Revue de Presse du Vendredi 14 Juin 2019

revue de Presse du Vendredi 14 Juin 2019
revue de Presse du Vendredi 14 Juin 2019

Gestion de l’eau : L’Armp ferme le robinet à la Sde

http://www.seneweb.com/Dans une décision en date du 29 mai 2019, l’autorité de régulation des marchés publics (Armp) a donné son verdict définitif dans le contentieux relatif au contrat d’affermage dans la distribution de l’eau au Sénégal.

D’après Libération, la Sénégalaise des eaux (SDE) a été purement et simplement déboutée de tous les griefs qu’il avait brandis pour faire casser l’attribution provisoire du marché de l’eau au groupe français Suez.

Désormais, il ne reste plus à la SDE qu’un seul choix : saisir la Cour suprême. Une procédure qui peut durer des mois, voire des années. Pour rappel, c’est le 7 mai dernier que l’ARMP avait suspendu le processus

Cession de Tigo : La Cour suprême tranche en faveur de Yérim Sow et Cie

http://www.seneweb.com/La société de téléphonie Tigo revient définitivement à Saga Africa Holding qui regroupe l’homme d’affaires Yérim Sow, Xavier Niel et Hassanein Haradjee. À moins que le Groupe Wari ne formule un rabat d’arrêt. Ainsi en a décidé, rapporte Les Échos, la chambre administrative de la Cour suprême.

Licence 4G à la Sonatel : La Cour suprême déboute Me Massokhna Kane

http://www.seneweb.com/Me Massokhna Kane avait saisi la Cour suprême pour l’annulation du décret No 2016-1081 du 3 août 2016 octroyant la licence 4G à la Sonatel.  Selon Les Échos, l’affaire a été évoquée, hier, par la Chambre administrative de la Cour suprême qui les a déboutés.

Pour rappel, Sos Consommateurs, dirigé par Me Massokhna Kane, qui estime que ce décret est illégal, avait introduit un recours préalable à une action en annulation dudit décret et de la convention de renouvellement de la concession de Sonatel pour 17 ans.

Tarifs douaniers : L’avis de l’Unaccois Yessal sur cette décision de la Douane qui secoue le Port de Dakar

https://www.dakaractu.com/L’entrée en vigueur depuis lundi passé d’une décision de la douane au Port de Dakar continue de susciter des réactions de la part des acteurs concernés. Après la Douane, les commissionnaires agréés en Douane, c’est au tour des opérateurs économiques réunis au sein de l’Unacois Yessal de réagir sur cette nouvelle mesure.

Dans cet élément que vous propose Dakaractu, Cheikh Cissé, le président de ladite union a tranché le débat.

Après avoir donné raison aux soldats de l’économie sur cette mesure prise, l’Unacois Yessal a relevé la nécessité d’initier des retrouvailles entre les parties prenantes concernées. Le président Cissé note d’ailleurs que les opérateurs économiques avaient été informés, il y a plus d’un mois, de l’entrée en vigueur de cette décision. Il annonce néanmoins qu’une hausse des prix des denrées serait inévitable si la douane maintenait sa position.

Banque africaine de Développement : Maimouna Ndoye Seck élue au poste d’Administrateur

https://www.lejecos.com/Dans le cadre des 54emes assemblées annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement qui se déroulent actuellement à Malabo en Guinée Équatoriale, Mme Maimouna Ndoye Seck , ancienne ministre du Tourisme et des Transports aériens a été élue au poste d’Administrateur siégeant au conseil d’administration de l’institution panafricaine.

Entrée réussi du Ministre de  l’Économie, du Plan et de la Coopération  Amadou Hott. En effet,  appuyé par le Ministre Délégué Général de la DER , Pape Amadou Sarr et aidé par sa bonne connaissance du fonctionnement de l’institution,  il vient de porter triomphalement la candidature de Maimouna Ndoye Seck au poste d’Administrateur siégeant au conseil d’administration de la BAD.

C’est ainsi que huit pays africains à savoir le Bénin , le Burkina Faso, le Cap-Vert , les Comores , le Gabon , le Mali, le Niger et le Sénégal ont  porté leur voix sur la candidate du Sénégal qui va désormais les représenter au sein des instances dirigeantes de la Banque africaine de développement. La proclamation des résultats de ce vote  a eu lieu ce jeudi 13 juin à Malabo.Ismaila BA, Envoyé Spécial à Malabo

Souleymane Jules Diop nommé ambassadeur à l’Unesco, un poste prestigieux

https://www.leral.net Le journaliste, homme de lettres, Souleymane Jules Diop, a été nommé ambassadeur à l’Unesco, lors du conseil des ministres de ce jeudi. Une promotion sans doute, puisqu’il va y côtoyer des anciens ministres et hommes d’Etat, pour s’occuper de communication et de dialogue entre les cultures. Mais un isolement aussi, au moment où de nombreuses voix dans l’appareil d’Etat s’élèvent pour réclamer son implication dans la prise en charge de la communication du Président Sall, mise à mal ces derniers jours par l’affaire Franck Timis.

Souleymane Jules Diop avait brillamment coordonné la communication du Président Sall pendant la dernière campagne présidentielle, mais il avait surtout fait un excellent travail à la tête du PUDC, déterminant dans la réélection du Président Sall. Au point que son absence du Gouvernement a été une surprise. Mais selon certaines indiscrétions, M. Diop, entré dans un silence profond depuis la dernière présidentielle, a choisi l’international pour se rapprocher de sa mère très malade, obligée de rester au Canada. Sa nomination intervient dans un contexte de communication difficile pour le régime du Président Sall et des appels incessants pour son retour aux affaires.LERAL

FORUM DE L’EAU : LE COMITÉ PRÉPARATOIRE DANS UNE DYNAMIQUE D’INNOVATIONS (PRÉSIDENT)

Diamniadio, 13 juin (APS) – Le 9e Forum mondial de l’eau dont le Sénégal sera le pays hôte en 2021, se présente comme un évènement « innovant dans sa démarche et surtout dans son processus préparatoire » avec une volonté affichée de son comité exécutif de « privilégier une participation très inclusive et d’opérer également un ancrage national, local et africain’’.

Il s’agit d’avoir un forum innovant avec plus d’efficacité aux plans social, politique, et économique, en relation avec le thème principal « La sécurité de l’eau pour la paix et le développement », a expliqué jeudi à Diamniadio, son secrétaire exécutif, Abdoulaye Sène, au cours d’un atelier national préparatoire du « Kick-off meeting ».

Il s’est tenu en prélude à cette rencontre prévue les 20 et 21 juin prochains à Diamniadio, avec la participation des acteurs concernés (institutions, secteur privé, société civile, monde de l’éducation, universitaire).

L’idée est de les regrouper pour harmoniser leur vues, échanger mais surtout proposer les priorités que le Sénégal devrait soumettre à ce pré-forum qui va accueillir des délégations d’autres pays d’Afrique et du monde.

Le « Kick off meeting » constitue ainsi « un événement stratégique pour le processus préparatoire du forum », a souligné le secrétaire exécutif du Forum de Dakar.

« C’est à cette rencontre que les acteurs du monde vont se retrouver pour dire ce qu’ils souhaiteraient que soit le forum en termes de thèmes et de sujets à aborder, en termes d’actions et d’initiatives à prendre », a-t-il précisé.

D’où l’importance pour le pays qui en est le pays hôte, au nom de toute l’Afrique, de préparer sa contribution à cette rencontre en faisant en sorte que tous les acteurs puissent exprimer leurs points de vue sur les sujets prioritaires à débattre.

« C’est une phase d’appropriation, de consultation mais surtout une phase de construction de la parole du Sénégal », a expliqué Abdoulaye Sène.

« Ce forum, nous le voulons efficace avec des impacts sur le terrain, sur les populations du Sénégal », a-t-il encore fait valoir devant les parties prenantes au pré-forum.

Il a souhaité que les acteurs sénégalais n’attendent pas que les autres leur indiquent le chemin à prendre ou les solutions à adopter, alors que leur pays et le continent africain disposent des ressources humaines capables de formuler des réponses, et surtout, de les appliquer sur le terrain.

Raison pour laquelle le comité préparatoire tient à ce que la participation du Sénégal soit une réalité, une participation déterminante. Il s’agit pour le Sénégal d’arriver à « constituer le moteur et l’inspirateur du Kick of Meeting international », a-t-il dit.

« La sécurité de l’Eau, la coopération, Eau et développement durable, Outils et moyens » seront les principaux sous-thèmes qui seront débattus au cours du pré-forum.

Le 9e Forum « 2021 » abordera le thème général « Les enjeux globaux pour l’homme et la nature, aujourd’hui, demain », dans l’optique de trouver les solutions capables d’accélérer l’agenda mondial de l’eau, qui conditionne l’atteinte des Objectifs de développement durable.ADL/ASG/BK

Gestion de la ressource halieutique : L’Etat préconise un changement de paradigme

Le Directeur de la pêche maritime, Mamadou Goudiaby, juge nécessaire de changer de paradigme en matière de gestion de la ressource halieutique afin d’en assurer la durabilité au bénéfice des femmes du secteur et des générations futures.

« Il est fondamental de changer de paradigme pour une meilleure gestion de la ressource, en vue d’en assurer la durabilité au bénéfice des femmes exerçant des activités post-captures, mais également des générations futures », a-t-il indiqué.

Il présidait, au nom du Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, le démarrage des travaux du huitième forum des acteurs de la pêche artisanale, organisé par l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale maritime (APRAPAM), avec le soutien de la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale (CAOPA).

Selon Mamadou Goudiaby, le développement de la pêche « ne peut se faire sans une bonne gouvernance et une transparence pour une gestion saine et durable des ressources halieutiques ».

Il affirme que le Sénégal a enregistré des avancées en matière de bonne gouvernance dans le secteur de la pêche, avec notamment l’élaboration d’un nouveau code de la pêche et son décret d’application (2015-18 du 13 juillet 2015) de manière participative, en vue d’instaurer une cogestion des ressources halieutiques, perspective ayant abouti à la mise en place de conseils locaux de pêche artisanale dans toutes les régions côtières du Sénégal.

La pêche artisanale, note-t-il, constitue « un atout » pour les pays africains dans la perspective du développement durable, cette activité étant ’’de loin le principal fournisseur d’emplois » du secteur en Afrique.

« Dans la plupart des régions africaines, la capture et le commerce par la filière pêche artisanale offrent un filet de sécurité alimentaire aux populations les plus démunies », a souligné Mamadou Goudiaby.

Dans cette perspective, le secteur des pêches, de manière générale, « est une composante essentielle du développement rural qui joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de nos économies nationales, en contribuant à la réduction du déficit de la balance des paiements ».

A titre illustratif, ce secteur « contribue pour 3,2% au Produit intérieur brut (PIB), assure 70% des apports en protéines d’origine animale aux populations, avec une consommation nationale per capita estimée à 29,9 kg par an, contre une moyenne mondiale de 19 kg par habitant et par an », a indiqué le Directeur de la pêche maritime.

Aussi a-t-il relevé l’importance du forum, intitulé « Les femmes et les hommes de l’océan : Enjeux et défis pour l’amélioration des conditions de travail et d’existence dans le secteur de la pêche artisanale », estimant que cette thématique est en « parfaite adéquation » avec les orientations du secteur.APS

Réforme de l’hydraulique rurale : un expert magnifie la contribution du projet SENSE (vidéo)

https://www.ndarinfo.com Un atelier national de capitalisation de la recherche-action du projet Suivre ensemble les services d’eau au Nord du Sénégal (SENSE) s’est ouvert, ce matin à Saint-Louis. Cette dynamique portée par le GRET, l’Université Gaston Berger (UGB) et l’Agence régionale de développement (ARD) cherche à mettre en place d’un dialogue constructif entre les citoyens et les acteurs des services publics de l’eau potable en milieu rural.

Les résultats d’une étude lancée en 2017 ont été partagés avec les parties prenantes en marge de ce conclave auquel Des représentants de collectivités locales et de l’Office des forages ruraux (OFOR) ont pris part.

Le SENSE a réalisé sur la perception du service public d’eau potable par les usagers, les dispositifs de représentation des usagers et la situation du dialogue multi-acteurs.

« Ce programme nous a permis de renouer le fil du dialogue », a déclaré le docteur SAMBOU NDIAYE, coordonnateur de l’Alliance de Recherche-actions Université-Territoires (ARUT-UGB). Prenant le cas du département de DAGANA, M. NDIAYE révèle que cette initiative a permis de créer et de consolider une innovation territoriale à partir du GOROM-LAMPSAR.

« La question de l’hydraulique rurale nous interpelle tous. Il est extrêmement important de produire une eau de qualité mais, aussi d’associer les populations à cette production. Cette démarche est gage de pérennité », a-t-il rappelé.

Il faut signaler que des réflexions approfondies ont été menées au cours de l’enquête du SENSE en vue de la mise en place d’organisations chargées de la représentation d’usagers et la co-construction d’espaces de concertation. Elles ont abouties sur des actions concrètes : structuration des usagers à travers des comités, séances de formations, appui à l’élaboration de notes de plaidoyer pour une réforme plus inclusive.

Par ailleurs, des consensus fort ont été dégagés à travers différentes rencontres et des recommandations ont été formulées pour promouvoir le dialogue territorial autour des services d’eau potable et la prise en compte des préoccupations des usagers

Le Sénégal au bord d’une insécurité alimentaire en 2050

http://www.rewmi.com/Des académiciens venus des pays d’Afrique de l’Ouest francophone, sont se réunis à Dakar pour discuter sur les bonnes pratiques foncières. Une occasion saisie par le Pr Ibrahima Arona Diallo pour mettre en garde le Sénégal sur les conséquences de l’accaparement des terres.

« Si on ne fait pas attention sur les questions d’accaparement des terres au Sénégal, il y aura une insécurité alimentaire en 2050 », a mis en garde le professeur Ibrahima Arona Diallo, coordonnateur du Réseau d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique (NELGA-Afrique de l’Ouest). Il s’exprimait hier à Dakar à l’occasion du lancement de l’atelier régional d’échanges académiques sur les bonnes pratiques foncières en Afrique de l’Ouest francophone. Selon lui, la population sénégalaise sera à 35 millions d’habitants en 2050, sur un espace plus ou moins réduit, Avec les différentes agressions, notamment la salinisation des sols. Qui dit accaparement parle de spéculations foncières qui, parfois, ne sont pas des activités qui renforcent la sécurité alimentaire. « Raison pour laquelle, le réseau prend en charge effectivement ces questions pour accompagner les Etats à mieux réussir les politiques foncières », a expliqué le Pr Diallo. Quant au professeur Amadou Thierno Gueye, Directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le Sénégal, à l’instar de la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, est confronté à d’importants défis dans le cadre de la gouvernance foncière au cours de ces dernières décennies. « Aujourd’hui, la sécurité alimentaire et la gestion foncière constituent des chalenges importants pour nos Etats. Il est clair que la formation et le développement des capacités en matière de gouvernance foncière constituent un axe déterminant pour l’amélioration des cadres politique, juridique et organisationnel », a-t-il souligné. Venue assister à cette rencontre régionale, la Directrice régionale de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), Mme Friederik Stieglitz, a indiqué que le foncier est un sujet particulièrement complexe sur le continent africain, et notamment en Afrique de l’Ouest. A l’en croire, la superposition des différents systèmes fonciers, la multiplicité des intérêts liés à l’accès aux ressources, les exigences provenant d’une perspective d’investissement sécurisé, les besoins d’accès temporaire et flexible, font du foncier un sujet qui nécessite de trouver les bonnes approches et les contributions des acteurs.

Créer un espace d’échange pour les académiciens sur la question foncière

D’après Mme Friederik, la GIZ soutient le Centre africain sur les politiques foncières dans la mise en œuvre de l’agenda foncier de l’Union africaine à travers le programme de renforcement de capacité pour la gouvernance foncière en Afrique. Sur ce, cette dernière a laissé entendre qu’il est fondamental de créer un espace d’échange pour les académiciens sur les bonnes pratiques afin d’approfondir la réflexion scientifique sur le sujet, mais aussi le positionnement de l’Université en tant qu’acteur de dialogue dans ce processus foncier.
Cette rencontre dont l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) a assuré la coordination et la création de synergies au niveau régional, a regroupé entre autres les points focaux du NELGA, les institutions de recherches, les acteurs clés des organisations de la société civile impliquées dans la gouvernance foncière et des partenaires stratégiques. Cet atelier a permis aux acteurs d’échanger sur les bonnes pratiques foncières en Afrique de l’Ouest en vue d’approfondir la réflexion sur les succès et difficultés de mise en place de politiques foncières en Afrique de l’Ouest francophone.Zachari BADJI

Mois de l’environnement : LAS participe au lancement de l’opération « 100 millions de graines pour la terre »

https://www.pressafrik.com/C’est une initiative de l’Océanium pour planter des graines dans tout le Sénégal à partir de la sélection d’une vingtaine d’espèces pour leur intérêt écologique, économique, social et leur capacité de développement rapide. Dans le cadre de ce mois de l’environnement, LAS (Limak-Aibd-Summa), gestionnaire de l’aéroport Dakar Blaise Diagne, qui a lancé ses activités depuis le 5 juin, a collaboré avec l’Océanium pour le lancement de l’opération « 100 millions de graines pour la terre » au niveau des villages environnants de l’aéroport ce jeudi matin.

