Edition soir de la revue de presse du Mardi 02 Juillet 2019

Macky Sall : “Je ne laisserai personne porter atteinte aux ressources vitales du pays”

https://www.ferloo.com Macky Sall ce mardi à l’occasion de l’ouverture de l’atelier de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des hydrocarbures.

Le président de la République Macky Sall a déclaré ce matin qu’il ne laissera personnes porter atteinte à l’intérêt des ressources vitales et naturelles du Sénégal. Il a fait cette déclaration à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des hydrocarbures qu’il présidait.

« Je ne laisserai personne porter atteinte à l’intérêt des ressources naturelles et vitaux du pays. Ce n’est pas seulement par patriotisme, mais je suis le responsable, chef suprême de la nation », a averti le chef de l’Etat Macky Sall. Sans doute une manière pour lui de rassurer les sénégalais par rapport à la grosse polémique suscitée par le reportage de la BBC sur le supposé scandale de corruption sur l’attribution des contrats gaziers et pétroliers du Sénégal. Il a également annoncé que des mesures fortes ont été prises par l’Etat du Sénégal pour renforcer les intérêts du pays dans tous les domaines de la chaîne pétrolière.

« L’adhésion à l’ITE dès 2013, la création du COS-PETROGAZ qui accueille désormais à son sein l’opposition politique et la société civile, l’adoption récente par l’Assemblée nationale de nouvelles lois portant sur un nouveau Code pétrolier plus conforme au nouveau statut de pays producteur d’hydrocarbures, sur la gestion des futurs revenus pétroliers de l’Etat et enfin sur le contenu local, la création de l’institut national du pétrole et du gaz sont autant de mesures fortes qui participent d’une volonté politique affirmée de bonne gouvernance, d’inclusion sociale, de renforcement de l’Etat de droit et de promotion d’un environnement propice à un développement durable et viable de notre pays », a signifié le président de la République.

Macky Sall a également affirmé qu’il a envoyé des missions à l’étranger notamment dans des pays qui ont une expérience avérée sur la gestion des ressources naturelles pour s’inspirer de leurs modèles.

Le chef de l’état, dans son discours a également invité le secteur privé local à travailler en étroite collaboration avec le secteur privé étranger dans ce secteur tout en garantissant que le Sénégal ne « sera pas un no man’s land ». « Tous les droits des investisseurs seront respectés », a assuré Macky Sall. (Avec TFM)

Macky Sall : «Ma volonté est de mettre notre pays à l’abri de convulsions symptomatiques de l’exploitation du pétrole et du gaz…»

https://www.dakaractu.com Ces mots ont été prononcés à la concertation nationale sur le Contenu local qu’abrite le centre international de conférence Abdou Diouf.

C’est dans un contexte marqué par une vive polémique sur la gestion des ressources pétrolières et gazières que le gouvernement tient une concertation nationale sur le contenu local. Cette rencontre de grande envergure qui promeut l’implication du secteur privé national dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal, notamment, le pétrole et le gaz, a été mise à profit par le chef de l’État pour rappeler sa volonté à mettre en avant les intérêts du Sénégal dans ce secteur. “J’ai toujours tenu à ce que pour les négociations des contrats avec nos partenaires investisseurs, le gouvernement soit assisté d’avocats et de juristes spécialisés dans ces contrats complexes. Je suis trop conscient de l’importance de ces actes qui engagent le présent et l’avenir de notre nation, pour laisser le moindre hasard porter atteinte à ses intérêts vitaux. Ce n’est pas seulement une question de patriotisme que chaque citoyen peut réclamer à juste titre, c’est aussi pour moi une obligation en tant que responsable suprême de l’Etat”, a affirmé Macky Sall. Qui, ainsi, manifeste tout l’intérêt qu’il porte “à la protection de l’intérêt de notre pays dans l’exploitation future de ces ressources”. “Ma volonté, non pas par la parole, mais à travers des actes déjà posés, et d’autres à venir, est de mettre notre pays à l’abri de convulsions symptomatiques de l’exploitation du pétrole et du gaz dans certains pays développés ou en développement”, renchérit le chef de l’Etat.
Macky Sall enchaîne en indiquant avoir pris toutes ses précautions pour un “Sénégal prospère dans la paix, la sécurité, la stabilité et la cohésion nationale”. À l’en croire, ce pays ne sera pas une zone de non droit où les droits des uns et des autres seront bafoués. Il assure qu’aussi bien les investisseur que les intérêts nationaux seront respectés.
Cependant, il invite à plus d’humilité dans la prise de parole dans tout ce qui a trait aux industries extractives. “Je tiens à rappeler que le secteur du pétrole et du gaz est l’un des plus complexes au monde ; en abordant tout ce qui a trait à l’exploration, au développement, à l’exploitation et à la gestion des ressources pétrolières et gazières, le bon sens requiert la prudence et la décence. Soyons réalistes, il n’y a pas de spécialiste qui peut dans ce domaine, de façon sérieuse et honnête, réclamer la maitrise de toute la chaine de valeur et des corps de métier émanant de ce secteur si stratégique. Ce serait de la pure prétention”, prévient-il.

Contenu local dans les hydrocarbures : Macky Sall promet de signer sans délais les décrets d’application

https://www.dakaractu.com Le président Macky Sall a présidé ce mardi à Diamniadio, un atelier sur la mise en œuvre de la loi sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures. Il a saisi cette occasion pour rassurer les Sénégalais en leur promettant de signer sans délais les décrets d’application du contenu local.

«Au terme de la concertation d’aujourd’hui, avec les conclusions, je prendrai sans délai les décrets d’application relatifs au contenu local. Sans délai, parce que je veux qu’on avance en mode Fast Track », a-t-il dit.

Le président Sall a invité les opérateurs économiques sénégalais à saisir les opportunités offertes dans le cadre du contenu local pour bénéficier des retombées de l’exploitation des hydrocarbures.

Il a également demandé  au secteur privé national, de travailler avec le secteur privé étranger dans un partenariat gagnant-gagnant, en ce qui concerne le contenu local. Il veut ainsi à travers ces actes et des
initiatives, prendre des mesures de sauvegarde des intérêts du Sénégal dans les contrats pétroliers et gaziers.

Il a indiqué que l’exploration et l’exploitation des ressources de pétrole et de gaz nécessitent des investissements immenses, qui sont hors de portée du budget national. Mais la bonne nouvelle, à ces yeux, c’est que la chaîne de valeur du pétrole et du gaz offre une large gamme d’activités génératrices de revenus et à la portée du secteur privé national.

Il a fait aussi un clin d’œil à la jeunesse sénégalaise en l’invitant à s’investir dans la formation, pour
acquérir le savoir et le savoir-faire. Il souhaite  qu’avec la création de l’Institut national du pétrole et du gaz, que nos jeunes se préparent dès maintenant à la prise en charge intégrale de la filière pétrole et gaz.Ibrahima Diop

Implication dans la chaine de valeur du pétrole et du gaz : Macky Sall ouvre des brèches pour le secteur privé national

https://www.dakaractu.com S’il est vrai que le secteur privé national est limité financièrement et techniquement pour s’engager dans l’exploration du pétrole et du gaz, il peut cependant intervenir dans la chaine de valeur.

L’exploration, le développement et l’exploitation des ressources pétrolières et gazières requièrent des moyens colossaux que le secteur privé national ne peut pas supporter. Mais, pour autant, les investisseurs locaux peuvent bénéficier des retombées de l’exploitation du pétrole et du gaz en saisissant les nombreuses opportunités qu’offre la chaine de valeur. C’est tout le sens de la concertation nationale sur le Contenu local, présidée par le chef de l’État. “L’exploration et l’exploitation des ressources du pétrole et du gaz nécessitent des investissements immenses, hors de portée du budget national. Cela doit être clair dans les esprits. On a entendu ça et là droit de préemption, pourquoi l’État n’a pas préempté ? Mais avec quels moyens il va préempter ces ressources ? Ce n’est pas dans l’exploration et la production…Les compagnies pétrolières qui s’y aventurent sont peu nombreuses en réalité. Et le secteur privé national, par la faiblesse de ses capacités financières et techniques est aussi limité dans le domaine de l’exploration”, fait remarquer le président Sall. Selon qui, tout n’est pas perdu en ce sens que la chaine de valeur du pétrole et du gaz offre une large gamme d’activités génératrices de revenus. “Ce sont ces opportunités que nos opérateurs vont saisir pour bénéficier des retombées de l’exploitation de nos hydrocarbures”, rassure le chef de l’État qui invite le secteur privé national à travailler étroitement avec le secteur privé étranger dans un partenariat gagnant-gagnant.

Pour encourager les investisseurs nationaux, il promet de prendre sans délai, “au terme de la concertation d’aujourd’hui et avec les conclusions de cette journée”, de prendre “sans délai le décret d’application de la loi portant contenu local”. “Je veux qu’on avance en mode fast-track”, ajoute-t-il.

Réserve de gaz : le Sénégal 5e en Afrique, 27e mondial, selon le DG de Petrosen qui rétablit la vérité sur une supposée nouvelle découverte au nord.

https://www.dakaractu.com À l’occasion de la concertation sur le contenu local, tenu à Diamniadio ce mardi 02 juillet sous la présidence du chef de l’État, le directeur général de la société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), a mis fin à la polémique sur le réel rang du Sénégal en terme de production future de gaz.

Prenant la parole à la suite du président de la République, Mamadou Faye a indiqué que c’est en 2014 que “nous avons réellement commencé à avoir des découvertes commerciales”, à savoir les découvertes de Fann, de Tortue Yaakaar et Téranga dans le nord du pays. “Ces découvertes ont permis d’estimer les réserves de gaz que nous avons dans le secteur à 910 milliards de m3, ce qui classe le Sénégal 5e pays d’Afrique en matière de réserves et 27e pays dans le monde”.

Dans le même temps, Mamadou Faye a précisé qu’il n’y a pas eu de nouvelles découvertes dans le puits de Tortue. “Depuis hier, on a eu des nouvelles d’un puits que nous forons. C’est un puits de délimitation pour confirmer les réserves déjà connues”, renseigne le Directeur de Petrosen qui précise qu’il ne s’agit nullement d’une nouvelle découverte de gaz. “C’est une extension d’un réservoir que nous connaissons et on veut préciser les réserves de 560 milliards de m3”, conclut-il.

État des lieux du secteur du pétrole et du gaz : «Sur 29 blocs, 19 sont libres» (Mamadou Faye, DG Petrosen)

https://www.dakaractu.com Le Directeur général de Petrosen a fait l’état des lieux des découvertes pétrolières et gazières du Sénégal. Il renseigne à ce propos que « la recherche a commencé dans les années 50 ».

Et depuis lors, poursuit Mamadou Faye, « nous avons acquis beaucoup d’informations des données sismiques des puits qui nous ont permis de faire la cartographie des possibilités pétrolières du Sénégal ».

S’agissant des blocs pétroliers et gaziers recensés sur toute l’étendue du territoire, le Dg de Petrosen les chiffre au nombre de 29.

« C’est dans ces blocs que nous signons des contrats de partage et de production qui autorisent les compagnies à faire de la recherche », détaille le patron de la société des pétroles.

Mais Mamadou Faye a insisté sur le fait que 19 des blocs sus indiqués sont libres. “Ils vont faire l’objet de compétition auprès de l’industrie”, annonce-t-il.

Pétrole et Gaz: Macky Sall évite d’envenimer la polémique

https://www.leral.net Comme nous l’annoncions, le Président Macky Sall a présidé ce mardi un atelier de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des hydrocarbures.

Ceux qui attendaient qu’il évoque l’affaire Petro-Tim dans laquelle son frère cadet Aliou Sall est accusé de corruption, devront cette fois-ci déchanter. Le chef de l’Etat s’est contenté de lire son discours dans lequel les mots sont choisis et calibrés pour éviter d’envenimer la polémique.

En tout cas, nous osons croire que ses conseillers en communications (Seydou Guèye et Latif Coulibaly) sont passés par là. Macky Sall a toutefois sans le dire directement, répondu à ceux qui disent que les intérêts du Sénégal n’ont pas été bien pris en compte dans les contrats signés avec les sociétés pétrolières.

« J’ai toujours tenu à ce que dans les négociations des contrats avec nos partenaires investisseurs, que le gouvernement soit assisté d’avocats et de juristes spécialisés de ces contrats complexes », a-t-il déclaré. Non sans ajouter : « J’ai pris toutes ces précautions parce que je veux que ce pays soit prospère, dans la paix et la stabilité nationale, mais où les droits des investisseurs seront respectés et les intérêts nationaux protégés».

Gestion des ressources naturelles: Macky invite l’opposition dans Cos-Petrogaz

https://www.leral.net Le chef de l’Etat a réitéré son invite à l’opposition et la société civile, à intégrer le Cos-Petrogaz, l’instance de contrôle et supervision de la politique de l’État dans le domaine du pétrole et du gaz. Il l’a annoncé ce mardi, lors de l’atelier sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur du pétrole et du gaz.

« Le comité d’orientation stratégique Cos-petrogaz, dans sa composition, est désormais élargi à la société civile et à l’opposition. Je charge le ministre des Mines d’étudier avec ses entités, la désignation de leurs représentants qui seront désormais dans la composition de Cos-petrogaz », a, en effet, déclaré le chef de l’Etat au cours de son allocution.

Ce, pour s’inscrire « dans la logique de la mise en place d’une politique et d’une gouvernance publique, saine, transparente et durable de nos ressources naturelles, pétrolière et gazière en particulier », a-t-il ajouté.

Macky Sall : «Il n’y a aucune inquiétude à se faire sur les contrats pétroliers»

https://www.leral.net Venu présider un atelier sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur du pétrole et du gaz, le président de la République, a assuré qu’ « il n’y a aucune inquiétude à se faire sur les contrats pétroliers. Toutes les dispositions ont été prises pour réguler. Il n’y a aucun secret, tout est en ligne. »

Semblant vouloir mettre en garde contre tout ce qui se dit sur le pétrole et le gaz, depuis la publication de l’enquête de la BBC, Macky Sall prévient : « Le pétrole c’est comme du cinéma. Il peut créer trop de fantasmes ».

CONTENU LOCAL : QUAND MACKY TENTE DE DÉCONSTRUIRE LES ACCUSATIONS DE LA BBC

NETTALI-COM –Malgré la polémique qui enfle au lendemain de la diffusion du reportage à controverse de la Bbc sur la nébuleuse PETRO-TIM, dont le principal personnage est son propre frère, Aliou Sall, le chef de l’Etat est convaincu que le Sénégal s’est doté d’un dispositif législatif à même protéger les « intérêts vitaux » de la nation, à travers l’existence d’une loi sur le contenu local votée en février dernier.

Ce matin, à Diamniadio, de la tribune de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de mise en œuvre de la loi sur le contenu local dans le secteur du pétrole et du gaz, le président de la République a paré de vertus le cadre législatif sénégalais.

Affichant son souhait de voir les Sénégalais consommer, dès 2022,  de l’essence et du gaz, tirés des ressources nationales, le président Macky Sall a rappelé que l’exploitation de ces ressources appellent des « investissements immenses hors de portée du budget national ». « Les compagnies étrangères qui s’y aventurent sont peu nombreuses », prend-il le soin de rappeler.

« La bonne nouvelle, c’est que la chaine du pétrole et du gaz offre des opportunités au secteur privé », se veut-il un partisan du patriotisme économique.

C’est ainsi qu’il a cité, à titre illustratif, la loi 2019-04 relative au contenu local dans le secteur des hydrocarbures pour maximiser les parts du privé national; le nouveau code pétrolier et  le COS-PETRO-GAZ. Il s’est aussi réjoui de ce que le Sénégal ait intégré  le Conseil d’administration de l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) comme membre titulaire.

Au cours de cette rencontre, le président de la République a félicité les 20 étudiants, titulaires d’un master, sélectionnés pour intégrer l’Institut du pétrole et du gaz, alors qu’il y avait plus de 2000 candidats à se présenter au concours d’entrée.

Le chef de l’Etat a aussi relevé la Constitutionnalisation du droit de propriété du peuple sur ces ressources naturelles à travers le référendum de 2016 et la publication systémique de tous les contrats et miniers pétroliers depuis le mois de septembre 2016.

Macky Sall a également annoncé la mise en place d’un “fonds intergénérationnel”  et milité pour une « gestion durable et équitable de nos ressources ».

En résumé, il s’est dit que le Sénégal peut se retrouver avec un peu plus de 62 % des revenus, à travers les parts qui reviennent à Petrosen et diverses redevances qui seront en vigueur, au moment de l’exploitation de ces ressources stratégiques.

LENDEMAINS DE RÉVÉLATIONS DE BBC : MACKY SALL ENTRE OUVERTURE ET FERMETÉ

NETTALI-COM –Alors qu’il y a de l’électricité dans l’air entre la majorité et l’opposition, depuis que la chaîne Bbc a porté des rebondissements sur la nébuleuse PETRO-TIM, le chef de l’Etat joue la carte de l’apaisement, en recentrant son discours sur l’unité nationale. C’est ainsi qu’il a chargé son ministre du pétrole de rôles pour que des membres de cette opposition et d’autres de la société civile intègrent le COS-PETROGAZ. Toutefois, Macky Sall a mis en garde contre toute velléité de subversion. Il souligne avoir pris les « précautions » utiles pour mettre le Sénégal à l’abri de toute « convulsion ».

Alors que la plate-forme Aar Li Niu Bokk prépare son troisième vendredi de manifestation, le président de la République alerte sur la malédiction des ressources naturelles, en invitant à une « gestion durable et équitable de nos ressources, tout en réservant une part aux générations futures ».

