Revue de Presse du Vendredi 28 Juin 2019

Revue de Presse du Vendredi 28 Juin 2019
Revue de Presse du Vendredi 28 Juin 2019

LA DÉFAITE DU SÉNÉGAL EN UNE DES QUOTIDIENS

Dakar, 28 juin (APS) – La défaite de l’équipe du Sénégal face à l’Algérie dans le match comptant pour la deuxième journée du groupe C de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 est largement commentée par les quotidiens reçus vendredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
L’équipe du Sénégal a concédé ce jeudi une défaite logique 0-1 contre l’Algérie qui la place dos au mur dans la course à la qualification au second tour de la CAN 2019 (21 juin au 19 juillet). Dans l’autre match du même groupe, le Kenya a battu la Tanzanie sur le score de 3 buts à 2.

’’Les Fennecs domptent les Lions’’, affiche Enquête à la Une : qui écrit : ‘’Jamais deux sans trois ? Après deux revers en CAN, les Sénégalais viennent de confirmer le vieil adage en concédant une troisième défaite face aux Fennecs (1-0)’’.
‘’Cette fois encore en phase de poules, la pilule aura du mal à passer, enrobée d’un goût amer d’une défaite méritée tant les poulains d’Aliou Cissé ont faibli durant toute la rencontre’’, ajoute la publication.
‘’Désespérant !’’, s’exclame Libération, relevant que ‘’malgré la pléiade de joueurs, le Sénégal a buté devant l’Algérie pour la troisième fois en CAN. Avec seulement trois points (-1) en deux sorties, les coéquipiers de Sadio Mané (…) devront se battre crânement pour espérer passer le premier tour et se classer, au mieux 2e du groupe C ou à défaut, faire partie des meilleurs 3e’’.

Cette défaite est ‘’une piqûre de rappel’’, selon le quotidien Kritik qui évoque un ‘’Cissé sans génie’’. ‘’Comme prévu, le coaching a été déterminant dans cette rencontre. Malheureusement, Aliou Cissé est encore passé à côté’’, écrit le journal.

Selon Sud Quotidien, ‘’Cissé a raté son test’’. ‘’Aliou Cissé considérait le match face à l’Algérie comme son test pour son équipe qualifiée de favori de la 32e CAN (…). C’est raté !’’, dit le journal.

‘’Les Fennecs rapetissent les Lions’’, selon L’As alors que le journal Source A décrit ‘’des Lions sans âme, sans un semblant de révolte (….)’’.

‘’Dépassés’’, titre Le Soleil qui écrit : ‘’Dominée sur tous les plans, l’équipe du Sénégal faisait peine à voir. Tactiquement dépassés, les Lions ont perdu la bataille du milieu du terrain face à des Algériens qui ont choisi, d’entrée, d’exercer sur eux un pressing très haut qui a considérablement gêné les relances sénégalaises’’.

Le journal parle du ‘’retour mitigé’’ de la star Sadio Mané et souligne aussi qu’en ‘’l’emportant sur la Tanzanie (3-2), le Kenya met la pression sur le Sénégal’’.

Avec cette défaite, ‘’les Lions redescendent sur terre’’, selon Le Quotidien qui écrit : ‘’Première nation africaine et considérée comme l’une des favoris de la CAN, l’équipe nationale du Sénégal est tombée logiquement face à l’Algérie. Une défaite pleine d’enseignements qui devrait pousser Aliou Cissé et ses hommes à se réajuster au plus vite’’.

Libération annonce l’interdiction par le Préfet de Dakar de toutes les manifestations prévues ce vendredi dans le cadre de la polémique sur l’attribution des contrats pétroliers et gaziers. Selon Le Soleil, ‘’le Préfet de Dakar interdit toutes les manifestations pour risques de troubles à l’ordre public’’.

La Plateforme Aar li nu bokk voulait manifester pour réclamer la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Des organisations de la mouvance présidentielle avaient prévu une contre-manifestation pour exprimer leur soutien au régime tandis que les syndicats d’enseignant comptaient descendre sur le terrain ’’pour défendre l’avenir du travail et exiger du gouvernement une gestion transparente des ressources naturelles’’.OID

La défaite du Sénégal face à l’Algérie alimente les quotidiens sénégalais

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloLes quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA décortiquent la défaite des Lions de la Teranga face aux Fennecs d’Algérie (0-1) hier lors du match comptant pour la deuxième journée du groupe C de la CAN Egypte 2019.

« Les Fennecs domptent les Lions », barre à sa Une le quotidien Enquête avant de souligner qu’ « Après deux revers en Coupe d’Afrique des nations, les Sénégalais viennent de confirmer le vieil adage (Jamais deux sans trois) en concédant une troisième défaite face aux Fennecs (0-1) ».

« Cette fois encore en phase de poules, la pilule aura du mal à passer, enrobée d’un goût amer d’une défaite méritée tant les poulains d’Aliou Cissé ont faibli durant toute la rencontre », analysent nos confrères.

Cela fait dire à Vox Populi que « Des Lions sans crocs (ont été) étalés par les Fennecs », que « Cissé (entraineur du Sénégal) rate son test » et que « les +Lions+ (sont) dos au mur face au Kenya » qui a remporté son match (3-2-) face à la Tanzanie.

« Aliou Cissé considérait le match face à l’Algérie de test pour son équipe qualifié de favori pour la 32ème édidion de la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule en Egypte (21 juin au 19 juillet). C’est raté ! », note de son côté Sud Quotidien.

« Les +Fennecs+ rapetissent les +Lions+ » titre le quotidien L’AS là où Walf Quotidien parle de « Grosse désillusions » des poulains de Aliou Cissé.

« Dépassés », s’exclame de son côté le quotidien national Le Soleil avant d’écrire ceci : « Dominée sur tous les plans, l’équipe du Sénégal faisait peine à voir. Tactiquement dépassés, les Lions ont perdu la bataille du milieu du terrain face à des Algériens qui ont choisi, d’entrée, d’exercer sur eux un pressing très haut qui a considérablement gêné les relances sénégalaises ».

Le journal note par ailleurs « un retour mitigé » de Sadio Mané et souligne qu’« En l’emportant sur la Tanzanie (3-2), le Kenya met la pression sur le Sénégal ».

Le journal Le Quotidien estime quant à lui que « Les Lions (ont été) victimes de leur Téranga » et que « L’arbitre Zambien est l’« homme du match ».

« Le président de la République savait que les Lions étaient souvent victimes de leur hospitalité. Au point de leur conseiller de +laisser la Teranga ici+, au Sénégal. Et c’est vrai que les hommes de Aliou Cissé ont été très généreux avec les Algériens hier », écrivent nos confrères.

Ces derniers ajoutent que « l’équipe nationale du Sénégal est tombée logiquement face à l’Algérie. Une défaite pleine d’enseignements qui devrait pousser Aliou Cissé et ses hommes à se réajuster au plus vite ».ARD/te/APA

Budget général de l’Etat : L’exécution se situe à 763,72 milliards en ressources à la fin du premier trimestre 2019

https://www.lejecos.com Le ministère des Finances et du Budget a publié son rapport trimestriel d’exécution budgétaire. Le présent rapport présente la situation d’exécution du Budget de l’Etat du Sénégal à la fin du premier trimestre 2019.

Selon le document parcouru par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), il s’inscrit dans le cadre du suivi infra-annuel de l’exécution des recettes et des dépenses prévues dans la loi de finances qui vise à renforcer la gestion des finances publiques et à améliorer la crédibilité et la transparence du budget de l’État.

 «L’exécution du budget général de l’Etat se situe, à la fin du premier trimestre 2019, à 763,72 milliards en ressources et 1163,80 milliards en dépenses, soient respectivement 19,4% et 29,3% des prévisions initiales de la LFI 2019.

Quant à l’exécution des comptes spéciaux du Trésor, elle s’est établie à 32,34 milliards en ressources et 24,55 milliards en dépenses », lit-on dans le rapport.

Concernant les ressources mobilisées du budget général, elles s’élèvent, au 31 mars 2019, à 763,7 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 21,2% par rapport à l’objectif annuel de 3597,8 milliards fixé par la loi de finances initiale (LFI).

Par rapport à la même période de 2018, la mobilisation de ces ressources a enregistré une hausse de 118,0 milliards FCFA en valeur absolue, soit 18,3% en valeur relative. Cette hausse est imputable aux ressources externes, les tirages sur prêts projets qui ont progressé de 81,5 milliards FCFA, soit 57,1%. Les ressources internes, représentant 71% des ressources mobilisées au cours du premier trimestre 2019, ont également contribué à cette hausse en augmentant de 36,4 milliards (7,2%) par rapport à la même période de l’année précédente.Adou FAYE

Ressources internes du budget général de l’Etat : Le taux de recouvrement estimé à 19,14% à la fin du premier trimestre 2019

https://www.lejecos.com A la fin du premier trimestre 2019, les ressources internes du budget général (hors ressources PPTE et remboursements prêts et avances) ont recouvrées à hauteur de 529,30 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 19,14% de l’objectif annuel de 2701,61 milliards.

L’information est du ministère des Finances et du Budget dans son rapport  trimestriel d’exécution budgétaire. «Comparée à la même période de l’année 2018, la mobilisation des ressources internes s’est nettement améliorée de 36,4 milliards, soit une évolution en valeur relative de 7,2%.

Cette hausse est essentiellement tirée par les recettes fiscales, notamment les impôts indirects qui sont situés à 303,9 milliards contre 268,0 une année auparavant, soit une augmentation de 13,4% (35,9 milliards) », renseigne le ministère des Finances et du Budget. Il précise que la progression des impôts indirects est essentiellement tirée par la TVA (9,9%) et les Droits de douane et autres droits à l’importation (17,3%).

L’impôt sur le revenu a également contribué à la hausse des recettes fiscales avec une progression de 7,0%. Quant aux recettes non fiscales, elles ont évolué en baisse de 33,6% pour se situer à 13 milliards, en liaison avec les recouvrements au titre de recettes diverses non identifiées (-93,6%), de loyers (-3,6%), de ventes de biens et services (-2,7%). En revanche, les dividendes se sont bonifiés de 31,4% par rapport à l’année précédente. «Au cours du premier trimestre 2019, le montant total des décaissements sur ressources extérieures s’élève à 224,20 milliards F CFA réparti pour 209,95 milliards en emprunts et 14,25 milliards en subventions.

Ce niveau des décaissements représente un taux d’exécution de 28 % des prévisions annuelles de la LFI de l’année 2019 (790,90 milliards de francs CFA). Comparés à la même période de 2018 (142,69 milliards), les tirages ont augmentés de 81,51 milliards francs CFA en valeur absolue et 57,1 % en valeur relative à la faveur des tirages sur prêts-projets qui se sont appréciés de 87,46 milliards (71,4%) »,  ajoute la même source.Adou FAYE

Finances publiques : Les dépenses estimées à 1220 milliards en avril

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), les dépenses budgétaires sont, quant à elles, évaluées à 1220 milliards à fin avril 2019 contre 965,9 milliards un an auparavant, soit une progression de 254,1 milliards (+26,3%), imputable aux augmentations simultanées de leurs composantes courantes (+24,5%) et en capital (+29%).

Les dépenses courantes sont estimées à 722 milliards. Elles ont progressé de 142,2 milliards en liaison avec la masse salariale (243,6 milliards), les charges de fonctionnement (348,2 milliards) et les intérêts sur la dette publique (130,3 milliards) qui ont respectivement crû de 16,3%, 25,7% et 39,3%.

Pour ce qui est de l’augmentation des charges de fonctionnement, souligne la même source, elle est liée à l’organisation des élections de février 2019 et aux transferts et subventions. Pour sa part, l’accroissement des charges d’intérêt traduit l’échéance de l’Eurobond. Concernant les dépenses en capital, elles sont, à la fois, portées par les investissements sur ressources intérieures (265,7 milliards) et extérieures (232,2 milliards) qui se sont respectivement accrus de 19,6%.Pathé TOURE

Finance Publique : Les ressources évaluées à 719,8 milliards Fcfa en avril

https://www.lejecos.com Au terme des quatre premiers mois de 2019, la gestion budgétaire s’est traduite par une exécution soutenue des dépenses publiques et une hausse modérée des ressources.

En effet, les ressources et dons mobilisés à fin avril 2019 sont évaluées à 719,8 milliards contre 673,1 milliards un an auparavant, soit une hausse de 6,9% qui reflète l’augmentation des recettes budgétaires, partiellement contrebalancée par le repli des dons.

S’agissant des dépenses, elles sont évaluées à 1220 milliards à fin avril 2019, se renforçant de 26,3% par rapport à la même période un an auparavant. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est évalué en déficit de 500,2 milliards à fin avril 2019 contre un déficit de 292,8 milliards un an plus tôt

Les ressources (719,8 milliards) sont constituées de recettes budgétaires à hauteur de 680,7 milliards et de dons pour 39,1 milliards. En glissement annuel, elles ont progressé de 46,7 milliards (+6,9%) en liaison avec les recettes budgétaires (+70,8 milliards). Les dons ont, pour leur part, diminué de 14,4 milliards pour se situer à 39,1 milliards à fin avril 2019. La progression des recettes budgétaires est, principalement, attribuable à leur composante fiscale (658,9 milliards) qui s’est confortée de 12,6%, à la fois portée par les impôts indirects (+17,1%) et directs (+6,3%). Concernant les impôts indirects, leur accroissement est essentiellement due aux bonnes performances des recouvrements (droits et taxes) au cordon douanier (+33,5 milliards ou +17,7%) et de la taxe spécifique pétrole (+20,1 milliards ou +91,6%).

Aux titres des impôts directs, un raffermissement de 12,8 milliards est noté, tiré par l’impôt sur le revenu (130,4 milliards) qui s’est accru de 12,9%. Toutefois, la bonne orientation des recettes budgétaires a été atténuée par les replis respectifs des recouvrements de la TVA intérieure hors pétrole (75,4 milliards) et des dividendes (5 milliards) de 12,4 milliards et 2,1 milliards.Pathé TOURE

La masse monétaire en hausse de 47,1 milliards en avril

https://www.lejecos.com A fin mars 2019, la masse monétaire a progressé de 47,1 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 5204 milliards, à fin mars 2019. Cette évolution est perceptible à travers les dépôts transférables qui ont augmenté de 74,5 milliards pour s’établir à 2340 milliards.

Pour sa part, la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques) a baissé de 3,5 milliards pour ressortir à 1251,3 milliards. Quant aux autres dépôts inclus dans la masse monétaire (1612,7 milliards), ils sont également en baisse de 23,9 milliards sur la période. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 484,4 milliards ou 10,3%, à fin mars 2019.

