Revue de presse du Mardi 18 Juin 2019

Revue de presse du Mardi 18 Juin 2019
Revue de presse du Mardi 18 Juin 2019

LES QUOTIDIENS FONT LEUR CHOUX GRAS DE LA RECOMMANDATION DE LA MISSION D’OBSERVATION DE L’UE SUR LE PARRAINAGE

Dakar, 18 juin (APS) – La recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne relative à l’abandon du parrainage citoyen à l’occasion des prochaines locales est le sujet le plus en exergue dans les quotidiens parvenus mardi à l’APS.
La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l’abandon du parrainage-citoyen afin d’éviter d’éventuelles difficultés d’application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre.
« Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l’abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l’application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux », a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d’une conférence de presse de présentation de son rapport final d’observation de la présidentielle de février dernier.
’’L’UE contre le parrainage. Ses observateurs veulent son abandon dans les plus brefs délais’’, affiche à ce propos le journal Le Quotidien. Le journal précise que ce point constitue ’’l’une des 8 +recommandations prioritaires+ de son rapport final sur la présidentielle du 24 février dernier’’.
’’A la suite d’une analyse détaillée du processus électoral, le rapport fait des recommandations techniques pour l’amélioration des scrutins futurs’’ et demande par exemple, dans cette perspective, l’abandon du parrainage, note le quotidien L’As.
’’Malgré le triomphe du président Sall à la présidentielle 2019, on continue de parler de ces élections’’, à travers notamment ce rapport de l’UE qui « soulève beaucoup d’irrégularités’’, note Walfquotidien.
Non contents d’exiger, selon Vox Populi, l’abandon du parrainage « dans les plus brefs délais’’, les observateurs de l’UE ’’veulent +une réflexion d’ensemble sur les dispositifs’’ de ce système pour les élections présidentielle et législative.
’’L’UE invalide le parrainage’’, titre Kritik’, un clin d’œil pour rappeler que la mise en œuvre du parrainage a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février.
Outre la question du parrainage, divers autres sujets sont au menu des quotidiens, dont l’affaire Pétro-Tim, en lien avec l’enquête ouverte par le procureur dans cette affaire portant sur des soupçons de pots-de-vin dans l’attribution de contrats pétroliers au Sénégal.
Dans ce cadre, la Division des investigations criminelles a entamé ses auditions interrogé par exemple le président de l’ »Alliance sauver le Sénégal », Babacar Mbaye Ngaraaf, auditionné hier lundi ’’durant six tours d’horloge’’, rapporte L’Observateur.
Et ce journal d’évoquer en même temps un ’’malaise Aliou Sall au sein du pouvoir’’, en référence au frère du président Macky Sall, présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation pour l’attribution de contrats d’exploitation.
Le film de la BBC à l’origine de ces allégations évoque notamment un paiement d’un montant de 250.000 dollars, soit 146 millions de francs CFA destiné à la société Agritans Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall.
Cette somme représenterait selon un courriel des taxes de la société offshore de Timis dues à l’origine à l’Etat sénégalais.
Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou Sall par Pétrotim pour des services de consultance.
’’Directeur général de la Caisse des dépôts et consignation (CDC, maire de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) et membre du conseil d’administration d’Air Sénégal, Aliou Sall fait partie des hommes les plus puissants du pays’’, souligne L’Observateur.
’’Seulement, ajoute le journal, le frère du chef de l’Etat souffre d’une étiquette qui lui colle comme une furoncle sur une peau atteinte de gale. Il ne serait rien d’autre qu’un +parvenu+ au secours de la gloire’’.
Kritik’ prolonge ce sujet en affichant que la DIC ’’fouille les +pétroliers+ de la presse’’, en allusion aux experts de ce sujet dans les médias, dont certains ’’risquent d’être rattrapés par des accusations sans fondement, des faits qui n’existent que dans leur imaginaire fertile’’.
Certains sont sur la sellette pour n’en avoir pas dit beaucoup, se trouvant soupçonné ’’d’aphonie’’, selon le mot utilisé par Sud Quotidien pour parler des responsables de l’opposition ’’dans le clair-obscur’’.
’’Accusés par une partie de l’opposition d’avoir adopté la politique du silence, dans le débat autour des contrats pétroliers et gaziers, certains partis de l’opposition (PDS, PUR et Grand Parti entre autres) bottent en touche et renvoient à la position du Front de résistance nationale (FRN)’’, avance Sud Quotidien.
Le journal ajoute que pourtant, force est de reconnaître qu’à titre individuel, tous les leaders de l’opposition qui ont accepté de prendre part au dialogue initié par le président Macky Sall, sont restés aphones sur cette question’’.BK

Cameroun : l’avenir du Franc CFA en débat (partie 1)

https://www.financialafrik.com La place du Franc CFA pour l’émergence des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) préoccupe des investisseurs de la sous-région qui ont organisé un débat sur cette problématique le 17 avril 2019 à Douala, à l’initiative du Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM). Sujet passionnant et passionné, l’appartenance de quatorze pays d’Afrique à la Zone Franc CFA constitués essentiellement d’anciennes colonies françaises ne laisse personne indifférent. Politiques, investisseurs, analystes économiques et financiers, étudiants, citoyens ordinaires, Africains ou pas, chacun y va de son avis. Cela se comprend, la politique monétaire fait partie des stratégies de développement, le GICAM estime qu’il est idoine d’engager un débat « dépassionné » sur le sujet, afin de recueillir des avis éclairés qui enrichissent le débat et favorisent la prise de bonnes décisions. Sous le thème « FCFA : Atout ou frein à l’émergence des pays de la zone CEMAC », des intervenants prenaient part au premier débat patronal, le nouveau rendez-vous du GICAM sur les questions économiques et de l’entreprise. La problématique étant de montrer si les pays de la CEMAC et ceux de l’Union économique et monétaire ouest-Africain (UEMOA) ne subissent pas des effets néfastes du fait de leur « non-souveraineté monétaire ». Audio intégral . https://www.financialafrik.com/2019/06/17/cameroun-lavenir-du-franc-cfa-en-debat-partie-1/

Consolidation de l’activité économique en Avril

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) , l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est consolidée de 1,5%, en rythme mensuel au mois d’Avril 2019.
Cette évolution est essentiellement attribuable à l’administration publique (+4,3%) et au secteur primaire (+11,4%) , souligne la Dpee.
Pour sa part, le secondaire s’est légèrement replié (-0,8%) sur la période. En glissement annuel, une croissance de 9,6% de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est enregistrée, en avril 2019, à la faveur d’une bonne évolution d’ensemble du tertiaire (+8,4%), de l’administration publique (+14,4%), du secondaire (+7,0%) et du primaire (+15,6%).Oumar Nourou

Bonne performance du secteur primaire en Avril

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) ,  le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est conforté de 11,4% en variation mensuelle en Avril 2019.
Cette performance est attribuable aussi bien au sous-secteur de la pêche (+37,8%) qu’à celui de l’élevage (+1,8%).
Sur un an, le primaire s’est, également, consolidé (+15,6%), en avril 2019, simultanément porté par l’élevage (+10,2%) et la pêche (+28,5%).Oumar Nourou

Tensions de trésorerie : Le Sénégal à des problèmes d’argent

http://actunet.net Depuis quelques jours, certains commerçants montent au créneau pour dénoncer l’augmentation de tarifs douaniers. Autant de raisons pour parler de la mise en branle de « Dakar, ville morte ». Seulement, il est dit et signalé que l’État du Sénégal a déjà lancé une opération de «renflouement» de caisses parce que tout simplement les tensions de trésorerie sont encore d’actualité.
Peu avant la tenue de l’élection présidentielle en février 2019, l’ancien Premier ministre sous le magistère du Président Abdou Diouf avait indiqué que le Sénégal vivait une tension de trésorerie. Mamadou Lamine Loum, puisque c’est de lui qu’il s’agit, mettait le doigt sur un «mal» économique que traversait le pays, même si les tenants du régime parlaient pour insister sur des performances économiques qui conféraient au Sénégal un taux de croissance qui avoisinait presque les 7%.
D’un autre côté, Mamadou Lamine Diallo, économiste et président du mouvement Tekki, prenait la défense de M. Loum en affirmant également que les tensions de trésorerie sont bel et bien réelles pour ne pas dire évidentes. Ce que du reste, avait par la suite celui qui occupait le département de l’Économie, des finances et du plan à savoir Amadou Bâ.
Aujourd’hui que le Président réélu déroule ses politiques publiques pour un second mandat de cinq ans, le sujet est encore d’actualité. Car, au-delà de la menace proférée par certains commerçants de mettre en branle un plan dénommé « Dakar, ville morte », pour protester contre une hausse des tarifs douaniers, il existe sous nos tropiques la même réalité : tensions de trésorerie !
Et pour cause, avec le retard constaté dans l’exécution des travaux du Train express régional (Ter), comme révélé hier, par Le Quotidien, des voix ont également saisi Tribune pour «dire» une «vérité». À ce niveau, pour étayer leurs propos, ces «fonctionnaires» ont laissé entendre que la dette intérieure demeure un talon d’Achille pour le régime, parce que peinant à l’éponger. Ce qui n’est pas sans grandes conséquences, car des travailleurs ont été obligés de vivre un chômage technique à défaut d’être remerciés.
Dans la même lancée, nos interlocuteurs, rappelant avec insistance la dette due à plusieurs établissements de santé, font remarquer que des projets et programmes sont aussi à l’arrêt à défaut d’être au ralenti. Dans ces explications, il est fait allusion à des projets Promovilles, Puma…, qui traversent quelques zones de turbulences. Dans cette mouvance, nos interlocuteurs clament que l’État est à la recherche de plus de mille milliards pour espérer renflouer une caisse afin de payer des dettes dues dont les bourses familiales et les bourses étudiantes.

Arrêt des chantiers de l’Etat : L’économiste Meïssa Babou évoque un problème de trésorerie et prédit le pire

https://www.leral.net Depuis plusieurs mois, des chantiers de l’Etat sont à l’arrêt. Selon une opinion très repandue, les promoteurs n’ont plus de liquidités pour faire tourner les machines. L’Etat qui leur devrait de l’argent, n’est pas encore passé à la caisse. Interrogé par Zik-Fm, l’économiste Meïssa Babou n’y va pas quatre chemins pour parler d’un problème de trésorerie.
« Il y a trois ou quatre jours, l’Etat du Sénégal était sur le marché financier pour emprunter 55 milliards FCfa. Cela prouve encore qu’il y a un problème de trésorerie qui persiste », dit-il. Et d’expliquer : « L’Etat n’a plus les moyens tellement qu’il est endetté à hauteur de 7000 milliards sur le plan extérieur, avec un remboursement mensuel 82 milliards F Cfa environ par mois. Si on fait le cumul de ces charges incompressibles avec des salaires des fonctionnaires qui s’élèvent presque à 80 milliards F Cfa, cela fait 160 voire 170 milliards F Cfa par mois. Or, la fiscalité sénégalaise ne peut pas compenser ces dépenses».
L’enseignant chercheur prédit que « cette situation va amplifier le déficit de trésorerie» et créer une hausse sur certains produits.
« L’Etat a augmenté le prix du ciment et dernièrement, les frais de douane. D’autres produits vont encore augmenter, comme si on est dans un ajustement. Toute chose qui explique que l’Etat est dans un déficit chronique. La situation va perdurer et ce n’est pas demain la veille. Parce que l’Etat a beaucoup trop emprunté », note-t-il.

Suppression des institutions budgétivores.

L’Etat peut-il éviter cette situation ? Meïssa Babou répond par l’affirmative et préconise la suppression de l’institution budgétivore et la baisse drastique des charges du gouvernement. « Il y a trop de ministres et de ministres-conseillers, en plus du HCCT et les agences inutiles. On ne fait rien pour diminuer les charges de fonctionnement de l’Etat. A mon avis, c’est à ce niveau-là que cela coince… »

Hausse de 484,40 milliards de FCFA de la masse monétaire

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La masse monétaire du Sénégal a connu une augmentation de 484,40milliards de FCFA (environ 823,480 millions de dollars) au terme du mois de mars 2019 comparé au mois de décembre 2018, a appris APA lundi auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Cette masse monétaire s’est établie à 5204 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 4719,60 milliards de FCFA au mois de mars 2018, soit une progression de 10,3% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).
Cette situation est imputable à la fois à la circulation fiduciaire (plus 15,9% à 1251,30 milliards de FCFA), aux dépôts transférables (plus 10,4% à 2340 milliards de FCFA) et aux autres dépôts inclus dans la masse monétaire (plus 6,1% à 1612,70 milliards de FCFA).
Comparé au mois de février 2018 où elle se situait à 5156,90 milliards de FCFA, la masse monétaire du Sénégal a connu une légère augmentation de 47,10 milliards de FCFA en valeur absolue et 0,9% en valeur relative.MS/te/APA

Tarif douanier : Ce qui ressort de la réunion entre Douaniers, Transitaires et Commerçants…

https://www.dakaractu.com Les commerçants sont revenus à de meilleurs sentiments. À l’issue de la réunion tripartite initiée par les autorités douanières ce lundi, ceux-ci ont décidé de ne plus aller en grève, comme prévu initialement ce mardi 18 juin 2019. Plus de 5 heures d’échanges entre les parties prenantes de cette rencontre ont permis aux commerçants d’obtenir un report de l’entrée en vigueur de la note de service à l’origine de leur agitation.
Abdourahmane Syll, Secrétaire général de l’Association des commerçants et des industriels du Sénégal (Acis), portant la parole de ses collègues, s’est félicité de cette décision des autorités douanières. ‘’La Direction générale a pris une clause transitoire tendant à surseoir la note de service qui va être réétudiée par une commission mixte dans un délai de 45 jours. De ce fait, nous avons décidé de reprendre les déclarations de douane à partir de demain. Ladite commission sera mise en place avant la fin des délais’’, a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre.
Une décision dont la conséquence est l’abandon du mot d’ordre de la grève de 24 heures qui devait être engagée ce mardi. Les raisons de notre grève ont été satisfaites’’, a-t-il précisé…

La Douane bien portante, le Directeur des opérations douanières rassure…

https://www.dakaractu.com L’entrée en vigueur de la note de service qui porte sur la Valeur de correction ne traduirait pas une mauvaise santé financière de la Douane. Au contraire, elle se porte bien et n’est aucunement contrainte de s’en prendre aux commerçants pour remplir les caisses de l’État. Le Colonel Mbaye Ndiaye, Directeur des opérations douanières (Dod) qui s’est prononcé à l’issue de la réunion qui avait regroupé les commerçants, les transitaires et les douaniers, s’est réjoui de la bonne santé financière de leur service. « La douane a aujourd’hui, plus de 20 milliards, par rapport à l’objectif qui lui était fixé. Donc, on n’a pas de souci financier, mais il nous faut jouer pleinement notre rôle. Quand on voit des irrégularités, il nous faut prendre des mesures qui sont en phase avec les textes. Cette Valeur de correction n’est pas imposée par la douane. Mais en réalité celui qui a importé légalement et détenteur d’une Av (Attestation de visite), d’une Dpi (Déclaration provisoire d’importation) et d’une attestation d’importation, peut venir directement faire sa déclaration de douane. À défaut , la douane a d’autres moyens d’apprécier les marchandises déclarées. Nous sommes une administration et fonctionnons sur des bases légales. Nous ne sommes contre personne. Mais l’intérêt de la Nation passe avant toute chose », a précisé le Dod.

Bus Rapid Transfert : La Chine rafle un marché de 136 milliards

http://www.seneweb.com Après avoir remporté la construction de l’autoroute Ila Touba, d’un coût de 416 milliards de Fcfa pour 113 kilomètres, l’entreprise China Road and Bridge Corporation vient de rafler, révèle le quotidien Source A dans sa parution de ce mardi, le juteux marché du Bus Rapid Transfert (BRT), un projet lancé le 18 septembre 2018, estimé à plus de 136 milliards de Fcfa.
Le journal de s’interroger : « Est-ce un nouveau prêt comme celui qui a financé Ila Touba ou un montage financier qui va impacter sur la fragile économie nationale ? Pourquoi le projet a vu son coût total de départ (306 milliards) chuter subitement jusqu’à 136 milliards ? Pourquoi les bailleurs, à l’image de la Banque mondiale et du Fonds Vert, ont subitement disparu ? ».