« C’est aussi pour moi une obligation unique en tant que responsable suprême du Sénégal », précise le président Sall. Qui a demandé au ministre de l’Energie, Mouhamadou Makhtar Cissé, de prendre langue avec l’opposition et des membres de la société civile pour que ceux-ci, dans une démarche inclusive, intègrent le COS-PETROGAZ.

Le chef de l’Etat, qui préside ce matin , à Diamniadio, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de mise en œuvre de la loi sur le contenu local dans le secteur du pétrole et du gaz, milite pour la mise en place d’un « fonds intergénérationnel ». « Car le peuple, c’est le peuple d’aujourd’hui, mais aussi le peuple de demain », justifie-t-il.

Macky Sall a émis le souhait de mettre le Sénégal à l’abri de « convulsions » que charrie souvent la découverte d’hydrocarbures. Il mentionne avoir pris toutes les « précautions », à cet effet. A en croire le président Sall, avant toute signature de contrat, l’Etat s’est entouré d’avocats et de jurisconsultes spécialisés pour éviter toute erreur de nature à porter atteinte aux intérêts du Sénégal. Il rassure le peuple quant aux « mesures de sauvegarde pour défendre et préserver les ressources du Sénégal ».

« Parce que je veux un Sénégal prospère dans la paix et la stabilité, je veux un Sénégal prospère où les droits des investisseurs, tout comme les droits des nationaux, seront préservés. Tout notre travail vise à assurer cet équilibre. Je veux un Sénégal pour tous », souhaite le numéro un sénégalais.

Macky Sall, comme s’il mettait en garde les lanceurs d’alerte, au sujet du scandale PETRO-TIM, exhorte les uns et les autres à « l’humilité ». Il pense, en se fondant sur  son propre cursus de l’Institut des sciences de la terre (Ist) au ministère de l’Energie, que personne ne peut  réclamer la maitrise de toute la chaîne de valeur de la filière. « Je ne connais qu’un bout de cette longue et complexe chaîne aux ramifications multiples…Ce serait de la pure prétention », rejette-t-il tout dogmatisme, non sans informer que le gouvernement a envoyé des professionnels locaux s’inspirer des meilleures pratiques auprès de la Banque mondiale, en Algérie, en Norvège etc.

LOI SUR LE CONTENU LOCAL : LES RÉSERVES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

NETTALI.COM – Abdou Aziz Diop de la coalition « Publiez ce que vous payez », au nom des organisations de la société civile dont le Forum civil, a pris la parole ce matin, à Diamniadio, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de mise en œuvre de la loi sur le contenu local dans le secteur du pétrole et du gaz, présidé par le chef de l’Etat.

Diop a posé un certain nombre de questions au président de la République, au sujet de l’applicabilité de la nouvelle loi sur le contenu local, quand il décèle des risques de discrimination au détriment des non-nationaux. Cela, alors que le Sénégal est lié par des conventions et traités internationaux.

« Vous avez parlé d’équilibre entre le droits des investisseurs nationaux et ceux des investisseurs étrangers. Comment harmoniser ces traités et conventions à la loi qui vient d’être votée, pour éviter les litiges et les contentieux ?», demande-t-il, au président de la République.

Abdou Aziz Diop a  salué la création d’un nouveau fonds. Mais il met en garde contre les lenteurs qui font que les collectivités territoriales peinent à jouir du  fonds de péréquation et d’appui qui leur est dédié. Itou pour le Fonds de développement local pour les collectivités qui abritent des sites miniers. « Jusqu’à présent ce fonds n’est pas encore opérationnel », regrette-t-il.

Il a également salué les « efforts du Sénégal » depuis qu’il a adhéré à l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives).

Il croit savoir que c’est grâce à ces « efforts » que le Sénégal s’est classé 1er  en matière de transparence, à l’échelon continental et 4au niveau mondial.

Pour terminer, et éminent membre de la société civile sénégalaise attire l’attention du chef de l’Etat sur les risques liés àau blanchiment de capitaux et à l’évasion fiscale.

BP EST SUR LA « BONNE VOIE » POUR LIVRER DU GAZ SÉNÉGALAIS DÈS 2022

https://www.lejecos.com La compagnie pétrolière britannique (BP) est sur la bonne voie pour livrer dès 2022 du gaz à partir du gisement de Grand Tortue Ahmeyim, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, a réaffirmé mardi, Géraud Moussarie, directeur de cette multinationale pour le Sénégal.

« Nous sommes sur la bonne voie pour livrer le premier gaz du GTA dès 2022. Ce projet permettra d’assurer plus de trente ans de production de gaz pour le Sénégal et la Mauritanie », a-t-il dit à l’ouverture d’un atelier de concertation sur la mise en œuvre de la loi portant sur le Contenu local dans le secteur des hydrocarbures.

Le GTA situé aux larges du Sénégal et de la Mauritanie a été mis à jour en 2016. Les deux pays ont signé un accord de partage à part égal des ressources gazières de ce gisement estimées à environ 560 milliards de mètres cubes.

« Le GTA va générer des milliards de dollars de recettes et constituera une source d’énergie domestique moins coûteuse. Les avantages vont au-delà de l’apport d’énergie et d’importants revenus pour le pays », a rappelé le directeur de BP Sénégal.

Selon lui, l’exploitation du GTA fournira une opportunité en termes de contenu local croissant pouvant venir en appoint au programme d’industrialisation du pays.

Géraud Moussarie a souligné que l’approche de BP pour développer le contenu local était axée sur les investissements sociaux, le développement d’une chaîne d’approvisionnement compétitive et le renforcement des compétences locales.

« Nous avions mis en place des initiatives simultanées de ces trois axes afin de favoriser un essor graduel et durable du contenu local. Nous développons une collaboration sur ces trois axes avec nos partenaires. Nous tenons aussi à contribuer à un dialogue transparent sur le contenu local », a-t-il fait savoir.

« L’offre locale doit être compétitive, car le projet doit pouvoir concurrencer les piliers de l’industrie mondiale sur les marchés internationaux », a-t-il fait valoir.APS

Pétrole et gaz : Me Wade livre sa “part de vérité” dans les tous prochains jours

https://actusen.sn Me Wade va bientôt faire une sortie publique dans les prochains pour s’expliquer sur l’affaire du pétrole qui suscite la polémique. C’est sur demande des Cadres du Parti démocratique Sénégalais (Pds). Le président de la Fédération nationale des Cadres libéraux parti en a fait la révélation sur les ondes de la Rfm.

«On a accusé à tort Me Abdoulaye Wade et notre frère Karim Wade d’être impliqués dans cette affaire. C’est pourquoi nous les Cadres libéraux nous avons invité le président Abdoulaye Wade à faire une déclaration publique sous forme de conférence, exclusivement, sur l’affaire du pétrole», explique d’emblée Cheikh Seck.

«Quelle est l’implication du PDS, du président Wade et de son régime dans l’affaire du pétrole ? Quelles sont les conséquences de la gestion calamiteuse du pétrole par le régime de Macky Sall ? Pour avoir des réponses très claires, scientifiques et factuelles à ces questions, nous avons invité Me Abdoulaye Wade à se prononcer publiquement sur le pétrole. Il a accepté notre invitation  et je pense que toutes les questions que le peuple Sénégalais se posent vous aurez ces réponses dans les prochains jours parce qu’il a accepté le principe de l’invitation et nous sommes dans les modalités de l’organisation de sa sortie médiatique», fait-il savoir.

Le président de la FNCL défend ainsi mordicus que le régime de Me Abdoulaye Wade est exempt de tout reproche dans ce dossier. «Le régime de Me Abdoulaye Wade est exempt de tout reproche dans cette dossier. Il (Me Wade) a fait tout ce qu’il devait faire en tant que Président de la République. Il a signé les décrets qu’il avait à signer en tant que président. Décrets d’ailleurs qui ont été publiés. Après la chute de son régime, le président Macky Sall a commandité un audit à l’Inspection générale d’Etat (Ige) et je pense que ce qui pose problèmes aux Sénégalais aujourd’hui c’est que le président Macky Sall n’ait pas suivi les recommandations de l’Ige».

Questekki 153 du mardi 2 juillet 2019/Dossier Ressources naturelles : Bizarre!  Kosmos reçoit de BP pour ses 30 %  97,2 milliards en cash bien moins que Timis.

C’est un jeune patriote sénégalais de la finance qui a attiré mon attention. Ainsi,  pour 30% des parts de Kosmos dans les blocs gaziers de St-Louis et de Cayar, BP a payé cash 162 millions de dollars en octobre 2017, 97,2 milliards environ.

Or, pour l’acquisition des 30% de Timis Corporation, BBC a annoncé  un paiement cash de 250 millions de dollars en 2017 de la part de BP, soit 150 milliards environ.  Ce que ne veut pas reconnaître clairement le Gouvernement. Alors pourquoi cette différence de 88 millions de dollars, 52,8 milliards? Environ 30% ? A qui cela profite ?

En attendant, cet argent reçu par Timis Corporation doit être taxé, il dégage une plus- value nette et le ministère des finances ne peut plus arguer de la phase exploration pour ne plus agir. Timis sort de l’affaire et laisse BP à 60%, Kosmos 30% et Petrosen 10%.

En attendant, il devient clair que Macky Sall défend Franck Timis. On ne peut pas mettre le Sénégal sur les rails de l’émergence en défendant les intérêts de Franck Timis. M le Président, on ne vous demande pas d’être « spécialiste » du pétrole, mais de défendre les intérêts du Sénégal face à Franck Timis conformément à votre serment inscrit dans la constitution.

Dossier nouveau : Macky Sall s’attaque aux travailleurs avec la loi des finances rectificative et laisse Franck Timis empocher 150 milliards

C’est parti. L’Assemblée de BBY a donné le feu vert pour les mesures d’ajustement structurel des finances publiques. Ce que Macky ne dira jamais en public, c’est qu’il est à la recherche de plus de 1000 milliards d’arriérés intérieurs. Le paiement de la dette extérieure est menacé, c’est la raison pour laquelle en échange de 245 milliards d’aides budgétaires de la part de la Banque mondiale,  l’AFD et la BAD, Macky Sall augmente les taxes et coupe les dépenses.

Résultat des courses :ce sera le chômage et la hausse du coût de la vie.  Les prix vont augmenter. Le peuple travailleur ne doit pas l’accepter. Il n’est pas responsable des errements du PSE et des mauvais choix économiques de Macky Sall. Il est temps que les syndicats souvent signataires des Assises Nationales reprennent l’initiative face à l’Association des Prédateurs de la République, Aakimo Petrolu Rewmi (APR)..Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

 Moustapha Niasse : « si nous nous appuyons sur le Coran, le pétrole sera une bénédiction pour nous »

https://www.pressafrik.com Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, a appelé à s’appuyer sur le Coran et ses enseignements pour que le pétrole soit une bénédiction pour le Sénégal, lors de la visite du secrétaire général de la Ligue islamique mondiale.

« Dieu seul est le maître du monde. Le pétrole dont on parle au Sénégal existe depuis des millions d’années, mais c’est en moment que le bon Dieu l’a fait sortir. Cette ressource est sortie ici et nous en rendons grâce à Allah. Elle a été une bénédiction pour certains et une malédiction pour d’autres. Mais si nous nous appuyons sur les enseignements du Coran,ce sera une bénédiction pour nous»,dit-il.

  1. Niasse s’exprimait à la cérémonie d’ouverture de la conférence sur le thème : « la pensée islamique authentique, méthodologie et message », dont l’objectif était de montrer un autre visage de l’islam. Celui de la paix et de la tolérance.

« Il ne fait aucun doute que l’islam véhicule un message de paix et de tolérance. Mais les comportements outranciers et les actes répréhensibles d’extrémistes mal intentionnés ont favorisé l’émergence de sentiments islamophobes et des amalgames entre l’islam et le terrorisme », se désole Niasse.Salif SAKHANOKHO

SENEGAL : Danger La Mafia russe s’installe par Prosper Diouf

Longtemps épargné par la mafia russe, le Sénégal est en train est de devenir un terrain de prédilection de trafiquants et dealers venant de la Russie de Vladimir Poutine. Leurs actions commencent à déborder car elles ont pris de proportions inquiétantes. Si rien n’est entrepris pour endiguer ce début d’invasion de la mafia russe, le Sénégal risque de connaitre des lendemains agités et incertains.

Des hackers et mafia russes sont de plus en plus présents dans le paysage sénégalais. Beaucoup de structures étatiques sénégalaises ont fait l’objet de cyber attaques de la part de ces redoutables  et méchants informaticiens russes. On peut citer le cas de la compagnie aérienne sénégalaise AIR Sénégal, de l’Aéroport International Blaise Diagne et d’autres sociétés privées comme VSS. Ces hackers tentent à travers des propositions alléchantes d’entrer dans les mails de certaines structures étatiques et privées.

La plupart de ces entreprises russes qui évoluent dans ce trafic sont des sociétés écran. D’ailleurs les tribunaux sont très souvent saisis pour trancher des contentieux opposant des entreprises ou personnes aux sociétés russes. En effet la mafia russe utilise ces sociétés écran pour s’installer et intervenir au Sénégal. On a appris de sources bien informées que la mafia russe à réussi à corrompre à coup de millions de francs CFA des policiers, des gendarmes et des magistrats. Une activité qui a fini par entrainer un règlement de compte entre dealers russess.

Toutes ces sociétés écran ne font que du blanchiment d’argent sale. En plus il est noté la présence de véhicules diplomatiques russes dans les quartiers où la drogue dure se vend à grande échelle durant la nuit. Il s’y ajoute que les prostituées russes sont très présentes dans les boites de nuit dakaroises.

Le danger est qu’entre le Sénégal et la Russie, le détenteur de passeport diplomatique n’a plus besoin de visa pour entrer dans l’un ou l’autre des pays. Ce qui permet aux trafiquants et dealers russes d’entrer facilement au Sénégal.

Si rien n’est fait pour arrêter cette mafia, qui utilise tous les canaux y compris diplomatique ou commercial via des sociétés écran, le Sénégal risque de devenir un terrain propice à la pénétration et à l’installation de la criminalité russe.

Les autorités se doivent d’être plus regardantes sur les entreprises russes qui s’installent dans le pays et de prendre des mesures pour juguler les cyber attaques des hackers russes. Si des mesures hardies ne sont prises, la violence qui accompagne la mafia russe risque de s’installer au Sénégal comme elle a déjà commencé à déstructurer la République centrafricaine. La perspective de l’exploitation du gaz et du pétrole peut exciter cette mafia et l’amener à soutenir des groupes mafieux ou autres qui chercheraient à déstabiliser le dernier pays stable de la région ouest africaine.

Hausse des prix : «Nous avons été surpris par cette nouvelle» (Ibrahima Mané, Unsas)

 http://www.seneweb.com La hausse du prix du carburant, annoncée vendredi dernier par le gouvernement du Sénégal, anime les débats et irrite certains secteurs, notamment l’Unsas (Union nationale des syndicats autonomes). Le syndicaliste Ibrahima Mané dit être surpris par cette nouvelle et estime, pour sa part, que cette mesure «aura forcément un impact sur le reste des produits alimentaires».

«Nous avons été surpris par cette nouvelle et là, nous sommes dans une situation un peu difficile avec des négociations. Et on a vu que le patronat est en train de trainer les pieds sur ces questions. Donc, c’est dans ces conditions qu’on apprend subitement qu’on a appliqué une augmentation sur les produits hydrocarbures.

C’est sûr qu’ils disent qu’il n’y aura pas d’impact sur les produits alimentaires, mais ça reste à voir. L’histoire a montré qu’au Sénégal, chaque fois qu’il y a une augmentation du prix des produits d’hydrocarbures, il y a forcément un impact sur le reste des produits alimentaires et ça pose problème», a-t-il fait savoir à Seneweb.

A en croire M. Mané, «les travailleurs sont en train d’étouffer. Et est-ce qu’on peut continuer, dans un pays ou les travailleurs ne peuvent pas s’en sortir à la fin du mois ?», s’interroge-t-il.

Selon lui, cette situation est inexplicable et ne peut pas continuer. «Nous sommes en train d’analyser la situation et y aura forcément une réunion de partage au sein du syndicat et certainement la bonne décision sera prise à partir de ce moment», conclut le syndicaliste.

Hausse des prix : «Nous allons vers des lendemains difficiles»(Lamine Fall, Cnts)

 http://www.seneweb.com La hausse du prix du carburant a fait réagir le secrétaire général adjoint de la Cnts, Lamine Fall. Selon lui, cette hausse risque d’entrainer le pays dans une situation d’inflation. «C’est, en fait, les denrées de première nécessité pratiquement, le carburant, l’électricité, le pain, entre autres. Et je pense que si on n’y prend pas garde, nous risquons d’aller vers des dérives et cela va jouer sur le pouvoir d’achat des travailleurs.

En tout cas, nous, en tant qu’organisation syndicale, nous pensons qu’il faut en discuter avec les partenaires et voir comment juguler ces hausses par rapport à d’autres paramètres qui peuvent être considérés comme des baisses au niveau du pouvoir d’achat des travailleurs», a soutenu Lamine Fall, interrogé par Seneweb.

Selon lui, des rencontres vont certainement se faire pour trouver un consensus. «Tout ce qu’on peut noter, c’est que nous allons vers des lendemains difficiles, surtout que les salaires ne bougent pas. Nous sommes des organisations responsables. On ne voit pas la baisse du comment échanger sur les questions et ça se fera dans les prochains jours».

