Revue de Presse du Dimanche 16 Juin 2019

Revue de Presse du Dimanche 16 Juin 2019
Revue de Presse du Dimanche 16 Juin 2019

Tarifs douaniers : Les commerçants menacent d’initier «Sénégal pays mort»

https://www.dakaractu.com Le ton monte au niveau du cercle des commerçants du Sénégal à cause de la nouvelle décision de la douane entrée en vigueur le 10 juin dernier intitulée ‘’Valeurs de Correction’’. 4 jours après avoir appris la nouvelle et pris en compte les conséquences que cela pourrait avoir sur leurs activités, les opérateurs économiques membres de l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (Acis) ont initié une Assemblée générale extraordinaire au Centre commercial Touba Sandaga,  vendredi dernier pour décider des actions à mener pour pousser les autorités à revenir sur leur décision.

À l’issue de leur rencontre, les commerçants, à travers Abdourahmane Syll, le Secrétaire général de Acis, ont relevé leur volonté de croiser le fer avec les autorités douanières. Pour ce faire, ils ont annoncé un plan d’action qu’ils entendent dérouler de manière graduelle, si leurs rencontres avec l’administration douanière et leurs supérieurs hiérarchiques se soldaient par un échec.

‘’Beaucoup d’autres perspectives ont aussi été dégagées pour venir à bout de cette décision. Nous n’excluons pas de paralyser l’économie nationale. Un ‘’Sénégal pays mort qui va au-delà de Dakar ville morte est envisagé. Bref, tout ce qu’exige la situation actuelle, nous ne l’excluons pas. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout afin d’obtenir gain de cause’’, a dit M. Syll qui portait leur parole.

 NOUVELLE CARTOGRAPHIE DES PRIX DE CERTAINS PRODUITS: La Direction générale des Douanes a procédé à leur augmentation

Dakartimes-La nouvelle risque de déplaire aux millions de consommateurs sénégalais. Par une note de service signée par Oumar Diallo, Directeur général des Douanes, l’on nous informe que les prix de beaucoup de produits seront revus à la hausse. Ceci émane par un acte en date du 31 mai 2019 de la Direction de la réglementation et de la Coopération internationale. La mesure est entrée en vigueur depuis le lundi 10 juin 2019.

C’est par la note de service N° 1935, signée par Oumar Diallo, Directeur général des Douanes, intitulée «Valeurs de correction» que la décision d’augmenter les prix de beaucoup produits a été prise. Une mesure qui sera indubitablement controversée par les usagers et grands commerçants dont les intérêts risquent d’être égratignés.

Dans l’objet de cette note de service applicable à compter du 10 juin 2019, Oumar Diallo a expliqué pourquoi les autorités ont décidé de l’application de valeurs de correction à certains produits. En effet, à en croire le DG des Douanes, c’est après avoir fait le constat sur de nombreux dysfonctionnements observés sur la détermination de la valeur en douane lors du dédouanement, que cette mesure a été prise. «En effet, des importateurs procèdent à une sous-évaluation de certaines marchandises importées. Cette situation porte préjudice aux intérêts du Trésor public, met en péril une bonne partie du tissu industriel local et fausse les règles de concurrence», argumente le chef des Gabelous.

Aussi, le directeur des Douanes rappelle qu’en vertu de l’article 18 du Code des Douanes, l’Administration des Douanes se réfère à la valeur transactionnelle, telle que définie par l’article premier de l’Accord sur la mise en œuvre de l’article VII du GATT (General Agreement on Tarifs and Trade, en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), comme base première pour la détermination de la valeur en douane. Cet article, informe-t-on, doit être lu conjointement avec l’article 8 dudit accord qui prévoit, entre autres, des ajustements au prix effectivement payé ou à payer, selon des conditions bien précises.

«Toutefois, poursuit M. Diallo, lorsque la valeur en douane ne peut être déterminée suivant les dispositions de l’article premier de l’Accord, il est fait application des méthodes de substitution. En cas d’inapplicabilité des dispositions contenues dans ledit accord, les valeurs de correction reprises en annexe sont utilisées à toutes fins utiles, notamment dans le cadre de la méthode dite de dernier recours».

Le Directeur des Douanes précise que ces valeurs de correction ne sont pas appliquées aux marchandises importées qui sont déclarées sur la base de la valeur en douane déterminée à partir de la facture commerciale et certifiée par une Attestation de Vérification (AV) dans le cadre du Programme de Vérification des Importations (PVI). Également, toujours à l’en croire, les produits soumis à la Taxe conjoncturelle à l’importation (TCI) ne sont pas dans le champ d’application de ces valeurs de correction.  A signaler aussi qu’«il est formellement interdit de dédouaner les conteneurs sur la base de barèmes forfaitaires».

Le directeur a demandé aux Chefs des unités de dédouanement de veiller à ce que des contrôles physiques soient effectués par les vérificateurs afin de s’assurer de l’évaluation correcte des marchandises. Le directeur des Douanes dit attacher du prix au respect strict des dispositions de la présente note de service qui vise les produits suivants.

Les prix des textiles vont désormais connaitre des fluctuations. Des produits textiles comme le basin riche sont fixés à 3 850 FCFA par yard. Pour le basin simple, le prix est à 250/yard. La friperie très prisée par les consommateurs sénégalais, est concernée par ces changements de prix. Dans leur nouvelle tarification, on peut lire dans la note de service des Douanes que pour la friperie provenant des États-Unis d’Amérique (USA), les prix sont fixés à 600 FCFA, le kilogramme. En ce qui concerne l’autre catégorie de friperie, la facturation est de 500 FCFA le kilogramme.

La note de la Direction des Douanes a apporté aussi les nouveaux tarifs des matériels électroménagers. Les matériaux de quincaillerie tels que les lampes, ampoules, fils de fer, étais métalliques, entres autres, sont aussi concernés par la hausse qui touche aussi les matériels informatiques. Les prix des confections tels que les chemises d’origine Européenne (1500 FCFA/pièce), les costumes, etc., vont connaitre aussi une hausse si l’on se réfère à la note de la Direction des Douanes qui a ciblé aussi les marchandises diverses, les matériels de coiffure, les sanitaires, et les produits alimentaires.

Par ailleurs, la direction générale des Douanes informe que le fer, les profilés et aluminium seront déclarés, «quelle que soit leur origine, suivant la valeur facturée». Pour les huiles végétales raffinées importées, la note signée par Oumar Diallo, stipule que qu’elles sont dédouanées sur la base de la valeur en douane déterminée à partir de la facture commerciale et certifiée par une attestation de vérification.Amadou KA

Les transitaires et opérateurs économiques boudent

Dakartimes-Le Directeur général des Douanes sénégalaises, Oumar Diallo, doit apprendre les nouvelles approches de management pour éviter de plonger ce département stratégique dans l’impasse. La concertation est un outil de la gestion participative. Cela, le Directeur des Douanes semble l’ignorer.

«DakarTimes» attire son attention sur la situation difficile et tendue dans laquelle, sa récente décision d’augmenter de manière unilatérale les prix, a provoqué. Il y a d’abord le manque de concertation avec les Opérateurs économiques et Transitaires avant la prise de la note numéro : 101935/DGD/DRCI/BOV du 31 Mai 2019. Une partie de la presse a brossé cette question alors que ce sujet devrait préoccuper tous les sénégalais. Car il y va de l’intérêt de tous les citoyens.

Habituellement, la Direction générale de la Douane tenait des rencontres avec les Opérateurs et les Transitaires sur toutes les questions qui impactent directement le fonctionnement du secteur. Mais cette fois-ci et ce depuis son arrivée, ces échanges ont rompu. Le directeur Oumar Diallo pense seul et décide seul, dés fois sans informer le Ministre des Finances ou celui du Budget.

Lorsque le Directeur de la Douane prenait la décision de toucher les prix, des conteneurs étaient déjà sur place, de même que les ordres de transit établis sur la base des anciennes valeurs reçus des opérateurs économiques. Ainsi, des engagements ont été déjà pris par les acteurs même au niveau de leur banque et leurs clients. C’est dans ces conditions que la note est tombée. Entre temps, ils peuvent plus respecter les termes des contrats passés avec les opérateurs économiques par les transitaires.

Depuis la prise de cette décision, beaucoup de dossiers atterrissent à la gendarmerie et à la police à cause des conflits nés de l’augmentation des prix sans préavis. L’autre conséquence, c’est que lorsque nous sommes allés sur les lieux, nous avons trouvé des acteurs qui évoluent autour de la douane, du transit qui disent «avoir des difficultés pour travailler». Nos reporters ont aussi remarqué sur le terrain, une baisse des opérations surtout au niveau du port de Dakar.

Dans les circuits, les enlèvements ne se font pas depuis quelques jours et l’espace dédié aux conteneurs est actuellement plein et saturé, ce qui aura des conséquences directs dans les procédures mais aussi dans la fluidité du trafic. Certains transitaires nous confient qu’il n’y aura plus d’espace pour le débarquement des conteneurs. «DakarTimes» a toujours relevé que la situation de tension permanente à la Douane renvoie une mauvaise publicité à la plateforme portuaire. «Depuis que le Directeur général, Oumar Diallo, de nombreux actes sont posés contre eux», expliquent certains Opérateurs et transitaires que nous avons rencontré. Ces derniers n’ont pas caché leur préoccupation avec le nouveau Directeur des Opérations douanières (DOD) qui pourrait encore rendre la situation plus difficile.

«Le nouveau DOD  a habitué son monde au favoritisme de certains au détriment d’autres » lâche le transitaire M.N. Il ajoute que «c’est ce qui avait caractérisé son séjour au môle 2 en qualité de chef de visite et de chef d bureau». Au sein de la douane, les langues se délient concernant le DOD/ et le Directeur général.  Mais, les Opérateurs économiques et les Transitaires estiment que «c’est seulement le respect réciproque et la concertation qui peuvent fonctionner les services douane et transit et non les passages en force ». La semaine prochaine, nous allons publier une enquête que nous avons menée autour de l’huile alimentaire.Modou KHOULE

Pas d’augmentation des tarifs de dédouanement au Sénégal (Douane)

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –La douane sénégalaise, dans un communiqué reçu vendredi à APA, dément toute idée d’augmentation des tarifs de dédouanement appliqués aux marchandises importées, soulignant qu’il s’agit plutôt d’une « correction » conformément aux dispositions de l’article 18 du Code des Douanes qui stipule que « la valeur en douane des marchandises importées correspond à la valeur transactionnelle, plus exactement au prix effectivement payé par l’importateur ».

« Cette correction fait suite à des constatations qui font apparaître que certaines marchandises étaient sous évaluées à la déclaration et que des conteneurs fourre-tout étaient dédouanés sur la base de simple estimation en lieu et place du dédouanement exhaustif et sur chaque article et en raison de sa vraie valeur », explique l’administration douanière.

Avec l’application de la mesure de correction, les usagers qui s’adonnaient à cette pratique verront évidemment l’assiette de dédouanement de leurs marchandises corrigée mais cela ne signifie pas une hausse des tarifs, précise la Douane.

De l’avis de l’administration douanière, cette correction est nécessaire d’autant plus que la « situation actuelle compromet la correcte perception des droits et taxes au profit du Trésor public, elle met en péril une bonne partie du tissu industriel et fausse les règles de concurrence ».MS/ard/cat/APA

Hausse de 11,4% du secteur primaire

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal s’est conforté de 11,4% en variation mensuelle au terme du mois d’avril 2019 comparé au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Cette performance est attribuable essentiellement au sous-secteur de la pêche qui enregistre une forte hausse de 37,8%. Le sous-secteur de l’élevage a aussi, bien que modestement (plus 1,8%) participé à cette performance.

Sur un an, le secteur primaire s’est également consolidé de 15,6%, durant la période sous revue, respectivement porté par la pêche (plus 28,5%) et l’élevage (plus 10,2%).MS/te/APA

Hausse des exportations de zircon au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les exportations de zircon du Sénégal, au terme du mois d’avril 2019, ont enregistré une augmentation de 1,977 milliard de FCFA (environ 3,361 millions de dollars) comparées à la même période de l’année 2018, selon une note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) reçue samedi à APA.

Ces exportations sont passées de 3,292 milliards de FCFA en avril 2018 à 5,269 milliards de FCFA un an plus tard, soit une progression de 60% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Comparées au mois de mars 2019 où elles s’établissaient à 3,895 milliards de FCFA, les exportations de zircon ont poursuivi leur tendance haussière avec une progression de 35,3% en glissement mensuel.

Le zircon est une pierre précieuse avec une diversité de couleurs. Produit de substitution du diamant, il est utilisé dans la joaillerie et l’industrie nucléaire. Il peut également, selon les spécialistes, aider à la construction d’enceintes de confinement pour les déchets nucléaires.MS/cat/APA

Difficultés Financières : La Dette Aux Entreprises Émerge À Plus De 500 Milliards FCFA

 http://www.walf-groupe.com Les difficultés financières de l’Etat refont surface. Et ce sont les entreprises sénégalaises qui font surtout les frais. Plusieurs sources dans le secteur privé et aux Finances s’accordent sur la recomposition inquiétante de la dette intérieure surtout. Laquelle est estimée par les plus prudents à 500 milliards de francs Cfa alors que pour d’autres elle frôle 1 000 milliards.

La dette aux entreprises se creuse gravement. Malgré un budget qui atteint 4 071 milliards de francs Cfa et des promesses ahurissantes de la communauté des bailleurs de fonds lors du dernier Groupe consultatif de Paris en décembre 2018, l’Etat du Sénégal est, 4 mois après l’élection présidentielle, dans l’incapacité d’honorer la dette intérieure. En effet, le service de la dette est aujourd’hui asphyxié par les exigences du remboursement de la dette publique auprès des partenaires extérieurs mais également vis-à-vis des entreprises locales. Pour ces dernières, un peu plus de 500 milliards de francs Cfa leur sont dus là où d’autres avancent même 1 000 milliards.

Selon de hauts responsables du patronnât sénégalais, cette dette intérieure a fini par dépasser le seuil alarmant et impacte sérieusement l’activité économique. «Le secteur privé est en train de faire une autre évaluation de cette dette qui est train de plomber toutes les entreprises. Et aux premières évaluations non terminées, elle dépasse largement 500 milliards de francs Cfa. C’est énorme et elle est mortelle, excessive. Beaucoup d’entreprises vont fermer si l’Etat ne la paie pas», confie un membre du secteur privé. Qui estime que cette dette intérieure a des conséquences sur la marche des entreprises et peut fortement impacter les performances économiques du pays.

Mais ce qui est plus effrayant pour le secteur privé, c’est l’absence de perspectives de l’Etat pour la résorber. Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo est rentré, avant-hier, de Tokyo et cela n’a pas été génial. Etant forcément obligé de passer par Paris, car il n’y a pas de vol Dakar-Tokyo, on aimerait bien savoir s’il a ramené quelque chose de chez nos cousins gaulois. En tout état de cause, cette dette émergente rend la chose encore beaucoup plus inquiétante. Car, ce cercle vicieux de l’endettement depuis 7 ans amène l’Etat à resserrer l’étau fiscal principalement autour de ces mêmes entreprises, accentuant ainsi leurs difficultés. Les contrôles tous azimuts en cours, déclenchés simultanément par la Dgid et la Douane, en sont un aspect. Pourtant, ces régies financières semblent perdre de vue que depuis 2012, la plupart des entreprises ont été déjà soumises à des régimes restrictifs sur les prix (homologation, blocages temporaires), limitant ainsi significativement leurs capacités d’autofinancement pour maintenir l’activité ou assurer le renouvellement du matériel de production.

Les derniers épisodes des cimentiers qui, sous l’effet du blocage des prix ont perdu toutes capacités d’autofinancement, ont amené les pouvoirs publics à reconsidérer leurs options. Cela, en desserrant pour tant soit peu l’étau du blocage des prix. Et aujourd’hui, tous les autres secteurs ont besoin de ce retour à l’orthodoxie économique qui libère l’investissement créateur de plus-value pour les finances publiques et d’emplois pour les jeunes sénégalais qui en ont tant besoin.

