Revue de presse du vendredi 07 juin 2019

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revue de presse du vendredi 07 juin 2019

« LES MESURES DE GRATUITÉ PEUVENT ÊTRE ÉLARGIES À D’AUTRES SERVICES BANCAIRES’’ (SECRÉTAIRE EXÉCUTIF OQSF)

Dakar, 7 juin (APS) – L’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF) estime que les mesures de gratuité de services bancaires en œuvre depuis octobre 2014, « peuvent être élargies à d’autres services à défaut de réduire progressivement les conditionnalités », a déclaré son secrétaire exécutif, Habib Ndao.

Selon M. Ndao, « nonobstant le fait que les conditions de banque sont libres, l’OQSF estime que les mesures de gratuité peuvent être élargies à d’autres services à défaut de réduire progressivement les conditionnalités ».

« C’est le cas par exemple des frais de délivrance de documents administratifs tels que les attestations d’engagement et de non engagement, les pénalités sur les remboursements anticipés de crédit qui constitueraient des entraves tarifaires à la mobilité bancaire », a-t-il dit dans un entretien paru dans un numéro hors-série consacré à la banque et à la finance par LEJECOS (le journal de l’économie sénégalaise).

L’OQSF « considère qu’un premier pas encourageant a été franchi dans la rationalisation des tarifs d’opérations récurrentes depuis le 1er octobre 2014, date de leur entrée en vigueur », avec l’officialisation en octobre 2014, de 19 mesures de gratuité édictées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), note M. Ndao.

Il rappelle que ces mesures de gratuité portent sur les produits et services liés à l’ouverture, au fonctionnement et suivi du compte, aux moyens et opérations de paiement mais aussi à la banque à distance.

Habib Ndao a précisé que ces mesures découlaient « d’une concertation entre la profession bancaire représentée par l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers(APBEF) et la BCEAO ».

Le secrétaire exécutif de l’OQSF signale que dans le cadre d’une enquête de satisfaction sur les services bancaires, sa structure a été amenée à recueillir les opinions des clients sur la question. « Et il est apparu, d’après ces derniers, que la connaissance même de ces mesures reste encore faible ».

Habib Ndao souligne que « seuls 17,5% de l’échantillon global déclarent connaître les services offerts à titre gratuit par les banques », une « méconnaissance (…) également confirmée par le faible taux de clients qui déclarent avoir eu à constater la gratuité de certaines opérations et services sur leur relevé de compte ».

La promotion de l’inclusion financière occupant « une place centrale dans les nouvelles orientations définies par les pouvoirs publics », l’ambition de l’OQSF « est de créer les conditions optimales en mesure de renforcer » son cadre d’intervention, indique son secrétaire exécutif.

De cette manière, l’OQSF compte se « positionner comme l’épicentre de la promotion de l’inclusion financière », pour arriver à « une croissance du taux de bancarisation et ainsi, réduire le taux d’exclusion » bancaire, a-t-il ajouté.BK/ASG

LITIGES BANCAIRES : L’OQSF RENFORCE SON DISPOSITIF DE MÉDIATION

Dakar, 7 juin (APS) – L’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF), qui se targue d’avoir traité 2619 dossiers litigieux entre 2010 et 2018, dont 90% ont trouvé une issue favorable, vient de mettre en place une plateforme de gestion digitalisée des plaintes des usagers des banques, dans le but de renforcer l’efficacité de son dispositif, a indiqué son secrétaire exécutif, Habib Ndao

En matière de conseil et d’accompagnement, « l’OQSF a mis en place une plateforme de gestion digitalisée des plaintes des clients à travers un dispositif dénommé « SATIS », dans la perspective de renforcer l’efficacité du dispositif de la médiation et d’améliorer les modalités de traitement des réclamations », a-t-il révélé.

« Cette plateforme qui est en phase de test, permet d’une part, de collecter les plaintes et réclamations des usagers via l’outil internet et l’envoi de SMS, et d’autre part, de transmettre lesdites requêtes aux institutions financières concernées pour un traitement diligent », a ajouté le secrétaire exécutif de l’OQSF.

« Enfin elle permet de générer en temps réel des statistiques sur les réclamations des clients, la typologie etc. et de produire des rapports périodiques », a ajouté Habib Ndao dans un entretien paru dans un numéro hors-série consacré à la banque et à la finance par LEJECOS (le journal de l’économie sénégalaise).

Selon M. Ndao, « le diagnostic continu du secteur financier à travers l’analyse des informations diverses issues des travaux d’enquêtes de satisfaction, permet de façon régulière de mettre en évidence des points d’insatisfaction à corriger afin de renforcer le sentiment de protection et incidemment la confiance des clients et usagers à l’égard du système financier ».

« C’est à ce titre que l’OQSF procède périodiquement à la formulation d’une série de recommandations aussi bien à l’endroit des opérateurs de services financiers que des autorités monétaires », a-t-il rappelé.

« Au plan des statistiques consolidées, révèle-t-il, entre 2010 et 2018, le nombre cumulé de dossiers litigieux traités par la Médiation financière de l’OQSF s’établit à deux mille six cent dix-neuf (2619). En moyenne, 90% des cas de médiation soumis ont trouvé une issue favorable à la satisfaction des parties et la relation commerciale a pu être préservée, en faisant l’économie de procédures judiciaires longues et coûteuses ».

Il rappelle que « les actions menées par l’Observatoire sont principalement axées sur une démarche inclusive » et « consistent à montrer à tous les acteurs, l’impérieuse nécessité d’augmenter le taux d’inclusion financière, en mettant en relief les intérêts des uns et des autres sur l’atteinte de cet objectif ».

Dans cette perspective, l’exploitation des opinions des clients sur les services offerts par les banques contribue à mettre en exergue différents « points d’amélioration », parmi lesquels « l’attitude peu coopérative des banques face à leur volonté de changement de domiciliation de compte des clients », « une fréquence irrégulière de réception des relevés bancaires » et « des dysfonctionnements récurrents sur les services des GAB ».

Le « coût jugé élevé de la carte bancaire et des opérations effectuées dans des GAB différents de ceux de la banque du client », « le niveau élevé des frais de tenue de compte et un coût élevé du crédit », le « manque de diligence noté dans le traitement des dossiers de prêt » et la « méconnaissance des services bancaires offerts à titre gratuit » comptent également parmi ces points à améliorer, selon Habib Ndao.

Il note, sur un plan général, que « la situation du secteur bancaire sénégalais reste globalement marquée par une consolidation de son niveau de performance », ce qui est « reflété par la bonne tenue de ses principaux agrégats et l’élargissement du réseau ».

« Malgré ces progrès encourageants, des efforts seraient souhaitables dans la perspective d’apporter d’une part, plus de transparence dans les pratiques bancaires, et d’autre part de stimuler une saine concurrence entre les différents opérateurs du secteur, tout en encourageant la poursuite de la rationalisation des coûts des services », a-t-il recommandé. BK/ASG

NAVIRE TOUJOURS À QUAI…QUANTITÉ  INSIGNIFIANTE DE BRUT DÉCHARGÉE : Et si Dermond OIl and Gas avait les épaules trop frêles pour assurer le marché confié par la Sar?

https://www.dakaractu.com Adjudicataire du dernier appel d’offres de brut de la SAR, Dermond Oil and Gas n’a toujours pas livré la totalité des  950.000 bbls de brut en open crédit, qu’elle se devait. Même si le navire MT Max Jacob avec une cargaison totale de 950.917 bbls, a accosté depuis le 30 mai pour une arrivée à Dakar depuis le 5 Mai dernier. Ce qui signifie, très clairement, que les blocages d’ordre financier de

Dermond ne sont toujours pas résolus pour libérer son fournisseur . Toutes choses préjugeant que Dermond Oil and Gas a les épaules trop frêles pour assurer le marché et sa continuité. En effet, l’on se pose d’ores et déjà la question de savoir si les deux cargaisons attendues seront un jour livrées étant donné que la première peine encore à être déchargée.

Les choses qui semblent bouger sont toujours loin de donner satisfaction. En effet, la navire, en question, a successivement procédé à deux déchargements de 150 000 bbls , soit 300 000 bbls au total. Ce qui fait que le MT Max Jacob garde encore par devers lui une cargaison équivalente à 650 917 bbls. D’ailleurs, cette façon de décharger par à coup et surtout par jets éloignés relève d’une pratique absolument inhabituelle dans le secteur. Ce qui, malheureusement, constitue l’arbre qui cache la forêt.

Ce blocage a également un coût quotidien de 30’000 dollars à payer à l’armateur au titre des surestaries. Des frais qui devront bien être supportés par quelqu’un d’autre que la Sar qui n’est pas en défaut. La responsabilité incombe cependant aux responsables de la Sar du choix d’un fournisseur incapable de remplir ses engagements.

Trois choses restent, à l’évidence,  constantes dans cette affaire . 1- Le navire de Dermond n’a toujours pas déchargé l’intégralité de sa cargaison malgré ce long séjour qui date de plus d’un mois. Ce que la cellule de communication de la SAR a confirmé à Dakaractu expliquant que le déchargement se poursuit. 2- Dermond semble n’avoir toujours pas su résoudre ses blocages financiers. 3- Le Sénégal n’est guère à l’abri d’une pénurie de carburant.

Dermond Oil and Gas est, pour mémoire, l’adjudicataire choisie par la Société Africaine de Raffinage et à qui il a confié un marché de pétrole brut d’un coût de 60 millions de dollars par cargaison, soit un total de 180 millions de dollars.

Grâce à Der Mond Oil and Gas,la SAR ne court aucun risque de rupture de fuel

http://www.seneweb.com Der Mond Oil and Gas, est catégorique. La Société africaine de raffinage (SAR) ne court aucun risque de rupture d’approvisionnement en fuel, contrairement à certaines informations diffusées ces derniers jours.

«Aujourd’hui, et pour la première fois, contrairement à d’autres (acteurs) présents dans le secteur depuis une quarantaine d’années, Der Mond Oil and Gas, dans son souci d’accompagner les autorités, a prêté à la Sar prés de 40 milliards de Fcfa, soit l’équivalent de 850 000 barils et le déchargement suit son cours normal, informe la compagnie dans un communiqué. A la date d’aujourd’hui, 672. 000 barils sur les 850.000 ont été déchargés. Il convient de préciser que les 100.000 barils supplémentaires sont la propriété de Der Mond Oil and Gas.»

 Dans le même communiqué, on apprend que «depuis le mois de septembre 2018, Dermond Oil and Gas assure, à crédit et sans pénalité, l’ensemble de l’approvisionnement en fuel du Sénégal pour un montant de plus de 100 milliards de francs Cfa, vérifiable au niveau du Fonds de soutien de l’énergie». La compagnie rappelle qu’elle «a souvent déchargé le fuel, sans couverture contrairement à ce qui est stipulé dans le contrat, pour éviter une rupture à la Senelec».

En conclusion, la société basée à Abu Dhabi lance une pique à ses détracteurs : «Ceux qui prétendent s’inquiéter pour le pays, en attaquant sans fondement Der Mond Oil and Gas, devraient plutôt s’intéresser aux bateaux de gaz qui repartent du Sénégal, sans décharger et des soucis réels du détenteur du marché à exécuter son contrat qui n’arrive pas à décharger des bateaux dont le montant est inférieur à XOF 2.000.000.000 FCFA.»

Précisions de Der Mond Oil and Gas

Contrairement à certaines informations diffusées ces derniers jours, et comme l’a attesté un communiqué de la Société africaine de raffinage (Sar), Der Mond Oil and Gas exécute correctement le contrat le liant à la raffinerie, gagné suite à un Appel d’offres international, tout en sécurisant l’approvisionnement du Sénégal. Aujourd’hui, et pour la première fois, contrairement à d’autres présents dans le secteur depuis une quarantaine d’années, Der Mond Oil and Gas, dans son souci d’accompagner les autorités, a prêté à la Sar près de *40 milliards de FCFA,* soit l’équivalent de 850.000 barils et le déchargement suit son cours normal. A la date d’aujourd’hui, 672. 000 barils sur les 850.000 ont été déchargés. Il convient de préciser que les 100.000 barils supplémentaires sont la propriété de Der Mond Oil and Gas. C’est dire que, contrairement à ce qui est insinué depuis un certain temps, il n y a aucun risque de rupture, malgré toutes les manœuvres sur le plan national et international. A l’opposé de certains fournisseurs, Der Mond Oil and Gas reste absolument engagé dans sa mission au Sénégal comme elle l’est dans le reste du monde. Depuis le mois de septembre 2018, Dermond Oil and Gas assure, à crédit et sans pénalité, l’ensemble de l’approvisionnement en fuel du Sénégal pour un montant de plus de 100 milliards de FCFA, vérifiable au niveau du Fonds de soutien de l’énergie. En effet, Der Mond Oil and Gas a souvent déchargé le fuel, sans couverture contrairement à ce qui est stipulé dans le contrat, pour éviter une rupture à la Senelec. Autant de facilités financières qui témoignent de l’engagement patriotique de Der Mond Oil and Gas mais qui semblent déranger plusieurs intérêts qui ont, par le passé, adopté des postures déloyales pour contraindre les autorités à des paiements et des pénalités souvent exagérés. Ceux qui prétendent s’inquiéter pour le pays, en attaquant sans fondement Der Mond Oil and Gas, devraient plutôt s’intéresser aux bateaux de gaz qui repartent du Sénégal, sans décharger et des soucis réels du détenteur du marché à exécuter son contrat qui n’arrive pas à décharger des bateaux dont le montant est inférieur à XOF 2.000.000.000 FCFA.
Finalement c’est à se demander qui a les épaules trop frêles !

SUITE A UNE ARDOISE DE 3,3 MILLIARDS DANS LE CADRE DU PRODAC : Green 2000 menace de rompre le contrat et de quitter le Sénégal, si un versement d’un milliard n’est pas fait en fin juillet

https://www.jotaay.netLa société israélienne Green 2000, chargée d’exécuter les travaux d’installation du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), est dans tous ses états, suite à une ardoise de 3,375 milliards que lui doit le projet dirigé par Mamina Daffé, et par extension, Locafrique, bailleur de l’Etat du Sénégal dans le cadre dudit projet. Ainsi, dans une correspondance envoyée au coordonnateur du Prodac, Mamina Daffé, en date du 7 mai 2019, le patron de Green 2000, Daniel Pinhassi menace de rompre le contrat et quitter le Sénégal au 31 juillet 2019, si l’Etat ne règle pas, au moins, la moitié de cette créance, soit un milliard franc Cfa.
Le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) initié par le chef de l’Etat pour contribuer à la réduction de la précarité sociale en milieu rural, par la promotion de l’entreprenariat agricole des jeunes et des femmes, à travers l’aménagement de vastes étendues de terres (Domaines agricoles communautaires Dac dans différentes régions du pays) et de les doter d’infrastructures permettant aux jeunes de s’adonner à des activités économiques et devant aboutir à la création de 300.000 emplois en cinq ans (2014-2019), est dans un coma profond. De très sérieux dysfonctionnements entre le Prodac, maitre d’ouvrage du projet, la société israélienne Green 2000 chargée de l’exécution des installations et Locafrique, le bailleur du projet pour l’Etat du Sénégal, sont à l’origine de ce mal-être. En effet, la société chargée d’exécuter les travaux, en l’occurrence Green 2000, menace de mettre un terme au contrat et de quitter le Sénégal, le 31 juillet prochain. C’est par une correspondance du coordonnateur de Green 2000, Daniel Pinhassi, au coordonnateur national du Prodac, Mamina Daffé, le 7 mai 2019 dernier, avec ampliation au ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, dont «Les Échos» détient copie, que ladite société chargée de l’exécution des travaux s’est offusquée du préjudice qu’elle a subi et de son désir de vider le plancher, si l’Etat du Sénégal ne met pas la main à la poche.

Si un versement immédiat d’un milliard n’est pas réglé…

En effet, Green 2000 se désole de constater que l’état des paiements au début du mois de mai 2019 est toujours de 23.982.089 euros, soit un peu plus de 15,5 milliards francs Cfa, représentant 62,7% de la valeur totale du contrat entre les parties. Mais, sans raison aucune, depuis plus d’un an, Green 2000 ne reçoit plus de paiement. Un blocage qui indispose fortement la société israélienne, qui continue pourtant de financer les activités du Dac de Sefa à Sédhiou, à hauteur de 75.000 euros par mois, (48,7 millions francs Cfa par mois et plus d’un demi-milliard par an). Ce, pour respecter son engagement auprès du gouvernement du Sénégal et le succès de cet important projet. Devant ce préjudice important, la société israélienne ne compte plus consentir de sacrifices. «Si un paiement immédiat de 1,5 million d’euros (soit la moitié des factures en instance – un milliard francs Cfa) n’est pas réglé et si le gouvernement du Sénégal ne présente aucune solution permettant de mener à bien le projet, Green 2000 sera obligée de quitter le Sénégal et de mettre un terme au contrat signé entre les parties, en fin juillet 2019», relève Daniel Pinhassi, dans la correspondance adressée au coordonnateur du Prodac.
Des menaces sérieuses de Green 2000, qui invite le gouvernement à considérer cette lettre comme «une notification officielle» de son intention de mettre un terme à sa présence à Sefa, le 31 juillet 2019. Dans de très bonnes dispositions,
Daniel Pinhassi, dans sa volonté de décanter la situation, s’est dit disposer à proposer au gouvernement du Sénégal une offre de financement attrayante.

