Revue de presse du Mardi 25 Juin 2019

Revue de presse du Mardi 25 Juin 2019
Revue de presse du Mardi 25 Juin 2019

Loi de finances : Une baisse de 83 milliards sur le budget 2019

http://www.emedia.sn C’est une baisse de 83,14 milliards de F CFA que le budget du Sénégal va enregistrer au titre de la loi de finance rectificative 2019. Cette situation est due aux ressources du budget général qui connaissent une baisse par rapport à la loi de finance initiale (Lfi), puisqu’elles passent de 4071,770 milliards de F CFA à 3988,63 milliards de F CFA.
Selon un document rendu public, cette situation s’explique par : « la révision à la baisse des recettes fiscales pour 100 milliards de F CFA, des dons budgétaires pour 12, 77 milliards et des prêts projets ; la hausse exceptionnelle des appuis budgétaires, dont le montant cumulé passe de 65 milliards de F CFA à 294,9 milliards de CFA ; soit une progression de 229,9 milliards de F CFA en valeur absolue ».Babacar FALL

Finances : baisse annoncée du budget du Sénégal

https://xibaaru.sn Alors que les médias ont annoncé une augmentation du prix du carburant et de l’électricité au début du mois de juillet, les signaux d’une économie défaillante continue de faire peur aux Sénégalais. Dans leur édition de ce mardi 25 juin 2019, nos confrères du journal « Les Echos », repris par Pressafrik, livrent des « chiffres qui font peur ». Selon eux, « la loi de finances rectificative prévoit une baisse de plus de 83 milliards sur le budget national qui doit passer de 4071 à 3988 milliards de Fcfa ».
Ce n’est pas tout, il y a également la baisse des recettes fiscales de 100 milliards qui est prévue, une hausse en vue des taxes sur les machines à sous, les jeux de la Lonase, les produits de dépigmentation. Il faudra serrer la ceinture dans les prochains jours qui viennent.

 la Chine accorde un don de 25 milliards FCFA au Sénégal

http://www.lactuacho.com La République Populaire de Chine a accordé au Sénégal une aide sans contrepartie, d’un montant de trois cents millions de Yuans Renminbi, soit environ 25 milliards de Francs CFA, destinée à la réalisation de projets qui seront convenus entre les deux pays.
Selon une note d’information du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, la signature a eu lieu le dimanche 23 juin 2019 à Beijing entre le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et le Vice-Président chinois de l’Agence Nationale de la Coopération Internationale pour le Développement, en présence des deux Ministres des Affaires Etrangères des deux pays.
Les deux Autorités ont également procédé à la signature d’un échange de lettres permettant à la Chine d’offrir au Sénégal une assistance technique pour la réhabilitation de huit (8) stades.
Cet accord ainsi que l’assistance technique entrent dans le cadre des relations d’amitié entre les deux pays et de leur coopération technique, économique et financière.

« C’EST LE COMMERCE QUI CRÉE LES EMPLOIS, PAS LA MONNAIE UNIQUE »

Financialafrik-Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique évoque plusieurs enjeux de la nouvelle Zone de libre-échnage continentale, notamment le retard accusé par le Nigeria (1ère économie africaine) dans la signature de cet accord
Le Chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a présidé,  lundi 24 juin 2019 à Dakar,  une consultation régionale sur la prochaine mise en œuvre de la zone de libre-échange économique en Afrique (Zlecaf). La rencontre s’est tenue à quelques jours du sommet extraordinaire des Chef d’Etat de l’Union africaine prévue le 07 juillet 2019 à Niamey. Dans cet entretien exclusif accordé à Financial Afrik, Dr Vera SONGWE secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) évoque plusieurs enjeux de ce nouveau départ pour l’Afrique, notamment le retard accusé par le Nigeria (1ère économie africaine) dans la signature de cet accord historique.

Quels sont les enjeux majeurs de la consultation sous régionale de Dakar sur la Zlecaf ?

Le thème qui nous réunit aujourd’hui revêt une importance capitale pour l’Afrique. La Zlecaf est en marche : approfondir l’intégration pour un continent prospère est donc un thème d’une brûlante actualité d’autant que la zone de libre-échange africaine marque un tournant historique pour l’Afrique dans sa quête d’intégration et d’unité. L’Afrique compte 84 000 km de frontières terrestres; chacune de celles-ci dispose de ses spécificités, de ses défis et de ses obstacles qui contribuent à faire en sorte que les échanges entre les États africains ne représentent que 16% du commerce extérieur total du continent, loin derrière les performances observées en Asie avec plus de 50% et en Europe pour près de 70%.
L’accord établissant la ZLECAf signé par les Chefs d’État et de gouvernement africains le 21 mars 2018 à Kigali constitue un jalon essentiel dans l’intégration des économies africaines, marquant une avancée significative. Cette marche vers un continent intégré, ne l’oublions pas, fut lancée en son temps par le Plan d’action de Lagos pour le développement économique de l’Afrique en 1980 et le Traité d’Abuja instituant la Communauté économique africaine en 1991. Nous ne pouvons pas laisser passer une autre décennie avant de faire de notre quête une réalité. La concrétisation de nos engagements constitue par conséquent la prochaine étape.

Pour tous les pays africains, qu’est ce qui devrait les inciter à signer et ratifier l’accord en termes d’opportunités ?

Les opportunités à notre portée sont immenses. La ZLECAf permettra la mise en place d’un marché intérieur de 1,2 milliard de consommateurs, avec un PIB combiné de 3 000 milliards de dollars pour les biens et services produits sur le continent. Il s’agit là d’une occasion de renforcer le secteur privé africain formel et informel à un moment où la géopolitique fragilise les perspectives commerciales de l’Afrique avec le reste du monde. Avec la zone de libre-échange continentale africaine, les entreprises africaines seront plus compétitives et aptes à satisfaire la consommation intérieure. En outre, elles pourront également répondre aux besoins de cette classe moyenne croissante tout en assurant l’attractivité du continent. D’ores et déjà, nous pourrons négocier des accords internationaux à l’unisson, ce qui nous rendra plus forts et mieux équipés pour plus de réalisations au profit de l’Afrique. Permettez-moi de féliciter et de saluer la vision, la ténacité, la détermination mais aussi les efforts considérables des dirigeants de notre continent qui nous ont orientés vers cette voie et nous ont guidés jusqu’à ce stade. Jamais dans l’histoire de l’Union Africaine, un accord n’a été aussi unanimement accepté en un temps record. En effet, plus de vingt-quatre instruments de ratification ont été consignés à la Commission de l’Union Africaine en l’espace de quatorze mois!
La création de la Zone africaine de libre-échange inaugure de nouvelles perspectives, des innovations en matière de pratiques et de mécanismes de solidarité. Une zone de libre-échange continentale stimule les capacités, les connaissances, l’intelligence et répond avant tout au désir de notre peuple, en particulier de nos jeunes, de construire un avenir solide dans une Afrique intégrée, en l’absence de frontières qui les handicapent.
Le lancement de la zone de libre-échange représente une étape cruciale dans le développement multiforme de l’Afrique. Il s’agit d’une initiative africaine qui nous apportera une solution africaine pour une Afrique que nous voulons. Sa mise en œuvre aura à catalyser les investissements, stimuler la croissance économique, renforcer des interconnexions continentales et déclenchera un nouveau dynamisme à l’intégration en Afrique et à l’émergence de nouveaux secteurs.
En tout état de cause, l’objectif demeure de faire de notre continent une force dynamique et un acteur majeur sur la scène internationale, dans l’intérêt de nos populations. Dans cette optique, nous prenons en compte les développements technologiques mondiaux et transformons le déficit de nos échanges intracontinentaux en une réelle possibilité pour le développement de nouvelles technologies numériques.
L’Afrique se transforme progressivement en un laboratoire du monde numérique sous la houlette d’une jeunesse inventive, créative et audacieuse. Ce virage numérique est le fait de jeunes “startups” très actives dans les domaines de la finance, des télécommunications, de la santé, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour n’en nommer que quelques-uns. Il nous faut favoriser ce talent et cette capacité, mais également créer les conditions nécessaires à leur épanouissement. Surmonter la fracture numérique et assurer l’interconnexion en est un élément décisif. Aujourd’hui plus que jamais, la connexion des marchés du continent de manière durable s’avère incontournable.
La Zone de libre-échange africaine demeure un instrument primordial pour promouvoir un nouveau paradigme de développement économique axé sur l’innovation, la diversification et la solidarité. En réduisant les barrières tarifaires et non tarifaires qui entravent son commerce, l’Accord contribuera à l’industrialisation et à la transformation structurelle du continent. L’Afrique doit s’unir dans le but ultime de bâtir une économie continentale prospère basée sur la croissance inclusive et le développement durable, un facteur qui soutient et stimule l’esprit d’entreprise et la création de richesse.
La clé de la réussite de la ZLECAf réside dans la liaison des diverses sous-régions de notre continent. En effet, le commerce intra-africain étant plus concentré au sein des Communautés Economiques Régionales, c’est désormais le moment d’étendre les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et du Centre au-delà des produits de base en vue d’accroître la concurrence, réduire les prix et procurer plus de bien-être aux consommateurs. La facilitation des échanges commerciaux entre la CEDEAO et la CEEAC permettra également de briser les monopoles nationaux et d’améliorer l’efficacité des entreprises locales afin de les apprêter à une vive concurrence internationale. Le développement et l’expansion des chaînes de valeur régionales sur le continent seront de nature à induire des emplois indispensables à nos jeunes en particulier. Toute chose qui devrait ouvrir la voie à une coopération dans le domaine de la recherche et du développement afin de garantir plus de technicité des produits dans les chaînes de valeur mondiales. Cela devrait par exemple se réaliser entre la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Cameroun, les quatre plus grands producteurs de cacao en Afrique et chefs de file dans le monde.

Le Sénégal et la Mauritanie ont récemment signé un accord pour l’exploitation commune du gaz. En quoi, cet arrangement pourrait-il symboliser un bon début de mise en œuvre de la Zlecaf ?

L’accord de coopération intergouvernemental signé entre le Sénégal et la Mauritanie magnifie à l’évidence ce que pourrait être la ZLECAf. En effet, l’accord portant sur l’exploitation du gisement de Grand Tortue Ahmeyin est le fruit d’une volonté commune d’intensifier la coopération dans le secteur de l’énergie entre les deux gouvernements. Ce gisement situé à cheval sur la frontière maritime des deux pays contiendrait des réserves de gaz estimées à 450 milliards de mètres cubes, ce qui en ferait le plus important d’Afrique de l’Ouest, soit l’équivalent de 15% de la richesse gazière d’un pays comme le Nigeria. Autant de belles perspectives de ressources pour financer le développement dans les deux pays.
Je voudrais également saluer le bon déroulement des élections apaisées qui viennent juste se tenir en Mauritanie. Quel que soit le vainqueur à l’issue du résultat final, il n’y aura qu’un seul gagnant : le peuple mauritanien. Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz vient de donner une illustration par la plus belle des façons que l’Afrique avance vers la maturité y compris sur le plan politique et institutionnel. C’est ce genre d’exemples multipliés qui feront émerger une Afrique forte et prospère.
La ZLECAf offre aux pays africains et au Sénégal en particulier une occasion de relever les défis de la création d’emplois, de la diversification de l’économie, du développement d’un système d’identité numérique pour l’inclusion sociale et d’une meilleure répartition des bénéfices de la croissance conformément à l’Agenda 2063 et les objectifs de développement durable.
À mesure que nous élaborons des stratégies nationales liées à la ZLECAf pour tirer de celle-ci le meilleur parti possible, il demeure important d’examiner les avantages comparatifs de chaque pays afin d’identifier les domaines potentiels de spécialisation conduisant à une plus grande complémentarité des produits entre nos systèmes de production. Cela contribuerait en définitive à une expansion du commerce intra-africain de produits intermédiaires et de produits finis. L’industrialisation accélérée constitue la clé de succès de la ZLECAf mais aussi du programme sur l’emploi, en raison des liens économiques susceptibles d’émerger, y compris le potentiel de création d’emplois du secteur manufacturier.
Selon les estimations de la CEA, la ZLECAf accroîtra le commerce intra-africain de plus de 50%, le PIB du continent de plus de 40 milliards de dollars et les exportations pour plus de 55 milliards de dollars. Dans l’agriculture qui emploie de nombreuses personnes démunies sur le continent, la croissance et la création d’emplois dans ce secteur peuvent être stimulées par un meilleur accès aux marchés. À cet égard, la ZLECAf regorge d’énormes possibilités en matière de création d’emplois, de croissance dynamique et d’autonomisation économique des femmes et des groupes marginalisés tels que les réfugiés et les personnes déplacées. En rendant les économies africaines plus compétitives et en facilitant le développement et la modernisation des chaînes de valeur régionales, les réformes connexes visant à faciliter la mise en œuvre de l’Accord sur la ZLECAf contribueront au renforcement des résultats commerciaux tout en confortant les pays à s’intégrer plus efficacement dans les chaînes de valeur mondiales.

Pourtant le Nigéria considéré comme la première économie du continent rechigne encore à signer l’accord et a récemment commandité une étude pour apprécier l’impact sur ses entreprises. Quelle réflexion vous inspire cette situation ?

C’est vrai que le Nigéria est reconnu comme étant le pays qui compte le plus grand nombre d’industries en Afrique de l’ouest. C’est très normal qu’il lance cette étude sur l’impact de la Zlecaf sur son tissu industriel. En Octobre 2018, la Cea avait déjà  organisé une réunion avec le secteur privé nigérian  pour échanger notamment sur les règles d’origine. C’est très important car il faut éviter que des produits finis venus de pays hors Afrique puissent passer par la Zlecaf pour inonder l’Afrique. Nous avons donc besoin de cette période de consultation car il faut que le Nigeria se mette à jour aussi sur des questions comme l’energie. Nous sommes confiants que ce géant africain puisse signer la Zlecaf dans les six prochains mois. La Zlecaf n’a rien à voir avec une course de vitesse et, outre le Nigeria, des pays comme le Bénin et l’Erythrée n’ont pas encore signé mais nous ne perdons pas espoir. La Zlecfa sera davantage un moteur de l’investissement et non de l’aide. La question du pays qui va abriter le secrétariat de la Zlecaf sera abordée lors du sommet des Chefs d’Etat prévu à Niamey. Le Ghana et l’Egypte sont déjà candidats. Pour l’heure le taux d’adhésion est très intéressant car sur les 54 Etats africains, 52 pays ont signé, 24 ont déjà ratifié l’accord  et 24 autres ont déposé leurs dossiers de ratification auprès de l’Union africaine.

Quel rôle peut jouer la CEA pour accélérer la ZLECAF ?  

Nous travaillons en étroite collaboration avec l’Union Africaine et d’autres acteurs comme Afreximbank, la Banque Africaine de Développement pour accompagner ce grand processus. Les pouvoirs publics africains ont bien saisi l’importance du marché commun. Il y a un travail à faire pour vulgariser la ZLECAF auprès des populations et du secteur privé.  Les entreprises africaines doivent saisir cette grande opportunité. Des réticences ont été émises au sein de certaines organisations patronales. Notre rôle c’est de les aider et des accompagner à mettre à profit ce marché régional, le plus grand au monde. Nous avons mené des études d’impact pour mesurer les répercussions de la Zone de libre-échange sur certains pays. C’est le cas par exemple du Maroc. Au Nigeria, nous avons engagé une série de discussions avec le secteur privé et le premier ministre et avec de grands industriels comme Aliko Dangote pour là aussi analyser les attentes et les préoccupations. Des études ont été engagées et sont disponibles depuis trois semaines. Ces rapports montrent que le Nigeria est gagnant. C’est donc une question de temps pour que le Nigeria rejoigne la ZLECA.

Quels sont les programmes de la  CEA pour accompagner le secteur privé ? 

D’abord, je dirais que le secteur privé africain a besoin d’une énergie fiable et compétitive. C’est un aspect sur lequel nous sommes engagés. D’autre part, nous avons mis en place au sein de la CEA, un département secteur privé. Il s’agit d’une toute  première. Nous mettons l’accent dans ce cadre sur l’énergie,  le financement innovant et l’environnement.  Nous accompagnons par exemple l’Angola pour revoir son mix énergétique et améliorer son environnement des affaires afin de redynamiser le secteur privé. Le pays, grand pétrolier, fonctionne au fuel lourd, avec des coûts onéreux expliquant sans doute la faible couverture du pays.  A peine 30% du territoire angolais a accès à l’ énergie. De même, nous menons des études de compétitivité avec 20  pays pour voir quels sont les secteurs les plus compétitifs dans le cadre de la ZLECAF. L’idée c’est d’accompagner ces pays dans la mise en place des politiques publiques accès sur leurs avantages comparatifs dans le cadre du libre-échange africain. Un autre volet de nos interventions, concerne l’harmonisation des politiques minières des pays africains afin qu’ils n’entrent pas en compétition mais travaillent plutôt en harmonie. L’objectif c’est de maximiser le local content et d’encourager les entreprises locales à tirer le meilleur profit de la rente minière.

Qui des  barrières non tarifaires qui entravent le commerce inter-africain ? 

Nous avons un rapport annuel qui met en exergue ces barrières non tarifaires effectivement obstacles des échanges entre pays africains. La ZLECA concerne les barrières douanières.  C’est vrai qu’on devrait dans ce processus faire en sorte que l’on ne se retrouve pas avec des entraves au commerce. Un pays comme le Sénégal a perdu beaucoup d’argent avec l’aflatoxine dans les exportations d’arachide.

D’après vous où est ce que l’Afrique devrait se placer dans la guerre commerciale entre la Chine et les USA ?

L’Afrique doit se placer là où il y a ses intérêts commerciaux.  En faisant des échanges avec les USA, l’Afrique exporte des produits à forte valeur ajoutée. Avec la Chine, il s’agit plutôt de commerce de matières premières, un marché plutôt stable.  La règle du commerce est de diversifier ses partenaires.  Si nous pouvons nous rapprocher des chinois pour obtenir la technologie 5 G, cela nous permet de faire un saut technologique important. Les USA ont des technologies sophistiquées dans d’autres domaines. Nous devons les adopter.

Il est souvent question de monnaie dans le débat économique africain.  La CEDEAO vient d’ailleurs d’annoncer une monnaie pour 2020. Qu’en pensez-vous ?

