Revue de presse du Jeudi 20 juin 2019

Revue de presse du Jeudi 20 juin 2019
Revue de presse du Jeudi 20 juin 2019

Flambée des cours du pétrole : Vers une hausse des prix de l’essence et du gasoil

https://www.ferloo.com Les prix du diesel et de l’essence vont connaître une hausse à la pompe. Une flambée qui s’explique, selon L’AS, par le renchérissement des cours du pétrole dont le baril est à 63 dollars. Et le Sénégal ne peut plus supporter la subvention qui passe de 54 à 107 milliards Fcfa pour les pétroliers et à 150 milliards pour la Senelec.
D’ailleurs, indique le journal, le ministre du Pétrole et des Énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, a déjà pris la décision de convoquer, demain vendredi 21 juin, les différents acteurs du secteur des hydrocarbures et les associations de consommateurs pour les informer de la situation et des mesures à prendre. (Avec seneweb)

Monnaie unique de la Cedeao : Le Comité ministériel retient le nom «Eco»

https://www.lejecos.com La Commission de la Cedeao a organisé, les 17 et 18 juin dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire, la réunion du Comité ministériel sur le programme de la monnaie unique de la Cedeao. Cette réunion, avait pour objectif d’examiner les rapports du Comité technique tenue du 13 au 15 juin 2019 à Abidjan et) du groupe de travail sur le régime de change et le cadre de politique monétaire ainsi que le modèle de la banque centrale de la Cedeao tenue à Abuja le 10 juin 2019.
Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le Groupe de travail sur le nom et le symbole de la monnaie unique de la Cedeao a retenu trois noms pour la monnaie unique de la Cedeao sur un ensemble de treize (13) propositions soumises à son appréciation. Par ordre, les noms proposés sont : ECO,  AFRI et  KOLA.
«Les choix de ses noms ont été opérés sur la base des critères pondérés préalablement définis, à savoir : identité de la Cedeao (40%) ; signification (25%) ; facilité de prononciation (20%) ; et créativité (15%). De même, les symboles associés à chacune des trois propositions de nom ont été présentés à la réunion », lit-on dans le communiqué. A l’issue des échanges sur cette question, un consensus s’est dégagé sur la dénomination «ECO » comme monnaie unique de la Cedeao. Toutefois, précise-t-on, un accord n’a pu être trouvé pour le symbole. A cet égard, il a été recommandé d’approfondir les réflexions sur le symbole associé au nom «ECO ». «Sur le choix de la dénomination de la Monnaie Unique de la Cedeao, le consensus s’est dégagé autour de la dénomination « ECO », recommande le Comité ministériel.
Dans son discours d’ouverture, le Dr Jean-Claude Brou, président de la Commission de la Cedeao, a rappelé que les résultats de la présente réunion seront soumis à la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement prévue le 29 juin prochain qui fera les choix définitifs en ce qui concerne ces points fondamentaux de la mise en place d’une monnaie unique dont le lancement est prévu en 2020. Abdou Faye

Cedeao : Un régime de change flexible recommandé par le Comité ministériel

https://www.lejecos.com Le régime de change était également au menu de la réunion du Comité ministériel de la Cedeao qui s’est tenue les 17 et 18 juin dernier à Abidjan. Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le groupe de travail a retenu le régime de change flexible assorti d’un cadre de ciblage de l’inflation avec la nécessité pour les Etats membres de mettre en place des réformes nécessaires pour la formation de l’union monétaire et la nécessité de revoir la feuille de route conformément aux recommandations de l’Etude.
« En examinant le rapport du Groupe de travail, le Comité ministériel a décidé que les considérations relatives à la création d’un institut monétaire ou d’une banque centrale seraient déterminées après un examen approfondi du profil de convergence macroéconomique et une évaluation de l’état de préparation des États membres d’ici à fin 2019 », renseigne le document. A la suite des échanges, renseigne-t-on,  le Comité ministériel a adopté la recommandation du groupe de travail portant sur le choix d’un régime de change flexible assorti d’un cadre de politique monétaire axé sur le ciblage de l’inflation.
Dans sa communication, le président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Brou a indiqué en ce qui concerne le choix du régime de change et du cadre de politique monétaire, qu’il est important de noter qu’il n’y a ni un cadre totalement bon ou totalement mauvais encore moins qui vaille mieux que l’autre. « tout dépend de l’objectif recherché. ll s’agit pour la réunion de faire le choix du régime de change qui permette de minimiser les effets des chocs asymétriques éventuels auxquels les Etats membres pourraient faire face et d’identifier les mesures d’accompagnement et de compensation. Le choix devra donc se porter sur le modèle qui engendre moins de coût d’ajustement pour la Communauté et qui assure un traitement équitable dans la mise en œuvre de la politique monétaire », a déclaré M. Brou.
«Au titre du régime de change, il a été retenu un régime de change flexible assorti de ciblage d’inflation comme cadre de politique monétaire », recommande le Comité ministériel de la Cedeao.Abdou Faye

 Facture d’électricité : Les maires portent la réplique à la Senelec

http://www.seneweb.com Les maires n’ont pas tardé à réagir à la sortie du directeur général de la Senelec, les taxant de mauvais payeurs.
Les édiles, joints par ‘’Seneweb’’, ont à leur tour réclamé des taxes à la Senelec. Le nouveau directeur général de la Senelec vient de se mettre à dos les collectivités locales. En effet, les édiles du Sénégal n’oublieront pas de sitôt la première visite de Pape Mademba Bitèye à Ziguinchor. Le successeur de Mamadou Makhtar Cissé a profité de l’occasion pour dire que « les maires sont de mauvais payeurs ».
Pour le maire de Grand -Yoff, la Senelec peut également être taxée de mauvais payeur. D’après Madiop Diop, la Société nationale d’électricité du Sénégal ne respecte pas ses engagements vis-à-vis des collectivités locales. «La Senelec doit beaucoup d’argent aux communes. Les populations de Grand-Yoff paient leurs factures normalement et sur chaque facture, la commune a des redevances, alors que la Senelec ne nous donne pas directement ces taxes», rappelle le maire de Grand-Yoff.
Son collègue de la Patte d’Oie renseigne que les dispositions du Code des collectivités locales, à l’article 195, spécifient bien la taxe sur l’électricité comme un produit fiscal des collectivités territoriales. «Il faut un recensement de la population sur laquelle la taxe s’applique au profit de la collectivité territoriale. Malheureusement, ce recensement est carrent, nous avons toujours au sein de l’Asm posé une comptabilité contradictoire qui permet à la Senelec de dire pour telle commune, voici la taxe de l’électricité qui a été appliquée.
Cette taxe va directement au Trésor publique au profil des collectivités territoriales», renseigne Banda Diop. Malheureusement, dit-il, les produits issus de ces taxes ne sont pas réellement connus, ni la taille de la population sur laquelle elles sont collectées. D’après Banda Diop, il n’y a pas un système approprié qui permet de connaitre le taux de la taxe sur la collectivité.

Banda Diop (maire Patte d’Oie): «C’est malheureux de le dire»

‘‘A une cadence non respectée, la Senelec verse une quotité et nous l’impose comme une avance sur la taxe. Elle ne verse pas totalement et ne le fait pas sur une base contradictoire. C’est malheureux et discourtois pour des services qui collaborent, de dire que nous sommes de mauvais payeurs’’, s’insurge Banda Diop. Pour venir à bout de ce problème, des solutions ne manquent pas.
Le maire de la Patte d’Oie préconise, à cet effet, un système de péréquation qui permet à la Senelec, par rapport à la taxe, de défalquer et de continuer à verser correctement. ‘’L’Association des maires du Sénégal a toujours demandé à la Senelec de venir à la table, faire une péréquation par rapport à la taxe qui est due aux collectivités territoriales. C’est uniquement sur cette base qu’on peut accuser les communes d’être déficitaires’’, pense Banda Diop.
Ce dernier recommande, en outre, l’instauration d’un conseil de normalisation entre les collectivités territoriales et la Senelec où le recensement est contradictoire. Le maire de Latmingué, pour sa part, indexe le défaut de ressources financières des nouvelles communes. «Je ne peux être d’accord avec ce statut de ‘‘mauvais payeurs’’.
Pour l’essentiel, s’il y a des arriérés de payement, ce n’est pas une mauvaise volonté, mais plutôt un problème de moyens’’, explique Macoumba Diouf. A en croire ce dernier, les municipalités sont souvent dans des situations où payer l’électricité n’est pas prioritaire par rapport aux besoins de la population.

Le déficit commercial se creuse en Avril

https://www.lejecos.com Au mois d’avril 2019, les échanges extérieurs du Sénégal révèlent un solde commercial déficitaire de 125,6 milliards, en dégradation de 56,0 milliards par rapport au mois de mars 2019, indique la Direction de la prévision et des études économique (Dpee).
Cette situation traduit, selon cette direction du ministère de l’Economie, du plan et de la coopération, une baisse des exportations (-45,4 milliards) conjuguée à une progression des importations de biens (+12,1 milliards). Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 65,6% au mois de mars 2019 à 49,0% en avril 2019.Adou FAYE

PARC INDUSTRIEL INTERNATIONAL DE DIAMNIADIO : Les travaux de la 2e phase lancés 

http://www.enqueteplus.com Le ministre sénégalais de l’Industrie, Moustapha Diop, et le vice-gouverneur de la province chinoise du Sichuan, Wang Ning, ont procédé, hier, au lancement des travaux de la 2e phase du Parc industriel international de Diamniadio financés à hauteur de 65 milliards de francs Cfa.
Sur une superficie de 20 hectares, les travaux de la 2e phase du Parc industriel international de Diamniadio au Sénégal, où on note une forte présence d’entreprises chinoises, ont été lancés. Pour un financement global de 65 milliards de francs Cfa dont 5 milliards du public et 60 milliards du privé, il est attendu, avec ce projet, 23 000 emplois. ‘’On veut qu’à l’issue de la visite du gouverneur, que les choses s’accélèrent pour démarrer très rapidement les travaux de la 2e phase de la Plateforme industrielle intégrée de Diamniadio. Je voudrais demander au directeur général de l’Aprosi de veiller à ce baobab qui vient d’être planté et qui symbolise l’état de la coopération industrielle entre les deux pays’’, recommande le ministre sénégalais de l’Industrie, Moustapha Diop.

Il procédait, hier, au lancement des travaux de la 2e phase de cette plateforme.

En fait, le ministre Diop a signalé que lors de sa visite en Chine, en avril 2019, il a signé avec des entreprises chinoises pour la construction de la 2e phase de cette plateforme industrielle de Diamniadio. ‘’Ma conviction est que si nous voulons avoir un partenariat gagnant-gagnant comme le souhaitent nos deux présidents, nous devons impérativement promouvoir la coopération industrielle. Permettant ainsi à nos deux secteurs privés d’investir, mais également de créer des emplois et de la richesse’’, soutient-il.
De son côté, le vice-gouverneur de la province chinoise du Sichuan assure qu’ils continueront de ‘’multiplier’’ les échanges avec les autorités sénégalaises et de faire ‘’progresser’’ la mise en application des travaux de la plateforme industrielle et d’encourager les entreprises chinoises à investir dans le parc industriel.
‘’Nous espérons que les autorités sénégalaises et les services compétents apporteront leur soutien à la réalisation des travaux de cette 2e phase’’, ajoute Wang Ning.
Ainsi, le vice-gouverneur du Sichuan  a plaidé pour que les services nécessaires soient offerts aux entreprises qui vont s’y installer. ‘’Avec les efforts conjoints des deux parties, nous allons atteindre les objectifs fixés et cette coopération portera ses fruits’’, dit-il.
Sur ce, le vice-gouverneur a rappelé que dans l’objectif de consolidation de la coopération entre sa province et le gouvernement du Sénégal, des accords ont été signés lors de la visite du chef de l’Etat Macky Sall, en septembre dernier.MARIAMA DIEME

Chute de la production des industries du papier et du carton

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La production des industries du papier et du carton au Sénégal a chuté de 35,1% au terme du mois d’avril 2019 comparée au mois précédent, a appris jeudi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
«Ce déclin est en partie imputable à une baisse de l’activité de production de sacs en papier sur la période sous revue », explique l’ANSD.
Par rapport au mois d’avril 2018, la production des industries du papier et du carton a également régressé de 21,5%.
En revanche, la production totale au cours des quatre premiers mois de 2019 a augmenté de 7,3% en référence à la période correspondante de l’année 2018.MS/cat/APA

les chefs d’entreprise listent les contraintes de leur business

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le recouvrement des créances et la concurrence supposée déloyale constituent les principales contraintes avancées par les chefs d’entreprises au Sénégal au mois d’avril 2019, peut-on lire dans une enquête d’opinion réalisée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
« Dans l’industrie, note la DPEE, les difficultés de recouvrement des créances (27%), la concurrence supposée déloyale (24%) et l’insuffisance de la demande (20%) sont majoritairement ressorties, des déclarations des industriels interrogés, comme entraves à l’activité ».
Néanmoins, poursuit cette structure, le climat des affaires s’est bien orienté (+1,6 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, à la faveur des opinions favorables des industriels sur l’emploi de main d’œuvre, les perspectives d’emploi de main d’œuvre et les perspectives de commandes.
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), les contraintes les plus citées par les entrepreneurs sont les difficultés de recouvrement des créances (100%), la concurrence jugée déloyale (50%), la fiscalité (50%) et l’accès difficile au crédit (38%).
Le climat des affaires s’y est dégradé de -1,9 point, entre mars et avril 2019, sous l’effet de l’orientation particulièrement négative du solde d’opinion relatif aux perspectives des commandes publiques.
Au titre des services, les prestataires interrogés par la DPEE ont majoritairement évoqué la concurrence jugée déloyale (53%), les difficultés de recouvrement des créances (53%), la fiscalité (24%), l’accès difficile au crédit (12%) ainsi que la corruption et la fraude (12%) comme étant les principaux facteurs qui plombent le développement de leur activité.
Le climat conjoncturel s’est détérioré de -0,8 point dans ce sous-secteur, en rythme mensuel. Les soldes d’opinion relatifs aux commandes et perspectives de tarifs se sont ainsi, particulièrement, mal orientés sur la période.
S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (71%), la concurrence supposée déloyale (57%), les difficultés d’approvisionnement (43%) et la fiscalité (43%) ont constitué les principaux facteurs qui ont entravé l’activité, selon les enquêtés.
Dans ce secteur également, le climat des affaires s’est dégradé de moins 4,8 points, en rythme mensuel pour se retrouver en dessous de son niveau de long terme, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion respectifs relatifs au chiffre d’affaires et aux perspectives de chiffre d’affaires.MS/ard/te/APA

ARRIVÉE PROCHAINE DE 800 NOUVEAUX MINIBUS (MINISTRE)

Dakar, 20 juin (APS) – Le ministre des Infrastructures terrestres et du Désenclavement a annoncé, jeudi, la mise en circulation prochaine de 800 nouveaux minibus dans le cadre de la modernisation du parc automobile sénégalais.
’’La modernisation du parc automobile sera poursuivie avec la mise en circulation prochaine de 800 nouveaux minibus dédiés aux opérateurs privés de l’AFTU’’, a dit Me Oumar Youm.
S’exprimant à l’occasion de la cérémonie de lancement de la 17ème édition de la Semaine nationale de prévention routière, il a également annoncé la mise en circulation prochaine d’un premier lot de 442 véhicules acquis dans le cadre de la coopération bilatérale entre l’Inde et le Sénégal.
Dans le même registre, il a souligné que le programme de renouvellement du parc automobile, démarré en 2005, a été amplifié à travers ’’la mise en service de 1604 minibus, 475 bus pour renforcer Dakar Dem Dikk et 150 camions gros porteurs’’.
’’Le chef de l’Etat a engagé, dans notre quête d’émergence, la modernisation du secteur des transports terrestres afin de doter notre pays d’un système de transport terrestre performant, (…), à améliorer la circulation des personnes et des biens avec plus de conforts, de sécurité et de rapidité’’, a dit Me Youm.
Selon lui, ’’c’est le sens du vaste programme de construction, de réhabilitation et d’entretien d’infrastructures routières et autoroutières qui a permis la réalisation depuis 2012 plus de 1762 km de de routes revêtues et de 221 kilomètres de routes effectivement mises en service’’.
Le gouvernement ’’a initié un programme ambitieux de numérisation des titres de transport qui vise une nouvelle sécurisation desdits titres et le renforcement de la sécurité routière’’, a ajouté le ministre.
Il a poursuivi que l’Etat ’’met en œuvre des projets emblématiques et innovateurs du Train express régional +TER+ et du Bus rapide transit +BRT+ dans le souci d’améliorer les services de transport et d’asseoir une mobilité urbaine’’.DS/OID/AKS

