Revue de Presse du samedi 25 Mai 2019

Revue de Presse du samedi 25 Mai 2019
Revue de Presse du samedi 25 Mai 2019

#SenCaféActu du 25 Mai 2019 Par Adama Sow

A la Une : Le juge Maguette Diop entre dans l’histoire judiciaire en appliquant le Règlement n5 de l’Uemoa ; Le FBI vient relever les empreintes des sénégalais ; Mendicité : Les 30mille talibés de Dakar rapportent 5 milliards
1-La libération de Thione Seck installe un malaise entre les magistrats et les avocats : Mbaye Gueye bâtonnier accuse le ministre Sidiki Kaba et le Procureur d’avoir sacrifié Khalifa Sall en mettant sous le coude le Règlement n5 de l’Uemoa qui a servi à libérer Thione Seck
2- Le juge Maguette Diop est entré dans l’histoire, pour avoir libéré Thione Seck. Le magistrat a inscrit son nom au chapitre des inédits, pour avoir appliqué le Règlement n°5 de l’Uemoa, relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace communautaire, rappelle Actusen
3-Le FBI vient ficher les sénégalais et les passagers de l’AIBD : les redoutables flics américains sont au Sénégal pour mettre en place un système de digitalisation des empreintes de tous les passagers a annoncé Tulinabo Mushingi. L’ambassadeur notifie que « des équipements vont venir en plus des formations des agents », pour davantage sécuriser le Sénégal
4-Défis pas encore résolus par le gouvernement : Les abris provisoires plombent la scolarité de milliers d’enfants. Sur 5mille classes en paille, Kolda se taille la part du lion avec plus de 1450 classes en palissade ; selon les zones, 27% et 82% des classes sont des abris-provisoires
5-Meurtre de Bineta Camara : les femmes manifestent ce samedi à Dakar pour dire stop aux violences faites aux femmes et réclamer des mesures hardies contre les auteurs de ces violences
6-Les 30 mille talibés qui mendient à Dakar rapportent 5 milliards de fcfa aux marabouts et maitres coraniques des daaras. Pour lutter contre cette situation, la mairie de Dakar compte sévir contre la mendicité des enfants.Ma Revue de Presse

UN PROJET DE DIGITALISATION DES EMPREINTES EN COURS DE CONCERT AVEC LE FBI (TULINABO MUSHINGI)

Dakar, 24 mai (APS) – Le FBI, principal service fédéral américain de police judiciaire ayant également en charge le renseignement intérieur, de concert avec les services sénégalais compétents, travaille sur un projet de digitalisation des empreintes pour améliorer la sécurité dans le pays, a révélé l’ambassadeur des Etats-Unis Tulinabo Mushingi.

« Le FBI travaille sur la digitalisation des empreintes pour la sécurité », a-t-il indiqué dans une interview paru dans l’édition de vendredi du quotidien Le Soleil.

Dans ce cadre, les services américains compétents ont effectué sept visites à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, depuis son ouverture le 7 décembre 2017.

« Il y a des équipements qui vont venir en plus des formations des agents », a annoncé Tulinabo Mushingi.

Selon le diplomate, les Etats-Unis comptent ainsi « montrer aux Sénégalais ce qu’ils peuvent faire et leur laisser le choix de décider » ensuite.BHC/BK

Perspectives d’un ultime mandat : Ce que Macky Sall nous prépare…

http://actunet.net Plan d’ajustement structurel, vérité des prix, flexibilisation possible de la loi du travail pour favoriser l’afflux des capitalistes investisseurs capables de financer moult projets déroulés durant la campagne électorale passée. Il semble que le chef de l’État, qui avance masqué comme d’habitude, soit dans la logique de satisfaire les exigences libérales plusieurs fois repoussées des institutions de Bretton Woods pour cause d’élection. Son horizon politique ainsi dégagé, tout devient possible…

Les milieux économiques et financiers, mais aussi politiques et sociétaux, se posent beaucoup de questions depuis que le Président Macky Sall a affirmé sa volonté de reprendre étroitement en mains le fonctionnement de l’État et de ses démembrements afin, dit-il, d’insuffler plus d’efficacité et d’efficience aux projets et programmes prioritaires de la phase 2 du Plan Sénégal Émergent (Pse). Des questions pour le moment sans réponses sous l’ombre d’un pragmatisme idéologique appelé «fast-track».

Cette inquiétude est notamment liée à la réduction drastique et sans appel du train de vie de l’État dont Sall a fustigé les errements et les abus en dépit des instructions fermes qu’il avait données dès son arrivée au pouvoir en 2012. Dans la foulée, le président sénégalais a profité de la fête internationale du Travail, le 1er mai dernier, pour signifier aux syndicats de travailleurs que toute idée de hausse des salaires est remise aux calendes grecques, en tout cas jusqu’à nouvel ordre. Des propos que les syndicats ont pris comme une provocation alors même que l’État avait déjà signé avec les enseignants un protocole d’accord à incidence financière évolutive. Cette astuce qui consiste à signer tout document – le couteau sous la gorge – lui a permis, avec l’aide précieuse de grands marabouts, de sauver les deux dernières années scolaires menacées par des années blanches. Le front social, souvent perturbé par des revendications catégorielles qui n’ont pas pu ébranler l’État jusqu’ici, risque aujourd’hui la surchauffe si les centrales syndicales, dont aucune n’est affiliée au camp présidentiel, décident d’en découdre avec le pouvoir.

Redistribution et centralisation

Dans l’agenda des cinq ans de son dernier mandat à la tête du pays, Macky Sall consacrera une place capitale certes à préparer le dauphin qu’il voudrait comme successeur pour diriger le Sénégal. Mais dans l’immédiat, l’économie semble être sa principale préoccupation. Même si les institutions financières internationales n’arrêtent pas de saluer officiellement la bonne tenue et les performances appréciables de l’économie sénégalaise, le chef de l’État s’est quand même séparé d’Amadou Bâ, l’ex tout-puissant ministre de l’Économie, des finances et du plan, neutralisé dans d’étranges affaires hors du territoire national. À sa place dans un ministère redimensionné, avec moins de centralisation pour plus d’efficacité : un ultra-fidèle de la première heure, Abdoulaye Daouda Diallo, et un élément plus ou moins incontrôlable, Amadou Hott, revenu de la Banque africaine de développement (BAD) où il était en charge de l’Énergie, de la croissance verte et du Ddéveloppement durable. Le courroux de Sall contre Bâ serait lié à la gestion «médiatique» et «affairiste» de plusieurs gros dossiers dont le Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires) et la Société africaine de raffinage (SAR). Malgré un rapprochement tactique ( ?) bruyant avec Marième Faye Sall avec qui il a mené une campagne électorale active à Dakar au cours de la campagne électorale passée, Amadou Bâ n’a pu conserver un fauteuil qu’il occupait depuis septembre 2013.

Après avoir redistribué les rôles au sein du gouvernement et de l’administration, Macky Sall s’est arrogé des pouvoirs pleins qui en font un hyper-président comme le Sénégal n’en avait plus connu depuis plusieurs décennies. Désormais, c’est à lui que les ministres rendent compte du suivi des projets et programmes relevant de leurs responsabilités. Il n’y aura plus de fuite en avant ! Dans cette posture du chef qui se place en première ligne, il sera aidé par un «shadow cabinet» discrètement installé au palais et composé de plusieurs de ses hommes de confiance. On peut citer l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne devenu Secrétaire général de la présidence de la République, son conseiller juridique «préféré» et ancien ministre de la Justice, le Professeur Ismaïla Madior Fall, Augustin Tine, son nouveau directeur de cabinet, ex-ministre de la Défense dans le dernier gouvernement…

Plan d’ajustement structurel ? Flexibilisation de la loi du travail ?

C’est au cœur du palais présidentiel qu’il a d’ailleurs lancé et bouclé son plan de suppression du poste de Premier ministre. Un plan qu’il s’était bien gardé de révéler au cours de la campagne pour l’élection présidentielle du 24 février dernier. Mais, selon des sources proches du pouvoir, le chef du gouvernement sortant a été un véritable goulot d’étranglement pour plusieurs dossiers d’importance victimes des lenteurs administratives et du manque de poigne de Dionne face à certains ministres. Certains des parlementaires qui rechignaient à voter cette loi de suppression du poste de Pm ont été très vite étouffés après avoir été reçus au palais de la République. La loi est passée comme lettre à la poste.

C’est dans ce contexte inédit et un brin «révolutionnaire» que Macky Sall s’est rendu en France entre le 15 et le 18 mai, non pas avec l’avion présidentiel (la Pointe de Sarène) mais à bord d’un…vol régulier de la nouvelle compagnie nationale Air Sénégal. Officiellement, il répondait à l’invitation du Président Emmanuel Macron à l’occasion de la signature de «l’Appel de Christchurch» contre la haine sur les réseaux sociaux, en référence à l’assassinat le 15 mars dernier d’une cinquantaine de fidèles musulmans dans deux mosquées de Nouvelle Zélande. Mais officieusement, des sources dignes de foi indiquent que le voyage de Sall – organisé donc sous couverture du sommet de l’Élysée – n’est pas étranger aux actes posés au plan national et à la dynamique nouvelle qu’il veut impulser au pays. Sous cet angle, ses entretiens avec les autorités françaises compétentes n’auraient pas pu échapper à la mise en œuvre éventuelle d’une série de mesures visant à donner une plus grande marge de manœuvres à l’économie sénégalaise. L’État sénégalais est en effet confronté à une dette qui est, dit-on, contenue dans les limites des critères de convergence fixés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), mais la pression budgétaire reste très forte en regard des difficultés à collecter une bonne partie des impôts. À ce niveau, de nombreux économistes ont tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés de recouvrement de créances publiques auxquelles sont confrontées la plupart des petites et moyennes entreprises (PME) et industries (PMI).

Alors, que nous prépare Macky Sall ? Un plan d’ajustement structurel ou quelque programme vendu sous un autre vocable mais qui relèverait de la même logique ? Un retour à la vérité des prix de certains produits de consommation comme l’électricité ? Une flexibilisation de la loi du travail dans un contexte marqué par la main tendue au capital étranger lors du conseil des ministres du 8 mai 2019 ? Le mystère reste donc entier autour des intentions économiques du Président Sall.

Il l’est davantage dans l’approche qui va être imprimée aux perspectives politiques inéluctables qui accompagnent un dernier mandat. Recourra-t-il à un despotisme légalisé pour mettre en œuvre sa vision de la continuité de ses 12 ans de pouvoir ? Fera-t-il confiance aux principes d’éthique et de responsabilité dans la dévolution prochaine d’un pouvoir qui devrait lui échapper ? Difficile de trouver réponses face à un politique qui avance si masqué…

VISITE DE L’AMBASSADEUR DES ÉTATS-UNIS AU « SOLEIL » : « Le FBI s’est déjà déplacé sept fois à AIBD »

http://www.lesoleil.sn Considérant le journal « Le Soleil » comme « incontournable », Tulinabo S. Mushingi, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal a visité, ce jeudi, l’imprimerie, les archives ainsi que la rédaction de la SSPP Le Soleil. Face aux journalistes du « Soleil », il a répondu aux questions notamment liées au partenariat sécuritaire entre les Etats-Unis et le Sénégal.

Pour l’ambassadeur Tulinabo S. Mushingi, nommé au Sénégal depuis le 28 février 2017, le choix de visiter la SSPP Le Soleil est une évidence. « C’est normal que l’on vous critique. Mais si on veut savoir ce qu’il se passe dans le pays, il faut lire Le Soleil. C’est incontournable », a-t-il fait savoir lors d’une série de questions-réponses avec les journalistes de la rédaction du « Soleil ». Morceaux choisis.

Guerre de positionnement mondial contre la Chine

Pour l’Ambassadeur Tulinabo S. Mushingi, les Etats-Unis vont continuer à promouvoir les idéaux américains pour le développement des pays partenaires. Cependant, il donne un exemple symbolique : « Si vous regardez l’arène nationale, vous voyez la Chine et non les Etats-Unis et c’est de là que viennent les impressions (que la Chine va devancer les Etats-Unis en Afrique). Nous allons continuer à parler à nos partenaires, aux citoyens sénégalais et à leur montrer ce que nous sommes en train de faire ». Le système d’irrigation, le secteur de l’agriculture avec les aménagements faits au nord du pays sont pour lui du concret. La politique américaine sur les infrastructures avec la réhabilitation des Routes nationales 2 entre Richard Toll et Ndioum et 6 en Casamance ou encore le pont de Ndioum montrent la présence américaine. « Dans ces zones, les populations auront une autre impression. Et ce n’est que le Mcc qui était environ à 240 milliards de francs Cfa. Notre ambassade a 22 agences opérant au Sénégal », poursuit-il. L’Ambassadeur Tulinabo S. Mushingi a détaillé d’autres éléments de la coopération américaine : « L’Usaid, c’est 120 millions de dollars par an injectés dans l’économie sénégalaise ; le ministère de la Défense, c’est 22 millions de dollars par an (au Sénégal) ; le ministère de l’Agriculture, c’est 35 milliards de francs Cfa par an. Le Fbi travaille sur la digitalisation des empreintes pour la sécurité, le FAI, le TSA, etc. Depuis l’ouverture du nouvel aéroport Blaise Diagne, nous y avons fait sept visites et il y a des équipements qui vont venir en plus de la formation des agents. Nous sommes là et nous allons montrer aux Sénégalais ce que nous, Américains, pouvons faire et leur laisser le choix de décider ».

Politique africaine des Etats-Unis

Sur le sentiment d’absence de politique africaine des Etats-Unis, l’Ambassadeur Mushingi donne des éléments qui contredisent cette impression. « Nous avons une politique africaine qui a été publiée au mois de décembre 2018 », commence-t-il par rectifier. Tulinabo S. Mushingi a listé les trois piliers de cette politique. Selon le diplomate américain, le premier porte sur la prospérité et le développement avec l’accroissement des liens commerciaux entre les pays partenaires (Trade relations). Pour le deuxième pilier, il a mis le curseur sur la sécurité et la manière de protéger les Etats-Unis d’Amérique et les Américains ; en contrepartie, les Etats-Unis protègent leurs partenaires et leurs citoyens. « Dans le cas qui nous concerne, c’est le Sénégal et les Sénégalais contre des menaces sécuritaires et de santé publique », a-t-il précisé. Le troisième pilier, c’est la bonne gouvernance. « Nous nous engageons à travailler avec des partenaires qui ont des politiques centrées sur leurs citoyens et où nous pouvons voir qu’il y a un « return on investment » (retour sur investissement). Ces trois piliers sont le fondement de base de la politique américaine envers l’Afrique ».

Maturité démocratique

Considérant « la démocratie et la liberté d’expression (comme) essentielles », Tulinabo S. Mushingi pense qu’il faut de la prospérité, de la sécurité et de la bonne gouvernance y compris une presse où les gens sont libres de s’exprimer, pour qu’un pays marche. « En regardant la démocratie sénégalaise, notamment lors des dernières élections, je dois franchement féliciter le peuple sénégalais pour le civisme qu’il a montré en allant voter ».

