Revue de Presse du Lundi 15 Juillet 2019

Revue de Presse du Lundi 15 Juillet 2019
Revue de Presse du Lundi 15 Juillet 2019

LA QUALIFICATION DES LIONS POUR LA CAN 2019 EN EXERGUE

Dakar, 15 juil (APS) – Les quotidiens parvenus lundi à l’APS reviennent très largement sur la qualification dimanche des Lions du football à la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football.

Le Sénégal s’est ainsi qualifié pour la deuxième finale de son histoire après celle de 2002 à Bamako, grâce à sa victoire 1-0 aux dépens de la Tunisie lors des prolongations.

 Le Sénégal sera opposé à l’Algérie qui a battu le Nigeria 2-1.

‘’Héroïque’’, affiche le quotidien national Le Soleil pour qualifier cette qualification en finale de CAN ? 17 ans après.

Le quotidien illustre sa une par une photo de l’unique but inscrit par l’équipe nationale de football dimanche au Caire (Egypte.

 « Les Lions en finale … 17 ans après ! ‘’, s’exclame Le Témoin quotidien, qui parle d’un ‘’ match époustouflant’’ contre la Tunisie.

‘’De haut vol’’, affiche L’Observateur, dont la une s’illustre de scènes de joies de l’entraîneur Aliou Cissé et de ses joueurs.

De son côté, l’AS relève que la VAR (Arbitrage par vidéo) a sauvé le Sénégal qui retrouve l’Algérie vendredi. Le journal Le Quotidien suggère la même chose avec sa manchette : ‘’Allahou ak var’’.

Comme la plupart des autres journaux, ce journal revient sur la réaction de l’entraineur des Lions Aliou Cissé, qui a notamment révélé en conférence de presse qu’il avait ‘’ promis d’amener le Sénégal en finale’’.

‘’On n’est pas loin, mais le plus difficile commence’’, souligne Aliou Cissé, ancien capitaine des Lions lors de la finale perdue en 2002, dans des propos rapportés par Vox Populi.

L’AS évoque par ailleurs la qualification des Lions sous l’angle fait divers, en rapportant qu’un jeune a été percuté mortellement au cours de la liesse populaire ayant suivi le match contre la Tunisie.

Les journaux signalent aussi la suspension pour la finale du défenseur Kalidou Koulibaly, après avoir écopé un deuxième carton jaune contre la Tunisie.BHC/BK

CAN 2019 : le Sénégal arrache sa qualification en finale

APA-Dakar (Sénégal) Par Cheikh DiopAu terme d’un suspense insoutenable, le Sénégal s’est qualifié en finale de la CAN 2019 en Egypte devant la Tunisie (1-0 a.p) au termes des prolongations au Caire.

Le Sénégal arrache sa deuxième finale de CAN après celle de 2002. Les Lions ont souffert, mais s’extirpent du piège des Aigles d’un scénario improbable. C’est le malheureux Dylan défenseur tunisien Broon qui marque contre camp sur une sortie hasardeuse du portier tunisien Hassan dans les prolongations.

 Un match où les deux gardiens de but se sont illustrés arrêtant chacun un penalty. La Tunisie a subi les assauts répétés des Lions du Sénégal durant la première période. Youssouf Sabaly bien servi sur son couloir gauche voit sa frappe s’écraser sur le montant des buts de Hassan. Le Sénégal accélère, Sadio Mané servi à la limite du hors-jeu élimine le gardien tunisien mais perd ses appuis au moment de glisser le cuir au fond des filets. A la pause, la Tunisie est bien heureuse de conserver sa cage inviolée (0-0).

Kalidou Koulibaly suspendu pour la finale pour cumul de cartons

 En seconde période, les Tunisiens sortent de leur moitié de terrain et se créent quelques incursions. L’un d’elle va amener une faute de main de Kalidou Koulibaly dans la surface. L’arbitre désigne sans hésiter le point de penalty et adresse un carton jaune à Koulibaly qui sera suspendu pour la finale. Ferjani Sassi s’élance mais bute sur Alfred Gomis qui arrête sa tentative assez molle (75’). Le Sénégal revient de loin et obtient à son tour un penalty sur une percée de Ismaïla Sarr fauché par un défenseur tunisien dans la surface. Cette fois, Sadio Mané a laissé le soin à Henri Saïvet de l’exécuter, mais ce dernier joue de malchance et voit sa frappe détournée en corner par Hassan (81’).

 Finalement le sort de cette demi-finale va se jouer lors de la prolongation. Sur un coup de pied arrêté de Saivet, Hassan se troue, Dylan Broon dans le feu de l’action glisse involontairement la balle au fond de ses propres filets (1-0, 101minute) de jeu pour donner l’avantage au Sénégal.

La Tunisie va jeter toutes ses forces dans la bataille dans le second acte de la prolongation et pense même obtenir un second penalty sur une main de Idrissa Guèye. L’arbitre éthiopien le siffle avant de se rétracter. Après interpellation de la VAR, M. Tessema annule finalement ce penalty jugeant la main de Guèye pas du tout intentionnelle. Le Sénégal a bout du suspense élimine la Tunisie et tient sa deuxième finale de CAN après celle de 2002 au Mali.

Les Lions affronteront vendredi en finale au stade national du Caire, l’Algérie pour des retrouvailles qui s’annoncent épiques.CD/APA

Sénégal-Algérie : Un personne tuée à Liberté 6

Un jeune sénégalais a été mortellement fauché par une voiture, à Liberté 6, juste après la victoire des Lions contre la Tunisie.

Finance Islamique : Le Sénégal rembourse 18,156 milliards FCFA de dettes islamiques le 26 juillet 2019

https://www.financialafrik.com L’Etat du Sénégal procédera le 26 juillet 2019 au paiement de la marge semestrielle et au remboursement partiel de son emprunt obligataire islamique dénommé « SUKUK Etat du Sénégal 6% 2016- 2026 » pour un montant de 18,156 milliards de FCFA (27,234 millions d’euros).

Le 20 juin 2016, le gouvernement du Sénégal avait procédé au lancement sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), d’un deuxième Sukuk ou obligation islamique pour un montant de 150 milliards FCFA  (225 millions d’euros). En lieu et place d’un taux d’intérêt classique interdit par la loi islamique , l’émetteur avait fixé une marge de profit de 6% à verser aux souscripteurs. L’emprunt islamique était étalé sur une durée de 10 ans, couvrant la période 2016 – 2026.

L’opération  avait été structurée  autour d’un fonds commun de titrisation de créances (FCTC) qui avait émis  15 millions de parts (Sukuk) d’une valeur nominale de 10 000 FCFA (15 euros) l’unité pour les investisseurs et a reçu en retour de la liquidité pour un montant global de 150 milliards de FCFA.

Le Fonds a utilisé le produit de l’émission pour l’achat de l’usufruit des Actifs Sukuk qui étaient mis en location au Sénégal, en contrepartie d’une marge de profit de 6% par an.

L’Actif Sukuk avait consisté en l’usufruit d’une partie de l’aérogare de l’ancien aéroport international Léopold Sedar Senghor (devenu un aéroport militaire) qui est constituée d’une assiette foncière de 115 hectares. L’Actif Sukuk contient les halls de départ et d’arrivée, les bâtiments de la Direction Générale, les parkings, les hangars et les bâtiments annexes.

Le Commissaire aux Comptes du FCTC, avait évalué la valeur de l’Actif Sukuk à 250 milliards de FCFA donc largement suffisant pour couvrir l’emprunt islamique.

Paris : Les dessous de la rencontre Macron Ouattara

https://www.financialafrik.com Le chef de l’état Ivoirien a été rapidement reçu à Paris par son homologue Français Emmanuel Macron le lendemain de sa participation au sommet de l’Union Africaine de Niamey (7 et 9 juillet 2019).

Contrairement à ses habitudes, Alassane Ouattara n’a pas passé plus de 48heures à Paris . Le chef de l’Etat ivoirien est vite revenu sur Abidjan où il avait des dossiers d’urgence à évacuer et, dans son agenda, l’accueil de deux chefs d’État de la région, à savoir Mahamadou Issouffou du Niger et Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. Car, selon nos sources, Emmanuel Macron a passé plusieurs messages à Ouattara pour que celui-ci les transmette à ses pairs de la zone UEMOA et CEDEAO.

Ces messages s’articulent autour de la création de l’eco, la nouvelle monnaie commune de la zone Cedeao, les aspects de la sécurité et la gouvernance démocratique.

S’agissant du dernier point relatif à la gouvernance démocratique, Alassane Ouattara, face à la prudence de Paris, a confié et réaffirmé au jeune locataire de l’Elysée sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de la Côte d’Ivoire.

Le président Macron a, selon nos sources proches du palais de l’Elysée, encouragé son homologue Ivoirien à créer les conditions d’une compétition électorale démocratique et sans heurts. Et d’user de toutes ses ressources afin de poser les jalons du dialogue avec les autres forces politiques.

Dans la même lancée, les deux chefs d’État se sont montrés très préoccupés sur la stabilité politique dans la région. Emmanuel Macron a d’ailleurs exprimé ses inquiétudes quant au projet de modification de la constitution en Guinée devant permettre à Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Alassane Ouattara s’est montré prudent sur ce sujet délicat car son homologue Français, qui préparait une rencontre avec les diasporas africaines, sur le thème de sa politique africaine, semble rompre avec la complaisance et la politique de ni ingérence ni indifférence si chère à ses prédécesseurs.

La porte de la France -Afrique n’est pas totalement fermée même si les nouveaux acteurs à Paris n’abordent plus la question africaine comme à l’époque de Jacques Foccart. Le pragmatisme de Macron, président qui a su nouer des connexions avec la jeunesse africaine, notamment sur les réseaux sociaux, ne se contente pas seulement des rapports de fonctionnaires du Quai d’Orsay et des services.
Pour sûr, les choses avancent mais pas dans la direction des tenants du système.

Sénégal : le Groupe Tamweel Africa Holding et sa filiale BIS lancent l’application mobile «Tamweel Touch»

https://www.financialafrik.com La Banque  islamique du Sénégal (BIS) s’est engagée à entrer de plein- pied dans le monde du numérique et être en phase avec les exigences du marché. Dans cette optique, la BIS  a procédé, vendredi  12 juillet, au lancement officiel de sa nouvelle application mobile dénommée «Tamweel Touch». L’ initiative vise essentiellement à  rapprocher la banque de sa clientèle  mais également  permettre à ces derniers de pouvoir effectuer des opérations de transactions en temps réel (24h/24 et 7j /7).

Pour le directeur général de la BIS, Oumar Mbodj , « la version mobile permet également de payer des factures , d’acheter des crédits téléphoniques  et de faire des opérations de transferts de compte en banque sur tous les pays de l’UEMOA  »

Apportant des informations techniques sur cette application, le directeur  de l’informatique, Ousmane Ndiaye  a  précisé que l’application permet de digitaliser le parcours du client. «Nous faisons accéder presque l’ensemble des services bancaires via une application mobile. Les clients pourront désormais faire leurs opérations 24h/24. Et en plus.  cela permettra de  consolider  le compte mobile ». Et monsieur Ndiaye de poursuivre : «aujourd’hui, le client n’aura plus besoin d’un compte money, il aura  tout simplement  besoin  de l’application Tanweel Touch pour pouvoir faire ses opérations bancaires et être en contact avec la banque. Le client pourra aussi faire tout ce qui est transfert   d’argent et paiement de facture et achat de crédit téléphonique ».

 La BIS  fait partie des banques majeures du paysage bancaire sénégalais  avec un total bilan qui avoisine les 360 milliards de FCFA. L’établissement  participe au financement de l’économie (crédit à l’économie de plus de 300 milliards). Le taux de progression annuel de tous ces agrégats   est estimé  à 15%. La  banque  présente des fondamentaux solides  respectant toutes les conditions des ratios exigés par la BCEAO .

La BIS est membre du Groupe Tamweel Africa Holding, filiale de la Société Islamique pour le Développement du Secteur privé (ICD), institution spécialisée de la Banque Islamique de Développement (BID). Avec un capital social de 29 milliards 579 millions, Tamweel Africa Holding a pour mission de faire de la Finance Islamique un facteur de développement socio-économique à travers un réseau de Banques Islamiques performantes: la Banque Islamique du Sénégal, la Banque Islamique du Niger, la Banque Islamique de Guinée et la Banque Islamique de Mauritanie. Le lancement de cette nouvelle application s’inscrit dans le cadre de la stratégie digitale du Groupe Tamweel qui vise à diversifier les canaux de distribution de ses filiales et à les accompagner dans l’offre de produits et services personnalisés aux goûts et besoins des Clients.  Ibrahima jr Dia

Financial Afrik publie son classement des 17 banques à fort impact régional

Classement des banques africaines à fort impact (juillet 2019).

Dans le numéro 62 de Financial Afrik à paraître à partir de ce 15 juillet 2019, retrouver le “classement des 17 banques africaines à fort impact régional”. Rendez-vous important de la finance africaine, ce classement revient sur les dynamiques d’une secteur en mutation.  Le classement présenté selon des critères prédéfinis est réalisé par notre rédaction en collaboration avec des acteurs de la profession.  L’idée, explique Adama Wade, directeur de la publication, c’est d’offrir “une grille d’analyse du secteur bancaire africain marqué par la montée en force des champions régionaux et, d’autre part, par  le déclin des banques internationales”.

Dans ce numéro exceptionnel, nous vous invitons spécialement à lire:

 L’éditorial de Henri Claude OYIMA, PDG du Groupe BGFIBank,  sur les banques africaines.

L’éditorial de Valentin MBOZO’O, DG Groupement Interbancaire Monétaire de L’Afrique Centrale- GIMAC, consacré aux “bienfaits de l’interopérabilité sur l’activité bancaire”

-La chronique de Pierre Delval sur “la gouvernance des banques face aux sociétés fantômes”-Le Focus sur les 17 banques à fort impact régional.

–Notre éditorial sur la ZLECA est signé: “Billet de retour de Niamey”

-A propos de la ZLECA et de la monnaie unique, suivre l’interview de Dr Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA.

Egalement lire:

-La chronique de Niang Moussa, Contrôle Permanent à Orabank Mali sur “Le risque PME au Mali et les nouveaux dispositifs prudentiels”.

