Revue de Presse du mardi 11 juin

Revue de Presse du mardi 11 juin
Revue de Presse du mardi 11 juin

LA SAISINE DE LA JUSTICE SUITE AU DOCUMENTAIRE DE LA BBC À LA UNE

Dakar, 10 juin (APS) – Les journaux parvenus mardi à l’APS commentent largement l’annonce de l’ouverture d’une information judiciaire sur les allégations de corruption relayées par la BBC relativement à l’attribution de licences d’exploration d’hydrocarbures au Sénégal et sur les fuites d’un rapport de l’Inspection général d’Etat (IGE) sur le même sujet.
« Le ministre de la Justice, soucieux d’éclairer les Sénégalais sur la gestion des ressources naturelles, a saisi le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar pour l’ouverture d’une enquête complète sur l’ensemble des faits allégués, aussi bien dans ledit rapport, qui n’a pas encore été transmis à Monsieur le Président de la République, que sur les autres dénonciations relativement à la gestion des contrats pétroliers », a annoncé la veille le gouvernement sénégalais dans un communiqué.
Le communiqué signale que suite à la publication d’une enquête sur les découvertes pétrolières au Sénégal, en l’occurrence le reportage de la BBC publié le 3 juin dernier, « un rapport de l’Inspection générale d’État circule sur les réseaux sociaux ».
Dans un documentaire intitulé « Sénégal : Scandale à 10 milliards », le média britannique affirme démontrer comment la société de Frank Timis s’était vu retirer puis réattribuer une autorisation d’exploration après l’accession au pouvoir du président actuel Macky Sall.
La BBC affirme également que les participations du groupe de Frank Timis ont été rachetées par le géant pétrolier BP en 2017 pour 250 millions de dollars, assorti de redevances de quelque 10 milliards de dollars sur quarante ans. BP a assuré avoir effectué toutes les vérifications nécessaires en matière d’éthique avant de signer ce contrat.
Le film de la BBC cite un paiement d’un montant de 250.000 dollars, soit 146 millions de francs CFA destiné à la société Agritans Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall, frère du président Macky Sall, présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation pour l’attribution de contrats d’exploitation.
Cette somme représenterait selon un courriel des taxes de la société offshore de Timis dues à l’origine à l’Etat sénégalais. Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou Sall par Pétrotim pour des services de consultance.
Le reportage de la BBC « est ponctué de graves et fausses allégations sur la gouvernance des ressources pétrolières du Sénégal », avait réagi le gouvernement dans un mémorandum publié à ce sujet.
Le Soleil annonce que ’’L’Etat saisit le parquet’’ pour faire la lumière sur les contrats pétroliers et le rapport de l’IGE.
Evoquant cette saisine, Enquête affiche à sa Une : ‘’Affaire Petro-Tim, le parquet ente en scène’’. ‘’L’information judicaire demandée par le ministère de la Justice pourrait ébranler de gros calibres dont Nafi Ngom Keïta, patronne de l’Inspection générale d’Etat (IGE) au moment des faits, dans le scandale à 10 milliards. Il y a eu des fuites qui ont aidé la BBC’’, écrit le journal.
’’La justice entre en scène’’, titre également L’As.
Le Témoin note que ‘’pour voler au secours de fon frère englué dans le pétrole, Macky Sall actionne +sa+ justice’’. Le journal souligne que ‘’Lassana Diaby, procureur général et soldat du président est chargé d’enquêter sur les contrats pétroliers’’.
Le Quotidien rappelle avoir fait état de ce rapport dans son édition du 22 mai 2017. ’’Tout ce dont on parle aujourd’hui était déjà connu, sauf quelques faits qui ont la particularité du reportage de Panorama sur la BBC (….)’’, écrit le journal du groupe Avenir Communication.
’’BBC sort les +cafards+, Macky Sall cherche la +taupe+’’, titre L’Observateur qui ajoute : ’’Nafi Ngom Keïta (ancienne patronne de l’IGE), cible du palais ; un journaliste dans le viseur de la justice pour diffusion du rapport de l’IGE’’.
Selon Vox Populi, ‘’Macky Sall ouvre la chasse’’, a joutant que le procureur général est ‘’chargé de la traque’’ pour faire la lumière sur ‘’le rapport non-transmis de l’IGE et l’affaire BBC’’.
Le journal signale en même temps que ‘’l’opposition et société civile (seront) dans la rue le 14 juin’’ pour réclamer ‘’la transparence dans la gestion des ressources naturelles’’ au Sénégal.
Sud Quotidien aussi annonce que ‘’Macky Sall +saisit+ le procureur’’.
’’La polémique autour de la gestion des contrats pétroliers au Sénégal, suite à l’enquête documentaire de la BBC, est en train de prendre une nouvelle tournure (…), note le journal, soulignant que la ‘’médiation’’ du rapport de l’IGE est ‘’l’étincelle de trop’’.
Le quotidien Kritik indique que le procureur est ‘’sur la piste du rapport +fantôme+’’.
’’Le président Macky Sall avait promis l’ouverture d’une enquête judiciaire suite aux révélations de la BBC à propos des contrats pétroliers de Pétro-Tim (…). Le chef de l’Etat a instruit, via le ministre de la Justice, le procureur général de l’ouverture d’une enquête suite à la publication dans la presse d’un rapport de l’IGE’’, écrit le journal.
La publication ajoute : ’’Chose curieuse, ce document qui pointe des irrégularités et l’impasse faite sur les conclusions des enquêteurs n’a jamais été remis à Macky Sall. Qui donc aurait commandité et diligenté ce travail de fouille qui a décelé les cafards dans le pétrole sénégalais’’.
’’Ca bout à plus de 100 degrés’’ dans ‘’cette brouille autour du pétrole’’, note pour sa part le quotidien Source A. ‘’De Louga à Fatick, en passant par Darou Mousty, Dakar, ça cogne ou défend Aliou Sall. Le ministre de la Justice lâche le parquet pour une enquête qui s’annonce épique pour les journalistes, tenants du pouvoir et opposants’’, écrit la publication.
Dans le journal Libération, ‘’Macky Sall solde ses comptes’’ face aux ‘’accusations’’ de la BBC. Devant les responsables de la coalition présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), le président de la République, rapporte le quotidien, a déclaré que ‘’dans cette affaire, l’Etat n’a rien à se reprocher. Tous les chiffres qu’on annonce sont fantaisistes (….)OID/AKS

Hausse des tarifs douaniers, le Port de Dakar vers des perturbations, les activités des transitaires menacées.

https://www.dakaractu.com Le Port autonome de Dakar (Pad), un des poumons de notre économie nationale tend vers de vives perturbations. En effet, une décision des autorités douanières menace le business des importateurs, des commerçants, des transitaires mais aussi les populations. Pour cause, une note de service en date du 31 mai 2019 de la Direction de la Réglementation et de la Coopération internationale, a revu à la hausse les tarifs douaniers.

À titre d’exemple, avec le changement de la grille tarifaire, chaque pièce de pneu usager pour véhicule de tourisme, toutes origines confondues nécessitera la somme 4 000 francs au lieu de 1 500 francs comme antérieurement fixé. Soit une hausse de plus de 200%. Les conteneurs vrac, c’est-à-dire les conteneurs ‘’fourre-tout’’ qui contenaient les produits venant aussi verront les prix passer du simple au double voire plus. Pour cause, ‘’l’évaluation (de la valeur des produits recensés dans le conteneur) sera faite au cas par cas’’, indique ladite note de service. Mieux, les propriétaires de conteneurs 20’ dits ‘’20 pieds’’ de tissus qui déboursaient 4 millions pour dédouaner leurs produits devront, à partir de ce mardi 11 juin 2019 casquer au moins 11 millions de F Cfa pour pouvoir sortir leurs marchandises du Port de Dakar.

Les tarifs douaniers des pneus passent de 1 500 à 4 000 F Cfa 

Il est apparu dans cette note de service signée par Oumar Diallo, Directeur général des Douanes (Dgd), les réelles motivations de l’administration douanière. Dans ce document dont Dakaractu a obtenu une copie, la Dgd a légitimé cette décision par des pratiques illégales. Le directeur Oumar Diallo dit avoir ‘’constaté que de nombreux dysfonctionnements sont observés sur la détermination de la valeur en douane lors du dédouanement’’. Il donne l’exemple des importateurs qui procèdent à une sous-évaluation de certaines marchandises importées (Textiles, friperie, matériel électroménagers, quincaillerie, matériels informatiques, de confection, marchandises diverses, matériels de coiffure, sanitaires et produits alimentaires).
Une situation qui, selon lui, porte préjudice aux intérêts du Trésor public, met en péril une bonne partie du tissu industriel local et fausse les règles de concurrence’’. Occasion qu’a saisie l’autorité douanière pour ‘’rappeler qu’en vertu de l’article 18 du Code des Douanes, l’administration des Douanes se réfère à la valeur transactionnelle telle que définie par l’article premier de l’accord de la mise en œuvre de l’article VII du Gatt (General Agreement on Tariffs and Trade’’ en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), comme base première de la détermination de la valeur en douane.
Dans cette présente note de service qui sera applicable pour compter du 10 juin 2019, le directeur général des Douanes a été catégorique. Après avoir ‘’formellement interdit à ses agents de dédouaner les conteneurs sur la base de barèmes forfaitaires, il a demandé aux chefs des unités de dédouanement de veiller à ce que des contrôles physiques soient effectués par les vérificateurs afin de s’assurer de l’évaluation correcte des marchandises’’.
Précision a été faite par Oumar Diallo, le Directeur général des Douanes que ‘’ces valeurs de correction (notées dans ladite note de service) ne sont pas appliquées aux marchandises importées qui sont déclarées sur la base de la valeur en douane déterminée à partir de la facture commerciale et certifiée par une Attestation de vérification (Av) dans le cadre du Programme de vérification des importations (Pvi).

Le dédouanement d’un conteneur de tissus grimpe de 4 millions à 11 millions de F Cfa

Il faut noter, en outre, que cette décision annonce des lendemains incertains pour les transitaires, pour les importateurs et pour les populations comme indiqué plus haut. Pour cause, avec l’entrée en vigueur de cette décision des autorités douanières, ce sont des revenus des transitaires et bureaux de transit qui vont connaître une baisse drastique. Cerise sur le gâteau, obligation leur est faite à compter de ce jour de prendre en charge les frais de transferts des conteneurs du terminal au lieu indiqué pour les visites. Les commerçants, contraints de s’adapter à ces nouvelles mesures, vont devoir répercuter la hausse des tarifs douaniers sur les prix de vente. Et ce sera alors, aux consommateurs de payer en dernier lieu la note salée. Une hausse des prix n’est d’ailleurs pas à exclure, renseigne quelques acteurs économiques, contactés. Le Pad sera aussi impacté d’autant plus que le rythme des enlèvements va connaître un ralentissement.

Légère dégradation du climat des affaires au Sénégal

http://www.rewmi.com Le climat des affaires s’est dégradé de 0,8 point, en variation mensuelle au mois d’avril 2019 comparé au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

L’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, s’est établi à 98,3 points contre 99,1 points au mois de mars 2019.

Il est resté en dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100 points. « Cette situation reflète les orientations défavorables respectives de l’opinion des entrepreneurs de BTP (bâtiments et travaux publics), des prestataires de services et des commerçants », souligne la DPEE.

Comparé à son niveau d’avril 2018 où il s’établissait à 96,9 points, l’indicateur du climat des affaires au Sénégal s’est cependant bonifié de 1,4 point.

Octroi de la licence 4G à la Sonatel : La Cour suprême tranche le 13 juin prochain

http://www.seneweb.comMe Massokhna Kane et Sos Consommateurs avaient saisi la Cour suprême pour obtenir l’annulation du décret No 2016-1081 du 03 août 2016 de Macky Sall octroyant la licence 4G à la Sonatel pour 17 ans et le renouvellement de sa concession.

L’affaire sera évoquée par la Chambre administrative de la haute juridiction le 13 juin prochain, informe Les Échos. Sos Consommateurs, qui estime que ce décret est illégal, avait introduit un recours préalable à une action en annulation du protocole du 18 juin 2016 et de la convention de renouvellement de la concession de Sonatel.

Lutte contre le blanchiment de capitaux : le Sénégal pour l’implication du secteur privé

http://www.rewmi.com Pour décloisonner l’action des autorités d’enquête et de poursuites, le secteur privé doit être impliqué dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (Lbc/Ft), a plaidé lundi à Dakar, Daouda Sembène, Directeur du Secteur financier et de la compétitivité au ministère sénégalais des Finances et du Budget.

« La conjonction des efforts des secteurs public et privé participe au décloisonnement de l’action des autorités d’enquête et de poursuites, longtemps et à tort, considérées comme les seules à devoir s’investir dans la lutte contre la criminalité financière sous toutes ses formes », a dit M. Sembène.

Il ouvrait une réunion régionale conjointe secteur public-privé sur les questions émergentes du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (BC/FT) organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Selon Daouda Sembène, au regard des questions émergentes de la Lbc/Ft relatives à la digitaliation des finances et à la monnaie virtuelle, c’est désormais à la fois par obligation, par devoir et par nécessité de coopérer avec le secteur privé en se diversifiant aux plans national, communautaire et international.

Toutefois, il  souligné que « la participation des acteurs privés au dispositif anti-blanchiment se traduit généralement par une contrainte car, étant assujettis, ils sont placés en situation de devoir, à la fois, développer leur activité et répondre aux exigences de la loi pour participer pleinement à la prévention et à la détection des transactions financières susceptibles d’être liées au blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme »

« Le secteur privé a donc un rôle à jouer, même s’il faut d’emblée constater un dénivellement dans le rôle effectivement joué par les institutions financières d’une part, et celui joué par les entreprises et professions non financières désignées, d’autre part », a dit Daouda Sembène, Directeur du Secteur financier et de la compétitivité au ministère sénégalais des Finances et du Budget.

Poursuivant, il a indiqué qu’il est constaté, après plusieurs décennies de lutte, que l’activité des criminels financiers n’a pour limite que les failles de nos dispositifs. « Autant dire que nous devons rester mobilisés. Dès lors, approcher les menaces émergentes permet d’aborder le présent comme le futur en étant mieux outillé et mieux préparés pour une lutte efficace », a-t-il encore dit.

Pour Buno Nduka, Directeur des programmes et des projets du Giaba, le caractère transnational du crime organisé, du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme exige une coopération et l’implication de tous les acteurs, y compris ceux du secteur privé. « Pour atteindre un nniveau de performance remarquable, il faut un engagement pour la mise en oeuvre des recommandations GAFI et une meilleure coordination de la lutte. Le secteur privé doit également être impliqué », a soutenu M. Ndidates.APA

Industrie semencière en Afrique de l’Ouest : Les principaux acteurs planchent sur la mise en œuvre de la réglementation

https://www.lejecos.com Dakar abrite aujourd’hui et demain 12 juin, une rencontre pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la réglementation régionale harmonisée des semences.

Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le Règlement régional harmonisé sur les semences a été adopté en 2008 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et en 2009 par l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). L’objectif premier du Règlement, précise-t-on, est de créer un environnement favorable à la croissance de l’industrie semencière.

Tous les pays membres de la Cedeao, y compris le Tchad et la Mauritanie, ont adopté la loi. La rencontre sera organisée conjointement par le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) et la Fondation africaine pour les technologies agricoles (Aatf) grâce au financement de la Banque africaine de développement (Bad) via son initiative Taat (Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique).

L’évaluation de l’état d’avancement de la mise en œuvre, l’identification des goulets d’étranglement ainsi que l’élaboration d’une feuille de route pour accélérer la mise en œuvre du Règlement semencier seront les principaux thèmes de la réunion.

Plus précisément, les discussions porteront sur cinq grands domaines. Il s’agit de la certification pour la diffusion des variétés, le contrôle de la qualité et la certification des semences, la certification phytosanitaire des semences, les arrangements institutionnels pour la mise en œuvre de la politique semencière et la participation du secteur privé à la mise en œuvre de cette politique.

Près de 50 participants à l’atelier sont issus des systèmes semenciers nationaux des 17 pays participants, des communautés économiques régionales, des organisations paysannes, des institutions de recherche et des partenaires financiers. Des représentants du Marché commun de l’Afrique orientale et australe et de la Communauté de développement de l’Afrique australe ont également été invités à partager leurs expériences.Adou FAYE

TOUBA-Les transporteurs et conducteurs de ‘Gros porteurs ‘envoient au ministre Oumar Youm, par presse interposée, une liste de doléances.

https://www.dakaractu.com Disposés à collaborer avec leur nouveau ministre de tutelle, Oumar Youm en l’occurrence, les transporteurs et conducteurs des véhicules dits  » gros porteurs  de Touba ont déroulé une assemblée générale lors de laquelle ils lui ont tendu la main, après avoir mis sur pied une association les regroupant.

L’occasion a été saisie pour égrener un chapelet de doléances. Parlant au nom de ses pairs, Thierno Mbengue dira l’urgence qu’il y’a pour ses camarades de disposer d’un garage spécialement réservé aux véhicules  » gros porteurs  » dans la cité religieuse.  » Nous en avons besoin. Ce garage permettra de minimiser les risques d’accidents. En effet, beaucoup d’entre nous , faute d’avoir un lieu où stationner, affrontent la route et le sommeil pour rallier nos destinations. Autrement dit, afin d’éviter des sanctions comme les taxes municipales , nous évitons de nous garer en ville. Et si nous nous garons dans la brousse, nous sommes exposés aux attaques à main armée. Nous sommes nombreux à avoir été dépouillés de nos biens par des coupeurs de route et autres malfrats  ».

