Revue de presse Mercredi 26 Juin 2019

Revue de presse Mercredi 26 Juin 2019
Revue de presse Mercredi 26 Juin 2019

Vous pouvez consulter le Document du Projet de la Loi des Finances Rectificative 2019 encliquant sur ce lien :

:https://rp221.com/2019/06/25/projet-de-la-loi-des-finances-rectificative-2019/

Financement des projets du PSE : Macky Sall table sur 13 114 milliards entre 2020 et 2022

https://www.beut7.com Les ressources et les charges budgétaires sur la période 2020-2022 sont projetées, rapporte , qui cite le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2020-2022 adopté lors du dernier conseil des ministres, à 13 114,95 milliards Fcfa contre 12 762,3 milliards prévues sur la période 2019-2021, soit une augmentation d’environ 325,65 milliards.

Pour l’investissement, les prévisions triennales sont arrêtées à 5 597 milliards et réparties, par axe stratégique du Pse : Axe 1 “transformation structurelle de l’économie et croissance” : 3 302,1 milliards (59%); Axe 2 “capital humain, protection sociale et développement durable” : 1 679 milliards (30%) et Axe 3 “gouvernance, institutions, paix et sécurité” : 615,6 milliards (11%).

Sur le moyen terme, les dépenses publiques devraient continuer de s’exécuter en cohérence avec la stratégie de rationalisation des charges de fonctionnement et de renforcement des investissements. Globalement, les dépenses devraient progresser de 11,2% en 2020. Ainsi, le poids des dépenses par rapport au Pib ressortirait en hausse, passant de 22,9% en moyenne sur 2016-2018 à 23,2% sur la période 2020-2022.

Relativement aux collectivités territoriales, les ressources à transférer par l’État devront évoluer pour atteindre, à l’horizon 2022, le montant de 55,739 milliards contre 49 milliards en 2019, en cohérence avec les options de Etat de renforcer le processus de décentralisation.

Quant aux organismes de protection sociale que sont la Caisse de sécurité sociale (Css) et l’Ipres, leur consolidation financière s’améliorera sur la période triennale 2020-2022 qui sera principalement marquée par l’achèvement des projets lancés et le début de la rentabilisation des investissements réalisés dans la modernisation du système d’information et dans le secteur immobilier.

En terme d’offres de services, on peut notamment retenir : la généralisation du régime complémentaire, la poursuite de signatures de conventions inter caisses pour la couverture de sénégalais de la diaspora ; l’extension de la couverture personnelle et matérielle de la sécurité sociale au secteur non couvert (économie informelle). Le rapprochement institutionnel entre la Css et l’Ipres déjà entamé permettra à terme de mutualiser leurs potentialités contributives au financement du développement économique et social de notre pays.

Pour ce qui est des entreprises publiques, l’État ambitionne de bâtir “un portefeuille dynamique et performant, contributeur net au budget”. C’est à ce titre qu’est en train d’être mis à jour le cadre juridique régissant le secteur parapublic qui prévoit, entre autres, la création d’un Fonds de relance des entreprises en difficultés pour la prise en charge du financement des programmes de restructuration qui sont systématiquement parachevés par la signature avec l’État d’un contrat de performance.

En définitive, durant la période 2020-2022, une attention toute particulière sera accordée aux engagements de Etat vis-à-vis des partenaires sociaux et financiers ainsi qu’aux impacts sur les finances publiques de chocs internes (aléas climatiques) et externes (prix du baril, cours des matières premières et du dollar), afin de préserver à tout moment les équilibres budgétaires.

Loi de finances rectificative : Les ressources en baisse de 2%

https://www.lejecos.com Les ressources de la présente loi de finances rectificative 2019 ont été revues à la baisse passant de 4 071,77 milliards FCFA à 3 988,63 milliards FCFA, soit 83,14 milliards FCFA en valeur absolue et 2% en valeur relative.

Selon le document de présentation consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), cette situation s’explique par la révision à la baisse des recettes fiscales pour 100 milliards FCFA, des dons budgétaires pour 12,77 milliards FCFA et des prêts projets pour 150 milliards FCFA ; – la hausse exceptionnelle des appuis budgétaires, dont le montant cumulé passe de 65 milliards de FCFA à 294,9 milliards de FCFA ; soit une progression de 229,9 milliards de FCFA en valeur absolue

Le document renseigne que ces appuis proviennent essentiellement des concours de : la Banque Mondiale, à hauteur de 137,5 milliards FCFA ; l’Agence Française de Développement, pour 98,4 milliards FCFA ; la Banque Africaine de Développement, pour 49,2 milliards FCFA. «La leçon à en tirer relève de l’évidence : le Sénégal, sa stratégie d’émergence, sa gouvernance ainsi que les résultats obtenus sur les terrains économiques et sociaux, inspirent confiance à nos partenaires techniques et financiers qui l’expriment en augmentant massivement leurs appuis budgétaires à notre pays », expliquent les services du ministère des Finances et du Budget.

«Au cours du premier trimestre 2019, les dépenses ont connu une forte hausse par rapport aux objectifs. En effet, cette situation se justifie par la prise en charge d’importantes dépenses liées à  la campagne agricole de 2018-2019 ; les élections présidentielles; les reprises de 2018 sur 2019; les frais d’actes et de contentieux ;  les dépenses de sécurité », détaille le document.

Selon la même source, au total, le volume des dépenses de la LFR 2019 connaît une baisse par rapport à la LFI passant de 4 071,77 milliards de FCFA à 3 988,63 milliards de FCFA, soit 83,14 milliards de FCFA en valeur absolue et 2% en valeur relative. «Cela permet de maintenir constante la cible de déficit budgétaire de l’Etat du Sénégal, qui est à 3%, signe de la rigueur dans la gestion de nos finances publiques et ce, conformément à nos engagements communautaires, pris notamment dans le cadre de l’UEMOA », précise-t-on.Fatou Blondin Cisse

Forte baisse des recettes fiscales au mois de Mars 2019

https://www.lejecos.com Les recettes fiscales du mois de mars 2019 se sont repliées de 22,4%, par rapport au mois précédent, indique la dernière publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) « Repères Statistiques Mars 2019 ».

Selon les données   recueillies par l’Ansd  auprès de la Direction de la prévision et des études économiques, cette baisse fait suite à une diminution des impôts directs (-55,0%) amoindrie par un regain des impôts indirects (+4,9%), comparativement au mois de février 2019. Cependant, elles se sont globalement accrues de 4,8% en mars 2019 par rapport à la période correspondante de l’année 2018.

Au mois de mars  2019,  au titre des impôts directs, les ressources collectées se chiffrent à  41,6 milliards de FCFA  contre 92,4 milliards de FCFA  au mois de février  2019.

Les impôts directs se décomposent en impôts pour les sociétés pour un total de 4,1  milliards, en impôts sur le revenu  35 ,6 milliards, en IRVM / IRCM 0,7 milliard, en taxe sur la plus-value immobilière  0,4 milliard  et en CFCE 0,8  milliard de FCFA.

Au titre des impôts indirects (hors FSIPP), les ressources collectées au mois de mars   2019 sont  de 107,5  milliards de FCFA contre  102,4 milliards de FCFA, soit une hausse de 5,1 par rapport au  mois de février.

Au total, les recettes fiscales se chiffrent à 156,7   milliards de FCFA au mois de mars 2019   contre 201,9  milliards de FCFA  le mois précédent.

En somme, le premier trimestre de l’année 2019  a rapporté au trésor public  490,5 milliards de FCFA,  en hausse de 50 milliards de fcfa  comparé à la même période en 2018.

Quant aux  recettes non fiscales, elles  sont estimées à  18,1  milliards de FCFA en mars  2019 contre 1,3  milliard de FCFA le mois précédent.

En définitive, les recettes collectées se chiffrent au mois de mars  2019 à 174,8 milliards de FCFA  contre 203,3 milliards  au mois de février 2019. Amadou Idrissa Dia

RESSOURCES FISCALES :Solutions pour une bonne gestion des recettes

http://www.enqueteplus.com Face à la circulation d’importants flux illicites financiers en Afrique et les différentes formes de fraudes fiscales au Sénégal, le réseau africain pour la justice fiscale a décidé de sensibiliser les citoyens.

Les nombreuses pertes fiscales notées ces dernières années sont un frein au développement des pays africains. Et au Sénégal, près de 80% du budget national sont couverts par les taxes et autres revenus fiscaux. Fort de ce constat, le réseau africain pour la justice fiscale et le Forum civil organisent, depuis hier, la sixième édition de l’Académie internationale de la fiscalité. Une session de formation qui réunit les différentes composantes de la société sénégalaise et africaine (universitaires, journalistes, société civile, l’administration, le secteur privé) pour échanger sur l’important flux illicite de richesses en Afrique subsaharienne. Il s’agit en d’autres termes de former les citoyens quant à la valeur du fisc qui constitue un pilier dans la mobilisation des ressources.

Durant cinq jours (du 24 au 28juin) de sensibilisation, les participants seront outillés pour demander la transparence dans la gestion de ces recettes et lutter contre les différentes formes de fraudes fiscales, chacun dans son domaine d’activité. En effet, le domaine fiscal souffre d’un déséquilibre entre les impôts directs et indirects. « La collecte globale de fisc est en deçà de ce que l’on devait avoir. Dans un contexte de découverte de pétrole et du gaz, il urge de mettre en place des mécanismes pour lutter contre le flux financier illicite. Ces mécanismes fiscaux justes et équitables ne doivent cependant pas altérer l’attractivité de notre pays », a déclaré Mamadou Dia, représentant du ministre de l’Energie.

Il estime que l’exploitation de ces ressources naturelles requiert des prélèvements fiscaux qui doivent être répartis de manière équitable.

En outre, l’évasion fiscale et le système des paradis fiscaux développés par beaucoup de Sénégalais et entreprises les plus riches, créent une hémorragie de richesses qui fait dire aux autorités qu’il est temps d’agir. Toutefois, le coordonnateur du Forum civil Birahime Seck pense que d’autres aspects doivent aussi être surveillés. « Le plus important, aujourd’hui, est la publication de tous les rapports du domaine fiscal, afin que les Sénégalais sachent ce qu’il en est réellement. Chaque année, 50 milliards de dollars de pertes fiscales sont enregistrées, en Afrique subsaharienne. Il y a un besoin pour ces pays, si l’on prend en compte l’installation d’une criminalité transfrontalière, de rationnaliser davantage les dépenses publiques au-delà de la mobilisation des ressources », a-t-il affirmé. Avant de poursuivre : « Au Sénégal, nous avons besoin de l’application effective des mesures annoncées par le gouvernement en termes de rationalisation des dépenses publiques. »

Selon lui, cela ne peut se faire, sans la maitrise du patrimoine de l’Etat, la gestion de l’eau et de l’électricité et celle du parc automobile.

Partition des corps de contrôle

D’autre part, le Forum civil pense que les corps de contrôle sont tenus de faire convenablement leur travail en toute liberté et aussi de publier régulièrement leurs rapports. Chose qui ne se fait pas, depuis plusieurs années. Et le coordonnateur du Forum civil d’insister : « Il faut que ces corps de contrôle s’exercent à la politique de redevabilité. Il faut impérativement que les populations aient connaissance des rapports émis. »

En effet, ces organes chargés de veiller à la bonne gestion de ces ressources émettent des rapports très souvent mis dans les tiroirs.  Pour venir à bout de ces toutes ces contraintes, le représentant du directeur général des impôts, Amadou Abdoulaye Badiane, préconise un dialogue entre les différents acteurs, ce qui devrait permettre de trouver des solutions durables. A l’en croire, malgré la réforme du code général des impôts, de grosses pertes persistent.EMMANUELLA MARAME FAYE

Uemoa : Augmentation de 19,2 milliards de FCFA de la trésorerie bancaire

https://www.lejecos.com  «La trésorerie bancaire, mesurée à travers les soldes des comptes ordinaires et de règlement dans les livres de la Banque Centrale, a augmenté de 19,2 milliards au cours du premier trimestre 2019 pour s’élever à 1.600,9 milliards à fin mars 2019. Cette évolution résulte de la hausse de l’encours des refinancements accordés par la BCEAO sur la période (+119,3 milliards), atténuée par l’incidence négative des facteurs autonomes (-100,1 milliards) ».

L’information est contenue dans le Rapport  sur la politique monétaire de l’Umoa- Juin 2019 publié par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest(Bceao).

Selon le document, la variation négative de l’offre autonome de liquidité des banques a été induite par les soldes déficitaires des transferts initiés par les banques (-144,5 milliards) ainsi que des opérations avec les Trésors et les autres facteurs nets (-60,0 milliards). Cette évolution a été amoindrie par les retours de billets aux guichets des banques (+104,4 milliards).

«La position structurelle de liquidité des banques ou trésorerie propre des banques, définie comme la trésorerie des banques hors refinancement de la BCEAO, demeure déficitaire de 2.714,6 milliards à fin mars 2019 contre 2.614,5 milliards trois mois plus tôt », renseigne la même source.

La Bceao ajoute que les réserves requises des banques sur la période de constitution allant du 16 février au 15 mars 2019 se sont situées à 714,8 milliards. Sur cette même période, les réserves constituées par les banques sont ressorties, en moyenne, à 1.397,9 milliards, excédant de 683,1 milliards le niveau réglementaire minimal exigé.

Par rapport à la situation de la période de constitution allant du 16 novembre au 15 décembre 2018, les réserves excédentaires ont baissé de 83,1 milliards. Elles représentent 95,5% des réserves requises contre 118,4% le trimestre précédent. Le nombre de banques en déficit de constitution des réserves obligatoires est passé de quatorze à six sur la même période.Adou FAYE

Groupe la Poste : Abdoulaye Bibi Baldé annonce la création d’une banque postale

http://www.seneweb.com Après sa prise de fonction, le nouveau Directeur général du groupe la Poste, Abdoulaye Bibi Baldé, a effectué, ce mardi 25 juin, une visite de prise de contact à la direction générale de Poste finances, sise à l’Avenue Malick Sy à Dakar. Accueilli par le Directeur général, Bassirou Wade, et son équipe, le successeur de Siré Dia a eu droit à une «bonne» présentation notamment, sur la mission, les objectifs, les contraintes, les atouts, entre autres, de cette filiale du groupe la Poste dédiée aux services financiers.

A l’issue de visite, Abdoulaye Bibi Baldé a pris l’engagement de «moderniser, d’innover et de réformer davantage» le groupe qui, selon lui, fait face à une concurrence «accrue». Il a ainsi décidé de travailler afin d’aller «rapidement» vers la création d’une banque postale et d’obtenir les agréments «nécessaires». Ce, en relation avec tous les acteurs.

Dans le cadre de sa visite de prise de contact avec ses collaborateurs, le Dg du groupe la Poste se rendra, ce jeudi 27 juin, au centre de distribution du courrier à Ouakam, entre autres.

PAPA AMADOU SARR, MINISTRE DELEGUE GENERAL DE LA DER : «La DER est au service de la promotion du développement et de l’entreprenariat»

https://www.lejecos.com A peine quelques mois après le début de ses activités, la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER) a obtenu des résultats très encourageants. Papa Amadou SARR, le Ministre Délégué général de la DER, aborde ici les différentes actions menées dans le pays, et les changements qui sont en train de s’opérer, au profit de la croissance économique.

Monsieur le Délégué général, est ce que vous pouvez nous faire une présentation des missions et objectifs de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide (DER) pour les femmes et les jeunes ? 

Créée en novembre 2017 par décret présidentiel, la DER est une structure étatique rattachée à la Présidence de la République du Sénégal avec comme principale mission d’accompagner et promouvoir le secteur dynamique de l’entreprenariat. Essentiellement conçue pour les jeunes et les femmes. Ses ambitions peuvent se résumer autour de 5 points :

– créer des emplois formels et durables pour les femmes et les jeunes ;

– faciliter la formalisation de l’économie et le renforcement de l’inclusion financière ;

– contribuer à la création de richesses et soutenir la croissance économique ;

– insuffler un nouvel élan au développement socio-économique inclusif ;

–  promouvoir l’équité sociale et territoriale.

L’entreprenariat est ainsi perçu comme une opportunité pour la mise en place d’un cadre catalysant afin d’impulser et de dynamiser le secteur de l’emploi.

La DER cible principalement les femmes et les jeunes âgés de 18 ans et plus avec une limite d’âge fixée à 40 ans pour les hommes. A cette cible, la DER propose deux (2) types d’accompagnement : un accompagnement financier et un accompagnement non financier.

Dans le cadre de l’accompagnement financier, nous proposons des produits répondant aux besoins des différentes cibles. Ainsi, il y a:

  • l’autonomisation économique avec des financements allant de 10 000 FCFA à 500 000 FCFA ; la moyenne étant de 250 000 FCFA ;
  • l’appui aux TPME : 500 000 FCFA et plus ;
  • la structuration des chaines de valeurs agricoles, artisanales et industrielles ;

En outre, les conditions de financement sont allégées, intégrant un taux d’intérêt plafonné à 5 % (TEG, soit tous frais compris), des garanties privilégiant le gage ou le nantissement du matériel d’exploitation, des différés de paiement allant de 3 à 6 mois en fonction de l’activité.

Par ailleurs, il y a une discrimination positive à l’endroit des personnes vivant avec un handicap, qui bénéficient d’un taux d’intérêt à 0%.

Concernant l’accompagnement non financier, nous proposons la formation, le renforcement des capacités ainsi que l’appui à la formalisation, les frais liés à l’acquisition du NINEA et à l’enregistrement au RCCM qui sont à la charge de la DER.

Par ailleurs, notre accompagnement se fonde sur le principe du respect de l’équité territoriale. En effet, les enveloppes régionales, départementales et communales sont allouées de manière à s’assurer qu’il n’y ait pas de concentration dans certaines zones au détriment des autres. En outre, pour 2018, les 14 régions, 45 départements et 549/552 communes du Sénégal ont eu à bénéficier de financements de la DER.

