Edition du soir de la Revue de presse du lundi 24 juin 2019

Edition du soir de la Revue de presse du lundi 24 juin 2019
Edition du soir de la Revue de presse du lundi 24 juin 2019

Qui voudrait d’une monnaie de singe? Par Madiambal Diagne

Est-il sérieux de battre une monnaie commune sans définir et faire respecter scrupuleusement des critères de convergence ? Peut-on se montrer aussi léger avec la création d’une monnaie ?

On annonce, pour l’année prochaine, la naissance de la monnaie unique des pays membres de l’espace de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La monnaie portera en 2020 le nom «Eco». On en connait un groupe bancaire de la sous-région qui se paiera un grand coup de pub gratis. Mais plus sérieusement, une devise unique est l’aboutissement d’une intégration économique et présente de réels avantages. Il reste à savoir si l’échéance annoncée sera respectée et le cas échant, dans quelles conditions la monnaie de la Cedeao sera introduite dans les circuits économiques.

La question de la création d’une monnaie commune aux quinze pays membres de la Cedeao était devenue une arlésienne. En 2000, la monnaie était annoncée dans un premier temps pour l’année 2009. Un groupe interministériel avait été mis en place qui, très vite, constatera les difficultés à surmonter, les obstacles sur le chemin de la création de la monnaie commune. Une autre échéance avait été lancée pour janvier 2015. A un an de la date fatidique, les autorités de la Cedeao décidèrent de suspendre le projet car, «les conditions n’étaient pas encore réunies pour mettre en place la monnaie commune». Le projet était «au point mort». Il reste que le schéma préconisé était d’aboutir à la fusion de deux zones monétaires, la Zone monétaire ouest-africaine, autour principalement du Nigeria et du Ghana, initiatrice du projet et utilisatrice de monnaies nationales pour chacun de ses pays donnés pour membres, et l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) utilisatrice du franc Cfa. La première zone (Nigeria et ses satellites) n’a pas fonctionné, comme la zone Uemoa, et n’a pas réussi une politique d’intégration économique ou monétaire.

Aujourd’hui, les pays de la Cedeao ne semblent pas vouloir s’attarder sur les carences et décident malgré tout, d’aller à l’étape supérieure, et mettre en place la monnaie «Eco». Une politique de l’autruche en quelque sorte. Est-il sérieux de battre une monnaie commune sans définir et faire respecter scrupuleusement des critères de convergence ?

Qui osera faire une objection ?

Le 29 juin prochain à Abuja (Nigeria), les chefs d’Etats de la Cedeao auront à leur agenda la question de la création, pour l’année 2020, de la monnaie commune. Le comité interministériel réuni la semaine dernière à Abidjan (Côte d’Ivoire) en a fait la prescription. On peut augurer qu’il ne se trouvera pas beaucoup de chefs d’Etat qui exprimeront des réserves, pour ne pas dire des inquiétudes ou une opposition au projet. Tout le monde voudrait parler «politiquement correct», c’est-à-dire éviter d’apparaître comme un obstacle à l’intégration africaine. Personne ne voudra porter la responsabilité d’être mis au ban de la communauté pour cause de manque de sentiment panafricaniste ou de volonté d’intégration régionale africaine. Personne ne voudra apparaître comme étant le support de supposés intérêts étrangers à l’Afrique.

Les chefs d’Etat risquent ainsi de donner leur onction à un projet que tout le monde sait prématuré, tant les conditions préalables et nécessaires à sa réussite ne sont pas encore satisfaites. «L’Eco» risquera en effet de se révéler comme une monnaie de singe, à l’instar de la plupart des monnaies en cours dans bien des pays africains.

L’«Eco» ne sera arrimé à aucune monnaie. Un attribut de souveraineté, peut-on dire.

«Le régime de change sera flexible avec un ciblage de l’inflation globale comme cadre de politique monétaire», comme le préconise le rapport soumis aux chefs d’Etat par le comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales, adopté lors de la réunion tenue à Abidjan les 17 et 18 juin 2019. Seulement, quels mécanismes opérants peuvent être mis en place, en l’espace d’une année, pour satisfaire une feuille de route dans un espace où les économies sont on ne peut plus disparates ? Si on prend par exemple le seul critère du taux d’inflation, indispensable pour juger de la qualité d’une monnaie, on constatera que les pays de la Zone Uemoa ont pu, depuis plusieurs décennies, définir des critères de convergence pour juguler le taux d’inflation à moins de 3% alors que des pays comme le Ghana, le Liberia, la Sierra *-Leone, la Guinée ou même le Nigeria, sont parfois à des taux d’inflation à deux chiffres.

Les Etats de la Cedeao devront mettre en œuvre une sorte de «feuille de route», des mesures et des réformes pour s’acheminer vers une convergence macro

économique, qui conditionnera la création d’une monnaie unique crédible. «Les pays

ont jusqu’au 29 octobre 2019 pour transmettre à la Commission de la Cedeao leurs programmes pluriannuels de convergence pour la période 2020-2024.» La charrue avant les bœufs. Malgré tout, on va présumer que tout se passera bien et donc on

décide de lancer une monnaie commune. Quelle désinvolture, pour ne pas dire quel

manque de sérieux ? Peut-on se montrer aussi léger avec la création d’une monnaie?

L’année dernière, la Commission de la Cedeao disait que l’échéance de 2020 ne

pourrait être respectée, du fait entre autres de la récession économique de pays

comme le Ghana, le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Les perspectives économiques de

l’année 2019 n’autorisent guère plus d’optimisme sur les performances macroéconomiques de ces pays.

Ne pas lâcher la proie pour l’ombre

 Dans ces conditions, le projet de création de la monnaie «Eco» est parti pour échouer fatalement et la monnaie sera comme ces différentes monnaies africaines qui se déprécient à longueur de journées et d’années, jusqu’à ce que les transactions se passent dans la monnaie d’un autre pays. Peut-on s’amuser avec la création d’une monnaie ? Le plus drôle est qu’on assiste à un marché de dupes. Les pays de l’espace Uemoa restaient attachés à l’arrimage à l’Euro, suivis dans une telle position par le Cap-Vert, dont la monnaie «Escudo» obéit pratiquement aux mêmes règles que le franc Cfa, tandis que le Nigeria exigeait des pays de la zone franc une déconnexion avec l’Euro. Le Nigeria vient de lever sa réserve, apprend-on de la bouche de Adama Koné, ministre des Finances de la Côte d’Ivoire. L’année dernière à Accra, dépité, le chef de l’Etat du Nigeria, Muhammadu Buhari, fustigeait la «non-préparation de certains Etats au processus de création de la monnaie unique et la mauvaise articulation des étapes à venir». Qu’est-ce qui a changé entre-temps ? La stratégie semble être de tout accepter jusqu’à la création de la monnaie, et après on verra. Le Nigeria, mastodonte démographique et économique de l’espace Cedeao, va donner et imposer ses choix de politiques économiques et monétaires. Pourtant, c’est un secret de polichinelle que les opérateurs économiques du Nigeria et du Ghana utilisent le franc Cfa pour sécuriser leurs transactions. La pratique est telle que des coupures en franc Cfa arrivent à manquer parce que thésaurisées par les commerçants nigérians. De toute façon, l’expérience enseigne que le Nigeria ne constitue nullement le meilleur exemple dans aucun domaine de gouvernance publique.

Quelles seront les règles de gouvernance de la future banque centrale de la Cedeao ? Va-t-on hériter des turpitudes, par exemple, du Nigeria ou du Liberia ou de la Guinée, avec des scandales récurrents mettant en cause les plus hautes autorités de leurs banques centrales respectives ? Dans ces pays, la gouvernance des banques centrales demeure tributaire des aléas politiques. La planche à billets tourne dans de nombreux pays, au gré des humeurs du chef de l’Etat. Qui aura l’altruisme de faire jouer une péréquation avec des pays et des populations qui s’astreignent des efforts de bonne gouvernance et de discipline budgétaire au moment où d’autres font comme ils veulent ? Le taux de croissance dans l’espace Uemoa est projeté à plus de 6% en 2019 alors que le taux global dans l’espace Cedeao est projeté avec un optimisme béat à 3,4%. «Les économies de la région sont impactées en permanence par les chocs extérieurs et le défi sécuritaire reste entier. De nombreux pays ont une balance commerciale courante déficitaire, qui pèse sur les réserves extérieures de leurs banques centrales et surtout qui fragilise les taux de change avec les devises de références mondiales. Dans la région, le déficit budgétaire élevé de certains pays membres a une incidence sur leurs dettes publiques.» Qui pour contrôler les propensions du Ghana à des endettements tirés de fonds vautours ? Là où l’Uemoa veille sur des critères de convergence pour les niveaux d’endettement. Qui aura le pouvoir d’empêcher que des conteneurs de billets de banque ne disparaissent plus dans la nature comme ce fut le cas au Liberia et au Nigeria ? Qui pour empêcher la banque centrale de Guinée de déposer ses «cash» en devises dans des banques commerciales à Dubaï ? On voit bien que rien n’est prêt pour lancer l’«Eco» en 2020. Va-t-on encore une fois de plus, lancer un projet africain qui va échouer et poursuivre d’accréditer l’idée d’un manque de sérieux et de rigueur ? Il s’avère plus raisonnable de ne pas lâcher la proie (le franc Cfa) pour l’ombre (l’Eco).

LE DILEMME À TROIS SCÉNARIOS DE SERIGNE MBAYE THIAM

LeTemoin-La Société des Eaux du Sénégal (SDE) doit officiellement plier bagages ce 30 juin 2019, alors que le nouvel acquéreur, la multinationale française, Suez n’est pas encore prêt pour s’installer

La Société des Eaux du Sénégal (SDE) doit officiellement plier bagages ce 30 juin 2019, alors que le nouvel acquéreur, la multinationale française, Suez n’est pas encore prêt pour s’installer. Du coup, une période de transition est incontournable. Elle ne peut que se faire avec la SDE. Or des faucons, tapis aussi bien au ministère de l’Eau qu’à la Sones, ne veulent plus voir en peinture la SDE. Ce alors pourtant que tout le monde sait qu’une transition avec la SDE aux commandes est incontournable. Un troisième schéma, c’est de placer la SDE sous administration provisoire. D’où un inconfort énorme pour Serigne Mbaye THIAM qui doit décider très rapidement.

Le ministre de l’Eau doit trancher rapidement un tel dilemme pour garantir la continuité du service public de l’eau au Sénégal. Il est clair que Serigne Mbaye Thiam n’aurait jamais aimé nager dans un dossier qui lui est totalement étranger. Et dans lequel il tombe comme un cheveu dans la soupe. Seulement voilà, la logique républicaine et la continuité de l’Etat font que l’homme ne peut guère fuir ses responsabilités face à un processus inédit de dévolution du marché de la gestion urbaine de l’eau au Sénégal. La nouvelle donne donnée en primeur par nos confrères de Source A ce samedi, c’est que le contrat de la SDE pourrait être prorogé pour 4 à 6 mois.

Toutefois, il ne faudrait pas voir dans cette mesure, au cas où elle serait effectivement prise, un cadeau de l’Etat à la SDE. « Ce n’est guère cela puisque la prorogation annoncée pour la SDE a été une fuite organisée par des faucons du ministère de l’Eau et de la Sones qui ne veulent qu’une chose, c’est que la SDE débarrasse le plancher le 30 juin prochain » indique une source très au fait du dossier. D’autant que rien n’a encore été décidé, selon notre interlocutrice. Laquelle est confortée dans cette position par le ministre de l’Eau Serigne Mbaye Thiam. Selon qui le gouvernement — donc ses services — travaillent actuellement sur trois hypothèses.

La première, consisterait à signer un nouvel avenant avec la SDE pour une durée de quatre à six mois afin de permettre que la passation entre le nouveau fermier et l’ancien se fasse dans les règles de l’art. La seconde se traduirait par l’installation anticipée de Suez dès ce 1er juillet. La dernière hypothèse étudiée, c’est la mise sous administration provisoire de la SDE. Si on en est arrivé à cette situation embarrassante, selon Serigne Mbaye Thiam qui s’exprimait à travers les ondes de la RFM ce samedi, c’est parce que qu’« il se trouve qu’avec les recours qu’on a eus, la procédure s’est définitivement terminée par une décision de l’Armp du 29 mai 2019 qui a été notifiée au ministère de l’Eau et de l’Assainissement, le 14 juin 2019. Donc, on était à 16 jours de la fin de l’avenant numéro 9 qui devait expirer le 30 juin 2019. Face à cette situation, l’Etat du Sénégal est en train d’étudier 3 options ». D’abord, il s’agit de demander à Suez, de s’installer de façon anticipée.

La seconde option, c’est que l’Etat du Sénégal administre de façon provisoire la Sde. Ou alors que le contrat de la Sde soit prorogé de 4 à 6 mois. Et de préciser : « Donc, aucune décision n’est encore prise, nous sommes, y compris pendant ce week-end, en train d’étudier ces options. Et au plus tard, dans la semaine qui vient, une décision sera prise ». Le dilemme, c’est le fait que le ministre est appelé à départager deux camps de son entourage (ministère et Sones). Le premier camp, celui des faucons veut que le ministre choisisse les deux dernières hypothèses (installation de Suez le 1er juillet ou l’administration par la tutelle). « Seulement ces deux thèses ne sont guère opérationnelles. Suez n’est pas prête à s’installer le 1er juillet. Elle ne peut pas le faire tant qu’elle n’est pas accompagnée par la SDE. Ce qui est même prévu par le contrat de 2018 qui stipule une période de transition de 4 à 6 mois et un accompagnement entre le nouvel acquéreur et l’ancien. D’ailleurs même si la SDE avait gagné le marché, elle allait créer une nouvelle société » souligne notre source.

Selon cette dernière, la dernière hypothèse, celle de l’administration par la tutelle, est totalement impensable. « Vous voyez des gendarmes ou militaires débarquer dans les locaux de la SDE et dire au personnel en place que ce sont eux les nouveaux dirigeants. Une manière maladroite d’installer l’instabilité dans le secteur hyper important pour la continuité du service public de l’eau au Sénégal. Et pourtant dans l’entourage du ministre, il y a gens qui poussent à une telle perspective » déplore notre source. L’autre camp, plus raisonnable, prône la prorogation du contrat de la SDE pour une période de 4 à 6 mois. « La solution la plus prudente, c’est de proroger le contrat de la SDE qui pourrait ainsi accompagner le nouvel acquéreur à pouvoir s’installer en douceur. Il est clair que sans la SDE, cette transition ne pourrait se faire convenablement. Suez ne peut pas débarquer le 1er juillet et commencer à fournir de l’eau aux populations urbaines. Ce n’est pas possible. On doit pouvoir éviter de braquer inutilement le personnel » argumente la source.