Les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts sont évalués à 1751,1 milliards à fin mars 2019, en baisse de 96 milliards ou 5,2% par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est imputable aussi bien à la Banque centrale dont la position extérieure nette s’est détériorée de 84,9 milliards pour s’établir à 1170,7 milliards qu’aux banques primaires qui ont enregistré une diminution de 11,1 milliards de leurs actifs extérieurs nets (580,4 milliards). Comparativement à fin mars 2018, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont fléchi de 447,2 milliards ou 20,3%, à fin mars 2019.

L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 66 milliards, entre fin février et fin mars 2019, pour se situer à 4682,5 milliards, en liaison avec l’accroissement (+98,6 milliards) des crédits nets à l’administration centrale (554,4 milliards). Pour leur part, les créances sur le secteur privé ont reculé de 32,7 milliards, en variation mensuelle, pour ressortir à 4128 milliards. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est conforté de 843,3 milliards ou 22%, à fin mars 2019.Pathé TOURE

Amélioration de la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise en Avril

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 0,5%, en variation mensuelle au mois d’Avril 2019.

La Dpee explique cela  sous les effets conjugués du différentiel d’inflation favorable (-0,4%) et de la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux (-0,1%).
Relativement aux pays de l’UEMOA et de la zone Euro, des gains de compétitivité respectifs de 0,3% et 0,4% sont enregistrés par l’économie nationale, du fait des différentiels d’inflation favorables.

En glissement annuel, l’économie sénégalaise a enregistré des gains de compétitivité de 4,7% en avril 2019, grâce au différentiel d’inflation favorable (-3,3%) et à la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des pays partenaires (-1,4%).

La compétitivité-prix sur les quatre premiers mois de 2019 s’est, pour sa part, renforcée de 5,1% comparativement à la même période de l’année précédente, portée par un différentiel d’inflation favorable (-3,5%) et une dépréciation du franc CFA vis-à-vis des monnaies des principaux partenaires commerciaux (-1,6%)Ibrahima Diop

FINANCEMENT DE L’ECONOMIE : La BCEAO joue sa partition

https://www.lejecos.com La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest(BCEAO) est sensible à la problématique de l’accès au financement des PME/ PMI. D’ailleurs, elle a mis en place un dispositif spécifique de financement pour ces dernières.

Selon le Directeur national de la BCEAO les Etats ont largement investi dans ce secteur et dans tous les domaines. Il reste maintenant au secteur privé, selon M. Ahmadou Al Aminou  Lo, de prendre le relais.

En effet dans nos pays, le secteur privé est essentiellement constitué des PME/ PMI, constate M. Lo.  Mais il se désole que pour l’essentiel, ces PME et PMI sont dans le secteur informel. D’où soutient-il, la pertinence de l’initiative de la BCEAO, qui en 2015, sur proposition de son gouverneur  Tiéméko Meyliet Koné, a soumis au Conseil des ministres de l’UEMOA le dispositif de soutien au financement des PME/ PMI,  qui  l’avait  approuvé.

 Au demeurant, le Directeur national de la BCEAO Sénégal n’a pas manqué d’exprimer sa ferme conviction qu’il faut que les PME/PMI soient financées.  Sinon ajoute-t-il, il sera impossible de maintenir les taux de croissance que l’on connait dans la zone UEMOA.

La banque centrale cherche ainsi, par le biais du financement des PME/PMI, à fédérer les synergies et les énergies autour des acteurs que  sont les Etats, le système bancaire et les acteurs économiques engagés dans l’entrepreneuriat. Pour les autorités monétaires de la BCEAO, il est absolument nécessaire de se doter  des outils permettant de  réduire le coût du risque.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, l’initiative de la BCEAO a fait l’option  consistant à sélectionner des structures d’appui et d’encadrement (SAE)   chargées de travailler avec les PME/PMI sur la gouvernance (institutionnelle, comptabilité), l’appui à l’élaboration de plan d’affaire, de dossier de crédit ainsi que le soutien à la banque en matière de recouvrement. L’objectif principal c’est de travailler à réduire  la perception que le financement d’une PME/PME est risqué, en travaillant ferme sur le coût du risque.

La BCEAO a déjà sélectionné les structures d’appui et d’encadrement. Il faut noter que le processus d’opérationnalisation est en cours en ce moment. A ce propos le directeur de la BCEAO  a précisé qu’il a déjà soumis au ministre en charge des PME l’homologation des tarifs. Après la mise en place du nouveau gouvernement l’arrêté conjoint d’homologation de ces tarifs sortira certainement.

Dans la foulée, la BCEAO a aussi décidé de s’appuyer  sur les chambres de commerce d’industrie et d’agriculture pour leur demander  de jouer le rôle de facilitateur entre les SAE et les agents économiques qui souhaitent avoir du crédit bancaire

Le Directeur national de la BCEAO a assuré que les banques ont déjà fourni un canevas de mode opératoire. Il reste maintenant  aux acteurs  d’entrer en contact avec les SAE pour  pour adresser aux banques leurs demandes de financement.

Pour Amadou Al Aminou Lo, le contexte est vraiment favorable pour le faire. Parce que certaines banques ont déjà  mis en place des guichets spécifiques de financement pour les PME/PMI.
Le directeur national de la BCEAO a par ailleurs  conclu sur ce point en précisant qu’une bonne pondération du risque est   allouée dans le cadre du calcul prudentiel dès lors que c’est une PME/PMI qui a le label du dispositif.  La BCEAO quant à elle,  reste dans l’attente de la première vague d’entreprises éligibles à ce nouveau dispositif.LejecosMagazine

Augmentation du prix de l’électricité : «La Senelec a un manque à gagner de 70 milliards FCFA»

http://www.emedia.snLa rumeur sur l’augmentation du prix de l’électricité persiste. Même si ce n’est pas encore officiel, il ne demeure pas moins qu’une éventuelle augmentation des coûts reste une forte probabilité. Aujourd’hui, la Senelec a un manque à gagner de 70 milliards de F CFA, d’après la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). Une situation que la Crse justifie par l’instabilité du prix du baril au niveau mondial. « Nous faisons de la régulation tarifaire. Autrement dit, nous fixons un revenu maximum autorisé à la Senelec. Ce revenu est pour une période de 3 ans (la dernière en 2016 : Ndr). Chaque année, nous fixons ce revenu. Mais, puisqu’il y a des facteurs exogènes que la Senelec ne maitrise pas notamment l’inflation de la demande et le prix du combustible, qui représente 80% de ses charges, nous sommes obligés de faire des indexations. Lorsque nous l’avions fait en janvier 2019, nous avions des écarts de revenus et normalement on aurait dû ajuster les tarifs de 39% à l’époque. Mais, l’Etat nous avait indiqué de maintenir les tarifs en vigueur et il se chargeait de compensé la Senelec pour environ 33 milliards de F CFA », a indiqué le président de la Crse, Ibrahima Amadou Sarr.

Selon M. Sarr, l’exercice de la Crse, effectuée le 1 avril 2019, a encore révélé des écarts de revenu d’environ 70 milliards de F CFA que l’Etat a pris en charge. Une situation qui ne peut plus continuer, renseigne, en substance, le Directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Energies, Abdoulaye Ndiaye qui présidait : la Journée de partage du document de la première consultation publique pour la révision des conditions tarifaires de la Senelec. « Depuis 10 ans, le Sénégal n’a connu aucune augmentation sur le tarif de l’électricité, malgré l’augmentation au niveau mondial, des intrants qui sont le prix du baril. La politique initiée par l’Etat du Sénégal est de supporter le consommateur surtout ceux qui sont les plus démunies », a déclaré M. Ndiaye qui a aussi invité les parties à faire l’effort de supporter les coûts de l’électricité. « Puisque notre pays a la chance de découvrir d’importants gisements de pétrole, dont l’exploitation est attendu avant la fin de cette période (2020 – 2022 : Ndr), nous pensons que toutes les parties doivent faire l’effort nécessaire », a insisté M. Ndiaye. Babacar FALL

Dakar, 13ème ville africaine la plus chère pour les expatriés

https://actusen.sn L’entreprise américaine Mercer a publié cette semaine, un nouveau rapport sur la cherté de la vie dans plusieurs villes du monde. D’après la 25ème enquête de l’entreprise, Dakar est la 13ème ville africaine la plus chère pour les expatriés. La capitale sénégalaise occupe également la 72ème place au niveau mondial. «N’Djamena (11ème mondial) reste la ville d’Afrique la plus haute dans le classement. Elle est suivie de Victoria (14ème) qui gagne sept places et de Kinshasa (22ème) qui en gagne quinze. Libreville (24ème mondial) descend de six places».

Selon le document, Luanda (6ème africaine) arrive à la 26ème place mondiale tandis qu’Abidjan occupe la place 7ème place africaine (30ème mondiale). Huit des dix villes les plus chères au monde pour les expatriés sont des villes asiatiques, note Mercer. Qui souligne que le résultat est lié au prix élevé des biens de consommation destinés aux expatriés et à un marché de l’immobilier particulièrement dynamique.

Toujours est-il que, selon la 25ème enquête de l’entreprise Mercer, Tokyo (2ème), Singapour (3ème) et Séoul (4ème) figurent dans le haut du classement, tandis que la place de ville la plus chère du monde revient à Hong Kong (1ère) pour la deuxième année consécutive.

Pour rappel, le «Mercer’s 2018 cost of living ranking» prend en compte 209 villes à travers le monde (dont 42 africaines).

Déficit de réseau dans le Parc de NIOKOLOKOBA :«Cela est inacceptable… On ne peut pas faire venir des touristes s’ils n’ont pas accès à internet» (M. Alioune Sarr, MTTA)

https://www.dakaractu.com Si le Parc regorge d’endroits magnifiques, il n’en demeure pas moins que le visiteur qui y entre est totalement coupé du reste du monde.  » Cela est inacceptable !  » a dit M. Alioune Sarr, Ministre du Tourisme et des Transports Aériens, en visite dans le site.

Selon lui, il faut que les opérateurs de téléphonie mobile interviennent dans ce sens. Et pour ce faire, il travaillera de concert avec son collègue de l’Environnement et du Développement durable pour régler au plus vite ce problème, car dira-t-il, « on ne peut pas faire venir des touristes s’ils n’ont pas accès à internet… »

Cherté de l’Internet au Sénégal : l’ADIE annonce une baisse d’ici 2 ans

https://www.dakar7.com M. Bakhoum DG de l’ADIE annonce que le gouvernement prévoit une diminution le coût d’internet au Sénégal avec la mise sur le marché d’ici deux ans de 100 autres giga bits sur les 172 déjà dans la bande passante internationale. Ce qui va renforcer l’offre au niveau du pays et d’amoindrir le coût de l’Internet.

Parc Niokolo Koba : «Il nous faut aligner ce site touristique exceptionnel aux standards internationaux et mondiaux» (Alioune Sarr, MTTA)

https://www.dakaractu.com Le Ministre du Tourisme et des Transports Aériens, M. Alioune Sarr, a entamé ce Jeudi 27 Juin une tournée dans les régions de Tambacounda et de Kédougou. Ainsi, le chef du département du tourisme, accompagné de ses chefs de service, a effectué une visite dans le Parc Niokolo Koba, non pas pour faire du Tourisme, mais bien pour constater de visu l’état d’avancement de certains projets, financés par le ministère, mais aussi et surtout discuter avec les autorités locales pour voir les voies et moyens pour faire du parc un haut lieu touristique. Son ambition est claire : « Il nous faut aligner ce site touristique exceptionnel aux standards internationaux et mondiaux. » Pour ce faire, il a annoncé d’importantes mesures…

Bougane condamné à payer 364 millions à…

http://www.seneweb.com Selon les informations de Seneweb.com, la deuxième chambre du tribunal de commerce de Dakar a vidé, ce 27 juin 2019, l’affaire opposant la Nsia Banque Bénin Sa venant aux droits de l’ex-Diamond bank à Boygues solutions systems limited (Boss), la société de Bougane Guèye Dany qui exploite Joni Joni. Statuant publiquement et contradictoirement, le tribunal a condamné la société de Bougane à payer à la Nsia la rondelette somme de  364 millions 680 mille 819 de francs Cfa en principal et 7 millions 328 mille 585 aux titres des intérêts de droit pour la période du 13 août 2018 au 22 janvier 2019.

Mame Boye Diao aux victimes de la Cité Tobago :  » Ceux qui ont des terrains à Yoff peuvent construire, les autres vont devoir attendre »

https://www.leral.net « Une partie des victimes de la démolition des maisons de la cité Tobago vont devoir attendre encore pour recevoir les parcelles de terre que le Président Macky Sall avaient promis« , a déclaré Mame Boye Diao sur les ondes de la Rfm. Selon le nouveau Directeur général des Impôts et des Domaines, lesdites portions de terre étaient attribuées pour remplacer leurs maisons démolies.

Avant de préciser que « ceux qui ont bénéficié de terrains ailleurs, vont recevoir leurs bails et peuvent même commencer à construire« . Pour les bénéficiaires du site de Yoff, poursuit l’ancien directeur des Services fiscaux, l’attribution a buté sur le refus de l’armée qui a exposé la proximité du site à l’Aéroport. « Les autorités compétentes sont en train de chercher un autre site d’accueil à ces derniers« , rassure t-il.

Scandale foncier : le chef du bureau des Domaines de Ngor/Almadies cité

https://www.pressafrik.com Le chef du bureau des Domaines de Ngor/Almadies, Meissa Ndiaye, se trouve au cœur d’une rocambolesque affaire foncière. Il a été interrogé en catimini par la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du Sol ( Dscos).

« Libération » qui informe avoir obtenu plusieurs documents relatifs à une vaste opération foncière, renseigne que le mis en cause n’a pas hésité à signer, devant un notaire dont le nom a été mêlé dans plusieurs affaires sous Wade, un acte de vente dans lequel il est présenté comme le… mandataire d’une « société » privée qui a fait main basse sur plusieurs parcelles dans un quartier très prisé de Dakar.

Le journal promet de revenir plus amplement sur cette affaire portée à la connaissance des plus hautes autorité.

DAKAR DEM DIKK : L’Union des travailleurs réclament 108 millions de FCfa à la Direction de l’entreprise

https://www.leral.net L’Union des travailleurs de Dakar Dem Dikk, en conférence de presse, a réclamé à la Direction générale de l’entreprise près de 108 millions de FCfa. Cette manne financière réclamée, révèlent-ils, sur les ondes de la RFM, constitue en partie de l’argent devant être versé pour la prévoyance médicale et la coopérative d’habitat des travailleurs.