-L’interview de Hassan Akbari,  numéro du Port de Tanger Med, devenu le plus grand d’Afrique et de la Méditerranée.

Sur l’environnement et le développement durable:

L’évolution de la convention d’Abidjan, important pour la protection du littoral Atlantique en forte érosion. -Le compte rendu du deuxième Forum sur l’économie bleue en Afrique (ABEF2019) tenu à Tunis à la fin juin. –Le supplément Vivafric sur le développement durable. Focus sur “l’usage des biens communs dans le contexte de changement climatique”.

Le mensuel Financial Afrik vous donne rendez-vous pour un nouveau numéro à la rentrée, le 15 septembre.

Aménagement de la voierie de Diamniadio : La Boad octroie un prêt de 30 milliards de FCfa

https://www.lejecos.com La Banque ouest africaine de développement (Boad) finance la tranche d’urgence du programme d’aménagement intégré de la voirie et des réseaux divers du pôle urbain de Diamnadio. Le montant est de 30 milliards de FCfa.

Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’accord de prêt a été signé par  Christian Adovelande, président de la Boad et Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération. C’était à Abidjan, en marge de la session extraordinaire du Conseil des ministres  qui s’est tenue, en prélude  à la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa.

L’objectif global du Programme est de désengorger la ville de Dakar par des pôles urbains et de doter les populations d’un meilleur cadre de vie. Ces nouvelles zones de vie comprendront des ministères, des logements, des hôpitaux, des écoles, des lieux de divertissement et des zones industrielles.

La tranche d’urgence a pour objet la construction d’un réseau de voirie comprenant 5,3 km de voies aménagées en 2×2 voies et 2×1 voie ;  d’un système d’adduction en eau potable comprenant deux châteaux d’eau pour une capacité cumulée de 1 500 m3 et un réseau de 14 km ; d’un système d’assainissement des eaux usées comprenant un réseau de 12 km raccordé à la station d’épuration existante ; d’un réseau d’assainissement des eaux pluviales sur 4 km ; d’un système électrique comprenant neuf postes électriques Moyenne tension de puissance 630 KVA ainsi que les réseaux de distribution électrique moyenne tension (15 km) et Basse Tension (20 km) et la télégestion correspondante.

Ces travaux visent à  doter la nouvelle ville d’un réseau moderne de traitement et de drainage des eaux usées et des eaux pluviales ; rendre accessibles toutes les zones du pôle par l’aménagement et le bitumage d’un réseau de voirie ; assurer une alimentation électrique continue, fiable et redondante pour répondre à la demande actuelle et future ; assurer une alimentation continue et de qualité en eau potable par la construction d’un réseau avec châteaux d’eau et bâches de stockage et  assurer un cadre de vie agréable par l’aménagement des lacs.Amadou Idrissa Dia

RAMATOULAYE DIALLO SHAGAYA DIRECTRICE D’ORANGE FINANCES MOBILE SENEGAL : «Deux millions de clients mensuellement actifs sur orange money»

https://www.lejecos.com Orange Finance Mobile Sénégal (OFMS) se positionne en leader dans le futur paysage du secteur de la mobile money et de la banque digitale, avec toujours en ligne de mire, la proximité de sa relation client, mais aussi de la confiance à son système de sécurité. Le but est claire, asseoir une fiabilité à toute épreuve des transactions des clients qui ont choisi pour cela la simplicité et l’accessibilité

Madame la Directrice générale quel bilan tirez-vous des premiers mois que vous avez passé à la tête d’OFMS, et quelle est votre appréciation de la situation dans le secteur ?

Vous avez raison le 16 avril 2019 marquait ma première année dans l’aventure Orange Finances Mobiles Sénégal, qui est la filiale Services financiers numériques du groupe Sonatel. Celle-ci a mis sur le marché le produit commercial   mobile money plus connu sous la marque Orange Money.
En effet, afin de consolider un de ses axes de diversification orienté vers les services financiers du futur, le groupe Sonatel a mis en place une filiale dédiée qu’est Orange Finances Mobiles Sénégal. L’entreprise a pour mission principale d’accélérer l’engagement du groupe dans le développement des services financiers mobiles, dans un environnement économique et social où l’inclusion financière, dans le respect des normes de conformité, est un enjeu clé.
Le secteur des services financiers mobiles en Afrique est dynamique, innovant, prometteur et fait de l’Afrique un first mover dans le domaine. Il dépeint une Afrique qui gagne, une Afrique qui inspire et qui innove.
C’est donc avec fierté et motivation que je suis à la tête d’Orange Finances Mobiles Sénégal, en tant que Directrice en charge des services financiers mobiles dans le cluster Sonatel du groupe Orange.
Particulièrement, l’année 2018 a été une année charnière pour OFMS.  En effet cette année a été marquée par plusieurs challenges relevés. Ceci notamment en terme de succès commercial auprès de nos 2 millions de clients mensuellement actifs sur Orange Money, mais aussi en terme de mise en place organisationnelle d’une jeune structure nouvelle et enfin, au regard des défis de conformité relevés et à relever dans un environnement d’innovation et de développement durable pour nos sociétés.

Quel est le  positionnement de Orange Finances Mobiles Sénégal dans le marché (résultats à l’appui) ?

Orange Money est un produit innovant, ancré dans nos habitudes sénégalaises, et qui apporte des transformations majeures dans le quotidien de nos populations. Aujourd’hui, Orange Money Sénégal compte près de 4,3 millions de clients, dont plus de 2 millions qui utilisent le service chaque mois.
Dans un marché africain, ou sénégalais, où le taux de bancarisation reste encore faible, Orange Money a su être plébiscité par ses clients de par son accessibilité, son utilité et sa simplicité d’utilisation.
Orange Finances Mobiles Sénégal propose à ses clients une expérience incomparable autour du kalpé (porte-monnaie électronique) désormais aussi accessible via l’application Orange Money sur Androïd comme IoS. Le kalpé permet d’accéder à divers services financiers mobiles tels que : le transfert d’argent, les paiements de factures Senelec, SDE, Canal parmi tant d’autres, tous types de paiement, comme Rapido pour le paiement du péage sur l’autoroute, la collecte de fonds…
Ces dernières années, grâce à un bon équilibre entre la collaboration avec ses partenaires et la proximité avec ses clients, Orange Money a vu la croissance de ses activités  s’accélérer. Ce faisant, cet équilibre se traduit par l’excellence de son réseau de distribution avec plus de 30 000 points de vente  sur tout le territoire sénégalais. La croissance continue de son chiffre d’affaires qui a doublé entre 2017 et 2018 et sa position de leader et de précurseur sur le marché du mobile money au Sénégal suffit à conforter sa position de leader.
Orange Money compte asseoir cette relation de confiance créée avec ses partenaires et ses clients et continuer à participer activement aux transformations numériques amorcées dans nos sociétés.

Qu’en est-il de l’évolution de la législation régissant le secteur et l’état d’avancement de la demande de la licence globale d’OFMS ?

Orange Finances Mobiles Sénégal a obtenu sa licence d’Emetteur de Monnaie Electronique en 2015. Cette licence fait suite au respect d’un certain nombre de normes  émises par le régulateur (la BCEAO) pour prétendre au statut d’Emetteur de Monnaie Electronique. Ces exigences sont à respecter dans notre organisation interne comme envers nos clients.
Cela nous amène à la notion de conformité. Elle  est primordiale pour exercer notre métier et pour offrir à nos clients toute une palette de services, dont ceux dits de secondes générations telles que les offres de crédit et d’épargne.

« La conformité représente l’un de nos enjeux majeurs et notre grand axe d’investissement en 2019. »

L’obtention de la licence EME assure à nos clients le fait que leur kalpé  est sécurisé et inspire confiance. La monnaie qui transite dans les kalpés est certes électronique, mais les transactions financières sont bien réelles, d’où la nécessité d’être en mesure, par exemple, de les tracer et surtout de pouvoir identifier les auteurs de ces transactions. La conformité est un travail de longue haleine, qui se fait en continu et il représente l’un de nos enjeux majeurs et notre grand axe d’investissement en 2019. C’est d’ailleurs en ce sens que nous avions lancé en 2018 une vaste campagne d’identification de nos clients Orange Money : « Yaatal sa kalpé ». Identifier leur compte Orange Money permet à nos clients de pouvoir garder dans leur kalpé jusqu’à 2 millions de fcfa et effectuer jusqu’à 6 millions de FCFA en transactions par mois. Il leur permet également d’utiliser absolument tous les services d’Orange Money existants et à venir.
Au-delà de la licence d’EME, le groupe Orange a aussi des ambitions dans le secteur de la banque digitale dans les années à venir.

Quels sont les ambitions et projets d’OFMS ?

« Orange Finances Mobiles Sénégal entend continuer à jouer un rôle majeur dans la transformation numérique de l’écosystème bancaire et financier »
Devant l’essor de la scène Tech en Afrique et la nécessité pour toutes les franges de la population, dont celles les plus vulnérables, d’accéder à des moyens d’inclusion financière, les services financiers mobiles se doivent de répondre présent à ce rendez-vous.
Orange Finances Mobiles Sénégal entend donc continuer à jouer un rôle majeur dans la transformation numérique de l’écosystème bancaire et financier. Depuis 2010, année où le produit Orange Money est né au Sénégal, divers services ont été progressivement mis à la disposition de nos clients. Aujourd’hui, le kalpé permet à nos clients, entre autres : d’acheter du crédit téléphonique et des pass internet Orange, de transférer et recevoir de l’argent au Sénégal ou à l’étranger, de payer des factures et acheter des biens et services ou encore d’effectuer des transactions entre leur kalpé Orange Money et leur compte bancaire. Tout ceci sans se déplacer. Dans l’optique d’enrichir le portefeuille d’offres, Orange Money entend mettre à la disposition de ses clients, des services financiers du futur, incontournables dans l’inclusion financière et numérique.
Ayant été précurseur dans le mobile money au Sénégal, Orange Money poursuivra son rôle d’éducation des populations à ces nouveaux services financiers digitaux et de conscientisation sur les notions de conformité, sécurité et confiance.LEJECOS MAGAZINE

THIÈS : 40 SITES DÉBARRASSÉS DE PRÈS DE 8.000 M3 DE DÉCHETS (GOUVERNEUR)

Thiès, 14 juil (APS) – Quelque 40 sites ont été nettoyés pour un volume de près de 8.000 mètres-cubes de déchets dans la ville de Thiès depuis le lancement mercredi de l’opération de désencombrement, a indiqué dimanche, le gouverneur de la région Mouhamadou Moustapha Ndao.

  1. Ndao dressait ce bilan à mi-parcours, en lançant officiellement la journée du nettoiement sur le site d’un dépôt sauvage du marché central de Thiès.

Il a notamment relevé que « 40 sites ont été nettoyés dans la ville, pour 7.800 mètres cubes de déchets, sur un linéaire de 7 km ».

Le préfet du département de Thiès, Fodé Fall avait lancé mercredi dernier l’opération de désencombrement au marché central, où les principales voies ont été débarrassées de l’occupation anarchique.

« L’opération va continuer pour qu’on puisse à la fin avoir une ville propre », a assuré le gouverneur.

Mouhamadou Moustapha Ndao a souligné qu’après l’enlèvement des ordures, « le plus difficile » est de maintenir l’endroit propre. Il en appelle au « comportement responsable » de tous les citoyens pour ne plus reproduire ces dépôts sauvages et l’occupation anarchique des artères de la ville.

Saluant cette action « sans précédent », Aly Ndiaye, un marchand d’oignon riverain de ce dépôt, a déploré l’absence de bacs à ordures pour contenir les déchets produits par les vendeurs. Ces derniers, faute d’alternatives sont obligés de s’en débarrasser nuitamment comme ils peuvent.

Il suggère que des agents de police y soient affectés pour éviter la reconstitution du dépôt, et qu’une grille de protection soit érigée de part et d’autre des rails.

  1. Ndiaye, par ailleurs président du regroupement des commerçants du marché central de Thiès, a fait part de l’engagement de ses pairs à soutenir l’opération avec leurs propres moyens.ADI/ASB

AU SUJET DU PROJET «LIBERTY» PAR ABDOUL MBAYE

On a en effet peut être trop misé sur le projet de 300 MW au gaz, proposé par une société créée après avril 2012, n’ayant jamais réalisé de centrale électrique, et traînant déjà un contentieux aux Etats-Unis

Le texte ci-dessous est tiré du livre « Servir » de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, paru en 2014 chez Didactika.

Le programme de mise en œuvre de la stratégie nouvelle en matière d’électricité accuse peut-être quelques lenteurs à la fin août 2013. Mais la bonne direction est prise, et l’option consistant à privilégier les projets se dénouant le plus rapidement est respectée, tout en essayant de conserver une marge de sécurité significative entre la production et la consommation maximale projetées.

Sous la préoccupation de la priorité à donner aux projets susceptibles d’entrer le plus rapidement en production, la solution qui avait ma préférence n’a pas été retenue. Il s’agit de la proposition « Sénégal 500 » reçue de la société américaine «General Electric» (GE). Elle consistait à mettre en place au Sénégal un « Power Park » de 500 MW d’ici 2018, dont 240 MW rendus disponibles dès 2015.

Cette solution porte mes faveurs pour plusieurs raisons :

Elle est conforme à l’option stratégique forte de laisser la production à des investisseurs privés concluant avec la SENELEC des contrats d’achat d’énergie.

Du haut de son chiffre d’affaires annuel de près de 75 000 milliards FCFA, le maître d’œuvre de l’investissement est une des plus grandes entreprises mondiales. Les risques de non réalisation et de non respect des délais sont donc faibles. En outre GE se fait fort de réaliser le «Power Park» et de trouver les investisseurs qui en seront propriétaires. Le modèle proposé est donc « clés en main ». Son représentant pour le Sénégal, me rend d’ailleurs visite avec le premier des trois opérateurs qui devront être retenus.

Le concept de « Power Park » repose sur la recherche d’un optimum par lequel plusieurs centrales de production d’électricité partage une série d’équipements communs, ce qui permet une économie d’échelle, et donc une baisse du coût du projet de 30 %. La production d’électricité se ferait à partir de gaz naturel liquéfié (GNL) ou compressé, en conformité avec le projet de mix retenu par le Sénégal. C’est de l’énergie propre, et l’avenir des prix du gaz pousse à l’optimisme.