Gestion de l’eau : La SDE s’insurge contre l’attribution à Suez et annonce la saisine de la Cour Suprême du Sénégal

https://www.lejecos.com Le bras de fer entre l’Etat du Sénégal et la Sénégalaise des Eaux n’a pas encore connu son épilogue. En effet, dans un courrier reçu le 13 juin 2019 de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), souligne un communiqué, la Sénégalaise des Eaux (SDE) a été informée que le Comité de Règlement des Différends de l’ARMP a rejeté, dans sa décision du 29 mai 2019, son recours en annulation de l’attribution provisoire du contrat d’affermage pour la gestion de l’eau accordée au Groupe Suez par l’ex-Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le 15 avril 2019.
Selon la même source, la SDE exprime son étonnement et son profond désaccord avec cette décision qui ne respecte ni le droit du Sénégal, ni le code des marchés publics et encore moins le dossier d’appel d’offres (DAO) qui devaient régir cet appel d’offres international, lancé depuis juin 2017 en accord notamment avec les bailleurs de fonds. Ces derniers ont alors affirmé leur volonté de soutenir la réforme du secteur de l’eau et conditionné leur participation au financement de KMS3 (usine d’eau potable, canalisations, …) à la tenue de cet appel d’offres
La SDE réaffirme avec force que l’appel d’offres prévoyait très clairement qu’après la qualification technique des candidats, le choix du vainqueur devait se porter sur le moins disant. La SDE rappelle qu’elle a proposé le prix exploitant le plus bas (286,9 francs CFA le mètre cube d’eau), suivie de Suez (298,5 francs CFA) et de Veolia (366,3 francs CFA).
La SDE s’interroge donc sur les raisons qui poussent à choisir un concurrent plus cher pour les consommateurs et le Sénégal, lors des adjudications provisoires successives publiées les 23 octobre 2018 et 16 avril 2019. Il convient de souligner que la dernière adjudication est intervenue le jour du changement de Ministère de Monsieur Mansour Faye et qu’elle était en totale contradiction avec la décision du Comité de Règlement des Différends de l’ARMP qui avait annulé la première adjudication.
Par ailleurs, la SDE considère que le Groupe Suez se trouve en situation de conflit d’intérêt avec sa filiale Suez International, qui a remporté avec son partenaire local, le Consortium des Entreprises (CDE), la construction de l’usine d’eau potable KMS3

La SDE annonce la saisine de la Cour Suprême du Sénégal

Pour toutes ces raisons et déterminée à faire respecter les règles de transparence dans l’intérêt des consommateurs et des populations, la SDE annonce la saisie de la Cour Suprême du Sénégal et va étudier la possibilité d’engager d’autres recours internationaux.
Enfin, la SDE en appelle aux bailleurs de fonds, notamment la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque Mondiale (BM), qui ont pris des engagements en faveur de la réforme du secteur de l’eau et qui ne peuvent donc rester inactifs si cette réforme s’avère menacée par un appel d’offres international non transparent, vicié et partial Pathé TOURE

SERIGNE MBAYE THIAM ASSURE QUE L’ATTRIBUTION DU SERVICE PUBLIC DE L’EAU AU SUEZ S’EST PASSÉE « DE MANIÈRE RÉGULIÈRE »

Saint-Louis, 18 juin (APS) – Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a répété que l’attribution de la gestion du service public de l’eau au groupe français Suez ’’s’est passée de manière régulière’’, soulignant que les recours de la Société des eaux du Sénégal (SDE) ayant été rejetés, le gouvernement ’’prendre ses responsabilités’’ pour l’installation de la société adjucataire.
S’exprimant avec des journalistes lundi à l’issue d’une visite de prise de contact à Saint-Louis et dans la zone du Fouta, Serigne Mbaye Thiam a assuré que « l’attribution du service public de l’eau au groupe Suez s’est passée de manière régulière, par les commissions chargées des attributions des marchés publics ».
La procédure d’attribution des marchés publics « est très bien organisée par le code des marchés », argumente-t-il, précisant que dans le cas du contrat d’affermage remporté par Suez, un appel d’offres international « avec pré-qualification a été lancé et trois entreprises avaient soumissionnées », dont Veolia, le groupe Suez et la SDE’’.
« C’est ensuite qu’une commission d’évaluation technique des offres, composée de 15 personnes, venant du ministère (de tutelle), de la SONEES, de la Primature, du ministère des finances, etc. ont attribué le marché ».
Serigne Mbaye Thiam a ajouté : « C’est manquer de respect à ces personnes, que de dire qu’elles se sont entendues pour éliminer une entreprises donnée, soumissionnaire ».
S’y ajoute que la direction centrale des marchés publics (DCM) du ministère des Finances, « a donné un avis de non objection en disant que c’est à bon droit que le marché a été attribué au groupe Suez, et l’attribution faite a été notifiée à toutes les entreprises soumissionnaires (…)’’, a indiqué le ministre.
Les recours de la SDE contre cette décision ayant été rejetés, le gouvernement « prendra ses responsabilités, car il ne s’agit pas d’une affaire du ministère seulement, mais il s’agit de l’Etat du Sénégal, qui est chargé de mettre en œuvre cette décision, afin que Suez s’installe dans le service public de l’eau », a souligné M. Thiam.
Selon lui, dans ce dossier, l’Etat du Sénégal « défend les intérêts du Sénégal et des consommateurs Sénégalais, car le prix n’est pas le seul critère d’attribution d’un marché ».
« Un marché est attribué sur la base d’un prix et sur la base d’une offre technique et de service que vous rendez », relève Serigne Mbaye Thiam.La SDE, jusque-là en charge de la gestion du service public de l’eau, a contesté le choix porté sur Suez, faisant notamment valoir qu’elle était la moins disante des soumissionnaires.BD/BK
FORUM ÉCONOMIQUE SÉNÉGALO-CHINOIS,MERCREDI AU CICAD
Dakar, 17 juin (APS) – Un forum économique sénégalo-chinois se tient mercredi à Dakar, à partir de 10 heures, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, annonce un communiqué transmis à l’APS.
Cet événement organisé en marge de la visite officielle au Sénégal de Wang Ning, vice-gouverneur de la province du Sichuan, « constitue une importante plateforme d’échanges et de rencontres entre le secteur privé sénégalais et le secteur privé chinois », indique le communiqué.
Il signale que le forum va enregistrer la présence d’une trentaine d’opérateurs économiques chinois évoluant dans différents secteurs d’activités, notamment les énergies, les infrastructures (ferroviaires, métallurgiques, portuaires, etc.), le tourisme, l’habitat et la construction, mais aussi l’agriculture et l’agro-industrie
« Un des principaux objectifs de cette manifestation est de promouvoir la destination Sénégal, auprès du secteur privé chinois et de favoriser des partenariats mutuellement bénéfiques entre les acteurs privés sénégalais et leurs homologues chinois », ajoute la même source.BHC/BK
ENCADREMENT DES PROMOTIONS DES OPERATEURS PAR L’ARTP:ENFIN,UNE PRISE EN COMPTE DES INTÉRÊTS DES UTILISATEURS !!!
Au moment où les opérateurs de télécommunication, au premier rang desquels on retrouve Orange, égrènent leurs centaines de milliards de chiffres d’affaire, les utilisateurs peinent au quotidien et éprouvent d’énormes difficultés pour avoir des services de qualité à des tarifs abordables. En effet, malgré la baisse continue des tarifs de gros opérée par l’ARTP depuis 2014, les utilisateurs sont toujours dans l’incapacité de trouver une offre, en termes de prix et de service, adaptée à leurs besoins.
Les abus de position dominante, les ententes abusives, les offres alignées et opaques, de même que le manque de transparence, constituent les caractéristiques de ce marché. D’un monopole, ce marché est devenu un oligopole avec un opérateur dominant­: Orange. Un marché dans lequel cet acteur, seul, détermine les règles du marché.
Cela a eu pour effet d’annihiler toute possibilité d’animation concurrentielle par la baisse des tarifs d’interconnexion. Aussi, les promotions sont-elles devenues le principal moyen d’animation concurrentielle du marché.
Très fréquentes, les promotions sont perçues par les utilisateurs comme la manifestation d’une forte intensité concurrentielle à leur profit. Mais, en réalité, elles sont un moyen de verrouiller les clients acquis et réduire la fluidité du marché.
En effet, elles sont utilisées par les opérateurs pour complexifier toutes comparaisons possibles des services et des prix. Dès lors, toute une stratégie de pratiques commerciales trompeuses, basée sur des offres de services opaques et incompréhensibles, est déroulée pour leurrer les utilisateurs.
Les promotions sont donc, de ce point de vue, un moyen de réduction de l’intensité concurrentielle entre les opérateurs.
En outre, les pratiques d’abus de position dominante d’Orange (ventes liées, remises de fidélité, rabais ciblés, etc.), sont synonymes de capture des utilisateurs et de maintien des parts de marchés dans une structure figée. Ces pratiques anticoncurrentielles d’Orange limitent la fluidité du marché.
L’utilisation croisée des bases de données-clientèle et les offres de couplage peuvent produire des effets anticoncurrentiels lorsqu’elles sont utilisées par une entreprise en position dominante, comme Orange.
Ainsi, les offres de convergence limitent l’intensité de la concurrence dans la mesure où elles risquent de verrouiller les utilisateurs et de distordre la concurrence au bénéfice d’Orange, opérateur dominant.
Un tel marché jure d’avec l’esprit et les règles d’un système concurrentiel sain dans lequel le niveau des prix traduit autant la performance de l’opérateur que sa dimension économique, sans oublier ses coûts internes de production.
Il urge en conséquence, faute d’un marché concurrentiel libre et transparent, que l’autorité use de ses moyens de contrôle tant au plan technique que juridique aux fins d’assurer la protection du pouvoir d’achat des utilisateurs en prenant des mesures correctives. ­
C’est dans cette optique qu’il faudrait placer la «­décision n°2019-008 portant encadrement des promotions relatives à la fourniture des produits et services de télécommunications­», prise par l’ARTP le 29 mai 2019 pour réguler les dysfonctionnements concurrentiels du marché.
L’Association des Utilisateurs des TIC au Sénégal (ASUTIC) ne peut que se satisfaire de cette décision qui constitue une réelle avancée pour un marché véritablement concurrentiel. Nous espérons que sa mise en œuvre sera conforme à son esprit.
Cette excellente décision de l’autorité laisse à penser que l’ARTP place désormais l’accès des utilisateurs à des services de qualité à des tarifs abordables au cœur de ses préoccupations pour qu’enfin le numérique soit un levier de développement.
Par conséquent, ASUTIC :

  • Exprime son soutien à l’ARTP ;
  • Demande à l’ARTP de garder le cap et de ne pas se laisser dérouter par le lobbying d’Orange ;
  • Sollicite du gouvernement un soutien à l’ARTP dans ses initiatives visant à créer un marché concurrentiel ;
  • Invite l’opinion publique à prendre avec beaucoup de réserves les arguments fallacieux que ne manqueraient pas de développer l’opérateur dominant, Orange pour torpiller le travail de l’ARTP.

Fait à Dakar, le 16 / 06 / 2019
Le Président Ndiaga Gueye
Courriel­: infos@asutic.org
Tél­: 77 307 18 18 / 33 897 79 22

Mignane Diouf accuse Suez «le Timis de l’eau» d’avoir corrompu Mansour Faye

http://www.dakarmatin.com « Les samedis de l’économie », initiées par Arcade et soutenues par la fondation Rosa Luxemburg, avaient comme invité le coordonnateur du Forum social sénéga- lais. Mamadou Mignane Diouf a disserté, samedi dernier, sur le thème:«Les péripéties du contrat accordé à Suez : soupçon de corruption ?».
L’entreprise française Suez est pour l’eau ce que l’homme d’affaires roumano-australien est dans le pétrole. C’est ce qu’a martelé d’emblée le coordonnateur du forum social sénégalais, histoire de camper le débat dans son exposé sur les soupçons de corruption dans l’affaire relative au contrat d’affermage de l’eau dans les centres urbains de notre pays. Un contrat que l’ancien ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, M. Mansour faye — qui n’est autre que le beau- frère du président de la république — a « ôté » à la Sde pour l’attribuer au groupe français Suez. Mignane diouf a rappelé que depuis plusieurs mois, l’opinion a été tenue en haleine par ce feuilleton lié au contrat d’affermage pour l’approvisionnement en eau potable des grandes villes du pays. Et la raison de ce feuilleton aux multiples rebondissements, explique-t-il, réside dans la volonté de l’ancien ministre de l’hydraulique, Mansour faye, de donner le contrat à Suez au détriment de ses concurrents, dont notamment la Sde. Et pourtant, cette dernière, qui avait la mission d’approvisionner Dakar et les autres villes depuis 1996, était le « moins-disant », dans le jargon des appels d’offres. Autrement dit, son offre coûte moins cher aux consommateurs que celle de Suez. Paradoxalement, pourtant, c’est cette dernière qui est attributaire du marché, contre toute logique, selon plusieurs experts. a cet effet, pour montrer des accointances qui font douter de la crédibilité du ministre Mansour faye, M. diouf révèle les bennes tasseuses et autres dons qu’il a reçus de Suez, qui est une entreprise corruptrice. « Depuis le début de ce dossier, nous avons maintenu nos positions de soupçons de corruption que nous avons relatées à travers différents faits. Parce que nous ne pouvons pas comprendre que pendant que le ministère de l’Hydraulique lance un appel d’offres, le ministre en tête de ce département reçoive des dons d’une entreprise qui a déposé une soumission dans cet appel d’offres. Quelle que ce soit la qualité ou la nature ou encore le montant du don, il ne devait pas le prendre. Personne ne peut m’expliquer qu’il n’y ait pas conflit d’intérêts quand un appel d’offres est lancé et que celui qui le pilote, étant une autorité politique, reçoive des dons d’une entreprise qui fait partie de celles qui ont déposé une proposition. Il y a encore conflit d’intérêts quand la même entreprise a gagné le marché de l’ouvrage le plus important pour renforcer la distribution de l’eau au Sénégal et à Dakar, KMS3, et que cette même entreprise dépose aussi un dossier d’appel d’offres et est positionnée. Il y a soupçons de faits avérés de corruption quand parmi les trois entreprises qui sont retenues après l’offre technique, une propose beaucoup moins cher pour le mètre cube de l’eau et que l’autre qui propose beaucoup plus cher soit celle qui est retenue », a argumenté Mamadou Mignane diouf. avant de poursuivre : « Il y a soupçon de corruption quand une entreprise dit qu’elle va réaliser les branchements dans les maisons au tarif de 90 mille francs et que l’autre dit le faire à 213 000 francs et qu’on prenne ce dernier. Personne ne peut admettre ces anomalies dans un appel d’offres pour des Sénégalais qui ont besoin d’eau au coût le moins cher possible. Ce sont des faits qu’on a relatés et il y a d’autres faits sur lesquels nous pourrons revenir et qui montrent qu’il y a eu accointance entre les responsables du ministère et une des entreprises qui se veut attributaire de cet appel d’offres en l’occurrence Suez. Une entreprise qui, de surcroit, traine déjà une cinquantaine de casseroles de cette nature dans le monde, en Afrique, en Europe notamment à Bordeaux, en Espagne et un peu partout. Nous avons montré dans le déroulé 25 conflits dans lesquels Suez est accusé de corruption. Donc, c’est fort de tout cela que nous avons dit que nous avons un problème pour comprendre le choix de Suez malgré tout ce qui est constaté » a asséné le président du forum social sénégalais.
Par ailleurs, le philosophe de formation estime que si on compare les tarifs qui sont proposés par les autres et ceux de la Sde, le surplus payé par les consommateurs sénégalais sur la durée de la concession est d’au moins 50 milliards. « Et nous pensons que 50 milliards peuvent être bénéfiques pour le Sénégal. 10 milliards peuvent être investis dans la santé maternelle des enfants et des femmes. Ça peut renforcer les soins. 5 mil- liards mis dans la Couverture maladie uni- verselle (Cmu) peuvent soulager certaines personnes. 7 milliards dans le plan Sésame. C’est pourquoi 50 milliards ne peuvent ne pas être une somme importante pour les Sénégalais », a martelé le conférencier. c’est pourquoi, il annonce que dans les semaines à venir, lui et ses camarades publieront un « livre bleu » qui va retracer toutes les péripéties de ce contrat et y faire figurer toutes les preuves de corruption dont ils disposent, y compris des dons et d’autres choses qui ne sont pas encore dites. « Nous avons déposé une plainte à l’Armp pour lui dire que nous avons des soupçons bizarres sur ce dossier et que nous voulons une examination. On a reçu un coup de téléphone demandant qu’on vienne pour être auditionné. Le paradoxe pour nous, c’est que cet appel vient au mo- ment où l’Armp a déjà sorti son verdict. A mon avis, avant de sortir un verdict, il était bon d’entendre tous ceux qui ont déposé des requêtes ou plaintes », s’est désolé l’invité de la fondation rosa luxemburg tout en se désolant de l’attitude des membres de l’armp qui auraient donné leur verdict avant l’heure.