Observateurs lors des élections, l’Ambassadeur Tulinabo S. Mushingi a félicité le Président Macky Sall pour sa réélection au premier tour. « Nous étrangers, nous disons que la démocratie au Sénégal est mature donc année après année, élection après élection, vous arrivez à prouver au monde entier que vous pouvez vous quereller, mais qu’au lendemain des élections, les gens vont continuer leurs activités en paix. C’est est un signe de maturité ».

Retrouvez l’intégralité des thèmes abordés avec l’Ambassadeur des Etats-Unis dans l’édition du « Soleil » de ce vendredi 24 mai 2019.

 L’USAID INJECTE AU SÉNÉGAL PLUS DE 70 MILLIARDS PAR AN (AMBASSADEUR AMÉRICAIN)

Dakar, 24 mai (APS) – L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) injecte par an plus de 70 milliards de francs CFA dans l’économie sénégalaise, soit 120 millions de dollars, a indiqué l’ambassadeur américain Tulinabo Mushingi.
« Notre ambassade a 22 agences opérant au Sénégal. Si vous prenez l’USAID, ce sont 120 millions de dollars par an qu’elle injecte dans l’économie » sénégalaise, a-t-il dit dans un entretien paru dans l’édition de vendredi du quotidien Le Soleil.

 Le ministère américain de la Défense injecte 22 millions de dollars par an, soit plus de 12 milliards de francs CFA, le ministère de l’Agriculture 35 milliards CFA, selon l’ambassadeur américain.

’’Nous allons continuer à parler avec nos partenaires, aux citoyens sénégalais et leur montrer ce que nous sommes en train de faire. Avec le premier Compact’’ dont a bénéficié le Sénégal dans le cadre du Millenium Challenge Corporation (MCC), ’’nous avons travaillé sur le système d’irrigation, le secteur de l’agriculture avec les aménagements faits au nord du pays’’, a indiqué le diplomate.

Dans le cadre du MCC, un fonds d’aide américain destiné à accélérer la croissance en vue de réduire la pauvreté, le Sénégal avait bénéficié d’un don de 540 millions pour une durée de cinq ans, à partir de 2010, financement ayant permis ces investissement évoqués par Tulinabo Mushingi.

Le MCC est une initiative américaine dont l’ambition est de contribuer à réduire la pauvreté dans les pays bénéficiaires, par le biais de la croissance économique.

Les pays éligibles à ce partenariat doivent avoir réalisé une certaine performance dans des domaines tels que la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques et la création d’un environnement favorable à l’initiative privée.

Le second Compact MCC en faveur du Sénégal, dont l’accord a été signé le 10 décembre 2018, va permettre au pays de bénéficier d’un montant de 600 millions de dollars dont une subvention de MCC de 550 millions de dollars (plus de 314 milliards FCFA) et une contribution du gouvernement du Sénégal de 50 millions de dollars.

Il vise à permettre au pays de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté à travers des investissements qui feront de l’électricité un service accessible à tous et au moindre coût pour les ménages et les entreprises.BHC/BK

Forte remontée de la production des industries extractives

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –L’activité de production des industries extractives au Sénégal a, après une chute de 12,2% enregistré au mois de février 2019, connu une forte hausse de 27,6% au terme du mois de mars 2019, a appris vendredi APA auprès de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

« Cette évolution est attribuable à une intensification de l’activité d’extraction de phosphate (plus 39,6%), d’extraction de pierre, sables et d’argiles (plus 30,4%) et d’extraction ou de production de sel et natron (plus 6,4%) », souligne l’ANSD.

Toutefois, par rapport à celle de mars 2018, la production des industries extractives s’est bonifiée de seulement 10,8%.

Quant à la production totale durant le premier trimestre 2019, elle s’est légèrement contractée de 0,5% en comparaison à celle de la période correspondante de l’année2018.MS/cat/APA

 Aibd-Mbour : Le prix du péage a triplé

http://www.seneweb.com Le prix du péage sur le tronçon Aibd-Mbour géré par l’Ageroute passe du simple au triple. De 500, les tarifs ont grimpé à 1500 Fcfa. Pourtant, signale L’Observateur, le tronçon Aibd-Mbour est équivalent à celui de Keur Massar-Aibd facturé à 600 Fcfa par Eiffage.

DEVELOPPEMENT AGRO-SYLVO-PASTORAL : Le FNDAPS et le REJAQUES, ensemble pour accompagner les producteurs

http://www.lactuacho.com Le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndaps) a organisé une rencontre d’échange avec le Réseau des Journalistes associés aux Questions agricoles (Rejaques). Les deux entités ont décidé d’un commun accord d’accompagner les producteurs.

La rencontre a permis aux participants d’échanger sur l’environnement légal et réglementaire du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral, sur la Loi d’Orientation agro-sylvo-pastorale et ses implications.

« Nous venons d’avoir un séminaire d’échange de partage avec FNDASP qui est le fonds national de développement agrico- sylvo- pastoral, sur ses expériences, ce qu’ils font en matière d’agriculture, en matière d’élevage, en matière de réalisations, donc on était là pour échanger entre les deux parties. C’est un partenariat gagnant-gagnant entre les deux structures. Sur le futur, nous envisageons de collaborations très étroites, très dynamiques avec le FNDAPS, par exemple descendre sur le terrain pour voir les réalisations au niveau national mais aussi mener des échanges d’atelier pour renforcer nos capacités de nos membres, le rejaques qui est un réseau très dynamique, deux ans d’existence mais continue à se battre pour promouvoir le développement avec l’information agricole partout le besoin sera fait sentir », avance M. Issa Touré, président du Réseau des Journalistes associés aux Questions agricoles (Rejaques).

Selon M. Issa Touré, le Rejaques s’est engagé à travailler en partenariat avec le Fndaps, sur la base d’une construite à travers les besoins des acteurs à travers des fiches de projets et des appels à exécution. Le responsable suivi-évaluation du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral, Saïd Coly, a précisé que le Fndaps n’est pas dans l’action mais suit derrière pour s’assurer de la qualité du service rendu mais aussi des effets et impacts induits par le financement des services agricoles.

« Comme vous le savez, dans toute dynamique de développement, le fonds est dans le financement des services agricoles. Il y a beaucoup de projets qui ont été financés. Certains sont finis, d’autres sont en cours d’exécution ou vont l’être incessamment. Donc, c’est important de discuter avec le réseau pour voir un peu, surtout dans le cadre du projet des échanges de bonnes pratiques relatif au Don du FIDA, il y a eu un recueil qui a été élaboré. Et, il serait bien que toutes ces bonnes pratiques soient diffusées à grande échelle. Pour cela, nous pensons que le meilleur canal se trouve être le Réseau des Journalistes associés aux questions d’agriculture, d’élevage et de pêche », souligne M. Saïd Coly, responsable suivi-évaluation du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral.

Selon M. Coly, le fonds accompagne actuellement 13 filières que sont riz, maïs, manioc, patate douce, oignon, tomate industrielle, banane mais aussi les autres filières notamment de l’élevage, le lait, les filières porcine, bétail viande, la pêche artisanale.

D’après M. Coly, dans le cadre du budget consolidé d’investissement, il est inscrit selon un budget qui varie entre 500 et 600 millions que l’Etat donne au Fndaps.

Il souligne qu’au-delà de cela, le fonds a aussi un financement de l’Uemoa pour les filières maïs et riz. Et dans le cadre du programme de productivité en Afrique de l’Ouest (PPOA), le Fndaps a eu un financement pour accompagner le transfert régional de technologies notamment pour six variétés de manioc et cinq variétés de patates douces.

PIERRE GOUDIABY ATÉPA LANCE LE PROJET: »LA NOUVELLE ROUTE DE L’ACIER ET DE L’ALUMINIUM »

Dakar, 24 mai (APS) – L’architecte Pierre Goudiaby Atépa a procédé vendredi au lancement de son projet intitulé « La nouvelle route de l’acier et de l’aluminium » pour un coût de 3 milliards de dollars dans sa première phase.

Outre le Sénégal, le projet « La nouvelle route de l’acier et de l’aluminium », qualifié de « structurant », d’ »innovateur » et d’ »intégrateur » va concerner le Mali, la Mauritanie, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Sierra Leone.

Il est né selon ses initiateurs du constat de la « disponibilité de ressources naturelles en Afrique et du besoin vital d’une exploitation judicieuse de ces ressources ».

Évaluant les réserves de minerais des 5 pays concernés à 27 milliards de tonnes dans les 50 ans à venir pour un potentiel de quelque 9 milles milliards de dollars, Pierre Goudiaby a ainsi invité le secteur privé sénégalais et africain à faire du projet le leur.

« Avec mon expérience à la Bourse, si je mettais ce projet sur le marché financier, j’aurai la capacité de lever plus de 10 milliards en fonds d’investissement. Mais nous optons pour que 70% des retombées restent en Afrique », a déclaré Pierre Goudiaby.

Le président du Groupe Atépa a par ailleurs invité le président Macky Sall à jouer de son « leadership politique et économique » auprès de ses homologues africains pour « parrainer un tel projet qui ne pourrait avoir la réussite optimale sans une implication nécessaire des pouvoirs publiques ».

« C’est un projet tout à fait faisable, qui est loin d’être de l’utopie », martèle-t-il, citant par moment des anecdotes tirées d’échanges avec des officiels africains qui n’étaient pas très enthousiastes avec l’idée de son projet.

Selon M. Goudiaby, il faut « décoloniser les mentalités et s’attaquer aux verrous psychologiques qui amènent souvent les africains à penser que les grandes questions si ambitieuses ne sont pas faites pour nous ».

Pierre Goudiaby a par ailleurs annoncé la tenue prochaine d’une réunion restreinte avec l’ensemble des acteurs concernés pour des discussions plus approfondies sur ce projet qui n’est pour le moment qu’au stade d’une idée.

Venu prendre part à la cérémonie de lancement, le chargé de la diplomatie économique au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Moustapha Ly, a assuré un soutien diplomatique du ministère pour éventuellement atténuer les lourdeurs administratives.

« La nouvelle route de l’acier et de l’aluminium », envisage, selon Boubacar Camara secrétaire général du Groupe Atépa, une industrialisation de l’Afrique à travers une intégration sectorielle qui débouchera sur « une structuration de l’économie à travers notamment une transformation des ressources naturelles et un réinvestissement sur le continent ».

Le projet prévoit et recommande également une réorientation de la formation du capital pour ainsi former la jeunesse sur les nouveaux métiers liés à la métallurgie du fer et la sidérurgie, a-t-il dit.

Ce projet inspiré des « Nouvelles routes de la Soie’’ lancées par la Chine se veut « une rupture avec les paradigmes de domination d’un continent riche habité par des pauvres », a indiqué M. Camara dans sa présentation dudit projet.

Boubacar Camara note également que dans sa première phase le projet prévoit l’installation de ports énergétiques notamment à Potou (Louga), à Buba (Guinée Bissau) et à Pépel (Sierra Leone) pour plus de fluidité dans le transport de ces ressources dans la sous-région.

Sur le plan environnemental, le Secrétaire général du Groupe Atépa renseigne que le projet va s’inscrire dans le respect des engagements internationaux pour la protection de la planète.SMD/OID/ASB

FONDATION « ISLAMICITY INDICES. RAPPORT 2018 SUR LES INDICES D’ISLAMICITÉ

La fondation à but non ‎lucratif Islamicity Fondation, dirigé par Hossein Askari, professeur émérite de ‎commerce ‎international et des affaires internationales à l’Université George Washington vient de ‎publier son rapport 2018 sur les indices d’Islamicité ‎ qui sont des indicateurs multidimensionnels destinés à évaluer l’adhésion d’une société aux enseignements du Coran et de la Sunnah du Prophète Mohamed (sawa). Ces indices, estimés depuis 2000, évaluent 153 pays (musulmans et non musulmans) selon quatre grandes dimensions: économique, juridique et gouvernance, droits de l’homme et droits politique et relations internationales, et sont tous synthétisés dans un cinquième indice global. Ces indices constituent une base de discussion pour les réformes économiques, sociales et institutionnelles selon la perspective de l’Islam.

Le rapport 2018 indique que la Nouvelle-Zélande affiche la meilleure performance, comme ce fut le cas pour les indices 2017, suivie de la Suède, des Pays-Bas, de l’Islande, de la Suisse et de l’Irlande. Les 20 pays les plus performants sont ceux de l’Europe du Nord, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, de l’Australie et du Japon. Les cinq pays musulmans les plus performants sont les Émirats arabes unis (45 è‎me), l’Albanie (46 è‎me), la Malaisie (47 è‎me ), le Qatar (48 è‎me) et la Bosnie-Herzégovine (60 è‎me). Le Sénégal est classé 83 è‎me‎. La performance d’ensemble des pays musulmans appréciée à travers par l’indice global  apparait relativement faible, et particulièrement préoccupante pour l’indice sectoriel des droits de l’homme et des droits politiques,  même  pour les pays musulmans les mieux classés. Ces résultats rappellent les paroles de Mohammad Abduh prononcées il y a plus d’un siècle: «Je suis allé en Occident et j’ai vu l’islam, mais pas de musulmans; Je suis retourné à l’est et j’ai vu des musulmans, mais pas d’islam ».

Le rapport complet 2018 sur les indices d’Islamicité‎ est disponible sur le site de la fondation : ‎www.islamicityindices.org.‎ Le site contient également la version française de la documentation de base sur la méthodologie d’élaboration des indices d’islamicité.

l’âge des véhicules importés ramené à cinq ans, une mesure qui va fâcher

http://afriquemidi.com Le président de la République du Sénégal  est sur le point de prendre une nouvelle mesure qui risque de fâcher beaucoup  Sénégalais de la diaspora. Cette mesure concerne l’âge des véhicules importés.  Cet âge  est de 8 ans aujourd’hui. beaucoup de Sénégalais avaient sollicité le président Macky Sall pendant ses visites Parisiennes pour qu’il rallonge cet âge de 10 ans. Mais ils seront très surpris car le président Sall est sur le point de baisser de 5 ans l’âge de ces véhicules. Et cette mesure va créer beaucoup de bruits au sein de la communauté Sénégalaise dans la diaspora. Les Sénégalais de France n’ont pas encore compris que le président Sall est un homme libéré de toutes les contraintes militantes.

Il n’est plus le chef de parti qu’ils avaient connu à la conquête du pouvoir. Pendant le quinquennat, Macky Sall se veut le président de tous les Sénégalais et non d’ une bande d’opportunistes, qui à chaque visite du président à Paris envahissaient sa résidence.Par Mamadou LY

Zahra Zahra Iyane Thiam : »Nous allons vers une étude de référence du secteur de l’économie sociale et solidaire»

http://www.rewmi.com Le ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ont signé, ce vendredi, une convention de partenariat portant sur la réalisation par cette dernière d’une « étude de référence » du secteur de l’économie sociale et solidaire.

