Sit-in : le collectif contre les violences faites aux femmes réclame la protection de l’Assemblée nationale et des prisons

 Sit-in:le collectif contre les violences faites aux femmes réclame la protection de l’Assemblée nationale et des prisons
 Sit-in:le collectif contre les violences faites aux femmes réclame la protection de l’Assemblée nationale et des prisons

 

https://www.leral.net L’Association des juristes du Sénégal et d’autres associations féminines sont en sit-in, ce matin, à la place de la Nation pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Elles disent stop à ces violences, à l’instar de Miriam Dior, membre du collectif contre les violences faites aux femmes : « Lorsqu’on se barricade dans notre maison et quand même on y s’y retrouve pour nous agresser, il y a problème. Lorsqu’on se retourne en marchant pour voir si celui qui nous suit n’est pas un agresseur, il y a problème. Nous avons peur et nous disons non à cette violence. La population doit être vigilante. L’Assemblée nationale et les prisons doivent nous protéger de ces gens ».

Le collectif contre les violences faites aux femmes,réclame la criminalisation du viol

https://www.leral.net Le collectif contre les violences faites aux femmes a organisé un sit-in ce samedi matin à la Place de la Nation pour protester contre la recrudescence des viols et des meurtres contre les femmes. Ce, après le meurtre de Bineta Camara, le week-end dernier à Tambacounda. Le collectif et ses partenaires ont demandé « la criminalisation du viol ». Daba Dionne de l’institut Panos a estimé que « le viol ne doit plus être considéré comme un simple délit ».

TAMBACOUNDA:MARCHE DE PROTESTATION CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Tambacounda, 26 mai (APS) – Des centaines de manifestants ont marché dimanche dans les rues de Tambacounda (Est) pour dénoncer la recrudescence des agressions sexuelles, des viols suivis de meurtre dans le pays.

En majorité des femmes, les manifestants ont dit « Non aux agressions et les violences faites aux femmes ». « Ça suffit ! », c’est le slogan de plusieurs manifestants qui ont sillonné depuis 8 heures, des quartiers de la commune avant d’arriver devant la gouvernance, point de chute.

« Beaucoup de femmes et de jeunes filles sont victimes de violences physiques ou sexuelles, de crimes ou de mutilations génitales », a déclaré la porte-parole, Fatoumata AÏdara.

Cette manifestation est organisée suite à la mort d’une jeune fille, Binta Camara, tuée samedi dernier dans son domicile, à Tambacounda.

« Nous dénonçons l’assassinat de notre sœur Binta Camara, une fille bien, pieuse et très courtoise. Il est temps que cesse la violence sur les femmes et les jeunes filles », a indiqué Mme Aïdara.

A travers un mémorandum, elle sollicite la mobilisation de tous pour mettre fin aux violences physiques et morales que subissent les femmes depuis quelques moments.

« Nous jugeons indispensable de faire progresser les normes sociales liées au genre et promouvoir le respect entre les hommes et les femmes », a-t-elle fait savoir.

Les manifestants réunis autour d’un comité, comptent lancer une campagne dans le département pour alerter sur l’ampleur des nombreuses violences faites aux femmes.SDI/ASB

Zahra Iyane Thiam:«mettre en place un cadre de réflexion pour éradiquer ces violences faites aux femmes»

https://www.leral.net La nouvelle ministre de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam a pris part au sit-in organisé ce samedi 25 mai 2019 à la Place de la Nation ex-place de l’Obélisque, pour protester contre les violences faites aux femmes, notamment la recrudescence des viols et des meurtres contre les femmes.

Mme Zahra Iyane Thiam a estimé que les femmes méritent plus de soutien et de solidarité. Elle a mis en mis en relief le développement des réseaux sociaux dans le monde, qui s’accompagne de plusieurs maux.

La ministre de la Microfinance a, toutefois, suggéré « la mise en place d’un cadre de réflexion pour échanger et trouver des solutions à ces phénomènes de violences faites aux femmes », notamment les viols et les meurtres contre les femmes.

Mme Soham Wardini:«si on ne peut pas appliquer la peine de mort, il faut durcir les sanctions contre les violeurs-tueurs»

https://www.leral.net Mme Soham Wardini a plaidé un durcissement des sanctions contres les auteurs de viols et de meurtres contre les femmes.

« Si on ne peut pas appliquer la peine de mort, il faut durcir les sanctions contre les violeurs-tueurs », a dit Mme Soham Wardini, le maire de Dakar, ce samedi lors du sit-in du collectif contre les violences faites aux femmes à la Place de la Nation.

Plusieurs autorités, des femmes notamment, dont des ministres et des députés, ont pris part à cette manifestation qui fait suite au meurtre de Bineta Camara, samedi dernier à Tambacounda.