La monnaie est importante mais ne constitue pas le point le plus important dans la stimulation des échanges. La preuve, quand nous regardons l’Asie, on voit que les échanges sont importants entre les pays et les zones sans qu’il y ait forcément une monnaie unique. Par contre, cette partie du monde a des politiques efficaces  d’harmonisation du commerce des produits et services.  Nous devons travailler beaucoup sur le développement de l’e-commerce et des plateformes d’interopérabilité et d’un certains nombre d’outils techniques et règlementaires. C’est le commerce qui crée l’emploi, ce n’est pas la monnaie unique. Nous devons avoir plutôt des banques centrales fortes et indépendantes, des politiques monétaires disciplinées et des accords entre pays et régions.

Vous êtes un produit de la Banque Mondiale. Vous avez succédé à Carlos Lopès en 2017. Peut-on dire qu’il y a eu un changement de vision ou une continuité  à la CEA ? 

Je dirais qu’il y a à la fois continuité et changement de vision. Continuité car nous travaillons sur les grands  agendas du continent  comme la ZLCA et l’intégration continentale  en général, le marché unique aérien… Il y a continuité sur ce point et sur les ODD. Là il y a  peut être changement c’est dans l’approche secteur privé que nous avons adopté, la réflexion sur le financement innovant, le focus sur l’énergie, le doing buisness, ainsi que la question de la pauvreté et de l’inégalité remise au centre.   Les contextes sont aussi différents. Il y a quelques années, l’Afrique était en pleine croissance. Aujourd’hui, les tendances sont moins favorables. Nous avons 16 pays qui présentent un niveau d’endettement élevé par rapport à leurs PIB.  Evidemment, le discours change. Nous avons eu un discours industriel que nous aimons bien. Mais il y a tout un secteur de services qu’il faut considérer et qui est un réservoir d’emplois à mettre en exergue.

Pour finir, quelles sont vos perspectives de croissance pour l’Afrique en 2019 ?

Malheureusement, l’Afrique ne croît pas. Nous comptons réaliser un taux de 3,5% en moyenne en 2019 mais menacé par la guerre commerciale entre les géants.   Avec la ZLECA, il y aura une nouvelle dynamique.  Nous devons prendre en compte des questions importantes pour y arriver : la gouvernance, la sécurité et le changement climatique. Il y a des défis certes, mais ils sont surmontables.   L’Afrique tirera sa force dans la ZLECA.
Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis 17 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique. Albert Savana et Adama Wade

Hausse probable sur les prix de l’électricité et du carburant: L’Association des consommateurs met en garde des autorités

https://www.pressafrik.com  L’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) sonne l’alerte sur la hausse probable sur les prix de l’électricité et du carburant. Elle prévient sur les conséquences de cette situation qui risque de bouleverser toutes les activités. Ces membres précisent qu’ils ne se laisseront pas faire.
«En tant que défenseur des consommateurs, il nous ait très difficile de payer les erreurs de gestion dans la mesure où on ne peut pas constater que les caisses de l’Etat sont vides et ça tout le monde en parle », fulmine le vice-président de l’Ascosen. Et de se questionner : « Qu’est-ce qui a amené tout cela?À nous maintenant de payer et là nous le déplorons »,peste-t-il.
Momath Cissé attire, toutefois, l’attention des autorités sur une probable hausse du prix du transport. « Nous avons connu dans le passé deux baisses successifs de 100 F Cfa, cela fait 200 F Cfa et il n’y a pas eu une baisse du ticket du Transport. Maintenant, si y a une baisse de 75 F Cfa comme annoncée, si cela se confirme, des syndicalistes vont monter au créneau pour demander à ce qu’on révise à la hausse le prix du ticket ».
Et conclut-il : « J’attire l’attention des autorités qu’il est inconcevable que cela se fasse. Si on n’a pas baissé de 200 F Cfa, il n’est pas question que l’on augmente parce qu’il y a une majoration de 75 F Cfa. Sinon toutes les denrées de premiers nécessaires vont augmenter. Et ça, nous ne pouvons pas le tolérer ». Aminata Diouf

 Bignona : Impôt sur le minimum fiscal, le forum civil a  convaincu les populations de Djibidione

https://xibaaru.sn La mise en place d’un comité local du forum civil dans la commune de Djibidione a conduit à un développement de la citoyenneté au point que les populations s’engagent à payer l’impôt sur le minimum fiscal
Pendant plusieurs années, la question du paiement de l’impôt sur le minimum fiscal était taboue dans la zone de Djibidione comme dans la plupart des collectivités territoriales du département de Bignona. Cependant, le comité local mis en place à Djibidione par le forum civil est en passe de réussir le pari. Le débat a été posé dans toutes les six zones de la commune. Les populations encadrées par le forum civil, se sont par la suite réunies à l’occasion d’un grand forum pour faire la restitution et approfondir la réflexion.
La sensibilisation engagée à la base par le forum civil aidé par les autres organisations locales a porté ses fruits, les populations connaissent désormais les enjeux. Elles savent que leur participation est indispensable. Conséquence, elles sont décidées à contribuer pour le développement de leur localité
Le maire de Djibidione qui ne pouvait rêver mieux s’engage à maintenir la dynamique de transparence pour mettre les populations en confiance. Si la commune de Djibidione durement impactée par la crise réussit cette prouesse, ce sera un bel exemple pour les autres collectivités territoriales où la question de l’impôt est encore évoquée avec méfiance.L.BADIANE pour xibaaru.sn

LA COOPÉRATION ENTRE DOUANES DES DEUX PAYS MISE EN EXERGUE À TRAVERS L’OPÉRATION ’’AILES AFRICAINES’’

Dakar, 25juin (APS) – L’attaché douanier régional de l’ambassade de France au Sénégal, Michel Gindroz, a salué mardi la « vieille tradition de coopération » liant les douanes françaises et sénégalaises, l’opération ’’Ailes africaines’’, mise en œuvre depuis plusieurs années, étant selon lui ’’emblématique’’ de cette coopération.
L’opération « Ailes africaines », mise en œuvre depuis plusieurs années, est destinée à contrôler les petits avions pour lutter plus efficacement contre les grands trafics, drogue, armes, etc.
Elle consiste d’abord en ’’une action de formation, et ensuite il y aura des opérations de contrôles approfondis qui seront opérées et coordonnées par les douanes de l’ensemble des pays de la sous-région’’, a indiqué l’attaché douanier régional de l’ambassade de France, à l’ouverture d’un séminaire de formation sur le contrôle de l’aviation privée.
Selon Michel Gindroz, ’’l’année passée, grâce à l’opération Aile africaine 5, il y a eu plus d’une demi-tonne de produits stupéfiants qui ont été saisis’’.
« Les résultats sont enregistrés et permettent ensuite une diffusion à l’ensemble des membres en temps réel de messages opérationnels’’, a-t-il expliqué.
Moctar Kettani Doucouré, coordonnateur de la Direction générale des douanes du Sénégal, note de son côté que l’opération les « Ailes africaines » vise à ’’cibler le trafic de drogue par le vecteur aérien notamment l’aviation privée’’.
’’La douane a des prérogatives de contrôle sur tous les moyens de transport, que ça soit des moyens institutionnels connus ou des moyens de transports privés’’, a-t-il souligné.
’’Si dans un pays, on identifie des vols privés, la douane est obligée d’être présente pour faire ses contrôles par des ciblages et par une présence permanente au niveau des aéroports mais aussi les aéroports secondaires’’, a rappelé M. Doucouré.
Il signale que quand un aéroport est secondaire, « la présence de la douane est intermittente’’, cela fait que chaque fois qu’il lui est donné l’occasion d’être informée de l’existence de vols privés qui arrivent, « la douane est présente pour faire ce contrôle parce que ce sont des vecteurs qui ne sont pas suffisamment contrôlés’’.
’’L’accompagnement de la douane française, c’est en termes de formation d’abord mais également en termes d’équipements, la douane française nous a dotés d’équipements à usage facile pour détecter la drogue’’, a précisé le coordonnateur de la Direction générale des douanes du Sénégal.
’’La formation est obligatoire parce qu’avant d’aller sur le terrain, il faut connaitre les routes de la drogue et elles ne se feront connaitre que par un échange d’expérience, par la formation, par l’identification des drogues’’, a-t-il insisté.
Des représentants d’une quinzaine de pays d’Afrique prennent part à cette formation dont l’objectif est de « renforcer la capacité d’intervention des douanes et des Forces de défense et de sécurité de ces pays pour les aider de mieux faire face aux nouvelles pratiques dans le trafic illite par voie aérienne ».
Selon un communiqué de presse, « la formation réglementaire, des cas pratiques de l’opération de contrôle et le renseignement douanier en tant que nécessité opérationnelle incontournable seront entre autres modules présentés ».
Cette formation est rendue possible grâce à la collaboration de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), de l’ambassade de France, de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et des administrations douanières, selon la douane sénégalaise.VS/OID/BK

Les quatre derniers décrets de Macky avant le voyage au Japon

http://www.seneweb.com Avant de s’envoler au Japon pour prendre part au sommet du G20, prévu 28 et 29 juin 2019 à Osaka., le Président Macky Sall a pris quatre décrets.
Il a nommé Cheikh Bâ, actuel directeur des Impôts et Domaines, au poste de directeur de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il remplace Aliou Sall, démissionnaire.
Deuxième décret : Ibrahima Wone, ancien directeur du Bureau opérationnel de suivi (Bos) du PSE, devient coordonnateur du comité d’organisation des jeux olympique de la jeunesse 2022.
Seydou Guèye, ancien porte-parole du gouvernement, passe conseiller en communication à la présidence de la République.
Dernier décret : Latif Coulibaly, ancien ministre de la Culture, est nommé ministre porte-parole de la Présidence.
Ce grand chambardement survient au lendemain de la démission d’Aliou Sall de la CDC et dû limogeages d’El Hadji Kassé, qui était jusque-là le responsable de la communication du Palais.

DGID: qui de Adama sall, Bassirou Samba Niasse et Ben Ousmane Ba va succéder à Cheikh Ba?

https://www.beut7.com  Depuis quelques heures Cheikh Hamed Tidiane Ba n’est plus le patron de la DGID. Mais depuis quelques heures également trois prétendants à sa succession se signalent chacun à sa façon. Ces trois prétendants sont Adama SALL Directeur du recouvrement de la DGID réputé très compétant et très connaisseur des arcanes de la première des régies financières de l’Etat. Très proche de l’ancien ministre des finances Amadou Ba et de Cheikh Ba, le jeune frère de l’ancien Recteur de l’UCAD Abdou Salam Sall devra se défaire du marquage d’un autre poids lourd du ministère également réputé très rompu à l’administration fiscale à savoir Bassirou Samba Niasse l’actuel Secrétaire général du ministère des finances et du budget. Un troisième candidat tout aussi profilé est à l’affût. Il s’agit du patron de la Direction des moyennes entreprises à la DGID Ben Omar Ba. Les candidats devront chacun mobiliser ses soutiens parce que le Président de la République Macky SALL ne compte pas maintenir longtemps le statut à la tête de cette institution très stratégique.

 Importations du Sénégal en provenance de l’UEMOA : La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), les importations de biens en provenance des pays de l’UEMOA, sont évaluées à 8,5 milliards en avril 2019 contre 9,3 milliards au mois précédent, soit une baisse de 0,7 milliard.
Elles ont représenté 2,6% de la valeur totale des importations de biens du mois d’avril 2019 contre 3,0% au mois précédent. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 69,4%en avril 2019 contre 48,7% un mois auparavant. Les achats en provenance de ce pays sont principalement constitués d’«huiles, graisses animales et végétales» et de «bois et ouvrages en bois », avec des parts respectives de 17,7 % et 10,2%.Ibrahima Diop

Les exportations vers les pays de l’UEMOA estimées à 30,0 milliards au mois d’avril

https://www.lejecos.com Vers les pays de l’UEMOA, les exportations du Sénégal sont estimées à 30,0 milliards au mois d’avril 2019 contre 37,1 milliards au mois précédent, soit un recul de 19,2% (-7,1 milliards), selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture –Avril 2019 ».
Elles ont représenté 19,0% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois d’avril 2019 chiffrée à 157,9 milliards de FCFA contre 18,2% un mois auparavant. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 53,4% à 41,2% sur la période. Au mois d’avril 2019, le ciment est le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 31,6%.Ibrahima Diop

Agriculture familiale : le Cncr déplore le manque d’eau et de financement

https://www.leral.net  Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal a pour finalité de contribuer au développement d’une agriculture paysanne, pour assurer une promotion socio-économique durable des exploitations familiales.
Dans sa rencontre d’aujourd’hui, le Conseil, évoquant les difficultés de l’agriculture a évoqué des problèmes d’eau et de financement bancaire. D’après ses membres, il faut une production mais celle-ci devrait être consommée localement.
Ces derniers ont également insisté sur les éléments permettant de développer l’agriculture familiale au Sénégal.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paiement des pensions du mois de juin, le mercredi 26 et des salaires le jeudi 27 juin 2019
Sur instruction de Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, le Ministre des Finances et du Budget, M. Abdoulaye Daouda DIALLO a demandé aux services de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor de procéder au paiement des pensions du mois de juin à partir du mercredi 26 et des salaires à compter du jeudi 27 Juin 2019.

PUBLICATION DES RAPPORTS DES CORPS DE CONTRÔLE DE L’ÉTAT : LE FORUM CIVIL PORTE LA REQUETE

http://www.sudonline.sn Le Forum civil exige la dé-classification des rapports produits par les corps de contrôle comme l’Autorité de régulation des marchés publics du Sénégal (Armp), l’Office national de la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), l’Inspection générale d’État (Ige), la Cour des comptes
Birahime Seck, le coordonnateur du Forum civil qui participait à la cérémonie d’ouverture de l’Académie internationale sur la justice fiscale (Aijf), a relevé la nécessité pour ces corps d’être rationalisés.   « Au-delà également de la maitrise de dépenses, il faut impérativement que les corps de contrôle qui sont chargés de veiller à la bonne utilisation des ressources puissent faire le travail convenablement pour que les travaux qu’ils effectuent soient publiés et que les populations aient connaissance de ces travaux-là », a-t-il indiqué.
Selon lui, il faut aussi que les corps de contrôle soient libérés. « Nous avons aujourd’hui besoin que les rapports publics de ces organes soient rendus publics pour permettre aux populations de savoir ce qui est fait avec leurs ressources publiques. Parce que les doter d’autonomie pour ne pas dire d’indépendance, va obliger nos autorités étatiques à mieux gérer ces ressources publiques’’, a-t-il dit. La société civile a par ailleurs réclamé plus de transparence aux administrations fiscales dont il salue le travail qui consiste à mobiliser les ressources fiscales et gérer les dépenses fiscales comme les exonérations. Et cela, afin que ‘’les Sénégalais sachent sur quelle base sont accordées ces exonérations.
Abondant dans le même sens, Amadou Badiane, représentant du directeur général  des Impôts et domaines soutiendra: « nous l’avons toujours dit. Depuis quelques années, on s’est rendu que les rapports qui sont produits par les corps de contrôle ne sont pas publiés. Donc, il y a un besoin aujourd’hui de mettre en place une politique de rationalisation de nos ressources, il faut quand même que ces corps de contrôle également s’exercent à la politique de recevabilité. il faut que les populations aient connaissance des rapports qui sont émis par les corps de contrôle»

COSYDEP

http://www.enqueteplus.com La 4ème assemblée générale ordinaire de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’Education publique (Cosydep) s’est tenue, hier, à Saly. ‘’Bâtir un partenariat efficace et responsable pour la réalisation de l’Odd4 au Sénégal : la Cosydep s’engage’’, est le thème de la rencontre.
Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a invité tous les acteurs à œuvrer en synergie autour de l’école.
Ceci en mettant l’accent sur ‘’le dialogue, la rencontre, l’écoute et la considération entre acteurs afin d’asseoir un climat social apaisé pour le bien de l’école.’’   »C’est avec un partenariat fort, diversifié et engagé que nous pourrons faire face aux problèmes liés à l’éducation.
Quand, la Cosydep s’engage en tant qu’acteur reconnu, avec un président de conseil d’administration et un coordonateur extrêmement disponible et compétent, nous sommes rassurés. Nous pouvons et nous devons aller ensemble pour réussir l’atteinte de nos objectifs en matière d’éducation et de formation », dit le ministre

LA COSYDEP INVITÉE À JOUER UN RÔLE D’INTERFACE (SYNDICATS)

Saly (Mbour), 24 juin (APS) – Des syndicalistes ont suggéré à la Coalition des Organisations pour la défense de l’Education publique (Cosydep) d’adopter une posture ’’beaucoup plus visible auprès de l’Etat’’ afin de jouer le rôle ’’d’interface’’ dans le cadre des accords signés avec le gouvernement, pour le respect des engagements et la stabilité de l’espace scolaire.
‘’Bien qu’elle (Cosydep) n’est pas une organisation syndicale, il est important lors de la signature de protocole d’accords qu’elle soit là, non pas seulement en tant qu’observateur mais en tant que structure de veille pour le respect des engagements pris de part et d’autre’’, a dit le Secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS), Saourou Sène.
Membre fondateur de la Coalition et ayant participé aux processus et autres activités, il a souligné la nécessité pour la Cosydep de ‘’prendre une part active pour un système éducatif de qualité’’.
Intervenant lors du forum citoyen organisé dans le cadre de la 4ème Assemblée générale de la Cosydep ouverte lundi à Saly (Mbour centre), Saourou Sène estime que ‘’la coalition est là non seulement pour participer à la réflexion, à la prospection mais elle doit également réagir aussi pour prendre position’’.
Au-delà de la réflexion, a-t-il ajouté, ‘’il faudrait que les actions de la COSYDEP soient des actions plus visibles avec le gouvernement du Sénégal’’.
‘’Quand les choses ne marchent pas, quand les syndicats sont devant la scène il faut également que la Cosydep soit entendue en même temps’’, a suggéré le secrétaire général du SAEMS.
Dans le même sillage, le Secrétaire général du Cadre Unitaire des syndicats du moyen secondaire (CUSEMS), Abdoulaye Ndoye, estime que ‘’la Cosydep doit prendre part aux négociations avec le Gouvernant pour asseoir son rôle de veille’’.
‘’La Cosydep est incontournable pour le système éducatif’’, a-t-il fait valoir lors du débat sur le partenariat à bâtir autour du système avec les organisations de la société civile.
Pour le Secrétaire général du Syndicat des Professeurs du Sénégal (SYPROS), Marième Sakho Dansokho, ‘’c’est important de discuter sur le modèle de partenariat parce que convaincus que sans l’implication de l’ensemble des acteurs il sera difficile d’atteindre les objectifs d’une éducation de qualité inclusif pour tous’’.
Ainsi l’assemblée de renouvellement de la Coalition organisée régulièrement montre la vitalité démocratique de cette organisation qui met en synergie des familles d’acteurs, a-t –elle ajouté.
‘’Les organisations syndicales sont disposées et disponibles et ont toujours clamé leur volonté et leur engagement à être impliqués dans tout le processus du système éducatif sénégalais pour apporter leur contribution avec des propositions’’, a dit Mme Sakho.
Ouverte par le ministre de l’Education Mamadou Talla, l’Assemblée générale est placée sous le thème ‘’Bâtir un partenariat efficace et responsable pour la réalisation de l’ODD4 au Sénégal : La Cosydep s’engage’’.ADL/MD

 Moussa Mbaye «IL FAUT SORTIR DE CET ENSEIGNEMENT THEORIQUE ET ABSTRAIT»

http://www.sudonline.sn De ses 30 années d’expériences dans l’éducation en tant que psychologue-conseiller en orientation scolaire et professionnelle, le président du Conseil d’administration (Pca) de la Cosydep pose un regard sur le système éducatif sénégalais. Entre les résultats des examens nationaux en deçà des attentes, l’instabilité de l’école publique sénégalaise et un curriculum loin d’être adapté aux réalités économiques, sociales et culturelles, Moussa Mbaye estime que l’enseignement sénégalais est théorique et abstrait. Il veut que les investissements soient orientés vers les dimensions pédagogiques et qualitatives. Ceci est possible, dit-il, grâce à un courage politique pour transformer l’école telle que reçue du colon

L’année scolaire 2018/ 2019 s’est déroulée sans perturbation. Les syndicats d’enseignants ont déposé les armes, au grand bénéfice des élèves et des parents d’élèves. Quel regard  la société civile pose-t-elle sur cette donne assez nouvelle ?

