Thierno Alassane Sall : « Pourquoi je ne veux pas d’un dialogue organisé par Macky Sall »

Thierno Alassane Sall : "Pourquoi je ne veux pas d'un dialogue organisé par Macky Sall"
Thierno Alassane Sall : "Pourquoi je ne veux pas d'un dialogue organisé par Macky Sall"

http://www.seneweb.com Absent lors de la cérémonie de lancement du dialogue national, mardi dernier, Thierno Alassane Sall a livré ses raisons sur le plateau de l’émission Objection de ce dimanche sur Sud Fm. Le président de République des valeurs lance d’emblée :  » Je ne suis pas pour un dialogue organisé par Macky Sall pour se sortir du trou dans lequel il s’est mis et il a mis le Sénégal. »

S’interrogeant sur « l’opportunité » des concertations en question, l’ancien ministre de l’Énergie avance qu’elles étaient inscrites dans l’agenda du chef de l’État « bien avant » la présidentielle de février.

En guise de preuve, Thierno Alassane Sall rappelle : « Au micro de France 24- comme souvent il se prononce à l’extérieur pour des questions qui intéressent le Sénégal-, il avait dit (parlant d’une amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade) : ‘on verra après les élections, dans un climat détendu, ce qu’ on fera. Mais là (avant les élections) laissez moi maintenir la pression et gagner les élections avec tous les moyens que j’y mets, quitte à tordre le coup aux principes de démocratie (sic). À ce moment on pourra revenir au dialogue’. »

Le président de République des valeurs est d’avis que « le Dialogue en lui même ne peut pas produire un miracle » sinon, ajoute-t-il, les Assises nationales, beaucoup plus consensuelles, en produirait.

À en croire l’ancien ministre, Macky Sall, qui a signé la charte des Assises, « a passé son temps entre 2010 et 2012 à promettre des réformes substantielles. La première chose qu’il a faite une fois au pouvoir c’est de casser le minimum qu’il avait trouvé, c’est-à-dire le Code électoral de 1992. Il a organisé un référendum pour nous sortir une constitution toute neuve qui était sensé être durable, un an et demi après il a changé cette constitution pour introduire le parrainage ».

Autre reproche de Thierno Alassane Sall à au chef de l’État : « Pendant toute la campagne il n’a avisé personne qu’il allait changé la constitution pour supprimer le poste de Premier ministre qui supprime en même temps le pouvoir de l’assemblée de contrôler l’action du gouvernement. Il modifie tout et  nous invite au dialogue. »

Thierno Alassane Sall « « Le Sénégal va aller vers un ajustement structurel »

http://dakarmatin.com Le président Macky Sall a mis le pays dans une situation économique désastreuse. C’est ce que révèle le leader du parti République des valeurs, Thierno Alassane Sall qui informe que la dette publique a augmenté de près de 1200 milliards de F Cfa en fin 2018.
« Le déficit budgétaire du pays, du premier trimestre 2019, en mars 2019, est de plus 458 milliards de F Cfa par rapport à 144 milliards en mars 2018. C’est-à-dire que par rapport au premier trimestre de 2018, le déficit budgétaire a fait plus que tripler et il est presque égal à l’ensemble du déficit de l’année 2018 », révèle le leader de la République des valeurs.

« Cela veut dire que, explique Thierno Alassane Sall, sur les trois (3) prochains trimestres vers lesquels on va, il va falloir faire un effort de rattrapage pour rester dans les 3,5% de déficit que l’Etat du Sénégal s’est engagé à respecter avec les Institutions internationales notamment le Fmi (fond monétaire international, ndlr) et la Banque mondiale. Donc, on n’a plus droit qu’ 3, 4 ou 5 milliards de déficits budgétaires pour l’ensemble des trois trimestres qui reste pour cette année 2019. Et, c’est extrêmement grave », fulmine l’ancien ministre de l’Énergie.

« Certes, reconnait-il, il y a eu une contribution assez importante des dépenses en investissement, mais les charges d’intérêts sur la dette ont augmenté de 54% et aujourd’hui, on a payé au premier trimestre 2019, 116 milliards à cause de l’échéance et l’Eurobond  de 2017. La masse salariale a aussi augmenté de 16% ».