Quel est le bilan que vous tirez de vos premiers mois d’exercice (nombre de bénéficiaires, montant crédits accordés, secteurs touchés, taux de remboursement des crédits, emplois créés, les régions touchées) ? 

Après un an d’exercice, le tableau de bord affiche un bilan satisfaisant. La DER a effectué un travail remarquable (qui peut être amélioré et amplifié dans le futur) en termes de financements octroyés, de bénéficiaires touchés, de soutien aux PME, d’appui à la structuration des chaînes de valeur et à la formalisation, sans oublier le déploiement sur l’ensemble du territoire national.

En chiffres, la DER, c’est aujourd’hui :

  • 183 017 bénéficiaires ;
  • 30 milliards FCFA injectés dans l’économie nationale pour promouvoir l’inclusion sociale, économique et financière ;
  • 1 Milliard 061 millions FCFA au profit d’une cinquantaine de startups du secteur de l’économie numérique avec des tickets allant de 2,5 à 60 millions de FCFA ;
  • 58 000 comptes bancaires ouverts ;
  • 14/14 régions, 45/45 départements, 549/552 communes touchées ;
  • 70% des femmes financées dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat ;
  • 370 points de distribution via les partenaires financiers que sont principalement la BNDE, la CNCAS, le PAMECAS et le CMS (accessibilité aux services financiers) ;
  • 1513 PME financées dans les différents secteurs (dont le tiers a été formalisé avec le concours de la DER et a bénéficié de programmes de renforcement de capacités adaptés à leurs besoins) ;

Des projets structurants ont été mis en place, parmi lesquels le programme conjoint avec le « Women’s Investment Club » (WIC) pour financer, en dette et/ou en capital, des entreprises dirigées par des femmes. Le fonds d’investissement dédié au financement de projets entrepreneuriaux portés par des femmes avec une ligne de crédit de 500 000 000 FCFA, le programme de renouvellement des camions frigorifiques pour la pêche avec 87 bénéficiaires, 61 camions frigorifiques de capacités comprises entre 5 tonnes et 25 tonnes pour un montant global de 2 000 000 000 FCFA, en partenariat avec la BNDE etc.

Dans l’agriculture, nous avons, entre autres, mis en place un accompagnement financier pour les marchands ambulants dans la production et la commercialisation de riz dans la vallée du fleuve Sénégal sur une superficie de 70 hectares. Notez également le programme de remplacement des motos « Jakarta » par des tricycles modernes : appui à la modernisation des réseaux de transports publics. Avec 2 milliards de FCFA alloués sous forme de crédits aux conducteurs des motos « Jakarta » en collaboration avec le Ministère de l’Emploi et la Banque Nationale pour le Développement Economique (BNDE).

Le sport et la culture bénéficient du programme « 1 ASC, 1 Projet » pour la mise en place de mini-boulangeries et fermes avicoles en partenariat avec l’ONCAV et l’ISEG à raison de 5.000.000 FCFA par ASC pour un montant global de 500 000 000 FCFA. De même, nous avons financé 736 projets de groupements de femmes dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat et des services, en partenariat avec le Ministère de la Femme (MFFG) avec 51.000 bénéficiaires au total. Enfin le secteur de l’élevage a bénéficié de la mise en place de mini-fermes intégrées avec l’introduction de races de vaches améliorées pour permettre l’augmentation de la production laitière. L’objectif est d’accroitre les revenus des éleveurs en optimisant la collecte du lait en partenariat avec la Laiterie Du Berger (LDB) et la CNCAS.

« Le taux de remboursement avoisine 80 % dans certaines localités » 

Quelles sont les solutions que vous avez envisagées pour faire face au non remboursement éventuel des crédits accordés à certains bénéficiaires ? 

Pour le moment, le niveau de remboursement est satisfaisant avec des taux avoisinant 80 % dans certaines localités et une chose importante à souligner : les femmes remboursent mieux.

La moyenne nationale tourne autour de 60%.

Pour accompagner ce dynamisme, nous nous appuyons beaucoup sur les institutions financières partenaires qui sont rodées à ce type d’actions.  Par la même occasion, nous mettons en place un dispositif conjoint de recouvrement avec ces mêmes institutions et l’administration territoriale, qui est au cœur de notre intervention depuis le lancement. Le dispositif sera adossé à une campagne massive de communication pour faire appel à la responsabilité et au patriotisme de nos bénéficiaires.

Car le remboursement permettra de pérenniser notre modèle, mais aussi de renforcer les entreprises financées par le décaissement des tranches supplémentaires. Car il faut le dire, les prêts ne sont pas décaissés en une seule fois ; nous procédons par tranche, afin de mitiger le risque et d’assurer un meilleur suivi des financements.

En outre, le remboursement de leur crédit permet d’asseoir une confiance entre le bénéficiaire et l’institution financière qui, à terme, pourra le financer sans l’intervention de la DER (le taux d’intérêt, les garanties et les apports étant les principaux freins à l’accès au crédit).

Enfin, le remboursement permettrait l’élargissement de l’assiette de financement en permettant à un plus grand nombre de bénéficier du concours de la DER.

Sinon nous avons les fameux 4 P (Préfet, Police, Procureur, Prison) pour les bénéficiaires mauvais payeurs. Toutefois, nous privilégions le dialogue et l’accompagnement pour ceux qui sont de bonne foi. Nous comprenons que certaines activités ont des spécificités qui peuvent impacter les délais de remboursement. Pour ceux-là, nos équipes étudient leurs dossiers et y apportent un traitement adapté.

Pour dérouler votre stratégie, vous avez travaillé avec des institutions financières. Qui sont-elles ? Quelle est la nature des relations qui vous lient et comment se passe cette collaboration ? 

Effectivement, pour la première année nous avons travaillé avec quatre institutions que sont la BNDE, la CNCAS, le CMS et PAMECAS. Nous avons signé des conventions spécifiques qui nous ont permis d’aller vite, de faire des financements adaptés aux besoins de nos cibles, notamment en termes d’allègement du taux d’intérêt (taux effectif global plafonné à 5%) et des garanties demandées (gage, nantissement du matériel d’exploitation ou cautionnement solidaire privilégié). Ainsi, tous les guichets ont été servis.

Nous faisons également de la garantie, du cofinancement et des prises de participation, notamment avec les startups du numérique. En effet, au-delà de notre budget, les mécanismes mis en place avec les banques, notamment dans le cadre de la garantie et du cofinancement, nous ont permis de mobiliser les ressources de nos partenaires financiers à hauteur de 3 milliards de FCFA, qui viennent s’ajouter aux 30 milliards de budget de la DER pour le financement.

Pour la deuxième année, nous comptons nous ouvrir au reste du secteur financier, tout en focalisant notre intervention sur les spécialités des banques et institutions de microfinance, notamment dans le financement des chaines de valeur et des TPME en général.

Cet instrument de facilitation de l’accès au financement pour certaines catégories de populations a été lancé à quelques mois de la présidentielle de février 2019. Certains ont vite pensé que la DER était un instrument de propagande politique. Qu’en est-il réellement ? 

La DER est un instrument de politique publique au service de la promotion du développement et de l’entreprenariat. Elle a été créée par M. le Président de la République pour accompagner la politique de développement du Sénégal, en faveur des femmes et des jeunes, quelle que soit leur appartenance politique. C’est une des principales lignes de conduite de la DER.

Ses objectifs sont clairs. Il s’agit de mettre en œuvre un dispositif efficace de financement et d’assistance technique en matière d’entreprenariat des jeunes et des femmes d’une part, et d’autre part, d’assurer la rationalisation des projets et programmes dédiés à l’entreprenariat des jeunes et des femmes.

La DER se projette aussi dans le renforcement de l’équité territoriale et de l’inclusion financière.

Le chef de l’Etat a réaffirmé dans son dernier discours à la nation du 04 avril 2019, l’importance que la DER aura dans sa politique, pour ce second mandat. Comment analysez-vous cet espoir que le chef de l’Etat place en la DER ? 

Toutes les politiques publiques sont importantes pour le Chef de l’Etat car elles concourent toutes au développement du pays. C’est vrai qu’un accent particulier est mis sur la DER du fait de son caractère transversal. Elle a été mise en place pour soutenir et accompagner l’écosystème entrepreneurial en appuyant les initiatives dans les secteurs prioritaires, en contribuant à l’effort d’inclusion financière et sociale et en favorisant la création d’emplois.

Ce qui, à mon avis, place la DER sous les feux de la rampe. Ceci nous motive davantage ! C’est une fierté pour mes équipes et moi, de savoir tous les jours que notre action participe à l’émergence d’un Sénégal nouveau et prospère.

Et c’est ainsi que, conformément au programme du chef de l’Etat, nous travaillons dans nos axes 2019 à la mise en place de fonds dédiés dont le fonds vert pour les projets soucieux de la protection de l’environnement, le fonds diaspora pour l’investissement des Sénégalais de l’extérieur, de la DER innovation hub pour la création d’un environnement propice à l’innovation et à l’accompagnement des startups sénégalaises. LejecosMagazine

LA DÉMATÉRIALISATION « AU CŒUR’’ DES TRANSFORMATIONS DE L’ADMINISTRATION’’ (SG)

Dakar, 26 juin (APS) – Les efforts de dématérialisation des procédures administratives constituent le cœur des changements de culture organisationnelle et de transformation profonde de l’administration, a affirmé mercredi le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications.

Yoro Moussa Diallo s’exprimait lors d’un atelier sur la dématérialisation des procédures administratives. Cette rencontre de partage et de mise en commun des expériences de dématérialisation, est organisée par l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE), en vue de capitaliser les actions pour « une administration performante’’.

’’Ce projet pilote à travers l’accent mis sur l’usage du numérique permettra sans nul doute d’améliorer la qualité des services publics et de renforcer la confiance entre les usagers et les prestataires du service public’’, a-t-il dit.

Selon lui, ’’à travers les diverses modalités d’amélioration, les administrations découvrent des poches d’inefficience dont la correction conduit à des services plus rapides et à moindre coût’’.

Il a souligné qu’’’avec le plan d’actions prioritaires adopté par le président Macky Sall, 50 procédures devant faire l’objet de dématérialisation avaient été identifiées’’. « […] 20 sont déjà en ligne et certains services administratifs ont déjà commencé à utiliser’’ cette procédure, a-t-il signalé.

’’Ces performances sont à mettre à l’actif de l’écosystème favorable qui a été mis en place, combiné au grand professionnalisme et à la détermination de l’équipe de l’ADIE, du ministère de la Fonction publique et de toutes les administrations concernées’’, a-t-il souligné

Selon lui, ‘’il est permis d’être optimiste au regard des perspectives qui s’offrent à nous avec la mise à l’échelle de la réforme qui va fortement contribuer au renforcement de la capacité d’impulsion de l’Etat’’.

’’Aujourd’hui, l’administration est devenue moderne et cela permet d’être performant et de gagner entre temps en énergie mais également en ressources, a-t-il ajouté. À travers les procédures de dématérialisation, les Sénégalais peuvent directement payer des taxes, des impôts en ligne peu importe la région dans laquelle se trouve la personne.’’VS/DS/OID/ASG

LA FIN DU PRÉ CARRÉ FRANÇAIS

https://www.seneplus.com -Monde Dplomatique -Après des décennies d’expansionnisme tranquille, soutenu par le gouvernement français, les entreprises hexagonales doivent affronter la concurrence chinoise, indienne ou turque sur le continent noir

Dans les années 2000, les bus de Dakar, expédiés depuis la France, circulaient avec leurs plaques d’origine immatriculées dans les Bouches-du-Rhône (13). Désormais, ce sont des cars flambant neufs de fabrication indienne qui transportent les habitants de la capitale sénégalaise. Si les entreprises françaises demeurent solidement ancrées en Afrique francophone, leur domination ne va plus de soi.

Après des décennies d’expansionnisme tranquille, soutenu par le gouvernement français, les entreprises hexagonales doivent affronter la concurrence chinoise, indienne ou turque sur le continent noir. Entre 2000 et 2017, la part des entreprises françaises dans les exportations destinées à l’Afrique subsaharienne a été divisée par deux, passant de 11 % à 5,5%, tandis que celles de la Chine progressaient de 3% à 18% (1). Dès 2008, la France perdait sa place de premier fournisseur de la zone franc d’Afrique, ses parts de marché chutant de 34% en 1985 à 23,2 % en 2005 pour s’établir à seulement 13 % en 2017. L’Allemagne est désormais le premier pourvoyeur européen du continent noir.

Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) (2), les flux d’investissements directs étrangers (IDE) entrant en Afrique ont été multipliés par cinq entre 2000 et 2017, passant d’un montant annuel de 9,2 milliards de dollars à près de 42 milliards (sur un volume mondial de 1400 milliards), soit la croissance la plus rapide dans le monde malgré un ralentissement en 2015. Et la France ne pointe guère aux premières places de ce palmarès. En termes de flux, les IDE français (2 milliards de dollars) n’arrivaient qu’en troisième position en 2017, derrière ceux des États-Unis et du Royaume-Uni. Dans le traditionnel pré carré formé par ses anciennes colonies, elle affronte désormais la concurrence de la Chine, de l’Inde, de la Turquie et même du Maroc (3). Mais l’appétit de ces nouveaux venus n’explique pas tout. « Au milieu des années 2000, certains groupes ont cédé des actifs en Afrique et ont préféré miser sur d’autres marchés émergents, comme la Chine, l’Inde ou l’Amérique latine », explique M. Vincent Le Guennou, codirecteur général d’Emerging Capital Partners, un fonds qui a investi plus de 2 milliards de dollars dans quarante pays africains depuis 2000.

Toutefois, le recul des entreprises tricolores peut être relativisé. En effet, les activités des filiales des groupes français n’entrent pas dans les statistiques du Trésor ou du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), pas plus que certains investissements réalisés sur leurs fonds propres.

À la recherche de nouveaux contrats

Ces sommes échappent ainsi à la comptabilisation des IDE entrants. En outre, les statistiques analysées par le Trésor français ne prennent souvent en compte que l’Afrique subsaharienne (excluant notamment le Maghreb et l’Égypte), alors que bon nombre de sociétés françaises se tournent depuis le début des années 2010 vers des pays d’Afrique où elles étaient peu présentes, voire absentes, comme les régions anglophones et lusophones. À la recherche de nouveaux contrats, elles s’aven – turent désormais hors de leurs terres historiques (zone franc et pays francophones). « Depuis 2000, la croissance fait grossir chaque année le gâteau africain, commente M. Étienne Giros, ancien directeur Afrique du groupe Bolloré et président délégué du CIAN. Aussi, même si la place de la France régresse en termes de parts de marché, les échanges commerciaux et les IDE entre notre pays et les États africains suivent, en valeurs absolues, une courbe ascendante continue. » Notons que l’impact pour les pays bénéficiaires est lui aussi relatif. S’ils représentent d’importantes entrées de devises, les IDE préparent des sorties encore plus importantes, sous la forme de « profits rapatriés ».

La liste des acteurs du nouvel expansionnisme français s’allonge : JC Decaux (achat de Continental Outdoor Media en Afrique du Sud), Danone (prise de participations dans Fan Milk au Ghana et dans Brookside Dairy au Kenya, création d’une direction Afrique en 2015), Axa (acquisition de l’assureur Mansard au Nigeria), Lafarge (investissements en Afrique de l’Est et australe), Carrefour (ouverture d’hypermarchés au Kenya et en Côte d’Ivoire) ou encore L’Oréal (qui, en 2015, a transféré à Johannesburg son centre de recherche sur les peaux noires et les cheveux africains, auparavant situé aux États-Unis). Même un géant comme Total choisit la diversification géographique, avec l’inauguration d’une unité flottante de production en mer – la plate-forme CLOV – en Angola en 2014 et le lancement d’activités au Mozambique, poids lourd de l’Afrique lusophone.

À côté des habitués du continent noir (Bolloré, Bouygues, Total, Vinci, Lafarge, Areva), les nouveaux venus se pressent : Orange, Accor Hotels, Veolia, Carrefour, etc. L’essor des classes moyennes (entre 150 et 300 millions de consommateurs potentiels) et l’urbanisation accélérée (4 % par an) suscitent de nouveaux besoins et créent des « niches économiques » à la rentabilité prometteuse : services urbains (construction, transport, assainissement des eaux, gestion des déchets, électrification), mais aussi téléphonie mobile, commerce en ligne et produits de luxe (champagne, cosmétiques, etc.).

Aventure africaine du géant tricolore

Un exemple : l’essor de l’opérateur de téléphonie Orange. Le groupe insiste sur sa « vieille filiation » avec Postes et télécommunications (PTT), présent sur le continent dès 1959; mais c’est bien à la fin des années 1990, avec ce qui s’appelait alors France Télécom, que remonte l’aventure africaine du géant tricolore. Après de premières prises de participation dans le pré carré (Côte d’Ivoire et Sénégal) dès 1997, l’histoire entrepreneuriale s’accélère à partir de 2010. Et quelle accélération ! Le groupe revendique 110 millions de clients en Afrique (contre 6,4 millions en 2004), avec un chiffre d’affaires total de 5 milliards d’euros (contre 1,5 milliard en 2004), l’emploi direct de quelque 21000 salariés, plus 700000 personnes (en commun avec d’autres opérateurs) chargées de la vente des cartes prépayées. Depuis le mitan des années 2000, la cartographie des intérêts économiques français sur le continent, par pays et régions, mais aussi par secteurs d’activité et par zones de croissance, s’est ainsi profondément redessinée. La Côte d’Ivoire, pièce centrale du pré carré et championne de la croissance africaine (8,5 % en moyenne par an depuis 2012), en fournit un exemple frappant. À partir des années 2000, les Chinois y ont développé des barrages, les Turcs des moyens de transport, les Coréens des centrales électriques, les Marocains des services financiers et de l’immobilier résidentiel…

Même l’Allemagne pointe son nez avec le « plan Afrique » lancé par la chancelière Angela Merkel. Résultat : les parts de marché de la France y ont fondu (de 28% à 11%) entre 1995 et 2010. Depuis l’arrivée au pouvoir en 2011 de M. Alassane Dramane Ouattara, proche du président d’alors, M. Nicolas Sarkozy, les entreprises françaises ont contre-attaqué, permettant à l’Hexagone de demeurer premier investisseur étranger, avec un stock d’IDE de 2,6 milliards d’euros, soit 39% du total des IDE dans le pays (7 milliards d’euros). Les acteurs économiques français qui réinvestissent l’Afrique ont-ils changé leur manière d’y faire des affaires ? Pour certains observateurs patronaux, ils ont développé (ou intégré) des pratiques très différentes de celles qui prévalaient aux grandes heures de la « Françafrique » – passe-droits, clientélisme, prébendes, financements occultes, etc.