Cela correspond à nos attentes et appels à tous les acteurs. Nous avons toujours œuvré pour dégager ce stress des parents, si l’année scolaire est valide ou invalide. Le quantum horaire est grugé, malgré les milliards investis. Il est temps qu’on sorte définitivement de cette situation parce que le monde avance à grande vitesse. Nos enfants ont besoin d’être renforcés pour faire face aux défis. Il est hors de question de perdre du temps, surtout quand nous sommes dans un pays dont la situation n’est pas reluisante. L’absence de grève est une bonne chose. Il ne faut pas qu’il soit une accalmie. Le système doit être définitivement stabilisé pour s’attaquer désormais aux véritables défis de l’école. Le fonctionnement normal d’une école doit être la routine. Ce qui suppose que les acteurs fassent des efforts. On doit profiter de ce moment pour trouver de véritables réponses. Nous demandons à l’Etat d’avancer dans le respect de tous accords.
Beaucoup de temps perdus durant cette dernière décennie. Le quantum horaire a été fortement affaibli par les grèves des enseignants. Une réflexion ne devrait-elle pas être faite dans ce sens pour corriger ces facteurs bloquants d’une éducation de qualité ?
Il faut prendre du recul et de la hauteur pour engager une telle réflexion. C’est pourquoi nous avons initié durant les vacances pour l’école. C’est une manière pour nous de trouver des palliatifs. Nous avons mis l’accent sur le suivi des résultats scolaires. Que l’on puisse apprécier l’évolution sur une dizaine d’années comment les résultats scolaires ont évolué, quels facteurs d’explications de l’échec ou de réussite.
Nous devons avoir une approche scientifique pour bien maitriser la situation dans laquelle nous sommes.

L’école publique sénégalaise cherche la voie de la qualité. Les résultats des évaluations nationales sont en deçà des attentes. Le taux de redoublement et d’abandon est élevé. Quel est le véritable problème du système éducatif sénégalais ?

Le premier problème de l’école reste l’instabilité. En plus, nous devons aussi nous pencher sur le cas du système en termes de pertinence et d’adéquation. Nous n’avons pas encore le curriculum adapté à nos réalités économiques, sociales et culturelles et bien maitrisé par les acteurs. Nous allons avoir de façon structurelle des taux de réussite assez bas et des taux d’insertion assez faible. Car, le système sort des profils qui ne sont pas en cohérence avec la situation. Il existe toujours ce défi de refonder notre école. Plusieurs modèles existent sans être valorisés. Le système éducatif doit répondre aux caractéristiques du Sénégalais que nous voulons. Nous avons enregistré plusieurs essais, notamment des états généraux de l’éducation et les Assises nationales de l’éducation et de la formation. Des éléments de consensus ont été dégagés, mais cela se heurte à un écosystème d’acteurs qui n’est pas prêt pour faire les transformations. Tout comme il existe un manque d’implication des acteurs à la base. C’est pourquoi nous orientons nos efforts pour que les communautés s’intéressent à l’éducation et s’engagent en suivant les écoles : une exigence citoyenne, transparence et réédition des comptes.

Quelle part de responsabilités de tous les acteurs (Etat, enseignants, communauté et société civile) sur cette situation ?

L’Etat a une responsabilité constitutionnelle par rapport à l’éducation. Ce qui n’empêche pas aussi à l’engagement des autres acteurs. Pendant de longues années, nous assistons à une révision du curriculum portée, par l’Etat du Sénégal, mais par un partenaire étranger. C’est symptomatique. C’est important d’être souverain et stratégique pour la rédaction ou la révision d’un curriculum. Cela doit être une priorité de l’Etat. De l’autre côté, les besoins des Sénégalais qui sont dans les daaras, écoles communautaires de base, ne sont pas pris en charge. Nous n’arrivons pas à synthétiser tout cela. Ce n’est pas un défaut de volonté, mais de courage politique pour transformer l’école telle que reçue du colon. Nous attendons que l’Etat s’y engage de façon résolue. Nous avons fait des expérimentations de l’introduction des langues nationales. On ne voit pas une détermination à l’étendre. On n’a pas de temps à perdre. Il y a un défaut de vision stratégique affirmée. Il faut vraiment qu’on aille de l’avant pour que les jeunes sénégalais et africains puissent se mouvoir dans un monde sans cadeau. Le système éducatif doit valoriser des formes plurielles.

400 milliards FCfa annuels pour le ministère de l’Education. Pensez-vous que le financement est efficient ?

Le taux d’investissement du Sénégal sur l’éducation est acceptable par rapport à son produit intérieur brut (Pib), mais avec des résultats moindres. Nous avons un problème de contenus et d’orientation des programmes mais aussi de la gestion des ressources. Le cartable de l’écolier est minime par rapport aux milliards investis. Une grande partie est consacrée au fonctionnement. Il faut investir dans les dimensions pédagogiques qualitatives. Ceci nous permettra d’avoir la qualité que nous voulons. En 2019, nous avons toujours des enfants sénégalais en dehors du système et la question des abris provisoires. Il faudra qu’on trouve des solutions pour mieux gérer l’argent investi pour des résultats plus cohérents. Il faut mettre sur pied des initiatives de mobilisation des ressources domestiques. Je dois préciser que la mobilisation des ressources est une chose, c’en est une autre de les dépenser.

Sur quels leviers pourrait-on s’appuyer pour atteindre l’objectif de développement durable n°4 : assurer l’accès de tous à une éducation de qualité… ?

La qualité et l’inclusion constituent une faiblesse du système. La transformation se fait dans la responsabilisation. On doit donner beaucoup plus de pouvoir aux communautés, notamment dans la pédagogie et la gestion financière. La politique déconcentration doit être effective.  On avait dit qu’il faut tenir des réalités de la localité dans la conception de curriculum. Il s’agit de valoriser l’histoire locale et sortir de cet enseignement théorique et abstrait sur lequel on enferme nos enfants. On ne peut gérer l’éducation de façon cloisonnée. Les ODD sont transversaux. L’éducation doit porter l’agriculture, aussi bien ce secteur, l’industrialisation et l’artisanat doivent proposer des contenus pour permettre aux gens d’apprendre des choses concrètes.

Vous bouclez votre deuxième et dernier mandat à la tête du conseil d’administration de la Cosydep. Quel bilan ?

La Cosydep avait démontré une capacité de mobilisation, de veille et d’alerte de la société civile. Durant ce mandat, la structure est montée en puissance pour le développement de l’éducation.  Nous avons apporté une contribution significative avec des initiatives. Le Bilan est positif avec des résultats probants sur tous les chantiers de l’éducation. Nous avons incité les écoles à démarrer les enseignements le jour même de l’ouverture des classes, à travers Ubbi Tey, Jàng tey. Tous nos programmes font l’objet d’audit pour une gestion transparente. Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, préside l’ouverture suivie d’un forum citoyen d’échange multi-acteurs sur l’éducation publique gratuite et inclusive de qualité pour tous. La 4éme assemblée générale ordinaire sera précédée d’un Forum Citoyen, un important moment d’échange multi-acteurs, qui permettra d’évaluer dans quelle mesure le droit fondamental à une éducation publique gratuite et inclusive de qualité pour tous tendre à devenir une réalité, avec en ligne de mire les principes d’équité et de non-discriminatio

Dédicace de livre

Le Centre de Recherche Ouest Africain (WARC) vous convie à la cérémonie de dédicace du livre:
In Hip Hop Time Music, Memory, and Social Change in Urban Senegal 
Dans le rythme du rap/à l’époque du rap Musique, mémoire, et changement social au Sénégal
Auteur: Catherine APPERT, Cornell University
Modérateur: Simon Kouka , Rappeur
Date et heure: Vendredi 28 Juin 2019 à 16h précises au WARC.
INVITATION
L’ONG Action de Solidarité Islamique (ASI) a le plaisir de vous convier à la 31ème édition de sa table ronde traditionnelle
sur le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.
Cérémonie qu’elle organise samedi 21 Juillet 2018 à 09h30 à l’Institut Islamique de Dakar, sous la présidence d’honneur du Professeur Amadou Mahtar MBOW.
Trois présentations porteront sur les rites ainsi que sur les aspects médico-sociaux du hajj. Votre présence est vivement souhaitée.Le Président Aly Anta Sow

VERTUS DES APHRODISIAQUES : L’œil des ‘’experts‘’ de la rue

http://www.enqueteplus.com Si les produits aphrodisiaques sont aussi demandés, c’est parce que les commerçants savent bien faire leur promotion. Dans les boutiques et marchés, les vendeurs jouent aux experts. On dirait des spécialistes très à l’aise dans leur domaine.  
Les consommateurs d’aphrodisiaques ne sont pas les seuls à vanter les vertus de ces produits. Les vendeurs aussi croient savoir tout sur leur apport quant à la performance sexuelle. Au marché Hlm, leurs prix, très abordables et leur accessibilité expliquent leur popularité croissante. Ce sont des produits faciles à trouver dans les nombreux petits kiosques du quartier ou encore dans les grands marchés, les carrefours et le long des avenues. À la tombée de la nuit, les marchands ambulants proposent ces excitants aux consommateurs de boisson alcoolisée.
Certains vendeurs soutiennent que ces produits sont, de plus en plus, recherchés pour leur efficacité. Anta Dia* est l’une de ces vendeuses dans ce marché. Elle est très connue et beaucoup de femmes conseillent à leurs amies d’aller s’approvisionner dans sa boutique qui porte le nom très évocateur de ‘’sexe’’. « Ces derniers temps, il y a une forte demande pour rétablir, en 14 jours, la puissance sexuelle.  Pour les nouvelles mariées, il faut prendre le ‘’nama rey’’. Au fur et à mesure, vous pouvez changer. Mais si vous n’êtes pas nouvelle mariée, le ‘’ginseng’’ est le meilleur’’, détaille la dame.
Avec ce commerce, elle nourrit très bien sa famille. Il y en a pour tous les prix et selon la préférence des clients. Certains produits sont préférés dans leur état naturel, d’autres transformés et emballés dans des bouteilles sous forme de jus. Selon elle, la plupart des ‘’aphrodisiaques maison’’ sont des plantes d’origine orientale. ‘’Il n’y a pas de contre-indications connues pour l’utilisation de ces végétaux. En fait, beaucoup d’entre eux ont de grandes propriétés nutritionnelles. Ce sont les plus remarquables. Il y a le ginseng  originaire d’Asie et utilisé en médecine chinoise, depuis des milliers d’années. Cette plante génère un sentiment de vitalité physique et mentale’’, argumente la vendeuse, pleine d’assurance.
On se croirait d’ailleurs devant un professeur de médecine ou un expert scientifique qui maitrise bien son sujet. Si l’on en croit cet interlocuteur, il n’y a pas un seul type de ginseng. ‘’Celui qui a la plus grande renommée parmi les ‘’aphrodisiaques maison’’, c’est le ginseng rouge. Ses promoteurs disent qu’il a la capacité d’augmenter le niveau de testostérone. Cela se traduit par une augmentation de la libido. Il est également connu pour stimuler la production d’œstrogènes. On le recommande donc pour les femmes ménopausée’’, renchérit notre ‘’experte’’.

‘’Maca’’, guarana, ginkgo biloba…

Plus loin d’elle, un autre vendeur. Nico Zizi est son surnom. Il n’a pas voulu décliner sa véritable identité. Cet ivoirien se définit comme chercheur et vendeur. ‘’Mon papa était un scientifique en médecine traditionnelle. J’ai appris beaucoup de choses avec lui. C’est pourquoi, non seulement, je maitrise le circuit, mais surtout, je sais ce que je vends. Il n’y a pas de chimie dans les produits que je vends’’, rassure Nico Zizi.
Pour confirmer ses propos, il cite la ‘’Maca’’ qui est, soutient-il, une plante produite principalement dans les hautes terres du Pérou.  ‘’Beaucoup l’appellent « le viagra naturel ».  En effet, ce produit  a une grande capacité à augmenter le désir sexuel. La ‘’Maca’’ pousse dans les zones élevées. Ce qui est utilisé comme aphrodisiaque, c’est la racine. Elle est séchée et moulue pour être consommée en poudre. Outre ses propriétés antidépressives, elle prévient aussi le syndrome prémenstruel et l’inconfort ménopausique’’, renseigne-t-il.
Le ginkgo biloba est un autre des aphrodisiaques domestiques les plus utilisés. Il serait efficace pour les hommes comme pour les femmes. On l’appelle aussi ‘’l’arbre des 40 écus’’. ‘’Cette plante contient une grande quantité de flavonoïdes, une substance antioxydante qui améliore la circulation sanguine. Elle augmente aussi le désir sexuel. Il y a aussi le safran considéré comme l’un des meilleurs aphrodisiaques faits maison, car il a la propriété de générer des effets à moyen et long terme’’.
A côté de lui, Juju, son ami ou collègue, donne son avis sur un autre produit, la guarana. Selon lui, si ce produit fascine tant les hommes, c’est bien pour son effet aphrodisiaque. ‘’A bon, à ce point ?’’, relance-t-on.  ‘’Bien sûr’’, réplique-t-il. ‘’La guarana ne stimule pas directement les hormones sexuelles, mais cela réchauffe votre corps et stimule tous vos organes. Vous vous sentez donc revigoré et énergique. On peut aussi parler des autres bienfaits de cette graine. Elle aide à traiter les grandes fatigues et les épuisements nerveux.  Elle peut également aider à stimuler l’attention et rendre vos sens plus alertes. Ce que l’on peut garantir, c’est que si vous prenez de la guarana et que vous êtes dans un très bon état d’esprit, vous allez apprécier vos parties de jambes en l’air et vous allez vous sentir extrêmement stimulé’’.VIVIANE DIATTA

APHRODISIAQUES ET SEXUALITE :Le baiser mortel

http://www.enqueteplus.com  Les produits aphrodisiaques, très prisés de nos jours, sont vendus dans tous les coins de Dakar. Mais leur consommation n’est pas sans conséquence ni danger. En témoigne certaines histoires tragiques. Mais, ces produits ont des partisans farouches. Ce qui rend inaudible la voix des spécialistes de la santé qui attirent l’attention sur ces poisons qui tuent à petit feu. Cancer, maladies rénales, cardiovasculaires, impuissance sexuelle…, sont le revers de la médaille de la quête effrénée de performances sexuelles.
Emmitouflée dans un boubou ample de couleur verte, foulard à la tête, Seynabou Hann s’est recouverte d’une écharpe marron. Au marché Tilène de Dakar, cette vendeuse tient une table où elle étale légumes et condiments. Teint clair, cette mère de deux enfants, très joviale, traine les cicatrices d’une mésaventure rencontrée lors d’une recherche inconsidérée de plaisir sexuel. En effet, elle a divorcé de son mari, à cause des conséquences de produits aphrodisiaques dont elle raffolait et abusait. Depuis lors, elle s’est lancée dans le commerce pour nourrir sa progéniture.
‘’J’utilisais ces médicaments chaque soir et mon mari se précipitait pour rentrer du boulot. Je lui procurais beaucoup de plaisir. Il en était venu à déserter le lit de ma coépouse’’. Dans sa vie de couple, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que les premiers signes d’une infection viennent annoncer le début d’une descente aux enfers. ‘’Au fil du temps, j’ai commencé à sentir des douleurs. Après une consultation avec mon mari, le gynécologue nous a annoncé que je souffre d’une infection grave. Que pour vivre plus longtemps, il me fallait une opération génitale. Dès lors, mon mari m’a répudiée, car je ne peux plus avoir de relations sexuelles’’, confesse-t-elle, l’air désespéré.
Quelques mois plus tard, son mari a divorcé de sa seconde épouse. ‘’Il est revenu à la maison me suppliant de lui pardonner. Ce que j’ai refusé. Mon mari est devenu impuissant, à cause de ces produits. C’est pour cela que mon ex-coépouse l’a quitté. Il voulait se racheter. J’ai tourné la page’’.
En fait, l’histoire dramatique Seynabou n’est que la partie visible de l’iceberg. L’utilisation des médicaments aphrodisiaques est fréquente chez les jeunes Sénégalaises qui n’ont pas encore la quarantaine. Ces aphrodisiaques, ni conseillés, ni prescrits par un médecin, sont à l’heure actuelle des produits très prisés. Pourtant, les spécialistes en médecine dénoncent leur prise sans prescription préalable. Selon eux, certaines peuvent avoir des conséquences graves sur la santé du sujet et peut même causer mort d’homme.
‘’Viagra ‘’, ‘’Hot sex‘’, ‘’Nèguèden‘’, ‘’villa clé‘’, ‘’Tassouma ‘’, ‘’cristal’’, ‘’Max-men’’, ‘’neuunexx’’…, sont les noms pittoresques de ces aphrodisiaques, très dangereux avec leurs effets incontrôlables qui nuisent petit à petit à la santé.
Comme toujours, au départ, il y a le téléphone arabe. Seynabou a commencé à se procurer ces aphrodisiaques, sur conseil de ses amies qui lui ont vendu le mérite de ces stimulants.  »On avait l’habitude d’organiser des séances de retrouvailles et de causeries, chaque premier week-end du mois, chez l’une d’entre nous. C’est ainsi que mes amies m’ont conseillée ces produits », confie-t-elle.