Pour donner de l’oxygène aux entreprises, l’Etat doit faire plus que manifester la bonne volonté comme celle récemment transmise au secteur privé par le ministre de l’Economie, de la Coopération et du Plan, Amadou Hott, qui avait lui promis qu’il a reçu des instructions pour l’éponger au plus vite. «Si on mettait la même rigueur dans le paiement de la dette extérieur, il n’y a aurait pas de problème. Mais, c’est loin d’être le même traitement. On doit même trouver des instruments de compensassions. Parce que l’Etat central ne peut pas nous devoir de l’argent et que d’autres services nous bousculent à côté des banques», commente un autre membre du patronat joint par WalfQuotidien. Non sans regretter que ce sont les pauvres travailleurs qui risquent de trinquer et de payer des pots qu’ils n’ont pas cassé dans les arrêts de chantiers pour certains. Car, nous dit-on, ce sont les secteurs du Bâtiment et travaux publics (Bpt) et secteur pétrolier qui sont les plus touchés par ces problèmes de trésorerie qui poussent l’Etat au bonneteau budgétaire. Mais de façon générale, tous les gens qui contractent avec l’Etat ont des problèmes pour rentrer dans leurs fonds.Seyni DIOP

BATAILLE SUEZ/SDE : LA COUR SUPRÊME ET L’OFNAC ENTRENT EN SCÈNE

http://www.dakarmatin.com La Sde ne lâche pas l’affaire. Déboutée par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), dans une décision en date du 29 mai 2019, du marché de l’eau accordé au groupe français Suez, la Sénégalaise des eaux (Sde) a saisi la Cour suprême. Mieux, rapporte L’As, elle bat le rappel de ses troupes en organisant, ce week-end à Mbour, un conclave pour peaufiner une stratégie de riposte.

Pendant ce temps, L’Observateur se fait l’écho d’une déclaration du coordonnateur du Forum social sénégalais (Fss) qui annonce une plainte à l’Ofnac, dès lundi prochain, pour «suspicions de corruption de Suez relative à l’attribution du marché d’affermage». Mamadou Mignane Diouf va aussi déposer une plainte, en France, plus précisément devant le Tribunal de première instance de Paris

Gestion De L’eau : L’ARMP Déboute Définitivement La SDE, SUEZ En Pole Position

http://www.walf-groupe.com L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a donné son verdict définitif dans le contentieux relatif au contrat d’affermage dans la distribution de l’eau au Sénégal.

La Sénégalaise des eaux (SDE) a été purement et simplement déboutée de tous les griefs qu’il avait brandis pour faire casser l’attribution provisoire du marché de l’eau au groupe français Suez.

Voici les motifs!

1) Constate que le ministère de l’eau et de l’Assainissement (MEA) a procédé à la reprise de l’évaluation et a saisi la DCMP (direction centrale des marchés publics) pour obtenir l’avis de non objection avant de publier un nouvel avis d’attribution provisoire du contrat d’affermage à SUEZ Groupe ;

2) Constate qu’à l’occasion de la reprise de l’évaluation, les critères d’appréciation de non conformités, prévus par le DAO (dossier d’appel d’offres)ont été appliqués ;

3) Dit que le grief tiré de la non application de la décision du Comité de règlement des différends (CRD) n’est pas fondé ;

4) Constate que la Sde subodore une situation de conflit d’intérêt entre SUEZ Groupe, attributaire provisoire du contrat d’affermage et SUEZ
international, titulaire du marché de travaux de l’usine Kms 3, en groupement avec Cde ;

5) Constate que les études, le contrôle et la supervision de l’usine Kms 3 ne relèvent pas du titulaire du contrat, en l’occurrence, le groupement SUEZ
lnternational / Cde, même si l’attributaire du contrat d’affermage est amené à faire le suivi, le contrôle et la réception des travaux :

6) Constate que la Sde n’a pas démontré que SUEZ Groupe a pu disposer d’information liée au projet Kms 3, lui procurant un avantage sur ses concurrents dans la procédure d’attribution du contrat d’affermage,même si elle indique que SUEZ lnternational est une filiale de SUEZ Groupe ;

7) Dit que le fait de concevoir et construire l’usine de Kms 3 par le groupement SUEZ lntemational / Cde et la participation de SUEZ Groupe au contrat d’affermage ne constitue pas une situation de conflit d’intérêt, tel que décrit dans le DAO;

8) Dit que le grief relatif à la situation de conflit intérêt n’est pas fondé ;

9) Constate que le Crd avait jugé fondées les non-conformités sur les projections de branchements, le reclassement de biens de retour en biens de reprise, et la modification qui résulte de la réponse de la Sde à la demande d’éclaircissements sans les qualifier;

10) Constate que les critères d’appréciation de la conformité des offres sont prévus dans les dossiers d’Appels d’offres de la première et de la deuxième
étape ;

11) Dit que le moyen tiré du non respect de la décision du Crd et de la discrimination entre candidats, n’est pas fondé ;

12) Dit que la Commission des marchés du ministère de l’eau et de l’Assainissement (MEA) est fondée à conclure que l’offre de la Sde à la deuxième étape n’est pas conforme, de manière substantielle, sur le reclassement de biens de retour en biens de reprise et la projection du nombre de branchements sociaux ;

13) Dit que le rejet de l’offre de la Sde, à l’étape d’analyse des offres techniques corrigées et des offres financières de la deuxième étape, est justifié ;

14) Constate que la Sde demande au Crd de vérifier les prix des branchements pour apprécier l’offre économiquement la plus avantageuse ;

15) Dit que la vérification doit viser tous les candidats, à l’étape d’analyse financière dé- taillée, qui ne concerne que les seules offres techniques corrigées conformes à la seconde étape ;

16) Dit qu’il n’y a pas lieu de pro- céder à la vérification sollicitée par la Sde sur les prix des branchements proposés parles soumissionnaires ;

17) Déclare le recours de la Sde mal fondé et le rejette, en conséquence ;

18) Ordonne la confiscation de la consignation et la poursuite de la procédure ;

19) Dit que le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) est chargé de notifier à la sénégalaise des eaux (sde), au ministère de l’eau et de l’Assainissement (MEA), ainsi qu’à la direction centrale des marchés publics, la présente décision qui sera publiée sur le site officiel des marchés publics».Rewmi

Casamance : La convention financée par Manos Unidas et la coopération espagnole au Sénégal a déjà commencé

http://www.lactuacho.com Après de nombreux événements, l’accord intitulé « Développement rural durable, gouvernance démocratique et autonomisation socio-économique des femmes de la région septentrionale du département de Bignona, Casamance, Sénégal » a reçu le feu vert ou, comme on l’appelle familièrement dans la région, «Karonghen Programme 3 (PK3)», qui signifie en langue diola «Renaissance».

Au cours des quatre prochaines années, des activités seront déployées dans la région de Casamance, dans le sud du Sénégal, afin de soutenir les femmes par le biais de projets exécutés par les communautés et l’organisation CPAS, partenaire local de Manos Unidas dans le pays.

Après plus de 10 ans dans la région de Casamance, le programme de Karonghen est apprécié par la population. Pour cette raison, la journée d’hier a été  festive et joyeuse, riche en musique, au cours de laquelle un grand nombre de personnes, hommes et femmes des zones d’intervention, ont célébré le début du nouvel accord.

La cérémonie de lancement a eu lieu à Kataba I et les représentants de diverses organisations de la société civile et des autorités locales, tels que le préfet de la ville et le chef des chefs de village, ne manquaient pas. Clara Pardo , présidente de Manos Unidas, et le père  Christian Manga , président du CPAS, ainsi que les équipes techniques des deux organisations ont également assisté à l’événement  .

Avant les personnes présentes, Clara Pardo a rappelé la présence de Manos Unidas au Sénégal depuis plus de 37 ans et près de 22 ans appuyant le développement de la région de la Casamance. Dans son discours, il a souligné que les actions visaient avant tout à promouvoir le développement socio-économique de la population la plus vulnérable, en particulier les femmes, et à renforcer le tissu social afin d’améliorer la participation à la gouvernance.

À la fin de la cérémonie, les participants ont pris la parole et les personnages principaux étaient les femmes, avec des messages pleins de force qui ont infecté toutes les personnes présentes avec joie et confiance.

Ces paroles ont mis fin à une journée de rencontres, d’échanges et de coexistence et ont constitué, en même temps, le meilleur départ pour une nouvelle étape prometteuse au cours de laquelle nous lutterons tous ensemble pour le développement durable de la région et l’amélioration des conditions de la vie de ses habitants.

Contexte et objectifs de la Convention

L’accord est développé dans la région de la Basse-Casamance, plus précisément dans le nord du département de Bignona. La première phase a été développée à Suelle, Djibidione et Kafountin Sud, la deuxième dans les municipalités de Djinaky et du Sindian et la troisième se déroulera à Kataba (avec des activités de suivi dans les municipalités de la deuxième phase). La zone se caractérise par un faible niveau de développement économique et par des déficiences notables dans l’exercice des autres droits de l’homme, notamment le droit à l’alimentation. Il s’agit de zones isolées, en particulier de villes situées au nord, difficiles d’accès en raison de l’état des routes et frappées par le conflit armé en Casamance remontant à 1982. En ce sens, les négociations en vue de la résolution finale du conflit de manière satisfaisante, ce qui permet de prévoir le retour de la population déplacée. En outre, la population et l’environnement lui-même ont un potentiel important en termes de développement agricole et d’organisation communautaire.

Troisième phase portée sur deux axes principaux:

– Promouvoir le droit à l’alimentation et à une économie durable, en améliorant la disponibilité, l’accès, la stabilité et l’utilisation d’aliments de qualité, en favorisant l’amélioration de la production agricole, notamment par les groupes de femmes.

-Améliorer le droit de participation citoyenne et de gouvernance démocratique en renforçant les institutions locales, les organisations communautaires de base et les capacités de leurs représentants et de la société civile dans son ensemble.Source agenciasic.es

Transport ferroviaire : Visite de Macky Sall sur les gares du Ter

https://www.dakaractu.com Cinq (5) mois après l’inauguration de la Gare de Dakar et la réception officielle des deux premiers trains du projet Train express régional (Ter), le président de la République a effectué une visite au niveau de quelques gares.

Macky Sall à la tête d’une délégation restreinte a été, entre autres, au site de la Gare ferroviaire de Dakar où ont été réceptionnés officiellement le lundi 14 janvier dernier les deux premiers trains, ensuite à Colobane où sont stationnées les rames du Ter, mais aussi à Keur Massar, a appris Dakaractu…

Péage Mbour-Dakar : Les usagers réclament la baisse des tarifs

http://www.seneweb.com Les tarifs du péage Mbour-Dakar ont connu une hausse de  500 F CFA. En effet, les usagers du péage de Malicounda payent actuellement 3500 FCFA à l’aller au lieu de 3000 FCFA. Une situation qui a fait grimper les tarifs du transport. Ce que les usagers désapprouvent. Ils réclament la baisse des tarifs.

ABUS POLICIERS À L’ENCONTRE DES CLIENTS DES BANQUES ET INSTITUTIONS FINANCIÈRES : L’ACSIF DEPOSE UNE PLAINTE AU NIVEAU DU TRIBUNAL REGIONAL DE DAKAR

http://www.sudonline.sn Pour combattre les abus policiers à l’encontre des clients des banques et institutions de micro finance, l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) a déposé hier, vendredi 14 juin, une plainte au niveau du tribunal régional de Dakar. L’association a aussi dénoncé la thésaurisation notée au plus haut sommet de l’Etat qui plombe l’économie sénégalaise

L’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) a déposé hier, vendredi 14 juin, une plainte au niveau du tribunal régional de Dakar pour dénoncer les abus policiers à l’encontre de certains clients et usagers des banques et institutions de micro finance. « De plus en plus, nous constatons des convocations de la police et de la gendarmerie à l’encontre des usagers de banques et institutions de micro finance. Ce qui est inacceptable, parce que la relation clients -banques relève de la compétence civile et commerciale. C’est pourquoi, nous sommes venus aujourd’hui déposer une plainte contre ces agissements de policiers et gendarmes qui sont en train de violer la loi en convoquant des clients et des usagers à la police et à la gendarmerie », se désole Famara Ibrahima Cissé, président de l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif).

Par ailleurs, il rappelle que la relation bancaire est inscrite dans une convention de prêt sur laquelle il est clairement et explicitement mentionné qu’en cas de défaut de paiement, la banque doit dans un premier temps écrire une lettre de relance au client.

Dans un deuxième temps, poursuit-il, si le client ne réagit pas, on lui envoie une mise en demeure. Et en dernier lieu si le client ne réagit toujours pas, la banque peut saisir le tribunal. « Cette procédure a été inscrite dans la convention qui a été proposée à la signature du client. Donc, ce n’est pas normal que des banquiers en connivence avec certains policiers entachent la crédibilité même de la police en convoquant pour des affaires commerciales des clients à la police », s’est-il offusqué.

Aussi, Famara Ibrahima Cissé et ses camarades ont-ils dénoncé la thésaurisation notée au plus haut sommet de l’Etat. «C’est inacceptable que l’on puisse constater un directeur général du budget se faire voler une faramineuse somme de 50 millions dans son bureau. C’est pourquoi nous interpellons le ministre de l’Economie, des finances et du plan, le président de la République et le directeur général de la banque centrale pour que des sanctions soient prises. Nous devons tous combattre la thésaurisation qui plombe l’économie du pays. Aujourd’hui, si les banques n’ont pas suffisamment de liquidités, du fait que les usagers mettent de l’argent dans leurs coffres forts, les projets de jeunes et de femmes ne seront pas financés. Les taux d’intérêt aussi seront élevés », a-t-il déploré.

CONSÉQUENCES DU DÉFICIT PLUVIOMÉTRIQUE SUR L’AGRICULTURE A THIÈS : Des productions en baisse et d’autres en hausse

http://www.enqueteplus.com Des productions céréalières (mil, niébé, sésame) ont connu une baisse, lors de la dernière campagne agricole. Idem pour l’arachide. Mais celles du sorgho, du maïs et du manioc sont en hausse, dans la région de Thiès.

L’année dernière, le secteur de l’agriculture a englouti 62 milliards de francs Cfa. Cette année, il est encore prêt à absorber 59 milliards. En dépit de cet investissement, des baisses de productions sont constatées de part et d’autre. Dans une région aussi agricole que Thiès, les productions céréalières (mil, niébé, sésame) ont connu une baisse. Elles sont passées de 120 754 tonnes en 2017-2018 à 73 532 tonnes en 2018-2019, soit un déficit de 39 %.

Selon le directeur régional du Développement rural (Drdr), le déficit pluviométrique dans toute la région est un indicateur clé dans la baisse de productions agricoles. A son avis, c’est celui-ci qui a occasionné une baisse drastique de ces productions, surtout céréalières. ‘’L’année dernière, il y a eu une longue pause pluviométrique. C’est après la fête de Tabaski, vers le 23 août, que les pluies sont revenues dans la région. C’était vraiment une situation difficile. Donc, il ne peut en aucune manière y avoir une hausse des productions’’, soutient Mamadou Guèye. Il faisait la présentation du bilan de la campagne agricole écoulée.

Il a rappelé qu’excepté le manioc, le maïs (10 %) et le Sorgho (31 %), l’arachide a connu aussi une baisse de 17 %. Cependant, Mamadou Guèye précise que, pour la campagne 2019-2020, des stratégies efficaces sont en train d’être mises en œuvre, afin de booster les productions agricoles dans la région de Thiès. D’ailleurs, informe-t-il, les agriculteurs et les producteurs ont commencé, depuis longtemps, à recevoir les intrants agricoles. ‘’Pour l’arachide, 73 % ont déjà été reçus par les producteurs. On pense qu’on va boucler d’ici à la semaine prochaine’’, a-t-il fait savoir.

Retard dans la livraison et disponibilité des engrais et semences

Si, lors de la campagne écoulée, une baisse notoire des productions de céréales a été constatée dans la région de Thiès, pour celle à venir, le Drdr de Thiès annonce des mesures d’atténuation qui vont redonner le sourire aux agriculteurs et producteurs. Il faut, d’ores et déjà, dit-il, mettre à la disposition des producteurs des semences certifiées, mais aussi du matériel agricole de qualité.

‘’Pour les perspectives de 2019-2020, on attend en termes de semences d’arachide, pour la région, 2 632 tonnes. On espère aussi 1 065 tonnes d’engrais pour le 6-20-10. Pour les semences de niébé, on attend 665 tonnes. On prévoit également les autres spéculations tels que le maïs, le sorgho, sans compter le matériel agricole. Sur la traction animale, on attend 600 semoirs, 40 oursins, 60 charrettes équines et 20 charrettes asines. Voilà ce qui est attendu’’.

Mamadou Guèye souhaite aussi le complément des tracteurs. ‘’L’année dernière, on a attribué 22 tracteurs à la région et on n’en a reçu que 6. Donc, il nous reste 16 tracteurs à acquérir’’, renseigne-t-il, tout en affirmant que l’État est toujours disposé à soutenir les ‘’travailleurs de la terre’’.