Un renversement d’autant plus marqué que plusieurs capitales africaines revendiquent une « diversification des partenaires économiques ». De Lagos à Nairobi en passant par Libreville ou Rabat, la plupart des chefs d’État africains ont compris tout le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de cette mise en concurrence des « amis » d’hier avec les puissances émergentes, asiatiques ou sud-américaines (4). « Il reste bien sûr une histoire commune entre la France et certains pays africains, nous expliquait en 2017 le directeur général adjoint chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient chez Orange, M. Bruno Mettling. Mais si vos interlocuteurs ont le sentiment que, au nom de cette histoire commune, vous cherchez des avantages, c’est devenu rédhibitoire. »

L’évolution des relations entre Paris et ses anciennes colonies bute toutefois sur des obstacles structurels. La zone franc, par exemple, perpétue la dépendance de quatorze pays africains envers la France (lire l’article de Sanou M’Baye page 16). En matière agricole, la France pousse à la signature d’accords de partenariat économique (APE), en application de l’accord de Cotonou adopté par l’Union européenne en 2000 (5). Il s’agit de revenir sur les conventions de Lomé, signées dans les années 1970 par la Communauté économique européenne avec les pays des zones ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), et d’amener les États africains à supprimer leurs droits de douane sur près de 80% de leurs importations européen nes d’ici à 2035. Enfin, les normes juridiques issues de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada, créée en 1993, dix-sept pays membres), un système hérité du code napoléonien et adapté en 2008 aux nouvelles nécessités économiques, permettent toujours aux hommes d’affaires français et africains de parler le même langage juridique.

La « Françafrique » emprunte d’autres chemins. Depuis la fin de la présidence de François Mitterrand (1981-1995), la « cellule africaine » de l’Élysée a maintes fois été toilettée : choix de conseillers plus jeunes et moins marqués par l’histoire, pragmatisme affiché, etc. Il s’agit désormais de nommer un « conseiller Afrique » doté de collaborateurs. M. Emmanuel Macron a désigné l’un de ses condisciples de l’École nationale d’administration : M. Franck Paris. Mais la mission demeure : former une garde rapprochée d’experts, venus à la fois de l’administration et des cabinets privés, chargés d’aider le président à cerner les grandes questions touchant à l’Afrique. Créée en 2013 lors d’un sommet des chefs d’État français et africains à l’Élysée, la fondation AfricaFrance vise à renforcer la coopération entre les entreprises françaises et africaines partout sur le con – tinent. En 2015, cette fondation a créé une banque de l’exportation, destinée à réduire le coût des financements de certains gros contrats.

Aux réseaux classiques est venu s’agglomérer d’abord un maillage plus récent d’acteurs privés, stimulés par le nouveau « business » : fonds d’investissement, réseaux de jeunes entreprises, conseillers, cabinets spécialisés, agences de communication, avocats, etc. Du côté des ex-ministres de la République, la liste de ceux qui se sont reconvertis dans les « bons offices » du lobbying en Afrique se révèle tout aussi fournie : MM. Jean-Louis Borloo (à l’origine de la fondation Énergies pour l’Afrique), Gérard Longuet (conseiller de Sea Invest), Dominique Perben (conseiller de Colas, filiale du groupe Bouygues) ou encore Hervé de Charette et Jean-Marie Bockel.

Accumulation de démêlés judiciaires

Le renouvellement générationnel des réseaux d’influence permet à la « Françafrique» de se transmuer dans un contexte où les entreprises françaises n’ont jamais été aussi nombreuses sur le continent (environ 40000). Petites et moyennes, certes, mais surtout, bien sûr, les grands groupes : Total, Castel, Orange, Lafarge, Vinci, Bouygues et Technip se classent parmi les 70 plus grands groupes implantés en Afrique. Le groupe Bolloré figure ainsi parmi les multinationales emblématiques de la présence française en Afrique (6). Fort de ses 250 filiales et de ses 25000 salariés dans 46 pays africains, Bolloré Africa Logistics est devenu en moins de trente ans le premier réseau intégré de logistique africain et un acteur majeur de l’activité portuaire. Avec une constante : depuis le début des années 2000, le groupe accumule les démêlés avec la justice de plusieurs pays. Depuis 2011, date à laquelle la Guinée lui a cédé, sans respecter les règles d’attribution des marchés publics, la gestion d’une partie des activités du port de Conakry, un feuilleton judiciaire s’est engagé contre le géant français. Après plusieurs rebondissements, la justice a mis M. Bolloré en examen pour corruption d’agent étranger, complicité d’abus de confiance, faux et usage de faux. Un petit air de « Françafrique»? OLIVIER PIOT

VENTE DE MAUVAISES SEMENCES D’OIGNON DANS LA ZONE DES NIAYES : Les graines de la désillusion

http://www.enqueteplus.com Les agriculteurs de la zone des Niayes sont dans la tourmente. Pour cause, la vente de mauvaises semences d’oignon pour la campagne d’été leur a causé d’énormes préjudices. En moins de deux mois, ils ont vu tous leurs investissements réduits au néant. Ainsi, si certains ont choisi d’élever la voix pour réclamer des indemnisations, d’autres remettent tout aux mains de Dieu et se réfugient derrière la prière, en espérant une solution divine.

Des champs d’oignon étendus jusqu’au seuil des maisons bâties en dur sur des dunes de sable.  L’air frais et la brise marine offrent un climat doux et clément. L’ambiance est calme. Des vieux en habits traditionnels se rendent à la prière du vendredi. Bienvenue au village de Ndeugou, au cœur du Gandiol. Pour s’y rendre, on emprunte une route toute neuve qui dessert l’axe Saint-Louis – Louga, en passant par ces différents villages dont l’activité principale des populations est le maraichage, plus particulièrement la culture de l’oignon.

Tout au long de la route, on aperçoit, presqu’à chaque km, un parc à oignon rempli. D’ailleurs, chaque village possède son hangar. Commerçants et agriculteurs sont assis sur des nattes étalés sur les bandes de sable qui caractérisent le relief du sol de cette partie de la zone des Niayes. Vu ces parcs remplis de cette légume, l’on pourrait croire que les agriculteurs de la zone se frottent les mains et ne se plaignent pas.  Pourtant, à travers leurs visages, se lisent crainte et désespoir.

En effet, les agriculteurs ont acquis de mauvaises semences.  Ainsi, tous ces champs d’oignon étendus à perte de vue sont abandonnés par leurs propriétaires, car, après des mois de cultures, la croissance des plantes n’évolue pas. Les rumeurs sur les causes d’un tel problème fusent de partout. Certains évoquent une confusion sur les semences qui ne sont pas appropriés pour la saison.  D’autres parlent de graines contrefaites ou encore d’une simple volonté de nuire aux agriculteurs. Quoiqu’il en soit, la campagne est déjà catastrophique.

Les producteurs se sont procurés ces semences auprès d’une grande distributrice basée à Potou dans la commune de Leona. Elle se nomme Bineta et travaille avec la société Tropicasem.  Elle a même acquis une réputation respectable, grâce à la qualité de ses semences que les agriculteurs ont baptisées de son nom. Dans la zone, les semences ‘‘Bineta’’ animent toutes les discussions, à cause de ses nombreuses victimes. Parmi eux, Ahmet Sow, un agriculteur du village de Ndeugou. Il nous dénombre ses pertes. ‘‘J’ai acheté 3 pots à 22 000 FCFA l’unité pour faire mes pépinières et deux mois après, j’ai pris des ‘’sourga’’ (saisonniers) pour planter 14 parcelles. Mais à peine un mois après la plantation, les oignons ont commencé à pommer et les feuilles à tomber. Ce qui est anormal car ce processus devait prendre trois mois. Grâce à mon expérience de plus de 30 ans dans le secteur, je me suis aussitôt rendu compte que c’était dû aux semences. Je n’avais d’autres solutions que d’abandonner les parcelles, malgré toutes mes dépenses’’, explique-t-il avec amertume.

A l’instar d’Ameth Sow, les semences Bineta ont fait plusieurs victimes, car au moment de leur distribution, il y avait une rupture des autres types de semence que les agriculteurs avaient habitude d’utiliser.  Ainsi, ils ont presque tous acheté les mêmes types de semences pour la seconde récolte d’été. Bodiel Ba, conseillère municipale, son mari et son fils sont des grands producteurs d’oignon. Et comme la plupart des habitants du village, ils sont victimes des graines de Bineta. ‘’Nous avons acheté 4 pots et engagé deux saisonniers pour la campagne. On a aussi dépensé beaucoup d’argent pour le désherbage, l’installation des gouttes à gouttes et le payement des saisonniers.  Malgré tous ces efforts, on a tout perdu. C’est très difficile, car toute l’économie de la zone tourne autour de l’agriculture. C’est encore plus difficile parce que ça a coïncidé avec la fin de la campagne. C’est bientôt l’hivernage et les gens ne pourront plus semer les oignons. En tant que conseillère municipale, j’ai interpellé le maire pour aider les populations à être indemnisées. Il nous a conseillé de garder nos factures d’achat d’oignon. Il va intervenir auprès du distributeur’’, renseigne-t-elle.

A Ricotte, une perte de 668 millions de franc CFA déjà enregistrée

Avant Ndeugou, nous sommes passé par le village de Ricotte plus enclavé, situé de l’autre côté de la route, pour recueillir l’avis des agriculteurs.  En cette matinée de vendredi, les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations. Un groupe de jeunes est assis sur des bancs posés sous un toit en paille. Trois autres jeunes installés sur une natte étalée à même le sol, au seuil de l’une des boutiques du village, s’occupent à faire du thé. Sur cette place appelée ‘’garage’’, qui se situe au milieu du village, presque toutes les discussions portent sur les mauvaises semences distribuées pour la campagne de culture d’oignon.

Pour en parler, on nous propose d’aller d’abord voir Alioune Yacine Sow, le conseiller municipal du village, par ailleurs président de la commission agricole de la mairie. Contacté, il nous donne rendez-vous au toit où sont assis les jeunes. Cet espace semble faire office de lieu de palabre pour les villageois. Après quelques minutes d’attente, le voici arrivé sur une moto ‘’Jarkarta’’. Il est vêtu d’un caftan basin beige claire, un bonnet noir bien posé sur la tête assorti d’une écharpe autour du cou. Après les salutations, le notable s’occupe d’abord à inviter les jeunes qui étaient assis à côté à rejoindre la mosquée pour une séance de récital de Coran organisée par le village à l’occasion de ce premier vendredi suivant le mois saint de ramadan. ‘’Je vous rejoins après mon entretien’’, leur lance-t-il. ‘’Tu as vu, les jeunes n’ont plus d’occupations. Tous les champs d’oignon sont abandonnés, à cause des mauvaises semences’’, indique-t-il, en prenant place sur une natte dressée à même le sol.

Pour parler de la campagne avortée de la culture d’ognon, l’agriculteur entame des estimations des pertes déjà subies. Il indique que, dans la localité, une perte de 668 millions de franc CFA a déjà été enregistrée.  En effet, 334 pots de 500g de semences d’oignon de la marque de la société Tropicasem, à raison de 25 000 franc CFA l’unité, ont été achetés et semés.  Pour une telle quantité de semences, les agriculteurs espéraient produire jusqu’à 2672 T d’oignon.

Malheureusement, tout est parti en fumée, à cause des mauvaises semences. En effet, après deux mois de culture, les parcelles d’oignon ont commencé à faner, malgré qu’elles aient été arrosées régulièrement et en quantité suffisante. Les agricultures ont noté aussi une absence de croissance des plants dont les oignons rabougrissent. Un phénomène qui s’explique, selon les agriculteurs, par les mauvaises semences. ‘’Cette campagne est une vraie catastrophe. Les pertes sont énormes. On appelle la société civile et les organisations des droits de l’homme pour nous venir en aide.

L’Etat a envoyé une délégation qui malheureusement n’a rien fait, à part constater les dégâts. L’inspecteur départemental de l’agriculture de Saint-Louis a tenu une réunion avec les agriculteurs sur la situation. Ensuite, il y a eu une visite de terrain de la commission agricole de Saint-Louis accompagnée par le préfet, le maire de Ndiébene Gandiol, mais, depuis lors, ni l’Etat ni le fournisseur n’ont réagi’’, informe, Aliou Yacine Sow.

En attendant d’éventuelles réactions des autorités, les agriculteurs de Ricotte s’en remettent à Dieu et prient pour surmonter la situation. C’est d’ailleurs, dans ce sens que le village organise une séance de prières et de récital de Coran pour peut-être implorer une solution divine.

Le poids de la dette hante le sommeil des agriculteurs

Dans toute la zone des Niayes, l’agriculture, plus particulièrement celle d’oignon, est la principale occupation des populations. Ainsi, pour les grandes saisons de production, les agriculteurs font des prêts bancaires pour l’achat de semences et d’intrants. Pour cette campagne avortée à cause de mauvaises semences, les agriculteurs sont très stressés quant au remboursement de la dette. Pour cela, Ameth Sow et ses camarades ont perdu le sommeil. Ils craignent d’être traînés en justice par leurs créanciers, faute d’honorer leur dette. Mama Ka, agriculteur, est aussi dans cette situation.  Après avoir observé tous ses investissements partir en fumée, ses principaux soucis restent la dette qu’il doit à sa banque. ‘’J’ai acheté 5 pots à 22 000 Fcfa l’unité.  Comme tout le monde, tout est perdu. Ma seule préoccupation, aujourd’hui, c’est la dette que je dois à la banque. Je ne sais pas quelle sera son attitude. Va-t-elle nous prolonger les délais jusqu’à la saison prochaine ou non ? On ne sait pas. C’est pourquoi, je n’arrive plus à dormir’’, se lamente-t-il.

A l’image d’Ameth Sow et Mama, tous les agriculteurs espèrent des indemnités de l’entreprise productrice des semences pour pouvoir honorer leurs dettes auprès des banques.  Pour cela, ils sollicitent le soutien de l’Etat pour obtenir gain de cause. ‘’Nous sommes à bout, on ne peut plus résister. On a des prêts bancaires qu’il faut payer, sans compter les dettes qu’on doit aux boutiquiers de quartier et certains magasins. 90% des semences sont mauvaises. L’Etat doit nous venir en aide et exiger des distributeurs une indemnisation’’, lance Oumar Ba, père de famille.

LA SAR À LA FAMILLE ‘BÂ’? Quand Bâ Khadim bat ses cartes pour s’accaparer de 51% des parts de la Société!Que risque le Sénégal si la Sar échouait entre des mains inexpertes?

https://www.dakaractu.com Dans sa livraison numéro 3050 du 23 Juin dernier ,  » Jeune Afrique  » , à travers un article intitulé  » Le Sénégalais Locafrique s’offre la SAR  », renseigne qu’à la fin de ce mois-ci, l’homme d’affaires  Khadim Bâ devrait parvenir à contrôler 51% du tour de table (moyennant 70 millions d’euros) de la très stratégique Société africaine de raffinage (SAR). Le montant a déjà été mobilisé  ».

Réputée inexpérimentée dans le domaine des hydrocarbures, Locafrique avait, en effet, réussi en 2017 à racheter les 34% de parts de Ben Laden Group au niveau de la SAR. En son temps, elle avait dégagé, suite à des montages financiers, une somme de 10 milliards de francs Cfa. Ce qui lui permettait d’avoir un pied dans le Conseil d’administration aux côtés de Total et du groupe Nigérian Sara. Aujourd’hui, Khadim Bâ semble décider à rehausser ses appétits prétextant de l’augmentation mécanique de ses parts eu égard aux clauses

Seulement, ce contrat hérité de Ben Laden Group date de plus de 10 ans et n’avait jamais su répondre aux exigences qui lui auraient permis de bénéficier de cette augmentation mécanique. L’État du Sénégal, au vu de l’ampleur des exigences de Ben Laden (monopole des importations et augmentation de la marge de soutien ) n’a jamais accepté. Aucun ministre y compris ceux du régime de Wade qui a amené Ben Laden au Sénégal n’y a donné une suite favorable.  Pourtant, les rumeurs (qui semblent ne pas être gratuites) annoncent que les 51 % sont en passe d’être acquises. Le cas échéant, la Société Africaine de Raffinage serait à la solde de la famille  » Bâ  » et plus précisément à celle de Khadim, très mal barré ces derniers mois.  L’homme d’affaires est réputé  » englouti  » dans une querelle familiale inouïe qui l’oppose à son père. Un différend qui avait même fini d’atterrir sur la table des juges.

En effet, entre Amadou Bâ, patron de Carrefour Automobiles et son fils Khadim Bâ, actionnaire de la société africaine de Raffinage, le différend ne porte pas que sur du business. À l’instar d’une anguille sous roche, il y aurait un problème familial jusque-là expressément tu et nous nous garderons d’en parler. Il nous revient, quand même, que Khadim et son paternel ont décidé d’ester en justice pour solder leurs comptes. D’ailleurs, le père aurait déjà déposé deux plaintes. L’une a été déposée à la Section de Recherches pour  » cession frauduleuse des actions de Locafrique  » et l’autre sur la table du   Doyen des Juges pour  » faux et usage de faux en écritures de commerce » et les graves accusations du fils contre son père ne sont que la partie visible de l’iceberg d’une famille déchirée. En termes plus clairs, pour laver un linge sale de famille, les Bâ n’ont pas hésité à se traîner dans la boue. Cette manière de faire, c’est à dire qu’un fils puisse aller porter plainte contre son père n’est pas Sénégalais. Quand un fils travaille à provoquer la faillite de son paternel ou se bat à l’envoyer en prison, c’est qu’il y a réellement problème. Quand un père se met aussi à salir la peau de son fils jusqu’à risquer de lui faire perdre sa crédibilité, c’est qu’il y a là une colère folle, incontrôlable.

