Edition Soir de la Revue de la presse du Mardi 18 Juin 2019

Revue de la presse du Mardi 18 Juin
Revue de la presse du Mardi 18 Juin

DOSSIER SUEZ : MIGNANE DIOUF CONVOQUÉ À L’ARMP

http://www.emedia.sn Le coordonnateur du Forum social sénégalais est convoqué à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), ce mardi, à 11h30. Mamadou Mignane Diouf est convoqué pour audition dans le dossier Suez

Mignane Diouf qui dénonce un deal entre Suez et les autorités du ministère de l’Hydraulique dans ce dossier a annoncé une plainte contre le groupe français devant le tribunal de première instance de Paris.

Contrat d’affermage:Mignane Diouf redoute le résultat des auditions à l’Armp

http://www.seneweb.com Le coordonateur du forum social poursuit sa campagne de dénonciation  dans l’affaire du contrat d’affermage. C’est ainsi que Mamadou Mignane Diouf a répondu ce mardi à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) sur le dossier Sde-Suez relatif à l’attribution du marché de l’eau au Sénégal.

Seulement, M. Diouf semble peu convaincu du moment choisi pour procéder aux auditions. ‘’Nous avons aussi évoqué le paradoxe, d’attendre d’avoir attribué le marché pour nous auditionner et ils nous disent que c’est deux procédures différentes’’, relève Mamadou Mignane Diouf.

Le coordonnateur du forum social n’entend pas pour autant baisser les bras. En effet, il est prévu une saisine de  l’Ofnac, ainsi qu’une  plainte contre Suez dans son pays en France.

Face à l’Armp, Mignane Diouf a tenté de prouver la véracité de ses propos  d’accusations de corruption et de conflit d’intérêt. ‘’Nous avons essayé de prouver qu’il y a conflit d’intérêt dès l’instant que Suez estadjudicataire des travaux qui se font à Keur Momar Sarr dans ce qu’ils appellent le Kms3. La même entreprise qui a construit va réceptionner le travail  pour faire de l’affermage,  ce n’est pas logique’’, explique M. Diouf. Qui n’a pas manqué de pointer du doigt les dons attribués à l’ancien ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye, par Suez.  ‘’On ne peut pas lancer un appel d’offre international et recevoir des dons, une générosité d’une des entreprises  qui participe à la soumission de l’appel d’offre. Ils n’ont pas réfuté ces allégations de dons  et nous avons tous les documents qui montrent que le processus n’a jamais été transparent’’, s’indigne t-il.

Mignane Diouf n’a pas manqué de revenir sur les offres financières de Suez. A ce sujet, le coordonnateur du forum social renseigne que la société française propose un prix plus élevé que la Sde par M3. ‘’ Ce qui fait un manque à gagner de 50 milliards dans la différence des prix sur les 15 ans du contrat d’affermage. Je ne peux pas comprendre qu’on veuille aller vers la diminution du coût du M3 pour les Sénégalais et choisir le plus cher’’, s’interroge M. Diouf. Avant de poursuivre : ‘’Pour les frais de connexion au réseau, Suez propose 231 mille alors que Sde propose  90 mille franc’’.

Un ensemble  d’arguments que Mamadou Mignane Diouf a présentés à l’Armp afin de faire retirer le contrat à la société française. ‘’Suez est connue dans le monde comme la société la plus corrompue de l’Europe et de l’Amérique. Nous avons dit qu’on va leur donner des papiers prouvant beaucoup de cas de corruption impliquant Suez’’,conclut-il.

AUDITION DE MIGNANE DIOUF À L’ARMP : «SUEZ SERA TRADUIT DANS LES JURIDICTIONS INTERNATIONALES»

http://www.emedia.sn La Sde continue de contester le contrat d’affermage de l’eau attribué à Suez. Selon les responsables de la société hydraulique, l’attribution à Suez, actée à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), n’est pas légale. Pour obtenir gain de cause, la Sde compte même internationaliser le combat en portant plainte contre Suez en France. Une information livrée par le coordonnateur du Forum social, Mamadou Mignane Diouf.

Diouf, qui était convoqué, ce matin, par l’Armp (Autorité de régulation de marchés publics) a déclaré détenir des éléments probants, qu’il y a eu conflits d’intérêts, soupçons de corruption dans des dons, sur ce dossier qui implique l’ancien ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye. « Au courant 2016, Suez a offert des voitures à la mairie de Saint-Louis alors que le contrat d’affermage de l’eau devrait être renouvelé au mois de décembre de la même année », a-t-il révélé à sa sortie d’audience avec les responsables de l’Armp.

Poursuivant, le coordonnateur du Forum social sénégalais a déclaré : « Nous avons été très gênés de constater qu’il y a 48h, l’Armp a validé le marché proposé par la commission du ministère en faisant, pratiquement, abstraction de toutes les anomalies qui étaient décelées ici et là, et qui sont relatives à de la corruption et à des conflits d’intérêts ».

A l’en croire, l’Ofnac a été saisie et les avocats de la Sde sont en train voir les autres juridictions internationales compétentes pour une saisine. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA

CEDEAO : pour le ministre Adama Koné, «la monnaie unique n’est plus une utopie technocratique»

 (Agence Ecofin) – Depuis ce lundi 17 juin, les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont réunis à Abidjan. Sur la table des discussions, le projet de la monnaie unique, prévue pour remplacer la plupart des devises nationales des pays de la région, d’ici 2020.

S’exprimant à l’occasion du lancement de la rencontre, le ministre ivoirien des Finances, Adama Koné (photo), a reconnu que de nombreux défis restaient à relever, jusqu’à l’achèvement du projet. Ceux-ci sont essentiellement liés aux obstacles à la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes à l’intérieur de l’espace CEDEAO.

D’après le responsable, « il y a une volonté politique » des dirigeants ouest-africains, dont plusieurs sont parfois accusés d’être peu enclins à abandonner le très controversé franc CFA.

« La monnaie unique n’est plus une utopie technocratique », a-t-il ajouté.

Cette rencontre intervient alors que de nombreux observateurs ont émis des doutes sur la capacité des pays de la région à réaliser cet objectif. Vieux de plus de trente ans, le projet avait été porté par les pères fondateurs de la CEDEAO, mais avait fini par devenir un « simple serpent de mer », sans qu’aucune action concrète d’envergure n’ait été prise en sa faveur.

De nombreuses questions devraient être abordées par les experts. D’après Jean-Claude Brou, président de la Commission de la CEDEAO, il s’agira des nom et symbole de la future monnaie unique,  du choix du régime de change et du modèle de banque centrale.

Les résultats issus des discussions feront l’objet d’un rapport qui sera soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, lors de leur prochain sommet à Abuja le 29 juin.Moutiou Adjibi Nourou

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 LES DESSOUS DU BRAS DE FER ENTRE DOUANIERS ET COMMERÇANTS

http://www.enqueteplus.com Sous peu, manger, s’habiller, construire et même équiper sa chambre risque de devenir davantage compliqué pour les Sénégalais aux revenus modestes.

Sous peu, manger, s’habiller, construire et même équiper sa chambre risque de devenir davantage compliqué pour les Sénégalais aux revenus modestes. C’est ce qu’il faut retenir des nouvelles procédures de tarification adoptées par la douane depuis le 31 mai et entrées en vigueur le 10 juin dernier, si l’on en croit certains privés s’activant dans le Commerce. Mais de l’avis de nos interlocuteurs de la Douane, tout ce bruit cache mal des intérêts inavoués. Que cache-t-on dans cette affaire ?

On en sait un peu plus sur le conflit latent entre la douane et certains privés qui s’activent au port autonome de Dakar. Avec la Tabaski qui profile à l’horizon, il ne faudrait pas s’étonner qu’il y ait une hausse vertigineuse et généralisée sur certains produits à grande consommation, notamment le tissu. Du basin simple au basin riche en passant par le wax, les cols, écharpes, foulards, la broderie, le khartoum, Pendjab, tissu jean, rideau velours… Bref, presque tous les types de tissus sont frappés de manière assez brutale par la hausse des tarifs douaniers entrainée par les nouvelles procédures douanières. Et parfois, les hausses dans certains produits peuvent aller du simple au double. Selon certaines sources, certains conteneurs sont d’ailleurs bloqués au port autonome de Dakar à cause de ces augmentations que certains opérateurs économiques refusent catégoriquement de supporter. Touchés par cette mesure qu’ils jugent “incompréhensible et injustifiée’’, certains commerçants, malgré le week-end, se sont rencontrés le dimanche pour protester vigoureusement. A cette occasion, ils avaient tout bonnement décidé de faire usage de tous les moyens que leur offre le droit pour se battre contre la décision. D’ailleurs à cet effet, ils avaient décrété un mot d’ordre de grève de 24 heures à partir de ce jour.

A l’examen du document controversé, il résulte que la “hausse’’ n’épargne pratiquement aucun secteur. A titre d’exemple, pour ce qui est du tissu brodé, il fallait auparavant débourser 3 millions de francs Cfa pour un conteneur de 20 pieds. Cela revenait, expliquent certaines sources, à moins de 100 francs le yard pour certains types de tissu. Avec la hausse, il va falloir débourser jusqu’à 150 francs le yard. C’est le cas par exemple pour la broderie en pièce coton et synthétique d’origines turques et chinoises. Pour celle originaire d’Autriche, il faudra payer jusqu’à 3850 francs. Même tarif pour le basin riche toutes origines. Si l’on sait qu’un conteneur peut contenir des milliers et des milliers de yards, il convient de signaler que la hausse va simplement se chiffrer à des millions de francs Cfa.

Huiles, boissons alcoolisées, biscuits, bonbons, café, cigarettes…

En cette veille de tabaski, voilà de quoi donner des vertiges aux chefs de familles qui peinent à joindre les deux bouts, si rien n’est fait. Et comme pour couronner le tout, les hausses sont également “excessives’’ sur les produits alimentaires. Les huiles, les boissons alcoolisées, les biscuits, les bonbons, le café, les cigarettes, le corn bœuf, la moutarde, le lait en poudre, le thé… La liste des produits qui risquent de voir les taxes y afférentes augmentés est loin d’être exhaustive. Pour le lait en poudre d’origine animale, il faudra payer 2200 francs le kg, 1400 francs pour le végétal. Aussi, alors qu’on n’a pas fini d’épiloguer sur la hausse du ciment, de nouvelles augmentations vont également s’ajouter sur certains matériaux de construction, et de manière générale, sur plusieurs produits relatifs aux BTP ainsi que les produits informatiques. Notre interlocuteur de regretter qu’au moment où l’Etat étrangle les Sénégalais à travers des taxes, des études montrent qu’il accorde à tout-va des exonérations qui profitent surtout à des entreprises étrangères. Mais le plus dirimant dans cette affaire, selon une source douanière, c’est que les nouvelles formes de tarification en plus d’être excessives sont également difficiles à mettre en œuvre. “C’est comme si la douane, d’un coup, veut se substituer au commerçant en exécutant le rôle qui était jusque-là dévolu à ce dernier. Pour faire simple, avant, pour un conteneur qui contenait des carreaux ainsi que d’autres types produits, on le qualifiait “carreaux plus’’ et le propriétaire payait 1,5 million. Pour un conteneur qui ne contenait que des carreaux, il paie 1 million. Maintenant, on veut qu’en plus des carreaux que l’on procède au dédouanement de chaque produit. Ce qui risque d’être très compliqué.’’

La douane parle de “mesures correctives’’

Dans ses motivations, la douane parle plutôt de “mesures correctives’’ et dit avoir constaté de nombreux “dysfonctionnements’’ sur la détermination de la valeur en douane, lors du dédouanement. “En effet, lit-on dans la note de service, des importateurs procèdent à des sous-évaluations de certaines marchandises importées. Cette situation porte préjudice aux intérêts du trésor public, met en péril une bonne partie du tissu industriel local et fausse les règles de concurrence.’’ De ce fait, la douane s’est voulue ferme, en enjoignant à ses services de veiller à ce que les contrôles physiques soient effectués par les vérificateurs, afin de s’assurer de l’évaluation correcte des marchandises. “Il est formellement interdit de dédouaner les conteneurs sur la base de barèmes forfaitaires.’’ Des sources douanières se veulent toutefois assez sceptiques quant à l’applicabilité même de la mesure. Elles renseignent qu’en 2016 déjà, une initiative du genre avait été menée, mais s’était soldée par un échec. “Les transitaires et commerçants avaient rué dans les brancards et l’Etat avait fini par reculer, parce que cela allait indubitablement impacter les prix à forte consommation. On se demande d’ailleurs pourquoi cette mesure, qui était rangée dans les tiroirs, a été remise sur la table’’, ont-ils fulminé.

Nébuleuse commerçante

En vérité, l’une des raisons de ce branle-bas réside dans le fait que les procédures de contrôle vont être plus strictes. Tout sera indexé sur la base des valeurs réelles des marchandises. “Une bonne partie du problème réside dans le fait qu’une “quantité industrielle’’ de “containers fourre-tout’’ où du matériel de carrelage peut côtoyer le matériel électroménager, des produits alimentaires comme le poivre. Bref, toutes sortes de produits difficiles à évaluer, débarquent tous les jours au Port’’. Conséquence, la Douane, “pour contourner ce problème, appliquait un barème approximatif, un taux global suivant le container qui ne reflète pas la vraie valeur de la marchandise’’. Or, ce qui change désormais, et qui, selon l’avis de la Douane, fait grincer les dents, c’est que ce taux global disparaît. “Le dédouanement se faisant désormais suivant le groupe de marchandises à dédouaner, même si cela prend plus de temps, et selon leur valeur réelle. De ce fait, les containers fourre-tout, c’est fini’’, assène-t-on. Selon nos interlocuteurs, cela n’arrange pas certains commerçants de l’Informel pas plus que les “passeurs de pièces’’ commis à ces taches de dédouanement. Les “passeurs de pièces’’ sont des transitaires informels ne disposant pas d’agrément, mais qui ont assez d’entregent pour passer entre les mailles du filet et négocier avec certains douaniers des tarifs de dédouanement complaisants. Il ressort de nos investigations que les passeurs de douane sont beaucoup plus nombreux que les transitaires et déclarants en Douane en règle. Notre source est formelle : “ils sont très actifs, liés à certains commerçants, ne respectent pas la loi et veulent continuer ainsi’’. Avec les nouvelles mesures, ils vont “malheureusement pour eux disparaître’’. “Ce sont des gens qui vivent de l’anarchie, certains sont d’anciens petits commerçants reconvertis…’’ Selon nos interlocuteurs douaniers, “ce bruit procède de la protection d’intérêts indus. Il n’y aura aucune incidence sur les prix qui va découler de la responsabilité de la Douane. Les industriels, les commerçants organisés et les transitaires disposant d’agrément en bonne et due forme n’ont rien à craindre. Bien au contraire. Ce sont ceux qui vivent de l’anarchie qui ont des choses à craindre’’.