Pour le compte de l’aéroport et de ces villages en question, il s‘agit précisément du 13 au 18 juin 2019, en collaboration avec l’association OCEANIUM, d’organiser une « lance semence » de 100 000 graines sur une superficie de 14 hectares dans les endroits comme: la zone tampon autour de l’Aéroport (350 m après le mur de clôture de l’Aéroport) et le site de recasement, la devanture du Salon d’Honneur (pour en faire un poumon vert), au niveau du site de recasement (avec le concept 01 maison/ 01 arbre). L’objectif, au-delà de la lutte contre la désertification, est d’améliorer la qualité de vie des populations autour de l’aéroport et des employés. Par ailleurs, le Terminal Passagers sera décoré en vert avec de nouveaux aménagements de plantes.

Progressivement, le plastique à usage unique sera remplacé par des solutions plus écologiques et durables. Cela passe par le démarrage du concept « achat responsable » qui consiste d’abord à évaluer notre consommation mensuelle de papiers, de gobelets papiers et plastiques, des cuillères et/ou remous de café et de bouteilles d’eau en plastique, ensuite essayer de les réduire progressivement en allant vers un objectif « Zéro déchets papiers et plastiques ». Nous comptons, aussi, démarrer le tri des déchets au niveau de l’Aérogare, où des pictogrammes seront apposés sur les bacs déjà existants pour permettre aux usagers de les identifier facilement et généraliser leur utilisation.Matar SENE

Le bilan de la première Journée de la Femme Digitale en Afrique est «positif» (fondatrice)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-La Française Delphine Remy-Boutang, fondatrice de la Journée de la Femme Digitale (JFD) a qualifié, jeudi à Dakar, de « positif » le bilan de cette manifestation organisée pour la première fois en Afrique, et marquée par la présence de plusieurs leaders féminins et entrepreneures africaines des TIC qui ont pendant toute la journée partagé leur expérience visant à « changer le monde » par le numérique.

« Ce qui m’intéresse est de bâtir des ponts entre nos continents, bâtir des synergies », a déclaré Mme Remy-Boutang en conférence de presse, une étape qui clôture ainsi cette riche journée où ont pris part des « femmes venues du Mali, du Tchad, du Gabon, … ».

Celles-ci, souligne la fondatrice de la Journée de la Femme Digitale, ont « bâti des synergies entre elles », répondant ainsi à « notre objectif qui était de faire de cette journée la plus panafricaine possible ».

Cet évènement qu’elle a fondé en 2013, et existant déjà dans son pays, consiste à mettre à l’honneur et à connecter chaque année les femmes qui s’emploient à révolutionner le monde grâce au numérique.

Et dans la capitale sénégalaise, la journée du 13 juin, partie sous le thème « Elles Changent le Monde », était axée sur la formation, la confiance et le financement, avec pour objectif d’accélérer la mixité dans le monde du numérique.

A tour de rôle et sur différents thématiques, plusieurs duos et trios de femmes, souvent accompagnées par une poignée d’hommes, ont expliqué entre autres  devant un nombreux public : comment « elles s’engagent », comment « elles sont actrices de leur développement », comment « elles forment aux grands enjeux de demain », comment « elles soutiennent l’innovation » et comment elles « démocratisent le numérique »… Tout cela grâce à ce support moderne et incontournable pour le développement.

Des leaders et entrepreneures de renom du digital, telles Yacine Barro-Bourgault, directrice Générale Microsoft pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Diana Brondel, fondatrice de Xaalys, Virginie Dias-Tagnon, directrice des ressources humaines du groupe l’Oréal en Afrique, Nafissatou Diouf, fondatrice de SenVitale, ont interagi sur ces différents thèmes lors de cette journée, à la grande satisfaction de Delphine Remy-Boutang.

« C’est important de se dire que la technologie peut changer le monde » en faisant que les femmes jouent leur partition, a-t-elle indiqué, soulignant par ailleurs que « le taux d’entreprenariat féminin est le plus élevé au monde ».

Par ailleurs, la Camerounaise Arielle Kitio, qui a reçu le Prix Margaret de la Femme, a fait part lors de la conférence de presse de sa « reconnaissance », notant ainsi que dorénavant elle a « une responsabilité de travailler davantage pour la suite ».

Pour cette première Journée de la Femme Digitale en Afrique qui s’achève demain vendredi, les organisateurs prévoient de rencontrer « l’écosystème assez impressionnant » de la ville de Dakar, notamment des start-ups comme CTIC ou JOKKOLABS, a annoncé la fondatrice.

Delphine Remy-Boutang salue en outre l’accès au financement qui « s’est démocratisé » pour ces entités numériques, leur permettant ainsi « d’avoir un démarrage »ODL/te/APA

Fatma Guenoune, présidente de la Lisca : «le Sénégal enregistre 1200 nouveaux cas de cancer de col de l’utérus chaque année»

https://actusen.sn/Les cancers féminins qui sont devenus un problème de santé public, demeurent, actuellement, l’une des causes les plus fréquentes de morbidité et de mortalité. L’annonce a été faite, ce jeudi, par la présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca). S’exprimant lors de l’ouverture d’un atelier qui a pour thème «Cancers féminins en Afrique : explorer les opportunités de partenariat régional»,

Fatma Guenoune a estimé qu’«allier vaccination et dépistage fera éradiquer le cancer du col de l’utérus au Sénégal et particulièrement en Afrique».

Selon elle, le vaccin du col de l’utérus, chez les filles de zéro à quinze ans, est primordial. «C’est ainsi que ce cancer sera éradiqué en Afrique. Il faudrait qu’on puisse s’engager ensemble pour lutter contre le cancer féminin dans la sous-région».

La président de la Lisca d’ajouter que «le Sénégal enregistre 1200 nouveaux cas de cancer de col de l’utérus chaque année. A cet effet, nous espérons que cet atelier permettra de réfléchir davantage à des solutions et de jeter des jalons pour un partenariat régional en vue de renforcer nos actions au bénéfice des femmes et des patientes en Afrique».

Rapport accablant de Human Rights Watch-Imam Moustapha LO réfute : «Ils veulent juste dissuader les parents à inscrire leurs enfants dans les Daaras à l’approche des vacances… Ses enquêtes ont été menées chez des escrocs…»

https://www.dakaractu.com/L’Imam Mouhamadou Moustapha Lo est dans tous ses  états  à la suite de la publication du rapport de l’Ong Human Right Watch sur certaines écoles coraniques au Sénégal. Ledit rapport évoque des sévices, des passages à tabac, des actes de négligence perpétrés sur des enfants talibés par certains maîtres coraniques au niveau des Daaras.

Treize jeunes apprenants auraient perdu la vie si l’on s’en fie à l’enquête réalisée dans la période 2017-2018. Des accusations battues en brèche par le président de l’association du Conseil d’appui et d’orientation aux maîtres coraniques.

« Ils veulent juste dissuader les parents à inscrire leurs enfants dans les Daaras à l’approche des vacances », se désole l’enseignant.

À en croire l’imam Mouhamadou Moustapha Lo, le rapport est biaisé et dépourvu de toute objectivité dans la mesure où les enquêtes ont été orientées et visaient uniquement  l’apprentissage du Coran.

Mouhamadou Moustapha Lo soutient avoir entrepris les mêmes démarches au niveau de certaines écoles coraniques. « Notre association a fait les mêmes enquêtes. Et dans ces lieux appelés écoles coraniques, on a trouvé ni livre, ni autres signes attestant qu’il s’agit d’une institution religieuse », révèle l’enseignant.

L’imam revient encore à la charge : « les enquêtes se font parfois chez des escrocs qui  prétendent être des maîtres coraniques », a t-il fustigé.

De l’avis de l’Imam qui ne serait pas du tout étonné de voir d’autres rapports du genre, les parents ne prennent pas assez de recul pour séparer le vrai du faux en faisant des informations publiées par des Ong une religion.

Rappelons à juste titre que la Fédération nationale des écoles coranique du Sénégal (Fnecs) avait annoncé une plainte contre l’Ong Human Rights Watch en début de semaine.

ACCOMPAGNE PAR LA BM :Le Daara Serigne Mansour Sy de Tivaouane offre une alternative à la mendicité 

http://www.enqueteplus.com/Une délégation de la Banque mondiale, composée de 12 parlementaires venus de 12 pays différents, a visité, ce mercredi, le Daara Serigne Mansour Sy de Tivaouane, qui a bénéficié du soutien de l’institution internationale pour sa modernisation.

Offrir une éducation de la meilleure des manières partout au Sénégal, est l’objectif décliné par l’Etat dans son Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation de base (Paqeeb). Il s’agit de faire en sorte que tous les enfants aient accès à l’éducation, quels que soient leurs situations et leurs milieux. Ce programme vise également l’éradication de la mendicité des talibés. Il est appuyé par la Banque mondiale (Bm) qui assure le volet financier. Pour s’enquérir de l’évolution de cette initiative, la Bm a invité 12 parlementaires venus du Brésil, de France, d’Irlande, d’Espagne, du Burkina Faso, de la Mongolie, de la Romanie, du Gabon et de la Somalie, à visiter ses réalisations au Daara moderne Serigne Mansour Sy de Tivaouane.

En effet, ce Daara a été modernisé pour pouvoir concilier l’éducation coranique et l’enseignement classique.

Avec cette initiative, les enfants ont la possibilité de côtoyer les deux systèmes. L’objectif est de fournir une éducation de qualité et accessible à tous pour plus d’équité. Le Daara Serigne Mansour Sy de Tivaouane a été choisi pour abriter la phase pilote de ce programme, grâce à son ancienneté, car il existe depuis 1940. Et par ce programme, la Bm a financé sa réfection et le recrutement d’un personnel enseignant. Ainsi, six jeunes moniteurs ont été formés  et recrutés pour intégrer l’enseignement du français et des mathématiques.

Pour cumuler les deux systèmes – enseignement coranique et enseignement classique – des méthodes spécifiques ont été adoptées. Ainsi, pendant les cours de français, on installe des tables-bancs pour faciliter l’écriture. Et pour les cours de Coran, on dresse les nattes pour la lecture qui se fait sur des plaquettes en bois. Le Daara a un effectif de 319  talibés dont 50 filles ; 83 font  l’internat et les autres font la navette. Pour innover, le Daara a ouvert cette année une section préscolaire et une classe spéciale qui intègre, en plus du français et des mathématiques, toutes les matières dispensées par l’école classique.

‘’Une maman, un talibé’’, pour mettre fin à la mendicité

Pour accompagner l’apprentissage des talibés, les responsables du Daara Serigne Mansour Sy de Tivaouane et les populations riveraines ont initié, grâce à l’appui de la Banque mondiale, une approche assez originale, pour mettre fin à la mendicité. Il s’agit du concept ‘’Une maman, un talibé’’. A travers cette initiative, chaque talibé est parrainé par une ‘’Ndeyou Daara’’ qui prend en charge sa nourriture 5 jours par semaine et nettoie ses habits. Pour les deux autres jours de la semaine, l’alimentation des talibés est prise en charge par la Bm.

Ainsi, tous les mercredis et jeudis, les ‘’Ndeyou Daara’’ passent la journée à tour de rôle à l’école pour préparer les repas aux talibés. Une dépense journalière de 15 000 F Cfa est assurée par l’institution internationale. Avec ce concept, les enfants sont interdits de mendier pour se nourrir.

En outre, après le Daara Serigne Mansour Sy, les parlementaires ont visité le bloc scientifique et technique (Bst) de Tivaouane. Ce centre d’excellence, construit avec l’appui de la Bm, accueille les meilleurs élèves de 4e et de 3e pour l’enseignement des sciences de la vie et de la terre (Svt), sciences physiques et chimiques (Pc) et de l’économie familiale. Le centre polarise les différents Cem de la localité et vise  la motivation des élèves à embrasser les filières scientifiques.ABBA BA

Attaque contre l’Arabie saoudite : Le Sénégal condamne «vigoureusement»

http://www.seneweb.com/L’attaque perpétrée contre l’aéroport d’Abha du Royaume d’Arabie saoudite ce mercredi, ne laisse pas indifférent les autorités sénégalaises.

“Le gouvernement de la République du Sénégal dénonce avec vigueur et condamne énergiquement cet acte terroriste”, renseigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

L’attaque revendiquée par les Houthis a fait plusieurs blessés. À l’image de beaucoup de pays dans le monde, l’Etat du Sénégal témoigne toute sa solidarité au Royaume saoudien.

“En cette grave circonstance, le gouvernement de la République du Sénégal exprime sa solidarité et son soutien envers le Royaume d’Arabie Saoudite et souhaite un prompt rétablissement aux blessés”, confie le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

EMIGRATION CLANDESTINE : MADRID APPUIE EN MATÉRIEL ROULANT LA POLICE SÉNÉGALAISE

Dakar, 13 juin (APS) – Le Royaume d’Espagne vient d’offrir neuf véhicules et 10 motos squad à la Police sénégalaise, dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine.

Ce matériel roulant a été réceptionné jeudi par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye des mains de Helena Gorzon, directrice des relations internationales et des étrangers au ministère de l’Intérieur espagnol.

Aly Ngouille Ndiaye a salué les ’’bons rapports » entretenus par le Sénégal et l’Espagne dans le cadre des missions de FRONTEX, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.

Il signale que les deux pays avaient convenu d’étendre cette relation à la Gambie, « ce qui semble aujourd’hui décidé. Nous avons cet accord avec le Royaume d’Espagne qui nous a appuyés en matériel, qui sera très utile au niveau de la Police des frontières », a souligné le ministre de l’Intérieur.

Le Sénégal et l’Espagne ont dans ce cadre « identifié d’autres axes de coopération dans le domaine de la cyber-sécurité » par exemple, a-t-il indiqué, citant également les missions dévolues à la Police scientifique ainsi que la mise en place de centres d’hébergement d’urgence comme il en existe en Espagne.

Helena Gorzon note de son côté que l’Espagne et le Sénégal « coopèrent depuis très longtemps’’ sur cette problématique et s’appuient mutuellement avec à la clé « des résultats très satisfaisants » dans leurs actions.

« Notre coopération est étroite et intégrale. Elle inclut tous les différents domaines dont nous avons la compétence et la responsabilité dans l’intérêt commun de nos pays et [de rendre] nos régions plus sûrs », a-t-elle expliqué.

Pour la directrice des relations internationales et des étrangers au ministère de l’Intérieur espagnol, les deux pays sont ainsi appelés à relever d’autres défis dont « les trafics illicites, le terrorisme, la cyber-délinquance ».

« Nous sommes dans un monde globalisé, il nous faut renforcer notre coopération, les échanges d’informations, échanges de bonnes pratiques pour lutter contre les défis transnationaux », a ajouté Helena Gorzon.BHC/BK/ASG

Le ministre du pétrole parle : «l’Etat ne s’est pas fait avoir»

http://www.dakarmatin.com/Il est finalement sorti de son mutisme. Le ministre de l’Energie et du Pétrole, Mouhamadou Makhtar Cissé s’est finalement prononcé sur la grosse polémique suscitée par la publication d’un reportage de la BBC intitulé scandale à 10 milliards de dollars.

Il soutient que, « l’Etat ne s’est pas fait avoir » dans l’affaire de l’attribution des contrats d’exploitation du pétrole et du gaz.  Il assure également que,  toutes les procédures ont été respectées dans l’exploration à la prochaine exploitation dont les 70 % vont revenir au Sénégal.

S’agissant du rapport de L’IGE qui a fuité sur les réseaux sociaux, M. Cissé soutient que l’heure est venue de laisser les enquêteurs faire leur travail.

«Il faut accorder la présomption d’innocence à Aliou Sall »(Ministre du Pétrole)

iGFM-(Dakar) Le Ministre de l’Energie et du Pétrole, Mouhamadou Makhar Cissé, est sorti de son silence suite à l’affaire concernant l’accusation consistant à dire que Franck Timis a versé 500 000 dollars à Aliou Sall et à Agritrans. Une entreprise, dont on dit qu’elle appartiendrait à Aliou Sall, le petit frère du Président de la République du Sénégal.