Il est annoncé possible d’obtenir un soutien du fonds mis en place par le Président Barack OBAMA « Power for Africa », lequel n’a pas encore de bénéficiaire francophone. Ce fonds permettra le financement sous forme de don d’une partie des frais d’étude et de mise en œuvre du projet jusqu’à un montant de 35 milliards FCFA. Cela amoindrira d’autant le montant de l’investissement initial, et donc le prix de vente du KWh à la SENELEC.

En même temps que je propose de soumettre au Président OBAMA en visite au Sénégal le projet et la requête de recours au fond «Power for Africa», j’attire l’attention sur certains promoteurs qui pourraient nous faire lâcher la proie pour l’ombre. On a en effet peut être trop misé sur le projet « Liberty » de 300 MW au gaz, proposé par une société créée après avril 2012, n’ayant jamais réalisé de centrale électrique, et traînant déjà un contentieux aux Etats-Unis. De plus les projets charbon de notre plan stratégique accusent des retards qui pourraient s’allonger. Enfin, les pays de la sous-région prétendant à l’émergence ont retenu cette option puisque le Nigeria (10 000 MW), le Ghana (1 000 MW) et la Côte d’Ivoire (1 000 MW) se sont engagés par MOU dans la solution Power Park de GE.

Je garde de ce dossier un sentiment de belle opportunité ratée.

Sortie de l’ANTCS sur les tractations routières : Le gouvernement gambien réagit

Le gouvernement gambien a réagi à travers un communiqué de presse et a apporté ces précisions suite aux tractations routières en Gambie qu’a dénoncées l’Association Nationale des Transporteurs et Commerçants du Sénégal (ANTCS) face à la presse à Dakar le 29 juin dernier.

« Le gouvernement a appris que le commerce faisait l’objet d’une obstruction permanente, en particulier du commerce de transit dans le port de Banjul, où les bons propriétaires ou leurs agents ne sont pas autorisés à prendre leurs marchandises dans le port sans rejoindre le système de files d’attente. Cette restriction est imposée par un groupe de parties prenantes du secteur des transports, ce qui constitue une violation de l’engagement pris par la Gambie au titre de l’ISRT et de l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges », précise le communiqué.

Sur la base du protocole ISRT, les bons propriétaires ou leurs agents sont donc libres de choisir tout véhicule répondant aux exigences de l’ISRT pour transporter leurs marchandises vers les destinations finales. Ces véhicules ne sont pas tenus de s’inscrire dans un système de file d’attente ou dans toute forme de restriction nationale en dehors de la loi.

Le ministère du Commerce, de l’Industrie, des Régions, de l’Intégration et de l’Emploi appelle tous les acteurs du secteur des transports à adhérer à ce communiqué de presse afin d’assurer la fluidité du transit des marchandises en transit.

« Toute personne coupable d’infraction entravant le commerce, en particulier le commerce de transit, sera confrontée à la force de la loi », indique le communiqué parvenu à Pressafrik. À cet égard, le ministère demande au bureau de l’inspecteur général de la police gambienne de mettre en œuvre cette décision avec effet immédiat.Ibrahima Mansaly

GAMBIE :Les réfugiés casamançais réclament leur ‘’sénégalité’’

http://www.enqueteplus.comIls sont un peu plus de 5 000, voire 6 000 réfugiés casamançais qui vivent éparpillés dans 86 villages gambiens, loin, très loin des regards de leurs compatriotes. Malgré les efforts relatifs à leur prise en charge consentis par les autorités gambiennes et le Hcr, ces populations sont tourmentées par ce désir ardent de retourner, un jour, au bercail. Le Grpc est allé à leur rencontre.

‘’Le Sénégal ne pense pas à nous. Les autorités sénégalaises pensent que nous ne sommes pas des réfugiés. Elles estiment que nous vivons simplement en Gambie’’, déclare froidement Moussa Coly, le président de Refugies Soforal Association. La structure regroupe les réfugiés casamançais vivant en Gambie. Ceux-ci, pourtant, ne rêvent que d’une chose : retourner dans leurs villages respectifs et ne plus se retrouver, comme ils l’ont vécu, pris en tenailles entre les forces de défense et de sécurité et Atika, la branche armée du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), mais aussi sous la hantise des mines.

La vie de ces nombreux compatriotes a basculé, un jour du mois d’août 2006, dans sa deuxième quinzaine, après que les communautés catholiques du département de Bignona ont passé l’Assomption de Marie (15 août).  On était en pleine traque de Salif Sadio menée (entre avril-mai-juin 2006) par César Atoute Badiate et feu Magne Diémé, deux chefs combattants d’Atika, appuyés par l’armée bissau-guinéenne, sous les ordres du général Tagma-Nawé, avec l’’’onction’’ du président Abdoulaye Wade. Il s’agissait d’une grande opération de sécurisation des personnes et des biens et  de restauration de la souveraineté nationale dans le Nord-Sindian et Diouloulou. Elle avait permis le démantèlement de certaines bases, notamment la ‘’forteresse’’ de Tambaff, à l’époque siège de l’Etat-major du chef de guerre Salif Sadio et d’autres sanctuaires rebelles qui, comme des champignons, ont fini de repousser. Ce ratissage avait également permis la destruction de dizaines d’hectares de champs de chanvre indien, de dépôts et de magasins de conditionnement de cette herbe qui tue dans cette zone, jadis véritable no man’s land ou régnait une économie marginale – pas de guerre comme certains le soulignent – amplement nourrie par le trafic illicite du bois et de la drogue.

Cette opération d’envergure de l’armée avait donc occasionné un déplacement massif de populations vers les villages gambiens qui jouxtent la frontière avec le Sénégal.

 A leur arrivée en Gambie, ces nombreux réfugiés, qui ont abandonné maisons, terres, bétails et biens, ont été pris en charge par le Haut-Commissariat aux réfugiés (Hcr) et le Gambian Commission for Refugies. Un an après, ils se regroupèrent autour du Refugies Soforal Association. Eparpillés dans 86 villages et estimés à 8 000 au départ, selon nos informations, ces derniers vivent depuis un dilemme quotidien, loin des regards des autorités sénégalaises qui ne se sont ‘’jamais souciées’’ d’eux. Ils sont aujourd’hui un peu plus de 4 000 réfugiés officiellement recensés et à qui le Hcr et les autorités gambiennes tentent, vaille que vaille, de redonner le sourire.

‘’La rumeur a circulé selon laquelle une fois identifiés, ils seront rapatriés dans leurs localités respectives. Certains d’entre eux ont préféré ne pas se soumettre à l’exercice d’identification qui leur est demandé’’, informe Ansou Sagna de la Gambian Food and Nutrition.  L’accès à la terre constitue le goulot d’étranglement à partir duquel naissent tous les écueils et contraintes qui gangrènent le vécu quotidien de ces réfugiés qui n’envisagent pas, pour l’heure, de retourner dans leurs localités d’origine, à cause de la présence des forces de défense et de sécurité, des sanctuaires rebelles ainsi que des mines.

‘’Oui, nous voulons retourner chez nous, un jour, si la paix revient définitivement. Nous sommes relativement bien ici. Nos enfants vont à l’école, nous fréquentons les hôpitaux gambiens. Mais chez nous, c’est meilleur. Notre principale difficulté réside dans l’accès à la terre. Pis, depuis que nous sommes ici, nous n’avons jamais reçu la visite d’une autorité sénégalaise’’, relève Sali Sagna, originaire du village de Kadialou, dans le Nord-Sindian.

Recherche de la paix en Casamance…

 Selon Moussa Coly, le président de l’Association des réfugiés casamançais en Gambie, originaire du village de Kouram, dans la commune de Kataba et ancien élève du lycée Djignabo Bassène de Ziguinchor, outre l’accès à la terre, les réfugiés en Gambie rencontrent des difficultés liées à la scolarisation de leurs enfants, à la réalisation d’activités génératrices de revenus, même si certains ont fini de s’initier à certains métiers dont la couture, la menuiserie, la maçonnerie et la mécanique.

‘’Nous demandons des négociations sincères pour une paix définitive en Casamance. Nous voulons la paix en Casamance pour que nous puissions rentrer au bercail. La Gambie est un pays frère. Elle nous a tout donné. Nous remercions les autorités. Mais le jour où les conditions seront réunies, nous allons retourner au bercail. Il y a de cela moins de 6 mois, un réfugié, qui a décidé de rentrer au bercail, a sauté sur une mine’’, informe-t-il.

Avec les changements à venir, ils sollicitent l’attention du chef de l’Etat. ‘’Nous avons appris la fermeture prochaine du bureau du Hcr de Banjul. Nous demandons au président Macky Sall de tout mettre en œuvre pour que le mandat du Hcr soit prolongé. Cette fermeture annoncée, quand elle sera effective, sera lourde de conséquences pour nous. Nous demandons aussi que nous puissions bénéficier de l’accompagnement social des autorités sénégalaises, la bourse familiale, notamment’’.

Le Grpc est allé à leur rencontre

Ces doléances ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, puisque le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) est allé à leur rencontre, jeudi dernier, en Gambie, dans la localité de Bulock, sur l’axe Djiboro – Kanilayes. Une visite que ces derniers ont bien appréciée. Robert Sagna, le président du Grpc, en présence de certains chefs et représentants de combattants du Mfdc, a soutenu que les personnes déplacées qui sont à l’intérieur du pays, tout comme les personnes réfugiées en dehors de nos frontières ont leur responsabilité dans la recherche de la paix en Casamance.

‘’C’est  pour cela que nous sommes venus les rencontrer en Gambie, dans la localité de Bulock, pour les écouter, savoir leurs préoccupations et comment aussi ils peuvent participer à la recherche de la paix en Casamance. Ils ont dit que pour repartir, il faut que les causes qui ont motivé leur départ disparaissent (…) Ils ont évoqué l’existence de mines. Ils ont aussi noté le fait qu’il y a les combattants qui portent leurs armes et les militaires dans certaines zones. Par conséquent, les conditions optimales qui pourraient justifier le retour dans leurs villages respectifs ne sont pas encore tout à fait réunies’’.

Au-delà de leur retour, Robert Sagna a plaidé pour le dépôt des armes et pour une solution négociée à la crise en Casamance. ‘’Mais nous avons aussi insisté sur le fait qu’eux aussi peuvent participer à la réflexion qui nous permet de trouver les voies et moyens de sortir de cette crise. Ils sont des Sénégalais comme tout le monde. Par conséquent, nous sommes tous engagés dans cette recherche de la paix pour laquelle le président de la République consacre le maximum d’efforts’’, a-t-il ajouté.

‘’Très touchés’’ par la situation dans laquelle vivent ces réfugiés, Robert Sagna et le Grpc sont rentrés à Ziguinchor ‘’tranquilles’’, ‘’satisfaits’’ de voir que la Gambie s’occupe d’eux, en attendant la prochaine étape : la visite aux réfugiés casamançais en Guinée-Bissau.HUBERT SAGNA (ZIGUINCHOR)

ZLEC, Une Farce Africaine (Par Adama GAYE

C’est une naissance par césarienne qui préfigure une mort lancinante. Malgré les applaudissements, l’histoire risque de ne retenir du dernier sommet de l’union africaine, du 7 au 9 juillet, à Niamey (Niger), que la précocité et la précarité du projet de zone commerciale continentale qui y est devenue opérationnelle.

Solennellement, les chefs d’Etat africains ont donc sorti du bain leur nouveau bébé en l’habillant des couleurs vives d’une Zone de libre échange continental (Zlecaf) sans s’imaginer qu’il a peu de chance de survivre à leur lubie du moment.

Sur le papier, il a fière allure. C’est un projet que nul ne peut brocarder a priori tant est noble son ambition d’augmenter le flux des échanges commerciaux intra-africains, par la réduction des barrières tarifaires et non-tarifaires, afin de donner à l’intégration économique africaine le coup de fouet salvateur. Enfin, devrait-on dire.

S’opposer à tout ce qui participe de la mystique communautaire continentale relève même d’une certaine folie. Elle est ancrée dans le psyché africain. C’est un déterminant primordial dans cette Afrique en quête d’un dépassement de sa balkanisation. Son développement collectif, la stabilité africaine et la prospérité de ses peuples, avancent la plupart des esprits brillants, à la suite des chantres de l’unité panafricaine, tels Cheikh Anta Diop ou Kwame Nkrumah, passent par la matérialisation d’un tel impératif.

Autant dire que les architectes de la Zlecaf ont touché la corde sensible des populations africaines en l’initiant. Tous s’y retrouvent.

Mais un examen plus minutieux suscite un doute profond quant à sa viabilité. On peut d’abord se demander comment atteindre un objectif aussi qualitatif si la plupart des acteurs qui devraient le mettre en œuvre, en particulier les chefs d’état africains, restent attachés à la préservation de leur beffroi etatique. Combien d’entre-eux, une fois asséchée l’encre de la signature apposée sur le traité instituant la structure, sont susceptibles de passer à l’acte? Combien vont faire des abandons de souverainetés pour faciliter la libre circulation des personnes, biens et services? Ou abdiquer une partie de leur fiscalité au service du groupe? Peut-on réussir un projet aussi ambitieux au milieu d’une mer de pauvreté générale, l’intégration régionale n’a jamais pu s’enraciner entre pays pauvres n’ayant que misères et malheurs à se partager ! Et puis qui peut croire à une idée lancée loin des peuples qu’elle concerne au premier chef: faire l’intégration “avec” et non “pour” les peuples fut l’un des leitmotivs les plus marquants dans la promotion de l’intégration quand elle n’était pas encore autant sujette à caution comme maintenant.

Elle ne fait plus rêver, disons-le sans détour. On pourrait même penser qu’elle a fini sa période de grâce et englouti son pain blanc.

En Afrique plus particulièrement…Depuis plus de trente cinq ans de vécu et d’observation au plus haut niveau de la marche du continent, jamais je n’ai été aussi habité par le triste sentiment qu’il est pris en otage par des individus égoïstes, sans vision au delà de la théorie et du verbiage.

Il suffit de relever les cachoteries, l’officialisme et la volonté des décideurs politiques de n’en faire qu’à leur tête. Seules ne sont associées à leurs agapes, presque souterraines, que leurs excroissances médiatiques, financières, voire entrepreneuriales triées sur le volet, selon de louches accointances.

