Revue de Presse du jeudi 27 juin 2019

Revue de Presse du jeudi 27 juin 2019

Qui refuserait une monnaie souveraine africaine ?Par Demba Moussa Dembélé,Economiste, organisateur des « samedis de l’économie 

Au moment où le processus vers la monnaie unique dans l’espace CEDEAO semble franchir des pas décisifs, on assiste à une série de contre-feux de la part des défenseurs du franc CFA, dans le but de repousser l’échéance de 2020 et de perpétuer la servitude monétaire imposée aux ex-colonies françaises depuis plus de 70 ans.

Les décisions de la réunion d’Abidjan 

Lors de la réunion du Comité interministériel de la CEDEAO, composé des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales, les 17 et 18 juin 2019, dans la capitale ivoirienne, d’importantes décisions ont été prises qui, si elles sont entérinées par les chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 juin prochain, seraient une étape décisive vers la naissance de la monnaie unique.
La première décision est le consensus sur le nom de la future monnaie unique, qui s’appellera ECO. La politique monétaire sera définie dans le cadre d’un ciblage de l’inflation globale. La seconde décision est relative à la nature de la future banque centrale, qui serait de type fédéral. Cette option vise sans doute à donner un peu plus de flexibilité aux pays dans l’application de la politique monétaire, tout en respectant le cadre global de celle-ci. La troisième décision concerne la nature du taux de change, qui serait flexible.

La monnaie unique n’est plus une utopie

Ce qui est remarquable est que ces décisions aient été prises à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dont le président, Alassane Ouattara, est taxé d’être un des farouches opposants à l’abandon du franc CFA, classé comme l’un des « gardiens du temple » par Jeune Afrique. Un autre signe qui conforte l’optimisme est la déclaration du ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Koné, qui dit que « la monnaie de la CEDEAO n’est plus une utopie technocratique ». Cette déclaration semble indiquer que l’argument « technique » ne peut plus être évoqué pour retarder le processus vers la monnaie unique. En effet, pendant longtemps, les opposants à la monnaie unique ont avancé le caractère « technique » de la monnaie pour soutenir que les pays africains n’étaient pas prêts à créer leur propre monnaie et à abandonner le franc CFA. Les critères de convergence sont certes un élément important à prendre en considération, mais ils ne doivent pas être un facteur bloquant d’autant plus que c’est impossible de voir tous les pays respecter ces critères en même temps. En réalité, il n’y a pas de modèle idéal pour aller à la monnaie unique.
En fait, la question de la monnaie est fondamentalement politique. C’est pourquoi la Taskforce présidentielle, composée des chefs d’Etat de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger et du Nigeria, avait préconisé en octobre 2017, lors de sa réunion à Niamey (Niger), d’aller à la monnaie unique par étapes. Cette volonté avait été réaffirmée à Accra (Ghana), lors de la réunion de la Taskforce en février 2018. Au cours de cette réunion, les dirigeants avaient fixé une feuille de route révisée avec le « recentrage et la réduction des critères de convergence de onze à six ». Selon cette feuille de route révisée, les pays qui auront satisfait à ces critères de convergence, notamment ceux de premier rang, lanceront la monnaie unique en 2020 et les autres suivront. D’ailleurs, plusieurs pays, et non des moindres, ont dit avoir respecté au moins cinq des six critères retenus, ce qui rend possible le lancement de la monnaie unique, comme prévu. Ce que semble confirmer Monsieur Jean-Claude Brou, président de la Commission de la CEDEAO, qui, lors de la réunion d’Abidjan, a affirmé que « la feuille de route sera suivie ».

Les contre-feux des défenseurs de la servitude monétaire

Les décisions d’Abidjan et la perspective de les voir acceptées par les chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 juin ont alarmé les défenseurs inconditionnels du franc CFA. Déjà, avant la réunion du Comité interministériel de la CEDEAO, l’hebdomadaire Jeune Afrique, qui avait eu vent de l’agenda de la rencontre, publiait dans son édition du 16 au 22 juin un document de 14 pages consacré au débat sur le franc CFA, avec une classification fantaisiste entre « extrémistes », « réformistes » et « gardiens du temple ». En vérité dans ce débat, il n’y a que deux camps: les défenseurs du statu quo ou de la servitude monétaire et les partisans de la souveraineté monétaire.
L’objectif du document de Jeune Afrique était de détourner l’attention sur la rencontre d’Abidjan ou peut-être d’influencer les décisions des présidents des pays de la zone franc lors du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 juin. Il y avait notamment l’interview de Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre français de l’Economie et des Finances et ancien Directeur général du FMI. Il est conseiller des présidents du Togo et du Congo-Brazzaville. La parole fut également donnée à ancien Conseiller spécial du gouverneur de la BCEAO, Monsieur Théophile Ahoua N’Doli, qui implore de « ne pas jeter le bébé CFA avec l’eau du bain ». Derrière leurs propositions de « réformes » pour faire évoluer les relations entre les pays africains et la France, se cache un objectif fondamental: préserver la tutelle de celle-ci, c’est-à-dire perpétuer la servitude monétaire des pays africains, sous une forme « rénovée » !
En Afrique et ailleurs, il y a toute une cohorte d’économistes, de journalistes et « d’experts » en tout genre qui se mobilisent pour mettre en garde contre l’abandon du franc CFA et l’adoption d’une monnaie souveraine africaine. A leurs yeux, les Africains ne sont pas assez « mûrs » pour gérer leur politique monétaire, même après 74 ans d’asservissement ! Ces défenseurs du franc CFA contre une monnaie africaine ne peuvent pas envisager l’avenir de leurs pays sans la France. Ils ressemblent à ces anciens esclaves qui, au seuil de la porte vers la liberté, reviennent sur leur pas vers la maison du maître, parce qu’ils se sentent perdus sans ce dernier !
Me revient à l’esprit la fameuse conférence du Pr. Cheikh Anta Diop à Niamey, au Niger. La plupart des questions posées par l’audience tournaient autour de l’acceptation de ses thèses par les Blancs ! Et l’éminent savant avait réagi en ces termes : « toutes vos questions reviennent à une seule : quand est-ce que les Blancs vous reconnaîtront-ils ? Parce que la vérité sonne blanche ! ». Ceux à qui s’adressait l’éminent savant et ceux qui s’opposent à la fin de la servitude monétaire sont victimes d’une profonde aliénation culturelle, qui crée des réflexes de subordination et de soumission que beaucoup d’intellectuels africains traînent encore et dont ils ont du mal à se débarrasser.
N’est-ce pas Steve Biko, l’une des figures héroïques de la lutte contre l’odieux système d’apartheid en Afrique du Sud, qui disait que « l’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est la mentalité de l’opprimé » ?

Un combat d’arrière-garde

Le combat que mènent les agents africains du néocolonialisme est un combat d’arrière-garde. Leurs cris d’alarme pourraient peut-être influencer quelques « dirigeants » sous le contrôle de la France, mais ils ne pourront pas arrêter la marche inexorable de l’histoire. Le contexte mondial est en pleine mutation. La mondialisation capitaliste est en train de s’effondrer, comme l’illustrent les guerres commerciales en cours, sous les regards impuissants de l’Organisation mondiale du commerce et des institutions financières internationales. On assiste à la mort de l’ancien ordre économique mondial et à la naissance d’un nouvel ordre dans lequel les pays du Sud, y compris l’Afrique, auront un poids économique et financier de plus en plus important.
C’est dans ce contexte que l’Union africaine a lancé la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), l’un des projets-phares de l’Agenda 2063. C’est dans ce contexte également que se situe le rapprochement entre la Côte d’Ivoire et le Ghana pour défendre ensemble les prix du cacao dont ils sont les principaux producteurs mondiaux.
C’est sûr que le contexte mondial et régional en pleine mutation a pesé dans les importantes décisions prises à Abidjan et va probablement influencer celles des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO lors de leur Sommet du 29 juin à Abuja, au Nigeria. Ils ont compris qu’il est temps de faire preuve de volonté politique et de franchir le Rubicon. Il y va de leur crédibilité, il y va du développement de leur Communauté.
Faut-il rappeler que la quête d’une union monétaire va au-delà de la CEDEAO. L’Union africaine a lancé depuis plusieurs années des chantiers sur ce sujet, tels que le Fonds monétaire africain et la Banque centrale africaine. Plus de 40 banques centrales du continent adhèrent à ce projet, dont le secrétariat est logé à la BCEAO.Bienvenue à l’éco ! Au musée le franc des colonies françaises d’Afrique !

FINANCEMENT DE L’ECONOMIE : La BCEAO joue sa partition

https://www.lejecos.com La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest(BCEAO) est sensible à la problématique de l’accès au financement des PME/ PMI. D’ailleurs, elle a mis en place un dispositif spécifique de financement pour ces dernières.
Selon le Directeur national de la BCEAO les Etats ont largement investi dans ce secteur et dans tous les domaines. Il reste maintenant au secteur privé, selon M. Ahmadou Al Aminou  Lo, de prendre le relais.
En effet dans nos pays, le secteur privé est essentiellement constitué des PME/ PMI, constate M. Lo.  Mais il se désole que pour l’essentiel, ces PME et PMI sont dans le secteur informel. D’où soutient-il, la pertinence de l’initiative de la BCEAO, qui en 2015, sur proposition de son gouverneur  Tiéméko Meyliet Koné, a soumis au Conseil des ministres de l’UEMOA le dispositif de soutien au financement des PME/ PMI,  qui  l’avait  approuvé.
Au demeurant, le Directeur national de la BCEAO Sénégal n’a pas manqué d’exprimer sa ferme conviction qu’il faut que les PME/PMI soient financées.  Sinon ajoute-t-il, il sera impossible de maintenir les taux de croissance que l’on connait dans la zone UEMOA.
La banque centrale cherche ainsi, par le biais du financement des PME/PMI, à fédérer les synergies et les énergies autour des acteurs que  sont les Etats, le système bancaire et les acteurs économiques engagés dans l’entrepreneuriat. Pour les autorités monétaires de la BCEAO, il est absolument nécessaire de se doter  des outils permettant de  réduire le coût du risque.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, l’initiative de la BCEAO a fait l’option  consistant à sélectionner des structures d’appui et d’encadrement (SAE)   chargées de travailler avec les PME/PMI sur la gouvernance (institutionnelle, comptabilité), l’appui à l’élaboration de plan d’affaire, de dossier de crédit ainsi que le soutien à la banque en matière de recouvrement. L’objectif principal c’est de travailler à réduire  la perception que le financement d’une PME/PME est risqué, en travaillant ferme sur le coût du risque.
La BCEAO a déjà sélectionné les structures d’appui et d’encadrement. Il faut noter que le processus d’opérationnalisation est en cours en ce moment. A ce propos le directeur de la BCEAO  a précisé qu’il a déjà soumis au ministre en charge des PME l’homologation des tarifs. Après la mise en place du nouveau gouvernement l’arrêté conjoint d’homologation de ces tarifs sortira certainement.
Dans la foulée, la BCEAO a aussi décidé de s’appuyer  sur les chambres de commerce d’industrie et d’agriculture pour leur demander  de jouer le rôle de facilitateur entre les SAE et les agents économiques qui souhaitent avoir du crédit bancaire.
Le Directeur national de la BCEAO a assuré que les banques ont déjà fourni un canevas de mode opératoire. Il reste maintenant  aux acteurs  d’entrer en contact avec les SAE pour  pour adresser aux banques leurs demandes de financement.
Pour Amadou Al Aminou Lo, le contexte est vraiment favorable pour le faire. Parce que certaines banques ont déjà  mis en place des guichets spécifiques de financement pour les PME/PMI.
Le directeur national de la BCEAO a par ailleurs  conclu sur ce point en précisant qu’une bonne pondération du risque est   allouée dans le cadre du calcul prudentiel dès lors que c’est une PME/PMI qui a le label du dispositif.  La BCEAO quant à elle,  reste dans l’attente de la première vague d’entreprises éligibles à ce nouveau dispositif.LejecosMagazine

Amélioration de la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise en Avril

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 0,5%, en variation mensuelle au mois d’Avril 2019.
La Dpee explique cela  sous les effets conjugués du différentiel d’inflation favorable (-0,4%) et de la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux (-0,1%).
Relativement aux pays de l’UEMOA et de la zone Euro, des gains de compétitivité respectifs de 0,3% et 0,4% sont enregistrés par l’économie nationale, du fait des différentiels d’inflation favorables.
En glissement annuel, l’économie sénégalaise a enregistré des gains de compétitivité de 4,7% en avril 2019, grâce au différentiel d’inflation favorable (-3,3%) et à la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des pays partenaires (-1,4%).
La compétitivité-prix sur les quatre premiers mois de 2019 s’est, pour sa part, renforcée de 5,1% comparativement à la même période de l’année précédente, portée par un différentiel d’inflation favorable (-3,5%) et une dépréciation du franc CFA vis-à-vis des monnaies des principaux partenaires commerciaux (-1,6%)Ibrahima Diop

Cherté de l’Internet au Sénégal : vers une diminution des prix

iGFM – (Dakar) – Le directeur général de l’Adie Ibrahima Bakhoum annonce que le gouvernement prévoit une diminution du coût d’internet au Sénégal avec la mise sur le marché d’ici deux ans de 100 autres giga bits sur les 172 déjà dans la bande passante internationale. Ce qui va renforcer l’offre au niveau du pays et d’amoindrir le coût de l’Internet.
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU SENEGAL :L’accélération de la transition démographique préconisée 
http://www.enqueteplus.com La transition démographique doit être accélérée pour avoir une configuration géographique favorable au développement au Sénégal. C’est ce qu’a estimé hier, le chef de la Division de la Planification sociale, Lanfia Diané, lors d’un atelier. 
La capture du dividende démographique constitue, selon le chef de la Division de la Planification sociale, un ‘’levier important’’ pour l’atteinte de l’objectif d’émergence économique tant souhaité dans le Plan Sénégal émergent (Pse), à l’horizon 3035. ‘’D’abord, c’est la transition démographique qui doit être accélérée pour avoir une configuration géographique favorable au développement au Sénégal. Et ensuite, mettre des politiques de santé et d’éducation adéquates pour renforcer le capital humain national.
Mais, ce n’est pas suffisant’’, affirme  Lanfia Diané. D’après le chef de la Division de la Planification sociale, une fois que le capital humain est ‘’renforcé’’, il faut procéder à des investissements ‘’productifs massifs’’, pour créer des opportunités d’emplois. Afin de permettre à cette frange importante de la population d’être utilisée dans le processus de développement. ‘’Sinon, au lieu d’avoir un dividende démographique, on risque de faire à une bombe démographique. Aujourd’hui, le Plan d’actions prioritaire du document national de référence en matière de capture du dividende démographique doit être opérationnalisé. L’objectif est de renforcer le processus de croissance forte et soutenue’’, dit-il.
M. Diané qui s’exprimait, hier lors l’atelier de lancement du rapport annuel sur l’état de la population mondiale, informe les trois points essentiels dans ce processus. Ils concernent : ‘’le respect des droits acquis ou en cours d’acquisition, l’élargissement des choix ou des possibilités offertes aux populations, la lutte contre les inégalités économiques et sociales, ainsi que la capture du dividende démographique’’. Des éléments qui, d’après lui, constituent aujourd’hui des ‘’leviers incontournables’’ de développement durable au Sénégal.
En dépit des progrès qui sont réalisés à travers le monde pour l’amélioration des conditions des femmes, l’ingénieur statisticien démographe, chargé de Programmes au bureau pays du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) signale que des efforts ‘’restent encore à faire’’. Et, ces avancées sont notées en matière de santé de la reproduction, de droits des femmes, etc. ‘’On a beaucoup amélioré le niveau d’instruction des filles. Ce qui joue sur leur comportement, leur contribution au développement économique de nos pays. (…) Mais, il faut quand même partir de l’autonomisation des femmes, laisser aux femmes la liberté de choisir ce qu’elles veulent faire dans la vie, en termes de procréation. Mais aussi, le renforcement de la contribution au développement de leur pays, du métier qu’elles veulent embrasser. Et qu’il y ait équité dans la répartition des facteurs de production. Il s’agit de l’accès à la terre, aux semences, etc.’’, préconise Pape Madiop Diop. Pour lui, dans le choix qu’il faut faire entre homme et femme, que ce soit les différents postes ou ailleurs, il faut qu’il y ait ‘’équité’’ entre les deux sexes.
En fait, le Directeur de cabinet du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Aliou Ndiaye reconnait que la contribution des femmes dans l’économie nationale est ‘’relativement très importante’’. ‘’D’ailleurs, toutes les politiques de l’Etat sont centrées sur l’autonomisation des femmes et des filles. Elles constituent une priorité.
Parce que le gouvernement est conscient du poids prépondérant des femmes dans le développement de notre pays. Surtout qu’elles constituent la majorité de la population’’, souligne-t-il. Sur ce, M. Ndiaye rappelle que la Sénégal s’est résolument engagé à renforcer l’autonomisation des femmes et à protéger les groupes vulnérables pour relever les défis liés à l’éradication des différentes formes d’exclusion et d’inégalités. Un engagement qui tire ses racines dans les mesures antérieurement prises par l’Etat. Il s’agit de celle portant sur l’égalité fiscale de traitement fiscal entre les hommes et les femmes, adoptée depuis 2008. Et surtout, la loi instituant la parité dans les fonctions électives et semi-électives adoptée en 2010. ‘’Pour harmoniser toutes ces initiatives, le gouvernement du Sénégal a élaboré depuis 2005 et actualisé en 2015, une Stratégie nationale de protection sociale (Snps) intégrée et multisectorielle. Celle-ci promeut la solidarité avec les groupes vulnérables, l’équité et l’égalité de genre’’, signale M. Ndiaye.
Il convient de noter qu’en novembre prochain, se tiendra au Kenya, le sommet de Nairobi sur la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd25). Une rencontre qui offrira, selon le Dc du ministère de l’Economie, une plateforme inclusive rassemblant les gouvernements, les organismes des Nations unies, les organisations du Secteur privé, les groupes de femmes et les réseaux de jeunes. Pour discuter et convenir des initiatives permettant de stimuler la mise œuvre du Programme d’action de la Cipd. Afin que la lutte pour le respect des droits et la liberté de choix ‘’ne soit plus’’, d’après les acteurs, un ‘’idéal’’, mais une ‘’réalité’’.MARIAMA DIEME

