Revue de presse du Vendredi 12 Juillet 2019

Revue de presse du Vendredi 12 Juillet 2019
Revue de presse du Vendredi 12 Juillet 2019

LA PERCEPTION DE LA CORRUPTION ET LE REVERS JUDICAIRE DE KHALIFA SALL À LA UNE

Dakar, 12 juil (APS) – Les résultats de l’indice de perception de la corruption d’Afrobaromètre et le rejet par la Chambre administrative de la Cour suprême du recours en annulation de la révocation de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, sont les principaux sujets à la Une des quotidiens reçus vendredi à l’APS.

Le journal Enquête rapporte que « la plus grande enquête sur les citoyens concernant la corruption en Afrique a rendu ses conclusions jeudi. Une enquête d’Afro baromètre en collaboration avec Transparency international qui a duré deux ans et qui n’a pas épargné polices, fonctionnaires des Etats, députés, chefs d’Etat et Premiers ministres, justices et services sociaux de base, les leaders religieux …au Sénégal et en Afrique ».

« Selon Afrobaromètre, en 2019, 53% des Sénégalais sont d’avis que le gouvernement fait un mauvais travail dans la lutte contre la corruption. L’enquête de deux ans concerne députés, chefs d’Etat et Premiers ministres, police, justice….Les fonctionnaires de l’Etat sénégalais sont les plus mal lotis », indique Enquête.

« Les statistiques révèlent que 15% des usagers sénégalais du service public ont avoué avoir payé des pots de vin sur les 12 derniers mois (…) », rapporte le journal qui affiche à sa Une : « Un mal chronique ».

La Tribune écrit que « dans la 10e édition du Baromètre de la corruption concernant 35 pays en Afrique, l’organisation Transparency international dont le Forum civil est la branche sénégalaise indique que la corruption ne cesse de prendre des proportions inquiétantes ».

« Dans ledit rapport, des députés de l’Assemblée nationale, des acteurs de la justice et des membres du gouvernement sont épinglés comme étant au cœur d’un système où de rigueur », selon La Tribune qui affiche à sa Une : « La corruption à tous les étages ».

Les quotidiens reviennent aussi sur le rejet par la Chambre administrative de la Cour suprême du recours en annulation de la révocation de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall.

Parlant de cette décision, Sud Quotidien titre : « La Cour suprême cautionne Macky ». « La Chambre administrative de la Cour suprême déboute Khalifa Sall. Toutes les procédures de la révocation sont jugées +légales+ », rapporte Sud.

En août 2018, le président sénégalais Macky Sall avait révoqué de ses fonctions le maire de Dakar, Khalifa Sall, au lendemain de sa condamnation en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers public.

Selon Libération, « Khalifa Sall perd définitivement la mairie de Dakar ». « L’ex-maire perd la bataille de Dakar », dit le quotidien Kritik. « Khalifa Sall, éliminé de la mairie » (Le Quotidien).

 

C’est un « nouveau revers » pour Khalifa Sall qui « espérait être réhabilité dans ses fonctions de maire de Dakar en attaquant le décret de sa révocation », note le quotidien Enquête qui relève que « ses avocats n’ont pas dit leur dernier mot, car ils promettent d’attaquer la décision » de la Chambre administrative de la Cour suprême. Le Témoin souligne que, « débouté sans surprise », Khalifa Sall « retourne à la CEDEA » pour attaquer cette dernière décision de justice.

Le journal L’As rapporte que dans le cadre de la rationalisation des dépenses de l’Etat, « Macky Sall supprime 15 Agences ».

Le Soleil annonce à la Une que l’équipe du Sénégal affrontera en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) la Tunisie dirigée par le Français Alain Giresse, ancien sélectionneur des Lions du Sénégal. Et pour le journal Vox Populi, « ce sera une demi-finale de feu pour les Lions ».OID/ASB

Foot et politique règnent en maître dans la presse sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione-Les journaux sénégalais, reçus vendredi à APA, traitent principalement de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 qui mettra aux prises le Sénégal à la Tunisie mais aussi du rejet par la Cour suprême du recours contre sa révocation de l’ancien maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall.

Record informe que « les Lions retrouvent les Aigles de Carthage ». La Tunisie a décroché le dernier ticket pour le carré d’as en battant, hier soir, Madagascar sur le score de trois buts à zéro. Dans les colonnes de ce quotidien d’informations sportives, le sélectionneur Alain Giresse déclare qu’il « veut aller le plus loin possible

» là où son attaquant Wahbi Khazri reconnaît que « le Sénégal (est) un gros morceau »

Les Lions affronteront des « Aigles requinqués », analyse Stades. Pour qualifier le Sénégal en finale, le sélectionneur Aliou Cissé pourra compter sur « (Kalidou) Koulibaly, (Idrissa) Gana (Guèye) et (Sadio) Mané (qui sont ses) généraux ».

Mais l’attaquant de Liverpool (Premier League anglaise), le défenseur central de Naples (Italie) et le milieu Pape Alioune Ndiaye sont sous la menace d’une suspension. Ces joueurs essentiels du dispositif sénégalais devront donc éviter d’écoper d’un carton en demies pour ne pas rater une éventuelle finale.

Pour Le Soleil, « les Lions (sont) prêts à écrire leur histoire ». De l’avis de Moussa Ndiaye interviewé par le quotidien national, les poulains de Cissé « sont sur la bonne voie. Il leur faut (maintenant) battre les rares grands qui restent en course ».

Poursuivant dans Le Soleil, l’ancien international indique que les Lions doivent « aller chercher la performance. (Ils) doivent se faire mal pour y arriver ». Le Sénégal et la Tunisie se défieront dimanche prochain à 16 heures GMT au stade du 30 juin du Caire (Egypte).

Sur un tout autre sujet, Le Quotidien annonce que « Khalifa (Ababacar Sall) est éliminé de la mairie » de Dakar. Ce journal précise que « la Cour suprême a rejeté hier (jeudi) le recours de Khalifa Sall aux fins d’annulation du décret le révoquant de ses fonctions de maire de Dakar. Il reste au prédécesseur de Soham El Wardini le rabat d’arrêt qui sera (inscrit) au rôle mardi prochain ».

« La Cour suprême cautionne Macky » indique Sud Quotidien, non sans rapporter que « toutes les procédures de la révocation (ont été) jugées légales ».Pour sa part, EnQuête constate que « Khalifa Sall perd la bataille de Dakar ».

 

WalfQuotidien en conclut que « Khalifa Sall perd définitivement ». En outre, ce journal renseigne que « l’audience de la Cour suprême n’a rien à envier à un spectacle de cinéma. La séance a été marquée par des échanges houleux entre les différentes parties prenantes ».

De son côté, L’Observateur estime que « l’ex-maire de Dakar (est) dans les grâces de Macky Sall » puisqu’il « attend la dernière décision de la Cour suprême pour agir

». Selon ce journal, « un décret de grâce pour Khalifa Sall (serait) déjà écrit (et serait) en attente d’un numéro et de la signature »

Khalifa Ababacar Sall a été condamné pour « faux et usage de faux » et « escroquerie portant sur des fonds publics » dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar.

En mars 2018, le juge de première instance, Malick Lamotte a prononcé à son encontre une peine de 5 ans de prison et une amende de 5 millions F CFA. Deux mois plus tard, le juge Demba Kandji de la Cour d’appel a maintenu cette sentence mais en alourdissant l’amende qui s’élève désormais à 1,8 milliard F CFA. Le maire de la ville de Dakar devra la payer solidairement avec trois de ses co- accusés.ID/te/APA

L’Union européenne annonce une aide de 138 millions d’euros en faveur du G5 Sahel

(Agence Ecofin) – Le G5 Sahel bénéficiera d’une nouvelle aide de 138 millions d’euros, de la part de l’Union européenne (UE), a annoncé cette semaine Federica Mogherini (photo), haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères.

D’après la responsable, la nouvelle aide s’ajoutera au financement déjà annoncé, quelques mois plus tôt, par l’institution européenne en faveur de l’organisation. Elle permettra de financer le déploiement de la force conjointe du G5 Sahel « y compris sa composante police ».

Cette annonce est intervenue dans le cadre de la cinquième réunion interministérielle des pays membres du G5 Sahel, qui s’est tenue mardi 10 juillet à Ouagadougou, au Burkina Faso.

« Nous avons décidé de consolider le partenariat sur la base des priorités suivantes : l’appropriation par les cinq pays du G5 Sahel, notamment à travers une coordination renforcée par le Secrétariat permanent, la définition d’un cadre d’action intégré en matière de sécurité et de développement et l’identification de zones prioritaires sur lesquelles seront concentrés les efforts des parties », a indiqué à cet effet Federica Mogherini.

Créé en 2014, le G5 Sahel qui vise à mutualiser les efforts du Mali, du Tchad, du Burkina Faso, du Niger et de la Mauritanie pour combattre le terrorisme et l’insécurité dans la région a vu son déploiement être retardé, en raison d’un déficit des ressources financières nécessaires pour son opérationnalisation. En décembre dernier, les bailleurs de fonds avaient promis un financement de plus de 2 milliards $ en faveur de l’organisation, essentiellement pour la mise en œuvre de son programme d’investissements prioritaires.Moutiou Adjibi Nourou

Le Franc CFA «A Une Utilité», Selon Macron

http://www.walf-groupe.com Emmanuel Macron estime, toutefois, que le franc CFA

« a une utilité ». « On doit garder la part de stabilité que ça apporte mais on doit permettre à toute la région de s’intégrer pleinement dans un espace monétaire intégré », dit-il.

 

Le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi que le sujet délicat de l’avenir du franc CFA pouvait être discuté « de manière apaisée » et « sans tabou », alors que les pays d’Afrique de l’Ouest ont confirmé leur intention de se doter d’une monnaie commune.

« C’est un sujet qu’on doit pouvoir ouvrir et qu’on a décidé d’ouvrir ensemble avec nos partenaires africains, de manière apaisée, sans culte du symbole, sans tabou ni totem », a déclaré M. Macron à l’issue d’un débat à l’Elysée avec 400 représentants des diasporas africaines de France, auquel participait le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

« Je suis attaché à ce qu’il y ait un succès pour l’intégration régionale de la

Cédéao », a souligné le président français à l’intention de son homologue ghanéen, en visite officielle à Paris.

Le franc CFA « a une utilité », a insisté le président français. « On doit garder la part de stabilité que ça apporte mais on doit permettre à toute la région de s’intégrer pleinement dans un espace monétaire intégré ».

