Revue de Presse du jeudi 06 juin

revue de Presse du jeudi 06 juin
revue de Presse du jeudi 06 juin

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES Du 06- 06 2019

Le Président de la République son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé ce jeudi 06 juin 2019, le conseil des Ministres.

Ouvrant sa communication, le Président de la République a présenté ses vœux les meilleurs à la communauté musulmane, à l’occasion de la célébration de la fête de la Korité. A cet effet, Le Chef de l’Etat a formulé des prières ferventes pour la concorde nationale et la prospérité du Sénégal dans la paix et la solidarité.

Le Président de la République a par ailleurs rappelé au Gouvernement son attachement prioritaire à la préservation durable, ainsi qu’à l’exploitation optimale et transparente de nos ressources naturelles.  A ce titre, il a indiqué l’urgence d’introduire dans le circuit législatif, le projet de loi portant répartition des revenus issus de l’exploitation des ressources pétrolières avec la prise en compte des générations futures.

Dans le même ordre d’idée le Chef de l’Etat a confirmé et rappelé sa décision d’élargir le Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETRO-GAZ) aux représentants de la société civile et de l’opposition.

Le Président de la République, dans sa volonté de préserver nos massifs forestiers, et de renforcer, les actions de contrôle de l’exploitation de nos forêts, à travers une application rigoureuse et inclusive du code forestier, et la relance pragmatique des campagnes de reforestation, a instruit le Ministre de l’Environnement, et du Développement durable, de prendre toutes les dispositions utiles, pour une bonne préparation de la journée de l’arbre.

Appréciant les statistiques sur le travail, le Chef de l’Etat, s’est réjouis des avancées   notables, constatées en 2018 dans le marché du travail, avec 66O43 contrats enregistrés contre 56328 visés par les inspections du travail en 2017, compte non tenu des milliers d’emplois créés dans le secteur primaire et le secteur non formel.

A ce titre, il a rappelé au Gouvernement la place primordiale du secteur privé dans la promotion et la création d’emplois décents.

S’agissant de la campagne agricole 2019-2020, le Président de la République a demandé au Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires, à la mise en place préventive et transparente des dispositifs et mécanismes de cession, de supervision, de contrôle et de distribution des semences et engrais subventionnés par l’Etat.  A cet effet, il a demandé au Ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural de lui faire parvenir un rapport hebdomadaire sur la distribution des intrants et du matériel agricole

Abordant, la question relative, à la préparation des Examens et Concours, de 2019, le Chef de l’Etat a d’abord encouragé les élèves, les enseignants, les parents d’élèves et la communauté éducative, à assoire la qualité et l’excellence dans notre système éducatif, avant de demander au Gouvernement de prendre toutes les mesures utiles afin d’assurer leur bon déroulement sur l’ensemble du territoire.

Le Président de la République a félicité l’équipe nationale de Football (U20) après sa brillante qualification aux quarts de finale de la Coupe du monde.

Au titre de la coopération et du Partenariat, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de la visite du 18 au 20 juin 2019 du Vice- Gouverneur de la province chinoise de Sichuan, à la tête d’une délégation de chefs d’entreprises.

Au titre des communications en conseil :

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale.

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur sa rencontre avec le secteur privé, les requêtes de financement en instance, et l’exécution des projets récents.

Le Ministre de l’Agriculture a fait le point sur la préparation de la campagne agricole 2019- 2020.

Le Ministre du travail, du dialogue social et des relations avec les institutions a fait la situation de l’entreprise et de l’emploi, de la garantie des droits et de la gestion des relations professionnelles.

Le Ministre de l’Environnement et du Développement durable a informé le conseil de l‘organisation de la journée de l’arbre, prévue au mois d’août prochain.

Le Ministre en charge du Suivi du PSE a rendu compte de la mission qu’il a effectuée en Espagne du 29 au 30 mai 2019, dans le cadre de la journée sénégalaise de l’investissement, en compagnie du Secrétaire d’Etat chargé du Réseau ferroviaire

Le Ministre de la jeunesse a présenté les projets et programmes de son département et a informé le conseil de la prochaine tenue du forum national de la jeunesse.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté le projet de décret portant organisation du Ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Ousseynou KANE, juriste-Financier, est nommé, est nommé Directeur général du Bureau opérationnel du Suivi du PSE (BOS), en remplacement de Monsieur Ibrahima WADE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Pape Malick NDOUR, titulaire d’un DEA en économie, est nommé Coordonnateur du PRODAC, en remplacement de Monsieur Mamina DAFFE.

Monsieur Mouhamadou SENE, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n°633 209/E, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au ministère de la Jeunesse, en remplacement de Monsieur Mamadou DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Monsieur Mor Khoudia GUEYE, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports principal, matricule de solde n°510 837/H, précédemment Directeur de la Vie associative, est nommé Directeur de la Jeunesse et des activités Socio-éducatives au ministère de la Jeunesse, en remplacement de Monsieur Maïssa DIAO, appelé à d’autres fonctions.

Madame Moumi KA, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports principal, matricule de solde n°513 763/C, précédemment Chef du Service régional de la Jeunesse de Dakar, est nommée Directeur de l’Education populaire au ministère de la Jeunesse, en remplacement de Monsieur Célestin Marie TINE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Monsieur Jean Louis Marcelin DACOSTA, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n°633 181/L, précédemment Inspecteur technique, est nommé Directeur du Centre national d’Information et de Documentation au ministère de la Jeunesse, en remplacement de Madame Aïssatou TRAORE, appelée à d’autres fonctions.

Monsieur Samba GAYE, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports principal, matricule de solde n°614 974/C, est nommé Directeur de la Vie associative au ministère de la Jeunesse, en remplacement de Monsieur Mor Khoudia GUEYE, appelé à d’autres fonctions.        

Monsieur Maïssa DIAO, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n°608 378/J, précédemment Directeur de la Jeunesse et des Activités Socio-éducatives, est nommé Inspecteur Technique au ministère de la Jeunesse, en remplacement de Monsieur Jean Louis Marcelin DACOSTA, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Amadou Abdoulaye DIOP, Professeur agrégé des Facultés de Droit, matricule de solde n°100 273/C, est nommé Directeur des Constructions des Palais de Justices et autres Edifices du ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Mamadou GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

Madame Oulimata Fall SARR, titulaire d’un Master en Arts, Lettres, Langues et Communication, spécialiste en appui au Secteur privé et Développement international, est nommée Directeur de la Promotion touristique (DRT) au ministère du Tourisme et de Transports aériens, poste vacant.

Le Sénégal réussit son retour sur le marché financier sous régional et encaisse 55 milliards de FCFA

https://www.lejecos.com L’Agence UMOA-Titres, en collaboration avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, a organisé ce jeudi 6 juin 2019, à la demande de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor du Sénégal, l’émission simultanée d’Obligations Assimilables du Trésor respectivement à trois (3), cinq (5) et sept (7) ans pour un montant de 50 milliards.

C’est un retour réussi du Sénégal sur le marché financier sous régional des titres publics après une très longue absence. En effet, l’adjudication ouverte ce 6 juin 2019, suivant un système d’enchères à prix multiples, a permis au trésor sénégalais d’encaisser dans ses livres la somme de 55 milliards de FCFA.

Les investisseurs ont largement souscrit à cette émission avec un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions de 258,01%   soit 129 ,004 210  milliards de FCFA a, annoncé l’Agence ouest africaine de planification de la dette, Umoa-Titres.

S’agissant des obligations du trésor à trois ans, le montant global des soumissions est de 43231,22 millions FCFA et elles ont été  toutes rejetés.

Pour les obligations du trésor à cinq ans, le montant global des soumissions se chiffre à 50130,67 millions FCFA.  En définitive, le trésor a retenu la somme de 20 600 millions de FCFA.

Quant aux obligations du trésor à sept ans, le montant global des soumissions est de 35642,32 millions FCFA, dont 2500 millions en Offre non compétitive(ONC). Finalement, le trésor sénégalais a retenu la somme de 34400 millions FCFA, dont 2500 en  ONC.

Pour rappel, cette opération s’inscrit dans le cadre de l’exécution du programme d’émissions de titres publics du Sénégal en conformité avec la stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette.

Pour plus d’informations, merci de visiter : https://drive.google.com/file/d/1lFuy1dbDfVWKKakLPR34icKW-i0Z6lTI/view Oumar Nourou

L’Etat du Sénégal mobilise 55 milliards FCFA sur le Marché régional des Titres Publics

 (Agence Ecofin) – C’est un retour gagnant sur le marché financier régional pour le Sénégal qui, avec le soutien de l’Agence UMOA-Titres, a mobilisé sur le Marché des titres publics, 55 milliards pour sa première émission régionale depuis près de deux ans.

En effet, les résultats de l’émission simultanée d’Obligations Assimilables du Trésor du Sénégal de ce jeudi 06 juin 2019 viennent d’être publiés sur le site de l’Agence UMOA-TITRES. Il en ressort que sur l’objectif initial de 50 milliards de FCFA recherché par le Trésor public sénégalais, l’Agence UMOA-Titres s’est vu offrir par le marché 129 milliards de FCFA soit un taux de couverture exceptionnel de 258% pour cette opération.

Sur les trois Obligations Assimilables du Trésor (OAT) proposées par le Sénégal, la majorité des souscripteurs ont porté leurs choix sur la maturité de 5 ans qui a représenté 39% des soumissions reçues suivie de celle de 3 ans (34%) puis de celle de 7 ans (28%).

Conformément à la pratique sur le marché des titres publics (autorisant les émetteurs à retenir jusqu’à 110% du montant annoncé),  la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor du Sénégal a retenu le montant de 55 milliards de FCFA. Cependant celui-ci a privilégié les longues maturités absorbant ainsi 41% des offres reçues sur l’OAT de maturité 5 ans et 96,51% des offres pour l’OAT de maturité 7 ans. Aucune soumission n’a été retenue sur l’OAT 3 ans. Pour ces deux obligations, les prix moyens pondérés s’affichent respectivement à 9 995,2737 FCFA et 9 894,9843 FCFA correspondant à des rendements moyens pondérés de 6% et 6,33%. Sur cette opération les investisseurs proviennent majoritairement du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Bénin.

Cette performance témoigne, d’une part, de l’intérêt des investisseurs pour le Marché régional des Titres Publics et de la liquidité grandissante de celui-ci qui joue un rôle de plus en plus prépondérant sur le marché financier régional ; et d’autre part, de leur confiance envers les émetteurs de ce marché en l’occurrence l’Etat du Sénégal pour cette opération.Pour connaitre tous les détails relatifs à l’opération, cliquez ici.

HAUSSE MODÉRÉE DES RESSOURCES DURANT LES 4 PREMIERS MOIS DE 2019 (DPEE)

Dakar, 6 juin (APS) – La gestion budgétaire s’est traduite par une exécution soutenue des dépenses publiques et une hausse modérée des ressources au terme des quatre premiers mois de 2019, selon la Direction de prévision et des études économiques (DPEE).

 « En effet, les ressources et dons mobilisés à fin avril 2019 sont évalués à 719,8 milliards contre 673,1 milliards un an auparavant, soit une hausse de 6,9% qui reflète l’augmentation des recettes budgétaires, partiellement contrebalancée par le repli des dons », souligne la DPEE dans le point mensuel de conjoncture de mai, publié au plus tard 30 jours après la fin du mois étudié

’’S’agissant des dépenses, elles sont évaluées à 1220 milliards à fin avril 2019, se renforçant de 26,3% par rapport à la même période un an auparavant. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est évalué en déficit de 500,2 milliards à fin avril 2019 contre un déficit de 292,8 milliards un an plus tôt », selon le document consulté par l’APS.OID/ASB

L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE S’EST CONSOLIDÉE EN AVRIL DE 1,5% (DPEE)

Dakar, 6 juin (APS) – L’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est consolidée, au mois d’avril 2019, de 1,5%, en rythme mensuel, selon la Direction de prévision et des études économiques (DPEE).