ENCONTRE DOUANE Les quatre mesures phares pour calmer les ardeurs

Pour désamorcer la bombe, une réunion tripartite a été tenue, hier, à la Direction générale des douanes et a duré plus de trois tours d’horloge. Ont été présents le directeur général de la Douane avec 18 de ses collaborateurs, la délégation de Unacois yessal amenée par son directeur exécutif Alla Dieng, ainsi que des représentants des commissionnaires en douane ou transitaires. Dans l’ensemble, la réunion s’est bien déroulée, selon Idy Thiam, et quatre mesures phares ont été prises. D’abord, en ce qui concerne les nombreux conteneurs bloqués au port et qui sont entrés au port avant l’entrée en vigueur de la note de service, l’administration douanière, selon Monsieur Thiam, a admis leur dédouanement selon l’ancienne procédure. Pour ce qui des nouvelles dispositions, il a été décidé de mettre sur pied une commission d’harmonisation des positions sur les valeurs. Cette commission va devoir présenter ses conclusions dans 45 jours. Elle sera composée de commerçants représentés par Unacois yessal, des représentants des transitaires, d’industriels, ainsi que de l’administration douanière. Pendant que les autres associations de commerçants ont préféré boycotté la rencontre, certaines en exigeant le retrait de la mesure administrative, l’Unacois yessal, elle, s’est faite porte-parole des commerçants. Son directeur exécutif se réjouit : “Il faut préciser que l’objectif principal de cette note de service qui change les procédures de dédouanement est que les importations n’affectent pas nos produits locaux. Nous sommes entièrement parties prenantes et nous allons travailler avec l’Etat pour trouver ensemble les solutions les meilleures’’. Les différents acteurs présents au rendez-vous se sont engagés à mettre en œuvre les conclusions qui seront issues des travaux de la commission mixte. Mieux, un comité de veille sera mis en place, renseigne Idy Thiam, pour s’assurer d’une mise en œuvre correcte des décisions. Aux commerçants qui ont décrété une journée morte dans les marchés du Sénégal, en ce jour de mardi, il rétorque : “Tout le monde ira au travail demain. Ces gens ne peuvent pas parler au nom des commerçants’’. M. WANE & MOR AMAR

LA DOUANE EN CROISADE CONTRE LES COMMERÇANTS ET TRANSITAIRES VEREUX

LeTemoin-Rien ne sera plus comme avant ! Un serment que la direction générale des douanes s’engage à respecter dans sa lutte contre la fraude douanière sous toutes ses formes qu’il s’agisse des sous-facturations, des minorations de valeurs et autres

Plus de 300 milliards de préjudice pour le Trésor public chaque année

Rien ne sera plus comme avant ! Un serment que la direction générale des douanes s’engage à respecter dans sa lutte contre la fraude douanière sous toutes ses formes qu’il s’agisse des sous-facturations, des minorations de valeurs et autres fausses déclarations. Autant de pratiques frauduleuses qui font subir au Trésor public un préjudice annuel estimé à plus de 300 milliards de francs. Autant dire plus qu’un crime en ces temps d’impécuniosité financière de l’Etat ! Pour mener à bien cette croisade contre les commerçants et transitaires véreux, les autorités douanières ont mis en place des mécanismes de surveillance et de correction des valeurs sur certaines marchandises comme les produits textiles, cosmétiques ainsi que les matériels de quincaillerie, électroménagers, les pièces détachées automobiles, le lait etc. Des mesures de correction douanière qui font hurler comme des bêtes égorgées importateurs, commerçants et transitaires. Et qui expliquent la levée de boucliers sur fond de menaces à laquelle on assiste depuis quelques jours…

le bras de fer opposant l’administration des douanes aux commerçants, transitaires et importateurs véreux a pour origine la décision des gabelous de saisir par les cornes le taureau de la fraude. Une fraude à grande échelle et prenant diverses formes allant de la minoration de valeurs aux sous-facturations, fausses déclarations de valeur et/ou de quantité etc. exemple : un commerçant importe un conteneur de 3.000 pneus d’une valeur de 20 millions cfa. a l’arrivée au port de dakar, le transitaire prend le relais, multiplie les entourloupes et parvient à obtenir un paiement de droits et taxes de douanes à 1,5 million cfa au lieu d’un montant minimum exigible de 3 millions cfa ! dans ces entrailles de la fraude douanière, les commerçants s’engouffrent allègrement eux aussi. en usant et abusant de fausses déclarations relatives à la nature, à la valeur et la quantité des tissus. par exemple, certains commerçants véreux déclarent des tissus légers de piètre qualité tels que la « percale », « khartoum », le « lagos », et le « Wax » à la place des tissus haut de gamme comme les bazins, brodés, getzner etc. s’ils commandent ces tissus de luxe pour une valeur de 100 millions de francs par exemple, ils s’arrangent à payer la modique somme de 2 millions cfa alors que la valeur corrigée par la douane varie entre 8 et 10 millions cfa. d’où six à huit millions de francs de manque à gagner pour le trésor public sur cette seule opération. Ce alors que ces cas peuvent être multipliés à l’infini. pire, il arrive régulièrement que des commerçants dédouanent le kilomètre de tissu (bazin ou getzner) à… 1.000 cfa.

Vous savez bien lu, mille francs cfa ! Visitez le marché des Hlm/dakar, vous allez, vous-mêmes, constater que le mètre de bazin-getzner y coûte 11.000 cfa. donc cherchez la fraude ou la sous-facturation ! les autorités douanières ont aussi constaté qu’un conteneur de 24 tonnes de lait en poudre acheté en france à 35 millions cfa peut franchir le cordon douanier moyennant des droits de 2 à 3 millions Cfa seulement. et pourtant, ce lait est vendu au même prix que celui proposé à auchan ou Casino par exemple qui, eux, payent les tarifs douaniers normaux. il y a aussi les conteneurs renfermant des produits cosmétiques, des matériels électroménagers, de la quincaillerie, des articles informatique et autres marchandises diverses de grande consommation qui assassinent l’économie nationale par le biais des minorations de valeurs et fausses déclarations. plus grave, il y a même des importateurs du secteur formel qui sont finalement entrés dans la danse frauduleuse qui était pourtant jusque-là l’apanage des commerçants du secteur informel. pour torpiller la réglementation et poignarder le trésor public, ces importateurs du secteur formel font, eux aussi, recours à des manipulations de prix et de nature pour payer le moins possible de droits et taxes d’importation. Ces pratiques illégales à vaste échelle causent chaque année un préjudice estimé à plus de 300 milliards CFA au détriment au trésor public. et n’eussent été ces dysfonctionnements observés sur la détermination de la valeur en douane lors des dédouanements, nos braves soldats de l’économie pourraient atteindre voire pulvériser la barre annuelle des 1.000 milliards cfa de recettes. Ce alors que l’objectif est fixé pour cette année 2019 en cours à 855 milliards CFA.

Le Dg Oumar Diallo doit-il desserrer l’étau jusqu’au 1e juillet ?

On conviendra qu’un tel objectif ne peut être atteint sans la mise en place d’un système informatique très efficace de verrouillage et de surveillance dont la mission devrait consister, entre autres, à corriger les cas de fraudes à la déclaration. C’est le sens de la croisade actuelle lancée par les autorités douanières visant à démanteler ou décourager les réseaux multiples et divers qui se livrent depuis belle lurette à leur sport favori : la fraude et le trafic d’influence. de ce point de vue, il est déplorable d’entendre certains commerçants parler de hausse des tarifs douaniers initiée par le directeur général des douanes Oumar Diallo et le colonel Mbaye Ndiaye, directeur des opérations douanières. et pourtant non, il ne s’agit nullement de « hausse » sur les droits et taxes de dédouanement. Ce qu’il y a, ce sont mesures de correction de valeurs à appliquer sur certains produits à fraude massive. D’ailleurs, on voit mal comment l’actuel patron des douanes pourrait prendre des mesures d’intérêt personnel à quelques mois de son départ à la retraite. Il en est de même du tout nouveau directeur des opérations douanières engagé à sauver les intérêts de l’état et du trésor public dans un partenariat gagnant-gagnant avec les opérateurs économiques. a preuve, si l’opérateur économique parvient à établir par des documents authentiques que la valeur déclarée correspond au prix effectivement payé, il ne lui est pas opposé les valeurs de correction. par contre, s’il ne respecte pas les procédures en ce qui concerne la production des documents authentiques requis pour le dédouanement, les valeurs de correction, qui sont au demeurant moins élevées que les valeurs transactionnelles usuelles, sont alors appliquées. par ailleurs, certains produits sensibles comme le fer, les profilés en aluminium et les huiles végétales raffinées sont obligatoirement dédouanées sur la base de la facture commerciale certifiée par une attestation de vérification. et pourquoi pas les autres produits comme le tissu, le lait en poudre, les cosmétiques et l’informatique ? Cela dit, et s’agissant de partenariat public-privé à pérenniser, le directeur général des douanes est appelé à desserrer un peu l’étau de la rigueur tarifaire le temps que les conteneurs en souffrance au port de Dakar soient dédouanés et enlevés, quitte à faire appliquer sa décision à compter du1e juillet prochain par exemple.

Arbitrage du président de la République pour sauver l’économie

Rappelons-le, la douane fait face au défi de la maîtrise de l’assiette des marchandises du fait, d’une part, d’un environnement commercial marqué par une présence significative du secteur informel et d’autre part, de la persistance de pratiques de fraude commerciale, de sous-évaluation et de manipulation des prix. elle doit aussi contribuer au financement des urgences économiques et sociales pour le financement des grands projets du président de la République dans le cadre du pse. d’où la traque sans merci que mènent les soldats de l’économie contre les fraudeurs et autres délinquants qui tentent d’introduire leurs produits dans notre pays sans s’acquitter correctement de leurs droits de douane. et depuis le départ de l’actuel ministre du pétrole et des énergies, M. Makhtar Cissé de la tête de l’administration des douanes, les gabelous peinent à atteindre les objectifs fixés. Chaque année, les résultats sont contestés au point que douaniers et détracteurs font recours à l’arbitrage vidéo (Var). autrement dit, tous les efforts déployés par les agents des douanes sont toujours fragilisés par les réseaux de fraude dont les méthodes deviennent de plus en plus sophistiquées et mieux organisées, de telle sorte qu’ils arrivent souvent à déjouer les contrôle douaniers. devant cette situation qui amplifie la croissance du marché noir et tue l’économie, le président de la République, Macky Sall, et le ministre de l’économie et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo doivent prendre leur courage à deux mains pour soutenir les autorités douanières dans leur lutte contre certains commerçants et transitaires véreux. ou alors dissoudre la douane pour laisser libre cours la mafia à l’importation. Ce qui serait synonyme de mort de l’économie nationale et son enterrement de première classe… Pape NDIAYE

 Mbaye Ndiaye : “Nous ne pouvons pas bloquer le secteur informel au risque de créer des problèmes sociaux”

https://www.ferloo.com/Le Colonel Mbaye Ndiaye, le Directeur des Opérations douanières a voulu aller plus loin avec Ferloo.com pour expliquer d’une manière générale la mission de la Douane, le pourquoi de la note de service relative aux valeurs de correction qui a provoqué l’ire des commerçants surtout ceux qui sont le secteur informel. D’ailleurs, il estime que la douane ne peut pas bloquer ledit secteur au risque de créer des problèmes sociaux…

En prenant cette décision de repousser l’application des valeurs correctives, qu’est-ce qui a, donc, poussé la Douane à reculer ?

Non ! Nous n’avons pas reculé. Je crois qu’il faut expliquer un peu la mission de la Douane qui consiste à collecter des recettes au profit du budget de l’Etat. Et cela nous pousse à taxer les marchandises qui entrent au Sénégal selon les lois et règlements. Ensuite, nous avons une mission économique qui nous pousse à protéger le tissu industriel et à accompagner les opérateurs économiques pour leur permettre de remplir leurs obligations fiscales de la meilleure des manières en respectant plus ou moins la légalité. De ce point de vue, nous avons constaté à un moment donné des évaluations forfaitaires qui ne reposaient pas sur la légalité parce qu’en matière d’évaluation on a comme première base l’accord de l’OMC sur l’évaluation en douane et le Sénégal est signataire de cet accord depuis 2001. Il ya également les dispositions du code des douanes, notamment, les dispositions de l’article 18 qui précise clairement que la valeur à déclarer est la valeur transactionnelle. C’est-à-dire le prix effectivement, effectué qui doit être attesté par une facture et par une attestation de vérification.

Mais comme vous le savez au Sénégal, la réalité, il y a un secteur informel qui ne respecte pas les dispositions du code des douanes, et qui ne respecte pas les dispositions en vigueur. Donc, par rapport à ce secteur, on a essayé de mettre en place des valeurs de correction et ces valeurs de corrections ne s’appliquent pas automatiquement. Elles s’appliquent que lorsque la personne ne déclara pas sur la base de son attestation de vérification ou en tout cas ne prouve pas une domiciliation des ses opérations bancaires, attestée par ce qu’on appelle une attestation d’importation. Sur le plan légal, si la personne respecte la procédure en vigueur, il n’y a pas de problème, les valeurs de correction s’effacent. Mais si elle ne remplit pas toutes les obligations que lui impose la réglementation douanière, on est obligé de taxer conformément à ces valeurs de corrections.

Que veulent maintenant les commerçants ?

Maintenant certains opérateurs du secteur informel, compte tenu, en tout cas  de la faiblesse de leur pouvoir financier ont jugé que ces valeurs de correction étaient relativement élevées qu’il fallait donc discuter pour trouver un équilibre parce qu’il faut remplir nos obligations fiscales, il faut également protéger notre industrie et accompagner ces opérateurs pour leur permettre de devenir de grands industriels. C’est ce que nous avons essayé de faire en disant que nous allons différer un peu l’application  de ces valeurs de correction mais en faisant prévaloir la clause transitoire. Cela existe en droit. Si vous voulez mettre en œuvre des dispositions, vous avez la possibilité de différer, surtout pour des opérations entamées. Parce que, parfois l’opérateur avait déjà fait ses calculs. Il fallait donc, prendre cela en compte.

Le Directeur général des Douanes a été sensible à la question ; il est un acteur de développement, il comprend aussi les difficultés de certains opérateurs économiques ; d’autant plus que nous sommes à quelques jours de la grande de Tabaski. Nous ne pouvons pas bloquer le secteur informel au risque de créer des problèmes sociaux qui seront assez terribles pour ce secteur de l’économie et certains partenaires à avec nous avons l’habitude de travailler.

Maintenant on va différer un peu et on va mettre en place une commission qui regroupera l’administration des douanes mais aussi des opérateurs économiques, des commissaires agréés en douane, des commerçants qui va réfléchir  pour trouver une équilibre parce que l’essentiel pour nous ce n’est pas de tuer le commerce. On n’est en opposition avec les commerçants parce qu’en réalité, la douane pour remplir sa mission fiscale se fonde sur les opérations d’exportation et d’importation dont les animateurs sont les opérateurs économiques. De ce point de vue nous sommes des partenaires. On se doit de les accompagner et on le fera dans le respect des lois et règlements.

L’autre aspect qui me semble important à signaler, une commission de veille composée des agents du ministère de Commerce, des industriels et des commerçants qui va essayer de voir comment trouver un mode de régulation pour permettre d’équilibrer les importations et les exportations.  C’est en tout cas le contenu de nos discussions tout en saluant la grande collaboration, l’état d’esprit et la participation de tous les acteurs. Je salue les commissaires en douane qui ont joué un rôle d’intermédiaires. Les commerçants ne sont pas en reste. Le ministre des Finances a été sensible à la question et il nous a instruits de trouver des solutions pour accompagner conformément à la volonté du chef de l’Etat à accompagner ces acteurs de développement. Le Directeur général des douanes a fait preuve de pédagogie en étant ouvert pour trouver une solution rapide en vue faire avancer le Sénégal.

Que répondez-vous à certains commerçants qui vous taxent d’appliquer cette mesure pour combler le gap au niveau des recettes ?