Dans cette perspective, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Omar Ndiaye, a appelé à l’identification des forces et faiblesses, à renforcer les dispositifs et à corriger ‘’tous les éléments’’ qui ont entaché la campagne agricole précédente, pour une agriculture viable. ‘’L’État subventionne, mais, au final, on peine à atteindre les résultats escomptés. Pour 2019-2020, il faut penser aux mécanismes pouvant permettre de faire face aux changements climatiques’’, a ajouté le collaborateur d’Amadou Sy.

Prenant la parole, producteurs et agriculteurs ont soulevé des inquiétudes relatives au retard dans la livraison et la disponibilité des engrais et semences. Dans ce sillage, le président de l’Union des groupements et producteurs de Mékhé préconise le retour de l’engrais vert. Aussi, Fallou Digane soutient qu’il faut des mesures structurelles qui participent davantage à rendre les sols de la région beaucoup plus fertiles.GAUSTIN DIATTA (THIÈS)

MISE EN ŒUVRE DES REFORMES FONCIÈRES AU SÉNÉGAL : Le Pr Samba Traoré déplore la frilosité des décideurs publics

http://www.lesoleil.sn Depuis l’indépendance, le Sénégal n’a voté qu’une seule loi dans le domaine foncier. Depuis lors, rien n’a été fait en matière de législation et de gouvernance foncière, regrette le Pr Samba Traoré. Le Pr à l’Ufr des Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis participait à un atelier d’échanges sur les bonnes pratiques foncières en Afrique de l’Ouest francophone à Dakar hier.

Le Pr Samba Traoré de l’Ufr des Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis trouve que « les décideurs publics au Sénégal sont un peu frileux par rapport au foncier ». Depuis l’indépendance, a-t-il indiqué, lors d’une présentation à l’occasion de l’ouverture d’un atelier régional sur les bonnes pratiques foncières en Afrique de l’Ouest francophone, une seule loi a été votée : celle sur le domaine national en 1964. « Nous sommes au degré zéro parce que depuis 1964, rien n’a bougé. Nous avons cette loi qui faisait la fierté du Sénégal et de toute l’Afrique. Depuis lors, il n’y a absolument rien. Les Guinéens ont au moins tenté des choses, ils ont plus ou moins réussi, mais au Sénégal, il n’y a que cette loi », a affirmé le Professeur titulaire agrégé de droit.
Aucune réforme n’a abouti sur trois tentatives. La première a eu lieu en 1996. Mais, selon lui, elle n’a pas connu de succès. La deuxième, qui a été initiée en 2004, a aussi connu un échec avant terme. En 2012, la Commission nationale de réforme foncière a entamé un travail pour doter le Sénégal d’un « document essentiel » sur la gouvernance foncière. Même si la commission a fini de travailler et a déjà déposé les conclusions de son rapport, le « document est toujours dans les tiroirs », regrette le juriste. « Nous sommes dans une situation très diverse et diversifiée aussi bien au nord, au sud qu’au centre. Dans cette dernière aire géographique, l’espace mouride, il est très difficile de mettre en œuvre certaines normes de droit. Au nord, c’est la même chose. C’est ce qui fait reculer les pouvoirs publics quand ils prennent l’initiative de mettre en œuvre les réformes », analyse l’universitaire.

Mali, Burkina et Guinée mieux lotis

La situation qui prévaut au Sénégal est presque la même dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest francophone. En République de Guinée, le Pr Keïta Diop note que le contexte actuel est marqué par «une ruée vers l’exploitation minière ». « Cette situation nouvelle a complètement bouleversé celle-là traditionnelle connue en Guinée. Nous sommes dans un rapport de force ou même une crise de confiance entre l’Etat et les communautés. Depuis l’indépendance, nos Etats n’ont jamais réussi à inverser la question de la domanialité publique qui défavorise les investisseurs », informe-t-il.
Cependant, ce pays a réussi à mettre en œuvre, en 1992, une réforme qui porte essentiellement sur le foncier domanial. Toutefois, le Pr Keïta Diop indique qu’une nouvelle réforme s’impose car la Guinée fait face à une « situation de confrontation entre l’urbanisation sauvage et l’agriculture business qui commence à émerger ».
Au Mali, un processus de réforme a été enclenché depuis 2005. Ce qui a contribué à doter le pays « d’une loi d’orientation agricole » et « d’une politique foncière agricole », informe Alfousseynou Diabaté, enseignant-chercheur à l’université de Bamako. Même si la situation foncière reste toujours « complexe et confuse » au Burkina Faso, le pays s’est doté d’une politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural en 2007 et puis d’une loi portant régime foncier rural en juin 2009. En 2012 encore, une nouvelle loi sur la réorganisation agraire et foncière a été adoptée.
Le professeur Samba Traoré conseille ainsi à tous ces pays de la sous-région de penser à « harmoniser » toutes ces lois.
L’atelier sur les bonnes pratiques foncières a été organisé par le réseau d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique de l’Ouest francophone (Nelga, acronyme en anglais). En Afrique de l’Ouest, l’Ugb a été choisie par le Nelga « pour servir de nœud supplémentaire pour le hub régional de l’Afrique de l’Ouest ».Aliou Ngamby NDIAYE

Communiqué

Le Ministère de la Fonction publique et du Renouveau du Service public a organisé un guichet unique les 12, 13 et 14 juin 2019.

Cette instance réunit les représentants des services dont le visa est requis dans la délivrance des actes d’administration des agents de l’Etat. Elle est composée de la Fonction publique, la Direction de la Solde, celle des Pensions, la Direction de la Programmation budgétaire, le Contrôle financier et le SGG. Elle a permis de traiter tous les projets d’actes d’administration impactés par le changement de dénomination du Ministère suite au remaniement du 7 avril 2019. Il s’agit de plus de 4000 projets d’actes concernant les reprises et 2000 nouveaux projets. Soit un total de 6000 projets d’actes.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de résorption des instances, le Ministère de la Fonction publique et du Renouveau du Service public informe les usagers de la tenue d’une opération coup de poing du 17 au 27 juin 2019 concernant uniquement les dossiers de reclassement.

LA SENELEC S’EXPLIQUE À PROPOS DU BLACK-OUT NOTÉ À DAKAR

http://www.emedia.sn La coupure générale d’électricité constatée dans la capitale depuis quelques heures n’a rien à voir avec la manifestation interdite de l’opposition à la Place de la Nation, selon le Directeur commercial et marketing de la société

La coupure générale d’électricité constatée à Dakar depuis quelques heures n’a rien à voir avec la manifestation interdite de l’opposition à la Place de l’Obélisque. Joint au téléphone, le Directeur commercial et marketing de la Senelec explique que cette coupure est due à des perturbations sur le réseau des hautes tensions qui alimentent la région de Dakar. « Nous avons eu des perturbations sur le réseau des hautes tensions qui alimentent Dakar. Les équipes de la Senelec sont actuellement à pied d’œuvre pour régler ce problème. Nous espérons que d’ici une heure tout Dakar sera remis. On peut dire que 60 à 70 % de la région de Dakar a connu des perturbations. Les équipes sont en place. Il y a déjà des remises qui sont enclenchées », a rassuré Ahmedoune Dida Diagne

Concours général : les classes de terminale vont reprendre l’épreuve de Mathématiques

https://actusen.sn Sans surprise. L’épreuve de mathématiques de Terminale du Concours général 2019 a finalement été annulée. Le ministre de l’Education nationale en a décidé ainsi. Mamadou Talla a pris cette décision suite à des « dysfonctionnements ». D’après un communiqué transmis à la rédaction d’Actusen.sn, le ministre a ainsi décidé de faire reprendre l’épreuve de mathématiques « pour conserver la crédibilité du concours et assurer les mêmes chances aux candidats ».

«Pour conserver la crédibilité du concours et assurer les mêmes chances aux candidats, j’ai décidé de faire reprendre l’épreuve, le jeudi 20 juin, dans toutes les douze académies qui avaient présenté des candidats dans cette discipline et pour ce niveau», lit-on dans le document. Les services de Mamadou Tall précisent que l’office du Bac mettra à la disposition des candidats «les informations relatives aux modalités pratiques».

Diabète de type 2 : une maladie réversible !

https://www.lepoint.fr Grâce à un régime strict adapté, nécessitant une forte motivation des patients, le pancréas retrouve une activité normale chez certains patients.

Le diabète de type 2 serait finalement une maladie réversible, même à un stade avancé. C’est ce que vient de prouver une nouvelle analyse de l’étude britannique DiRECT, présentée samedi au congrès de l’American Diabetes Association (ADA) à San Francisco. Ses auteurs, Roy Taylor de l’université de Newcastle et ses collègues, avaient déjà montré que des patients souffrant de cette pathologie depuis moins de six ans, qui n’étaient pas traités par des injections d’insuline, pouvaient voir leur état durablement amélioré grâce à un régime alimentaire très strict. Ces résultats avaient été publiés dans The Lancet en mars dernier. Aujourd’hui, il est démontré que leurs cellules bêta pancréatiques, celles qui produisent l’insuline chargée de faire entrer le sucre dans les cellules et que l’on croyait définitivement hors service, peuvent également récupérer.

« Le diabète de type 2 évolue inexorablement au fil du temps, si le patient ne change pas son mode de vie », rappelle le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. Tout commence par le fait que l’insuline ne peut plus fonctionner correctement, en raison d’un excès de graisse dans le corps. Les spécialistes parlent d’insulinorésistance. Le pancréas augmente alors la production de cette hormone pour contrer ce phénomène, mais il finit par s’épuiser. Ce qui aboutit à un manque d’insuline et donc à l’obligation, pour les malades, de s’injecter cette précieuse substance. Sauf s’ils adoptent alors une très bonne hygiène de vie, normalisent leur poids ou maigrissent, et font de l’exercice physique.

Forte motivation

Les nouveaux travaux montrent que la perte de fonction des cellules bêta pancréatiques n’est pas, non plus, irréversible. Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs britanniques ont réalisé un test spécifique pour but d’évaluer la réponse maximale de sécrétion de l’insuline à une administration massive de sucre (provoquant une hyperglycémie), ce qui permet d’estimer la quantité de cellules bêta encore capables de fonctionner. Le niveau de sécrétion de l’insuline dans cette expérience était initialement près de deux fois plus faible chez les diabétiques que chez des sujets contrôles. Mais le niveau de sécrétion de l’insuline a augmenté au bout de cinq mois de régime strict chez les patients qui ont perdu rapidement du poids – et dont le diabète a régressé. Et au bout d’un an, il était pratiquement revenu à la normale. Au contraire, chez ceux qui n’ont pas réussi à maintenir la perte de poids, il n’y a pas eu de récupération de la sécrétion d’insuline.

« Ce sont de bonnes nouvelles pour les diabétiques de type 2 : il y a toujours une possibilité de retour en arrière », s’est félicité Roy Taylor. En tout cas chez des diabétiques depuis moins de six ans, dont les cellules bêta sont donc toujours présentes mais devenues inactives face au « stress métabolique » qu’elles subissent. Mais le chercheur souligne que, pour arriver à ce résultat, il faut une « forte motivation » et donc se conformer durant plusieurs mois au régime alimentaire strict, très liquide et riche en protéines. « Beaucoup de malades sont motivés pour maigrir, mais tous ne peuvent suivre de tels régimes draconiens », insiste le Dr Lecerf. D’où l’intérêt de commencer la prévention bien en amont.  Par Anne Jeanblanc

Trafic d’organe rénal : Les assurances du Comité de transplantation

http://www.seneweb.com Le président du Comité de transplantation d’organe rénal, El Hadj Fary Ka, rassure les Sénégalais. Ce, après l’autorisation  du don d’organe rénal par le président de la République. Le  comité entend veiller à ce qu’il n’y ait pas de trafic de don d’organe rénal.

Selon El Hadj Fary Ka, le Sénégal est assez outillé, sur le plan législatif et organisationnel, pour faire la surveillance nécessaire. «Le trafic d’organes, c’est quelque chose qui est bannie par la loi sénégalaise sur la transplantation rénale. Il y a des peines très lourdes qui sont prévues pour les trafiquants. C’est également banni par les organisations sœurs internationales qui nous appuient dans ce domaine », rapporte iRadio.

Ainsi, El Hadj Fary Ka indique que «le rôle du comité sera de veiller à ce qu’il n’y ait pas de trafic d’organes. C’est pourquoi ce comité a été mis en place. Et nous allons y veiller».

Toutefois, il renseigne que la transplantation d’organe rénal ne peut pas se faire dans le privé, à cause des mesures d’encadrement de la loi.

UN SPÉCIALISTE VANTE L’EFFICACITÉ DU VACCIN DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS

Dakar, 14 juin (APS) – Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus est « fondamental, sûr et efficace », a soutenu vendredi à Dakar, le professeur Mamadou Diop, point focal cancer au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
« Ce vaccin-là est extrêmement important. Je dirais même qu’il est fondamental dans la maîtrise de la mortalité du cancer du col de l’utérus », a-t-il notamment indiqué.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le professeur Diop a ajouté : « Ce vaccin n’a pas d’effets secondaires majeurs. Nous, nous disons que ce vaccin est efficace et il est sûr ».

M. Diop, également directeur de l’Institut du cancer de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a rappelé que le cancer du col de l’utérus « est l’un des premiers cancers de la femme au Sénégal avec le cancer du sein ».

Selon lui, les malades arrivent souvent dans les structures sanitaires à « des stades très avancés » de la maladie.

« C’est vrai que la prise en charge doit continuer à être renforcée, mais il est important de faire une prévention primaire, parce que c’est un cancer dont nous connaissons les causes. Nous avons identifié les virus qui peuvent être cancérigènes », a-t-il expliqué

Selon lui, ce vaccin contre le cancer du col de l’utérus « a été testé avec une bonne couverture avec presque pas d’effets secondaires », avant d’être introduit dans le programme élargi de vaccination.

« Il est important de continuer à le développer et à vacciner les filles avant que le virus ne les infecte », a plaidé le point focal cancer du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

« Face à l’ampleur et à la gravité de cette maladie, le gouvernement a fait de la lutte contre le cancer du col une des priorités de sa politique de santé. La lutte contre cette maladie s’appuie sur la prévention par la vaccination, le dépistage des cas et le traitement des malades », indique un communiqué transmis à l’APS.SG/BK/ASG

JOURNEE SCIENTIFIQUE DE LA SECTION DU SENEGAL

Thème : Actualités Médicales et Innovations en Santé

MARDI 18 JUIN 2019

Grand Amphithéâtre de la Faculté de Médecine de l’UCAD

Dossier de Presse

I./ L’Institution :

 Le Collège Ouest Africain des Médecins (COAM) ou  WACP (West African College of Physicians) est une institution scientifique  interétatique qui regroupe des médecins  de diverses spécialités médicales  et biologiques, originaires  des pays de la CEDEAO. Il a été créé en 1976.

Initialement, le Collège regroupait les cinq pays anglophones d’Afrique de l’Ouest. Puis l’institution  s’est élargie aux huit pays francophones, et aux deux pays lusophones de la CEDEAO.

Le Collège est organisé en facultés, regroupant les différentes spécialités médicales et biologiques que sont :

Santé Communautaire

Médecine de Famille

Médecine Interne

Médecine de Laboratoire

Pédiatrie & Santé Infantile

 Psychiatrie

Il  est  structuré  en sections nationales.  Les sections nationales actives et reconnues sont celles des pays suivants :

Anglophones : Ghana, Nigeria, Sierra Leone, Liberia, Gambie

Francophones : Benin, Burkina Faso,  Côte d’Ivoire,  Guinée,  Mali, Sénégal, Togo.

II./ Les objectifs du Collège sont les suivants:

– Promouvoir la formation professionnelle des médecins en Afrique de l’Ouest,

-Promouvoir les normes de pratique professionnelle, l’éthique et la morale,

– Promouvoir la santé en Afrique de l’Ouest

-Conseiller, assister  et aider les gouvernements de la sous-région, l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et d’autres organisations compétentes en matière de formation, de promotion de la santé, et de recherche en matière de santé en Afrique de l’Ouest,

Publier des livres, des revues et d’autres supports.