UN DIKTAT DÉJÀ ENCLENCHÉ

Dans le secteur des affaires proprement dites, Khadim Bâ ne semble guère éviter la gestion clanique. Déjà a-t-il fini de menacer plusieurs sociétés de casser leurs contrats. En effet, l’enquête que nous avons menée révèle que plusieurs entreprises satellites à la SAR sont tout près de passer à la trappe.  En s’adjugeant les 51% de la SAR, Bâ réussira son pari de s’approprier la société et serait en mesure d’exercer un diktat sur les autres partenaires. D’ailleurs ce diktat est déjà en branle. En octroyant à sa sœur Khadidiatou Bâ,  boss de Dermond Oil and Gas, un marché de 180 milliards, l’homme d’affaires prouve qu’il est déjà en train de dérouler  sa feuille de route qui le mènera à gérer, sans partage.

Dans le contexte actuel qui sert au Sénégal de période de préparation à une phase d’exploitation du pétrole n’est-il pas hasardeux de laisser le business du pétrole entre les mains d’une famille ? D’une famille comme celle des  » BÂ  » qui entretient parfois des accointances avec des hommes politiques qui traînent des casseroles ?

C’est le cas de cet ancien ministre de l’énergie réputé s’être empêtré dans des scandales pétroliers ahurissants.  » Jeune Afrique  » le cite nommément. Samuel Sarr ne paraît pas être le meilleur partenaire à impliquer dans des histoires de pétrole au Sénégal. Mody Niang, qui se garde de prononcer son nom, estime que l’ancien ministre de l’énergie Sénégalais  » sent le soufre.  »  J’ai de la peine à prononcer son nom.  » Il le traitera ensuite de brigand à travers un cinglant réquisitoire dont ces phrases qui suivent sont extraites.  » Le rapport de l’IGE a passé en revue de nombreux actes illustratifs de mal gouvernance financière, y compris, en particulier, ceux qui avaient cours à la Société africaine de Raffinage (SAR), avec les ‘’hauts faits d’armes’’ de l’ancien Ministre de l’Energie et ancien ‘’conseiller financier’’ du vieux président-politicien (…). Le même Rapport de l’IGE précise que la Société a importé en 2008 une cargaison de  122 222 tonnes de pétrole brut auprès du fournisseur Arcadia Petroleum Limited (APL), qui l’a expédié à partir du Nigeria, à bord du « M/T OLINDA ». On se rappelle que cette cargaison contenait une énorme quantité d’eau mélangée au pétrole et a été, de surcroît, importée par la SAR « dans des conditions marquées par bien des irrégularités, manquements et autres dysfonctionnements ».  Mody Niang de signaler que sous Samuel Sarr la cession des marchés s’est généralement faite nébuleusement rappellant  »  l’importation de la cargaison ‘’Olinda’’ qui, dit-il, n’avait fait l’objet d’aucun appel d’offres, ni de l’application des dispositions du Code des Marchés publics alors en vigueur, ni de l’application de la procédure interne d’appel à la concurrence de la SAR.

 Le brigandage organisé par l’ancien Ministre de l’Energie aura donc fait perdre à la SAR, pour chaque baril de brut, la différence entre les 6,15 dollars payés à APL et les 3,3 dollars US de l’offre de vente faite par TOTAL. Cette perte « calculée en appliquant les mêmes paramètres que pour déterminer la valeur-facture de l’ensemble de la cargaison », équivaut à deux milliards cent soixante-quatorze millions huit cent soixante-quinze mille cent quatre-vingts trois (2 174 875 183) francs CFA

Au total, quatorze (14) cargaisons (9 en 2008 et 5 en 2009) ont été importées exactement dans les mêmes conditions et auprès du même fournisseur, pour une valeur globale de quatre cent quatre-vingt-quinze milliards trois cent soixante-cinq millions (495 365 000 000) de francs CFA soit un surcoût total de 29 milliards de F CFA pour les 14 cargos livrés . C’est énorme ! Cette affaire est loin, très loin d’être classée sans suite  ». Il signale que le fournisseur APL avait été choisi « sur simple instruction de Samuel qui dans une lettre  » demandait que « la SAR ne fasse pas d’appel d’offres pour son approvisionnement en pétrole brut, invoquant un contrat de gouvernement à gouvernement ‘’G to G’’ supposé lier le Nigeria au Sénégal, dans le domaine de la fourniture de pétrole brut ». Or, ce contrat ‘’G to G’’ n’existait nulle part à la SAR et était inconnu de tous les responsables de la Société comme du successeur de ce dernier.  »

QUE RISQUE LE SÉNÉGAL DANS UN CONTEXTE PAREIL ?

Dans ce jeu où les maîtres sont en terrain conquis, l’heure ne devient-il pas grave quand on sait que pour beaucoup moins, le Cameroun a sombré dans la précarité. En effet, au Cameroun, la SONARA, qui est la Société Nationale de Raffinage, a  connu le 30 mai dernier un désastre qui pourrait à jamais plomber son fonctionnement. Implantée sur 54 hectares avec une capacité théorique productive  de 2,1 millions de tonnes de pétrole brut/ an, la SONARA avait fini d’avoir l’ambition de générer jusqu’à 3,5 millions de tonnes par an quand subitement l’irréparable se produisit. En effet, elle a été victime d’un violent incendie provoqué par des négligences internes.

Cette situation tant redoutée qui a prévalu au Cameroun, pourrait-elle épargner le Sénégal ? Qu’en sera-t-il de la sécurité des populations surtout quand on sait que les exploitations se feront dans une zone comme Mbao, habitée par des populations ?

Que de questions dont les réponses ne sauront être données que par un ÉTAT RESPONSABLE.

Le choix de Ben Laden de l’époque avait au moins été guidé par leur compétence en raffinage. Il faut rappeler que la Sar n’est pas un établissement financier et reste une usine pétrochimique par essence dangereuse.

Ce qui semble être ahurissant dans cette affaire, c’est que nul n’en parle alors que la situation est suffisamment compliquée. De son temps, le ministre Mansour Elimane Kâne avait senti le danger venir. C’est la raison pour laquelle, jamais,  il n’a accepté d’accorder ces augmentations de parts de capital à des novices capitalistes sans expérience technique du raffinage sortis de nulle part.

LE DÉMARRAGE DES TRAVAUX DE RELANCE DES CHEMINS DE FER PRÉVU LE 1-ER JUILLET (DBF)

Thiès, 26 juin (APS) – Le démarrage des travaux de relance des chemins de fer est prévu le 1-er juillet, a appris l’APS auprès de la société Dakar Bamako ferroviaire (DBF).

Une délégation de DBF conduite par l’administrateur de ladite société est présentement à Bamako.

’’La direction générale est engagée dans le lancement des travaux qui démarre le 1-er juillet’’, selon une source contactée par l’APS, en réaction à un mouvement d’humeur, mercredi à Thiès

Des cheminots réclament deux mois de salaire et fustigent le manque d’information sur la gestion du dossier de DBF dont l’activité est à l’arrêt depuis près d’un an.

’’Le comité inter-Etat de Dakar Bamako Ferroviaire est convoqué à cet effet le vendredi 28 juin 2019’’, indique l’entreprise dans un communiqué envoyé à l’APS. Le texte ne précise pas le lieu de la rencontre.Un point de presse sera convoqué par la direction dans les 48 heures. ADI/OID

THIÈS : DES TRAVAILLEURS DE DBF SANS SALAIRE DEPUIS DEUX MOIS

Thiès, 26 juin (APS) – Des travailleurs de Dakar Bamako ferroviaire (DBF) se sont offusqués, mercredi à Thiès, de deux mois sans salaires ainsi que d’un ’’manque criant d’information’’ concernant la gestion de la crise que traverse leur société.

’’Le problème, c’est d’abord un manque criant d’information, ensuite, il y a le problème des salaires parce que nous sommes à deux mois sans salaire’’, a dit Aly Diallo Sow.

Lors d’un point de presse devant la direction de DBF, M.Sow dit parler en tant que travailleur ‘’désolé’’ de la situation actuelle, même s’il est par ailleurs Secrétaire chargé des revendications du FETRAIL, syndicat, membre de l’intersyndicale des chemins de fer.

Il a déploré le fait que les travailleurs ne soient pas informés de l’objet de la réunion organisée mercredi par direction générale de l’entreprise à Bamako (Mali).

Concernant aussi la perspective de la relance des chemins de fer annoncée en avril par le chef de l’Etat, Aly Diallo Sow note que les travailleurs n’ont encore ‘’rien vu’’.

Lors du point de presse devant la direction de DBF à la cité Ibrahima Sarr, M. Sow a fait part de l’amertume des travailleurs, qui peinent à faire face à leurs charges familiales.

Aussi, sont-ils confrontés, selon lui, à des ’’coupures d’eau, d’électricité’’, pour défaut de règlement de facture. Ils arrivent à peine à honorer les frais de scolarisation de leurs enfants et ne disposent pas couverture médicale.

S’y ajoute, poursuit-il, que des séniors partis à la retraite depuis un an courent toujours derrière leur indemnité.

’’C’est de notre devoir d’alerter le chef de l’Etat’’, a t-il dit, se demandant si le président de la République est ’’au courant’’ de la situation actuelle à DBF.

Déplorant que l’entreprise soit ’’laissée en rade’’, le responsable a regretté que le nouveau ministre de tutelle ne soit pas passé dans cette société en crise, en visitant les services de son département.

’’Nous avons le droit de penser maintenant que nous ne sommes pas pris une priorité pour l’Etat du Sénégal’’, a-t-il dit.

’’Le travail que nous faisons aujourd’hui, c’est le travail des syndicats, mais nous sommes obligés de le faire’’, relève M. Sow, qui déplore qu’après une récente rencontre avec le ministre de tutelle, les syndicats n’aient pas informé la base.

Ecartant tout risque de scission au sein des travailleurs, Sow relève que ces derniers se retrouveront à coup sûr, et qu’ils s’organiseront pour faire face à la situation.

Contactée par téléphone, la direction de DBF, en ce moment à Bamako, relève par la voix de sa cellule de communication, que ’’le (salaire du) mois de mai a été diligenté depuis lundi’’ et que celui du mois de juin est ’’dû à la date du 10 juillet’’.

’’La direction générale et le trésor public s’efforcent de payer les salaires de DBF dans un contexte de cessation d’activités’’, poursuit la même source.ADI/OID

ABDOU KARIM SALL AUX AGRESSEURS DU PARC NIOKOLO KOBA : «Nous allons les faire la guerre»

http://www.lactuacho.com Après le scandale éclaboussant le conservateur du parc Niokolo Koba et ses complices, le ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall, dans le cadre des activités de prise de contact des services relevant de son département, a entamé une tournée dans les régions de Tambacounda et Kédougou. Il a profité de cette occasion pour mettre en garde les agresseurs dudit parc

Rien ne sera plus comme avant, concernant la sauvegarde et la protection du parc Niokolo Koba qui a subi ces derniers temps des agressions de la part d’orpailleurs en complicité avec des agents de l’État. Selon le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall, l’État ne laissera pas faire, et va défendre jusqu’à la dernière énergie ce parc en déployant des moyens de contrôle supplémentaire pour sa sauvegarde. Raison pour laquelle, il n’a pas fait dans la dentelle en annonçant que les agresseurs et leurs complices seront traqués jusque dans leur dernier retranchement.

« Nous allons les faire la guerre », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « Ils viennent uniquement pour exploiter nos ressources sans aucune permission, mais également viennent agresser de manière irréversible l’environnement et toutes les espèces qui vivent à l’intérieur du parc ». Ce qui ne passera pas. Le ministre de l’Environnement s’exprimait lors d’une tournée dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, dans le cadre des activités de prise de contact des services relevant de son département, où il a fait part que la lutte se fera de manière efficace et sans état d’âme contre ceux-là qui sont des complices et qui n’ont aucune conscience de la mission qui leur a été confiée en liant des deals avec ces agresseurs.

« Au lieu de protéger le parc, ils s’adonnent à sa destruction », s’est-il indigné. Même si parfois ce n’est pas facile de couvrir 913 000 ha, Abdou Karim Sall de révéler que des moyens supplémentaires de contrôle seront déployés pour renforcer la protection du parc. « Des moyens humains sont forcément nécessaires pour la protection de ce parc naturel, comme des moyens de contrôle à travers la voie terrestre n’est plus opérationnelle. Nous devons envisager des moyens de contrôle aérien, en suivant au quotidien tout ce qui se passera dans le parc », lance-t-il. Dans ce sens, l’équipe dirigée par le ministre de l’Environnement ira jusqu’au point le plus élevé du parc du parc pour constater par elle même, être au contact direct avec les agents des parcs nationaux dont certains abattent un travail remarquable, même s’il y a parfois « des brebis galleuses », il faut, souligne-t-il, « féliciter et encourager ceux qui ont la conscience de leur mission et qu’ils font parfaitement ». Abdou Karim Sall et son équipe étaient venus constater et transmettre un message dans le sens de préserver notre environnement, mais également sauvegarder et protéger le parc Niokolo Koba. Dans cette première étape, le ministre s’est ensuite rendu à la Direction régionale de l’environnement et des établissements classés, à l’Inspection régionale des eaux et forêts pour terminer à la Direction régional du Parc Niokolo Koba. Après cette étape, le ministre et sa délégation se rendront à Dar Salam, Siminti, Bafoulabé, Linguékountou, Niokolo (poste) Bivouac et Mont Assirik.

Khondio (Darou Khoudoss) : Des produits chimiques des ICS déversés dans la mer dégradent l’écosystème et exposent la vie des populations.

https://www.dakaractu.comSitué dans la commune de Darou Khoudoss (Tivaouane), Khondio est un village qui manque presque de tout. Pas d’eau potable, pas d’électricité, sans structure de santé etc…

Pire, cette bourgade sert en même temps de quai de déversement des déchets toxiques des Industries Chimiques du Sénégal (Ics) basées à Mboro.
Une situation dangereuse qui expose ainsi la vie des populations qui y vivent à tous les risques de maladies graves. Les femmes se rendent à Mboro pour se procurer le liquide précieux car, l’eau de puits n’est plus buvable du fait que la nappe phréatique a été contaminée par les déchets chimiques qui sont déversés dans la mer.

De l’avis du porte-parole du collectif Khondio ma localité, Mamadou Sow, « ce village a été crée il y a plus de 100 ans. Aujourd’hui, il sert de quai de déversement des déchets toxiques des Ics. Ce qui représente, un danger environnemental. Les populations sont confrontées à des problèmes respiratoires à cause de ces déchets déversés dans la mer. L’eau de puits contient un liquide jaune huileux qui le rend impropre.

Et, cela montre que la  nappe phréatique est contaminée à cause des grandes quantités de résidus d’acide sulfuro-phosphatique, appelés : « Jus fluo » qui sont déversés dans la mer.  À cela s’ajoute, dit-il, les populations parcourent 8 kilomètres sur des charrettes pour se faire soigner. Tout ceci, enfonce-t-il le clou, nous l’endurons avec la complicité des autorités locales à savoir le maire et le service des Eaux et Forêts et d’un maire qui n’a rien fait pour nous depuis qu’il est à la tête de la municipalité.  » Le service des Eaux et Forêts nous interdisent de creuser des puits pour faire l’agriculture. Ils nous disent qu’il y a un décret qui date de 1960 qui est là et qui interdit aux populations du village de creuser des puits pour faire l’agriculture où même de construire ».

Dans la même veine, le chef de village Abdourahmane Kâ de signaler que « nous avons tous les problèmes du monde pour vivre dans notre terroir à cause des Ics. Les Ics ne s’acquittent pas de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Aussi, nous n’avons aucun droit sur nos terres ».

Kédougou-Exploitation illégale de l’or : Après le parc, un autre réseau démantelé à Saraya.

https://www.dakaractu.com Alors qu’on n’a pas fini d’élucider l’affaire du parc de Niokolo Koba, un autre réseau vient d’être découvert dans le département de Saraya à Fadougou. En effet, selon « saraya xibaro » (presse locale), les hommes en bleu ont procédé à des interpellations. Le Sous-Préfet de l’arrondissement de Bembou, Abasse Ndiaye, accompagné de la Gendarmerie avait effectué une mission à Fadougou samedi dernier.

C’est à la suite de cette expédition que des enquêtes ont été ouvertes et les exploitants de l’or sur place, des « Chinois» en l’occurrence, ne disposeraient pas de papiers légaux.

Conséquence, depuis hier mardi 25 juin 2019, les hommes en bleu de la brigade de Gendarmerie de Saraya procèdent à des interpellations pour élucider cette affaire similaire à celle du parc de Niokolo Koba.Affaire à suivre…

PORT DE DAKAR : 238 KG DE COCAÏNE SAISIS AU MÔLE 1 (DOUANE)

Dakar, 26 juin (APS) – La Douane sénégalaise a saisi, mercredi, à 2h 30, 238 Kg de cocaïne au Môle 1 de Dakar Port, indique un communiqué transmis à l’APS.

La même source signale que ‘’la drogue a été découverte sur 4 véhicules dans un lot de 24 Renault neufs sur un bateau venant du Port de Paranagua (Brésil) et à destination de Luanda (Angola)’’.

Elle souligne que ‘’la drogue est certifiée être de la Cocaïne par les services compétents’’.

