Edition Soir de la Revue de Presse du jeudi 13 Juin

Edition Soir de la Revue de Presse du jeudi 13 Juin
Edition Soir de la Revue de Presse du jeudi 13 Juin

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES du 13 JUIN 2019

Le Président de la République son Excellence Monsieur Macky SALL a présidé ce mercredi 13 juin 2019, le Conseil des ministres.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses vœux les meilleurs à la communauté chrétienne, à l’occasion de la fête de la Pentecôte, avant de réaffirmer l’engagement de l’Etat à poursuivre avec diligence, l’exécution des travaux de modernisation de la commune, du site marial de Popenguine, ainsi que des sept sanctuaires diocésiens.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a magnifié la cohabitation solidaire et heureuse entre les communautés, et a salué l’esprit remarquable et la pratique exemplaire du dialogue islamo chrétien au Sénégal.

Le Président de la République s’est dit préoccupé par la maltraitance des enfants et des groupes vulnérables, et a rappelé au Gouvernement la place centrale de la protection sociale des groupes vulnérables dans le Plan Sénégal émergent(PSE)

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’évaluer la mise en œuvre de la stratégie nationale de protection de l’enfant, de veiller à l’adoption urgente du projet de loi portant code de l’enfant, et de bien préparer l’organisation de la journée africaine de l’enfance, prévue le 16 juin 2019.

S’agissant de la lutte préventive contre les violences faites aux femmes, le Président de la République s’est félicité de la tenue prochaine du 16 au 18 juin 2019 du premier Sommet africain sur les Mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.

A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement l’impératif de lutter avec rigueur contre les violences de toute nature, faites aux femmes, et de conforter leur rôle indispensable dans l’épanouissement et le bien-être familial. Il a instruit à ce titre le Gouvernement de finaliser avant fin septembre 2019, l’élaboration d’un plan national de Lutte contre les violences faites aux femmes sur la période 2019-2024.

Le Président de la République a par ailleurs instruit le Ministre de la Justice et le Ministre en charge de la Famille de faire adopter avant fin octobre 2019, les nouveaux dispositifs législatifs et réglementaires criminalisant le viol et la pédophilie.

Abordant la question relative à la vente illicite des médicaments, il a informé le conseil de l’audience qu’il a accordée le 04 juin aux représentants de l’Ordre de Pharmaciens et au Syndicat des pharmaciens privés.  A cet effet, il a indiqué au Gouvernement la priorité absolue qu’il accorde à la bonne application et au renforcement de la législation et de la réglementation de la vente des médicaments sur toute l’étendue du territoire national.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de finaliser la révision, et d’accélérer le processus d’adoption des textes législatifs et réglementaires organisant la pharmacie et la biologie médicale au Sénégal.

Abordant la gestion et le suivi du portefeuille de l’Etat, le Président de la République a demandé au Gouvernement, notamment le Ministre des Finances et du Budget d’asseoir la mise en œuvre d’une stratégie d’encadrement et de rentabilisation de la gestion des participations publiques. A cet égard, il a demandé l’évaluation du portefeuille de l’Etat et de publication chaque année d’un rapport bilan de la gestion des participations publiques.

Aussi, le Chef de l’Etat a informé le conseil de la réunion qu’il a présidée sur les autoroutes et a invité le Ministre en charge des Infrastructures, en rapport avec les Ministres des Finances et de l’Economie à prendre toutes les dispositions utiles afin d’asseoir une exploitation optimale du patrimoine autoroutier non concédé.

Au titre des communications :

Le Ministre en charge des Finances a fait le point sur la conjoncture économique et l’état d’exécution du budget.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a rendu compte de la rencontre du 12 juin 2019 avec l’Union européenne sur le dialogue politique et fait le point sur la situation internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur les prévisions pluviométriques et la mise en place des intrants et matériel agricoles.

Le Ministre de la Microfinance et de l’Economie solidaire a fait une communication sur l’organisation prochaine de la deuxième édition du « Salon Economie sociale et Solidaire », prévu au mois d’octobre à Dakar.

Le Ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point sur les réformes engagées dans le cadre de l’amélioration des affaires

A titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Souleymane Jules DIOP, Journaliste, auteur essayiste, est nommé Ambassadeur, Délégué Permanent de la République du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, en remplacement de Monsieur Abdou SOURANG, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Boubacar SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°616 323/G, Directeur du Protocole, des Conférences et de la Traduction au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est élevé au rang d’Ambassadeur.

Monsieur Ismaïla DIONE, titulaire d’un Master en administration publique, matricule de solde n°644 963/Z, précédemment Chef de la Division des Etudes, Stratégie et Planification à la Direction des Petites et Moyennes Entreprises (DPME), est nommé Directeur de la Règlementation Touristique (DTR) au ministère du Tourisme et des transports aériens, poste vacant.

Docteur Henriette Cécile DIOP, Médecin de santé publique, matricule de solde n° 713 134/G, est nommée Directeur des Etablissements privés de Santé à la Direction générale des Etablissements de Santé.

Docteur Ndèye Ndella Ndiaye KONATE, Médecin, titulaire d’un Master 2 en Management-Qualité, matricule de solde n°603 238/B, précédemment Coordonnateur du Programme national de Lutte contre les Infections nosocomiales, est nommée Directeur de la Qualité, de la Sécurité et de l’Hygiène hospitalières à la Direction générale des Etablissements de Santé.

Professeur Yérim Mbagnick DIOP, Pharmacien, Professeur titulaire des Universités de classe exceptionnelle, matricule de solde n°508 660/K, précédemment Chef du Laboratoire national de Contrôle des Médicaments, est nommé Directeur de la Pharmacie et du Médicament, en remplacement du Professeur Amadou Moctar DIEYE, appelé à d’autres fonctions

Monsieur Lassana SIDIBE, Gestionnaire en Ressources humaines, est nommé Directeur du Centre Talibou Dabo de Dakar en remplacement du Monsieur Mademba SOW, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Mamadou WADE, conseiller en planification, matricule de solde n°602 264/H, est nommé Inspecteur chargé des affaires administratives et financières au Ministère du Tourisme et des transports aériens.Fait à Dakar, le 13 juin 2019,Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement,Ndéye Tické Ndiaye DIOP

Invitation au « Samedi de l’économie » du 15 juin 2019

Thème:Les péripéties du contrat accordé à Suez : soupçon de corruption ?

Lieu:Centre de formation professionnelle de Grand Dakar, face à la mosquée, près du cinéma El Mansour.

Intervenant:Mamadou Mignane Diouf, Coordonnateur du Forum social sénégalais.

Les investissements directs étrangers ont progressé de 11 % en Afrique en 2018, à 46 milliards $ (CNUCED)

 (Agence Ecofin) – A contre-courant de la tendance à la baisse observée à l’échelle mondiale (-13%), les investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 11 % en Afrique en 2018, pour s’établir à 46 milliards de dollars, selon le « World Investment Report »  publié le 12 juin par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

« La hausse de la demande et des prix de certains produits de base ainsi que la croissance des investissements non liés à l’exploitation des ressources naturelles dans d’autres économies africaines ont été à l’origine de cette hausse », explique l’étude.

L’Egypte reste le premier destinataire des IDE en Afrique avec 6,8 milliards de dollars en 2018, en baisse de 8 % par rapport à 2017.

L’Afrique du Sud arrive en deuxième position. Les IDE reçus par la nation arc-en-ciel ont plus que doublé, comparativement à 2017, pour atteindre 5,3 milliards de dollars.

Avec 4,3 milliards de dollars d’IDE durant l’année écoulée, la République du Congo occupe la troisième marchedu podium à l’échelle africaine, devant le Maroc (3,6 milliards de dollars) et l’Ethiopie (3,3 milliards de dollars).

Globalement, l’Afrique du Nord a reçu des investissements directs étrangers d’un montant global de 14 milliards de dollars en 2018, ce qui représente une hausse de 7% par rapport à 2017, grâce notamment aux bonnes performances de l’Egypte et du Maroc.

L’Afrique subsaharienne a capté 32 milliards de dollars d’IDE, en hausse de 13%, comparativement à 2017.

En Afrique de l’Est, les IDE sont restés stables, à 9 milliards de dollars. L’Ethiopie demeure le premier pays destinataire d’IDE dans cette sous-région, malgré une baisse de 18% durant l’année écoulée, tandis que le Kenya a reçu des flux d’IDE de 1,6 milliard de dollars (+27%).

En Afrique de l’Ouest, le montant global des IDE a baissé de 15 % durant l’année écoulée, à 9,6 milliards de dollars, en raison notamment des mauvaises performances du Nigeria (-43%, à 2 milliards de dollars) et du Ghana (-8%, à 3 milliards de dollars).

Le rapport de la CNUCED souligne par ailleurs que les zones économiques spéciales (ZES) représentent un facteur de croissance des investissements directs étrangers sur le continent. Il en recense 237 réparties sur 38 pays africains.

« Bien que l’objectif de ces zones sur le continent, surtout en Afrique subsaharienne, soit d’améliorer le secteur manufacturier et les exportations dans les industries où la main-d’œuvre est peu qualifiée, comme le textile et le prêt-à-porter, certains pays ciblent des secteurs diversifiés ayant une plus grande valeur ajoutée »,  précisent les auteurs du rapport.

Lire aussi:

20/03/2019 – Afrique du Sud: en 2018, les entrées d’investissements directs étrangers ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 2013

22/01/2019 – 40 milliards $ d’investissements directs étranger annoncés pour l’Afrique en 2018, mais avec de gros défis sous-jacents

01/11/2018 – Le Top 10 des pays pourvoyeurs d’investissements directs étrangers vers l’Afrique, selon Ernest &Young

05/06/2019 – En 2018, l’Afrique a enregistré une hausse de 9,4% de ses exportations de services (rapport)

16/05/2019 – Selon la CNUCED, 89% des économies de l’Afrique subsaharienne sont dépendantes des matières premières

16/10/2018 – Les investissements directs étrangers ciblant l’Afrique en repli au cours du premier semestre 2018, selon la CNUCED

 UEMOA : Le gouverneur de la Bceao encourage le système bancaire à se référer au BIC

https://www.lejecos.com Le gouverneur de la BCEAO encourage le système bancaire à se référer au BIC, à inscrire leur client pour avoir la cote du client sur le BIC. Il s’exprimait lors de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) tenu ce mercredi 12 Juin 2019 à Dakar.

S’exprimant sur  les crédits, Tiémoko Meyliet Koné assure que la  mise en place du bureau d’information sur le crédit (BIC)  doit permettre à chaque banque d’avoir le plus d’information possible sur sa clientèle. Ceci permet  à la banque de faire un taux d’intérêt qui est compatible  avec le risque qu’il fait sur ce prêt. « Si les banques ne l’appliquent pas,  alors ils ont tendance alors à faire payer aux clients des taux qui ne reflètent pas la réalité des risques qu’elles prennent sur le crédit. On encourage le système bancaire à se référer au BIC, à inscrire leur client pour avoir la cote du client sur le BIC.

Sur le plan du déficit budgétaire, le gouverneur estime que la dépense globale doit être beaucoup plus orientée de manière à ce que les dépenses d’investissement soient importantes et de qualité.  « La qualité de la dépense est importante et si elle est orientée vers des investissements qui sont porteur de croissance,  c’est évidemment  une bonne chose. Par contre si c’est  des dépenses courantes de consommation alors ce n’est pas obligatoirement une bonne chose », renchérit le patron de l’institut d’émission.

«  Nous recommandons que la qualité de la dépense soit bonne et que ces dépenses soient de plus en plus assises sur les recettes qui doivent évoluer et permettre  aux Etats de ne pas afficher un endettement et un déficit budgétaire qui entraine un endettement de plus en plus important » affirme-t-il.

Sur le registre de la pauvreté, Tiémoko Meyliet Koné indique que sur  le plan financier,  beaucoup d’actions  sont menées sur l’inclusion financière pour permettre le recul de la pauvreté en permettant  aux populations d’accéder à des  moyens  aux qui peuvent leur permettre d’augmenter eux même leurs revenus.Fatou Blondin Cisse Ndoye

Assemblées annuelles de la BAD : le président Adesina appelle à « faire tomber les murs pour intégrer l’Afrique »

http://www.lactuacho.com Les dirigeants africains ont souligné, hier mercredi 12 juin, l’urgence d’activer le processus d’intégration régionale pour accélérer la transformation économique du continent

Cet appel commun a été lancé lors de la cérémonie d’ouverture des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement  à Malabo, en Guinée équatoriale, placées sous le thème de « L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique ».

« Séparée et divisée, l’Afrique est affaiblie. Rassemblée et unie, l’Afrique est inarrêtable », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque, dans l’auditorium bondé du Centre de conférence de Sipopo.

Selon le communiqué de presse reçu, il a instamment invité les gouvernements africains à œuvrer à la suppression des barrières non tarifaires. « La suppression de ces barrières suffira, à elle seule, à accroître le commerce intra-africain d’au moins 53%, et potentiellement de le doubler », a-t-il poursuivi.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef d’État du pays d’accueil des Assemblées, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Étaient notamment présents le roi Letsie III du Lesotho, le président Félix Antoine Tshisekedi de la République démocratique du Congo et le Premier ministre de l’Eswatini, Ambrose Mandvulo Dlamini.

Dans son allocution d’ouverture, le président Obiang Nguema Mbasogo a rappelé que la Guinée équatoriale, autrefois l’un des pays les plus pauvres du monde, s’était radicalement transformée pour devenir l’un des pays au revenu par habitant les plus élevés du continent.

« Le développement ne relève pas du revenu par habitant, mais plutôt de l’accroissement des opportunités offertes aux personnes pour qu’elles puissent mener une vie plus digne », a tenu à souligner le président équato-guinéen.

« La Guinée équatoriale est prête à faire des affaires. Nous sommes engagés dans la cause de l’intégration régionale au nom de la prospérité partagée. Nous comptons sur la Banque africaine de développement pour nous aider à réaliser notre diversification économique et la consolidation de l’égalité sociale », a-t-il poursuivi.

L’intégration régionale constitue l’une des cinq grandes priorités stratégiques, « High 5 », de la Banque pour accélérer la transformation économique de l’Afrique.

Ces dernières années, la Banque africaine de développement a investi plus de 13 milliards de dollars américains en Afrique centrale. « Et pour chaque dollar que nous y avons investi, la région a généré 36 dollars, un taux de rendement incroyable de 36 ! », s’est félicité Akinwumi Adesina.

Parmi ces investissements figure la réalisation du réseau à fibre optique de la région d’Afrique centrale. Reliant ses populations au moyen d’un accès plus rapide et moins onéreux à l’Internet, ce réseau a donné un coup de fouet à l’activité économique et à l’intégration régionale.

Selon le ministre des Finances de Guinée équatoriale, Cesar Mba Abogo, « le progrès revient à réaliser le rêve de l’utopie. Notre pays est un pays d’utopie en Afrique, jouissant de l’indépendance et de la capacité pour contrôler notre destinée. Cela nous paraissait initialement impossible, au siècle dernier, mais le rêve a été réalisé.  Notre utopie est désormais celle de l’intégration régionale ».

Plus de 2 000 participants assistent cette semaine à ces Assemblées annuelles, qui offrent à la Banque une occasion unique de faire connaître ses points de vue sur l’état de l’économie africaine. Elles lui permettent également de présenter un état des lieux de ses travaux et constituent une tribune permettant de diffuser ses vues sur les questions émergentes qui sont en train de façonner l’avenir du continent.

Le Premier ministre, le président du Sénat, des membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique de Guinée équatoriale, ainsi que les gouverneurs et administrateurs de la Banque africaine de développement et d’autres dignitaires, ont assisté à la cérémonie d’ouverture.

« Les opportunités économiques de l’Afrique, qui sont illimitées, suscitent partout un grand enthousiasme. La zone de libre-échange continentale en Afrique, qui vient d’être ratifiée, fera du continent la plus grande zone de libre-échange dans le monde, avec un PIB combiné de plus de 3 300 milliards de dollars américains », a conclu le président Adesina.Avec APO

POUR UN PACTE DE STABILITE ET DE CROISSANCE PAR KADIALY GASSAMA,

Dans un monde perturbé par un retour au protectionnisme , la menace sécuritaire et le péril environnemental , notre pays à faible revenu et à forte croissance démographique est obligé de ne compter que sur ses forces endogènes pour tirer son épingle du je

 il est devenu capital aujourd’hui d’unifier nos forces politiques et sociales dans une coalition inclusive pour le développement durable, la sécurité collective, la stabilité et la paix.

C’est, au demeurant, la condition sine qua non susceptible de préserver le Sénégal dans cet amas mondial de montée des périls de tous ordres. il se trouve que les problématiques majeurs qui continuent d’affecter nos pays africains, surtout au Sud du Sahara, s’identifient toujours à vaincre la misère, la maladie et l’ignorance, au milieu d’un contexte mondial de plus en plus défavorable, en plus des complexifications résultant de conflits permanents ou latents dans presque tous les pays de la sous région (Mali, Burkina Faso, Guinée Bissau, Guinée, Côte d’ivoire, Nigeria).

L’heure devient de plus en plus grave avec la montée des périls identitaires, nationalistes ou protectionnistes, le changement climatique, la massification de l’armée des chômeurs et l’émigration, à tel enseigne que, si nous n’y prenons pas garde, toutes choses restant égales par ailleurs, nous risquons d’aller droit dans le mur. C’est dire que les questions existentielles fondamentales pour l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations s’amplifient d’avantage, au point qu’il soit apparu vital et urgent de rassembler toutes les forces politiques et sociales, afin de développer une grande résilience et de vaincre ces périls. Cette exigence appelle, pour notre pays et pour les autres, l’observation d’une entente politique des acteurs vers un consensus national patriotique ou pacte de stabilité et de croissance. A cet effet, nous devrions distinguer les coalitions électorales précaires et les coalitions politiques ou alliances établies sur des bases programmatiques minimales pour lé développement économique et la stabilité indispensables à notre survie, selon un agenda bien défini.

Une coalition électorale est par vocation ponctuelle, alors qu’une alliance ou coalition politique repose sur des idées minimales communes, une vision commune, une offre commune .C’est de cette manière méthodique et organisée qu’il nous sera possible de prévenir des désordres politiques après une phase électorale, lesquels désordres sont susceptibles de nous mener vers des instabilités et le chaos. Le temps n’est plus au culte du sectarisme qui mène droit vers l’anarchie, le temps est au rassemblement pour une coalition contre les conflits destructeurs et pour le développement et la démocratie véritable, surtout, que le Sénégal deviendra bientôt un émirat gazier et pétrolier.

