Revue de presse du Mercredi 29 Mai

Revue de presse du Mercredi 29 Mai
Revue de presse du Mercredi 29 Mai

#SenCaféActu du 29 Mai 2019 Par Adama Sow

A la Une : Dialogue national : le Sénégal se retrouve ; « Maitresse d’un homme marié » dérape, Jamra s’emporte et saisit le CNRA ; Korité : ce sera mercredi 5 juin selon l’ASPA
1-Des annonces et une mesure forte sortie du dialogue national : Sur demande des chefs religieux et d’acteurs politique et de la société civile, le Chef de l’Etat instruit au ministre de l’Intérieur de prendre des mesures concrètes pour éradiquer le phénomène des enfants de la rue après la Korité. A l’unanimité, Famara Ibrahima Sagna désigné pour diriger les travaux du dialogue. La libération de Khalifa Sall exigée, Macky Sall se dit ouvert dans le respect des procédures. Les violences faites aux enfants et aux femmes seront débattues en conseil des ministres ce mercredi et des décisions sont attendues
2-Jean Paul Dias : « On fait trop d’enfants au Sénégal : il y a le pétrole qui va arriver et le gaz mais il ne faut pas qu’on soit trop nombreux. J’étais là quand on est allé à l’indépendance. Nous étions trois millions d’habitants. La démographie est exponentielle au Sénégal. Il faut être objectif. Mais il ne faut pas que les femmes, parce qu’elles sont dans la polygamie, aient chacune une armée de gosses. Je sais que cela va choquer mais je préfère le dire ».
3-« Maitresse d’un homme marié » choque encore Jamra, le CNRA décide de sévir : Jamra a saisi hier soir le CNRA pour dénoncer une séquence jugée obscène et provocatrice diffusée dans le dernier épisode de la série. Selon Mame Mactar Guèye, la séquence est d’autant plus choquante qu’elle est diffusée en plein mois de ramadan. Le CNRA a décidé de se réunir pour étudier les représailles contre Marodi et la 2STV considérés comme récidivistes par Jamra
4-La Korité célébrée le 5 juin normalement: l’Association pour la promotion de l’astronomie (ASPA) annonce que la lune sera observable le mardi 5 juin : Selon Maram Kairé, « la Lune se couchera à 20h49, soit 1h12mn après le Soleil qui se couche à 19h37. La lune sera alors âgée de 1j09h et sa surface éclairée sera de 2,48%. Elle sera facilement observable au Sénégal et en Afrique, partout où le ciel est dégagé. »
5-Bac 2019 : 159mille candidats dont 82mille filles entament ce mercredi les épreuves d’anticipé de philosophie. Pour éviter les fraudes, l’Office du bac a interdit le téléphone dans les centres d’examen
6-Ousmane Sonko tient un point de presse ce mercredi : le président de Pastef compte commenter l’actualité de ces derniers jours marqué par des faits de société et par le démarrage du dialogue national lancé hier et auquel il n’a pas pris part
7- Amadou Gallo Fall nommé président de la NBA Basketball Africa League: Le sénégalais est le patron de la nouvelle ligue NBA Afrique qui démarre en 2020, une consécration pour l’ancien international qui a consacré sa carrière à développer le basket en Afrique.Ma Revue de Presse

Carburant : La Sar dément la pénurie

http://www.seneweb.co La Société africaine de raffinage (Sar) n’a pas de crainte concernant l’approvisionnement en carburant dans les jours à venir. En effet, la Sar rassure les consommateurs et exclut toute pénurie.

« Il n’y a aucun risque de rupture de carburant. Un bateau était en train de décharger hier. Mieux, il y a du carburant dans tous les dépôts », martèle le chargé de communication de la Sar, Ousseynou Ndiaye, dans Le Soleil.

Pour rappel, il a été écrit dans la presse que la Sar était dans l’incapacité de respecter ses obligations contractuelles envers son adjudicataire Dermond Oil and Gas, l’obligeant à cesser ses opérations de raffinage depuis dimanche dernier.

Der Mond qui a raflé l’appel d’offres de la Société africaine de raffinage (Sar) pour le fuel et le brut décharge le brut ce matin.

Liberation-Déjà à cause des tensions à Senelec, le fuel avait été livré sans les préalables ban-caires pour éviter le pire. Et même pour la Sar, le brut sera encore libéré aujourd’hui, en guise de… prêt. Une première dans l’histoire de la Sar qui vogue au rythme de la transparence depuis l’arrivée de Locafrique Holding dans le capital. Mieux, Der Mond a offert un crédit fournisseur de150 jours à la Sar pour lui permettre de faire face à ses engagements et éviter tout sur- coût sur le brut comme cela se faisait sur l’ancien contrat avec Addax.

Il faut dire que le bateau de Der Mond est à Dakar depuis le 5 mai mais il ne pouvait

pas décharger faute de place à cause du retard dans la dernière livraison d’Addax

au cœur de plusieurs scandales financiers. Cette entité basée en Suisse se sucrait grave, il faut le dire, avant que la Sar ne lance, en toute transparence, un appel d’offres gagné par Der Mond. A titre de preuve, l’appel d’offres qui a vu la participation de traders comme Iroko,Vitol, Trafigura, Itoc, Addax (le dernier trio a les mêmes intérêts) a permis de faire une économie de 9 millions d’euros par cargai-son si l’on compare avec l’ancien contrat scandaleux d’Addax. Pour dire que ce tra-der suisse, mis en cause récemment par Publiceye, a perdu sa poule aux œufs d’or au Sénégal. Nous y reviendrons ample- ment.

Situation monétaire : Expansion de la masse monétaire

https://www.lejecos.com Dans sa Note de conjoncture du premier trimestre 2019, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) annonce une expansion de la masse monétaire.

«Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 484,4 milliards ou 10,3%, à fin mars 2019. En contrepartie, une baisse des actifs extérieurs nets des institutions de dépôts de 447,2 milliards et un renforcement de 843,3 milliards de l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts sont notés », lit-on dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Sur un autre point, elle renseigne que les transferts rapides d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal sont ressortis à 282 milliards au premier trimestre 2019, augmentant de 8% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette situation est en phase avec l’évolution attendue de l’activité en zone euro (+1,2%), principale origine des transferts rapides d’argent au Sénégal.

En rythme trimestriel, les transferts rapides d’argent reçus ont enregistré une baisse saisonnière de 2,2% entre le dernier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019. Adou FAYE

Légère baisse des prix de production au mois d’Avril 2019

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) souligne que l’activité industrielle est marquée, au mois d’avril 2019, par une réduction des prix de production de 0,1%, relativement à ceux du mois précédent.

Cette situation s’explique essentiellement par la réduction des prix de production dans les industries textiles et du cuir (-2,4%), et alimentaires (-2,3%). Toutefois, selon l’Ansd, il a été noté un redressement des prix dans les industries de production d’énergie (+4,5%), des matériaux de construction (+0,7%), mécaniques (+0,4%) et chimiques (+0,1%).

Les prix de production dans les industries extractives, du papier et du carton, ainsi que ceux des autres industries manufacturières n’ont pas connu de variations sensibles sur la période.

Rapportés à ceux du mois correspondant de l’année précédente, les prix de production industrielle ont progressé de 1,4%. Sur les quatre premiers mois de 2019, ils ont augmenté de 1,1%, par rapport à ceux de la période correspondante de 2018. Adou FAYE

Relance du tourisme en Casamance :Les acteurs dénoncent le sabotage de la compagnie nationale

https://www.dakaractu.com « Le ministre du Tourisme, Alioune Sarr était entouré de tous ses conseillers. Il y avait lors de cette réunion le directeur de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, le directeur de notre compagnie nationale Air Sénégal et nous trois qui venons de la Casamance c’est-à-dire les opérateurs du tourisme : moi Augustin Diatta, Christian Jacquot et Pascal Ehemba. Nous étions accompagnés de l’inspecteur du tourisme en Casamance. Le ministre a demandé aux représentants du Groupe Belge est-ce que vous voulez investir au Sénégal ? Ils lui ont répondu par : deux hôtels à la Pointe Sarène : 1 de quatre étoiles et un autre de cinq étoiles. Chaque hôtel aura 400 chambres et les chantiers vont démarrer au mois d’octobre. En plus nous voulons un vol Bruxelles-Dakar-Cap Skirring. Nous sollicitons votre autorisation. La destination Casamance nous intéresse parce que nous trouvons beaucoup d’opportunités. Et de deux aussi, la saison dure 6 mois. Donc nous permettrons avec nos vols, de faire que la saison dure toute l’année. Partant de tout ça, le ministre a exhorté les deux compagnies à aller discuter en tête à tête dans une autre salle du ministère. Et nous sommes retournés en Casamance tout en ayant l’espoir grand. Malheureusement, les représentants de la compagnie nous ont demandé de verser une somme alors que nous ne travaillons pas comme ça. Nous avons boudé. C’est comme ça que ces partenaires sont rentrés en Belgique alors que nous étions à un fil pour décrocher cette compagnie qui est numéro 1 dans le monde. Alors que c’est pratiquement dans ces conditions que nous avons perdu une autre puissance mondiale du transport aérien, la compagnie XL et nous nous sommes tus parce que vu la sensibilité de la région. Mais là, nous en avons ras-le-bol».