III./ La Section Sénégalaise

La section Sénégalaise du Collège Ouest Africain des Médecins  a été officiellement créée   en Novembre 2010 à Freetown (Sierra Léone). Les membres de la section sénégalaise participent activement à toutes les activités du collège : conférences, missions d’expertise et d’évaluation des enseignements dans les pays anglophones,  production d’ouvrages scientifiques…

IV./ L’Adhésion au Collège

L’adhésion à ce prestigieux Collège est ouverte à tous les spécialistes de la CEDEAO qu’ils soient du secteur public ou du secteur privé et ouvre de nombreuses perspectives notamment la reconnaissance d’un diplôme de spécialité, au niveau international et  permettant l’exercice de la médecine au sein de l’espace CEDEAO et à d’autres régions du monde.

V./ La Journée Scientifique

Le Collège Ouest Africain des Médecins instruit les sections installées dans les pays membres, à s’impliquer dans la formation des Médecins et la Formation médicale Continue, gage d’excellence et de sécurité dans la pratique médicale.

Ainsi le bureau de la Section Sénégalaise, après  avoir organisé avec succès, le Congrès Africain et l’Assemblée annuelle en Novembre 2017, a décidé d’offrir une journée scientifique à la communauté médicale de notre pays. Elle sera une  plateforme de Formation Médicale Continue, et de partage sur les innovations en Santé  menées dans notre pays.

VI./ Le Thème et les objectifs

Le thème général de cette journée scientifique est :

Actualités Médicales et Innovations en Santé

La participation à ce  congrès scientifique offre de nombreuses opportunités :

 L’accès à une formation médicale continue de haute facture avec des conférences  animées par des experts sur les questions liées aux Maladies non transmissibles qui posent à l’heure actuelle d’énormes problèmes de santé publique à nos pays.

La mise à niveau, et l’enseignement sur l’actualité dans les procédures diagnostiques et thérapeutiques.

Le partage d’expériences entre  des confrères du secteur de la Santé publique, du privé et de l’Université.

La découverte de multiples développements et  innovations apportés dans notre pays par un corps médical entreprenant.

Cette journée scientifique sera également l’occasion de présenter et mieux faire connaitre le Collège, pour arriver à augmenter de façon substantielle les membres (Fellows) de notre pays.

Nous vous remercions vivement de vous être déplacé et comptons sur vous pour une large diffusion auprès des populations des résultats de nos travaux.Le comité d’Organisation

UN CODE DE L’ENFANT EN PRÉPARATION (MINISTRE DE LA JUSTICE)

Dakar, 16 juin (APS) – Le ministre de la Justice a annoncé dimanche à Dakar qu’un projet de Loi est en préparation pour permettre une meilleure prise en charge de l’enfant dans les politiques publiques.
’’Je peux vous annoncer ici la préparation d’un projet de code l’enfant qui sera sous peu soumis en Conseil des ministres’’, a déclaré Malick Sall.
Ce Code de l’enfant, a-t-il ajouté, ’’devrait permettre de mieux prendre en compte l’enfance et faire en sorte que nos enfants soient la gloire et non la bombe de demain’’.
Maitre Malick Sall présidait la cérémonie de la Journée de l’enfant africain, célébrée depuis 1991 pour commémorer le massacre des des élèves et étudiants Sud-africains en 1976 à Soweto sous le régime de l’Apartheid.
Le thème de cette 29ième édition est ’’L’Action humanitaire en Afrique : les droits de l’enfant d’abord’’.
La cérémonie avait pour cadre le Centre international pour le commerce extérieur au Sénégal (CICES). L’évènement était organisé par la Direction de l’éducation surveillée et de la protection sociale (DESPS).
Cette structure rattachée au ministère de la Justice a pour mission entre autres, d’étudier et d’élaborer des projets de texte dans les domaines de la prévention et du traitement de la délinquance juvénile et de la protection sociale.
Des enfants venus des 14 régions du Sénégal ont souhaité établir un dialogue direct avec le ministre Malick Sall. Ils l’ont à cet effet interpellé sur des sujets relatifs notamment à la maltraitance et à l’exploitation économique des enfants, les cas de viol ou d’enlèvement d’enfants notés ces derniers temps.
Les enfants ont invité le ministre de la Justice à ’’plus de dextérité et de rigueur dans le traitement de ces questions’’.
Saluant le rôle important de la DESPS en matière de protection et de réinsertion des enfants surtout en difficulté familiale, le ministre de la justice a également annoncé une allocation budgétaire et la dotation en infrastructures adéquates pour une meilleure exécution des missions que l’Etat lui a confiées.
’’En attendant de trouver des solutions pérennes aux difficultés auxquelles la DESPS fait face, vous aurez un budget de 150 millions inclus dans celui de la tutelle et ce budget sera porté à 500 millions de FCFA’’, a assuré le ministre en présence de la Directrice de la DESPS, Mme Siby Ndèye Abibatou Youm.
Magnifiant tous ces efforts de l’Etat, la directrice de la DESPS a toutefois insisté sur la nécessité de mettre en place une ’’pouponnière publique’’ qui serait en mesure d’accueillir l’enfant qui vient de naître et qui se retrouverait en situation difficile.Madame Siby a aussi plaidé pour la dotation d’un statut pour le personnel éducatif spécialisé.SMD/OI

THIÈS:LES VOYAGISTES PRIVÉS PRÊTS POUR LE HAJJ (COORDONNATEUR)

Thiès, 15 juin (APS) – Les voyagistes privés agréés pour le pèlerinage aux lieux saints de l’islam sont fin prêts et n’attendent que le départ, prévu à partir du 28 juillet, a indiqué samedi leur coordonnateur régional, Elhadji Idrissa Gaye.

 ’’En ce moment, il ne reste que le départ, tout est fin prêt. Nous avons terminé toutes nos formalités’’, a dit Idrissa Gaye en wolof, en marge d’une rencontre entre la Délégation générale au pèlerinage, les pèlerins et les voyagistes privés.

’’Les visites médicales ont été effectuées, les documents de voyage, les réservations d’hôtels à La Mecque, ainsi que les démarches qui nous lient à la Délégation générale’’, a poursuivi le coordonnateur régional.

Le premier vol en direction de l’Arabie Saoudite est prévu le 28 juillet.

 Neuf voyagistes sont agréés dans la région de Thiès, en plus d’une antenne dont la société mère est basée à Dakar.

En attendant le départ, les voyagistes de Thiès donnent tous les lundis après-midi, des cours sur le Hajj, suivis d’une marche, à l’intention de tous les pèlerins sans distinction, a-t-il relevé.

 Il a invité les pèlerins, notamment la femmes, à ‘’abandonner leurs voitures’’, pour se promener plus souvent, afin de se préparer physiquement.

Fort d’une expérience de 20 ans de Hajj, il dit remarquer que les femmes d’âge assez avancé, s’avèrent souvent plus solides que les dames les plus jeunes.

Il a prodigué des conseils sur le respect des consignes des voyagistes, tout en les mettant en garde contre certains objets interdits en Arabie Saoudite, comme les gris-gris, les ‘’khatim’’ (inscriptions mystiques).

La tolérance à l’égard des personnes d’origines et de cultures et de langues diverses, tout comme la patience, le calme et la sérénité sont aussi autant de ‘’provisions’’ que les pèlerins doivent emporter avec eux pour affronter les épreuves, surtout celle de l’étape de Mouna.

Pour appuyer son argumentaire, il a cité ce verset coranique : ’’Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la Taqwa (piété)’’.

Le délégué général au pèlerinage a salué l’entente des voyagistes de la capitale du rail, estimant que leur modèle d’organisation pourrait être proposé en ‘’exemple’’ dans les autres localités qui seront visitées par la Délégation.

Quelque 12.860 pèlerins sénégalais devront se rendre cette année à La Mecque. Dans ce quoto, 11.000 seront transportés par 285 voyagistes privés, regroupés en 31 groupements.ADI/OID

DÉCÈS DU JOURNALISTE SERIGNE SALIOU SAMB

Dakar, 16 juin (APS) – Le journaliste et analyste politique Serigne Saliou Samb est décédé ce dimanche des suites d’une maladie, a appris l’APS. Diplômé du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’UCAD, Serigne Saliou Samb est un ancien de L’Observateur, entre autres

Il a soutenu sa thèse de doctorat en Science Politique (Option Relations Internationales) en 2014 : ‘’Les Réseaux de pouvoir politico-économique en Afrique. Contribution à une étude comparative de l’environnement géopolitique des investissements au Sénégal et au Maroc’’, à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UCAD. OID

Amical : Le Sénégal bat le Nigeria (1-0), en match de préparation à la CAN

https://www.dakaractu.com Grâce à Gana Guèye, le Sénégal a gagné face au Nigéria (0-1), ce dimanche 16 juin, à Ismaïlia (Egypte) en match de préparation à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019.

Après sa large victoire (7-0) mardi dernier, contre une sélection de moins de 19 ans de Murcie (D3 espagnole), l’équipe nationale du Sénégal s’est de nouveau imposée face au Nigeria (1-0), dimanche à Ismaïlia (Égypte), en match de préparation à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Le but de la victoire a été marqué par Gana Guèye (18e), sur une passe de Krépin Diatta. Après, les Lions ont manqué à plusieurs reprises l’occasion de creuser l’écart.

Les hommes de Cissé ont dominé les débats, mais sont longtemps restés stériles. Une situation qui aurait pu profiter aux joueurs de Gernot Rohr, dangereux par moment.

Offensivement, ils n’ont pas éprouvé beaucoup de difficultés pour venir à bout des Super Eagles, qui font  partie des équipes de référence en Afrique. Les joueurs de Aliou Cissé  ont notamment été mis en difficulté en défense.

Braquage à Bignona : 2 sénégalais et un chinois, pris en otage, ont été relâchés par leurs assaillants qui ont emporté une voiture 4×4

https://www.dakaractu.com Ce sont 4 assaillants armés de 3 armes de poing et d’un coupe coupe qui ont fait irruption dans le village de Ounck (commune de Tenghory, département de Bignona) ce dimanche. Ils ont pris en otage 2 sénégalais et 1 chinois de l’entreprise Sope Nabi.

Après les avoir pris en otage, ils ont brûlé le camion d’extraction de sable que conduisait leur otage.

Quelques minutes après, les assaillants ont libéré leurs otages. Mais ils ont emporté une voiture 4×4. Une enquête serait ouverte par les limiers sur le braquage et

l’extraction de sable…

Koungheul : une chasse aux “fauteurs de troubles” lancée après le saccage de la Brigade de Gendarmerie

https://actusen.sn Les populations de la Commune de Koungheul, dans la région de Kaffrine ont vécu une journée chaude, hier samedi. De violents affrontements ont opposé durant plusieurs tours d’horloge, les éléments de la Brigade de gendarmerie aux conducteurs de Moto-jakarta.

Les derniers nommés étaient en mouvement d’humeur pour s’insurger contre la campagne qui a été lancée par l’autorité locale pour leur exiger des assurances et des cartes grises.

Dans leur furie, les conducteurs de moto-jakarta ont barré la route nationale qui traverse la commune de Koungheul avant de s’en prendre violemment aux gendarmes. La brigade de la gendarmerie nationale de Koungheul a été complètement saccagée. Des blessés ont été enregistrés des deux camps.

Les hommes en bleu sont ainsi décidés à mettre la main sur les frondeurs. Ils auraient d’ailleurs lancé une chasse aux « fauteurs de troubles ».

AFFAIRE FALLOU SÈNE:LE GENDARME MIS EN CAUSE PLACÉ SOUS CONTRÔLE JUDICIAIRE (MÉDIA)

Dakar, 15 juin (APS) – Le gendarme mis en cause dans la mort de l’étudiant Fallou Sène, en mai 2018, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a été placé sous contrôle judiciaire, rapporte, ce samedi, le quotidien Enquête.

’’Un nouveau pas a été franchi, vendredi, dans l’enquête sur la mort de l’étudiant Fallou Sène. En fait, le gendarme suspecté (…) a été inculpé pour coup mortel. Toutefois, il n’a pas été placé sous mandat de dépôt, mais sous contrôle judiciaire’’, selon le journal.

Le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye a annoncé, mercredi, qu’il saisira dès jeudi, un commandant de la brigade prévôtale pour des poursuites contre le gendarme mis en cause dans la mort de l’étudiant Fallou Sène, en mai 2018.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, il a précisé qu’en raison de la particularité de cette affaire impliquant un gendarme, il a dû attendre de disposer d’un ordre de poursuite délivré par la hiérarchie militaire pour entamer des poursuites.

Le procureur Guèye a annoncé avoir reçu il y a quelques jours une réponse favorable à sa requête. « Dès demain (jeudi), je vais saisir un commandant de la Brigade prévôtale » pour entamer les poursuites. « La procédure suit son cours », a-t-il ajouté.

L’étudiant Fallou Sène a trouvé la mort le 15 mai 2018, à l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, dans des échauffourées entre gendarmes et étudiants qui demandaient le versement de leur bourse.Depuis, les étudiants de Saint-Louis n’ont cessé de réclamer justice pour leur camarade.OID

CONFERENCE DES EVEQUES DU SENEGAL : ‘’Le pétrole est un don de Dieu pour tout le monde’’

http://www.enqueteplus.com Hier, l’archevêque de Dakar s’est prononcé sur l’affaire Petro-Tim, lors d’une conférence de presse. Il a rappelé la position de l’église sur la gestion des ressources extractives du Sénégal.

Les évêques du Sénégal ont tenu leur deuxième session ordinaire de l’année pastorale 2018-2019, du 11 au 14 juin 2019, au Foyer de charité du Cap des Biches, comme il est de coutume après le pèlerinage marial de Popenguine. Au sortir de leur conclave, hier, ils ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils se sont prononcés sur la marche de l’église, mais aussi sur l’actualité nationale marquée par la polémique sur le pétrole.

Monseigneur Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar, a d’entrée de jeu signalé que pour ce qui est du pétrole, ‘’nous ne sommes ni des experts en pétrole ni en gaz’’. Cependant, il a rappelé les recommandations de l’église. ‘’Ce que nous souhaitons, comme nous l’avons dit, c’est un dialogue dans la vérité’’, rappelle l’homme d’église, selon qui ‘’c’est la vérité qui va unir les Sénégalais autour d’un intérêt commun car, quand il y a eu la mise sur pied de l’Institut du pétrole et du gaz, j’ai eu à intervenir pour dire que le pétrole ne peut pas, ne doit pas être une malédiction, parce que c’est un don de Dieu, à condition que nous le gérions comme un don de Dieu pour tout le monde’’.

Toutefois, Mgr Benjamin Ndiaye espère voir toute la lumière établie sur cette affaire. ‘’J’espère que la procédure qui a été engagée permettra d’établir la lumière dans l’intérêt de tous’’, confie-t-il. Dans cette même veine, l’archevêque de Dakar invite les acteurs sociaux et politiques ‘’à privilégier le dialogue dans la vérité, pour une paix durable et un développement humain intégral’’. Mais aussi au respect des institutions, tout en rappelant, à tous les Sénégalais, le devoir de construire ensemble ‘’un Sénégal prospère dans l’équité sociale’’.

Ainsi, il a rappelé que les évêques du Sénégal insistent ‘’à nouveau sur le respect du bien commun’’. PAPE MOUSSA GUEYE

TERRORISME ÉCONOMIQUE ET IDÉOLOGIQUE : Chérif Léhibe Aidara invite les Imams et la Oummah Islamique à s’ériger en bouclier.

https://www.dakaractu.com À l’occasion du Gamou annuel de Thierno Mamadou Wagué de Kolda, le Khalife général de Saré Mamady, Chérif  Léhibe Aïdara est plus que jamais préoccupé par le climat social qui prévaut en Afrique de l’Ouest et en gestation au Sénégal.

Pour le représentant de la famille chérifienne, les menaces planifiées et volontairement hébergées au Sénégal, ont pour noms TERRORISME ÉCONOMIQUE  et TERRORISME IDÉOLOGIQUE.

Sans détour ni contour, l’hôte de Amadou Néné ibn Thierno Mamadou Wagué invite ses pairs à se mobiliser pour promouvoir l’islam dans toute sa quintessence qui a toujours été la version Sénégalaise. Autrement dit, celui du développement, de la tolérance, bref un Islam modéré.

« Ceci doit être un sacerdoce pour tous les guides et chef religieux. Cette démarche doit être l’illustration de nos comportements, nos habitudes de tous les jours. »

Ainsi s’exprimait le guide religieux, Khalife général de Saré Mamady, Chérif Léhibe Aïdara qui est par ailleurs président du Mouvement Baamtaré Sénégal.