L’Etat s’est mis dans une situation inconfortable

Dans certains milieux, l’on rit sous cape de la situation dans laquelle s’est mis l’Etat. Un dossier qui continue à intriguer plus d’un puisque ce cas unique où le mieux disant, en l’occurrence la SDE qui avait proposé comme prix exploitant 286,9 FCFA le mètre cube d’eau, contre 298,5 et 366,3 pour ses concurrentes, respectivement Suez et Veolia, a été écarté du marché. Le conseil d’administration de la Sénégalaise des eaux (SDE) a décidé de saisir la Cour suprême suite au rejet de son recours par le Comité de règlement des différends de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) concernant l’attribution du contrat d’affermage de la gestion de l’hydraulique urbaine et périurbaine au groupe français Suez. ’’Nous avons désigné un cabinet d’avocats pour saisir la Cour suprême en vue de rétablir la Sénégalaise des eaux dans ses droits’’, a annoncé le président du conseil d’administration de la SDE, Mansour Cama, mercredi dernier. Selon lui, la SDE est plus que jamais convaincue qu’elle est en train d’être ’’spoliée de sa victoire’’. Le PCA de la Sénégalaise des eaux a soutenu que ’’cette différence sur les prix entre Suez et la SDE pourrait représenter un manque à gagner pour l’Etat d’un montant de quelque 42 milliards de FCFA pendant les 15 ans que doit durer le contrat ». L’on continue de s’étonner du processus conduit par l’ancien ministre de l’Hydraulique Mansour Faye, alias « Sora-les bennes-tasseuses ». «Cela a commencé depuis décembre 2016, un processus qui a duré presque pendant 3 ans.

Entre l’ouverture des offres financières, le 1er juin 2018, et l’attribution définitive intervenue le 22 mai 2019 et rendue publique en juin 2019, le processus a duré une année. Inédit. Il est clair qu’il a été mal conduit, vicié depuis le départ et partial comme l’a souligné le président du Conseil d’administration Mansour Kama mercredi dernier » explique notre interlocutrice. Cette dernière ironise en indiquant qu’« en 1996 lorsqu’il s’était agi de confier la gestion urbaine de l’eau à la SDE, la procédure avait été bouclée en 3 semaines ! Pourtant à l’époque on était, en matière d’informatique notamment, à l’âge de la pierre taillée. C’est comme durant le Moyen-Age où, pour aller à La Mecque, il fallait des années, aujourd’hui pour se rendre dans la même destination, on n’a besoin que de 10 h de vol tout au plus. Si maintenant en 2019, au moment où l’informatique et la technologie ont atteint des niveaux de développement insoupçonnés, l’on met 52 semaines pour passer un marché, cela pose un grand problème. Au finish, l’Etat se reproche quelque chose dans ce dossier. Le temps et l’avenir sont les meilleurs baromètres de la réponse à ce dossier nébuleux ». Abdou Karim DIARRA

LA ZLECA : « UN SAUT QUALITATIF’’, SELON MACKY SALL

Dakar, 24 juin (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall dit considérer le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) comme « un saut qualitatif et une nouvelle dynamique apportée à l’intégration africaine telle que voulue par les pères fondateurs à travers notamment la prise en charge effective des aspirations et des attentes’’ des populations du continent.

‘’Le lancement de la ZLECA constitue assurément un saut qualitatif et une nouvelle dynamique apportée à l’intégration africaine notamment par la prise en charge effective des aspirations et des attentes de nos populations en particulier les femmes et les jeunes’’, a-t-il déclaré.

Macky Sall s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum régional sur le commerce pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), conjointement avec l’Union européenne (UE) et la Commission de l’Union africaine (UA).

‘’La ZLECA en marche : approfondir l’intégration africaine pour un continent prospère’’, est le thème de cette rencontre destinée aux pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

‘’Le thème retenu est déterminant pour l’avenir de notre continent qui se doit de porter son intégration à un niveau jamais égalé’’, a souligné le président de la République, Macky Sall.

A cet égard, il a souligné que « le processus de mise en place de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECA), matérialise à bien des égards, l’ambition des pères fondateurs qui a conduit en 1963, à la création de l’Organisation de l’unité africaine’’, OUA.

Selon le chef de l’Etat, avec cet accord, la ZLECA va former, de part sa taille, le marché commun le plus vaste dans les annales du commerce international depuis ses balbutiements, de 1947 à nos jours.

A l’en croire, l’Afrique, objet depuis longtemps de superlatifs peu flatteurs, peut aujourd’hui se féliciter d’avoir posé des jalons majeurs dans la mise en place de cet espace commercial intégré à l’échelle du continent.

L’objectif, a-t-il dit, c’est de faire de la ZLECA, un puissant vecteur d’intégration économique et politique, conformément à la vision de l’Agenda 20-63.

‘’Il s’agira objectivement de passer de l’accord à la mise en œuvre immédiate à partir de Niamey au mois de juillet (…) en élimant les barrières tarifaires et non tarifaires’’, a-t-il fait savoir.

L’accord portant création de la ZLECA a été signé le 21 mars 2018, par 44 Etats membres de l’UA à Kigali, au Rwanda. Depuis lors, huit autres Etats membres ont également signé l’accord et vingt-trois l’ont ratifié, dont vingt-deux ont déjà déposé leurs instruments de ratification.

Ainsi, la ZLECA, entrée en vigueur le 30 mai 2019, devrait procurer toute une série d’avantages en termes de développement socioéconomique en favorisant la création d’échanges, la transformation structurelle, l’emploi productif et la réduction de la pauvreté.

‘’Dans l’histoire de l’intégration régionale, une telle célérité, assimilée d’ailleurs à une démarche appelée ici fast-track, est plus que louable’’, a souligné Macky Sall, martelant qu’une ‘’telle célérité n’a jamais été connue dans les annales de l’Union africaine’’.

Selon lui, cela démontre que tous les acteurs souhaitent ardemment être au cœur des processus qui engagent leur destinée. ‘’C’est d’ailleurs le sens qu’il faut donner à la volonté des chefs d ’Etat et de gouvernement de l’UA qui se sont engagés à promouvoir l’appropriation de l’accord auprès de leurs compatriotes’’, a-t-il estimé MK/ASG

MACKY SALL PRÔNE DES RUPTURES POUR LE SUCCÈS DE LA ZLECA

Dakar, 24 juin (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a souligné lundi l’urgence pour les acteurs concernés d’opérer des ruptures à tous les niveaux pour réussir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

‘’Pour réussir la mise en œuvre du marché commun, il urge d’opérer des ruptures, d’abord au niveau des Etats, ensuite au sein des communautés économiques régionales et enfin au niveau continental’’, a-t-il déclaré.

Macky Sall s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum régional sur le commerce pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), conjointement avec l’Union européenne (UE) et la Commission de l’Union africaine (UA).

‘’[Pour] ce qui concerne les Etats, nous devons poursuivre nos efforts pour la dématérialisation des procédures. Sinon, on va perdre du temps, on va parler de ZLECA, on va signer les accords et les mauvaises pratiques vont plomber toute la volonté continentale’’, a-t-il prévenu.

Selon Macky Sall, ‘’il faut donc déjà, au niveau de chaque Etat, que les réformes soient engagées pour fluidifier les échanges’’.

Pour ce faire, ‘’il faut aussi que les Etats travaillent à renforcer les infrastructures de communication tels que les routes, les chemins de fer ainsi que les ports’’, lesquels, a-t-il dit, ‘’sont les préalables à toute activité commerciale fluide’’.

 ‘’Avec la ZLECA, il faudra changer de paradigmes et ancrer résolument les activités économiques et leur régulation vers des standards de qualité et de compétitivité’’, a martelé Macky Sall.

A l’en croire, il s’agit là de véritables défis mais qui sont à portée de toutes les parties prenantes de l’accord portant création de la ZLECA, signé le 21 mars 2018, par 44 Etats membres de l’UA à Kigali, au Rwanda. Depuis lors, huit autres Etats membres ont également signé l’accord et vingt-trois l’ont ratifié, dont vingt-deux ont déjà déposé leurs instruments de ratification.

La démarche, a-t-il dit, ‘’pourrait passer par un dispositif institutionnel et technique pertinent qui s’imposerait à toutes les parties prenantes à la ZLECA et qui puisse prévoir l’application des meilleures pratiques d’efficacité, d’efficience, de transparence et de suivi-évaluation de nos politiques commerciales portées dorénavant pour l’essentiel par la ZLECA’’.

D’après lui, une telle préoccupation ‘’a été prise en compte par la CEA dans le cadre de son programme de renforcement des capacités des Etats membres dans la mise en œuvre de la ZLECA’’.

Il a par ailleurs exhorté les participants à ce forum à enrichir au besoin, dans le cadre de leurs discussions techniques, les modalités d’opérationnalision de la ZLECA.

‘’J’engage mon gouvernement à examiner avec la plus grande attention, les conclusions et recommandations issues de vos travaux. Je n’ai nul doute que votre réflexion, constituera une source d’inspiration ainsi qu’une motivation supplémentaire pour relever le défi de l’intégration et réussir le marché commun’’, a-t-il conclu.MK/ASG

Hausse des prix des produits du groupe «alimentation-boisson-tabac» et «énergie et lubrifiant» en Avril

https://www.lejecos.com En Avril 2019, indique la « Note sur les indices mensuels des prix du Commerce Extérieur » de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), les prix des produits du groupe « alimentation-boisson-tabac » et « énergie et lubrifiant » ont connus des hausses en rythme mensuel.

Selon l’Ansd, l’appréciation des prix des produits du groupe « alimentation-boisson-tabac » en variation mensuelle (+7,4%) est liée essentiellement à celle des prix des poissons frais (+23,1%), des conserves de poissons (+20,6%) et des extraits de malt et préparations alimentaires (+9,5%). En revanche, le repli des prix des poissons réfrigérés (-6,9%) a modéré cette remontée. Par rapport à avril 2018, les prix des produits du groupe ont chuté de 4,1%. Sur les quatre premiers mois de 2019, ils ont progressé de 1,1%, par rapport à ceux de la période correspondante de 2018.

Quant aux prix des produits du groupe « énergie et lubrifiant » , le renchérissement en rythme mensuel (+12,1%) est consécutif à celui de son unique composante, le pétrole raffiné. Comparés à avril 2018, les prix de ce produit ont enregistré une baisse de 15,8%. Sur les quatre premiers mois de 2019, ils ont régressé de 0,9%, par rapport à ceux de la période correspondante de 2018.Ibrahima Diop

FATICK : 2000 HECTARES DE LA MANGROVE DU DELTA DU SALOUM ONT DISPARU (ACTEUR)

Mbam, (Foundiougne), 24 juin (APS) – La Réserve de biosphère du Delta du Saloum a, au cours de ces dernières années, perdu 2000 hectares de son écosystème de mangrove du fait de multiples agressions principalement causées par l’action de l’homme, a déploré lundi le chef du Bureau Foundiougne de Wetlands, Mamadou Diouf.
’’D’une superficie de 55 000 hectares, le Delta du Saloum, a, au cours de ces dernières années, perdu 2000 hectares de son écosystème de mangrove du fait de plusieurs actions anthropiques principalement’’, a indiqué M. Diouf.
Il s’entretenait avec des journalistes en marge des travaux d’évaluation des plans d’actions de 27 clubs environnement sélectionnés dans le cadre du Programme Mangrove capital Africa, un programme d’enseignement et de formation des élèves sur l’importance de la mangrove.
’’Ces pertes malheureusement, a-t-il déploré, ne vont pas s’arrêter puisque les menaces sont encore là, avec l’action anthropique caractérisée par des coupes de bois, mais également par les infrastructures, comme les routes, les ponts, et le port de Foundiougne qui se développent’’.
’’Nous avons aussi l’exploitation pétrolière en vue avec la plateforme de Sangomar qui va se développer dans cette zone où nous avons des Aires marines protégées (AMP)’’, a-t-il ajouté.
Selon lui, ‘’cette option constitue également une menace même si on n’a pas une exactitude des effets que cela va poser’’. ‘’En tout cas, avertit-il, il y a des risques à la préservation de cet écosystème très important pour les générations futures’’.
Outre l’éducation environnementale initiée avec les clubs environnement de certaines écoles, dans le cadre d’un partenariat avec l’Inspection d’académie (IA) de Fatick, M. Diouf a indiqué que pour préserver cet écosystème marin, Wetlands a développé des actions alternatives avec les populations locales pour réduire la pression sur l’écosystème de la mangrove.
Les actions alternatives mises en oeuvre portent sur ‘’des activités pourvoyeuses de revenus comme l’élevage d’huitres, la formation et la sensibilisation de parlementaires mais aussi des paquets d’activités et de préservation de l’écosystème marin’’.
M. Diouf a rappelé que la mangrove, en dehors des fonctions économiques, joue aussi la fonction de régulation naturelle comme la séquestration du carbone, plus que les forêts continentales.AB/MD/OID

Ces contraintes qui pèsent sur la fiscalité de notre pays selon le ministère du Pétrole et des Énergies

https://www.dakaractu.com La fiscalité a été ce lundi 24 juin 2019, au cœur d’une rencontre internationale à Dakar. À la cérémonie officielle d’ouverture de la 6e édition de l’Académie internationale sur la justice fiscale (Aijf) où il a représenté le ministre du Pétrole et de l’Énergie, Abdoulaye Dia, Directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Énergies, a précisé que la fiscalité occupait une place importante dans le financement du développement en ce sens qu’elle mobilise et rapporte plus de 80% des recettes du budget national.

Malgré toutes les réformes enregistrées dans notre pays, des contraintes subsistent et pèsent encore sur la fiscalité de notre pays’’. Des contraintes qu’il a bien listées dans son discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture de l’Académie internationale sur la justice fiscale (Aijf).

Occasion qu’il a cependant mise à profit pour préciser que la ‘’fiscalité ne devrait pas être pour autant un frein au développement et à l’investissement productif ni être déséquilibré. Nous devons donc garder en ligne de mire la nécessité d’assurer en permanence la viabilité des politiques budgétaires par une fiscalité et une administration fiscale équitable et aménager les dépenses publiques sans négliger l’investissement productif privé’’.