Le Sénégal a été élu le 27 mai à Nairobi, au Conseil exécutif d’ONU HABITAT pour un mandat de 4 ans.

https://www.dakaractu.com Il s’agit d’un nouvel organe stratégique qui est chargé de suivre le fonctionnement, les programmes et les projets d’ONU-HABITAT, en exerçant un suivi méthodique des décisions de l’Assemblée des Nations unies sur l’Habitat.
Le Conseil exécutif est composé de 36 États membres dont 10 sièges pour l’Afrique.

Dans son allocution à l’Assemblée, le Ministre a rappelé l’importance du Plan Sénégal Émergent ainsi que les missions et les priorités définies par Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall.

En marge de l’Assemblée, le Ministre a été reçu par la Directrice exécutive, Madame Maïmunah Sharif. Une audience qui a permis d’échanger sur les axes de coopération avec ONU-HABITAT.

Le Sénégalais Abdoulaye Seck devient directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun

http://www.seneweb.com De nationalité sénégalaise, Abdoulaye Seck est le nouveau directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, a-t-on appris le 27 mai, au sortir d’une audience avec le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey.

Ancien économiste en chef pour la Banque mondiale au Cameroun, il remplace à ce poste Élisabeth Huybens, qui avait été nommée en juillet 2015. Avant ce retour au Cameroun, avec compétence sur le Gabon, la Guinée équatoriale, l’Angola et Sao Tomé, Abdoulaye Seck était le directeur des opérations de la même institution financière en Moldavie.

Cet économiste sénégalais prend ainsi les rênes de la Banque mondiale dans un pays qui achève actuellement un programme d’ajustement structurel de 3 ans avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce programme est assorti d’une facilité élargie de crédit.

Atépa Goudiaby à Macky Sall: « On ne peut pas développer un pays dans la corruption »

http://www.dakarmatin.com L’architecte Pierre Atépa Goudiaby, ne lache pas Macky Sall et son gouvernement. Dans un entretien accordé à nos confrères de l’Obs, l’ancien ministre conseiller, dénonce la montée de la corruption au Séngal surtout sous le régime de Macky Sall.

On ne peut pas développer un pays dans la corruption, qui atteint un niveau intolérable. J’invite le président de la république à faire  de la lutte contre la corruption, sa priorité en intégrant dans sa politique , le programme ‘corruption tolérance zéro.' »

Oumra et Oci : Macky à La Mecque

http://www.rewmi.com Après avoir lancé son dialogue national prévu ce mardi, le chef de l’État quitte Dakar ce soir pour l’Arabie Saoudite. L’AS, qui donne l’information, renseigne que Macky Sall s’envole à La Mecque pour y effectuer son petit pèlerinage (oumra) et participer au 14ème sommet ordinaire de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui s’ouvre vendredi. « Makkah Al Mukarram, main dans la main vers l’avenir » est le thème de la rencontre qui doit permettre aux États de dégager une position sur les évènements en cours dans le monde musulman.

Salafisme : l’Arabie Saoudite coupe la racine du mal. A nous de nous occuper de ses branches Par Seydi Aly Abdoullah Niass

Les excuses de M. Ayed al-Qarni au nom de ses collègues du renouveau  religieux et sa reconnaissance de l’immense préjudice causé par le salafisme  wahhabite durant des décennies contre l’Islam et les musulmans en disent long  sur la fin de règne du courant wahabite qui s’est inéluctablement mis sur une  pente plus que descendante. Ces excuses de Ayed Al Qarni aux allures d’un
aveu d’échec et d’impuissance viennent à un moment où de nombreux
observateurs s'accordent pour dire que le soi-disant Réveil religieux inventé et  créé à la fin des années 1970, n’était qu’une réaction à la révolution iranienne menée par ;Imam Ayatullah Khomeiny (1902-1989).

Le Salafisme, source d’une instabilité mondiale 

Le salafisme sous toutes ses formes, en ses trois entités, à savoir le salafisme prosélytique, le salafisme politique et le salafisme jihadiste, menacent de part  et d’autre du globe la sécurité et la stabilité de nombreux pays du monde, en  particulier en Afrique de l’Ouest où le Mouvement Ansardine, le MUJAO au Mali voisin, le Mouvement des Almoravides, le Boko Haram et le mouvement des Shabab en Somalie, le DAESH partagent tous un dénominateur commun. Ils partagent tous le même terreau idéologique et tirent leur inspiration d’Ibn Taymiya (mort en 1328) et du dépositaire de son héritage, Ibn Qayyim al-
Jawziyyah (mort en 1350). À leur suite, d’autres savants, de la même école ont activement œuvré pour la propagation de cette idéologie extrémiste, tel que Muhammad Ibn Abd Al-Wahhab (1703- 1792).
L’assertion selon laquelle tous les courants salafistes utilisent le même procédé et la même référence doctrinale n’est plus à démontrer. Cette base doctrinale tintée d’une grosse dose de modernité, en complicité avec ses relais saoudiens ou les tenants de l’Ecole dite des Frères Musulmans. Les tenant de ce courant salafiste justifient leurs forfaits et autres actes de violences terroristes par des
édits et autres fatwas qu’usent et abusent les théologiens et théoriciens de  cette école.
Pourtant, ils prônent un soi-disant retour aux sources. Mais qu’est-ce que l’Islam des premiers jours a en commun avec le nihilisme de ces gens qui tuent  sans froid et à tout bout de champ ? Ils prennent comme cibles d’honnêtes  citoyens innocents, n’'épargnant même pas leurs coreligionnaires.
Force est de constater que le salafisme wahhabite a subi un coup fatal lorsque  l’Arabie Saoudite a pris la décision d’arrêter tout mouvement financier en provenance de son territoire destiné à ces mouvements. Le Royaume saoudien leur a retiré aussi tout soutien moral. Cette nouvelle ligne adoptée par l’Arabie Saoudite est encore plus édifiante quand elle a décidé de mettre aux arrêts bon nombre de ténors du Salafisme saoudien. Comme rattrapées par la dure réalité, les autorités saoudiennes ont décidé de ne plus être sourdes aux sirènes de la vérité historique, déclarant solennellement qu’elles souhaitent
retourner à un Islam du juste milieu fait d’ouverture et de tolérance.
Soucieuse de sa jeunesse qu’elle compte placer sur une bien meilleure perspective, l’Arabie Saoudite dit qu’elle mettra tous les moyens pour protéger sa branche juvénile qui constitue plus de 70 % de sa population contre le fléau venant des mouvements extrémistes qui provoquent un lot de conséquence sans appel : une image écornée de l’Islam, des musulmans pointés du doigt, une suspicion généralisée et des accusations tous azimuts. Pour Djeddah, ces mouvements extrémistes déforment l’image de la religion islamique et  l'éloignent de ses véritables objectifs basés sur la tolérance, la miséricorde, la paix, l’entraide et l’amour de son prochain.
Pour y arriver, l’Arabie saoudite a introduit d’importantes modifications dans son système d’éducation religieuse. L’opération ‘’Retour aux sources’’ est plus que jamais enclenchée. Désormais, l’on ne peut plus continuer à enseigner aux  élèves à bas âge que toute personne qui ne partage pas les idéaux du Wahabisme serait un mécréant.
Nul doute que les ténors du salafisme au niveau local sont bien au courant de  ces profonds changements qui s’opèrent dans le premier bastion du  Wahabisme depuis l’accession au trône du Roi Salaman et son Prince héritier,  Mouhamed Bin Salmane, le très branché MBS. Les wahabites savent mieux que quiconque que cette idéologie qui prône le meurtre et la violence n’a aucun avenir dans le monde d’aujourd’hui. D’où la nécessité pour les pouvoirs publics locaux de prendre à bras le corps le phénomène en multipliant les efforts en matière de lutte contre le terrorisme car cette nouvelle donne poussera nombre d’acteurs qui militaient jusqu’ici dans le courant salafiste dans des
stratégies multiples de dissimulation par réflexe de survie. Toute tentative de reconversion notamment dans le domaine politique ou dans les mouvements sociaux devraient pousser les autorités à l’extrême prudence.
Le champ politique qui était considéré comme ‘’Haram’’ et complètement banni par l’Islam selon les porte-étendards du courant salafiste, constituerait sans nul doute un terrain propice à une possible reconversion d’où la nécessité  voire l’obligation à multiplier les appels de vœux invitant à une extrême prudence.
Ce changement de paradigme liée à l’extinction du wahhabisme sur le plan international doit donc être apprécié à l’aune de la transposition de ses idéaux et valeurs sur le plan politique et ou social par certains de ses adeptes au niveau national dont le rêve est de trôner sur le Sénégal. D’où la nécessité de se saisir de la question dans ses dimensions politique, géostratégique et sécuritaire en prenant les mesures idoines afin d’anticiper et anéantir toute volonté de saper l’unité et la stabilité nationale par quelques organisations
d’inspiration wahhabite que ce soient. Seydi Aly Abdoullah Niass, dit Serigne

Les zones d’ombre du dossier des 94 milliards

Comment les héritiers de Djily Mbaye ont pu être indemnisés, alors que le litige sur le terrain était pendant devant la justice ? Pourquoi l’Etat a décidé de payer à Tahirou Sarr, malgré une décision de justice accordant le droit aux familles Ndiaga Ndoye et consorts ? Quels sont les intérêts du député Ousmane Sonko dans cette affaire ? La liste des questions sur la table des parlementaires est loin d’être exhaustive. La commission n’a plus que 2 mois environ pour boucler ses travaux.