S’exprimant lors de cette cérémonie, le ministre Zahra Iyane Thiam Diop, a indiqué que les résultats de cette étude devraient permettre à ce département ministériel de disposer d’un instrument de collecte et de traitement des données statistiques pour alimenter son système d’information. La délimitation du périmètre de l’économie sociale et solidaire à travers l’identification des acteurs en fonction du statut, du mode d’intervention, des types de produits ou services et du domaine d’activité compte également parmi les objectifs de cette convention. A en croire le ministre, à terme, il s’agit de « disposer de données statistiques fiables sur le nombre d’acteurs et les types d’accompagnement ou d’appui dont ils bénéficient ainsi que les institutions partenaires. Elle a, par la même occasion, évoqué la nécessité de « mesurer la contribution de l’économie sociale et solidaire à la création de la richesse’’, la disponibilité de ces informations devant permettre « d’alimenter les travaux de finalisation de la Lettre de politique sectorielle de développement du secteur (…) ». A l’opposé du secteur de la microfinance, « en phase de consolidation, celui de l’économie sociale et solidaire, en phase d’émergence, est essentiellement caractérisé par l’absence de données statistiques consolidées permettant un pilotage effectif des impacts des actions menées ». Or, selon toujours, Zahra Iyane Thiam Diop, « l’économie sociale et solidaire occupe la deuxième place parmi les cinq initiatives majeures de l’actuel quinquennat du président de la République » Macky Sall, à travers son programme « liggéeyal ëllëk » (travailler pour l’avenir en langue nationale wolof). De son côté, le directeur général de l’ANSD, Babacar Ndir, renseigne que cette convention de partenariat vise à donner au secteur de l’économie sociale et solidaire « plus de visibilité en le photographiant tel qu’il se manifeste à travers les acteurs qui le composent ». M. Ndir est revenu sur les missions de l’ANSD, qui a en charge la coordination pour le développement, la production et la diffusion de statistiques publiques sénégalaises. Il affirme que dans cette perspective, le credo de l’agence a toujours été de « répondre à la sollicitation des acteurs du système statistique national en mettant à leur disposition à la fois ses outils et instruments ainsi que ses ressources en vue de garantir la qualité de l’ensemble des statistiques publiques sénégalaises lors de leur développement, production et diffusion ». « Plus spécifiquement » la convention conclue avec le ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire « devra permettre d’identifier clairement l’économie sociale et solidaire et de mettre en lumière son impact », a conclu M. Ndir.Cheikh Moussa Sarr

ATELIER DE PARTAGE DU RAPPORT ANNUEL DES STATISTIQUES DU TRAVAIL: Le ministre du Travail satisfait du dynamisme et des performances des entreprises

https://www.jotaay.net Le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, Samba Sy, a présidé, hier matin, l’ouverture des travaux d’un atelier de partage du rapport annuel 2018 sur les statistiques du marché du travail. Et pour Samba Sy, les signatures de contrats connaissent une «gradation positive», ce qui prouve une dynamique avérée des entreprises. Toutefois, face à la concentration des emplois dans la capitale, le ministre demande qu’un effort de déconcentration se fasse pour la  création des emplois au niveau des régions.

«Il y a eu une gradation positive de 10.000 contrats et cette évolution est très importante», laisse entendre le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions. Non sans préciser que c’est juste le secteur formel. Pour lui, il faudrait investir pour essayer d’avancer  vers la formalisation de ce secteur informel, puisque beaucoup d’autres emplois existent et sont créés, alors qu’ils ne passent pas par les Inspections du travail.

1567 OUVERTURES ET REOUVERTURES D’ETABLISSEMENT ; 8567 EMPLOIS GENERES PAR CES OUVERTURES ET REOUVERTURES ; 66.043 CONTRATS DE TRAVAIL ENREGISTRES AU NIVEAU DES INSPECTIONS DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE 

Revenant sur les chiffres du rapport de 2018, Samba Sy de préciser qu’il y a eu des avancées énormes. «En matière de protection sociale, l’année 2018 a été marquée, entre autres activités, par l’élaboration, la validation technique et la signature du programme-pays de promotion du travail décent 2018-2022. A quoi s’ajoutent, d’une part, la finalisation des travaux d’harmonisation de la liste des maladies professionnelles et du barème d’indemnisation des accidents de travail et maladies professionnelles, dans le cadre de la conférence interafricaine de la Prévoyance sociale et, d’autre part, l’appui à la création de la Mutuelle socioprofessionnelle des Artisans, en perspective de l’extension de la protection sociale à l’économie informelle. Au titre des relations de travail, le dynamisme de la négociation collective a été sanctionné par la signature de trois conventions collectives dans les secteurs de l’enseignement privé, de la presse et de la sécurité privée», révèle-t-il.

Avant de poursuivre : «pour ce qui est de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, le décret N°2019-103 du 16 janvier 2019, confirmant un accord des partenaires sociaux, a procédé à la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et du Salaire minimum interprofessionnel agricole garanti (Smag). Au registre de la revalorisation des salaires dans le secteur privé, la commission mixte paritaire instituée se rapproche de plus en plus d’un accord entre patronat et travailleurs, avec 1567 ouvertures et réouvertures d’établissement ; 8567 emplois générés par ces ouvertures et réouvertures ; 66.043 contrats de travail enregistrés au niveau des inspections du travail et de la sécurité sociale ; 634 contrats de travail de personnes déplacées visés au niveau de la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale ; 12.880 consultations ; 510.562.320 francs Cfa versés aux travailleurs dans le cadre des conciliations totales et partielles ; 4.624.482.935 francs Cfa versés à 909 travailleurs dans le cadre des ruptures à l’amiable des relations de travail , 77 comités d’hygiène et de sécurité du travail installés par les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale».

«IL FAUT FAIRE L’EFFORT DE DECONCENTRER» 

Pour le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, la déconcentration des entreprises vers les régions permettrait d’équilibrer, mais aussi de donner à chaque citoyen la chance de pouvoir postuler et travailler partout où il se trouve dans le pays. «Beaucoup de contrats ont été signés dans la région de Dakar, c’est sans surprise. Puisque qu’on remarque qu’il y a une grande concentration des activités économiques autour de la capitale du pays. Le rapport nous dit qu’il faut faire l’effort de déconcentrer et que nous allions en direction de création d’emplois au niveau des régions. C’est une belle ambition, mais c’est loin d’être aussi simple que ça. S’il y a des possibilités de trouver des emplois décents à l’intérieur de nos territoires, cela ne profite pas seulement à ces régions, cela profite également à la capitale. Parce que nous nous concentrions tous au même endroit», laisse-t-il entendre.
Allant dans le même sens, Seynabou Thiam, directrice des Statistiques du Travail et des Études, exhorte les entrepreneurs à aller vers l’intérieur du pays. «C’est la structure normale des régions, mais nous souhaitons que les entrepreneurs ne se limitent plus à Dakar et qu’ils aillent dans les régions», explique-t-elle.

En effet, pour elle, il y a un véritable déséquilibre dans les déclarations d’établissement et de l’emploi dans la capitale et les régions. «Pour ce qui est des établissements ouverts en 2018, sur un total 1567, près de 740 se trouveraient à Dakar. Et par rapport aux contrats enregistrés dans l’ensemble du territoire, sur un cumul de 66.043, 36.468 ont été signés dans la capitale», renseigne-t-elle.

«IL Y A DE GROSSES EVOLUTIONS AUXQUELLES NOUS DEVONS SOUSCRIRE SI NOUS VOULONS PAS ETRE LARGUES» 

Face à la mondialisation et l’économie tournante marquée par les technologies de l’information et de la communication, le ministre propose qu’une réflexion sérieuse soit faite pour améliorer les résultats obtenus et renforcer les compétences des entreprises. «Quand on regarde le rapport, on peut dire qu’il y a une dynamique avérée de nos entreprises et des performances qui méritent d’être encouragées et renforcées. Toutefois, nous devons réfléchir grandement, réfléchir parce que nous sommes dans un monde en mutation, un monde où l’avenir du travail est en jeu. Or ce sont les sciences et les techniques qui sont en train d’innerver la sphère de la production. Sur ce rapport, nous devons anticiper et ne pas attendre que les choses nous tombent dessus. Parce qu’il y a de grosses évolutions auxquelles nous devons souscrire si nous ne voulons pas être largués. Il y a un effort collectif à faire en tant que nation, poser des actions en direction de l’avenir, qui nous permettraient de maintenir nos places et de gagner des places dans le concert des nations».Khadidjatou DIAKHATE

 9.128 ACTES D’ADMINISTRATION PRODUITS ENTRE JANVIER ET AVRIL 

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de résorption des instances, le Ministère de la Fonction publique et du Renouveau du Service public informe les usagers de la production, entre le 1er janvier et le 30 avril 2019, de 9.128 actes d’administration afférents à la carrière des agents de l’Etat. 

Les actes de nomination et de titularisation, de nomination et de reclassement, d’engagement, d’avancement d’échelon ou de grade, de validation des années de volontariat ou de vacation et de contractualisation, etc.) ainsi produits concernent 19.354 agents. Ils sont disponibles sur la plateforme de téléchargement des actes du site du Ministère.

Par ailleurs, le Ministère de la Fonction publique et du Renouveau du Service public informe les agents ainsi que les organisations professionnelles de la tenue imminente d’un guichet unique.

Cette instance qui réuni les représentants des services dont le visa est requis dans la délivrance de l’acte (la Fonction publique, la Direction de la Solde, celle des Pensions, la Direction de la Programmation budgétaire, le Contrôle financier et le SGG), permettra de traiter tous les projets d’actes d’administration impactés par le changement de dénomination du Ministère suite au remaniement du 7 avril 2019.

Discours Macky du 1er mai : Les centrales préparent ‘’une riposte collective’’

http://www.seneweb.com Les propos du chef de l’Etat, à l’occasion des dépôts des cahiers de doléance le 1er mai dernier est resté en travers la gorge des responsables syndicaux. Ainsi, les centrales comptent apporter une réponse à la mesure de l’affront.

‘’…la Coalition des centrales syndicales prépare une riposte collective et appropriée au discours du Président Macky Sall’’, informe l’Unsas dans un communiqué de soutien à la marche du 28 mai annoncée par le G7.

Mademba Sock et Cie estiment que le Président Macky Sall, à travers son discours, ‘’a publiquement nié les acquis et engagements souscrits par l’Etat du Sénégal, notamment pour la révision du système de rémunération de la Fonction publique’’.

Non seulement l’Unsas ne compte pas laisser tomber les acquis, mais elle pense que ‘’les centrales syndicales doivent dérouler un plan d’action pour exiger le déblocage des négociations générales auprès de l’Etat et du patronat’’.

Marche du 28 juin : l’Unsas soutient le G7

http://www.seneweb.com Le Groupe des 7 syndicats représentatifs du secteur de l’Education (G7) ne sera pas seul lors de la marche qu’elle prévoie d’organiser le 28 juin prochain.

Dans un communiqué, l’Unsas annonce sa participation. ‘’L’UNSAS considère cette initiative du G7 comme une opportunité pour les travailleurs de tous les secteurs de se mobiliser et de dire non à la dictature et au mépris’’.

La centrale dirigée par Mademba Sock invite d’ailleurs tous les travailleurs du pays à répondre massivement à l’appel du G7.

Affaire du 4X4 Toyota Prado V8 à la SN-HLM:l’intersyndicale des travailleurs réclame le «départ immédiat»du Pca, Moustapha Fall «Che»

https://actusen.sn L’affaire du 4X4 Toyota Prado V8 Station Wagon affecté à Moustapha Fall, Pca de la SN-HLM, fait encore saliver. Moustapha Fall s’est lavé à grande eau. «Je n’achète pas, je ne négocie pas, je ne paye pas le véhicule qui m’est affecté», a-t-il déclaré hier, dans une note détenue en exclusivité par nos brillants confrères de LesEchos. Le Coordonnateur de «Macky 2012» laisse ainsi entendre qu’il ne s’est jamais choisi une voiture. Mieux, il n’a jamais demandé à savoir le prix du véhicule à lui allouer dans le cadre de l’exercice de ses fonctions.

Seulement, selon les travailleurs de l’Intersyndicale de la SN-HLM, cette sortie du Pca ne reflète pas la réalité. Les camarades du président, Ibrahim Camara déplorent dans un communiqué, ce qu’ils qualifient de «contre-vérités» du Pca. En plus de décréter «un vendredi rouge» ce jour, ils déclarent «le PCA, Moustapha Fall «Che», persona non grata à la SN-HLM» et demandent son «départ immédiat».

«Aujourd’hui encore une fois nous sommes en vendredi rouge pour fustiger la déclaration de Amadou Moustapha Fall juste après sa sortie hier et avant-hier par rapport à la situation de la SN-HLM. Nous déplorons les contres vérités de ce dernier sur l’achat de son véhicule de luxe», martèlent-ils.

Sur un autre registre, l’intersyndicale de la SN-HLM déplore «le manque de carburant de prise en charge médico-pharmaceutique et les propos fallacieux contre l’ensemble du personnel de la SNHLM». Il décide par ailleurs, de répliquer afin, mentionne le communiqué, «d’édifier l’opinion et de faire le point de notre lutte que nous continuons jusqu’à la satisfaction complète de la plateforme revendicative mise sur la table».

 LE PRÉSIDENT SALL POUR DES JOJ 2022 « DANS LES MEILLEURES CONDITIONS POSSIBLES, AVEC ZÉRO DÉCHET »

Dakar, 24 mai (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall, présidant jeudi un conseil présidentiel restreint sur les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) 2022, prévus au Sénégal, a souligné la nécessité de recevoir lesdits jeux dans les meilleures conditions possibles, ’’avec zéro déchet’’, a-t-on appris de source médiatique.

A l’occasion de cette rencontre portant sur « le défi de l’organisation » des (JOJ) 2022, Macky Sall a insisté sur « la nécessité de recevoir les JOJ 2022 dans les meilleures conditions avec zéro déchet », rapporte le quotidien Le Soleil.

Le Sénégal a été désigné en octobre dernier par le Comité international olympique (CIO) pour abriter les Jeux olympiques junior en 2022.Les villes de Dakar, Diamniadio et Saly sont les sites retenus pour accueillir les compétitions des JOJ 20222.BHC/BK/ASG

Fonds d’appui à la presse : La Synpics ne veut pas que ce soit une prolongation de l’Aide à la presse

https://www.pressafrik.com Le président de la République Macky Sall a, lors du dernier Conseil des ministres, rappelé au Gouvernement la nécessité de mettre en place un fonds d’appui aux entreprises de presse. Le Syndicat des Professionnels de l’information et de la Communication du Sénégal (synpics) a, dans un communiqué parvenu à PressAfrik, salué cette mesure instruite par le Chef de l’État. Avant de mettre en garde sur le modèle que va constituer ce fonds.

Selon le Bureau exécutif national dudit syndicat « Cette demande du Chef de l’État réaffirme « son attachement au développement de la presse nationale, arrive à son heure dans le processus entamé depuis 2017 par notre pays pour se doter d’une nouvelle Loi portant Code de la Presse ».

Le Synpics pense que par ce geste, « le Président de la République qui avait déjà instruit ses ministres du Travail et de la Communication de lui proposer les projets de décret d’application de la Loi portant Code de la presse le 1er mai dernier, fait un grand pas en direction de la satisfaction des revendications portées par le Synpics lors de la fête du travail ».

Le Synpics rappelle que « le fonds d’appui au développement des médias est en effet un axe essentiel, aux côtés de la commission nationale de la Carte de presse, de la nouvelle réglementation qui vise le renouveau des médias locaux et leur pérennité économique ».