Quand ils présentent les projets d’intégration africaine, ils préfèrent le faire sur des médias occidentaux avec des interlocuteurs bien identifiés, par exemple à France24 ou Rfi. Le président de la commission de l’union africaine (ua), le Tchadien Moussa Faki, est insaisissable, agissant comme au vieux temps de la gouvernance verticale. Les autres dirigeants sont devenus, dans leurs États et ailleurs sur le continent non pas des leaders mais des…dealers. Pis, beaucoup parmi eux sont à la solde de sulfureux affairistes s’ils ne sont simplement au service de puissances étrangères. Ne parlons pas des diverses entités africaines -de la Bad, Africa50, Afreximbank, banques sous régionales, CEA, etc-, qui sont toutes sous la gouverne d’intérêts individuels, privés et sous la coupe des pouvoirs d’Etat. Avoir une posture indépendante mais juste est toxique à leurs yeux: on en devient pestiféré. C’est un recul dramatique sur le front du pluralisme des idées…Ce n’est plus le syndicat que dénonçait naguère l’alors Président Tanzanien, feu Julius Nyerere. L’Afrique est piratée désormais par une caste unie autour d’intérêts particuliers la faisant s’allier avec des forces exogènes similaires, si besoin, à seule fin de maintenir un status quo à leur profit.

S’aligner ou être marginalisé devient l’alternative qui s’offre à l’individu refusant de s’adapter à la nouvelle normalité qui a fini d’étouffer les espoirs, fondés sur les atouts énormes d’un continent que l’on pensait bien parti pour jouer les premiers rôles dans ce nouveau siècle.

C’est plutôt une situation catastrophique qui la prend à la gorge. En vertu de quoi, progressivement capturée par des forces interlopes, devenue un terreau de moins en moins fertile à des initiatives endogènes, ouvertes à tous, donc démocratiques et populaires, l’Afrique patine.

Il y a même fort à parier que la Zlecaf, son nouveau-né, produit des rêves intégrationnistes, vient au monde dans le pire des contextes malgré les cris de joie qui l’accueillent.

N’oublions d’abord pas qu’il y a un reflux du régionalisme. Qu’il est loin le temps où cet idéal faisait florès. Partout. De l’Europe, avec son Traité de Maastricht en 1992, à l’Amérique, avec la naissance de l’Alena (Usa-Mexique-Canada) ou encore à travers le raffermissement de l’Asean autour des pays d’Asie du Sud Est. Désormais, énervés par la gouvernance conceptuelle égoïste des bureaucrates et politocrates, les peuples exigent davantage de gestion frappée de subsidiarite. L’Afrique ne saurait être en reste. Surtout qu’elle aussi a eu sa part d’échec et de rejet de projets intégrateurs. Rien qu’en Afrique de l’Ouest , plus de 200 organisations inter-Etatiques attendent leur rationalisation. Les communautés économiques régionales, de la Cemac, à l’Uma, à la Cedeao restent des tigres en papier. Aucun des États du continent ne se distingue par un cachet vertueux: la démocratie est en régression, la vénalité traverse les veines des autorités à tous les niveaux et les violences terrorisées autant que les pandémies prolifèrent. Les investisseurs restent dans l’expectative, ayant le sentiment que l’Afrique est une terre de promesses jamais accomplies…

Où trouver les moyens financiers pour construire les infrastructures physiques et sociales coûtant des milliers de milliards de dollars? Comment impliquer les populations de moins en moins convaincues du sérieux des projets venus de haut? Qui ne se souvient du lancement à Abuja en 1991 de la Communauté économique africaine (CEA), clone de l’actuelle Zlecaf? J’y étais et les discours alors étaient passionnés . On les croyait authentiques. Ce n’était que des propos de circonstance tenus par des…comédiens politiciens. Du toc. La Cea devait devenir une réalité en 2035. Jamais elle n’a dépassé l’étape de la gésine. Elle est sous terre, depuis !

La Zlecaf est vouée à la faillite. On ne peut faire un tel projet dans la cachoterie, entre copains et coquins officiels, encore moins sans générosité. S’imaginer qu’elle puisse être autre chose qu’une coquille vide, c’est être le plus optimiste des Pangloss sur terre: ceux qui sont chargés de l’animer sont incapables de répondre à une simple lettre; leur arrogance frise la folie; ils méprisent le commerce. Sans oublier les fonctionnaires impolis et égocentriques, égoïstes, des institutions africaines uniquement mus par leurs intérêts privés -et qui ont tué l’élan et l’enthousiasme ayant longtemps entretenu le mythe panafricaniste en le rendant attractif.

Ce sont ceux qui gouvernent ce continent et leurs plumitifs dans les institutions ou dans les groupes étroits qu’ils capacitent qui l’ont transformé en repoussoir, le projetant comme l’incarnation de l’immobilisme voire le recul de l’Afrique. Ses porte-voix les plus bruyants et officiels sont, de fait, loin d’être dignes de porter notre rêve d’unité. C’est en eux qu’on trouve les premiers traîtres à la cause qu’ils ont prétendu pousser ces derniers mois, avant de nous servir leur bébé, congénitalement sans espoir…

Je ne crois pas à la Zlecaf. Trop de médiocres et ripoux penchés sur son berceau l’ont mortellement infectée. Triste de voir une ambition collective s’effondrer du fait de ceux qui annihilent sa marche—-avant même ses premiers pas. Ce n’est pas cette farce, toute de rhétorique, sous les traits d’une nouvelle institution qui donne envie de s’esclaffer, qui relancera donc l’idée panafricaniste …Adama GAYE

Pétrole et gaz au Sénégal : Plaidoyer pour un retour à la raison Par Amadou Abdoul  Dem

Le Sénégal souffre déjà de certains effets de la malédiction du pétrole alors qu’aucune goutte d’or noir n’a encore été produite.

La malédiction du pétrole a été théorisée pour la première fois par le vénézuélien Juan Pablo Alfonzo, qui avait qualifié l’or noir d’excrément du diable.

Son analyse a été par la suite confirmée par de nombreuses études qui ont démontré le retard de développement socio-économique des pays producteurs comme le Nigeria, l’Angola, le Congo, l’Algérie etc.

Ce retard est la conséquence, entre autres, de la corruption, des batailles pour la conquête du pouvoir, de l’instabilité politique, des inconvénients liés à une économie basée sur l’exportation d’une matière première, etc.

L’annonce des découvertes en 2014 a déclenché dans notre pays un débat passionné tournant autour de soupçons de corruption dans la signature des contrats pétroliers, de bradage de nos ressources aux firmes multinationales étrangères, de népotisme etc.

Ce débat vigoureux qui constitue un atout pour notre pays a permis en partie la mise en place d’outils pour assurer la transparence dans la gestion des ressources qui seront tirées de l’exploitation des gisements. On peut citer : l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le COS-PETROGAZ, la journée de concertations nationales sur le partage des revenus issus de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, etc.

Par contre, la surmédiatisation et la politisation de la question pétrolière commencent déjà à produire des effets indésirables qui menacent la stabilité socio-économique du pays. La question pétrolière est en effet, souvent l’objet d’exagérations, de manipulations, de contre-vérités qui sont préjudiciables aux intérêts du Sénégal. C’est justement pour éviter les conséquences néfastes qui peuvent découler de ces exagérations que je réitère l’appel à la prudence lancé dans le journal Energies Mag.

Perte d’attractivité du bassin sédimentaire sénégalais

Sous la pression de la société civile, de l’opposition et de la presse, l’État a fini par mettre en place un code pétrolier très contraignant qui rend nos blocs moins attractifs que ceux des pays voisins avec lesquels le Sénégal partage le même bassin sédimentaire MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Bissau, Conakry).

L’appel d’offres lancé par le Sénégal pour les blocs Sénégal Offshore Sud (SOS) et Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP) se serait en fin de compte révélé infructueux. Les blocs n’auraient pas trouvé preneurs malgré le potentiel en hydrocarbures de notre offshore qui est devenu une nouvelle frontière d’exploration pétrolière et gazière.

Les progrès enregistrés grâce à de nombreuses années de promotion de notre bassin sédimentaire sont ainsi remis en cause. Les compagnies pétrolières dotées d’importants moyens financiers et technologiques qui peuvent nous valoir d’autres découvertes préfèrent aujourd’hui s’installer en Mauritanie où elles sont de plus en plus nombreuses. Il est vrai que les ressources naturelles, elles, ne connaissent pas les frontières.

Possibles désillusions pouvant mener au chaos.
Par la faute de l’État, des politiciens, de membres de la société civile et des médias, les citoyens ont fini par croire que le Sénégal est en passe de devenir un acteur important dans la production pétrolière et gazière mondiale. La majorité des Sénégalais est convaincue que les pétrodollars vont très bientôt couler à flots et constituer la panacée a tous les problèmes socio-économiques du pays.

Un candidat aux élections présidentielles a même déclaré que chaque famille sénégalaise pourrait recevoir 100 millions de F CFA si les revenus issus de l’exploitation du pétrole et du gaz sont bien gérés.

A cause des infox et de la cacophonie que suscite la question pétrolière, il est presque impossible de faire admettre aux Sénégalais que les ressources à l’état actuel des découvertes demeurent encore faibles et que leur exploitation ne pourra pas avoir les effets espérés par la majorité de l’opinion.

En effet, les réserves de pétrole brut prouvées de l’offshore sénégalais estimées à 500 millions de barils ne représentent que 45 jours d’exploitation d’un pays producteur comme l’Arabie Saoudite qui extrait plus de 11 millions de barils par jour.

Les réserves annoncées en gaz naturel estimées à 700 milliards de m3, ne représentent que 14% des réserves prouvées du Nigeria. Toujours à titre de comparaison, les récentes découvertes de gaz naturel faites au Mozambique sont évaluées à 5000 milliards.

 14 juillet à Dakar : «Nous réalisons ¼ de nos formations au profit des armées sénégalaises» (Général français)

https://www.pressafrik.com Le Commandant des éléments français au Sénégal a indiqué dimanche à Dakar que les relations sur le plan militaire entre la France et le Sénégal sont excellentes. Selon le Général Bruno Baratz, un quart de leur formation sont au profit des armées Sénégalaises.

« Le travail social des éléments français au Sénégal, c’est de dépêcher des détachements dans la structure et des instructions un peu partout dans les pays de la CEDEAO, pour former les militaires africains et de renforcer leurs capacités opérationnelles. Les relations sur le plan militaire sont excellentes. Les éléments français au Sénégal travaillent également au profit des forces armées Sénégalaises. Nous réalisons ¼ de nos formations au profit des armées Sénégalaises », a-t-il déclaré

Il s’exprimait à l’occasion de la fête nationale française célébrée, ce dimanche matin à la base militaire française de Ouakam (Dakar). L’un des thèmes centraux de l’édition 2019 du défilé militaire du 14 Juillet a été placé sous le signe de « Coopération militaire européenne ».

Poursuivant ses propos, Général Bruno Baratz d’ajouter : « Actuellement, nous avons une excellente relation, un excellent partenariat qui est de plus en plus équilibré avec des formations de haut niveau. Aujourd’hui, on s’intéresse à tout ce qui est formation très spécialisée ».

Pour le Général Bruno Baratz, « le rôle de l’armée française au Sénégal, c’est de travailler au profit des pays de l’Afrique de l’Ouest qui sont des pays de la CEDEAO plus la Mauritanie, de façon à aider ces armées à disposer des éléments capables de réagir face aux menaces terroristes ou autres qui pouvez survenir sur leur territoire ».

Parlant du 14 juillet, il indique que : « la fête nationale française marque le début de leur épopée républicaine en 1789 avec la révolution. C’est l’occasion de marquer l’attachement des forces armées à sa République, à sa nation. Le lien qui existe entre l’armée et son peuple ».

Magal Touba 2019 : L’eau et l’assainissement au cœur des préoccupations du Khalife général des mourides

https://www.leral.net Lors de la tenue de la réunion préparatoire au grand Magal de Touba, les récurrents problèmes d’eau et d’assainissement ont été au cœur des débats. En effet, les organisateurs ont pris la décision de mettre sur pied une commission composée de techniciens de l’hydraulique et de Maou Rahmati, pour venir à bout de ces problèmes.

Cette année, le grand Magal de Touba va se tenir dans un contexte particulier, pour ne pas dire en plein hivernage. En effet, lors de la réunion préparatoire de cet événement religieux, les problèmes d’eau et d’assainissement ont occupé une place importante lors des discussions.

«Nous avons constaté que cet événement se tient de plus en plus vers l’hivernage. C’est pourquoi le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, a donné des instructions pour que les mourides, notamment les «Baye Fall» ( disciples de Mame Cheikh Ibrahima Fall), se mobilisent pour procéder au curage des caniveaux afin de permettre aux eaux de pluie de s’écouler très rapidement. A cet effet, l’Office national d’assainissement

(Onas) va travailler avec notre collaboration, pour achever certains travaux au niveau des connections des bassins comme celui de Keur Niang », a dit le sous-préfet de Ndam, Mansour Diallo.

Evoquant le problème inhérent au liquide précieux, l’autorité administrative de dire : «Nous sommes confrontés à un récurrent problème d’eau. Malgré les vingt neuf (29) forages qui existent à Touba, le problème d’approvisionnement demeure toujours. Le constat fait à ce niveau, montre qu’il y a un sous-dimensionnement des forages, c’est-à-dire que les pompes ne sont pas adaptées à la capacité des forages. L’année dernière, nonobstant les cent-six (106) citernes d’eau et les cinq (05) forages ajoutés au réseau de l’hydraulique, des difficultés ont été constatées».

Pour conclure ce volet, le sous-préfet a annoncé la mise sur pied d’une commission qui sera sur le terrain avec des techniciens de l’hydraulique et de Maou Rahmati, pour diagnostiquer les problèmes et essayer de trouver des solutions. Notons que le grand aggal de Touba se tiendra, cette année, en octobre 2019.Libération

« BAIE TALIBÉE »,UN RECUEIL DE POÈMES POUR REVIVIFIER LE PATRIMOINE CULTUREL WOLOFAL

Dakar, 14 juil (APS) – Le recueil de poèmes, « Baie talibée » de l’ancien député libéral Mamadou Bamba Ndiaye, présenté samedi à Dakar, invite à « une revivification » du patrimoine culturel « wolofal », essentiellement écrit en caractères arabes, a soutenu, l’universitaire, Pr Ibrahima Wane.