« Cette évolution est essentiellement attribuable à l’administration publique (+4,3%) et au secteur primaire (+11,4%) », indique la DPEE dans le point mensuel de conjoncture de mai, publié au plus tard 30 jours après la fin du mois étudié.

Le document consulté par l’APS ajoute que « pour sa part, le secondaire s’est légèrement replié (-0,8%) sur la période ».

« En glissement annuel, une croissance de 9,6% de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est enregistrée, en avril 2019, à la faveur d’une bonne évolution d’ensemble du tertiaire (+8,4%), de l’administration publique (+14,4%), du secondaire (+7,0%) et du primaire (+15,6%) », indique la DPEE.OID/ASB

 LA HAINE DE SOI PAR SEYDOU KA

Pour noyer ou dissiper l’essentielle humanité de l’Africain sub-saharien, l’imagerie de l’Occident le réduit à sa couleur, le noir, chargée dans l’imaginaire occidental de tout ce qui est négatif ou néfaste, de tout ce qui suscite haine, crainte ou mépris

La semaine dernière, j’ai été le témoin d’une scène, certes banale, mais révélatrice de notre état d’esprit. Nous étions une demi-dizaine à faire la queue devant le bureau du médecin dans un hôpital dakarois, lorsqu’une dame d’un certain âge arriva. Elle était accompagnée de sa petite fille qui devrait être dans les dix ans. Grillant la politesse à tout ce beau monde, la petite se met directement devant. Comme si elle était plus pressée que tous les autres. Gênée par l’attitude irrespectueuse de sa fille, la maman la rappelle à l’ordre en ces termes : « Arrête de faire affaire de Sénégalais et vient plutôt suivre le rang ». La même scène se reproduit quelques minutes après. Cette fois, les protagonistes sont deux adultes. La même formule revient. Invariablement ! « Ne fais pas affaire de Sénégalais ». J’ai trouvé ces deux scènes bouleversantes à plus d’un titre.

Au-delà des règles de politesse et de respect de l’autre qui entrent en jeu dans une première lecture, j’ai cru comprendre, à travers ces trois mots (« affaire-de-Sénégalais »), que rien de bon ne nous appartient en soi. La ponctualité, le respect, le sérieux, la propreté, la discipline, la rigueur, c’est une « affaire de Blancs ». A contrario, l’indiscipline, le je-m’en-foutisme, la roublardise, le manque de rigueur, c’est « affaire de Sénégalais ». On connaît tous la fameuse « heure sénégalaise ». Même en matière de choix de consommation nous avons tendance à dévaloriser les produits locaux. Le pire, c’est que c’est souvent avec une totale inconscience qu’on débite de tels propos. Il se trouve même des Sénégalais qui jugent « exagéré » de consacrer 25 volumes de 500 à 800 pages chacun pour raconter la « maigre » Histoire générale du Sénégal et ses « faits d’armes ridicules », histoire qui, pour l’essentiel, « se résume aux rapines et beuveries de ses chefaillons, à des incendies de villages suivis de rapts de femmes, à l’édification de quelques tatas, à de douteuses résistances face à quelques soldats du colon ». L’auteur de ces lignes faisait probablement dans l’humour noir – accordons-lui le bénéfice du doute – mais ses propos sont très illustratives du « mépris de soi ». Nietzsche, à qui on doit ce terme, dit, dans la « Généalogie de la morale », qu’il est un « terrain marécageux » sur lequel « poussent les mauvaises herbes » et les « plantes vénéneuses ». Partant de là, le philosophe juif allemand Theodor Lessing (1872-1933) a théorisé « la haine de soi », qu’il applique à certains intellectuels juifs, comme « un déni consistant à ne pas se reconnaître dans qui on est ni même dans ce qu’on est, parce qu’on juge tout cela sans valeur ou peu valorisant, voire indigne ». En France, il y a un terme pour désigner ce sentiment, « french bashing », qu’on pourrait traduire par autodénigrement.

Dans le 3e tome de « L’heur de philosopher la nuit et le jour » (L’Harmattan Sénégal) qui vient de paraître, le philosophe sénégalais Djibril Samb s’interroge longuement sur l’origine du mépris de soi en Afrique noire et sur son étendue à l’époque contemporaine. Pour lui, la haine de soi a (je crois que c’est : est en) partie liée à l’oubli de soi, si elle n’en est pas un produit. « Elle peut être interprétée comme la phase critique de l’aliénation, cet autre nom de l’oubli de soi ». Elle est le fruit d’un long travail qui a abouti à « l’invention du Noir » réduit à une image ambiguë d’animal intermédiaire entre l’homme et le singe dans laquelle l’avait rangé l’imagerie occidentale coloniale. Pour noyer ou dissiper l’essentielle humanité de l’Africain sub-saharien, l’imagerie de l’Occident le réduit à sa couleur, le noir, chargée dans l’imaginaire occidental de tout ce qui est négatif ou néfaste (journée noire, colère noire, bête noire…), de tout ce qui suscite haine, crainte ou mépris. Cette image pénètre plus bien plus profondément dans la conscience et l’imaginaire africains, « à dose homéopathique, par les voies des théologies judéo-chrétiennes, essayant lentement, mais durablement, des formes douces, mais massives, de mépris de soi ».

Et si le mépris de soi s’est installé si durablement et s’exprime si naturellement parmi les Africains, c’est que « l’accumulation du venin du mépris de soi, infatigablement inoculé, a fini par mithridatiser », constate Djibril Samb, pour qui, in fine, le mépris de soi n’est frappé « d’aucune connaturalité ». Il est plutôt le résultat d’un long travail « théologique [la fameuse malédiction de Cham » (et/ou de son fils Canaan)], historique et intellectuel ». Les ravages sont considérables. Il suffit de considérer que 75 % des jeunes sénégalais rêvent de partir à l’étranger. Comme disait l’autre, être atteint dans son corps, c’est suffisamment grave, mais être atteint dans sa capacité de réagir à ce qui vous arrive est encore pire !Le Soleil

Rétablissement de la Peine de mort : ‘’Le gouvernement n’est pas dans une option choisie par la majorité des pays du monde’’ (Amadou Ba, ministre)

https://www.dakaractu.com/ Le ministre des affaires étrangères s’est prononcé sur l’invite de l’imam de la mosquée omarienne relative à la restauration de la peine de mort conformément à la charte musulmane.

Amadou Ba qui a salué sa position confiera, cependant, que l’État n’est pas dans l’option de la plupart des pays du monde.

Le représentant du gouvernement chez la famille omarienne considère que le monde a beaucoup évolué et qu’il faudrait d’abord chercher à éduquer, former sensibiliser d’autant que le Sénégal a besoin de tous ses fils, a-t-il conclu.

Sécurité : Le Général Clément-Bollée parle d’échec du G5 Sahel

http://www.seneweb.com Général de corps d’armée français et ancien directeur de la Coopération de Sécurité et de Défense au ministère des Affaires étrangères de la France, Bruno Clément-Bollée suit de près la situation sécuritaire entre les forces Barkhanes et les djihadistes dans le Sahel. Dans un entretien qu’il a accordé, ce jeudi 6 mai, à nos confrères de Rfi, l’officier français à la retraite porte un diagnostic «très sévère» sur le dispositif Barkhane et sur le G5 Sahel. «Au Sahel, arrêtons le massacre», a-t-il écrit dans sa dernière tribune. Et soutient que si rien n’est fait, cette force militaire «va droit dans le mur».

«Je trouve que le bilan est de plus en plus lourd et surtout j’ai le sentiment qu’avec les solutions que nous proposons, tant au niveau de la communauté internationale qu’à celui des acteurs locaux, nous allons dans le mur. Et on peut imaginer d’arriver à des choses qui pourraient être effroyables. Je vois quelque chose qui ressemblerait à une situation à la centrafricaine, avec des seigneurs de guerre locaux qui se sont arrangé des fiefs dans lesquels ils règnent en maîtres. Ou pire. Et ce que j’observe de pire, ce sont des affrontements intercommunautaires qui commencent à se multiplier. On a parlé des Dogons contre les Peuls, avec 200 morts au mois de mars (…)», a laissé entendre l’officier français au micro de Rfi.

Et de poursuivre : «on a parlé des Mossis contre les Peuls, un peu plus au sud, au Burkina Faso, on a également entendu parler de la dizaine de morts entre Baoulés et Malinkés en Côte d’Ivoire et on a parlé également du Tchad, avec des confrontations entre ouaddaïens et arabes, à l’est du Tchad, à la frontière soudanaise… Moi, je me dis : mais, où est-ce qu’on va»?

L’officier français, qui avait commandé notamment l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, dit avoir constaté que «les efforts de l’Europe et des États membres en faveur du G5 Sahel augmentent, mais que le niveau de sécurité se détériore. Un fait qui, pour lui, «n’arrange pas la situation, mais l’empire même». Il dit : «quand je vois la perception que les populations locales ont maintenant des forces dites étrangères, des acteurs étrangers qui sont venus pour les aider, c’est assez effrayant. Quand on me dit qu’une colonne française qui sort de son cantonnement se fait caillasser, je me dis qu’il y a quelque chose qui se passe et qui n’est pas normale».

Une force à plus d’un milliard de dollars annuels

Mieux, il ajoute : «bien sûr, on se pose des questions, comme tout le monde. Au total, quand j’essaie de prendre un peu de recul, je dis stop. Arrêtons ! Compte tenu du volume d’engagement que nous consentons aujourd’hui dans la région sahélienne, avec les bilans humains, les bilans financiers… On pourrait aussi parler du coût de la Minusma, qui est à un milliard de dollars par an, du coût de la force Barkhane qui est à 700 millions d’euros annuels».

A en croire général Bruno Clément-Bollée, «il n’y a pas d’effort commun». Pour lui, le G5 Sahel «n’est pas une force coordonnée entre cinq pays mais plutôt cinq pays qui se coordonnent de façon bilatérale sur leurs frontières respectives».

Ahmad Ahmad, président de la CAF, interpellé pour une affaire de corruption

http://www.lesoleil.sn Le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad, vient d’être interpellé ce jeudi matin à Paris. Le dirigeant sportif d’origine malgache a été arrêté pour « être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales ».

Il serait notamment question de l’affaire du contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma, afin de s’engager avec une toute autre société, Technical Steel. Des doutes concernant ce contrat subsistent et Ahmad Ahmad avait été soupçonné d’avoir favorisé Technical Steel, en raison de sa proximité avec un des dirigeants de l’entreprise française.

La FIFA réagit à l’interpellation du président de la CAF,à Paris

iGFM-(Dakar) La FIFA a réagi à l’interpellation, ce jeudi, à Paris, du président de Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, pour y être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLIF).

Selon jeuneafrique.com qui a donné l’information, le président de la CAF a été interpellé ce jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’OCLIF.

Cette interpellation serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Technical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer.

Selon le communiqué de la FIFA, le président de la CAF est interrogé par les autorités françaises au sujet d’allégations relatives à son mandat en tant que président de l’instance dirigeante du football africain.

« La FIFA n’est pas au courant des détails de cette enquête et n’est donc pas en position de faire de commentaire à ce sujet. La FIFA demande aux autorités françaises toutes informations utiles aux enquêtes se déroulant devant son comité d’éthique », renseigne le texte.

Il souligne qu’en principe, chacun a droit à la présomption d’innocence, rappelant la déclaration mercredi de son président sur la « fermeté résolue à éradiquer toutes les formes d’actes répréhensibles à tous les niveaux du football ».

« Toute personne présumée avoir commis des actes illicites ou illégaux n’a pas de place dans le football. La FIFA est maintenant à l’abri des scandales qui ont terni sa réputation et cette même détermination devrait prévaloir dans les organes directeurs tels que la confédération », poursuit le communiqué.

Il ajoute que l’instance mondiale du football sera « à l’avant-garde pour veiller à ce que toutes les personnes impliquées dans le football le respectent ».

A deux semaines de la Coupe d’Afrique des Nations de football prévue en Egypte du 21 juin au 19 juillet, ce n’est pas une très bonne nouvelle.