Hydrocarbures: Locafrique s’offre la Sar

https://www.leral.net Entré dans le capital de la Société africaine de raffinage en 2017, Khadim Bâ, patron du spécialiste du crédit-bail Locafrique, est aujourd’hui en passe d’en prendre le contrôle.
A 35 ans,Khadim Bâ est sur le point de remporter son pari après plus d’un an de suspense. A la fin de ce mois de juin 2019, l’homme d’affaires devrait contrôler 51% du tour de table (moyennant 70 millions d’euros) de la très stratégique Société africaine de raffinage (Sar). Le montant a déjà été mobilisé, selon le jeune patron qui a d’ailleurs récemment rencontré Mouhamadou Makhtar Cissé, le nouveau ministre du Pétrole et de l’Energie, pour les derniers réglages du deal.
Diplômé de Hec Montréal en management des hydrocarbures, Khadim Bâ s’est fait connaître en redynamisant la société Locafrique spécialisée dans le crédit-bail agricole. En 2013, l’établissement financier qui a obtenu son agrément en 1974, a noué un partenariat sur dix ans avec l’initiative Feed the future de l’Agence des états-unis pour le développement international (Usaid), afin de mobiliser près de 12 milliards de FCfa (plus de 18 millions d’euros) d’investissements au profit de producteurs, principalement dans la vallée du fleuve Sénégal.
Depuis 2015, il participe également à hauteur de 20 milliards de FCfa, au financement des campagnes d’achat de graines de la sonacos. En août 2017, Khadim Bâ est entré dans le capital du plus ancien raffineur d’Afrique de l’Ouest, créé en 1963, en rachetant 34 % du capital au groupe saoudien Bin Laden group, via sa filiale Petroleum, chemicals & mining company (Pcmc). Le reste de l’actionnariat est partagé entre Petrosen, Total Sénégal et le nigérian Sara group.
A l’en croire, tout s’est passé par le plus grand des hasards. « En 2017, alors que nous finalisions le financement de la campagne arachidière, j’ai appris que34 % de la Sar étaient à vendre avec une option sur les 17 % détenus par Petrosen (bras armé de l’Etat dans le secteur pétrolier).Je n’ai pas hésité une seconde»,explique-t-il.
Son entrée au tour de table de la raffinerie implantée à Mbao, à 15 kilomètres au sud de Dakar, ne s’est toutefois pas faite sans heurt. Il s’attaque immédiatement aux problèmes de gouvernance et dénonce un contrat de 400 milliards de FCfa, signé sans appel d’offres, en août 2017, avec Oryx energies, par Oumar Diop, l’ancien directeur général de la Sar, limogé depuis. « Aujourd’hui, toutes les tensions de trésorerie que nous connaissons sont dues à ces anciens contrats et au blocage des prix des produits pétroliers par le gouvernement. C’est dommage, mais nous sommes en train de passer à une nouvelle phase », répond-il,mi-résigné, mi-déterminé à mettre en œuvre son projet industriel.
A cause du choix de Dakar de subventionner les prix des produits pétroliers, l’entreprise traîne une dette d’environ 102 milliards de FCfa. Mais sa direction est en passe de finaliser un accord avec afreximbank afin de restructurer cette créance, révèle Khadim Bâ, qui vante les avancées enregistrées en matière de gouvernance.
L’entreprise dirigée par Serigne Mboup, ancien patron de Petrosen, passe désormais tous ses contrats d’approvisionnement suivant des appels d’offres internationaux. seul héritage du passé en la matière, un contrat de quatre ans signé avec Itoc pour la fourniture de gaz que la direction essaye de résilier, car il implique selon elle un surcoût de 30 dollars par tonne (400 000 tonnes métriques). Résultat, le dernier contrat a été remporté par Dermond oil and gas, qui a fourni un crédit de 40 milliards de FCfa. Ce groupe basé à Abou dhabi a été fondé en 2016 par Khadidiatou Bâ, sœur de Khadim, passée par la société de services pétroliers Schlumberger. « Nous avons gagné environ 9 millions d’euros par rapport à l’ancien contrat qui nous liait à Addax », se félicite-t-il.
Autre gros obstacle sur son chemin lors de son arrivée, le refus de l’ex-ministre sénégalais du Pétrole, Mansour Elimane Kane, d’appliquer l’accord signé avec Locafrique, prévoyant le transfert de 17 des 45 % du capital du raffineur détenus par Petrosen. En cause, deux visions stratégiques antagonistes pour le futur de la Sar. L’ancien ministre souhaitait la construction immédiate d’une nouvelle raffinerie, quand le patron de Locafrique optait pour une extension de sa capacité de traitement (de 1,2 million à 2 millions de tonnes par an), avant d’envisager une nouvelle infrastructure d’ici à sept ans.
Aux yeux de Khadim Bâ, il est impératif que la Sar se modernise afin de pouvoir jouer pleinement son rôle dans un Sénégal bientôt producteur de pétrole et de gaz. Elle devra raffiner les premiers barils de brut qui seront extraits de l’offshore du pays, à Sangomar, d’ici à 2022. mais cela implique des investissements qui, seuls, pourront pérenniser l’outil. Ces derniers, estimés à 400 milliards de FCfa, permettront de finaliser la transformation de la raffinerie qui réalise un chiffre d’affaires annuel de près d’un millier de milliards de FCfa, mais une perte de 1 milliard de FCfa en 2019 selon les prévisions.
Ce montant sera financé à hauteur de 20% par Locafrique, le reste par ses partenaires bancaires et par le Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (FSIPP), compte tenu de la mission de service public joué par la Sar, selon Serigne Mboup. Le top management de la raffinerie suit de très près le projet Gas-to-Power de la Senelec, qui cherche à mettre au gaz la plupart de ses centrales électriques. Premier client de la Sar, l’énergéticien public représente environ 200 milliards de FCfa du chiffre d’affaires annuel de cette dernière.
«Stratégiquement, il faut que nous participions à ces investissements-là. nous ne pouvons plus rester uniquement dans l’importation et le raffinage dont les marges sont minimes », martèle Khadim Bâ. «Ce n’est pas un trader, il a une vraie vision industrielle de la pérennité de l’outil », juge Samuel sarr, ancien directeur général de la Senelec et ministre de l’Energie de Abdoulaye Wade, aujourd’hui administrateur de Locafrique auprès de la Sar.
Autre ambition du chef d’entreprise : travailler avec les banques locales et les pousser à participer davantage au financement de l’économie. Par exemple, sur les huit derniers mois, il s’est associé avec la Banque nationale de développement économique pour financer à hauteur de 85 milliards de FCfa ses importations de fuel. Des partenariats de ce type sont en train d’être noués avec Coris Bank et Uba sénégal.Libération

Vente annoncée d’immeubles de la Sonacos : Fada sauve les meubles de justesse…

https://senego.com La presse a distillé une information faisant état d’une saisine de deux immeubles de la SONACOS SA au profit de la Compagnie bancaire de l’Afrique occidentale (Cbao) du groupe Attijariwafa Bank SA, pour une créance de 727 millions de nos francs. A cet effet, le Directeur Général de la SONACOS Modou Diagne Fada a reçu le 25 Juin dernier le Directeur Général de la CBAO. Les discussions se sont tenues dans une ambiance cordiale.
À l’issue de leurs échanges, les deux parties ont abouti à un consensus pour le traitement à l’amiable de ce contentieux, nous apprend une note parvenue à senego.
Pour mémoire, il s’agit d’une créance en établie sous la gestion de l’ancien repreneur Abbas Jaber en 2014. La condamnation date de 2014 avec la défunte Suneor. Un passif dont le tout nouveau Directeur Général de la plus grande huilerie du Sénégal a donc hérité. Il s’agissait précisément de terrains nus objet des titres fonciers N7583/DG et 16192/DG reportés au livre foncier de Grand Dakar. Une parcelle d’une superficie de 3229 mètres carré située à Bel Air en bordure de la rocade et évalué à 350 millions. Il faut y ajouter le titre foncier N. 11055/DG devenu le 7683/RG situé à côté de la route des Grands Moulins de Dakar
Et c’est pour sauver ce qui pouvait encore l’être, que le nouveau Directeur Général de la SONACOS S.A qui a hérité du dossier a récemment reçu son homologue de la CBAO.

L’ÉTAT RENOUE AVEC LA SDE

http://www.emedia.sn La Sénégalaise des eaux reste encore pour six mois. Un avenant au contrat d’affermage avec la Sde pour la gestion de l’eau potable en milieu urbain et périurbain, a été signé entre les deux entités, ce 26 juin, informe un communiqué du ministère de l’Eau reçu à emedia.sn.
« Cet avenant n° 10 proroge le contrat en cours pour une durée de six (6) mois, à compter du 1er juillet 2019 », souligne le document.
Le ministère qui rappelle dans son document les conditions d’attribution du contrat d’affermage à la Sde souligne qu’il s’agit du 10e avenant signé avec la sénégalaises des eaux. « Le contrat d’affermage de la production et de la distribution d’eau potable avec la SDE a été initialement conclu le 9 janvier 1996 ; entré en vigueur le 23 avril 1996 pour une durée initiale de dix (10) ans, il a fait l’objet de neuf (9) avenants successifs et devait finalement arriver à expiration le 30 juin 2019. »

Pourquoi la Sde est prorogé

En fixant, donc, « au 30 juin 2019 la fin de cet avenant n° 9 signé le 31 décembre 2018, il était prévu que toute la procédure d’appel d’offres serait bouclée au plus tard au mois de février 2019 pour permettre l’installation du nouvel exploitant le 1er juillet 2019 », expliquent les services de Serigne Mbaye Thiam. Qui soulignent que le contentieux entre la Sde et le groupe français Suez a retardé le processus. « À la suite de deux séries de recours gracieux et contentieux, le Comité de Règlement des Différends de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) n’a finalement rendu sa décision définitive que le 29 mai 2019, confirmant l’attribution provisoire à Suez Groupe. Cette décision a été notifiée au ministère de l’Eau et de l’Assainissement le 14 juin 2019, soit 16 jours seulement avant la fin du contrat avec la SDE, fixée le 30 juin 2019 alors que le contrat d’affermage avait prévu un délai de six mois pour les mesures utiles à prendre en vue d’assurer la continuité du service public affermé d’eau potable et notamment de faciliter le passage de l’affermage au nouveau régime d’exploitation. »
« Maintenant que le processus de sélection du nouvel opérateur est terminé, souligne le document, il importe de mener les diligences pour clôturer le contrat avec la SDE et installer le nouvel exploitant ».
Selon le document, avec le groupe Suez, la part nationale sera de 55% au lieu de 43% dans la situation actuelle.
Le ministère souligne, par conséquent, que « Ce nouvel et dernier avenant avec la Sde a donc pour objet, entre autres, d’installer le nouvel exploitant sans affecter la continuité et la qualité des services rendus aux usagers, tout en sauvegardant les droits et obligations des différentes parties.

Licenciement de 500 travailleurs de la Css : Une grève

http://actunet.net Le secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts) est en colère contre la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Faisant actuellement face à la presse, Sidya Ndiaye annonce une grève pour dénoncer le licenciement de 500 travailleurs de la Css qui, selon lui, sont abusifs. Parce que ces derniers ne doivent pas aller à la retraite à l’âge de 55 ou 59 ans, mais plutôt à 60 ans, rapporte iRadio

ERNAM/Entre marchés fictifs, surfacturations… :Les détails d’un scandale qui écorne encore l’image de l’Asecna.

https://www.dakaractu.com Libération dévoile les détails d’un scandale financier qui secoue de l’Ecole régionale de la navigation aérienne et du management (Ernam) sous la tutelle de l’Asecna.

Fournitures de bureaux : Une fraude de plus de 6 millions

Des commandes de fourniture de bureau des premier et deuxième trimestres 2017 d’un montant de 6.994.878 FCfa dont les bordereaux de livraison sont signés par le chargé de maintenance par intérim et les factures certifiées par l’ancien directeur et le chargé d’unité du budget, ne sont jamais entrées en magasins. Ce qui est d’ailleurs conforté par l’absence de bordeaux de livraison. En clair, il s’est agi d’un vulgaire marché fictif maquillé sur la base de faux.

Une facture de 1,2 million payée jamais livrée.

Pis, le directeur avait certifié aussi des factures à hauteur d’1,2 million de F cfa pour la  révision des équipements informatiques de janvier à juillet 2017. La prestation bien que “payée” n’a jamais été effectuée.  Ce n’est pas tout. selon nos informations, des bizarreries ont été relevées sur la commande objet du bon numéro 20170173 du 3 août 2017 du fournisseur “Sen services informatique”. Les articles visés par le bon de commande n’ont jamais été livrés. À la place, ce sont des imprimantes qui ont été réceptionnées alors que le bon de livraison comporte le numéro du même bon de commande.

70 climatiseurs commandés, seuls 52  livrés

Mais il y a plus étonnant ! Les six imprimantes de type Hp office Jet 7610 ont été “achetées” à 331.000 FCfa pièce alors que le prix sur le marché ne dépasse pas 119.000 FCfa. Au titre des investissements, il a été relevé que sur 70 climatiseurs commandés, seuls 52 ont été livrés, soit un manque de 18 appareils, alors que la facture a été intégralement payée.

L’Ernam payait la facture d’électricité de son directeur

L’autre curiosité concerne la location-gérance du restaurant de la cité des élèves et stagiaires de l’Ernam. En effet, dans le contrat, il était stipulé que c’est le gérant qui allait prendre en charge la fourniture du restaurant en eau, en électricité et en gaz. Mais pour on ne sait encore quelle raison, l’ancien directeur faisait tout supporter à l’Ernam. Ce qui n’est pas surprenant puisque c’est l’Ernam qui payait même les factures d’électricité à son… domicile. L’Asecna estime que ces manœuvres frauduleuses ont permis de détourner pas moins de 150 millions de FCfa.

CHAMBOULEMENT SUSPECT À LA DOUANE : Le DG et son Directeur des Opérations Douanières soupçonnés d’avoir cherché à ‘ effacer ‘ les supposés proches d’Amadou Bâ et à placer leurs hommes aux postes stratégiques.

https://www.dakaractu.com Au Port de Dakar, l’on ne parle plus que de la toute dernière série de mutations notées au sein des services de la Douane Sénégalaise.
En effet, les grincements de dents se font de plus en plus audibles. Sur place, l’on soupçonne qu’une  » Grande Offensive a été enclenchée et entérinée pour liquider toutes les personnes réputées proches de l’ancien ministre des Finances. » Toutes les personnes étiquetées pro-Amadou Bâ ont été évacuées des postes stratégiques qu’elles occupaient  » confie une voix autorisée bien au fait de ce qui se passe. Autant dire, le cas échéant,  que   » l’opération de nettoiement  » a été bien menée et carrément achevée par le nouveau Directeur Général, au poste depuis 2017 et à quelques encablures de la retraite.
Oumar Diallo, pour ne pas le nommer, a réussi en effet, à placer ses hommes. Il faut rappeler, d’après une source bien renseignée qu’en accédant aux fonctions de Directeur Général, l’homme « sortait fraîchement d’un frigo. » Un frigo qui avait, sans doute, suscité chez lui  « un paquet de frustrations. »  Ces frustrations accumulées justifieraient, si nécessaire, son pressant besoin  »de signer son territoire  » et de contrôler le système. C’est ainsi qu’il enclenchera la purge avec comme cibles les personnes réputées « rouler » pour Amadou Bâ.
Toutefois, la purge n’a jamais pu s’opérer comme il voulait, surtout du temps où Amadou Bâ était justement aux commandes au niveau du ministère des Finances. En effet, à trois reprises, Diallo avait essayé vainement d’imposer ses hommes aux postes dits stratégiques. Et à chaque fois, martèle toujours notre interlocuteur,  ses entreprises ont été vouées à l’échec. C’est, par conséquent, après moult péripéties qu’il est parvenu à réussir son pari.
De l’autre côté, l’on nous signifiera que Mbaye Ndiaye, un de ses hommes de confiance, a aussi profité de la situation pour tisser sa toile. Mbaye Ndiaye, précédemment Conseiller technique au ministère de tutelle ( un frigo en quelque sorte pour lui aussi) avant d’atterrir à Saint-Louis comme Directeur Régional de la Zone Nord est, en effet, devenu depuis mai 2019, DOD. Sans réellement perdre de temps, le nouveau promu s’est, à l’image de son boss,  rapidement attelé à tisser sa toile, glissant ses hommes de confiance dans les nominations.
Autant signaler le fait que les supposés proches d’Amadou Bâ aient été tous « effacés » des postes stratégiques, a fini d’installer la Douane Sénégalaise dans une ambiance pas très confortable. Et pourtant, conclut notre source, beaucoup ont été écartés alors qu’ils n’ont jamais été véritablement liés à l’ancien ministre des Finances…

le chômage affecte davantage les femmes (24,1%) que les hommes (6,2%)

https://www.pressafrik.com Aussi Sénégal, le taux de chômage s’est situé à 14, 3 % au quatrième trimestre de l’année 2018, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). ’’Le niveau du chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus (population active) est évalué à 14,3% au quatrième trimestre 2018’’, a indiqué la structure dans une note d’informations relative à une enquête nationale sur l’emploi.
Ce phénomène est légèrement plus noté en milieu rural où 16, % de la population active est au chômage contre 12, 5% en zone urbaine, lit-on dans le document. « Suivant le sexe, le chômage affecte davantage les femmes (24,1%) que les hommes (6,2%) ».Salif SAKHANOKHO

UN TAUX DE CHÔMAGE DE 14, 3 % ENREGSITRÉ AU 4E TRIMESTRE 2018 (ANSD)

Dakar, 27 juin (APS) – Le taux de chômage au Sénégal s’est situé à 14, 3 % au quatrième trimestre de l’année 2018, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

’’Le niveau du chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus (population active) est évalué à 14,3% au quatrième trimestre 2018’’, a indiqué la structure dans une note d’informations relative à une enquête nationale sur l’emploi.