« C’est trop fort d’accuser quelqu’un. On a condamné des gens pendant des années et après, on se rend compte qu’ils sont innocents. Donc, avant d’accuser quelqu’un, je pense qu’il faut vérifier pour savoir s’il est fautif ou non au lieu de faire des accusations non fondées. Donc, qu’on accorde aux gens la présomption d’innocence », a-t-il dit, ce jeudi, dans l’émission Yoon Bi qui passe sur la RFM.

« Il faut accorder la présomption d’innocence a Aliou Sall. Car il a droit à la présomption d’innocence », a précisé M. Cissé.

Scandale du pétrole : Aliou Sall renforce sa défense

http://www.seneweb.com/Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, cité dans le « sandale à 10 milliards de dollars », révélé par la BBC, prend bien au sérieux cette affaire.  En effet, Seneweb apprend de sources sûres que le frère du Président Macky Sall vient de renforcer sa défense en commettant, ce jeudi, un pool d’avocats.

Hormi Me Moustapha Dieng, Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole adjoint démissionnaire du Parti socialiste, a été enrôlé de même que Mes Aly Fall et Birame Wone.

Ces conseils, tous des Sénégalais, se sont déjà concertés avec Aliou Sall pour « pauffiner la stratégie de défense » de ce dernier.

le préfet de Dakar interdit la marche de la Plateforme «Aar li ñu bokk»

https://actusen.sn/Cette décision ne va surement pas plaire aux membres de la Plateforme «Aar li ñu bokk». Pour cause, le préfet de Dakar a interdit la manifestation prévue ce vendredi à la Place de la Nation (ex Obélisque).

A l’origine de cette manifestation, le reportage-vidéo, mettant sur la sellette Aliou Sall, frère du Président Macky Sall et Frank Timis.

Rassemblement sur l’affaire BBC: »Aar linu bok » défie l’interdiction du préfet

http://www.seneweb.com Le préfet de Dakar a interdit le rassemblement programmé, ce vendredi à 15h à la Place de l’Obélisque, par la plateforme « Aar Li Nu Bokk » pour réclamer la lumière sur les révélations de la BBC à propos des contrats gaziers.

Malgré tout, les initiateurs de la manifestation ont décidé de maintenir celui-ci. « Aar linu bok » dit maintenir son rassemblement : même jour, même heure, même lieu.

« Nous appelons les compatriotes à venir massivement munis d’un drapeau national », suggère la plateforme dans un communiqué reçu à SeneWeb.

Tard dans la soirée, SeneWeb a appris que la plateforme « Aar linu bok » tient une conférence de presse ce vendredi à partir de 10 h 30 à City Business.

Initiative de lutte pour la transparence dans le secteur des ressources naturelles : le Collectif Citoyen «Aar Li Nu Bokk» demande le soutien de Me Abdoulaye Wade

https://actusen.sn/En prélude à sa manifestation prévue ce vendredi à la Place de la Nation (ex-Obélisque), le Collectif Citoyen «Aar Li Nu Bokk» a saisi le Secrétaire général du Parti Démocratique Sénégalais (Pds). Les parties prenantes de ladite plateforme demandent le soutien de Me Abdoulaye Wade et de ses poulains dans leur initiative de lutte pour la bonne gouvernance et la transparence dans le secteur des ressources naturelles du Sénégal.

Dans la missive envoyée au pape du Sopi et dont nous détenons copie, le Collectif Citoyen «Aar Li Nu Bokk», dit connaitre «la gravité de la situation qui prévaut dans cette affaire (l’affaire Aliou Sall/BBC : ndlr». A cet effet, il «invite le Parti Démocratique Sénégalais à cette dynamique citoyenne pour la sauvegarde du bien commun, pour la manifestation de la vérité».

«Vous n’êtes pas sans savoir Monsieur le Président, que notre pays est vivement secoué aujourd’hui par ce scandale causé entre autres, par de graves informations et accusations portant sur la signature de contrats, de décrets, l’attribution de permis n’ayant pas respecté la législation constitutionnelle et réglementaire qui encadre ce secteur», explique le Collectif Citoyen «Aar Li Nu Bokk».

L’alerte du Rur : « Des forces étrangères obscures veulent faire main basse sur nos ressources »

Le débat national est actuellement dominé par l’enquête rendue publique par la Bbc, sur le gaz sénégalais. Enquête dans laquelle sont incriminés Aliou Sall et Frank Timis. Cependant, le Réseau des universitaires républicains (Rur) tient à lancer une alerte. Il appelle à la vigilance.

«Le Rur lance un appel solennel à nos compatriotes à la sérénité, à la vigilance et à la mobilisation afin de barrer la route aux forces étrangères obscures  qui, au-delà du maire de Guédiawaye et du président de la République, veulent faire main basse sur nos ressources en s’attaquant à notre démocratie, à la stabilité de notre pays et l’engagement de notre peuple pour une  émergence inclusive», lit-on dans leur communiqué.

Le Rur a, par ailleurs, condamné « l’amateurisme notoire et le parti-pris manifeste de la pseudo enquête d’une équipe de la Bbc sur un prétendu scandale dans la gestion de l’entreprise privée Petrotim dont s’est saisie une partie de l’opposition ». Ses membres se sont réjouis de l’ouverture d’une enquête par le parquet.

Les Mareyeurs et Pêcheurs Républicains prennent fait et cause pour Aliou Sall

https://xibaaru.sn Dans son combat contre BBC /opposition et une certaine frange de la société civile, le Maire de Guédiawaye continue de connaître des vagues de soutiens en sa faveur. Le Mouvement National des Mareyeurs et  Pêcheurs Républicains (structure reconnue dans les instances du  parti présidentiel, APR) compte porter, désormais, ce combat. A en croire Serigne  Ndiaye, Coordonnateur national du MNMPR : «Ceux qui s’agitent ne sont pas des hommes. Ces responsables de l’opposition  qui ruminent, encore,  mal leur défaite à l’issue de la dernière Présidentielle, entendent semer le bordel dans le pays .Ils pactisent avec les forces du mal à l’image de Tullow pour déstabiliser le Sénégal afin de s’emparer de nos  ressources pétrolières et gazières  » M. Ndiaye, de corser son argumentaire : « M. Aliou Sall est la personnification du courage, de l’audace et de l’esprit d’entreprise. A lui seul, il s’est frayé un chemin. Ce qui lui a valu le poste de Maire  de la Ville de Guédiawaye. Durant les différentes consultations électorales  qui se sont passées, il a  étrillé l’opposition bavarde, opportuniste et en panne sèche de programmes convaincants. Les  Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko, Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall sont  des couards. Ils ne représentent rien. Ils sont jalousie des performances du régime en place pour tirer le Sénégal vers l’émergence», a conclu M. Ndiaye.Ibrahima Ngom

Bamba Fall : «Le communiqué de l’AMS soutenant Aliou Sall n’engage que les maires de BENNO et de l’APR»

http://www.seneweb.com/Un autre Khalifiste a réagi sur le communiqué de presse des membres du bureau de l’Association des maires du Sénégal (AMS) qui dit soutenir Aliou Sall face à l’acharnement politico-médiatique qu’il est en train de subir. Il s’agit de Bamba Fall qui se désole de la position de cette association dont il est membre du bureau.

«Il faut dire que le communiqué n’engage que les maires de Benno Bokk Yakaar et de APR.  Je soutiens que ce communiqué ne m’engage absolument pas.  J’ai été emprisonné et Aliou Sall ne m’a jamais rendu visite», peste le maire de la Médina.

«Je suis membre du bureau de l’AMS, en tant que secrétaire national chargé du développement durable et de l’environnement, mais je n’ai jamais été convoqué pour ça. Tout ce qu’ils disent ne m’engage pas. À l’instar de Khalifa Sall, que justice soit faite dans cette affaire», tranche Bamba Fall.

Bathélémy Dias menace « de saisir les juridictions anglaises et Américaines »

iGFM-(Dakar) Pour le maire de Mermoz Sacré-Cœur Bathélémy Dias, le peuple Sénégalais doit non seulement  exiger toute la lumière dans l’histoire de l’attribution selon lui, illégale des contrats sur le  pétrole et le gaz du Sénégal,  mais également, être ferme sur  «la récupération de nos avoirs spoliés»

«Il faut exiger toute la lumière sur cette affaire mais aussi être ferme sur la récupération de nos avoirs spoliés. J’invite le peuple le peuple Sénégalais à ne rien céder sur la spoliation inacceptable de nos ressources. Pétrolières et gazières. Il faut mesurer à sa juste valeur l’ampleur de ce scandale. Comment peut on,  face à la situation de vulnérabilité et de pauvreté de notre pays  accepter, qu’une bande de prédateurs sans foi ni loi, venus de je ne sais où s’approprient de tant de tant de ressources au détriment du vaillant peuple Sénégalais», a déclaré Barthélémy Dias face à la presse, cet après midi.

  1. Dias qui se voit déjà dans un grand combat pour la manifestation de la vérité  dans  cette «nébuleuse affaire» n’exclut pas de saisir les juridictions étrangères pour arbitrer le dossier. «Ce qui est en cause, c’est l’image que notre pays renvoie à la communauté internationale, il y’a lieu également de saisir les autorités boursières et judiciaires au royaume uni et aux Etats unis d’Amérique pour les amener à ouvrir  une enquête sur les graves accusations portées contre British Pétrolium (BP)», prévient Barthélémy Dias.

Barthélémy sur l’affaire BBC: paniqué, Macky Sall cherche à se faire blanchir et à blanchir sa famille

http://www.dakarmatin.com/Barthélémy Dias, maire de Mermoz Sacré cœur et membre de l’opposition, a soutenu que le président Macky Sall, paniqué à l’idée de devoir répondre de ses actes, cherche à se faire blanchir et à blanchir sa famille avec la complicité de certains fonctionnaires  instrumentalisés qui remettent en cause la crédibilité et l’impartialité de l’Etat.

« A vrai dire, le Président Macky Sall, paniqué à l’idée de devoir répondre de ses actes, cherche à se faire blanchir et à blanchir sa famille avec la complicité de certains fonctionnaires  instrumentalisés qui remettent en cause la crédibilité et l’impartialité de l’Etat », a dit l’édile en conférence de presse jeudi.

« Comme tous les régimes délinquants, celui de Macky Sall,  veut  noyer le poisson sur la nébuleuse qui entoure l’attribution de ces deux  blocs à PETRO-TIM Limited. Il tente d’instrumentaliser  la machine judiciaire contre les dignes fils de notre pays qui ont publié le rapport de l’IGE, au lieu de poursuivre les véritables responsables de ce scandale, c’est-à-dire ces  délinquants en col blanc qui se trouvent  au sommet de l’Etat » , a insisté l’ édile.

A l’en croire, le reportage de la BBC est suffisamment édifiant sur les faits pour que l’élucidation de cette sordide affaire ne puisse être confiée à des hommes disqualifiés par des compromissions vulgaires et qui constituent, un obstacle à la manifestation de la vérité.

« C’est peine perdue! Car, le peuple sénégalais ne lâchera pas l’affaire et n’acceptera jamais que la justice soit l’instrument d’un terrorisme d’Etat et détournée à des fins de persécution contre ses propres citoyens. Macky Sall pense pouvoir se soustraire à la justice tant il est évident pour lui et sa camarilla que leur responsabilité est totale dans cette affaire qui a couvert dans l’opacité la plus ténébreuse un scandale de 6.000 Milliards de Francs CFA, soit deux fois le budget annuel de notre pays », déplore-t-il.

« Le Procureur n’a pas encore transmis une lettre de saisine à la DIC pour une enquête » (Source judiciaire)

http://www.dakarmatin.com/Face à la presse hier-mercredi, le Procureur de la République Serigne Bassirou Gueye a lancé un appel à témoins à tous ceux qui détiennent des informations sur l’affaire des contrats pétroliers et gaziers, qui incriminerait le frère du président Macky Sall, de s’approcher des enquêteurs, pour se rendre utile.

«À partir de ce moment déterminé, je voudrais inviter tous les sachant, tous ceux qui détiennent des informations, des documents, des renseignements à s’adresser à la Division des investigations criminelles (Dic) pour éclairer les Sénégalais sur cette question », ainsi parlé le procureur de la République.

Dans la soirée, le leader du Pastef Les Patriotes Ousmane Sonko et l’un des intervenants du reportage de la chaine britannique BBC, Abdoul Mbaye ont affirmé être à la disposition de la Division des investigations criminelles. D’autres soucieux de voir l’enquête avancée se sont rendus dans les locaux, de la Dic, à l’instar de Clédor Séne. Mais les documents de ce dernier sur ce dossier n’ont pas été recueillis par les enquêteurs. Les inspecteurs du célèbre commissariat lui ont tout bonnement notifié qu’ils n’ont pas été saisis officiellement par le Procureur.

Toutefois, Pressafrik a voulu en savoir plus sur la saisine lancée dans la foulée par le Procureur. Mais, selon une source bien placée dans la magistrature, le maitre des poursuites, jusqu’au moment où ces lignes sont écrites n’a pas transmis une lettre de saisine à l’instance habilitée à auditionner les témoins à savoir la Division des investigations criminelles. Ce qui confirme les déclarations de Clédor Sène à sa sortie des locaux de la DIC

Bonne gouvernance : « On est loin des ruptures promises par (Macky Sall) », affirme Bathélémy Dias

https://www.pressafrik.com/Selon le maire de Mermoz-Sacrée coeur, Barthélémy Dias, le Sénégal est loin des » ruptures promises et annoncées par l’actuel Chef de l’Etat sur la transparence et la bonne gouvernance qui a value au Maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall d’être jugé et emprisonné pour un budget inscrit dans la ville de Dakar  et dont l’existence est connue de tous.

En conférence de presse jeudi après-midi,  Barthélémy Dias dit  jurer sur l’honneur, qu’aucune force, aucun lobbie, aucune puissance étrangère de quelque origine que ce soit, n’est derrière lui dans cette affaire comme dans toutes autres d’ailleurs.

Lui qui s’exprimait sur l’affaire Aliou Sall, jeune frère de l’actuel président sénégalais, Macky Sall, affirme que son attitude, sa détermination, lui sont dictées que par le souci de l’intérêt supérieur de la Nation et des populations sénégalaises.

« Dans une démocratie, la transparence et la bonne gouvernance constituent des éléments essentiels de stabilité. Or, on constate désespérément depuis quelques années au Sénégal, des entorses graves à l’Etat de droit, comme ce fut le cas avec les dernières élections ou j’ai déjà eu l’occasion, de démontrer preuves irréfutables à l’appui, le holdup électoral », dit-il.

D’après le maire, les graves accusations de BBC méritent des suites judiciaires voire des poursuites pénales contre tous les auteurs de faits délictueux. Mais, à bien des égards, elles paraissent accessoires au regard des faits et actes plus graves qui les ont précédés. Ces actes graves, qui engagent la responsabilité directe de Macky Sall, actuel Président de la République et d’Aly Ngouille Ndiaye, Ministre chargé de l’énergie en 2012, apparaissent dans des éléments factuels et dans les documents disponibles.

Face à un scandale de cette ampleur, M. Dias invite tous ses compatriotes à ne pas se laisser divertir et à se mobiliser pour préserver nos ressources naturelles. Par la même occasion, il invite tous les concitoyens épris de bonne gouvernance et de justice, à prendre part à la manifestation prévue ce Vendredi 14 Juin, à la place de la Nation (Obélisque). Salif SAKHANOKHO

Démontage, pièce par pièce, des accusations de Barthélemy Dias contre l’AMS : Mbaye Dionne et Cie font recours à la ”VAR”

Après le coup de gueule de Barthélemy Dias, qui a claqué, avec fracas, ce jeudi, la porte de l’Association des maires du Sénégal, sous prétexte, dit-il, du soutien affiché par ladite structure en faveur d’Aliou Sall, l’AMS n’est pas allée, jusqu’au ciel, pour faire mentir le maire de Mermoz Sacré-Coeur.

La preuve, comme avec le recours de la fameuse ”VAR” utilisée, maintenant, Mbaye Dionne et ses collègues maires du Sénégal ont démontré, preuves à l’appui qu’aussi bien Barthélemy Dias, Bamba Fall que Khalifa Sall ont toujours été soutenus par l’Association des maires du Sénégal, quand ils se sont retrouvés dans le creux de la vague judiciaire.

En attestent tous ces éléments de preuves (deux communiqués signés par l’AMS et un compte-rendu de presse) pour soutenir le fiston de Jean Paul Dias, en 2016, le maire de la Médina et l’édile destitué de Dakar, Khalifa Sall.

COMMUNIQUE DE PRESSE EN SOUTIEN A BARTHELEMY DIAS, EN 2016

Notre collègue Monsieur Barthélemy DIAZ, Député – Maire de la Commune de Sacré-Cœur / Mermoz sera entendu le 20 octobre prochain dans le dossier relatif à la procédure judiciaire engagée suite à la mort tragique de notre compatriote Ndiaga DIOUF survenue le 22 décembre 2011.