VERS UNE RÉFORME DU SYSTÈME NATIONAL DE PLANIFICATION

Dakar, 20 juin (APS) – Le secrétaire général du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Pierre Ndiaye, a procédé jeudi au lancement des travaux devant aboutir à une réforme du système de national de planification (SNP) datant de juin 1987.
Ce nouveau SNP, dont l’objectif principal est de ’’prendre en compte les paradigmes actuels afin de rendre plus efficaces les interventions des politiques publiques’’, sera décliné en trois commissions, à travers notamment une planification nationale, sectorielle et territoriale.
Il devra être composé de personnalités issues, entre autres, de la présidence de la République, de l’Assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental (CESE), de la Direction générale de la planification et des politiques économiques, de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), de la société civile, du secteur privé, des universités et des centres de recherche.
Selon le secrétaire général du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, ’’ce nouveau programme devrait faire l’état des lieux du système de national de planification de juin 1987’’.
Il a aussi indiqué que le nouveau système national de planification, dont la finalisation des travaux est attendue d’ici la fin de l’année 2019, ’’devra aider à éditer les textes réglementaires à soumettre aux autorités publiques pour adoption.’’
Il est également attendu du nouveau système national de planification, ’’l’identification et la mise en place des outils pertinents pour un SNP performant’’, selon Pierre Ndiaye.
Il a souligné que le SNP devra permettre « la mise en place d’un cadre institutionnel, opérationnel, fédérant les dimensions spatiale, économique, sociale et environnementale de la fonction de planification.’’
Le Sénégal a opté, depuis son indépendance, en 1960, pour une politique de développement basée sur la planification, a rappelé M. Ndiaye.
Selon lui, la mise en œuvre d’un tel plan « intervient dans un contexte marqué par l’avènement des agendas 2030 des Nations unies et 2063 de l’Union africaine mais également du cadre économique communautaire de la CEDEAO et nouvelles directives de l’UEMOA.’’
’’En raison des défis nés des évolutions majeures enregistrées dans un environnement changeant, il convient de repenser le système national de planification pour une meilleure prise en charge des paradigmes nouveaux et rendre plus efficaces les interventions publiques’’, a-t-il insisté.
Pierre Ndiaye a toutefois rappelé la ’’place importante’’ qui doit être accordée à la ’’cohérence’’ et à la ’’complémentarité’’ entre les différents instruments de planification, en vue de mieux intégrer l’acte 3 de la décentralisation ainsi que d’autres documents nationaux de politiques transversales et thématiques, à périmètres ministériels ou sectoriels.SMD/ASG/BK

MACKY SALL À ABIDJAN :SIGNATURE DE 5 ACCORDS DE COOPÉRATION (OFFICIEL)

Dakar, 20 juin (APS) – Le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont signé ce jeudi à Abidjan cinq accords de coopération dans différents domaines, à l’occasion de la visite du chef de l’Etat sénégalais, a appris l’APS.
’’Cinq Accords de coopération portant sur l’habitat social, les échanges cinématographiques, le commerce ainsi que sur l’énergie et le pétrole ont été signés entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal’’, rapporte la présidence ivoirienne sur son compte twiter.
La même source signale que le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, s’est entretenu, dans l’après-midi avec son homologue sénégalais, Macky Sall, sur ‘’la coopération bilatérale, les questions régionales et internationales ainsi que sur plusieurs sujets d’intérêt commun’’.
Le chef de l’Etat ivoirien a réaffirmé ‘’son engagement à œuvrer au renforcement et à la diversification des relations de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal dans tous les domaines’’.
Pour sa part, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall a salué le leadership du président Ouattara, qui ‘’incarne la voie de la sagesse et constitue pour l’Afrique de l’Ouest un motif de grande fierté’’.
Le président de la République ivoirienne a accueilli, dans la matinée à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, son homologue sénégalais qui entame une visite d’Etat de 72 heures en Côte d’Ivoire.
Macky Sall est accompagnée de son épouse.OID/AKS

ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX DE L’OFFSHORE GAZIER ET PÉTROLIER :DES CONTOURS D’UNE STRATEGIE DE COMMUNICATION INITIES

http://www.sudonline.sn Sanou Dakonou, un juriste environnementaliste de la direction des établissements classés et point focal Gaz-Pétrole, a fait un rappel sur les dispositions du Code l’Environnement.
Selon lui, pour cerner les questions, quatre outils d’évaluation sont à connaître selon le registre réglementaire : le programme, l’analyse d’un projet, l’audit environnemental pour les projets en cours d’exécution et l’étude d’impact environnemental et social. De manière spécifique, il a donné les contours d’une étude d’étude environnementale. Elle comporte, à l’en croire, les dispositions des conditions sur la situation environnementale et sociale de base, l’identification et l’évaluation des impacts ou risques potentiels liés à l’exécution d’un projet, la consultation publique ou le forum communautaire et l’étude du danger c’est-à-dire l’analyse des risques.
Sur les dangers liés à l‘exploration du gaz et du pétrole offshore, l’expert a informé des dangers et risques pouvant impacter dans l’environnement de la faune et la flore des fonds marins. Selon lui, les données sismiques à relever font appel à l’utilisation d’ondes sonores pouvant impacter la vie de certaines espèces de mammifères marins. Sur l’exploitation du gaz et du pétrole offshore, ses propos  font part de déchets de forage, d’émanations de gaz, de lumière et des eaux depuis les gisements rejetées, de déchets annexes et d’une augmentation de risques de marée noire en plus d’une exclusion de toute activité de pêche dans un rayon de 500 mètres tout autour de la plateforme. Selon lui, le plan de gestion environnemental et social reste un document contraignant et exige la compensation des pertes occasionnées par des activités.
A l’en croire, la législation présente relative au Code l’Environnement ne couvre pas tous les risques liés aux ressources offshores. Sur l’évaluation environnementale, une nécessité impérieuse sied selon lui, savoir quand faire des études sismiques pour sonder le pétrole, savoir quel lieu forer, savoir comment forer et déterminer comment faire le tracé d’un pipeline (conduite d’évacuation ou de transport de gaz ou de pétrole).
Sur la nécessité de cerner les enjeux environnementaux de l’exploitation du gaz et du pétrole offshore au Sénégal, les pays ouest-africains, Sierra-Léone, Guinée –Bissau , Mauritanie , Sénégal, Gambie du littoral atlantique sont appelés à s’investir sur l’identification des acteurs des secteurs transversaux devant impacter l’exploitation de ces ressources naturelles.  Green Sénégal, a pris l’initiative, en compagnie du Prcm, de s’engager à accompagner les acteurs à une appropriation des enjeux environnementaux, sociaux et sécuritaires.

 Saint-Louis : 6800 victimes de l’érosion côtière bientôt recasées

L’Agence de développement municipal (ADM), dans le cadre du Projet de Protection côtière de Saint-Louis (PPCS), ambitionne de recaser les victimes de l’érosion côtière à Ndar-Toute et Guet-Ndar, au nombre de 3700 et 3100 personnes respectivement, sur le modèle de l’Habitat dense, a appris l’APS.
L’Habitat dense individualisé (HDI), connu en Europe notamment, est présenté comme une réponse possible aux enjeux collectifs et consiste en des formes d’habitations compactes, bénéficiant de la proximité des services et activités du quotidien.
Dans le cadre du Projet de protection côtière de Saint-Louis (PPCS), l’ADM, agence d’exécution de l’Etat, a retenu de mettre en place « un habitat très dense » pour les victimes saint-louisiennes de l’érosion côtière à Ndar-Toute et Guet-Ndar, souligne un rapport, dont l’APS a reçu une copie
’’Près de 669 ménages figurent parmi le nombre de personnes directement menacées, face au recul continu du littoral et les submersions de plus en plus fréquentes’’, note le document présenté lors d’un comité régional de développement (CRD) présidé mercredi à Saint-Louis par le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Oumar Guèye.
Le Projet de protection côtière de Saint-Louis vise à protéger les populations et les biens des quartiers situés sur la Langue de Barbarie du risque d’érosion côtière et contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques sur les enjeux côtiers et à leur diffusion, indique la même source.
Son financement total est estimé à 10, 663 milliards de francs CFA et devrait notamment se matérialiser par la construction d’un ouvrage de protection côtière pour stopper le recul de la ligne de rivage.
D’autres points relatifs à la sensibilisation et au suivi scientifique, à la gestion, la coordination et au suivi sont également pris en compte dans la stratégie de réalisation de l’ouvrage en plusieurs chantiers simultanés, qui seront assurés par le groupement Eiffage/CSE, pour une durée des travaux estimée à 18 mois.
Le rapport note que la ville de Saint-Louis est « l’une des villes sénégalaises les plus exposées aux aléas climatiques, avec l’avancée de la mer qui ne cesse de réduire drastiquement la Langue de Barbarie », l’érosion côtière s’étant accélérée au cours des dernières années à Saint-Louis, en particulier dans cette partie de la ville située entre l’Océan atlantique et le fleuve Sénégal.
Ainsi, en août 2017 et février 2018, « d’importantes ondes de tempête ont causé des dommages considérables, avec 259 familles (environ 2600 personnes) réinstallées dans des conditions très précaires, au niveau de divers sites de recasement, dont celui de Khar Yalla du Camp Gazelle », rappelle le document.
Il précise que de ces intempéries, « il a été dénombré un total de 927 ménages, y compris ceux ayant déjà perdu leurs maisons, tous identifiés dans une zone à haut risque située le long de la côte, sur une bande d’environ 20 mètres de large ».
Pour lutter contre ces phénomènes « intempestifs et récurrents », le gouvernement du Sénégal, avec le concours technique et financier de la Banque mondiale, a retenu de mettre en œuvre le Projet de relèvement d’urgence et de résilience à Saint-Louis (SERRP), parmi d’autres initiatives similaires.
Avec ce projet, il s’agira de réduire la vulnérabilité aux risques côtiers des populations de la Langue de Barbarie et renforcer la planification de la résilience côtière à Saint-Louis, pour répondre aux besoins immédiats des populations touchées par la catastrophe, ajoute le rapport.
Il devrait permettre de fournir un logement temporaire et des services connexes aux familles actuellement déplacées du fait de la catastrophe et d’améliorer de toute urgence leurs conditions de vie.
Le relogement planifié des populations vivant dans la zone jugée à haut risque sur la Langue de Barbarie, répond au besoin, à moyen terme, de réinstaller les familles touchées dans des logements permanents à Djougop, selon les responsables du projet.
Ils évoquent par ailleurs la nécessité de renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière, afin de « répondre aux besoins, à long terme » de Saint-Louis, avec l’ambition de devenir « une ville côtière plus résiliente ».APS

Accidents De La Circulation : 550 Décès Par An Sénégal

http://www.walf-groupe.com Quelque 4554 accidents de la circulation sont dénombrés en moyenne par an au Sénégal pour des pertes en vies humaines s’élevant à environ 550, a indiqué jeudi, à Dakar, Oumar Youm, ministre des Infrastructures terrestres et du Désenclavement.
’’Notre pays connait une recrudescence des accidents de la circulation qui ont atteint des proportions inquiétantes avec une moyenne annuelle de 4554 accidents et d’environ 550 pertes en vies humaines’’, a souligné Me Youm lors du lancement de la Semaine nationale de la prévention routière.
‘’Les accidents de la circulation engendrent des conséquences économiques, sociales et environnementales énormes qui atténuent les performances économiques du pays’’, a-t-il fait observer.
Youm a pointé le comportement humain comme étant le principal facteur de ces accidents, évoquant notamment l’excès de vitesse, la somnolence au volant, la conduite état d’ébriété, la fatigue et le non-respect des règles.
’’C’est pourquoi, le chef de l’Etat a demandé à la tutelle en rapport avec les acteurs concernés, notamment la police et la gendarmerie, de prendre des mesures durables à cette problématique qui constitue un enjeu économique et sociétal majeur’’, a-t-il expliqué.
Le président de l’Association des assureurs du Sénégal, Mouhamadou Moustapha Noba (AAS) a, de son côté, estimé que ces ‘’accidents représentent un lourd fardeau pour notre économie nationale’’.
Il a pointé du doigt ’’le facteur humain’’ qui, selon lui, représente ’’90 % des causes des accidents de la route à la lecture des statistiques’’.
’’Ce sont des milliards de nos francs, environ 12 milliards de Dollars, qui sont versés par les sociétés d’assurance pour indemniser les victimes et prendre en charge les soins spécialisés des blessés gravement atteints’’, a-t-il ajouté.
Paix en Casamance: Salif Sadio appelle à une rencontre samedi, l’Etat dit niet
https://www.leral.net Après Koudiounghor, Thionk-Essyl, le commandant en chef de «Atika» Salif Sadio a encore appelé à une rencontre populaire pour une autre communication ce samedi à Diouloulou, localité située dans le département de Bignona. Ceci, après s’être félicité des deux rencontres précédentes.
Mais selon des sources dignes de foi, «l’Etat a opposé son veto à la tenue de cette rencontre populaire.» Affaire à suivre.

 PREMIERE GUERRE DU GOLFE : Les Familles Des Victimes Réclament Justice

http://www.walf-groupe.com Les familles des soldats qui ont péri à la guerre du Golfe de 1991 ont organisé, hier, un récital de Coran, pour commémorer l’anniversaire de la disparition de leurs proches et parents. Une occasion qu’elles ont saisie pour encore réclamer au gouvernement du Sénégal leurs indemnités.
21 mars 1991-21 mars 2019. Voilà 28 ans, jour pour jour, qu’un avion saoudien qui ramenait 93 soldats sénégalais, dans le cadre de la Première Guerre du Golfe, s’écrasait. Quatre-vingt-onze jambars ont trouvé la mort. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les familles des victimes et les rescapés désemparés continuent toujours de courir derrière les régimes qui se sont succédé pour réclamer leurs indemnités. «Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, nous a reçus à quatre reprises. Mieux, il a créé une commission technique dirigée par son conseiller technique militaire, le général Amadou Anta Gaye avec qui nous avons eu une importante séance de travail. Et l’intégration des fruits de ces investigations ont été remis au président de la République, Macky Sall. Donc des éléments d’investigations attestant que l’argent est effectivement arrivé. Ce que le général Louis Tavarez De Souza, ancien Cemga, et chef d’Etat-major des armées a confirmé mais jusqu’à présent les bénéficiaires n’arrivent pas à rentrer dans leurs fonds», lance Mame Mactar Guèye de l’Ong Jamra. C’était en marge d’une journée de prière dédiée aux militaires disparus.
Pour lui, tout est entre les mains du chef de l’Etat. Car c’est Macky Sall, selon lui, qui a le dernier mot en tant que chef suprême des armées. Il ne perd pas espoir que le président de la République donne une suite favorable à ce dossier qui n’a que trop duré. Toutefois, le patron de Jamra précise que l’actuel locataire du Palais n’est pas responsable, parce que c’est un drame qui s’est passé depuis 1991. Mais, relève-t-il, il y a le principe de la continuité de l’Etat.
Il rappelle que le dossier en est à sa 28ème année. De son avis, il ne reste que deux ans juste aux termes desquelles personne ne pourra plus prétendre à quoi que ce soit. «Nous ne voulons pas être frappés de forclusion. C’est ce qui explique, aujourd’hui, la pression sur les parents des victimes pour que ce dossier connaisse une issue heureuse. Les familles de ces soldats victimes vivent, aujourd’hui, dans des difficultés. Il y a des veuves qui tirent le diable par la queue. Elles sont expulsées de maison en maison. Il y a des orphelins qui ont été renvoyés des établissements scolaires pour défaut de paiement», fustige-t-il. «Depuis que nous sommes revenus de cette guerre, cela fait 28 ans, aujourd’hui, nous courons derrière nos indemnités. Nous avons trop attendu. Tous les contingents des autres pays étrangers ont reçu leur argent sauf les soldats sénégalais. Nous interpellons le président Macky Sall, nous avons sacrifié toute notre jeunesse pour cette nation et nous voulons nos indemnités», ajoute  El Hadji Abdoulaye Diouf, secrétaire général adjoint du Collectif des anciens combattants de la Première Guerre du Golfe. Samba BARRY