En réalité, nous sommes assez équilibrés. Nous savons que nous sommes astreints à des obligations de recettes à assez élevées. Quand même, je crois que la douane travaille de manière intelligente. Les recettes ce ne sont pas le secteur informel. Depuis quelques jours il ya un mouvement d’humeur de certains acteurs du secteur informel mais malgré cela on continue à avoir chaque jour notre moyenne qui est de deux milliards cinq cent. Nous savons que la contribution fiscales des acteurs du secteur informel est assez limitée mais ce sont des acteurs qu’il faut accompagner pour leur permettre de grandir de leur orienter, peut être demain, vers le secteur formel…

Alé Dieng, Unacois/Yessal, sur les nouveaux tarifs douaniers : «il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’une hausse, mais…»

https://actusen.sn L’application des nouveaux tarifs douaniers a suscité une vive polémique chez les commerçants. D’ailleurs, lors d’une conférence de presse des l’Association des commerçants et industriels du Sénégal (Acis) avait même décidé d’aller en grève en procédant à la fermeture de tous les magasins sur toute l’étendue du territoire, ce mardi.

Une position qui n’est pas du tout partagée par le Directeur exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal/Yessal (Unacois). Alé Dieng note d’emblée qu’il ne s’agit point de hausse. «Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas une augmentation des tarifs douaniers. Nous appartenons à des institutions sous-régionales comme l’Uemoa et la Cedeao. Dès lors, le Sénégal ne peut pas augmenter de façon unilatérale, les tarifs, sans concertation avec les autres pays. Il s’agit plutôt de changement de procédés de dédouanement. Car, auparavant, la Douane s’entendait avec certains commerçants pour donner des tarifs forfaitaires. C’est-à-dire que le douanier se réfère aux déclarations du commerçant pour appliquer le tarif qui sied. La Douane travaillait ainsi depuis plusieurs années», confie-t-il à Actusen.sn.

Poursuivant, Alé Dieng informe qu’il «y a, à peu près un mois, le 28 mai passé, la Douane nous avait convoqués à une réunion pour nous informer de la nouvelle situation et que dorénavant, on va faire des corrections». C’est ainsi que la décision a été prise. Mais, toujours selon lui, la mise en œuvre de décision n’a pas arrangé beaucoup de commerçants. C’est ce qui a suscité la sortie menaçante de certains commerçants regroupés autour d’une association. «Et puis, ces commerçants ne sont même pas des nôtres. Nous ne les connaissons. Ils n’appartiennent à aucune structure légale. Donc leur décision ne nous engage pas».

Suite à cette sortie fracassante des membres l’Acis, une réunion convoqué par le directeur de la Douane, regroupant l’Unacois et 18 douaniers a été tenue. Réunion au cours de laquelle, informe le Directeur exécutif de l’Unacois/Yessal, quatre mesures ont été prises.

«Premièrement, la Douane s’est engagée à mettre en place des clauses compromissoires. C’est-à-dire que les conteneurs qui se trouvent au Port, peuvent être dédouanés à partir de ce matin (ce mardi 18 juin : Ndlr). Quand le commerçant fait une déclaration, la douane a la prérogative de contrôler et voir si les déclarations du commerçant sont conformes avec le contenu», dit-il.

Quant à la deuxième mesure, elle consiste à la mise en place d’une «Commission de réflexion qui sera composée de commerçants, de douaniers, de transitaires, d’industriels. Cette commission aura pour mission de réfléchir pour trouver une solution concernant l’harmonisation des valeurs. Les travaux dureront 45 jours max». La troisième mesure est que tout ce qui sera retenu lors de ces travaux sera appliqué à tous. Et la quatrième et dernière mesure consiste à la mise en place d’un Comité de veille qui va prendre les devants pour que pareille chose ne se reproduise.

Hausse de 843 milliards FCFA des créances intérieures

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallL’encours des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal a connu une hausse de 843,30 milliards FCFA (environ 1,433 milliards de dollars) au terme du mois de mars 2019 comparé à la même période de l’année 2018, a appris APA mardi auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cet encours est passé de 3839,20 milliards FCFA en mars 2018 à 4682,50 milliards de FCFA un an plus tard, soit une progression de 22,8% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Cette embellie est essentiellement imputable aux créances nettes  sur l’administration centrale  qui se sont fortement accrues de 484,7%, passant de moins 144,10 milliards de FCFA en mars 2018 à 554,40 milliards de FCFA un an plus tard.

Quant aux crédits détenus par les institutions de dépôts sur les autres secteurs de l’économie, ils ont enregistré une faible progression de 3,6% à 4.128 milliards de FCFA contre 3.983,20 milliards FCFA en mars 2018.MS/te/APA

Très légère variation du secteur tertiaire en Avril

https://www.lejecos.com Dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture Avril 2019 », la Direction de la prévision et des études économique (Dpee) souligne le secteur tertiaire s’est raffermi de 0,2%, en variation mensuelle.

 Selon la Dpee, cette situation est principalement portée par les «activités financières et d’assurance» (+3,4%), le commerce (+0,6%) et les transports (+1,8%). Toutefois, les services d’ « hébergement et restauration » (-4,8%), d’ « information et communication » (-1,4%), « spécialisés, scientifiques et techniques » (-2%) et d’enseignement (-1,9%) se sont repliés sur la période.

Sur une base annuelle, un regain d’activité de 8,4% est noté en avril 2019, particulièrement soutenu par le commerce (+8,1%), l’enseignement (+22,4%) et les «activités financières et d’assurance» (+9,1%).Oumar Nourou

léger repli du secteur secondaire en avril

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’activité du secteur secondaire au Sénégal s’est légèrement replié de 0,8%, en variation mensuelle au terme du mois d’avril 2019 comparé au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

La DPEE impute cette situation « aux contreperformances notées dans les activités extractives (moins 17,4%), la branche  filature, tissage et ennoblissement textile  (moins 17,7%), la construction (moins 3,5%), la fabrication de matériels de transport (moins 38,1%) et l’égrenage du coton (moins 52,6%) ».

Par contre, la production agroalimentaire avec une hausse de 4,3%, le  travail du cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures  et la fabrication de papier-carton et d’articles en papier ou carton» (plus 46,1%) se sont bien comportés sur la période.

Sur un an, le secteur secondaire a affiché une croissance de 7%, en avril 2019, à la faveur d’une bonne orientation de la fabrication de produits agroalimentaires (plus 29,4%), du travail du cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures et de la construction (plus 7,9%).

Cependant, la DPEE a relevé de faibles résultats dans les activités extractives (moins 21,7%), de fabrication de matériels de transport (moins 61,6%), de filature, tissage et ennoblissement textile  (moins 12,9%) et de  sciage et rabotage de bois  (moins 36,8%). MS/te/APA

Sonacos Louga : près de 4000 tonnes d’arachide invendues

https://www.leral.net Le nouveau Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos), a effectué une visite à l’usine de la Sonacos de Louga, hier lundi. Modou Diagne Fada puisque c’est de lui qu’il s’agit, a visité 4 entrepôts pour ensuite faire un diagnostic de la situation de l’entreprise.

Il a notamment souligné l’inadaptation du matériel pour la transformation de l’arachide. L’ancien ministre de l’Environnement sous Abdoulaye Wade, a surtout trouvé un stock invendu de 3000 tonnes d’arachide, datant de 2019 et un autre stock de 900 tonnes de 2017.

  1. Modou Diagne Fada a promis de trouver des solutions aux problèmes de la Sonacos, pour lui permettre de jouer pleinement son rôle, et notamment de pouvoir absorber la production locale d’arachide, chaque année.

950 TONNES D’ARACHIDE EN COQUES ET 800 TONNES DE GRAINES EN SOUFFRANCE DANS LES MAGASINS DE LA SONACOS

Louga, 18 juin (APS) – Neuf cent cinquante tonnes d’arachide en coque et huit cent autres tonnes de graines d’arachide de la campagne arachidière de 2016-2017 sont encore en souffrance dans les magasins de stockage de la SONACOS, la société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal, a-t-on appris de son directeur général, Modou Diagne Fada.
« Nous avons 950 tonnes d’arachide en coques et 800 tonnes de graines qui sont dans les magasins. Depuis lors, la qualité a baissé et il faut rapidement trouver une solution pour faire triturer ces stocks de graines », a-t-il dit.

 S’exprimant lundi au terme d’une visite des différents sites composant l’unité de production de la SONACOS de Louga, il a avoué que ces graines stockées depuis trois ans, posaient problème à la société.

« Nous allons voir comment les gérer et les transformer pour que la SONACOS ne subisse pas de grosses pertes. On va voir quelle utilisation faire de ces stocks qui restent à Louga, mais aussi à Diourbel et Kaolack. Nous en avons des quantités assez importantes et c’est un problème », a-t-il indiqué.

« Quand on hérite d’une boite, il faut hériter des avantages et des inconvénients. La volonté qui nous anime est claire, nous voulons aller de l’avant et relancer la boite, et nous aurons l’appui des plus hautes autorités du pays’’, a fait valoir Modou Diagne Fada.

 Il a signalé avoir constaté à Louga un dépôt de coques d’arachide bloquant une rue, en-dessous d’une installation électrique. « Nous avons conclu un accord avec un client qui est prêt à les prendre », a indiqué Modou Diagne Fada.

Il a par ailleurs évoqué les plaintes de certaines personnes dont les habitations sont envahies par les coques en lien avec l’activité du site de Louga, promettant que les stocks en question seront évacués.

« Nous sommes à la porte d’un désert et il y a beaucoup de vent, c’est normal que les coques entrent dans les maisons’’, ce qui « cause beaucoup de nuisances. Nous avons instruit le directeur d’usine d’aller très vite et de débarrasser la rue de ce stock avant l’hivernage », a-t-il déclaré.

Selon Modou Diagne Fada, l’usine de la SONACOS « est importante » pour Louga, d’où la nécessité de travailler pour que les populations du Ndiambour puissent y trouver leur compte.

 Cela devrait permettre de « supporter davantage les méfaits de la boite. On ne peut pas débarrasser Louga de sa seule unité industrielle qui, si elle est développée, va employer beaucoup de Lougatois et de Sénégalais », a-t-il ajouté.

« Les opérateurs économiques ont parlé du pont-bascule qui ne marche pas. Ils ont évoqué la densité des graines, c’est un problème plus technique et nous allons par la communication trouver une entente avec eux », a conclu Modou Diagne Fada, demandant à « veiller à la qualité des livraisons » de la SONACOS.SK/BK

 LES DÉTAILS DE LA LUTTE ACHARNÉE CONTRE L’AVANCÉE DU DÉSERT DANS LE FERLO

http://www.emedia.sn/Des terres arides à perte de vue. En ce mois de juin, dans le Ferlo du Sénégal, des espèces pour la plupart des épineux dormants assoiffés attendent les premières gouttes de pluies pour se réveiller et reverdir. De Loughéré Thioly (dans le département de Ranérou, région de Matam) à Widou Thingoli, en passant par Tessekéré (dans l’arrondissement de Yang-Yang, département de Linguère) et Mbartoubab, à 35 km de Keur Momar Sarr, le Nord, est de plus en plus sec. C’est le désert !

Le tracé de l’avancée du désert

Pourquoi il urge d’agir ? Le Colonel Racine Diallo, le Directeur technique de la Grande muraille verte, qui parle de « crise écologique », répond à l’interrogation d’emedia.sn, qui a fait le tracé du programme, entre Matam et Louga, dans le cadre de la tournée de la délégation du Directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte (ANGMV), Amady Gnagna Cissé, et ses proches collaborateurs dans la zone, du 9 au 12 juin 2019. 1.080 km parcourus. « J’ai utilisé ce terme pour un tout petit peu montrer le niveau de la dégradation des ressources forestières dans la zone Nord, particulièrement dans (celle) sylvo-pastorale, comparée à la région Sud communément appelée dans notre jargon, zone forestière Sud. Donc, la couverture forestière est plus importante au Sud qu’au Nord. Au Sud, on doit davantage veiller à l’aménagement et la gestion durable de ces ressources. Il faut exploiter la ressource en tenant compte des capacités réelles qu’elles peuvent supporter, prendre tout juste (ce dont on a besoin pour) permettre à la ressource de se régénérer. Alors qu’au Nord où il y a une dégradation de formations forestières pour ne pas dire disparition. Là-bas, il faut restaurer le couvert végétal. Déjà, quand vous parcourez la zone, on voit de vastes étendues dénudées. Il n’y a pas de tapis herbacé et quand il y a un vent, tout le sol est emporté. Cette poussière dont on parle, c’est parce que le sol est dénudé, il n’y a plus de couvert végétal, et le moindre coup de vent emporte la fertilité du sol. Dans cette zone, quand on parle de dégradation, il y a certaines espèces qui ne peuvent plus supporter ce déficit pluviométrique. On a que des balanites (soumpeu) ou des bosséas. Il y a vraiment une perte de biodiversité parce qu’il y a de cela quarante (40) ou cinquante (50) ans, il y avait d’autres espèces. Aujourd’hui, le peuplement est parsemé. »

Les incursions destructrices des animaux

Une situation qui impacte fortement sur le vécu quotidien des populations. Car, la sécheresse oblige nombre d’habitants surtout les nomades peuls, dans cette zone sylvo-pastorale, progénitures et bagages chargés sur des charrettes, à se déplacer vers le Saloum pour la survie de leur bétail. Au même moment, les troupeaux dont les propriétaires sont encore sur place, saccagent les clôtures des sites de reboisement de l’ANGMV. Affamées, les bêtes sont à la recherche effrénée de fourrages plus gouteux pour leur palais. Des incursions destructrices.

La patrouille conduite par le chef de poste, Sergent Seyni Ndoye, de la base de Loughéré Thioly, dans le département de Ranérou, localisée au Nord de Younouféré, à 72 kilomètres de Linguère, avec la mission de l’ANGMV, tombe sur une attaque récente de troupeaux de vaches qui ont mis à terre les barbelés de la parcelle 2018 pour avoir accès à la nourriture tant convoitée en cette période de sécheresse.

Nouvellement affecté, en novembre dernier, le sergent n’a pu que constater les dégâts : Les plants notamment les « acacias Sénégal » dit gommiers choisis par leur gomme arabique, n’ont pas poussé. L’explication est toute trouvée par Mbacké Fall, le responsable des jardins polyvalents de la même zone : « Semés après la saison des pluies, les plants n’ont pas eu le temps de se gorger d’eau ». Ceci associé aux multiples invasions des bêtes ont donné peu de chance de survie aux plants.

Le sergent a donc reçu comme instruction de « relancer l’organisation » à travers la mise en place d’un comité de gestion pour une meilleure implication des populations, principales bénéficiaires du programme. Au-delà de cet aspect, le sergent doit rendre visite au maire de la localité pour une meilleure coordination dans le cadre de la prochaine campagne de reboisement. Pour ladite rencontre, il devra patienter jusqu’au retour du maire de la localité, Mamadou Aly Sow, annoncé à Dakar.
Pour l’heure, un accord a été conclu avec El Hadj Malick Fatim Ndiaye, le président de l’Association sportive et culturelle (ASC) de la Grande muraille verte, et ses camarades, pour « mener la sensibilisation » auprès des récalcitrants.