Hausse du carburant : l’ASCOSEN supporte l’Etat et refuse une augmentation des tarifs du transport

https://www.leral.net Suite à la hausse des prix à la pompe de certains produits pétroliers blancs (super et gasoil), respectivement majorés de 80 F Cfa et de 60 F Cfa par litre, le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao s’oppose à toute répercussion sur le tarif du transport.

« Il ne devrait pas y avoir d’augmentation sur le transport. Toutes les baisses sur le prix du carburant, qui ont eu lieu depuis 2014, n’ont pas été répercutées sur les tarifs. Donc aucune raison de faire ressentir aux consommateurs cette hausse », a plaidé M. Ndao qui, supporte l’Etat sur cette décision, rapporte thieydakar.

« Aujourd’hui, l’Etat est dans une situation difficile. Ainsi donc, à l’impossible nul n’est tenu. On va faire contre mauvaise fortune bon cœur. Quand-même, il faut être objectif dans la vie. Quand il y a des nécessités supérieures à la volonté de contenir les prix, on devrait comprendre qu’il puisse y avoir une hausse.

Pain : Les boulangers menacent d’arrêter la production

http://www.seneweb.com La Fédération nationale des boulangers du Sénégal  (Fnbs) dirigée par Amadou Gaye, «exige l’application des conclusions des sous-commissions du comité technique qui a été mis en place». «Si les négociations sont bloquées, là on pourrait effectivement arriver à un arrêt de production», clame-t-il sur iRadio.

D’après Amadou Gaye, la Fnbs ne compte pas aller en grève. «Nous ne parlons jamais de grève. Si on ne peut pas produire, on arrête». Car Amadou Gaye souligne que «le 18 juin dernier, nous avons arrêté un protocole d’accord avec le ministère du Commerce, pour la création d’une commission sur la réglementation. Une commission qui va étudier la structure du prix du pain et une commission qui va étudier la structure du prix de la farine».

Ainsi, la Fnbs déplore le comportement  «dilatoire» du ministre du Commerce qui a défendu devant le gouvernement du Sénégal. Une situation qu’Amadou Gaye et Cie ne supportent pas.

Grève des boulangers : Le directeur du Commerce réagit

http://www.seneweb.com La Fédération nationale des boulangers menace d’observer un arrêt de production. Ce, pour dénoncer le non-respect des engagements de la part du gouvernement.

Le directeur du Commerce intérieur invite cependant les boulangers à une table ronde pour des négociations, renseigne la Rfm. Il précise également que le prix du pain est la pomme de discorde entre les deux camps.

«C’est sur le prix du pain que nous avons quelques divergences de vue, principalement sur la capacité de production que les boulangers souhaitent réviser autour de 7 sacs. Nous, nous considérons qu’au regard des charges  que nous avons retenues dans la structure de prix, qu’il serait mieux qu’on reste sur les 10 sacs. Parce qu’une boulangerie moderne pour laquelle on a retenu un certain nombre de charges devrait pouvoir être en mesure de travailler 10 sacs chaque jour, car  les niveaux de prix que nous devrons débaucher devaient être loin des prix actuels. Sur cela, les boulangers ne sont pas d’accord», a expliqué Ousmane Mbaye, Directeur du Commerce intérieur.

Il poursuit : «Nous leur avons dit que le comité pouvait aussi réfléchir sur l’introduction d’un quatrième format, qui était une demande des boulangers. Alors, ils ont quitté la table de négociations. Mais nous continuons à leur ouvrir nos portes. Nous les invitons également à venir discuter. C’est leur droit d’observer un arrêt de production de pain, mais ce n’est pas notre souhait. Nous souhaitons que les boulangers continuent de travailler, que les discussions que nous avions démarrées puissent se poursuivre.»

Afrique : Les règles d’origine constitueront un facteur déterminant pour l’atteinte des objectifs de la ZLecaf

https://www.lejecos.com Les règles d’origine (critères permettant de déterminer la nationalité d’un produit) constitueront un facteur déterminant pour l’atteinte des objectifs de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), selon un récent rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). a appris le journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Les échanges intra-africains (moyenne des exportations et importations intra-africaines) ont représenté environ 15,2% de la valeur totale des échanges de l’Afrique pendant la période 2015-2017, alors qu’en Amérique, en Asie, en Europe et en Océanie, les échanges intracontinentaux représentaient respectivement 47%, 61%, 67% et 7% du total de leurs échanges.

Selon la même source , la ZLECAf pourrait ainsi booster les échanges intra-africains à condition que les règles d’origine soient simples, transparentes, favorables aux entreprises et prévisibles. Si l’accord est pleinement mis en œuvre, le PIB de la plupart des pays africains pourrait augmenter de 1% à 3% une fois tous les droits de douane éliminés.Amadou Idrissa Dia

Baisse des importations de biens et services au premier trimestre

https://www.lejecos.com Comparées au quatrième trimestre de 2018, souligne l’ANSD, les importations de biens et services, en volume, ont diminué de 2,7%, imputable à un retrait de 12,7% des importations de services et de 0,3% de celles des biens.

En glissement annuel, les importations de biens et services, en volume, ont baissé de 4,0%, résultant d’un fléchissement des achats à l’extérieur de biens (-3,8%) ainsi que de services (- 5,1%).

Au premier trimestre de 2019, les exportations de biens et services, en volume, se sont relevées de 5,9% par rapport au trimestre précédent.Pathé TOURE

Le Groupe Intelcia prévoit la création de 400 emplois avec son implantation à Thiès

https://www.lejecos.com Le groupe Intelcia, présent à Dakar depuis 2016, annonce la création de plus de 400 emplois avec sa deuxième implantation au Sénégal, prévue dans la ville de Thiès. L’information est contenue dans un communiqué daté du 2 juillet 2019 et qui est parvenu à la rédaction du Journal de l’Economie Sénégalais (Lejecos).

Dans le cadre du développement de ses activités en Afrique subsaharienne, précise la même source, cette ouverture se donne pour objectif d’apporter des prestations de services à la fois à l’offshore et pour répondre aux besoins grandissants des entreprises panafricaines et locales implantées au Sénégal.
Le communiqué informe qu’en investissant à Thiès, ville située à 70 kms de Dakar, Intelcia va bénéficier d’un bassin d’emploi fort de son potentiel mais encore inexploité jusque-là.

Ses rédacteurs font croire que ce choix stratégique s’inscrit également dans la volonté du groupe en faveur d’un ancrage territorial et un d’impact positif sur l’écosystème dans toutes les villes où le groupe est implanté.

Il rappelle que Intelcia emploie actuellement 550 collaborateurs sur le site de Dakar et prévoit la création de plus de 400 postes pour le nouveau site de Thiès, avec essentiellement des fonctions de conseiller clients et middle manager.

Et de confier que l’effectif potentiel de l’entreprise au Sénégal serait de 950 collaborateurs au premier semestre 2020.Mariama Diallo

ECONOMIE NUMERIQUE :L’encadrement de startupeurs de manière ‘’continue et rapprochée’’ souhaité 

http://www.enqueteplus.com Le numérique est un modèle de développement qui a besoin d’être  ‘’boosté’’ et ‘’renforcé’’, selon la ministre de l’Economie numérique.

Pour ce faire, Ndèye Tické Ndiaye Diop prône un encadrement des jeunes startupeurs de manière ‘’continue et rapprochée’’. Elle s’exprimait hier, lors d’un atelier.

Aujourd’hui, au Sénégal, on assiste à une éclosion de startups. Selon la ministre de l’Economie numérique, ils sont en train de ‘’révolutionner’’ le tissu économique sénégalais, avec une multitude de logiciels adaptés aux besoins des populations.  Ceci va du transfert d’argent au paiement des factures, en passant par le commerce en ligne, sans oublier la valorisation des produits agricoles locaux et ceux culturels sur Internet.

‘’Le numérique est un modèle de développement qui a besoin d’être boosté, renforcé. Ceci à travers  le renforcement de capacités des ressources humaines, capacités techniques, financières et aussi de gestion. Pour cela, il faudrait qu’on ait un encadrement de ces jeunes de manière continue, rapprochée’’, affirme Ndèye Tické Ndiaye Diop.

La ministre de tutelle s’exprimait hier, lors d’un atelier de formation organisé par l’ambassade d’Israël au Sénégal, en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer, pour les startupeurs sénégalais.

D’après elle, l’Etat œuvre dans le sens de la promotion des usages ‘’innovants’’ du numérique. ‘’Cette ambition sera renforcée par le développement de pôles d’activités numériques, de créativité et d’innovation à proximité des campus universitaires. En vue de constituer des zones d’activités économiques aménagées avec des infrastructures adéquates pour créer un moteur de croissance, des gisements d’emplois’’, soutient la ministre en charge des Télécoms.

Toutefois, Ndèye Tické Ndiaye Diop informe que les startupeurs ont exprimé le souhait d’être ‘’encadrés’’, dans le cadre d’un partenariat. Pour qu’ils aient des partenaires stratégiques. ‘’Effectivement, leur capacité financière n’est pas énorme, individuellement. Donc, avoir des partenariats leur permettrait de pénétrer le marché. Il faut exporter les technologies développées. Au-delà de la volonté des jeunes, celle politique est forte pour les accompagner’’, ajoute-t-elle.

Pour sa part, le directeur de la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes (Der) Papa Amadou Sarr, estime que l’organisation de ce séminaire, au-delà des sessions avec les experts sur certaines thématiques liées à l’entreprenariat et à l’innovation, vise à consolider les liens entre les différents acteurs de cet écosystème. Dans l’optique d’amener le Sénégal à devenir une ‘’startup nation en 2030’’. ‘’Nous en avons largement les moyens humains, et ceux matériels et financiers suivent de plus en plus. En effet, nous notons, depuis quelques années, d’excellentes initiatives dans l’écosystème entrepreneurial, notamment dans le secteur du numérique et de l’innovation’’, fait savoir M. Sarr.

Efforts qui, d’après lui, sont portés par tous les acteurs, mais qui gagneraient à être ‘’plus coordonnés’. Afin d’atteindre les impacts qui propulseront le Sénégal au niveau des startups nations africaines, puis mondiales. Dans le cadre de la Der, son Dg rappelle qu’au titre de l’année 2018, ils ont pu accompagner 44 startups du numérique pour 1,061 milliard de francs Cfa. Un montant que le chef de l’Etat a promis de tripler, pour les 5 ans à venir.

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roï Rosenblit, initiateur de cette rencontre, signale que son pays s’est développé grâce à une économie essentiellement basée sur l’agriculture. Mais, aujourd’hui, c’est le secteur des technologies, précisément celui de l’innovation avec les startups, le software, qui tire son économie. ‘’Le potentiel est là, comme il existe en Israël un bon niveau d’éducation, le patriotisme, des jeunes motivés avec des idées novatrices. Il reste juste de créer un écosystème où tous les acteurs joueront leur partition. A savoir le gouvernement, le secteur privé, les universités, les Ong et, le plus important, des jeunes entrepreneurs enthousiastes’’, déclare le diplomate.

Ainsi, l’ambassadeur renchérit que le but de ce séminaire est de soutenir le modèle économique sénégalais et africain par l’entreprenariat. Il vise à rendre le Sénégal plus ‘’compétitif et attractif’’ sur le plan international, dans le domaine des technologies, malgré le défi du financement.MARIAMA DIEME

LE CENTIF A TRAITÉ 1370 DOSSIERS EN 13 ANS (RESPONSABLE)

Saint-Louis, 2 juil (APS) – Au total, 1370 dossiers ont été traités et 190 rapports transmis au procureur de la République entre 2005 et 2018 par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), a rappelé mardi à Saint-Louis (nord), le commissaire Mamadou Thiandoum, directeur des enquêtes de police de cette institution.

  1. Thiandoum, par ailleurs président du comité de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, s’exprimait lors d’un atelier de sensibilisation sur la lutte contre ces fléaux initié par la CENTIF.

Il a par ailleurs précisé qu’il y a eu des « jugements et des condamnations, en matière de blanchiment de capitaux », soulignant que la lutte contre ces deux fléaux, vise à faire en sorte que « les criminels ne puissent pas jouir des produits de leurs activités illicites ».

Selon lui, cette rencontre initiée par la CENTIF dans les 14 régions du Sénégal, vise à sensibiliser les acteurs à bien « appréhender leur mission et rôle, sur ces deux fléaux, pour plus d’efficacité dans la lutte ».

La rencontre présidée par l’adjoint du gouverneur, en charge des affaires administratives, Amadou Diop, vise à partager avec les acteurs de la région de Saint-Louis, sur les modalités de loi 2018/03 du 23 février 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.BD/ASB/AK

L’université du Sine- Saloum : plus de 60 milliards F Cfa de financement pour des travaux en mode fast-track

https://actusen.sn L’université du Sine-Saloum, El Ibrahima Niass de Fatick va accueillir ses premiers étudiants de la promo 2020/2021. Les travaux prendront fin dans 18 mois, a annoncé, ce lundi, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, lors de la cérémonie de lancement des travaux.

L’université El Ibrahima Niass qui sera construit sur 400 hectares, va disposer de 1500 lits d’un amphithéâtre de 1000 places et d’un auditorium de 500 places. Ayant conscience de l’enjeu que représente l’Université pour le Sénégal, le successeur de Mary Teuw Niane a demandé l’accélération des travaux. Ainsi, les travaux qui, au départ devaient durer 2 ans, s’étaleront sur 18 mois.

A en en croire Cheikh Oumar Hann, toutes les dispositions sont prises pour que ce délai soit respecté. «C’est un investissement d’une centaine de milliards. Dans sa vision du Président de la République de doter le Sénégal d’une capacité  en enseignement et de recherche en sciences sociales et technologiques, nous avons négocié, avec l’entreprise, afin que tout soit fini en 18 mois», annonce-t-il.

Par ailleurs, l’ancien Dg du Coud fait savoir que «le coût global du projet est de 60 milliards F Cfa pour les deux lots, en terme de bâtiment. Et s’agissant d’équipements, 20 à 25 milliards F Cfa. Ce financement a été possible, grâce au partenariat avec la République populaire de Chine  qui a décidé d’accompagner le Pse», renseigne-t-il.Kiné Thiane (Stagiaire-Actusen.sn)

Décision catastrophique pour notre compagnie nationale : Air France obtient un 2ème vol quotidien sur Dakar qui concurrence Air Sénégal

https://www.jotaay.net A ce rythme, on va donner raison à Ousmane Sonko. Le leader de Pastef ne manque en effet aucune occasion pour dénoncer le manque de patriotisme de nos dirigeants d’hier et surtout ceux d’aujourd’hui. Voyez ce qui est en train de se passer dans le ciel sénégalais. Selon nos drones, le Sénégal a donné la permission à Air France d’avoir un 2evol quotidien sur le Sénégal. Ne vous frottez pas les yeux, vous avez bien lu. L’Etat du Sénégal a autorisé la compagnie Air France à avoir deux vols quotidiens sur Dakar-Paris et Paris-Dakar. Une véritable catastrophe en termes de décision. On ne sait pas qui est à l’origine de cette sentence, mais ce dernier (ou cette dernière) doit être poursuivi (e) pour «haute trahison» (c’est en vogue). Si cette décision devait être prise, autant laisser Corsair continuer à exploiter cette ligne. Mais non, Corsair a été éjectée à juste titre pour laisser la place à la compagnie nationale, mais voilà que cette ligne a été donnée à la compagnie Air France. Scandaleux !!!!!!

L’information est des plus graves, mais il y a pire. Oui, il y a pire. Air France va concurrencer notre compagnie sur l’heure matinale. Incroyable décision. En effet, alors qu’elle exploite depuis des lustres la ligne avec des horaires nocturnes (elle arrive la nuit et repart la nuit), la compagnie française a décidé de concurrencer notre compagnie nationale sur la matinale. Et elle va commencer dès aujourd’hui. Air France va quitter à 9h15, Air Sénégal va suivre quelques 30 minutes plus tard en décollant à 9h45. Déjà hier, la compagnie française a déversé plus de 300 passagers et elle en a embarqué autant. Ce matin, elle va faire autant sinon plus. Déjà que Air Sénégal a des vols qui ne sont même pas pleins, avec la concurrence de Air France, bonjour la galère. On ne sait pas comment les gens ont pu autoriser ça. Vivement que le président de la République monte au créneau pour l’interdire, sinon ce sera la mort assurée de notre compagnie nationale, déjà fortement éprouvée par une gouvernance désastreuse de Philippe Bohn. Une gouvernance catastrophique qui continue sous l’actuelle direction qui, pourtant, avait suscité énormément d’espoirs. La compagnie nationale croule sous le poids d’une dette insupportable et un management désastreux. C’est comme si elle n’avait même pas de services de communication tellement la comm de l’entreprise est nulle.

EMAT : Les travailleurs réclament des mois de salaires à Baba Diao

http://www.seneweb.com Les travailleurs de la société Emat de Pout, spécialisée dans la vente de poussins et d’aliments de bétail, ont manifesté, ce mardi, pour réclamer plusieurs mois d’arriérés de salaire à Baba Diaw de Itoc.

Selon iRadio, le collectif de ces travailleurs entend déposer une plainte  aujourd’hui au tribunal du travail de Thiès.