Plaidoyer pour le paiement du montant d’imposition approprié

Directeur de cabinet qui représentait son ministre absent du territoire, il a estimé ‘’nécessaire, voire indispensable de prendre des mesures importantes pour lutter contre les flux financiers illicites. Ce, en prélude de l’exploitation des gisements de pétrole et du gaz, au Sénégal et dans les pays de la sous-région. L’Académie internationale sur la justice fiscale (Aijf) qui, à partir de ce lundi 24 juin 2019, a ouvert une série de formations dédiées, entre autres, aux journalistes africains, donne selon lui, une occasion pour venir à bout de ce fléau et de lutter efficacement contre les pertes de recettes fiscales en cela qu’elle sera un moyen d’outiller les différents acteurs que sont les acteurs de la presse, des administrations, des universitaires, la Société civile’’, entre autres.

D’ailleurs, M. Sow juge urgent de mettre en place ‘’les mécanismes nécessaires pour une fiscalité équitable et juste qui n’altère pas, pour autant l’attractivité de nos bassins sédimentaires qui restent sous explorés et qui ont besoin d’investissement dans ce domaine.  Le thème global de la justice fiscale renvoie à l’assurance que toutes les personnes et les entreprises paient le montant d’imposition approprié pour assurer la viabilité et le fonctionnement de la démocratie’’.

Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, (directeur des affaires juridiques de la CENTIF) : «Nous avons transmis environ 200 dossiers à la justice…»

https://www.dakaractu.com À l’occasion d’un atelier régional de sensibilisation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le directeur des affaires juridiques de la CENTIF, magistrat de son état, a fait savoir que la cellule nationale de traitement des informations financières, a reçu et transmis environ 200 rapports à la justice et qu’une cinquantaine de dossiers a fait l’objet de procès au niveau des différentes juridictions. « À l’issue du traitement des dossiers au sein de la CENTIF, les rapports qui nécessitent une transmission à la justice le sont, les procureurs sont saisis conformément à la procédure qui s’applique à notre métier et une information judiciaire est ouverte… », a-t-il déclaré…

 Fonds de dotation alloués aux Mairies : Le secrétaire permanent de l’AMS tire la sonnette d’alarme

https://www.dakaractu.com Les mairies qui traversent beaucoup de difficultés, l’ont fait savoir en marge du forum franco-sénégalais organisé ce jour à Dakar.

Le Sécrétaire permanent de l’association des maires du Sénégal, Oumar Ba, a encore réclamé ces fonds de dotation qui ont été votés et alloués aux mairies. Pour lui, c’est une urgence que l’autorité doit régler afin de leur permettre de prendre en charge leurs programmes…

Transport aérien : après les révélations de JA,le directeur général de l’Asecna écrit à ses agents

http://www.seneweb.com Après que Jeune Afrique a dévoilé, documents à l’appui, l’évaporation de dizaines de milliards de francs CFA des caisses de l’Asecna, le directeur général de l’agence, Mohamed Moussa, reconnaît que celle-ci a « traversé des moments difficiles », dans un courrier adressé à ses agents.

Mohamed Moussa, le directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna), n’a pas tardé à réagir. Ce dimanche 23 juin, le jour même où Jeune Afrique révélait l’ampleur du scandale de l’évaporation de dizaines de milliards de francs CFA des caisses de l’Asecna, le directeur général s’est adressé à ses quelque 6 000 agents dans un message de deux pages dont nous nous sommes procuré une copie.

« Absence d’outils de gestion fiables et modernes », « absence de contrôle interne et de validation hiérarchique »… Dans un premier temps, le dirigeant nigérien déplore des « accusations d’une extrême gravité portées avec légèreté » par Jeune Afrique, alors que notre journal ne fait que rappeler mot pour mot les preuves de mauvaise gestion comptable soulevées noir sur blanc dans les rapports de la Commission de vérification des comptes (CVC) de l’Asecna, sur les exercices 2015, 2016 et 2017. Des documents qui ont été soumis aux responsables de l’Agence ainsi qu’aux ministres des Transports des 17 pays membres

 Opérations douteuses

Aussi, dans un second temps, Mohamed Moussa admet les anomalies : « Nous reconnaissons humblement avoir traversé des moments difficiles, notamment de 2013 à 2015, où nos comptes n’ont pu être certifiés pour des raisons essentiellement techniques avec l’introduction du PGI [progiciel de gestion intégrée, ndlr], mais aujourd’hui l’Asecna est solide. » Selon lui, les incidents comptables sont clos depuis 2015, alors que les rapports 2016 et 2017 évoquent la poursuite des irrégularités, soulignant une trop lente automatisation de la gestion et des personnels, mal formés aux nouveaux outils. En outre, il ne dit mot des 12,3 milliards de francs CFA d’opérations douteuses présentes dans les comptes de l’Asecna en 2015 et des 15,7 milliards disparus en 2017.

« NOUS DEVRIONS DIRE MERCI À JEUNE AFRIQUE »

Plus étonnant, le DG, récipiendaire le 17 juin dernier de la médaille d’honneur de l’aéronautique des mains des ministres français de l’Écologie et des Transports, François de Rugy et Élisabeth Borne, rend ensuite hommage à notre journal. « Nous devrions dire merci à Jeune Afrique pour avoir rendu public ce passé sombre de nos comptes (2013-2015), aujourd’hui définitivement enterré avec les quitus obtenus par notre Agent comptable en 2016 et 2017. »

Pourtant, à notre connaissance, et comme nous l’écrivons dans notre enquête, la CVC a certes donné quitus à l’Agent comptable en 2015 et 2016 tout en faisant part d’irrégularités, mais elle s’est refusée à donner un avis favorable ou défavorable en 2017. Quant au « passé sombre », il ne semble pas encore enterré. « Le risque relevé de détournements au niveau des caisses souligné dans les rapports des exercices 2014, 2015 et 2016 est reconduit en 2017 », peut-on lire ainsi  dans le rapport relatif à la gestion et au contrôle interne en 2017.

Dans sa conclusion, Mohamed Moussa se dit impatient de découvrir la suite de l’enquête de Jeune Afrique « sur les auteurs et complices des détournements », pour « poursuivre l’assainissement nécessaire ».Mais en tant que directeur général, n’en a-t-il pas le mandat ?

LE DELTA DU SALOUM PERD 2 MILLE HECTARES DE SA MANGROVE

http://www.emedia.sn « D’une superficie de 55 mille hectares, le Delta du Saloum, a, au cours de ces dernières années, perdu 2 mille hectares de son écosystème de mangrove du fait de plusieurs actions anthropiques principalement ». L’alerte est sonnée par le chef du Bureau Foundiougne de Wetlands, Mamadou Diouf, ce lundi, 24 juin, en marge des travaux d’évaluation des plans d’actions de 27 clubs environnement sélectionnés dans le cadre du Programme Mangrove capital Africa. Au cours duquel, au total, 54 enseignants et 810 élèves de 27 établissements scolaires de l’Inspection d’académie (IA) de Fatick, ont été formés et sensibilisés sur l’importance et la préservation de la mangrove, rapporte l’APS.

« Ces pertes malheureusement, a-t-il déploré, ne vont pas s’arrêter puisque les menaces sont encore là, avec l’action anthropique caractérisée par des coupes de bois, mais également par les infrastructures, comme les routes, les ponts, et le port de Foundiougne qui se développent. » A l’en croire, « l’exploitation pétrolière en vue avec la plateforme de Sangomar qui va se développer dans cette zone où nous avons des Aires marines protégées (AMP) », ne va pas arranger les choses.

Delta de rivière au Sénégal où le Saloum se jette dans l’océan Atlantique, la réserve est inscrite au patrimoine mondial depuis 2011 et la zone est protégée par le parc national du delta du Saloum.

La mangrove, en dehors des fonctions économiques, joue aussi « la fonction de régulation naturelle comme la séquestration du carbone, plus que les forêts continentales », a rappelé Diouf. Qui a insisté sur les actions alternatives portant sur « des activités pourvoyeuses de revenus comme l’élevage d’huitres, la formation et la sensibilisation de parlementaires » pour préserver l’écosystème marin.

 MAIRIE DE DAKAR : 1,3 MILLIARD CONSACRÉ À LA FORMATION PROFESSIONNELLE EN 2018-2019 (RESPONSABLE)

Saly-Portudal (Mbour), 24 juin (APS) – La mairie de Dakar a dégagé une enveloppe de 1,3 milliard de francs Cfa au cours de l’année 2018-2019 pour la formation professionnelle, a révélé Youssouf Mbow, directeur de l’Education et de l’Aide à l’insertion à la ville de Dakar.

’’Nous accompagnons les étudiants qui sont à la recherche d’une formation professionnelle et chaque année, la ville dégage un budget. Pour 2018-2019, nous avons dégagé un budget de 1,300 milliard de francs CFA contre 1,200 milliards de francs CFA en 2017-2018. Ce qui nous a permis d’accompagner 1250 étudiants à qui nous avons payé toute la scolarité’’, a dit M. Mbow.

Ces étudiants qui ont bénéficié de l’accompagnement de la municipalité de Dakar fréquentent des établissements privés de formation technique et professionnelle qui sont implantés dans la capitale sénégalaise, a t-il précisé.

Youssouf Mbow prenait part, dimanche, à la conférence de presse organisée par le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES) à la fin de l’atelier d’échanges sur les problèmes du sous-secteur de l’enseignement supérieur.ADE/OID

Les Généraux «Décrètent» Le Service Militaire Obligatoire

http://www.walf-groupe.com Presque tout ce que les Armées sénégalaises comptent comme officiers supérieurs (généraux, colonel…) dont certains à la retraite, ont été présents au diner-débat consacré à l’incivisme caractérisé dans la société, avant-hier à Dakar. Pour y faire face, il a été proposé le «service militaire obligatoire» après le Bac.  

Le service militaire universel après le Baccalauréat durant les 3 mois pour tous les bacheliers du Sénégal et 2 ans de service civique universel pour les titulaires de Licence et de Master. C’est l’une des recommandations fortes d’El Hadj Ibrahima Sall, ancien ministre du Plan. C’était dans le cadre d’un diner-débat organisé samedi à Dakar, par les anciens élèves sénégalais de l’école spéciale militaire saint-Cyr, sur le thème : «Civisme développement et sécurité quelles solutions pragmatiques?». A son avis, avec cela, «les casseurs ne casseront plus s’ils passent par Dakar Bango». Il exposait sur le sous-thème «civisme et développement, quelles mesures pragmatiques?», Il a, par ailleurs, émis l’idée d’une loi d’orientation sur le civisme, la création d’un Conseil national, d’un Conseil interministériel, un plan de suivi évaluation des politiques publiques et un rapport annuel sur l’état du civisme.  M. Sall a fait ces recommandations pour apporter des réponses aux problèmes de civisme au Sénégal. «Il n’y a pas de développement sans civisme. L’idée de développement durable vient de là. L’incivisme est la marque du sous-développement», a soutenu M. Sall.

Les invités au diner sont plus ou moins d’accord avec l’idée de faire le service militaire obligatoire. «Tout d’abord, la famille avant l’Armée», a laissé entendre le Général Tidiane Dia. Qui martèle qu’«avec l’éducation de base, on est des soldats en permanence sans l’uniforme». Pour le général Mansour Seck, il faut s’interroger sur le budget : Selon lui, «ce n’est pas en 2 ans qu’on peut changer le comportement de quelqu’un». De l’avis de M. Seck, ça commence par la famille.

Gl Tidiane Dia :«avec l’éducation de base, on est des soldats sans l’uniforme»

Pour ce qui est du rôle de la famille, la sociologue Fatou Sow Sarr rappelle que l’éducation doit commencer par le milieu familial. Elle déplore que les parents soient déracinés dans le milieu urbain, au détriment de l’éducation de leurs enfants à cause de la recherche des moyens de survivre. C’est en cela que Mme Sarr interpelle les autorités. «L’Etat doit aider les familles. Si on donne aux familles les moyens, on en serait pas là (face aux problèmes évoqués ‘éducation, civisme…)», affirme la sociologue qui a présenté le sous-thème: «civisme et éducation, quelles mesures pragmatiques?». Elle a, en outre, fait appel aux religieux pour la formation au civisme et à la citoyenneté. Cela, en intégrant les chants religieux et les communautés locales. «Il revient à tous, le religieux y compris, l’école….qui représentent l’espace républicain pour forger le futur citoyens», indique-t-elle. De l’avis de Mme Sarr, «l’école doit davantage jouer son rôle dans la formation à la citoyenneté et au civisme. Elle en a la responsabilité première et qu’il faut investir à l’école pour des générations».

Mais pour des invités, il sera difficile pour l’école d’inculquer le civisme et la citoyenneté, à cause des grèves et du non-respect du quantum horaire. Qui est en deçà des 900 et même à 500 heures, estime-t-on. Pour Aïssata Sall, invitée, il faut valoriser le personnel pour qu’il soit garant du civisme.

Les invités ont toutefois mis à l’index la promotion de la citoyenneté et du civisme. Cela commence par exemple par les vacances citoyennes que l’Etat organise pour la tranche 18-35 ans. Mais selon El Hadj Lamine Samba, un des concepteurs des vacances citoyennes, «le concept est dévoyé et devenu un slogan politique pour faire du tintamarre». Conséquence : cela est mal conçu comme service civique national.  Face aux défaillances quant au civisme et à la citoyenneté, El Hadj Ibrahima Sall a, dans la suite des recommandations, proposé l’idée d’une charte de déontologie pour parer les dysfonctionnements de l’Etat. Selon lui, «l’Etat s’est affaissé depuis une vingtaine d’année» en mettant à l’index les conflits d’intérêt sur, par exemple, l’affaire des 94 milliards de francs Cfa.

Gl Mansour Niang : «La désobéissance traduit la déliquescence de l’autorité»

L’Etat s’est affaissé, mais peine aussi faire autorité. «La désobéissance» traduit «la déliquescence de l’autorité», dixit le Général Mansour Niang. Il présentait le thème : «Officier de gendarmes-civisme et sécurité, quelles mesures pragmatiques?». Pour lui, la restauration de l’autorité est un préalable. Il n’a pas manqué de mettre l’Etat devant ses responsabilités pour promouvoir la citoyenneté et le civisme. Cela, en listant les manquements. «Il faut de l’urbanisation pour faire reculer la déliquescence, investir dans l’éclairage, s’occuper des bidonvilles, des ponts, devenus ingérables, avoir un plan de circulation performant, déployer des policiers sur le terrain», ébauche-t-il en estimant que 9 accidents sur 10 sont dus au non-respect du Code de la route. Qui sont en partie dus au mode d’acquisition des permis. Selon des intervenants, il y a des trafics pour passer le permis. Revenant à M. Niang, ce Code de la route de 1965 a besoin d’être reformé pour plus d’efficacité dans les sanctions. En effet, les sanctions pécuniaires varient de 500 francs Cfa à 20 mille francs Cfa. Ce qui n’est pas dissuasif, selon certains.  L’idée de sanctionner n’est pas partagée par tous les invités. Pour Aïssata Sall, invitée, «il faut avant tout autonomiser les populations pour qu’elles jouent leurs rôles».