Connexion entre Suez et Total

Mamadou Mignane diouf a aussi tenu à prévenir les Sénégalais sur le lien entre Suez et total. « Dans la logique de ce qui se passe, deux entreprises internationales qui travaillent sur l’eau préfèrent être dans l’eau et dans l’énergie en même temps. Et le Sénégal est devenu un pays gazier et pétrolier, naturellement, il y aura dans les années à venir des connexions possibles et envisageables entre celles qui sont dans l’eau, celles qui sont dans l’énergie et celles qui sont dans le pétrole. Et tout le monde sait que Total est déjà intégré et s’il est confirmé que Suez est intégrée dans le circuit, elle va générer très prochainement ce que ces deux entreprises multinationales françaises pourraient envisager à faire ensemble au Sénégal. Et un article intéressant est apparu tout dernièrement pour montrer que le Sénégal a ouvert l’Afrique à Suez. Puisqu’à l’époque, Suez n’était pas vraiment aimé dans ce continent. Et si le Sénégal lui ouvre la porte sachant qu’il est important dans le dispositif des relations internationales avec la France, cela veut dire que le Sénégal déroule le tapis rouge à Suez en Afrique », a-t-il a encore cogné le président du forum social sénégalais

MACKY SALL À BRUXELLES POUR PARTICIPER AUX JOURNÉES EUROPÉENNES DU DÉVELOPPEMENT

Dakar, 17 juin (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall a quitté Dakar ce lundi matin pour Bruxelles (Belgique) où il prendra part mardi à la cérémonie d’ouverture de la 13e édition des Journées européennes du développement (JED), annonce la présidence de la République.
Dans un communiqué, le palais précise que le président Sall est l’invité de Jean Claude Juncker, président de la Commission de l’Union européenne.
Il rappelle que c’est la 3e participation du chef de l’Etat à cette rencontre après celles de 2012 et 2017.
Le thème de l’édition 2019 des JED porte sur la lutte contre les inégalités dans le cadre de l’Agenda 2030 des Nations Unies.
Dans le cadre de sa participation à cette manifestation, le Président Sall prononcera une allocution axée sur ses initiatives et programmes en matière de justice sociale et d’équité territoriale, rapporte le communiqué reçu du pôle communication de la présidence de la République.
Macky Sall s’entretiendra également, au cours de sa visite, avec plusieurs autorités de l’Union européenne, ainsi qu’avec Sa Majesté Philippe, Roi des Belges, et Charles Michel, Premier ministre de la Belgique.
Le retour du chef de l’Etat est prévu mercredi, selon le service communication de la présidence de la République.BHC/BK

G20 : La participation du Sénégal attendue

http://www.lesoleil.sn L’ambassadeur du Japon au Sénégal a été reçu avant-hier par le chef de l’Etat. C’est dans la perspective du  G20 qui doit se tenir dans les prochains jours dans ce pays. Le Japon compte beaucoup sur la participation du Président Macky Sall à cette rencontre, compte tenu de son leadership en Afrique
 «Accents d’Ailleurs» avec Francesco Paolo Venier, Ambassadeur d’Italie au Sénégal : «Le plus beau cadeau du Sénégal c’est son soleil,L’immigration est un grand débat chez nous et c’est vrai qu’il y’a des tendances xénophobes»
https://www.dakaractu.com « Le plus beau cadeau du Sénégal c’est son soleil, et le bienveillant sourire de son peuple… L’immigration est un grand débat chez nous et c’est vrai qu’il y’a des tendances xénophobes, mais c’est un débat ancré sur les principes de sauvetage de la vie humaine en mer »
Entre l’architecture resplendissante de Rome, les paysages impressionnants du Sud et les promenades en barque à Venise, Son excellence Francesco Paolo Venier nous fait visiter  à travers cette émission de la diplomatie culturelle « Accents d’Ailleurs  » en Italie, cette destination prisée, de par son histoire, sa culture ainsi que sa gastronomie.
Ce  pays multi ethnique, accueille à l’heure actuelle 110 mille sénégalais régulièrement présents qui y travaillent pour envoyer de l’argent au Sénégal. Rien qu’en 2017, les revenus des migrants sont évalués à 425 millions de dollars. L’ambassadeur d’Italie à Dakar qui revient sur les excellentes relations de coopération entre son pays et le notre, peint les nouveaux  contours de cette coopération culturelle en  dessinant sa nouvelle feuille de route pour mieux promouvoir la langue italienne dans les collèges, lycées et universités sénégalais, non sans accorder une importance capitale à la cuisine italienne qui sera révolutionnée dans les restaurants sénégalais.
Une puissance culturelle qui se traduit aussi à travers  la peinture et la danse. Son excellence Francesco Paolo Venier qui adore la lutte même s’il n’y comprend rien, dit tout de même connaitre le chanteur Youssou Ndour et les écrits de l’ancien président poète Léopold Sédar Senghor. Et sur la question de  l’immigration, Son Excellence de dire que « c’est un grand débat chez nous et c’est vrai, il y’a des tendances xénophobes, mais c’est un débat ancré sur les principes de sauvetage de vie humaine en mer ».Voyage en Italie, cette  péninsule aux multiples visages…

REJETS INDUSTRIELS, DÉCHETS MÉNAGERS, PÉRIL PLASTIQUE :LES COTES SENEGALAISES, A L’AGONIE!

http://www.sudonline.sn Des plages sales, des quais de pêche quasi impraticables, des attractions touristiques qui ne donnent plus envie d’être visitées, voilà le décor désolant qu’offrent la plupart des zones côtières. La pollution marine est devenue importante au point de placer le Sénégal parmi les pays les plus pollués au monde. Déchets industriels, action humaine, absence de maitrise du péril plastique, pêche industrielle et manquements dans le système national d’assainissement, voilà autant de faits qui menacent la zone côtière sénégalaise, autrefois appréciée de par sa beauté. Zoom sur cette pollution marine aux répercussions tout autant négatives sur la pêche artisanale et la sécurité alimentaire.  La rédaction revient sur la pollution en question dans ce dossier appuyé par l’Ecole Supérieure de Journalisme, des Métiers de l’Internet et de la Communication (E-JICOM)
Ngor,  le village lébou niché à côté de l’ancien aéroport, fait partie des lieux de résidence privilégiés de la bourgeoisie dakaroise. Toutefois, ce privilège de vivre dans un quartier « nanti », ne confère pas à ses habitants tout le confort qu’il faut. Ngor est menacé par la pollution marine.  La cause,  un système d’assainissement y déverse ses résidus. La plage du virage est menacée par cet égout qui est devenu le réceptacle de tout ce qui est déchets plastiques, pneus usés, bouteilles vides et même des cadavres d’animaux. En plus de cela, la pollution ménagère et industrielle a fini de colorer les eaux de la plage en une noirceur énigmatique, caractéristique de son impureté.  Autre lieu, autre constat tout aussi pitoyable. Soumbédioune, avec ses pirogues, qui s’offrent à la vue de celui qui emprunte la corniche ouest et son village artisanal jadis  une des curiosités touristiques à Dakar, est dans une situation qui rebute le moindre visiteur.   Une saleté faite de déchets plastiques et une boue occasionnée par la longue stagnation des déchets l’étouffent. Qui plus est, une montagne d’impuretés est en passe de transformer la plage en une sorte de Mbeubeuss bis. Sur les lieux, les vagues tantôt nonchalantes tantôt effrénées, viennent terminer leur course sur ce dépotoir à ciel ouvert.  Habitude ou manque de solutions, les usagers des lieux en ont fini par se familiariser à ce décor lugubre. Pieds nus, pantalons en toile retroussés jusqu’aux genoux, Modou Faye, de retour d’une quête en haute mer est stoïque devant la situation. « C’est vraiment sale ici, mais on n’y peut rien. De toute façon, on n’a pas d’autres solutions que de supporter. La pêche est notre gagne-pain », dit-il tout en prêtant attention à sa prise qui fait déjà l’objet de convoitise.
La plage de Soumbédioune est connue par les Dakarois de par ses savoureuses grillades de poissons accessibles à toutes les bourses  et vendues dans les soirées après le retour des aventuriers de la mer.  Ce commerce est en train toutefois de perdre son aura. «  Maintenant, les clients se font désirer. Beaucoup n’aiment pas manger sous une odeur nauséabonde », se désole Maty, une jeune dame qui est dans ce business depuis plusieurs années.  A Soumbédioune, un canal d’évacuation des eaux de pluies qui traverse plusieurs quartiers vient s’y jeter, comble du malheur !  L’objectif de ce canal est détourné par les populations qui ont fini d’en faire un dépotoir d’ordures au grand dam de Soumbédioune, l’attraction touristique et quai de débarquement en perte d’attractivité.
 

Dépollution de la baie de Hann : Une attente qui dure 

La baie de Hann qui fut l’un des plus beaux sites de Dakar, au point d’être comparé aux belles plages brésiliennes de Rio de Janeiro a perdu son lustre d’antan depuis plusieurs années. Elle est polluée, très sale et croule sous le poids des déchets.  En plus des rejets domestiques, elle n’a pas pu supporter l’importante quantité de rejets industriels. En effet, la baie de Hann se trouve dans une zone à forte concentration d’entreprises. Entre résolution des problèmes causés par la réticence des populations,  choix des entreprises et mobilisation du financement nécessaire, la baie de Hann attend sa dépollution annoncée depuis une quinzaine d’années maintenant.  Toutefois, Il est à signaler qu’à la date du vendredi 14 Septembre 2018, une convention de financement a été signée  entre l’Etat du Sénégal et le Royaume des Pays Bas pour un montant de 20 millions d’Euros, soit 13 milliards de Francs CFA. Une somme qui est venue s’ajouter  aux 33 milliards octroyés par l’Agence Française de Développement et la Banque Européenne d’Investissement pour financer les travaux.

TRAITEMENT DES EAUX USEES : La capacité de la station de Cambéréne dépassée 

Dakar souffre du manque de traitement de ses eaux usées. La capitale Sénégalaise a un problème d’assainissement. La seule station de Cambérène ne saurait combler le gap.  Rodwan El Ali de l’Océanium trouve qu’il devrait en avoir au moins une dizaine d’autres pour traiter les eaux déversées en mer. « Le traitement des eaux ne peut être géré par une seule station dans une ville comme Dakar », trouve-t-il. Woré Gana Seck, la présidente de Green Senegal, est du même avis que le plongeur de l’Océanium. L’assainissement de Dakar ne peut être assuré que par l’unique station de Cambérène. « La seule station d’épuration de Cambérène n’est pas suffisante pour traiter toutes les eaux usées de Dakar.  C’est pour cela que les eaux sont déversées au niveau du technopole et ailleurs. Si on avait une usine de traitement dans la zone de Mermoz, les eaux seraient traitées avant d’être déversés en mer».
Cette station d’épuration de Cambérène ne traite que 13% des eaux domestiques, selon des chercheurs.  En plus de son incapacité à traiter toutes les eaux infectées de Dakar,  la station est vétuste. La première filière de la station d’épuration de Cambérène est construite en 1987. A l’époque, elle avait une capacité initiale de 100.000 équivalents- habitant.  En 2005, sa capacité de traitement a été renforcé afin d’atteindre 300.00 équivalents- habitants. Cette capacité de traitement déjà insignifiante, sera donc incapable de supporter l’accroissement de la population.  En effet, Dakar est le  point de chute de nombreux ressortissants des régions intérieures et d’autres nationalités. Mieux, plusieurs organisations internationales et autres grandes entreprises y ont installé leurs quartiers.  D’après les estimations, 3 630 324 habitants vivaient à Dakar en 2018.  Ce qui représente 23 % de la population sénégalaise. En 2019, la population de Dakar est estimée par l’Agence nationale de statistique et de la démographie (Ansd) à 3.732. 284 hbts soit une hausse de plus de 100.000 hbts en une année. Un accroissement galopant donc, quand on sait qu’en 1970, seuls 400.000 habitants vivaient dans la capitale sénégalaise.  Le taux de croissance annuel de Dakar est de 5%.

POLLUTION A JOAL : L’aire marine protégée menacée 

La pollution n’est pas sans conséquence à Joal.  Zone stratégique dans la pêche artisanale et aire marine protégée, des impacts liées à la pollution  sont notées. Selon le président du comité de gestion de l’aire marine protégée et secrétaire général  de l’interprofessionnelle de gestion du quai de pêche, Abdou Karim Sall, il y a une régression notoires des herbiers marins. « En 2013,  ils pouvaient atteindre 90 cm. Présentement, ils ne dépassent pas 10 cm »,  dit-il. Pis, ajoute-il, « ces herbiers marins ne sont pas profonds d’où leur facilité à être impactés par la pollution ». La pollution de la mer à Joal est une réalité. En effet, dit Abdou Karim Sall,  « le courant marin ramène les déchets de Mbour et Pointe Saréne à Jaol à cause de sa position ». Par ailleurs observe-il,  des quartiers situés à côté de la plage et remballés avec des ordures, influent sur l’hygiène de la plage en période hivernale à cause des déchets amenés par les eaux pluviales.
La cause de la pollution marine à Jaol, c’est aussi ces deux grandes usines de transformation des produits halieutiques qui déversent quotidiennement leurs déchets en mer. En plus, avec les milliers de personnes qui utilisent chaque jour le quai de pêche, les déchets domestiques constituent un véritable problème à Joal.
En effet, la ville n’a pas de système d’assainissement.  Le conservateur de l’aire marine protégée de Joal Fadiouth, le capitaine Cheikh Diagne,  trouve que Joal est étranglé par les ordures, un problème qui compromet tous les efforts en matière de gestion de l’environnement et de la biodiversité. Par ailleurs ajoute-t-il, le plastique, une fois qu’il intègre le milieu marin, les espèces comme les tortues marines le confondent à la méduse d’où son impact sur la mortalité des tortues marines. Il tient à préciser qu’avec 174 km2,  l’aire marine protégée de Joal joue un rôle important dans la reproduction des poissons. L’alerte est importante car, estime-t-il, avec un certain degré de pollution, les eaux deviennent toxiques et ne pourront plus jouer le rôle écologique qu’il faut pour la remontée biologique des espèces marines. Le capitaine Cheikh Diagne précise que l’aire marine protégée de Joal est affectée par la pollution sous ses différentes formes.  Il s’agit de la pollution liquide à travers la problématique de la gestion des eaux usées à cause des égouts qui se déversent en mer, au quai de pêche, et les déchets domestiques mal gérés.  A signaler que le quai de pêche de Joal n’est pas dans une situation d’extrême propreté. Les nombreux camions frigorifiques qui y viennent, chaque jour, y laissent une eau stagnante. A cela s’ajoutent les algues verdâtres amenées par la marée, les eaux des ménages et les nombreux résidus fibreux.  Le quai de pêche de Mbour, une autre zone de pêche, n’est pas mieux loti. C’est une saleté notoire qui le caractérise.

STATION DE CAMBERENE : Des milliards pour sa modernisation 

A signaler que gouvernement a pris la décision de moderniser la station d’épuration de Cambérène. Un financement d’un montant total de 42 milliards FCFA avait été mobilisé pour déplacer l’émissaire de Cambéréne. Ce projet vise, selon l’Office Nationale de l’assainissement du Sénégal (Onas), la modernisation et l’augmentation de la capacité de la station d’épuration des eaux usées de Cambérène qui va passer de 19 000 à 92 000 m3/jour, le déplacement de l’émissaire existant.  La longueur de la partie terrestre du nouvel émissaire projeté est de 5, 3 km alors que la partie marine est de 1, 2 km. A terme, le projet permettra de contribuer substantiellement à l’amélioration des conditions sanitaires et environnementales des populations de l’agglomération Dakaroise. Mieux, il aidera, selon la structure en charge de l’assainissement, à améliorer les conditions de rejet des eaux usées traitées dans l’océan. Si l’on en croit l’office National l’assainissement du Sénégal,  la réalisation des travaux augmentera la capacité des eaux épurées au traitement tertiaire de 5700m3/ à 11000m3/j.

