Revue de Presse du Mercredi 05 Juin

Revue de Presse du Mercredi 05 Juin
Revue de Presse du Mercredi 05 Juin

Mémorandum du Gouvernement de la République du Sénégal suite à la diffusion, le 3 juin 2019, par la chaine de télévision BBC dans son magazine Panorama d’un reportage intitulé : « Sénégal : Scandale à 10 milliards de dollars ».

Le 3 juin 2019, la chaine BBC a diffusé un élément intitulé : « Sénégal : Scandale à 10 milliards ». Ce reportage, manifestement tendancieux, est ponctué de graves et fausses allégations sur la gouvernance des ressources pétrolières du Sénégal, notamment les blocs appelés Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond qui avaient été attribués à la société Petro-Tim, en association avec la société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN), conformément au Code pétrolier. BBC avance, sans aucun fondement, le chiffre surréaliste de 10 milliards de dollars que l’État sénégalais aurait perdus dans une transaction entre deux compagnies privées, relative aux deux blocs précités. Ce chiffre est purement imaginaire. Il ne correspond à aucune réalité économique et financière du projet, encore moins à une quelconque perte de revenus futurs pour l’Etat du Sénégal. Face à cette grave atteinte à la réputation de l’Etat du Sénégal, le Gouvernement tient à rétablir la vérité. Pour la bonne compréhension de la chronologie des faits, il convient de rappeler que l’instruction du dossier évoqué dans le reportage a été conclue avant l’entrée en fonction de SEM le Président Macky Sall, le 2 avril 2012. 1. Rappel chronologique de la procédure d’attribution dans le dossier PETRO-TIM LTD concernant les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond 03 octobre 2011 PETRO-TIM Limited adressait par lettre au Ministre en charge de l’énergie une manifestation d’intérêt sur les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond 2 08 Décembre 2011 Signature d’un Memorandum of Understanding (MOU) entre PETROSEN et PETRO-TIM Ltd, approuvé par le Ministre de l’Energie. 17 Janvier 2012 Signature de deux CRPP (Contrat de Recherche et de Partage de Production) portant respectivement sur les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, entre l’Etat du Sénégal d’une part, et, d’autre part, l’association PETRO-TIM Ltd et PETROSEN. Avril 2012 A sa prise de fonction, le 2 avril 2002, le Président Macky Sall trouve dans les dossiers en instance deux Décrets signés par son prédécesseur, non numérotés et non datés, Portant Approbation des Contrats de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et d’autre part, PETROSEN et la société PETRO-TIM, pour les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. Juin 2012 Après deux mois de vérification et de contrôle de la conformité des procédures et des actes, les deux Décrets susmentionnés ont été signés par le Président Macky Sall : – Décret n° 2012-596 du 19 Juin 2012 Portant Approbation du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et, d’autre part, PETRO-TIM Ltd-PETROSEN, pour le Permis de CAYAR OFFSHORE PROFOND ; – Décret n°2012·597 du 19 Juin 2012 Portant Approbation du Contrat de recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et, d’autre part, PETRO-TIM-PETROSEN, pour le Permis de Saint-Louis Offshore Profond. 04 Juillet 2012 Création de la filiale PETRO-TIM Sénégal SAU (Société Anonyme Unipersonnelle) en application de l’Art 4 du CRPP qui oblige les Sociétés détentrices de titre de recherche à avoir une représentation au Sénégal. 3 26 Septembre 2012 Signature des Accords d’Association entre PETROSEN et PETRO- TIM Ltd. 28 Octobre 2012 Approbation par le Ministre de l’Energie et des Mines des Accords d’Association entre PETROSEN et PETRO-TIM pour les CRPP de Saint Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. Août 2014 Timis Corporation acquiert la totalité des droits et obligations de PETRO-TIM sur les blocs Saint Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, suivant l’arrêté n°12328 du 4 août 2014 du Ministre de l’Energie. Septembre 2014 Kosmos Energy Sénégal acquiert les 60% des droits et obligations sur les blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. Cette cession est approuvée par l’arrêté n°13756 du 4 septembre 2014 du Ministre de l’Energie. Juin 2015 Décret n°2015- 829 du 22 Juin 2015 portant 1e renouvellement de la période initiale du Contrat de recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, l’association PETRO-TIM-PETROSEN d’autre part pour le Permis de Saint louis Offshore Profond. Il convient de souligner qu’à cette date aucune découverte n’a été faite sur les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. Août 2015 Décret n°2015-1162 du 07 Août 2015 portant 1e renouvellement de la période initiale du Contrat de recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbure conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et, d’autre part, l’association PETROTIM-PETROSEN pour le Permis de Cayar Offshore Profond. Le forage Geumbeul 1, démarré en décembre 2015 dans le bloc de Saint-Louis Offshore Profond a abouti à une découverte significative en janvier 2016, soit quatre années après l’octroi du permis. 4 20 Février 2017 Signature de l’Acte de cession des actions de Kosmos Energy Sénégal à KosmosBP Sénégal et transfert des droits et obligations sur les permis Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. 20 avril 2017 Timis Corporation notifie à PETROSEN son intention de céder à BP l’intégralité de ses droits et obligations relatifs aux Contrats de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbures (CRPP) et aux Accords d’Association afférents aux blocs Cayar Offshore Profond et Saint-Louis offshore Profond. La procédure ci-dessus rappelée, est parfaitement conforme aux lois et règlements régissant les ressources pétrolières au Sénégal. Du reste, c’est une pratique courante dans tous les pays en phase d’exploration et de développement durant laquelle toutes les opérations pétrolièressont exonérées de toute taxe. Dès lors, il est très surprenant que BBC tente de semer la confusion sur les Décrets portant approbation des Contrats de Partage et de recherche de Production sur les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. 2. Gouvernance des ressources pétrolières depuis 2012 : un effort indéniable de transparence et de protection des intérêts du Sénégal Depuis sa prise de fonction en avril 2012, le Président Macky Sall a impulsé une politique hardie de transparence et de sauvegarde des intérêts du Sénégal, y compris dans le secteur pétrolier : 2013 Bien avant les découvertes en 2016, adhésion volontaire du Sénégal à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE) dont le Conseil d’administration a décerné au Sénégal un satisfecit, le reconnaissant comme le premier pays africain ayant fait des « progrès satisfaisants » dans la mise en œuvre de la Norme ITIE. 2016 Sur proposition du Président Macky SALL, le référendum du 20 mars a consacré la constitutionnalisation du droit de propriété du peuple sur les ressources naturelles. 5 Publication systématique de tous les contrats miniers et pétroliers depuis septembre 2016. Octobre 2016 Création du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz, organe de pilotage chargé d’assister et de conseiller le Président de la République et le Gouvernement dans la définition, le suivi et la mise en œuvre des stratégies et politiques publiques en matière pétrolière et gazière. Sur décision du Président Macky Sall, la composition de ce Comité sera désormais élargie à la société civile et à l’opposition. 27 décembre 2017 Création de l’Institut national du Pétrole et du Gaz (INPG) dont l’objectif est de former des ressources humaines hautement qualifiées. 12 Juin 2018 Concertation nationale sur la gestion des revenus futurs issus de l’exploitation des ressources pétrolières. Février 2019 Vote par l’Assemblée nationale de la Loi sur le contenu local destinée à maximiser la part du secteur privé national dans l’exploitation des ressources pétrolières, et adoption en Conseil des ministres du Projet de loi sur la répartition et l’encadrement des revenus futurs issus de ces ressources. Ce projet de loi prévoit la création d’un fonds pour les générations futures. Vote par l’Assemblée nationale du nouveau Code pétrolier qui introduit une plus grande transparence dans les procédures d’attribution des contrats pétroliers, renforce les parts de l’Etat dans l’exploitation des ressources et améliore la transparence dans la gestion des opérations pétrolières et des aspects environnementaux. Toutes les mesures précitées témoignent de la volonté du Président Macky Sall d’instaurer la transparence et de préserver les intérêts du Sénégal dans la gestion de ses ressources pétrolières. 6 3. Le reportage de BBC est marqué par un parti pris et une intention manifeste de nuire Le magazine Panorama consacré au Sénégal le 3 juin 2019, est un tissu de contrevérités destinées volontairement à manipuler l’opinion et jeter le discrédit sur le Gouvernement et l’Etat du Sénégal. BBC ouvre son reportage en affirmant gratuitement qu’« ici des millions de personnes vivent dans la pauvreté » alors que « le niveau de vie pourrait être beaucoup plus élevé » si une partie des richesses du pétrole « ne s’était pas envolée à cause de la corruption ». Simple rappel des faits : les ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal ne seront exploitables qu’à l’horizon 2022. Comment sur cette base affirmer aussi péremptoirement que des ressources non encore exploitées puissent faire l’objet de détournement ? Pire, BBC s’est livré à une flagrante déformation des faits en illustrant une partie de son reportage par des images qui n’ont rien à voir avec le sujet. En effet, BBC dans une affirmation réductrice, fait état de manifestations « des Sénégalais » contre l’accord avec PETROTIM intervenu en 2012. Or, les images que BBC montre en guise d’illustration concernent en fait des manifestations d’une frange de l’opposition, sur divers sujets, le 14 octobre 2016. Conformément aux règles d’éthique et de déontologue professionnelle, par souci d’équité et d’équilibre dans l’information, BBC n’aurait pas dû se limiter dans son reportage à une version unilatérale, alimentée par deux opposants notoires, dont l’agitation sur le pétrole est connue de tous. Enfin, le Gouvernement de la République du Sénégal se réserve le droit de donner toute suite appropriée à ce dossier. Fait à Dakar le 05 juin 2019 Pour le Gouvernement de la République du Sénégal, Le Ministre de l’Economie numérique et des télécommunications, porte-parole du Gouvernement

Amadou Hott, ministre de l’Economie : «Il me semble nécessaire d’élaborer une stratégie de développement du secteur privé»

https://www.lejecos.com Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération juge nécessaire l’élaboration d’une politique de développement du secteur privé. Amadou Hott l’a annoncé ce lundi lors d’une rencontre de prise de contact avec le secteur privé.

«Pour atteindre les objectifs visés, il me semble absolument nécessaire que le département s’attèle à élaborer une politique ou une stratégie de développement du Secteur privé notamment par une meilleure adaptation du cadre juridique et institutionnel, le développement du Secteur financier, le renforcement des capacités », a annoncé M. Hott.

Cette stratégie, précise-t-il, nous aidera à mettre en place des écosystèmes au niveau des secteurs d’activités impliquant les entreprises locales afin de leur permettre de tirer un meilleur profit des opportunités offertes au niveau de ces secteurs. Elle nous permettra également d’aider à une meilleure structuration des chaines de valeur, de mieux organiser le secteur privé afin de lui assurer une insertion harmonieuse dans toutes les opportunités d’affaires notamment les PPP.

Il est d’avis que  la faiblesse des capacités financières individuelles ne doit pas être un frein. Il faut juste à son avis, organiser les acteurs en les aidant à mutualiser les moyens à travers notamment des véhicules appropriés leur permettant de pouvoir mobiliser des ressources additionnelles et investir dans les projets rentables.

«Le succès d’une politique de développement du secteur privé dépendra du niveau d’implication du secteur privé dans sa conception et le suivi de sa mise en œuvre et nécessitera que le Gouvernement et le Secteur Privé convergent vers une vision commune, celle d’édifier une économie ouverte, compétitive et concurrentielle où le privé national jouera un rôle primordial », a indiqué M. Hott. Djibril Dieng

Rencontre avec le secteur privé : Amadou Hott explique les grandes lignes de son département

https://www.lejecos.com Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a rencontré hier le secteur privé. Une occasion pour Amadou Hott d’expliquer le contexte de la création de ce département ministériel. Dans le cadre des prises de contacts avec tous les acteurs et partenaires relevant de son département, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a rencontré ce lundi, le secteur privé.

Selon Amadou Hott, cette rencontre de cet après-midi constitue une bonne opportunité pour partager avec vous acteurs du secteur privé du contexte de création du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, des orientations majeures de ce ministère pour le secteur privé, mais également de recueillir vos attentes afin de pouvoir définir des modalités de collaboration pour atteindre les objectifs visés.

Le contexte de création du ministère reste marqué par la fin de la première phase du PSE et le démarrage de la deuxième phase. «La croissance a été portée par la consommation, les investissements et les exportations. Toutefois, la progression des exportations (taux de 9% en moyenne par an sur la période) est relativement faible et la productivité mérite d’être renforcée », a expliqué M. Hott. Il a ajouté que durant la deuxième phase du PSE devant se dérouler sur la période 2019-2023, il s’agira de consolider les performances, de rendre la croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois et de renforcer la compétitivité et la résilience de l’économie.

Cela nécessite de poursuivre les réformes pour améliorer l’environnement des affaires, d’élargir la base productive de l’économie, d’améliorer la compétitivité, de renforcer l’adéquation formation/ emploi, de promouvoir un Secteur privé fort, créateur d’emplois et de richesse pour porter la croissance et prendre le relais des investissements publics.

«Pour arriver aux performances évoquées ci-dessus, le président de la République a pensé lors de la mise en place du nouveau Gouvernement, créer le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Il intègre dans ses domaines de compétence tous les aspects liés à l’économie, à la planification, à la coopération, aux partenariats public-privés et au développement du secteur privé.

Vous comprendrez donc le ministère est désormais l’ancrage institutionnel de certaines structures de l’ex Ministère chargé de la Promotion des Investissements », a-t-il dit. Amadou Hott a ajouté qu’en créant ce ministère,  le président de la République a voulu accorder une oreille plus attentive aux questions d’animation de l’activité économique, de planification de notre développement socio-économique, de développement du secteur privé et des PPP, de relèvement de l’investissement privé pour assurer plus durabilité à la croissance et créer plus d’emplois et d’espaces budgétaires et de mobilisation de ressources extérieures avec une maîtrise de l’endettement.

En conséquence, poursuit-il, la création du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération doit être perçue comme entre autres une volonté de trouver une réponse à la problématique de développement d’un Secteur privé national, principal moteur de la croissance économique avec un rôle de catalyseur dévolu à l’investissement privé étranger.

En effet, ce dernier ne devrait servir qu’à contribuer au développement des PME nationales ainsi qu’à l’émergence d’une classe d’entrepreneurs locaux en tissant des liens et partenariats financiers et commerciaux avec les PME permettant d’assurer le transfert de savoir-faire..Djibril Dieng

Vers une plus grande implication du secteur privé dans les projets publics

APA–Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le gouvernement du Sénégal, sous l’impulsion du président de la République, Macky Sall, souhaite une plus grande implication du secteur privé local dans les grands projets de développement, a déclaré, lundi soir à Dakar, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.

« Ce que nous souhaitons désormais est que nous puissions faire des projets PPP (partenariats public-privé) sans garantie de l’Etat du financement, même pour les projets sociaux, mais que l’Etat garantisse certaines choses qui permettront aux promoteurs privés de lever de l’argent auprès des marchés de capitaux », a notamment dit M. Hott qui s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec le secteur privé local.

De l’avis du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, une croissance durable, créatrice massive d’emplois ne peut être portée que par le secteur privé. De même, a-t-il ajouté, l’Etat ne peut pas continuer à s’endetter pour faire des projets que peut porter le secteur privé.

« Cette croissance que nous souhaitons, si on la veut créatrice d’emplois, il faudra que notre secteur privé soit au cœur des actions qui seront menées et au cœur des projets. Et notre ministère sera là également pour aider le secteur privé à structurer les financements », a-t-il martelé.

Ainsi, pour permettre au secteur privé local de tirer un meilleur profit des opportunités offertes au niveau des différents secteurs, l’Etat compte développer une stratégie devant aboutir à une meilleure structuration des chaines de valeur et une meilleure organisation secteur privé. Cela, afin de lui assurer une insertion harmonieuse dans toutes les opportunités d’affaires notamment les PPP.

Insistant sur ce point, Amadou Hott a indiqué que la faiblesse des capacités financières individuelles ne doit pas être un frein et qu’il faut juste organiser les acteurs en les aidant à mutualiser les moyens à travers notamment des véhicules appropriés leur permettant de pouvoir mobiliser des ressources additionnelles et investir dans des projets rentables.

« Si notre secteur privé n’est pas assez fort, s’il n’est pas soudé, s’il n’est pas soutenu, la zone de libre-échange continentale ne sera mise en place que pour d’autres entreprises. Nous ne serons que des consommateurs et donc nous perdrons la création d’emplois », a par ailleurs averti le ministre avant d’ajouter que son département est déterminé à accompagner le secteur privé pour qu’il joue pleinement son rôle dans ce combat.

Au-delà de l’implication du secteur privé dans la marche de l’économie nationale, le ministère entend également intégrer dans sa démarche l’élaboration de stratégies devant permettre aux acteurs locaux de pénétrer les marchés des pays avec qui l’Etat du Sénégal entretient des relations de coopération assez dynamique.

Il a ainsi invité les opérateurs économiques locaux à nouer des partenariats gagnant-gagnant avec les entreprises chinoises lors du forum économique chinois prévu du 18 au 19 juin prochain à Dakar.ARD/te/APA

Consolidation de l’activité économique en avril

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’activité économique (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal s’est consolidée de 1,5%, en rythme mensuel à l’issue du mois d’avril 2019, a appris lundi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Toutefois, par rapport au mois de mars 2019 où elle avait enregistré une hausse de 7,1%, l’activité économique du Sénégal est en repli de 5,6 points de pourcentage.