‘’Au cours d’une relation intime, il s’est effondré sur moi’’

En prêtant une oreille à notre conversation, une jeune dame, très touchée par le sujet, sent le besoin de témoigner. Son objectif, dit-elle : ‘’sauver des vies’’ en révélant son histoire au grand public. Elle a voulu garder l’anonymat dans un premier avant de finir par accepter de lever le coin du voile. Son nom, Oumou Wane. Elle a 36 ans. Cette voilée, devenue veuve, depuis quelques années, vend de l’encens dans ce marché.
‘’Mon époux avait l’habitude de consommer ces genres de médicaments. Un jour, au cours d’une relation intime, il s’est effondré sur moi. J’ai pensé qu’il s’était évanoui. Je l’ai poussé hors de moi et suis sortie de la chambre en criant pour demander de l’aide’’, confie-t-elle. Mais, le mal était déjà fait. ‘’Quand mes voisins sont arrivés, ils ont essayé de le réanimer, en vain. Un d’entre eux a appelé une ambulance pour l’acheminer à l’hôpital. A son arrivée, le médecin accompagnant l’ambulancier m’a dit qu’il est mort, depuis longtemps’’.
Pour Oumou, la mort de son mari a été causée par la consommation excessive de ce médicament sans dose. En effet, précise-t-elle, une autopsie a été faite, mais la famille du défunt n’a jamais voulu lui dire les causes de la mort. ‘’J’ai su que ce sont les aphrodisiaques. Parce qu’un jour, il est entré en érection, depuis la nuit jusqu’au petit matin. Il a tellement souffert, ce jour-là !’’, se souvient Oumou Wane.
Malick Sow est un commerçant de produits cosmétiques. Il n’oubliera pas de sitôt sa première expérience et déconseille vivement l’usage de ces produits. Particulièrement celui de couleur bleue se trouvant dans une plaquette. ‘’Un jour, j’en ai consommé. Et toute la journée, au cours d’un rapport sexuel, je n’ai pu jouir qu’entre 17 h et 18 h’’, se remémore-t-il.
Au vu de ces résultats, certaines jeunes femmes ne cachent pas leur répulsion à la prise d’aphrodisiaques, de peur de subir les effets indésirables. L’expérience des uns et des autres a démontré que son surdosage entraîne une érection prolongée et une hypertension, au risque d’une mort subite au cours d’un rapport sexuel intense.

‘’Depuis que j’ai commencé leur utilisation, je fais du bon travail à la maison’’

Mais cette perspective de mort subite ne semble pas inquiéter une partie de la gent féminine. Aïcha Sène, en fait partie. Cette jeune étudiante admet qu’elle utilise les médicaments aphrodisiaques, lors des relations intimes avec son copain, juste dans le but de pimenter la chose. ‘’De nos jours, pour que ton homme soit accro à toi, il faut utiliser ces médicaments et les faire consommer à son conjoint pour agrémenter la relation, car certains jeunes n’arrivent pas à satisfaire sur ce point. Il est rare aujourd’hui de voir des jeunes filles et garçons qui ne les consomment pas en cachette’’, croit-elle savoir.
De même qu’elle, son amie Alice Dieng utilise fréquemment ‘’cristal’’, et ‘’femme-puissante’’. ‘’Nous sommes au 21eme siècle. On évolue avec le temps. Nos mamans ne font pas ces choses, parce qu’elles sont d’une autre génération. J’utilise les médicaments aphrodisiaques en prélude de chaque rapport, pour que mon mari ne parte pas voir ailleurs. Et puis, les dames de nos jours aiment les hommes qui les secouent bien au lit‘’, indique Alice Dieng.
Samba Diop, étudiant à l’université Cheikh Anta Diop, ne compte pas lâcher ces produits. Ce père de famille s’en procure deux fois le mois. Il les achète dans une boutique très populaire en ville. ‘’Je préfère les tisanes. J’en consomme le matin avant de partir. Cela me donne de l’énergie. D’ailleurs, depuis que j’ai commencé leur utilisation, je fais du bon travail à la maison. Beni soit le jour où ces produits sont arrivés au Sénégal’’, s’exclame Samba Diop. Plusieurs acheteurs d’aphrodisiaques sont convaincus que ces produits aident à bien faire l’amour. Ils donneraient de l’endurance sexuelle.

‘’Les effets secondaires sont extrêmement graves’’

Pourtant, il y a de quoi faire attention à ces produits. Selon les spécialistes en médecine, l’utilisation de ces aphrodisiaques peut causer des maladies du foie, des problèmes au cœur, rénaux, des pathologies sexuelles, etc. ‘’Le risque le plus élevé est un arrêt cardiaque, car le phénomène consiste en un pompage rapide du sang pour maintenir le sujet en érection, pendant un certain temps. Alors, le cœur y joue un rôle considérable en ce moment-là et les conséquences s’en suivent, en cas de fatigue’’, confie le laborantin Docteur Moussa Niass.  Il déconseille le recours à ces produits qu’on ne connaît pas très bien, qui n’ont jamais été bien identifiés.
Le gynécologue, docteur Fallou Samb, renseigne que ces produits venus de la Chine sont très toxiques. ‘’Tout ce qui est consommé par l’homme et la femme reste dans l’abdomen.  C’est ce que les gens ne savent pas. Cela crée, à la longue, beaucoup de conséquences comme les infections, les maladies cancéreuses, rénales, cardiovasculaires, l’impuissance masculine et l’infertilité chez la femme’’, prévient le gynécologue.
Selon lui, l’on ne se pose jamais la question de savoir pourquoi les maladies rénales et cancéreuses ont connu cette évolution, en moins de 10 ans. ‘’Cela est dû à ces produits consommés ou utilisés. Ils sont très nocifs et leurs effets secondaires sont extrêmement graves. Le plus graves c’est la façon dont ils sont utilisés. Il faut que l’Etat lutte contre (le phénomène) pour aider les populations’’, préconise-t-il.
A l’en croire, rien n’est bon dans ces aphrodisiaques. ‘’On se tue à petit feu en les consommant. Il faut que les gens prennent conscience de cela’’, interpelle le médecin. Astou Guèye, sage-femme, souligne que ces produits dont on ne connait pas la composition chimique sont très dangereux pour la santé. ‘’Ils peuvent entraîner la mort subite pendant la relation sexuelle », sans compter « les troubles des reins et problèmes cardiaques’’.VIVIANE DIATTA

MARCHE TILENE : Le coin plaisir 

http://www.enqueteplus.com  Les endroits sont nombreux à Dakar où on peut s’approvisionner en produits aphrodisiaques. Le marché Tiléne fait partie de ces hauts lieux du plaisir.

Reportage.

‘’Maintenant, la tendance n’est plus d’aller vers les pharmacies et acheter des feuilles de menthe pour pimenter les relations sexuelles’’, déclare Mor, avec assurance. Le commerçant tient son étable au marché Tiléne devenu un haut lieu de vente de produits aphrodisiaques. Le marchand souligne que les produits sont achetés en majorité par les jeunes.  Il propose divers produits qu’il liste : ‘’il y a un mélange de miel et de cristal ; de beurre de karité et de cristal agrémenté de clou de girofle ; du chocolat mélangé à du cristal’’. Les prix varient entre 500 FCFA et 1000 FCFA, le pot. Faisant toujours la promotion de sa marchandise, il renseigne que le kilo de cristal, qui vient de Dubaï ou de la France, se vend à 25 000F.

‘’Je fais des bénéfices de 20 000 FCFA par jour’’

Mor propose aussi du ‘’liquide pour le resserrement du sexe féminin, vendu à 2000 franc CFA, prix en gros ; des comprimés et du lubrifiant échangés à 2000 franc CFA en gros et 3500 franc CFA, prix détaillant’’. ‘’Les hommes viennent en masse pour acheter ces produits’’, confie-t-il Concernant les pots contenant du miel et du cristal, eux-mêmes commerçants sont en mesure de faire le mélange. Par contre, il s’approvisionne auprès de femmes regroupées en GIE, en chocolat et cristal.
Les aphrodisiaques, c’est un business qui marche. Cette femme évolue dans ce métier, depuis quelque temps. Elle quitte Grand-Dakar pour venir s’approvisionner en gros à Tilène. ‘’Je fais des bénéfices de 20 000 francs CFA, par jour’’, soutient-elle avec gaieté. Elle trouve son bonheur auprès de la gente féminine qui raffole de ses produits et les utilise en abondance.
Un autre commerçant renseigne que les femmes expatriées en achètent beaucoup. ‘’Lorsqu’elles viennent en vacances, elles achètent des centaines de pots pour les revendre en Europe’’, dit-il. Dans ces cas, la plupart du temps, elles en commandent et font suivre les colis.
Par contre d’autres femmes réfutent cette pratique. D. Diouf cette femme mariée depuis plus de dix ans a horreur de ces produits. ‘’Je ne l’utilise pas ça ne fait pas partie de mes astuces. Il n’empêche j’ai d’autres façons de faire plaisir à mon mari’’, estime-t-elle. Cette dame A. D. Gueye enseignante que ces produits sont dangereux. ‘’ Beaucoup de maladies sont causés par ces produits, comme les infections, cancer.
‘’Les femmes l’utilisent et ne savent pas le dosage. La plupart aime ce qui est extraordinaire et c’est grave. Les jeunes couples sont les plus touchés, avec les WhatsApp, Facebook, ils se le partagent et en général beaucoup tentent l’opération’’, avoue-t-elle. Elle voit que ‘’le commerce est rentable, car beaucoup s’adonnent à ce métier faire le mélange sans aucune connaissance’’.
Elle voit que ‘’tous excès est nuisible’’ et que cette nouvelle donne ne l’a tente pas. Une autre femme mariée sous le couvert de l’anonymat, commerçante témoigne qu’elle préfère les produits naturels comme les beurres de karité. ‘’Je me sens mieux à l’aise si et on voyait nos grands-parents qui utilisaient le beurre de karité pour leur corps’’, dit-elle, tout en affirmant qu’elle avait reçu des cadeaux de ce genre, mais elle les a jetés aux poubelles. Pour elle, c’est un risque de se procurer ces genres de produits, car les conséquences peuvent etre lourdes. Cela fait deux ans qu’elle trouve le bonheur avec son mari, sans ces ‘astuces’’. Et c’est ‘’ depuis qu’elle utilise les beurres de karité’’ la nuit avant de se coucher.
A.Ndao, une jeune femme nouvellement mariée, témoigne, sourire aux lèvres : ‘’Des copines me l’ont proposé, après son mariage et j’en ai pris lors de mes nuits de noce. Je vois que cela n’a pas dégouté mon mari’’. Autre son de cloche, chez F. Diallo qui a vécu la peur de sa vie. ‘’En utilisant le cristal, j’en ai abusé. Mon mari a eu du mal à se débarrasser de son érection, toute la nuit durant. J’ai eu peur et je jure que je ne vais plus l’utiliser de ma vie’’. Sa copine, Astou, qui a eu vent de ce ‘’moment terrible’’ ajoute :  ‘’J’en avais achetés, mais lorsque j’ai su la mésaventure de ma copine, je les ai jetés’’.AIDA DIENE

Guinée Bissau : Le Président du PAIGC accuse Macky Sall d’avoir participé à une tentative de coup d’État organisé par Jomav

https://www.dakaractu.com  Lors d’une rencontre avec la presse tenue ce mardi à Bissau, le président du Parti africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a ouvertement accusé le président de la République Bissau-guinéenne d’avoir tenté un putsch au terme de son mandat. Domingos Simoes Pereira ne s’en est pas limité là, nous apprend Bissauactu.com.
Selon ce site bissau-guinéen visité par Dakaractu, le chef de file du PAIGC a associé le président du Sénégal à cette tentative de coup d’État qui, selon lui, devait avoir lieu vendredi dernier.
Devant la presse, Domingos Pereira dont le parti a obtenu la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, a allégué que José Mario Vaz voulait nommer au poste de Premier ministre le ministre de l’Intérieur ou l’ambassadeur de Guinée Bissau en Chine.
Le chef de l’État aurait, d’après lui, envisagé de déployer des forces de défense et de sécurité dans la capitale avant la nomination d’un nouveau gouvernement. Plan qui aurait, selon le président du PAIGC foiré à cause des réserves émises par le coordonnateur national du MADEM G15 et du vice-président du PRS.
Le mandat du président de la République est arrivé à terme vendredi dernier. La date du 24 novembre prochain a été arrêté pour la tenue de la présidentielle. Aristide Gomes qui dirigeait le gouvernement a été reconduit par José Mario Vaz.

 Injures envers des familles religieuses : le ministre de la Justice saisit le Procureur

https://www.ferloo.com Le ministre sénégalais de la Justice, Me Malick Sall a, dans un communiqué, saisi le Procureur général près de la Cour d’Appel de Dakar, après que des individus se sont pris ces derniers jours à insulter des guides et familles religieux dans des messages vocaux qui circulent sur les réseaux sociaux.
Dans ce document, le gouvernement en a appelé à «la vigilance et à la responsabilité des citoyens, étant entendu que tout acte ou propos de nature à porter atteinte à la paix sociale et aux Institutions de la République, quel qu’en soit l’auteur, sera sévèrement sanctionné ».

Démission de Aliou Sall : les dessous de l’audience dimanche entre Macky Sall et son frère

http://www.lavalleeinfo.com  Lundi, Aliou Sall, jeune frère du chef de l’Etat, accusé de corruption dans un reportage diffusé par la chaine britannique BBC sur la gestion des ressources pétrolières du Sénégal, a démissionné de la Direction générale de la Caisse de dépôt et de consignation (Cdc). Mais, cette décision a été prise au cours d’une audience entre Macky Sall et Aliou Sall.
Dans la matinée du dimanche, selon le journal « L’Observateur », Aliou Sall a composé le numéro du président de la République. Après les salutations habituelles entre les deux frères, le frangin a émis le souhait de rencontrer son ainé. Ainsi, le rendez-vous a été fixé dans l’après-midi.
Lors de l’entretien entre les deux frères Aliou Sall annonce la nouvelle. « J’ai pris la décision de me décharger de mes fonctions de Directeur général de la Cdc et me mettre à la disposition de la justice pour faire éclater la vérité et confronter les accusateurs ».
Macky Sall, selon nos confrères, n’a pas cherché à retenir son frère, connaissant ses convictions. Même s’il lui dit n’avoir jamais été dans les dispositifs de le démettre, il lui dit respecter son choix, avant de lui témoigner de sa satisfaction et de sa fierté.

ALIOU ENTRE EN SCÈNE

NETTALI.COM – Aliou Sall a pris du temps pour démissionner, mais il aura fini par le faire dans le cadre de ce qui est considéré, aux yeux de bon nombre de nos concitoyens, comme un scandale sur le pétrole Sénégalais. Une démission qui suscite toutefois quelques interrogations quant à la forme et le fond.  D’aucuns parlent même de théâtralisation.
El Hadji Kassé, l’ex conseiller en communication du Président Sall qui a enfoncé le clou dans cette affaire, affirmant qu’Aliou Sall a bien reçu 250 000 dollars de Franck Timis via Agritrans, a été démis de ses fonctions. Dans le même temps, l’intéréssé démissionne de son poste de DG à la Caisse des dépôts et Consignations, dans le fief politique dont il est le maire, Guédiawaye, où des militants favorables, ont même tenté de s’opposer à sa démission.  Deux situations qui laissent penser à une sorte de parallélisme, voire d’équilibrisme qu’on a voulu établir pour certainement trouver le bon prétexte pour une démission qui ne pouvait plus ne plus avoir eu. Voudrait-on laisser penser que ce Kassé a affirmé tantôt sur TV5, est faux et qu’il aurait de toute façon fallu le sanctionner pour son acte qui relèverait aussi d’un certain manque de solidarité ? Les militants d’Aliou Sall, dans une certaine résistance quant à la volonté de ce dernier de démissionner, savaient bien qu’il ne pouvait rien y faire. Mais qu’il fallait inévitablement montrer qu’une frange de la population le soutenait.  A la vérité, la pression de la rue était si forte qu’il fallait de toute façon, que le sieur Sall démissionnât. Il n’y avait donc d’autres issue que de mettre les formes, selon en tout cas certains observateurs de la scène politique. Mais ce qui a le plus étonné, c’est le recours au sacré par Aliou Sall, jurant sur le Coran de n’avoir pris le moindre sous dans cette affaire. Il ira même jusqu’à se défendre de ne pas être actionnaire de BDK contrairement à certaines accusations. Personne ne lui demandait cela.
Un recours au sacré qui n’a d’ailleurs pas laissé indifférents, les internautes Sénégalais déchaînés sur les réseaux sociaux où la tendance dominante établit une théâtralisation d’un dossier judiciaire. Pourtant, au lieu de recourir au sacré pour se blanchir, le pouvoir a les moyens d’activer des leviers plus rationnels, accessibles pour mettre le frère du chef de l’Etat hors d’atteinte de tout soupçon.  De plus notre système judiciaire n’officialise pas cette forme, lors des prestations de serment et dans le cadre des procès au tribunal où ce rituel est observé et obligatoire. Pourquoi y a-t-il eu recours ? Opération de communication pour toucher certaines cibles sensibles au fait religieux ? Ou volonté de montrer sa bonne foi, son honnêteté ?
Dans cette déclaration fleuve aux allures de plaidoyer, Aliou Sall aura tenté la carte de victimisation jusqu’au bout. On a senti un homme, du moins selon ses écrits, atteint dans sa chair et son sang. Il aura même essayé la carte républicaine en nommant son frère, M. le président de la République. Ne sommes-nous pas sortis de la république depuis belle lurette ? Il montrera dans le même temps qu’il est prêt au combat.
« Aar Li Niu Bokk », ce mouvement qui a fait une démonstration de force en mobilisant, une foule immense, vendredi dernier pour manifester sur l’emblématique place de l’Obélisque, a pris acte de sa démission et ne compte pas en rester là dans ce combat pour la transparence.  Elle continuera à manifester pour une manifestation de la vérité.
Une situation ou disons le plutôt  un cas d’école qui laisse penser que le fameux slogan « la patrie avant le parti » qui a empiré au point de devenir : « la famille avant la patrie », montre combien est périlleuse l’implication de la famille dans la sphère publique. Elle renseigne à quelques égards que, même si nous n’en sommes pas à dire si Aliou Sall est innocent ou coupable, qu’il demeure que l’invasion de la famille dans les affaires publiques, ne peut être que nuisible et suspecte. L’autre cas, celui de Mansour Faye, beau-frère du Président Sall, est là pour édifier sur cet état de fait. L’impressionnante manne sociale qui lui est regroupée dans un seul ministère, celui du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, est assez évocatrice de ce qui est critiqué. C’est en fait une sorte de ministère taillé sur mesure :  le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Promovilles, les bourses de sécurité familiale, l’Agence nationale de la couverture maladie universelle (Ancmu) qui dépendait du ministère de la Santé, la Délégation générale de la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpssn) qui était rattachée à la Présidence, le Commissariat à la sécurité alimentaire, de même que cinq directions dont celle de la promotion de l’Equité territoriale, de l’Evaluation des programmes du développement communautaire, de la promotion de l’Equité sociale, et de la Direction de l’administration générale et de l’équipement. Et que ne sais-je encore !