POLLUTION MARINE : Une catastrophe négligée 

Le niveau de la pollution dans les eaux sénégalaises est anormal. Les environnementalistes sont unanimes sur la question. La directrice pays de l’ONG Green Sénégal, Woré Gana Seck, sonne l’alerte. Les usines qui sont installées depuis l’indépendance sur la côte sénégalaise n’ont pas inscrit le respect des normes environnementales dans leurs charges. Selon Woré Gana Seck,  elles déversent leurs déchets comme les hydrocarbures et les résidus chimiques dans la mer. L’environnementaliste et Conseillère économique social et environnemental trouve que cette pollution due à des produits chimiques a atteint un niveau inquiétant à Thiaroye avec les industries chimiques qui y sont installées. Dakar n’a pas aussi une situation reluisante. Des Almadies à l’Ile de la Madeleine en passant par Soumbédioune, on ne peut pas naviguer à cause de la pollution, déplore Woré Gana Seck. Soumbédioune est pollué par les eaux usées déversées par le canal 4, au point que toute la zone qui va de Soumbédioune aux Mamelles est envahie par l’odeur des fosses septiques. Et le niveau de la pollution est très au-delà de la norme. « Si on doit l’évaluer sur 1/10, je crois que la pollution est 7/10 à Soumbédioune », dit-elle.
Le comble à Soumbédioune, les pêcheurs ne peuvent pas avoir un agrément pour exporter leurs poissons à cause du niveau élevé de la pollution. Le scaphandrier et plongeur à l’Océaninum, Rodwan El Ali, peint un tableau sombre de la situation.  « Le niveau de la pollution sur les côtes sénégalaises est catastrophique. Les usines déversent leurs déchets. On ne traite pas les déchets, des charrettes versent les ordures ménagères à leur guise dans la mer ». Le comble est, fustige-t-il par ailleurs, que des chalutiers déversent leurs cales dans la mer. Chose qu’ils ne peuvent pas se permettre dans les pays occidentaux.  Le mal fait à la mer est aussi ressenti avec la forte présence du plastique dans les eaux marines.  A plus de 40 km des côtes sénégalaises par endroit, les plongeurs tombent sur des déchets plastiques. « Il y a des endroits quand on plonge jusqu’à 40 km de Dakar, on tombe sur des sachets plastiques.  Le plus loin que j’ai fait de Dakar, c’était à 60 km il y’avait des sachets plastiques ».

GESTION DU PLASTIQUE : Le Sénégal étale ses limites 

Tout porte à croire que l’Etat du Sénégal est dépassé par la gestion du plastique. Les dégâts sont là et aucun mécanisme n’est pour le moment en mesure de réparer tout le préjudice causé par ce type de déchets. Les industries qui utilisent le plastique dans leurs activités commerciales deviennent de plus en plus nombreuses. Les déchets plastiques continuent à orner le décor des villes.
S’exprimant en novembre 2018, lors de la célébration de la journée du recyclage qui avait comme thème  « Recyclage plastique au Sénégal : enjeux environnementaux, économiques et sociaux », le directeur des financements verts et des partenariats au ministère de l’Environnement et du Développement durable, Amadou Lamine Diagne, déplorait qu’en dépit des 193 mille tonnes annuelles de déchets plastiques, seules 8000 tonnes sont recyclées. Le 5 juin 2018, l’ancien ministre de l’Environnement et du développement durable, Mame Thierno Dieng, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, avait estimé la production journalière de déchets plastiques à potentiellement 1500 tonnes de déchets solides urbains.  Un taux qui fait un cumul de 99 700 tonnes de déchets plastique par an. Le ministre avait aussi signifié que les emballages plastiques représentent 78% des déchets. Pis, selon l’autorité, il y a aussi une augmentation relative de près de 15% de déchets plastiques en 15 ans. Le ministre Mame Thierno Dieng avait aussi indiqué à l’époque que 1800 milliards de déchets plastiques sont enfuis au fond de l’océan et le chiffre ne cesse de croitre.  Face donc à tous ces problèmes, l’Etat du Sénégal avait décidé d’initier une loi visant à organiser la vente et l’usage des sachets plastiques.
Malheureusement, celle-ci est la trappe.  Aucun signe de son application n’est visible. Pour rappel, le projet de loi relatif à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation des sachets plastiques de faible micronnage a été défendu par l’ancien ministre de l’Environnement et du développement durable, Abdoulaye Baldé, avant d’être adopté par l’Assemblée Nationale  le 21 avril 2015. La loi a été promulguée en mai 2015 peu son entrée en vigueur en janvier 2016.  Un délai de 6 mois avait été donné aux stockeurs pour écouler leurs marchandises car, disaient les autorités étatiques au-delà de cette durée, les sachets plastiques visés par la réglementation ne devraient pas être visibles sur le marché. Un engagement trop ambitieux donc  si l’on sait  que jusqu’à présent, les sachets plastiques continuent d’être vendus comme de petits pains. Les cérémonies de sensibilisation organisées dans les régions, les journées de recyclage et l’installation du comité de suivi de l’application de la loi le 10 août 2017, n’y feront rien. Le mal est toujours présent.

PROTECTION DES COTES : La loi sur le littoral attend son adoption 

A côté de la réglementation de l’usage du plastique,  l’adoption de la loi sur le littoral reste un défi majeur.  Cette loi soucieuse, d’harmoniser les politiques d’aménagement, d’exploitation,  de protection de l’environnement et de gestion des risques a été lancée depuis 2009 pour la protection de la bande côtière longue de 700 km. Le 26 novembre 2013, l’ancien Premier ministre Aminata Touré donnait l’assurance de son adoption, lors de l’ouverture du septième forum du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (PRCM) qui regroupe 7 pays ouest-africains.  6 ans après, la loi sur le littoral n’est toujours pas effective.  Reste à se demander aussi, si une fois adoptée, cette loi sur le littoral n’aura-t-elle pas le même sort que celle sur le plastique?

CONSEQUENCES DE LA POLLUTION : Menaces sur la sécurité alimentaire et l’exportation de poissons

Le chargé de campagne océan à Greenpeace Afrique, Abdoulaye Ndiaye, trouve que la pollution des  eaux marines notée dans la quasi-totalité de la bande côtière, a des conséquences notoires sur la pêche sur dans des zones comme Mbour, Jaol et Soumbédioune. En effet, note-t-il, la région de Thiès avec ses quais de débarquement de Mbour et Joal occupe  les ¼ de la pêche sénégalaise. Mieux, le département de Mbour, avec Jaol et Mbour est le premier département de pêche au Sénégal. Les deux plus gros quais de pêche au Sénégal sont dans le département de Mbour.  Le plus grand lieu de débarquement est Jaol. Il est suivi de de celui de Mbour. En somme, le département de Mbour est la première localité de la pêche. Selon toujours le chargé de campagne de Greenpeace Afrique,  Abdoulaye Ndiaye, en termes de débarquement d’espèces pélagiques, le département de Mbour est leader.  Une pollution de ces zones de pêche peut avoir des répercussions négatives sur la sécurité alimentaire.
Les conséquences négatives de la pollution peuvent être aussi ressenties au niveau de la transformation  halieutique car, dit Abdoulaye Ndiaye, les plus grands centres de transformation sont basés dans le département de Mbour. Par ailleurs, en dehors des iles du Saloum, le département de Mbour est le plus grand centre de reproduction de poissons à cause de la forte présence des roches.  S’agissant de Soumbédioune,  la pollution de ces eaux est grave car, dit Abdoulaye Ndiaye, Soumbédioune joue un rôle important dans les exportations de poissons.  « Quand on dit que Soumbédioune est impacté, c’est inquiétant parce que pour l’exportation au Sénégal des espèces nobles, Soumbédioune est la base ».
En effet, relève Abdoulaye Ndiaye, les pays de l’Union européenne,  exigent des règles d’hygiènes. « L’UE et les pays développés, les principaux clients du Sénégal veulent que les gens respectent les normes d’hygiène primaires. Pour avoir un agrément, il faut qu’ils aient un contrôle de tout cela. On regarde la qualité de l’eau, l’air et le poisson débarqué. Mais aussi comment le quai est géré ».   Et pourtant en dépit de cette pollution des lieux,  la pêche faite dans ces zones contribue grandement à l’économie nationale et au-delà la sécurité alimentaire. En effet, selon l’adjoint au directeur des pêches maritimes et chef de la division pêche artisanale,  Sidiya Diouf, le secteur de la pêche emploie plus de 600 000 personnes.
Le nombre de pêcheurs est estimé pour l’année 2017 à 71 531 pêcheurs.   Mieux, dit-il la pêche artisanale contribue fortement à la sécurité alimentaire des populations. Au Sénégal, la consommation per capita est de 29,9 voire 30kg par personne et par an. Un taux  de consommation qui dépasse largement, dit-il, la moyenne mondiale qui est de 19 à 20 kg par personne et par an.  Cette pêche artisanale qui nourrit beaucoup de Sénégalais a débarqué en 2017 les 77% de la production halieutique, soient 394 036 tonnes.  Mbour et Joal,  ces deux importants quais de pêche menacés par la pollution ont un apport considérable dans les débarquements en 2017.
Les débarquements au niveau des sites de Mbour et Joal sont respectivement de 37 564 386 kg pour une valeur commerciale estimée à 27 531 845 210FCFA et 91 209 354 kg pour une valeur commerciale estimée à 17 291 754 790 FCFA pour l’année 2018.  Le secteur de la pêche maritime contribue à hauteur de 3,2% du PIB. « Dans cette contribution, l’apport du sous-secteur de la pêche artisanale est non négligeable, ajoute l’adjoint au directeur des pêches. Les plus importants lieux de débarquement sont Joal, Mbour, Hann, Kafountine, Saint Louis, Djifère. Pour Soumbédioune, 2696, 350  tonnes pour une valeur commerciale  estimée  à  5 853 638 100 CFA ont été débarquées en 2017. Pour l’année   2018,  3161, 770 tonnes ont été débarquées soit une valeur commerciale de 6 468 910 000 CFA.  Actuellement, la quasi-totalité de ces lieux croulent sous le poids des déchets. La diminution des débarquements de la pêche artisanale aura des conséquences sur le PIB et constituera un manque à gagner important pour les pêcheurs

MARILYN DIARRA, DIRECTRICE DE L’ENVIRONNEMENT ET DES ÉTABLISSEMENTS CLASSÉS :«IL FAUT QUE LES INDUSTRIELS ACQUIERENT DES STATIONS DE PRE-TRAITEMENT DE FAÇON A…»

http://www.sudonline.sn La pollution en mer causée par de très nombreux facteurs et la contribution non négligeable des industriels dans cette dégradation de l’environnement marin est abordée dans cet entretien par la directrice de l’environnement et des établissements classées, Marylin Diarra. Elle a trouvé par ailleurs que la loi sur le plastique est faible et que des initiatives sont envisagées dans le cadre de la dépollution de la baie de Hann pour améliorer l’assainissement de Dakar qui ne dispose que d’une seule station d’épuration

Qu’en est de l’état de la pollution de nos côtes aujourd’hui ?

La pollution par les industries au niveau des océans et de la côte, sur les zones côtières marines sont évidemment non négligeables. Il y a la pollution par les industries parce que jusqu’à présent il n’y a pas de station d’épuration pour permettre de renvoyer les eaux qui sont déjà traitées en milieu marin. Donc bien sûr, la pollution provenant des industriels comme toutes les pollutions, comme toutes les eaux usées des particuliers sont rejetées en mer. A l’heure actuelle, sur la presqu’ile du Cap-Vert, il n’y a qu’une seule station d’épuration qui se trouve à Cambérène. C’est très largement insuffisant bien entendu pour régler ces problèmes de pollution.  Ce sont les industriels qui rejettent. A part quelques industries qui ont des stations d’épuration propres et qui leur permettent de rejeter dans les canaux des eaux qui sont déjà traitées, mais en dehors de ces quelques rares industries, les autres rejettent dans les canaux ou directement en mer.  Et les canaux déversent leurs eaux en mer et sans traitement. Les eaux qui arrivent sont encore une fois sans traitement hormis deux ou trois industries qui possèdent des stations d’épuration en amont.

Ce n’est que deux ou trois industries qui ont des stations internes.  L’Etat du Sénégal n’a-t-il  pas les moyens pour contraindre les autres à se soumettre à la norme ? 

C’est ce qu’on est en train de mettre sur pied à la faveur du projet de la dépollution de la baie de Hann. C’est un projet qui a duré. Ça fait longtemps qu’on en parle, maintenant il est vraiment en train de se concrétiser petit à petit. Justement dans le cadre de ce projet de la dépollution de la baie de Hann, nous sommes en train, au niveau de la direction de l’environnement et des établissements classés, d’acquérir un laboratoire de mesure d’eau. On  va l’acquérir dans l’année. On est en train de faire les démarches avec l’Agence française de développement (Afd) puisqu’elle finance une partie de ce projet avec à ses côtés les Pays Bas et également l’Union européenne (UE).  L’Afd va financer l’acquisition de ce laboratoire qui va nous permettre nous de faire des mesures des rejets d’eau des industries pour pouvoir ensuite tarifier les taxes  que ces industries vont avoir à payer et vraiment mettre des taxes assez élevées pour que les industriels soient poussés à intégrer le projet de la dépollution de la baie de Hann.  L’objectif est que ces industriels acquièrent des stations de pré-traitement à façon à ce que par la suite leurs eaux qui vont sortir de ces stations vers un collecteur qui va faire 13 km de long et qui sera distribué tout le long de la Baie de Hann et sera raccordé à la station d’épuration de Mbao qui était bloqué jusqu’en début d’année mais ça y est maintenant. L’étude d’impact social environnemental a pu aboutir et les populations acceptent la mise en place de cette station d’épuration et à partir de la station d’épuration, il y aura un émissaire sur 3 Km de long qui va déverser les eaux venant de la station d’épuration à 3 km au large de Baie de Hann  de façon à être amenées par des courants qui vont les distribuer au large.  Donc, les industriels vont être poussés de manière un peu forte à acquérir ces stations d’épuration.  Au niveau des particuliers, il y a un projet de mise en place de stations d’épuration avec l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (Onas).

Avez-vous le nombre d’industries installées dans la presqu’Ile du Cap-Vert ?

C’est quasiment impossible d’avoir le nombre d’industries installées dans la presqu’Ile du Cap-Vert parce qu’il y a des industries qui sont répertoriées chez nous et il y en a d’autres qui sont plus petites souvent, mais aussi polluantes et qui sont dans le secteur informel.  Le secteur informel est très développé. C’est 80 à 90% du secteur industriel donc vous imaginez qu’on ne peut pas donner de chiffres.  Ce que  je peux dire par contre est que les industries du Sénégal sont très concentrées à Dakar puisque 90% des industries sénégalaises sont à Dakar et pratiquement toutes sont dans la baie de Hann.

Dakar est pollué, mais il y a aussi des villes comme Joal et Mbour, des lieux de pêche qui subissent la pollution marine ?

Il y a une pollution au niveau de Mbour et Joal par les déchets, ne serait-ce que  les déchets halieutiques qui sont une source de pollution, mais moins grave que quand il s’agit de rejets venant des maisons. Dans les rejets qui proviennent des eaux domestiques, il y a énormément de bactéries, des staphylocoques et des streptocoques  qui sont à l’origine de nombreuses maladies.  Ça impacte beaucoup sur la santé. C’est ce qu’on peut trouver au niveau de Dakar par exemple. Mais au niveau de Joal et Mbour aussi parce que là également, il n’y a pas de station d’épuration. Les eaux de maisons sont rejetées en mer. Les déchets qui proviennent aussi des quais de débarquement où les femmes transforment les poissons, sont repris par la marée. C’est une source de pollution, mais qui est moins dramatique que les pollutions industrielles ou les pollutions des eaux de ménages. Il faudrait pouvoir utiliser ces déchets de façon beaucoup plus rationnelle.

Qu’est ce qui est prévu pour les chalutiers qui déversent leurs cales en mer ?

C’est aussi un problème. Nous, de la Direction de l’environnement et des établissements classées (Deec), nous n’avons pas de moyens marins. Nous n’avons pas de bateaux encore moins de navires.  On ne peut pas lutter contre ça. Par contre, il y a l’Agence nationale d’autorité maritime, la Hasmar aussi qui est rattachée à la présidence qui est aussi là pour la sécurité et qui a des moyens flottants qui peuvent donc appréhender ces navires. Les gens ont l’habitude d’enfreindre la loi. Les bateaux ne sont pas forcément des bateaux sénégalais qui viennent, qui repartent ni vu ni connu.  C’est tout un système à mettre en place pour endiguer le phénomène.

Où en est la loi sur le littoral ?