Précisant que la boîte a deux terrains, dont un à Thiaroye et un autre plus coté sis à Ouakam, ils dénoncent la gestion nébuleuse de la direction quant aux montants de cette vente.

D’après eux, la Direction avait promis d’acheter avec l’argent du terrain vendu, des bus pour renouveler le parc automobile. Mais ils ont constaté que le patron de l’entreprise, Me Moussa Diop a utilisé l’argent pour l’achat de véhicules neufs à ses amis et proches travailleurs de la boîte.

Interpellé, Me Moussa Diop joint par la Rfm, a promis de réagir sur la sortie de l’Union des travailleurs dans les prochains jours.

Aly Bathily, Directeur Sodav –«Les chanteurs religieux sont bien rémunérés grâce au Dalal tone»

iGFM – (Dakar) Les membres du conseil du conseil d’administration de la Sodav ont fait face à la presse ce jeudi 27 juin à Sorano pour revenir sur le rapport annuel de 2018.

Le directeur de la Société sénégalaise des droits d’auteurs et des droits voisins (Sodav), Aly Bathily s’est exprimé sur les répartitions des redevances dues aux ayant-droits. Occasion pour lui de porter la réplique à Mame Ngor Diazaka et Cie, non sans faire une révélation de taille sur les chanteurs religieux. Qui sont plus payés grâce au « Dalal tone » ( les sonneries d’accueil).

Les répartitions viennent des redevances qui sont collectées auprès des utilisateurs. Par exemple, les télévisions, les radios, les hôtels, les bars, les salons de coiffure. Bref, toutes entreprises qui exploitent les œuvres des artistes. Ces diffuseurs ont d’habitude un contrat d’abonnement qui fait que la Sodav passe chez eux pour récupérer tout ce qu’il y a comme perception. A eux aussi de nous fournir toute la documentation adéquate nécessaire pour faire la répartition. Au-delà, les artistes eux-mêmes doivent amener une déclaration de ces œuvres auprès de nous.

C’est un travail fastidieux et très difficile. Quand quelqu’un écrit une chanson, il doit se rapprocher de la Sodav pour dire qu’il l’a créée. Cette composition ou arrangement dès que c’est déposé à la Sodav, ça doit passer à la commission d’identification qui va voir est-ce-que réellement le dépositaire est le vrai ayant droit de cette chanson pour éviter les problèmes de plagiat entre artistes. Et parfois s’il y a litige, on appelle les différentes personnes concernées pour arbitrage.

Des fois, on constate dans une chanson plusieurs ayant-droits à savoir le parolier, l’arrangeur, le compositeur, etc. Pour dire qu’il y a un chemin par où l’œuvre doit passer pour qu’on puisse faire des répartitions équitables. La conférence s’est tenue en présence de Ngoné Ndour et tous les artistes musiciens et comédiens du Sénégal.

Adja Sy : «J’étais en état de grossesse de 4 à 5 mois quand je me battais à la place de l’Obélisque en 2012. Le budget de la place du souvenir est insuffisant. Mes projets pour le site : rentabiliser tout en restant dans…»

https://www.dakaractu.com À coeur ouvert sur Dakaractu pour le 5e numéro de « Profession de foi », l’ancienne animatrice de l’émission « Njégemaar » est bien encrée dans la politique avec son réseau « Rafed » qui regroupe des femmes qui ont beaucoup donné pour la réélection du président Macky Sall. L’administratrice de la place du souvenir africain est revenu sur ses débuts, notamment dans sa carrière musicale, mais aussi sur ses motivations en politique en passant par son combat en 2012 où elle s’était notamment fait remarquer. Elle veut toutefois aller plus loin. Abordant la gestion du site de « la place du souvenir africain », la présidente du réseau Rafed veut etre claire : » Il faut que les gens essaient de venir visiter le site. Nous rentabilisons tout en restant dans l’objectif », souligne t-elle…

Le Sénégal, destination favorite des réfugiés

iGFM – (Dakar) – Le Sénégal, à l’instar d’autres pays est une des destinations favorites des nouveaux réfugiés de la sous-région. Des mouvements citoyens ont alerté sur ce phénomène surtout visible autour des ronds-points et carrefours comme Case ba aux Parcelles. D’après les Nations Unies, en un an environ un million de personnes ont dû fuir leur foyers en raison de l’insécurité et de la violence au Burkina Faso, au Mali et dans l’ouest du Niger. À travers le Sahel, ce sont 4,2 millions de personnes qui se retrouvent aujourd’hui en situation de déplacement forcé’’.

Le parquet décharge Moustapha Diatta, co accusé de Imam Ndao

http://www.emedia.sn Si le doyen des juges suit le parquet de Dakar, Moustapha Diatta va retrouver sa famille dans les prochains jours. Impliqué dans l’affaire Imam Alioune Ndao et cie, Moustapha Diakhaté, qui a toujours clamé son innocence, avait été néanmoins maintenu en détention à cause d’une seconde inculpation assortie d’un mandat de dépôt pour activité de terroristes présumés. Le juge, informe Libération, l’avait encore inculpé dans le cadre de l’affaire Ould Sidi Mohammed Sina, soupçonné d’avoir des liens avec les planificateurs de l’attentat du Grand Bassam en Côte d’Ivoire. Selon Libération, le juge d’instruction a clôturé son dossier et a sollicité le réquisitoire du ministère public. Ce dernier a demandé le non-lieu pour Moustapha Diatta.

Insécurité et violence dans la sous-région : Les Nations Unies alertent sur « une urgence humanitaire sans précédent dans le Sahel »

https://www.dakaractu.com Les agences des Nations unies et les Ong internationales humanitaires ont lancé une récente alerte, afin d’avertir sur les conséquences néfastes de ‘’l’escalade de la violence armée dans le Sahel’’. Une situation qui a engendré ‘’des déplacements forcés et des urgences humanitaires de niveau sans précédent’’. Ce qui fait qu’ils ont appelé à ‘’un soutien renforcé et à des efforts accrus pour s’attaquer aux causes profondes des crises dans la région’’. La communauté humanitaire qui entend porter assistance à 15,3 millions de personnes à travers le Sahel cette année, dit avoir besoin d’un financement total de 2,4 milliards de dollars (1 385 milliards 362 millions francs Cfa). En juin, moins d’un quart des fonds avaient été reçus, note un communiqué parvenu à Dakaractu.
La cause principale de cette situation dramatique est la violence. Celle-ci ‘’perturbe les moyens de subsistance et aggrave l’impact des vulnérabilités chroniques, telles que l’insécurité alimentaire, la malnutrition et les épidémies, dans les communautés affectées au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Cameroun (Extrême-Nord), au Tchad, et dans le nord-est du Nigeria. Plus de sept millions de personnes sont en proie à l’insécurité alimentaire. La malnutrition menace la vie de cinq millions d’enfants. Le secteur de l’éducation est également durement touché. Plus de 4 000 écoles ont été fermées ou ne fonctionnent pas et 900 000 élèves sont touchés’’, a appris Dakaractu.
Besoin urgent de 1 385 milliards 362 millions F Cfa pour sauver des vies et éviter une crise plus profonde
Dans ledit communiqué, il est signalé : ‘’en un an, environ un million de personnes ont dû fuir leur foyer en raison de l’insécurité et de la violence. Au Burkina Faso, au Mali et dans l’ouest du Niger, le nombre de déplacés a quintuplé. Et le bassin du Lac Tchad connaît de nouvelles attaques et de nouveaux pics de déplacements. À travers le Sahel, 4,2 millions de personnes se retrouvent aujourd’hui en situation de déplacement forcé’’.
Il est également relevé que « l’impact de la crise, dans l’une des régions les plus vulnérables du monde, est dramatique. L’ampleur et l’intensité des violences ont laissé des communautés dans un état de dévastation indescriptible.  » Des propos émanant de Chris Nikoi, Directeur régional du Programme alimentaire mondial (Pam). Lequel ajoute que « des millions de personnes tentent encore de se remettre de la crise alimentaire et nutritionnelle qui les a frappées de plein fouet l’an dernier. La période de soudure avançant à grand pas, nous devons fournir une aide rapide et soutenue pour sauver des vies et éviter une crise plus profonde. »
Plusieurs appels ont été lancés pour prendre à bras le corps cette situation préoccupante qui menace aussi bien le Sahel que les pays voisins. Parmi ceux-ci, celui de Liz Ahua, la représentante régionale du Haut-commissariat pour les réfugiés (Hcr) qui signale que « la violence armée s’accompagne d’un dénuement et de privations. Nous devons protéger la dignité des personnes affectées et assurer leur protection contre les menaces, l’exploitation et les abus, ». Selon elle, « au-delà de la réponse humanitaire, le Sahel a besoin d’aide pour s’attaquer aux causes profondes des crises qui affectent la région. Il est crucial que le Sahel bénéficie d’investissements robustes dans les services publics, les infrastructures et le développement économique pour apporter des solutions durables à l’ensemble de sa population ».

Risque de débordements de populations du Sahel, vers les pays côtiers 

Bien que les conflits et leurs effets dévastateurs affligent le Sahel depuis de nombreuses années, l’insécurité ne s’est jamais propagée si rapidement, dans des régions aussi vastes, ni touché un si grand nombre de personnes. Le risque de débordements au-delà du Sahel, vers les pays côtiers, est bien réel, a aussi relevé le communiqué qui entendait sonner l’alerte sur une ‘’urgence humanitaire sans précédent dans le Sahel’’.
Pour sa part, Marianne Irion, Directrice régionale du Conseil norvégien pour les réfugiés (Nrc) dit haut et fort que « l’accès humanitaire continue d’être menacé. L’insécurité et les restrictions imposées pendant les opérations militaires entravent l’acheminement de l’aide. Face à ces difficultés, nous devons insister sur les principes humanitaires. Nous nous devons de rester et aider les communautés affectées où qu’elles se trouvent, ».
« Si nous voulons inverser la tendance dans le Sahel, il faut modifier l’approche actuelle, majoritairement sécuritaire », a expliqué Mamadou Diop, Directeur régional d’Action contre la faim (Acf). Ses collaborateurs et lui jugent nécessaire de ‘’garantir l’accès des populations aux services de base, en particulier dans les zones touchées par le conflit, où les besoins dépassent les ressources disponibles’’. D’où l’appel à un ‘’financement flexible pour renforcer la résilience et s’atteler aux causes profondes des crises ».

Mamadou Diop, Directeur régional d’Action contre la Faim : “5 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire dans le Sahel”

https://www.dakaractu.com La sécurité n’est pas la chose la plus présente dans le Sahel. Les groupes armés multiplient les attaques et dans certains pays à l’image du Mali et du Burkina Faso sont confrontés à des conflits inter communautaires. Ce qui participe à installer une insécurité alimentaire qui commence à inquiéter les agences des Nations-Unies et des ong qui œuvrent dans l’humanitaire. En conférence de presse au bureau régional du Programme alimentaire mondial, à Dakar, ces différentes organisations dont le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), le Conseil norvégien pour les réfugiés et l’ONG Action contre la Faim, ont tiré la sonnette d’alarme sur le besoin de mobiliser des fonds et de changer de paradigme pour assister les populations touchées par les conflits qui gangrènent le Sahel.
Parmi les intervenants, le Directeur régional d’Action contre la Faim pour qui, la situation humanitaire est complexe. “On estime qu’il y a 5 millions de personne en situation d’insécurité alimentaire”, révèle Mamadou Diop selon qui, si rien n’est fait, ce chiffre peut aller crescendo. En même temps, il fait remarquer que 5 millions d’enfants sont exposés à une malnutrition dont la forme la plus accrue touche 1,5 million. Au sujet de la manière dont ces populations doivent être aidées, le Directeur régional d’ACF prône un changement de stratégie et opte pour le déploiement de l’aide jusqu’à leurs ayants droit.
Les besoins en financement attendus se chiffrent à 2,4 milliards de dollars pour 15,1 millions de personnes dans le Sahel. Mais en juin, moins d’un quart des fonds avaient été reçus. Mamadou Diop explique ce retard par la “multiplicité” des conflits. À propos de la sécurité des humanitaires qui se dégrade de plus en plus, le directeur régional d’ACF milite pour l’”acceptance”. “On avait des conflits et on n’a pas toujours été des cibles parce qu’on avait l’acceptation des populations”, fait-il remarquer avant de pointer la confusion entre les actions militaires humanitaires et celles des ONG. Selon lui, il faut que les populations fassent le distingo.

Le sit-in des ressortissants mauritaniens vivant au Sénégal dispersé

iGFM – (Dakar) Le sit-in des ressortissants mauritaniens vivant au Sénégal a été dispersé par la police, ce jeudi matin. La place de l’Obélisque était le point de départ de la marche en direction de l’ambassade de la Mauritanie sise à Dakar.

Les ressortissants mauritaniens ont décidé de manifester pour dénoncer les fraudes et l’influence de l’Etat sur les résultats de l’élection présidentielle (victoire du parti au pouvoir, à la surprise de toute la population mauritanienne). Et aussi pour faire connaître ce qui se passe actuellement en Mauritanie (arrestation des membres importants de l’opposition, l’inégalité, utilisation des forces de l’armée contre la population, etc.).

ABDOUL KHADIR KHAOUSSOU DIOP, SG DE L’UMS :«  La justice est confrontée à un souci de performance »

http://www.enqueteplus.com Les magistrats vont diagnostiquer les maux de la justice, à travers un atelier prévu ce vendredi à Dakar. En prélude à cette rencontre, Abdoul Khadir Khaoussou Diop, secrétaire général de l’Union des magistrats sénégalais (UMS) a accordé un entretien à EnQuête et L’Observateur. Le magistrat pose un regard critique sur la justice, en pointant du doigt les lenteurs qui peuvent affecter leur indépendance.

L’UMS organise un atelier de renforcement de l’indépendance de la justice. Qu’est ce qui est attendu de ces travaux ?

En effet, en partenariat avec l’ONG AfricaJom Center, dirigée par Alioune Tine, l’UMS organise, les 28 et 29 juin 2019 à l’hôtel Radisson Blu de Dakar, un atelier sur le thème : « La justice face aux défis de la modernisation et de la performance ».  L’objectif de cet atelier est de réunir des praticiens du droit, des représentants de l’administration de la justice et des personnalités de la société civile intéressées par la situation actuelle et le devenir de notre justice pour ensemble réfléchir sur la performance de celle-ci, mesurer son efficacité, identifier les obstacles auxquels elle fait face pour bien remplir ses missions. Cette rencontre de deux jours, qui sera présidée par le ministre de la Justice, en présence de l’Ambassadeur de Suisse, Son Excellence Mme Marion Weichlt Krupski, verra la participation d’éminents magistrats étrangers venant notamment du Maroc et du Togo, qui viendront partager l’expérience de leurs pays.