ACQUISITION DE BLOCS, ROYALTIES PAYÉES : BP réfute les «allégations» de BBC

http://www.lesoleil.sn BP réfute ce qu’elle appelle « les allégations de la BBC à son encontre, lors de son programme Panorama » notamment dans l’acquisition des licences des blocs « Cayar Offshore Profond » et « Saint Louis Profond ». Elle assure que les royalties payées n’affecteront pas les parts du Sénégal.

BP « réfute vigoureusement (la) représentation trompeuse et fallacieuse » de ses activités au Sénégal faite par BBC Panorama. Dans un communiqué envoyé à lesoleil.sn, le groupe pétrolier britannique détaille en plusieurs points les reproches qu’elle fait au documentaire de la chaîne de télévision BBC diffusée dans la nuit du 2 au 3 juin dernier mettant en cause BP, Timis Corporation et Aliou Sall pour corruption.

D’abord, la compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole « réfute fermement toute suggestion que BP aurait agi de manière inappropriée pendant l’acquisition des parts de Timis Corporation au Sénégal en avril 2017 ». Ensuite, elle renseigne avoir « effectué les vérifications appropriées avant de décider d’acquérir des intérêts dans les licences Cayar Offshore Profond et Saint Louis Profond, y-compris l’aspect éthique et anti- corruption ». Fort de cette vérification, BP est convaincue que rien ne s’opposait à l’acquisition de ces parts.

Dans le documentaire de BBC, le montant payé par BP pour ces parts de licences (notamment leur valeur du marché à ce stade d’exploration et de développement) était soulevé. La compagnie pétrolière assure que « ces clauses du contrat sont confidentielles, ce qui est une approche courante dans ce type de transaction ».

Le montant des royalties que BP à payer à Timis Corporation est un autre point d’interrogation du documentaire. BP les qualifie « d’allégations » « absurdes » : « Le système de royalties est courant dans l’industrie Oil and Gas. Toutes les royalties qui pourraient être payées à Timis Corporation seront exclusivement déduites des fonds de BP. Ces royalties n’auront aucun impact sur les revenus de la République du Sénégal, ou ceux de ses partenaires », explique BP. La compagnie britannique spécialisée dans le pétrole va plus loin : « En réalité, le montant des potentielles royalties, évoqué dans l’émission est tellement faux et exagéré qu’il en est complètement fantaisiste. BP ne reconnaît pas ce document contenant ces chiffres et présenté dans le programme. Nous pensons qu’il a été produit par une autre partie ». En sus, BP assure que même en cas de royalties payées, « rien de ce qui sera payé n’affectera les parts du Sénégal ».

Enfin BP s’est voulu rassurant en prenant l’engagement de remplir sa mission de faire du peuple sénégalais, « le premier bénéficiaire du développement de ses ressources gazières ». Ainsi, elle dit demeurer « à ouvrir (un) nouveau flux financier, ainsi qu’une nouvelle source d’énergie domestique pour le pays, grâce au projet Grand Tortue Ahmeyim (…) dès 2022 ». Moussa DIOP

Enquête de la BBC : ‘’Le gouvernement en ce qui le concerne est dans une optique de transparence de gestion des ressources publiques’’(Amadou Ba, ministre)

https://www.dakaractu.com/ L’enquête livrée par la chaîne BBC impliquant, le frère du président de la République, Aliou Sall sur de supposés faits de corruption relative à la gestion du pétrole et du gaz n’a pas laissé indifférent le ministre des affaires étrangères qui prenait part à la prière de la Korité à la mosquée omarienne. Interpellé sur la question par Dakaractu, Amadou Ba a tenu à clarifier la position du gouvernement vis à vis de ce dossier qui défraie la chronique. Selon lui, le gouvernement en ce qui le concerne est dans une optique de transparence de gestion des ressources publiques. La volonté du Président Macky Sall depuis son accession au pouvoir est d’instaurer une gestion rigoureuse des ressources naturelles, fait-il savoir. Amadou Ba a, par ailleurs, attiré l’attention sur le fait que le Sénégal n’est pas encore arrivé au niveau de la production de pétrole. Le ministre des affaires étrangères souligne également qu’il appartient au mis en cause dans cette affaire, Aliou Sall, d’agir pour rétablir les faits portés à son encontre.

Aliou Sall : « Je ne démissionnerai pas »

http://www.seneweb.com Depuis quelques jours, des médias informent qu’Aliou Sall serait sur le point de démissionner de son poste de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), suite aux révélations de BBC le mettant en cause. Mais selon des sources dignes de foi, il n’en est rien. Celui qui est par ailleurs maire de Guédiawaye est en poste

« Aliou Sall n’a pas démissionné. Il n’envisage pas de le faire et il ne le fera pas », soufflent nos informateurs.

Dans une enquête intitulée « Un scandale à 10 milliards de dollars », la chaîne anglaise laisse entendre, notamment, qu’Aliou Sall a touché des pots-de-vin dans le cadre des opérations de cession de blocs pétroliers et gaziers au Sénégal. Ce, alors que son frère, le Président Macky Sall, venait d’accéder au pouvoir.

Depuis la diffusion du reportage, de nombreuses voix invitent le maire de Guédiawaye à rendre son mandat et à démissionner de la Cdc, pour se défendre devant la justice

#SallGate : le Pds entre dans la danse et publie les décrets d’approbation de Saint-Louis Offshore et de Cayar

Dans son face-à-face avec la presse, le 3 juin dernier, au lendemain de la publication du documentaire de la Bbc, Aliou Sall affirmait que le décret portant attribution des blocs pétroliers et gaziers du Sénégal à Petrotim a été signé par le l’ancien Président Abdoulaye Wade. Le Parti démocratique sénégalais (Pds) vient de publier les décrets d’approbation des blocs de Saint-Louis Offshore et de Cayar signés par l’actuel président de la République Macky Sall, le 19 juillet 2012. https://www.pressafrik.com/SallGate-le-Pds-entre-dans-la-danse-et-publie-les-decrets-d-approbation-de-Saint-Louis-Offshore-et-de-Cayar_a200874.html

Chronique de ce mercredi 6 juin : Pape Alé Niang détruit le mémorandum du Gouvernement et fait des révélations

Le journaliste Pape Alé Niang revient spécialement ce mercredi 6 juin 2019 pour une chronique sur les informations révélées dans le documentaire de la Bbc sur une supposée corruption entre le frère du président Macky Sall, l’homme d’affaires Frank Timis et la société Bp. L’administrateur du site Dakar Matin réduit à néant le mémorandum du Gouvernement lu par la porte-parole Ndeye Tické Ndiaye Diop et fait des révélations. Écoutez ! https://www.pressafrik.com/Chronique-de-ce-mercredi-6-juin-Pape-Ale-Niang-detruit-le-memorandum-du-Gouvernement-et-fait-des-revelations_a200868.html

Le quotidien national « Le Soleil » révèle les fois où la BBC a été épinglée pour de faux reportages

https://www.pressafrik.com Le quotidien national « Le Soleil » (pro gouvernement) a révélé dans son édition de ce jeudi  les fois où « la BBC a été épinglée pour de faux reportages et des bidonnages qui contrastent avec le vernis de crédibilité qu’elle entretient ». Ceci fait suite à la publication d’une enquête publiée par l’organe et dans laquelle le jeune frère du chef de l’Etat est accusé de corruption dans la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal.

Le premier cas remonte à 2011. La chaîne britannique diffuse un documentaire tourné en Papouasie Nouvelle-Guinée et titré « My year with the tribe » (Mon année avec la tribu). Le téléspectateur y voit des indigènes vivant dans une cabane suspendue à un arbre.

L’image est frappante sauf que c’est de la fiction. Selon Le Soleil la cabane avait été construite pour les besoins du tournage. D’après The Guardian, la BBC avait reconnu sa faute, prétextant le souci « de rendre le reportage plus attractif ». Le Huffington post avait alors parlé d’ »un aveu scandaleux ».

Toujours en 2011, toujours, d’après le journal, la BBC est sur la sellette pour avoir ajouté des tarentules en images de synthèse dans un de ses documentaires animaliers. Pour se dédouaner, rembobine le journal, la chaîne avait juré que « depuis que ce programme a été diffusé en 2011, elle a renforcé la formation obligatoire pour tout le personnel sur les lignes directrices éditoriales, les normes et les valeurs ».

Troisième cas c’était en 2015. The Guardian rapporte que l’équipe de production de la BBC a été prise la main dans le sac dans un documentaire intitulé « Deserts : Life in the furnace » (Déserts : La vie dans la fournaise).

 « Dans cet épisode, deux éleveurs de chameaux mongols ont tiré des coups de feu en direction d’un loup sauvage alors qu’il traversait le désert de Gobi, puis ont discuté de leur frustration de ne pas l’avoir tué. »

Seulement, précise The Guardian, l’animal visé était un loup semi-domestiqué filmé en train de se diriger vers son maître. La BBC aurait eu recours à ce procédé car son équipe de production n’avait pu trouver un loup sauvage durant le tournage.Salif SAKHANOKHO

Madické Niang sur l’affaire Aliou Sall : “le procureur doit s’autosaisir”

http://www.dakarmatin.com/L’affaire Aliou Sall continue de susciter des réactions. Me Madické Niang a évoqué le sujet, ce mercredi après la prière de la Korité, à la mosquée, Massalikoul Djinane. Le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle veut que le Procureur de la République s’autosaisisse pour que cette affaire soit tirée au clair

«Mon seul souhait est que cette affaire soit tirée au clair parce que cela fait longtemps que les rumeurs circulent à propos de l’affaire Petrotim. Maintenant, il est temps que le Procureur de la République intervienne. Aliou Sall a dit qu’il va porter plainte, il a le droit de le faire. Mais, avant tout, le Procureur a le devoir d’ouvrir une enquête pour tirer cette affaire au clair», a-t-il réagi

Alioune Tine sur les révélations de la BBC : «C’est une affaire d’Etat, Aliou Sall doit démissionner»

https://www.leral.net L’ex-Directeur d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest n’y va par quatre chemins dans le scandale de 10 milliards de dollars révélé par la BBC dans le pétrole et le gaz au Sénégal.

« La meilleure solution qui s’offre à Aliou Sall, c’est la démission. Aliou Sall n’en est pas conscient, mais c’est une affaire d’Etat. Ce qui fait que cette affaire soit moins une affaire d’Etat, c’est qu’il démissionne », a dit Alioune Tine dans L’Observateur de ce jour.

Selon lui, « c’est la position éthique qui sied. Cela réduit la sensibilité de la question. Cela lui donne une ouverture pour sauver son honneur. Et même pour protéger son frère ».

Pour Alioune Tine, « les dénégations ne sont pas une solution », mais qu’Aliou Sall se mette « à la disposition de la justice britannique et celle sénégalaise »

Réaction du régime contre Bbc- Assane Dioma Ndiaye parle «d’amnésie sélective»

Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, l’avocat Me Assane Dioma Ndiaye qualifie les réactions du Président Macky Sall et de son gouvernement sur les révélations de Bbc de « rendez-vous avec l’histoire non saisi ». Car, estime-t-il, les vraies questions ont été « occultées voire escamotées » et « le devoir d’inventaire tourne à l’amnésie sélective ». Seneweb vous propose in extenso sa publication.

Encore une fois un rendez-vous avec l histoire non saisi. Les vraies questions occultées voir escamotées. Le devoir d’inventaire tourne à l’amnésie sélective. Pourtant les attentes étaient fortes de la part de citoyens déboussolés et interrogatifs. – Pourquoi a t on maquillé les rapports de présentation des décrets ayant conduit aux décrets d approbations signés par le Président Macky Sall et présentant apoligoquement sciemment et a dessein la Société PetroAsia limited comme une Grande Multinationale avec une grande expérience en matière pétrolière et disposant de grandes capacités techniques et financières ?