Depuis que je suis à la Direction de l’environnement et des établissements classées, cette loi existe.  Elle a été revue un certain nombre de fois. Nous, on l’a transmise au secrétariat exécutif du gouvernement à plusieurs reprises en cinquante exemplaires. Pour l’instant, ça n’a pas abouti. Il y a eu des annonces qui ont été faites. Je me souviens du temps d’Aminata Touré, il y’ vait eu une annonce par le Premier ministre, elle-même du vote de cette loi. Il y’en a eu par la suite d’autres annonces par le Premier ministre, le président aussi avait annoncé le vote de cette loi. Mais, jusqu’à  présent, elle n’a pas été votée.

Le plastique est un sérieux problème en dépit de l’existence de la loi réglementant son usage. Quel est votre avis sur la question ?

La loi sur le plastique à mon sens n’est pas suffisante.  Elle est trop faible puisqu’elle interdit uniquement les sachets dont l’épaisseur est inférieure à 30 microns. Ça veut dire donc ces sachets sont interdits à la production, stockage. Tout ce qui tourne autour de ces sachets est interdit. On n’en voit plus ou de façon très rare, ce type de sachets. Donc, la loi a marché pour ces types de sachets, mais la loi  en elle-même est trop faible. Elle aurait dit interdire tout type de sachets. Or, les autres sachets ceux qui sont d’un micronnage supérieur à 30 microns ne sont pas interdits.  Ce qui est interdit par rapport à ces sachets plastiques, c’est la gratuité. Mais le problème est que pour fixer un tarif sur ces sachets, parce qu’ils n’ont pas tous la même valeur. Pour rendre la loi beaucoup plus effective, il faut des arrêtés. Il y a trois arrêtés qui sont en cours d’élaboration. Ça prend du temps. Il y a aussi un décret en cours d’élaboration et ça prend du temps aussi. Il y a l’autre partie qui relève de la gestion des déchets plastiques produits par les industriels. Toute cette partie est importante.  Les industriels ont un rôle à jouer par rapport à ce plastique.  Tout industriel qui produit du plastique doit être en mesure de gérer les déchets plastiques. Or, à l’heure actuelle, ce n’est pas le cas. On a des industries qui produisent du plastique, mais qui ensuite non pas encore mis en place le système de collecte, de récupération des déchets engendrés par leurs production. Je suis pour la diminution de la production  des plastiques surtout pour ceux qui ne sont pas recyclables

Cérémonie Officielle de remise de diplômes 2019 : le groupe Sup de Co réussit le pari de la mobilisation à Diamniado

http://www.lactuacho.com Du monde, il y en avait à la Cérémonie Officielle de Remise de Diplômes des Spécial 25ans du Groupe Supdeco Dakar.
Avec le Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) comme lieu de rendez-vous, malgré son éloignement et son accesibilité difficile, la Cérémonie tenue cette année le Samedi 15 Juin 2019 a accueilli un grand public composé de parents des récipiendaires, étudiants, hommes d’affaires et partenaires du Groupe.
Les étudiants des 21ème et 22ème promotions avec respectivement comme parrains M Youga Sow PDG de la Sococim et et M Malèye Faye DG de la Banque d’Abidjan ont reçu leur diplôme en présence du Représentant du Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation
En attendant de revenir sur le portrait des parrains, voici des images issues de cet événement, un jalon marquant pour les leaders de demain de notre continent.

Grève à l’Ucad : Le président de l’Amicale de l’Ensept arrêté par les forces de l’ordre

http://www.seneweb.com En mouvement d’humeur ce matin, le président de l’Amicale des étudiants de l’Ecole nationale supérieure de l’enseignement professionnel et technique (Ensetp) a été interpellé par les forces de l’ordre. Ces étudiants grévistes réclament la subvention de leur mémoire.

Grève des étudiants de l’Uvs Kaolack : plusieurs arrestations et un blessé côté étudiant

https://actusen.sn n Les étudiants de l’Ensetp n’ont pas été les seuls à faire face aux forces de l’ordre, ce lundi. En effet, leurs camarades de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), de Kaolack ont investi les rues de la ville. Les pensionnaires de cette université dénoncent les conditions d’étude déplorable, ainsi qu’une mauvaise connexion internet.
La confrontation avec les forces de l’ordre s’est soldée par des arrestations. Ils ont été libérés par la suite. Un blessé a également été noté, côté étudiant.

Parrainage citoyen : La mission d’observation électorale de l’UE recommande son abandon dans les plus brefs délais

https://www.dakaractu.com Dans la perspective des élections locales à venir, la mission d’observation électorale de l’Union européenne, lors de la présentation du rapport final sur le processus électoral, a manifesté la nécessité d’abandonner le parrainage citoyen qui s’est fait durant les élections précédentes et cela, dans les plus brefs délais.
Cette recommandation, selon la mission, vient pour « banir les procédures du parrainage-citoyen quant à son application lors des élections locales car posant des problèmes politiques et organisationnels sérieux même si, il faut le souligner, son application dans ces élections passées peut être justifiée. »
Cependant, la MOE estime « qu’il est recommandé de mener une réflexion d’ensemble sur l’opportunité de conserver en l’état, les dispositifs qui englobent les règles, critères de validation, méthodes de vérification, institutions en charge de vérifier les listes de parrainage etc…, considérant les contraintes et difficultés observées lors de l’élection présidentielle. Ces discussions devraient être conduites dans un cadre de concertation impliquant l’opposition ainsi que la société civile.
D’autres recommandations ont été aussi livrées par la mission, comme :
-permettre l’accès au fichier électoral à tout moment.
-renforcer les commissions de distribution des cartes CEDEAO/ ELECTEUR et assurer la traçabilité de la distribution.
– garantir la neutralité et l’efficacité du contrôle exercé par l’organe en charge de la supervision du processus électoral.
-garantir des conditions équitables de campagne entre les candidats et renforcer la transparence de financement politique.
-renforcer la transmission des observations notées aux procès-verbaux de résultats et permettre d’éventuels recomptes.
-garantir la neutralité et l’efficacité du contrôle exercé par l’organe en charge de supervision de tous les médias pendant la période électorale.
La mission a toutefois noté que le scrutin s’est déroulé dans le calme et de manière globalement transparente ; se caractérisant ainsi par une forte participation des électeurs et une obtention de Macky Sall de la majorité absolue des voix dès le premier tour.

ALY NGOUILLE NDIAYE : ’’UN ABANDON ÉVENTUEL DU PARRAINAGE SERA LE FAIT DU PEUPLE SÉNÉGALAIS SOUVERAIN’’

Dakar, 18 juin (APS) – Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, réagissant à la recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) d’abandonner le parrainage citoyen pour les prochaines locales, déclare qu’un abandon éventuel de ce système « sera le fait du peuple sénégalais souverain ».
Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur rappelle que « le parrainage a existé depuis fort longtemps dans notre législation. Elle a juste fait l’objet d’une extension aux partis et coalitions de partis politiques et aux élections locales pour des besoins de rationalisation face à une inflation progressive des candidatures ».
« C’est en toute souveraineté que cette extension a été faite par le peuple sénégalais à travers la représentation nationale. Toute modification ultérieure sera le fait du peuple sénégalais souverain dans les mêmes formes », écrit Aly Ngouille Ndiaye.
De plus, note-t-il, « cette recommandation va au-delà de l’objet pour lequel l’observation électorale a été effectuée en ce qu’elle dépasse le cadre de l’élection présidentielle ».
La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l’abandon du parrainage-citoyen afin d’éviter d’éventuelles difficultés d’application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre.
« Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l’abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l’application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux », a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d’une conférence de presse de présentation de son rapport final d’observation de la présidentielle de février dernier.
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté en avril 2018 une loi instaurant le parrainage des candidatures à toutes les élections.
Celle-ci oblige tout candidat ou liste de candidature à une élection de recueillir au minimum 0, 8 % et 1 % et au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral au moins dans sept régions.Elle a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février.BK

UN TÉMOIN À DÉCHARGE : «…ALIOU SALL N’A PAS TOUCHÉ DE COMMISSIONS »

NETTALI.COM – Suite aux accusations formulées par le récent programme BBC Panorama sur le Sénégal, le procureur de la République a donné des instructions pour l’ouverture d’une enquête. L’architecte Pierre Atepa, selon une certaine presse, devrait déférer à la convocation de la Brigade des affaires générales jeudi prochain. Il est utile de relever que ce dernier a déjà blanchi le frère du chef de l’Etat dans un entretien avec Tfm en octobre 2016.
« Jusqu’à preuve du contraire, pour moi,  Aliou Sall n’a pas touché de commissions. Que Frank Timis décide de lui dire, bon, écoute voilà pour tes vacances, voilà 20 millions. C’est eux deux que ça regarde. Lequel d’entre nous n’a jamais eu un ami qui lui a donné de l’argent pour régler tel ou tel problème ? », s’interrogeait Pierre Atepa Goudiaby, qui était invité à l’émission Questions Directes, le 14 Octobre 2016.
L’ex-conseiller du président Wade rappelle que  Aliou Sall lui a juré « que Frank Timis ne lui a rien donné ».
« Je ne suis pas Aliou Sall, mais, il faut savoir que Aliou Sall gère sa vie. Est-ce qu’il a pris des commissions ou non ? J’allais dire, à la limite, ça ne nous regarde pas. Ce qui doit nous regarder, c’est de savoir est-ce que Frank Timis, dans ses transactions, dans ce qu’il a fait,  a enfreint à la loi ou pas…Que Frank Timis ait eu des largesses pour lui, c’est possible.  Je ne peux pas accuser quelqu’un sans preuve », précisait-il sa pensée.
Au cours de cette interview, l’invité de Alassane Samba Diop avait remonté la genèse de l’affaire PETRO-TIM. Lui qui a présenté Aliou Sall à Frank Timis.
« J’ai connu Frank Timis par un coup de téléphone que l’ancien ministre Samuel Sarr m’a fait un jour », se remémora-t-il. Puisque que Karim Wade, qui était devenu ministre de l’Energie entre temps, ne voulait pas donner à Frank Timis « ses licences ». Wade, suivant la position de son fils, ne voulait pas non plus accorder à Timis le sésame précieux. « C’est une très bonne opportunité pour le Sénégal, mais le président est braqué », rappelle l’architecte, qui dit avoir connu le Roumain en Sierra Leone alors qu’ils étaient tous les deux concurrents sur un projet minier.
Lorsque que Pierre a plaidé le dossier de Timis auprès de l’ancien président de la République, ce dernier affichait des réticences relatives à la malédiction des ressources naturelles. Finalement, le pape du sopi lâchera du lest et recommande à son interlocuteur d’en discuter avec Karim Wade.
Au lendemain de la défaite de Me Abdoulaye Wade en 2012, Frank est revenu pour lui demander de le mettre en rapport avec un Sénégalais « pour diriger ses affaires ».
C’est comme ça que Pierre Atepa a présenté Aliou Sall à Fank Timis. « On se retrouve en Chine dans un cocktail », se souvient-il.
« Karim Wade n’a jamais voulu entendre parler de Aliou Sall », mentionnait encore le cadre casamançais.
Aliou Sall pouvait-il travailler avec Timis dans le privé, alors qu’il était employé par l’Etat du Sénégal ? Selon Atepa, le frère de Macky Sall  a signé sa lettre de démission 3 à 4 mois avant l’expiration de son engagement avec l’Etat pour contracter avec Timis.
« J’ai rien à me reprocher. Je suis très heureux d’avoir insisté auprès du président Wade… Une fois que je les ai mis ensembles, je ne me suis pas occupé de ce qui s’est passé », tente-t-il de rassurer son monde.

Enquête sur les contrats pétroliers : Les auditions à la Dic ont démarré

IGFM – La Brigade des affaires générales (Bag) de la Division des investigations criminelles (Dic) a débuté ses auditions suit au transmis du Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye.
Babacar Mbaye Ngaraf a été auditionné par les hommes du commissaire Ibrahima Diop. Entré à 09 heures, il est sorti des locaux de la Brigade des affaires générales vers 16 heures. A sa sortie, il s’est félicité du fait qu’on l’ait appelé pour livrer les informations qu’il détient sur l’affaire des contrats pétroliers.
Il a expliqué qu’il est anormal qu’un Aliou Sall ou Frank Timis s’accaparent impunément des ressources de ce pays. Selon lui, Serigne Bassirou Guèye et la justice Sénégalaise tiennent ici une bonne occasion pour restaurer la confiance des Sénégalais qu’ils ont perdu depuis un moment.
Mamadou Faye, le Directeur général de Petrosen, a également été convoqué à la Brigade des affaires générales (Bad) dont les locaux sont situés au Palais de justice de Dakar. Mamadou Faye sera interrogé dans l’attribution des contrats pétroliers et gaziers au Sénégal.
Pierre Goudiaby Atépa, Aliou Sall, Ousmane Sonko, entre autres, devront également faire face aux enquêteurs.

«LA STRATÉGIE DE POURRISSEMENT NE PASSERA PAS»

http://www.emedia.sn/
La Division des investigations criminelles (DIC) ne lâche pas Babacar Mbaye Ngaraf. Longuement entendu, aujourd’hui lundi, 17 juin, après la sortie du Procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, sur l’enquête de la BBC, incriminant le petit frère du président de la République, Aliou Sall, le leader de l’alliance ’’Sauver le Sénégal’’ est de nouveau convoqué. Ce, pour présenter des documents qu’il avait laissés chez lui. Déjà, l’opposant appelle à « la mobilisation » et à « la vigilance » afin que « la stratégie de pourrissement ne triomphe pas sur l’exigence de vérité ».
Arrivé à 09 heures, il est sorti des locaux de la Brigade des affaires générales (BAG), rattachée à la DIC, à 16 heures. Le Directeur général de Petrosen, Mamadou Faye, l’y a suivi peu après. Son audition est en cours. Dié Ba & Abdoulaye SYLLA

Affaire Petro-Tim : Aar Li Ñu Book déroule à New York et Londres

http://www.seneweb.com L’opposition compte dérouler son agenda international dans l’affaire Petro-Tim qui éclabousse, depuis un reportage de la chaîne britannique BBC, Aliou Sall, le frère du Président Macky Sall.
Interdite de marche à Dakar, la plateforme Aar Li Ñu Book prévoit d’organiser, aujourd’hui, un sit-in à New York, précisément à la place de la Bourse de New York, Wall Street.
Un autre rassemblement est prévu, ce jeudi à 16h 30, au Musée national d’histoire de la ville de Londres. Une manifestation qui sera, informe Enquête, spécialement dirigée contre BP.

Affaire Aliou Sall/BBC : la plateforme “Aar li nu bokk” ne lâche pas l’affaire;d’autres actions prévues dans les jours à venir

https://actusen.sn La Plateforme “Aar li nu book” n’est pas prête à jeter les armes. Après sa manifestation réprimée du vendredi dernier, elle compte poursuivre le combat. Ses initiateurs s’engagent à mener d’autres actions qui visent notamment à mobiliser de manière permanente, les populations sénégalaises, pour amener le régime de Macky Sall à tirer au clair le “scandale à 10 milliards de dollars” révélé par la BBC.
D’après Cheikh Tidiane Dièye du Mouvement “Avenir Sénégal Bi Nu Begg” qui s’est confié à nos confrères du quotidien Enquête, “des actions vont être menées, non pas seulement à Dakar, mais aussi à l’intérieur du pays et dans la Diaspora sénégalaise établie un peu partout dans le monde”.
LesEchos rapporte à ce sujet que les manifestants ont en ligne “de perturber les plans des autorités gouvernementales”. En effet, en plus de l’engagement d’organiser tous les vendredis des manifestations, il est aussi question, selon le canard, “de perturber grave les plans du régime pendant la Coupe d’Afrique des Nations (Can)”.