« Ce recueil de poèmes que l’on prend comme une profession de foi du disciple mouride est en quelque sorte une revivification de notre patrimoine culturel wolofal essentiellement écrit en caractères arabes », a-t-il dit.

Le Pr Wane spécialiste de la littérature africaine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), intervenait lors de la présentation à la Maison de la presse de ce recueil de poème publié aux éditions Lettres de Renaissances.

Selon lui, ce recueil qui dérange le cérémonial en ce sens qu’il fait le pari de la juxtaposition de poésie et d’expression dramatique, a le mérite de naviguer avec aisance à travers le français, l’anglais et le wolof.

Revenant sur le titre du recueil de poèmes avec l’accord grammatical osé sur le mot « talibée », son auteur souligne que ’’c’est pour symboliser l’image que les disciples mourides gardent du fondateur du mouridisme avec notamment l’histoire sur la prière que le marabout aurait effectuée sur l’océan ».

Mamadou Bamba Ndiaye a également rendu hommage aux chantres de la littérature wolofal (écrite en langue wolof), Khaly Madiakhaté Kalla, Cheikh Moussa Ka, Serigne Mor Kairé, Serigne Mbaye Diakhaté, Serigne Hady Touré, entre autres.

 « Ces poètes sont à notre littérature nationale ce que les poètes de la pléiade représentent pour la littérature française », estime l’ancien député sous le régime libéral.

Il se dit par ailleurs convaincu que « notre identité à la fois africaine, occidentale et orientale que l’histoire nous a donnée est une richesse que nous devons assumer ».

« Amadou Bamba Ndiaye a toujours su garder secrète sa passion pour l’écriture littéraire, se contentant d’intervenir dans le débat public au travers de texte donnant de lui l’image d’un polémiste froid et raisonneur. (…) », écrit l’écrivain Boubacar Boris Diop dans la préface du recueil de poèmes.

Il se dit « persuadé que certains de ces textes vont désormais s’inscrire dans notre mémoire collective, c’est parce qu’ils sont venus des replis les plus secrets d’une âme », lit-on lire dans la préface SMD/ASB

Moustapha Diakhaté : «Education nationale,60 ans d’échecs!»

YERIMPOST.COM  Les résultats controversés du Baccalauréat 2019 ont mis Moustapha Diakhaté dans tous ses états. Comme il a l’habitude de le faire à chaque fois qu’une affaire occupe l’actualité du pays, l’ancien chef de cabinet du président Macky Sall a exprimé sa pensée sur les résultats. « Éducation nationale: 60 ans d’échecs. Une école coûteuse et inefficace. Premier budget de la nation. Premier employeur du pays pour des résultats aussi médiocres de 14% de réussite au bac », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

 Moustapha Diakhaté,parler de 60 ans d’échec du système éducatif pour expliquer le faible taux de réussite au bac relève d’une ignorance totale par ?Cheikh NDIAYE,Enseignant Specialiste Éducation,Responsable politique Apr Grand Yoff

Parler de 60 ans d’échecs du système éducatif sénégalais pour expliquer le faible taux de réussite des candidats au baccalauréat 2019 relève d’une ignorance totale de ce qu’est un système éducatif. Son évaluation est globale et multidimensionnelle mais quand c’est un néophyte, pour ne pas dire un profane comme Moustapha Diakhaté qui parle de l’école sénégalaise de cette façon aussi légère, audacieuse et irresponsable, l’on peut que se désoler profondément d’avoir cette race de politiciens, qui n’ont aucun métier et qui poussent leur outrecuidance et.carence au point de s’exprimer sur des sujets et domaines qu’il ignorent totalement, et pour plusieurs raisons,  ils.font plus de mal que de bien. Je lui rappelle que, c’est ce système éducatif qu’il voue aux gémonies sans respect pour les pères fondateurs et acteurs d’aujourd’hui qui produit les ressources internes qui n’ont de cesse de trouver des voies et moyens pour une éducation pour tous , inclusive et de qualité.

C est ce système éducatif qui a produit ceux qui ont dirigé ce pays d’hier à aujourd’hui,  qui a produit et qui continue de produire les cadres qui assurent le fonctionnement de l’Etat et dans tous les.domaines de l’activité économique , sociale et culturelle. C’est ce système éducatif sénégalais qui continue de former des cadres qui participent à la.gouvernance mondiale et parmi les meilleurs de ce monde. Il n’est peut-être pas parfait comme tout système, mais il est loin de la.caricature  et du jugement excessif tenu par un homme Moustapha Diakhaté, qui n’est expert en rien. Les résultats faibles enregistrés néanmoins au  BAC depuis quelque temps , posent de sérieuses questions sur lesquelles , la communauté éducative travaille a côté des pouvoirs publics pour améliorer la gouvernance du système afin d’aboutir à un systeme stable et de qualité  ( sans perturbations), ce qui suppose une prise en compte des besoins du personnel enseignant, des apprenants et le tout adossé à des programmes plus adaptés et des conditions d’apprentissage encore meilleures. Cest d’ailleurs pourquoi SEM Macky SALL accorde une importance stratégique au capital humain et la qualité du système éducatif.  D’importantes initiatives comme les assises nationales de l’éducation nationale ainsi que les concertations sur l’enseignement supérieur et des ressources considérables, 22 % du budget national , 6% du PIB ( ce qui place le Sénégal comme l’un des rares pays qui investit autant dans l’éducation ), ont été prises pour ne citer que ces actions que ce Monsieur connait , puisquil a été président du groupe parlementaire BBY. Après le pétrole, le voilà qui analyse les résultats du BAC, demain, ce sera sûrement la demi finale que le Sénégal va livrer contre la Tunisie. Qu’arrive t’il à Moustapha Diakhaté ?Cheikh NDIAYE,Enseignant Specialiste Éducation,Responsable politique Apr Grand Yoff

HOMOSEXUALITÉ : LE JEU TROUBLE DU SÉNÉGAL À L’ONU

NETTALI.COM – Même si en public, les autorités sénégalaises rejettent en bloc l’homosexualité, dans leurs faits et gestes, elles sont adeptes d’un jeu clair-obscur.  Elles en ont encore administré la preuve ce vendredi. Le Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies a, en effet, adopté, le même jour, la résolution visant à renouveler le mandat de l’Expert indépendant spécialisé dans la protection contre la violence et la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Le hic est que si des pays comme le Nigéria et la Chine, par exemple, ont adopté une position tranchée en rejetant systématiquement ce projet, le  Sénégal, lui, a décidé de s’abstenir.

L’Organisation des Nations-Unies (Onu), qui veut mettre fin aux violences liées à l’orientation sexuelle, a adopté ce vendredi à Genève, en Conseil des droits de l’Homme, la résolution condamnant toutes les violences sur les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres et les personnes intersexes, par 27 voix contre 12 et sept abstentions, après un débat de plusieurs heures et plus d’une quinzaine de votes distincts.

Le Sénégal, un pays à majorité musulmane (95%), a adopté une position mitigée sur cette question, en décidant de s’abstenir. Une position qui intrigue plus d’un.

En effet, un peu plus tôt, le Nigéria, s’exprimant au nom de l’Organisation de la coopération islamique (à l’exception de l’Albanie) dont le Sénégal est membre, a indiqué que les Etats de ce groupe qui sont membres du Conseil, soutiennent eux aussi la motion de non-action, en raison du manque de clarté du texte. «Ce texte ne définit pas ce qu’est une orientation sexuelle, ni ce qu’est une discrimination», avait affirmé la délégation nigériane, tout en ajoutant que pour ces raisons, un mandat d’expert indépendant tel qu’envisagé dans ce projet, «n’est pas pertinent, d’autant plus que cet expert pourrait avoir la compétence d’interférer dans les législations des Etats souverains.»

Toujours selon la délégation nigériane, une telle question, qui ne jouit pas d’un consensus international, ne saurait être validée par une simple majorité du Conseil des droits de l’Homme, d’autant que les coauteurs n’ont pas consulté toutes les délégations.  «Il faut respecter les différences culturelles, les valeurs et les systèmes juridiques de chaque Etat. Ce texte essaie de créer de la rancœur au sein du Conseil.»

Naturellement, à l’heure du vote, le Nigéria s’est opposé au texte, tout comme la Chine.

Seydi Gassama, lui, pense que l’abstention du Sénégal au vote du renouvellement du mandat de l’expert indépendant des Nations-Unies est la plus raisonnable pour notre pays.  «Voter oui mettrait le gouvernement dans une situation inconfortable avec le peuple. Et si le Sénégal vote non, cela signifie qu’il cautionne les violences contre les homosexuels. Alors qu’on peut être contre la promotion ou la dépénalisation de l’homosexualité, mais aucun État au monde ne devrait cautionner les violences contre les homosexuels. Donc, la position du Sénégal est l’attitude qui sied à un État qui veut respecter, d’un côté, ses engagements internationaux, et de l’autre côté, les aspirations de son peuple», a-t-il justifié.

Trafic d’enfants sénégalais : 5 passeurs arrêtés en Mauritanie

http://www.rewmi.com Deux tentatives d’infiltration de 77 enfants en provenance du Sénégal ont échoué en Mauritanie, selon les révélations des autorités mauritaniennes sur Sahara Médias repris par Cridem. Interrogé par la télévision nationale mauritanienne, le commissaire El Ghassem Sidi Mohamed, le directeur de la surveillance du territoire, a révélé que la première opération a permis d’empêcher l’entrée illégale dans le territoire national de 35 enfants sénégalais mineurs et arrêté 5 passeurs, qui ont été déférés à la prison en attendant la fin de l’enquête en cours à Rosso. La seconde tentative avait eu lieu le 9 juillet, depuis l’un des points de passage. Le directeur de la surveillance du territoire d’ajouter que tous ces enfants mineurs avaient été rapatriés au Sénégal, précisant que les enfants mineurs ne peuvent entrer en Mauritanie sans un accord parental.

Ainsi, l’instruction a été faite aux chauffeurs transportant des passagers en provenance du Sénégal, de n’accepter d’enfants à bord de leurs véhicules que s’ils étaient accompagnés par un membre de leur famille. La source rappelle que les autorités mauritaniennes avaient renforcé la surveillance à la frontière avec le Sénégal, lors des deux dernières semaines, au lendemain des violences à Nouakchott et dans d’autres villes, après l’annonce des résultats des élections présidentielles

MAHMOUD SALEH : «ON A MAL GÉRÉ L’AFFAIRE ALIOU SALL»

http://www.emedia.sn Directeur de Cabinet politique du chef de l’Etat, Mahmoud Saleh brise le silence. Et évoque l’affaire Aliou Sall née de l’enquête de BBC. Avouant que les révélations du média britannique les ont pris de court. D’où le malaise perçu au sommet.

« Il faut avouer que l’affaire Aliou Sall a été une surprise, confie-t-il, dans un entretien accordé à L’Observateur. Elle s’est présentée avec une violence inouïe et sous une forme que personne n’attendait. Pourtant, il n’y a eu aucun élément nouveau dans la configuration de l’affaire. Tout a été déjà dit par des hommes politiques qui agitaient la question mais la brutalité avec laquelle l’affaire est survenue et l’énormité des sommes en jeu ont heurté l’opinion, notamment les jeunes. Cette faction jeune s’est sentie concernée et a senti que son avenir semblait hypothéqué à travers les informations du reportage de BBC. Cette jeunesse s’est mobilisée spontanément et cette mobilisation a été parasitée de façon opportuniste par des leaders politiques. »

Mais, souffle-t-il, « heureusement que la situation a été rétablie. C’est vrai que la brutalité de l’événement qui nous a surpris a pesé sur la façon dont nous avons réagi. Il a trouvé un parti qui n’était pas en bon point, une coalition qui sortait d’une échéance politique où elle a épuisé l’essentiel de ses forces et un peu endormie par la victoire récente (élection présidentielle du 24 février 2019. C’est dans ces conditions qu’on a été appelés à gérer cette situation et elle a été mal gérée. »

Selon lui, ils ont « joué le jeu de l’opposition qui consistait à se présenter sur les plateaux, sur un terrain polémiste et autour des préoccupations qui n’étaient pas celles des populations. Cela a conduit à une incohérence dans la communication. »

Invité de TV5, le désormais ex-ministre conseiller du président de la République, (il a été déchargé suite à sa sortie), El Hadji Hamidou Kassé confirmait le virement de 250 mille dollars à la société d’Aliou Sall, Agritrans. Alors que le jeune frère du président de la République avait formellement nié, lors de sa conférence de presse. Auditionné vendredi dernier par la Division des investigations criminelles (DIC), Abdoulaye Timbo, ex-gérant de ladite société a aussi démenti.

Abdoul Mbaye, Macky Sall et moi Par Madiambal DIAGNE

Dans un entretien accordé au journal Dakar Times et publié le 12 juillet 2019, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré in extenso: « Madiambal Diagne ne m’intéresse vraiment pas. Il oublie que j’ai été Premier ministre de Macky Sall et je l’ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connait ses relations et pratiques avec les gens au pouvoir. Il n’a qu’à raconter des bêtises. Par contre il est allé un peu loin. Il a parlé de milliards de Hissène Habré que j’aurai blanchi. Je veux quand même lui dire que ça suffit! S’il continue, on s’expliquera devant la justice». Franchement j’ai rigolé après avoir lu cette déclaration. Les mots m’ont amusé car ils semblent traduire le sentiment d’un enfant qui dit: « Si tu me touches encore, je le dirais à mon père ». Pour aller en justice, on a vraiment pas besoin de fanfaronner. Mais l’amusement passé, j’ai relu la déclaration dans le texte. On notera au passage que Abdoul Mbaye fait dans l’ambiguïté car on peut se demander encore, qui de Madiambal Diagne ou de Macky Sall  a eu à tenir sur l’autre «des propos peu amènes». Il a cherché à dessein à provoquer un amalgame. Pour ce qui me concerne, je voudrais retenir que Abdoul Mbaye voudrait dire «qu’il (Macky Sall) a tenu sur lui (Madiambal Diagne) des propos peu amènes».  En effet, je ne saurais envisager l’idée que je puisse avoir tenu auprès de Abdoul Mbaye des propos «peu amènes» sur Macky Sall car on verra que depuis l’élection de Macky Sall, Abdoul Mbaye na pas été mon intime. Par contre, si Abdoul Mbaye parlerait effectivement de Macky Sall et je le crois, comme sans doute de nombreux lecteurs, je laisse à Abdoul Mbaye la responsabilité de sa déclaration. Je me suffis des rapports, de tous les jours, que j’entretiens avec le Président Macky Sall ; des rapport connus de tous les Sénégalais et qui sont empreints de respect, d’amitié et d’estime réciproque. Si Abdoul Mbaye verse dans la fumisterie ou s’il fait du « seytane », comme on le dirait trivialement dans nos chaumières, il peut considérer que c’est peine perdue. Seulement, le propos de Abdoul Mbaye révèle jusqu’où le président Macky Sall avait raison de se convaincre finalement que «Abdoul ne connait pas l’Etat et n’a pas le sens de l’homme d’Etat». Il est étrange Abdoul Mbaye ! Ce Premier ministre qui se plairait à «balancer» son ancien patron. Mais l’homme se révèle être un vulgaire bonimenteur. Nous allons étayer notre affirmation.