En effet, il y a un temps court pour la précampagne (six mois) et la campagne électorale (un mois) et, un temps long pour fédérer toutes les énergies sans exclusive vers le travail productif et la cohésion sociale, sans lesquels, il n’y aura pas de coexistence pacifique possible. De sorte que le danger le plus grave qui nous guette résulte très souvent de contentieux politiques nés après les périodes électorales et l’intelligence politique requiert d’aller vers la définition et l’application d’accords politiques sur des bases minimales entre les différentes forces politiques et sociales au terme d’un dialogue national inclusif. Cette vérité est partout vérifiée en Afrique, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, où force est de reconnaître que la matière électorale et la dévolution du pouvoir constituent les premières causes des désagrégations de nos états. Avec les conflits latents, potentiels et permanents qui foisonnent en Afrique, le panafricanisme et l’intégration économique intra-régionale et inter régionale s’éloigneront de plus en plus de nos schémas consécutivement aux multiples défaillances dans les marchés, la désarticulation dans les systèmes productifs à l’intérieur d’un continent balkanisé. Au gré du temps, l’afro pessimisme se substitue progressivement à l’afro optimisme dans cette Afrique des multiples tensions Or, le Sénégal a eu la chance de boucler un cycle électoral national (présidentiel en 2012, locales en 2014, référendaire en 2016, législatif en 2017 et présidentiel en 2019) dans une Afrique en convulsion (Algérie, Libye, Soudan, ,Guinée, Guinée Bissau, Mali, Burkina Faso , cote d’ivoire ) en dépit de tumultes que nous avons pu gérer.

Dans une phase d’exercice d’un nouveau mandat présidentiel et d’une nouvelle législature, pour un pays comme le nôtre inséré dans un environnement mondial où les dégradations sont multiples et multiformes, nous devrions savoir raison gardée et aller à l’essentiel dans le chemin qui nous réunit en évitant les différenciations, les invectives et la politique politicienne rétrograde. Les élections locales qui se profilent à l’horizon sont, certes, importantes, mais, seule la démocratie locale devrait prévaloir, sans que le processus soit entaché par une boulimie d’accaparement, de cumuls de mandat et de veiller au plein exercice de la citoyenneté dans un esprit républicain. Depuis mathusalem, nous avons assisté au Sénégal à la fin des partis monopolistiques tentaculaires, au profit d’une société politique éclatée pluraliste qui nous impose une collaboration et une entente inter parti sur des bases minimales.

Bien entendu, ces mesures vigoureuses nous permettront de consacrer plus d’argent dans le secteur productif national agricole et industriel et la promotion du secteur privé national, pour garantir une croissance régulière du plus du triple de la croissance démographique et de créer ainsi les conditions d’une émergence à l’horizon fixé. C’est à ce prix seulement que nous pourrions mettre les bases véritables d’une stabilité qui nous permettront de résoudre les préoccupations des populations et éviter le pire aux générations futures en faisant le sacrifice patriotique de prioriser les intérêts nationaux devant les intérêts partisans. Cela est d’autant vrai que les égoïsmes nationaux qui se propagent, en plus des effets dévastateurs du changement climatique, exigent aux pays à faible revenu, en raison de ces périls, à développer des stratégies inclusives de sursaut national patriotique de large rassemblement afin de surmonter dirimants. il s’agira aussi, dans le dialogue national appelé fort opportunément par le président Macky Sall, d’inclure dans les termes de référence, la lutte contre la corruption qui est un obstacle sérieux au développement économique et un défi important à relever. Les problèmes politico-politiciens de second rang dans nos états fragiles doivent laisser la place, après la période où le cycle électoral qui vient d’être bouclé, à une trêve politique et un pacte de croissance et de stabilité pour la résolution des questions économiques , sociales et culturelle fondamentales.Kadialy GASSAMA,économiste Rue Faidherbe X Pierre Verger, Rufisque

« AGRESSIONS SUR LE FONCIER » : UN ACTEUR PRÉVIENT CONTRE LES RISQUES D’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Dakar, 13 juin (APS) – Le coordonnateur du Centre d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique de l’Ouest francophone (NELGA), Ibrahima Arona Diallo, a mis en garde jeudi à Dakar contre les agressions sur le foncier, estimant qu’elles pourraient favoriser l’insécurité alimentaire.
‘’Avec les différentes agressions que nos terres subissent notamment avec la salinisation et la question de l’accaparement, si on ne fait pas attention, il risque d’y avoir une insécurité alimentaire’’ a-t-il indiqué à un atelier régional d’échanges sur les bonnes pratiques foncières.
‘’ En 2019, la population du Sénégal fait à peu près 15 millions d’habitants. En 2035, elle sera de 20 millions et en 2050, elle atteindra 35 millions d’habitants pour une superficie qui ne grandit pas’’ a-t-il ainsi fait observer.
Aussi, a-t-il souligné l’importance de la mise en place du Centre d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique de l’Ouest francophone (NELGA), lequel travaille ‘’à accompagner les Etats à mieux réussir leur politique foncière’’, a-t-il expliqué.
‘’Le réseau prend en charge ces questions foncières pour accompagner les Etats à mieux réussir leur politique foncière en outillant par exemple les jeunes et les cadres afin d’apporter des réponses aux politiques foncières en Afrique’’, a dit Diallo.
Il s’agit concrètement de les outiller à la formulation de politiques susceptibles de prendre en compte l’ensemble des questions relatives au foncier dans le but de consolider la paix sur le continent, a-t-il ajouté.
‘’Le foncier est au centre du développement. Nos pays sont confrontés à des défis démographiques, environnementaux mais aussi de l’employabilité des jeunes et le foncier se place comme proposition de solution à ces défis’’, a de son côté dit le Directeur général de la recherche et de l’innovation, le professeur Amadou Thierno Gaye.
Il a rappelé que le rôle de facilitation et de coordination de la mise en œuvre des activités du NELGA est assuré par l’Université Gaston Berger de Saint Louis en partenariat avec les points focaux des pays membres (Bénin, Burkina Faso, côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger)SG/AKS

RESULTATS D’AMMA 2050 : Risques de sécheresse au Sénégal

http://www.enqueteplus.com Les résultats du projet Analyse multidisciplinaire de la mousson africaine 2050 (Amma 2050) ont été présentés, hier, devant les députés membres du Refes. Les résultats sont ‘’préoccupants‘’.

Les impacts du changement climatique au Sénégal, à l’horizon 2050, sont ‘’préoccupants’’, selon les résultats présentés hier par Amma 2050. Mbaye Diop, Secrétaire général et chercheur à l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) explique : ‘’Les résultats sont préoccupants. Ça nécessite qu’on en prenne compte, pour ne pas être surpris demain.’’

En effet, même si les projections climatiques montrent que la pluviométrie sera caractérisée par des incertitudes majeures en Afrique de l’Ouest, le consortium Amma 2050 a découvert que le Sénégal risque de subir de futures baisses des pluies, avec une incidence sur les performances du secteur agricole.

Les résultats de l’enquête montrent que les impacts se manifesteront par une augmentation de la température, un déficit pluviométrique, pis, un risque de sécheresse. Selon, Arona Diedhiou, Directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (Ird) ‘’le résultat principal est une baisse des pluies et une sécheresse de plus en plus longue au Sénégal. Vers les pays comme le Nigeria et le Burkina Faso, on devrait s’attendre à ce qu’il y est plus de pluies et donc évidemment plus de risques d’inondation dans les décennies à venir’’.

De telles informations méritent, selon les experts, d’être intégrées dans les processus de planification des politiques publiques. Puisque les impacts se ressentiront dans le domaine agricole. Au niveau de l’Isra, des études sur les variétés de semences à produire, d’ici 2050, sont en train d’être effectuées.

‘’Les résultats de Amma 2050 poussent à agir, à réfléchir à quelles variétés mettre pour demain.

Quel modèle d’agriculture mettre en place’’, précise M. Diedhiou.

Le chercheur Mbaye Diop, Secrétaire général de l’Isra, assure que le travail est centré sur deux axes. Il y a ‘’l’amélioration de l’adaptation variétale. On a des sélectionneurs sur les différents types de culture : le maïs, le mil, l’arachide, le niébé. Pour le riz, nous avons travaillé à intégrer ce risque de sécheresse. Et l’augmentation des séquences de sécheresse pendant la saison au niveau de la physiologie des variétés qui sont cultivées pour qu’elles soient plus résilientes par rapport à ce qui est prévu par la communauté des scientifiques du climat’’. Aussi, trois variétés de sorgho qui peuvent être cultivées dans la zone du bassin nord ont été sélectionnées.

‘’On a travaillé sur les légumineuses, en sélectionnant, en 2016-2017, dix variétés d’arachide, en tenant compte de la sécheresse, de l’allongement de la pluie à la fin de la saison des pluies. Il arrive qu’il continue à pleuvoir, alors qu’il y a des risques sur l’arachide’’, indique M. Diop.

Ainsi, les impacts négatifs du changement climatique sur l’agriculture sont si évidents qu’ils ne peuvent être négligés. Aussi, le Sénégal devrait, à l’horizon 2050, s’adapter à de nouvelles exigences, concernant l’aménagement de son réseau d’assainissement.  Car un autre résultat du projet montre que les courbes pour les aménagements des réseaux d’assainissement en milieu urbain sont caduques. ‘’C’est des courbes qui datent des années 60. Or, le climat a changé. Un autre résultat du projet, c’est de mettre en place de nouvelles cartes de courbe depuis la fréquence qui va aider les ingénieurs à construire de nouveaux réseaux d’assainissement et diminuer les risques d’inondation’’, soutient M. Diedhiou.

Les députés membres du Réseau des parlementaires pour l’environnement au Sénégal (Repes) se disent préoccupés par les résultats de cette enquête, surtout que la politique de l’Etat est d’atteindre l’autosuffisance en riz. Raison pour laquelle le député Samba Demba Ndiaye et ses collègues comptent attirer l’attention de l’Etat sur ces faits, afin qu’ils voient dans quel sens les résultats de ces recherches-là pourront être intégrés dans les futures prises de décision. ‘’Il est bon de connaitre tout ce qui se passe dans l’agriculture et en relation avec le changement climatique. La température va augmenter, d’ici 2050. Surtout, la température du sol va atteindre les 60 degrés. Il va falloir penser à une variété de culture qui pourra s’adapter avec le sol. Avec une bonne partie de ce riz-là qui est cultivé sur les plateaux. A long terme, cette culture du riz ne pourra plus s’adapter à ce sol’’, analyse le parlementaire.

D’après lui, ‘’ce sera le rôle des chercheurs de voir si ce riz pourra s’adapter. Au cas où il ne pourra pas s’adapter, les études de Amma montrent que le mil résiste. Est-ce que la politique de l’Etat ne va pas se réorienter vers la culture du mil sur les plateaux, en conservant la culture du riz dans les bassins et dans les cultures irriguées ?‘’.KHADY NDOYE (MBOUR)

MISE EN PLACE DE 95 % DES SEMENCES D’ARACHIDE À KOLDA (DRDR)

Kolda, 13 juin (APS) – Au total, 6121, 7 tonnes de semences d’arachide sur les 6445 devant être distribuées aux producteurs de la région de Kolda (sud) ont été déjà mises en place au niveau des commissions, équivalant à pourcentage de 95 %, a indiqué Abiboulaye Sidibé, Directeur régional du développement rural (DRDR).

« Les préparatifs de la campagne agricole se déroulent normalement et le niveau de distribution des semences est satisfaisant au point d’atteindre un taux de 95 % avec la mise en place de 6121, 7 tonnes sur les 6445 à mettre à profit des producteurs », a-t-il notamment souligné.

Le DRDR de Kolda intervenait lors d’une réunion de la commission régionale de supervision et de contrôle de la mise en place des intrants et de suivi de la campagne agricole organisée mercredi dans la Capitale du Fouladou.

S’agissant de la filière rizicole, Abiboulaye Sidibé a rappelé que 1115 tonnes de semences vont être distribuées aux producteurs de cette région sud du Sénégal dans le cadre du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR).MG/AKS/ASB

CHANGEMENTS CLIMATIQUES, RECHERCHE SUR L’ADAPTATION EN AFRIQUE DE L’OUEST :  FOCUS SUR LES INONDATIONS ET LES VARIETES DE MIL, DE LEGUMINEUSES ET D’OLEAGINEUX

http://www.sudonline.sn Une réunion de partage des derniers résultats de recherches sur le climat en Afrique de l’Ouest avec parties prenantes se tient à la Somone. La rencontre se déroule dans le cadre de l’exécution de l’Analyse multidisciplinaire de la mousson africaine 2050 (Amma-2050). Des experts du climat et de l’agronomie ont livré des informations relatives à la résilience et aux efforts d’adaptation aux changements climatiques, avec les variétés de légumineuses, de céréales et d’oléagineux en expérimentation. En effet, le séminaire va faire le point sur une étude faite à Ouagadougou (Burkina-Faso) et dans le Bassin arachidier au Sénégal

Un renforcement de l’intégration des risques liés au climat devient de plus en plus une nécessité par rapport à la prise de décisions. Amma-2050 a recommandé un engagement à partir de canaux de dialogue ouverts entre les décideurs et les scientifiques. La compréhension conjointe des causes limitant l’intégration des risques liés au climat dans la prise de décision est à prendre en compte, en plus de la diversité d’intervenants et de représentations. Les questions relatives aux inondations dans les centres urbains en Afrique de l’Ouest et les recherches et expériences en cours sur des variétés hâtives ont fait l’objet de présentation devant des députés sénégalais, membres du Réseau des parlementaires pour l’environnement (Repes).

Arona Diédhiou, directeur de recherche à l’Institut de recherches pour le développement (Ird) a insisté sur les travaux et études faits dans le domaine de l’agriculture dans les villes africaines et la sous-région ouest africaine. Les premiers résultats ont conclu à des projections retenant une augmentation de la baisse des pluies dans la zone côtière ouest africaine, à la sécheresse et plus de risques de pluies torrentielles dans le Sahel central. Ces faits, à l’en croire, justifient la nécessité de vulgariser l’information pour une approche allant dans le sens de comportements et de politiques pour une atténuation et la planification urbaine.

Par conséquent, selon cet expert, une étude faite sur la vulnérabilité du mil promet des lendemains intéressants. En effet, il a avancé, entre autres nécessités, la priorité de transformer l’information scientifique en information politique afin de concevoir de nouvelles cartes sur la base des données actuelles pour la définition de politiques d’actions contre la mise en place de nouveaux réseaux d’assainissement.

Pour Mbaye Diop, le secrétaire général de l’Isra (Institut sénégalais de recherches agricoles), représentant son directeur général, la collaboration avec Amma -2050 est salutaire. Il  en retient la capitalisation des résultats scientifiques induisant des recherches agronomiques. Selon lui, l’amélioration du secteur est à retenir par rapport aux travaux de recherches en cours. Des variétés de maïs, de mil et de niébé ont fait l’objet d’études concluantes, montrant leurs possibilités d’intégrer le risque de sécheresse. Il a cité les cinq variétés hâtives de niébé (cycle de 60 jours) et trois variétés de sorgho adaptées dans le Bassin arachidier qui n’était jadis leur zone de prédilection. Il a livré aussi des fruits de la recherche ayant permis d’expérimenter avec succès dix variétés d’arachide pouvant évoluer en fonction de la pluviométrie en baisse.

Samba Demba Ndiaye, parlementaire et membre du Repes, trouve instructifs les travaux d’Amma-2050 car leur permettant, dans le cadre du contrôle des politiques publiques, d’être outillés pour comprendre et savoir ce qui se passe dans le secteur de l’agriculture avec les changements climatiques. Ce qui est du reste très important. Les changements de température conduisent à penser à des politiques d’adaptation. Explicitant ses propos, il a insisté sur la politique initiée au Sénégal dans le but d’atteindre l’autosuffisance en riz cultivé sur les plateaux. Les réalités climatiques peuvent, selon lui, conduire l’Etat à reconsidérer sa politique en favorisant la culture du riz dans les zones dépressionnaires et de bas-fonds

Tarifs douaniers : Les éclairages de la Douane confrontés aux précisions des transitaires