L’affaire est bien plus complexe que l’on veuille le faire croire de part et d’autre. Il ne s’agit pas d’un détournement simple de 94 milliards de francs Cfa opéré par Mammour Diallo, au détriment de familles léboues et du contribuable sénégalais. Mais il est aussi très simple de vouloir faire croire que l’ancien directeur des Domaines, dans cette affaire, est clair comme de l’eau de roche. Dans tous les cas, hier, la Commission d’enquête parlementaire présidée par le député-maire de Ndindy, Cheikh Seck, a entendu certaines personnes impliquées dans cette affaire complexe. Ont ainsi été cuisinés les journalistes Madiambal Diagne et Mamadou Mouth Bane, respectivement propriétaire du journal “Le Quotidien’’ et directeur de publication de “Dakartimes’’. Ce dernier s’est confié à Seneweb, après l’audition. « Tout tournait autour de l’affaire des 94 milliards de francs Cfa du titre foncier TF1451R. En fait, puisque j’ai eu à faire des sorties là dessus, ils ont voulu en savoir plus et avoir accès aux documents que j’avais. Et j’ai mis à leur disposition ces documents », indique-t-il. En effet, dans une sortie antérieure, il disait détenir des preuves qui attestent que le leader de Pastef a raconté un tissu de “contrevérités’’. Ces deux journalistes ont en commun d’avoir tous proféré un certain nombre d’accusations contre le leader de Pastef, une des pièces du puzzle. Même si Ousmane Sonko est le plus médiatisé avec l’ancien directeur des Domaines Mammour Diallo, il n’en demeure pas moins que, dans ce dossier, il est aussi question du rôle des milliardaires Djily Mbaye et Seydou Tahirou Sarr ainsi que des familles Ndoye et consorts, propriétaires du TF 1451/R. Qui seront sans doute entendus dans le cadre de cette commission d’enquête parlementaire

Un terrain, plusieurs versions

Tout est parti d’une plainte déposée par le leader de Pastef devant le procureur, l’Inspection générale d’Etat et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Dans la plainte, Ousmane Sonko accuse le nommé Seydou Sarr de s’être tapé la rondelette somme de 94 783 159 000 F Cfa sur le dos du contribuable sénégalais, avec la complicité de Mammour Diallo. Comment ? Il faut souligner que le processus est long et complexe, si l’on en croit les révélations de l’ancien candidat à la Présidentielle sénégalaise. Nous sommes en 1978. La société Saim Indépendance, propriété de la famille Djily Mbaye, selon Ousmane Sonko, “acquiert’’ le TF 1451/R qui appartient aux familles Ndoye et consorts. Laquelle acquisition est contestée par les propriétaires. Dans une interview au journal “l’Observateur’’, Mammour Diallo, lui, affirmait qu’en fait, les deux familles léboues qui en étaient propriétaires ont “vendu’’ le terrain. Toujours à propos du même terrain, si l’on en croit le journaliste Mamadou Bane, il s’est agi, en fait, d’une hypothèque au bénéfice de Djily Mbaye qui avait prêté 50 millions de francs Cfa aux familles, par l’entremise d’un de leurs représentants. Selon toujours M. Bane, la famille avait fait des investissements qui n’ont malheureusement pas été rentables. Ils se sont alors retrouvés dans l’impossibilité de payer au milliardaire. Ce dernier décède, entre-temps, et ses héritiers ont mis la main sur le titre. S’ensuivit une longue procédure qui a duré, de la fin des années 1970 à 2012. A cette date, coup de tonnerre ! Le tribunal de grande instance de Dakar donne raison aux familles léboues au détriment des héritiers de Djily Mbaye. Or, il se trouve que ces derniers, expropriés pour cause d’utilité publique, du fait d’un décret datant de 1997, avaient déjà été indemnisés par l’Etat. Et le terrain en question affecté par l’Etat à la Sn/Hlm qui avait fini de l’aménager. Première incongruité : Comment se fait-il que l’Etat ait accepté d’indemniser les héritiers de Djily Mbaye, alors qu’un litige concernant le terrain était déjà pendant devant la justice ?

La cession de créance de Seydou ou Tahirou Sarr

Fort de cette décision de justice, les Lébous, uniques propriétaires, enclenchent une procédure pour être indemnisés par l’Etat, vu que leur terrain n’était plus disponible. Hélas, ils se heurtent aux lenteurs administratives et aux frais inhérents à une procédure si complexe. Et c’est à ce moment que surgit l’homme d’affaires Tahirou Sarr qui leur propose un “deal’’. Une opportunité sur laquelle sautent certains membres de la famille. Les parties finissent par trouver un accord, mais une autre partie de la famille conteste. Quels sont les termes de l’accord ? En fait, Tahirou Sarr, agissant sous le couvert de Sofico Sa et de Cfu Sarl, se propose d’acheter le “problème’’ à 2 milliards 500 millions de F Cfa. Ainsi signe-t-il une cession de créance avec une partie des familles Ndiaga Ndoye et consorts. Il leur donne l’argent et devient le débiteur de l’indemnisation que leur devait le gouvernement. Selon Ousmane Sonko, l’homme d’affaires avait, par la suite, sollicité une homologation de la conciliation devant le tribunal pour sécuriser son droit, mais s’était heurté au refus de la juridiction compétente. “Par jugement n°1770 du 15 novembre 2016, le Tgi de Dakar a refusé. La chambre civile de la cour d’appel a ensuite confirmé, suite à l’appel par arrêt n°4 du 11 janvier 2018’’. Motif brandi : il y a, selon Sonko, l’article 30 de la loi 76-66 du 2 juillet 1976 : “Toute cession du droit à l’indemnité d’expropriation consentie à des intermédiaires est nulle de plein droit et de nul effet.’’ La question qui se pose est ainsi de savoir comment, malgré cette décision de justice, Tahirou Sarr a pu bénéficier d’une décision d’indemnisation, nonobstant l’état des droits réels qui mentionnait les familles léboues comme seules propriétaires ? En effet, le 21 août 2017, une commission de conciliation décide d’indemniser l’homme d’affaires Seydou Tahirou par le procédé des actes d’acquiescement dans lequel il apparait comme l’exproprié en lieu et place des familles léboues. Au total, il se tire avec 94 milliards de francs Cfa pour un “investissement’’ qui lui a coûté moins de 10 milliards, selon les différentes parties. Pendant qu’Ousmane Sonko parle de 2,5 milliards qui ont été payés aux familles léboues, le journaliste Mouth Bane confirme cette somme, mais ajoute 300 millions de F Cfa que Tahirou Sarr aurait donné à l’avocat des familles et 100 millions à des intermédiaires, plus d’un milliard aux impôts et domaines. Qui sont ces intermédiaires et avocats qui auraient également touché un pactole dans cette affaire ? Dans quelles conditions Tahirou a-t-il versé la somme d’un milliard aux impôts et domaines ? Ce qui est sûr, c’est que l’homme d’affaires a pu faire une excellente affaire, sans même se fatiguer, avec ce dossier.

Commission d’enquête

C’est pour tirer tout ça au clair que l’Assemblée nationale avait décidé de mettre en place une commission d’enquête. Mais ils sont nombreux, les Sénégalais, à se demander si un tel outil composé essentiellement de députés de la majorité peut aider à l’éclatement de la vérité. Et jusque-là le député Ousmane Sonko, à la base de toute cette affaire, a montré tout son mépris à cet organe qui, selon lui, relève de la diversion. A en croire les journalistes Mouth Bane et Madiambal Diagne, si le député s’est agité dans cette affaire, c’est uniquement parce qu’il y avait des intérêts certains par l’entremise de sa société Atlas. Cette dernière avait, dans un premier temps, été contactée par la famille pour défendre ses intérêts. Mais, par la suite, elle s’est rétractée et s’est fait substituer par Mercalex. Pour Madiambal Diagne, cette dernière n’est qu’une mule destinée à maquiller l’implication du leader de Pastef. Ce que les patriotes ont bien évidemment toujours nié. L’autre grande nébuleuse, c’est par rapport aux sommes jusque-là décaissées au bénéfice de Tahirou Sarr. Pendant qu’Ousmane Sonko disait que 46 milliards ont été payés à ce dernier, Mammour Diallo, lui, faisait état de 3 milliards seulement, avant le blocage de la procédure. En attendant d’y voir plus clair.