– Pourquoi on a si facilement mis à la touche les exigences du Code Petrolier protectrices des intérêts de l État et des Populations et faisant de telles capacités financières et techniques des conditions d éligibilité de manière a délivrer aussi allègrement a une Multinationale naissante  ces permis relativement a des ressources naturelles qui suscitent légitimement l espoir  de braves citoyens jadis confinés dans un fatalisme existentiel a dimension irréversible ?

– Pourquoi l État du Sénégal n a jamais exercé son droit de préemption qui aurait dû lui permettre de récupérer les dits permis a temps face aux veilletes spéculatives et purement commerciales d une Société qualifiée de Spécial purpose Vehicule créée circonstantiellement la meme année 2012 non pas pour s investir dans des opérations de recherches ou d explorations pétrolières a risques mais pour gagner de l argent sur le dos de populations en quête du minimum vital ?

– Pourquoi tout en s abstenant  d exercer ce droit de préemption l État du Sénégal a pris prétexte des dispositions encadrées du Code Petrolier qui s s’appliquent exclusivement et intrinsèquement aux opérations de recherches ou d explorations pour ne pas imposer ces énormes mannes financières résultant de transactions aux antipodes de l objet pour lequel les permis ont été octroyés ? De Petro Asia a Petrotim en passant par Timis Corporation Cosmos Énergie BP pourquoi les non objections ont été systematiques ?

– Pourquoi l État du Sénégal après que le rapport de l IGE ait révélé les violations et irrégularités entourant les octrois des permis aux Sociétés PetroAsia et Petrotim a cru devoir vouer aux gémonies un travail d un professionnalisme et patriotisme de serviteurs de l Etat a léguer aux jeunes générations a titre d exemplarité ?

– Pourquoi l État du Sénégal voulant rétablir la vérité aujourd’hui fait table rase du rapport de l IGE qui fait ressortir notamment tous les manquements et incongruités invalidant l octroi des dits permis qui au finish bien que les puits en question n ont pas encore éjecté du Pétrole brut ont néanmoins permis a des privés de par les transactions intervenues d empocher des centaines de Milliards et dont Cosmos Energie , BP et autres intermédiaires recupereront en priorité sur plus de 40 ans d exploitation effective au détriment du peuple Senegalais sous formes de royalties et de redevances. Avons nous le droit de nous réfuger derrière l ignorance et de nous laisser divertir par un pseudo débat portant sur une supposée manipulation ou non de la Chaîne BBC ?

Aliou Sall-BBC : Le Forum du Justiciable alerte sur la « convoitise des (…) multinationales… »

https://senego.com Le Bureau exécutif du Forum du justiciable, par la voix de Boubacar Bâ, a réagi suite au reportage de la BBC qui « soupçonne M. Aliou Sall, actuel Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Consignation, d’avoir touché un pot-de-vin en contrepartie de l’attribution de deux concessions pétrolières et gazières en 2012« . 

Le Forum du Justiciable, « très soucieux de la stabilité sociale du pays et du respect des principes fondamentaux qui gouvernent notre Etat de droit« , rappelle,  dans une note parvenue à senego, aux citoyens sénégalais, que le pétrole et le gaz sont au centre de la géopolitique mondiale.

« Ils attirent la convoitise des grands pays industriels, des multinationales du secteur et des lobbys de tous genres. Leurs pouvoirs sont très souvent porteurs de turbulences pour les pays qui en disposent. En Afrique particulièrement, beaucoup de pays pétroliers, loin de voir leur développement boosté par cette ressource, se sont, au contraire, appauvris ou enfoncés dans une instabilité politique et sociale« , prévient le Bureau exécutif du Forum du justiciable.

A cet effet, le F.J invite le peuple sénégalais, dans toutes ses composantes « à garder son calme et éviter tout agissement qui pourrait saper la paix et la stabilité sociale du pays, qui profiterait certainement aux multinationales. La richesse du Sénégal n’est autre que la paix et la stabilité sociale et non l’or noir ou le gaz« .

Mais aussi, rappelle, « d’une part, aux organisations de la société civile le rôle important qu’elles doivent jouer en pareille circonstance, et sans parti pris, pour préserver la stabilité et la cohésion sociale du pays et, d’autre part, à la classe politique, que cette affaire ne doit pas être une occasion de règlement de compte entre l’opposition et le gouvernement« .

Le F.J invite aussi « l’opinion nationale et internationale au respect de la présomption d’innocence de M. Aliou Sall : principe fondamental selon lequel toute personne, qui se voit reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée« .

Non sans demander aux autorités judiciaires d’ouvrir une enquête, « soit pour protéger nos deniers publics en prenant des sanctions appropriées si les accusations sont avérées, soit pour prendre des mesures tendant à protéger l’honneur d’un citoyen sénégalais si les accusations ne sont pas fondées« .

NB :Sur le grief relatif au caractère non contradictoire du documentaire, le Forum du Justiciable souligne que dans l’affaire « Bolloré contre une journaliste du site d’information Mediapart » le tribunal correctionnel Nanterre de Paris a condamné Médiapart pour une enquête « à charge », en rappelant le caractère incomplet de l’investigation journalistique, qu’il a considérée à charge et non contradictoire, bien que la journaliste ait tenté de joindre en vain le groupe Bolloré et ses conseils pendant près de trois semaines.

Mamadou Diouma Diallo (expert com) : La communication du gouvernement est « bancale et peu réfléchie’’

http://www.seneweb.com Le gouvernement s’est illustré par une communication peu réfléchie au sujet du scandale sur le pétrole révélé par BBC. C’est du moins la conviction de l’expert en communication, Mamadou Diouma Diallo. Selon lui, non seulement le Président Macky Sall a trop tôt pris la parole, mais surtout, ce n’était ni le lieu, ni le moment pour aborder la question.

Est-ce que le gouvernement du Sénégal a bien communiqué sur l’affaire BBC qui incrimine le frère du chef de l’Etat, Aliou Sall ?

Pour le moment, c’est une communication bancale et peu réfléchie qui nous est servie. Il y a beaucoup de choses à dire sur la stratégie adoptée pour communiquer autour de cette affaire. D’abord le fait d’organiser deux conférences de presse en l’espace de 48h alors qu’il n’y avait aucune nouvelle donne dans cette affaire est révélateur d’une absence de sérénité.

A cela, il faut ajouter les maladresses du ministre de la Justice qui, clairement dans ses déclarations, a pris fait et cause pour Aliou Sall alors qu’on attendait de lui une posture plus en symétrie avec l’institution qu’il incarne de par sa fonction.

La conférence de presse de la nouvelle porte-parole du gouvernement constitue également un point aveugle de la stratégie que nous avons du mal à comprendre et contribue également à accréditer la thèse d’un pilotage à vue.

Exposer la porte-parole du gouvernement, qui n’a pas le verbe facile, pour lire une « déclaration » devant les médias et de surcroit un jour de fête me semble vraiment peu pertinent.

Quand on convoque des journalistes, c’est pour faire des déclarations fortes, sinon on se contente d’un communiqué de presse…le temps d’avoir plus de lisibilité et de visibilité sur les événements.

Comment doit-on gérer la communication dans de telles situations ?

C’est toujours difficile de dire comment il aurait fallu faire surtout quand on parle de crise qui, par définition, ne donne pas toutes les cartes en mains pour une maîtrise complète de la situation.

Ce qu’il faut dire d’emblée, c’est qu’en de pareilles circonstances, il faut dire la vérité, l’avoir comme credo mais aussi savoir qu’on n’est pas obligé de dire toute la vérité.

Sur l’approche, il est important d’organiser « la riposte » de manière graduelle sur un supposé scandale naissant avec des enjeux aussi importants. Et surtout ne pas envoyer de signaux qui pourraient laisser croire que l’on est déstabilisé ou gagné par la panique : il faut de la sérénité et beaucoup de sérénité.

Répondre de manière systématique à toutes les allégations et se laisser entrainer dans l’emballement médiatique est le meilleur moyen d’alimenter la crise alors que ce que l’on cherche, quand cette dernière survient, c’est de la circonscrire dans un premier temps pour ensuite la neutraliser.

Le silence est une forme d’éloquence que nos hommes politiques ont du mal à intégrer dans leur stratégie de com. Pour avoir le contrôle de la situation, il est aussi important de cadrer et d’encadrer les prises de parole pour ne pas générer de la cacophonie ou alimenter la sérénade médiatique autour de l’affaire.

Le choix du moment opportun, du bon tempo de la communication est aussi crucial pour espérer garder le contrôle de la situation.

Plusieurs membres du gouvernement sont montés au front après la prière de la Korité pour rejeter les accusations de BBC. Est-ce que le timing est bien choisi ?

Clairement, non ! A commencer par le président de la République qui s’est prononcé sur la question dans une grande mosquée, un jour de fête, de pardon et de communion. Ce n’était ni le lieu, ni le moment pour parler de cette affaire.

Et ce qu’il faut dire et redire, c’est que dans une communication de crise, le Président doit toujours être le dernier à prendre la parole, parce que si la prise de parole du Président n’entraine pas l’effet escompté, il sera difficile de changer la donne.

On risque d’avoir une communication politiquement très colorée autour de cette affaire dans la mesure où on aura du mal à faire le distingo entre la communication du gouvernement et la communication d’une personnalité politique, membre de l’APR impliquée dans des affaires de corruption avec la particularité d’être le frère du Président ayant signé le décret en cause.

Avec ces multiples sorties, peut-on parler de frayeur au sommet de l’Etat comme disent certains ?

Je ne sais pas si on peut parler de frayeur au sommet de l’Etat, mais incontestablement des difficultés à imposer les termes du débat, à orienter le jugement des Sénégalais et à dicter la temporalité des événements.

Scandale pétrolier : Legs-Africa demande au procureur de la République de s’autosaisir

http://www.seneweb.com Soucieuse de la transparence dans les contrats pétroliers, l’association Legs-Africa plaide pour que la lumière soit faite sur les révélations de Bbc relatives aux transactions financières sur le pétrole et le gaz au Sénégal, impliquant British Petrolum, Petro Tim Ltd et Timis Corporation de Frank Timis et son collaborateur Aliou Sall, frère du président Macky Sall. Ainsi, elle demande, dans une déclaration, au procureur de s’autosaisir pour l’ouverture d’une enquête sur cette affaire. Mieux, Legs-Africa a «initié des contacts avec des organisations britanniques et internationales pour faciliter l’ouverture d’une enquête judicaire au niveau du Royaume-Uni contre l’entreprise British Petrolum».

«La gestion des contrats pétroliers au Sénégal commence à livrer ses secrets, particulièrement sur le cas du montage financier impliquant les compagnies pétrolières British Petrolum, Petro Tim Ltd et Timis Corporation de l’homme d’affaire Frank Timis et son collaborateur monsieur Aliou Sall, du reste frère du président de la République du Sénégal.

«Depuis l’annonce d’importantes découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal, des citoyens n’ont cessé de solliciter de la part du gouvernement une politique transparente et inclusive permettant au peuple sénégalais d’avoir une maitrise de la gouvernance du secteur. Un secteur en plein essor, qui présente de nouveaux enjeux à la dimension des récentes découvertes et autres promesses du potentiel du bassin sédimentaire.»

«Ce contrat pétrolier signé a fait l’objet de plusieurs dénonciations et d’initiatives judiciaires, jusque-là restées sans issue»

«L’octroi à l’entreprise Petro Tim d’une licence d’exploitation du bloc de Saint-Louis, actuel gisement Grand Tortue Ahmeyim situé au nord des côtes sénégalaises, à la frontière avec la Mauritanie, avait suscité moult controverses. Ce contrat pétrolier finalement signé en 2012, entre l’État du Sénégal, représenté par le président de la République Monsieur Macky Sall, et Petro Tim Ltd, représenté par l’homme d’affaire Frank Timis, a ainsi fait l’objet de plusieurs dénonciations et d’initiatives judiciaires, jusque-là restées sans issue.