Le Bureau des relations publiques et de la Communication (Brpc) des Douanes a tenu à éclairer la lanterne des Sénégalais. Ce, après l’entrée en vigueur lundi dernier, d’une décision des autorités douanières intitulée ‘’valeur de correction’’. Décision prise par la Direction générale des Douanes qui, à travers son Directeur des opérations douanières (Dod) entendait sonner la fin des pratiques qui ‘’compromettent la correcte perception des droits et taxes au profit du Trésor public ; mettent en péril une bonne partie du tissu industriel et faussent les règles de concurrence’’.
Après des articles faits par Dakaractu sur cette affaire, voilà le Brpc qui monte au créneau. La structure, dans un communiqué rendu public ce mercredi 12 juin 2019, a contesté une éventuelle hausse des prix résultant de la nouvelle mesure évoquée par des sources anonymes. Ledit bureau dit renouveler ‘’son engagement à œuvrer de concert avec les opérateurs économiques, les importateurs, les industriels les commissionnaires en Douane agréés et autres acteurs portuaires pour une collaboration franche et profitable à l’Etat, aux populations et au secteur privé’’.
D’ailleurs, une réunion d’information sur lesdites valeurs et sur le dédouanement de proximité a été organisée le mardi 28 mai 2019 sur initiative du Directeur général des Douanes, Oumar Diallo. Cette rencontre avait réuni les services douaniers chargés du dédouanement et les opérateurs économiques. À l’occasion de cette réunion, les parties prenantes du dédouanement ont, à l’unanimité, salué ces mesures, a souligné le document. Lequel informe qu’une autre réunion avait, par la suite, été convoquée hier (mardi 11 juin 2019) à la Direction des Opérations douanières pour mettre à niveau les opérateurs économiques qui avaient manqué à l’appel lors de la première réunion d’information’’. Ce que le Brpc assimile à une ‘’démarche inclusive et participative’’ et ‘’une preuve éloquente de la disponibilité des autorités douanières à échanger avec ses partenaires sur tout ce qui touche les mesures, projets, réorganisation des services et application des lois et règlement en matière douanière’’.
Qu’on le veuille ou non, cette nouvelle mesure va entraîner une hausse des prix
Du coté des transitaires, il est relevé que les autorités douanières et eux ne se sont pas entendu sur tous les plans. Il existe pour le moment un point qu’ils disent refuser eux-mêmes d’aborder. C’est d’ailleurs Mbaye Ndiaye, le directeur des opérations douanières qui a évoqué ce point qui porte sur les valeurs visées par la dernière note de service de l’administration des Douanes, a appris Dakaractu.
D’après des informations recueillies auprès des transitaires, cette note objet de leur désaccord a été faite bien avant que lui ne soit à son actuel poste. C’est une décision qui vient du ministère des Finances et qui a été rendue publique par le Directeur général des Douanes. Les barèmes qui avaient fait l’objet de discussion entre responsables de Usetta (Union sénégalaise des entreprises de transit et transport) et le syndicat des commerçants, c’est celui-ci que la Douane veut appliquer. C’est une note de 2016 qui a été dépoussiérée. Donc, nous en tant que prestataires de services, nous ne pouvons pas en parler. Nous sommes des commissionnaires agréés en douanes, ce n’est pas à nous de porter le combat des commerçants. C’est à eux d’aller voir les autorités douanières et de leur dire leur 4 vérités. Ce point n’a pas été évoqué’’, a alors répété notre interlocuteur qui est un des membres de l’association des transitaires.
Ce dernier est d’avis que si cette mesure est appliquée, les prix des produits connaitront une hausse. ‘’Qu’on le veuille ou non, cette nouvelle mesure va entraîner une hausse des prix des denrées, si elle est appliquée. Parce que le commerçant qui paye des droits de douanes qui passent du simple au double, se verra obliger de revoir à la hausse le prix de sa marchandise. S’il dédouanait son conteneur de produit à 11 millions au lieu de 4 millions, qu’on ne soit pas surpris de le voir répercuter cette note sur le prix de ses articles. Quand la valeur douanière connait des changements, il faut s’attendre à ce que les prix aux consommateurs connaissent la même tendance’’, soutient-il en guise d’avertissement.
Il faut cependant, que l’association qui compte initier une rencontre demain ne s’est pas prononcée sur les valeurs de correction. Parce que ses membres disent ne pas se considérer comme contribuables. Seulement, il faut noter que, selon notre interlocuteur, 48 heures après l’entrée en vigueur de cette note de service, intitulé ‘’valeur de correction’’, aucune déclaration de douane n’a été déposée. ‘’Nous avions alors décidé de ne faire aucune déclaration jusqu’à ce que les autorités douanières reviennent à de meilleurs sentiments. Les commerçants sont avec nous et nous avons décidé, même s’il faut payer des magasinages et des surestaries de ne pas faire de formalités douanières jusqu’à nouvel ordre. Quand le percepteur verra l’absence de rentrée d’argent dans ses caisses, le Dgd devra s’en expliquer au ministère des finances. Donc on va croiser les bras pour pousser la douane à revenir sur sa décision’’, a-t-on onfié à Dakaractu. Mais ladite source a relevé que la réunion entre les commissionnaires en douanes et les autorités douanières a bel et bien eu lieu. On était 3 interlocuteurs à avoir pris la parole devant le Dod’’.
Et au cours de leurs échanges, les réclamations, selon notre interlocuteur, ont toutes été satisfaites. L’administration des Douanes leur a promis, dit-il, ‘’un espace dédié aux visites dans le port ; un abattement de 20% pour les véhicules venant d’Europe ou d’Amérique ; et des solutions quant aux lenteurs notées au cours des enlèvements des conteneurs’’.

Implantation d’Auchan : Abdou Karim Fofana pointe du doigt la responsabilité des commerçants sénégalais

https://www.leral.net La question de l’implantation, à Dakar, de grandes surfaces comme Auchan, Utile ou encore récemment Carrefour a occupé une place importante dans les discussions entre le ministre Abdou Karim Fofana et les responsables de l’Union nationale des commerçants et Investisseurs du Sénégal (Unacois/Yessal). Pour le ministre, quand on parle d’Auchan ou de commerce, on oublie souvent la responsabilité des commerçants et des industriels sénégalais.

« C’est vrai qu’on aurait préféré que le commerce ou le secteur de la distribution soient menés par des entreprises sénégalaises. Mais nous aussi, nous devons être capables d’apporter une réponse commerciale à ce qui se passe avec la présence des entreprises de distribution françaises. Ils sont nombreux, ces Sénégalais qui se dérobent pour aller acheter chez Auchan la journée, et se mettre ensuite à critiquer cette grande surface, mais en réalité, Auchan ne fait que proposer un service dans un cadre assez agréable », a dit le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Public, dans les colonnes de L’As.

Selon le ministre, tout le monde aurait préféré que ce cadre soit créé par des sénégalais. Il n’a pas manqué de s’interroger sur ce que proposent en face les commerçants et industriels. « C’est anormal que nous n’ayons pas une chaîne de distribution de nationalité sénégalaise depuis 1960. Et pourtant nous avons des sociétés de construction et même de communication qui marchent bien ; on doit avoir aujourd’hui, une société de distribution comme Auchan ou Carrefour, car les commerçants, les hommes d’affaire sénégalais et les industriels sont assez outillés en termes d’expérience, de connaissance et de capitaux pour le faire. Il reste que l’initiative », lance-t-il.

Leadership en Afrique : Les États-Unis investissent 13 milliards dans la jeunesse

http://www.seneweb.com Un Centre régional de leadership Yali, d’une valeur de 13 milliards et destiné à la formation des jeunes de l’Afrique de demain, vient d’être érigé à Dakar par les États-Unis. L’information est rapportée par Walf Quotidien. Depuis son lancement en 2010, 1277 hommes et 2210 femmes ont été formés dans divers domaines du leadership, indique le journal.

À noter que le Young african leaders initiative (Yali) est une initiative de Barack Obama, ancien président des États-Unis. L’objectif est de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité dans le continent africain.

Retard de la subvention d’enseignement de l’Etat : des écoles publiques croulent sous des dettes

https://www.leral.net Les établissements publics secondaires qui bénéficient d’une subvention allouée par l’Etat, attendent toujours d’entrer dans leurs fonds afin d’assurer correctement leur fonctionnement.

Selon Mbaye Sarr, secrétaire général du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), les écoles concernées croulent sous le poids des dettes et sont confrontées à de nombreux dysfonctionnements.

 Affaire Pétro Tim-Mouhamadou Makhtar Cissé : «l’Etat du Sénégal aura 2/3 de l’exploitation du pétrole et du gaz»

Le ministre en charge du pétrole et des Energies, dément les informations selon lesquelles l’Etat du Sénégal ne touchera que 10% des revenus du pétrole et du gaz. Mouhamadou Makhtar Cissé se dit étonné d’entendre des gens donner des chiffres sur les éventuelles pertes du Sénégal dans l’exploitation pétrolière et gazière dans notre pays.

« Comment peut-on donner des chiffres alors que le pétrole n’a pas encore coulé. Tout ce qu’on donner, ce sont des pourcentages », a dit M. Makhtar Cissé sur la RFM. L’ancien DG de la Senelec de préciser, « le Sénégal n’a rien perdu du tout ».

Tout au contraire, ajoute-t-il, « après exploitation, le Sénégal aura 2/3 des revenus du pétrole et du gaz et les sociétés étrangères, 1/3. Petrosen aura 20% de ces revenus. Et, ces parts ajoutées à celles de l’Etat du Sénégal, feront 67% des revenus »

6000 milliards perdus par le Sénégal sur les contrats petro-gaziers: le ministre du Pétrole parle de montant « hallucinant » et pas possible

https://www.pressafrik.com Les révélations de la chaîne britannique  BBC sur un « Scandale à 10 milliards de dollars » au parfum de corruption impliquant Frank Timis et Aliou Sall, à travers les sociétés Petrotim, Timis Corporation et Agritrans, une société appartenant au frère du président de la République, ont été battues en brèche par le ministre du Pétrole et de l’Energie.

Pour Mouhamadou Macktar Cissé, « en ce qui concerne les contrats de partage de production que l’Etat du Sénégal signe avec les opérateurs, les revenus du Sénégal sont consolidés et stabilisés dès la signature de contrats, en termes de pourcentage et de leur évolution dans le temps, donc ce n’est même pas des chiffres ».

Poursuivant son argumentaire, l’ancien Dg de la Senelec estime qu’on ne peut pas dire quel montant exact en francs Cfa ou en dollars on va gagner ou perdre dans ce contrat.

« Maintenant si vous faites une évaluation en modèle financier, vous trouvez un chiffre.  Mais ne pas prendre de risque en termes de contrat, on parle de pourcentage. Au départ, la société qui exploite a un pourcentage sur l’Exploitation. Petrosen a 10

%.  Aujourd’hui, Bp détient 60 %, Cosmos a 30 %. En début  d’exploitation,  la part de Petrosen va monter  à 20 %, Bp sera à 50 %  et Cosmos sera à 23 %. Et si vous faites la projection sur  l’ensemble des revenus à la fin du projet, l’Etat du Sénégal va engranger 67 % des  revenus nets. »

Toutefois, le ministre renseigne qu’ il faudra naturellement rembourser l’investissement qui a permis l’exploitation du pétrole et du gaz. « Donc c’est 67% du revenus. Maintenant, ce sera 67% de combien, je ne peux pas vous le dire. Il y a projection. Mais de là à dire dés à présent qu’on va perdre 70 milliards ou 6000 milliards, c’est hallucinant.  Cela n’est pas possible », déclare le ministre au micro de la Rfm .Fana CiSSE

Barthélémy Dias : «l’ouverture de cette enquête est une diversion»

IGFM – La mise en branle de la machine judiciaire annoncée ce mercredi par le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, pour mettre la lumière sur l’attribution supposée nébuleuse des contrats pétroliers et gaziers ne rassure pas rassurer le maire de Mermoz-Sacré-coeur, Barthélémy Dias.

Selon lui, une diversion et une tentative d’étouffement de cette « grave affaire » est en train d’être opérée. Il accuse également une tentative d’intimidation des potentiels auteurs de la publication du rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) sur les réseaux sociaux.

Convaincu que l’enquête judiciaire ouverte par le procureur  de la République ne doit pas servir d’alibi pour étouffer ce qui est aujourd’hui convenu d’appeler l’affaire Aliou Sall, Barthélémy Dias note que  »l’ouverture d’une enquête judiciaire par la justice Sénégalaise ne doit satisfaire aucun sénégalais soucieux de défendre les intérêts de la République et de préserver les ressources naturelles de notre pays ».

«Cette information judiciaire est une diversion et un prétexte pour enterrer définitivement cette affaire qui a révélé des pratiques infamantes dont le plus haut représentant de l’Etat, est le principal responsable », a déclaré Barthélémy Dias, actuellement en conférence de presse.Birame Ndour

 COMMUNIQUE

L’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement en Afrique (OSIDEA) soucieux des principes de transparence et de bonne gouvernance dans le secteur des industries extractives, porte un regard attentif sur l’actualité alimentée par le documentaire de la Télévision Britannique BBC sur une affaire de corruption et de malversation dans la diligence des contrats pétroliers au Sénégal, principalement dans l’octroi et la concession des blocs de Saint-Louis et de Cayar offshore à PETROTIM et par le biais de cette dernière  à British Petrolium (BP).

Conscient de l’ampleur de cette question qui soulève sur la place publique le débat sur une gestion transparente des ressources minérales, l’Observatoire appelle à plus de responsabilités pour un traitement approprié de ce dossier qui, du reste, met au défi la souveraineté et l’intérêt du peuple sénégalais.

A cet effet, OSIDEA s’inscrit dans une dynamique constructive et nullement dans une optique de prise de position en rapport aux récents évènements. Il s’implique en tant que plateforme de proposition dans une option plus stratégique de dialogue pour la préservation de l’intérêt de la nation et de la cohésion sociale.

L’Etat, les partis politiques, la Société Civile et les différentes parties prenantes fortement imprégnés dans ce dossier sont ainsi invités à se diriger vers une harmonisation de leurs positions au-delà de toute considération subjective pour une gestion transparentes et intelligentes de nos ressources minérales.

L’occasion permettrait également de se pencher sur un ensemble de problématiques interpellant les pouvoirs publics pour une meilleure  capacitation stratégique de l’élite (administration publique, élus locaux, la presse) et de la formation professionnelle des jeunes dans la maîtrise des nombreux enjeux relatifs à l’économie pétrolière et gazière.

Sur ce, l’Observatoire conformément à son rôle de veille économique, et d’orientation stratégique, est prêt à soutenir toute initiative visant à la bonne gouvernance des politiques publiques afin de participer au  développement du pays.Fait à Dakar, le 13 Juin 2019,Le Président Cheikhou Oumar SY,Ancien Parlementaire

Aly Ngouille Sarr à Thierno Alassane Sall : «Soyons honnête!La République,c’est du sérieux !»

Mon cher Thierno, J’ai relevé des irrégularités dans vos propos :

1) le 19 janvier 2012, MACKY n’était pas encore PRÉSIDENT de la République, ALY NGOUILLE NDIAYE ne peut pas à cet effet présenter un rapport au Conseil des ministres.

2) ce rapport dont vous avez fait mention, n’avait jamais fait l’objet de présentation lors d’un Conseil des ministres. Le décret d’approbations a été signé par le PRÉSIDENT SALL ET LE PM ABDOUL MBAYE en date du 19 juin 2012. Or, pendant tous le mois de juin, tous les conseils des ministres ont été délocalisés et les projets suivants ont été adoptés: 07 juin 2012, conseil des ministres tenu à Saint-Louis—-› 1er CM délocalisé sur les textes législatifs et réglementaires: le conseil a examiné et adopté le projet de décret portant création et fixant le statut et les règles d’organisation et fonction de l’ISEP/Thiès. 14 juin 2012, Conseil des ministres tenu à Kaolack—-› 2é CM délocalisé sur les textes législatifs et réglementaires: le conseil a examiné et adopté le projet de loi des finances rectificatives pour l’année 2012. 21 juin 2012, Conseil des ministres non tenu, S.E le PR Sall était absent du pays pour avoir été à la conférence des Nations-Unies sur le développement durable RIO+20 au Brésil du 20 au 22 juin 2012. 27 juin 2012, Conseil des ministres tenu à Ziguinchor—-› 3é CM délocalisé; sur les textes législatifs et réglementaires: le conseil a examiné et adopté le projet de loi portant code de transparence dans la gestion des finances publiques.Soyons honnête! La République, c’est du sérieux !

 Me Moustapha Dieng : «Aliou Sall va déposer une plainte contre Bbc»

Même s’il s’abstient, pour le moment, de déposer une plainte contre la Bbc, à cause de l’ouverture d’une enquête judiciaire par le procureur de la République, le frère du président Macky Sall compte poursuivre la Bbc, après la fin de l’investigation du procureur. «A l’impossible nul n’est tenu. J’ai l’impression que des fois, les gens ne veulent pas comprendre.

C’est le Code de procédure pénale, en son article 626, qui dit que lorsqu’une personne veut intenter une procédure en diffamation, si le parquet ouvre une information, il lui est impossible, en droit, d’y donner suite, parce qu’aucun juge ne peut statuer. Il est sursis à la poursuite et au jugement du déni de diffamation.

J’avais annoncé, avec mon client, que nous irons jusqu’au bout pour laver notre honneur et maintenir la considération que beaucoup de Sénégalais ont pour Aliou Sall. C’est la loi qui m’interdit de continuer ou d’engager la poursuite», a précisé Me Moustapha Dieng sur iRadio.

Selon lui, cette affaire a été explicitée. «C’est tout simplement temporaire. Lorsque le parquet finira ses investigations, nous engagerons effectivement toutes les poursuites idoines pour que justice soit rendue à Aliou Sall qui a été incontestablement diffamé».

Le temps de la lucidité et de la clairvoyance Par Amadou Tidiane Wone

Notre pays est saisi d’une nervosité légitime. Des actes étranges posés par des personnalités, dont certaines en charge du devenir de la nation interpellent, irritent, exaspèrent, horripilent … Parce que des intérêts personnels, familiaux et affairistes semblent avoir été mis au-dessus de l’intérêt général, national. Parce que des loups semblent avoir été introduits dans la bergerie par le blanc-seing du berger… A qui se fier dès lors  ?

Point n’est besoin d’ajouter aux commentaires ni au concert d’indignation consécutifs à ce qu’il convient d’appeler la salle affaire Petrotimis/Aliou Sall. Il ne serait pas décent de tirer sur une ambulance… D’autant plus qu’à chaque initiative prise par le régime pour défendre… deux citoyens frères ( !) l’état du malade (l’État) s’aggrave, la gangrène s’installe. Gare à la métastase. L’issue pourrait être fatale… A moins d’amputer pour sauver ce qui peut l’être…

La force des Institutions de la République repose sur la confiance des administrés plus que sur la crainte. Lorsque la confiance est entamée, la fin est proche.

Dans ce chaos médiatique ou s’entrechoquent pêle-mêle arguties juridiques, intérêts financiers et enjeux politiques il convient surtout de saisir le moment pour nous interroger en profondeur sur les causes structurelles de tant de désinvolture. Nous demander pourquoi l’appât du gain facile semble être un syndrome africain. Plus particulièrement, au nom de quoi les hommes politiques africains, et plus particulièrement sénégalais, pensent-ils que l’accession à des responsabilités étatiques leur donne tous les droits ? Le droit d’aliéner les ressources nationales au profit exclusif de leurs familles, celui de leurs amis ? Quelle que soit la proportion du préjudice, c’est tout simplement la démarche qui est moralement insoutenable : des tickets de carburant détournés et offerts à des amis aux milliards détournés, le principe est le même. C’est juste l’opportunité qui diffère.

Vu sous cet angle, le Sénégal est malade. Profondément malade. La corruption,  la concussion, les passe-droits, le mensonge, l’enrichissement illicite sont partout et à tous les niveaux. Ne nous voilons plus la face ! Les agents de la circulation se servent au vu et au su de tous les usagers. Les agents de douanes pactisent avec les commerçants véreux et les industriels indélicats qui jouent avec les nomenclatures des intrants pour accroître leurs marges bénéficiaires. Les Professeurs d’Université font le grand écart entre le public et le privé. Les médecins des hôpitaux publics sévissent dans les cliniques privées… Les ingénieurs agronomes se déploient dans le système des nations unies, à la FAO, ou dans les Institutions internationales pour réfléchir sur la meilleure manière de lutter contre la faim dans le monde. Pendant ce temps les milliers d’hectares de terres arables sont laissées à la merci du capital étranger qui se crée des boulevards de prospérité à travers notre misère  qui est surtout morale. En vérité,  les élites politiques et économiques du Sénégal vivent à des années-lumière de la réalité d’un pays pauvre, mal gouverné, sans perspectives autres que des discours chimériques sur une émergence hypothétique.

