Revue de Presse du lundi 10 Juin 2019

Rp du lundi 10 Juin 2019
Rp du lundi 10 Juin 2019

Révélations de BBC : Le Procureur Général de la Cour d’appel activé pour l’ouverture d’une enquête

IGFM – Suite aux révélations de la BBC et le rapport de l’IGE qui a été publié par la presse, le chef de l’Etat, Macky Sall, a instruit le ministre de la Justice de faire ouvrir une enquête. Dans un communiqué reçu par Igfm, le garde des sceaux annonce que le procureur général près la Cour d’appel de Dakar, Lansana Diaby,  a été saisi pour « l’ouverture d’une enquête complète sur l’ensemble des faits allégués ».

« Le ministre de la Justice, soucieux d’éclairer les Sénégalais sur la gestion des ressources naturelles, a saisi le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar pour l’ouverture d’une enquête complète sur l’ensemble des faits allégués, aussi bien dans ledit rapport, qui n’a pas encore été transmis à Monsieur le Président de la République, que sur les autres dénonciations relativement à la gestion des contrats pétroliers », peut-on lire dans un communiqué reçu de ses services.

Le communiqué signale que suite à la publication d’une enquête sur les découvertes pétrolières au Sénégal, en l’occurrence le reportage de la BBC publié le 3 juin dernier, « un rapport de l’Inspection générale d’État circule sur les réseaux sociaux ».

Dans un documentaire intitulé « Sénégal : Scandale à 10 milliards », la BBC affirme démontrer comment la société de Frank Timis s’était vu retirer puis réattribuer son autorisation après l’accession au pouvoir du président actuel Macky Sall.

La BBC affirme également que les participations du groupe de Frank Timis ont été rachetées par le géant pétrolier BP en 2017 pour 250 millions de dollars, assorti de redevances de quelque 10 milliards de dollars sur quarante ans. BP a assuré avoir effectué toutes les vérifications nécessaires en matière d’éthique avant de signer ce contrat.

Le film de la BBC cite un paiement d’un montant de 250.000 dollars, soit 146 millions de francs CFA destiné à la société Agritans Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall, frère du président Macky Sall, présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation pour l’attribution de contrats d’exploitation.

Cette somme représenterait selon un courriel des taxes de la société offshore de Timis dues à l’origine à l’Etat sénégalais.

Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou Sall par Pétrotim pour des services de consultance.

Un mouvement citoyen pour sauvegarder les richesses pétrolières et gazières est né et appelle  à Un rassemblement ce vendredi 14 juin 2019 à la place de l’obélisque à partir de 15 heures

Des organisations de la société civile, partis politiques, mouvements et personnalités indépendants ainsi que des associations et organisations communautaires se sont réunis à Dakar, ce samedi 8 juin 2019, pour mettre en place un large front citoyen pour

la sauvegarde des richesses pétrolières et gazières du Sénégal.

Le mouvement poursuit les objectifs suivants :
1. exiger la transparence dans la gouvernance des ressources naturelles ;
2. transmettre les dossiers liés aux contrats sur le pétrole et le gaz à la justice ;
3. exiger la renégociation des contrats signés ;
4. exiger le recouvrement des avoirs pétroliers et gaziers ;

Ce mouvement qui se veut ouvert et inclusif, entend mener, dès les prochains jours, des actions décisives au Sénégal et dans la diaspora, pour mettre un terme à la spoliation des richesses de notre pays au profit des réseaux mafieux intérieurs et étrangers avec la complicité coupable du président de la République.

Le mouvement invite tous les patriotes, citoyens et citoyennes du Sénégal et de la diaspora, à se tenir prêts à répondre aux mots d’ordre qui seront donnés à la conférence de presse prévue le lundi 10 juin 2019. Fait à Dakar, le 08 juin 2019
Ont signé :– CosM23 – LEGS Africa – Mouvement Y en a marre – PASTEF – AGIR – CAJUST- One Million March – Forces Démocratiques du Sénégal (FDS) – Congrès pour la Renaissance Démocratique (CRD)- Dafa Jott – Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg- Frapp France Dégage- Imam Ahmadou KANTE (indépendant)

Baisse de l’emploi salarié au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall L’emploi salarié du secteur moderne au Sénégal a fléchi de 1,9%, en variation mensuelle, à la fin du mois d’avril 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

La DPEE explique cette situation par les pertes nettes d’effectifs notées dans le secteur secondaire (moins 2,9%), notamment l’industrie qui enregistre une repli de 3,2%. En outre, l’emploi salarié du secteur tertiaire a légèrement reculé de 0,4%, sur la période, en liaison avec les services qui se sont contractés de 0,5%.

Sur un an, l’emploi salarié du secteur moderne a, en revanche, vigoureusement progressé de 7,4%, à fin avril 2019, simultanément porté par les secteurs secondaire (plus 8,2%) et tertiaire (plus 6,4%).MS/cat/APA

Un ministre invite les Sénégalais à des moyens de transport non-polluants

APA-Dakar (Sénégal) Par Édouard Touré-Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall a invité, dimanche à Dakar, ses compatriotes à emprunter des moyens de transport non-polluants pour lutter contre la pollution atmosphérique.

« J’invite la population sénégalaise à favoriser les moyens de transport non-polluants pour contribuer à la lutte contre la pollution atmosphérique », a dit M. Sall, au terme d’une randonnée pédestre en prélude à la Journée mondiale de l’environnement qui sera célébrée mardi.

Habituellement commémorée chaque 5 juin, la journée est cette année célèbrée en décalage sous le thème : « La pollution atmosphérique », avec comme slogan: « De nos choix de vie, dépend la qualité de l’air que nous respirons ». La ville de Guédiawaye (banlieue dakaroise) va abriter les manifestations.

Dénonçant le secteur des transports routiers comme la principale source de pollution de l’air, le ministre a souligné que «c’est fort de ce constat, que l’Etat du Sénégal s’est engagé dans la réduction des externalités négatives du transport à travers le développement de systèmes de transport de masse plus respectueux de l’environnement, à savoir le Train express régional (Ter) et le projet des Bus rapides de transit (BRT) ».

Selon un document de la Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC), l’un des impacts les plus significatifs du projet BRT sera de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air à Dakar. Sa mise en service, prévue en 2023, permettra d’économiser 446 480 tonnes de CO2 sur la période 2020-2035.TE/cat/APA

TRAITE NEGRIERE ET COLONISATION : La question des réparations pour l’Afrique posée

http://www.lesoleil.sn La célébration de la journée de l’Afrique a servi de prétexte à Werekaan institute pour revisiter la Charte du Mandé. Une occasion pour les panélistes de promouvoir l’art oratoire endogène, mais surtout de poser la question liée aux réparations pour l’Afrique.

Avec la traite négrière et la colonisation, l’Afrique est très probablement le continent le plus accablé par le sort. Pour le Dr Samba Buri Mboup, la question des réparations se pose de plus en plus dans les diasporas en général et les Caraïbes en particulier. Elle ne tardera pas, selon lui, à se poser en Afrique. Il en est si convaincu qu’Israël avait reçu réparation de l’Allemagne et de l’Autriche pour le nazisme. Cet ancien ambassadeur, membre fondateur de l’Institut Thabo Mbeki pour le leadership et professeur associé au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, a abordé, samedi dernier, le sous-thème : « défis, bravades et antagonismes » lors d’un panel tenu à Werekaan Institute (Ex-Keur Meïssa). Une manifestation organisée en partenariat avec le club Afrique mutation, dans le cadre de la journée de l’Afrique et qui avait pour thème : « La Charte du Mandé : origine, évolution et actualité ».

  1. Mboup estime que le rapatriement de « nos frères et soeurs » de la diaspora se pose également d’autant plus qu’il y a un élan de retour des diasporas qui est maintenant très fort. Il faut créer, penset- il, les conditions pour les mettre à l’aise, leur donner des passeports et faciliter leur installation sur le continent. De son point de vue, l’Afrique a trois défis : sécurité, souveraineté et leadership. Il est non seulement possible de s’en sortir, mais également de produire un saut qualitatif à condition d’utiliser nos langues et de produire un discours alternatif. Le panéliste déplore l’inexistence d’une chaîne de l’Union africaine pour diffuser « l’image véritable » du continent. Il regrette aussi le fait que la journée de l’Afrique ne soit pas un jour férié où l’on « tire le bilan et les perspectives ».

Abordant le thème, Meïssa Mbaye de l’Institut Werekaan estime que le modèle oratoire le plus utilisé dans le Mandé est le Belting qui coïncide à un lâcher-prise vocal. La voix, dit-il, est non seulement harmonieuse, mais elle est aussi articulée. Les griots du Mandé connaissent le sens du verbe puisque, pour eux, la parole doit être de l’harmonie (wax dafay neex) et parler c’est maîtriser sa peur (wax fit). Le constat, selon M. Mbaye, c’est que les hommes politiques et les leaders ne s’approprient pas ce modèle. « On va toujours vers des référents occidentaux, comme Barack Obama ou Martin Luther King, alors que chez nous, El Hadj Mansour Mbaye ou Abdoulaye Mbaye Pekh sont des exemples en matière d’art oratoire. L’idée de son institut, c’est justement d’enseigner ce modèle endogène, en y greffant bien évidemment quelques disciplines exogènes comme la communication politique, le leadership et le développement personnel.

Pour le journaliste et formateur Bacary Domingo Mané, les hommes politiques peuvent s’inspirer du modèle d’organisation des gens qui étaient à l’origine de la Charte du Mandé. Dans cette société qui a donné la première constitution connue de l’histoire humaine, il fallait surtout maîtriser les modalités de la prise de parole en public. Cette charte est, à ses yeux, d’une actualité brulante ; et qu’au-delà des problématiques qu’elle pose, les hommes politiques doivent s’en inspirer.Aly DIOUF

DAKAR : 3000 tonnes d’ordures collectées par jour

https://www.lejecos.com Selon le coordonnateur de l’Unité de coordination de la gestion des déchets Solides (Ucg), Ousmane Ndao, depuis une semaine ces équipes collectent 3000 tonnes d’ordures par jour dans la région de Dakar.

Selon le coordonnateur de l’Ucg, Ousmane Ndao qui faisait le point des opérations de collecte des ordures après la fête de la Korité, l’opération qu’ils ont mise en place pour mailler la ville de Dakar a permis de débarrasser la capitale sénégalaise d’une grande quantité d’ordures. Après chaque fête religieuse, les ordures envahissaient la capitale sénégalaise. Toutefois, cette année avec le dispositif, la situation s’est améliorée. Depuis une semaine 3000 tonnes d’ordures par jour dans la région de Dakar, a informé Ousmane Ndao.

Le jour de la Korité, 1600 agents ont été mobilisés avec 393 rotations de véhicules pour l’enlèvement des ordures. «Cette année, nous avons instauré une nouvelle touche en mettant en place l’Unité de Veille et de Sensibilisation (Uvs) qui a commencé à travailler depuis une semaine. Cette unité s’est déployée sur les centres de production de déchets, notamment au niveau des marchés, des mosquées pour sensibiliser. Parallèlement à ce travail de l’Unité de veille et de sensibilisation, l’unité de pré-collecte a canalisé aussi les charretiers qui causent souvent les dépôts sauvages. Leurs déchets ont été collectés après par cette unité», a laissé entendre le coordonnateur de l’Ucf, Ousmane Ndao.

Ce dernier de lancer que conformément aux recommandations du président de la République, l’Ucg est très engagée dans la Programme Zéro déchet. «C’est une opération qui a été planifiée depuis longtemps qui est en train d’être mise en œuvre et qui donne les résultats attendus. C’est un objectif atteint», dit-il. Cela a permis d’avoir de grands résultats avec pratiquement zéro dépôt sauvage dans la région de Dakar.Adou FAYE

RAPPORT ANNUEL 2018 DE PERFORMANCES DE MESRI : LES CHANTIERS UNIVERSITAIRES EN SOUFFRANCE

http://www.sudonline.sn Le rapport annuel de performance 2018 du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) fait état des contreperformances notées dans les chantiers universitaires. L’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio (Uam) et l’université El Hadji Ibrahima Niasse du Sine-Saloum (Ussein) peinent à sortir de terre. Tout comme le retard noté dans la livraison de l’amphithéâtre de l’université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz), des antennes délocalisées de Kolda (Uasz) et de Geoul (Ugb) et autres chantiers de l’école polytechnique de Thiès (Ept), l’université Alioune Diop de Bambey (Uadb) et l’université de Thiès (Ut). Ce qui plombe la politique d’élargissement de la carte universitaire

A l’occasion de la 6ème revue annuelle nationale du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), un rapport annuel de performance de l’éducation supérieure a été présenté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri). En 2018, la population estudiantine est de 190  145, ainsi répartie  : 36% des étudiants sont en première année, 21% en 2ème année, 18% en licence, 19% en master 1 et 2 et 6% en doctorat. Ces statistiques confirment que le Sénégal est loin de la norme internationale de 2% de la population pour le nombre d’étudiants, malgré la volonté des autorités d’élargir l’accès. Ce schéma du nombre d’étudiants au Sénégal par cycle, bien que dégradant, s’explique par deux problématiques majeures. Le système LMD (Licence-Master et Doctorant) est un schéma d’organisation des études universitaires tendant à favoriser l’accès de l’étudiant au monde du travail.

Autrement dit : chaque cycle est une porte de sortie. Or, la majeure partie de l’offre de formation des universités publiques sénégalaises n’est pas professionnelle.

La professionnalisation des référentiels marche à pas feutrés. Les jeunes étudiants doivent «se contenter» de l’enseignement. Ils sont des milliers d’étudiants à déposer les concours de recrutement des élèves maitres des Crfpe ou élèves professeurs de la Fastef. D’où l’importance des instituts supérieurs professionnels (Isep), entre autres initiatives, pour offrir aux jeunes de s’insérer dans le milieu professionnel. Sur 190.145 étudiants, seuls 6% sont en troisième cycle, doctorat. Loin d’une lecture arithmétique, les statistiques mentionnées dans le rapport de performance laissent entrevoir la deuxième problématique : le taux d’encadrement dans nos universités publiques.

En 2018, le ministère de l’Enseignement supérieur compte le nombre du Personnel enseignant et recherche à 5756 dont 2218 permanents et 3538 vacataires. Le rapport annuel indique que le ratio d’encadrement calculé avec les Per permanents dans le public est de 1/56, loin de la norme Unesco. La loi portant sur la réforme des titres du personnel enseignant des universités – il faut retenir Assistants, Maîtres de Conférences et Professeurs – qui permet désormais aux enseignants de rang B d’encadrer au niveau master, sous la supervision des enseignants de rang A, est loin de combler la pénurie d’enseignants constatée dans les universités publiques.

L’étude commanditée par le syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) au niveau du Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes-Ifan), fait état d’un départ de près de 500 enseignants d’ici 2025. Cette saignée risque d’impacter sérieusement sur l’encadrement des doctorants réservé exclusivement aux enseignants de rang A. En addition du problème de taux d’encadrement, s’y ajoutent le déficit de laboratoires pour les «thésards», surtout en science et le financement de la recherche. Sur ce dernier point, il a été toujours question pour les acteurs de trouver des mécanismes de financement. En effet, la recherche constitue le parent pauvre de l’enseignement supérieur.

En 2018, le nombre de chercheurs (enseignants chercheurs, chercheurs, doctorants et master 2 recherche) est de 22 185. Les personnels de recherche non enseignants comme les techniciens de laboratoire sont encore en nombre insuffisant, comparés aux chercheurs, par exemple, pour la totalité des universités publiques hors Ucad et Uasz, seuls 17 techniciens de laboratoire ont été recensés, lit-on dans le rapport annuel 2018 de performance. «Nous arrivons à faire de la recherche grâce à la coopération internationale  ; à partir de ce moment-là, nous faisons de la recherche savante. Nous ne faisons pas une recherche qui impulse le développement socioéconomique», nous confiait Abdou Salam Sall, professeur de Chimie bio inorganique à l’Ucad.

CHANTIERS UNIVERSITAIRES : UN TAUX D’EXECUTION «NUL»

Alors que l’enseignement supérieur fait face à un déficit d’enseignants, malgré la mise en œuvre de la loi sur la réforme des titres, le gouvernement se cherche toujours sur la matérialisation des chantiers jusqu’ici engagés dont l’objectif est d’absorber le flux de nouveaux bacheliers qui frappent chaque année aux portes des universités publiques. Les dates de livraison ont été renvoyées aux calendes grecques.

L’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio (Uam) et l’université El Hadji Ibrahima Niasse du Sine-Saloum (Ussein) peinent à sortir de terre. Il faudra attendre pour l’élargissement de la carte universitaire, tout comme l’amphithéâtre de l’université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) et autres chantiers d’extension. Le rapport note que «les travaux de construction des nouvelles universités ont connu un retard important.

Pour l’UAM, le taux d’exécution physique est passé de 37.5% en 2017 à 47% en 2018 ; tandis que l’Ussein est à un taux d’exécution nul. Le marché a été cassé puis relancé ce qui suppose un réaménagement du calendrier d’exécution. Les antennes délocalisées de Kolda (Uasz) et de Géoul (Ugb) connaissent un retard sévère». Pour la construction des laboratoires, indique le rapport, «beaucoup de retards sont notés, liés à l’insuffisance de crédits». La grosse œuvre est terminée à l’Ucad, l’Ugb et l’Uasz.

A l’école polytechnique de Thiès (Ept), l’université Alioune Diop de Bambey (Uadb) et l’université de Thiès (Ut), le taux varie entre 35 et 50% de niveau d’exécution. «Les contreperformances notées dans le domaine de la construction sont liées à des raisons budgétaires, à la défaillance des entreprises, à la qualité des dossiers de projets, à des défaillances techniques dans le suivi, etc.», précise-t-on dans le rapport. 