Ce phénomène est légèrement plus noté en milieu rural où 16, % de la population active est au chômage contre 12, 5% en zone urbaine, a souligné le document consulté jeudi à l’APS.

’’Suivant le sexe, le chômage affecte davantage les femmes (24,1%) que les hommes (6,2%)’’, selon l’ANSD.AKS/OID

62, 5 % DE LA POPULATION ACTIVE A PARTICIPÉ AU MARCHÉ DU TRAVAIL AU 4E TRIMESTRE 2018 (ANSD)

Dakar, 27 juin (APS) – Plus de la moitié (62, 5 %) de la population sénégalaise en âge de travailler (âgée de 15 ans ou plus) a participé au marché du travail au quatrième trimestre de l’année 2018, a révélé une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Le document consulté à l’APS souligne que la participation au marché du travail varie suivant le milieu de résidence, avec un taux de 60, 1 % en milieu urbain, contre 65, 2 en milieu rural. Il varie également selon le sexe, se situant notamment à 70, 2 % pour les hommes et 55, 2 % pour les femmes.

S’agissant du taux d’emploi, l’enquête a montré que 45, 7 % de la population en âge de travailler a eu un emploi sur la période concernée (employeurs, travailleurs pour compte propre et salariés), fait-t-on savoir dans la note d’informations sur l’enquête nationale sur l’emploi (ENES) réalisée par l’ANSD.

Le taux d’emploi est plus élevé en milieu urbain avec 49,7% contre 41,5 % en milieu rural, tandis que des variations plus importantes sont observées entre les hommes (58, 2%) et les femmes (33, 9 %), rapporte la même source.

L’ANSD relève par ailleurs qu’au quatrième trimestre 2018, plus du tiers de la population en emploi (38, 6 %) état salarié. Elle fait observer également que le taux d’emploi salarié des hommes était plus important que celui des femmes, s’étant situé respectivement à 45, 6% et 27, 2 %.
‘’Ces écarts sont encore plus accentués selon le milieu de résidence, avec un taux d’emploi salarié de 50,0% en milieu urbain contre 24,1% en zone rurale’’, a constaté la structure.AKS

LES AIDES-FAMILIAUX ONT REPRÉSENTÉ 12, 6 % DE LA MAIN D’ŒUVRE AU 4E TRIMESTRE 2018 (ANSD)

Dakar, 27 juin (APS) – Les aides-familiaux ont représenté 12, 6 % de la main-d’œuvre au quatrième trimestre de 2018 au Sénégal, indique une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Les aides-familiaux constituent une composante importante de la main-d’œuvre au Sénégal. Ils ont représenté 12,6% de la main-d’œuvre au quatrième trimestre de l’année 2018, souligne la note d’informations sur l’enquête nationale sur l’emploi au Sénégal de l’ANSD.

Selon le document consulté par l’APS, 20,3% de la main-d’œuvre est constitué d’aides-familiaux en milieu rural. Cette main d’œuvre concerne davantage les femmes (14, 5%) que les hommes (11 %).AKS/OID

UCAD : LES VACATAIRES COURENT DERRIÈRE 7 MOIS DE SALAIRE

http://www.emedia.sn Le congrès académique des vacataires de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sont montés au créneau pour réclamer 7 mois d’arriérés de salaires. « Nous avons fini les enseignements, rendu toutes les notes, entamé et terminé pour certains d’entre nous les enseignements du premier semestre sans que nous soyons rentrés dans nos droits. Aucun enseignant vacataire, dans aucune faculté, n’a perçu son salaire », ont expliqué les vacataires, rapporte le Quotidien.
A les en croire, c’est une situation qui se répète, qui tarde à être résolue et qui est insupportable. « Nous payons le transport, achetons le carburant multiplions des supports et ménageons aucun effort pour le bon déroulement des activités pédagogiques. Nous sommes conscients qu’on nous exploite, car constituant les 2/3 du personnel enseignant », indiquent-ils.

PELERINAGE SANS COUACS : La Délégation Générale Ne Garantit Rien

http://www.walf-groupe.com Que les pèlerins se le tiennent pour dit. Il n’y a jamais un pèlerinage sans couacs. C’est l’avertissement que le Délégué général au pèlerinage, Pr Abdoul Aziz Kébé a lancé, hier, à l’endroit des futurs pèlerins. C’était en marge d’une conférence sur le hajj.
Va-t-on vers un pèlerinage avec des couacs comme l’année dernière ? En tout cas rien n’est moins sûr. Et pour cause, le discours tenu, hier, par le Délégué général au pèlerinage, lors d’une conférence sur le hajj, n’augure rien de bon pour les futurs pèlerins qui vont effectuer cette année le pèlerinage à la Mecque. «C’est ce que je disais ce matin (hier, Ndlrc’est-à-dire promettre quelque chose qu’on ne maîtrise pas. Sincèrement, nous ne pouvons pas dire qu’il y aura un  pèlerinage sans problèmes. Il faut savoir que le pèlerinage est encadré par trois entités. Il y a l’Etat sénégalais, le privé et l’Etat saoudien. Tout ce qui se fait sur le plan logistique à 80 % c’est entre les mains de l’Etat saoudien. Les logements, ce sont les Saoudiens. Nous contractons avec des fournisseurs et des hôteliers saoudiens. Pour la restauration aussi, nous nous attachons des services de Saoudiens», lance Pr Abdoul Aziz Kébé, Délégué général au pèlerinage.
Pour ce dernier,  là, où il y a plus des problèmes, c’est à Mouna, parce que, c’est une agence qui gère l’espace de Mouna, y compris la restauration. Selon lui, c’est utopique de promettre donc un pèlerinage avec zéro problème. Mais ce que l’Etat peut faire, c’est s’efforcer à régler dans les brefs délais toutes les difficultés que les pèlerins peuvent rencontrer. A l’en croire, tout le monde s’accorde à dire que le principal problème à Mouna, c’est la restauration. Et la délégation générale a pris des dispositions pour réduire ces impairs. Et le reste, explique-t-il, c’est un problème de comportement des pèlerins sénégalais. S’ils ont toutes les informations sur Mouna, ils peuvent se préparer au préalable pour pallier les difficultés et endurer ce qui ne peut pas être réglé.
Pr Kébé renseigne que, depuis l’ouverture des inscriptions, les pèlerons suivent des cours de préparation parce que, pour lui, l’encadrement, ce n’est pas seulement à la Mecque. Cela commence avant même le départ pour le hajj. D’ailleurs ils ont installé informe-t-il, une Web radio au niveau de la Délégation générale au pèlerinage pour contribuer à la sensibilisation des futurs pèlerins. Il a invité aussi les pèlerins à se départir de toutes les choses mondaines et se consacrer uniquement à la lecture du Coran et à l’adoration de Dieu. «Les titres de ministres, directeurs généraux, imam, etc. importent peu à la Mecque. Si nous nous départissions de ces statuts sociaux, parce que nous ne sommes pas nés avec et que nous revenons à notre être primordial, cela nous permettra d’être plus humble et de ne réclamer un service qui est rattaché à un protocole que nous avons laissé au Sénégal», conseille-t-il.
Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, l’ambassadeur Mame Balla Cissé dira que l’objectif recherché, à travers ce panel,  c’est de discuter avec toutes les parties prenantes pour réduire les difficultés qu’ils peuvent rencontrer lors du pèlerinage. Le diplomate se réjouit du fait que, l’année dernière, les difficultés rencontrées par les pèlerons ont été prises en charge.
Il rappelle le fait que beaucoup de pèlerins avaient été laissés en rade l’année dernière à l’aéroport faute de place. Sur ce, il rassure que toutes les dispositions ont été prises pour que cela ne se reproduise plus. Lui aussi y va de ses mises en garde et conseils. «Il ne faut pas se tromper. Le Hajj est une épreuve. Quelles que soient les dispositions prises, il y aura toujours des difficultés», dit-il. Il demande à tous les pèlerins de s’armer de  patience, d’endurance et d’esprit de fraternité. Et qu’ils sachent que les difficultés qu’ils vont rencontrer à Mouna vont trouver des solutions mais pas au moment où ils le souhaitent. «Parce que ce sont des millions de personnes qui vont se retrouver à la Mecque», souligne-t-il.Samba BARRY

VIOLENCES POST-ELECTORALES : Le Ministre Des Affaires Étrangères Accuse Le Sénégal, La Gambie Et Le Mali

http://www.walf-groupe.com Après les mises en garde du ministre de l’Intérieur  mauritanien,  celui des Affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs des pays voisins qu’il accuse d’être les auteurs du soulèvement populaire post-électoral. Les  Sénégalais, les Gambiens et les Maliens sont mis à l’index par les autorités mauritaniennes.
Des émeutes réprimées par des policiers armés jusqu’aux dents, des centaines d’arrestations notées du côté des négros mauritaniens, des prisons et commissariats de la capitale surpeuplés de manifestants. C’est le spectacle auquel on assiste en Mauritanie, quelques jours après la présidentielle. Des déchirures profondes traversent en ce moment  ce pays, depuis l’annonce de la victoire de l’Upr, parti au pouvoir qui s’est retrouvé avec 52% dès le premier tour. Cela, suite aux résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).  Des résultats forts contestés par les quatre candidats en lice. Une mascarade selon l’opposition qui regrette qu’avant même la proclamation des résultats par la Ceni,      que le candidat au pouvoir avait lui-même anticipé, en s’auto-proclamant vainqueur avec des chiffres qui n’avaient rien à avoir avec la réalité.
Depuis la proclamation de ces résultats  qui donnent vainqueur le parti au pouvoir, le pays ne cesse de sombrer dans la violence. Nouakchott est à feu et à sang. Conséquences : des arrestations sont notées partout dans la capitale. Désormais, dans les quartiers où les populations sont en résidence surveillée, personne n’ose plus sortir pour vaquer à ses besoins. Les plus grands marchés jadis connus pour leur ambiance quotidienne et très animés de jour comme de nuit,  sont presque déserts.
C’est le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation qui est passé par là. Ce dernier, à travers un communiqué officiel, a mis en garde toute manifestation non autorisée. Dans ce communiqué, peut-on lire, que «tout regroupement non autorisé d’atteinte à l’ordre public expose à des sanctions aux fouteurs de trouble, et  rend ses organisateurs responsables des conséquences  qui découlent en matière des lois et règlements du pays». Surpris par l’ampleur de la violence notée depuis la proclamation des résultats, l’Etat mauritanien est monté au créneau pour nommément citer les ressortissants sénégalais, gambiens et maliens vivant dans leur pays, comme étant les auteurs des actes barbares et odieux perpétrés dans leur pays.

L’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott convoqué  

Selon Ismaël Cheikh Ould Ahmed ministre des Affaires étrangères, ce dernier qui  ne s’est pas gêné de convoquer les ambassadeurs de la Gambie, du Mali et celui du Sénégal, n’a eu aucune honte  à tirer à boulets rouges sur nos diplomates. Mieux, ce dernier est allé même jusqu’à menacer nos ambassadeurs en leur disant qu’ils n’accepteront pas que des ressortissants qui sont venus gagner leur vie chez eux, faire ce qu’ils veulent. Selon les autorités mauritaniennes, ce sont ces trois pays voisins cités qui veulent détruire la stabilité de leur Nation
Car dans les manifestations, seuls les négros mauritaniens se trouvent sur le terrain des hostilités. Et concernant les arrestations, qu’il n’y aurait aucun maure qui a été arrêté. Suffisant pour demander aux différents ambassadeurs de ces pays voisins de prendre toute leur responsabilité,  en invitant leurs compatriotes à respecter les lois et règlements du pays d’accueil. Décidé à protéger ces ressortissants et à les accueillir chez eux,  pour leur insertion dans le tissu social, mais pas question, en tant qu’étrangers,  de vouloir créer le chaos dans leur pays, a-t-il prévenu. «Il ne sera pas question et l’état mauritanien ne l’acceptera pas», fera savoir le chef de la diplomatie mauritanienne à l’endroit des chefs de mission diplomatique  de ces trois pays voisins.  Une mise en  garde qui a obligé les quatre candidats  opposants à surseoir à la grande marche qu’ils devraient organiser hier.Abou KANE

LA CENA PUBLIE SON RAPPORT SUR LA PRÉSIDENTIELLE

Dakar, 27 juin (APS) – La Commission électorale nationale autonome (CENA) annonce la publication, ce vendredi, de son rapport sur la dernière élection présidentielle.
’’Conformément à ces dispositions, la CENA a transmis au Président de la République, dans les délais légaux, son rapport consécutif à l’élection présidentielle du 24 février 2019 et le rend public ce jour’’, indique un communiqué reçu à l’APS.
Selon l’article L.23 du Code électoral, ’’La CENA fait un rapport général après chaque élection ou référendum et l’adresse au Président de la République dans les trois (3) mois qui suivent le scrutin’’.
Le même article précise que la CENA publie son rapport ’’au plus tard dans les quinze (15) jours suivant leur transmission au Président de la République’’.
Selon le communiqué le rapport ’’passe en revue l’ensemble des actes accomplis par la CENA dans le cadre du contrôle et de la supervision du processus ayant conduit au dernier scrutin présidentiel’’.OID/AKS