Les quinze membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – dont le Ghana – se sont mis d’accord fin juin pour l’adoption à l’horizon 2020 d’une monnaie unique – l’eco – qui sonnerait le glas du franc CFA dans cette région.

« Il y a des défis dans ce projet mais je pense que c’est un modèle. Le développement de l’Europe a eu un impact énorme sur le niveau de vie des Européens et l’un des piliers essentiels de ce projet a été la monnaie unique », a observé M. Akufo-Addo.

A l’heure actuelle, huit pays de la Cédéao utilisent le franc CFA, tandis que les sept autres manient autant de devises qui ne sont pas convertibles entre elles.

Etabli en 1945, une quinzaine d’année avant l’indépendance des colonies françaises, la valeur du franc CFA est aujourd’hui indexée sur l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA) ce qui maintient les économies africaines dans la dépendance de la politique monétaire européenne, une situation régulièrement taxée de « néo-colonialisme ». Les Etats africains doivent par ailleurs déposer 50% de leurs réserves en France. En contrepartie, leur convertibilité illimitée avec l’euro leur donne une crédibilité internationale.Voaafrique

Matam : Le retard des pluies inquiète les paysans

https://www.leral.net L’hivernage a démarré dans plusieurs localités du Sénégal. Mais, la région de Matam peine à enregistrer ses premières pluies. Les paysans de localité, las d’attendre, s’inquiètent.

Ainsi, le Directeur régional du développement rural (Drdr), Abdoulaye Camara, accroché par la Radio Sud FM, estime qu’il n’y a pas péril en la demeure. « Il est vrai qu’à pareille heure l’année dernière, tous les postes de la région avaient enregistré des pluies. Cette année, en dehors de la commune de Vélingara Ferlo, il n’y a pas encore de pluie », a reconnu le Directeur régional du développement rural, Abdoulaye Camara.

La région de Matam, avertit-il, est une localité agricole qui vit de l’agriculture irriguée. « On attend beaucoup de la pluie. Mais, l’effet peut ne pas être aussi important si les agricultures font en sorte que les cultures irriguées, les emblavés soient alimentés à l’arrivée des pluies », recadre-t-il

 

N’empêche, le pessimisme des producteurs contrastent toujours avec les assurances du Drdr, qui ajoute que 100 tonnes de semences d’arachides sont allouées à la région, dont 80% revient au département de Ranérou. Surtout, son bassin arachidier, plus particulièrement, la Commune de Vélingara Ferlo.

D’après M. Abdoulmaye Camara, 145 tonnes de niébé ont été intégralement réceptionnées, 55 tonnes de maïs et 80 tonnes de sorgho. Il a annoncé la présence dans cette localité d’une unité de la Direction de protection des végétaux (DPV), pour éventuellement, combattre les oiseaux granivores.

VENTE DE MAUVAISES SEMENCES D’OIGNON DANS LA ZONE DES NIAYES : Les graines de la désillusion

http://www.enqueteplus.com/node Les agriculteurs de la zone des Niayes sont dans la tourmente. Pour cause, la vente de mauvaises semences d’oignon pour la campagne d’été leur a causé d’énormes préjudices. En moins de deux mois, ils ont vu tous leurs investissements réduits au néant. Ainsi, si certains ont choisi d’élever la voix pour réclamer des indemnisations, d’autres remettent tout aux mains de Dieu et se réfugient derrière la prière, en espérant une solution divine.

Des champs d’oignon étendus jusqu’au seuil des maisons bâties en dur sur des dunes de sable. L’air frais et la brise marine offrent un climat doux et clément.

L’ambiance est calme. Des vieux en habits traditionnels se rendent à la prière

du vendredi. Bienvenue au village de Ndeugou, au cœur du Gandiol. Pour s’y rendre, on emprunte une route toute neuve qui dessert l’axe Saint-Louis – Louga, en passant par ces différents villages dont l’activité principale des populations est le maraichage, plus particulièrement la culture de l’oignon.

Tout au long de la route, on aperçoit, presqu’à chaque km, un parc à oignon rempli. D’ailleurs, chaque village possède son hangar. Commerçants et

agriculteurs sont assis sur des nattes étalés sur les bandes de sable qui caractérisent le relief du sol de cette partie de la zone des Niayes. Vu ces parcs remplis de cette légume, l’on pourrait croire que les agriculteurs de la zone se frottent les mains et ne se plaignent pas. Pourtant, à travers leurs visages, se lisent crainte et désespoir.

En effet, les agriculteurs ont acquis de mauvaises semences. Ainsi, tous ces champs d’oignon étendus à perte de vue sont abandonnés par leurs propriétaires, car, après des mois de cultures, la croissance des plantes n’évolue pas. Les rumeurs sur les causes d’un tel problème fusent de partout. Certains évoquent une confusion sur les semences qui ne sont pas appropriés pour la saison. D’autres parlent de graines contrefaites ou encore d’une simple volonté de nuire aux agriculteurs. Quoiqu’il en soit, la campagne est déjà catastrophique.

 

Les producteurs se sont procurés ces semences auprès d’une grande distributrice basée à Potou dans la commune de Leona. Elle se nomme Bineta et travaille avec la société Tropicasem. Elle a même acquis une réputation respectable, grâce à la qualité de ses semences que les agriculteurs ont baptisées de son nom. Dans la zone, les semences ‘‘Bineta’’ animent toutes les discussions, à cause de ses nombreuses victimes. Parmi eux, Ahmet Sow, un agriculteur du village de Ndeugou. Il nous dénombre ses pertes. ‘‘J’ai acheté 3 pots à 22 000 FCFA l’unité pour faire mes pépinières et deux mois après, j’ai pris des ‘’sourga’’ (saisonniers) pour planter 14 parcelles. Mais à peine un mois après la plantation, les oignons ont commencé à pommer et les feuilles à tomber. Ce qui est anormal car ce processus devait prendre trois mois. Grâce à mon expérience de plus de 30 ans dans le secteur, je me suis aussitôt rendu compte que c’était dû aux semences. Je n’avais d’autres solutions que d’abandonner les parcelles, malgré toutes mes dépenses’’, explique-t-il avec amertume.

A l’instar d’Ameth Sow, les semences Bineta ont fait plusieurs victimes, car au moment de leur distribution, il y avait une rupture des autres types de semence que les agriculteurs avaient habitude d’utiliser. Ainsi, ils ont presque tous acheté les mêmes types de semences pour la seconde récolte d’été. Bodiel Ba, conseillère municipale, son mari et son fils sont des grands producteurs d’oignon. Et comme la plupart des habitants du village, ils sont victimes des graines de Bineta. ‘’Nous avons acheté 4 pots et engagé deux saisonniers pour la campagne. On a aussi dépensé beaucoup d’argent pour le désherbage, l’installation des gouttes à gouttes et le payement des saisonniers. Malgré tous ces efforts, on a tout perdu. C’est très difficile, car toute l’économie de la zone tourne autour de l’agriculture. C’est encore plus difficile parce que ça a coïncidé avec la fin de la campagne. C’est bientôt l’hivernage et les gens ne pourront plus semer les oignons. En tant que conseillère municipale, j’ai interpellé le maire pour aider les populations à être indemnisées. Il nous a conseillé de garder nos factures d’achat d’oignon. Il va intervenir auprès du distributeur’’, renseigne-t-elle.

A Ricotte, une perte de 668 millions de franc CFA déjà enregistrée

Avant Ndeugou, nous sommes passé par le village de Ricotte plus enclavé, situé de l’autre côté de la route, pour recueillir l’avis des agriculteurs. En cette matinée de vendredi, les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations. Un groupe de jeunes est assis sur des bancs posés sous un toit en paille. Trois autres

jeunes installés sur une natte étalée à même le sol, au seuil de l’une des boutiques du village, s’occupent à faire du thé. Sur cette place appelée ‘’garage’’, qui se situe au milieu du village, presque toutes les discussions portent sur les mauvaises semences distribuées pour la campagne de culture d’oignon.

 

Pour en parler, on nous propose d’aller d’abord voir Alioune Yacine Sow, le conseiller municipal du village, par ailleurs président de la commission agricole de la mairie.

Contacté, il nous donne rendez-vous au toit où sont assis les jeunes. Cet espace semble faire office de lieu de palabre pour les villageois. Après quelques minutes d’attente, le voici arrivé sur une moto ‘’Jarkarta’’. Il est vêtu d’un caftan basin beige claire, un bonnet noir bien posé sur la tête assorti d’une écharpe autour du cou.

Après les salutations, le notable s’occupe d’abord à inviter les jeunes qui étaient assis à côté à rejoindre la mosquée pour une séance de récital de Coran organisée par le village à l’occasion de ce premier vendredi suivant le mois saint de ramadan. ‘’Je vous rejoins après mon entretien’’, leur lance-t-il. ‘’Tu as vu, les jeunes n’ont plus d’occupations. Tous les champs d’oignon sont abandonnés, à cause des mauvaises semences’’, indique-t-il, en prenant place sur une natte dressée à même le sol.

Pour parler de la campagne avortée de la culture d’ognon, l’agriculteur entame des estimations des pertes déjà subies. Il indique que, dans la localité, une perte de 668 millions de franc CFA a déjà été enregistrée. En effet, 334 pots de 500g de semences d’oignon de la marque de la société Tropicasem, à raison de 25 000 franc CFA l’unité, ont été achetés et semés. Pour une telle quantité de semences, les agriculteurs espéraient produire jusqu’à 2672 T d’oignon. Malheureusement, tout est parti en fumée, à cause des mauvaises semences.

En effet, après deux mois de culture, les parcelles d’oignon ont commencé à faner, malgré qu’elles aient été arrosées régulièrement et en quantité suffisante. Les agricultures ont noté aussi une absence de croissance des plants dont les oignons rabougrissent. Un phénomène qui s’explique, selon les agriculteurs, par les mauvaises semences. ‘’Cette campagne est une vraie catastrophe. Les pertes sont énormes. On appelle la société civile et les organisations des droits de l’homme pour nous venir en aide. L’Etat a envoyé une délégation qui malheureusement n’a rien fait, à part constater les dégâts. L’inspecteur départemental de l’agriculture de Saint- Louis a tenu une réunion avec les agriculteurs sur la situation. Ensuite, il y a eu une visite de terrain de la commission agricole de Saint-Louis accompagnée par le préfet, le maire de Ndiébene Gandiol, mais, depuis lors, ni l’Etat ni le fournisseur n’ont réagi’’, informe, Aliou Yacine Sow.