A cette occasion, l’Association des Maires du Sénégal (AMS) exprime sa solidarité et apporte son soutien au collègue Barthélémy DIAZ, face à l’épreuve qu’il traverse.

Certes Monsieur DIAZ, fut il Député et Maire, ne peut échapper à la justice dans le cadre d’une procédure qui le concerne. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il ne s’est jamais s’opposé à la levée de son immunité parlementaire.

Toutefois, dans le cadre de ce dossier, l’AMS souhaite que la justice fasse son travail dans les bonnes règles de droit, en toute sérénité et dans le respect des convictions politiques de Monsieur DIAZ, afin que l’honneur de notre collègue reste sauf.Fait à Dakar, le 17 octobre 2016,Le Bureau de l’AMS

Affaire Aliou Sall-BBC / Modou Diagne Fada prend la défense du régime de Macky Sall

https://www.dakaractu.com/« Il faut se féliciter de la mise en branle de l’affaire en justice avec la sortie du procureur de la République qui va écouter tout le monde. Ce qui me semble une démarche importante. À l’état actuel du dossier, il faut accorder une présomption d’innocence à monsieur Aliou Sall. On ne l’accuse en rien de sa gestion à la tête de la caisse de dépôt et de consignation. Ce qui s’est passé c’est dans le cadre privé entre deux privés, l’État du Sénégal n’y perd absolument rien. L’argent sorti entre Frank Timis et Bp n’impacte pas sur le contrat signé entre l’État du Sénégal et Bp… »

AINSI PARLAIT THIERNO ALASSANE SALL !

NETTALI.COM – Ainsi parlait Thierno Alassane Sall, à une époque pas si lointaine que ça. Mais au regard du contexte actuel, on peut se demander s’il n’est pas judicieux de se taire quand on dénonce les crimes qui impliquent notre responsabilité directe ou indirecte ?

Actuellement en première ligne dans le combat de l’opposition, relativement aux révélations  Bbc sur la nébuleuse PETRO-TIM, Thierno Alassane Sall, au physique de Julian Assange tropical, était pourtant le bouclier du régime, quand les premières indiscrétions furent portées sur l’affaire, au mitan des années 2010.

La fable qui constitue à croire que des gens, particulièrement Petro Tim, étaient au courant qu’il y avait du gaz ou du pétrole dans la zone et qu’ils se sont arrangés pour aller vendre, c’est un canular parce que la société qui gagne dans cette affaire, c’est Kosmos et non Petro Tim“, défendait-il, un jour d’août 2016, sur les ondes de Sud Fm.

Aujourd’hui, se laissant mener par les vents et variations de la vie politique, il  semble ignorer cette loi d’airain qui postule que nul ne puisse se prévaloir de sa propre turpitude.

Invité alors à l’émission Objection, il mentionnait de but en blanc à l’endroit des agitateurs : “Si Petro Tim savait de manière certaine qu’il y avait du gaz d’une quantité importante à cet endroit, jamais, à mon avis, il n’aurait cédé à Kosmos 60%. Au moment où Petro Tim cédait 60% de ces parts à Kosmos, il n’avait aucune idée du potentiel mais particulièrement de la découverte qui allait venir deux ans après. Sinon, il aurait mobilisé des ressources par ses banques pour financer cette découverte“.

En réalité, le style de communication de l’ancien ministre de l’Energie emprunte au situationnisme son mode opératoire. Il use du champ lexical de la menace sans franchir le Rubicond, pour autant, comme quand on l’entend dire : “Je dirai ce que je sais le moment venu“, tout en se cachant dans son manteau d’homme d’Etat pour justifier ses silences calculés. Un produit de l’école senghorienne comme Djibo ne se comporterait pas ainsi, en pareilles occurrences. S’il est le Robin des Bois qu’il prétend être, que le leader de la “République des Valeurs” ne s’offre-t-il pas en holocauste pour la cause de la Patrie en battant le fer de la résistance encore qu’il est chaud ?

Thierno Alassane Sall n’est pas le seul transfuge du Macky à s’illustrer par ce jeu d’ombre. Abdoul Mbaye aussi pousse le ridicule à son comble, quand il dit ignorer le rôle de Aliou Sall, sous sa primature.

Thierno Alassane, juge de Abdoul Mbaye, déclare, dans le même entretien avec Sud Fm : “Quand Abdoul Mbaye dit qu’il ne savait pas que le nom d’Aliou Sall était dans le processus (représentant de Petro Tim au Sénégal), cela pose problème dans la mesure où tous les documents passaient par lui, en sa qualité de Premier ministre avant d’atterrir sur la table du président de la République“.

Dans un pays de grande démocratie, ni Thierno Alassane Sall, ni Abdoul Mbaye, n’auraient voix au chapitre, quand on parle de PETRO-TIM. Car selon l’accusation, le Sénégal pourrait perdre des milliers de milliards de F CFa. Seulement ici, le ridicule ne tue point.

Appel à témoin du procureur –T.A.S : «Pourquoi il ne s’est pas auto saisi depuis l’éclatement de l’affaire?»(Vidéo)

https://senego.com Thierno Alassane Sall a réagi, suite à l’appel à témoin lancé par le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye.

« Il a déjà toutes les informations…« , selon T.A.S qui se demande pourquoi le procureur ne s’est pas auto saisi depuis l’éclatement de l’affaire.Regardez

Me Sèye sur l’enquête sur le pétrole et le gaz :  » La justice fera son travail sans pression »

https://www.leral.net Alors que le procureur de la république a ouvert une enquête judiciaire sur l’affaire des contrats du pétrole et du gaz du Sénégal, Me Ousmane Sèye, rencontré par Libération, a déclaré que toute tentative de pression exercée sur la justice sera vaine.

En sa qualité d’avocat de l’Etat, Me Ousmane Sèye estime que la sortie du Procureur de la république, annonçant des enquêtes confiées à la section de recherches et à la division des investigations criminelles (dic), a rassuré les sénégalais. « le Procureur a rassuré tout le monde en appelant tous les savants, tous ceux qui ont des preuves et des informations à se rapprocher de la Dic pour la manifestation de la vérité. maintenant, si c’est ça qu’on appelle «appel à témoins»,répond-il à son confrère, Me Moussa Sarr qui a fustigé les propos du procureur, c’est méconnaître que se sont les circonstances dans lesquelles cette information judiciaire a été ouverte,qui exigent une telle démarche ». En effet, croit-il savoir, «l’information n’a pas été ouverte contre une personne dénommée. Je pourrais même dire quelle été été ouverte contre X pour permettre au procureur de rassembler les preuves et informations qui pourraient faire jaillir la vérité dans cette affaire».

La raison ?

«Beaucoup de personnes ont parlé. Beaucoup d’autres son intervenues. Or toutes les personnes indexées, bénéficient de la présomption d’innocence. Le procureur demande à toutes les personnes qui se sont exprimées à travers le médias et qui détiennent peut-être des preuves, de se rapprocher de la justice. Evidemment, cela paraît inédit. mais c’est cette seule manière qui pourrait faire jaillir la vérité dans cette affaire ». toutefois, poursuit la robe noire maintenant que Serigne Bassirou Guèye a satisfait à la demande de ses concitoyens, on doit laisser à la justice faire son travail en toute liberté et quiétude. «Nous sommes dans une république où les pouvoirs sont indépendants. Aujourd’hui que l’affaire est pendante en justice, je demande aux uns et autres de ne pas faire pression sur la justice», plaide-t-il. Pour lui, à l’heure où cette étape de l’affaire réclamée par les populations a été satis- faite, inutile de faire subir des pressions à la justice. «on ne peut pas saisir la justice et faire pressions sur elle. On demande à la justice d’être sereine. Nous demandons aux uns et aux autres de ne pas tenter de faire pressions sur la justice. La justice a son temps. La justice a ses méthodes. Donc on ne peut pas admettre que l’on exerce des pressions de quelques bords que ce soit sur la justice», a mis en garde Me Ousmane Sèye.

Affaire Petro Tim : Me Moustapha Dieng explique pourquoi Aliou Sall n’a pas encore déposé sa plainte

https://www.dakarposte.com Aliou Sall avait annoncé une plainte au Sénégal et en Angleterre, suite aux révélations de la BBC sur l’affaire Petro Tim. Toutes choses qui tardent encore à se matérialiser. Mais selon l’avocat du frère du Président, Aliou Sall n’a pas renoncé à ces plaintes.

« A l’impossible nul n’est tenu. J’ai l’impression que des fois, les gens ne veulent pas comprendre. C’est le Code de procédure pénale, en son article 626, qui dit que lorsqu’une personne veut intenter une procédure en diffamation, si le parquet ouvre une information, il lui est impossible, en droit, d’y donner suite, parce qu’aucun juge ne peut statuer. Il est sursis à la poursuite et au jugement du déni de diffamation », a dit Me Moustapha Dieng sur Iradio, ce jeudi.

Et de poursuivre, « c’est la loi qui m’interdit de continuer ou d’engager la poursuite. C’est tout simplement temporaire. Lorsque le parquet finira ses investigations, nous engagerons effectivement toutes les poursuites idoines pour que justice soit rendue à Aliou Sall, qui a été incontestablement diffamé ».

Reportage BBC : Ma conviction est que cette histoire me semble être une guerre britano-britanique…Par Ibra SECK*

Le Pétrole et le Gaz, matières premières hautement stratégiques ont permis le développement de beaucoup de Pays : Norvège, Qatar, Malaisie, Indonésie, Australie. Cependant, force est de constater que les ressources pétrolières sont la source de plusieurs conflits dans beaucoup de pays : Congo RDC, Nigeria, Venezuela, etc.…..

L’Afrique de l’Ouest fait désormais partie des zones pétrolières incontournables de la production mondiale et le Pétrole Ouest africain constitue un attrait pour les Grands puissances comme les EU et la Chine pour plusieurs raison :

  • léger et peu soufré et convient donc bien aux besoins européens et américains en carburants, car il est plus facile à raffiner ;
  • réduction des coûts et de la durée des transports, il l faut seulement deux semaines pour que le Pétrole Ouest Africain atteigne les EU, contre six pour celui en provenance du Moyen orient ;
  • Régime fiscale attrayante.

C’est pourquoi les récentes découvertes pétrolières et gazières ont suscité la convoitise de Compagnie comme BP, Tullow OIL, Cosmos Energy,Cairn Energy, Total,etc…

Ces dernières ont utilisé les failles du code pétrolier pour bénéficier d’une certaine nombre d’avantages. Comme exemples :

ü Pétrotim Limited a acquis les blocs de Saint Louis et de Cayar offshore avant la création de la Société, ce qui est autorisé par le code en son article5.

ü Le code pétrolier ne fixe pas de délai pour la cession d’un bloc (on peut avoir un bloc aujourd’hui et le vendre demain) ;

J’ai suivie avec beaucoup d’intérêt ces derniers jours le documentaire de la BBC et les forts commentaires qui s’en sont suivi.

Ma conviction est que cette histoire me semble être une guerre britano-britanique entre BP qui est une compagnie cotée aux bourses de New York, de Londre, de francford et de Tokyo, Tullow Oil coté à la bourse de Londre et BBC.

C’est pourquoi, l’Etat Sénégalais doit prendre ses responsabilités pour préserver la stabilité du Pays.

Pour cela, une enquête doit être diligenter pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur cette affaire.

Je voudrais aussi lancer un appel à tous mes collègues Géologues et aux experts pétroliers de donner leurs avis et contributions afin que le peuple sénégalais soit identifié.Vive le Sénégal, vive l’Afrique.

* Ingénieur Géologue,Président des GÉOLOGUES du Sénégal

Enquête du procureur sur les contrats pétroliers : d’abord et avant tout, une enquête administrative sur les éventuels dysfonctionnements des services de la Présidence de la République  Par Mamadou Abdoulaye Sow,Inspecteur principal du Trésor à la retraite Courriel : mamabdousow@yahoo.fr

« Ce que l’État accomplit en cachette, dans l’ombre et l’opacité que lui procure la  fonction étatique et son exercice injuste peut et doit être révélé lorsque des  circonstances exceptionnelles l’exigent »

Aide Transparence, « Commission indépendante d’investigation, « Chantiers de Thiès. Les Faits », Éditions Aide Transparence Dakar, Sénégal, p. 201.

Dans un communiqué non signé en date du 10 juin 2019 attribué au ministère de la Justice et publié par la presse, il est affirmé que le Garde des Sceaux a saisi le procureur général près de la Cour d’appel de Dakar « pour l’ouverture d’une enquête complète sur l’ensemble des faits allégués » dans un rapport de l’inspection générale d’Etat (IGE) qui circule sur les réseaux sociaux et « qui n’a pas encore été transmis à Monsieur le Président de la République ».

Nous pensons que l’enquête demandée au procureur ne devrait pas servir de prétexte pour protéger des citoyens en cas d’enquête sur une éventuelle corruption transnationale. Le Sénégal a ratifié, le 16 novembre 2005, la Convention des Nations unies contre la corruption et le 12 avril 2007, la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. En conséquence, les dispositions sur la corruption énoncées par ces deux conventions sont directement applicables.

Par ailleurs, la divulgation de documents estampillés « secret » ne devrait être un alibi à brandir pour entraver des investigations gênantes ou retarder le déroulement d’une procédure judiciaire. À titre de rappel, les règles organisant la gestion et la protection du secret et des informations relatives à la défense nationale sont régies par deux textes de 2003 qui, à notre connaissance, n’ont jamais été publiés au journal officiel. On se demande alors si ces textes ont force exécutoire à l’égard des citoyens.

L’enquête demandée au procureur, envisagée à la lumière du fonctionnement observé des administrations impliquées et de la conduite relevée des principaux acteurs publics concernés et en référence aux règles régissant la bonne gestion publique, devrait conduire à l’instruction d’un procès contre le Gouvernement et, plus spécifiquement, les services présidentiels. L’enquête, dans la revue des actes posés et décisions prises à chaque niveau, devrait permettre de situer la responsabilité de chacun des principaux intervenants, y compris le Président de la République.

Pour bien comprendre ce qui s’est réellement passé les enquêteurs du procureur sont obligés de s’intéresser au circuit des contrats pétroliers et des décrets d’approbation et de situer les différents niveaux de responsabilité. Nous avons identifié quatre niveaux de responsabilité dans les errements et/ou irrégularités relevés par l’IGE dans la signature des contrats pétroliers et des décrets d’approbation desdits contrats avec Petro-Tim. Il s’agit :

-du ministère en charge du secteur pétrolier,

-des services du Premier ministre en particulier le Secrétariat général du Gouvernement,

–    des services de la Présidence de la République notamment le cabinet du chef de l’Etat,

–    et du Président de la République lui-même qui devrait être le dernier rempart contre toute violation de la loi et des règlements.

Pour situer les responsabilités, la première question à poser est de savoir si le ministre en charge du secteur pétrolier, le Premier ministre et le Président de la République étaient au courant de l’enquête à Petrosen, objet de l’ordre de mission n° 035/PR/CAB/IGE du 30 mai 2012 signé par le directeur de cabinet du Président de la République.

Le ministre chargé des Hydrocarbures

Si ses services étaient au courant de la mission d’enquête et par conséquent de la lettre de contestation de Tullow Oil datée du 2 mai 2012, pourquoi ont-ils proposé, cinq jours après l’établissement de l’ordre de mission, l’approbation par décret du contrat de recherche sur le bloc de Saint Louis ? Pourquoi également ont-ils proposé, onze jours après l’établissement de l’ordre de mission, l’approbation par décret du contrat de recherche sur le bloc de Cayar ?

Si l’enquête du procureur confirme que le ministre chargé des Hydrocarbures de l’époque était au courant de la mission de l’IGE, les deux inspecteurs généraux d’État auraient bien raison de s’interroger sur « la soumission précipitée, surprenante, improductive et risquée de la convention » signée avec Petro-Tim et sur « l’attitude du ministre jugée surprenante pour n’avoir pas attendu les résultats de l’enquête ».

Les services du Premier ministre

On se demande si le Secrétariat général du Gouvernement (SGG) était au courant de la mission de l’IGE à Petrosen et s’il avait exercé pleinement les compétences qui lui sont attribuées par le décret n° 2002-1152 du 3 décembre 2002 relatif à l’organisation des services du Premier ministre ? Au terme de l’article 3 du décret mentionné, « le Secrétariat général du Gouvernement assiste directement le Premier ministre dans sa mission …de direction et de contrôle de l’action gouvernementale ». Selon le même article, « il recueille, à cet effet, les observations des départements ministériels intéressés sur les projets …de décret et provoque, s’il y a lieu, toutes réunions et tous arbitrages nécessaires ». D’après l’article 7 du décret précité, le SGG, par le biais de son Service de Liaison, est notamment chargé de la préparation des projets de décret soumis à la signature du Président de la République et au contreseing du Premier ministre.