«En saison sèche, c’est seulement dans nos parcelles qu’on peut trouver de l’herbe»

L’action de l’homme produit des résultats probants dans la mesure où ledit comité de gestion a fait ses preuves dans la parcelle contigüe dénommée 2015, toujours à Loughéré Thioly. Tout fier, Goral Ardo BA, le gardien du site aidé dans sa tâche par ses jeunes frères, son fils et ses petits-enfants, tous habitants d’un village voisin, montre ses gommiers, jujubiers et balanites dits « soumpeu », qui ont bien grandi après cinq (5) hivernages. Un modèle de réussite avec un beau tapis herbacé de couleur blé mur. Là, à travers le comité de gestion, un compromis a été trouvé avec les populations locales qui ont été responsabilisées pour optimaliser la viabilité du site. Idée ingénieuse de l’ANGMV, le deal est de « les aider à se procurer de l’herbe pour leur bétail pour qu’ils préservent, à leur tour, les plants ». D’où la gestation des « fermes fourragères ».

En attendant, le gardien et ses proches sont tout sourire parce qu’ils gagnent de l’argent avec la paille qu’ils ont permis de pousser, moyennant 1000 F CFA pour chaque charrette bien remplie de foin. Ils se partagent l’argent par la suite.

Ainsi, sans les invasions des animaux, le paysage offre le spectacle de vastes étendues de tapis de bonne et belle paille, comme également à Widou Thingoli, plus au Nord. Bien surveillés, les barbelés y ont résisté grâce à la vigilance de Chérif Sow, en charge du site, et aux patrouilles du chef de base, le Sergent-chef Birame Ndiaye.

L’arrosage, palliatif de l’absence des pluies

Toutefois, « il pleut au maximum 288 à 300 mm alors qu’il faut au-delà de 400 mm », regrette ce dernier. Qui renchérit : « La principale contrainte, c’est l’eau. Nous sommes dans une zone aride où il pleut très peu. Pour ce qui concerne la production de plants, il n’y a pas de problèmes parce que l’agence recrute des manœuvres. Pour la plantation, c’est la même chose. » Et, l’astuce pour pallier le manque d’eau, en attendant l’arrivée très attendue des pluies, est de « planter les espèces locales adaptées au milieu parce que si les 288 mm ne sont pas réparties dans le temps, il y a des poches et les plantations vont crever. C’est les aléas, on fait avec », réagit le Colonel Diallo. Autre solution, Amady Gnagna Cissé préconise une « intervention » avec « des points d’arrosage » : « Cela ne veut pas dire qu’il faut arroser pour remplacer la pluie mais pour accompagner le système racinaire des plants en attendant l’hivernage ». Une méthode qui demande toutefois d’importants moyens. Mais, véritable satisfaction ! Une toute jeune plante verte a résisté aux effets de la sécheresse. La preuve en image. Autre lueur d’espoir, un « balanites », nom scientifique du « soumpeu » offre, déjà, de beaux fruits dans la réserve naturelle de Koyli Alfa, à vocation touristique, dans la vallée fossile, au moment où l’eau du barrage est complètement tarie en cette période.

Maintenant, il suffit de l’action bienfaitrice de la pluie pour que la mayonnaise prenne. Cerise sur le gâteau, les signes annonciateurs de l’arrivée de l’hivernage sont déjà perceptibles notamment avec le cycle végétatif du gommier avec ses feuilles vertes. Vivement ! Pour que les efforts consentis ne soient pas vains.

Lancé en 2008 sous l’égide de l’Union africaine, le projet de la Grande muraille verte a pour objectif de restaurer les écosystèmes sahéliens menacés par la désertification. Des bandes de reboisement de 15 km de large traversant le continent d’Ouest en Est, de la Gambie à Djibouti, traversant le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Nigéria, le Niger, le Tchad, le Soudan, le Soudan du Sud, Ethiopie, Erythrée, sur un tracé long de 700 mille 100 Km. Mais au Sénégal, outre Louga et Matam, le tracé de 545 km de longueur et 15 Km de large traverse également la région de Tambacounda. Au total, seize (16) communes sont concernées.

Aujourd’hui, le défi de l’ANGMV est que « le ratio reboisement sur déboisement soit au moins égal à 1 ». Selon les estimations des Nations Unies, 40 mille hectares terres arables sont perdues par an.«Donc,il faut tout faire pour en reboiser autant.»Dié BA

La formation professionnelle est le parent pauvre des financements européens pour l’éducation en Afrique (Institut Montaigne)

 (Agence Ecofin) – Sur l’ensemble des financements destinés à l’éducation dans le cadre du partenariat Union Européenne-Afrique, le secteur de la formation professionnelle est le plus marginalisé. C’est ce qui ressort du rapport sur les relations Union Européenne-Afrique que vient de publier l’Institut Montaigne, un think tank français qui regroupe des cadres d’entreprises, des hauts-fonctionnaires, des universitaires et des représentants de la société civile.

Ce sont les domaines de la formation technique (agriculture, industrie et services) et de la formation numérique qui sont les plus touchés par le déficit de formation professionnelle. Par ailleurs, le rapport relève qu’en plus du faible financement, cette formation est inadaptée aux besoins des entreprises et des économies du continent, qui devra accueillir 30 millions de jeunes sur son marché du travail chaque année.

L’Institut Montaigne propose aux deux partenaires, de construire des référentiels de compétences communs pour la formation professionnelle, qui répondent aux besoins spécifiques identifiés pour le marché, que ce soit pour le secteur formel ou informel.

Notons qu’en 2017, la Commission Européenne avait accordé une contribution de 287,5 millions d’euros pour la période 2018-2020 dans le secteur de l’Education dont la formation professionnelle est l’un des trois points stratégiques. RapportVanessa Ngono Atangana

 AFRIQUE SUBSAHARIENNE : une étude fournit des renseignements sur la prévalence du Vih/Sida

http://www.lesoleil.sn La prévalence du Vih/Sida peut varier du simple au double selon des localités au sein des 36 pays sur les 47 de l’Afrique subsaharienne. C’est l’un des résultats d’une étude rendue publique au mois de mai 2019.

La lutte contre le Vih/Sida reste un sujet de préoccupation malgré des avancées en matière de thérapie. A titre illustratif, la maladie était responsable de décès de 1804 personnes en 2017 au Sénégal, selon un rapport parvenu à la rédaction. « La plupart des pays (36 sur 47) connaissent des différences de prévalence allant du simple au double », rapportent les auteurs d’une étude réalisée par l’Institue for Health Metrics and evaluation (Ihme).

Leur nouvelle publication scientifique laisse apparaître une disparité de la prévalence entre les localités au sein d’un même pays. « En 2017, le plus haut taux de prévalence du Vih au second échelon administratif du Sénégal était de 1, 5 % dans le département de Kolda. Le taux le plus bas était de 0, 3 % dans le département de Thiès », révèle l’étude qui montre également que le grand nombre de personnes âgées de 15 à 49 ans vivant avec le Vih réside dans le département de Dakar.

Publiée dans la revue Nature, l’étude fournit des renseignements sur la prévalence du Vih et du nombre de personnes vivant avec le virus. L’objectif, c’est d’identifier les zones prioritaires d’interventions pour faire reculer le fléau. « Changer la trajectoire du Vih/Sida en Afrique implique de continuer à rechercher de meilleurs moyens de connaître l’épidémie. Cette publication permettra aux législateurs et aux prestataires de soins de localiser facilement les points névralgiques aux niveaux nationaux et locaux et aidera à guider un investissement raisonné, des rares ressources disponibles pour l’élargissement de diagnostic », a soutenu John Nkengasong, directeur du Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (Cdc).

Si l’on se réfère au document, l’étude conduite par l’Institue for Health Metrics and Evaluation (Ihme), institut de statistiques sur la santé publique de l’Université de Washington est la première à cartographier la prévalence chez les adultes âgés de 15 à 49 ans à un niveau granulaire dans 47 pays de l’Afrique subsaharienne. Cette étude pourrait service de base à l’identification des zones prioritaires d’interventions et l’utilisation efficience des ressources financières dans un contexte de leur rareté. « Le financement international de la lutte contre le Vih/Sida est en déclin depuis 2013, mais nos travaux montrent que le fléau perdure, tout en dévoilant des zones géographiques dans lesquelles, des interventions ciblées pourraient avoir un impact significatif. Notre objectif est de fournir des données solides qui puissent servir à prévenir des infections futures et offrir des soins appropriés aux personnes vivant avec le Vih », souligne Laura Dwyer-Lindgren auteure principale de l’étude et professeur assistante en sciences statistiques de santé publique.Idrissa SANE

SITUATION DE LA VACCINATION CONTRE LE CANCER DU COL :Les filles 11 à 14 ans seront vaccinées en 2020

http://www.enqueteplus.com Prévue en novembre 2019, la vaccination des filles de 11 à 14 ans va finalement se faire en 2020. Cette situation est causée par une pénurie de vaccins contre le col de l’utérus au niveau mondial.

Les filles de 11 à 14 ans, qui devaient être vaccinées contre le cancer du col, en novembre, vont devoir patienter jusqu’en 2020. L’annonce est faite par le coordonnateur du Programme élargi de vaccination, Docteur Ousseynou Badianne.  Au cours d’un atelier tenu ce week-end, où il faisait une présentation sur la situation de la vaccination contre ce cancer, Dr Badianne a soutenu que cette situation est due à une pénurie du vaccin au plan mondial.

Lors de l’introduction du vaccin dans le Pev,  le 31 octobre 2018, le médecin avait soutenu qu’il y a des assurances qu’à partir de 2019, les filles de 11 à 14 ans allaient être vaccinées. Il disait : ‘’L’Oms recommande de vacciner les filles de 9 à 14 ans. On ne peut pas se permettre de le faire actuellement, parce qu’on n’aurait pas assez de vaccins pour les prendre en charge.’’

Mais ce souhait est repoussé d’une année. ‘’Il était prévu de faire une campagne de rattrapage pour vacciner les filles de 14 ans. Mais, au niveau mondial, il y a une pénurie de vaccins qui ne nous permet pas d’avoir les quantités nécessaires pour couvrir cette cible. On l’a reporté d’une année, en 2020, tout en espérant que la situation en termes de disponibilité du vaccin se sera améliorée d’ici là’’, informe-t-il.

S’agissant de la première cible de 9 ans, il a expliqué que l’introduction de la vaccination, le 31 octobre, sur l’ensemble du territoire national en 2018, a coïncidé avec la grève des agents de la santé.  Il s’y ajoute les fausses  informations véhiculées sur ce vaccin. Cela a causé des problèmes dans le démarrage de la vaccination.  ‘’C’est finalement en janvier 2019 que nous avons démarré la vaccination. On est à 5 mois de mise en œuvre. Mais c’est plus 90 mille filles qui sont déjà vaccinées. On attend, d’ici la fin de l’année, pour atteindre notre cible qui est de vacciner environ 200 mille filles’’, soutient Dr. Badianne.

Toutefois, il a tenu a rassuré que le vaccin est disponible dans toutes les structures sanitaires. La deuxième dose pour la première cible doit se prendre 6 mois après. ‘’Donc, ceux qui ont pris au mois de janvier, normalement, au plus tard au mois de juillet, doivent commencer à prendre leur deuxième dose. On a une bonne disponibilité de vaccins qui va permettre à ceux qui avaient déjà pris leur première dose de le faire. Mais aussi de vacciner ceux qui n’ont pas encore pris leur première dose’’, rassure le médecin.VIVIANE DIATT

 Projection du film Mandabi

Dans le cadre du projet Sembene à Travers L’Afrique qui vise à célébrer l’œuvre de Sembene Ousmane, Galle Ceddo Project et le WARC (West African Research Center) vous invitent à la projection du film Mandabi

Les débats seront modérés par:

– Mr Boubacar Boris Diop, Ecrivain

– Pr Samba Gadjigo, Mount Holyoke College , USA

Date:  Mercredi 19 Juin 2019 à 15 H

au WARC

(Rue E x Léon Gontran Damas , Fann Résidence, Face agence autonome des Travaux Routiers , DHL CSE)

DÉCÈS DE L’ANCIEN LUTTEUR MOR FADAM

Dakar, 18 juin (APS) – L’ancien champion de lutte avec frappe, Mor fadam, est décédé mardi à l’hôpital Roi Baudoin de Guédiawaye (banlieue dakaroise), des suites d’une maladie, ont annoncé plusieurs médias.

Mor Fadam a été une grande figure de l’arène sénégalaise des années 80 et 90.

Champion de lutte avec frappe, il a été plusieurs fois couronné champion d’Afrique de lutte gréco-romaine, avant de prendre sa retraite au début des années 2000. Il a par la suite créér sa propre école de lutte à Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar.
Cette école a vu éclore par la suite de grands champions actuellement en exercice tels ‘’Less 2’’, ‘’Gouy-Gui’’, ou encore
‘’Sa Kadior’’.
’’J’étais sorti lui acheter un médicament prescrit par le Médecin (…) en chemin, ils m’ont appelé pour m’annoncer son décès’’, a ainsi confié le lutteur ‘’Sa Kadior’’, dont les propos ont été rapportés par le site PressAfrik.MK/OID