Justice : la hiérarchie mécontente De Serigne Bassirou Guèye

http://www.dakarmatin.com Voilà un qui doit bien surveiller ses arrières. La hiérarchie judiciaire est très remontée contre le procureur général Serigne Bassirou Gueye. Briefé durant plusieurs heures sur la tenue de son face à face avec la presse, le chef du parquet a été sans doute débordé notamment par l’enjeu et la solennité de la communication. En effet à la place d’une conférence de presse, la hiérarchie avait opté pour un point de presse.
C’est pourquoi le ministre de la Justice, garde des Sceaux avait envoyé à la rescousse son chargé de communication pour tenter de gérer les débordements mais on a vu ce qui s’est passé ! Malheureusement pour lui, le procureur de la république a fini par céder à la pression de la presse et a finalement répondu aux questions des journalistes. Ce qui n’est pas, paraît-il, du goût de ses supérieurs

Méfiance et défiance à l’égard de la justice

http://www.dakarmatin.com Pourquoi les Sénégalais ne font-ils plus confiance à leur Justice ? Pourquoi sont-ils si méfiants vis-à-vis de leur Justice ? « Le témoin » quotidien a cherché les réponses dans les journaux et les réseaux sociaux de même que sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio au lendemain de la sortie du procureur de la république Bassirou Guèye sur l’affaire aliou Sall/Bbc.
Partout, la majorité écrasante des Sénégalais a jugé la conférence de presse du procureur de la république inopportune et déplorable dès lors que Serigne Bassirou Guèye n’a pas réussi à les convaincre.
De fait, ils disent avoir multiplié par zéro les déclarations et garanties du maitre des poursuites dans l’affaire Aliou Sall/Bbc. Pire, les dakarois ont bravé l’interdit du préfet de Dakar pour manifester contre la gestion qualifiée de nébuleuse des ressources pétrolières et gazières, quitte à se faire interpeller ou emprisonner. C’est grave pour la Justice elle- même et dangereux aussi pour la démocratie.
toujours est-il que les commentaires et analyses consécutifs à la sortie du pro- cureur Bassirou Guèye illustrent la crise de confiance et de méfiance sans précédent qu’il y a entre les Sénégalais et leur Justice. Aujourd’hui, c’est frank timis (crépuscule), demain frank Souba (aube) où le jour se lèvera sur cette affaire… en attendant Mansour ndokh se noie dans l’affaire Suez !

Soutien à Aliou Sall : Idrissa Diallo se démarque et tacle sévèrement les maires du Sénégal

http://www.dakarmatin.com Le maire de Dalifort se démarque de l’Association des maires du Sénégal (Ams) qui a décidé de soutenir leur président, Aliou Sall, cité dans une affaire de corruption liée à l’attribution de contrats pétroliers et gaziers sénégalais à Franck Timis. Selon Idrissa Diallo « les maires n’ont rien à avoir dans cette affaire qui concerne Aliou Sall en sa qualité d’homme d’affaires».
« Je m’étonne que l’Ams se lève aujourd’hui pour défendre un maire qui est en difficulté », déclare Idrissa Diallo qui « rappelle que ce maire, le président des maires du Sénégal,Aliou Sall,n’est pas en difficulté du fait qu’il soit le maire de Guédiawaye».
L’invité de Rfm matin précise qu’ : « Il (Aliou Sall, ndlr) est en difficulté du fait qu’il est courtier ou il est homme d’affaires et qu’il y a eu des choses qui sont passées dans l’exercice de ses fonctions de courtier et d’homme d’affaires. Et, il est impliqué».
« Donc, avance-t-il, je ne vois pas pourquoi les maires se soulèvent pour le soutenir. On n’a pas soutenu des maires en difficulté, le cas de Khalifa Sall, de Barthélémy Dias, (respectivement ex maire de la ville de Dakar et maire de Mermoz Sacré-Cœur, ndlr).
Des cas que je connais et je peux le dire sans me tromper, Barthélémy, on a faillit  l’assassiner dans sa mairie et jusqu’à présent, il est convoqué au tribunal demain ou après demain, et qu’est-ce que l’Ams a fait, ces membres ne l’ont jamais soutenu », peste-t-il.
Et de poursuivre : « Pour le cas de Khalifa Sall, le maire de Paris, Anne Hidalgo, avait formulé son soutien à son ex-homologue de Dakar. Mais quand le Conseil de Paris avait proposé la mise en place d’un observatoire des maires en danger, c’est Aliou Sall qui avait pris sa plume pour l’attaquer et s’indigner au nom des maires, en notre nom, alors que le bureau, ni l’Assemblée générale de l’AMS n’avait délibéré sur cette lettre».
Idrissa Diallo appelle ainsi l’AMS à l’ordre et leur demande de savoir raison gardée. « Il s’agit des ressources naturelles du Sénégal. Ces ressources naturelles vont profiter à tous les citoyens même à cela qui les ont élu eux (les maires du Sénégal, ndlr) dans leurs localités respectives. L’Assemblée générale ne les a jamais mandatés pour aller soutenir Aliou Sall. Qu’ils sachent raison gardée. Ce n’est pas parce que c’est le frère du Président Sall qu’ils vont tous se lever pour porter un soutien qu’on ne leur a jamais demandé d’apporter », conclut-il

Mame Less Camara : « Aucun média n’a le droit de se fonder sur un passé judiciaire pour exclure une personne »

https://www.pressafrik.com Dès la publication de l’enquête de la Bbc, sur la corruption supposée, mettant au parfum Aliou Sall et Frank Timis, Amadou Clédor Séne fait partie des personnes les plus sollicitées par les médias sénégalais pour parler de la gestion des ressources pétrolières et gazières du pays. Alors que ce dernier a été déclaré coupable de l’assassinat de Me Sèye en 1993. Même si la rédaction a démenti cette info, le patron de la 2stv est revenu à charge pour dire que « désormais Clédore Séne ne viendra plus ici », a-t-il pesté à l’antenne. Interrogé, sur la question, le journaliste et analyste politique Mame Less Camara, dans un entretien accordé à Pressafrik, juge cette mesure intolérable. « Aucun média n’a le droit de se fonder sur un passé judiciaire exclure une personne au champ de communication. C’est complètement intolérable ! je crois qu’il ne faut pas confondre le sentiment personnel qu’on peut avoir en bien ou en mal et la qualité de l’information qu’on peut retirer de quelqu’un. » Toutefois, si le patron de la presse qu’est la 2stv exécute sa menace, « ça mériterait une mise au point (…) cette stigmatisation ne peut être fait par un média », brandit notre interlocuteur

Interdiction d’inviter Clédor Sène à 2stv : El hadji Ndiaye dément et prend une nouvelle décision

https://www.pressafrik.com El hadji Ibrahima Ndiaye, Président directeur général (Pdg) de la télévision privée du Sénégal, 2stv, réagit suite aux rumeurs selon lesquelles, il a donné instruction à ses journalistes à ne pas tendre le micro à Clédor Sène, qui depuis un certain moment, multiplie ses sorties sur l’affaire Pétro-Tim-Aliou Sall.
« Ce sont des mensonges. ça ne tient pas la route, j’ai d’autres chats à fouetter au lieu de s’intéresser au cas Clédor que je ne connais pas. Lui, je le connais que sur l’affaire lié l’assassinat de Maître Sèye », réplique-t-il. Avant de souligner que : « les affaires de pétrole ne m’intéressent même pas ».

Incriminé Dans Le Scandale Petro Tim, BP Accompagne Les Journalistes Sportifs À La CAN

http://www.walf-groupe.com L’Association nationale de la presse sénégalaise (ANPS) a convenu d’un accord de sponsoring avec la Société BP Sénégal. La signature de la convention a eu lieu ce dimanche dans les locaux de l’entreprise.
Selon Geraud Moussarie, directeur général de BP Sénégal, cet geste « est une manière pour BP, aux côtés des médias, de contribuer à faire vivre aux supporters sénégalais, dans des conditions optimales, les exploits de leurs Lions ».
Cet appui devrait concourir aux efforts fournis par l’ANPS dans l’organisation matérielle et logistique de la participation de la presse sportive sénégalaise à la CAN.
Un partenariat annoncé en pleine tempête médiatique autour de l’affaire Petro Tim dans laquelle la compagnie BP est incriminée.Avec Seneweb

Après le pétrole et le Gaz, BBC s’intéresse sur la révolte du MFDC contre le projet zircon en Casamance

https://www.pressafrik.com La chaîne britannique BBC ne compte pas lâcher du lest pour le Sénégal. Après le documentaire de Mayeni Jones publié sur les contrats pétroliers mettant au cœur d’un scandale le petit frère du Président, Aliou Sall, un autre reportage de la chaine anglaise fait surface. BBC s’intéresse à un sujet sensible : la révolte du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) contre le projet zircon en Casamance sa rébellion.
D’après « Source A », la journaliste de BBC a réalisé en Casamance un reportage sur la position du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) par rapport l’exploitation du Zircon à Niafran.
Mayeni Jones avait également, avant de prendre la tangente, effectué un autre reportage en Casamance. Lequel consistait, cette fois-ci, à fourrer son nez dans l’industrie de la pêche chinoise. Par la suite, elle s’est rendue en Gambie pour les besoins d’une autre enquête sur un sujet que le quotidien qualifie, sans prendre de gants, de sensible.

Scandale Pretro-Tim : Macky Sall sur les tablettes d’une célèbre agence de presse américaine

https://www.leral.net L’affaire n’en finit pas de parler d’elle. Depuis le 2 juin où était diffusée par la BBC, l’affaire du « scandale présumé de 10 milliards de dollars » qui met en cause Aliou Sall, est presque sur toute les lèvres. Elle continue de faire les choux gras de la presse locale et des réseaux sociaux. Et, il n’y pas seulement qu’au Sénégal qu’elle fait parler d’elle.
L’implication du géant pétrolier britannique BP est certainement passé là. Des médias spécialisés dans le traitement des informations économiques d’Europe aux Etats Unis, en passant par l’Afrique, ont relaté le scandale. C’est le cas de « Bloomberg », l’une des plus célèbre agence de presse américaine.
Le média fondé par Michael Bloomberg a fait un compte-rendu des informations relatées par la BBC et les réactions du gouvernement, accompagné d’une photo de Macky Sall (voir-ci-dessous).
A propos de « Bloomberg », wikipedia nous apprend que c’est un groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l’information économique et financière, aussi bien en tant qu’agence de presse que directement, via de nombreux médias (télévision, radio, presse, internet et livres) dont les plus connus sont probablement, ses propres chaînes de télévision par câble/satellite.
Il a été créé en 1981 par Michael Bloomberg, maire de New York de 2002 à 2013. Le groupe a commencé à opérer en 1983 et emploie en 2008, plus de 10 000 employés répartis dans plus de 130 pays. Les principaux concurrents de l’agence Bloomberg sont SIX Financial Information, Thomson Reuters, FactSet Research Systems, Dow Jones, et Qi Capital.

Dialogue politique : 8 articles du Code de conduite adoptés

http://www.seneweb.com Les acteurs politiques ont adopté le Code de conduite du dialogue politique. Entre autres points, ont été soulignés : les jours de réunion, comment prendre les décisions, qu’est-ce qu’on appelle consensus, comment finaliser un rapport, etc. iRadio nous informe que sur les 9 articles que compte le Code de conduite, 8 ont été adoptés.
Cheikh Sarr, représentant de la majorité présidentielle, estime que «lors de la dernière séance, pratiquement tout le Code de conduite a été adopté. Les articles qui figurent dans le Code de conduite ont été adoptés par les parties prenantes. Donc, le dialogue suit son cours normal». Le destinataire du rapport final issu de ce dialogue politique par la Commission de concertation, est le point d’achoppement.
En effet, si l’opposition opte pour le président de la République, la majorité présidentielle estime qu’il doit être transmis au ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Déthié Faye, Coordonnateur du Pôle des non-alignés, souligne : «C’est un désaccord qui persiste quant à l’autorité qui devra recevoir le rapport final de la Commission chargée du dialogue politique. C’est la seule difficulté à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.»

AVIS D’INEXPERT PAR JEAN MEÏSSA DIOP : Ces menaces pas du tout physiques contre la presse

Les manquements à l’éthique et à la déontologie ne sont-ils pas aussi dommageables aux journalistes que les atteintes à la liberté de la presse ? C’est la question que se pose notre chroniqueur
Il viendra un temps où les organisations de défense de la liberté de presse (Odlp) devront se persuader que les atteintes à la liberté de la presse ne sont pas que physiques, ni les violences et violations que l’on dénonce et déplore dans les rapports annuels.
Il y a de ces atteintes aussi – voire plus – graves qui font faire à la presse des contre-performances. Ces obstacles, c’est une certaine presse et une certaine façon de faire du journalisme qui les dressent devant la presse elle-même.
La nouvelle ère que vit la presse est des plus paradoxales, contradictoires, diraient d’aucuns. Par ces temps de l’Internet, la presse a vu décuplées l’efficacité et la diversité de ses moyens de production pour traiter et diffuser l’information.
Mais la réalité est que ces opportunités peuvent parfois être un handicap. Le journaliste professionnel a perdu son monopole de collecte, de traitement et de diffusion de l’information, face à des dilettantes peu soucieux de rigueur, de précaution, de démarche et de procédures professionnelles.
‘’De plus en plus de citoyens anglo-saxons s’informent non plus par l’intermédiaire de la presse institutionnelle, mais via les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, dont les utilisateurs ne sont pas soumis à la déontologie journalistique, notamment à la règle de vérification des faits, et peuvent donc véhiculer impunément de grandes quantités de mensonges’’, écrit l’encyclopédie en ligne www.wikipedia.org.
Et voguent les fake-news, les fausses informations, à la faveur du boom des médias sociaux, des réseaux sociaux numériques et autres qui sont à la presse ce que le Canada Dry est au gin, c’est-à-dire la saveur sans l’authenticité.
Les fake-news ont toujours existé, certes, mais il y a comme si c’est de nos jours qu’ils sont le plus répandus, fréquents, spectaculaires et multiformes. Les moyens de diffusion et les opportunités qui s’offrent à la presse en sont la cause, justement.
Rarement les Odlp ont dénoncé ou, au moins, émis des alertes contre cette vague portée par les médias sociaux, les réseaux sociaux numériques et assimilés. Autant que la liberté de son exercice, la crédibilisation de la presse mérite un combat, un engagement des Odlp.
Elles mettent plus l’accent sur les obstacles à la liberté de la presse que ceux que la presse, soutenons-nous, dresse devant elle-même, à travers certains de ses acteurs, par le fait de journalistes qui veulent être considérés ainsi sans accepter les rigueurs de la déontologie et de l’éthique.
Il est incongru de réclamer la dépénalisation du délit de presse en sachant qu’une telle disposition pourrait profiter à des journalistes concussionnaires et/ou maîtres-chanteurs qui, dans l’exercice de leur profession, rançonnent des citoyens ou commettent des manquements qui auraient valu la prison à tout autre  citoyen.
Au Sénégal, un journaliste a été mis en prison, pour avoir tenté de faire chanter une citoyenne, sous la menace de publications  scandaleuses, pour obtenir des faveurs indues.
Jamais la diffusion de l’information n’aura eu de si nombreuses et si intéressantes opportunités. Malheureusement, des journalistes en font un mauvais usage et pas seulement eux. L’âge d’or de l’Internet n’a pas offert que de nouveaux outils et de nouvelles possibilités à la presse. Il a aussi apporté des opportunités, pour ainsi dire, nuisibles parce que de nature à décrédibiliser la presse.
Dans leurs rapports annuels respectifs, les Odlp listent les atteintes et violations en négligeant les maux qui se commettent au sein de la presse, au nom d’elle. La vénalité de certains journalistes est de ces maux-là qui méritent de figurer dans des alertes et dénonciations des Odlp.Copyright : www.africacheck.org

« Sonko n’a pas pris Air Sénégal pour des raisons de sécurité « 

https://www.leral.net Pourquoi Ousmane Sonko a rallié Paris à bord d’Air France depuis le vendredi au lieu de la compagnie Air Sénégal ? Exclusif.net est entré en contact avec un haut responsable, pour voir clair dans cette polémique.
En réalité, ce membre de Pastef craint que le régime passe par ce voyage pour glisser des choses qui pourraient ternir l’image du leader de Pastef. « Ousmane Sonko n’a pas confiance en Macky Sall et ä ceux qui dirigent cette compagnie. La vie de notre leader est menacée depuis plus deux ans. Nous avons en face de nous des gens extrêmement dangereux, mauvais, prêts à tout. On ne peut pas prendre ce risque face à cette animosité extrême. Mais tout le monde sait que Sonko est plus patriote que Macky« , a-t-il coupé court.
Notre interlocuteur s’empresse de dire « pendant ce voyage, il y avait des ministres, DG… de Macky dans l’appareil d’Air France, qui ont voyagé avec l’argent du contribuable. Pourquoi, ils n’ont pas pris Air Sénégal ? « .Exclusif

Affaire Pétro-Tim : Decroix veut que «les coupables soient poursuivis et punis»

http://www.seneweb.com Le bureau politique d’And-Jëf/Pads de Mamadou Diop Decroix sort de sa réserve pour exiger que lumière soit faite sur le scandale présumé sur le pétrole et le gaz sénégalais, révélé par la chaine BBC.
Dans un communiqué dont Seneweb a reçu copie, ce parti gauchiste «exige que toute la lumière soit faite sur ces affaires, les coupables soient poursuivis et punis, que ce qui a été spolié soit restitué et que toutes les dispositions soient prises pour que désormais la transparence et l’équité soient garanties dans la gestion de nos ressources ».
Ils rassurent qu’ils seront de tous les combats aux côtés de leurs alliés, partis politiques et organisations de la société civile pour, disent-ils, pour « situer les responsabilités et pour garantir les intérêts du peuple Sénégalais ».
Au-delà du pétrole et du gaz, le bureau politique d’And-Jëf/Pads exige « que le peuple soit suffisamment édifié sur toutes les ressources naturelles dont notre sol et notre sous-sol regorgent tels que le phosphate, le fer, l’or, le zircon et toutes autres pierres précieuses ou terres rares. Que cessent les tractations nébuleuses dont elles sont entourées ».
Decroix & Cie demandent en outre que soit mis fin « au règne ruineux des conquistadors et des aventuriers qui persiste depuis l’arrivée des mercantilistes européens du 16e siècle et que le système extraverti soit remplacé par un système politico-économique pouvant se poser en rempart pour la défense des intérêts de notre nation ».
Pour ce faire, ils conseillent qu’«à la place de l’exportation de matières brutes, que notre économie soit fondée sur une industrialisation pour une transformation sur place de nos ressources qui mettrait un arrêt à la détérioration des termes de l’échange, pré requis incontournable pour la libération nationale et l’émancipation sociale ».