Le communiqué reléve qu’actuellement, l’équipe Cynophile de la Douane ‘’continue les investigations sur place’’ tandis que la procédure ‘’est en cours pour passer au peigne fin tous les véhicules du lot’’.OID

Lutte contre la drogue : Les Douanes africaines ciblent les jets privés

http://www.emedia.snPour transporter la drogue, les trafiquants, rapporte Le Soleil, utilisent de plus en plus des jets privés dont le contrôle et la surveillance n’est pas toujours des meilleurs. Ainsi, pour corriger ses insuffisances notées dans le contrôle de l’aviation légère et des lignes commerciales non régulières « vecteurs potentiels de trafics tout genre », « Le Soleil » renseigne qu’un blanchiment de pays d’Afrique de l’Ouest et du centre mènent, depuis quelques années, avec le soutien de la France, une opération de lutte contre les grands trafics (drogue, armes, blanchiment) dénommée les « Ailes africaines ».

En perspective de la 6e édition de cette action, les administrations douanières des pays membres sont en formation, depuis ce mardi à Dakar. Elles vont renforcer leurs capacités pour mieux faire face aux nouvelles pratiques dans le trafic illicite par voie aérienne mais aussi se mettre à niveau sur les opérations de contrôle et le renseignement douanier.

CONSOMMATION DE STUPEFIANTS EN MILIEU SCOLAIRE : Après Le Jakarta, Le Chanvre Indien, L’héroïne… Envahissent L’école

http://www.walf-groupe.com Le Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild) et le ministère de l’Intérieur ont procédé, hier, à une opération d’incinération de plus de 4 tonnes de drogues saisies par les forces de l’ordre. Une occasion saisie par le président du Cild, le Général Matar Diop, pour alerter sur la consommation de la drogue en milieu scolaire.

Alors que le débat sur la consommation des boissons alcoolisées dans les écoles notamment avec le fameux Jakarta vendu dans des dosettes de 100 F Cfa n’a pas fini d’occuper le devant de la scène, on signale que les drogues ont pris place dans le milieu scolaire. Un phénomène très grave qui a poussé, hier, le Général Matar Diop, Coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild) à sonner l’alerte. C’était à l’occasion d’une opération d’incinération de plus de 4 tonnes de drogues saisies par les services du ministère de l’Intérieur. «On se rend compte que, de plus en plus, la drogue a infiltré le milieu scolaire.», alerte-t-il. L’officier soutient qu’il est impératif de préserver cette tranche d’âge. C’est dans ce cadre d’ailleurs dit-il, qu’il faut élargir la lutte contre la drogue. Car, cela ne doit pas être seulement une affaire des forces de l’ordre, la société civile doit jouer sa partition et même les journalistes à travers des sensibilisations sur les méfaits de cette substance.  Pour lui, il faut accentuer les stratégies de sensibilisation. Pour ceux qui sont sous l’emprise de la drogue, faire en sorte qu’ils puissent bénéficier d’une prise en charge médicale. Parce que le Sénégal dispose d’un Centre d’addictologie qui peut combattre de tout ce qui concerne les addictions à la drogue.

Selon lui, les valeurs numéraires des drogues varient. Il y a par exemple le chanvre indien qui coûte 30 mille F Cfa le kilogramme.  Il y a même une drogue mixée et qui est vendue actuellement via internet à 800 mille F Cfa.  Il y en a aussi ceux qui coûtent 2 millions de F Cfa. Les prix fluctuent selon la catégorie de la drogue.

Le président du Cild rappelle, également, que sous peu, le Sénégal va célébrer la semaine de mobilisation et de lutte contre la drogue. «Dakar est une zone de transit de toutes sortes de drogues qui viennent de l’Amérique Latine Auparavant, les trafiquants transitaient directement vers l’Europe. Maintenant, ils ont découvert une nouvelle voie au niveau de l’Afrique de l’Ouest. Et quand ça tourne vers cette zone, c’est pratiquement toute l’Afrique de l’Ouest qui est concernée», souligne-t-il.

Au Sénégal, le trafic est mené dans les zones frontalières et au niveau des aéroports mais aussi dans les ports. Il y a également  le corridor Dakar-Bamako qui pose énormément de problèmes.  Parce que c’est dans cette zone que la drogue dite brown circule entre les  pays limitrophes.

«Aujourd’hui, nous avons incinéré de la drogue provenant de nos services à Dakar et les autres services des régions vont faire la même chose. Nous avons  environ plus de 4 tonnes. Cela concerne le début de l’année jusqu’au mois de juin», ajoute  Ibrahima Sakho, Secrétaire général du ministère de l’Intérieur.Samba BARRY

Lutte contre la drogue : Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye préconise une réponse «holistique et cohérente»

https://www.dakaractu.com  « En raison du caractère complexe et multidimensionnel de la drogue, la réponse doit être holistique et cohérente aussi bien dans la prévention, la répression, la prise en charge médicale, le renforcement de capacités des acteurs, que l’amélioration de la communication », a-t-il indiqué.
Aly Ngouille Ndiaye présidait mardi, au lycée des Parcelles Assainies de Dakar, le lancement de la 32e semaine de sensibilisation et de mobilisation contre les drogues du 24 au 29 juin, avec comme thème national : « la prévention de l’usage des drogues en milieu scolaire : approche inclusive et participative pour préserver l’avenir de la jeunesse sénégalaise ».
Selon le ministre de l’Intérieur, « le choix de ce thème s’explique par le fait que les trafiquants de drogues ciblent en particulier les jeunes, les élèves sur lesquels reposent l’avenir de notre pays ».
« Les conséquences sont l’échec scolaire, l’absentéisme voire l’abandon des études », a souligné Aly Ngouille Ndiaye, selon qui pour prévenir l’usage des drogues en milieu scolaire, « il faut faire connaître aux élèves les dangers encourus du fait de la consommation de la drogue ».
Il est revenu sur l’historique de la lutte contre les drogues au Sénégal, affirmant que « la réponse nationale face aux fléaux de la drogue a été sans ambages ».
« En effet, pour mieux lutter contre le trafic des drogues, le maillage territorial a été renforcé, les capacités des forces de contrôle améliorées avec la fourniture d’équipements comme le scanner », a ajouté le ministre de l’intérieur. Mais « malgré les efforts importants réalisés avec la contribution de la société civile, le problème de la drogue reste entier », selon Aly Ngouille Ndiaye.
« Avec toutes les conséquences sanitaires, économiques, sociales, la lutte contre les drogues interpelle toutes les populations et doit faire l’objet d’une prise en charge concertée et rigoureuse. C’est le seul chemin à suivre pour préserver notre chemin de l’instabilité, du ralentissement économique et de l’augmentation des dépenses de santé pour prendre en charge convenablement les toxicomanes », a-t-il dit.
Un travail « de longue haleine », qui « ne relève pas seulement de la compétence des forces de sécurité », mais aussi de la société civile, laquelle « a un rôle très important à jouer dans la prévention. C’est pourquoi elle est représentée dans le comité interministériel de lutte contre les drogues », a indiqué le ministre de l’Intérieur.
« Il convient de mettre en place des conditions de protection et de prévention dans les écoles avec notamment des programmes de sensibilisation car la drogue est la plus grande source d’insécurité », a de son côté préconisé Mame Penda Diouf, présidente des associations de lutte contre la drogue.
« C’est le soubassement de toutes les violences », a fait valoir Mme Diouf, représentant de la société à cette cérémonie. pour l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), représenté par Cheikh Touré, « il est important que les écoles aient une réelle stratégie de lutte contre le tabac, l’alcool et les drogues ».
La semaine nationale de sensibilisation contre les drogues va se poursuivre à travers d’autres activités parmi lesquelles une table ronde, une journée « femme et drogue » et une randonnée pédestre.

Marième Soda Diop : «La mendicité est difficile à enrayer»

http://actunet.net/ Le phénomène de la mendicité est une problématique préoccupante au Sénégal. Le dernier recensement réalisé par l’Unicef fait état de près de 30.000 enfants talibés qui squattent tous les jours les rues de la capitale et de sa Banlieue, à la recherche de la pitance. Malgré les programmes entrepris par le pouvoir central pour endiguer la mendicité, le phénomène persiste.

Selon la présidente de l’Association «Daraas Sans Frontières», c’est un phénomène très compliqué à résoudre. Et pour cause ? Elle estime qu’il y a tout une mafia bien organisée derrière. «Il y a beaucoup de faux maîtres coraniques qui utilisent les enfants pour des raisons économiques. Ils prennent les enfants dans leurs villages et les amènent à Dakar ou dans les grandes villes pour les exploiter. C’est comme si, il y a une vraie mafia derrière», affirme Mme Marième Soda Diop. À l’en croire, il ne sera pas facile de régler la question de la mendicité au Sénégal. «Les parents sont aussi complices de cette situation. Car ils attendent des rétributions de la part des «faux» maîtres coraniques qui ont en charge leurs enfants. C’est un phénomène très difficile à enrayer», a-t-elle fait comprendre.

Mais pour la responsable morale de «Daraas Sans Frontières», il faut renforcer les maîtres coraniques qui ne font pas mendier leurs enfants. «Ainsi, tôt ou tard les autres vont rallier, à défaut l’État doit prendre des sanctions». L’association «Daraas Sans Frontières» travaille de son côté à renforcer les «Daraas» où les tenanciers ne font pas faire de la mendicité à leurs enfants talibés. Le mois dernier, elle a offert des consultations médicales gratuites à une cinquantaine d’enfants talibés d’un Daraa établi à Liberté 6. «Nous avons aussi l’ambition de sélectionner deux Daraas dans chaque région du Sénégal pour offrir aux enfants la couverture maladie universelle», ajoute Mme Diop. L’association «Daraas Sans Frontières» a été créée en France. Elle a étendu ses tentacules au Sénégal. «Au départ nous collections des dons en France que nous amenions au Sénégal pour aider les Daraas. Mais nous avons changé de donne pour être plus utiles», explique Marième Soda Diop

AUDIENCE ORDINAIRE D’ETAT-CIVIL AU TRIBUNAL : Ici,On Se Rebaptise 20 Ans Après La Naissance

http://www.walf-groupe.com Au Palais de justice de Dakar, les erreurs sur les actes d’état-civil sont corrigées à l’occasion d’une audience ordinaire qui se tient chaque jeudi. Rectification de prénoms, faux extraits,  actes fictifs, numéros non enregistrés sur le registre… tout y passe. Immersion là où des citoyens, qui dépassent le délai d’un an imposé par la loi, se régularisent 10 ans après la naissance, voire plus.

 La loi sénégalaise donne aux parents un délai d’un an pour déclarer leur nouveau-né à l’état-civil. Idem pour le mariage dont le délai pour l’obtention du certificat de mariage est de 6 mois. Passé ce délai, seul le tribunal peut autoriser l’inscription sur le registre d’état-civil. Et la régularisation se fait à   l’audience ordinaire d’état-civil qui a lieu chaque mois, devant le Tribunal d’instance (ex-Tribunal départemental).

Ce jeudi 20 juin 2019 est jour d’audience, au Palais de justice. Comme d’ailleurs tous les jeudis. Chaque mois, deux audiences de naissance et deux autres sur les mariages se tiennent. Le juge alterne selon les affaires enrôlées. Par exemple, si on maintient un jeudi pour statuer sur les naissances et rectifications, la semaine prochaine, on se penchera sur les mariages et annulations. «Les naissances vont ensemble avec les rectifications et les mariages avec les annulations. C’est une stratégie pour alléger les populations. Et d’éviter qu’elles viennent prendre d’assaut la salle chaque jeudi sans que leurs dossiers ne soient enrôlés», fait savoir d’un ton ferme Mme le juge Anna Pène Téliko.

La salle n°7 du tribunal n’a rien à envier à une communion. La juge et son greffier statuent sur plus de 260 affaires liées aux naissances. Contrairement au procès pénal, ici, les avocats ne siègent pas forcément, à l’exception de certaines affaires complexes.

La salle d’audience est pleine à craquer. Déjà à 9h, la chaleur dicte sa loi. Tous les regards fixés sur le siège de la juge qui accuse un léger retard. Après quelques réglages, celle-ci assistée par un greffier, effectue son entrée. C’est le début des travaux. Bien que différent des autres procès, le public est tenu de respecter les règles du jeu, selon la présidente de l’audience

Sans tarder, elle entame le rappel des affaires inscrites au rôle. «Aujourd’hui, nous avons 144 affaires anciennes et 120 nouvelles. Elles concernent toutes la procuration et la régulation d’extraits de naissance. Je vous invite à rester sage et écouter votre tour. Je ne reviens pas en arrière», laisse entendre la magistrate Anna Téliko Péne. Suffisant pour installer un silence de cimetière. Aucun bruit ne se fait entendre, à l’exception des cris des enfants. Toutes les tranches d’âge sont représentées : enfants et adolescents, jeunes et vieux, hommes et femmes.

«Le numéro sur mes papiers n’est pas le même sur le registre»

Certains ont des problèmes avec leurs numéros d’enregistrement dans les registres d’état-civil, d’autres obtiennent, de façon frauduleuse, leurs extraits de naissance, sans s’en rendre compte. Ce sont des extraits non enregistrés dans les registres d’état-civil et qui n’ont aucune valeur légale. Tandis que d’autres viennent se procurer, pour la première fois, ce document leur permettant de jouir pleinement de leurs droits civiques et politiques, sans lesquel on n’est pas reconnu légalement comme citoyen.

 La majeure partie est constituée de jeunes, âgés de plus de 20 ans. Ils viennent, eux-mêmes, se régulariser. «J’ai un problème de numéro. Celui qui est sur mes papiers est différent de l’autre enregistré sur le registre d’état-civil de ma commune. Il y a aussi mon nom qui est mal écrit», confie avec amertume Awa Dieng. Agée de plus 18 ans, cette jeune femme obtient tardivement sont extrait. Ce n’est qu’en 2010 qu’elle entre en possession de ce titre, à la mairie de Grand-Dakar.  Même cas chez Seynabou Ndiaye, venue représenter son fils Ousmane Barry. L’affaire est renvoyée à la session du 2 juillet prochain, pour «faire venir le père de l’enfant pour des besoins de vérification». Au cas contraire, elle doit présenter un document attestant que celui-ci est le père biologique et légitime de cet adolescent.

 «Je cours derrière un extrait depuis 5 ans»

Thierno Souleymane Barry ne dispose pas d’extrait de naissance. Ce jeune homme est pourtant âgé de plus de 20 ans, même s’il ne rappelle pas sa date de naissance. Entre ses mains, des documents justificatifs pour faciliter son jugement. Il arrête ses études en classe de Cm², à cause d’un problème d’extrait. La juge lui donne rendez-vous à la prochaine session, histoire de faire venir deux témoins. «Je cours derrière un extrait depuis plus de 5 ans. Je fais des va-et-vient incessants entre la mairie et le tribunal. Je n’étais pas déclaré à ma naissance. Ma mère a vieilli. Elle ne peut plus se déplacer. Du coup, je m’en charge moi-moi», confesse-t-il au sortir de l’audience.

 «Le jour de mon accouchement, la matrone a mentionné mon surnom dans le certificat»

Un désordre indescriptible règne sur les lieux. Dans ces conditions, impossible d’entendre les discussions entre la juge et ceux qui sont appelés à la barre. Une autre stratégie s’impose : allier les faibles écoutes des entretiens entre la juge et les concernés. Un travail difficile, vu que certains refusent de partager leurs histoires, pour des raisons personnelles. Ce n’est pas le cas de Justine Mendy. Elle quitte Grand-Yoff, accompagnée de sa maman. Née en 1996 et déclarée le même jour, le nom de sa maman est mal écrit sur son acte, alors qu’elle obtient sa carte d’identité nationale. «Le jour de mon accouchement, la matrone m’avait demandé de lui donner mon nom. Comme j’avais un surnom, je lui ai donnée celui-ci qu’elle a mentionné dans le certificat d’accouchement. C’est l’année dernière que nous nous sommes rendues compte que ce n’était pas le bon nom. Ma fille était partie pour changer son ancienne carte d’identité. C’est à partir de là, qu’on a souligné l’erreur» déclare Marie, sa maman, après leur face-à-face avec la juge. «Nous avons amené tous les documents nécessaires, mais l’audience est renvoyée au 2 juillet», ajoute-t-elle.

 «Je circule avec mon passeport périmé»

Charles Mendez vient des Parcelles-Assainies. Il est déclaré à la commune de Grand-Dakar. La vingtaine dépassée, il fait comprendre qu’il arrête les études en classe de Terminale. Il a su trop tard    que le numéro de son extrait ne correspond pas à celui enregistré sur le registre d’état-civil, après qu’il a eu sa Carte nationale d’identification avec le faux extrait. Il se retrouve aujourd’hui dans le pétrin. «J’ai perdu ma pièce d’identification nationale depuis 3 ans. Je circule avec mon passeport qui n’est plus valable. Je négocie avec les policiers. La date est expirée, mais je ne peux pas procéder à son renouvellement. La juge m’a demandé d’attendre un mois pour retourner à la mairie», informe ce jeune homme, accompagné de son grand frère et son oncle pour lui servir de témoins. «Mon cas est un peu critique. Le numéro qui figure sur mon extrait n’est pas celui qui est enregistré à l’état-civil. Je suis né le 4 novembre 1998. Cela m’a causé beaucoup de dommage. J’ai même un problème de renouvellement de mon passeport pour voyager», déplore-t-il.

 Cas délicat d’un garçon né hors mariage

Une affaire délicate est évoquée à l’audience. Il s’agit d’un jeune garçon né hors mariage. Sa maman a du mal à identifier son père. Mais cela ne l’empêche pas de l’inscrire à l’école. C’est dans ce seul cas qu’intervient un avocat depuis le début de l’audience. Son rôle est de les aider à poursuivre le père qui accepte 17 ans après, la paternité de l’enfant. «C’est pourquoi on doit faire très attention quand on est jeune, surtout quand on est fille. Il y a de ces erreurs qui ne se rectifient jamais, une fois commises. Voilà, tu lui as causé des dommages. Tu avais le droit de lui donner ton nom», conseille la juge. Qui renvoie l’affaire pour faire venir des témoins car, selon elle, la présence seule du papa ou de la maman ne suffit pas.