La DPEE attribue la progression de la période sous revue à l’administration publique et au secteur primaire  qui enregistrent respectivement une embellie de  4,3% et 11,4%.

Un léger repli de 0,8% est relevé concernant le secteur secondaire sur la période.

En glissement annuel, une croissance de 9,6% de l’activité économique hors est enregistrée, en avril 2019, à la faveur d’une bonne évolution d’ensemble du tertiaire (plus 8,4%), de l’administration publique (plus 14,4%), du secondaire (plus 7,0%) et du primaire (plus 15,6%).MS/cd/APA

Baisse des prix à la consommation au 1er trimestre 2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les prix à la consommation au Sénégal ont baissé de 0,6% au premier trimestre 2019 comparé au trimestre précédent, a appris mardi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Selon cette structure, l’évolution enregistré est conjointement expliquée par celle des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (moins 1,8%) , des services de loisirs et culture (moins 0,3%) ainsi que ceux de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles(moins 0,2%).

L’ANSD relève par ailleurs que le repli de l’indice global fait suite à celui des prix des produits locaux face à la hausse modérée de ceux des produits importés.

En variation annuelle, les prix à la consommation ont cependant augmenté de 0,5%, en rapport avec la flambée des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (plus 0,5%) , des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants (plus 16,7%), des services de loisirs et culture (plus 2,6%) et de l’enseignement (plus 2,3%) .MS/cat/APA

 LE MINISTÈRE DES FINANCES ET DU BUDGET RÉFUTE L’EXISTENCE D’UNE TENSION DE TRÉSORERIE

Dakar, 3 juin (APS) – Le ministère des Finances et du Budget a réfuté lundi l’existence d’une tension de trésorerie, soulignant que l’Etat dispose d’une « capacité financière » qui pourrait être « confortée, en tant que de besoin, par le recours aux marchés financiers conformément aux autorisations données par l’Assemblée nationale ».

 « Les disponibilités vérifiables auprès de la BCEAO démontrent à suffisance que le Sénégal dispose de capacités éprouvées pour payer à bonne date ses salaires, sa dette et assurer l’exécution correcte des autres postes budgétaires du fonctionnement et de l’investissement », écrit le ministère dans un communiqué transmis à l’APS.

Le leader du parti Pastef (opposition) a déclaré récemment que le dialogue national initié par le président de la République est une manière de cacher « la réalité des finances publiques, avec un gap budgétaire à ce jour de plus de plus de 100 milliards », lequel, « s’il n’est pas résorbé, se portera d’ici la fin de l’année à 300 milliards FCFA ».

Dimanche, un autre opposant Thierno Alassane Sall, invité de la radio Sud Fm, a affirmé que le Sénégal « va vers un ajustement structurel ».

Dans son communiqué, le ministère souligne que « les disponibilités vérifiables auprès de la BCEAO démontrent à suffisance que le Sénégal dispose de capacités éprouvées pour payer à bonne date ses salaires, sa dette et assurer l’exécution correcte des autres postes budgétaires du fonctionnement et de l’investissement ».

Il ajoute que « cette capacité financière de l’Etat sera confortée, en tant que de besoin, par le recours aux marchés financiers, conformément aux autorisations données par l’Assemblée nationale ».

Le ministère évoque « des faits et des chiffres vérifiables au sein de ses services techniques, dans les livres de la BCEAO et auprès d’institutions internationales telles que le FMI ».

Le communiqué réfute la notion de « trou dans le budget », parlant plutôt de « moins-values de recettes par rapport aux objectifs ».

 Selon le document, « il est clair qu’il a été enregistré au premier trimestre 2019 un ralentissement de l’activité économique dû à l’élection présidentielle et qui s’est traduit par des moins-values de recettes budgétaires de 18,7 milliards de FCFA puisque comparativement à l’objectif de 529,8 milliards de FCFA, les recettes budgétaires cumulées à fin mars 2019 se sont chiffrées à 511,2 milliards de FCFA ».

Le ministère promet que « les mesures d’amélioration de recettes retenues dans le cadre du projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) pour l’année 2019 permettent de résorber cette moins-value, voire d’enregistrer une plus-value de recettes en fin d’année en lieu et place +d’une projection de trou+ dans le budget de 345 milliards ».

Il précise que « pour ce qui est des dépenses », sur les prévisions de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2019 d’un montant de 4 104 milliards de FCFA incluant les reports de crédits de 2018 sur 2019, l’exécution a porté au premier trimestre 2019 sur un montant de 1 217,6 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 29,7% ».

Selon le communiqué, « dans un tel contexte, parler d’ajustement structurel revient à méconnaître les raisons économiques tendant à la mise en œuvre d’une telle politique et portant sur un déséquilibre externe et un déséquilibre interne ainsi qu’un endettement insoutenable ».

Le document souligne que le Sénégal « continue à aligner des taux de croissance économique significatifs (plus de 6% successivement pendant 5 ans), une diminution continue de son déficit budgétaire (objectif maintenu à 3% en 2019) ».

A cela s’ajoutent « une faible inflation et une baisse du déficit du compte des transactions courantes ; un profil de pays à faible risque de surendettement notamment, grâce au faible coût de sa dette, à dominante concessionnelle, avec une maturité moyenne élevée ».

Selon le ministère, « les récentes notations des Agences Moody’s et Standard & Poor confirment l’excellente qualité de la signature du Sénégal ».OID/ASB

Quand le Ministre des Finances dément son ministère et ses engagements auprès du FMI Par Thierno Alassane Sall

Lors de l’émission Objection sur SUD FM le dimanche 2 juin j’ai exposé la situation budgétaire catastrophique dans laquelle notre pays se retrouve après sept années sous la gabégie du régime de Macky Sall. J’ai établi sur la base des chiffres des départements techniques du Ministère des Finances, du FMI et de la Banque mondiale que notre pays se dirigeait tout droit vers une politique d’austérité budgétaire et un ajustement structurel draconiens. Le coût social de cette politique sera trop douloureux pour notre population déjà très pauvre et vulnérable. Le lendemain, le cabinet du Ministère des Finances s’est empressé de publier un communiqué de presse pour contester ce diagnostic en adoptant une stratégie d’illusionniste pour tordre le cou à la réalité et aux chiffres. Ce débat me donne l’occasion de détailler, chiffres disponibles publiquement et vérifiables par tous à l’appui, la situation budgétaire alarmante de notre pays. J’illustrerai également les liens entre la situation budgétaire et économique du pays et le scandale de PetroTim de Frank Timis documenté par la BBC au centre duquel se trouve le Président Macky Sall et que j’ai maintes fois dénoncé.

Macky Sall a surendetté le Sénégal

En arrivant au pouvoir Macky Sall avait trouvé une dette publique autour de 2700 milliards de F CFA (début 2012). En sept ans, il l’a amené à 8600 milliards soit une augmentation de 211%. Aucun autre indicateur économique pertinent n’a augmenté à ce rythme fulgurant durant la même période : les exportations, essentiels pour couvrir la dette externe en devises, ont augmenté cumulativement de 47% et les recettes budgétaires de seulement 51% selon les services du FMI. Par conséquent, en 2018 notre pays a consacré plus de 40% des recettes budgétaires (soit 1000 milliards de F CFA) au paiement de la dette (principal et intérêts) selon toujours les services du FMI.

Le régime de Macky Sall a maintenu ce rythme effréné de déficit public important et d’endettement au premier trimestre 2019. D’après le même communiqué du Ministère des Finances, le déficit public (la différence entre les dépenses et les recettes budgétaires de l’administration centrale) a atteint 706 milliards de F CFA (dépenses 1217 milliards – recettes 511 milliards) au premier trimestre 2019 alors qu’il ne devrait pas dépasser 721 milliards pour toute l’année (hors dons) selon le Budget 2019 et les engagements du gouvernement auprès du FMI en janvier 2019 (page 31 du rapport du FMI portant Article IV et septième revue du programme PSI avec le gouvernement sénégalais). Cette tendance est irresponsable et insoutenable

Il est également important de noter que le niveau des dépenses publiques au premier trimestre 2019 indiqué dans le communiqué (1217 milliards) dépasse de plus de 200 milliards ceux publiés par la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) du ministère des Finances (voir page 44 de la note de conjoncture du premier trimestre 2019). Ces incohérences au sein même de l’argentier de l’Etat sont inquiétantes et soulèvent de sérieuses questions sur la fiabilité et la transparence des finances publiques et des statistiques qui en émanent.

Le gouvernement s’est engagé auprès des institutions financières internationales à mener une austérité et un ajustement budgétaires à partir de cette année

Dans leur dernier rapport de janvier 2019, les services du FMI considéraient que même si le risque demeurait pour l’instant faible, le Sénégal était « aux limites d’une dette insoutenable » (page 12, paragraphe 18 du rapport portant Article IV et septième revue du programme PSI avec le gouvernement sénégalais). Cette tournure inquiétante de phrase pour une institution adepte de la diplomatie et des euphémismes suffit à signaler le mauvais état des finances publiques. Par ailleurs, dans le même paragraphe, les services du FMI font référence à l’austérité budgétaire et l’ajustement structurel à venir en appelant le gouvernement à « adhérer strictement au plan d’ajustement budgétaire prévu, accélérer les réformes et emprunter de manière prudente ». Contrairement à ce qu’il a donc avancé dans son communiqué du 3 juin, le Ministre des Finances s’est bien engagé, au nom du gouvernement, à mener un plan d’ajustement qui sera d’autant plus draconien au vu des gros dépassements du premier trimestre 2019.

Dans le même communiqué, le Ministère des Finances se félicite des bonnes notations des agences Moody’s et Standard and Poor en ignorant les leçons de l’histoire récente. En effet, ces mêmes agences considéraient plusieurs banques telles que Lehman Brothers et les instruments financiers qui ont mené à la crise financière de 2007 (la pire de l’histoire de l’humanité) comme « excellents et à faible risque ». Qui ne sait tirer les leçons de l’histoire est condamné à les répéter.

La population sénégalaise ne devrait pas payer le prix de la gestion sombre et vicieuse du régime de Macky Sall

L’ajustement budgétaire auquel s’est engagé le gouvernement sera accompagné d’augmentation des taxes, des prix des biens de première nécessité et d’une contraction forte des dépenses publiques qui affecteront les fonctionnaires, les retraités, le tissu économique et les entrepreneurs. C’est donc le Sénégalais moyen qui en souffrira et le coût social sera élevé dans notre pays qui compte déjà plus de 7 millions de pauvres, 2 millions de personnes en situations d’insécurité alimentaires et où 80% de l’emploi est dans la précarité de l’informel (d’après l’OCDE et la Banque mondiale). Cet état des faits est politiquement et moralement inacceptable.

Il est essentiel que chaque sénégalais se saisisse de ces questions et exige une gestion techniquement, politiquement et moralement saine de nos finances publiques et de notre économie. Les scandales dans le secteur pétrolier et gazier, et plus particulièrement celui de PetroTim, illustrent certains des défis fondamentaux de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption que nous devons relever. Par exemple, il est désormais établi qu’il y a eu une transaction financière entre BP et PetroTim d’au moins 250 millions de Dollar. Le gouvernement et le Ministère des Finances devraient donner les preuves probantes que les taxes liées a cette transaction ont bien été payées et reçues par le trésor public, il s’agit là d’exigences de transparence et de reddition des comptes auxquelles ils devraient se plier. Au-delà de ces considérations fiscales, le peuple sénégalais devrait également exiger l’annulation de ce contrat frauduleux et contraire aux lois et aux intérêts de notre pays.

Je considère que le dialogue national proposé est un appel à couvrir ses crimes économiques et d’amener l’opinion publique à accepter les réalités budgétaires causés par Macky Sall et à se resigner. Il nous appartient à tous d’y résister armées de nos valeurs républicaines et de notre amour de la patrie et à tracer une meilleure voie.Thierno Alassane Sall,Président de la République des Valeurs

Suez Groupe et Suez international ou les miasmes dégoutants d’un conflit d’intérêts! PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

LeTemoin- « Tchin ! Santé ! Joyeux anniversaire ! » Un anniversaire qu’il convient d’arroser comme il se doit bien sûr mais… à l’eau de robinet ! Cet anniversaire, c’est celui d’un événement qui s’est produit le 1er juin 2018. Mais ne nous emballons pas. Petit retour en arrière. Le 1er février 2018 est, en effet, une date à marquer d’une pierre blanche dans les annales de la multinationale française Suez Groupe. Une date durant laquelle elle a dû déboucher des bouteilles de champagne mais, comme nous sommes en plein mois de Ramadan et pour ne pas heurter les âmes puritaines, disons que ça a été célébré à l’eau ! De quoi s’agit-il ? Ce jour-là, Suez International, sa filiale à 100 %, se voyait déclarer attributaire provisoire du fabuleux marché dit de « capacités de production » de Keur Momar Sarr (KMS) 3 lancé par l’Etat du Sénégal par le biais de la Sones (Société nationale des Eaux du Sénégal) pour un montant de 274 milliards de nos francs

Excusez du peu. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la maison mère elle-même, c’est-à-dire Suez Groupe se voyait placer en pole position, dans la foulée, plus exactement quatre mois plus tard, le 1er juin 2018, dans le marché d’affermage concernant l’approvisionnement en eau des grandes villes de notre pays pendant les 15 prochaines années. Ce 1er juin 2018 — happy birthday ! — étaient en effet ouvertes les offres financières des trois candidats à cet appel d’offres international. Un dépouillement à l’issue duquel Suez Groupe, bien qu’ayant proposé un prix du mètre cube d’eau beaucoup plus cher que celui de la Sénégalaise des Eaux (SDE, voir encadré)) se voyait quand même attribuer provisoirement ce fabuleux marché ! On ne vous l’avait pas dit mais, en gagnant KMS3 le 1er février 2018 à travers sa filiale, la maison mère Groupe Suez était déjà en piste pour la mère des batailles, celle relative au contrat d’affermage. Chapeau bas et salut l’artiste… Depuis lors, un an s’est écoulé et beaucoup d’eau a coulé… dans les robinets des consommateurs sénégalais.

Apparemment, les autorités persistent toujours dans leur volonté de filer le gigantesque magot à la tentaculaire famille Suez. Comme si elles ne pouvaient pas faire autrement… Et pourtant, à regarder de près les choses, on a comme un odieux soupçon de conflit d’intérêts. On nous dira sans doute que nous voyons le mal partout mais quand même… En remportant le marché de KMS 3, une usine qui produit et achemine l’eau jusqu’à Dakar en traversant plusieurs villes, le groupe Suez, par le biais de sa filiale dédiée à l’international, disposait d’informations de première main sur la structure du coût de la flotte consécutive à l’entrée en service de cette même KMS 3. Des informations dont n’avaient pas connaissance à ce stade les deux autres concurrents dans l’appel d’offres pour le contrat d’affermage, à savoir la française Veolia et la Sénégalaise des Eaux. Il y avait là, on en conviendra, comme un atout concurrentiel réel — pour ne pas dire décisif — par rapport aux autres compétiteurs. C’est comme si je donnais en réparation le carburateur de ma voiture à mon garagiste. Au bout de quelques jours, je me ravise et décide de tout faire reprendre (moteur, organes, carrosserie) en demandant à d’autres mécaniciens de me faire des offres alors que la bagnole est toujours chez mon garagiste ! Si ce dernier ne remporte pas le marché, c’est qu’il serait particulièrement manchot…

Suez chargée de contrôler… Suez !

Dans cette affaire, donc, Suez Groupe, « tuyauté » — c’est le cas de le dire — par sa filiale Suez International se voit mettre en pole position par l’autorité contractante, c’est-à-dire notre ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui le déclare attributaire provisoire du marché d’affermage de l’eau dans nos grandes villes. Et si la volonté des autorités d’attribuer coûte que coûte, et définitivement, ce fabuleux contrat aboutissait, on assisterait à la curieuse — et scandaleuse — situation suivante : le Groupe Suez assurerait, en collaboration avec le concessionnaire Sones, le suivi, le contrôle et la réception des travaux réalisés par sa filiale Suez International ! Pour en revenir à mon garagiste, c’est comme s’il sous-traitait la réparation de ma voiture à son fils tout en étant chargé de contrôler le travail de celui-ci ! Gageons que s’il y a des malfaçons ou des vices cachées, il se gardera bien de me les signaler. Sauf qu’ici il s’agit d’eau, d’un produit non seulement stratégique mais encore vital et dont toute la chaîne va être contrôlée d’amont en aval par une multinationale étrangère. Quand bien même les Français seraient nos cousins et nos anciens (toujours !) maîtres mais enfin, n’est-pas pousser le bouchon (de la bouteille d’eau) trop loin que de leur tout donner y compris l’eau que nous buvons ? Une véritable prise d’otage d’un secteur stratégique de l’économie nationale par l’étranger, assurément. KMS 3, c’est en effet une usine clefs en mains construite et livrée avec une garantie décennale. Et qui c’est qui devrait être chargé du contrôle de la conformité de l’ouvrage construit par Degremont devenue Suez International ? Suez Groupe ! C’est beau la famille… Surtout si elle connaît les excellentes coutumes africaines comme celle consistant à offrir des cadeaux, oh trois fois rien, des bennes tasseuses par exemple.