En attendant d’éventuelles réactions des autorités, les agriculteurs de Ricotte s’en remettent à Dieu et prient pour surmonter la situation. C’est d’ailleurs, dans ce sens que le village organise une séance de prières et de récital de Coran pour peut-être implorer une solution divine.

Le poids de la dette hante le sommeil des agriculteurs

 

Dans toute la zone des Niayes, l’agriculture, plus particulièrement celle d’oignon, est la principale occupation des populations. Ainsi, pour les grandes saisons de production, les agriculteurs font des prêts bancaires pour l’achat de semences et d’intrants. Pour cette campagne avortée à cause de mauvaises semences, les agriculteurs sont très stressés quant au remboursement de la dette. Pour cela, Ameth Sow et ses camarades ont perdu le sommeil. Ils craignent d’être traînés en justice par leurs créanciers, faute d’honorer leur dette. Mama Ka, agriculteur, est aussi dans cette situation. Après avoir observé tous ses investissements partir en fumée, ses principaux soucis restent la dette qu’il doit à sa banque. ‘’J’ai acheté 5 pots à 22 000 Fcfa l’unité. Comme tout le monde, tout est perdu. Ma seule préoccupation, aujourd’hui, c’est la dette que je dois à la banque. Je ne sais pas quelle sera son attitude. Va-t-elle nous prolonger les délais jusqu’à la saison prochaine ou non ? On ne sait pas. C’est pourquoi, je n’arrive plus à dormir’’, se lamente-t-il.

A l’image d’Ameth Sow et Mama, tous les agriculteurs espèrent des indemnités de l’entreprise productrice des semences pour pouvoir honorer leurs dettes auprès des banques. Pour cela, ils sollicitent le soutien de l’Etat pour obtenir gain de cause. ‘’Nous sommes à bout, on ne peut plus résister. On a des prêts bancaires qu’il faut payer, sans compter les dettes qu’on doit aux boutiquiers de quartier et certains magasins. 90% des semences sont mauvaises. L’Etat doit nous venir en aide et exiger des distributeurs une indemnisation’’,lance Oumar Ba, père de famille.ABBA BA

Riziculture : La Sodagri renforce les capacités de ses relais http://actunet.net/ Cinquante relais de l’antenne régionale de la  Sodagri de Kolda ont bénéficié d’une session de renforcement de capacités ce jeudi 11 juillet,

dans la capitale du Fouladou. L’activité a pour but de procéder à une mise à niveau de ces acteurs de terrains afin que les objectifs d’emblavure de la Sodagri fixés cette année à 115.000 ha soient atteints

Ainsi, il est surtout question pour cette activité de «rappeler à ces relais les missions de la Sodagri, sa stratégie». Mais aussi, «revenir sur leurs responsabilités en tant qu’acteurs de terrains» pour les outiller, notamment sur «comment informer et sensibiliser les producteurs sur les remboursements des semences, la gestion des moyens sur place, entre autres. Ceci, pour optimiser les résultats au niveau des exploitations agricoles», a fait savoir Oumar Ly. Il est le conseiller technique du Dg de la Sidagri.

À ce jour, précise M. Ly, «la mise en place des semences est déjà effective».

Aussi, en plus des engins dont disposent déjà la Sodagri, «nous avons hérité un lot de tracteurs des programmes de l’État du Sénégal que nous mettons à la disposition des producteurs pour faciliter les travaux de préparation du sol et élargir les emblavures».

En somme, «nous sommes en train de créer les conditions d’atteinte de nos objectifs» pour cette présente campagne, a rassuré le conseiller technique du Dg, Alpha Bocar Baldé.

LES PROFESSIONNELS DU SECTEUR INVESTISSENT LE FOUTA

http://www.sudonline.sn «Beaucoup de producteurs ont pris conscience de l’intérêt que suscite le manioc, il s’agit de rendre opérationnelles leurs différentes ambitions pour booster la filière en vue d’atteindre un million de tonnes de manioc par an au Sénégal»

 

Les membres de l’interprofessionnelle du manioc se sont retrouvés hier, jeudi, en présence des autorités administratives, locales et maraboutiques de la région sous la conduite de Assane Ndiaye, le responsable de l’Interprofessionnelle manioc au Sénégal, pour une meilleure stratégie de croissance de la filière.

«Beaucoup de producteurs ont pris conscience de l’intérêt que suscite le manioc, il s’agit de rendre opérationnelles leurs différentes ambitions pour booster la filière en vue d’atteindre un million de tonnes de manioc par an au Sénégal», a déclaré le responsable de l’Interprofessionnelle manioc. Comparé aux                          traditionnelles cultures de la région que sont le maïs, le mil ou le sorgho, le manioc n’est peut-être pas la première culture au Sénégal au regard du nombre de producteurs qui s’activent dans ce secteur. Mais du fait de la vaste campagne d’information et de sensibilisation effectuée sur la filière, on note aujourd’hui un réel engouement autour de la production. « Un projet de vulgarisation de la culture du manioc de 50 hectares de terre, avec                                                  l’objectif d’assurer une amélioration des revenus des femmes agricultrices de la région, a fini de positionner la culture du manioc dans l’exploitation des agriculteurs », explique la coordinatrice régionale, Nafy Mall.

Précisant que « beaucoup d’agriculteurs ont fini de comprendre que la culture du manioc était l’une des rares cultures de base à pouvoir être exploitée sur des surfaces assez réduites, souvent dans des zones marginales à sols pauvres et aux précipitations aléatoires, sans exigence de mécanisation ni achat d’intrants». « La culture du manioc procure des revenus importants aux producteurs, il s’agit de travailler dans la transformation des matières premières de cette tubercule à cause des vertus et matières idéales qu’elle possède et encore des qualités nutritionnelles dont elle dispose pour un grand nombre de produits alimentaires», conclura-t-elle.

UN PROGRAMME VISE L’INTRODUCTION DE CURRICULA SUR L’ÉCOSYSTÈME DE LA MANGROVE

Ndangane Sambou (Fatick), 11 juil (APS) – L’inspection d’académie de Fatick (IA), de concert avec l’ONG Wetlands, travaille à intégrer à terme l’enseignement de l’écosystème de la mangrove dans les curricula officiels, dans le cadre de la mise en œuvre du programme Mangrove Capital Africa (MCA), a-t-on appris des deux parties. « Pour atteindre cet objectif, un protocole d’accord a été signé entre l’IA de Fatick et Wetlands International Afrique, dans le cadre de l’exécution du MCA, un programme pilote de sauvegarde de la mangrove dont l’un des volets est axé sur l’enseignement et la formation des élèves sur l’importance de la mangrove », a expliqué Mamadou Diouf, chef du bureau de Foundiougne (région de Fatick) de l’organisation dédiée à la conservation et à la restauration des zones humides.

Il s’entretenait avec des journalistes, jeudi, en marge d’un atelier d’évaluation d’une série d’activités de sauvegarde de l’écosystème mangrove, déroulées depuis plus d’un an par l’IA de Fatick et 27 clubs d’écoles environnement mangrove (CEM) sélectionnées dans la phase expérimentale du programme MCA.

« L’objectif du protocole avec l’IA, c’est d’intégrer à terme l’enseignement de l’écosystème mangrove dans les curricula officiels », a indiqué M. Diouf. Il estime que pour y arriver, « il faudra d’abord évaluer le programme pilote à partir du protocole établi ».

Mamadou Diouf ajoute qu’il faudrait aussi « ressortir les points forts et faiblesses liés à la mise en œuvre des activités convenues avec l’IA, évaluer les enseignements déroulés par les CEM, tout en dégageant des propositions pratiques pour dresser la feuille de route et faire le plaidoyer auprès des autorités académiques et centrales ».

 

Dans le cadre de ce plaidoyer, a-t-il précisé, « il reviendra aux autorités académiques de voir comment intégrer dans les leçons des élèves les aspects techniques d’enseignement et d’apprentissage du système de la mangrove pour les élèves ».

L’atelier ainsi organisé vise à « évaluer, avec les acteurs de l’éducation, la mobilisation en milieu scolaire, la mobilisation dans le cadre des activités du réseau des clubs mangrove’’, afin de « dégager des perspectives pour la deuxième phase du MCA, sur la base d’un nouveau protocole », a souligné Mamadou Diouf.

Selon lui, jusque-là, les enseignements sur le système de la mangrove sont dispensés uniquement aux élèves membres des 27 clubs environnement mangrove sélectionnés dans la phase pilote, et non dans toutes les classes.

« Nous espérons donc qu’après l’évaluation, l’IA de Fatick déterminera la forme adaptée pour intégrer ces modules sur l’importance de la mangrove au-delà des 27 clubs-test du cycle élémentaire dans la région », a-t-il ajouté.

« L’école, a expliqué M. Diouf, a été une porte d’entrée pour le MCA. Nous avons choisi d’appuyer l’IA et passer par l’élève ou agir sur les parents d’élèves, les communautés, afin de changer les comportements pour sauvegarder la mangrove ». de cet atelier, un manuel de référence sur l’éducation à la sauvegarde du patrimoine de la mangrove, un document à mettre à la disposition des acteurs de l’éducation.

Ce manuel servira de guide méthodologique illustré et de support pédagogique à l’enseignement-apprentissage en milieu scolaire, a-t-on indiqué.

Une quarantaine d’acteurs de Wetlands et de l’IA de Fatick ont participé à cet atelier portant sur l’évaluation d’une série d’activités de sauvegarde de l’écosystème mangrove déroulées durant plus d’un an dans la phase expérimentale du programme MCA.AB/BK/ESF

Les acteurs du Paisd veillent à sa bonne exécution

http://actunet.net/ En ce qui concerne le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), une rencontre s’est tenue hier, et qui a permis d’en fixer les grandes orientations et veiller de manière générale à sa bonne exécution. Ce qui va permettre d’effectuer une première revue générale des activités du Programme depuis son démarrage puis de dresser les perspectives relatives à sa mise en œuvre. Il faut rappeler que le comité de pilotage regroupe les instances sénégalaises et celle européennes. D’ailleurs, il est indiqué que «pionnier en matière de dialogue et d’inclusion de la diaspora, le Sénégal a engagé depuis les années 2000, des réflexions profondes en vue d’optimiser la participation de la diaspora au développement économique et social de son pays d’origine».