 Son mari décède sans extrait, son enfant doit faire un examen

Le cas de cette famille capte l’attention. La dame est une veuve qui ne se souvient plus de l’année de naissance de son défunt époux, lequel n’a pas de pièce d’identité. Dans le dossier, il est mentionné trois dates de naissance (1978, 1969, 1968) qui figurent sur les certificats de non inscription, de mariage et de décès. La sœur du défunt soutient que la date sur le certificat de décès (1968) qui est la bonne. Désorientée, la veuve explique que son enfant a besoin d’un extrait pour son examen et on lui demande les papiers du mari d’urgence. «Votre cas va être difficile à régler», dit un avocat qui lui conseille de se rendre à la mairie de l’hôpital Le Dantec.

Chaque mois, le Tribunal de Dakar traite plus de 750 affaires liées à l’état-civil. Grand-Dakar, Yoff, Ouakam, Parcelles-Assainies, Grand-Yoff, Guédiawaye et Rufisque sont les communes de la capitale où l’on enregistre le plus grand nombre  de déclaration tardive de naissance. Et aussi d’actes fictifs non enregistrés dans les registres d’état-civil, surtout chez les personnes vivant à l’étranger. Parfois, des parents oublient la date de naissance de leurs enfants. Pour la régularisation, il faut fournir un dossier composé des pièces suivantes : 1 certificat de non inscription de naissance délivré par la mairie, 2 photocopies des Cartes nationale d’identité (Cni) des parents,  4 photocopies d’identité des 4 témoins.Salif KA

FATOU SY, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE L’ASSOCIATION SÉNÉGALAISE DES ÉDITEURS : «LA GRANDE EQUATION POUR L’EDITION NATIONALE, C’EST L’OCTROI D’UN QUOTA»

http://www.sudonline.sn Même si l’édition a connu une certaine « libéralisation » au Sénégal au cours de ces dernières années, d’autres freins sont encore à lever pour mieux développer le secteur. C’est ce qu’a fait savoir la secrétaire générale de l’Association sénégalaise des éditeurs, Fatou Sy. Elle s’exprimait hier, mardi 25 juin, en marge d’un atelier avec les acteurs du Programme Lecture Pour Tous de l’Usaid sur les questions relatives à l’environnement juridique, réglementaire et institutionnel du secteur

« La grande équation qui reste pour l’édition nationale, c’est l’octroi d’un quota dans la mesure où la plupart des sociétés d’édition sénégalaises rencontrent des faiblesses par rapport aux internationaux parce qu’on n’est pas dans les mêmes capacités financières et techniques », a déclaré Fatou Sy.

Les éditeurs souhaitent ainsi un « quota à l’image des autres pays de l’Uemoa dont la Côte d’Ivoire » « L’octroi d’un quota aux éditeurs ivoiriens a permis à l’édition ivoirienne de prendre un envol par rapport aux éditeurs sénégalais, c’est un exemple notable depuis quelques années », a soutenu Mme Sy. Pour en arriver à ce quota, les éditeurs demandent « une volonté politique au Chef de l’Etat à travers un décret pour les éditeurs nationaux ».

Toutefois, la secrétaire générale de l’Association des éditeurs du Sénégal reconnait que, de plus en plus, les éditeurs ont mutualisé les forces au niveau de la formation.  En plus des échanges professionnels au cours de cet atelier, les éditeurs ont échangé avec des experts sur les appels d’offres de l’USAID, les enjeux et les  réformes de la coédition. « La coédition, c’est une perspective qui est en cours dans l’association depuis quelques temps, il s’agit de se mettre ensemble, d’essayer de mutualiser nos différentes compétences pour être plus compétitifs pour les appels d’offre et de plus en plus, l’idée commence à prendre forme au niveau de l’association».L’atelier de partage des éditeurs et éditrices prend fin ce vendredi 28 juin

Enseignement Sénégal : le G7 annonce une marche ce vendredi

Le syndicat d’Enseignants les plus représentatifs, regroupé autour de l’entité nommée G7, annonce une marche ce vendredi 28 juin 2019. L’annonce a été faite ce mercredi 26 juin 2019, lors d’une conférence. Ces membres disent être très remontés contre le président de la République, Macky Sall, qui, lors de la fête du travail, le 1er mai dernier, avait souligné qu’il n’y aurait pas d’augmentation de salaire dans la Fonction publique. Aminata Diouf

Assainissements : Le Dg de l’Onas appelle à un changement de comportements

http://www.emedia.sn L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) prépare l’hivernage. Pour parer aux inondations, il a organisé un atelier de mise à niveau avec les maires de la capitale. L’objectif de cette rencontre est d’inviter les élus locaux des communes de Dakar à une collaboration efficace pour une bonne gestion des réseaux d’assainissement afin d’avoir une saison des pluies avec moins de nuisance. « L’Etat a consenti à 300 milliards d’investissements dans le domaine de l’assainissement. C’est énorme. Si les comportements des citoyens ne changent pas, les conditions de vie vont rester les mêmes et les populations vont continuer à vivre avec des problèmes d’insalubrité et de santé publique », renseigne le Dg de l’Onas, Lansana Gagny Sakho.

Conscient que la principale cause des inondations reste les réseaux d’assainissement qui font souvent l’objet d’un mauvais entretien de la part des populations, Sakho a invité les maires à un partenariat pour une saison des pluies sans difficultés majeures. « Les maires vont nous accompagner dans la communication et la sensibilisation pour que nous comprenions que le bien public n’appartient à personne », a lancé le Dg de l’Onas. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA

TOUBA-LES BAAY-FALL EXÉCUTENT LA SENTENCE / Le Khalife Général des Mourides et ses instructions pour un hivernage sans inondations majeures.

https://www.dakaractu.com Touba vit des moments particuliers avec la descente musclée des Baay-Fall investis par le Khalife Général des Mourides, d’une mission de détruire les fosses sceptiques connectés au réseau d’assainissement et de déboucher les canaux affectés par les ordures déversées par les populations. Une mission à laquelle ils s’attèlent sans broncher malgré, parfois, la réticence de certaines personnes. Au marché Ocass, un commerçant a même passé un mauvais quart d’heure pour avoir osé s’interposer à la destruction d’un tuyau. Il faut signaler que le travail est piloté par Serigne Cheikh Mbacké Abdou Latyf. Dakaractu qui avait senti le coup venir avait produit un reportage montrant à quel point la situation était devenue préoccupante à quelques encablures de l’hivernage…

Baromètre politique : Khalifa Sall toujours en tête dans le cœur des dakarois, Ousmane Sonko meilleure progression, baisse du rejet politique contre Macky Sall

https://www.dakaractu.com L’enquête du baromètre politique des personnalités sénégalaises réalisée par le Cabinet « Stat info » a été dévoilée. Rappelons que cette enquête a été réalisée en partenariat avec Dakaractu et effectuée sur un échantillon cible de 1200 personnes représentatives de la population dakaroise âgée de 18 ans.  Malgré qu’il soit incarcéré depuis maintenant près de 3 ans, l’ancien maire de Dakar est toujours en tête des personnalités politiques dans cette étude réalisée dans la période du 10 au 16 juin 2019.

Elle révèle une affection toujours soutenue des populations à Khalifa Sall. Un sondé sur cinq (20%, +6) a déclaré avoir un avis mitigé sur sa personnalité.  Crédité de 47% de bonnes opinions, Ousmane SONKO (+24) marque la plus forte progression et occupe la troisième place. Le leader de PASTEF suscite plus d’adhésion auprès des personnes de niveau supérieur (60%) et de 52% des hommes (contre 38% chez les femmes). Peu connu en juillet 2017, Ousmane SONKO voit sa notoriété grimper à 86% (+36), indique le baromètre.
La cote de popularité du Président SALL a progressé elle, de cinq points pour atteindre 50% d’opinions favorables. Il ressort de cette consultation que le rejet politique du Président a diminué par rapport à juillet 2017 (22%, -5) lit-on sur le document.
Aïssata TALL SALL (34%) et Karim WADE (28%) ont tous les deux régressé de 12 points par rapport à juillet 2017. Le président de Rewmi, Idrissa SECK (25%, +3pts), se positionne à la sixième place. Madické NIANG et Issa SALL ont respectivement 19% et 16%.

Allégations de BBC : des agents de BP à Dakar pour enquêter (La Lettre du Continent)

 https://www.pressafrik.com  « La Lettre du Continent » révèle que BP a envoyé à Dakar des agents qui s’intéressent aux allégations de la chaîne britannique BBC, selon la quelle ladite société paierait des redevances comprises entre 9 et 12 milliards de dollars dans le carde du projet de Cayor Offshore. Cette visite intervient au moment où des « personnes ressources »  sont entrain d’être auditionnées par les enquêteurs, afin d’apporter lumière sur ce « scandale à 10 milliards ». Qui met en cause l’implication du petit frère du Président Sall et l’homme d’affaires franco-roumain Frank Timis. Ce dernier aurait même vendu les 30% des parts qui lui restaient sur les sites de Saint-Louis Offshore profond et Cayar Offshore profond, dont  l’acquéreur principal est BP.

Rappelons que le Directeur général de Bp Sénégal avait également soutenu que « les allégations de la Bbc concernant le montant des royalties qui pourraient être payées à Timis Corporation sont absurdes ».

Précisant que « même dans un scénario avec les conditions économiques et techniques très favorables, les royalties qui pourraient être payées par Bp à Timis Corporation n’atteindraient même pas 1% de ce que la République du Sénégal pourrait recevoir Et encore une fois, et c’est très important, rien de ce qui sera payé n’affectera les parts du Sénégal »Fana CiSSE

Affaires Pétro-Tim / COUD La patronne de l’OFNAC toutes griffes dehors tacle le Procureur Serigne Bassirou Gueye

https://www.pressafrik.com L’OFNAC a transmis 17 dossiers au procureur parmi lesquels les affaires Petro-Tim et COUD, selon la patronne de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption. Seynabou Ndiaye Diakhaté n’y pas allé du dos de la cuillère s’adressant à Serigne Bassirou Gueye, procureur de la République, qu’elle accuse de na pas faire son travail.

Dans sa conférence de presse, le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye a semblé accuser l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) d’avoir fait un mauvais travail. La présidente de l’OFNAC, Seynabou Ndiaye Diakhaté n’a pas bien apprécié et n’a pas raté l’occasion de lui remonter les bretelles. D’habitude peu loquace, très réservée, la magistrate est sortie de son mutisme pour faire comprendre à Serigne Bassirou Gueye que OFNAC a fait le travail qu’il avait à faire. La balle est dans le camp du parquet.

«J’ai beaucoup de respect pour mon collègue le procureur de la République, mais ça m’étonnerait qu’il puisse nous retourner nos dossiers d’enquête. La procédure pénale en cours a l’Ofnac, n’est pas celle qui est prévue dans le code procédure pénale. L’Ofnac ne travaille ni sur l’autorité, ni sous la direction du procureur de la République. Ce sont les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire qui travaillent sous son autorité», a-t-elle précisé

Mme Diakhaté qui a apporté sa part de réponse dans cette affaire ce mardi, a précisé que son travail a été bien fait. «Le dossier du Coud a été transmis au procureur depuis 4 ans. Lui-même il dit avoir reçu 19 rapports de l’Ofnac. Et aucun dossier n’a été exploité. Je l’invite plutôt à exploiter les dossiers reçus de l’Ofnac pour prendre une décision», a expliqué la présidente.

Seynabou Ndiaye Diakhaté a invité le Procureur Serigne Bassirou Gueye à exploiter les dossiers reçus de l’Ofnac pour prendre une décision. Elle ajoute que si elle contribuer au travail de M. Gueye, elle lui suggère de saisir un juge d’instruction qui, par voix de délégation judiciaire peut saisir un officier de police judiciaire et lui demander de poser des actes.

Par ailleurs, Seynabou Ndiaye Diakhaté a rappelé que le dossier Pétro-Tim fait partie des 17 autres que le Procureur dit avoir reçu. Selon elle, si Serigne Bassirou Gueye avait fait son travail, on ne lui aurait pas posé cette question, avant d’ajouter que l’Ofnac a fait son travail dans le respect des règles et principes qui gouvernent toute enquête.Salif SAKHANOKHO

«Pourquoi Serigne Bassirou Gueye doit être démis…»

 http://actunet.net/La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, a révélé, ce mardi, que si le procureur avait épluché les 19 rapports que lui avait transmis l’Ofnac, l’on n’en serait pas là dans l’affaire Petro-Tim dans laquelle est impliqué Aliou Sall. « Inadmissible », réagit Cheikh Tidiane Seck, président de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), qui pense que le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, doit être démis de ses fonctions.

«Soit, il a vu les dossiers et les a étouffés, soit il les a tout simplement mis au placard. Dans tous les cas, cela pose un problème d’indépendance ou de compétence de la justice», a-t-il fait savoir avant d’ajouter : «Dans ce cas précis, je pense qu’il faudrait démettre le procureur Serigne Bassirou Gueye pour mettre quelqu’un plus indépendant, plus compétent.»

S’arrêtant sur le rapport du Coud, au sujet duquel l’Ofnac et le parquet de crêpent le chignon, le responsable libéral dit ne pas comprendre la démarche du maitre des poursuites.

Cheikh Seck dit : «Il a renvoyé le rapport à l’Ofnac pour avoir plus d’informations. Le rôle du procureur, ce n’est pas de juger le travail de l’Ofnac. S’il a besoin des informations supplémentaires, il doit activer les démembrements de la justice (la Dic ou la Section de recherche) pour avoir des éléments supplémentaires en vue de poursuivre ou de ne pas poursuivre.»

En conférence de presse, le 13 juin, le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, avait déclaré avoir renvoyé à l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) son rapport produit sur un présumé détournement au Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) pour « no respect du principe sacro-saint du contradictoire ».

Dans sa réponse, ce mardi, la patronne de l’Ofnac a expliqué que «la procédure pénale en cours à l’Ofnac, n’est pas celle qui est prévue dans le Code de procédure pénale. L’Ofnac ne travaille ni sous l’autorité ni sous la direction du procureur de la République. Ce sont les officiers de police judicaire et les agents de police judiciaire qui travaillent sous son autorité ».

SUPPOSÉ RAPPORT DE L’OFNAC AU PROCUREUR : LA MACHINE JUDICIAIRE EN QUESTION 

NETTALI.COM – La polémique enfle entre la patronne de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption  et le procureur de la République, relative à la suite à donner au rapport du corps de contrôle sur PETRO-TIM. Seynabou Ndiaye Diakhaté a révélé ce mardi avoir transmis ledit rapport à Serigne Bassirou Guèye. Ce qui pose, si on en croit les propos de la magistrate, la question de la machine judiciaire qui n’aurait pas été déclenchée.

Ce mardi, en marge de l’atelier de validation technique du rapport de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, Seynabou Ndiaye Diakhaté a affirmé avoir transmis au procureur Serigne Bassirou Guèye, 17 dossiers, dont celui relatif à l’affaire Petrotim. «A lui d’en tirer toutes les conséquences. Si on est là à parler de cette affaire, c’est parce que ce qui devait être fait n’est pas», conclut la magistrate qui note que l’Ofnac a fait son travail, au Procureur de faire le sien.

Pour rappel, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption a reçu deux lettres de dénonciation relatives à PETROTIM, déposées successivement le 26 décembre 2014 et le 15 décembre 2016.

Cependant, le rapport d’activités 2016 de l’OFNAC, parcouru par nettali.com, est resté muet comme une carpe sur la nébuleuse PETROTIM. « L’enquête suit son cours », avait laconiquement souligné le document. Sans préciser que le reste du travail revenait à d’autres entités.

Mais si on suit bien Seynabou Ndiaye Diakhaté, elle semble dire, par la formule citée plus haut-«L’enquête suit son cours »-que ce qui devait suivre était du ressort du procureur de la République.

Est-ce qu’il y a eu entre temps une main invisible qui aurait arrêté la machine judiciaire ?

En tout cas, pendant longtemps, au lendemain de la spectaculaire démission de Nafy Ngom Keïta, des acteurs politiques et d’éminents membres de la société civile sénégalaise ont réclamé la publication de ce rapport qui risque de connaitre le même sort que celui de l’Inspection générale d’Etat sur PETRO-TIM.

En définitive, dans ce processus de dévoilement de la vérité, un pas de géant a été franchi ce mardi 25 Juin.

Seydi Gassama tacle Serigne Bass : ‘’ Ce procureur est soumis à l’Exécutif ’’

http://www.seneweb.com La sortie, hier, de la présidente de l’Ofnac, est encore commentée ce matin par le directeur exécutif d’Amnesty/Sénégal. Selon Seydi Gassama, ceci est d’une gravité extrême, mais cette sortie prouve encore que la justice du Sénégal est à la solde de l’Exécutif sur l’affaire Aliou Sall – Petro-Tim – Bbc.

Seydi Gassama demande ainsi à Aliou Sall d’aller porter plainte devant les juridictions anglaises, si réellement il milite pour l’éclatement de la vérité, lors de son intervention sur Zik Fm. Pour lui, la justice sénégalaise est aujourd’hui trop chahutée et conforte certains qui doutent de son indépendance.

‘’Ceci est une déclaration qui est d’une extrême gravité, que le procureur de la République ait reçu 19 rapports des corps de contrôle de l’Etat et qu’il se soit assis dessus sans rien faire, à l’occurrence le dossier Petro-Tim pour lequel il a lancé des appels à témoins. Cela montre, encore une fois, combien ce procureur-là est soumis à l’Exécutif, qu’il ne fait absolument rien tant que cela met en cause les personnes qui sont proches du pouvoir actuel’’.

Seydi Gassama de prendre l’exemple sur l’affaire Khalifa Sall. Pour lui, le procureur n’a pas perdu de temps pour s’y atteler et que ceci montre, encore une fois, que Bassirou Guèye roule pour le pouvoir.