Le collectif des médecins en spécialisation dénoncent leurs précarités

https://www.leral.net Le collectif des médecins en spécialisation (COMES) dénoncent leurs précarités dans cette interview accordée à Leral.net.
D’après ces médecins, les instructions du Chef de l’Etat portant sur l’augmentation du taux des bourses de spécialisation allouée par le Ministère de la Santé, n’ont pas été respectées. Ce qui peut conduire à des répercussions désastreuses sur le plan de la santé publique mais aussi chez les médecins en spécialisation qui se retrouvent sans statut.
Une paralysie des hôpitaux est envisagée si les revendications ne sont pas entendues dans les plus bref délais

PRATIQUE DE LA DÉPIGMENTATION :HYPOTHETIQUE BEAUTE, SANTE EN PERIL !

http://www.sudonline.sn Pratiquée depuis fort longtemps en Afrique, dans les années 60 en fait, la dépigmentation artificielle volontaire consiste à s’éclaircir la peau par différents procédés et pour des raisons diverses. Appelée Xessal au Sénégal, Akonti au Togo, Dorot au Niger et au Burkina Faso, Bojou au Bénin, Kobwakana ou Kopakola au Congo et Tcha-Tcho au Mali, la pratique est notée dans de nombreux pays au monde. Méconnaissance du danger encouru, complexes de tous genres, envie de satisfaire les désirs du mari dans une société où la polygamie met la gent féminine en éternelle compétition, ou simplement le fait de suivre aveuglément la mode, pour une raison ou une autre, beaucoup de femmes font fi des recommandations médicales et se lancent dans un blanchissement à outrance de leur peau. D’après une étude de l’Association Internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida), le Sénégal est le deuxième pays d’Afrique où la dépigmentation est le plus pratiquée, après la République Démocratique du Congo. Toujours d’après la même étude, 2 Sénégalaises sur 3 ont recours au «Xessal» qui absorbe 19% des revenus des ménages. Pis, depuis un certain temps, des hommes se sont immiscés dans la pratique aux conséquences sanitaires multiples
«Peau claire et unifiée », « Peau impeccable », « Peau sans tâche », « Teint clair en quelques jours », voilà autant de promesses faites aux femmes qui désirent s’éclaircir la peau. Toute une stratégie commerciale est mise en place pour rassurer les usagers sur le caractère « sain et inoffensif » des produits utilisés. Malheureusement, les commerciaux ne dévoilent pas les risques liés aux produits vendus.
En effet, la « beauté » que procure cette dépigmentation n’est qu’un mirage qui s’estompe après seulement quelques années de pratique. En plus des crèmes, savons ou autres produits à composition chimique importés, la dépigmentation au Sénégal a pris une autre tournure avec la vente non contrôlée de mélanges faits par des non-initiés à la dermatologie. Le business des mélanges des produits dépigmentants est devenu un véritable marché sur les réseaux sociaux et dans les quartiers. Les boutiques qui pullulent à Dakar offrent leurs services à une clientèle intéressée par le blanchissement de la peau. Le marketing est fait par une vendeuse à la peau claire pour mieux attirer la clientèle. Dans une boutique à Diamalaye, le prix du lait de corps est à 20.000 F CFA. Les crèmes mains et celles des pieds dont la caractéristique mise en avant est d’être anti tache, sont vendues à 15.000 F CFA l’unité. L’huile éclaircissante coûte 5000 F CFA.
A Ouest Foire, une boutique est le point d’attraction des femmes. Une garantie d’une peau claire en quelques jours est la raison qui fait courir. Dans cette boutique, les femmes s’offrent un savon fait d’un mélange de produits dépigmentants. Le comble de cette situation est que la plupart des produits utilisés sont très toxiques et devraient faire l’objet d’une interdiction. Il s’agit du glutathion, des corticoïdes, de l’hydroquinone et des produits à base de l’acide Kojique. Parfois ce sont les femmes, elles-mêmes qui préparent leurs propres mélangesSaly Magassouba en fait partie. Elle se dépigmente depuis une vingtaine d’années. Même si elle admet que ce n’est pas une bonne chose pour sa santé, cette quinquagénaire révèle qu’elle l’a toujours fait pour plaire à son mari. Elle fait savoir qu’elle achète des tubes dans les boutiques cosmétiques à des prix variant entre 800, 700 et 600 ou même 500F CFA, pour faire ses propres mélanges qui l’éclaircissent au bout de 5 à 6 jours. Adept e de la pratique, Saly recommande toutefois à ses pairs de ne pas se laisser emporter. «Je conseille aux femmes qui ne l’ont jamais fait de ne pas y toucher, parce que c’est une pratique qui n’a pas d’avenir. Elle peut te rendre belle aujourd’hui, et détruire ta peau du jour au lendemain. Si c’était à refaire, je n’y toucherais pas». Khadija quant à elle, pratique le «Xessal» depuis près de 5 ans. Tout comme Saly, elle sait que la dépigmentation n’est pas une bonne chose, néanmoins dit-elle, «je me dépigmente pour être belle. Il y a des teints noirs qui sont plus jolis que les teints clairs mais il y a des teints clairs qui sont très jolis », avance-t-elle. Khadija ne se reconnait pas dans la noirceur. « Le teint noir ne me va pas, c’est pourquoi j’utilise des produits éclaircissants. J’avais un teint marron que j’ai voulu éclaircir davantage». Avoir une peau claire, c’est son souci et peu importe les moyens, Khadija est déterminée à y arriver. J’achète les produits que j’utilise dans les cosmétiques à des prix divers pouvant aller jusqu’à 10.000f, ensuite «je fais mes propres mélanges sans l’avis d’un spécialiste au préalable. Tout ce qui importe c’est la couleur blanchâtre que je veux obtenir», soutient-t-elle.
En faisant les mélanges, Khadija explique qu’elle achète une dizaine de tubes qu’elle met dans une marmite, y ajoute du jus de citron, plus de la vaseline salicylée et un peu d’eau oxygénée. Une fois que le mélange est bien compact, elle l’applique sur sa peau avant d’enfiler une tenue en plastique. A défaut, elle s’enroule de sachets plastiques avant de porter 3 à 5 boubous. Elle explique que c’est pour avoir une couleur blanche en seulement 2 jours. Toutefois, elle tient à préciser qu’en faisant ainsi, elle ne prend sa douche qu’après 48h d’utilisation. Khadija précise pourtant que son plus grand souhait est de laisser la dépigmentation, car elle reste convaincue que ce n’est pas une bonne chose. A celles qui n’ont pas jamais utilisé les produits de la dépigmentation, elle conseille de ne jamais y toucher.

« PATHIE-PATHIE » OU CES HOMMES QUI S’ECLAIRCISSENT LA PEAU

Phénomène social ou drame sociétal, la dépigmentation prend de l’ampleur, notamment avec les hommes qui s’adonnent de plus en plus à la pratique. Trouvé dans la banlieue dakaroise, Cheikh est un taximan qui passe presque toutes ses soirées dans les boites de nuit des Almadies. Il explique qu’il lui arrive souvent de rencontrer des hommes qui se dépigmentent la peau. Ces «PathiePathie » (surnom qu’on donne aux hommes qui s’éclaircissent la peau), le font pour diverses raisons, explique Cheikh. A son avis, certains le font souvent pour plaire à certaines femmes qui ont une préférence pour les hommes de teint clair. Et le plus souvent, ils sont des artistes, estime-t-il. «Il m’arrive souvent dans l’exercice de mon métier de fréquenter des boites de nuit, mais je vois souvent des jeunes artistes, des danseurs, des chanteurs faire du «Xessal». Toutefois, il ne manque pas de donner des conseils à ces jeunes qui s’adonnent à la pratique. Pour Cheikh, ces jeunes doivent cesser le « Xessal», car «ceux qui le pratiquent sont des complexés, parce que faire des choses que seules les femmes sont censées faire, n’est vraiment pas bien », tance le taximan, l’air désolé.

« Pathie-Pathie », l’envers du décor

A quelques 200 mètres de lui, Modou un autre jeune de la même tranche d’âge, est moniteur de sport. Il fait savoir qu’il croise toujours des hommes qui s’adonnent à cette pratique, dans la salle où il travaille. « Il m’arrive de voir un homme et en regardant son visage, ses doigts et ses pieds, on sent qu’il se dépigmente». Pour lui, les raisons sont multiples : certains veulent se faire beau parce qu’ils ont un complexe de la couleur de leur peau. D’autres par contre, peste-t-il, n’agissent que par imitation. «Quand on a une préférence pour un artiste qui a la peau claire par exemple, on fera tout pour être comme lui, quitte à changer la couleur de ta peau». Pour ce jeune, il y a des femmes qui n’aiment pas les hommes à la peau noire, ce qui pousse certains hommes à s’éclaircir la peau. Il va plus loin en soutenant que le Sénégalais de manière générale pense que la couleur blanche est plus belle que celle noire. Il y a beaucoup de «totes», c’est-à-dire des hommes qui se comportent comme des femmes.
La dépigmentation des hommes et autre comportement féminin résulte d’un manque d’éducation, fait savoir le jeune homme. Car pour lui, les parents n’ont plus de temps pour s’occuper ou donner une éducation de valeur à leurs enfants. Du coup, c’est la rue qui se charge d’éduquer nos enfants. «Nous, à notre époque, tout le monde se chargeait de l’éducation d’un enfant dans le quartier, mais de nos jours, si un voisin s’aventure à corriger ton enfant, tu seras le premier à défendre ce dernier et à imposer des limites à ce voisin, quitte à l’amener devant la justice», se désole Modou. Avant de souligner au passage qu’un pays qui aspire à l’émergence doit commencer par l’éducation des jeunes. «Ce problème de dépigmentation est le phénomène majeur qui sévit dans nos écoles, et la responsabilité de l’Etat est engagée, parce que si certaines mesures sont prises, cette pratique serait bannie en tout cas chez les hommes», précise le jeune homme. Non sans donner des conseils aux hommes qui pratiquent le «Xessal».

L’HYDROQUINONE, LES CORTICOÏDES ET LE GLUTATHION… Des produits interdits qui inondent le marché

La vente des produits tels que l’hydroquinone, les corticoïdes et le glutathion est interdite ou règlementée. Cependant, ils se vendent comme de petits-pains sur l’internet et les boutiques de quartier.
Malgré l’interdiction de leur vente et leur danger sur la santé humaine, le corticoïde et l’hydroquinone sont présents sur le marché sénégalais. Pour le dermato-vénéréologue, Ibrahima Ndiaye, l’hydroquinone est présente dans beaucoup de tubes. Du coup, le produit n’est plus seulement utilisé par l’industrie pharmaceutique, mais est devenu un véritable business pour les parfumeries. Le mal avec l’utilisation de l’hydroquinone est que le degré de dosage n’est pas respecté dans des pays comme le nôtre. « La législation dit qu’il faut 2% d’hydroquinone sur tous les produits. Malheureusement, ces 2% ne sont pas respectés », déplore-t-il. La cause est, dit-il, qu’il n’y pas un contrôle rigoureux derrière l’usage du produit. Ce qui fait qu’il devient un fourretout. L’autre problème est aussi le taux indiqué sur l’étiquette du produit utilisé qui n’est pas souvent conforme au contenu. Le professeur Ibrahima Ndiaye se désole du fait qu’il y ait beaucoup de magouilles dans la vente du produit.
A côté de l’hydroquinone, il y a aussi le les corticoïdes surtout le Clobetasol qui est un produit dangereux et fortement utilisé par les femmes. Sa particularité résiderait dans la rapidité de ses effets : « un éclaircissement de la peau en 15 jours ». Rien d’étonnant dans ce résultat puisqu’il s’agit d’un corticoïde de forte activité et extrêmement puissant, explique le professeur Ibrahima Ndiaye. Le Clobetasol qui est un médicament très dangereux que les dermatologues n’utilisent que pour soigner des maladies précises et sur une courte durée, est appelé corticoïde de classe forte par les dermatologues, selon le docteur Ibrahima Ndiaye. Un grand problème dans l’usage du Clobetasol est que c’est un produit qui ne doit être vendu sur le marché. Son entrée sur le territoire sénégalais est interdite. Mais, pour enfreindre la législation, les vendeurs l’enregistrent sous un nom anglais lors de l’importation. Le glutathion quant à lui, est un antioxydant produit naturellement par l’organisme qui a pour rôle de capter les radicaux libres libérés par l’organisme lors du métabolisme de la plupart des organes et de détoxiquer les cellules.
Compte tenu de ses effets protecteurs, rajeunissant, et de renouvellement des cellules, il a été introduit à dose physiologique, administré oralement dans le traitement des maladies dégénératives comme le Parkinson, l’Alzheimer. Les scientifiques ont découvert, par la suite, qu’utilisé à forte dose, cet antioxydant bloque la synthèse de la mélanine et entraine de ce fait un éclaircissement de la peau. « Ce produit détourné de son objectif initial par l’industrie cosmétique a de graves conséquences sur la santé humaine », selon le dermato-vénéréologue, Ibrahima Ndiaye. « Il constitue un extrême danger », a-t-il dit. Son usage crée une infection bactérienne des couches extérieures de la peau et cause une maladie appelée l’érysipèle. Celle-ci, si elle n’est pas bien traitée conduit à la mort. A côté de ces produits, il y a aussi l’acide Kojique qui présente un risque pour son utilisateur s’il est présent à hauteur de 0,1% dans un produit de soin.

CANCER CUTANE, GALE, INFECTION MICROBIENNE, STERILITE ET FAUSSE COUCHE, EXCLUSION SOCIALE, DEPRESSION… Le revers de la médaille

Quand on utilise l’hydroquinone et que son usager est en contact avec le soleil, le produit crée ce qu’on appelle l’effet de photosensibilisation et développe des réactions sanitaires sur les parties découvertes. C’est ce qui cause, en général, les « thieré », les lunettes. En somme, « toutes les taches noires et verdâtres qui sont sur les parties découvertes comme le visage, les mains et les pieds », explique le docteur Ibrahima Ndiaye. Le dermatologue informe aussi que l’hydroquinone donne parfois des effets qui sont difficilement traitables. « L’autre effet secondaire de l’usage de ce produit est qu’il peut aboutir à des cancers cutanés », informe ainsi le dermatologue. « Les femmes qui utilisent le corticoïde développent facilement les champignons. Elles ont aussi la gale et se grattent beaucoup. Elles peuvent développer des infections microbiennes comme les abcès ». Qui plus est, selon le spécialiste, « L’usage abusif de corticoïde mène à des maladies telles que le diabète, l’hypertension et même la perturbation gynécologique. Pour cause, l’utilisation de ces corticoïdes génère également la naissance d’enfants prématurés chez la femme enceinte et des fausses couches. A défaut d’avoir une peau claire, des femmes arrivent par tout perdre à cause de la dépigmentation. « Il arrive que des femmes perdent leur identité, c’est-à-dire qu’elles ne ressemblent plus à rien. Le visage a des taches noirâtres, elles perdent la beauté de leur visage, ne se sentent plus femmes », se désole le docteur Ibrahima Ndiaye. Pis, certaines même se sentent marginalisées par leurs pairs à cause de la présence de tâches et autres effets secondaires sur leur corps. « Moralement et psychologiquement, elles sont abattues. Il y a un rejet social souvent. Et les femmes ont peur d’être à des cérémonies par crainte d’être indexées. Quelquefois, cette exclusion va plus loin car ce sont les maris qui rejettent leurs conjointes