Nous nous attendons à une communication du Juge Mohammed Khadraoui sur l’expérience marocaine en matière de Conseil supérieur de la magistrature autonome. Le collègue du Togo, monsieur Bassa nous entretiendra sur la garantie d’inamovibilité telle que pratiquée dans son pays. Des magistrats sénégalais feront aussi des communications sur les voies et moyens pour accélérer les procédures en matière civile et en matière pénale. Nous espérons qu’au sortir de cet atelier, les actions nécessaires à mettre en œuvre pour améliorer les performances et l’efficacité de l’institution judiciaire sur les plans structurel, humain, budgétaire et matériel seront identifiées.

Depuis deux ans, l’UMS organise des ateliers sur l’indépendance de la justice, est-ce à dire que la lutte est loin d’être gagnée ?

L’indépendance est la pierre angulaire de tout l’édifice judiciaire. Sans elle, point de justice. Étant une préoccupation constante, même pour les nations développées, le thème peu paraitre récurrent, mais, en réalité ce n’est pas le cas. Chaque fois, un aspect particulier est mis en exergue. Pour cet atelier, l’accent sera mis sur le défi de la modernisation et de la performance qui se pose également à la justice. Comme vous le savez, comme toute activité, la justice est confrontée à un souci de performance. Les justiciables deviennent de plus en plus exigeants et pressés d’avoir une décision du juge.

Cependant, les causes des lenteurs trouvent, quelques fois, leur source dans le manque de moyens et cela peut affecter l’indépendance, car touchant à l’autonomie de l’institution judiciaire. C’est pour cette raison que je disais que l’indépendance est une question centrale. C’est aussi un combat permanent et comme vous le dites, la lutte n’est pas encore gagnée, mais d’importants progrès ont été accomplis dans ce cadre, car maintenant cette question est portée par d’autres acteurs que les magistrats, notamment des organisations de la société civile dont notre partenaire AfricaJom Center, mais encore, des structures telles que la Plateforme des acteurs de la société civile pour l’indépendance de la justice (PASCIJ) mise en place au mois de janvier 2019.

Il y a eu un comité de réflexion pour l’indépendance de la justice, sous la houlette de l’ancien ministre de la Justice Ismaila Madior Fall. Que sont devenues les conclusions des travaux ?

Vous avez raison d’évoquer cette question. Le comité dont vous parlez, qui était composé d’éminentes personnalités issues de différents milieux socioprofessionnelles, dont des magistrats, avocats, huissiers, notaires, experts judiciaires, membres de la société civile, et qui était présidé par un professeur d’université, a travaillé de façon consensuelle et abouti à des conclusions et recommandations reflétant l’aspiration de ce qu’on pourrait appeler une parfaite représentation des acteurs du monde judiciaire sénégalais et même au-delà, compte tenu de personnes n’appartenant pas à la famille judiciaire.

Le fruit des travaux a été transmis au Ministre de l’époque, mais depuis lors, les conclusions tardent à être mises en œuvre, ne serait-ce qu’en partie, alors même que c’est son département ministériel, donc, le pouvoir exécutif, qui en avait eu l’initiative. Nous avons à maintes reprises déploré cet état de fait et rencontré cette autorité, en vue d’être édifiés sur les raisons de la non application des recommandations, sans obtenir de réponse satisfaisante. Nous espérons qu’avec l’actuel ministre, cette question sera enfin traitée et osons croire que l’inertie notée jusqu’ici n’est pas la résultante d’un manque de volonté politique pour mettre en œuvre les propositions de réforme, dont l’utilité et la faisabilité ne font pas de doute.

La justice fait l’objet de beaucoup de critiques, parfois même venant de ses acteurs. Qu’est ce qui justifie ces attaques ?

Les critiques sont nécessaires, pourvu qu’elles soient fondées. La justice est un service public et a des usagers qui sont en droit de s’attendre à ce qu’elle fonctionne convenablement et dans l’intérêt de tous. De plus en plus, les justiciables deviennent conscients de leurs droits et de ce que doit être l’institution judiciaire. Les critiques venant de l’intérieur, qui ne sont pas du tout des attaques, se justifient plus par le souci des acteurs de veiller à l’image de la justice, qui peut être ternie par certaines situations, que par autre chose. C’est en quelque sorte un rôle d’alerte.

Récemment le bâtonnier s’en est pris violement à des acteurs de la justice. Existerait-il des problèmes entre le barreau et la magistrature ?

Le barreau aspire et concourt à la performance de la justice. Il a intérêt à ce que l’institution judicaire fonctionne correctement dans le respect des standards observés par les nations démocratiques, dans lesquels règne l’État de droit. Je ne pense pas que le barreau et la magistrature aient un problème entre eux, loin de là. La sortie faite récemment par le Bâtonnier et qui a suscité une réaction de l’UMS, ne reflète pas la vision de l’ensemble du barreau. Nous avons condamné, en son temps, ses propos et, depuis lors, tout est rentré dans l’ordre.

De plus en plus, il y a la question des grâces « vendues », à quel niveau se situent les responsabilités ?

Sur cette question, permettez-moi de me montrer circonspect par rapport à ce que vous appelez « grâces vendues ». D’abord cela n’est à l’heure actuelle confirmé ou corroboré par aucun élément. En matière de grâces collectives, des dysfonctionnements peuvent facilement intervenir, en raison du grand nombre de personnes concernées, qui augmente la marge d’erreur. Mais, cela ne signifie pas automatiquement, le cas échéant, qu’il y a fraude. Dans ces cas, une enquête est nécessaire pour situer l’origine du dysfonctionnement et éventuellement les responsabilités

Sidiki Kaba, ministre des forces armées à Kolda : «Il faut renforcer le dispositif sécuritaire dans la zone sud…»

https://www.dakaractu.com « Il faut renforcer le dispositif sécuritaire dans la zone sud. En ce sens, je voudrais que le président de la République, Macky Sall augmente les moyens des forces de défense et de sécurité car nous sommes devant des faits comme le terrorisme, le grand banditisme. Je salue le travail effectué par la zone militaire numéro 6 comprenant les régions de Kolda et Sédhiou », soutient Sidiki Kaba, le ministre des forces armées en visite ce jeudi 27 juin dans la capitale du Fouladou.

 « Je suis en visite de contact et pour cela, je m’incline devant la mémoire des soldats tombés pour la défense de l’intégrité territoriale. Nous devons renforcer la sécurité de la zone avec la gendarmerie, la police entre autres. Pour cela, nous devons avoir des infrastructures et des dispositifs de qualité pour la défense de l’intégrité territoriale », estime-t-il lors de son point de presse tenu au camp Moussa Molo Baldé de Kolda.

24h après la saisie de 238 kg de cacaïne pure, la Douane met la main sur 270kg de chanvre indien…

Dans sa détermination de lutter par tous les moyens légaux mis à sa disposition et compte tenu de la nécessité de sécuriser la chaine logistique internationale et les populations contre le trafic illicite et la criminalité transfrontalière, la Douane sénégalaise multiplie les opérations de contrôle et de surveillance sur tout l’étendu du territoire douanier du pays.
Les résultats se consolident d’une manière satisfaisante et augurent de bonnes perspectives sécuritaires pour les populations et l’économie nationale.
C’est ainsi que moins de 24h après la saisie de la cocaïne au Port de Dakar, la Brigade maritime de Toubacouta, Subdivision de Fatick, Région du Centre, a mis la main sur 10 colis de chanvre indien d’un poids total de 270kg. L’opération a eu lieu à hauteur de Djinack dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 juin en plein.
Trois individus liés à ce trafic sont arrêtés et mis à la disposition de la justice. Cette saisie porte à plus de 2 tonnes de chanvre indien la quantité totale saisie dans uniquement la subdivision de Fatick, depuis le début de l’année 2019. Ces actions concrètes constituent une contribution à la lutte contre le trafic et l’usage de drogue surtout chez les jeunes, qui constituent le capital le plus précieux de notre pays.
D’ailleurs dans la zone centre, l’administration des Douanes a engagé des actions de sensibilisation à l’endroit des populations, pour une réussite de la lutte car leur collaboration est un élément clé pour ces actions. BRPC DOUANES SÉNÉGALAISE

Mac de Rebeuss : La directrice limogée à cause de Khalifa Sall

http://www.seneweb.com La goutte d’eau qui fait déborder le vase et mis la hiérarchie dans tous ses états est, sans doute, le ndogou « offert » pendant le Ramadan à l’ex-maire de Dakar. On voyait dans les images, largement relayées dans les réseaux sociaux, un Khalifa Sall rayonnant et entouré de la Directrice de la prison, Agnès Ndiogoye, du Juge d’application des peines et du colonel Daouda Diop, l’ancien Directeur de l’administration pénitentiaire devenu Gouverneur militaire du Palais.

Un événement perçu, rapporte Walf Quotidien, en hauts lieux comme un pied de nez au pouvoir. Il serait aussi reproché à celle qui dirigeait la prison depuis plus de trois (3) ans la mutinerie du 20 décembre 2016 et la cascade de décès notés dans la période 2016-2019.

Rapport de la CENA sur la Presidentielle 2019

L’article L.23 du Code électoral dispose : « La CENA fait un rapport général après chaque élection ou référendum et l’adresse au Président de la République dans les trois (3) mois qui suivent le scrutin ».

Le même article précise que la CENA publie son rapport « au plus tard dans les quinze (15) jours suivant leur transmission au Président de la République »

Conformément à ces dispositions, la CENA a transmis au Président de la République, dans les délais légaux, son rapport consécutif à l’élection présidentielle du 24 février 2019 et le rend public ce jour.

Vous trouverez ci-joint ledit rapport, qui passe en revue l’ensemble des actes accomplis par la CENA dans le cadre du contrôle et de la supervision du processus ayant conduit au dernier scrutin présidentiel.

Pour Consulter le rapport ,cliquez sur ce lien :

https://rp221.com/2019/06/27/rapport-de-la-cena-sur-la-presidentielle-2019/

Rapport de la CENA : les forces et faiblesses du processus électoral listées par le gardien du temple

http://www.lactuacho.com L’article L.23 du Code électoral dispose : « La CENA fait un rapport général après chaque élection ou référendum et l’adresse au Président de la République dans les trois (3) mois qui suivent le scrutin ».

Le même article précise que la CENA publie son rapport « au plus tard dans les quinze (15) jours suivant leur transmission au Président de la République ».

C’est conformément à ces dispositions,  que la CENA a transmis au Président de la République, dans les délais légaux, son rapport consécutif à l’élection présidentielle du 24 février 2019, pour le rendre  public hier jour jeudi.

Voici les conclusions du rapport

Le scrutin présidentiel du 24 février 2019 s’est déroulé sans incident ou troubles préjudiciables à la transparence et à la sincérité des résultats. Il est, en effet, rare dans l’histoire des élections au Sénégal qu’un vote se termine sans qu’il soit nécessaire de retarder l’heure de clôture du scrutin.

Cependant, le processus électoral qui a conduit à ce jour exceptionnel de vote n’a pas été un long fleuve tranquille. La période préélectorale a connu des épisodes difficiles. Le dialogue politique lancé en décembre 2017 était cahoteux. Le cadre de concertation sur le processus électoral (CCPE), mis en place à cet effet, fut boycotté par une partie de l’opposition. Des accords obtenus malgré tout furent par ailleurs véhémentement chahutés.

L’audit du fichier électoral, la rationalisation des candidatures, avec l’introduction d’une nouvelle formule de parrainage citoyen mise en oeuvre pour la première fois, et les mesures de redressement des dysfonctionnements enregistrés lors de la refonte partielle du fichier électoral n’ont pu s’effectuer dans un large consensus.

À ces difficultés se sont ajoutées les menaces de perturbation du vote et, par la suite, une campagne électorale émaillée de violences, ce qui a inquiété sérieusement les Sénégalais, mais aussi la communauté internationale.

Grâce à la maturité du peuple sénégalais et au sens élevé du dépassement de certains acteurs politiques, cette élection présidentielle du 24 février 2019 aura été un moment de respiration de notre système démocratique qui s’est bonifié dans cette dernière épreuve.

Il importe, à présent, de combler, de toute urgence, le déficit de dialogue entre les acteurs du jeu politique à travers un engagement sincère. Il s’agira, entre autres, de tirer les leçons de la mise en oeuvre du parrainage citoyen intégral.

Dans l’exercice des compétences que lui confère la loi, la CENA a, durant tout le processus, agi, comme elle l’a toujours fait depuis sa création, avec fermeté, neutralité, impartialité et responsabilité. Elle demeure fidèle à sa vocation de faire respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence et la sincérité des scrutins en garantissant aux électeurs, ainsi qu’aux candidats en présence, le libre exercice de leurs droits.

Présidentielle 2019/ Représentation des candidats dans les bureaux de vote : Macky devance Idy et Sonko; Issa Sall et Madické Niang à la traîne

https://actusen.sn Le président Macky Sall a été bien représenté dans les bureaux de vote lors de la présidentielle du 24 février 2019. Le candidat de la Coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) devance le candidat de Idy2019 mais aussi Ousmane Sonko. C’est du moins, ce que révèle le Rapport de la Commission électorale nationale autonome (Cena) parcouru par Actusen.sn.

La Cena avait remis aux Contrôleurs des fiches de renseignements pour une remontée des données électorales. Il y avait ainsi une fiche de mi-journée dite de veille. Celle-ci permettait de mesurer le taux de participation à la mi-journée. Cependant, pour la Cena, l’information la plus importante concernait principalement la présence des représentants des candidats et d’observateurs nationaux ou internationaux en permanence ou en visite sur les lieux.

C’est ainsi que la Cena a pu recueillir des renseignements et d’estimer le taux de présence des représentants des candidats dans ces Bv. «Cette fiche a permis de noter que le candidat Macky Sall était représenté dans 98,82% des Bvr, le candidat Idrissa Seck dans 91,43 %, le candidat Ousmane Sonko dans 87,47 %, le candidat Madické Niang dans 56 % et le candidat El Hadji Sall dans 85,22% des Bvr», indique le Rapport de la Cena.

Ainsi, la Cena est en mesure de déclarer que les candidats étaient bien représentés dans une très forte majorité des Bv. «Nous avons aussi, dans notre échantillon, enregistré que les observateurs nationaux ont visité ou siégé dans 88,87 % des Bvr, tandis que les observateurs internationaux se sont présentés dans 49,68 % des Bvr», assurent Doudou Ndir et Cie.