Pour le Dac de Sefa, l’Etat doit à Green 2000 la somme de 2.706.444 euros (1,750 milliard francs Cfa)

Dans cette correspondance adressée au coordonnateur du Prodac, Green 2000 a dressé le tableau récapitulatif de l’état d’avancement des travaux par rapport aux paiements reçus. Ainsi, en ce qui concerne le Dac de Sefa, sur un montant total de 9.559.285 euros, Green 2000 a perçu 8.542.372 et l’Etat du Sénégal, à travers Locafrique, reste devoir une enveloppe de 1.016.913 euros. En plus des frais supplémentaires de 1.689.531 euros, ce qui représente une facture en instance de paiement 2.706.444 euros, soit 1,750 milliard francs Cfa, alors que le matériel et l’implantation sont effectifs à 100% au mois de mai 2019.

Zéro franc décaissé pour le Dac de Sangalkam, seulement 2 millions d’euros sur 9,5 millions d’euros sur le Dac de Itato

Au niveau des Dac de Keur Momar Sarr Kms) et de Keur Samba Kane (Ksk), l’Etat reste devoir respectivement à Green 2000 la somme de 2.197.511 euros (1,4 milliard francs Cfa) et 3.043.199 euros (1,9 milliard francs Cfa). Sur l’état d’avancement des travaux, l’implantation s’est faite au Dac de Keur Momar Sarr à hauteur de 70% et 3% seulement pour le Dac de Keur Samba Kane. Quant aux Dac de Itato et de Sangalkam, Green 2000 est en phase étude et planning. Si pour le Dac de Sangalkam, l’Etat n’a pas encore décaissé un kopeck pour un projet estimé à 6.097.560 euros, soit 3,9 milliards francs Cfa, pour celui de Itato, sur le coût du projet chiffré à 9.559.285 euros, soit 6,2 milliards francs Cfa, l’Etat, par l’intermédiaire de son bailleur, n’a versé que 1.911.857 euros, soit 1,2 milliard francs Cfa.

Pour des Dac qui devaient être livrés en 8 mois, la lenteur de Locafrique dans le décaissement perturbe tout

Par ailleurs, entre la société Green 2000 chargée de l’exécution des travaux d’installation et le bailleur Locafrique, des incidents ont commencé depuis le début du projet et ont rythmé la
cohabitation entre ces deux acteurs. En effet, Green 2000 avait décrié les retards de paiements de Locafrique, alors qu’elle avait déjà mobilisé au début du projet quatre équipes d’experts, assuré leur prise en charge, en plus d’acheminer les
équipements jusqu’au port de Dakar. Ce qui a été à l’origine
des lenteurs notées dans la livraison des quatre premiers Dac dans un délai de huit mois. C’est finalement 11 mois après le
démarrage du projet, en juin 2018, que Green 2000 a reçu un
virement de 1,5 milliard francs Cfa, alors qu’elle courait derrière une facture de 3,6 milliards francs Cfa. Pour autant, elle s’était
engagée à poursuivre les travaux. De son côté, Locafrique dirigée par Khadim Ba, qui s’était engagée à financer le projet à
hauteur de 29,6 milliards francs Cfa, remboursables sur cinq ans par l’Etat du Sénégal, avait argué pour sa défense que les
paiements à Green 2000 se font sur demande formelle du
Prodac qui représente les intérêts de l’Etat.Moussa CISS

Ciments du Sahel de Latfallah Layousse : 236 hectares pillés dans la forêt classée de Bandia

https://www.pressafrik.com La forêt classée de Bandia a perdu quelque 236 hectares, affectés aux Ciments du Sahel de Latfallah Layousse pour l’exploitation d’une deuxième carrière. Un scandale de plus qui interpelle tous les défenseurs de l’environnement. Ce que dénoncent les populations qui vivent de cette forêt et qui n’en peuvent plus de ces agressions pour le moins scandaleuses.
Selon « Libération », il y a de cela quelques jours, une audience publique a été organisée à Bandia entre les populations, les autorités municipales et les représentants des Ciments du Sahel. Ces derniers ont beau tenté de justifier leur projet, en promettant monts et merveilles aux populations qui n’ont voulu rien entendre. Un vrai dialogue de sourd et aujourd’hui ces pauvres populations interpellent directement le président de la République, Macky Sall.
Pour rappel, dès 2009, 210 hectares de la forêt classée étaient attribués à la Cimenteries Sa «aux fins d’exploiter une concession minière dans le cadre d’un projet de cimenterie». Dans la même année, 129 hectares étaient « cadeautés» à la Société pour le Développement de l’Industrie, du Tourisme et de l’Habitat au Sénégal (Sodevit) alors que les transports Ahmed Djouma Gazal & Fils étaient autorisés à ouvrir et à exploiter une carrière de calcaire sur une superficie de 17 ha dans la forêt classée.
De suite, la Sénégalaise des industries (Sdi) se voyait attribuer 121 hectares sur le même site. On apprendra plus tard que cette entité était contrôlée par Bibo Bourgi. Cette main basse sur la forêt classée, pour satisfaire des industriels, a fini de détruire toutes les ressources en plus des dégâts sur la santé des populations, indique le journal.  Ibrahima Mansaly

LUTTE CONTRE L’INSALUBRITE A DAKAR : 21 000 tonnes de déchets collectées en une semaine

http://www.lesoleil.sn L’Unité de coordination de gestion des déchets solides (Ucg) a mobilisé 1600 hommes pour rendre Dakar propre après la fête de Korité. Cela a donné des résultats, d’après le coordonnateur de l’Ucg, avec 3000 tonnes d’ordures collectées par jour depuis une semaine, faisant qu’aucun dépôt sauvage n’a été enregistré.
Lendemain de fête au marché Hlm. Les vendeurs encore présents débarrassent les stands aménagés aux abords de la route principale. Pour les besoins de la Korité, la mairie avait installé une mini-foire pour permettre aux commerçants d’avoir d’autres espaces de vente. Après plusieurs jours d’intenses échanges, le sol est jonché d’ordures, notamment de sachets, de cartons ayant servi à l’emballage des articles. Les agents de l’Unité de coordination de gestion des déchets solides (Ucg) sont à pied d’œuvre pour ramasser les ordures. Une pelleteuse recharge les déchets dans les camions pré-positionnés. Depuis quelques années, à chaque lendemain de fête, la ville de Dakar présentait un visage hideux avec des dépôts sauvages un peu partout. Mais, la donne a changé durant cette Korité. Selon le coordonnateur de l’Ucg, Ousmane Ndao, qui s’est rendu hier sur le terrain, après le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, l’opération a permis de collecter, depuis une semaine, 3000 tonnes d’ordures par jour dans la région de Dakar.
Il a souligné que le jour de la Korité, il y a eu 393 rotations de véhicules pour l’enlèvement des déchets. Aussi, 1600 hommes ont été mobilisés pour avoir des résultats significatifs. « Cette année, nous avons instauré une nouvelle touche en mettant en place l’Unité de veille et de sensibilisation (Uvs) qui a commencé à travailler depuis une semaine », a affirmé M. Ndao. Cette unité s’est déployée sur les centres de production de déchets, notamment au niveau des marchés et mosquées, pour sensibiliser les Sénégalais. Parallèlement à ce travail, l’unité de pré-collecte a canalisé les charretiers, souvent à l’origine des dépôts sauvages, en collectant les déchets qu’ils transportent.
Le coordonnateur de l’Ucg de préciser que conformément aux recommandations du président de la République, leur structure est en pleine action dans le Programme zéro déchet. A l’en croire, les moyens nécessaires ont été déployés dans ce cadre pour assurer une bonne fête. « C’est une opération qui a été planifiée depuis longtemps ; elle est en train d’être mise en œuvre et donne les résultats attendus. C’est un objectif atteint », a laissé entendre Ousmane Ndao. Tout en se réjouissant de constater que grâce à ce programme il y a actuellement zéro dépôt sauvage à Dakar, il a informé que les équipes ont commencé à travailler depuis une semaine pour se concentrer davantage le jour de la Korité.
Les commerçants du marché Hlm interrogés reconnaissent qu’après les fêtes, le site était envahi par les ordures. Modou Bousso Diaw, marchand ambulant qui salue cette opération de l’Ucg, a confié qu’à leur niveau, ils s’organisent avec la mairie des Hlm pour nettoyer les lieux de vente chaque soir. Vendeur de sacs, Mamadou Sall a soutenu que c’est pour cette cause qu’ils ont même accepté de sacrifier une journée de travail, afin que les nombreux déchets soient enlevés au grand bonheur des populations du quartier.Oumar KANDE

NON FREQUENTATION DES STRUCTURES DE SANTE : Faute d’argent, 50,9% des Sénégalais ne se soignent pas

https://www.jotaay.net/  50,9% des Sénégalais ne fréquentent pas les structures sanitaires faute d’argent. C’est ce qui ressort des résultats du projet «A l’écoute du Sénégal». Ce qui conduit à une question : à quoi sert la Couverture maladie universelle ?
C’est l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui a publié les résultats du projet «A l’écoute du Sénégal». Ce projet a intégré un second module «santé» pour mesurer une partie de la situation sanitaire du pays, suite à une première expérience réalisée en fin 2015. Ce rapport met à nu les limites objectives de la Couverture maladie universelle, grand projet présidentiel destiné à alléger les coûts sanitaires. En effet, le rapport qui s’est penché sur les raisons de la non-fréquentation des structures de santé pour apaiser ou guérir une maladie/blessure, démontre que les Sénégalais n’ont pas les moyens financiers pour faire face au problème de santé. «Les raisons de non-fréquentation des structures de santé pour apaiser ou guérir une maladie/blessure sont multiples, selon les usagers et varient peu d’un milieu de résidence à un autre», lit-on dans le rapport. Mais en règle générale, il ressort que les Sénégalais ne se rendent pas dans les structures de santé pour deux raisons principales : le manque d’argent (50,9%) et, dans une moindre proportion, la non-gravité de la maladie ou blessure (29,8%). Le manque d’argent est plus évoqué dans les villes de l’intérieur (65,5%) et en milieu rural (55,2%) alors que la non-gravité de la maladie ou blessure est plus citée à Dakar (47,4%). Du côté des ruraux, 4,2% ont évoqué l’impossibilité de se déplacer vers l’établissement de santé pour se soigner en cas de maladie ou blessure. Par ailleurs, le rapport renseigne que le rhume ou la fatigue occupe la première place parmi les trois maladies les plus fréquentes. Parmi les Sénégalais récemment atteints d’une maladie, 27,5% ont déclaré avoir souffert de rhume ou de la fatigue contre 11,6% de maux de tête et 7,8% de maux d’estomac. Globalement, les Sénégalais font très souvent recours aux services de santé publics ou privés pour se faire soigner en cas de maladie ou blessure (55,8%), et restent au moins satisfaits du traitement reçu (87,1%). Le rapport note également, pour la plupart du temps, que ces usagers sont pris en charge par un personnel médical qualifié lors de leur visite dans les structures sanitaires (87,3%).Samba THIAM

REGARDS CROISES D’ACTEURS SUR LES CONQUETES, ENJEUX ET DEFIS : Regards croisés d’Abdoulaye Ndiaga Sylla, Diatou Cissé, anciens Secrétaires généraux du Synpics, et Ahmadou Bamba Kassé, l’actuel Sg.

http://www.sudonline.sn/https://www.seneplus.com/Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale (Synpics) a été créé au début des années 80, sur les cendres de l’Union nationale des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Unpics) dont le noyau était constitué par d’anciens pensionnaires du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti). Il a été, et demeure encore à la pointe de tous les combats, pour la défense des intérêts moraux et matériels des travailleurs, personnels des médias et des entreprises de presse. Toutefois, même si le Synpics a réussi à doter la corporation d’un nouveau Code de la presse, entre autres avancées notables, projet conçu et finalisé sous le règne de Diatou Cissé mais adopté sous l’ère Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, les défis restent encore énormes. Au-delà des décrets d’application de ce code, la Convention collective et la Commission de la Carte nationale de presse, etc., en attente, des anciens déplorent le fait que l’esprit panafricain, l’ouverture sur la problématique du panafricanisme, n’aient pas été transmis aux jeunes générations. En attendant, après la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai dernier au Cesti sous le Thème: «Médias pour la démocratie: le journalisme et les élections en temps de désinformations», Sud Quotidien revisite l’histoire du syndicalisme dans les médias, en donnant la parole à des professionnels, acteurs de cette lutte.
Le Synpics d’hier à aujourd’hui, les grandes conquêtes, enjeux et défis : regards croisés d’Abdoulaye Ndiaga Sylla, Diatou Cissé, anciens Secrétaires généraux du Synpics, et Ahmadou Bamba Kassé, l’actuel Sg.

ABDOULAYE NDIAGA SYLLA REVISITE LE SYNDICALISME EN MILIEU JOURNALISTIQUE : «Ce qui faisait la force du Synpics, à l’époque, c’est qu’on était soudé» Membre fondateur du Groupe Sud Communication, éditeur de Sud Quotidien, le premier quotidien privé d’informations générales dont il est un des administrateurs, et diffuseur de Sud Fm, la première radio privée au Sénégal, Abdoulaye Ndiaga Sylla est l’un des pionniers du mouvement syndical dans le secteur des médias au Sénégal. De l’Unpics au Synpics, le journaliste et ancien chef de service au quotidien national Le Soleil, ancien syndicaliste engagé et membre fondateur du Synpics dont la plume a marqué plus d’un, revient, dans cet entretien, sur les grands moments de la lutte syndicale dans le paysage médiatique. Rappelant que la force du Synpics à l’époque résidait dans le fait que les journalistes étaient soudés.

En tant que membre fondateur du Synpics, pouvez-vous nous faire la genèse de ce syndicat ?

Au début, il y avait l’Unpics (l’Union nationale des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal) dont le noyau était des anciens du Cesti (Centre d’études des sciences et techniques de l’information). C’était beaucoup plus une association qu’un syndicat en tant que tel. Et c’est par la suite qu’il nous est venu l’idée de défendre les intérêts matériels et  moraux des journalistes. Il n’y avait qu’une Convention qui n’était pas appliquée d’ailleurs, et nous avons décidé de faire de sorte qu’on la renégocie. C’est alors que nous avons été reçus par Abdou Diouf qui était le président de la République à l’époque et qui avait promis de nous appuyer. C’est comme ça que c’est parti. Le premier Secrétaire général (Sg) était Abdourahmane Cissé, rappelé à Dieu il ya quelques années et moi j’ai été le troisième (Sg). C’est sous mon magistère que nous avons négocié et signé la Convention collective. C’était beaucoup plus difficile, mais nous nous sommes battus.
Maintenant, la jeune génération a pris le relais et fait des choses intéressantes. La plupart d’entre eux n’ont pas notre engagement, mais il faut admettre aussi que le contexte est différent. Mais je leur dis  bravo car ils sont entrain de travailler dans un paysage médiatique ouvert. Ce qui reste, et nous, nous avions une longueur d’avance sur eux, c’est la base. Moi je constate que la base traine les pieds, elle n’appuie pas les directions. Notre chance, à l’époque, est que tous les journalistes qui arrivaient au Cesti faisaient bloc derrière nous et nous sommes arrivés à régler pas mal de problèmes. Et le président Abdou Diouf, sur ce point, a été assez ouvert. Et l’honnêteté exige qu’on lui tire le chapeau parce qu’il a permis au Synpics de s’installer, sans aucune entrave.
Nous nous sommes donc dits qu’il ne suffit pas de rester au Sénégal, le monde est ouvert et il faut faire de sorte à aider les autres confrères de la sous-région à avoir des organismes de ce genre. Et c’est dans ce contexte que le Synpics a créé l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (Ujao) qui a vu l’adhésion de beaucoup de camarades du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Burkina etc. Et c’est comme çà qu’on a réussi à mettre en place l’Ujao.

Quelles ont été les grandes batailles menées au sein du Synpics sous votre magistère ?

La première bataille fut la Convention collective parce que le journaliste pouvait aller à la retraite avec sa catégorie d’embauche, son avancement ne dépendait que du chef, et non de ses qualités ou de sa compétence. Le chef décidait si un journaliste devait quitter la catégorie 3 pour la catégorie 4 par exemple. Donc, le Synpics a apporté comme changement une Convention collective qui fixe les règles de fonctionnement de la profession. Et, une fois cette étape réussie, il s’agissait de faire en sorte que les droits du journaliste soient respectés, même si lui également doit respecter ses devoirs. Donc, nous avons mis en place un dispositif tel qu’un journaliste ne pouvait plus aller à la retraite avec sa catégorie d’embauche. C’est-à-dire qu’il devait évoluer  dans son classement, tous les 2 ou 3 ans. Maintenant, s’il arrivait qu’il soit élevé à un rang plus élevé, sa rémunération changeait de fait.

En tant qu’ancien, vous retrouvez-vous dans le fonctionnement actuel du Synpics ?