Thierno Mbengue de poursuivre.  » Nous avons aussi besoin que notre parc automobile soit rénové. Nos camions sont vétustes et il y va de notre sécurité d’en disposer de nouveaux. Nous avons aussi besoin de séminaires de formation pour renforcer nos capacités…  » Les transporteurs et conducteurs, soutenus par leurs autres  collègues dirigés par Pape Seck, avaient, en prélude à cette rencontre, été reçus par le porte-parole du Khalife général des Mourides…

Droits d’auteur à la Sodav : La montée en puissance des chanteurs religieux

http://www.seneweb.com Lorsqu’on parle de droits d’auteur et de droits voisins, en rapport à la Sodav (l’entité ayant remplacé le Bsda), nombreux sont les Sénégalais qui pensent aux musiciens. Pourtant, si Youssou Ndour, Thione Seck, Baaba Maal et surtout les jeunes chanteurs ne font pas attention, ils se feront détrôner, à la Sodav, par les chanteurs religieux.

Ces derniers, selon Ngoné Ndour, Pca de la Sodav, ne cessent de monter en puissance, grâce à l’économie numérique de la musique. Ils encaissent désormais des sommes importantes, dans la plus grande discrétion. Voici les explications de Ngoné Ndour tirées d’une interview avec « Seneweb ».

« Cela a eu beaucoup de succès, depuis que le numérique remplace progressivement l’analogie. Les chanteurs religieux sont très forts là-dessus et tout le monde peut témoigner que quand on appelle une personne, on entend de la musique derrière et les abonnements sont très souvent dictés par les appartenances confrériques.

« En matière de répartition, les droits de reproduction mécanique (Drm) que sont les droits qui sont issus de la duplication de Cd ou de cassettes, ont chuté. La preuve, de 2009 à 2018, cela pouvait être à 13 millions ou 20 millions de F Cfa. Et en 2019, le Drm peut représenter entre 1 et 4 millions de F Cfa. C’est vérifiable ! Mieux, en matière d’organisation de spectacles vivants (concerts ou grandes soirées), il y a 2 ou 3 ans, c’était beaucoup plus fréquent.

« Du coup, on peut dire que l’économie de la culture a rapidement changé et les artistes avertis qui ont compris et qui ont accompagné le numérique jusque-là perçoivent leur argent. Parce qu’on entend, lors des appels, d’autres sons que les religieux. Peut-être qu’au départ, ils se sont rapprochés de moi ou que les sociétés de téléphonie se sont rapprochées d’eux pour mettre à disposition leurs chansons. C’est un support virtuel, c’est le téléchargement, le streaming ».

Mes larmes de sang! Par Mamadou Bamba Ndiaye

Chers amis, bouleversé par les massacres de ces derniers jours au Mali et au Niger notamment, j’ai eu envie de partager avec vous ce poème extrait de mon recueil Baie talibée (Editions LDR, Paris-Dakar, 2019)

Agrée, Louangé, mon jet de larmes de sang
Protège mon frère en danger d’armes de sang
Notre sang arrosant le désert de nos rêves
Et ma plume déchirant mes veines sans trêve
Non ! Mon refus de brandir ce drapeau sanglant
Flottant au-devant de démons déments beuglants
Oui ! Mon islam abonnit et bénit Adam
Ange de génie héritier sage et ardent
N’habillez pas de mort mes frêles fines fleurs
Au marché de Chibok je rachète mes pleurs
Capital ! Aie pitié de tes pauvres cités
Ces nœuds de crotales nés de tes cécités
Il est vain mais sain de parler justice au monde
Tant l’humain  descend vers les abysses immondes
Ahmadou Bamba qu’il nous a bien informés
Par Massalik viatique des gens bien formés
Ta jihad d’égorgeur hérésie sacrilège
Sa jihad d’éveilleur détruit tes sortilèges Entends-tu falsifier le festif paradis
En tanière d’enfer ? Féroce parodie !
Use-la sur les voies du savoir ta jeunesse
Loin des fous du roi Fric et leur fou business
Réveille-toi mon frère ! Reviens-moi volontaire !
Révolue soit la guerre ! Reverdie soit la Terre !Mamadou Bamba Ndiaye

ALY NGOUILLE NDIAYE ÉVOQUE ’’LA COHABITATION PACIFIQUE ET LÉGENDAIRE’’ ENTRE COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES SÉNÉGALAISES

Popenguine, 10 juin (APS) – Le pèlerinage marial de Popenguine, coïncidant avec la fête de la Pentecôte, offre l’occasion de magnifier « à sa juste valeur, la cohabitation pacifique et légendaire » entre communautés religieuses du Sénégal, a souligné, lundi, à Popenguine, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.
« Le pèlerinage marial de Popenguine, moment pour justifier à sa juste valeur, la cohabitation pacifique et légendaire des communautés religieuses du Sénégal, constitue surtout, au-delà de sa dimension spirituelle, un cadre de dialogue qui contribue en permanence à l’effort national de construction de l’Etat-nation », a-t-il notamment dit.

Aly Ngouille Ndiaye intervenait lors de la cérémonie officielle clôturant le 131e pèlerinage de Popenguine, dans le département de Mbour (ouest), une édition 2019 qui portait sur le thème « Marie notre mère, offre nos souffrances à Jésus ».

« La ferveur religieuse que nous avons trouvée ici, nous rassure car elle révèle tout le sens de ce rassemblement qui est un retour ou un attachement plus fort aux valeurs fondamentales qui ont toujours guidé et continueront de guider la marche de l’Eglise sénégalaise », a relevé M. Ndiaye.

Il a salué « la considération et l’attention particulière ainsi que la compréhension et la collaboration franche et sincère » entre l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, et le gouvernement sénégalais.

Aly Ngouille Ndiaye a prié « pour que règnent la paix, la stabilité politique et la concorde nationale qui ont toujours donné une belle image du Sénégal en Afrique et dans le monde ».

 « L’Eglise catholique, par la bonne éducation qu’elle donne à ses fidèles, par le message qu’elle véhicule et les actes qu’elle pose, à tous moments et dans toutes circonstances, contribuent, sans conteste et de manière remarquable, à la consolidation de notre commune volonté de vie commune grâce à laquelle le Sénégal constitue un havre de paix qui, à chaque épreuve cruciale, fascine et émerveille le monde par la sagesse et la maturité de son peuple », a fait valoir Aly Ngouille Ndiaye.

Selon lui, le Sénégal doit cela « à la valeur de ses guides religieux de toutes obédiences qui, de par leur ouverture d’esprit et leur attachement indéfectibles aux valeurs d’humanisme, à la tolérance et à la fraternité des hommes, rappellent, à chaque fois que de besoin et avec sagesse, la voie à suivre pour échapper aux démons de la division ».

Le ministre de l’Intérieur, porteur du message du chef de l’Etat, Macky Sall, était en compagnie de plusieurs membres du gouvernement et d’élus.

Étaient également présents à cette cérémonie, des personnalités administratives, militaires et paramilitaires, religieuses et coutumières, ainsi que des représentants de l’opposition politique.ADE/BK

Après une polémique, le « New York Times » renonce aux dessins politiques

Le Monde avec AFP La décision fait suite à une polémique née en avril de la publication d’un dessin jugé antisémite, représentant le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président américain, Donald Trump.

Le New York Times a annoncé lundi 10 juin qu’il ne publierait plus de dessins politiques dans son édition internationale, un peu plus d’un mois après une polémique liée à une caricature jugée antisémite.

Le quotidien a expliqué qu’il réfléchissait depuis un an à « aligner » l’édition internationale sur celle publiée aux Etats-Unis, qui ne comprend plus de dessins politiques depuis de nombreuses années. Il compte mettre ce projet à exécution à compter du 1er juillet.

La publication à la fin d’avril dans l’édition internationale d’un dessin représentant le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président américain, Donald Trump, avait déclenché un tollé au sein de la communauté juive mais aussi au-delà. Le chef du gouvernement israélien était dessiné sous la forme d’un chien guide, portant un collier avec une étoile de David, et tenu en laisse par le président américain, aveugle, avec une kippa sur la tête. Le quotidien avait d’abord présenté des excuses puis était finalement allé plus loin, la polémique ne faiblissant pas.

Le directeur de la publication, A. G. Sulzberger, avait décidé de lancer une procédure disciplinaire contre le responsable d’édition qui avait choisi la caricature du dessinateur Antonio Moreira Antunes. Il avait également décidé de ne plus utiliser de caricatures proposées par une société extérieure, d’où provenait la caricature controversée.

« Peut-être devrions-nous commencer à nous inquiéter ? »

Pour Patrick Chappatte, l’un des dessinateurs vedette du New York Times, la décision annoncée lundi est directement liée à cette affaire, a-t-il expliqué sur son site. Celui qui collaborait avec le quotidien depuis plus de vingt ans regrette que « toutes ces années de travail restent inachevées à cause d’un seul dessin – qui n’était pas de moi – qui n’aurait jamais dû être publié dans le meilleur journal du monde »« Ces dernières années, certains des meilleurs dessinateurs de presse aux Etats-Unis (…) ont perdu

leur travail parce que leurs éditeurs les trouvaient trop critiques

envers [Donald] Trump, a-t-il poursuivi. Peut-être devrions-nous commencer à nous

inquiéter ? Et nous rebeller. Les dessinateurs de presse sont nés avec la démocratie et lorsque les libertés sont menacées, ils le sont aussi. »

Le responsable de la rubrique éditoriale du New York Times, James Bennet, a écrit sur Twitter que le quotidien souhaitait continuer à travailler à l’avenir avec Patrick Chappatte et avec Heng Kim Song, son autre dessinateur vedette, sur d’autres formats.

Dialogue national : les Représentants de la majorité et de l’Etat désignés

https://actusen.sn Les Représentants de l’Etat et de la majorité au dialogue national initié par le président Macky Sall ont été désignés. D’après Libération, les pouvoirs publics seront représentés par Aminata Touré, Ismaila Madior Fall, Me Ousmane Seye, Seydou Diouf et Mor Ngom. Parmi ceux qui ont été désignés pour le compte de la majorité, nos confrères informent qu’il y a Momar Samb, Bounama Seck, Aissata Tall Sall et Serigne Mbaye Thiam.Actusen.sn

Oser réviser les contrats pétroliers… Par Mamadou Sy Albert

La seconde alternance engage une véritable épreuve politique à travers les contrats liant le Sénégal à ses partenaires à qui il a confié l’exploitation du pétrole, du gaz et des matières minières.

Cet enjeu dépasse largement les effets immédiats de l’affaire Frank Timis se cristallisant autour de la corruption réelle ou imaginaire au cœur de l’investigation de la chaîne britannique.

Le gouvernement du Sénégal a fortement réagi après la diffusion de l’enquête de la chaîne britannique. La rapidité de la réaction sénégalaise, notamment du Président de la République et de son gouvernement, traduisent probablement, à la fois, la surprise et une volonté de parer au plus pressé.

Paradoxalement, en dépit du caractère massif de la communication gouvernementale, l’affaire a pris subitement une tournure inattendue. Les acteurs politiques, les acteurs de la société civile et des franges significatives de l’opinion nationale ont donné à l’affaire un caractère politique.

La communication de l’État a produit un effet boomerang contraire à ses attentes. La dimension politique occulte d’ailleurs, difficilement l’aspect familial de l’affaire au regard des relations biologiques entre le Président de la République en exercice, Macky Sall et son frère, Aliou Sall, le Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Consignation.

Au-delà du caractère personnel ou personnalisé et de l’exploitation politique ou politicienne de cet évènement éminemment politique exploité sciemment par les deux camps, il est question en réalité de la souveraineté économique et politique du Sénégal en matière de gouvernance.

Tout au long de la dernière campagne présidentielle de février 2019, la question des contrats liant le Sénégal à ses partenaires techniques et financiers, singulièrement les contrats pétroliers, gaziers et miniers, ont fait l’objet de propositions de campagne. Tous les candidats-Présidents à la Présidence de la République avaient promis du reste de revoir ces contrats suscitant la controverse publique.

De quoi est-il réellement question ? La seconde alternance semble volontairement oublier que la première alternance a perdu le pouvoir en raison d’une mal gouvernance économique et politique. Jamais la corruption n’a été autant dénoncée sous le règne d’un régime politique au Sénégal.

Le bradage du foncier, les passations des marchés publics de gré à gré, les commissions occultes et les pourcentages attribués directement ou indirectement par le biais de personnes et de sociétés écran à des responsables politiques, constituent des pratiques que l’opposition au régime libéral dénoncera avec véhémence durant les dernières années de l’exercice du pouvoir du Président de la République, Abdoulaye Wade.

La souveraineté politique et économique revêt ainsi un sens aigu au Sénégal. Les libéraux l’ont appris à leur perte. Les républicains se trompent lourdement en pensant être à l’abri de la pression de l’opinion et de ses adversaires.

Le Président de la République, son gouvernement et les souteneurs du régime croient que la transparence est une histoire de loi, de règlements, de mécanismes de gestion concertée avec la société civile et les acteurs de l’opposition. Si les lois et les intentions pouvaient supprimer la corruption, elle aura disparu depuis fort longtemps.

Les groupes privés internationaux sont plus outillés que les États dans la lutte contre la corruption. Les multinationales sont suffisamment averties en matière d’étude de marchés, de gestion des mécanismes de domination et d’influence des États faibles.

Elles jouent à merveille sur divers leviers insoupçonnés pour mettre la main sur des ressources économiques, sur les ressources humaines et sur les mécanismes de fonctionnement de l’État et de ses démembrements.

Ce n’est guère un secret que la corruption a envahi le continent africain, toute l’administration publique sénégalaise et la société dans sa globalité. La seconde alternance est véritablement à la croisée des chemins de la lutte contre la corruption et la défense de la souveraineté. L’une ne va point sans l’autre.

Prendre conscience des enjeux de la souveraineté dans le contexte de la suspicion massive du bradage des biens communs ou persister dans l’exercice de l’illusion d’une gouvernance à l’abri du danger de la perte de souveraineté et de l’influence des corrupteurs professionnels internationaux ?

Le Président de la République, Macky Sall, doit mesurer les conséquences ultimes de la perte de souveraineté sur le pétrole, le gaz, les produits miniers. Il devrait engager une révision courageuse des contrats liant le Sénégal à tous ses partenaires. C’est un moindre mal pour les générations présentes et futures. C’est la base objective de tout consensus d’intérêt national et de la lutte contre le cancer de la corruption.Mamadou SY Albert http://actunet.net/

Supposée demande du Chef de l’Etat de démettre Aliou Sall de ses fonctions:La Commission de Surveillance de la CDC dément «Le Quotidien», vante les compétences de leur DG et précise…

https://www.dakaractu.com La Commission de Surveillance de la Caisse de Dépôts et de Consignations du Sénégal est montée au créneau dans un communiqué pour répondre au journal « Le Quotidien » qui a publié à sa Une que le président Macky Sall aurait saisi l’instance pour demander de démettre Aliou Sall de son poste de Directeur général. La Commission de Surveillance dirigée par Babacar Dramé indique n’avoir reçu aucune demande du Chef de l’Etat allant dans ce sens non sans préciser que Aliou Sall est un DG compétent qui a apporté plusieurs changements et améliorations dans la boîte.

Un organe de la presse nationale a publié dernièrement une information selon laquelle la Commission de Surveillance, organe délibérant de la Caisse des Dépôts et Consignations, a été saisi par le Chef de l’Etat pour démettre Monsieur Aliou SALL de ses fonctions de Directeur général.

En ma qualité de Président de cette dite instance, je précise que cette information n’est pas fondée.

D’abord, cet organe de presse parle de Conseil d’administration alors que la CDC dispose, comme organe délibérant, une  Commission de Surveillance qui n’a aucune compétence pour nommer ou démettre le Directeur Général.

Revenant à l’information elle-même, je précise qu’à ce jour, la Commission de Surveillance n’a reçu aucune demande allant dans ce sens. Sur ce, nous rassurons les collaborateurs et partenaires de la CDC que Monsieur SALL reste et demeure le Directeur général de l’institution.

Par ailleurs, nous témoignons de l’engagement, de la compétence et de la rigueur professionnelle de Monsieur SALL. En effet, depuis sa nomination à la tête de l’institution, il n’a manqué de poser des actes qui oriente l’institution vers l‘excellence. Monsieur  SALL s’investit sans réserve pour faire de la CDC le premier investisseur public institutionnel aux côtés de l’Etat.

La Commission de Surveillance apporte son soutien à Monsieur le Directeur Général et réaffirme sa volonté de l’accompagner dans cette mission exaltante de faire de la CDC une institution de référence.

Depuis son arrivée, un regain de confiance a été noté auprès des bailleurs, partenaires et collaborateurs de la Caisse. Pour la première fois, des bailleurs de fonds internationaux et nationaux décident d’accompagner la CDC dans la réalisation d’importants projets structurants pour notre économie, comme en témoigne la structuration du financement du projet  « Tour des Mamelles ».

S’agissant de la Gouvernance de l’institution, nous témoignons, au même titre que le personnel, que des changements notoires ont été apportés par Monsieur Aliou SALL qui collabore en parfaite intelligence avec l’organe délibérant, dans le respect total des procédures.
Monsieur Aliou SALL a entrepris une restructuration intelligente de l’institution avec une reprise en main et une redynamisation de tous les projets. De nouveaux projets structurants sont aussi en phase de lancements, notamment la Cité des Mamelles, les parcelles viabilisées de Bambilor, les logements sociaux de Tivaouane, les sphères administratives régionales, etc.

Pour toutes ces raisons, la Commission de Surveillance milite pour le renforcement des acquis autour du plan du développement stratégique défini et mis en œuvre par

Monsieur Aliou SALLLe Président de la Commission de Surveillance
Babacar DIAME

Révélations de la BBC : Abdoul Mbaye, Tas et Mamadou Lamine Diallo face à la presse

http://www.seneweb.com Le moins que l’on puisse dire est que la bataille médiatique fait rage après le reportage de la BBC. Après l’État et ses démembrements, le quotidien Les Échos nous apprend que l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, l’ex-ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall, alias TAS, et le député de Tekki Mamadou Lamine Diallo feront face, cet après-midi à 16 heures, à la presse. Une sortie qui fait suite à celle de la Plateforme Aar Li Nu Bokk.