À ce titre, le Paisd III «s’inscrit dans la vision du Plan Sénégal émergent (Pse) dont un de ses fondamentaux concerne le renforcement de la coopération internationale et la participation de la diaspora sénégalaise au processus de développement de son pays d’origine». Un document renseigne que «ce dispositif, dont la coordination générale est assurée par la Direction de la coopération technique du Secrétariat général de la Présidence du Sénégal (SGPR), est articulé autour de quatre axes». Il s’agit du «soutien aux projets de développement local des régions d’origine des migrants, de l’accompagnement des investissements productifs de la diaspora, individuels et collectifs, du développement des services financiers à la clientèle diaspora». Mais aussi, de «la mobilisation de l’expertise hautement qualifiée et de la jeunesse issues de la diaspora pour la réalisation de missions d’expertise et de volontariat de courte durée au Sénégal».

 

La même source fait également savoir que «le Paisd III dont la convention de financement a été signée entre la République du Sénégal et l’Agence française de développement, le 19 octobre 2017, pour un montant de 7,442 milliards Cfa (11.345.794 €), dont 6,130 milliards Cfa (9.345.794 €) délégués par la Commission européenne et 1,1331 milliards Cfa (2000.000 €) par l’Agence française de développement sur une période de 4 ans (2017-2021), porte des innovations significatives avec l’élargissement des capacités de mobilisation de la diaspora sénégalaise à trois nouveaux pays européens (Belgique, Espagne, Italie) tout en poursuivant la mobilisation auprès des Sénégalais établis en France, permet ainsi de couvrir les pays européens où la communauté sénégalaise est fortement implantée.»

UN FINANCEMENT DE 6,5 MILLIARDS CFA POUR LES ÉMIGRÉS SÉNÉGALAIS

Dakar, 11 juil (APS) – Le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD) va aider à financer les activités économiques des Sénégalais à l’étranger, avec un financement de 6,5 milliards de francs CFA, a-t-on appris jeudi de l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson.

« La troisième phase du PAISD va permettre d’accompagner la diaspora sénégalaise de France, mais aussi d’Italie, d’Espagne et de Belgique dans son pays d’origine, grâce à une importante contribution financière de 6,5 milliards francs CFA de l’Union européenne », a-t-elle promis.

Mme Mingasson intervenait à une réunion du comité qui dirige le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement

« Cet apport est complété par des financements de la France. Et pour atteindre ses objectifs, le projet compte également sur une contribution de l’Etat du Sénégal d’un montant de 1,3 milliard de francs CFA », a-t-elle précisé.

Cette contribution financière de l’Union européenne et de l’Etat du Sénégal « démontre avec force que nous sommes ensemble convaincus du rôle que peuvent jouer la diaspora et les communautés de migrants, à la fois pour faciliter l’intégration des migrants dans les pays de destination et pour le développement de leur pays d’origine », a-t-elle expliqué.

Selon le secrétaire général adjoint du gouvernement sénégalais, Alyoune Badara Diop, les migrants « constituent (…) une composante fondamentale de la phase 3 du PAISD », car ils contribuent à « la densification du secteur privé national ». « L’organisation de la diaspora selon ses régions d’origine est une très bonne initiative, qui permet de concilier le social et l’économie par l’appui à l’entreprise, pour que l’activité économique soit le relais du volet social », a dit l’ambassadeur de la France, Christophe Bigot, qui prenait part à la réunion.

Le diplomate français souligne que « les réalisations des phases précédentes du PAISD sont adaptées aux besoins des populations ».Il salue « la légèreté des procédures de financement » de ce programme soutenu par la France.

« Si vous êtes allés dans les villages, vous saurez comment un château d’eau ou un poste de santé change la vie des femmes et améliore la vie des populations », a ajouté M. Bigot.DS/ESF/BK

ALERTE DU MINISTRE DU TOURISME : Il faut sauver le lac Rose

http://www.enqueteplus.com/node Le ministre du Tourisme veut bâtir un plan d’actions prioritaires pour protéger l’écosystème de la zone du lac Rose et son aménagement. Car le site est en sursis.

 

Le lac Rose se meurt en même temps que l’activité touristique autour. C’est l’alerte lancée par le ministre du Tourisme et des Transports aériens qui présidait, mardi dernier, un comité local de développement (Cld) sur le lac. Alioune Sarr a, à l’occasion insisté sur l’impérieuse nécessité de préserver ‘’ce magnifique site, quasi unique dans son genre, au moment où la problématique sur les effets des changements climatiques est devenue une réalité’’.

Aujourd’hui, dit-il, le site est en sursis. Cela pour plusieurs facteurs. Il y a l’intervention de l’homme ; la coupure des filaos qui protègent contre l’avancée de la mer ; la menace de disparition du lac en raison de son assèchement ; mais aussi de la surexploitation du sel conduisant de plus en plus à la perte de sa teinte originale. Le ministre ne manque pas aussi de souligner l’urbanisation galopante et anarchique sur les dunes de sable qui obstrue le passage de l’eau de mer vers le lac par souterrain.

Cette situation pousse Alioune Sarr à en appeler au sens civique, ‘’pour un encadrement responsable des actions anthropiques sur le paysage de toute la zone du lac Rose, afin d’en atténuer les conséquences, surtout dans un écosystème aussi fragile où se pratiquent plusieurs activités économiques, allant de la pêche à l’artisanat, du tourisme à l’exploitation du sel, en passant par l’élevage. Toutes ces activités constituent autant de ressources dont la pérennité dépend du respect d’un équilibre écologique’’.

Par ailleurs, le constat amer est la baisse drastique de la fréquentation des touristes, depuis la délocalisation du rallye Paris-Dakar, en 2007. Un ensemble de raisons qui poussent Alioune Sarr à plaider pour ‘’la convergence, sinon l’harmonisation des politiques de développement élaborées en faveur de cette zone névralgique, par les différentes parties prenantes que sont le ministère du Tourisme et des Transports aériens, la Délégation générale des pôles urbains et la mairie de Tivaouane Peulh Niague’’.

Cela, afin de bâtir un plan d’actions prioritaires de la zone, surtout en matière de protection de l’écosystème du site et de son aménagement. Ce qui permettra, à l’en croire, au lac Rose de retrouver son lustre d’antan. Sans manquer de promettre l’engagement du ministère aux côtés des acteurs. PAPE MOUSSA GUEYE Recommandation du Fmi et de l’Ige:Macky Sall dissout 15 agences http://www.seneweb.com Le chef de l’État joint l’acte à la parole. Comme promis, Macky Sall va supprimer 15 agences sur une trentaine pour se conformer aux recommandations du Fmi et de l’Ige. Une décision qui entre dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques.

L’AS, qui rapporte l’information, signale que le Président Sall a déjà reçu et validé la liste d’agences à dissoudre. Le journal cite le Cices, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), l’Agence pour le développement des petites et moyennes entreprises (Adepme), l’Anamo, l’Anat, l’Apda…

La liste est loin d’être exhaustive. Les agences supprimées vont devenir des établissements publics à caractère commercial et d’autres seront purement et simplement dissoutes, fusionnées ou voir leur compétences revenir à des directions nationales existantes.

Près de 8 milliards de FCfa pour accompagner la diaspora sénégalaise

https://www.lejecos.com La troisième phase du Programme d’appui aux initiatives de solidarités pour le développement (Paisd) a été lancée ce jeudi. Selon Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne, cette troisième phase du Paisd va

 

permettre d’accompagner la diaspora sénégalaise de France, mais aussi d’Italie, d’Espagne et de Belgique dans le pays d’origine, grâce à une importante contribution financière de 6,5 milliards de FCfa de l’Ue.

Elle a indiqué que cet apport est complété par des financements de la France. Pour atteindre ses objectifs, le projet compte également sur une contribution de l’Etat du Sénégal d’un montant de 1,3 milliard de FCfa. Selon Mme Mingasson, cette contribution financière de l’Union européenne et de l’Etat du Sénégal démontre avec force que nous sommes ensemble convaincus du rôle que peuvent jouer la diaspora et les communautés de migrants, à la fois pour faciliter l’intégration des migrants dans les pays de destination et pour le développement de leur pays d’origine.

Prenant part à la rencontre, le secrétaire général adjoint du gouvernement, Alyoune Badara Diop estime que les migrants constituent une composante fondamentale de la 3ème phase du Paisden participant à la densification du secteur privé national.

Pour sa part, Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal souligne que l’organisation de la diaspora selon ses régions d’origine est une très bonne initiative, qui permet de concilier le social et l’économie par l’appui à l’entreprise.

Pour cette troisième phase, le financement est assuré par le gouvernement du Sénégal, l’Agence française de développement et l’Union européenne.

Adou FAYE ALIOUNE SARR LANCE L’AMÉNAGEMENT D’UN ARBORETUM À L’AIBD

Diass, 11 juil (APS) – Le ministre du Tourisme et des Transports aériens Alioune Sarr a pris part jeudi au démarrage de l’aménagement d’un arboretum, une initiative couronnant une série d’actions de reboisement menées à l’aéroport international Dakar Blaise Diagne de Diass et ses environs.

Alioune Sarr a planté un pied d’ébène du Sénégal en face de la devanture du salon d’honneur de l’aéroport.

C’est le premier arbre de ce qui sera un arboretum, a relevé le ministre du Tourisme et des Transports aériens, accompagné de directeurs et autres responsables de son département qui ont aussi planté des arbres.

L’initiative appuyée par l’Oceanium de Dakar, une association sénégalaise travaillant sur la protection et la conservation des ressources naturelles, a permis de semer

300.000 graines dans la zone tampon et le site de recasement des populations déplacées dans le cadre de la construction de l’infrastructure, a noté sa représentante Karine Fakhoury.

Les plantes choisies sont typiquement sénégalaises, certaines d’entre elles étant menacées de disparition, a-t-on indiqué.

Pour Alioune Sarr, cette opération de reboisement devrait permettre de « protéger durablement » les installations, en servant de brise-vent, mais en fixant le sol et l’eau.Il a souligné les dimensions sociale, environnementale et économique de cette action.

Il s’agit d’ »embellir notre aéroport, mais aussi d’afficher notre volonté de protéger l’environnement’’, a dit Xavier Mary, directeur de LAS, la société en charge de la gestion de l’infrastructure aéroportuaire.

L’AIBD est membre du programme Airport Carbon Accreditation, qui vise la réduction des gaz à effet de serre.

Il s’inscrit dans la réduction des déchets, à travers le bannissement progressif des déchets plastiques et des objets à usage unique comme les gobelets, a noté le directeur de LAS Xavier Mary.