C’est avec beaucoup de regrets que je vais me faire violence pour évoquer des discussions intimes entre le président Macky Sall et moi à propos de Abdoul Mbaye. Je n’ai vraiment pas pour habitudes de parler de mes échanges avec un Chef d’Etat mais je suis contraint de le faire pour dénoncer l’imposture, la mauvaise foi et la lâcheté. J’avoue que Macky Sall  avait beaucoup d’affection pour Abdoul Mbaye et il doit maintenant être meurtri par l’attitude de son ancien Premier ministre à son égard.

« Madiambal, peux-tu laisser mon Premier ministre tranquille! »

Abdoul Mbaye avait été nommé Premier ministre du Sénégal, le 3 avril 2012. Je lui avais immédiatement envoyé un message de félicitations en lui souhaitant notamment «bonne chance». Il m’appela le 5 avril 2012, juste au sortir de sa séance de passation de services avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye. Il voulait me recevoir le lendemain 6 avril 2012 à 11 heures. Je lui indiquais que j’avais déjà un autre rendez-vous, à la même heure. C’est ainsi qu’il me demanda de passer le voir le 6 avril 2012 à 17 heures.

J’avais été au rendez-vous. Abdoul Mbaye était assez chaleureux mais aussi assez préoccupé par l‘accueil que de nombreux médias avaient réservé à sa nomination au poste de Premier ministre. Ce jour du 6 avril 2012, plusieurs journaux avaient fait leur «Une» sur ses déboires judiciaires. Chacun y était allé de sa révélation, allant de ses liens troubles avec Hissène Habré dont il était le banquier attitré, à son inculpation alors pendante encore devant le cabinet du Doyen des juges d’instruction de Dakar, pour une affaire d’escroquerie, de faux et usage de faux en écritures privées l’opposant à Abdoulaye Baba Diakité ou ses démêlés judiciaires avec Ass Malick Sall ou Bocar Samba Dièye ou de son différend avec l’homme d’affaires Pape Ndiamé Sène.

Abdoul Mbaye tenait à me remercier que Le Quotidien, «son» journal, ne s’était pas mêlé à ce qu’il appelait une campagne incompréhensible. Le premier ministre Mbaye me demanda ce qu’il devrait faire devant une telle situation ? Je lui faisais remarquer, en ma qualité de président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), qu’il devait s’y faire car tant qu’il était un banquier ou homme d’affaires dans le privé, ses affaires n’intéressaient pas grand monde. Par contre, dès l’instant qu’il est devenu Premier ministre, les médias vont s’intéresser à sa vie et à ses activités de tout temps. Je lui disais de faire le dos rond et de laisser la bourrasque passer et de ne pas s’engager dans une polémique avec les médias mais surtout de chercher à développer des relations personnelles avec les journalistes. Le soir même, j’informais ma rédaction de mon audience avec le Premier ministre Abdoul Mbaye et la ligne de conduite était de ne nous intéresser qu’aux faits, rien que les faits. J’estimais que la précision était nécessaire car tous les membres de la rédaction de notre journal connaissaient les relations que Abdoul Mbaye entretenait avec Le Quotidien, avant qu’il ne fût nommé Premier ministre du Sénégal. Le journal Le Quotidien était son média favori et c’est à travers Le Quotidien qu’il choisissait de publier tous ses textes de contribution sur des questions économiques ou de religion. Aussi, Le Quotidien avait eu la primeur de la publication de la « Lettre de Keba Mbaye à son fils ». De notre côté, je faisais publier gratuitement les avis et communiqués de la Fondation Kéba Mbaye. Cela fâchait certains de mes collaborateurs qui disaient que «ces gens avaient bien les moyens pour payer de la pub».

C’est dans ce contexte que le Président Sall, visiblement tout content de son choix porté sur Abdoul Mbaye pour le poste de Premier ministre m’apostropha: « mais Madiambal tu n’as rien dit de mon Premier ministre, qu’est ce que tu en penses ? Les gens devraient être surpris…». Il m’expliqua qu’il voulait comme Premier ministre, un technocrate, un cadre sans accointances politiques et nanti d’un pedigree pour diriger un gouvernement de coalition. Je lui répondais que le choix répondait à ses critères mais que de mon point de vue, il s’était trompé dans son choix car il risquait de réveiller chez Abdoul Mbaye des ambitions qui étaient refoulées. Prémonitoire, je mettais le président Sall en garde qu’il le retrouverait fatalement sur son chemin à la prochaine élection présidentielle. Macky Sall était contrarié par ma réponse. La première dame, Marème Faye Sall qui avait assisté à la discussion débrida l’ambiance en changeant de sujet.

La blanchisserie de Abdoul Mbaye

C’est par la suite que l’homme d’affaires Abdoulaye Diakité rendra une visite à la rédaction du journal Le Quotidien et nous accorda un entretien. Le 21 mai 2012, Pape Ndiamé Sène rendit publique une lettre adressée à Abdoul Mbaye et transmise par voie de huissier. Le Quotidien s’en était aussi fait l’écho comme la plupart des autres médias.

Des organisations humanitaires avaient soulevé l’affaire des meurtres et crimes économiques commis par Hissein Habré au Tchad. Le Quotidien en avait parlé. Moi qui avais été visiter Amral Goz, le sinistre cimetière où étaient enterrées les milliers de victimes du régime de Hissène Hbaré, j’avais pris ma plume. C’est à cette occasion que nous avions posé le débat sur la responsabilité du Premier ministre en fonction, Abdoul Mbaye, qui avait «blanchi» l’argent que Hisséne Habré avait emporté lors de sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye avait été le banquier de la famille Habré à Dakar, tour à tour à la Biao-Sénégal devenue Compagnie bancaire pour l’Afrique de l’Ouest (Cbao) et à la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) qu’il avait dirigées. Nous révélions que les relations entre Abdoul Mbaye et la famille Habré étaient si particulières que quand Abdoul Mbaye quittait la Cbao pour la Bst, il avait emporté dans ses cartons son client Hissène Habré. Nous révélions les numéros de comptes bancaires et les relevés de comptes et l’existence de bons au porteur à son nom. Jamais Abdoul Mbaye n’avait osé nous démentir car il sait que quand Le Quotidien le dit, c’est parce qu’il en a la preuve. Mais quand l’ancienne Premier ministre, Aminata Touré, avait évoqué dernièrement la responsabilité de Abdoul Mbaye dans le blanchiment de l’argent volé au Tchad par Hissène Habré, Abdoul Mbaye s’était fendu d’un tweet, en date du 27 juin 2019, pour chercher à minimiser les montants en cause, les limitant à la somme de 250 millions de francs Cfa pour un compte ouvert en 1994.  Une grossière manoeuvre et un gros mensonge de Abdoul Mbaye! Hissène Habré a ouvert à la Biao-Sénégal, dirigée par Abdoul Mbaye le compte numéro 33200585/B sous l’intitulé « Mr Habre Hissein First » le 22 mars 1991. Ce compte a été transformé en compte joint le 20 novembre 1991 sous l’intitulé « Mr et/ou Mme Habré Hissein-Fatime Djallabie Kerim ». En dépit de l’adresse postale déposée par les clients, à l’ouverture du compte, à savoir BP 10364 Dakar Sénégal, tous les extraits et autres documents concernant ledit compte étaient dirigés à l’adresse « S/C Direction générale BIAO-Sénégal ».

Les mouvements enregistrés sur ce compte entre 1992 et 1999 se chiffrent à plus de 1 milliards 100 millions. Ce compte a enregistré, comme il ressort des relevés bancaires en notre possession, des perception d’intérêts sur des « bons de caisse anonymes » à partir de février 1996. En 1999, M. Habré a ouvert un compte à la Bst et l’a mouvementé en 2002 à 2007. Dans la même période, son épouse Raymonde Adolphe Habre a ouvert un compte à la Bst qui a été mouvementé à hauteur de 380 millions de francs. Un autre compte joint a également été ouvert à la Bst au nom de M. et Mme Habré en 2005.

Les mouvements dans les comptes ont été caractérisés par de multiples opérations de souscriptions de Bons de caisse. Pour les profanes, « le Bon de caisse est un dépôt rémunéré qui permet à son souscripteur de bloquer un montant donné pendant un durée de placement connue à l’avance, en contrepartie du versement d’intérêts préalablement négociés. Le dépôt est effectué par versement espèces». On est donc bien, vraiment bien loin des pauvres 250 millions de francs que Abdoul Mbaye a voulu brandir pour sa défense! D’ailleurs dans sa livraison du 4 juillet 2019, le journal Libération a publié quelques documents qui relèvent des opérations portant sur plus de 875 millions de francs Cfa sur les comptes de Hissène Habré. En plus de ceux révélés par LibérationLe Quotidien détient d’autres documents bancaires. Que Abdoul Mbaye saisissent donc la justice pour « s’expliquer » avec Le Quotidien» car nous établirons indubitablement qu’il a menti sur les montants des avoirs du couple Habré et sur son rôle dans le blanchiment des millards emportés par Hissène Habré. Abdoul Mbaye semble oublier qu’il avait déjà répondu aux médias pour dire qu’au moment où il recevait les dépôts de Hissène Habré, le délit de blanchiment d‘argent n’existait pas encore dans le droit positif Sénégalais.

Au moins un compte à la Hsbc en France

Il faut dire que Abdoul Mbaye a un rapport assez étrange avec la vérité ! C’est ainsi qu’il se permet, dans un « tweet » du 2 juillet 2019 de dire : « Je ne possède pas de compte bancaire en France et pas un mètre carré d’appartement hors du Sénégal ». Abdoul Mbaye ne dit pas la vérité car nous détenons les preuves de l’existence d’un compte, à son nom, à la banque Hsbc en France jusqu’au moins la date du 03 mars 2018. Abdoul Mbaye a encore menti dans les documents d’ouverture de ce compte bancaire en France car il a indiqué être employé depuis le 3 avril 2012 comme «Senior Advisor» par la Société Helix international et son employeur précédent était Attijaribank. Est-il besoin de rappeler que Abdoul Mbaye a été Premier ministre du Sénégal du 3 avril 2012 au 01 septembre 2013? Abdoul Mbaye ne fait nulle mention de son passage au poste de Premier ministre encore moins à la Bst. Peut être qu’il voudrait cacher quelque chose…

Des Dalton-Mbaye aux Dalton-Bidons

Le président Macky Sall avait envisagé de nommer Pape Dieng au poste de Directeur général de la Senelec. Le Premier ministre Abdoul Mbaye ne l’entendait pas de cette oreille. Les objections du Premier ministre auraient été recevables s’il ne cherchait pas le poste pour son jeune frère Cheikh Tidiane Mbaye. J’avais interrogé le Président de la République Macky Sall sur cette situation que je trouvais surréaliste. Je lui disais qu’avec cette affaire on verrait qui entre lui et Abdoul Mbaye décidait de la nomination aux emplois publics. Le mercredi 18 juillet 2012, Cheikh Tidiane Mbaye claqua la porte de la réunion du Conseil d‘administration de la Senelec, Cheikh Tidiane Mbaye qui était aussi Directeur général de la Sonatel, Pca de la Senelec, était annoncé comme candidat à la Direction générale de la Senelec. Il dit son désaccord avec la proposition de nommer Pape Alé Dieng au poste de Directeur général de l’entreprise. Le Conseil sera convoqué à nouveau la semaine suivante pour entériner la nomination de Pape Dieng.

Dans son édition du 31 juillet 2012, Le Quotidien titra : « Les Mbaye veulent plus de pouvoirs». Je signais cet article qui fustigeait la volonté du Premier ministre Abdoul Mbaye d’empêcher la nomination de Pape Dieng à la tête de la Senelec pour faire place à Cheikh Tidiane Mbaye, déjà Président du Conseil d‘administration de la boîte. Pour accompagner mon article, un de mes collaborateurs, signa un billet intitulé «les frères Dalton». Ce commentaire aurait beaucoup fait mal à la famille Mbaye, m’avait-on rapporté. Aussi, il leur avait été dit que le billet était écrit par Madiambal Diagne qui l’avait fait signer du nom de ce journaliste. Une pratique qui m’est totalement étrangère. Je prends à témoin toutes les personnes qui ont eu à passer dans mes différentes rédactions, jamais je n’ai eu à demander à un journaliste d’attaquer ou de défendre quelqu’un. S’il a quelque chose à dire, Madiambal Diagne écrit lui même ses articles et les signe de son nom.

C’était durant les péripéties de la nomination de Pape Dieng à la Senelec que le président Sall m’interpela. Madiambal tu tourmentes mon Premier ministre, peux tu le laisser tranquille. Je lui répondis «Votre gars-là dou Dara ». Je précisais au Président Sall qu’il n’y a aucune animosité personnelle mais que mon journal a un rapport avec l’information, avec les faits. Abdoul Mbaye ne pourra nullement contester les faits que nous relatons. La Sonatel, décidait de venger les Mbaye. Le Quotidien se trouvait ainsi privé de publicité de la part du plus gros annonceur du Sénégal. Nous publions des protestations et autres dénonciations de cette attitude injuste de la part de la société de téléphonie. L’opinion publique a été interpellée. Mais rien n’y fit. Nous nous résignions à supporte stoïquement notre sort.