Tahirou Sarr, l’homme d’affaires au cœur de la nébuleuse

Originaire d’Oréfondé, dans la région de Matam, Tahirou Sarr, de son vrai nom Seydou Tahirou Sarr, est un homme d’affaires bien connu dans le monde du showbiz. Selon le site “wabitimrew’’, le Halpulaar pur jus a commencé à se bâtir un empire financier dans les années 1990. Dans l’article, il est décrit comme quelqu’un qui assiste beaucoup les populations démunies, construit des mosquées, des écoles, des forages un peu partout au Sénégal, particulièrement dans son Fouta natal. Pour mieux organiser ses actes de bienfaisance, l’homme d’affaires a fini de mettre sur pied une fondation dénommée fondation Tahirou Sarr, dirigée par son petit frère Chérif. Mais, aussi généreux soit-il, dans l’affaire du TF 1451/R, le moins que l’on puisse dire est que le “milliardaire’’ est présenté comme un véritable chasseur d’opportunités. Parfois sur le dos de pauvres contribuables en désespoir de cause.

Dans une vidéo, Oumar Faye, le président de Leral Askan Wi, tente de le défendre en ces termes. Il déclare : “Tout ce qu’on dit de lui ne tient pas. Moi, je ne soutiens que la vérité. Tahirou Sarr a toujours aidé les Sénégalais. Il contracte même des dettes auprès des banques pour indemniser des familles en difficulté avec l’Etat. Il achète également des terrains à des familles qui se trouvent dans le besoin.’’ D’après Oumar Faye, M. Sarr œuvre pour la stabilité du pays, en soutenant des familles en détresse. Dans ce cas, il a été question d’aider les familles léboues éprouvées à accéder à une indemnisation. “En ce moment où je parle, disait-il, l’Etat lui doit 80 milliards de F Cfa. C’est quelqu’un que l’Etat doit honorer’’. Pour son jeune frère, visible tantôt en train de distribuer des jeux de maillots à des équipes de navétane, tantôt en train d’organiser des cérémonies religieuses, tout ce qui intéresse son grand frère, c’est Oréfondé et le Sénégal. Très couru des artistes, il est réputé, auprès de ces derniers, être un homme généreux et bon. Il n’empêche, plusieurs zones d’ombre planent sur son implication dans cette rocambolesque affaire des 94 milliards de francs Cfa

PROCÈS EN APPEL DES FAUX MÉDICAMENTS DE TOUBA : Woury Diallo cité à comparaître le 24 juin prochain

http://www.enqueteplus.com Condamné le 4 décembre 2018 à 5 ans de prison dans l’affaire du trafic de faux médicaments à Touba Bélel, Amadou Woury Diallo a été gracié par Macky Sall, avant la fin de la procédure. Le procès en appel du gracié, ouvert hier matin à la Cour d’appel de Thiès, a été renvoyé au 24 juin prochain. Date à laquelle Amadou Woury Diallo est appelé à comparaître devant la juridiction d’appel.

Il a été condamné, le 4 décembre 2018, à 5 ans de prison, pour avoir convoyé une cargaison de faux médicaments d’une valeur de 1 milliard 300 millions de francs Cfa, de la Guinée-Bissau à la ville sainte de Touba. Mais, au mois d’avril 2019, le nom d’Amadou Woury Diallo a figuré parmi les prisonniers ayant bénéficié de la grâce présidentielle. Qui résonne comme une disgrâce et a été aussitôt rejetée par l’Ordre des pharmaciens du Sénégal qui veut que cette affaire soit tirée au clair.

Hier matin, dès l’ouverture du procès en appel à la Cour d’appel de Thiès, la majorité des avocats a demandé son renvoi. Une requête que le juge a acceptée, puisque lui-même a souhaité que le mis en cause, cité à comparaître, soit présent à date échue, c’est-à-dire le 24 juin prochain. Pour l’avocat de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal, qui se félicite du renvoi pour la citation, Amadou Woury Diallo n’était ‘’même pas éligible’’ à une quelconque grâce. Et, par conséquent, il ne pouvait en bénéficier.

‘’Lorsque cette affaire avait été évoquée pour la première fois à la Cour d’appel de Thiès, le même juge avait demandé qu’on lui fasse la situation carcérale d’Amadou Woury Diallo. C’est la raison pour laquelle l’affaire a été renvoyée à ce jour. Aujourd’hui, Monsieur le Juge a ouvert le dossier et a vu qu’un décret de grâce signé à la veille de la fête de l’indépendance a été pris au profit d’Amadou Woury Diallo. (…) Nous avons expliqué en deux mots qu’Amadou Woury Diallo n’était même pas éligible à la grâce. Même pas’’, s’est désolé Me Abdoulaye Babou, au sortir de l’audience. A ses yeux, la cour, par le biais du renvoi, leur ouvre ‘’une autre porte’’ : le conseil de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal. L’avocat considère que le décret de grâce qui a été versé dans le dossier d’Amadou Woury Diallo ‘’n’a aucun effet’’ sur la Cour d’appel de Thiès. ‘’Je prends souvent l’exemple d’un candidat qui doit se présenter à un concours, à qui on demande des pièces d’état civil. Et ce candidat n’a même pas les pièces et on le déclare admis. Là, c’est quelque chose d’ubuesque, du jamais vu’’, martèle Me Babou. Qui rappelle que si Woury Diallo décide de ne pas venir comparaître, il sera jugé.

Me Khassim Touré : ‘’Mon client ne doit pas subir les avatars du service (…) de la justice’’

Si son confrère Me Babou se dit satisfait, pour l’instant, de la tournure du dossier, il en est tout autre de Me Khassim Touré qui demande aux uns et aux autres d’épargner à son client Bara Sylla, co-accusé d’Amadou Woury Diallo, et condamné à 7 de prison, les inconvénients de l’histoire de la grâce. Ainsi, il a demandé à la cour de se ‘’soucier un peu de son client Bara Sylla’’ qui a relevé appel et qui veut être rejugé pour la manifestation de la vérité. ‘’Mon client Bara Sylla ne doit pas subir les avatars, les inconvénients, ne doit pas pâtir des dysfonctionnements du service public de la justice. Bara Sylla a été jugé à Diourbel. Il a été condamné. Il a régulièrement relevé appel. C’est une partie au procès. Il faut qu’on se soucie un peu plus du destin et du sort de M. Bara Sylla’’, insiste-t-il.

Poursuivant, il soutient que son client demande à être jugé conformément à la loi. ‘’Il y a eu beaucoup de bruit, de folklore autour de cette affaire. On a fait des sorties intempestives, alors que la réalité est tout autre. Dans cette affaire, il y a beaucoup plus de bruit que de réalité, parce que, justement, Bara Sylla n’a aucune faute à se reprocher. Parce que la faute pénale est personnelle. Il faut qu’on revienne à l’orthodoxie des textes pour pouvoir situer, établir les responsabilités pénales des uns et des autres’’, plaide Me Khassim Touré.

Toutefois, l’avocat se félicite aussi du renvoi du procès pour la citation d’Amadou Woury Diallo qui, selon lui, doit comparaître.

Pour rappel, Amadou Woury Diallo et son co-accusé Bara Sylla ont été jugés et condamnés, respectivement, à 5 et à 7 ans de prison, au mois de décembre 2018, dans l’affaire de la cargaison de faux médicaments chargée en Guinée-Bissau et transportée à Touba, dans la région de Diourbel. On estime à 1 milliard 300 millions de francs Cfa la valeur desdits faux médicaments. Outre cette condamnation, les deux hommes doivent payer, chacun, une amende de 200 millions francs Cfa à l’Ordre national des pharmaciens et au Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal.