Rencontre chez le ministre de la culture : Pro et Anti Sodav se crêpent le chignon

https://www.jotaay.net Ça a chauffé hier entre le collectif pour la dissolution de la Sodav et les membres de ladite structure. Ayant convoqué hier les deux parties pour une confrontation, le ministre de la Culture et de la Communication a semblé prendre fait et cause pour la Sodav. Conséquence : les «rebelles» l’ont récusé et demandent l’arbitrage du chef de l’Etat. Ils ont ainsi décidé de maintenir leur mot d’ordre de sit-in devant la Sodav demain au lieu de célébrer la fête de la musique. Lors de la rencontre, Ngoné Ndour s’est vivement  attaquée à Zeynoul Sow qu’il a traité de «satan de la musique». Aladji Man et Aliou Kassé, eux, se sont donnés en spectacle devant leur ministre de tutelle.
La querelle entre le collectif des artistes pour la dissolution de la Sodav et les membres de la Sodav a atterri dans le bureau du ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop. En effet, cela fait presque un mois que des artistes ont rué dans les brancards pour dénoncer la Sodav. Avec à leur tête Mame Goor Diazaka, le collectif s’en est vivement pris à la gestion de la Sodavet a déploré le mode de paiement de ladite structure. «Sous l’ère du Bsda (Ndlr : Bureau sénégalais du droit d’auteur), on nous payait trois fois par an. Depuis que la Sodav est là, on ne nous paie qu’une fois l’an», avait soutenu Mame Goor Mboup. Hier, il était dans le bureau du ministre de la Culture et de la Communication, avec Pape et Cheikh, Alioune Kassé, Ndèye Kassé, Zeynoul Sow…. En face d’eux, il y avait la présidente du Conseil d’administration de la Sodav, Ngoné Ndour, son directeur général Aly Bathily, Aladji Man…. Ainsi, le ministre de la Culture et de la Communication les recevait afin d’avoir une idée claire du différend qui les oppose. Abdoulaye Diop avait à ses côtés ses conseillers Aziz Dieng et Coundoul. Un premier exposé de Mame Goor Jazaaka a cloué au pilori la gestion et le mode de paiement de l’équipe de Ngoné Ndour.
Comme s’il s’était fait une idée avant la rencontre, le ministre de la Culture et de la Communication a pris le contre-pied du collectif pour la dissolution de la Sodav. «Le ministre a soutenu que la Sodav fait mieux que le Bsda», narre une source. En guise d’exemple, il soutient que Pape Fall du groupe Pape et Cheikh a reçu beaucoup plus d’argent de la Sodav que du Bsda. D’ailleurs, le ministre a même voulu publier dans les journaux les différents paiements des artistes. Seulement, les artistes lui ont dit que ces paiements étaient assimilables à des salaires et qu’il ne serait pas bien de rendre cela public.
La rencontre a été, par moments, très houleuse. En effet, Ngoné Ndour, qui sans doute en avait marre d’être au banc des accusés, a pointé du doigt Zeynoul Sow, l’accusant d’être le «satan de la musique». Ce, dans le bureau du ministre Abdoulaye Diop. Le ton est aussi monté entre Alioune Kassé et Aladji Man. L’ancien membre du groupe «Daara-j» a voulu l’écraser devant le ministre. Aladji Man a parlé de manque de culture de Alioune Kassé et le fait qu’il ne puisse même pas vivre de son art. Piqué dans son amour propre, Alioune Kassé a rappelé à Aladji Man toutes les malversations dont il était accusé quand il était au groupe Daara-J. le ton est monté et les deux artistes ont failli en venir aux mains.
Déçu des positions du ministre Abdoulaye Diop, le collectif pour la dissolution de la Sodav a récusé le ministre. Désormais, ils ne veulent plus que comme unique interlocuteur le président de la République.
En attendant, le collectif a décidé de boycotter la Fête de la musique, en tenant un sit-in au niveau de la Sodav demain vendredi. D’ailleurs, ils ont déjà déposé une demande pour le sit-in qui a été autorisée.  Samba Thiam

PressAfrik.com : «Une grave attaque» bloque le site

https://www.dakaractu.com Le journal en ligne PressAfrik.com serait la proie d’une « attaque qui a bloqué le site » depuis plus de 3 heures d’horloge. Selon un communiqué de la direction du journal en ligne, une petite enquête a permis d’indiquer que le site a fait l’objet d’une grave attaque qui a même affecté l’accès au back-office. Selon la même source toujours, l’incident s’est produit juste quelques minutes après la publication des discussions entre les journalistes du site et des confrères de BBC sur l’enquête Petro Tim. Cette attaque aurait donc complètement paralysé le fonctionnement de la rédaction. « Toute notre production est en berne parce que nous n’avons même pas accès à notre back-office. Ce qui est le plus intrigant et bizarre dans cette panne c’est que plus de 60% des sites d’informations sénégalais sont chez le même hébergeur et PressAfrik est le seul site par-là centaine à être inaccessible », lit-on dans la note.
Ainsi PressAfrik de prendre à témoin l’opinion et interpelle directement le Synpics, le réseau des blogueurs, l’Association des éditeurs de la presse en ligne et le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), mais surtout l’État du Sénégal qui est garant de la sécurité des personnes et des biens sur l’étendue du territoire national. Enfin, la Direction du journal en ligne d’indiquer être en contact direct avec l’hébergeur et se réserve le droit d’intenter toute procédure utile pour faire éclater la vérité sur cette tournure.

PRESSAFRIK SE DIT VICTIME D’UNE ATTAQUE INFORMATIQUE

« Le journal en ligne PressAfrik.com est inaccessible depuis plus de trois tours d’horloge. Après une petite enquête, il s’est avéré que le site a fait l’objet d’une grave attaque qui a même affecté l’accès au backoffice. Bizarrement l’incident s’est produit juste quelques minutes après la publication des discussions que nous avons eues avec des confrères de BBC qui nous ont accordé des confidences sur l’enquête.
Au départ à l’adresse de PressAfrik, il y avait une page pornographique et quelques minutes plus tard c’est une publicité de «bet365 ». Un acte ignoble et qui ne grandit ni les auteurs ni les commanditaires.
Cette attaque a complètement paralysé le fonctionnement de la rédaction. Toute notre production est en berne parce que nous n’avons même pas accès à notre backoffice. Ce qui est le plus intrigant et bizarre dans cette panne c’est que plus de 60% des sites d’informations sénégalais sont chez le même hébergeur et PressAfrik est le seul site par là centaine à être inaccessible.
Des pratiques du genre commencent à être monnaie courante. Cela a démarré sur les réseaux sociaux notamment avec Facebook. Beaucoup d’utilisateurs sont bloqués et éprouvent d’énormes difficultés à avoir accès à certaines fonctionnalités. Et aujourd’hui, les attaques contre les sites d’informations commencent par PressAfrik. A ce rythme personne n’est épargné.
Ainsi PressAfrik prend à témoin l’opinion et interpelle directement le Synpics, le réseau des blogueurs, l’Association des éditeurs de la presse en ligne et le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) mais surtout l’Etat du Sénégal qui est garant de la sécurité des personnes et des biens sur l’étendue du territoire national.
La Direction du journal en ligne est en contact direct avec l’hébergeur et se réserve le droit d’intenter toute procédure utile pour faire éclater la vérité sur cette procédure. Elle tient, par ailleurs, à s’excuser auprès des fidèles internautes qui s’informent chaque jour via PressAfrik.com »

Communiqué du CDEPS

Piratage de pressafrik.com, menace pour la liberté de presse
Le patronat de la presse a été consternée en apprenant ce jeudi le piratage du site d’informations pressafrick.com. Selon le communiqué de pressafrick.com, parmi plusieurs sites notamment sénégalais hébergés sur le même serveur, seul leur site a été attaqué. Ce qui laisse penser à une action malveillante qui visait spécialement pressafrik.com. Jusque dans la soirée, le site n’est toujours pas fonctionnel.
Dans le contexte médiatique, actuellement très tendu, cela suscite des inquiétudes quant à la liberté de la presse au Sénégal.
Le Conseil des Éditeurs et Diffuseurs de Presse du Sénégal (CDEPS) affirme sa totale solidarité avec le site pressafrick.com, les journalistes et travailleurs du site, son initiateur et animateur Ibrahima Lissa FAYE.
Le CDEPS en appelle à la vigilance de tous les acteurs des médias, des citoyens et de l’État du Sénégal pour que la liberté de la presse et la liberté d’expression puissent être garanties au Sénégal conformément à la Constitution du Sénégal.Mamadou Ibra KANE, Président du CDEPS

Sit in devant le ministère de l’Intérieur le 4 Septembre dernier : La Cour suprême donne finalement raison au FRN

https://www.dakaractu.com Près de neuf mois après leur sit-in prévu devant le ministère de l’Intérieur qui a été interdit par le Préfet, la Cour Suprême vient de donner raison au Front démocratique et social de résistance nationale.
Dans une décision rendue le 3 Juin dernier, la cour suprême a cassé l’arrêté du 31 août 2018 du Préfet de Dakar portant interdiction du sit-in.
En effet, le Front avait déposé par le biais de Assane Ba, Birane Barry et Djiby Ndiaye, une demande d’autorisation de sit-in prévue le 4 Septembre 2018 devant le ministère de l’intérieur pour exiger du régime l’abandon des parrainages, l’accès pour l’opposition au fichier électoral, la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections. Une demande rejetée à l’époque par le préfet sous prétexte de trouble éventuel à l’ordre public.

Reportage de la BBC : Aliou Sall réitère ses éclairages du 4 juin

http://www.seneweb.com Malgré le brouhaha médiatique accompagnant ce qu’il est convenu d’appeler, désormais, l’affaire Petro-Tim, Aliou Sall reste plus que jamais zen face à « toutes les allégations tenues à son encontre par la BBC, reprises par les journaux et certains responsables politiques, qui sont bien évidemment totalement fausses ». En atteste un communiqué, qui vient de parvenir à Seneweb, et paraphé par ses avocats.
Morceaux choisis du document portant la signature de Me Mouhamadou Moustapha Dieng et de la Scpa Wane & Fall : « Notre mandant, Monsieur Aliou Sall, fait l’objet d’attaques injustifiées et sans fondement suite à la diffusion d’un reportage de la BBC dénué de toute exactitude. Monsieur Sall tient à réitérer avec force les éclairages qu’il avait déjà fournis, le 4 juin 2019, lors de sa conférence de presse ».
Mieux, les conseils du Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) tiennent, afin que nul n’en ignore, à remettre certaines choses à l’endroit : « La justice est saisie pour apporter toute la lumière sur ces faits et propos de nature à  porter atteinte à l’honneur de notre mandant. Le moment venu, Monsieur Sall utilisera toutes les voies appropriées pour faire la lumière sur ces accusations graves et rétablir la vérité des faits ».

 Affaire Pétrotim/Atépa recadre les détracteurs de Frank Timis :  » Qu’on arrête de diaboliser l’homme d’affaires! S’il s’est fait une somme de 10 milliards de dollars sur notre dos, c’est parce que nous sommes des « Thiouné »

https://www.dakaractu.com L’architecte n’a aucunement été tendre avec ceux qui estiment que l’homme d’affaires Roumain a une réputation sulfureuse.
Pou lui, « Il faut arrêter de diaboliser l’homme et penser à revoir la gestion de nos ressources pour l’intérêt du pays ».
L’architecte est même allé plus loin en 2012 pour apporter des éclairages : « On s’est retrouvé en Sierra Léone, un pays qui s’est trouvé à 5,6% de croissance économique en 2011 à 51% en 2012 et cela à cause de Frank Timis. Personnellement je n’ai rien contre lui. Quelle que soit sa réputation, il faut savoir gérer ses négociations », rappelle t-il.
Et Atepa de continuer à revoir les contrats car il est « inacceptable que nous nous fassions avoir par quelqu’un qui se procure 10 milliards de dollars sur notre dos », s’indigne l’ancien collaborateur de Wade qui faisait face à la presse après son entretien avec les enquêteurs de la brigade des affaires générales de la Dic.

Atépa après son passage à la DIC :«L’affaire est très sérieuse! J’ai attendu cet instant depuis longtemps…Je m’en suis réjoui et je leur ai dit que…»

https://www.dakaractu.com Devant les enquêteurs depuis 10h45 pour être entendu, Pierre Goudiaby Atépa a donné un point de presse dans ses locaux pour donner un aperçu sur l’issue de son entretien qui a duré 6h d’horloge environ. « Je me rejouis de la tournure de l’entretien avec les enquêteurs. Je leur ai confirmé que c’est moi qui ai convaincu Wade, qu’il fallait signer un contrat en lui donnant un argument aussi convainquant. Mais, je m’en suit arrêté là, comme je l’ai dit à plusieurs reprises… », confirme l’architecte. Poursuivant la logique dans le sujet concernant toujours les ressources minières, pétrolières et gazières, le natif de Ziguinchor de poursuivre en estimant :  » Je pense que cet incident doit nous pousser à gérer l’avenir. Les recommandations que je porte à l’endroit des autorités de même que tout citoyen c’est de faire de telle sorte que les négociations soient prises en compte en ayant en ligne de mire la primauté des intérêts de notre pays. Il faut savoir que quand on trouve du pétrole, on continuera à en trouver… »

Pierre Goudiaby Atepa, Architecte : «Les pouvoirs du Chef de l’Etat doivent être restreints dans les domaines du pétrole et des Mines»

https://www.leral.net L’architecte Pierre Goudiaby Atepa, à sa sortie de la Division des Investigations criminelle a invité le Président à restreindre ses pouvoirs dans le domaine du pétrole et mines du Sénégal. « Les pouvoirs du Chef de l’Etat doivent être restreints dans les domaines du pétrole et des Mines. Puisqu’on a une assemblée nationale et le Conseil économique Social et environnemental », a déclaré l’architecte, Pierre Goudiaby Atepa.
Interpellé sur les montants qu’aurait reçu Aliou Sall, l’architecte s’en lave à grande eau et soutient n’avoir rien touché venant du Directeur de la Caisse des dépôts et des consignations.Suite à cela, il a demandé d’arrêter à diaboliser Frank Timis qui a permis, d’après lui, de trouver du pétrole au Sénégal.Leral

Ousmane Sonko :« Il y a des autorités qui n’osent pas mettre les pieds aux USA »

https://xibaaru.sn Le député Ousamne Sonko a fait une nouvelle révélation dans le scandale présumé autour de l’attribution des contrats d’exploitation du pétrole et du gaz sénégalais.
« Depuis que l’affaire (Petrotim) a éclaté, il y a des autorités qui n’osent pas mettre les pieds aux États-Unis », a-t-il fait savoir lors de sa conférence de presse. « Elles ont peur d’être appréhendées. Vous voyez le cas Cheikh Tidiane Gadio », a ajouté Ousmane Sonko qui dit, selon Seneweb, « n’avoir plus de qualificatifs pour les qualifier ». Ousmane Sonko a par ailleurs appelé ses militants à prendre part à la marche de la plateforme » Aar Linu bokk », prévue ce vendredi 21 juin, sur le boulevard Général De Gaulle à Dakar.

Sonko alarmiste : «Tous les coûts des produits vont flamber, les sénégalais vont souffrir dans les 5 prochaines années»

https://www.dakaractu.com Le leader de Pastef Ousmane Sonko en conférence de presse en ce moment au siège de son parti, a tiré sur la politique économique du Président Macky Sall et n’a pas varié sur les accusations à l’encontre de ce dernier et de son ministre de l’énergie Aly Ngouille Ndiaye.
Selon lui, l’exigence fondamentale c’est les renégociations de tous les contrats et ce dans tous les secteurs.
« Ce qui se passe avec notre or à Sabadola c’est la faute à Aly Ngouille Ndiaye. Ce qui s’est passé à Kédougou et à Tamba, le seul responsable c’est Aly Ngouille Ndiaye puisque c’est lui qui a signé avec les Chinois. Il faut que ces multinationales comprennent que l’Afrique qu’elles connaissaient n’est plus. L’exigence pour le peuple, tous ceux qui veulent se battre c’est la renégociation totale de l’ensemble des contrats, dans le domaine du fer, du pétrole et du gaz, dans le domaine du zircon, de l’or, du fer et des ressources halieutiques. Cela permettra de multiplier le budget du Sénégal du simple au double en cinq ans », a-t-il dit. « Vous vous rendrez compte que les sénégalais vont souffrir dans les 5 prochaines années, parce que tous les coûts des produits vont flamber, parce que Macky Sall n’a pas les moyens de sa politique, il s’est surendetté sur le dos des sénégalais, il n’a pas de marge fiscale. Il ne compte que sur l’augmentation des prix et des taxes pour essayer de financer quelques aspects de ce qu’il est en train d’exécuter », a-t-il martelé.