L’opération Tabaski d’octobre 2012

Un ami commun avait estimé devoir s’investir pour arranger mes relations avec Abdoul Mbaye. Il me proposa de nous inviter à diner tous les deux, en « terrain neutre »  disait-il. Je lui rétorquai « qu’il n’y avait pas besoin de nous voir «terrain neutre» ; nous n’étions pas en guerre et je trouvais que Abdoul Mbaye était le Premier ministre du Sénégal et que par égard pour cette fonction, il me revenait de me déplacer pour le trouver à l’endroit qu’il m’indiquerait». Ma réaction semble avoir surpris Abdoul Mbaye et il me proposa de nous voir à sa résidence à la Rue Galliéni à Dakar. Je m’étais évertué à lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune animosité et que nous pouvions continuer à entretenir les relations les plus cordiales. Je peux dire que l’entretien s’était bien passé et je sortais de chez lui avec le sentiment d’avoir pu l’édifier sur le fait que Le Quotidien n’était manipulé par personne. On ne sait pas trop si l’homme est maladroit ou méprisant mais quelques jours plus tard, il prit prétexte de la fête de la Tabaski pour m’envoyer une enveloppe contenant la somme de 150 milles francs par le truchement d’un chauffeur d’un autre ami qui avait assisté à notre rencontre. Dès que j’ai reçus le colis, j’appelai cet ami pour lui demander de passer illico presto à mon domicile car j’aurais une information urgente pour Abdoul Mbaye. Une fois qu’il était arrivé à mon domicile, je lui tendis l’enveloppe pour qu’il la retourne à Abdoul Mbaye en lui signifiant que je suis choqué et outré par son manque de respect et ce que je considérais comme du mépris. Je lui demandai de préciser à Abdoul Mbaye que «Premier ministre qu’il soit, je suis mieux logé et je vis mieux que lui ». Je pense que cette épisode a définitivement rompu nos relations. Je contai l’anecdote au président Macky Sall qui était effaré. J’ai déjà eu à relater cette histoire au cours d’un entretien sur la Sen Tv avec Ahmed Aidera.

Le Premier ministre Mbaye invita l’auteur du fameux billet «les frères Dalton», à l’accompagner à son premier voyage à l‘étranger en qualité Premier ministre. C‘était du 28 au 29 novembre 2012 en Turquie. Des responsables de la rédaction du Quotidien me demandèrent d’interdire le voyage du journaliste. Je passai outre leur suggestion. Ainsi, des reportages sur cette visite en Turquie avaient été publiés dans notre journal. Abdoul Mbaye étaient si « ami » avec les turcs que seuls les projets réalisés par les Turcs au Sénégal trouvent grâce à ses yeux. Tous les autres chantiers de Macky Sall seraient suspects sauf ceux des Turcs. Au courant du mois de mars 2013, j’avais été approché par des proches de Mme Amy Diack, l’ex-épouse de Abdoul Mbaye qui était en contentieux avec lui devant le tribunal civil. Je refusai de traiter les informations qui étaient mises à ma disposition, indiquant que Le Quotidienn’est preneur que d’une interview à visage découvert de Mme Amy Diack. Finalement mon exigence a été satisfaite le 8 juillet 2019, Mme Amy Diack a finalement accordé un entretien à notre journal.

La candidature au Cio

Les organisations internationales humanitaires comme Human Right Watch avaient fait de l’affaire Hissène Habré leur cause première. Une campagne internationale avait été engagée. Ben Rhodes, conseiller adjoint à la Sécurité nationale des Etats unis d’Amérique, disait que le président Barak Obama devait évoquer le cas Habré avec son homologue sénégalais durant sa visite à Dakar 26 au 28 juin 2013. Une telle perpective semblait mettre mal à l’aise le Premier ministre. Il quitta alors Dakar pour aller à Paris pour « raison de santé ». Curieusement, Abdoul Mbaye trouva le moyen de se rendre à Lausanne pour déposer une candidature au Comité international olympique, en concurrence à celle de son compatriote, Mamadou Diagna Ndiaye. Cette bagarre sénégalo-sénégalaise au Cio avait fait grand bruit. Le président Sall, qui avait déjà adoubé auprès des membres du Cio la candidature de son conseiller spécial, nommé le 31 mai 2013, était assez embarrassé de voir son Premier ministre déposer lui aussi une candidature. Il interpella Abdoul Mbaye sur sa démarche et ce dernier lui disait, dans le blanc des yeux, que «c’était des mensonges des journalistes», qu’il n’avait pas déposé de candidature. Il finira par avouer le fait.

Abdoul Mbaye semble avoir un différend profond avec Mamadou Diagna Ndiaye. Peut être que le fin mot de l’histoire sera connue un jour. Mais la nomination de Mamadou Diagna Ndiaye, comme conseiller spécial par le président Macky Sall, était apparu inacceptable aux yeux du Premier ministre Mbaye, au point qu’il envisagea de démissionner. Il considérait que la nomination de Diagna Ndiaye était dirigée contre lui. Quand j’avais eu vent de la volonté de Abdoul Mbaye de démissionner, j’en avais alerté le président Sall. Le président Sall qui commençait à être agacé par les humeurs de son Premier ministre se braqua: «Tant pis, qu’il parte si ça lui chante». Une décision fracassante du Premier ministre, pourrait faire des dégâts. Ainsi, un stratagème avait été mis en route pour calmer le Premier ministre. Il faut aussi dire que les autres membres de la famille de Abdoul Mbaye avaient pesé de tout leur poids pour infléchir sa position, qu’ils auraient trouvée «trop prétentieuse». «Pourquoi celui qu’i t’a nommé n’aurait-il pas le droit de nommer quelqu’un d’autre», lui aurait rétorqué un membre de sa famille.

Les derniers jours de Abdoul Mbaye à la Primature

En partant en vacances en août 2013 pour quelques jours en Namibie, le président Macky Sall était parti avec l’idée de mettre profit les derniers réglages pour remanier son gouvernement à la rentrée. Il refusait l’idée de changer de Premier ministre. Entretemps, Abdoul Mbaye avait fait une émission sur la Tfm qui ne laissait plus le choix au président Sall. Dès son retour de Namibie le jeudi 29 août 2013, le président Sall me «convoqua». « As tu suivi l’émission de Abdoul Mbaye, m’avait-il apostrophé. je lui répondais : «Vraiment je ne l’ai pas regardé car je ne voudrais plus vous parler de votre Premier ministre. j’ai juste entendu des commentaires». Macky Sall dit alors sa sentence: « il méconnait la fonction et la place de Premier ministre sinon il ne parlerait pas comme il l’a fait ». Ainsi me confia-t-il qu’il va finalement le remplacer par Mme Aminata Touré. Dans la soirée, Aminata Touré, m’appela pour échange avec moi sur la situation politique. J’abrégeai la discussion de crainte de trahir une confidence. C’est le samedi 31 août 2013 qu’elle m’appela pour dire que le président venait de lui signifier qu’elle sera nommée Premier ministre en remplacement de Abdoul Mbaye.

Mordre la main qui vous a nourri

J’ai souri quand j’avais vu un « tweet » du 30 juin 2019, de Abdoul Mbaye traitant les Sall de « Dalton-Bidon». Quel manque d’urbanité que de s’en prendre à un adversaire politique sur son « physique » ! Comment peut-on manquer autant de respect à une personne de surcroît qui vous a fait l’honneur de vous élever à un rang aussi élevé. C’est en quelque sorte mordre la main qui vous a nourri. L’homme en est-il à son premier coup du genre ? Bien sûr que non. Qu’étaient devenus ses relations avec Aliou Sow avec qui il avait été partenaire à la Bst? Qu’en est-il de ses relations avec Jean Claude Mimran ? Qu’en est-il de ses relations avec ses amis avec lesquels il a été en relations d’affaires ?

Il est difficile de comprendre l’animosité manifeste, la haine viscérale que Abdoul Mbaye nourrit à l’endroit du président Sall. L’homme n’a plus aucune retenue. Il accuse Macky Sall de tout jusqu’à être à l’origine de ses déboires conjugaux. Macky Sall et son régime chercheraient à tuer Abdoul Mbaye qui le crie partout mais sans jamais déposer une plainte pour faire ouvrir une enquête ou montrer la moindre menace de mort ou une preuve quelconque. Il en veut tellement à Macky Sall qu’il a préconisé le renversement de son régime par la violence. Le Quotidien a révélé, dans son édition du 11 février 2019, disposer d’un enregistrement audio qui l’atteste indubitablement. Il s’agit d’une discussion avec le président Abdoulaye Wade, à l’hôtel Terrou bi de Dakar, le 10 février 2019. Aussi, avons-nous connaissance du verbatim d’un entretien explosif que Abdoul Mbaye a eu avec le truculent Capitaine Mamadou Dièye, qui a quitté brutalement les rangs de l’armée sénégalaise. Ce fameux entretien a eu lieu le 25 mars 2018 à 12 heures à l’hôtel Lancaster, 7 rue de Berri à Paris. Ce n’est pas seulement de l’outrecuidance. La trahison a toujours été le revers de tout pouvoir du fait de la convoitise des hommes. Cesar se verra évincer par Brutus, l’arrière-garde de Charlemagne tomba à Ronceveaux d’un piège fomenté par Ganelon. On ne peut nier à une personne d’avoir de l’ambition d’être au pouvoir, de vouloir s’émanciper politiquement et se faire roi, mais quand toute la stratégie est basée sur du mensonge, une falsification des faits, on ne peut que les rétablir dans leur vérité vraie. La posture de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se rapproche bien de l’idée peu amène, émise dans « La République des traitres » de Jean Garrigues, selon laquelle : « celui qui aspire à devenir président est presque condamné à trahir un jour pour accéder à ce trône, tant convoité ».mdiagne@lequotidien.sn

BABACAR THIOYE BA : «NOUS UTILISERONS TOUTES LES VOIES DE DROIT JUSQU’À ÉPUISEMENT»

http://www.emedia.sn Le camp de Khalifa Sall ne se déclare pas vaincu. Invité du ’’Jury du dimanche’’ (JDD) de Mamoudou Ibra Kane, ce 13 juillet, Babacar Thioye BA, le directeur de Cabinet adjoint de la mairesse de Dakar, Soham El Wardini, avant elle, l’ex-édile de la capitale sénégalaise, Khalifa Sall, annonce « qu’ils utiliseront toutes les voies de droit, tous les moyens légaux que la loi et les conventions internationales signées par le Sénégal (leur) offrent pour contester jusqu’à épuisement toutes les procédures, les décisions qui sont rendues par les juridictions sénégalaises ». Parce que, motive-t-il, « nous estimons que ces décisions quelles qu’elles soient ne sont pas conformes à la loi ». Dans ce sillage, il va « rencontrer Khalifa Sall, demain lundi, 15 juillet » pour en « discuter ».

La chambre administrative de la Cour suprême a rejeté jeudi, 11 juillet dernier, la requête de la défense de Khalifa Sall aux fins d’annulation du décret signé par le président Macky Sall, le révoquant de la mairie de Dakar. Loin de lâcher du lest, Babacar Thioye BA souligne : « Ce sont des convictions qui alimentent le combat que nous menons. Je dois vous préciser que chaque fois que nous avons, dans le cadre de ce combat, saisi une juridiction sénégalaise, nous l’avons fait parce que d’abord Khalifa Sall en homme politique et en citoyen a une claire conscience de sa responsabilité, qui l’incline naturellement à utiliser toutes les voies de droit, tous les moyens légaux que la République offre à un citoyen pour contester une décision lorsqu’il estime que cette décision n’est pas conforme à la loi ».

La caisse d’avance, un procès de Moscou

L’autre élément, ajoute-t-il, qui leur fait saisir les juridictions sénégalaises, « c’est que nous voulons mettre les juges sénégalais face à leurs responsabilités. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les magistrats mais des pans entiers du système judiciaire (qui) se sont affaissés sous la pression et l’instrumentalisation de la justice par le régime. Le cas concret, c’est le cas de Khalifa Sall. On a le sentiment que ce sont des décisions qui sont rendues sous la pression, sous la dictée du pouvoir exécutif. » Le soutien de Khalifa Sall n’en démord pas : « L’affaire dite de la Caisse d’avance me semble à bien des égards être un procès de Moscou. C’est un procès politique avec un juge d’instruction politique, des procureurs politiques, des magistrats du siège politiques, qui ont rendu des décisions politiques inspirées ou prononcées sous la dictée de l’exécutif. C’est ma conviction ».

Entre autres arguments, il soutient que « dans le décret de révocation, il n’y aucune motivation ». DIÉ BA

AFFAIRE PÉTRO-TIM :« E PROCÉDÉ DU PROCUREUR EST INHABITUEL ET ALÉATOIRE»,SELON BABACAR THIOYE BÂ

NETTALI.COM- La démarche du parquet dans l’affaire Pétro-Tim ne rassure guère Babacar Thioye Bâ. Le second adjoint à la mairie de Dakar juge que l’appel à témoins lancé par Serigne Bassirou Guèye est un « procédé inhabituel et aléatoire ».

 Selon M. Bâ qui s’exprimait à l’émission « Jury du dimanche », pour une garantie « d’impartialité », le maitre des poursuites aurait pu déclencher avant même que l’exécutif ne le lui demande.

A ses yeux, le procédé est inhabituel dans la mesure où le procureur de la République a ouvert une enquête « sans nous dire quel type d’infraction cherche-t-il et qui vise-t-il. »

Rappelant qu’Aliou Sall- accusé par la Bbc d’avoir pris des pots-de-vin de 10 mille milliards de dollar avec Franck Timis- est entendu comme simple témoin, Babacar Thioye Bâ estime pour que l’enquête soit sérieuse, il aurait pu dire ce qu’il cherche.