 

Alioune Sarr s’est réjoui de ce que l’AIBD soit le lieu d’implémentation de la politique Zéro déchet annoncée par le chef de l’Etat Macky Sall.ADI/BK

Pape Abdoulaye Seck

http://www.enqueteplus.com/node Le président de la République continue de caser ses anciens ministres zappés lors de la mise en place du premier gouvernement de son second et dernier mandat. Après avoir propulsé Souleymane Jules Diop à l’Unesco et recyclé Seydou Guèye et Abdou Latif Coulibaly à la présidence de la République, Macky Sall est en passe de coopter le Dr Pape Abdoulaye Seck à l’ambassade du Sénégal sise à Rome.

L’ancien ministre de l’Agriculture est, en effet, pressenti comme le prochain ambassadeur du Sénégal en Italie. Un poste très prisé par les diplomates. Il pourrait aussi, cumulativement à ses fonctions d’ambassadeur, atterrir au Conseil de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), qui compte 49 représentants des pays membres, avec un seul représentant pour chaque pays. En effet, le siège dudit conseil se trouve à Rome.

Le Sénégal et le Royaume de Belgique procèdent à la signature d’une convention Spécifique le 15 juin prochain

Le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération et l’Ambassade de Belgique à Dakar ont l’honneur d’annoncer la signature, à Dakar le 15 juillet 2019 à 9h à la Salle de conférence du 6ème étage du Ministère des Finances et du Budget, d’une Convention Spécifique relative à un nouveau Programme de Coopération au Développement pour la période 2019 – 2023, par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération SE M. Amadou Hott et par le Chargé d’affaires a.i. de l’Ambassade de Belgique, M. Lucas Muylle.

Le budget global du nouveau Programme gouvernemental est de 45 millions d’euros, soit environ 29,5 milliards de FCFA, en don, et concerne principalement la zone de concentration du Sine Saloum, c’est-à-dire les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick. Ses composantes sont :

Le pilier de la Promotion de l’entrepreneuriat durable et de la création d’emplois décents dans le Sine Saloum et son Agropole au travers de deux interventions interdépendantes :

« L’appui à l’émergence d’une infrastructure agroindustrielle moderne, compétitive et durable dans le Sine Saloum » (de 13 et demi M €) et

« L’appui au renforcement du capital financier, technique, humain et social des entreprises du Sine Saloum » (de 9 M €)

Le pilier Santé de la reproduction avec une intervention ayant pour objectif la « Santé de la femme, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent(e) » (de 8,8 M €) Et le pilier Renforcement de compétences avec l’intervention qui porte sur les

«Formations, les Etudes et les Expertises » (4,50 M €)

Le budget global comprend également une réserve dont l’affectation pourra être décidée au cours de la mise en œuvre du programme, selon les priorités identifiées d’un commun accord entre les parties belges et sénégalaises, et une enveloppe pour la gestion et l’expertise.

Une nouveauté de ce programme est que durant la période de sa mise en œuvre, les exonérations fiscales habituelles y afférent seront suspendues.

L’élaboration de ce programme s’est faite de façon consensuelle entre les parties et dans un climat de franche collaboration. La Coopération au Développement entre le

 

Sénégal et la Belgique datant de plus de 50 ans, cette nouvelle Convention marque les liens indéfectibles d’amitié qui lient les deux Pays.

Amadou Ba, ministre des Affaires étrangères reçoit son homologue mauritanien

https://www.pressafrik.com Le ministre des Affaires étrangères; Amadou Bâ, le chef de la diplomatie sénégalaise, a reçu ce jeudi à Dakar, Ismail Ould Cheikh Ahmad, son homologue de la Mauritanie.

Parmi les sujets évoqués, figure la situation des Sénégalais établis en Mauritanie. Pour rappel, il y a quelques semaines, nos compatriotes vivant dans ce pays se plaignaient d’expulsions intempestives de la part des autorités de leur pays hôte. D’ailleurs, l’ancien Premier ministre de Macky Sall, Abdoul Mbaye, actuellement dans l’opposition s’est rendu en Mauritanie, pour, dit-il s’enquérir du sort des Sénégalais qui y vivent.

La Mauritanie ne badine pas avec « ses » ressources gazières : un navire de guerre de 36 milliards réceptionné pour sécuriser l’exploitation https://www.pressafrik.com La Mauritanie s’est dotée d’un navire de guerre destiné à contribuer à la sécurisation des champs de pétrole et de gaz situés dans l’Océan atlantique, a appris le site Apanews, de sources officielles à Nouadhibou (470 Km au nord de Nouakchott). Ce navire fabriqué en Chine a été réceptionné jeudi 11 juillet 2019 à Nouadhibou par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il est long de 98 mètres et large de 14 mètres. Son coût est estimé de 72 millions de dollars US (environ 36 milliards Fcfa) . La Mauritanie possède d’importants champs de gaz dans l’Océan atlantique à cheval avec le Sénégal et qui seront exploités par les sociétés britannique BP et américaine Kosmos.

Baptisé Nimlane (du nom d’une grande bataille entre les troupes coloniales françaises et les résistants mauritaniens), ce bateau peut embarquer et débarquer 8 blindés et 150 soldats équipés.

Il porte également à son bord deux vedettes, dont l’une peut contenir un véhicule 4X4 destiné aux missions de reconnaissance.

Le bâtiment possède aussi une plateforme pouvant permettre l’atterrissage d’un hélicoptère utilisé pour les besoins de reconnaissance, d’assaut et d’évacuation.

Ses missions englobent par ailleurs la participation aux opérations humanitaires sur les plans national et international, comme le sauvetage et l’évacuation des personnes en détresse en mer.Fana CiSSE

Deux ans après son non-lieu, Aîda Ndiongue court derrière l’Etat pour récupérer ses biens estimés à 10 milliards

https://www.pressafrik.com Cela fait presque deux ans que la Cour d’appel de Dakar a blanchi Mme Aïda Ndiongue avant d’ordonner à l’Etat de lui restituer ses biens et avoirs estimés à une dizaine de milliards cfa. Pour l’opinion, la femme politique et businesswoman devait certainement baigner dans l’opulence. Erreur ! Selon le journal Le Témoin, depuis lors, aucun franc n’a été restitué à l’ex-sénatrice qui souffre actuellement d’un sentiment d’injustice morale et financière.

Avocats, parents, amis et sympathisants prennent l’opinion à témoin. Le mal d’un sentiment d’injustice morale et financière est profond chez Mme Aida Ndiongue. Pour cause, depuis l’ordonnance de non-lieu rendue par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) suivie d’une décision de la Cour d’appel demandant la restitution de ses biens et avoirs, Mme Aida Ndiongue peine à retrouver son patrimoine.

 

Un des avocats de la défense se désole : « Dans cette affaire, les avocats ont déjà fait leur travail jusqu’à ce que toutes les procédures aboutissent à des ordonnances de non-lieu. Mieux, la Justice avait ordonné à l’Etat de restituer tous les biens et avoirs de notre cliente. Et comme l’Etat est incarné par le président de la République, c’est lui qui doit pousser ce même Etat à appliquer cette décision de justice »

indique-t-il dans les colonnes du journal, avec un sentiment de désolation.  Renvoyée « arbitrairement » devant les cours et tribunaux, l’ex-sénatrice Mme Aida Ndiongue avait gagné l’ultime bataille de la guerre judiciaire qu’elle menait avec ses avocats contre l’Etat. Devant le Tribunal de Grande instance comme devant la Cour d’appel, elle avait été relaxée. Mieux, ces deux juridictions avaient ordonné la restitution de ses biens et avoirs en se basant sur le fait que l’Etat n’avait subi aucun préjudice. Quant à la Cour Suprême, plus haute juridiction de notre pays, elle avait demandé à l’Etat de restituer les biens en espèces et en nature faisant l’objet d’une saisie et estimés à une dizaine de milliards CFA.

nos confrères rappellent que pour laver cet « affront », l’Etat était revenu à la charge pour tenter de faire basculer Mme Aida Ndiongue dans la mare de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Après plusieurs mois d’enquêtes et d’investigations, le Procureur spécial de cette redoutable Cour avait estimé que les charges retenues contre Mme Aida Ndiongue étaient trop faibles et légères pour mériter des poursuites. Joignant le geste à la parole, le juge d’instruction avait freiné l’action publique par une ordonnance de non-lieu !

A l’époque, les avocats de Mme Aida Ndiongue et les organisations des droits de l’homme avaient salué le courage et l’indépendance des ma- gistrats de la Crei dans ce dossier. Malheureusement, depuis lors, Mme Aida Ndiongue souffre et court toujours derrière ses biens.AYOBA FAYE

Les populations de Dougar « spoliées » au profit de Peacock et de la RTS:La famille de Serigne Abass Sall accuse la DSCOS et interpelle Macky Sall

https://www.dakaractu.com À Dougar, une localité située derrière l’hôpital des enfants de Diamniadio, plus de 90 hectares ont été remis à un promoteur immobilier et à la RTS au détriment des populations qui y vivaient pendant des décennies. Une « injustice » que la famille de Serigne Abass Sall de Louga, dont le Khalife fait partie des victimes de cette « spoliation » a convié la presse à un point de presse pour tirer la sonnette d’alarme. Serigne Mansour Sall dont la voix est portée par le fils Serigne Mouhamadou Moustapha Sall n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, c’est la direction de la Surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS) qui s’est liguée avec la société Peacock et la RTS pour déloger d’honnêtes citoyens qui disposaient de documents légaux leur permettant d’élire domicile dans ce domaine.

Le guide religieux en appelle à la sollicitude du président de la République pour qu’il vide ce contentieux avant que l’irréparable ne se produise.