Accusations de la Bbc : Macky Sall solde ses comptes

 http://www.seneweb.comMacky Sall a profité de sa rencontre du 8 juin dernier avec les leaders de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) pour solder ses comptes, suites aux révélations de la BBC, avec l’opposition et la société civile. Selon Libération, le chef de l’État n’a pas été tendre.

Morceaux choisis des salves présidentielles : « Dans cette affaire, l’État n’a rien à se reprocher et c’est désolant de voir une certaine opposition radicale se livrer à de fausses déclarations. Tous les chiffres qu’on annonce sont fantaisistes ».

Et d’expliquer pourquoi il a signé le décret : « Wade, Karim et Souleymane Ndéné avaient signé le contrat de recherche et de partage de production avec Petrotim, au nom de la République du Sénégal, le 17 janvier 2012. Quand je suis arrivé, j’ai signé le décret d’approbation, car c’était soit cela, soit déclencher des contentieux parce que le contrat était déjà signé ».

Macky Sall d’accabler son ancien Premier ministre : « Abdoul Mbaye lui-même a préparé, avec les services de la Primature, le décret d’approbation que j’ai signé. Mais, je remarque que, dans certains cas, il devient subitement amnésique ».

Le chef de l’État d’en rajouter une couche : « On a accusé L’État qui a pris ses responsabilités en saisissant la Justice. Tout le monde sera entendu sans exception. Et, j’espère que ceux qui disent détenir des preuves les remettront à la justice ».

Mansour Faye : « Ceux qui s’agitent autour de l’affaire Petrotim… »

http://www.seneweb.com Le ministre du Développement communautaire a pris, hier, la défense d’Aliou Sall dans l’affaire du supposé versement d’un pot-de-vin dont il aurait bénéficié dans le cadre de la concession de contrats pétroliers au Sénégal.

Selon Le Quotidien, le maire de Saint-Louis est d’avis que « tous ceux qui s’agitent autour de cette affaire sont, sans exception, des ennemis du Sénégal qui ne le font que pour de la politique ».

Mansour Faye se confiait à la presse régionale en marge d’une visite qu’il a rendue aux blessés de l’accident ayant fait 13 morts, lundi dernier, à Saint-Louis.

Affaire Petrotim-Aliou Sall : «La démission d’Aliou Sall ne sera qu’une conséquence de cette spoliation des ressources naturelles» (Dr Cheikh Tidiane Dièye)

https://www.dakaractu.com « La démission d’Aliou Sall ne sera qu’une conséquence de cette spoliation des ressources naturelles ». Tels sont les propos du docteur Dr Cheikh Tidiane Dièye. Ce membre de la plateforme « Aar Li Nu Bokk Sunu Pétrole » considère que la première personnalité directement interpellée dans cette affaire n’est personne d’autre que le Chef de l’État. « Aliou Sall n’est pas notre interlocuteur », a-t-il laissé entendre. Pour lui, c’est Macky Sall lui-même qui devrait éclairer la lanterne des sénégalais.
S’agissant de la saisine du procureur général auprès de la Cour d’appel aux fins de l’ouverture d’une enquête sur cette affaire en question, Dr Cheikh Tidiane Dièye de marteler : « Tant que la lumière ne sera pas faite sur l’octroi de licences d’exploration sur les blocs pétroliers et gaziers, nous continuerons ce combat patriotique ».

Face-à-face Ousmane Sonko-enquêteurs du FBI, à l’Ambassade des Etats-Unis : détails d’une vraie-fausse audition

https://actusen.sn/ Ousmane Sonko a soutenu, samedi dernier, dans les colonnes du journal L’Observateur, avoir été auditionné par des enquêteurs du Fbi, dans les locaux de l’Ambassade des Etats-Unis, à Dakar. Mais attention ! Car, selon SourceA, la réalité est tout autre.

Car, d’après nos confrères, autant Sonko a sollicité et, finalement, obtenu du Fbi la possibilité de pouvoir « dénigrer » Macky Sall et son Gouvernement, quant à leur gestion de nos ressources minières et pétrolières, autant la mission du Fbi avait séjourné à Dakar, dans le cadre de l’enquête sur les biens de l’ancien dictateur gambien, Yaya Jammeh et les crimes commis durant son règne.

A cela s’ajoute le fait que, glisse-t-on à SourceA, non seulement une Délégation judiciaire américaine ne peut pas venir, à Dakar, entendre un citoyen sénégalais, sans qu’il y ait une saisine du Gouvernement. Mais aussi, «il n’y a jamais eu de Commission rogatoire envoyée par un juge américain auprès d’un quelconque magistrat Sénégalais».Actusen.sn

Affaire Aliou Sall Vs BBC / Hélène Tine : «La justice sénégalaise devrait s’auto saisir…»

https://www.dakaractu.com/ En marge de la cérémonie officielle du pèlerinage marial de Popenguine 2019, l’ancienne députée Hélène Tine a tenté d’apporter des éclaircissements sur le reportage de la BBC incriminant Aliou Sall. Selon l’ancienne députée,  » le président de la République, Macky Sall, qui est le principal responsable, doit prendre ses responsabilités. Et cette situation doit être éclairée une bonne fois pour toutes. La justice Sénégalaise devrait même s’auto saisir. Car, du moment que nous sommes allés nous endetter sur 5 ans à hauteur de 700 milliards FCfa au club de Paris, et voilà qu’on nous parle du même montant », regrette-t-elle. D’après Hélène Tine,  » le Président de la République doit s’auto saisir en tant que frère qui est montré du doigt. « 

Saisine du Procureur général sur la gestion des ressources naturelles:Le Forum du Justiciable appelle à surseoir toute tentative visant à déstabiliser le pays et de laisser la justice faire son travail.

Suite à la saisine du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar pour faire la lumière sur le supposé rapport de l’Ige qui circule et qui porte sur les contrats pétroliers affectés par le Sénégal à Petro-Tim ainsi que sur les révélations de BBC,

le Forum du justiciable très soucieux de la stabilité sociale du pays et le respect des principes fondamentaux qui gouvernent notre état de droit demande solennellement au peuple de surseoir à tout agissement qui pourrait déstabiliser le pays et de laisser la justice faire correctement son travail afin que cette affaire soit tirée au clair. Forum du justiciable ,Bureau exécutif

Lettre ouverte à Eric Lombard directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations–Paris–France

Monsieur le Directeur Général,
Je vous adresse cette lettre en ma qualité de président du mouvement Un Autre Avenir, appartenant à l’opposition sénégalaise. J’ai en effet appris avec stupéfaction l’accord de coopération bilatérale que vous avez signé avec M. Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignation du Sénégal portant sur la période 2019-2021 concernant le développement économique et l’appui aux territoires français et sénégalais.
Il n’entre pas dans mes intentions de contester l’opportunité et l’intérêt d’un tel partenariat entre nos deux pays dans la perspective d’une exploitation de solutions innovantes, en particulier dans le cadre de projets portés par des acteurs territoriaux. En revanche je m’interroge sur le bienfondé d’un tel engagement au moment où, au Sénégal, se fait jour un scandale dénommé le « PetroGazGate » qui met en cause la personne même du directeur général de la Caisse des Dépôts de Consignations, en l’occurrence votre homologue M. Aliou Sall. Si l’on se reporte à un article récent du « Monde Afrique » qui relaie lui-même un reportage réalisé par la BBC, ce dernier aurait profité d’un pot-de-vin en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et gazières.
Vous admettrez qu’il s’agit d’accusations très graves, sans vouloir préjuger de la présomption d’innocence de l’intéressé. Néanmoins, si les faits étaient avérés ils relèveraient du délit de corruption et impliqueraient la société Pétro Tim, bénéficiaire de permis de recherche et d’exploration des hydrocarbures. Permis ayant été obtenu à la suite d’un décret signé par le frère de M. Aliou Sall, à savoir M. Macky Sall actuel président de la République du Sénégal.
En outre, il se trouve que M. Aliou Sall est « Country manager » de la société Pétro Tim et pour cela, toujours selon l’enquête de la radio Britannique BBC, serait rémunéré mensuellement à hauteur de 25 000 dollars.
Par ailleurs il bénéficierait d’une promesse de parts dans la compagnie à hauteur de trois millions de dollars. Ne croyez-vous, Monsieur le Directeur général, qu’au vu de ces divers éléments il aurait été plus raisonnable de sursoir provisoirement à la signature d’un tel accord entre vos deux Caisses dans l’attente que des éclaircissements soient apportés dans cette affaire et que les soupçons qui visent M. Aliou Sall soient levés ? La population Sénégalaise attend que toute la lumière soit faite sur ces révélations et que si des agissements frauduleux ont effectivement eu lieu ils soient sanctionnés dans la transparence la plus complète.
Pour autant je ne m’explique pas qu’à ce stade des accusations portées contre lui, M. Aliou Sall puisse encore être considéré par votre institution comme un interlocuteur légitime. Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de mes sentiments respectueux.
P.S : Copie adressée à M. le Directeur général de l’AFD Ibrahima Thiam Président du mouvement Un Autre Avenir Salif SAKHANOKHO https://www.pressafrik.com/

ME MOUSSA SARR : «LA BALLE EST DANS LE CAMP DU PROCUREUR GÉNÉRAL»

http://www.emedia.sn La machine judiciaire s’emballe. Le ministre de la Justice a fendu un communiqué pour informer qu’il a saisi le procureur afin qu’une enquête judiciaire soit ouverte sur le rapport de l’Inspection générale d’Etat. Intervenant à l’édition spéciale d’Iradio (90.3) consacrée exclusivement à cette affaire, Mme Moussa Sarr salue la démarche du Garde des Sceaux, Malick Sall. « C’est une bonne chose parce que c’est une exigence citoyenne. Ce sont les ressources naturelles du peuple sénégalais qui sont en jeu et en vertu de la constitution sénégalaise il ne fait aucun doute que les ressources naturelles appartiennent au peuple sénégalais. Et l’article 25 alinéas 1 poursuit en disant que l’exploitation et la gestion de ces ressources doivent se faire de manière transparente. Par conséquent, s’il y a des accusations aussi graves que celles que nous avons vu passer à travers la presse, il est tout à fait normal et souhaitable qu’on ouvre une enquête judiciaire pour faire la lumière sur cette affaire », a analysé l’avocat au barreau de Dakar.

« Il faut que l’exécutif laisse librement la justice faire son travail »

Selon lui, après l’ouverture de l’enquête, il faut que l’exécutif laisse librement la justice faire son travail. « C’est un dossier extrêmement complexe. Mais, le temps de la justice n’est pas le temps médiatique. On devrait conduire l’enquête avec célérité mais la célérité ne signifie pas précipitation », indique-t-il. Pour Me Sarr, il appartient maintenant au maitre des poursuites, dans les heures ou dans les jours à suivre, d’ouvrir une enquête. Et que les personnes qui sont impliquées ou celles qui en savent quelque chose puissent être entendues pour que la lumière jaillisse. « La balle est maintenant dans le camp du maitre des poursuites », souligne-t-il.

Par ailleurs, Me Moussa Sarr trouve grave qu’un rapport de l’IGE qui date de 2012 soit dans l’espace public sans que le président de la République n’entre en possession de ce document. Il pense que ce serait même grave pour un Etat aussi sérieux que le Sénégal qu’un rapport de l’Inspection général d’Etat soit dans l’espace publique sans que son destinataire en l’occurrence le premier des sénégalais n’en soit informé. « C’est très grave si c’est le cas. Il faut une enquête pour que tout cela soit éclairé. Aujourd’hui, l’important du débat c’est éclairé ce qui a été fait de nos ressources naturelles ». Ceux qui détiennent le rapport alors qu’il n’a pas été déclassifié encourent des risques. Si on en croit à Me Sarr, ils peuvent être poursuivis devant les juridictions sénégalaises. « En principe les rapports de l’IGE sont des documents secrets. Tant que ce n’est pas déclassifié et publié personne ne doit entrer en possession. Souvent, lorsque vous entrez en possession de document aussi secret, vous pouvez être poursuivi pour recel de document administratif », prévient l’avocat. Aliou DIOUF

Yakham MBAYE Menace : »Tous Les Ennemis De L’intérieur Seront…»

https://www.walf-groupe.com Non satisfait d’avoir mis le quotidien jadis national Le Soleil au service de la défense d’Aliou SALL, Yakham MBAYE verse dans la menace. Sur sa page Facebook, l’ancien secrétaire d’État se lance dans une acrobatie en réfutant l’existence d’un rapport de l’IGE sur le pétrole tout en avertissant ceux qui l’ont publié.

Enquête sur la publication du rapport de l’IGE : Nafi Ngom Keïta, la cible N°1 du Palais

https://www.leral.net Le ministère de la justice a annoncé hier la saisine du parquet près le tribunal de Grande instance de Dakar pour l’ouverture d’une information judiciaire suite à la publication d’un rapport de l’Inspection générale d’Etat surle  scandale Petro-Tim.

Le garde des Sceaux dit vouloir éclairer l’opinion sur les faits allégués, aussi bien dans le ledit rapport qui n’a pas encore été transmis au Président de la République, que sur les autres dénonciations relativement à la gestion des contrats pétroliers ». Selon « L’Observateur », l’ambition du pouvoir est de débusquer la personne qui aurait rendu public ce document qui accable le régime de Macky Sall dans le dossier Pétro-Tim. Le journal signale que la cible du Palais n’est en réalité personne d’autre que Nafi Ngom Keïta, qui était patronne de l’Ige au moment des faits.

Ce que semble dire le journal « EnQuête » qui rappelle qu’en 2012, au moment où l’Inspection générale d’Etat était activée pour faire la lumière sur cette affaire, c’est Nafi Ngom Keïta qui se retrouvera plus tard à l’Ofnac, qui était à la tête de l’Inspection générale d’Etat.

Très peu de personnes avaient accès au dossier à ce stade embryonnaire de l’affaire, où le rapport provisoire n’avait été présenté ni à Karim Wade, ministre de l’Energie au moment des premiers contacts ni à Aly Ngouille Ndiaye qui l’avait remplacé, après la chute de Wade, au département des Mines et à l’Energie.

 « 85% dans le Dôme Floor » : Moustapha Niasse répond à Clédor Sène

Le bloc du Dôme Floor, situé en Casamance, appartiendrait à 85% à Moustapha Niasse à travers une société dénommée Oryx Petrolium. L’affirmation est de Clédor Sène. Qui vient d’être démenti le président de l’Assemblée nationale.

Voici l’intégralité de sa réponse.

« Depuis hier, dimanche 9 juin 2019, des bricoleurs de la désinformation ont eu recours à une voix en porte-à-faux avec nos valeurs, pour tenter de faire croire que je possède 85% d’un bloc pétrolier du Dôme Flore, en Casamance et au large de la Guinée-Bissau, par l’intermédiaire d’une société dénommée Oryx Petrolium.

Il y a lieu de préciser ce qui suit : La société Oryx Petrolium, a été créée en 2010, d’après mes investigations immédiatement entreprises, après cette annonce pour le moins saugrenue. Je ne fais pas partie des actionnaires de cette Société et j’ignorais, jusqu’à hier, son existence. Je dois rappeler que depuis juillet 2012, après mon élection à la Présidence de l’Assemblée nationale, et conformément à la loi, -par acte notarié-, je n’exerce aucune fonction d’administrateur ou de dirigeant d’une société privée, ni au Sénégal, ni à l’Etranger.

Une personne physique ou une personne morale ne peut posséder un bloc pétrolier, ni partiellement, ni totalement. Aucun bloc pétrolier, faisant l’objet d’une attribution de concession de recherches ne peut guère être soumis à des transactions de nature patrimoniale. Les gisements de pétrole ou de gaz relèvent de l’autorité exclusive des Etats, qui exercent leur souveraineté sur l’espace concerné, délimité par une longitude et une latitude données.

En conséquence de quoi, ce qui a été publié, pour m’attribuer 85% d’un bloc pétrolier au Sénégal, est une contre-vérité manifeste, où l’ignorance se bouscule avec la volonté de nuire. Oui, lorsque j’ai quitté le Gouvernement en 1984, je me suis investi entièrement dans le secteur privé, et dans la transparence permanente. J’y ai réussi, par la grâce de Dieu.

Mon mouchoir blanc reste immaculé, au grand dam de ceux-là qui, après une avalanche de défaites électorales depuis 2012, sont en train de dérouler désespérément une stratégie globale de déstabilisation, à l’entame d’un dialogue national porteur d’espoir, pour tous les patriotes soucieux de l’intérêt général et de l’avenir de notre pays. »

Yakham Mbaye se déchaine sur BBC, Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye, à coup de révélations fracassantes

Depuis le début de l’affaire Aliou Sall, on guettait sa prise de parole. Mais, jusqu’ici, Yakham Codou Ndendé Mbaye, l’ancien ministre Secrétaire d’Etat à la Communication, aujourd’hui Directeur général du quotidien national, s’était contenté d’articles engagés défendant les positions de son ami de longue date, dans les colonnes du quotidien gouvernemental, «Le Soleil». Ce week-end, il est monté d’un cran en publiant un post sur sa page Facebook dans lequel il s’en prend, en des termes véhéments, aux adversaires de Aliou Sall qu’il localise à l’intérieur et à l’extérieur de la majorité présidentielle, tout en les qualifiant de comploteurs. Aujourd’hui, dans cet entretien exclusif à dakaractu, Yakham Codou Ndendé Mbaye se déchaîne. Contre la Bbc, l’opposition, particulièrement Mamadou Lamine Diallo et Abdoul Mbaye, le compagnon du Président Macky Sall ne prend pas de gants. Il balance sur ces derniers un tapis de bombes accompagné de rappels et révélations croustillants.