Des petits cadeaux qui, non seulement entretiennent les amitiés mais aussi ouvrent la porte aux gros contrats ! Ainsi, les dirigeants de Suez, en offrant en 2016 des bennes tasseuses au maire d’une de nos villes, un certain Mansour Faye dont la ville croulait sous les ordures, ont-ils eu la divine surprise d’apprendre beaucoup plus tard que ce même homme, qui était aussi le ministre de l’Hydraulique et, accessoirement, le beau-frère du président de la République, allait lancer un appel d’offres international pour l’approvisionnement des grands centres urbains de son pays en… eau potable. Un hasard, on vous dit ! Et tant pis si, en 2016 déjà, l’Agence Française de Développement et la Banque Européenne d’investissements au moins, étaient au courant que cet appel d’offres international allait être lancé. Des bailleurs ou, plutôt, des partenaires techniques et financiers auxquels il faut ajouter la Banque mondiale et dont le silence assourdissant depuis le début de ce feuilleton au long cours (d’eau) de l’attribution de ce marché de la flotte dans nos grandes villes ne cesse d’inquiéter…PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

SECURITE, FINANCEMENT, PROJET GAZ-TO-POWER, CONTENU LOCAL Ça gaze entre le Sénégal et la Mauritanie

http://www.enqueteplus.com Les développements de la phase 1 du projet Grand tortue Ahmeyim (Gta) se poursuivent. Hier, lors de la réunion du Comité stratégique du projet Gta qui s’est tenue à Dakar, il a été question de relever le grand défi d’aller vers la concrétisation des phases 2 et 3 du projet, tout en tenant compte des intérêts de toutes les parties. C’est dans ce sens que le contenu local fera l’objet d’une concertation nationale organisée au Sénégal avec tous les acteurs de la Mauritanie et du Sénégal.

Selon le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, plusieurs étapes restent encore à franchir, dans le projet Grand tortue Ahmeyim (Gta). Notamment avec les développements de la phase 1 du projet, en respectant les accords additionnels signés, relatifs à la fiscalité et à l’accord de financement et à celui de la commercialisation. Tout cela en conformité avec les standards internationaux en la matière, pour arriver à la première production de cette phase, en 2022.

‘’C’est juste, alors, le grand défi d’aller vers la concrétisation des phases 2 et 3 du projet, en tenant compte des intérêts de toutes les parties. Le comité stratégique va aborder 5 points principaux soulevés par les opérateurs. Il s’agit des questions sécuritaires liées au projet, du financement des phases 2 et 3, de la stratégie de commercialisation du gaz naturel, de la stratégie gaz-to-power entre les deux Etats et celle de développement du contenu local afin que ce projet puisse répondre aux besoins des populations locales’’, informe le ministre sénégalais des Energies.

Toutefois, pour ce qui est de la sécurité, Mouhamadou Makhtar Cissé précise que les deux gouvernements n’ont pas systématisé un document partagé, ni discuté avec les opérateurs. ‘’Mais ce sera l’objet de nos discussions. Il n’y a pas que les plateformes à sécuriser. Il y a aussi une population de pêcheurs très présente dans la zone, qui vont à la poursuite de leurs gains. Le but n’est pas de faire des plateformes pour éliminer une autre activité. C’est plutôt de leur faire cohabiter dans la sécurité de la navigation et surtout celle des biens et des personnes’’, renseigne-t-il.

Une concertation sur le contenu local, au mois de juillet

D’après M. Cissé, au-delà de l’organisation de l’exploitation du pétrole et du gaz, un texte a été élaboré pour aller jusqu’au partage des revenus. ‘’Pour le contenu local, il y a aussi un cadre législatif et réglementaire qui permet de l’organiser. Et dans la première semaine du mois de juillet, une concertation nationale sera organisée au Sénégal et tous les acteurs des deux pays y seront conviés’’, annonce le ministre sénégalais en charge du Pétrole et des Energies.

De son côté, son homologue mauritanien assure que ce projet est le début d’un long chemin. Et ce comité est là pour donner les grandes lignes et compte continuer à être le cadre supérieur qui va diriger et donner les grandes orientations pour que ce projet continue comme il a démarré.

‘’A partir de l’année prochaine, il y aura des gens, des équipements, de la navigation dans la zone du champ. Donc, la question de la sécurité va être posée’’, dit Mohamed Abdel Vétah.

Par rapport à l’élection présidentielle en vue dans son pays, le ministre mauritanien du Pétrole, de l’Energie et des Mines déclare : ‘’Il ne s’agit pas d’hommes, mais plutôt d’entente entre deux pays, deux peuples et qui ont su lier leur sort, comme cela a été fait dans le cadre de l’Omvs. Quel que soit le changement qui aura lieu dans les décennies à venir, notre sort sera lié dans ce cadre-là. Je vous donne la garantie.’’ Tout en précisant que chaque pays mettra en place des stratégies pour maximiser l’impact des revenus du gaz et de même que l’utilisation des ressources. ‘’Mais il y a une partie qu’on tient à aborder ensemble. Il s’agit de la maximisation du contenu local’’, fait-il savoir.MARIAMA DIEME

SOCIETE DE GESTION DU PATRIMOINE DU TER : Le Ter prend du sable dans le moteur

http://www.enqueteplus.com En marge, hier, de l’adoption du projet de loi autorisant le gouvernement à créer la société de gestion du patrimoine, le ministre Oumar Youm est revenu sur l’arrêt des travaux du Ter, le prix du trajet, entre autres sujets.

‘’Les travaux du Train express régional seront réceptionnés fin juin 2019. Il y aura ensuite une phase de pré-exploitation, entre juin et décembre. La période d’exploitation commerciale est fixée, entre janvier et mars 2020. Mais, on ne peut pas être péremptoire sur le délai d’un projet comme le Ter qui nécessite d’être sécurisé’’. Ainsi s’exprimait, hier, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Equipement et des Transports. C’était en marge de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale qui a porté sur l’adoption du projet de loi n°08/2019 autorisant la création de la société de gestion du patrimoine du Train express régional.

Ainsi donc, Dakarois et Sénégalais devront prendre leur mal en patience. Le train mettra encore du temps pour rouler dans la capitale et ses environs. Cette première phase du projet s’étend sur 36 km et relie Dakar à la nouvelle ville de Diamniadio. La deuxième, qui joindra Diamniadio à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, s’étend sur 19 km et va coûter, selon le ministre Oumar Youm, 160 milliards F Cfa. En tout, le Ter vaudra environ 818 milliards F Cfa.

Pour ce qui est du coût du trajet, l’Etat tient à ce qu’il soit accessible. Oumar Youm explique : ‘’Le président de la République a voulu que le train soit populaire. Le prix sera certainement subventionné. Au vu de l’importance de l’investissement, si on devait appliquer le plein tarif, les coûts allaient exploser. L’Etat a donc décidé que le prix ne doit pas dépasser 1 500 F.’’

Arrêt des travaux

Pendant ce temps, à Rufisque et sur nombre des axes qui jalonnent le chantier, les populations s’impatientent. Ils ont été nombreux, les députés, à regretter l’arrêt des travaux, depuis quelque temps. Le ministre confirme et minimise. ‘’Effectivement, il y a eu 48 heures de suspension des travaux qui nous ont permis de négocier avec les entreprises. Le chantier a repris, même si c’est timidement. Les malentendus ont maintenant été levés. Nous pensons que dans maximum une semaine, le chantier sera dans une phase très active pour nous permettre de respecter le délai de fin juin 2019’’.

Questions importantes laissées en rade

Hier, au terme de débats ennuyeux et superficiels entre députés de l’opposition et du pouvoir, la loi a finalement été adoptée en procédure d’urgence, dans une écrasante majorité. Des questions importantes telles que la rentabilité du projet, la date de démarrage de la deuxième phase ont été laissées en rade. La plupart des interventions ont, en effet, porté sur la nécessité d’ouvrir le capital aux privés nationaux. Ce qui a eu le mérite de tirer le député Abdoulaye Makhtar Diop de sa réserve. Il a ainsi expliqué à ses collègues qu’une société nationale est une société dont le capital social est entièrement souscrit par l’Etat, comme la Sones, par exemple.

Pour le député Souleymane Ndoye, par contre, il s’est surtout agi de s’ériger en porte-parole de toutes ces populations qui souffrent le long des travaux du Ter et de la menace de l’hivernage qui arrive à grands pas. ‘’L’arrêt des travaux, dit-il, hante les riverains à Rufisque. Il faut rappeler que la ville a été divisée en deux, depuis le démarrage de ces travaux. C’est maintenant un parcours du combattant pour rallier les deux parties de Rufisque. Les populations souffrent terriblement. Par ma voix, elles vous expriment leurs préoccupations par rapport à l’hivernage qui arrive. Parce que le système de canalisation n’est pas encore en place’’, relaie-t-il, non sans saluer les vertus de l’infrastructure.

Même son de cloche chez son collègue de l’opposition, Mame Diara Fam. Celle-ci, pour sa part, a exprimé les récriminations de sa commune Guinaw-Rail. ‘’Nous déplorons l’enclavement dont nous sommes l’objet, du fait des travaux. Nous le déplorons depuis fort longtemps, mais il n’y a toujours pas de solution. Il y a aussi un problème de sécurité qui se pose. Certains sont à proximité des rails et devraient normalement quitter les lieux. Je pense que c’est là un problème de sécurité publique. Il faut aller sur le terrain pour constater de visu ce qui se passe sur place’’, recommande la responsable libérale.

SOCIETE D’EXPLOITATION DU TER : La loi de l’omerta

http://www.enqueteplus.com Le ministre Oumar Youm a rappelé que, du fait des travaux, 12 000 personnes ont été impactées et l’Etat a versé 53 milliards F Cfa en termes d’indemnisation. Il a aussi reconnu qu’il existe encore des impactés qui n’ont pas reçu leurs fonds. A l’en croire, c’était dû à un problème de preuves et parfois à des problèmes d’héritage. ‘’Mais nous allons bientôt dépasser cette situation. L’Etat a même fait mieux, en trouvant des terres pour accompagner les personnes affectées’’.

En ce qui concerne le capital social de la société, Oumar Youm signale qu’il est, pour le début, fixé à 100 millions F Cfa, mais pourrait bien évoluer à l’avenir. Il faut cependant souligner que cette société de gestion n’est pas à confondre avec celle qui aura en charge l’exploitation du Ter.

Le ministre Youm n’a pas du tout voulu s’épancher sur cette dernière, prétextant que c’est une société de droit privé. Ce qu’on sait maintenant, c’est qu’elle est dénommée Seter (Société d’exploitation du Train express régional).

Sur la géographie du capital, voici la réponse servie par le ministre : ‘’C’est une société de droit privé. Ce n’est pas du ressort de l’Etat. C’est la société nationale des chemins de fer et ses partenaires. La société est déjà créée ; elle est dénommée Seter. Cette société va collaborer avec la société de patrimoine. C’est tout ce que je peux dire sur ce sujet’’, lance-t-il.MOR AMAR

CENTRALE A CHARBON DE BARGNY : Les dégâts ont commencé, selon la population

http://www.enqueteplus.com Les associations de lutte contre la centrale à charbon de Bargny ne baissent toujours pas les bras. Leur conviction est renforcée par le constat fait des préjudices que l’usine est en train de causer.

‘’La centrale à charbon de Bargny est en train de causer énormément de dégâts’’. C’est l’alerte lancée par les membres du Réseau des associations pour la protection de l’environnement et la nature (Rapen) qui ont organisé une journée de sensibilisation sur la plage de Bargny Guedj contre les projets de combustibles fossiles.

Selon Daouda Larry Guèye, l’administrateur du réseau, ‘’aujourd’hui, la réalité des méfaits dépasse les calculs que nous avons faits. La centrale est en train de polluer de manière extrêmement dangereuse, sans même respecter les normes’’. Donnant des indications, l’environnementaliste précise que les cendres, qui cumulent à plus de 159 000 t, ‘’devaient être versées à la Sococim. Mais, actuellement, ils sont en train de les déverser à même le sol. De l’ordre de 2.5 microns, ces cendres sont tellement fines et avec le vent, elles se déversent dans tout Bargny Minam et le village de Sendou’’, alerte-t-il.

A cela, l’administrateur du Rapen ajoute : ‘’La centrale lave son charbon et ses machines. Et tous ces éléments sont constitués d’hydrocarbures et de métaux lourds. Ils sont versés en dehors de la centrale et en partie sur le site de Khelcom (site de transformation des produits halieutiques par les femmes) où on fait des produits alimentaires qui peuvent être infectés’’.

D’ailleurs, à ce propos, il renseigne que le Rapen a fait des examens au laboratoire d’analyses et d’essais de l’Ecole supérieure polytechnique. Ce qui permis de constater, selon toujours lui, que ‘’le taux d’hydrocarbure est à 1 440 microgrammes/litre, alors que la norme, au Sénégal, c’est 50 microgrammes’’. Ce qui lui fait dire que ‘’la centrale est en train de faire plus de pollution que ce qu’on attendait’’.

Dans le même sillage, il cite le mode de stockage du charbon qui ne respecte pas les normes. ‘’Le stockage du charbon est normé. On devait le mettre dans des zones imperméables, pour que la nappe phréatique ne soit pas infectée. Nous avons aussi analysé les eaux des puits et de mer, et on a constaté qu’elles contiennent des métaux lourds’’.

Du côté des femmes transformatrices de produits halieutiques regroupées sur le site de Khelcom voisin de la centrale, les préjudices commencent à se faire sentir. La présidente Fatou Samba : ‘’Nous commençons à subir les dégâts. Les eaux refoulées par la centrale ont commencé à envahir le site de Khelcom, occasionnant des pertes de centaines de milliers de francs Cfa. Comme vous le savez, l’économie locale à Bargny est adossée à la pêche et à la transformation des produits à 70 %’’. Pis, poursuit-elle, ‘’les gens commencent à tomber malades. On constate des irritations au niveau des yeux et des saignements du nez, chez les populations. Les maladies pulmonaires s’amplifient aussi. On craint pour les lendemains. On a toujours décrié cette cohabitation impossible et nous continuerons pour que la centrale disparaisse’’.

La réponse des autorités de la centrale à charbon

Pendant ce temps, les responsables de la centrale font toujours des pieds et des mains pour faire accepter le projet à la population. Les cérémonies de bienfaisance se multiplient en faveur des Bargnois et des Sendois. Ce week-end encore, l’usine a organisé une cérémonie de rupture du jeûne en faveur des femmes du site de transformation de produits halieutiques de Khelcom. Une occasion saisie par Mor Sèye Fall, le chargé des relations avec les communautés, pour apporter une réplique aux protestataires.

‘’Même s’ils ne sont pas assez représentatifs, dit-il, ces gens persistent à parler au nom de la communauté, encore que, parfois, les motifs du rejet ne sont pas compris. Ils sont minoritaires, mais continuent de manifester leur désapprobation au projet’’.

Mor Sèye Fall de dire que ces derniers vivent de la peur des populations. ‘’Ces Ong faisaient croire à la population que la centrale va fonctionner avec ce bruit émis lors de la phase test. Aujourd’hui, elle est opérationnelle et elle ne fait pas de bruit. La fumée est à peine visible. Les populations se sont rendues compte que la centrale est en train d’opérer sans que la fumée ne fasse peur’’.

Il faut aussi noter que la centrale a lancé les travaux de ‘’modernisation’’ du site de transformation de produits halieutiques de Khelcom. Elle promet la construction prochaine d’une école de 12 classes et d’un poste de santé. PAPE MOUSSA GUEYE

CORSAIR revient par la… fenêtre

https://www.dakarposte.com b Il semble que l’option retenue par les autorités Sénégalaises pour un partenaire stratégique de Air Sénégal penche plutôt pour Corsair International.

En effet,  les perspicaces radars de dakarposte nous soufflent (images à l’appui) qu’une audience de haut niveau a été accordée au PDG de Corsair par le Ministre du transport aérien en compagnie du Directeur général de Air Sénégal.

Il nous revient que le ministre Alioune Sarr a invité les deux compagnies à nouer un partenariat win win au grand bonheur du pavillon national et des voyageurs au départ et à destination de Diass.

Rappelons que Corsair assurait la desserte Dakar – Paris jusqu’en début 2019 avant qu’Air Sénégal ne lui prenne la ligne laissant à Air France la seule liaison directe en vol de nuit.

Et si Corsair revenait sur l’axe Orly-Dakar!A moins qu’Air France n’occupe la ligne en plus de son Paris-Dakar!!!Par Meissa Ndiack Seck , Consultant expert en transport aérien, Formateur commercial certifié Amadeus Global Distribution System 

Il faut trouver des ouvertures à l’exportation des fruits et légumes que nos agriculteurs peuvent produire, toute l’année (12mois / 12) grâce au Plan Sénégal Émergent.

Il faut aussi booster le tourisme grâce à  la réhabilitation de nos aérodromes et aéroports régionaux. Le transport aérien et le tourisme étant interdépendants.

L’exploitation de la ligne Orly-Dakar-Orly, bien qu’envisageable avec Corsair, pourrait bien apporter des subsides non négligeables à Air Sénégal qui évacuerait à l’exportation toute la production nationale de fruits et légumes (important fret) vers l’AIBD.

Un partenariat, en exploitation conjointe (joint venture) ou en partage de code (code share) équilibré peut être bien conclu avec Corsair qui a déjà une très bonne expérience sur l’axe.

Pourquoi pas avec le partenaire Air France qui opère aussi à Orly depuis la semaine dernière.