Ne nous embrouillez pas! Par Amadou Tidiane Wone

Le Sénégal est un petit pays charmant, attachant,  agréable à vivre. Les sénégalais parviennent à rester de bonne humeur en toutes circonstances, en dépit des vents contraires! Ne cassons donc pas la machine à l’autel des bavardages intempestifs de spécialistes et experts en tout qui croient avoir fait œuvre utile après s’être épanchés sur tous les médias. Sous ce rapport, et dans le contexte survolté des envolées lyriques, gazières et pétrolières, il convient de sérier les questions et de bien poser les problèmes pour y voir clair.
Le rôle  de la presse est d’enquêter, de recouper et de mettre à la disposition du public des éléments d’appréciation vérifiables pour se forger une opinion. Ce n’est sûrement pas la  tentative maladroite de nous influencer, dans un sens ou dans un autre, qui serait à l’honneur d’un si beau métier. Davantage %à l’ère où n’importe qui peut faire de son téléphone un moyen de diffusion de sa vérité ou de ses mensonges.  Les temps ont définitivement changé. Le contingentement des idées et des pensées est une vaine entreprise.
Le rôle du Procureur, quant  à lui,  est de démêler l’écheveau des faits et des méfaits pour exercer la puissance publique, dans le sens bien compris de l’intérêt général. Il doit protéger la société et la défendre, au besoin contre ses propres démons. Le Procureur de la République est le gardien de la quiétude des citoyens. Il peut, et devrait s’autosaisir lorsque la rumeur enfle et déborde. Il peut-être actionné par sa hiérarchie le cas échéant . Dans ce cas, il ne doit jamais oublier qu’il n’est pas le Procureur du Président de la République ni celui du Gouvernement. Il est le Procureur de la République ! Il doit alors être digne de ses fonctions face à Dieu, face aux Hommes mais surtout en son âme et conscience. En ces moments où la pression doit lui être insoutenable, je partage avec lui une pensée  de Albert Einstein, le tutoiement en moins :
 » Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l’Etat te le demande. »
Cela étant dit, et entre autres questions qui méritent d’être élucidées, celles-ci me semblent être nécessaires :
– Monsieur Aliou Sall, fonctionnaire en poste au bureau économique de l’Ambassade du Sénégal en Chine y a rencontré Monsieur Frank Timis dans le cadre d’une réception où Monsieur Pierre Goudiaby dit les avoir présentés. Monsieur Aliou Sall a-t-il le droit, comme fonctionnaire, d’entrer en affaires avec un contact connu dans le cadre de sa mission de représentation du Sénégal à l’étranger ? Du point de vue de la déontologie. Au moins.
– Au moment où Aliou Sall a commencé à travailler pour Frank Timis, avait-il démissionné de la fonction publique sénégalaise ? Ou jouissait-il d’une période de disponibilité ? Période qui aurait commencé quand ?Et qui se serait terminée quand ?
– Le Président de la République élu en 2012 a signé un décret d’approbation du contrat paraphé par son prédécesseur. Ce contrat était il déjà au nom de  la société Petrotim ? Y’a-t-il eu changement de co-contractant ? Si oui, pourquoi ?
– Au moment de signer ce décret,  le Président de la République savait-il que son propre frère avait des intérêts dans la société Petrotim limited ? Est-il bienséant de l’avoir fait bénéficier d’une telle opportunité, sans compétition ni compétence discriminatoire particulière ?
– Par ailleurs, Monsieur Le Président de La République avait-il connaissance du contenu du rapport de l’IGE au moment d’apposer sa signature sur le décret ?
– Si Frank Timis a pu vendre ses droits ou titres, c’est qu’il a dû les acheter ou obtenir un document l’y autorisant. A combien et au bénéfice de qui ? Quels ont-été les retombées pour le fisc sénégalais ?
– Si la vente ne se révèle pas avantageuse pour notre pays, est-il trop tard pour revenir en arrière ?
Voilà,  à mon sens quelques questions qui devraient intéresser les sénégalais. Et non les questions techniques compliquées qui cherchent à nous éloigner du cœur du sujet en donnant, aux uns et aux autres, l’occasion de faire l’étalage de leur savoir. Pour ce qui nous concerne, un Chef de l’État a été élu qui a prêté serment en ces termes :
«  Devant Dieu et devant la Nation sénégalaise, je jure de remplir fidèlement la charge de président de la République du Sénégal, d’observer comme de faire observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes mes forces à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale, de ne ménager enfin aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine. »
Il nous doit donc des explications claires, nettes et précises. A défaut la République a les moyens de l’y contraindre. Nous ne sommes pas des sujets ! A moins que la nature de notre système politique aie changé, les corps de contrôle et les Pouvoirs, législatif et judiciaire, doivent exercer leur rôle de veille et de sanction de toute dérive dans la gestion du bien commun. La société civile, et l’opposition légalement constituée, font partie des organes d’animation et de contrôle citoyen de la gestion des affaires publiques. Que chacun joue sa partition avec courage et détermination. Sans outrances verbales ni menaces à peine voilées. Au demeurant, et pour la manifestation de la Vérité,  point n’est besoin d’encombrer le bureau du Procureur. Le témoignage d’un ancien Premier ministre et d’anciens ministres qui ont porté des accusations circonstanciées devrait passer en priorité eu égard à leur statut.
Par ailleurs, arrêtons de spéculer sur les deals entre compagnies pétrolières et de jongler avec des milliards que nous ne verrons jamais. C’est un monde opaque et glissant. Les transactions se nouent dans des salons feutrés à la City de Londres, à Wall Street ou à Tel Aviv. Nous n’y sommes pas. Nos dirigeants non plus, à moins de faire le pied de grue chez quelque broker. Alors, laissons les vrais spécialistes parler de la question, si sensible du pétrole et du gaz. Dans la complexité de la gestion de la phase d’exploration à la phase d’exploitation et de commercialisation, faisons appel aux meilleures talents et aptitudes en négociation. Et des sénégalais compétents dans ces domaines, il y’en a au pays comme à l’international. Mais ceux-là ne courent pas derrière la presse. Puis faisons, tous ensemble, preuve d’imagination et de générosité pour faire que les retombées financières du pétrole et du gaz, quelles qu’elles soient, deviennent une bénédiction et une grâce pour notre pays, nos enfants et leurs descendants. C’est sur ce chantier que nous devons nous presser et non à la DIC qui devrait avoir assez à faire avec tous les crimes qui défraient la chronique
En vérité, l’essentiel n’est-il pas ce que nous ferons avec nos revenus pétroliers ? Le nombre d’écoles que nous construirons, les hôpitaux,  les routes, les aéroports, les investissements dans l’intelligence artificielle et la recherche,  les grandes universités, le développement de l’agriculteur bio, les chemins de fer, et tant de choses que le Procureur de la République a la responsabilité de nous rendre accessibles en ne se trompant pas de sujet.
Que personne ne nous embrouille : Réglons les problèmes Sénégalo-sénégalais de bonne gouvernance. Les rapports de l’OFNAC et de l’IGE sont de bons intrants pour commencer. Sanctionnons de manière exemplaire tous ceux qui auront fauté avant même le coup de sifflet de départ, et mettons de l’ordre avant que ne survienne le désordre qui s’est installé dans tous les pays pétroliers ou miniers africains.
Nous pouvons et devons être l’exception !
En attendant , la dette intérieure sénégalaise tournerait autour de 500 milliards de CFA au moins…. Il ne pourrait pas nous avancer quelque chose le Timis qui vient, paraît- il de faire une vente sur notre dos? Si non, qu’il ne mette plus les pieds chez nous !Amadou Tidiane WONE

Partenariat avec Bp: Le Cored sermonne l’Anps

http://www.seneweb.com Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (Cored) estime que le partenariat signé, dimanche dernier, entre  l’Association nationale de la presse sportive (Anps) et la société British Petrolium (Bp) Sénégal « est mal choisi dans le contexte actuel ».

« De plus, poursuit le Cored dans un communiqué, il  pourrait être attentatoire aussi bien à l’image de l’Anps et à l’éthique et à la déontologie qui régissent la profession de journaliste. Bp est citée chez nous dans une affaire de corruption présumée. »

Le Conseil attire l’attention de l’Anps sur les risques encourus dans le cadre du partenariat avec Bp. Mais signale qu’ »en dépit du ton conciliant qui a marqué (leurs) échanges, le Cored a dû se rendre compte, à sa  grande surprise, que l’Anps persiste à maintenir ce partenariat avec Bp Sénégal ».

« Rien ne peut justifier un tel comportement qui peut semer les germes d’un conflit d’intérêts dans une affaire qui n’est encore pas élucidée et où la posture des journalistes, à équidistance des chapelles, pourrait aider l’opinion à avoir la bonne information », pose le Cored, qui suggère à l’Anps de reconsidérer sa position.

L’Anps a obtenu un appui financier de la compagnie britannique en vue de la Can-2019. Selon Geraud Moussarie, directeur général de Bp Sénégal, ce partenariat « est une manière pour Bp, à côté des médias, de contribuer à faire vivre aux supporters sénégalais, dans des conditions optimales, les exploits de leurs Lions ».

L’Anps affirme que cet appui devrait concourir aux efforts qu’elle fournit dans l’organisation matérielle et logistique de la délégation de la presse sportive sénégalaise en charge de la couverture d’Égypte-2019.

L’Union Européenne appelle le financement des partis politiques lors des campagnes électorales.

https://www.dakaractu.com Dans la course vers le Palais de la République ou vers l’Assemblée nationale, il est toujours relevé une différence d’envergure financière entre adversaires politiques. Et c’est généralement le camp du pouvoir qui est le plus à l’aise, financièrement, face à ses concurrents.

Pour offrir des chances égales aux différents adversaires politiques lors des prochaines joutes électorales, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne, est d’avis qu’il faut ‘’garantir des conditions équitables de campagne entre candidats et renforcer la transparence des financements politiques.

Dans le cadre plus large d’une concertation sur la législation relative aux partis politiques, il est recommandé de prévoir l’établissement d’un système de financement public des partis politiques assorti d’un mécanisme de contrôle des dépenses, y compris des dépenses électorales’’. Cela va permettre de lutter contre la corruption et promet l’équité dans la campagne, souligne ledit rapport.

Et si le Code électoral interdit l’utilisation des biens ou moyens publics aux fins de campagne (L.61), l’arsenal législatif est faible en matière de prévention des abus, a relevé ladite mission. Celle-ci trouve urgent de ‘’prévenir l’abus de ressources publiques pendant la campagne électorale’’. Elle a estimé nécessaire de recommander la définition, avec plus de précision, des ‘’notions de « biens ou moyens publics » et de prévoir la possibilité de déposer plainte pour abus de ressources administratives’’.

Dans son rapport final, mis à la disposition des Sénégalais, la Moe-Ue a relevé l’absence ‘’de système de financement public des partis politiques. La loi ne prévoit pas de mécanismes de financement, ni de plafonnement de dépenses lors de la campagne électorale menée par les partis ou coalitions politiques ou leurs candidats. La loi ne prévoit pas de mécanismes de contrôle des dépenses lors de la campagne électorale’’.

À propos des scrutins et recensement des votes, elle a évoqué des ‘’risques d’achat de voix, contraintes financières et les divers inconvénients propres au système de bulletin multiple. Recommandation a été faite, par ladite mission d’observation de ‘renforcer le secret du vote. Il a été ainsi ‘’recommandé d’examiner, à la lumière des discussions déjà engagées sur la question, la possibilité d’introduire à moyen ou long terme le bulletin unique selon un calendrier suffisamment échelonné dans le temps pour que des mesures d’accompagnement et de sensibilisation des électeurs puissent être mises en œuvre afin de faciliter la transition d’un système à un autre. Ce qui favoriserait, selon elle, la Transparence.

Fiabilité du fichier : Les recommandations de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne

https://www.dakaractu.com Le rapport final de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (Moe-Ue) a été rendu public. Dans ce document de 77 pages visité par Dakaractu, il est relevé beaucoup de manquements et de recommandations liés à l’organisation d’élections au Sénégal.

Ladite structure a plaidé, concernant le Cadre juridique, l’accessibilité à tout moment du fichier électoral. Pour ce faire, elle en a appelé à l’amendement de ‘’l’article L.11, alinéa 7 du Code électoral, de façon à accorder aux partis politiques et aux entités regroupant des candidats indépendants un droit d’accès à tout moment et à leur frais (pour autant qu’ils se limitent aux frais de reproduction) aux données figurant sur le fichier électoral à la condition qu’ils s’engagent par écrit à ne pas en faire un usage commercial’’.

La mission qui livre ses appréciations 4 mois après la présidentielle du 23 février qui a été permis aux Sénégalais de renouveler leur confiance à Macky Sall, a recommandé dans son rapport, de ‘’rendre public la Carte électorale à une date la plus éloignée possible du jour du scrutin, de manière à faciliter la distribution et le retrait des duplicatas pour les électeurs affectés par d’éventuels changements dans la Carte électorale’’. Et permettre également ‘’aux candidats d’entamer la collecte des parrainages sur base d’un fichier électoral actualisé’’.

La nécessité de mettre à jour le fichier, a aussi été soulignée. Cela pour accroître sa fiabilité en vue des futures révisions des listes électorales, Il est, alors, recommandé de ‘’sécuriser les procédures de délivrance des extraits de naissance et des certificats de résidence et prendre des mesures afin de faire figurer sur les actes de décès et les permis d’inhumer les données d’état civil permettant d’identifier les électeurs décédés’’ ; ‘’ et de renforcer l’efficacité des commissions de distribution des cartes Cedeao/Electeur.

Le rapport final de la Mission d’observation est aussi d’avis que ‘’les Commissions administratives en charge de la distribution des cartes devraient bénéficier des mêmes outils et accès aux bases de données dont dispose l’administration. Ce, afin de permettre à celles-ci de vérifier, en temps réel, les données relatives aux retraits des cartes et de renseigner les électeurs ne sachant où retirer leur carte. L’établissement des relevés de distribution et de retrait devrait être informatisé’’.

Un manque de traçabilité des opérations de distribution et de retrait des cartes Cedeao/Electeur, a été constaté par lesdites missionnaires. Ceux-ci ont évoqué la nécessité d’assurer la traçabilité des opérations de distribution desdites cartes. ‘’La distribution de ces cartes, en dehors des périodes où elle est assurée par les Commissions administratives prévues à l’article L.54 devrait répondre à des exigences de traçabilité plus élevées que celles s’appliquant à la distribution des cartes dépourvues des données électorales. Un dispositif devrait être mise en place’’. Celui-ci devra selon le rapport final rendu public, prendre en compte, les relevés de distribution et de retrait des cartes Cedeao/Electeur. Ces cartes devraient pouvoir être extraits à tout moment d’une base de données centralisée (avec différents niveaux d’accès). La publication de ces relevés, à intervalles réguliers, pendant et hors des périodes pendant lesquelles siègent les commissions administratives de distribution, a été aussi recommandée. Ces relevés, comme l’indique le rapport final de la Moe-Ue, devraient différencier entre les différents motifs justifiant les éditions et rééditions de cartes (y compris les nouvelles inscriptions) ainsi qu’entre cartes à produire, cartes produites, cartes distribuées et cartes retirées par commune, département et région.

MAEL THIAM sur le report des Locales : « Il faut aller aux élections en décembre »

http://www.seneweb.com «Si techniquement c’est possible, il faut aller aux élections en décembre. Maintenant, il y a des aspects techniques que je ne maîtrise pas, qui relèvent de l’Administration territoriale, et qui peuvent avoir un impact très important dans la pertinence du maintien de la date ou non. Ce qui reste évident  pour nous, en tant que parti politique, c’est que nous sommes prêts. Nous nous préparons à aller aux élections et nous sommes également dans des dispositions à respecter ce qui ressortira du dialogue national.»

Abandon du parrainage : Le Frn en phase avec l’Ue

http://www.seneweb.com Le Front de résistance nationale (Frn) est en phase avec la recommandation de l’Ue relative à l’abandon du parrainage citoyen. Selon Ibra Diouf Ndiokhobaye, ce système de parrainage n’a pas fait l’objet d’étude et d’évaluation approfondie.

«L’Ue a fait ce qu’elle avait promis lors de l’élection présidentielle, parce que la Mission d’observation de l’Ue est revenue avec un document qu’elle appelle rapport final. Hier, nous l’avons reçu, le président Madické Niang, son directeur de cabinet Mamadou Dia et moi-même, et nous avons pris bonne note du contenu. Mais nous avons également dit à l’Ue que véritablement, il y a un problème de suivi des recommandations.  Et notamment la recommandation concernant le problème du parrainage, parce que par rapport à cette question-là, l’Ue a été très claire sur les élections locales et il ne nous parait pas juste de pratiquer le parrainage. Car le parrainage, lors de la Présidentielle, a suscité beaucoup de problèmes, mais le gouvernement du Sénégal dirigé par le président Macky Sall n’a pas voulu entendre raison et véritablement ça a été une déception pour tout le monde. Le parrainage pour les élections locales va créer des difficultés incommensurables. C’est pourquoi nous sommes totalement en phase avec l’Ue sur l’abandon du parrainage, mais plus particulièrement durant les élections locales».

Moussa Diaw sur les recommandations de l’UE : «De l’eau dans le moulin des acteurs du dialogue national»

http://www.seneweb.com Pour le professeur Moussa Diaw, enseignant-chercheur en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, les recommandations de la Mission d’observation de l’Union européenne sur le parrainage doivent être débattues lors du dialogue national. Mais pour ce qui est de l’application du parrainage au niveau local, l’analyste politique a plutôt suggéré que ce système soit amélioré, pour éviter les dysfonctionnements notés lors de la Présidentielle.

Comment appréciez-vous le rapport de la Mission d’observation de l’Ue ?

La Mission d’observation de l’Union européenne a rendu son rapport au cours duquel elle a fait une analyse approfondie de l’élection présidentielle et des dysfonctionnements, et parmi lesquels figure le parrainage. Et dans cette même optique, pour améliorer le système électoral sénégalais, elle a recommandé d’abandonner le parrainage pour les prochaines élections locales.