L’invité de l’émission ‘Objection » de Sud Fm de c dimanche 02 juin 2019 de rappeler qu’ : « En fin 2018, la dette publique a augmenté de près de 1200 milliards de F Cfa pour atteindre 8400 milliards de F Cfa en fin 2018. 8400 milliards, c’est l’augmentation de la dette du Sénégal. Rien que pour payer la dette, chaque année, nous devons consacrer 100 milliards de F Cfa ».

Par conséquent, avance -t-il: « Le Sénégal va aller vers un ajustement structurel, c’est dommage de le dire ». Il informe par ailleurs, que des sources lui ont révélé que « le Fmi et la Banque mondiale ont obtenu du gouvernement de réaliser un ajustement structurel après les élections »

 Thierno Alassane Sall:«Macky appelle au dialogue parce qu’il est contraint par le situation économique du pays»

https://www.pressafrik.com  Le Leader du parti République des valeurs est convaincu que le dialogue national, lancé par le président Macky Sall le 28 mai dernier, ne peut pas régler les problèmes du pays. Selon Thierno Alassane Sall, les  concertations ne peuvent  pas produire un miracle.

« En ce qui concerne la République des Valeurs, je me pose des questions en ce qui concerne l’opportunité du dialogue. Je ne suis pas pour un dialogue organisé par Macky Sall pour se sortir du trou dans lequel il s’est mis et il a mis le Sénégal », déclare Thierno Alassane Sall.

Poursuivant, il explique : « Le dialogue était dans l’agenda de Macky Sall bien avant les élections, il a dit au micro de vos confrères de l’extérieur, comme souvent, il s’exprime à l’étranger sur des questions qui intéressent le Sénégal. Il (Macky Sall, ndlr) avait dit, rappelle-t-il : « on verra après les élections dans un climat détendu ce qu’on fera, mais là, sous entendant avant les élections, laissez-moi maintenir la pression, gagner les élections, comme je m’organise pour les gagner avec tous les moyens que j’y mets, quitte à tordre le cou aux principes élémentaires de démocraties et une fois que j’aurais gagné ce moment on pourra revenir sur le dialogue ».

L’invité de l’émission « Objection » de Sud Fm de ce dimanche 02 juin 2019 tient à informer les Sénégalais que : « le dialogue en lui-même ne peut pas produire un miracle sinon, après les Assises nationales, on ne peut y avoir de dialogue plus consensuel que les assises nationales où même des syndicats de presse comme Synpics, la patronat secteur, des intellectuels universitaires, des hommes libres comme Amadou Moctar Mbow, des partis politiques avaient participé, et étaient partis visiter l’ensemble du pays , ont organisé des audiences dans l’ensemble du pays et là tous les Sénégalais qui le souhaitent avait librement s’exprimer ».

Il ajoute : « On a sorti des recommandations absolument consensuelles sur lesquelles Macky Sall lui-même a apposé sa signature, rien ne vaut plus qu’une signature. Et il a passé le temps entre 2010-2012  jusqu’aux élections à promettre des réformes substantielles qui feraient progresser la démocratie du pays. Une fois arriver au pouvoir, la première chose qu’il a faite, c’est de casser le minimum qu’il avait trouvé et qui ne nous satisfaisait pas déjà, en 2012,c’est-à-dire le code de 92».

Deuxièmement, rappelle-t-il: « il a organisé un Référendum, où il a sorti une Constitution toute neuve, qui était censée être durable, intangible pendant au moins son ou ses mandats. Moins d’un an et demi après, il a changé cette Constitution pour introduire le Parrainage de par sa seule volonté avec un seul souci d’organiser des élections comme il l’entend pour gagner ».

« Plus grave, peste-t-il, pendant toute la campagne durant les élections, il n’a averti personne qu’il va modifier la Constitution pour supprimer le poste de Premier ministre. Il modifie la Constitution  comme il veut, il introduit ce qu’il veut et il dit après venons nous asseoir, on va voir les petites mesures cosmétiques genre parrainage, comment on va alléger la caution.

« Le débat, il est ailleurs »

A en croire Thierno Alassane Sall, le débat, il est ailleurs. « Quand on veut dialoguer avec les gens, il faut leur dire très clairement quels sont les problèmes. Macky Sall, qui est tout d’un coup devenu très friand au dialogue, c’est pas parce que il veut dialoguer en démocrate, c’est parce qu’il est contraint par la situation économique du pays qui est très grave ». Aminata Diouf

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