ENSEIGNEMENT PRIVE 27 mille étudiants à la charge de l’etat


Dans le rapport annuel de performance, il ressort que la population estudiantine dans les établissements supérieurs privés est de 66.864 étudiants dont 27.451 à la charge de l’Etat. Le ministère indique «sur 53 102 bacheliers se sont inscrits sur la plateforme campusen, 47 732 ont été orientés dans public et 14 504 dans le privé». Cette politique d’orientation pour tous, coûte des milliards à l’Etat du Sénégal. Le syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal, section Enseignement supérieur et Recherche (Sudes/Esr) préconise un appel d’offre public. Les camarades de Oumar Dia, secrétaire général, considèrent que «c’est un marché public ; les mécanismes en vigueur pour attribuer les fonds publics doivent être respectés»

Place de la Nation : les enseignants comptent mobiliser « 1 million de manifestants » fin juin

https://www.pressafrik.com Le secrétaire général du Sels/Authentique, Abdou Faty, a annoncé un rassemblement des enseignants à la Place de la Nation fin juin, pour dénoncer avec la dernière énergie , la rétention récurrente de leurs cotisations syndicales par le gouvernement du Sénégal.

«Au nom du G7, nous dénonçons avec la dernière énergie la rétention récurrente de nos cotisations syndicales par le gouvernement du Sénégal. Il nous doit d’ailleurs un mois de cotisation dans le seul but de nous empêcher de fonctionner, dans le seul but de nous empêcher de convier tous les travailleurs du Sénégal», accuse Abdou Faty au micro de Tfm.

Les syndicats d’enseignants comptent se faire entendre le 28 juin. Ils vont battre le macadam. «Un million de travailleurs seront présents à la Place de la nation pour dénoncer l’attitude du Sénégal qui, au moment où ses travailleurs vivent dans la galère, est en train de disperser et de dépenser de manière scandaleuse l’argent de ce pays», a dit M. Faty.Salif SAKHANOKHO

Irrégularités au concours général de Maths : le Cusems exige la reprise des épreuves

https://www.leral.net Les irrégularités constatées lors du concours général de maths des classes de terminale continuent d’alimenter les débats. Après les parents d’élèves, le Cusems exige la reprise des épreuves.

« Sur le principe, nous rappelons qu’il est interdit de télécharger des épreuves d’examen sur internet », a fustigé le secrétaire général du Cusems, Abdoulaye Ndoye, sur la RFM. Et de poursuivre, « jusqu’à présent nous n’avons entendu ni le ministre de l’Enseignement supérieur, ni le ministre de l’Education nationale, se prononcer sur la question. Le Directeur de l’office du Bac a déclaré lors d’une rencontre qu’il n’est pas habilité à prendre des mesures, parce que ce sont les inspecteurs généraux qui ont proposé ces sujets. Nous exigeons que ces épreuves soient reprises pour garantir l’égalité des chances entre les élèves », a-t-il martelé
Pour rappel, l’exerce 1 des épreuves de maths du concours général des classes de terminale, concerne des erreurs qui n’ont pas permis aux élèves de résoudre les questions basées sur la probabilité. Par ailleurs, des parents d’élèves, ont révélé que ces épreuves ont été téléchargées sur internet et, ont déjà été traitées par certains élèves.

Monseigneur Ernest Sambou : « Il faut un sursaut national pour sauver l’école sénégalaise »

https://www.leral.net Lors de la messe de la 131 édition du pèlerinage marial de Popenguine qu’il a présidée, l’Évêque du diocèse de Saint-Louis, Monseigneur Ernest Sambou est revenu largement sur la situation que traverse l’école sénégalaise.

« La situation ambiguë des élèves qui, innocemment, ne parlent que le wolof. Même dans dans la cour de l’école, certains professeurs se permettent de leurs expliquer leurs cours en wolof plutôt qu’en français » a dénoncé l’Évêque sous les murmures des pèlerins.

Selon Monseigneur Sambou, le problème c’est qu’au moment des examens ces élèves souffrent parce qu’ils devant des sujets libellés ou écrits en bon français qu’ils ne comprennent même pas. « Après une demi heure de la distribution des épreuves, une bonne partie des élèves quittent parce qu’ils n’ont rien compris. Ce n’est pas le wolof qui est écrit là » explique t-il.

Avant d’ajouter de pointer un doigt accusateur :  » les professeurs les trompent ».

« Alors voici la souffrance des élèves qui passent parfois deux à trois fois le bac. Du coup, le pourcentage des résultats des examens est inversé. au lieu de 70% d’admis comme, jadis, au baccalauréat et 30% d’échec. C’est plutôt 30% d’amis et 70 % d’échecs. C’est le cas de dire  » yalna Yalla bey sa toll » regrette t-il .

Pour remédier à situation difficile, Monseigneur Ernest Sambou suggère un soubresaut national. « Cette situation est insupportable et inquiétante pour notre pays. Un sursaut national ne pourrait t-il pas être envisageable pour venir au secours de l’école où les protagonistes travailleraient ensemble en vu d’une solution viable et durable qui mettrait fin à cette souffrance si récurrente » a t-il conclut.

Monseigneur Ernest Sambou déplore la dégradation de la qualité de l’enseignement

https://www.leral.net Monseigneur Ernest Sambou a fustigé la dégradation de la qualité de l’enseignement au Sénégal lors de sa messe, ce lundi, à l’occasion de l’édition 2019 du pèlerinage marial de Popenguine.

« Aujourd’hui, des enseignants se permettent de donner leurs cours en Wolof et les élèves parlent Wolof dans les cours de récréation », a-t-il souligné, lors de son homélie. Toutefois, poursuit-il, « ce sont ces mêmes élèves qui vont avoir des difficultés à résoudre les problèmes qu’on va leur soumettre dans les épreuves d’examen rédigées en bon français ».

Et l’Evêque de Saint-Louis de poursuivre, « aujourd’hui, on parle de seulement 30% de réussite aux examens contre 60% de taux d’échec ».

Selon l’homme d’Eglise, « c’est une situation inquiétante, qui appelle à un sursaut national de tous les protagonistes de l’enseignement pour mettre fin à cette situation »

POPENGUINE 2019 : Des milliers de pèlerins sur le chemin de la pénitence

http://www.lesoleil.sn Popenguine accueille, à partir d’aujourd’hui et pendant trois jours, le temps de la 131ème édition du pèlerinage marial, près de 200 000 pèlerins venant de divers horizons. Toutes les dispositions sont prises pour que les 10 célébrations eucharistiques se passent dans les meilleures conditions.

La ville de Popenguine abrite, ce samedi 8 jusqu’au 10 juin, la 131ème édition du pèlerinage marial. Des centaines de pèlerins seront accueillis au sanctuaire, à la basilique et dans la grotte de la cité religieuse. Le thème de cette année est « Marie notre Mère offre nos souffrances à Jésus ». Selon le président du comité d’organisation et directeur des oeuvres de l’archidiocèse de Dakar, abbé Pascal Fap Téning Diome, ce thème a été choisi par les évêques du Sénégal pour aider les fidèles à entrer dans la prière et à prendre Marie comme modèle et celle qui intercède pour les Hommes auprès de Jésus. La messe solennelle du pèlerinage 2019 sera présidée par Mgr Ernest Sambou, évêque de Saint- Louis. Elle sera animée par les chorales du diocèse. Un livret du pèlerin, confectionné par les organisateurs du pèlerinage, permettra de revisiter certaines réalités du diocèse de Saint-Louis. Le pèlerinage marial de Popenguine est marqué par plusieurs activités parmi lesquelles les célébrations liturgiques et au premier chef la sainte eucharistie. Dix messes sont prévues pendant les trois jours du pèlerinage. La célébration de ces messes commence à partir du samedi 08 juin jusqu’au lundi de Pentecôte. Le dimanche, celle de Pentecôte, sera animée par la Paroisse Notre-Dame de la Délivrande de Popenguine. En milieu de journée, une autre sera dite par les organisateurs. Dans la soirée, une célébration eucharistique pour les scouts et guides et les mouvements à foulards qui seront en service le lundi marquera ces instants. La journée du dimanche sera bouclée par la messe de la veillée où sont invités les marcheurs et tous ceux qui n’ont pas le temps le lendemain.

Préparer le coeur à recevoir la miséricorde de Dieu

Le lundi 10 juin, à six heures du matin, il y aura une messe au parvis de la basilique. Elle sera suivie de celle solennelle à partir de 10 heures au sanctuaire marial. Abbé Pascal Fap Téning Diome a informé qu’avant chacune de ces eucharisties, il y aura la prière du chapelet pour mettre en recueillement les fidèles. La grotte, la basilique et la tente de la rencontre sont des endroits pour prier le Seigneur par Marie. « Il est aussi prévu, durant le pèlerinage, l’adoration du saint sacrement et de la confession. Cela nous permet de faire un rappel des cinq étapes du parcours du pèlerin pour qu’autour des trois jours qui constituent le pèlerinage que chaque fidèle se sente libre de faire ce parcours et de pouvoir rentrer tranquillement chez lui », a expliqué le prêtre diocésain. « Du samedi au lundi, tout fidèle pourra faire ce parcours qui est constitué de la confession pour préparer le coeur à recevoir la miséricorde de Dieu ou le sacrement de l’eucharistie qui est la source et le sommet de la vie chrétienne mais aussi de toute bénédiction ». Les pèlerins sont invités par le guide religieux à réciter le chapelet puisque « nous sommes dans un pèlerinage marial pour prier la Vierge Marie en lui confiant toutes les souffrances que nous portons dans notre coeur ». A ces activités, s’ajoutent l’adoration du Saint Sacrement et des rencontres fraternelles. Le président du comité d’organisation souligne que la 131ème édition du pèlerinage marial coïncide avec des changements logistiques à Popenguine, notamment le terrain du village des marcheurs qui est devenu le chantier du futur sanctuaire marial.

ABBE PASCAL FAP TENNING DIOME, PRESIDENT DU COMITE D’ORGANISATION : «Nous voulons que chaque pèlerin s’oblige lui-même à porter son badge»

A Popenguine, pour accéder aux lieux de culte tels que le sanctuaire, la basilique et la grotte pendant le pèlerinage, le pèlerin doit présenter un badge. C’est une disposition prise depuis plusieurs années. « Nous voulons que le pèlerin s’oblige lui-même à porter son badge pour se distinguer d’abord comme pèlerin, mais aussi pour faciliter le travail des forces de l’ordre et de sécurité », a justifié abbé Pascal Fap Tenning Diome, président du comité d’organisation du pèlerinage. Le badge est converti au prix de 500 FCfa, une somme qui permet aux pèlerins de participer aux frais de l’organisation du pèlerinage. En plus de ces dispositions, « nous invitons, dit-il, tous ceux qui prendront le chemin de Popenguine à se sentir en communauté dans tout ce que cela comporte comme solidarité, mais également comme attention aussi bien sur la route à travers le respect du prochain, des mesures prises tout autour de la ville de Popenguine et surtout aux alentours du sanctuaire ». Selon le prêtre, le respect de ses mesures se traduira par des arrêtés préfectoraux pour éviter les dangers de la mer, l’usage des boissons alcoolisées, les pollutions sonores et celles atmosphériques avec le tabac.

Environ 13 000 marcheurs quitteront:Dakar pour le sanctuaire marial

Chaque année, le nombre des marcheurs augmente. « Nous avons une marge de progression de 700 à 1000 marcheurs par an. Cette année, plus de 13 000 jeunes de Dakar sont inscrits. C’est pour cette raison que chaque année, nous essayons d’améliorer les conditions des marcheurs », a déclaré Eric Manga du Comité interdécanal de la coordination de la marche du pèlerinage (Cicomap). Il a insisté sur l’objectif de la 39ème édition de la marche du pèlerinage qui est d’accueillir les jeunes et de les mettre dans des conditions acceptables. Ils ont été sensibilisés sur le transfert du village des marcheurs au nouveau site situé à quelques mètres des chantiers du sanctuaire en construction. « Nous avons expliqué à tous les marcheurs que c’est une nouveauté cette année. Sensibiliser le pèlerin sur les questions environnementales En plus, nous n’allons pas en pèlerinage pour être accueilli dans un hôtel. Il faut que chacun accepte le sacrifice parce que nous allons en pèlerinage », a relativisé Eric Manga. Il y a deux innovations majeures cette année. Le samedi, après la messe d’envoi, les marcheurs avaient l’habitude de prendre le dîner et de faire le couvre-feu avant d’aller dormir. « Cette année, nous aurons une mini-veillée de prière qui nous plongera dans cet aspect spirituel de la marche. La deuxième nouveauté concerne l’environnement. Nous comptons sensibiliser les jeunes marcheurs sur cette question qui préoccupe tout le monde. Nous avons un slogan pour les jeunes marcheurs de Dakar qui vont servir de base d’échantillonnage : marcheurs au quotidien, agis pour la protection de la maison commune », a-t-il renseigné. Ce slogan en faveur de l’environnement appelle les jeunes marcheurs à s’organiser en vue de sauvegarder l’environnement. « Nous nous présentons comme un produit conscient des questions environnementales, mais surtout des citoyens qui doivent apporter leur pierre à l’édifice pour la protection de notre planète », a souligné Eric Manga.

Plus de 600 agents de santé et 25 ambulances mobilisés par l’Etat

L’Etat du Sénégal, à travers le ministère de la Santé et de l’Action sociale, mobilisera 600 agents de santé pour la couverture du pèlerinage marial de Popenguine. Dr Jacques Ndour, responsable de la commission médicale du comité d’organisation du pèlerinage, révèle que 13 postes médicaux avancés seront érigés pour accueillir les pèlerins qui auront des soucis de santé. « Pour la logistique, l’Etat va mobiliser 25 ambulances dont celles dites médicalisées qui seront gérées par le Samu national », a informé M. Ndour. Tous les foyers de marche seront couverts par les agents de santé publics et privés. Le médecin a donné quelques conseils aux pèlerins parmi lesquels la consommation avec modération de l’alcool pendant le pèlerinage puisque l’objectif est d’aller et de rentrer sans faire des accidents de la route. Le lavage systématique des mains est conseillé aux pèlerins.

La ville de Popenguine prête à accueillir près de 200 000 fidèles

Popenguine a fini de faire sa toilette et commence à accueillir ses pèlerins. Le sanctuaire, la basilique et les grottes, lieux de prières et de dévotion, ont fait leur mue et sont prêts pour l’événement. Les artères de la ville sont balayées par les populations, en particulier par des femmes des différents quartiers de la commune. Plusieurs véhicules de l’administration sont stationnés devant le bureau du recteur pour les derniers réglages. Lesquels permettront à la ville de Popenguine, en trois jours, d’accueillir 200 000 pèlerins des différents diocèses qui participeront à une dizaine de messes qui seront proposées par la commission de liturgie. Ces messes, comme chaque année, seront célébrées en trois jours entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontre. Plus de 70 000 communions seront distribuées aux pèlerins. La gendarmerie a déployé 722 éléments pour assurer la sécurité de l’évènement.

La Senelec a investi 375 millions de FCfa pour le pèlerinage

Pour un pèlerinage marial de Popenguine sans coupure d’électricité, la Senelec a investi 375 millions de FCfa dans la ville religieuse pour l’entretien et l’élargissement du réseau électrique. A la veille du démarrage de l’évènement, le chef d’agence principal de Mbour, Ndiaye Abou Thiam, celui de Popenguine, Ibrahima Diop, et le chef d’unité réseau, Mamadou Niang, sont sur les derniers réglages pour garantir l’éclairage. Le directeur général de Senelec, Pape Demba Bitèye, qui a visité les installations avant-hier, s’est dit satisfait du déroulement des opérations. Pour assurer la bonne continuité du service, la Senelec a renforcé cinq postes qui viennent s’ajouter aux deux existants. Au total, sept postes alimentent la ville de Popenguine. «Nous avons voulu mettre en sécurité l’évènement. Il faut augmenter la tension parce que la ville se développe. Il faut connecter certains quartiers », explique M. Thiam. L’ensemble du personnel de Senelec est mobilisé. Un mois avant l’évènement, les techniciens ont assuré l’entretien du réseau. Les équipes de dépannage et d’intervention rapide viendront pour intervenir en cas de défaut. «Le directeur nous a demandé de sécuriser le réseau. Nous lançons un appel aux usagers, aux conducteurs pour ne pas casser les supports », exhorte le chef d’agence principal de Mbour. La ville sera alimentée durant le pèlerinage par Diass et la centrale électrique de Malicounda.(Envoyés spéciaux à Popenguine), Eugène KALY & Aliou Ngamby NDIAYE (textes) Ndèye Seyni SAMB (Photo)

Dialogue national : l’AIUS propose la création d’une commission chargée d’harmoniser les fêtes religieuses

L’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis (AIUS) salue le dialogue national initié par le président Macky Sall. Elle propose ainsi la création d’une commission chargée d’harmoniser les fêtes religieuses.

En effet, pour les Imams et Oulémas, ceci pourrait pour le bonheur des Sénégalais, permettre de mettre fin aux persistantes divisions sur le croissant lunaire. Mieux, c’est une occasion en or massif de susciter le débat sur la question et réunifier les musulmans autour d’une même dynamique.