D’autre part, il trouve le procédé aléatoire car, argue-t-il, « on compte sur des témoignages pour savoir la vérité alors que des documents existent. »

GUEGUERRE DE SUCESSION OU DE SECESSION A L’APR :La dynastie Faye-Sall à couteaux tirés

NouvelHorizon-Les masques commencent à tomber à l’APR et au sein du premier cercle du camp présidentiel. La chute de Aliou Sall de la CDC et son remplacement illico presto par Cheikh Tidiane Ba, ancien Directeur Général des Impôts et Domaines et membre de la cour de la très influente Première Dame sont perçus par le camp du Maire de Guédiawaye et Président de l’Association des Maires du Sénégal comme une attaque frontale contre ce dernier et ses ambitions politiques. Car, en plus du clan Mimi Touré, du clan des Fatickois, le clan des Saint-Louisiens avec Marème et Mansour Faye comme figures emblématiques est celui qui s’active le plus et en toute discrétion autour du Président Sall.

L’horizon 2024 et la fin de  mandat annoncée de ce dernier expliquent ces luttes internes entre coteries adverses avec des objectifs clairement  définis pour chacune d’elles qui est l’ élimination de tout candidat ou concurrent sérieux à la succession du leader actuel de l’APR.

Aliou Sall, Maire de Guédiawaye et Président de l’AMS, avec sa fortune amassée durant son passage dans le monde des affaires, est devenu une cible de choix pour tous ceux qui veulent succéder à Macky Sall à la tête de l’Etat.

Les postures du Maire de Guédiawaye, son omniprésence sur la scène politique ainsi que ses nombreuses apparitions publiques entouré de militants et obligés sans oublier sa propension à avoir un propos sur tous les sujets ainsi que sa permanence à rappeler que son ascension est le fruit de son effort personnel et non le coup de pouce de son aîné contrairement à d’autres responsables de la nouvelle majorité présidentielle font peur à plus d’un.

Aliou Sall, il est vrai, n’est pas un fanfaron encore mois un matamore mais nul doute qu’il ne manque ni d’audace, ni de culot. Sa prise de Guédiawaye face à Malick Gackou du Nouveau Parti en est une illustration alors que tous les ténors de l’APR étaient aux abonnés absents car refroidis, apeurés et surtout pétrifiés après la déculottée de Mimi Touré face à Khalifa Sall lors de la conquête de la Mairie de Dakar en 2014.

En s’imposant, ensuite, à la tête de l’Association des Maires du Sénégal, Aliou Sall avait démontré à tous ceux qui pensaient qu’il était fragile car sans arme, ni défense, qu’il était plutôt opiniâtre et endurant, capable de faire face à tous les défis et à tous les combats.

Abdoulaye Wade avait dû faire face à un combat herculéen avec la dévolution monarchique du pouvoir au profit de Karim Wade. Cela conduira à sa chute et à la perte du pouvoir de la dynastie Wade.

Macky Sall, avec son 2e mandat, fait face, lui, à la dévolution familiale du pouvoir avec un combat entre son frère et sa belle famille avec tous les germes d’une guerre de sécession à l’interne sans compter les autres prétendants tapis dans l’ombre au sein du système APR.

Cela ne peut que conduire à un désastre pour la famille, car si la Royauté a été refusée à Wade, il serait fort étonnant que les Sénégalais enterrent la République sous Macky.Kalidou SOUWAR

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 15/07/2019

Thione et Waly se prononcent sur l’affaire LGBT

Le tee-shirt aux couleurs de la communauté des homosexuels (LGBT) porté par Waly Seck continue de susciter une vague d’indignation. Malgré ses explications, le jeune «faramarène» continue d’être accablé particulièrement par les religieux et des organisations islamiques. Ainsi pour clore définitivement le débat sur ce fameux tee-shirt aux couleurs de la communauté des homosexuels, Waly Seck et son père Thione Seck tiennent une conférence de presse conjointe aujourd’hui. Ils veulent ainsi éclairer la lanterne des Sénégalais sur cette affaire.

Tas et Mamadou Lamine Diallo à la Bag

Les auditions sur le présumé scandale dans les contrats pétroliers et gaziers se poursuivent à la Brigade des Affaires générales (Bag) de la Division des Investigations criminelles (Dic). Thierno Alassane Sall (Tas) et Mamadou Lamine Diallo de Tekki ont été convoqués par les limiers. Du moins leurs convocations ont été signées. Mais nos sources ne sont pas certaines que le premier nommé va déférer à la convocation. En effet, après l’appel à témoin du procureur de la République, Tas avait dit que tant qu’Aliou Sall, Aly Ngouille Ndiaye et Mohamed Boun Abdallah Dionne ne feront pas l’objet d’une enquête suivant les règles de l’art, il ne bougera pas d’un iota s’il est convoqué.

Macky jubile avec ses jeunes

Depuis 2002, on n’a pas vu un Président de la République jubiler avec les populations après un match de football. L’ancien chef d’Etat de Me Abdoulaye Wade communiait avec les populations dans les artères de Dakar lors des victoires des protégés de Bruno Metsu. Hier, le Président Macky Sall a jubilé aussi devant son domicile à Mermoz avec les jeunes de son parti, notamment Moussa Sow le nouveau coordonnateur de la Cojer, Pape Sarr de la Der et Néné Fatoumata Tall, ministre de la Jeunesse. Tout de blanc vêtu, Macky Sall a savouré la victoire des lions qui se qualifient pour la finale de la Can 2019. Aux couleurs du drapeau national, Son fils Amadou Sall a demandé à Aliou Cissé et ses poulains de redoubler d’efforts en finale pour ramener la coupe.

Un enfant renversé par une voiture à Liberté 6

Dégât collatéral de la victoire des Lions du Sénégal sur les Aigles de la Tunisie, hier, en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de football. En effet après le coup de sifflet final, Dakar était en liesse. Jeunes et adultes, aux couleurs nationales, jubilaient dans les rues de la capitale, certains à bord de véhicules et au rythme des klaxons. C’est ainsi qu’un supporter, sorti pour jubiler au volant de sa voiture, a renversé un enfant à hauteur de Liberté 6 et aurait pris la poudre d’escampette. Vêtu du maillot national, le malheureux s’est affalé sur la chaussée où il a rendu l’âme.

Message de Abdoul Mbaye aux «Lions»

La Coupe d’Afrique des Nations (Can) est une belle opportunité pour les leaders politiques de communiquer. A la fin de chaque match, pratiquement ils sortent tous des communiqués pour féliciter la bande à Sadio Mané. Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), Abdoul Mbaye dira aux «Lions» victorieux en demi-finale contre la Tunisie que «ce fut au bout de l’effort mais pas encore les ultimes réserves». Il dit deviner un potentiel encore inexploité qui devra s’exprimer au dernier jour, c’est-à-dire lors de la finale. L’ancien Premier ministre félicite l’entraineur Aliou Cissé et ses poulains pour cette demie finale épique. Il les exhorte à continuer d’y croire.

Lettre de Madické Niang aux «Lions»

Restons avec les messages de la classe politique à l’endroit de la l’équipe nationale de football qui vient se qualifier en finale de la Can. L’équipe impose le consensus à la classe politique qui est d’accord comme disait un célèbre chanteur «de ne jamais être d’accord». Me Madické Niang a adressé également une lettre aux «Lions» pour leur dire que la journée d’hier a été un grand jour. Pour l’ancien ministre des Affaires Etrangères, il est temps pour les protégés de Aliou Cissé de montrer qu’ils ont une crinière digne des plus grands rois lions. «Les Lions tiennent présentement la plume de l’histoire qui est trempée dans l’immortalité d’une histoire, dans la force d’un peuple qui attend que vous le rendiez fier», indique Me Madické Niang. Pour lui, le peuple Sénégalais a toujours vécu et respiré au rythme du football et du ballon rond. «Seulement, malgré de belles générations dorées à qui on a toujours prédit de grandes destinées, nous sommes toujours restés sur notre faim de glaner une coupe continentale». Aussi, invite-t-il les «Lions» à faire de sorte que cette attente ne soit pas gratuite en gagnant la coupe.

La pluie tue 2 enfants à Kaffrine

Les pluies commencent à faire des victimes alors qu’elles viennent à peine de débuter. Deux enfants talibés, âgés de 12 et 13 ans, ont été retrouvés morts noyés suite aux fortes pluies qui sont tombées à Kaffrine et dans le département de Nioro. Les pauvres victimes sont entrées dans une carrière remplie d’eau de pluie. Leurs corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital régional de Kaffrine.

«Braya», sa base et les locales

Le coordonnateur du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) à Saint-Louis, Ameth Fall Braya, a été interpellé sur les prochaines élections locales, hier en marge de la cérémonie de remises de diplômes des élèves du Centre social, Mame Fatim Konté. Mais, il n’a pas voulu se prononcer de façon nette, claire et limpide sur ces prochaines échéances électorales. Il soutient que sa décision reste suspendue à celle de sa base qui ne s’est pas encore prononcée. «Saint-Louis m’a montré son attachement, mais j’ai un respect pour ma base. Avant de prendre toute décision, je vais consulter les structures transversales de notre parti. Il y a la jeunesse, les femmes, les coordinations et les anciens. Après la décision prise, je me prononcerai», a indiqué Braya avant d’exhorter les jeunes à œuvrer pour le développement de leur terroir et de leur pays.

Démission du rédacteur en chef de Seneweb

Défection au premier portailweb du Sénégal. Le rédacteur en chef de Seneweb, Ibrahima Fall a mis fin à sa collaboration avec la direction du siteweb. Le désormais ex-rédacteur en chef a rendu hier le tablier. Les raisons invoquées par le démissionnaire : convenances personnelles.

Aissata Ndiathe de Iradio capté par un médecin

Restons dans le monde des médias pour parler, cette fois-ci, non pas de démission, mais plutôt de carnet rose. Notre consoeur Aïssata Ndiathe de «Iradio» a été captée par un médecin en plein vol. Elle devient l’épouse de Dr Ousseynou Fall. «L’As» souhaite un heureux ménage à Mme Fall

La 8e édition de Africa Ceo forum

La 8e édition de Africa Ceo forum, le plus grand rendez-vous international des décideurs et des financiers du secteur privé africain, se tiendra à partir du 9 mars 2020 à Abidjan. La rencontre qui va réunir plus de 1.800 participants portera la voix des leaders économiques dans les grands débats structurants pour les économies africaines, notamment dans les domaines de l’intégration régionale, du développement des infrastructures ou encore de l’impact des révolutions technologiques. Elle vient à point nommé, puisque la Zleca vient d’entrer dans sa phase opérationnelle. Ainsi l’intégration économique et les conditions du succès de la Zleca seront au cœur des discussions. A l’issue du forum, des propositions de solutions concrètes et innovantes seront faites pour permettre au secteur privé d’être le moteur de la croissance africaine.

Macky Sall reçoit 5 volumes de l’Histoire du Sénégal

Les historiens sont en train petit à petit de matérialiser la nouvelle histoire du Sénégal dénuée d’un certain européocentrisme. En effet, le Comité de pilotage de l’Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours (HGS), coordonné par le Pr Iba Der Thiam, remettra les 5 premiers volumes imprimés au Président Macky Sall. Ce sera à l’occasion d’une cérémonie à la Salle des Banquets du Palais de la République, mardi prochain. Ces volumes tournent autour du Tome I Volume 3 qui porte sur «le Sénégal ancien : Origines, héritages matériels et immatériels des civilisations sénégambiennes. Le deuxième Tome Volume, est: «La construction historique de l’espace du Sénégal XIe – XVIe siècle». Quant au Tome II Volume 6 il évoque «l‘histoire du Sénégal du Xe au XXe siècle: Le fer du Numu, la terre des Lamanes, le glaive des rois et le sceau des marabouts». En fin, le Tome III Volume 1/A porte : «1817 – 1914 : Les années d’épreuves, de luttes armées, du renouveau religieux et culturel, de refus de la domination et de consolidation du pouvoir colonial». Le Pr Iba Der Thiam et son équipe vont remettre aussi au chef de l’Etat une série d’études et de documents, notamment sur «la tuerie de Thiès: La grève des cheminots du Sénégal du 27 septembre 1938».

Coup de gueule de Aminata Touré

Les manifestations de la société civile et de l’opposition depuis un quelques temps ont fini par choquer la présidente du Conseil Economique, social et environnemental (CESE). Aminata Touré a fait un coup de gueule sur sa page Facebook. En effet, elle trouve indécent, 4 mois après la réélection du Président Macky Sall, qu’on se mette à s’activer déjà pour 2024. Pour l’ex-Premier ministre, l’heure est plutôt au travail afin de réaliser les importants projets et ambitions du Président Macky Sall pour son deuxième mandat. Mimi Touré rappelle que les Sénégalais ne vivent pas de spéculations politiciennes, mais ils attendent plutôt le gouvernement dans la transformation de leur quotidien, le développement de notre économie et le renforcement des Institutions qui nous gouvernent. Ainsi, elle demande à tous ses amis et sympathisants de se concentrer pour l’heure sur ces priorités afin de gagner le pari de l’émergence du Sénégal.

Touba encadre la police locale

Le Khalifa général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a donné des consignes strictes à la «police locale» en charge de veiller sur les interdits dans la capitale du mouridisme. A cette effet, samedi une rencontre s’est tenue en présence du porte-parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, du gouverneur de Diourbel entouré de ses collaborateurs, des Baay-Fall, des membres de la «dahira Safinatoul Amann», des délégués de quartiers et des chefs de village. D’après nos confrères de Dakaractu, le porte-parole du Khalife général a dit aux membres de la «dahira Safinatoul Amann» que nul ne devra humilier, bastonner ou tuer une personne qui aura outrepassé un interdit contenu dans le nouveau code de conduite. Serigne Bassirou Mbacké a souligné que des dérives devront être évitées pour que Touba ne soit pas transformée en «fournaise» pour les populations.

Le Président des jeunes transitaires en garde-à-vue

Ibou Sow plus connu au Port autonome de Dakar (Pad) sous le nom de Ardo est depuis vendredi dernier, privé de liberté par les éléments du Commissariat central de Dakar. Le président des Jeunes transitaires Sénégalais a passé le week-end en garde-à-vue. Une affaire d’abus de confiance serait à l’origine de son interpellation depuis vendredi dernier, a appris Dakaractu. Il lui est reproché de n’avoir pas respecté ses engagements après avoir encaissé 23 millions de francs qui lui ont été versés pour le dédouanement d’un conteneur d’huile. Selon nos sources, le mis en cause fait l’objet de plusieurs plaintes pour des faits similaires. À noter qu’en août 2018, Ardo qui s’était investi dans la politique avait mobilisé du monde pour soutenir les actions du ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Amadou Ba.

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