Avant de faire signer le Président de la République et de recueillir le contreseing du Premier ministre, le SGG avait-il pris la précaution de recueillir les observations des départements ministériels intéressés par les projets de décret approuvant les contrats de Petro-Tim ? Ce qui lui aurait permis de s’assurer de l’existence ou non de l’avis conforme du ministre chargé des Finances.

Le cabinet du Président de la République notamment le directeur de cabinet

L’article 7 du décret n° 2007-809 du 18 juin 2007 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Inspection générale d’Etat énonce : « Pour l’accomplissement de leurs missions, les inspecteurs généraux d’Etat sont munis d’un ordre de mission signé du Président de la République ou par toute autre autorité ayant reçu délégation à cet effet ». C’est à ce titre que le directeur de cabinet du Président de la République peut être amené à signer les ordres de mission des IGE.

La question se pose de savoir si le directeur de cabinet a signé l’ordre de mission du 30 mai 2012 en toute connaissance de cause, c’est-à-dire après avoir lu la note de l’IGE (si elle a existé) accompagnant le projet d’ordre de mission et en résumant l’objet, l’importance et la genèse de la mission comme il est de pratique.

Le Président de la République

Était-il est au courant de l’enquête de l’IGE à Petrosen. On peut répondre par oui si on s’en tient à la déclaration attribuée aux enquêteurs dans le rapport qui circule sur les réseaux sociaux : « la présente enquête a été ordonnée par le Président de la République ».

Le Président de la République devrait être au courant de la mission confiée à l’IGE :

D’abord, lors de la signature de l’ordre de mission par son directeur de cabinet. Mais une question serait de savoir si ce dernier a informé le chef de l’État de tous les tenants et aboutissants de cette enquête.

Ensuite, en cours de missionAu terme de l’article 14 du décret du 18 juin 2007, « si au cours de l’exécution de sa mission l’Inspecteur général d’Etat constate des faits suffisamment graves qui nécessitent la prise de mesures urgentes pour sauvegarder les intérêts de l’État, il doit en informer dans les meilleurs délais, par un rapport ou une note d’étape, le chef de l’État ». De notre point de vue, le rapport qui circule sur les réseaux sociaux contient des faits assez graves qui devraient justifier la mise en œuvre de la disposition précitée.  On pourrait ainsi se demander si les deux enquêteurs ont présenté un rapport ou une note d’étape au Président de la République. Dans l’affirmative, des éléments sur la décision éventuelle prise par le Chef de l’État devraient être disponibles.  Une question qui devrait être posée au chef de l’État. Malheureusement, l’immunité présidentielle va constituer un écran.

Et enfin lorsque le rapport est définitifSelon l’article 6 du décret du 18 juin 2007, « les rapports des inspecteurs généraux d’État sont transmis au Président de la République qui décide des suites à leur donner ». Toutefois, « le rapport n’est définitif qu’à la fin de la procédure contradictoire » (article 15 du décret d’organisation de l’IGE de 2007). Le rapport qui circule contient-il « les explications de tous les agents dont la responsabilité personnelle est mise en cause » ?

Une interrogation cruciale : le rapport daté du 21 septembre 2012 qui circule sur les réseaux sociaux est-il un rapport définitif ? Si oui, a-t-il été régulièrement transmis au Président de la République ?

Un esprit averti comprendrait difficilement que l’IGE garde par devers elle un rapport final d’enquête depuis bientôt sept ans sans le transmettre au chef de l’État. Deux hypothèses peuvent être envisagées.

La première hypothèse : le rapport en circulation dans les réseaux sociaux est un rapport définitif

– régulièrement transmis au Président de la République conformément à l’article 22 du décret de 2007 qui dispose : « (Le Vérificateur général) transmet au Président de la République tous les rapports définitifs de vérification, d’audit, d’inspection, d’enquête et d’études » ;

– mais le Président de la République n’a pas décidé des suites à donner aux conclusions du rapport. Si la transmission dudit rapport a bien eu lieu, l’IGE est tenue d’en apporter la preuve écrite aux enquêteurs du procureur parce qu’il y va de sa crédibilité.

La seconde hypothèse : le rapport en circulation est un rapport non finalisé (bien que signé par les deux enquêteurs) parce que le Président de la République a pris la décision de considérer l’enquête comme devenue sans objet après avoir signé les deux décrets en juin 2012.

Entre le 30 mai 2012 (date de signature de l’ordre de mission des enquêteurs) et le 19 juin 2012 (date de signature des décrets approuvant les contrats de Petro-Tim), le Pouvoir exécutif avait toute la latitude d’annuler à n’importe quel moment la mission d’enquête de l’IGE. Toutefois, il aurait fallu, dans cette hypothèse, y mettre la forme en envoyant à l’IGE une lettre lui notifiant la décision d’annulation de la mission d’enquête à Petrosen.

Pourquoi, après l’approbation des contrats par décret, on a laissé l’IGE poursuivre l’enquête sur une période de trois mois (le rapport qui circule sur les réseaux sociaux est daté du 21 septembre 2012) ? La seule réponse que nous pouvons donner à cette question est la suivante : le Président de la République avait estimé que l’enquête de l’IGE était devenue sans objet du moment qu’en signant les décrets, il assure la responsabilité constitutionnelle de la décision qu’il a prise.

Si réellement c’est le souci de transparence qui motivait l’enquête, l’attitude la plus républicaine qui aurait dû être adoptée aurait été de suspendre la signature des décrets d’approbation jusqu’à la réception des conclusions des enquêteurs, quitte à fixer à ces derniers un délai très court pour boucler leur enquête.

L’enquête du procureur sur les faits allégués dans le rapport de l’IGE ne devrait pas se transformer en un exercice de critique contre le travail des deux inspecteurs généraux d’État ce qui serait un précédent dangereux

Cependant, l’on est en droit d’attendre de l’enquête du procureur :

Premièrement, qu’elle confirme :

–               Si les griefs formulés contre Petrosen sont fondés ou non.

–               Pourquoi la demande incomplète de Petro Tim a été jugée recevable malgré les manquements de forme et de fond ?

–               Si le versement irrégulier de deniers publics dans le compte de Petrosen et l’usage de ces deniers à des fins privées sont bien établis.

Deuxièmement, qu’elle nous édifie sur la réaction des différentes autorités par rapport aux propositions formulées par les enquêteurs, à savoir :

–               La position de la Présidence de la République quant à la proposition suivante du rapport :« Retrait du permis de recherche d’hydrocarbures accordé à Petro-Tim pour les irrégularités entachant la validité de la convention conclue avec elle ».

–               La position du ministre de la Justice sur la proposition d’ouverture d’une information judiciaire pour soustraction de leur destination des deniers publics et pour des utilisations des fonds publics autres que celles décidées par l’État ainsi que l’ouverture d’une enquête judiciaire pour délit de concussion.

–               La clarification attendue du ministre chargé des Finances sur son avis conforme sur les dispositions financières, fiscales et douanières non donné dans le délai fixé par le Code pétrolier.

–               La position du ministre chargé des Finances sur les revenus pétroliers encaissés par Petrosen et non reversés au Trésor public. (En passant lire le rapport 2017 de ITIE (pages 56 et 66) qui fait savoir que Petrosen assure le recouvrement du loyer superficiel annuel prévu par l’article 45 du Code pétrolier » et qu’elle se finance à travers « des versements effectués par les entreprises titulaires de permis au titre des « taxes superficiaires », des frais de formation et de l’appui à la promotion » et que « ces paiements sont retenus par Petrosen et ne sont pas reversés au Trésor public ».

–               La position du ministre chargé des Finances sur le respect de la règlementation en vigueur en ce qui concerne l’ouverture de comptes bancaires à l’étranger par Petrosen.

–    L’enquête devait s’intéresser aux deniers publics non reversés au Trésor public par Petrosen et particulier aux caisses noires instituées dans ce secteur depuis belle lurette. À ce sujet, nous pensons que les relations financières entre Petrosen et son ministère de tutelle devraient être réorganisées et précisées davantage.  En ne réglant pas cette question, on continue de favoriser des gestions de fait et plus précisément l’institution de caisses noires au niveau de Petrosen et au niveau du ministère chargé des Hydrocarbures.

À propos de certains aspects des contrats pétroliers et des décrets d’approbation

En jetant très rapidement un regard critique sur les deux décrets d’approbation de 2012 et sur certains contrats de recherche et de partage de production signés sous l’empire du Code pétrolier de 1998, nous avons les commentaires suivants :

  1. Le décret approuvant la convention-type attachée à l’octroi d’un titre minier d’hydrocarbures ou d’un contrat-type de services existe-t-il (voir article 3 du décret n° 98-810 du 6 octobre 1998) ?
  2. Le rapport de présentation du décret n° 2012-596 du 19 juin 2012 et celui du décret n° 2012-597 de la même date sont identiques sauf au niveau du nom des blocs concernés.
  3. Les rapports de présentation n° 0687 du 05 juin 2012 et n° 0792/ MEM/DHCD/ANT/cmb du 11 juin 2012 ne mentionnent nulle part l’avis conforme ou non du ministre chargé des Finances. Le défaut d’avis conforme est une irrégularité pouvant être soulevée d’office par le juge administratif.
  4. Le rapport de présentation du décret n° 2012-597 est resté silencieux sur la lettre n° 628/MICITIE/DHCD/ant du 10 février 2012 par laquelle le ministre de l’Energie notifiait à Tullow Oil le retrait de son permis de Saint-Louis offshore. Or, sans ce retrait, il n’aurait pas été possible d’attribuer à Petro-Tim le bloc de Saint Louis. Le même rapport de présentation a ignoré également la lettre du 02 mai 2012 de la représentante de Tullow Oil Sénégal.
  5. Le Président de la République ne devrait pas apposer sa signature sur les contrats pétroliers.

L’approbation présidentielle d’un contrat pétrolier est matérialisée par la signature d’un décret.

  1. La publication au journal officiel des décrets d’approbation et des contrats de services est une exigence de la loi (voir dernier alinéa de l’article 34 du Code pétrolier de 1998) mais elle n’est pas strictement respectée. En l’absence de publication au journal officiel, peut-on alors considérer que ces décrets ont acquis force exécutoire ?
  2. Les contrats de services font l’objet d’un enregistrement (article 34 du Code pétrolier de 1998) ce qui n’est pas respecté au regard de la disposition finale de certains contrats.
  3. S’agissant des parties au contrat, la désignation de Petrosen comme partie contractante vis-à-vis de l’État nous paraît problématique. En effet, on se demande comment l’État peut-il conclure un contrat de partage de production avec Petrosen qui est une entité étatique. D’après le dernier alinéa de l’article 34 du Code pétrolier de 1998, « le contrat de services (qui peut être un contrat de partage de production) est signé par la société d’État et le ou les demandeurs, puis contresigné par le Ministre ». Selon notre compréhension, un contrat de partage de production devrait faire intervenir deux parties : d’une part, l’État représenté par le ministère chargé des Hydrocarbures ou par Petrosen, la société d’Etat (secteur public) et d’autre part, la société pétrolière (secteur privé).
  4. En conclusion, nous suggérons la formation d’une commission d’enquête relative aux éventuels dysfonctionnements dans l’action des services de la Présidence de la République et du Gouvernement.

MACKY, ALIOU SALL ET LE PÉTROLE  PAR SAXEWAR DIAGNE

EXCLUSIF SENEPLUS – Un timeline présentant les faits, tous liés à l’affaire PetroTim – Les questions sont multiples : Délit d’initié ? Anticipation d’opportunité ? Collusion ? Sens aigu des affaires ? Bluff et enfumage ? Cupidité ? Fantasme ?

– De décembre 2000 à juillet 2001, Macky Sall est le directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), dans laquelle il a occupé le poste de chef de la division Banque de données pendant plusieurs années et conseiller spécial du président Wade, chargé de l’Énergie et des Mines, d’avril 2000 à mai 2001.

– De mai 2001 à novembre 2002,  Macky Sall est ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique.

– De novembre 2002 à août 2003, il est ministre d’État, ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique dans le gouvernement de Mame Madior Boye.

– En 2010 : Aliou Sall rencontre à Pékin l’homme d’affaires australo-romain Frank Timis qui lui est présenté par Pierre Goudiaby Atepa. Et Frank Timis le présentera plus tard à Wong Joon Kwang.

– Novembre 2011 : Aliou Sall, en poste à l’ambassade du Sénégal à Pékin, rentre à Dakar en congés, puis en disponibilité et décide de rester à Dakar à la suite de la victoire de son frère à la présidentielle.

–  17 janvier 2012, c’est la date mentionnée sur le contrat entre le gouvernement de Wade et PetroTim Limited, une société fictive puisqu’elle ne sera en fait créée que deux jours plus tard.

– Le 19 janvier 2012 création de PetroTim Limited.

– Le 6 mars 2012 création de PetroAsia supposée être la maison mère de PetroTim.

– Mars 2012 : Entre les 2 tours de la présidentielle, Abdoulaye Wade fait signer deux contrats de recherche et de partage de production avec PetroTim Limited. Les contrats sont antidatés au 17 janvier 2012, date à laquelle la société n’existait pas encore puisqu’elle sera créée deux jours plus tard.

– 25 mars 2012 : Deuxième tour de la présidentielle.

– 2 avril 2012 : Prestation de serment de Macky Sall.

– 23 mai 2012 : Aliou Sall entre en possession des pouvoirs que lui confèrent la société PetroTim Limited.

– 30 mai 2012 : Macky Sall ordonne une inspection générale d’Etat de PETROSEN. Certains analystes considèrent que cette requête est en anticipation d’un dossier contre Karim Wade.

– 19 juin 2012 : Coup de théâtre : Aly Ngouille Ndiaye ministre de l’Energie défend deux  projets de décrets visant à approuver les contrats tels que signés par le gouvernement sous Abdoulaye Wade.  Macky Sall signe les décrets.

– 20 juin 2012 : Le lendemain de la signature des décrets par Macky Sall, son frère Aliou Sall et Patrick Corréa créent une société au capital de 1 million de francs CFA dénommée Sahel Aviation. Cette société fait dans le transport par voie aérienne, l’entretien et la maintenance aéronautique, la commercialisation de billets d’avion, la location d’aéronefs et de voitures. Des commentateurs s’interrogent:est-ce une anticipation pour les besoins des plateformes offshore ?

– 4 juillet 2012 :  Création par Aliou Sall de PetroTim Senegal dont il est l’administrateur général.

– 10 octobre 2012 : Transmission du rapport de l’IGE à Macky Sall.

– 8 novembre 2012 : Un peu plus d’une semaine après le dépôt du rapport de l’IGE, le procureur spécial de la CREI annonce la convocation devant la gendarmerie de 7 barons du régime Wade et l’état d’urgence est déclaré. Quelques observateurs s’interrogent : « ce rapport de l’IGE  du 30 octobre 2012 devait-il être utilisé dans le cadre de la procédure de la CREI contre Karim Wade ? La mention de PetroTim et les conclusions qui lui sont défavorables ont-ils contrarié cette intention » ?

– 21 octobre 2014 : Abdoulaye Wade en réunion du Comité directeur du PDS accuse formellement Macky Sall d’avoir accordé un permis de recherche et d’exploitation de pétrole à son frère Aliou Sall via PetroTim qui l’a sous-traité à une autre entreprise.

– Décembre 2015 : La présidente de l’OFNAC Nafi Ngom Keita annonce une enquête sur l’affaire PetroTim.

– 25 juillet 2016 : Macky Sall limoge Nafi Ngom Keita dont le mandat à la tête de l’OFNAC ne devait se terminer que 8 mois plus tard, en mars 2017.

– Septembre 2016 : 5 enquêteurs de l’OFNAC en charge de l’enquête contre PetroTim sont limogés. Il s’agit des gendarmes, Abdou Faye, et Dieye,  des Colonels Diop, Diagne et de l’Inspecteur Dia. Les enquêteurs étaient en phase de bouclage du rapport sur l’affaire PetroTim après s’être rendus aux Etats-Unis dans le cadre de leur investigation.

– 20 septembre 2016 : Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne met en garde contre toute diffusion de fausses nouvelles sur les questions d’hydrocarbures, relevant que leurs auteurs pourraient s’exposer aux dispositions du Code pénal. Face à la presse, il menace : « Nous ne pouvons pas laisser différer des allégations sans fondements sur l’Etat et ses institutions. Le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour défendre l’intérêt général’’.