POUR LE RECRUTEMENT DU PERSONNEL DU MCA-SENEGAL 2: Aucun cabinet sénégalais ne remplit les critères

https://www.jotaay.net Le MCA Sénégal n’a toujours pas un personnel pour mener à bon port le Compact de sa deuxième phase. Alors qu’un avis spécifique de passation de marchés concernant la sélection d’un cabinet en charge du recrutement du personnel du MCA-Sénégal 2 a été lancé, en mars, l’Unité de formulation et de coordination du deuxième programme MCA-Sénégal (UFC), qui pilote cet avis, a soutenu que la procédure s’est révélée infructueuse. Un coup dur pour l’expertise sénégalaise, même si l’avis sera relancé.

C’est au mois de novembre 2018 que le gouvernement du Sénégal a annoncé en grande pompe qu’il avait décroché l’approbation, par le Conseil d’administration du Millenium Challenge Corporation du gouvernement américain, du nouveau Compact pour l’énergie destiné au Sénégal et d’une valeur de 550 millions de dollars. 7 mois après la signature, rien n’a avancé, du moins du côté des ressources humaines devant mettre en œuvre le Compact au Sénégal. En effet, le gouvernement du Sénégal avait mis en place une unité de gestion de projet chargée de travailler avec le MCC à l’élaboration du Compact, l’Unité de formulation et de coordination du deuxième programme MCA-Sénégal (UFC). Cette unité avait lancé au mois de mars 2019 un avis spécifique de passation de marchés concernant la sélection d’un cabinet en charge du recrutement du personnel du MCA-Sénégal 2.

Contre toute attente, l’UFC s’est fendu d’un communiqué pour souligner que cette procédure de demande de propositions relative à la sélection d’un cabinet de recrutement pour le personnel de MCA-Sénégal est déclarée infructueuse, au terme du processus d’évaluation. En effet, les propositions reçues et analysées ne satisfont pas aux exigences de la Demande de propositions. En clair, aucun cabinet n’a répondu aux exigences du cahier de charges. L’on comprend mieux pourquoi certains marchés sont décrochés par des étrangers, pendant que les «experts» sénégalais crient au scandale. Pour être on ne peut plus clair, le but de cette sélection est d’appuyer les efforts du gouvernement à conduire un processus ouvert, juste et transparent, qui mène au recrutement du Directeur général et des autres membres de MCA-Sénégal 2, dont l’objectif est de mettre en œuvre le Compact avec le Sénégal. L’UFC renseigne d’ailleurs que ce contrat du consultant comprendra également l’option de conduire le processus de recrutement pour certains autres postes du personnel.

Pour rappel, ce Compact comprend trois volets, à savoir la modernisation et le renforcement du réseau de transmission de la Senelec, l’accroissement de l’accès à l’électricité dans les zones rurales et le développement des capacités.Samba THIAM

Scandale foncier à la Patte d’Oie- Entre accaparement de terrains, détournement d’objectifs, gâteaux partagés avec de gros bonnets…: Adama Faye et Mansour Faye au cœur de l’affaire

https://www.leral.net Rien ne vaut d’être un proche d’un homme ou femme de pouvoir de nos jours. Surtout quand il s’agit d’un frère ou d’une sœur d’un couple présidentiel. Ce scandale foncier, aux allures d’accaparement de terrains dans la zone de la Patte d’Oie, l’illustre bien. Et, il a été constaté que des milliers de m2 sont désormais entre les mains des deux frères de la Première dame du Sénégal, Marième Faye Sall.

Le truchement et la tricherie sont érigés en règle dans la gestion des affaires publiques. L’affaire du scandale, découverte dans la zone de Patte d’Oie, reste une illustration de taille. Les deux frères, Adama et Mansour Faye, Ministre de l’Hydraulique d’alors, sont cités dans une affaire de détournement d’objectif et d’accaparement de terrains de milliers de m2, devant abriter un projet de l’Office national de l’Assainissement (Onas) dans la zone de Patte d’Oie.

La source de Leral, précise et donne la localisation du terrain sur lequel les frères de la Première Dame ont mis la main. D’après elle( la source: ndlr), il s’agit d’une grande partie des terrains qu’occupaient les agriculteurs, déguerpis et qui évoluaient dans le maraîchage de légumes et autres plantes, fleurs, etc.

Ainsi, les deux frères de Marième Faye, Adama Faye et Mansour Faye, cités dans cette affaire, ont utilisé un subterfuge très astucieux pour rentrer en possession de ces terrains. Présentement, regrette la source, les deux frères impliqués dans cette transaction foncière ou détournement d’objectifs, bénéficiant de bails, sont en train de partager les terrains.

Dans cette affaire scandaleuse, la source, précise que les bénéficiaires actuels des terrains sont le personnel de l’Onas, des gouverneurs et autres grosses pointures du régime. Et, il a été révélé que sur le périmètre en question, il y avait un canal érigé. Mais ce canal est en train d’appartenir au passé. Les deux frères, détenteurs de bails et autres papiers de légitimation et de légalisation afférents, ont détruit le canal pour se projeter dans la seconde phase de l’opération. Les frères Faye cherchent présentement, à faire la viabilisation, avant d’autoriser les bénéficiaires, à débuter la construction de leurs édifices et bâtiments de prestige.

D’ailleurs, le même Adama Faye est aussi, cité dans une autre affaire foncière dans la zone d’Ouest Foire, précisément à côté de la Mosquée Verte. Très ingénieux et stratégique, l’homme s’est attaqué à l’embellissement de cette mosquée, dont on dit qu’il a construit à côté, un immeuble très imposant. Mais, ce dernier, a attendu la période de la Korité pour construire le mur autour de ses terrains, afin de les sécuriser. « Sa stratégie était de ne pas faire de bruit dans la réalisation de ses travaux. Puisque les populations de cette localité étaient une fois sorties pour protester contre son entrée en possession des terrains du quartier », a fustigé la source de Leral.

Drogue saisie au port : Macky Sall préside une réunion de sécurité et demande l’accélération des investigations

https://www.leral.net Rentré, hier, au Sénégal, en provenance du Japon, le chef de l’Etat, s’est automatiquement rendu au palais de la République pour présider la réunion du Conseil de sécurité qui se tient les lundis avec les différents organes en charge de la sécurité du pays. Selon « L’Observateur », cette affaire de drogue saisie au port était au centre des discussions. Le chef de l’Etat a demandé l’accélération des investigations et la coopération avec les organismes internationaux susceptibles de faire la lumière sur cette affaire

Drogue saisie au Port : Les Américains (aussi) dans l’enquête

http://www.seneweb.com L’affaire de la cocaïne saisie au Port de Dakar n’a pas fini de livrer tous ses secrets. La Drug Enforcement Administration (DEA) (Administration pour le contrôle des drogues) est aussi entrée dans l’enquête.

Selon les informations de Libération, ce service américain a pris contact avec les autorités sénégalaises pour participer à la traque des trafiquants. Le journal indique que des enquêteurs français, italiens et espagnols se sont rendus au Port de Dakar pour s’enquérir de la situation.

À noter que la Dea est le service de police fédéral américain dépendant du Département de la Justice des États-Unis chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic dans le cadre de la campagne des États-Unis contre la toxicomanie.

Disparition de 80 kg de cocaïne: Abdoulaye Daouda Diallo dément

https://www.leral.net Le ministre des Finances et du Budget était hier, au Port autonome de Dakar pour constater le travail de la Douane qui a saisi, entre mercredi et samedi derniers, 1036 kilogrammes de cocaïne. Abdoulaye Daouda Diallo a, par l’occasion, catégoriquement démenti les informations faisant état de la disparition de 80 kilos de cocaïne.

C’est une mauvaise information. Aujourd’hui, la marchandise saisie est sous surveillance de trois forces en même temps. C’est-à-dire la Douane qui a saisi la marchandise, la Police et la Gendarmerie”, rassure-t-il dans les colonnes de Libération

Port de Dakar : la drogue saisie estimée à 50 milliards FCfa

https://www.leral.net C’est le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, lui-même, qui donne l’information. « le montant de la drogue saisie est estimé à 50 milliards FCfa», a confié, le ministre, à l’issue d’une visite au Port, hier, dans des propos rapportés par « L’Observateur ».

« Pour cette dernière saisie, le commandant du navire (Italien), et des passagers, dont deux personnes de nationalité allemande, ont été arrêtés et seront présentés aux autorités judiciaires du pays pour que justice soit faite. Nous allons faire des investigations pour voir les réseaux de narcotrafiquants qui sont derrière ce trafic », a-t-il ajouté.

Saisies de drogue au Sénégal : ‘’Dakar est un bon marché pour la drogue’’ (Colonel à la retraite)

http://www.seneweb.com En moins d’une semaine, la Douane sénégalaise a effectué une saisie record de plus d’une tonne de cocaïne. Joint par Seneweb, le colonel Alioune Ndiaye, ancien porte-parole de la police, aujourd’hui à la retraite, explique ce qui fait de Dakar un bon marché pour la drogue.

Deux saisies records de cocaïne ont été enregistrées en moins d’une semaine. Faut-il s’inquiéter de la présence de la drogue au Sénégal ?

L’histoire de la drogue dans le monde est connue de tous. La drogue est présente partout dans le monde. Il n’y a pas un continent qui est épargné, ni un pays. Le Sénégal est dans une position carrefour entre les Amériques, l’Europe, l’Asie. Donc, un bateau qui quitte l’Amérique, qui va vers l’Angola ou quelque part en Afrique centrale ou en Afrique du Sud, c’est tout à fait normal qu’il transite à Dakar.

Moi, je ne suis pas d’accord avec les gens qui disent que Dakar est devenue une plaque tournante. Une plaque tournante a ses normes, c’est un pays où la drogue arrive et que les gens marchandent. Ce n’est pas le cas du Sénégal. Le Sénégal est un pays de transit ; la drogue passe par le Sénégal. Evidemment, c’est toujours dangereux.

Pourquoi  le Sénégal est devenu un pays de transit ?

C’est par rapport à sa position géographique, mais ensuite par rapport à sa situation d’Etat sous-développé. On est ouvert au monde parce qu’on ne peut pas se renfermer sur nous-mêmes. Mais également par rapport aux moyens de transport vers Dakar. Il y a certains pays où vous ne pouvez pas trouver très vite un bateau. Ici à Dakar, le port est ouvert, l’aéroport est ouvert. Donc, quand il y a un bateau qui quitte Brésil et qui vient vers Dakar, les convoyeurs peuvent ne pas emprunter le même bateau. Vous voyez que tout est facile pour quitter Dakar et revenir. A partir de là, le Sénégal devient un pays de transit.

Est-ce lié à des moyens de défense assez limités ?

Non, les Etats-Unis sont beaucoup plus outillés que nous et la drogue entre là-bas. La France, la même chose, ils ont de grandes firmes de lutte contre la drogue. Pour autant, la drogue entre et le narcotrafic existe dans ces pays. Il y a des lobbies de grandes organisations mafieuses. Donc, ce n’est pas un problème de déconsidération par rapport aux forces de l’ordre. C’est simplement que les trafiquants ont besoin d’un pays où ils  peuvent avoir une certaine liberté d’action.

Dakar étant une capitale de liberté, de démocratie : il y a les hôtels, les aéroports, les ports, etc. On a les moyens de communication téléphonique et autres. Raisons pour lesquelles Dakar est vraiment un bon marché pour la drogue.

Depuis que la drogue entre ici, combien de fois les forces de défense et de sécurité ont effectué des saisies  et les gens continuent à venir ? C’est parce qu’ils sont obligés de venir.

On parle de saisie record. Est-ce la première fois qu’une telle quantité soit saisie ?

A ma connaissance oui, on peut saisir 90 000 fois  100 kilos et ça fait plusieurs tonnes, mais ce n’est pas en une seule fois. Par contre, en une seule prise, une tonne de cocaïne avec ce que cela veut dire, à ma connaissance, c’est un record et une première pour la douane. Par contre, les services de police  ou la gendarmerie ont eu beaucoup de prises records, mais  pas la cocaïne. Parce que la drogue, ce n’est pas que la cocaïne, il y a l’héroïne, la morphine, etc.

Une fois la marchandise saisie, c’est quoi le processus à suivre ?

La marchandise est prohibée, impropre à la consommation. Donc, une fois saisie, elle est mise à la disposition du procureur de la République, puis gardée soigneusement. À l’occasion de la Journée internationale de la drogue ou même sur instruction simplement du  procureur, la drogue est incinérée ou dissoute en mer. Elle peut être même enfuie, ça dépend de la nature de la drogue. Mais on ne peut pas la revendre. Il y en a qui disent qu’une saisie peut avoir une valeur  de 200 milliards, mais ce n’est pas une somme que le Sénégal va gagner. C’est un poison et  ça ne se revend pas.

Est-ce qu’il y a possibilité qu’une quantité de la drogue saisie passe entre les mailles du filet ?

(Rire) Vous savez, ici au Sénégal, on parle de tout. Il est très bon de se taire, quand on ne sait pas. Il y a peut-être des gens qui cherchent à puiser de la drogue pour en faire autre chose.  Je ne peux pas le confirmer, ni le nier. Aujourd’hui, tout le monde sait qu’il y a une tonne de drogue et des poussières. Cette quantité est consignée dans les papiers, le procureur le sait, le président le sait. Si on y prend un kilo, ça va se savoir.

 Cocaïne saisie à Dakar : La Présidence angolaise dément avoir commandé ces véhicules…

https://senego.com C’est le site jornaldeangola.sapo.ao qui donne l’info. Selon nos confrères, le ministre angolais de l’Intérieur, Angelo Veiga Tavares, a démenti, ce lundi, à Luanda, l’information selon laquelle la présidence de la République angolaise aurait commandé, du Brésil, des véhicules à bord desquels de la drogue était dissimulée et qui ont été saisis au port de Dakar par les douaniers.

Les autorités sénégalaises avaient annoncé, ce dimanche, avoir saisi 798 kilogrammes de cocaïne dissimulés dans des voitures transportées par un bateau en provenance du Brésil et à destination de l’Angola.

Ce que nous pouvons dire, clairement, c’est que cette information est fausse. Ces véhicules ne sont pas la propriété, ni des commandes de la présidence de la République (de l’Angola). La présidence de la République n’a pas commandé de véhicules, n’a aucun lien avec cette affaire“, a déclaré le premier policier angolais.

Toutefois, M. Angelo Viega Tavares qui confie travailler avec les autorités sénégalaises pour clarifier cette affaire, estime que “certaines personnes de mauvaise foi ont pris les premières nouvelles et ont cherché à diffuser ces informations, lesquelles sont fausses…”

Sur ce, Ângelo Veiga Tavares a annoncé que le Bureau angolais d’Interpol interagissait avec son homologue sénégalais et qu’une équipe du Service d’investigation criminelle (Sic) se rendrait, ce mardi 2 juillet à Dakar, toujours dans le but d’élucider cette affaire…

Saisie de chanvre indien à l’Ucad : «ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire»,selon Cheikh Oumar hanne

https://www.leral.net Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hanne, ne semble pas surpris de la saisie de 500 grammes de chanvre indien à l’Ucad.

« L’université Cheikh Anta Diop, c’est une ville. Maintenant, c’est une ville universitaire. Mais, ça reste une ville. Donc, on se bat au quotidien pour ne pas avoir les mêmes choses. On a un service qui se bat avec les étudiants qui sont un pan de la population. Et chaque fois qu’on en a pris, on les remet à la justice. C’est comme ça », a déclaré Chiekhou Oumar Hanne, hier, à Fatick, lors du lancement des travaux de construction du lot 2 de l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein).

« Ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire. C’est une ville qui n’est pas fermée. Ceux qui vendent de la drogue dans le pays, ce sont eux qui vendront partout. Et nous veillons à ce que les activités de cette force ne se développent pas de part et d’autre », a-t-il ajouté.Les 7 individus mis en cause dans cette affaire, dont 4 étudiants, ont été tous arrêt

EFFONDREMENT D’UNE DALLE : L’ÉNEA, UN BATIMENT EN PÉRIl

http://www.emedia.sn Les étudiants de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA) sont dans tous leurs états. Ces derniers ont battu le macadam, ce mardi, pour dénoncer les conditions précaires dans lesquelles ils étudient. Ce, après que la dalle des toilettes s’est affaissée sur une femme de ménage, ce matin. Cette dernière, grièvement blessée, a été évacuée dans un hôpital de la place pour des soins.

Derrière cet imposant édifice, qui forme des agents en développement, une dure réalité. La quasi totalité des bâtiments menacent ruine. Des murs fissurés et des toitures craquelées. Les toilettes dans un piteux état. L’eau qui suinte de partout dégage une odeur nauséabonde.

Maguette Ndiaye est outré. « Les étudiants de l’Enea sont en train de vivre dans un océan de malheur. Chaque jour, on subit la même situation. Aujourd’hui, c’est la dame qui nettoyait les toilettes qui a eu cet accident, mais demain cela pourrait être un autre camarade ou moi », alerte l’étudiant en troisième année de formation en Aménagement du territoire. Qui décrit des conditions de travail insupportables.

« Nous sommes fatigués. Cette situation est déplorable. Depuis plusieurs jours, nous ne cessons de négocier mais les autorités de cette école font la sourde oreille. Alors qu’à la fin du mois, les autorités du Coud toquent aux portes pour réclamer les paiements. En retour, rien n’est fait pour les étudiants », peste Maguette Ndiaye. Alors que, dénonce-t-il, plusieurs de ces chambres sont occupés par des agents du Coud.