Et une question qui fâche : Sommes-nous vraiment un pays indépendant ? La question est posée. Car de plus en plus la mainmise étrangère sur notre souveraineté est visible à l’œil nu. En plus, la circulation de l’argent…sale( ?) achève de corrompre les rares poches de résistance au profit de prédateurs de tous acabits.

Et la responsabilité de cet état de fait repose exclusivement sur le manque de courage de plusieurs dirigeants successifs qui ont mis la préservation de leur «  pouvoir » au-dessus d’une véritable ambition de Grandeur pour notre pays.

Et pour clore le tout, la génération actuelle de chefs d’États africains est la plus servile et la moins inventive que nos pays ont connu depuis 60 ans ! Et voilà  que de nouvelles puissances qui se sont construites pendant que nous dansions s’invitent au banquet : les indiens, les chinois originaires de pays vraiment émergents, s’installent et prospèrent devant nous. Chez nous. Serions-nous des incapables au point de ne pas voir les opportunités qui les attirent ici ? Ou plutôt nos dirigeants ne leurs facilitent-ils pas l’accès à ces opportunités qu’ils nous cachent moyennant subsides et dessous de tables ? L’Afrique est malade essentiellement de ses élites.

Le Sénégal est victime de la gourmandise d’une petite nomenklatura qui siphonne littéralement tout ce qui aurait dû faire l’objet d’un partage avec la majorité à travers un investissement massif dans les services sociaux de base :

L’éducation, la santé,  les infrastructures de transport, les aménagements hydro-agricoles. Une minorité capte à son profit exclusif des moyens destinés au bien de tous : et on se partage les tracteurs, et les intrants, et on se destine les fonds pour ouvrir une route jusqu’à l’intérieur de la concession de son marabout. Pour se donner bonne conscience mais aussi pour le compromettre à son insu…Ainsi fonctionne le « système ». Et l’on se tape des voitures d’un luxe insolent aux frais du contribuable.

Un train de vie ostentatoire caractéristique des parvenus et des nouveaux riches…

J’aimerai un jour d’ailleurs que l’on m’explique comment un homme politique peut se retrouver millionnaire après l’exercice de fonctions publiques. Je ne parle pas de milliards…Techniquement impossible au vu de la grille salariale en vigueur.

La société sénégalaise est donc profondément malade. A nous tous de la soigner en commençant chacun par lui-même !

L’affaire Petrotimis/aliou Sall n’aura véritablement eu de sens que si :

– toutes les sales affaires qui se nouent et se dénouent tous les jours dans ce pays connaissent un coup d’arrêt.  Il faut des hommes et des femmes de courage pour ramer à contre-courant et se décider à mettre de l’ordre.

– Et d’abord restaurer au mérite et au travail son sens et sa noblesse.

– Mettre un terme à la société de jouissance dont les sénégalais sont si friands. Dénoncer le culte de l’apparence et le griotisme qui en est le levain.

– Nous inspirer des meilleures pratiques à travers le monde en termes de gestion vertueuse et inspirée des revenus pétroliers et gaziers pour donner à nos enfants une chance de vivre dans un pays organisé, travailleur, respectable et respecté.

– Investir massivement dans l’agriculture et les petites industries de transformations.

Le reste suivra.

Au lieu de nous disputer les classements d’avant-dernier de la classe selon la Banque Mondiale. Tels sont, à mon sens les axes structurels d’une Révolution Pacifique sénégalaise. Soyons ambitieux !Amadou Tidiane WONE

Voici les deux choses qui risquent de plomber l’enquête annoncée  Par Me Assane Dioma Ndiaye, Avocat

La menace selon laquelle toute personne qui divulgue un document estampillé secret tombe sous le coup de la loi. Autrement dit même les enquêteurs ne pourront faire état du rapport de l Inspection Générale d État. Quelle crédibilité pour une enquête sur les suspicions réelles ou présumées relativement à l’octroi des permis de recherches et d explorations pétrolières si une enquête aussi exhaustive et professionnelle comme celle diligentée par l’IGE sur le sujet était occultée ?

– 2 Le risque que la journaliste Mayeni Jones de BBC ne soit pas amenée a verser dans les éléments de l’enquête les documents qu elle a brandis a travers son reportage intitulé ” Sénégal scandale a 10 Milliards de dollars “. Pourtant il était possible aujourd’hui d autonomiser l enquête a partir de ces 2 points incubateurs.

L’appel a témoins aussi spectaculaire soit il ne devait a notre avis constituer même un palliatif supplétif au regard du potentiel disponible. Ce qui ne signifie pas qu il ne puisse constituer un bonus dans le cadre de la recherche d une vérité respectant les droits de la défense et surtout de la présomption d’innocence.Me Assane Dioma Ndiaye,Avocat

Révélations de la BBC : Un avantage financier pour le Sénégal Docteur Ousseynou BABOU,Docteur en droit maritime Paris1 Sorbonne,Avocat et expert en politique de développement,Spécialiste du droit maritime et minier (pétrolier, gazier), Ancien conseiller à la Présidence de la République du Sénégal

Si du point de vue communicationnel, l’affaire BBC sur les contrats de partage de productions pétrolières et gazières sénégalaises aura été retentissante au point de provoquer une secousse dans la République, laissant ainsi pantois les Sénégalais, il y a lieu de s’interroger sur les conséquences de droit par-delà les postures émotionnelle, confessionnelle, fraternelle ou même confraternelle adoptées depuis la publication de ce reportage.

La production pétrolière et gazière découle de deux phases. La première est la phase de l’exploration. Elle obéit à une procédure, depuis l’octroi du permis communément appelé « Permis H », et se traduit par un éventail de mesures telles que la prospection, l’exploration. La deuxième est la phase de la découverte qui est le préalable à une série d’opérations, jusqu’à la production.

Dans ces différentes phases précitées, des moyens financiers et infrastructurels conséquents, ainsi qu’une expertise avérée sont indispensables. Malheureusement, ces instruments ne sont pas du reste, à la portée des pays en développement. D’où le recours systématique aux opérateurs ou sociétés de droit privé étranger.

Sur le permis octroyé à M. Frank Timis

Ainsi dans le cas du pétrole sénégalais, « il y a de l’eau dans le gaz » et « de l’orage dans l’air ». Le permis H avait été octroyé à Frank Timis. Un homme d’affaires australo-roumain supposé sulfureux, ne remplissant pas les conditions techniques et financières et apparaissant comme un courtier qui a fait du business en cédant ses droits à 250 millions de dollars (147 milliards de francs Cfa) à une société étrangère très connue dans ce domaine qui se trouve être BP. Laquelle déclare à travers son représentant à la suite des révélations de la BBC, posséder un contrat confidentiel avec M. Frank Timis.

En France, le titulaire du permis de recherche est le seul à pouvoir obtenir le permis d’exploitation (article 26 du code minier de la loi du 15 juillet 1994), lequel permis est octroyé par simple arrêté ministériel. Au Sénégal, le permis octroyé à M. Timis l’aura été suivant les dispositions de la loi du 8 janvier 1998 portant code pétrolier et le décret y relatif (6 octobre 1998).

À la lumière de ces dispositions législatives et règlementaires, M. Frank Timis devait justifier de ses capacités techniques et financières, de ses statuts, de son bilan, etc. (art 8 dudit décret). A l’issue de toute une procédure, l’avis conforme du ministre des Finances est requis pour la convention ou contrat de recherche. Par conséquent, il y a eu soit une négligence soit un dysfonctionnement dans l’octroi à M. Frank Timis du permis H, puisque comme le laisse entendre certains, ce dernier n’avait ni la capacité technique encore moins financière.

L’imputabilité d’une telle faute, le cas échéant, est à rechercher du côté du ministre qui a délivré ou qui a soumis le permis au président de la République, lequel me semble être un grand patriote que j’ai eu l’honneur de rencontrer avec une délégation d’un groupe français le 19 avril 2019.

Sur les royalties

Pendant la phase de pré-production, deux options sont possibles. La première option, c’est quand la société étrangère possède la totalité de la production pétrolière et, en retour, a l’obligation de payer certaines rémunérations à l’État ou une société créée à cet effet. Ces rémunérations se présentent sous la forme de « royalties » ou loyers contenus dans le contrat de la concession. La deuxième option, c’est quand la production est divisée entre les deux parties, selon un pourcentage déterminé par le contrat, c’est ce qu’on appelle le « contrat de partage de production » qui est d’ailleurs le cas du contrat entre le gouvernement du Sénégal et ses partenaires.

Alors comment comprendre le versement de royalties à Frank Timis comme le révèle la BBC ? Puisqu’on n’est pas dans une situation de contrat de concession mais plutôt d’un contrat de partage de production, il s’agit de deux régimes juridiques différents. Si royalties devaient y avoir, elles seraient versées au profit du gouvernement du Sénégal puisque les royalties en question sont les paiements exprimés en pourcentage des volumes de pétrole qui sont produits par les contrats, dans le cadre des contrats de concession et sont payées au propriétaire des ressources naturelles.

Alors à qui appartiennent ces ressources ? À M. Frank Timis ou à l’État du Sénégal. Dans l’absolu, si BP et Frank Timis, au travers des stipulations contractuelles prévoient de telles royalties dans une proportion supérieure ou inférieure à ce que prétend le reportage de BBC, il y a manifestement une menace contre les intérêts du Sénégal parce que tout simplement comme le dit l’adage : « qui peut le plus peut le moins ». Par conséquent, nécessairement, le gouvernement doit renégocier le contrat de partage de production parce que le contrat entre BP et Timis corporation a été scellé au mépris des intérêt du Sénégal.

Sur le principe de la confidentialité

Nonobstant le fait que du point de vue fiscal, l’opération en question est imposable selon les conventions fiscales en vigueur et selon qu’elle est imposable au Sénégal ou encore selon la domiciliation fiscale des sociétés en cause, il est susceptible de faire nourrir une inquiétude parce qu’en matière du droit pétrolier ou gazier, on ne peut nullement opposer à un État souverain disposant ses propres ressources naturelles le principe de confidentialité. En l’occurrence, cette déclaration du directeur de BP Sénégal, suscite une curiosité juridique sur les conditions dans lesquelles la cession de ces droits avaient été opérée.

En tout état de cause, le gouvernement du Sénégal avait la possibilité légale de s’opposer à la cession ou d’exercer son agrément ou encore de faire prévaloir son droit de préemption. S’il est légitime qu’une cession de contrats peut être valablement effectuée par deux sociétés privées, il n’en demeure pas moins que toute cession n’est pas en soi exempte de tout contrôle ou de toute intervention de la part d’un tiers. C’est toute l’interrogation de notre présente contribution.

L’objet de cette cession relève d’une ressource naturelle d’un État, et à ce propos, contrairement aux déclarations émises par des profanes qui soutiennent orbi et urbi que l’État n’a aucun intérêt dans un contrat émis par deux sociétés étrangères sur ses propres ressources internes, il n’est nullement besoin de rappeler que les ressources naturelles d’un pays tels que le pétrole et le gaz sont du domaine naturel de la souveraineté des États, ce qui implique que ceux-ci disposent juridiquement du pouvoir d’organiser librement les modalités de sa jouissance, de procéder unilatéralement à son organisation, y compris indépendamment des dispositions contractuelles contraires.

Plusieurs résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies (1803, 626, 2158) attestent et rappellent ce principe de souveraineté.

L’État qui possède du pétrole ou du gaz dans sa zone de souveraineté a même la possibilité d’exproprier ou de nationaliser. C’était le cas dans l’affaire de la compagnie pétrolière Texaco contre le gouvernement libyen, l’arbitre a reconnu que le droit d’un État hôte de nationaliser est un principe incontestable du droit international coutumier. Par conséquent, le dirigeant de BP, ne peut nullement opposer au gouvernement du Sénégal le principe de confidentialité et dans tous les cas de figure, le Sénégal a un droit de s’opposer à la cession ou d’exercer son agrément. Sous ce rapport, on aurait même dû négocier directement avec BP.

Tirer avantage des révélations de la BBC

Dans le cadre du contrat de concession entre l’État du Sénégal et BP, il y a aussi un éventail de mesures permettant à la puissance publique de tirer avantage de cette révélation de la BBC en procédant à une révision du contrat, et ce, par plusieurs techniques contractuelles susceptibles d’être opérées. Quand bien même un contrat de partage de production est déjà conclu entre BP et l’État du Sénégal, et que celui-ci soit sécurisé juridiquement en principe par les clauses de stabilité permettant de parer à une série d’actes juridiques ou administratifs postérieurs à la conclusion du lex petrolia, le gouvernement du Sénégal dispose, à travers la théorie de l’improvisions ou la clause de hardship, de mécanismes permettant d’inviter BP à une table de renégociation.

La clause de hardship est une clause qui permet à une partie de revoir son contrat lorsqu’un changement de circonstances modifie fondamentalement l’équilibre financier de celui-ci. Cette clause obligerait les parties à se rencontrer et à négocier. En cas d’échec, le juge arbitral certainement pourrait intervenir pour réaliser le rééquilibrage. C’était le cas de la convention de concession entre l’État du Koweit et la société American independent Oil company du 28 juin 1948.

En d’autres termes, les cocontractants, s’ils peuvent logiquement prévoir les bouleversements qui porteront atteinte à leurs droits, ils ne peuvent prévoir leur gravité dans le temps, ni dans leurs formes. La clause de renégociation ou hardship a rarement été soumise à l’arbitrage international mais, juridiquement, elle est valable.

Deux affaires célèbres ont été soumises à l’arbitrage international. L’une portait sur la concession pétrolière liant l’État du Koweït à la compagnie Aminoil, l’autre était relative au contrat entre l’Iran et la compagnie Questech Inc. Le premier recours se fondait sur une clause de hardship remarquablement incluse dans le contrat. Pour le second, le tribunal arbitral a considéré et reconnu la doctrine du changement de situation (hardship) comme principe général du droit.

Cette possibilité a été confirmée par la CCI à l’occasion de sa sentence prononcée en 1987 et par l’OPEP à travers sa résolution 16.90 de l’OPEP du 24 au 25 juin 1968. C’est la raison pour laquelle, même si en matière de contrat pétrolier ou gazier le principe de Pacta sunt servanda (Les conventions doivent être respectées, en latin) revêt toute son importance, procurant ainsi aux cocontractants la sécurité contractuelle contre toute modification unilatérale, il reste toute même un procédé s’inspirant du principe Clausula rebus sic stantibus (Les choses demeurant en l’état, en latin) qui implique une exception à l’intangibilité du contrat par le système de mutabilité contractuelle. Laquelle peut constituer une exigence de justice alors que l’application stricte du contrat peut entraîner un abus de droit.

Appeler BP à la table de renégociation

Maintenant, à travers ce principe reconnu par l’Unidroit, on peut légitimement se demander si c’est dans la déclaration du dirigeant de BP, qu’il faut chercher les moyens juridiques de renégocier le contrat de partage de production afin que le Sénégal puisse en tirer plus d’avantages financiers.

Le débat fait rage dans les médias, mais l’importance dans cette situation est pour le Sénégal d’appeler BP à la table de négociation, sachant que ni le contrat de la compagnie britannique, avec Frank Timis ou Timis corporation, ou sa confidentialité ne saurait lui être opposé en vertu du droit international privé, public et coutumier. D’ailleurs, BP est une société de droit anglais et fort heureusement, le droit anglais reconnait implicitement la doctrine de la Frustration of purpose (Frustration de la raison) ou Contract frustation (Contrat de frustration).

Ainsi, nous recommandons au gouvernement du Sénégal d’ouvrir une enquête impartiale pour lever toute équivoque, il y va de l’honneur du président de la République et de son gouvernement. A défaut, la justice étrangère, surtout américaine, pourra se déclarer compétente.

Nous recommandons aussi de réunir les experts sénégalais en la matière afin de créer un comité scientifique chargé d’apporter les conseils nécessaires au gouvernement du Sénégal au lieu de réunir une instance telle que le Cos-pétrogaz qui a l’allure d’une instance politique, budgétivore dont l’utilité serait manifestement limitée face aux géants cabinets d’avocats anglo-saxons qui n’hésiteront aucunement à ficeler des contrats aux intérêts exclusifs de leurs clients et en défaveur du gouvernement du Sénégal.

Dans une précédente contribution parue en 2016, j’avais énuméré un certain nombre de risques inhérents à de telles exploitations mais j’avoue être très surpris du reportage de la BBC qui, inévitablement aura un avant et un après.Docteur Ousseynou BABOU,Docteur en droit maritime Paris1 Sorbonne,Avocat et expert en politique de développement,Spécialiste du droit maritime et minier (pétrolier, gazier),Ancien conseiller à la Présidence de la République du Sénégal ouzepresi@gmail.com

LA BELLE, LES CANCRES ET LE GAZ PAR ELHADJI IBRAHIMA THIAM

LeSoleil-Si la BBC s’est intéressée à la question de l’exploitation du gaz au Sénégal, c’est bien parce que la presse en a parlé en long et en large depuis 2016

Dans la nuit du 2 au 3 juin, BBC a mis en ligne une vidéo dans laquelle sa journaliste Mayeni Jones accuse Aliou Sall, Franck Timis et British Petroleum (Bp) de malversations financières et de corruption dans l’exploitation du gaz au Sénégal. Dès le lendemain, les réseaux sociaux se sont enflammés. Chacun y est allé de son argumentaire et de son commentaire. Le frère du président de la République et maire de Guédiawaye organise, dans l’après-midi, une conférence de presse pour se dédouaner. Le retentissement est tel que le chef de l’Etat a profité de son traditionnel discours d’après-prière de la Korité pour donner son sentiment sur l’affaire. Et dans l’après-midi, alors que tout le monde était occupé à fêter en famille la fin du Ramadan, la porte-parole du Gouvernement tint une conférence de presse qui s’est transformée finalement en une déclaration de presse, à la grande frustration des journalistes qui avaient fait le déplacement. A ces sorties médiatiques, suivront celles de Bp et de Kosmos. Et comme on pouvait s’y attendre, tous ont balayé d’un revers de la main les allégations de la BBC.

Mais, curieusement et de manière inexpliquée, cette affaire a tourné en un procès contre la presse sénégalaise. Certaines personnes, appelons-les « facebookiens », en ont profité pour déverser leur saoul sur les journalistes locaux considérés comme des bons-à-rien et même pas capables de mener une enquête journalistique comme Mayeni Jones. Pour ces déontologues à la petite semaine, le fait qu’une journaliste étrangère mette au grand jour ce « scandale » est la preuve de l’échec des journalistes sénégalais plus enclins à traiter de sujets futiles que d’aborder des questions d’intérêt général. La presse sénégalaise au pilori, Mayeni Jones au pinacle !