JEU D’OMBRES… JEU DE DUPES! Par Amadou Tidiane Wone

Pour faire court, la démocratie sous les cieux africains, c’est un système d’imitations caricaturales de postures, de propos, de protocoles et de proclamations de principes qui, ramenés à la réalité des faits a quelque chose d’irréel, de tragique et parfois de comique… C’est comme si en Afrique, les élites dirigeantes assises sur la destinée de leurs nations « jouaient à la République ». Un jeu de société conçu et codifié par la puissance coloniale à son avantage exclusif. Aux « indépendances » ardemment réclamées par les peuples, les « décolonisateurs » ont substitué un changement de joueurs, en continuant à définir les règles du jeu, prenant bien soin d’être toujours du côté des vainqueurs. Jeu de dupes… C’est ainsi que les élites dirigeantes africaines qui acceptent, sans conditions, les règles définies par les colons, quant à  la défense de leurs intérêts, sont promues au-dessus de tous, envers et contre la volonté des Peuples africains. Moyennant enrichissement personnel, familial, clanique et flatteries non méritées, plusieurs dirigeants post coloniaux sont allés jusqu’à faire assassiner les vrais opposants à l’ordre colonial, ceux qui voulaient changer les règles du jeu et non pas seulement les joueurs…
Durant tous les siècles qui ont suivi notre rencontre brutale et meurtrière avec l’Occident, son système esclavagiste et capitaliste, des générations d’hommes et de femmes se sont succédées dans ce déterminisme implacable : opulence au Nord et misère au Sud. Et à chaque génération sont apparus des complices du Sud se contentant des déchets du Nord et s’arrachant leurs subsides. Et comme depuis toujours, ceux-là font preuve de zèle et de servilité pour sacrifier l’avenir de la majorité à l’autel de leur aisance présente. Ils sont juste heureux de devenir les plus riches des pauvres, les borgnes au pays des aveugles. A tout prix. Pauvre et misérable ambition !
Ces hommes politiques et d’affaires , inféodés aux puissances dominantes et garantes du statu quo, sont rémunérés pour leur tristes besognes. Ils sont à l’image du renégat, si bellement décrit par David DIOP, poète révolutionnaire à la plume trempée dans l’encre irréductible du sang des peuples opprimés, à travers son poème intitulé… Le Renégat ( !)
« Mon frère aux dents qui brillent sous le compliment hypocrite
Mon frère aux lunettes d’or
Sur tes yeux rendus bleus par la parole du Maître
Mon pauvre frère au smoking à revers de soie
Piaillant et susurrant et plastronnant dans les salons de la condescendance
Tu nous fais pitié… »
Ces gens-la sont facilement reconnaissables. Ils ressemblent à des greffes irréelles et comiques sur la misère crasse de leurs peuples., Ils se barricadent derrière des limousines aux vitres teintées, remontées pour se cacher des bras miséreux qui se tendent, des doigts émaciés qui accusent…Ils se croient supérieurement intelligents. Ils sont juste moralement indigents !
Mais l’Afrique se réveille. Lentement. Mais sûrement. Et la jeunesse africaine piaffe d’impatience, hurle sa colère et dénonce l’apathie des dirigeants d’un continent béni : riche en ressources naturelles, minérales, végétales, humaines et qui, pourtant, abrite toute la misère du monde. Un continent si jeune face à un monde vieillissant, condamné à un avenir venant d’Afrique…Seul un leadership inspiré nous fait défaut pour nous aider à y voir clair et tirer enfin notre épingle du jeu ! Nous savons ce qu’il nous reste à faire…
Dans ce décor continental, notre petit pays le Sénégal a toujours fait office de laboratoire. Très tôt chouchou  de la puissance coloniale, les premières écoles françaises y ont été construites. Saint-Louis du Sénégal, capitale de l’Afrique occidentale…française a été le creuset de modélisation des premières élites africaines occidentalisées. Avec plus ou moins de bonheur, puisqu’au fil du temps, la plupart des grands cadres, sénégalais et africains, se sont ralliés à la cause du Peuple participant aux luttes d’émancipation du Continent. Mais cela, c’est une autre et trop longue histoire…
Mais retenons que les élites, promues par le décolonisateur pour diriger le Sénégal dans tous les secteurs stratégiques, ont toujours été les plus atteintes par le virus de la servilité. L’acceptation implicite que seul le modèle occidental de progrès était concevable. Et que l’avenir n’était pas envisageable hors de la soumission à un ordre du monde dirigé par les puissances occidentales et leurs désidératas. Cet ordre mental et psychologique, l’école française et ses programmes ont eu, pour mission essentielle, de nous l’ inculquer depuis la tendre enfance et de l’enraciner dans notre être le plus profond. A un point tel qu’envisager le monde autrement en devienne terrifiant…Il faut guérir de l’école  française, c’est-à-dire décomplexer les savoirs acquis et les filtrer à travers une lecture juste de l’Histoire. Ne plus avaler toutes les histoires qui ne racontent que nos défaites. C’est impératif pour vivre libre !
Tout cela pour dire que, si notre actualité est dominée par une crise politique des valeurs, celle-ci procède des mêmes dynamiques : Celle des prédateurs soumis à l’ordre occidental contre celle des défenseurs de la cause du Peuple, en quête de vérité et de droiture, fortement enracinés dans les valeurs de Justice, d’Indépendance et d’égalité. Les pires de tous les protagonistes de ces dynamiques sociales, politiques et économiques étant ceux qui adoptent le discours des uns en agissant dans le sens des autres… Les hypocrites ! Les opportunistes…
Dans le débat en cours sur la gestion des ressources de notre pays et la mise en perspective de l’avenir de nos enfants, la grille de lecture ne change pas. Les alliances qui se nouent autour des enjeux pétroliers et gaziers suivent les mêmes logiques. L’hypothèque sur nos souverainetés hydrauliques et énergétiques,  la cession de nos télécommunications à des capitaux étrangers, l’aliénation, en trompe l’œil, à des privés non identifiables de notre raffinerie à la veille de notre devenir pétrolier entrent dans la même veine de jeux d’ombres… Des ombres malfaisantes qui tirent les ficelles et se ramassent des commissions en milliards indus… Les dynamiques de dénonciation et de résistance, elles aussi, restent dans les mêmes sillages historiques. A armes inégales, seule la Foi fait la différence. Disons le clairement, dans ces batailles, il n’y a rien de personnel. Juste des intérêts qui se cristallisent, des convictions qui s’expriment. Des enjeux qui dépassent nos individualités.
Au demeurant, les Institutions de la « République » postcoloniale n’ont que l’aura de ceux qui sont sensés les incarner pour servir le peuple et ses intérêts supérieurs . Si les hommes et les femmes qui occupent des positions dans l’administration de la République servent des intérêts particuliers ou étrangers, qu’ils soient économiques et financiers ou politiques et stratégiques, ils trahissent les serments tacites ou explicites attachés à l’exercice de certains mandats. Ils devront en répondre devant l’Histoire. Mais à Dieu ne plaise, il est arrivé aussi dans notre pays que des personnalités se dressent envers et contre la tendance générale pour porter le combat des valeurs, défendre et illustrer le courage de dire NON, au préjudice de leurs intérêts personnels, immédiats.  Comment ne pas penser à Nafi Ngom Keita, Vérificatrice Générale dont le courage et la détermination devraient inspirer et être cités en exemple ? Avant elle et jusqu’à nos jours , combien de sénégalais anonymes ont opposé une résistance à l’octroi de passe-droits ou d’avantages indus ? Au prix de leur carrière. Dans le secret de leurs consciences. Ils ont de dignes héritiers. Ceux-ci inscriront en lettres d’or leurs noms au Panthéon mémoriel de notre peuple. Ils sont fiers, ils sont grands, ils regardent le monde les yeux dans les yeux…Ils sont journalistes, militants de la société civile, hommes et femmes politiques ou simples citoyens. Ils sont débout pour défendre notre bien commun. Et sous leurs pas résolus, ils tracent les sillons d’un nouvel avenir.
En bref, le droit d’exiger la lumière sur toutes les zones d’ombres qui apparaissent dans la gestion des premiers pas de notre devenir pétrolier, ne doit ni faiblir ni dévier de l’impératif de salubrité publique et de bonne gouvernance qui doit rester le ciment de notre commune volonté de vivre ensemble. Nul n’est au-dessus des lois. Nul n’a le droit de jouer avec le bien commun. Aucun tour de passe-passe ne doit distraire les patriotes sincères et les honnêtes gens. Encore moins ceux qui craignent, par-dessus tout, le Jugement Dernier. Celui, inéluctable devant lequel aucune préséance ne vaudra absolution. La question du pétrole et du gaz n’est pas réductible à de la politique politicienne Sénégalo-sénégalaise. Ses enjeux ont des ramifications géopolitiques et géostratégiques mondiales. Face à cela,  le sens des responsabilités aurait dû pousser les autorités actuelles à bâtir un consensus national fort sur la défense et la préservation des intérêts supérieurs de notre pays. Car, face aux majors et autres pays plus puissants que nous, nous ne ferons jamais le poids. Encore moins dans la division. Que de pays détruits sous nos yeux pour permettre aux entreprises pétrolières de forer tranquillement ! Que de braves gens ont vu leurs vies détruites pour l’enrichissement illicite d’une poignée d’individus ! Il est dès lors irresponsable de laisser perdurer un sentiment de concussion, une ambiance délétère de corruption. Dans un environnement sous régional en pleine ébullition, il va falloir inventer des stratégies de sortie de crise à la hauteur des défis qui rôdent : si le chaos s’installe en Mauritanie, on peut parier que la mèche qui va mettre le feu aux poudres de la sous région va s’allumer. Or le Sénégal est en première ligne…
A ceux qui réfléchissent d’anticiper, de prévoir et d’agir. .Je parle à ceux qui pensent un peu à tous ces misérables qui vont y perdre la seule chose qu’ils possèdent :la vie!

Un mois après son lancement, le dialogue national est au point mort

https://www.pressafrik.com Lancé le 28 mai par le président Macky Sall devant un parterre de personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile, le dialogue politique est aujourd’hui au point mort, car rien ne bouge, rapporte « L’As quotidien ».
L’ancien ministre des Affaires étrangères de Abdo Diouf, Famara Ibrahima Sagna, désigné pour piloter les travaux, avait donné rendez-vous aux participants dans 15 jours pour désigner leurs déléguer le lui signifier.
A son tour, M. Sagna devrait convoquer une première rencontre pour voir comment organiser les ateliers et les modalités du dialogue. Si certains acteurs sociaux déclarent qu’ils ont déjà les noms de leurs délégués ce qui est étonnant et incompréhensible, selon le journal, c’est le silence radio du côté du modérateur du dialogue.Salif SAKHANOKHO

MAIS OÙ EST DONC PASSÉ LE «DIALOGUE NATIONAL»? PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Il faut dénoncer ce soit disant dialogue national pour ce qu’il est dans le contexte actuel : un pare-feu, un enfumage, un anesthésiant pour peuple en colère
Comme une marée noire de …pétrole, l’affaire… du pétrole et du gaz-Petrotim-BBC-Aliou Sall, a recouvert de ses puanteurs pétrodollars, l’autre grosse arnaque post-électorale ; le fameux dialogue national. Vous vous souvenez, on devait enterrer la petite guéguerre post-électorale, se retrouver dans un grand élan d’amour, de paix, sous le baobab à palabres. Que nenni ! Cette petite journaliste, grande fouineuse, emmerdeuse devant l’Eternel, empêcheuse d’escamoter en douce nos dizaines de millions de dollars, téléguidée par la « Grande royale » BBC, vient perturber des plans laborieusement élaborés, qui devaient donner au vainqueur du 24 Février, un quinquennat de farniente. Tout en douceur et en somnolence pour le lion qui devait ronfler cinq ans durant. Il faudra repasser ! La presse de UK (United Kingdom) n’aime pas que ses Majors (comme BP) piétinent les sacro-saintes règles des affaires. La City n’aime pas ça du tout !
La BBC ne pouvait donc pas faire comme les grands groupes et grandes chaînes de radios et télés de nos ancêtres les gaulois : la fermer (ou un traitement à minima) au nom des intérêts des grands groupes de la « Macronie » de se refaire une santé dans les « projets-mirages » d’un président qui rêve d’éternité dans nos mémoires et notre conscience collective. Ces anglais ne font rien comme les autres et, sous leur air de gentlemen policés, de silence respectueux et de flegme inébranlable, ce sont de vrais tueurs des convenances, des mensonges d’Etat, des intégristes de la séparation du pouvoir. Voilà pourquoi ils emmerdent l’Union européenne dans leur farouche volonté de divorcer.
Pour revenir à l’autre machin, faux dialogue et vrai canular, vraie anesthésie pour citoyens en colère, comme pare-feu, c’est devenu un pétard mouillé. Mais qui va coûter cher aux contribuables que nous sommes. Parce que voyez-vous, nos « dialogueurs », qui ne perdent pas le nord et leur confort, ont trouvé que les locaux de la Direction générale des élections n’était pas digne de leurs cerveaux. Résultats des courses, on les délocalise au Méridien président en pleine crise du pétrole pour qu’on ne s’interroge pas : le risque de grandes oreilles et autres petits espions à l’intérieur justifie-t-il ce déménagement qui ne manquera pas d’être coûteux ? On attend la facture à la fin de ces « sénégalaiseries » comme le dit si malicieusement mon confrère Ibou Fall, la plume acerbe et hautement rafraîchissante. Et d’ailleurs, combien de temps durera cette grosse farce ?
Qui ne voit pas que le vrai dialogue national est dans les vendredis de révolte contre les prédateurs de nos maigres ressources ? dans peut-être le défilé devant la Dic et les pandores pour aider à la manifestation de la vérité ; dans les fausses-vraies démissions la main sur le Saint Coran ; dans la cacophonie au plus haut sommet de l’Etat, dans le rappel à la rescousse de ceux-là mêmes qu’on avait viré du gouvernement il y a moins de cinq mois. C’est moins dans les zigzags de la communication gouvernementale que dans les dénis comme méthode de communication. Qu’on me permette un pronostic : Latif Coulibaly et Seydou Gueye ne pourront pas recoudre les fils cassés d’un discours basé sur les mensonges d’Etat. Contrairement à ce qu’on croit, l’éloquence et le bagout ne font de bons communicants, ni une bonne communication : c’est-a-dire crédible.
La bonne communication hors du champ miné des mensonges d’Etat, de ses gouvernances opaques, mais bien dans la franchise vis-à-vis de son peuple : oui, on s’est trompé (de bonne foi ?) en ne suivant pas les recommandations de notre corps de contrôle (IGE) ; en se basant sur un rapport de présence non vérifié et qui semble être travesti a dessein : le dessein de tromper ses décideurs et permettre à des aventuriers de haut vol, qui ont mauvaise presse à la City, de faire main basse sur nos ressources à venir et, au passage, permettre à des intermédiaires et autres démarcheurs de se sucrer. Contrat agricole mon œil ! Que nie du reste (pas sur le Coran) « l’Ingénieur agricole » (agronome ?).
Ce sont toutes ces indélicatesses avec la vérité et la transparence qui feront qu‘aucun communiquant ne viendra à bout de nos doutes ; qu’aucun simulacre de « dialogue » ne pourra enterrer la vérité dans les profondeurs des futurs puits de pétrole, ni anesthésier par les effluves mortelles de nos futurs fûts de gaz.
Il faut dénoncer ce soit disant dialogue national pour ce qu’il est dans le contexte actuel : pare-feu, enfumage, anesthésiant pour peuple en colère. N’est-il pas ridicule et irresponsable, de s’enfermer dans un palace à palabrer alors que d’importantes franges du peuple descendent chaque vendredi pour dire qu’on nous ramène ces milliards qui seraient, ô combien utiles ? Pour payer les dettes vis-à-vis des privés du BTP ou de l’enseignement supérieur, les bourses à temps de nos étudiants, des pistes de production et postes de santé pour nos campagnes, de l’eau pour nos campagnes qui souffrent. Oui, c’est tout ça qu’expriment les marcheurs des vendredis.
NB : on attend la conférence de presse du procureur de la République pour répondre aux propos de bons sens de la présidente de l’Ofnac. Là encore, c’est un gros mensonge qui vient d’être mis à nu. Et ce n’est que le début…dndiaye@seneplus.com

Affaires Aliou Sall-BBC : les enquêteurs de la DIC déçus par les informations que les personnes convoquées ou venues d’elles-mêmes leur ont livrées

https://actusen.sn La Division des investigations criminelles (Dic) poursuit les auditions dans l’affaire du scandale présumé sur le pétrole et le gaz révélé par nos confrères de la BBC. Plusieurs personnalités se sont rendues dans les locaux de la DIC, aux fins de mettre à la disposition des enquêteurs des preuves dans les Contrats pétroliers cédés à Franck Timis par l’Etat du Sénégal et leur corollaire de révélations se poursuit également.
SourceA dans sa parution de ce jeudi 27 juin 2019 fait savoir que les enquêteurs sont quasiment déçus par les informations livrées par les personnes convoquées ou venues d’elles-mêmes.
D’après les informations glanées par le canard de Castors/Bourguiba, non seulement les infos de ces ‘’détenteurs de preuves’’ ne sont pas, pour l’instant, de nature à permettre à cette enquête de prendre son envol, sérieusement. Mais aussi, à quelques exceptions, tous les documents, qui sont remis aux flics, ont, quasiment, la même teneur et la même source.
SourceA fait également des révélations sur le premier séjour de Frank Timis au Sénégal. Nos confrères révèlent à ce sujet que, contrairement, à certaines légendes, c’est en 2007 que l’homme d’affaires roumain a foulé, pour la première fois, le sol sénégalais. A l’époque, Frank Timis a été introduit par l’ex-ministre des Affaires étrangères, Baba Garba Jahumpa, qui, aurait été dans la même Université qu’Eddie Wong, à Londres.

Macky Sall : «L’affaire sera diligentée et l’on saura où se situe la vérité»

IGFM – Comme qui part en guerre, Macky Sall est prêt à utiliser tous les moyens légaux pour apporter la lumière sur les sombres accusations dont fait l’objet son frère, Aliou Sall, dans le présumé scandale Petro Tim.
Le sobriquet lui colle comme une seconde peau. Parce que l’homme ne tient pas son surnom de «Niangal Sall» de nulle part. On le sait austère, parfois têtu, mais toujours très déterminé à «aller au charbon» si sa conscience – et parfois, ses intérêts- le lui commande(nt). Quand Macky Sall engage un combat, c’est pour y aller à fond, quitte à y laisser (parfois) des plumes. Sa vie publique et son parcours politique restent jalonnés de ces batailles de longue haleine qui ont façonné son pedigree. Entêté dans l’affaire Karim Wade, malgré les interventions venues de partout, Macky Sall a adopté la même démarche froide dans l’affaire Khalifa Sall. Et, aujourd’hui, face à l’affaire Aliou Sall, épinglé par les révélations de la BBC sur le pétrole sénégalais, le locataire du Palais tient à suivre la même ligne de conduite, selon son entourage. Ce «jusqu’au-boutisme» qui caractérise Macky Sall, quand l’heure impose de faire face à l’adversité, quelle qu’elle soit. C’est une vraie déclaration sur l’honneur que le Président a faite très tôt dans la journée de mardi devant des collaborateurs et proches, avant de s’envoler pour le Japon où il doit participer au Sommet du G20, prévu vendredi et samedi à Osaka. «L’affaire sera diligentée et l’on saura où se situe la vérité», s’est-il engagé en substance.
En attendant que l’ambition de transparence qui lui est prêtée dans «l’affaire Petro Tim» soit soumise à l’épreuve des faits, le chef de l’Etat a réaffirmé sa détermination à élucider ce dossier gênant pour sa personne, sa famille et son Pouvoir. Son entourage révèle que la démission de son frère, Aliou Sall, de la Direction générale de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), l’a davantage mis à l’aise dans sa volonté manifeste de livrer tous les secrets qui se cacheraient derrière «l’agitation de certaines personnes». Un sentiment conforté par sa conviction selon laquelle «en politique, la démission n’est pas signe de culpabilité. C’est plutôt un acte de courage politique». Au Palais, où l’on concocte une grande offensive politico-médiatique, on estime qu’en se déchargeant de ses fonctions, Aliou Sall a, d’une part, pris date et d’autre part, pris l’opinion à témoin pour se soumettre à l’arbitrage du «juge et celui du peuple».
Selon certains de ses proches, la conviction de Macky Sall est faite que le tollé suscité par cette affaire relève davantage de la politique. Mais, il a assuré, en petit comité, que les différentes procédures judiciaires enclenchées vont aller jusqu’au bout et qu’il sera le premier à assurer sa collaboration avec la justice. C’est pourquoi il veut rester dans sa logique de ne protéger personne. Le Président aurait déjà prévenu qu’il va libérer tout collaborateur appelé à aider à la manifestation de la vérité. «A quelque niveau où il se trouve», a-t-il martelé. Va-t-il autoriser la justice à entendre Aly Ngouille Ndiaye, un de ses plus fidèles collaborateurs, accusé par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye d’avoir «fait du faux» dans la présentation du dossier Petro Tim ? Seule l’évolution de l’information judiciaire, ouverte à sa demande par le Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, pourra édifier l’opinion sur cette question cruciale dans la quête de vérité sur l’attribution des deux blocs de pétrole à Frank Timis.
A la Présidence, l’on avance que le chef de l’Etat n’a pas souhaité attendre les conclusions des investigations de la justice pour se faire une idée sur les accusations formulées contre son frère. D’après des informations reçues à L’Observateur, le Palais se serait lancé dans des enquêtes parallèles pour avoir des informations précises et pointues sur les transactions financières révélées par la BBC dans son enquête journalistique. Aliou Sall a beau donner «(ses) assurances» sur le caractère erroné de ce qui lui est reproché, son frère de Président serait parti à la quête de preuves plus formelles et inattaquables. Par des canaux appropriés et avec le concours des services de renseignements, des «réquisitions» auraient été faites auprès d’institutions financières pour se faire une religion sur certains transferts d’argent présentés par la BBC dans son document explosif. Parce que Macky Sall se prépare à une guerre «juridico-politico-médiatique» et il n’est pas question, pour le Président, de ne pas s’armer de tous les arguments afin de faire face à une opposition politique et de ramener à sa faveur une opinion plus que dubitative, depuis les embarrassantes révélations de la BBC.NDIAGA NDIAYE

Affaire Petro-Tim : Idrissa Seck demande à Aliou Sall de se mettre à la disposition de la justice

iGFM – (Dakar) – Le leader du parti Rewmi sort enfin de sa réserve pour se prononcer officiellement sur le scandale Petrotim, A travers son secrétariat national, Idrissa Seck a simplement demander à Aliou Sall impliqué dans cette affaire de se mettre à la disposition de la justice.
« Sa démission n’a aucun impact. Avant-hier, il a posé sa main sur le Coran pour essayer de leurrer les Sénégalais. Ce qu’on lui demande, c’est de se mettre à la disposition de son pays », a soutenu le secrétaire national de Rewmi Ousseynou Guèye.