SI TOUT LE MONDE DISAIT CE QU’IL PRÉTEND SAVOIR PAR MADIAMBAL DIAGNE

Serait-il acceptable que d’anciens ministres ou Premiers ministres mènent le combat politique en utilisant des informations obtenues grâce aux positions qu’ils détenaient dans l’appareil gouvernemental ou administratif ?
On peut être amené à rire de la sortie du député Farba Ngom sur le plateau de l’émission «Face2Face» de la Télévision futurs médias (Tfm), animée par Mme Aïssatou Diop Fall, hier dimanche 16 juin 2019. Tant le député, maire de Agnam et qui se présente comme le griot du président Macky Sall, a été en verve et d’attaque pour traîner dans la boue les opposants Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko, Mamadou Lamine Diallo ou Thierno Alassane Sall. Quelques personnes ont eu à s’émouvoir de certains propos de Farba Ngom. Seulement, à y regarder de près, ne pourrait-on pas être indulgent à l’égard du tonitruant Farba Ngom ? En effet, Farba Ngom a utilisé les mêmes armes que les détracteurs du régime qu’il prétend défendre. Aussi, sur ce registre, ne pourrait-on pas passer plus facilement de pareilles incartades à un Farba Ngom qu’à un ancien Premier ministre ou un ministre qui utilise des informations tirées de l’exercice de ses fonctions gouvernementales passées pour en faire des armes politiques peu conventionnelles ? Farba Ngom a eu à porter de graves accusations. D’aucuns diront qu’il n’en apporte point la preuve formelle.
La sortie ou le déballage de Farba Ngom peut avoir certaines faiblesses, car il ne manque pas d’avouer quelque part que le système fonctionnerait ainsi, qu’à chaque opportunité il fallait se servir. Aussi, dans des contextes de guerre politique, tout propos pourrait être rangé à l’étagère des invectives gratuites et malsaines. Farba Ngom a sans doute bien réfléchi sur sa sortie, mais on ne peut pas ne pas relever qu’il ferait désormais peur à toute personne qui l’aurait fréquenté et qui aurait engagé des activités peu avouables. Il n’a pas hésité, dans une émission publique, à balancer des personnes qui se trouvent dans une nouvelle situation de désaccord politique avec lui. Farba Ngom peut bien être «en service commandé», mais il reste que c’est de bonne guerre. Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko et Mamadou Lamine Diallo ont aussi eu à porter de graves accusations de corruption contre le Président Macky Sall, le ministre Aly Ngouille Ndiaye et Aliou Sall, sans en apporter la moindre preuve. Par contre, Farba Ngom s’est donné une posture doublement avantageuse. Il défie ses «souffre-douleurs» en leur disant que s’ils s’aventuraient à lui répondre, il irait davantage dans le détail et dans les précisions.
Aussi Farba Ngom, dans de faux airs d’un ignorant et d’un naïf, souligne dans la foulée que Thierno Alassane Sall ou Abdoul Mbaye avaient des postures et positions différentes sur le sujet des concessions pétrolières et gazières accordées à l’homme d’affaires Frank Timis. Farba Ngom a rappelé que Thierno Alassane Sall, alors ministre en charge de l’Energie, s’en prenait, dans des vidéos qu’il a tenues à montrer dans l’émission, à Abdoul Mbaye dont il épouse aujourd’hui le discours accusateur contre le régime de Macky Sall. Thierno Alassane Sall, jadis le grand défenseur de la licéité des concessions accordées à Frank Timis, et qui s’en prenait vertement aux opposants qui cherchaient à y voir des irrégularités, peut-il maintenant revenir, avec aplomb, dénoncer de telles concessions ? Une telle posture pose problème. Comme aussi un Abdoul Mbaye, Premier ministre qui a contresigné les décrets d’approbation des concessions, peut-il se mettre à dénoncer l’illégalité de ce qu’il avait signé, librement et en toute connaissance de cause ?
L’argument selon lequel il avait été induit en erreur ne saurait prospérer, car il serait bien commode, après avoir fini d’exercer des responsabilités gouvernementales, de se dédouaner de mauvais actes en invoquant une tromperie de la part de ses collaborateurs. Est-il aussi besoin de rappeler que les décrets d’approbation avaient été transmis le 5 juin 2012 aux services du Premier ministre Abdoul Mbaye qui avaient toute la latitude de procéder aux vérifications nécessaires et pertinentes, avant le contreseing le 19 juin 2012. Avant de signer, Abdoul Mbaye, d’après ce qu’il en a dit par la suite, aurait suggéré au Président Sall de ne pas signer les approbations des concessions. Soit ! Seulement, tant est qu’il était convaincu de l’irrégularité, pourquoi avait-il apposé sa signature ? Pourquoi attendre plusieurs années après son limogeage du gouvernement pour dire qu’il avait été trompé ? Thierno Alassane Sall pourrait lui aussi dire qu’il défendait avec véhémence les concessions accordées à Frank Timis parce qu’il était trompé lui aussi par on ne sait qui… Le sinistre et cynique Adolf Hitler disait : «Si vous désirez la sympathie des masses, il faut leur dire les choses les plus stupides et les plus crues.»
Au demeurant, serait-il acceptable que d’anciens ministres ou Premiers ministres mènent le combat politique en utilisant des informations obtenues grâce aux positions qu’ils détenaient dans l’appareil gouvernemental ou administratif ? Une telle attitude est condamnable, car les exigences d’éthique l’empêcheraient à d’autres. Dans quelle situation se trouverait-on si «tout le monde disait ce qu’il savait», pour reprendre le mot de l’actuel ministre des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, dans un entretien accordé la semaine dernière au journal Le Soleil. Qui ne se rappelle pas la guerre féroce que se livraient Djibo Leyti Kâ et Ousmane Tanor Dieng pour le contrôle du pouvoir durant les dernières années du régime de Abdou Diouf ? Pourtant, jamais des secrets d’Etat n’avaient été livrés au public pour affaiblir l’adversaire.
En France, on sait le degré d’adversité entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, mais jamais on n’a entendu les équipes du Président Hollande sortir dans les médias les turpitudes des gouvernements de son prédécesseur Nicolas Sarkozy. Il en était par exemple de même de l’attitude des équipes de Jacques Chirac vis-à-vis de la gestion de François Mitterrand. Avec toute la frénésie de ses «tweets», jamais un Donald Trump n’a eu à livrer des turpitudes commises par l’équipe de son prédécesseur à la Maison Blanche, Barak Obama. Le général d’Armée Philippe de Villiers aborde dans ses Lettres à un jeune engagé le devoir de réserve et la nécessité de l’exemplarité, surtout pour des gens ayant occupé de grandes positions. Il soutient : «On n’a jamais rien trouvé de plus efficace que l’exemplarité comme fondement d’un commandement réussi. L’exemple commande. Il parlera toujours plus fort que la voix. Il s’agit moins pour le chef de ‘’faire un exemple’’». Les lignes du général de Villiers pourraient faire du bien à nos acteurs politiques.
Vu donc sous ce registre, Farba Ngom qui n’a pas été à des positions gouvernementales ou administratives bénéficie bien plus de circonstances atténuantes que Abdoul Mbaye ou Thierno Alassane Sall ou Ousmane Sonko. Au sujet de Ousmane Sonko, Farba Ngom, courtier foncier et immobilier de son état, s’est montré plus précis, quand il a révélé comment Ousmane Sonko utilisait sa position au niveau du Syndicat des impôts et domaines pour obtenir des terrains qu’il faisait revendre. Le Quotidien avait fini de dire la même chose concernant d’autres terrains obtenus dans les mêmes circonstances par Ousmane Sonko. Comme quoi…

Quand vont-ils s’interdire d’interdire les marches de l’opposition ?

Quelle est l’idée d’interdire des rassemblements de l’opposition pour protester contre des concessions pétrolières et gazières accordées à l’homme d’affaires Franck Timis ? Les services du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, ont donné un plus grand retentissement aux manifestations organisées vendredi dernier dans certaines localités du Sénégal. Les décisions d’interdiction des marches ont provoqué des situations d’affrontements entre forces de sécurité et des manifestants. On peut considérer que si les médias s’étaient assez intéressés à ces événements, c’est surtout du fait des tumultes provoqués. En effet, presque personne n’a parlé de la marche tenue à Saint-Louis pour les mêmes objectifs, et qui avait été autorisée par les autorités administratives. Tout s’était bien passé et les observateurs ont pu mesurer la faiblesse de la mobilisation. En revanche, à Dakar ou Ziguinchor où les marches avaient été interdites, les radios et télés et autres supports médiatiques ont fait leurs choux gras des échauffourées. Le gouvernement de Macky Sall ne semble pas apprendre de ses erreurs, car chaque fois, c’est la répression qui donne du succès aux marches de l’opposition. Comment peut-on toujours prétendre ne pas disposer de forces pour sécuriser une marche et toujours trouver assez de troupes pour la disperser, pour réprimer les marcheurs ?
Chaque fois, des leaders sont arrêtés, gardés à vue pendant plusieurs heures, avant d’être relâchés sans aucune autre forme de procès. Une telle façon de faire est attentatoire aux libertés publiques. Il s’y ajoute que les interdictions des marches contre les concessions accordées à Frank Timis, faites par les services d’un ministre de l’Intérieur nommé Aly Ngouille Ndiaye, ne peuvent pas manquer de gêner. L’actuel ministre de l’Intérieur est dans le viseur de ceux qui fustigent les contrats signés avec Timis corporation, du fait qu’il en était le maître d’œuvre du temps où il était en charge du ministère des Energies. Quelque part, en faisant interdire les marches, le ministre de l’Intérieur agirait pour ses propres intérêts.
On devra aussi retenir que les interdictions répétées des marches de l’opposition donnent l’impression d’une certaine phobie du pouvoir et présente le Sénégal sous une image peu reluisante. En outre, les déchaînements de violence de la part des forces de sécurité peuvent donner lieu à des bavures graves. On tremble encore devant cette image, figée par les caméras des télévisions et des photographes, d’un policier qui a dégainé son arme en direction du convoi de Ousmane Sonko. Quelles seraient les conséquences si ce policier en était arrivé à ouvrir le feu ? On ose espérer qu’une enquête administrative serait ouverte sur cette situation pour situer les responsabilités, car ce serait jouer avec le feu que de donner l’impression aux policiers qu’ils pourraient dégainer impunément contre des manifestants pacifiques qui ne les menaceraient guère.