Je suis de ceux qui pensent qu’il faut être assez ouvert et reconnaître que ces jeunes font beaucoup de choses. Il faut les encourager plutôt que leur jeter la pierre, car ils ont trouvé un paysage médiatique difficile. Nous, nous avons été à la tête du Synpics dans les années 80 et, aujourd’hui, on est en 2019; donc il y a eu des changements. Ce qui faisait la force du Synpics à l’époque, c’est qu’on était soudé. Que l’on appartienne à un média d’Etat ou pas, on faisait bloc et à chaque fois qu’il y avait des revendications, la direction allait de l’avant et essayait de trouver des solutions. Mais moi je vois que la solidarité, l’effort et l’engagement ont quelque part failli. Parce que, peut-être, il y en a qui prennent juste la carte de membre mais ne sont pas actifs.
Or nous, à l’époque, même si nous n’étions pas aussi nombreux, il y avait une force et les gens voulaient que les choses changent. Et c’est sur ce point que l’actuel Synpics devrait innover. Mais l’essentiel vient de ceux qui travaillent parce c’est pour eux que la Convention collective et toutes les autres dispositions comme le Code de la presse ont été prises. Donc, il leur appartient de faire le travail.
Je ne dis pas qu’ils ne le font pas, mais je ne sens pas l’engagement qu’il y avait avant. La Direction du Synpics se bat réellement, elle essaie d’innover, mais il faut qu’elle soit appuyée derrière. Et c’est ce qui faisait notre force à l’époque. Je pense être assez bien placé pour donner  un Conseil de grand-frère: « Engagez-vous, il ya encore des batailles à gagner, surtout que le paysage a changé ». Nous avions à faire, pour l’essentiel, à des directions qui n’étaient pas coachées par des journalistes et maintenant c’est plus le cas. Avant, l’Etat, avec sa toute puissance, essayait aussi de réguler. L’heure est venue aujourd’hui de faire bloc autour du syndicat, parce que c’est le bureau qui dirige le syndicat. Je suis parfois navré d’entendre des considérations qui ne vont pas dans le sens de l’unité, dans la mesure où les gens qui sont à la direction du syndicat n’ont pas de vie de famille et  se mettent en avant à chaque fois que les intérêts des journalistes sont menacés. Donc, il faudrait les appuyer et éviter les querelles byzantines.

D’aucuns soutiennent que le Synpics a été à l’origine de la création du Groupe Sud communication, qu’avez-vous à répondre  à cela ?

C’est un peu exagéré de le penser ainsi. Beaucoup oublient que tout en créant le journal Sud Magazine, nous continuions à travailler à nos organes de presse, certains officiaient au Soleil, d’autres à l’Aps (Agence de presse sénégalaise). J’ai été chef de service au Soleil, ensuite on a eu des difficultés. Ce qui nous a poussé à créer un journal et c’est comme ça que le Groupe Sud Communication est parti. D’abord il y a eu la publication trimestrielle qui portait le nom de Sud Magazine; ensuite il y a eu Sud Hebdo qui sortait toutes les 2 semaines avant d’apparaître tous les jeudis. Puis on a évolué à Sud au Quotidien pour la couverture de la présidentielle (1993, ndlr) qui a finalement cédé la place à Sud Quotidien. Nous avons ouvert une école de journalisme et ensuite la radio Sud Fm (créée le 1er juillet 1994, ndlr) est venue en appui. Nous avions eu une télé mais, malheureusement, nous avons eu des bisbilles avec l’ancien régime qui était là à l’époque et nous avons donc préféré mettre en avant notre honneur et notre dignité. Il y a aussi Sudonline (portail sudonline.sn, ndlr) dont nous avons été les premiers à lancer ce genre de plateforme.Que ça soit le quotidien, la radio et la presse en ligne, nous avons été les pionniers. Nous ne le disons pas pour tirer la couverture à nous.
Donc on se retrouvait les fins de semaine pour décider d’un menu et c’est pour cela que c’était trimestriel. Donc arrivés à un moment où la plupart d’entre nous n’étaient plus dans un organe d’Etat, nous avions décidé d’élargir la base en mettant en place le Groupe Sud Communication. Ce n’est pas le Synpics qui est à l’origine, mais il y  avait des éléments qui étaient membres du Synpics et qui, à un moment donné, ont décidé d’ouvrir le champ médiatique.

Quels conseils donneriez-vous aux membres de l’actuel bureau du Synpics et aux journalistes de la jeune génération ?

Ils sont à la tête d’un syndicat qui intervient dans un secteur très difficile, mais cela n’empêche pas d’aller de l’avant. Il faut que l’héritage que nous leur avons laissé prospère, en continuant à travailler et en y associant les anciens. Je ne connais pas un seul de notre génération qui refuse la main tendue du Synpics. D’ailleurs, ce serait un échec  pour nous si, après avoir mis en place le Synpics, celui-ce s’effondre. Ce serait notre échec à nous parce que c’est nous qui étions au combat, au moment de sa mise en place.
Maintenant, ce sont nos cadets, parfois même nos neveux, qui sont là et on répondra à chaque fois qu’ils nous solliciterons, moi comme d’autres qui sont le noyau dur du Synpics, même  s’il yen a certains qui ont été rappelés à Dieu, parce que tout en étant des responsables de presse, nous sommes des journalistes. Mais si on ne vous dit rien, vous restez. D’ailleurs, je salue l’acte du bureau actuel qui, à son  installation, m’avait envoyé un Certificat d’honneur. Ils doivent savoir que pour nous le combat n’est pas fini, parce que nous sommes des journalistes et le resterons toute la vie. S’ils nous sollicitent, on peut les appuyer tout en leur faisant savoir que le leadership, c’est vous. Nous, nous avons fait notre part dans la bataille du journalisme, maintenant c’est vous.
Nous ne sommes plus des membres actifs, certes, parce qu’ayant d’autres responsabilités, mais le cœur reste au Synpics et c’est notre bébé à nous. Il faut revoir la Convention collective, les primes de paniers, etc.

DIATOU CISSE, SEULE FEMME SECRETAIRE GENERALE DU SYNPICS : «Le Synpics semble souffrir d’une désaffection des jeunes vis-à-vis de l’engagement en général»

Septième journaliste à être portée à la tête du Synpics, de 2006 à 2012, Diatou Cissé aura été jusque-là la seule femme à diriger le syndicat de la corporation. Durant son mandat, elle a fait du renforcement du Synpics, la concertation avec les Forces de l’ordre, la sécurité et le bien-être des professionnels,  l’élaboration du projet de nouveau Code de la presse, etc., son cheval de batail. Non sans regretter que le Synpics souffre de la désaffection des jeunes vis-à-vis de l’engagement en général. Entretien !

Vous êtes la seule femme à avoir été Secrétaire générale du Synpics, à ce jour. Quels sentiments cela vous inspire ?

Le sentiment d’avoir servi ma profession par la défense des intérêts matériels et moraux des journalistes et techniciens de la communication sociale mais aussi, par la défense de l’éthique et de la déontologie qui fondent la dignité du journaliste. Le sentiment renouvelé aussi que les femmes sont capables de faire preuve de leadership.

Quels sont vos acquis et les limites de votre lutte syndicale ?

Les acquis sont le renforcement du Synpics, en tant qu’organisation, par l’amélioration des procédures financières et  administratives pour plus de transparence dans la gestion, le renforcement du portefeuille de partenariats,l’amélioration de la sécurité des journalistes au travers d’activités de concertations avec les Forces de l’ordre et de sécurité (port du gilet, brochure sur la sécurité des journalistes…). Mais aussi l’élaboration d’un Programme pour la couverture des élections à l’intention de tous les journalistes, la dénonciation de la Convention Collective en y intégrant la dimension genre (protection plus accrue des reporters en situation de grossesse, meilleure prise en compte des risques liés au travail de nuit, l’impact du travail de nuit chez les femmes allaitantes, renforcement de la notoriété et de la crédibilité du Synpics, la mise en place du Conseil pour le respect des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored), l’accession du Synpics à la Vice-présidence de la Fédération internationale des journalistes (Fij), etc,.

Ne pensez-vous pas que la relation entre les patrons de presse et l’Etat peut être un frein aux revendications des journalistes ?

C’est d’abord une question de rapport de force. C’est aux journalistes et techniciens de se battre aussi pour leurs droits, sous la houlette du syndicat. Le problème, c’est que certains pensent que le syndicat peut se substituer à eux dans cette lutte. C’est une erreur. La revendication part de la base. Toutefois, il reste entendu qu’il y a des obstacles : les mises en demeure de l’Inspection du travail sont souvent ignorées et lorsque vous estez en justice, vous avez l’impression que votre dossier est perdu dans le circuit, tellement l’attente est longue.

Quelle lecture faites-vous du Synpics, d’hier à aujourd’hui?

Le Synpics poursuit son petit bonhomme de chemin et reste un syndicat très respecté dans les instances du journalisme, tant au niveau sous régional, africain qu’international. Il semble souffrir cependant d’une désaffection des jeunes vis-à-vis de l’engagement en général. Les militants ardents ne sont plus nombreux. Et pourtant, au moindre problème, ceux qui n’ont jamais pris la carte viennent taper à la porte du Syndicat.

AHMADOU BAMBA KASSE, SECRETAIRE GENERAL ACTUEL DU SYNPICS : «Désormais, le Synpics sera présent dans les régions… et même dans les organes dits individuels»

Elu Secrétaire général du Synpics à l’issue de l’Assemblée générale tenue le 26 janvier 2019 au Cesti, Ahmadou Bamba Kassé a du pain sur la planche. En plus de l’effectivité du Code de la presse, la Convention collective, la Maison de la presse, la moralisation et l’assainissement de la profession, Bamba Kassé s’engage à consulter les anciens et œuvrer pour la massification du Synpics qui sera désormais présent dans les régions. Entretien !

Quels sont, aujourd’hui, les défis du Synpics ?

Les défis du Synpics d’hier sont les défis du Synpics d’aujourd’hui. Il y a le défi de la massification, celui de l’existence dans le temps, mais surtout le défi de la réalisation des revendications. Il est clair que le contexte de 2017 n’est peut-être pas celui d’avant 2019. A ce propos, on peut dire que les missions peuvent changer dans le temps, mais les défis restent les mêmes.
La mission qui nous a été assignée, c’est de faire des résultats à travers trois points.Le premier point, c’est  la loi portant le Code de la presse. L’Assemblée nationale nous a «instruits» de tout faire pour que cette loi connaisse une exécution. Le deuxième point de cette Lettre de mission porte sur la Maison de la presse.On nous a demandé de tout faire pour que l’Administration de la Maison de la presse soit améliorée et que la présence des organisations des médias soit une priorité. Et en troisième lieu, il nous a été demandé de tout faire pour que le Synpics retrouve sa place, en tant qu’organisme syndical, dans les institutions de la République parce qu’il est membre de plusieurs institutions.
Pour ce qui est du premier point, c’est-à-dire la loi portant le Code de la presse, elle est votée, promulguée et publiée dans Journal officiel, mais n’est pas appliquée.

Pour quelle raison ?

Parce que pour qu’elle soit appliquée, il faut que des décrets d’applications soient pris. Ce qui n’est pas encore fait. Nous avons saisi le président de la République et il a donné des instructions à son ministre de la Communication et celui du Travail pour s’occuper de ça dans de meilleurs délais. C’était le 1er mai, on espère qu’ils respectent les instructions du Président.

Quels sont vos rapports avec les organes de presse, dans la mesure où certains patrons de presse refuseraient à leurs travailleurs de se syndiquer ?

La relation entre patrons de presse et employés est horizontale. Elle n’est pas verticale. Le Synpics et le sympathisant ou militant n’ont pas une relation hiérarchisée qui passe par un organe de presse. Tout travailleur de médias qui le souhaite, peut venir au Synpics et acheter sa carte de membre. Dès lors qu’il a sa carte, il est syndiqué. Ça, aucun patron de presse ne peut l’empêcher. C’est une liberté individuelle, consacrée par la constitution du Sénégal. Personne ne peut empêcher à un travailleur de se syndiquer, personne. Je ne pense pas qu’il y ait aujourd’hui un patron de presse qui interdit à ses journalistes de se syndiquer. Ce qu’il y a, c’est que les jeunes sont frileux, ils ne veulent pas se syndiquer. Moi je mets au défi quiconque de me dire que tel patron refuse que ses journalistes se syndiquent, et dès le lendemain j’irai syndiquer ces gens de force.

Qu’en est-il de la cotisation des organes de presse ?

Il n’y a pas de cotisation pour les organes, c’est au journaliste syndiqué de cotiser. Le syndiqué qui achète sa carte de membre au Synpics, donne à chaque fin du mois 500 F Cfa au Synpics national et 500 F Cfa à la section Synpics de son organe, si bien sûr il y en a. Car les sections sont constituées par les syndiqués au sein d’un organe ou d’un groupe de presse. Et pour mettre en place une section, il faut être 11  à disposer de la carte de membre du Synpics.

Que prévoit le Synpics pour améliorer les conditions de travail des journalistes ?

Nous sommes là pour faire en sorte que les conditions matérielles et morales des travailleurs des médias s’améliorent. Aujourd’hui, la première condition de travail, c’est la liberté, parce si tu n’es pas libre, tu ne peux pas être journaliste. La seconde condition qui est générale à tous, c’est un traitement salarial minimum décent. Donc ce sont les deux principaux préalables dont il faut s’occuper et tous les 2 sont liés à la loi portant Code de la presse. Donc nous allons y travailler dans les meilleurs délais.

Certains parlent de tyrannie de la Rts au niveau de la Commission d’administration (Ca) du Synpics . Qu’en est-il réellement ?

C’est la réalité des chiffres et non une tyrannie. La Rts est la plus grande section du Synpics, avec plus de 200 membres répartis en 2 sections (Radio et Télé). Donc, c’est normal qu’ils aient plus de voix au niveau de la Ca. Maintenant, le problème qui se pose est que beaucoup d’organes n’ont pas réactualisé leurs nombres. Dans un délai très court, nous allons procéder à la vente des nouvelles cartes du Synpics, ce qui permettra à ceux qui ne sont pas dans des sections de disposer de leur carte et d’être sous le joug et la protection du Synpics et que ceux qui ont des sections puissent se compter au niveau de leur section. Ce qui marquera le nouveau point de départ du Synpics qui sera désormais présent dans les régions, les départements, les rédactions et même dans les organes dits individuels.

Pensez-vous qu’il y a une  baisse dans la lutte syndicale ?

Ça, c’est au plan global et ce n’est même pas une diminution mais plutôt une évolution des formes de luttes. Si on regarde l’échiquier sénégalais, la lutte syndicale a gagné du terrain. Nous sommes l’un des rares syndicats qui met sur le même pied d’égalité la défense des intérêts moraux et éthiques et celle des intérêts matériels. La lutte syndicale a évolué et je salue en ce sens tous les ainés, parce que lorsqu’on est venu dans ce métier on a trouvé des personnes engagées avec des valeurs chevillées au corps. Des gens qui ont fait face à toutes sortes de pression pour porter haut le flambeau. On vient à peine de faire notre passation de service et il est prévu d’aller voir les anciens du Synpics comme Abdoulaye Ndiaga Sylla, Babacar Touré, Mame Less Camara, etc., Tous ces gens-là qui ont fait le Synpics.

SYNPICS : DE LA CREATION A NOS JOURS :Mandats et missions des différents Secrétaires généraux

De sa création à nos jours, neuf (09) Secrétaires généraux se sont succédé à la tête du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale du Sénégal (Synpics). Le mandat était alors de deux ans renouvelables avant d’être portés actuellement à 3 ans.
Il s’agit de : Abdourahmane Cissé élu Secrétaire général en 1984 pour un mandat de 3 mois. Il était chargé durant ce trimestre de tout mettre en œuvre pour avoir le récépissé de reconnaissance du Synpics qui venait d’être  créé sur les cendres de l’Unpics ; ce qui est fait. Mais il sera par la suite nommé directeur de la Communication, ce qui a précipité son départ et son remplacement par Mamadou Diop (1984-1987), rappelle Abdou Aziz Bathily, professeur de Photojournalisme au Cesti (à la retraite). Ensuite viendra Abdoulaye Ndiaga Sylla (1987 à 1991). Il a piloté la Convention collective qui a été adoptée le 27 décembre 1990 et est entrée en vigueur le 30 janvier 1991, précise M. Bathily. M. Sylla cédera le fauteuil de Secrétaire général, à l’issue du congrès de 1991, à Ass Mademba Ndiaye (1991-1994) à qui il a été assigné la mission de travailler pour l’application effective de cette Convention collective qui venait d’entrer en vigueur, explique notre interlocuteur, témoin de ces étapes de la lutte syndicale dans le secteur des médias.
Puis ce sera autour de Mame Less Camara de prendre le témoin pour deux mandants (1994-1996 et 1996 à septembre 1997). Cependant, il n’a pas terminé son deuxième mandat puisqu’il a été porté, entre temps, à la tête de la radio Walfadrji. C’est feu Alpha Abdallah Sall qui achèvera le mandat de Mame Less Camara, avant que la corporation lui renouvelle sa confiance, lors d’un congrès après l’alternance de 2000, jusqu’en 2006.
Diatou Cissé, la seule femme jusque-là à diriger le Synpics, a fait deux mandats (2006-2012). Elle est suivie d’Ibrahima Khaliloulah Ndiaye qui a eu droit à un mandat prolongé, à cause de la négociation du nouveau Code de la presse, y compris la Convention collective et la Carte nationale de presse (2012-2019) et d’Ahmadou Bamba Kassé, actuel Secrétaire général du Synpics (depuis l’assemblée générale du 26 janvier 2019 organisée à l’ENDSS).