«La prise en charge de cette exigence peut durablement impacter sur la paix et la concorde nationale», déclare l’AIUS. Dans sa déclaration tenue, samedi, à l’issue de sa réunion de bureau, elle estime en outre que «la participation des notabilités religieuses et coutumières au dialogue devrait permettre de poser cette préoccupation fondamentale des musulmans».Actusen.sn avec Ndarinfo

 «Les pays africains subissent la politique migratoire des étrangers… Il est temps d’inverser les rôles» (Alioune Tine, fondateur d’Africa Jom Center)

https://www.dakaractu.com La question migratoire a été au cœur des discussions ce matin lors du lancement des activités du Réseau pour la défense des droits des migrants (Reddem). Ce cadre de réflexion portait essentiellement sur les mécanismes à mettre en œuvre pour promouvoir des migrations sûres, ordonnées et régulières. Les défenseurs des droits de l’homme, les organisations de la société civile ont fustigé l’image « écornée » véhiculée sur la migration en Afrique et les sièges de la fondation alors que le poids économique des migrants est non négligeable. Pour Alioune Tine, fondateur d’Africa Jom Center, les pays africains subissent la politique migratoire des étrangers à défaut de ne pas en disposer au niveau interne. Dès lors, l’ancien coordonnateur de la Raddho d’interpeller les différents acteurs des organisations de la société civile pour créer des réseaux pour développer une véritable solidarité des réseaux de la société civile.

Me Ndiogou Ndiaye plaide pour la criminalisation du viol et de la pédophilie

http://www.emedia.sn L’idée du président de la République de vouloir criminaliser le viol et la pédophilie est bien approuvée par l’avocat Me Ndiogou Ndiaye. Invité de l’émission LR du temps sur Iradio (90.3), l’avocat n’y est pas allé par quatre chemins pour suggérer la criminalisation du viol et de la pédophilie. « La criminalisation du viol est venue à son heure parce que ceux qui agitent la question ne la voient que sur le plan du durcissement de la sanction pour éviter le viol et la pédophilie sur nos jeunes filles, particulièrement », a souligné l’avocat. Selon lui, le dispositif législatif a changé. Car, aujourd’hui on a plus les Cours d’assises où il y avait des jurés professionnels qui pouvaient adoucir la peine. « Aujourd’hui, on a des chambres criminelles où siègent des magistrats professionnels qui appliquent la loi dans toute sa rigueur », rappelle-t-il.

Poursuivant, il indique que la criminalisation de cette infraction permettra d’éviter qu’une question aussi importante que le viol soit évacuée en flagrant délit. En criminalisant le viol, pense-t-il, le procureur de la République va ouvrir une information judiciaire. Le dossier va aller en instruction où il va y avoir une enquête fouillée. « Le juge d’instruction va pouvoir faire son enquête, entendre toutes les protagonistes, donner des délégations judiciaires à la gendarmerie ou la police pour descendre sur le terrain et faire des relevés de preuves, faire des tests ADN et autres », a expliqué l’avocat. Aliou DIOUF

SERIGNE MOUNTAKHA DÉTERMINÉ : «Quiconque se permet d’aller à l’envers des enseignements de Serigne Touba dans Touba sera expulsé et verra sa maison détruite… Les contrevenants ne seront ni battus ni tués, mais corrigés…»

https://www.dakaractu.com Suite à la forte déclaration de Serigne Mame Thierno Ibn Serigne Cheikh Awa Balla déplorant respectivement : – les comportements contraires aux enseignements de Serigne Touba notés ça et là dans la cité religieuse, – les attaques contre le Cheikh lui-même et son héritage, –  les velléités chez certaines personnes de tenter de déprécier l’œuvre de ce dernier, –  la manie notée chez certains membres de la famille du Cheikh de résider à Dakar plutôt que chercher à perpétuer l’immense œuvre de leur grand-père… Serigne Mountakha Mbacké Bassirou a tenu à saisir la balle au rebond pour dérouler une véritable fatwa.

Pour le Khalife général des Mourides, la récréation est finie et la décision de sévir est désormais prise. D’un ton engagé, le Patriarche de Darou Miname se voudra ferme  :  »Nul n’ignore qui est Serigne Touba. Il n’a jamais été ailleurs qu’auprès de Dieu et de son prophète. Nul ne peut ignorer son immense œuvre. Nous devons perpétuer cette œuvre. Que tout le monde sache que c’est cela la vérité.  Serigne Touba nous a enseigné la conduite à tenir en tant que créature par rapport au Créateur. Nous devons lui être reconnaissants. C’est grâce à son œuvre que nous parviendrons à bénéficier de la clémence divine. Être de la famille de Serigne Touba et se comporter de certaines façons est déplorable. Quiconque se permet de dérouler des manifestations quelconques ici à Touba où d’adopter des comportements contraires aux enseignements du Cheikh sera châtié. Je donnerai le ndigël pour que sa maison soit détruite et j’ordonnerai son expulsion de la cité!  »  Toutefois, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou de faire une précision de taille :  »Personne ne sera tué et personne ne sera battu. »

Cette sortie est une réaction, comme tantôt dit, à la sortie de Serigne Mame Thierno Mbacké Ibn Serigne Cheikh Awa Balla lors de la Korité. Une réaction tout aussi musclée. Le chef religieux de dire en substance, toute l’amertume qu’il a de savoir que des gens tentent de déprécier l’œuvre de Serigne Touba.

   » Quand Serigne Touba endurait les souffrances à lui infligées,  il était seul.  Nul n’a jamais osé dire du mal de Serigne Touba.  Tous ces khalifes ont dirigé  la confrérie sans que nul n’ait osé  créer  des problèmes.  Nous avons deux khalifes  très  cléments. Je veux nommer Serigne Mountakha et Serigne Abbas Mbacké.  Cette clémence peut nous être d’un grand désastre.  Ce qui s’est récemment passé à Touba lors des élections  ne se passera plus jamais.  Plus jamais à Touba,  des élections  ne permettront à une personne d’être élue.  Les impolis seront corrigés.  J’en donne la garantie.  J’ai appelé tous les khalifes des grandes concessions  pour les inviter à collaborer.  Touba n’a qu’un chef et c’est le Khalife (…). « Que les petits fils de Serigne Touba quittent les villes pour revenir au bercail. Quittez  Dakar et revenez ici!  Revenons à l’héritage  de Serigne Touba.  Suivons les traces de nos ancêtres. Les attaques contre la confrérie cesseront à tout prix.  Quiconque désobéit sera châtié de sa témérité. Je refuse d’aller rejoindre à  ses soi-disant appels de l’islam  qui se font à Dakar  ». Serigne Mame Thierno de préciser :  passant. ‘  »Personne ne m’a demandé de parler.  Mais une chose est claire.  Plus jamais on ne parlera au nom de Serigne Touba. Il n’est plus question de laisser à n’importe qui la latitude de dire ou de faire n’importe quoi. Si j’ai amené la gendarmerie ici chez moi,  c’est pour traquer les malfaiteurs. Je demande aux commandant de la gendarmerie  de n’épargner aucun malfrat,  serait-il mon fils!  »

Kédougou/Exploitation illégale de l’or : Un journaliste, un HCCT et un lieutenant placés sous mandat de dépôt

https://www.dakaractu.com Dans le cadre de l’enquête sur l’exploitation illégale de l’or dans le parc Niokolokoba, trois autres individus ont été arrêtés par les hommes en bleu. Il s’agit du correspondant de Sud FM à Tambacounda/Kédougou, du maire de la Commune de Tomboronkoto, par ailleurs le Haut Conseiller des Collectivités Territoriales du département de Kédougou  et un Lieutenant en service à la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE). Ils sont poursuivis pour « Associations de Malfaiteurs, de Corruption et de Complicité d’exploitation illégale de substance minière ».

Après leur audition dans les locaux de la Légion Est de la Gendarmerie de Kédougou , le HCCT, par ailleurs maire de Tomboronkoto,   le journaliste correspondant de Sud Fm et le Lieutenant , ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur près le Tribunal de Grande Instance de Kédougou hier tard dans la nuit du Vendredi 07 Juin 2019.

Le Cos-Petro-Gaz élargi à la société civile et l’opposition

http://www.rewmi.com Le chef de l’État Macky Sall a émis l’idée d’élargir le Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETRO-GAZ) aux représentants de la société civile et de l’opposition sénégalaise, en conseil des ministres, ce jeudi.

« Le Président de la République rappelé au Gouvernement son attachement prioritaire à la préservation durable, ainsi qu’à l’exploitation optimale et transparente de nos ressources naturelles. A ce titre, il a indiqué l’urgence d’introduire dans le circuit législatif, le projet de loi portant répartition des revenus issus de l’exploitation des ressources pétrolières avec la prise en compte des générations futures », selon la note.

« Dans le même ordre d’idée le Chef de l’Etat a confirmé et rappelé sa décision d’élargir le Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETRO-GAZ) aux représentants de la société civile et de l’opposition », lit-on dans le document.

Soutien à Aliou Sall : Le post de Yakham Mbaye qui fait polémique

http://www.seneweb.com Yakham Mbaye a manifesté son soutien à Aliou Sall suite à l’enquête de BBC. Sur Facebook, le directeur du Soleil vise directement les comploteurs contre le frère du président. Un post qui a alimenté la polémique.

«Samedi soir de détente (causeries familiales, perspectives etc.) Pour évacuer le stress et les tensions d’une semaine faite de complots, du fait de comploteurs ennemis. À bas ceux de l’intérieur, ignobles cagoulés, et leurs exécutants couverts du manteau des trompeurs ! La semaine prochaine, inch Allah, il ne sera pas démis ; il ne démissionnera pas ; il fera mieux que ce qu’annoncent les commandités, pauvres sicaires, hommes de main», a-t-il écrit.

SCANDALE PÉTROLIER : ME NDIOGOU NDIAYE ET ABDOULAYE BIAYE RÉCLAMENT UNE SAISINE DU PROCUREUR

http://www.emedia.sn Me Ndiogou Ndiaye et le sociologue Abdoulaye Biaye, étaient les invités de Lr du temps de ce dimanche. Actualité oblige, les révélations de BBC sur le pétrole et le gaz qui mouillent, Aliou Sall ont été au cœur des débats. Les deux hommes ont invité le procureur à s’autosaisir de cette affaire pour, disent-ils, que lumière soit faite. D’après le sociologue, Abdoulaye Biaye, l’opinion publique a besoin d’être fortement éclairée par rapport à ces faits. Ainsi, il estime qu’on doit dépasser la question de la patrimonialisation de l’Etat et élucider cette affaire au profit de la population sénégalaise. « Les sénégalais ont beaucoup d’attente par rapport à la bonne gestion des ressources pétrolières et gazières. Il faut que les choses soient éclairées », prône-t-il non sans rappeler que le Sénégal dispose d’organes de contrôle qui permettent d’avoir des idées claires pour savoir quelle est un peu la part de vérité dans cette histoire.

Me Ndiogou Ndiaye embouche la même trompette. A son avis, pour une affaire aussi importante que celle-ci, le procureur devrait s’autosaisir et ouvrir une enquête qui pourrait éclairer la lanterne des sénégalais et éventuellement donner suite à une action judiciaire. Pour la robe noire, c’est une bonne chose que BBC qui est un média crédible soulève un tel débat. Les révélations de la chaine britannique, estime l’avocat, permettent de poser un débat de fond sur la gestion des ressources énergétiques au Sénégal. « Pour moi, c’est une bonne chose. Ce sont des questions taboues. Ce sont des questions qui intéressent le pays les sénégalais au plus haut point. Donc, c’est une aubaine que cette question soit soulevée. BBC est un média crédible maintenant on va voir ce qu’il en a est exactement », a déclaré la robe noire.

Madiambal : «Il sera très difficile de prouver la culpabilité d’Aliou Sall»

http://www.rewmi.com Le journaliste Madiambal Diagne dénonce plusieurs  manquements dans le reportage de la journaliste Mayeni Jones de la BBC à propos du scandale  du pétrole et du gaz sénégalais.

Pour Madiambal Diagne,  le reportage de la BBC est attaquable et tendancieux.  «Cosmos Energie, qui est au cœur de cette affaire, est la partie manquante du reportage. La parole n’est pas donnée à Cosmos Energie. C’est une faute professionnelle. Poussant son analyse plus loin, il s’étonne même de voir que la journaliste n’a pas interrogé le représentant de BP au Sénégal malgré tout le temps qu’a duré la production de l’enquête. Dans ce reportage, la parole est donnée a des personnes qui parlent d’une totale mauvaise, déplore-t-il.

Et, selon Madiambal Diagne, il sera très difficile de prouver la culpabilité d’Aliou Sall. Toutefois, il demande au directeur de la CDC, de démissionner. « Moi à la place d’Aliou Sall, jev vais démissionner », déclare-t-il, sur le plateau de Grand Jury.

Madiambal Diagne qualifie la décision du Président Sall de signer les décrets pour Timis «d’imprudence et de désinvolture»

https://www.dakaractu.com Dans l’affaire du scandale pétrolier  au parfum de corruption impliquant ( à tort ou à raison) Aliou Sall et qui a été révélé par la BBC dans un reportage, Madiambal Diagne  invite les Sénégalais à se remémorer l’histoire de l’introduction de  Pétro-Tim dans le pays. Il citera, dans le désordre,  des noms comme celui du Président Wade, de son fils Karim, de son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, de son ancien ministre Samuel Sarr, mais encore de l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, etc…

Le journaliste, invité du Grand Jury de ce dimanche, de rappeler que Timis  » était venu avec dans ses bagages Aliou Sall qui était leur agent  », non sans signaler qu’en venant (justement) dans les bagages de Franck Timis , Aliou Sall ne voulait certainement pas  » faire plaisir à son frère Macky Sall.  » Il précise aussi que le fait que ce dernier soit le jeune frère du Président ne pouvait nullement justifier que les accords ne fussent pas signés.

Tout de même, il dira reconnaître que Pétro-Tim  » n’avait pas de compétences dans le secteur pour lequel il devait intervenir  », avant de rappeler que malgré tout  » des décrets de concession avaient été signés par le Président Wade et son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye.  » Madiambal Diagne de regretter, par ailleurs, la signature par le Président Macky Sall des décrets en faveur de Franck Timis les qualifiant , non pas d’erreur, mais  » d’imprudence et de désinvolture  », alors qu’il avait, dès son accession au pouvoir, instruit l’IGE de mener des enquêtes sur l’entreprise en question et sur la légalité des concessions.  » Je ne saurai dire que c’est une faute.Mais c’est une imprudence,une désinvolture  »,aura-t-il notamment dit.

Parlant de l’homme d’affaires roumain, il sera ferme dans le commentaire.  »Franck Timis a été précédé d’une réputation sulfureuse. C’est un homme qui avait un passé qui ne plaidait pas  en sa faveur (…). Franck Timis a eu cette opportunité en or qu’il a saisie. Il a obtenu une concession et il a décidé de la vendre quatre ans après au plus offrant lorsque du pétrole a été découvert (…).  Le Sénégal n’avait pas les moyens de sortir son pétrole des profondeurs de l’océan…

MADIAMBAL DÉMONTE LA BBC : «Le reportage de BBC est tendancieux… Je trouve curieux que Kosmos Energy n’ait pas eu droit à la parole,tout comme l’ITIE…Un reportage ne commence pas par un commentaire»

https://www.dakaractu.com Pour Madiambal Diagne,  »le reportage de BBC est tendancieux », malgré le respect qu’il accorde à ce médias anglais généralement connu pour son travail rigoureux. L’invité du Grand Jury de ce dimanche, tentera de démonter pièces par pièces le documentaire qui, selon lui, a causé d’énormes entorses aux règles édictées pour un reportage qui se veut impartial. » Ce reportage est attaquable », dira-t-il avant de donner son argumentaire.

Pour lui, la journaliste n’a fait que sélectionner les interventions qui pouvaient le plus assaisonner son reportage dans le sens qu’elle a choisi de le dérouler, préférant complètement ignorer certaines entreprises et personnes, pourtant interrogées.  » Quels sont  les acteurs de ce méli-mélo ? C’est Aliou Sall, c’est British Petroleum,  c’est Franck Timis, c’est Macky Sall. Il y a eu une partie importante qui a manqué dans ce reportage. C’est qui ? C’est Kosmos Energy. Franck a vendu à Kosmos Energy qui a vendu à BP. C’est la réalité des faits. Je trouve curieux que Kosmos Energy qui est au cœur de cette affaire ne soit pas apparue dans le reportage.  Pas un mot sur Kosmos Energy. J’ai eu l’explication quand Kosmos Energy a estimé devoir faire un communiqué pour s’étonner que la BBC l’avait interrogé et qu’il lui avait soumis des éléments de réponse pour parler de la transparence dans les  transactions … Et si vous interrogez une partie qui vous donne des éléments de réponse pour justifier sa procédure, vous rendez compte dans ce reportage sans lui donner la parole, c’est qu’il y’a un problème et que c’est délibéré de ne pas faire mention de son point de vue. Je crois que c’est une faute professionnelle. On a ignoré totalement Kosmos Energy. » Il poursuit :  »La BBC a interrogé au Sénégal  des gens qui se sont prononcés sur ces questions. Pas un mot dans ce reportage.  »

Madiambal Diagne de relever une faute professionnelle gravissime, intolérable en matière de reportage.  » BBC a présenté des populations pauvres du Sénégal. Et on a dit que ces populations auraient pu sortir de la misère si ces milliards de dollars donnés à Franck Timis étaient retournés au Sénégal… Est-ce que vous avez vu un baril de pétrole sortir ici. Panorama ne permet pas de commentaire, il donne des faits. Ce reportage a commencé par un commentaire. Professionnellement, il y a une faute.  » Il ajoute, dans la foulée, une autre faute professionnelle qui paraît, à ses yeux, comme étant un grotesque mensonge doublé de mauvaise foi.  » L’autre faute professionnelle qui me semble être de la mauvaise foi, c’est quand on dit que le deal a privé le Sénégal de 10 milliards de dollars. C’est totalement faux !  Dans la mesure où l’argent qui serait payé à Franck Timis n’est pas prélevé de la quote-part du Sénégal. Cet argent n’appartient pas au Sénégal. C’est de l’argent que BP gagnerait. C’est un mensonge évident…

L’invité du Grand Jury de s’étonner, pour conclure, que BBC n’a aucun moment songé rendre visite à l’Itie pourtant basée à Londres comme lui. Il confie, à ce propos, que les transactions, en la matière, sont supervisées par Itie alors qu’il est l’instrument le plus qualifié pour donner son point de vue sur la transparence des accords de ce genre…

«C’est une désinvolture de la part de Macky Sall de faire signer Petro-Tim », Madiambal Diagne

https://www.pressafrik.com Le gouvernement sénégalais a commis « une imrprudence de faire signer Petro Tim », a estimé le journaliste Madiambal Diagne, convaincu que l’Etat n’aurait jamais dû faire des affaires avec le patron de Timis Corporation. Cette déclaration fait surface au moment où le jeune frère du chef de l’Etat est accusé de corruption par la BBC.