C’est vrai, au Sénégal, la presse n’est pas du tout exempte de reproches, il y a beaucoup de choses à redire sur la manière de fonctionner de notre profession. Nous, journalistes, sommes les premiers à reconnaître que tout ne tourne pas rond dans notre métier. Sauf que pour ce cas-ci, on nous fait un mauvais procès. Si la BBC s’est intéressée à la question de l’exploitation du gaz au Sénégal, c’est bien parce que la presse en a parlé en long et en large depuis 2016. Et puis, qu’est-ce que la nouvelle « héroïne » du peuple de Facebook a-t-elle dit que la presse sénégalaise n’a pas déjà évoqué ? Rien ou presque. Tout le monde savait qu’Aliou Sall était salarié de Timis Corporation et qu’il avait donc un salaire. Quant au montant de celui-ci, on ne voit pas en quoi le dévoiler participe à asseoir la culpabilité du directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc). Concernant le versement de 250.000 dollars à Agritrans, jusqu’ici, c’est parole contre parole, aucun document ne vient étayer cette présumée transaction frauduleuse. Du moins, dans le documentaire, la preuve n’est pas fournie. Et sur le paiement de royalties à Timis par Bp, sur une période de quarante ans, la compagnie britannique a nié en bloc.

Ce n’est pas la première fois qu’on tape sur la presse locale à propos du pétrole et du gaz. A la sortie de son livre en 2017, Ousmane Sonko s’était bombé le torse d’avoir fait un travail d’enquête que les journalistes, « inféodés » à l’argent, auraient dû faire. Or d’enquête, son livre était loin d’en être une. Toute la première partie de l’ouvrage est un rappel historique de la recherche pétrolière et gazière au Sénégal et de la législation pétrolière. Le reste étant une compilation de ce que le leader de Pastef a déjà dit et ressassé dans la presse.

Dans un pays où pour faire bon journaliste il suffit juste de taper sur les pouvoirs publics à longueur de journée, il est entendu que Mayeni Jones était bien partie pour être érigée en héroïne. Ce, même si son « enquête » n’est pas un modèle de traitement équilibré et professionnel. En effet, dès les premières secondes du documentaire, l’impression qui se dégage c’est la conviction établie de la journaliste, que sa religion est faite sur cette affaire. Le reste, c’était de démontrer coûte que coûte que les faits de corruption et de malversations financières étaient incontestables. C’est exactement par ce procédé qu’un « journaliste » sénégalais, ancien « revueur » de presse, animateur de débats télévisés, chroniqueur hebdomadaire sur un portail internet, a réussi à se faire passer, aux yeux de certains, comme le « meilleur journaliste ». Alors que le gars n’a jamais fait un reportage de sa vie.

Pétrole et gaz : Alioune Tine demande une commission d’enquête indépendante

http://www.seneweb.com Le procureur de la République a invité les Sénégalais qui ont des informations sur le contrat du pétrole et du gaz d’aller à la Division des investigations criminelles (Dic) pour apporter leurs preuves. Sa sortie ne semble pas satisfaire les attentes des Sénégalais.  Car Alioune Tine estime que seule une commission d’enquête indépendante pourrait mettre la lumière sur cette affaire.

Pour le  président d’Afrikajom Center, la commission d’enquête indépendante doit être composée de professionnels expérimentés et qui sont intègres pour régler le problème. Parce que, selon lui, l’intégrité morale est très importante. Ainsi, il recommande, pour la composition de ladite commission : «Un inspecteur général d’Etat qui soit à la retraite, des journalistes d’investigation professionnels, un avocat et un juge qui ont une expérience internationale de ces enquêtes. Des gens qui sont spécialisés dans la géopolitique du pétrole, des personnes de la  société civile etc.»

Contacté par «Seneweb», l’ancien directeur d’Amnesty International souligne que «ces personnes existent. Car je connais des gens qui ont travaillé dans les Nations Unies pendant longtemps et qui sont indépendants».

Le défenseur des Droits de l’homme rappelle qu’«en l’Afrique du Sud, quand il y avait le problème des ventes d’armes, les autorités avaient mis une commission d’enquête, qui a fait les trucs sur les ventes d’armes, qui a délivré ces trucs qu’elle a déposés dans les tribunaux avec tous les éléments d’information».

Ainsi, Alioune Tine indique que les membres de cette commission indépendante «doivent avoir accès aux informations qui sont détenues par l’Etat et les principaux acteurs de la question. Aller en Angleterre pour rencontrer la Bbc, les gens de Bp  et autres. Et que les gens soient d’accord pour appliquer les recommandations».

Pour conclure, Alioune Tine pense qu’«avec une question énorme aussi complexe, le procureur seul n’a ni les moyens financiers et techniques d’y arriver».

MIMI TOURÉ OUVRE LE FEU SUR L’ANCIEN PM : «Avec ses multiples casseroles judiciaires, Abdoul Mbaye est disqualifié pour parler d’éthique»

https://www.dakaractu.com Mimi Touré fait partie de ces apéristes qui affirment avec force leurs convictions. Elle ne se fait pas prier pour monter au créneau et faire face aux pourfendeurs du « macky ». La dernière illustration a été servie avec la récente sortie de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. Elle rue dans les brancards…

On se demandait si l’ancienne Envoyée spéciale de Macky Sall, Mimi Touré, allait se dépolitiser pour ne pas dire se polir suite à sa nomination comme Présidente du Conseil économique, Social et Environnemental. Celle qui s’est singularisée dans ses répliques salées aux anciens Premiers ministres pourfendeurs de Macky Sall n’a pas tardé à nous donner sa réponse lorsqu’elle est interpellée sur la sortie virulente de Abdoul Mbaye à qui elle a succédé au poste de Premier ministre en 2013.

Sa réplique est tranchante : « Je vous suggère de faire un peu de recherche au Tribunal de Dakar et vous constaterez par vous-même que Abdoul Mbaye traîne de nombreuses casseroles judiciaires et de nature variée. S’il y en a un qui est disqualifié pour parler d’éthique, c’est bien lui ».

Et la Présidente du Conseil Économique, Social et Environnemental de relever : « Abdoul Mbaye devra dire aux milliers de victimes de Hissène Habré qui demandent réparation où sont passés les milliards que l’ancien dictateur tchadien lui a confiés ?

Elle s’empresse de préciser : « Abdoul Mbaye peut choisir d’être dans l’opposition mais se faire le chantre de l’éthique, c’est vraiment nous faire prendre les vessies pour des lanternes! ».

Au vu de ce qui précède, ceux qui pensaient voir du « Mimi nouveau » peuvent déchanter.Source : Direct Info

«Faux projet de décret» sur l’affaire Petro-tim : Yakham Mbaye révèle les preuves d’une légende.

https://www.dakaractu.com Invité à la 7Tv, Yakham Mbaye, Directeur général du quotidien national Le Soleil, responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Dakar-Plateau, membre du Secrétariat exécutif national, a encore frappé un énorme coup après sa sortie d’hier à Dakaractu. Il a taillé en pièces les allégations de l’ancien Pm, Abdoul Mbaye, portant sur le décret octroyant le permis de recherche de Petrotim. Selon Yakham Mbaye, contrairement aux propos d’Abdoul Mbaye, aucun projet de décret relatif au pétrole n’a jamais été évoqué en réunion du Conseil des ministres en 2012.

Prenant comme repère le 05 juin, date de transmission du dossier au Secrétariat général du gouvernement, et le 19 juin, date de retour du dossier signé et contresigné par Macky Sall et Abdoul Mbaye, Yakham Mbaye informe que seuls deux Conseils des ministres se sont tenus entre ses deux dates. D’une part, le Conseil des ministre du 07 juin 2012 qui n’a examiné et adopté que le projet de décret portant création et fixant le statut et les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel de Thiès. Et, d’autre part, celui du 14 juin 2012 qui a lui aussi examiné et adopté qu’un seul et unique texte de loi : un projet de loi de finances rectificative pour l’année 2012.

Le Conseil suivant est intervenu, le 21 juin 2012. Soit, deux jours après la signature des décrets. Et Yakham Mbaye de dire qu’il est loisible aux Sénégalais de visiter Google et le site du Journal Officiel pour se rendre compte que l’ancien Premier ministre a inventé une grosse contre-vérité qui renseigne sur le degré du respect que

Abdoul Mbaye leur accorde.

Des vérifications que nous avons faites et qui démontrent de manière non équivoque que le Directeur général du Soleil a raison. Comme quoi…

Soutien de l’Ams à Aliou Sall : Les maires de l’opposition se désolidarisent

http://www.seneweb.com L’Association des maires du Sénégal (Ams) a sorti récemment un communiqué pour apporter un soutien à son maire Aliou Sall. Cependant, cette sortie médiatique n’est pas du goût de tous les maires, en particulier ceux de l’opposition.

Certains d’entre eux déclarent fermement que ce soutien ne les engage point. Contacté par «Seneweb», Bara Gaye, Maire de Yeumbeul Sud, se désolidarise.

«Le communiqué n’engage que ses auteurs dont le secrétaire général Mbaye Dionne (maire de Ngoudiane) et le trésorier général Abdoulaye Diop (maire de Guinaw rails) qui se considèrent plutôt comme des valets d’Aliou Sall que des dignes représentants des 600 maires que nous sommes. Je me désolidarise totalement et vigoureusement du soutien apporté à Aliou Sall dans ce scandale du siècle et demande, par conséquent, que toute la lumière soit faite», peste-t-il.

Fustigeant toujours le communiqué, Bara Gaye, membre du Pds, soulève que les membres du bureau de l’Ams ont violé les textes. Il exige, en plus, la démission d’Aliou Sall comme président de l’Ams.

«Compte tenu de la gravité des accusations, j’exige la démission du président de l’Ams qui n’est plus digne de parler et d’agir en mon nom, tant que Dame justice ne se prononce pas de manière objective», renseigne-t-il.

le maire de Yeumbeul Sud invite ainsi ses collègues maires à prendre leurs responsabilités sur cette affaire. «À mes collègues du Comité exécutif, je demande de prendre leurs responsabilités pour  la révocation des membres du bureau actuel de l’Ams pour non-respect des textes, actions fractionnelles et l’immixtion  dans une affaire pendante devant la justice internationale».

«Je ne soutiens pas Aliou Sall, je soutiens la vérité»

 L’édile de la commune de Pikine Nord, Mamadou Diarra, n’est pas resté indifférent, face à la position des membres du bureau de l’Ams. Sur «Seneweb», il affirme qu’il ne soutient pas Aliou Sall dans ce reportage de la Bbc.

 «Je suis maire comme tous les maires du Sénégal et membre de l’Ams. Mais je ne suis pas du bureau de l’Ams et ce communiqué ne m’engage pas. Je ne soutiens pas Aliou Sall, je soutiens la vérité».

Mamadou Diarra, par ailleurs partisan de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall,  n’a pas manqué de dénoncer la non-implication du bureau de l’Association des maires du Sénégal sur le dossier Khalifa Sall.

«Khalifa Sall a été maire de la capitale et secrétaire général de l’Association internationale des maires francophones. Lorsqu’il a eu maille à partir avec la justice, le bureau de l’Association des maires du Sénégal n’a pas écrit un communiqué pour le soutenir», a-t-il déclaré.

Il poursuit : «Aujourd’hui, s’il s’agit d’Aliou Sall, le président, je suis désolé de constater qu’ils se mettent à vouloir lui porter une solidarité qui n’engage que les auteurs. Je ne soutiens personne. Même si l’association est là pour soutenir tous les maires, mais dans la vérité et dans l’éclatement de la vérité devant la justice.»

Comme son confrère, Bara Gaye, le maire de Pikine, fait partie de ceux qui ne sont pas au courant de la rédaction du communiqué en question.

«Ce que l’Ams devrait dire, c’est qu’elle encourage la justice, mais pas de soutenir Aliou Sall ; ce n’est pas de notre ressort. Et je me désolidarise de tout ce qu’ils disent, parce que je n’ai pas été consulté et leur parole ne m’engage pas. Il s’agit d’une affaire très sérieuse. Donc, il fallait agir au nom de tous les maires, demander l’éclatement de la vérité tout simplement, sans prendre parti».

CREI : Une plainte avec 7 chefs accusations déposée contre Aliou Sall

https://www.leral.net Une plainte a été déposée hier au bureau du parquet spécial près la Cour de répression de l’enrichissement contre Aliou Sall et FranCk Timis. C’est à l’initiative du mouvement « anti-impérialiste », Frapp France dégage.

« Dans cette plainte de six pages, nous reprochons à Monsieur Aliou Sall et à Monsieur Franck Timis, les chefs enrichissement illicite, d’abus de biens sociaux, de complicité détournement de deniers publics, de corruption, d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux en bande organisée, faux en écriture privée », a détaillé le coordonnateur du mouvement, Guy Marius Sagna, lors d’un point de presse devant le siège de l’institution.

« Nous attendons de la Crei qu’il fasse toute la lumière sur tous les faits énumérés dans cette plainte, afin que les Sénégalais sachent les faits allégués ces derniers jours dans la presse », a-t-il lancé, faisant référence aux allégations de corruption relayées par la BBC relativement à l’attribution de licences d’exploration d’hydrocarbures.

Par ailleurs, Guy Marius Sagna a déclaré avoir demandé au parquet spécial de « lancer un mandat d’arrêt international contre Franck Timis », pour l’obliger à venir répondre devant la justice.

Le coordonnateur de « Frapp France dégage », estime que la plainte va contribuer à lutter contre la spoliation des ressources naturelles du Sénégal.

« Cette plainte va contribuer à côté d’autres initiatives au Sénégal et ailleurs, à ce que la lumière soit faite sur les affaires de détournements. Nous pensons qu’il est inacceptable que de tels faits se passent dans un pays comme le Sénégal, où dans les universités publics, il a un enseignant pour 40 étudiants alors que la norme, c’est un enseignant pour 25 étudiants. Tous les jours, quatre femmes meurent d’une grossesse ou des suites d’une grossesse parce qu’il n’y a pas de moyens, ou d’un gynécologue pour les assister. Au même moment, nos ressources sont volées par des personnes. C’est inacceptable. Ces ressources doivent servir au peuple », a-t-il déclaré.

 Scandale Petro Tim:fantasme, mensonge et manipulation! Par Oumou Wane

Souvenez-vous de la série télé Dallas et de ses méchants frères Ewing. Eh bien voyez-vous, d’après une certaine presse étrangère peu scrupuleuse, aux relents de tabloïds dénués de la moindre éthique journalistique, ce sont des enfants de chœur, à côté de nos frères Sall qui auraient mis la main sur les ressources de tout un peuple laissé dans la misère.
Précisons que dans cette « enquête », la BBC n’a donné la parole qu’à l’opposition radicale sénégalaise, lui servant sur un plateau une charge larvée contre le régime en place. Ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « scandale Petro Tim » a suscité des centaines d’articles, des dizaines d’interviews, des tonnes de papiers qui partent dans tous les sens, faits divers montés en épingle, présomption d’innocence piétinée, bidonnages… Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose, disait Voltaire.

Je rappelle que la BBC, embourbée encore il y a peu dans des affaires internes graves, était décrite par Jonathan Dimbleby, l’un des journalistes les plus respectés de l’institution publique comme « un navire à la dérive se dirigeant vers les récifs ».

Une telle volonté de nuire entretenue par une opposition aux abois, illustre à merveille le malaise qui cristallise tant de passions au Sénégal. Ce qui se passe dans notre pays dépasse l’entendement. Hier nous élisions Macky Sall pour un second mandat à une écrasante majorité et aujourd’hui, nous laissons dire qu’il est le responsable principal, avec sa famille et ses amis, de toutes les malversations présumées dans la gestion du pétrole et du gaz.
D’une main donc, notre président tirerait le pays avec toute sa foi et son énergie, et de l’autre il lui ferait les poches.
Pouvons-nous attendre tout d’un président de la république et à ce point l’empêcher d’être serein dans son action ? Avons-nous confiance dans les institutions de notre pays ?
Remarquez que c’est un bien pour un mal. En effet, une semaine après la diffusion du documentaire de la BBC, « un scandale à 10 milliards » (de bobards), le ministre de la Justice sénégalaise à la demande de Macky Sall lui-même a finalement saisi le procureur de la République qui est chargé d’enquêter sur l’ensemble des « faits allégués ». Gageons que la vérité vraie émerge de cette enquête et y compris si elle doit impliquer Aliou Sall, le propre frère du président.
Il va de soi que pour rebondir sur cette affaire, la société civile et tout ce que le pays compte de farouches opposants, a appelé à des manifestations ce vendredi dans tout le Sénégal en réclamant que toute la lumière soit faite.
Bien sûr, chacun veut comprendre les rôles, les responsabilités et savoir si les hiérarchies sont bien respectées dans ces dossiers, mais ne pourrait-on pas parfois appeler à une marche pour que le pays avance et non pour le bloquer ?
D’ailleurs, que sont devenus les alliés de Macky, d’ordinaire si prompts à monter au créneau pour le défendre. Dans quel pays autre que le Sénégal, laisserait-on un organe de presse étranger mener une enquête partiale et à charge contre nos intérêts nationaux, sans faire bloc derrière notre Président ?
Souvenons-nous que le président Macky Sall, de manière volontaire, a fait que le Sénégal soit membre de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) qui est un organisme international et que ce dernier a donné un satisfecit au Sénégal pour l’attribution des licences d’exploitation d’hydrocarbures, ressources, il faut le rappeler qui ne sont pas encore exploitées, et qui ne le seront qu’à partir de 2022.
La question qui devrait donc intéresser aujourd’hui les Sénégalais est de savoir si la BBC participe ou non à une campagne de manipulation de l’opinion.
Selon notre ministre de l’énergie, Mouhamadou Makhtar Cissé, « la clé de répartition qui est définie dans le contrat pour le partage des revenus garantit les intérêts du peuple sénégalais, propriétaire des ressources. Si on consulte le modèle financier de l’exploitation du projet Gta, à la fin du processus, l’Etat se retrouvera avec 67 % des revenus dont 58 % pour l’Etat lui-même et 9 % pour Petrosen ».
Et le ministre de rappeler que, « les ressources appartiennent aux générations actuelles, mais surtout à celles futures », que « de nouvelles entreprises seront créées qui généreront des milliers d’emplois. Une certitude, les ressources naturelles du Sénégal profiteront d’abord et surtout aux populations ».
Alors pourquoi avoir peur ?  Pourquoi hurler aux loups et voir le mal partout ?
Regardons la chose de plus près car à force de nous faire prendre constamment pour des imbéciles, il y a un moment où il faut s’indigner. Oumou Wane,Présidente africa7

Imam Amadou Makhtar Kanté : «l’appel à témoins du procureur est étonnant»

https://www.leral.net L’imam Amadou Makhtar Kanté de la mosquée du Point ne comprend pas qu’on veuille donner un traitement particulier à l’affaire Petro Tim, suites aux révélations de la BBC, impliquant Aliou Sall dans un scandale à 10 milliards de dollars.