Un autre point qu’on pourrait relever de ce rapport, ce sont des critiques fondées sur le rôle que devrait jouer le Cnra, la haute autorité audiovisuelle chargée d’observer l’équilibre entre les différents candidats sur les chaines de télévision. Elle a remarqué que certaines chaines avaient tendance à privilégier des reportages politiques. Ce qui constitue un déséquilibre entre les candidats en course.

L’autre aspect qu’on pourra également noter, c’est le rôle de la Cena qui est chargée d’organiser et d’encadrer le déroulement des élections. Elle demande que les membres soient plus choisis en fonction de leur neutralité, un choix judicieux pour qu’ils prennent une certaine distance par rapport à l’Administration.

Ces observations sont très importantes, parce que c’est de l’eau dans le moulin des acteurs du dialogue national. Ils doivent traiter ces questions-là au cours de ces concertations.

Mais les missionnaires européens ont beaucoup insisté sur la suppression du parrainage…

La mission de l’Ue a fait une analyse sur le parrainage à partir d’une élection présidentielle. Ce qu’on aurait souhaité, c’est qu’elle dissèque quand même les dysfonctionnements observés lors du parrainage pour l’élection présidentielle. Et à partir de ce moment-là, les autorités vont réfléchir s’il faudra reprendre ce parrainage pour les Locales. Mais là, la mission a anticipé pour dire directement qu’il faudra supprimer le parrainage pour les élections locales à venir. C’est sur le fait qu’il y a des dysfonctionnements notés et qui risquent d’entraver le déroulement de ces élections. Parce que c’est très compliqué au niveau local, avec une pluralité de candidatures. Ce sera difficile de voir comment on pourrait organiser ce système-là qui a posé énormément de problèmes pour ces candidats. C’est ingérable avec des milliers de candidats. C’est la raison pour laquelle, la mission de l’Ue a demandé l’abandon de ce système.

Etes-vous favorable à l’abandon du parrainage ?

Moi, je pense que le parrainage en soi n’est pas mauvais, c’est un système de filtre, pour éviter les candidatures fantaisistes. Mais faudrait-il que les différents acteurs s’entendent sur les modalités de son application. Cela n’a pas été le cas. Ça était géré de façon unilatérale par la majorité qui l’a ensuite imposé. Je pense que c’est un filtre qu’il faudra améliorer sur les modalités de son application. Il faut réduire le nombre de signatures. Par exemple, en France, c’est 500 signatures qu’on demande auprès des élus, des conseillers municipaux, des députés ou encore des sénateurs pour un pays aussi vaste, qui a une large tradition démocratique. Je pense qu’au Sénégal aussi, il va falloir l’amener à 500 ou 600 signatures, c’est représentatif au niveau national. C’est mieux que d’instaurer un système ingérable qui crée énormément de difficultés

Questekki 151 du mardi  18 juin 2019

Dossier Ressources naturelles : Le scandale du gaz à 6000 milliards, Macky Rend nous nos 400 000.

Le scandale a été éventré mondialement. Tant mieux pour le Sénégal et l’Afrique. La base est la violation de l’article 8 du code pétrolier par le Président Macky Sall en signant le décret d’attribution des blocs de St Louis et Kayar à Petrotim,  une coquille vide,  créé le 19 juin 2012. Ce fait est incontestable. Le sémillant Madiambal ne le nie pas.
Il est aussi devenu indiscutable que le Président Macky Sall élu en 2012 sur un programme de gouvernance vertueuse l’a fait en toute conscience et en toute connaissance de cause. Les tergiversations du régime sur l’existence d’un rapport de l’IGE et sa lecture par le Président Macky Sall prouvent qu’en juin 2012, ce dernier savait que Petrotim ne faisait pas l’affaire. Ce qui explique la création de Petroasia, société mère de Petrotim créée après sa filiale Petrotim. Le Président Macky Sall a fait cela parce qu’un deal a été organisé entre Franck Timis de Petrotim et Aliou Sall son petit frère. Ceci est indiscutable.

L’évaluation économique de ce scandale pour le Sénégal est en cours. En attendant, le peuple sénégalais à qui appartient ce gaz, épris d’égalité,  a estimé la perte financière directe à 400 000 francs par sénégalais. C’est un minimum.  Le gouvernement et BP ne nient pas ces accords secrets,  mais estiment les montants, annoncés par BBC, excessifs. MDR.

J’ai demandé au gouvernement qui tarde à réagir, une copie de la décision finale d’investissement signée fin décembre 2018. En tout état de cause, je rappelle que j’ai souvent évoqué le problème des flux financiers illicites de 60 milliards de dollars par an qui quittent l’Afrique selon l’équipe dirigée par le Président Thabo Mbeki. Cette respectable task force regroupant la CEA et la BAD notamment, a estimé qu’environ 20 milliards de dollars provenaient du secteur minéral. Une des bases est constituée des accords secrets entre les compagnies et les chefs politiques africainsIl faut qu’on y mette fin.

L’affaire de BP révélée par BBC est une chance historique pour éliminer les flux financiers illicites hors d’Afrique. Je saisirai le Président Mbeki, la BAD, la CEA bien entendu. Le peuple sénégalais doit se libérer de ses chaînes de deals secrets et libérer l’Afrique. Aly Ngouille Ndiaye, Aliou Sall Démission ! Macky Rends nous nos 400 000.

Dossier nouveau : Macky Sall pris au piège d’une mauvaise politique économique

Macky Sall croît que l’économie est un jeu animé par le Président de la République qui doit concentrer entre ses mains toutes les ressources publiques et à charge pour lui de les redistribuer selon sa fameuse règle du thiompal (compal) révélée par l’Honorable Député Serigne Mansour Sy Djamil :thiompal à ses affidés, « journaleux » notamment chargés de tromper et de manipuler le peuple, aux chefs religieux et autres imams, ainsi de suite. .Il se trompe lourdement pour un prétendu libéral. Le résultat des courses, c’est l’accumulation de plus de  1000 milliards d’arriérés intérieurs que j’avais annoncés, auprès de la Senelec, du  BTP, des pétroliers, des hôpitaux, et autres  PME. La dette extérieure est menacée.

L’AFD, le FMI et la BM vont lui imposer des mesures drastiques de redressement des finances publiques, en commençant par les prix des produits pétroliers. La vie sera plus dure dans les semaines à venir. C’est Macky Sall qui en est le seul responsable, il doit assumer tout seul les conséquences sans premier ministre. Pas de dialogue.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Abdourahmane Sow  : «Nous n’avons pas besoin de l’accord du préfet pour effectuer notre marche…»

iGFM – (Dakar) Après l’interdiction de leur marche le vendredi dernier, la plateforme ‘’Aar Li Nu Book’’ était en conférence de presse ce mardi pour dénoncer vigoureusement la répression de l’Etat et les dizaines d’arrestations qui s’en ont suivi.

Sur ce, ils invitent tous les sénégalais à prendre toutes les initiatives pacifiques pouvant amener le Président Macky Sall et son gouvernement à se plier à leurs exigences : une transparence dans la gestion des ressources naturelles tels que le pétrole et le gaz.

Cependant Abdourahmane Sow, membre de la plateforme ‘’Aar Li Nu Book’’, en  ces propos voudrait que « toute la lumière soit faite sur l’affaire de la gouvernance des ressources naturelles ».

Pour que ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Aliou Sall soit traité de façon claire par la justice sans parti pris. Et que tous les dossiers relatifs à la gouvernance des ressources naturelles soient transmis à la justice de façon diligente. »

Il poursuit, « les sénégalais exigent aussi la négociation des contrats pétroliers et gaziers et le recouvrement des avoirs pétroliers et gaziers. »

Cependant, cette répression et ces arrestations ont décuplé leur détermination à vouloir encore effectuer une marche ce vendredi et ‘’qu’ils n’ont pas besoin de l’accord du préfet personne pour effectuer leur marche, car personne ne pourra leur empêchera cela’’.

Coud, Prodac, Arcelor Mittal, Petro-Tim… Ces casseroles qui perturbent le sommeil de Macky Sall

https://www.leral.net Il avait fait de la gouvernance vertueuse, son slogan de campagne en 2012, au moment de briguer pour la première fois, les suffrages des Sénégalais pour diriger le pays. 7 ans plus tard, les casseroles n’en finissent plus de perturber le sommeil du Président Macky Sall

Dans sa livraison du jour, le journal Walf Quotidien liste ces nombreux dossiers qui ternissent la gouvernance du Président Macky Sall.

Il y a bien sûr, la dernière née, cette bien embarrassante affaire Petro Tim, révélée par la BBC autour d’un scandale de 10 milliards de dollars, au centre duquel, se trouve Aliou sall, le frère du chef de l’Etat. Mais selon plusieurs de ses détracteurs, le principal responsable dans cette affaire, n’est autre que le président de la République lui-même. Une affaire qui, écrit le journal de Khar Yalla, tombe à un moment où le quinquennat de Macky Sall, était si bien parti, avec le dialogue national enclenché.

Et le journal regarde un peu dans le rétroviseur pour évoquer cette autre affaire du Coud, dans laquelle Cheikh Oumar Hanne est accusé de « malversations financières, de détournement de deniers publics ou encore d’octroi de subventions » indues à des tiers. Mais souligne le journal, malgré le rapport de l’Ofnac, « aucune poursuite n’a été déclenchée contre Cheikh Oumar Hanne ». Tout au contraire, il a été promu ministre de l’Enseignement supérieur.

Le journal créé par le défunt ‘’Mollah de Khar Yallah’’, évoque aussi l’affaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), dans lequel l’on évoque un détournement de 29 milliards. Ou 36 milliards, selon Birahim Seck du Forum civil. Mais là aussi, Mame Mbaye Niang, cité dans cette affaire, n’a jusque-là, pas été inquiété. Il a été plutôt nommé dans le cabinet du président de la République.

Et Walf Quotidien de citer tous ces dossiers à scandale, dont celui de renationalisation de la Suneor, la gestion du zircon, Necotrans, Arcelor Mittal, sans compter le coup pharaonique du Ter. Le journal évoque aussi, les nombreux couacs dans la confection des cartes d’identité biométriques, malgré 50 milliards FCfa dépensés pour la fabrication de ces documents.

Le journal souligne en passant, l’affaire des 94 milliards ou le dossier Bictogo, pour dresser une longue liste d’affaires scabreuses, pas résolues, et qui contrastent fortement avec une gouvernance vertueuse.

Autant de dossiers, qui, selon le journal, ont fini de ternir la présidence de Macky Sall, que beaucoup espéraient voir trancher d’avec les pratiques de son prédécesseur, Abdoulaye Wade.

Barthélémy DIAS : «Si Les Sénégalais Se Mobilisent, Macky SALL Ne Finira Pas Ce Mandat…»

http://www.walf-groupe.com Le maire de Mermoz/Sacré-Cœur se dit déterminé à poursuivre le combat pour que le scandale Petro Tim soit tiré au clair. Barthélémy DIAS, qui se satisfait de la mobilisation des Sénégalais vendredi dernier lors du rassemblement de la Plateforme « Aar li Nu bokk », les invite à rééditer le coup.

« Ce que j’ai vu vendredi dernier, c’est un soulèvement spontané et patriotique des Sénégalais qui n’appartiennent à aucune obédience politique. Ils avaient décidé de sortir pour régler leur problème avec Macky SALL », indique DIAS-fils dans les colonnes de Vox Pop.

Poursuivant, le maire de Mermoz/Sacré-Cœur interpelle les autres opposants qui brillent par leur silence depuis l’éclatement du scandale.  « Je réitère mon appel à tous les opposants. Je ne cite personne. Ceux à qui je m’adresse se connaissent très bien. Ils doivent sortir dans la rue et manifester aux côtés du peuple », soutient-il.

Selon Barthélémy DIAS, si la pression continue à être exercée sur le régime, Macky SALL finira par écouter les Sénégalais. «  Personnellement, je serai dans la rue tous les vendredis aux côtés des manifestants. Parce qu’il est temps que Macky SALL comprenne qu’il n’a pas gagné la Présidentielle, c’était un hold-up électoral. Si les Sénégalais se mobilisent, j’ai bon espoir qu’il ne finira pas ce mandat », assure-t-il.Lire aussi : 

Barth’ renvoie Idy aux propos de Lamartine : «Honte à celui qui chante lorsque que Rome brûle»

http://www.seneweb.com Apparemment, rien ne va plus entre Idrissa Seck et Barthélémy Dias. Et pour cause. Après de la réplique du patron de Rewmi aux propos du lieutenant de Khalifa Sall qui déplorait son mutisme, la cellule de communication du maire de Mermoz-Sacré-Cœur a tenu à rappeler au président du Conseil départemental de Thiès les propos d’Alphonse de Lamartine. «Au nom d’une supposée stratégie de communication et d’une liberté de choix sur le sujet et le moment pour représenter dignement son peuple, le politicien aura été le grand absent du 23 juin.

Alphonse Lamartine disait : ‘’Honte à celui qui chante lorsque que Rome brûle’’, a dit son porte-parole, Pape Konaré Diakité. Répondant au parti Rewmi, il pense que «ce n’est pas trop demander au politicien de faire bloc au côté du peuple pour exiger la transparence dans la gestion de nos ressources naturelles, gage d’un développement inclusif et d’un avenir radieux pour les générations à venir».

Mieux, ajoute le chargé de communication de Barthélémy Dias, «si le débat soulevé par ce ‘’scandale à 10 milliards de dollars’’ n’est pas assez important pour le politicien au point qu’il se calfeutre dans un silence qui ne dit pas son nom, cela voudrait dire que le politicien s’est vidé de sa substance de conviction et ne sera jamais avec le peuple, au moment où ce dernier a plus besoin de lui»

Le Palais très remonté contre Farba Ngom

Au niveau du Palais, c’est la colère et la consternation après la sortie de Farba Ngom au niveau de la presse, faisant état de faits de corruption et avouant en avoir touché sa part ainsi que Thierno Alassane Sall lorsqu’il était Ministre de l’Energie.

On n’en revient pas de voir un proche de Macky avouer une telle infamie, surtout dans un contexte délétère où le monde entier est braqué sur le Sénégal après le reportage sur le pétrole et le gaz lequel mouille la famille présidentielle.

Les proches du Président Sall ne doutent pas un instant que Farba Ngom, député-Maire, très proche du locataire du Palais, a voulu défendre son mentor. Et c’est tout à son honneur. On ne doute pas une seconde qu’il a voulu bien faire. Mais la maladresse de sa communication a été jugée ‘’consternante’’.

Car, il reconnait avoir été corrompu, ce qui est grave, même s’il a voulu mouiller un opposant comme Thierno Alassane Sall qui prône les valeurs.

Or, cet aveu, venant d’un proche du Président, peut signifier que tout l’entourage de ce dernier est corrompu. Et cela ne fait que confirmer, dans une large mesure, les révélations faites dans le reportage de la BBC.

Pis, dans un Etat vraiment démocratique, de telles allégations auraient motivé une auto-saisine du Procureur afin de faire toute la lumière sur ces actes graves de supposée corruption.

Car, jusqu’ici, Farba Ngom n’a pas dit qu’elle est la personnalité qui leur a remis l’argent et à quelle fin. Qui plus est, on n’en connait pas le montant exact. Or, ces informations sont capitales.

Car, tout indique que si ces déclarations sont exactes, il s’agissait de questions liées à la gestion des affaires publiques, et donc de collusion d’intérêt.

Donc, ce que Farba Ngom a voulu ignorer, c’est que de nombreuses personnalités sont impliquées dans une opération de corruption qui sera tôt ou tard éclaircie.