«Le gouvernement a commis une imprudence de faire signer Petro-Tim.  C’est une désinvolture de la part de Macky Sall car Frank Timis, avec ses faits d’armes sulfureux, n’était pas le partenaire le plus indiqué. Macky Sall a fait entrer le loup Frank Timis dans la bergerie », a dit M. Diagne à la Rfm

Madiambal Diagne a rappelé que «la presse sénégalaise s’est toujours émue de l’arrivée de Timis». Qui lui-même, n’a «jamais approuvé l’arrivée de Timis au Sénégal». «Même si Frank Timis a obtenu ses accords avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, le régime a fait preuve de légèreté dans cette affaire», a regretté le journaliste.Salif SAKHANOKHO

Révélations de la BBC/Pierre Goudiaby Atepa précise : «J’avais fait allusion à l’expertise et à la compétence de Aliou Sall pour le présenter à Frank Timis. C’est l’occasion de revoir tous les contrats nébuleux…»

https://www.dakaractu.com Depuis Paris, l’architecte et ancien conseiller de Me Wade qui a présenté Aliou Sall à Frank Timis, a tenu à préciser les raisons qui l’ont naturellement poussé à voir les deux hommes collaborer.

Pour Pierre Goudiaby Atepa, « la première chose à signaler est que c’est moi, en toute responsabilité, qui ai présenté les deux hommes que sont Aliou Sall et Frank Timis, de même que Wade et ce dernier. J’avais conçu qu’avec cette expertise dont fait montre le frère du président Macky Sall et aussi de sa connaissance vaste dans le domaine de l’anglais et à ce qu’il avait abattu à l’ambassade. Il était un excellent agent commercial », claironne le président du « Groupe Atépa ».

Par ailleurs, regrettant le comportement des gens voulant charger le maire de Guédiawaye, il ajoute : « Il faut savoir qu’il n’y a aucun doute sur les capacités de Aliou Sall et c’est pour cela que je l’ai recommandé à Timis. »

Dégageant aussi toutes ses responsabilités sur la suite de son intermédiation, Pierre Goudiaby précise  « qu’il n’a jamais touché un seul centime ni de Frank Timis encore moins de Aliou Sall. « J’ai été par ailleurs à l’origine de l’autorisation que Me Wade a donné à Frank Timis pour faire les recherches. »

Dans une perspective nouvelle, Atépa estime « qu’il y’a une bonne opportunité pour le Sénégal de se rendre compte d’une revue de tous les contrats nébuleux. C’est donc une occasion extraordinaire pour le Sénégal. C’est aussi l’occasion de renégocier les conditions dans lesquelles ce pétrole ou ce gaz va être exploité », signifie l’architecte natif de Ziguinchor.

#SallGate : «Le Sénégal va perdre ses partenaires économiques et financiers au niveau international», selon un expert financier

https://www.pressafrik.com Le Sénégal va perdre la crédibilité qu’il avait auparavant au niveau de la communauté internationale. C’est du moins l’avis de l’expert financier, Mouhamed Dia, basé aux États-Unis, qui analyse les conséquences de l’enquête publiée par la chaîne britannique, BBC sur la corruption sur le Pétrole et le Gaz sénégalais dont le nom du jeune frère du Président, Aliou Sall, a été mêlé.

Il souligne toutefois que ce dernier « n’est pas menacé tant que son frère est Président ». « Tant que son frère est Président, Aliou Sall n’est pas menacé. Dans un pays où la justice est partisane et qu’elle ne fait pas son travail, où le Procureur est au service du Président de la République, même si, il en a partiellement le droit, à moins qu’il ne démissionne personnellement ou qu’il ait un décret émanant du Président de la République pour apaiser la situation », avance Mouhamed Dia.

Il ajoute : « ce que le Président Macky Sall perd dans ce scandale, c’est non seulement sa crédibilité mais ses partenaires économiques ». Parce que, explique-t-il, « On lui a proposé des milliards, et le groupe consultatif de Paris lui a donné des milliards. Cependant , il n’a pas encore reçu cette somme, ce qui montre qu’en ce moment même, ils sont allés prendre 50 milliards du marché régional parce qu’il n’y a pas d’argent en ce moment. Donc, la seconde phase du PSE ( Plan Sénégal Émergent, ndlr), c’était la phase du privé, nos sociétés privées nationales agonisent, on n’en parle même pas ».

Maintenant, poursuit-il, « Quant on parle des multinationales qui doivent venir au Sénégal investir, ils ne viendront pas parce que cette ère d’injustice, cette perception de corruption, cette perception du jeune frère du Président impliqué dans les affaires de l’Etat, ça pose problème ».

Le Consultant bancaire de conclure : « Le Sénégal perd la crédibilité qu’il avait auparavant. Parce que le Sénégal c’était un pays où y avait eu des scandales sous le Président Wade certes, mais sous le Président Sall, ça a atteint des proportions extraordinaires. Sous le Président Wade c’était un peu « Ok, il est vieux, il fait ce qu’il veut, c’est son fils », donc le Président Sall qui incarnait le changement, parce qu’il était très jeune relativement à Me Wade et il avait promis une gouvernance sobre et vertueuse,y avait cette espoir de la population, qui est parti».Aminata Diouf

MAMADOU FAYE, DG DE PETROSEN CONFIRME L’EXISTENCE DU RAPPORT DE L’IGE

http://www.emedia.sn Mamadou Faye, Directeur général de PETROSEN, la société publique sénégalaise des Pétroles, prend le contrepied du ministre porte-parole de la présidence de la République, El Hadji Hamidou Kassé qui, hier, via twitter, émettait un doute sur l’existence d’un rapport de l’IGE (ou sur la lettre de mission préalable à toute enquête de l’Inspection générale d’Etat) portant sur la gestion du pétrole et les relations entre les compagnies Timis, Tullow et l’Etat du Sénégal. Intervenant en direct de l’édition spéciale sur iRadio, Mamadou Faye a confirmé l’existence dudit rapport, qui en partie, accable la société qu’il dirige.

Scandale Petro-Tim-Aliou Sall : Me Moussa Sarr pour l’ouverture d’une information judiciaire, son collègue Me Seydou Diagne n’a pas confiance aux juridictions sénégalaises

https://www.pressafrik.com De l’avis de Me Moussa Sarr, l’ouverture d’une information judiciaire est une impérieuse nécessité pour la manifestation de la vérité autour du sujet portant sur la gestion du pétrole et du gaz. Mieux, cela devrait être une affaire de la justice sénégalaise, estime l’avocat, qui suggère que le Procureur se saisisse du dossier.

D’un autre côté, Me Seydou Diagne exprime des réserves sur la capacité de la justice sénégalaise à être à la hauteur pour mener à bien la procédure d’ouverture d’une information judiciaire sur cette question qui implique également le frère du président de la République, Aliou Sall. « Je ne suis pas contre l’ouverture d’une information judiciaire, qui reste une enquête, mais en tant que citoyen, j’ai beaucoup de réserves quant à l’indépendance de la justice face à un tel type de dossiers. », a-t-il déclaré avant d’ajouter: « L’enquête dont on parle n’a jamais fait état de micmacs révélés par la BBC et qui incrimine des proches du régime actuel, on ne parle que de supposés détournements de Petrosen… »

Les deux avocats étaient les invités de l’édition spéciale sur iRadio, à propos de la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal.Source: eMedia AYOBA FAYE

Mon Opinion sur le Reportage de la BBC : Il faut arrêter les manoeuvres malsaines et tout à fait anti patriotiques de nos détracteurs !Par Ibrahima Sène

C’est par ce que ce sont Aliou Sall et le Président Macky Sall qu’ils visent, et non Frank TIMIS, qu’ils ont fait  l’impasse sur les blocs Sangomar Aoffshore profond et Sud offshore profond,  que Wade,  en 2011  avait donnés à Frank TIMIS.
Ils se sont tus quand Frank TIMIS traînait le gouvernement de Macky Sall au près du CIRDI, pour contester le non renouvellement de son contrat sur Sangomar offshor profond, pour l’attribuer à TOTAL, entraînant aussi la démission fracassante du Ministre de l ‘Energie de l’époque, Thierno Alassane Sall.
D’ailleurs, en rejetant TOTAL, Thierno Alassane Sall, n’a jamais dit si s’était   pour autoriser  le renouvellement du contrat de TIMIS, ou bien, si s’était au profit d’une  quelconque  autre multinationale!
Ce que l’on retient, c’est qu’il n’ avait jamais critiqué TIMIS dans ce dossier, alors qu’il était le mieux placé à le faire en soutenant la position du gouvernement.
Pis encore,  personne n’a entendu, ni  Thierno Alassane Sall, ni Abdou Mbaye, encore moins Mamadou Lamine Diallo, critiquer  TIMIS pour avoir cédé ses parts  dans Sud offshore profond à Cairn energy , de la même manière qu’il a faite avec Kosmos.
TIMIS n’est donc critiqué que pour avoir recruté Aliou Sall,en 2011, sur recommandation de ATEPA,  Conseiller de Wade.
Mais Aliou Sall a eu le malheur d’avoir un frère  qui est devenu, par la suite,  Président de la République du Sénégal., en succédant à Wade.
Même lorsqu’il a démissionné de TIMIS, il continue de servir de bouc émissaire pour atteindre son frère Président de la République.

 L’objectif politicien de nos détracteurs et des commanditaires du reportage de la BBC sont donc évidents. 

La connivence entre multinationales et acteurs politiques dans l’opposition et certaines organisations de la société civile,  s’est révélée au grand grâce à BBC qui a déclenché une opération médiatique de déstabilisation de notre pays.
Même des compatriotes bienveillants sont tombés dans leur piège qui, en demandant à Aliou Sall de démissionner de la CDC, qui, au gouvernement d’annuler son contrat avec TIMIS.
La CDC n’étant pas dans le secteur pétrolier, les fonctions d’ Aliou Sall en son sein ne sont pas en conflits d’intérêt dans l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal.
C’est donc lui chercher des poux dans les cheveux,  que de lui demander de démissionner pour défendre son honneur devant la Justice.
Rien ne s’oppose à ce qu’il lave son honneur sans démissionner de ses fonctions.
L’aurait– il fait, nos détracteurs  continueront à rappeler ses liens avec le Président de la République pour jeter le discrédit sur tout jugement qui lui serait favorable.
Lui demander de démissionner donc, c’est faire le jeu de ceux qui veulent déstabiliser notre pays à partir de celui qu’il pense le «  maillon faible du pouvoir ».
Cet objectif est très évident chez ceux qui demandent l’annulation des contrats de TIMIS, tout en sachant que cela entrainerait l’arrêt des préparatifs de production du pétrole et du gaz  prévue pour  2022 par KOSMOS et BP au Nord avec ses conséquences incalculables dans nos rapports avec la Mauritanie, mais aussi par Cairn, Woodside, et Far,  au Centre-Sud de notre pays,  dont  une partie des blocs qu’ils ont mis en exploitation pour 2022-2026, a été cédée par TIMIS.
Ces gens veulent donc  empêcher l’entrée  du Sénégal dans le club des producteurs de pétrole et de gaz dès 2022, tout en le plongeant dans une période déstabilisation aux conséquences inimaginables, pour permettre à d’autres multinationales de se positionner dans le pétrole et le gaz sénégalais.
Pour remplacer  TIMIS, le britannique TULOW OIL qui avait contesté auprès du Président Macky Sall le contrat que Wade lui a octroyé, est en pole position parmi les autres Multinationales qui ont vu le pétrole et le gaz du Sénégal leur  échapper.
Même ceux qui évoquent le rapport de l’IGE  du 21 Septembre 2012, pour fonder la légitimité de leur revendication d’annulation de ces contrats, oublient que le contrat avec TIMIS en question était déjà signé par Wade en 2011, et Macky l’a fait entrer en vigueur  le 19 Juin 2012, donc bien avant la sortie du rapport.
Et ceux qui se demandent pourquoi il y avait urgence de boucler la procédure de prise d’un Décret de validation du contrat de TIMIS,  oublient le contexte tendu des rapports entre le  Sénégal et KUMBA Ressources et Arcelor Mittal autour de l’exploitation du fer de la Falémé, causés par l’annulation unilatérale de contrats miniers par Wade.
Etait-il raisonnable pour le nouveau gouvernement d’en rajouter avec de nouvelles annulations, au lieu de chercher à sortir des contentieux hérités, et de gérer le futur au mieux des intérêts du peuple Sénégalais ?
D’ailleurs l’on semble ne pas  savoir,  qu’un rapport d’IGE n’est pas contraignant pour le Président de la République, et ne contribue qu’à son information dans sa gestion des affaires publiques. Il en fait l’usage qu’il juge le plus approprié.
C’est  pour cela qu’il est ridicule   de prendre le rapport de l’IGE pour récuser une décision du  Chef de l’Etat.
C’est  donc cette seconde option qui a prévalu et  qui a permis au Sénégal de trouver un accord  avec Arcelor Mittal qui lui a permis de régler son différend avec KUMBA Ressources, et de veiller à ce que les contrats pétroliers  déjà conclus par Wade, puissent se dérouler sans entrave.
C’est ainsi que cette attitude nous a permis de pouvoir rentrer dans la cours des pays pétroliers des 2022, et de pouvoir exploiter le fer de la Falémé dès 2024.
Nos adversaires politiques et de la société civile,  qui ont vu leurs criques de notre gestion des contrats pétroliers, gaziers et miniers, rejeter par le peuple aux Législatives de 2017, et particulièrement,  à la Présidentielle du 24   Février 2019, ne sont pas encore sortis de leur «naufrage collectif », et s’accrochent au reportage  de BBC, comme une bouée de sauvetage !
Il faut arrêter ces « naufragés de la Présidentielle  du 24 Février 2029 » avant qu’il ne soit trop tard d’empêcher la déstabilisation du pays !

Affaire Bbc/Aliou Sall : Des jeunes de Guédiawaye dénoncent ce qu’ils qualifient de cabale politique contre leur maire.

https://www.dakaractu.com En point de presse, ces jeunes venus de tous les segments de la ville de  Guédiawaye se disent outrés de la démarche adoptée par des politiciens encagoulés qui, selon eux, ne sont mus que par une volonté manifeste de déstabiliser le pays à l’heure où il est question d’exploitation du pétrole. Ces jeunes s’inscrivent en faux contre les accusations de corruption et de malversation portées contre Aliou Sall par une journaliste de la Bbc.
Dans le même ordre d’idées, ces souteneurs du patron de la caisse de dépôt et consignation réitèrent leur engagement et leur solidarité envers leur premier magistrat qu’ils considèrent étant victime des agissements de politiciens tapis dans l’ombre qui ne sont guidés que par une volonté de ternir l’image du frère du président de la République.
Ces jeunes qui appellent à la vigilance confient que ces lobbies qui sont derrière cet acharnement, n’ont d’objectif que de déstabiliser le pays et s’emparer de nos ressources pétrolières à l’image de ce qui se passe au Nigeria et dans plusieurs pays d’Afrique où le pétrole est apparu.
« Ce reportage de Bbc est orienté et biaisé par une absence de méthodologie rigoureuse après avoir entendu des réactions démesurées », fustigent ces jeunes.
Pour finir, ils ont invité la population sénégalaise au sens de la retenue et à beaucoup plus de responsabilité pour éviter le syndrome de la malédiction du pétrole…

Ibrahima Sané, ancien de la BBC : «les institutions du Sénégal ne sont pas respectées»

https://www.leral.net Le journaliste sénégalais Ibrahima Sané, ancien de la BBC, s’est prononcé sur l’enquête réalisée par son ancien organe, révélant un scandale dans le pétrole sénégalais. Ibrahima Sané estime que Aliou Sall doit quitter ses fonctions pour laver son honneur. Surtout que, a-t-il déclaré,«les institutions sénégalaises ne sont pas respectées».

« Aliou Sall doit démissionner pour laver son honneur. C’est dans son intérêt. Quand il se défend et que cela se mêle à la Caisse de dépôt et de consignation, cela n’est pas bien pour l’institution. La volonté de laver son honneur doit primer sur les autres considérations », a dit le journaliste dans l’émission ‘’Jury du dimanche’’ d’Iradio.
« L’aspect judiciaire de la chose ne m’intéresse pas. Elle ne clarifiera rien du tout, tranche-t-il. C’est une question qui n’attire pas mon attention. Je ne pense pas que cela réglera le problème. Nos institutions ne sont pas respectées », a martelé Ibrahima Sané

Comment éviter la prochaine affaire Aliou Sall? Douze prescriptions de gouvernance forte Par Papa M Tandian (PhD)

Après une longue et incertaine quête le Sénégal a enfin trouvé des réserves de pétrole et de gaz  commercialement viables. Cette aubaine a fait naitre des espoirs de mieux- être chez les Sénégalais et des rêves de délivrance d’un pays pauvre jusque-là peu choyé par la nature. Les actes de politique  publique jusqu’ici posés par ce gouvernement (de même que le précèdent) et les récentes révélations de corruption rapportées par la presse nationale et internationale laisseraient plutôt à penser que ce  pays dans sa ruée vers l’or noir semble avoir pris un mauvais départ… Il incombera à la justice de tester  les allégations de corruption sans peur ni faveur. Il faut l’espérer et l’exiger au besoin.