Toutefois, le syndicats a mis au goût du jour les autres préoccupations du monde des médias. A savoir: la signature des décrets d’application; l’implication des organisations des médias dans l’administration de la Maison de la Presse; la nomination d’un PCA à la tête de celle-ci;  l’application de la nouvelle convention; et surtout le respect des obligations sociales par les promoteurs et patrons de presse.

Aussi, le Synpics  rappelle que « le Fonds d’appui au développement de la presse ne doit en aucune manière constituer une prolongation de l’Aide à la Presse, en ce que cette dernière constituait une source d’enrichissement personnel pour certains propriétaires de médias au Sénégal au détriment des travailleurs ».

Pour conclure, « le Synpics qui espère prendre part activement aux orientations structurelles de mise en place de ce Fonds ainsi qu’à son administration future enjoint les services de l’État compétent à faire de sa réalisation un exemple du mode « Fast-Track » décliné comme méthode de nouvelle gouvernance ». AYOBA FAYE

Adja Astou de la 7Tv convoquée à la Section de recherches…

http://www.seneweb.com Après ses propos jugés malveillants par les internautes, la chroniqueuse de la 7Tv Adja Astou, a reçu une convocation de la Section de recherches de la gendarmerie, ce vendredi. D’après nos informations, elle doit déférer à la convocation ce samedi dans la matinée.

Pour rappel, Adja Astou avait avancé ce jeudi, lors d’une émission, que le viol est plus fréquent chez la communauté pulaar (voir la vidéo ci-dessous). Après le tollé suscité par sa déclaration, elle a présenté ses excuses publiques.

 UCAD : Des journalistes de la 2Stv attaqués

http://www.seneweb.com Selon Zik Fm, des journalistes de la 2Stv ont été agressés à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, par des commerçants. Le cameraman est blessé et son outil de travail endommagé. Il faisait un reportage sur les opérations de déguerpissement à l’entrée du campus universitaire de Dakar. La direction de la chaîne privée a saisi la police de Point E d’une plainte.

Protection côtière de Saint-Louis : Vers la construction d’ouvrage en enrochement d’une longueur de 2.150 mètres (vidéo)

https://www.ndarinfo.com Le comité de pilotage du Projet de Protection Côtière de Saint-Louis (PPCS) a tenu, vendredi, sa première réunion de coordination. Au cours de cette rencontre, le dispositif préconisé pour la protection de la Langue de Barbarie, a été présenté.

Il s’agit d’un ouvrage enrochement d’une longueur de 2150 mètres et de plus de 3 mètres de hauteur. L’infrastructure dont la réalisation a été financée par l’Agence Française de Développement (AFD) pour un coût de plus de 10 milliards e FCFA permettra de faire face aux assauts des vagues.

« Nous sommes dans la dernière étape de contractualisation avec le groupement d’entreprises chargé de réaliser les travaux et la mission de contrôle », renseigne Mamadou WADE, le secrétaire général de l’Agence de Développement municipal (ADM).

« Ce projet est une composante d’un important programme mis en œuvre par le gouvernement pour résoudre définitivement le problème de l’avancée de la mer », a-t-il rappelé.

Une durée d’exécution de dix-huit mois sera nécessaire avec 3 ans de suivi scientifique après sa réalisation, renseigne Khadim HANN, l’adjoint au gouverneur qui présidait la rencontre. « L’ouvrage devra tenir entre 30  et 50 ans », a-t-il noté.  >>> Suivez les éclairages des parties prenantes …

PR SALIOU DIOP (CNTS):‘’Pendant le ramadan,il y a moins 40 à 50% des dons’’

http://www.seneweb.com En temps normal déjà, les Sénégalais ne se bousculent pas pour donner de leur sang. La situation est encore plus critique pendant le ramadan. Durant le mois béni, explique Pr Saliou Diop, directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), il y a moins 40 à 50% de dons. Pour remédier à cette situation, le Cnts cible les mosquées après la rupture, mais également les paroisses afin d’alimenter les banques de sang.

Fistule Obstétricale : 200 À 400 Nouveaux Cas Recensés Chaque Année Au Sénégal

https://www.walf-groupe.com A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, hier, la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Occasion pour Dr Issa Labou, chirurgien urologue à l’hôpital Général de Grand-Yoff, de révéler que 200 à 400 nouveaux sont répertoriés chaque année dans notre pays.

Maladie très gênante et peu connue, la fistule obstétricale est en train de faire des ravages chez les femmes. «Il n’y a pas encore une étude exhaustive qui permet de donner des chiffres exacts. Mais nous estimons, aujourd’hui, entre 200 et 400 femmes le nombre de femmes atteintes», renseigne Dr Issa Labou, chirurgien urologue à l’hôpital général de Grand-Yoff. C’était, hier, en marge de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Selon Dr Labou, la situation est presque la même dans beaucoup de pays au Sud du Sahara. Pour le spécialiste, la fistule obstétricale est un indice du niveau de développement d’un pays. Parce qu’elle ne survient que dans les pays pauvres. Dans le monde, il y a, au moins, 2 millions de femmes qui souffrent de cette maladie. Chaque année, au moins, 50 voire 100 mille nouveaux cas se greffent à ceux qui existaient déjà. Il plaide la sensibilisation pour que d’autres fistules ne se constituent pas.

Actuellement, à l’hôpital de Grand-Yoff, le traitement est routinier. Chaque jour, des femmes envahissent la structure sanitaire pour subir des opérations. Malheureusement, à l’intérieur du pays, les femmes attendent toujours les soins. Ce qui est regrettable, dit-il. D’où l’organisation de cette journée pour lancer un appel aux autorités afin qu’on arrive à ce que toutes les femmes soient réparées là où les fistules se sont constituées. «La cause de la maladie, c’est seulement la non-assistance à la femme enceinte pendant l’accouchement. Soit le travail a duré longtemps avant que la patiente ne puisse accoucher ou bien la prise en charge a tardé», selon l’urologue. Il y a, cependant, des facteurs qui favorisent la fistule. «Il s’agit des mariages précoces, des mutilations génitales féminines et du fait que les structures de santé sont financièrement ou géographiquement inaccessibles aux femmes enceintes», indique-t-il.

Ministre de la Femme et de la Famille, Ndèye Saly Diop Dieng estime que c’est une maladie qui est très gênante parce que la femme qui est atteinte de la pathologie est souvent exclue de la société. Pour elle, il est important que le processus de la promotion et d’amélioration de la condition féminine soit remis sur la table. Ce, pour que tous ces fléaux qui gangrènent le développement de la femme soient mis hors du circuit. «Des centaines de milliers de femmes et de filles dans le monde ont contracté la fistule suite à un accouchement difficile ou prolongé avec souvent pour conséquence une incontinence chronique. Ces femmes sont confrontées à la honte, à l’isolement, à la ségrégation et font face à une stigmatisation sociale dévastatrice », constate-t-elle. «La fistule est une injustice sociale qui découle, entre autres, de la pauvreté. Le coût est souvent inaccessible. La fistule est une grave violation des droits humains fondamentaux. Pourtant elle est évitable et traitable», ajoute Cécile Compaoré Zoungrana, représentante résidente de l’Unfpa au Sénégal. Elle invite les autorités à agir sur les facteurs favorisants, à savoir les inégalités de genre, la pauvreté, les mariages précoces, le faible accès et l’utilisation tardive des services de santé sexuelle.Samba BARRY

Mamour Ba Thiam : «Le système de la santé a besoin d’être régulé et assaini pour que tout le monde s’y retrouve…Les hôpitaux et les fournisseurs sont confrontés à des difficultés…La CMU tue l’État»

https://www.dakaractu.com Le système de santé va mal! C’est le cri du cœur d’un fournisseur d’équipements médicaux, Mamour Ba Thiam, qui remet en cause les appels d’offres qui favorisent trop souvent le marché chinois voire indien au détriment de la préférence nationale. L’invité de ce numéro de Café Ramadan estime que la chaîne de distribution a besoin d’être régulée, d’être assainie pour que les hôpitaux, les fournisseurs et même l’État puissent s’y retrouver. Celui qui met à nu les difficultés de tout le système sanitaire, demande au ministre de tutelle d’avoir de la hauteur pour réunir tous les acteurs concernés et incite l’État à mettre sur pied une politique capable de créer une usine de seringue et le minimum de consommables pour les hôpitaux…

ALCOOL EN SACHETS:DES « GENS MALINTENTIONNÉS » RECONDITIONNENT DES BOUTEILLES VENDUES RÉGULIÈREMENT (SERVICE DU COMMERCE DE THIÈS)

Thiès, 23 mai (APS) – Le chef du service régional du commerce dit ne pas avoir connaissance de l’existence d’une production industrielle de sachets d’alcool qui seraient vendus aux jeunes, évoquant plutôt des procédés de ’’gens malintentionnés’’ qui achètent des bouteilles d’alcool régulièrement vendues sur le marché, pour les reconditionner dans endroits tenus secrets.

Alioune Samb dit avoir eu vent de l’existence de ces sachets via les réseaux sociaux.

’’Nos équipes ont fait le tour de la ville dans tous les établissements connus, et même dans les établissements qu’on appelle clandestins, nous avons été à l’usine de fabrication (d’alcool) de Thiès, on n’a pas (vu) une trace de sachet d’alcool’’, a-t-il dit.

Il s’adressait, jeudi, à la presse lors de l’incinération de produits alimentaires impropres à la consommation humaine.

’’Quiconque peut nous montrer un sachet d’alcool à Thiès, nous sommes preneurs’’, a défié Alioune Samb, interpellé sur le débat sur la vente d’alcool en sachets, qui avait été largement relayée par plusieurs médias.

 ’’Ce qu’il faut dire, c’est qu’il y a une mauvaise interprétation des choses. Parfois des gens malintentionnés achètent des bouteilles d’alcool régulièrement vendues sur le marché, les reconditionnent au niveau de certains endroits pour en faire des sachets destinés à des jeunes’’, a-t-il affirmé.

Il a précisé que ce procédé ne constitue ’’pas une production industrielle’’, mais qu’il relève plutôt d’opérations faites dans la clandestinité.

’’C’est aux populations de s’éduquer et d’éviter que leurs enfants aillent dans certains endroits malsains pour acheter ces produits’’, a-t-il préconisé.

Jugeant ‘’difficile’’ pour le service régional du commerce de se lancer dans une ‘’course-poursuite ou de chercher des gens qui sont inconnus au fichier’’, il a ajouté : ’’Nous contrôlons les bars, hôtels, restaurants qui ont des autorisations de vente d’alcool’’.

’’On ne peut pas aller plus loin que nos possibilités. On ne peut pas entrer dans les chambres, les maisons’’, a poursuivi le responsable régional du commerce, notant que ses agents saisissent les produits impropres à la consommation où qu’ils les trouvent.Selon lui, ‘’une commission régionale autorise la vente d‘alcool dans chaque région, dans chaque département’’.ADI/OID/ASB

Vendredi de Sup de Co : La diplomatie française en Afrique se renouvelle-t-elle ?

https://www.dakaractu.com L’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot a eu l’honneur d’animer la conférence « des Vendredi de Sup de Co ». En effet, le groupe Sup de Co organise depuis 20 ans ce rendez-vous hebdomadaire d’échanges et de réflexion entre des personnalités, des étudiants de l’école et des acteurs du monde socioéconomique au niveau de la Chambre de Commerce de Dakar. Le thème de la conférence de ce vendredi 24 mai 2019 porte sur « La diplomatie française en Afrique se renouvelle-t-elle ? » Lors de cette rencontre, l’ambassadeur était en panel avec les étudiants pour développer le thème du jour. « Dans ce cadre, il m’a été suggéré d’évoquer la diplomatie française en Afrique… », a signifié Christophe Bigot. Abdou Aziz Sy, le directeur général adjoint du groupe Sup de Co était présent et a représenté l’administration de son école.

 Honorable députée Coumba Baldé : «Je suis prête à voter sans hésiter,aujourd’hui,s’il y a une proposition de loi sur la peine de mort…»

https://www.dakaractu.com « Je suis prête à voter sans hésiter, aujourd’hui, s’il y a proposition de loi sur la peine de mort. Nous constatons qu’il y a beaucoup de violences (sexuelles, physiques et morales), de meurtres surtout sur le genre. Pour parer à de pareilles situations, je suis prête à voter cette loi pour la protection de la population en tant que parlementaire. » Tels sont les propos de l’honorable députée Coumba Baldé, invitée de Ndogou/actu de la rédaction de Dakaractu de Kolda.

« Actuellement dans notre société, nous avons beaucoup de violences depuis quelques années. D’ailleurs, le récent meurtre de Bineta Camara à Tamba en est un exemple illustratif. En apprenant cette nouvelle, je suis restée une journée à y penser en me posant mille questions. Est-ce-que ces actes ne sont pas liés à la drogue, mais le plus souvent après les conclusions des investigations, les présumés ne sont pas des drogués. Surtout, chez la gent féminine, on ne peut pas rester un mois sans entendre une violence basée sur le genre », explique-t-elle.

Restant toujours dans cette lancée, elle ajoute : « je pense qu’il faut durcir la loi sur les viols en passant du simple au double, voire à la perpétuité. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on violente les femmes. Quel crime ont-elles commis pour mériter ces actes ignobles ? De ma part, je serais de ceux ou celles qui vont défendre la loi sur la peine capitale si elle est toutefois proposée à l’hémicycle. Et pourtant, on dit qu’il y a plus de femmes que d’hommes dans le monde. Par conséquent, les crimes passionnels vont se réduire ou disparaître. Personne n’est à l’abri aujourd’hui, on est tous exposé», alerte-t-elle.

« Pour bannir ces faits de nos sociétés, nous devons éduquer les enfants davantage, changer les comportements. Notre société est gangrénée par beaucoup de tares qui nuisent l’image de notre bonne évolution. Quelque part, je pense que les parents ont baissé les bras pour l’éducation des enfants avec le quotidien difficile. Mais on assiste à des meurtres, des viols, des décapitations et les exemples n’en finissent pas. Malgré cela, je pense que nous devons augmenter de vigilance et durcir beaucoup plus les lois », conclut-elle.

Me Assane Dioma Ndiaye, sur la décision de la Cour suprême : «L’arrêté Ousmane Ngom tombe de lui-même …»

http://www.seneweb.com La Cour suprême a annulé, ce jeudi, l’arrêté interdisant le sit-in du Pds le 31 août dernier. Pour Me Assane Dioma Ndiaye, qui avait introduit le recours, c’est une décision historique qui honore la justice sénégalaise. «Parce qu’en réalité, la question qui était posée à la Cour suprême était de savoir est-ce que l’arrêté Ousmane Ngom pouvait enfreindre et restreindre de façon générale les libertés constitutionnelles consacrées et garanties par la Constitution.

Et hier la Cour suprême a annulé cet arrêté du préfet du 31 août qui était sous-tendu par l’arrêté Ousmane Ngom come violant la Constitution sénégalaise», a réagi la robe noire sur la Rfm. Et aujourd’hui, avec cette décision de la Cour suprême, l’arrêté Ousmane Ngom ne peut plus être invoqué.

