Vallee du fleuve Sénégal : 8,63 milliards de FCFA pour…

Vallee du fleuve Sénégal : 8,63 milliards de FCFA pour…
Vallee du fleuve Sénégal : 8,63 milliards de FCFA pour…
http://www.rewmi.com Dans la vallée du fleuve Sénégal, la saison sèche chaude, première étape de la campagne agricole 2019-2020, est marquée par une consolidation du financement.
A fin mars 2019, le cumul du financement accordé par la Caisse nationale de Crédit agricole du Sénégal (CNCAS), lors des deux comités de crédit tenus pour la campagne de saison sèche chaude 2019, s’est établi à 8,63 milliards de FCFA (équivalent à 24318 ha), en hausse de 6,34% par rapport à la même période de 2018. C’est ce qu’a informé la Direction générale de la planification et des politiques économiques, dans sa note de conjoncture du premier trimestre. Cette orientation traduit l’engouement des producteurs pour la riziculture de saison sèche chaude au détriment de celle  d’hivernage. S’agissant des mises en valeur, les prévisions sont revues à la hausse alors que les réalisations à fin mars 2019 restent moins dynamiques qu’un an auparavant. Ainsi elles portent sur 54.400 hectares, en saison sèche chaude 2019, en hausse de 3,1% par rapport à la même campagne de  2018. Toutefois, un niveau de réalisation de 60,8% (33.091 hectares) est atteint, en baisse annuelle de 4,3%. Ce repli des emblavures traduit le démarrage tardif de la campagne, en rapport avec la libération du crédit. En effet, les autorisations de financement du premier comité de crédit CNCAS sont assujetties à certaines conditionnalités dont l’effort de remboursement intégral des crédits des précédentes campagnes (saison chaude 2018 et hivernage 2018/2019). Concernant la riziculture, il y a  recul des réalisations. A l’an 2 de la deuxième phase du Programme national d’autosuffisance en riz, la saison sèche chaude a été moins performante à fin mars 2019 qu’à la même période de 2018. En effet, sur une cible de 50.000 hectares, les réalisations sont estimées à 32.908 hectares dans la vallée, en baisse de 1520 hectares (6,2 points de pourcentage) relativement à la même saison de 2018. Ce recul des réalisations rizicoles s’explique par la non-participation de la délégation de Bakel et de certaines organisations de producteurs de Podor et Matam liée à une absence de financement de la part de la CNCAS en raison au non remboursement des crédits des campagnes passées. Zachari BADJI

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