« Nous sommes tous en danger »

Guéda Ndiaye ne mâche pas non plus ses mots. « Nous sommes tous en danger, notre vie est menacée et si nous restons passifs, le drame va s’abattre sur nous. Ne soyez pas surpris si on vous appelle et on vous informe que les bâtiments se sont effondrés sur les étudiants. Et si rien n’est fait, c’est cela exactement qui va se passer », prévient Guéda Diop, étudiante en troisième année au département Développement communautaire. Elle informe que les étudiants ont saisi les autorités universitaires pour apporter solution à leur problème, en vain. « Elles font la sourde oreille », dit-elle. En plus de la vétusté des bâtiments, les étudiants dénoncent également l’insécurité grandissante qui, selon eux, prévaut au sein de leur établissement.

Ainsi, ils interpellent directement le président de la République pour la résolution de tous ces maux qui peuvent avoir des impacts négatifs sur les résultats. N’étant pas prêts à jeter l’éponge, les étudiants s’engagent à poursuivre le combat jusqu’au bout. « On ne peut pas parler d’émergence ni de développement si cette école qui doit produire les agents de développement est dans une situation moribonde. Ce n’est pas possible. Le combat continu », prévient Guéda Diop.

Nous avons essayé d’entrer en contact avec le directeur des œuvres sociales pour avoir sa version des faits mais en vain. « Nous ne parlons pas à la presse », nous a répondu l’homme que nous avons trouvé devant le portail de la direction. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA

Elimination du Vih et des hépatites : le Dr Ibra Ndoye donne les pistes à suivre

https://actusen.sn hépatites, s’il parvenait à partir des bons résultats du pays, à un accès universel aux tests, aux traitements antirétroviraux et à la prise en charge à l’échelle des stratégies de prévention et de traitement du Vih et des hépatites». Telle est la conviction du président du Conseil d’administration du Centre régional de recherches et de formation à la prise en charge clinique de Fann (Crcf).

Intervenant à l’ouverture de la 13e édition des Journées scientifiques de l’Agence nationale de la recherche sur le Sida et les hépatites, hier, Ibra Ndoye a mis l’accent sur le taux de prévalence du Vih sur les adolescents (0,2%). «Nous devons prendre en compte les mécanismes qui peuvent apporter les soins de santé primaires, pour une gestion intégrée et davantage rationnelle de notre système de santé en mettant l’accent sur la personne», déclare-t-il dans des propos rapportés par l’Aps.

 25e anniversaire de Sud FM : un journaliste s’indigne du manque de solidarité de la presse

https://www.leral.net La première radio privée du Sénégal, Sud Fm a soufflé ses 25 bougies, hier. Une commémoration qui n’a, toutefois, pas eu l’écho qu’il mérite selon le journaliste Adama Sow.

25 ans de Sud FM: Je suis déçu du manque de solidarité envers ce groupe pionner des médias au Sénégal.

Je pense que l’occasion était belle pour rendre hommage à ces pionniers qui se sont battus pour que le pluralisme médiatique et linguistique soit une réalité au Sénégal. Babacar Touré, Abdoulaye Ndiaga Sylla, feu Cherif Evalide Sèye, Sidy Gaye, Vieux Savané, Latif Coulibaly et tant d’autres méritent du respect.

Le 1er juillet 1994, Sud cassait définitivement le monopole radiophonique au Sénégal, libérait les énergies et surtout, introduisait un traitement différent du Wolof dans la présentation des journaux. Sud a permis d’imposer le wolof comme première langue d’information des Sénégalais.

Chers amis de Sud bravo et merci de compléter ma liste des pionniers à qui nous devons rendre hommage aujourd’hui. Sud FM fut inaugurée par trois chefs d’Etat: Abdou Diouf du Sénégal, Ould Taya de la Mauritanie et Alpha Konaré du Mali

Mendicité : 100 000 talibés enregistrés au Sénégal

http://www.seneweb.com Human Rights Watch et la Platform  pour la protection des droits humains au Sénégal parlent d’abus dans les écoles coraniques. Ces deux Ong évoquent la maltraitance de ces enfants talibés et le viol dont ils sont souvent victimes. Elles estiment à plus de 100 000 le nombre d’enfants talibés au Sénégal forcés par leur maitre coranique ou marabout à mendier chaque jour pour amener de l’argent, du riz ou du sucre, selon iRadio.

En conférence de presse, Human Rights Watch et la Platform  pour la protection des droits humains au Sénégal invitent l’Etat à accélérer le processus d’adoption du projet de loi portant statu du  »daara » pour mettre fin à la mendicité.

ERADICATION DE LA MENDICITE :Miss Sciences demande des moyens pour les écoles coraniques

http://www.enqueteplus.com La mendicité des enfants est un sujet actuel. Pour Miss sciences, si, on veut éradiquer le phénomène, il faut moderniser les daaras et mettre tous les enfants au même pied d’égalité. Fatoumata Diop applaudit des deux mains la loi criminalisant le viol. EnQuête est allé à la rencontre de la pensionnaire du lycée d’excellence scientifique de Diourbel.

Elle a une démarche lente. Nonchalante, timide et pensive, ses traits se devinent à travers le voile qu’elle porte. Elle est d’une instruction coranique poussée. « J’avais mémorisé le coran, avant d’entrer à l’école française », confie-t-elle. Interpellée sur son goût prononcé pour les Sciences, Miss Sciences 2019 répond : « Les Sciences, c’est un domaine qui m’a toujours passionnée, depuis le collège, et je pense que c’est par le biais de mon professeur de Mathématiques, en classe de 4ème. C’est lui qui nous a encouragés à investir les filières scientifiques. Je me rappelle, il nous disait : même si vous êtes malades, si, vous faites des exercices de maths, vous guérissez rapidement. C’est lui aussi qui m’avait conseillé de faire ce concours. J’étais bien durant le cycle. J’étais toujours classée première de mon établissement, j’étais bien dans les matières scientifiques comme littéraires. Bon nombre de mes profs me conseillaient de faire le concours d’entrée au lycée d’excellence de Diourbel et moi aussi j’aimais ce lycée, parce que j’avais vu les résultats qu’ils

avaient fait au concours général et au concours miss Sciences de l’année 2017. »

S’exprimant sur son couronnement, Fatoumata Diop confie : « J’étais heureuse et soulagée aussi, parce que ce n’était pas facile de représenter toute une académie, mais le plus difficile, c’était de représenter un lycée scientifique. Ce n’était pas difficile, parce que je m’étais bien préparée. Mes professeurs m’avaient bien encadrée et j’avais confiance en moi aussi. Le seul problème qu’on avait, c’était par rapport au temps, parce que nous avions juste 1h30. Donc, il fallait être un peu rapide pour pouvoir tout terminer. Les épreuves, qu’on fait ici été mille fois plus difficiles que ce qu’on nous a donné. Nous étions 16 candidates. » Imbue des valeurs coraniques, Fatoumata Diop affiche la modestie. « J’ai laissé ici des élèves que je peux même dire qu’elles sont meilleures que moi. C’est par chance que j’ai été désignée, mais pas parce que je suis la meilleure. C’était une lourde responsabilité et quand on m’a désignée, j’étais très contente et soulagée d’avoir relevé un défi. »

Les idéaux de cette fille de 1,68m reflètent son âme profondément humaine. « Les Daras ont besoin d’être soutenus, parce qu’ici au Sénégal, on investit beaucoup plus dans les écoles françaises que dans les écoles coraniques. Il faut mettre les écoles coraniques dans de très bonnes conditions. Je ne regrette pas d’avoir débuter mes humanités dans un daara, avant d’être inscrite à l’école française. Ma famille n’est pas très riche. Ma mère est enseignante coranique. Chez nous, il y a un daara chez nous. Même avant que je sois inscrite à l’école française, j’avais mémorisé le coran. Mes parents n’ont jamais été à l’école française. »

« Le viol, c’est quelque chose d’inhumain »

Cette orpheline de père, à la noirceur d’ébène, au physique sahélien, rêve de devenir médecin pour panser les maux de ses semblables ou bien enseignant pour inculquer la connaissance mathématique, sa discipline de prédilection. Elle a eu une moyenne semestrielle de 18,91 / 20 en Mathématiques et une moyenne de classe de 17,00/20. Hésitante, la native de Mboro, qui s’est toujours classée 1ère durant toute sa scolarité, rêve aussi de devenir pilote pour, dit-elle « conduire ma maman aux lieux saints de l’Islam. ». Et Fatoumata Diop d’ajouter : « Pour le moment, je ne suis pas encore décidée, mais je veux être médecin-professeur, c’est mon rêve, depuis toute petite, ou professeur de Mathématiques. Il y a d’autres domaines qui me plaisent. Mais, je veux aussi faire des recherches plus approfondies. »

Son couronnement de Miss Sciences atteste d’une tête bien faite pour une fille de son âge pétrie de religiosité. Sur ce point, elle plaide pour une meilleure prise en charge des daaras, si tenté est que les pouvoirs publics veulent éradiquer la mendicité. « On ne peut pas interdire la mendicité, sans mettre à la place des solutions alternatives. Donc, il faut réellement mettre en œuvre le projet de la modernisation des Daras. Ces enfants, dont les parents ont choisi pour eux ce type d’éducation, ont les mêmes droits que les autres qui sont à l’école française. A défaut de les mettre au même pied d’égalité, il faut les soutenir, parce que les conditions dans lesquelles ils étudient sont très difficiles. »

Elle cautionne la criminalisation du viol, fait révoltant et inhumain, à ses yeux, qui l’afflige profondément. Révoltée, elle est d’avis que « le viol, c’est quelque chose d’inhumain. Je suis d’accord pour qu’il soit criminalisé, parce que c’est un crime. »   Boucar Aliou Diallo (DIOURBEL)

 Conférence sur la lutte

Le Centre de Recherche Ouest Africain ( WARC) , en collaboration avec Afrika Art Culture, a le plaisir de vous convier à la conférence publique

THEME:«SENGOR, TUUS, BAKK, NGEMB VS CUISSARD,CASQUETTE ET BASKETS:LA LUTTE SENEGALAISE ENTRE TRADITION VIVIFIANTE ET MODERNITE ALIENANTE». 

La conférence aura lieu le VENDREDI 05 JUILLET à 15H30 précises et sera suivie du Vernissage de l’œuvre de l’artiste THIA à 17h30 précises.

THEME DE L’EXPOSITION: « LA CLAMEUR DES ARENES SENEGALAISES » – DU 05 AU 20 JUILLET 2019.

INTERVENANTS: – Pr Djibril Seck, Ancien Directeur INSEPS – Thierno Ka, Vice Président CNG – Manga 2, Ancienne Gloire et Roi des Arènes – Dr Babacar Mbaye Diop, Prof à l’UCAD & Directeur de l’ISAC – Pr Oumane Sène, Directeur WARC.

LIEU: W.A.R.C. (West African Research Center) Sis Fann Résidence En face DHL.

WARC/CROA Rue Ex L. Gontran Damas, Fann-Résidence en face AGEROUTE et DHL BP : 5456, dakar Fann, Sénégal Tel 33-865-22-77

Hyper présidentialisme : à quoi bon être ministre dans Macky2 ?

http://www.walf-groupe.com Tout puissant Président, Macky Sall semble vouloir un pouvoir sans partage. Le Palais devenu l’épicentre de la gouvernance, les départements ministériels sont aujourd’hui vidés de leur substance. Ce qui fausse le principe de responsabilité de ses ministres, réduits, semble-t-il à des marionnettes.

Un homme seul décide de tout, sur tout, pour tous. C’est aujourd’hui où en est le Sénégal de Léopold Sédar Senghor. Ragaillardi par la reconduction de son pouvoir en février dernier, Macky Sall se comporte, semble-t-il, comme un monarque républicain. Alors que personne ne s’y attendait, il a fait supprimer le poste de Premier ministre par sa majorité mécanique à l’Assemblée nationale. Ce qui n’est pas sans rappeler, chez nos cousins gallois, cette phrase vexante de Nicolas Sarkozy contre son Pm d’alors François Fillon, en aout 2007 : «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi».

Aujourd’hui avec la suppression du poste de Premier ministre, pour, nous dit-on rationaliser les choses, les ministres n’existent presque plus. Il n’y a que lui. Il est par dessus de leur tête pour leur faire faire. Tout remonte vers lui et tout redescend vers lui. Les ministres semblent juste meubler sa gouvernance. En effet, quelque mois après sa prise de fonction, l’équipe de Sall est neutre et impavide. Le «Patron» a son cercle avec Mahamadou Boun Abdalah Dionne, Abdoulaye Daouda Diallo, Aly Ngouille Ndiaye ou Mamadou Makhtar Cissé. Et le reste, au mieux, lui est indifférent. Ce ne sont que des pions à placer et déplacer au gré du jeu.

Ainsi, il n’y a pas d’huile dans les épinards. Quand il voyage, il n’y a personne pour garder officiellement la maison. Dionne à qui on devrait penser est malade et séjourne à l’étranger au même motif qu’un certain Cheikh Oumar Hanne, ministre de l’Enseignement supérieur. Et aucune tête n’émerge. Abdoulaye Daouda Diallo qui passerait devant, s’il avait de l’envergure, n’a pas d’épaisseur, de coffre, pour. Avec ses nombreuses fautes de syntaxe dans ses speech du genre «malgré que» «comme que» qui font rire sous cape beaucoup de bailleurs de fonds, il est très loin de convaincre et de rassurer.

Au vu du changement de cap dans l’architecture institutionnelle, c’est comme si Macky Sall n’a pas besoin d’un florilège d’avis éclairés. En effet, s’étant agréger tous les pouvoirs, il semble vouloir dans son équipe des gens plus terne que terne, qui sont mis devant le fait accompli. Un état de fait qui prouve que nombre de ses ministres sont des exécutants et ne sont au courant de presque rien. Ce qui les a empêchés de le défendre, avec son frère cadet, dans l’affaire Petro-Tim. Le seul qui s’y est aventuré est son ministre-conseiller en Communication, El Hadji Hamidou Kassé. Lequel, profane dans ce «casse», s’est finalement cassé les dents. Pis, même s’il a commis une maladresse en tentant de défendre son chef, il a été envoyé à la guillotine.

Ainsi, avec la tournure des choses dans ce Macky 2, beaucoup de gens se demandent le sens d’être ministre dans cet attelage gouvernemental. Cela, puisque le frère aîné d’Aliou est la tour de contrôle qui, incapable de déléguer, décide de tout. Ce qui fait que les départements ministériels sont aujourd’hui vidés de leur substance. Et le principe de responsabilité est faussé. Parce que Macky Sall concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Ce qui risque de provoquer une surcharge et conduire à une inefficacité de l’action de son régime. Une théorie palpable dans l’incapacité du pouvoir de trouver des solutions aux difficultés financières qui plombent les entreprises. Ce qui est aussi visible dans le fait qu’un seul scandale ait pu anesthésier le fast-track, concept avec lequel il a démarré en fanfare son second Cdd à la tête du pays.walfnet

Augustin Tine: « Le chef de l’Etat n’est pas tenu de respecter à la lettre, le rapport de l’IGE »

https://www.pressafrik.com Le directeur du cabinet du président de la République, Augustin Tine, a soutenu que « le chef de l’Etat n’est pas tenu de respecter à la lettre, le rapport de l’IGE » (Inspection général d’Etat), suite à la question du pétrole qui suscite un immense tollé, après l’accusation de corruption présumée du frère du chef de l’Etat.

« Ce rapport n’est jamais arrivé au président de la République. Donc, il n’aura jamais vu parce qu’un rapport doit passer par un circuit bien précis, pour que le chef de l’Etat puisse le recevoir. Il ne lui est pas parvenu, mais une enquête est ouverte pour savoir ce qui s’est exactement passé », a dit M. Tine.

D’après lui, même « si le chef de l’Etat avait reçu le rapport de l’IGE, il n’est pas tenu de le respecter à la lettre. Il a parfois des informations qui font qu’il ne peut pas respecter à la lettre les rapports de l’IGE. Que nul n’en ignore, il peut prendre tout ou une partie du rapport, qui lui est uniquement destiné ». Salif SAKHANOKHO

Les pièges des auditions de Aliou Sall

https://www.pressafrik.com Le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, a lancé un appel à témoin dans l’affaire Aliou Sall, frère jeune du l’actuel chef de l’Etat accusé de corruption par la BBC. Depuis lors des leaders politiques et membres de la Société civile défilent devant les enquêteurs. Un exercice assez périlleux qui pourrait entacher la réputation de certains et envoyer d’autres en prison, selon « L’Observateur ».

Interrogé sur le double langage des « clients politiques », Iba Bary Kamara, professeur de droit pénal à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est sans équivoque. « Ce qu’il faut comprendre de cette volte-face des témoins, c’est qu’ils craignent d’être poursuivis. C’est pourquoi ils sont nuancés dans leurs déclarations ».

D’après lui, la déclaration du procureur, soutenant qu’ils ne seront pas poursuivis n’est pas une garantie suffisante, même si ce dernier demeure le maître des poursuites. « Si le ministre lui donne l’ordre de poursuivre, il en peut pas faire autrement. Donc la meilleure garantie pour celui qui détient illégalement des preuves, c’est de déposer sous couvert de l’anonymat », conseille-t-il.

Par ailleurs, le Pr Kamara a expliqué que compte tenu des faits qui sont reprochés, lorsque la personne n’est pas impliquée par rapport aux infractions, elle ne peut être poursuivie, même si elle détient des documents confidentiels. « Là, ce sera une autre infraction qui sera visée.Salif SAKHANOKHO

IMPATIENCES SÉNÉGALAISES Par Mamadou NDIAYE

http://www.emedia.sn Il y a cinq mois Macky Sall sortait victorieux d’une élection présidentielle très disputée. A l’arrivée, point de contentieux postélectoraux. En revanche un des candidats, Ousmane Sonko en l’occurrence, de surcroît le benjamin, s’illustrait de fort belle manière avec un score plus qu’honorable qui le propulsait au devant de la scène comme la révélation politique du scrutin.