L’enfer des centres de détention de migrants en Libye raconté par deux migrants Sénégalais de retour

https://www.dakaractu.com La semaine dernière, un camp de détention de migrants situé à Tadjourah, un quartier de la périphérie tripolitaine, a été la cible d’un bombardement qui a fait une cinquantaine de morts parmi les candidats à l’aventure. Le raid est attribué à l’armée nationale libyenne dirigée par le Maréchal Khalifa Haftar. La communauté internationale a condamné cette attaque qui, en sus d’avoir occasionné des morts, a encore mis à nu les conditions difficiles des migrants de passage en Libye pour atteindre « l’Eldorado » européen. Mais que vivent vraiment les

 

migrants dans ces centres de détention ? Pour découvrir un pan de cette vie carcérale pas comme les autres, Dakaractu a tendu son micro à Adama Diallo et Mamadou Siradio Boiro, deux anciens candidats à la migration irrégulière. Adama Diallo a fait un an en Libye, entre differents centres de détention, tandis que Siradio Boiro semble avoir connu pire pour avoir vécu 3 ans dans ce pays perdu par l’intervention de la communauté internationale en 2011. Mieux, il affirme avoir fréquenté le camp de détention de Tadjourah qui a été bombardé et n’exclut pas la possibilité que des citoyens sénégalais fassent partie des victimes. Témoignages glaçant de deux migrants de retour…

Statut du Chef de l’Opposition : l’avance de Idrissa Seck sur Me Abdoulaye Wade

https://actusen.sn En étant absent de la dernière Présidentielle et en boycottant le dialogue politique, où il sera scellé le statut de l’opposition, le Parti démocratique sénégalais n’est pas loin d’hypothéquer ses maigres chances d’étrenner cette ‘’couronne’’. Ce, au profit de ‘’Rewmi’’.

D’après SourceA, Idrissa Seck pourrait hériter de ce statut du Chef de l’opposition, au moins pour trois raisons. D’abord, c’est le dialogue politique qui va déterminer les critères à-mêmes de décerner ce titre ; ensuite, le chef de file de ‘’Rewmi’’ est arrivé deuxième à la Présidentielle du 24 février 2019. Et enfin, c’est Déthié Fall, son Vice- président, qui préside aux destinées du Pôle de l’opposition dans le cadre du dialogue politique, boudé par Abdoulaye Wade et ses hommes.

Nécessité de parler au frère du Président de la République Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/ Aliou Sall, le frère du Président de la République, Macky Sall, sera probablement, malgré lui et la volonté de sa famille, au centre de ce deuxième mandat présidentiel. Il sera l’objet d’une controverse républicaine. C’est le moment de parler au frère du chef de l’État, des enjeux actuels et futurs de l’exercice du pouvoir étatique sous la deuxième alternance survenue en mars 2012.

 

La deuxième alternance politique a porté démocratiquement au pouvoir le Président de la République, Macky Sall. C’est le choix d’un peuple souverain acquis à l’idéal de la démocratie et des valeurs républicaines.

Ce choix libre et transparent aura réconforté tous les républicains sénégalais acquis à cette cause fondatrice de la République émergente au début de l’année de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.

C’est la signification et la portée de l’arrivée au pouvoir du Président de l’Alliance pour la République et de la coalition Macky 2000. Le président élu incarne, à n’en pas douter, cette histoire de son peuple et cette forte aspiration des citoyens à tourner la page des conflits d’intérêts politiques et familiaux au sommet de l’État et de l’exercice du pouvoir du Président Abdoulaye Wade. L’irruption progressive du frère du président de la République, Aliou Sall, a pris désormais une dimension éminemment politique au fil de son entrée dans le champ politique sénégalais : maire de Ville, Président de l’Association des Maires du Sénégal, Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Consignation, Consultant.

Cette irruption pèse et devient présentement l’objet d’une controverse politique. Les aléas politiques et pétroliers jouent naturellement une fonction singulière en grossissant la place du frère du Président de la République dans la gouvernance de l’État et des collectivités territoriales, sans oublier ses liens biologiques et son influence politique dans la région de Dakar.

Le contrat entre Pétro-Tim et le Sénégal, la gouvernance des contrats pétroliers et la gestion de la Caisse de Dépôt et de Consignation, ont accéléré la tension politique et familiale entre le Président de la République, son frère, sa belle famille, ses amis et les acteurs de l’opposition sénégalaise.

En dépit de la volonté du chef de l’État de clarifier les termes des contrats pétroliers, sa vision de la gouvernance des ressources nationales et la place des liens familiaux dans le fonctionnement de son régime, force est de constater que le débat national se focalise de plus en plus sur les épaules de son frère, et les risques de dérapage de la République. Le maire de Guédiawaye a choisi de renoncer à sa fonction de Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Consignation.

Il vient de se soumettre aux interrogations de la Direction des investigations criminelles en charge de l’information judiciaire à propos des contrats pétroliers entre le Sénégal et ses partenaires exploitant l’or noir.

Ces deux actes d’apaisement du climat de tension politique et familiale, n’ont point fait baisser l’ampleur de la tension nourrie par la controverse publique au sujet du frère du président de la République, Aliou Sall. Bien au contraire.

Le frère du président de la République semble désormais persuadé, au regard de sa dernière sortie médiatique la semaine dernière, que certains de ses ennemis sont aussi des proches du président de la République. Certains de ses adversaires financeraient même des acteurs de l’opposition pour le mettre en mal avec l’opinion publique nationale.

Ce qui se dessine laisse fortement penser que la question du frère du président de la République reste, et restera pendant longtemps encore, au centre du deuxième mandat présidentiel.

 

C’est au frère du président de la République de prendre sa responsabilité politique personnelle pour éviter d’être un encombrant du pouvoir étatique et un souffre- douleur de la République démocratique. Il devra inscrire sa trajectoire politique dans celle de la République laïque et démocratique. Pourquoi pas, aller à la conquête du pouvoir par ses propres moyens, si le pouvoir étatique le tente autant.

De ce côté, il ne fait l’ombre d’un doute que le président de la République persistant à faire croire qu’il est l’incarnation de la République, de ses valeurs et son idéal de justice sociale, souffrira de l’impact négatif de la présence de son frère dans le jeu politique. L’opposition exploitera cette faille familiale majeure de la gouvernance de la deuxième alternance.

Les élections locales et les législatives seront nourries par des mises en accusation politique et familiale susceptibles de remettre en cause les fondements de la République et l’unité nationale. C’est le moment où jamais, pour le président de la République en exercice, de mettre fin à cette polémique.

Il doit prendre conscience du glissement inéluctable du jeu politique partisan sur le terrain miné par des conflits d’intérêts partisans et familiaux, la suspicion, la rancune et les règlements de comptes. Un retour à la situation chaotique de la fin de règne du pouvoir de la première alternance se dessine à grands traits à l’horizon du deuxième mandat présidentiel.

Dialogue politique : L’impasse

http://www.rewmi.com Va-t-on vers une impasse dans le dialogue politique initié par le chef de l’Etat et confié au Général NIANG ? Ces inquiétudes semblent tout à fait légitimes, quand on sait que la commission cellulaire du dialogue politique ne parvient pas à accorder les violons sur les points à discuter en priorité et que le Général NIANG a été obligé d’accorder une semaine aux uns et autres, pour décider. L’opposition refuse d’aller en mode «Fast track», contrairement à la mouvance présidentielle et au pôle des Non-alignés qui souhaitent aborder en premier lieu la question de l’élection locale à venir, plus précisément celle du 1er décembre prochain.

L’argument de l’urgence brandi par les deux autres camps n’a pas convaincu les plénipotentiaires de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et sociale de résistance nationale (FNR). Une position de l’opposition qui parait paradoxale à leur revendication, si l’on sait qu’elle est catégorique sur la nécessité de respecter le calendrier républicain et de tenir l’élection locale à date échue.

Révocation : Khalifa Sall s’accroche encore au rabat d’arrêt

http://actunet.net/ Khalifa Sall n’a pas dit son dernier mot. En effet, après le rejet de son recours demandant l’annulation du décret présidentiel le révoquant de son poste de maire de Dakar, ce jeudi par la chambre administrative de la Cour suprême, ses conseils ont décidé de poursuivre la bataille judiciaire.

« C’est une décision inique, truffée d’erreurs de droit que nous allons attaquer», dit un de ses avocats joint par Seneweb.

La robe noire ajoute : « Nous allons, après avoir rencontré notre client, Khalifa Sall, continuer à nous battre notamment par une requête aux fins de rabat d’arrêt devant les chambres réunies ».

Révocation de la mairie de Dakar : Khalifa Sall va saisir le Cedeao

https://www.leral.net Khalifa Sall a été débouté par la Cour Suprême, hier, après le recours en annulation de sa révocation à la mairie de Dakar. Ses avocats demandaient l’annulation de ce décret pour « violation de l’article 135 du code des

 

collectivités territoriales, manque de motivation et absence d’audition préalable de Khalifa Sall avant sa révocation ».

 

Les conseils de l’ex-édile de Dakar n’ont pas abdiqué puisqu’ils ont décidé de saisir la Cour de justice de la Cedeao pour les mêmes motifs, afin d’obtenir l’annulation de ce décret de révocation, selon la RFM.

Affaire des 94 milliards : La Commission d’enquête a bouclé ses auditions

http://www.seneweb.com La Commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur l’affaire du TF 1451/R a fini ses auditions. La dernière mouture du rapport sera déposée sur la table du bureau de l’Hémicycle dans les prochains jours.

L’AS, qui donne l’information, renseigne que toutes les personnes citées dans ce dossier ont été entendues. À l’exception d »Ousmane Sonko qui n’a pas daigné répondre à la convocation de la Commission dirigée par le député Cheikh Seck.

Pour rappel, dans cette affaire, Ousmane Sonko, leader du Pastef accuse Mamour Diallo d’avoir détourné 94 milliards Fcfa. Ce dernier, relevé de ses fonctions de directeur des Domaines, a été remplacé par l’inspecteur des Impôts et des Domaines Mame Boye Diao, un responsable de l’Apr à Kolda.

Ndèye Fatou Blondin Ndiaye Diop : «C’est un cirque… Je n’attends rien de l’audition de Aliou Sall… On ne sait pas si ce que Me Mame Adama Guèye a créé existe…»

https://www.dakaractu.com Ancien ministre des Nouvelles techniques de l’information et de la communication sous l’ére libérale, Mme Diop Ndèye Fatou Blondin Ndiaye est ingénieure des télécommunications. Mais elle a depuis plusieurs années glissé dans le monde de la politique, et elle milite au sein de la plateforme « Avenir Sénégal Bi nu begg ».

Ainsi, face à Dakaractu, elle n’a pas manqué de dénoncer les tares du régime de Macky Sall. Son engagement, elle le définit par un besoin de voir les choses changer.

« Il y a des choses qui méritent d’être défendues, et cela ne saurait se monnayer». C’est le cas dans l’affaire Petro Tim, mais l’enquête ouverte par le Procureur ne la rassure guère. Avec un brin d’humour, Mme Diop de noter « qu’entre Aliou Sall et le Procureur, c’est comme les sketches avant de couper le Ramadan ».