CÉRÉMONIE DE REMISE DE DRAPEAU AU PALAIS : PLUS DE SOBRIÉTÉ, PLUS D’ÉMOTIONS

http://www.emedia.sn/Le décor a changé. La mythique salle des banquets du palais présidentiel a été zappé au profit d’un cadre plus étroit, mais plus enchanteur. Le protocole également a été retouché. Moins de folklore, mais plus d’émotion. Macky Sall a décidé de faire dans la sobriété pour cette traditionnelle remise de drapeau aux « Lions » du Sénégal. Comme à la veille de chaque grande compétition, les joueurs sélectionnés ont eu droit aux honneurs et à un discours fort, plein d’engagement du président de la République. Il leur a demandé de prendre exemple sur leur sélectionneur, Aliou Cissé, symbole d’un engagement total dans ses belles années de joueur. « Sur le terrain, ne soyez pas des Lions de la Teranga. Laissez nous la Teranga, ici. Ramenez nous la coupe, après nous allons vous rendre cette Teranga », dira Macky Sall, à Cheikhou Kouyaté et ses coéquipiers. « Vous avez tout ce qu’il faut pour entrer dans l’histoire, vous avez votre talent, l’environnement administratif, technique et socio-affectif nécessaire. Un ministre passionné, une fédération déterminée et un douzième Gaïndé, dont moi-même, toujours motivé… C’est la volonté d’aller jusqu’au bout qui fera l’affaire », insistera le président. Le capitaine des « Lions » a ensuite reçu le drapeau des mains du Chef de l’Etat, avant de laisser son coach procéder à la présentation de la délégation. La cérémonie, présentée par l’historien Professeur Lamane Mbaye, a eu un cachet encore plus symbolique quand un blessé de guerre a été présenté en héros aux « Lions » qui seront au Caire, pour la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations.

Chassé Du Palais, Le Jour De La Korité, Me Djibril WAR Balance Et Menace

https://www.walf-groupe.com/Le député Djibril WAR se dit très remonté contre les services de protocole de la présidence de la République. Dans un long texte, celui qui a été élu au mois de mai dernier Président de la Commission Permanente des règlements, des privilèges et de discipline du Parlement Panafricain, explique comment il a été éconduit de la présidence de la République, le jour de la Korité.
« A l’accoutumée, comme beaucoup de citoyens, nous nous étions rendus hier mercredi après la prière au Palais Présidentiel pour renouveler nos vœux et prières au Président de la République. Après avoir décliné notre identité, le gendarme préposé à la réception, très courtois nous avait trouvé avec difficulté une place dans la salle d’attente. Après une longue attente, nous nous sommes approchés de l’adjudant-chef du Palais , habillé en civil du nom de monsieur Gueye en charge de la coordination des actions avec le Gouverneur du Palais et le Protocole pour avoir une explication sur le traitement qui nous était fait, nous et notre ancienne collègue député , malade, accompagnée de ses petits enfants dont l’homonyme du Chef de l’Etat . Ce dernier accordant la priorité aux ministres conseillers , directeur généraux, chargés de missions, écrivains, artistes , politiciens et autres, à nos dépens . “ On nous a donné comme instructions de faire rentrer d’abord les ministres conseillers, les DG, les PCA, officiers », commence par expliquer Me WAR qui nous en apprend un tas sur les agissements au Palais.
Poursuivant, l’avocat, ancien président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale d’ajouter :  « Prenant notre mal en patience face à ce curieux règlement nous nous résolûmes d’attendre notre tour. Nous avions même interpellé dans la salle d’attente monsieur le Ministre Directeur de Cabinet du Président qui était arrivé plus tard. Après plus de deux heures d’attente, on nous avait autorisés enfin à accéder à la porte d’entrée de la salle où régnait un désordre indescriptible ponctué de brouhaha et de bousculade. Nous et notre collègue, nous nous sommes mis à l’écart pour ne pas subir la réaction musclée des gendarmes en service. C’est après que l’adjudant-chef monsieur Gueye qui venait à la porte crier des noms de personnes, hommes, femmes venus bien après qu’il acheminait vers le Président, sans forme nous dit dans le droit des yeux : “ Le Président a fini de recevoir. Je vous prie tous sans exception de rentrer chez vous.” Sans un mot nous sommes rentrés avec nos enfants très affectés malgré l’insistance de notre collègue qui nous invitait à attendre. Mal lui en a pris. Après avoir été reconduite à la salle d’entrée, le temps de se remettre de ses émotions, et d’attendre que son taux de sucre soit stabilisé, car souffrant d’un diabète chronique du fait des efforts fournis cette matinée avec la chaleur, elle a été expulsée sans ménagement du palais. Ne voulant se résoudre à rentrer sans saluer le Président, dans une tentative désespérée, la député se rendit au domicile du Président, sis à Mermoz avec ses petits enfants dont l’homonyme du Président qui était inconsolable avec ses cris. Le Chef de Poste affecté au domicile, sans ménagement pour parachever cette scène s’adressa à cette dame, l’une des premières à porter le combat du Président Macky alors Président de l’Assemblée Nationale en 2008 : “Dégagez ou je fais usage de mon arme” nous rapporta-t-elle plus tard ».
Et selon toujours Me WAR, l’affaire ne s’est pas arrêtée là. « La pauvre dame, malade en ce moment ne s’est pas encore remise de cette journée. De crainte d’être la risée de son voisinage et proches, elle n’a pas voulu être nommée », ajoute-t-il. Avant de faire dans la menace : « Face à ces actes répétés, pour notre part, nous avons pris la décision, à partir de ce jour de bloquer tous les travaux d’examen et d’adoption de tout projet de loi venant du gouvernement en commission technique et en session plénière »..
Par ces temps qui courent vaut mieux pas importuner Macky SALL qui n’entend que des flots de pétrole.

Amnistie pour Karim Wade : La Fédération des cadres libéraux croise les doigts

http://www.seneweb.com/L’idée se répand de plus en plus. Le dialogue national, lancé ce 28 mai, pourrait bien déboucher sur, entre autres, une loi d’amnistie en faveur de Karim Wade. Selon des sources de «Seneweb», «les « négociations » en vue de l’adoption d’une loi d’amnistie en faveur de Karim Wade ont démarré bien avant le lancement du dialogue».
Contacté par «Seneweb», le président de la Fédération des cadres libéraux n’oppose aucune objection à une telle initiative. «C’est plus qu’une nécessité. Nous avons toujours dénoncé la Crei ainsi que l’arrestation et le jugement de Karim sans aucune preuve. Je crois qu’il serait sage, après toutes ces injustices, d’amnistier tous les faits liés à la Crei. Ce n’est pas seulement Karim Wade, mais toutes les autres victimes doivent en bénéficier», réagit Dr Cheikh Tidiane Seck.
Faute de quoi, le libéral est formel : «Le Pds va poursuivre son combat.» Mais une amnistie en faveur de Karim Wade serait-elle bien perçue par le peuple ? Dr Seck ne nourrit aucune once de doute. «La véritable trahison, c’est d’avoir promis au peuple sénégalais une gouvernance sobre et de nous servir des scandales comme celui d’Aliou Sall, d’Arcelor Mittal, etc. Je pense qu’il est tout à fait normal de rétablir Karim Wade dans ses droits», clame le président des cadres libéraux.

Ouverture d’une information judiciaire : «c’est le moment de remettre la justice en selle»

http://www.dakarmatin.com L’information judiciaire annoncée par le Chef de l’Etat, Macky Sall, pour faire la lumière sur l’affaire BBC/Aliou Sall, trouve un écho favorable. Des membres de la société civile et des proches du président de l’APR (Alliance pour la République, parti présidentiel), qui approuvent cette décision, soutiennent, toutefois, que l’enquête doit aller au bout pour éclairer la lanterne des Sénégalais.
« Le président de la République a fait ce qu’on attendait de lui parce qu’il a toujours dit que je ne protègerais personne dès son accession au pouvoir. Il a mis en place des instruments pour la transparence dans la gestion des affaires », rembobine Awa Gueye, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, contactée par iRadio. Optimiste, la parlementaire « attend l’aboutissement de cette affaire » pour l’intérêt de tous. D’autant plus qu’indique-t-elle : « Les Sénégalais ont besoin d’éclaircissements. »
Sur les mêmes ondes, Valdiodio Ndiaye, le coordonnateur de la Plateforme ’’Sunu élection’’, salue une « bonne démarche », soutenant que « cela contribue à un souci de transparence. Aujourd’hui, nous savons tous l’inquiétude suscitée (par) ce reportage. Si je prends un peu de recul pour observer, je pense que c’est un débat qui devait se poser depuis longtemps sans parti pris. »

Diligenter les dossiers

Poursuivant, il ajoute « qu’il y a énormément de dossiers qui ont été agités et qui n’ont pas eu de suite. Aujourd’hui, nous avons le cas de l’étudiant (Mouhamadou Fallou Sène) tué. Plus d’un an après, il n’y a pas eu de suite dans l’affaire. Je pense que c’est le moment de remettre la justice en selle et de diligenter tous les dossiers dans une dynamique conformément à un Etat moderne. J’ose espérer qu’il y aura une suite et que la justice ira au bout de cette affaire-là.

VERS UNE INFORMATION JUDICIAIRE DANS L’AFFAIRE PETROTIM ? PAR MOHAMED GUEYE

https://www.seneplus.com-LeTemoin-Macky Sall aurait confié à ses proches, son intention de saisir le procureur de la République concernant le scandale pétrolier remis au goût du jour par les nouvelles révélations de BBC
Le chef de l’Etat a confié à des proches sa volonté de faire toute la lumière sur les déclarations contenues dans le reportage de la chaîne anglaise. Reste à voir jusqu’où voudraient aller les magistrats.
Retournement de situation dans la gestion du scandale ? Le chef de l’Etat semble, en tout cas, avoir pris la mesure de la frustration des Sénégalais après la communication officielle sur les révélations de la chaîne britannique Bbc. Après sa sortie en Conseil des ministres pour rappeler le besoin d’une gestion transparente des ressources gazières et pétrolières du pays, ainsi que l’engagement d’ouvrir le Cos/Petrogaz à la Société civile et à l’opposition, Macky Sall a décidé d’aller plus loin. Sans tarder, le procureur de la République sera saisi pour ouvrir une information judiciaire à la suite du reportage de la journaliste de la British broadcasting corporation.
Cette information judiciaire ne laissera personne de côté, et toutes les parties seront entendues, afin de permettre de faire la lumière sur ce qui est devenu un gros scandale d’Etat. Macky Sall, qui se confiait à quelques personnes très proches, semble décidé à ne protéger personne, contrairement à ce que ses paroles du jour de la Korité à la grande mosquée auraient pu laisser penser. Le chef de l’Etat est bien conscient que cette affaire, telle qu’elle se présente à ce jour, donne du grain à moudre à tous ceux qui veulent se convaincre que le Président a placé les proches membres de sa famille à des postes où ils peuvent impunément jouir des ressources tirées des hydrocarbures de ce pays. Même si à ce jour aucune goutte de pétrole ni un souffle de gaz ne sont sortis des profondeurs marines du Sénégal.
Le besoin de rassurer tout le monde, et surtout les partenaires internationaux, sur la gestion de cette affaire, explique aussi également cette sortie du chef de l’Etat. Reste à souhaiter que la Chancellerie, dont le garde des Sceaux pense que le fait de revenir de la Mecque est une garantie fondamentale d’innocence, veuille agir en toute indépendance, sans se laisser submerger par des considérations subjectives.

SEUL ALIOU SALL PEUT ÉTOUFFER CE SCANDALE D’ETAT !

https://www.seneplus.com-Letemoin-Mais voilà que ce qui était destiné à être une affaire concernant une société britannique, impliquant des individus privés dans leurs sphères respectives d’activités, est devenu, par la magie de la communication gouvernementale, un affaire d’Etat au Sénég
L’affaire Bbc-Aliou Sall-Petro Tim est devenue une affaire d’Etat du fait d’une communication désastreuse. Et cela, du fait même des autorités de l’Etat. Une fois qu’Aliou Sall avait présenté publiquement ses arguments lors de son point de presse, il n’y avait plus lieu d’impliquer l’Etat, à quelque niveau que ce soit. D’autant plus que le reportage lui-même n’a nulle part mentionné avoir cherché à recueillir l’avis des autorités étatiques du Sénégal.
On peut imaginer, étant donné que le médium Bbc s’adresse en priorité à une audience anglaise, que c’est l’implication du major pétrolier Bp qui a servi de base à l’enquête de notre consœur. Si Frank Timis avait passé un accord avec Petronas, Total ou Exxon, toutes des entreprises non-britanniques, il n’est pas certain que la Bbc y aurait consacré autant de temps.
Mais voilà que ce qui était destiné à être une affaire concernant une société britannique, impliquant des individus privés dans leurs sphères respectives d’activités, est devenu, par la magie de la communication gouvernementale, un affaire d’Etat au Sénégal, et aboutira fatalement à un scandale d’Etat.
Les coupables ne sont pas à chercher bien loin. En premier lieu, le chef de l’Etat Macky Sall. Quel besoin avait-il de se prononcer sur cette affaire, du moment que son frère en avait parlé ? Et surtout, une fois décidé de parler, pourquoi rappeler la filiation qui les lie («un reportage impliquant mon frère…») ? On a toujours cru que dans notre système politique, l’Etat ignorait les liens de consanguinité. Les Sénégalais ont élu un président de la République, et non le frère de Aliou Sall.
Ce pataquès commis, normal que les sorties du ministre de la Justice et du porte-parole du gouvernement aient pu aller dans le sens qu’elles ont connu. M. Malick Sall a dénié à tous les occupants musulmans des prisons du Sénégal leur qualité de musulmans, tandis que Mme Ndèye Tické Ndiaye Diop, dans son mémorandum, est passée sciemment à côté de la vraie question qui valait la peine d’être posée : Aliou Sall a-t-il perçu, au nom du Sénégal, des montants destinés aux impôts, à travers une société écran gérée par un de ses parents ?
Et si cela était avéré, qu’a fait l’Etat du Sénégal pour recouvrer son dû ? Loin de nous l’idée d’affirmer que tous les éléments du reportage de Bbc sont avérés et prouvés. Il y a des affirmations sur lesquelles on pourrait émettre des réserves.
Néanmoins, quand Aliou Sall a publiquement reconnu que, le montant donné de son salaire était exact et qu’il a corroboré les rapports qui lui sont prêtés avec Agritrans, il se devait d’apporter des preuves solides de son innocence quant aux accusations de prévarication et de trafic d’influence. Il ne s’agissait pas de se présenter les mains vides devant des journalistes et s’attendre à être cru sur parole.
Et puisque manifestement la communication officielle dans cette affaire a laissé l’opinion sénégalaise sur sa faim, il est temps d’espérer que certains acteurs fassent preuve d’élégance. S’il est ardu de convaincre Bp de publier le montant exact des royalties qui seront versés à Timis et par quel mécanisme, on peut au moins demander à Aliou Sall de se décharger de ses fonctions officielles et de demander officiellement une enquête sur cette affaire. S’il refuse de le faire et si son frère ne le limoge pas, alors qu’il ne s’attende pas à voir le scandale s’estomper !