Les accords bilatéraux sont conclus entre la France et le Sénégal ; nos droits de trafic nationaux sont donc exploitables, pour Air Sénégal, sur Diass-Paris mais aussi sur la ligne Diass-Orly, en plus.

Il faudrait ouvrir la destination Sénégal à tous les opérateurs économiques qui le désirent.

Il suffira à nos Autorités politiques de très bien négocier les accords commerciaux, dans un esprit indépendant et gagnant-gagnant.

DIOUF SARR EXPLIQUE LES DÉTAILS DE L’AUDIENCE ENTRE MACKY ET LES PHARMACIENS

http://www.emedia.sn Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a effectué la prière de l’Aid el fitr, marquant la rupture du jeûne, dans son fief à Yoff. Face à la presse, il est revenu sur l’audience que le chef de l’Etat, Macky Sall, a accordée à l’Ordre des pharmaciens et au syndicat des pharmaciens privés. Ces acteurs étaient très en colère après la grâce présidentielle accordée au détenu Mamadou Woury Diallo dans l’affaire des faux médicaments saisis à Touba Belel.

« C’était une audience très importante, confie Diouf Sarr. Vous savez que dans le système de santé, le médicament doit être effectivement au centre. Et, le chef de l’Etat a tout à fait compris le message des pharmaciens. Il est en phase avec eux parce que c’est lui-même qui a lancé, de manière officielle, le combat contre les faux médicaments. Il a aussi personnellement demandé, pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, que l’on inscrive dans le budget du ministère de la Santé une ligne de 200 millions pour (ce) combat, et a mis en place un comité national de lutte contre le faux médicament, installé au ministère de la Santé. C’est une volonté extrêmement affichée, qu’il a réitérée, hier, aux pharmaciens pour leur dire que le combat est d’abord (celui) de l’Etat avant d’être (celui) des pharmaciens parce que c’est l’Etat, par une loi, qui a donné aux pharmaciens le monopole de la vente de médicaments. »

Au-delà, ajoute-t-il, « on a traité bien d’autres questions parmi (lesquelles) il y a au centre ce qu’on appelle la convention visant à criminaliser la vente et l’utilisation du faux médicaments. C’est une convention internationale ratifiée par un certain nombre de pays, et le chef de l’Etat nous a instruits de prendre toutes les dispositions pour, avec le ministère des Affaires étrangères, étudier les voies et moyens pour mettre en place la ratification de cette convention. »

Evidemment, la fameuse grâce accordée à Mamadou Woury Diallo a été évoquée au cours de l’audience. Toutefois, le ministre minimise : « C’est le fait générateur mais très rapidement les pharmaciens ont compris les conditions qui ont occasionné cette grâce. Nous n’avons pas ici à développer outre mesure là-dessus. Ce qui est important, on passe à autre chose. Cette autre chose-là, c’est combattre systématiquement, tout ce qui peut affaiblir le médicament. »

Dans un entretien exclusif accordé à iRadio et Emedia.sn, sur la polémique née de la grâce accordée à Mamadou Woury Diallo, condamné pour trafic de faux médicaments et dont la procédure était encore pendante devant la justice, Mandiaye Niang, le Directeur des Affaires criminelles et des Grâces du ministère de la Justice, avouait « qu’il y a un dysfonctionnement » Dié BA

LE KHOUTBA DE SERIGNE MOUNTAKHA : «Je dois parler car j’ai l’obligation de le faire.J’ai maintenant l’âge et le rang de mes prédécesseurs…Nous avons l’intime urgence de tourner le dos aux futilités de ce bas-monde et d’adorer DIEU»

https://www.dakaractu.com  » Je dois parler car j’ai l’obligation de le faire. J’ai désormais  l’âge et le rang de mes prédécesseurs  » ( aag naa fa mag yi aagoon ). Voilà une manière bien riche en symboliques pour  Serigne Mountakha Mbacké Bassirou Mbacké de justifier ce khoutba spirituellement on ne peut plus  fort qu’il a tenu à l’intention des populations venues prendre part à la prière de l’Aïd-El-Fitr à Touba sous la direction de Serigne Fallou Mbacké Abdou Khadr.

D’ailleurs, pour cette édition 2019, le fils de Serigne Abdou Khadr et Imam sera excusé pour passer le message du Khalife… Ce dernier ayant décidé de s’en occuper personnellement.

Serigne Mountakha Mbacké va ainsi axer son discours sur la crainte révérencielle qui incombe, dit-il, à toute créature et aux hommes principalement.

  » Nous devons chercher à savoir pourquoi nous sommes venus ici. Nous devons chercher à savoir ce que Dieu attend de nous et ce qu’Il n’attend pas de nous. Nous ne sommes venus au monde que pour adorer Dieu. Nous avons l’obligation de nous évertuer à tourner le dos à ce bas-monde. Nous avons l’intime urgence à respecter les recommandations divines. Tournons le dos à ce bas-monde.

 Celui qui s’engage le mieux dans la vie spirituelle connaîtra davantage que quiconque Serigne Touba  », dira-t-il substantiellement dans un premier jet. Une lancée qu’il ne quittera point tout au long de son sermon.  » Serigne Touba a passé toute son existence à adorer Dieu et à œuvrer pour le prophète Mahomet ( Psl).

Personne ne peut accéder au paradis par le biais de ses simples efforts… Ne nous lassons jamais de suivre les recommandations de Dieu. Faisons le bien et détournons-nous du mal et des pêchés. Aimons le bien et détachons-nous du mal  ».

Le Khalife ne manquera pas l’occasion, toutefois, d’apprendre aux talibés combien il est important de mieux s’attacher à Serigne Touba qui, selon lui, est le sauveur de l’humanité.  » Serigne Touba est allé jusqu’à demander la clémence divine pour toutes les créatures. ‘

Dan sa conclusion, Serigne Mountakha rappellera à qui veut l’entendre, l’obligation de ne jamais se taire au vu du rôle qu’il joue et de son statut.  » J’ai beaucoup de choses à dire. Mais des paroles doivent servir aux croyants. Parler, c’est bon, mais savoir quoi dire et dire des choses importantes est encore meilleur… Je dois parler car j’ai l’obligation de le faire. J’ai l’âge et le rang  de mes prédécesseurs, de mes devanciers.

Je dois parler mais j’ai un handicap quand il s’agit de parler.  »

Des paroles qui ont eu le don de provoquer dans l’assistance une certaine ferveur allant jusqu’à provoquer chez certains fidèles des cris. Plusieurs personnalités ont pris part à la rencontre. C’est le cas de son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr, de Serigne Moussa Naawél, de Serigne Modou Mamoune Bousso, Serigne Cheikh Abdou Khadr, Seigneur Abo Falilou, de l’adjoint au sous-préfet etc….

SERIGNE MBAYE SY SERMONNE LES JOURNALISTES      

http://www.emedia.sn Les dérives constatées dans la presse déplaisent au Khalife général des Tidianes. Serigne Mbaye Sy Mansour a, dans son sermon, après la prière de l’Aïd-El-Fitr, sermonné les journalistes en leur demandant de dire la vérité, rien que la vérité dans le traitement des informations qu’ils portent à la connaissance du grand public. « Permettez-moi de saluer la presse : journalistes, cameramen et photographes. Que Dieu vous aide à dire la vérité et à être sur le bon chemin. Le journalisme est un métier qui demande beaucoup de responsabilités. Il ne faut pas jouer avec. Vous êtes écoutés par le monde entier. Ce que vous dites dépasse des frontières. C’est la raison pour laquelle il faut dire les choses telles qu’elles sont. Il ne faut ni en rajouter, ni en diminuer », a adressé le Khalife général des Tidianes.

JOUR DE KORITÉ POUR LA GRANDE MAJORITÉ DES MUSULMANS SÉNÉGALAIS

Dakar, 5 juin (APS) – L’aïd el fitr ou la fête de Korité marquant la fin du jeûne musulman a été célébrée mercredi par une grande partie de la communauté musulmane à l’appel de la Commission nationale de concertation et d’observation du croissant lunaire (CONACOL).

Le président de la République, Macky Sall, a effectué la prière matinale des deux rakkas à la Grande mosquée de Dakar, dirigée par l’imam Aliou Moussa Samb.
Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, le Grand serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, entre autres, étaient également présents.

 A la mosquée « Massalikoul Djinane », la traditionnelle prière des deux rakkas a été effectuée sous l’égide de l ’imam Serigne Moustapha Mbacké ibn Serigne Abdou Khadre Mbacké, en présence du ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana et de son homologue des Sports, Matar Ba.

 Une partie de la communauté musulmane a déjà célébré mardi la Korité, à l’appel notamment de la Coordination des musulmans de Dakar.

La prière traditionnelle marquant la fin du jeûne a été célébrée à la mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, à la mosquée El Hadj Rawane Mbaye de Mermoz, à Pikine, dans la grande banlieue dakaroise, mais également dans les régions notamment à Ziguinchor (Lyndiane).

Des responsables religieux interrogés par les médias, de même que des fidèles ont déploré l’incapacité des musulmans sénégalais à s’accorder des mêmes dates pour les fêtes, une situation qui persiste depuis plusieurs années.

Des concertations ont certes été entamées pour amener les différentes écoles de pensée à harmoniser leurs positions à ce sujet, mais elles semblent n’avoir pas eu les effets escomptés au grand regret des fidèles en premier, qui ne savent pas à quel saint se vouer la plupart du temps.

Les plus optimistes affirment pour autant qu’il ne devrait pas être difficile pour les musulmans de s’accorder, à condition de suivre les prescriptions de l’islam et les traditions prophétiques.ASB

AÏD-EL-FITR:LA FÊTE COMMÉMORÉE PAR UNE PARTIE DES MUSULMANS

Dakar, 4 juin (APS) – Une partie de la communauté musulmane a célébré mardi l’Aïd-el-fitr, la fête commémorant la fin du ramadan, à l’appel notamment de la Coordination des musulmans de Dakar, le reste des fidèles étant à l’écoute de la Commission nationale de concertation du croissant lunaire (CNCCl) qui devrait appeler à rompre le jeûne à la fin de la journée.
La prière traditionnelle marquant la fin du jeûne a été célébrée à la mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, à la mosquée El Hadj Rawane Mbaye de Mermoz, à Pikine, dans la grande banlieue dakaroise, mais également dans les régions notamment à Ziguinchor (Lyndiane).

Des responsables religieux interrogés par les médias, de même que des fidèles ont déploré l’incapacité des musulmans sénégalais à s’accorder des mêmes dates pour les fêtes, une situation qui persiste depuis plusieurs années.

Des concertations ont certes été entamées pour amener les différentes écoles de pensée à harmoniser leurs positions à ce sujet, mais elles semblent n’avoir pas eu les effets escomptés au grand regret des fidèles en premier, qui ne savent pas à quel saint se vouer la plupart du temps.

 Les plus optimistes affirment pour autant qu’il ne devrait pas être difficile pour les musulmans de s’accorder, à condition de suivre les prescriptions de l’islam et les traditions prophétiques.BK

Idrissa Seck : «Nous entendons faire des sujets cités dans le sermon de l’Imam, des provisions utiles pour l’amélioration de notre conduite…»

https://www.dakaractu.com Comme à l’accoutumée, le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, a sacrifié à la traditionnelle prière des deux Rakkas à la grande mosquée Moussanté de Thiès. Le leader de Rewmi est revenu sur le sermon de l’Imam. D’après lui,  » je me réjouis des enseignements renouvelés de l’imam qui nous invite à nous conformer aux prescriptions de notre religion et des enseignements du Prophète Mohamed (PSL) dans notre conduite et dans notre relation avec les autres ». Et d’ajouter :  » Nous nous sommes bien imprégnés de tous les sujets cités par l’Imam dans son sermon. Nous entendons en faire des provisions utiles pour l’amélioration de notre conduite aussi bien dans notre privée que dans notre vie publique »

LE MAIRE DE DAKAR DOIT ÊTRE UN DAKAROIS DE SOUCHE (IMAM GRANDE MOSQUÉE)

Dakar, 5 juin (APS) – L’imam de la Grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samb, veut que la mairie de la capitale sénégalaise soit dirigée par un dakarois de souche, invitant le président de la République à aider la communauté léboue à faire face à la spéculation foncière.

« Dakar doit avoir un maire dakarois. Paris aux parisiens. Dakar aux dakarois », a-t-il lancé en wolof lors de son sermon à l’occasion de la prière de l’aïd el fitr ou la fête de Korité marquant la fin du jeûne musulman.

L’imam Samb a dirigé la prière à la Grande mosquée de Dakar, en présence du président de la République, Macky Sall.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, le Grand serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, entre autres, étaient également présents.

Alioune Moussa Samb a rappelé que seuls les dakarois de souches peuvent être imam de la Grande Mosquée de Dakar.

Il a par ailleurs invité le Chef de l’Etat à aider les dakarois surtout la communauté léboue à faire face aux spéculations foncières et aux promoteurs immobiliers véreux. Pour l’imam, au Sénégal les gens causent beaucoup de torts à leurs concitoyens.BHC/ASB

LA VÉRITÉ SERA RÉTABLIE DANS LE « SCANDALE PÉTROLIER » RÉVÉLÉ PAR LA BBC (MACKY SALL)

Dakar, 5 juin (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a annoncé mercredi que la vérité va être « rétablie » sur les accusations de corruption contenues dans un documentaire de la BBC, une affaire visant Aliou Sall, son frère.

 « Je veux indiquer suite à un documentaire, qui a été diffusé par un grand médias international la BBC sur la gouvernance des ressources pétrolières, au-delà du caractère personnel d’un citoyen qui a été mis en cause ou en tout cas accusé, un aspect qui a un caractère privé , que je ne peux intervenir , je tiens à ce que la vérité soit rétablie », a-t-il dit.

Le président Sall s’exprimait après avoir accompli à la Grande mosquée de Dakar, la prière de l’Aïd el fitr ou Korité, célébrée le même jour par la majorité des musulmans sénégalais.

La chaîne anglaise a diffusé en ligne dimanche soir un documentaire intitulé « Un scandale à dix milliards de dollars ».

Des taxes dues à l’Etat du Sénégal par la société pétrolière Franck Timis auraient été versées à une société privée dénommée Agitrans qui appartiendrait à Aliou Sall, le frère du président sénégalais Macky Sall, révèle la BBC.

Selon le président Macky sall, le gouvernement va rétablir la vérité dès ce mercredi sur la gouvernance des ressources pétrolières et gazières.

« Jamais un pays n’a pris autant de dispositions anticipatives pour éviter les écueils par rapport aux ressources qui vont être exploitées dans les prochaines années (…) Je suis conscient que le Sénégal est désormais un pays pétrolier et gazier, il ne manquera pas de susciter de convoitises mais aussi de provocations utilisant même des citoyens nationaux. C’est des choses qui sont prises en charge », a-t-il fait savoir.

 Le Chef de l’Etat a rassuré les sénégalais sur la « bonne gestion future » des ressources pétrolières et gazières en rappelant les mesures mises en place depuis trois ans comme la création du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ), l’Institut national du pétrole et du gaz pour former les meilleures ressources.

Il a annoncé qu’il ne se laissera pas divertir par les forces déstabilisatrices basées à l’intérieur et à l’extérieur.

 « Le Sénégal est un pays de droit. Nous savons là où il y’a du pétrole, certains vont tenter de déstabiliser le pays. Nous l’avons inclus dans nos plans. Le gouvernement va poursuivre cette affaire. S’il y ‘a besoin de l’amener en justice nous allons le faire », a promis Macky Sall.

Le président de la république a invité les accusateurs s’ils ont des preuves de l’exhiber.

« S’il faut sanctionner nous allons sanctionner. Toutefois, nous n’accepterons pas de fausses accusations. Je ne vais jamais déroger à la sauvegarde de l’intégrité du territoire, de la souveraineté du pays, quels que soient les adversaires en face », a ajouté Macky Sall.BHC/ASB

Le ministre de justice sur le reportage de BBC : «Je ne pense pas qu’un musulman comme Aliou Sall se perde dans des dossiers de corruption.C’est une affaire privée qui ne m’engage pas…»

Cité dans une affaire de corruption sur un contrat liant Timis corporation à BP, le maire de Guédiawaye a réfuté hier au cours d’une conférence de presse dans un hôtel de la place, toutes les accusations portées sur lui.

D’ailleurs, le ministre de la justice, soutenant les arguments du directeur général de la caisse de dépôt et consignation précise :  » je ne pense pas qu’un musulman comme Aliou Sall, revenant de la Mecque pour la Oumra, puisse se fourrer dans ces histoires de corruption ». Et le nouveau ministre, garde des sceaux de poursuivre : » Cette affaire ne me concerne point, car étant une affaire privée. Elle ne concerne que Aliou Sall et celui qui l’accuse. D’ailleurs, le maire de Guédiawaye dit qu’il à déjà saisi la justice nationale et internationale. Alors je ne vois aucunement pourquoi il s’enfuirait », martèle Malick Sall qui, pour rappel était venu effectuer sa prière de Korité à la mosquée de Mermoz-Sotrac…

Révélations de la BBC : Sonko «sidéré» par la réaction de Macky Sall

Sur sa page Facebook, Ousmane Sonko a fustigé la réaction de Macky Sall aux

révélations de la BBC sur le pétrole et le gaz sénégalais. Après avoir assisté à la

prière de la korité, ce mercredi à la Grande mosquée de Dakar, le chef de l’État, se

prononçant sur les accusations portées contre son frère, a laissé entendre que le

média britannique est téléguidé par des forces obscures, qui veulent déstabiliser le

Sénégal.