LA CORRUPTION EST UN CRIME ECONOMIQUE QUI NE RIME PAS AVEC SECRET D’ETAT PAR SEYBANI SOUGOU

« Le message du Procureur du pouvoir (Bassirou Gueye) pourrait être résumé en ces termes : Macky Sall et son frère Aliou Sall ont pillé les deniers publics, mais gardez le silence : c’est un secret d’état !»
Dans aucun pays au monde (sauf au Sénégal), les voleurs de deniers publics ne sont habilités à réclamer le droit au secret. évoquer un quelconque secret d’état lié à la publication n°94/2012 du rapport de l’Ige après le carnage financier révélé par la BBc relatif à l’énorme scandale Petorin, c’est insulter l’intelligence de 14 millions de sénégalais. le secret d’état n’existe pas lorsqu’il y a spoliation des ressources d’un pays par une bande de malfrats. Quel que soit le statut du malfaiteur, fusse t’il Président de la république. En Corée, l’ex-Présidente Park Geun-hYe a été destituée en 2017, reconnue coupable de corruption et d’abus de pouvoir et condamnée à 24 ans de prison et à une amende record de 13 millions d’euros. L’ex Présidente Park Geun-hYe avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards à deux fondations contrôlées par une de ses amies. Dans un réquisitoire extrêmement sévère, le Juge a déclaré que « l’ex présidente a abusé du pouvoir que les citoyens lui ont confié »
Précisant que cette peine sévère était nécessaire pour envoyer un message fort aux futurs dirigeants. au Brésil, l’ex Président lui a a été condamné et emprisonné pour corruption et blanchiment d’argent, reconnu coupable d’avoir accepté plus d’un million d’euros de la part d’une entreprise en contrepartie de son intervention pour l’attribution de contrats avec la société pétrolière PETROBAS. Si Macky Sall était au Brésil ou en Corée du Sud, la messe serait dite depuis longtemps (destitution + emprisonnement). dans l’énorme scandale du « Petro Tim », l’évocation du secret d’état est une fiction juridique.
Le secret d’état ne s’applique ni aux malversations, ni à la corruption
En Afrique, et surtout en Afrique subsaharienne, les régimes ont tendance à user et abuser de concepts juridiques pour berner le peuple. une définition du secret d’état permet de savoir qu’elle est à mille lieux éloignée du rapport n°94/2012 de l’Ige, dont le contenu traite de faits relevant de malversations, d’abus de pouvoir, de petits arrangements entre amis sur le dos du peuple et in fine de corruption (passive et active). Secret d’état et corruption sont 2 notions totalement antinomiques
Le secret d’État « consiste à ne pas divulguer des informations vitales ou stratégiques de nature à compromettre les intérêts ou la sécurité de l’état ».
La corruption désigne « le fait pour une personne publique ou privée, de solliciter ou d’accepter un don ou un avantage quelconque en vue d’accomplir, ou de s’abstenir d’accomplir, un acte entrant dans le cadre de ses fonctions, pour en tirer un profit manifeste ». la conscience de l’ampleur et de la gravité de la corruption par la communauté internationale s’est manifestée par l’adoption de plusieurs textes au niveau international : le Protocole de la Cedeao contre la corruption (2001), la convention de l’union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (2003), la convention des nations unies contre la criminalité transnationale organisée (2003), et la convention des nations unies contre la corruption (2003). la corruption est considérée comme un crime économique par les institutions internationales, dans la mesure où elle sape tout effort de développement, et compromet gravement l’avenir de millions d’individus. ce n’est pas parce que la page 1 du rapport n°94/2012 mentionne que toute personne détenant « ledit document tombe sous le coup des lois et décrets sur les crimes et délits contre la sûreté de l’état » qu’il faut prendre cette « référence » pour argent comptant Les centaines de milliers, voire les millions de sénégalais qui ont pris connaissance du rapport de l’IGE et se sont rendus compte que le rapport mettait à nu un ignoble deal au plus niveau de l’Etat. C’est une farce grotesque que de croire que ces millions de sénégalais seront sanctionnés pour atteinte à la sûreté de l’Etat (le rapport de l’IGE est déclassifié de fait, puisqu’il est déjà sur la place publique)!
Le rapport de l’Ige n°94/2012 révèle des pratiques mafieuses de captation des deniers publics, des actes de malversations, de corruption et de concussion. ces infractions relèvent du crime économique et n’ont rien à voir avec le secret d’etat. il ne s’agit nullement du secret d’état, mais plutôt d’une affaire de grand banditisme, sur fond de pillage des deniers publics.
Une lecture attentive des 46 pages du rapport N°94/2012 de l’IGE démontre qu’aucune information fournie n’est de nature à mettre en péril la sécurité de l’Etat du Sénégal.
au contraire, les 2 inspecteurs d’état, Gallo SaMBe et Oumar Sarr (dont le patriotisme est à saluer), ont alerté Macky Sall de l’irrégularité de la convention avec Petro Tim, en soulignant que la demande introduite par Petro Tim ne pourrait en aucun cas donner lieu à la conclusion d’une convention valide (cf page 30 du rapport). Mieux, les 2 inspecteurs ont évalué le lourd préjudice subi par le Sénégal en précisant «qu’une nouvelle approbation est improductive, qu’elle ne donnerait lieu à aucun versement de fonds ou gains immédiats pour l’Etat, et que rien ne justifiait une telle précipitation pour la signature des décrets d’approbation ».
Cette conclusion partielle des 2 enquêteurs consignée à la page 44 du rapport de l’Ige est d’une extrême gravité pour Macky Sall, puisqu’elle assimile la signature des décrets d’approbation à un acte antipatriotique. cet élément suffit à lui seul, pour enclencher, sans délai une mise en accusation de Macky Sall pour des actes constitutifs de haute trahison. en signant les 2 décrets d’approbation, en toute connaissance de cause (puisqu’il est écrit noir sur blanc, que l’approbation n’apportait gain pour le Sénégal), Macky Sall a trahi les intérêts du Sénégal, qu’il est censé défendre et s’est révélé un Président irresponsable et indigne qui ne mérite pas la confiance des sénégalais pour avoir failli gravement aux obligations liées à sa charge. L’intérêt du rapport de l’Ige est d’avoir informé les citoyens sénégalais que de hauts responsables aux commandes de l’état n’ont aucune moralité pour se servir des deniers publics.
La lutte contre la corruption est un Droit Constitutionnel
La loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la constitution reconnait de nouveaux droits aux citoyens sénégalais, dont le droit à un environnement sain, et le droit sur leurs ressources naturelles. du titre ii intitulé « des droits et libertés fondamentaux et des devoirs des citoyens », l’article 25-3 dispose que « Tout citoyen a le devoir de défendre la patrie contre toute agression et de contribuer à la lutte contre la corruption et la concussion »
tout citoyen disposant d’informations relatives à des faits de corruption a le devoir de porter ces éléments à la connaissance du public, afin de défendre l’intérêt Général. la lutte contre la corruption est non seulement un devoir mais également un droit garanti par la constitution. en matière de lutte contre la corruption, le droit d’accès à l’information prévaut sur toute autre considération (il n’y a pas de secret d’état qui vaille).
Apporter des modifications juridiques au fonctionnement de l’IGE en distinguant clairement ce qui relève du secret d’Etat, des faits délictuels liés à la corruption
Dans sa fonction supérieure de contrôle de l’ordre administratif, l’Ige effectue sous le sceau du secret des missions de vérifications, d’audit, d’évaluation d’études et d’enquêtes. le carnage financier lié à l’affaire Petro Tim a largement démontré que sous couvert de « secret », les tenants du pouvoir pouvaient s’adonner à des actes de malversations, de corruption, de détournement, de pillage des deniers publics et d’abus de pouvoir, et même agir contre les intérêts du Sénégal, en invoquant le « secret des rapports de l’Ige ». il s’agit là d’un détournement grave de la notion de « secret d’état » en vue de couvrir des faits de corruption et de concussion. N’eut été la diffusion massive du rapport de l’Ige n°94/2012, les sénégalais n’auraient jamais su le degré de corruption d’une partie de ses élites et le manque de patriotisme de leurs dirigeants.
Aujourd’hui, il y a une sorte de fourre-tout dans les rapports de l’IGE, qui donne l’impression que la corruption relève du secret d’Etat, ce qui est totalement faux
Pour éviter que des dirigeants malfrats ne s’abritent sur la notion de secret pour couvrir leurs forfaitures, des modifications juridiques rapides s’imposent : tout ce qui porte atteinte à la sécurité de l’état (informations confidentielles et stratégiques) doit faire l’objet de rapports estampillés « secret », ce qui est déjà le cas actuellement, en revanche, tous les rapports faisant état des pratiques de corruption doivent être mis à la disposition du public : le vol des deniers publics n’a rien de confidentiel (il s’agit d’un crime économique).
Rappelons que des centaines de milliers d’enfants ne peuvent être scolarisés ou soignés à cause de la cupidité et des turpitudes de dirigeants qui confondent les caisses de l’état avec leurs tiroirs personnels.
La justice sénégalaise n’est ni crédible, ni indépendante pour traiter l’affaire PETROTIM
Après la prière de l’aïd al-fitr marquant la fin du ramadan, Macky Sall a dénoncé de fausses allégations concernant l’affaire Petro Tim, prétendant que celles-ci sont sans fondement. a partir du moment où Macky Sall a orienté l’enquête en rejetant d’emblée les graves accusations portées contre son frère Aliou Sall, en violation totale du principe de la séparation des pouvoirs (grave délit d’entrave au fonctionnement de la justice), pourquoi les sénégalais perdraient leur temps à écouter un pseudo Procureur qui a toujours relayé, la voix de son maître, sans sourciller ? Bassirou Guèye osera t’il affirmer qu’Aliou Sall est coupable alors que son frère Macky Sall (qui lui donne des ordres) a dit le contraire ? la preuve que la justice sénégalaise ne fera strictement dans l’affaire Petro Tim est apportée par l’incroyable déclaration du Ministre de la Justice Malick Sall « Aliou Sall a dit que tout ce qui a été dit contre lui est faux. il a nié les faits. Je ne pense pas qu’un musulman comme Aliou Sall, revenant de la Mecque pour la Oumra, puisse se fourrer dans ces histoires de corruption ». une histoire à tomber debout : quelqu’un qui est allé à la Mecque ne peut être corrompu ! a croire que le ridicule ne tue plus au Sénégal. Ainsi donc, l’ordre de disculper Aliou Sall a été donné publiquement par Macky Sall (qui risque gros si son frère y passe) et son zélé Ministre de la Justice. Si la justice sénégalaise recèle en son sein de nombreux magistrats intègres et professionnels, Bassirou Gueye est une tache noire qui jette l’opprobre et le discrédit sur sa corporation. dans cette affaire, la justice sénégalaise déjà disqualifiée par le régime, n’agira jamais pour la manifestation de la vérité.
Dans le scandale PETROTIM, la vérité des faits ne peut jaillir que des juridictions internationales (on peut le regretter mais c’est ainsi sous le magistère de Macky Sall).
Dans une excellente contribution publiée, intitulée « foutage de gueule », le journaliste Mamadou Oumar Ndiaye a remarquablement traduit l’indignation des sénégalais après le cirque du procureur du pouvoir qui ressemble à un conte pour enfants mais qui n’est rien d’autre qu’une « Foutaise ». Si le but de Bassirou Gueye était de se moquer des sénégalais, sa mission est accomplie !Seybani SOUGOU E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Samuel Sarr à la Section de Recherches ce mardi

http://www.seneweb.com L’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr fait partie des personnes ayant introduit Frank Timis au Sénégal du temps de Me Abdoulaye Wade. Aussi, il devrait pouvoir apporter des éléments aux enquêteurs.
Selon le quotidien Libération, ce sera chose faite dès ce matin. En effet, l’ex-directeur général de la Senelec fera face, ce mardi matin, à la Section de Recherches de la gendarmerie nationale sise à Colobane.

Affaire du TF 1451/R : Le rapport de la commission attendue au mois d’août

http://www.seneweb.com Au moment où les yeux des Sénégalais sont braqués sur la Division des investigations criminelles (Dic) et la Section de recherches qui doivent mener l’enquête sur le « Scandale à 100 milliards de dollars » ébruité par la BBC dans le reportage de Mayeni Jones, un autre dossier tout aussi sulfureux connaît des avancées des avancées notoires.
Selon L’AS, qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mardi, « plus de 20 personnes ont été cuisinées par la commission d’enquête parlementaire mise en place pour faire la lumière sur l’affaire des 94 milliards du TF 1451/R » ayant fait l’objet d’une vive polémique entre Ousmane Sonko et Mamour Diallo qui continue de tenir l’opinion en haleine.
Cette commission, dirigée par le député socialiste, prévoit d’entendre, dans les prochains, les deux principaux protagonistes de ce dossier, par ailleurs Inspecteurs des impôts et domaines de profession, que sont Ousmane Sonko et Mamour Diallo. Travaillant en mode fast-track, elle doit déposer son rapport tant attendu au mois d’août.

Montage de sociétés immobilières : Abdoul Mbaye accusé de…

http://www.seneweb.com « L’ancien Premier ministre accuse Aliou Sall d’être passé par la société Agritrans, gérée par son oncle, pour percevoir des commissions présumées. À charge pour le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) de prouver le contraire. N’empêche, Abdoul Mbaye, qui s’est érigé en chantre de l’éthique, a le nom de son…assistante (Marième Paulèle Fall) pour monter deux sociétés immobilières (Scp Ecumes et Dire Immobilier). L’une, qui fait dans le haut standing sur un terrain qui devait accueillir le siège de la Fondation Kéba Mbaye reconnue d’utilité publique, livre déjà des appartements avec vue sur mer vendus à prix d’or. Mieux, le projet a bénéficié d’un financement de la Bhs, chargée d’accompagner l’habitat…social, dont l’actuel Dg avait été recruté au service crédit par Abdoul Mbaye qui a dirigé cette banque pendant plusieurs années », écrit Libération.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 18/06/2019

Commission d’enquête parlementaire

La Commission d’Enquête Parlementaire sur les 94 milliards Fcfa est de plain-pied dans ses auditions. D’après des sources de «L’As», plus de 20 personnes ont défilé devant les enquêteurs pour éclairer la lanterne des parlementaires sur ce scandale ébruité par le député Ousmane Sonko et qui mouille de hauts dignitaires du pays dont l’ancien directeur des Domaine Mamadou Mamour Diallo. D’ailleurs, «L’As» a appris que le leader des Pastef et son ancien collègue aux Imports et Domaines qu’il mouille dans ce scandale, seront bientôt devant l’équipe dirigée par Cheikh Seck. En effet, la Commission doit déposer son rapport au mois d’aout, mais puisqu’on est en mode Fast track, les enquêteurs veulent boucler la boucle au plus tard au mois de juillet.

Opération de sécurisation dans les «grottes»

Le 13 juin dernier, de 18H35 à 21H00, la Sûreté Urbaine du Commissariat Central de Dakar, renforcée par la SIRA, la Brigade canine de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), a mené une opération de sécurisation d’envergure sur la corniche Est et les dents de la mer. L’opération a permis d’interpeller 22 individus dont 14 pour vérification d’identité, 1 pour ivresse publique manifeste, 5 pour détention et usage de chanvre indien et 2 pour détention et trafic de chanvre indien portant sur sept 7 cornets. Le chien renifleur de l’Ocrtis a également permis de découvrir des cornets de chanvre indien soigneusement dissimulés dans un sachet en plastique, informe dans un communiqué le Bureau des relations publiques de la Police.

Ibrahima Macodou Fall et le TER

Ibrahima Macodou Fall Directeur Général de la Nouvelle Société Textile du Sénégal (NSTS) vient de montrer qu’il est l’un des plus grands défenseurs du projet du Train Express Régional (TER). A la suite de la récente visite du Président de la République Macky Sall aux gares de Dakar, Colobane et Keur Massar, pour s’enquérir de l’état de mise en œuvre du projet, Ibrahima Macodou Fall affirme que le Train Express Régional (TER) demeure l’un des meilleurs investissements publics de ces dernières années. C’est surtout, à ses yeux, parce que le TER et les ouvrages liés sont porteurs de prospérité. C’est ainsi, dit-il, que les impacts aux plans social, économique, environnemental, et les gains de bien-être pour les sénégalais seront énormes.

Procès en appel de Barthelemy Dias

Restons au Palais de justice pour dire qu’il va grouiller de monde. Et pour cause ! Les militants du parti d’Abdoul Mbaye vont y croiser aujourd’hui les Khalifistes. En effet, le procès en appel du maire de Mermoz Sacré Cœur, Barthelemy Dias, contre Ndiaga Diouf sera ouvert aujourd’hui. Et les Khalifistes ont sonné la mobilisation pour soutenir le tonitruant Dias fils. Il faut rappeler que l’édile de Mermoz Sacré Cœur est poursuivi pour homicide involontaire. Il avait tiré sur les nervis envoyés par le parti démocratique sénégalais (Pds) à la mairie.

Examens du Cfee et d’entrée en 6e

Les examens pour les candidats en classe de CM2 démarrent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Ainsi les potaches vont se pencher ce jour sur les épreuves du certificat d’études et de l’entrée en sixième. Les autorités académiques disent avoir pris toutes les dispositions pour un bon déroulement des examens. La question des candidats sans extraits de naissance a été prise en compte. Seulement, hier, un candidat d’une école élémentaire de Dakar n’a pas reçu son numéro de table parce qu’il ne figure pas sur la liste des candidats. Son enseignant avait saisi les autorités académiques. Est-ce que ces cas seront acceptés aujourd’hui dans les centres, comme l’avait promis le directeur des Examens et Concours ? « Wait and see ». Et on vous édifiera.

Certificat d’Etudes

A Fatick, tout est fin prêt pour un bon déroulement de l’examen du CFFE. En effet, les 116 centres que compte l’Inspection d’Académie (IA) vont accueillir 17.965 candidats ainsi répartis : 10.043 filles et 7.922 garçons. L’IEF de Foundiougne accueille le plus d’élèves avec 5.643 candidats dont 3075 filles et 2566 garçons, suivie de l’IEF de Dioffior qui compte 5243. Vient ensuite L’IEF de Fatick avec 4869 potaches. Enfin, Gossas avec 2210 candidats ferme la marche. Revenant sur le taux de réussite de Cfee qui, l’année dernière, se situait au delà de 60%, l’Inspecteur d’Académie dit tabler sur un taux de 90%. A souligner que cette année, il est permis aux élèves n’ayant pas été enregistrés à l’état civil de passer leurs examens. Ainsi à l’IA de Fatick, 500 candidats sans extraits de naissance pourront passer l’examen en toute quiétude.

Manifestations de la diaspora devant l’ITIE à Paris

La lutte pour la transparence dans la cession des licences des blocs offshore de Cayar et Saint-Louis s’est exportée. Après la manifestation, vendredi, de la plateforme «Aar Li nu bokk» à Paris, nos compatriotes résidant en France ont récidivé hier. Ils se sont mobilisés devant le siège de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) pour vilipender le régime de Macky Sall. Le président de la structure qui présidait une réunion du conseil d’administration de l’ITIE est descendu pour écouter les complaintes des Sénégalais. Ils ont taxé le président Macky Sall de pilleur de nos ressources naturelles. Selon eux, c’est une bande de mafia qui a mis main basse sur nos ressources naturelles. Ainsi, ils ont demandé au président de l’ITIE de retirer leur satisfecit au Sénégal. Le président de l’ITIE a tenu à rappeler que le Sénégal a envoyé sa lettre d’adhésion en 2013. Donc bien avant la cession des licences à Petro-tim. Donc pas de satisfecit en 2012, mais 2016. Il a souligné que ce n’est pas de la mission de l’ITIE de venir enquêter sur cette affaire, mais que le Sénégal sera soumis aux 32 critères d’évaluation de sa gestion des ressources naturelles. Aussi un expert international indépendant va examiner le dossier avant que l’Itie ne donne un avis.

Un quartier de Louga ravagé par un incendie

Un violent incendie s’est déclaré hier, lundi 17 juin, vers 19 heures au quartier Médina-Garage situé à la périphérie de Louga, derrière Keur Serigne Louga. D’après nos confrères de «seneweb», les dégâts matériels sont énormes. En effet, 43 cases, du bétail, de la volaille et des habits sont réduits en cendres. Les sapeurs pompiers de Louga ont rallié les lieux pour éteindre les flammes vers 21 heures. Pour le moment, l’origine de ce grave sinistre reste inconnue. La police a ouvert une enquête.

Bp, l’Anps et la tyrannie des réseaux sociaux

Décidément au Sénégal désormais, il y a du pétrole partout. Et la suspicion a atteint un niveau jamais égalé. Ce ne sont pas les membres de l’Anps qui démentiront. Eux qui ont essuyé des critiques infondées sur Facebook, simplement parce qu’ils ont reçu une subvention de Bp dans le cadre de la couverture de la Can alors que la convention date de plusieurs mois. Dire que la tyrannie sur les réseaux sociaux est en train de prendre des proportions inquiétantes…

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