Les hommes à abattre du Président Macky Sall…

https://xibaaru.sn On les appelle les hommes du président parce qu’ils sont susceptibles d’être les prochains successeurs du président de la république Macky Sall qui brigue son second et dernier mandat. Dans les couloirs de la présidence, on nomme en tête de liste des hommes du président,  l’ancien premier ministre et actuel Ministre D’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République que nous allons nommer selon les initiales de sa fonction ME.SG.PR. Ensuite le nom d’Amadou Ba, actuel Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur communément appelé MAESE apparait comme étant un potentiel successeur du président de la République, cause pour laquelle il veut briguer la mairie de Dakar pour s’en servir comme une rampe de lancement vers…Le Palais.
Et ce sont ces hommes que des faucons de la mouvance présidentielle (APR et Bokk Yakaar) veulent abattre.

Dionne, l’homme à éliminer maintenant…

Débarqué de son poste de Premier ministre pour être atterrir à une station d’homme fort de la présidence après le locataire Macky Sall,  Mahammed Boun Abdallah Dionne est devenu l’homme à abattre des faucons encagoulés de la mouvance présidentielle.
Il va s’en dire que l’ancien PM et actuel secrétaire général de la présidence, Mahammed Boun Abdallah Dionne, évacué en Europe après avoir été sérieusement malade, aura besoin d’être en forme, surtout que ses adversaires encagoulés sont ceux de Macky Sall aussi. Il s’agit d’un groupe de très puissants collaborateurs du chef de l’Etat qui sont en train de s’organiser, pour, dès après les Locales, porter le combat de la succession du patron de l’APR.
Ils ont leur propre schéma, et une détermination renforcée par des moyens financiers conséquents, en plus d’une présence dans toutes les hautes sphères de l’administration et partout sur l’échiquier politique national.

Autant dire qu’il ne s’agit ni pour le Président Macky Sall ni pour son Ministre d’Etat d’adversaires négligeables.

Ceux qui veulent dégouter l’ex Premier Ministre passablement exténué et frustré par ces manœuvres alors qu’il ne nourrit d’autre ambition de que servir le Président et l’aider à réussir savent très bien que Dionne est l’homme de l’ombre qui murmure à l’oreille de son « boss ».
Son absence se fait déjà sentir, vu les bourdes qui ont fini de chahuter la communication de toute la République, à commencer par un Macky Sall décidément mal inspiré depuis le lancement du dialogue national, à chaque fois qu’il s’adresse à l’opinion.
Le régime, poussé jusque dans ses derniers retranchements a dû se « réfugier » à son siège pour parler du pétrole et du gaz, et tenter laborieusement de porter la réplique à une opposition requinquée qui domine et dirige désormais le débat, et lui impose même un rapport de forces dans la rue où Macky Sall a tout à perdre, s’il gère mal cette étape délicate pour son mandat.
Macky Sall est donc fragilisé devant son opposition, et mis en position de faiblesse à l’intérieur même de sa coalition par des leaders pressés de lui succéder, et qui savent surtout qu’il faut donner le coup de grâce à Mahammed Dionne, pour imposer à
Macky Sall un rapport de forces qui les imposeraient comme le choix de sa succession.
Ce jeu d’échec met en péril aussi bien le régime que le sort du Sénégal.
Mais les adversaires politiques de Macky Sall aussi bien que ses ennemis intérieurs n’en ont cure.
Ils veulent la peau de Mahammed. Car, éliminer Mahammed Dionne, c’est avoir la tête de Macky Sall.Le retour de Mahammed Dionne est donc attendu.
A suivre (demain vendredi)…Amadou Ba, l’homme à éliminer après les Locales

Affaire Petro-Tim: Comment Macky Sall a poussé Aliou Sall à la démission

https://www.leral.net Avant d’accepter la démission de son frère Aliou Sall, le 24 juin 2019, informe la journal en ligne « La Lettre du Continent » parcouru parleral.net, le Président Macky Sall a discrètement échangé avec BP pour vérifier les informations avancées par la BBC, le 2 juin. C’est de là qu’il a décidé de revoir son dispositif de communication de crise.
Des envoyés de BP, révèle « La Lettre du Continent » (LC), sont venus mi-juin à Dakar pour rencontrer Mamadou Fall Kane et Ousmane Ndiaye, les deux responsables de la cellule dite COS Petrogaz logée à la présidence. Objet des discussions: les affirmations de la BBC qui, dans un documentaire diffusé le 2 juin, indiquait que BP paiera, sur toute la durée de vie des champs Cayar offshore profond et St. Louis offshore profond, des royalties oscillant entre 9 et 12 milliards $ à l’entrepreneur australo-roumain Frank Timis, ancien actionnaire du permis.
Les envoyés de BP ont expliqué à la présidence que le rachat des 30% détenus par Franck Timis sur les deux permis, comportait une rémunération fixe de 250 millions $ assortie d’une variable en royalties indexées ur le prix du pétrole. En revanche, écrit la LC, ils ont assuré à leurs interlocuteurs que les sommes évoquées par la BBC, étaient sans commune mesure avec les montants effectivement négociés.
L’échéancier de royalties sur lequel se base la BBC pour évoquer les sommes de 9 à 12 milliards $, correspondrait à une demande faite par Franck Timis à la major britannique durant les négociations de rachat . Après avoir tenté de vendre ses parts à Exxon Mobil, Franck Timis a en effet tenté d’exercer une pression maximale sur BP au début de l’année 2017 . Ses demandes ont été rejetées par la major britannique, poursuit le journal en ligne.
Sur le versant politique, la présidence a discrètement milité pour qu’Aliou Sall, directement associé à Franck Timis, démissionne le 24 juin de son poste à la tête de la Caisse de Dépôts et Consignations. Mécontent de la gestion de la crise par ses porte-parole, le président Macky Sall a décidé de remanier sa cellule de communication. D’où l’écartement d’El Hadj Hamidou Kassé au profit de Seydou Guèye.
Le Chef de l’Etat, fait savoir la LC, est persuadé que le documentaire de la BBC a été alimenté par son opposition, et aurait souhaité une réponse beaucoup plus politique. En réalité, la BBC se base sur des documents internes à Caldwell & Partners, l’ex-société de gestion de fortune suisse de Franck Timis.

Départ de Aliou Sall : Le FNR espère « que d’autres démissions suivront et que c’est là le début d’un processus de clarification intégrale débouchant sur un procès de la vérité et de la justice. »

La conférence des leaders du Front démocratique et social de résistance nationale (FRN), réunie ce mercredi 26 juin 2019, a examiné les derniers développements de la situation nationale et a arrêté un certain nombre de mesures.
La situation nationale reste marquée par le dossier du scandale sur le pétrole et le gaz. Le FRN réitère sa position en trois points déclinée le 7 juin 2019 :
• démission sans délai d’Aliou Sall de toutes ses fonctions publiques
• déclassification du rapport de l’IGE sur cette affaire et
• appel aux instances compétentes pour que justice soit faite
Le FRN engageait également le peuple sénégalais à réclamer justice par une forte mobilisation afin que les coupables de tout bord soient punis et que les biens spoliés soient totalement restitués au peuple Sénégalais qui en est le propriétaire exclusif.
Deux semaines après cette déclaration, les lignes commencent à bouger suite à une mobilisation populaire et citoyenne qui ne faiblit pas. En effet, Monsieur Aliou Sall vient de démissionner de son poste de Directeur général de la Caisse de dépôt et de consignation. Nous osons espérer que d’autres démissions suivront et que c’est là le début d’un processus de clarification intégrale débouchant sur un procès de la vérité et de la justice.
Convaincu que seule la pression populaire et citoyenne peut garantir la poursuite du processus de clarification jusqu’à son terme, le FRN félicite tous les acteurs (politiques et citoyens) qui s’impliquent dans les mobilisations populaires et se réjouit par la même occasion de voir que le gouvernement commence à respecter le droit à la manifestation comme nous le lui avions déjà demandé.

Le FRN va rencontrer dans les prochains jours toutes forces en lutte en vue de créer une jonction et une unité d’actions.

C’est dans le cadre de ces mobilisations populaires que le FRN a décidé de lancer, dès la semaine prochaine, un vaste plan d’actions qui devra impliquer toutes les coordinations départementales du pays et celles de la diaspora. Il est d’ores et déjà demandé à tous les responsables aux divers échelons (départements et communes) de se préparer à accueillir les délégations du Front. La mission de ces délégations consistera, à travers une démarche participative, à partager avec les populations sur le pétrole et le gaz mais aussi sur la situation économique globale du pays. Celle-ci, en effet, s’est fortement dégradée et nous conduit tout droit à un ajustement structurel qui ne dit pas son nom. Les hausses annoncées des prix de produits de consommation courante en sont un avant-goût amer.
Le Front démocratique et social de résistance nationale (FRN) dont la dimension sociale du combat sera davantage affirmée, est revenu sur la situation difficile dans le monde du travail, tous secteurs confondus.  Il a saisi l’occasion pour réaffirmer avec force son soutien aux organisations démocratiques syndicales qui se battent pour que les travailleurs cessent d’être les victimes expiatoires d’une situation qu’ils n’ont pas créée. Il invite toutes les organisations membres à apporter un soutien massif à la grande marche du vendredi 28 juin 2019 appelée par les leaders syndicaux à Dakar.
Par ailleurs la plénière des leaders a entendu un rapport sur l’évolution du dialogue politique. Elle a félicité ses plénipotentiaires pour l’important travail qu’ils y abattent dans un esprit constructif et d’ouverture. La publication du décret d’organisation du dialogue devrait permettre d’aller au fond des questions à discuter. Dakar le 26 juin 2019,Pour la La conférence des leaders,Le coordonnateur Moctar Sourang

MARCHE DES TRAVAILLEURS  SUR L’AVENUE BOURGUIBA : Aar Li Nu Bokk Appelle À La Mobilisation Demain

http://www.walf-groupe.com Les partis politiques et mouvements de la société civile regroupés autour de la plateforme Aar li nu bokk vont remettre ça demain après la mobilisation réussie du vendredi dernier à la place de la Nation. Mais cette fois-ci, ils vont mettre en avant les syndicats regroupés autour du G7. Cette jonction entre ces deux entités se justifie par ce qu’elles appellent «l’attachement des sénégalaises et sénégalais à la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, en particulier le pétrole et le gaz; les demandes et exigences des travailleurs du Sénégal pour une revalorisation de leurs salaires et l’amélioration de leurs conditions de travail». A cet effet, Aar li nu bokk dit regretter «la réponse méprisante opposée par Macky Sall aux légitimes demandes formulées par les travailleurs le 1er Mai dernier sous le motif fallacieux que le budget du Sénégal ne saurait supporter de telles augmentations».  La plateforme se dit également persuadée qu’une gestion équitable et transparente des ressources naturelles découvertes au Sénégal pourrait résoudre tous les problèmes soulevés par les travailleurs des secteurs public et privé, notamment dans l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, etc. «Considérant que plusieurs syndicats de travailleurs et d’autres composantes essentielles des forces vives de la Nation ont adhéré au combat de AAR LI NU BOKK et portent les exigences du mouvement pour la Transparence», explique encore la Plateforme qui appelle tous les Sénégalais à se joindre à la grande marche  nationale des travailleurs prévue le vendredi 28 Juin 2019 à partir de 15h. La marche se déroulera sur l’avenue Bourguiba. Elle partira de l’Ecole normale supérieure (Fastef) et se terminera au rond point du Jet d’eau.
«Cet événement,   constitue une étape dans la réponse graduelle que nous entendons apporter au pied de nez fait au monde du travail le mercredi 1er mai 2019 par le Président de la République», affirment les organisateurs de la marche des travailleurs qui rappelle que ce jour, recevant les Centrales syndicales pour la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances, le président de la République a, de manière désinvolte, snobé le monde du travail. «Contrairement aux usages, qui veulent que le chef de l’Etat nourrisse l’espoir, rassure ces concitoyens même dans les moments d’incertitude, il a dépeint un tableau sombre de notre économie aux antipodes du tableau fort reluisant qu’il a vendu lors de la campagne électorale pour se faire réélire», soulignent les syndicalistes au cours d’une conférence de presse tenue hier. En outre, ajoutent-ils, «versant dans la provocation, il a, sans sourciller, classé  les préoccupations des travailleurs dans le registre de la surenchère et écarté toute possibilité de revalorisation des salaires dans la fonction publique et de correction du système de rémunération dont tout le monde convient de l’iniquité. Pour le secteur privé, il demande au patronat de consentir une modeste hausse de 3%, très en deçà des attentes».
Aujourd’hui que le contexte électoral est dépassé, qu’un nouveau Gouvernement a été mis en place, les travailleurs attendent du président de la République, qui soutient ouvrir l’ère du  fast track, le strict respect des engagements du Gouvernement vis-à-vis de tous les partenaires sociaux  et le strict respect des libertés syndicales.
«Les travailleurs alertent l’opinion nationale et internationale sur les conséquences fâcheuses qui découleraient des velléités de reniement des engagements par les autorités.
D’ores et déjà, nous appelons tous les travailleuses et travailleurs du Sénégal à la mobilisation et à la mise en place d’un large front social pour défendre l’avenir du travail en exigeant du Gouvernement une gestion transparente des ressources naturelles (pétrole, gaz, zircon, fer, or…..) dont l’exploitation devrait profiter à tous les secteurs d’activités», précisent encore les manifestants de demain.Georges Nesta DIOP

CONTRE-MANIFESTATION DE SAMM SUNU REW, CE VENDREDI : Ça Risque De Chauffer Entre Jeunesses Du Pouvoir Et De L’opposition

http://www.walf-groupe.com En riposte à la plateforme Aar li nu bokk qui a décidé de tenir une manifestation ce vendredi sur l’avenue du Général De Gaulle, Samm sunu rew qui regroupe des jeunes de la mouvance présidentielle a également décidé une manifestation dans ledit lieu. Ce qui promet de chaudes empoignades
Les acteurs de la plateforme Aar li nu bokk ont intérêt à surveiller leurs arrières. Les jeunes de la majorité présidentielle qui ont porté sur les fonts baptismaux la plateforme Samm sunu rew ont décidé de se faire entendre pour porter la réplique à l’opposition. En conférence de presse hier, ils ont dévoilé leur stratégie. C’est-à-dire faire face par des contre manifestations.  Ansoumana Sané qui a fait office de porte-parole de la plateforme dira : «Epris de justice et conscient de la nécessité de nous ériger en bouclier contre les forces obscures dont les agissements sont de nature a saper les fondements de la cohésion national, nous membres de Samm sunu rew, comptons organiser une marche pacifique ce vendredi 28 juin a partir de 15 heures». Sauf que cette manifestation va se tenir à côté de celle de Aar li nu bokk. Elle va démarrer à l’Université Cheikh Anta Diop pour s’achever devant la Place de la Nation, à quelques jets de pierres de la manifestation de l’opposition. Ce qui ressemble fort à une provocation et risque d’entrainer    des empoignades entre les deux camps. «Nous ne comptons attaquer qui que ce soit. Ce n’est pas une provocation. Nous avons la ferme volonté de marcher pacifiquement pour préserver la plus grande ressource naturelle à savoir la paix et la stabilité nationale. Nous avons choisi le vendredi, un jour stratégique, un jour qui symbolise la paix pour organiser ce rassemblement. Ce choix est fait  par rapport à un canevas qui est déjà défini. Il appartiendra à l’autorité préfectorale d’apprécier», préviennent Sané et ses compagnons de Samm sunu rew.
Sous ce rapport, ils ont annoncé qu’une  demande   a été  déposée auprès de l’autorité administrative, le Préfet de Dakar. «Nous invitons le Préfet de Dakar à prendre acte de notre décision de manifester pacifiquement et appelons nos compatriotes de tout bord à soutenir cette démarche citoyenne», ont ils lancé. Dans le même sillage, ils ont vilipendé les opposants qui se sont rangés derrière la plateforme Aar li nu bokk qui ont fait du scandale des 10 milliards leur cheval de bataille contre le pouvoir. Ces jeunes de la mouvance présidentielle demeurent convaincus que «dans un Etat de droit, le pouvoir judiciaire est le seul investi de la prérogative de rendre justice au nom du peuple sénégalais». Sané et Cie se demandent si «l’opposition sénégalaise qui se targue de militer pour la manifestation de la vérité ne devrait  pas trouver là une bonne occasion de faire valoir ses vérités devant qui de droit. Au contraire, cette dernière, en coalition avec des forces obscures au niveau international refuse de répondre à l’appel à témoins de la justice sénégalaise».Magib GAYE