«La Cour suprême dit, de façon claire, que les libertés fondamentales garanties par la Constitution ne peuvent pas être anéanties ou restreintes par un arrêté ministériel. Du coup, l’arrêté Ousmane Ngom tombe de lui-même. Il ne peut plus être invoqué en soi, par l’Administration, pour s’opposer à des manifestations des libertés garanties par la Constitution.»

ARRÊTÉ OUSMANE NGOM : Les précisions de la Cour suprême

http://www.seneweb.com La Cour suprême n’a pas perdu de temps pour apporter des précisions sur une supposée annulation de l’arrêté Ousmane Ngom.  Ceci, à la suite d’une publication d’un article de presse intitulé «La Cour suprême enterre l’arrêté Ousmane Ngom».

«La cour a annulé l’arrêté du 31 août 2018 du préfet du département de Dakar portant interdiction du sit-in devant les locaux du ministère de l’Intérieur envisagé le 4 septembre 2018 sous la bannière du Pds par Assane Ba, Birane Barry et Djiby Ndiaye. Il s’agit d’une jurisprudence constante de la Cour suprême fondée sur la Constitution et la loi numéro 78-02 du 29 janvier 1978 relative aux réunions, voire arrêt Alioune Tine Amnesty International», ont écrit, dans un communiqué, les services de communication de cette juridiction suprême.

La gloire Maguette Diop

https://actusen.sn Le juge Maguette Diop est entré dans l’histoire, depuis hier. Pour avoir tout brûlé dans l’affaire des faux billets qui a valu au leader du ‘’Raam Daan’’ huit mois de taule.

Le magistrat a inscrit son nom au chapitre des inédits, pour avoir appliqué le Règlement n°5 de l’Uemoa, relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace communautaire.

Malheureusement, on ne va pas avoir tout le temps matériel, pour savourer cet acte ô combien historique du juge. Parce qu’au même moment, Pouvoir et Opposition sont venus infester cette ambiance festive. Avec à la clé, leur fameux dialogue politique qui n’aura rien de national.

Et, puisqu’au Sénégal, on n’adore s’attarder que sur des futilités, la gloire du magistrat Maguette Diop connaîtra une durée de vie aussi courte que le temps d’une brève réflexion.Mame SAGAR (Billet-SourceA)

Graves accusations de Me Mbaye Guèye: « Me Sidiki Kaba avait reçu des instructions pour ne pas appliquer le règlement numéro 5 de l’Uemoa à Khalifa Sall »

https://www.leral.net La libération du chanteur Thione Seck, dans l’affaire dite des faux billets, sur la base du règlement numéro 5 de l’Uemoa, continue d’alimenter les polémiques. Après la sortie de l’ancien chef de cabinet du président de la République, Moustapha Diakhaté, dénonçant une telle libération, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, a réagi à cette affaire. Me Mbaye Guèye a accusé l’ancien ministre de la Justice et le procureur de la République, d’avoir refusé que ce règlement soit appliqué à Khalifa Sall.

« L’ancien ministre de la Justice et le procureur de la République avaient reçu des instructions pour ne pas appliquer le règlement numéro 5 de l’Uemoa à Khalifa Sall », a dit l’avocat sur la RFM. Et de poursuivre. « Me El hadji Diouf, qui était l’avocat de Khalifa Sall, m’a dit qu’on lui a refusé de voir Khalifa Sall ».

La robe noir accuse l’ex garde des Sceaux et le procureur d’avoir cherché à « gagner du temps dans l’application de ce règlement, prétextant vouloir introduire une réforme du code de procédure pénale ». Selon le bâtonnier de l’Ordre des avocats, « ne pas dire à l’accusé qu’il a droit à un avocat, entraîne la nullité de la procédure, à plus forte raison ne pas lui commettre un avocat ». Me Mbaye Guèye estime que le Sénégal est très en retard dans l’application des textes de l’Uemoa.

Dialogue national : Absence de consensus sur le choix des personnalités « neutres » de la Commission cellulaire

https://www.pressafrik.com Une énième rencontre vient prendre fin entre la majorité présidentielle, la Société civile et les Non-alignés dans le cadre de la tenue du dialogue national, mais sans l’opposition concentrée au sein du Front de résistance nationale. A Cinq jours de cette rencontre, les parties prenantes n’arrivent toujours pas à s’entendre sur le choix des personnalités indépendantes devant modérer ce dialogue.
Au sortir de la réunion de ce vendredi, Djibril Gning, porte-parole du jour de la Société civile a fait un bref compte rendu, face à la presse. « Cette rencontre a permis de poursuivre le travail qui a été entamé au tour des termes de références. Et nous avons adopté le compte rendu de la dernière rencontre ».
Les parties prenantes qui ont assisté à cette rencontre, ont également tenu « une autre date pour une prochaine réunion, après avoir constaté l’absence de l’opposition ». Selon M. Niang, ils ont retenu lundi ou mercredi, afin de donner à l’opposition le temps de mieux s’organiser pour venir participer à la rencontre.
Sur la commission cellulaire, il dira que les concertations continuent pour faire un choix sur les personnalités indépendantes devant siéger dans cette commission. « L’administration est en train de centraliser les différentes propositions et une décision finale sera prise d’ici la semaine prochaine », espère-t-il.Salif SAKHANOKHO

 Dialogue national : Les termes de référence adoptés

http://www.seneweb.com Les termes de référence (Tdr) pour le dialogue national prévu le 28 mai prochain, ont été adoptés, ce vendredi. C’est ce que rapporte la Rfm qui précise qu’ils ont été ratifiés sous réserve de certains amendements. A savoir, l’évaluation de la Présidentielle, la date des élections locales, le statut de l’opposition, le financement des partis politiques, entre autres…

A noter que dans le cadre de la deuxième rencontre sur le dialogue politique, le Front de résistance nationale (Frn) a été le grand absent. Selon son coordonnateur Mamadou Diop Decroix, son groupe n’a pas eu le temps d’échanger sur la réponse du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, à propos de leurs préoccupations.

Les travaux autour des Tdr et des propositions de l’opposition ont pris fin, mais le nom de la personnalité indépendante à la tête de la commission du dialogue politique n’est toujours pas connu.

Dialogue national : Ce qu’en pense le juge Dème

http://www.seneweb.com Dans un entretien avec le quotidien L’Observateur, le juge Ibrahima Hamidou Dème a donné son point de vue sur l’appel au dialogue national lancé par le chef de l’État, Macky Sall, au lendemain de son élection. Selon l’ancien magistrat, « la sincérité du pouvoir sur le dialogue est sujette à caution ». En effet, pour lui, « il faut de la sincérité et de la cohérence de la part du pouvoir pour établir des rapports de confiance ».

« Une démocratie ne peut pas respirer et évoluer si les acteurs politiques ne se rencontrent pas pour discuter des questions d’intérêt national. Dans tous les pays du monde, on ne peut pas toujours être d’accord sur tout, mais l’opposition et le pouvoir se rencontrent parfois pour discuter des sujets d’intérêt général. Mais au Sénégal, c’est la sincérité du pouvoir qui est sujette à caution », avance le président du mouvement Ensemble.

Déthié Faye coordonnateur du Pôle des Non-alignés : « les Locales risquent d’être renvoyées si… « 

https://www.pressafrik.com Le Coordonnateur du Pôle des Non-alignés, Déthié Faye, a appelé à prendre garde pour ne pas se trouver dans une situation oblige qui aboutir à repousser les élections locales, prévues le 1er décembre 2019, à l’issue d’une rencontre sur le dialogue national vendredi.

« Les élections locales doivent se tenir le 1er décembre dans les normes. Si nous ne prenons pas garde, nous pourrons être amenés à renvoyer ces élections parce que nous ne serons pas mesures d’apporter les modifications au Code électoral », prévient-il, ajoutant que cette question fait partie des priorités au dialogue national.

Déthié Faye dit penser que le pôle de l’opposition sera présente à la rencontre prévue la semaine prochaine. Ils avaient décidé de venir aujourd’hui, mais il y a peut être des réglages à faire ».

« Il faut que chaque entité qui vient à cette rencontre soit sincère pour qu’on trouve des consensus pour la bonne marche de la démocratie. Mais s’il y a une entité comme un cas de l’année dernière, il est évident qu’on ne peut pas avoir de consensus », a insisté M. Faye.

Dialogue politique «Le président de la République a abdiqué» selon Gallo Tall du Pds

http://www.rewmi.com Le président de la République Macky Sall a satisfait l’une des conditions de l’opposition pour participer au dialogue politique a travers un communiqué de son chef de cabinet, le ministre Mahmoud Saleh. Une position du chef de l’Etat diversement appréciée par la classe politique.

Selon Gallo Tall, membre du parti de Wade, « Le président de la République a abdiqué » en acceptant de choisir une personnalité neutre à la place du ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Pour lui, c’est juste une bataille qui a été remporté en attendant d’autres points  « à savoir la libération immédiate du maire de Dakar Khalifa Sall, de la révision du procès de Karim Wade. Chose que l’Etat n’a pas encore faite, alors que nous savons que les délais sont épuisés ». 

Ousmane Mbengue, passe sa première nuit en prison

http://www.seneweb.com Ousmane Mbengue, a passé ce jeudi, sa première nuit en prison. Il a été placé sous mandat de dépôt par l’adjoint du procureur, Aly Ciré Ndiaye.

Il sera jugé lundi prochain devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.

Ousmane a été inculpé pour menace de mort ou d’assassinat, par le biais d’un système informatique, incitation à la commission de provocation de délit ou de crime contre des personnes non suivie d’effet.

Son avocat, Me Khoureissy Ba, joint par Seneweb, espère qu’il sera « relâché car il bénéficie de circonstances atténuantes ».

Il espère également une application bienveillante de la loi à l’égard de son client car ce dernier « regrette ».

LE PDS À LA CROISÉE DES CHEMINS Par Sara Boubou SALL

L’actualité de ces derniers mois, de ces derniers jours, place notre parti (le PDS), au centre des préoccupations de nombreux sénégalais, qu’ils en soient membres, sympathisants ou souteneurs, électeurs ou adversaires déclarés. Il fait régulièrement la « une » des journaux, réputés proches ou éloignés du palais et ses militants et responsables se déchirent dans les réseaux sociaux et les médias. Les diplomates étrangers, les observateurs et beaucoup de responsables s’intéressent à l’évolution de notre grand parti et les problèmes auxquels il est manifestement confronté.

Pourtant depuis sa création, en 1974, jusqu’à ce jour le PDS est resté un des principaux vecteurs de la volonté de notre peuple de prendre son destin en main en changeant profondément sa façon de voir et d’être dans un SOPI assumé. Me Abdoulaye WADE, aimé et adulé par des générations de jeunes et moins jeunes sénégalais était l’incarnation du changement et de la ruse de l’homme politique. Il était devenu un modèle de persévérance suite à un long parcours marqué par les emprisonnements, les privations, et une incroyable capacité de don de soi.

L’an 2000 a permis à notre peuple de réaliser à quel point Me Wade était le porteur de notre ambition. Il a vu grand, il a vu très grand et nous a fait rêver d’un Sénégal, réconcilié avec lui-même, prenant son destin en main.

Sans revenir sur les causes et circonstances de notre éviction du pouvoir, le retour dans l’opposition n’a pas brisé l’appareil du parti qui est resté le principal parti de l’opposition, sinon du pays, malgré les trahisons et la transhumance d’un nombre impressionnant de ses responsables. Tous ceux qui pariaient sur le dépérissement de notre parti, dans les mêmes circonstances que le Parti Socialiste (PS) devenu l’ombre de lui-même depuis sa défaite en 2000, ont dû déchanter en assistant à son renouveau dans une démarche promettant un retour probable aux affaires. Le PDS est resté un parti attractif. Son secrétaire général, Me Wade, malgré le poids de l’âge est toujours aimé et reste incroyablement actif, le secrétaire général adjoint, Oumar Sarr, a réussi à garder la maison en en maintenant la cohésion et la combativité, et son candidat, Karim Wade, calomnié, jugé et condamné par une justice peu convaincante est resté un sérieux prétendant qui manifestement continue de hanter le sommeil du pouvoir et de son chef.

Ce parti, présent à presque toutes les compétitions électorales depuis 1978, qui a dirigé notre pays depuis 2000 en promouvant des changements réels et fait entrevoir les lueurs d’un avenir meilleur a été le principal absent de la dernière élection présidentielle. Personne aujourd’hui ne doute des conséquences de cette non-participation et du mot d’ordre d’abstention donné aux électeurs. Le PDS a lourdement pesé sur l’issue de l’élection.

Macky Sall, réélu dans ces conditions, sait à quel point il lui sera difficile de gouverner et de quitter le pouvoir à l’horizon 2024 en affrontant à nouveau les électeurs en décembre 2019 lors des élections locales et en 2022 lors des élections législatives, deux ans avant l’élection présidentielle à laquelle il n’est pas autorisé à participer.

Voilà, entre autres raisons, ce qui explique son appel au dialogue et la rapidité avec laquelle il a accédé à presque toutes les exigences de l’opposition conditions non négociables pour participer à un tel dialogue.

Le combat qui a abouti à ce résultat a été mené certes par toute l’opposition mais avec un PDS particulièrement fort et bien présent en tête de ligne. Tout le monde s’accorde sur le rôle éminent joué par notre parti qui a mobilisé tous ses moyens en termes de moyens humains comme en termes de moyens matériels. Aucune manifestation de l’opposition n’aurait connu de succès si le PDS s’était borné à faire service minimum. Il en a aussi payé le prix fort. Près de 80 membres de ses différentes instances se sont retrouvés arrêtés, jugés, condamnés et emprisonnés. Parmi eux, le candidat à la présidentielle, le secrétaire général adjoint, le responsable de la communication, le secrétaire général des cadres, le secrétaire général des jeunes, le secrétaire général des élèves et étudiants, le secrétaire chargé des finances, une des principales responsables des femmes ainsi qu’un nombre particulièrement élevé d’autres responsables faisant dire à certains observateurs que le PDS aurait pu tenir un comité directeur en prison. Aucun autre parti n’a payé un prix aussi élevé.

Alors que tout le monde, notamment des cadres et membres éminents de la direction du parti, s’attendait à ce que le PDS joue un rôle important lors des assises du dialogue national convoqué par le président Macky Sall, et contre toute attente, notre parti a décidé, à travers un communiqué de son secrétaire général, de ne pas participer au dialogue, évoquant comme conditions préalables la disqualification du ministre Aly Ngouille Ndiaye pour diriger les travaux et l’exigence de la révision du procès de Karim Wade.

Il est vrai que les statuts du parti permettent au secrétaire général d’engager les militants par les décisions qu’il prend. Cela personne ne saurait le lui contester.

Cependant, il est d’usage concernant le fonctionnement du parti et la prise de certaines grandes décisions d’organiser un débat interne soit au comité directeur, soit au bureau politique. Il en a toujours été ainsi.

Pour décider de ne pas participer à l’élection présidentielle, il a bien fallu mener le « débat » au comité directeur, qui n’a pas hésité au demeurant à convoquer le « livre blanc » publié par la coalition Wattu Sénégal au lendemain des élections législatives. La décision de s’opposer à la tenue de l’élection présidentielle n’est pas une décision unilatérale du secrétaire général, mais une décision du comité directeur. Le moment est certainement venu de mener le débat interne, soit au comité directeur, soit au bureau politique, pour faire le bilan de notre non-participation à l’élection présidentielle. Le débat doit aussi être mené sur l’appel au dialogue de Macky Sall.