Thérèse Faye Diouf: »Pourquoi ne pas réfléchir sur le retour de la peine de mort

http://www.seneweb.com Thérèse Faye est en colère. « Il est inadmissible que des femmes ou des filles subissent des viols et des meurtres dans ce Sénégal, déplore la directrice de la Petite enfance et de la Case des tout-petits, en mage d’une rencontre à l’Ucad dont elle était la marraine. Il s’agit là d’actes horribles surtout dans un pays réputé de paix, de stabilité mais également dans un pays où la religion prédomine. C’est pourquoi à l’instar de toutes les femmes, je déplore de tels actes aussi barbares qu’atroces envers les femmes et des filles. »
Thérèse Faye fonde beaucoup d’espoir sur la tenue du Conseil présidentiel sur la sécurité. « (Il) devrait être l’occasion pour le gouvernement de prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces pratiques horribles, ces meurtres et viols que subissent les femmes et les filles », espère-t-elle.
Quels genres de « mesures fermes » ? La peine capitale ? Sans émettre un avis tranché, la jeune responsable de l’Apr paraît tentée par cette solution radicale. Elle interroge : « Aujourd’hui pourquoi ne pas réfléchir sur le retour de la peine de mort ? Au nom de quoi devrait-on laisser des gens tuer et abuser sexuellement des femmes et des filles dans ce pays? Certains diront que c’est la répression doit être dissuasive. Mais il est clairement dit dans le Saint Coran que qui ôte la vie doit être tuer à son tour. »

Adji Mergane Kanouté:«Nous allons porter le combat pour la criminalisation du viol»

http://www.seneweb.com La criminalisation du viol serait-ce la solution pour stopper la spirale de violence que subissent les femmes et les jeunes filles au Sénégal ? La député Adji Mergane Kanouté pense que oui. Elle en a fait la révélation en marge de la manifestation organisée ce samedi par le réseau des femmes qui s’activent contre toutes formes de violence perpétrée sur les femmes, les jeunes filles et les enfants.«Je suis là en tant que mère de famille, en tant que sœur, en tant que femme et aussi en ma qualité de parlementaire, a déclaré Adji Mergane Kanouté, présidente de l’Union pour le développement du Sénégal authentique (Uds/A). Je suis une élue du peuple. Et aujourd’hui, nous femmes parlementaires, nous nous engageons à porter le combat pour la criminalisation du viol. Cette présence des femmes parlementaires ici est importante dans la mesure où c’est nous qui votons les lois.» La député ajoute : «Nous avons été interpelées pour qu’on fasse de ce combat notre affaire.  Et nous allons en faire notre affaire. Ce combat, nous allons le porter courageusement et vaillamment, parce que ce sont nos sœurs, nos enfants, nos filles qui sont généralement violées et même tuées parfois et de manière atroce.»

Idéologie du viol, Par Sidy DIOP

https://www.ferloo.com http://www.lesoleil.sn/ Depuis le meurtre de la jeune Bineta Camara à Tambacounda, le débat sur le viol s’est invité sur les plateaux télés et radios – Et l’on en entend de sidérantes billevesées !

Depuis le meurtre de la jeune Bineta Camara à Tambacounda, le débat sur le viol s’est invité sur les plateaux télés et radios. Et l’on en entend de sidérantes billevesées ! Moustapha Fall, le « Che » tropical de Kaolack est d’avis qu’il faut décriminaliser le viol «pour que les violeurs ne tuent plus leurs victimes». «On a toujours violé au Sénégal, mais on ne tuait pas. C’est la peur de se faire prendre qui pousse les violeurs à tuer», défend-il sur le plateau de la 7Tv.

Et comme la gaucherie n’a pas de limite, l’invité à la rutilante voiture de fonction pense tout haut que les violeurs violent parce que ce n’est pas facile de prendre femme au Sénégal. «Il faut faciliter l’accès aux femmes pour que les cas de viols diminuent». Rien que ça ! Sur le même plateau, une chroniqueuse à la culture générale aussi ténue qu’un fil de soie y va aussi de son péan en poussant plus loin le bouchon de la grossièreté : «Jadis, c’est dans les familles toucouleur-halpulaar que les personnes âgées violaient plus les petites filles».

Et «Che» d’opiner : «Bien sûr». Diantre ! Une légèreté qui fait écho aux propos tenus naguère par Songué Diouf : «Nous vous violons parce que vous violez tous les codes moraux en nous donnant envie de vous violer par votre manière de vous habiller». C’est définitif, le viol tient ses nouveaux idéologues. (Le Soleil)

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