Nous interpellons ainsi le Procureur de la République qui a là une bonne raison d’ouvrir une enquête pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Car l’aveu de corruption est comme l’aveu de vol, d’escroquerie ou de recel. Cela signifie que la personne qui s’auto-accuse soit veut aller en prison, soit pense être intouchable. Et c’est le cas pour Farba qui croit être au-dessus de la loi au point de reconnaitre avoir reçu des pots-de-vin, ce que personne n’ose avouer.

Malheureusement, sa communication a mis tout le Palais mal à l’aise.

Et ce n’est pas nouveau. La majorité souffre d’un problème grave de communication qui oblitère tous les efforts du Président Sall. Et ce dernier est le premier commettre des erreurs à ce niveau.

N’importe qui ne peut pas aller dans les médias pour dire n’importe quoi qui engage le Président de la République et les institutions.

Malheureusement, lorsqu’il y a un problème, tout le monde s’empresse de réagir dans la presse pour, parfois, enfoncer le clou.

Bien sûr, il est important que Thierno Alassane Sall, ainsi incriminé, puisse également réagir pour éclairer la lanterne des Sénégalais.

Car, nous sommes en train de montrer à l’opinion et à nos partenaires que nous sommes loin d’être faibles en partenariat et en affaires où la loyauté est requise.

C’est l’image que renvoient les hautes autorités face à des aveux qui viennent banaliser des faits graves de concussion ou de trafic d’influence.Assane Samb

Couverture De La Présidentielle : La Commission D’observation De L’UE Épingle La TFM Et La 2STV, Jugées Télés Partisanes

http://www.walf-groupe.com Dans son rapport sur la présidentielle de 2019 présenté, la mission d’observation électorale de l’Ue a épinglé deux chaines de télévisions privées : la Tfm et la 2STV. Elles sont accusées d’avoir couvert davantage la coalition Benno Bokk Yaakaar.

«Les médias sénégalais bénéficient d’un climat généralement favorable à la liberté de la presse. Ils ont rempli leur mission d’informer les électeurs en couvrant largement la campagne électorale. Les médias publics ont offert un espace égale aux candidats dans le ‘journal de la campagne’, mais la chaine de télévision publique a couvert davantage le gouvernement dans les autres programmes. La plupart des médias audiovisuels privés ont offert une couverture équitable dans les émissions d’informations. Cependant deux chaines de télévision, Tfm et 2STV, ont couvert davantage la coalition Bby. Dans les autres émissions politiques, les médias audiovisuels privés ont accordé plus de temps d’antenne à la coalition Bby suivie par la coalition Idy2019», mentionne le rapport. Qui ajoute que «de nombreux médias privés nationaux et locaux n’ont pas respecté les dispositions du Code électoral, notamment l’interdiction de toute publicité politique. Plutôt que de prendre des sanctions formelles, le Conseil national de régulation de l’audiovisuelle (Cnra), autorité qui veille au respect des dispositions du Code électoral pour tous les médias, a privilégié le dialogue avec les médias auteurs de violations. Ceci a réduit l’efficacité des principes d’égalité et d’équité entre candidats édictées par le Code électoral.» Pour les observateurs de l’Ue, le Cnra a fait preuve d’une interprétation restrictive des textes de loi lorsqu’il s’est agi d’interdire des débats entre candidats.Magib GAYE

La Mission D’observation De L’Union Européenne Dissout La CENA

http://www.walf-groupe.com L’absence d’«initiative et de réactivité» de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a également été relevée par la mission d’observation de l’Union européenne.

Eléna Valenciano et ses collaborateurs sont même allés plus loin en pointant un doigt accusateur sur la Cena qui, à les entendre, a opéré comme un «bras de l’administration» plutôt qu’un organe de supervision.

«L’organisation des élections a été menée dans le respect des règles et délais prescrits dans la loi, bénéficiant d’un cadre administratif de qualité et de fonctionnaires bien formés. Le contraste entre cet acquis et certaines pratiques ne favorisant pas toujours la transparence et traduisant une certaine désorganisation, notamment dans la distribution des cartes, n’en n’est plus patent. La Commission électorale nationale autonome, organe chargé de la supervision du processus, a tenu son rôle mais sans faire preuve d’initiatives et de réactivité, opérant comme un bras de l’administration, plutôt qu’un organe de supervision communiquant les informations qu’elle recueille et alertant sur les difficultés ou anticipées», note-t-on dans le rapport. Au titre des recommandations, les observateurs de l’Ue demandent de garantir «la neutralité et l’efficacité du contrôle exercé par l’organe en charge de la supervision du processus électoral. Il s’agit d’une mesure de confiance et de transparence». Il est recommandé que la durée du mandat des membres de la Cena telle que fixée par la loi soit respectée. Il est également recommandé de réviser le mode de désignation des membres de la Cena de façon à ce qu’au moins une fraction d’entre eux soit nommée sur propositions d’institutions autres que celles relevant du seul pouvoir exécutif. Aussi, il est recommandé que la Cena dispose d’une enveloppe financière suffisante pour accomplir l’ensemble des tâches qui lui sont imparties en vertu du Code électoral et que les crédits qui lui sont alloués soient libérés en temps utile.

La mission d’observation de l’Ue qui a également relevé l’absence de confiance sur fond de désaccord entre forces politiques a tapé sur le ministre Aly Ngouille Ndiaye. Cela fait suite à la déclaration du ministre de l’Intérieur chargé de l’organisation des élections en faveur de la réélection du président sortant dès le premier tour. Ce qui, à les en croire, «a été préjudiciable à la sérénité du processus».

Abandon Du Parrainage : Ibrahima SENE Brûle Les Conclusions De La Mission De L’UE

http://www.walf-groupe.com Le communiste n’est pas d’accord avec la mission d’observation de l’Union européenne qui préconise l’abandon, dans les plus brefs délais, du système de parrainage. Selon le responsable du PIT, cette recommandation ne tient pas la route et devrait être rejetée.

« Je ne suis pas étonné que la Mission de l’UE recommande le retrait du parrainage, qui met fin au ‘pouvoir de l’argent » dans le processus électoral. Ce n’est qu’avec l’argent que les grandes puissances de l’UE peuvent influer sur les élections au Sénégal, en finançant leurs candidats pour payer la caution, aussi énorme soit elle. Mais, avec le parrainage, leurs candidats sans base électorale nationale, sont exclus du processus électoral, quelque soit leur poids financier », soutient .Ibrahima SENE sur sa page Facebook. Selon lui, « les républicains et démocrates de ce pays devraient rejeter cette proposition, qui est une immixtion vulgaire dans un domaine qui relève de notre souveraineté ».

Et le le PCA de la Société des mines de fer du Sénégal oriental (MIFERSO) de conclure : « L’UE n’ a pas le droit de nous demander de changer nos lois. L’accepter, serait un précédent dangereux. »

Abandon du parrainage citoyen pour les Locales : Mimi Touré répond sèchement aux Observateurs de l’Union européenne

https://actusen.sn C’est à croire que la recommandation de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) portant abandon du parrainage citoyen pour les élections locales n’agrée personne du côté de la majorité présidentielle.

Après la sortie musclée du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui a catapulté la Cheffe de la MOE UE, Elena Valenciano et son équipe dans les cordes, Aminata Touré tente de ramener à la raison ces observateurs.

Mimi qui rappelle avoir «eu l’opportunité de diriger de nombreuses missions d’observation d’élections présidentielles en Afrique» estime que «les observateurs n’ont pas vocation à faire changer les lois votées par des pays souverains».

En effet, de l’avis d’Aminata Touré, «même si des améliorations peuvent être apportées au processus il faut maintenir le parrainage afin que l’expression du suffrage universel se fasse dans des conditions permettant de maintenir la stabilité et la paix dans nos pays».

«La loi sur le parrainage a été votée par notre Assemblée nationale et je considère que la recommandation de de l’Union Européenne de supprimer le parrainage sort du champ de l’observation d’élections», assène-t-elle.

Dans un post sur Facebook, la présidente du Conseil économique social et environnemental vante les mérites du parrainage sans lequel, dit-elle, «il aurait été impossible d’organiser l’élection présidentielle dans des conditions normales avec plus de 100 candidats à la candidature. Sans élections correctement organisées, c’est la porte ouverte à tous les risques d’instabilité».

Abandon du parrainage : Moundiaye Cissé n’est pas d’avis avec l’Union européenne

https://www.pressafrik.com Le directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, n’est pas d’avis avec la mission d’observation de l’Union européenne qui, dans son rapport initial sur l’élection présidentielle du 24 février dernière, recommande l’abandon du parrainage pour les locales.

 « Lors des élections précédentes, on avait plus de deux mille listes. Alors là, il faut trouver une solution. Nous, nous n’avons pas été contre le parrainage, mais nous avons dit, pour continuer avec ce système, il est impératif de l’améliorer, de le rendre moins inéquitable»,a déclaré Moundiaye Cissé sur la Rfm.Salif SAKHANOKHO

SUPPOSÉE ABSENCE DU PDS DE LA MANIFESTATION DU MOUVEMENT «AAR LI NU BOKK» VENDREDI DERNIER : ME EL HADJ AMADOU SALL RETABLIT «LA VERITE»

http://www.sudonline.sn Poursuivant son propos, Me El hadj Amadou Sall ajoutera au sujet de la manifestation interdite et réprimée du mouvement « Aar li nu book » du vendredi 14 juin dernier, à la Place de la Nation, que le Pds a bel et bien envoyé une délégation bien qu’il n’était pas membre de cette structure.

 «On nous avait juste invité à ce rassemblement et le secrétaire général national du Pds a envoyé une délégation pour représenter notre parti. Quant-il s’agit de manifestations organisées par une structure à laquelle le Pds est membre, nous participons. Quand c’est une manifestation à laquelle on nous a invités, nous demandons à nos militants qui peuvent d’y aller. La preuve, on était bien représenté à la marche interdite et réprimée du vendredi dernier. Pourquoi vous ne nous avez pas interpellés sur notre participation à la marche organisée, il y a dix jours, par l’Association de malades du cœur ? Ils ne nous ont pas invités à cette marche et nous ne sommes pas allés non plus. S’ils nous avaient invités, peut-être que nous y serions allés»

Cour d’Appel de Dakar : Mamadou Lamine Diallo et Abdoul Mbaye main dans la main

C’est le nouveau couple de la sphère politique sénégalaise. Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo sont devenus d’inséparables amis…

Ces deux figures politiques de l’opposition, qui lors de la présidentielle de 2019 avaient décidé de se ranger derrière la coalition Idy 2019 continuent de se soutenir pour le meilleur et pour le pire. Tous les deux, intervenants dans l’enquête de la Bbc, révélant une corruption supposée dans les concessions pétrolières et gazières dans les eaux sénégalais mettant en cause Aliou Sall et Frank Timis, se sont retrouvés au Tribunal ce mardi 18 juin. Non pas pour répondre à l’appel à témoin lancé par le procureur Serigne Bassirou Gueye. Mais pour assister au procès en appel de l’un d’entre eux, en la personne d’Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre, pour faux et usage de faux, tentative d’escroquerie contre son ex-épouse.
Son « ami »  Mamadou Lamine Diallo vient l’épauler dans ses démêlés avec Dame justice. Assis juste derrière le mis en cause, qui lit son journal, le leader de Tekki échange tranquillement avec son ami, en  attendant l’arrivée des juges.

Région de Matam : un incendie fait deux morts, un nouveau né et un enfant de 4 ans

https://www.pressafrik.com Dans la région de Matam, précisément au village de Loumbi Dianby, un incendie a fait ce mardi deux morts soit un nouveau né de 12 jours et d’une fillette de 4 ans. Les deux enfants qui se trouvaient dans une case en pailles ont rendu l’âme, rapporte la Rfm.

Après les constations et les formalités d’usage de la gendarmerie, les corps sans vie ont été remis aux parents. Le feu a été développé par le vent qui souffle depuis deux jours dans la région où il fait 45°, ajoute la même source.Salif SAKHANOKHO

SOUPÇONS… Par MAMADOU NDIAYE

 http://www.emedia.sn Non, le Sénégal ne change pas. Ou plutôt si. Il se transforme à petites doses. En bien ou en mal ? En bien et en mal… La parole, devenue libre, se répand à une vitesse stratosphérique au sein d’une société qui se complexifie. Les générations se chevauchent dans des espaces réduits où l’empilement des besoins (non satisfaits) s’extériorise. L’intimité étant désacralisée, la rue devient un lieu d’exutoire et de défouloir.

Tout le monde parle de tout le monde. Sans retenue. Mieux ou pire, c’est selon, une curiosité malsaine s’installe. La suspicion se propage. Le soupçon imprègne tous les actes de la vie au quotidien. Le raffinement d’hier, la courtoisie et le bon goût ressemblent aujourd’hui à des reliques d’une époque révolue. En d’autres termes, le délitement accouche d’une société brutale : au volant de la voiture, dans les écoles, les Universités, la rue, les lieux publics, la nervosité s’affiche. Ce renversement de valeurs hante les Justes.

Désormais, la méfiance, la défiance et la médisance irriguent les rapports, détricotent les relations et fragilisent les précaires équilibres qui existent encore. Dans le domaine de la santé, les données confidentielles s’ébruitent partout, y compris dans les réseaux sociaux qui s’emparent de tout sans discernement. Des officiers supérieurs de l’armée, la Grande muette, s’écartent du devoir de réserve pour livrer à la meute des informations sensibles. Une frange de la classe politique, une phalange dirait-on, friande d’anecdotes, s’adonne, à cœur-joie, à son jeu favori : la dénonciation à outrance, mêlant emballement et empressement, entraînant même une partie de la presse à la gâchette facile dans un tourbillon de diatribes.

Le temps de la justice n’est pas celui des médias justement. Les corps constitués ne sont pas plus épargnés : la magistrature, tous les ordres d’enseignement, le Barreau, les banques, les assurances, la douane, la police, la société civile. Partout, les langues se délient. Même les hauts lieux de l’exemplarité sont des proies facile de cette furie : la Présidence de la République, la Haute administration, les foyers religieux, tout comme le monde rural (où, croyait-on, à tort ou à raison, prévalaient les valeurs résiduelles d’une société qui se déchire).

Hélas ! Non seulement le phénomène persiste mais il s’accentue au point de ne plus constituer un sujet d’étonnement pour des citoyens au bord de l’apoplexie. La récente découverte de gisements d’hydrocarbures dans notre pays aiguise des appétits féroces, soulève des passions indicibles et suscite de véhémentes polémiques. En bonne logique, si le Procureur de la République sort de sa réserve et décide de l’ouverture d’une information judiciaire sur ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire des hydrocarbures » révélée par la chaîne anglaise BBC, le vacarme devrait s’estomper au profit d’une sérénité retrouvée pour une enquête non moins sereine de la justice.

Or, le doute subsiste toujours chez les contempteurs, à l’image de cet élu qui, ouvertement, tance le Maître des poursuites qu’il invite à se dessaisir du dossier parce qu’il doit sa promotion au… Chef de l’Etat. Argument spécieux s’il en est assurément. Convenons qu’il n’ y a pas d’opposition forte au Sénégal. Elle compense sa faiblesse par une omniprésence dans les médias, seule tribune, entre deux élections, lui permettant d’exister face à un pouvoir qui a pour lui la durée mais désordonné, un peu tatillon, dans sa communication grand public. Il y a lieu de s’interroger sur la façon dont le débat politique est mené au Sénégal entre des forces cramponnées à des certitudes et mues par le principe du « ôte-toi-que je-m’y-mette ». Rien de plus. Dit autrement, comment comprendre l’immobilisme de la société sénégalaise traversée par des clivages d’une autre époque, d’un autre âge.