Voici l’intégralité de la déclaration du président de Pastef. 

« Je suis sidéré par la déclaration faite ce jour par Macky Sall à l’issue de la prière de l’Eid-el-fitr sur l’affaire BBC –  Petrole et gaz du Sénégal.

Cet homme ne respecte pas son peuple et est arrivé à un niveau de mépris et de dédain inimaginable.

Voilà un homme qui, après avoir sacrifié Khalifa sall pour des accusations mille fois moins graves, vient nous jeter à la figure que lui et sa famille passent avant les 15 millions de Sénégalais.

Depuis le début de cette polémique, ses différentes sorties ainsi que celles de membres de son gouvernement sont truffées de contre-vérités dans le but d’embrouiller l’opinion.

A chaque fois, la stratégie a consisté à tenter d’allumer un contre-feu en se cachant lâchement derrière l’argument d’une prétendue « manipulation d’opposants » ou d’une « tentative de déstabilisation de notre pays par des forces obscures ».

Même pas le courage, devant des faits irréfutables, de faire profil bas à défaut d’un simple mea culpa.

Moi, Ousmane Sonko, je l’accuse d’être le seul responsable de cette corruption qui en cache des dizaines d’autres.

Il est le responsable de faits caractéristiques de haute trahison comme je l’avais déjà développé dans mon ouvrage « Petrole et gaz du Sénégal: chronique d’une spoliation ».

Cet homme a perdu toute crédibilité à diriger le Sénégal et les Sénégalais.

J’appelle les Sénégalaises et les Sénégalais, particulièrement cette jeunesse sacrifiée et oubliée, à se mobiliser massivement et constamment les jours à venir pour protester contre tous les scandales qui jalonnent sa gouvernance jusqu’à ce que les mesures idoines soient prises.

Ce n’est le combat ni d’un homme, ni d’un groupe. Le peuple Sénégalais doit pour une fois s’assumer et s’exprimer face à un tel niveau de trahison de sa souveraineté par une bande d’aventuriers étatiques. »

Madické Niang sur l’affaire Aliou Sall : “le procureur doit s’autosaisir”

https://actusen.sn L’affaire Aliou Sall continue de susciter des réactions. Me Madické Niang a évoqué le sujet, ce mercredi après la prière de la Korité, à la mosquée, Massalikoul Djinane. Le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle veut que le Procureur de la République s’autosaisisse pour que cette affaire soit tirée au clair.

«Mon seul souhait est que cette affaire soit tirée au clair parce que cela fait longtemps que les rumeurs circulent à propos de l’affaire Petrotim. Maintenant, il est temps que le Procureur de la République intervienne. Aliou Sall a dit qu’il va porter plainte, il a le droit de le faire. Mais, avant tout, le Procureur a le devoir d’ouvrir une enquête pour tirer cette affaire au clair», a-t-il réagi.

ALIOU SALL : «Un ensemble d’éléments montre une intention de discréditer le Sénégal»

http://www.lesoleil.sn Lors d’une conférence de presse qui a retenu l’attention de l’opinion nationale et internationale, le maire de Guédiawaye, Directeur général de la Caisse des dépôts et consignation, a battu en brèche, avec force arguments, les accusations portées sur sa personne, au moyen d’un reportage de la Bbc. Passé cet exercice, « Le Soleil » a tenu à aller plus loin avec Aliou Sall qui, dans cet entretien exclusif, révèle des faits importants à sa décharge.

Monsieur le maire, la diffusion de la vidéo de la Bbc, la veille de la réunion, ce lundi (ndlr : hier), de la commission mixte sénégalo-mauritanienne, qui se penche sur l’exploitation du gaz frontalier, ne vous fonde-t-il pas à penser à un timing ?

Sans entrer dans certaines qualifications, je puis dire qu’il y a un ensemble de circonstances et de conditions de déroulement de l’émission Panorama de la Bbc qui font que je peux soupçonner objectivement une mauvaise intention de la part de ses producteurs.

Le premier élément troublant, et c’est surprenant pour un média crédité d’être sérieux comme la Bbc, est de conduire un tel programme dans un sens unique, en donnant la parole, de façon quasi exclusive, à des porte-étendards de l’opposition radicale sénégalaise qui, sur toutes les questions nationales, se sont exprimés de la façon la plus radicale et la plus extrême possible. Ceux-là qui se sont distingués, ces mois-ci, dans des stratégies de défoulement sur toutes les questions.

Indépendamment de cela, j’ai remarqué la ferme volonté des producteurs de cette émission de refuser de prendre en compte les réponses que j’ai produites, par le biais de mes avocats, le long de ces quelques semaines de production de l’émission. Ils ont systématiquement refusé de prendre en compte ces éléments d’informations, alors que nous avons totalement démenti les allégations qui ont été faites. Le fait de refuser de prendre en compte ces éléments constitue, pour moi, la preuve d’une intention de nuire.

Autre élément troublant : ils ont affirmé comme évidents des faits qui sont totalement faux. Par exemple, dans l’émission, on dit qu’il y a eu des manifestations contre Franck Timis, Aliou Sall et nos différents contrats, alors que personne au Sénégal, aucun observateur sérieux ne peut vous dire que de telles manifestations se sont produites ces derniers mois ou ces dernières années.
Bref, il y a un ensemble d’éléments qui montre que l’intention est de nuire, de discréditer le pays, de me discréditer. Le fait même que des opposants, les plus radicaux, se soient tout de suite saisis de l’émission pour justifier leurs prises de position, prouve qu’il y a une convergence d’intérêts entre eux.

A travers votre personne, ne pensez-vous que c’est le Président Macky Sall qui est la cible ultime de toutes ces attaques répétitives ?

J’évite de jouer à ce jeu, parce que je passe tout mon temps à expliquer que je suis une personne indépendante et que je prends mes responsabilités dans tous les actes que je pose. Je ne voudrais pas que mes actes entachent la gouvernance du Président Macky Sall. De la même façon, je ne voudrais pas verser dans ce genre d’explications consistant à dire que c’est le Président Macky Sall qui est visé.
Mais, il est évident que quand ce sont des politiques qui se mêlent de ce genre de questions, en escamotant Aliou Sall pour s’attaquer à la gouvernance du Président Macky Sall, il devient difficile d’éviter l’amalgame. Je ne me fais pas d’illusions, c’est une question éminemment politique, au-delà des questions de gouvernance et d’éthique, que les uns et les autres essaient de mettre en avant.

La publication de votre salaire de vingt-cinq mille dollars américains, n’est-elle pas, en fait de compte, de l’eau à votre moulin, vous qui aviez toujours clamé n’être qu’un employé de la société de Frank Timis, sans y détenir un quelconque autre intérêt ?

La réalité est qu’il y a beaucoup de Directeurs généraux du secteur privé qui gagnent beaucoup plus et qui ne sont même pas dans le secteur des hydrocarbures connu pour ses salaires assez importants, partout à travers le monde.
Des dirigeants des secteurs moins importants gagnent beaucoup plus. Que ce soit dans les secteurs des finances, des télécommunications, etc. Dans la société où j’évoluais, nombre de personnes collaborant avec elle, gagnent beaucoup plus que vingt-cinq mille dollars américains.
Finalement, c’est ridicule de vouloir utiliser le montant de mon salaire pour essayer de justifier des perceptions indues. Je dénonce, avec la dernière énergie, le procédé qui consiste à publier le salaire des gens.

Par ailleurs, je suis étonné. J’ai été le seul à détenir une copie du contrat avec Timis Corporation, si ce n’est l’Ofnac (ndlr : Office national de lutte contre la fraude et la corruption).

Ah bon ! L’Ofnac était au courant de ce qui semble être un scandale connu de quelques initiés ?

Bien sûr que l’Ofnac est informé du montant de ma rémunération ! Lorsqu’il s’est agi de faire la déclaration de mes revenus, en 2013, je me suis plié à cette exigence. Maintenant, il est étonnant que ce contrat se retrouve entre les mains des pourfendeurs de Franck Timis qui m’accusent. Si j’avais à cacher mon salaire, je ne l’aurais jamais déclaré à l’Ofnac.
J’ai déclaré tous mes revenus à l’Ofnac à plusieurs reprises, d’abord à l’occasion de mes déclarations de revenus. Ensuite, j’ai été interpellé par cet organe, quand une personne a porté plainte contre moi, et à l’occasion, les fonctionnaires de l’Ofnac ont eu accès à tous mes comptes et à tous mes mouvements financiers.
C’est donc étonnant que cette histoire revienne sur la table, cela veut dire que les gens ont programmé leur sortie médiatique. C’est carrément un plan de communication, de propagande à travers les réseaux sociaux notamment. Je dénonce ce procédé.

Cette affaire vous a-t-elle ébranlé ? Êtes-vous déterminé à apporter une suite judiciaire?

Ebranlé ? Non ! Jamais ! Je connais bien ma position et je sais que je continuerai d’être la cible des attaques de ce genre, tant que Macky Sall sera Président de la République. Je suis préparé. Par contre, je ne me laisserai pas faire, comme à chaque occasion, je me défendrai bec et ongle pour préserver mon honorabilité et ma crédibilité. Et il n’y a pas l’ombre de doute que mes avocats vont prendre les mesures idoines pour ester en justice.Entretien réalisé par Yakham Codou Ndendé MBAYE

Le documentaire de la discorde

http://www.lesoleil.sn Une vidéo de Bbc d’une dizaine de minutes intitulée «Un scandale à 10 milliards de dollars» porte des accusations graves de corruption impliquant Alioune Sall, Franck Timis et la compagnie pétrolière britannique Bp.
La journaliste exhibe des documents supposés être confidentiels pour étayer sa thèse. Que Alioune Sall a été embauché par Franck Timis qui lui aurait payé un salaire de 25 000 dollars (entre 12 et 14 millions de FCfa) par mois pendant cinq ans, qu’il avait obtenu des promesses d’actions d’une valeur de 3 millions de dollars dans les sociétés de Franck Timis, que sa société Agritrans Sarl aurait bénéficié d’un versement de 250 000 dollars (entre 120 et 140 millions de FCfa), une somme qui, en principe, était destinée à l’Etat du Sénégal au titre de taxes.
Autre révélation, après avoir acheté les actions de Frank Timis dans un gisement de gaz au large des côtes du Sénégal pour 250 millions de dollars en 2017, Bp versera à Timis Corporation au cours des quarante prochaines années entre 9 et 12 milliards de FCfa (entre 5.220 et 6.900 milliards de Fcfa).
Les documents sur lesquels s’appuient la journaliste de la Bbc semblent provenir de Philip Caldwell, ancien gestionnaire de fortune de Franck Timis, brouillé avec ce dernier. La journaliste conclut en affirmant que les Sénégalais auraient été privés de milliards de dollars au profit de Franck Timis aidé en cela par Bp.
Autant d’allégations que Aliou Sall démonte en pièces (lire ci-contre).Elhadji Ibrahima THIAM

 Le personnel de la Caisse des Dépôts et Consignations fustige les «attaques malsaines» contre Aliou Sall

Depuis sa nomination au poste de Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), nous, personnel de ladite institution, sommes témoins de plusieurs attaques malsaines à l’encontre de Monsieur Aliou SALL.

Au moment où le Sénégal se lance inexorablement sur la rampe de l’émergence avec des records battus dans quasiment tous les secteurs d’activité du développement ;

Au moment où la stabilité de notre chère patrie est plus que jamais consolidée avec une élection présidentielle apaisée et indemne de toute contestation ;

Au moment où le Chef de l’Etat, nouvellement élu pour un second mandat, invite toutes les forces vives de la nation au dialogue pour un meilleur devenir du pays ;

Au moment où, dans la même dynamique, Monsieur Aliou SALL pose tous les jours des actes forts conduisant de façon indéniable la CDC vers l’excellence son développement, la positionnant ainsi au rang de premier d’investisseur public institutionnel aux côtés de l’Etat ;

Au moment où des bailleurs de fonds nationaux comme internationaux lui font confiance en acceptant pour la première fois de l’accompagner dans la réalisation d’importants projets structurants pour notre économie ;

Au moment où tous les partenaires de la CDC sont aujourd’hui rassurés par rapport à la nouvelle gouvernance de l’institution incarnée par M. SALL ;

Nous, les collaborateurs de Monsieur SALL, témoignons, devant

l’opinion nationale et internationale, que Monsieur Aliou est un homme Honorable, intègre et dont la compétence ne souffre d’aucun doute.

Monsieur SALL, dispose de toutes les qualités d’un bon manager avec une grande humilité, un sens élevé du travail rigoureux et bien fait et une générosité immense dans l’effort.

En effet, dès sa prise de fonction en septembre 2017, Monsieur SALL s’est employé à cultiver un climat apaisé à la CDC, à instaurer la confiance vis-à-vis des partenaires de la CDC particulièrement les notaires et les concessionnaires du service public. Il s’est ensuite attelé à la réorganisation de l’institution et à la remobilisation du personnel.

Monsieur Aliou SALL a entrepris une restructuration des projets pour la plupart en souffrances. il a repris en main les projets initiés par la Caisse et en a fait une réalité palpable comme en témoigne le démarrage des travaux de la Tour des Mamelles et des sphères administratives régionales ainsi que les parcelles viabilisées à Bambilor pour ne citer que ceux-là.

Ce bilan élogieux réalisé en un temps record et cet espoir de toute une équipe soudée derrière son Directeur Général, justifient le soutien et la solidarité de tout le personnel de la CDC qui se dresse comme un seul homme pour barrer la route à toute personne qui s’attaquerait injustement à son Directeur Général et aux intérêts de la CDC.

Nous invitons en toute humilité, les sénégalais à décortiquer notre message en nous permettant de mener à bien, sous la direction de notre cher Directeur général, les chantiers hautement importants et à haute valeur ajoutée de la CDC.Le personnel de

la CDC

AFFAIRE FRANK TIMIS :Les explications de la responsable Bp Afrique de l’Ouest 

http://www.enqueteplus.com Rien ne s’opposait à la transaction entre British Petroleum (Bp) et Frank Timis, dans le cadre de l’achat des actions de Frank Timis dans un gisement de gaz au large des côtes du Sénégal pour ‘’250 millions de dollars en 2017’’, selon la Bbc. C’est ce qu’a soutenu, hier, la responsable de la compagnie, Emma Delaney, face à la presse, en marge de la réunion du Comité stratégique du projet Grand tortue Ahmeyim (Gta) à Dakar.

En effet, d’après une enquête de la journaliste Mayeni Jones de la Bbc, le géant britannique British Pretoleum (Bp) ‘’avait acheté les actions de Frank Timis dans un gisement de gaz au large des côtes du Sénégal, pour 250 millions de dollars, en 2017’’. Et que Bp ‘’a accepté de payer près de 10 milliards de dollars à un homme d’affaires impliqué dans un contrat pétrolier controversé’’.

La responsable Bp Afrique de l’Ouest précise : ‘’Nous avons eu échos de ce reportage de Bbc, mais nous n’avons pas encore eu le temps de l’étudier de manière approfondie. S’il y a de nouvelles informations, nous allons les étudier et de manière très sérieuse. Mais je voudrais vous assurer que nous allons effectuer des vérifications raisonnables et appropriées. Lors de l’acquisition des participations, y compris sur les questions d’anticorruption et éthiques, nous avons eu la conclusion que rien ne s’opposait à cette transaction pour nous’’, soutient Emma Delaney. Avant d’ajouter que le ‘’plus important’’ pour eux, c’est qu’ils sont convaincus que le développement des ressources naturelles sera principalement ‘’bénéfique’’ pour les peuples sénégalais et mauritaniens.

‘’Le projet Grand tortue applique l’ingénierie et la technologie de classe mondiale sur le développement de ces ressources’’, dit-elle.MARIAMA DIEME

Reportage de BBC : Déclaration du mouvement Y’en a marre.

Le dernier rebondissement intervenu dans le dossier du pétrole et du gaz, suite à la diffusion d’une enquête de la chaine anglaise BBC, vient encore une fois mettre à nue l’opacité et l’absence de transparence qui ont entouré les négociations et transactions dans cette affaire. Il y a toujours eu soupçons et accusations de connivences criminelles entre les sociétés minières et le frère du Président, Aliou SALL. Et malgré plusieurs interpellations citoyennes, rien n’a été fait pour éclairer les contribuables sénégalais, si ce n’est des menaces et des simulacres de dialogue sur le pétrole et le gaz, orchestrés par le pouvoir pour mieux noyer le poisson.
Aujourd’hui, la seule problématique, au delà des émotions et du factuel, c’est la transparence dans la gestion de nos ressources de manière générale. Que savons-nous en réalité de l’exploitation de l’or de Sabodala ? Où va notre or ? A qui profite t-il? Que savons-nous des contrats de Pêche ? Le fer du Falémé ne risque-t-il pas de tomber entre les mains des turcs, si ce n’est déjà fait ? Qu’est-ce qu’on sait de notre zircon ? Où va l’argent tiré de toutes ces ressources ? Pas aux sénégalaises et aux sénégalais qui croupissent dans la débrouille quotidienne pour manger, boire ou se soigner ! Pas à l’éducation nationale qui se meurt ou à la santé malade de son plateau technique faible et des grèves à répétition.
Les forces vives, la classe politique doivent s’organiser pour en finir avec ce pillage de nos ressources et cette corruption érigée en système de gouvernance. Il faut dépersonnaliser le débat et en faire un combat national pour le salut du peuple.
Il faut vaincre la corruption ! A l’heure du dialogue national, il y’a de la matière si l’Etat veut vraiment améliorer les conditions de vie des Sénégalais.
Que Aliou SALL démissionne de ses responsabilités et charges publiques pour se mettre à la disposition de la Justice au lieu de distribuer des menaces et des démentis.
Le Mouvement Yen a marre appelle les forces vives dans ce combat et demande à la justice de s’auto saisir.« Il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités désertées »Fait à Dakar le 03 juin 2019

Aymérou Gning sur l’Affaire Aliou Sall : “je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas une Commission d’enquête parlementaire, si…”

http://dakarmatin.com  L’affaire Aliou Sall peut bel et bien atterrir à l’Assemblée nationale. En effet, il y a une possibilité qu’une Commission d’enquête parlementaire soit constituée pour apporter la lumière concernant ce dossier. Interpellé par L’Observateur, le président du Groupe parlementaire de la majorité dit n’y voir aucun problème.