Depuis l’éclatement de la polémique suscitée par la vidéo de la Bbc, vous vous signalez par une défense acharnée de Aliou Sall, au moment où on ne sent pas trop vos camarades de la mouvance présidentielle, qui sont assez timorés. Qu’est-ce qui justifie que vous montiez toujours au créneau lorsque le frère du Président Macky Sall est attaqué ?

Je n’ai pas le choix.

Pouvez-vous être plus explicite ?

J’y reviendrai plus tard, si vous le permettez. L’essentiel à mes yeux, pour le moment, c’est de pouvoir m’exprimer en allant au fond de cette affaire. Si vous le permettez.

 On vous le concède. Alors, pourquoi soutenez-vous la thèse selon laquelle Aliou Sall est victime d’un complot, dans vos écrits et sur votre page Facebook ?

Le court métrage de la Bbc, car c’est de ça dont il s’agit, une œuvre de fiction, et non un travail de journaliste, tient en trois points.

Primo, Aliou Sall aurait perçu indument 25 000 dollars américains, cinq années durant, de Frank Timis, comme fruit d’un acte de corruption.

Secundo, en sus de ces 25 000 dollars, il aurait perçu 250 000 autres dollars américains versés par Timis Corporation dans le compte bancaire de sa société dénommée Agritrans.

Tertio, de la collusion entre Aliou Sall, Frank Timis et les plus hautes autorités sénégalaises, notre pays s’est retrouvé spolié de 10 milliards de dollars américains, du fait d’une clause contenue dans un contrat entre des multinationales que Frank Timis a entrainées dans son sillage au Sénégal.

Et vous ne croyez pas à cela ?

 Vous y croyez-vous sérieusement ?

Passons à la loupe ces trois accusations.

C’est un secret de polichinelle que les 25 000 dollars américains ont constitué le salaire de Aliou Sall lorsqu’il a été recruté comme Gérant de Petro Tim Sénégal. Mieux, ce revenu figure dans le dossier portant sa Déclaration de patrimoine déposée à l’Ofnac depuis 2013. Il y a donc six années. Maintenant, Bbc et les comploteurs avec qui elle s’est liguée, veulent nous faire croire que lorsqu’on est un corrompu, c’est au niveau de l’entité qui pourchasse et débusque les corrompus, l’Ofnac, qu’on va déclarer les fruits de sa corruption. Cela équivaut à soutenir qu’un voleur irait à la Police centrale y déposer ce qu’il a volé. De qui se moque-t-on ?

Quid des 250 000 dollars américains ? Passons sur le fait que depuis quelques jours, la Bbc n’endosse plus cette accusation, et relevons un fait : il est quand même ahurissant que ceux-là de la meute, qui hurlent, se bouchent subitement les oreilles dès qu’il est établi que pas l’ombre de ces 250 000 dollars n’est passée dans le compte bancaire de cette société venant de Timis Corporation. Aucun virement n’a été fait au bénéfice de Aliou Sall.

Ça aurait été le cas qu’il y aurait de fortes raisons de désespérer de Aliou Sall, en se disant qu’il est devenu un cancre, un irréfléchi, qui, après avoir été corrompu, irait verser les 250 000 dollars de Timis Corporation dans son compte bancaire.

Pour finir sur cet aspect de la vidéo de Bbc, j’ai ressenti l’effet d’une insulte à notre intelligence commune, à notre Administration et aux banques de ce pays. Parce qu’un Sénégalais ne pourrait recevoir un tel virement sans que la Cellule nationale de traitement des informations financières dite Centif ou la banque de Aliou Sall ne bronchent, parce que toutes les deux seraient sous les ordres du frère du Président ? De qui se moquent la Bbc et tous ceux qui hurlent au scandale ?

Cette question a tout son sens lorsqu’on aborde la légende des 10 milliards de dollars américains.

Qu’est-ce qui vous fonde à dire que c’est une légende ?

Je vais le démontrer.

A mon avis, dans la phase de contre-attaque, la stratégie et la tactique ne commandaient pas d’opposer aux tenants de ce complot l’argument selon lequel ces 10 milliards de dollars sont une énormité, parce que le Sénégal, Bp et Kosmos n’escomptent respectivement, dans les trente années qui suivront le début de l’exploitation du pétrole et du gaz, que 23 milliards de dollars, 8 milliards de dollars et 4 milliards de dollars. Car, d’aucuns se mettraient à douter de ces montants qui relèvent de projections, même si elles sont fiables.

Il était tout aussi inopérant, dans le contexte sénégalais où nous sommes, où l’oxygène s’est raréfiée et à la place on inspire à plein poumon l’intoxication, de dire : «C’est une affaire entre sociétés privées étrangères qui ne regarde pas Aliou Sall». C’est un piège contre ce dernier, car on s’adresse à une opinion qui privilégie la perception sur la réalité, pour ne pas dire la vérité. C’est ainsi. Nous sommes tous comme ça.

Il fallait attaquer le mensonge de manière frontale avec le seul argument qui vaille, porté par une série de questions : Où est ce document qui scelle le deal entre Bp et Frank Timis, et révèle un scandale ? Qui, au Sénégal, ou ailleurs dans le monde, a vu ou lu ce document ? Pourquoi la Bbc ne l’expose pas dans sa vidéo ? Quand, où et par qui il a été signé ? Toutes les personnes habitées par la bonne foi et l’intelligence peuvent répondre à ces questions.

Maintenant qu’il est établi que la Bbc ne fait pas du journalisme, mais produit de la fiction, que l’on prenne date et garde. Si ce procédé prospère, demain, lorsqu’un média sénégalais viendrait à accuser – sans l’ombre du bout d’une page de preuve, parce que simplement animée par l’intention de nuire – une autorité d’avoir été, dans le passé, confrontée à une affaire de mœurs, et présentement avoir détourné le quart du budget alloué à l’institution qu’elle dirige, j’espère que personne parmi cette meute ne se mettrait à hurler, insultant, discourant sur la caractéristiques de racaille des journalistes sénégalais, avant d’appeler le Procureur de la République ou le Cored à assainir cette profession.

Comme la Bbc est respectable et respectée, en dépit du fait que son passé récent est jalonné de coups médiatiques fourrés et de condamnation de l’autorité de régulation de l’audiovisuel anglais, la façon dont elle travaille doit faire école au Sénégal.

 Ne croyez-vous pas que votre propos est exagéré ?

Pourquoi ce qui est valable, aujourd’hui, pour la Bbc ne le serait pas, demain, pour un média sénégalais, diffamer, ternir la réputation, attenter à l’honneur d’une personne, sans preuve ?

Donc, à vous entendre, il n’y a pas lieu de parler de scandale, encore moins appeler Aliou Sall à démissionner ?

Les 25 000 dollars américains constituent un salaire déclaré à l’Ofnac depuis 2013.

Les 250 000 dollars versés par Timis Corporation dans son compte bancaire, il est maintenant établi que c’est une invention.

La clause contractuelle de 10 milliards de dollars entre Bp et Frank Timis relève de chimère, et je défie la Bbc et ses comparses de publier ce document.

Maintenant, si les trois munitions de Bbc s’avèrent être des pétards mouillés, qu’est-ce qui reste du scandale ?

Mais, il y a plus grave…

Quoi exactement ? Croyez vous que l’affaire aurait ce tollé si Aliou Sall avait répondu aux questions de la Bbc ?

Au moment de la production de cette vidéo, la Bbc a contacté Aliou Sall, qui a requis ses avocats aux fins de fournir au média anglais toutes les réponses. Parmi les questions abordées, jamais il n’a figuré cette histoire de 10 milliards de dollars.

Ah bon ?

 Je ne parle pas en l’air. Et je n’ai pas fini. Comment appréciez-vous le fait que la Bbc n’extraie que deux phrases dans un document de quinze pages. Ce sont quinze pages de réponses qui ont été envoyées à la Bbc. Ils ont fait le même coup à Kosmos Energy qui a répondu par écrit. C’est du banditisme et non du journalisme. Et je pèse mes mots.

Par ailleurs, l’évocation du nom de cette compagnie pétrolière me permet de relever un fait : pourquoi le député Mamadou Lamine Diallo n’éclaire pas l’opinion publique sur ses rapports avec Kosmos. Surtout le contenu d’une lettre qu’il a reçue d’un de ses hauts dirigeants le 19 décembre 2016. Parce que ce qui y est dit n’arrange pas leurs thèses sur le pétrole et le gaz ?

Qu’est-ce qui est dans cette lettre ? Avez-vous pris connaissance de son contenu ?

Bien sûr, en versions anglaise et française. Maintenant, allez poser la première question à ce héraut de la transparence, ce chevalier de la bonne gouvernance, ses deux nouvelles casquettes. Car, il en avait d’autre. Il y a 22 ans, sous Abdou Diouf, Mamadou Lamine Diallo, qui dénie aujourd’hui à Aliou Sall les compétences pour gérer une société pétrolière, lui était orpailleur.

 Comment ça ?

Comme on oublie vite chez nous dès qu’il s’agit de casseroles que traînent les opposants, je vous renvoie aux révélations de El Malick Seck sur lesquelles Libération avait rebondi, sans être démenti, jusqu’ici.

Alors qu’il était Conseiller technique du Premier ministre et Président du Conseil général des Mines, Mamadou Lamine Diallo a usé et abusé de sa position. Le 07 août 1997, le décret 97-797 octroie un permis de recherche pour or et substances connexes dit permis Madina à la société International Mining Company établie à Dakar, 05 rue Victor Hugo angle avenue Léopold Sédar Senghor. Qui a mené les opérations minières pour le compte de Imc ? La société Leo Shield Ltd par l’intermédiaire de la Jv Occidental Gold Senegal. Et c’est ce même Mamadou Lamine Diallo qui, aujourd’hui, pointe les liens commerciaux normaux et classiques entre Petroasia, Petro Tim, Timis Corporation, Bp, Kosmos, Cairn etc., dans le seul but de manipuler l’esprit des Sénégalais en leur faisant croire à des ententes frauduleuses.

Enfin, et c’est le plus intéressant, qui était la Gérante de Imc ? L’épouse de Mamadou Lamine Diallo. C’est un décret du Président Wade contresigné par le Premier ministre Idrissa Seck qui, le 04 juillet 2003, annule le décret de Abdou Diouf en date de 1997.

Ce sont ces gens qui aiment tellement l’or, qui osent donner des leçons au Président Macky Sall et aux Sénégalais qui ne pensent pas comme eux. Et c’est pire en ce qui concerne l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye.

Qu’est-ce que vous lui reprochez ?

Abdoul Mbaye, je ne le lui reproche rien, car je ne suis ni juge ni Imam. Je le connais, contrairement à Mamadou Lamine Diallo. Il fut l’époux de ma cousine qui porte le même nom que ma mère. Premier ministre, lorsqu’il fut confronté à un type d’hostilités que je trouvais injustes, j’ai pris ma plume pour défendre l’institution qu’il incarnait.

Seulement, une réalité est manifeste : qu’il arrête, avec ses airs de bourgeois constipé, de nous donner des leçons de morale et de bonne gouvernance. Toute sa carrière est jalonnée d’imbroglios judiciaires retentissants.

Abdoul Mbaye, qui a planqué les milliards de francs Cfa du Président déchu d’un pays étranger exilé au Sénégal, disputé leurs avoirs à de dignes commerçants, impliqué dans une histoire de tripatouillage de document d’état civil, n’est pas mieux que Frank Timis qu’il vilipende. Il y a quelques années, lorsque Aly Ngouille Ndiaye, alors ministre des Mines, l’a publiquement mis en cause, il n’avait pas bronché.

 Concrètement, qu’est-ce qu’il a fait qui fonde que vous le taxiez d’affairiste ?

Vous savez tous que l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives a cité le Sénégal en exemple l’année dernière, le classant quatrième au niveau mondial et premier en Afrique. Cette même Itie, dans son rapport 2013, à la page 87, indique que Abdoul Mbaye est actionnaire d’une société minière. Dans le rapport 2014, il avait démissionné, après avoir vendu trente tonnes d’or et récolté près de 20 milliards de francs Cfa dans ce qu’il convenu d’appeler le plus grand gisement d’or jamais découvert au Sénégal. La société s’appelait Sored-Mines Sa, et c’est par le décret 2007-1327 signé le 02 novembre 2007 par le Président Wade que Abdoul Mbaye avait obtenu une concession minière pour or et substances connexes sur le périmètre de Niamia, dans le département de Kédougou.

Tout détenteur d’une connexion internet peut accéder au site du Journal Officiel et y lire, en tapant «Sored-Mines-Journal-Officiel», le rapport de présentation de ce décret. Il dit ce qui suit : «La Société de recherche et de développement des mines (Sored-Mines Sa) est une société de droit sénégalais qui est titulaire du permis de recherche du périmètre de Niamia attribué par décret N°98-238 du 12 mars 1998 à la société Eeximcor-Afrique Sa, pour la recherche d’or et de substances connexes, renouvelé une première fois par arrêté N°5130 du 1er juin 2004 puis une deuxième fois par arrêté N°7433 du 20 juillet 2007. (…) Le périmètre de la concession minière couvre une superficie réputée égale à 120 km²».

Abdoul Mbaye était actionnaire à hauteur de 6,09% dans Sored-Mines Sa, et ce n’est qu’en 2014 qu’il a vendu ses parts à son associé Papa Ousmane Ahne. En clair, alors qu’il était Premier ministre, cette société minière dont il est actionnaire, bénéficiait de plusieurs faveurs. Aujourd’hui, il peut, sans coup férir, appeler les Sénégalais autour d’une «Allliance pour la citoyenneté et le travail».

Maintenant, si on raisonne comme tous ces donneurs de leçon, croisés de la bonne gouvernance disposés à aller incendier tous les paradis fiscaux, il y a quand même un gros problème avec cette histoire de Sored-Mines.

Qui contrôlait Sored-Mines Sa ? Abdoul Mbaye (6,09%), Papa Ousmane Ahne (27,31%) et 51% au nom de Terrysco ; le reste des parts à des membres de sa famille, dont son épouse. Terrysco, qui figure au cœur des Panama Papers, a été créée par le sulfureux cabinet panaméen Mossack Fonseca, le 19 mai 2006, bien après Sored-Mines, et dans le seul but de la contrôler, de loin, hors d’atteinte du Fisc sénégalais car elle a été immatriculée dans les Îles Vierges britanniques.

Enfin, dans le capital de Terrysco, apparaît Select Financia Holding, une société anonyme montée elle aussi par Mossack Fonseca, et immatriculée dans un autre paradis fiscal : le Luxembourg, avec adresse en Australie.

Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye et compagnie n’ont rien à envier à Frank Timis. Pour parler de manière prosaïque, ce ne sont pas des opposants qui tirent le diable par la queue, ils sont riches comme Crésus, et donc armés pour déstabiliser en permanence. Et c’est à ça que nous devons nous attaquer, sinon personne n’aura pas la paix dans ce pays.

Qu’est-ce que vous pensez de l’intention qu’on prête au Président Macky Sall de limoger Alioune Sall ?

(ndlr : il rigole…)

Qu’est-ce qui vous fait rire ?

Vous savez, je suis journaliste de métier. Ministre, Directeur général, homme politique, ce n’est pas un métier. Jamais, je ne me montrerai ingrat à l’endroit d’une profession qui m’a fait, en la stigmatisant ou en me laissant aller à des généralisations parce que tel ou tel article n’arrange pas les positions que je défends. Raison pour laquelle, lorsque j’entends dire ou je lis certaines choses, je me sens très gêné. Il aurait fallu simplement poser des questions, ensuite recouper, pour s’épargner certaines choses qui ne grandissent pas cette profession.

La Caisse des dépôts et consignations n’a pas de Conseil d’administration. Elle a un Comité de surveillance qui n’a pas les attributs de nommer ou de limoger le Directeur général. Seul le Président a ce pouvoir. Cette précision faite, chacun peut se faire sa religion sur l’annonce faite à grand renfort de publicité. Je n’en dirai pas plus.

(ndlr : c’est en plein entretien qu’est tombé le communiqué de la Commission de Surveillance de la Cdc, qui confirme tout ce qu’il dit plus haut).

Comment appréciez-vous les voix qui s’élèvent au sein de la majorité présidentielle pour appeler Aliou Sall à démissionner ou à être démis par le Président de la République ?

 Je n’en pense strictement rien de signifiant. Chacun est libre de tirer à boulets rouges sur Aliou Sall. De mon côté, je suis libre, avec d’autres, de le défendre par tous les moyens nécessaires et légaux. Prêter attention à ce que disent ceux qui ne vous aiment pas, ça distrait et détourne de l’essentiel.

Au regard de votre position dans cette affaire et de votre proximité avec la famille présidentielle, Le Soleil, le quotidien national, ne perdra-t-il pas sa crédibilité dans le traitement de ce dossier ?

Je vais d’emblée vous indiquer ce qui suit : j’ai été diffamé et traîné dans la boue, suite au remaniement de septembre 2017, parce que je me serais rebellé pour être recasé. Le Président savait comment je vivais ma condition de membre du Gouvernement. Je n’ai jamais demandé à aller au Soleil. Mieux, lorsque le Président m’a proposé d’y aller, j’ai d’abord décliné, tout en lui indiquant mon souhait et ma volonté de tenter une autre expérience professionnelle personnelle qu’il allait soutenir, je me dois de le préciser car je ne suis pas un ingrat. Parce que depuis plus de vingt ans que je suis à ses côtés, il m’a toujours traité comme Aliou Sall. Finalement, j’ai reconsidéré ma position, car, ça me pesait de lui dire non.

Le Soleil ou pas, ça ne m’empêche pas de dormir. Il y a près de dix ans, pour réaffirmer mon engagement aux côtés du Président, qui était alors dans l’opposition, j’ai démissionné de la direction du plus puissant groupe de presse au Sénégal, pour ensuite continuer mon combat à ses côtés jusqu’à la victoire. Interrogez Bara Tall, le propriétaire de Com7, il vous dira que j’étais mieux payé qu’un député, presqu’autant qu’un ministre. Je ne suis pas un ancien chômeur embarqué dans les fourgons de la deuxième alternance avant d’être, aujourd’hui, un salarié politique.