DR NDIAYE SALL (CONSEIL DE L’ORDRE DES PHARMACIENS DU SENEGAL) : ‘’Ce que nous voulons, c’est que cette affaire soit vidée’’

‘’Amadou Woury Diallo a été gracié. Nous avions eu des inquiétudes sur le processus de grâce. Mais nous n’allons pas palabrer cette question, parce que c’est une prérogative du président de la République. Ce que nous voulons, c’est que cette affaire soit vidée. Maintenant, qu’Amadou Woury Diallo comparaisse le 24 juin prochain, ça nous permet de nous édifier sur beaucoup de questions. J’en profite pour faire remarquer à l’opinion nationale et internationale que le cambriolage des pharmacies a repris. Lorsqu’il y a tensions au niveau de la commande, au niveau des trafiquants du marché, ils se rabattent sur les officines. En un mois, quatre pharmacies ont été cambriolées dans la région de Diourbel.’’GAUSTIN DIATTA

Affaire “Maîtresse d’un homme marié” : Jamra saisit à nouveau le Cnra

https://actusen.sn «Maîtresse D’un Homme Marié» fait encore parler d’elle. En effet, suite à la diffusion de l’épisode de ce lundi qui montre une scène pour le moins scandaleuse, Jamra a encore saisi le président du Cnra, Babacar Diagne. Qui, à en croire Mame Mactar Guèye dans un post sur sa page Facebook, a fait lancer dare-dare les convocations des membres de l’Assemblée générale de l’organe de régulation de l’audiovisuel, «afin que le Cnra s’autosaisisse sans délai», suite à cette inadmissible violation de ses recommandations, au mépris surtout de la sacralité de ce Mois Béni de Ramadan. Le Cnra va donc en statuer dans les toutes prochaines heures.

Pour rappel, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) avait pris un certain nombre de dispositions. Les services de Babacar Diagne avaient notamment décidé que le téléfilm pourra continuer à être diffusé, sous réserve des mesures correctives à apporter. A défaut de cela, la série risque de subir «des retardements de l’heure de diffusion ou l’interdiction de la diffusion du téléfilm par le Conseil».

Aujourd’hui, force est de constater, selon Jamra, que les responsables de la série «faisant l’apologie de la fornication et la valorisation de l’adultère, ont foulé aux pieds la mise-en-demeure que le tribunal de l’audiovisuel, le Cnra, leur avait solennellement adressée, le 29 mars dernier, suite à la plainte commune de Jamra et du Comité de défense des valeurs morales». Ils ont à présent, selon Jamra, l’outrecuidance de choisir une période d’aussi grande ferveur religieuse, qu’est le Mois Béni de Ramadan, pour agresser les croyants dans ce qu’ils ont de plus cher: leur Foi.

Manque d’eau à Koutal : La population, en colère, descend dans la rue (Vidéo)

https://senego.com Koutal confronté à un manque d’eau criant a soif. Depuis plusieurs jours, sa population  et  celle des villages environnants sont dans la tourmente et vivent presque un  calvaire , du fait que le seul forage qui alimente environ 25 villages est en panne et tarde à être réparé..

Les habitants étaient à nouveau dans la rue pour manifester leur courroux. Ironie du sort, le projet piscicole en arrêt, par défaut du liquide vital  a entraîné la mort des poissons.  Ce projet technique d’élevage de poisson d’eau douce, principalement le tilapia et le poisson-chat, avait pour objectif d’outiller les jeunes et les femmes et de les,préparer à l’entrepreneuriat. Mais également de les former aux  techniques de production d’aliment à partir de sous-produits agricoles et aux bonnes pratiques aquacoles. Les populations tirent donc la sonnette d’alarme et espèrent être  entendues par les autorités…

Résurrection de la Sénégambie 30 ans après : Des discussions très avancées entre les Présidents Sall et Barrow

https://www.leral.net Dissoute il y a trente ans à cause d’intérêts divergents, la Confédération de la Sénégambie est sur le point d’être ressuscitée par les Présidents Sall et Barrow en discussions très avancées sur la question. Outre le pont de la Sénégambie, trônant fièrement sur le fleuve Gambie, et qui acte un nouveau départ dans les relations bilatérales entre les deux pays, Macky Sall et Adama Barrow, respectivement Présidents sénégalais et gambien, veulent davantage rapprocher leurs deux pays.

En effet, selon des sources de « Kritik », la résurrection de la Confédération de la Sénégambie est en train de faire son bonhomme de chemin. D’ailleurs, révèlent nos interlocuteurs, des discussions au sommet sur la question sont très avancées. Lesquelles devraient très prochainement aboutir à la signature d’un accord pour remettre sur les rails cette Confédération, dissoute il y a plus de trente ans sur demande de l’ancien Président Diouf.

Un des anciens chefs d’État que le Président Sall est en train d’imiter en tout. Non seulement, il a baptisé le Centre de Conférence de Diamniadio du nom d’Abdou Diouf mais il lui déroule le tapis rouge lors de ses visites occasionnelles au Sénégal. Alors, qu’à part le statut de Président, rien ne lie – ni au plan politique encore moins au plan professionnel – ces deux hommes.

C’est cette même proximité affichée avec l’homme fort de Banjul qui reste la trame de fond de ce projet encore en maturation. C’est un secret de Polichinelle de dire que Macky Sall porte dans son cœur son frère Adama Barrow, et vice-versa, à la force des liens forts qui se sont renforcés, suite à l’arrivée chaotique du successeur de Yaya Jammeh au pouvoir. La présence assidue du Président gambien à toutes les occasions, mettant en valeur son homologue sénégalais, et même pour l’investiture à sa réélection, renseigne que les deux chefs d’Etat émettent sur la même longueur d’ondes.

D’ailleurs, à l’occasion de la 10e édition du Gala de l’Association de la presse sportive gambienne (SJAG) à laquelle était invitée l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), au mois d’avril dernier, le Président gambien avait émis son souhait de voir ce rêve se réaliser. « Macky Sall et moi allons faire renaitre la Sénégambie. Je suis très honoré de votre visite. Je suis ici, chez moi (Ndlr : Makamang Kunda), en week-end, dans le cadre politique. Vous voir ici est le symbole même des relations que j’entretiens avec mon grand-frère, le Président Macky Sall », confessait Adama Barrow devant le ministre des Sports, Matar Bâ.

Pour rappel, c’est le 14 novembre 1981, lors d’une cérémonie à Banjul, que la mise sur pied de la Confédération de la Sénégambie a été officiellement annoncée. Un rapprochement qui n’est pas fortuit, car le président gambien Dawda Diawara, victime d’un coup d’État le 30 juillet 1981, est rétabli dans ses fonctions quelques jours après par les forces armées du Sénégal. Le 17 décembre 1981, les Présidents Abdou Diouf et Dawda Diawara signent le pacte, entré en vigueur, le 1er février 1982.

L’objectif étant de promouvoir la coopération entre les deux nations, surtout dans le domaine des affaires étrangères et des communications internes. Pour le Sénégal, l’intérêt immédiat était de désenclaver la Casamance, partiellement isolée du reste du pays par le territoire gambien.

Mais, la jeune Confédération de la Sénégambie ne résistera pas aux intérêts divergents des deux pays. Ainsi, le pacte est gelé en août 1989 à la demande du président Abdou Diouf, puis dissoute le 30 septembre 1989 à la demande du Sénégal.

Quel avenir pour le PDS ?

http://www.rewmi.com Oumar Sarr, le secrétaire général adjoint du Pds, a participé au lancement officiel du dialogue national au palais présidentiel. Il a ainsi transgressé la décision de son secrétaire général nationa de boycotter le dialogue.

Oumar Sarr n’est pas le premier cadre du comité directeur à rompre avec les injonctions de son parti. Fin 2018, la candidature de Madické Niang à l’élection présidentielle du 24 février provoquait un bouleversement au sein du PDS. Ce proche d’Abdoulaye Wade transgressait ouvertement la ligne « Karim ou rien ! », qui faisait de Karim Wade – dont la candidature a finalement été invalidée par le Conseil constitutionnel – le seul candidat acceptable du PDS.

Refusant le « Plan B » que souhaitait incarner Madické Niang, Abdoulaye Wade avait alors appelé ses électeurs à boycotter le scrutin. Rompant avec cette stratégie, le porte-parole du parti, Babacar Gaye, avait publiquement appelé les Sénégalais de son fief électoral à se rendre aux urnes. Cette sortie lui aura-t-elle coûté sa place ? Le mois dernier, l’avocat El Hadj Amadou Sall le remplaçait en tant que porte-parole du PDS.

Ce nouvel acte d’insubordination semble prouver que les cadres du parti adhèrent de moins en moins à la stratégie jusqu’au-boutiste de leur chef. Interrogé sur son futur au sein de l’instance politique, en chemin vers le Palais de la République, où se tient le dialogue national,  Oumar Sarr assure qu’il est toujours membre  du PDS ». « Nous verrons comment les choses vont évoluer : à chaque jour suffit sa peine », ajoute-il.

Maurice Soudieck Dione : « L’absence du Pds au dialogue ne ressemble pas au style de Wade »

http://www.seneweb.com Pour le docteur en sciences politiques à l’université de Saint-Louis, Maurice Soudieck Dione, l’absence du Pds au lancement des concertations « ne ressemble pas au style de Me Wade » qui, rappelle-t-il, a toujours privilégié la négociation.