Démission de Aliou Sall : Mayeni Jones a réagi

https://www.pressafrik.com  La journaliste de BBC, qui est l’auteure du documentaire, « Sénégal: un scandale à 10 milliards de dollars » a réagi, via son compte Twitter, à la démission du frère du Président de la direction de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC.
« Suite à notre enquête sur un accord pétrolier et gazier suspect au Sénégal, Aliou Sall, frère du président sénégalais, a démissionné de son poste de gouvernement », a-t-elle écrit en anglais.

Seynabou Ndiaye Diakhaté répond au procureur : “le travail de l’Ofnac est fait dans la règle de l’art…”

Ferloo.com– La réaction de Seynabou Ndiaye Diakhaté présidente de l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) suite aux déclarations du Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye est attendue depuis quelques jours. Voilà c’est fait. Sur les ondes de la RFM, elle précise que la structure qu’elle dirige a fait son travail dans la règle de l’art…
La présidente de l’Ofnac, Seynabou Ndiaye Diakhaté demande au Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye d’aller revoir ses dossiers et de choisir un juge d’instruction pour aller au fond des choses.
« L’Ofnac a fait son travail dans la règle de l’art. Il (le procureur) lui-même l’a dit. L’Ofnac a déposé dix sept dossiers dont celui du Coud et de Petro-Tim. Je l’(Procureur) aurais suggéré de choisir un juge d’instruction pour aller au fond des choses”, a déclaré Seynabou Ndiaye Diakhaté.
Lors de sa conférence de presse, le Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye a promis de faire retourner à l’OFNAC les rapports du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD) et celui de Petro-Tim pour complément d’informations…

El Hadj Kassé convoqué par les enquêteurs

Le nouveau ministre conseiller du Président de la République Macky Sall chargé de la culture va être auditionné ce mercredi 26 juin 2019. El Hadj Kassé qui a été déchargé de ses fonctions de ministre conseiller en communication à la présidence de la République est alors attendu dans les locaux de la Brigade des affaires générales (Bag) sise au Tribunal de grande instance de Dakar.À charge pour lui de fournir aux enquêteurs tout ce qu’il sait de cette affaire dite Pétro-Tim .

Affaire Petro-tim : Ousmane Sonko snobe les enquêteurs et leur envoie des documents

https://www.dakaractu.com Le Leader de Pastef n’a finalement pas déféré à la convocation. Attendu devant les enquêteurs de la Brigade des affaires générales (Bag) sise au Tribunal de grande instance de Dakar, ce mardi 25 juin 2019, à 10 heures, Ousmane Sonko ne s’y est pas rendu. Il s’est contenté d’envoyer des documents aux enquêteurs. Lesquels l’attendaient pour son audition dans l’affaire dite ‘’Pétro-Tim’’. Une affaire assimilée à ‘’un scandale à 10 milliards de dollars’’ révélé par la Bbc où Aliou Sall, le frère cadet du président de la République Macky Sall, est accusé de faits de corruption. Si cette situation a connu des développements au point où le mis en cause a fini, hier par présenter sa démission de son poste de Directeur générale de la Caisse de dépôt et des consignations (Cdc), le sieur Sonko lui, semble faire fi de la volonté des enquêteurs de recueillir sa déposition.
Sa volonté de ne pas se rendre devant les enquêteurs et son absence à la Bag où l’attendait ceux qui étaient censés l’entendre pousse à s’interroger sur les réelles motivations de celui-ci.
Ce, pour la simple raison qu’il est de ces acteurs politiques et ceux de la société civile qui n’ont de cesse demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire. Il faut relever que même au niveau de son staff, l’information selon laquelle lui Sonko était attendu devant les enquêteurs aujourd’hui, n’avait pas suinté. Certains de ses proches collaborateurs contactés par la rédaction de Dakaractu ont confié n’avoir jamais eu vent de la convocation envoyée à leur leader…

RÉPUBLIQUE, PÉTROLE ET RÉVOLUTION ! Par DE NIOXOR TINE 

Paradoxalement, l’Alliance pour la République n’a jamais vraiment été un grand adepte du respect des normes républicaines. Depuis son élection à la magistrature suprême, le 25 mars 2012, avec le soutien du peuple des Assises, force est de constater, que la politique conduite par le président de l’APR et ses alliés,  est loin d’avoir répondu aux exigences républicaines consignées dans  la Charte de gouvernance démocratique.
Sous le regard bienveillant d’acteurs de premier plan des Assises Nationales, vraisemblablement épuisés par douze années de confrontations avec le pouvoir de Wade, le nouveau président de la République a infligé de sévères reculs à la Démocratie sénégalaise. Non content d’instituer une gouvernance discrétionnaire et quasi-despotique, en lieu et place de la démocratie participative attendue, il a accentué aussi bien l’omnipotence présidentielle que la légendaire apathie du parlement sénégalais. Par ailleurs, des magistrats d’un certain âge, se sont cru obligés de lui passer tous ses caprices, lui facilitant l’éviction de ses principaux adversaires politiques, des dernières joutes électorales, par le biais de procédures judiciaires tronquées, ou en se servant de la loi scélérate sur le parrainage.
Ironie du sort, ce deuxième mandat usurpé semble commencer sous les pires auspices. Par un effet boomerang ravageur, des dossiers controversés voire compromettants, qu’on croyait bouclés et classés refont surface, notamment la loi sur le parrainage citoyen et le scandale Petro Tim.
Au lieu d’amuser la galerie avec leur indignation feinte sur une pseudo-immixtion de leurs parrains et maîtres à penser occidentaux dans nos affaires intérieures, Macky Sall et ses amis devraient plutôt être reconnaissants à l’Union Européenne et à la BBC de n’avoir dévoilé ces sombres affaires que maintenant, bien après le hold-up électoral du 24 février 2019.
Le bon sens commande, cependant, de manière urgente, de changer de démarche, car les menaces d’explosion sociale, qui planent sur notre pays, proviennent, non pas des rassemblements citoyens pacifiques, mais bien de la gouvernance désastreuse actuelle de Benno Bokk Yakaar.
Même si les accusations contre Mr Aliou Sall, relayées par la BBC n’ont pas encore fait l’objet d’un traitement judiciaire, l’unanimité est faite sur les accointances irréfutables et les relations troubles entre un membre de la famille présidentielle et un aventurier notoire du monde du pétrole, qui sont assez évocatrices d’un conflit d’intérêt et même d’un délit d’initié.
De même, il faudrait être aveugle pour ne pas voir le népotisme flagrant en cours dans notre pays depuis 2012. Outre l’activisme politicien débordant de la première dame, le clan de Macky Sall, a étendu ses tentacules à toutes les institutions de la République, à d’importantes collectivités locales, à certains conseils d’administration  et à la Caisse de dépôts et de consignations, sans parler des réseaux occultes…
Comment alors comprendre ces scénarios complotistes de la part des hommes du pouvoir, mettant en scène des épouvantails intérieurs (opposition politique, société civile) et extérieurs (UE, BBC) pour masquer leur faillite patente dans la gestion des affaires publiques ? Comment interpréter aussi le fait que des personnalités et organisations, ayant à leur actif des décennies de militantisme actif pour le progrès social, soient devenues des forces d’avant-garde dans la défense des forfaitures, félonies et autres actes de mal-gouvernance ?
Pendant ce temps, les saltigués de Fatick, en sont à prédire, lors de leur dernier xoy (séance de divination), des émeutes urbaines, voire une révolution pacifique, comme pour rappeler aux partis de gauche leurs responsabilités historiques. Il est vrai que la nature a horreur du vide !
Malgré les lauriers tressés par les lobbies pétroliers (African Energy Chamber, Africa Oil & Power, ancien président mauritanien…) à leur ami de président, la démission d’ Aliou Sall de la tête de la CDC montre clairement qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Il s’agit, maintenant, pour le peuple sénégalais et pour Aar li ñu bokk, de continuer à exiger la poursuite des procédures judiciaires, jusqu’à l’éclatement total de la vérité. Il s’agira ensuite d’enclencher, dans le cadre de concertations nationales à reformater, le processus de refondation institutionnelle, condition sine qua non de la gestion vertueuse de nos ressources naturelles au profit du peuple sénégalais.

Babacar Diamé (Pcs de la Cdc): « Ce que j’ai conseillé à Aliou Sall’’

http://www.seneweb.com Le président du Conseil de surveillance de la Caisse de dépôts et des consignations, Babacar Diamé, regrette la démission de Aliou Sall. Il estime que ce dernier devait rester pour continuer sa mission à la tête de la Cdc. « C’est pour moi un sentiment de regret d’enregistrer cette démission au moment où la caisse s’est engagée dans un programme important de développement.
Nous avons fait beaucoup de choses. Nous avons restructuré beaucoup de projets avec Aliou. C’est un homme très compétent, sérieux et très engagé dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent’’, a déclaré Babacar Dramé. Il poursuit: ‘’Moi, je l’ai approché. Il n’est mouillé dans aucune sale affaire. Et il a la conviction qu’il est blanc comme neige. Le pétrole n’est pas encore là ce n’est pas une raison pour que Aliou démissionne. Je lui ai conseillé de rester’’.

Démission d’Aliou Sall : le personnel de la CDC pas d’accord

En rendant sa démission hier, le maire de Guédiawaye a suscité la réaction de certains de ses soutiens. Parmi eux, le personnel de la Caisse des Dépôts et Consignations qui a tenu à faire une déclaration ce matin pour manifester son désaccord sur la décision de leur ex directeur.
C’est donc par la voix de son porte-parole que le personnel, compte tenu de l’instauration de la confiance, la modernisation de la CDC, l’amélioration du niveau des ressources et le développement de grands projets sous la houlette de Aliou Sall, estime être en déphasage avec tout ce qui est lié à cette démission et lui confirme son soutien.
Cependant, renseigne Dakaractu, la Caisse n’arrête pas de fonctionner. Le travail continue avec la même rigueur et les mêmes objectifs de réussite sous la houlette du Secrétaire général Cheikh Déthialaw Seck qui arrive l’intérim conformément à la loi qui en cas d’absence du directeur dirige le travail.

Après sa démission de la CDC, Aliou Sall face à Dakaractu : « Il est de mon devoir de laver mon honneur sali. Le président sait dans quel moule de vertu, de sagesse nous avons été éduqués ensemble… »

https://www.dakaractu.com« Il est de mon devoir, de ma responsabilité et de ma dignité de laver mon honneur sali ». Ces mots ont été véhiculés par le démissionnaire de la caisse de dépôts et consignations, Aliou Sall.
C’est à la mairie de Guédiawaye où il était attendu pour faire une déclaration, mais devant la mobilisation de la population pour le dissuader de tenir la déclaration dans les locaux, c’est finalement, dans sa résidence à Dakar, que le Maire de Guédiawaye a confirmé sa démission, pour estime t-il, « montrer à la face du monde les vrais visages de ceux qui salissent la noblesse de la politique sous des dehors de serviteurs du peuple ». Réitérant toutefois ses remerciements à l’endroit du chef de l’État, Aliou Sall assure que son frère comprend les actes qu’il pose au moment où il rend sa démission de la CDC…

Le Saint Coran à la main, Aliou Sall jure et rétablit la vérité sur toutes les affaires le concernant…

https://www.dakaractu.com  L’ambiance est émouvante et empreinte de solennité ! Aliou Sall, maire de Guédiawaye et ancien DG de la Caisse de Dépôts et de Consignations (CDC), jure sur le Coran que jamais il n’a reçu un Dollar de Timis Corporation. Mieux, Aliou Sall d’ajouter qu’il n’a une quelconque action dans quelque entreprise pétrolière que ce soit, encore moins d’action à la Banque de Dakar, comme indiqué.
Pour finir, il déclarera, la main toujours sur le Coran, n’être le prête-nom d’aucune personne, sous-entendu pas même son frère, où que ce soit. Appréciez le serment…

Babacar Gaye, Pds : “la prochaine crise politique du Sénégal sera le résultat de la mauvaise gestion de l’affaire PetroTim-Aliou Sall”

https://www.ferloo.com Babacar Gaye se prononce la sortie d’Aliou Sall qui a annoncé hier, sa démission au poste de Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc).
«En lâchant la CDC pour espérer amoindrir les conséquences d’une crise tellurique qui risque d’emporter le régime en place, Aliou Sall n’a fait que renforcer la détermination des citoyens à tirer cette affaire au clair. Rien ne peut plus arrêter la marée noire qui envahit toutes les chaumières», réagit-il dans un entretien avec SourceA.
Ainsi, de l’avis du membre du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds), le Sénégal ne sera pas «à l’abri d’une crise majeure», si notamment, explique-t-il, «le président Macky Sall ne reprend pas les cartes en main, ne dégarnit pas les arcanes de la République de la “Dynastie Faye-Sall-Timbo” et n’accepte pas les conditions d’une dénonciation des Contrats qui lient le Sénégal à Frank Timis».
«La prochaine crise politique du Sénégal sera le résultat de la mauvaise gestion de l’affaire PetroTim-Aliou Sall. Macky Sall doit dégarnir les arcanes de la République de son clan Faye-Sall-Timbo, pour espérer sortir d’une si mauvaise passe», prévient-il. (Actusen)

Le ministre de la Justice dans l’affaire Aliou Sall : « Il n’y a pas eu de rétropédalage de ma part »

https://www.dakaractu.com  Dans ce qu’il convenu d’appeler l’affaire Bp-Timis-Aliou Sall, le ministre de la Justice a été le premier à réagir. En effet, Me Malick Sall avait soutenu dans un premier temps, en marge d’une rencontre, que c’est une affaire privée dans laquelle l’État ne s’impliquera pas. Seulement les lignes ont bougé quelques temps après, puisque le procureur général près la Cour d’appel a été saisi par le même ministre de la Justice pour l’ouverture d’une enquête aux fins de faire la lumière aussi bien sur les contrats pétroliers qui ont fait l’objet d’un reportage par la BBC que la fuite du rapport de l’Inspection générale d’État.
Interpelé sur ce changement de posture, le Garde des Seaux qui présidait un atelier sur les preuves dans les dossiers liés au terrorisme, Me Malick Sall, niera avoir rétro pédalé. « Vous savez très bien qu’il n’y a pas de rétropédalage et vous savez très bien pourquoi le procureur a été saisi », s’est il défendu…

 Démission d’Aliou Sall : «Le combat continue »,selon Fadel Barro

https://xibaaru.sn La démission d’Aliou Sall à la tête de la Caisse de dépôts et de consignations (Cdc) est un acquis pour le mouvement «Arr li Nu Bok». Sur Iradio reprise par Seneweb, Fadel Barro estime que « Le peuple sénégalais doit comprendre qu’il est le seul à pouvoir légiférer et faire avancer les choses ».
« Pour nous, le combat continue. C’est un acte qui est posé mais ce qui est plus important c’est la lutte contre la mal gouvernance, la lutte pour la transparence, la lutte pour que les Sénégalais puissent recouvrer tous leurs avoirs pétroliers et gaziers, pour que les contrats soient faits pour l’intérêt des Sénégalais », ajoute-t-il.
Ainsi, l’ancien coordonnateur de Y’en a marre souligne que la lutte va continuer et prendra les formes qu’il faut pour aller jusqu’au bout de cette affaire, « pour qu’on en finisse définitivement avec cette corruption et ces nébuleuses au sommeil de l’Etat. «

Démission de Aliou Sall : Thierno Alassane Sall minimise et parle de « tromperie »

https://www.dakaractu.com  S’il y a quelqu’un que la démission et l’acte posé par Aliou Sall en jurant sur le Saint Coran quant à son non implication dans le scandale Timis laisse de marbre, c’est bien Thierno Alassane Sall. L’ancien ministre de l’énergie dans le Gouvernement de Boun Abdallah Dionne compare ce geste à de la comédie. Ni plus ni moins. « Tout de blanc vêtu, la main jouant avec le Coran, fixant les Sénégalais droit dans les yeux, Aliou Sall se livre à une scandaleuse tentative de tromperie : Administrateur et/ou employé de TIMIS, il aurait travaillé sans recevoir un sou. TIMIS esclavagiste? » a tweeté le Président de la République des valeurs.