Tant que je serai aux commandes du Soleil, je m’investirai corps et âmes pour que l’Astre national brille comme jamais. Si je n’ai pas renforcé la crédibilité de ce bien public, personne n’ose affirmer que j’y ai porté atteinte. En moins d’un an, j’ai fait plus que doubler le tirage, les ventes ont connu une hausse sans précédent. Cela veut dire qu’il y a énormément de Sénégalais qui sont satisfaits du travail du Soleil. J’ai ouvert, comme aucun de mes prédécesseurs ne l’avait fait, ce journal à tous les Sénégalais, surtout l’opposition. J’y œuvre au quotidien pour mériter la confiance du Président de la République et l’estime des braves employés qui sont dans cette entreprise. Personne au Soleil n’a un volume de travail supérieur au mien. Là-bas, jamais, je ne m’y suis comporté en ministre, Directeur général ou membre de l’Apr. Tout n’est pas rose dans ce que j’y fais, mais, je suis ouvert à tous pour m’améliorer.

Aux commandes de ce bien public, financé et entretenu par l’Etat, je serai toujours aux avant-postes lorsqu’il s’agira de défendre le Sénégal, l’Etat et son Chef, promouvoir et rendre visible ses réalisations. Si demain, je devais douter de ma disponibilité et de ma loyauté envers le Président Macky Sall, même si je sais que ce ne sera jamais le cas, alors, je m’en irais. Je ne resterais pas là à faire de la gymnastique, faisant preuve de convictions à géométrie variable, car, au rang de mes innombrables défauts, ne figure pas la lâcheté.

En ces moments, je ne redoute absolument rien. Je ne crains absolument rien, si ce n’est être dans l’incapacité physique de pouvoir défendre mon pays, son Président, son frère et mon ami, injustement et de manière lâche trainés dans la boue. Je n’ai pas toujours été à la hauteur dans mes rapports avec le Président, très souvent par manque de maturité, jamais par déloyauté.

Tant que j’aurais toute ma raison, personne ne pourrait m’empêcher de défendre Aliou Sall. Etre Directeur général ou chômeur, ça m’est égal. L’essentiel pour moi revient à pouvoir me regarder dans un miroir. Il n’y a que deux tribunaux auxquels je ne peux me soustraire : ma conscience et ma famille. Et dans cette famille, Macky Sall et Alioune Sall y sont depuis très longtemps.

 Justement, comme vous l’aviez promis au début de cet entretien, expliquez-nous pourquoi cet engagement poussé et le fait de dire : «Je n’ai pas le choix» ?

Je n’ai jamais voulu m’épancher sur ce qui me lie au Président et à sa famille. D’une part, je me disais que ce serait donner du plaisir à mes détracteurs en leur faisant croire que leurs propos m’atteignent à tel point que j’éprouve le besoin de me justifier. A l’Apr et au sein de ceux qui accompagnent le Président, chacun sait qui est qui, qui était là avant la saison des braises, qui est resté lorsque ça a chauffé à partir de 2008 et jusqu’à la victoire. Si tout cela devait être consigné dans un répertoire, j’ose dire, sans prétention, que je peux tenir ce répertoire. Lorsqu’un Président de la République vous qualifie de «Soldat, compagnon de lutte, jeune frère et combattant de la liberté», à mes yeux, ça vaut plus que toutes les nominations, tous les décrets.

Secundo, je crois que ce qui importe aux yeux des Sénégalais, ce n’est pas de savoir qui a perdu quoi en se sacrifiant pour Macky Sall, qui est détenteur d’une médaille de compagnon de la première heure. C’est la conduite des affaires publiques et l’amélioration de leurs conditions de vie qui intéressent ceux les Sénégalais. Et à ce niveau, ceux qui étaient là hier, comme ceux qui sont venus, aujourd’hui, ont leur rôle à jouer. J’ai assisté à tout, mais, ces histoires de membres fondateurs ou guerriers de la première heure, ça ne m’emballe pas.

Ceci dit, je vais déroger à ma règle de conduite en vous racontant quelques faits, et c’est la première fois de ma vie que je vais le faire. Ils peuvent vous éclairer sur mon attitude.

En 2006, ça faisait presque dix ans que nous étions amis, Aliou Sall et moi. Revenant de Chine, il m’a embarqué pour aller à Fatick rendre visite à notre défunte mère Adja Coumba Thimbo. Nous avions en parallèle une mission : faire un détour à Darou Moukhty, pour prendre langue avec Modou Diagne Fada, un ami commun, qui était brouillé avec le Président, alors Premier ministre. Après des allers-retours entre Fatick et Kaolack où nous allions vadrouiller, au moment de rallier Dakar et prendre congé de la maman, elle m’a demandé de tendre les mains pour recueillir ses prières. A la fin, elle m’a dit : «Restez toujours ensemble». Ce pacte me lie à vie.

C’est la dernière fois que Aliou Sall voyait sa mère. Moins d’un an après, elle était rappelée à Dieu. Lorsque la nouvelle est tombée, j’étais malade et hospitalisé. J’ai quitté l’hôpital en catimini. Après la levée du corps, lorsque Macky m’a vu, il m’a demandé de ne pas faire le voyage pour venir à Fatick. J’ai dit oui, avant de passer outre sa directive et d’embarquer dans ma voiture avec Abdou Mbow. J’étais là aux cimetières de Fatick pour la mettre sous terre, aux côtés du Président, côte à côte avec Abdou Mbow, Ousmane Ngom, Diègane Sène, entre autres. C’est un pacte scellé, il y a treize ans. Jamais, je ne le briserai.

Aliou Sall, même s’il arrivait qu’il ait tort, et ce n’est pas le cas ici, et qu’il soit pris dans une tempête annonçant un naufrage, j’attendrais qu’on atteigne le rivage pour lui dire mes quatre vérités. Et c’est ainsi que nous avons toujours fonctionné depuis plus de vingt ans. Je ne manque jamais de lui dire les grosses erreurs qu’il a l’habitude de commettre. Peu importe qu’il fasse comme moi à mon égard, l’essentiel est que je serai toujours à ses côtés au moment du péril pour me conformer au pacte que j’ai scellé avec sa défunte mère dont ma fille porte le nom.

 Il a commis quelles erreurs selon vous ?

 La plus grosse erreur qu’il a faite, c’est sans nul doute aller à la conquête de la mairie de Guédiawaye. Il n’avait pas à faire ça. Connaissant l’Apr en profondeur, dès qu’il m’a fait part de sa volonté, je lui ai dit de ne pas y aller. Et je redoutais qu’il soit battu. Notre ami commun, l’ancien journaliste Alassane Diallo, de même que Racine Talla sont mes témoins.

Mais, Aliou Sall a un autre défaut : il est parfois entêté et de manière déraisonnable. Je savais, et lui ne l’ignorait pas, que ses pires adversaires, pour ne pas dire ennemis, étaient en notre sein. Et, chose non négligeable, le Président ne voulait pas qu’il entre dans cette compétition. Mais, il m’a dit : «Boy, j’ai besoin de ton soutien. C’est important». Finalement, lorsque j’ai compris qu’il n’allait pas renoncer, j’ai foncé à ses côtés.

La deuxième grosse erreur, c’est l’attitude qu’il a eue avant que n’éclate cette affaire. On n’attend jamais l’ennemi qui s’apprête à vous donner un coup. Nous étions au courant du complot. Et jusqu’au jeudi qui a précédé la diffusion, le dimanche, de la vidéo, mes inquiétudes étaient vives. Depuis la Mecque où il se trouvait, nous étions connectés en permanence au téléphone. Il croyait dur comme fer que Bbc allait respecter son engagement de diffuser la vidéo le lundi. C’était un leurre. Il croyait que Bbc allait prendre en compte toutes ses réponses. Encore un leurre. Pour preuve, ils n’ont extrait que deux phrases d’un document de quinze pages. Mais, Aliou Sall aime attendre, recevoir des coups, les digérer et enfin, si seulement il se décide à riposter, penser à le faire. C’est l’une des raisons de tous ses problèmes. Cette attitude ne paye jamais en politique.

Que pouvait-il faire dans le cas d’espèce ?

Nous avons une connaissance commune, qui nous a vus grandir, parce qu’elle nous a connus adolescents, dans les années 70, Aliou Sall à Fatick, et moi à Richard-Toll. Ensuite, à la fin des années 90, il a corrigé nos textes alors que nous étions journalistes débutants dans la même rédaction de L’Info7. C’est Babacar Justin Ndiaye. Un jour, il m’a dit une chose que je n’ai jamais oubliée : «Jeune homme, Charles Pasqua a dit : “Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire, au point que personne ne comprenne rien à l’affaire”».

Ce n’est pas le pouvoir qui a fait sienne cette posture face à une opposition toxique, nullement intéressée par la vérité. Parce qu’elle est emmerdée, traumatisée du fait d’être battue à plate couture à chaque élection depuis 2012, alors, elle invente affaire sur affaire. Et malheureusement, trop souvent, nous nous contentons de réagir. Sur le moment, les dégâts sont considérables et déroutants. Heureusement pour nous, en fin de compte, la maturité des Sénégalais, qui savent où mettre leurs bulletins de vote, fait la différence.

Plus explicitement, dans cette affaire, dès lors qu’on a deviné l’intention de ceux qui sont en face, il fallait attaquer et les dénoncer. Il importait peu de savoir le contenu exact de la vidéo ; les questions suffisaient à donner une nette orientation.

Le pouvoir semble être dans une posture offensive avec la publication de deux communiqués en quelques heures, en ce moment personne n’a eu écho des représailles contre la Bbc promises par Aliou Sall lors de sa conférence de presse…

 Sur le communiqué du ministère de la Justice, je ne ferai pas de commentaires. Comme disent les Wolofs : «Seetane mo dax ci ndajee». Qui vivra verra. Seulement, je prie Dieu que ce qui va suivre révèle au grand jour toutes les trahisons et leurs auteurs.

S’agissant du communiqué de la Commission de Surveillance de la Cdc, je dis que Dieu fait bien les choses.

En ce qui concerne les actes que va poser Aliou Sall, aujourd’hui, mardi 11 juin 2019, dans la matinée, si vous vous intéressez à ce qui se passe au Royaume-Uni, vous saurez qu’il ne parlait pas en l’air.

Soyez plus explicite…

Aujourd’hui, s’il plait à Dieu, Bbc aura des nouvelles de Aliou Sall.

Laser du lundi:Les imprudences d’Aliou Sall et les erreurs de Macky Sall sont plus dévastatrices que les bazookas de l’opposition radicale Par Babacar Justin Ndiaye

Il y a un fatras de faits ; il y a une tempête médiatique ; il y a, enfin, la stupeur et la fureur de l’opinion publique. De ces trois dimensions qui configurent l’affaire Petro-Tim née de l’enquête-documentaire de la BBC, on peut extraire des enseignements, tirer des leçons, aligner des remarques, égrener des réflexions etc. C’est-à-dire faire une lecture – de préférence au ras du sol – totalement nourrie à la double sève du bon sens et de la lucidité. Une radioscopie calme (non tumultueuse) qui fortifie la santé des institutions républicaines et la vitalité du système démocratique du Sénégal, bien au-dessus des contingences, des majorités et des oppositions. Le présent Laser laisse aux spécialistes du pétrole, le soin de démêler le triple écheveau des faits signalés, des lois en vigueur au Sénégal et des dispositions innervant le Code minier. Gros plan donc sur le très sensible volet politique du dossier qui se charpente en quelques chapitres !

Au chapitre de l’imprudence fatale, Aliou Sall a grimpé très haut sur l’échelle des risques mal mesurés et des dangers mal appréciés. Mixer les affaires (un explosif) avec la politique (un autre explosif) puis en faire une double ceinture fixée aux hanches, constitue la meilleure façon de se donner un destin de boule de feu. Voilà le pétrin imagé dans lequel s’affale le maire de Guédiawaye. Aliou Sall s’est effectivement transformé en torche de raffinerie (on est le domaine du pétrole),  faisant inévitablement des dégâts collatéraux dans l’espace présidentiel, vu le patronyme qui est, aujourd’hui, démocratiquement hissé au sommet de l’Etat. Certes, Youssou Ndour et Bernard Tapie ont été et sont à cheval sur les affaires et sur la politique, mais le célèbre Français et le non moins célèbre Sénégalais ont barricadé leurs familles, très loin du ring des gladiateurs. Il s’y ajoute qu’ils n’ont pas accédé à la magistrature suprême dans leurs pays respectifs. Et, en dépit des précautions, Bernard Tapie a maille à partir avec la justice.

La dimension du patronyme est, d’ailleurs, mise méchamment en exergue par la presse africaine dans laquelle, tous les articles sur l’affaire Petro-Tim sont illustrés par les photos du Président de la république, Macky Sall. C’est vérifiable sur le site d’informations Malijet.com de Bamako, sur le journal online Fasozine.com de Ouagadougou et sur d’autres supports de Cotonou, de Niamey etc. La preuve est ainsi faite que le Directeur Général de la CDC, à lui tout seul, regorge de capacités d’auto-nuisance familiale largement supérieures à la force de frappe (jusque-là très faible) de tous les opposants radicaux. La deuxième et désastreuse imprudence d’Aliou Sall est, évidemment, de frayer avec un personnage sulfureux comme Frank Timis qui est du même acabit que le milliardaire et escroc israélien, Flatto Sharon. Moralité : une carpe ne nage pas sous le ventre faussement protecteur du caïman, dans le lac.

Au chapitre des erreurs monumentales, figure l’inertie inexplicable du chef de l’Etat censé être bien imbu de gouvernance vertueuse. Dès son investiture en avril 2012, le Président Sall, confortablement élu par les électeurs rageusement dressés contre Abdoulaye et Karim Wade, devait fermement discipliner la famille et canaliser la belle famille. Concrètement, Aliou Sall devait spontanément ou obligatoirement opérer un choix : être homme d’affaires à cent pour cent ou acteur politique tout aussi intégralement. Maintenant, le scandale est patent. Car, le citoyen Aliou Sall, cité dans une affaire en lien avec les richesses de la nation, est une personnalité politique (maire et Patron des maires du Sénégal) catapultée par décret présidentiel, à la tête d’un démembrement de l’Etat qui s’appelle : la Caisse de Dépôts et de Consignations. En outre, il a la particularité d’être le frère du chef de l’Etat. Difficile de construire un rideau et un système anti-missiles capables d’intercepter le missile de la BBC et de le détruire en plein vol ! La deuxième erreur du Président Macky Sall est d’avoir changé d’avis. L’honnêteté intellectuelle commande, ici, de souligner, de saluer et de magnifier la décision initialement prise par le chef de l’Etat. En effet, le Président de la république avait dit en substance et en résumé : « Aliou Sall peut obtenir tout ce qu’il cherche par le suffrage universel, le vote des populations. Mais, mon décret ne lui servira jamais de tremplin ». Position républicaine, judicieuse et élégante. Malheureusement, Macky Sall a changé d’avis. Pourtant, des évènements enregistrés dans la sous-région, ont fonctionné comme des vecteurs d’alertes.

Au Burkina, les deux frères Blaise et François Compaoré ont fui. Le premier est un SDF de luxe hébergé, nourri et logé par Alassane Ouattara, le second est sous contrôle judiciaire en France où son sort est en voie d’être scellé par le Conseil d’Etat. Le bourreau de Norbert Zongo (François Compaoré fut aussi le revendeur des diamants pillés par l’UNITA de Jonas Savimbi) sera-t-il extradé ou non vers Ouagadougou ? A contrario, la sœur de Blaise Compaoré, Madame Antoinette Compaoré, vit tranquillement dans la bourgade de Ziniaré. Elle n’a jamais déambulé dans le Palais présidentiel, encore moins posé ses pieds dans l’arène politique. A son corps défendant, Antoinette Compaoré a été bombardée maire-adjoint de Ziniaré par un vote non sollicité du Conseil municipal et non par un décret de Blaise. Au demeurant, que faire de deux Soleils dans une maison ? Quand un Président de la république émerge dans une famille, les autres membres doivent, par grandeur et par intelligence, aller se faire pilotes d’Airbus, chercheurs à la NASA ou Professeurs titulaires à l’UCAD. La politique n’a pas le monopole du prestige qui est supérieur au privilège.

La dernière dimension de l’affaire Petro-Tim-Aliou Sall colle, bien sûr, aux sentiments profonds de l’opinion publique. La très importante opinion qui est, partout, un des pivots de la démocratie et un des éléments de son équilibre. Les populations gardent (intacts) en mémoire, l’ambiance survoltée de la fameuse traque des biens mal acquis, le stakhanovisme de la CREI, la véhémence des discours sur la reddition des comptes, la fermeté mise en branle contre Aïda Diongue (une vraie privée et non une fonctionnaire), l’ouverture de ses coffres bourrés de bijoux et, surtout, la saisie de son magot trop volumineux aux yeux de ceux qui, en 2012, voulaient nettoyer proprement les écuries d’Augias. Le parallèle et le rapprochement s’imposent automatiquement dans l’esprit de « Monsieur tout le monde » qui n’est personne d’autre que le Sénégalais moyen, l’homme de la rue, le militant d’un parti et l’électeur de base. Hier, la ministre de la Justice Aminata Touré disait : « Je conseille au ministre d’Etat Karim Wade de trouver de bons avocats ». Les archives audiovisuelles sont disponibles dans les rédactions des télévisions. Aujourd’hui, que conseille-t-elle à Aliou Sall ? A la différence de Karim Wade, le maire de Guédiawaye mobilise des avocats rarissimes : une escouade de ministres et d’anciens ministres rapidement jetés dans la bataille de l’opinion. Pourtant la coutume et les bonnes mœurs républicaines veulent que les membres du gouvernement s’éloignent de toute affaire autour de laquelle rôde la Justice. Or, Alioune Sall a annoncé une plainte.