La Section de Recherches ne lâche pas le colonel Kébé

http://www.seneweb.com Selon le quotidien Les Échos, l’ancien patron de la Dirpa est à nouveau convoqué à la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane pour une nouvelle audition. Le colonel à la retraite Abdourahim Kébé sera entendu par les pandores le 26 juillet prochain. Mais, le journal précise que cette convocation n’est pas à l’initiative du Doyen des juges. Et de signaler qu’on lui reproche deux choses : la violation de son obligation de réserve et celle de son contrôle judiciaire. Après quatre mois d’instruction, le colonel Kébé n’est toujours pas entendu dans le fond du dossier.

Drogue saisie au Port : Le couple allemand et les deux italiens inculpés et placés sous mandat de dépôt

http://www.seneweb.com En présence de traducteurs, le doyen des juges a inculpé et placé sous mandat de dépôt, hier, le couple d’Allemand et les deux Italiens qui étaient à bord du navire « Grande Nigéria » dans lequel la Douane avait effectué une saisie record de cocaïne. Le couple allemand (Lukas Schmitzberger et Carolin Verena Stanzi) qui supervisait la drogue saisie au Port, le capitaine italien du navire (Mattera Borgia Pasquale) et son compatriote (Paolo Almalfitano) qui était dans le même bateau ont été placés sous mandat de dépôt hier par le doyen des juges. Ce, en présence de traducteurs. Il faut dire que des ténors du barreau à l’instar de François Sarr, Me Bamba Cissé, Cheikh Ahmadou Bamba Ndiaye, Mes Bâ et Tandian… ont été constitués pour assurer la défense des mis en cause présumés.

 

Et, comme le révélait Libération, deux agents de Dakar Terminal (Babacar Coumba Diop et Alioune Badara Coulibaly) ont été déjà placés sous mandat de dépôt avant eux alors que deux autres (Amadou Preira et Gabriel Souleye Faye) étaient placés sous contrôle judiciaire. Dans le cadre du même dossier, cinq mandats d’arrêt ont été lancés contre des fugitifs clairement identifiés. Ces mandats d’arrêt visent les nommés Matheuw Fall, Vieux Diop, Seydina Mouhamed Ndiaye, Ibrahima Thiam alias Toubeye et Gustavo Elliot. Dans la foulée, le parquet a requis du doyen des juges une délégation judiciaire à l’Ocrtis pour poursuivre les investigations.

Arrestation de dealers à Ngor : Un élément de la Dic entre la vie et la mort,2 Kg de drogue saisis chez un ASP

http://www.seneweb.com Tout commence le 7 juillet dernier lorsque des notables de Ngor alertent la Division des investigations criminelles (Dic) sur un trafic intense de drogue sur la plage. De suite, rapporte Libération, des éléments du Groupe d’intervention et de recherche (Gir) de la police judiciaire se déploient dans la zone. Après quelques  repérages, ils identifient le nommé Abdoul Aziz D. et procèdent à sa fouille. Ils ont vu juste puisque de la drogue a été retrouvée dans ses poches.

Mais, lorsqu’ils notifient ses droits au suspect pour l’embarquer, une foule de délinquants s’attaque aux policiers, décidée à empêcher l’arrestation. Bien qu’armés, les éléments du Gir, qui ne voulaient pas ouvrir le feu sur les assaillants après sommations, résistent à main nue. C’est dans ces circonstances qu’un agent du Gir, Ousseynou D., enregistre plusieurs fractures face à des délinquants armés de bâtons et de briques.

Après une âpre résistance, les éléments du Gir parviennent à faire battre en retraite les assaillants avant d’embarquer Abdoul Aziz D. ainsi que leur collègue blessé qui, aux dernières nouvelles, serait dans un état critique. Leurs investigations ont permis de mettre la main sur un autre trafiquant, Émile B., qui est un Agent de sécurité de proximité (Asp). Trouvé en possession de deux kilos de drogue, il travaillait pour Fatimata B. arrêtée sur indications de l’Asp.

«Aar Li Nu Bokk» À L’assaut De Guédiawaye,Ce Vendredi : Le Feu Couve Chez SALL-Junior

La section locale de « Aar li nu bokk » compte manifester aujourd’hui devant l’esplanade du stade Amadou Barry pour dire non à l’accaparement des ressources gazières et pétrolières par la famille du Président.

Les responsables de la Plateforme citoyenne Aar li nu bokk de ladite localité ont mis en garde le préfet de Guédiawaye, contre toute tentative de sabotage ou d’interdiction de la manifestation. «Nous avons déposé notre demande à bonne date et nous allons manifester avec ou sans autorisation», promet Abou Mbaye du Mouvement « Reccu fal Macky »

 

Abou Mbaye et ses camarades qui se sont prononcés sur cette question trouvent que «Guédiawaye ne peut pas être dirigée par un maire trempé dans un scandale financier aussi important. La Bbc n’a fait que mettre à nu une mafia internationale dont le frère du Président est membre à part entière. La défense de son frère Macky SALL et du ministre de la Justice ne nous surprend pas .Ce régime a échoué dans tous les sens. La rupture qu’ils avaient promise n’était qu’un leurre. Khalifa Sall est

poursuivi pour un milliard pourtant, il est en prison donc le seul interlocuteur de Aliou Sall c’est la justice». Occasion qu’ils saisiront pour demander l’installation d’une délégation spéciale à la mairie de Guédiawaye. «Nous populations de Guédiawaye, nous demandons une délégation spéciale et la démission de Aliou Sall dans ses postes électifs», ont il réclamé. «Nous tiendrons Macky Sall et son gouvernement pour responsables de tous les dérapages éventuels découlant d’une interdiction illégale. Nous appelons les régulateurs sociaux, les marabouts et l’église à raisonner le pouvoir qui manifestement ne veut pas que la vérité éclate dans ces dossiers nébuleux liés au pétrole et au gaz», préviennent Abdourahmane Sow et Cie en cas d’éventuelle interdiction de la manifestation.Magib GAYE

Escroquerie foncière: Un frère de Marième Faye Sall dans de sales draps, Makhary Faye, recherché par la Gendarmerie de Foire

https://www.dakarposte.com Le Sénégal semble être un beau pays où l’arnaque devient le jeu favori de proches de personnalités publiques ou de pouvoir. L’histoire d’un « Sénégal de tous et pour tous », un slogan phare, reste un concept de controverse. Retenez bien votre souffle… Une histoire d’arnaque foncière expose encore, un frère de la Première Dame, Marième Faye Sall. Le nommé Makhary Faye est recherché par Brigade de la Gendarmerie de la Foire le CB . Il a vendu à 200 millions de FCfa, un terrain qui n’est pas le sien, à un vieux transporteur du secteur de nettoiement, Ndongo Fall.

La vie est souvent rose pour certains. Les facilités de cette vie mondaine acquises à travers la proximité de parents et amis proches peuvent pousser à s’engager dans les travers et marcher en dehors des règles et normes sociétales. L’approche d’un des frères de la Première Dame, Marième Faye Sall, Makhary Faye semble être dans cette catégorie.

L’homme est recherché par la Brigade de la Gendarmerie de la Foire pour avoir vendu un terrain d’un périmètre important à côté de l’Aéroport Blaise Diagne (AIBD) au vieux Ndongo Fall, opérant dans le transport d’ordures et gros porteur. Le montant de la transaction financière du terrain vendu est de 200 millions de FCfa. Ce qui est rocambolesque et effarant dans cette histoire, le terrain vendu en question, n’appartient pas à sieur Makhary Fall qui lui avait promis la régulation.

Peut-être, d’après la source de Leral, Makhary Faye, trouvant sa place dans le lot des

« intouchables » du pays, a pris le malin plaisir d’arnaquer volontairement, ce vieux. Etant sous la haute protection d’un couple présidentiel, occupant la centralité des affaires, de la gestion et de la destinée des administrés du pays, il n’y a plus de raisons d’avoir des limites.

Sous nos tropiques, il fréquent de constater que le petit voleur de poulets traqué risque la sévérité d’une sentence. Mais, l’arnaqueur niché dans une famille royale, pourrait continuer à savourer la belle vie et ne rien craindre comme conséquences de ses actes.

 

Et pourtant dans la zone, dont l’arnaque foncière s’est produite, il a été donné de voir un communiqué d’alerte des autorités aéroportuaires sur la récurrence des faits et gestes des arnaqueurs des temps modernes. Mais, que faire des interdits ou à quoi servent les interdits ? Une question que la source de Leral, ne cesse de poser. Dans cette affaire d’arnaque préméditée, Makhary Faye a usé de subterfuges assez subtils pour ferrer sa proie.

Et conscient de son appartenance ou proximité avec le couple présidentiel, il a grugé un honnête citoyen sénégalais, travaillant à la sueur de son front afin de sécuriser ses arrières. Makhary Faye, après avoir encaisser l’argent de la transaction foncière, c’est-à-dire, les 200 millions de FCfa, avait promis de tout faire pour faciliter au vieux Ndongo Fall l’obtention de ses papiers de bail en bonne et due forme. Mais, malheur au vieux Fall, qui n’a vu que du feu.

Aux dernières nouvelles, Leral a appris que des tractations sont en train d’être menées pour étouffer et diligenter en douce, l’affaire au niveau de la Gendarmerie où Makhary Faye est en train d’attendre une main « invisible » et « imprévisible . Certainement, certains Sénégalais regretteraient de n’avoir pas eu un parent à la tête de la gestion des affaires publiques… Leral promet d’y revenir avec des informations plus détaillées. Affaire est à suivre…

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus |   Publication 12/07/2019

 

Sonko et les 94 milliards

La commission d’enquête mise en place par l’Assemblée nationale, suite au rapport de l’Inspection Générale d’ Etat (IGE) qui avait épinglé des personnes sur l’affaire des 94 milliards de francs CFA, a déjà bouclé ses auditions. Selon une source contactée par «L’As», toutes les personnes citées dans ce dossier notamment Mamour Diallo, Tahirou Sarr et plusieurs fonctionnaires ont été entendues par l’équipe de Cheikh Seck et Cie. Seul le député des Pastef et son associé ont refusé de déférer à la convocation de l’Assemblée nationale. D’après des informations de « l’As», les enquêteurs sont sur la dernière mouture du rapports qui sera déposé au bureau de l’Assemblée bientôt.