PRÉSIDENTIELLE 2019 : LA CENA A DÉPENSÉ PLUS D’1 MILLIARD

http://www.emedia.sn La Commission Nationale Autonome Electorale a présenté son rapport sur l’élection présidentielle du 24 février dernier, sanctionnée par la victoire, au premier tour, du président de la République, Macky Sall avec un taux de 58,12%. Dans ledit document, la Cena a fait part des dépenses relatives à l’achat de matériel électoral, à l’acheminement de documents sur le territoire national et à l’étranger, à la formation des acteurs du processus représentant la CENA, au règlement des indemnités des contrôleurs et superviseurs présents à l’occasion du vote. Concernant les dépenses afférentes à l’achat de matériel électoral ainsi qu’à l’acheminement des documents administratifs, elles ont été respectivement de 256 798 550 francs 3 515 650 francs. S’agissant du règlement des frais de formation et des indemnités, la CENA a transféré aux CEDA et DECENA un montant global 956 910 713 francs. Ce qui fait un montant total de 1 217 224 913.

Retard dans la mobilisation des fonds

Toutefois, la Cena a relevé le retard constaté dans la mobilisation des fonds électoraux. « Malgré l’option d’acheter des cartes « Gold Ecobank » pour parer aux impairs de transmission de fonds en direction des DECENA, la difficulté de mobilisation de ressources reste persistante. Cet état de fait a d’ailleurs altéré le degré d’opérationnalité et de satisfaction de cette initiative pour les opérations à l’étranger », a indiqué la Cena. Non sans rappeler que la complexité et la sensibilité des opérations liées au scrutin nécessitent de disposer d’un tableau de bord cohérent. À ce titre, avertit la Cena, l’absence d’une trésorerie réelle et disponible à temps peut encore annihiler le processus.

« Par ailleurs, l’application des textes communautaires a induit la suppression d’une ligne budgétaire spécifique à la CENA et sa classification sous tutelle organique du ministère de l’Intérieur. Cette situation incommodante a pour conséquence la perte progressive de l’autonomie financière de l’institution. En tout état de cause, la CENA gagnerait à recevoir la totalité de son budget dans les meilleurs délais pour une gestion optimale des impératifs liés au scrutin présidentiel ».

Pour la Cena, un délai de 30 jours avant la date du scrutin paraît être une proposition acceptable compte tenu des enjeux liés à la gestion de la trésorerie de l’État. La structure en charge d’organiser les élections estime que la disponibilité des fonds demeure l’enjeu majeur de la participation de l’institution aux scrutins de manière générale. Face à cette contrainte structurelle, La Cena salue tout de même les efforts combinés des services du ministère de l’Intérieur et du ministère des Finances dont l’appui a été, une fois de plus, déterminant. Aliou DIOUF

Gestion du pétrole, accusations de BBC, culpabilité de Aliou Sall : 60% de Dakarois pas au courant, mais exigent la lumière

https://www.dakaractu.com Au-devant de l’actualité, la question du pétrole a été évoquée dans l’enquête du baromètre politique des personnalités sénégalaises réalisée par le Cabinet « Stat info ».

Cette étude réalisée en partenariat avec Dakaractu, a permis de révéler la conception de nos compatriotes sur la gestion du pétrole et les accusations de la BBC contre Aliou Sall. Menée dans la période du 10 au 16 juin 2019, l’enquête révèle que seulement 11% des dakarois jugent satisfaisante la gestion du pétrole et du gaz, et 38% ne se prononcent pas. Ce chiffre des personnes satisfaites par la gestion a baissé par rapport  au baromètre de juillet 2017. Ce chiffre était estimé à 29% soit une baisse de 18 points. « Aussi, l’enquête permet de voir que la majorité porte un regard critique sur la gestion du pétrole et du gaz », lit-on en guise de conclusion sur le rapport.

L’enquête a permis aussi de constater que l’intérêt suscité par la question de la gestion du pétrole augmente avec le niveau d’instruction de la personne. En effet, elle intéresse environ 48% des personnes ayant au plus le niveau primaire et 68% chez les sondés ayant atteint le secondaire ou le supérieur.

Mais malgré cet intérêt des sénégalais pour cette affaire, l’enquête relève un fait insolite. En effet malgré les polémiques souvent déclenchées par la question et plus particulièrement le scandale ébruité par BBC, 60% des sondés sont sans avis ou ne sont pas au courant de l’affaire. Selon le cabinet Statinfo, 26% des sondés soutiennent que les accusations de BBC sont fondées, alors que seulement 13% sont d’avis contraire.

Mais, conclut l’étude, la réponse fournie par 60% des dakarois au courant de l’affaire est que Aliou Sall doit prouver son innocence ; 28% estiment qu’il doit démissionner ; 20% avancent que le Gouvernement doit publier les contrats.

Affaire Petro-Tim : « Aliou Sall pense à une sommation contre El Hadj Kassé »

http://www.seneweb.com Aliou Sall, via son avocat Me Babacar Ndiaye, réfléchit à l’idée d’envoyer une sommation interpellative à El Hadj Hamidou Kassé. Ce, après la sortie de l’ex-ministre conseiller en com’ de la Présidence, déclarant sur TV5 qu’Aliou Sall aurait reçu 25O mille dollars (148 millions de Fcfa) dans le compte d’Agritrans.

« J’avoue que depuis quelques temps, je réfléchis à l’idée d’envoyer une sommation interpellative à Kassé pour lui demander de confirmer ou d’infirmer ses propos. C’est une erreur de Kassé, qui a causé un énorme préjudice à Aliou Sall », a déclaré Me Ndiaye, dans un entretien accordé à L’Observateur.

« Je voudrais inviter M. Kassé à apporter les rectificatifs nécessaires, parce que c’est ça la grandeur d’un homme. Je crois qu’il s’est trompé de bonne foi, mais il a l’obligation de reconnaître son erreur et de laver l’honneur de M. Sall », a martelé la défense du désormais ex-Directeur général de la Cdc.

Bp aurait pesé sur la démission de Aliou Sall

Igfm-La vérité sur l’audience avec Bp D’après «La Lettre du Continent», des envoyés de BP étaient à Dakar à la mi-juin pour rencontrer le Président Macky Sall avant que ce dernier ne décide de la démission de son frère, Aliou Sall. Seulement du côté de Bp, une source anonyme dément cette information. D’après elle, la présidente de BP était à Dakar antérieurement à la diffusion du documentaire de la BBC. Et c’était dans le cadre d’une rencontre sur le pétrole. Mieux, notre interlocuteur dément une audience avec le président de la République. Tout au plus , dit-il, «elle a été reçue par nos partenaires que sontle Cos Petrogaz et Petrosen». Naturellement, cette question peut être abordée et le top management de Bp a expliqué le tenants et aboutissants du rachat des 30% détenus par Frank Timis sur les deux permis. Ils ont assuré aux responsables du Cos Petrogaz que les sommes évoquées par la BBC sont fausses. «L’échéancier de royalties sur lequel se base la BBC pour évoquer les sommes de 9 à 12 milliards de dollars correspondrait à une demande faite par Frank Timis à la major britannique durant les négociations de rachat», a soutenu «La Lettre du Continent» qui souligne que Bp avait rejeté l’offre.

Mame Boye Diao, DG Impôts et Domaines : «Si de l’argent a quitté Petro-Tim pour rentrer dans les comptes d’Agritrans, l’Etat du Sénégal doit recevoir ses taxes»

https://www.leral.net Le Dg des Impôts et des Domaines, Mame Boye Diao a révélé dans un entretien accordé à la RFM, que si de l’argent a quitté Petro-Tim pour rentrer dans les comptes d’Agritrans, l’Etat du Sénégal doit recevoir ses taxes.

Il a servi cette réponse suite à une interpellation sur les montants révélés par la BBC dans une transaction destinée à Agritrans. « Si c’est des taxes le procureur doit veiller à leur reversement intégral, si c’est une prestation il faut en tirer les conséquences fiscales, a-t-il fait savoir. Sur les 10 milliards de dollars, c’est étonnant que l’office britannique anti-corruption ou les services américains ne s’en saisissent pas, car il s’agirait d’une activité délictuelle entre deux entreprises européennes . »

L’homme de Kolda défie tous les experts ou les opposants, pour lui montrer des contrats d’exploitation meilleurs que ceux du Sénégal . Pour Franck Timis, il souligne qu’il avait déjà 3 contrats au Sénégal et que c’est la 1057e fortune mondiale du classement Forbes de 2011

Evoquant la question des déflatés de la Cités Tobago, il a annoncé qu’une partie des victimes de cette démolition va devoir attendre encore pour recevoir les parcelles de terre que le Président Sall avaient promis. Lesdites portions de terre étaient attribuées pour remplacer leurs maisons démolies. L’information a été donnée sur la Rfm par le nouveau Directeur général des Impôts et des Domaines, Mame Boye Diao.

Et, il a précisé que ceux qui ont bénéficié de terrains ailleurs, vont recevoir leurs bails et peuvent même commencer à construire. Mais pour les bénéficiaires du site de Yoff, l’attribution a buté sur le refus de l’Armée, qui a argué de la proximité dudit site avec l’Aéroport. Aussi les autorités compétentes sont-elles en train de chercher un autre site d’accueil à ces ex-propriétaires des maisons démolies de la cité Tobago.Leral

Lions battus, Pétrole bradé… La colère s’abat sur Macky Sall

https://xibaaru.sn C’est la goutte de trop qui fait déborder le vase. Déjà en colère contre le bradage des ressources minières, les Sénégalais rajoutent à leur douleur, la défaite des Lions contre les Fennecs d’Algérie. Et ce vendredi, jour de manifestations, tout sera contre…Macky Sall. Mais selon un communiqué rendu public, le préfet de Dakar vient d’interdire les manifestations…Une aubaine pour Macky

Macky risque gros avec le… million de manifestants

Trois manifestations déclarées dont deux contre le régime de Macky Sall. La plateforme Aar liniou Bokk fait jonction avec la coalition des travailleurs du Sénégal (CTS) pour une marche sur l’avenue Bourguiba, de l’école normale supérieure (FASTEF) au rond-point Jet d’eau. Cette marche risque d’être contrariée par celle annoncée de Samm sunu reew, une coalition proche du pouvoir,  qui a décidé de manifester ce même jour à la place de la Nation pour dénoncer les fossoyeurs de la stabilité du Sénégal. De l’électricité dans l’air…

Selon les observateurs, « il faut s’attendre à près du million de manifestants toutes obédiences confondues » dans les rues de la capitale et de l’intérieur du pays. « Car il ne faut pas oublier que le Front démocratique et social de résistance nationale (FRN) a appelé à des manifestations diverses dans toutes les villes du Sénégal, et à cela il faut ajouter les déçus du foot qui vont aussi déverser leur colère dans les rues » renseigne l’analyste politique A. Ndiaye.

La popularité du président Macky va prendre un sacré coup car selon l’analyste politique « les opinions défavorables au président de la république ont atteint un pic record dû au scandale impliquant son jeune frère et le flou entretenu par le procureur de la République sur cette affaire ».

« Et si le million de manifestants est enregistré dans les rues au Sénégal, je doute fort que le président Macky Sall puisse terminer son mandat car les manifs vont fragiliser son régime et écorner l’image du Sénégal » selon l’analyste A.Ndiaye.

Le préfet sauve Macky

Le Préfet de Dakar Alioune Badara Samb a finalement interdit les quatre manifestations dont les demandes lui sont parvenues cette semaine. Dans son communiqué, le préfet justifie sa décision par les risques d’affrontements et de troubles à l’ordre public après les invectives et menaces que se sont lancées les différents initiateurs des marches.  Mais d’emblée, Aar liniou bokk compte marcher malgré l’arrêté d’interdiction du préfet. La plateforme tient refuse de se plier à la décision préfectorale…C’est chaud pour Macky !

Boubacar Camara à la Dic : «Personne ne nous a donné l’instruction de signer le contrat avec Pétro-Tim»

IGFM- Après le passage d’Abdoul Mbaye, El Hamidou Kassé, Samuel Sarr et d’autres personnalités, c’était au tour du leader du Parti pour la Construction et la Solidarité,Jengou/Tabax,Boubacar Camara de faire face aux enquêteurs. Hier, l’homme politique et souteneur du candidat Ousmane Sonko lors de la dernière présidentielle, a été entendu de 10 heures à 14 heures à la Brigade des Affaires Générales, au Palais de Justice de Dakar.A sa sortie, le leader du PCS/JT qui était entendu en sa qualité de témoin et ex Secrétaire général du ministère de l’Energie a livré aux enquêteurs ce qu’il sait de cette affaire révélée par la BBC et dans laquelle sont cités Aliou Sall et Frank Timis.

Devant les enquêteurs, l’ancien Directeur Général des Douanes a soutenu qu’il n’avait reçu qu’un projet de contrat. «Personne ne nous a donné l’instruction de signer le contrat avec la compagnie petrolière Pétro-Tim ou encore Aliou Sall», a dit Boubabacar Camara à la sortie de son audition qui a duré près de cinq tours d’horloge.

Le Préfet interdit toutes les manifestations de ce vendredi

http://actunet.net Le préfet du département de Dakar, Alioune Badara Samb, a révélé, à travers un communiqué de presse, avoir interdit 4 manifestations qui ont été prévues, ce vendredi, dans l’après-midi, à Dakar.

L’autorité préfectorale dit avoir reçu, sur sa table, que déclarations de manifestation respectivement de la part d’un « parti politique, d’un syndicat et de deux mouvements citoyens ».

Des manifestations que le préfet a décidé d’interdire « afin de garantir l’ordre public  »

D’après des informations, ces demandes avaient été déposées par le G7, qui regroupe des syndicats d’enseignants, les plateformes « Aar linu bokk » et « Samm sunu Reew » et le parti MCSS Fuleu ak Dayda, membre de la mouvance présidentielle.