Ces péripéties montrent en tout cas à foison l’urgence pour notre pays d’une gouvernance forte et  structurée – s’il veut remédier à ces errements et conjurer le fléau qui a frappé presque sans exception tous les pays pétroliers africains généralement décrits comme ‘ des pays riches à populations pauvres’.
De l‘Angola au Nigeria en passant par le Gabon, l’Angola le Congo Brazzaville, la Guinée Équatoriale, le  Tchad et le Ghana plus récemment pour ne citer que quelques-uns, aucun pays africain – à la différence des pays asiatiques bien connus – n’a à ce jour usé à bon escient de ces ressources d’hydrocarbures pour amorcer un processus transformationnel de développement. Au contraire les revenus du pétrole ont  presque toujours souffert d’une affectation opaque apportant son cortège d’anathèmes qui ont pour noms corruption, insurrections et destruction de l’environnement au profit d’entreprises multinationales ou d’aventuriers – comme Mr Timis – connectés à des élites locales hélas souvent occupées à leur propre devenir et très peu soucieux du quotidien de leurs concitoyens et de l’avenir de leur pays. Un tel scénario hélas si répandu sur le continent Africain n’est pas une fatalité. À condition que notre pays s’entoure de toutes les garanties de mitigation de ce risque. Ces garanties s’articulent autour de principes de gouvernance qui ont été testés à travers l’histoire des échecs et des réussites des expériences de gestion des hydrocarbures à l’échelle de l’Afrique et du monde. Voici quelques pistes de réflexion.
1. Définir une vision stratégique de politique publique des hydrocarbures déclinant clairement les objectifs de développement recherchés et les secteurs de priorité à cibler avec les revenus escomptés. Impliquer toutes les sensibilités politiques et la société civile permettra de dégager un consensus large et durable sur des objectifs à long terme.
2. Avoir une approche de communication claire quant à l’étendue des découvertes, du timing de leur exploitation et de leur monétisation aiderait à forger un climat de confiance nécessaire au débat public et à gérer les niveaux d’attente des populations.
3. Des questions essentielles quant aux types de modèles de gestion à retenir méritent encore d’être débattues. Petrosen sera-t-elle cantonnée à son rôle actuel de simple prise de participation minoritaire dans les partenariats ou évoluera-t-elle vers un rôle d’opérateur aux côtés des autres exploitants ? Le Sénégal poursuivra-t-il une politique d’exportation et de maximisation des revenus ou au contraire optera-t-il pour la mise à disposition en partie à prix modérés de ses ressources à des acteurs locaux pour favoriser l’amorce d’une politique d’industrialisation avec des champions nationaux dans le secteur de l’énergie, du raffinage ou de la pétrochimie ?
4. Vers quels autres secteurs de l’économie réaffecter les revenus collectés afin de maintenir voire étendre sa diversification ? Quel schéma de répartition des recettes pétrolières sera retenu entre le gouvernement central et les collectivités locales ?
5. Comment délier cette stratégie nationale à long terme des cycles électoraux pour la rendre durable et consensuelle ?
6. Comment développer une politique opérationnelle structurée et transparente dans les domaines tels que l’attribution des contrats et licences, la fiscalité et la gestion des revenus pétroliers, les mesures de protection de l’environnement. Dans ce domaine il faudra bannir le gré à gré – maintenant que les réserves sont prouvées – dans l’octroi des contrats d’extraction et instituer un système d’appel d’offres public avec des critères de préqualification (qui aurait exclu des acteurs douteux tels Timis) et de sélection publiés incluant des clauses de divulgation de la propriété réelle, ce qui minimiserait les risques de conflits d’intérêts et de dissimulation dans les
procédures d’adjudication tout en maximisant les rendements financiers pour le Trésor. Tout comme il sera nécessaire d’inclure systématiquement des clauses de royalties dans les accords commerciaux comme moyen de pérenniser le flux de revenus directement liés à la production et non aux profits déclarés par les exploitants.
7. La nécessité de mettre à plat les engagements souscrits par le passé et réévaluer la justesse économique, financière et éthique des contrats existants qui doivent être publiés sans exception. Lorsque l’État décide de confier l’exploitation des ressources nationales à une compagnie privée, les citoyens qui en sont les propriétaires ultimes ont le droit d’être informés des termes de ces accords, licences ou contrats. De plus en plus de pays pétroliers souscrivent à cette pratique (EITI) de transparence.
8. Gérer les revenus financiers. C’est assurément le domaine le plus délicat, car nombre de pays africains ont échoué à convertir cette manne en une croissance durable et à tirer profit de cet afflux soudain de ressources financières. Le pétrole peut en effet générer des flux de revenus gigantesques mais volatiles dont les effets sur les prix (risques d’inflation) et sur la planification à long terme du fait des difficultés à anticiper les cycles ‘d’emballement – effondrement’ liés aux fluctuations de recettes, peuvent être extrêmement perturbateurs voire néfastes. Le Ghana a été récemment une illustration remarquée de ces effets pervers d’une aubaine financière suivie d’une contraction de recettes qui a mené à une crise d’endettement. Dès lors, il sera primordial de veiller à gérer prudemment ces nouvelles recettes en préservant l’économie de potentiels chocs macroéconomiques du fait des effets de volatilité des cours et des marchés. Au-delà de la mise en place d’un fonds souverain de stabilisation (des flux financiers) et d’épargne (pour les générations futures) il sera encore plus crucial de veiller à un aiguillage macroéconomique permettant à l’économie de conserver et d’étendre une base diversifiée de manière à limiter les effets pervers d’une extrême dépendance au pétrole. Cela dit, ce risque est en soi limité au Sénégal par le caractère relativement modeste des réserves estimées jusqu’ici. Des pays comme le Nigeria, l’Angola et bien d’autres n’ont pas su s’en préserver au contraire de la Malaisie par exemple qui a profité de sa manne pétrolière pour bâtir ses infrastructures (transports, énergie, communications) soutenir /moderniser son agriculture, et diversifier sa base économique vers d’autres secteurs d’exportation. Ce fonds devra aussi obéir à des règles de fonctionnement et d’investissement claires concernant ses mécanismes de versement et de retrait qui pourraient être soumises à l’approbation du parlement comme c’est le cas en Norvège par exemple. Il devra également obéir aux dispositions règlementaires d’unicité de caisse budgétaire et ses actifs consolidés dans les livres du Trésor public de manière à assurer la traçabilité et la transparence de gestion nécessaire. Dans nombre de pays africains ou du Golfe les fonds souverains souvent fonctionnent comme un budget parallèle opaque à l’instar d’une énorme caisse noire. Cas extrême d’opacité ces fonds sont même parfois assimilés à des fonds secrets à l’instar du Cameroun ou la Guinée Équatoriale s’ils ne sont pas démantelés en violation des engagements souscrits avec les institutions internationales (BM) comme au Tchad.
9. Déterminer avec les compagnies étrangères des niveaux de contenu local pour la fourniture des biens / services et de la main d’œuvre menant à des plans de formation intégrés aux nouvelles filières à développer dans l’éducation nationale pour les nouveaux métiers et services de la filière. Pour ce faire un plan national de formation des ressources humaines nécessaires aux futurs métiers et services aussi bien en amont qu’en aval de la filière doit d’ores et déjà être planifiée et mis en œuvre. L’Institut Sénégalais du Pétrole n’en sera qu’un maillon parmi d’autres. Faut-il rappeler que l’histoire économique du pétrole a établi depuis belle lurette que ce n’est pas tant l’abondance des réserves qui détermine en soi le succès d’un pays pétrolier que sa capacité à développer un vivier de capital humain à même de faire fructifier ces ressources.
C’est cet écart dans le capital humain et de gouvernance qui sépare la Guinée Équatoriale de la Norvège et qui fait du premier un contre- exemple et du second une référence en la matière.
10. Mettre en place des outils de suivi, de régulation et de reportage avec des lignes de démarcation claires entre entités / ministères chargés de définir les politiques et les organismes chargés de réguler et de surveiller les activités tout au long de la filière. Les rôles et l’étendue des missions de Petrosen et Cos Petrogaz et les ministères du Pétrole et des Finances devront être clarifiés pour éviter des conflits de compétences.
11. Faire de Petrosen et de Cos Petrogaz des outils de régulation et gouvernance forts avec des capacités techniques et humaines renforcées au besoin par une assistance internationale qui peut être mise à profit à faible coût. Accroitre ses capacités d’audit et ses procédures de vérification sera un aspect critique de sa capacitation. Car l’intensité capitalistique et la complexité technologique, juridique de ce secteur exigera une capacité administrative forte et une expertise sophistiquée des organes publics concernés pour être à même d’assurer la supervision et le contrôle des opérateurs privés étrangers pour optimiser les rendements fiscaux et financiers du Trésor. Il sera en effet essentiel de développer des capacités fortes au sein d’agences et départements spécialisés pour gérer les aspects du contrôle financier, fiscal ou environnemental dans un secteur où un état du Sénégal novice et peu outillé devra gérer un rapport de force asymétrique avec des compagnies pétrolières dont notre PNB ne représente qu’une fraction de leur puissance financière. Les fonctions de régulation, d’audit et de contrôle seront donc parmi les plus gros défis à relever pour un état du Sénégal à faible capacité et expertise dans le domaine des hydrocarbures. Dans nombre de pays d’Afrique les agences de régulation n’ont ni les ressources ni les capacités pour superviser et contrôler efficacement les opérateurs du secteur faute de ressources et d’une application rigoureuse des règles édictées, entrainant des risques réels de moins-values ou de captation des flux financiers par des intérêts étrangers. Au problème de capacité se superpose souvent les aspects d’indépendance statutaire et d’autonomie de ces organes de contrôle vis à vis du pouvoir politique, une lacune courante dans les pays d’Afrique à faible capacité institutionnelle.
12. Il reste en définitive que les meilleurs antidotes contre cette vénalité qui prend corps dans notre secteur pétrolier naissant seront la transparence et le professionnalisme des organismes compétents concernés soutenus par des pouvoirs publics soucieux de l’intérêt national et galvanisés par une société civile vigilante et engagée pour tenir en éveil des populations souvent peu éduquées sur ces questions ésotériques. Gérer la dimension politique du pétrole au Sénégal exigera de l’État et des décideurs publics imbus d’un véritable sens de l’intérêt général qu’ils soient en mesure d’arbitrer des enjeux commerciaux colossaux divergents entre intérêt public et opérateurs privés, de communiquer sur les décisions prises et d’être transparent sur les flux de revenus financiers pour satisfaire les attentes du public.
Mais tout ce qui précède sera sans effet à moins d’un leadership et d’une volonté politique et sous tendue par une vision prospective de ce que doit être notre stratégie des hydrocarbures. Une vision qui devra s’articuler autour des valeurs d’intégrité, de haute performance opérationnelle, de protection de l‘environnement, enfin et surtout de redistribution inclusive et équitable des revenus issus de ressources qui sont le bien de tous les Sénégalais sans préférence ni exclusive. Ces ressources faut-il le rappeler ne sont pas éternelles, elles sont épuisables et limitées en quantité et en durée. Elles ne seront ni une panacée à tous nos problèmes, ni une baguette magique pour transformer le Sénégal en nouvel Eldorado. Mais bien gérées, elles peuvent être une chance d’accélérer les conditions de création d’un cercle vertueux de croissance à même de nous ouvrir les portes d’une vraie émergence dont nous sommes encore bien loin. C’est une chance unique pour notre futur et celui de nos enfants. Il ne faut laisser à nul autre l’occasion de la gâcher ou de la spolier.Papa M Tandian (PhD)Fonctionnaire International Twitter : @tandia

REPONSE AUX SOIT DISANT CADRES DE L’APR

 Dans un communiqué daté du 7  juin 2019, la Bande à Abdoulaye Sarr s’invitant dans un débat dans lequel ils sont restés muets depuis des années, n’a trouvé rien de mieux que de demander d’amener en justice Mamadou Lamie Diallo, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall  pour haute trahison et  collision avec des forces extérieures pour déstabiliser le pays. Ceci traduit évidemment leur panique et leur désarroi, mais également leur caractère fascisant et anti démocrate. Ce n’est guère surprenant pour des membres d’une association de prédateurs de la République.  Être cadre, c’est avoir une expertise dans un domaine précis et être patriote.

De  la Collision avec des forces extérieures.

Les faits sont têtus. Ce qui est constant, c’est que le régime de Macky Sall est en collision avec Franck Timis de Petro tim et Timis Corporation. Franck Timis a intéressé Aliou Sall dans ses affaires en lui proposant une indemnité mensuelle de près de 15 millions par mois et des parts dans ses sociétés. Aliou Sall avait toujours nié ces faits  mais la dynamique de la transparence l’oblige à le reconnaître ainsi que Macky Sall et son régime aux abois.

En outre, faut-il le rappeler, Franck Timis a reçu le soutien public  du Premier Ministre Boun Dionne  dans une conférence de presse en 2016 durant laquelle il a menacé l’Opposition qui avait dénoncé l’intrusion illégale de Franck Timis dans le secteur pétrolier de notre pays.

De la trahison des intérêts de la Nation.

Les faits sont clairs. Le Président Macky Sall a signé en juin 2012 lesdécrets octroyant les  blocs de St Louis et Kayar en toute illégalité et en toute connaissance de cause des avis contraires de l’administration sur la base d’un faux rapport de présentation de Aly Ngouille Ndiaye. Par la suite, il a renouvelé les décrets et accepté de renoncer aux droits de préemption de l’Etat dans toutes les transactions ayant eu lieu jusque là.

Pourtant, le Gouvernement a toujours défendu que dans ces transactions incluant Timis Corporation, Kosmos et BP, il n’y a jamais eu de transfert d’argent. Et  voilà que BBC nous informe sans qu’aucune partie n’ait démenti que :

1-Il y a eu bel et bien  un contrat écrit entre Franck Timis et Aliou Sall lui octroyant au total plusieurs millions de dollars ;

2-BP a payé les actions de Timis Corporation à 250 millions de dollars ;

3-BP va payer des royalties à Franck Timis entre 9 et 12 milliards de dollars sur 40 ans.

De la déstabilisation du pays

C’est Macky Sall himself qui a décidé de scier la branche sur laquelle il était assis. Il a décidé de renoncer à la gouvernance vertueuse et à ses engagements de février 2012. D’abord en commençant par le wax waxett de 2016 à travers lequel il revient sur son engagement de ramener son mandat de 7 à 5 ans d’une part et d’autre part,  il s’ouvre une fenêtre pour un troisième mandat présidentiel avec la nouvelle constitution. Ensuite, l a soutenu  qu’il ne nommerait  pas son frère par décret, il l’a nommé à la tête de la CDC.

Il est un fait bien connu que dans un pays à ressources minérales, la mauvaise gouvernance conduit à la malédiction des matières premières. C’est ce qui se passe au Sénégal. Alors qui a trahi le peuple sénégalais en défendant les intérêts de Franck Timis contre ceux du Sénégal ?

Le CRD ne se laissera pas distraire par des menaces ou des tentatives d’intimidation.  Il travaillera sans relâche à l’alternative populaire pour mettre en pratique la gouvernance vertueuse abandonnée par Macky Sall et BBY. Le  Mouvement Tekki, avec le CRD et les forces vives de la Nation, est prêt à faire face et appelle le peuple, seul propriétaire des ressources naturelles à identifier ses prédateurs. Pour défendre  les intérêts du peuple Sénégalais, aucun sacrifice ne sera de trop.Dakar le 9 juin 2019,Synergie Tekki, le Mouvement des Cadres

QUAND LES ACTEURS POLITIQUES SE PROSTERNENT DEVANT BBC:Pouvoir et opposants complexés ! Par Mamadou Mouth BANE

Le Sénégal est un pays pauvre, endetté. Et les Sénégalais peinent à se départir de leur mentalité de colonisé. Ce pays draine tous les caractéristiques d’un pays pas du tout avancé à cause du comportement de son élite politique idéologiquement grabataire et de ses citoyens peu avertis parce que non instruits pour la majeure partie.

Le jeu de dupe entre les tenants du pouvoir et les opposants n’est fondé que par leur volonté commune de remporter une bataille de communication par la manipulation des consciences. En dehors des gros mots, des expressions pompeuses, des extrapolations alambiquées et des vociférations confuses des faux spécialistes en pétrole, ni les accusateurs (l’Opposition), ni moins les accusés (les tenants du Pouvoir) n’ont étayé leurs plaidoiries (à charge ou à décharge) par des arguments documentés, qui résistent à une remise en cause. Ils disent et se contredisent, uniquement pour sortir vainqueur de cette bataille par presse interposée. Pas plus ! La majeure partie du peuple écoute sans comprendre les motivations réelles de ces soumis.
Le reportage de BBC démontre la puissance des médias. Ils font l’opinion. Les médias suscitent des débats, les orientent et l’entretiennent selon l’angle de leur choix. Cette polémique montre, également, les insuffisances de la presse sénégalaise et son manque de générosité à l’égard de ses confrères. En vérité, BBC ne nous apprend rien, absolument rien. «DakarTimes» a publié, en exclusivité, plus de 50 articles dans l’affaire du pétrole sénégalais. Cela n’a jamais suscité un tollé, comme c’est le cas aujourd’hui, parce que les Sénégalais, en général, préfèrent les informations «venant de…».