ALIOU SALL, UNE DÉMISSION SALUTAIRE Par ABDOU KARIM DIARRA

LeTemoin-Alors Aliou Sall met désormais à l’aise son grand-frère de président, mais aussi au camp présidentiel qui a montré une fébrilité insoupçonnée jusqu’ici. Cette affaire a révélé la faiblesse de la réponse gouvernementale qui a été malencontreuse
Avouons-le. La démission d’Aliou Sall de la direction de la très liquide Caisse des dépôts et consignations est salutaire. Elle est même très salutaire. Pour plusieurs raisons. Mais avant d’évoquer celles-ci, il est important d’apprécier l’acte dans son sens premier. Entre être limogé ou démissionner, il y a une grande différence. Le limogeage intègre une dimension de contrainte puisqu’il est imposé à la personne concernée par le supérieur hiérarchique ou le détenteur de l’acte de nomination.
Dans le présent cas, celui de nommer qui a le pouvoir de nommer aux actes civils et militaires — et donc de limoger — n’est autre que le président de la République qui avait nommé son frère à ce poste tellement envié. En démocratie et dans un Etat de droit, pour ne pas dire dans les démocraties modernes, le limogeage d’un ministre ou d’un haut fonctionnaire de l’Etat mouillé dans un scandale par un président de la République procède non seulement d’un acte dicté par l’éthique mais aussi d’une volonté de sauvegarder l’image du régime en question. Mais lorsque le mis en cause prend sur lui de démissionner, l’acte posé prend une autre dimension. Aliou Sall a alors préféré démissionner plutôt que d’être limogé par son grand-frère. Nous utilisons le terme grand-frère à la place de président de la République du fait que ce dont il est question au Sénégal ces dernières semaines c’est d’accusations de mainmise d’une famille, celle du président de la République, sur les ressources pétrolières et gazières appartenant au peuple sénégalais.
La posture du frère au centre de la gestion de ces hydrocarbures a amplifié la rancœur mais surtout l’exigence de transparence réclamée par les populations. Autant dire que si le principal protagoniste, en tout cas l’un des acteurs de ce « scandale à 10 milliards de dollars » n’ »tait pas le propre frère du président de la République, cette affaire n’aurait pas pris l’ampleur qu’elle a eue.
C’est dire que le président Macky Sall, en commettant l’imprudence d’associer sa famille élargie jusqu’à des niveaux élevés de gestion de son pouvoir — et des ressources naturelles de ce pays ! — n’a pas tiré l’exemple de l’échec cuisant de son prédécesseur Me Abdoulaye Wade dans sa tentative de dévolution monarchique pour son fils Karim. Laquelle était passée par la concentration d’importants pouvoirs sous forme de ministères clefs entre les mains de son fils. Une autre considération à apprécier dans le geste de Aliou Sall, c’est qu’il entre dans l’histoire de la culture de démission qui est un acte très rare chez nos dirigeants rattrapés ou impliqués dans des scandales. Pour retrouver un autre geste similaire, il faut remonter à Mamadou Seck, l’ancien président de l’Assemblée nationale qui, bien avant d’occuper le Perchoir, avait démissionné de son poste de ministre de l’Economie et des Finances le 23 mai 2001.
En homme digne, l’ancien maire de Mbao, qui venait juste d’être nommé argentier de l’Etat, avait été accusé de blanchiment dans une affaire qui avait opposé le Commissariat à l’aide alimentaire de l’époque à la Société de manutention et de transit (Somicoa dont il fut le directeur général en 1985) Le président Mamadou Seck nous recevant dans son bureau s’enquit de notre opinion sur son geste qu’il posera sans aviser ni le Premier ministre à l’époque Mame Madior Boye, ni le président de la République. Mamadou Seck par un tel procédé cherchait à éviter tout blocage de sa démission par le président de la République. Il avait déclaré à l’époque vouloir mettre à l’aise le gouvernement parce que c’est « une affaire qui risque de ternir mon image et celle du gouvernement. Il m’est apparu sur la base de l’idée que je me fais de la fonction de ministre, qu’il était nécessaire que je démissionne ». Il se mettra à la disposition de la justice pour être réhabilité. Il reviendra au sein du gouvernement de Me Wade avant de terminer président de l’Assemblée National. Mamadou Seck venait d’entrer dans l’histoire politique du Sénégal. En attendant. Aliou Sall pourrait y prétendre un jour si les faits qui lui sont reprochés seront rejetés par la justice…
Pour le moment nous disions que son geste de démissionner de la CDC est salutaire pour plusieurs raisons. D’abord, les révélations de BBC sur un supposé scandale à 10 milliards de dollars a fini de plonger notre pays dans une situation de confrontation inédite. La cohésion sociale est aujourd’hui mise à rudes épreuves puisqu’une fracture profonde est en train de se dessiner entre le camp présidentiel et le reste de la population comprenant la société civile, les partis de l’opposition, mais surtout des citoyens simples. Cette synergie dynamique d’un peuple révolté pourrait déboucher sur une remise en cause de la récente victoire du président Macky Sall lors de la présidentielle de février dernier. Il faut rappeler que plus de 41% des Sénégalais n’avaient pas voté pour Macky Sall. Alors entre temps et surtout l’éclatement de cette affaire, on peut sans risque dire que ce chiffre pourrait facilement augmenter, ce qui veut dire que sociologiquement le chef de l’Etat aurait perdu sa majorité. Si le vote devait se tenir actuellement, nul ne penserait que Macky Sall pourrait obtenir encore son chiffre de 58,27% qui lui avait permis d’être réélu au 1er tour.
Ensuite l’acte d’Aliou Sall est salutaire pour Macky Sall puisqu’il le met à l’aise au sein de l’opinion nationale et internationale. Il lui était largement loisible de limoger son frère puisque c’est lui qui l’a nommé. Mais un tel geste venant de sa part ne saurait faire taire la réclamation de la transparence par les populations dans ce dossier. Certes cela aurait pu signifier des gages de donner une chance à l’éclatement de la vérité, mais il donnerait l’impression d’une conduite dictée par l’élan populaire de contestation. Alors Aliou Sall met désormais à l’aise son grand-frère de président, mais aussi au camp présidentiel qui a montré une fébrilité insoupçonnée jusqu’ici.
Cette affaire a révélé la faiblesse de la réponse gouvernementale qui a été malencontreuse, cahoteuse. Enfin l’acte d’Aliou Sall va sauver le dialogue national surtout sur son pendant politique. Beaucoup d’acteurs politiques avaient clairement indiqué qu’ils allaient poser le préalable à la continuité du dialogue politique au niveau de l’ordre du jour, la question de la gestion des ressources naturelles.
Une manière insidieuse de provoquer un blocage du dialogue qui pourrait alors filer tout droit vers un échec cuisant. La démission d’Aliou Sall ne saurait plus être source de blocage. Dans ce même sillage, il est clair que le mouvement Aar Li Nu Bokk devrait aussi réorienter sa stratégie qui devrait plus s’inscrire dans une sentinelle de pression plus vers la justice que vers le camp présidentiel. Certes, le mouvement a minimisé l’acté posé par le maire de Guédiawaye, il préconise à juste titre la continuation de la mobilisation parce  qu’à  leur  niveau,  la  question  de  la  gestion  des ressources naturelles dépasse largement le cadre de la seule personne d’Aliou Sall. C’est tout un système qu’il faut combattre. Surtout que la démarche de saisine de la justice à travers le procureur Serigne Bassirou Guèye laisse perplexe la majorité du peuple qui ne peut avoir la confiance requise à une magistrature  qui  n’a  pas  encore montré  la  conduite voulue par le peuple dans nombre de dossiers impliquant la famille du président et son entourage. Mais nous restons convaincus que le geste d’Aliou Sall peut participer à faire descendre une tension devenue dangereuse pour l’équilibre de notre pays.

 Dr Abdou Aziz Mbaye : «En démissionnant, Aliou Sall a ouvert la porte grande pour aller vers… »

https://www.dakarposte.com  La démission d’Aliou Sall de la Caisse des dépôts et de Consignations (CDC) est reçue tel un couperet au niveau du palais. Le docteur Abdou Aziz Mbaye, ministre-conseiller personnel du président de la République Macky Sall, pense que cette décision est un signal fort selon lequel la justice sera faite dans cette affaire Pétro-Tim.  « Le Président Macky Sall avait clairement dit que personne ne sera protégé, personne ne sera défendu, donc tout le monde est au même pied d’égalité devant la justice. La démission d’Aliou Sall vient prouver sa volonté d’être parmi les gens qui vont promouvoir la vérité au Sénégal. Il a ouvert la porte grande pour aller vers la vérité », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il « est d’une grandeur d’esprit dans la volonté d’aider les concitoyens à comprendre ce qui se passe dans le pétrole ». Le conseiller personnel du chef de l’Etat invite, à ce titre, les détracteurs du maire de Guédiawaye à répondre devant la justice. «Ils devront venir avec des arguments, des preuves. Ces détracteurs du Sénégal, qui n’hésitent devant rien pour mentir devant l’opinion publique nationale et internationale, doivent eux-aussi répondre de leurs attitudes », ajoute-t-il.
A l’en croire, «on ne peut pas impunément salir la réputation d’un pays, d’un chef de l’Etat et sans preuves. Certains d’entre eux n’ont pas les mains propres, ni dans leurs familles, ni dans leurs affaires. Ils sont des gens connus pour être à la solde des dealers étrangers ».

«Traîtres»  

Et, pour l’ancien ministre de la Culture, « au lieu de travailler pour le bien-être du Sénégal, ils le font pour des compagnies étrangères pour spoiler la manne financière qui va découler de notre pétrole et notre gaz. Ce sont des traîtres».
Revenant part ailleurs sur le rapport de l’IGE de 2012, l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat dit faire confiance à la justice.
« C’est une faute professionnelle de parler de quelque chose dont on ne connait pas les tenants et les aboutissants. Aujourd’hui, beaucoup parlent à tort et à travers. C’est pour cela que le président de la République a encouragé la justice à aller vers une enquête ouverte pour tout le monde », a-t-il dit.
Pour Mbaye, «c’est beaucoup mieux de le régler comme ça que de le faire passer dans les médias et les réseaux sociaux pour avancer ces types d’information ».

ALIOU, TEL KARIM WADE  PAR MOHAMED GUEYE

LeQuotidien-Comme Karim Wade, Aliou Sall a vite oublié que s’il a pu atteindre certaines stations politiques et économiques dans ce pays, c’est d’abord, au-delà de ses mérites propres, à sa filiation qu’il le doit
Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, a finalement annoncé hier, sa démission de son poste de directeur général de la Caisse des dé pôts et consignations (Cdc). Ayant convoqué la presse hier après-midi à la mairie de Gué – diawaye pour une déclaration politique, Aliou Sall n’a pu accéder à ses locaux, car certains de ses «partisans» lui avaient barré la route. Ces derniers ne voulaient pas qu’il annonce sa démission de ses fonctions. Finalement, c’est par voie épistolaire et le biais d’images postées sur le site de dakaractu.sn que le maire de Guédiawaye annoncera sa démission de ses fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc).Il y a quelque temps, après l’annonce du journal Le Quotidien, ses affidés et lui étaient montés au créneau pour affirmer de toutes leurs forces que jamais M. Sall ne quittera ce poste, parce qu’il n’avait rien à se reprocher. Comme Le Quotidien l’avait annoncé, Aliou Sall garde ses fonctions à la tête de la mairie de Guédiawaye.
Au-delà du côté comique et ridicule du vaudeville que ses amis et lui ont joué hier après midi, une seule chose émerge pour l’opinion nationale : Aliou Sall a fini par quitter ses fonctions à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc). Puisque, depuis qu’il avait annoncé dans son n° 4888 du week-end du 8 juin qu’il allait être limogé desdites fonctions, le frère du président Macky Sall avait classé Le Quotidien parmi ceux qui le combattraient et semblé vouloir faire un point d’honneur, pour ses partisans et lui, de ne pas partir. Certains avaient même pensé qu’il s’agissait de faire mentir Le Quotidien. Il avait même eu l’audace de déclarer qu’il allait renoncer à ses fonctions au mois de septembre. Qu’est-ce qui a changé pour qu’il parte plus tôt ?
Nous avions publié une information que nous avions recueillie à très bonne source, mais dont l’évolution et la mise en œuvre ne dépendait pas de nous. Que Monsieur Sall décidât de prolonger une crise politique qu’il aurait pu éviter au régime de son frère et que ce dernier, par faiblesse, le laisse faire, ne porte aucun préjudice au journal Le Quotidien. Au contraire, cela ne faisait que mettre à nu les tares de ce pouvoir.
La lettre ouverte qu’il a publiée hier, pour ne pas l’avoir pu lire lors de son point de presse convoqué à Guédiawaye, démontre à quel point Aliou Sall se croit au centre du Sénégal. Le parallèle a été fait depuis longtemps, et lui ne fait que l’accentuer, hélas ! Toute son attitude dans cette affaire a fait penser à Karim Wade, au plus fort de la puissance de son père. Dans une missive adressée aux Sénégalais, le fils du Président Wade, accessoirement Super-ministre de son père, se plaignait de n’être pas aimé des Sénégalais. C’est quasiment les mêmes termes qu’utilise Aliou Sall quand il dit : «C’est une campagne visant à me ‘’déshumaniser’’ (le mot n’est pas trop fort), parce que c’est de cela qu’il s’agit, une campagne qui présente l’autre (toujours moi) comme le méchant face aux bons, celui qui s’abreuve du sang et de la sueur du Peuple sénégalais, le personnage sans foi ni loi qui nargue un Peuple exsangue.» Son «jumeau» Karim, lui, disait : «Jamais dans l’histoire du Sénégal, un homme public n’a reçu autant de coups, de propos diffamatoires et outrageants. Systématiquement, je suis l’objet de graves accusations, de profondes détestations, d’attaques hallucinantes…»
Comme Karim Wade, Aliou Sall a vite oublié que s’il a pu atteindre certaines stations politiques et économiques dans ce pays, c’est d’abord, au-delà de ses mérites propres, à sa filiation qu’il le doit. Et tous ceux qui disent le soutenir le font d’abord pour se faire bien voir de son frère le président, au-delà d’autres considérations. Même si beaucoup de points sont sujets à caution dans cette enquête de la Bbc, elle lui reproche tout de même de s’être arrangé pour encaisser, sur le dos du peuple, une partie des 6 000 milliards de francs Cfa de royalties. Beaucoup se sont révoltés de ce que, pour une somme près de 20 fois moindre, l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été dépouillé de son mandat et croupit en prison. Là où Karim Wade également est passé pour avoir détourné des sommes moins colossales.
En ne voulant y voir que des attaques politiques, Aliou Sall a fait de cette affaire un débat politique sénégalo-sénégalais. La lecture du mémorandum du gouvernement au ministère des Affaires étrangères lui a décerné une dimension internationale. C’est dire donc que son départ de la Cdc intervient quelque peu tardivement et risque de ne pas éteindre les flammes. S’il se confirme que le porte-parole du chef de l’Etat, M. El Hadj Kassé, a aussi été limogé, ce double départ passera plus comme une opération destinée à en finir avec la cacophonie dans la communication officielle de cette affaire. El Hadj Kassé a, entre autres, affirmé que Aliou Sall avait encaissé 250 mille dollars de Petro Tim à travers Agritrans. Ce que l’intéressé persiste à nier. De quelque côté que se situe la vérité, il faudra bien la débusquer et l’établir.
Ce sera le rôle de la justice et il faudra que le procureur prenne sa mission au sérieux, car il ne s’agit pas que de l’honneur et la réputation de Aliou Sall. Il s’agira aussi de démontrer que, comme le président Macky Sall et ses fidèles persistent à dire, il a été éliminé toute part d’ombre dans la gestion de nos ressources du sol et du sous-sol, même maritime.

Moussa Fall (BBY) : «Il faut libérer Khalifa Sall»

http://actunet.net/ Membre de la mouvance présidentielle, Moussa Fall est le président du mouvement Sénégal Sunu Yité. Il livre son opinion sur la recommandation de l’Union européenne, sur la loi sur le parrainage, évoque l’affaire pétrotim-Aliou Sall, demande la libération de Khalifa Sall et l’amnistie de Karim Wade.

L’Union européenne a proposé dans son rapport sur la présidentielle dernière, la suppression de la loi sur le parrainage. Vous êtes d’accord ?

Je ne suis pas dans la même ligne que les responsables de Benno bokk yakaar qui opposent un rejet systématique de cette proposition. Si nous avons soutenu la loi sur le parrainage, c’est parce qu’elle permet de mettre un terme à la pléthore de candidats. Les élections législatives qui ont précédé la présidentielle du 24 février dernier ont enregistré la participation de trop de listes. C’est pour éviter les déconvenues que cela crée qu’il faut saluer l’instauration de la loi sur le parrainage. Mais à l’application de ce texte, on a noté que cette loi comporte plusieurs imperfections qui ont entraîné l’invalidation de candidats qui avaient le potentiel pour prendre part à l’élection. C’est le cas avec les doublons dont les auteurs de doubles signatures qui ont causé du tort à des partis et coalitions, n’ont pas été sanctionnés. Tout le monde est au courant que les signatures s’achetaient en veux-tu-en-voilà. Contre des espèces trébuchantes, les électeurs se sont livrés à des signatures multiples qui ont pénalisé certains candidats et enlever son sens à la loi sur le parrainage. C’est comme si cette loi a instauré une démocratie des riches qui ont le moyen de se payer des signatures. Pour les Locales, cette loi ne doit pas être appliquée. Elle le serait difficilement d’ailleurs avec 550 communes à pourvoir. À défaut de la supprimer, nous sommes pour sa révision.

L’affaire Pétrotim et les accusations contre Aliou Sall animent le débat public. Quelle est la position de votre mouvement ?  

Sénégal Sunu Yité ne peut se désintéresser des ressources du pays qui appartiennent à tous les filles et fils du pays. Tout le monde a intérêt à ce que cette affaire soit tirée au clair. C’est d’ailleurs pour cela qu’une information judiciaire est ouverte et que le frère du chef de l’État a pris la décision de ne pas obstruer le chemin qui mène à la vérité dans cette affaire. Nous ne dirons pas qu’Aliou Sall est responsable de ce qu’on lui reproche. Nous ne l’innocentons pas non plus. Il a droit à la présomption d’innocence tant que sa culpabilité n’est pas établie. Nous pensons que la justice ne faillira pas et fera la lumière sur cette affaire.