Interdiction des manifestations : quelques 500 éléments de la police déployés sur Dakar

https://www.pressafrik.com La police sénégalaise a déployé quelques 500 éléments en tenue, d’un dispositif anti-émeute prêt à gérer tout débordement, à la suite de l’interdiction par le préfet de Dakar, Alioune Badara Samd, de quatre manifestations prévues ce vendredi dans la capitale sénégalaise, rapporte « L’Observateur ».
Quatre manifestations prévue ce vendredi à l’appel de « Aar Li Nu Book », du mouvement « Samm Sunu Reew » , de la Coalition des syndicats des travailleurs du Sénégal (G7) et de la Convergence des jeunes républicains (Cojer) ont été annulées par le préfet pour préserver l’ordre public dans la capitale.
Dans la soirée de jeudi, les policiers avaient commencé leurs opérations de dissuasion, en quadrillant le Centre-ville de Dakar. S’il y a un télescopage à craindre entre pros et anti régime, c’est surtout les riverains de la Place de la nation qui paient les pots. Lors des manifestations d’il y a deux semaines, les habitants de cette zone avaient exprimé leur souffrance à chaque fois que de tels actes se produisaient.Salif SAKHANOKHO

Rassemblement Aar Li Nu Bokk : Wade mobilise ses troupes

http://actunet.net L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, a mobilisé ses troupes les invitant à prendre part à la manifestation de la plateforme Aar Li Nu Bokk prévue ce vendredi, à partir de 15h, à la place de la Nation (ex-Obélisque).

« Le président Abdoulaye Wade, Secrétaire général national du Pds, demande aux militantes et aux militants ainsi qu’aux mouvements « karimistes » de participer massivement à la manifestation de ce vendredi 28 juin 2019 à la place de la Nation, organisée par la plateforme Aar Li Nu Bokk », lit-on dans une note parvenue à Seneweb.

A travers ce rassemblement, il s’agit, d’après le Pape du Sopi, de participer à « la préservation de nos ressources gazières et pétrolières entre les mains d’une famille, d’un clan au détriment des Sénégalais ».

Nafi Diallo Porte-parole adjointe PDS :«Wade ne sera à la manifestation de « Aaar Li nu Bokk» que si…Ce qu’il a dit à Oumar Sarr après le dialogue…J’ai été combattue »

https://www.dakaractu.com La porte-parole adjointe du PDS, Nafi Diallo est une forte personnalité. Fervente Karimiste et admiratrice du père, elle a les Wade dans le sang. Très en vue dernièrement après les remous traversés par le parti, Nafi Diallo n’hésite jamais à aller au charbon. Elle s’est de toutes les façons battue toute sa vie. Patronne de sa propre société, ses affaires ont périclité, victimes du fisc. Son amour pour la famille Wade n’y est pas étranger. Qu’importe, elle a su se relever. Dans cet entretien, elle revient d’ailleurs sur les nombreux coups bas qu’elle a reçus dans son parti. Elle est revenue aussi sur le voyage de Wade en Guinée à la veille de la Présidentielle, mais aussi sur les exigences pour qu’il participe à la manifestation de la Plateforme « Aar Li nu Bokk ». Oumar Sarr, l’affaire Aliou Sall ont été aussi au rendez-vous. Entretien…

Gestion des contrats pétroliers : Abdoul Mbaye écrit au président Macky Sall.

Monsieur le Président,

Par lettre n°11/ACT/SP/PDT du 19 octobre 2016, j’ai attiré votre attention sur de graves anomalies de procédure ayant conduit à attribuer des permis miniers de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures à un groupe de sociétéscontrôlées par le dénommé Frank Timis en violation de la loi et de la réglementation sénégalaises.

Premier ministre à l’époque des faits ayant apposé mon contreseing sur les décrets qui achevaient la procédure d’attribution des titres miniers concernés, après vous avoir exposé les résultats de recherches personnelles, j’écrivais notamment dans ledit courrier :

« Nous vous recommandons donc, Monsieur le Président de la République, en votre qualité de Gardien de notre Constitution et des intérêts supérieurs de notre Nation, d’engager sans délais toutes les enquêtes requises pour éclairer le peuple, sauvegarder ses intérêts, assurer la récupération au moins des 30% des droits sur les permis détenus par Timis Corporation. Également, au nom de la bonne gouvernance et de la gestion sobre et vertueuse, sanctionner avec la plus grande sévérité, si la faute est avérée, ceux qui ont mis en place tout ce système qui aboutit à la spoliation du peuple sénégalais. »

Je n’ai jamais reçu réponse de votre part ; je n’ai non plus eu connaissance de la moindre mesure conservatrice que vous auriez pu faire prendre. Certaines mesures auraient pourtant assurément permis de sauvegarder quelques intérêts du Peuple du Sénégal puisque les sociétés de Frank Timis bénéficiaires des permis dans la plus totale illégalité n’avaient pas encore reçu l’intégralité de la cession programmée de leurs droits attribués par l’État du Sénégal.

Je suis par contre resté attentif à tous vos propos et décisions sur cette grave affaire, notant depuis le documentaire de la BBC y consacré (début juin 2019) une logorrhée particulière qui n’épargne plus aucun de vos alliés et collaborateurs. Vous avez également daigné sortir de votre trop long silence, et vos quelques propos permettent de noter la stigmatisation« d’ennemis de la Nation » et « d’hypocrites » (par usage d’un terme ouolof qui renvoie aux mécréants dans un contexte de jour de korité et à l’intérieur d’une mosquée). Nous avons enfin relevé votre volonté affirmée de faire la lumière sur cette grave et douloureuse affaire en visant de nouveau « ceux qui s’agitent ».

Par contre de tous vos propos je n’ai toujours rien perçu qui irait dans le sens de la sauvegarde des intérêts de notre Peuple. Les boucs émissaires seront identifiés, des têtes tomberont assurément, vos proches ne seront pas épargnés : cela est le miroir de votre grand courage puisque des photos opportunément rafraichies vous montrent déjà en treillis de combat. Vos troupes ont déjà trouvé les plus belles insultes et autres menaces qu’elles font fuser dans tous les sensprivilégiant pour cibles les lanceurs d’alerte. Mais aucun de vos mots n’a encore abordé l’essentiel qui permettrait de sauvegarder ce qui peut encore l’être des intérêts du Peuple sénégalais, seule cause au service de laquelle nous nous sommes mis. Pourtant il vous suffirait en ces heures graves de répondre à une seule question. Elle est la suivante

Monsieur le Président, ingénieur spécialisé dans les questions pétrolières et ancien directeur général de la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen), au regard des éléments aujourd’hui connus sur les sociétés Petrotim Limited, PetroAsia Resources Limited et Timis corporation Limited du groupe Frank Timis, l’attribution de permis miniers dans le domaine des hydrocarbures à ce groupe de sociétés a-t-elle oui ou non violé la loi et la réglementation sénégalaises ?

Votre réponse audible à cette question simple permettra d’engager immédiatement des mesures fortes de protection et de réparation des torts subis par la Nation sénégalaise et le retour d’une partie de ses ressources spoliées. Soyez assurés que nous ne refuserons pas de mettre à votre disposition les moyens qui permettront la victoire du Sénégal sur ce front d’intérêt national.

Cela devrait vous être d’autant plus facile que votre réponse en quelques mots ne gênera en rien votre détermination à débusquer par les enquêtes déjà engagées les « ennemis du peuple » que vous tenez à poursuivre, avec l’espoir que votre justice ne les trouvera pas uniquement du côté des lanceurs d’alerte.

De grâce, Monsieur le Président, répondez à cette question au nom des intérêts de la Nation sénégalaise, au nom de votre serment aussi.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma respectueuse considération.Abdoul Mbaye,Ancien Premier ministre

AFFAIRE PETRO-TIM : Le curieux «oubli» de Abdoul Mbaye face aux enquêteurs de la DIC

https://www.dakaractu.com Abdoul Mbaye a pris l’option de la communication. L’ancien Premier ministre a fait le choix de livrer quelques secrets sur son audition à la Division des investigations criminelles (Dic) hier, dans le cadre de l’enquête sur le scandale présumé sur le pétrole sénégalais.

Sur son compte Facebook, le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a résumé le procès-verbal qu’il a signé devant les enquêteurs.

Dans son compte rendu, il dit avoir démontré «qu’en attribuant des permis pétroliers au groupe de sociétés appartenant à Frank Timis, les autorités sénégalaises concernées ont causé de graves torts économiques et financiers à la nation sénégalaise».

Un post appuyé par les déclarations faites devant la presse, à sa sortie, hier des locaux de la Brigade des affaires générales (Bag) de la Dic.

«J’ai répondu à une vingtaine de questions et mis entre les mains des enquêteurs un document qui fait un peu moins de 100 pages et qui comporte mon témoignage avec tous les détails qui sont justifiés. Il m’était difficile de ne pas venir dire tout ce que je savais. Je précise que je ne suis pas dans une logique de dénonciation, mais dans une logique de restaurer les droits et de réparer les torts faits à la nation sénégalaise avec cette affaire d’attribution du permis pétrolier via Frank Timis à des sociétés comme Kosmos et Bp. Toutes les personnes concernées doivent répondre de leurs délits»

Seulement, sur les documents présentés aux enquêteurs, figurent les décrets qu’il avait contresignés et qui octroyaient le permis de recherches à Petrotim. Abdou Mbaye a réitéré les propos qu’il avait toujours tenus, selon lesquels il a été trompé en signant le décret d’approbation. Mais, sous le feu nourri de questions des enquêteurs, Abdoul Mbaye est devenu subitement amnésique, convoquant l’oubli. «Je n’ai plus souvenance des conditions particulières dans lesquelles j’ai signé ce décret», se cramponne-t-il.

Et malgré la patience et l’insistance des redoutables limiers de la Dic, l’ancien Premier n’a pas pu retrouver sa mémoire sur ce point.

Par contre, Abdoul Mbaye se rappelle bien avoir adressé une lettre au Président Macky Sall pour « attirer son attention sur des faits anormaux qui portent sur l’attribution de permis pétroliers à Petro-Tim ».

D’après lui, malgré le temps perdu, «il est encore possible de retirer les décrets, de remettre en question les attributions qui ont été faites à Kosmos et Bp et, surtout, de renégocier les contrats dans de meilleures conditions».Source : L’Observateur.

Lettre de Abdoul Mbaye à Macky : Mimi Touré réplique et demande des comptes sur les milliards de Habré

https://www.pressafrik.com L’actuelle présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Touré, n’a pas mis du temps à répondre à Abdoul Mbaye qui a adressé une lettre au président Macky Sall sur la gestion des ressources miniers. Elle demande des comptes à l’ancien PM sur les milliards F CFA de Habré.

« Question pour question, où sont passés les milliards de Hissein Habré? Dans sa dernière missive publique adressée au Président Macky Sall, Abdoul Mbaye tente une manœuvre grossière qu’il convient de dévoiler: il cherche désespérément à noyer le poisson quant à l’issue imminente de son procès pour faux et usage dans une affaire strictement privée qui n’a rien à voir avec l’Etat du Sénégal », a écrit Mimi Touré.

« Pour influencer la Justice et manipuler l’opinion, rien de mieux pour Abdoul Mbaye que de revenir sur une lettre ouverte écrite en… 2016! L’objectif recherché est de se victimiser à l’avance en se présentant comme un lanceur d’alerte persécuté »,a-t-elle ajouté.

Mimi a rappelé que Abdoul Mbaye a contresigné les deux décrets 2012-296 et 2012-597 portant approbation du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbures (CRPP) conclu entre l’Etat du Sénégal et les sociétés et PETROTIM Limited et PETROSEN, pour les blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore profond.

Abdoul Mbaye l’heureux Premier ministre d’alors n’a eu à relever ni violation de la loi, ni atteinte aux intérêts des sénégalais. Abdoul Mbaye l’opposant d’aujourd’hui nous dit tout le contraire, déclare la présidente du CESE.

« A quel Abdoul Mbaye faut-il finalement se fier? Question pour question: que l’ancien banquier Abdoul Mbaye édifie les dizaines de milliers de victimes de Hissein Habré qui demandent réparation sur ce qu’il est advenu des milliards que le dictateur tchadien lui a confiés », pose Aminata Touré.Salif SAKHANOKHO

Marième Thiam Babou (Cojer) : «Les normes d’éligibilité n’ont jamais été respectées»

http://actunet.net Suite aux réaménagements intervenus dans la Cojer nous avons rencontré une des protagonistes et rivale de Thérèse Faye au sein des jeunesses républicaines. Marième Babou à coeur ouvert sans détours avec Tribune. Entretien

Le Président  Macky Sall vient d’opérer un changement à la tête de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) en nommant Moussa Sow comme nouveau coordonnateur. Quelle appréciation faites-vous de cette décision ?

J’éprouve un sentiment de fierté ! Mon combat a été un combat de principe. La Cojer est une structure politique des jeunes de l’Alliance pour la République, régie par des statuts précis et des règlements entérinés par les plus hautes instances du parti, le Président Macky Sall en tête. Ces statuts établissent les normes requises pour être éligible et qui n’ont jamais été respectées à cause d’un conservatisme évident destiné à pérenniser des privilèges et autres manœuvres déconsolidantes et qui ont enfoncé la Cojer dans une très longue léthargie. Ce qui a d’ailleurs eu pour effet de la tétaniser jusqu’à la veille de la présidentielle.

Pourquoi le Président n’a pas porté son choix sur votre personne ?

C’est une question à poser au leader de l’Alliance pour la République, le Président Macky Sall. Il faut surtout noter que les statuts de notre parti lui confèrent une totale discrétion pour ce qui concerne la nomination des responsables à la tête de nos structures internes.

Qu’est-ce qui n’a pas marché entretemps ?

Tout a parfaitement marché, au contraire ! N’oublions pas que, soucieux de l’unité du parti et de sa cohésion à l’interne, le Président Macky Sall, à la veille de la présidentielle dernière, avait demandé le gel total de tous les renouvellements et autres clivages nuisibles à sa campagne électorale. Ce qui eût pour effet de centraliser toutes les forces vives de l’Apr et de Bby en vue de faire réélire, avec la manière, notre candidat.

Est-ce à cause de votre tiraillement avec Thérèse que le président vous a zappées toutes les deux ?

Tiraillements ? Pourquoi et contre qui ou quoi ? En son temps j’ai défendu les principes d’une démocratie interne dans mon parti, j’ai exigé le respect des exigences statutaires, l’application des directives de mon leader envers et contre tout. Je l’ai fait avec conviction et détermination. L’histoire vient de me donner raison.

Êtes-vous surprise ou déçue de cette décision du Président Macky Sall ?