Dialogue politique : le mode de transmission du rapport final objet de controverse

https://www.dakaractu.com La Commission cellulaire chargée sous la direction du général à la retraite, Mamadou Niang, de conduire les travaux de concertation sur le processus s’est réuni hier. Le Général Mamadou Niang qui pilote le volet politique du dialogue se retrouve face à un dilemme. En effet, les acteurs politiques parties prenantes à ces travaux de concertation sur le processus électoral n’ont pas pu trouver de consensus sur le moyen de transmission de leur rapport final au président de la République. Le pôle de l’opposition conduit par le vice-président du parti Rewmi ne veut pas que ce document passe par les mains du ministre de l’Intérieur pour arriver sur la table du président de la République. Déthie Fall et cie veulent que le général Niang se charge à la fin de leurs travaux de remettre directement son rapport au président de la République. Alors que le pôle de la majorité, estimant que la commission est sous la tutelle du ministre de l’Intérieur qui, non seulement, a procédé à l’installation de ses membres mais aussi fourni les termes de référence de ces concertations, vote la remise de ce document au ministre Aly Ngouille Ndiaye qui se chargera de le remettre à son tour au président de la République

PATRICE SAMUEL ARISTIDE BADJI, PROFESSEUR AGRÉGÉ DES FACULTÉS DE DROIT : «UNE RENEGOCIATION DU CONTRAT EST POSSIBLE PARCE QU’UNE CLAUSE L’A EXPRESSEMENT PREVUE…»

http://www.sudonline.sn Professeur agrégé des Facultés de Droit, Patrice Samuel Aristide Badji se lance dans le fond du débat sur les contrats de recherche et de partage de production relatifs aux blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond, signés entre l’Etat du Sénégal et Frank Timis. Joint par Sud quotidien pour apporter des éclairages sur ces dits contrats, l’enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, s’appuyant sur les dispositions de l’ancien Code pétrolier, a tenu à faire savoir qu’« Une renégociation du contrat est possible parce qu’une clause l’a expressément prévue… », entre autres conditions. Non sans manquer de se prononcer  sur les raisons évoquées par le président Macky Sall pour justifier sa décision de promulguer le projet de contrat signé par son prédécesseur.

Dans l’affaire du scandale supposé sur les contrats pétroliers avec Pétro-Tim, le régime actuel avait-il la possibilité d’ignorer les projets de décret signés sous l’ancien régime ?

La réponse est oui pour deux raisons au moins. D’abord, l’article 8 du Décret 98-810 du 06-10-1998 fixant les conditions et modalités d’application de la loi n°98-05 du 8 janvier 1998 portant Code pétrolier notamment en son alinéa c, en vertu duquel la demande d’autorisation d’un permis de recherche d’hydrocarbures indique toutes justifications additionnelles des capacités techniques et financières de la personne physique ou morale. Par conséquent, lorsque le président de la République a donné mission aux Inspecteurs généraux d’Etat (Ige) de procéder à une mission d’enquête, l’élégance aurait voulu que l’on eût attendu les conclusions et recommandations de ces derniers avant toute approbation du contrat de recherche et de partage de production (lequel a été signé le 17 Janvier 2012 et approuvé par Décret n°2012-596 du 19 juin 2012). La preuve, dans le rapport rendu par les inspecteurs, il a été proposé d’annuler le permis octroyé à Petro-Tim « en raison des irrégularités qui entachent la validité des conventions signées avec Pétro-Tim qui en sont le substrat ». Ensuite, l’article 3 du Décret 98-810 précité dispose que pour l’octroi d’un titre minier d’hydrocarbures (l’article 2 du Code pétrolier de 1998 précisant que le titre minier d’hydrocarbures renvoie au permis de recherche ou à une concession d’exploitation d’hydrocarbures), il faut un décret d’approbation. Or, convenez avec moi qu’un projet de décret est différent d’un décret dont l’accès à la vie juridique, s’il s’agit d’un décret simple, demeure la publication au Journal officiel. D’ailleurs, les dispositions de l’article 3 du décret 98-810 pourraient être complétées par l’article 13 dudit décret.

Dans cette affaire de contrats et/ou de concessions sur le pétrole, on parle de moins-value touchant une somme non négligeable ?

C’est vrai, il est également fait état de la perte par le Sénégal de plusieurs milliards de dollars (10 pour être plus précis) dans cette transaction. Cela est-il possible si on sait qu’on n’est pas encore dans la phase d’exploitation proprement dite du pétrole et du gaz ? Il est vrai qu’une distinction doit être opérée entre la prospection, la recherche et l’exploitation et ce, même si dans le Code pétrolier de 1998, une définition de ces différentes opérations n’avait pas été donnée par le législateur. Il faudra donc en déceler la différence à l’examen des différentes dispositions y relatives. Ainsi, la recherche permet tout simplement de voir s’il y a des gisements d’hydrocarbures là où l’exploitation, possible par le biais d’une concession, laisse entrevoir, l’existence d’un gisement commercialement exploitable, pour reprendre les termes de la loi. Mais de notre point de vue, les redevances dues sont à dissocier de la nature de l’opération pétrolière.

Est-il possible pour l’Etat du Sénégal de procéder à ce stade à la renégociation des contrats sur les deux blocs comme le demandent certains?

Il faudrait préciser qu’une renégociation du contrat est possible parce qu’une clause l’a expressément prévue, ou lorsqu’un événement imprévu est intervenu lors de la conclusion. Dans les deux cas, la renégociation est consensuelle. Il faudrait donc la distinguer de la situation dans laquelle l’Etat use de son  pouvoir de modification unilatérale des clauses du contrat qui intéresse le fonctionnement du service public. Dans ce cas, il faudrait envisager une possible saisine du CIRDI (Centre International pour le règlement des différends relatifs  aux investissements), faute pour les parties d’être parvenues à un règlement amiable de leur conflit. Une autre question à se poser est celle de savoir qu’est-ce qui doit motiver cette renégociation. Est-ce un déséquilibre contractuel ? Auquel cas, il devra être prouvé. La renégociation risque d’ailleurs de ne pas être aisée eu égard aux opérations de restructurations qui sont intervenues à partir de 2014 (contrôle de Pétro-Tim par Franck Timis, cession d’actions à Kosmos, prise de participation dans le capital de celui-ci par BP), mais aussi à la nature du contrat liant l’Etat, Petrosen et Pétro-Tim (il s’agit d’un contrat d’association qui, a priori, est équilibré).

TEKKI NA! Par Didier Awadi

Dakar le 13 juin 2019
Mon cher Ndiaye, c’est encore moi Ndiaye. Comment  va l’état de ta santé là bas au canada? Quant à moi ici, Dieu merci.
Bref trêve de salamalecs, j’ai décidé de ne plus t’écrire. Oui tu as bien lu, ceci sera ma dernière lettre.
En vérité tu ne mérites pas que je perde mon temps à aller à la boutique, acheter du papier, une enveloppe, un bic bleu, un timbre, après avoir marché sous le chaud soleil jusqu’à la poste, me taper l’attente devant une caissière « soff » aigrie qui ne m’a même pas calculé avant de me servir, avec ce regard haineux, dont seules les femmes dont le khessal à mal tourné, ont le secret. Je te parle de ces vieilles rombières, anciennes gloires, qui ont pris 50 kilos après la cinquième grossesse, et qui ne comprennent toujours pas pourquoi elles sont trompées par des maris ventripotents, petits fonctionnaires absentéistes, corrompus, menteurs professionnels, infidèles patentés, à la recherche perpétuelles des petites vedettes super fraîches de séries sénégalaises genre: « maîtresse d’un homme marié »(comme si on pouvait être maîtresse d’un célibataire). Ca m’énerve, non, toi tu m’énerves. Je disais donc, je ne t’écrirais plus.
Ndiaye je suis sûr que tu as reçu toutes mes lettres, tu as beau faire le mort, tu les as toutes lues. Ça môme, j’en suis certain. Tu sais, chaque fois que je prends le temps de m’asseoir devant ma feuille, je le fais au nom de ce qu’il y a de plus sacré pour un Ndiayène. Et je ne parle pas de riz, ni de thé, de dormir, de colas, ou encore de madd, quand bien même, il serait assaisonné de sucre, de sel, de poivre, de piment, avec un « khott » bien gras et extraordinairement moelleux, pour ne pas dire juteux, consommé après avoir macéré trois heures au frigo, ce n’est pas ça Ndiaye:  C’est LA FAMILLE. Mais je doute que tu saches encore, ce que cela signifie…
Mais billaye DIEU te voit.
Tu sais, j’aurais pu te donner plein de nouvelles de la famille mais je ne le ferais pas.
A quoi ça sert de te dire que PAPE MBAAY est en chômage technique parce que les travaux du Train Express Régional TER sont arrêtés faute d’argent dans les caisses de l’état. S’il te plaît, ne me parles pas de l’inauguration en grande pompe du chef de l’état, on était en campagne électorale, les élections sont TER minées.
Sophie DIOP, qui se disait madame « je connais tout le monde », je suis cadre du parti, j’ai gagné des marchés de l’état, attend toujours d’être payée. On lui a dit d’attendre, que le ministère a été ponctionné et que peut-être, si le budget est remis en place en Juillet,  au lieu du mois de Mars comme convenu, elle serait remboursée pour  les frais qu’elle a avancé pour les travaux effectués et pour lesquels madame la baronne, « Bari affaires » s’est endettée auprès de sa banque. Les huissiers rôdent autour de chez elle, ça ne sent pas bon du tout.
Mais à quoi ça sert de te raconter tout ça, je ne dirais plus rien du tout.
J’aurais pu te parler de l’affaire BBC, le scandale du pétrole et du Gaz qui secoue la république et la famille du Président, tu sais c’est l’affaire dont le jeune Sonko l’opposant radical parlait dans son livre  »solutions ». Apparemment l’histoire, ou plutôt la BBC semble lui donner raison. j’aurais pu te dire ce qu’on raconte sur le petit frère du président, celui qui aurait été l’intermédiaire (juste par hasard alors qu’il se promenait banalement en Chine) de ce MEGA DEAL du SIÈCLE avec un milliardaire humanitaire Roumain qui a découvert lui aussi par hasard les énormes réserves de pétrole de gaz du SÉNÉGAL. C’est une histoire compliquée pour moi personnellement.  Il paraît que l’IGE ( l’inspection générale d d’état) avait dit dans un rapport au président de ne pas signer, le président a dit qu’il n’avait pas vu ce rapport, et donc il a signé. Son excellence ne semble pas comprendre toute la polémique autour de cette banale affaire, c’est sûrement encore un coup des « opposants jaloux » comme ils disent. Il y a des imprudents qui osent démentir le président insistant sur le fait qu’il aurait bien reçu le fameux rapport. Maintenant ce fameux rapport traîne sur internet et le procureur voudrait savoir qui est la taupe qui a laissé fuiter le rapport secret. Le problème n’est donc pas sur le fond mais juste  sur la forme apparemment. Moi je n’y comprend rien et surtout, je ne veux pas de problèmes, je ferme ma bouche.
Tout ce qui m’intéresse dans cette affaire, je vais te le dire. Il paraît que c’est un business qui pourrait rapporter à chaqun des 15 millions de sénégalais que nous sommes, un minimum de 400.000frs cfa par personne. il y a de grandes manifestations ainsi que des marches qui se préparent, le pays vibre, les gens sont scandalisés, mais moi en vérité, tout ce qui m’intéresse dans ce feuilleton, c’est  juste mes 400.000fr à moi. Mon blé, mon flouz, ma part, mon dû, mon « gué juste », mon pognon, mes biftons, ma maille, mon wari, mon khaliss, my money, mi diňero, mon patiana, enfin mon fric quoi, mon argenttttttt!!!!  Ça me permettrait de payer cet usurier de DIALLO le boutiquier du « kogn ». Ce traitre n’arrête pas de me vilipender, de raconter ma vie privée à tout le quartier. Tout le monde a des périodes difficiles dans sa vie, il pourrait le comprendre, et ce n’est pas pour 77560 fr cfa que je lui dois, depuis seulement 5 mois, qu’il doit me faire une pub mensongère, au point que je ne passe plus du côté de sa rue,  et billaye ça me fait très mal…
Tu sais, c’est là où habite la petite  BIJOUX. Je dis petite, mais c’est sans compter avec la générosité de la nature envers ses attributs et atouts naturels, fruits d’un héritage génétique très très généreux et que seuls la grâce et le génie peuvent mettre à la disposition de l’harmonie afin qu’elle soit sublimée à un niveau de perfection inégalée, bilaye Ndiaye j’en perds mon latin, il est difficile d’exprimer ma pensée à la manière de Senghor ou de Césaire dans la langue de Molière ou de  Voltaire. je préfère encore me taire… NDIAYE GONÉ BI BAAKH NA! Les vieux sont toujours obligés de marquer une pause pendant le damier, pour apprécier ce que la nature dans son infinie bonté a su offrir à cette douce et tendre Njagamar.
je suis obligé, disais-je donc, de faire tout le tour du quartier,  pour ne pas croiser le regard percant, cinique, sadique, satanique, maléfique, vicieux, malsain, sournois, mesquin et inquisiteur et les « BONZOURRR PATARON » très appuyés et pleins de sous-entendu de ce mauvais musulman, MAMADOU WOURY DIALLO sur la ceinture de mon père il ne l’emportera pas au paradis. Je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça, et puis sakh je me suis promis de ne plus rien te raconter. je ne te dirais rien. Nada, touss, foye, nix.
PS: garde ton misérable portable canadien J’en ai plus besoin, car bientot je serais riche et avec mes 400.000 francs de l’argent SALL, j’irais au marché ALIZÉ m’acheter un Samsung S10 +.
NDIAYE TEKKI NA!
Bye!
C’est Ndiaye.
Ps2:  je suis prêt à te donner une dernière chance mais à la seule condition que tu répondes immédiatement  et surtout que tu fasses un geste. Tu sais que je serais bientôt riche et que bientôt J’aurais un téléphone tout neuf, il me faudra juste des airpods, ça môme ça ne te coûtera rien du tout au Canada
Maillon vehiculatoire de la pensée de Ndiaye : DIDIER AWADI

IBRAHIMA GUÈYE : «FRANCK TIMIS EST UN COURTIER MAIS IL A L’EXPÉRIENCE»

http://www.emedia.sn Ibrahima Gueye, économiste, diplômé de Sorbonne, défend Frank Timis dans l’attribution des blocs pétroliers au Sénégal. Ibrahima Gueye, qui était l’un des invités d’Alassane Samba Diop, dans l’émission, Lr du Temps, est d’avis que « Frank Timis devrait être décoré ». Même s’il reconnaît que l’homme d’affaires australien est « un courtier », Gueye souligne que le boss de Petrotim Sénégal a bel et bien l’expérience de la recherche de pétrole. « C’est un faux débat de dire que Frank Timis n’a pas l’expérience et les moyens de recherche dans le domaine des hydrocarbures. Il a investi 300 milliards de F CFA à Sierra Leone avant de venir au Sénégal, et, il était parvenu à trouver un Sénior qui est Bp ».

Pour son co-débatteur, Sanou Mbaye, l’essentiel, aujourd’hui, est de faire la lumière sur tous les contrats signés dans le domaine de ressources naturelles dont dispose le Sénégal. « C’est l’avenir de toute une génération qui est hypothéqué », a déclaré l’Economiste qui est aussi un ancien fonctionnaire. Dans le même sillage, il invite le peuple sénégalais à être beaucoup plus exigeant envers les autorités pour que, toute la transparence requise sur les contrats pétroliers et gaziers, y soit. Babacar FALL & Pape Doudou DIALLO (photos)

MARCHE CONTRE PETRO-TIM :Intifada à Dakar

http://www.enqueteplus.com Pendant plus de deux tours d’horloge, hier, le centre-ville de Dakar a été paralysé par les manifestations contre l’octroi de blocs d’hydrocarbures à Petro-Tim. Contre les grenades lacrymogènes, les manifestants se sont battus avec des pierres.

Des yeux rougis. Des nez qui coulent. Des visages graves. Ce ne sont pas que les manifestants. Les policiers, aussi, ont beaucoup souffert, hier, lors de la marche interdite d’Aar Linu Bokk. Entre la place de l’Obélisque, Colobane et les Hlm, les dizaines et dizaines d’éléments déployés n’ont pu empêcher les contestataires de transformer le centre-ville de la capitale en un vaste champ de bataille. Une véritable Intifada qui a longtemps indisposé automobilistes et piétons. Pendant ce temps, le commerce tout comme la ville étaient quasiment à l’arrêt.