Colonel Isma Sow : «le gouvernement doit respecter la loi comme les citoyens»

Dans la même veine, Colonel Isma Sow laisse entendre: «il est bon de sanctionner, mais aussi bon de proposer des solutions». De même, un invité a rappelé que «le gouvernement doit respecter la loi comme les citoyens sous le contrôle d’un juge indépendant». Interpelés les maires ont posé les défis à la promotion du civisme et de la citoyenneté. «Nous n’avons pas la force publique pour réprimer. Il faut 5000 francs Cfa pour la police par jour, louer des machines à coût de millions. Il n’y a plus de police municipale. Il faut la restaurer. On ne peut pas demander aux communes d’aménager le territoire alors qu’elles n’ont pas les moyens», plaide le Maire Santy Sène Agne,  en présence du ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana qui indique que «le défi est de pérenniser la sacralisation de l’espace public». A l’en croire, «Dakar et les villes du Sénégal ont une fierté à retrouver».Emile DASYLVA

NIOKKO BAYE DIOUF, DIRECTEUR DE LA PROTECTION DES DROITS DE L’ENFANT : «Les Lois Sur La Mendicité Sont Insuffisamment Appliquées»

http://www.walf-groupe.com L’échec enregistré par le gouvernement dans le retrait des enfants de la rue et de la lutte contre la mendicité a des explications. La Direction de la protection des droits de l’enfant du ministère de la Femme s’en est expliquée, le week-end dernier à Dakar, à l’occasion de la première édition du festival pour enfance initié par la Raddho. 

Le gouvernement avait lancé en grande pompe ses programmes de retrait des enfants de la rue.

Mais c’était sans résultats probants. L’initiative s’est soldée par un échec connu de tous. Directeur de la protection des droits de l’enfant du ministère de la Femme, Niokko Baye Diouf reconnait l’échec des autorités publiques sur cette question. «Les lois sont insuffisamment appliquées. Le gouvernement a lancé à deux reprises un plan qui consistait à éradiquer la présence des enfants dans les rues, par décision du chef de l’Etat. Nous avions à l’époque incriminé des personnes pour des délits d’exploitation économique commis sur les enfants», reconnait-il. C’était le week-end dernier, à l’occasion de la première édition du festival pour enfance initié par la Raddho, coïncidant avec la Semaine nationale de la protection de l’enfance.  L’occasion a été saisie pour M. Diouf pour ajouter, à titre de recommandation, que «la mise en œuvre de ces plans doit impliquer tous les acteurs de la société civile et des défenseurs des droits humains. C’est une question de responsabilité politique».

La Rencontre africaine pour la défense des droits humains (Raddho) adopte une autre stratégie. Il s’agit de mener une démarche inclusive qui aura un apport significatif sur la lutte contre la mendicité et l’exploitation économique des enfants. «C’est pourquoi nous avons mobilisé le volet culturel, à travers des artistes que sont des chanteurs, des comédiens, des rappeurs. Nous voulons les utiliser comme relais pour porter le message en direction du grand public. C’est pour concerter les actions et harmoniser les pratiques entre l’Etat, la société civile et les acteurs qui s’activent dans l’éducation coranique. Toutes ces personnes sont aujourd’hui appelées à renforcer leurs actions pour arriver à bout la lutte contre la mendicité forcée des enfants», a fait savoir le week-end dernier Sadikh Niass, Secrétaire général de la Raddho.

Selon M. Niass, ce festival permettra de mobiliser l’ensemble des acteurs qui s’intéressent à la protection des droits des enfants, afin d’arriver à faire le plaidoyer pour qu’ils soient complétement retirés de la rue. A en croire toujours Sadikh Niass, les résultats obtenus par l’Etat du Sénégal en ce sens sont mitigés. Pour lui, il ne suffit pas seulement de voter des lois, mais il faut des mesures d’accompagnement. «Si les principaux concernés ne sont pas suffisamment sensibilisés, responsabilisés, au niveau le plus bas, jusqu’au plus haut, on ne pourra pas parvenir à avoir des résultats probants. C’est pourquoi nous avons choisi cette façon de sensibilisation pour atteindre nos cibles. C’est-à-dire les maitres coraniques, les chefs religieux, les leaders d’opinion, la société civile, etc.», explique le patron de l’organisation en question spécialisée dans la défense et la promotion des droits humains. Avant d’ajouter : «Le recours à la musique n’est pas un paradoxe. Elle n’est qu’un médium pour atteindre, non seulement les maîtres coraniques, mais aussi des jeunes. Les enfants doivent s’exprimer. Sans leur implication, on ne pourra rien faire».Salif KA

Plus de 300 collégiennes tombent enceinte à…

actunet Plus de 300 cas de grossesse ont été enregistrés dans les collèges depuis le début de l’année dans le département de Goudomp selon le rapport des clubs de l’Education à la vie familial (Evf) rapporte Iradio.

Mademba Ndoye coordonnateur dudit club estime qu’entre 2014-2015, les premiers auteurs de ces grosses étaient les élèves. Ensuite, les commerçants, les Jakaartamen, les militaires, les enseignants et les autres jeunes des quartiers.

Pour une sortie de cette crise, Mademba Ndoye mise sur la formation des jeunes leaders qui vont parler pour eux même. Pour que cet aspect tabou qui entoure la santé de la reproduction soit écarté et qu’on puisse en discuter librement dans les familles

REPOSITIONNEMENT DE LA PLANIFICATION FAMILIALE : Religieux et chefs coutumiers engagent le combat

http://www.enqueteplus.com Pendant longtemps réfractaires à la planification familiale, religieux et chefs coutumiers du pays ont décidé de porter le combat pour son repositionnement. Mais aussi pour faire barrage à la mortalité maternelle, infantile et néonatale qui prend des proportions inquiétantes.

La mortalité maternelle, infantile et néonatale préoccupe au plus haut niveau les religieux et chefs coutumiers du Sénégal. Pour juguler le mal, ils ont décidé de jouer pleinement leur partition. Ainsi, ils ont lancé avant-hier un cadre dénommé Alliance des religieux et coutumiers en santé, population et développement. Le lancement de cette plateforme a été une occasion de cogiter sur les sources du mal afin d’y apporter des solutions idoines. D’ores et déjà, ces religieux et chefs coutumiers optent pour un repositionnement de la planification familiale.

Selon le président de ladite alliance, il n’est plus à démontrer que les pays ouest-africains traversent quasiment les mêmes difficultés en matière de santé, population et développement. Pour Imam Moussé Fall, les problèmes liés à la santé, à l’éducation, aux disparités sociales, à la mendicité et à l’insécurité sont souvent imputés à des considérations socioculturelles et religieuses qui, dans la plupart du temps, s’avèrent erronées. C’est pourquoi, ils ont décidé d’agir plus sur la sensibilisation pour amener les populations à changer de perception et de comportement par rapport à certains phénomènes. ‘’Il est de notre devoir en tant qu’alliance caractérisée par cette pluridisciplinarité, tant sur le plan confessionnel que traditionnel, de contribuer efficacement à un changement de comportement dans le bon sens. Ainsi, nous pourrons vivre dans une région où les femmes ne meurent plus en donnant la vie, où la scolarité surtout celle des filles ainsi que leur maintien à l’école deviennent une réalité. Une région où le dividende démographique dans toutes ses composantes est acquis, et où il n’y a plus de violence basée sur le genre’’, soutient le religieux.

Pour mener à bien la mission qu’elle s’est assignée, l’Alliance des religieux et chefs coutumiers du Sénégal en santé, population et développement a élaboré un plan d’action allant sur la période de 2019 à 2024 et qui répondra, dans sa mise en œuvre, à des exigences locales et régionales. Ceci, précise Imam Moussé Fall, en parfaite collaboration avec le gouvernement.

La mise en place de cette alliance obéit en effet à une demande pressante des acteurs de la santé en population et développement. D’ailleurs, rappelle la présidente de la Société civile de la santé, Safiétou Diop, le lancement de cette plateforme fait suite à l’atelier tenu en Guinée en 2017 sur la santé, population et développement qui avait fortement recommandé l’implication des religieux et des chefs coutumiers dans la lutte contre la mortalité maternelle, infantile et néonatale.VIVIANE DIATTA

LANCEMENT DE LA SEMAINE NATIONALE SUR LA LUTTE CONTRE LA DROGUE

http://www.emedia.sn La semaine nationale de lutte contre la drogue, du 24 au 29 juin, démarre. La cérémonie est prévue au Lycée des Parcelles assainies. Ce, en raison du thème retenu, portant sur la : « Prévention de l’usage des drogues en milieu scolaire : Une approche inclusive et participative pour préserver la jeunesse sénégalaise. » En amont dudit lancement, une cérémonie d’incinération de quantités importantes de drogue saisies sera présidée ce lundi, 24 juin, à Sococim, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye.
Plusieurs activités sont prévues durant cette semaine, selon les explications de l’adjudant Massamba Sarr, en service dans le comité, interrogé par Sud fm.

La journée internationale contre la drogue est célébrée le 26 juin mais le Sénégal est allé au-delà en choisissant toute une semaine nationale, qui va se tenir du 24 au 29 juin 2019. Une table ronde est également au programme sur les stratégies de prévention en milieu scolaire avec les acteurs concernés et les activités sectorielles de la société civile.

 Declaration de Presse : Aliou Sall démissionne de la CDC

Cette affaire autour du pétrole, avant de prendre les contours d’un enjeu national, voire international, constitue aussi et d’abord un enjeu personnel, une véritable tragédie qui touche un être en chair et en os, un homme qui éprouve des sentiments, qui a été élevé dans certaines valeurs cardinales, qui vit en société, entouré de sa famille, de ses amis et de ses sympathisants.

On semble malheureusement l’oublier. 

En effet, cette campagne présente l’autre (moi en l’occurrence), comme l’ennemi public numéro un, et elle se donne les moyens de faire mouche parce qu’elle finit de prendre le visage de la vérité à force de travestir les faits les uns après les autres.

Elle joue également de manière indécente sur la corde sensible de populations qui se battent au quotidien pour vivre voire pour survivre ; et à ces populations, elle s’emploie à offrir comme provision, des raccourcis cyniques et dangereux du genre :

Lii yeen ako moom, ay nitt akiimoo ko, def ko seen yeufi boop, niom ak seeni diabarr, seeni doom, seeni kharitt.

En somme, c’est une campagne visant à me « déshumaniser » (le mot n’est pas trop fort), parce que c’est de cela qu’il s’agit, une campagne qui présente l’autre (toujours moi) comme le méchant face aux bons, celui qui s’abreuve du sang et de la sueur du peuple sénégalais, le personnage sans foi ni loi qui nargue un peuple exsangue.

La caricature est sans pitié ! 

Qui ne serait pas indigné, choqué, offensé au plus haut point par une telle tyrannie langagière, un tel déferlement de bavures au propre comme au figuré.

C’est donc dire si je peux comprendre dans un certain sens, ceux qui, de bonne foi, ont pu à un moment ou un autre, prêter une oreille attentive et bienveillante aux propos tendancieux déversés à longueur de journée, ou même ceux qui ont choisi de hurler avec les loups parce que tout simplement, mus par une haine viscérale.

Ainsi va le monde ! Et lorsque la perfidie du champ politique se mêle à la duperie érigée en dogme, l’ombre prend de l’épaisseur et la lumière est réduite à sa plus simple expression.

Que Dieu nous préserve de la méchanceté gratuite,et surtout du mensonge structuré ! 

Face à une telle entreprise de déstabilisation savamment construite, il faut l’avouer, il y avait, à mes yeux, deux réponses à apporter : l’une par la prise de parole publique, l’autre par les actes.

Faut-il rappeler que j’avais dans un premier temps décidé de répondre point par point aux accusations iniques sur mon appartenance à telle ou telle société, sur des éléments de salaire, sur des versements de commissions indues, sur une rente pétrolière ahurissante étalée sur pas loin d’un demi-siècle. Pas moins.

Certains parmi mes compatriotes ont bien saisi la substance du message que j’ai voulu délivrer et y ont souscrit. D’autres ont continué leur entreprise de destruction en s’inscrivant bien entendu, toujours dans leur logique préconçue de politique de la terre brûlée.

Toutes choses qui ont fini de pousser l’Etat du Sénégal à ouvrir une information judiciaire pour donner corps à sa volonté de rétablir la vérité d’une part, et celle de prendre les mesures idoines, d’autre part.

Bien évidemment, comme je l’ai dit, depuis le premier jour, toute cette malheureuse controverse n’est entretenue qu’autour d’un tissu d’amalgames et de contrevérités destinées à alimenter une autre campagne, plus insidieuse, celle-là, et qui va au-delà de ma modeste personne.

Croyez bien que je suis le premier à être en phase avec cette décision de l’Etat du Sénégal.

Ceci dit, il s’agit aujourd’hui d’apporter la seconde réponse. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu moi aussi m’adresser aux Sénégalais et à l’opinion internationale à travers la vaillante population de Guédiawaye qui m’a fait l’honneur de m’accorder sa confiance, mais aussi qui, au milieu de la tempête et des vagues successives de diffamations, de critiques et d’insultes de toutes sortes, n’a de cesse de me manifester son soutien, à l’instar de nombreux autres Sénégalais d’ici et d’ailleurs, révulsés par l’ampleur de la cabale et de l’injustice.

Je remercie toutes ces personnes, souvent des anonymes, qui me témoignent tous les jours leur sympathie et leur affection. 

Je tiens donc à répondre cette fois-ci par les actes parce qu’il est aussi de mon devoir, pour le présent comme pour l’avenir, pour ne pas dire pour l’histoire tout court, il est de mon devoir de laver mon honneur sali, de protéger les miens qui sont aujourd’hui encore plus touchés que moi dans leur chair et dans leur esprit. C’est à la fois un problème de justice, de dignité mais aussi de responsabilité.

Monsieur Le Président de la République qui, au-delà du même sang que nous partageons, sait, mieux que quiconque, dans quel moule de vertu, de sagesse et d’humilité nous avons été éduqués ensemble et qui m’a témoigné sa confiance pour assumer une charge publique, comprend les actes que je pose en ce moment précis.