Samuel Sarr après son audition à la Dic : «De l’argent circule pour déstabiliser le pays»

https://www.leral.net Le lundi 24 juin 2019, de 12 à 22p0, l’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Sarr, a fait face aux enquêteurs de la Division des Investigations criminelles (DIC). L’ancien ministre d’Etat de Me Abdoulaye Wade, est largement revenu, au cours de son audition, sur ses relations avec Franck Timis, avec qui il a eu à travailler lorsqu’il avait quitté le Gouvernement. “DakarTimes” l’a interrogé sur certaines questions.
Samuel Sarr qui a fait plus de 30 ans dans le secteur du pétrole, a démonté toutes les accusations de la BBC devant les enquêteurs. Il n’a pas manqué de fustiger le comportement de certains opposants dont il citera les noms : Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko.
Selon lui, « les propos de ces opposants sont ridicules et fallacieux ». Samuel Sarr se dit certain qu’il y a des acteurs politiques qui veulent déstabiliser le pays.
«Depuis toujours, ils ont essayé de renverser le régime de Macky Sall par la rue. Ils ont instrumentalisé des jeunes lors du vote du parrainage. Ça n’a pas marché. Ils ont essayé d’en faire autant lors de la proclamation de la liste des candidats après le dépôt des recours devant le Conseil constitutionnel, personne ne les avait suivis. Durant la campagne, ils ont mobilisé des personnes aussi.
Et même lorsque le président de la République a été réélu, ils ont refusé de le reconnaître en estimant qu’il n’est pas légitime, là aussi, les Sénégalais ne les ont pas suivis. Aujourd’hui, ils veulent passer par cette affaire Pétro-Tim, pour déstabiliser le Sénégal. De l’argent circule pour déstabiliser le pays. Ils ne veulent pas que le Président Macky Sall fasse ses 05 ans. Ils veulent le renverser avant la fin de son mandat et pour eux, l’affaire Pétro-Tim lancée par la BBC est un prétexte » a accusé Samuel Sarr.
Il poursuit : « Il y a des gens dans l’opposition qui ont reçu de l’argent pour organiser des manifestations et financer des émeutes à Dakar. Des entreprises pétroliéres qui ont perdu et d’autres qui voulaient que Macky Sall perde la présidentielle, sont déçues et elles veulent, à défaut de pouvoir le battre par les urnes, utiliser la rue pour créer une situation insurrectionnelle au Sénégal ».
Evoquant la procédure d’attribution des blocs, Samuel Sarr a soutenu que «le Sénégal n’a pas les moyens de financer les recherches». Selon lui, «plusieurs milliards de francs CFA ont été dépensés par les entreprises étrangères dans les recherches et plusieurs centaines de puits ont été forés sans rien trouver». Il poursuit ses explications en soulignant que «ce sont les petites entreprises qui prennent des risques et lorsqu’il y a des indices, elles cherchent des juniors pour poursuivre les recherches».
Samuel Sarr a corrigé ceux qui disent que Franck Timis n’a pas les moyens financiers. «Franck Timis a plusieurs sociétés cotées en bourse bien avant son arrivée au Sénégal. Il avait un bloc en 2011 avec son entreprise African Petroleum. A l’époque, toutes les enquêtes nécessaires ont été faites par nos services, pour être sûrs qu’il a les capacités financières. C’est ainsi qu’on lui avait donné le bloc de Rufisque Offshore. Lorsqu’il s’est agi de lui donner Saint Louis Offshore, le problème ne se posait plus. On a compris qu’il s’agit juste de la même personne qui avait auparavant obtenu le bloc de Rufisque avec son entreprise African Pétroleum».
L’ancien Ministre d’Etat de Me Abdoulaye Wade a tenu à faire comprendre aux détracteurs du Roumain, que «Franck Timis n’est pas un petit homme d’affaires». «Il a des affaires estimées à plusieurs milliards de francs CFA, en Afrique», explique-t-il.
Sur le rapport de l’Inspection Générale d’Etat, le ministre d’Etat Samuel Sarr pense que les inspecteurs ont réalisé un rapport provisoire incomplet. « Les enquêteurs de l’IGE devraient entendre Karim Wade, ancien ministre des Finances qui a signé le contrat. Ils devaient aussi interroger Souleymane Ndéné Ndiayen ancien premier Ministre aux moments des faits, faute de pouvoir interroger Me Abdoulaye Wade, ancien Chef de l’Etat. Ensuite, les inspecteurs ne peuvent pas expliquer leur refus d’entendre Aliou Sall et Franck Timis. Comment l’IGE chargée de faire la lumière sur l’affaire, a-t-elle omis d’interroger les deux principaux concernés. C’est une aberration injustifiable. Ces manquements ont détruit la crédibilité du rapport de l’IGE», a fait remarquer Samuel Sarr.
Il a rappelé «qu’à l’époque, l’Ofnac avait entendu Aliou Sall et Franck Timis alors que c’était à l’IGE de le faire depuis 2012, mais les enquêteurs semblaient vouloir protéger le frère du président nouvellement élu, en orientant les enquêtes sur Karim Wade parce que c’était au début de la traque des biens mal acquis».
L’ancien Ministre de l’Energie se dit prêt à faire un débat public avec l’ancien premier Ministre Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall ou Mamadou Lamine Diallo sur la question du pétrole et de l’énergie en général. «Les Sénégalais veulent et doivent comprendre ce qui se passe. Le débat est maintenant pollué et j’estime que ces gens qui connaissent le problème réel, doivent avoir des espaces pour parler. Ce n’est pas parce qu’on a été premier Ministre du Sénégal ou Ministre de l’Energie pendant quelques mois, qu’on doit forcément comprendre le domaine du pétrole. Non ! Comme l’a dit l’ancien président de la Mauritanie, le Général Aziz, tout ce qui est dit, est faux», a martelé Samuel Sarr.
«A mon avis, Abdoul Mbaye doit avoir l’humilité de dire qu’il ne connaît pas. Et après cela, il doit aller apprendre. Mais face à une question aussi sérieuse, il ne faudrait pas se cacher derrière des arguments politiques. Cela ne passera pas», souligne Samuel Sarr.
« Là je m’adresse aux Sénégalais parce qu’à mon avis, ils ne doivent pas accepter de suivre des acteurs politiques qui veulent prolonger la campagne présidentielle après leur défaite cuisante. Toutes les personnes que l’on voit dans les manifestations, ont soutenu des candidats de l’opposition de la dernière élection. Ils ruminent une vengeance méchante qui les ronge. Pour eux, le Président Macky Sall ne doit pas terminer son mandat et toutes les actions se résument autour de cela. C’est cela qu’on doit dénoncer», a déclaré Samuel Sarr.
Il a encore ajouté que « la déstabilisation du pays n’arrange personne. Les partenaires stratégiques du Sénégal comme la France et les Etats-Unis ont réalisé des investissements, s’y ajoute les projets de développement lancés par le Président Macky Sall qu’il faudra renforcer. Mais, derrière tous les agissements de ces opposants, se cache une volonté de déstabiliser le pays ».
L’ancien ministre de l’Énergie a estimé que « du moment qu’Aliou Sall a démissionné, il n’y a pas lieu de continuer à faire monter les enchères. Car certains demandent le départ d’Aly Ngouille Ndiaye, après ils vont s’attaquer au Président Macky Sall. Et c’est un rêve que de demander la renégociation des contrats, ce n’est pas possible. Les entreprises pétroliéres qui ont des contrat,s vont traîner le pays devant les tribunaux et nous avons tout à perdre. Un contrat signé avec un investisseur étranger ne s’annule pas comme çà. Ceux qui le disent comme Abdoul Mbaye ignorent le fonctionnement des affaires dans le secteur pétrolier et le règlement des conflits commerciaux internationaux. Ils doivent apprendre avant d’avancer des inepties».
Selon toujours l’ancien ministre d’État, « c’est une chance pour le Sénégal d’avoir des compagnies majors comme BP, Total au Sénégal, il ne faudrait pas que certaines personnes malintentionnées hypothèquent l’avenir du Sénégal. En plus, il faut se concentrer sur la transparence de l’utilisation des ressources pour consolider notre économie et préserver le bonheur des générations futures, plutôt que d’essayer d’allumer un feu que l’on ne pourra éteindre ».
Il finit sa déclaration par ces mots : « Moi, en tant que Sénégalais, je suis satisfait des actes posés par Président Macky Sall pour sa grandeur d’esprit et son attachement aux valeurs républicaines. C’est le lieu aussi de saluer les efforts consentis par son prédécesseur Me Abdoulaye Wade pour la découverte du pétrole. A mon avis, les Sénégalais doivent saluer le travail réalisé par ces deux hommes dans le domaine de l’énergie au Sénégal », conclut-il.Mor MBAYE dakartimes
Aliou Sall, Trésorerie, dialogue… : Zahra Iyane Thiam scrute l’horizon
actunet.net-Ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, et responsable à l’Alliance pour la République (Apr), Zahra Iyane Thiam revient de long en large sur des sujets qui sont au cœur du débat national. Dans cet entretien, elle revient sur l’affaire Aliou Sall, la gestion du pétrole et du gaz, les tensions de trésorerie. Mais aussi, sur le dialogue politique et la microfinance. Entretien !

Quelle est votre appréciation suite à la démission jugée populiste d’Aliou Sall de la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) ?

C’est d’abord une question de gouvernance qui m’intéresse en demandant quelle est la posture de l’État face à la gouvernance pétrolière et gazière, pour ne pas dire de nos ressources naturelles de manière générale. À ce niveau, il faut dire qu’il y a un dispositif qui est mis en place par l’État que tous les Sénégalais peuvent apprécier. Ce qui nous permettra de savoir si le dispositif mis en place répond aux normes internationales, répond au contexte national, aux attentes. Ce qui est sûr, il y a des mécanismes qui existent comme l’Itie, qui nous permet d’assurer la transparence dans la gestion sur toute la chaîne de valeur. Il y a aussi l’Institut national du pétrole et du gaz, qui nous permet d’avoir, sur la chaîne du métier du pétrole, des ingénieurs de haut niveau bien formés. Il ne faut également oublier la loi sur le contenu local qui peut, sur toute la chaîne des activités parapétrolières, permettre l’implication effective du secteur privé, sans oublier la bonne place des générations futures. Tout ceci, pour dire qu’il y a tout un dispositif d’encadrement de nos ressources, sans oublier le nouveau Code pétrolier. Donc, mon appréciation se fait à ce niveau, tout en rappelant qu’il nous faut toujours essayer de renforcer ces dispositifs. Pour en revenir aux questions subsidiaires comme le reportage de la Bbc, il faut signaler qu’il y a toute une interprétation politicienne, avec des opposants qui veulent se refaire une santé, après que le peuple se soit prononcé. Maintenant, la coalition Benno bokk yakaar est là pour apporter également des réponses politiques.

Justement, en ce qui concerne votre coalition, ne peut-on pas dire qu’il y a eu trop d’erreurs communicationnelles commises ?

Je dois d’emblée dire que la justice a ses réalités. Il faut d’ailleurs saluer la saisine du Procureur. Maintenant, s’il nous faut revenir sur la question politique, il faut surtout noter que nous sommes dans une démocratie. Donc, chaque structure et chaque citoyen a le droit de donner son point de vue sur une question précise, surtout lorsqu’il s’agit d’un débat national qui interpelle tout le monde. Mais, ce qui demeure constant, est que la coalition Benno bokk yakaar, bien structurée, sait saisir la bonne opportunité pour effectuer ses sorties. Donc, il y a bel et bien des instances habilitées à parler pour prendre une position.

Faut-il croire en cette justice après la sortie tant décriée du Procureur de la République ?

Le Sénégal n’est pas né hier. C’est un pays qui a des décennies de vie démocratique qui nous ont permis aujourd’hui, d’être à la station où nous sommes. Autrement dit, une démocratie enviée, forte, avec des alternances démocratiques. C’est dans ce pays qu’il y a eu, à travers les Chambres africaines, le jugement d’un ancien président d’un autre pays africain. Donc, c’est pour dire que nous avons des institutions fortes et une justice crédible. De tels acquis ne doivent pas être dilués dans des considérations d’opposants politiques qui n’ont même pas pu passer l’étape des parrainages. Ce ne sont pas ces gens-là qui vont décrédibiliser notre justice et d’autres de nos institutions qui se fortifient toutes les années. Je pense bien que nous avons une justice qui fait ses preuves. Il faut accepter que le temps de la justice n’est pas le temps des hommes. En plus de cela, le déroulement de la justice ne peut se faire sur la base de désirs, mais plutôt de faits. Tout ce que nous pouvons demander, est que la justice s’exerce en toute impartialité.

L’ensemble de ces faits ne peuvent-il pas saper l’esprit du dialogue national lancé par le Président Macky Sall ?

À ce propos, chacun prendra ses responsabilités et l’histoire retiendra. Nous arrivons à un tournant décisif pour l’ensemble des acteurs. Le Président Macky Sall, après avoir été élu et bien élu, a jugé nécessaire et dans une situation de non crise. La seule donne qui est nouvelle, nous passons de pays non pétrolier à pays pétrolier et gazier. Et, il est certain que ces nouvelles ressources vont profiter aux Sénégalais, compte tenu de nos orientations stratégiques qui prennent en compte tout cela. Et, s’il est vrai que des États n’ont pas d’amis, il est aussi vrai qu’il y a des multinationales qui n’ont que des intérêts. Donc, à charge pour les citoyens, au-delà des acteurs pris individuellement, à prendre leurs responsabilités. Ceci, pour dire que toutes les personnes qui cherchent à saborder le dialogue n’y parviendront pas. La personnalité consensuelle qui préside aux destinées de ce dialogue est acceptée par l’ensemble des acteurs. Donc, nous en appelons à plus de responsabilités, pour pouvoir débattre de questions d’intérêt national qui interpellent tous les Sénégalais et l’avenir de notre pays. Nous devons nous retrouver sur des consensus forts autour de l’exploitation de nos ressources comme le pétrole et le gaz. Donc, encore une fois, la responsabilité de tous les acteurs est interpellée sur la posture à adopter à propos du dialogue national. Tout de même, je reste confiante par rapport à son issue, surtout que nous allons y aborder beaucoup de questions qui concernent la marche du pays dans toutes ses composantes.

Mais, est-ce que le Président Macky Sall a adopté la bonne démarche économique pour son pays ?

D’abord, je ne pense pas que l’on puisse parler de tension de trésorerie dans ce pays, avec tous les secteurs prioritaires où intervient l’État. Il ne faut pas oublier la subvention par l’État de plusieurs secteurs pour leur permettre d’être à jour et de suivre l’activité économique. Il faut avoir des équilibres et c’est ce qui est nécessaire. En ce qui concerne les normes, nous sommes dans les limites du normal, surtout par rapport à la dette. Il arrive, dans certains cas et par rapport au contexte international, de mieux verser dans les normes, de se réorganiser… Mais tout cela ne signifie pas qu’il y a des tensions budgétaires dans le pays.

Est-ce qu’il y a véritablement de bonnes perspectives économiques pour ce quinquennat ?

Bien entendu ! Il faut faire des choix par rapport à vos ambitions. À ce propos, nous avons le Plan Sénégal émergent (Pse) comme référentiel. N’oublions pas que c’est l’ancien président qui disait en 2012, qu’au bout de deux mois, aucun salaire ne pourra être payé. Et je rappelle, qu’à cette date, il n’y avait rien de prévu pour la campagne agricole. Donc, par rapport à tout cela, le Président Macky Sall avait fait de bons choix et de bonnes orientations. Tous ces choix ont connu des décisions qui sont allées dans le sens d’une stabilisation bien constatée. Aujourd’hui, nous changeons de statut et il nous faut donc atteindre d’autres paliers avec des ambitions contenues dans le champ d’actions prioritaires.

Et avec ce niveau élevé de la dette, ne risquons-nous pas de revivre d’autres plans d’ajustement structurel ?

À mon avis, c’est une analyse superficielle de la réalité. Tout le monde ne peut pas avoir des partenariats qui permettent de mettre en œuvre vos ambitions économiques. Nous avons été au Groupe consultatif de Paris par deux fois et nous avons tous constaté la diversification des partenaires, sans oublier l’environnement des affaires mis en place pour attirer les investisseurs. Pour cela, il faut être crédible, avoir une politique transparente et claire, tout en se donnant les moyens de respecter ses engagements. À ce niveau, le Sénégal fait ce qu’il doit faire.

Par ailleurs, dans le secteur de la microfinance, quelles propositions nouvelles faites-vous aux Sénégalais ?

Comme, vous le savez, le secteur de la microfinance est associée à ce que l’on appelle l’économie solidaire, qui est un modèle de développement entrepreneurial. C’est vraiment dans le cadre de notre politique d’inclusion financière qui est de chercher à savoir comment avoir un plus grand nombre, une majorité de personnes qui contribuent effectivement à l’augmentation de la valeur nationale. Nous estimons qu’il y a un modèle de développement qui se nomme économie sociale solidaire qu’il faut structurer, qu’il faut qualifier, réglementer avec une situation de référence qui nous permettra de voir, avec quels leviers de la microfinance, comment les gens participent à la contribution de valeur. Cela passe maintenant par le renforcement des chaînes de valeur, des filières. L’économie solidaire, faut-il le rappeler, est un champ transversal. Il y a des acteurs qui sont dans l’agriculture, l’élevage, le tourisme, l’énergie, entre autres. Donc, il est impératif de voir comment, chacun dans son secteur, peut apporter une contribution économique avec des incidences sociales. Nous irons donc à la rencontre des populations, pour partager avec elles les instruments que nous avons présentement et recueillir leur expertise, leurs bonnes pratiques qui nous permettront, sur la base de nouvelles générations de programmes avec de nouveaux partenaires techniques et financiers que nous avons, de booster ce secteur qui fait partie des initiatives nationales du président de la République dont il place beaucoup d’espoir pour l’inclusion des femmes, des jeunes et pour le renforcement des acteurs de manière générale.

Cela permettra-t-il de réduire le taux de chômage et de la pauvreté ?

C’est l’objectif visé qui pourra même participer à la réduction de l’exode rural. Dans le cadre des objectifs du ministère, c’est de tout faire pour encourager les différents acteurs par rapport à leur secteur d’activité, renforcer les activités de la microfinance. Nous avons de grandes institutions, mais aussi des initiatives locales. Il nous faut équilibrer la carte d’actions du ministère pour avoir les possibilités de financement à Dakar, Thiès, Ziguinchor, mais aussi dans les coins les plus reculés pour pouvoir encadrer les initiatives afin de pouvoir mieux encadrer, pour justement subvenir aux préoccupations des concernés. Tout cela permettra de mieux les accompagner et d’avoir les résultats escomptés. Nous sommes une institution de la République et travaillerons avec tout le monde. L’ambition du Président de la République est d’avoir toutes les compétences et les mettre à contribution, puisque le développement n’a pas de couleur. Tout se fera donc de manière participative, inclusive et transparente.Par Abdoulaye MBOW

Me Nafissatou Diop : « Je soutiens entièrement Aliou Sall… je ne crois pas au reportage de Bbc »

https://www.dakarposte.com La responsable de l’Alliance pour la République s’est invitée avec fracas dans la polémique autour du pétrole et du gaz. Me Nafissatou Diop n’a pas manqué de manifester sa solidarité à Aliou Sall, avant de dire ses quatre vérités à l’opposition.

Maître que pensez-vous de la polémique sur le pétrole et le gaz? 