« Je trouve étonnant que le procureur fasse un appel à témoins dans cette affaire. J’ai même entendu des professionnels du droit dire qu’ils n’ont jamais vu ça », a déclaré l’imam Kanté membre du collectif Aar Li Nu Bokk sur la RFM. Et de poursuivre, « il ne faut pas mettre en place des stratégies qui étonnent le monde du droit. C’est au procureur de mener sa propre enquête ».

Toutefois, l’imam a dit se féliciter de « cette avancée, puisque cette affaire est devenue une question judiciaire, désormais », avant de lancer un appel au peule : « il faut continuer dans cette dynamique d’exiger la transparence dans cette affaire et dans la gestion de nos ressources ».

 Elimane Haby Kane : «IL FAUDRA DEMONTRER LA HAUTE TRAHISON»

http://www.enqueteplus.com Elimane Haby Kane, Président du think tank Leadership, éthique, gouvernance et stratégie pour l’Afrique (Legs Africa) aborde, avec “EnQuête’’, la nébuleuse sur les ressources minérales, révélée par la chaîne britannique BBC

  1. Kane analyse également la posture de la société civile, la suite judiciaire à ce scandale et la lutte pour une plus grande transparence dans la gestion des ressources extractives.

Etes-vous surpris par l’éclatement de cette affaire Bbc vs Aliou Sall ?

Je ne suis point surpris. Je m’attendais à ce qu’un jour soit clarifié ce que nous avons identifié comme étant un problème dans la gouvernance du secteur du pétrole et du gaz au Sénégal. Le débat sur les contrats a eu lieu dans ce pays depuis l’annonce des importantes découvertes de gisements en 2014. Des questionnements ont été soulevés de la part des politiques et de la société civile sur la régularité des contrats signés. Même l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie), dans ses rapports, a toujours mentionné des irrégularités dans les contrats qui ne respectent pas les clauses. Pour dire que la question des contrats a été soulevée depuis longtemps. Mais aussi bien les pouvoirs précédents que le gouvernement actuel n’ont donné crédit à ce qui s’était dit. Aujourd’hui qu’une grande télévision internationale, qui est très suivie en parle, pour que ça fasse effet boule de neige. Il ne faut pas oublier que ce reportage apporte des données factuelles que les dénonciations qui se faisaient avant n’avaient pas fournies pour créer toutes ces réactions dont celle de l’Etat du Sénégal.

Que va changer la saisine du procureur à ce problème ?

Enfin ! Cette saisine est salutaire, car une réaction était attendue depuis longtemps. Maintenant, qu’est-ce que le procureur peut faire ? Qu’est-ce que les juges sont prêts à faire pour éclairer cette situation ? C’est la principale demande de ceux qui élèvent la voix : qu’il y ait une clarification de la gouvernance de nos ressources pétrolières et gazières. Maintenant, on observe comment le procureur va traiter cette question. Je pense qu’il a prévu une conférence de presse demain (Ndlr : entretien réalisé mardi soir) et comment il va adresser cette question qui est très grave.

On remarque que le débat est en train de se décentrer sur le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) ou les personnes qui l’auraient fait fuiter. Est-ce qu’on n’est pas en train de passer à côté de l’essentiel ?

Je ne pense pas. Il y a des parties qui ont adressé la question de façon très sereine. Au début, je pense même qu’il y a eu un acharnement sur la personne d’Aliou Sall luimême qui est cité dans cette affaire. Il doit y justifier sa présence et répondre aux accusations qui le concernent. Mais l’on se rend compte que le problème, au niveau central, n’est pas Aliou Sall. C’est un problème qui interpelle la responsabilité de l’Etat qui est représenté au plus haut niveau par le président de la République, car c’est lui qui signe les engagements qu’on prend avec les entreprises pétrolières. Ça devient donc une question d’Etat, et les responsabilités sont situées à ce niveau. Pourquoi le président a signé un contrat qui est présenté aujourd’hui comme irrégulier et qui est même basé sur du faux, selon certaines informations ? Maintenant, l’Etat est un tout. Il y a des responsabilités intermédiaires. Il y a celles des ministres. Le problème de gouvernance, c’est que la prise de décision est concentrée entre les mains de l’Exécutif. Tout se fait entre le président et son ministre en charge du secteur. C’est tout à fait normal que pour les responsabilités, ils soient désignés. C’est le parallélisme des formes. L’Etat a d’autres démembrements. On nous parle de Nafi Ngom Keita qui fut la directrice de l’Ige et qui avait sous sa responsabilité de mener des enquêtes administratives pour élucider un certain nombre de problèmes. Dans cette affaire, est revenu, comme une pièce centrale, ce fameux rapport qui figurait dans les informations reçues, censées être confidentielles, et qui sont partagées un peu partout. Le rapport est censé être commandité par la présidence de la République ; le directeur de cabinet ayant signé l’ordre de mission des enquêteurs en mai 2012, qui s’est poursuivi jusqu’au dépôt d’un rapport le 21 septembre 2012 signé par les deux enquêteurs de l’Ige. La responsabilité de l’Ige est située par ce document, qui aujourd’hui est établi, existe bel et bien. Sur ce plan, qu’est-ce qui a été fait ? Pourquoi, malgré ce rapport, des décisions ont été prises de signer les contrats le 19 juin 2012 ? Que plus tard, en août 2013, que le président ait signé deux nouveaux décrets pour prolonger cette autorisation d’exploration, alors qu’après cette date, le rapport a déjà été déposé. C’est une nébuleuse qui doit être éclairée et le travail du procureur devrait y aider. C’est ce qui justifie que d’autres acteurs soient cités dans cette affaire. C’est cela que les Sénégalais veulent entendre. Ce qu’on attendait des autorités plutôt que de protéger systématiquement quelqu’un qui se trouve être directement lié au président de la République et qu’on accuse d’ailleurs de position de conflit d’intérêt ou de délit d’initié.

En demandant des comptes, il est clair que les justifications d’Aliou Sall et des membres du gouvernement ne convainquent pas Legs Africa et la société civile de manière générale. En quoi ses dénégations vous laissent perplexe ?

En fait, les sorties que avons vues sont focalisées sur la négation d’un document de presse qui a été publié avec des révélations. Ils ont essayé de réfuter ce qui a été dit dans ces révélations, en insistant sur la qualité technique du document, sur des normes journalistiques. Je pense que là n’est pas le débat pour le citoyen sénégalais. Ce qui est important pour lui est de savoir si ce qui a été dit dans ce document est vrai ou pas. Sur ce plan, il y a les réfutations avec la sortie du président de la République le jour de la Korité précédée par la conférence de presse du principal concerné Aliou Sall qui a reproché le manque d’équilibre du documentaire. Ce qui a été réfuté par la journaliste elle-même. Ses réponses (Ndlr : Aliou Sall) ne sont pas satisfaisantes. On a constaté un changement de stratégie quand même, car le président Sall est revenu parler aux Sénégalais en leur disant que cette affaire va être tirée au clair.

Le Congrès de la renaissance démocratique (Crd) a parlé de ‘‘haute trahison’’. Quelle est la ligne de démarcation entre votre discours et celle de l’opposition politique ?

Nous avons une logique assez claire. C’est une posture purement citoyenne, qui n’a rien à voir avec des intérêts partisans qu’on peut reprocher aux acteurs politiques. On peut leur concéder leur droit en tant que citoyens politiquement engagés à prendre en charge une question dont la finalité est républicaine. Clarifier une situation et charger le pouvoir en place et exposer ses failles. Ils sont dans leur rôle d’opposants. Ce sont des démarches différentes, évidemment. Notre posture, à Legs Africa, c’est pour cela que nous avons systématiquement initié une pétition, est d’alerter les Sénégalais et les informer sur la situation et les faits qui sont à notre connaissance. Et, sur cette base, de susciter leur intérêt et les mobiliser pour exiger que cette situation soit clarifiée. C’est ce que nous cherchons. Ceux qui parlent de haute trahison, c’est parce que c’est la seule possibilité qui existe dans notre juridiction pour toucher le président. Maintenant, il faudra démontrer la haute trahison et notre loi n’est pas très précise sur sa définition. C’est la revendication de l’opposition ; peut-être qu’elle a ses arguments à faire valoir. Nous, société civile, demandons juste que cette affaire soit tirée au clair.

Si vous n’obtenez pas satisfaction, est-il envisageable de porter plainte à l’international, pour exiger la lumière sur cette affaire ?

C’est déjà fait. Il y a des contacts avec des organisations pendantes aussi bien en Angleterre qu’aux Etats-Unis, car c’est là où on peut un avoir direct par rapport à cette situation. Car sont impliquées dans cette affaire une multinationale, Bp, qui est anglaise à l’origine, une multinationale américaine, Kosmos Energy, installée à Dallas. Dans ces pays, il y a des lois contraignantes assez sévères sur des questions de fraude ou de malversation ou de corruption comme le ‘‘Bribery Act’’ en Angleterre qui peut s’attaquer à toute entreprise qui s’adonne à des activités considérées comme de la corruption. Aux Usa, le Fcpa peut être déclenché à tout moment. Des personnes incriminées, qu’elles soient américaines ou pas, peuvent être interpellées sur le sol étasunien. Il y a un doute qui s’installe dans l’esprit des Sénégalais qui, de plus en plus, n’ont plus confiance en notre justice pour des raisons valables. On a observé ce qui s’est passé et comment elle s’est comportée sur des faits assez graves sur lesquels on reste toujours dans l’impunité, le ‘‘deux poids, deux mesures’’ concernant la tête du mis en cause. C’est tout à fait normal que les Sénégalais doutent de leur justice. Peut-être qu’on peut avoir une surprise venant de juges courageux pour prendre la question en main et la régler de la façon la plus adéquate avec les principes du droit. Maintenant qu’il y a de nouveaux éléments, il faudrait aider à ce qu’ils soient versés pour la manifestation de la vérité.

Cette enquête a eu le mérite d’exposer les niches de corruption énormes dans l’industrie extractive de manière générale. Dans l’immédiat, quels sont les combats à mener pour les détruire ?

Ce sont ceux que la société civile mène depuis quelque temps. Si l’on considère le cadre juridique du Sénégal, on est outillé d’assez d’éléments pour combattre la corruption. Le défi reste dans l’application de ces instruments. L’autre défi majeur est l’impunité. Au Sénégal, la Constitution de 2000 mettait dans son préambule les questions de transparence et de bonne gouvernance. Elle mettait au cœur du système démocratique l’accès à l’information et la participation citoyenne. Elle s’est bonifiée par la coalition de lutte contre la corruption qui, en 2012, est devenue Ofnac et doté du pouvoir d’auto-saisine. Il y a eu également en décembre 2012 la loi sur le code de transparence qui en fait est assez contraignante et progressiste de création de système d’intégrité au Sénégal. Elle dit que tous les engagements que prend le Sénégal avec des Etats tiers doivent être simplifiés pour la compréhension par un grand public, mais aussi publiés. On ne s’attendait même pas à ce qu’on nous amène à l’Itie pour passer par la publication des contrats et documents. Ce code de transparence exige même de tout fonctionnaire, dans le cadre de son travail, de dénoncer les actes de fraude. A défaut, il serait considéré comme complice. C’est paradoxal, puisqu’on agite le droit de réserve pour justifier le silence des fonctionnaires, alors qu’il y a cette loi qui les oblige à rapporter ces actes dont ils peuvent être témoins. La loi protège donc ces ‘‘whistleblowers’’ qui sont à l’intérieur. La priorité est de faire appliquer ces instruments dont nous disposons. Cette même loi prépare le système d’intégrité qui aide à ce que les fonctionnaires soient engagés avec des codes de conduite, la loi sur la déclaration du patrimoine. S’il y a une application rigoureuse, on pourra éviter pareille situation. Ensuite, viennent maintenant le Code pétrolier qui exige la publication et le nouveau code qui également intègre l’appel d’offres. Avant, c’était le principe du ‘‘first come, first served’’ (premier arrivé, premier servi). Même s’il y a une ambiguïté dans ce nouveau code qui n’est pas encore diffusé, qui a été signé en catimini en période électorale en janvier 2019. Mais comme je le dis, notre combat majeur est contre l’impunité. L’Ofnac a fait des rapports soumis au procureur et rien ne s’est passé.

Justement, tout laisse également croire que les rapports des corps de contrôle (Ige, Ofnac, Cour des comptes, Igf…) qui servent à prendre des décisions éclairées sont ignorés ou utilisés selon les intérêts politiques du commanditaire…

C’est ça qui est regrettable. Le président a dit lui-même qu’il a mis certains rapports sous le coude. C’est une déclaration que les Sénégalais ne sont pas prêts d’oublier. C’est un mauvais signal que le président a donné depuis longtemps. Ces corps de contrôle, il faut leur rendre hommage. Ils font un excellent travail. Que ce soit l’Ige, la Cour des comptes, la Centif, l’Igf, etc. Leurs rapports ont été d’une grande aide par le passé. Maintenant, ils deviennent moins réguliers. C’est aussi une grande question qu’on se pose…

Est-ce qu’ils ne sont pas en train de céder au découragement ?

On peut se permettre de le dire. Nous qui avons été témoins de l’évolution de tout ce qui s’est fait à ces institutions pour les rendre plus fortes, on sent une certaine déception dans leur comportement. On avait salué l’arrivée de l’Ofnac, le renforcement de ses pouvoirs et l’engouement avec lequel sa première présidente Nafi Ngom a pris en charge sa mission. Mais on s’est rendu compte qu’il y a eu une sorte de sabotage porté à cette institution, avec l’abrogation du mandat de la dame. Depuis, on n’entend plus l’Ofnac. Les rapports ne sont plus produits à temps. On attend encore celui de 2017, de 2018 et on est déjà en 2019. Ces rapports-là nous renseignaient sur le baromètre de la gouvernance des deniers publics dans ce pays. C’est pareil avec l’Ige, la Cour des comptes qui a joué un rôle fondamental pour appuyer le parlement sur le vote des lois de règlement, car il fut un moment où ça ne votait pas. Il n’y a aucune suite conséquente qui se fait sur la base des rapports.

On remarque que c’est l’accès, ou plutôt le non accès à l’information, qui a rendu possibles tous ces micmacs. Le site internet de l’Itie est hors-service depuis l’éclatement. Est-ce que le véritable combat à mener n’est pas la publicisation ?

Bien sûr ! Dans les collectivités locales, par exemple, on est très en avance, car il est possible que n’importe quel citoyen puisse réclamer n’importe quel document. Ce qui n’est pas le cas au niveau central. La société civile a initié un projet pour aller plus en avant sur une loi concernant l’accès à l’information. Le ministre de la Bonne gouvernance avait pris en charge le plaidoyer et je sais que ça a été présenté en Conseil des ministres. Depuis, on n’entend plus rien. C’est ce type de loi qui peut faciliter le travail du journaliste et permettre au citoyen de s’informer correctement et en temps réel. Pourquoi ne pas arriver, un jour, au niveau standard de certains pays comme la Norvège, les pays scandinaves de manière générale ? La Norvège, qui est un pays pétrolier, a construit sa richesse sur la base d’une bonne politique de gouvernance du secteur. Elle a accompagné ses politiques sectorielles par une puissante organisation de la transparence, systématique, dans la gouvernance des affaires publiques. N’importe quel citoyen peut aller voir ce qui s’est passé, qui a dépensé un euro des fonds publics norvégiens… Nous avons les moyens de le faire. Au Sénégal, on a une base en termes d’attitudes comportementales qui nous permettent d’exiger un niveau standard de transparence, car les gens disent ce qu’ils pensent.

En octobre dernier, la ministre des Mines et de la Géologie s’en est violemment prise à la société civile qu’elle accusait de désinformation. Aujourd’hui, le président appelle à intégrer le Cos-Petro-Gaz. Ne serait-ce pas une sorte de compromis pour que vous soyez moins ‘‘regardants’’ ?