Khalifa Sall avec qui vous vous êtes battu sur le terrain politique est en prison… Karim Wade à Doha quasi exilé…., vous arrive-t-il de penser à eux ?

Bien évidemment. Khalifa Sall et moi sommes confrontés sur le terrain politique à Grand yoff et durant la conquête de la mairie de Dakar. C’est un adversaire mais pas un ennemi. Je pense qu’après que son affaire a fait l’objet d’un jugement et d’une condamnation, il doit être libéré. Nous demandons la libération de Khalifa Sall. Nous avons la même position pour Karim Wade à qui il faut accorder la possibilité de venir au Sénégal et le quitter sans être inquiété. Pour nous à Sénégal Sunu Yité, la libération de Khalifa Sall et l’amnistie de Karim Wade peuvent aider à l’apaisement de la tension sociale.

Abdoul Mbaye : « Le coran n’est pas un jouet »

http://www.seneweb.com Abdoul Mbaye serait-il prêt à mettre la main sur le Coran pour clamer que les accusations portées sur Aliou Sall son vraies? Sa réponse est catégorique: « non ». Joint au téléphone par Seneweb, le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le Travail (Act) estime que le « Coran n’est pas un jouet que nous pouvons utiliser à tord et à travers ».
Il estime que les personnes « suspectées doivent tout simplement aller devant la justice et non se mettre à jurer main sur le coran ». Qu’il s’agisse de lui, d’Aliou Sall ou de Macky Sall.
Abdoul Mbaye ajoute également que c’est « trop facile de démissionner et ensuite clamer son innocence ». Ainsi, il appelle à l’éclatement de la vérité car, pour lui, « Aliou Sall est un petit courtier qui n’a aucun pouvoir. Toute cette mise en scène est juste une stratégie pour cacher l’identité de ceux qui sont réellement derrière lui », dit-il

« Ousmane Sonko est endetté et veut tendre la main à Macky Sall pour s’acquitter de ses dettes », selon Ahmed Khalifa Sall

https://www.pressafrik.com  En conférence de presse ce mardi pour des éclairages sur le reportage de BBC, le leader du Front des alliances patriotiques n’a pas raté l’opposant Ousmane Sonko. Pour lui, Sonko est endetté et demande une aide de la part de Macky Sall, en déclarant vendredi dernier lors du rassemblement de Aar Li Nu Book, qu’il était prêt à pardonner Macky Sall et son petit frère en posant des conditions.
« Ousmane Sonko est endetté et aujourd’hui en disant qu’il est prêt à pardonner au président Sall sur la base de conditions, il est en train de lui tendre la main. Sans le dire explicitement pour se faire ainsi de l’argent et s’acquitter de ces dettes », a affirmé le religieux face aux journalistes.
Pour M. Niasse, le candidat malheureux de la présidentielle de 2019 est un « traître qui complote contre son propre  pays avec toutes ses accusations sur la personne de Aliou Sall », déclare-t-il avant de qualifier le leader du « Pastef les patriotes » de voleur et d’imposteur. « Ousmane m’a volé le nom de mon parti. Le seul patriote dans ce pays c’est moi », se définit-il.Fana CiSS

 APR : Alternance à la tête de la COJER et du Mouvement national des femmes

https://www.ferloo.com  “Le Président Macky SALL, Président de l’Alliance Pour la République (APR) vient de procéder à  des changements à la tête du Mouvement National des Femmes de l’APR et de la Convergence des Jeunesses Républicaines (Cojer)”, nous renseigne un communiqué de Monsieur Seydou Guéye, Porte-parole national de l’APR.
Madame Ndèye Sally Diop DIENG, Ministre de la Femme et de la Famille, est nommée Présidente du Mouvement National des Femmes de l’APR en remplacement de Madame Ndèye Marième Badiane, qui a présidé aux destinées dudit Mouvement depuis 2009.
Monsieur Moussa SOW, Responsable Jeune du département de Linguère, remplace Madame Thérèse Faye DIOUF qui dirigeait  la Convergence de Jeunesses Républicaines (COJER) depuis 2015.
“Ainsi, selon ledit communiqué, le Président Macky SALL leur adresse ses vifs remerciements pour les bons et loyaux services rendus  à leurs différentes structures ainsi qu’à l’Alliance Pour la République. Il salue également, leur engagement dans notre cause commune, le développement et l’émergence du Sénégal”.

Idy demande une délégation spéciale contre Aliou Sall

http://actunet.net/ La démission d’Aliou Sall hier à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) est loin d’apaiser la colère des populations et des hommes politiques. Pour beaucoup de gens, cette démission à la tête de la Cdc n’est que de la poudre aux yeux. D’autres exigent même qu’il démissionne de la tête de la mairie de Guédiawaye ou qu’il soit démis. «Nous demandons qu’Aliou Sall soit démis de toutes ses fonctions nominatives et électives. Ou bien qu’il soit démis. Et qu’on envoie une délégation spéciale à la mairie de Guédiawaye, car la population de Guédiawaye ne mérite pas un maire qui a les mains sales et lié à un scandale de 6 mille milliards», peste Modou Mané Seck. Le coordonnateur de la coalition Idy 2019 lors de la dernière présidentielle, dans la commune de Wakhinane Nimzatt, exhorte de tous ses vœux le Procureur de la République, à convoquer Aliou Sall pour l’entendre sur le dossier Pétro-Tim. «Il est inadmissible que dans un dossier qui fait 2 fois le budget du Sénégal, le Proc fait un appel à témoin pour élucider l’affaire. Nous exigeons la convocation d’Aliou Sall à la Dic dans les plus brefs délais», martèle M. Mané Seck. «Pourquoi sur les 14 contrats pétroliers que compte le Sénégal, il n’y a qu’un seul qui fait l’objet de tout ce tintamarre ?», s’interroge-t-il.

En réalité, ils rêvent de voir le Sénégal s’embraser avant le 1er baril (Marvel)

C’est incroyable la quantité d’inepties que l’on entend au Sénégal depuis quelques années au sujet du pétrole et du gaz. Les principaux auteurs sont entre autres, des opposants perdants et aigris, la partie pourrie de la société civile, des maîtres chanteurs, des activistes en quête de buzz, des cancres dont le Qi équivaut à celui d’une sandale, de pseudo journalistes et chroniqueurs en mal d’audience.
Déjà qu’ils ne pigeaient rien avant, ou avaient fini de démontrer leur mauvaise foi, le reportage de BBC est venu abrutir davantage bon nombre d’entre eux.  Pourtant ce reportage est une telle insulte à l’intelligence que l’on ne saurait par quoi commencer pour le démontrer. Le reportage dit tout et n’importe quoi sur ce que Frank Timis aurait fait de ses droits à lui sur la Licence d’Exploration. Mais pas le moindre mot sur les parts prédéfinies du Sénégal qui restent intactes à 100 %, de la Phase de RECHERCHE jusqu’à la fin de la PRODUCTION / COMMERCIALISATION du Pétrole et du Gaz découverts.
En réalité la journaliste voulait un reportage à sensations, destinés aux plus cancres des sénégalais, aux plus malhonnêtes des politiciens. Le reportage nous dit que si le Sénégal était pauvre hier, et l’est encore aujourd’hui, c’est ………. tenez-vous bien …….. à cause du pétrole dont le 1er baril sortira de terre en 2022 qui a été volé. Essayez de comprendre. Il n’en faut pas plus pour que les plus écervelés hurlent partout  « rendez-moi mes 400 000 f »
On peut le dire sans se tromper, les véritables ennemis du Sénégal, ce sont ces cancres qui abrutissent l’image du sénégalais, cette partie pourrie de la société civile qui en rajoute, ces opposants pour qui la fin justifie amplement les moyens, ces journalistes alimentaires et mercenaires. Tous prient tous les jours pour que le Sénégal brule, espérant tirer profit dans sa reconstruction.
Faut-il rappeler que le Sénégal a choisi l’option de « Contrat de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbures ».
Qui dit PARTAGE, dit 2 parties concernées ou plus, avec des droits et des obligations pour chacune des parties.
Le Sénégal sait qu’il a droit à 20 % du Pétrole ou du Gaz si l’on en trouve. Il sait aussi que dans quelques années, après remboursement des investissements assurés par l’autre partie, ce pourcentage ira jusqu’à 80 % des revenus. Ces pourcentages sont prédéfinis clairement dans des contrats qui ont été publiés. Mais les cancres et charlatans qui espéraient qu’ils ne soient pas publiés n’y font plus aucune référence.
Le Sénégal a la chance de ne pas investir un Centime dans les phases de recherche qui nécessitent pourtant des coûts monstrueux, avec 90% de risques de ne rien découvrir au bout du compte.
En cas de DECOUVERTE miraculeuse, le Sénégal n’aura non plus aucun centime à débourser dans les Phases de DEVELOPPEMENT – PRODUCTION – qui nécessitent des investissements 4 ou 5 fois plus monstrueux que durant la phase de
RECHERCHE, à savoir des milliers de Milliards sur la durée.
Il faut donc vraiment être un cancre ou être d’une tragique mauvaise foi pour :
1° Ne pas comprendre que le Sénégal avait tout intérêt à trouver des entrepreneurs ou courtiers prêts à prendre des risques d’investir des centaines de milliards dans la RECHERCHE, avec 1 chance sur 10 de succès.
2° Ne pas comprendre que le Sénégal n’a aucun intérêt à faire valoir un quelconque « Droit de Préemption » puisqu’il n’a pas ces centaines de milliards à jeter par la fenêtre quand l’entrepreneur veut faire appel à d’autres preneurs de risques
3° Ne pas comprendre qu’il est tout à fait normal que l’entrepreneur qui a investi ces milliers de milliards étalés dans le temps les récupère sur les futurs revenus du pétrole.
4° Ne pas comprendre que la plus grosse part des premiers revenus du pétrole sert d’abord à rembourser à l’entrepreneur ses investissements, et c’est le reliquat qui est partagé en guise de « Profit Oil » entre l’entrepreneur et le Sénégal qui n’a rien investi
Le pourcentage de l’entrepreneur, qui intègre le remboursement de ses investissements et son profit, sont prédéfinis dans le contrat et ses avenants, bien avant toute découverte. Le pourcentage qui reviendra au Sénégal est également prédéfini au même moment.
En quoi cela impacte le pourcentage du Sénégal si l’entrepreneur spécule bien ou mal avec les majors sur ses obligations d’investissement dans la RECHERCHE, et sur ses revenus potentiels en cas de DECOUVERTE ? L’essentiel pour le Sénégal n’est-il pas de conserver ses parts intactes et d’en faire tout l’usage qu’il décide ?
Quel est l’intérêt aujourd’hui du rapport de l’IGE qui fait tant de bruit, qui décrit Petro-Tim Ltd comme une société sans compétence technique, ni moyens financiers permettant de remplir les obligations d’EXPLORATION ? Ce constat ou les recommandations éventuelles de l’IGE n’ont-ils pas déjà été démentis par les faits au moment où certains hurlent ? Petro-Tim Ltd a non seulement levé les fonds nécessaires à la RECHERCHE, mais a aussi réussi le miracle de trouver du pétrole et du gaz 5 ans après la signature du contrat par les Wade.
On va faire quoi ? On retourne en 2012, et tous faire comme si rien n’a été découvert parce que l’IGE a dit que Petro-Tim n’en est pas capable ?
On constate simplement que les ennemis du Sénégal, qui prient tous les jours pour qu’il brule, auraient préféré que le Pétrole et le Gaz découverts restent encore enfouis des dizaines ou centaines d’années, privant le Sénégal de centaines de milliards de revenus supplémentaires par année, plutôt que Aliou Sall reçoive d’une société privée un salaire de 15 millions de CFA. C’est tout simplement répugnant.
Ils disent que BP va payer 10 Milliards de dollars à Frank Timis. Un chiffre complètement farfelu. Mais admettons que BP a effectivement décidé de se mettre en faillite pour faire plaisir à Frank Timis, en quoi les 10 Milliards de dollars qu’il offre à Frank Timis impacte le pourcentage et les revenus futurs du Sénégal ?
Ils disent que le Sénégal aurait dû percevoir des taxes dans les cessions de Petro-Tim Ltd ou de Timis Corporation à Kosmos ou à BP ou à je ne sais qui ?
Admettons qu’on soit aveugle, et ne voyons pas écrit noir sur blanc la loi qui exonère de taxes toutes les opérations effectuées durant les phases de RECHERCHE et de DEVELOPPEMENT de pétrole. Depuis quand une transaction commerciale effectuée hors du territoire sénégalais, entre 2 sociétés établies à l’étranger, est-elle quand même imposable au Sénégal ? Qu’en est-il de la règle élémentaire de territorialité ?
Admettons que finalement comme ils disent, Macky Sall aurait signé en 2012 le décret donnant effet à ce contrat signé par les Wade en 2011, simplement pour que Aliou Sall gagne 15 Millions Cfa de salaire (180 Millions Cfa par an), et 120 millions Cfa de commissions supposées versées via Agritrans.
Pourquoi Macky Sall ne s’est pas simplifié la vie en puisant ce montant de 300 Millions Cfa de ses 8 milliards de fonds politiques annuels pour donner à son frère adoré Aliou Sall ?
Par quelle magie Macky avait-il fait signer les Wade en 2011, et savait aussi que du Pétrole et du Gaz seraient découverts 5 ans après la signature du décret de Petro-Tim Ltd introduit par les Wade au Sénégal ?
Pourquoi tous ces charlatans ne publient pas une fois pour toute ces preuves qu’ils disent détenir afin que nul n’en ignore ?
Ma religion est faite. Ces politiciens pyromanes, ces écervelés de Y’en-a-marre, ces ignares (du type Birahim Seck / Baba Aidara / Pape Alé Niang / Clédor Sène / Charles Faye / ….), ces rappeurs sans cervelle, ces journalistes des milles collines, ces cancres qui répondent aux appels du Vendredi à la place de l’Obélisque,  sont en réalité les véritables ennemis du Sénégal. Ils n’aiment pas le Sénégal. Ils ne se réjouissent absolument pas que le Sénégal ait trouvé du Pétrole et du Gaz sans bourse délier. Ils ne se réjouissent pas que le Sénégal gagne au bout du compte plus de 13 Mille Milliards de CFA. Non pas du tout. Pour eux, que le Sénégal perde 13 Mille Milliards vaux mille fois mieux que le frère de Macky Sall gagne 13 Millions Cfa de salaire avec un Privé.
Que Dieu le Tout Puissant préserve le Sénégal de tels pyromanes, haineux, méchants et aigris. Les contrats ont été publiés (finalement ils s’en foutent), Aliou Sall a démissionné de Petro-Tim Sénégal (finalement ils s’en foutent), le COS Pétro6gaz a été créé (finalement ils s’en foutent), le Procureur les invite à apporter leurs preuves (finalement ils n’ont que des théories farfelues pour lui),  Aliou Sall a démissionné de la CDC (ils vont s’en foutre aussi). Ils ne veulent pas de ce pétrole tant que cela risque de rehausser le magistère de celui qu’ils haïssent tant, celui qui ne les a pas encore invités au Palais, ou qui les en a chassés.MARVELE-mail : marvel@hotmail.fr

La démission-éviction d’Aliou SALL de la Caisse des Dépôts et Consignations : Un non événement Par Seybani SOUGOU 

 « Les tyrans ont une grande connaissance des hommes. Ce ne sont pas des idiots. Ils savent exactement comment on manipule les peuples. Ils avancent jusqu’au bout, jusqu’au moment où la situation leur échappe » Emil CIORAN
La forte pression de l’opinion publique conjuguée à la mobilisation populaire exceptionnelle des sénégalais aussi bien à l’intérieur du pays avec la plateforme « Aar Li Nu Bokk » qu’au niveau international (manifestations de la diaspora en France, en Grande Bretagne…) a contraint Macky Sall à sacrifier son frère, pour tenter de desserrer l’étau autour du clan FAYE-SALL.
 Mais, ne nous y trompons pas : on est très loin du compte.
Au regard de l’effroyable carnage financier dans l’affaire PETROTIM qui porte l’empreinte de 3 prédateurs de l’économie sénégalaise (Macky Sall, Aly Ngouille N’Diaye, et Aliou Sall), la spectaculaire démission-éviction du notoire délinquant Aliou Sall est un minimum qui s’avère très insuffisant. Car, les charges sont lourdes (népotisme, prévarication, corruption passive et active, concussion, délit d’initié…), et les preuves accablantes (rapport n°94/2012 de l’IGE, publication des PV d’auditions d’AL Housseynou Wane, Directeur d’exploitation de PETROSEN, et de Mamadou Faye Directeur de PETROSEN, traçabilité du mouvement bancaire de 250 000 dollars au profit d’AGRITRANS, une société détenue par Aliou Sall « virement confirmé par El Hadj Kassé, ex porte-parole du Président qui a précisé la nature de la prestation, à savoir une consultance agricole », et confirmation du versement d’un salaire mensuel de 25000 dollars à Aliou le boulimique, sur une durée totale de 5 ans). La forfaiture abracadabrantesque (une trahison contre le peuple) dont le préjudice est évalué à des dizaines de milliards de F CFA ne saurait en aucun cas être soldée par une démission-éviction de la CDC. Aliou Sall doit renoncer à tous ses mandats de Maire de Guédiawaye, et de Président de l’Association des Maires du Sénégal, par une démission forcée comme pour la CDC (qui résulte de la pression populaire) et traduit devant une juridiction indépendante et impartiale, au même titre que ses complices, Macky Sall et Aly Ngouille N’Diaye qui relèvent de la Haute Cour de Justice (la justice sénégalaise sous Macky Sall, n’est pas crédible pour traiter cette affaire).
Au moment où les digues du régime s’effondrent de toutes parts, le camp présidentiel est désorganisé et totalement désemparé. PHARAON SALL qui se croyait invincible est désormais habité par le doute, surpris par la furie d’un peuple désabusé.
Les larmes de crocodile de son frère, Aliou Sall (un délinquant financier hors pair), dans une vaine stratégie victimaire, n’émeuvent personne. L’heure des comptes approche pour le clan FAYE-SALL. Lentement, mais sûrement.Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Scandaleux ! Aliou le prête-nom du… « SALL » coupable