«Le 19 juin 2012, le président Macky Sall avait signé les décrets 2012-596 et 2012-597 concernant les blocs de Cayar Offshore profond et St-Louis Offshore Profond, et portant approbation du contrat de recherche et de partage au profit de Petro Tim Limited qui s’était engagée pour des dépenses d’exploration à hauteur de 48 millions de dollars (24 milliards de F Cfa) sur le bloc de St-Louis. Le 23 août 2013, le président Macky Sall signe deux décrets d’extension de la période initiale de recherche dont le décret 2013-1154 relatif au bloc de St-Louis Offshore Profond. A cette date, les investissements de la société Petro Tim Limited étaient de près de deux millions de dollars. Le 3 juillet 2014, Petro Tim Limited a transféré à Timis Corporation Limited tous ses intérêts dans les contrats la liant à Petrosen, soit les 90 %, qui à son tour, conclut un accord de transfert de 60 % des intérêts de Timis Corporation à Kosmos Energy Limited.

«En 2017, Timis Corporation a cédé les 30 % restants de ses parts au Major Bp et se retrouve hors de l’actionnariat de l’affaire. Les transactions autour de ce contrat ont fait l’objet de dénonciations et de plaintes de la part de l’entreprise concurrente Tullow Oil et d’acteurs politiques, de journalistes et de la société civile sénégalaise».

«Une pétition pour solliciter une forte mobilisation des citoyennes dans le but de demander une action judicaire diligente»

«En réponse aux différentes sollicitations persistantes, le Premier ministre avait renvoyé les requérants au rapport de l’Itie publié en novembre 2016. Le rapport esquive la question, en mentionnant, dès le début, que les procédures convenues entre le comité national et l’administrateur indépendant n’ont pas pour objet d’effectuer un audit ou examen limité des revenus extractifs, ni de déceler des erreurs ou actes illégaux ou autres irrégularités, en dehors de la mission prévue dans les termes de référence de départ. Depuis, les différents rapports de l’Itie n’ont pas mentionné de transactions commerciales entre Timis Corporation et Bp impliquant des retombées financières pour l’Etat du Sénégal.

«Dans le cadre d’un reportage publié ce 3 juin 2019 par Bbc Panorama et Africa Eye, il est mentionné, avec des documents à l’appui, que British Petrolum a accepté de verser environ 10 milliards de dollars Us (6 000 milliards de F Cfa) à Frank Timis. L’enquête journalistique révèle que Bp versera également à son entreprise entre 9 et 12 milliards de dollars de redevances.

«Apprenant ces faits graves relatés par la journaliste reporter Meyeni Jones, l’association Legs-Africa (Leadership, éthique, gouvernance et stratégies pour l’Afrique) élève sa voix pour donner suite à ses soupçons de corruption, de conflit d’intérêt et de gestion nébuleuse du pétrole et du gaz au Sénégal, et demande que la lumière soit définitivement faite sur ces accusations graves et que les responsabilités soient clairement situées.

«A cet effet, Legs-Africa a lancé une pétition le même jour, pour solliciter une forte mobilisation des citoyens, dans le but de demander une action judiciaire diligente.»

«Des contacts avec des organisations britanniques et internationales pour faciliter l’ouverture d’une enquête judiciaire»

«Legs-Africa demande que le procureur de la République s’autosaisisse de l’affaire, pour ouvrir une enquête à l’endroit des mis en cause cités dans cette affaire, à savoir Frank Timis, British Petrolum et monsieur Aliou Sall. Pour faciliter l’enquête, Legs demande à monsieur Aliou Sall de démissionner de ses fonctions publiques, le temps du déroulement de l’enquête.

«Parallèlement, Legs invite les citoyens sénégalais à s’associer et renforcer les initiatives en cours, dans le but d’asseoir une défense collective de l’intérêt national et de préserver de toute spoliation les ressources pétrolières et gazières qui leur appartiennent.

«Enfin, Legs-Africa a initié des contacts avec des organisations britanniques et internationales pour faciliter l’ouverture d’une enquête judiciaire au niveau du Royaume-Uni contre l’entreprise British Petrolum sur son implication dans les transactions commerciales tenues secrètes, malgré les multiples dispositions du cadre juridique international et de l’Initiative pour la transparence dans les Industries extractives.»

AFFAIRE ALIOU SALL : Le Forum civil exige la lumière

http://www.seneweb.com Le Forum civil a réagi sur l’affaire Aliou Sall. Sur la Rfm, le coordonnateur adjoint de cette organisation estime que la justice doit faire la lumière sur cette affaire. Abdou Aziz Diop pense également que  le Sénégal doit profiter de l’occasion pour  procéder à de réformes profondes.

‘’C’est une  affaire extrêmement gravissime, surtout dans un secteur très corruptogène ou on parle même pour l’Afrique de 50 milliards de flux financier illicites par an. Les Sénégalais veulent que la lumière soit faite sur cette affaire, mais n’ont pas besoin de politique. Le débat mériterait d’être clarifié et que la justice s’autosaisisse une bonne fois’’, tranche, le coordonnateur adjoint du Forum civil.

Pour Abdoul Aziz Diop, ce qui est choquant,  c’est que c’est une affaire privée qu’on a fini, dit-il, de transformer  en une affaire d’Etat. ‘’Parce que c’est le frère du président qui est impliqué et cela pose problème. Au Sénégal, nous n’avons pas une loi sur les questions de conflit d’intérêt de portée générale’’, explique-t-il.

Révélations de la BBC : « l’Etat du Sénégal a commis des manquements… », selon Seydi Gassama

https://www.leral.net « Si l’on se fie à la BBC, l’Etat du Sénégal a commis des manquements ». C’est qu’a déclaré le Directeur Exécutif d’Amnesty au Sénégal dans « L’Observateur », suite aux révélations de la chaîne sur le pétrole et le gaz au Sénégal.

Pour Seydi Gassama, « le problème, ce n’est pas Aliou Sall en tant que tel, mais la manière dont l’Etat du Sénégal a géré les contrats pétroliers », invitant « l’Etat à assumer ses responsabilités ».

A la question de savoir si Aliou Sall doit démissionner, Seydi Gassama estime qu’il appartient au frère du Président, d’apprécier la situation et de « tirer les conséquences de ces accusations portées contre lui »

DÉMISSIONNER ET AFFRONTER DES JUGES INDÉPENDANTS PAR MOMAR DIENG

Il reste à Aliou Sall le devoir de renoncer à toutes ses fonctions afin de favoriser, l’émergence d’un contexte favorable à l’entrée en scène de Dame justice – Face à des accusations documentées, la réplique par des mots renvoie presque à de l’impuissance

Après les révélations du consortium BBC-Panorama-AfricaEye sur les agissements délictuels présumés de la compagnie BP et de Franck Timis, la justice anglaise fera certainement son contre-travail d’enquête pour dire si oui ou non l’affaire mérite d’être enrôlée devant les tribunaux britanniques. Les éléments d’enquêtes que voilà sont si gravissimes pour BP, pour Franck Timis, pour Aliou Sall ainsi que pour Macky Sall, le président de la République du Sénégal, que l’unique porte de sortie qui serait offerte aux mis en cause réside dans le scénario si improbable que les documents brandis par la BBC soient finalement considérés comme faux, c’est-à-dire « fake news ».

La justice anglaise fera donc son travail, on l’espère ! Mais la nôtre, que fera-t-elle ? Bougera-t-elle enfin ? Non, elle ne fera rien, du moins dans les circonstances actuelles où le pouvoir exécutif administre la machine judiciaire de l’Etat d’une main d’acier qui ne se dément pas. Depuis l’arrivée de Macky Sall en 2012, les conditions scandaleuses d’octroi de blocs pétroliers à une mystérieuse société pétrolière sortie de nulle part ont été si pertinemment explicitées devant l’opinion qu’il ne reste quasiment plus grand-chose à faire à part suggérer que prévalent en fin de compte le bon sens et l’esprit de responsabilité de tous. L’Ofnac a certes fait semblant de prendre ses responsabilités en tant qu’organe de lutte anti-corruption, mais il a très vite démontré qu’il n’est en réalité qu’un machin du décorum appelé bonne gouvernance.

Dans tous les cas, il reste à Aliou Sall le courage et le devoir de démissionner de toutes ses fonctions publiques afin de favoriser, par son geste, l’émergence d’un contexte favorable à l’entrée en scène de Dame justice. Il a fait un grand pas dans ce sens lundi en soulignant sa disponibilité à répondre, s’il le fallait, à des juridictions internationales. Soit. Mais il pourrait déjà coopérer avec la justice de son pays pour commencer.

Dans cette volonté, Aliou Sall doit être accompagné par le sens de l’intérêt général qui doit animer son frère, le président de la République. Macky Sall a été élu au moins une fois sur deux sur des principes d’engagement simples qu’il a lui-même édictés au Sénégal et aux quatre coins de la planète : gestion sobre et vertueuse, bonne gouvernance, reddition des comptes… Des millions de Sénégalais ont sûrement atteint un point de désespérance sans retour par rapport au respect de sa parole, mais il y a sans doute en lui et en son frère cette envie innée de résister à l’opprobre qui peut frapper toute une famille.

Dans la foulée de son appel au dialogue national et auquel bien des Sénégalais ont répondu en dépit des déceptions accumulées depuis sept ans, il a l’obligation fondamentale de démettre Aliou Sall de toutes ses fonctions actuelles : directeur général de la Caisse de Dépôts et Consignations (CDC), le plus puissant bras financier de l’Etat sénégalais, maire de la ville de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), etc. Pour lui et pour son frère, la posture d’accusé-soupçonné dans laquelle cette affaire les a placés devait être intenable et insupportable.

En attendant, cette affaire pétro-gazière nous rappelle, avec une simplicité qui nous dépasse, notre état de pays pauvre potentiellement livré à la sainte alliance des politiciens alimentaires et des criminels économiques qui, très souvent, tue les aspirations au développement de nos populations.

Le point de presse qu’Aliou Sall a organisé lundi pour être dans le tempo de la communication de crise n’aura finalement servi à rien. Face à des accusations documentées, la réplique par des mots renvoie presque à de l’impuissance. Et cela n’est pas bon signe en dépit du principe sacro-saint de l’innocence présumée.

Révélations Bbc : « Le gouvernement a produit un mémorandum sans fondement… »(Abdoul Mbaye)

http://www.seneweb.com Le reportage de la Bbc, qui révèle un scandale dans la gestion du pétrole et du gaz sénégalais, continue de susciter des réactions. Abdoul Mbaye, qui a réagi au micro de Sud Fm, affirme que le gouvernement a produit un mémorandum sans matière, ni rigueur et ridicule à la fois.

« Il s’agit d’un scandale planétaire, l’affaire qui implique Aliou Sall. Le gouvernement a pris position et a produit un mémorandum sans fondement, ni rigueur et ridicule », a-t-il soutenu.

Pour l’ancien Premier ministre, l’heure est à la vérité concernant cette affaire. « Ce contexte est un scandale planétaire. Ce n’est pas une affaire sénégalo-sénégalaise, car le monde nous observe. Il faut donc qu’on pense à préserver la dignité de notre pays, la dignité des 15 millions de Sénégalais que nous sommes et cela commence par devoir éviter le mélange des genres.  C’est-à-dire vous avez une enquête qui a été menée par un organe de presse de qualité mondiale qui s’appelle la Bbc. Cette enquête éclabousse Aliou Sall et son grand frère le président Macky Sall. Dans ce cas, je trouve pitoyable qu’on confie au gouvernement le soin d’apporter des éclaircissements », dixit Abdoul Mbaye.

Et de poursuivre : « La deuxième chose, c’est quand un gouvernement produit un document, il doit quand même être d’un certain niveau et d’une certaine qualité.  Que l’on préserve la dignité de notre pays, que l’on essaye de le sauvegarder, car l’heure est à la vérité. Elle doit être dite et les conséquences doivent en être tirées, quelle que puisse être la douleur. »

L’ACT RÉPOND AU GOUVERNEMENT

Quelques observations au mémorandum présenté par la ministre Ndèye Tické Ndiaye Diop en réaction au documentaire de la BBC portant sur l’attribution de permis pétroliers et gaziers au Sénégal

SenePlus publie ci-dessous, les observations du cercle des cadres de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), daté du 5 mai 2019, à propos du memorandum présenté par le gouvernement sur le scandale Petrotim.