BBC/Le FRN accuse : «Les années de la présidence de Macky Sall se suivent et se ressemblent, toutes jalonnées de scandales retentissants qui renseignent à suffisance sur les pratiques mafieuses de son régime»

Les années de la présidence de Macky Sall se suivent et se ressemblent, toutes jalonnées de scandales retentissants qui renseignent à suffisance sur les pratiques mafieuses de son régime. La dernière affaire en date, est révélée par l’enquête de la BBC et a été dénoncée à plusieurs reprises par le FRN et des compatriotes qui sont au fait des combines et autres manigances dans le secteur pétrolier. Cette affaire révèle une corruption d’Etat, symbole du discrédit qui frappe les institutions de la République transformée en un grand banquet de familles où se retrouvent parents et alliés du premier au dernier degré.
De cette enquête, il ressort qu’Aliou Sall, qui est à la fois frère cadet de Macky Sall Président de la République, maire de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC), membre du Conseil d’Administration de la compagnie Air Sénégal international ; et non moins Administrateur à la Banque de Dakar (BDK), a perçu des  sommes importantes dans l’attribution de licences à la société Petro Tim. On découvre dès lors que des délinquants en col blanc, embusqués au plus haut sommet de l’Etat, ont fait subir à notre pays un préjudice estimé à 10 milliards de dollars, selon la BBC, avec la complicité de flibustiers étrangers, au moment où les Sénégalais vivent les pires difficultés de leur existence.
Face à ces graves révélations, Macky Sall et son régime patrimonialo-affairiste, visiblement paniqués par les accusations de la BBC et sentant bien le naufrage inéluctable, s’engagent dans une rescousse de la famille et une rhétorique pseudo-nationaliste de mauvais aloi pour tenter d’étouffer ce scandale. Cette prétention de sauvegarder vaille-que-vaille les intérêts de la fratrie a atteint son paroxysme lorsque Macky Sall, pris dans les rets de la corruption de son système népotiste, a tenté vainement de couvrir, de son aile protectrice, la délinquance financière des siens. En essayant, plutôt mal que bien, de se soustraire à l’opprobre infamant qui le poursuivra éternellement, Macky Sall avoue qu’il est le principal responsable de ce carnage financier pour avoir signé le décret d’attribution de la licence à Petro Tim contre l’avis de l’Inspection Générale d’Etat et surtout en sachant que son frère était au cœur de ce scandale.
Bien entendu, il n’y a rien à attendre des députés godillots de la majorité qui nous ont habitués à une grande docilité, ni d’une commission d’enquête parlementaire qui viendra honteusement se muer en blanchisserie pour les auteurs de ce crime et leur assurer une impunité totale. Il ne faut également rien attendre de la justice sénégalaise, totalement discréditée, qui a raté à maintes reprises l’occasion de se hisser à la hauteur de son serment en refusant d’enquêter sur les scandales qui jalonnent la gouvernance de Macky Sall.
Parce que l’on ne peut rien espérer ni de l’Assemblée nationale qui a déjà été saisie pour la mise en place d’une commission d’enquête sans suite, ni de la justice sénégalaise, le FRN invite les juridictions américaine et britannique, qui ne doivent pas laisser planer le doute sur l’intégrité de BP, société cotée en bourse, à ouvrir une enquête conformément aux lois en matière de délits financiers
Le FRN exige la démission sans délai d’Aliou Sall de toutes ses fonctions publiques et la déclassification immédiate du rapport de l’IGE sur cette affaire afin que l’opinion publique nationale et internationale soit édifiée sur ses conclusions. De même, le FRN lance un vibrant appel aux instances compétentes de la CEDEAO et/ou de l’Union Africaine pour que justice soit faite.
Le FRN interpelle également le FMI, la Banque mondiale et les partenaires bilatéraux et multilatéraux de notre pays qui doivent user des sanctions prévues par les dispositions de la Convention des Nations-Unies contre la corruption, sans quoi tous leurs discours sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption paraitront comme des slogans sans effet pratique.
Le FRN, dont la bonne gouvernance des ressources est inscrite en lettres d’or dans sa plateforme, invite les Sénégalais à prendre conscience de l’immense gravité de cette affaire qui, non seulement remet en cause les fondements de notre souveraineté, mais aussi et surtout brade les intérêts de la Nation tout en hypothéquant l’avenir de nos enfants.
Enfin, le FRN engage le peuple sénégalais à réclamer justice par une forte mobilisation, et par tous autres moyens que nous jugerons pertinents et dont nous conviendrons, afin que cette affaire ne soit pas rangée dans la longue liste des scandales impunis du régime de Macky Sall, irrémédiablement disqualifié pour parler de bonne gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption. Avec le peuple souverain, au Sénégal et dans la diaspora, le FRN prendra toutes ses responsabilités pour que la lumière soit faite sur cette affaire, que les coupables de tous bords soient punis, et que les biens spoliés soient totalement restitués au peuple sénégalais, des générations actuelles et futures.Fait à Dakar, le 07 juin 2019

Sadikh Niass et me Assane Dioma Ndiaye exigent des mesures radicale

http://www.dakarmatin.com/Interpellés par Sud Quotidien, sur «Affaire Aliou Sal » de BBC, le Sg de la RADDHO et le Pr LSDH plaident respectivement la prise en charge de cette question par les corps de contrôle de l’Etat et une renégociation des contrats en question
Sadikh Niass et Me Assane Dioma Ndiaye exigent des mesures radicales de la part de l’Etat pour élucider une fois pout toute la lanterne des sénégalais autour de ce dossier. Interpellés hier, jeudi 6 juin, par la Rédaction de Sud Quotidien, sur la nouvelle controverse née de la diffusion, le lundi 3 juin dernier par la chaine BBC d’un documentaire intitulée «Un scandale à dix milliards de dollars» incriminant Aliou Sall, frère du président de la République, le Secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) plaident respectivement la prise en charge de cette question par les corps de contrôle de l’Etat et une renégociation des contrats en question
Le débat sur les contrats de recherche signé entre l’Etat du Sénégal et Frank Timis sur les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond s’installe à nouveau au Sénégal. Cette fois-ci, la bombe qui a fait plonger tout le pays dans ce trou non encore perforé de pétrole et gaz est venu d’un média étranger : la chaine de télévision Britannique BBC.
Contrairement en 2014 où ce fut l’ancien président de la République et prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat qui est monté au créneau pour imposer un débat au régime en place, à travers une série d’interpellations, poussant ainsi tout le régime de son remplaçant, à se lancer dans une communication qui a fini, par installer plus de confusions, autour de cette affaire que d’apporter des réponses aux questions de l’ancien président. Cette année, la diffusion le 3 juin dernier par Bbc d’un documentaire  intitulée «Un scandale à dix milliards de dollars» incriminant Aliou Sall, frère du président de la République et dont la seule nouveauté dans cette affaire réside dans la révélation du chiffre de 10 milliards du montant la cessation de la licence des blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond d’une société à une autre qui a poussé une fois de plus encore le gouvernement à déclencher sa communication de crise.
Interpellés hier, jeudi 6 juin sur cette nouvelle controverse autour de cette affaire, Sadikh Niass, Secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) plaident respectivement pour la prise en charge de cette question par les corps de contrôle de l’Etat et la renégociation des contrats en question.
«Au-delà de la plainte annoncée par Aliou Sall contre BBC au Sénégal et  à Londres, qui à notre avis, doit être traitée en mode fast track et des accusations graves et récurrentes depuis 2014, de corruption et de concussion autour de ce dossier de ces contrats de recherche signés entre l’Etat du Sénégal et Frank Timis sur les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond, nous estimons qu’il est temps que les corps de contrôle se saisissent de cette affaire», a martelé le Secrétaire général de la Raddho. «L’Office national de lutte contre la fraude et corruption (Ofnac) qui est créé justement pour traiter ces questions de corruption doit jouer pleinement son rôle. Dès l’instant, qu’il y’a des allégations de corruption et de concussion fondées où pas, les corps de contrôle comme l’OFNAC devraient entrer en jeu. L’Inspection générale d’Etat (IGE) qui avait produit un rapport en 2012, dans lequel, il demandait la révocation de tous les projets de décrets concernant ces contrats avec Frank Timis autrement dit, que ces contrats ne fassent l’objet d’une confirmation par un décret d’approbation, doit également se prononcer», a ajouté encore Sadikh Niass.
Poursuivant son propos, le patron de la Raddho invitant le procureur de la République à prendre ses responsabilités dans cette affaire demande également la dé-classification de tous les documents relatifs à ce dossier.
«Je pense qu’on ne doit pas seulement s’arrêter à la réclamation de la démission de Monsieur Aliou Sall à la tête de la Caisse de dépôts et de consignations, qui à mon avis, n’apporte pas grande chose à la manifestation de la vérité, autour e cette affaire. Il faut que ce débat sur cette affaire de corruption autour de ces contrats soit clarifié une bonne fois pour tout. Et cela passera par une enquête indépendante menée par les corps de contrôle comme l’Ofnac et l’Ige sur cette affaire pour situer les responsables au-delà de la plainte annoncée par Aliou Sall qui vise seulement le délit de la diffamation. Le Gouvernement devrait également déclassifié le rapport de l’Ige et publier tous les documents sur cette affaire au-delà des sorties qui ne font qu’alimenter la polémique. Les citoyens sénégalais ont droit d’être informés de ce qui s’était réellement passé et s’il faut créer une commission indépendante qu’on le fasse pour tirer au clair une bonne fois cette affaire autour de Frank Timis, élément principal dans cette affaire de corruption», a martelé Sadikh Niass.

«Qu’on donne corps au rapport de l’Ige de 2012 en cassant les deux contrats»

Prenant la parole à son tour, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) plaide pour l’éclaircissement des Sénégalais. «On est en matière pétrolière et on doit à tout prix éviter la politique de l’Autriche si on ne veut pas être rattrapé par cette affaire les années à venir. On doit donc purger cette affaire avant que nous n’entrions dans la phase production des ressources pétrolières et gazières. Il ne faudrait donc pas que le régime en place essaie de voir dans les différentes interpellations une sorte d’attaque ou une volonté d’affaiblissement de l’autorité politique. Cette affaire relève d’une question nationale et, il est impératif que nous convenions tous qu’il y va de la pérennité de la nation sénégalaise», a-t-il martelé.
«Au-delà des dénonciations, il nous faut essayer de nous interroger sur la problématique, envisager des solutions idoines et affronter l’avenir avec beaucoup de sérénité puisque le domaine pétrolier n’est pas aussi facile que ça. Pour cela, je préconise qu’on donne corps au rapport produit par l’Ige en 2012 sur cette affaire sur la demande de Monsieur le président de la République. Ce document a été fait par de hauts fonctionnaires qui ont fait une enquête exhaustive sur ces contrats et on ne peut pas suspectée l’Ige de partialité», poursuit encore Me Assane Dioma Ndiaye. Précisant que «l’Ige avait demandé que les permis accordés à Frank Timis soient retirés parce que la Convention du 17 janvier 2012 signée par l’ancien président n’est pas bonne puisqu’elle violait la procédure prévue par le Code pétrolier dans la mesure où la société Petro-Tim, attributaire des deux blocs n’existait pas au moment de la signature de la convention. Mais, elle a été créée aux Iles Caïmans, donc, une société offshore sans indications de ses dirigeants, de son adresse et de ses capacités techniques et financières deux jours après la signature de cette convention.
Donc, une fois que ce substrat est vicié, tout le reste l’est aussi et même les décrets d’approbation signés par le président de la République ont pour fondement et base, cette convention même si on a semblé évoquer la continuité de l’Etat».

Pour toutes ces raisons, la robe noire de plaider une «renégociation totale de tous les contrats en questions».

«Aujourd’hui, même si la demande de retrait des permis accordés formulée à l’époque par l’IGE ne s’était pas faite à temps, rien n’empêche de le faire maintenant. Car, en le faisant cela va permettre la renégociation des dites conventions passées d’abord entre Petro-Tim et Timis Corportion puis entre Timis corporation et Cosmos Energie et enfin entre Cosmo énergie et Bp. A défaut, les redevances et royalties vont impacter le sort des sénégalais pendant près de quarante ans (40 ans). Et ce n’est pas normal que des privées multinationales s’enrichissent sur le dos des sénégalais sur la base de simples spéculations d’autant plus qu’on ne sait pas le montant exact de la cessation de la licence d’une société à une autre», a martelé le président de Lsdh.
«De Petro-Tim et Timis corporation, on ne sait pas le montant de transaction mais de Timis corporation à Cosmos Energie, on parle de 200 milliards et de Cosmos Energie et Bp, on parle 250 millions de dollars, c’est énormément d’argent alors qu’on n’a pas encore commencé l’exploitation.
Il faut donc qu’on arrête de nous dire que le Sénégal n’a rien perdu puisque nous avons déjà beaucoup perdu dans la mesure où c’est l’Etat qui aurait dû faire ce que Petro-Tim a fait et vendre lui-même cette licence qu’il a cédé gratuitement. Ensuite, l’Etat aurait dû taxer cette opération purement commerciale parce toutes ces transactions de Petro-Tim à BP n’ont aucune connotation d’exploration et de recherche qui sont les seules à bénéficier d’une exonération fiscale.
Aujourd’hui, le plus important à faire, au-delà de ces institutions Cos-Petrogaz, Itie, c’est que les Sénégalais puissent être épargnés de la malédiction du pétrole et cela passera par des mesures ardues visant à faire table rase sur ces contrats et mener d’autres négociation tout en préservant les droit de Bp et Cosmos»
«Sénégal, la présomption d’innocence est morte, vive la présomption de culpabilité!» Par Pape Bocar DIALLO, Diplômé en Droit et Science Politique, Spécialité conduire et évaluer les Politiques Publiques, Université Paris XIII
Depuis un certain temps, nous notons que notre société navigue inéluctablement vers une direction dangereuse pour les libertés publiques. Et, depuis les révélations de la chaine anglaise BBC qui met en accusation Monsieur Aliou Sall, DG de la Caisse des Dépôts et de Consignations(CDC), et non moins frère du président de la République, Macky Sall, dans l’affaire dite « Petro Tim gate », nous constatons une montée en puissance d’une autre de dictature de l’opinion « publique ».
En effet, depuis ces révélations, nombreux sont nos concitoyens qui réclament la démission pure et simple de Monsieur Aliou Sall de son poste de DG de la CDC, et ce dans une totale méprise de la présomption d’innocence. Certaines ONG se sont même transformées en juge, et ont automatiquement proclamé la culpabilité de M. Sall.
Devons-nous considérer que dès lors qu’une personne est mise en accusation par la presse, elle doit absolument démissionner de ses fonctions par le seul fait de cette mise en cause ? Est-ce que dans ce cas de figure on substituerait la presse à la justice ? Que fait-on de la présomption d’innocence ? La personne publique mise en accusation doit-elle de facto être considérée comme coupable ?
Toutes ces questions, c’est pour alerter sur le fait que nous sommes en train de fouler au pied un principe général de droit qui veut que lorsqu’une accusation est portée sur une personne, seule un tribunal légalement constitué devrait déclarer sa culpabilité ou non. Nous sommes donc en train de tuer un principe de droit qui pourtant nous protège contre l’injustice et les procès expéditifs.
Je note aussi que sommes en train de nous muer en procureur qui instruit son dossier à charge, nous filons quasiment vers une justice inquisitoire. A la limite, il faut envoyer à la guillotine une personne publique accusée de délit.
C’est une vraie anomalie de l’Etat de droit que nous constatons, et qui nous renvoi vers les contradictions d’une société malade de ses élites. Le plus inquiétant est que nous ne défendons plus les principes qui fondent l’Etat de droit et la démocratie selon nos convictions et notre attachement à ces principes. Nous le faisons plutôt en fonction de nos intérêts du moment et selon que nous soyons pour ou contre la personne ou la partie concernée.
Il y a une forme d’hypocrisie que nous notons dans notre société. Nos intellectuels, universitaires et autres de la société civile sont tellement politisés ou frileux qu’ils préfèrent renoncer à défendre les principes fondamentaux d’Etat de droit. L’adversité politique ne doit pourtant pas nous faire détourner de ces principes qui protègent et garantissent la stabilité politique et sociale. C’est le ciment du commun vouloir de vie commune dans un Etat viable et qui nous préserve de la guerre de tous contre tous.
Il convient pour tout un chacun de préserver les fondamentaux. Soyons justes avec nos adversaires, comme nous le serions avec nos alliés, c’est cela la marque d’une société juste et d’une Justice équitable.
Il est nécessaire de tirer les leçons du passé, notamment sur les affaires ayant envoyées en prisons successivement messieurs Karim Wade et Khalifa Sall, où une partie des instructions et de leur procès s’est déroulée dans la presse. Chose anormale.
Aussi, quelque soit la puissance ou la légitimité d’un média, il ne doit et ne peut se substituer à la justice. Une mise en accusation ne veut pas dire jugement et condamnation. Si nous laissons ces contre-pouvoirs décider de la vie ou de la mort dans nos sociétés, nous allons vers un système censitaire où ceux qui ont les moyens d’accéder à ces médias et à se défendre seront les seuls protégés. Et, ce sera la promotion d’une autre forme de société ou de régime. Le gouvernement des médias pour une dictature médiatique.
En tous les cas, nous souhaitons très vivement que le dénouement de cette affaire Petro Time gate se fasse devant le juge, car nos concitoyens ont besoin de connaitre la vérité, rien que la vérité.
En attendant, il nous revient de nous départir de nos émotions et de réclamer sereinement la justice et la transparence pour les seuls intérêts de notre peuple.