15 h, aux alentours de la place de l’Obélisque. Les choses démarrent timidement. Quelques dizaines de manifestants défient les policiers, visiblement en position de force. Toutes les rues menant à la place de la Nation sont verrouillées. Face aux menaces, les marcheurs scandent à l’unisson : ‘’Say-say leu ! Say-say leu !…’’ Puis, c’est boom. Comme une bombe. Et tout le monde détale. Mais ce n’est que pour une courte durée. Le temps de reprendre des forces, les manifestants, en majorité des étudiants, reviennent. Les mains vides en l’air, comme pour montrer qu’ils veulent juste s’exprimer de manière pacifique, ils ne cessent de rappeler à leurs ‘’adversaires’’ qu’ils sont des frères. Mais ces derniers – les forces de l’ordre – ne l’entendent pas de cette oreille. Ils n’hésitent pas, dès que le besoin se fait sentir, d’user du stock de grenades lacrymogènes en leur possession. Provoquant syncopes, désarroi et beaucoup de larmes.

Mais malgré les efforts de la police pour les disperser, la détermination reste intacte. Et plus le temps passe, plus le mouvement prend de l’ampleur. Vers 17 h, le centre névralgique se déplace du côté du rond-point Colobane, à quelques jets de la maison du Parti socialiste. Dans ce lieu mythique du commerce à Dakar, les marchandises ont cédé la place aux cailloux et aux grenades lacrymogènes. La bataille aura duré plus de deux tours d’horloge, avec une foule de militants déchainés, déterminés et très enragés. La plupart sont venus en même temps que Barthélemy Dias.

Mais, très vite, ce dernier s’est retiré, laissant derrière lui des jeunes qui, visiblement, semblent bien préparés et maitrisent parfaitement le coin. Ils ont donné du fil à retordre aux policiers qui, par moments, ont été obligés de battre en retraite. C’est un euphémisme.

Pour Malamine Fall, Président de Fleo (Force de lutte des étudiants de l’opposition), ce combat n’est pas le combat des partis politiques, ni des mouvements, c’est le combat de tous les citoyens. ‘’Nous sommes là à nous battre pour nous-mêmes, pour nos enfants. Que les initiateurs soient là ou pas, peu importe. Nous allons mener le combat jusqu’au bout’’. A l’en croire, seul l’éclatement de la justice dans cette affaire pourra calmer les ardeurs.

‘’Cette question, souligne-t-il, est d’intérêt national. Elle est trans-générationnelle. Moi, en tout cas, je ne veux pas, demain, avoir honte devant mes enfants. S’ils me demandent qu’est-ce que vous avez fait pour empêcher Macky Sall et sa famille de s’accaparer notre pétrole, je leur dirai au moins que leur père était là. Il s’est battu du mieux qu’il pouvait et je leur montrerai les preuves. Pour moi, ce combat doit être le combat de tout le peuple. Surtout de ceux qui peinent à joindre les deux bouts. C’est un combat citoyen et tous les Sénégalais devraient se l’approprier’’.

‘’Le scandale du siècle’’

Cheikh Fall, lui, voit dans cette lutte un moyen de rendre l’ascenseur au pays qui lui a tout donné. Il fulmine : ‘’Ces ressources nous appartiennent à nous tous. Macky Sall n’a pas le droit de le donner à son frère. Trop, c’est trop. Nous ne l’accepterons pas, cette fois. Ces gens sont inhumains. Je me demande comment ils peuvent avoir la conscience tranquille. Les policiers doivent savoir qu’ils ne sont pas nos adversaires. Eux-mêmes ont des salaires misérables. Nous sommes des frères. Nous vivons la même galère. Nous devrions être des partenaires, au moins dans ce combat. Ce pays nous

a tout donné. Notre devoir est de nous battre pour le maintenir debout.’’

Ameth Boye est maçon. Comme à l’accoutumée, il s’est levé de bonne heure, pour aller à son lieu de travail. Il a tout fait pour terminer tôt et aller marcher, à l’instar de ses camarades. Pour lui, l’affaire Petro-Tim est juste ‘’le scandale du siècle’’. ‘’En donnant le pétrole à son frère, Macky Sall nous a tout simplement sacrifiés. C’est pourquoi nous sommes là pour exprimer notre courroux. Je croyais vraiment qu’on avait dépassé ce stade, au Sénégal. Ils devaient laisser les Sénégalais manifester librement. J’ai vraiment honte de mon pays’’.

Au front, il n’y avait pas que des hommes. Mesdames Ndoye et Wade viennent de Sacré-Cœur. Elles regrettent surtout le fait qu’il n’y ait pas plus de monde. ‘’Moi, dit Mme Ndoye, parfois, je me demande ce qu’il arrive aux Sénégalais. Certains ont vraiment perdu leur capacité d’indignation. On dirait qu’on les a maraboutés. C’est comme si les gens ne se rendent pas compte de la gravité de la situation. Ce qui est sûr, c’est que si cette forfaiture passe, Macky Sall ne s’arrêtera plus. Nous sommes fatigués. La vie est très dure. Nous l’avons jusque-là supportée. Maintenant que par la grâce de Dieu, on a découvert du pétrole, des groupuscules, qui n’ont aucun mérite, veulent nous spolier. Nous n’allons pas l’accepter’’.

Debout à ses côtés, son amie de renchérir : ‘’Moi, je pense que la prochaine fois, si les manifestations sont interdites, il faut simplement que chacun reste chez soi et brûle des pneus pour qu’on se fasse entendre. Je pense que les Sénégalais ne sont pas sortis nombreux, parce qu’ils ont peur. Et c’est ce que cherchait le régime. Mais moi, je suis fière de moi. Je suis très contente d’être là et je reste là jusqu’au bout’’. Et monsieur ? Elle rétorque, le sourire en coin : ‘’Je suis venue avec lui. Il est de l’autre côté et il se bat.’’

Neuf personnes interpellées, selon des sources policières

Selon des sources policières, il y a 9 personnes interpellées dont Guy Marius Sagna, Aliou Sané, Thiate, le rappeur Simon… Jusqu’au moment où nous mettions ces lignes sous presse, ils étaient en détention au commissariat central.

A noter également que les altercations entre la garde rapprochée d’Ousmane Sonko et les forces de l’ordre ont failli tourner au vinaigre. Un autre leader qui s’est fait distinguer dans la masse, c’est bien Barthélémy Dias qui est venu avec une forte mobilisation. Selon certaines informations, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall aussi ont effectué le déplacement.MOR AMAR

Aliou Sall dépose une réclamation à la BBC

http://www.lesoleil.sn Aliou Sall a déposé, via son avocat, une réclamation auprès du médiateur interne de la BBC rapporte le journal L’Observateur.

Aliou Sall exigerait une enquête sur « le reportage déséquilibré » de BBC intitulé « Un scandale à 10 milliards de dollars ». Aliou Sall avait décrié dès sa diffusion le documentaire en qualifiant les informations « d’erronées ».

Le maire de Guédiawaye se sent « diffamé » et indique que le travail de l’an BBC n’a pas respecté les règles éthiques et déontologiques qui régissent le journalisme, notamment le non-respect du principe du contradictoire.

Justice, gouvernance et reportage BBC sur Petrotim au SénégalPar Dr. Abdourahmane Ba

Depuis quelques jours, le Ministre de l’Economie et ses agents, par des articles et communiqués de presse de toutes formes, tentent de contredire un rapport de la Banque Mondiale qui classe le Sénégal parmi les pays les plus pauvres du globe terrestre. C’est quand même plus que curieux d’entendre dans un pays aussi pauvre comme le Sénégal, le Procureur de la République (PR) dire à la fois :
1- qu’il a retourné un rapport mal écrit par l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) à l’envoyeur après près de cinq années de lecture alors que le rapport pointait de probables malversations au Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) sur respectivement 127 837 533 FCFA et 89 000 000 FCFA ;
2- qu’il s’est fondé sur l’article 11 du Code de procédures pénales pour « rendre publique par un point de presse des éléments objectifs tirés de la procédure » dans un rapport de 2015 et « prévenir la propagation d’information parcellaire ou inexacte », alors qu’il venait de dire qu’il n’y a pas de procédure déclenchée à date (juin 2019) contre le COUD car le rapport sera renvoyé à l’OFNAC qui devra revoir sa copie. Ou bien le PR devra nous dire où commence une procédure judiciaire dans cette affaire pour nous éclairer.

Dans l’affaire du reportage de British Broadcasting Corporation (BBC) sur Petrotim et des contrats et transactions portant sur les ressources pétrolières et gazières du Sénégal, l’exécutif a comme par enchantement propulsé de manière extraordinaire et « en mode fast-track » le système judiciaire au cœur d’un problème de gouvernance des ressources publiques sans que des préalables ne soient réglés; d’où ces mélanges et confusions dans les premiers pas de « dame justice » sur un terrain très glissant. En Afrique, en général, y compris le Sénégal, l’exécutif ne respecte point le pouvoir judiciaire, le tient souvent en otage et l’utilise à dessein pour régler des différends politico-politiciens et autres sales affaires, et/ou pour expier ses problèmes de bonne gouvernance des ressources publiques sous forme de pertes et profits.

Le rôle principal des corps de contrôle de l’Etat (Inspection générale de l’Etat – IGE, OFNAC, Cour des comptes – CC, etc.) c’est en priorité de contribuer au renforcement de la bonne gouvernance des ressources publiques et l’émergence d’un Etat de droit. Les terrains et jeux « politico-politiciens » en Afrique sont en général une marre de crocodiles affamés et un système d’égouts pourris et nauséabonds en dessous des cités où grandissent toutes formes de rats et autres reptiles politiciens mus que par l’intérêt personnel, et qui peuvent émerger à tout moment pour venir déranger et pourrir la vie « calme et paisible » des populations pauvres qui ne savent plus à quels « rats ou crocodiles » se fier. On se tromperait lourdement si on pense qu’en Afrique, dans ce contexte particulier de course effrénée de malfrats vers les ressources publiques vulnérables aux gains faciles, le pouvoir judiciaire à lui tout seul, malgré la bonne volonté des procureurs et juges, peut régler les problèmes de gouvernance des ressources publiques. D’où le rôle très important des médias y compris des médias occidentaux pour que la vérité jaillisse et que la gouvernance des ressources publiques, fussent-elles naturelles, se renforce.

Voir la contribution des médias occidentaux à la manifestation de la vérité et le renforcement de la bonne gouvernance en Afrique comme un « complot rampant » pour déstabiliser les pays pauvres, c’est vraiment avoir une vue très tronquée de ce qu’est aujourd’hui la globalisation, et avoir une courte mémoire en oubliant qu’on s’est engagé sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations-Unies (NU) notamment l’objectif 16 (Paix, justice et institutions efficaces). La contribution des médias nationaux et internationaux et les alertes des patriotes et autres libres penseurs, ainsi que les rapports des organes de contrôle devront être utilisés d’abord par l’exécutif proactivement (non défensivement) pour éviter et corriger ses erreurs ou fautes de manière itérative et, en relation avec le législatif, pour mettre en place et améliorer de manière continue un système d’apprentissage pour la construction et la mise en œuvre de réformes solides qui permettent de renforcer et de verrouiller la gouvernance des ressources publiques.

Et seulement, dans des cas où des détournements et infractions sont établis avec preuves, on devra interpeler la justice pour poursuivre et condamner les « rats et crocodiles » ainsi indexés. Mobiliser systématiquement et automatiquement « dame justice » à chaque fois que quelque chose bouge ou qu’on a de simples soupçons dans des rapports, c’est comme si on était dans une cité dont les réseaux dans le sous-sol sont infestés de rats, et qu’on utilise le marteau pour poursuivre chaque bruit de rat qui s’entend sans prendre des mesures pour boucher définitivement tous les trous par lesquels les rats passent aisément tout le temps. Finalement, soit on essouffle, décrédibilise et rend inefficace « dame justice », ou le marteau se casse ou les rats deviennent plus résilients, soit on cassera des meubles utiles par erreur.

Dans cette affaire reportage BBC sur Petrotim et ses corollaires, deux faits majeurs sont à noter et à vérifier immédiatement et rigoureusement, non pas par « dame justice », mais par des agents de contrôle ou par une commission indépendante (vraiment indépendante) où parlementaires du pouvoir et de l’opposition appuyés par des experts avérés (juridiques, financiers, pétroliers et gaziers, finances publique, journalistes, et gouvernance. etc.) prendraient le leadership comme dans les pays qui se respectent. Dans cette affaire, c’est vraiment l’Assemblée nationale, si elle est là pour le peuple sénégalais qui l’a élue librement et non pour obéir aux ordres de l’exécutif, qui doit « prendre le taureau par les cornes ». Son Président, qui par ailleurs a une « certaine expertise » dans le domaine, devra prendre ses responsabilités et rendre au peuple sénégalais ce que celui-ci lui a donné pendant toutes ces dernières décennies. Ce serait un excellent cadeau au peuple avant qu’il ne tire sa révérence politique. Ainsi, il serait mieux que cette commission soit mise en place par l’Assemblée nationale et ne travaille que durant trois mois au maximum compte tenu de l’urgence du dossier.

Le premier élément important concerne le rapport de l’IGE sur l’attribution à Petrotim des blocs cités et qui serait élaboré et soumis en 2012. Il paraîtrait que le rapport de l’IGE était disponible avant la signature du décret d’attribution et qu’il ne serait pas arrivé à destination. Ce qui sous-entendrait que le rapport a été caché pour pousser les autorités, dans la précipitation, à signer un décret qui lèse le Sénégal. Le deuxième élément important est lié au rapport qui serait présenté en Conseil des ministres que l’ancien Premier ministre a traité de faux. Cela sous-entendrait qu’on aurait présenté une fausse information pour pousser le Gouvernement à signer un contrat toujours dans la précipitation et qui est contre les intérêts du Sénégal.

Dans tous les deux cas, il s’impose immédiatement au Gouvernement, ou forcé par l’Assemblée nationale, à suspendre les décrets et contrats en cause jusqu’à ce qu’une commission indépendante, en relation avec les corps de contrôle de l’Etat, vérifie ces deux éléments allégués et hyper-explosifs aux senteurs de corruption et de haute trahison. Le silence-radio de l’exécutif et du parlement sur ces deux « affaires » ne contribuera qu’à décrédibiliser davantage le Sénégal aux yeux de l’opinion internationale et ouvrir des vannes à l’interne pour des règlements de comptes politiciens.

C’est seulement après vérification par une commission indépendante mise en place ainsi par le pouvoir législatif ou le parlement et la confirmation ou l’établissement que ces faits sont avérés, que l’exécutif devra être poussé à annuler immédiatement les décrets et à dénoncer les contrats auprès d’instances spécialisées, et enfin saisir finalement la justice à travers le Procureur de la République (PR) pour sévir. Tout le reste n’est qu’écran de fumée, politique politicienne et perte de temps pour « dame justice » qui de « grande muette » pourrait passer à « grande bavarde » sur des choses non maitrisées et claires.

Qu’est-ce qu’on a tiré de l’affaire de la gestion de la caisse d’avance de la Mairie de Dakar ? Sur un rapport de l’IGE qui pointait une mauvaise pratique de gestion, l’exécutif a immédiatement propulsé « dame justice » au-devant de la scène. Malgré la bonne volonté de la justice et une procédure complète, l’impression qu’on a au final, est que cette affaire a plus servi des règlements de comptes politiciens que le renforcement de la gestion des ressources publiques. Les recommandations de l’IGE ont-elles été appliquées et généralisées à toutes les institutions pour éviter de pratiques similaires dans le futur ? L’Assemblée nationale a-t-elle exploité le rapport pour proposer des lois qui permettent de mieux protéger nos ressources ? Non. On a réglé des problèmes politiciens et le rapport est jeté dans un tiroir.

Qu’est-ce qu’on a tiré de l’affaire de délits d’enrichissements illicites agitées en 2012 et qui ont été poursuivies par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ? Rien que de la politique politicienne et du gaspillage d’argent à travers des enquêtes qui n’auront servi à rien. Et l’image du pays est écornée par des commissions de droits de l’homme aux Nations-unies. Toutes ces affaires dans lesquelles « dame justice » s’est donnée à fond et a été malmenée dans tous les sens, aux dernières nouvelles, vont aboutir sur une table de « dialogue national politicien » à la sénégalaise (paacoo) sur le dos d’une population qui ne sait plus à quels « rats et crocodiles » se fier dans cette jungle de pauvreté extrême et de chômage ahurissant des jeunes, où les seules tactiques de résilience se résument souvent à l’extrémisme violent, l’immigration clandestine, l’enrôlement des jeunes vulnérables dans des milices politiciens, et l’insécurité grandissante dans les banlieues surpeuplées. Tous les ingrédients d’une explosion sociale terreau et germe de violences hideuses sont en cours de formation dans notre pays.

