LES SYNDICATS ET LA SOCIÉTÉ CIVILE TRACENT LES CONTOURS DU DIALOGUE

ABDOULAYE NDOYE, SG: «ON NE PEUTt PAS DIALOGUER SANS EVOQUER LA QUESTION DU SYSTEME DE REMUMERATION»
ABDOULAYE NDOYE, SG: «ON NE PEUTt PAS DIALOGUER SANS EVOQUER LA QUESTION DU SYSTEME DE REMUMERATION»

 

https://www.seneplus.com-L’As-En attendant la fameuse journée du dialogue national prévu le 28 mai, les centrales syndicales et la société civile ont échangé mercredi, sur les enjeux de cette concertation ainsi que le rôle et la responsabilité des acteurs sociaux dans ce débat

Des représentants de centrales syndicales ont rencontré une délégation d’Afrika Jom Center conduite par M. Alioune Tine, hier, au siège de l’NSAS, en perspective du Dialogue national initié par le Président de la république. A l’occasion, les contours de la concertation nationale ont été tracés par les deux parties.

En attendant la fameuse journée du dialogue national prévu le 28 mai, les centrales syndicales et la société civile ont échangé hier sur les enjeux de cette concertation ainsi que le rôle et la responsabilité des acteurs sociaux dans ce débat. Au terme des échanges, les deux parties sont parvenues à une large convergence de vue sur la démarche et le contenu qu’il faut donner à ce Dialogue national. Elles ont salué l’appel du Présent de la République et l’ouverture de la classe politique à s’engager dans un dialogue constructif et inclusif, avec l’implication de toutes les forces vives pour arriver à des consensus sur tous les thèmes qui seront abordés dans l’intérêt de notre peuple.

Sur le contenu, les acteurs sociaux proposent que le Dialogue national revête trois dimensions. D’abord, une dimension politique qui doit renfermer le renforcement de notre Etat de droit, du système démocratique sénégalais et de la gouvernance de nos institutions. Ensuite une dimension économique qui prend en compte les aspirations des citoyens, un dialogue sincère avec le Secteur Privé National et les partenaires sociaux en définissant ensemble les priorités nationales, en engageant des négociations franches sur les questions fiscales et foncières et en veillant à la transparence dans l’attribution des marchés publics.

Enfin une dimension sociale qui inclut le dialogue social, en prenant en compte la problématique de la promotion du travail décent, l’équité de genre et la justice sociale. Les deux parties demandent également une bonne implication, sans exclusive, des Centrales syndicales de travailleurs, des organisations de la société civile et de la diaspora, d’une manière générale, dans le processus en cours, notamment dans les discussions sur le Projet de termes de références du Dialogue national.

ABDOULAYE NDOYE, SG: «ON NE PEUTt PAS DIALOGUER SANS EVOQUER LA QUESTION DU SYSTEME DE REMUMERATION»

Présent à la rencontre, le Secrétaire général du Cusems Abdoulaye Ndoye a demandé la reprise des séances de monitoring et le respect strict du protocole d’accord du 30 avril 2018.Il a ainsi attiré l’attention sur une question nationale qui est articulée autour de l’équité et de la justice sociale. Il s’agit, dit-il, du système de rémunération des agents de la fonction publique.A l’en croire, l’étude sur le système de rémunération a abouti aux conclusions suivantes : « que le système indemnitaire au Sénégal est inadéquat et inéquitable ; que l’architecture de l’échelonnement indiciaire n’est pas homogène et, en définitive, que les salaires dans le secteur parapublic n’obéissent pas aux critères indiciaires.»

Présent à la rencontre, le Secrétaire général du Cusems Abdoulaye Ndoye a demandé la reprise des séances de monitoring et le respect strict du protocole d’accord du 30 avril 2018.Il a ainsi attiré l’attention sur une question nationale qui est articulée autour de l’équité et de la justice sociale. Il s’agit, dit-il, du système de rémunération des agents de la fonction publique.A l’en croire, l’étude sur le système de rémunération a abouti aux conclusions suivantes : « que le système indemnitaire au Sénégal est inadéquat et inéquitable ; que l’architecture de l’échelonnement indiciaire n’est pas homogène et, en définitive, que les salaires dans le secteur parapublic n’obéissent pas aux critères indiciaires. » Ainsi le leader syndical demande à ce qu’on propose un système de rémunération rénové, juste, équitable, attractif et motivant. De ce fait, le Secrétaire général du Cusems pense qu’on ne peut pas dialoguer aujourd’hui sans évoquer la question du système de rémunération, parce que c’est une question qui est au cœur des préoccupations des travailleurs et transcendent les organisations et les Centrales syndicales.

Il dit en outre ne pas comprendre, dans un contexte où le président de la République demande un dialogue, qu’une déclaration comme celle du 1er mai soit tenue par le chef de l’Etat. « Pour nous, le 1er mai n’est pas un jour de négociations. C’est la solennité, et il doit tenir un discours rassurant, motivant et plein d’espoir. Mais les propos tenus par le président de la République tue l’espoir. Mais qu’à cela ne tienne. Dès lors que nous sommes aujourd’hui obligés de dialoguer, nous pensons que le dialogue doit être inclusif, avec la présence des acteurs de tous les secteurs», a expliqué Abdoulaye Ndoye qui promet dans la foulée que les organisations syndicales, en tant que sentinelles, veilleront à ce que toutes les résolutions prises dans le cadre du dialogue national soient strictement appliquées Seydina Bilal DIALLO

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