Pour le journaliste sénégalais, la bonne information est celle écrite par les médias français, américains ou anglais. En vérité, ce sont les Sénégalais, dans leur grande majorité, qui sont friands d’infos importées, venant de…
Pour fêter la Korité ou la Tabaski, les Sénégalais regardent vers le Mali, la Côte d’Ivoire ou la France d’abord, même si la lune a apparu à Podor. Pour eux, la lune suspendue au firmament sénégalais n’est pas la bonne. Ce défaut est dans l’ADN des Sénégalais. Ils préfèrent « Mo » Salah à Sadio Mané, Mandela à Abdoulaye Wade, la Tour Effel au Monument de la Renaissance, le PSG au Jaraaf, Macron à Macky, la BBC à DakarTimes, Médiapart à Dakaractu etc.
Cette tare est tellement remarquable et incrustée dans nos mœurs que, pour influencer les Sénégalais, certains Cabinet de communication préfèrent passer les informations qui concernent le Sénégal, dans les médias occidentaux, parce qu’ils savent que la presse sénégalaise va mordre l’hameçon. C’est l’option de diffusion intermédiaire qui permet de manipuler une opinion par voie empruntée. Nous avons une presse soumise, à l’image de notre élite politique. Heureusement, «DakarTimes» gardera la tête haute dans ce débat. Il n’y a aucune valeur ajoutée dans les informations livrées par BBC. Les comportements de soumis de notre élite politique sont problématiques et congénitaux. Même nos dirigeants préfèrent France24 ou à la RFI à la presse locale.

RÉACTIONS D’UNE OPPOSITION EN RATTRAPAGE

Nous ne manquerons pas de saluer les réactions, quand même positives, d’opposants, notamment d’Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre, d’Ousmane Sonko, ancien candidat à la Présidence, mais aussi de l’ancien ministre, Thierno Alassane Sall, qui a dit sur «Dakaractu » : «…il ne faut pas voir cette affaire comme étant entre Aliou Sall, F. Timis, BP, Abdoul Mbaye ou Thierno Alassane Sall. Non ! Le premier et l’ultime responsable, c’est le président de la République. C’est sa responsabilité qui est convoquée dans cette affaire-là. Il est bien obligé de s’expliquer, il n’a pas voulu s’expliquer dans le fond. Il faut que le président s’explique. Il ne s’est pas encore expliqué» (lire en page 4). Les opposants sont dans leur rôle. On se rappelle, sous Wade, l’affaire Alex Ségura, qui fut un pain béni pour les opposants.

Mais, plus qu’une dénonciation verbale, Thierno Alassane Sall, en tant qu’ancien ministre de l’Énergie, ayant accès aux informations, devrait mettre  à la disposition de l’opinion l’ensemble des dossiers nébuleux qu’il a vus défiler sous ses yeux. Nul n’est mieux placé que lui pour livrer la bonne information, avec des preuves documentées, puisqu’il était aux affaires. D’ailleurs, avant BBC, Monsieur Sall devrait être le premier lanceur d’alerte en rendant publics tous les documents compromettants contre le régime si, véritablement, il en disposait. Autrement, ces propos n’auront aucun sens. A son niveau de responsabilité, des paroles ne sauraient suffire pour asseoir une accusation crédible, puisqu’il s’agit de contrats, de virements, de commissions, de pots de vin etc. que l’on peut prouver qu’avec des actes et non des mots.

Les opposants, qui n’ont jamais géré des dossiers pétroliers, à l’image de Sonko, Mamadou Lamine Diallo, Idrissa Seck, Gakou, de Decroix etc., ont raison d’interpeler le Gouvernement. Le pétrole a été découvert par le défunt Djily Mbaye, pour la première fois, dans les années 70/80. Le Sénégal a produit et commercialisé du pétrole sous le régime socialiste. Donc, la reddition des comptes doit concerner d’abord l’ancien Président, Abdou Diouf, ensuite Abdoulaye Wade, également ancien Président, Macky Sall, actuel Président, Karim Wade, Madické Niang, Thierno Alassane Sall, Mansour Élimane Kane, tous anciens ministres de l’Énergie, leur prédécesseurs et l’ensemble des anciens Directeurs généraux de Petrosen, sans oublier les responsables des sociétés pétrolières. Il faut un état des lieux global, pour permettre aux Sénégalais de savoir qui a fait quoi, quand et avec qui. Démarrer la reddition des comptes en 2012, c’est effacer un pan important de l’histoire du Sénégal concernant le pétrole.

RÔLE DES MÉDIAS OCCIDENTAUX EN AFRIQUE

Mais le soulèvement brusque et coordonné des opposants semble être dicté par une stratégie de communication avec des dessous politiques. Car, lorsque des journalistes sénégalais en avaient parlé avant la BBC, tous se sont terrés. Pourquoi ? Or, nous connaissons tous le rôle joué par les médias occidentaux en Afrique, depuis la période d’après indépendance. On se rappelle RFI, qui a couvert en direct tous les coups d’État militaires dans le continent et accompagné leurs auteurs dans les anciennes colonies françaises. Qui ne se souvient pas de l’ancien président du Libéria, Samuel Do, qui avait subi une ablation de ses parties intimes devant un reporter de la RFI, qui l’interviewait en même temps, malgré la souffrance sous la joie de ses tortionnaires. La journaliste de la BBC, Lise Blunt, était également présente sur les lieux lors de la capture de Samuel Do, dans le quartier général de l’Ecomog à Monrovia. En plus, Prince Johnson avait capturé Samuel Do devant une équipe de reporters de RFI. Les journalistes occidentaux, encadrés par des services de renseignement de leurs pays respectifs, ont toujours étaient témoins des sales besognes de leurs États en Afrique. Ils décrivent l’Afrique avec ces termes clés comme dictateur, homme fort de…, corruption, maladie, terrorisme, pauvreté, coup d’État etc.
Et plus, la presse sénégalaise a l’habitude de reprendre des infos des médias étrangers avec la mention «selon la très sérieuse BBC», «information tirée du très crédible site Médiapart»… Des gènes de complexe que trainent les journalistes sénégalais, ainsi que les acteurs politiques, qui aiment toujours dire : «C’est vrai, c’est la Rfi qui l’a dit».
Par ailleurs, le procureur de la République ne devrait pas être saisi, parce que BBC a parlé. Comme si c’était BBC qui dirigeait le Sénégal, ou que le pays est administré par des forces extérieures, qui dictent leur loi et indiquent le chemin à suivre. Voilà une belle manière de discréditer la presse nationale, en valorisant les médias occidentaux qui vont, demain, exiger la démission du président de la République, parce qu’ils ont réussi à influencer l’État dans un dossier. Il semble qu’en actionnant le procureur, le Président Macky aurait confié à ses proches : «Que chacun se défende, je ne protégerai personne».
Le Pouvoir est à l’image de l’Opposition. Quand on les entend parler de «préférence nationale», cela fait sourire. Par exemple, les opposants n’ont jamais donné du crédit aux révélations de «DakarTimes» sur plusieurs dossiers. Et pourtant, à chaque fois, l’avenir a donné raison à ce quotidien, jeune par son âge, mais grand par son contenu. Ils attendent que l’information soit larguée par une presse étrangère pour qu’ils la considèrent comme un scoop crédible. Autant publier alors tous les communiqués du Conseil des ministres et des partis politiques de l’Opposition sur la BBC…
La préférence nationale ne saurait se limiter aux questions économiques. Non ! La préférence nationale, c’est aussi porter son choix sur sa presse nationale. Si les journalistes sénégalais ne sont pas crédibles, c’est parce que l’élite politique ne l’est pas aussi. Et c’est, finalement, toute la chaine de commandement sociale, politique et religieuse de notre société qui sera remise en question. Du coup, elle va s’effondrer, inéluctablement…
«DakarTimes» ne va pas changer son menu du jour, parce que BBC a préparé du «thiébou dieun», que nous cuisinons mieux qu’elle en tant que Sénégalais. Nous ne trainons aucun complexe devant la chaine anglaise, qui est venue nous apprendre que Sadio Mané est Sénégalais. Nous le connaissons et nous l’avions dit avant elle. Mais, c’est malheureux de voir toute la classe politique sénégalaise se prosterner devant la BBC pour du réchauffé.
Le reportage de BBC n’est pas sans intérêt. Son équipe n’a pas été déplacée sur Dakar, avec des frais d’hôtels, des billets d’avion payés, uniquement pour les beaux yeux des Sénégalais. Ils ont fait des efforts qu’il faudra saluer honnêtement. Mais, la BBC devrait aussi interroger des membres de Benno Book Yaakaar, en prenant Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo « Tekki », qui ont été les pionniers dans cette lutte.
Une autre question sans réponse : Pourquoi la BBC n’a pas interrogé, dans son reportage, Ousmane Sonko qui  est le seul et unique responsable politique à avoir écrit un livre sur cette affaire ? En tant qu’ancien candidat à la Présidentielle, le leader de Pastef allait donner encore plus de poids au reportage de la BBC. Toutefois, nous avons tous remarqué que Sonko s’est occupé du service après-vente. Puisque, juste après la diffusion du reportage, il a occupé les médias pour dérouler une autre forme de communication, dans le même sens tracé par la BBC. Voilà pourquoi certains pensent, à tort ou à raison, que c’est Tullow Oil qui tire les ficelles depuis Londres. En tout cas, le «plan de Com» a été bien déroulé. 

CONFLIT DES GÉANTS DU PÉTROLE AU SÉNÉGAL

Tullow Oil n’est pas la seule mécontente dans l’attribution des permis de recherches. Il y a une entreprise américaine dénommée Far Limited, qui s’est sentie frustrée dans une transaction entre l’Australien Woodside et l’Américain Conoco Phillips. Tout est parti de la transaction sur le pétrole sénégalais dans le Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond, au large du Sénégal. Est né, dans cette affaire, un conflit entre la société australienne Woodside et l’Américaine Conoco Phillips. Ce sont nos confrères de «Leral», qui ont repris «Jeune Afrique», en soutenant que «l’opérateur australien Woodside avait annoncé avoir finalisé le rachat des parts de l’américain Conoco Phillips dans un projet pétrolier au Sénégal. Une transaction estimée à 440 millions de dollars. Son compatriote FAR Limited, qui se prévaut d’un droit de préemption sur ces actifs, est loin de s’avouer vaincu ». Le journal ajoute que c’est le lundi 31 octobre 2016, à la Bourse de Sidney que «Woodside Energy avait annoncé avoir finalisé le rachat des 35 % du groupe américain Conoco Phillips dans les permis d’exploration pétrolière Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond, au large du Sénégal».
Selon le groupe australien, «le prix de cette acquisition atteint 350 millions de dollars. Vont s’y ajouter 90 millions de dollars d’ajustements complémentaires, soit 10 millions de dollars de plus que le montant précédemment évoqué lors de l’accord initial avec le géant pétrolier américain» relate «JA». Mais, cette annonce avait provoqué une réaction virulente de FAR Limited, qui détient 15% des permis en question. Far revendiquait son droit de préemption sur les parts de Conoco Phillips.
Aujourd’hui, rares sont les Sénégalais qui sont au courant de ces conflits entre sociétés étrangères sur les ressources du pays. Et ces contentieux atterrissent toujours dans les tribunaux arbitraux internationaux, loin du Sénégal. Et toute société qui perd dans ces contentieux a tendance à s’allier avec des forces politiques et sociales pour, soit installer le pays dans le chaos, ou prendre le contrôle du Pouvoir avec des acteurs politiques qu’elle aura choisis et financés. C’est le monde des affaires qui draine des enjeux financiers énormes. Le Sénégal n’est pas à l’abri de ces pratiques, car où jaillit le pétrole, apparaissent des crises.
Alors que Karim Wade était en prison, des responsables de la société américaine Far Limited ont été reçus par Me Abdoulaye Wade, dans sa villa à Fann. C’était en présence d’un de ses proches, avocat de profession. Au cours de leurs discussions, les Américains ont parlé de leur mécontentement contre le pouvoir de Macky Sall, et ils étaient prêts à tout. Suivez notre regard. Mais, heureusement, Me Abdoulaye Wade ne les avait pas suivis. Jusqu’où étaient-ils prêts à aller dans leur combat contre le Gouvernement du Sénégal ?
Des acteurs de l’Opposition comme du pouvoir sont en relations avec des sociétés pétrolières. C’est un petit secret de Polichinelle ! Ces entreprises étrangères vont infiltrer la société politique sénégalaise pour l’influencer et, pourquoi pas, le régenter, afin d’avoir leurs hommes à la tête du pays. Certaines entreprises collaborent avec les tenants du pouvoir, d’autres se retournent vers les opposants pour les accompagner dans leur quête du trône. Cela, les citoyens sénégalais doivent le comprendre. Parce que, ces gens de l’opposition et ceux du pouvoir ne plaident que pour le ventre, et certains n’hésiteraient pas à hypothéquer ce pays pour accéder ou se maintenir au pouvoir. 

SI ALIOU SALL DEMISSIONNE…

Le Directeur général de la CDC a écarté toute idée de démission. En plus, certains ministres ont totalement refusé de soutenir Aliou Sall. Où est le Ministre du Pétrole Makhtar CISSE ? Où est Mansour Elimane KANE ? Et, à la place du chef de l’État, c’est le ministre de l’Énergie devrait monter au créneau puisqu’il a tout le dossier sur sa table. La démission d’Aliou Sall serait un précédent dangereux pour le pays, car s’il quitte ses détracteurs vont naturellement crier victoire et exiger la démission du président de la République.
Le président Macky est seul. Ses proches ont tout fui les plateaux. Maintenant que le procureur est (ou sera) saisi, la Justice va trancher. Mais Serigne Bassirou Gueye devrait, tout simplement, dépoussiérer le rapport de l’Ofnac réalisé, par Mme Nafy Ngom Keita, pour gagner du temps. L’ancienne présidente de l’Ofnac avait déjà bouclé un travail remarquable. Il suffit juste de demander à l’actuelle Direction de l’Office de transmettre le rapport au Parquet.Mamadou Mouth BANE

Pape Demba Bitèye sur le reportage de BBC : «Je ne pourrais pas dire plus que les précisions qui ont été apportées par Bp… Avec le gaz, nous n’accepterons pas d’être détournés de notre objectif qui est de baisser les tarifs de l’électricité…»

https://www.dakaractu.com En marge d’un grand rassemblement dans son fief à Kabatoki (commune de Kaolack), le directeur général de la Senelec a répondu aux questions des journalistes sur l’affaire BBC/Aliou Sall.

Pape Demba Bitèye n’y est pas allé par quatre chemins pour donner ses impressions. « Je ne pourrais pas dire plus que les précisions qui ont été apportées par Bp… Avec le gaz, nous n’accepterons pas d’être détournés de notre objectif qui est de baisser les tarifs de l’électricité à l’horizon 2022-2023… »

LE RAPPEUR KARIM XRUM XAX ET 9 AUTRES ACTIVISTES ARRÊTÉS

http://www.emedia.sn L’activiste Karim Xrum Xax, de son vrai nom Abdou Karim Guèye et 9 autres jeunes viennent d’être arrêtés à la place de l’indépendance. Ils sont présentement dans les locaux de la police centrale et ils seront auditionnés dans les prochaines minutes.

Selon nos sources, ces 10 jeunes ont investi ce matin la place de l’indépendance pour demander que lumière soit faite sur l’exploitation du pétrole et du gaz après les révélations fracassantes de la chaine britannique mouillant Aliou Sall, le frère du président de la République et l’homme d’affaires Frank Timis. Nous y reviendrons.

Permanence APR/Réunion entre la cellule Communication de Benno et les intervenants dans les médias :L a presse non conviée…

https://www.dakaractu.com Toute la presse sénégalaise s’est déplacée ce matin à la permanence de l’Alliance pour la république (Apr), pour s’imprégner de la situation qui y prévaut. Nombre de responsables politiques sont  présents dans les locaux de la nouvelle permanence de l’Apr sur la route de Ouakam, pour prendre part à cette rencontre. Parmi eux, on peut citer Mahmoud Saleh, Ismaïla Madior Fall, Abdou Khafor Touré…

Le ministre-conseiller Hamidou Kassé s’adressant à certains journalistes qui s’interrogeaient sur la raison de leur mise à l’écart, de préciser : « En général, on fait une invitation en bonne et due forme. Mais cette fois-ci, c’est une information qui doit être véhiculée entre la cellule de Benno et les intervenants dans les médias… »

Bonne gouvernance : au président Macky Sall, notre quitus définitif !Par Oumar Sow,Conseiller Spécial du Chef de l’Etat Chargé des Questions de jeunesse

Malgré la clameur, très souvent alimentée de façon virulente, depuis le début de « l’affaire BBC », le président Macky Sall brille par le calme qu’on lui connaît.

 Farouchement attaché à la bonne gouvernance, notre leader a promis et déploie tous les moyens, la saisine du Procureur notamment, pour que la vérité éclate et que les responsabilités soient situées.

Dès lors, nous ne sommes point surpris, encore moins étonné, que la presse fasse ce samedi état de mesures à venir. Ce qui en réalité ne sera qu’une traduction dans les faits de ses engagements de mercredi passé, au sortir de la prière de Korité.

Pour le reste, un appel. Un simple appel : dépassionnons le débat ! Car la passion est le sentiment prédominant, et de loin, dans l’appréciation des révélations de BBC. Et on perd la raison, la chose la mieux partagée comme dit le philosophe.

Pourquoi par exemple vouloir prendre pour parole d’évangile les révélations de cette chaîne de télé et n’accorder aucun crédit à Aliou Sall ? Qui, a fourni les moindres détails lors de son face à face avec la presse, et de façon convaincante. En tout cas pour ceux ne sont pas adeptes du refus de voir le soleil, même fortement frappés par ses ardents rayons.

Le seul tort d’Aliou Sall…

La réalité est simple : le seul tort d’Aliou Sall est d’être le frère du président de la République. On veut ainsi passer par lui, pour atteindre le grand frère contre qui, il est difficile de manœuvrer, ou de le battre à des élections, comme en a apporté la parfaite illustration la présidentielle du 24 février passé.

