waly Seck, n’a pas plu à l’Imam Massamba Diop qui dit « n’avoir mandaté personne (…) », avant d’ajouter : « Je ne veux pas voir Thione, si ce n’est devant Dieu ». Il l’a laissé entendre dans les colonnes de notre confrère Leral.com reprenant à son tour, L’Observateur.

Imam Massamba Diop dément Mame Mactar Guèye qui dit « avoir été mandaté par lui, pour le représenter à la conférence de presse de Thione Seck », hier, sur l’affaire opposant Wally Seck à l’Imam Makhtar Kanté, au sujet de la polémique sur la promotion de l’homosexualité.

« Je n’ai pas mandaté Mame Mactar Guèye à cette rencontre, précise l’Imam Massamba Diop à L’Observateur. Il a certainement voulu jouer au médiateur ».

Le Président exécutif de l’Ong islamique de Jamra dit maintenir ce qu’il avait dit auparavant sur cette affaire, arguant n’avoir « jamais été demandeur d’une médiation pour qui que ce soit ». Selon lui, c’est Thione Seck et sa famille qui devaient demander pardon et non l’Imam Makhtar Kanté.

S’agissant de l’Imam Oumar Diène et consorts qui soutiennent l’avoir consulté avant de se rendre chez Thione Seck, Imam Massamba Diop précise : « Ils m’ont invité à parler à Thione et je leur ai clairement dit que non seulement, je ne le prends pas au téléphone, je ne viens pas chez lui et qu’il ne vienne pas chez moi. S’il veut que l’on se rencontre, ce sera dans la demeure de Dieu et à ce moment-là, on brandira le Coran. Mais ailleurs, je refuse de m’associer une quelconque discussion ».

Enfin, le Président exécutif de Jamra rappelle qu’il est toujours en phase avec l’Imam Kanté et note que la décision prise par ses pairs de l’Association des Imams et Oulémas, ne l’engage pas.  Ferloo avec Leral.net

Domicile Thione et sortie imam Massamba Diop : Mame Makhtar Guèye s’explique

http://www.seneweb.com Les positions divergentes entre le vice-président de Jamra, Mame Makhtar Guèye, et le président imam Massamba Diop à propos du point de presse chez Thione Seck, font les choux gras de la presse, ce mardi. Dans les colonnes de « l’Observateur », le président de Jamra s’est inscrit en faux contre la démarche de Mame Makhtar Guèye qui est allé prendre part à une conférence de presse de la famille Seck, au sujet de la promotion des homosexuels, sans son mandat.

Joint par Seneweb, le vice-président de Jamra parle d’un «petit quiproquo» entre lui et son président qui a d’ailleurs été levé. «Ce qui s’est passé, c’est que l’imam Massamba Diop nous a mandatés, non pas pour prendre part à un point de presse, mais (pour) arrondir les angles entre Wally Seck et l’imam Kanté, pour que la plainte soit retirée», renseigne-t-il.

Dans ce sillage, d’après lui, il était prévu que les deux mandataires de Jamra (Mame Matar Guèye et imam Moustapha Sy) se rendent tour à tour chez les Seck et chez imam Kanté. Ainsi, en cas de compromis, une cérémonie de réconciliation sera organisée à Pikine, à la mosquée de la cité Gazelle où les deux protagonistes recevront chacun un exemplaire du Coran des mains de l’imam Massamba Diop.

« Arrivés chez Thione Seck, nous avons été confrontés à une situation. On trouve sur place l’association des imams qui tenait une conférence de presse chez Thione Seck. Vu qu’on ne pouvait plus surseoir à notre mission, on a alors décidé de prendre part à la conférence de presse pour livrer notre déclaration.

Quand j’ai appelé imam Massamba pour lui rendre compte, il m’a dit qu’il avait déjà réagi sur « L’observateur ». On s’est donc rendu compte qu’il y avait un malentendu et qu’il fallait rectifier le tir. Mais, apparemment, le coup était déjà parti. Maintenant, nous sommes en train de rédiger une déclaration qui sera envoyée à toute la presse », déclare Mame Makhtar Guèye.

Guy Marius Sagna placé en garde à vue : Ce qui lui est reproché

http://www.seneweb.com Guy Marius Sagna a finalement été placé en garde à vue, à l’issue de son audition à la section de recherche. Il sera déféré devant le procureur de la République ce  mercredi.

«On lui a juste demandé de s’expliquer sur deux posts qu’il a faits sur Facebook. Jusqu’à présent, il n’est retenu aucune infraction pénale contre lui. Et c’est ce qui m’inquiète en tant qu’avocat», s’agace Me Moussa Sarr, joint par Seneweb. «Mais, nous allons l’assister comme nous l’avons fait aujourd’hui», promet-t-il.

Ci dessous les deux posts qui ont Valu à Guy Marius Sagna son interpellation

LA QUALIFICATION EN FINALE VA RAPPORTER 1, 4 MILLIARD DE FRANCS AU SÉNÉGAL

Le Caire, 16 juil (APS) – La qualification des Lions pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), va rapporter au Sénégal près d’un milliard et demi de francs Cfa, a appris l’APS dans la capitale égyptienne.

La Fédération sénégalaise de football (FSF) va empocher une somme de 2, 5 millions de dollars, environ 1, 4 milliard de francs Cfa grâce à cette qualification pour la finale de vendredi, a notamment confié à l’envoyé spécial de l’APS, une source proche de la Confédération africaine de football (CAF).

Cette somme ne tient pas compte des 600 000 dollars, plus de 351 millions de francs Cfa déjà alloués aux 24 sélections qualifiées à cette compétition organisée en Egypte, précise la même source.

Le président de l’instance dirigeante du football africain, Ahmad, avait déjà annoncé une augmentation significative des montants versés aux équipes participant à la CAN 2019.

Ainsi, le vainqueur de la compétition recevra 4, 5 millions de dollars, environ 2, 6 milliards de francs Cfa, avait-il indiqué à la veille du démarrage de la 21 ème CAN.La finale de la première édition à laquelle 24 nations avaient pris part opposera vendredi au Caire le Sénégal et l’Algérie.SD/AKS/SBS

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