Je suis venue à l’Apr en toute liberté et en toute conviction. Je suis dans l’obligation militante de respecter toute décision émanant de qui de droit. La question ne se pose donc pas à mon niveau. Tous les combats politiques que j’ai eu à mener l’ont été de bonne foi, en toute légitimité et en toute responsabilité. Ceci a été le soubassement de mon engagement politique, qui, je le rappelle, a toujours été un combat de principe et non de personne. Mon ambition c’était de donner un nouveau souffle et de redynamiser la Cojer pour qu’elle soit une force de proposition qui puisse répondre aux attentes du président. Alors, pour moi, lutter contre cette léthargie endémique devenait une nécessité. Aujourd’hui, je me réjouis de la nomination du frère et camarade Moussa Sow qui a toute la légitimité politique et historique ainsi que l’expérience politique requise pour pouvoir mener à bien sa mission à la tête de la Cojer. Qu’Allah lui facilite la tâche. Il peut en tout cas compter sur mon soutien total et sans condition. Par Ndiogou CISSÉ

Amadou Ba, l’homme du Président… à éliminer après les Locales

https://xibaaru.sn De tous les caciques du régime de Macky Sall, Amadou Ba est sans doute le plus prévisible, quand il s’agit de parler de ceux à qui l’opinion publique prête l’ambition de vouloir succéder au Président actuel.

L’homme n’évoque jamais le sujet. Ses actes parlent pour lui. Et sa démarche crédibilise chaque jour encore plus l’image de présidentiable qu’il se construit patiemment, stoïquement, en dépit de tous les actes que posent ses détracteurs pour le pousser à la faute politique.

Jamais impliqué dans des querelles de positionnement, il s’est imposé parmi les leaders d’envergure de l’APR et les derniers résultats de la Présidentielle ont conforté son influence déterminante, qu’il s’est bien gardée de revendiquer.

Aux côtés de la Première dame Marième Faye Sall, il aura démontré aussi bien son efficacité au plan politique, que sa prodigalité au plan matériel et financier.

Dakar a été remporté haut la main, et son cheminement avec l’épouse du Président durant la campagne électorale aura décuplé l’estime de cette dernière envers lui, et définitivement scellé une relation d’estime et d’amitié réciproques qui imposent désormais Amadou Ba dans le giron présidentiel.

Cela n’a pas eu l’heur de plaire à beaucoup d’adversaires du même camp que lui.

Abdoulaye Diouf Sarr a été l’un des grands perdants de cette montée en puissance d’Amadou Ba. Confiné dans son bastion étriqué de Yoff où désormais Moustapha Cissé Lo affublé d’Abdoulaye Ndour vient lui mordre les mollets, son influence est réduite. Sa tentative de revendiquer sa position de Patron de Dakar est vite devenu un pétard mouillé qui aura failli le couvrir de ridicule, s’il insistait dans cette voie.

La question est donc qui freinera Amadou Ba ? Il fait peur. Il est craint. L’étendue de son influence et son positionnement aussi bien dans la haute administration où il compte des alliés fidèles et surs que sur l’échiquier politique national a ému plus encore ceux qui le redoutaient pour ses moyens financiers colossaux.

Jusqu’à un Macky Sall pris d’envie, comme le fut un certain Louis XIV, devant son intendant Fouquet.

Il a pris la même décision que le Roi soleil : démettre son puissant ministre de l’Economie et des Finances, diviser le Mammouth qu’il gérait comme un état dans l’état en deux départements ministériels.

Amadou Ba n’en a cure. Surtout qu’il prend sa revanche présentement. Pendant que le Sénégal s’échine à contester l’étendue de la crise financière qui le guette, à travers des communiqués de presse, nous assistons dans l’immédiat comme un démenti par la cruelle réalité, avec, pour la première fois, l’adoption d’une loi des finances rectificative consacrée à la réduction du budget de l’Etat !

En moins de deux mois en effet, Macky Sall est rattrapé par une réalité aux conséquences politiques comme un effet boomerang : sa décision d’affaiblir Amadou Ba.

Amadou Ba quant à lui est loin de ce désastre économique annoncé, avec à la clé une augmentation des prix du carburant aux conséquences négatives irrémédiables.

L’homme rencontre les grands de ce monde, et complète son agenda à l’international, en plus des solides appuis et de l’image de grand financier qu’il se sera construite déjà.

Les locales qui arrivent seront ses locales, et ce ne sera certainement pas un challenger fantasque de la trempe du très sonore Moustapha Cissé Lo qui peut lui barrer le chemin de la Mairie de Dakar.

Amadou Ba marche vers cet objectif, sereinement. Le chemin est balisé pur lui. Il a obtenu son ticket de candidature validé par l’Apr et ses alliés dès le moment où il a été désigné pour cordonner la Présidentielle à Dakar, et a offert sur un plateau d’argent un triomphe encore à Macky Sall, après la razzia des Législatives.

Ceux qui veulent lui barrer la route du Palais et l’écarter du schéma de succession du Président Macky Sall savent qu’ils ont déjà perdu la bataille des Locales à venir contre lui, avant même qu’elle n’ait lieu. Il s’est imposé à Macky Sall, dans une relation où le président n’est plus le maitre du jeu.

Aujourd’hui, en plus d’un Mahammed Dionne nullement intéressé par d’autres querelles que celles de défendre son Boss comme il l’appelle, ceux qui se cherchent des alliés pour leur projet de succession à Macky Sall et en veulent aussi à Amadou Ba pour le délit d’ambition présidentielle sont en train de peaufiner leur revanche, pour l’éliminer de la course à la succession, dès après les Locales, et remporter enfin leur guerre, contre lui.Il est attendu, de pied ferme.

Italie : Un Sénégalais se bagarre avec un agent de sécurité et lui arrache l’oreille

https://www.pressafrik.com Une scène d’horreur dans le métro italien. Un Sénégalais qui se bagarrait avec un agent préposé à la sécurité dans un train lui a arraché l’oreille.

D’après le journal « Les Echos » qui raconte les faits,  l’agent lui a demandé de descendre du train, car le ticket qui couvrait son trajet était terminé. Le Sénégalais qui a refusé d’obtempérer, s’est alors attaqué à lui et lui a violemment mordu l’oreille avant de la déchiqueter avec force et violence.Il a été arrêté par la police italienne.AYOBA FAYE

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 28/06/2019

Famara Ibrahima Sagna

Notre article sur le silence du président du Comité National du Dialogue, Famara Ibrahima Sagna, depuis le lancement du Dialogue National le 28 mai dernier, a suscité moult réactions. «Famara Ibrahima Sagna est à son domicile. Il attend du ministère de l’Intérieur qui assure le secrétariat la liste de tous les partisans, mais aussi l’installation officielle par le chef de l’Etat, conformément à la loi, du Comité de pilotage», a précisé un de ses proches qui a requis l’anonymat. Comme pour dire que s’il y a retard, cela ne lui est nullement imputable. Et que cela relève de la responsabilité de l’Exécutif.

Mallettes aux patrons de presse

En plus de l’enquête sur les permis d’exploitation octroyés à Petro-Tim, la Police va aussi investiguer sur une affaire rocambolesque révélée par le journal «L’Exclusif» . «L’As» a appris que beaucoup de patrons de presse qui n’ont pas vu la couleur de cet argent ont saisi le Palais pour en avoir le cœur net. Ce qui a eu le don de susciter une grosse colère tant du côté du pouvoir que chez les patrons de presse. De sources proches du Palais, l’auteur de cette information pourrait être convoqué devant le limier pour apporter la preuve de ses écrits.

270 Kg de chanvre indien saisis à Toubacouta

Moins de 24h après la saisie record de 238 Kg de cocaïne au Port de Dakar par les soldats de l’économie, la Brigade maritime de la Douane de Toubacouta a mis la main sur 10 colis de chanvre indien d’un poids total de 270kg. L’opération a eu lieu à hauteur de Djinack dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 juin. Trois individus liés à ce trafic ont été arrêtés et mis à la disposition de la justice. Cette saisie porte à plus de 2 tonnes de chanvre indien la quantité totale saisie uniquement dans la subdivision de Fatick, depuis le début de l’année 2019. «Ces actions concrètes constituent une contribution à la lutte contre le trafic et l’usage de drogue surtout chez les jeunes, qui constituent le capital le plus précieux de notre pays. D’ailleurs dans la zone centre, l’administration des Douanes a engagé des actions de sensibilisation à l’endroit des populations, pour une réussite de la lutte, car leur collaboration est un élément clé pour ces actions », renseigne un communiqué du Bureau des relations publiques et de la communication (Brpc) de la Douane Sénégalaise.

Cellule «Aar li nu bokk» de Tivaouane

A peine la nouvelle annoncée par le Front National de Résistance (Fnr), les départements et les régions s’organisent pour accueillir des manifestations de la plateforme «Aar Li nu bokk». En effet, la cellule «Aar li nu bokk» de Tivaouane a été montée hier. Coordonnée par Alioune Badara Mboup qui est secondé par Babacar Ba, la cellule envisage déjà d’organiser un grand rassemblement le samedi 06 juillet 2019, au terrain de la Préfecture.

Rassemblement de «Aar li nu bokk» de Saint-Louis

Restons avec la plateforme «Aar Li nu bokk» qui multiplie les manifestations pour réclamer la lumière dans l’affaire Petro-tim, pour dire que Saint-Louis n’est pas en reste. Après avoir organisé une première manifestation à la place Abdoulaye Wade, les membres de plateforme de la capitale du nord vont remettre ça aujourd’hui à la Place Sonatel.

Wade mobilise ses troupes

Me Abdoulaye Wade a mobilisé ses troupes et les a invités à prendre part à la manifestation de la plateforme Aar Li Nu Bokk sur l’avenue Bourguiba. «Le Président Abdoulaye Wade, secrétaire général national du Pds, demande aux militantes et aux militants ainsi qu’aux mouvements «karimistes» de participer massivement à la manifestation de ce vendredi 28 juin 2019 à la place de la Nation, organisée par la plateforme «Aar Li Nu Bokk», lit-on dans une note parvenue à «Seneweb». A travers ce rassemblement, il s’agit, d’après le Pape du Sopi, de participer à «la préservation de nos ressources gazières et pétrolières entre les mains d’une famille, d’un clan au détriment des Sénégalais». La vérité sur l’audience avec Bp D’après «La Lettre du Continent», des envoyés de BP étaient à Dakar à la mi-juin pour rencontrer le Président Macky Sall avant que ce dernier ne décide de la démission de son frère, Aliou Sall. Seulement du côté de Bp, une source anonyme dément cette information. D’après elle, la présidente de BP était à Dakar antérieurement à la diffusion du documentaire de la BBC. Et c’était dans le cadre d’une rencontre sur le pétrole. Mieux, notre interlocuteur dément une audience avec le président de la République. Tout au plus , dit-il, «elle a été reçue par nos partenaires que sontle Cos Petrogaz et Petrosen». Naturellement, cette question peut être abordée et le top management de Bp a expliqué le tenants et aboutissants du rachat des 30% détenus par Frank Timis sur les deux permis. Ils ont assuré aux responsables du Cos Petrogaz que les sommes évoquées par la BBC sont fausses. «L’échéancier de royalties sur lequel se base la BBC pour évoquer les sommes de 9 à 12 milliards de dollars correspondrait à une demande faite par Frank Timis à la major britannique durant les négociations de rachat», a soutenu «La Lettre du Continent» qui souligne que Bp avait rejeté l’offre.

Le mouvement National des femmes de l‘APR

Le Mouvement National des femmes de l’Alliance Pour la République (Apr) félicite sa présidente sortante, Mme Marième Badiane pour le travail colossal accompli 11 ans durant à la tête de la structure. Selon le Mouvement, Mme Badiane a été une combattante de la première heure auprès du Président Macky Sall. Les femmes apéristes rappellent que lorsque l‘ancien régime avait retiré au Président Macky Sall son passeport, c’est Marième Badiane seule qui avait osé organiser une conférence de presse pour que le passeport lui soit restitué dans les meilleurs délais. Selon les femmes de l’Apr, elle était prête à s’immoler. Aussi à la tête du mouvement national, elle a effectué le tour des régions pour secourir les sinistrés des inondations. Elle faisait des descentes régulières dans l’intérieur du pays pour la massification du parti. Marieme Badiane a été de toutes les grandes batailles de l’Apr, du temps de l’opposition jusqu’à aujourd’hui. Le Mouvement National des femmes adresse ses félicitations aussi à la nouvelle présidente, Ndèye Saly Diop Dieng et s’engage à l’accompagner dans cette mission pour le triomphe du parti.

Des éléments de l’Ocrtis tirent sur un trafiquant Sédhiou

Des policiers de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis) en patrouille le long de la berge du fleuve Casamance qui longe la commune de Sédhiou, sont tombés sur un groupe de jeunes trafiquants de drogue, selon nos confrères de Seneweb. En voulant les menotter, la bande s’est mise sur la défensive. Il s’en est suivi une bataille rangée. Deux des policiers seraient blessés. Ils ont d’abord tiré en l’air, en guise de sommation, puis sur l’un des trafiquants, en l’occurrence Boubacar Konaté, un jeune de 27 ans, bien connu dans le milieu, informe le commissaire Damien Badiane. La victime, atteinte à la cuisine gauche, est évacuée à l’hôpital de Sédhiou.

L’Ajs en rogne

L’Association des juristes Sénégalaises (Ajs) s’est prononcée sur le cas de la fillette de 9 ans qui a été violée par la co-épouse de sa mère. «L’auteure de cette infraction réprimée par la loi en son article 320, doit être poursuivie et la loi appliquée dans toute sa rigueur», se sont offusquées les femmes juristes outrées par les agissements de cette dame.

Enlèvement d’enfant à Hann Maristes

Des habitants du quartier Hann Maristes ont fait état hier, jeudi 27 Juin, des agissements d’une dame qui a tenté d’enlever un enfant de 9 ans. La victime aurait été sauvée de justesse par une «badianou gokh» (marraine de quartier). Contactées, des sources de la Brigade de gendarmerie de Hann Maristes ont fait savoir qu’en vérité, la dame qui faisait semblant de chercher des sachets de «glace» est suspectée d’être une voleuse de bijoux d’enfant. Elle a d’ailleurs réussi à éloigner l’enfant en question et à lui voler ses boucles d’oreilles en or. Elle est en garde-à-vue à la Brigade de gendarmerie de Hann Maristes.

Macky case sa secrétaire au Hcct

Au moment de s’envoler pour le Japon, le chef de l’Etat a signé plusieurs décrets. En dehors de son staff de Communication qu’il a remanié, le Président Macky Sall aussi touché son secrétariat. En effet, la très discrète Madame Barro Ngoné Fall est désormais membre du Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct). C’est donc la fin d’un compagnonnage de plusieurs années puisqu’elle était aussi son assistante lorsqu’il était maire de Fatick.