 ‘’Nous avons vu comment, par une vitesse supersonique, il a traité le dossier de Khalifa Sall. Comment le rapport sur la mairie de Dakar a été transmis à ce procureur-là, explique-t-il. Et comment il a diligenté et l’a traité à une vitesse jamais atteinte dans l’histoire judiciaire du Sénégal. Donc, encore une fois, se sont ces pratiques-là qui viennent contribuer à discréditer la justice sénégalaise’’.

Le directeur exécutif d’Amnesty/Sénégal d’ajouter : ‘’Les Sénégalais ont le sentiment  que dans ce pays, on a une  justice à deux vitesses et cela est vérifié et corroboré par ce que nous avons entendu hier. Comment on peut lui (le procureur)  faire confiance pour élucider l’affaire Petro-Tim? La seule chance pour que les Sénégalais sachent la  vérité, dans cette affaire, c’est qu’Aliou Sall tienne sa promesse d’aller porter plainte en Angleterre. Nous n’avons pas confiance en ce procureur pour tirer l’affaire au clair.’’

Abdoul Mbaye après son audition à la DIC : « Je croyais en venant qu’on allait m’enfermer dans une pièce chaude »

https://www.pressafrik.com L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye est sorti d’une audition avec les enquêteurs de la Division des affaires générales de la DIC, qui a duré 7 heures. Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a déclaré qu’il se préparait, en venant répondre, à être enfermé dans une pièce chaude pour être interrogé. Mais, assure-t-il, son entretien avec les enquêteurs s’est déroulé dans une assez bonne atmosphère.

Abdoul Mbaye s’est attaqué aux sociétés Kosmos Energy et BP, citées dans le supposé scandale de corruption par la BBC. Selon lui, ces deux boîtes sont tout autant responsables que Frank, Timis, Aliou Sall, Aly Ngouille Ndiaye et toutes les personnes incriminées. Parce qu’elles étaient au courant du caractère illégal des transactions entre Timis Corporation et l’Etat du Sénégal.

L’ancien Pm dit avoir répondu à une vingtaine de questions et remis aux enquêteurs un document d’une centaine de page avec des références.

Abdoul Mbaye charge BP et Kosmos Energy

https://www.pressafrik.com BP et Kosmos Energy étaient au courant de tout, a déclaré l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, à la sortie de son audition ce mercredi 26 juin 2019, avec les enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC)… Regardez !!!

Imam Kanté : «Si Aliou Sall jure sur le Coran, l’islam m’impose de…»

http://www.seneweb.com Imam Ahmadou Makhtar Kanté dit accorder une présomption d’innocence à Aliou Sall qui, la main sur le Saint Coran, a juré ne recevoir aucun dollar de la part de Frank Timis. « Si Aliou Sall sort et jure sur le Coran, moi en tant que musulman, je ne peux que croire qu’il dit vrai.

S’il jure sur le Coran, en disant qu’il n’a pas reçu de l’argent de Frank Timis, l’islam m’impose de le croire jusqu’à preuve du contraire », a-t-il réagi suite à l’acte du maire de Guédiawaye qui, après avoir démissionné de la CDC, a juré être blanc comme neige.

Il ajoute : « Si demain, il y a des enquêtes affirmant le contraire. Là, j’aurai la preuve que cela ne s’est pas passé comme ça. Que ce soit Aliou Sall ou quelqu’un d’autre, je lui aurai appliqué le même traitement ». Le conférencier avoue que le frère du Président n’est pas allé plus loin dans ses relations avec BP. « Je suis d’accord avec les gens qui soutiennent qu’il a juré de n’avoir pas reçu de l’argent de Frank Timis, mais non de la société BP. Mais, moi je ne rentre pas dans ces détails-là», a-t-il admis.

Après Aliou Sall et El Hadj Kassé : Aly Ngouille, prochaine victime de l’affaire Petro-Tim?

 http://www.seneweb.com L’affaire Petro-Tim a déjà fait deux victimes : Aliou Sall et El Hadj Kassé. Mais, Macky Sall serait tenté de sacrifier d’autres personnalités mises en cause dans ce scandale révélé par BBC. Selon Walf Quotidien, Aly Ngouille, ministre de l’Énergie à l’époque, serait dans le viseur du chef de l’État qui, en le sacrifiant, contenterait une opposition qui continue de réclamer l’exclusion du ministre de l’Intérieur qu’il est du processus électoral.

En effet, le fameux rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) sur le contrat de Petro-Tim trouve « surprenante, improductive et risquée la soumission précipitée de la convention signée par Petro-Tim, accompagnée du projet de décret portant approbation de ladite convention, par le ministre Aly Ngouille Ndiaye en charge du secteur pétrolier ».

Affaire Aliou Sall : El Hadji Kassé se défend

http://www.seneweb.com Le désormais ex-chargé de la communication de la Présidence, El Hadj Hamidou Kassé, a été entendu par les éléments de la Dic, ce mercredi, dans le cadre de l’enquête sur les révélations de la BBC et la fuite du rapport de l’Ige sur Petro-Tim. Après avoir pris congé des enquêteurs, il a juste décrit l’ambiance de son audition, refusant de dévoiler le fond des échanges.

« Je ne peux pas entrer dans les détails, a-t-il lancé aux journalistes. J’ai rencontré des gens extrêmement courtois qui m’ont posé des questions. J’ai répondu. »

Mais Kassé a tenu à revenir sur la polémique qui, visiblement, lui a valu son éviction du poste de responsable de la communication du Palais. Il dit : « Je dois juste dire à tous mes amis, parents et tous mes camarades de l’Apr que je suis toujours sur les mêmes positions de combat. Parce que toute ma vie a été un combat pour la justice, l’égalité et pour la vérité. »

Il ajoute : « Je n’ai jamais cherché à enfoncer qui que ce soit, a fortiori Aliou Sall. Mais donc on verra bien la vérité. En attendant il faut que la sérénité reviennent dans ce pays. »

En pleine tempête « affaire BBC », El Hadji Kassé a déclaré sur le plateau de Tv5 Monde qu’Aliou Sall a reçu, via Agitrans, la somme de 250 mille dollars. Une accusation contenue dans le reportage de la chaîne anglaise et rejetée par le maire de Guédiawaye.

El Hadj Kassé à sa sortie d’audition : «Je continue ce combat pour la justice, l’égalité et la vérité dans notre pays… Je n’ai jamais enfoncé qui que ce soit à fortiori Aliou Sall…»

https://www.dakaractu.com Le ministre, conseiller en charge de la Culture vient tout juste de sortir des locaux de la brigade des affaires générales où il faisait face aux enquêteurs de la Dic. El Hadj Kassé nous livre ses premiers mots à sa sortie d’audition.

« J’ai rencontré des gens extrêmement courtois qui m’ont posé des questions et j’ai répondu », a indiqué le chargé de la culture à la pésidence.

A l’endroit de ses amis, parents et camarades de parti, il a affirmé camper sur sa position par rapport à ses sorties et déclarations. « Je suis toujours sur les mêmes positions de combat parce que toute ma vie a été un combat. Je continue ce combat pour la justice pour l’égalité et pour la vérité dans notre pays », a t-il soutenu devant les journalistes.

Poursuivant toujours, il décare n’avoir « jamais enfoncé qui que ce soit à fortiori Aliou Sall. Et voilà, on saura bien la vérité. »

Pour finir, El Hadj Kassé d’appeler au calme et à la sérénité pour un Sénégal pour tous. « Il faut que la sérénité revienne dans ce pays parce ce que si ça se casse, ça se casse pour tout le monde »

PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE : Aussitôt nommé, Latif ouvre le feu sur les détracteurs de Aliou Sall

http://www.seneweb.com Abdou Latif Coulibaly ne perd pas de temps. Aussitôt nommé porte-parole du Président de la République, il a réservé ses premières salves aux détracteurs du frère du président de la République. «Je me pose la question de savoir: est-ce qu’un seul des accusateurs de Aliou Sall a le courage  de mettre sa main sur la Coran, ou sur la bible, pour dire  ‘‘ce que je dis sur Aliou Sall je le jure sur Dieu que c’est vrai’’. Je ne crois pas qu’ils aient le courage », a-t-il déclaré sur la Rfm.

Sur Aliou Sall lui-même, le désormais nouveau porte-parole du chef de l’Etat ne tarit pas d’éloges: «Je retiens le courage de l’homme et sa détermination à expliquer son innocence de la façon la plus claire. Et également de balayer les accusations portées contre lui. Quand vous êtes un homme de foi, il faut avoir le courage et la détermination et être sûr de vous pour prendre votre main et de jurer le Coran, sur la bible ou sur la Tora», déclare l’ancien ministre de la bonne gouvernance.

SEYDOU GUÈYE PROMET SUR ’’UNE COMMUNICATION AUTHENTIQUE BASÉE SUR LE RESPECT’’

Dakar, 26 juin (APS) – Le nouveau ministre en charge de la Communication de la présidence de la République dit vouloir instaurer, avec Abdoulatif Coulibaly, porte-parole de la présidence, ’’une communication authentique basée sur le respect’’, en collaboration avec les médias, ’’partenaires de premier plan’’.

’’Nous allons mettre en œuvre une communication authentique, basée sur le respect de toutes les parties intégrantes de notre société, ouverte en particulier aux acteurs des médias qui sont des partenaires de premier plan’’, a t-il dit dans un entretien avec le quotidien L’As paru ce mercredi.

L’ancien secrétaire général du gouvernement Seydou Guèye a été nommé, mardi, ministre conseiller en communication à la présidence de la République, en remplacement du journaliste, philosophe et écrivain El Hadj Hamidou Kassé.

L’ancien ministre de la Culture Abdoulaye Latif Coulibaly a été nommé porte-parole de la présidence de la République.

  1. Coulibaly a été ministre de l’Intégration africaine et porte-parole du gouvernement, ensuite secrétaire général du gouvernement, avant d’occuper le poste de ministre de la Culture.

’’Je me consacrerai entièrement à cette charge avec la fierté de servir le chef de l’Etat et tous les concitoyens’’, a dit Seydou, promettant de ’’travailler en parfaite intelligence avec le ministre porte-parole de la présidence, Abdou Latif Coulibaly dans une perspective de mise en cohérence de la communication de la majorité présidentielle’’.

Selon Seydou Guèye, ’’la charge de la communication du président de la République, Macky Sall est un véritable défi au vue des performances économiques et sociales qu’il a insufflées durant le septennat, point de repère indélébile de l’émergence de notre pays avec le Plan Sénégal émergent (PSE)’’.

’’Ensuite du point de vue de la mise en perspective de la vision du président, articulée autour du resserrement organique et du recentrage des missions essentielles de l’administration, le tout en mode fast-track, de nouvelles postures de communication s’imposent, pour permettre aux sénégalais d’y adhérer’’, a-t-il ajouté.

Pour le ministre en charge de la Communication à la présidence, ’’les nouvelles orientations du quinquennat du président Macky Sall convoquent de nouveaux défis dans la mise à disposition de l’information, l’explication de la pertinence des actions du chef de l’Etat et surtout susciter l’adhésion de nos concitoyens qui sont les principaux bénéficiaires de toutes les réformes entreprises (….)’’.

’’Il s’agit de permettre aux Sénégalais, particulièrement aux jeunes et femmes, de mieux cerner l’intérêt des politiques mises en œuvre par le chef de l’Etat pour un Sénégal émergent dans l’équité, la justice et surtout dans le souci de laisser un pays où il fera bon vivre aux générations futures ’’, a-il expliqué.

Aussi, a-t-il précisé, ’’les nombreuses mutations mondiales, combinées aux belles performances de notre pays, le tout dans un environnement marqué par des enjeux multidimensionnels nous engagent forcément dans nos missions de communication’’.MK/OID

Faux dans les contrats PétroTim : Seydou Guèye dément et accable Abdoul Mbaye

https://www.pressafrik.com Le nouveau ministre Conseiller en communication du président de la République dément avec fermeté les allégations de l’ancien Premier ministre (Pm), Abdoul Mbaye. Ce dernier avait affirmé que le contrat de concession entre l’Etat du Sénégal et Pétro-Tim avait été examiné en Conseil des ministres. « Faux ! Cela n’a pas été le cas », si l’on croit à Seydou Guèye qui informe qu’Abdoul Mbaye était le premier à disposer des documents.

« D’après le rapport du ministre de l’Énergie, c’est Abdoul Mbaye qui était le Premier ministre et a disposé des documents pour son contre signature », précise d’entrée le nouveau ministre de Com’ du Palais.

Selon l’invité de Rfm matin de ce mercredi 26 juin 2019 : «Abdoul Mbaye se fait de plus en plus remarquer par une attitude incompréhensible qui me semble plus relevée de la haine que d’autres choses ».

Et pourtant, souligne-t-il : « Au moment où ces contrats ont été signés, Abdoul Mbaye faisait partie des hommes les plus heureux du monde puisqu’il était Premier ministre (Pm) ». Et, constate-t-il : « Je crois que c’est l’inverse, depuis qu’il n’est plus Pm, il fait partie des hommes les plus malheureux ». Avant de souligner : « Il est à tendre une quête de vérité, nous sommes d‘accord avec lui. Mais on commence d’abord part rétablir la vérité des faits ».

À en croire Seydou Guèye , « ces contrats n’ont pas été examinés en Conseil des ministres. Ils ont été transférés après signature de M. le Premier ministre Abdoul Mbaye au président de la République ».

 « Dans ce cas d’espèce, explique-t-il, le contreseing, est une responsabilité politique, donc on ne peut pas accepter qu’Abdoul Mbaye passe son temps à dire qu’on m’a présenté du faux ».

  1. Guèye de signaler : « Que c’est qu’avec Abdoul Mbaye, que ce concept de faux est devenu un concept de notre espace politique: un faux certificat de mariage, une fausse déclaration sur l’éventualité d’un mort à l’issue d’une manifestation, je pense que c’est un peu léger pour quelqu’un qui a été PM ». Aminata Diouf

«Seydou revient pour porter… le mensonge d’Etat », Moussa Taye

https://www.pressafrik.com Après un long silence, le Conseiller politique et porte-parole de Khalifa Ababacar Sall, ex édile de Dakar, sort de son mutisme. La sortie, de ce mercredi matin, du tout nouveau ministre de la Communication du président de la République, sur la Rfm a eu le don tirer Moussa Taye, de son silence. Pour lui, Seydou Guèye a été visiblement gêné lors que le journaliste l’a invité à parler sur le rapport de l’Ige sur la ville de Dakar. « Seydou revient pour porter…le mensonge d’Etat », selon Taye.

« Visiblement gêné par la relance du journaliste sur le sort réservé au rapport de l’IGE sur la Ville de Dakar, le tout nouveau ministre en charge de la communication de la présidence de la République, Seydou Gueye affirme que l’IGE avait demandé dans ce cas précis, l’ouverture d’une information judiciaire ». C’est ce qu’a déclaré le porte-parole de l’ex-maire de la ville de Dakar qui tente d’expliquer le comportement du nouveau ministre chargé de la Com’ de Palais.

Pour Moussa Taye : « Soit ! Ce que le ministre Guèye sait mais ne dit pas, c’est que l’IGE avait demandé l’ouverture d’une information sur :  les conditions de création de la caisse d’avance, et les conditions d’utilisation de la caisse d’avance ».

Poursuivant, il ajoute : « On se rendra compte que le premier sujet a été occulté délibérément par les enquêteurs ». Or, souligne Taye, « l’étude de cette question aurait sans doute permis de comprendre l’origine de la caisse d’avance et ses objectifs. On s’est simplement limité à étudier les conditions d’utilisation pour rapidement établir un faux et une escroquerie », peste-t-il.

Le Conseiller-politique du leader de Taxaawu Dakar de rappeler que : « Lorsqu’on porte la parole d’une institution aussi importante que la présidence de la République, on doit tout simplement dire la vérité, toute la vérité. Seulement, cette posture n’est valable que dans le cadre d’un régime de transparence et de vérité… »

A ce rythme, déplore-t-il, « le « revenant » Seydou va tout droit au mur avec son acolyte devenu par un curieux retournement de situation… prêcheur sur les mêmes ondes dans la partie vespérale de l’émission».

Se faisant dans l’ironie, Taye avance : « C’est vrai que comme la fuite, la crise peut être glorieuse en certaines occasions. Elle permet de revenir… » . Et, conclut-il, « En football amateur (navétanes), on rallie souvent les « entrants » par cette amusante chanson traduite littéralement: « si tu étais performant, tu serais titulaire » (soxamon dara téladoug, en Wolof) ». Aminata Diouf

Communication du palais : Macky a-t-il renforcé la cacophonie?

https://www.beut7.com On a coutume de dire que les questions de communication sont des questions d’organisation. Depuis la bourde de El Hadji Kassé, Macky SALL semble exhiber ses soucis sur l’organisation de sa com. Seulement en nommant deux ex ministres à savoir Seydou Gueye et Latif Coulibaly, respectivement Chargé de la communication de la Présidence de la république et porte-parole du Président de la république, le patron de l’exécutif pourrait faire les frais de la multiplicité des centres d’impulsion de l’action de communication dans l’espace présidentiel. Le profil et le tempérament des deux têtes de file et leur propension à prendre la parole renforce cette éventualité. S’y ajoute de possible querelles d’ego et les éventuels télescopages qui pourraient rendre difficile la mission.

Jean Charles Biagui : “Macky Sall montre des signes de vulnérabilité qui font peur”

En pleine crise causée par le scandale autour des contrats pétroliers et gaziers impliquant son frère Aliou Sall, le chef de l’Etat, Macky Sall procède à un remaniement de son staff de communication, mais aussi à la restructuration de son parti au niveau des femmes et des jeunes. Un réaménagement qui semble inquiéter l’Enseignant-chercheur en Science politique à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, Jean Charles Biagui qui y décèle des signes de «vulnérabilité» et de «faiblesse» de sa communication. Le Professeur propose à la place une reprise en main des choses par des actes forts, tel qu’un discours à la Nation, une dissolution du gouvernement et éventuellement une mise en place d’une commission indépendante d’enquête.