“S’il y a des éléments probants et qu’un député prenne l’initiative de venir et de dire qu’il veut qu’on fasse la constitution d’une Commission d’enquête, en faisant un exposé des motifs conséquent, comme nous l’avons fait dans l’affaire des 94 milliards (qui oppose Ousmane Sonko à l’ancien Directeur des Domaines, Mamour Diallo), et montrant jusqu’où il veut aller pour prouver qu’il y a eu un détournement de ressources publiques, je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas une Commission d’enquête pour éclairer l’opinion. Si on dépose un dossier sérieux sur la table, il n’y a aucun souci”, déclare Aymérou Gning

Scandale du contrat Petrotim : Mamadou Lamine Diallo,TAS et Abdoul Mbaye exigent la tradition de tous les auteurs devant la Haute Cour de justice

https://actusen.sn Le Congrès de la Renaissance Démocratique (Crd) réagit aux révélations de nos confrères de BBC faisant état de corruption sur le pétrole et le gaz dans laquelle Aliou Sall et Franc Timis seraient impliqués. En effet, Aliou Sall est accusé par la BBC d’avoir touché des pots-de-vin lors de l’attribution de deux champs pétroliers et gaziers. À l’époque, il était salarié de l’homme d’affaires Franck Timis qui a obtenu les concessions au large du Sénégal.

Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall (TAS), Abdoul Mbaye et Cie indexent le Président Macky Sall, le ministre Aly Ngouille Ndiaye et le maire de Guédiawaye, Aliou Sall himself. Très en verve, ils estiment que dans cette sombre affaire qui cristallise toutes les attentions, on est «en présence d’un cas manifeste d’association de malfaiteurs où se mêlent corruption, concussion, et non transparence qui n’aurait jamais existé n’eut été l’implication directe et personnelle de Macky Sall, de Aly Ngouille Ndiaye et de hauts fonctionnaires de l’État». Ils exigent ainsi la tradition de tous les auteurs devant la Haute Cour de justice.

«Le procureur de la République doit engager les actions les plus immédiates pour dénouer les contrats frauduleux et générateurs de corruption et faire prendre les sanctions les plus sévères envers les auteurs et complices de ce crime d’État», disent-ils dans un communiqué. Ils ajoutent également que l’Assemblée nationale doit aussi, en relation avec le procureur, engager les mesures nécessaires pour présenter devant la Haute Cour de Justice les responsables de ce crime d’État.

Questekki 149 du mardi  4 juin  2019

Dossier Ressources naturelles:Selon la BBC, Franck Timis devrait empocher 6000 milliards dans l’exploitation du gaz de St-Louis.

La respectable BBC, chaîne publique britannique et institution du Royaume uni vient d’édifier le peuple sénégalais sur le deal du gaz de St Louis : Franck Timis devrait gagner 6000 milliards de  FCFA de royalties.

C’est grave et révoltant. Cette affaire dépasse la personne de Aliou Sall,

c’est le régime de Macky Sall qui pose problème. Macky  Sall nous a

promis la gouvernance vertueuse en 2012 pour prendre le pouvoir, mais la réalité est toute autre.

Je rappelle que le peuple sénégalais avait manifesté en 2016 pour dénoncer ces deals. Notre manifestation avait été réprimée et avec le soutien du Premier Ministre Boun Dionne,  Franck Timis  dans une arrogance extrême, était venu nous insulter et nous menacer.

Aujourd’hui, il est clair que le peuple a été spolié de ses ressources. Il doit se battre pour les récupérer et éviter la malédiction des matières premières.

Dossier nouveau: Avec ce deal, Macky Sall empêche  1 000 000 de familles de sortir de la pauvreté. 

6000 milliards c’est beaucoup d’argent. Il faut savoir qu’en augmentant de 5000 francs CFA  par jour les revenus d’une famille sénégalaise, elle peut sortir de la pauvreté extrême. Ainsi bien orientée, la somme de 6000 milliards peut sortir 1 000 000  familles sénégalaises de la pauvreté, soit 8 000 000 de personnes environ.

Telle est la conséquence directe du deal organisé par le régime de Macky Sall dans le gaz de St-Louis. Pourtant Macky Sall avait été prévenu par un rapport de l’IGE et le terrain balisé par les conclusions des Assises Nationales.

Après avoir livré le Sénégal à Franck Timis, il a saccagé les finances publiques,  cassé le secteur informel et enrichit la galaxie Faye Sall et quelques sociétés étrangères.

Quoi qu’on dise Macky Sall est hanté par son wax waxeet de 2016 et veut exorciser les assises nationales et les travaux de la CNRI qui s’en inspirent. Alors son dialogue dit national, il espère enterrer les assises nationales définitivement d’une part ; et d’autre part,  obtenir la mise en place d’un gouvernement de majorité élargie pour gérer l’ajustement structurel à venir et suspendre le cours démocratique de ce pays en repoussant les locales.

Trop c’est trop. Nous devons mobiliser les femmes et les jeunes pour une alternative populaire et  combattre en particulier l’insécurité grandissante qui est une conséquence directe des politiques injustes de Macky Sall.Mamadou Lamine Diallo,Président du mouvement Tekki.

Alioune Tine : «Aliou Sall a droit à la présomption d’innocence»

http://www.rewmi.com Le scandale soulevé par la chaîne britannique Bbc suscite moult réactions de la part des observateurs sénégalais. C’est sur sa page Twitter que le Fondateur d’Africa Jom Center s’est prononcé sur ladite affaire de pots-de-vin impliquant le frère du président, Aliou Sall et Frank Timis, du nom de l’homme d’affaires qui a créé la société Pétro Tim ayant bénéficié de 2 concessions de gaz et de pétrole aux larges des côtes sénégalaises.

Dans son post, Alioune Tine trouve que «Aliou Sall a droit a droit à la présomption d’innocence quelle que soit la gravité des accusations dont on l’accable». Le «Droit-de-l’hommiste» pense, toutefois, qu’il faut que cette affaire soit tirée au clair. Pour ce faire, il propose que «pour laver son honneur, il (Aliou Sall) doit démissionner et se mettre à la disposition de la justice». Car, il reste convaincu que «seule une justice équitable peut établir son innocence».

Barthélémy Dias : «le montant dont parle BBC, équivaut à 6000 milliards CFA,c’est 2 années de budget pour le Sénégal»

https://www.leral.net Le maire de Mermoz Sacré-Cœur a réagi aux révélations de la BBC sur le scandale de 10 milliards de dollars US dont Aliou Sall serait l’acteur principal.

« Le montant dont parle la BBC équivaut à 6000 milliards FCFA. Cela fait deux ans de budget pour le Sénégal. C’est énorme », a indiqué Barthélémy Dias sur Zik Fm, relevant la gravité des accusations. Et l’édile de Mermoz Sacré-Cœur de souligner, « Khalifa Sall est en prison depuis 2 ans, parce qu’on l’a accusé d’avoir détourné un peu plus d’un milliard dans le cadre de la caisse d’avance de la mairie de Dakar ».

Et Barthélémy Dias de révéler, « nous avons déjà saisi 4 sénateurs américains et moi-même j’irai à Washington après la Korité, pour dénoncer Macky Sall et sa famille qui ont fait trop de dégâts dans ce pays ».

Barthélémy Dias a également mis en garde les membres de l’opposition qui participent au Dialogue national. « On ne dialogue pas avec une personne comme ça. Il faut plutôt s’organiser pour le faire quitter le pouvoir ».

Accusations contre le maire de Guédiawaye : Jacque Abib Sy invite Aliou Sall à démissionner de la Caisse des dépôts et consignations

https://www.pressafrik.com Jacque Abib Sy spécialiste en politique publique, a souligné qu’Aliou Sall doit démissionner de son poste de Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, le temps d’élucider les accusations contenues dans l’enqête de la BBC. Selon le spécialiste, il y a une nébuleuse autour des affaires pétrolières et gazières. Il invite le chef de l’Etat à publier tous les contrats et autres pièces relatives à ces transactions. Il relève un conflit d’intérêts flagrant. Pour lui, le président Macky Sall a commis l’erreur de nommer son frère.

« Il faudrait qu’il apporte des éclaircissements. Il faut simplement sortir tous ces contrats-là et les rendre publics. C’est ça qu’il faudrait faire pour éviter tout controverse. Pour planifier le débat, il faudrait que toutes les pièces relatives aux transactions concernant la vente, etc. soient publiées. Les contrats qui ont été publiés sur le site de l’Etat, ne sont pas très clairs. Ils ne comportent pas des clauses de confidentialités. Cela est un très grand problème », dénonce t-il.

  1. Sy au micro de la Rfm, indique qu’un président de la République n’a pas à nommer son propre frère à des postes aussi important. « Nous sommes dans une sorte de nébuleuse. Le problème, c’est qu’on ne devrait pas arriver à ce niveau de conflit d’intérêts. Un président de la République n’a pas à nommer son propre frère à des postes aussi importants », dénonce spécialiste en politique publique.

 SOUPÇONNÉ DE CORRUPTION, ALIOU SALL ANNONCE UNE PLAINTE CONTRE LA BBC

Dakar, 3 juin (APS) – Le président de la Caisse de dépôt et de consignation (CDP), Aliou Sall, a réfuté lundi à Dakar toute implication dans « le scandale de 10 milliards de dollars » dans l’exploitation du pétrole et du gaz du Sénégal révélé par la chaîne anglaise BBC et annonce avoir saisi ses avocats.

« Les affirmations de la BBC sont notamment fausses et mes conseils donneront la suite adéquate à cette affaire », a déclaré M. Sall, par ailleurs maire de la commune de Guédiawaye (banlieue dakaroise), lors d’un point de presse.

La chaîne anglaise a diffusé en ligne dimanche soir un documentaire intitulé « Un scandale à dix milliards de dollars ». Des taxes dues à l’Etat du Sénégal par la société pétrolière Franck Timis auraient été versées à une société privée dénommée Agitrans qui appartiendrait à Aliou Sall, le frère du président sénégalais Macky Sall, révèle la BBC.

« Je n’ai jamais reçu directement ou indirectement un quelconque paiement de la part de Franck Timis corporation à travers Agitrans qui est une société sénégalaise », a soutenu Aliou Sall, soulignant que cette société « n’est plus active » depuis qu’il travaille de nouveau pour le gouvernement du Sénégal.

Selon lui, les auteurs de ce document ont été à travers leur démarche, « tout sauf des professionnels ».

« Lors de la préparation de cette émission, j’ai apporté des réponses très claires à la BBC, à l’équipe de Panorama, le propriétaire du programme en question par le biais de mes avocats. Mais je constate après avoir regardé cette vidéo que la BBC n’a pas voulu tenir compte de mes réponses », a-t-il soutenu.

A l’en croire, la BBC ’’a lourdement fauté’’ en donnant uniquement la parole à l’opposition sénégalaise radicale et à d’anciens collaborateurs de Franck Timis, actuellement en conflit ouvert avec l’homme d’affaires roumain.
Selon lui, aucun expert indépendant sénégalais, aucun membre de la société civile sénégalaise n’a été interrogé. Il estime que « c’est une preuve de la mauvaise intention de la BBC et de sa décision de traiter l’information dans un seul sens ».

Son avocat, Me Moustapha Dieng, a dénoncé « une tentative de porter atteinte à l’honneur et à la considération d’un homme public digne et respectable ».

« C’est la raison pour laquelle, en ma qualité d’avocat-conseil de Monsieur Aliou Sall, en rapport avec mes confrères de Londres, après avoir répondu à toutes les préoccupations de l’enquête initiée par la BBC, nous avons estimé quand même devoir porter cette affaire devant la justice », a fait savoir Me Dieng.MK/ASB/OID

Ce que la BBC nous apprend de l’état de notre Presse…Par Moussa Ngom, Journaliste indépendant

J’ai lu ici et là que la presse sénégalaise est paresseuse, que l’investigation est (presqu’)inexistante et cetera

Nous avons des carences, on traîne énormément de lacunes et la conférence de presse de tout à l’heure en est illustrative.

Mais parler de nullité de la presse est à mon avis un jugement hâtif et généralisateur à tort.

Beaucoup de journalistes cèdent à la facilité, ne veulent ou ne savent tout simplement pas comment s’y prendre mais beaucoup aussi en ont les capacités, veulent mais ne peuvent pas se mettre au niveau de Mayeni Jones.

Où existe-t-il dans un grand média une cellule « Enquêtes » ou des journalistes dédiés auxquels on concède temps et moyens afin de raconter les affaires sérieuses du Sénégal dans une perspective plus approfondie ?

Imaginez une journée de reporter classique, dans une rédaction où règne le crédo de l’hyper-productivité à moindre coût, où la qualité se juge au nombre de reportages superficiels, quand sera-t-il possible pour un journaliste exerçant dans ces conditions, bataillant même pour qu’un véhicule soit mis à sa disposition, de quitter cette bulle pour s’élever au-dessus des évidences ?

Sans compter une formation absente soit à l’école ou à l’intérieur des rédactions désertées ou peuplées par des expérimentés qui ont perdu toute passion, on enchaîne les éditions où plus aucun reportage ne parvient à être construit convenablement pour prétendre être au niveau d’un 20h d’une chaîne étrangère qu’on nous présenterait comme référence.

L’information est en elle-même le parent pauvre des médias. Les éditions d’information sont présentes, omniprésentes dans notre quotidien certes mais de quoi s’agit-il ?

2 ou 3 conférences de presse, un séminaire, un autre atelier gouvernemental, une polémique stérile entre 2 hommes politiques aux idées insignifiantes, un agrément sportif qui ambiancent un salon où la Télé sert en ces moments de meuble entre 2 séries télévisées avec un journal « rempli » avec ses 30 minutes insipides

A vrai dire, nous sommes à la merci des agendas communicationnels des politiques, ONG et autres personnalités publiques. On n’impose pas l’actualité, on nous la fait rapporter et lorsqu’il nous appartient de demander des comptes soit autre chose que poser des questions type « quel est objet de la rencontre ? que pensez-vous de … ? » on faillit inéluctablement car courant tendre le micro à 1000 et 1 experts pour des « extraits » mais insuffisamment imprégnés des sujets que nous abordons, comme aujourd’hui.

Au final on effleure les sujets, on rapporte tout brut des éléments de compréhension qui mis ensemble auraient permis de mettre en forme tout un puzzle par un simple effort supplémentaire d’inquisition.

Ce qu’a fait la journaliste nigériane, ce n’est rien d’autre qu’une enquête comme en sont capables bien des confrères que j’ai en tête, aidée par une source bien au fait de la question et détentrice d’éléments fondamentaux que sont les papiers et mails précisant les opérations et montants mais surtout des moyens à la hauteur de l’impact qu’aura et a eu dans une société démocratique une telle investigation. C’est sous ce rapport moins lucratif qu’idéologique qu’il convient de voir l’information. C’est très loin de la vue que la plupart des leaders de médias ont chez nous, un programme tant qu’il ne rapporte pas de publicités supérieures au temps de diffusion ne mérite pas sa place dans la grille encore moins un investissement conséquent.

Les Talk-shows où se succèdent les scandales en direct et les bêtises bénéficient de plus que la plage horaire qu’il leur faut mais quelle chaîne réserverait au Sénégal les 2h de temps de « Cash Investigation » à une heure de grande écoute ?

D’autres facteurs vont encore intervenir dont 2 particulièrement:

– L’absence (volontaire ?) jusqu’à présent de règlementation sur l’accès à l’information d’intérêt public qui fait que même le document le plus basique est aussi difficile d’accès qu’un dossier top secret

– L’absence de culture de lanceurs d’alerte car comme je me plaisais à entendre Elise Lucet dire tout à l’heure, pour des révélations d’envergure il faut souvent être mis sur une piste et avoir les coudées franches pour ne pas avoir à être censuré encore moins devoir le faire soi-même

De ce que j’en sais, pas tous mais beaucoup de journalistes en ont (eu) des idées d’enquête dans la tête mais les ont refoulées depuis fort longtemps.

Et pourtant un médium comme la télévision que je connais le plus serait extrêmement utile dans l’éveil d’une conscience critique.

Aujourd’hui, ç’aurait été uniquement le contenu des écrits de 2016 sur le gaz et le pétrole qui était retranscrit de manière médiatiquement convenable et fouillée en vidéo il n’y aurait pas le même impact auprès de l’opinion notamment illettrée et ça me permet d’en venir à l’orientation de nos chaînes nationales.