Décidément, cette affaire Petro-Tim tombe mal et fait mal. Le climat du Dialogue national est d’office pollué et vicié. Grimace de l’Histoire : la loi qui a porté la CREI sur les fonts baptismaux et la CREI, elle-même, existent toujours.  Si on savait, la majorité confortable et corvéable de l’Assemblée nationale voterait l’abrogation de la Loi de 1981 et entérinerait la suppression d’une juridiction quasi-martiale comme la CREI. La soif de deuxième mandat a commandé le vote, en priorité, de la loi sur le parrainage. Dieu sait que la mort de la CREI est plus démocratique que l’avènement du parrainage ! Et, surtout, plus judiciairement sécurisante pour les justiciables sénégalais de toute obédience politique. Enfin, si cette affaire n’est pas traitée de façon orthodoxe, le quinquennat décroché, en février dernier, sera inexorablement délégitimé aux yeux des Sénégalais qui sont plus citoyens et plus électeurs que militants des partis. Or, un Pouvoir à la légitimité craquelée sombre ou se cramponne vigoureusement aux forces de l’ordre qui se transforment de facto en bouées de sauvetage. Une perspective désastreuse pour la démocratie. Donc, vivement que triomphe l’Etat de droit, si cher aux Sénégalaises et aux Sénégalais !

L’ITIE, un instrument pour le pillage honteux des ressources naturelles par Pathé Gueye- Montréal

Ça sent le gaz à plein nez partout! Ainsi, en volant au secours du petit politicien Macky Sall dans la mouscaille jusqu’au cou, le club d’affairiste dénommé « La conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar» et composé de politiciens professionnels, de délinquants politiques, de croulants-vautours de la politique sénégalaise a encore brandi, entre autres, la fameuse Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) en guise d’argument. Il est donc urgent de rappeler par la répétition pédagogique pour mieux éveiller et soutenir notre désir de comprendre. À cet effet, relisons et distinguons bien:

L’ITIE, une obscure organisation très méconnue

L’ITIE a été lancée en 2002 au Sommet de la terre, à Johannesburg, par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, après avoir constaté les écarts importants entre les revenus des industries minières et pétrolières encaissés par les États et le niveau de pauvreté de leurs populations. Plus précisément, il s’agit d’une norme internationale qui fait la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières. Ainsi, en répondant à l’une des correspondance d’Abdoul Mbaye de l’ACT, l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne y précisait que l’initiative ITIE « vise à renforcer la bonne gouvernance dans les pays dotés d’importantes ressources naturelles, en mettant à la disposition du public toutes informations relatives à l’attribution des titres, aux versements effectués par les sociétés minières, pétrolières et gazières et à l’utilisation des revenus ».

Pour son organisation, l’initiative consacre trois sortes de statuts. Le premier dit Pays engagé est un pays qui a décidé de mettre en œuvre l’initiative. Le deuxième dit  Pays Candidat ou candidate country est un pays qui a franchi, à la satisfaction du Conseil d’administration de l’ITIE, les quatre « étapes » vers l’adhésion, conformément à la Norme ITIE. Le troisième dit Pays Conforme ou compliant country est un pays que le Conseil d’administration de l’ITIE considère qu’il a satisfait à toutes les Exigences de l’ITIE. Elle ne comptait que 7 pays à son lancement en 2004. Mais avec la manne financière constituée avec les contributions volontaires des États initiateurs- pilleurs, la Banque mondiale et d’autres institutions financières choisies fournissent une aide précieuse aux pays qui décideraient d’adopter les principes de transparence et de responsabilité accrues promus par cette initiative. Cet incitatif financier, faut-il le souligner, a rendu facile l’élargissement de l’organisation composée depuis octobre 2014 de 46 pays dont 21 États africains incluse la République Centrafricaine qui fait désormais de la petite liste des Pays suspendus. Au moment où  les États africains se bousculent depuis le début à la porte de l’ITIE, les Occidentaux ont eu une attitude particulièrement hyper frileuse envers l’organisation. Le cas de la Grande Bretagne de Tony Blair est le plus inénarrable! Car, il a fallu, 10 ans après soit le 9 juillet 2013, pour que le gouvernement britannique, initiateur de l’ITIE, ait décidé de lancer son processus ITIE. Et c’est le successeur de Blair, l’ex Premier ministre David Cameron lui-même qui, jugeant la nécessité d’examiner la honteuse  position du Royaume-Uni, avait adressé une lettre ouverte aux dirigeants récalcitrants à l’ITIE du G8 en leur disant :

« Nous ne pouvons pas appeler d’autres pays à se soumettre à ces normes si nous ne sommes pas prêts à faire de même. ».

 Là, il est pertinent qu’on se demande : à quoi bon d’être utile en brandissant à tout bout de champ cette ITIE en lieu et place de répondre clairement aux légitimes interpellations des citoyens? Ou bien faut-il surtout par les temps qui courent être plus royalistes que le roi lui-même?

L’ITIE, un instrument pour le pillage honteux des ressources naturelles

Évidemment, nous ne pouvons pas être à priori contre la vertu de ces belles déclarations porteuses de nobles ambitions! Or, ce bref aperçu exposé en guise de présentation de l’ITIE nous replace de facto dans l’éternel débat des rapports Nord-Sud, plus précisément des possibilités et des contraintes en matière de développement. Autrement dit, l’ITIE, à l’instar des autres « machins » (organisations internationales, conventions, traités, chartes, etc.) bâtis ou conclus souvent sur la base d’une logique européocentriste parée d’hypocrisie, ne semble pas être l’exception à la règle. Certains États qui ont décidé de l’insérer dans leur dispositif réglementaire, voient en elle une solution pour une gestion saine et partagée des ressources naturelles alors qu’elle vise en silence à avilir la volonté d’autodétermination des Peuples.

Le contexte de la création de l’ITIE était particulier. Des États du Nord, des pilleurs professionnels de ressources naturelles disponibles dans les pays du Sud, avaient pris la décision de s’accorder un moment de répit pouvant calmer les ardeurs des résistants et des dénonciateurs de leurs actes infâmes, à l’époque très au cœur des actualités nationales. Le pillage, la corruption, les guerres, la misère, la famine, la pauvreté, ont trop duré dans les pays « riches en ressources » pour amener plusieurs observateurs à parler de « la malédiction du pétrole » ou à qualifier l’or noir de « caca du diable ». Donc, la réaction des États qui abritent les sièges sociaux de la plupart des compagnies privées d’exploitations sur le terrain, était attendue.

En effet, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, à qui on attribue la paternité de l’ITIE n’avait pas de toute manière d’autre choix que de la proposer à ses pairs. Car c’était sur le sol britannique que l’ONG Global Witness avait commencé à mener de vastes campagnes publiques imposant la transparence relative à l’exploitation des ressources naturelles et la gestion des revenus y afférents. Dans l’un de ses rapports,  l’ONG britannique mettait à nu la complicité du secteur pétrolier et financier dans le système de captation de la rente encaissée par les gouvernants des pays exploités au détriment de la population. Ainsi, avec d’autres organisations non gouvernementales (CAFOD, Oxfam UK, SCF UK, Transparency International UK, CRS, Human Rights Watch, Pax Christi NL, Caritas France, etc.), Global Witness lançait en juin 2002 une vaste campagne dénommée: « Publiez ce que vous payez » (PCQVP).  À travers cette campagne, les ONG exigeaient à ce que « toutes les compagnies multinationales et les entreprises d’État publient à titre individuel les chiffres annuels nets des paiements qu’elles versent aux gouvernements. Ces revenus incluent notamment les redevances perçues sur la valeur de la production, les bonus versés à la signature des contrats d’exploitation, l’impôt sur les bénéfices des sociétés après déduction des coûts et amortissements liés aux investissements nécessaires à l’exploration et l’exploitation, l’impôt à la source sur les paiements de dividendes, les droits de douane, la taxe sur la valeur ajoutée, etc. ». De plus, elles demandaient que « ces informations soient mises à la disposition de la société civile, en langues et monnaie locales. La coalition exige que les chiffres soient vérifiés par des organismes indépendants multi-parties prenantes (multi-stakeholders) ou par le FMI. ». Dans ce sens,  le professeur Gilles CARBONIER précise que la campagne PCQVP « ne vise pas directement les gouvernements des pays producteurs. Elle exerce plutôt une pression sur des acteurs influents capables d’inciter ces gouvernements à introduire plus de transparence dans ce domaine sensible. La campagne vise en particulier la Banque mondiale, le FMI, les autorités boursières et les banques commerciales afin qu’ils fassent pression tant sur l’industrie extractive que sur les pays producteurs pour que l’obligation de transparence des revenus prime sur les clauses de confidentialité ».

On peut tout fuir, sauf sa conscience, soutenait l’écrivain autrichien Stefan Zweig! Par conséquent, il apparait logique, parce qu’elle peut être moyen civilisé de légitimation de leurs différentes activités de spoliation, de voir les États occidentaux ériger en norme incontournable la TRANSPARENCE.

L’ITIE, le support d’une transparence imaginaire et tyrannique

Les Gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État sénégalais, à l’instar de plusieurs pays en Afrique qui se réclament démocratiques, ont tous développé la même manie consistant à projeter sur la scène internationale l’image d’un ardent défenseur de la protection des droits de la personne et de l’avancement des valeurs démocratiques. Ils le font en montrant du doigt par exemple des instruments juridiques internationaux négociés et ratifiés par le pays. Le Sénégal de Macky Sall n’échappe malheureusement pas à cette pratique. Dans un des rapports de l’ITIE, le grand-frère de Aliou l’homme de BBC babillait ainsi: « Mes prédécesseurs, depuis le Président Senghor, ont tour à tour contribué à bâtir la nation sénégalaise ou à asseoir les bases de la démocratie politique et sociale. Pour ma part, je fonde ma vision sur un crédo, qui est de créer les bases d’une véritable démocratie économique, qui reste un des piliers incontournables de l’émergence souhaitée pour le Sénégal. Cette vision, la Norme ITIE y contribue amplement et fort opportunément». La clarté orne les pensées profondes!

C’est sous le prisme de la réalpolitik qu’il faut comprendre et situer l’adhésion caractérisée de volontaire du Sénégal aux principes de l’ITIE. Devenir un « Pays conforme », par là y trouver ce beau prétexte que peut procurer le sceau ITIE pour esquiver les demandes, les interrogations, les inquiétudes portant sur la gestion de nos ressources naturelles, reste pour les malfaiteurs de la République un souhait démesuré. Ainsi, en 2013 le Sénégal avait soumis une demande pour le statut de « Pays Candidat ». Ce statut une fois obtenu, a engagé notre Sénégal à publier régulièrement toutes les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives et les paiements versés à l’État par les compagnies opérant sur le territoire sénégalais. Il fallait agir vite car le Sénégal avait jusqu’en Octobre 2016 comme délai pour démarrer le processus de validation en vue de l’obtention du statut de « Pays Conforme » à l’ITIE. La séduction, des membres du Conseil d’administration de l’ITIE devra se faire par tous les moyens! Tour à tour, il est mis en place un Comité nationale ITIE. Ce dernier produit son 1er rapport dit de conciliation en octobre 2015 pour l’exercice de 2013. Ensuite, il décide de simplifier ce document très compliqué par un autre intitulé : Comprendre pour Agir. Le président de la République profite de son Référendum du 20 mars 2016, pour introduire dans la Constitution sénégalaise la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leurs ressources naturelles et leur patrimoine foncier. Le premier  alinéa de l’article 25 stipule : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables ». Et enfin il ya ce deuxième très populaire rapport du 16 octobre 2016 couvrant l’année fiscale 2014 et qui a eu, contrairement au précédent, la touche inédite d’être béni par l’ancien président Macky Sall qui a fait la préface.

Au total, il était clair aujourd’hui qu’avec l’initiative ITIE nous avons toujours assisté à une mesquine commande inscrite sans vergogne dans un agenda gouvernemental caché et porté par des adeptes de la supercherie et de la farce politique. Par conséquent, ce cul-de-sac ITIE  encore arpenté par les ménestrels de la République restera pour nous autres un chemin sans issue et sans lumière apparente. D’ailleurs, Jonas Moberg, un chef du Secrétariat international de l’Organisation ITIE avait lancé cet avertissement: « Tout d’abord, je souhaite clarifier que l’ITIE ne prétend pas être la solution de ce qu’on nomme désormais la malédiction des ressources. La transparence des revenus à elle seule ne suffit pas à assurer que la richesse en ressources naturelles produise des bienfaits et permettent le développement des citoyens d’un pays. La transparence des revenus, probablement à travers l’ITIE, est nécessaire mais insuffisante. Nous sommes les premiers à reconnaître que l’ITIE ne peut pas à elle seule aborder les plus importants défis de développement de notre époque. Il serait naïf de croire que l’ITIE pourrait être la solution aux problèmes complexes du Delta du Niger, par exemple ». Pathé Gueye- Montréal

Pourquoi au Sénégal, la démission n’est-elle pas dans la culture de ses hommes politiques ? Par Mandiaye Gaye

Le cas d’Aliou Sall est la parfaite confirmation sans équivoque, du manque de culture de démission de nos hommes politiques au Sénégal. Mais pour être conforme avec l’histoire, il y a eu le cas rarissime, parce que, historique de Mamadou Seck, ancien ministre, de l’Économie et des finances, sous le président Wade. Pour rappel, M. Seck, lorsque son nom a été cité dans une affaire de malversations, il a aussitôt pris la décision, de son propre chef, de démissionner de son poste, sans attendre, pour se mettre à la disposition de la justice. Mais dans le cas de M. Seck , il faut souligner que ce dernier était, tout-à-fait, convaincu de son innocence. Et, c’est ainsi que d’ailleurs, après les investigations nécessaires, il a été lavé proprement par la justice et sans la protection étanche  d’un frère président. C’est le seul cas, que j’ai connu dans l’histoire du Sénégal, parmi les hommes politiques. Donc, « Gaccé ngalama » bravo Mamadou Seck pour ton loyal geste empreint de dignité qui t’honore, mais honore également, tes amis et ta famille. Vivement que le cas de Mamadou ou Boy Seck pour les amis fasse enfin école et des émules. Hé oui, je rêve !
Mais pourquoi M. Aliou Sall n’a -t-il pas démissionné de tous ses postes, jusqu’à présent, malgré tout ce tollé relatif à ce scandale de Pétrotim, dont il est mêlé. Alors Aliou Sall n’a-t-il pas pourtant, mille raisons de plus que Mamadou Seck pour démissionner de ses postes publics depuis l’éclatement de cette nébuleuse affaire de pétrotim ? Bien sûr que oui ! Et ne serait que pour mettre son frère de président à l’aise, Aliou Sall aurait dû, démissionner dès la première heure de l’éclatement de ce scandale . Ensuite, est-ce que de l’argent aussi entaché de pétrole et de gaz vaut la peine de souiller son honneur personnel et celui de sa famille pour l’éternité ? Ou bien se dit-il, comme ces gens qui ont pour Dieu, l’argent et se disent que l’argent n’a pas d’odeur ? Non, c’est vraiment triste de voir un tel spectacle où, un homme, telle une guêpe, colle à l’argent de cette façon-là! Puisque, il n’y a pas l’ombre d’un doute, qu’Aliou Sall devait démissionner ou être déchargé par le président de ses fonctions officielles dès l’annonce du scandale l’impliquant. Comme l’avait fait M. Seck en son temps. Et si Aliou ne le faisait pas, le président, bien qu’il soit son frère, un sentiment que la République ne prend pas en compte, doit le démettre sans tarder. Puisque dans le cas de Khalifa Sall, le président avait aussitôt commis la justice pour une enquête diligente sur le bienfondé de l’affaire de la mairie de Dakar. Ici, dans le cas de son frère, qui est de loin plus grave, le président n’a pas pris jusqu’à présent, de mesures concrètes donc, ses responsabilités concernant ce scandale, considéré par beaucoup de citoyens, comme le plus grave scandale de l’histoire du Sénégal. Les atermoiements et les hésitations du président de la République sur cette affaire ont, tout l’air d’une protection déguisée qui ressemble fort bien à une solidarité familiale ou fraternelle. Rappelons tout d’abord, la grave erreur commise par le Président Sall en faisant bénéficier son frère de son décret de nomination alors, qu’il avait, auparavant et à la face du monde, déclaré que son frère n’en bénéficiera pas. Malgré tout, cela a été fait. Et, nous constatons donc, un reniement très regrettable par le président de sa parole. Alors, même si effectivement, nous reconnaissons à son frère, en tant que citoyen, le droit d’être nommé à tous les emplois. Mais il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures entre les citoyens. Il se trouve que la situation gagne en ampleur et devient, de plus en grave et nébuleuse. Cette affaire de pétrotim devient une affaire d’État, par conséquent, le président Sall ne peut plus garder le silence donc, a l’obligation de saisir la justice, même à l’encontre de son frère, parce que ce dernier est, dans ce cas aussi, un citoyen justiciable comme tous les autres.
Ce scandale si honteux démontre clairement l’incompétence et les insuffisances des dirigeants du Sénégal pour s’être fait avoir par des courtiers aventuriers internationaux, comme des naïfs. Cette nébuleuse affaire a terni l’image du Sénégal devant la scène mondiale et présente notre pays comme étant sous la direction de gouvernants incompétents et  incapables, au point de n’être capables de mener des négociations qui tiennent compte en tout premier lieu les intérêts de leur pays.
Mais, ce que M. Abdoul  Mbaye ne révèle que maintenant, confirme parfaitement cette étourderie de ceux qui ont négocié et signé ce contrat qui laisse totalement de côté les intérêts du peuple sénégalais pour servir des intérêts  strictement particuliers. Mais n’occultons pas, quand même, que cette affaire est née sous le magistère de Me Wade et que M. Abdoul Mbaye ne peut pas botter en touche si simplement pour s’en tirer à si bon compte, sa responsabilité est engagée, au même titre que le président Sall, comme les cosignataires définitifs. C’est pour toutes ces raisons que, ce scandale engage absolument, la responsabilité du président de la République et surtout, lorsque l’on sait que, c’est son frère qui est au cœur de l’affaire, comme l’un des principaux acteurs.
Ce scandale coïncide, justement avec le dialogue national en cours, il doit donc y être invité afin qu’il soit tiré au clair une bonne fois pour toutes. La solution juste et équitable de ce scandale, inextricable, mettrait peut-être tous les Sénégalais à l’aise. Mais évidemment, à la seule condition que tous les coupables soient punis, comme il se doit et les torts réparés, c’est-à-dire par la restitution du produit de ce contrat à son ayant droit, le peuple sénégalais et non de passer cela encore, comme d’habitude à pertes et profits. Il y en a assez de passer à chaque fois les gros scandales à pertes et profits alors que leurs auteurs se pavanent dans le pays et vaquent librement à leurs besoins avec leur butin aussi considérable. Et,  dans le même temps, la justice chôme ou ne traite que les affaires relatives aux petits larcins qui remplissent nos prisons, où, l’on ne trouve pas les gros voleurs de millions et de milliards.
Mais que les Sénégalais ne se cachent pas aussi, derrière leur petit doigt, pour ne pas se rendre compte la réalité de leur pays et de son état actuel. Pour dire la vérité, il faut souligner sans ambages qu’au Sénégal, l’on ne travaille pas du tout, mais fait que parler et trop. En réalité, l’anarchie, l’indiscipline, l’argent facile, la corruption à tous les niveaux du pays, la violence gratuite, l’insécurité générale, le laisser-faire et le laisser-aller ont pris possession du pays et sont aujourd’hui devenus les maîtres incontestés du Sénégal devant la démission inacceptable et l’incapacité du gouvernement à remettre les choses dans l’ordre. À Dakar les populations ne respirent plus à leur aise, à cause d’une circulation anarchique et des embouteillages indescriptibles qui n’épargnent même pas le péage. Et, c’est comme si l’État et les autorités compétentes n’existaient pas ou n’étaient pas informés de cette bombe à retardement.
C’est ainsi que même la noblesse de la politique, dans le plein sens du terme, et les hommes politiques vertueux qui se mettaient au service de leur peuple ont cédé le terrain à la politique politicienne et aux politiciens véreux qui ne viennent au pouvoir que pour s’enrichir illicitement et, non pour servir leur peuple. Voilà pourquoi au Sénégal aujourd’hui, toutes les portes du mal, de l’abus, des vices, etc. sont largement ouvertes aux anti-modèles qui ont d’assaut notre pays. Et, l’on peut dire que nous ne sommes plus loin de la jungle où, c’est la loi du plus fort qui règne.
En conséquence, une fois cette affaire nébuleuse sera élucidée, le pays devra, enfin, recommencer à travailler et sérieusement, et qu’il cesse de passer tout le temps dans des discussions interminables sur le sexe des anges, sans aucun intérêt pour le pays et qui occupent cependant tout le temps utile des Sénégalais. Le président de la République  n’est pas sans connaître la présente situation désastreuse et vraiment déplorable. Il est donc, de sa responsabilité de trouver les solutions efficaces et adaptées à une telle situation singulière et dans les meilleurs délais pour remettre à nouveau le pays effectivement au travail, mais en commençant par donner l’exemple lui et ses hommes.Mandiaye Gaye