« Termes du mémorandum du Gouvernement du 5 juin 2019

Page 2 :

« Après deux mois de vérification et de contrôle de la conformité des procédures et des actes, les deux Décrets susmentionnés ont été signés par le Président  Macky Sall :

Décret n° 2012-596 du 19 Juin 2012 Portant Approbation du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure (CRPP) conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et, d’autre part, PETRO-TIM Ltd-PETROSEN, pour le Permis de CAYAR OFFSHORE PROFOND ;

Décret n°2012·597 du 19 Juin 2012 Portant Approbation du Contrat de recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et, d’autre part, PETRO-TIM-PETROSEN, pour le Permis de Saint-Louis Offshore Profond »

Oubli :

1-Le Conseil des Ministres a validé les décrets sur la base de rapports de présentation avec un fait nouveau notable puisque Petrotim Ltd est désormais présentée comme filiale de PetroAsia Resources Ltd présentée comme «un groupe de Sociétés contrôlé par des investisseurs basés en Asie. PetroAsia est doté d’une expérience avérée et réussie dans le secteur de l’Energie et notamment dans l’Exploration-Production des Hydro carbures ». Or cela est totalement faux puisque cette société a été créée à Hong Kong le 6 mars 2012 seulement, donc après la signature des CRPP, sous le numéro 1713823, avec un capital de 10 000 US$ (5 000 000 fcfa). Elle a pour unique actionnaire, à l’exception d’une action premium, Mr WONG Joon Kwang détenteur d’un passeport Singaporien. Elle sera d’ailleurs ensuite dissoute en 2016. Une telle mention dans les rapports de présentation des décrets établis par le Ministre Aly Ngouille Ndiaye a ainsi permis de violer la loi qui disposait en l’article 8 de la Loi 98-05 du 8 janvier 1998 portant Code Pétrolier :

« Nul ne peut être titulaire d’un titre minier d’hydrocarbures ou d’un contrat de services s’il ne justifie des capacités techniques et financières nécessaires pour mener à bien les opérations pétrolières. »

Dans ces rapports de présentation :

2-Le Conseil des Ministres n’est informé de l’existence d’un contentieux entre l’Etat du Sénégal et la compagnie Tullow Oil sur ces deux blocs.

3-Le Conseil des Ministres n’est pas informé d’une mission de l’Inspection Générale d’Etat en cours sur cette question et non encore achevée

4-Le Conseil des Ministres n’est pas informé de la présence de Aliou Sall comme négociateur au profit de Petrotim.

Enfin le contrat de Aliou Sall dont le contenu a été révélé par BBC prévoit qu’il deviendra actionnaire de PetroTim Limited et d’autres sociétés du Groupe Frank Timis comme nous le verrons ci-après.

1-Aliou Sall est lié par contrat au Groupe Frank Timis comme l’a précisé la BBC et comme il l’a lui-même reconnu au cours de sa conférence de presse du 1er juin 2019. En application de ce contrat Il perçoit 25 000$ par mois pendant cinq (5) ans.

2-Or si comme le présente le mémorandum du Gouvernement il n’y a eu qu’une continuité dans un dossier qui existait avant l’accession de son frère Macky Sall au pouvoir, cette rémunération ne saurait être justifiée par un travail accompli. L’avis de l’expert l’assimilant à de la corruption dans le documentaire BBC apparaît donc légitime. Il est d’ailleurs important que Aliou Sall (ou le Gouvernement) précise si ces revenus ont été déclarés à l’administration fiscale sénégalaise.

Ce même contrat prévoit qu’après signature du décret par son frère Président de la République, Aliou Sall devient actionnaire de Petrotim Limited à concurrence de 500 000 US$ (250 000 000 fcfa). Le décret ayant été signé, Aliou Sall est donc sans aucun doute devenu actionnaire de Petrotim Limited par application des dispositions dudit contrat.

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« Août 2014

Timis Corporation acquiert la totalité des droits et obligations de PETRO-TIM sur les blocs Saint Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, suivant l’arrêt n°12328 du 4 août 2014 du Ministre de l’Energie. »

1-Il faut d’abord souligner qu’à cet instant, Petrotim n’a effectué aucun travail de recherche au titre des permis octroyés et n’a pas respecté les dispositions contractuelles le liant à l’Etat du Sénégal. Cela prouve à suffisance son incompétence technique, son manque de moyens financiers, et sa nature de simple intermédiaire-courtier.

2-Cette transaction n’a aucune justification économique si ce n’est qu’elle permet à Kosmos de ne pas finaliser une discussion pourtant commencée avec Petrotim Ltd, mais ne pouvant être conclue du fait de la présence très probable d’un actionnaire gênant et visible dans le capital de cette dernière. En effet seulement 52 jours séparent la création de Timis corporation Ltd (société immatriculée au British Virgin Islands sous le numéro 18 07772) et l’achat de ses actions par Kosmos.

Mais les actionnaires de Timis Corporation Ltd sont African Petroleum Corp., African Minerals Ltd, et Pan African Minerals Ltd. Or le contrat liant Aliou Sall et le Groupe franck Timis prévoit aussi après signature des décrets, qu’il devienne actionnaire à concurrence de 500 000 US$ dans African Petroleum Corp. et de 500 000 US$ dans Pan African Minerals.

La signature des décrets par le grand frère Macky Sall, aurait donc rapporté en exécution des dispositions du contrat cité 1 500 000 US$ d’actions à Aliou Sall avec ce que cela suppose comme intéressement au moment de leurs ventes à Kosmos, puis ensuite à BP, et enfin sous forme de royalties au moment de l’exploitation des champs de pétrole et gaziers.

Le 15 décembre 2014 le décret 2014_1603 a renouvelé le permis que détenait déjà  African Petroleum Sénégal Ltd sur le bloc Senegal Offshore Sud Profond.

Le Groupe Frank Timis, qui ne dispose d’aucune compétence en matière d’hydrocarbures, qui n’a effectué aucun investissement palpable en matière de recherche dispose à ce moment là, grâce à Aliou Sall frère du Président de la République,  de TROIS permis de recherche accordés à des sociétés dont Aliou Sall est sans doute actionnaire en application des dispositions du contrat dont BBC a révélé le contenu.

ET CE N’EST PAS TOUT :

Le décret 2005_1201 du 13 décembre 2015 renouvelle le permis au profit de cette même société African Petroleum Senegal Ltd sur d’autres blocs : Rufisque Offshore, Sangomar Offshore, Sangomar Offshore Profond.

Tout cela au seul profit du Groupe Frank Timis et de ses actionnaires ou complices.

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« Aout 2015 …Le forage Geumbeul 1, démarré en décembre 2015 dans le bloc de Saint-Louis Offshore Profond a abouti à une découverte significative en janvier 2016, soit quatre années après l’octroi du permis. »

Cela établit que c’est bien grâce à Kosmos que le travail de recherche a pu être effectué. Ce qui confirme le caractère inutile et parasite des sociétés du Groupe Frank Timis qui n’ont été que des intermédiaires- courtiers

Enquête BBC : Le Forum du Justiciable invite à l’ouverture d’une enquête et au respect de la présomption d’innocence de Aliou Sall

https://www.dakaractu.com Le Forum du Justiciable sur le reportage de la BBC « un scandale à 10 milliards de dollars » portant sur la gestion des contrats gaziers et pétroliers au Sénégal, invite l’opinion nationale et internationale au respect de la présomption d’innocence de Aliou Sall, principe fondamental rappelle-t-il, selon lequel toute personne, qui se voit reprochée une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée. Le Forum en outre, qui s’est dit très soucieux de la stabilité sociale du pays et le respect des principes fondamentaux qui gouvernent notre état de droit, a demandé aux autorités judiciaires d’ouvrir une enquête, soit pour protéger nos deniers publics en prenant des sanctions appropriées si les accusations sont avérées, soit pour prendre des mesures tendant à protéger l’honneur d’un citoyen sénégalais si les accusations ne sont pas fondées.

Le Forum a rappelé le rôle important que les organisations de la société civile doivent jouer en pareille circonstance, et sans parti pris, pour préserver la stabilité et la cohésion sociale du pays et, d’autre part, à la classe politique, que cette affaire ne doit pas être une occasion de règlement de comptes entre l’opposition et le gouvernement.

Pour finir, sur le grief relatif au caractère non contradictoire du documentaire, le Forum du Justiciable souligne que dans l’affaire «  Bolloré contre une journaliste du site d’information Médiapart », le tribunal correctionnel Nanterre de Paris a condamné Médiapart pour une enquête « à charge » en rappelant le caractère incomplet de l’investigation journalistique, qu’il a considérée à charge et non contradictoire malgré que la journaliste a tenté de joindre en vain le groupe Bolloré et ses conseils pendant près de trois semaines.

RÉVÉLATION de la BBC SUR LE PÉTROLE : Ousmane Faye flingue l’opposition et invite à la vigilance…

https://www.dakaractu.com Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Ousmane Sonko n’ont pas échappé à la furie du coordinateur de Manko Wattu Sénégal (MWS).

Ousmane Faye digère mal les révélations scandaleuses de la radio Britannique BBC.

Pour le politique, «ces gens ont fini de montrer à la face du monde qu’ils sont de véritables ennemis du pays. Alors qu’ils ont été négativement sanctionnés par le peuple sénégalais lors de la dernière élection ».

Ousmane Faye accuse ces ténors de  l’opposition de vouloir semer le chaos  dans le pays en s’alliant avec des lobbies étrangers pour diffuser de fausses allégations sur la famille du Président.

Le coordonnateur de Manko Wattu Sénégal invite le peuple sénégalais à la vigilance pour « ne pas tomber dans les manifestations que tente de faire l’opposition à chaque fois que l’occasion se présente… »

La coalition Manko Wattu Sénégal faisait face à la presse ce matin pour donner sa position sur le reportage publié par la chaîne BBC et qui accuse le frère du président, Aliou d’être au cœur d’un scandale…

Alioune Tine : «Aliou Sall a droit à la présomption d’innocence»

http://www.rewmi.com Le scandale soulevé par la chaîne britannique Bbc suscite moult réactions de la part des observateurs sénégalais. C’est sur sa page Twitter que le Fondateur d’Africa Jom Center s’est prononcé sur ladite affaire de pots-de-vin impliquant le frère du président, Aliou Sall et Frank Timis, du nom de l’homme d’affaires qui a créé la société Pétro Tim ayant bénéficié de 2 concessions de gaz et de pétrole aux larges des côtes sénégalaises.

Dans son post, Alioune Tine trouve que «Aliou Sall a droit a droit à la présomption d’innocence quelle que soit la gravité des accusations dont on l’accable». Le «Droit-de-l’hommiste» pense, toutefois, qu’il faut que cette affaire soit tirée au clair. Pour ce faire, il propose que «pour laver son honneur, il (Aliou Sall) doit démissionner et se mettre à la disposition de la justice». Car, il reste convaincu que «seule une justice équitable peut établir son innocence».

ALIOU SALL INVITE A DEMISSIONNER DE LA CDC

http://www.sudonline.sn Jacques Abib Sy est formel ! Aliou Sall ne devrait plus continuer à présider aux destinées de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

 Interpellé par non confrères de la Rfm et repris par le site Pressafrik, sur l’enquête réalisé par la Bbc, le spécialiste en politique publique, a souligné qu’Aliou Sall doit démissionner de son poste de Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, le temps d’élucider les accusations contenues dans l’enquête de la BBC.