Sous d’autres cieux, Aliou Sall aurait mérité mieux, pour avoir contribué à faire du Sénégal, un petit pays, une attraction pour les privés étrangers. Ce, bien avant ce pétrole et ce gaz dont on appréhende pour le monde que la couleur et l’odeur.

Malheureusement, cela suffit aux malintentionnés pour en profiter, afin de diaboliser voire tenter des déstabiliser un pays. En passant sous les talons les intérêts de celui-ci et de ses citoyens, pour ne mettre en avant que les leurs.

C’est peine perdue. Le peuple sénégalais est suffisamment mature pour ne pas laisser les malfaisants lui gâcher sa paix, sa quiétude et sa sécurité.

Opposition en panne d’arguments comme lobbies tapies dans l’ombre, désireux de semer le désordre pour en profiter, peuvent revoir leurs copies.

Le Sénégal n’est pas du genre de pays, d’Afrique ou d’ailleurs, où les manigances basées sur les ressources naturelles, découvertes ou espérées, ont réussi à créer la chienlit.

Le président de la République Macky Sall en fait son sacerdoce. Nous lui renouvelons ici et maintenant notre détermination à rester ses piliers pour la consolidation.A bon entendeur…Oumar Sow,Conseiller Spécial du Chef de l’Etat Chargé des Questions de jeunesse

Affaire Petro Tim : Ibrahima Sané, ancien de la boîte, pointe les failles de la BBC

https://www.leral.net Ibrahima Sané, l’ancien journaliste de la RTS et de la BBC est d’avis que Mayeni Jones a fauté dans son enquête sur le pétrole sénégalais.

« Dans son conducteur, il n’y a eu que des thèses, il n’y a pas d’antithèse. S’il y a ces défauts, le public doit être au courant qu’elle a tenté de joindre Aliou Sall. Nulle part, elle ne dit nous avons tenté d’avoir Aliou Sall face à la caméra. Je n’ai pas vu quelque part où elle annonce qu’Aliou Sall a décliné l’invitation de venir s’exprimer. Je n’ai vu nulle part où elle annonce qu’elle a tenté de joindre quelqu’un qui apporte une antithèse », a déclaré l’ex-présentateur de ‘’The News’’ sur la RTS.

Ibrahima Sané en est convaincu, Mayeni Jones « a fauté ». Non seulement pour n’avoir pas donné la parole à Aliou Sall, mais également au patron de BP. « Comment pendant un an, elle a mené son enquête et n’a pas pu prendre rendez-vous avec le patron de BP ? A supposer qu’elle n’ait pas obtenu ce rendez-vous, mais qu’elle le dise dans le documentaire ! », a-t-il souligné.

« Elle est allée démontrer une chose dont elle est convaincue et c’est cela le problème. Ce n’est pas au journaliste de tirer des conclusions. J’ai du mal à croire que même le bureau national de BP a refusé de lui donner une interview. On ne sait pas la vérité dans cette affaire. On aurait pu savoir la vérité s’il y avait une confrontation directe de ces choses-là », a encore déploré Ibrahima Sané, membre du CNRA.

Scandale BBC : Seydou Guèye demande aux uns et aux autres de savoir raison garder

https://www.dakaractu.com L’ancien ministre porte-parole du Gouvernement Seydou Guèye a réagi sur le scandale qui défraie la chronique ces derniers jours et impliquant le Chef de l’État Macky Sall. Il est revenu sur les acquis du Sénégal en terme de bonne gouvernance dans ce secteur avant de demander aux un et aux autres de savoir raison garder…

Pape Mawa  Diouf sur l’affaire BBC-Aliou Sall : «que des insinuations,des accusations, des soupçons»

https://www.leral.net Le porte-parole de la coalition Benno Bokk Yakaar, considère l’enquête de la BBC, à propos d’un scandale de 10 milliards de dollars dans le pétrole sénégalais, mettant en cause Aliou Sall, comme vide et sans aucune portée.

« Il n’y aucune preuve qui a été fournie tout au long de ce reportage. Il n’y a que des insinuations, des accusations, des soupçons », a déclaré Pape Mao Diouf sur la RFM. Toutefois, le porte-parole de la coalition Benno Bokk Yakaar, invite vivement les autorités, à « ouvrir une information judiciaire pour éclaircir cette affaire ».

Il poursuit : « on nous parle de salaire, c’est tout. Il n’y a rien qui prouve une quelconque malversation ou un détournement 

Affaire Bbc : Benno dénonce une « conspiration de l’opposition »

https://www.leral.net La Conférence des leaders de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) a publié un communiqué à l’issue d’un panel pour apporter la réplique à l’opposition après le scandale de 10 milliards de dollars, révélé par la BBC, dans la gestion du pétrole et du gaz sénégalais.

La mouvance présidentielle dit ne pas comprendre le tollé suscité par cette affaire, malgré la démarche du gouvernement pour une gestion transparente des ressources naturelles du Sénégal.
Aussi, les responsables de cette mouvance, dénoncent-ils, avec « la dernière énergie, la conspiration, l’amalgame et la tentative de manipulation développés par une frange de l’opposition aigrie et revancharde ».
Toutefois, « la Conférence des leaders appuie fortement la décision du chef de l’État de faire ouvrir une information judiciaire sur la question, afin que toute la lumière soit faite et que l’opinion nationale comme internationale soit définitivement édifiée ».
Dans le même temps, la conférence des leaders « appelle les militants et sympathisants, les populations sénégalaises à faire preuve d’une vigilance aigüe devant les tentatives de déstabilisation de notre pays orchestrées depuis l’extérieur ».

Révélations BBC : «les choses sérieuses ne font que commencer»,affirme Thierno Alassane Sall

https://www.pressafrik.com L’ancien ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall a révélé que les choses sérieuses ne font que commencer après que le régime en place  l’a « accusé » d’être derrière l’enquête réalisée par la BBC sur le pétrole et le gaz sénégalais dans laquelle Aliou Sall, frère du chef de l’Etat est soupçonné de corruption.

Joint au téléphone par Seneweb, le leader de République des valeurs révèle : « Le camp de l’APR, pris de panique, fouille dans mes sorties comme ministre pour trouver des contradictions ».

Pour Thierno Alassane Sall, les choses sérieuses ne font que commencer. Il s’empresse d’ajouter : « Mais pour l’avoir vu venir je tiens à rassurer que j’ai quelques munitions en réserve ».Salif SAKHANOKHO

#SallGate : Abdoul MBaye explique pourquoi il a contresigné le décret

Traité d’irresponsable par Aliou Sall et acculé par les observateurs et autres internautes, pour avoir apposé sa contresignature sur le décret d’approbation des contrats pétroliers et gaziers à Petrotim, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a expliqué, via un tweet, la valeur et l’objet de l’acte administratif qu’il a effectué dans cette affaire à fort parfum de scandale.

« Un décret présidentiel est une décision (ordre) du Président. Quand ce décret est adopté en Conseil des ministres, le contreseing du PM signifie un engagement à exécuter cette décision au nom de tout le Gouvernement. Je sors à présent du débat puisque maintenant vous savez », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Reste à savoir, pourquoi il n’a pas tout simplement adopté la même attitude que Thierno Alassane Sall dans le contrat qui lie Total à l’Etat du Sénégal.AYOBA FAYE

Son leader traité « d’irresponsable », le parti de l’ancien PM Abdoul MBaye répond à Aliou Sall

https://www.pressafrik.com La Cellule de communication de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act, parti de Abdoul Mbaye), a répondu au frère du chef de l’Etat qui a traité leur leader « d’irresponsable », en signant un décret puis le contresigné; lors d’une conférence de presse lundi dernier.

« M. Aliou Sall, lors de votre pitoyable conférence de presse du 3 juin 2019, vous avez traité Abdoul Mbaye d’irresponsable, car il a reconnu que le décret signé par votre frère et contresigné par lui est corrompu du fait d’un rapport de présentation présenté par le Ministre Aly Ngouille Ndiaye contenant des faux intentionnels », rappellent les responsables du parti.

Et d’ajouter: « La faiblesse de votre formation devrait nous conduire à vous donner une leçon sur la responsabilité d’une contresignature primatoriale d’un décret présidentiel en régime présidentiel après son adoption en Conseil des Ministres. Mais vous pourriez avoir quelque peine à bien comprendre ».

« Nous nous contenterons donc de vous rappeler que la responsabilité c’est de savoir reconnaître d’avoir été trompé. L’irresponsabilité est celle des signataires qui continuent de refuser de dire que le rapport de présentation de Aly Ngouille Ndiaye est un faux. Mais cette irresponsabilité vous arrange. Car si le caractère frauduleux du rapport est reconnu, le décret basé sur de la fraude n’a plus de valeur, et Petrotim doit tout rendre au Sénégal et aux Sénégalais », disent-ils.

Ils ont interrogé « l’employé de Petrotim », en ces termes: « Abdoul Mbaye dit-il la vérité ou non ? », appelant à ce que des réponses soient apportées à son argumentaire en toute responsabilité et que les enquêtes permettent d’identifier l’auteur du faux et ceux auxquels profite le faux.

« C’est ce que Abdoul Mbaye demande depuis 3 ans sans aucune suite donnée par votre frère ou le Procureur de la République. Abdoul Mbaye n’attend pas de réponse de votre part : ne vous donnez surtout pas cette importance. Que les signataires répondent au peuple du Sénégal en disant la vérité comme l’a déjà fait Abdoul Mbaye », ont-ils demandé, dans la note. Salif SAKHANOKHO

AVIS D’EXPERT SUR L’OUVERTURE D’UNE INFORMATION JUDICIAIRE : Avantages et limites d’une procédure sénégalaise

http://www.enqueteplus.com Cette sommité du droit ne veut pas se dévoiler, mais elle aborde, avec ‘’EnQuête’’ les contours de l’ouverture d’une information judiciaire au Sénégal plutôt qu’en Grande-Bretagne. Elle se prononce également sur la litispendance, les risques qui planent sur la tête d’Aliou Sall…

Aliou Sall peut-il risquer le syndrome Gadio ou Lamine Diack ? Pour le moment, la réponse est non. En effet, jusque-là, malgré les déclarations d’intentions, aucune partie n’a encore daigné saisir la justice britannique connue pour sa rigueur. On dirait que les parties en sont un peu frileuses. En 2016, Franck Timis l’avait annoncé, avant de se raviser. Finalement, il s’était rabattu sur les juridictions sénégalaises qui, depuis lors, n’ont pas posé d’actes significatifs.

Plus de deux ans après, Macky Sall, touché par le reportage de la Bbc, annonce l’ouverture d’une information judiciaire.

Certains se demandent, dès lors, s’il s’agit d’une réelle volonté de faire éclore la vérité ou tout simplement d’étouffer l’affaire.

En attendant la réponse des magistrats, des spécialistes se prononcent sur la pertinence d’une telle démarche. Ce professeur de droit privé, qui a préféré garder l’anonymat, salue la décision : ‘’C’est une bonne chose. Je pense que le gouvernement veut montrer par-là qu’il compte jouer la carte de la transparence. Et il a intérêt à ce que la justice fasse la lumière dans cette affaire. Encore faudrait-il qu’on laisse aux magistrats la latitude de pouvoir entendre toutes les personnes impliquées dans cette affaire, en toute indépendance.’’

L’autre question que l’on peut valablement se poser, c’est par rapport à l’efficacité d’une plainte au Sénégal contre la Bbc. En tout cas, quelle que soit la juridiction saisie, prévient notre interlocuteur, il aura besoin de l’exequatur pour être applicable dans un autre pays. ‘’Nous sommes dans un cas de figure où la décision qui va être prise devra fort probablement être appliquée à l’étranger. Ce qui ne manquera pas de poser la question de l’exequatur. Et la juridiction qui sera saisie pour l’exéquatur va connaitre indirectement de l’affaire’’. Pour lui, rien ne s’oppose à ce que les deux juridictions connaissent de l’affaire, dès lors que chaque pays a des intérêts dans cette affaire. A moins qu’il y ait des conventions bilatérales qui les en empêchent.

A ceux qui se demandent si Aliou Sall encourt le syndrome Lamine Diack ou Cheikh Tidiane Gadio, il rétorque : ‘’Je ne suis pas au courant d’informations judiciaires ouvertes en Grande-Bretagne contre Aliou Sall. Au cas où ce serait fait, ces juridictions vont juger de l’opportunité ou non de lancer un mandat d’arrêt international. Pour le moment, la question ne se pose pas sous cet aspect, il me semble.’’

Le juriste rappelle que le droit sénégalais prévoit ce qu’on appelle le ‘’privilège de juridiction’’ pour ses citoyens. Cela veut dire qu’à chaque fois qu’un Sénégalais est demandeur ou défendeur dans une affaire judiciaire, les juridictions sénégalaises se déclarent compétentes. Mais autant le Sénégal peut valablement se prononcer, autant les juridictions britanniques peuvent également justifier d’un intérêt qui leur permette de statuer, si elles sont saisies. ‘’On parlerait, en pareil cas, de litispendance. C’est-à-dire que deux juridictions également compétentes sont saisies d’une même affaire’’.

Par rapport aux menaces de certaines organisations de la société civile de saisir les tribunaux anglais, il explique : ‘’Je ne connais pas trop le droit britannique, mais je pense qu’il doit être possible, pour des organisations sénégalaises, de se constituer partie civile. Des organisations comme Oxfam peuvent potentiellement le faire.’’

‘’Macky Sall, dans cette affaire, ne peut pas être juge et partie’’

Depuis la diffusion du reportage de la Bbc sur la question du gaz sénégalais, l’organisation Legs (Leadership, éthique, gouvernance et stratégie) s’active dans la mobilisation des Sénégalais, en vue de la saisine des juridictions nationales et étrangères. A la base d’une pétition allant dans ce sens, l’association estime que c’est à la justice de prendre les choses en main et non l’Exécutif qui est mis au banc des accusés.

En 2016, Franck Timis et ses avocats avaient menacé de porter plainte contre ses accusateurs, aussi bien au Sénégal qu’en Angleterre. Depuis lors, aucun acte de poursuite significative n’a été posé allant dans le sens d’éclairer la lanterne des Sénégalais.

Dans sa parution, hier, le journal ‘’le Quotidien’’ renseigne que le chef de l’Etat lui-même a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire. Déjà, l’organisation Legs (Leadership, éthique, gouvernance et stratégie) rejette la méthode.

Son secrétaire général, Richard Kinkpé, déclare : ‘’Il faut savoir que le reportage de la Bbc met en cause la responsabilité du gouvernement. Ce n’est pas les individus qui nous intéressent. Ce sont les actes même, posés par le gouvernement, qui posent problème aux Sénégalais. Donc, on ne peut pas se contenter que le chef de l’Etat nous annonce l’ouverture d’une information judiciaire. Il ne peut pas être juge et partie. Nous demandons que le principe de la séparation des pouvoirs soit respecté. Il faut que le gouvernement se mette à l’écart et qu’il laisse au pouvoir Judiciaire le soin de situer les responsabilités de chaque partie. A notre avis, il revient au procureur et aux juges de se saisir de l’affaire et de mener une enquête vraiment indépendante pour éclairer la lanterne du peuple.’’

Cela dit, pour M. Kinkpé, les choses sont désormais très claires. C’est bel et bien le régime actuel qui a permis à Petro-Tim et Franck Timis d’opérer au Sénégal. ‘’Les gens, fulmine-t-il, ne sont pas aveugles. C’est bien l’actuel président qui a signé les décrets. S’il ne les avait pas signés, on n’en serait pas là. Ça, je crois que c’est maintenant clair pour tout le monde. D’ailleurs, quand il (Macky Sall) est venu, il a vérifié ce qu’il en était de ce dossier. Il a par la suite estimé que tout est Ok, alors que ce n’était pas le cas. Le rapport de l’Ige lui demandait de revenir sur l’affaire’’.

Pour le responsable du Legs, cette question est très importante pour être passée par pertes et profits. ‘’On parle de 6 000 milliards de francs Cfa, plus du budget du Sénégal. C’est énorme. C’est une question qui a trait à la gouvernance des ressources naturelles. Et la Constitution indique que les ressources naturelles constituent la propriété du peuple. C’est pourquoi nous allons demander des comptes’’.

Initiateur de la pétition réclamant la saisine des juridictions nationales et étrangères, l’organisation se réjouit : ‘’Nous avons beaucoup apprécié l’engouement du peuple qui a montré son adhésion totale. En 48 heures seulement, nous avons pu glaner plus de 20 000 signatures. Cela veut dire que le peuple veut vraiment que la lumière soit faite dans cette affaire.’’

Richard d’ajouter : ‘’Il faut qu’on soit dans la continuité de l’engagement qu’on a pris avec les pétitionnaires. Nous allons concrétiser notre démarche en posant des actions précises allant dans le sens de saisir les juridictions nationales et étrangères, dont celles de la Grande-Bretagne. Ce qui nous intéresse, c’est le gouvernement du Sénégal. C’est à lui seul qu’on a confié la responsabilité de préserver nos intérêts.’ MOR AMAR

AFFAIRE PETRO-TIM :Me Wade et Cie réclament la tête d’Aliou Sall

http://www.enqueteplus.com Le Front de résistance nationale entend aller jusqu’au bout, dans le combat pour que la lumière soit faite dans le scandale révélé par la Bbc, dans l’affaire Petro-Tim. En attendant que les juridictions américaine et britannique ouvrent une enquête, les opposants réclament la démission d’Aliou Sall de toutes ses fonctions publiques.

La démission sans délai d’Aliou Sall de toutes ses fonctions publiques, c’est ce que réclame le Front de résistance nationale (Frn). Qui exige aussi la ‘’déclassification immédiate du rapport de l’Ige sur cette affaire afin que l’opinion publique nationale et internationale soit édifiée sur ses conclusions’’.