Aliou a démissionné d’aucuns seraient tentés de dire : ENFIN !!! Mais ce n’est que le début de la lutte qu’ils essaient d’étouffer par tous les moyens.
D’abord pourquoi a-t-il tardé à le faire et pourquoi Macky n’a pas eu le courage de le limoger tout bonnement ?
Macky…A-t-il peur parce que Aliou est simplement un prête-nom ?
En tout état de cause il y a un mystère pas encore dévoilé. Cette caisse bien dotée qu’il gérait à la CDC sans n’avoir de compte à rendre et qui échappe au contrôle de tous les organes de l’ETAT ne pouvait passer à d’autres mains du jour au lendemain sans faire les derniers réglages, brouiller les pistes et ainsi effacer toutes traces susceptibles de nous élucider. Toutefois, ce n’est que partie remise car tôt ou tard la vérité finira par jaillir. Nous exigeons l’audit approfondi de sa gestion et partant voir s’il y a une connexion entre la CDC et la banque de Dakar.
Nous attendons aussi son limogeage au poste de Maire de Guédiawaye comme il a fait à Khalifa Sall et qu’on ne nous parle pas de poste électif car être Maire de Dakar est plus représentatif et plus prestigieux amis mais sa majesté avait choisi de le limoger en piétinant sur tous ses droits.
Je ne peux m’empêcher de décortiquer la lettre de Monsieur pétrole « Sale » qui, tout d’un coup devient un agneau et cherche à toucher nos cordes sensibles. Vous n’êtes point amnésique pour ignorer les faits récents qui se sont produits sous le magistère de votre frère. Ce n’est pas parce que votre mode de gouvernance se réduit à la CALOMNIE que vous pensez pouvoir l’utilisait aujourd’hui comme arme de défense. Je suis désolé mais vous vous en êtes déjà servi comme moyen d’accusation pour éliminer les candidats Karim et Khalifa et pour apeurer les autres alors cette carte est PERIMEE car son code a été déjà utilisé.
« Une véritable tragédie qui touche mon être en chair et en os, un homme qui éprouve des sentiments, qui a été élevé dans certaines valeurs cardinales, qui vit en société entouré de sa famille, ses amis et sympathisants. On semble malheureusement l’oublier …» Aliou dixit.
Je n’ai changé aucune virgule c’est Aliou qui parle ne vous étonnez guère. Cette personne que vous avez calomnié, accusé et jugé dans une cours d’exception au moment où il devait être traduit à la haute cours de justice qu’en dites – vous ? la CREI qui demande à l’accusé de fournir les preuves de son innocence qu’en dites –vous ?
Pensez-vous que vous êtes les seuls à jouir d’une bonne éducation, à avoir une famille, des amis et autres ?
Je crains que vous ne supportiez pas la prison car vous êtes en train de pleurer rien qu’à y penser. Malheureusement pour vous, elle sera ton passage obligé et votre demeure pour les prochaines années.
Dieu est juste c’est pourquoi au Cayor on nous apprend très tôt cette maxime qu’on a peut-être oublié de vous léguer : «  il ne faut jamais faire à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse ».
Alors nous réclamons une justice égale et par conséquent qu’on vous mette en taule avec confiscation de votre passeport (même si pour rien au monde vous n’allez franchir le seuil de l’aéroport car dans les autres pays il n’y a pas la justice mackienne) et ce, jusqu’à l’éclatement de la vérité.
Je ne vous offre même pas la présomption d’innocence comme vous avez fait aux autres et pour moi vous êtes un VOLEUR et c’est à vous de montrer que vous ne l’êtes pas je suis la CREI !!!! QU’EN DITES –VOUS ?
Aliou nous revient encore plus minable toujours dans sa lettre de démission: « le Président au-delà du même sang que nous partageons sait mieux que quiconque dans quel moule de vertu, de sagesse et d’humilité nous avons été éduqués ensemble …. »
Pour une lettre de démission, Aliou met en chômage Farba Ngom et chante lui-même ses origines, il fait semblant de bomber le torse alors que c’est la peur qui a augmenté son rythme cardiaque. Ce dont nous sommes convaincu est que ces traits de caractère ne sont ni en votre frère ni en vous si l’on se réfère sur les actes que vous posez.
Alors Monsieur pétrole  vous parlez de « caricature sans pitié » mais ici il s’agit de SCANDALE DU SIECLE et de VOL SANS SCRUPULE alors, malgré vos délires, votre monologue tel une personne en état d’ivresse, nous serons sans pitié car Macky nous a bien enseigné  seulement contrairement à lui qui accuse avant d’avoir les preuves, nous, nous vous avons pris en flagrant délit notre vol.
Bien que le gaz soit incolore et inodore, (il a été odorisé pour des raisons de sécurité) il est cependant très INFLAMMABLE c’est dire que vous avez pris feu et avec vous, votre frère le justicier qui refuse de rendre justice en sombrant dans une campagne d’intimidation ou cherchant à changer de  débat par l’intermédiaire de son Procureur particulier mais cela ne passera pas.
C’est une lutte citoyenne et votre tentative de faire croire que c’est un règlement de compte politique sera vaine. Vous avez choisi de sucer le sang de nous autre citoyen qui affronterons difficilement le quotidien, de nos enfants et nos petits-fils qui seront déshérités avant leur naissance.
Je ne répèterais jamais assez que Dieu ne regarde pas faire seulement le temps divin n’est pas celui des Hommes alors l’heure de payer vos dettes a sonné et personne ne pourra vous sauver. Macky a renié son père Abdoulaye Wade, trahi ses alliés de première et dernière heure alors sa dette est « NEGATIVE » donc il sait à quoi s’attendre en attendant si ce n’est Aliou c’est donc son frère !!!Saa kadior

Du Prytanée militaire à la CDC: Cheikh Bâ, la chevauchée fantastique d’un énarque d’exception remplace Aliou Sall

https://www.leral.net Nommé à la tête de la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID), en novembre 2014, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ est un pur produit de la maison. Avec Cheikh Bâ, la Direction générale des Impôts et des Domaines a su relever le défi avec une progression spectaculaire, en termes de mobilisation de recettes fiscales et non fiscales. Parcours d’un homme du sérail…

1er prix du Concours général de philosophie en 1984

Lauréat du 1er prix du Concours général de philosophie en 1984, Cheikh Tidiane Bâ est ce qu’on peut appeler une tête bien faite. Et depuis son stage au Centre des Services Fiscaux de Thiès en 1992, Cheikh Tidiane Bâ a gravi avec fulgurance les échelons, en étant respectivement Chef de l’Inspection 8 de Dakar Plateau 2 (1993), Chef de l’Inspection 5 de Dakar Plateau 2 (1994- 1997) et Chef de l’Inspection 2 de Dakar Plateau 1 (1997-2000).
C’est ainsi que logiquement, Cheikh Tidiane Bâ a été nommé en 2001-2002, Chef de la section « services » du Centre des Grandes Entreprises, avant de devenir en 2002-2005, le Chef du Bureau de la Fiscalité du Centre des Grandes Entreprises.
En 2005-2007, Cheikh Bâ devient le Chef du Centre des Professions Libérales en 2007- 2009, puis Chef du centre des services fiscaux de Grand-Dakar en 2009 – 2011 et Chef du Centre des Grandes Entreprises en 2011-2012.

Plus de 1 200 milliards de recettes fiscales en 2017

A partir de ce moment, sa carrière va prendre son envol puisqu’il devient le Directeur du Recouvrement en 2012-2014, puis Directeur des Services Fiscaux Spécialisés en 2014… et aujourd’hui, DG des Impôts et Domaines.
Cheikh Tidiane Bâ est donc ce qu’on peut appeler un homme du sérail. Et Cheikh Tidiane Bâ a beaucoup innové et réformé à la Direction générale des Impôts et des Domaines.
Avec Cheikh Bâ, la Direction générale des Impôts et des Domaines a su relever le défi avec une progression, en termes de mobilisation de recettes fiscales et non fiscales.
L’enfant de la Médina a impulsé comme sacerdoce, un engagement sans faille de ses services et un culte de la performance qui ont permis de passer de 800 milliards de francs Cfa en 2013 à un plus de 1 200 milliards en 2017, n’eût été la décision du Président Macky Sall de ne pas répercuter la hausse du prix du baril sur le prix de l’énergie et des hydrocarbures.
Ancien Directeur des Services Fiscaux Spécialisés (DSFS)
Cet ancien Directeur des Services Fiscaux Spécialisés (DSFS) qui est né et a grandi dans le quartier mythique de la Médina, une pépinière de dandys, est aussi un sportif dans l’âme, ancien membre du Comité directeur de la Fédération Sénégalaise de Football. Ce qui explique certainement sa jeunesse et sa bonne humeur à fleur de peau.
Rappelons que c’est à l’école primaire Médina 5 de Dakar que Cheikh Bâ fait ses humanités jusqu’au CEPE (1977), avant d’intégrer le Prytanée Militaire de St- Louis (1978), suite à un concours très sélectif.

Bac Série C, mention « Assez bien » en 1984

Au Prytanée Charles N’Tchoréré, le jeune Cheikh Bâ y réussit tour à tour le DFEM (1982) et le Bac Série C, mention « Assez bien » (1984), avant de revenir à Dakar pour entrer à l’université Cheikh Anta Diop (1985).
Auparavant, le Directeur général des Impôts et des Domaines s’était même payé le luxe d’un 1er prix de philosophie au prestigieux Concours général des meilleurs élèves du Sénégal en 1984. What else ?
A l’aise dans les lettres, Cheikh Bâ a pourtant eu paradoxalement une maîtrise es sciences économiques, option gestion, mention « assez bien » en 1989.
Toutefois, le tournant de sa carrière professionnelle a été son admission au sélectif concours d’entrée à l’ENAM devenue aujourd’hui ENA, en 1990.
Cheikh Ahmed Tidiane Bâ sera ainsi recruté en 1992 dans l’administration fiscale. Et ce fut la chevauchée fantastique d’un énarque d’exception.
Diplômé en formation en « entrepreneuriat-jeunesse de la CONFEJES (1988) et en programmation et politiques financières du FMI (2006), Cheikh Bâ a été aussi le plus jeune Directeur de la DGID (Direction générale des Impôts et des Domaines). What else ?

Aliou Sow à Aliou Sall: «Ma pitié est pour la mère de Khalifa Sall»

Je n’ai ni père ni mère encore moins de grand frère ou de grande soeur et je suis trahi, insulté et combattu par des gens qui me doivent pourtant beaucoup en politique et dans la vie tout court.
Des gens qui ne connaissent rien de ma vie encore moins de mon parcours, de mes efforts, de mes profondes blessures ou de mon mérite me traînent dans la boue au quotidien. Tout celà à cause de la politique. On me juge en fonction de mes choix politiques qui arrangent ou pas mes amis ou mes détracteurs. Rien d’objectif en général. Des minables qui n’ont pu rien faire de leur vie me donnent des leçons.
J’ai géré des milliards pendant une décennie et pourtant mes pires ennemis n’ont jamais eu l’occasion de rattacher ma personne à certaines collusions cupides. Même à 25 ans (pendant que les fonctionnaires sénégalais les mieux payés gagnaient à peine 500.000 F CFA dans les années 2000) mon cumul mensuel tournait autour du million. Il a été doublé, triplé, quadruplé et même connu plus. Je n’ai eu aucun poste politique, étatique, administratif ou un contrat de consultance par le canal ou avec l’appui d’un membre même éloigné de ma famille.
Ceux qui m’ont parrainé ont leurs raisons et je me suis toujours employé à mériter leur soutien au point parfois de me sacrifier à leur place sans jamais leur accorder la place de DIEU dans le déroulement de mon destin. Et c’est pourquoi tout parrain, parent ou ami qui tente d’outrepasser les limites de la compétence humaine dans mon destin ou de me réduire à un suiviste m’a vu en face de lui l’affronter ouvertement et fermement. Celà m’a valu d’être traité de traître ou d’opportuniste.
Plusieurs fois victime, j’ai été traité comme le bourreau. Mes résultats académiques du CI au doctorat d’État en passant par le doctorat de troisième cycle et professionnels bien mérités et rarement égalés pour les connaisseurs honnêtes sont relativisés s’ils ne sont pas « politisés ». Quoi de plus frustrant? Et pourtant j’en rigole, car je sais ce que je vaux et qui suis-je.
J’ai très tôt compris qu’en politique, on se bat au lieu de se plaindre.
Si les riches et puissants de la société se plaignent que doivent faire les millions de pauvres qui pensent à leurs repas du lendemain et l’achat compromis de leur ordonnance anti-douleur de 3000 F CFA ?
IL FAUT SE BATTRE ET NON SE PLAINDRE.
CHERCHER À SUSCITER LA PITIÉ EST LE PIRE DESHONNEUR.
Ma foi en Dieu et l’idée que je me suis très tôt fait de moi-même et de mon destin m’ont permis d’affronter toutes les formes de cupidité humaine sans jamais jurer publiquement sur le Saint Coran. Je demande à Allah de me départager avec mes contempteurs et je me bats. Je prie seul et j’avance.
C’est c’est force qui m’a permis de laisser un journaliste très bavard écrire plus de 100 articles mensongers avec appel à la UNE en un an sur moi sans jamais l’appeler ni porter plainte mais organiser une seule riposte qui l’avait bien calmé pendant un bon bout de temps.
IL FAUT SE BATTRE DANS LA VIE.
Le peuple a assez de personnes très malheureuses qui méritent amplement sa pitié et sa solidarité agissante sincère et non calculée.
Ma pitié est pour les enfants de la rue.
Ma pitié est pour les prisonniers sans jugement depuis plusieurs années.
Ma pitié est pour les étudiants orphelins non boursiers et sans familles d’accueil dans leurs villes d’études.
Ma pitié est pour les blessés de guerre handicapés pour toujours.
Ma pitié est pour les malades sans suivi médical.
Ma pitié est pour le père de famille qui n’aura ni habits neufs encore moins de mouton de tabaski pour ses enfants.
Ma pitié est pour la mère de Khalifa SALL.
Ma pitié est pour la pauvre Mbayang Diop qui risque d être exécutée en Arabie Saoudite.
Ma pitié est pour le Président WADE (pardon il n’aime pas faire pitié ) qui a 93 ans et n’a pas le privilège de partager le repas de dimanche avec ses 2 enfants et ses petits enfants dans ce Sénégal qu’il a tout donné.
Ma pitié est pour mes concitoyens des villages Sénégalais sans eau ni électricité encore moins de poste de santé qui attendent les premières pluies avec la peur au ventre.
Elle n’est au service d’aucun plan de communication d’un homme ou d’une femme assez puissant pour se doter d’une armée de courtisans dont certains furent les miens.
Je ne suis pas de ceux là dont le coeur ne bat que pour les puissants.
Je suis un rural. Je sais aimer les pauvres au coeur pur sans avoir l’aigreur de ceux qui haïssent tous les puissants ou nantis. Je sais les aimer aussi. S’ils sont aimables et pas cupides. VIVRE C’EST LUTTER

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 25/06/2019

Aliou Sall jure sur le Saint Coran pour laver son honneur

Sa note de démission de la CDC n’a pas suffi au maire de Guédiawaye qui veut, coûte que coûte, laver son honneur. Une fois chez lui, Aliou Sall a fait une déclaration dans laquelle il jure en tant que musulman sur le Saint Coran qu’il n’a reçu aucun franc venant de Timis Corporation via Agritrans. «Il n’y a jamais eu d’argent venant de Timis Corporation envoyé dans les comptes d’Agritrans», a-t-il juré. Toujours, selon lui, on l’accuse également d’avoir des actions dans les sociétés pétrolières établies au Sénégal. Il jure encore n’avoir aucun pourcentage dans les actions des sociétés pétrolières établies au Sénégal ou dans toute autre société dans le monde exploitant du pétrole ou du gaz. Aliou Sall a également profité de l’occasion pour dire qu’il n’est pas actionnaire de la Banque de Dakar (BDK), ni propriétaire ou représentant de son frère Macky Sall, comme le prétendent leurs détracteurs. A ses détracteurs de faire de même désormais ou alors attendre ce que va révéler l’enquête de Serigne Bassirou Guèye.

Abdoul Mbaye à la Dic, mercredi

L’ancien Premier ministre est très enthousiaste pour apporter sa contribution dans l’éclatement de la vérité dans l’affaire PetroTim. Lui, qui avait saisi le président de la République d’une lettre pour réclamer l’ouverture d’une enquête sur les contrats pétroliers et gaziers, sera demain devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). Le chef de la Dic a répondu favorablement à sa requête. Abdoul Mbaye fera ainsi son témoignage auprès des enquêteurs mercredi à 10h.

Pr Mary Teuw Niane reprend la craie Coucou !

Revoilà l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Mary Teuw Niane. Le mathématicien a repris le chemin des amphis pour partager son savoir avec les étudiants. Pr Mary Teuw Niane a démarré hier, à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), le cours de deuxième année de Master de mathématiques intitulé : contrôlabilité exacte des systèmes distribués. A l’en croire, il s’agit de montrer comment il est possible d’agir sur des systèmes en évolution pour leur faire adopter un comportement donné en un temps choisi»

La justice ordonne un procès à Paris contre Lamine Diack

Des juges d’instruction parisiens viennent d’ordonner un procès contre l’ex-patron de l’athlétisme mondial(IAAF), le Sénégalais Lamine Diack, et son fils Papa Massata Diack, soupçonnés d’être au cœur d’un système de corruption pour couvrir des cas de dopage d’athlètes russes, a appris l’Afp de sources concordantes. Celui qui fut l’influent président de la Fédération internationale d’athlétisme entre 1999 et 2015, devra répondre de «corruption active et passive», «abus de confiance» et «blanchiment en bande organisée» devant le tribunal correctionnel de Paris. Le procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois. Au terme de vastes investigations, un trio de juges menés par Renaud Van Ruymbeke a signé le 19 juin son ordonnance de renvoi conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF), selon des sources proches du dossier. Initiée en 2015 par le PNF, cette enquête aux ramifications internationales a exploré tous les recoins d’un pacte de corruption présumé, sur fond de dopage institutionnel en Russie : Lamine Diack.

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