 Affaire Petro-Tim : Sonko accuse Macky de haute trahison

https://xibaaru.snLe leader de Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonk, est formel: Le chef de l’Etat, Macky Sall « doit être jugé pour avoir trahi le peuple sénégalais » dans l’affaire Petro-Tim dans laquelle est cité son frère, Aliou Sall.
« Je ne peux pas comprendre comment un homme, Aliou Sall, qui n’a fait aucun effort, qui ne remplissait aucune condition, peut se retrouver avec ces faveurs au détriment de 15 millions de Sénégalais. Mais, le principal responsable c’est Macky Sall lui-même », a déclaré Ousmane Sonko, au cours de sa conférence de presse.
Le député de l’opposition est convaincu qu’ « il (Macky Sall) aurait pu être destitué, parce qu’il a trahi le peuple sénégalais. Il doit être jugé pour haute trahison. Pour une fois, il doit être un homme courageux ».
A défaut, poursuit Sonko, « c’est au peuple sénégalais d’assumer sa responsabilité, aujourd’hui. La jeunesse, qui souffre, doit savoir que l’enjeu fondamental est là ».
Face aux journalistes, renseigne Seneweb, le président de Pastef persiste et signe : « La chose est dite, elle est carrément dite. Il y a eu un ensemble de délits financiers et économiques qui ont été commis par le Président Macky Sall, Aly Ngouille et son frère. Et, le seul fait que le frère du président de la République, membre de sa famille, soit cité constitue un délit aussi bien aux yeux de la loi sénégalaise qu’à la législation internationale ».

Affaire Petro-Tim : Atepa a été entendu pendant six tours d’horloge

https://xibaaru.sn Pierre Goudiaby Atépa a été auditionné par la Brigade des affaires générales, un démembrement de la Division des investigations criminelles (DIC) logé au Palais de justice de Dakar. L’architecte a été entendu ce jeudi 20 juin de 10h 45 à 16h, soit près de six tours d’horloge par les enquêteurs.
Cette audition fait suite au présumé scandale à hauteur de dix milliards de dollar US rapporté par la journaliste Maeina Jones de la chaine BBC Afrique mettant Aliou Sall, frère du président Macky Sall au banc des accusés.
À ce titre, l’appel à témoin a pour objectif de dénicher et collecter toutes les preuves attestant l’existence ou non d’une malversation financière dans l’attribution des blocs pétroliers et gaziers.Atépa ne s’est pas adressé à la presse, mais, renseigne Dakaractu, un de ses porte parole affirme qu’il fera une déclaration dans les prochaines heures.

Ousmane Sonko : «Petrosen perçoit des centaines de milliards en guise de…»

http://www.seneweb.com Les propos d’Ousmane Sonko sont sans ambages. Pour lui, il urge «d’exiger la lumière sur le rôle de Petrosen dans ce qui se passe au niveau de notre pétrole». En conférence de presse, l’ancien inspecteur des impôts révèle : «Depuis des années, Petrosen perçoit des centaines de millions, voire de milliards comme bonus d’entrées, primes, etc. Et cet argent ne passe pas par le budget du Sénégal.»
Ce n’est pas tout. «Il y a des Sénégalais, renchérit le député, qui s’enrichissent à coups de centaines de millions, à partir des bonus et d’autres primes que les entreprises versent et qui ne laissent aucune trace au Sénégal».

Ressources naturelles et minières : Sonko exige «la renégociation totale de tous les contrats»

http://www.seneweb.com Le président du parti Pastef/ Les Patriotes, Ousmane Sonko demande la renégociation « totale, entière et complète » de tous les contrats signés dans le domaine des ressources naturelles et minières.
« Les exigences, c’est de mettre la pression sur l’ensemble de ces entreprises, mais l’exigence fondamentale, pour le peuple sénégalais, pour tous ceux qui veulent se battre, c’est la renégociation totale, entière et complète de l’ensemble des contrats qui ont été signés dans le domaine du pétrole, du gaz, du fer, de l’or, des ressources halieutiques et du zircon », a déclaré Ousmane Sonko. Qui pense que cela pourra nous permettre de multiplier le budget de l’Etat du Sénégal du simple au quintuple en moins de 5 ans.
« S’ils pensent que le Sénégal sera le Congo, le Gabon ou je ne sais quel autre pays, ils se trompent et nous ne l’accepterons pas. Les ressources naturelles du pays profiteront d’abord au peuple sénégalais parce qu’on n’en a plus besoin qu’eux-mêmes », a-t-il ajouté.

 Affaire Petro-Tim : Sonko traite Serigne Bassirou Guèye de procureur politique

https://xibaaru.sn Ousmane Sonko n’a pas du tout apprécié la sortie du procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, le 13 juin dernier, invitant les « connaisseurs » du pétrole à témoigner devant la Division des investigations criminelles (Dic) pour élucider l’affaire Petro-Tim impliquant Aliou Sall, frère du président de la République.
« L’attitude du procureur est ridicule », a-t-il déclaré ce jeudi, face à la presse.
« C’est un procureur politique, qui était dans son meeting », a ajouté Ousmane Sonko qui jure, en effet, qu’il n’a plus rien à prouver. « Ce dossier est cousu de fil blanc. Les infractions ne sont plus à démontrer. Depuis quand un procureur fait un appel à témoins sans donner les faits du crime ? », a martelé le député de l’opposition.
Sonko ajoute que le maître des poursuites «devrait accepter qu’il y a eu détournement dans la gestion de notre pétrole. A ce moment-là, on pourra comprendre qu’il fasse un appel à témoins. Dans ce cas précis, les auteurs ont été identifiés : il s’agit de Macky Sall, Aly Ngouille Ndiaye et Aliou Sall ».

Sonko raille la sortie de Kassé : «On va bientôt nous dire que Aliou Sall était chargé de lancer les missiles à la NASA»

https://www.dakaractu.com Le leader de Pastef, Ousmane Sonko s’est marré de la sortie d’El Hadj Kassé, ministre conseiller, en charge de la communication du Président Macky Sall sur l’affaire Petro Tim, et les 250.000 dollars virés dans les comptes d’Agritrans. En conférence de presse cet après-midi, l’ancien candidat à la Présidentielle de Février dernier, n’a pas ménagé Aliou Sall, frère du Chef de l’État Macky Sall, qu’il a renommé « Monsieur Pétrole ». « On nous dit qu’il est devenu maintenant un consultant agricole » a-t-il raillé, faisant référence à la sortie de Kassé. « On va bientôt nous dire qu’il était chargé de lancer les missiles de la NASA, puisqu’il est mêlé dans tout », s’est-il moqué, en Ouolof.

 IBRAHIMA BAKHOUM, JOURNALISTE-FORMATEUR «Il faut se demander ce que font les chargés de Com au palais»

http://www.seneweb.com Dans sa livraison du jour, le quotidien ‘’Source A’’ est revenu sur la phrase fétiche de Macky Sall : ‘’Je n’en étais pas informé.’’ Un discours que le journaliste-formateur, Ibrahima Bakhoum, trouve anormal. Mieux, il s’interroge sur la nécessité, pour le président de la République, de s’entourer d’experts en communication.
«Il faut qu’on sache ce que font les chargés de communication. Les renseignements généraux travaillent très bien. Alors, qui est entre le président et ses sources, pour que Macky Sall ne soit au courant de rien ou peu de choses ?», se demande-t-il. Aux yeux d’Ibrahima Bakhoum, le chef de l’Etat est censé être le plus informé du pays. «Il se trouve que les questions sur lesquelles il dit ‘’Je ne suis pas au courant’’, sont sur la place publique pendant des années. Et on attend ses décisions sur ces questions».

Sortie d’El Hadji Kassé à TV5 : Macky Sall dans tous ses états

http://www.seneweb.com« Mais, diantre qu’est ce qui a pris le ministre-conseiller El Hadji Kassé ? À l’insu du président de la République, il a fait une sortie ubuesque sur TV5 pour dire qu’Aliou Sall avait reçu 250 000 dollars de Frank Timis, via Agritrans, pour des… consultances dans le domaine de l’agriculture. Même Aliou Sall n’a rien compris à cette sortie qui rame à contre-courant de ses propos. Macky Sall, quant à lui, est dans tous ses états et on se demande bien pour le compte de qui El Hadji Kassé a fait cette sortie qui va faire des ravages », relate, dans sa parution du jour, Libération.

 Mahawa Diouf au secours de Kassé : ‘’Il s’est trompé de bonne foi’’

http://www.seneweb.com Contrairement à Yakham Mbaye qui s’est défoulé sur El Hadj Hamidou Kassé, Pape Mahawa Diouf, le chargé de la communication de la coalition Benno Bokk Yaakaar, lui, a apporté son soutien au ministre-conseiller à la présidence. Sur Rfm, ce dernier considère qu’El Hadj Kassé s’est trompé de bonne foi et c’est à lui d’apporter des preuves ou de rétablir la vérité sur cette affaire.
«Pour l’essentiel, El Hadj Kassé défend le camarade Aliou Sall et défend les politiques du gouvernement comme il a l’habitude de le faire. Maintenant, il a parlé de son niveau d’information, semble-t-il. Ça veut dire qu’il est de bonne foi. Il dit que ça aurait été donné pour des activités agricoles. En tout état de cause, ça ne peut pas justifier ce tollé général. Je pense que les gens peuvent revenir à plus de sérénité», temporise Mahawa Diouf.
Le chargé de Com de la coalition Bby ajoute : ‘’Les accusations qui sont portées contre Aliou Sall, comme pour toutes les accusations portées contre le chef de l’Etat et la majorité, sont totalement fausses. El Hadj Kassé peut, sur la forme de la déclaration, puisqu’il parlait de son niveau d’information, se tromper de bonne foi. Dans son discours, on sent que sa volonté n’était pas d’aller à contre-courant du discours de la majorité sur ce sujet.’’
Selon Mahawa Diouf, ce qui est important et constant, c’est que la République ne se gère pas dans la rue. Il considère que ‘’gérer les affaires de 16 millions de Sénégalais appelle à beaucoup de responsabilité de la part de tous les acteurs. Ce qu’il faut saluer, c’est que, désormais, à la limite, il est hors de propos, dans une République démocratique, de parler de tous ces dossiers-là, alors même qu’une enquête judiciaire est ouverte’’. Le chargé de communication demande ainsi à tous ceux qui ont des informations ou des éléments de preuve de se rendre au niveau du procureur et de la Dic.

Maël Thiam assène ses vérités :«Tout ce qu’on est en train de dire relève d’un manque de sérénité»

http://www.seneweb.comLa sortie du ministre-conseiller El Hadj Hamidou Kassé, confirmant que Aliou Sall a reçu les 250 000 dollars de Timis Corporation, à travers sa société Agritrans, a créé un tollé jusque dans le parti présidentiel. Contacté par «Seneweb», l’administrateur de l’Alliance pour la République, Pape Maël Thiam, estime que cette sortie n’engage pas le parti. Et que sa parole ne saurait se substituer au juge.

Que vous inspire la sortie du ministre El Hadj Hamidou Kassé ?

Tout ce qu’on est en train de dire relève d’un manque de sérénité et de calme. Ce qui devait être de mise dans cette affaire-là. Je ne peux ni confirmer ni contredire qui que ce soit. Parce que je n’ai pas tous les éléments me permettant de le faire. Mais, ce que je peux dire, je constate que tout le peuple sénégalais, aujourd’hui, est en train de s’engager dans une voie édictée et voulue par un film réalisé par une chaine étrangère et une personne étrangère.
Dans ce film, il n’y a que des allégations. Ma position actuelle, c’est d’appeler au calme et à la sérénité et d’avoir en mémoire des cas de diffamation qui ont eu comme objectif de déstabiliser des pays. C’est ce qui avait réussi dans le cas de l’Irak, de la Libye, etc. Je pense même au Watergate. Personne n’aura à gagner, si jamais le pays plongeait dans une division exacerbée. Rien qu’à partir d’allégations.

Est-ce qu’on peut continuer à parler d’allégations, après la révélation du ministre Kassé qui est porte-parole de la présidence ?

Le ministre El Hadj Kassé, pour qui j’ai beaucoup de respect et de considération, ne saurait se substituer au juge. Aujourd’hui, la seule parole qui soit valable sera celle du juge. A partir du moment où l’Etat a appelé à ce que toutes les preuves soient apportées au niveau des organes d’enquête. Je pense que ce qui nous revient en tant que citoyens et républicains respectueux de nos institutions, c’est de nous en remettre à nos juridictions.

La cacophonie qui règne au sein de l’Apr et de Bby sur ce dossier.. ?

Je voudrais d’abord préciser qu’aucun membre habileté à parler au nom de Benno Bokk Yaakaar (Bby) ne s’est exprimé dans ce sens-là. Des personnes, maintenant, peuvent prendre la liberté de dire ce qu’elles pensent ou de ce qu’elles croient savoir. La position de notre parti l’Alliance pour la République (Apr), c’est d’appeler au calme et à la sérénité. Mais, naturellement, à la vigilance pour l’éclaircissement des Sénégalais sur cette affaire.

M. Kassé est-il habilité à parler au nom de l’Apr ?

Absolument pas ! L’Apr est un parti qui a une ligne politique et des instances habilitées à réfléchir et à se prononcer. Lorsque l’Apr à une position déterminée sur une question précise, il le fait par voie de communiqué. Mais les échappés des uns et des autres ne sauraient engager l’Alliance pour la République

AVIS D’EXPERTS : CE QUE LA SORTIE DE KASSÉ PEUT COÛTER À ALIOU SALL

http://www.seneweb.com Selon l’avis de juristes anonymes, la déclaration du conseiller en communication du président de la République, El Hadj Hamidou Kassé, sur Tv5, pourrait gêner, aux yeux de l’opinion. Ceci, du fait que sur une même affaire, des gens, qui sont dans le même camp politique, tiennent des propos radicalement contradictoires. Mais, disent-ils, il y a lieu de préciser qu’il n’y a pas d’incident sur le plan juridique, puisque le sieur Kassé n’est pas partie prenante dans ce dossier sur le pétrole.
L’information donnée par le conseiller du président de la République, El Hadj Hamidou Kassé, sur Tv5, n’est pas sans conséquences. Au moment où le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, est entré dans la danse pour «la manifestation de la vérité», l’ancien directeur de publication du quotidien national «Le Soleil» déballe. Le journaliste a révélé qu’Aliou Sall a bel et bien reçu la somme de 250 000 dollars Us dans son compte, au nom de sa société Agritrans, à la suite d’une consultance dans le domaine agricole. Ce que le mis en cause a contesté avec véhémence depuis l’éclatement de l’affaire.
Ainsi, beaucoup d’observateurs se demandent si la sortie, dans laquelle le sieur Kassé dément le frère de Macky Sall sur le scandale pétrolier au Sénégal, suite aux révélations de la Bbc, ne va pas fragiliser la ligne de défense d’Aliou Sall. Surtout qu’il est un proche collaborateur du chef de l’Etat et a en charge sa communication.
Cette interrogation, deux juristes requis sous le couvert de l’anonymat, l’ont analysée à deux niveaux : juridique et politique.
«Sur le plan purement juridique, cela pourrait fragiliser, dans la mesure où sur une même question, il y a des positions différentes. Maintenant, il reste qu’El Hadj Kassé n’est pas dans le dossier du pétrole et du gaz. Sur ce, on peut considérer qu’il ne maitrise pas l’affaire, parce qu’il n’est pas partie prenante. Donc, on peut relativiser ses propos», a indiqué un avocat.
Toutefois, il ajoutera que cela parait gênant, dès lors qu’ils sont tous du même camp «politique». Du coup, avance-t-il, «c’est politiquement gênant qu’on ait deux versions contradictoires sur une même affaire. Cela devient nébuleux».