Accusations BBC sur le frère du chef de l’Etat : Seydi Gassama invite Aliou Sall à porter plainte à Londres

http://www.dakarmatin.com/ Seydi Gassama, Directeur exécutif de Amnesty international Sénégal, invite Aliou Sall à porter plainte à Londres pour éclair la lanterne des sénégalais sur les accusations de la BBC contre sur sa personne. Selon lui, la justice sénégalaise ne peut pas résoudre ce problème. Car pour lui, beaucoup de citoyens n’accordent plus crédit à cette justice.
« Aujourd’hui, très peu de Sénégalais accordent encore leur confiance en leur justice. Donc, il est important que cette affaire soit tirée au clair. Qu’Aliou Sall porte plainte au niveau de Londres. Si la BBC, BP, Franck Timi se trouvent à Londres, qu’il porte plainte là-bas et on s’aura la vérité », tonne Seydi Gassama.
Pour lui, « Aliou Sall a intérêt. Tout ce timtamarre que le gouvernement essaye d’organiser, ne sert absolument à rien. L’intérêt d’Aliou Sall et du président de la République, ce qu’il porte plainte à Londres et que les tribunaux Britannique tirent cette affaire aux claires », livre Zik Fm

Aymérou Gningue : « J’éprouve de la honte pour Abdoul Mbaye »

http://www.dakarmatin.com/ Le président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar se dit peiné par les révélations d’Abdoul Mbaye. L’ancien Premier ministre a déclaré qu’il a signé un décret sur l’affaire Petro-Tim sur la base de fausses informations.
« À sa place, j’éprouverai de la honte à faire un tel aveu d’irresponsabilité », a martelé Aymérou Gningue dans L’Observateur. Le parlementaire de la majorité remet en cause sa posture d’homme d’État.
« Il (Abdoul Mbaye) prouve encore une fois qu’il était très loin d’être apte à l’exercice de responsabilité qu’il a eu à exercer à ce niveau de l’appareil d’État, je trouve cela simplement triste. »

Petro-Tim – Djibril Kanouté : «je suis meurtri.. »

https://www.leral.net/Ingénieur des Mines à la direction des Mines et de la Géologie du ministère du développement industriel dans les années 80, Djibril Amadou Kanouté, suit avec intérêt l’affaire d’Aliou Sall. Ancien DG de Pretosen, il se dit meurtri de voir comment son ancien protégé est attaqué par la classe politique.
« Je suis meurtri et froissé par la classe politique sénégalaise, qui attaque un adversaire politique sur le terrain personnel. Cette classe politique ne respecte pas ses fonctionnaires. Ce n’est pas chevaleresque. »L’Observateur

Enquête de la BBC : les «traîtres» de Aliou Sall démasqués

YERIMPOST.COM La chaîne de télévision étrangère BBC a été aidée dans son enquête à charge contre l’ancien collaborateur de Franck Timis, Aliou Sall, par des Sénégalais proches du pouvoir. Il s’agit de 13 personnalités, dont un journaliste et un homme politique qui ont pourtant souvent bénéficié des largesses du régime

Soutiens d’Aliou Sall

http://www.enqueteplus.com/L’adage dit : ‘’C’est dans la difficulté qu’on reconnait ses vrais amis.’’ Les proches du maire de Guédiawaye en ont fait sien. Hier, lors d’un point de presse, les amis d’Aliou Sall ont apporté leur soutien à leur édile qui essuie une tempête médiatique, à la suite du reportage de Bbc sur sa probable implication dans un scandale concernant le pétrole et le gaz sénégalais.
Ils se sont regroupés au sein d’un collectif qui enregistre des personnalités politiques, des artistes, des personnes issues du monde sportif, de la société civile du département. De l’avis de Mame Ibra Ba, le porte-parole du jour, ils veulent montrer leur soutien à M. Sall, afin que nul n’ignore qu’il est blanc comme neige, dans cette histoire.
‘’Cette histoire est l’œuvre de forces occultes tapies dans l’ombre. A cela s’ajoute des politiciens qui ont eu une cinglante défaite, lors des dernières élections et qui peinent à digérer cela.  Aliou Sall n’est pas impliqué dans cette affaire de corruption. Il est innocent. Que tout monde se le tienne pour dit. Il ne va démissionner d’aucun de ses postes de responsabilité’’, a laissé entendre M. Ba. Selon qui une réponse politique sera apportée sur le terrain politique et un plan d’action dans ce sens sera peaufiné.

Cos Pétro-Gaz : Mignane Diouf pour l’effectivité des mesures

http://www.seneweb.com/Même si le reportage de Bbc ne fait pas bouger le médiateur de la République Alioune Badara Cissé, Macky Sall, lui, en a fait une affaire sérieuse.
En effet, hier, en Conseil des ministres, le chef de l’Etat a confirmé et rappelé sa décision d’élargir le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos Pétro-gaz) aux représentants de la société civile et de l’opposition. Sur la Rfm, Mignane Diouf, Coordonnateur du Forum social sénégalais, attend l’effectivité de cette mesure.
‘’Cette proposition a déjà été faite en 2011. Aujourd’hui, elle doit être appliquée de façon transparente et beaucoup plus inclusive, en dehors des appartenances politiques, a souligné Mignane Diouf.
‘’Je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut mettre en place un comité national autonome chargé de gérer ces ressources-là, afin d’éviter tout soupçon », a-t-il ajouté.

Affaire Petro-Tim : L’opposition parlementaire dépose une plainte aux États-Unis et en Angleterre

http://www.seneweb.com/Le Groupe parlementaire « Liberté et Démocratie » a déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale depuis plus de  5 mois un dossier pour une enquête parlementaire sur l’affaire Petro-Tim. Mais, leur démarche est restée sans suite. La révélation est du député Cheikh Abdou Mbacké.
« Avec des affaires moins graves que le scandale de Pétro-Tim, nous avons constaté qu’une commission d’enquête parlementaire a été mise en place. Mais, comme cette affaire touche le frère du président de la République, nos collègues du pouvoir n’ont pas voulu en parler. Nous avons déposé tous les dossiers au bureau du président Moustapha Niasse depuis la dernière session budgétaire. Mais depuis plus de 5 mois, nous n’avons pas de réponse », a-t-il déclaré.
Mais, d’après le député, l’opposition parlementaire ne compte pas laisser les choses à l’état. « Face à cette stratégie de pourrissement, nous allons internationaliser le combat. Nous avons déposé des plaintes aux États-Unis et en Angleterre pour qu’Aliou Sall soit poursuivi », a soutenu Cheikh Abdou Mbacké.

KOSMOS ENERGY dément BBC

https://www.dakarposte.com/ Dakarposte publie in extenso afin que nul n’en ignore le communiqué de KOSMOS ENERGY. Qui balaie d’un revers de main les graves accusations de BBC

REPONSE DE KOSMOS ENERGY AU PROGRAMME « PANORAMA » DE BBC

Kosmos Energy a examiné de façon exhaustive le récent programme de Panorama diffusé par la BBC, et le rejette en tant que représentation inexacte et trompeuse de nos affaires au Sénégal.
-Kosmos réfute fermement toute allusion laissant entendre qu’elle a agi de manière irrégulière dans l’acquisition des intérêts au Sénégal.
-Kosmos a effectué un processus approfondi et minutieux de diligence raisonnable avant d’acquérir ses intérêts dans les blocs de Cayar Offshore Profond et de Saint-Louis Offshore Profond. Nous avons conclu l’opération avec Timis en toute confiance et en sachant que nous nous conformons pleinement à toute loi applicable.
-Les conditions commerciales de notre accord avec Timis Corporation ont été déposées auprès de la Securities and Exchange Commission des Etats-Unis le 3 novembre 2014. Kosmos n’a effectué aucun paiement en faveur d’une quelconque personne physique ou morale pour acquérir ses intérêts dans les blocs, et elle n’a pas non plus de futures obligations de paiements.
-La BBC allègue que Kosmos a effectué un prêt en espèces à Timis Corporation. Cette allégation est inexacte. Dans une réponse écrite à une question de la BBC, bien avant la diffusion du programme, nous avons informé la BBC que Kosmos avait conclu un contrat de prêt avec Timis Corporation, uniquement dans le but de financer la part de cette dernière dans les coûts d’exploration. La ligne de crédit était entièrement contrôlée par Kosmos, et jamais d’espèces n’ont jamais été prêtées à Timis Corporation.
-Le projet de gaz naturel Grand Tortue/Ahmeyim reste en en bonne voie pour livrer le premier gaz en 2022, ce qui apportera des avantages importants aux peuples de la Mauritanie et du Sénégal.

Djibril Amadou Kanouté : “Aliou Sall à Petro-Tim: Macky était sceptique”

https://www.ferloo.com/ “Quand Aliou Sall a voulu intégrer Petro-Tim, Macky Sall « était un peu sceptique ».  À l’arrivée, il a accepté que son frère, Aliou Sall, intègre Petro-Tim, qui venait d’obtenir, du régime de Wade, un contrat de recherche d’hydrocarbures et devait, par conséquent, ouvrir un bureau à Dakar. C’était en 2012. Année de la deuxième alternance.”
La révélation est de Djibril Amadou Kanouté, ancien cadre de Petrosen et à l’époque, employé de Timis Corporation.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, il revient sur les conditions d’intégration d’Aliou Sall à Petro-Tim.
« Aliou Sall, un haut fonctionnaire avec rang de ministre conseiller, avait décidé de rentrer de Chine (il y travaillait à l’ambassade du Sénégal, Ndlr). (…) Quand cette opportunité s’est présentée, nous (lui) avons (demandé) de la saisir et de rester dans le privé pour ne pas tomber dans la situation que nous avions connue avec l’ancien régime », renseigne Kanouté dans un entretien accordé à L’Observateur.
Ce dernier ajoute : « (Aliou Sall) en a fait part à son frère, qui était un peu sceptique. Le Président Macky Sall m’a reçu et m’a demandé mon avis. Je lui ai dit : ‘Pourquoi pas, c’est une opportunité’. »
Voilà comment le maire de Guédiawaye, directeur de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) est devenu le collaborateur de Frank Timis et acteur majeur du secteur des hydrocarbures au Sénégal. (Avec Rewmi)

HABIB NDAO (Cellule de Com de BBY) : «L’État a eu raison de communiquer parce que cette affaire dépasse Aliou Sall et que l’on a failli écorner l’image du Sénégal»

https://www.dakaractu.com De la polémique qui a fusé suite aux communications successives du gouvernement et du Président Macky Sall dans l’affaire Aliou Sall traitée par la BBC dans un documentaire, Habib Ndao ne retient qu’une chose :   » ce qui devait être fait au plan de la communication a été fait  ». Contrairement aux commentaires qui ont décrit ces sorties comme des ratés regrettables, le responsable du pôle Veille et Riposte de Benno Bokk Yaakar estime que  »ce documentaire dépasse Aliou Sall et ses intérêts » et que  »c’est la gouvernance politique du Sénégal qui était en passe d’être écornée dans ce reportage. »
Pour lui, quatre choses au moins devraient être prises en compte. D’abord : les 7.500 milliards de promesse d’engagements financiers du groupe consultatif pouvant être mis en jeu par une mauvaise publicité
Ensuite : les gros majors qui travaillent sur le pétrole au Sénégal en ce moment ( Australiens, Américains, Français Malaisiens, Anglais etc ) sont cotés en bourse sur les grandes places financières donc exposés à une spéculation sur leur valeur boursière et risquent d’être enquêtés par les gendarmes des bourses : NYSE ( new New York) , AMF (France) etc etc..Il y a aussi le fait, dit-il, que  » le congrès Américain va vouloir interroger les entreprises américaines sur leurs activités au Sénégal. Et enfin l’urgence qu’il y avait à dégarnir ce  »reportage qui n’a pour objectif que de jeter le discrédit sur notre pays. »
Habib Ndao de déclarer que le livre d’Ousmane Sonko sur le pétrole a été animé par les mêmes objectifs car, précise-t-il ,  » tout le monde sait que sa bibliographie a été sourcée par Tullow oil qui voulait faire du porter-presse en plein jour contre Timis et par ricochet saboter l’image de notre pays. »
Habib Ndao de considérer que les Sénégalais ont l’urgente obligation  de faire attention aux  »manipulations orchestrées par ces multinationales » expliquant qu’un  »reportage qui ne présente qu’une partie des faits ne peut nullement être fiable et crédible…(  d’ailleurs la BBC n’a fait qu’acheter une production faite par des gens dont les intérêts divergent ( guerre entre Timis et Tullow Oil, position du Sénégal sur la décolonisation de l’Archipel de Chagos), mentionne-t-il par ricochet.
Face à l’opposition qu’il dit  »obnubilée par le pouvoir », Habib oppose la  »volonté du Président Macky Sall de tout faire dans la transparence en procédant à – une refonte du code de 98, en installant l’Itie,  en créant l’INPG, en déroulant une  concertation sur l’utilisation des recettes pétrolières, en faisant attribuer les  blocs  par appel d’offres, en élargissant le Cos-pétrogaz à l’opposition et à la société civile, en procédant à la publication de tous les contrats sur le site du gouvernement et en prenant des dispositions légales favorables aux nationaux sur le contenu local.
Notre interlocuteur de rappeler, pour terminer, qu’il  »existe 19 blocs de pétrole au Sénégal pour le moment et qu’il est important que les premiers juniors à faire confiance à notre pays doivent être traités avec des faveurs pour avoir pris d’énormes risques au départ. Depuis plusieurs années, Macky Sall a représenté Petrosen dans de nombreuses foires pour inciter les investisseurs à croire aux potentialités du Sénégal… »

Abdoul MBAYE enfonce Macky SALL :  » Il savait que son frère démarchait pour Petro-Tim alors qu’elle n’est pas une société pétrolière »

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, qui avait annoncé d’autres déballages dans l’affaire Petro-Tim, a parlé. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il mouille le président de la République, Macky Sall : « (…) Lorsque Macky Sall est arrivé au pouvoir, le contrat avait été déjà signé par le précédent régime. Mais, il ne pouvait entrer en vigueur qu’après signature d’un décret du président Macky Sall adopté en Conseil des ministres. Et cela n’avait pas été le cas. (…) Ensuite il y a eu la plainte de Tullow Oil qui considérait avoir été sortie de ces blocs de manière anormale, alors qu’elle avait déjà payé. Ensuite, Macky Sall a commandité un rapport de l’Ige. Il savait donc qu’il y avait contentieux dans ces deux blocs. Il savait aussi que son frère Aliou Sall démarchait pour Petro-Tim. Alors que Petro Tim n’est pas une société pétrolière, elle n’a jamais fait d’exploration, ni d’exploitation.
Abdoul Mbaye d’enfoncer le clou : « Petro Tim n’aurait dû jamais être choisie conformément à la loi. C’était des éléments déjà connus et Petro Tim ne respectait pas les règles. Il leur a fallu réfléchir à un autre artifice. Ils ont ainsi présenté Petro Tim comme une société qui s’appelle Petro-Asia qui serait la maison mère. Ils ont ainsi dit que c’est Petro-Asia qui est demandeur (…) Mais cela personne ne le sait, sauf le président Macky Sall, Aliou Sall et Aly Ngouille Ndiaye. Le rapport de présentation a été rédigé et signé par Aly Ngouille Ndiaye. Mais, le problème, c’est que ce rapport a donné de fausses informations au Conseil des ministres, à moi et à tous les autres membres du gouvernement, en disant que Petro Asia est grand groupe d’investisseurs spécialisés dans le pétrole. C’était pour violer l’article 8 du code pétrolier… »Avec SENEWEB

Thierno Alassane Sall : « Macky Sall ne pouvait pas parler, parce qu’il ne pouvait pas démentir des faits têtus »

https://www.dakaractu.com/Le leader du parti la République des Valeurs n’a pas été tendre avec le président Macky Sall qui, au jour de la Korité avait tenu une déclaration sur l’affaire Petrotim qui éclabousse son frère cadet et son gouvernement. Thierno Alassane Sall, ex-ministre en charge de l’énergie (entre 2014 et 2017), a déploré les propos de Macky Sall qui ne cadraient pas, selon lui, avec la Korité. Il rit aussi de la déclaration du gouvernement sur ce scandale diffusé par Bbc. Dans cet entretien accordé à Dakaractu, M. Sall annonce des une situation économique qui impose aujourd’hui, inéluctablement des ajustements structurels pour rattraper le déficit colossal crée dès le premier trimestre de l’année 2019.

À l’issue de la prière à la Grande mosquée de Dakar mercredi passé, marquant le jour de la Korité pour une partie de la communauté musulmane, le président Macky Sall s’est prononcé sur cette affaire dite ‘’Scandale à 10 milliards de dollars’’. Une affaire dans laquelle son frère cadet est épinglé. Comment avez-vous apprécié ses propos ?

Je voudrais d’abord m’étonner sur le contexte. Puisque l’endroit, peut-être, convenait à d’autres messages qui s’adresseraient à la Nation et qui seraient beaucoup plus appropriés aux circonstances de Korité dans lesquelles nous étions.

Beaucoup de Sénégalais ont reproché, aussi au président Macky Sall d’avoir pris parti pour son frère. Selon vous, est-ce à tort ou à raison ?

Macky Sall est bien obligé de prendre parti puisqu’il est concerné. C’est-à-dire qu’il ne faut pas voir cette affaire comme étant entre Aliou Sall, F. Timis, Bp, Abdoul Mbaye ou Thierno Alassane Sall. Non ! Le premier et l’ultime responsable, c’est le président de la République. C’est sa responsabilité qui est convoquée dans cette affaire-là. Il est bien obligé de s’expliquer, il n’a pas voulu s’expliquer dans le fond. Mais, il a voulu jeter le discrédit sur des personnes alors que nous on leur propose des faits. Et les faits sont têtus. On est désolé. Il faut que le président s’explique. Il ne s’est pas encore expliqué.

Donc vous estimez qu’il doit éclairer la lanterne des Sénégalais sur cette question. L’on a aussi vu que dans l’après-midi de cette même journée de Korité, le gouvernement a réagi sur le même sujet. Comment l’avez-vous apprécié ?

(Rires…) Là également, le contexte. C’est-à-dire que c’est la panique totale. Peut-être le président voulait menacer l’opposition, donner l’impression tout en n’ayant pas l’air. Il n’y a pas eu de communication du gouvernement. La pauvre porte-parole du gouvernement qui ne s’y connait pas dans le domaine de l’énergie, qui n’a pas les bonnes informations, était très mal à l’aise, et je la plains. Elle a dû faire le service minimum devant certainement le refus de défendre le gouvernement d’autres voix plus compétentes pour le faire. Cela, tout le monde l’a compris. S’il y a un aveu clair et patent qui peut ressortir de ce qui s’est passé le jour de la Korité, entre la Grande mosquée et la salle du Ministère des Affaires étrangères, c’est que le président ne pouvait pas parler. Parce qu’il ne pouvait pas démentir des faits têtus.

Vous avez bien suivi la déclaration du porte-parole du gouvernement. A-t-elle été à la hauteur de vos attentes ?