Le Sg de la Ligue Islamique Mondiale à Dakar

Une première au pays de la Téranga. Docteur Mouhamed Abdoulkarim Al-Issa, secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale est l’hôte de marque au Sénégal à compter d’aujourd’hui vendredi. Pour les besoins de cette visite, le président Macky Sall a donné l’ordre à son avion d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Il a un agenda chargé au Sénégal. Docteur Mouhamed Abdoul karim Al-Issa va procéder samedi à la distribution de secours d’urgence pour la population de Malika, aider des personnes souffrant de cataracte à subir des opérations au siège de l’Ipres, inaugurer un forage à Kemaye dans la région de Thiès. Le dimanche ne sera pas de tout repos aussi pour l’hôte du Sénégal. Il va procéder à la pose de la première pierre du centre médical de Al Afia et réceptionner l’institut islamique supérieur de Thiès. La visite sera couronnée par la conférence prévue au Grand Théâtre sur le thème : «La pensée islamique authentique, méthodologie et message», co-présidée par le chef de l’Etat Macky Sall. Docteur Mouhamed Abdoulkarim Al-Issa va décerner des prix pour le concours du récital de Coran.

Kaolack

Trente accidents de la circulation sont dénombrés chaque mois dans la commune de Kaolack, a indiqué jeudi le chef du bureau régional des transports routiers, Moustapha Tall, dans un entretien avec l’APS. «Nous dénombrons une trentaine d’accidents par mois dans la commune. La recrudescence des accidents dans la région deKaolack est due à 95% au mauvais comportement humain, dont le non-respect du code de la route et le manque de prudence des conducteurs», a-t-il indiqué. «Le transport en commun occupe une place importante dans la région. Les conducteurs ne prennent pas toujours le temps de récupérer et sont fatigués. Il y a aussi la somnolence, la prise d’alcool et l’utilisation du téléphone au volant», a t-il ajouté. Selon lui, la position géographique de Kaolack, qui est une ville carrefour, induit une forte densité de circulation de voitures vers des destinations diverses, souvent vers la sous-region. La circulation est dense et l’état des routes et le mauvais état de certains véhicules n’arrangent en rien la situation», a-t-il expliqué. «Nous pouvons tirer un bilan positif de la semaine de la prévention routière qui s’est clôturée hier [mercredi], car elle a été bien vécue dans la région deKaolack et l’accent était mis sur la sensibilisation par rapport aux accidents de la circulation qui se sont produits récemment», a-t-il conclu.

Monnaie de la CEDEAO : Pr. Aliou Diack pour l’appellation «Kemt» et non «Eco»

Messieurs les chefs d’Etat africain, pour la mémoire de l’illustre savant Professeur Cheikh Anta Diop, appelez notre futur monnaie de la CEDEAO le « Kemt » et non « l’Eco »

Les 15 chefs d’État de la Communauté Economique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
se sont donné rendez-vous le 29 juin 2019 à Abuja au Nigéria, en vue d’adopter un agenda
pour la mise en circulation prochaine d’une nouvelle monnaie unique de la zone, en l’occurrence l’ECO, qui devrait intervenir en 2020, en remplacement du Franc CFA encore en vigueur. C’est une excellente initiative à saluer et on a envie d’ajouter : oui « il faut faire ! », pour paraphraser l’éminent Professeur Congolais Théophile Obenga, qui considère à juste titre que les dirigeants africains hésitent trop souvent devant l’histoire, à prendre leur courage à deux mains et à décider ! Enfin ! car quels que puissent être les arguments avancés par ses défenseurs, le Franc CFA a été, demeure et restera toujours une monnaie de domination, voire d’oppression d’une importante partie du continent africain.

On aurait tort de banaliser cet acte fort et patriotique que viennent de poser les chefs d’état vers
la réalisation de l’Unité Africaine sur une base économique solide avant qu’elle ne devienne organique, malgré l’afro-pessimisme ambiant qui habite certains observateurs étrangers, africains et afro-descendants de la diaspora. On aurait également tort de caricaturer cette nouvelle monnaie comme une monnaie de singe par condescendance !

En célébrant le 26 mai 2013 le jubilé de l’âge d’or (50ème anniversaire) de l’Organisation de l’Unité Africaine/Union Africaine (OUA/UA) fondée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba en Ethiopie, les chefs d’états africains, après avoir rendu hommage aux pères-fondateurs du Mouvement Panafricain et des Mouvements de Libération Nationale, et rappelé le rôle, les efforts et sacrifices historiques qu’ils ont joués et déployés ; après s’être s’inspirés de leur vision, de leur sagesse et de leur combat, y ont pris des engagements très importants dans une « Déclaration solennelle sur le cinquantième anniversaire de l’OUA/UA ». En effet, dans l’agenda consacré à l’intégration africaine, les chefs d’états se sont résolument engagés à, je cite :
• « Accélérer la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale, assurer la libre circulation des biens, en mettant l’accent sur l’intégration des marchés locaux et régionaux, et faciliter la citoyenneté africaine en vue de la libre circulation des personnes par la suppression graduelle des obligations de visa ;
• Accélérer les mesures visant à bâtir une Afrique unie et intégrée par la mise en œuvre de
nos cadres communs de gouvernance, de démocratie et des droits de l’homme, avancer
rapidement vers l’intégration et la fusion des Communautés Economiques Régionales en
tant que piliers de l’Union. » (Fin de citation).
Le rêve des pères fondateurs du Panafricanisme, de l’Unité Africaine et des Etats-Unis d’Afrique, passe inéluctablement par une indépendance culturelle, économique et militaire. Il s’agit de bâtir notre avenir en nous fondant sur un Paradigme Africain décomplexé de toute tutelle intellectuelle ou culturelle. Le Professeur Cheikh Anta Diop disait qu’il fallait « basculer l’Afrique sur la pente de son destin fédéral ». Pour cela, il faudra bien que l’Afrique recouvre sa dignité en s’appuyant sur le ressort de ses traditions pour rebondir vers une Renaissance Africaine.

Les puissances économiques et militaires mondiales, ont également commencé par prendre des décisions historiques majeures dans des conditions loin d’être optimales, et comparables à bien des égards à celles qui prévalent actuellement en Afrique. L’Union Européenne a démarré son travail d’unification douze années seulement après la terrible guerre mondiale de 1939-1945 aux conséquences dramatiques, avec le fameux traité de Rome, qui a créé la « Communauté Economique Européenne (CEE) en 1957, une organisation supranationale avec 6 pays seulement, en l’occurrence l’Allemagne Fédérale (Allemagne de l’Ouest), la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Des pays exsangues économiquement, que le  fameux Plan Marshall d’après-guerre des Etats-Unis d’Amérique a aidé à se relever. Chaque pays conservait encore sa propre monnaie : le Deutsche Mark (DM) en Allemagne, le Franc Belge (BEF) en Belgique, le Franc Français (FRF) en France, la Lire (ITL) en Italie, le Franc Luxembourgeois (LUF) au Luxembourg et le Florin Néerlandais (FL) aux Pays-Bas. Mais les Européens ont fait ! Ils ont fait leur Marché Commun pour mener une vraie intégration économique. Le développement économique n’était ni linéaire ni uniforme, la cadence était inégale dans toute l’Europe, dans et hors de la zone CEE. Le décalage économique qui existait entre l’Allemagne et l’Italie, ou entre la France et le Portugal, était comparable à celle qui existe aujourd’hui entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, ou entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ou le Niger. Il en résulta comme corollaire, beaucoup de mouvements migratoires dans des années 60 jusqu’au milieu des années 80, le flux allant des pays du sud, moins nantis vers ceux du nord de l’Europe plus développés. Les pays faibles étaient tirés par les plus forts.
Néanmoins, les Européens ont fait ! Ils sont même passés à la vitesse supérieure en créant l’Acte Unique en 1986. Ils passèrent ainsi de six (6) pays à douze (12) avec de nouveaux adhérents, en l’occurrence le Danemark, l’Irlande, le Royaume-Uni, la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Pourtant, pendant cette période cruciale, surtout suite aux conséquences économiques désastreuses découlant des deux chocs pétroliers de 1973 (guerre Israël/Arabes du Jom Kippur) et de 1979 (renversement du Schah Reza Pahlevi d’Iran par la révolution dirigée par l’Imam Khomeiny), l’Euroscepticisme était marqué même au sein des sociétés européennes. Cet Acte Unique de 1986 modifia le traité de Rome de 1957, pour ouvrir la voie à la création du Marché Unique de l’Union Européenne (UE) tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Six (6) ans après la signature de l’Acte Unique, les pays européens ont réussi à créer l’UE par
un « Traité sur l’Union européenne (TUE) » signé à Maastricht (Pays-Bas) le 7 février 1992,
lequel traité est entré en vigueur le 1er novembre 1993. Une zone de libre échange
économique avec une monnaie commune l’Euro fut décidée. Pour en être membre, il fallait
respecter 4 critères de convergence économique, qui sont :
1. Une stabilité des prix
2. Des finances publiques saines et viables
3. Une stabilité du taux de change et
4. Des taux d’intérêts gendarmés sur le long terme.
A sa création, l’UE ne comptait donc que 12 pays. Aujourd’hui ils sont 28 avec 5 autres
demandeurs d’adhésion, malgré une demande de sortie du Royaume-Uni (BREXIT) en
instance.

Depuis la création de l’UE jusqu’à maintenant, les critères de Maastricht n’ont jamais pu être respectés par tous les pays de zone Euro. On a fonctionné avec des compromis, au risque de compromettre la viabilité même de la zone. Aujourd’hui, dans cette organisation économique qui comptabilise 26 années d’existence, aucun des 28 pays ne respecte intégralement les quatre critères de convergence définis en 1992 à Maastricht ! Quelques exemples en sont l’illustration, en prenant le critère le plus déterminant relatif aux « Finances publiques saines et viables » : L’Allemagne qui est la première puissance économique de l’Europe, avec une dette publique en 2018 à hauteur de 61% de son Produit Intérieur Brut (PIB), dépasse le taux maximum de 60% fixé par les critères de Maastricht ; pendant dix-sept (17) années successives (de 2002 à 2018) ce pays n’a pas réussi à respecter ce critère de convergence. En 2018, le Royaume-Uni 2ème puissance économique d’Europe traine une dette publique de 87% de son PIB, la France, 3ème puissance économique d’Europe en est encore à 98,40% d’endettement par rapport à son PIB, la Grèce à 181%, l’Italie à 132%. Malgré le non respect des critères de convergence par les 28 pays européens, l’UE et l’Euro se portent bien et l’économie européenne est devenue, selon les études les plus récentes de 2018 publiées sur la situation économique mondiale par le Fonds Monétaire International (FMI), la seconde puissance économique du monde, avec un PIB de 22.023 milliards de Dollars US ($US), derrière la Chine devenue la première puissance économique mondiale avec 25.270,07  milliards de $US. Les États-Unis d’Amérique viennent maintenant d’être recalée en 3ème position avec un PIB de 20.494,05 milliards de $US.

Les pays africains de la CEDEAO qui ont décidé de mettre en place leur propre monnaie commune, l’Eco, sont au nombre de 15 et totalisent un PIB global de 1.729 milliards de $US, qui les placerait en 19ème position des puissances économiques du monde devant l’Iran, la Thaïlande et l’Australie. Pour un départ, c’est déjà honorable. N’oublions pas que de six (6) à douze (12) et finalement 28 pays, l’Union Européenne s’est bâtie sur une longue période de soixante-deux ans (62) ans ! Concédons alors à la CEDEAO et à l’Afrique un minimum de période de gestation. L’essentiel c’est encore une fois de faire !

Parallèlement à la CEDEAO avec sa monnaie commune, une Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC), est en train de prendre forme de manière encourageante. C’est un projet de zone de libre échange économique devant regrouper à terme 55 pays africains. Elle fédérerait les organisations existantes à travers le continent, entre autres, le marché commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb Arabe et la Communauté des Etats SahéloSahariens. Pour lancer la ZLEC, il fallait un minimum requis de 22 états à en ratifier le traité, ce qui est maintenant chose faite depuis le 29 avril 2019. Le PIB des 55 pays africains devant composer la ZLEC serait de 6.801 milliards de Dollars US à fin 2018 (selon les chiffres de 2018 du FMI), plaçant cette organisation continentale au 5ème rang des puissances économiques du monde, derrière la Chine 1 ère, l’Union Européenne 2 ème, Les Etats-Unis d’Amérique 3ème et l’Inde 4ème, mais devant le Japon (5.594,45 milliards $US), devant l’Allemagne (4.356,35 milliards de $US), devant la Russie (4.213,40 milliards de $US), devant l’Indonésie (3.494,74 Milliards $US) , devant le Brésil (3.365,34 milliards de $US), devant le Royaume-Uni (3.037,79 milliards de $US) et devant la France (2.962,80 milliards de $US).

La monnaie unique de la CEDEAO et la zone de libre-échange de la ZLEC continentale marquent un jalon historique dans la marche de l’Afrique vers une indépendance réelle, aux plans économique, culturelle et plus tard militaire. L’Afrique ne peut compter et être prise au sérieux, au plan mondial, que si elle est vraiment forte. Une monnaie doit s’appuyer sur une Charte de Valeurs éthiques, sociales et culturelles, dans la recherche du mieux-être pour les populations qui s’en servent comme outil de production et d’échange. La Maât dans l’Egypte Antique Noire, constitue une excellente synthèse de toutes ces valeurs, dans lesquelles se reconnaitront tous les peuples d’Afrique et de sa Diaspora. La Maât est symbolisée par une femme, dans la mythologie Kamite (Egyptienne), comme incarnation de la déesse de l’ordre, de l’équilibre du monde, de l’équité, de la paix, de la vérité et de la justice. Elle est l’antithèse de l’Isfet qui est chaos, injustice et désordre social. La Maât symbolise la norme universelle, à savoir l’équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d’agir selon le droit, l’ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance.

Le plus grand hommage que les chefs d’états africains pourraient rendre au Professeur Cheikh Anta Diop qui a décomplexé l’Afrique, ainsi qu’aux pères fondateurs du Panafricanisme, c’est de donner à cette nouvelle monnaie un nom fédérateur, dans lequel tous les peuples du continent africain et de sa diaspora se reconnaitraient. Le nom de la monnaie devrait porter le nom de Kemt (et non de Eco !), du nom que nos ancêtres donnaient à l’Afrique Antique, que les anciens Grecs ont appelé EGYPTE, mais que les colonisateurs européens ont réduit à ce petit pays de 1.001.450 km² que nous connaissons aujourd’hui. Kemt d’Afrique Noire a généré la première civilisation du monde et la plus rayonnante des cultures jamais connues dans l’humanité. Pour Cheikh Anta Diop, hommage ne pourrait être plus sublime.
Ingénieur Génie Civil

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