Il est vrai que nous devons revoir notre politique d’alliance, mais nous ne pouvons pas jeter le bébé avec l’eau du bain et nous isoler totalement de l’opposition et de la société civile en ne continuant pas le combat dont nous avons été des acteurs majeurs. En effet, les partis regroupés autour du Front de Résistance Nationale, auquel nous sommes membres, ont obtenu gain de cause sur des questions essentielles devant figurer dans les termes de référence du dialogue national et qui sont des exigences préalables conditionnant leur participation au dialogue avec le pouvoir. Il s’agit de la question électorale, notamment l’audit du fichier, le parrainage ou même le mode de scrutin ou l’organisation des élections, la direction du dialogue par une personnalité consensuelle, autre que le ministre de l’intérieur etc… Après avoir mené le combat et obtenu gain de cause, nous sommes absents du débat. La question de la révision de la situation judiciaire de Karim Wade et de Khalifa Sall est une question importante qui aurait pu figurer parmi les questions devant être débattues, même si Macky Sall avait spontanément pris l’engagement d’y apporter une réponse adéquate.

Telles sont les questions auxquelles notre parti doit apporter une réponse immédiate, ferme et définitive. Cela est beaucoup plus important que les réaménagements de personnels au niveau des instances de l’appareil qui trouveront une réponse pertinente dans la vente des cartes et le nécessaire renouvellement des instances. Il est absolument évident que les réaménagements dont la presse se fait l’écho contribueront à entretenir la confusion et désorienter inutilement les militants alors que les urgences se situent ailleurs. Sara Boubou SALL,Secrétaire général de la fédération PDS de Koumpentoum,Conseiller départemental,Vice-président de la fédération nationale des cadres libéraux,Membre du secrétariat national et du comité directeur

Au PDS, c’est la guerre des tranchées entre pro et anti Karim

Il est absent du parti, mais Karim Wade est le plus présent de tous. Outre sa candidature avortée à la dernière présidentielle alors qu’il n’est même pas au Sénégal, le fils de Wade divise aujourd’hui le Pds en pro et anti Karim. Les premiers nommés accusent Oumar Sarr de chercher à s’accaparer de l’héritage du Pape du Sopi en écartant son fils biologique
C’est la guerre totale entre partisans de Karim Wade et ceux du secrétaire général national adjoint du Pds, Oumar Sarr. Chaque camp réclame l’héritage et surtout la succession du Pape du Sopi«A quel titre et au nom de quoi le patron adjoint doit-il consulter un simple militant en exil doré, fut-il l’ex candidat. Quel prétentieux»,assène Abdoulaye Nguer Ba, réputé très proche d’Oumar Sarr. «A l’Etat actuel des choses, chacun doit connaître sa place et la hiérarchie dans le parti. Qu’on nous respecte un peu et qu’on ne nous prenne pas pour des demeurés. Heureusement que le Sénégalais lamda  comprend parfaitement tout ce qui se passe. Un homme digne comme Oumar Sarr dans l’espace politique est devenu rare par ces temps qui courent»,poursuit-il.
Originaire du nord comme Oumar Sarr, il affirme qu’Abdoulaye Wade, le «père» de la démocratie sénégalaise, il n’y a qu’un seul de ses fils actuellement qui a les qualités requises et les aptitudes intellectuelles pour diriger un parti comme le Pds. Et selon lui, il s’agit bien sûr de son actuel adjoint, le frère Oumar Sarr. «C’est le seul capable de pérenniser le wadisme. Que la démocratie interne prévale et que le congrès qui est l’Assemblée et l’instance suprême des responsables et des militants de base décide en toute souveraineté et en toute transparence», poursuit Abdoulaye Nguer Ba.
Quant aux partisans du fils biologique du fondateur du Pds, ils accusent  Oumar Sarr de vouloir s’accaparer du parti en écartant Karim Wade. «Oumar Sarr manœuvre pour faire main basse sur toutes les structures verticales du Pds. Après avoir pris le contrôle du Meel et des femmes, il veut maintenant mettre sous sa coupe la Fncl», accuse un membre de la fédération nationale des cadres libéraux (Fncl). Ce dernier affirme que Karim Wade est le seul capable de rassembler les libéraux et succéder à son père

DAKAR,LA CAPITALE ET SES TARES Par Boubacar SADIO 

LA PROBLEMATIQUE DE L’ENCOMBREMENT ET DES OCCUPATIONS ANARCHIQUES DE LA VOIE PUBLIQUE.

L’espace public, dans les sociétés humaines, en particulier urbaines, représente l’ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui est à l’usage de tous, soit qui n’appartient à personne, soit qui relève du domaine public ou exceptionnellement du domaine privé. Cet espace public est géré au Sénégal dans un contexte de décentralisation par l’Etat à travers ses nombreux démembrements et les collectivités territoriales, notamment les communes.
La gestion de l’espace public implique des acteurs nombreux et divers, avec des préoccupations et des besoins contradictoires et quelquefois opposés. Et pour éviter les conflits d’intérêts entre les différents acteurs qui se partagent l’espace public, il a été nécessaire et judicieux de fixer les règles du jeu par une codification comme cela a été le cas sur l’urbanisme, les collectivités territoriales, le domaine de l’Etat et tant d’autres domaines. Seulement, force est de reconnaitre que cet arsenal juridique n’a pas réglé les problèmes d’occupation de l’espace public. De manière générale on peut dire que l’espace public est composé des lieux publics et de la voie publique. Nous concentrerons notre réflexion sur la voie publique.
S’il y a aujourd’hui un véritable sujet de préoccupation qui fait l’unanimité tant au sein des populations qu’à celui des autorités administratives et politiques aussi bien centrales que locales, c’est l’encombrement de la capitale qui a atteint un niveau de saturation insupportable exigeant une intervention urgente et de très grande ampleur.
Qu’est-ce qui peut bien expliquer et justifier l’encombrement de l’espace public, et plus précisément de la voie publique dans notre capitale, jadis bien organisée et très tôt soumise à une planification à long terme avec un centre-ville et des périphéries bien aménagées.
Tout le monde s’accorde à reconnaitre que l’état des lieux n’est guère reluisant, un euphémisme pour tout simplement dire que le constat est désolant à la limite du désespoir. La capitale est devenue une ville déstructurée, défigurée sans âme. Dakar offre plus que jamais une face hideuse, un décor fait d’amas et de monceaux d’ordures à chaque coin de rue, des gargotes à même la chaussée, des mendiants agressifs, des marchands ambulants qui règnent en seigneurs, des ateliers de fortune, des animaux en divagation.
En principe on n’aurait pas dû en arriver là. En effet, la planification urbaine n’a jamais fait défaut. Du premier plan Pinet Laprade de 1862 au plan directeur d’urbanisme de Dakar de 2001 et suivants, des documents cadres d’urbanisme se sont succédés avec des fortunes diverses. Jusqu’à la fin des années 1970 le développement de la ville de Dakar était jusqu’alors harmonieux et parfaitement maitrisable par les autorités. Au début des années 80, le PDU a fait l’objet d’une évaluation. Il en est sorti que, malgré de gros efforts d’aménagement, beaucoup de difficultés ont été enregistrées dans l’application des orientations du PDU. La crise urbaine qui commençait à se faire sentir, à amener les autorités à concocter le PDU Dakar qui, malheureusement n’a jamais fait l’objet d’application totale.
Ainsi plusieurs plans n’ont pas permis d’éradiquer le mal. Et le constat est là : c’est la généralisation de la pagaille à l’intérieur de la ville. C’est la cantinisation tous azimuts et à outrance de tout espace disponible, des ateliers de menuiserie métallique, de bois, des ébénistes, des ateliers de mécaniciens, des soudeurs à chaque coin de rue et le long des voies de circulation obstruant les passages dédiés aux piétons. S’y ajoutent sur chaque carré de trottoir, des kiosques et des panneaux publicitaires implantés en dehors de toute norme juridique et esthétique, des marchés hebdomadaires « loumas » sur presque toutes les artères et des marchands ambulants qui se disputent la chaussée avec les piétons et les véhicules. Il faut aussi compter avec des mendiants agressifs et la divagation des animaux. Telle est malheureusement la carte postale d’une ville devenue crasseuse.
La capitale sénégalaise est devenue une véritable mégapole. Dakar a deux fois plus d’habitants que l’ensemble des capitales réunies. Sa population tourne autour de 3millions d’habitants  dans une hypothèse basse. Plus de deux sénégalais sur trois vivant en ville se trouvent à Dakar. Et pour autant la capitale ne représente que 0,27% du territoire national ; suffisant pour trouver l’explication adéquate de tous ces maux qu’il est impératif de corriger.
L’histoire de la capitale sénégalaise est largement liée à celle de l’accaparement progressif d’activités reparties autrefois en divers points du territoire national. Elle a commencé par s’emparer au début du siècle, de l’essentiel des fonctions portuaires de Rufisque et de Saint-Louis, puis vers 1930 de celle de Kaolack. Devenue le siège du Gouvernement général, elle finit même, en 1958, par dépouiller Saint-Louis de ses fonctions de capitale. Du coup et depuis lors, elle n’a cessé de concentrer près de 90% de l’appareil productif national. Pratiquement tous les sièges des sociétés et établissements publics se trouvent à Dakar qui abrite le siège du Gouvernement central avec des dizaines de milliers de fonctionnaires qui officient dans différents ministères. Cela nous vaut des scènes de flux de milliers de travailleurs le matin en direction du centre-ville et de reflux de ces mêmes travailleurs le soir vers les quartiers résidentiels et la banlieue.
Tous ces facteurs font qu’aujourd’hui les maux dont souffre Dakar se résument en termes de surpopulation, d’encombrement, d’occupations anarchiques et sauvages de la voie publique, d’engorgement de la circulation routière. Nous traiterons des problèmes de circulation dans nos prochaines contributions. L’épineux problème des artisans  de la rue composés pour la plupart de menuisiers, de mécaniciens et de soudeurs constitue un véritable casse-tête. Ces garages et ateliers, sources de pollutions et de nuisances de toutes sortes, symbolisent l’échec des plans directeurs d’urbanisme qui avaient permis l’installation des zones industrielles et des villages artisanaux. C’est la preuve que ces sites ne disposaient pas de tous les atouts pour une prise en charge correcte et efficace de certaines activités de proximité. Avec certains sites, il s’est posé un problème de localisation, d’accessibilité et de capacité d’accueil.
On ne saurait occulter le problème des marchés qui poussent comme des champignons partout dans la ville. Il n’y a presque pas de jour ou un marché hebdomadaire ne se tienne sur une artère très passante. Toujours, concernant la prolifération des marchés et par ricochet celle des cantines, il se trouve que ceux qui devaient s’occuper de la gestion urbaine, par le biais de la décentralisation, en se souciant davantage de fournir aux populations un cadre de vie décent, se révèlent comme les premiers agresseurs de l’espace public. A la recherche effrénée de recettes, certaines communes se lancent dans une politique tous azimuts de «  cantinisation », au point même d’en venir à violer l’espace scolaire. Ils adoptent souvent des comportements en porte à faux avec l’esprit et la lettre de la décentralisation.
Il y a aussi que la plupart de ces maux dont souffre la capitale trouvent leur origine dans la mauvaise compréhension des masses de l’ouverture démocratique qui pour les populations non averties rime avec anarchie. A ce niveau, l’interprétation de l’état de droit et le respect des lois et règlements posent un véritable problème. Il faut reconnaitre que le phénomène de l’exode rural a largement favorisé cette situation de pagaille généralisée. On a assisté pendant des années, sans aucune réelle volonté politique d’ y mettre un terme, à une ruralisation de la ville avec ces images de troupeaux de bœufs qui traversent les chaussées nonchalamment, de chevaux parqués dans les espaces inoccupés, de bergeries au niveau des allées et des jardins publics, de charrettes qui arpentent les boulevards et les avenues sans se soucier le moins du monde des règles élémentaires de la circulation routière.
Comme il est aisé de le constater, l’encombrement de la capitale est un véritable sujet de préoccupations autant chez les populations qu’au niveau des autorités tant centrales que locales. Dans la recherche de solutions qui doivent être pérennes et durables, il est judicieux à l’entame de privilégier une démarche participative inclusive avec l’implication de tous les acteurs concernés par le phénomène, notamment les occupants illégaux de la voie publique qui se trouve être un lieu de vie appartenant à tous. Toutefois, la démarche participative qui peut être considérée comme une méthodologie de résolution des problèmes peut montrer ses limites. Et s’il est fortement recommandé que par le dialogue, l’écoute et les échanges d’idées les autorités parviennent à s’entendre avec les contrevenants, il est tout souhaitable qu’elles puissent clairement identifier les véritables interlocuteurs et les représentants légitimes des marchands ambulants et autres acteurs de la voie publique.
Cela dit, dans une république qui se respecte, dans un Etat de droit et dans une société organisée, s’il y a un postulat qui a valeur de vérité absolue, c’est le principe qui veut que « force reste à la loi. » Et me plait-il de rappeler ici les propos du philosophe Souleymane Bachir DIAGNE qui disait ceci « L’expression, force doit rester à la loi est magnifique. Cela veut dire que l’humanité est sortie de la jungle pour mettre en place un contrat social et un Etat qui garde le monopole de la force publique. Si vous n’avez pas un peuple qui est persuadé que, sauf cas exceptionnel, force va toujours rester à la loi et qu’il n’y a de classes de gens qui seraient au-dessus de toute punition, vous avez une situation extrêmement inquiétante. »
Les autorités, quelles que puissent être leurs bonnes dispositions au dialogue pour trouver des solutions consensuelles profitables à tous et à même de préserver les intérêts des uns et des autres, ne doivent en aucun moment cesser d’afficher leur détermination à réaliser ce pourquoi les populations les ont investies de leur confiance. Aucun fléchissement, que certains ont vite fait d’interpréter comme de la faiblesse, ne doit en aucune manière apparaitre ni dans le discours officiel ni dans la conduite des opérations. Le discours officiel doit avoir comme viatique la fermeté, la vérité de ce qui est possible et l’exclusion de toute démagogie.
La problématique de l’encombrement et des occupations anarchiques relèvent plus que du simple bon ordre ; c’est en vérité une préoccupation d’ordre public, et comme le disait Nicolas Sarkozy « l’ordre public ne se négocie pas ».
Il est regrettable de constater et de percevoir à travers certains discours aux allures guerrières inspirées, un mauvais jeu scénique avec un format manichéen sciemment et insidieusement organisé et entretenu. En effet, d’un côté nous avons les marchands ambulants et les autres occupants illégaux de la voie publique présentés sous les traits de braves travailleurs, honnêtes, soucieux de gagner leur vie à la sueur de leur front, ce qui du reste est fort louable et de l’autre côté les pouvoirs publics qui, usant de la force, chercheraient à réprimer et brimer de pauvres citoyens. Cette fausse représentation doit être brisée par une bonne politique communicationnelle des autorités qui doivent à tout moment s’employer à casser cette dichotomie et à faire intervenir un troisième pôle d’acteurs concernés au premier chef par le phénomène. Ce troisième pôle d’intervenants pourrait être constitué par les commerçants régulièrement établis, les riverains, les résidents, les automobilistes, les transporteurs, les usagers de la chaussée et toutes personnes qui souffrent de l’envahissement et de l’obstruction de la voie publique.
Au regard des textes qui régissent les activités marchandes sur la voie publique, il apparait clairement que la situation qui prévaut dans les rues de la capitale est manifestement la résultante d’un laxisme des autorités étatiques principalement et des autorités municipales subsidiairement. Les textes présentement en vigueur interdisent l’exercice de la profession de marchand ambulant. C’est la profession de marchand-tabler qui est reconnu officiellement et il ne peut être exercé qu’avec une autorisation accordée par les services compétents de l’Etat, notamment le gouverneur qui a la prérogative d’attribuer les emplacements dédiés. Comme on le voit, la responsabilité du Maire ne saurait être engagée dans un processus encadré par les services de l’Etat.
Cependant, en procédant à la collecte des taxes auprès des tabliers, des étalagistes et autres occupants irréguliers de la voie publique, les autorités municipales se font objectivement les complices de ces illégaux qui y voient une forme de régularisation et de formalisation de leurs activités. Il faut que les maires mettent un terme à la collecte des taxes auprès de ces irréguliers, autrement le cercle vicieux et pernicieux va continuer et le discrédit des autorités municipales ne fera que s’amplifier. S’il est vrai que l’Etat à la plénitude des prérogatives pour la formalisation et l’encadrement juridique des activités marchandes sur la voie publique, il n’en demeure pas moins vrai que les municipalités ont des responsabilités et des prérogatives que la loi, à travers le code des collectivités territoriales, leur confère en matière de gestion, d’organisation et d’intervention au niveau de la voie publique. Il est expressément stipulé dans le code que figurent dans les missions du maire : la sureté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l’éclairage, l’enlèvement des encombrements etc…
Pour relever le défi de l’encombrement  et des occupations anarchiques de la voie publique il faut intégrer d’autres paramètres que la seule solution du déguerpissement. A ce titre il faut bannir la logique de la compensation toujours mise en exergue par les occupants irréguliers qui, chaque qu’ils sont menacés de déguerpissement, réclament et même exigent d’être recasés ailleurs ; on ne peut pas être dans l’illégalité et revendiquer des compensations. La réflexion pourrait porter sur la citoyenneté. Cette conscience citoyenne doit se traduire par des comportements hautement civiques. Le civisme devient dès lors plus qu’une simple profession de foi, davantage qu’un slogan ; c’est un comportement de tous les jours, de tous les instants dans toute la sphère urbaine et en toutes circonstances de lieu et de temps.
Le défi de la citoyenneté et du civisme est difficile à relever dans la mesure où il s’agit de travailler sur la conscience des populations, c’est-à-dire sur un élément immatériel qui paradoxalement doit produire des actes concrets. La définition de la commune exprime l’idéal d’une vie commune et une solidarité de destin entre les habitants de la cité. Cette obligation à une vie commune partagée engendre forcément des principes, des règles et des notions qui s’imposent collectivement et individuellement à tous. Il ne s’agit guère d’une tentative d’uniformisation des structures mentales des habitants de la ville, encore moins d’un clonage non souhaité et par ailleurs difficile à réaliser d’autant que les citadins ne sont pas formatés dans la même sphère de d’intelligibilité et de convenance sociale. Il s’agit tout simplement de faire en sorte que les habitants de la cité partagent les mêmes paradigmes de sociabilité et les mêmes références sociétales pour avoir les mêmes attitudes, les comportements, le tout constituant ce que l’on pourrait appeler le « crédo citoyen »
Le phénomène de l’encombrement et des occupations anarchiques pourrait être classé dans la rubrique des incivilités définies comme « l’ensemble des nuisances sociales extraordinairement variées qui ne blessent pas physiquement les personnes, mais bousculent les règles élémentaires de la vie sociale ». La société se construit sur la civilité et les nuisances posent explicitement le problème des règles d’usage des lieux collectifs et de la manifestation du respect interpersonnel.
Il est fort heureux que les autorités aient compris les enjeux liés à l’encombrement et aux occupations anarchiques de la voie publique. C’est ainsi que le Président de la république Macky SALL a mis à profit la cérémonie de prestation de serment pour évoquer le problème. Seulement, les circonstances de lieu et de temps choisies n’étaient pas du tout appropriées pour lancer la croisade contre l’encombrement et les occupations anarchiques. C’est vraiment dommage et malheureux que, devant un parterre d’étrangers et un aréopage de Chefs d’Etat et de gouvernement, il puisse évoquer l’insalubrité de nos villes et le désordre qui y règne. Prenant la communauté internationale à témoin, le Président Macky SALL a fustigé les Sénégalais qui, à ses yeux, seraient sales, indisciplinés et désordonnés, étalant par la même occasion tout son irrespect à l’égard de son propre peuple. Il aurait dû faire sien l’adage selon lequel « le linge sale se lave en famille ».
Sur un autre plan, on ne saurait dédouaner le Président Macky SALL par rapport à la situation qui prévaut présentement dans la ville de Dakar. Il a une part de responsabilité on ne peut plus évidente. En effet, pour des raisons politiciennes, futiles et subjectives, il a usé de son pouvoir discrétionnaire et de tous les moyens dont il disposait, pour empêcher au maire de la ville Khalifa SALL de dérouler son programme et sa politique de développement urbain. Pour gêner Khalifa SALL et le contrer dans ses projets, il a créé spécialement un ministère chargé du cadre de vie qui, au finish, s’est révélé d’une inutilité, d’une incompétence et d’une inefficacité effarante.
Libre et sans entrave aucune, le maire Khalifa SALL aurait transformé littéralement la configuration esthétique de la ville, avec une place de l’Indépendance rénovée et réaménagée aux normes des grandes capitales du monde, des trottoirs pavés consacrant la disparition des chaussées ensablées, la création de milliers de foyers lumineux, l’embellissement des jardins et places publics etc…
J’apprécie le volontarisme de l’actuel ministre de l’habitat et de l’urbanisme très engagé dans les opérations de désencombrement. Il a la détermination d’un néophyte, mais très vite il se rendra compte que ce n’est chose facile. Le défi est colossal et l’entreprise très ardue, exigeant des mesures hardies. Le plus dur et le plus difficile  sera d’assurer le suivi des opérations et le maintien en l’état des sites libérés. Cela relèvera presque de l’exploit de réussir une mission en dépendant presque totalement d’autres structures dont la gestion et le contrôle vous échappent. Pour le suivi, les volontaires de la ville de Dakar pourraient être mis à contribution à la seule condition de les mettre en situation de performance ; pour ce faire ils doivent être mobilisés sur la base d’un cadre contractuel formel entre la mairie de la ville de Dakar et toute entité désireuse de solliciter leurs services.
A tout prendre il n’y a aucune animosité contre les marchands, vendeurs, artisans et autres occupants de la voie publique. Tout le monde s’accorde à reconnaitre leur abnégation au travail, leur souci de gagner honnêtement leur vie et leur apport dans l’économie. Mais nous sommes dans une république, un Etat régi par des normes applicables à tous ; les activités sur la voie publique comme toutes autres activités doivent s’exercer dans le strict respect des normes et règles établies par les pouvoirs publics. Dakar le 22 Mai 2019,Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite.