Scandale pétrole et gaz : Aliou Sow entre en jeu et tire à boulets rouges sur Aliou Sall et Macky Sall

Nous vivons la plus grande opération de manipulation de l’opinion marquée par la mauvaise foi, le mensonge, le dénigrement et les théories patriotiques les plus ridicules de la part du pouvoir, de l’opposition et de nombreux experts et journalistes partisans et opportunistes. On sent la rancune et la vengeance partout.

Cependant, pour un être doté de bon sens et d’un minimum d’intelligence, il n’est pas nécessaire d’être expert pour remarquer l’ampleur de la cupidité, du népotisme, de la corruption, de la légèreté de la parole, du goût de l’argent facile et surtout du manque de patriotisme et de rigueur managériale de la majorité de nos élites politiques et autres techniciens d’hier et d’aujourd’hui. C’est la triste réalité.

Et le fait constant le plus pitoyable est l’intrusion malicieuse et gourmande de la famille dans la gestion étatique avec des ambitions dynastiques démesurées.

On sent un désir ardent de s’enrichir en tutoyant tous les superlatifs pour soumettre tous les pauvres et autres riches boulimiques jamais rassasiés et placer indûment le pays et ses ressources sous le joug d’un clan, hier comme aujourd’hui.

J’éprouve de la pitié pour le peuple et surtout pour les militants des partis politiques qui sont mécaniquement manipulés, sans imaginer à quel point ils sont les dindons se la farce qui ne prévoit rien de grand ou de sérieux pour eux. Pitié.

En réalité, il faut qu’on arrive forcément à dissocier la famille de l’Etat en éloignant systématiquement celle-ci de la gestion vertueuse, équitable et transparente des biens publics.

Ces jours, dans les discours de tous les camps, on ne note que des tentatives d’accuser ou de défendre, d’établir la culpabilité ou l’innocence d’un pair familial et ses complices ou associés : les WADE (Abdoulaye le père et Karim le fils) et les SALL (Macky le grand frère et Aliou le petit frère ). Dans chaque paire, nous trouvons un Président de la République.

C’est quand même clair et triste dans une République comme la nôtre.

Ceux qui rêvent de bâtir une dynastie crédible n’ayant pas confondu les greniers de la famille aux comptes publics, n’ont qu’à aller s’informer auprès des familles DAN POULO du Cameroun, DANGOTE du Nigeria, Rockfeller, Ford, Carneigie, etc. des USA, NGOM et MBOUP et autres Sénégalais d’origine libano-syrienne du Sénégal, entre autres. Les modèles en la matière sont nombreux dans la monde.

Je pensais qu’au Sénégal, après ce fameux débat très violent sur les questions de tentatives réelles ou allégées de dévolution monarchique du pouvoir politique qui a fait fondre notre régime comme beurre au soleil, qu’on n’allait plus nous théoriser les droits de citoyens d’éminents membres d’une famille au pouvoir pour justifier l’ampleur de leur influence et de leurs avantages. On ne peut pas le refuser à WADE et l’accepter pour SALL.

J’ai du mépris pour ceux qui tentent d’établir une différence entre le fils Wade et le frère Sall. Aucun des deux n’a rien réussi de grand ni osé rêver de sommités pour sa personne avant l’installation au sommet de l’Etat de son parent.

Je n’ai jamais éprouvé le moindre respect rattachable à l’excellence ou au mérite à ceux qui profitent des positions politiques familiales passagères pour s’imposer indûment en usurpant pouvoir politique, capacité financière et rang socio-économique avec leurs courtisans et laudateurs.

Nous devons tous travailler ensemble pour mettre un terme à de telles pratiques.

Au nom des enfants de la République et de la démocratie sans père ni frère Président.Bonne semaine.

Pape Mael Thiam : «On s’acharne sur Aliou Sall… »

http://www.rewmi.com Administrateur de l’Apr et premier vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, Maël Thiam a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il est longuement revenu sur l’enquête de la BBC mettant en cause Aliou Sall et Frank Timis.

Morceaux choisis.

L’affaire Aliou Sall soulevée par la BBC occupe le devant de l’actualité depuis un certain temps. Comment analysez-vous cette enquête de  nos confrères ainsi que les réactions ?

C’est vrai qu’aujourd’hui au Sénégal on parle de l’affaire BBC-Aliou Sall qui défraie la chronique. Personnellement, j’ai une position qui m’est tout à fait particulière qui est la suivante. C’est quand on analyse cette affaire, les seules choses dont on est sûr, c’est qu’il s’est agi d’un acharnement sur la personne de Aliou Sall qui est un camarade de parti, qui est membre du secrétariat exécutif du parti dont j’ai l’honneur d’être l’administrateur. Donc, je ne saurais accepter que de pareils acharnements soient déployés sur sa personne. Je parle d’acharnement parce que quand on regarde comment les choses se sont déroulées, on est en droit de penser qu’il s’agissait d’une enquête commandée. Moi j’ai vu un document dans lequel j’ai vu des personnages dont Madame la journaliste, d’autres personnages également, mais plus particulièrement des personnages de l’opposition du Sénégal.

A plusieurs personnes, notamment Abdoul Mbaye. Moi quand je pense à lui et à ses réactions, je me demande réellement si c’est un Sénégalais qui aime son pays. Parce que lui-même était contresignataire des documents mis en cause. Est-ce qu’au moment où il signait ces documents, il se sentait Sénégalais, il se sentait Anglais ou il se sentait Burkinabé ? Et que juste c’est maintenant qu’il se réveille et qu’il s’aperçoit qu’il est Sénégalais et il se met à faire du bruit autour de cette affaire dont je dis que s’il s’agissait vraiment d’un scandale, il ne serait pas exclu que lui-même soit interpellé. Donc, on est dans un pays où chacun se permet de dire ce qu’il veut. Quand on est dans un camp on dit ce que l’on veut. Et quand on est de l’autre, on essaye d’amuser la galerie. Cependant, les Sénégalais ne sont pas amnésiques. Par ailleurs, je parle d’acharnement parce qu’aujourd’hui, il n’est pas permis de douter de l’aspect prémonitoire de cette enquête-là. Aliou Sall est une personnalité, frère du Président Sall, donc voulant atteindre le Président Macky Sall on passe par lui. Je ne rentre pas dans le fond parce qu’aujourd’hui, ce ne sont que des allégations. Mais ce que je peux dire, c’est que tout le monde est d’accord qu’il y a des faiblesses criardes dans cette enquête de la BBC.

Pourtant la journaliste de BBC, selon ses propos, a tenté de joindre Frank Timis et Aliou Sall.

Même si c’était le cas, la journaliste n’était pas obligée d’intégrer des acteurs de l’opposition dans son enquête. Parce que je ne pense pas qu’ils soient des personnes qui en connaissent plus que les autres. Les politiciens qui ont accès au média se donnent des grades qu’ils n’ont pas pour la plupart, et qu’il y a des Sénégalais qui sont restés tranquilles chez eux et qui en savent beaucoup mieux que les politiciens. Donc, ce n’était pas une raison suffisamment pertinente de les impliquer à cette enquête. Mais, l’élan de l’envie de nuire a caché la raison qui aurait édicté qu’à défaut d’avoir l’autre partie, de s’en remettre tout simplement aux faits qu’elle aurait constatés ou alors aux documents auxquels elle avait accès. Mais d’entrer de jeu, de mettre des éléments de l’opposition au-devant, et de quels éléments de l’opposition ? Des éléments de l’opposition dont l’assise psychologique fait douter plus d’un. Des éléments qui n’ont de légitimité que d’avoir accès aux médias, qui n’arrivent même pas à avoir un député à l’Assemblée nationale, qui n’ont même pas une dimension municipale et qui se revendiquent d’être les porte-voix des Sénégalais et qui sont au-devant d’une enquête dont on veut qu’elle soit d’une crédibilité indubitable. Je pense qu’il y a problème. Dans un premier temps, c’est le premier constat. Je connais Aliou Sall et je le connais suffisamment sérieux. Donc, je serais très étonné qu’il soit auteur de ce dont on l’accuse. Maintenant, puisqu’on en est là, je pense que nous sommes un pays régi par des lois. L’affaire devant être transmise devant la justice, nous en saurons davantage.

La sortie du Gouvernement et du président Macky Sall a été décriée. Certains pensent que le Président s’est mis dans une dynamique de protéger son frère. Ne faillait-il pas qu’il se taire sur cette question et qu’il laisse la justice faire son travail ?

Vous pensez qu’être Président de la République suppose des contraintes au point de n’aider aucun membre de sa famille ? C’est vous qui pensez qu’il a pris la défense de son frère. Entre ce que les gens pensent et lui-même ce qu’il a dit et ce qu’il a pensé vouloir dire, il peut y avoir un bail. Moi, ce que j’ai compris, c’est qu’en tant que premier magistrat de ce pays, qui est, entre autre, sali par une personne étrangère dont on ne connait pas les motivations. Parce que quoi qu’on dise, il faut qu’on fasse très attention. On ne peut pas savoir ce qu’il y a dans ce dossier-là. On ne peut pas savoir la motivation de ceux qui l’ont commandité et jusqu’où ils peuvent aller. Et nous sommes dans un pays qui a été menacé pendant longtemps par de petites guéguerres dans le sud et que le Président Macky Sall est en train de transcender avec la volonté de Dieu. Je crois que nous avons intérêt à rester sereins, de quel que bord qu’on soit. La malédiction du pétrole peut venir de là et il faudrait qu’on fasse attention. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Le Sénégal est un pays dans lequel à partir du moment où une chose a été lue dans un organe de presse déterminé, on lui accorde une crédibilité parfois que cette-là n’atteint pas. Moi qui vous parle, on m’a accusé d’avoir détourné des vivres qui seraient donnés par le parti alors qu’il s’agissait de mes propres fonds pour aider des victimes des inondations. Cela a fait le tour du monde au point que des amis m’appelaient de partout. On avait ici des dossiers qui ont fait l’objet d’enquête mais, en réalité, qui étaient vides. Il faut faire attention et chaque Sénégalais a l’obligation de respect et de considération à l’égard de son concitoyen. Aliou Sall est un citoyen sénégalais, fut-il le frère du Président de la République. Il a droit à la présomption d’innocence. Mais aujourd’hui, tout le monde parle comme s’il a été mis en examen, jugé, condamné, jeté en prison, mais il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de quelqu’un qui a été commandité par des personnes qui ont aussi leur intérêt et qui ferait peut-être pire que ces allégations. Il faut qu’on se méfie du paradigme du billard. C’est dangereux dans un pays comme le notre qui tend vers l’émergence. Nous nous devons de rester sereins. Toutefois, nous restons attachés à la gestion optimale de nos ressources minières et énergétiques au profit de nos concitoyens. Mais cela ne nous donne pas le droit de s’attaquer à n’importent qui sur la base d’allégations qui n’ont aucune base juridique.

Ne craignez-vous qu’Aliou Sall termine comme Karim Wade qui a occupé en son temps plusieurs postes ?

C’est pourquoi je disais tantôt qu’il faut se méfier du paradigme du billard. Nous sommes dans un pays avec des institutions qui fonctionnent. Elles fonctionnent toutes, dont la justice qui fonctionne de manière indépendante. Croyez-moi, nous avons des magistrats de très haute qualité et il ne faudrait pas que certains membres de l’opposition pensent qu’ils sont beaucoup plus patriotes que ces magistrats-là qui sont là et qui font leur travail quotidiennement. Seulement ils le font de manière juste et sur la base de preuves palpables. Et, à ce stade où nous sommes, je ne pense pas qu’il y ait de quoi tuer un chat.

Si Macky Sall avait réellement tiré des leçons sur la gestion de Wade, ne pensez-vous pas qu’il allait écarter sa famille de la gestion de la chose publique?

Quand on fait une analyse et qu’on a un souci de pertinence, on ne doit pas la faire de manière séquentielle. On doit faire une analyse globale. Je veux dire que quand on parle de l’implication de la famille présidentielle dans la gestion de la chose publique, je veux dire que personne n’avait décrié quand Mansour Faye avait mobilisé ses troupes quand on était dans l’opposition. On était témoin quand il faisait les va-et-vient dans tous les coins et recoins du Sénégal pour combattre à la reconquête du pouvoir. En ce moment là, il y a des Sénégalais qui bénéficient aujourd’hui du pouvoir actuel et qui n’avaient pas combattu comme Mansour Faye. Alors, est-ce qu’être le beau-frère du président vous extirpe le droit de mettre votre compétence au service de votre pays ? Il est tout à fait naturel qu’ayant combattu avec les autres Sénégalais aux côtés d’un leader qui était porteur d’un projet et autour duquel nous nous étions tous mobilisés, une fois le pouvoir acquis, il est normal que tout être humain ayant participé à ce type de combat aspire à mettre ses compétences au service de la vision dont il a participé à l’élaboration. Il est un Sénégalais comme tous les autres. Ce qui est important, c’est d’évaluer le résultat de ce qu’on lui a confié. De ce point de vue ; on entend personne parler. Il a donné des résultats probants partout où il est passé.Cheikh Moussa SARR

LA FABLE SÉNÉGALAISE DU RENARD ET DES CORBEAUX PAR DIAGNE FODÉ ROLAND

L’odeur du pétrole et du gaz est en train de transformer le libéralisme néocolonial au Sénégal en mafia néocoloniale – Il faut prendre au sérieux les révélations sur l’état réel de plus en plus catastrophique de l’économie nationale

Un silence de plomb s’est abattu sur le pays qui, en vérité, exprimait la conscience populaire claire du vol électoral sans scrupule de la bande libérale néocoloniale.  Dans un pays où malgré tout le premier président, Senghor, a cédé le pouvoir, son remplaçant A. Diouf a reconnu sa défaite ne 2000 et le monarque A. Wade a accepté sa défaite en 2012.

Macky Sall lui enchaîne depuis 2016 les annonces anticipées de chiffres des résultats des élections ou consultations électorales avant de les faire confirmer par les institutions dédiées à cet effet. Comme écrit dans notre édition de mars 2019 « ces forfaitures ont été réalisées lors : – du référendum-waxeet 2016 – des législatives-chaos orchestré de 2017 – du parrainage-sélection 2018 – de la présidentielle 2019 dont Macky avait dit « j’en fais mon affaire« .

Les thuriféraires griots du pouvoir voleur des élections, des libéraux aux ex-gauches, se sont réjouis que « l’opposition soit KO debout » pendant que Macky et sa garde rapprochée attendaient que le peuple prenne les rues pour abattre une répression préparée par l’achat massif à coups d’endettement du pays de matériels de répression.