«Cela va anéantir le système de défense d’Aliou Sall»

«El Hadj Kassé est conseiller en communication du président de la République. Qu’il y ait des positions contradictions, ça peut gêner devant l’opinion publique qui peut faire penser qu’il y a quelqu’un qui ne tient pas des propos exacts. Et cela, seule la justice peut savoir parmi les deux qui dit ou pas la vérité», a fait savoir la robe noire.
Mieux, pour ce conseil, sur le plan politique et au regard de l’opinion, l’on va se dire qu’on ne comprend plus rien dans cette communication. «Elle n’est pas cohérente, elle est désastreuse. Aux yeux de l’opinion publique, c’est extrêmement gênant. Elle peut penser qu’il y a quelqu’un qui ne dit pas la vérité ; et à quelle fin ?».
Un de ses confrères a abondé dans le même sens. Il est allé même plus loin, en soutenant que cette sortie d’El Hadj Hamidou Kassé, loin de fragiliser le système de défense d’Aliou Sall, va complétement l’anéantir. «Le camp présidentiel qui fait dans le déballage, c’est très grave. C’est même incroyable, surtout dans ce dossier qui est au centre de toutes les attentions», a-t-il fait remarquer.

Farba Ngom et Yakham Mbaye sont les voltigeurs de tête de Macky Sall Par Babacar Justin Ndiaye

« Les feux nourris des premières tranchées sont destinés aux voltigeurs de tête » rappelait, il y a quelques jours, le Général Gaïd Salah, chef d’Etat-major de l’armée, homme fort et solitaire de l’Algérie. Paroles (justes) d’expert, de baroudeur et de politique en uniforme. Autrement dit, il faut un quintal de courage et une tonne de témérité, pour jaillir des rangs serrés, foncer vers les positions d’en face et les asperger de grandes offensives ou incendiaires. Dans l’âpreté de la bataille politico-médiatique en cours – une conjoncture de confrontation où le régime de Macky Sall joue son destin – le député Farba Ngom et le journaliste Yakham Mbaye ont ouvertement et hystériquement lié leurs sorts à celui du Président de la république. Bref, ils sont, dans la présente tourmente, les défenseurs exaltés de la cause de Macky Sall.
Doté d’une psychologie particulière, le griot, le militant et le député Farba Ngom est à l’image du mamelouk peu soucieux de la qualité politique, technique ou morale de ses munitions. L’essentiel est de pulvériser Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye et autre Mamadou Lamine Diallo. Même si les retours de flammes de sa propre roquette ont produit des dégâts collatéraux sur lui et autour de lui. Apparemment, le Maire des Agnam n’en a cure ; car il revendique urbi et orbi sa vocation de bouclier et son rôle d’épée du chef de l’Etat. Il l’a démontré face au tigre Cissé Lo. Il l’exprime dans cette affaire Frank Timis-Aliou Sall.
Dans un style différent – mais complémentaire de celui de Farba Ngom – Yakham Mbaye assume, sans fards ni fanfreluches, sa fidélité à son confrère Aliou Sall et sa loyauté à l’égard de son « Patron » Macky Sall, dans un contexte où les piliers et les pivots du camp présidentiel sont flageolants. N’est-ce pas dans l’épreuve qu’on identifie les vrais amis, vérifie les solides remparts et teste les réelles solidarités ? Voilà qui explique la sortie vive du DG du Soleil contre le premier responsable de la communication du Palais. Avec des arguments en béton.
Il va sans dire que les arguments de Yakham Mbaye ne transforment pas la scabreuse affaire Petro-Tim, en une angélique aubaine pour l’économie pétrolière du Sénégal en gestation. Loin s’en faut. Mais la prestation-riposte sur Dakaractu a déshabillé, c’est-à-dire déchiré les manteaux épais de l’entourage sans épaisseur du chef de l’Etat. Des collaborateurs sans envergure ni cran. Donc plus à l’aise dans le train-train quotidien de la gouvernance calme que face à l’orage déchainé.  Or, les hommes d’Etat et les conseillers d’élite, c’est en temps de crise qu’on les découvre et les recense. En résumé, Farba Ngom et Yakham ont incarné une exigence : « Un régime, on le défend avec ardeur ou on le quitte avec grandeur ». Dans certaines situations, la démission est plus glorieuse que le silence, synonyme de complicité passive voire de lâcheté nue.
En définitive, l’épilogue de cette affaire Petro-Tim sera judiciaire. De façon satisfaisante ou non. Les Sénégalais n’ont pas le choix. Un pays souverain ne peut pas importer un appareil judiciaire. Celui qui est là, du magistrat Isaac Forster au magistrat Bassirou Guèye, est incontournable. La magistrature sénégalaise est le produit des régimes successifs et légitimes (du Président Senghor au Président Sall via Diouf et Wade) qui l’ont forgée. On fait avec ; tout en ayant la volonté de la crédibiliser, chaque jour.
PS : El Hadj Hamidou Kassé n’est pas mon ami. Il est une ancienne connaissance des années 90, dans les locaux de la rédaction du Groupe Communication. Cependant, la rigueur morale et l’honnêteté intellectuelle me commandent de donner mon sentiment : « Je ne crois pas qu’il ait trahi sciemment le Président Macky Sall ». En revanche, Kassé a commis une maladresse innommable et incommensurable. Philosophe de formation, intellectuel habité par un goût immodéré du débat et de la communication, El Hadj Hamidou Kassé a joué, sur le redoutable plateau de TV5 Monde, au trapéziste voire au magicien du verbe. Et il a glissé. Kassé devait avaliser le mot « explication » proposé par la journaliste et non sortir de sa bouche, le mot « information » qui recoupe une réalité tant recherchée par le Procureur de la république. En novembre 2013, le protocole m’avait mis aux côtés de Kassé, sur la même rangée, dans l’avion du Président Macky Sall, en route pour Abuja, au Nigeria. Durant des heures de vol, nous avons eu une conversation-marathon sur le Mali et sur divers sujets. Ce qui me conforte, encore aujourd’hui, qu’il n’a pas trahi Macky Sall. C’est ma conviction qui n’a pas une valeur biblique.

 Sortie de l’Union européenne contre le parrainage : Thierno Alassane Sall parle de victoire de l’opposition

https://www.ferloo.com Le président du mouvement politique «République des valeurs» a réagi favorablement au rapport rendu public par l’Union européenne sur la dernière présidentielle. Interpellé par Sud quotidien hier, mercredi 19 juin, Thierno Alassane Sall soulignant que le gouvernement n’a plus de choix pour constater le caractère inopérant de ce système, invite les Sénégalais à plus d’engagement dans les questions relevant de l’intérêt national.
Un des dix-neuf candidats qui s’étaient lancés dans la course à la candidature lors de la dernière élection présidentielle du 24 février avant de voir leur dossier recalé par le Conseil constitutionnel  à l’étape de contrôle des fiches du système de parrainage nouvellement introduit dans le processus électoral, Thierno Alassane Sall brise le silence sur le rapport de l’Union européenne sur la dernière présidentielle. Interpellé hier, mercredi 19 juin par Sud quotidien, l’ancien ministre de l’Energie devenu un des plus virulents opposants de l’actuel président de la République a salué positivement cette sortie de l’Ue.
En effet, même s’il déplore le temps mis par la délégation de l’Union européenne avant de reconnaitre les vices du parrainage, Thierno Alassane Sall soutient que l’invite à l’abandon du système de parrainage faite par la délégation de l’Union européenne à l’Etat du Sénégal dans son rapport conforte l’opposition dans le combat qu’elle avait mené à l’époque contre ce système de parrainage citoyen. «Nous saluons positivement cette position de l’UE même si de prime à bord, elle n’avait pas pris en considération les alertes de l’opposition. Nous avons au Sénégal une expérience confirmée des pratiques électorales, nous avons également une pleine connaissance des acteurs et leurs intensions ce qui est extrêmement importante en toute chose. Mais, à l’époque, elle (UE) n’avait vu les choses sous le même angle mais à l’arrivée, ils (membres délégations UE) ont aperçu que c’était un processus de sélection de candidats et que le processus mise en place de contrôle et de validation des candidats par le Conseil constitutionnel ne répondaient à aucun des objectifs de transparence. On n’avait pas les éléments sur les critères de désignation de l’informaticien qui a confectionné le logiciel, on n’avait pas non plus accès au fichier ce qui est une violation grave du processus électoral mais aussi beaucoup d’autres vices substantielles».
Poursuivant son propos, le président du mouvement politique «République des valeurs» dénonçant le niveau de corruption invite le gouvernement à constater que son système de parrainage est inopérant. «Qu’on ne me dit pas que ça marche ailleurs puisque dans aucune des grandes démocraties au monde, il y’a un système aussi inique où on demande de mobiliser un pourcentage de l’électorat alors qu’on sait très bien que notre environnement est fortement corrompu. La preuve, on a vu beaucoup d’argent circulé, des gens achetaient les listes d’autres parrainages pendant la période de collecte des signatures. Le niveau de corruption au Sénégal fait que ce système est inopérant et cela est bien une réalité qui saute à l’œil. Le gouvernement n’a donc plus d’autre choix que de constater que son système de parrainage est inopérant», a-t-il martelé. Loin de s’en tenir là, Thierno Alassane Sall a également saisi cette occasion pour plaider une implication plus soutenue dans Sénégalais dan le combat relevant de l’intérêt national. Expliquant que «les gouvernements successifs ont fait croire au peuple sénégalais que les satisfécits décernaient par l’extérieur sont des preuves qui contredisent l’opposition ou toute autre voix qui s’élève en interne. Et c’est la raison pour laquelle, on est obligé d’aller vers ces institutions pour échanger avec elles».
Il a aussi déclaré que le «combat du Sénégal doit être porté par les Sénégalais sur toutes les questions». «Personnellement, je ne crois pas aux institutions internationales. Je crois fondamentalement au peuple sénégalais, à notre géni propre, à la capacité de nos journalistes de faire des investigations ou à la capacité de notre société civile de faire le travail de l’Union européenne ou de l’Itie ou encore à la capacité de nos universitaires de produire des recherches sur des questions aussi approfondies et fondamentales qui intéressent la société comme le pétrole, le gaz, le processus électoral», a ajouté leader de la «République des valeurs» qui conclut : «ce sont ces questions qui risquent de briser le lien commun qui nous unisse». (Sud Quotidien)

QUAND DIEU VEUT PERDRE UN POUVOIR PAR THIERNO ALASSANE SALL

L’information est de taille, à la dimension du public international visé: oui Agritrans d’Aliou Sall a touché de l’argent pour une consultance dans le domaine agricole – On se demande où sont Dame Justice et Reine Assemblée
Tant que la galerie était occupée par les Ismaila Madior Fall ou les Abdoul Latif Coulibaly, l’illusion pouvait durer, quoique le temps d’une rose. A force de révisions dechirantes de leurs professions de foi, leur verbiage sonnait à la fin comme un des contes des milles et une nuits pour un Roi tropical.
Ils durent débarrasser le plancher (du Conseil des ministres) leur crédibilité ruinée par trop de fables contées. Rideau sur des artistes passés de mode!  Place à l’acte suivant
Où le Peuple voit l’armée de réserves des courtisans monter au front. Voici donc le temps des tirs entre amis…
Bien sûr, il y eut bien un feu d’artifice qui donna l’illusion: la BBC avait failli à ses obligations de neutralité pour n’avoir pas recueilli les avis du camp Aliou Sall (pour ne pas dire camp présidentiel); il n’y a pas à ce stade d’exploration d’hydrocarbures de l’argent échangé, et d’autres berceuses pour endormir le peuple dès Timis-le crépuscule, sans dîner pour cause de caisses de l’Etat vidées.
Mais voici que soudain de partout on se tire entre « amis » de l’armée APR (Aakimoo Petrolu Rewmi). L’un, proche conseiller, croit malin de se suicider avec une ceinture bourrée d’explosifs pour entraîner dans sa perte Thierno Alassane Sall. Mais c’est le Maître qui lui tient la laisse, son Ami de toujours pour qui il court partout, renifle, flaire et rapporte du gibier qui est touché. L’aveu étant la reine des preuves, on se demande où sont Dame Justice et Reine Assemblée.
Le bouquet de ce feu d’artifice de tirs amis (comme disait l’armée de Bush empêtrée en Irak), c’est sur TV5 Monde
Cette fois, point besoin de BBC, la traitesse Albion. On se croirait presque sur la RTS (de qui  « les professionnels du journalisme indignés par la BBC » n’attendent manifestement aucune once de déontologie, ce qui en dit long sur la sincérité de leur jugement). L’information est de taille, à la dimension du Public international qui est visé: oui Agritrans de Aliou Sall a touché de l’argent pour une consultance dans le domaine agricole. LOL planétaire !!!
Petrole et agricole, quel rapport? C’est pourtant simple, le pétrole (ou Gaz) en lui même ne sert à rien, il faut le transformer par exemple en pesticides ou en engrais pour mieux faire du Blé! Vous suivez? Vous avez dit Blé?  c’est-à-dire Pognon, flouze, Xaliss – c’est comme cela qu’on parle dans les familles initiées de Dallas ou de Sicile…ou d’ailleurs.
Or AgriTRANS comme le nom l’indique est spécialisée dans la TRANSformation du Pétrole en Blé. Pour le TRANSport du Blé-Xaliss  vers des paradis finaux, le service est disponible sauf que là également, comme sur TV5 où tout devrait être sous contrôle, il y a des risques de tomber entre les mailles des douanes françaises comme avec l’Ami du Boss.
Malheureusement pour le Sénégal, pays pauvre  mais digne et jusqu’ici respecté,  ce ne sera pas le bouquet final. Moustapha Diakhaté n’a pas fini de vider son chargeur,  le Groupement d’intervention de l’APR n’ayant pas aux dernières nouvelles réussi à le déloger de l’appartement 221 d’où il cartonne.
Le commando Yakham, qui sait tout, puisant qu’il est aux bonnes sources, a débusqué officiellement des traîtres tapis au Palais! C’est donc une question de SECURITE NATIONALE. Le Procureur est définitivement et officiellement dépassé. Le Président va t’il décréter L’ÉTAT D’URGENCE ?
Car cette fois ci ce ne sont pas quelques opposants aigris manipulés par la BBC qui pérorent. C’est des TRAITRES OFFICIELS, dont des ministres conseillers (manipulés parTV5?) tapis au Palais.
On comprend mieux pourquoi le Président n’aurait pas reçu le rapport de L’IGE. Ou pourquoi le ministre de la Justice dit qu’il ne l’a pas reçu alors que le Ministre conseiller avait proclamé urbi et orbi qu’il ne pouvait y avoir de rapport  puisqu’il n’y avait pas eu de mission commise à cet effet! Vous suivez? Non, on ne suit plus! C’est une histoire de fous!
Cependant, même aux fous, il arrive de dire clair et vrai: oui il y a TRAHISON et même HAUTE TRAHISON !  Quand Dieu veut perdre un Pouvoir,  il le rend fou….

Abdoul MBAYE : «Si Hamidou KASSE avait toute sa tête, on sait désormais…»

https://www.ferloo.com La sortie du ministre-conseiller en communication du président Macky SALL commence à faire réagir. Sur sa page Facebook, l’ancien Premier ministre fait dans l’ironie et accable El Hadji Hamidou KASSE qui a vendu la mèche.
« Si Hamidou Kasse avait toute sa tête sur le plateau de TV5 on sait désormais que Aliou SALL a bien reçu les 250 000 dollars versés par Frank Timis. Le frérot a donc menti. Mais on serait en consultance agricole et non de gaz et pétrole. Le peuple veut la vérité! Un demi-mensonge ne répare pas un mensonge », écrit Abdoul MBAYE.
Ce mercredi, le président de l’ACT a adressé un courrier au directeur de la DIC pour se faire auditionner dans le cadre de l’enquête ouverte sur le scandale Petro Tim (Avec WALFNet)

Yakham Mbaye : “El Hadji Kassé est un parfait traître”

https://www.ferloo.com Le directeur Général du Soleil, Yakham Mbaye, n’a pas du tout apprécié la sortie du ministre-conseiller, chargé de la communication du Président Macky Sall sur TV5 Monde mercredi.
« Ce que El Hadji Kassé a fait est l’œuvre d’un parfait traître, orfèvre en l’art de planter un couteau dans le dos de celui qui prend le risque de lui faire confiance. Tout ce qu’il a dit relève de contrevérités et d’inventions.
À la face du monde, il a soutenu détenir des informations attestant que les 250 000 dollars américains montés en épingle par BBC proviendraient d’une consultance dans le domaine de l’agriculture faite par Aliou Sall au profit d’une société. Et il se prive de la citer.
À la face du monde, je dis ce qui suit : c’est faux. El Hadji Kassé dont l’œuvre est apparemment commanditée a usé de ruse pour tenter de poignarder Aliou Sall dans le dos, parce qu’il figure au rang des ennemis de l’intérieur qui sont pires que ceux qui animent l’opposition radicale vouée à déstabiliser le Président Macky Sall.
Il y a une semaine, il s’est invité au domicile de Aliou Sall pour lui tenir le discours suivant : « Je suis venu te voir et te parler en tant que grand-frère et collaborateur du Président, votre frère aîné. J’ai l’obligation d’être à tes côtés pour te soutenir, surtout dans la communication. À cet effet, comme tu sais, parce que tu es journaliste de formation, donc ayant une aptitude dans le domaine de la communication, il faut que tu me briefe en profondeur. Ainsi, je pourrai construire des éléments de langage qui vont faire mouche dans la stratégie de contre-offensive que nous sommes en train de mettre en œuvre. »
Aliou Sall, tel qu’il est, en dépit de mes mises en garde, s’est dit qu’il n’avait aucune raison de se méfier, car ne figurant pas El Hadji Kassé au nombre de ses ennemis de l’intérieur. Alors, il lui a parlé en insistant sur trois vérités essentielle : d’abord, il n’a jamais posé des actes qui puissent ternir le magistère de son frère aîné ;
ensuite, il n’a jamais bénéficié d’un apport financier venant de Frank Timis versé dans le compte bancaire de sa société Agritrans ;

enfin, toutes ces accusations relèvent d’inventions d’individus qui veulent déstabiliser le Président Macky Sall.