«Nous sommes dans une sorte de nébuleuse. Le problème, c’est qu’on ne devrait pas arriver à ce niveau de conflit d’intérêts. Un président de la République n’a pas à nommer son propre frère à des postes aussi importants», a dénoncé Jacques Abib Sy avant d’appeler le maire de Guediawaye à rendre le tablier de son poste de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations. Loin de s’en tenir là, le spécialiste en politique publique a également invité le chef de l’Etat, qui selon lui, «a commis l’erreur de nommer son frère» a publié tous les contrats et autres pièces relatives à ces transactions. «Il faudrait qu’il (président Sall) apporte des éclaircissements. Il faut simplement sortir tous ces contrats-là et les rendre publics. C’est ça qu’il faudrait faire pour éviter toute controverse.

Pour planifier le débat, il faudrait que toutes les pièces relatives aux transactions concernant la vente, etc., soient publiées. Les contrats qui ont été publiés sur le site de l’Etat, ne sont pas très clairs. Ils ne comportent pas des clauses de confidentialité. Cela est un très grand problème». Nando Cabral GOMIS

Révélations de la BBC : Cheikh Kanté parle de « tentatives de déstabilisation »

https://xibaaru.sn La Plateforme des Forces de l’Émergence, après la tenue du dialogue national dont elle s’est félicitée, a salué le choix éclairé du Chef de l’État porté sur « les sages » appelés à mener le processus du dialogue national. La Plateforme des Forces de l’Émergence d’inviter par ailleurs une partie de l’opposition n’ayant pas répondu présent à la cérémonie de lancement du Dialogue national, à venir s’inscrire dans cette œuvre nationale, pour ensemble consolider notre démocratie et notre marche vers l’Émergence.

Aussi la plateforme de regretter qu’au moment de l’unité retrouvée des ses fils pour bâtir le Sénégal de Tous, le Sénégal pour Tous, qu’une entreprise de déstabilisation voit le jour par la manipulation d’un média étranger.

Aussi, s’est-elle inscrite totalement en faux, dans un communiqué parcouru par Dakaractu, contre les allégations de corruption soutenues par le reportage diffusé sur la chaîne BBC Afrique, sur la base de la souscription du Sénégal à l’initiative de transparence des industries extractives (ITTE), qui est la norme mondiale pour la gouvernance ouverte et redevable des ressources pétrolières, gazières et minérales.

La Plateforme des Forces de l’Émergence de rappeler que le Sénégal, classé premier pays africain et quatrième rang mondial par ses performances satisfaisantes en matière de transparence dans la gestion de ses ressources par l’ITTE, a prôné la gestion transparente de ses ressources pétrolières et gazières par la publication de l’ensemble des contrats de recherche et la mise en place d’un Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-Petrogaz), démontrant ainsi l’importance accordée par le Président de la République, Son Excellence Macky Sall, à une gouvernance apte à garantir une prospérité durable et une gestion transparente des nouvelles ressources pétrolières et gazières.

Le Dr Cheikh Kanté, Coordonnateur national des mouvements de soutien, au nom de la Plateforme des Forces de l’Émergence et l’ensemble des mouvements affiliés, d’engager enfin l’ensemble des mouvements de soutien à se mobiliser pour sensibiliser nos concitoyens aux enjeux futurs liés à l’exploitation de nos ressources pétrolières et gazières et aux tentatives de déstabilisation de forces occultes à travers des médias étrangers et de certains de nos compatriotes mus que par leurs intérêts.

INTERVIEW EMEDIA, AVEC MAYENA JONES, AUTEUR DE L’ENQUÊTE DE LA BBC

Fouineuse, comme construite par son parcours. Mayena Jones, journaliste d’origine sierra-léonaise a grandi en Côte d’Ivoire avant de servir, aujourd’hui, au Nigeria comme correspondante du célèbre média anglais. Son enquête, diffusée dans la nuit du 2 au 3 juin 2019, secoue la République. En 48 heures, le Chef de l’Etat, le ministre de la Justice et le porte-parole du Gouvernement se sont relayés face à la presse pour enchainer les démentis contre la production diffusée sur les supports de la BBC, brandissant des documents supposés prouver l’implication d’Aliou Sall, frère du président de la République, dans un scandale de corruption autour du pétrole et du gaz. Par mails interposés depuis la publication de son enquête, elle a accordé une interview à Emedia.sn. Un exercice qui semble hautement encadré par sa hiérarchie, avec un maximum de précautions prises, sans doute pour éviter un faux-pas qui risquerait de s’avérer dangereux dans la bataille en passe d’être engagée sur le terrain judiciaire par le pouvoir sénégalais. Nous publions l’interview en anglais ainsi que la traduction en français.

Face à la presse, Aliou Sall, incriminé dans votre enquête, a nié les accusations de corruption portées contre lui et indexe, à son tour, le fait que vous n’ayez pas cherché à équilibrer votre travail car, dit-il, vous n’avez interrogé que des « opposants radicaux », sans prendre en compte la version du camp pouvoir qui est le sien, mais également de la société civile.

Considérez-vous que cela affaiblit votre production ou est-ce qu’il y a d’autres parties à attendre de cette enquête ?

La BBC a donné un plein droit de réponse à Aliou Sall, au président (Macky) Sall, à Frank Timis, à BP et à Kosmos Energy (la compagnie qui a racheté les droits d’exploration à Frank Timis avant de les revendre à BP, ndlr).

Pourquoi la version anglaise, diffusée sur votre chaine YouTube dure trois fois plus longtemps que la version sous-titrée en Français (29 minutes contre 11 minutes) ?

Il existe une version numérique en résumé, de 11 minutes, (celle diffusée sur Facebook, ndlr) en anglais et en français. Le document le plus (détaillé) qui est en ligne sur la chaine YouTube BBC Africa (en anglais) est également disponible en français pour nos partenaires télé.

Vous attendiez-vous à une telle réaction de la part de l’un des principaux mis en cause, moins de 24 heures après vos accusations ?

Comme dans toute enquête, nous nous attendons à ce que les principaux acteurs donnent leur version des faits.

En combien de temps avez-vous mené cette enquête ?

Un an.

Tous les documents brandis ont-ils été mis à votre disposition à partir du Sénégal ?

Nous ne faisons pas de commentaires sur les sources.

Il semble qu’en dehors des chiffres que vous avancez, documents à l’appui, l’essentiel du contenu de votre enquête ait déjà été sur la place publique sénégalaise. En la menant de votre côté, aviez-vous également l’impression que ce fut le cas ?

La BBC a fourni d’importantes nouvelles informations sur le deal, notamment en ce qui concerne les termes du contrat d’Aliou Sall (avec Petro-Tim, ndlr), les paiements de BP à Timis Corporation ainsi que le paiement de 250 000 dollars US à Agritrans (la société d’Aliou Sall, gérée par son oncle Abdoulaye Thimbo, ndlr).

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, que vous interrogez dans une partie de l’enquête, avait déclaré à la presse locale n’avoir jamais signé un document concernant Petro-Tim, notamment au cours d’une interview en 2014. Pourtant, comme le confirme votre enquête, il semble qu’il ait bien contresigné le décret d’application de la cession des blocs offshore de Saint-Louis et Kayar à Frank Timis, étant le tout-premier Premier ministre de Macky Sall, du 3 avril 2012, date de l’accession au pouvoir de ce dernier au 1er septembre 2013, un intervalle qui couvre la date de signature du décret d’application…

C’est un sujet qui devrait être abordé avec Abdoul Mbaye…

Finalement, on se retrouve face à une situation où le Président Macky Sall, qui a pourtant signé le décret d’application, serait tardivement au courant des négociations entre Petro Tim et son frère, tandis que son ex Premier ministre d’alors, Abdoul Mbaye, dit n’avoir pas été au parfum d’un décret sur lequel il a pourtant apposé sa signature. Inquiétant, à ce niveau de responsabilité, non ?

Ce n’est pas quelque chose que nous pourrons commenter…

Philippe Caldwell, l’ancien gestionnaire de fortune de Frank Timis, que vous interrogez dans une partie de l’enquête, est présenté par Aliou Sall comme un ex employé qui garde sans doute une dent contre son ancien patron. Avez-vous eu l’impression, en l’interrogeant, d’avoir à faire à quelqu’un qui a eu une dent contre le principal mis en cause et qui a pu motiver son témoignage à charge par un combat crypto-personnel ?

Nous ne faisons pas de commentaires sur les sources.

Le Sénégal est un pays où les lanceurs d’alerte comme on en connait en occident sont très frileux pour céder des documents à ce points confidentiels. Aviez-vous rencontré des difficultés particulières à en disposer au Sénégal ?

Nous ne faisons pas de commentaires sur les sources.

Qu’est-ce qui a pu vous permettre d’en disposer finalement ?

Nous ne faisons pas de commentaires sur les sources.

Toute l’enquête a-t-elle été réalisée au Sénégal ?

Nous ne sommes pas en mesure de commenter les lieux de l’enquête.

Êtes-vous surprise de l’ampleur aujourd’hui prise par la partie publiée ?

Nous avons constaté que c’était un sujet important pour le peuple sénégalais.

Dans la cession des actions de Frank Timis à BP, une autre compagnie, Kosmos, avait été citée à l’époque. Quelle a été son degré d’implication dans les documents que vous détenez ?

Nous ne faisons pas de commentaires sur les sources.

Face à la gravité de telles accusations, est-il possible d’envisager des sanctions, en Grande-Bretagne, contre BP ?

C’est une question pour les autorités de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

Pour terminer, comment vous présenteriez-vous, en quelques mots, et quel rapport personnel particulier avez-vous avec le Sénégal ?

Je suis la correspondante de la BBC au Nigeria. Je suis originaire de la Sierra Leone, mais j’ai grandi en Côte d’Ivoire. Je me considère d’abord et avant tout comme une Africaine, et j’en suis très fière. Enfant, j’ai eu des amis sénégalais et j’ai grandi en mangeant de la nourriture sénégalaise, en écoutant de la musique sénégalaise… C’est l’un de mes pays africains préférés et je ressens un lien fort avec sa population et sa culture.Merci.

La faillite morale d’un Président… Par Cheikh Tidiane Dièye

Le message du Président de République à la fin de la prière de la Korite est encore plus pathétique que la conférence de presse de son frère. Une grande arrogance et un semblant de sérénité qui cachent en réalité un profond malaise.

Macky Sall n’a pas parlé en Président de la République mais en frère d’Aliou Sall. C’est ce qui fait qu’il n’a pas la dignité de cette charge.

Nous lui avions conseillé, dès le début, d’éloigner sa  famille des affaires publiques  mais il n’a rien écouté. Non content d’avoir cédé une partie de notre pétrole à son frère Aliou Sall,  il l’a aussi mis à la tête de la plus grande banque de l’État : la Caisse des Dépôts et Consignations, après avoir parrainé son élection à la mairie de Guediawaye. Je ne parle même pas de son beau-frère avec son super ministère dont le budget frôle les 1000 milliards. Toutes les ressources destinées aux politiques sociales et à la solidarité nationale entre ses mains, pour une redistribution ciblée dans les reseaux parrainées par le Clan. Dautres scandales de corruption  en perspective?

Aliou Sall, depuis que nous le connaissons en 2012, n »a qu’une seule ligne dans son  CV,  c’est d’être frère du Président de la République du Sénégal.

Croyez-vous une seule seconde que le prédateur Frank  Timis l’aurait recruté si Macky n’avait pas remporté l’élection en 2012?

Croyez- vous une seule seconde qu’il aurait eu le courage et les moyens de se présenter  la mairie de Guediawaye en 2014 si son frère était resté dans l’opposition?

Imaginez-vous ses chances de diriger la CDC si on avait demandé à tous les sénégalais de déposer leur candidature pour ce post ?

Non Macky Sall, je ne laisserai personne me prendre pour un imbécile. Et c’est ce que jai ressentis en vous écoutant.

Nous vous avons confié la garde de notre bien public. Il ne peut en aucun cas appartenir à votre famille. Vous avez l’obligation de nous rendre des comptes et vous le ferez. Je vous le promet, vous ne pourrez pas nous snober. Pas cette fois-ci. Le Sénégal ne sera pas de  ces Républiques bananières détruites par des bandes claniques soutenues par leurs réseaux de courtisans locaux et étrangers.