Dans cet entretien avec «Seneweb», le politologue pense toutefois qu’il est encore prématuré de parler de boycott des ténors de l’opposition, à ce stade du dialogue.

S’agissant, par ailleurs, de l’appel en faveur de Khalifa Sall, Dione souligne que les élections locales à venir, avec notamment ses « enjeux politiques de taille », risquent de « différer » la libération de l’ancien maire de Dakar.

Qu’est-ce que le dialogue national peut apporter au climat politique ?

Le dialogue national peut décrisper l’atmosphère sociopolitique du pays, afin que les uns et les autres puissent se départir de leurs intérêts personnels, partisans, corporatistes et catégoriels, pour mettre en avant l’intérêt du Sénégal.

Peut-on dire que l’opposition significative a boycotté l’appel ?

Je ne pense pas qu’on puisse affirmer, pour le moment, de façon absolue, qu’il y a boycott. Car, comme vous le savez, le dialogue présente deux aspects. Une dimension globale dite dialogue national avec, entre autres dimensions, celle du dialogue politique. Pour le dialogue politique, il y a une commission qui sera mise sur pied et qui travaillera à la stabilisation et à la fiabilisation du processus électoral ; et plus généralement du jeu politique, dans ses différentes facettes, notamment en ce qui concerne les rapports entre le pouvoir et l’opposition, le financement des partis politiques, le statut du chef de l’opposition, le respect des droits et libertés démocratiques, etc. Le président Sall a fait un pas en avant, à travers l’option qui consiste à choisir des personnalités de grande compétence, expérimentées, sans coloration politique et ayant l’autorité et la crédibilité qui sied pour rassurer les uns et les autres, afin de conduire le dialogue politique dans le cadre de ladite commission. L’opposition également, dans le cadre du Front de résistance nationale, a répondu à l’appel. Tout va se jouer concrètement dans le dialogue politique au niveau de la présence de toutes les parties intéressées quant à la compétition démocratique au pouvoir ; au niveau de l’organisation et du fonctionnement de la Commission, et surtout, par rapport à la portée des résultats produits. Autrement dit, quel sort leur sera réservé.

Par rapport à cela, le président Sall a une grande responsabilité, car c’est lui qui a été élu président de tous les Sénégalais, et non pas celui d’un parti ou d’une coalition.

Selon vous, qu’est-ce qui explique ces absences ?

L’absence de ces ténors peut s’expliquer par le fait qu’Idrissa Seck et Ousmane Sonko ne veulent pas servir de faire-valoir au président Sall, car ils n’ont pas félicité le vainqueur de l’élection présidentielle du 24 février 2019, compte tenu de la manière dont le processus électoral a été mené en amont, souvent de manière unilatérale, sans concertation, avec notamment l’imposition du parrainage qui a exclu beaucoup de candidats à la candidature. En plus des atteintes aux droits et libertés de l’opposition et des opposants : interdictions persistantes de manifester, emprisonnement de Khalifa Sall dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, avec de forts relents politiques, de même que l’exclusion de ce dernier à la présidentielle, tout comme Karim Wade, exilé au Qatar depuis sa libération, dans des conditions nébuleuses non encore élucidées. Il faut dire également que le dialogue tel qu’il est organisé dans la phase de son lancement ressemble beaucoup à une opération de communication politique, dont les dividendes sont essentiellement versés au président Sall.

Quant au Pds, cette absence ne ressemble pas au style de Me Wade, qui a toujours privilégié la négociation et le compromis, mais jamais le radicalisme. Il a toujours relâché la pression lorsqu’elle était trop élevée. En 1974, il a accepté de créer un parti dit de contribution, et non d’opposition, ce qui était quand même un peu surréaliste, car ou on s’oppose ou on ne s’oppose pas ; la démocratie étant structurellement bâtie sur ce clivage. Mais il a utilisé ce subterfuge pour éviter de heurter trop brutalement les mentalités d’alors encore marquées par le pouvoir personnel du président Senghor. Me Wade a ensuite accepté l’idéologie libérale qui lui a été attribuée de force par la loi des trois courants en 1976, alors qu’il avait opté pour le socialisme travailliste inspiré de l’Angleterre et de la doctrine économique du mouridisme, tout en rejetant la dictature du prolétariat et l’athéisme. Me Wade a toujours aménagé des canaux informels ou formels de négociation avec le pouvoir, malgré toutes les épreuves qu’il a endurées. Ce fut le cas dans la crise politico-électorale de 1988 dans le contexte économique difficile de l’ajustement structurel ; en 1993 avec l’assassinat de Me Sèye et ensuite les événements violents du 16 février 1994, quand six policiers ont été tués lors d’une manifestation de l’opposition. Me Wade a rejoint à deux reprises le président Diouf dans des gouvernements de majorité présidentielle élargie (8 avril 1991-18 octobre1992 ; 1995-1997).

Il semble donc y avoir une certaine rupture par rapport au style de Me Wade qui, encore une fois, a toujours mis en avant le compromis, le dialogue et la concertation.

Oumar Sarr a « défié » Wade qui a décidé de boycotter ce dialogue. Peut-on s’attendre à une crise au sein du Pds ?

Il faut dire que le Pds traverse une crise de transition et de succession à la tête du parti. Me Wade, qui a un charisme hors pair et dont la personnalité est fortement liée au Pds, est d’un âge avancé, et il se pose la question de la relève. Me Wade semble avoir porté son choix sur Karim Wade qui a été le candidat du Pds à la présidentielle, mais qui n’a pas pu se présenter pour irrecevabilité de son dossier selon le Conseil constitutionnel, du fait qu’il n’est plus électeur, comme la loi l’exige, en raison de ses déboires judicaires à travers la traque détraquée et politisée des biens mal acquis. Mais si la situation n’est pas clarifiée pour qu’on sache clairement qui détient le pouvoir au Pds et comment partager le pouvoir dans le parti, celui-ci peut connaître encore des soubresauts et des scissions.

Maintenant, qu’est-ce que le Pds doit faire pour éviter l’implosion ?

Le parti doit restructurer sa direction politique pour éviter l’implosion. Dans ce sens, Me Wade pourrait être le président du parti, une fonction prestigieuse et honorifique pour réguler au besoin l’organisation ; Karim Wade, le secrétaire général national, et d’autres dignitaires du parti qui ont une légitimité historique pourraient renforcer l’équipe en tant que secrétaires nationaux avec des domaines de compétences précisées. Cela pourrait constituer un équilibre pour éviter que les contradictions qui minent le parti ne dégénèrent. Cette solution me semble d’autant plus judicieuse que la plupart de ceux qui sont restés au Pds parmi les dignitaires et anciens compagnons de Me Wade, ont quand même cautionné le parachutage de Karim Wade et ont pris fait et cause pour sa candidature à la présidentielle du 24 février 2019, jusqu’à ce que celle-ci soit rejetée par le Conseil constitutionnel.

Cela signifie donc que dans le principe, ce n’est pas la position de pouvoir de Karim Wade dans le parti qui est refusée. Mais cette position a besoin d’être officialisée et institutionnalisée dans les instances de direction du Pds pour être mieux avalisée. Le reste, c’est une question de management des hommes, pour ménager les susceptibilités et permettre aux différents responsables du parti de pouvoir s’exprimer et se concerter, pour prendre les décisions engageant leur formation politique.

Ce dialogue peut-il être un prétexte pour précipiter la libération de Khalifa Sall ?

Même si comparaison n’est pas raison, on peut constater que c’est après le dialogue national du 28 mai 2016 que Karim Wade a été sorti de prison ; d’autant plus que les pressions nationales et internationales devenaient de plus en plus fortes pour dénoncer le caractère arbitraire de sa détention. Dans le contexte actuel, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la libération de Khalifa Sall.

Mais avec les élections locales qui se profilent, il y a des enjeux politiques de taille, surtout pour le contrôle de la capitale. Le combat contre Khalifa Sall a été mené de manière très féroce, de telle sorte que des retrouvailles avec le pouvoir semblent hypothétiques. En effet, il a été emprisonné dans une affaire politico-judiciaire, son immunité parlementaire a été violée, de même que ses droits à la défense. Il est ensuite révoqué de son mandat de maire, recalé à la présidentielle du 24 février 2019, et radié de l’Assemblée nationale ! Après tout cela, peut-on encore le remettre en selle ? Acceptera-t-il d’être libéré juste pour être libéré, après cet acharnement politique et judiciaire, et à quelles fins ?