– 24 mai 2017 : A propos de l’enquête de l’IGE, sous la plume de Mohamed Gueye son rédacteur en chef, Le Quotidien dans son édition du jour révèle qu’Aly Ngouille Ndiaye affirme « que les Ins­pecteurs généraux d’Etat qui menaient l’enquête ne l’ont jamais saisi, par courrier ou sous quelque forme que ce soit ».  Le journal cite le ministre des Mines et de l’Industrie qui dit n’avoir « jamais vu de rapport ou de pré-rapport«  de l’IGE, avant que Le Quotidien n’en parle. Selon l’article du Quotidien, cela « pourrait être corroboré par le fait que le rapport publié avant-hier, n’a nulle part fait état d’un questionnaire ou d’un courrier qui aurait été envoyé au ministre »

– 4 mai 2018 : A moins d’un an de la présidentielle, alors que l’un de ses principaux challengers Khalifa Sall est en prison, dans un élan de concertation tout à fait inhabituel selon l’opposition, Macky Sall lance un appel à une conversation nationale sur la gestion des ressources gazières et pétrolières du Sénégal.

– 12 juin 2018 : Une journée de concertation sur le pétrole se tient en présence de Macky Sall, d’acteurs de la société civile, d’organisations, du secteur privé mais en l’absence de l’opposition politique dite significative qui a boycotté l’évènement.

– 24 février 2019 :  Dans des conditions non consensuelles et dénoncées par l’opposition et une bonne partie de la société civile, Aly Ngouille Ndiaye devenu ministre de l’Intérieur, organise l’élection présidentielle qui aboutit à la victoire dès le premier tour de Macky Sall avec 58,26% des voix.

– 5 mars 2019 : Le Conseil Constitutionnel confirme la victoire de Macky Sall qui immédiatement appelle à un « Dialogue national » alors que le pays n’est pas en crise. Il déclare « tendre la main à toutes et à tous » en vue d’un « dialogue ouvert et constructif ».

– 28 mai 2019 : Lancement par Macky Sall des travaux du Dialogue national.

– 2 juin 2019 : Une enquête de la BBC révèle les dessous des « contrats nébuleux » impliquant le géant de l’énergie BP, Frank Timis, Aliou Sall et l’Etat sénégalais, à propos de l’exploitation du gisement gazier au large des côtes du Sénégal.

– 10 juin 2019 : Le ministre de la Justice affirme dans un communiqué officiel que le président Macky Sall n’a jamais reçu le rapport de l’IGE qu’il avait lui même commandité le 30 mai 2012 et sur lequel le ministre Aly Ngouille Ndiaye s’est officiellement prononcé en mai 2017 dans un entretien avec le journal Le Quotidien (https://www.lequotidien.sn/rapport-de-lige-sur-petro-tim-les-contestations-de-aly-ngouille-ndiaye/)sdiagne@seneplus.com

LE SYNDROME DE DAKAR SOUS MACKY PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, EMMANUEL DESFOURNEAUX

EXCLUSIF SENEPLUS – Avec l’explosion des inégalités, et celle de nouvelles fortunes fulgurantes depuis 2000, comment un peuple aussi extraordinaire que les Sénégalais, alors que le taux de pauvreté est encore élevé, peut-il acquiescer l’insoutenable ?

Assise sur un coin du lit, dans une chambre d’hôtel, elle se mit à compter, tout ébaubi que j’étais, un par un les billets de la dot. C’était mon premier contact avec ma belle-mère, sage-femme de métier. Quelques années plus tard, elle rendit l’âme à l’hôpital universitaire Le Dantec de Dakar. Son séjour à Gossas, chez sa mère, demi-sœur du président Me Abdoulaye Wade, n’avait pas suffi à conjurer le mauvais œil. C’était bien un AVC, et rien d’autres, que personne n’avait diagnostiqué à temps. Un fils ainé, à peine dans la fleur de l’âge, se trouva seul et désarçonné avec le corps de sa défunte mère à la morgue. Son père, lui, le polygame, vaquait à ses occupations habituelles, celui qui s’était organisé une vie tranquille autour d’une deuxième femme.

Lâche, irresponsable, sont les mots qui me reviennent pour décrire mes sentiments de l’époque à l’égard de ce beau-père ! Soudainement, il me revient ceux du rappeur Kilifeu prononcés lors de la manifestation contre la loi sur le parrainage : « les Sénégalais sont lâches et complices par leur attitude défaitiste de rester chez eux ». D’aucuns vous diront que ce membre du mouvement Y en à marre a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ! A contrario, pour justifier l’insuccès des manifestations sous l’ère de Macky Sall, le gouvernement s’enorgueillit de

la maturité du peuple sénégalais. Qui dit vrai ? Je pense que la vérité est ailleurs.

En réalité, le peuple sénégalais est victime d’un symptôme que j’ai baptisé : syndrome de Dakar. A la lumière des syndromes bien connus de Stockholm et de Lima (développement d’une empathie des otages envers leurs geôliers), je me suis efforcé de diagnostiquer la relation complexe entre l’Etat sénégalais et ses citoyens. L’affaire des contrats liés au gaz et pétrole nous servira de trame de fond pour y voir plus clair.

Pour qu’il y ait un syndrome tel que celui observé chez les otages, il faut à priori la survenance d’une forme de captivité de nature psychologique contrainte par l’Etat envers ses citoyens. Allons aux origines du phénomène dans les années 60 ! Sur fond d’indépendance et de renforcement du pouvoir central, c’est l’intérêt supérieur du développement qui servit de cadre d’asservissement. La mise au pas du peuple, car au bout de l’effort il y a le développement, engendra un Etat tentaculaire qui fit fi des libertés, ces dernières etant perçues comme permissives, pouvant nuire à l’ordre et destabiliser le nouveau régime. Sous wade, ce modèle s’est peu ou prou effrité : le slogan Sopi annonçait le printemps des libertés qui n’a duré que le temps d’une courte parenthèse.

Avec le Plan Sénegal Émergent (PSE), le développement comme seul paradigme ultime et obsédant revient par la grande porte. Tous les moyens sont bons pour parvenir à l’émergence qui doit profiter in fine au peuple. Et ce faisant, Macky Sall emprunte à Senghor son tout premier modèle politique de développement, où la dépendance psychique du citoyen à l’égard de l’Etat fut la plus contraignante :

D’une part, Macky Sall supprime le poste de Premier ministre sans consensus, en vue de l’instauration d’un exécutif monocéphale. Mamadou Dia avait brossé un tableau réaliste de cette « république monarchisée » par des mots forts de présidentialisme fou, concentrationnaire, sans vice-président, ni Premier ministre. Si Léopold Sédar Senghor ne voulait aucune entrave institutionnelle vers la marche du développement, Macky Sall n’en veut pas non plus dans la mise en œuvre de son Plan d’émergence qu’il entend accomplir vite et efficacement (fast track) ! Et ce grâce aux mannes gazières et pétrolières. Ingénieur géologue, diplômé de l’École nationale supérieure du pétrole des moteurs (ENSPM) et de l’Institut français du pétrole à Paris (IFP), Macky Sall serait le seul à détenir les clés du développement, le seul à déchiffrer la technicité du milieu pétrolier. Macky Sall se donne tous les pouvoirs d’une puissance exceptionnelle : il est le seul à régner comme Senghor à ses débuts, au nom de l’émergence !

D’autre part, avec l’élimination des deux opposants Karim et Khalifa, on est en droit de s’interroger sur la restauration d’un quasi parti unique et d’une opposition de contribution complaisante dans le cadre des négociations nationales. La rhétorique de la destabilisation à la suite de la diffusion du documentaire de la BBC vise à discréditer les quelques opposants tenaces. Dans les années 60, pour justifier la toute-puissance de l’Etat, la destabilisation est érigée en un ennemi de l’ordre et donc du développement. L’opposition y est difficilement tolérée car elle contient les germes de la subversion. Avec l’affaire Aliou Sall, les thèses de complotisme, d’instabilité, voire de néo-colonialisme, reviennent en force ! Une certaine opposition, la bande des trois (Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall) est qualifiée de « radicaliste ». Elle est assimilée au désordre. Peut-être dame justice, dont la finalité de la saisine semble de conclure à une dénonciation calomnieuse, remettra-t-elle de l’ordre comme ce fut le cas avec la justice bolchevique de la Crei.

C’est un contrat social à l’hobbesienne qui a été conclu entre l’Etat et le peuple sénégalais. La promesse d’un développement piloté par un Etat fort vaut bien en contrepartie l’acceptation de sacrifices, tels que l’ordre, la discipline et la patience entre autres. Il n’en découle pas nécessairement une empathie du peuple à l’égard de ses dirigeants, mais au moins une indulgence, dans l’attente du résultat avalisé : le développement du Sénégal. L’absence d’un soutien populaire à l’égard de Mamadou Dia lors de son incarcération, pourtant victime avérée, en dit long sur la tolérance des sénégalais vis-à-vis du pouvoir en place. C’est le même constat que l’on peut faire pour Khalifa Sall, maire apprécié de Dakar et victorieux devant la Cour de justice de la CEDEAO ou de Karim Wade ayant obtenu la révision de son procès devant le comité des droits de l’homme à Genève. Avec le temps, les Sénégalais ont développé un instinct de survie, même inconscient, à l’encontre de l’Etat. Cela permet d’échapper à une confrontation angoissante directe avec le pouvoir et de dépasser le sentiment de culpabilité comme quoi ils seraient réfractaires à la cause du développement. Et puis il y a une adoration vis-à-vis du chef. Pour les plus récalcitrants, ceux qui n’ont pas peur des libertés, c’est la répression comme à l’occasion de la manifestation contre la gestion pétrolière et gazière relatée par le document BBC.

« Il y a des choses qui dépendent de nous ; il y a des choses qui ne dépendent pas de nous », disait Epictète. Les AVC se produisent au regard entre autres de notre mauvaise alimentation et de notre stress. Cela dépend en conséquence de nous. Mais les insuffisances techniques et des ressources humaines d’un hôpital, à fortiori universitaire, assimilé en 2011 par un professeur en cardiologie à un mouroir, ne dépendaient pas de ma feue belle-mère ! C’est du ressort de l’Etat. Ce même Etat qui, depuis 59 ans, a fait du développement le prétexte de tous les sacrifices consentis par les sénégalais jusqu’à ce jour. Le délabrement avancé d’une école à Guédiawaye en face de la luxueuse villa attribuée à Aliou Sall, ne dépend pas non plus de ses usagers. Avec l’explosion des inégalités, et celle de nouvelles fortunes fulgurantes depuis 2000, comment un peuple aussi extraordinaire que les Sénégalais, alors que le taux de pauvreté est encore élevé, peut-il acquiescer l’insoutenable ?

Jean-Paul Sartre expliquait que tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces. Cette patience et « masla », n’ont-elles pas atteinte leur limite des lors qu’au bout des efforts le développement ne vient toujours pas ? Macky Sall sait qu’il joue gros, il a une obligation de résultat avec sa deuxième phase du PSE pour faire oublier toutes les atteintes à la démocratie et aux libertés. Le pétrole et le gaz sont au cœur de son dispositif. C’est pour ces motifs qu’il a tout intérêt à faire vite oublier l’affaire Aliou Sall et à maintenir le syndrome de Dakar. La mobilisation du 14 juin nous édifiera sur la pérennité ou non de ce syndrome !

VENT DE PANIQUE ET DÉBANDADE AU SOMMET DE L’ÉTAT PAR SEYBANI SOUGOU

Il n’appartient pas au Procureur d’ouvrir une enquête pour soit disant enquêter sur des faits qui ont déjà fait l’objet d’une enquête de la part de l’IGE, et dont les conclusions sont sans appel

Il n’y a désormais plus aucun doute : la sérénité de façade affichée après les révélations explosives de BBC a cédé la place à l’affolement général dans le camp du pouvoir. La communication brouillonne, erratique et totalement désordonnée traduit une atmosphère de chaos au plus haut sommet de l’Etat. Il y a à peine 48 heures, le tonitruant ministre-conseiller chargé de Communication au palais de la République, El Hadj Hamidou Kassé s’épanchait sur les réseaux sociaux pour nier en bloc l’existence du rapport N°94/2012 de l’inspection Générale d’Etat qui incrimine lourdement le régime en place et éclabousse Macky Sall. Le spectaculaire rétropédalage du gouvernement qui s’est fendu d’un communiqué loufoque (après avoir constaté que le rapport de l’Ige a largement été diffusé au niveau des réseaux sociaux), annonçant la saisine du Procureur Près la Cour d’appel, et l’ouverture d’une enquête sur les faits allégués par ledit prouve le désarroi d’un régime qui a complétement perdu le Nord.

1er mensonge d’Etat : Macky Sall n’a pas reçu le rapport N°94/2012 de l’IGE, dont il est le commanditaire

L’inspection générale d’Etat (Ige) est une institution supérieure de Contrôle de l’ordre administratif, placée sous l’autorité directe et exclusive du Président de la République. L’ordre de mission N°035/PR/CAB/Ige du 30 mai 2012, délivré aux inspecteurs d’Etat M. Gallo SAMBE et M. Oumar SARR est la preuve définitive que le rapport N°94/2012 a été commandité par Macky SALL. Le sigle « PR » qui suit le numéro de mission (N°035) signifie que l’ordre émane du Président. C’est clair, net et précis. Le rapport rédigé par les 2 inspecteurs d’Etat a bel et bien été remis à Macky SALL, commanditaire dudit rapport. Les termes du communiqué du Ministère de la Justice en date du 10 juin 2019, selon lesquels Macky Sall n’aurait pas reçu le rapport N°94/2012 relèvent d’une farce grotesque, d’une gigantesque tentative de manipulation de l’opinion et d’un grossier mensonge d’Etat.

2éme mensonge d’Etat : la saisine du Procureur Près la Cour d’appel pour l’ouverture d’une enquête sur les faits allégués dans le rapport (manœuvre de diversion)

Lorsqu’elle est saisie par le Président de la République, la Division des Enquêtes et des investigations de l’Ige mène des missions d’enquêtes, procède à des investigations sur des allégations faisant état de malversations, de gaspillages, de fraudes, ou de détournements de deniers publics. Les enquêtes de l’Ige donnent lieu à des auditions fondées sur le principe du contradictoire (les enquêteurs de l’Ige disposent d’énormes pouvoirs d’investigation et ne sont soumis à aucune restriction dans le cadre de leurs missions). Dans l’affaire Petro Tim, les Procès-verbaux d’audition de Mamadou Faye, Directeur de Petrosen précisant qu’il n’a jamais participé à une réunion d’évaluation ou de négociation relative à une demande de permis de recherche de Petro Tim, et d’AL Housseynou Wane, Directeur de l’exploitation à Petrosen soulignant que l’Etat du Sénégal s’est totalement fourvoyé et n’aurait jamais dû approuver le contrat avec Petro Tim, démontrent que dans cette affaire, l’Ige a réalisé sa mission dans les règles de l’art, de manière objective et impartiale.

Il n’appartient pas au Procureur prés de la Cour d’appel, d’ouvrir une enquête pour soit disant enquêter sur des faits qui ont déjà fait l’objet d’une enquête de la part de l’IGE, et dont les conclusions sont sans appel.

Dans l’affaire Petro Tim, les faits sont constants. Les éléments fournis par l’Ige sont exhaustifs, prouvés et suffisamment étayés (enquêter sur l’enquête de l’Ige, c’est vouloir décrédibiliser l’institution pour sauver 3 coupables). Le Procureur Prés de la Cour d’appel ne peut apporter aucun élément nouveau ou décisif, sauf à essayer de disculper la bande des 3 (Aliou SALL, son frère Macky SALL et le Ministre de l’intérieur, Aly Nouille N’Ndiaye) lourdement incriminée. Actuellement il ne s’agit plus d’enquêter ou de rejuger les faits, mais de déclencher immédiatement des poursuites judicaires à l’encontre d’Aliou SALL et d’activer la Haute Cour de Justice pour juger Aly N’Gouille NDiAYE et Macky SALL pour des faits qui peuvent être qualifiés de haute trahison.

CONCLUSION

Le scandale Petro Tim est une grenade dégoupillée pour le régime qui est désormais empêtré dans une spirale du mensonge sans fin. En 48 heures, on est passé d’un rapport de l’Ige qui n’existait pas (fictif) à un rapport de l’Ige qui n’aurait pas été reçu par Macky SALL. De communiqué en communiqué, de mensonge en mensonge, le pouvoir hésite, panique, tâtonne et perd pied. C’est l’affolement général, prélude d’une débandade au plus haut sommet de l’Etat. Les développements liés à cette affaire échappent à Macky SALL qui est désarçonné, reclus dans son bunker présidentiel.

Disons-le clairement, la théorie du complot imaginaire défendue par ses partisans ne convainc personne et ne lui sera d’aucune aide, dans cette affaire qui prend une nouvelle dimension internationale.