Est-ce que les diffuseurs en valent eux-mêmes la peine ?

Autant ils sont parvenus à supplanter les Telenovelas par une profusion de mini-séries autant elles ne consentent pas le strict minimum à leurs travailleurs pour que d’autres médias n’aient pas à nous révéler des choses sur la marche de notre société.

Tu te tues à la tâche, viens armé de passion, finis précarisé, payé 50.000FCFA ou rien avec un statut de stagiaire ou sans-papier qui se tape tout le boulot d’un grand reporter, aveuglé par la pseudo-notoriété et le « plaisir » d’entendre sa voix à a radio/télé, tourmenté pourtant par la manière d’assurer ton transport et la subsistance du lendemain et pris dans une routine qui t’abrutit car n’ayant même plus le temps de prendre son temps pour se documenter et s’enrichir dans un secteur où les connaissances sont extrêmement pointures de jour en jour pour au final que des vedettes du spectacle douées pour débiter des énormités soient grassement payées et courtisées par tous les patrons de presse peu importe leur niveau d’inculture.

Il n’est pas question de jalousie, loin de moi l’idée, mais de rétribution et d’équilibre ou plutôt de proportionnalité dans le traitement de l’effort intellectuel et physique des uns et des autres.

De la presse sénégalaise en tant que telle le plus grand salaire d‘un reporter lambda que je connaisse était aux environs de 260.000 FCFA pour des personnes qui produisent 98% de la matière sur laquelle surfent les éditorialistes et chroniqueurs considérés par l’opinion comme les seuls et véritables journalistes.

Je ne parle même pas des correspondants régionaux, payés pour quelques maigres 2.000 ou 2.500 FCFA par reportage ou tout simplement bénévoles d’ailleurs comptant sur des perdiems pour colmater des fins de mois. Il y a énormément à découvrir dans leurs localités, ils sont assis sur d’énormes mines d’informations mais jamais vous ne verrez leurs grands formats passer dans les écrans.

Je passe aussi sur la Télévision publique, RTS, aux journalistes enchaînés à leurs privilèges et dont j’ai assez parlé (https://bit.ly/2wzuGPl), mais je m’inquiète pour l’alternative Privée plus que préoccupée mais obsédée par le divertissement.

Puis, pour finir, il nous faut à nous de la Presse une introspection continue, au Public aussi de faire la sienne

La presse en ligne aussi décriée qu’elle soit, cruciale dans le marché de l’information à l’heure qu’il est, n’est et ne sera que ce que nous en ferons (et j’en profite pour vous demander de vous désabonner des sites que vous insultez tous les jours).

Le modèle économique fondé uniquement sur la publicité ne peut profiter à aucun projet d’information sérieuse et viable (https://bit.ly/2wz8x3B)

Soit on adopte une formule participative, payante ou semi-payante telle que comprise ailleurs ou bien on sombre dans la course au clic, à l’instantanéité douteuse et au sensationnel sans intérêt pour espérer grappiller quelques sous de la publicité (en ligne).

Le citoyen doit prendre la pleine mesure de la valeur de l’information.
Tout ira pour le mieux si chaque lecteur prompt à décrier la presse, verra un moyen de soutenir un journalisme de qualité en ses 100 FCFA lui servant à acheter et non emprunter le journal qu’il trouve crédible et d’ailleurs, il y a énormément de scandales qui sont révélés par la presse papier ces dernières semaines. Je pense à Enquête, Quotidien, Le Témoin ou encore Libération dans une certaine mesure mais sans écho véritable au final.

Une presse libre et d’investigation ne peut s’épanouir qu’épaulée par une opinion publique réactive et concernée pas celle qui se rue vers les faits divers et là je n’indexerai personne pour éviter moi-même de généraliser mais j’inviterai chacun à se demander à quel type d’actualité il réagit le plus, lui et son entourage, et quel programme d’information sérieux lui vaut de dépenser son temps, argent n’en parlons même pas

D’ailleurs je ne défends aucun journaliste, je n’ai jamais pu cerner la « solidarité entre confrères » parfois teintée d’hypocrisie dont j’entends parler souvent depuis que je fréquente le journalisme au CESTI, je suis plutôt adepte d’une solution toute simple mais visiblement radicale pour certains : que tout reporter qui se sait dans un cadre matériel et/ou moral insuffisant pour exercer le métier (pour lequel il se doit d’être passionné) se batte dans son organe pour faire changer sa situation, tente une autre expérience ou simplement endure sa condition crasseuse et son image dégradée auprès du public.Moussa Ngom,Journaliste indépendant

Affaire BBC & Aliou Sall, les journalistes sénégalais ont bon dos!Par Abdou Khadre SANO,UGB Saint-Louis.

Depuis la publication du documentaire de BBC intitulé « un scandale à 10 milliards de Dollars us », portant sur la gestion des contrats gaziers et pétroliers au Sénégal, beaucoup de nos compatriotes tirent sur notre presse nationale, l’accusant de presse de faits divers. Tout compte fait, le Sénégal n’est-il pas un pays de faits divers? Les faits divers ne se vendent-ils pas mieux et plus que des questions d’enjeu national?

Nous oublions que notre presse est à notre image, qu’elle est le reflet de nos réalités et de nos ambitions. Cette contribution n’entend pas défendre nos compatriotes journalistes, ils ont plus de ressources que nous à cet effet. Elle se veut un simple prétexte, pour mettre le peuple devant ses responsabilités.

L’enfer, ce sont les autres, avons-nous l’habitude de dire. Nous accusons les autres de n’avoir pas fait ce qu’ils devraient, en oubliant sciemment d’interroger notre responsabilité dans nos galères communes. Nous ne sommes altruistes et généreux que quand il s’agit d’accuser l’autre,  de casser de l’autre et d’en faire le responsable de nos malheurs. N’est-il pas temps de transformer cette facile et injuste posture en une rigoureuse et positive introspection?

Nous savons tous que l’une des plus grandes difficultés, est de mobiliser les sénégalais autour de l’intérêt de la nation, celle-là qui transcende nos différentes sensibilités sociologiques (religieuse, politique, culturelle, géographique, etc.). Nous sommes tellement partisans, tellement divisés et émiettés qu’à chaque fois qu’un de nos compatriotes soulève une question d’ordre/intérêt national, notre premier réflexe est de chercher à savoir, qui il est, dans quel parti politique il milite, il est Mouride ou Tidiane, et récemment, il est de quelle ethnie, etc. ? Le plus souvent, si c’est un journaliste, nous le taxons de mercenaire de la plume, au service des forces politiques ou occultes! C’est cette même attitude  qui nous pousse, souvent, et c’est malheureux, à apprécier les décisions de justice en fonction de nos obédiences politiques.

Nous ne sommes d’accord sur rien, sauf sur une chose : la malhonnêteté criarde, chronique, aigüe des entrepreneurs politiques (politiciens) ; et malheureusement depuis 1960, nous leur renouvelons sans cesse notre confiance. A qui la faute ?

Il est temps de nous arrêter et de nous mirer pour comprendre que l’enfer, c’est moins les autres que nous, peuple sénégalais, dépositaire de la souveraineté nationale. Le pouvoir, c’est nous, la volonté, c’est encore nous. Aux élus, qui qu’ils soient, nous ne leur avons fait que confier une parcelle de ce pouvoir et de cette volonté. Alors quelle que soit la pertinence d’un documentaire, quelle que soit l’ampleur supposé des malversations financières, si nous (peuple) ne sommes pas assez déterminés pour que lumière soit faite, cette énième révélation sera remise sous les coudes. Avons-nous la mémoire courte ?

Rappelons-nous de la déclaration du Président Wade à la place de la Nation le 21 novembre 2014, accusant publiquement M. Aliou SALL de détournement et de montage financier sur le dos des sénégalais. Nous l’avons traité de revanchard.

  1. Baba Aïdara, un journaliste Sénégalais basé aux Etats-Unis a crié, décrié et dénoncé, jusqu’à perdre la voix, ce que la journaliste de BBC nous relate sous forme documentaire. Il aurait été entendu durant des heures par les services de l’Office National de lutte contre la fraude et corruption (OFNAC), alors dirigé par la rigoureuse Mme Nafi Ngom Keita, dont les fonctions prendront fin avant l’heure, parce que voulant auditionner le frère du Président. Aller demander à M. Baba Aïdara, il est persécuté, pisté et épié partout comme un malfrat. Il se sent quasi seul dans ce combat.
    Qui n’a pas suivi les différentes chroniques du téméraire M. Pape Alé Niang sur la question ? Pour le discréditer, on a tenté de le faire passer pour un ivrogne donc un mauvais musulman. Mais il est resté debout, malgré tout. Et que dire des interpellations de M. Mamadou Ndiaye Doss sur ce dossier. Il sera la cible d’injures sur les réseaux sociaux pour le décourager, mais il tient toujours le cap, malgré sa solitude.

Last, but not least, M. Ousmane Sonko ! Que n’a-t-il fait et dit sur la question ? Mieux, pour l’histoire et la postérité, il publia  Pétrole et Gaz: chronique d’une spoliation, à l’issue de laquelle il défia tout le gouvernement à un débat public. Que nenni, si ce n’est une diabolisation à outrance.

Pendant ce temps et moment où ces compatriotes patriotes engagés faisaient face à la machine étatique, qu’avons-nous fait ? Où étaient ceux qui, aujourd’hui, tentent de décrédibiliser nos journalistes ? Nous avons la critique facile, et c’est dommage.

Ces journalistes sont des sénégalais comme nous. Ils ne sont pas tombés du ciel, désolé. Ils ont des familles et ont les mêmes contraintes sociales que nous. Pourquoi voulons-nous qu’ils s’apitoient sur notre sort alors que nous ne sommes pas prêts à assumer notre propre révolte Nous voulons qu’ils changent, alors changeons !Abdou Khadre SANO,UGB Saint-Louis.

Ma pensée sur cette scabreuse affaire Aliou Sall Par Alassane K. KITANE

Pour moi, le plus scandaleux dans cette affaire ce n’est pas le fait que des milliards du Sénégal aient atterri dans les mains d’un quidam que l’alternance de 2012 a révélé au pays. Ce qui me choque le plus est la facilité avec laquelle toute une famille a fait main-basse sur des postes clés alors que les Sénégalais venaient juste de congédier le régime de Wade pour moins que ça.

Comment expliquer qu’après l’affaire Karim Wade on ait laissé faire Aliou Sall opérer au vu et au su de tout le monde dans des domaines comme la Banque, le transport aérien, etc.?

Comment avons-nous fait pour ne pas voir que la nomination de ce monsieur à la caisse de dépôt et de consignation (la CCD qui est hors du pouvoir d’investigation des corps de contrôle) pouvait être une stratégie de recyclage de l’argent venant du pétrole ?

Comment avons accepté que la famille et la belle famille du Président soient si omniprésentes dans les affaires ?

Comment avons-nous fait pour rester aveugles à l’anomalie de toutes ces nouvelles sociétés liées à la galaxie présidentielle ?

Pour ma part, la presse collaboratrice est en partie responsable de l’omerta qui
entoure tous ces scandales.

Mon avis est qu’il faut un large front de toutes les forces vives de la nation pour faire face à cette grave régression historique que ce régime est en train de faire faire à notre démocratie.

Ce scandale est scandaleux par sa possibilité même ! Car depuis 2012 on a tympanisé et inhibé le Sénégalais avec cette histoire de reddition des comptes. On a jugé Karim Wade dans un procès injuste, on a emprisonné Khalifa Sall pour une fausse affaire de détournement…

Les Sénégalais ont maintenant une clef de lecture des deux bizarreries : le cynisme avec lequel on a empêché la volonté populaire de s’exprimer en 2019 par une série de manigances indignes d’un fasciste et l’étrange dialogue politique qu’on leur a imposé à la suite de cette mascarade électorale.

Une chose est certaine : si nous courbons encore l’échine et laissons passer ce scandale, c’en est fini de toute culture de transparence et d’exigence de reddition des comptes dans ce pays !Alassane K. KITANE,Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès,Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Me Moussa Sarr : «La sortie du Garde des Sceaux est malheureuse»

http://www.seneweb.com Me Moussa Sarr a réagi à la sortie du ministre de la Justice, Me Malick Sall, à propos des révélations de la BBC. Le Garde des Sceaux, en marge de la prière de la korité, a pris la défense d’Aliou Sall, principal mis en cause dans l’enquête du média britannique.

«C’est une réaction de regret. Je déplore la sortie malheureuse du Garde des Sceaux, qui confond une affaire privée et une affaire d’intérêt national», condamne Me Sarr.

Prenant le contrepied du ministre de la Justice, la robe noire déclare : «Si l’on prétend que des ressources d’un pays aussi pauvre que le Sénégal ont été spoliées, il appartient exclusivement au procureur de s’autosaisir pour tirer cette affaire au clair.»

«Cela devient une exigence pour le procureur de déclencher une enquête pour des questions de transparence et de bonne gouvernance», ajoute-t-il.

L’avocat conclut : «Si Aliou Sall pense être diffamé, il lui appartient d’initier une procédure de diffamation pour laver son honneur.»

QUESTIONS NON ENCORE POSÉES PAR BABACAR GAYE

Pourquoi Petro-Tim Sénégal a été créée le 9 juillet 2012 juste après l’approbation par décret des contrats de Franck Timis ? Que vient faire le cousin Timbo d’Agritrans dans une transaction de 250.000 dollars entre sociétés pétrolières ?

  1. Pourquoi Petro-Tim Sénégal a été créé le 9 juillet 2012 juste après l’approbation par décret des contrats de Franck Timis?
  2. Au nom de quoi Djibril Amadou Kanouté, gérant statutaire de African Petroleum Sénégal SAU, filiale de African Petroleum Corp de Franck Timis, créé le 4 janvier 2012 après son départ de Petrosen, devrait-il conseiller Aliou Sall (selon lui) pour la signature de son contrat avec Franck Timis ?
  3. N’est-il pas bizarre que African Petroleum Sénégal SAU et Petro-Tim Sénégal SAU créées à 6 mois d’intervalle, poursuivant le même objet social dans un même secteur concurrentiel, ont un capital identique et occupé le même siège social sur la Rte du Méridien Président à l’immeuble 2K Plaza, Suite B2?
  4. Djibril Amadou Kanouté qui travaillait aussi pour Franck Timis aurait-il été contraint de s’effacer au profit de Aliou Sall afin que le Président signât les décrets d’approbation N° 2012-596 et N°2012-597, le 19 juin 2012 ?
  5. Pourquoi Aliou Sall s’engage-t-il dans un dossier aussi sensible sans en informer son frère de Président – a-t-il dit – alors que ses sociétés partenaires sont immatriculées à Hong Kong et dans des Îles Caïmans, paradis fiscaux par essence pour les sociétés-écran?

Qui en sont réellement les bénéficiaires économiques ?

  1. Que vient faire le cousin Timbo de Agritrans dans une transaction de 250 000 dollars entre sociétés pétrolières?

NB : L’empire Timis (Maison mère, sociétés écrans et filiales sénégalaises) ressemble à un arbre généalogique dont tous les éléments sont nés en 2012.

Timis Corp maison mère de African Petroleum Corp dont la filiale African Petroleum Senegal SAU est créée le 4 janvier 2012 (Dakar)

PetroAsia créé le 11 juillet 2012 (Îles Caïmans) propriétaire de

PetroAsia Ltd créé le 6 Mars 2012 entre les deux tours de la Présidentielle à (Hong-Kong) propriétaire de

PetroAsia NewCo, créé le 29 juin 2012, 10 jours après les décrets d’approbation (Îles Caïmans) et de

Petro-Tim Ltd, créé le 19 janvier 2012 (Îles Caïmans) maison mère de

Petro-Tim Senegal SAU, créé le 9 juillet 2012 (Dakar), une semaine après la création d’une société écran aux Îles Caïmans. Bonne fete de l’Aid El Fitr.

 LE DIALOGUE,NÉCESSAIRE OU JEU DE DUPES ?

https://www.seneplus.com -Sputnik France-Les avis sont partagés sur cette concertation, voulue par Macky – Elle est «nécessaire» pour le pays, affirme Alioune Tine, figure de la société civile alors que l’éditorialiste Abdoulaye Bamba Diallo n’en voit pas la nécessité

«Pour cette mission, Famara Ibrahima Sagna est excellent, on ne peut pas avoir quelqu’un de meilleur que lui, au regard de son expérience, des principes qui l’animent, de ses vertus. C’est lui qui a inventé une administration électorale neutre ici, au Sénégal, dans les années 1990», a jugé Alioune Tine, fondateur en septembre 2018 d’Africajom Center, un think tank travaillant sur les questions d’innovation démocratique, d’État de droit, de droits de l’homme, les problèmes d’insécurité et d’environnement.

Alioune Tine est l’une des figures de la société civile les plus réputées au Sénégal et à l’étranger. Il a dirigé des ONG de défense des droits de l’homme comme la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) et le bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest. Il se félicite dans un entretien à Sputnik du choix de Famara Ibrahima Sagna, 80 ans, ancien ministre de l’Intérieur et de l’Économie et des Finances, pour diriger le «dialogue national» lancé au Sénégal par le Président Macky Sall.