Assez vite, il tira les enseignements, renonçant à tout recours auprès du juge constitutionnel et décidant de reprendre son bâton de pèlerin à la rencontre des Sénégalais. On avait compris : il prépare la prochaine présidentielle et celle-là n’était pour lui qu’une fenêtre de visibilité devant lui servir de rampe d’ascension. Sonko a donc pour lui le temps pourvu simplement qu’il n’empile pas maladresses, empressements et ambiguïtés.

La même ingéniosité politique, le même principe d’anticipation animent le président élu qui, en supprimant le poste de Premier ministre, entend monter au créneau pour sentir le pouls du pays profond et vivre en temps réel les transformations qu’il a impulsées. Sans poids lourds dans l’attelage gouvernemental, il va au charbon. De ce fait, il est « l’ennemi préféré » de l’ancien inspecteur des impôts déterminé à empoisonner son second mandat en creusant son sillon sans compromission tout en déréglant le pendule de la gouvernance vertueuse. L’un est dans la déconstruction, l’autre dans l’édification.

Si cela requiert chez les deux un effort à consentir, l’intensité les différencie d’autant qu’ils n’ont pas le même rapport au temps. L’élection terminée, tous les candidats défaits, à l’exception de Sonko, s’emmurent dans « un silence de décence » n’entendant déroger à cette règle non écrite que lorsque le contexte et la conjoncture politique le dictent ou le justifient. S’agit-t-il d’un pacte républicain ? A tout le moins l’esprit qui l’inspire flotte dans l’air. C’est aussi la trace d’une démocratie qui se consolide au fil des ans.

Or, une telle trajectoire jure d’avec l’impatience et la tension permanente entretenue par certains dans le but de maintenir la pression quitte, par moments, à accentuer la poussée de fièvre. Une crise existentielle affleure, touchant deux leaders. L’un Abdoul MBaye, ancien Premier ministre dont la candidature à la présidentielle a été rejetée pour insuffisance de parrainages, voit dans la conjoncture politique actuelle une occasion de rebondir. Il ne s’en prive pas du reste. Au contraire, il fait feu de tout bois. Il jongle et s’époumone en perturbateur du jeu. N’ayant aucun mandat électif, l’ex-banquier Abdoul Mbaye, sabre au clair, se cherche dans les méandres du sable mouvant avec l’espoir d’une improbable redistribution des cartes. Il bouge dans tous les sens : vite et fort.

L’autre, le centralien Mamadou Lamine Diallo, député, pourfend comme il peut le régime de Macky Sall, dénonçant urbi et orbi ses « excès de pouvoir » et les « viols à répétition » de la loi. Lui aussi espère remonter dans l’opinion à mesure qu’il fréquente les plateaux audiovisuels. Objecteur hors pair, il affiche une farouche et inflexible opposition à Macky Sall qui ne trouve guère grâce à ses yeux quand bien même ils ont eu à cheminer ensemble dans le fameux Mouvement du 23 juin 2012 baptisé alors « M 23 ».

Ainsi, l’ancien Premier ministre et l’ancien Conseiller de deux Premiers ministres sous le régime du Président Abdou Diouf sont sur des itinéraires qui ont toutes les chances de se croiser un jour pour faire chorus. Leur convergence d’opinion dans la réprobation de la gouvernance du régime actuel les rapproche plus que de raison en même temps qu’elle suscite un bâillement d’indifférence des observateurs attentifs de l’échiquier politique.

Pour avoir été au cœur de l’exécutif, ils savent pertinemment que l’exercice du pourvoir diffère de la conquête du pouvoir. Leur passion soudaine déclenchée par la perspective d’exploitation des richesses virtuelles du pays démultiplie leur hostilité à l’égard de la Présidence Macky Sall et ce d’autant qu’ils ont le sentiment d’être écoutés des Sénégalais. A eux deux de faire montre d’une franche habileté pour recréer des liens forts et attachants avec leur compatriotes excédés des petites lâchetés du monde politique et désenchantés par la mobilité (transhumance) des personnels dirigeants des divers partis politiques.

Devant l’immobilisme et l’absence d’alternative crédible au sein de l’opposition, ou les citoyens s’abstiennent d’agir ou ils se projettent dans des aventures suscitées par un discours plus ou moins radical ou populiste. Dans les deux cas, la démocratie en souffrirait. Il y a certes des manœuvres d’appareil tout comme une sincérité ou une conviction qui se lisent à travers les initiatives déployées.

Pour preuve, l’examen suivi du vote ce weekend de la LFR (Loi de Finance Rectificative) a donné un avant goût de la recomposition de l’échiquier politique en cours. Des lignes de fractures apparaissent. Face aux casse-tête des économies, le budget devrait refléter la sincérité de la situation comme y invite le président du Groupe parlementaire BBY, Aymérou Gningue. Mieux, le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo, avait saisi ses collègues par courrier pour élaborer la loi de finances avec en toile de fonds la réduction des dépenses sauf celles incompressibles : le social, la santé, la sécurité et l’armée entre autres. Sans toutefois laisser filer le déficit. L’exercice de partage de la contrainte s’est traduit par des coupes dans les dépenses des divers ministères, pour alimenter ceux de création récente consécutive au dernier remaniement.

L’épreuve de vérité a lieu sur les contrats pétroliers et gaziers. D’où les vociférations qui polluent l’espace sociopolitique. Jadis la politique s’apparentait à un engagement. L’intérêt collectif primait. Au gré des soubresauts, la société sénégalaise, craquelée voire éclatée, devient plus individualiste et à intérêt immédiat. Abdoul MBaye le sait. Saura-t-il le traduire en actes politiques majeurs ? Patience…

Pour avoir mobilisé ses éléments pour accueillir Serigne Bass Abdou Khadre: Le Chef de Corps du 12ème Bataillon d’instruction aux arrêts…

https://www.leral.net Selon des sources de « Kritik », le Lieutenant-Colonel Mouhamadou Abdoulaye Sylla, Chef de Corps du 12ème Bataillon d’instruction, est aux arrêts de rigueur depuis jeudi dernier. Une mesure disciplinaire prise par son supérieur hiérarchique, le Colonel Mbaye Cissé, Commandant de la Zone militaire N°2.

Que reproche-t-on au Chef de Corps ? Selon nos interlocuteurs, le Lieutenant-Colonel, un fervent mouride, a reçu dans son bureau le porte-parole du Khalife général des Mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre.

Une visite privée sur laquelle rien ne peut lui être reprochée. Toutefois, au moment où son hôte s’apprêtait à regagner sa rutilante 4X4, le Chef de Corps en charge d’inculquer, tous les quatre mois, les valeurs de l’armée à 1200 recrues, a demandé à ses éléments, en tenue correcte, de former une haie d’honneur en psalmodiant…

Un acte aux antipodes des valeurs prônées par l’armée, où il est formellement interdit d’exhiber son appartenance confessionnelle, acte qui sera payé cher par le Chef de Corps du 12ème Bataillon qui, selon toujours nos interlocuteurs, sera relevé de ses fonctions après que l’affaire a fuité.

Pour rappel, des militaires, de retour d’une Opération extérieure (Opex) au Darfour qui s’étaient rendus à Touba remettre leur « adiya » à leur marabout, avaient été sanctionnés parce que, simplement, ils s’y étaient rendus avec leurs tenues de mission.Samba Thiam (Kritik)

La vérité blesse, le mensonge tue ! Par  Oumou Wane

Nous devons aujourd’hui mener un combat destiné à contredire le juteux marché du mensonge organisé et à désamorcer dans l’opinion la présentation diabolisatrice de la gestion de nos ressources

Depuis quelques semaines, des discours extrêmement bruyants et violents relatifs à la gestion de nos ressources naturelles, créent un climat social délétère au Sénégal engendrant de déplorables conditions du vivre ensemble. Tout le monde s’en mêle et jamais on n’a vu autant de contradictions entre les affirmations et les faits. Marches, manifestations, prises de paroles incessantes des médias… L’organisation malveillante ne faiblit pas !

Dans l’opinion c’est l’éternelle incertitude. Même si la démission d’Aliou Sall est bien là et qu’il doit bénéficier de la présomption d’innocence, afin de répondre sereinement à la justice, il y a cette proximité avec le pouvoir qui donne le sentiment d’une affaire d’Etat, là où en réalité il s’agit d’intérêts et de rémunérations privés, dans un dossier qu’il faut gérer avec précaution et responsabilité. Je rappelle que le procureur général est chargé d’enquêter sur cette affaire et que visiblement tous ceux qui s’étaient empressés de vouloir déposer à la Dic font aujourd’hui volte-face ou n’avancent aucune preuve.

N’oublions pas qu’il y va non seulement de la réputation de nos élites mais avant tout de celle de notre pays. Qui est derrière cette guerre d’intoxication et quelles couleuvres souhaite-t-on nous faire avaler ? J’aimerais le savoir, mais en attendant, je dis non à la calomnie et à la propagande, et oui à l’information sans ambages ni tapages, et surtout sans haine, tant il est vrai qu’un seul mensonge fait plus de mal que 100 vérités.

Je l’ai déjà dis et écris, je pars du principe qu’il est urgent d’expliquer que ce n’est pas pour voler le bien d’autrui, mais pour faire le bonheur de la population que le gouvernement travaille ! Il n’empêche que l’État se doit de répondre avec la plus grande franchise aux accusations précises posées contre lui.

Il doit dire la vérité et le Sénégal a la lourde mission de sauver sa réputation pour entrevoir une belle suite dans son projet d’émergence sociale et économique. Nous devons aujourd’hui mener un combat destiné à contredire le juteux marché du mensonge organisé et à désamorcer dans l’opinion la présentation diabolisatrice de la gestion de nos ressources. Ce sera un pari difficile, mais nous allons gagner !

Je ne dis pas par-là que nul n’a rien à se reprocher dans cette affaire, mais nous devons créer un esprit de résistance, afin que l’intégrité de nos dirigeants soit respectée dans le monde et pour en finir avec le mensonge.

Les autres pays concernés par ce scandale ont-ils d’ailleurs interrogés ces firmes étrangères sur de prétendues malversations ? Pourquoi ne le ferions-nous pas nous-mêmes ?

Est-ce notre destin de vilain petit canard noir du reste du monde, qui voudrait qu’il y ait de méchants politiques africains et de gentilles firmes occidentales que personne ne se permet d’inquiéter ?

Après avoir laissé passer l’orage, la lumière doit se faire. C’est jour de vérité pour les sénégalais et ce jour-là est arrivé. Plus le mensonge est énorme plus on le prend pour la vérité !

Mais au mensonge des mots on peut opposer la vérité des actes.

C’est pourquoi il est du devoir de nos dirigeants de pointer une à une les désinformations dans ces dossiers et les accusations mensongères qui ne s’embarrassent pas des faits, de la part de certaines personnalités politiques et autres chefs de partis, dont il faudra bien prononcer les noms.

En attendant, la première question que je pose à nos gouvernants, c’est pourquoi ils laissent s’installer ce climat de suspicion et de doute dans l’esprit des populations.

Afin de passer du fantasme à la réalité dans ces dossiers d’extraction de gaz et de pétrole, il est plus qu’urgent d’expliquer ces ressources aux citoyens.

Car si les exploiter c’est servir l’intérêt général, si ces ressources sont notre bien commun, alors qu’on nous informe, qu’on nous forme et en particulier les jeunes, qu’on nous éduque, qu’on nous prépare à les recevoir ces nouvelles richesses et surtout qu’on communique car à chaque fois qu’une nouvelle fake news apparaît, la vérité sera toujours une stratégie payante.

A l’heure où la société sénégalaise doit faire face à de nouveaux démons, comme la drogue, la violence ou le crime organisé, il était intéressant ce 1er juillet 2019 d’entendre le professeur Lamine Sambe, ancien conseiller technique du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne en charge de la culture et des questions littéraires, estimer que le Sénégal “souffre d’un déficit abyssal” de dialogue, une situation à laquelle le pays doit remédier en se fondant sur ses traditions, a-t-il laissé entendre.

Le débat entretenu dans notre pays sur les contrats pétroliers et toutes les questions soulevées par une partie de l’opposition politique à ce sujet, appellent à une grande concertation nationale, un grand débat d’idées, des états généraux de l’énergie, à condition, encore une fois, que du côté de l’opposition ce ne soit pas la politique de la chaise vide.

FCFA : Devenir ECO sans le Nigeria et le Ghana Par Abdourahmane Sarr,Président CEFDEL

Le Président Macron disait au sortir d’une audience avec le Président Ouattara que « la zone franc offre une stabilité monétaire mais il y a un problème de change qui se pose…il faut la moderniser ». Le Président Ouattara rétorquait que « le FCFA est notre monnaie…c’est notre affaire…nous allons y apporter des réformes en temps opportun…c’est une monnaie stable appréciée dans la sous-région… nous prévoyons son élargissement à la zone CEDEAO… ».

Nous disions que « le Président Ouattara avait raison de dire que le FCFA était notre monnaie. Mais puisque c’est le cas, nous avions besoin d’un leadership politique qui se responsabiliserait exclusivement dans la garantie de la parité qu’il s’est choisie : en faire son affaire exclusive par une gouvernance réformée de la BCEAO. C’est ça que réclament la jeunesse africaine et les experts africains. Le FCFA est une réserve de valeur, un moyen d’échange, et une unité de compte stable apprécié à ces fins car rigidement arrimé à l’euro. Sa stabilité est donc externalisée puisque relevant d’une politique monétaire qui est le résultat des exigences de cette parité. C’est de cette monnaie-là dont nous ne voulons plus précisément car une monnaie ce n’est pas seulement ça. Nous avons besoin d’une monnaie amortisseur de chocs pour accompagner notre industrialisation et notre ouverture au monde. Une monnaie stable du fait d’un leadership politique qui responsabilise la BCEAO sans la France et qui garantit également la stabilité des prix principalement par sa politique monétaire et non de change. Nos pays, stables et démocratiques, ont besoin d’une monnaie flexible pour accompagner leur industrialisation par le capital national à travers l’inclusion financière en cette monnaie ».

Pour ce faire, nous avions plaidé pour une autonomie d’objectifs sur l’inflation et le taux de change pour la BCEAO dans le cadre d’un régime de change flexible et un collège de gouverneurs de pays membres. C’est ce que les experts de la CEDEAO ont recommandé pour l’ECO monnaie de la CEDEAO pour les pays qui auront satisfait aux critères de convergence macroéconomique.  Nous avions cependant argumenté dans cette perspective, qu’à court terme, le Nigéria et le Ghana devaient garder leurs propres monnaies au vu de leurs poids et de leurs divergences macroéconomiques et structurelles avec les autres pays, ceux de l’UEMOA notamment.

En effet, dans des propos relayés par la presse à la veille du 55ieme sommet des chefs d’états de la CEDEAO nous disions : « qu’une monnaie commune de la CEDEAO, au vu des divergences macroéconomiques des états ne peut être, à court terme (2020), que de parité relativement fixe et arrimée à des devises étrangères stables. De ce point de vue, une telle monnaie prématurée ne serait pas différente d’un FCFA qui resterait en l’état ou même fixe par rapport à un panier de monnaies stables. Cette monnaie unique fixe à court terme, avec une banque centrale indépendante, aidera à une discipline budgétaire et à la stabilité monétaire dans les pays où elles n’existent pas encore. Une monnaie unique bien sûr faciliterait les échanges et les mouvements de capitaux qui pourraient exister entre les états comme c’est le cas déjà avec le FCFA, mais ne sera pas le principal facteur d’expansion des échanges commerciaux intra zone ni de mouvements de capitaux internes. En somme, une monnaie fixe CEDEAO étendrait le FCFA à la zone CEDEAO sans les accords de coopération. Ce serait une étape vers la monnaie flexible CEDEAO recommandée par les experts mais qui n’arrivera pas de sitôt puisque les pays n’ont pas encore convergé macro économiquement et structurellement.

« A terme, même si cette monnaie flexible devait arriver du fait d’une convergence macroéconomique et non structurelle, les asymétries existantes en termes de chocs intérieurs et extérieurs, ne justifieraient pas une monnaie unique aux pays de la CEDEAO. Elle aurait les mêmes inconvénients congénitaux que l’euro dominé par l’Allemagne et ne correspondant pas à la monnaie qu’il faut pour le Grèce par exemple, mais il s’agit là d’un choix politique des européens que les africains de l’ouest pourraient également faire. Il en découle que les pays de l’UEMOA n’ont pas d’intérêt économique à entrer dans une monnaie CEDEAO si cette dernière ne doit refléter qu’un panier de monnaies à court terme, et à moyen terme une monnaie flexible qui ne reflètera pas leurs fondamentaux ni leurs orientations économiques et politiques divergentes. La monnaie CEDEAO peut cependant représenter un choix politique des états membres aux conséquences économiques similaires à ce que vivent les pays des zones CFA, conséquences à subir par les générations futures au profit des investisseurs étrangers et du capitalisme d’états étrangers. En disant que la monnaie unique ECO de la CEDEAO qui entrerait en vigueur en 2020 devra être flexible et refléter une convergence macroéconomique, les experts de la CEDEAO ont mis les chefs d’état devant la responsabilité politique de reporter la mise en oeuvre de l’ECO à cette échelle ou elle sera fixe comme le FCFA en 2020, ce qui n’est pas désirable ».

