Importation de produits laitiers : 54 milliards dépensés chaque année

Importation de produits laitiers : 54 milliards dépensés chaque année
Importation de produits laitiers : 54 milliards dépensés chaque année

 

http://www.rewmi.com Les maux du secteur laitier ont été passés en revue à l’occasion de la 19e édition de la journée internationale du lait, célébrée sous le thème: « Développement durable de la production laitière locale, une solution à l’emploi des jeunes et des femmes ». Le Ministre de l’Élevage et des Productions animales a soutenu que notre pays importe une valeur de 54 milliards FCfa chaque année en produits laitiers.

 L’augmentation de la production laitière passe par la modernisation de l’élevage, c’est la conviction des acteurs de la filière laitière. Réunis à l’occasion de la célébration de la 19e édition de la journée internationale du lait, sous le thème : « Développement durable de la production laitière locale, une solution à l’emploi des jeunes et des femmes», ces acteurs ont étalé les maux du secteur. Selon le président du comité de l’organisation de ladite journée, Ousmane Ndiaye, la chaine de valeur lait, à travers ses différents maillons, regorge de potentiels niches de métiers permettant de créer des emplois décents pour les jeunes et les femmes. « Force est de constater que cette filière est confrontée à de nombreuses contraintes liées à sa faible structuration, au faible potentiel génétique de nos vaches locales et à la question récurrente de l’alimentation du bétail », dit-il. Il reconnait tout de même que des efforts ont été faits par les autorités avec les importations de vaches de races exotiques à grand potentiel de production de lait. « Concernant les productions pastorales et agropastorales, la contrainte d’accès à l’eau est en voie d’être réglée par les pouvoirs publics avec beaucoup de réalisations hydrauliques. L’une des difficultés majeures, portant sur le développement de la filière lait, reste la récurrente question de l’alimentation du bétail en qualité et en quantité », a fait savoir Ousmane Ndiaye. A l’en croire, la santé animale demeure aussi une question centrale pour le développement de l’élevage. «Les troupeaux subissent une forte mortalité qui provoque une situation d’instabilité au niveau des exploitations familiales et, du coup, les éleveurs se mettent toujours dans des logiques de quantité et non de qualité de leur élevage», laisse-t-il entendre. Et de renchérir : «La gouvernance du secteur de l’élevage, plus particulièrement celle de la filière laitière, mérite une attention particulière. On ne dispose pas encore de statistiques fiables qui précisent les résultats des initiatives déployées partout et les situations de référence de la filière lait en vue de mieux planifier les activités à venir. Il s’agit de grandes faiblesse à corriger par les organisations de producteurs avec l’appui de l’Etat et des partenaires au développement ». Ces acteurs plaident la mise en place d’une interprofession où tous les acteurs seront représentés en vue de contribuer de manière significative, auprès de l’Etat et des partenaires, à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan de développement stratégique de la filière lait ».

Pour le Ministre de l’Élevage et des Productions animales, Samba Ndiobène Ka, 54 milliards FCfa sont dépensés chaque année pour l’exportation des produits laitiers au Sénégal. «La chaine de valeur du lait est une niche de métier pour les jeunes et les femmes. La structuration des organisations de production de lait constitue une problématique de taille qui interpelle les acteurs au quotidien », dit le Ministre. Samba Ndiobène Ka est d’avis qu’on ne peut faire émerger la filière nationale de lait en dehors d’un cadre d’interprofession forte, solide, pour entrer dans la phase d’une dynamique de maillot. En ce sens, des collèges régionaux de producteurs, de collecteurs, de transformateurs et de distributeurs ont été mis en place.Ngoya NDIAYE

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