Permettez-moi ici de lui renouveler mes remerciements les plus sincères. 

Pour dire enfin, que, fort de la conviction profonde que demain il fera jour, et que la lumière finira d’avoir raison des ténèbres, je prends ici, devant vous, la décision de donner ma démission de la tête de la Caisse de Dépôts et de Consignations à compter de ce jour.

Dans le même temps, je peux vous assurer, mes chers amis, que je prends date pour l’avenir, parce que je reste persuadé que cette épreuve rendra beaucoup de service à mon peuple dans le futur.

Elle aura en effet le mérite, j’en suis sûr, de montrer à la face du monde les vrais visages de ceux qui salissent la noblesse de la politique sous des dehors de serviteurs du peuple.Je vous remercie.Aliou Sall,Maire de Guédiawaye.

GUÉDIAWAYE : ALIOU SALL EMPÊCHÉ DE FAIRE SA DÉCLARATION PAR DES MILITANTS ET SYMPATHISANTS

Guédiawaye, 24 juin (APS) – Des militants et sympathisants du maire de Guédiawaye, Aliou Sall, l’ont empêché lundi après-midi d’accéder aux locaux de la mairie de cette ville où il prévoyait de faire une ‘’importante déclaration’’.

Massés devant la porte d’entrée de l’institution municipale, ils ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut notamment lire : ‘’Non à la démission’’, ‘’Nous voulons Aliou Sall à la mairie de Guédiawaye’’.

Leur détermination a eu finalement raison de la volonté du maire de Guédiawaye de faire sa sortie. Aussi, n’a-t-il pas pu franchir la porte de la mairie. Son cortège a finalement fait demi-tour, escorté par les militants.

Dans une enquête, le média britannique BBC a fait état d’allégations de corruption impliquant Aliou Sall, le frère du président de la République dans l’octroi d’un contrat pétrolier pour l’homme d’affaires roumain Frank Timis.

Intitulé « Sénégal : Scandale à 10 milliards », ce documentaire publié le 3 juin dernier affirme démontrer comment la société de Frank Timis s’était vue retirer puis réattribuer son autorisation après l’accession au pouvoir du président actuel Macky Sall, en mars 2012.

Le film de la BBC cite notamment un paiement d’un montant de 250.000 dollars, soit 146 millions de francs CFA, destiné à la société Agritans Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall, frère du président Macky Sall, présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation pour l’attribution de contrats d’exploitation.

Cette somme représenterait, selon un courriel, des taxes de la société offshore de Timis dues, à l’origine, à l’Etat sénégalais.

Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou Sall par Pétrotim pour des services de consultance.

Ce dernier, qui dirige la Caisse des dépôts et consignation (CDC), a catégoriquement rejeté ces allégations et écarté toute idée de démissionner de ce poste.SG/BHC/ASG/MD

 DECLARATION  DE LA PLATEFORME CITOYENNE  « AAR LI NU BOKK  »  – #SunuPétrole#

Nous venons d’apprendre, à travers les médias, que l’un des protagonistes du scandale de corruption dans le dossier du pétrole du Gaz du Sénégal a rendu sa démission.

La Plateforme Aar Li Nu Bokk en prend acte mais tient à rappeler à tous les citoyennes et citoyens du Sénégal qu’un tel acte n’entame en rien ni sa détermination, ni sa mobilisation encore moins ses exigences pour un traitement diligent et transparent de ce dossier devant les organes judiciaires nationaux et internationaux.

La plateforme Aar Li Nu Bokk, précise, si besoin en est encore , qu’elle reste plus que jamais attachée aux seules exigences qui sont à la base de la constitution de cette plateforme citoyenne, à savoir:

  1. livrer à la justice tous ceux qui sont cités dans le Rapport de l’IGE, dont elle d’ailleurs la déclassification, ainsi que dans le reportage de BBC ou dans tout autre document lié à ce scandale;
  2. renégocier, dans les meilleurs délais, et dans des conditions de transparence totale, tous les contrats léonins négociés et signés sur le dos du peuple sénégalais, privant le Sénégal de ses richesses pétrolières et gazières au profit de multinationales étrangères et de leurs relais et complices locaux;
  3. recouvrer tous les avoirs détournés indûment, et placés ou en voie d’être placés, dans les comptes bancaires au Sénégal ou dans des paradis fiscaux à l’étranger;

La Plateforme ne voit, à ce jour, aucun acte  cohérent et décisif, posé dans ce sens, en dépit des gesticulations de Monsieur le Procureur de la République, qui semble plus préoccupé  à « enterrer » le dossier et à divertir qu’à rechercher la vérité, seulement la vérité.

La plateforme Aar Li NU Bokk voudrait en fin conseiller à tous ceux qui ont quelque chose à se reprocher dans ce scandale de corruption à  chercher des avocats et se préparer à faire face à la justice nationale et internationale.

La Plateforme Aar Li Nu Bokk invite les citoyens à rester mobiliser et à attendre les mots d’ordre qui leur seront donnés dans les tout prochains jours . Fait à Dakar le 24 Juin 2019

Aly Ngouille Ndiaye : «Les contrats pétroliers n’ont jamais été secrets. Nous attendons déjà 114 milliards de dollars sur le premier gisement…»

https://www.dakaractu.com Assistant aux journées scientifiques, sportives et culturelles des élèves de l’école polytechnique de Thiès, l’ancien ministre de l’énergie, Aly Ngouille Ndiaye, en a  profité pour donner quelques conseils aux élèves de l’école polytechnique de Thiès où il a évolué et ouvrir « une brèche » sur les contrats pétroliers au Sénégal.

Interrogé par nos confrères  du « Quotidien », l’actuel ministre de l’intérieur est revenu sur la transparence dans la gestion des ressources énergétiques. Une analyse qui joint le thème intitulé : « Place du polytechnicien dans les nouvelles politiques énergétiques », pour prendre ainsi les cas du pétrole et du gaz.

Interpellé sur le contrat qui fait polémique actuellement, le premier flic du Sénégal précise : « Il faut savoir que les contrats concernant le pétrole et le gaz sont loin d’avoir de la confidentialité comme dans certains pays. Au Sénégal, tous les contrats ont été publiés ».

Parlant donc ainsi de la transparence dans la gestion et la conduite de ces contrats, le ministre Aly Ngouille Ndiaye, toujours selon nos confrères du « Quotidien », évoquant l’actualité sur l’affaire Pétrotim confirme que « dans ce contrat, qui fait beaucoup  de bruit, il faut noter que le contrat qui y est souligné est clair. D’ailleurs, ajoute-t-il, « nous attendons le premier gisement qui fera des revenus de 114 milliards de dollars ».

Poursuivant sa logique, le ministre de l’intérieur devant les polytechniciens estime, selon le journal, «  il faut savoir que beaucoup d’entrepreneurs sont là et en matière de transparence, nous sommes bien motivés par, notamment notre adhésion à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) ».

Le ministre toujours dans sa logique, invite les élèves ingénieurs à « aller à la source » à travers la documentation car, étant des hommes sur lesquels compte notre pays.

 Aly Ngouille Ndiaye  : «Les contrats pétroliers n’ont jamais été secrets»

https://xibaaru.sn Assistant aux journées scientifiques, sportives et culturelles des élèves de l’école polytechnique de Thiès, l’ancien ministre de l’énergie, Aly Ngouille Ndiaye, en a  profité pour donner quelques conseils aux élèves de l’école polytechnique de Thiès où il a évolué et ouvrir « une brèche » sur les contrats pétroliers au Sénégal.

Interrogé par nos confrères  du « Quotidien », l’actuel ministre de l’intérieur est revenu sur la transparence dans la gestion des ressources énergétiques. Une analyse qui joint le thème intitulé : « Place du polytechnicien dans les nouvelles politiques énergétiques », pour prendre ainsi les cas du pétrole et du gaz.

Interpellé sur le contrat qui fait polémique actuellement, le premier flic du Sénégal précise : « Il faut savoir que les contrats concernant le pétrole et le gaz sont loin d’avoir de la confidentialité comme dans certains pays. Au Sénégal, tous les contrats ont été publiés ».

Parlant donc ainsi de la transparence dans la gestion et la conduite de ces contrats, le ministre Aly Ngouille Ndiaye, toujours selon nos confrères du « Quotidien » repris par Dakaractu, évoquant l’actualité sur l’affaire Pétrotim confirme que « dans ce contrat, qui fait beaucoup  de bruit, il faut noter que le contrat qui y est souligné est clair. D’ailleurs, ajoute-t-il, « nous attendons le premier gisement qui fera des revenus de 114 milliards de dollars ».

Poursuivant sa logique, le ministre de l’intérieur devant les polytechniciens estime, selon le journal, «  il faut savoir que beaucoup d’entrepreneurs sont là et en matière de transparence, nous sommes bien motivés par, notamment notre adhésion à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) ».

Le ministre toujours dans sa logique, invite les élèves ingénieurs à « aller à la source » à travers la documentation car, étant des hommes sur lesquels compte notre pays.

Transparence : Le Forum civil réclame la publication des rapports des corps de contrôle

https://www.dakaractu.com La société civile, à travers le Forum civil, demande aujourd’hui la déclassification des rapports produits par les corps de contrôle comme l’Autorité de régulation des marchés publics du Sénégal (Armp), l’Office national de la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), l’Inspection générale d’État (Ige), la Cour des comptes.
Birahime Seck, coordonnateur du Forum civil qui participait à la cérémonie d’ouverture de l’Académie internationale sur la justice fiscale (Aijf), a relevé la nécessité pour ces corps d’être rationalisés.

‘’Il faut aussi que les corps de contrôle soient libérés. Nous avons aujourd’hui besoin que les rapports publics de ces organes soient rendus publics pour permettre aux populations de savoir ce qui est fait avec leurs ressources publiques. Parce que les doter d’autonomie pour ne pas dire d’indépendance, va obliger nos autorités étatiques à mieux gérer ces ressources publiques’’, a-t-il dit.

Aux administrations fiscales dont il salue le travail qui consiste à mobiliser les ressources fiscales et gérer les dépenses fiscales comme les exonérations, la société civile de leur réclamer plus de transparence’’. Ce, afin que ‘’les sénégalais sachent sur quelle base sont accordées ces exonérations’’. Le coordonnateur du Forum civil qui participait à cette rencontre qui se veut une occasion de ‘’voir comment mobiliser ces ressources pour financer notre développement, a indiqué que la réussite du pari de la mobilisation des ressources passe nécessairement par le respect des normes’’.

Birahime Seck qui rappelle les promesses faites lors d’un conseil des ministres passés, et au cours duquel le président de la République avait pris des initiatives en annonçant sa volonté de rationaliser les dépenses dans les secteurs qui touchent, entre autres, à l’habitat, aux moyens de transport, à l’eau, à l’électricité. ‘’Nous souhaitons que ces mesures annoncées soient effectives. Nous ne voulons pas que ce soit juste une simple déclaration. Nous voulons qu’elles soient effectives, de sorte que les Sénégalais puissent savoir où sont injectés exactement ces fonds publics’’.

 SCANDALE PETRO-TIM… Et Si C’était Une Affaire De Famille

http://www.walf-groupe.com C’est presqu’anecdotique qu’entre Aliou Sall et sa belle-sœur de Première Dame, les relations, malgré les dénégations, n’ont jamais été un long fleuve tranquille. L’affaire Sall, frère consanguin du président de la République, dessine les lignes de fracture voire prolonge sur le champ public une inimitié née il y a longtemps.

Le fait est rare pour être souligné. C’est peut-être l’une des rares fois que les Sénégalais, dans un débat qui tient tout le pays en haleine, ne lâchent pas le morceau. Née en plein mois de Ramadan, la polémique sur l’affaire Pétro-Tim a survécu, en effet, à la Korité. Depuis, elle prend de l’ampleur. Ce, alors que, de coutume, l’homo senegalensis est considéré comme amnésique, prompt à passer l’éponge. Une attitude à la confluence entre ses propres croyances et le difficile quotidien. S’il en a été autrement, aujourd’hui, c’est peut-être dû à la fois à l’ampleur des sommes en jeu et à la sensibilité de cette affaire qui met en scène le propre frère du président de la République. Justement, la famille occupe une place centrale dans ce débat qui exhale de forts relents de règlement de comptes. D’aucuns vont même jusqu’à soupçonner la prolongation sur l’espace public d’un conflit interne à la famille Faye-Sall. Et là la ligne Maginot est claire avec une sorte de couloirs étanches entre les deux familles. Ce qui permet à Aliou Sall, dans le pétrin, de compter ses amis. Ce qui est constant, c’est que ceux qu’Idrissa Seck affublait du sobriquet de «dames de compagnie» de la Première Dame ont déserté les plateaux de télés. Le seul qui, jusque-là, a porté son gilet pare-balles pour aller au front n’est personne d’autre que Yakham Mbaye. Directeur général du quotidien national Le Soleil, ce dernier est presqu’un membre à part entière de la famille d’Aliou Sall. Pourquoi ? Petite piqûre de rappel ! Une collaboration entre les deux, fin des années 90, début des années 2000, au sein du Groupe Com 7, a forgé cette relation qui a résisté au temps. Alors qu’Aliou Sall avait des soucis dans la famille de son frère aîné, c’est Yakham Mbaye qui l’a accueilli chez lui. La mère d’Aliou Sall lui en sera infiniment reconnaissante. Elle adopte Yakham Mbaye comme son propre fils et membre à part entière de la famille Sall. En retour, l’actuel Dg du Soleil a donné le nom d’une de ses filles à la maman d’Aliou. Cette relation cimentée par tant de péripéties fait naître des vocations. Yakham Mbaye assume celle de défenseur attitré des intérêts de son frère presque jumeau, Aliou Sall, empêtré dans ce scandale qui l’éclabousse. Pendant qu’il est lâché de partout, scandale dans le scandale comme dans une affaire à tiroirs, le ministre-conseiller en communication du président de la République, censé officieusement porter la parole de celui-ci, brise la ligne de défense du maire de Guédiawaye qui avait nié l’existence d’un virement de 250 mille dollars dans les comptes de sa société, Agritrans. El Hadj Kassé, sciemment ou inconsciemment, lance une bombe sur le plateau de Tv5 en prenant son contrepied. Sans conséquences. Pendant que les autres se terrent, Yakham, ami, «pour le meilleur et pour le pire», signe un texte au vitriol pour s’en prendre violemment à Kassé.