Partant de ce qui précède, notre position est que le FCFA peut être renommée ECO en 2020 et mis en œuvre à l’échelle de l’UEMOA principalement en donnant une autonomie d’objectifs sur l’inflation et le taux de change à la BCEAO ce qui la libérerait de la tutelle française. Cet option nous est préférable nous le disions dans une tribune intitulée «SENEXIT: Libéralisme Patriotique ou Socialisme? » pour accompagner la liberté économique des états de l’UEMOA sous le leadership de la Côte d’Ivoire et du Sénégal engagés sur cette voie. Nous éviterions ainsi que nos banques centrales soient capturées individuellement par le socialisme congénital de nos sociétés et élites politiques. A terme, cette vision politique pourra être mise en œuvre à l’échelle de la CEDEAO si elle est partagée. L’euro est une vision politique libérale inaboutie en construction sans un état fédéral au libéralisme partagé. Nous pouvons construire notre propre espace de liberté économique seule voie vers la prospérité sans un état fédéral à court terme. Cet état pourra à terme arriver quand nos populations (y compris, Nigéria, Ghana, etc…) seront réellement prêtes pour la liberté, la responsabilité, et la décentralisation.Librement,Abdourahmane Sarr
Président CEFDEL,Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

De l’immixtion de la famille présidentielle dans les affaires de l’Etat Par Pape SAMB

L’affaire PETROTIM aura mis en relief la problématique de l’immixtion de la famille présidentielle dans les affaires de l’Etat. Cette anomalie peut engendrer des situations fâcheuses aux conséquences incommensurables. Ulcérés par ce phénomène, des Sénégalais se sont érigés contre cette pratique qui fait aller à vau l’eau tous les efforts en vue d’encadrer et de guider les pas de nos démocraties fragiles, vulnérables et titubantes.

C’est d’abord Ciré Aw, professeur de philosophie, diplômé en environnement et en gestion de projets, qui fait une analyse pertinente de la situation : « Dans une République qui se respecte, il n’est pas acceptable, que le fils, le frère ou tout simplement un membre de la famille  présidentielle s oit dépositaire d’une parcelle du pouvoir du peuple à moins que cela découle de ses compétences intrinsèques ou de ses mérites personnels.

On nous objectera sans doute à ce propos qu’aux États-Unis, réputés être ‘’la plus grande démocratie au  monde’’, par exemple, Georges Bush, le père, et Georges Bush, le fils, ont présidé aux destinées de la nation américaine; c’est perdre de vue que les conditions politiques, sociales et juridiques qui ont rendu possible cette situation, ne sont nullement comparables à celles en vigueur au Sénégal dont la démocratie est non seulement encore en gestation, mais de plus les réticences culturelles et traditionnelles empêchant des élections libres et transparentes sont encore vivaces.

Il est vrai que les membres de la famille présidentielle sont des citoyens à part entière, ayant les mêmes droits en principe que tous les autres citoyens, et pouvant légitimement aspirer à des postes de responsabilité ; mais encore faudrait-il que leur participation dans la gestion du pouvoir soit la résultante d’une compétition équitable où ils partent à chances égales avec les autres citoyens, au lieu de reposer sur la volonté d’un ‘’Prince’’ prêt à tout pour protéger son clan en cas de mal gérance. À cette occasion, il y a lieu même de questionner les prérogatives de la Première Dame, lorsque celles-ci dépassent le domaine social, envahissant ainsi la sphère politique, puisque ses pouvoirs devraient être en principe symboliques et se cantonner à des actions sociales, des œuvres de bienfaisance ou caritatives. De ce point de vue, le statut de la Première Dame devrait être clairement défini pour éviter toute confusion afin qu’elle ne soit pas encline à usurper le pouvoir politique que le peuple a conféré à son ‘’Président-mari’’ par la voie des urnes.

Au fond, dans les pays comme le Sénégal, où la démocratie est encore en gestation, en dépit des alternances politiques générant plus des changements d’hommes que de système qui ont eu lieu, où les corps de contrôle en matière de bonne gouvernance sont fragilisés par la mainmise de l’Exécutif dans le choix de leurs acteurs, permettre à un membre de la famille présidentielle de détenir des pouvoirs politiques devient imprudent en ce qu’il ouvre la porte à tous les excès. C’est pourquoi, il urge que l’éthique politique et la décence prennent le dessus sur la loi en ce qui concerne l’immixtion de la famille présidentielle dans l’arène politique; cela d’autant plus que la tentation est toujours grande pour le premier magistrat du pays d’octroyer aux membres de sa famille des pouvoirs qui outrepassent les limites de ses pouvoirs constitutionnels. Cette mise à l’écart de la famille présidentielle dans la prise en charge des affaires de l’État aura au moins l’avantage d’évacuer toute opacité dans la gestion du pouvoir et de réaffirmer la volonté du Président de mettre en avant la patrie en lieu et place de sa famille ou de son parti; cela en attendant que notre démocratie atteigne son apogée ».

A la suite de Ciré Aw, Moustapha Diakhaté, ancien président du Groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar à l’Assemblée nationale et ancien chef de cabinet politique du président Macky Sall, a pesté contre ce phénomène de confusion entre les affaires familiales et les affaires étatiques : « Le président Macky Sall doit retirer les membres de sa famille et de sa belle-famille du gouvernement. Cela doit même figurer dans la Constitution de notre pays, afin d’interdire à nos chefs d’Etat, une fois élus, d’impliquer leurs proches parents dans la gestion des affaires publiques ». C’est aussi débile de voir ces situations où on convoque une terminologie et des éléments de langage qui relèvent l’affectif, des relations filiales, paternelles, maternelles ou fraternelles, qui sont du domaine de la famille biologique, alors qu’on est en République. Les exemples sont à foison. Fils aîné de François Mitterrand et de Danielle Gouze, Jean-Christophe Mitterrand est affublé par Le CANARD ENCHAINÉ du surnom de  » Papamadit  » (papa m’a dit), en raison de sa manière de gérer ses relations avec les autorités africaines.

Lors de la réception d’une partie des travaux de la corniche de Dakar, dans le cadre de la préparation du 11ème sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (O.C.I.), le président Abdoulaye Wade, comblé de bonheur, et ne pouvant plus se retenir, avait laissé parler son cœur en s’adressant à Karim Wade : « Karim, je dirais à ta mère que tu as bien travaillé ». En effet, en ce temps-là, Karim Wade avait en charge la présidence du Conseil de surveillance de l’Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique (A.N.O.C.I.). A la tête de cette agence, il a conduit et réalisé de gros et importants chantiers routiers et hôteliers, ce qui a donné un nouveau visage à la capitale sénégalaise. Le jour de la fête de la Korité, le jeudi 7 juin 2019, sur le perron de la grande mosquée de Dakar, le président Macky Sall, dans une déclaration décalée, déphasée et inopportune, n’avait rien trouvé de mieux à dire que d’aller au secours de son frère, Aliou Sall, englué dans le scandale PETROTIM où il a trempé les deux mains à fond dans le cambouis.

Les termes employés par le président de la République, à savoir «Sama rakk» (mon jeune frère), laissent perplexe et donnent raison à ceux qui estiment que Macky Sall ne fait pas la différence entre la famille et la patrie. A cet égard, Pape Djibril Fall, journaliste au GROUPE FUTURS MEDIAS (GFM), a bien fait de reprendre de volée le président Macky Sall : « République khamoul rakk khamoul doom… ». Toutefois, cette intrusion intolérable des proches du chef de l’Etat dans les affaires de la République, qui fait vraiment désordre, n’est pas l’apanage du Sénégal, car on la retrouve, avec des variantes, dans bien des contrées du monde, et même dans des pays considérés comme des démocraties très avancées.

DE LA TOUTE PUISSANCE DES PREMIÈRES DAMES

« Le rôle de Première dame, ce n’est pas qu’inaugurer des chrysanthèmes ». Cette assertion, beaucoup d’épouses de chefs d’Etat l’ont prise à la lettre et ont fait un dépassement de fonction qui les a fait sortir l’ornière et des seconds rôles souvent imposés par le protocole.

Leïla Ben Ali (Tunisie)

Leïla Ben Ali  est la seconde épouse de Zine el-Abidine Ben Ali, président de la République tunisienne de 1987 à 2011, et par conséquent Première dame de Tunisie, de son mariage le 26 mars 1992 au 14 janvier 2011. Lors de l’élection présidentielle de 1999, elle participe activement à la campagne de son mari. Ses activités à la tête de l’association caritative Basma pour la promotion de l’emploi des handicapés, association qu’elle dirige à partir de sa fondation le 7 mars 2000, sont très médiatisées par le pouvoir tunisien.

Ses prises de parole se font alors plus fréquentes : présente à toutes les cérémonies officielles, elle lit parfois des discours à la place de son mari. L’exposition médiatique accrue de Leïla Ben Ali durant la campagne électorale pour les élections présidentielles et législatives d’octobre 2009, où elle aurait occupé à cette occasion 14,12 % de l’espace consacré aux élections dans la presse tunisienne, devant l’ensemble de l’opposition, a fait considérer cette situation comme l’amorce d’une possible volonté de celle-ci de succéder à son mari, en raison notamment de la santé du président parfois considérée comme chancelante, ou de favoriser ses proches, son gendre élu député et le parti au pouvoir, à l’occasion de ces élections.

Elle est à l’origine d’une généralisation de la corruption dans son pays, dont les principaux bénéficiaires sont les membres de sa propre famille, les Trabelsi, qualifiée selon les observateurs ainsi que par les services de l’ambassade américaine en Tunisie, de « clan quasi-mafieux ». Ainsi, la fortune personnelle du couple Ben Ali, amassée pendant les 23 années de pouvoir, et estimée à quelques milliards d’euros placés sur des comptes bancaires à l’étranger ou investis dans l’immobilier, serait essentiellement le résultat des détournements de fonds opérés durant cette période par le clan Ben Ali-Trabelsi. Cette situation est l’un des principaux éléments déclencheurs de la révolution qui renverse le régime en 2011.

Comme son mari, elle part alors en exil en Arabie saoudite où elle réside toujours, même si elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. L’ensemble de ses biens sont réquisitionnés par l’État et placé sous tutelle. Le gouvernement tunisien demande, au niveau international, son extradition vers la Tunisie. L’association caritative Basma, qu’elle dirigeait, est placée sous administration judiciaire. Son procès s’est ouvert à Tunis le 20 juin 2011, sur des chefs d’accusation civils. Leïla Trabelsi et son mari, Zine el Abidine Ben Ali, sont condamnés à 35 ans de prison par contumace ainsi qu’à 45 millions d’euros d’amende, pour détournement de fonds publics et malversations. Lors d’un second procès, elle est condamnée à 6 ans de prison pour complicité et possession illégale de devises. Selon des sources bien informées, l’ascension au sommet du pouvoir de Leïla Ben Ali, a permis à certains membres de sa famille de s’impliquer graduellement dans plusieurs secteurs de l’économie tunisienne.

Elle s’est transformée en acteur politique de premier plan, certains observateurs croyant discerner son influence derrière certaines promotions dans les sphères de l’Etat tunisien. Pour Jean-Pierre Séréni, du journal LE MONDE DIPLOMATIQUE, Leïla Ben Ali symbolise pour l’opinion publique la rapacité de la famille présidentielle, même si sa fortune reste difficile à estimer. Selon Abdelaziz Barrouhi, journaliste, diplômé de sciences politiques de l’Université de Paris-Sorbonne, chaque frère et sœur de Leïla, ainsi que leurs enfants, recevaient chaque mois une enveloppe contenant entre 200 000 et 300 000 dinars.

Imelda Marcos (Philippines)

Imelda Marcos, est la femme de Ferdinand Marcos, dixième président des Philippines de 1965 à 1986, qui mourut en exil le 28 septembre 1989. Imelda Marcos était surnommée « le papillon d’acier » ou « le papillon de fer ». Après la chute du régime, elle fut accusée, avec son mari, de détournement de milliards de dollars. Revenue en politique, elle est actuellement députée. Mais, c’est le train de vie d’Imelda Marcos, aussi fastueux que celui de son mari, qui fit entrer dans l’histoire le nom de cette Première dame et de ce couple. En 1979, ils dépensèrent cinq millions de dollars lors d’une tournée de lèche-vitrine à New York, à Rome et à Copenhague. En 1983, elle affréta un avion privé à destination de l’Australie, afin d’aller chercher du sable blanc pour sa plage privée.

Elle acheta pendant les années 1980 un nombre important d’appartements à Manhattan, notamment dans le Crown building (51 millions de dollars) et le Herald Centre (60 millions de dollars). Elle posséda dans ces derniers, 175 œuvres d’art, dont celles de Michel Ange, Botticelli et Canaletto, qui furent saisies lors de la chute du régime. Elle organisa des évènements publics coûtant plusieurs millions de dollars, notamment l’élection de Miss Univers 1974, qui nécessita la construction, pendant trois mois, du Théâtre des Arts populaires, qui compte 10 000 places.

Elle orchestra le « Kasaysayan ng Lahi », un extravagant festival mettant en scène l’histoire des Philippines. Elle fut notamment critiquée pour les trois mille paires de chaussures qu’elle s’offrit aux frais du régime et les constructions pharaoniques qu’elle lança à travers le pays, comme le Centre culturel des Philippines, des Instituts médicaux du cœur, des poumons et des reins, le Centre de convention, le Palace « Coconut » et le Centre cinématographique de Manille, un bâtiment de 1982, construit pour accueillir un éphémère festival de cinéma international. En 1985, les prêts contractés par le gouvernement atteignirent 28 milliards de dollars, totalisant en un an, plus de dépenses que pendant les vingt années précédentes.

Raïssa Gorbatchev (URSS)

Avec le couple Mikhaïl/Raïssa Gorbatchev, voilà une fabuleuse ascension qui fera d’un jeune paysan de la Russie du Sud, un chef tout puissant de l’empire soviétique, et de son épouse la première First Lady de l’Est, à pouvoir rivaliser avec ses égales occidentales tout en exerçant une influence décisive sur l’évolution de la condition féminine dans son propre pays. Raïssa Gorbatchev joua un rôle essentiel dans l’affirmation publique de la volonté réformatrice de son époux de président de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), tandis que son charme et son élégance fascinaient les medias et l’opinion internationale au cours de visites officielles à l’étranger à l’impact spectaculaire. Après la mort de Raïssa Gorbatchev, les premiers jugements de la presse russe et les témoignages recueillis auprès de la population de Moscou, insistèrent sur les qualités humaines et morales de la disparue et même les reproches concernant son omniprésence dans les media et un comportement perçu comme trop occidental, en rupture avec l’effacement traditionnel des épouses des dirigeants soviétiques.

Danielle Mitterrand (France)

Danielle Mitterrand, était l’épouse de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995. Ancienne résistante et personnalité engagée dans le monde associatif, elle a créé la fondation France Libertés – Fondation Danielle-Mitterrand en 1986, qu’elle a présidée jusqu’à sa mort. En 1981, après l’élection à la présidence de la République de son mari, François Mitterrand, la nouvelle « Première dame » de France se plie au protocole en remplissant ses obligations d’hôtesse pour les invités de marque du Palais de l’Elysée; néanmoins, elle prévient qu’elle compte imposer son style : « Je ne suis pas une potiche ».

Celle qui préférait se faire nommer « l’épouse du président de la République » que « Première dame de France », avait son bureau personnel au Palais présidentiel de l’Élysée, mais habitait toujours au 22, rue de Bièvre (5e arrondissement de Paris). Le couple présidentiel passait ses vacances à Latché, où était même invité le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Danielle Mitterrand était aussi connue pour ses prises de positions en politique internationale française. Elle se créa un espace autonome d’engagement politique tiers-mondiste très marqué. Ses prises de positions politiques et humanitaires étaient très ancrées à gauche.

Ces positions avaient quelquefois mis son mari, François Mitterrand, dans une situation diplomatique délicate pendant sa présidence. Ses prises de position en politique étrangère française, étaient sans préjudice de ses prises de position en politique intérieure. Elle était la première épouse d’un président français à prendre clairement position sur la scène politique nationale : lors d’une interview au JOURNAL DU DIMANCHE, en décembre 1986, elle critiqua fortement le gouvernement de droite de Jacques Chirac, qui, selon elle, « fait tout et n’importe quoi ». Danielle Mitterrand resta active entre la fin du mandat de son époux, en 1995, et la mort de celui-ci, en 1996. Danielle Mitterrand s’éteignit le 22 novembre 2011, à l’hôpital Georges-Pompidou, à l’âge de 87 ans.

Simone Gbagbo (Côte d’Ivoire)

Simone Gbagbo est une syndicaliste et femme politique ivoirienne. Députée dans les années 1990 et 2000, elle est Première dame de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, en tant qu’épouse de Laurent Gbagbo, président de la République, sur lequel elle exerce une certaine influence. En 2015, elle est condamnée par la justice ivoirienne à 20 ans d’emprisonnement pour atteinte à l’autorité et à la sûreté de l’État. Elle est amnistiée par le président Alassane Ouattara en 2018. Première dame du pays à partir du 26 octobre 2000, alors que son époux devient président de la République, elle participe à la cérémonie d’investiture alors que la campagne présidentielle s’est terminée dans le sang.

Elle choisit toutefois de ne pas se cantonner à un rôle de représentation. Elle se retrouve au cœur même des grandes décisions politiques de son pays. Le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo s’étant déroulé dans un contexte post-guerre civile, avec des affrontements réguliers, Simone Gbagbo, en réaction, choisit de faire preuve de fermeté. Il s’agit désormais d’un couple uniquement politique, Simone Gbagbo faisant chambre à part. Ses actions dans le pays ne se limitent donc pas aux associations caritatives. Elle se présente le 10 décembre 2002 pour redevenir députée d’Abobo.