Comment voudrait-on dans ce contexte que des affairistes malintentionnés ne viennent pas profiter de notre nonchalance et passivité par rapport à la mauvaise gestion des ressources publiques, en complicité flagrante avec des rats et politiciens avérés, et ainsi monter des arrangements pourris pour nous dans le long terme ? Si l’exécutif est vulnérable et faible ou sous coupole de forces sans scrupules tapies dans l’ombre, si l’Assemblée nationale n’a pas les tripes pour jouer pleinement son rôle malgré la confiance totale du peuple et les cris de la société civile, la justice, fusse-t-elle de bonne foi et avec des magistrats compétents, des enquêteurs expérimentés, et les médias fussent-ils très dynamiques et professionnels, rien ne changera sous nos cieux. Et nous continueront à rythmer nos ébats politiciens, à attiser les tensions sociales avec de l’information venant de l’extérieur pour finalement dire que ce sont des « déstabilisateurs » qui arrivent pour prendre nos ressources ou pour soutenir l’opposition. Renforçant ainsi notre capacite à nous victimiser et à accuser l’Occident face à nos incompétences et nos faiblesses.

Cette affaire est une véritable opportunité, non une menace, pour tester nos institutions et notre capacite à travers de reformes fortes et des actions exemplaires, à prendre plus de contrôle sur nos richesses et faire émerger une meilleure pratique de gestion des ressources publiques. Ce n’est pas dans la politique politicienne ou dans les invectives de part et d’autre qu’on tirera profit de cette affaire pour relever nos têtes et faire reculer la pauvreté dans notre pays et garantir l’émergence économique seules garanties de d’une paix sociale durable. Ce n’est certainement pas en essayant de démentir des rapports de la Banque mondiale ou en diabolisant des médias très respectés, ou encore en utilisant la justice et la police comme épouvantes pour faire peur aux alerteurs patriotes et médias libres qu’on y parviendra.Dr. Abdourahmane Ba

 Affaire Petrotim : Les révélations de Farba Ngom sur Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Ousmane Sonko et Thierno Alassane Sall

https://www.dakaractu.com Le reportage de la télévision anglaise BBC sur un parfum de corruption dans l’attribution de blocs pétroliers à BP n’a pas laissé le député Farba Ngom indifférent. Le parlementaire, par ailleurs maire des Agnams, à Matam, était sur la TFM pour prendre la défense du président Sall dont le nom et celui de son frère ont été cités dans cette affaire. Comme à son habitude, Farba Ngom n’a pas mis de gants pour tirer sur tous les contempteurs de son mentor.

Mais avant tout, il a attiré l’attention de l’opinion sur le fait “la BBC est un organe de presse comme tous les autres et peut, à cet effet, commettre des erreurs”. Et il s’est fait une religion sur la “tentative manifeste de manipulation” qui aurait accompagné ce reportage. Face à Aïssatou Diop Fall, le député-maire des Agnams de charger les “complexés” qui prennent pour argent comptant tout ce qui vient d’un organe de presse étranger. “Nous ne sommes pas des complexés. Depuis 4 ans, l’opposition agite cette question pour ternir l’image de Macky Sall”, fait-il constater dans “Face2face”, rejetant du coup l’accusation selon laquelle, Macky Sall a utilisé son frère comme prête-nom dans l’affaire du pétrole. “Seuls ceux qui ne connaissent pas le président peuvent croire qu’il est fait de ce bois”, rétablit le député.

Poursuivant, il en vient aux opposants Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall et Ousmane Sonko. Sur le premier, Farba Ngom dira que c’est “un traitre” qui ne pouvait pas se comporter autrement. “Il ne pouvait être autre chose qu’un traitre. Il n’a pas de vergogne (…) Il a été choisi par le président pour diriger le premier gouvernement. Il devait être reconnaissant”, se désole Farba Ngom qui se rappelle le jour où Abdoul Mbaye mangeait dans la main de Macky Sall. “Qu’il se rappelle la réunion du Secrétariat exécutif national de l’Apr durant laquelle il faisait part de son intention de rejoindre l’APR. Il a témoigné au président de la République une déférence sans commune mesure et a même poussé le bouchon jusqu’à préférer Macky Sall à son père. Mais le président lui a rétorqué de se concentrer sur ses dossiers à la Primature (…) Il croyait que diriger un gouvernement équivaut à diriger une banque. Qu’il se rappelle sa première lettre adressée à la SAR pour en faire des dépôts pour les confier à Cheikh Mbacké Sèye de Diprom. Le président a opposé un niet catégorique. S’il était resté 3 mois de plus à la primature, il se serait passé des choses incroyables à la tête de l’État. C’est un rancunier”, cogne-t-il le leader du parti ACT.

Thierno Alassane Sall en a pris lui aussi pour son grade. Pour Farba Ngom, l’ancien ministre des Mines n’a de leçon d’éthique à donner à personne. Pour étayer son propos, il se remémore le jour “où on est allé quelque part tous les deux, on a touché une commission”. “S’il s’aventure à démentir, j’apporterai les preuves de mes dires. Je donnerai les numéros de série de l’argent qu’il a encaissé. C’est un grand « dorkat » qui prend des enveloppes”, enchaîne Farba Ngom.

Ousmane Sonko et Mamadou Lamine Diallo n’ont pas été oubliés. Le patriote en chef est interpellé sur la provenance de l’argent qui a servi à construire la maison où il vit avec sa famille. Mieux, Farba Ngom révèle qu’il a lui-même acheté des lots de parcelles vendus en 2011 par Ousmane Sonko alors que ce dernier dirigeait le syndicat des Impôts et Domaines.

Pour sa part, Mamadou Lamine Diallo qui est apparu dans le reportage de Mayeni Jones de BBC s’est vu rappeler ses états de service alors qu’il servait sous Diouf. “Lorsqu’il était conseiller technique de Habib Thiam en 1997, il était président du Conseil général des mines et a remis un permis à la société IMC dirigée à l’époque par son épouse”, rappelle-t-il

Affaire Pétro-Tim/Babacar Gaye : ‘’Macky Sall, ne serait-ce que de manière principielle, devrait aujourd’hui …’’

https://www.dakaractu.com Le débat houleux dit ‘’Scandale pétrolier de 10 milliards de dollars’’ né de l’affaire dite Pétro-Tim dans laquelle Aliou Sall a été cité, tarde encore à être clos. S’il est relevé que l’essentiel des forces vives de la Nation a haussé le ton pour déplorer cette affaire qualifiée tantôt de fraude, de moyen d’enrichissement illicite de Aliou Sall, frère cadet du président de la République, ce fut aujourd’hui, au tour de Babacar Gaye, ancien Porte-parole du Pds de rappeler au président de la République, Macky Sall et à son jeune frère ce qu’il faut faire.

‘’J’estime que Aliou Sall et tous ceux qui ont trempé dans cette affaire ont l’obligation de libérer la justice et la République. Et le président Macky Sall, ne serait-ce que de manière principielle, devrait aujourd’hui se débarrasser de Aliou Sall en tant que son frère qui gangrène la bonne marche (des affaires de la République) ; … de prendre toutes les décisions qui feront que la République soit exempte de l’implication des familles comme on l’a reproché à Me Abdoulaye Wade et son fils Karim’’.

Lui dit penser ‘’qu’au-delà de Aliou Sall, le président Macky Sall gagnerait à débarrasser la République de sa belle-famille, de son clan et de toutes les personnes qui aujourd’hui, n’ont pas leur place dans cet espace qui nous appartient nous tous, parce qu’il ne faut jamais l’oublier, Macky Sall a créé un parti qui s’appelle Alliance pour la République, tout le monde s’attendait à ce qu’il combatte toutes les dérives qui gangrène un bon fonctionnement d’une République’’, a dit l’ancien proche collaborateur du président Abdoulaye Wade’’.

Pour lui, ‘’l’affaire Aliou Sall est un exemple patent’’. Il estime que ‘’s’il faut espérer sortir de cette situation, avec moins de bobo pour le Sénégal, parce que, de toutes les façons c’est parti en c…  (sic). Nous allons, de jour en jour, assister à des soulèvements, à des manifestations pour que Aliou Sall, Frank Timis et toutes les personnes qui sont impliquées dans cette affaire de pétrole sale, puissent rendre compte devant la justice. Et pour cela, il n’y a pas deux solutions, c’est d’abord permettre à la justice de faire son travail en toute indépendance en libérant Aliou Sall de son statut de frère du président mais surtout de ses charges publiques parce que c’est incompatible. Il y a des exemples patents au Sénégal et dans le monde où chaque fois qu’un homme politique est soupçonné d’avoir été impliqué dans une affaire, il commence d’abord par rendre le tablier pour se mettre à la disposition de la justice. C’est un minimum qu’on attend de Aliou Sall’’.

Sur la polémique qui enfle concernant l’existence oui ou non de ce rapport de l’Inspection générale d’État qui signale le manque d’expérience et de ressources financières de Frank Timis dans cette affaire, Babacar Gaye de souligner : ‘’Reconnaitre l’existence de cette étude de l’Ige aujourd’hui, serait pour lui (Macky Sall, président de la République), accepter d’avoir produit un acte illégal’’. Il a indiqué ce qu’il aurait fait à la place de l’actuel locataire du Palais présidentiel.

‘’Si j’étais le président Macky Sall, élu le 25 mars 2012 et qu’on me présente un dossier aussi important que le transfert de notre propriété sur des ressources pétrolières et gazières venant de prendre le pouvoir, j’aurais fait attention ; j’aurais réfléchi ; j’aurais fait la reddition des comptes ; J’aurais commandité une enquête avant de décider ne serait-ce que pour ne pas endosser toutes les responsabilités qu’auraient pu naturellement créer mes prédécesseurs. Donc, c’est ce qu’il a fait naturellement. Ce qui aujourd’hui pose problème, c’est pourquoi Macky Sall qui disait qu’une République ne s’accommode pas de la consanguinité, pourquoi a-t-il accepté que son frère… ’’, a-t-il demandé.

Rassemblement de la Plateforme “Aar li nu bokk” : toutes les personnes interpellées ont été libérées

https://actusen.sn Plusieurs personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre, hier vendredi à la Place de la Nation (ex-Obélisque). La police a empêché le rassemblement de manifestants qui exigeaient la «transparence» sur des contrats d’exploitation des réserves de gaz et de pétrole du pays. Ces contrats sont entachés de corruption, selon une enquête de la BBC.

LesEchos  signale qu’au terme de la manifestation, toutes les personnes interpellées ont té libérées. Il s’agit entre autre de Aliou Sané, Thiat et Simon Kouka de Y en a marre, Maimouna Bousso, Ousmane Ndiaye, Fatou Blondin Ndiaye, Guy Marius Sagna ainsi que six de ses camarades. Elles ont été tous interpellées pour avoir participé à cette manifestation interdite.

Marche «AAR LI NU BOOK» : Sonko défie les policiers et marche vers l’Obélisque, affrontement entre ses gardes et les forces de l’ordre

La marche de la plateforme citoyenne « AAR LI NU BOOK » a été interdite par les autorités. Le prétexte de trouble à l’ordre public a été avancé. Cela n’a pas refroidi certains membres et sympathisants de la plateforme comme l’ancien candidat à la Présidentielle Ousmane Sonko. Le leader de Pastef qui tentait de rejoindre la place de la Nation a été dévié à plusieurs reprises par les forces de l’ordre. Arrivé vers Fass, Sonko et sa délégation qui scandait son nom à tout va, ont forcé le barrage des policiers. Un véhicule des forces de l’ordre tentera une dernière opposition à la délégation. Payante. Malgré quelques affrontements entre les deux protagonistes, la délégation de l’opposant se résolut à rebrousser chemin. Auparavant, Ousmane Sonko a tenu devant la presse « à féliciter sa jeunesse ». Mais aussi dira-t-il, « cette forte mobilisation ».

Rassemblement du 14 juin : «C’est un échec de Macky Sall»(Mamadou Lamine Diallo, Tekki)

https://www.dakaractu.com Le leader de Tekki, Mamadou Lamine Diallo, tire une satisfaction de la manifestation de ce 14 juin initiée par la plateforme citoyenne ‘’Aar Li Nu Bokk’’. D’après lui, c’est un échec patent de Macky Sall, mais la lutte va se poursuivre, a-t-il martelé. Assis dans son véhicule sur l’axe Colobane, il renseigne sur la prochaine étape qui sera marquée par des tournées de sensibilisation, laisse-t-il entendre.

Rassemblement du 14 juin : «Le régime a décidé de ne pas faire éclater la vérité»( Abdoul Mbaye, ACT)

https://www.dakaractu.com L’ancien Premier ministre est de ceux qui ont tenu à répondre à l’appel de la plateforme citoyenne ‘’Aar Li Nu Bokk’’.Abdoul Mbaye a été interdit d’accès à la Place de la Nation et a été bloqué à Colobane. Le régime est animé d’une volonté de ne pas faire éclater la vérité, estime-t-il. Il a violé un droit constitutionnel, a-t-il jugé en promettant une poursuite de la lutte les jours qui vont suivre…

Rassemblement du 14 juin : «Ils pensaient que nous ne serions pas là,mais nous sommes là»(TAS de la République des Valeurs)

https://www.dakaractu.com citoyenne ‘’Aar Li Nu Bokk’’. Il a été aperçu à Colobane accompagné de quelques manifestants. L’ancien ministre de l’énergie relève une grande réussite de la mobilisation de ce 14 juin et croit qu’il s’agit d’une première étape dans la lutte pour le triomphe de la vérité dans la gestion des ressources pétrolières

Cheikh Bamba Dièye sur la gestion du pétrole : «Il est inacceptable qu’une partie ou un groupe d’individus dans la République puisse s’asseoir sur ces ressources et les utiliser à sa guise en dehors des intérêts de la nation »

https://www.dakaractu.com Alors qu’il prenait part au rassemblement initié par le collectif « AAR LINOU BOKK », le député natif de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye, s’est attaqué sévèrement à la gestion des affaires publiques y compris les ressources naturelles découvertes dans le pays.

Selon le député, « la question fondamentale sur le pétrole c’est le droit élémentaire de chaque sénégalais de savoir qu’il y a une opportunité de pouvoir utiliser judicieusement une manne que Dieu nous a donnée pour le mettre au service de tous les sénégalais ».

À cet effet, le coordonnateur national du FSD/BJ estime qu’ « il est inacceptable qu’une partie ou un groupe d’individus dans la République puisse s’asseoir sur ces ressources et les utiliser à sa guise en dehors des intérêts de la nation et dans une opacité que personne ne peut aujourd’hui démêler ».

Toutefois, Cheikh Bamba Dièye précise qu’ « il n’y a jamais eu une malédiction du pétrole mais des dirigeants cupides, avides et  corrupteurs, d’où tout le problème du Sénégal ».

Barthélemy Dias  » Macky est prêt à sacrifier tout le peuple pour protéger son frère « 

http://www.dakarmatin.com La mobilisation de la plateforme «Aar linu bok» de ce 14 juin a été une grande réussite. C’est ce qu’a déclaré ce samedi Barthélémy Dias. Ce dernier  avertit, cependant, que «la lutte ne fait que commencer».

«La manifestation d’hier a montré jusqu’où le Président Macky Sall avait peur que la lumière soit faite sur la vaste entreprise de spoliation de nos ressources, indique le maire de Mermoz-Sacré Cœur, interrogé par la Rfm. Il préfère protéger son frère Aliou Sall devant des milliers de citoyens sénégalais qui ne demandaient qu’à faire une manifestation pacifique.»

Barthélémy Dias considère que «ce qui s’est passé hier est scandaleux parce que le Président, son ministre de l’Intérieur, son préfet ont usé de leurs stratagèmes pour éviter que le Sénégal, l’Afrique et le monde entier voient la détermination, la mobilisation du peuple sénégalais pour que la vérité soit faite sur cette affaire et que les coupables du vol du pétrole du Sénégal soient identifiés. Et malgré ces stratagèmes, le peuple est sorti, mobilisé partout dans le Sénégal»

Pour l’activiste Guy Maris Sagna, la lutte ne fait que commencer

http://www.dakarmatin.com Pour l’activiste Guy Marius Sagna, interpellé puis relâché vendredi lors de la manifestation interdite de la plateforme Aar li Nu Bokk (préserver notre bien commun) à la Place de la Nation, la lutte pour exiger plus de transparence dans la gestion du pétrole ne fait que commencer.