Allant plus loin, confiant qu’il échangeait avec un frère, un camarade de parti et un collaborateur direct du Président de la République, et dans un souci de transparence, Aliou Sall a listé nombre de mouvements dans le compte de sa société, ces dernières années, précisant à son interlocuteur leur nature et leur provenance. Au terme de cet échange, ils se sont séparés en se faisant l’accolade. Depuis, Aliou Sall n’a plus eu aucune nouvelle de El Hadji Kassé.
Alors, si, aujourd’hui, ce dernier soutient avoir des informations, et j’insiste sur le mot information, qui tendent à asseoir les accusations mensongères de BBC, et installent la confusion dans les esprits, au moment où les opinions nationale et internationale ont fini d’être convaincues de l’existence d’un complot, il est nécessaire que El Hadji  Kassé soit entendu par les autorités judiciaires et policières en charge de l’enquête qui a été ouverte. Je le dis sans prétention aucune : c’est une exigence citoyenne. Et El Hadji Kassé aurait mieux fait de se plier à cette exigence, au lieu d’aller pérorer sur le plateau d’une télévision étrangère.
L’acte que vient de poser le ministre en charge de la Communication présidentielle a un parfum de traîtrise : El Hadji Kassé a abusé de la confiance d’un camarade qu’il disait être un frère, il a trahi le Président Macky Sall en agissant à son insu, et en insistant avec force manœuvre auprès de Tv5 pour la diffusion de sa prestation. C’est de la félonie.
Je ne suis pas de ceux qui élèvent la prétention à un niveau où ils se sentent investis de la prérogative de donner publiquement des directives au Président de la République. Mais, il apparaît clairement que le vase déborde. Trop c’est trop. Et tout le monde constate en listant les coups de Jarnac qui se multiplient, provenant de l’intérieur. C’est le Président de la République qui est visé, c’est lui qu’on veut affaiblir, ensuite déstabiliser, et enfin pousser vers la sortie pour abréger le mandat que le peuple sénégalais souverain lui a confié. L’objectif de ce conglomérat de traîtres revenant à dérouler des agendas cachés, et Dieu sait qu’il y en a une multitude au sein de la majorité présidentielle. Ils sont comme ces sénateurs qui entouraient César sur l’ide de mars, prêts à lui asséner des coups de poignard mortels, aidés par des Brutus insoupçonnables, car encagoulés, comme El Hadji Kassé. Seulement, ils devront passer sur les cadavres de plusieurs personnes, totalement déterminées, loyales et désintéressées, avant de réussir leur funeste projet. » (Avec Rewmi)

SORTIE DE KASSE : Un coup de vent dans le brasier

http://www.seneweb.com La sortie de  Elhadji Hamidou Kassé est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans l’affaire Aliou Sall. Sur le plateau de Tv5, le chef de la communication du Palais présidentiel a encore une fois démontré la cacophonie qui sévit au sommet du pouvoir, relative au scandale sur le pétrole et le gaz.
En effet, si Aliou Sall a  tenté, dans sa conférence de presse de nier les accusations de la Bbc, Kassé a, par contre, bien précisé que le frère du chef de l’Etat a perçu de l’argent via sa société Agritrans.
Suffisant pour que le journaliste-formateur, Ibrahima Bakhoum souligne une  erreur due à ces deux versions différentes. ‘’Ce n’est pas la même source, Alioune Sall parlait en son nom, Elhadji Kassé a parlé peut être pour défendre ou rétablir les faits. Le premier concerné dit qu’il ne s’est rien passé du point de vue de transfert d’argent’’, fait savoir Bakhoum. Pour qui, Elhadji  Hamidou Kassé  est le principal intrus car dit-il, on devrait se demander ce que le ministre conseiller chargé de la communication de la présidence fait dans cette affaire.
‘’Kassé n’avait rien à faire là-dans. Qu’il demande à Aliou Sall des informations et rapporte les paroles de ce dernier. Qu’est ce qui s’est passé ? Est-ce que c’est Aliou Sall qui a oublié d’où venait cet argent ? Est ce que c’est M. Kassé qui s’est mêlé d’une chose qui ne le regarderait pas’’, tente de comprendre le journaliste formateur. Ce qui fait dire à ce dernier que cette sortie est  mal venue car, explique t-il, cette affaire  ne fait qu’assombrir la communication du gouvernement.
Ibrahima Bakhoum pense en outre que la sortie du chargé de la communication du palais fait désordre et rajoute à la confusion. ‘’Le malaise était déjà là et n’a pas commencé avec l’affaire Aliou Sall. Elhadji Kassé n’a fait qu’ajouter à la confusion qu’il y avait déjà’’, constate Ibrahima Bakhoum.
‘’La réaction de Yakham Mbaye prouve des intérêts personnels ‘’

Dans la même lancée, son confrère, Bacary Domingo Mané décèle des failles dans la communication de crise du gouvernement.

‘’Je me demande est ce qu’il y a une stratégie coordonnée de communication de crise. Si c’était le cas, on aurait choisi un porte-parole mais ça va dans tous les sens, comme on le voit avec l’intervention des ministres, du président de la République…’’, fait remarquer M. Mané.
Pour ce dernier, la dissonance notée  entre la sortie d’Aliou Sall et celle du ministre conseiller, chargé de la communication du palais fragilise la ligne de défense du frère du chef de l’Etat.
Pis, pour Bacary Domingo Mané, la réaction de Yakham Mbaye prouve  que derrière cette affaire Aliou Sall se greffe des intérêts personnels. ‘’On peut pousser la réflexion plus loin pour se demander ce qui est derrière cette sortie de Yakham Mbaye. Et son niveau d’information pour contredire les propos de Elhadji Kassé’’, s’interroge le journaliste, spécialiste de la communication politique.
Ces multiples sorties, d’après Mané, s’explique par un désir de la mouvance présidentielle de sortir de ce bourbier par une communication saine. ‘’Malheureusement, ces sorties relancent tous les jours cette affaire alors qu’on aurait pu arriver à la stabiliser,  mais c’est un désastre pour le gouvernement en matière de communication’’, justifie t-il.

De Diouf à Macky : Des «milliards» de scandale sans suite

http://actunet.net Au Sénégal où des contrats de concession sur les hydrocarbures fait débat, elle n’est pas la première affaire à milliards soulevée. Des licences de pêche à la réfection de l’avion présidentielle sous Me Abdoulaye Wade, le dossier Bictogo, la gestion du Prodac…, les scandales à milliards se succèdent avec des enquêtes sans suite.
Pendant que les enquêtes pour faire la lumière sur les contrats de concessions des gisements d’hydrocarbures découverts au Sénégal, bat son plein avec le défilé de témoins à charge devant les enquêteurs, le constat est que cette affaire Pétrotim n’est pas la première du genre à alimenter le débat au Sénégal. On se rappelle, le scandale de  l’affaire des licences de pêche dans lequel le nom du premier Secrétaire du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, ci-devant actuel président du Haut conseil des collectivités territoriales, était cité.Cette affaire qui, à l’époque, tournait autour de plus de 250 milliards, n’a jamais été élucidée. À propos de ces dites licences, Ousmane Tanor Dieng révélait que les fonds issus de leur vente étaient versés dans un compte personnel (le fameux compte K), sans aucune autre précision.
L’utilisation du fonds taïwanais estimé à 8 milliards Cfa est une autre affaire pour laquelle Idrissa Seck qui a été arrêté dans la gestion des chantiers de Thiès, demandait des comptes à son successeur à la primature, en l’occurrence l’actuel Président de la République, Macky Sall. Idrissa Seck déclarait : «Je demande à Macky de dire avec quel compte il a reçu cet argent et dans quel compte il a gardé l’argent qu’il a distribué à des ministères ?», l’en interpellait-t-il.

Affaires sans suite

L’affaire de la rocambolesque rénovation de la Pointe de Sangomar qui empêtra Me Abdoulaye Wade est une autre parmi tant d’affaires qui sont restées sans suite. En fait, la rénovation de l’avion de commandement, « La Pointe de Sangomaar » qui fut une priorité du Président Wade, s’est faite dans une opacité qui est restée comme telle jusqu’à ce jour. De révision, on s’est retrouvé avec un luxueux avion dont la réception avait mobilisé la République. Me Wade, tout content de cet avion, déclarait : «La rénovation n’a pas coûté un franc Cfa au contribuable sénégalais, et que ce sont des amis qui ont préféré garder l’anonymat qui m’ont avancé l’argent». La suite est connue que c’est avec l’argent du contribuable que cet appareil a été renové. « La Pointe de Sangomaar » avait été d’abord proposée à la vente, mais finalement, la révision générale de l’avion de commandement a été retenue pour un peu plus de 10 milliards Cfa. La gestion du Prodac qui a  révélé un scandale, l’affaire des 94 milliards Cfa relatés par Ousmane Sonko, le dossier des visas avec Bictogo pour 12 milliards Cfa, tous sont restés suite.
Il y a également des scandales qui ont été soulevés avec la traque des biens mal acquis et pour lesquels des enquêtes ont été rondement menées par la police et la gendarmerie, bouclées mais sans suite. Pour la présente affaire, le ministre de la Justice  a saisi  le procureur de la République qui a déclenché une enquête sur l’ensemble des faits allégués. Tout le monde attend qu’elle aboutisse.

Abdou Rahmane Sow à Imam Kanté : ‘’Nous ne sommes pas dans le cadre d’un prêche…’’

http://www.seneweb.com Après le départ de l’Imam Ahmadou Makhtar Kanté, la plateforme Aar Linu Bokk dit prendre note. L’Imam était un indépendant qui faisait partie de la structure. Ce dernier a expliqué sa décision par un détournement d’objectif noté dans la démarche de la plateforme. Pour Abdou Rahmane Sow, un des responsables de Aar Linu Bokk, interrogé par Rfm, la structure reste constante dans son combat pour la transparence dans la gestion des ressources du pays.
« Imam Kanté a intégré la plateforme sur une invitation, explique t-il. Il a participé à la réflexion et nous a été d’une très grande utilité. Maintenant, il faut savoir que dans une dynamique de groupe, il y a tout le temps des contradictions ». Cependant, Abdou Rahmane ne manque pas de lancer des piques à L’Imam, ‘’Nous ne sommes pas dans le cadre d’un prêche d’un imam, nous sommes dans le cadre d’une lutte politique pour revoir comment protéger ce pays. Il arrive que pour certains, ils ne peuvent pas assumer une certaine démarche.
Hier, il a quitté, on prend acte maintenant on continue le combat. Comme il le faisait avant, l’imam c’est un prêcheur qui est captivant et qui a ses principes ». Sur les raisons du départ de l’imam, citées en haut, Abdou Rahmane Sow n’est pas du même avis que son ex camarade. ‘’Nous même qui sommes dans le cadre, si on voit que c’est un cadre manipulé, un cadre orienté contre une personne, nous même nous allons quitter. Moi je pense que c’est peut être des appréhensions. On fait tout pour ne pas être influencé ou manipulé ‘’, soutient-il.

MODALITES DE REMISE DU RAPPORT FINAL ISSU DES CONCERTATIONS : Macky Sall divise les parties prenantes

http://www.enqueteplus.com Principal point d’achoppement, lors de la précédente réunion, les modalités de remise du rapport final de la Commission cellulaire bloquent les concertations sur le processus électoral qui restent au point mort.
Les concertations sur le processus électoral engagées dans le cadre du dialogue national sont-elles au point mort ? Tout porte à le croire. Hier, les différentes parties prenantes n’ont pas pu trouver un consensus sur les modalités de remise du rapport final issu du dialogue politique. Elles ont alors renvoyé la question à la prochaine réunion, prévue demain jeudi à l’hôtel Ngor Diarama. En effet, selon le coordonnateur du Pôle des non-alignés, Déthié Faye, les discussions n’ont pas été faciles, parce qu’en dehors du compte rendu de la précédente réunion qu’il fallait adopter, il y a eu la question qui avait été retenue la dernière fois, à savoir les modalités de remise du rapport final.
‘’On a longuement discuté autour de cette question et de la place du ministère de l’Intérieur dans le cadre du dialogue. Les discussions ont été longues et on n’a pas arrêté une position définitive. Mais, nous ne sommes pas loin de là, parce qu’à l’issue de beaucoup de concertations et de consultations, la Commission cellulaire nous a proposé une formule pour le moment que nous avons trouvé convenable, tant du côté de l’opposition que des non-alignés. La majorité a quelques réserves, parce qu’elle propose une autre formulation qui n’est pas loin de celle de la Commission cellulaire’’, confie Déthié Faye à sa sortie de réunion.
En dépit de tout le débat qu’il y a eu hier autour de la question, chacun des différents pôles a campé sur sa position, malgré les tentatives de rapprochement de la Commission cellulaire dirigée par le général Mamadou Niang. Ce dernier, pour parvenir à un consensus autour de la question, a proposé aux différents pôles en litige de laisser le soin à la commission qu’il dirige de prendre, à la fin des concertations, toutes les dispositions utiles pour remettre le rapport final aux autorités compétentes. Si cette proposition trouve l’approbation du pôle de l’opposition et des non-alignés, elle n’agrée pas la majorité présidentielle.
Selon le coordonnateur du pôle de la majorité, dès lors qu’il a été mis en place une commission en charge du dialogue national, il faut sortir le président de la République de ces concertations. ‘’Puisque, maintenant, le Cadre de concertation sur le processus électoral est arrimé au dialogue politique en tant que composante du dialogue national, nous pensons que le président de la République doit être épargné. La Commission chargée du dialogue national n’a pas encore élaboré ses termes de référence. Nous ne savons pas comment elle sera configurée. Nous avons anticipé sur ce dialogue pour être la composante politique du dialogue national. Il s’agit, pour nous, d’être prudents sur certaines questions, notamment la remise du rapport final’’, déclame Benoit Sambou.
Pour lui, le dialogue national a un responsable, en la personne de Famara Ibrahima Sagna. Dans ce cas, soutient-il, ‘’nous ne pouvons pas décider que le rapport va être remis à Aly Ngouille Ndiaye ou bien au président de la République directement, comme le demande l’opposition. Il faut savoir d’abord quelle est la configuration, la nature et la mission du coordonnateur du dialogue national’’. ‘’Pour nous, c’est une position de prudence, pour éviter de prendre des décisions qui, demain, vont gêner la configuration des autres commissions concernant le dialogue politique qui seront mises en place et qui auront le même rang que celle déjà en place. Mais, il n’y a aucun problème particulier. C’est sûr qu’on va s’entendre’’, poursuit le secrétaire national à la vie politique de l’Alliance pour la République.
Face à cette position de la majorité, la Commission cellulaire en charge du dialogue politique propose de prendre toutes les dispositions utiles pour faire parvenir le rapport au président de la République. ‘’Nous savons tous que le destinataire final du rapport, c’est le président de la République. Donc, il appartiendra au président de la Commission cellulaire de déterminer les modalités pratiques pour que le président de la République puisse recevoir le rapport’’, déclare le coordonnateur du Pôle des non-alignés.
Déthié Faye pense que, pour le moment, il n’est pas exclu que cette formulation soit améliorée. ‘’En tout cas, nous ne sommes pas loin de pouvoir nous entendre sur quelque chose. Nous tous nous avons manifesté la volonté de parvenir à un consensus, pour pouvoir engager le débat de fond. De notre point de vue, ce n’est pas une opposition ferme et catégorique de la majorité, mais des réserves sur la formulation’’, relativise-t-il.
Mais pour la majorité, l’opposition, en voulant que le rapport soit directement remis au président de la République, va vite en besogne. Selon Benoit Sambou, quand les discussions sur les questions électorales ont été entamées, c’était un cadre afin d’évaluer le processus électoral, définir les changements à apporter dans le Code électoral ou dans le système électoral en vue des échéances futures. Entre-temps, souligne-t-il, ‘’l’opposition est revenue à la table et a exigé, à la limite, que le cadre soit transformé en commission chargée du dialogue politique. Puisqu’elle a accepté de répondre à l’appel au dialogue national, elle considère que ce cadre doit servir à discuter de toutes les questions touchant le processus électoral et aussi toutes les questions ayant trait à l’actualité politique ou à l’organisation politique de notre pays. Ce que nous avons accepté à notre corps défendant’’.
Mais pour autant, il pense que les termes de ce dialogue doivent être clairement définis pour ne créer, à l’avenir, aucun amalgame.  ASSANE MBAYE