Il faut se dire la vérité c’est la compagnie pétrolière Tullow oil qui est derrière toute cette agitation, dont le seul but est de déstabiliser le Sénégal. Aliou Sall a agi dans un cadre privé parce qu’à l’époque des faits, il ne travaillait pas pour l’Etat du Sénégal et son frère n’était même pas encore Président. mais le plus ridicule, c’est que même dans le reportage de la Bbc, on parle de d’un engagement de Bp à verser, sur 40 ans,des royalties de 10 milliards de dollars à Timis, à partir de la phase d’exploitation.
Et lorsqu’on entend l’opposition, disons les néo-opposants, c’est comme si ces 10 milliards de FCfa,qui sont une projection entre deux privés, ont été détournés. Ces nouveaux chevaliers de la transparence disent qu’Aliou Sall a volé cet argent et malheureusement, certains Sénégalais sont embarqués là dedans. C’est franchement de la manipulation,un « mensonge structuré » pour reprendre le mot d’Aliou Sall.

Donc vous ne croyez-pas aux révélations de la Bbc ? 

Objectivement,non. Notre conviction est que depuis son accession au Pouvoir, Macky Sall a toujours été préoccupé par l’avenir économique du Sénégal et c’est dans ce sens qu’il a créé le Fonsis, dont je suis le Pca, qui va gérer une partie des réserves financières tirées des revenus pétroliers pour les générations futures. Tous ces gens qui s’agitent autour du pétrole, n’y connaissent absolument rien.
Certes, en démocratie tout le monde ne peut pas être avec le pouvoir. Même le prophète Mohamed (Psl) a été contesté dans sa propre famille, mais ce que nous voyons sous nos cieux, ce ne sont pas divergences autour d’un programme mais une haine profonde envers Macky Sall. Quand je vois des opposants prédire la perte du pouvoir comme des devins, quand je vois un opposant s’acharner sur une grande dame du pouvoir et utiliser des arguments physiques pour l’attaquer, je suis dégoûtée.

Vous parlez de quels opposants? 

Je ne veux pas leur faire de la publicité. Vous savez, l’adversité ne doit pas conduire à des insultes gratuites et méchantes, car au-delà de tout, nous avons en commun notre pays, le Sénégal, et nous sommes tous des parents. J’en profite pour apporter mon soutien total à Aliou Sall. C’est un frère de parti. Je souhaite qu’il soit blanchi rapidement par la justice et qu’il revienne rapidement pour occuper un grand poste de responsabilité. il a bien fait de démissionner, c’est tout à son honneur.
J’espère que les enquêtes judiciaires permettront de tout tirer au clair. Au niveau de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), la corporation à laquelle j’appartiens, a eu l’occasion de travailler avec lui ; et sans risque d’être démentie par ma présidente (ndlr, la présidente de la Chambre des Notaires), je peux dire qu’Aliou Sall a eu à poser des actes importants.
D’autre part, je veux aussi inciter les autorités à autoriser les marches tout en les encadrant. Les initiateurs de ces rassemblements, cherchent à causer des troubles et sont en train de copier les «gilets jaunes » comme en France, mais on n’a vu comment le mouvement a versé dans le violence et comment les français sont dégoûtés de ces gens-là. Au Sénégal, nous sommes un pays avec des institutions fortes et personne ne peut contraindre Macky Sall, qui a été brillamment réélu, à quitter le Pouvoir.
N’en déplaise à ces opposants à qui des charlatans ont fait croire, moyennant de l’argent, qu’ils pouvaient accéder au pouvoir sans passer par les urnes. Tous ces affairistes, omnibulés par le gaz et le pétrole, doivent redescendre sur terre. Libération

Serment d’Aliou Sall : Les révélations sur un Montage Vidéo

https://senego.com Lundi 24 juin dernier. Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, annonce sa démission de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) et jure, la main sur le Coran, qu’il est innocent. Une annonce qui n’a pas été de tout repos pour le frère du président de la République. Et depuis lors, la clameur n’a cessé d’aller crescendo.
Dans la matinée, il avait annoncé une déclaration à l’hôtel de ville de Guédiawaye, qu’il ne fera pas, du fait de ses propres militants, qui n’ont pas voulu qu’il démissionne de la mairie.
Aliou Sall et sa forte délégation au sein de laquelle, Yakham Mbaye, le Dg du Soleil, rebroussent chemin et font cap dans sa maison du luxueux quartier de Fann Résidence.
Là, il s’enferme avec nos confrères de Dakaractu et fait une déclaration, jurant sur le Coran être blanc comme neige.
La polémique enfle dans le pays. Les islamologues sont mis à contribution, pour avis sur son acte.
Mais à y voir de plus près, a-t-il réellement juré sur le Coran ?
Question pertinente car visionnée à tête reposée, avec une petite dose  de professionnalisme, on se rend compte qu’au moment de son serment, il n’existe pas de plan large montrant Aliou Sall poser la main sur le livre saint, faisant son serment.
C’est seulement au début de la vidéo qu’on le montre avec un plan large, la main posée sur le Coran, au moment où il salue et annonce le sujet de sa déclaration.
Au moment où il jure être innocent, le plan est serré sur lui, avant l’image où il fait pivoter le livre sur sa cuisse que l’on ramène plusieurs fois au montage.
Une subtilité qui pourrait échapper à bien des profanes, mais pas aux professionnels de l’audiovisuel consultés et selon qui, cette vidéo pourrait bien être un montage bien réfléchi et bien orchestré.
Au delà, pourquoi Aliou Sall et son staff n’ont laissé que nos confrères de Dakaractu filmer cet acte ? Pourquoi n’ont-il pas laissé le reste de la Presse qui faisait le pied de grue pour y assister ?
Mystère, source de suspicion qui entachera une stratégie bien réfléchie, pour toucher la sensibilité des Sénégalais.
Maintenant, liberté est actée de croire à cette mise en scène ou de ressentir l’odeur relevée d’une manipulation en haut lieu.

Exclusivité déclaration Aliou Sall-Quand la jalousie décontenance Senego : Dakaractu saisit le Cored

https://www.dakaractu.com Mais qu’arrive-t-il à nos confrères de Senego? Nous nous sommes réveillés ce matin surpris, et cette question à l’esprit. Senego, « spécialisé » dans la reprise des informations de Dakaractu, s’en est pris à nous deux fois de suite, depuis que l’ancien Directeur de la caisse des dépôts et consignations, Aliou Sall, a accepté de nous confier l’exclusivité de sa démission. On comprend que ce choix du maire de Guédiawaye porté sur nous puisse hérisser certains organes, mais tout de même, en quoi et de quoi serions-nous responsable? Aliou Sall n’aurait-il pas le droit de choisir son canal d’expression, d’autant que nos dirigeants politiques ont l’habitude de donner les exclusivités à la presse étrangère ?
Qu’il garde leur ressentiment pour Aliou Sall, cela ne nous concerne guère. Mais que Senego ne nous accuse pas d’être complice d’une quelconque mascarade. Qui plus est, de  quelle expertise se prévaut-il pour évoquer un montage?  La vidéo complète, numéro 1 des tendances, n’en déplaise à notre détracteur (jointe à cet article), permettra à qui en douterait encore, de se faire une religion sur l’authenticité de la déclaration d’Aliou Sall.
Il n’est plus besoin de rappeler que Dakaractu s’évertue à se mettre au niveau des plus grands organes de presse du pays, malgré son statut de site en ligne. Lors des plus grandes manifestations mondiales dans le domaine du sport (coupe du monde, CAN), de la culture, de l’environnement (COP), les reporters de Dakaractu sont présents. Que dire de nos « collègues » de Senego, souvent « laissés à la porte lors des grands événements », habitués plutôt aux bourdes (c’est eux qui avaient annoncé publiquement la mort d’un grand leader religieux dernièrement)?
Senego est aussi le site le plus dénigré sur les réseaux sociaux entre outrances langagières, informations infondées et sans aucune valeur d’ailleurs. Habitué du « copier-coller », avec une forte propension à puiser toutes ses informations sur Dakaractu, pour ne pas dire piller, Senego ferait mieux de faire profil bas.
Que Senego trempe sa plume dans l’encre amère de la jalousie pour nous stigmatiser nous fait plutôt sourire. N’a t-on pas coutume de dire que la bave du crapaud ne saurait atteindre la blanche colombe?
Toutefois, le Comité d’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie (CORED) a été interpellé et une plainte transmise pour que nos détracteurs prouvent leurs accusations…

ZAHRA IYANE THIAM DIOP : Lettre à mes sœurs de Parti !

Présidente Ndeye Marieme Badiane, en tant que camarade de Parti, qui a suivi votre parcours militant, surtout pendant nos années d’opposition, je voudrai vous rendre un vibrant hommage.
Je crois très sincèrement que vous avez plusieurs années durant, présidé avec courage et dévouement aux destinées de notre Mouvement, le Mouvement National des Femmes de l’APR et celles des femmes de notre grande Alliance de Benno Bokk Yakaar.
Vous avez á l’instar de plusieurs camarades, contribué pleinement á la mission de construction et de consolidation de notre cher parti, l’Alliance pour la République. Nous devons à chaque fois méditer votre exemple d’avant gardiste et de force de défense des intérêts de notre parti et de notre leader.
Nous sommes rassurées de la relève que vous avez aidé á encadrer. Soyez enfin assurée de notre disponibilité de rester toujours à vos côtés et à l’écoute de vos conseils militants et éclairés pour maintenir très haut le cap de notre leader de Parti. Merci encore une fois.
A notre sœur Thérèse Faye Diouf, toutes nos félicitations pour la mission accomplie avec succès à la tête de notre jeunesse républicaine. Je vous souhaite plein succès dans vos actions et missions futures.
A Mme le Ministre Ndeye Sali Diop Dieng, tout en vous félicitant à la suite de la nouvelle mission qui vient de vous être confiée par notre leader, nous tenons à vous assurer de notre entière disponibilité à être toujours à vos côtés pour apporter notre modeste contribution aux actions à la fois militantes et citoyennes que les femmes sénégalaises attendent de vous, surtout dans un contexte national, marqué par des intérêts occultes et ayant comme bras armés, des compatriotes qui confondent opposition et patriotisme. Je ne doute pas un seul instant que les nombreuses réussites qui seront les vôtres contribueront à renforcer la confiance que le peuple Sénégalais a toujours placée en notre leader, le Président Macky Sall. Vive le Sénégal!Zahra Iyane Thiam DIOP

Affaire Pétro- : Agir, »AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD. »Par Commissaire Keïta

Bravo serait-on tenté de lancer à Mayeni JONES. Cette journaliste nigérienne ayant réussi au coup d’essai, à mettre le feu à  nos cases. A nous manipuler avec une facilité déconcertante en usant d’une supercherie pourtant banale. Parce que consistant juste  à aller chercher dans quelques-unes de ces choses auxquelles tout être humain est naturellement sensible, pour attirer notre attention et  déclencher ce mouvement de protestation que nous connaissons. Celles d’entre ces choses qu’elle a principalement utilisées pour nous avoir étant la pauvreté, la misère et l’argent.
Dès lors, parce qu’elle s’est révélée d’une malhonnêteté effarante, disons lui tout de suite et sans prendre des gants, qu’à moins d’être de la même race que Satan, il n’y a pas de quoi être fier du coup qu’elle n’a pu réussir qu’en jouant sur les sentiments du peuple sénégalais pour arriver à le tromper. D’ailleurs, c’est parce qu’elle sait très bien que sa supercherie n’échappera pas à tout le monde, qu’aussitôt après avoir accompli sa besogne, elle est allée se réfugier au milieu de son clan de journalistes pyromanes. Jubilante et sans aucun problème de conscience. Parce que pour des personnes de son genre, insouciantes des conséquences souvent dramatiques de leurs combines, seul compte le profit.
Pour ainsi dire que Mayeni JONES n’est en vérité que le signe de ces renégats qui, dans le passé s’étaient mis à la solde des trafiquants d’esclaves et des colonisateurs qui avaient envahi l’Afrique. Etant aujourd’hui au service de ceux qui, directement ou indirectement, cherchent encore à piller ses ressources naturelles. Et aussi, pour dire que le péril est de nouveau dans nos murs. Comme au temps de l’esclavage et la colonisation, quand de nombreux fils d’Afrique participèrent au sabotage de leur continent en s’alliant avec toutes les hordes de criminels dont le seul but était de faire main basse sur les richesses de leur continent. En effet, même si ces phénomènes ont disparu,  aujourd’hui encore les peuples et les nations continuent de cohabiter sur la terre dans des cadres de relations essentiellement fondées sur des rapports de forces économiques et militaires. Les plus forts cherchant toujours à imposer leur volonté aux autres et n’hésitant jamais à user de tous les moyens dont ils disposent pour accéder aux biens qu’ils convoitent.
C’est cela qui explique les tragédies qu’ont vaincu le Congo ex Zaïre, le Tchad avec l’histoire de la bande d’Aouzou, le Congo Brazzaville avec ses innombrables coups d’état, la partie sud du continent noir avec l’apartheid, et plus récemment, la Lybie avec la déstabilisation de ce pays et l’assassinat du colonel Kadhafi. Mais aussi,  tout ce qui est entrain de se passer autour de nous, avec le terrorisme au Mali en  particulier, l’occupation militaire du territoire de ce même pays par des puissances étrangères et l’instabilité permanente à laquelle est soumise la Guinée-Bissau.  Sans compter qu’à côté de la volonté actuellement affichée par la Chine, la Russie et l’Inde d’être plus présentes en Afrique, le Maghreb, par la Mauritanie ouvre la voie à d’autres intrus. Comme l’Arabie Saoudite et le Qatar qui cherchent à se positionner politiquement et militairement dans la partie ouest du continent. Tout ce monde étant attiré par les perspectives économiques intéressantes qui viennent d’apparaitre dans certains pays de cette zone.
Et tout cela justifie bien de tirer sur la sonnette d’alarme en voyant le Sénégal se comporter comme une planète isolée de la galaxie dont le peuple ne connait de troubles que ses propres mouvements d’humeur et quelques pluies sporadiques de météorites. Alors qu’en réalité il baigne dans un contexte instable parce que marqué par des rivalités de plusieurs ordres,  des agressions et des guerres qui peuvent lui venir de partout. Même du côté de ceux qui passent aujourd’hui pour être ses alliés les plus proches et les plus sûrs. Autrement dit, tirer sur la sonnette d’alarme pour lui éviter d’être surpris et anéanti par tous les vautours que l’odeur du pétrole et du gaz que recèle son sous-sol continue d’attirer.
Au-delà de ce qui précède, même s’il est incontestablement vrai que tous les sénégalais souhaitent aujourd’hui être éclairés sur cette affaire de pétrole et de gaz dont on parle depuis plusieurs années, il est aussi certain que derrière ce documentaire de la BBC se cache une conspiration dont les instigateurs et les auteurs ne visent qu’à déstabiliser le Sénégal afin de l’installer dans une situation de crise perpétuelle qui rendrait possible de le piller sans aucune difficulté. C’est pour cette raison qu’il est devenu urgent de lui procurer les moyens de s’assurer une protection efficace, avant qu’il ne soit trop tard. En commençant par arrêter d’attiser le feu allumé par Mayeni JONES. Car, pendant que nous passons le temps à nous quereller, British Petroleum (BP) travaille sans relâche  à sortir le pétrole de terre pour l’exploiter. Et il le fera avec ou sans nous. Voilà pourquoi nous devons faire preuve de plus de lucidité et de sérénité afin d’éviter le désordre vers lequel notre pays est entrain de se diriger. Car, c’est seulement en nous comportant ainsi que nous réussirons à contrôler efficacement toutes les activités devant conduire à l’exploitation effective de son pétrole et de son gaz.
Surtout quand on sait que dans cette affaire du documentaire de la BBC, le Sénégal est le seul perdant. Non seulement parce que l’attaque médiatique dont il vient d’être l’objet a révélé à quel point son opinion publique est sensible à tout ce qui lui vient de la presse occidentale.  Mais aussi, parce que ces conspirateurs que comporte sa classe politique continueront de chercher à le déstabiliser. Et enfin parce qu’il est désormais assailli par la meute d’agresseurs que cache cette attaque médiatique orchestrée par la BBC et qui a effectivement percé ses remparts. Prouvant ainsi que leur résistance n’est pas à toute épreuve et qu’ils céderont si rien n’est fait pour les renforcer. Mais aussi, pour neutraliser tous ceux qui, à cause de leurs échecs répétés aux épreuves régulières de conquête du pouvoir, ont finalement choisi de s’allier avec les ennemies de leur pays pour réaliser leurs rêves.
Personne n’a le droit d’exposer le Sénégal à un quelconque danger sans courir le risque d’être sévèrement sanctionné. Parce que ce pays est notre bien commun le plus précieux. Cet avertissement s’adresse à tous les fauteurs de troubles qui menacent de l’attaquer. Et il est d’autant plus utile qu’il permet d’attirer leur attention sur les limites de l’intolérable en matière de sécurité et de défense. Ces domaines étant ceux dans lesquels les états interviennent en permanence pour garantir le bon ordre et assurer la tranquillité et la paix à leurs citoyens. Sans que rien ne puisse justifier qu’une seule fois, ils manquent de s’acquitter correctement de cette responsabilité à cause des conséquences dramatiques auxquelles de pareilles fautes ont souvent conduit.
Et enfin, quand effectivement la diffusion du documentaire de la BBC a fini d’installer le Sénégal dans cette crise que certains d’entre nous s’activent à rendre irréversible en polluant l’atmosphère  à coup de déclarations tapageuses et virulentes et en incitant continuellement les populations à descendre dans les rues, les responsables de la plateforme Aar li nu bokk auraient dû faire preuve de vigilance et de discernement dans leur appréciation des choses pour très vite, arriver à se rendre compte  des dangers face auxquels cette affaire a placé leur pays. Et ainsi, privilégier de le protéger (aar), au lieu de se lancer dans cette bataille qui les enfoncera tous les jours un peu plus, dans la catégorie des politiciens revanchards pour lesquels la fin justifie les moyens.
Heureusement qu’il nous reste encore de pouvoir nous retrouver autour de l’essentiel pour protéger le Sénégal contre tous ceux aujourd’hui menacent de le déstabiliser. Et pour œuvrer ensemble à le développer  grâce au génie de son peuple et à la générosité de sa terre.  COMMISSAIRE KEITA

Le parti de Moustapha Niasse salue la démission de Aliou Sall

https://www.pressafrik.com L’Alliance des forces du progrès (Afp), parti du président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, a salué la démission de la direction générale de la Caisse de dépôts et de consignations de Aliou Sall, frère du chef de l’Etat, accusé de corruption par la BBC.
Réunis hier, les progressistes se sont focalisés sur la polémique autour du pétrole et du gaz qui s’est installé dans le pays, à la suite de la diffusion d’un document audiovisuel par la BBC. Ils ont déploré le fait que la chaine britannique ait relayé uniquement le discours d’une certaine opposition, en se faisant écho d’allégations qui mettent en cause Aliou Sall.
Les responsables de l’Afp ont profité de cette occasion pour saluer la décision de Aliou Sall d’avoir démissionner de son poste de directeur général de la Caisse de dépôts et de consignations (Cdc). Selon eux, cette décision traduit sa volonté ferme de contribuer à la manifestation de la vérité.Salif SAKHANOKHO

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 27/06/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Krépin Diatta attristé

Dire que Facebook est de la confiture entre les mains de cochons est un euphémisme. Des sénégalais bon teint se sont mis à se moquer du physique du jeune milieu offensif des « Lions » Krépin Diatta. Des attaques de bas étages qui ont fait réagir le joueur. «Je suis très triste de voir certains frères Africains se moquer de moi. Je travaille pour notre beau et cher continent africain et ce que je reçois en retour ne sont que des injures, des moqueries de mes frères. C’est trop méchant de votre part et le racisme vient de là. J’ai besoin de vos encouragements et non de vos injures. Merci à tous ceux qui me soutiennent. Seul Dieu fait ma force et je suis fier de ma personne physique. Vos moqueries ne changeront rien dans ma vie. Mais une chose est sûre, nous sommes tous Africains», dit-il.