DIALOGUE NATIONAL BI ÑU BËGG ET SI ON PARLAIT DE L’ESSENTIEL? SIX PROPOSITIONS DE LA PLATEFORME AVENIR

Au moment où le Président Macky Sall appelle à un dialogue national, qui pour le moment se limite  au sein de l’élite politique et de la société civile, les sénégalais et sénégalaises sont soumis à d’intenses pressions au triple niveau économique, social et psychologique. Le dialogue donne la priorité aux questions politiques et électorales, occultant les vrais enjeux de l’heure, les seuls qui intéressent véritablement le peuple sénégalais et pourraient atténuer leurs souffrances et leurs peurs.
La plateforme Avenir voudrait rappeler au Président de la République ainsi qu’à tous les acteurs que dans une démocratie digne de ce nom, il n’est ni nécessaire ni utile d’organiser ces grandes messes folkloriques pompeusement appelées « Dialogue National » pour ne parler que des questions électorales. Dans une démocratie digne de ce nom, où le jeu est sincère et les règles respectées par tous, surtout par le Président de la République lui-même, les  administrations publiques en charge des questions électorales consultent les acteurs politiques régulièrement, sans tambours ni trompètes, pour ensemble opérer les réformes, ajustements et changements dictés par l’évolution du contexte politique et social ou les nouvelles exigences démocratiques.
Les sociétés civilisées dialoguent en permanence, non pas pour vérifier le sérieux d’un fichier électoral, mais pour définir ensemble les choix stratégiques pour leur avenir ainsi que les règles qui structurent leur vivre ensemble, organisent la gouvernance de leurs ressources communes et déterminent les voies par lesquelles elles peuvent assurer leur sécurité intérieur et extérieur.
Les Sénégalais veulent voir leurs élites politiques, économiques, sociales et religieuses se donner la main, se parler et agir ensemble sur les véritables enjeux de l’heure. Car les Sénégalais sont « fatigués », frustrés et traumatisés par la violence gratuite et les cruautés qui ont fini de s’installer partout. Oui les sénégalais ont peur. Et ils ont besoin d’être apaisés, rassurés et guidés. Malheureusement, l’Etat n’a ni l’autorité ni les moyens d’assumer cette responsabilité.
C’est pourquoi la plateforme Avenir appelle l’ensemble des acteurs politiques de notre pays, pouvoir, opposition, autorités religieuses et coutumières ainsi que les citoyens et citoyennes de différentes catégories socioprofessionnelles à engager sans délai un véritable dialogue sur les enjeux sociétaux qui, s’ils ne sont pas traités convenablement et ne font pas l’objet d’un consensus national fort pourraient générer de graves conséquences à notre pays.
C’est une telle ambition que les Assises Nationales, suivies de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) avaient nourrie pour le Sénégal avant d’être trahie par ceux qui étaient parmi leurs principaux acteurs.

La Plateforme Avenir invite à un Dialogue National Inclusif qui devrait porter, entre autres, sur les sixthématiques suivantes: 

(1) La gouvernance et le modèle démocratique;
(2) Les fondamentaux de la Nation sénégalaise et le vivre- ensemble;
(3) La sécurité des citoyens;
(4) La gestion du foncier;
(5) Le retour de la paix en Casamance;
(6) La gestion du pétrole du Gaz.
Ces questions doivent faire l’objet d’un traitement hors des considérations politiques et partisanes car elles véhiculent des enjeux trans-partisans et trans-mandatures. Le dialogue sur ces questions devrait avoir pour objectif de bâtir un Consensus National Stable et Durable porté  et assumé par l’ensemble du peuple sénégalais.
1. Moderniser notre modèle de gouvernance démocratique.
Les acteurs politiques sénégalais ne se font plus confiance et ne font pas confiance aux règles du jeu démocratique. Il en est ainsi car chaque pouvoir en place garde la haute main sur le système électoral qu’il manipule à sa guise, en utilisant la justice et les institutions comme instruments. L’organisation des élections doit être soustraite définitivement de la tutelle administrative.
La plateforme Avenir propose la création de la Haute Autorité de la Démocratie (HAD), conformément à ce que les Assises Nationales avaient recommandé. Elle serait un organe indépendant chargé d’assurer la régulation du champ politique y compris le fonctionnement des partis politiques et de préparer, conduire et organiser les scrutins électoraux et référendaires.
2. Repenser les fondements de notre Nation et notre vivre-ensemble car nous sommes en danger
La qualité de notre vivre-ensemble, qui faisait jadis l’un des signes distinctifs du peuple sénégalais est remise en cause.  La Nation sénégalaise, ou l’idée que l’on en avait, se disloque progressivement sous les coups de boutoirs des particularismes ethniques, régionalistes, confessionnels et confrériques.L’intolérance gagne du terrain; le respect de l’autre, la compassion et la solidarité reculent;  la discipline, la civilité et la courtoisie qui sont à la base de toute vie collective ne renvoient à aucune signification pratique pour de nombreux sénégalais. L’Etat a failli dans sa mission d’assurer l’égalité de tous devant la République. Il est discrédité car soupçonné, à tord ou à raison, de favoritisme et de parti-pris. Le Sénégal qui a échappé jusqu’ici aux excès qui ont ébranlé durablement certains pays africains ne peut se laisser mener vers des voies aventureuses qui ne correspondent ni à son passé ni à son identité.
La plateforme Avenir propose la création du Grand Conseil de la République (GCR): Le GCR sera un organe consultatif remplaçant à la fois le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil Economique, Social et Environnemental, qui seront supprimés. Les problématiques gérées par le HCCT et le CESE seraient alors  prises en charge par des collèges composés de personnalités reconnues et respectées et des experts au sein du Grand Conseil. Le GCR serait un haut lieu d’échange et de dialogue sur la vie de la Nation. Ses membres seront des représentants cooptés, à titre bénévole, appartenant à toutes les composantes de la Nation, connus et reconnus pour leurs valeurs morales, leur contribution à l’avancement de la société et leur esprit républicain. Il sera consulté par le Président de la République avant toute grande décision concernant la Nation.
3. Garantir la sécurité partout et pour tous
Le peuple sénégalais est traumatisé, pris au piège de l’insécurité qui a fini de s’installer durablement dans le pays. La violence, souvent gratuite, est banalisée. Vols avec violence; agressions physiques et verbales; meurtres de sans froid; viols, souvent suivis d’assassinat; enlèvements d’enfants; etc. sont devenus une part lugubre du quotidien des sénégalais. Or l’Etat ne semble pas avoir de solution face à l’ampleur du mal. C’est pourquoi il doit avoir l’humilité de faire appel à toutes les compétences de la Nation pour bâtir une stratégie qui puisse fonctionner. Le viol n’est jusqu’ici qu’un simple délit, il devrait être criminalisé.
4. Mettre un terme, sans délai, à la prédation foncière et à l’accaparement des terres: La terre n’est pas une marchandise comme une autre
A mesure que les villes grandissent et les infrastructures se développent, ouvrant de nouvelles possibilités aux spéculateurs fonciers, des dizaines, voire, des centaines d’hectares sont arrachés illégalement des mains des populations périurbaines et rurales, dont c’est la seule richesse, sous le motif fallacieux de l’aménagement ou la mise en valeur. Ces terres sont en réalité souvent réaffectées à de véritables prédateurs fonciers à l’appétit insatiable, bénéficiant de la protection et de la complicité de politiciens haut placés ou d’agents de l’administration publique corrompus. L’accaparement des terres et la prédation foncière ont atteint des niveaux traumatisants. Ne pouvant avoir aucun recours dans les structures d’un Etat gangrénés par la corruption, ces populations n’ont plus d’autre choix que de faire face à l’arbitraire, par la force de leur bras et leur poitrine. Si rien n’est fait, demain, des sénégalais pourraient tomber sous les balles des forces de sécurité en défendant leur patrimoine au péril de leur vie, avec des risques majeur de soulèvement des populations.
La plateforme Avenir invite Monsieur le Président de la République à appliquer les recommandations consensuelles issues des travaux de la Commission Nationale de Réforme Foncière.
5. Le développement et la paix en Casamance: l’affaire de chaque Sénégalais et sénégalaise.
Le développement économique et social et la paix sont les deux faces d’une même pièce en Casamance. Des dizaines de milliards ont été dépensés dans des projets de développement mal conçus et mal exécuté en Casamance. L’échec est patent, et la pauvreté alimente les frustrations et les rancœurs. Il ne doit plus y avoir un dossier Casamance pour chaque Président. Il faut une stratégie nationale sur la Casamance. Cette stratégie doit être discutée, adoptée et partagée.
6. Un  Jury d’honneur pour la vérité et la transparence sur le pétrole et le gaz
Le débat soulevé sur le pétrole et le gaz est loin de connaitre son épilogue. Il devra être terminé un jour ou l’autre afin que le peuple sénégalais soit définitivement édifié sur la gestion, en amont, de son patrimoine. La vérité et la transparence permettront de ramener la sérénité et le climat de confiance nécessaires à une exploitation féconde et avantageuse de ces ressources. Ceux qui savent doivent parler devant un Jury d’Honneur et dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
Fait à Dakar le 24 Mai 2019

«Couacs de « fast track» ou nouveau «régime présidentiel rationalisé» à la peine ?» Par Abdoul Mbaye

Le Ministre de l’Intérieur a engagé des discussions avec les partis politiques dans le cadre d’un «dialogue politique».