Cette sortie de la ministre était malheureuse, car elle a pris à contrepied le président de la République qui avait magnifié le travail de la société civile dans une rencontre précédente. Elle n’avait pas compris le travail qu’on avait abattu dans le domaine. A titre d’exemple, le plaidoyer pour amener le Sénégal à l’Itie est à l’actif de la société civile, de 2009 à 2011. Elle le fait sans beaucoup de bruit et parfois même amène l’Etat vers les populations. Maintenant, nous avons constaté que le président est revenu systématiquement sur cet appel. Il faut avouer qu’il l’avait dit depuis quelque temps. La dernière fois, c’était à la Journée du dialogue national du 28 mai. Mais même avant cela, il avait lancé l’appel. Depuis la sortie du décret sur la composition du Cos-PetroGaz, on avait remarqué que ça excluait la société civile. Il a été saisi par des Osc pour corriger. Ça n’a jamais été concrétisé depuis, on ne sait pas pourquoi. Aujourd’hui, il revient sur ça dans un contexte ambigu. Il faut quand même dire que c’est une promesse qui date de longtemps et on peut lui concéder qu’il avait déjà la volonté de le faire. C’est au cours du dialogue qu’il a annoncé la participation des partis politiques en plus de la société civile. C’est tout à fait normal. Nous sommes dans un pays où l’on a constitutionnellement confirmé que les ressources appartiennent au peuple. Il lui appartient de veiller à la bonne gestion de celles-ci. C’est l’article 25 de la Constitution qui le consacre. Du coup, dans la structure de gouvernance, il faut bien que l’on retrouve cette partie du peuple comme un reflet de toute la société. Il faut que cette instance de représentativité du peuple puisse refléter les diversités. Il y a un exemple au Ghana avec le Piac réunissant l’ensemble des acteurs pour veiller sur l’intérêt public, dans la gouvernance du secteur du pétrole et du gaz. Ses pouvoirs sont réels. Avant que des décisions soient prises, il faut son aval. Ce n’est pas encore le cas du Cos-Petro-Gaz qui est un organe de consultation, pas de prise de décision. Nous pensons qu’il faut aller au-delà pour éviter ce que nous sommes en train de vivre, que la prise de décision puisse se faire de manière plus rigoureuse, plus inclusive. Il faudra sortir de ce cadre étriqué qui limite la prise de décision au président de la République et de son ministre de tutelle. Ousmane Laye DIOP

Quand l’Etat du Sénégal se frotte à un Etat média nommé Bbc : Une bataille vouée à l’échec

Le « scandale » financier et pétrolier révélé par la Bbc a crée une véritable marée noire que l’Etat a décidé de pomper judiciairement et politiquement à la hauteur de l’affront. Une levée de boucliers qui nous rappelle celle« subie » par l’Ong américaine Human Rights Watch (Hrw) suite à la publication de son rapport épinglant des enseignants sénégalais pour des actes d’exploitation sexuelle de leurs élèves.Bien que soutenue par le ministère de l’Education nationale, la contre-attaque des enseignants avait lamentablement connu un échec. Souhaitons que l’histoire ne se répète pas avec la Bbc dont on sait qu’elle est un puissant Etat (médiatique) dans l’Etat britannique avec un chiffre d’affaires qui vacille entre 4.000 et 5.000 milliards de francs CFA/an. Plus donc que le budget de l’Etat du Sénégal

D’un côté, Aliou Sall, un citoyen sénégalais, et de l’autre, la British Broadcasting Corporation (Bbc). D’un côté (bis), l’Etat du Sénégal et de l’autre, encore la Bbc. Entre les trois ou, plus exactement, entre les deux puisque Aliou Sall et l’Etat du Sénégal sont dans le même camp, la guerre offshore fait rage ! A l’origine de cette guerre, une enquête de la chaine britannique Bbc mettant en cause Aliou Sall, le frère du président de la République Macky Sall, dans l’attribution de deux blocs pétroliers à l’homme d’affaires australo- roumain Frank timis. Une opération dans laquelle le frère du Président aurait perçu au passage des pots de vin estimés à plusieurs centaines de millions cfa de la part du patron de Pétrotim ou timis corporation, on ne sait plus. Cette révélation de la Bbc à travers un documentaire a provoqué une véritable marée noire. Face à cette pollution aux hydrocarbures, l’Etat du Sénégal a fait lever ses boucliers pour la nettoyer par tous les voies et moyens politiques et judiciaires : menaces de plaintes, contre-attaque médiatique, campagne de dénigrement de la Bbc, réplique politique, riposte diplomatique etc

Un branle-bas de combat d’Etat qui nous rappelle celui du ministère de l’Education nationale et ses bataillons d’enseignants contre l’Ong américaine Human Rights Watch (Hrw). Bien évidemment, une guerre de plus faible intensité que celle qui se mène en ce moment puisque, dans la première affaire, n’étaient mis en cause que de pauvres enseignants sénégalais. Là, c’est carrément le propre frère du président de la République qui est épinglé avec des risques que même ce Président soit éclaboussé par le scandale ! Alors, évidemment, la riposte est plus massive dans cette affaire de pétrole.

En 2018, lorsque HRW avait publié son rapport, tout le peuple de l’école sénégalaise s’était levé pour désapprouver, condamner, attaquer et contester les résultats du rapport de l’ONG américaine traînant dans la boue nos honorables enseignants sous l’accusation d’abus sexuels en milieu scolaire. Dans cette clameur d’indignation, les coordinateurs des syndicats d’enseignants soutenus par le gouvernement avaient brandi des menaces de plaintes contre l’Ong Human Rights Watch (Hrw) puisqu’ils s’étaient sentis diffamés et atteints dans leur honorabilité. A l’époque, seul votre quotidien « Le témoin » avait juré que cette plainte synonyme de contre- attaque allait vouée à l’échec ! Car s’il est vrai que les syndicats d’enseignants sénégalais sont très influents, trop puissants et maitres chez eux où ils font trembler les gouvernements au gré de leurs revendications, malheureusement pour eux, ce coup-là, ils étaient en face d’une Ong américaine considérée comme le 53e des Etats Unis d’Amérique (Usa).Une ONG dotée d’une puissance telle que des gouvernements rampent peureusement à ses pieds. La preuve par l’affaire Hissène Habré où Human Rights Watch avait tenu en respect tous les Etats africains avant de conduire à l’abattoir l’ancien président tchadien. Toujours est-il que pour l’honneur de l’Etat du Sénégal et pour la dignité d’Aliou Sall, souhaitons que l’affaire Bbc ne connaisse pas le même triste sort que celle de Human Rights Watch.

Un frère d’Etat contreun Etat-médiaA bien des égards, le bras de fer Etat du Sénégal/Bbc ne sera pas une opération à la « Barthélemy Dias » c’est-à-dire que le premier ne va pas dépêcher les gendarmes ou les policiers pour embastiller la journaliste britannique incriminée avant de la faire condamner pour avoir…trop parlé. D’ailleurs, certains observateurs se demandent sous quelle qualification juridique l’Etat du Sénégal va-t-il ester la Bbc devant les tribunaux dès lors que la liberté d’informer dont a usé la journaliste auteure du documen- taire « Scandale à 12 milliards de dollars » et l’accès à l’information pour le citoyen sont des droits universels inaliénables. S’ajoutant à cela que le secret des affaires n’est protégé par aucune constitution d’un Etat de droit à l’information. Sauf dans quelques rares pays autoritaires et synonymes de paradis fiscaux. Dans les colonnes de notre confrère « L’Observateur », Me Pape Kanté, avocat sénégalais établi au Canada et spécialiste du droit britannique, s’est d’ailleurs évertué à freiner l’élan de « va-t- en-guerre » des partisans et souteneurs d’Aliou Sall. « A mon avis, la plainte d’Aliou Sall n’est que du bluff et a peu de chance d’aboutir. En général, dans le Common Law, il n’est pas facile d’attaquer un article de presse. La liberté de presse est garantie par la loi fondamentale. Il faut vraiment qu’on établisse l’intention de nuire. L’enquête en question visait le groupe Bp et Frank timis. Aliou Sall n’est qu’une victime collatérale » a soutenu l’avocat au lendemain des révélations fracassantes de Bbc.

Une chose est sûre : cette croisade déclenchée par le gouvernement du Sénégal contre la multinationale Bbc nous renvoie à l’histoire du freluquet David contre le géant Goliath. Sauf que, ici, le freluquet, donc, David, c’est l’Etat sénégalais et il n’est pas du tout sûr qu’il triomphe du David britannique. Bien au contraire ! En effet, dans l’histoire de la communication de masse, jamais média ne s’est vu attribuer, à tort ou à raison, autant d’influence médiatique ou de puissance dévastatrice que la multinationale britannique d’information Bbc dont le chiffre d’affaires vacille entre 4.000 et 5.000 milliards cfa/an. Plus que le budget du Sénégal estimé à 4.000 milliards CFA difficilement mobilisables !

Depuis son lancement en 1922, la British Broadcasting Corpora- tion (Bbc), la radio/télévision d’Etat britannique est devenue un véritable Etat dans un Etat pour ne pas dire dans l’Empire. Car la place centrale qu’elle occupe dans le monde a fait de la Bbc un géant de l’information qui défie et contrarie les logiques médiatiques des Etat- Nations de par son fort taux de pénétration et d’interpénétration. D’ailleurs, il arrive des moments de grandes actualités internationales où les autorités politiques américaines (Washington) s’appuient même sur la Bbc pour se faire entendre ou respecter à travers plusieurs langues dans le monde. C’est à cette machine à destruction planétaire nommée Bbc que le frère d’Etat (Aliou Sall) s’apprête à se frotter pour pomper et nettoyer la marée noire qui pollue notre atmosphère politique. Devinez le vainqueur ?Pape Ndiaye 

Foutage de gueule! Par Mamadou Oumar Ndiaye 

On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer. Choisissons d’en rire car, en ces temps de morosité, les occasions d’évacuer notre stress sont rares. Le frère du président de la République, Aliou Sall, on le sait, est englué dans une marée noire ayant pris la forme d’un scandale à 10 milliards de dollars révélé par la Bbc. Une marée qui risque d’éclabousser le kaftan immaculé du président de la République lui-même. Et pendant que les dénonciations fusent de partout, que le scandale enfle et dépasse nos frontières pour s’étendre au monde entier du fait du retentissement planétaire de l’affaire et aussi de l’influence de la BBC, que trouve le Gouvernement pour éteindre le feu et se tirer d’affaire ? Eh bien, il instruit le Procureur général d’ouvrir une enquête ! Ce n’est pas une blague : pour être lavé plus blanc, pour être débarrassé des souillures et salissures de cette marée noire plus grave que celle de l’ « Amoco Cadiz », on nous dit que toute la lumière va être faite par la justice sénégalaise. Encore une fois, ce n’est pas un gag : cette même justice qui a fini de faire la preuve de son asservissement et de son aplatissement devant le président Macky Sall, cette même justice qui a été son bras armé pour jeter en prison ses plus sérieux adversaires à la dernière présidentielle — du moins ceux qui devaient l’être —, cette même justice qui avait mis sous le coude voire dormi sur les dossiers du Coud, du Prodac, sur la première affaire Aliou Sall, on en passe et des meilleures, est chargée d’enquêter sur un scandale au centre duquel on trouve le propre frère du président de la République avec de possibles ramifications vers le Président lui-même ! Mieux, l’on nous prie de croire que cette glorieuse justice couchée se débarrassera, croix de bois croix de fer, de ses chaînes pour une fois afin d’en- quêter en toute indépendance et impartialité sur celui qui la tient sous sa botte. Ce n’est pas Noël, voyons, et puis, de toutes façons, les adultes que nous sommes, et même les enfants d’ailleurs, ne croient plus au Père Noël. Le Parquet n’étant dans nos pays, et c’est encore plus vrai au Sénégal, qu’une marionnette de l’Exécutif, et le président Macky Sall excellant dans l’art de tirer les ficelles, Lansana Diaby et Serigne Bassirou Guèye voudraient nous faire croire qu’ils oseraient mettre en cause le cas échéant le frère du Président. On nous prend pour des idiots, assurément.

le Proc renverse la charge… de l’enquête !

C’est bien connu que quand on veut noyer un problème, on créée une commission d’enquête. Dans le cas d’espèce, on saisit sa justice tellement aux ordres qu’elle en est en permanence au garde-à-vous, le doigt sur la couture du pantalon.

L’on est d’autant plus fondés à être sceptiques quant aux résultats de cette enquête à décharge pour Aliou Sall et son président de frère que la méthode d’investigation elle-même est sujette à caution. En effet, qu’a trouvé le redoutable casseur d’opposants Serigne Bassirou Guèye pour faire éclater la vérité ? Lancer un appel à délation des citoyens ! Eh oui, au lieu de demander aux limiers de la Dic et de la Section de recherches d’user de leurs techniques pour obtenir le plus d’informations possible sur ce scandale à 12 milliards, le proc préfère renverser la charge… de la preuve ou, plutôt, de l’enquête : c’est aux citoyens scandalisés et demandant que justice se fasse d’apporter aux policiers et gendarmes toutes les informations dont ils disposent sur le scandale dont il est saisi par son patron : le ministre de la Justice. Et aussi par le patron de celui-ci. Comme aux heures les plus sombres de la Collaboration, en France, on demande donc aux citoyens de se dénoncer les uns les autres et même aux journalistes de… collaborer ! Comme de vulgaires collabos. On compte surtout sur les Sénégalais patriotes pour qu’ils disent aux policiers et aux gendarmes quels sont les mauvais citoyens qui ont fait fuiter le fameux rapport de l’ige sur l’affaire Frank timis… Un rapport dont on nous dit pourtant qu’il n’a jamais existé !

Bref, cette saisine par les autorités de la justice pour enquêter sur le scandale à 12 milliards de dollars salis- sant Aliou Sall, c’est une pure comédie, une volonté de noyer le poisson dans la marée noire. Quant à la conférence de presse d’hier du procureur de la République, ce n’est rien d’autre que du foutage de gueule ! Le président de la République ne cessera donc jamais d’insulter l’intelligence des Sénégalais…

En pleine affaire Aliou Sall, Abdoul Mbaye convoqué par la Cour d’appel pour une affaire privée

YERIMPOST.COM Au moment où il se positionnait comme le « sauveur », l’ancien Premier ministre est appelé à répondre devant la Cour d’Appel pour une affaire de faux, usage de faux et tentative d’escroquerie contre son ex-épouse, Aminata Diack. Le procureur avait interjeté appel de la décision en première instance qui relaxait Abdoul Mbaye de tous les griefs qui pesaient contre lui. Le dossier sera enrôlé le 18 juin prochain, devant la deuxième chambre de la Cour d’Appel de Dakar.

En guise de réponse à cette convocation devant la justice, le Premier ministre du premier gouvernement de Macky Sall n’a aucun doute sur le timing millimétré comme pour le détourner de son objectif de contribuer à la manifestation de la vérité dans ce scandale PetroTim. Ci-dessous, nous reproduisons la position de l’Alliance pour citoyenneté et le travail suite à cette assignation qui tombe à pic.

« Par jugement numéro 678/2017 le Tribunal statuant en Chambre correctionnel le 18 mai 2017 a relaxé Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre et Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) de tous les chefs d’accusation dont celui de complicité de faux. Comme cela fut amplement démontré à l’époque, il s’agissait d’une affaire montée de toutes pièces par le Pouvoir pour essayer de réduire un opposant au silence.

Le Procureur de la République Serigne Bassirou Gueye, plus royaliste que la partie adverse à l’inverse de l’habitude, et sur instructions des Autorités supérieures comme d’habitude, a décidé de faire appel de cette décision.

Cela ne saurait bien évidemment surprendre personne dans le contexte actuel.

Ils font fausse route s’ils pensent que cela pourrait gêner la manifestation de la vérité sur l’affaire PetroTim par intimidation.

Citoyens soyez rassurés : le combat sera poursuivi au nom de l’intérêt supérieur des Sénégalais.Dakar le 13 juin 2019 »

Rassemblement de l’opposition : Mame Mbaye Niang se bat pour l’échec de la mobilisation de l’opposition

https://www.jotaay.net Depuis sa nomination comme ministre-chef de cabinet du président de la République, Mame Mbaye Niang est resté aphone. Son objectif d’élire et de faire réélire son boss atteint, à toutes les demandes d’interview des journalistes, il répond systématiquement que l’heure est au travail et à la réussite de «son boss». Mais, avec l’affaire Aliou Sall qui remet tout en cause et le rassemblement prévu par «Aar li ñu bokk», il semble qu’il est sorti de son nid. Nos radars l’ont filmé dans plusieurs endroits de Dakar, en pleine discussion avec des jeunes pour leur «porter la bonne parole» et les convaincre de ne pas participer à ce rassemblement. En un mot comme en mille, Mame Mbaye Niang veut casser la dynamique de l’opposition et faire échouer leur rassemblement. Y parviendra-t-il ? un de ses proches jure qu’il fera tout pour que le rassemblement de «Aar li ñu bokk» ne soit pas un succès.

DELOCALISATION DES TRAVAUX DU DIALOGUE POLITIQUE : Les différents pôles évoquent des raisons différentes même s’ils s’accordent sur la question

https://www.jotaay.net La demande de la délocalisation des travaux du dialogue national fera partie des premiers consensus entre les différents pôles participant à ce dialogue. Si la demande émane de l’opposition, les autres pôles l’ont rejointe, même si leurs raisons diffèrent. Quand le pôle de l’opposition évoque son désir de se départir de la tutelle de Aly Ngouille Ndiaye, la majorité et les non-alignés parlent de manque de confort ou d’exiguïté de la salle qui accueille leurs travaux. Dans tout les cas, ils sont tombés d’accord pour que la délocalisation soit effective. Le président de la commission leur a donné rendez-vous vendredi pour une réponse.

C’est la Direction générale des Élections qui accueille les travaux du dialogue politique depuis son ouverture. Mais, lors de la réunion d’hier, les différents participants au dialogue sont tombés d’accord sur le fait qu’il faut délocaliser les travaux. Pour Déthié Fall, qui représentait l’opposition, il est question d’appliquer l’autonomie tant chantée pour ce dialogue. A l’en croire, ils ont longuement échangé sur les préalables que l’opposition a eu à poser, parce qu’il est hors de question, pour eux, de continuer les travaux au niveau de la Direction générale. «Nous avons demandé que ces travaux soient délocalisés ailleurs, dans un terrain suffisamment neutre pour donner une forme intégrale à l’autonomie que nous entendons et que nous attendons de cette commission cellulaire», affirme M. Fall, avant d’ajouter qu’ils ne veulent avoir aucune tutelle, quelle que soit sa forme, avec le ministère de l’Intérieur, encore moins avec le ministre de l’Intérieur, qui a eu à organiser l’élection la plus chaotique de l’histoire politique du Sénégal.

Déthié Fall : «nous ne pouvons accepter que l’on continue à nous mettre sous la tutelle de la Direction des Élections»

Selon le lieutenant de Idrissa Seck, pour le moment, il n’est pas question de parler de point de discorde, puisque le président de la commission cellulaire, le général Niang, leur a demandé de patienter jusqu’au vendredi pour qu’il puisse informer qui de droit. «Le général Niang nous a promis un retour des discussions qu’il aura avec l’autorité, je ne sais même pas de quelle autorité il parle, mais nous avons tenu à lui rappeler que ce préalable est une condition pour que l’opposition continue à participer à ces travaux», précise M. Fall, avant d’enchainer : «nous ne pouvons accepter que l’on continue à nous mettre sous la tutelle de la Direction des Elections, avec le ministre de l’Intérieur que nous avons toujours contesté, avec tout ce qui s’est passé durant l’élection présidentielle, avec tous les couacs que nous avons soulevés. Nous ne pouvons pas continuer à créer un lien entre ce que nous sommes en train de faire et le ministre de l’Intérieur. Si le Président est dans les dispositions d’un dialogue politique sincère, il y a lieu de tenir compte de ce préalable de l’opposition», dit-il. Poursuivant, le parlementaire assure qu’à part la délocalisation des travaux, il faudra que l’on règle la question de la définition des acteurs qui doivent composer le dialogue politique. «Il faudrait que le Président sache que l’opposition n’est pas du tout dans les dispositions de travailler dans les mêmes conditions qu’avant la présidentielle. Nous voulons une rupture totale entre la classe politique et le ministre de l’Intérieur», menace Déthié Fall.