Dialogue national-Macky II est dans la place! Vers un « Gouvernement d’union nationale »?

https://www.dakarposte.com À entendre le président Macky Sall ce mardi, l’on peut s’attendre à un prochain remaniement ministériel et à l’entrée de plusieurs ténors de l’opposition dans l’attelage qu’il mettra en place. En mettant en avant la « recherche de convergences pour construire des consensus dynamiques », Macky Sall laisse entendre quelque part qu’il est prêt à sacrifier quelques-uns de ses proches au profit de responsables de l’opposition dans la perspective d’un vaste gouvernement d’union nationale. Pour tout dire, le prochain gouvernement sera « pluriel » car sa composition devra refléter les consensus issus du dialogue national. C’est ce qui semble apparaître du discours du président de la République lorsqu’il dit souhaiter bâtir « l’espace d’un consensus national ».

Pour preuve de sa bonne foi, il propose même à l’opposition un quota dans le Cos Pétrogaz. De là à obtenir des postes de ministres il n’y a qu’un pas à franchir pour une bonne partie de l’opposition.

L’homme n’a plus rien à perdre puisqu’il s’agit de son second et dernier mandat. Pour la postérité, il ne souhaite sans doute pas être le responsable d’un recul démocratique qui entacherait sa réputation. On peut donc lui accorder cette ferme volonté de rassembler les Sénégalais autour de l’essentiel, surtout lorsqu’il assure avoir toujours été convaincu que « la démocratie ne saurait être circonscrite en une confrontation permanente entre pouvoir et opposition ». La porte est ouverte. Mamadou Ndiaye, Dirpub dakarposte.com Mail:njaydakarposte@gmail.com

SONGEZ A LA VAR !

https://actusen.sn Ce 28 Mai 2019 sera gravé dans les annales de l’histoire politique de ‘’Sunu Gaal’’. Car c’est aujourd’hui que nos politicards vont se retrouver pour, disent-ils, dialoguer. Après plusieurs années de mésentente et de querelles de je ne sais quoi.

Mais qu’ils se le tiennent pour dit ! ‘’Gorgorlu’’ les a à l’œil. Il verra, d’abord, est-ce que seule la sauce politique sera au menu de ce conclave, qui a fini de faire disloquer le Front de résistance nationale (Frn), dont les intérêts des membres sont aussi différents que la lumière et l’obscurité.

‘’Thiompal’’ et ses invités seront jugés, demain, en fonction de leur capacité à honorer les engagements qu’ils prendront, ce 28 Mai. Et, avec la VAR, il n’y a pas de doute : ‘’Gorgorlu’’, qu’on a souvent trompé, en lui faisant croire qu’ils travaillent pour lui, alors qu’il n’en est rien, sera très à l’aise pour situer les responsabilités des uns et des autres. Surtout, en cas de ‘’wax waxeet’’ (reniement).Mame SAGAR (Billet-SourceA)

Le PDS vers une sanction contre Oumar Sarr, Sonko se prononce aujourd’hui, Idy aphone

http://www.dakarmatin.com Le Dialogue national a vu la participation de plusieurs membres de l’opposition, mais il y a eu, tout de même, les absences très remarquées de trois des quatre candidats de l’opposition lors de dernière élection présidentielle du 24 février 2019 mais également de celle du Parti démocratique sénégalais, majoritaire au sein de l’opposition à l’Assemblée nationale. En effet, si Oumar Sarr, Secrétaire général national du PDS dit s’être rendu au Palais de son propre-chef, son parti a persisté dans le refus de participer au dialogue sans que certaines de ses exigences ne soient satisfaites.

Cela pourrait être vu comme une défiance du côté du parti de l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, lequel, pour moins que ça, a lourdement sanctionné certains de ses membres. Le discours musclé d’Oumar Sarr, semblant reprocher à ceux qui ont écrit un communiqué, la veille du dialogue, pour annoncer leur refus de prendre part au dialogue, corrobore cette thèse qui laisse croire que le malaise est ambiant au sein de la direction du PDS.

Selon nos informations, celle-ci s’est réunie hier soir et la tendance de sanctionner le Secrétaire général national adjoint semble se dessiner. Wade et les siens oseront-ils franchir le Rubicon en allant jusqu’à exclure le numéro 2, de fait, du parti, l’un des derniers à être resté, constant, à côté de l’ancien de président, depuis la perte du pouvoir, en 2012 ? Rien n’est moins sûr.

De l’autre côté, le bloc des candidats malheureux à la dernière présidentielle connait également sa première fissure. Le « soldat » Issa Sall (PUR) a déserté, en allant poser avec le camp d’en face. Présent au palais hier, le leader du PUR laisse à quai ses trois (ex ?) alliés que sont Idrissa Seck, Madické Niang et Ousmane Sonko. Ces derniers, comme Wade et son camp, ont refusé d’accepter la main tendue du pouvoir, estimant qu’il y a des préalables qui n’ont pas été réglés. Sonko a d’ailleurs donné rendez-vous à la presse ce mercredi, en début de journée, au nouveau siège de son parti, sis sur la VDN.

Officiellement, ce sera pour se prononcer sur l’actualité nationale. Sauf que cette dernière est grandement occupée par le Dialogue national qu’il sera très difficile d’omettre dans ce contexte. A moins de faire comme le leader de Rewmi, Idrissa Seck, qui a pris l’option de rester aphone depuis la présidentielle, préférant laisser ses alliés prendre les devants, en continuant de contester les résultats.

Justement, l’un de ses alliés, Mamadou Diop Decroix, a fait comme Oumar Sarr, conduisant même la délégation du Front de résistance nationale (FNR) au Palais. De quoi se demander si cet autre bloc, formé à la veille de la présidentielle pour les besoins électoraux, résistera encore longtemps

Cheikh Bamba DIEYE : «Je Ne Participe Pas À Cette Comédie»

Le leader du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël (FSD/BJ) ne s’est pas rendu au palais de la République où le chef de l’Etat a lancé, ce mardi 28 mai, le dialogue national.

Cheikh Bamba DIEYE, que nous avons joint au téléphone, indique qu’il ne « participe pas à cette comédie ». Selon lui, l’appel du président SALL n’est pas crédible au point de le pousser à faire le déplacement. Et, en suivant de loin ce qui s’est passé, le député soutient n’avoir point regretté.

« C’est de la comédie ça. Et le plus grave, ceux qui pendant sept ans ont accusé Macky SALL d’avoir instrumentalisé la Justice à des fins politiques, l’ont religieusement écouté aujourd’hui dire qu’il n’est pour rien  dans la constitution des dossiers de Khalifa SALL  et de Karim WADE », déclare Cheikh Bamba DIEYE. Pour lui, Macky SALL qui n’a pas senti le besoin de dialoguer quand il s’est agi du parrainage, est en train de manœuvrer politiquement. « Aujourd’hui, après tout ce qui s’est passé ces sept dernières années, il (Macky SALL, ndlr) vient chanter les vertus du dialogue », martèle le député.

Cheikh Bamba DIEYE prend le contrepied de certains partisans de Khalifa SALL qui trouvent que la libération de leur mentor passe par leur participation au dialogue.WALFNet

Famara Ibrahima SAGNA : «Je Ne Fais Pas Un Travail Partisan…»

https://www.walf-groupe.com/Le président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, a assuré mardi vouloir « travailler en équipe et réfléchir ensemble sur les solutions » à proposer dans le cadre de ces discussions voulues par le chef de l’Etat, Macky Sall.

« Je ne fais pas un travail partisan, c’est un travail pour le développement du pays’’, a indiqué l’ancien ministre socialiste.

« J’ai travaillé toute ma vie en équipe, je vais continuer à travailler en équipe et réfléchir ensemble sur les solutions », a-t-il ajouté à la fin de la cérémonie d’ouverture du dialogue national pour la conduite duquel il a été choisi par le président de la République, Macky Sall.

« Je ne sais pas combien de temps les travaux vont durer. Il faut une première réunion pour arrêter un protocole de travail », a indiqué Famara Ibrahima Sagna, également ancien président du Conseil économique et social.APS

Ex-présidente du CESE : Aminata Tall en colère contre Aminata Touré

http://www.seneweb.com Aminata Tall a toujours en travers de la gorge son limogeage au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Selon l’AS, elle est dans une colère noire depuis sa défenestration et en voudrait personnellement à son successeur, Aminata Touré. Au point, indique le journal, qu’elle a refusé d’organiser une passation de service publique avec sa remplaçante.

Pour rappel, ladite cérémonie de passation de service avec Aminata Touré est prévue, sauf changement de dernière minute, demain vendredi.  La désormais ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Tall, qui ne voudrait pas d’une passation « en bonne et due forme », aurait décidé d’offrir un cocktail d’adieu à ses conseillers.