Voilà comme dit en mars dernier que « L’autocratie Mackiste/APR/BBY se croit tout permis et veut encore une fois que l’opposition accepte d’être les dindons de la farce. Or cette fois, la déclaration commune des 4 candidats ne reconnaît pas « les résultats de Kandji » et refuse de faire recours à l’arbitrage du Conseil Constitutionnel considéré comme indigne de confiance« .

S‘étant lui même pris à son propre piège en limitant à deux le mandat présidentiel, Macky a parachevé ses coups tordus en supprimant le poste de premier ministre pour faire d’une pierre plusieurs coups : – court-circuiter la concurrence du dauphinat dans son propre camp, garder toutes les cartes en main si il est contraint de choisir un dauphin et se donner tous les moyens dictatoriaux de trafiquer la Constitution et de soumettre les institutions comme il l’a fait jusqu’ici pour s’assurer, le moment venu, un troisième mandat.

Le renard prend l’opposition pour des corbeaux 

Une fois ses forfaitures réalisées, voilà notre « maître renard », Macky, s’adresser sans honte à « maître corbeau » (l’opposition) en appelant au « dialogue national sans exclusive, constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays, forces politiques, économiques et sociales« . « Maître renard » le libéral appâte ainsi en faisant appel « à la bonne volonté de toutes les composantes de notre nation pour bâtir ensemble une gouvernance concertée« .

Pour que les « corbeaux » de l’opposition renie leur rejet des résultats truqués de la présidentielle volée, « maître renard », Macky, leur tint ce langage : « Il est important, pour l’intérêt supérieur de la nation, de construire un espace de consensus national sur les grandes questions qui rythment la marche de notre nation vers la paix, la sécurité et la prospérité« .

Macky le flatteur, qui ne vit qu’au dépens du naïf qui l’écoute, décide d’inviter toute l’opposition, la « société civile« , les chefs religieux et traditionnels, les « forces vives de la nation » à ce jeu de dupes. Même les syndicats y sont conviés après qu’il ait déclaré sans ambage ne pouvoir augmenter les salaires alors que selon ses propres dires son pouvoir a « dépensé 300 à 500 milliards pour acheter des voitures pour les ministres, les députés, etc« . Macky cherche même à faire peur en appelant au « consensus pour éviter que les étrangers ne viennent nous imposer sur le pétrole et le gaz« .

La main sur le cœur Macky n’hésite pas à proclamer ’’qu’en vertu du serment que je viens de prêter, je serai le président de toutes les Sénégalaises et de tous les Sénégalais. Je renouvelle, par conséquent, mon appel au dialogue ».

Macky le renard joue à l’opposition du « Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois » en s’attribuant les vertus suivantes : « J’ai toujours pensé que la démocratie ne saurait ou ne devrait être réduite à la confrontation permanente entre pouvoir et opposition, entre majorité et minorité« .

Voilà un président qui, depuis 2012 ne règne que par la « confrontation permanente » pour flouer l’opposition de tous ses droits, y compris les droits inscrits dans la Constitution qui est sans cesse bafouée, qui dit tout et son contraire, se joue tant des richesses du pays que de ses institutions et se croit tout permis, voilà un président sans foi ni loi qui demande soudainement qu’on lui fasse confiance.

En fait les libéraux et leurs valets de l’ex-gauche se regardent dans le miroir croyant y voir le peuple et toute l’opposition. Ils croient que tout est achetable. Leur devise est : « tout à un prix« . Non la dignité et la cause du peuple et en particulier du peuple laborieux, de la classe ouvrière ne peuvent avoir un prix, ne sont pas achetables.

Le silence accusateur du peuple exprimé par le refus de l’opposition des résultats électoraux fabriqués par la République des copains et des coquins fait que le roi Macky est nu. Que faire pour retrouver une crédibilité perdue ? C’est le « fromage » convoité par le « renard », Macky, qui l’amène à se déguiser en paon faisant la roue.

L’entourloupe du « dialogue » engloutie par la BBC

Alors que la véritable opposition, alternative au libéralisme néocolonial, rejettait le piège attrape-nigaud du « dialogue » à travers la voix de son candidat à la présidentielle O. Sonko, tombait sur les téléscripteurs des réseaux sociaux l’émission de la BBC épinglant le frère du président Macky sur la gestion nébuleuse du pétrole et du gaz.

L‘odeur du pétrole et du gaz est en train de transformer le libéralisme néocolonial au Sénégal en mafia néocoloniale.

La social-démocratie néocoloniale sous Senghor et Diouf s’est aplatie devant l’impérialisme françafricain avant de se social-libéraliser avec les plans d’ajustement structurel dictés par le FMI et la BM.

Les libéraux avec Wade ont fabriqué les politiciens milliardaires en CFA au point que la ruée sur l’agent du peuple a même fécondé le rêve de monarchiser la République pour que son fils biologique lui succède.

Le rejeton libéral du Wadisme qu’est Macky élu en 2012 contre les pratiques monarchisantes de son mentor Wade s’enfonce allègrement dans le marais nauséabond de la mafia familiale et clanique.

On devrait se demander pourquoi ces « révélations » faites bien avant par des Sénégalais, notamment le candidat O. Sonko dans son livre sur « pétrole et gaz au Sénégal, chronique d’une spoliation« , font le buzz que parce que BBC, la chaîne des impérialistes anglais, l’équivalent de France 24 des impérialistes Français en a fait un reportage ? Le landernau politique et médiatique Sénégalais est-il sous influence impérialiste ? Est-il si diffcile 60 ans après les indépendances de se débarrasser du fléau servile défini par Frantz Fanon : « Peau noire et masque blanc » ?

En outre il ne faut pas être dupes des contradictions inter-impérialistes qui se tapissent derrière ces dites « révélations » de la BBC qui travaille pour les groupes monopolistes anglais du pétrole et du gaz. Ces contradictions inter-impérialistes seront de plus en plus accrues en Afrique notamment en raison même du Brexit, c’est-à-dire de la sortie de l’impérialisme britannique de la coalition des impérailistes Européens dans l’Union Européenne.

Mais au nom de quoi peut-on se laisser prendre par la ligne « anti-impérialiste » des libéraux néocoloniaux flanqués de l’ex-gauche qui n’ont cessé de vendre le pays et ses richesses aux impérialistes Français en empochant les miettes en milliards de francs CFA que daignaient leurs laisser sous la table les Orange, Total, Bolloré, Bouygues, Alstom, Auchan, Carrefour, etc.

Même le père du libéralisme Sénégalais Wade a eu le toupet de diversifier relativement les investissements étrangers au pays. C’est une singularité de la bourgeoisie néocoloniale Sénégalaise de manipuler les opinions publiques de nos pays.

En effet le même Wade, qui bâtissait le monument dit de « la renaissance« et qui suscita une certaine fierté dans certains milieux africains, devait décevoir les mêmes en allant, escorté par des avions mirages Français, trahir Khaddafi et l’UA à Benghazi.

La schizophrénie inhérente à la bourgeoisie et à la petite bourgeoisie néocoloniale se manifeste encore une fois par le fait que 4 mois après le rejet des résultats électoraux « Kandji » par les trois concurrents autorisés par le parrainage mackiste, le front du refus a été brisé.

C‘est tout à l’honneur de O. Sonko d’incarner, comme il l’a fait depuis son engagement en politique, l’alternative antilibérale, patriotique, panafricaniste et anti-impérialiste aux alternances libérales qui conduisent le pays à la catastrophe.

Il faut prendre au sérieux les révélations sur l’état réel de plus en plus catastrophique de l’économie nationale. Notamment les propos suivants d’un ex-ministre, Thierno Alassane Sall, qui avait démissionné en s’opposant aux contrats signés sur le pétrole et le gaz : « En arrivant au pouvoir Macky Sall avait trouvé une dette publique autour de 2700 milliards de F CFA (début 2012). En sept ans, il l’a amené à 8600 milliards soit une augmentation de 211%. Aucun autre indicateur économique pertinent n’a augmenté à ce rythme fulgurant durant la même période : les exportations, essentiels pour couvrir la dette externe en devises, ont augmenté cumulativement de 47% et les recettes budgétaires de seulement 51% selon les services du FMI. Par conséquent, en 2018 notre pays a consacré plus de 40% des recettes budgétaires (soit 1000 milliards de F CFA) au paiement de la dette (principal et intérêts) selon toujours les services du FMI. Le régime de Macky Sall a maintenu ce rythme effréné de déficit public important et d’endettement au premier trimestre 2019. D’après le même communiqué du Ministère des Finances, le déficit public (la différence entre les dépenses et les recettes budgétaires de l’administration centrale) a atteint 706 milliards de F CFA (dépenses 1217 milliards – recettes 511 milliards) au premier trimestre 2019 alors qu’il ne devrait pas dépasser 721 milliards pour toute l’année (hors dons) selon le Budget 2019 et les engagements du gouvernement auprès du FMI en janvier 2019 (page 31 du rapport du FMI portant Article IV et septième revue du programme PSI avec le gouvernement sénégalais). Cette tendance est irresponsable et insoutenable. Il est également important de noter que le niveau des dépenses publiques au premier trimestre 2019 indiqué dans le communiqué (1217 milliards) dépasse de plus de 200 milliards ceux publiés par la Direction de la Prévision et des Études Économiques (DPEE) du ministère des Finances (voir page 44 de la note de conjoncture du premier trimestre 2019)« .

Sans ignorer les raisons politiques liées à la préparation par Macky dès maintenant de la présidentielle de 2024, n’y a t-il pas tout simplement aussi une vraie raison économique cachée de cet appel soudain au « dialogue national » ?

Un pays mis en faillite par la gestion gabegique et népotique opaque des libéraux et de leurs alliés sociaux libéraux flanques des renégats de la gauche.

D‘autres « révélations » sont donc à venir et n’attendons pas que ça sonne vrai parce que cela provient des presses impérialistes. De même ne cherchons pas nos exemples, nos références et modèles uniquement chez les pays impérialistes, mais on en trouve aussi en Afrique et ailleurs dans le monde, en Amérique du Sud et en Asie.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 11/06/2019

Les misères de Diégane Sène à l’Adie

Nommé président du Conseil de Surveillance de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (Adie) depuis quelques années, le professeur d’Histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) et au Cesti y vit des misères. Alors qu’il est chef de parti (Urd), Diégane Sène n’a ni véhicule, ni carburant encore moins d’accessoires lui permettant de faire son travail de Président du Conseil de Surveillance. Pire, il ne peut même pas disposer de toutes les informations ayant trait à l’Agence gérée par le directeur général Cheikh Bakhoum qui peine, d’après les proches de Diégane Sène, à se conformer à la loi et à organiser au moins une rencontre trimestrielle. S’y ajoute que beaucoup d’actes de gestion lui passent sous le nez sans qu’il ne puisse disposer des informations. En clair, la gestion opaque de la boite a fini de révulser ses proches qui veulent simplement qu’il rende le tablier et lâche la mouvance présidentielle où il a avalé trop de couleuvres.

La comm de Benno

Dire que l’enquête de la Bbc sur le pétrole et le gaz qui éclabousse Aliou Sall a secoué le pays relève d’une lapalissade. En effet, la cellule de Com de Benno qui a constaté les défaillances dans les réponses de ses débatteurs, a convoqué une réunion de mise à niveau dimanche au quartier général de l’Apr. Annoncés, les ministres Aly Ngouille Ndiaye et Mactar Cissé ont brillé par leur absence. En revanche,Ismaïla Madior Fall, Me Ousmane Sèye, l’expert en pétrole Bachir Dramé, le Dg Du Cosec Mamadou Ndione, Yakham Mbaye, Latif Coulibaly , Abdou Fall, Moussa Sarr de la Ld, Zahra Iyane Thiam, Mor Ngom, Hamidou Kassé, Ahmed Khalifa Niass pour n’en citer que ceux là ont pris part à la rencontre qui ne devrait regrouper que le débateurs et quelques experts. Mais finalement, il y a eu beaucoup d’intrus.

«Guédiawaye La Bokk»

Les membres du mouvement «Guédiawaye La Bokk», convaincus que Aliou Sall est fautif dans cette affaire, demande au chef de l’Etat qui est le garant de la stabilité nationale de faire un décret pour démettre Aliou Sall de ses fonctions nominatives. Mieux, ils demandent à Aliou Sall de démissionner de ses fonctions électives afin de se mettre à la disposition de nos juridictions pour que la lumière soit faite. En tant que fils de Guédiawaye, les membres du mouvement Guédiawaye La Bokk soutiennent que l’implication du maire de Guédiawaye sur la nébuleuse du pétrole ne répond pas et ne s’inscrit nullement pas sur les valeurs intrinsèques de notre démocratie et représente une honte pour les populations de Guédiawaye. En effet, disent-ils, les accusations de la BBC portent autant préjudice au maire qu’à la population de Guédiawaye, car l’image de la première autorité de la ville est liée à celle des habitants de Guédiawaye. «Au moment où la population de la ville mène une vie difficile ou l’éducation connait un grand désarroi, où les jeunes n’ont pas d’emplois et au moment où le niveau d’insécurité a atteint son paroxysme, nous ne saurons en aucun cas tolérer les dérives de nos dirigeants locaux », lit-on dans la note. En plus, ces fils de Guédiawaye demandent la lumière sur l’affaire du pétrole et une transparence totale sur sa gestion dans son ensemble. En définitive, le mouvement Guédiawaye La Bokk demande au procureur de la République dans sa mission régalienne de s’autosaisir afin de mener des actions concrètes pour éclairer les populations sur les accusations de la BBC et à sanctionner les fautifs. Et à l’assemblée nationale, l’organisation l’invite à ouvrir une commission d’enquête parlementaire pour élucider l’affaire.

Pas de conseil des ministres Il n’y aura pas de conseil des ministres cette semaine.

Le chef de l’Etat part en voyage. Mais avant son départ, Macky Sall reste préoccupé par les massacres de populations au Mali. Après le massacre de peulhs au centre du pays de Ibrahim Boubacar Keita, c’est au tour desDogons de subir une violence inouïe qui a entraîné 95 morts au village Sobame Da, dans la commune de Sangha, région de Mopti. A cet effet, le Président Macky Sall a adressé au peuple malien toute la solidarité du Sénégal à la suite de la terrible tuerie. Il invite les Maliens à rester unis pour mettre fin à ces violences intolérables.

«1 million de manifestants» fin juin

Les enseignants sont très en colère contre le régime de Macky Sall. Le gouvernement en a rajouté une couche à la déclaration du Président Macky Sall qui soutenait l’impossibilité d’augmenter les salaires dans la Fonction publique. En effet, le Secrétaire général du Sels/Authentique, Abdou Faty dénonce la rétention de leurs cotisations syndicales par le gouvernement du Sénégal. Porte-parole du G7, M. Faty renseigne que l’Etat leur doit un mois de cotisation. A l’en croire, l’objectif visé par les autorités à travers cette rétention, c’est d’empêcher le bon fonctionnement des syndicats qui lui ont déclaré la guerre depuis la sortie du Président Macky Sall le 1er mai lors de la cérémonie de remise des cahiers de doléances. Il soutient que les enseignants et l’ensemble des syndicats de la fonction publique et des centrales syndicales se sont donné rendez-vous le 28 juin à la place de l’Obélisque pour se faire entendre.

Concours général

Levée de boucliers contre les irrégularités de l’épreuve des Mathématiques du concours général des classes de Terminale. A l’instar de l’association des parents d’élèves, le secrétaire général du Cusems, AbdoulayeNdoye exige la reprise de l’épreuve pour donner la même chance à tous les candidats. Selon M. Ndoye, il est interdit de télécharger des épreuves d’examen sur internet. En fait, il était impossible pour les candidats de résoudre l’exerce n°1 de probabilité à cause d’une erreur. L’association des parents d’élèves affirme que cette épreuve a été téléchargée sur internet et que des élèves l’ont déjà traitée. On attend les réactions des ministres de l’Enseignement Supérieur et de l’Education nationale.

El Hadji Kassé et le rapport de l’IGE

La toile s’enflamme depuis la diffusion de l’enquête de la Bbc sur l’affaire Pétro Tim. C’est à une rude guerre que se livrent sur les membres du pouvoir et les tenants de l’opposition. Le ministre en charge de la Communication de la présidence de la République, El Hamidou Kassé, continue de nier l’existence du rapport de l’Inspection Générale d’Etat(IGE) sur l’octroi des blocs Cayar offshore profond et Saint Louis offshore profond. Il a écrit sur son compte Twitter que «le Rapport de l’IGE à propos du contrat de Petro-Tim, s’il existe, n’est pas le résultat d’une lettre de mission du président de la République qui ne l’a d’ailleurs pas reçu. Il est difficile de «déclassifier» ce qui n’existe pas légalement selon les procédures de l’IGE». A peine son twitte publié, le rapport de l’IGE est rendu public dans les réseaux sociaux. Il est bien mentionné dans le document que l’IGE a été saisie par le président de la République.

El Hadji Kassé et le rapport de l’IGE (bis)

Restons avec le ministre en charge de la Communication de la présidence de la République qui n’a pas abdiqué malgré la publication du rapport. El hadjiHamidou Kassé revient pour préciser sa pensée.Il indique que «les rapports de l’IGE sont destinés au président de la République. Si le Président ne reçoit pas celui-ci en question, il ne peut avoir aucune existence légale même s’il circule dans les réseaux». Avant de s’interroger sur l’auteur de la diffusion dudit rapport. Avec la saisine du procureur de la République, il pense que la justice le révélera. A propos du décret sur le partage des revenus du pétrole, il faut dire que sa signature est subordonnée à l’issue du dialogue. Pour donner chance aux concertations, Macky Sall va mettre en discussion le projet de décret devant Famara Ibrahima Sagna. Et c’est après approbation des forces vivement seulement que le chef de l’Etat va le signer.

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