PETRO-GAZ : LE SÉNÉGAL À L’ÉPREUVE DES DIVERGENCES POSITIVES… Par Citoyen Sénégalais

On parle beaucoup de Monsieur Aliou SALL et de Monsieur Frank Timis. Qu’ont ils fait de répréhensible qui porte préjudice à notre pays?

RIEN à priori, au regard de ce qui suit

Monsieur Frank Timis a rencontré Son Excellence Maître Abdoulaye en 2010, introduit par Monsieur Pierre Goudiaby ATEPA, et recommandé aussi par Monsieur Samuel SARR. Si Monsieur Pierre Goudiaby et Monsieur Samuel SARR ont pu convaincre Son Excellence Maître Abdoulaye Wade dans la hauteur d’esprit que nous lui connaissons, au point qu’il accepte de valider le contrat de PETROTIM, nous pouvons être persuadés qu’ils avaient de bons arguments sur les capacités d’investissement de Monsieur Frank Timis, et aussi sur ses qualités morales.

Une fois la relation avec Maître Wade établie, Monsieur Pierre Goudiaby recommande Monsieur Aliou SALL, homme d’affaires et pas frère d’un Président en 2011, à Monsieur Frank Timis qui cherchait un collaborateur. Il s’établit alors entre eux une relation de travail avec une contrepartie de salaire de 25.000 USD, dit-on, soit douze millions cinq cent mille francs CFA. Ce n’est pas le salaire le plus élevé au Sénégal, et quoi de plus normal si Monsieur Aliou SALL était libre de tout engagement au moment de la signature de son contrat.

Les qualités professionnelles de Monsieur Aliou SALL prouvées à l’international, étaient à priori les seuls critères qui motivaient Monsieur Pierre Goudiaby et Monsieur Samuel Sarr dans le choix du candidat à proposer à Monsieur Timis. Que Monsieur Aliou SALL démissionne de ses fonctions dans le pétrole au motif que son frère soit devenu Président de la République, n’est compréhensible que s’il en prend la décision, sans contrainte venant d’autrui. Sur ce point les positions sont différentes et discutables.

Chacun peut se tromper dans l’appréciation des situations. Il s’agira de rechercher ensemble les voies et moyens pour corriger nos erreurs individuelles ou collectives, dans l’apaisement et sans préjudice aucun. A supposer que le contrat de recherche ait été attribué à un demandeur qui n’a pas les moyens techniques et financiers, les clauses prévoient le retrait pour non respect des engagements et des délais, avec le paiement de pénalités.

Qui accepterait de s’exposer volontairement à ce risque financier, surtout face à un Etat.

Ainsi, en signant les contrats, Monsieur Frank Timis avait bien mesuré les conséquences contraignantes du non respect des clauses, qui prévoient la capacité technique et financière comme prérequis. Ceux qui sont contre l’autorisation accordée à Monsieur Frank Timis pensent certainement qu’il comptait beaucoup plus sur son réseau de partenaires que sur ses moyens propres.

Tant mieux s’il a pu trouver les bons investisseurs que nous cherchions et avions peine à identifier depuis les années 50. Si des géants du pétrole tels que KOSMOS et BP ont accepté de s’allier à Frank Timis, ont ils sans nul doute de bonnes raisons de le faire. Et pourquoi donc le Sénégal ne suivrait pas la logique de résultat. KOSMOS et BP ne traiteront jamais avec un aventurier, c’est impensable. En final, plutôt que d’un problème, Monsieur Frank Timis nous apporte une solution à gérer bien entendu avec rigueur et prudence, pour
ne subir aucun préjudice futur.

Ceux qui insistent sur le fait que Monsieur Timis ne remplissait pas les conditions sur l’expérience dans le métier ont peut être leur part de raison à respecter, mais est ce le plus important dès lors qu’il a atteint l’objectif sur les résultats qui étaient recherchés, c’est à dire trouver un investisseur en phase de recherche. Différentes sociétés pétrolières se sont livrées à des opérations de
prospections plusieurs années dans le passé, n’ont pas eu de résultat et ont perdu leur investissement.

En cela, ceux qui ont compris que les 90°/° du contrat représentent des revenus futurs au profit des investisseurs et seulement 10°/° pour le Sénégal, sont choqués et frustrés, et on les comprend. Non il ne s’agit pas de cela. En lieu et place, Il faut plutôt comprendre que dans la phase de recherche, l’investisseur supporte 90°/° des risques et le Sénégal seulement 10°/°, voire 20°/° maximum.

Ce n’est pas une négociation, c’est la loi qui le prévoit pour protéger le Sénégal, la prospection ne garantissant pas la découverte, encore moins l’exploitation.

En phase de prospection, on ne négocie pas, on légifère : soit la loi est attractive pour l’investisseur ou ne l’est pas. Dans l’étape de prospection, si PETROTIM a cédé 60°/° à une société partenaire avec l’accord de l’Etat et conservé 30°/°. Cela ne veut pas dire que PETROTIM se réserve 30°/° de revenus, mais que PETROTIM transfère 60°/° de ses risques initialement pris. Si Monsieur Frank Timis a cédé ses parts à BP, il ne peut pas prétendre à des royalties. C’est contradictoire. Que BBC nous explique.

Retenons que le premier baril de pétrole ne sortira du fond de l’océan que dans deux ou trois ans et donc, il n’y a encore aucun revenu issu de notre pétrole. BBC parle de pétrole et de revenus suffisants au présent pour sortir le Sénégal de la pauvreté. A quelle fin, pour révolter le peuple certainement. BBC nous sert un os sans avec une forte odeur pour casser les dents des affamés, un redoutable piège dans lequel il ne faut pas tomber.

Même si BP prévoyait de verser la somme invraisemblable de 10 milliards de dollars de ses revenus à un tiers, ça ne pourrait être inscrit que dans un futur lointain, et la responsabilité de cette décision sur ces charges futures ne concernerait en aucune manière le Sénégal. Pour cela il ne faut pas perdre du temps en spéculation, afin d’éviter au monde entier de voir rouge, le peuple Sénégalais en premier.

Il serait étonnant qu’un quelconque document puisse exister sur le sujet, engageant financièrement les sociétés KOSMOS ou BP, très attachées au code de conduite dans les affaires. Supporter ce niveau excessif de charges avec un impact négatif dans les prix à la concurrence et les résultats, est économiquement inconcevable. On a entendu la Direction de BP dire que cette information est exagérée et inexacte, et que les commissions sur ce dossier n’atteindraient même pas 1°/° des revenus du Sénégal. C’est plus cohérent et plus conforme à la pratique. La partie attaquée commence à s’exprimer.

Dix milliards de dollars ça fait quand même 5 mille milliards de francs CFA. Ahurissant et inimaginable pour choquer au maximum. On assiste au quotidien à une campagne de désinformation jusqu’ici sans preuve pertinente.

Les clauses de confidentialité dans les contrats permettront elles au public d’avoir toutes les informations. Difficile à croire. Quelle presse experte pour nous livrer l’antithèse afin de trouver l’équilibre pour nous éclairer sur cette affaire troublante, après que nous ayons été largement servis par une thèse qui ébranle encore les consciences. Le principe de partage des revenus futurs au profit du Sénégal ne peut aucunement être remis en cause par des accords entre privés, quels qu’ils puissent être.

Pourquoi parler de spoliation, nous voulons comprendre. Le Sénégal a tout à gagner, sans risque majeur dans les investissements. En effet, il est prévu contractuellement une répartition en fonction du niveau de production, déduction faite des couts de recherches de l’investisseur. Et ce revenu au profit du Sénégal peut largement dépasser les 50°/°.

Un bras de fer entre frères et sœurs peut nous faire perdre les bénéfices de cette manne venant du Tout Puissant. Toute société dans le monde, obéit aux lois américaines sur le commerce international, qui ne permettent pas d’entacher l’éthique et la transparence, au risque de sanctions sévères.

Si nous n’avons encore aucune réaction venant des Etats-Unis qui gèrent de très près ces situations, à priori il n’y a rien qui confirmer les accusations qui nourrissent en ce moment l’actualité. Les adversités et réactions de sociétés concurrentes nous atteindrons toujours et pour cela, anticipons sur les bonnes dispositions à prendre pour éviter tout déséquilibre interne.

Les enjeux nouveaux seront de plus en plus grands et difficiles à évaluer et contrôler. Que les contrats ou décrets d’attribution soient signés par Le Président Abdoulaye Wade ou le Président Macky SALL, le plus important en final, est que nous ayons des partenaires dont la crédibilité et la fiabilité ne souffrent d’aucune contestation, tels que Kosmos et BP dans ce dossier . Les auditeurs avaient ils interrogé Maitre Abdoulaye et repris dans leur conclusion les arguments de l’éminent économiste et juriste, patriote par excellence, qui ont motivé la bonne suite qu’il a donnée à la demande de PETROTIM.

On ne peut pas penser que les auditeurs aient pu dans leur rapport, se soumettre à l’exercice de déconstruire la décision de signature du Président Abdoulaye Wade. Un auditeur peut faire des recommandations au niveau de sa connaissance des dossiers et des règles, mais ne peut pas contraindre le management supérieur dans l’exécution d’une décision sur laquelle il endosse la pleine responsabilité. Dans le Coran, Dieu nous enseigne à travers l’exemple entre Le Prophète Moise et le Saint Qadir (ou Khoudar), qu’appliquer la loi dans toute sa rigueur peut conduire à une erreur, et en cela tout le sens du pouvoir discrétionnaire pour un décideur.

Que Le Président Macky SALL ait reçu ou pas le rapport des auditeurs, n’est ce pas plus judicieux pour lui qui assure la suite des opérations initiées par Maitre Abdoulaye Wade de confirmer l’approbation du contrat, plutôt que d’un désaveu de sa part. Cherchons plutôt à réconcilier nos différences de points de vues pour bâtir ensemble un meilleur avenir, en ayant toujours à l’esprit de toujours bâtir notre société sur des divergences positives.

Construire par la parole et l’action, et ne jamais déconstruire. Dans l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais, faisons la somme de nos moyens et de nos intelligences avec un esprit purifié pour nous ouvrir au monde, tout en veillant à la préservation de nos acquis et à la sécurité de ce que nous avons en commun. Faisons l’effort de corriger nos erreurs individuelles et collectives et prions ensemble afin que le pétrole et toute autre forme d’énergie négative ne viennent troubler l’unité sacrée de notre peuple, socle de notre héritage qui fonde nos valeurs.

Le peuple devra apprendre à sanctionner les crimes et fautes graves des dirigeants… Par Thierno Bocoum

La conférence de presse du procureur de la république n’a fait que confirmer l’incapacité de notre appareil judiciaire à se mouvoir en toute indépendance face à l’emprise d’un pouvoir exécutif hypertrophié.

Ce n’est donc qu’une parenthèse dans le long et ardu combat pour la transparence et la démocratie dans notre pays qui incombe à tout un peuple dans sa diversité.

J’insiste sur le fait que le combat pour une gestion transparente de nos ressources naturelles doit être porté avec beaucoup de lucidité, d’assiduité et de responsabilité.

Ces ressources qui, outre le fait d’être arrivées à point nommé pour accompagner notre processus de développement, attirent des convoitises malveillantes internes et externes.

Le reportage de la BBC doit nous amener à deux questions essentielles :

  1. Les accusations portées sont-elles fausses ? Tout laisse à croire que non. Le péril interne est donc bien réel et doit être combattu.

Le procureur qui nous promet d’édifier la question ne peut se contenter de mettre le focus sur une prétendue fuite d’un rapport de l’IGE là où des milliers de milliards du contribuable Sénégalais sont en jeu.

A défaut d’avoir une justice à équidistance des chapelles politiques, nous devons travailler à une meilleure utilisation des canaux démocratiques qui permettent d’imposer la volonté du peuple.

  1. Pourquoi la BBC s’intéresse subitement à la transparence dans notre pays ? Pour nos beaux yeux ? Tout porte à croire que non, aussi !

La préoccupation de la BBC ne doit donc point être traitée avec plus de diligence que celle d’un peuple qui a soif de transparence et qui exige la bonne gestion de ses ressources financières et naturelles. Cette dernière préoccupation doit être gérée de façon globale et efficace afin que seuls les meilleurs d’entre nous en vertu et en compétence puisse avoir le privilège de tenir les rênes de notre pays.

Le peuple devra apprendre à sanctionner les crimes et fautes graves des dirigeants et surtout abandonner la commodité de la continuité qui ne s’adosse finalement que sur une peur injustifiée du changement.

Face à la situation actuelle nous devons être vigilants et responsables pour que le seul vainqueur de ce combat soit le Sénégal

Mon Opinion sur le Reportage  de la BBC : Il faut arrêter les manoeuvres malsaines et tout à fait anti patriotiques de nos détracteurs !Par Momar Samb ,Rtas

C’est par ce que ce sont Aliou Sall et le Président Macky Sall qu’ils visent, et non Frank TIMIS, qu’ils ont fait  l’impasse sur les blocs Sangomar Aoffshore profond et Sud offshore profond,  que Wade,  en 2011  avait donnés à Frank TIMIS.

Ils se sont tus quand Frank TIMIS traînait le gouvernement de Macky Sall au près du CIRDI, pour contester le non renouvellement de son contrat sur Sangomar offshor profond, pour l’attribuer à TOTAL, entraînant aussi la démission fracassante du Ministre de l ‘Energie de l’époque, Thierno Alassane Sall.

D’ailleurs, en rejetant TOTAL, Thierno Alassane Sall, n’a jamais dit si s’était   pour autoriser  le renouvellement du contrat de TIMIS, ou bien, si s’était au profit d’une  quelconque  autre multinationale!

Ce que l’on retient, c’est qu’il n’ avait jamais critiqué TIMIS dans ce dossier, alors qu’il était le mieux placé à le faire en soutenant la position du gouvernement.

Pis encore,  personne n’a entendu, ni  Thierno Alassane Sall, ni Abdou Mbaye, encore moins Mamadou Lamine Diallo, critiquer  TIMIS pour avoir cédé ses parts  dans Sud offshore profond à Cairn energy , de la même manière qu’il a faite avec Kosmos.

TIMIS n’est donc critiqué que pour avoir recruté Aliou Sall,en 2011, sur recommandation de ATEPA,  Conseiller de Wade.

Mais Aliou Sall a eu le malheur d’avoir un frère  qui est devenu, par la suite,  Président de la République du Sénégal., en succédant à Wade.

Même lorsqu’il a démissionné de TIMIS, il continue de servir de bouc émissaire pour atteindre son frère Président de la République.

L’objectif politicien de nos détracteurs et des commanditaires du reportage de la BBC sont donc évidents.

La connivence entre multinationales et acteurs politiques dans l’opposition et certaines organisations de la société civile,  s’est révélée au grand grâce à BBC qui a déclenché une opération médiatique de déstabilisation de notre pays.

Même des compatriotes bienveillants sont tombés dans leur piège qui, en demandant à Aliou Sall de démissionner de la CDC, qui, au gouvernement d’annuler son contrat avec TIMIS.

La CDC n’étant pas dans le secteur pétrolier, les fonctions d’ Aliou Sall en son sein ne sont pas en conflits d’intérêt dans l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal.

C’est donc lui chercher des poux dans les cheveux,  que de lui demander de démissionner pour défendre son honneur devant la Justice.

Rien ne s’oppose à ce qu’il lave son honneur sans démissionner de ses fonctions.

L’aurait– il fait, nos détracteurs  continueront à rappeler ses liens avec le Président de la République pour jeter le discrédit sur tout jugement qui lui serait favorable.

Lui demander de démissionner donc, c’est faire le jeu de ceux qui veulent déstabiliser notre pays à partir de celui qu’il pense le «  maillon faible du pouvoir ».

Cet objectif est très évident chez ceux qui demandent l’annulation des contrats de TIMIS, tout en sachant que cela entrainerait l’arrêt des préparatifs de production du pétrole et du gaz  prévue pour  2022 par KOSMOS et BP au Nord avec ses conséquences incalculables dans nos rapports avec la Mauritanie, mais aussi par Cairn, Woodside, et Far,  au Centre-Sud de notre pays,  dont  une partie des blocs qu’ils ont mis en exploitation pour 2022-2026, a été cédée par TIMIS.

Ces gens veulent donc  empêcher l’entrée  du Sénégal dans le club des producteurs de pétrole et de gaz dès 2022, tout en le plongeant dans une période déstabilisation aux conséquences inimaginables, pour permettre à d’autres multinationales de se positionner dans le pétrole et le gaz sénégalais.

Pour remplacer  TIMIS, le britannique TULOW OIL qui avait contesté auprès du Président Macky Sall le contrat que Wade lui a octroyé, est en pole position parmi les autres Multinationales qui ont vu le pétrole et le gaz du Sénégal leur  échapper.