Outre ce front national qu’il compte ouvrir, le regroupement des partis de l’opposition invite les juridictions américaine et britannique, ‘’qui ne doivent pas laisser planer le doute sur l’intégrité de Bp, société cotée en bourse’’, à ouvrir une enquête conformément aux lois en matière de délits financiers.

En effet, le Pds et ses alliés disent ne rien attendre, ni espérer de l’Assemblée nationale qui a déjà été saisie pour la mise en place d’une commission d’enquête sans suite et de la justice sénégalaise. Par contre, ils espèrent que les instances compétentes de la Cedeao et/ou de l’Union africaine vont se saisir de cette question pour que ‘’justice soit faite’’.

Car, selon leur diagnostic, ‘’les années de la présidence de Macky Sall se suivent et se ressemblent, toutes jalonnées de scandales retentissants qui renseignent à suffisance sur les pratiques mafieuses de son régime’’.

Cette dernière affaire en date, soulevée par l’enquête de la Bbc, poursuit le Frn, ‘’révèle une corruption d’Etat, symbole du discrédit qui frappe les institutions de la République transformée en un grand banquet de familles où se retrouvent parents et alliés du premier au dernier degré’’.

De ce fait, poursuivent Me Abdoulaye Wade et Cie, il ressort de cette enquête qu’Aliou Sall, ‘’qui est à la fois frère cadet de Macky Sall Président de la République, maire de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), membre du Conseil d’administration de la compagnie Air Sénégal International et non moins administrateur à la Banque de Dakar (Bdk), a perçu des sommes importantes dans l’attribution de licences à la société Petro-Tim’’.

Les opposants dénoncent des délinquants en col blanc, embusqués au plus haut sommet de l’Etat, qui ont fait subir au Sénégal un préjudice estimé à 10 milliards de dollars, selon la Bbc, avec la complicité de flibustiers étrangers.

‘’Carnage financier’’

Aux yeux du Frn, c’est compte tenu de la gravité des faits que ‘’Macky Sall et son régime patrimonialo-affairiste, visiblement paniqués par les accusations de la Bbc et sentant bien le naufrage inéluctable, s’engagent dans une rescousse de la famille et une rhétorique pseudo-nationaliste de mauvais aloi pour tenter d’étouffer ce scandale’’. Un ‘’carnage financier’’ consécutif à la signature de décret d’attribution de la licence à Petro-Tim ‘’contre l’avis de l’Inspection générale d’Etat et surtout en sachant que son frère était au cœur de ce scandale’’.

Ces constats faits, cette frange de l’opposition dit en appeler au Fmi, à la Banque mondiale et aux partenaires bilatéraux et multilatéraux du Sénégal dont ils attendent qu’ils usent des sanctions prévues par les dispositions de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Ce n’est pas tout, puisque Me Wade et Cie engagent le peuple sénégalais à réclamer justice par une forte mobilisation et par tous autres moyens pertinents, afin que cette affaire ne soit pas rangée dans la longue liste des scandales impunis du régime de Macky Sall.

‘’Avec le peuple souverain, au Sénégal et dans la diaspora, le Frn prendra toutes ses responsabilités pour que la lumière soit faite sur cette affaire, que les coupables de tous bords soient punis et que les biens spoliés soient totalement restitués au peuple sénégalais, des générations actuelles et futures’’, concluent-ils

Abdoul Mbaye : «Moi, Sonko et MLD sommes en danger»

http://www.rewmi.com Sur sa page Facebook, Abdoul Mbaye affirme que sa sécurité ainsi que celle de Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall, Ousmane Sonko, qui pointent des scandales dans la gestion des ressources pétrolières et gazières sénégalaises, seraient menacées. Voici l’intégralité de son message d’alerte.

«Nous apprenons que la sécurité de Mamadou Lamine Diallo , Thierno Alassane Sall, Ousmane SONKO ainsi que #la_mienne serait en danger. Nous prenons à témoin le peuple du Sénégal et la communauté internationale. La recherche de la vérité sur l’affaire dite Petrotim n’a pas commencé avec le documentaire BBC. Elle ne s’arrêtera pas avec des accidents qui pourraient arriver à l’un d’entre nous, non plus en nous désignant comploteurs « tapis dans l’ombre » oeuvrant pour déstabiliser le Sénégal pour mieux justifier une disparition programmée d’ « ennemis de la Nation ». Nous continuerons de nous battre pour la vérité, rien que la vérité, parce que le Sénégal, malgré son recul démocratique constaté sous le règne de Macky Sall, doit rester une démocratie sanctionnant le vol et la trahison du peuple.

Pour qui se prend Abdoul Mbaye.

Oser poster que sa sécurité serait en danger et avec lui , d’autres qui semblent s’accorder  pour être aux ordres d’ intérêts ,  menacés par le cours nouveau qu’emprunte le pays , c’est vraiment se coller une importance démesurée, que rien ne justifie du reste.
Pense-t-il avoir secoué le pays avec les contre-vérités servies sur la gouvernance de nos ressources pétrolières et gazières. Réchauffées du reste car servies depuis déjà un moment.
Pense t’il avoir reconfiguré le paysage politique national et les rapports de force internes.
Pense t’il avoir inversé les tendances lourdes de la situation politique et changé les priorités des populations.
QUE NENNI!
C’est vraiment manquer de grille de lecture et certainement de maturité que de penser que  la délation peut servir de moyen de construction d’un leadership politique.
L’impact de leurs initiatives se mesure à leur représentativité dans le pays.
NUL!
Sachons raison garder. Ne confondons pas rêves et réalités.
Ils peuvent se pavaner, à leurs aises , ils risquent vraiment rien, vraiment rien.
Et qu’ils arrêtent de faire leur promotion par le « kazbou ». Harouna Hanne

Petrotim : «Si quelqu’un doit rendre compte,c’est Macky Sall…»,dit Barth (vidéo)

https://senego.com L’affaire Petrotim révélée par la chaîne anglaise BBC, continue de faire l’actualité. Le maire de la commune de Mermoz Sacré-Cœur et proche de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, Barthélémy Dias, s’est mêlé à la danse.

Dans l’émission Sen Jotaay, l’homme connu pour son franc parler, dit ses quatre vérités aux frères Sall. «Cette entreprise appartient à Aliou Sall ou Macky Sall»,dit-il.

« Pourtant, dit-il, c’est Macky Sall qui prônait la patrie avant le parti, mais il est en train de faire la famille d’abord. » Et pour Barth, « s’il y a quelqu’un qui doit rendre compte aux Sénégalais, c’est Macky Sall, car c’est lui qu’ils ont élu ».

Affaire Petro-Tim -Frank Timis brise le silence, parle des rôles d’Aliou Sall, Samuel Sarr, Atepa… et lave de tout soupçon le frère du Pr Macky

https://www.dakarposte.com Plongé dans un mutisme depuis l’éclatement de l’affaire Petro Tim qui défraie la chronique au Sénégal ces derniers mois, Frank Timis brise le silence. Agé de 55 ans, Frank Timis est véritable self made man. Roumain de naissance, il a connu une enfance malheureuse et a été contraint à l’exil. Son grand-père et son père ont tous les deux été exécutés par le régime dictatorial de Moscou. Avec force détails, l’homme d’affaires roumano-australien explique comment il s’est retrouvé au cœur d’une découverte historique de gaz au large des côtes sénégalaises. Le patron de Timis corporation n’entend pas se laisser ébranler par la plainte de l’opposition. Dans cet entretien à l’actif de nos confrères de l’AS (qui date de trois ans), retrouvé par dakarposte, le patron de Timis corporation décoche des flèches contre Karim Wade, loue la générosité de Me Abdoulaye Wade, salue le patriotisme de Macky Sall et lave de tout soupçon Aliou Sall, son frère.

Rencontre avec Aliou Sall

J’ai rencontré Aliou Sall au début de l’année 2010 en Chine où il était le chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal en Chine. C’est Pierre Goudiaby Atepa qui est un excellent ami qui me l’a présenté. Pierre et moi, ne faisons pas d’affaires, mais nous nous conseillons mutuellement. Je l’ai ensuite introduit auprès de plusieurs personnes en Chine.

Business au Sénégal

J’ai commencé à faire du business au Sénégal en 2010-2011 avec Petroleum Africa. La première fois que j’ai rencontré le Directeur général de Petrosen et le ministre de l’Energie d’alors, Samuel Sarr, c’était en 2009. Samuel Sarr est un homme très intelligent, je l’ai rencontré lors d’une conférence sur le pétrole et il m’a apostrophé : « Pourquoi ne venez-vous pas investir au Sénégal ? ». En matière d’exploration, on peut investir des millions de dollars pour rien. Au cours des dernières décennies, le taux de découverte est de 8%. J’ai dépensé 100 millions de dollars dans l’exploration au Sénégal. Heureusement d’ailleurs qu’on a découvert du gaz, alors qu’au Libéria 300 millions de dollars ont été engloutis et rien n’a été découvert. Donc, c’est un secteur à risque. Alors, lorsque j’ai rencontré la délégation sénégalaise à Londres, personne ne l’a prenait au sérieux. Or moi, je l’ai invitée chez moi. La première fois que je les ai rencontrés, je les ai adorés. Je leur ai offert un diner parce que je respecte les Africains. Ils sont venus dans mon bureau. Le ministre de l’Energie de l’époque, Samuel Sarr, qui faisait la promotion de son pays a tellement insisté que j’ai finalement accepté. J’ai envoyé à Dakar une mission à la tête de laquelle il y avait mon directeur exécutif, Thomson, qui était l’un des meilleurs au monde dans son domaine. La délégation s’est rendue à Dakar pendant une semaine  et a eu des séances de travail avec Petrosen. A son retour, ils m’ont dit qu’il y a un potentiel à Sénégal Sud vers les côtes gambiennes. Nous avons alors signé un MOU (Mémorandum of understanding) avec Petrosen. Ils ont estimé le budget à 70 millions de dollars avant même de savoir ce qu’on a découvert. On a formalisé en signant avec le Gouvernement. En quelques semaines, on a signé  pour 50 milliards. Entre temps, un ami m’appelle pour me dire que Samuel Sarr a été limogé et remplacé par Karim Wade. Lorsque j’ai eu Samuel qui m’a dit que son successeur est le fils du Président, j’étais très enthousiaste parce que je me suis dit que cela ira vite, puisqu’il doit vouloir faire de bonnes choses pour son pays.

Karim m’a posé un lapin cinq fois

Pendant cinq semaines, j’ai tenté d’entrer en contact avec le nouveau ministre. Pendant ce temps, le bateau était sur les côtes sénégalaises. Je devais payer trois millions de dollars de pénalités. On me mettait la pression et là j’ai craqué, j’ai demandé qu’on mette un terme au contrat parce que je n’en pouvais plus avec les pénalités. Vous pouvez vérifier cela à Petrosen. Lorsque j’ai joint Karim Wade, il m’a fait venir au Sénégal en me donnant rendez-vous. Une fois dans son bureau, on me dit qu’il a voyagé. Il m’a donné rendez-vous à Paris, puis en Arabie Saoudite et chaque fois, il me posait un lapin. Je me suis rabattu sur Pierre Goudiaby qui m’a aidé à rencontrer le Président Wade. J’ai pu le rencontrer dix fois et il m’a même offert un livre dédicacé. Wade est un homme bien avec un gros coeur. Quand je lui ai expliqué où on en était avec l’industrie, il a immédiatement approuvé. Nous sommes restés ensemble pendant cinq heures. Il a appelé son fils pour lui intimer l’ordre de signer le contrat. Le lendemain, Karim m’appelle pour râler, mais finit par signer. Le Président Abdoulaye Wade est un homme bien ; il aime le pays et tout le monde l’aime. Tout le contraire de Karim Wade qui est un criminel aux yeux des Sénégalais. Il m’a crié dessus et j’ai répliqué vigoureusement en lui disant qu’il n’est qu’un ministre et moi un homme d’affaires. Je lui ai dit : « Vous êtes un fils à papa, c’est pourquoi vous avez sept ministères ».

Affaire Petrotim

Petroasia est une entreprise asiatique appartenant à Edy Wung que je connais bien dans le business. En 2011, en tant que responsable de Petroleum Africa, je l’ai rencontré alors qu’il était en négociation à Dakar. Il m’a demandé de l’aider et je lui ai dit que c’était impossible parce que Karim Wade ne m’aime pas. Je lui ai suggéré Aliou Sall. C’était en 2011 et en ce moment, je ne savais même pas que son frère était opposant. Ma famille tient des actions dans Petroasia, une entreprise basée à Hong Kong. Petrotim était donc une filiale de Petroasia. La seule confusion autour de cette affaire est relative à l’appellation Tim. Mais je n’ai rien à y voir. J’ai dit à Edy si Karim sait que je t’aide, ce sera fini pour toi, parce qu’il ne m’aime pas du tout. Le Premier ministre, le ministre des Finances, Petrosen et le ministre de l’Energie ont alors signé les contrats mais ils n’ont pas eu le temps de les publier au Journal officiel. En droit, tout ce qui n’est pas publié au Journal official n’est pas légal. Petroasia n’en savait rien jusqu’au jour où Macky Sall, nouvellement élu, a annoncé qu’il allait dénoncer les contrats signés par l’ancien régime et qui n’avaient pas été publiés. Le gouvernement a alors signé, mais a augmenté de 10% les actions sur le partage de bénéfices. Petroasia et Petrosen étaient tombés d’accord sur un partage de 48 % contre 52. Le nouveau Président a dit non et proposé que le Sénégal prenne 58 % des bénéfices. Macky est intraitable sur les intérêts du pays. Une année plus tard, le contexte mondial était devenu défavorable, le prix du baril a chuté et le terrorisme avait fini de gagner la région et Petroasia avait décidé de se retirer.

Comment Petroasia est devenu Timis Corporation 

Petroasia a décidé de se retirer. A l’origine, c’est Pierre Goudiaby qui m’a mis en rapport avec Aliou Sall quand je lui ai demandé de me trouver un représentant local dynamique et intelligent. Il m’a mis en rapport avec Aliou Sall. Je ne connaissais pas Macky et je ne savais pas non plus que Aliou Sall était son frère. Quand je suis rentré à Dakar, je me suis rendu compte que Karim Wade savait que j’etais en relation avec Aliou Sall. J’ai alors dit à Aliou, pourquoi tu ne m’as pas dit que ton frère était dans l’opposition. Lorsque Edy a voulu se retirer, j’ai demandé à ma famille qu’on prenne le relai. C’était en juillet 2014. J’ai des frères et des cousins dans plusieurs secteurs, mais ils se sont montrés hostiles parce qu’il fallait mettre de l’argent là où on n’est pas sûr de gagner. J’ai alors, de mon propre chef, repris la licence d’exploration et les engagements de 275 millions de dollars d’investissement des mains de Petrotim. J’ai remis tous les documents à l’Ofnac. Ils doivent les publier. Il n’y a rien à cacher. Effectivement, le contrat concernait les deux blocks Cayar et Saint Louis. Mon staff m’a demandé de trouver un partenaire dans les 60 jours ou alors de démissionner. Ma famille m’a mis la pression. Elle m’a demandé de me débrouiller. J’ai parlé à Total sans succès, mais par un coup de chance Cosmos Energy, qui faisait de l’exploration en Mauritanie, fore un puits à un kilomètre des blocks sénégalais. Je rappelle qu’on a repris la licence de Petrosia à environ dix millions de dollars soit 2,5 millions en cash et l’équivalent 8% d’actions dans Timis Corporation. Nous avions donc hérité de leur engagement de financement de 275 millions de dollars et des 285 millions de garantie. A Cosmos donc, je cède 60 % des actions, mais je n’ai pas reçu un franc d’eux. Cosmos augmente l’engagement de financement qui passe de 275 à 450 millions de dollar. Cosmos se rend compte que le potentiel est énorme et accepte les conditions. Je pense que je leur ai beaucoup cédé. Je suis déçu. J’ai trop donné. Avec les deux blocks Kayar et Saint louis, c’est la plus grande découverte en Afrique. C’est aussi la plus importante découverte faite sur l’Océan Atlantique, mais c’est aussi la plus grosse découverte de gaz au monde au cours des 25 dernières années. Je suis déçu pour avoir trop donné, mais ma famille est contente, parce que désormais c’est Cosmos qui a hérité des actifs, notamment les 450 millions de dollars de garantie. Je garde tout de même les 30 %.

Démarrage de l’exploitation des réserves

Dans sept ans au plus tard, tout sera fait et le Sénégal va commercer à goûter au fruit de l’exploitation du gaz. Mais cela suppose un investissement colossal de 30 milliards de dollars. Ca va générer des milliers d’emplois pour les Sénégalais. Pourquoi veut-on qu’Aliou Sall se retire alors qu’il est en train de faire du bon boulot. Pour ce que nous sommes en train de faire, je pense que je mérite une statue ou un passeport diplomatique.

Pourquoi, vous n’avez pas paye de taxe au Sénégal …

Je n’ai pas payé de taxe au Sénégal, on est phase d’exploration. A ce stade, il n’y a pas de taxe à payer. C’est la loi qui le dit. Au stade d’exploration, ce sont des risques. J’ai pris la licence de Petrotim à environ dix millions, mais ce n’est pas une transaction locale. Les deux sociétés sont enregistrées à l’étranger, elles ne peuvent pas payer des taxes au Sénégal.

Aliou Sall à travaille de 2012 a 2014 à Petroasia.

Aliou Sall est un employé, il avait un contrat avec Petroasia. Il n’a aucune action. Lorsque nous avons pris les actifs de Petrotim, il devient employé de Timis Corporation. Aliou Sall a un salaire qu’il reçoit mensuellement comme tout travailleur. Pourquoi autant d’attaques contre lui. De quoi est-il fautif, de quoi est-il coupable si ce n’est de travailler à convaincre des investisseurs à venir au Sénégal.

 

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