«Les remaniements récemment observés au sein du cabinet présidentiel ne font que confirmer les faiblesses considérables de la communication gouvernementale en même temps qu’ils révèlent une importante cacophonie au sommet de l’Etat. Ce dernier semble incapable de mettre au point une stratégie adéquate de gestion de crise. En restructurant son pôle de communication après tant de fautes graves, le pouvoir perd ainsi la bataille de l’opinion. Il montre par ailleurs des signes de vulnérabilité qui font peur. Les tenants du pouvoir sont en train de donner une image peu reluisante de la classe politique dirigeante. Plus précisément, ils donnent le sentiment que nos gouvernants ont des cabinets qui ne comprennent pas les logiques de la communication politique au 21ième  siècle ».

FAIRE TRES VITE PROFIL BAS QUAND LES FAITS SONT ELOQUENTS

« Il ne faut jamais donner l’impression qu’on est en position de faiblesse mais il faut faire très vite profil bas lorsque les faits sont probants. Le moment de la communication ne doit jamais vous être imposé par les évènements ou par un quelconque acteur. Il doit résulter d’une stratégie bien définie, coordonnée et dont les finalités sont bien pensées. Comment un gouvernement peut-il confondre information et communication; communication politique classique et communication de crise? A quoi cela sert-il de démissionner maintenant (je parle de Aliou Sall) et de remanier ses «Hommes de communication» lorsque les évènements et les faits ont depuis le début montré une culpabilité presque certaine? »

INCOMPREHENSION DES ENJEUX DE LA CRISE

«En observant les changements opérés au niveau de la structure de communication du président, nous constatons que malheureusement, le pouvoir n’a pas compris les enjeux de la crise. Il semble privilégier des personnalités rodées aux invectives, aux justifications forcées. Bref, à la politique politicienne à la sénégalaise. On met ainsi en avant des personnalités qui utilisent la mauvaise rhétorique, c’est-à-dire cette façon de s’exprimer en tenant exclusivement compte de l’efficacité et en tordant le cou à la logique et à l’éthique. Il est clair qu’il n’est pas facile de convaincre dans cette perspective. Le président Macky Sall et son gouvernement sont donc peu convaincants. Le président de la République devrait d’ailleurs reprendre la main. Au lieu de faire des réaménagements sans issue politique à long terme, il devrait plutôt s’adresser de manière solennelle à la Nation, annoncer la dissolution du gouvernement, mettre à la disposition de la justice toutes les personnes citées dans le “Aliousallgate” et créer une commission indépendante d’enquête». (Sud Quotidien)

Idrissa Diallo : «Aliou Sall devrait aussi démissionner de l’Ams»

http://www.emedia.sn « Aliou Sall ne peut plus diriger l’association des maires du Sénégal (Ams) ». Par cette déclaration, le maire de la commune de Dalifort, Idrissa Diallo, dit ne plus considérer le maire de Guédiawaye comme son président à l’Ams. Pour lui, Aliou Sall, qui a démissionné à la tête de la Caisse de dépôt et consignation (Cdc), après avoir été cité dans le scandale pétrolier au Sénégal par la BBC, devrait rester sur sa logique en se déchargeant aussi de ses fonctions à l’Ams. « Je ne dis pas qu’il est coupable de ce dont on l’accuse. Mais, les faits sont assez graves et ne devraient plus lui permettre de parler au nom des maires du Sénégal », a-t-il martelé en marge de l’atelier de partage sur les gestions des réseaux d’assainissement de l’Onas (Office national de l’assainissement du Sénégal). Babacar FALL

Pétition pour la libération de Khalifa Sall: les signatures s’accélèrent, Aïda Mbodji promet une grande manifestation à Bambey

https://www.leral.net La pétition pour la libétartion de Khalifa Sall continue de susciter de plus en plus l’adhésion des porteurs de voix. L’ancien Premier ministre, Cheikh Aguibou Soumaré est l’un des derniers signataires de ladite pétition, selon « Les Echos ».

Aïda Mbodji a également signé le document et a promis une grande manifestation prochainement dans son fief de Bambèy, pour récolter le maximum de signatures.

L’artiste Didier Awadi a également apposé sa signature sur le document, de même que El Hadji Issa Sall, Mamadou Lamine Diallo ou encore Moustapha Guirassy.

Oumar Sarr, El hadj Amadou Sall et beaucoup d’autres leaders politiques, ont déjà signé cette pétition lancée par le Front pour la libération de Khalifa Sall

Prémonition: quand Khalifa Sall prévenait Macky Sall

https://www.leral.net

« Vox Populi » est revenu ce matin sur la fameuse conférence de presse animée le 5 mars 2017 par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall dans sa mairie. Alors dans le collimateur de la justice dans l’affaire de la Caisse d’avance de la ville de Dakar, l’ex-édile de Dakar qui avait à ses côtés Serigne Moustapha Sy, ce jour-là, avait pleuré de chaudes larmes, évoquant l’appel émouvant qu’il avait reçu ce matin-là de sa mère âgée maintenant de 88 ans. ‘’Mbaye mbaa li nu waxx défoko’’ (Mbaye j’espère que ce qu’on dit tu ne l’as pas fait), demandait la vielle dame. Et Khalifa Sall de mettre alors en garde Macky Sall.

‘’Politik du lula nex wax, lula nex def’’ (la politique ce n’est pas dire ce que tu veux et faire ce que tu veux). Parce que lu cii nek nak dey am retour de bâton (parce que toute chose peut déboucher sur un retour de bâton) », disait alors Khalifa Sall.

De là à dire que le scandale des 10 milliards de dollars dans le pétrole et le gaz sénégalais, impliquant Aliou Sall est un retour de bâton contre le chef de l’Etat ? Nous donnons notre langue au chat.

La réponse salée de Abass Fall de Pastef à Ahmed Khalifa Niasse

Désolé cher journaliste. En vérité c’est vous qui brûlez le pays. Vous n’êtes que fumiste des fumiers et de gros menteur. Honte à celui qui chante pendant que son pays brûle. Mécréants que vous rendrez compte demain à Allah SWT. Vous serez tous avec votre patron Youssouf Ndour brûlez dans les feux de la Ghaenne.

MANIF’ DE VENDREDI AAR LI NU BOKK :L’Etat donne son feu vert 

http://www.enqueteplus.com La société civile va bel et bien manifester vendredi pour plus de transparence dans la gestion des affaires publiques. La demande d’autorisation déposée lundi par la plate-forme Aar Li Nu Bokk, à cet effet, connait une suite favorable. Cette troisième manif’ suite aux révélations de la Bbc incriminant Aliou Sall dans une opération de magouille sur le pétrole et le gaz, sera la première depuis la démission de ce dernier de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc).

Logiquement, la place de l’obélisque devrait refuser du monde. C’est du moins ce qu’estiment les principaux animateurs de la plate-forme. A cette occasion, renseigne-t-on, le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, sera fortement interpellé sur sa conduite des dossiers et sur le sens de ses responsabilités.

‘’Que personne ne soit épargné ; du président Macky Sall au plus petit courtier indélicat’’, lance-t-on. Le procureur n’est pas seulement interpellé par les membres de la société civile sur son sens moral et éthique. Dans une sortie hier, la patronne de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, l’accuse de ne pas faire son travail. Soutenant qu’au moins 17 dossiers lui ont été transmis depuis 4 ans, dont celui du Coud, et sur lesquels Bass dort toujours.

En tout état de cause, les manifestants n’entendent rien lâcher jusqu’à ce que la lumière soit entièrement faite sur cette affaire de pots de vins au sujet des cessions douteuses autour du pétrole et gaz, mais aussi au sujet d’autres scandales dont le régime de Sall se serait rendu coupable. ‘’Vigilance’’ et ‘’détermination’’. Telles sont les postures à tenir, en attendant les ‘’mots d’ordre’’ de combat.  Mame Talla DIAW

Les aveux du meurtrier de Bineta Camara:«J’avais l’intention de coucher avec elle, mais…»

iGFM – (Dakar) – Face aux enquêteurs de la police de Tambacounda, Pape Alioune Badara Fall a avoué avoir tué Bineta Camara, la fille de Malal Camara, Dg de l’Adl. Il est largement revenu sur ses intentions et l’acte fatal qui a coûté la vie à sa victime.

« J’ai joint au téléphone Bineta Camara le jour des faits, le samedi 18 mai, vers 19 heures. L’appel a duré 7 secondes. Après je me suis rendu à son domicile où elle se trouvait. Une fois devant le portail de la maison, j’ai hélé Bineta, lui demandant d’ouvrir la porte. Je précise que j’avais pris, auparavant, le soin de joindre le vigile, Malick Diop, alias Ako, histoire de le situer et de m’assurer qu’il n’était pas chez Bineta. Au bout du fil, il m’a dit qu’il se trouvait chez lui, sacrifiant à la coupure du jeûne. S’exécutant, Bineta s’est empressée d’ouvrir la porte et je me suis chargé de refermer à double tour. C’est alors que nous empruntons le couloir qui mène à l’appartement, que je l’ai interpellée, lui indiquant que son père ne se soucie pas de mon avenir. Que, malgré toutes ces années passées à ses côtés, il n’a rien fait pour moi, contrairement à certains à qui il a trouvé des contrats de travail.

Dans la foulée, elle m’a répondu sèchement, en me crachant à la figure que la politique ne l’intéresse et que je n’avais qu’à exposer ma requête à son père. Irrité par cette réponse, j’ai arraché son foulard et me suis rué sur elle dans le but de l’étrangler. Elle a riposté et m’a asséné une gifle. Nous nous sommes battus dans la chambre de ses parents. Là, je lui ai asséné un violent coup à la tempe. Bineta s’est défendue de toutes ses forces. J’avoue que j’avais l’intention de coucher avec elle, mais elle m’a opposé une farouche résistance. C’est lorsqu’elle a lourdement chuté sur les carreaux et cassé l’écran plat du téléviseur que j’ai pris peur et lâché prise. Puis, j’ai réalisé qu’elle n’allait pas bien et que, visiblement, elle agonisait ».

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 26/06/2019

Le plaidoyer de Amadou Ba à Beijing

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur s’est rendu à Beijing, pour une visite de travail avec les autorités chinoises. A cette occasion, Amadou Ba, qui représentait le président de la République Macky Sall, a pris part à la Rencontre des Coordonnateurs de la Mise en œuvre des actions de suivi des Conclusions issues du Sommet de Beijing du Forum de la Coopération sino-africaine (FOCAC). Il se trouve en effet que Macky Sall co-préside depuis 2018 le FOCAC. C’est pourquoi, Amadou BA a présidé les réunions des ministres des Affaires Etrangères de l’Afrique qui se sont tenues du 23 au 25 Juin à Beijing. Le chef de la diplomatie sénégalaise était accompagné de Oumar Demba BA, Ministre, conseiller diplomatique du président de la République, coordonnateur National du FOCAC et d’une forte délégation.

Le plaidoyer de Amadou Ba à Beijing (bis)

Au cours des réunions de travail, les ministres sénégalais et chinois ont discuté des questions relatives à la coopération bilatérale, au Forum sur la coopération sino-africaine. Ils ont également parlé des questions multilatérales. Dans son intervention, Amadou Ba a plaidé pour l’amélioration des capacités africaines en matière d’élaboration et de présentation de projet structurants. Il a partagé avec son homologue chinois les axes de la coprésidence sénégalaise et lui a assuré la disponibilité du Sénégal à collaborer étroitement avec la Chine pour la consolidation des acquis, le maintien du caractère inclusif et pragmatique du mécanisme et le renforcement de la confiance entre les parties africaine et chinoise. Cela dit, le ministre chinois informé du mauvais procès, fait à son pays depuis quelque temps par certains pays développés, au sujet de la dette des pays africains, alors que son pays est un partenaire de développement dans le financement de projets viables en Afrique. Pour lez chef de la diplomatie sénégalaise, l’endettement de certains pays africains n’est pas lié à la Chine. «A cet effet, le Sénégal est prêt à initier une démarche africaine commune afin d’alléger l’endettement de nos pays, par des innovations dans la mobilisation des ressources et l’exploration de nouvelles sources de financement», indique Amadou Ba.

Deux nouveaux membres au HCCT

Deux nouvelles têtes font leur entrée au Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). L’Institution dirigée par le Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng va accueillir Sadio Cissé et Mme Ngoné Fall Barro nommés, hier, par le chef de l’Etat. Si le premier n’est pas trop connu, le second n’est personne d’autre que l’architecte, critique d’art jusque-là très proche du Palais. Ngoné Fall Barro est d’ailleurs la commissaire générale de la saison Africa 2020, un événement culturel international qui se déroulera sur le territoire français. Il s’agit d’un champ de réflexion et de créations artistiques, une tribune où les Africains vont s’exprimer.

Ndèye Saly Diop Dieng

La nouvelle présidente du mouvement national des femmes de l’Alliance pour la République (Apr) a adressé des remerciements au Président Macky Sall pour la confiance qu’il a placée en elle. Ndèye Saly Diop Dieng s’engage auprès de toutes les militantes de l’Apr à maintenir tous les acquis de son prédécesseur Mme Ndeye Marième Badiane et à poursuivre son œuvre de massification du parti particulièrement dans sa composante féminine. A cet effet, Ndèye Saly Diop Dieng appelle toutes les femmes sans exclusive, à rejoindre la dynamique républicaine instaurée par le Président Macky Sall pour un Sénégal Émergent.

Disponibilité du furosémide injectable

Le ministère de la Santé et de l’Action a démenti toute rupture du médicament furosémide injectable au Sénégal. C’est la députée Adji Mbergane Kanouté qui avait sonné l’alerte lors d’une visite à Kaolack et à Kaffrine. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale renseigne que la Pharmacie nationale d’approvisionnement(PNA), en charge de l’approvisionnement des structures sanitaires publiques, dispose un stock nécessaire pour permettre une prise en charge correcte des patients et garantir ainsi leur sécurité. D’après les services du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, «aucun dysfonctionnement, aucune rupture n’a été noté après vérification. Entre Kaolack et Kaffrine, la disponibilité du produit est bien nette au niveau de l’ensemble des points de prestation autorisés. En plus, indique-t-on, la couverture est aussi bonne sur l’ensemble du territoire national. Le ministère rassure encore les malades que le «Furosémide injectable ou Lasilix » est bien disponible et que toutes ses directions et services travaillent en parfaite synergie et continuent de veiller sur l’accessibilité financière et géographique du médicament.

Mamadou Lamine Diallo compara Aliou Sall à Jammeh….

Le député Mamadou Lamine Diallo fait tourner en bourrique Aliou Sall. Il fait savoir au frère du président de la République que le Coran à la main, c’est du déjà vu avec Yaya Jammeh en Gambie, une tragédie pour le peuple. Le leader du mouvement Tekki rappelle que le président Yaya Jammeh qui avait toujours le Coran à la main a pillé, opprimé, méprisé le peuple gambien pendant plus de 20 ans. Avant déclarer que les Sénégalais ne l’accepteront pas de la famille Faye Sall.

…et invite le peuple à refuser la hausse des prix

Restons avec le député Mamadou Lamine Diallo qui n’a eu de cesse d’alerter sur un éventuel ajustement structurel que le gouvernement dément systématique. Selon le député, le Président Macky Sall qui était à la recherche de plus de 1000 milliards Fcfa finit dans les fourches caudines du FMI et augmente les prix du carburant et de l’électricité. Faisant allusion à Frank Timis, M. Diallo affirme que cette annonce est une nuit noire notamment dans nos campagnes sans électricité et eau potable. Il est évident, dit-il, que le Président Macky Sall fraîchement élu en 2012 a donné un contrat juridique à Franck Timis pour les blocs de St Louis et de Cayar, contre la Constitution et le Code Pétrolier. A l’en croire, le régime de Macky Sall coiffé du bonnet de la prétention, a engagé l’économie dans une spirale d’endettement qui finit dans un ajustement drastique des dépenses. Mamadou Lamine Diallo en veut pour preuves, la décision du Président Sall de fermer des agences et fusionner d’autres et les travailleurs seront dans la rue. Il invite au peuple de refuser l’augmentation des prix.

UNE ANCIENNE MISS ACCUSE JAMMEH DE VIOL : «JE SUIS LITTÉRALEMENT SORTIE EN TITUBANT»

http://www.emedia.sn Elle avait 18 ans. Et venait que gagner le concours de Miss Gambie. Yaya Jammeh, à l’époque président de la République avait reçu les participantes au concours et leur avait octroyé des bourses. Plus tard, raconte Fatou Jallow dans The Nytimes, Jammeh la convoque au palais. Finalement, il lui demande de l’épouser. « Je pensais que c’était une blague », dit-elle. « J’étais très naïve. Je ne savais pas à quel point il était brutal », souffle-t-elle. Jammeh la convoque à nouveau. Elle avoue avoir été brutalement violée.

« J’ai été rattrapée par la réalité. Je ne m’imaginais pas être cette fille que le Président appelle, ramasse et viole. Tout ce que j’ai voulu être, toutes les raisons pour lesquelles je voulais participer à ce concours, ont été jeté à la poubelle », raconte la jeune femme, âgée de 23 ans, aujourd’hui.

Plus connue sous le nom de Toufah, elle est la première femme gambienne a accusé publiquement l’ancien président d’agression sexuelle.

Nytimes a essayé de joindre Jammeh par l’intermédiaire de représentants du gouvernement en Guinée Equatoriale ? L’un d’eux a refusé de poser la question à l’ex président. « C’est la pire forme de manque de respect que de poser une telle question à une personnalité comme lui », aurait-il répondu.

Fatou Jallow, a obtenu asile au Canada, en 2015. Et doit témoigner devant la commission « Vérité et réconciliation » au cours de cette année. « Une partie de ce qu’il a fait a été de me briser et de me faire taire », a-t-elle dit. Et d’ajouter : « Je veux qu’il m’entende clairement. Il ne peut pas m’enterrer. »

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