Même ceux qui évoquent le rapport de l’IGE  du 21 Septembre 2012, pour fonder la légitimité de leur revendication d’annulation de ces contrats, oublient que le contrat avec TIMIS en question était déjà signé par Wade en 2011, et Macky l’a fait entrer en vigueur  le 19 Juin 2012, donc bien avant la sortie du rapport.

Et ceux qui se demandent pourquoi il y avait urgence de boucler la procédure de prise d’un Décret de validation du contrat de TIMIS,  oublient le contexte tendu des rapports entre le  Sénégal et KUMBA Ressources et Arcelor Mittal autour de l’exploitation du fer de la Falémé, causés par l’annulation unilatérale de contrats miniers par Wade.

Etait-il raisonnable pour le nouveau gouvernement d’en rajouter avec de nouvelles annulations, au lieu de chercher à sortir des contentieux hérités, et de gérer le futur au mieux des intérêts du peuple Sénégalais ?

D’ailleurs l’on semble ne pas  savoir,  qu’un rapport d’IGE n’est pas contraignant pour le Président de la République, et ne contribue qu’à son information dans sa gestion des affaires publiques. Il en fait l’usage qu’il juge le plus approprié.

C’est  pour cela qu’il est ridicule   de prendre le rapport de l’IGE pour récuser une décision du  Chef de l’Etat.

C’est  donc cette seconde option qui a prévalu et  qui a permis au Sénégal de trouver un accord  avec Arcelor Mittal qui lui a permis de régler son différend avec KUMBA Ressources, et de veiller à ce que les contrats pétroliers  déjà conclus par Wade, puissent se dérouler sans entrave.

C’est ainsi que cette attitude nous a permis de pouvoir rentrer dans la cours des pays pétroliers des 2022, et de pouvoir exploiter le fer de la Falémé dès 2024.

Nos adversaires politiques et de la société civile,  qui ont vu leurs criques de notre gestion des contrats pétroliers, gaziers et miniers, rejeter par le peuple aux Législatives de 2017, et particulièrement,  à la Présidentielle du 24   Février 2019, ne sont pas encore sortis de leur «naufrage collectif », et s’accrochent au reportage  de BBC, comme une bouée de sauvetage !

Il faut arrêter ces « naufragés de la Présidentielle  du 24 Février 2029 » avant qu’il ne soit trop tard d’empêcher la déstabilisation du pays !

Les jeunes d’Abdoul Mbaye insultent copieusement Mimi Touré

https://xibaaru.sn Mais pour qui vous prenez vous Sogolon pour parler d’éthique ? Jadis  » dame de fer » accélératrice de la cadence dans vos fonctions de première Ministre vous avez été humiliée par votre Maître qui vous sabrait avec une  épée de Damoclès. Tout ce que l’on voit aujourd’hui c’est une dame de coton que vous êtes devenue. Pitoyable et méprisable larbin, rejetée comme la peste à Grand-Yoff et indésirable à Kaolack. Mme la dame laide à la bouche oblique, n’avez vous pas mieux à faire que d’ouvrir votre bouche pour vous attaquer au Pr Abdoul Mbaye ? Ou seriez vous fan de ce bel homme ? Un conseil Mme faite vous une chirurgie esthétique pendant que vous y êtes, votre face n’a aucune éthique.

Délocalisation des réunions du dialogue politique : l’opposition obtient gain de cause

https://actusen.sn/Lors de la reprise du dialogue politique, mercredi dernier, les franges de l’opposition qui prennent part aux concertations avaient posé une exigence. En effet, jugeant les locaux de la Direction des élections trop exiguës pour contenir tous les participants, elles avaient demandé la délocalisation des travaux.

L’opposition menaçait même de ne pas participer aux prochains travaux de concertations du dialogue politique si ces rencontres ne sont pas délocalisées dans un endroit neutre.

LeQuotidien rapporte dans sa livraison de ce vendredi qu’elles ont obtenu gain de cause. En effet, la Direction générale des Elections a décidé de délocaliser la réunion prévue ce vendredi. La rencontre se tiendra à la Salle Casamance de l’Hôtel Ngor Diarama de Dakar.

États-Unis : Un taximan sénégalais tué par balle

http://www.seneweb.com/Encore une triste nouvelle vient de frapper la communauté sénégalaise basée aux États-Unis. El Hadji Mansour Seck, chauffeur de taxi de son état, a été trouvé mort par balle dans son taxi, à Raleigh, Caroline du Nord.

Selon le média local Wtvd, le corps sans vie de Seck a été retrouvé dans son taxi de la compagnie “Amigo Taxi”, ce jeudi 13 juin vers 4h50 du matin.

La police de Garner (Caroline du Nord), chargée de l’enquête, déclare ne disposer d’aucune information ni connaître le mobile du crime.

L’enquête suit son cours et un numéro vert a été donné pour une éventuelle piste menant vers le meurtrier ou les meurtriers.

El Hadji Mansour Seck, âgé de 36 ans, laisse derrière lui une femme et un enfant d’un an.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 14/06/2019

Jules Diop atterrit à Paris

L’ancien ministre délégué en charge du Pudc a été nommé hier en conseil des ministres ambassadeur, délégué permanent du Sénégal à l’Unesco en remplacement de Abdou Sourang qui occupait ce fauteuil depuis le 23 février 2016. En réalité, la nouvelle circulait depuis plus d’un mois. En effet, Macky Sall attendait juste le retour de la demande d’agrément pour officialiser la nomination de son fidèle soutien. En diplomatie, la procédure veut que l’Etat formule d’abord une demande d’agrément informant le pays d’accueil de son désir de nommer une personne à un poste précis. La non réponse du pays d’accueil signifie un refus. C’est souvent ce qui retarde les nominations dans le secteur diplomatique. Jules Diop devient ambassadeur du Sénégal à l’Unesco. Une bonne planque pour l’ancien ministre qui retrouve la diplomatie qu’il avait embrassée en tant que Chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal à Bruxelles.

Trois policiers décorés par Madrid

Le Directeur de la Police judiciaire (Dpj), le Contrôleur général Seydou Bocar Yague, le chef de la Division des investigations criminelles (Dic), le commissaire divisionnaire Ibrahima Diop, ainsi que le commissaire Ibrahima Senghor du commissariat spécial de Karang ont été décorés par l’Espagne hier, jeudi 13 Juin 2019. C’est pour leur contribution à l’arrestation en août 2018 du fugitif espagnol Fernandez Bueno à Karang, au poste frontalier situé dans la région de Fatick, en partance pour la Gambie voisine. Brillants flics, les responsables concernés ont reçu leur décoration des mains de la directrice des relations internationales et des étrangers au ministère de l’Intérieur espagnol, Helena Gorzon. Cette dernière a salué «l’efficacité» des contrôles aux frontières de la Police sénégalaise. En août 2018, la Police avait arrêté un espagnol condamné dans son pays à «une peine de 26 ans et six mois d’emprisonnement ferme pour viol, meurtre et évasion ». Le mis en cause, signalé au Maroc, en Gambie puis en Mauritanie, était arrivé au Sénégal par la voie terrestre en usant de «faux papiers d’identification», rappelle l’Aps

La Sr et la Dic saisies hier

Le sinistre Clédor Sène dont le nom rappelle l’assassinat de Me Babacar Sèye a fait état hier, de sa surprise face aux enquêteurs de la Division des Investigations criminelles (Dic) qui lui auraient dit n’avoir pas encore été saisis par le Procureur de la République dans l’affaire du scandale et le gaz sur le pétrole révélé par la BBC. Mais d’après des sources de « L’As », la Dic a été officiellement saisie hier par le maître des poursuites Serigne Bassirou Guèye, de même que la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane qui a déjà commencé le travail.

Affaire Niokolo Koba

L’affaire de l’exploitation illicite d’or et de bois du parc de Niokolo Koba qui secoue la région de Kédougou depuis que le scandale a éclaté, a été renvoyée au 21 Juin prochain. Programmé hier, jeudi 13 juin 2019 devant le Tribunal de grande instance de Kédougou, le procès a été renvoyé à la date annoncée à la demande du parquet et de la défense. C’est pour permettre que le dossier soit traité en audience spéciale, en présence de l’agent judiciaire de l’Etat mais aussi pour que la défense soit mieux imprégnée des détails de la procédure. Pour rappel, dans le cadre de ce dossier, le conservateur du Parc, le Lieutenant colonel Amar Fall, son adjoint, le Capitaine Mamadou Maronne, le chef du service régional des Mines et de la géologie de Kédougou, Adama Diop, le maire de Nénéfesha, Dondo Keïta, 15 ressortissants Chinois, 3 Ghanéens et un ancien agent de ce Parc sont tous en prison.

Les maires de Nenefescha et de Tomboronkoto sans avocats

Ne quittons pas le procès des mis en cause dans l’exploitation illégale de ressources minières dans le Parc National Niokolo Koba. Lors de l’audience, le président a constaté que les deux maires en l’occurrence de Nenefescha et de Tomboronkoto n’avaient pas commis d’avocats pour défendre leurs causes. Tous leurs codétenus se sont attachés les services d’un conseil juridique. En tout cas, il ne leur sera pas facile de se tirer d’affaire sans conseiller. D’ailleurs, ils ont été vivement conseillés de trouver des avocats pour leur défense. Ils sont poursuivis pour associations de malfaiteurs, corruption et complicité d’exploitation illégale de substance minière.

Autopsies de la double découverte macabre

Les résultats des autopsies sur les corps d’Arfang Cissé et de son fils âgé de 5 ans, découverts baignant dans du sang coagulé, les veines coupées, au premier étage de leur domicile familial au quartier Biafra de Thiaroye Hamdalaye 3, ont été communiqués au Commissariat de Thiaroye. Selon nos sources, l’homme de l’art a conclu pour le père, que le corps en état de putréfaction très avancé rendait l’autopsie impossible. Le médecin a aussi relevé l’absence de trace de lutte sur le corps, ce qui signifie que la victime ne s’est pas débattue pour rester en vie.

Autopsies de la double découverte macabre (Bis)

Pour ce qui est du corps de l’enfant, le médecin a fait état de la présence de lésion autour du cou et de mort subite. L’enfant qui avait la langue qui pendait au moment de la découverte macabre est mort «à la suite d’asphyxie par strangulation au lien ».

Un détail qui intrigue

Un détail intrigue nos sources dans cette affaire. Comment le corps du père s’est décomposé avant celui de l’enfant ? U n e fois que l’enquête de la Police sera bouclée avec les résultats des autopsies, l’enquête de voisinage et les auditions des témoins, le Procureur pourra conclure qu’il s’agit de meurtre suivi de suicide comme semblent le montrer les premiers éléments du dossier, ou demander une continuation d’enquête. Les victimes ont été inhumées hier au cimetière de Thiaroye Kaw.

Rassemblement de la Plateforme «Aar Li nu Book»

Le régime de Macky Sall, et en particulier son frère Aliou Sall cité dans une affaire corruption, seront vilipendés aujourd’hui au Sénégal et à l’étranger. La Plateforme «AAR LI NU BOOK» constituée à la suite du reportage de la BBC sur la cession des blocs Cayar et Saint-Louis offshore, va exiger à l’occasion de manifestations, la lumière sur cette affaire qui pollue le landerneau politique. Plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques se sont donné rendez aujourd’hui à la place de l’Obélisque pour dénoncer les conditions de signatures des contrats avec Petro-Tim. La Plateforme «AAR LI NU BOOK» va organiser aussi un grand rassemblement à Saint-Louis aujourd’hui à la Place Sonatel. Cette mobilisation entre dans le cadre de la lutte contre la faillite morale et économique, la privatisation de l’État, la Corruption systémique, la patrimonialisation du pouvoir et l’accaparement des ressources naturelles.

Rassemblement de la Plateforme «Aar Li nu Book» au Canada

Restons avec la Plateforme «AAR LI NU BOOK» qui va secouer aujourd’hui le régime de Macky Sall et à l’étranger. Nos compatriotes qui vivent au Canada se rassemblent aujourd’hui à Emilie Gameli (Métro Berri). Ils répondent à l’appel de la Plateforme AAR LI NU BOOK» qui ne veut pas être en reste dans la lutte pour la transparence dans la gestion des blocs pétrolières. C’est un appel, d’après les initiateurs, pour sauver la République.

Procès Abdoul Mbaye contre son ex-épouse

L’ancien Premier ministre se frotte encore avec le procureur de la République sur un autre champ qui n’est le pétrole. Son contentieux avec son ex-épouse Aminata Diack est dépoussiéré à la Cour d’Appel. L’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (Act) renseigne que le Tribunal a relaxé Abdoul Mbaye, de tous les chefs d’accusation dont celui de complicité de faux. D’après le parti de Abdoul Mbaye, ce verdict démontre amplement qu’il s’agissait d’une affaire montée de toutes pièces par le régime de Macky Sall pour essayer de réduire un opposant au silence. Ils taclent le procureur de la République Serigne Bassirou Gueye, qui est à leurs yeux, plus royaliste que la partie civile (Aminata Diack). A leur en croire, Serigne Bassirou Guèye sur instructions des autorités supérieures comme d’habitude, a décidé de faire appel de cette décision. Les partisans de Abdoul Mbaye ne sont pas surpris de l’attitude du procureur de la République dans le contexte actuel. Mais préviennent-ils, le régime fait fausse route s’il pense que cela pourrait gêner la manifestation de la vérité sur l’affaire Petro-Tim. Ils rassurent que le combat sera poursuivi au nom de l’intérêt supérieur des Sénégalais.

Coordination des jeunes de la Coalition Madické 2019

Le Mouvement des jeunes de la Coalition Madické 2019 a salué l’évolution du dossier sur le meurtre de Fallou Sène. Toutefois, ces jeunes demandent au procureur de la République d’apporter toute la diligence requise pour que le présumé meurtrier soit arrêté et jugé. Le mouvement a pris aussi bonne note de la saisine du procureur pour que la lumière soit faite sur l’affaire Petro-Tim. Les jeunes rappellent cela a été toujours le souhait de leur leader Me Madické Niang qui l’avait exprimé le jour de la Korité. Toutefois, ils sont préoccupés par l’impartialité de l’enquête pour que la vérité soit connue. Pour le mouvement des jeunes de la coalition Madické 2019, le pétrole constitue une opportunité à nul autre pareil pour les jeunes du Sénégal. Par ailleurs, le Mouvement des jeunes de la Coalition Madické 2019 lance un appel à tous les jeunes du Sénégal de venir à la manifestation pacifique à la place de l’Obélisque pour exiger toute la lumière sur l’attribution des permis de recherche et d’exploitation de pétrole et de gaz et sur les transactions qui ont été opérées sur les titres attribués.

Le collectif des travailleurs de Pcci

Le collectif des travailleurs du centre d’appel Pcci revient à la charge pour dénoncer l’attitude leur patron qui défie l’autorité. Le collectif fustige le mépris des droits des travailleurs par la direction avec la complicité de l’administration de Macky Sall. A en croire les membres du collectif, la direction continue de pratiquer la stratégie de l’usure face aux travailleurs qui courent toujours après 15 mois de salaire. Elle fait fi de l’ordonnance du juge Odile Tiakane en date du 5 février. Selon le collectif, une autre audience se tiendra aujourd’hui et le PCCI tentera de se dérober au droit et à la loi sénégalaise.

Les paysans veulent la baisse du prix des intrants

Le secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs du bassin arachidier lance un vrai cri du cœur à l’endroit du président Macky Sall. « Nous sollicitons que le président consente à faire un geste en direction du monde rural. Vu que la campagne écoulée a été peu reluisante, nous pensons qu’il faut baisser les prix des semences et intrants. Cela aura le mérite de soulager les paysans » confie Cheikh Tidjane Cissé. Il estime que les paysans sont en droit d’attendre un « cadeau » du président de la République pour ne serait ce que pour l’avoir plébiscité lors de l’élection présidentielle. A l’en croire, la baisse du prix du kilogramme de l’arachide serait un vœu cher, surtout que certains paysans courent toujours derrière leurs contractants. D’après le Sg de la Fédération des paysans du bassin arachidier, le prix homologué est loin de leur attente. « En ce qui concerne l’arachide, il y a vraiment une grande évolution des prix. Sur l’écrémé, on au moins une différence de 28 francs. Parce que l’année dernière ça été vendu à 150 francs Cfa. Et pour cette année c’est à 178 francs Cfa. Une nette hausse est constatée sur le R3. Pour l’engrais 20/10, on a une différence de 1 312 francs. Parce que l’année dernière, on avait vendu le 6/,20/10 l’année dernière à 6 080 francs Cfa. Et pour cette année-ci on vend ça à 7 400 francs Cfa. Pour le triple 15 (l’engrais du maïs), on a 1 639 francs Cfa en termes de différence. On vendait le sac à 8 425 l’année alors que cette année, c’est 10 065 francs Cfa» indique Cheikh Tidjane Cissé qui exprime le désarroi des paysans.

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