Il étrangle, viole et écrase la tête de sa copine avec une pierre

IGFM- C’était le 14 juillet 2013, les Français célèbrent la fête de l’Indépendance dans une ambiance festive. L’ambiance est tout autre dans petite maison d’un quartier dakarois une dispute éclate entre Mamadou Sakho et Awa Diop sur une question d’infidélité, déclenchée à la veille du meurtre. Le mis en cause l’accusait de le tromper avec un autre. Le lendemain, la fille s’est présentée chez son copain, vigile de profession pour récupérer comme d’habitude, sa ration journalière. Sur les lieux, l’accusé l’a étranglée avant de l’assommer avec une pierre. A la barre, Mahamadou Sakho a reconnu avoir tué sa copine sous l’emprise de la colère. Revenant sur le déroulement des faits, il indique dans L’AS que l’affaire s’est déroulée devant la porte du garage, au rez-de-chaussée. Selon lui, lorsqu’il a remis de l’argent à Awa Diop pour son petit déjeuner, elle lui a tourné le dos. C’est en ce moment, dit-il, qu’il en a profité pour l’étrangler. A l’en croire, il a cogné la tête de sa petite amie contre le mur et cette dernière est tombée en syncope. « Je l’ai trainée vers les escaliers pour éloigner la scène aux yeux des passants avant de l’acheminer dans une chambre. Je n’avais pas l’intention de la violer. Je ne savais même pas que des préservatifs se trouver à l’intérieur », nous renseigne-t-il. Selon toujours l’accusé, c’est au niveau du premier étage qu’il a assommé la victime avec des coups de pierres sur la tête

POUR TOUTES LES BINTA CAMARA, CONTRE LES HYPOCRISIES! Par Demba Ndiaye

Tout à nos fanfaronnades, on se voit plus beaux qu’on est ; plus vertueux alors que nos actes et comportements dessinent le contraire ; on se dit croyant, voire pieux, alors que nous sommes les plus grands pécheurs devant l’Eternel ; on plaide la droiture alors qu’on ment comme des arracheurs de dents et que, souvent, trop souvent, notre rapport au bien publique est d’une légèreté coupable. Bref, nous sommes, nous vivons dans une société d’hypocrisies.

Nos larmes de pleureuses, nos indignations aussi sélectives qu’éphémères, nos hauts-le-coeur face aux crimes des nôtres, nos crimes, définissent une société de …faussetés, d’hypocrites assumées, de mensonges intégrés comme des vérités. Violences, viols, meurtres, bref toutes ces violences qui relèvent de l’état animal qu’on pense, non, qu’on espère, plus encore, qu’on conjure, tout cela, ces « déviances » là, sont notre humanité.

Quand une société, à force d’altération de son être profond, fondateur, se dissout dans les oukases de prétendues valeurs religieuses, pourquoi elle ne secrèterait pas des gens qui ont grandit dans les mensonges. D’une prétendue supériorité morale et physique ; de celui par qui lequel la femme ira au paradis ou en enfer selon qu’elle aura été l’esclave ou non de son maître de mari. Pourquoi une telle « dé-éducation » ne formaterait-elle pas des esprits pour qui, les violences, les viols, la déshumanisation des femmes, relèveraient de décrets et droits devins ?

C’est dans les familles d’abord, les écoles (toutes les écoles) qu’on « dispense » (que je déteste ce mot !) une éducation qui fait du petit garçon un petit monstre aux comportements « masculins », c’est à dire, violent et violeur en puissance vis-à-vis des jeunes filles qui deviendront les victimes expiatoires de leurs frères à qui on a attribué (octroyé) le permis de brimades, oppression, voire de tuer si on résiste à leurs envies de viols.

La petite fille balaie, fait le ménage et le linge, la popote pour toute la famille (en générale très élargie), celle à qui on ne demandera pas son avis (pourquoi on lui reconnaîtrait cette humanité ?) pour lui imposer des co-épouses auxquelles (jusqu’à quatre) son homme et maître a droit du fait « d’autorisations divines ». Souvent, trop souvent, presque toujours, on oublie la condition : « si tu peux (économiquement), et surtout, si tu peux mettre les quatre sur le même pied d’égalité ! Or, aucun humain ne peut garantir et prétendre à cette « égalité » vis-à-vis de « ses épouses-esclaves ». Même entre ses enfants, il arrive qu’un parent ait plus d’ « amour » que l’autre, que les autres. Nous parlons là de liens de sangs et non de choix, désir-décision de vie commune, d’amour qui n’est pas filiale.

Si tu peux ! Si tu peux subvenir à tous leurs besoins (matériels et sexuels) de la même manière ; si tu peux prendre en charge correctement les produits de tes semences et non les « fabriquer » et puis les confier, les jeter à la rue, ou les mètre en gage (cage) chez l’usurpateur, l’usurier, le marabout, marchand de jeunesses et à l’occasion, violeur et pédophile.

L’hypocrisie de ces « parents » qui, sous prétexte de « nos valeurs », de  « nos traditions », d’une « morale »  puisée dans des délires religieux, voire dans des interprétations utilitaires pour les hommes, ces parents donc, ruent dans les brancards quand on suggère de considérer leurs enfants comme des êtres humains et qui donc, doivent connaître leur corps, son fonctionnement, ses organes leur usage, leur utilité, mais aussi leur nocivité, donc d’introduire cette éducation là, cette formation là, cette ouverture d’esprit-là.

Il se trouve même des imbéciles drapés dans des réputations surfaites d’intellectuels, …d’ex révolutionnaires, de toujours (hélas) leaders d’opinions, qui justifient le viol par le chômage ! Sur quelle étude sociologique ou statistique s’appuie-t-il pour assener de telles contre vérités, de telles monstruosités ? Parce que, en dehors de statiques fiables, les comptes rendus de presse et d’audience ne tracent pas de tels profils de violeurs, tortionnaire de femmes.

Ils sont ouvriers, paysans, maçons, pêcheurs, enseignants (instituteurs ou professeurs), cadres, hauts fonctionnaires, ministres, députés et même chefs d’Etat, vrais et faux marabouts, médecins dans le secret de leurs cabinets, mêmes des PCA qui se tapent des bagnoles de 46 millions alors que leur société est incapable de payer les salaires à temps, de s’acquitter des cotisations sociales (Ipm, Ipres), on trouve ces salopards partout dans cette société d’hypocrisies. Oui, on trouve ces prédateurs un peu partout dans les ténèbres et pénombres d’une société qui se croit policée alors qu’elle se comporte comme le dernier des incultes !

Une société où de dangereux obscurantistes, prédateurs, qui se terrent le jour et sortent de son terrier quand un être humain en tue un autre, pour toutes les raisons possibles (détraqués ou saints d’esprits), pour nous chanter le retour de la peine capitale comme antidote aux pulsions de violences, viols, voire de mort. Courageusement, ils invoquent DIEU, pour entuber la populace, enfumer son esprit et justifier en vérité leurs penchants sanguinaires ! Ce sont des rebuts de l’Histoire et falsificateurs des Saintes écritures.

Il est cependant illusoire de croire qu’on peut solutionner la question des violences faites aux femmes, et toutes les autres violences du reste, par des gadgets produits des émotions devant la barbarie humaine. Oui, l’humain peut être barbare, sanguinaire, sauvage, tueur ! Il est très rarement ange, et plus souvent le diable.

Non, on ne fera pas l’économie d’une éducation réformée où on n’apprend plus différemment la vie en société aux jeunes filles et aux jeunes garçons ;

On bannira les exégèses à l’emporte pièces des saintes écritures destinées à perpétuer la supposée « mâle supériorité-domination » ; on éduquera filles et garçons dans une fraternelle égalité et mutuel respect. Bref, l’humanité et ses attributs positifs se fabriquent dans la famille, l’école (les écoles), les traditions positifs et non dans la nostalgie des archaïsmes de temps révolus.

L’Etat s’acquittera de son rôle de régulateur et de formateur impartial des citoyens. Il dispensera l’éducation et la formation. Des filles et des garçons de la même façon, sans discrimination ; ses démembrements, forces de sécurité, de répression et de justice montreront le même respect pour les hommes comme pour les femmes. Ils s’abstiendront de traitement selon le sexe, les réflexions sexistes, voire dégradantes dans leurs services.

Bref, une société qui ne ferme pas les yeux sur ses tares, ne promeut pas filouterie, vols, détournements. Une société d’humains, égaux devant elle, sans petits monstres ni fillettes futures esclaves.

Notre société est-elle capable d’une (de) telle(s) révolution(s) ? Peut-elle trouver en elle, dans ce qu’elle a de mieux comme valeurs non corrompues, le courage de faire face à ces tares et dérives pour nettoyer ses déchets …sociétaux ? Quoi qu’il en soit, il est évident qu’aucun raccourci juridique ou barbarie légale ne résoudront nos problèmes de société.

Pour paraphraser l’autre, l’humanité ne se pose que les questions dont elle a les réponses. J’ajoute que les solutions à nos problèmes de société se trouvent dans cette même société ; dans le génie humain. Utilisons-le à bon escient. Avec bien sûr, une très bonne et grosse dose de courage politique et sociale face à l’obscurantisme des obscurantistes, aux vraies-fausses pesanteurs supposées immuables.Demba Ndiaye

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