Son bagage de syndicaliste et de femme politique, lui permet de prendre ouvertement position sur la politique de la Côte d’Ivoire. Elle veille cependant à ne jamais contredire son époux en public et participe rarement aux réunions officielles ou interviews, pour laisser Laurent Gbagbo seul en scène. Sa position de Première dame lui vaut également le fait de passer pour une conseillère de l’ombre de son mari, sinon de peser sur la vie politique du pays. Elle déclare ainsi à L’Express : « Tous les ministres ont du respect pour moi. Et on me situe souvent au-dessus d’eux ». Certains membres du gouvernement de son époux étaient des proches de Simone Gbagbo avant de se retrouver dans l’équipe gouvernementale. En juillet 2001, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, déclare après un sommet sur la Côte d’Ivoire : « Si les décisions arrêtées ici rencontrent des difficultés pour être appliquées, il nous faut envisager la prochaine fois d’inviter Mme Simone Gbagbo à nos travaux.

Sa meilleure compréhension des solutions peut nous aider à les mettre vite en œuvre », illustrant en filigrane l’influence de la Première dame. Le 18 août 2011, comme son mari, elle est inculpée par la justice ivoirienne et placée en détention préventive pour « vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion, pillage et atteinte à l’économie nationale ». Le 26 décembre 2014, le procès de Simone Gbagbo s’ouvre formellement à Abidjan pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Le 10 mars 2015, elle est condamnée à 20 ans de prison, à l’unanimité du jury, pour « attentat contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ». Son pourvoi en cassation est rejeté le 26 mai 2016. Le 6 août 2018, le président Alassane Ouattara annonce l’amnistie de 800 prisonniers, dont Simone Gbagbo, dans un souci de « réconciliation nationale ». Simone Gbagbo est libérée de l’École de la gendarmerie deux jours plus tard, le 8 août 2018.

Rosine Soglo (Bénin)

Rosine Soglo, est une femme politique béninoise. Aujourd’hui députée à l’Assemblée nationale du Bénin, elle est également membre du Parlement panafricain. Épouse de Nicéphore Soglo, elle est Première dame du Bénin entre 1991 et 1996. Au Bénin, Nicéphore Soglo, ancien administrateur de la Banque Mondiale, remporta avec 67%, l’élection présidentielle de 1991, contre le général-président Mathieu Kérékou. Au cours de son mandat, Nicéphore Soglo s’entoura de technocrates africains occidentalisés, issus, pour certains, d’institutions internationales.

Comme pour incarner « la nouvelle modernité », son épouse, juriste de formation, s’engagea, elle-aussi, résolument en politique, à 58 ans. Le 24 mars 1992, elle créa un parti politique, la Renaissance du Bénin (RB), pour soutenir son mari et en prît les rênes. Mais, contre toute attente, Nicéphore Soglo perdit, tour à tour, les élections présidentielles de 1996 et de 2001, contre l’inusable Mathieu Kérékou. Pourtant, il est admis et même attendu, dans la plupart des pays, que la Première dame s’investisse dans le domaine social, par le biais d’associations, fondations, organisations non-gouvernementales (ONG) ou autres institutions de bienfaisance. Elle est également appelée à incarner à l’étranger, l’image de la femme du pays, en accompagnant son époux dans les voyages officiels.

L’engagement de la Première dame dans la sphère politique, peut aussi consister à assumer la présidence d’honneur de la section féminine du parti de son époux ou prendre la forme d’un engagement personnel dans la campagne électorale, aux côtés de Ce dernier. Cependant, les exemples de Premières dames jouant un rôle politique de premier plan sont, le plus souvent le fait de femmes dont le militantisme avait précédé l’arrivée de leur mari à la tête de l’Etat (exemple de Simone Gbagbo). Rosine Soglo est, quant à elle, la première femme de président, sans passé militant, devenue chef de parti politique alors que son mari exerçait le pouvoir suprême.

Marème Faye Sall (Sénégal)

Epouse du président Macky Sall, Marème Faye Sall est la Première dame du Sénégal depuis 2012. D’une influence de plus en plus grandissante, elle a mis sur pied une fondation, « Servir le Sénégal », qui fait, certes, de très bonnes actions, mais empiète sur les plates-bandes de beaucoup de ministères. Elle a sa cour, ses courtisans et ses troubadours.

Des ministres, hauts-fonctionnaires et députés lui font la révérence, au prix de tirage de chapeau (bonnet), de génuflexions et de courbettes. Simple ménagère avant que son mari ne soit devenu président de la République, Marème Faye Sall est aujourd’hui assise sur un insolent et impressionnant patrimoine immobilier et financière, et compte pour l’une des plus grosses fortunes du Sénégal. Même si elle n’a aucune fonction officielle dans l’armature institutionnelle du Sénégal, Marème Faye Sall est au cœur des grandes décisions qui engagent l’Etat du Sénégal.

En plus d’être la confidente, la conseillère privée et l’oreille du président Macky Sall, Marème Faye Sall agit à visage découvert et ne fait pas mystère de son omniprésence dans la vie publique. C’est quand même sidérant d’entendre tous les jours au Sénégal, des segments socioprofessionnels dire publiquement qu’ils vont saisir la Première dame, Marème Faye Sall, pour espérer voir leurs problèmes résolus. Comme s’il n’y avait pas d’Etat au Sénégal, et que seule, Marème Faye Sall, est l’alpha et l’oméga de la Nation sénégalaise, réceptacle de toutes les doléances et porteuse de solutions à toutes les revendications.

Le 1er mars 2016, Marème Faye Sall se rend chez Youssou Touré, qui a démissionné de son poste de ministre et de l’APR. En effet, ce jour-là, avant l’appel du muezzin pour la prière de Timis, Youssou Touré, président du réseau des enseignants de l’APR, par ailleurs secrétaire d’Etat à l’alphabétisation et des langues nationales, signe son divorce avec Macky Sall en annonçant sa double-démission. Et c’est Marème Faye Sall herself qui est intervenue, en se rendant illico presto au domicile du tonitruant « ministre » pour le faire revenir à la raison. C’est ainsi que, avant la prière de Guéwé, Youssou Touré a ravalé sa langue. Qui ne se rappelle pas aussi de la grosse révélation-bourde de  Mbagnick Ndiaye, aussitôt nommé ministre, qui avait crié haut et fort, sur tous les toits, que Matar Bâ et lui sont devenus ministres, grâce à la Première Dame, Marème Faye Sall, à qui ils sont redevables de tout. Ce que le chef de l’Etat et ses collaborateurs n’ont jamais démenti d’ailleurs.

Et depuis lors, Mme Sall est considérée au sein de l’opinion, comme celle qui fait et défait les carrières des femmes et des hommes autour du chef de l’Etat, parce qu’intercède toujours en faveur de ses amis et proches. Il s’y ajoute que, d’après des gorges profondes, Macky Sall est un homme très timoré, influençable et qui a du mal à s’assumer. Qui est plus indiqué que son épouse, Marème Faye Sall, pour nous dire qui est véritablement l’homme qui gouverne le Sénégal depuis 2012, que les Sénégalais ont élu le 25 mars 2012 et réélu le 24 février 2019, sans bien le connaître réellement ? Et Marème Faye Sall, sans sourciller, de révéler dans une interview accordée au journal L’EXPRESS, reprise par SUD QUOTIDIEN dans sa livraison du jeudi 24 juillet 2014, page 3 : « Macky est un sentimental, lorsque c’est difficile, qu’un dossier est très compliqué, je demande qu’on me transfère les dossiers, mon mari est sentimental et sensible, faut pas lui donner des dossiers lourds ». Souleymane Jules Diop l’avait dit : «Voter Macky, c’est élire Marème».Pape SAMB

Sortir du Franc CFA : quand l’émotion remporte sur la raison Par Mohamed Dia

Je suis pour une monnaie unique, mais ni nos économies ni nos dirigeants ne sont prêts pour la réussite de cette nouvelle monnaie. Ce serait plus prudent de renégocier la convention pour que le Trésor français ne gère plus le Franc CFA, mais qu’on y reste pour le moment.
Eco a été choisi comme nom de la monnaie unique de la CEDEAO. Certes, cette initiative est un symbole politique fort, mais il est plus sage, quand cela concerne la vie de centaine de millions de personnes, de faire doucement pour réussir la création de cette monnaie unique. Nous avons entendu d’éminents économistes nous dire que le Franc CFA est l’une des principales raisons que les économies des pays concernés peinent à décoller. Nous allons analyser d’une manière objective pour voir si cette thèse est valide, car il y a trop d’émotions face au sujet du Franc CFA, quand l’objectivité devrait plutôt primer.
Faisons d’abord l’état des lieux. En Europe, il y a 19 pays qui n’ont pas leur propre monnaie et qui utilisent l’euro comme monnaie commune. Il y a aussi 8 pays de l’Afrique de l’Ouest, 6 de l’Afrique centrale, 6 des Caraïbes orientales et les collectivités françaises d’outre-mer de Polynésie française, de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Certains pays n’utilisent que leur monnaie sur leur territoire tandis que d’autres utilisent leur monnaie avec une ou d’autres monnaies. Il y a des pays qui n’ont pas du tout de monnaie et qui utilisent une monnaie comme l’euro ou le dollar, et on peut citer Monténégro et Kosovo qui utilisent l’euro et El Salvador qui utilise le dollar américain. Parmi les territoires dépendants, il y a des pays qui utilisent une monnaie d’un pays tiers différente de la monnaie de leur État souverain. C’est le cas du territoire britannique de l’océan indien, les îles Turks et Caicos et les îles Vierges britanniques qui sont tous des territoires britanniques d’outre-mer qui utilisent plutôt le dollar américain. Voilà en résumé, l’état des lieux monétaire des pays du monde.
Analysons aussi les avantages et inconvénients d’une monnaie commune comme le CFA ou l’Eco. Quand des pays ont une monnaie commune, cela élimine les coûts de conversions de monnaies, vu que cela a un coût aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Une monnaie commune permettra de supprimer ces coûts. Quand des pays ont une monnaie commune, cela facilite la comparaison des prix des biens et services entre ces pays. Si tous les pays de l’Afrique de l’Ouest avaient des monnaies différentes, il faudrait toujours calculer le prix d’un bien et le comparer à son pays d’origine pour s’assurer de la transparence des prix. Cela permet aussi d’attirer et d’augmenter les investissements étrangers aussi, car il y a toujours la possibilité que d’autre pays viennent joindre la zone et augmenter les consommateurs. La chose la plus importante est l’élimination de l’incertitude du taux de change. Quand vous importez, il est impossible de savoir dans quel sens le taux de change évoluera. Certains pays peuvent jouer avec la surévaluation ou dévaluation de leur monnaie et cela peut aller contre le pays exportateur et leur coûter beaucoup plus cher. Cette incertitude freine les échanges entre pays qui ne sont pas au sein de la même zone.
Parmi les inconvénients, il faut noter ce qu’on appelle une politique unique. Les taux d’intérêt sont fixés de telle sorte que tous les pays de la zone ont le même taux. Cela peut affecter un pays qui souffre d’un ralentissement de son activité économique pendant que les autres pays sont en plein essor. La Banque centrale pourrait augmenter les taux d’intérêt, mais cela plongerait le pays qui souffre d’un ralentissement de son activité économique pour le plonger dans une récession. Il y a aussi les chocs économiques externes, si parmi les pays de la zone, il y en a qui dépendent du pétrole, une baisse des prix du pétrole pourrait les affecter plus qu’un pays dont l’économie dépend d’une autre ressource naturelle. Dans ce cas, il sera quasi impossible de jouer avec le taux d’intérêt de la Banque centrale, car cela affecterait les pays de manière différente. Il ne faut pas oublier les coûts de transition, c’est-à-dire émettre de nouveaux billets et pièces et retirer les anciens, adapter les distributeurs automatiques parmi tant d’autres coûts.
Une zone monétaire est supposée faciliter les échanges entre les pays, mais on constate que la zone CFA n’a pas encore atteint ses objectifs, car on constate que les échanges au sein de l’UEMOA sont très faibles (environ 11 %). Les produits pétroliers sont au premier rang des échanges commerciaux intra-UEMOA et représentent près de 41 %. Parmi les principaux fournisseurs, on retrouve les deux économies les plus fortes de la zone, la Côte d’Ivoire avec près de 37 % et le Sénégal avec près de 21 %. Pourquoi les échanges sont faibles alors que nous partageons une monnaie commune et qu’il n’y ait pas de barrières tarifaires ?
Par contre, l’inflation a été très maîtrisée et n’a dépassé la barre des 3 % qu’occasionnellement. L’inflation peut être causée par la demande, et cela arrive quand il y a un excès de demande par rapport à l’offre, ce qui va pousser les prix à augmenter pour rétablir l’équilibre. Il y a aussi la possibilité d’inflation quand le prix des matières premières augmente, on assiste dans ce cas à une inflation importée. Il y a aussi l’inflation causée par un excès de monnaie en circulation par rapport à la richesse réelle dans le pays. Conséquemment, la valeur de la monnaie déprécie et les prix des biens augmentent pour compenser.
La France garantit la convertibilité du change du Franc CFA, ce qui empêche la crise de balance des paiements. Cette dernière arrive quand les entrées de capitaux dans un pays arrêtent à cause d’un déficit extérieur causée par une dette extérieure importante. L’euro a connu cette crise, avec le Portugal, la Grèce, l’Italie et l’Espagne, mais le dollar ne l’a jamais connu, ce qui rend cette monnaie très distinctive. Les Etats-Unis sont très endettés et ont un déficit extérieur aussi, mais cela n’a jamais créé une crise de balance des paiements. Il est important de rappeler que la récession aux Etats-Unis avait été causée par l’explosion des bulles et non l’arrêt des entrées de capitaux.
Ce qu’il faut comprendre, c’est quand on veut maintenir notre monnaie à parité avec une ou plusieurs monnaies, on doit acheter ou vendre notre monnaie contre des devises selon les fluctuations de l’offre et la demande. Si notre monnaie est très demandée, la Banque centrale achète des devises en vendant notre monnaie nationale pour éviter qu’elle apprécie par rapport aux autres monnaies. Inversement, si notre monnaie n’est pas demandée sur le marché monétaire, elle se dégrade à cause de l’excès de notre monnaie. La Banque centrale devra donc vendre des devises et acheter notre monnaie.
En 2017, il faut noter que le taux de croissance du PIB a été de 3, 7 % dans le monde, 2,8 % en Afrique subsaharienne et 6,7 % dans la zone UEMOA. L’activité économique, qui progresse d’année en année depuis les six dernières années, est supérieure au taux des pays exportateurs de pétrole. Le taux d’inflation a été aussi très faible dans notre zone UEMOA, affichant ainsi un taux de 0,8 % comparé au taux de l’Afrique subsaharienne, qui était de 11 %. La montée du prix du pétrole a positivement affecté les comptes extérieurs des pays exportateurs de pétrole et malgré cela, le ratio dette publique sur PIB était de 44,1 % dans la zone UEMOA contre 49,5 % pour la zone CEMAC et 45,9 % dans l’Afrique subsaharienne.
L’objectivité doit toujours primer sur les émotions. Du point de vue symbolique, nous savons que la plupart des Africains veulent leur propre monnaie plutôt que le franc CFA, cependant, il est impératif que nous soyons prêts pour accueillir notre propre monnaie. Il ne faut pas juste dire non au franc CFA, car les billets ne sont pas imprimés en Afrique. Rappelons qu’en Afrique, il n’y a que 6 pays confirmés qui fabriquent leur propre monnaie, par faute de technologie nécessaire. Pensez-vous honnêtement que cela fasse une grande différence ? Même si nous avons notre propre monnaie, nous n’allons pas l’imprimer en Afrique. Il faut aussi noter que ceux qui disent que c’est le symbole de la France, qu’ils sachent aussi que la plupart des infrastructures en Afrique datent de la période coloniale et nous les utilisons toujours, donc qu’on arrête d’inciter à la haine envers la France. Quand on veut être un pays souverain, il faut l’être de manière complète et non-juste sur la monnaie. Combien de fois des pays africains font appel à la France pour préserver la sécurité ou pour l’aide publique au développement ? Pleins de fois. Il faut aussi compter qu’il y a plus de 30 comptes et se focaliser sur le seul compte auprès du Trésor Français est injuste.
La France, en tant que ce partenaire économique des pays africains, veut aussi profiter du partenariat pour booster son secteur secondaire et elle préfère que nous restions dans le franc CFA. Maintenant, il s’agit de savoir que la France ne nous taxe pas pour utiliser la monnaie et on a accès aux fonds du trésor quand on le souhaite. Vu que la France garantie notre monnaie, il faut qu’elle soit représentée pour s’assurer que les règles sont respectées, mais ce sont nos dirigeants africains qui décident. Et enfin, la France n’utilise pas ces réserves pour rembourser sa dette.
Personnellement, je ne pense pas que la monnaie détermine à part entière l’économie que nous avons. Avoir une monnaie est une chose faisable, mais avoir une monnaie qui est forte et qui pourra aider nos économies à décoller est autre chose. Que chaque Africain concerné prenne ses responsabilités et fasse ses recherches pour mieux comprendre comment cette monnaie marche et décider si sortir du franc CFA ou rester dans le franc CFA est présentement la meilleure chose.

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