Affaire PetroTim : pour une loi sur la parenté Par Fary Ndao

L’affaire PetroTim est revenue sur le devant de la scène médiatique nationale. Cette entité détenue par un homme d’affaires roumain ne possédait aucune expérience avérée dans l’exploration pétrolière, ni de capacités techniques et financières lui permettant de respecter ses engagements de travaux dans les deux blocs de recherche qui lui ont été octroyés par décret en juin 2012. De fortes suspicions et interrogations portent sur le rôle joué par M. Aliou Sall, frère du Président de la République, dans ce processus. La justice, qui s’est saisie de cette affaire, devra édifier les Sénégalais propriétaires de ces ressources naturelles et devra, le cas échéant, sanctionner tout acte illégal.
Le Sénégal n’en est toutefois qu’au début d’une aventure pétrolière qui durera des décennies et doit donc se donner les moyens d’éviter que de tels cas ne se reproduisent. Dans cette optique et afin de préserver les intérêts économiques des Sénégalais ainsi que la paix sociale durement acquise au cours de notre histoire, nous ne pourrons pas faire l’économie d’une loi forte sur les conflits d’intérêts pouvant être liés à la parenté dans les ressources naturelles. En adoptant une telle loi, avant même le début de sa production de pétrole et de gaz, le Sénégal ferait à nouveau exception en Afrique.

 Sur l’affaire PetroTim stricto sensu

Au vu de la chronologie des évènements (création de l’entité PetroTim post-signature du contrat et de PetroAsia, supposée maison-mère de PetroTim après cette dernière, disparition précipitée de PetroTim après le transfert de ses titres) et des éléments apportés par le rapport de l’Inspection générale d’Etat en circulation (violation de la procédure initiale d’octroi par M. Karim Wade, rapport précipité et inexact de M. Aly Ngouille Ndiaye), il apparaît que PetroTim n’aurait jamais dû se voir octroyer les blocs de Cayar Offshore Profond et de Saint-Louis Offshore profond car cette entité n’en avait pas les capacités techniques et financières, conditions fixées par notre législation pétrolière. Or, suite aux découvertes de gaz dans ces blocs entre 2015 et 2017 grâce aux travaux de Kosmos Energy, M. Frank Timis, l’homme d’affaires qui détenait directement ou indirectement PetroTim et Timis Corp, par ailleurs plusieurs fois condamné pour trafics et poursuivi pour des faits de corruption, s’en est tiré, sans avoir entrepris la moindre opération pétrolière, avec 250 millions de dollars, montant non démenti par le repreneur BP, ainsi que des royalties potentielles qui pourraient lui être versées à partir de 2022. Concernant ces futures royalties dont pourrait bénéficier Timis, le montant de 10 milliards de dollars évoqué par la BBC et démenti par BP, semble en revanche trop important au vu de la taille des réserves découvertes et de la rationalité économique des projets en cours, en particulier celui gazier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Quoi qu’il en soit, la justice s’est saisie de ce dossier. Elle devra confirmer ou infirmer les différents chiffres évoqués et situer les responsabilités des uns et des autres. Notre pays doit néanmoins aller plus loin en légiférant sur les conflits d’intérêts pouvant être liés à la parenté dans les ressources naturelles

 Pourquoi faut-il adopter une loi sur la parenté ?

Pour éviter de reproduire les mauvais exemples en Afrique
Adopter une telle loi se justifie d’abord par l’historique de l’immixtion désastreuse des familles de dirigeants politiques dans la gestion des ressources naturelles nationales. En Angola, Isabel Dos Santos, fille de l’ancien Président Dos Santos, entrepreneure bénéficiant de marchés d’Etat avait fini par être nommée Directrice Générale de la société nationale pétrolière (Sonangol). Alors toute puissante, elle y a multiplié les mauvaises décisions économiques et les conflits d’intérêts en relation avec des entreprises dont elle était actionnaire. L’économie angolaise est aujourd’hui dans de grandes difficultés et se relève de plusieurs années de mauvaise gestion de son secteur des hydrocarbures.
En Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, fils du Président Obiang Nguema, et détenteur d’une société privée, la SOMAGUI, bénéficiait à travers celle-ci, selon son gestionnaire de fortune, de virements financiers de plusieurs dizaines de millions d’euros, provenant de l’octroi de concessions pétrolières par l’Etat à des compagnies privées. Ces revenus auraient pu servir à éduquer et à soigner les équato-guinéens dans un pays où les budgets de l’Education et de la Santé à peine 5 % du PIB.
Wilfried Nguesso, le neveu du Président congolais Denis Sassou Nguesso, est sous le coup d’une enquête pour bien mal acquis en France car il y a dépensé plusieurs millions d’euros qui proviendraient de la société congolaise de gestion portuaire, entité qu’il dirige et qui collecte les taxes maritimes payées par les navires de transport de pétrole brut.
Certes, d’un point de vue démocratique le Sénégal a des acquis plus solides que l’Angola, la Guinée équatoriale et le Congo, mais en raison de la confusion des genres entre l’Etat, la famille et le privé, les populations de ces pays où d’importantes découvertes pétrolières ont été effectuées, vivent aujourd’hui de grandes difficultés et connaissent une pauvreté extrême.

Pour bien gérer les futurs revenus du pétrole et du gaz

En l’état actuel des découvertes, le Sénégal ne dispose pas de ressources pétrolières et gazières qui feraient de lui l’équivalent d’un émirat ou qui, en valeur relative, pèseront beaucoup dans l’économie nationale. En effet, une récente étude du FMI, portant sur les retombées potentielles des gisements GTA (gaz) et SNE (pétrole), prévoit que les revenus du pétrole et du gaz constitueront autour de 6 % du PIB sénégalais pour la période 2023-2040, et environ 26 % des recettes d’exportations alors qu’ils constituent respectivement 90, 95 et 99 % des recettes d’exportation au Congo, en Angola et en Guinée équatoriale.
Ainsi, même si les revenus pétroliers et gaziers de GTA et SNE pourraient rapporter autour d’un milliard de dollars par an à l’Etat du Sénégal, soit environ 15 % du budget actuel, ils ne seront pas directement d’un apport significatif dans la structure de l’économie nationale. L’intensité actuelle du débat peut sembler disproportionnée au regard de cette aride réalité des chiffres mais elle est justifiée car ces montants demeurent importants en valeur absolue pour un pays pauvre comme le nôtre. Elle est également justifiée parce qu’il s’agit là de ressources symboliques, nationales sur lesquelles chaque Sénégalais, quel que soit son niveau d’éducation et de connaissances a un droit de regard et même mieux, un droit de propriété. Outre la future loi sur l’encadrement et la répartition des revenus dont le Sénégal se dotera sous peu, adopter une loi restrictive sur les conflits d’intérêts liés à la parenté dans ce secteur serait un acte qui, au-delà de préserver les intérêts du pays, rassurerait les citoyens sénégalais et les partenaires économiques du Sénégal.

 Pour se mettre au niveau des standards internationaux de transparence

Une revue du Code minier, du Code pétrolier de 1998 et de son décret d’application, montre que les dispositions luttant contre les conflits d’intérêts liés à la parenté y sont incomplètes voire inexistantes. Or la notion de conflits d’intérêts, particulièrement ceux liés à la parenté, devient une préoccupation majeure dans toutes les grandes démocraties, les organisations internationales et les grandes entreprises. Le Sénégal ne saurait rester en marge de ce mouvement d’ensemble vers plus de transparence, lui qui a adhéré aux normes de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) en 2013.
Aux Etats-Unis par exemple, les fonctionnaires de l’Etat fédéral et tous ceux agissant au nom du Gouvernement dans le cadre de marchés publics ou de contrats sont soumis à une charte intitulée « Ethics & Procurement Integrity » qui proscrit l’octroi ou la signature de contrats par des fonctionnaires en faveur d’entreprises où leur famille (époux, enfants etc.) est partie prenante.
Au sein des multinationales du secteur pétrolier, les procédures de recrutement excluent les liens de parenté entre candidats et recruteurs voire dans certains cas entre candidats et dirigeants de ces entreprises.

 Pour assainir le secteur des ressources naturelles et apaiser le climat socio-politique

Sur le plan politique, cette loi épargnerait à la majorité des justifications récurrentes pour absoudre, à tort ou à raison, un dirigeant politique et sa famille. Elle permettrait à l’opposition de veiller davantage à d’autres problématiques centrales de la gouvernance pétrolière comme la surveillance environnementale des opérations, la mise à niveau des ressources humaines de l’Etat, la surveillance effective des coûts pétroliers, l’encadrement de l’utilisation des futurs revenus entre autres enjeux qui ne sont pas moins importants que les procédures d’octroi des blocs. Cela permettrait également aux fonctionnaires, directeurs et ingénieurs de l’administration du secteur énergétique de poursuivre dans la sérénité le travail ingrat mais précieux qu’ils ont entamé depuis des années afin que le Sénégal soit prêt lorsque débutera la production de ces ressources à partir de 2022.
Sur le plan économique, cette loi garantirait au secteur privé national et aux cadres sénégalais de tous bords, notamment dans le cadre du « contenu local », un égal accès aux opportunités d’emplois et d’affaires dans la chaine de valeur pétrolière.
Sur le plan social et démocratique, elle consacrerait réellement l’appartenance des ressources naturelles au peuple et constituerait un garde-fou, une garantie dans la gestion méritocratique et transparente de ces ressources. Il s’agirait de la traduction dans la loi des slogans politiques « Un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous » et « Li ñëpp bokk, Ñëpp jot ci ».

 Une pétition pour accompagner la proposition de loi sur la parenté

 La loi sur la parenté est une loi d’intérêt général qui mettra sur le même pied d’égalité tous les Sénégalais. Elle doit donc être soutenue par tous ceux qui, sans distinction d’appartenance politique, souhaitent voir une gouvernance saine, rigoureuse et dépassionnée des ressources naturelles. Nous devons au moins cela aux générations futures.
Soyons 10 000 citoyens à signer une pétition qui déclenchera et accompagnera la soumission d’une proposition de loi sur la parenté à nos députés. Le pétrole et le gaz sont encore loin sous nos pieds, mais notre destin demeure lui pleinement entre nos mains.
Pour signer la pétition, rendez vous sur : bit.ly/loisurlaparente Fary Ndao,Ingénieur géologue,Auteur de «L’or noir du Sénégal : comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal»

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 20/06/2019

Dialogue Politique

Le fast track auquel appelle le Président Macky Sall de tous ses vœux n’est nullement adopté par les acteurs du dialogue national. Alors que le président Famara Ibrahima Sagna et son équipe marchent à pas de caméléon, la commission politique du général Niang avance en titubant. Lancé depuis le 28 mai dernier par le chef de l’Etat avec une forte dose de communication, le Dialogue est pratiquement au point mort. Jusque-là, la commission politique peine même à s’entendre sur le destinataire du rapport final alors que le débat autour du code de conduite n’est même pas encore épuisé. Avant-hier, le coordonnateur du pôle de l’opposition Déthié Fall et son adjoint Saliou Sarr (Khalifiste) ont systématiquement refusé que le ministère de l’Intérieur soit le destinataire du rapport. Aussi, ont-ils exigé non seulement qu’un décret soit pris pour l’exprimer clairement, mais aussi que tous le processus électoral fasse l’objet de débat. La majorité qui, jusque-là, avait fait le dos rond, n’a pas voulu en entendre parler. Ce matin donc, l’on saura si le dialogue politique va se poursuivre ou pas.

L’opposition menace de quitter le dialogue politique

De lourdes menaces planent sur le dialogue que le Général Mamadou Niang pilote. Pour cause, le Front de résistance nationale (Frn) qui a accepté la main tendue du président Macky Sall risque de bouder les rencontres si les autorités continuent de réprimer les manifestations pacifiques de la plateforme «Aar li nu bokk». Dans un communiqué, le Front, qui dénonce la répression du rassemblement de vendredi dernier pour protester contre la spoliation éhontée dont nos ressources pétrolières et gazières sont l’objet, interpelle le chef de l’Etat. Les membres du front disent avoir pris déjà position par rapport à ce scandale qui défraie la chronique et dont le peuple sénégalais risque d’être le seul perdant. Toutefois, cela n’a pas empêché le Front de répondre positivement à l’appel du chef de l’Etat pour un dialogue avec l’opposition. Ce faisant, le Front a voulu réitérer son engagement à restaurer les principes et la pratique démocratiques au Sénégal. Cependant, le Front condamne avec la dernière énergie cette politique de répression systématique des libertés démocratiques, et notamment de la liberté constitutionnelle de manifester et de marcher. Ils mettent en garde le Gouvernement et préviennent qu’ils ne sauraient tolérer la persistance d’un tel état de fait. Le Front avertit le président Sall que le dialogue n’aurait guère de sens pendant que des sections du peuple sont réprimées du seul tort qu’elles ont de faire prévaloir leurs droits constitutionnels. Surtout que toutes ces questions sont inscrites au menu des concertations en cours et à venir. Le président Sall est invité à faire encadrer les rassemblements.

Plus d’un million de drépanocytaires


La drépanocytose est un véritable problème de santé publique. Cette maladie anémique touche un grand nombre de Sénégalais. Aujourd’hui, plus d’un million de personnes souffrant de cette maladie rencontrent des difficultés pour se soigner. Car le Sénégal ne dispose que de deux centres de traitement qui se trouvent à Dakar. En plus de la rareté des centres, il y a le manque de médecins spécialisés. Pire, la prise en charge reste inaccessible pour nombre de Sénégalais. Parce qu’elle tourne autour de 500 mille francs par personne et par année. Pour le président des personnes vivant avec la drépanocytose, Maguèye Ndiaye, la maladie fait souffrir financièrement et psychologiquement. Maguèye Ndiaye doute des statistiques parce qu’à chaque journée de dépistage gratuite, on dénombre 11% de drépanocytaires. A l’en croire, certaines familles peinent à assurer la prise en charge médicale de leurs membres qui compte 4 malades.

Menace sur la manifestation de vendredi


Restons avec la plateforme «Aar li nu bokk» pour dire que tout porte à croire que sa manifestation de vendredi prochain sera interdite. Puisque depuis le dépôt de sa lettre d’information le 17 juin, les signataires de la déclaration de manifestation n’ont pas été convoqués par la police pour les formalités d’usage. Ils interpellent l’autorité préfectorale sur cet état de fait. Ils rappellent aussi au préfet que toute interdiction d’une manifestation qui ne permet pas au juge de se prononcer dans les délais de 48 heures est une violation de la loi. A cet effet, la plateforme l’invite à respecter la loi et la Constitution du Sénégal pour une fois, en prenant toutes les dispositions requises pour encadrer la manifestation pacifique prévue le 21 juin. Au cas contraire, préviennent-ils, l’opinion nationale et internationale le tiendra responsable d’éventuels troubles à l’ordre public.

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