Au même moment, les habitués des plateaux télés et réseaux sociaux intriguent par leur silence. Mame Mbaye Niang, Moustapha Diakhaté, Alioune Fall, etc. sont aphones. Ils ont comme dénominateurs communs d’être dans le premier cercle de la Première Dame. Lui-même réputé fidèle parmi les fidèles, Moustapha Cissé Lô, connu pour son tempérament volcanique, s’est révélé, hier, un agneau dans la défense d’Aliou Sall. Hormis un bouclier de principe et exprimé du bout des lèvres, El Pistolero, invité du Grand Jury, a même appelé les autorités administratives à autoriser les manifestations pour…justement exiger la lumière dans l’affaire. Quid de la famille nucléaire ? Aucun de ses membres n’est visible sur le champ de bataille. Frère de Marième Faye Sall, Mansour Faye a donné sa langue au chat. Il semble avoir trouvé pain béni dans cette affaire. Pour rappel, il avait été accusé par Le Canard Enchaîné d’avoir reçu de la compagnie Suez cinq camions de ramassage d’ordures au profit de la ville de Saint-Louis dont il est le maire, en pleine procédure d’attribution du marché de l’eau à laquelle Suez est partie prenante. Le lien entre les deux affaires n’est pas évident. Mais, il donne des idées sur une certaine répartition des rôles.Ibrahima ANNE

AFFAIRE ALIOU SALL – FRANCK TIMIS – BBC : Et si Macky avait lâché son frère?

http://www.enqueteplus.com La sortie de El Hadji Hamidou Kassé n’est pas fortuite. Elle traduit à maints égards une volonté certaine du pouvoir de resserrer l’étau autour d’Aliou Sall et de mettre à l’aise le Président Macky Sall.

Tant que les opposants au régime de Macky Sall accusent Aliou Sall d’avoir trempé ses mains sales dans le pétrole et le gaz, une bonne partie de l’opinion est sans doute fondée à croire qu’il ne s’agit là que de conjectures et de rhétoriques politiciennes à but de fragiliser le président et son régime. Mais lorsque c’est le ministre conseiller, chargé de la communication de la Présidence de la République, qui monte au parapet pour démentir le frangin du chef de l’Etat et s’aligner sur la position des accusateurs, l’affaire prend des proportions et dimensions plus sérieuses. Aliou Sall a fortement nié avoir reçu indûment une commission à hauteur de 140 millions de francs Cfa de Franck Timis via sa société Agritrans. Faux, a rétorqué El Hadj Hamidou Kassé sur Tv5 Monde, qui affirme avoir des informations sur la transaction, confirmant, de ce fait, Sonko et Cie.

Mais, il faut bien comprendre une chose : Kassé n’est ni naïf, ni stupide. Il sert le président et donc, il ne lui viendrait jamais à l’esprit d’être dans une posture qui fragilise son patron et compromette sa gouvernance. Sa sortie sur Tv5 a, par conséquent, due être faite avec l’aval de Macky Sall et les termes discutés au préalable. Il est difficile de croire que l’initiative est strictement personnelle et exclusive. Parce que M. Kassé est d’abord un philosophe qui a le sens du propos et la maîtrise du concept. Il est, par voie de conséquence, à même de mesurer la portée et la gravité d’une affirmation, surtout dans un contexte socio-politique très tendu.

Cette théorie n’est pas primaire. D’autant que ce qui la conforte tient au silence absolu de tout le gratin au pouvoir, mis à part un loup solitaire qui hurle à la trahison et déverse de l’eau bouillante sur la tête de Kassé. Alors, comment comprendre ce mutisme que l’on peut entendre comme un soutien au communicant en chef de la Présidence ?

Il nous apparaît clairement qu’il y a ici une volonté de faire savoir que le président Sall n’a rien à voir avec cette histoire de commission illégalement touchée par son frère, et de mettre Aliou face à ses responsabilités. Comme l’a déclaré une de nos sources membre de la coalition au pouvoir, ‘’nous sommes dans une affaire strictement privée qui concerne un particulier’’. Par conséquent, on desserre l’étau autour du chef de l’Etat pour le resserrer autour de son frangin, par ailleurs Maire de la ville de Guédiawaye et Directeur général de la Caisse de dépôt et consignation.

Cela dit, la pression de l’opinion qui se fait de plus en plus forte et constante serait en train de contraindre Macky sall, par la voix d’El Hadji Hamidou Kassé et le silence des autres, à une logique d’auto-dédouanement.

Une sorte de lâchage en douceur d’un frère devenu gênant.

Aliou Sall en route pour la ‘’potence’’ ? Ce serait inédit, mais normal, parce qu’il y a les exigences de la bonne gouvernance. Et, précisément, nous sommes sous la direction d’un régime qui prône la gouvernance vertueuse. Ce qui signifie faire abstraction des sentiments et des considérations d’ordre subjectif pour ne s’en tenir qu’à la règle.

Affaire Petro-Tim : La Présidence confirme le limogeage de El Hadji Hamidou Kassé

http://www.seneweb.com El Hadj Hamidou Kassé est le désormais ex chargé de communication de la Présidence. D’après la Rfm, Seydou Guèye est son nouveau remplaçant, alors que Latif Coulibaly est pressenti comme porte-parole du président de la République. Une décision considérée comme une reprise en main et un recadrage des troupes par Macky Sall.

D’après nos confrères, Kassé paie ainsi sa propension a trop communiquer. On cite ainsi l’épisode de l’Ige, mais véritablement c’est sa sortie sur Tv5 qui l’a perdu. Des reproches qui, dit-on, laissent serein le concerné. En effet, le désormais ex-ministre conseiller sera loyal au président et ne sera pas éloigné de la présidence, car il y trouvera un point de chute. La notification devrait intervenir dans les prochaines heures.

 Remous au palais : Macky Sall va chambouler son équipe de communication

Chamboulement en vue au Palais. L’Observateur annonce « le départ effectif, aujourd’hui lundi 24 juin 2019, d’El Hadj Kassé ». Jusqu’ici ministre-conseiller chargé de la communication du Président Macky Sall, « il sera remplacé par l’ex-porte-parole du gouvernement Seydou Guèye ».

El Hadj Kassé paie sa sortie controversée sur Tv5

Une décision qui résonne comme une sanction contre El Hadj Kassé après sa sortie controversée sur Tv5. En effet, il soutenait que « le petit frère du président de la République, Aliou Sall, a bel et bien reçu la somme de 250 000 dollars (146 millions Fcfa) de Timis Corporation ».

Des propos qu’il a totalement assumés, par la suite, sur Rfi. Pis, il en rajoutera une couche sur les ondes de Radio Africa : « Macky Sall a fini par nommer son petit frère Aliou Sall à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) parce qu’il a été mis dos au mur ».

Latif Coulibaly pressenti nouveau porte-parole

L’ancien ministre de la culture Abdou Latif Coulibaly, limogé du gouvernement lors du dernier remaniement ministériel, doit aussi faire son come-back. Selon toujours les informations de L’Observateur, Macky Sall le pressent aux fonctions de porte-parole.

Le président de la République ramène ainsi ce poste qu’il avait supprimé dans son cabinet depuis le départ d’Abou Abel Thiam en 2014. Ce retour en force de Latif coulibaly s’explique par la cacophonie notée dans la communication du régime, notamment sur l’affaire Petro-Tim.

Ousmane Cissé : «JE NE COMPRENDS PAS LE SILENCE BAVARD DE CERTAINS DE NOS ALLIÉS POLITIQUES»

L’As-Ousmane Cissé, coordonnateur de l’Alliance Pour la République (APR) dans la commune de Kébémer se prononce sur l’affaire Petrotim qui agite l’actualité nationale

Après son départ de la direction des Mines et de la Géologie Ousmane Cissé a été célébré le weekend par les populations de Kébémer. Et la mobilisation a été sonnée en direction des prochaines locales pour faire basculer la commune de Kébémer, actuellement gérée par les libéraux, au président Macky Sall. Par ailleurs, le coordonnateur de l’Alliance Pour la République (Apr) dans la commune de Kébémer s’est prononcé sur l’affaire Petrotim qui agite l’actualité nationale, en s’interrogeant sur le silence des alliés du Président Macky Sall.

L’ex-directeur des Mines et de la Géologie, par ailleurs coordonnateur de l’Alliance Pour la République (Apr) dans la commune de Kébémer, a été célébré ce weekend par les populations. Ousmane Cissé en a profité pour aborder l’affaire Petrotim qui défraie actuellement la chronique.

Et c’est pour s’interroger sur le mutisme observé par certains partis alliés du président de la République. «Je ne comprends pas le silence bavard de certains de nos alliés politiques et même du parti par rapport à cette question qui est posée. Quand on vise une personne proche du président de la République, on vise le président de la République. D’où la nécessité que des comités soient mis en place de façon spontanée, pour sauvegarder les acquis du Président de la République. La dynamique enclenchée par cette affaire est de remettre en cause tout ce qu’il y a eu comme acquis social et économique, mais aussi la paix, la stabilité économique.

. Les gens doivent savoir que le Sénégal est un pays calme, stable, mais entouré d’autres pays qui connaissent des situations assez difficiles sur le plan sécuritaire. Ce n’est pas à ce moment, où on n’a encore vu aucune goutte de pétrole et de gaz, que des sénégalais, quelque soit leur bord, doivent oublier qu’à la fin c’est le pays qui risque de perdre. C’est parce que si le pétrole et le gaz ne sont pas exploités, c’est le Sénégal qui va perdre. Nous avons besoin de ressources, de réserves, pour mettre notre pays sur la rampe de lancement, et avoir ainsi des ressources financières conséquentes afin que tous les investissements en cours et à l’avenir, puissent trouver un financement interne et alléger le trésor public de la dette et surtout de l’emprunt étranger».

S’agissant du débat proprement dit, il soutient qu’il n’y a pas de débat, les gens se prononcent sur la question parce qu’il y a Aliou Sall. Si c’est un autre Sénégalais qui était dans cette position, dit-il, «personne n’en parlerait et il ne serait pas accusé, acculé comme Aliou Sall l’est actuellement. Aliou Sall est un Sénégalais comme tous ceux qui parlent et il doit jouir de ses droits civiques et économiques. De ce point de vue, il doit pouvoir avoir des activités économiques dans ce pays et dans tous les domaines d’autant plus qu’il n’y a aucune loi, dans le code minier comme dans celui du pétrole, qui interdit que Aliou Sall soit opérateur détenteur d’actions. Cette affaire relève d’un débat de troisième mi-temps, entretenu par des politiciens qui ont perdu les élections de façon flagrante».

«ON DOIT S’INTÉRESSER DESORMAIS A LA PROCHAINE CAMPAGNE AGRICOLE»

S’agissant des 250.000 dollars qui ont été payés à Aliou Sall et qui devaient tomber dans les caisses de l’Etat, l’ancien directeur des Mines soutient que les rapports de l’ITIE de 2013 à aujourd’hui ne montrent aucune trace de ce paiement. «Et si c’était le cas, il n’y aurait aucun problème, car quelqu’un qui est redevable d’un impôt le paiera forcément. Il faut faire la différence entre un contrat de partage et un contrat de concession. C’est dans les contrats de concession que l’Etat perçoit des redevances et dans le cas d’espace, il s’agit d’un contrat de partage donc l’Etat a une part de la production. A cet effet, il n’y a aucune redevance de l’Etat que BP ou une autre entreprise puisse s’arroger pour se le partager avec qui que ce soit.

. La redevance est déductible et versée directement à l’Etat», soutient Ousmane Cissé. Pour lui, dès l’instant que le président de la République a demandé au procureur de la République d’ouvrir une enquête sur ces contrats pétroliers et gaziers, on doit s’intéresser désormais à la prochaine campagne agricole, à la rentrée des classes.

Le sargal dédié au Président Macky Sall et à Ousmane Cissé a enregistré la présence des autorités politiques, religieuses et culturelles du département de Kébémer. Tous les intervenants se sont engagés à se retrousser les manches en perspective des prochaines échéances électorales. S’agissant des prochaines élections municipales, Ousmane Cissé affirme qu’il ne se bat pas pour prendre les rênes de la mairie, mais pour offrir au Président Macky Sall et à la coalition Bennoo Bokk Yaakaar une belle victoire à Kébémer, une ville actuellement gérée par les libéraux. Mbaye SAMB

Samuel Sarr entendu depuis 12 heures à la DIC

http://www.seneweb.com Après avoir été interrogé par la Section de Recherches, dans le cadre de l’enquête sur la fuite du rapport de l’Ige sur Petro-Tim, Samuel Sarr est entendu depuis 12 heures, ce lundi, à la Dic.

L’ancien ministre de l’Énergie sous Wade a introduit Frank Timis au Sénégal avec Pierre Goudiaby Atepa. Dans un entretien paru dans L’AS, l’homme d’affaires franco-roumain faisait la révélation.Dans le cadre de cette affaire, Atepa a déjà été entendu.

JUSQU’A QUAND MACKY RÉSISTERA-T-IL À LA PRESSION POPULAIRE? PAR L’ÉDITOARIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

Vulnérable et esseulé dans cette guerre politico-communicationnelle, il se trouve acculé avec son frère presque dans leurs derniers retranchements par les opposants requinqués, la société civile et les citoyens sans couleur politique

Une foule impressionnante composée de Sénégalais de toutes les tranches d’âge et de toutes les couches sociales a manifesté à la place de la Nation comme prévu ce vendredi 21 juin pour réclamer la lumière sur la gestion considérée comme nébuleuse des ressources pétrolières et gazières nationales. Il faut dire que sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation s’étaient poursuivis cette semaine autour des hashtags : « je réclame mes 400 mille », « Nous exigeons la renégociation des contrats… », « Aliou, na leer ».

En dépit des menaces d’une interdiction préfectorale, les membres de la plateforme Aar li nu bokk avaient décidé de tenir vaille que vaille leur manifestation. Depuis qu’un documentaire de la BBC a révélé un « scandale à 12 milliards de dollars » qui aurait accompagné la délivrance de blocs pétroliers et gaziers à l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis et à la multinationale Bp, les dénonciations et les manifestations se succèdent. Et pour le 2e vendredi consécutif, on assistait à une contestation massive contre l’Etat à propos de la gestion de nos ressources naturelles. Le rassemblement de vendredi dernier ayant été autorisé finalement, les Dakarois sont sortis en masse. Ils n’ont laissé rien au hasard pour lancer des messages de désapprobation et de contestation : banderoles, coquelicots, t-shirts, pancartes, casquettes, écharpes, vuvuzelas, etc. tous les moyens étaient bons pour exprimer leur colère et déverser leur bile sur le régime du président Macky Sall. Quant aux organisateurs, qui se sont succédé au micro, ils n’ont pas hésité, en voyant cette mobilisation monstre sur ce lieu mythique, symbole de liberté et l’indépendance, de clamer urbi et orbi que « désormais, chaque vendredi, il en sera ainsi jusqu’à ce que le pouvoir consente à jouer la transparence dans les contrats pétroliers ».