Il a voulu passer la patate chaude à son gouvernement, la plupart les ministres ont refusé d’assumer la responsabilité de parler. Et la pauvre porte-parole a essayé de sauver les meubles. Ce que, de manière flagrante, les Sénégalais ont vu et compris. Et vous constaterez aussi une chose importante : C’est que les médias d’État, en général si prompts à amplifier, en direct, les communications de cet ordre du gouvernement, puisque le président a parlé à la Grande mosquée, quand le gouvernement parle au ministère des Affaires étrangères, on s’attend à ce que la Rts déploie tous les moyens pour pouvoir passer la parole du gouvernement en direct. La télévision nationale était absente. Ils ont fait le service minimum également. Ce qui veut dire quoi : que le gouvernement veut donner l’impression d’avoir fourni les réponses notamment en direction de la presse internationale. Parce que, c’est l’opinion internationale qui les préoccupe. Tout en essayant à l’intérieur de notre pays, d’étouffer l’affaire en en faisant le moins de tapage possible au niveau des médias pour que l’affaire soit étouffée. C’est pourquoi d’ailleurs, ils ont choisi le jour de la Korité où les esprits sont occupés ailleurs. Et on gardera toujours l’impression que oui ! le gouvernement s’est lavé à grande eau, comme aime titrer une certaine presse. Alors qu’ils ne se sont pas lavés. Ils ont même voulu parler en catimini. Comme si c’était possible. C’était pitoyable leur rencontre avec la presse. La porte-parole du gouvernement, je la plains beaucoup de devoir se faire l’avocate … (rire) en l’occurrence du diable.

Il nous revient aussi en mémoire, qu’en août 2016, alors ministre en charge du pétrole, vous annonciez publiquement sur le plateau de la Rts votre volonté d’attaquer le contrat et les signataires, ‘’si les soupçons de corruption dans le contrat Pétrotim sont avérés’’ ? Êtes-vous toujours dans cette même posture ? 

Absolument ! D’ailleurs, vous remarquerez qu’en 2016, j’avais dit de manière très claire que si j’avais des raisons d’attaquer le contrat, je l’attaquerais. C’était sur le plateau de la Rts, sur une question du journaliste de la Rts relative à l’implication du frère du président de la République. Et j’attaquerais tous ceux qui sont responsables de cet état de fait. À l’époque, je dois le dire, je ne savais pas qu’il y avait un rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige). Je ne savais pas combien la situation était grave. Mais pour avoir regardé le dossier Timis, quand la polémique avait commencé, je m’étais rendu compte que cette société ne disposait d’aucune compétence. Par ailleurs, en tant que ministre, il m’a été donné de constater que je n’étais pas impliqué dans les opérations. Donc je suis dans cette situation aujourd’hui, de tenir parole. La promesse que j’ai faite non seulement en tant que ministre, mais surtout en tant que citoyen sénégalais, qu’homme politique. Nous devons en toute circonstance et quel que soit le prix à payer défendre les intérêts supérieurs de notre Nation.

Mais monsieur le ministre, votre volonté d’attaquer cette affaire devant la justice sénégalaise ne risque-t-elle pas d’avoir les mêmes effets qu’un coup d’épée dans de l’eau ? Étant donné que pour plus d’un, l’exécutif et les législateurs sont à la solde du pouvoir.

Ici, au Sénégal, on nous dit que nous avons une Assemblée nationale et une séparation des  pouvoirs dans ce pays. Eh bien, les députés ont l’occasion de nous le montrer aujourd’hui. Je pense que nous, leaders et citoyens, avons le devoir de nous mettre à la disposition de notre pays. Et dans nos attitudes de tous les jours, être dignes de ces honneurs que nous rendent les hommes de tenue et être dignes de la confiance que placent en nous, les populations de ce pays. Et c’est pour cette raison que nous ne pouvons pas admettre que des gens au plus haut sommet de l’État participent à faire violer les lois du pays, utilisent la force publique et les moyens de l’État pour se couvrir. Et c’est pourquoi cette question n’est plus une affaire du gouvernement ni du président de la République.

Vous dites que cette question n’est plus une affaire du gouvernement ni du président de la République. À votre avis, c’est l’affaire de qui donc ? Celle des leaders des partis politiques ? Celle des populations de ce pays ?

J’interpelle le procureur de la République et l’Assemblée nationale qui doivent se saisir de cette question. Parce que c’est cela un État. Il n’est pas constitué d’un président de la République, son bon-vouloir, son équipe et son gouvernement. Il y a une Assemblée nationale. Cette question agite depuis plus de 3 ans le Sénégal. Si on parle de malédiction du pétrole etc…, ce qui peut être le sapeur-pompier qui peut éteindre la malédiction, c’est l’Assemblée nationale. Elle est là comme contre-pouvoir pour vérifier toutes les allégations qui agitent le pays depuis 3 ans où des responsables, un ancien Premier ministre, des ministres etc… des journaux et des journalistes à l’étranger donnent des faits précis. Et l’Assemblée nationale du Sénégal fait comme si cela se passe au Pôle Nord. Alors que pour moins que ça des parlements des pays démocratiques font des investigations plus élevées. Nous avons l’exemple parfait du Brésil où on a vu plusieurs présidents de la République tomber du fait de l’Assemblée nationale. Le président de l’Assemblée nationale qui se prévaut d’une vie passée au service du Sénégal, a là, l’occasion d’entrer dans l’histoire.

Pourquoi Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale ? En quoi il est concerné dans cette affaire et que lui reprochez-vous ?

Le président de l’Assemblée nationale a le plus souvent déclaré avoir passé sa vie au service du Sénégal. C’est l’occasion aujourd’hui, pour lui d’entrer dans l’histoire et de mériter des Sénégalais le poste et le rang qu’il occupe dans notre pays. Mais également tous les honneurs, durant toute sa vie qu’il a eus du Sénégal. Depuis qu’il était directeur de Cabinet de Senghor jusqu’ici, le président Niasse a vécu aux frais de la République. C’est le moment de montrer qu’il est digne de cette confiance que le pays lui a toujours donnée. Et tous les députés de ce pays doivent aussi réagir, mais ils ne peuvent pas faire comme si tout cela se passait au Pôle Nord. On a vu en Afrique du Sud, le président Zuma. Les gens l’ont mis en cause directement pour moins que ça. Le procureur a sanctionné. Il n’y avait pas des informations aussi précises relayées sur Bbc et la presse locale. Tout est disponible ici, que les députés montrent aux Sénégalais qu’ils sont une Assemblée nationale.

Aujourd’hui, qu’est-ce que vous comptez faire pour attaquer ce contrat, les mis en cause, Petrotim, entre autres, devant la justice ?

Il y a des plaintes au niveau national et international qui avaient été déposées dans plusieurs circonstances. Mais, nous allons les reprendre avec les forces démocratiques.  Parce que ce n’était pas des combats personnels. Avec l’ensemble des forces démocratiques de ce pays, nous allons reprendre les dossiers. À la lumière de tout ce qui vient de se passer, il nous faut compter sur une mobilisation citoyenne plus large et reprendre encore le combat pour le mener plus loin. Pour le président Zuma, il a fallu plusieurs années de combat. Pour Lula du Brésil aussi il a fallu plusieurs années. Nous ne désespérons pas, mais c’est comme ça qu’on construit la démocratie. La démocratie par l’apprentissage et le peuple saura que demain quand il y aura des situations comme ça, voilà ce que nos aînés ont fait. C’est notre génération qui doit faire l’histoire.

Parlons maintenant économie nationale. J’évoque ce point pour vous demander sur quoi vous êtes-vous fondé pour dire sur les ondes de Sudfm que ‘’notre pays se dirigeait tout droit vers une politique d’austérité budgétaire et un ajustement structurel draconien’’ ?

Je persiste et signe pour dire que l’état des finances dans ce pays, plus globalement l’état de l’économie du pays est tel que des mesures d’ajustement s’avèrent inévitables. Je maintiens que la dette a augmenté, ce sont des chiffres du ministère des Finances, de 2012 à 2018 de 2 700 milliards à 8 500 milliards. Rien qu’en 2018, la dette a augmenté de 1 200 milliards. Ce qui fait que, aujourd’hui, le service de la dette, c’est-à-dire ce qu’on paye par année pour honorer nos dettes, c’est 1 000 milliards en 2018. Ce qui correspond à 40% de nos recettes budgétaires. Pourquoi on en est ainsi à 40% ? C’est parce que les investissements dont se targuent tant le gouvernement, ne sont pas des investissements générateurs de recettes supplémentaires (…). Cela veut dire que ce sont des investissements qui n’ont pas permis de produire davantage de richesses pour le pays pour pouvoir rembourser les dettes qui ont été contractées (…).  Il faut qu’on se prépare à des coupes drastiques au niveau des institutions qui ont été gérées à la hussarde comme la Poste et d’autres ajustements qui seront nécessaires pour un équilibre de notre budget. Parce que le déficit, au premier trimestre 2019 est de 458 milliards. Alors que l’État du Sénégal s’est engagé à un déficit de l’ordre de 3% du Pib pour toute l’année 2019. Alors que rien qu’au premier trimestre 2019, on a pratiquement atteint ce déficit-là auquel l’État s’est engagé. Cela veut dire que sur les 3 derniers trimestres qui restent, il faudra des ajustements pour rattraper le déficit colossal créé dès le premier trimestre. Cela est évident. Donc voilà la situation où la politique de tâtonnement et d’investissements qui ne correspond à aucune réalité économique nous a conduits.

Vous annoncez des lendemains difficiles apparemment pour le pays. Qu’est ce qui, selon vous, expliquerez cette situation ?

Cette situation est le fruit d’un ensemble d’actes posés par l’État. Il s’agit de l’Arène nationale ; le Dakar Aréna ; le Cicad (Centre international de conférence Abdou Diouf) qui ne rapportent rien. Les hôtels qui sont à côté, etc… toutes ces routes à gauche et à droite pour juste du tape-à l’œil. Tout cela, voilà la situation dans laquelle cela a conduit notre pays. Notons encore une fois, c’est incontestable, qu’on est passé de 2700 milliards en 2012 comme dette à 8 500 milliards en 2018. Et le Fmi (Fonds monétaire international) nous dit dans son rapport de janvier 2019, que la situation économique du Sénégal commence à être inquiétante. Elle ne va pas utiliser un tel qualificatif pour une institution réputée pour son euphémisme et son sens de la diplomatie, mais quand même elle dit que la dette du Sénégal commence à être insoutenable. Et qu’il faut des mesures d’ajustement pour pouvoir rester dans les limites. Ce qui signifie qu’il n’y aura plus de recrutement, baisse de toutes les charges dans les différentes entreprises notamment dans le secteur public. Et pour terminer sur cette question, les signes d’ailleurs qui permettent au Sénégal de voir que la priorité de Macky Sall ce n’est pas l’économie, c’est la politique.

M. le ministre. On croit entendre parler l’opposant. Bref, à juste raison vous jouez aussi votre rôle d’adversaire politique. Mais sur quoi vous fondez-vous pour soutenir de tels propos ?

La preuve est que depuis qu’on parle de parrainage -c’est à la fin du mois début septembre 2018 et tout le premier trimestre de 2019- on n’a fait que de la politique politicienne. On ne parlait que de politique. Et même à ce niveau, il n’est pas performant parce que aujourd’hui, le Direction générale de l’Artp et beaucoup d’autres agences tournent au ralenti parce qu’elles attendent qu’on nomme leurs directeurs généraux. Les ministères sont restés longtemps sans travailler parce tout le monde était en politique. Et après la politique, même pour nommer un gouvernement, il y a eu beaucoup de couacs et de retard. Et pendant tout ce temps l’administration ne fonctionne pas puisque les gens attendent de voir ce qu’ils vont devenir, à quelle sauce ils seront mangés…

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le bureau exécutif du Conseil National des Sages Républicains, élargi aux coordonnateurs départementaux des sages de la région de Dakar, s’est réuni ce vendredi 07 juin 2019 à son siège.
Evoquant la situation politique nationale marquée cette semaine par la résurgence de la polémique sur la gestion du pétrole et du gaz, le Conseil National des Sages Républicains se réjouit de la décision du Président Macky SALL, réaffirmée lors du Conseil des Ministres du jeudi 6 juin 2019, d’élargir le Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETRO-GAZ) aux représentants de la société civile et de l’opposition. Cette initiative exprime la ferme volonté du Président Macky SALL d’associer toutes les forces vives de la nation à la dynamique d’émergence renforcée par les découvertes prometteuses de pétrole et de gaz.
En outre, le Conseil National des Sages Républicains salue la clairvoyance du Président de la République qui, dès son arrivée à la magistrature suprême, a pris plusieurs dispositions nécessaires pour garantir la bonne gouvernance dans le secteur extractif. C’est à ce titre que le Sénégal est devenu le premier pays africain à obtenir la notation « progrès satisfaisant », la mention la plus haute dans le domaine. Dans le monde, seuls trois pays ont pu l’avoir avant nous.
Par contre, le Conseil National des Sages Républicains fustige avec la dernière énergie l’attitude de la BBC qui, sur la base d’une enquête tendancieuse sur la gestion de nos ressources nationales, cherche visiblement à déstabiliser notre pays. Cette enquête est une véritable cabale savamment orchestrée, de connivence avec des opposants qui ont perdu tout crédit politique. En réalité, à travers les accusations fallacieuses sur la gestion desdites ressources, ce sont nos institutions et la stabilité de notre pays qui sont visées.
Face à ces tentatives de déstabilisation, le Conseil National des Sages Républicains décide de s’ériger en bouclier, et en appelle à la responsabilité de tous les Sénégalais pour la défense de l’intérêt supérieur de notre pays.Le Coordonnateur national,Maham DIALLO

Omar Faye, Leral Askan Wi : «si Aliou Sall ne démissionne pas, nous allons l’y pousser»

https://www.pressafrik.com/Le leader de « Leral Askan Wi », a aussi brisé le silence pour réagir sur cette affaire de corruption qui impliquerait Aliou Sall. Omar Faye estime que le peuple ne doit pas se laisser berner par les propos du maire de Guédiawaye, non moins Directeur de la Caisse de dépôts et de consignations (Cdc). Il demande à ce dernier de démissionner de tous ces postes, pour laisser la justice de faire son travail.
« Aliou Sall est une Ebola économique qui risque de tuer le peuple sénégalais. C’est une histoire de 7 000 milliards. Ce n’est pas n’importe quoi. On ne s’adresse pas au président de la République, on s’adresse à son frère Aliou Sall. Le problème concerne exclusivement Aliou Sall, qui est aujourd’hui une personne politiquement exposée au nom de l’image du Sénégalais, au nom de notre souveraineté, de la stabilité de notre pays, il doit démissionner », fulmine Omar Faye.
À en croire le leader de « Leral Askan Wi » : « S’il ne le fait pas, nous allons le pousser vers la démission. Ce combat n’est pas un combat politique. C’est un combat citoyen. C’est l’avenir des milliers de générations qui est hypothéqué par le frère du président de la République », a-t-il pesté sur les ondes de la Zik fm.  Ibrahima Mansaly

LE REVERS DE SON FRÈRE

https://www.seneplus.com/ http://www.enqueteplus.comDepuis 2011, Aliou Sall patauge dans le liquide très inflammable qui a, il n’y a guère longtemps, failli brûler le très réseauté Gadio – Sous ses airs d’un monsieur calme, se cache un homme très ambitieux, fougueux, insouciant parfois et très bagarreur
Sous ses airs d’un Monsieur calme et posé, se cache un homme très ambitieux, téméraire, fougueux, insouciant parfois et très bagarreur… Depuis 2011, Aliou Sall patauge dans le liquide très inflammable quia, il n’ya guère longtemps, failli brûler le très réseauté Cheikh Tidiane Gadio
Sa vie n’a pas toujours été stable. A ses instants de gloire, souvent ont succédé des moments d’échec, de difficultés de toutes sortes. Mais qu’à cela ne tienne ! Aliou Sall n’est pas du genre à abandonner. Le témoignage est unanime. De Peulgua à Guédiawaye, en passant par les sphères de l’Etat, les partis politiques et organes de presse qu’il a fréquentés, il s’est toujours montré bon combattant. Pour ses convictions certes, mais aussi et surtout pour ses intérêts. Quitte même à défier son propre frère de Président. L’exemple le plus récent a été les élections législatives de 2017.
Accusé de népotisme par l’opinion, Macky Sall finit par lui demander de ne pas se présenter sur les listes. Aliou, lui, persiste dans sa volonté de montrer qu’il est le Roi de cette ville stratégique. Finalement, après moult conciliabules, il finit par lâcher la cause. Mais pas gratuitement, analysaient certains observateurs. En effet, dans la foulée des législatives et de la victoire éclatante de la majorité présidentielle, il est nommé au juteux poste de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, la “banque de l’Etat’’. Sous ses épaules, reposait dès lors la gestion de plusieurs milliards FCFA. Ainsi, Aliou n’est pas du sorti perdant de ce qui était considéré par certains comme un bras de fer avec son grand frère. Et il n’en était pas à son coup d’essai. Entre les deux frères, les chemins se sont souvent séparés. Nous sommes en 2008. Macky Sall est dans le viseur de son ex-mentor Abdoulaye Wade. Traqué de toute part, il finit par lâcher prise et crée sa propre formation politique, l’Alliance pour la République. Plusieurs responsables libéraux ainsi que des indépendants décident de le suivre dans son “combat contre l’injustice’’.
Aliou Sall, lui, préfère garder ses ses distances. Il reste à son poste de conseiller technique à l’Ambassade du Sénégal en Chine, jusqu’à la veille de la présidentielle de 2012. A cette date, il rejoint le train de son frère déjà en marche. Mais autonome, il choisit de rester aux périphéries du parti APR. Aussi porte-t-il sur les fonts baptismaux son Mouvement dénommé Air Macky. Ce n’est que bien plus tard que les deux entités vont fusionner. Et Aliou devint totalement marron. Dans la formation politique de son grand frère, certains le considèrent comme un militant de l’avant-dernière heure. Mais le fils d’Amadou Sall et de Coumba Thimbo n’en a cure. Très vite, il grimpe les échelons. Aidé en cela par son frère de Président. En 2014, grâce notamment au coup de main de son frère, il est porté à la tête de la mairie de Guédiawaye. C’est le début de son envol politique. Tour à tour, le frère du Président est maire, président de l’association des maires du Sénégal… Ecrasant tous ceux qui se dressent sur son chemin. Comme son frère au sommet de l’Exécutif central, lui est placé aux cimes de l’exécutif local. N’en déplaise à ses détracteurs de tous bords qui y voient la main du chef de l’Etat. Mais il sera stoppé net dans son ascension par le scandale du pétrole soulevé pour la première fois par l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, en guerre contre Macky Sall. L’affaire sera exacerbée par les témoignages-dénonciations de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui disait avoir contresigné le décret accordant les blocs litigieux à Franck Timis sur la base d’un rapport mensonger.