Parce que le Front de Résistance National est une structure sérieuse, ce dernier a confirmé sa disponibilité à y participer sous une double réserve : placer les échanges sous la présidence d’une commission cellulaire indépendante et recevoir un engagement de mise en œuvre des décisions qui auront été adoptées au sein du dialogue selon des règles à définir.

Une semaine plus tard, la réponse du Ministre du 22 mai renvoie le FNR à une réunion qui devait se tenir le 24 mai. On lui pardonnera d’oublier qu’il était plus simple de répondre aux requêtes du FNR par cette même voie épistolaire puisqu’il était l’auteur du premier courrier reçu par les parties prenantes.

Le lendemain 23 mai, c’est au tour du Directeur de Cabinet politique du Président de la République de publier un communiqué portant sur un dialogue cette fois « national » et non plus « politique », contenant des réponses au courrier du FNR mais qui dans la forme semblent destinées à la Nation ( ?!).

Cependant aucune précision antérieure n’a été disponible relative audit dialogue national : quel en est l’objet ? De quoi doit-on y parler ? Qui y aura droit à la parole ? Qui y sera convié ? Quels en sont les termes de référence ?On sait par contre qu’il commence dans cinq jours…

Chers gouvernants du Sénégal, adeptes du « fast track » et du « régime présidentiel rationalisé », il est désormais l’heure de faire preuve de SERIEUX ! La situation actuelle et à venir du Sénégal l’exige.Dakar le 24 mai 2019,Abdoul Mbaye,Président de l’ACT

Pape Mahawa Diouf : «Le Fil Du Dialogue N’a Jamais Été Rompu»

Démissionnaire du Pds en 2007 pour soutien affiché à Macky Sall, alors en disgrâce, Mahawa Diouf est bien un fidèle de la première heure. L’ancien conseiller technique d’Abdou Latif Coulibaly au ministère de la Bonne gouvernance n’est pas un tonneau vide. Brillant intellectuel, cet ancien pensionnaire de l’Université Charles De Gaulle de Lille 3 est nanti de nombreux parchemins. Titulaire d’un master en communication sociale spécialisé en changement et cycles de l’innovation, il a décroché sa maîtrise à Marseille avant de retourner au Sénégal en 2010, pour occuper la direction du marketing de Marie Stopes International. Coordonnateur de la cellule de Communication de la coalition Benno Bokk Yakaar depuis 2017, il fut conseiller en relations publiques du DG de l’Aibd en charge du transfert de l’aéroport de Yoff à Diass, avant d’occuper le poste de secrétaire général de LAS en charge de la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne. Coordonnateur de la cellule de communication de la coalition Benno Bokk Yakaar, il tient bien au poste et résiste aux coups de boutoir de camarades du camp présidentiel, qui lorgnent son fauteuil de communicant de la majorité présidentielle. Mahawa Diouf passe ici en revue avec “Kritik” quelques questions d’actualité.

Fast Track

L’importance du Fast Track s’explique par la nécessité d’une conduite rapide et efficace des programmes publics dans un contexte particulier, de second mandat, où le chef de l’Etat s’engage à satisfaire des promesses et à respecter certains engagements. Vous savez que du fait de notre signature internationale, le pays a levé 7700 milliards F Cfa lors du dernier groupe consultatif de Paris et nous avons un temps réduit dans le chronogramme pour consommer ces montants. Avec les programmes bien ficelés, planifiés en fonction des priorités et urgences, nous pouvons y arriver en un temps record, comme ce fut le cas à Diamniadio. C’est cette obligation de résultats qui justifie cette trouvaille, qui en somme, est même un pragmatisme réel pour étouffer les goulots d’étranglement.

Suppression poste PM

Vous savez, le président de la République a une légitimité issue du suffrage universel et c’est sa responsabilité qui est engagée au premier plan, dans la conduite des affaires de l’Etat. C’est une évidence que c’est pour aller vite, faire face aux grands chantiers du quinquennat qui ne sont pas de minces affaires. Deux millions d’emplois, vingt mille logements par an, la poursuite des programmes entamés, l’amélioration et la dynamisation du service public, donc si cela permet de raccourcir les délais sur la chaîne de décision, c’est productif. Aller droit au bout d’autant plus que la réforme est purement administrative et que le Pm est là pour aider le pilote qui est le président, à bien tenir la barque.

De volonté hégémoniste du président, il n’en est pas question, le poste de Pm est subsidiaire car il n’existe que par le décret. Il n’y a aucun nouveau pouvoir pour le chef de l’Etat bien au contraire, cette réforme est une nette amélioration surtout dans les relations entre pouvoir législatif et Exécutif. Certainement, ce sont les mécanismes de conduite qui changent avec à la clé, un dispositif institutionnel qui libère la charge du pouvoir au détenteur légitime qu’est le chef de l’Etat.

Dialogue politique

Quel que soit l’angle, c’est toujours salutaire. Il faut juste rappeler que le dialogue est permanent et cela ne date pas d’aujourd’hui. En 1998, en 2000, et même pour les dernières élections, le fil du dialogue n’a jamais été rompu et l’initiative émane toujours du président Sall.

Pour ce cas-ci, c’est même une exigence républicaine pour poser sur la table les questions essentielles pour les Sénégalais. L’éducation, la santé, l’enseignement supérieur, les faits récurrents de violence urbaine, la posture du Sénégal sur l’international, il y a énormément de sujets que nous ne pouvons pas passer sous silence. Il n’y aura pas de sujet tabou et tous les secteurs actifs de la nation doivent prendre part à ces conclaves pour éviter que ce soit juste un dialogue électoral.

Rappelons juste que Macky Sall a institué le dialogue comme mode de gouvernance et même pour les grands chantiers du premier mandat, des concertations ont été organisées aussi bien pour l’amorce de l’acte 3 de la décentralisation que pour toutes les étapes de gouvernance. Aujourd’hui, il n’y à aucune raison de casser cette dynamique et je crois qu’il faut même l’instituer. Il faut le dire aussi, notre pays a besoin d’un climat apaisé aussi bien pour les affaires que pour l’image démocratique qu’il véhicule.

Avec les fortes prévisions budgétaires nous sommes, aujourd’hui, à la croisée des chemins et les projections d’ici 2024, avec un taux de croissance de 9,5%, exigent une mobilisation exceptionnelle des forces vives de la nation. Il faut optimiser le pouvoir d’achat des Sénégalais et tendre vers une émergence inclusive qui ne laissera aucun Sénégalais en rade. Et pour cela, je crois, le pays à besoin de stabilité et d’une conscience émergente qui transcende les intérêts de clans. Le défi majeur à ce niveau, c’est de trouver la bonne alchimie pour impliquer les Sénégalais dans la dynamique imprimée par le Chef de l’Etat.

Insécurité, série de meurtres

Je ne suis pas d’avis que le Président Macky Sall s’est dérobé en programmant le conseil présidentiel en Août. L’Etat, c’est de la planification, et le Président a engagé aujourd’hui son gouvernement dans plusieurs chantiers et il ne sert à rien de prendre des décisions à la va-vite. C’est une question d’importance pour laquelle il faut apporter des réponses plausibles et pour avoir des mesures qui impactent réellement, il faut du temps et une bonne maîtrise des enjeux pour avoir des solutions viables.

Je voudrais, si vous le permettez, présenter mes condoléances aux familles des victimes et m’arrêter, sur un cas singulier, pour le déplorer et m’en émouvoir. C’est le cas de feue Bineta Camara. Je suis consterné et révolté contre ce crime crapuleux et je félicite au passage la police nationale, qui fait des résultats au quotidien mais dont le travail n’est visible, appréciable, que pour des cas médiatisés à outrance comme ce fut à Tambacounda. Et pourtant, c’est au quotidien que la police abat un travail inestimable et ces héros méritent respect et considération de la part de toute la nation.

Affaire Thione Seck

Excusez-moi, je ne peux pas dire beaucoup de choses sur ce dossier car c’est dans ma nature de ne pas commenter les décisions de justice. Il y a l’autorité de la chose jugée et pour moi, c’est un principe fondamental que je ne veux transgresser en aucun cas.

Avenir Benno Bokk Yakaar

Avec cette coalition qui est la plus large, la plus vieille de l’histoire politique de notre pays, on a réalisé beaucoup de choses et des pas importants ont été franchis grâce au dynamisme de la coalition. Si on maintient le cap, et je pense que cela va être le cas, avec de nouveaux acteurs, nous pouvons engager les grands chantiers dans la production nationale, les réformes, l’industrialisation et le développement.

Le leadership avéré du président Sall nous a permis d’avoir une direction claire et un crédit international jamais égalé. Tous les voyants sont au vert et nos alliés ont une réelle expertise à faire valoir. Soit ils ont exercé le pouvoir à de hautes fonctions soit ils ont une expérience avérée de l’opposition, mais ils ont tous une expérience à faire valoir au service du pays. Et en son sein, le moment venu, Benno saura trouver les ressources nécessaires pour maintenir le cap, car derrière ces célèbres leaders qui ont tout donné pour le pays, poireautent de jeunes loups qui sauront relever les défis.

Affaire de la voiture de Macky vendue par les Responsables de la DES/APR de Mauritanie : les premières sanctions tombent

https://actusen.sn SourceA révélait jeudi 23 mai 2019, que les responsables de la Direction des Sénégalais de l’Extérieur/Mauritanie sont dans le viseur du chef de l’Apr. En effet, ces derniers ont vendu une voiture achetée par Macky Sall et qui était destinée à faciliter les activités politiques de la Direction des Sénégalais de l’extérieur/Mauritanie de l’Alliance pour la République (DES/APR).

Quelques heures seulement après ces révélations de SourceA, le Secrétaire national chargé de la Diaspora APR et délégué régional de la Diaspora a décidé de sanctionner les personnes citées dans le cadre de cette affaire.

Alioune Ndao Fall pour ne pas le nommer a décidé de suspendre Morkane Ndiaye, Coordonnateur général de la DES/APR de la Mauritanie.  Ainsi, d’après un communiqué reçu à la rédaction de Actusen.sn, Pape Guèye, jusque-là Vice-Coordonnateur de la DES/APR de la Mauritanie est chargé de l’Intérim.

Le Trésorier général de la DES/APR Mauritanie, Amadou Ndiaye est aussi suspendu. Et la Trésorière générale adjointe, Fatou Ndiaye, est chargée d’assurer l’intérim.

Arrestations et Perquisition à Liberté :La police met la main sur un arsenal ‘impressionnant !

Trois personnes à bord de deux scooters ont été arrêtées par les éléments du Commissariat de Dieuppeul. Les individus avaient par devers eux des sacs pour femme. Les hommes du Commissaire Aïssatou Ka ont alors procédé à une perquisition de leur domicile situé à Liberté I. L’arsenal qui y a été découvert est simplement impressionnant.

voici la liste :

-12 téléphones portables-01 tablette-01 ordinateur portable-01 téléviseur écran plat- 02 ordinateurs pour bureau-02 scooters-arme factice-01 scie à métaux- 03machettes-04 paires de ciseaux-07 couteaux-11 tournevis-04 rouleaux de corde-02 burins-02passeports-06 CNI-01 faux billet de banque de 10.000 FCfa- 07 sacs à main pour femmes-03 porte-monnaie

Nomination de Néné Fatoumata Tall au ministère de la jeunesse, nouveau gouvernement : Thérèse Faye fait des révélations

https://www.leral.net Invitée à l’émission Quartier Général (QG) de Pape Cheikh Diallo sur la Tfm, Thérèse Faye a fait une révélation de taille pour rassurer ceux qui s’attendaient de la voir succéder à Pape Guorgui Ndong à la tête du ministère de la Jeunesse dans le nouveau gouvernement de Macky II. « Si le Président Macky Sall m’avait demandé de choisir entre le ministère de la jeunesse et les autres ministères, je n’allais pas prendre celui de la jeunesse » a révélé la directrice générale de l’Agence de la petite enfance. La raison, explique t-elle, est qu’elle doit faire ses valises pour libérer le poste de présidente de la coordonnatrice nationale de la Convergence des Jeunesses Républicaines (Cojer).  » Je suis proches des jeunes mais aussi je suis sur le point de quitter la tête de la cojer car nous avons réussi notre mission qui de réélire le Président Macky Sall » a t-elle précisé.

Toutefois, la responsable de l’Apr et maire de Diarrère (Fatick) dit ne pas être surprise par la nomination de Néné Fatoumata Tall à la tête du ministère de la jeunesse.  » Je ne suis pas surprise par la nomination de Néné Fatoumata Tall. Elle est est une soeur et une militante de l’Apr. Je n’ai pas à dire au Président Macky Sall de me donner tel poste. Il sait ce qu’il veut et s’il me confie des charges je m’y mets au cas contraire je reste dans mon coin » a fait savoir celle qui a ratissé large dans sa commune lors du scrutin du 24 février.

Une nomination qui ne change pas la conviction de Thérèse Faye sur le fait que toute personne qui dirige la structure nationale de jeunesse est plus apte à occuper le poste de ministre de la jeunesse comme l’ont fait les régimes précédents.  » Je ne dirai pas une chose et son contraire. J’ai toujours cru que toute personne qui gère la structure de la jeunesse est celle qui est appelée à être ministre de la jeunesse. Avec nous ce n’est pas le cas, le Chef de l’Etat a pris sa décision et nous la respectons. Je ne regrette rien » a t-elle conclut.

Moustapha Fall «Ché»,dérape :  » Il faut alléger les peines des violeurs… »

https://www.leral.net Moustapha Fall «Ché» de Macky 2012 a tenu des propos scandaleux sur 7TV. Le Pca des Hlm, qui se trouve dans la tourmente, a cru devoir proposer d’alléger la peine des violeurs. Pour lui, cela évitera aux violeurs de tuer leurs victimes. Dans un pays normal, ce gars aurait été démis immédiatement de ses fonctions, écrit Libération.

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