« Nous estimons que la manifestation d’hier a été un succès sous plusieurs angles parce que cela a montré jusqu’où le président Macky Sall avait peur que la lumière soit faite sur la vaste entreprise de spoliation des ressources du pays , a-t-il dit à la Rfm, ajoutant que le chef de l’Etat préfère protéger son frère ».

Guy Maris a qualifié les représailles de la police, hier, de scandaleux, car Macky Sall, son ministre de l’Intérieur, et son  Préfet de Dakar, ont usé tous les stratagèmes pour éviter que le monde voit la détermination et la mobilisation du peuple sénégalais.

« La lutte ne fait que commencer, elle ne faisait que commencer hier, et elle va se poursuivre en s’intensifiant, dans tous les départements et les régions du Sénégal jusqu’à ce que la vérité se fasse, car le peuple sénégalais à plus besoin de son pétrole », promet M. Sagna

Thierno Alassane Sall : «L’ITIE cautionne l’opacité et le manque de redevabilité dans le secteur du pétrole et du gaz au Sénégal»

Objet : Lettre ouverte à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)

Thierno Alassane Sall
Président de la République des Valeurs
Ancien Ministre de l’Energie
Ancien Ministre des Infrastructures
Initiative pour la    Transparence des
Industries Extractives
Secrétariat International
Skippergata 22
N 0154 Oslo, Norway
A Dakar, Sénégal
Le 12 juin, 2019
Mesdames, Messieurs les Administrateurs de l’ITIE
Monsieur le Président de l’ITIE,
Le 8 mai 2018, l’ITIE déclarait que « le Sénégal avait fait des progrès satisfaisants » pour remplir les normes de l’ITIE, faisant du Sénégal le premier pays africain à recevoir une telle appréciation. A cette occasion le conseil d’administration de l’ITIE avait « félicité le gouvernement du Sénégal et les membres du groupe multipartite pour les progrès réalisés dans l’amélioration de la transparence et la redevabilité dans les industries extractives et leur utilisation du processus de l’ITIE afin de mener les réformes et générer un débat public vibrant. » Le débat public sur le secteur du pétrole et du gaz au Sénégal a certes été très vibrant durant ces sept dernières années mais il est en porte-à-faux avec l’évaluation de l’ITIE.
Le reportage de la BBC du 03 juin 2019 intitulé « The US$ 10 billion energy scandal » (Un scandale à 10 milliards de Dollar) illustre le manque de transparence et les soupçons graves de corruption qui entourent le Président Macky Sall, sa famille et des Ministres Sénégalais dans la gestion du secteur pétrolier et gazier au Sénégal. L’ITIE n’était pas sans ignorer la multitude de scandales qui ont secoué ce secteur durant ces dernières années et qui ont été largement relayés par la presse sénégalaise et une partie de la presse internationale notamment durant la dernière période d’évaluation de l’ITIE, y compris :
1. J’ai démissionné de mon poste de Ministre de l’Energie le 02 mai 2017 suite à mon refus de signer la cession des parts de Timis Corporation à la British Petroleum et une licence d’exploration et d’exploitation en faveur de Total qui était classée cinquième parmi les offres reçus sur le bloc de Rufisque.
2. Monsieur Abdoul Mbaye, ancien Premier Ministre, a déclaré publiquement à plusieurs reprises que la licence accordée à Timis Corporation l’a été sur la base d’un faux rapport de présentation au Conseil des Ministres sur les capacités techniques et financières de l’entreprise. Il a saisi le procureur de la République ainsi que le Président de la République en février 2018.
3. La compagnie Tullow Oil a saisi le gouvernement du Sénégal pour une plainte s’étant sentie laissée à la suite de l’attribution de la licence à Timis Corporation sur deux blocs sur lesquels elle était en négociation avancée avec les institutions publiques concernées.
4. Le Président Macky Sall a refusé de rendre public un rapport de l’Inspection Générale d’Etat (IGE) qui établit clairement que Timis Corporation n’avait pas les compétences requises pour bénéficier d’une licence et avait toutes les caractéristiques d’un spéculateur. Des lanceurs d’alerte ont publié ce rapport qui est facilement disponible sur internet.
5. Plusieurs journalistes d’investigation (Baba Aidara, Adama Gaye etc.), des acteurs politiques (Mamadou Lamine Diallo, Ousmane Sonko etc.), des activistes (notamment Petroteam Monde) ont documenté et dénoncé ces scandales sur la base d’informations fournies par leurs sources et des lanceurs d’alerte.
Il est dès lors évident que l’ITIE a failli à ses devoirs basiques de « due diligence » en ne reflétant pas ce contexte et ses affaires dans son évaluation. Ces manquements ont un impact direct sur l’opinion publique nationale et internationale et la redevabilité des acteurs du secteur et celle du gouvernement envers le peuple sénégalais. Par exemple, le Président Macky Sall et ses ministres ont à plusieurs reprises cité le satisfecit de l’ITIE pour preuve de la transparence du secteur et pour justifier leur refus de déclencher des actions judiciaires, y compris après le documentaire de la BBC.
Nous ne remettons aucunement en cause la bonne foi de l’ITIE qui peut être abusée, encore moins l’importance de sa mission. Cependant, il est important de noter les faiblesses méthodologiques qui limitent la capacité de l’ITIE à mesurer le vrai degré de transparence et de redevabilité dans les industries extractives :
1. La publication de documents n’est pas synonyme de transparence : l’évaluation de l’ITIE se base en grande partie sur la publication de documents légaux et d’informations tels que les contrats pétroliers et gaziers pour apprécier le niveau de transparence du secteur minier. En quoi la publication de contrats frauduleux contraires aux lois et aux intérêts des pays est-elle gage de transparence et de redevabilité ? Cette erreur fondamentale de l’ITIE vient du fait qu’elle ignore totalement le processus amont de sélection des compagnies où les risques de corruption sont les plus élevés. En évaluant les pays sur cette base étroite, l’ITIE cautionne de fait tout le processus légal et administratif sans l’évaluer en profondeur.
2. L’ancrage sur des institutions fermées et contrôlées nuit à la participation inclusive : l’évaluation de l’ITIE se base également sur les travaux et les rapports d’activité d’un groupe multipartite qui inclut gouvernements et entreprises pétrolières et exige la participation de la société civile. Dans les pays où les institutions sont faibles et le pouvoir concentré autour de quelques mains, ces mécanismes aboutissent souvent à des organes fermés et contrôlés par un petit nombre d’intérêts. En outre, comme indiqué plus haut l’ITIE n’a utilisé aucun des éléments mis dans l’espace public par la société civile plus large (journalistes, partis politiques) et des lanceurs d’alerte.
Il est aujourd’hui urgent pour l’ITIE de mettre à jour son évaluation des politiques du secteur minier au Sénégal au risque de continuer à cautionner les pratiques opaques, de corruption et d’obstruction à la justice du régime du Président Macky Sall. Cette mise à jour devrait être menée par des experts crédibles et indépendants dans des délais courts et acceptables. Il en va de la redevabilité de l’ITIE envers les citoyens des pays membres de l’initiative et à la communauté internationale. Pour le Sénégal les enjeux sont fondamentaux : renforcer notre justice et notre démocratie, s’assurer que les ressources naturelles bénéficient aux citoyens et poser les bases de notre développement.
Pour la même raison de transparence qui participe à la noblesse de la mission de l’ITIE, nous rendrons cette lettre publique en osant espérer qu’elle contribuera à améliorer votre évaluation et vos appuis aux politiques publiques pour le bénéfice des populations au Sénégal et dans le monde.Thierno Alassane Sall,Président du parti politique « la République des Valeurs »Ancien Ministre de l’Energie,Ancien Ministre des Infrastructures

Affaire Petro-Tim : Les graves révélations de Babacar Gaye sur Aliou Sall

http://www.seneweb.com Délit d’initié ? Anticipation d’opportunité ? Collusion ? Babacar Gaye, ex-porte-parole du Parti démocratique sénégalais (Pds) a fait de graves révélations sur Aliou Sall à propos de l’affaire Petro-Tim. «Aliou Sall a commencé à travailler avec Frank Timis en juillet 2012,  après la signature des décrets en  faveur de Petro-Tim. Et non en 2011, comme a eu à le dire. Les partenaires de Frank Timis, jusqu’au 6 mars 2012, n’étaient pas Aliou Sall», a déclaré Babacar Gaye. Il était, ce dimanche, l’invité de Grand Jury de la Rfm.

Et d’enfoncer le clou : «L’implication d’Aliou Sall dans l’affaire Petro-Tim est liée à l’accession de son frère Macky Sall à la présidence de la République du Sénégal. En clair, les relations entre Aliou Sall et Frank Timis datent d’après l’avènement de Macky Sall au pouvoir. Il a été conseillé par Amadou Kanouté, ancien Dg de Petrosen dans le cadre de ces contrats, pour gérer Petro-Tim Sénégal».

Babacar Gaye d’ajouter : «Toutes les sociétés impliquées dans l’affaire Petro-Tim ont été créées entre janvier et juillet 2012 (Petro-Tim Limited le 19  janvier 2012, Petro-Asia supposée être la maison mère Petro-Tim le 6 mars 2012, African Petroleum d’Amadou Kanouté et Petro-Tim Sénégal ont été créés en 2012 dans un même siège social situé dans un même immeuble sis sur la route du Méridien. Le 23 mai 2012, Aliou Sall entre en possession des pouvoirs que lui confèrent la société Petro-Tim Limited».

L’ancien porte-parole du Pds, qui demande la démission d’Aliou Sall pour libérer la justice, de rembobiner : «Il y a une collaboration qui a existé entre Amadou Kanouté et Aliou Sall pour une même cause. Quand Macky Sall a été élu en 2012, des personnalités de Petro-Tim rencontraient, trois mois après, Aliou Sall dans une suite du Terrou-Bi. C’est Aliou Sall lui-même qui a facilité la signature des fameux décrets par Macky Sall».

REPONSE A EL HADJI MOMAR SAMBE : Nous préférons être des tirailleurs de la BBC plutôt que ceux d’un clan par Alassane K. KITANE

Pour répondre à El Hadji Momar Sambe qui prétend refuser d’être un tirailleur de la BBC, je dirais simplement ceci : dans cette affaire il ne saurait y avoir un camp de tirailleurs et un camp de soldat républicains réguliers. Il y a le camp de la recherche de la vérité et le camp des partisans de la nébuleuse, du brouillage.

En ce qui nous concerne, nous préférons être des tirailleurs de la BBC plutôt que ceux du mensonge, de l’affairisme d’Etat et d’un clan bien connu

Nous ne sommes pas tirailleurs de la BBC : dans cette affaire, c’est au contraire la BBC qui pourrait être taxée de tirailleur (encore que ce serait injuste) car l’affaire a été localement dénoncée bien avant ses investigations.

Dans la recherche de la vérité, chacun apporte sa contribution, ainsi que nous le montre l’édifice scientifique où chaque pierre apportée s’insère dans l’édifice dont la construction vacille entre thèse et antithèse, « conjectures et réfutations ». Il s’agit ici d’une délibération nationale autour d’une question qui, depuis quatre ans, tient le peuple en haleine. Vous ne pouvez pas manquer de respect à vos concitoyens au point de les réduire à de simples tirailleurs de la BBC. Les moyens dont dispose cette firme médiatique pour approfondir ses enquêtes sont hors de portée des citoyens que nous sommes, mais nous ne serons pas victimes de la « fierté mal placée » que dénonçait votre ami Macky contre Wade à propos de la libération des emprises foncières par l’armée française : nous irons chercher la vérité où qu’elle se trouve.

Vous n’êtes pas tirailleur de la BBC, nous non plus : mais là où le bât blesse, c’est quand vous ne trouvez rien à dire sur le fait qu’un Etat soit mobilisé pour être un tirailleur d’une personne et de sa famille ! Les gens peuvent délaisser et renier leurs valeurs et principes, mais ça ne saurait être une preuve de la faiblesse ou de la perversion de ces valeurs et principes. Ce délaissement montre en revanche la perversion de leur auteur. La vérité transcende nos pauvres chapelles politiques, la volonté du Peuple, le seul Souverain, a un ascendant divin sur nos mesquins rapports avec le pouvoir temporel.

Monsieur Sambe, quand un minuscule insecte déploie, avec sa minuscule force, ses minuscules ailes, il peut avoir l’illusion que son entreprise affecte profondément monde, mais nous savons tous que l’illusion de sa grandeur est proportionnelle à sa minuscule taille, à son insignifiance. Nos positions partisanes sont tellement insignifiantes et mesquines par rapport à l’intérêt national que tout forme de chauvinisme est à la fois ridicule et assassin.

Les peuples peuvent se tromper, mais ils ne sont jamais fous : c’est pourquoi leur riposte est très souvent foudroyante et subite. Ils peuvent ruminer leur mécontentement le temps de constituer les arguments et les forces nécessaires à leur usage, mais ils n’abdiquent jamais dans leur quête de la bonne gouvernance. Ils peuvent donner l’impression d’être indolents et à la limite serviles à leurs dirigeants, mais ce n’est qu’apparence : ils finissent toujours par répondre à l’appel de la volonté générale. Ne croyez pas que vos vociférations et vos mises en scène médiatico-juridiques nous feront désespérer ou abdiquer. Et voilà pourquoi il est infiniment plus digne et plus passionnant d’être le tirailleur du peuple que d’être celui d’une oligarchie.Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès,Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

PAR QUI ?Par  Hamidou Anne 

« C’est une affaire sérieuse qui met en cause la stabilité du pays ».

« De hautes autorités de l’état mises en cause »

Ainsi parle maintenant un ancien ministre qui en son temps et sur le même objet disait tout à fait le contraire de ce qu’il dit aujourd’hui.

Il fait partie avec d’autres dont un ancien PM d’un cadre qui réclame la renaissance de la démocratie.

Qui décide du caractère de l’affaire ?

Qui met en cause de hautes autorités de l’état ?

Jusqu’à preuve du contraire, la majorité s’exprimant récemment lors des élections présidentielles a révélé par son choix qui était dépositaire de leur volonté et de leur mandat.

En même temps, qu’elle a révélé son rapport à ceux qui cherchent par l’usurpation à parler à son nom sans son mandat.

Un rapport d’extériorité, sans aucune corrélation avec sa dynamique.

Donc si c’est eux qui caractérisent l’affaire et mettent en cause,

C’est  certainement  pas au nom de ceux qui les ont pas reconnu comme leurs mandants.

À raison d’ailleurs !

Ceux qui revendiquent la renaissance de la démocratie, ont ils contribué aux conquêtes démocratiques !

Pour certains d’entre eux, ils ont commencé à se préoccuper du pays après avoir fini de se préoccuper d’eux mêmes et de leurs familles.

Après s’être occupé de leurs formations et accumulé suffisamment de ressources dont certains d’ailleurs de façon illicites et être à la retraite, pour se trouver du temps à consacrer au pays.

Seulement maintenant ! Où étaient ils au moment ou ses acquis démocratiques étaient conquis !

Où étaient ils au moment des luttes pour des conditions de vies décentes ! Ils ne sont pas fondés à revendiquer leur renaissance car leur consolidation est inscrite la poursuite de la dynamique de la majorité.

Ils n’ont pas compris que c’est la majorité qui a été à la base de la deuxième alternance qui est aux affaires.

Et c’est la volonté de la majorité.

Et eux, ne sont pas dépositaires de notre mandat !

Il s’agit d’une forme de tentative de contournement de notre volonté exprimée de confier à Macky Sall de conduire notre destin.

Il s’agit dune tentative de putsch des temps modernes.

Ils doivent arrêter de se confondre à nous !

QUE ÇA SARRETE!

Corruption à l’IAAF : La DIC aux trousses des biens de Pape Massata Diack

https://www.pressafrik.com Pape Massata Diack est de plus en plus seul au monde. venu se réfugier au Sénégal pour échapper à Interpol, son dossier a été confié au Doyen des juges Samba Sall, qui a saisi le Division des investigations criminelles (Dic), dans le but d’identifier les biens et comptes du fils de Lamine Diack. Selon Libération, le Sénégal est en train d’exécuter, en attendant la mise en examen du patron de Pamodzi, la nouvelle commission rogatoire transmise par la justice française dans le cadre de la tentaculaire affaire de corruption à l’IAAF.AYOBA FAYE

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