Bagarreur, téméraire, très futé

Bagarreur, téméraire, très futé, selon ses proches, Aliou Sall finit par sortir la tête de l’eau et même va prendre des galons au niveau du pouvoir. En quelques années, il est devenu presque intouchable. Même ses anciens détracteurs semblent aujourd’hui devenir ses principaux souteneurs. Le chemin fut long. Mais Aliou, comme son frère, a toujours su rester concentré sur l’objectif. Au cours d’un détour dans leur fief à Fatick, l’on découvre qu’entre les frères Sall, les chemins se sont souvent séparés. Enfants, Macky était si discipliné, calme, à la limite hermétique, Aliou, si terrible, actif et très ouvert, selon nombre de témoignages. Dans les années 1980, Macky et ses amis créent l’ASC Disso sur les flancs de Lamtoro. Plus tard, Aliou en fera de même avec Pastef dont il deviendra délégué, puis président vers 2005.
Toujours dans les années 80, Macky Sall va quitter son premier parti AJ/PADS pour rejoindre le Parti démocratique sénégalais. Aliou, lui, reste à gauche. Militant dans l’âme, il flirte avec la politique, depuis le lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack où il a eu son baccalauréat. Dans un contexte où les idéologies avaient encore de la valeur. Et très vite, le jeune garçon, issu d’un milieu modeste, choisit son camp. Celui des meneurs de grèves et des contestataires. Il s’engage aux côtés de Landing Savané et de AJ. Ses proches diraient : le prolongement de la vie d’un enfant “insouciant’’, libre, bon vivant, provocateur et perturbateur. Dans un article paru dans le journal l’Observateur, lui-même se confiait : “Une fois, mon père m’a bastonné jusqu’à me laisser des œdèmes’’. Mais avec son frère ainé, la relation a, malgré son sale caractère, était on ne peut plus apaisée. On peut dire que les deux n’étaient pas si proches. Ils n’avaient pas les mêmes fréquentations. Aliou Sall, dans le même article, reconnaissait : “Sincèrement, j’étais quelqu’un de très difficile à vivre, mais il (Macky) n’a jamais levé la main sur moi’’. Entre eux, il y a 8 ans de différence. Le Président est né en 1961. Aliou en 1969. A en croire le deuxième garçon des Sall, son frère a très tôt pris le destin de la fratrie en mains.
Venant à la rescousse d’un père retraité…, il lui arrivait de partager même sa bourse. Il ne saurait en dire autant pour lui-même. Pendant ce temps, il continuait de mener sa petite bonne vie, loin de tout stress. “Il a toujours été plus préoccupé que moi par la situation familiale. Moi, j’étais vraiment insouciant. Je n’ai jamais eu ce stress-là’’. Elève, Aliou n’a jamais été un crack. Toutefois, à l’école primaire déjà, ses enseignants avaient remarqué ses aptitudes intellectuelles non négligeables. Mais le petit, selon Wikipédia, ne faisait pas assez d’efforts. Il n’empêche, il arrive à décrocher son BFEM et finit par intégrer le lycée Coumba Ndoffène, où il fait long feu. En effet, après une année laborieuse en Première, il échoue au baccalauréat, l’année suivante. Aussi est-il renvoyé de l’établissement. Il migra vers Kaolack.
Dans la capitale du Ndoukoumane, loin de la chaleur familiale, du regard inquisiteur de Papa et maman, il carbure fort et finit par obtenir son baccalauréat. Mais, il était loin de ses peines. Lui qui tenait particulièrement à intégrer l’UGB qui venait d’ouvrir ses portes, il est orienté à Cheikh Anta Diop. Il est au pied du désespoir, avant de se ressaisir, compte tenu, entre autres, de la situation familiale. Il se résout à rejoindre Dakar, plus précisément le département de Géographie. Au bout de deux années seulement, le frère d’Aziz et de Hady, petit frère de Macky et de Rokhaya, va encore échouer dans la populeuse faculté des Lettres. Il est précipité vers la sortie par l’année invalide de 1994. Mais il ne baisse pas pour, autant les bras. Passionné de débat, de politique et très épris de sa liberté, il ne mettra pas du temps à comprendre que le journalisme est peut-être sa voie de prédilection. Ainsi, décide-t-il de faire le concours d’entrée au Cesti. Il en est ainsi admis et partage la 24ème promotion avec de grands noms du journalisme comme Mamoudou Ibra Kane, Pape Diomaye Thiaré, Samboudian Kamara, Yoro Dia… Ancien stagiaire à Walfadjri, Aliou a aussi été employé à Info 7 par le doyen Pape Samba Kane, avant de rejoindre plus tard le journal Sopi du PDS, après son licenciement de la boîte. Dans l’Obs, il expliquait que c’était à la veille de la Présidentielle de 2000.
S’appuyant sur des statistiques, il avait fait un article dans lequel il montrait les villes que le Parti socialiste risquait de perdre. Selon lui, comme Papa Samba Kane n’était pas venu, ce jour-là, les intérimaires avaient décidé de mettre le papier à la Une. Ce qui n’a pas manqué de fâcher les actionnaires. Par la suite, il est envoyé en reportage à Banjul. Et, au retour, on lui signifie la décision de le remplacer par Yakham Mbaye et il passe de chef de desk politique à grand reporter. C’est sur ces entrefaites qu’il deviendra libéral. Mais malgré son caractère trempé, Macky ne le lâche pas. C’est pendant qu’il était Premier ministre qu’Aliou sera nommé comme conseiller à l’Ambassade de Chine. C’était en 2006. C’est d’ailleurs dans l’empire du milieu qu’il va connaitre le ténébreux homme d’affaires roumain, Franck Timis. C’était, en 2010, grâce à Pierre Atépa Goudiaby.

L’enfant terrible des Sall
A la veille de la campagne électorale de la Présidentielle 2019, EnQuête s’était rendu dans le quartier qui a vu grandir la famille du président. C’était pour qu’il raconte son enfant de Président, le premier garçon d’Amadou et de Coumba Thimbo. Mais très vite, ce qui était parti pour être un portrait du Président avait viré en une véritable causerie sur son petit-frère, l’enfant terrible des Sall. “Il n’avait pas de limite dans le quartier. Il mangeait où il voulait. Il n’habitait presque pas chez lui. Il dormait chez le chef de quartier. C’est un blagueur hors-pair’’, témoignait Kama Sakho qui l’a vu grandir. Un autre de renchérir : “Maintenant, on ne le voit qu’exceptionnellement. Quand il passe ici, comme à son habitude, day wakh ba weur leu. Vraiment, il est très humain, ouvert, mais il n’aide pas la population comme cela se devait’’. Le vieux Racine Fall, lui, aujourd’hui très âgé, témoignait : “Je n’ai connu vraiment Macky que quand il s’est engagé en politique. Je connais plus leur père et Aliou qui habitait dans cette maison. Lui, c’est mon enfant’’. A la question de savoir quel genre d’enfant il était ? Il répondait par un sourire qui en disait déjà long. Aujourd’hui encore, il est resté presque le même humainement. Il est plein de vie, plein d’humour, selon ses proches, toujours en lutte pour ses propres fantaisies, ses rêves. Malgré le temps, il est sympa et cool. “Mais, il faut qu’il pense davantage aux jeunes avec qui il a grandi’’, réaffirme cet ami d’enfance Mor AMAR

Le Sénégal avant tout…Des principes et des variables en communication Par Mamadou Thiam, Expert en communication et management

Mon frère et ami Mamadou Diouma Diallo a accordé un entretien à un site d’information. Dans cet entretien, il aborde revient la communication gouvernementale relative à l’information de BBC sur le pétrole et le gaz au Sénégal.
M. Diallo, considère que « c’est une communication bancale et peu réfléchie qui nous est servie. »
Il a décrié entre autres:
– l’organisation par le pouvoir de 2 conférences de presse en moins de 48h;
– La prise de parole du chef de l’état jugée précoce ainsi que le lieu de déroulement de cette prise de parole;
– Le choix porté sur le porte-parole du gouvernement ainsi que le format retenu pour porter… la parole gouvernementale dans une situation qui interpelle l’Etat.
Dans le cadre d’un échange à visée intellectuelle et citoyenne, je me réjouis qu’un universitaire participe au débat sur l’actualité avec une approche dont le fondement se veut technico-objectif.
Cependant, la communication n’est  pas forcément une science exacte. Et bien souvent, des variables comme le contexte ainsi que des données factuelles priment souvent sur les principes. Or, M. Diallo a tenté globalement d’énoncer des principes qui sans cette compréhension du contexte, peuvent difficilement tenir la route.
S’agissant des deux supposées conférences de presse qui seraient de trop, il est facile de rappeler que ces deux conférences de presses sont totalement différentes. Car si l’Etat se doit de répondre à des interpellations d’une extrême gravité, il n’en demeure pas moins qu’il ne lui revient pas de s’expliquer dans le fond sur des accusations portées contre un citoyen dans le cadre d’activité privées liées à des fonctions qu’il a exercées en dehors de tout mandat à caractère public.
Il est donc normal, sur le principe, que les affaires de l’Etat soient prises en  charge au niveau gouvernemental notamment et que ALIOU SALL, personne privée puisse, à son niveau, définir et mettre en œuvre sa stratégie de défense. C’est le contraire qui serait amoral, anormal et inapproprié. Car cela voudrait signifier une confusion de genre et d’instances. Par contre, si M. Diallo pense que ALIOU SALL devait être sur le même présidium que le porte-parole du gouvernement afin de faire une conférence conjointe, c’est son droit. Mais ce serait là une déviance institutionnelle et éthique.
Monsieur ALIOU SALL a décidé de faire face à l’opinion et d’apporter des réponses aux interpellations qui le concernent. Il a décidé de porter plainte afin que le droit soit dit. C’est tout à son honneur.
Relativement à la prise de parole du president de la République, l’expert Diallo note qu’elle est précoce. Argumentant, il suppose que le Président limite, de la sorte, toute autre sortie de ses partisans. Là aussi, il est aisé de relever que le niveau de prise en charge initiale  d’une communication de crise dépend de plusieurs facteurs  dont le sujet abordé, le niveau de gravité des accusations, leur impact potentiel sur l’image du pays, leur portée ainsi que leur vitesse de dissémination. Or, lorsqu’un média international à grande audience charge l’Etat au plus haut niveau et accuse le régime d’être corrompu sur des questions liées aux ressources pétrolières, avérées ou fausses, ces informations peuvent porter un lourd préjudice à la nation, à l’image du sénégal, à la dynamique des investissements ainsi qu’à la crédibilité de notre système de gouvernance économique et politique.
Toutes choses qui peuvent nuire à notre pays dans bien des segments cruciaux de son développement dans le court et moyen terme. Face à ce risque, il peut bien paraître opportun d’afficher un niveau de transparence, d’engagement et d’implication au plus haut sommet.
Par ailleurs, le recours à l’analyse comparée dans la pratique des sciences de l’information et de la communication montre que, dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Benalla en France, plusieurs experts considèrent que la communication tardive du Président Macron a accentué les doutes et contribué à structurer la perception négative de l’opinion sur ce dossier.
Au Sénégal, la réaction de WADE plusieurs jours après les événements du 23 juin n’a pas rendu forcément service au pouvoir en place sur l’affaire de la vice-presidence et la suppression du quart bloquant.

Ainsi, si l’argument de Monsieur Diallo peut se comprendre, il est important de la nuancer car n’étant pas forcément gage de performance.

A propos de l’événement qui a servi de cadre au Chef de l’Etat pour s’exprimer sur les accusations de la BBC, la korité, il est à noter que c’est une pratique consacrée pour un Président sénégalais d’aborder à cette occasion les éléments les plus saillants de l’actualité lorsqu’ils impactent de surcroît sur l’image et la crédibilité de notre nation. Même les imams dans leurs sermons n’hésitent pas souvent à aborder les questions d’actualité dès l’instant qu’ils jugent que leur portée dans la vie de la nation est grande. Une fête est aussi l’occasion de raffermir le sentiment d’appartenance à la nation et contribuer ainsi à minorer tout ce qui peut mettre en cause sa cohésion.
Mieux, le Chef de l’Etat a tenu à préciser que soucieux de transparence, les interpellations qui appellent une réponse de la part de l’Etat seront prises en charge par le gouvernement. Qu’en outre, les interpellations d’ordre privé ou personnelles seront dissociées de la communication publique. Donnant ainsi gage de bonne gouvernance et de bonne pratique républicaines.
En ce qui concerne le format de la conférence du ministre porte-parole, si je peux concéder une chose à M. Diallo, c’est qu’on aurait pu annoncer une déclaration à la presse. Car une conférence suppose plutôt l’idée d’interactions. Ce qui n’a pas été le cas. Cependant M. Diallo sait bien qu’une déclaration faite devant la presse permet toujours un traitement plus efficace notamment pour les TV et radio.
En définitive, la meilleure réponse qui puissent être apportée à Monsieur Diallo, qui est au passage un ami et un intellectuel pour qui j’ai beaucoup d’estime, est à chercher dans cet aveu d’humilité qu’il a paradoxalement fait dans l’interview en question: « C’est toujours difficile de dire comment il aurait fallu faire surtout quand on parle de crise qui, par définition, ne donne pas toutes les cartes en mains pour une maîtrise complète de la situation. »
Or, malgré sa bonne foi et sa compétence avérées, il est évident qu’il a manqué à mon ami cette « intelligence contextuelle » qui aurait pu lui permettre de comprendre que ce qui se joue ici, ce n’est pas seulement une question politique. Que ce qui se joue ici, c’est la crédibilité de notre système de gouvernance économique ainsi que l’avenir de notre pays dont la marche résolue vers l’émergence peut être accélérée ou retardée par la perception  positive ou négative qu’en auraient  nos citoyens et nos partenaires.
Et lorsque les intérêts ou l’image de l’Etat sont en jeu, le Président, qui a incontestablement «  le Sénégal au cœur », n’a pour préoccupation qu’une chose: les sauvegarder et les préserver. D’où son engagement et son implication républicains dans les aspects publics de cette affaire soulevée par la BBC.
Dès lors, il est essentiel que nous comprenions et que nous acceptions que ce qui se joue ici, c’est moins une question politicienne; il s’agit plutôt de la préservation de notre bonne  réputation et de notre image de marque. Des sujets qui doivent rester non-clivants afin que chacun d’entre-nous puisse mettre le Sénégal avant tout et ainsi préserver nos chances d’émergence et de développement face à des logiques économiques et financières dont on a pas toujours une claire compréhension des soubassements internes, externes et stratégiques.

BBC vs Aliou Sall : Le Mouvement « Force » soupçonne des lobbys pour libérer Khalifa et Karim

http://www.seneweb.com/Le mouvement « FORCE » s’érige en bouclier pour Aliou Sall. Son secrétaire général Abdallah Ba et Cie soupçonnent ‘’une certaine opposition (qui) cherche à pousser le Président Macky Sall à davantage lâcher du lest pour la libération de Khalifa Sall et l’amnistie de Karim Wade’’.
Le mouvement accuse également ‘’une autre opposition lâchement rejetée lors des présidentielles » d’épiloguer  »sur une question qui requiert l’avis d’experts avertis ». Pour lui, ces opposants cherchent  »à maintenir le pays dans la grisaille de lendemains incertains au lieu de participer au dialogue qui pourrait déboucher sur une stabilité dont ils ne veulent pas’’.
Dans un communiqué, Abdallah Ba affirme que le frère du chef de l’Etat ‘’est donc devenu aux yeux de certains ténors de la vie publique l’ennemi à abattre. Parce que l’on susurre dans certains milieux à Dakar qu’il est présidentiable’’.

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