Ce dernier a été élu pour la première fois Président du Sénégal en 2012 et réélu au premier tour de scrutin le 24 février 2019 avec un peu plus de 58% des voix face à quatre candidats, dont Idrissa Seck, un ancien Premier ministre, et Ousmane Sonko, un député. Ses adversaires ont contesté les résultats et déclaré qu’ils ne le reconnaissaient pas comme Président, décidant cependant de ne pas recourir à la justice.

En prêtant serment pour son second mandat, le 2 avril, Macky Sall a appelé à un «dialogue sans exclusive; un dialogue constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays; forces politiques, économiques et sociales». Et le 28 mai, il a convié à la présidence des représentants de diverses composantes de la société pour la cérémonie de lancement du dialogue national, afin de «discuter des questions politiques, sociales et économiques du pays».

La rencontre a rassemblé des représentants de la classe politique (ministres, députés, élus locaux, majorité présidentielle, opposition), de la société civile, des syndicats, des chefs religieux et coutumiers. Issa Sall, l’un des quatre candidats battus par Macky Sall à la résidentielle, y a assisté, une démarche fustigée devant la presse par Ousmane Sonko. Le Parti démocratique sénégalais (PDS), formation de l’ex-président Abdoulaye Wade, a décliné l’invitation, mais l’un de ses responsables, Oumar Sarr, s’y est en rendu à titre personnel, selon la presse locale.

Lors de la cérémonie, Famara Ibrahima Sagna a donc été nommé à la tête du Comité de pilotage du dialogue national par Macky Sall, qui l’a jugé «particulièrement indiqué et habilité pour coordonner l’animation de cet exercice hautement important pour le devenir de la nation sénégalaise».

La nomination de cet administrateur civil de formation et analyste financier de vocation a largement été saluée au Sénégal.

Quelques jours après la désignation de Famara Ibrahima Sagna, quatre autres personnalités ont été nommées dans une commission pour conduire le volet politique du dialogue national. Le chef de cette commission est Mamadou Niang, général et ancien ministre de l’Intérieur. Ses autres membres sont Babacar Kanté, ancien vice-président du Conseil constitutionnel, Alioune Sall, juge à la Cour de justice de la Commission Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Abdou Mazide Ndiaye, membre de la société civile. Alioune Tine a regretté l’absence dans cette commission de femmes et jeunes, espérant que les autorités pourraient «rattraper cette erreur» dans les prochains jours.

Aucun calendrier officiel n’a été communiqué, ni pour les travaux du dialogue national ni pour les structures qui seront chargées des différents volets, mais le fondateur d’Africajom Center souhaite que les discussions annoncées rassemblent autant de monde que possible et n’excluent aucune question, même si l’accent semble mis au départ sur les questions politiques. Et, de ce point de vue, le dialogue national est «nécessaire» et «utile».

«Pour nous, la justification du dialogue est une nécessité absolue. La construction d’un horizon commun d’un nouveau Sénégal n’appartient pas seulement aux politiques, elle appartient à tous les citoyens et demande la mobilisation de tous les citoyens. Le dialogue national aurait dû avoir lieu depuis 2000, de mon point de vue, avec l’Alternance», lorsque le libéral Abdoulaye Wade a été élu face au socialiste Abdou Diouf, dont le parti dirigeait le Sénégal depuis 40 ans, a soutenu Alioune Tine.

Après douze ans à la tête du Sénégal, Abdoulaye Wade a été battu à la Présidentielle par Macky Sall en 2012. Mais ces changements de Présidents n’ont pas forcément amélioré la gouvernance politique dans le pays, d’après Alioune Tine.

«Les alternances n’ont pas permis de renforcer les acquis. On est dans une instabilité constitutionnelle et institutionnelle permanente. Chaque Président qui arrive fait comme si rien ne s’était passé» avant sa prise de fonctions. «On dit que nous sommes une démocratie majeure et nous n’arrivons pas à avoir une démocratie ni quantitative ni qualitative», regrette-t-il, évoquant les contestations récurrentes autour des élections dans le pays. Donc, a-t-il insisté, «le dialogue, c’est nécessaire et utile».

Tout le monde n’est pas de cet avis dans le pays. C’est le cas de Yoro Dia, politologue sénégalais, qui prévoit un «débat digne du sexe des anges» dans une tribune publiée par plusieurs médias locaux dont le journal Le Quotidien dans son édition du 22 mai 2019.

Au Sénégal, «nous sommes toujours à la recherche de l’art de perdre du temps, parce que nous sommes entre le marteau d’une classe politique qui fait tout pour ne pas aborder les vraies questions et l’enclume d’une société civile composée en majorité de rentiers de la tension. Une tension souvent artificielle qui leur permet de survivre et d’exister médiatiquement», a fustigé Yoro Dia.

Abdoulaye Bamba Diallo, journaliste, patron de presse et éditorialiste, abonde dans le même sens, dans un entretien à Sputnik. Il est l’un des responsables du site d’information NHnews, créé après la cessation de la parution en 2018, de son hebdomadaire Nouvel Horizon. Ce magazine a été publié pendant 21 ans.

«Je constate une chose: nous ne sommes pas dans une situation qui suscite la tenue d’un dialogue national. Il n’y a ni crise politique, ni crise institutionnelle, ni blocage des institutions, ni crise sociale majeure. Je ne vois pas en quoi, juste au lendemain d’une élection présidentielle remportée par quelqu’un au premier tour,  il est utile de convoquer un dialogue national», a avancé Abdoulaye Bamba Diallo. «À quoi sert cette histoire, que je considère comme un jeu de dupes?», s’est-il interrogé.

Il rappelle qu’une commission mandatée par Macky Sall lui-même avait été chargée, en 2012, de mener une concertation sur les réformes institutionnelles à initier dans le pays. Cette commission a remis ses recommandations au Président. Ce dernier «en a choisi quelques-unes qui lui convenaient et a jeté le reste aux orties», a indiqué l’éditorialiste.

«Je ne pense pas qu’aujourd’hui le dialogue puisse aller dans le sens ni des réformes institutionnelles ni des réformes constitutionnelles», a poursuivi Abdoulaye Bamba Diallo.

Pour Alioune Tine, le boycott annoncé par certains opposants ou le scepticisme concernant le dialogue national n’atténue en rien sa nécessité et son utilité.

«Pour moi, le boycott est une forme de participation au dialogue national, on n’est pas à l’intérieur, mais à l’extérieur et parfois, cela permet de mettre du contenu. Il faut laisser les gens libres de choisir d’être dedans ou de ne pas être dedans», a-t-il estimé, en s’interrogeant toutefois sur la pertinence d’une politique de la chaise vide, au regard des enjeux des discussions programmées.

Selon Alioune Tine, les décisions qui en seront issues sont appelées à «engager tout le monde». Il a assuré que la société civile veillera à ce qu’elles soient prospectives, en pensant notamment à la gestion des gisements de gaz et de pétrole découverts récemment au Sénégal et à la politique sécuritaire, dans une région marquée par des opérations sanglantes de groupes djihadistes.

Il a révélé que son think tank a mis en place, avec différents acteurs, une plateforme «qui est le cadre de concertation et d’action des forces vives de la nation», travaillant déjà sur «du contenu, une feuille de route, des termes de références».

«On invite tout le monde à aller au dialogue. Aujourd’hui, le Sénégal est devenu un pays attractif, qui suscite beaucoup de convoitises sur le plan international. Nous allons avoir des acteurs externes qui sont beaucoup plus puissants que nos États, dont certains peuvent même créer et alimenter des conflits. C’est une menace supplémentaire pour la sécurité nationale», en plus des groupes djihadistes. «Tout cela fait que dans cette situation, nous avons besoin d’être unis, forts et solidaires face à ces défis», a-t-il conclu. Coumba Sylla

 Émigration irrégulière : 300 candidats originaires de Thiaroye- sur-mer morts en mer en 13 ans

https://www.dakaractu.com Entre 2003 et 2019, 374 candidats à la migration irrégulière, originaires de Thiaroye-sur-mer auraient perdu la vie en mer, en tentant de rallier les Iles Canaries, en Espagne.

Ce chiffre alarmant a été donné par l’association des jeunes rapatriés de Thiaroye-sur-mer dirigée par Moustapha Diouf. Qui fait savoir dans un reportage effectué par Infosmigrants.net à Thiaroye-sur-mer sur l’émigration irrégulière, que les jeunes de ce village lébou n’ont pas enterré leur désir de rejoindre les rives européennes. Ce, en dépit des efforts faits quotidiennement par son organisation pour les en dissuader.

Dans ce reportage, des jeunes rencontrés dans les rues de Thiaroye-sur-mer affichent leur volonté de quitter leur terroir pour une vie meilleure en Occident.

Me Alioune Badara Cissé : «Nous avons pris des dispositions pour faire libérer Khalifa Sall»

https://www.dakaractu.com Le médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé était dans les rangs dans la prière collective à Massalikoul Djinane, lors de la célébration de l’Aïd al-Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan. Interrogé par Dakaractu, ABC a confirmé avoir pris des dispositions pour faire libérer Khalifa Sall…

Aminata Tall : «Si je devais être en colère, c’est contre Macky»

http://www.rewmi.com La désormais ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) ne digère toujours pas les informations selon lesquelles elle était en colère contre sa remplaçante Aminata Touré.

Dans un entretien de deux pages accordé à L’Observateur, Aminata Tall confie n’avoir aucune haine contre son successeur. « Je n’ai pas piqué de colère contre mon successeur. Je n’ai pas une raison de piquer de colère », précise-t-elle.

L’ancienne mairesse de Diourbel d’ajouter : « Si je devais être en colère, c’est peut-être contre le décideur, Macky Sall. Mais, si je reconnais que je fais partie de ceux qui l’ont élu, donc qui lui ont donné ce pouvoir, pourquoi piquer une colère ».

Interdiction de son droit de Karim Wade : «Légale » et « nécessaire », selon la Cour de justice de la Cedeao

https://www.dakarposte.com Le verdict est tombé le 4 mars 2019 dernier mais il a été rendu public le 15 mai dernier. La Cour de justice de la Cedeao a tranché sur le recours de Karim Wade contre sa radiation sur les listes électorales.

D’après Libération qui donne l’information, la Cour a estimé que cette restriction est « légale » mais surtout « nécessaire ». « La Cour constate que le rejet de l’inscription de Karim Meïssa Wade sur les listes électorales lorsqu’il aspire à la plus haute fonction étatique, constitue une restriction à son droit de vote, mais cette restriction est faite en application de la lioi, notamment des articles 34 et 35 du code pénal rt L31 du code électoral sénégalais.

Elle vise à réprimer plus sévèrement certains faits lorsqu’ils sont commis par des personnes dépositaires de l’autorité publique. Cette privation de l’exercice du droit de suffrage est attachée de plein droit à diverses condamnations pénales sans que le juge qui décide de ces mesures, ait à les prononcer expressément. La restriction est donc légale et nécessaire », lit-on dans le document.

DEUX PEUPLES, SANS BUTS, NULLE FOI PAR PAPA CHIMÈRE DIOP

La déliquescence même d’une société c’est lorsque l’éducation publique est en faillite – C’est aussi lorsque les valeurs ne sont plus au rendez-vous, lorsque l’autorité parentale a démissioné, lorsque les signes matériels sont confondus avec la réussite

Au Sénégal, la désunion et l’envie ont fini de nous enfoncer plus bas que le plus profond des abysses . Médire, comploter, gaspiller, trafiquer et manigancer sont devenus le quotidien de beaucoup.

J’ai été particulièrement affecté par l’abjecte communion nationale autour d’un documentaire alors que nous étions à notre dernier jour de Ramadan. Si nous fournissions les mêmes efforts pour réclamer aux professeurs d’être plus rigoureux, aux entreprises de sévir contre le harcèlement sexuel et moral, aux riches plus de solidarité fiscale, la fin de la gabegie culturelle et j’en passe… Nous aurions contribué à une croissance tangible.

Que chacun prenne la peine de faire son propre procès. Combien d’entre nous sommes  exempts de reproches ? Combien dépassent des voisins dans l’absolue misère et n’en ont cure ? Combien qui jadis étaient des gens accessibles en arrivent à ignorer les appels de leurs « amis » car s’étant créés une nouvelle identité sociale ?

Je me rends compte jour après jour un peu plus du danger qui nous guette. Si nous ne nous ressaisissons pas, nous créerons des générations de cancres accros à la politique et à des séries télévisées dénuées de tout agenda mis à part le conditionnement et l’abrutissement massif…

Je ne cesserai de le répéter, il ne sert à rien de faire des classements des « 50 meilleurs je ne sais quoi » si tout ce monde est issu d’une classe aisée ou a eu la chance d’aller dans une école privée. La déliquescence même d’une société c’est lorsque l’éducation publique est en faillite. C’est aussi lorsque les valeurs ne sont plus au rendez-vous,  lorsque l’autorité parentale a démissioné, lorsque les signes matériels ostentatoires sont confondus avec la réussite, lorsque des milliers d’enfants vont à l’école dans des « abris provisoires » parqués comme du bétail, lorsqu’au nom de l’enseignement religieux on accepte la mendicité infantile révoltante des talibés qui sont abusés physiquement et sexuellement, lorsque les élites mentent etcetera,etcetera.

Je mets d’ailleurs au défi qui que ce soit de me citer une personne brillante et universellement reconnue issue du système d’enseignement public sénégalais née ces 20 dernières années.

Loin de m’eriger en sentinelle ou en donneur de leçons, je me reconnais aussi dans ce constat. Je suis un acteur du système, j’y ai participé et je l’ai entretenu mais j’ai décidé de changer.

J’apprends à l’instant que nous allons encore une fois prier dans la désunion. Quelle honte

Désunion dans la foi !Désunion sociale !Désunion mentale !Pathétique !  Dewenati et Aid Mubarak quand même…

Criminalisation du viol : Me Assane Dioma Ndiaye contre la décision de Macky Sall

https://www.leral.net Me Assane Dioma Ndiaye ne partage pas la volonté du chef de l’Etat de faire voter un projet de loi à l’Assemblée nationale, pour criminaliser le viol.

« Quand on parle de crime, il faut nécessairement une instruction. Cela veut dire qu’à chaque fois que nous sommes en présence d’un viol, il faudra saisir le juge d’instruction. C’est un problème, d’abord, du point de vue de l’engorgement des cabinets d’instruction, mais également de la lenteur qui va s’induire », a dit l’avocat sur la Rfm.

Selon la robe noire, « cela peut causer un décalage entre la matérialité des faits et le moment des jugements ». Et sous ce rapport, a-t-il indiqué, « les victimes ont besoin d’être jugées très rapidement, pour avoir rapidement une reconnaissance de leur qualité de victime pour exorciser leur psycho-traumatisme. Si vous êtes victimes de viol et n’êtes jugés que trois ans ou quatre ans après, cela va poser des problèmes, du point de vue de psychologique ». Et Assane Dioma Ndiaye de marteler, « on ne peut pas, du jour au lendemain, lancer une action comme cela, sans consulter les véritables acteurs ».

Dr Ngouda Mboup : « Le Cese et le Hcct sont des anomalies démocratiques »

http://www.seneweb.com « Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) sont des anomalies démocratiques car étant des institutions mi-démocratiques (membres élus au suffrage universel indirect) mi-corporatistes (membres nommés par le président de la République) », écrit Dr Ngouda Mboup, spécialiste en droit public quelques jours après l’installation officielle Aminata Touré, la nouvelle présidente de la Cese.

« Ces institutions sont des doublons, elles se concurrencent, mais aussi sont concurrencées par d’autres comme le Haut conseil pour le dialogue social », fait remarquer le constitutionnaliste, qui souligne cependant que le CESE est l’institution « la plus démocratique parmi les deux, au regard de son article 4 qui permet le droit de pétition ».

L’expert conseille toutefois la dissolution des deux institutions et leur remplacement par une autre « beaucoup plus efficace et moins budgétivore » : « une chambre haute dénommée Assemblée sociale et des territoires dont les membres seront élus au suffrage universel direct ».

Ngouda Mboup recommande que ces changements soient apportés par une révision de la Constitution.

ACCIDENT À SAINT-LOUIS : 12 MORTS ET 17 BLESSÉS !

http://www.emedia.sn L’hécatombe sur la route de Saint-Louis à la veille de la fête de l’Aid- El-Fitr (Korité). Un violent accident s’est produit ce matin sur la RN2 à Ndialam, situé à 22 kilomètres de Saint Louis, non loin du centre de l’ISRA. Douze personnes y ont perdu la vie. Dix-sept blessés ont été enregistrés dont 12 dans un état grave. Les sapeurs-pompiers ont procédé à leur transfert au centre hospitalier régional de Saint Louis vers 12 heures.

Un camion a violemment heurté un véhicule de transport inter urbain appelé « Geuleu-gueleu ». Des mères de familles et d’autres personnes provenant des villages environnants étaient à bord de ce véhicule. Elles venaient s’approvisionner à Saint-Louis à l’occasion de la Korité. « On a mobilisé 10 ambulances pour évacuer les victimes . Toutes les victimes ont été évacuées à l’hôpital régional de Saint-Louis. Les corps sans vie sont également à la morgue dudit hôpital », a expliqué le capitaine, Mohamed Bobo Diallo.

Thierno Seydou Niang, directeur du centre hospitalier régional de Saint Louis, a fait le point. « Il y a eu 17 blessés que nous avons reçus et que nous avons pris en charge au niveau du service des urgences. Ils ont reçu tous les soins nécessaires. On en a eu trois au niveau de la réanimation ». Momar Alice NIANG (Correspondant à Saint-Louis)

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