Cela dit, étant donné que le préfet n’a pas osé cette fois-ci interdire la manifestation, pourra-t-il les vendredis suivants adopter une position contraire ? Beaucoup pensent que le prochain rassemblement risque d’être interdit si le président Macky Sall est présent au Sénégal car ils ont remarqué que chaque fois qu’une manifestation est autorisée, par coïncidence non fortuite, le chef de l’Etat se trouve hors du pays. Toutefois, assurent les organisateurs, ce n’est pas une interdiction préfectorale qui contrecarrera le projet de rassemblement des militants et sympathisants de Aar li nu bokk. Ces derniers ragaillardis par le succès populaire de ce vendredi 21 juin promettent de taper plus fort encore au prochain rassemblement.

Une communication en crise

Au même moment, le pouvoir reste affaibli par ses divisions internes et sa communication cacophonique. Depuis que la chaine britannique a diffusé son enquête, la communication du pouvoir a multiplié les improvisations et les sorties à l’emporte-pièce voire désordonnées. La sortie quasi-spontanée d’Aliou Sall, frère du président et principal accusé dans cette affaire de corruption, au lendemain de la diffusion de « scandale à 10 milliards de dollars » a ouvert cette palanquée de communications à tout-va. Le président, qui devait s’imposer une omerta dans cette affaire « privée » comme il l’a qualifiée, en a remis une grosse louche qui en dit long sur la priorité qu’il donne à sa famille biologique au détriment des affaires de la République. Une sortie présidentielle faite le jour de la Korité qui a poussé la porte-parole du gouvernement, Mme Ndèye Tické Ndiaye Diop, par ailleurs ministre de l’Economie numérique et des Télécoms, à tenir dans l’après-midi un point de presse catastrophique.

Auparavant, le tout nouveau ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Malick Sall, avait déjà lavé blanc le frère du président. Bref, dans le camp présidentiel, chacun y allait de sa propre ligne de défense. On ne se soucie pas de l’harmonisation et de la cohérence de la communication gouvernementale, l’essentiel étant de manifester ostensiblement son empathie à l’endroit du frère de celui qui nomme aux emplois civils et militaires. La députée Awa Niang, dans sa page Facebook, déclare dans une langue française nullissime ceci : « Bonjour camarade et frère Aliou ! Je suis de tout cœur avec toi. Je vous encourage. Ne te décourage jamais. Tout est clair dans la tête des Sénégalais conscients que sans vous, le Sénégal ne ferait pas partie des pays pétroliers ». Par conséquent, nous tous devons reconnaissance à Aliou le Messie, Aliou le Prométhée qui nous a donné ces trésors précieux des dieux que sont le pétrole et le gaz.

La sortie divertissante du procureur de la République allait être le point d’orgue de cette communication en crise. Et non pas de crise. Mais le plus cocasse dans ce mélimélo communicationnel, c’est que c’est El Hadji Kassé, le ministre conseiller en communication du président Sall, qui a attisé le feu qui ravage le pouvoir en place. En quoi faisant. Eh bien en affirmant publiquement sur le plateau de TV5 Afrique qu’Aliou Sall a bien reçu de Timis une somme de 146 millions de francs CFA dans les comptes de sa société Agritrans mais dans le cadre d’une consultance dans le domaine agricole. Une sortie qui confirmait les accusations de la journaliste Mayeni Jones de BBC mais… démentait Aliou Sall qui avait nié avec la dernière énergie avoir « reçu de Timis 146 millions de francs CFA ». Cette sortie étonnante mais détonante a eu l’heur de faire sortir de ses gonds Yakham Mbaye, lequel n’a pas perdu une seule seconde pour crucifier Lucifer Kassé. Et c’était reparti pour une nouvelle cacophonie communicationnelle au sein de l’espace gouvernemental !

Un président esseulé

Au moment où le directeur général du quotidien gouvernemental « Le Soleil » se faisait l’avocat du maire de Guédiawaye, Pape Mahawa Diouf, coordonnateur de la cellule communication de BBY, lui, prenait la défense d’El Hadji Kassé. Pendant que, au sein de Aar Li Nu Bok, les acteurs se réunissent, harmonisent leur communication et pérégrinent de média en média, « argumentairement » bien armés, les bien-pensants et spin doctors du président Sall se crêpent le chignon, s’entraccusent, versent dans des vétilles stériles et oiseuses et s’écharpent. D’un autre côté, les membres du Secrétariat exécutif de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, calfeutrés dans les salons douillets du siège de l’Alliance pour la République (APR), considèrent le « «scandale à 10 milliards» comme une tentative de renversement de la paix et de la stabilité sociale du Sénégal, et une opération de déstabilisation du dialogue national initié par le chef de l’Etat ». Cette surenchère d’interventions incontrôlées, non cohérées, non harmonisées brouille l’intelligibilité de la communication gouvernementale et met davantage la lumière sous le boisseau là où les Sénégalais attendent de savoir toute la vérité sur « le scandale à 10 milliards de dollars » soulevé par la BBC.

Les cadres de l’APR, eux, préfèrent s’en référer au procureur de la République pour faire la lumière sur l’affaire Pétrotim. Ainsi, au cours d’un panel organisé le samedi 22 juin, la Convergence des cadres républicains (CCR), sous la direction du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, n’a pas manifesté le soutien tant attendu à leur leader. Quant aux alliés de Macky Sall, ils sont restés sans voix depuis que la bombe BBC a éclaté au début du dialogue national. Si ce n’est un communiqué de soutien de principe envoyé aux différentes rédactions, ils semblent indifférents à ce qui arrive au président et à son frère. Plus sidérante encore est l’atonie et l’aphonie des apéristes pur sucre. Chacun d’eux semble jouer la prudence dans cette affaire nébuleuse où l’on ne veut pas défendre un dossier dont on ignore le ficelage, les tenants et les aboutissants. Et, surtout, dont on n’a pas vu les milliards de dollars qu’il met en jeu ! Ainsi, le président Macky Sall est en déréliction. Les ressorts sur lesquels il devait s’appuyer pour résister au camp d’en face se sont pliés pour ne pas dire cassés. Il est à découvert et chaque tir de missile peut s’avérer mortel politiquement et même judiciairement pour lui. Vulnérable et esseulé dans cette guerre politico-communicationnelle, il se trouve acculé avec son frère presque dans leurs derniers retranchements par les opposants requinqués, la société civile et les citoyens sans couleur politique. Aujourd’hui, la ligne de défense de Macky Sall face aux bretteurs de Aar li nu bokk s’avère très faible parce que ne parvenant pas à opposer une stratégie efficace de containment à l’offensive du camp antagoniste.

Les troupes présidentielles sont en capilotade et personne n’est désigné pour organiser la garde prétorienne qui pourrait contrer les missiles des ferrailleurs de Aar li nu bokk. Et c’est à ce ce moment que l’on sent la nécessité d’un Premier ministre, premier défenseur du président en ce moment de guerre de communication et de mobilisation. Si les artificiers d’Aaar Li nu Bokk maintiennent la pression tous les vendredis à l’instar des Algériens qui ont fini par faire partir Bouteflika ou des gilets jaunes qui ont fait descendre Jupiter Macron de son trône, le président Macky Sall, pour la stabilité de son second mandat, finira par précipiter son frère, en guise de sacrifice, dans les profondeurs des puits de pétrole et de gaz. Ce pour ne pas y être précipité lui-même

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 24/06/2019

Scandale au Niokolo Koba

Le conservateur du parc national de Niokolo Koba, son adjoint et le directeur régional des mines de Kédougou et leurs co-prévenus risquent trois ans de prison. Le procureur de la République près du tribunal de grande instance de Kédougou a fait un réquisitoire sévère contre eux, à l’exception de quelques uns. Le maître des poursuites a requis des peines allant de 6 mois à 2 ans. Pour le délit « d’association de malfaiteurs », le parquet a requis 2 ans de prison, un an pour corruption et 6 mois pour vente illégale de l’or. Ce qui fait que les accusés qui sont sous le coup à la fois des délits « d’association de malfaiteurs et de corruption » auront droit à un séjour carcéral de trois ans. Le tribunal de grande instance de Kédougou va donner son verdict le 4 juillet prochain.

Lp pour les maires, le journaliste et le lieutenant

Restons avec l’affaire de l’exploitation illégale de l’or dans le parc national de Niokolo Koba. Pour dire que certains prévenus ont humé l’air de la liberté. Il s’agit des maires de Tomboronkoto et de Nenefescha, de notre confrère Boubacar Tamba et du lieutenant des Eaux et forêts, Omar Kane. Ils ont eu plus de chance que les autres. Le juge leur a accordé une liberté provisoire. Ils croisent les doigts en attendant le verdict du tribunal le 4 juillet prochain.

Le colonel Kébé lâche Idy

Un responsable de moins au parti de Idrissa Seck. Le responsable de Rewmi à Saint-Louis, le Colonel Abdourahim Kébé, a décidé de geler ses activités dans le parti Rewmi pour convenance personnelle. Le Colonel de l’armée à la retraite, à qui une publication sur facebook avait valu une convocation à la gendarmerie, observe une pause de ses activités politiques. Il a tenu, quand même, à remercier le président de Rewmi Idrissa Seck, les membres du secrétariat national et tous les militants pour la confiance et l’affection qu’ils lui ont toujours témoignées. Il n’a pas oublié la solidarité qu’ils lui avaient manifestée dans les épreuves. Abdourahim Kébé retient un souvenir amical de leurs travaux, rencontres et réunions bien sympathiques qui ont éclairé leur vie de la lumière de l’amitié.

Il immole son grand frère par le feu

Une dispute d’une rare violence a viré au drame entre deux frères à Keur Massar. Furax après l’altercation, Dame Ndiaye, maçon, a surpris son frère Abdou Ndiaye avec un récipient contenant de l’essence. Avant que ce dernier ne devine ses intentions, il lui verse le liquide inflammable sur le corps et l’immole par le feu. L’aîné, marié et père de plusieurs enfants, a rendu l’âme au cours de son évacuation. Nos sources n’ont pas voulu se prononcer sur les motifs de cet acte ignoble, à cette étape de l’enquête ouverte par la Brigade de gendarmerie de Keur Massar.

Séance divinatoire des Saltigués de Malango

Réunis ce week-end au centre Prométra de Malango à Fatick pour une séance de divination communément appelée «Xoy», les saltigués sérères ont fait des annonces pas rassurantes pour le Sénégal. Les protégés du Dr ÉricGbodossou annoncent un hivernage à deux facettes. Une situation qui, à les en croire, est la conséquence des pluies tardives et insuffisantes qui seront enregistrées cette année. L’hivernage sera également accompagné de poussière tout au début de son installation. Ils annoncent aussi une épidémie de maux de ventre dans la période hivernale qui affectera particulièrement les femmes en âge de procréer. Les Saltigués prédisent de vives tensions à Dakar, mais aussi la fin de la polémique sur le pétrole. La doyenne des saltigués en l’occurrence Khane de Djadjack recommande au chef de l’Etat de sacrifier un boeuf blanc devantle Palais présidentiel pour sortir indemne de cette affaire.

Rupture du médicament Lasilix

La député Adji Mbergane Kanouté alerte sur la rupture du médicament Lasilix (furosemide) injectable au niveau national et particulièrement à Kaolack et Kaffrine. Elle a été saisie par les populations et à son tour, la parlementaire a tenté d’entrer en contact avec les autorités compétentes sans succès. C’est la raison pour laquelle, elle lance un appel au président Macky Sall pour que des mesures urgentes soient prises car un malade victime «d’étouffement» passe facilement de vie à trépas sans ce médicament. Elle sollicite aussi l’intervention de la première dame Marième Faye Sall, présidente de la Fondation Servir le Sénégal pour qu’une solution soit trouvée rapidement.

Malal Camara entendu aujourd’hui

Ça bouge dans l’affaire du meurtre de Binta Camara, étranglée dans la chambre de ses parents le 18 mai dernier. L e père de la victime, Malal Camara, Directeur général de l’Agence de développement local (Adl), va être entendu par le Doyen des juges (Dji) de Tambacounda. Une information que confirme Me Moussa Sarr, conseil de la partie civile. «C’est conforme à la procédure, on commence toujours par l’audition de la partie civile », a dit l’avocat, joint au téléphone. Pour rappel, le présumé meurtrier, Pape Alioune Fall, arrêté à la maison mortuaire où il s’était rendu pour compatir à la peine de la famille, comme si de rien n’était, a été transféré de la prison de Tambacounda à celle de Sébikhotane pour sa sécurité, parce que des co-détenus lui menaient la vie dure.

Macky Sall câble Aliou Cissé

Ça démarre bien pour les «lions» à la Coupe d’Afrique des Nations. (CAN 2019). L’entraineur Aliou Cissé et sa bande ont gratifié le peuple sénégalais d’une belle victoire contre la Tanzanie. Le chef de l’État Macky Sall, très satisfait du résultat, a appelé le coach des «Lions» à l’issue du match pour féliciter l’ensemble de l’équipe, y compris l’encadrement.

Siré Dia chez Yankhoba Diattara

Malgré l’adversité sur le terrain en temps de campagne électorale, les acteurs politiques savent se retrouver, surtout quand un malheur frappe l’un d’eux. C’est le cas avec le rappel à Dieu du père de Yankhoba Diattara de Rewmi, par ailleurs Vice Président du Conseil Départemental de Thiès. En effet la maison mortuaire a vu défiler beaucoup de personnalités du pouvoir comme Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, Augustin Tine, ministre d’Etat Directeur de Cabinet du Président de la République, etc. Ce week-end, c’était autour de Siré Dia ex Directeur Général de la Poste, actuel Président du Conseil d’Administration de la Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE), d’aller présenter ses condoléances à Yankhoba Diattara. Auparavant, il s’est rendu chez Ousmane Guèye, Chauffeur à la poste de Thiès, qui a perdu récemment son épouse postière et qui travaillait à la Direction régionale de Thiès. Siré Dia a également rendu visite à Thierno Omar Dème, très connu dans le soutien au Président Macky Sall et qui était gravement malade. Il a été très soulagé par la visite de Siré Dia et il n’a pas manqué de dire à haute et intelligible voix, «werr naa bima guisee Dg Sire Dia» (Je suis guéri puisque j’ai vu le DG Siré Dia).