Les partisans de Salif Sadio condamnés

Le verdict est tombé dans l’affaire des 13 éléments de la faction de Salif Sadio du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), jugés ce jeudi, 11 juillet, en correctionnel à Bignona. Arouna Diédhiou, Mamadou Sonko, Abdou Karim Mané et Mamadou Lamine Coly, présentés comme les instigateurs de la rencontre écopent de six mois dont un ferme. Ibrahima Coly, Oumar Diédhiou, Ibrahima Sambou, Bakary Mané, Mamadou Diatta, Malang Diémé ont été condamnés à six mois dont 15 jours de prison ferme. Se disculpant, les prévenus disent n’avoir pas été au courant d’une quelconque interdiction de la manifestation.

Echanges vifs entre deux avocats

La Cour suprême avait pris hier, les allures d’une salle de théâtre. On avait eu droit à une passe d’armes entre Me Ousseynou Fall, avocat de la défense et l’ancien bâtonnier Moussa Félix Sow, avocat de l’Etat du Sénégal. Cette querelle a obligé le président de la séance à suspendre l’audience durant 30 minutes. En effet, tout est parti de la plaidoirie de Me Alioune Cissé qui a fait hors sujet. A la fin de sa plaidoirie,

 

le juge a indiqué que les avocats doivent respecter l’article 144 de la loi organique qui consiste à se limiter sur les faits qui ont été soulevés par les avocats. Me Ousseynou Fall a subitement pris la parole pour répondre au juge. Il indique que le juge n’a pas le droit de limiter l’avocat. « Chaque avocat a le droit de dire ce qu’il veut comme il le sent dans sa plaidoirie. Il est libre», rétorque-t-il. « Vous pouvez plaider jusqu’au soir, mais il faut respecter les lois qui sont régis par la Cour suprême

», rétorque le juge.

Echanges vifs (bis)

Prenant la parole, Me Moussa Félix Sow a déploré le comportement de certains avocats de la défense. « Il y a des confrères qui se comportent comme si nous étions en flagrant délit alors que nous sommes devant la Cour suprême, la plus haute juridiction au Sénégal. Je vous présente mes excuses pour ses écarts de comportements », dit-il. Sur ses mots, il a été interrompu par l’avocat de la défense. Très en verve, Me Ousseynou Fall réplique : « Présente les excuses pour toi-même mais, ne les présente pas pour tous les avocats». Me Moussa Félix Sow a demandé que le comportement de son confrère soit inscrit dans le plumitif. « Je demande que ce comportement anarchique de mon confrère soit noté dans le plumitif et je m’en référerai au bâtonnier », fulmine Me Sow. « C’est vous qui avez un comportement anarchique. C’est vous le faiseur de trouble », rétorque Me Ousseynou Fall, faisant fi des appels à l’ordre du président de la chambre administrative de la Cour suprême qui a finalement suspendu l’audience.

Affaire des 1036 kg de drogue saisis au Port

Le second groupe dans l’affaire de la saisie record de 1036 kg de chanvre indien a finalement été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le Doyen des Juges d’instruction (Dji) Samba Sall, hier jeudi 11 Juillet 2019. Ayant fait l’objet de plusieurs retours de parquet, ils étaient confrontés à un problème de traduction. Finalement, ils devront répondre des délits de trafic international de drogue, corruption, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, etc…

Waly Seck/Imam Kanté

L’imam Kanté a reconnu sur sa page Facebook hier, avoir reçu par voie d’huissier, la citation directe de Waly Seck, servie par le biais de son conseil Me Abdou Djaly Kane. De l’autre côté, Me Moussa Sarr va assurer la défense de l’imam Kanté. Le procès est prévu le 27 Août devant le Tribunal de grande instance de Dakar. Waly Seck accuse l’imam de l’avoir traité d’homosexuel après sa sortie dans laquelle, il arborait un t- shirt aux couleurs des homosexuels.

A D D réduit les dettes de 5,407 milliards FCFA

L’Etat du Sénégal procédera, le 29 juillet 2019 au remboursement de capital ainsi qu’au paiement des intérêts de son emprunt obligataire dénommé Etat du Sénégal 6,50% 2013- 2023 pour un montant de 5,407 milliards de Francs CFA, soit l’équivalent de 8,110 millions d’euros. Selon le site d’informations générales Financial Afrique, le gouvernement du Sénégal avait lancé du 14 juin au 15 juillet 2013, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) pour un montant de 50 milliards de Francs CFA.

 

Grève des boulangers les 20 au 21 juillet 2019

Le regroupement des boulangers du Sénégal a annoncé ce jeudi une grève les 20 et 21 juillet 2019. Il exige une hausse du prix de la baguette de 190 grammes qui doit passer de 150 à 180 Francs CFA. En avril, le mouvement de grève lancé dans le secteur de la boulangerie, avait été suivi à 80 % à travers le pays, selon le président de la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS), avant qu’un consensus ne soit trouvé par le ministère du Commerce. Ce mouvement d’humeur était consécutif à l’augmentation du prix de la farine qui était passé de 16.200 à

18.500 francs CFA le sac.

Mariama Sarr reconnaît des manquements

En présidant, hier, la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de consolidation du diagnostic relatif à la formulation d’une stratégie nationale de formation continue des agents de l’Etat, le ministre de la Fonction publique, et du Renouveau du Service publique, Mariama Sarr a reconnu que des pratiques non conformes aux normes sont observées au sein des ministères. Il s’agit pour l’édile de la ville de Kaolack d’offres de formation multiples, faites aux directions nationales, sans que leur finalité ne soit, a priori, identifiée par le ministère utilisateur, des agents formés, sans l’assurance d’un retour sur investissement. Elle renseigne également que dans certains ministères, des agents sont formés dans des domaines qui jurent d’avec les compétences réelles des postes occupés et sans prospective alignée à l’évolution du poste ou de la carrière. « De telles pratiques qui défient toutes les méthodes rationnelles de gestion des effectifs et des emplois obéissent à des modes de pensée et d’action aux effets lourds, se traduisant par l’insuffisance dans l’organisation et le fonctionnement de la fonction Gestion des Ressources Humaines (GRH) dans plusieurs ministères, corrélée à des interventions pas suffisamment coordonnées », a dit Mariama Sarr. Face à ce tableau et au regard qu’aurait l’administration, le deuxième jalon qui a été posé, selon le ministre de la Fonction publique, et du Renouveau du Service publique a été de convier un consultant international venu du Québec et composé d’une équipe de l’Ecole Nationale d’Administration et de Perfectionnement ENAP à un pré diagnostic.

Cheikh Ahmet Tidiane Bâ installé sans la presse

Le désormais ex Directeur général de la Caisse des Dépôts et de Consignations (CDC), Aliou Sall a passé le témoin hier, à son remplaçant à la tête de cette structure publique, Cheikh Ahmet Tidiane Bâ, patron des Impôts et Domaines avant d’être nommé par le président de la République. Une passation de service qui s’est déroulée sans la presse qui a été interdite d’accès aux locaux de la Caisse de Dépôts et de Consignations. Les nombreux journalistes, cameramen et photographes qui avaient déjà investis les lieux tôt le matin ont trouvé sur place une sécurité renforcée. En plus des policiers qui y montaient d’habitude la garde, d’autres se sont joints à eux dans le but de sécuriser les lieux et d’empêcher à la presse d’assister à la passation de service entre Aliou Sall démissionnaire et l’ancien Directeur Général des Impôts et Domaines (DGID), Cheikh Ahmet Tidiane Bâ. Pour rappel, le maire de la ville de Guédiawaye a démissionné de son poste de DG de la CDC qu’il occupait

depuis septembre 2017, suite à l’enquête publiée par la chaîne britannique, BBC dans laquelle il a été cité.

 

Rassemblement de Arr Li Niou Bokk autorisé

Les rassemblements pacifiques de la Plateforme Aar Li Niou Bokk ne se tiennent pas seulement à Dakar. Dans les régions et dans la banlieue dakaroise également, des manifestations sont organisées par des membres de cette structure qui réclament toute la lumière sur l’affaire Pétro-Tim. Cet aprèsmidi, ce sera autour des camarades de Cheikh Tidiane Dièye de la section de Guédiawaye de manifester de manière pacifique dans la ville dont le maire n’est personne d’autre qu’Aliou Sall, source de toute cette polémique. Les organisateurs Babacar Mbaye Ngaraf, Moustapha Seck et Diadji Ngom ont reçu, hier le document leur notifiant l’autorisation de se rassembler pacifiquement à Guédiawaye. Selon le récépissé signé par le préfet du département, la manifestation se tiendra entre 15 heures et 18 heures sur l’esplanade du stade Amadou Barry de Guédiawaye.

Amadou Ba va secouer la diplomatie

Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, des nominations ont été faites par le président de la République dans le secteur de la diplomatie. En effet, l’ambassadeur du Sénégal à Paris, Bassirou Sène a été remplacé par El Hadji Maguette Sèye qui commençait à s’activer en politique dans la Cité du Rail, à Thiès. Non loin de la ville lumière, la capitale française, à Madrid, c’est le consul de la capitale espagnole qui a été remplacé. Ces changements au sein des représentations diplomatiques du Sénégal à l’étranger ne sont que la partie visible d’un vaste mouvement préparé par l’actuel ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Bâ. L’ancien ministre de l’Economie, des Finances, du Plan et de la Coopération économique veut reprendre ainsi en main la diplomatie sénégalaise. En plus de ces mouvements notés au sein des ambassades et autres consulats, l’ancien Directeur Général des Impôts et Domaines compte également remplacer tous les ambassadeurs politiques, d’un faible niveau d’étude et dépassant l’âge de la retraite par de nouveaux, loin des sphères politiques et avec un niveau d’étude élevé. Ce chamboulement ne manque pas aussi de toucher des représentations diplomatiques situées dans la sous-région. C’est le cas du consul général d’Abidjan ainsi que l’ambassadeur qui vont changer de titulaires. Jusque-là, c’est Abdoul Ahad Sourang qui occupait le poste d’ambassadeur du Sénégal au pays d’Houphouët Boigny.

La presse en deuil

Le Groupe Futurs Média et toute la presse sénégalaise sont en deuil depuis hier, suite au décès du correspondant du journal l’Observateur dans le département de Mbour. Wahab Diouf, plus connu sous le nom d’Aliou Diop couvrait les actualités pour le compte du journal l’Observateur dans la zone de la Petite côte. Le journaliste est décédé hier dès suite d’une longue maladie. Le journal «L’As» présente ses sincères condoléances à sa famille, à toute la presse mbouroise, mais aussi au Groupe Futurs Média (GFM) pour lequel il travaillait.

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