Que postule en vérité la dénonciation à outrance des contrats signés ? Quête de transparence ou besoin d’équité ? En tout état de cause, la phraséologie utilisée trahit la démarche et dénote une frappante absence de lucidité sur un sujet à enjeu. Au plus fort de la dispute couronnée par l’envie inassouvie d’occuper la rue pour « prendre l’opinion à témoin », personne, -pas même au sein du gouvernement- ne se prononce sur la prochaine campagne agricole ! La période hivernale s’approche, et le retard des pluies, dû au changement climatique, pousse les paysans à opter pour des variétés hâtives à cycle court. Les semences sont-elles disponibles en quantité et en qualité ? Quelle est la nouvelle cartographie de l’agriculture sénégalaise ? Puisque la pluviométrie devient de plus en plus aléatoire, songe-t-on à explorer nos nappes phréatiques qui, semble-t-il, sont abondantes et bien réparties à l’échelle du pays ?

En se focalisant sur le pétrole et le gaz, le débat occulte l‘agriculture et la dimension qu’elle revêt dans le monde rural réduit au silence et dont le sort indiffère complètement les partisans du tout-pétrole. Est-il moins légitime de parler du mil ou du sorgho que du gaz ou du pétrole, produits spéculatifs par excellence et tributaires des humeurs des marchés ? Nous allons à la rencontre d’un monde nouveau et crispant : celui des hydrocarbures.

Le gaz et le pétrole sont certes des ressources de prestige. Mais, d’un prestige déclinant. Le schiste bitumeux enthousiasme les Etats-Unis en passe de devenir le premier producteur de pétrole et de gaz au monde. L’Arabie Saoudite se voit reléguer au second plan alors que l’Iran et les Emirats du Golfe lui disputent le leadership au sein de l’OPEP dont le pouvoir et la puissance s’érodent. Cet organisme navigue en eaux troubles. Le pétrole enchante moins. La voiture électrique et les énergies bio se positionnent. Les pressions montent pour renoncer aux énergies fossiles. L’arrivée des Verts au Parlement européen traduit cette tendance lourde.

A nous de lire les signes sans les interpréter, l’autre moyen de tuer dans l’œuf le soupçon pernicieux.

ABDOUL MBAYE/AMINATA DIACK : LE PROCUREUR REQUIERT 1 AN FERME CONTRE L’ANCIEN PREMIER MINISTRE

http://www.emedia.sn Si en première instance, l’ancien Premier ministre a été relaxé dans l’affaire qui l’oppose avec son ex épouse, Abdoul Mbaye risque la prison. Le procureur général de la Cour d’appel de Dakar a requis 1 an ferme contre lui. Ce, après qu’il a demandé que les faits de faux et usage de faux initialement reprochés à Abdoul Mbaye soient requalifiés en obtention indument d’un document administratif. « On reproche à Abdoul Mbaye le fait d’avoir obtenu indument un document administratif. « C’est dommage que toutes les personnes qui devaient être entendues ne le soient pas dans cette affaire. Ce sont les conditions d’obtention du document qui posent problème. Je vous demande de requalifier les faits en obtention indument d’un document administratif. Ce sont les conditions d’obtention qu’on lui reproche. Elles n’ont pas été faites dans les règles de l’art », a requis le parquet. Qui a demandé la relaxe pour l’officier d’état civil qui a été condamné à 6 mois assortis de sursis en première instance.

D’après le maitre des poursuites, Adama Thiam n’a rien fait parce qu’il a agi sur instruction de son supérieur en l’occurrence le juge du tribunal départemental de l’époque. « Adama Thiam n’avait pas l’intention manifeste de commettre du faux. Nous ne pouvons lui reprocher d’avoir commis un faux puisqu’il a agi sur la base de l’ordre donné par ses supérieurs ». L’audience se poursuit. Les plaidoiries des avocats de la partie civile démarrent. Aliou DIOUF

Procès en appel : Les avocats d’Abdoul Mbaye ne reconnaissent pas la procédure

http://www.emedia.sn Le procès en appel opposant Abdoul Mbaye à son ex épouse est appelé à la barre de la Cour d’appel de Dakar. L’ancien Premier ministre, contrairement à son ex épouse, Aminata Diack qui a brillé par son absence, est bien présent à la barre. Les avocats du président de l’ACT ont demandé la parole pour plaider l’exception d’inexistence de l’appel. Selon les avocats d’Abdoul Mbaye, soit l’appel n’existe pas, soit il a été fait récemment. D’après les robes noires, dans le registre d’appel où le greffier mentionne les appels, il n’y a pas la signature du procureur, Aly Ciré Ndiaye qui a interjeté appel. En sus, on n’a pas mentionné la date du jugement.

Donc, pour les avocats, l’appel du parquet est nul. « Le substitutif du procureur n’a pas signé le registre d’appel. L’appel est inexistant. Il faut le déclarer nul ne serait-ce que pour la bonne cause. Il y a des vides dans le registre. Nous n’avons pas vu un acte d’appel répondant aux caractéristiques d’un appel interjeté par le procureur de la République », ont plaidé les avocats de la défense. L’avocat d’Aminata Diack a pris le contre-pied de ses confrères de la défense. Selon lui, l’exception soulevée par la défense ne repose sur aucun texte juridique. « C’est une manœuvre dilatoire », a soutenu l’avocat de la partie civile. Le procureur général s’est également opposé à la requête formulée par les conseils de la défense. Pour le parquet général, il y a une pratique qui est là. Selon lui, il y a toujours eu un appel incident du procureur quand il y a un appel des prévenus. Donc, aux yeux du procureur, on ne peut pas annuler l’appel parce qu’il n’y a pas un texte qui sanctionne cela.

Par ailleurs, les avocats d’Abdoul Mbaye ont demandé également la comparution d’Aminata Diack qui, dans cette affaire, est partie civile et prévenue. Le président de la Cour a joint les exceptions au fond. L’audience se poursuit. Aliou DIOUF

PROCÈS EN APPEL CONTRE SON EX ÉPOUSE : Abdoul Mbaye assène ses vérités au tribunal

http://www.seneweb.com Relaxé en première instance, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) Abdoul Mbaye fait face, ce mardi, au juge de la Cour d’appel de Dakar, suite à un appel du parquet. A la barre, l’ancien Premier ministre a asséné ses vérités. « Cela fait 3 ans que je suis poursuivi pour les faits de faux, usage de faux et d’escroquerie.

Jusqu’à ce jour, on ne m’a jamais présenté de document allégué de faux dont j’étais complice, encore moins de complicité. Jamais je n’ai cherché à obtenir 1 franc de madame Aminata Diack. Et même dans les liens du mariage, je ne l’ai jamais demandé de contribuer à notre ménage. Ça fait 3 ans que je suis convoqué, relaxé et convoqué. Et peut-être aujourd’hui vous pouvez me présenter des documents qui prouvent que j’ai escroqué Aminata Diack », a asséné Abdoul Mbaye à la barre.

Il renchérit : « Mon épouse et moi avons pris la décision de passer du régime de la communauté des biens à la séparation des biens. Et C’est moi qui ai engagé cette discussion avec elle, car j’engageais une procédure d’investissement. Et je voulais protéger ses biens. Et cette décision n’a pas été contestée depuis 20 ans. Et ce n’est qu’après le divorce qu’elle a commencé a créer des problèmes », dit-il.

LES VÉRITÉS DE ABDOUL MBAYE

http://www.emedia.sn Mardi, 18 juin 2019 : Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre et l’officier d’état civil Adama Thiam sont à la barre. Ce dernier est le prévenu principal dans cette affaire. Il est poursuivi pour faux et usage de faux dans un acte administratif. Quant à Abdoul Mbaye et Aminata Diack, ils sont tous deux, à la fois partie civile et prévenus. Ils se reprochent mutuellement du délit de complicité de faux et usage de faux et tentative d’escroquerie. Aminata Diack étant absente, c’est l’officier d’état civil Adama Thiam qui est appelé à s’expliquer sur le faux constaté dans le document de mariage de l’ex couple.

Selon ce dernier, le 26 mai 1994, il avait reçu, des mains du greffier en chef Hyacinthe Gomis, une ordonnance du tribunal départemental hors classe de Dakar pour la rectification de l’acte de mariage. « Quand j’ai reçu l’ordonnance, je n’ai fait qu’exécuter la décision du juge. J’ai mentionné dans l’acte que le régime communauté des biens sur lequel le couple Mbaye s’était marié en 1981 a été supprimé et remplacé par le régime de la séparation des biens. J’ai fait 40 ans de service à l’état civil et je n’avais jamais contesté les décisions d’un juge. Je n’ai pas fait du faux », a déclaré M. Thiam.

A en croire Adama, c’est en 2012, suite à l’introduction de la demande de divorce d’Abdoul Mbaye, que la présidente du tribunal départemental l’a appelé pour lui dire de remettre l’ancienne option car, le juge du tribunal départemental n’était pas compétent pour ordonner le changement de ce régime.

« Je n’ai jamais demandé à Aminata Diack de contribuer aux dépenses »

Pour sa part, Abdoul Mbaye a battu en brèche les faits qui lui sont reprochés. « Cela fait trois ans qu’on me poursuit pour complicité de faux et on ne m’a jamais présenté de documents attestant que j’aurais commis un tel faux. Je les ai réclamés mais on ne me les a jamais produits. Je n’ai pas encore entre les mains le document allégué de faux que j’aurais commis. Nul ne peut produire un écrit par lequel j’aurais essayé de soustraire à la dame Aminata Diack des biens, que ce soit des biens immobiliers ou des avoirs. Jamais je n’ai cherché à obtenir un franc de Madame Aminata Diack. Dans les liens du mariage, je ne lui ai jamais demandé de contribuer le moindre franc aux dépenses quotidiennes », a déclaré Abdoul Mbaye. Avant d’ajouter : « Les motifs pour lesquels je suis poursuivi devraient être soutenus par des pièces. On ne me les a jamais présentées. Peut-être, aujourd’hui, je pourrai avoir les documents ».

Revenant sur le changement du régime de communauté de biens initialement signé lors de son mariage au régime de séparation des biens, Abdoul Mbaye a fait savoir que son épouse et lui avait signé une requête conjointe adressée au tribunal départemental hors classe de Dakar. « J’ai déposé le dossier que nous avons signé ensemble. On a pris la décision après un consentement mutuel. C’est moi qui ai engagé la procédure parce que je voulais faire des investissements et je voulais protéger ces biens », a déclaré Abdoul Mbaye.
Il faut rappeler qu’en première instance, Abdoul Mbaye a été relaxé des faits de l’espèce. Aliou DIOUF

AFFAIRE PÉTRO-TIM : «JE VAIS ÉCRIRE AU PROCUREUR POUR ÊTRE AUDITIONNÉ»

http://www.emedia.sn Les auditions dans l’affaire Pétro-Tim ont démarré et se poursuivent toujours à la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles. Même s’il n’a pas été convoqué par les éléments enquêteurs, l’ancien Premier a hâte de faire face à ces derniers pour donner sa version des faits. Abdoul Mbaye a annoncé, ce mardi, à la fin de son procès avec son ex épouse, qu’il va écrire le procureur de la République pour qu’il soit auditionné. « Je n’ai pas encore reçu de convocation des enquêteurs sur l’affaire Pétro Tim. Par contre, on va écrire pour demander à être entendu. On est pressé. Et on va dire tout ce qu’on sait dans cette affaire », a déclaré le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail.

Revenant sur le procès, Abdoul Mbaye dit garder la confiance en la justice sénégalaise. Il assimile ce procès à un acharnement contre sa personne. « Je suis poursuivi pour usage de faux et escroquerie, je demande qu’on me présente le faux. En plus, je n’ai jamais essayé, même verbalement de retirer des biens appartenant à mon ex épouse », a-t-il fait remarquer. Selon lui, la seule constance dans ce dossier c’est qu’on veut lui faire du tort. « On m’a retiré mes passeports. Le procureur a aujourd’hui requis 1 an ferme contre moi en se trompant de document. C’est scandaleux », dénonce l’ancien Premier ministre qui demeure convaincu qu’il sera encore relaxé. Aliou DIOUF

Procès Abdoul Mbaye : « Un appel doit être obligatoirement signé » (avocat)

http://www.seneweb.com Me Aboubacry Barro a réagi à l’affaire Abdoul Mbaye relative au faux et usage de faux qui l’oppose à son ex-femme Aminata Diack. La robe noire rejoint à ce propos les avocats de l’ancien Premier ministre. Selon Me Barro, un appel ne peut avoir lieu sans la signature d’un procureur, d’un avocat ou d’un concurrent.

« L’appel doit être signé obligatoirement, c’est une mention substantielle la signature, à défaut ça pourrait même invalider l’appel. C’est la signature qui authentifie l’acte d’appel parce que c’est le procureur qui, en sa qualité de procureur fait l’appel et pour confirmer cela il doit prouver sa signature et cela relève d’une formalité substantielle pour pouvoir éviter que la procédure ne s’interrompe ».

Lutte contre les violences : l’Urac “arme” les femmes

https://actusen.sn L’Union des radios communautaires du Sénégal (Urac), dans l’objectif de booster les médias à faire de production de qualités au profit des femmes, organise à partir de ce mardi, un atelier de formation d’une durée de 5 jours pour 15 Radios communautaires et 10 Associations.

Maître d’ouvrage du projet «femmes occupez les médias», l’Urac compte ainsi se focaliser sur les radios communautaires pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Selon Talla Dièye, son président, «les médias ont assez donné la parole aux experts. L’heure est venue de donner la parole aux femmes qui n’ont jamais tenu un micro».

Ainsi, il convient de signaler que le projet est implanté dans quatre pays à savoir, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Niger. A l’issue de cet atelier de formation, une évaluation globale sera menée. L’Urac promet de ne ménager aucun effort pour que les productions sénégalaises qui seront proposées soient de meilleure qualité.Kiné Thiane (stagiaire-

ACCIDENT À MBORO : UN CAMION DES ICS TUE UN ADO

http://www.emedia.sn Un camion des Industries chimiques du Sénégal (Ics) a mortellement fauché un jeune garçon de 17ans. L’accident qui a provoqué la colère des riverains s’est produit à Mboro. Les habitants de la localité qui déploraient le manque de dos d’âne dans la zone ont barré la route en guise de protestation.Outre, les dos d’âne, les habitants de Mboro ont toujours exigé des panneaux de limitation de vitesse des camions sur l’axe Ics-Mboro. Isidore A. SÈNE ( À Thiès)

Koungheul : Après l’arrestation des conducteurs de Jakarta, leurs parents prennent d’assaut les locaux de la gendarmerie.

https://www.dakaractu.com La brigade de la gendarmerie de Koungheul où une dizaine de conducteurs de Jakarta a été placée en garde à vue, ne désemplit pas depuis bientôt 3 jours.En effet, les parents des « taximen » ont pris d’assaut les locaux de la gendarmerie pour demander la clémence des gendarmes, à la suite des échauffourées qui ont eu lieu le week-end dernier occasionnant des blessés entre les hommes en bleu et les Jakartamen. Selon notre source, l’imminence du déferrement des frondeurs au parquet de Kaolack, a ainsi amené les parents à rallier ces locaux… Pour rappel, une dizaine de Jakartamen a été arrêtée et une centaine de motos Jakarta immobilisée par les éléments de la gendarmerie de Koungheul…

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