J’invite les acteurs politiques, la société civile, les organisations de lutte contre la corruption et de défense des droits de l’homme, les syndicats et mouvements de jeunes et de femmes, bref toutes les forces vives de notre Nation à se mobiliser, à s’indigner et à s’organiser. Cette effroyable corruption au  sommet doit cesser. Docteur Cheikh Tidiane DIEYE Coordonnateur Nationale ,Plateforme Avenir Senegaal Bi Ñu Begg

Thierno Alassane Sall : «le contrat que j’ai refusé de signer correspond à peu près aux chiffres révélés par BBC»

https://www.leral.net  Thierno Alassane Sall en est convaincu. Le scandale de 10 milliards qu’évoque la BCC dans le pétrole et le gaz sénégalais, existe bel et bien. L’ancien ministre de l’Energie qui avait démissionné de son poste, refusant de signer un contrat qu’il jugeait en défaveur du Sénégal, a réitéré sa position dans une large interview accordée à « L’Observateur » de ce jeudi.

« J’ai refusé de signer un contrat qui n’était pas dans l’intérêt du Sénégal. Je suis en mesure de dire que le contrat que j’ai refusé de signer le 24 avril 2017, correspond à peu près aux chiffres révélés par BBC ». Et l’ancien ministre de l’Energie de poursuivre, « les paiements sont constitués de deux parties. Un montant autour de 130 milliards FCFA, payé cash au moment de la conclusion de la transaction en 2017, et un autre sur les 40 ans de la durée de l’exploitation ».

Toujours selon Thierno Alassane Sall, « sur la partie que Timis a prise, 180 milliards FCFA, j’ai entendu le président de la République dire (mercredi), que c’est une affaire entre deux privés et que l’Etat du Sénégal n’a rien à y voir, ce n’est pas exact. Pour qu’une telle transaction puisse avoir lieu, il fallait l’approbation du ministre de l’Energie. C’est la loi qui le dit. Et à ce moment, seule mon approbation pouvait donner suite à une telle transaction. Et pour des raisons évidentes, on ne peut accepter que des gens viennent sur notre territoire, exploiter notre ressource sans notre accord ».

L’ex-ministre de l’Energie accuse directement le président de la République. « Ce n’est pas une affaire entre privés. Le président n’a pas d’explications et il cherche à noyer le poisson ».

Invitant « le peuple à prendre ses dispositions », Thierno Alassane Sall « affirme que l’ensemble des preuves nécessaires à cet effet, existent ».

Traitant Aliou Sall de « simple courtier » et de « coxeur », Thierno Aliou Sall souligne que « sa seule compétence est d’être le frère de Macky Sall ».

Abdoulaye Makhtar DIOP défend Aliou Sall : « BBC ment (…)Avec le Pétrole et le gaz, il n’est pas surprenant d’avoir toutes ces rumeurs organisées (…) »

https://www.dakarposte.com L’autre Grand Serigne de Dakar est en phase avec Macky SALL concernant les accusations de BBC. Comme le chef de l’Etat, Abdoulaye Makhtar DIOP estime que c’est compréhensible qu’on parle du Sénégal.

Selon lui, avec les ressources naturelles découvertes au Sénégal, «il n’est pas surprenante que nous ayons autour, toutes ces rumeurs organisées et dérisoires qu’on essaie de monter en toute pièce et se mettre sous le feu de l’actualité ».

Le ministre des Sports, du temps des socialistes, n’est pas loin de dire que qui attaque le frère du président s’en prend aussi à la République.

« Concernant Aliou SALL, des accusations ont été portées contre lui, mais si vous suivez les émissions de BBC, ils ont montré des manifestations au Sénégal contre Aliou SALL. Alors que cela n’est pas vrai. Qui a vu ça dans notre pays ? Personne. Donc quand on voit des médias internationaux mentir, il faut leur dire qu’ils mentent. Dans tous les pays pétroliers, il y a des crises. Ce sont des gens qui viennent de l’extérieur qui tentent de déstabiliser le pays. C’est ce qui a installé la crise en Angola, en Mozambique et dans d’autres pays. Il faut que les gens fassent attention », a soutenu Abdoulaye Makhtar DIOP, repris par WalfQuotidien.

Selon lui, alors « le pétrole qu’on n’a même pas commencé à exploiter, les gens sortent de nulle part pour dire que le Sénégal a perdu des milliards ». et le chef coutumier de conseiller : « Si Aliou SALL est accusé de corruption et il dit qu’il va porter l’affaire en justice, attendons de voir ce qui va ressortir du tribunal», observe-t-il.walf

Affaire Aliou Sall : New York Times consacre un article sur le scandale du pétrole

http://www.dakarmatin.com Un groupe d’hommes politiques de l’opposition sénégalaise a appelé lundi à une enquête sur l’histoire de deux grands blocs de gaz offshore gérés par BP, après un rapport faisant état d’une fraude impliquant le frère du président Macky Sall, Aliou Sall. La British Broadcasting Corporation (BBC) a publié lundi une enquête affirmant que, dans le cadre d’un accord non publié auparavant, BP avait accepté de verser à Timis Corporation, société dirigée par le magnat roumano-australien Frank Timis, environ 10 milliards de dollars de redevances pour sa participation dans les blocs. Le rapport indique que les débuts de cette zone, qui contient l’un des plus grands gisements de gaz au monde, ont été embourbés par une fraude impliquant Timis, qui possède des intérêts dans les domaines de l’exploitation minière et de l’énergie en Afrique. La BBC a affirmé qu’en 2014, Timis avait secrètement versé 250 000 dollars à une entreprise dirigée par Aliou Sall, appelée Agritrans, sur la base de nombreux documents qu’elle avait examinés. Il a ajouté que Timis avait également versé à Aliou Sall 1,5 million de dollars de salaire sur cinq ans pour son travail à Petro-Tim, la société initialement sous le contrôle de Timis Corporation, ainsi que 3 millions de dollars d’actions en actions dans les sociétés Timis. Aliou Sall a nié avoir reçu le paiement de 250 000 dollars de Timis et a qualifié le rapport de la BBC de « totalement faux ». Dans une déclaration, BP a déclaré qu’elle « rejette toute implication selon laquelle elle aurait agi de manière abusive dans l’acquisition de nos intérêts au Sénégal » et qu’elle « a effectué une » diligence raisonnable approfondie « avant d’acquérir la licence. Le chiffre de 10 milliards de dollars cité par la BBC était « totalement inexact ». Timis n’était pas joignable pour commenter, mais il a déclaré à la BBC dans une déclaration qu’il n’y avait eu « aucun mal à faire quoi que ce soit ». Les réserves de pétrole et de gaz en mer du Sénégal ont le potentiel de transformer le pays appauvri de l’Afrique de l’Ouest quand elles commenceront à couler au cours de la prochaine décennie, avec des volumes comparables à ceux de certains des plus gros producteurs de la région. Les blocs, appelés Cayar Offshore Profond et St. Louis Profond, ont suscité la controverse depuis 2012, année où une société inconnue, appelée Petro-Tim, avait obtenu la licence de manière inattendue, alors qu’elle n’avait aucun antécédent connu dans le secteur. Peu de temps après, le frère du président a été embauché dans l’entreprise. Des manifestations contre l’accord ont éclaté dans la capitale, Dakar, en 2016, jetant une ombre sur le premier mandat de Sall. « Le procureur général doit immédiatement prendre des mesures pour résoudre les contrats frauduleux et corrompus », a déclaré un groupe influent d’organisations de l’opposition, la Conférence des dirigeants, qui comprend des responsables politiques anciens et actuels.  Selon eux, l’Assemblée nationale devrait « prendre des mesures qui obligeront les responsables des crimes à comparaître devant la Haute Cour de justice ». (Reportage par Edward McAllister et Juliette Jabkhiro; édité par Dan Grebler)

La BBC accusée par le régulateur britannique de diffuser de la propagande (RT en Français )

https://www.leral.net L’Office of Communications a affirmé que BBC World News avait violé les règles du parrainage, à plusieurs reprises, en diffusant des films de «propagande» promouvant des gouvernements étrangers, des ONG et des organisations caritatives.

Un rapport de 112 pages de l’Office of communications (Bureau de communications, Ofcom), l’organe public de régulation des médias en Grande-Bretagne, équivalent du CSA français mais doté de pouvoirs plus étendus, accuse la chaîne BBC de ce que le quotidien The Daily Mail a qualifié de «violation flagrante» des règles de diffusion.

Ofcom a mis la chaîne en garde contre «un risque inhérent à l’indépendance et l’intégrité de la BBC», après qu’il a été révélé que ce dernier avait acheté des films financés par des organisations extérieures et des gouvernements étrangers au prix symbolique d’une livre sterling. L’identité des donateurs a toutefois été gardée secrète.

La liste des programmes incriminés inclut des dizaines d’émissions d’information et de documentaires qui font la promotion d’organisations caritatives, d’ONG et même de gouvernements étrangers.

D’après le quotidien The Independent, Ofcom a répertorié presque 50 violations de la réglementation par des chaînes britanniques. L’éventail des donateurs va de l’organisation des Nations Unies jusqu’à un homme d’affaires et imam britannique, Aga Khan, et même un casino cambodgien. Cependant, la source du financement n’aurait pas été révélée aux spectateurs.

D’après la réglementation britannique, les émissions d’information ne peuvent être sponsorisées par une organisation extérieure. Ofcom a réclamé une réunion de tous les directeurs des médias audiovisuels pour discuter de la situation.

L’organe de contrôle interne, BBC trust, a ouvert une enquête sur ces accords de financement à la suite d’accusations contre une émission diffusée en 2009, sur BBC World News. Ofcom a décidé d’attendre les résultats de cette procédure interne avant de lancer sa propre enquête.

D’après The Independent, le gouvernement malaysien a financé la production d’un film par la société FactBased Communications (FBC), qui devait promouvoir l’image du pays dans des programmes d’informations en 2011.

Cet incident a suscité des interrogations sur des films diffusés par CNN international  et présentés par John Defterios, alors que ce dernier était en même temps président de FBC.

Le Pr Macky Sall et le DG des Impôts et Domaines Cheikh Ba se sont rencontrés… Ce que l’on sait de leurs échanges…

https://www.dakarposte.com Dakarposte a appris que l’actuel DG des Impôts et Domaines a eu l’insigne honneur d’être reçu par le chef de l’Etat. Rien de cocasse, s’empresseront de dire certains. Oh que si ! Car, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ a eu le privilège de partager le « Ndogou »  du Président Macky Sall de ce lundi 3 Juin 2019.

Il revient à dakarposte que les deux personnalités ont eu des discussions franches et cordiales sur la situation du pays et sur le vieux fief qui a vu naitre tant de sommités (la Médina).

Un proche de « Messi » (surnom de Cheikh Bâ) de nous souffler que le Président Sall a saisi l’opportunité pour rassurer tous les militants sur sa volonté d’accompagner la commune de la Médina « et, dira t’il,  tous les dirigeants de la mouvance, surtout nos vaillants Ministres sortants du dernier gouvernement qu’il félicite ».

Et la source de révéler que « Cheikh Bâ  a rencontré un patriote sincère, frissonnant à chaque attaque des U20 Nigérians.  Vous l’aurez compris, le Président et Cheikh ont regardé ensemble la 1/8 ème de finale »Mamadou Ndiaye

Marché Koungheul : Un incendie ravage plusieurs magasins… L’origine reste indéterminée

https://www.dakaractu.com Un incendie d’une rare violence s’est déclaré à Koungheul. Selon les éléments des sapeurs-pompiers qui se sont déplacés sur les lieux, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés sur place. D’emblée, 100 millions de Fcfa en terme de marchandises sont partis en fumée.

Pour l’heure, l’origine de l’incendie reste encore indéterminée, d’après les soldats du feu. Mais tout serait parti au niveau d’un grand magasin avant que le feu ne se propage aux alentours.

Joints au téléphone, les hommes en bleu ont déclaré avoir ouvert une enquête à la suite du sinistre…

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