Serigne Mboup en conflit d’intérêt…

Serigne Mboup a tenu à préciser que sa candidature à la mairie de Kaolack n’a rien à voir avec l’installation du grand distributeur Auchan. «Ceux qui disent que ma candidature, c’est à cause de Auchan se trompent», a certifié Serigne Mboup, dégageant ainsi en touche l’accusation de conflit d’intérêt que lui prêtent certains de ses détracteurs. A l’en croire, Auchan est abrité dans le « Cœur de Kaolack», dans le cadre d’une location dont le montant total est de 84 millions pour un bail d’une durée de 4 ans. A ceux qui soutiennent qu’il a encaissé de l’argent de la part du grand distributeur, Serigne Mboup rétorque : «quoi de plus normal ?».

…Serigne Mboup en conflit d’intérêt (bis)

Restons avec le président de la Chambre de Commerce de Kaolack qui souligne que l’installation prochaine de Auchan est un bien pour la ville et les Kaolackois qui doivent s’en réjouir. Selon lui, au lieu de chercher à polariser autour de sa personne cette question, il vaut mieux voir les avantages que va apporter Auchan. «Je prends à témoin les Kaolackois ; Auchan, c’est une enseigne comme il en existe beaucoup d’autres. Son implantation ici à Kaolack doit être une fierté pour toute la région. Je pense qu’on ne doit pas personnaliser, parce qu’une société qui va s’installer pour investir plus de deux (2) milliards ici et investir sur quelque chose qui appartient à l’Etat, ça doit être vu comme une opportunité », a souligné Serigne Mboup, précisant que la procédure qui a présidé à la venue de Auchan a été régulière. « Ce qu’on pouvait faire, c’était de l’accompagner, de lui donner le local ; le reste, c’est Auchan qui va en décider », a indiqué Sérigne Mboup. Il a également annoncé la phase 3 du complexe du cœur de ville, d’une valeur de 10 milliards.

Audition de EL Hadj Kassé

Pour l’éclatement de la vérité, l’ancienne Procureure de la République, Dior Fall Sow, préconise que Serigne Bassirou Guèye entende toutes les personnes qui ont fait des déclarations sur le sujet : l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, le ministre conseiller du président de la République ElHadji Kassé et même Clédor Sène. Invitée de l’émission JDD hier, sur iRadio, elle a indiqué que « le documentaire de la BBC donne des éléments suffisamment graves pour qu’on puisse ouvrir une information judiciaire. Et concernant El Hadj Kassé, elle pense qu’il doit être convoqué pour dire sur quoi il s’appuie pour faire une telle déclaration. «Le président de la République doit autoriser à ce qu’il soit entendu. Il faut qu’on vérifie, avec des documents concrets, pour voir si effectivement ce qu’il déclare est la réalité, parce que quand même les déclarations qu’il a faites sont assez graves, assez importantes», a expliqué la première femme procureure de la République au Sénégal dans l’émission JDD.

Dior Fall Sow en déphasage avec le procureur

Restons toujours avec l’ancienne magistrate au Tribunal pénal international pour le Rwanda, Dior Fall Sow, qui n’a pas manqué de prodiguer des conseils à Serigne Bassirou Guèye. Selon elle, la «prudence s’impose» dans ce dossier. Elle estime que le Procureur de la République est le maître des poursuites et qu’il doit, avant de pouvoir décider de ce qu’il va faire, avoir tous les éléments qui s’imposent pour savoir quelle orientation devra être donnée au dossier.» A l’en croire, l’enquête préliminaire de la Division des investigations criminelles (DIC) sera déterminante. «J’ai eu beaucoup à travailler avec eux quand j’étais en fonction. Ils font des investigations pour trouver les éléments les plus appropriés pour justement alimenter cette enquête et permettre au Procureur de la République d’instruire le dossier», explique-t-elle. Toutefois, Dior Fall Sow pense qu’un appel à témoin n’était même «pas nécessaire». En effet, dit-elle, cela peut constituer «un levier, dans la recherche de la vérité, pour faire venir les témoins qui pourraient apporter la lumière dans cette affaire».

Me Wade aux «Lions»

Coucou revoilà l’ancien président Me Abdoulaye Wade ! Emmuré dans un silence depuis longtemps, le Pape du Sopi a délivré hier, un message d’encouragements et de prières aux «lions» du football qui affrontaient la Tanzanie, pour une glorieuse Coupe d’Afrique. Me Wade leur dit que le peuple sénégalais, toutes couches et obédiences confondues, exprime l’espoir de voir notre pays remporter cette Can et prie pour vous. Me Wade gonfle les «lions» en leur signifiant qu’ils ont toute la capacité, par la grâce de Dieu et à travers le talent dont ils font montre dans les différents clubs, d’offrir, à notre pays, son premier trophée continental. Il ajoute : « vous avez vos inépuisables forces morales qui font la différence et conduisent à l’inévitable victoire».

Émigration clandestine : un important réseau de passeurs sénégalais tombe en Argentine

https://www.pressafrik.com Des passeurs sénégalais ont été arrêtés en Argentine. Le gang qui a fait entrer dans ce pays plus de 75 personnes, obligeait ces dernières à rejoindre leur réseau de vente de substance illégales.

Les autorités argentines ont réussi à mettre la main sur le réseau de sénégalais qui faisait entrer des émigrés dans leur pays, après plusieurs mois d’enquêtes. Elles ont arrêté 75 personnes qui sont arrivées en Argentine pour être ensuite exploitées comme trafiquants et vendeurs de marchandises prohibées.

Selon « Les Echos », le réseau composé de trois (3) Sénégalais, jouait le rôle de passeurs. Et, ceux qui désiraient aller en Argentine versaient la somme de 6.000 dollars soit 3 millions de F Cfa comme frais de voyage. Ils effectuaient un petit voyage du Sénégal à la Gambie, où ils obtenu un passeport.  Aminata Diouf

Meurtre d’un sénégalais à Raleigh : De nouvelles révélations sur l’un des supposés meurtriers

https://www.dakaractu.com Inculpé en même temps que Quinn Louis Giles pour le meurtre d’El Hadji Malick Seck, un conducteur de taxi de nationalité sénégalaise, à Raleigh (Caroline du Nord), Javonta Williams est un multi récidiviste.

Selon la police de Garner, El Hadji Malick Seck a été abattu alors qu’il conduisait. Il s’est ensuite écrasé dans les bois. Une tentative de vol qui aurait donc mal tourné.

Âgé de 25 ans, Williams aurait participé à une fusillade le 12 juin, c’est à dire la veille de la mort du ressortissant sénégalais.

Il semble, rapporte ABC11.COM consulté par Dakaractu, d’après les documents du tribunal, que c’était l’appartement du deuxième étage qui était visé, mais des balles ont également percé le revêtement de l’appartement du dessous.

Selon les mandats d’arrêt, il y avait deux femmes, âgées de 29 et 32 ans, une de 19 ans, et cinq enfants âgés de 3 à 11 ans.

Les enquêteurs ont dit que Williams a utilisé un fusil de calibre 40 pour tirer. Il est actuellement détenu à Garner.

L’ÉDITO DE MAHMOUDOU WANE–LEÇONS DE JUIN

NETTALI.COM – Le journal EnQuête fête ses 8 ans, ce jour. Nous publions à cette occasion, l’édito de Mahmoudou Wane, le directeur de publication d’EnQuête. Une manière de faire un clin d’oeil à la rédaction d’EnQuête et lui souhaiter un joyeux anniversaire. “8 ans d’EnQuêtes au quotidien”, c’est l’accroche toute simple que le journal a trouvée pour définir son positionnement et décliner ce qu’il essaie de faire tous les jours. 

Il y a huit ans, nous naissions. EnQuête est venu au monde en pleine tempête. Dakar était tous les jours le théâtre presque quotidien d’affrontements entre forces de l’ordre et jeunes manifestants, avec comme pic symbolique majeur un certain 23 juin 2011. En jeu, un
projet de réforme constitutionnelle qui devait abaisser à 25% le seuil minimum de voix nécessaires au premier tour pour élire un ‘’ticket présidentiel’’, comprenant un Président et un Vice-Président. Tout le monde avait compris que la réforme était taillée sur mesure pour Karim Wade. Qui ne s’en rappelle pas ? La pression de la rue était si forte que Me Wade n’avait d’autre choix que de ‘’brûler’’ son texte contesté. Effets collatéraux de ce bras de fer engagé avec le peuple, Me Wade perdait, 9 mois plus tard, le pouvoir au profit d’un certain Macky Sall.

Juin 2019, l’histoire serait-elle en train de bégayer ? Que non ! On n’est pas à la veille d’une présidentielle, on vient d’en sortir puisque cela fait quatre mois, jour pour jour. Avec un passage au premier tour de l’actuel Président à 58,27% des suffrages valablement exprimés. La vague de colère ne découle pas de manœuvres politiques pour chauffer la place à un dauphin non déclaré, mais de pétrole, de gaz et d’appétits tout azimuts, à l’image du fameux ‘’Mandat’’ d’Ousmane Sembène.

Mais comment ne pas accorder de l’intérêt à ce qui se passe sous nos yeux ? Du jamais vu ! En l’espace seulement de deux semaines, la place dakaroise est noire de monde. Des jeunes réclament leur dû de l’or noir non encore sorti de terre. Et voilà le Président, moins de quatre mois après son élection, devant une crise politico-sociale aux allures d’intifada. La rapidité avec laquelle les événements ont pris une telle tournure est simplement effarante.

Dans l’histoire politique récente du Sénégal, on ne peut convoquer de scénario analogue, avec, cerise sur le gâteau, des opposants groggy à la défaite, subitement ressuscités par la grâce… d’un documentaire. Les voix du Seigneur sont décidément insondables. Et il serait bien dangereux pour le pouvoir en place de minimiser la gravité de la situation présente. Combien de fois des pouvoirs qui pensaient tenir toutes les ficelles de leur survie se sont effondrés, au moment où ils s’y attendaient le moins ?

Tous les ingrédients pour que la marmite continue à chauffer sont en effet là. Vu le déferlement de passions, le curseur n’amorcera pas si facilement la pente inverse. Sauf si, merveilles du ballon rond sous nos Tropiques, le Sénégal gagne la Coupe d’Afrique des Nations. Et encore !

Ce qui est en fait inquiétant dans ce feuilleton, ce sont moins les arguments avancés par les uns et les autres que la pique passionnelle qui l’aiguille. On ne communique plus, on n’échange pas. Oubliées les bonnes vertus de la discussion qui faisait la force de notre démocratie. Ce qui compte, ce n’est plus la force persuasive et la capacité à convaincre, mais l’alchimie de la terreur. Et plus grave, la tentation du feu. Or, le feu a cette vertu bien ‘’démocratique’’ qu’il n’épargne personne. Il consume généralement le bras qui l’a fait naître avant d’atteindre ceux qui sont visés dans ses effets.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de dire qu’il n y a pas de quoi fouetter un chat dans ce dossier. Nous pensons que le Président n’aurait jamais dû accepter que son frère s’incruste dans ce dossier, surtout après la très volcanique épisode Karim Wade. Aliou Sall a certainement assez de talent à faire prévaloir ailleurs plutôt que dans ce secteur d’une sensibilité extrême. Le Président Macky Sall aurait dû l’écarter depuis la première grande salve d’attaques, dès les premières années de son quinquennat. Il ne l’a pas fait et c’est une grande erreur politique. Que donc des jeunes se lèvent pour l’exiger n’a rien d’étonnant.

Mais le versant du problème, ce n’est pas Aliou Sall dans ses relations jugées nébuleuses avec Frank Timis. C’est la haine qui transparaît dans les discours contre la personne d’Aliou Sall. On peut bien sûr demander qu’il soit démis de ses fonctions pour de multiples raisons.
Serait-il moins teigneux et assez raisonnable qu’il se serait de lui-même affranchi de ses fonctions non électives. Mais attaquer la personne à des niveaux de rancoeur ou de haine n’a rien de bien glorieux. Le souvenir de Karim Wade que certains de nos compatriotes avaient voué aux gémonies avant de l’idolâtrer un an seulement après la chute de Wade, doit inviter à la prudence. En démocratie, la haine (malheureusement entretenue d’abord par les politiques eux-mêmes) est mauvaise conseillère. Elle détruit la société. Elle s’accouple très aisément avec le feu que nous évoquions plus haut. Dans le contexte sous régional bien explosif qui est le nôtre, ce cocktail ne peut mener qu’à l’anarchie et la destruction, comme tous les observateurs avertis le savent bien.

C’est dire que nous ne pourrions point échapper à l’épreuve de la discussion. Il faudra bien que les différents acteurs, qui ‘’animent’’ aujourd’hui le débat de la rue, en arrivent à s’asseoir autour de la même table pour enfin se parler, les yeux dans les yeux pour corriger – Dieu sait qu’il y en a – ce qui doit l’être. Toute autre alternative ne mène qu’au chaos. Qui réellement pour cultiver le souci du pays

GRÂCE DE AMADOU WOURY DIALLO : «MACKY NE POUVAIT PAS L’IGNORER»

http://www.emedia.sn « Le président de la République, Macky Sall ne pouvait pas ignorer la grâce accordée à Amadou Woury Diallo. Je dis non… »moko tay » (il l’a fait exprès et cela ne l’honore pas » ! Telle est la réaction de l’avocat des pharmaciens dans le procès des faux médicaments de Touba Bélèle, Me Babou.

Selon l’avocat, il y a 400 dépôts de vente de médicaments illicites à Touba. Ce, dit-il, parce que l’Etat est faible. Pendant ce temps, poursuit-il, les populations de Touba et d’autres sénégalais sont malades à cause de ces médicaments. « Il y a une mafia dans cette affaire. Beaucoup de sénégalais sont morts à cause de ces médicaments et l’État ne dit rien. Touba n’est pas un bunker comme le font croire des gens. C’est l’État qui est faible », a déclaré Me Babou. Qui s’adressant au juge Téliko, lui dit : « J’ai confiance en vous et je vous demande de ne pas faire moins que vos prédécesseurs à Thiès. Appliquez la loi dans toute sa rigueur ».

Le parquet demande de ramener la peine de 7 ans à 4 ans pour Bara Sylla condamné lors du premier jugement. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 22 juillet 2019.

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