Benoit Samb : «nous n’avons aucun problème pour que l’on puisse délocaliser les rencontres dans un autre endroit plus confortable»

Le coordonnateur du pôle de la majorité abonde dans le même sens que Déthié Fall concernant le cadre chargé du dialogue politique ; il y a eu consensus par rapport à ce point. Saluant la présence de tous les pôles, Benoit Samb révèle qu’il s’est dégagé un consensus pour que toutes les questions politiques soient traitées au niveau de ce cadre nommé : cadre sur le dialogue politique. «Pour ce qui est des autres questions, l’opposition a posé un préalable aux conditions matérielles d’organisation de nos concertations. Ils ont souhaité, pour un meilleur confort, que nous puissions délocaliser nos rencontres dans un autre lieu, qui offre de meilleures conditions. Ils ont surtout souhaité avoir des assurances quant à l’autonomie de la commission cellulaire», soutient M. Sambou. Le coordonnateur du pôle de la majorité d’insister sur le fait qu’ils ont rassuré l’opposition, étant entendu que le ministre de l’Intérieur est le maitre d’œuvre du dialogue et c’est sur leur proposition qu’il a désigné les membres de la commission cellulaire, les résultats de leur travaux lui seront destinés pour qu’il puisse en référer au président de la République. «Nous n’avons aucun problème pour que l’on puisse délocaliser les rencontres dans un autre endroit. Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que le ministre de l’Intérieur prenne toutes les dispositions pour faciliter le travail de la commission cellulaire, en termes de moyens matériels et de budget», dit-il. C’est ainsi que le président de ladite commission, le Générall Niang, a proposé la reprise des travaux vendredi prochain, en attendant qu’il puisse se référer au ministre de l’Intérieur à propos des propositions qui ont été faites par l’opposition. Déthié Faye lui parle de l’exiguïté de la salle où se tiennent les rencontres. «Cette année, nous avons prévu 20 titulaires pour chaque pôle en plus des membres de l’administration. Ce qui fait que la salle nous paraît particulièrement exiguë. Nous avions proposé la délocalisation des travaux ou de changer les équipements de la salle», explique pour sa part le coordonnateur du pôle des non-alignés.Ndeye Khady D. FALL

Kédougou-Exploitation illégale de l’or : Le procès renvoyé au 21 juin 2019.

https://www.dakaractu.com Le tribunal de Kédougou a été pris d’assaut ce matin par les populations venus assister au procès de l’affaire de l’exploitation illégale d’or dans le Parc National Niokolo Koba et qui concerne 8 sénégalais, 2 Chinois et 1 Ghanéen.

Mais sur demande des parties, le procès a été renvoyé au 21 Juin 2019 en audience spéciale par le parquet de Kédougou.

La décision a été prise d’un commun accord entre le Ministère Public et le pool d’avocats. Ce renvoi se justifie selon le Parquet, de l’absence de l’agent judiciaire et des témoins. Le président du TGI a aussi rassuré que toutes les conditions nécessaires seront prises pour que les mis en cause soient jugés dans les meilleures conditions.

Une décision que le pool d’avocats, dont Me Bamba Cissé commis pour défendre les présumés, a vivement salué…

Sonko veut briguer la mairie de Dakar

https://www.beut7.com Un des candidats malheureux lors de la dernière élection présidentielle,Ousmane Sonko veut briguer la mairie de Dakar lors des prochaines élections locales. C’est ce que nous renseigne certaines indiscrétions. Du côté du pouvoir, les responsables du parti présidentiel prennent, nous dit-on, très au sérieux cette information.Nous y reviendrons…

Après une mission humanitaire au Sénégal, je ne veux plus me taire Par Caroline Pastorelli Enseignante à l’Ecole de Journalisme et de Communication EJCAM

Il y a quelques mois j’ai décidé de partir en mission humanitaire.

Comme Lucile, Sara, Ijrah, Véronique, Nathalie, Shirley, François, j’ai passé les fêtes de Noël loin des miens. Comme eux je me suis investie auprès d’enfants Talibés dont le sort m’avait émue au hasard d’un reportage à la télévision.

Je suis arrivée vierge de toute attente, sans appréhension ni préjugé particulier; je suis repartie blessée, bouleversée, meurtrie, anéantie. Comment je vais me remettre de ce que j’ai vu et de ce que j’ai vécu, je ne le sais pas encore et cela n’importe guère. Une chose dont je suis sûre cependant c’est que je ne peux pas me taire.

S’il vous plaît, prenez le temps de m’écouter, j’ai des choses à vous raconter.

Mbour, petit village aux abords de Dakar, est une zone rurale où fourmillent les Daara. Comprenez les écoles coraniques où des enfants sont confiés par leurs familles à des marabouts pour apprendre le Coran. La démarche est louable au Sénégal. Noble même. Le marabout y est un religieux fort respecté. Tradition culturelle oblige. Pourtant, sa réputation est largement dévoyée et la confiance qui lui est accordée est trop souvent trahie. En effet celui-ci, pendant tout « l’apprentissage », n’offre à l’enfant (il existe bien sûr des exceptions mais bien trop rares) ni l’hospitalité – ils dorment bien souvent dans des taudis, à même la terre, sur des cailloux, au contact direct des excréments d’animaux, en proie aux parasites – ni les soins de santé, ni la nourriture. Pire. Ils les exploitent, les mettent à la rue et les forcent à mendier.

La mendicité est réprimée par la religion musulmane. Qu’importe. Dès 6h du matin, lorsque les Sénégalais partent travailler, ce sont des milliers d’enfants Talibés – littéralement « élèves d’une école coranique » – qu’ils découvrent capturés dans les phares de leur voiture. Des enfants qui n’ont parfois pas 4 ans. Leur tupperware à la main, tongs dépareillées (lorsqu’ils en ont), vêtements troués, ils mendient dans les rues jusqu’à 18h/ jour, contraints de ramener les 200, 300, 500 francs CFA journaliers à leur marabout sous peine de sévices corporels. Un esclavage qui ne dit pas son nom; un marché juteux pour les marabouts, incontestablement. L’addition est lourde.

On ne saurait dire qui de la rue ou de leur Daara leur est le plus douloureux, hostile, cruel. À l’extérieur la violence de la rue, les blessures de l’abandon, la solitude de l’âme, l’humiliation de la mendicité. À l’intérieur, la privation alimentaire, la violence physique, la détresse matérielle, la torture psychologique.

Terrible portrait que je vous dresse?

Et je ne vous ai pas tout dit. Parce que les mots me manquent aujourd’hui encore, quelques jours après mon retour. Parce que mon cœur est malade. Parce que la culpabilité. Parce que l’impuissance. Parce que la douleur immense.

C’est au Centre d’Enfance des Talibés créée par l’association « Pour une enfance au Sénégal » co-dirigée par un Sénégalais Jules Mdiaye et par un Français, Joël Level que j’ai séjourné. Le centre qu’ils ont créé voilà 6 ans est ouvert aux Talibés – et même aux enfants du village et aux villageois qui n’ont pas les moyens de se soigner. Le cœur est extensible dit-on, en voici la preuve.

Une infirmerie. Une douche. Une cuisine. Deux salles de jeu et une grande cour: chaque jour ce sont des centaines d’enfants de plusieurs dizaines de Daara alentours qui viennent se divertir. Jouer. Rire. Colorier. Chahuter. Manger. Se soigner. Se laver. Apprendre le français. « Nous permettons chaque année à des milliers d’enfants d’avoir des soins, des douches, des habits, des petits déjeuners gratuitement. Nous essayons un tant soit peu de leur permettre de retrouver leur enfance, le temps d’une matinée. » explique Jules. « Pour nous la priorité c’est l’enfant et les voir chaque jour fréquenter notre centre et bénéficier de nos activités est une réussite ».

Ils pourront même très bientôt apprendre un métier; le volet formation est en plein développement. « Nous sommes en train de réunir les fonds pour agrandir le bâtiment et offrir aux enfants un avenir en leur permettant d’apprendre le métier de boulanger » m’explique François Maginot, 31 ans, éducateur spécialisé et coordinateur du centre. Le partenariat actuellement mis en place avec le Centre de Formation Professionnelle de Mbour s’inscrit dans la même démarche.

Je distingue non sans mal le murmure de vos doutes, poindre l’expression de vos soupçons et votre perplexité quant à l’utilité et le bien-fondé de ces actions humanitaires qui peuvent paraître superficielles, quasi vaines devant l’immensité du problème? Je vous comprends tellement. » Mais maintenant que j’y suis allée, je peux témoigner et vous dire que vous vous trompez.

Oui ces centres entretiennent le système. Oui l’aide humanitaire n’apporte pas de solutions, elle pose seulement un pansement temporaire sur une situation dramatique pérenne. Oui les enfants pris en charge, soignés, lavés, nourris, divertis, instruits sont autant d’excuses toutes trouvées au marabout pour s’exonérer de ses responsabilités. Mais plaçons-nous du côté des enfants: « Chaque sourire, chaque estomac rempli, chaque plaie soignée est une victoire contre le sort qui leur est réservé » explique Véronique Paupe, bénévole suisse impliquée depuis 15 ans dans l’association. « Je veux faire partie de la solution, et non du problème ». Le refus de l’indifférence: un positionnement que tous les bénévoles défendent. Moi y compris, désormais. Parce que nous avons vu de nos propres yeux ces enfants heureux. Parce que nous avons vu de nos propres yeux ces enfants renaître, reprendre contact avec la vie et avec eux-mêmes. « C’est ou le centre, avec les activités et les soins, ou la rue. Nous avons choisi notre camp » renchérit François. « Il arrive que les enfants viennent à l’infirmerie et s’endorment pendant qu’on les soigne, muets devant la douleur, épuisés par les horaires et le travail forcé mais heureux qu’on leur prête de l’intérêt. Heureusement qu’il y a le centre ». Si on se concentre sur l’enfant, parce que c’est bien de lui dont il s’agit, les actions sont salutaires, précieuses, essentielles. Providentielles.

Je me suis effondrée souvent, j’ai pleuré beaucoup, j’ai perdu pied quasiment à chaque instant.

Maintenant que j’écris ces lignes pour vous raconter je pleure encore. Face à moi l’inacceptable. L’intolérable. L’inconcevable. Des enfants interdits d’amour et de tendresse. Des enfants qui n’ont plus d’identité – beaucoup d’entre eux ont été incapables de me dire leur âge… Des enfants que la vie a quitté, que l’espoir a déserté et dont l’innocence s’est envolée il y a déjà trop longtemps. Et pourtant, j’ai vu des enfants dotés d’une force de vie extraordinaire. Le sourire accroché aux lèvres le plus souvent, la main tendue vers nous, toujours. Où trouvent-ils la force? Je l’ignore. Je m’interroge encore.

Quel regard la population locale porte-t-elle sur cette situation? Elle est résignée pour la majorité. Certains ont honte mais la plupart cautionne par habitude. « À force de trop voir on ne voit plus » explique Jules, dont le père fut lui-même un enfant Talibé. Le petit mouchoir que l’on dépose pour se protéger d’une réalité trop violente. Le même que l’on dépose nous-mêmes, occidentaux, sur les sdf de nos trottoirs goudronnés.

Cette aide humanitaire peut exister aussi parce que les différentes parties prenantes –autorités locales et marabouts – sont en contact. Pas question de pactiser avec le diable, mais être en lien avec eux permet d’en limiter un peu les dérives. « Nous ne nous positionnons pas clairement contre eux sinon ils empêcheraient les enfants de venir et donc de pouvoir bénéficier de ce refuge que nous leur offrons. Au contraire nous essayons de gagner leur confiance et de travailler avec eux pour agir si besoin et pour faire évoluer la situation, petit à petit. C’est un travail de longue haleine mais qui paye. Il faut savoir que certains marabouts sont en prison actuellement après avoir été dénoncés pour des violences physiques graves repérées à l’hôpital sur des enfants » explique Jules. Il y a quelques semaines l’association a pu intervenir dans un Daara pour réaliser une désinfection de la gale. Le fruit d’un mois de négociation avec le marabout. L’effort a payé, la maladie a été éradiquée et les enfants ont été sauvés. Une petite victoire? Non, une immense victoire.

Nul doute que la dureté de la vie est un compagnon de route de la plupart des Africains. Les conditions de vie sont difficiles – la pauvreté, le manque de nourriture, l’absence d’hygiène et de poubelles dans les zones rurales – et l’éducation qui se fait souvent dans la violence – « éducation » en wolof, se dit « yaara », qui est lui-même la traduction de « fouet ». On comprend mieux. Le fouet, les coups, les corrections: les enfants apprennent la vie à la dure. Même dans les écoles classiques. Difficile de porter un regard juste et neutre quand en France on vient d’adopter à l’Assemblée une proposition de loi visant à interdire les gifles et les fessées… Mais pourquoi rajouter de la souffrance à de la souffrance en cautionnant le marché des enfants Talibés? Et comment améliorer leur sort – on en dénombre près de 100.000 dans tout le pays (difficile d’avoir un chiffre exact car aucun d’eux n’est recensé)?

Aborder une problématique humanitaire c’est sortir de sa culture pour tenter d’en comprendre une autre.

Ne pas donner de leçon. Ne pas juger à la hâte. Mais ne pas se taire. Les droits de l’enfant sont bafoués au Sénégal. Il faut le dire, le dénoncer, le condamner, sans réserve, pour ne pas cautionner. C’est de notre responsabilité. Il faut permettre une prise de conscience collective; faire de la prévention auprès de la population locale – dans la plupart des cas les parents, loin des Daara, ne savent pas ce qu’endurent leurs enfants – et aider les enfants à retrouver le chemin de l’école. Parce qu’« un enfant sans innocence est une fleur sans parfum » disait Chateaubriand. Parce que « l’humanité se doit de donner le meilleur d’elle-même«  à un enfant pour lui offrir les meilleures conditions de vie possibles. Unissons nos forces pour faire changer les choses: la place de ces enfants n’est pas dans la rue. Aucun citoyen du monde, quelles que soient sa culture, sa religion, sa couleur de peau ne peut accepter une souffrance délibérément infligée à un enfant.

Je voudrais pour finir exprimer, non, crier mon admiration – et le mot est si faible- pour ces enfants Talibés qui au moment de quitter leur Daara (certains arrivent à s’échapper avant mais à quel prix…) doivent et devront vivre, survivre, se reconstruire, pardonner pour avancer. Je suis également tellement admirative de Jules, Joël, François et tous ces bénévoles, de tout âge et de tout pays qui ont la disponibilité du cœur et le courage immense de se relayer chaque semaine, chaque mois, année après année sans relâche pour tenter de redonner un semblant d’enfance à ces Talibés que la vie a oubliés.Caroline Pastorelli Enseignante à l’Ecole de Journalisme et de Communication EJCAM

VICTORIA BILLING, NOUVELLE AMBASSADRICE DE LA GRANDE-BRETAGNE AU SÉNÉGAL ET AU CAP VERT

Dakar, 13 juin (APS) – Victoria Billing Obe a été nommée ambassadrice de la Grande-Bretagne auprès de la République du Sénégal et ambassadrice non résidente en République du Cap-Vert, a appris l’APS de source officielle, jeudi.

Victoria Billing remplace George Hodgson, qui sera muté à un autre poste du service diplomatique britannique, indique un communiqué transmis à l’APS. Selon ce communiqué, M. Hodgson a terminé sa mission après quatre ans passés au Sénégal.

La nouvelle ambassadrice de la Grande-Bretagne est la première femme à ce poste depuis l’existence de l’ambassade britanique au Sénégal.Mme Victoria Billing prendra fonction à la fin du mois de juillet.BHC/ASG

Diabète de type 2 : une maladie réversible !

https://www.lepoint.fr Grâce à un régime strict adapté, nécessitant une forte motivation des patients, le pancréas retrouve une activité normale chez certains patients.

Le diabète de type 2 serait finalement une maladie réversible, même à un stade avancé. C’est ce que vient de prouver une nouvelle analyse de l’étude britannique DiRECT, présentée samedi au congrès de l’American Diabetes Association (ADA) à San Francisco. Ses auteurs, Roy Taylor de l’université de Newcastle et ses collègues, avaient déjà montré que des patients souffrant de cette pathologie depuis moins de six ans, qui n’étaient pas traités par des injections d’insuline, pouvaient voir leur état durablement amélioré grâce à un régime alimentaire très strict. Ces résultats avaient été publiés dans The Lancet en mars dernier. Aujourd’hui, il est démontré que leurs cellules bêta pancréatiques, celles qui produisent l’insuline chargée de faire entrer le sucre dans les cellules et que l’on croyait définitivement hors service, peuvent également récupérer.

« Le diabète de type 2 évolue inexorablement au fil du temps, si le patient ne change pas son mode de vie », rappelle le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. Tout commence par le fait que l’insuline ne peut plus fonctionner correctement, en raison d’un excès de graisse dans le corps. Les spécialistes parlent d’insulinorésistance. Le pancréas augmente alors la production de cette hormone pour contrer ce phénomène, mais il finit par s’épuiser. Ce qui aboutit à un manque d’insuline et donc à l’obligation, pour les malades, de s’injecter cette précieuse substance. Sauf s’ils adoptent alors une très bonne hygiène de vie, normalisent leur poids ou maigrissent, et font de l’exercice physique.

Forte motivation

Les nouveaux travaux montrent que la perte de fonction des cellules bêta pancréatiques n’est pas, non plus, irréversible. Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs britanniques ont réalisé un test spécifique pour but d’évaluer la réponse maximale de sécrétion de l’insuline à une administration massive de sucre (provoquant une hyperglycémie), ce qui permet d’estimer la quantité de cellules bêta encore capables de fonctionner. Le niveau de sécrétion de l’insuline dans cette expérience était initialement près de deux fois plus faible chez les diabétiques que chez des sujets contrôles. Mais le niveau de sécrétion de l’insuline a augmenté au bout de cinq mois de régime strict chez les patients qui ont perdu rapidement du poids – et dont le diabète a régressé. Et au bout d’un an, il était pratiquement revenu à la normale. Au contraire, chez ceux qui n’ont pas réussi à maintenir la perte de poids, il n’y a pas eu de récupération de la sécrétion d’insuline.

« Ce sont de bonnes nouvelles pour les diabétiques de type 2 : il y a toujours une possibilité de retour en arrière », s’est félicité Roy Taylor. En tout cas chez des diabétiques depuis moins de six ans, dont les cellules bêta sont donc toujours présentes mais devenues inactives face au « stress métabolique » qu’elles subissent. Mais le chercheur souligne que, pour arriver à ce résultat, il faut une « forte motivation » et donc se conformer durant plusieurs mois au régime alimentaire strict, très liquide et riche en protéines. « Beaucoup de malades sont motivés pour maigrir, mais tous ne peuvent suivre de tels régimes draconiens », insiste le Dr Lecerf. D’où l’intérêt de commencer la prévention bien en amont.  Par Anne Jeanblanc

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