Drame à Tambacounda

Une scène horrible s’est déroulée hier à Tambacounda. Un déficient mental a égorgé hier un homme dans la capitale du Sénégal oriental, d’après nos confrères de la «Rfm». L’homme ne s’est pas limité à cet inqualifiable. D’autant qu’il a tenté le même acte avec d’autres individus sans succès. Le déficient mental a réussi, toutefois, à blesser trois personnes. Il a fallu l’intervention de la police pour l’arrêter. Nous y reviendrons avec de plus amples informations.

1023 décès par noyade

Les parents doivent redoubler de vigilance sur les déplacements de leurs enfants en cette période de vacances scolaire. Puisque les statistiques livrées par les sapeurs pompiers sur les noyades font froid dans le dos. La Brigade Nationale des Sapeurs Pompiers renseigne qu’entre 2015 et 2018, 1023 personnes sont mortes par noyade sur l’ensemble du territoire. Les soldats du feu ont confié sur «iRadio» que sur les 1023 décès, 300 ont été sauvés. Les victimes sont âgées entre 07 et 15 ans.

Nouveau directeur de Talibou Dabo

Le Centre Talibou Dabo a depuis hier un nouveau directeur. Il s’agit de Lansana Sidibé qui a pris fonction hier, en remplacement du sortant Mademba Sow. Hier, lors de la passation de service l’ancien patron de cette structure sanitaire a soutenu qu’en 17 mois à la tête du centre Talibou Dabo, il a eu à réaliser 17 projets destinés à la prise en charge des enfants vivant avec un handicap. Mademba Sow laisse à son successeur une structure que tout le monde est prêt à appuyer. Il n’a pas manqué de citer le nom de grandes entreprises évoluant dans les télécommunications, les banques ou encore de grandes institutions internationales qui ont soutenu le centre en dons et en argent pour qu’il puisse mener à bien ses activités.

Magal de Serigne Abdou Lahad Mbacké

La capitale du mouridisme va célébrer aujourd’hui le troisième Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.Il s’agit du magal de Serigne Abdou Lahad Mbacké. Le président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le travail (Act), Abdoul Mbaye, à la tête d’une forte délégation, est attendu à la cérémonie religieuse.

Gabriel Bartolini de Vibe Radio blanchi

L’ancien directeur général de Vibe Radio Sénégal, Gabriel Bartolini est lavé de tout soupçon dans l’affaire de trafic de migrants. Bartolini était poursuivi pour les chefs d’inculpation : trafic de migrants, association de malfaiteurs, complicité de faux et usage de faux. Le tribunal de Dakar a donné son verdict vendredi dernier en le relaxant de toutes les accusations. A l’en croire, on a mêlé son nom à une histoire surréaliste montée de toutes pièces. Il se réjouit de la condamnation de l’auteur des faits à une peine de deux ans de prison avec sursis pour faux et usage de faux et une amende 200.000 Fcfa de dommages et intérêts. Gabriel Bartolini a décidé de reverser l’intégralité de cette somme à l’association de soutien des détenus.

La Chine offre un lot d’équipements au CESE

La traduction simultanée au Conseil Economique Social et Environnemental(CESE) sera bientôt effective. L’institution dirigée par Aminata Touré a reçu hier un lot d’équipements de traduction simultanée de la Chine. Ce don va faciliter la communication à l’interne notamment par la traduction simultanée. L’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun a indiqué que le matériel comprend un système de conférence numérique, des écouteurs, des ordinateurs et des équipements audio qui sont déjà bien installés dans trois salles de conférence de l’institution. Pour sa part, le secrétaire général de l’Institution, Ibrahima Thioye, a remercié la Chine pour ce don d’un coût de 275.200.000 Fcfa mais également pour l’ensemble des efforts consentis dans le sens du raffermissement des liens entre les deux pays.

Dr Cheikh Tidiane Dièye « LE PEUPLE IRA CHERCHER LA JUSTICE PARTOUT DANS LE MONDE… »

http://www.enqueteplus.com Figure emblématique de la plateforme Aar li nu Bokk, le Dr Cheikh Tidiane Dièye s’illustre depuis l’éclatement du scandale à 10 milliards de dollars impliquant le frère du président de la République, à travers ses prises de position
Dans cet entretien accordé à EnQuête hier, il revient sur les contours de cette bataille engagée pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il n’a pas manqué d’avertir les autorités étatiques sur leur ferme volonté d’aller chercher la justice partout où ils peuvent la trouver pour qu’enfin, les ressources naturelles du pays, puissent bénéficier aux générations présentes et à venir.

La plateforme Aar li nu Bokk a décidé de venir en renfort le G7 dans sa marche de demain vendredi. Pourquoi ?

Nombre de ces organisations ont adhéré à la plateforme Aar Li Nu Bokk. C’est pourquoi nous avons choisi de mutualiser toutes les forces pour une marche historique. Le combat est le même. Si nous reprenons nos milliers de milliards volés, on ne parlera plus de problèmes dans l’éducation, dans la santé ou dans d’autres secteurs. Nous irons répondre à l’invitation des forces sociales qui regroupent des syndicats de travailleurs et plusieurs forces vives qui marcheront le vendredi 28 juin sur l’Avenue Bourguiba. Nous avons lancé un appel à une grande mobilisation de tout le peuple pour prendre part, avec nous, à cette marche.

Une contre-manifestation d’une plateforme regroupant des jeunes de Guédiawaye est en gestation. Ne redoutez-vous pas des échauffourées ?

S’il y en a, elle ne viendra pas de nous. Nous avons donné la preuve de notre capacité à gérer nos manifestations et à leur donner un caractère pacifique. Pour le reste chacun est libre de créer son organisation et de manifester pour ceci ou cela.

Le frère du président de la République, Aliou Sall a rendu lundi sa démission de la Caisse des dépôts et consignations, suite à la publication du scandale à 10 milliards de dollars diffusé par la BBC. Quelle lecture faites-vous de cette démission ?

Je précise que la chaine britannique n’a d’ailleurs fait que reprendre et confirmer ce que de nombreux Sénégalais avaient dit pendant des années. Elle a rajouté des éléments nouveaux au scandale, en donnent plus d’épaisseur à la spoliation des ressources du Sénégal et en jetant une lumière crue sur des actes de corruption qui pourraient avoir été commis. Nous avons pris acte de la démission de l’un des protagonistes de cette affaire. Il reste maintenant à la justice de faire son travail avec diligence et en respectant scrupuleusement toutes les lois de la République. Il faut que chacun sache que nul ne peut être au dessus de nos lois et que la proximité familiale ou politique avec le Président de la République ne sera plus une garantie d’impunité. Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour que ce Sénégal là soit renvoyé à l’histoire

Selon vous, qu’est-ce que cela peut changer dans la situation actuelle où la pression est maintenue sur le régime ?

Il ne s’agit pas de pression à mettre sur le régime ou sur quelconque de ses acteurs. Il y a seulement que, des citoyens qui refusent de se rendre complice, par leur inaction, de la corruption qui gangrène leur pays, de la déchéance morale de leurs leaders et de la spoliation de leurs richesses, se sont levés pour dire stop! Si la mobilisation du peuple, qui ira sans doute crescendo, peut amener les autorités impliquées dans ces sombres affaires à comprendre qu’elles n’ont aucune autre issue que de rendre la justice et de faire éclater la vérité, alors ainsi soit-il.

Cette démission peut-elle participer à desserrer l’étau autour du président de la République, Macky Sall, qui semble acculé, depuis l’éclatement de ce scandale ?

Le président de la République verra lui-même, s’il y a un étau autour de lui et, le cas échéant, si cette démission pourrait le desserrer. Nous lui posons seulement des questions simples dont nous sommes sûrs qu’il a les réponses : livrer tous ceux qui sont cités dans ces affaires à la justice, renégocier les contrats léonins signés, puisqu’il a dit lui même, lors de la campagne électorale, que les contrats seront renégociés, et recouvrer les milliers de milliards volés au peuple sénégalais. Il lui suffit d’ailleurs, pour cela, de déclassifier le rapport de l’Inspection générale d’Etat, de suivre à la lettre les recommandations qui y sont formulées et de demander à son Procureur d’exploiter des rapports que l’OFNAC lui a transmis, depuis plusieurs années, et sur lesquels il semble s’être endormi

Cette démission fait suite à la sortie du ministre en charge de la communication du président de la République, El Hadji Hamidou Kassé sur Tv5. Le régime ne cherche-t-il pas à couler le frère du président de la République pour se libérer de ce scandale ?

Si c’est le cas, cela serait une preuve de plus du manque de sérieux dans lequel les institutions de l’Etat sont tenues. Un régime sérieux ne devrait pas chercher à couler quelqu’un en utilisant de tels procédés. Il suffit tout juste de laisser la justice travailler librement sans entraves pour que la vérité éclate. C’est d’ailleurs un procédé totalement contre productif, puisque la personne que l’on chercherait à couler n’est qu’un maillon sur une longue chaine de responsabilités qu’il faudra forcément assumer. Ce scandale est un amalgame de faits qui pourraient être constitutifs de délits comme la corruption, le conflit d’intérêt, le trafic d’influence, le délit d’initié, le népotisme,  le faux en écriture publique, etc. C’est un écheveau qu’il faudra démêler. Et seule une justice indépendante pourra faire ça. Le peuple ira chercher cette justice partout dans le monde, s’il ne la trouve pas au Sénégal.

Comment appréciez-vous la communication gouvernementale par rapport à cette affaire ?

Je n’ai pas d’appréciation sur la communication du gouvernement. Je n’attends plus grand-chose de gens avec qui je me suis battu de 2011 à 2012 pour des principes de gouvernement et pour une certaine éthique de la République, mais qui aujourd’hui trahissent tout ce à quoi ils donnaient l’impression de croire. Je n’attends rien d’eux.

Pensez-vous que cette démission puisse libérer Aliou Sall des attaques dirigées contre lui depuis l’éclatement de cette affaire ?

Je ne saurai parler pour les autres. Mais pour ma part, et pour celle de la plateforme “Aar Li Nu Bokk’’, il n’y a jamais eu d’attaques personnelles contre lui. Nous ne le citons même pas dans nos écrits. Notre combat porte plus sur les principes que sur les personnes.

Finalement, est-ce que la pression populaire exercée sur le régime, sur le président de la République et sur sa famille n’est pas en train de faire ses effets ?

J’ai déjà dit que nous ne cherchons à mettre la pression sur personne. Nous agissons pour que nos lois et règlements soient respectés et appliqués, dans une impartialité complète et qu’aucun Sénégalais ne puisse se croire au dessus des lois, fut-il frère, beau-frère, ami ou proche d’un Président. Nous devons nous battre pour que la République soit restaurée dans toute sa plénitude. Rien ne justifie l’invasion de l’espace de la République par la famille du Président. Il n’y a qu’en Afrique qu’on retrouve encore de telles tares. Ceux qui profitent de la parenté pour s’accaparer des ressources publiques doivent se préparer à en payer les conséquences. Le Sénégal ne sera pas réduit en ces Républiques bananières qui font honte à toute l’Afrique.

En démissionnant, le frère du président de la République a juré sur le Saint Coran qu’il n’a reçu aucune commission venant de Timis corporation. Qu’en pensez vous ?

Je n’ai aucun commentaire là-dessus. Je voudrais tout juste rappeler que nous sommes dans une République et le seul endroit où on devrait jurer, lorsqu’on est accusé d’être trempé dans un scandale de corruption, c’est devant un juge, en levant la main et en jurant de dire toute la vérité, rien que la vérité.

Vous a-t-il convaincu en jurant la main sur le Coran ?

Je ne me laisse point émouvoir par ce genre de comédie. Je ne me laisse persuader que par mes propres raisons. Pas celles des autres. Et puis s’il suffisait de jurer sur le Coran pour être innocent, il ne resterait plus personne dans les prisons.

Aliou Sall dénonce de fausses accusations et une cabale contre lui simplement, dit-il, parce qu’il est le frère du président de la République. Qu’en pensez-vous ?

Moi, je ne connais pas de frère de Président. Je vois un Sénégalais accusé, qui a certes droit à une défense, mais qui en aucun cas, ne pourrait se déborder en faisant croire à de tels arguments. Il faut arrêter cette victimisation. Si Macky Sall n’était pas devenu Président en 2012, Franck Timis ne l’aurait pas recruté, lui le frère. Il n’en aurait pas vu l’utilité, puisqu’il irait chercher un frère ou un fils de Président. Si Macky Sall n’était pas devenu Président en 2012, je me demande comment il aurait fait pour briguer et gagner la Mairie de Guédiawaye. Pourquoi n’avait-il pas été candidat à Guédiawaye en 2009 ? Il faut sortir de cette posture. Quand on profite du statut d’un parent au pouvoir, il faut se préparer à en assumer les conséquences.

En tant que citoyen sénégalais qui œuvre dans le privé, n’a-t-il pas le droit d’investir dans le pétrole et le gaz ?

Il a le droit d’investir où il veut. Personne ne lui reproche ni ne lui interdit ça. On ne l’interpelle pas sur ce qu’il est, mais sur ce qu’il pourrait avoir fait avec nos deniers. Il y a des milliers de parents de président partout dans le monde dont personne ne parle. Qu’a-t-il fait, lui, pour qu’on parle de lui ?
Nous ne jouons contre personne et ne cherchons pas à collectionner des victoires. Nous souhaitons beaucoup de victoires à nos vaillants lions, actuellement sur les rives du Nil, mais notre action n’est pas un combat ou un jeu. Il y a cependant bien un enjeu : c’est l’avenir de toute notre Nation. Les ressources naturelles bien gérées sortiront définitivement et durablement notre pays de la pauvreté et offriront à nos enfants et petits-enfants des chances que nous n’avons pas eues. Nous voulons faire en sorte que le pétrole et le gaz ne soient pas une malédiction pour le Sénégal comme c’est, hélas, le cas pour beaucoup de pays africains dont les dirigeants, soit, n’ont pas été à la hauteur techniquement et politique, soit, ils ont été corrompus tout simplement.

Jusqu’où comptez-vous aller dans ce combat ?

Aussi loin qu’il le vaudra et aussi longtemps qu’il sera nécessaire, conformément aux objectifs que nous nous sommes assignés.

Finalement, est-ce que tout ce bruit autour du pétrole et du gaz n’augure pas des lendemains incertains dans l’exploitation de ces ressources naturelles ?

En aucune manière. Tout ceci est très bénéfique pour notre pays. Le Sénégal a la chance d’avoir des citoyens qui savent se lever, quand il le faut pour mener des combats d’avant-garde. La grande finalité de ce combat c’est de faire en sorte que plus jamais, personne, ne puisse s’arroger le droit d’agir seul, selon son bon vouloir, pour dire qui exploite notre pétrole et qui y gagne quoi. Nous allons obliger tout le monde à réformer les institutions comme les lois et règlements pour que ces ressources soient l’affaire de tous et non celle d’une minorité. Si nous ne menons pas ces combats aujourd’hui, nos enfants et petits enfants auront à le faire. Nous avons choisi de consentir les sacrifices qu’il faut pour les épargner.

Le Procureur de la République a lancé un appel à témoin dans le cadre de cette affaire. Hier, Aliou Sall, Abdoul Mbaye et Hamidou Kassé ont été entendus par la Division des investigations criminelles. Qu’espérez-vous de cette enquête ouverte par la justice sénégalaise ?

Notre confiance au procureur s’effrite, de jour en jour. Surtout après la sortie de la présidente de l’OFNAC qui montre que plus de 17 dossiers finalisés et ficelés lui ont été transmis, depuis plusieurs années, et qu’il ne fait rien. De plus, plutôt de que chercher d’hypothétiques indices ou preuves en faisant des appels à témoins, il lui suffit tout juste d’ouvrir le rapport de l’IGE et de l’exploiter selon les procédures normales du code de procédures pénales.

Pensez-vous que cette affaire puisse être tirée au clair par la justice sénégalaise ?

Nous l’espérons toujours en dépit des actes déjà posés et qui, pour certains, ne sont pas de nature à rassurer les citoyens Assane MBAYE

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